Le devoir, 25 septembre 1930, jeudi 25 septembre 1930
Volume XXI — Numéro 222 Abonnements par la poste, Editîon quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 DEVOIR Montréal, ]eudi 25 septembre 1930 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: i -«J IC HArbour 1241* Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! SERVICE DE NUITl Administration :*», :* HArbour 1243 Rédaction • •.«] «e * HArbour 3679 HArbour 4897 Gérant • tfl t*1 *1 î«î La “journée’4 de 1’“Association d’Education de 1 Ontario Quelques réflexions qui peuvent intéresser tout le monde VAssociation canadienne-française (TEducation de l'Ontario aura dans quelques semaines sa journée.Ce qui veut dire .R.Murphy, c.r., et M.Léon-Mer-ier Gouin.Pendant trois ans il suivit les ours de sociologie et d’économie olitique de l’Université Oueen’s.e Kingston.En 1922.il fut nommé rofesseur de législation commer-iale et industrielle à l’Ecole des fautes Etudes Commerciales de lontréal, poste qu’il occupe enco-e.En la même année il fut nom-lé avocat adjoint au Contentieux lunicipal.puis plus tard promu u rang d’avocat de la Cité, ce qui îgnifie assistant de l’avocat en bef.Il collabora à divers journaux et revues par des éludes légales et autres.En 1926 il prit part au Congrès sur l’Urbanisme à Montréal, avec une étude sur “L’Urbanisme devant la loi” (Revue Trimestrielle Canadienne, septembre 1926).Il fut chargé depuis son entrée à l’Hôtel de ville, spécialement des expropriations.Dans ce genre de travail il fit sa réputation comme officier compétent et honnête.Il a fait établir la jurisprudence actuelle par la Cour d’appel sur l’application des règlements de pension de la Cité.Il est en état de faire des suggestions très précieuses sur la façon de traiter, sans favoritisme, les anciens employés de la Cité à leur retraite et de façon à leur rendre justice.M.Parent sera remplacé, si le conseil en décide aussi, au contentieux municipal par Me Camille Tessier, syndic du barreau et avocat très en vue du barreau de Montréal.Amendements à la charte 'AUGMENTATION DES POUVOIRS DU MAIRE — UN EMPRUNT DE 15,000.000 — LA LOI DES EXPROPRIATIONS On discute déjà dans les cercles lunicipaux les prochains amende-lents a la charte.Le conseil, dit-on, demandera à i Législature d’augmenter les pou-oirs du maire en sorte que ce der-ier fasse partie ex-officio de l’ad-linistration active de la ville.Nous 'avons pu toutefois faire confir-ler cette nouvelle.On dit aussi que le conseil de-tarndera un pouvoir d'emprunt jppMmentaine pour l’exécution ’améliorations urgentes.Ainsi, les ,000,000 empruntés sur permis-on de la Législaturt pour l’en-missement des fils souterrains tait épuisé lorsque la nouvelle ad-inistration est entrée en fonctions, es travaux se sont continués uand même, à raison du pouvoir emprunt ordinare, mais il faurait obtenir l’autorisation d’un au-¦e emprunt de $5,000,000 pour con-nuer la tâche commencée.De même le pouvoir d’emprunt xé suivant un pourcentage de 'valuation de la propriété en gérai* était pratiquement épuisé à rrivée de la nouvelle administra-on.Or la ville veut régler la ques-on des carrières qui nécessiterait e mise de fonds immédiate im-rtante.La ville aura besoin aussi amener la charte pour modifier loi des expropriations, pour im-ser une taxe sur la pierre qui encrait en ville si le plan pour ré-er la question des carrières est opté.________ ______, _ club ouvrier de Maisonneuve et les travaux du C.N.R.A sa dernière assemblée, tenue le courant, le Club Ouvrier Mai-nneuve a adopté une résolution mandant au gouvernement fédé-1 de recommander au Chemin de r national du Canada d'accorder e partie des contrats pour le ma-riel d'acier à la Canadian Vic-rs, située à Viauville, afin de don-r du travail à la population ou-ière de l’est.Le club a envoyé cette résolution Otttawa et tiendra une assem-ée 'générale le 6 octobre pro-ain pour prendre connaissance la réponse des autorités fédéra- La retraite "du Turati Rome, 25.(S.P.— La démis-n d’Augusto Turati comme secré-rc général du parti fasciste fait iourd’hui l’objet db toutes les aversations en Italie.On regret-la retraite de ce vétéran du mou-inent fasciste, qui dirige prati-ement le parti depuis 1926, qui l’auteur des règlements du parti qui était l’homme le plus puis-it en Italie après Mussolini.Il a t beaucoup pour les sports, étant -même un cycliste et un maître l’escrime.# On i.e connaît pas encore les isons de sa démission.Son suc-ieur sera Giovanni Battista Giu-i.le président de la Chambre Députés, dont le choix semble très populaire.Un vol à main armée n vol à main armée n été com-bier soir, un peu avant minuit * «ne succursale de la United ir Stores, au no 704.rue Ste-tierine ouest.Un inconnu entra ¦s que le gérant de la succursa-M.John Graham était seul, et, Ip manaçant de son révolver, il >va $150.00 de la caisse puis il »rmn jeune homme dans un re-fort.Quand ‘celui-ci fut 11-t cinq minutes plus tard, il ap-,'la police à nui U donna une bonne description de Tindi-i La police espère mettre la n sur le cambrioleur, d’ici Iques heures.________ Une bombe sout la villa de Mascagni liant, Italie.25.(S.P.A.) — a trouvé une bombe sous la villa compositeur Mascagni.La situation du blé LE CABINET ""FEDERAL L’ETUDIERA AUJOURD’HUI Ottawa, 25.(S.P.C.) — Le cabinet fédéral se réunit aujourd’hui.Il étudiera la situation du blé et décidera s’il doit participer à Ten-quète sur les agissements soviétiques.On attribue la baisse subite des grains à la Bourse de Chicago aux Soviets.Sir George Perley, président du cabinet en l'absence de M.Bennett, a reçu un télégramme de M.Hamilton Fish, président du comité du congrès, qui enquête sur les activités communistes.M.Fish suggère au gouvernement canadien d’envoyer un représentant pour prendre part à l’enquête.M.Fish dit que le premier ministre a proposé la coopération du Canada avec les Etats-Unis pour l’enquête sur le fléchissement des prix du blé.M.Bennett, en effet, a parlé en Chambre d’une enquête faite par VAmerican Farm Loan Board et d’autres corps.Et M.Bennett avant de s’embarquer pour l’Angleterre reconnaissait que le problème était des plus graves, et ajoutait qu’il n’aurait de cesse que le gouvernement ait fait tout en son pouvoir pour améliorer la situation.Il se peut aussi que le cabinet complète les tribunaux d’appel qui seront créés en vertu de la loi des pensions adoptée à la dernière session régulière du Parlement._________ Rivière navigable?LA RIVIEBE DES PRAIRIES SERAIT DEVENUE NAVIGABLE PAR SUITE DE L’ELEVATION DE SES EAUX PAR LE BARRAGE — LES PONTS DESROCHES ET LEGAULT Un échevin affirme que la construction des po"*s Legault et Desroches sur la rivière des Prairies serait illégale, parce qu’ils ne comportent aucun dispositif pour les fins de navigation.La rivière serait maintenant navigable par suite du barrage qui a élevé le niveau des eaux.Et il y aurait une clause dans la charte accordée à la compagnie qui a construit et opère le barrage, qui permettra la construction d'un système d’éclusage pour la navigation.Or les ponts Legault et Desroches sont construits de façon à bloquer la navigation.On ne .sait ce que valent au juste ces prétentions ni même si la rivière est devenue navigable dans l’endroit où se trouvaient les rapides près du pont du Pacifique Canadien qui relie Bordeaux à Laval-des-Rapides.Répara Wons à un poste de pompiers Le comité exécutif a voté un crédit de $4,590 pour réparations au poste du service d’incendie, no 8 coin des rues Craig et Cartier, dans le quartier Papineau.Iæ comité n voté cette somme à la demande de l’échevln Hector Dupuis.M.Dupuis demande aussi une pompe à incendies pour ce poste.La journée du clergé S.G.MGR GAUTHIER A PRESIDE CE MATIN, AU MONT-SAINT-LOUIS, LES TRAVAUX DE LA JOURNEE MISSIONNAIRE DU CLERGE — UN MESSAGE DU CARDINAL ROULEAU — A L’EXPOSITION MISSIONNAIRE C’est S.G.Mgr Tarchevêque-coadjuteur qui a présidé, ce matin, les travaux de la journée missionnaire au Mont-Saint-Louis, Son Eminence le cardinal Rouleau n’ayant pu venir.Dans un télé> gramme au président du comité général de la Semaine missionnaire, M.l’abbé Geoffroy, Son Eminence, après avoir exprimé ses regrets de ne pas venir, formule des souhaits de succès et une bénédiction.S.G.Mgr l’auxiliaire a présidé le dîner au Mont-Saint-Louis.Outre un très grand nombre de prêtres, plusieurs évêques prennent part à cette journée du clergé.Ce matin ce sont les écolières de l’ouest de la ville qui ont visité l’exposition.Cet après-midi et ce soir, les paroisses du centre de la ville sont spécialement invitées.Le R.P.Armand Roy, P.B., donnera la conférence à la radio, à 7 heures, ce soir.On sait que le R.P.Doncoeur commence ce soir, à 8 heures, salle Saint-Sulpice, sa série de trois conférences missinlogiques.Demain sera la journée des paroisses de la partie est de la ville, samedi, celle des paroisses de la nord-est de la ville, dimanche, celle des paroisses de la rive nord du Saint-Laurent.Vendredi matin, ce sont les élèves des pensionnats, couvents et écoles normales féminines qui visiteront l’exposition, et samedi matin, les élèves des Commissions scolaires du diocèse autres que celle de Montréal.Dimanche après-midi, la salle sera ouverte à deux heures, pour la visite des paroisses de la rive nord du Saint-Laurent.Le comité d’organisation demande qu’on veuille bien tenir compte de cet avis.Le matin, à 11 heures, il y aura messe solennelle à l’église Notre-Dame.PROGRAMME DES JOURNEES SUPPLEMENTAIRES Voici le programme des journées supplémentaires de l’exposition.Lundi matin, visite de collèges et séminaires spécialement invités.Mardi matin, visite des écoles de garçons et des collèges qui n’auront pas encore visité, et mercredi matin, visite des écoles de jeunes filles et des souvents qui n’auront pas encore visité.L’après-midi et le soir de ces trois jours, on invite d’une manière générale les personnes qui n’auront pas encore vu l’exposition.On sait que dans l’intérêt même des visiteurs, pour faciliter le maintien de Tordre et pour empè cher l’entrée des désoeuvrés, les organisateurs ont décidé d’exiger dix sous pour l’entrée à l’exposition Taprès-midi.Comme au début, Tentrée le soir est de vingt-cinq sous.On demande instamment aux parents de ne pas emmener de jeunes enfants.Voici les heures pendant lesquelles on peut entrer à l’exposition : le matin, de 9 à 11 heures; Taprès-midi, de 2 à 5 heures; le soir, de 7 heures 30 à 11 heures.Dans Tin-tervalle de ces heures, il est inutile de vouloir visiter.Les organisateurs interdisent les visites entre 11 heures le malin et 2 heures Taprès-midi et de 5 heures à 7 heures 30 le soir, pour permettre aux gardiens des pavillons de prendre leur repas et pour permettre la relève des officiers de police.Aux Assises LE PROCES DE ^WILFRID PREVILLE Agé de 104 ans Kingston.Ont.25.(S.P.C.) — John W.Martin, ancien entrepreneur de cetle ville, a 104 ans aujourd’hui._ ______ Prévisions atmosphériques Toronto, 25.~(s71p.C.) — L’observatoire de Toronto annonce du temps frais pour demain et des averses, dans la ré-gion de Montréal.Vient de paraître Le curé Labelle par Tabbé Elle J.Auclair.Beau volume de 270 pages, format 7 1-4 x 10 3-4, avec portrait du curé Labelle.illustrations.Edition brochée.$1.00; édition reliée.$1.50.Service de librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est .Montréal.1-e juge Wilson, revenu récemment d’Europe, présidait ce matin la Cour du Banc du Roi devant laquelle on a commencé à instruire le procès de Wilfrid Préville, accusé d’homicide, à la suite de la mort de sa femme, décédée à Thô-pital Notre-Dame des suites d’une blessure qu’elle s’était infligée au genou en se jetant en bas d’une fenêtre pour éviter les mauvais traitements de son mari, à Saint-Hubert.L’accident pour lequel Préville subit son procès serait arrivé au mois de mars dernier et Mme Préville n’a succombé que le 1er juin, près de trois mois plus tard.Le Dr Réal Doré, de l’hôpital Notre-Dame, a déclaré dans son témoignage que la défunte aurait probablement survécu si son état de santé au moment de l’accident avait été meilleur.La soeur de la victime.Mlle Hec-torine Sarazin, et sa belle-soeur.Mme Jos.Sarazin, ont raconté aux jurés ce que la victime leur avait dit à Thôpital quelques jours avant sa mort sur les circonstances qui avaient motivé son acte.Le mari aurait voulu battre sa femme afin de l’obliger à lui remettre une somme de $500 qu'elle aurait prétendu avoir en banaue.Pour éviter d’être battue.Mme Pré-ville aurait sauté de la fenêtre du deuxième étage, se fracturant une jambe.Des complications auraient causé sa mort.Mes Orner et Damase Côté occupent pour le prévenu et Mes Gé-rald Fauteux et Dan Gilmour pour la Couronne.La cause se terminera cet après-midi probablement.Bureau de photographie Le bureau municipal de photographie noi"- cartes d'identité placé à Notre-Dame de Grâce a été transporté à Saint-Henri.Les écoles juives à Montréal TEXTE DU RAPPORT DU SURINTENDANT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE SOUMIS AU COMITE CATHOLIQUE DU CONSEIL Québec, 25 (D.N.C.) — Voici le texte du rapport sur la mise en vigueur de la loi sur les écoles juives, soumis par M.Cyrille Delage, surintendant de l’Instruction publique, au comité catholique du conseil, hier à Québec: Québec, le 29 septembre 1930 Aux membres du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, province de Québec, Québec, Messeigneurs, Messieurs, “Je suis heureux, dans l’accomplissement de mes devoirs envers vous et en conformité aux instructions que vous m’avez données, au terme d’une résolution unanimement adoptée lors de votre réunion au mois de mai dernier, de vous transmettre le rapport écrit sui-i vant sur la loi des écoles juives à Montréal depuis son adoption jusqu’à ce jour.“La loi dite “loi concernant Té-ducation des enfants de croyance judaïque dans Tile de Montréal”.Chapitre 61 du Statut 20, George V, statuts de Québec, a été sanctionnée le 4 avril 1930 et est entrée en vigueur le même jour.“En vertu de l’article 1 de ladite loi, une commission désignée sous le nom de “Commission des écoles juives de Montréal”, composée de sept membres professant la religion judaïque, dont un président, a été nommée par le lieutenant-gouverneur en Conseil le 24 avril 1930.Ces membres sont: le Rév.Dr Herman Abramovits, le Dr Max Wiseman, M.Edgar Berliner, M.A.Z.Cohen, M.Michael Carber et M.Nathan Gordon.“En vertu de l’article 16 de la loi susdite, la Commission peut conclure des arrangements avec tout autre Bureau des Commissaires ou de syndics d’écoles ayant juridiction dans la même localité pour l’instruction des enfants juifs, dans les écoles régies par cet autre bureau, pourvu que ces arrangements soient soumis à l’approbation du lieutenant-gouverneur en conseil, sur recommandation du surintendant de l’Instruction publique.“Nonobstant l’existence d’un tel article, la Commission ne s'est pas encore entendue à ce sujet avec un autre Bureau de commissaires ou de syndics, tel que le tout appert par les lettres que j’ai écrites, le 4 septembre courant à M.D.C.Logan, surintendant de la Commission scolaire protestante, et, le 7 du même mois, à M.Victor Doré, président de la Commission des Ecoles catholiques de la cité de Montréal, et par les réponses qu’ils m’ont données, le premier, le 8 septembre, par M.Sidney Scott, secrétaire trésorier de ladite Commission scolaire protestante, et, le second, le 12 de ce mois (correspondance annexée au présent rapport).Le délai pour conclure tel arrangement expirera le 1er avril 1931.Enfin, depuis Tentrée en vigueur de la loi, les enfants de crovance judaïque, d’après des informations récentes, reçoivent encore leur éducation de la même manière.“J’ai Thonneur d’être, Messeigneurs et Messieurs, Votre très humble serviteur.Le Surintendant de l’Instruction publique.Edmond Trudeau a été assassiné Edmond Trudeau, ce cultivateur de Richmond, dont la disparition mystérieure depuis dimanche avait mis la police en éveil, a été assassiné.On a trouvé son cadavre, cet avant-midi, dans la cave d’une maison inhabitée de sa ferme.H y avait plusieurs taches de sang autour du cadavre et celui-ci était mutilé.Près du corps de M.Trudeau les détectives provinciaux ont trouvé une hache qui a été, croit-on, l’instrument du crime.L’enouê-te du Dr Vézina, coroner du district.a lieu à Richmond aujourd’hui._______________ La conférence impériale Les fascistes allemands HITLER DECLARE QUE SON PARTI COMMENCERA PAR DECHIRER LE TRAITE DE VERSAILLES LORSQU’IL SE SERA EMPARE DU_POUVOIR.Leipzig, Allemagne, 25.(S.P.A.) —Adolf Hitler, le généralissime fasciste allemand, a déclaré hier devant le tribunal où il comparaissait comme témoin au procès des trois officiers du Reichswehr accusés de haute trahison qu’aussitôt que les fascistes allemands se seront emparés du pouvooir par les moyens légaux, ils déchireront le traité de Versailles, même en usant de moyens que le monde pourrait considérer comme illégaux.Une foule nombreuse l’attendait en dehors du palais de justice et Ta salué du cri de ralliement fasciste: “Allemagne, ré veille-toi!” “L’Allemagne est bâillonnée par les traités de paix, dit-il.Nous n’acceptons pas qu’on nous impute la responsabilité de la guerre, nous n’acceptons pas surtout qu'on l’impute aux générations futures.Nous combattrons ces traités par la diplomatie et en n’en tenant pas compte.Le monde trouvera peut-être que c’est là une méthode illégale, mais nous n’y aurons recours que lorsque le parti sera victorieux.D’ici deux ou trois élections, nous aurons la majorité.“Au sein de l’Etat, les socialistes nationaux poursuivront leur but par les moyens que fournit la constitution; la constitution cependant ne parle que des méthodes et non du but.Nous placerons notre parti au pouvoir à l’aide du régime parlementaire, mais lorsque nous aurons le pouvoir nous donnerons au gouvernement du pays la forme que nous croyons la meilleure.” La toilette féminine LES PRETRES REUNIS AU CONGRES EUCHARISTIQUE D’OMA-HA DISCUTENT LES METHODES A PRENDRE POUR COMBATTRE L’INDECENCE DES TOILETTES FEMININES — UN MESSAGE DU PRESIDENT HOOVER Nos entrevues Le monument La Fontaine Le R.P.Doncoeur PROGRAMME DE L’INAUGURATION, DIMANCHE APRES-MIDI L’inauguration du monument La-Fontaine aura lieu dimanche après-midi, à 3 heures, au parc La Fontaine.Le lieutenant-gouverneur de la province présidera.Le Dr Eudore Dubeau, président du comité du monument, remettra le monument à la ville de Montréal.M.le maire Houde répondra.M.Rodolphe Lemieux fera Télo-ge de La Fontaine en français.M.Arthur Hawkes, de Toronto, prononcera un discours en anglais.11 a bien voulu remplacer M.C.-H.Caban, secrétaire d’Etat, qui s’embarque demain pour l’Europe.M.Fernand Rinfret, député de Saint-Jacques, prononcera une allocution.Entre les discours, les trois lauréats du concours de poésie, M.Tabbé J.-M.Melançon, MM.Alex.Bailey et Robert Choquette, liront leurs poèmes.Une garde d’honneur de cinquante militaires sera fourni par le 65è bataillon et sera accompagnée de la fanfare sous la direction de M.le professeur Goulet.Londres, 25.(S P.C.) — Le cabinet tient des séances quotidiennes pour préparer l’ouverture de la Conférence impériale.On discute beaucoup sur la possibilité de conclure des accords commerciaux avec les Dominions.La Grande-Bretagne, qui a 2,000.000 de chômeurs sur les bras, cherche de nouveaux marchés.Si elle doit acheter de la matière brute et des matières alimentaires des Dominions, elle veut au moins s’assurer des marchés pour scs produits manufacturés au sein de l’Empire.La rationalisation de 1» production dans TEmpire par des accord* entre manufacturiers de la Grande-Bretagne et manufacturiers des Dominions: voilà une des nombreuses méthodes qu’on a suggérées.Le prix du blé Winnipeg, 25.(S, P.C.) — Le prix du blé a cessé de descendre nier.Les prix au comptant étaient à la fin de la journée: no I dur, 73 cents 7-8; no 1 northern, 73 5-8; no 2 northern, 70 3-4; no 3 northern, 68 3-4: no 4, 66 1-2; no 5, 63 i-4; no 6.53.Omaha, Nebraska, 25.(S.P.À.)— Les prêtres réunis au Congrès eucharistique d’Omaha ont longuement discuté sur les méthodes à employer pour combattre l’indécence des toilettes féminines.“L’esprit de liberté fKmssè à l’exagération et l’absence de cette délicate modestie chrétienne perdue par ,1e contact avec la vie dans un milieu en immense majorité néopaïen qui n’esi plus chrétien que de nom, dit Tabbé Steck, de Humphrey, Nebraska, font que même les femmes et les jeunes filles qui sont de bonnes catholiques sont inconscientes de l’indécence des toilettes modernes et ne se rendent pas compte qu’elles sont une offense contre la morale chrétienne.” L’abbé Steck a déclaré que la lettre du Pape du 12 janvier 19,30 sur le vêtement des jeunes filles dans les écoles où enseignent des religieuses devait s’appliquer aux catholiques du monde entier.Sa Sainteté Pie XI a déclaré qu’on ne pouvait “appeler décente une robe dont le décolleté descend à plus de deux doigts au-dessous du creux de la gorge, qui ne couvre pas les bras au moins jusqu’au coude ou qui atteint à peine les genoux”.I^e Pape condamne encore les étoffes transparentes et les bas couleur chair qui donnent l’impression d’une jambe nue.Plus de 25,000 laïques avaient hier soir occupé toutes les places disponibles au stade de TUnlversité Creighton pour prendre part à la grande manifestation eucharistique organisée par la Holy Name Society, Elle s’est ouverte par une procession qui a pénétré dans l'amphithéâtre aux notes de la Marche pontificale.Le principal orateur a été le cardinal Mundelein, de Chicago.Il a lu un télégramme du président Hoover adressé à lui-même et à Mgr Rummel, évêque d’Omaha.Le télégramme se lit comme suit: “Je vous serai obligé de vouloir bien exprimer ce soir aux congressistes mes voeux les plus sincères lors de la grande réunion que vous devez, m’a-t-on dit, présider.Je comprends la valoir pour notre Idéal spirituel de toute® les fêtes religieuses qui font partie de notre vie nationale; je comprends qu’elles sont indispensables au maintien de l’ordre social et à la durée de nos institutions politiques.(Signé) Herbert Hoover, président des Etats-Unis.” Feu M.Adolphe La brosse M.Adolphe Labrossc.dit Raymond, est décédé ce matin a Tâge de 71 ans après une journée de maladie seulement.Né à Saint-Jé.rôme, M.Labrosse avait tenu épicerie pendant de nombreuses années, rue Duluth; il était maintenant retiré des affaires et habitait au numéro 3433, rue Iberville.M.Adolphe Labrosse était le père de Tabbé Wilfrid Labrosse.professeur au Polytechnique, et du notaire Ludger Labrosse.Les funérailles auront lieu lundi, le 29 septembre, à 8 hres, à l'église Saint-l^oiiis-dc-Gonzague, angle des rues Parthenais et Rachel.Nos sympathie® à la famille Lar brosse.Démission de M.Price LE PRESIDENT DU NEWSPRINT INSTITUTE OF CANADA DECLARE QUE LES MAISONS AFFILIEES NE RESPECTENT PAS LES REGLEMENTS ETABLIS New-York.25.(S.P.C.) — Le colonel John-H.Price, président du bureau des gouverneurs du News-prinl Institute of Canada, a annoncé aujourd’hui sa démission.Tl a déclaré que la persistance des maisons affiliées à ne pas tenir compte des règlements de l’organisation le force à prendre cette décision.Plusieurs maisons continuent à conduire leurs opérations sans tenir compte des règlements du Newsprint Institute,' ce qui constitue un manque de loyauté envers les autres membres.En même temps que sa démission qui est définitive, dit-il, il a donné avis à la maison Price Brothers d’adopter une politique indépendante afin de protéger les intérêts des actionnaires contre ces actes d’aggression de la part des membres du Newsprint Institute.Au Conseil de l’Instruction publique LA SEANCE D’HIER DU COMITE CATHOLIQUE_________ * Québec, 25 (D.N.C.) — La session de septembre du comité catholique du Conseil de l'Instruction publique a pris fin hier après-midi, au parlement.Au moment où nous allions sous presse, les membres du comité commençaient à huis clos Tétude des rapports et des communications, mais nous avons obtenu à Tissue de la séance, des déL,'is sur les travaux.A la demuhde de M.Tabbé Neveu, P.S.S., le Collège rie Montréal a été placé sur la liste des collèges qui bénéficieront de l’octroi de $10,000 aux collèges classiques.Les institutions suivantes ont été reconnues comme écoles ménagères régionales: couvents de Loret-teville, Nicole», Mont-Joli et Nomi-ningue.Le collège des Jésuites a aussi été reconnu comme collège classique.Parmi les nominations qui ont été faites, mentionnons celle de M.le chevalier J.N.Miller, comme membre du bureau central des examinateurs catholiques.Le comité a aussi suggéré le nom de M.Tabbé Eugène Maurais, curé de Deschailloiis, pour succéder à M.le chanoine Beaudet qui a démissionné comme principal de l’Ecole classique ménagère de St-Pascal.Au sujet de la communication de M.J.P.Labarre, demandant qu'un sous-comité soit chargé d’étudier l'opportunité d’établir un prorgamme différent pour les villes et les campagnes, le comité a décidé de faire suite à cette demande.Le programme rural spécial aurait pour but d’attacher davantage au sol les fils de la campagne et on étudiera immédiatement son opportunité.Le comité a décidé également de consulter les commissions scolaires avant d’accorder la requête du cercle d’études des instituteurs catholiques demandant d'étendre le congé du jour de l’An du 24 décembre au 4 janvier et il a adopté le volume des Frères de Tlinstruc-tion Chrétienne, intitulé “Exercices pratiques de style et de composition”.Au oollège Sainte-Marie, où il se retire, le R.P.Paul Doncoeur, qui est arrivé hier soir, a bien voulu accorder une interview-éclair aux représentants des journaux ce matin.On éprouve, en voyant le R.P.Doncoeur, Timpressdon de force et de douceur qui se dégage de la fameuse lettre qu’il a adressée à M.Her riot.Dans ces quelques minutes d’entretien avec les nouvellistes, le R.P.Doncoeur a surtout parlé de Ses chères Etudes.Venu à Montréal pour la Semaine missionnaire, le H.P.Doncoeur prolongera son -séjour dans notre ville afin d’v établir, pour les Etudes, des “amitié.* catholiques’’, Pour une même fin, il ira a Québec, puis dans TOuest, et aussi aux Etats-Unis.Son séjour au Canada durera six semaines.La profonde raison d’être des Etudes, a-t-41 dit.c’est de se dresser comme un grand poste d’observation intellectuèl et catholique.Nous voulons établir et répandre une conception catholique des problèmes du monde moderne, tous les problèmes du monde moderne, sous tous leurs aspects: beaux-arts, sociologie, sciences, etc.Pour exécuter ce programme, nous cher, chons à établir des amitiés catholiques dan* le monde entier, à former des reflations plus intimes entre ies catholiques du monde entier.Parlant des voyages que ses confrères des Etudes et lui-même font “pour élargir le programme des Etudes et connaître dans le vif”, le R.P.Doncoeur a fait observer qu’une des caractéristiques de ce temps d’après-guerre, c’eut une grande curiosité pour le problème religieux.On sent combien de plus en plus le problème religieux se pqse sous un aspect mondial.Pour lui, il a pu faire cette constatation au cour* de voyages en Allemagne, en Pologne, en Tchécoslovaquie.en Hongrie.— C’est un peu du très, très haut journalisme que vous faites?—Oui, en un sens.Mais grâce aux intervalles de calme que permet la périodicité des E/u (10 x MVz).Illustrations nombreuses —texte bilingue.Publié 1 l’occasion de la Semaine Missionnaire.$1.50 l'exemplaire franco dans enveloppe spéciale.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR". 4 LE DEVOIR.MONTREAL, |EUDI 25 SEPTEMBRE 1930 VOLUME XXI — No 222 UN CONGRÈS MUNICIPAL LE CONGRES D’AUTOMNE DE L’UNION DES MUNICIPALITES AURA LIEU AUX TROIS-RIVIERES EN NOVEMBRE — L’EVALUATION DES BIENS DES COM PAGNIES DT'- - QUE JTIL1TE PUBLI- L’exécutif de l’Union des municipalités a tenu mardi une séance importante à Montréal.L’assemblée était sous la présidence de M.Jos.Beaubien, maire d Outremont et président de l’Union.Comme on le sait, à tous les automnes l’Union tient un congres dont les travaux regardent plus spécialement les villes qui ne sont pas de très grands centres et les municipalités rurales.Cette année le congres d automne de l’Union des municipalités aura lieu aux Trcis-Rivicres.Les dates du congres ont été fixées au mercredi et jeudi, 5 et 0 novembre prochain.Un des problèmes des plus intéressants qui seront étudiés à ce congrès sera la question de 1 évaluation des biens des compagnies d’utilités publiques.Généralement les évaluateurs des municipalités d’importance ordinaire n’ont pas les renseignements nécessaires pour faire une évaluation équitable des lignes de transmission électrique, des systèmes d’aqueduc, des stations de distribution électrique; ils ont demandé de trouver un système d’évaluation qui rendrait justice et aux compagnies et aux municipalités.Un comité composé de représentants de compagnies d’utilités publiques et de l’exécutif de l’Union des municipalités a été formé pour étudier cette question et faire des suggestions au gouvernement.Ce comité espère être assez avance dans son travail au commencement du mois de novembre pour faire un rapport au moins préliminaire au congrès des'Trois-Rivières.Ce rapport donnera sans doute lieu à une discussion très intéressante.Les conseils municipaux et les hommes qui s’occupent d’affaires municipales qui auraiént des questions à soumettre au congrès sont invités à communiquer avec le secrétaire-trésorier de l’Union des municipalités qui a scs bureaux au No 132 de la rue Saint-Jacques, chambre 617-fi25, Montréal.Mouvement des paquebots Le Montcalm, du Pacifique Canadien, parti d’Anvers, arrivera à Montréal, demain.Le Duchess of Bedford, du Pacifique Canadien, parti de Liverpool, arrivera à Montréal samedi.Le Doric, de la Cie White Star, parti de Liverpool, arrivera à Montréal dimanche.Le l.etitia, de la Cie Anchor-Do-naldson, parti de Glasgow, arrivera ù Montréal dimanche.L'Ausonia, de la Cie Cunard, parti de Southampton, arrivera à Montréal lundi.L’Empress of Scotland, du Pacifique Canadien, parti de Southampton, arrivera à Québec samedi.Le Calgaric, de la Cie White Star, parti de Montréal, arrivera à Southampton aujourd’hui.Le Mont dare, du Pacifique Ca-cifique Canadien, parti de Montréal arrive à Southampton aujourd’hui.L’Ascania, de la Cie Cunard.parti de Montréal, arrivera à Plymouth samedi.Le Laurentic, de la Cie White Star, parti de Montréal, arrivera à Liverpool samedi.L’Athenia, de la Cie Anchor-Do-naldson.parti de Montréal, arrivera à Glasgow dimanche.Assermentation du juge Cousineau , « M.le juge Green shields, juge en chef suppléant de la Cour Supérieure, district de Montréal, recevra le serment que prêtera le juge Cousineau, de Hull, nouvellement promu à la magistrature, mardi prochain, à 11 h.30 a.m., dans sa chambre.Les prix d'action intellectuelle UN DERNIER AVIS Comme le droit d’inscription au concours des prix d'action intellectuelle s’achève à la date du 1er octobre 1930, l’A.C.J.C.fait instance auprès des auteurs et des personnes intéressées à leur oeuvre pour qu’ils en tiennent compte.Voici de nouveau les principaux renseignements sur les prix d’action intellectuelle: BUT Dans le but éminemment pratique de développa chez les (Canadiens français le goût de la culture générale, pour encourager le bon labeur de nos travailleurs de l’esprit.et pour souligner devant l’opinion publique cultivée le caractère el le mérite du mouvement intellectuel de l’heure présente, l’Association catholique de la jeunesse canadienne-f.ançaise fonda, en 1919, les prix d’action intellectuelle, la première institution du genre.OBJET ET ORGANISATION Un prix de $100 est attribué, dans chacune des dix sections fixées, pour la meilleure pièce produite au cours de l’année littéraire et scientifique (dans le câs: du 1er octobre au 1er octobre).De généreux mécènes assurent chaque année à EA.C.J.C.les mille dollars ainsi distribués en récompense aux lauréats proclamés par les dix jurys de cinq juges appelés à délibérer officiellement sur la valeur des ouvrages et manuscrits soumis ou signalés à l’attention.La proclamation qui se fait en séance solennelle, vers la fin de janvier ou en février (d’ordinaire à la salle Sl-Sulpice), constitue toujours l’un des événements littéraires et artistiques les plus significatifs et les plus importants de l’année.SECTIONS DE TRAVAUX Littérature: Compositions en prose assez élaborées, dans un genre ou sur un sujet de quelque importance — romans, essais, etc.Narration française: Compositions en prose, d’un genre moins sévère ou sur un sujet de moindre importance.Suite d’articulets, billets, mélanges, etc.Poésie: Poèmes d’une certaine envergure, ou groupe de pièces distinctes traitant de sujets divers.Critique littéraire et critique d’art : Etudes, articles ou conférences écrites, se rapportant à l’bis-toire de la littérature et des btaux-arts, à la critique des oeuvres, aux méthodes de travail, et généralement à la culture de l’esprit et à l’éducation du goût.(N.B.Ecriture musicale non comprisjg).Littérature et sciences religieuses: Théologie, écriture sainte, apologétique, liturgie, histoir» ecclésiastique et toutes autres études où domine l’idée de religion.Philosophie et droit: Compositions littéraires se rapportant en général à la philosophie et au droit.Histoire et politique: Etudes d’histoire canadienne ou étrangère, monographies, biographies, essais sur quelque problème d’intérêt public.Sciences sociales: Etudes sur la société, sur les rapports des individus et des classes, sur les théories et sur les problèmes qui se rapportent à la condition et aux relations des hommes vivant en société.Economie politique: Etudes sur la sociéié, sur les rapports des individus et des classes, sur les théories et sur les prob èmes qui se rapportent à la condition et aux relations des hommes vivant en société.Economie politique: Etudes sur la production, la circulation, la répartition ou la consommation des richesses.Travaux scientifiques et techniques: Tous mémoires ou essais d'ordre scientifique, artistique ou professionnel, non contenus dans les divisions précédentes.CONDITIONS ET LOIS DU CONCOURS 1.Les ouvrages doivent être en langue française.2.Il faut qu’ils aient été publiés ou soient présentés en manuscrits dans la limite des douze mois du 1er octobre au 1er octobre (cette fois, il s’agit du 1er octobre 1929 au 1er octobre 1930).3.Personne n’est exclu du concours.Il suffit d’être canadien-français (selon la plus large acception du mot), de l’un ou de l’autre sexe, et âgé de 20 û 35 ans inclusivement.4.L’ouvrage devra être adressé au secrétariat général de l’A.C.J.G., en 6 exemplaires au moins et pour le début d’octobre.5.Ne sont requis ni titres, ni déboursés, ni concours préalables.La simple présentation des travaux tient lieu d’inscription.(3.Les cinquante membres des dix jurys, choisis parmi les professeurs, littérateurs et scientistes les mieux connus de la métropole, examinent soigneusement les travaux, et délibèrent en toute loyauté et discrétion sur le choix des lauréats de chaque section, en accompagnant leur verdict écrit des motifs qui l’ont motivé.L’A.C.J.C.insiste pour que chaque prix soit attribué en entier, et non point divisé entre deux vainqueurs proclamés ex-aequo.7.Les prix sont attribués, s’il y a mérite suffisant, dans toutes et chacune des 10 sections et chaque année.8.L’auteur est libre de présenter son ouvrage dans la section qu’il juge convenir le mieux à son caractère de fond et de forme.9.Chaque section constituant un domaine séparé, un même auteur peut présenter des travaux en différentes sections.Le même ouvrage, cependant, ne saurait concourir à la fois sous deux rubriques différentes.10.Les travaux déjà soumis aux concours précédents ne sont pas réadmis, même si une édition nouvelle satisfait aux conditions de temps d’octobre à octobre.11.L’inscription au concours peut se faire par l’auteur lui-même ou encore, — fût-ce à son insu, — par ceux qui s’intéressent à son oeuvre.Seuls les noms des lauréats sont révélés au public.Tout le reste est l’objet de haute discrétion.• NOTE IMPORTANTE Comme le concours vise à faire la revue la plus adéquate possible de l’ensemble du mouvement intellectuel de l’année au Canada français, et afin de faciliter la tà- Maisons d'éducation ERNEST LA VIGNE Organiste à St-Jean-Baptlste Professeur de piano, orgues théotie, solfège 958, avenue Duluth eat m FRontenac 5344 MontrftU Démission de M.Moreau, de la Banque de France Paris, 25.— Le gouverneur de la Banque de France, M.Moreau, a démissionné.COLLEGE O’SULLIVAN MONTREAL S Ave Mt-RojraJ Est Coin St-Laarent BEbür 0008 MONTREAL VERDUN 1407, Mountain, 4030, rue Wel-coln Ungton, coin de Ste-Catherlne O.l'Ave de VFgUse MArquette 1201 YOrk 1410 La plus importante école commerciale du Canada 350 Clavlgraphes — plus de 3,000 élèves par année.A gagné le PREMIER PRIX à l’exposition mondiale de Saint-Louis et les PLUS HAUTS HONNEURS BRITANNIQUES à l’exposition de l’Empire Britannique à Wembley, Londres.Angleterre.COURS SUPERIEUR D’ANGLAIS Enseignement commercial complet — Instruction personnelle — Emplois pour gradués.COURS DU JOUR ET DU SOIR — OUVERT TOUTR L’ANNEE — BIENVENUE AUX VISITEURS Venez chercher notre catalogue ou demandez-le par lettre, ou téléphonez: MArquette 3201.B.».O'Sullivan, M A., pré*.chc des juges, — l’on insiste respectueusement auprès des auteurs, des professeurs, des éditeurs et de tous les amis des lettres canadiennes pour qu’ils signalent à l’attention de l’A.CJ.C.tous les travaux de mérite dus à la plume de nos jeunes écrivains.On xoudra bien, alors, en adresser au moins un exemplaire au secrétariat de l’A.C.J.C RENSEIGNEMENTS Pour renseignements, s’adresser à M.Ephrem Réginald Bertrand, chef du secrétariat général de TA.C.J.C., Tél.Harbour 6383, bureau 701 édifice Versailles, 60 rue St-Jacques ouest, Montréal.Le procès de Taupier Québec, 25.— On a entendu les témoins de la Couronne, hier, au procès d’Albéric Taupier, accusé du meurtre de Kenneth Burke, qui subit maintenant son procès devant la Cour du Banc du Roi siégeant à Rimouski.Le Dr Rosario Fontaine, qui avait fait l’autopsie du cadavre, déclara que la mort avait été causée par seize balles dont six mortelles.Le Dr Fontaine affirma que ces balles avaient élé tirées par le revolver exhibé en Cour qui était celui de Taupier Richard Dawes, de Montréal, déclara dans la boîte aux témoins qu’il était propriétaire d’une maison d’été à Petit-Métis et qu’il avait engagé Burke pour surveiller certains travaux de réparation sur la propriété.Burke lui-même avait recommandé Taupier comme son assistant.Mme Richard Dawes raconta que le jour de la mort de Burke, Taupier lui avait demandé de lui prêter un boyau d’arrosage.Elle lui avait répondu qu’elle en parlerait à Burke.C’est à la suite de cela que Taupier déchargea sur elle le contenu d’un barillet de revolver.Elle reçut trois blessures très graves.M.Hodgson, un voisin, rendit témoignage à l’effet que Taupier lui aurait confessé avoir tué Burke parce que celui-ci l’exaspérait.Le dernier témoin, le détective Roussin, de la police provinciale, rapporta dans son témoignage une conversation qu’ii eut avec Taupier.L’accusé lui aurait alors dit que le boyau que lui avait prêté Madame Dawes était trop court et que c’était pour “rire de lui”.M.Roosevelt démissionne Washington.25.— M.Nicholas Roosevelt, vice-gouverneur des Philippines, a démissionné.Il est nommé ministre américain en Hongrie.LE pour NEW YORK PHILADELPHIE BALTIMORE WASHINGTON De la Qare Bonaventure Tous les Soirs à 8 lu 10 (Heure Normale de TEat) Cette route est le choix des voyageurs e» périmentés qui en connaissent les aval* toges.Service direct pour Hartford, New-Haven, New-York (Gare Pennsylvania), Philadelphie, Baltimore et Washington.Raccordements commodes à New-York pour Atlantic City.Le plus grand confort et le plus grand luxe vous sont assurés si vous prenezJ WASHINGTONIAN 3 Le service traditionnel du Canadian National et raménagement le plus nouveau comportant wagon-club à compartiments et salon, wagon-restaurant et voitures île première.Détails complets au bureau des billets en ville, 384 rue St-Jacques.MArquette 4731.larit CANADIEN NATIONAL Bébé réclame son pain! i: Petite vie cîes saints 25 septembre S.PACIFIQUE, FRERE MINEUR Charles-Antoine Divini, en religion frère Pacifique, naquit à San-leverino.Orphelin dès le bas âge.il fut recueilli par un oncle, prêtre austère, qui l’éleva sévèrement, j al,s» ü entra au couvent de rorano, chez les Frères mineurs de l’observance.Dans le ministère de la prédication auquel il se livra, il se fit remarquer par sa parole simple, soude et ardente du feu de la charité.Visité par de cruelles maladies, il accepta l’épreuve de bon coeur.Dès l'âge de 35 ans, ne pouvant plus travailler, frère Pacifique voulut souffrir.?a.v*e lut un carême perpétuel.Il jeûnait au pain et à Teau les vendredis, les samedis el les vigiles de Notre-Dame.Il ne s’approchait jamais du feu en hiver, portait un ci-lice, se donnait tous les jours la discipline jusqu'au sang et passait une partie de la nuit en prières.Cette vie toute céleste ne l'empêchait pas de se regarder comme le plus grand pécheur de la terre.A l’autel sa figure s’illuminait, il restait en extase jusqu’à ce qu’on le rappelât à lui.Il mourut en 1721.Décès d'une religieuse A la maison-mère des -Soeurs de Sainte-Anne à Lachine, est décédée Soeur Marie-du-Calvaire (née Léontine Marsoiais) âgée de 57 ans, après trois années de maladie.La défunte était la soeur de M.le curé de l’Assomption et de deux autres religieuses de Sainte-Anne: Sr Marie-Thomas d’Aquin et Sr Ma-rie-Médéric.Les funérailles auront lieu demain matin à 8h.30 (heure avau cée> dans la chapelle de la communauté.Parents et amis «ont priés d’y assister.v INTERNATIONAL BUSINESS COLLEGE 306 STE-CATHFRINE OUEST, MONTREAL Fondé 1895.Cours Commercial complet en anglais; Sténograghie Fran- gîaise.Cours çc'se et Anglaise; Dactylographie; Conversation angl individuels jour et soir.Visite sollicitée.Catalogue gratis.Fr«d.Donald Casa, B.A., Prin.Tél.LAncaster 8378 Comptables inscrivez-vou* ’ aujourd’hui à nos cours du soir ds comptabilité et autres qui préparent aux examens ds C.À., L.I.C.st C.P.À.Employés de Banque inscrivvŒ-voua à nos cours du soir, préparés spécialement à votre intention et conduisant au “certificat d'aspirant” (Associate of the Canadian Banker*’ Association, A.CBJL).Ouverture: le lundi, 6 octobre 1930 Inscriptions tous les jours de 9 à 12 et 2 A 5.sauf le samedi; st de 7 à 9 h.le soir.L’Écek det Hautes Etndes Commerciales afBUtm à V(Jnivartité dm Montréal Coin avenue Viger et rue Salnt-Huber MONTRÉAL r m 5 » RiV» n égale le pain comme facteur de santé, Tt constitue depuis des siècles Vélément de subsistance fondamental de toute l'humanité.üüiSssü* VOLUME XXI — No 222 LE DEVOIR, MONTREAL, |EUPI 25 SEPTEMBRE 1930 5 ) i£> Quelques prémices LA SIMPLICITE DES ROBES ET DES ENSEMBLES D’AUTOMNE.—SERGE, DRAP, VELOURS REVIENNENT._______ Les petites robes simples et les ensembles se multiplient.Ce sont les premières indications de la mode actueUe.Voici que se précise le retour à la serge marine très fine, le succès du drap souple et du velours, celui des plastrons clairs et des jupes à plis, des paletots trois-quarts, du renard, de l’astrakan, de l’hermine.Sous la forme d’incrustés, de noeuds, de piqûres, de découpés, d’applications, des garnitures délicieuses jaillissent et des combinaisons charmantes naissent.Quelques modèles sélectionnés parmi les créations récentes traduisent Tatt.tât de ces paru» res.Avec la serge fine.Une robe simple, d’allure juvénile, dont la jupe en forme descend à moitié du mollet.Elle est unie, sans empiècement, et, devant, découpée en pointe à mi-hauteur sur un tablier en forme, lui aussi, mais monté par de petits plis cpusus au bas de la pointe, de telle sorte que la jupe ne s’éventaille que devant.Le corsage est plat, très ouvert sur un devant blanc.De la ceinture partent, de côté, deux rubans bleu marine qui, remontant sur le clair plastron, viennent s’arrêter par un petit noeud au bas d’un dégagé en pointe.La ceinture est en ruban également, faisant noeud de côté.Cette garniture du ruban tranchant sur le plastron clair est une fantaisie tout à fait jeune.Sur la serge bleu marine, indiquons aussi la coquetterie fraîche des petits noeuds de piqué blanc formant coques doubles au bas du décolleté.Avec le drap.— On empniie surtout des ensembles pour l’après-midi.En drap noir, Us sont comme toujours très habillés.La nouveauté y ajoute aujourd’hui la gaîté d’un plastron rose, mais ce plastron n’est plus en georgette, comme en été; il est en velours rose, velours de soie très beau, très souple, très satiné.La robe est droite,' faisant trois gros plis ronds devant et de côté et laissant le dos plat; elle remonte par trois pointes d’inégales dimensions sur le corsage, dans lequel elle s’incruste, la pointe du milieu se terminant sur le plastron de velours rose.Pour marquer la taille, une ceinture et une boucle en drap noir piqué.Cette robe s’accompagne d’un paletot trois-quarts en même drap répétant les mouvements de découpés en pointes du corsage.Une ceinture cerne la taille.Col et revers en drap, bordé d’astrakan gris clair.A côté des ensembles de drap noir qui font prime, il en est aussi beaucoup en drap vert foncé.La robe n’a nulle garniture, sauf une ceinture de cuir noir à la taille et quelques découpés au corsage.La jupe est élargie par des panneaux en forme.Un manteau trois-quarts en drap vert se met avec cette robe, d’étroits panneaux lui donnant un peu d’ampleur dans le bas.Le col est garni d’astrakan noir, et c’est cette teinte noire du col de fourrure qui appelle la fantaisie de la ceinture de cuir noir à la robe.Avec le velours.— Les petits tailleurs en velours sont nombreux et coquets; mais, au rebours des ensembles en lainage, ils ont la jaquette courte.Il est probable que, plus avant dans la saison, nous verrons le trois-quarts remplacer la pimpante jaquette coupée à hauteur des hanches.On fait ces tailleurs en velours noir, brun ou marine.Pour un tailleur marine, on choisira un velours d’un bleu assez vif et l’on fera la robe en velours avec corsage souple d’un ton différent.La jupe sera en velours avec plissés de côté montés à mi-hauteur des panneaux.Le corsage sera en crêpe de Chine rose pâle, descendant au-dessous de la ceinture, et la jupe de velours se montera à cet empiècement rose par de grands découpés arrondis.Au corsage se rap- ftellera la teinte de la jupe sous la orme de bandes dentelées en crêpe marine qui formeront col, patte, revers et étroite ceinture mettant la taille bien à sa place.La jaquette courte est garnie tout autour de piqûres d’argent, formant également sur le haut de la manche le dessin d’une longue patte.Une ceinture en velours serre la taille et se clôt par une boucle d’argent.Et voici, rappelant le gris argenté, des piqûres, un col et des parements de renard gris.Cet ensemble de bleu marine, de rose, de gris argenté, est une vision d’élégance et de haut goût.“En Alaska”1 Une excursion en Alaska ne figure pas souvent au programme de nos vacances.Il se peut que ce lointain pays soit exclu de vos rêves de voyages et que vous ne l’aperceviez d’ici qu’enseveli sous la neige, avec une cabane d’Esqui-mau émergeant par-ci par-là.Ce n’est pas trop mal imaginé, paraît-il, pour ce qui est de la partie nord de l’Alaska, —- immense désert de gla^e peuplé par des hommes qui ne méritent presque pas ce nom, tant ils sont sauvages et peu intelligents.Mais je viens de lire un livre qui m’a fait pénétrer au coeur de TA-laska, et qui m’en a révélé l’intérieure beauté.Un missionnaire jésuite, le R.P.Joseph-Alphonse Desjardins, a passé sept ans dans la vallée centrale du Yukon.11 a évangélisé les indigènes de cette région, li a vécu de leur vie.Il les a accompagnés dans leurs excursions de chasse et de pêche.II a campé et décampé plus d’une fois, poursuivant de sa charité ces grands enfants des bois à l’humeur voyageuse.Et voilà que dernièrement, le Père eut l’heuveu-se inspiration de nous raconter ses souvenirs de mission.Son livre est une série de tableaux vivants qui nous instruisent sans en avoir l’air, et qui nous tiennent sous le charme du commencement jusqu’à la fin.Le modeste religieux relègue peut-être un peu trop à l’arrière-plan les souffrances dq missionnaire, mais on devine et l’on de quoi s’édifier grandement.Tout n’est pas rose dans cet Alaska central, encore que ce soit moins dur que dans l’Extrême-Nord.Le climat y est moins sévère.Il y a même quelques jours de température idéale, telle cette après-midi de septembre que l’auteur nous dépeint au commencement de son ’.i-vre.11 y a des fleurs aussi et des légumes oui poussent dans le jardin des Soeurs de Sainte-Anne à Holy-Cross.Mais comme tout cela dure peu, et comme il faut se trouver là au bon moment pour en jouir! Et puis, Holy-Cross, c’est la merveille du Yukon, disent les guides aux quelques rares touristes qui s’aventurent dans ces parages.On ne trouve pas partout des fleurs en Alaska! Nos bonnes religieuses canadiennes, à force de travail, réussissent cette merveille.Elles en obtiennent de plus consolantes encore.A Nulato et à Holy-Cross, elles ont des écoles qui font l’admiration des voyageurs.Ces courageuses femmes sont allées là-bas surtout pour cultiver les âmes et y faire gerqxer la foi.Elles ont beaucoup de succès, si on en juge par Antonia, une de leurs élèves, païenne convertie, dont l’édifiante figure nous suit du commencement du livre jusqu’à la fin.Antonia et tous les indigènes de la vallée centrale du Yukon appartiennent à la tribu des Ten’as.Ce sont des Indiens demi-païens, demi-civilisés.Leur manière de s'habiller diffère peu de la nôtre, si ce n’est le mouchoir de calicot rouge ou vert, jaune ou bleu que les femmes portent sur la tête.Ils se bâtissent des cabanes de poutres, calfeutrées de mousse.Mais on les trouve rarement chez eux.En été, ils vont planter leurs tentes sur le bord du fleuve, pour y pêcher le saumon et le broeh“t, qui.sur un ordre de la Providence, remontent de l’océan jusqu’à Dawson — une distance d’un millier de milles — nageant contre un courant violent pour aller nourrir les pauvres sauvages qui sans eux mourraient de faim.Le temps de la pêche est à peine fini, qu’on se dispose à repartir.pour aller chasser au fond des bois la martre, la loutre et le vison.En septembre 1912, le P.Desjardins accompagne un groune de ces sauvages qui s’en vont planter leur pavillon à Kayar.On se hâte de partir, car bientôt le Yukon charriera ses glaçons, et pendant un mois et demi il sera impraticable.Or, le Yukon, c’est la seule voie de communication du pays.En été, on y circule en bateau ou en canot d’écorce.Quand la glace est prise, on* sort les traîneaux et on attelle les chiens.Le P.Desjardins nous dépeint fidèlement ces bons cour-i siers du Nord.On les connaît par leurs noms: “Pii est noir, Jack est brun, Fly est blanc, Dick est jaune”.On les voit dévaler la côte et s’élancer sur la glace avec une rapidité vertigineuse, emportés par la joie de servir; et puis, ensuite, trotter modérément, pourvu que le maître leur parle et les encourage; et puis, se précipiter pour attraper (1) “En Alaska”, en vente à la librairie du Deitoir, 75s.franco.L’AMITIE Tout ce qui fait la fleur jolie et parfumée, Tout ce qui fait si doux le calme de la nuit, Et si gai le soleil quand l’aurore pâlit, Perdant à l’horizon sa couronne enflammée; Tout ce qui chante et rit l'été sous la ramée.Ou murmure tout bas sous le berceau jauni; Tout ee qui fait renaître un souvenir béni, Tout ce qui rend notre âme et paisible et charmée.Je le prends pour te peindre, ô céleste amitié, Qui fais que vers un coeur un autre coeur se penche, Et, se sentant compris, se confie et s’épanche.A nous Dieu te donna dans sa grande pitié; Mais vaine tu serais si par ta beauté même Tu ne faisais monter vers Lui, l’Ami Suprême! Marie SYLVIA IVers le Beau) OCCUPONS NOS LOISIRS Une institutrice décharnée gagne 14 livres en 3 semaines STE-AUREL1E, P.Q.— "J’étais nerveuse, épuisée, maigre au point d’en être gênée,” dit Mlle Alphonsi-nc Fortier, institutrice.Ayant essayé la Levure Ferrugineuse (Iron-ized Yeast), j’ai gagne 14 livres en 3 semaines, je suis maintenant bien portante et heureuse.” Instituteurs, avocats, médecins, gardes-malades, meres, ministres écrivent pour nous signaler des gains de 5 à 15 livres en 3 semaines avec la nouvelle Levure Ferrugineuse.La peau terne s’éclaircit, nervosité, constipation, indigestion prennent fin en une nuit.On a un regain de vigueur vite.La Levure Ferrugineuse, c’est deux grands toniques dans un seul.La levure de brasserie qui fait engraisser et le fer qui fortifie et enrichit le sang.Maintes fois plus efficace que la levure non médicamentée.Résultats dans la moitié moins de temps.Ne restez pas maigre, faible, nerveux, expose aux maladies graves.\ Prenez ces agréables petits comprimés.Pas de goût de levure, pas de ’gaz.Si vous n’engraissez pas rapidement, le manufacturier vous remboursera.Procurez-vous la Levure Ferrugineuse aujourd’hui même chez le pharmacien.Vous vous sentirez merveilleusement bien demain.Votre poids augmentera vite.\TATJiDlfF mOTAf t C— /O î l|ft[ «a BS __1 JJÆiWHIKhir w.T.r.ssal £ No 6265—Nappe de cuisine ou de déjeuner pour broderie de couleur.Patron à tracer 25c, perforé 50c, au fer chaud 54 x 72 pes 50c.Tout étampée sur coton jaune 54 x 54 pes $1.35, 54 x 72 pes $1,50, 72 x 81 pes $1.90.Serviettes étampées de 12 pes, 45c pour 6.Sur coton blanc fini toile ou toile naturelle, nappe de 54 pes carres $1.55, 54 x 72 pes $2.50, 72 x 81 pes $3.50.Serviettes 60c pour 6.Coton M.F.A.de couleur 60c.Papier, carbone bleu 7c et 15c.Rouge 7c.Blanc ou jaune 15c.Catalogue de Broderie 35c.Revue Mensuelle de Broderie et Musique 25c l’abonnement par an.Coupon de patrons Vennat Le Devoir, Montréal.Ci-inclua .pour patrons Nos.• 4 Nom .Adresse Adresser toutes commande* au Devoir, 430, rue Notre-Dame c*t.Montréal.un corbeau, qui ne reste pas là pour les attendre; et puis, se jeter à corps perdu sur un attelage qui vient en sens opposé et livrer une bataille en règle.Il paraît que c’est un exercice de patience pour le conducteur, de rétablir l’ordre et de réparer les dégâts.Mais tout cela.ce sont les incidents de ce que l’on appelle un “bon voyage”.Un mauvais voyage, c’est quand on perd son chemin par une violente tempête de neige.Alors, ça peut tourner au tragique.Le F'.Ul-ric Paquin de la Compagnie de Jésus, jeune Canadien originaire de Saint-Didace.comté de Maskinon-gé, mourut ainsi en janvier 1911.On le trouva six jours après son départ, enseveli sous la neige, les yeux au ciel, son chapelet enlacé dans ses mains.Un autre accident qui peut mettre la vie du missionnaire en danger, c’est celui qui est arrivé au P.Desjardins lui-même, lorsque, s'en allant visiter un camp de mineurs, “mes chiens, dit-il, s’engagent dans un sentier étroit oui serpente à travers les arbres.Tout à coup ils voient un lièvre et s'élancent dans sa direction.Le traîneau rencontre un arbre, la corde qui le tire casse, mes coursiers sont libres et sont disparus avant que j’aie pu réaliser ma situation, et je reste là avec, mon véhicule”.Heureusement, il y avait une habitation pas loin.Mais en 1923, le P.Rupert mourut gelé, probablement à la suite d’un semblable accident.Ces fatigues et ces dangers n’effraient pas le missionnaire.Il en connaît bien d'autres.Quand, par exemple, à la saison de la chasse, il s’en va passer deux mois sous la tente, au milieu de ses sauvages, afin qu’ils n’oublient pas le bon Dieu, j’imagine que les occasions de souffrir doivent être assez fréquentes.L’intimité avec ces pauvres gens n’a rien de flatteur pour la nature.Et puis, à cette époque de l’année, c’est l’interminable nuit.Six mois de jour et six mois de nuit, voilà une particularité du Nord qui demande un r"ii d’accoutumance.Il n’y a pas de temps déterminé pour dormir, l’été.Chacun travaille et se repose quand bon lui semble.Le missionnaire choisit pour les exercices religieux le moment qui accommodera le plus grand nombre.Le P.Desjardins nous parle d’une séaqpe de fin d’année qui eut lieu chez les SS.de Saint-Anne, à 2 heures du matin.Histoire de faire coïncider la distribution des prix avec l’arrivée du bateau et ne pas retarder les voyageurs.C’était au temps où l’on n’avait la visite d’un bateau qu'une fois par année.Le- paquebots de la Compagnie de Navigation du Nord offrent maintenant aux touristes et aux mineurs un service régulier.Les mineurs! Voilà encore un groupe intéressant pour les missionnaires de l’Alaska.Le P.Desjardins exerça auprès d’eux un apostolat qui ne fut pas sans consolation.Son livre nous fait connaître leur vie pénible, et les dangers qui menacent le salut de leur âme.Cependant, le Nord exerce sur eux une attirance magnétique.Ceux qui y sont allés une fois y retournent avec joie.Et vous qui lirez ce livre, vous subirez aussi celte mystérieuse attraction.Vous le fermerez à regret, vous y reviendrez avec bonheur.Rose-Alba LEVEILLE FAITS ET GLANES CRITIQUE D’ART Un lour.Horace Vernet invita son ami et rival, le peintre Gros, à venir admirer un tableau qu’il venait d’achever.Gros se rend dans l'atelier de son confrère, qui lui exhibe une immense toile -représentant des cavaliers chargeant au clair.Gros examine un instant le tableau, puis hausse, les épaules en disant: — Bah! d’un coup de cravache on couperait les jarrets à vos chevaux.Sans broncher, Hortace Vernet accepte la critique tout en se promettant de prendre quelque jour sa revanche.Quelques semaines plus tard, ce fut au tour de Gros d’inviter son rival à venir contempler un plafond qu’il avait terminé au Louvre et qui représentait le Temps.Vernet avait son parapluie.Il regarde deux minutes le tableau, puis, brusquement, ouvre son riflard.— Mais que faites-vous?questionne Gros, étonné.— Eh bien, répond Vernet, le Temps est mauvais, je me sauve.Et il s’en va rapidement, laissant son interlocuteur ébahi.ERREUR N’EST PAS COMPTE Au cours d’une représentation, dans un théâtre du West End, à Londres, miss Jeanne Collins, principale actrice, venait de commencer à chanter, au second acte, une romance sentimentale, lorsqu’elle fut interrompue par un long miaulement parti des fauteuils d’orchestre.La salle fut prise d'un fou rire.Miss Collins n’en continua pas moins à chanter, mais, dès qu’on baissa le rideau, il fallut la transporter, en proie à une crise de larmes, dans sa loge, où elle faillit s’évanouir.Bien que cet incident fît sensation dans le public de la salle, étant donné le calme traditionnel des spectateurs londoniens, on pouvait croire que les choses en resteraient là.Il n’en fut rien.Avant le troisième acte, on vit tout à coup miss Collins apparaître dans la Sidle, se diriger résolument vers un spectateur assis au troisième rang des fauteuils, lui appliquer deux gifles retentissantes, et se retirer en hâte avant que personne eût eu le temps d’intervenir.Le plus curieux de l’affaire est que miss Collins, dans son trouble, a giflé, paraît-il un très paisible spectateur qui n’était pour rien dans l’interruption.C’est le cas de répéter: erreur n’est pas compte.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir", 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone; H Arbour 1241* Mgr Guy au Pensionnat Marie-Rose Hier.S.G.Mgr Guy, O.M.Î., évêque de Grouard, faisait l’honneur d’une visite au pensionnat Marie- Rose , „ Selon l’expression de Sa Grandeur, les élèves, groupées dans leur salle de réception, lui souhaitèrent la bienvenue en chantant.Les conseils donnés aimablement par Monseigneur sont des plus précieux, et sa causerie sur le pays de mission qui lui est adjugé comme champ de son apostolat, fut une excellente leçon propre à développer l’esprit missionnaire.! Feuilleton du “Devoir'* j LE VOEU DE ZABETH par PIERRE ALCIETTE | 44.Suite Avec l’instinct de l’animal qui se cache pour souffrir, clic ne souhaitait, dans son désarroi, que silence et solitude.Tout l’exaspérait: le ciel limpide d’octobre, le vent du sud et ses caresses tièdes, les prévenances de Félicie, le "gaïchua” apitoyé de Martin, r“agur” affable d’un paysan.Pour ne pas passer devant les fenêtres cjoses d’Etchenoa, elle eût fait un détour d’une lieue.Pour ne pas voir le sourire de satisfaction qui retrousse la verrue de M.lair-ribat depuis qu’ont fui vers d’au- tres cieux 1rs dangereux Parisiens, elle fût allée au bout du monde.A défaut de “bout du monde”, elle se contentait du coin de pré, niché entre les arbres, au pied du petit pont, témoin de son dernier entretien avec Stéphane.Là, couchée à plat ventre sur les menthes, à côté de shn chien, selon sa position favorite, le regard à peine distrait par le joyeux va-et-vient des canards, elle s’abandonnait au ronronnement berceur de l’eau vive, toute à ses souvenirs.Et, la plupart du temps, quand Mme d’Arthou, agacée de sa ma- nière d’être, lui recommandait de revenir plus tôt que d’habitude pour prendre le thé avec Mme Der-villac et son fils, Elisabeth n’avait cure de cette recommandation.A l’approche du crépuscule, lorsqu’elle sentait la fraîcheur tomber sur ses épaules, quittant son coin de prédilection, elle se remettait à marcher, sans se préoccuper le moins du monde de ceux qui l’attendaient, toujours absorbée par ses pensées.C’était justement à l’heure crépusculaire que Stéphane et elle s’étaient dit au revoir.Oh! très bref, cet au-revoir; mais Elisabeth en gardait cependant, bien vivace, le souvenir.Elle et le peintre, après leur rencontre sur la route, ne s’étaient revus qu’une dernière fols, au milieu de tous, dans le grand salon du château.— Nous partons très tôt, demain matin, avait dit Lucienne.Il ne faut pas, Zabeth, vous déranger.D’ailleurs, ces adieux du dernier moment, ce serait trop triste pour vous comme pour nous! On s’était quittés là-dessus: Lucienne avait les paupières humides.Elisabeth se raidissait pour sourire.Comme son coeur battait, pourtant, lorsque le peintre, à son tour, lui avait tendu la main!.“Que pense-t-il de moi?Tl doit me juger idiote”, se disait-elle depuis cet entretien brusquement interrompu par scs larmes et sa fuite.Stéphane, cependant, la regardait avec un bon sourire où n’entrait nul dédain.Et n’avait-elle pas senti sa main serrer la sienne avec force?Peut-être cette poignée de main signifiait-elle autre chose que de l’estime ou de l’amitié?Voilà ce qu’Elisabcth eût bien voulu savoir.Mais elle n’a rien su de plus.Et, longtemps, elle a carhé dans zon coeur son secret.Puis, un Jour, lasse de se débattre dans la tristesse, elle est allée épancher sa peine auprès de l’abbé Berroua.Cela lui a fait du bien.Depuis, elle va, chaque matin, voir son vieil ami.Elle évoque près de lui ses souvenirs, ses rêves déçus.Timidement, parfois, elle dit aussi ses espoirs.Car l’espoir est revenu peu à peu dans ce coeur juvénile, ranimé par les lettres de Lucienne, ces lettres où la jeune Parisienne dit ses regrets, ceux de son frère, de ne plus la voir: "cv;ffi-me on s’attache, sans même s’en douter! Nous n’aurions jamais cru que vous nous manqueriez ainsi, chère petite amie.” De telles phrases mettent de la gaieté pour plusieurs jours au coeur de Zabeth.L’abbé Berroua qui suit dans leur flux et reflux, avec leurs alternatives de gaieté ou de mélancolie, les pensées d’Elisabeth, est préoccupé.Le cas lui parait plus grave qu’il ne le supposait.Chez cette nature ardente, exclusive, l’amour a des racines profondes.Cependant, Mme d’Arthou est à bout de patience.Et le notaire triomphe: “Ah! les conseils de l’abbé Berroua.Beau résultat, vrai- EATON Ê-xctc; “Portez ceci K a mon D.A.! ” Vous devriez vous rendre compta com* bien il avantageux de pouvoir vous servir de cette petite phrase quand vous faites vos achats .Ceux qui ont un D.A.trouvent que faire leurs achats chez EATON est à la fois un plaisir et une économie de temps.v L’état de compte mensuel montre le ba- * lance que nous vous devons et NON Cf QUE VOUS NOUS DEVEZ.Si irons désirez de plus amples renseignements conccriumt ce mode de paiement, adressez-vous au Bureau des D.A.Cinquième étage, RIMEHIE VOHüLAmX Un imités».osciiOEs pzusrr et iiertMlro, "L« Voeu de Zebeth" per pierre volume certonnê, doe toile, est «a vt_ Service de Librairie du "Devoir” mm de 73 août îrenoo. LE DEVOIR, MONTREAL |EUPI 25 SEPTIMBRE 1930 VOLUME XXI — N« 222 ’avenir missionnaire du Canada (Suite de la 1ère page) y semer d’une main plus large plus sûre la bonne semence évan-lique.L’internationalisme d’apres-guer-, avec ses bons et mauvais côtés, : résultats possibles ou entrevus, ilà un fait notoire et qui se pas-d’abondante description.Tou-les routes libérées.Le nivellent de la circulation établi sur re et sur mer, aussi bien qu’à *vers le ciel.Le désert et l’océan ssant d’être une solitude.L’inven-n mécanique concentrée vers le urisme, au plus large _ sens dt ot, avec l’apport de sciences re-uvelées comme la géographie, thnographie, la linguistique, lous hommes ainsi rapprochés pour conflit sanglant d’abord, puis ns un but de coopération umver: lie, mot d’ordre du présent qui urrait être celui de 1 avenir.Iles seraient les lignes maîtresses tableau, ou du radins la pers-ctive.Eh! oui, mesdames et essieurs, rien que la terre: un ti- de roman ou de reportage de-nu plausible! Vraiment, il faut a bservateur un blindage excep-nnel, pour ne pas éprouver une rte d’ivresse à mesurer par la nsée, non plus par le rêve, notre obe rétréci.Résultats possibles et entrevus: une part, rapprochement favora-e des peuples, conception plus néreuse de la solidarité humaine, connaissance plus stable du droit s gens; de l’autre, mélange désor-nné des races, conflits phdoso-iques, heurts de la pensée relieuse transportés de nos rives aux ntinents jaune et noir.Quoi étonnant, encore une fois, a ce e l'Eglise veuille mettre à procès circonstances inouïes pour firmer et rehausser sa note de ca-olicité.11 s’agit pour elle dy apter son élan et, davantage en-re, d’y proportionner ses moyens action.Le grand objectif, autre-ent dit la clef du succès, sera de ’installer dans tous les pays du onde sous sa forme normale , 'gr de Guébriant) c’est-à-dire: ec sa hiérarchie, son code, son uble clergé, ses congrégations fe-inines, ses séminaires, ses écoles, s universités, ses hôpitaux, en un ot tout sés services; de façon que ’Eglise missionnaire devienne pu-ment et simplement l’Eglise , d.) en conformité d’ailleurs avec s besoins particuliers des races et s strictes exigences du progrès.iur m’en tenir à un seul exemple, lui des séminaires, voici de nou-au l’opinion de Mgr de Gué-iant: “Les installations rudimen-ires ne sont plus de mise à notre oque.L’Eglise elle-même ne les [ère plus; elle exige, et elle a mil-fois raison d’exiger que nos sé-inaires de missions soient de ais séminaires construits selon i règles de l’hygiène moderne, urvus de tout ce que comportent ducation et la formation, à tous : points de vue complètes, de ces îrgés indigènes, espoir de l’aye-r.Elle permet au missionnaire vivre pauvrement: elle ne lui rmet pas d’équiper ses séminai-s pauvrement” (1).Mesdames et ;ssieurs, ce cas particulier indi-e à lui seul l’ampleur et les diffi-Ités de l’entreprise.Vous les ver-i bientôt s’accroître en tout do-aine.Et c’est là qu’il faut re-rder sans cesse, si l’on veut uper-voir sous ses nouveaux aspects mouvement missionnaire et le isir dans toute, sa réalité et sa mplexité.Il était indispensable que le uvement partît de Rome et vit-jamais, depuis les Croisades, pa-1 courant de force magnétique ané du souverain pontificat, ous missionnaires”, avait décla-Benoit XV.“Que personne, crie à son tour Pie XI, n’ait le ur assez étroit pour ne pas se sser séduire par les promesses de moment solennel".Les deux il-tres chefs ont commencé l’un et lire par situer l’action mission-re sur son véritable plan qui est plan religieux.Les préoccupa-ns d’influence nationale mêlées i soucis d’apostolat ayant été nparées par le premier à une ;ste affreuse”, le second n’hési-pas à les qualifier de “fléau” et “malédiction”.Il n’est que jus-d’ajouter que ces hautes directi-obtinrent dans la presse catho-le l’accueil soumis, quasi unani-des écrivains.(2) En second i.pour m’en tenir à l’action du >e régnant.Sa Sainteté Pie XI dut procéder à l’exacte coordi-ion des Oeuvres pontificales sionnaires.ans le Motu proprio du 24 juin 9, ayant rappelé l’encyclique rimiitn illud de son prédécesseur a sienne propre: lierum Ecole-, il met en relief l’Oeuvre cendre de la Propagation de la Foi, quelle il accorde toute primau-puis l’Oeuvre de lu Sainte-En-¦[e et l’Oeuvre de Saint-Pierre->tre.(’.es deux dernières con-'ent aussi un rang privilégié en on de leur appartenance pontile.De droit comme de fait, les s sont unifiées —- chacune gar-t sa physionomie propre, ses es et ses méthodes — puis do-d’un Conseil supérieur et d’un dté national, et d’un Bulletin of-:1 tant général que national.Le •étairc général de la S.Congré-on de la Propagande est de t Président général de ces trois ides oeuvres de secours.Pareil-nesure devait inspirer aux fi-s une plus entière confiance i l’équitable répartition de leurs indes.Le résultat se fit sentir itôt.La Propagation de la Foi lellle annuellement plus rie ante millions de lires, un chif- (1) Cité par le bulletin de 'Union Mlsiionnairr du Clergé, liaison de juillet 1930.(2) Benoit XV, Encl.Maximum fud, 30 nov.1919 — Pie XI, Dla- ars aux Délégués des Ordres et ngrégations chargés de Missions, déc.1929.— La Vie Intellectuelle.îet-aéût 1930: Le patriotisme et ction f (nisnionnatre.fre qui ferait réver, si l'Annuaire Pontifical n’avait soin de nous réveiller en notant que c’est là une goutte d’eau dans l’océan.Et nous n’avons rien dit de l’Exposition Missionnaire Vaticane.Et nous en sommes toujours à l’action à distance.C’est au centre même, ou plutôt, car il n’a pas de centre, dans chaque zone du champ missionnaire qu’il faut chercher la marque du génie réalisateur de Pie XL Par la multiplication des territoires de missions, par la création rapide, à peine interrompue, de diocèses, de vicariats, de préfectures et délégations apostoliques, et surtout par ses hautes sollicitudes à l’égard du clergé indigène, il sut imprimer à l’oeuvre évangélisatrice le plus merveilleux essor.“L’année 1929, écrit le R.P.Charles, — nous le citons de préférence, parce qu’il est connu au pays et qu’il emploie des termes caractéristiques du mouvement,—n’a pas offert de ces événements retentissants comme le sacre des six premiers évêques chinois ou du premier évêque japonais, mais elle a donné le spectacle d’un progrès continu, coordonné, méthodique.L’action missionnaire, sous la direction et l’impulsion de Rome, est en possession de tous ses moyens, et, sauf catastrophe imprévisible, elle-organisera à bref délai, dans d’immenses continents, l’Eglise catholique complète” (3).A l’exemple fourni par l’Eglise de Rome et aux appels réitérés du Saint-Siège les Eglises particulières ont répondu par des croisades de prière, par la fondation de nouvelles oeuvres et une recrudescence de zèle en faveur des oeuvres existantes.Nouveaux instituts missionnaires, expositions, semaines, journées et congrès missionnaires, chaires d’enseignement, revues et journaux, associations en faveur des missions, chaque pays en vit surgir en nombre et leur simple nomenclature exigerait un fort vo-lume.Le livre du P.Bernard Arens.SJ.: “Manuel des Missions catholiques” offre un seul désavantage, celui d’une enquête close en 1924.On consultera avec fruit, pour les années récentes, les dernières séries de l’Annuaire Pontifical.Les Missions catholiques, par Mgr Beau-pin, Ce que tout prêtre devrait savoir sur les Missions, par Mgr Oli-chon, Les Missions catholiques d’après l'Exposition Missionnaire Vaticane, par le P.Robert Streit.O.M.I., fondateur de la Bibliotheca Missionum, et l'Histoire des Instituts religieux et missionnaires, par Mgr Elie Maire.Parmi d’innombrables périodiques, je recommande en particulier, outre nos organes locaux, YAnthropos, le Bulletin des Missions des Bénédictins de l’abbaye Saint-André, en Belgique, et la Revue d’Histoire des Missions, vu qu’ils contiennent toujours, à côté d’études techniques fouillées, la chronique des activités missionnaires à l’arrière comme à l’avant-garde.Qu’on y joigne la vie des grands missionnaires contemporains, surtout celle des supérieurs ou évê-quejj des missions et l’on sortira de cette lecture convaincu que l’Eglise a su s’adapter aux nécessités du jour, d’une façon tellement cohésive et ordonnée que rien désormais ne saurait entraver sa marche conquérante vers les royaumes d’idolâtrie.L’Eglise du Canada, sa part dans le présent Et l’Eglise du Canada, quelle est sa contribution actuelle à l’entreprise missionnaire?Le bilan historique établi avec maîtrise par M.Fauteux m’amène simplement à poser la question: qu’avons-nous fait depuis la guerre?D’abord, nous avons prié, en conformité avec le précepte du Christ et l’exhortation de son représentant.Dans ce mystérieux domaine où (la statistique s’avère im-puissante, où ce qu’on nomme les thermomètres de la piété ne révèle assez souvent que des fièvres passagères, il me plait de signaler wn seuil fait, niais de portée considérable et de nature à édifier ceux qui, de loin comme de près, auront en mains le compte rendu de nos séances.Si Thérèse de l’En-fant-Jésus, l’héroïne qui a tant prié et tant souffert pour l’oeuvre évan* gelisatrice, est aujourd’hui devenue la patronne officielle des missions catholiques, l'obtention de ce privilège est due au Canada missionnaire.Le oromoteur de la supplique fut S, G.Mgr Gharlebois, vicaire apostolique du Kecwatin, les premiers signataires furent nos évêques missionnaires et le travail de patience consistant à recueillir les sagnatores des préÜats missionnaires dans le inonde entier, avait été confié à un laïc de Saint-Hya-cmthe; M.Paul-Lionel Bernard.N'exigeons pas davantage pour conclure.Prière ou sacrifice, nous ayons souscrit la part de l’impondérable pour cette oeuvre que Ce T.IL P.Janvier appelle “un miracle dans le miracle même”, la conversion du bloc païen.Nous avons souscrit autre chose.Le tableau des recettes provenant des trois Oeuvres pontificales d’assistance missionnaire, révèle cha que année une substantielle augmentation.Vous connaissez sans doute le touchant record d'une école de la ville amassant, dans une seule année, la somme de $1,286 au profit de ta Sainte-Enfance.Quand ce n’est pas l’argent, ce sont des numônes en nature, vêtements sacerdotaux, mobiliers d’autels ou mobiliers domestiques, qui assurent en partie le ravitaillement des missions.Le comité de l’Aide aux Missions vient de recueillir de in sorte plus de 100,000 articles, sans compter le numéraire.Pendant ce temps, no* divers Ordres et (,on gré gâtions chargés de missions faisaient forcément appel au pu-bwc en général comme h leurs bienfaiteurs coutumiers; et l’aumône affluait en ouantité plus forte, avec une frequence accélérée Gouttes d'eau dans l’océan.Je veux le croire, mais reçues dans un océan de munificence où rien ne ! sc perd ni ne s’oublie.Nos compatriotes ont fourni du ! reste une autre garantie de leur j zèle: témoin de pierre qui ne disparaîtra pas: ce Séminaire des Missions étrangères, bâti avec une rapidité surprenante, ouvert le 2 septembre 1924 à quinze aspirants missionnaires et commençant, dès l’année suivante, à essaimer vers la Mandchourie.Les sacrifices demandés, les souscriptions offertes et siytout cette sorte d’allégresse qui présida à l’oeuvre, constituent le plus magnifique hommage à l’episcopat, à i’I'mon Missionnaire du clergé, en même temps qu’aux modestes dizainiers de Ha Propagation de la Foi.Je dois signaler également la fondation de M.l’abbé Fraser établie à Almonte, au diocèse d’Ottawa, en l’année 1919, puis transférée à Scarboro Bluffs près Toronto.Elle vit uniquement d’aumônes, et des recettes d’une revue à large diffusion.Ce séminaire, fréquenté par une vingtaine d’élèves, compte aujourd'hui quatorze sujets en Chine, où son apostolat est soutenu par la branche anglophone des Soeurs Grises de lq Croix.Nous avons souscrit enfin la vie elle-même, dans la personne de nos compatriotes missionnaires.La maison de Pont-Viau compte actuellement 22 sujets à l’étranger, nos diverses communautés religieuses, environ-1500.Toute notre puissance coloniale git là, dans cette exportation du courage et du sacrifice.L’amiral Aube aimait à répéter qu’un missionnaire valait mieux qu’un navire: certes oui, notamment à cause des denrées qu’il convoie.Mais la comparaison vaut d’être retenue.Quelle belle flotte que la nôtre appareillant par escadres successives pour les mers de là-bas! Il semble que l’âme du missionnaire en partance soit habitée par un ange, et ne vous étonnez pas qu'un cérémonial d’église prescrive de lui baiser les pieds.“Ah! oui, saluons-les bien bas, s’écriait Mgr Schyrgens, ces jeunes hommes et ces jeunes femmes au coeur viril qui, surmontant Ta frivolité de l’âge, se détournant des vains attraits du monde et brisant jusqu’aux liens du sol natal, s’en vont mettre au service de Jésus-Christ, pour le salut des âmes, la grâce de leur printemps, l’élan de leur sensibilité, la richesse de leur culture, l’enthousiasme de leur foi, et l’ardeur épurée de leur charité!” Mais songeons en même temps, si nous vouions être justes, qu’il est loisible de s’expatrier dans les limites mêmes d’un pays, quand ce pays se nomme le Canada.Qu’il s’agisse de notre ancien Labrador, de la baie d’Hudson ou du Nord-Ouest, la longueur et les difficultés du trajet, les obstacles locaux sont généralement pires que ceux qu’on observe en terre étrangère.“Il est aujourd’hui reconnu, écrivait M.Prendergast, ancien ministre dans le gouvernement manitobain, que sans excepter celles de la Chine.de la Corée et du Japon, les missions de l’Athabaska-Mackenzie sont les plus dures et les plus pénibles du monde entier”.(4) Les contributions de l’avenir Mesdames et messieurs, j’ai voulu mettre en relief notre contribution missionnaire, et ce serait bien involontairement que j’eusse passé sous silence quelque autre initiative de valeur.Emus par ce tableau d’ensemble, fiers à bon droit des dispositions qu’il met au jour, êtes-vous complètement satisfaits?Serez-vous scandalisés de m’entendre dire que le Canada missionnaire devrait doubler et tripler son effort?Oui, si vous en jugez à première vue; non, si vous en jugez à le lumière d’autres faits, en rapport direct avec les nécessités de l’heure et les ressources matérielles et morales dont nous jouissons.Un nouveau regard sur les étendues religieusement en friche modifiera la perspective.D’après les statistiques éprouvées de l’Annoafre Pontifical, basées sur un rapport de l'Exposition Missionnaire Vaticane, 1012 millions d’hommes ignorent la Révélation divine, et parmi ceux qui la connaissent, l’on ne compte encore que 305 millions de cafholiques.Pour évangéliser ces masses d’hommes, sur un personnel missionnaire de 121,752 sujets, il n’y a que 12.712 prêtres, dont la répartition, théoriquement, s’établit de la sor- ! te.En Asie: un prêtre-missionnaire' pour 905 catholiques et 100,000 païens.En Afrique: un prêtre-missionnaire pour 962 catholiques et 46,-000 païens.En Amérique: un prêtre-missionnaire pour 2,000 catholiques et 18,000 païens.En Océanie: un prêtre-missionnaire pour 554 catholiques et 3,-645 païens.C’est JjL^e qu’on peut appeler de grosses "paroisses” à faible rendement.Or un nouvel obstacle à l’apostolat vient de surgir, d’origine infernale sans doute: le réveil agressif des religions orientales si long-1 temps dormantes et figées.Pleines ! de mépris à l'égard rie ces blancs qui prétendent les régénérer et qui ! n'ont même pas le culte des ancè- ; très, voyez-les cependant plagier j nos méthodes et s’organiser à la moderne, au moyen d’écoles, de sociétés, de congrès, de journaux.Suivant à rebours notre exemple, elles volent aux avant-postes de la gentilité, plus loin encore.Un institut franco-chinois, où le catholicisme est violemment attaqué, fonctionne en permanence à Lyon.Un journal chinois imprimé à Paris criait en 1928 à ses compatriotes: “A bas la meute impérialiste’’, désignant par là les missionnaires.Cette réaction indigène obtient eà et là des résultats troublants.L’Islam sc propage en Afrique, surtout dans le Vicariat de Tabora, où les noirs s’y convertissent en foule, et dans l'Afrique occidentale, tout le long du fleuve Niger.Il vient d’attaquer également la Sénégambie.De son côté,le bouddhisme, religion d’Etat, utilise la faveur officielle pour organiser la propagande au royaume de Siam, et plus activement encore, sur la côte du Pacifique et dans la Diaspora japonaise où il conquiert jusqu'à des adeptes américains.Et le shintoïsme offre davantage le caractère d’une ins- (3)- Revue d'Histoire des Mis-*4ons,“1er mars 1930, p.126.(4) Citation du R.P.Morice, O.M.I.UHst.de l'Eglise Catholique dans l'Ouest canadien), reprise par M.Henri Bourassa (Le Canada Apostolique, p.67).titution purement nationale, il comporte aussi des rites obligatoi-res qui ne sont pas de nature à simplifier le problème toujours posé devant l’orthodoxie romaine.Je nie bornerai à un simple rappel de la propagande bolcheviste, devenue fléau mondial.Quant au prosélytisme protestant et aux moyens dont il dispose, ce sont là des faits connus, et déjà anciens, puisque en 1830, époque où régnait la grande pitié des missions catholiques, où la Société des Missions Etrangères était réduite à cinquante-trois membres et son Séminaire de Paris, à une dizaine d’élèves, nos frères séparés multipliaient leurs missions lointaines, exportant le dévouement et le courage, avec l’appoint des subsides financiers.Ce bref aperçu des difficultés inhérentes à l’apostolat missionnaire devrait gpffire à remplacer sur ce sujet les imoyessions vagues par des convictions, raison-nées.Et la conclusion bien nette qui s’en dégage est qu’il ne convient guère de s’anêteftsen chemin, mais plutôt d’accroître sensiblement nos prestations matérielles et nos envois de missionnaires.L’appel de Sa Sainteté Pie XI doit être cité, car il défie tout procédé d’imitation : “Il faut que les évêques catholiques soient unanimes pour accroître et multiplier la troupe de ces saints envoyés.Que rien ne vous décourage et vous détourne d’y consentir, ni la rareté du clergé, ni les besoins du diocèse, puisque vos fidèles, ayant les moyens de sanctification en quelque sorte sous la main, sont bien moins éloignés de leur salut que les païens.A l’occasion, de grand coeur, acceptez pour l’amour du Christ et des âmes, de perdre un clerc, s’il faut appeler cela une perte; car ce départ d’un auxiliaire, d’un compagnon de vos labeurs, le divin Fondateur de l’Eglise y suppléera certainement en répandant des grâces plus abondantes sur le diocèse ou en suscitant d’autres aspirants an sacerdoce” (5).Quant aux religieuses missionnaires, je parlais à l’instant du réveil et de l’agression islamique: le Père de Foucauld va jusqu’à en faire le principal instrument d& conversion des disciples de Mahomet.“Les religieuses catholiques, écrivait-il dès le 25 novembre 1911, sont appelées à jouer le plus grand rôle dans l’évangélisation des ma-hométans.Personne comme elles ne peut atteindre la femme musulmane qui est la pToitié de la population, qui éièvç l’enfance dans la confiance envers les catholiques ou dans les préventions contre eux,, qui est la gardienne des préjugés contre nous, si on ne s’occupe pas d’elle, et notre meilleure auxiliaire, si on lui montre la vérité.Personne mieux que les religieuses n’est capable de prendre contact avec les musulmans, d’entrer partout, d’être en rélations avec tous”.(6) Les laïcs eux-mêmes sont loin d’être exclus.“Il faut que tous soient apôtres, écrivait l’an dernier le Pape au cardinal Segura, il faut que le laïcat ne reste pas inactif, mais que, uni à la Hiérarchie ecclésiastique, et docile à ses ordres, il prenne part aux saintes batailles et que, par le dévouement absolu, par la prière, par l’action généreuse, il coopère à ranimer la foi et à réformer les moeurs”.Sans doute, dans un pays comme le nôtre, n’ayant ni colonies ni protectorat en terre infidèle, on ne peut s’attendre à ce qu’une faculté de médecine ou un corps laïque enseignant y soit officiellement ou du moins largement représenté.Raison de plus pour compter, l’appel de la grâce présupposé et l'esprit d’aventure aidant, sur les dévouements individuels.L’heure n’est-elle pas venue d’envoyer là-bas, comme auxiliaires de missions, un certain nombre de professeurs, de médecins et pharmaciens, d’infirmiers et infirmières laïques, soit qu’ils consentent à y mener la vie austère du missionnaire, soit qu’une association, telle qu’on en voit aux Etats-Unis et dans chaque pays d’Europe, se forme en vue de leur assurer une existence plus confortable.L’essentiel est de se faire agréer par un institut missionnaire et de recevoir au moins des éléments de formation missiologique pour un poste déterminé.On trouve d’assez nombreux détails à ce sujet dans le manuel cité du P.Bernard Arens.Connaissant mieux la situation nouvelle faite aux nôtres là-bas, vous admettrez facilement qu’il est inutile et dangereux d’augmenter le contingent missionnaire, si le ravitaillement fait défaut.A l’encontre de S.Dominique voyageant à pied, mendiant son pain et ramenant à l’orthodoxie, par Je spectacle de son denûment, les hérétiques du midi de la France, les missionnaires d’anj' urd’hui sont parfois tenus en suspicion chez les infidèles, parce que, représentants d’une civilisation supérieure, ils viennent vers eux sous le signe de la pauvreté.En temps d’épidémie ou de famine, ils perdent tout crédit s’ils manquent à soulager leurs ouailles.Cette considération mise à part, tout nous presse de leur venir en aide.Les puissances à colonies ou protectorats, liées par le devoir national, se doivent à elles-mêmes de secourir leurs propres sujets dans les régions exotiques où flotte leur drapeau.Nous en sommes réduits, nous, à compter sur le peuple, sans l’assistance gouvernementale, du moins pour les missions du dehors.Circonstance de faiblesse qui devient une force, en ce qu’elle nous préserve de toute veUéité nationaliste dans l’apostolat auprès des indigènes.le peuple canadien saura le comprendre, en dépit d’inévitables abstentions.les abstentionnistes se recrutent dans ces milieux mondains, où, sans renier précisément la foi, l’on vit en dehors de toute idée religieuse et de toute préoccupation divine.C’est l’homme d’affaires ''embourgeoisé", borné dans sa nature et borné dans ses voeux, présent par étiquette ou autre motif à une cérémonie de départ ou de profession, et jetant un regard oblique vers la grande porte du monastère.dans la peur instinctive, qu'elle («5} Encl.Rerum Ecclestae.(6) Cité par Paul Lesourd: “Los Missions catholiques en 1929”, dans la Revue d'histoire des Missions.1er mars 1930.— Cf.G.Goyau: “L’Eglise en marche.Etudes d’histoire missionnaire”, 1ère série, 5e conférence: La femme catholique et ridée missionnaire à turners Yhistoire, ne se referme à jamais sur lui.C’est la jeune femme vingt et unième siècle, entraînée à lous les jeux, aux jeux de l’enfer plutôt qu’a ceux du ciel, et qui, un peu semblable au héros standardisé de Sinclair Lewis, parle couramment trois langues: le français, le bridge et l’auto.Ames médiocres dont la bonne foi même parait contestable.Esprits figés, ternes, oisifs, pareils au pêcheur dont parle Claudel, qui craint d’effaroucher Veau et le poisson, s’il pense.Coeurs stériles et morts, s'opposant à toute diffusion vitale autour d’eux, et.suivant le langage plus noble, ici beaucoup trop noble, de Léon Bloy, déclarant leur antagonisme au verbe èvangélisateur, à la Parole initiale qui fit éclaicr les douves du chaos.H n’y a pas lieu île s’en occuper davantage.Absent1 de la pensée catholique, ils ont tort ore fois: absents de cettj salle, ils uni tort deux fois.• Ce n’est pas à cette mince colonne de fuyards, c’est au gros de l’armée croyante, c’est à la masse de catholiques qui tiennent encore en ce pays pour la primauté du spi rituel que nous transmettons le cri de détresse de notre unique légion étrangère.Issue en majeure partie du peuple, c’esit au peuple qu’elle demande de vouloir bien doubler et tripler ses aumônes.Il s’agit moins de la chasse au dollar que de la collecte du sou: le sou de la Sainte-Enfance, le sou de la Propagation de la Foi, versés sans treve ni exception par chaque famille, chaque école, chaque pensionnat et même chaque orphelinat, — car ce sont des orphelins par excellence ceux-là qui vivent et qui meureni sans avoir connu le Père qui est dans les cieux.Sacrifiant au besoin tel chétif amusement, tel brimborion de toilette, secourons-les de façon méthodique, constante et efficace, ou bien, comme l’écrivait avec humour le P.Streit, “empressons-nous de retoucher le Pater”, cette prière de famille en faveur de la plus grande famille.Ou encore, cessons de vanter notre prospérité économique, si notre charité chrétienne n’est pas à la hauteur.Mais voici un autre motif d’agir, plus élevé et plus pressant.Le peuple canadien, né avant tout d’une pensée missionnaire, a reçu par le fait même une vocation missionnaire.Ces bretons, ces normands, ces angevins, ces charen-tais qui cinglèrent vers nos solitudes primitives portaient dans leurs veines un sang de conquérants.U n’en tint pas à eux si le rêve de Colbert d’un immense empire, s’étendant de la Baie d’Hudson à la mer des Antilles, demeura sans effet.Mais dans leur course vagabonde, barrée seulement par les Rocheuses, infléchie sans arrêt vers le sud.loin d’oublier leur mandat spirituel, la croix des missionnaires leur servait de drapeau.Rien de plus touchant dans sa brièveté que le décisif hommage rendu à ces derniers par l’historien protestant Bancroft: “Toutes les traditions de cette époque portent témoignage en leur faveur.L’histoire de leurs travaux est liée à l’origine de toutes les villes célèbres de l’Amérique française, et il est de fait qu’on ne pouvait doubler un seul cap ni découvrir une rivière que l’expédition n’eût à sa tête un jésuite” (7).Voilà.Mesdames et Messieurs, une noblesse qui oblige plus que toute autre; et l’abandon de ses titres pourrait mener aux pires désastres.L’on nous a donné sans compter, rendons avec usure et sans compter.Autrement, prenons garde aux représailles annoncées dans le saint Livre; movebo candelabrum tuum de loco suo (8).Je déplacerai le chandelier, c’est la menace de Dieu contre ceux qui auront trop longtemps péché contre la lumière.Puisque le sang de mon Fils a jailli sur vous en flots inutiles, puisque vous avez à ce point méprisé ma Révélation, movebo candelabrum, je vous ôterai la lumière pour la transmettre â d’autres plus méritants.L’histoire s’est chargée à diverses époques d’accomplir la prophétie.Quelques-uns parmi vous n’ont-ils pas souvenance d’un sermon plein de fougue et d’harmonie, perdu, hélas! comme les autres, de l’éloquent abbé Colin, sur les déplacements de la foi! Un peuple, disait-il en substance, peut vivre assez longtemps sans expansion économique: religieusement, il meurt sitôt que tarissent en lui les sources d’apostolat.Si le peuple canadien, cédant à un© sorte d’engourdissement au physique et de rassasiement au spirituel, manque un jour aux exigences de sa lignée missionnaire, j’ai peur qu’il ne tombe enveloppé dans une longue nuit que les flammes limpides des astres ne pourront éclairer.A l’oeuvre donc pour la tâche de demain: conquérir pour notre pays une des premières places dans ce mouvement, et pourquoi nas la première?Sachons d’abord mettre nos âmes au point: sur le plan supérieur de l’unité.Le Pape demande “aux missions, aux oeuvres missionnaires, aux missionnaires eux-mêmes d’avoir toujours présente la pensée de Jésus sur terre, sa suprême recommandation, l’objet de sa dernière prière: l'unité" (9).Unité au proche pour favoriser l'unité au loin.Ecartons les intempérances du zèle et les tiédeurs satisfaites de la routine.Ni concentration abusive ni particularisme étroit.Flffacemcnt de l’individu et même des personnes collectives devant la sublimité du but à atteindre, qui est ni plus ni moins l’unification religieuse de toutes les races du globe.Certes, ils l’ont bien éprouvé, le sentiment de fraternité humaine, ces pèlerins de Carthage venus des cinq parties du monde, dans la plus complèle bigarrure de costume, de couleurs, de langage et d’accent.Un premier contact, même suivi de présentations, les laissa comme étrangers les uns aux autres.Mais quand sur la colline de Byrsa, dans l’église primatiale bâtie par ce Lavigerie dont le regard mesura l’Afrique entière pour l’affranchir une seconde fois, le cardinal-légat eut déclaré le Congrès ouvert, quand l’orgue présida aux premiers chants de la foule, on sentit aussitôt, sous le courant liturgique.toutes ces divergences se fondre dans l’unité.Le voisin cessa d'être un étranger pour devenir La saveur de l’Orange Pekoe “SALADA” est sans contredit la plus délicieuse T g "Wife saWhjl” ‘Tout frais des plantations* (7) Cité par lg>uis Madelin, dans “D’expansion française”, — La France au Canada, p.74.(8) Apoc.Il, 5.(9) Les Documents de la Vie Intellectuelle, 20 janvier 1930, p.18.un frere, un frère dont on connaissait suffisamment les origines, puisque on le savait né sur les fonts baptismaux.Et la chaîne des souvenirs se renouant peu à peu, tandis qu’au dehors, seuls des fûts de^ colonnes et des débris de mosaïque attestait la grandeur antique de Carthage, au dedans un meme credo, un même sanctus, une liturgie à peine altérée dans ses modes accidentels, reportait 1 assistance aux sources mêmes du christianisme africain.Ainsi apparaît manifestement st se réalise pour une part la fraternité des hommes daps le Christ Jésus.Je vous laisse sur cette vision qui symbolise et justifie nos espoirs chrétiens.Tenons-nous sans cesse, et jusque dans l’action, sur ces hauteurs d’où la foi, solidement assise, n’a plus ou’à rayonner.Si longue que soit l’attenté, la prière de Jésus mourant sera un jour exaucée, et ce jour-là, nos descendants spirituels verront de leurs yeux la houlette de saint Pierre penchée sur un bercail uni et l’ostensoir briller sur le monde.M.-A.LAMARCHE, O.P.PHARMACIE LAURENCE Angle Saint-Denis et OntarU EKocum et Produits CMaitme Supérieurs.Tous Iss remèdes-inss PRESCRIPTIONS médicales remplie* avec eoim.Livraison rtpide par toute la il».Exposition avicole La deuxième exposition annuelle de 1 Association avicole de l’est de Montréal aura lieu les 16, 17, 18 et 19 octobre à l’Académie Roussin, Pomte-aux-Trembles; Pour informations et entrées s’adresser à MM.Georges Labonté.i,0.*’ '’eOAAve; Pointe-aux-Trembles.ir r: T, : Aa*F' Lamoureux, chez ", Hogg, Co., 2965, Notre-Dame est, Montréal, le soir; Clairval 1442 a 34 Ave Mercier.Tél.: le jour: Clairval 0560.Croisière Autour du MONDE wma tm mZM Le princier paquebot biano “Empress gf Australia" part de New-York le 2 décembre pour une croisière de 137 jours aux régions les „ .plus séduisantes du monde.Noël en Terre ** «il Jour do l’An au Caire, l’Inde pondant la fraîcheur de janvier.Cabines et salons luxueux, service uni» versdJement réputé.Prix, $2,000 et plus.Dans la Méditerranée Les i par 1 départ delNew-Y ork le 3 février.18 jours en Palestinéet en Egypte—visite prolongée à chaque endroit du littoral offrant le plus d’intérêt.Prix à partir de $900.Dépliants descriptifs et tous renseignements de votre agent ou en écrivant à Bureau maritime gare Windsor—Bureau de billets Ste-Cathe-ri ne et Metcalfe, MArqnette 6262, ou D.B, Kennedy, agent gè-_ néral, 201 St-Jacques ouest, Montréal, PLateau 2281.Pacifique Canadien LA PLUS GRANDE ORGANISATION DR VOYAGES AU MONO! Ayes Toujours des Chèques de Voyotes des Messateries du Paei/sque I Négociables Partout Changements dans les taux du téléphone de Longue Distance NOTRE Compagnie vient de soumettre à l’approbation de la Commission des Chemins de Fer, pour prendre effet le 1er octobre prochain, une echelle de taux de longue distance entre certains endroits des Provinces de Québec et Ontario, lesquels taux affectent les communications variant de 30 à 128 milles de distances.Ces changements auront pour résultat de placer cette portion de notre échelle de taux de longue distance sur un pied d’égalité avec les taux en vigueur pour les communications de même distance avec certains endroits des autres Provinces du Canada et aussi avec certains endroits des Etats-Unis.Bien que les changements des taux basiques du jour (les appels entre postes pour les distances mentionnées n’excèdent en aucun cas 5 cents pour une communication de 3 minutes, ils concernent certains endroits fréquemment appelés de Montréal et comportent en ceruins cas, une augmentation, et en d’autres cas, une diminution.' Par exemple: Le taux des appels entre postes à des endroits tels que Actonvale, Berthierville, Cowansville, Drummondville, Huntingdon, Jo-liette, Picrrevüle, Ste-Agathe, St-Andrews East, St-Félix de Valois, St-Hyacinthe, Ste-Marguerite de Lac Masson, et Sorel, est accru de 5 cents.Les appels à Brockville, Cardinal, DTsraeli, Garthley, Iroquois, Kemptville, Merrickville, North Gower, Prescott, Thetford Mines, sont 5 cents plus bas.Nul changement de taux n’est proposé pour certains centres importants tels que Carleton Place, npoi Cornwall, Granby, Grand’Mère, Lanark, Knowl-ton, Morrisburg, Ottawa, Perth, Québec, Richmond, St-Jérôme, St-Jovite, Ste-Marie Beauce, St-Scholastique, St-Thède, Sherbrooke, Trois-Rivières, Valleyfield.Le public peut consulter notre échelle de taux.11 suffit d’en faire b demande à notre gérant en s’adressant au central de n’importe quelle localité.F.G, WEBBER, VOLUME XXI — No 222 jJE DfcVUIK, MUNfRtAL, |EUPI 2S SEPTEMBRE 1930 La page des PETITS TRMIS DE PL Les nôtres et ceux des autres Jeudi, 25 septembre 1930 OH! SHOCKING! Une chose incroyable vient de se passer.Ces dames américaines doivent en être renversées.Il y a de quoi!.Le département de la moralité féminine de Rockford (Illinois), indigné d’avoir enten,du dire que la reine Mary d’Angleterre fumait de temps à autre une cigarette, s’était permis d’envoyer au palais de Buckingham un câblogramme demandant de confirmer ou de démentir cette information.• Comme bien l’on pense, il n’y fut pas répondu.Cependant, un télégramme venant d’Angleterre est arrivé à Rockford, ainsi conçu: “Savon et jus de citron enlèvent marque de nicotine.Malheureusement, ils n’extraient pas les balles des bandits de Chicago.Maintenant, gazouillez.MARY R.” La secrétaire de la fameuse Union, qui répond au doux nom de Mme Myrtle Wolfrum, en est restée très perplexe et n’a pas encore compris pourquoi à une question, 1 d’après elle si sérieuse, il a été répondu sur ce ton.Elle parait, dit-oh, décidée à se rendre jusqu’à Londres poursuivre son enquête.L’humour anglais est parfois difficile à digérer au pays du “mind your own business”.COMMODE *A SAVOIR Si vous deveniez sourd et muet, savez-vous ce qu’il faudrait faire pour recouvrer l’usage de la parole?Je vous le donne en mille.Il faudrait tout simplement vous faire écraser par une automobile.Le succès est radical.et garanti.A preuve: Un indigène des environs de Mechra, ben Abbou Mohamed el Rhamani, sourd-muet, fut renversé par une auto marchant à vive allure.On se précipita à son secours et on constata avec surprise que la commotion lui avait fait recouvrer l’usage de la parole.Il s en servit immédiatement pour admonester Je chauffeur et le menacer des foudres de fa justice.* * * CIVILISATION La “civilisation sèche” des Etats-Lms vient de faire de nouvelles victimes: La “fumée blanche” (white smo-ke) un mélange d’alcool dénaturé e! de lait, a causé la mort de sept hommes dans les “Tin Mountains”, une colonie de petites cabanes dans Brooklyn.Les autorités ont analy-Se aï en question.Mais elles ont bien pris garde , ; • afin de ne pas perdre la lete, littéralement.y y y UN “REVENANT” Nombre de personnes, à la suite d’une légende qui date de quelques semaines, ont eu l’amabilité d’attendre un revenant près du cimetière de Joiiette.Plusieurs curieux ont passé une partie de la nuit à scruter l’horizon afin de voir flotter les voiles blancs du revenant qui a pris l’habitude de partir du cimetière et de se diriger à travers champs et par-dessus la rivière vers le scolasticat Saint-Charles, nouvellement construit.Nous conseillons à tous les lecteurs de la Presse de se porter en masse au cimetière chaque soir pour poser au ridicule.A tout événement, si revenant il y a, ce sont ceux qui reviennent de voir le revenant.* * * MESDAMES, UN CONSEIL Donnez beaucoup de corde à un homme.et il se pendra bientôt.LE CAFE* ROYAL L’ancien café Royal, l’un des endroits les plus pittoresques du Londres intellectuel, va être vendu $1,000,000 et devenir une hôtellerie.Ce café avait été fondé par un paysan de la Bourgogne, Daniel Nicol, émigré en Angleterre vers le milieu du siècle dernier avec un capital de $25 emprunté, d’un usurier.L’institution eut un succès qui dépassa les plus beaux rêves du restaurateur.Elle devint le rendez-vous des artistes, des sculpteurs et des auteurs.Rénovée en 1924 au coût de $500,000, elle allait depuis de déficit en déficit.* ¥ * PISTACHES CANADIENNES Mais oui, elles poussent même dans l’Ouest.On y récolte aussi de délicieuses amandes (sans parler des amendes toujours possibles.) Portage - la - Prairie, renommée pour son blé dur no 1, a ajouté ces nouveaux lauriers à sa couronne.Sur la ferme de M.J.Prout, à un mille de la ville, on a récolté cette année des pistaches et des amandes, pour être exact, deux sacs des premières et quelques chaudières des secondes.Un s’occupe donc de culture mixte.dans l’Ouest.C’est un réel progrès.RECORD PEU ENVIABLE La pressé française épiloguait récemment sur le nombre effroyable de meurtres qui se commettent chaque année aux Etats-Unis.Dans ce genre de sport, Chicago occupe une place peu enviable.On y assassine en pleine rue, non plus comme autrefois à coups de revolver ou de couteau, mais à coups de fusils automatiques.C’est plus commode et plus moderne.Le pire, c’est que neuf fois sur dix les meurtriers échappent aux poursuites de la justice.Et dire que les détectives américains sont réputés les meilleurs du monde.(Oui, dans les romans).Que serait-ce, grand Dieu! s’ils ne l’étaient pas! Un autre record que les Etats-Unis peuvent revendiquer sans conteste, c’est celui des vols.En 1921, rien qu’à New-York, 6,888 automobiles évaluées à 7 millions de dollars ont été enlevées à leurs propriétaires, sans espoir de retour.Depuis, ce nombre a considérablement augmenté chaque année.Et que dire des actes de brigandage qui se commettent chaque jour, à grand jeu de pistolet et de bombes?H y en a tant que le public s’y est presque accoutumé.¥ ¥ ¥ LOIS BURLESQUES Le goût du cocasse et du burlesque sévit en grand dans presque tous les milieux.A la législature du Massachusetts, un projet de loi avait été déposé qui interdisait aux femmes de porter des talons hauts.Liberté, liberté chérie! Dans l’Arkansas et dans TUtah, la vente des cigarettes est défendue, défendu aussi, par conséquent, le fumage en public.Dans ce dernier Etat, une autre loi avait été présentée qui interdisait au beau sexe l’usage de tout cosmétique, pâte, fard, crayon, etc.Heureusement pour ces dames, ce projet baroque ne fut jamais soumis à la législature.Dans le Connecticut, les Chambres ont longuement discuté sur le moyen le plus pratioue de se “débarrasser” des aliènes incurables.Aucun ne fut adopté, Dieu merci.Le Wisconsin en veut aussi aux fous.Il n’alla pas jusqu’à prétendre qu’il faut les tuer, mais seulement les rendre stériles.POUR VIVRE VIEUX Le Dr Stephan smith, directeur du service d’hygiène des Etats-Unis, vient d’adresser à tous les citoyens de son pays une circulaire dans laquelle il énumère les dix commandements de l’homme qui veut devenir centenaire: t.Ne mange pour ainsi dire pas de viande; 2.Bois beaucoup de lait; 3.Après les deux principaux repas fais une petite sieste de dix minutes à un quart d’heure; 4.Dors dix heures par jour; 5.Dors la fenêtre ouverte quand le temps le permet; quand il ne le permet pas, laisse une fenêtre ouverte dans une chambre voisine; 6.Ne fume pas; 7.Renonce à Talcool et à tous les stimulants; 8.Evite la paresse; ne pas travailler est le premier pas vers la tombe; 9.Vis selon la nature; 10.Surtout ne te mets pas en colère.La grande attraction à Vexposition de radios t UN NOUVEAU Stromberg - Carlson A MULTIPLEX PIXOUEX Cette année comme toujours, le Stromberg-Carl-son prédomine dans le champ radiophonique.A l’exposition de radios, tous les regards convergent vers le Stromberg-Carlson Nor H.C’est un nouvel et magnifique radio à multiples disques, qui joue consécutivement une douzaine de disques de 10 ou 12 pouces par le moyen d’un mécanisme ingénieux, quasi humain, et toujours avec cette même sonorité remarquable qui le caractérise comme radio-récepteur.Vraiment, "il n’y a rien de plus beau que le Stromberg-Carlson".Une allocation généreuse sur votre vieux récepteur et de faibles paiements effectués à même vos revenus facilitent grandement l’achat de ce superbe instrument.Radio No 14 à multiples disques.Pourvu d’un échangeur automatique de disques.Capacité de 12 disques.Utilise 10 lampes.Contrôle automatique du volume.Cabinet de noyer solide.Prix, sans las lampes, $845.(U.CfacfiamStmet, 500, rue Sainte^Catherine Est, angle Berri M Arquette 6201* UN CENTENAIRE Il y a un centenaire qu’il conviendrait peut-être de célébrer en cette année 1930, c’est celui du vêtement de confection.Jadis et jusqu’en 1830.tous les vêtements se faisaient sur mesure.Ceux qui n’avaient pas les moyens d’affronter les prix des tailleurs se fournissaient chez les fripiers qui leur vendaient plus ou moins bon marché les redingotes, les jaquettes et les pardessus défraîchis que les gens de qualité leur cédaient quand ils les avaient suffisamment portés.A cette époque, un homme de condition modeste ne possédait jamais un vêtement neuf.Un nommé Pierre Parissot eut alors une idée de génie.C’était lui-même un ancien fripier.— Vous trouverez chez moi.disait-il dans une circulaire, un vêtement neuf tout fait et à prix très abordable.S’il ne vous va pas parfaitement, on le retouchera sur vous.Le vêtement de confection était créé.Parissot fit une fortune considérable.¥ ¥ ¥ HUMOUR ANGLAIS Le lord-maire, rentrant chez lui : —Une journée chargée aujourd’hui, chérie; j’ai procédé à trois inaugurations; j’ai ouvert un nouveau club féminin, un foyer pour orphelins et une nouvelle avenue.L’épouse — Eh bien! tu tombes juste à point.11 y a encore une boîte à sardines à ouvrir pour souper.¥ ¥ ¥ EN PEU DE MOTS Un curé, dont l’église est surtout fréquentée par de riches paroissiens, leur disait un iour en chaire; — Je n’y comprends rien, mes frères, et vous surtout, mes soeurs! Quand je vois vos beaux habits, vos autos et vos équipages, je me demande où sont les pauvres de ma paroisse.Et quand je fais la quête, je me demande où sont les riches! ¥ ¥ ¥ PROFESSION NOUVELLE — Marcel, que veux-tu être quand tu seras grand?— Passager clandestin, papa, à bord des avions et des dirigeables.¥ ¥ ¥ PROJETS D’AVENIR Fragment de dialogue entre frère et soeur: — Moi, quand je serai grand, je gagnerai beaucoup d’argent com- me papa.— Et moi, j’en dépenserai beaucoup, comme maman! ¥ ¥ ¥ D’ACCORD Deux bicyclistes se défient à la course et prennent un tiers pour juge à l’arrivée.Dans leur ardeur rivale, ils se bousculent et roulent à terre ensemble.— Mon office est inutile, dit l’arbitre, puisque vous voilà tombés d’accord.¥ ¥ ¥ SUR LA PLAGE — As-tu vu comme la mer s’est retirée, pendant que nous causions?— Quelle discrétion ! ¥ ¥ ¥ DEFINITIONS PHILOSOPHIQUES Les oiseaux sont des porte-plumes.Les arbres sont des portefeuilles.Les femmes sont des porte-manteaux.Les dessinateurs sont des porte-crayons.Les percepteurs sont des porte-monnaie.Les filous sont des vide-poches.Les cordonniers sont des hommes de poix et de mesure.¥ ¥ ¥ STUPIDITE — Ronjour, Pierre.— Bonjour, Jean.— Comment?mais je ne m’appelle pas Pierre.— Ni moi, Jean.— Eh bien! puisque ce n’est pas nous autres, allons-nous-en.SIVEL Nouveautés Voici quelques livres qui viennent d’arriver fort à propos avec la rentrée des vacances.La saison de l’année où l’on a le plus de loisir pour lire, où les soirées s’allongent de jour en jour, est propice à la lecture.Profitons-en.QUATRE LIVRES VIENNENT D’ARRIVER GILLES DE CESBRES, roman de Delly, volume de 250 pages.Au comptoir et par la poste .,75s.LA GRANDE LEGENDE DE LA MER.— Une épopée canadienne, par Ch.de la Roncière, volume de 250 pages, au comptoir et par la poste .75s.(Edité en France) AU PARADIS DES PETITS COLONS — LES GREVES — Volumes de 266 pages, illustrations, au comptoir et nar la poste, .75».(Vendu au profit de l’oeuvre).PAPIERS DE MUSIQUE, par Léo-Pol Morin, critiques musicales, volume de 230 pages, au comptoir et par la poste,.$1.50 (Edition très soignée).SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR 430, Notre-Dame est.Montréal.LES NOUVEAUX VERRES “T a it-Favrea u” Correcteurs et protecteurs de la vue Un examen de vos yeux par un de nos SPECIALISTES et une explication précise de ces merveilleux verres vous permettront de juger de leur qualité et exactitude.Ces verres sont faits exclusivement dans nos laboratoires TAIT'FAVREAU, Ltée SPECIALISTES Optométriatea Opticiens Licenciés 265.Ste-Catherine Est Tel.LAn.6703  Cloches d’églises Osmioni, clochas neuve» et a’occiislon, de Alitèrent* poids et prix.Ecrire ou voir Z.-O.TOURANGEAU 1SS6, Boat St-Joseph (Est) Appt « - Tél.PR.«m - Montréal C.-EMILE MOBISSETTE, LIMITEE 232-238, rue Latourelie, Québec Léon-A.HURTUBISE C.P.A.Comptable public autorisé 60, St-|acques ouest Montréal Téléphone: HArbour 5065 Voulez-vous avoir du Bon Café T-A T^T-T^V T et des Bonnes Confitures?* L^imitCC ACHETBZ-LES IMPORTATEURS ET MANUFACTURIERS 1459 Ave Delorimicr Tél.: FR.2853 & 3377 N’OUBLIEZ PAS NOTRE NOUVELLE ADRESSE I.E.Turcot 1003 Ste-Catherine Est 1 escalier, vis-à-vis le théâtre Amherst.Le Violon i_e roi des instruments.Violon, étui imitation cuir, archet, colophane, accordeur, méthode, cordes, etc., avec 40 leçons.Paiements par semaine: $1.25 La Guitare L’instrument populaire du jour, surtout la guitare hawaïenne à cause de sa facilité d’étude et sa musique langoureuse.La Guitare Espagnole, Instrument d’accompagnement par excellence, est un peu plus difficile mais d’un répertoire musical plus étendu.Le même instrument sert pour les deux.Guitare, étui, méthode, accessoires et 25 leçons, par semaine: $2.00 J.E.Turcot Musique et Instruments Le rendez-vous des musiciens.POUR LA FABRICATION DE VOS —CONSULTEZ LA Photogravure Nationale Ltée 59, Ste-Catherine ouest :: Tél.MArquette 4549 Les lettres de Napoléon Bourassa ON DIRAIT QU’ELLES ONT ETE ECRITES PAR UN FRANÇAIS DU GRAND SIECLE "Je n’aime pas les recueils de "lettres”.Leur lecture m’a toujours paru fastidieuse à l’égal de la visite d’un musée, où l’on voit des tas de choses plus ou moins belles, disposées pêle-mêle le long des murs.Eh bien! j’avoue que les lettres de Napoléon Bourassa seraient de nature à me réconcilier avec ce genre de littérature.11 y a là tant de finesse dans l’observation, tant de délicatesse dans le sentiment et dans son expression, qu’on se laisse prendre au charme.Ces lettres, qui s’échelonnent de 1856 à 1912 sont exquises, toutes, quoique à des titres et degrés divers.On dirait qu’elles ont été écrites par un Français du grand siècle; oui, un Français de la vieille France, égaré aux XIXe et XXe siècles.” E.C.(Annales du Mont Saint-Michel).C« volume tel en vente eu prix de .75s eu comptoir et .85« per ie poste eu Service de Librairie du “DEVOIR” 430, Notre-Deme Est, Montréel.Le plus grende organise tion cenedienne-frençeise de Montréel.Tousignant Frères, Limitée Beurre — Oeufs Fromage — Thés Cafés - Epiceries Pâtes alimentaires Gros et détail A NOTER: Ce que nous pouvons faire avec avantage pour des clients qui demeurent à des milles et des milles d’ici, nous pouvons le faire également à toute personne qui peut venir elle-même acheter ce dont elle a besoin à notre magasin principal ou à nos autres magasins.9-MAGASINS-$ Le plus ban prix Bureau et Magasin Principal: 6312 St-Hubert 5167 rue Clarke 2929 rue Masson 1584 Ste-Catherine Eat 2034 Mont-Royal Est 1148 Mont-Royal Est 1587 rue Ontario Est 2309 rue Ontario Est 3539 rue Ontario Est Maison MONTESANO Doreur, argenteur.nlckeleur Spécialité: Ornemente .I*1- ****• î203 Jean-Victor Cytler.LL.L.L.J.lîarcelo, L L.B.J.-Eugène Elvard, L.L.L.Cartier, Barcelo & Rivard AVOCATS Chambre 920."Tramways Bids” 159 ouest, rue Craig - Montréal iEOFFRION & CIE banquier* — agents de change membres d* la Bourse de Montréal a.231 oueat, rue Notre-Dame et Imm.Canada Cement MONTREAL Maurice Dupré, L.L.L.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR DE L’ETUDE Fitrpatrlck.Dupré.Gagnon et Parent Immeuble Morin 171 COTE DE LA MONTAGNE Téléphones: 212 et 21J QUEBEC 11 Wuta ôuâbaa Ottaw Immeuble général Prêts hypothécaires 1985 rue Wellington Tél.YOrk 4707 PREVENEZ LES RISQUES Les biens que vous léguez à vos héritiers sont le fruit de toute une vie de travail.Sauvegardez-les.Confiez .’‘exécution de votre testament à une société offrant Jes plus sérieuses garanties.JjRUST ÇteNÉRAL PU (gxAPA 11 f nt« S4-J«cqu«f ouest, MONTREAL ST-GERMAIN & ST-GERMATN AVOCATS Tél.HArh.9116-9117 - 10 St-Jacques E.P.St-Oermaln, LL.L.C R.Jean St-Germaln, L.L.B.P.A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 Oueat rue Craig Téléphone : HArbour 5990 LARUE & TRUDEL COMPABLES AGRÉÉS chartered accountants Ouébec Montréal •J- Arthur LaRne, C.A.Fuyènr Trudrl, C.4.J.Bilfnd IW-t, C.A.Maurice Charte», O.A.a Eteilv BesuvaU., C.A.David RobiUard.C.A.Maurice Boulanger, C.A.Jean-Paul Gauthier, G.V I Larue TRUDEL *t FICHER Pyndiee et Liquidateurs lélérhone: HArbour 2«38 Montréal , Onflben Edif.Banque Canadien!.» Natienale 71, rue St-Pierre.721, Edif.Insuranee Eichange 276, 8t-Jaoque« O.NOTAIRB Tél.HArbour 5390 ».QCT.PEUEÎiES, B.A.U.B NOTAIRE 266, rue Saint-Jacqnen, Oueat Suite 203 Montréal ENCADREURS Anatole Vanter.C.R.Guy Vanter.C.R.VANIER & VANIER AVOC'Tk 57 ouest, me Saint-Jacques Tél.HArbour Z*4t Tél.: HA.9116-9117 PAUL VIÀU, LX.B.AVOCAT Ch.20 — 10, rue St-Jacques Est, MONTREAL Avez-vous Besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame esf, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241 * iVforency Frères, Limité# 158 Ste-Catherine E.HAr.68?Encadrement — Dorure d’artistes.' ; 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bonne figure au début mais ubfe attraction au Parc LaFontaine ,es admirateurs de la ligue Starr ont encore l’avantage de voir lix belles joutes de base-bail di-nche prochain.,a première partie sera jouée , e le Rest.Du beau et le Jos.tin Ltée., pour le championnat :or de la ligue.Les deux clubs étaient au pro-imme dimanche dernier niais à i, se du mauvais état du terrain, | oute a dû être remise à diman-| prochain.• iomme ces deux clubs ont cha-h une partie de gagnée, celle de lanche prochain1 devrait décider initivement du championnat.Le sera donc palpitant d’intérêt 1a coupe du président A.-E.Sau-en sera l'enjeu.f'.i finale, le public aura le plai-ie revoir à l’oeuvre la fameuse j ipe C.P.Villeray qui a donné si belle exhibition dimanche (•lier.Ite fois le Villeray aura comme «çsaire la puissante, équipe du Mou.champion de la ligue *< e dernière attraction attirera Joute une autre grande foule ¦de du Parc La Fontaine, car !l des plus intéressants de voir iîux puissantes équipes à e.larsalou aura certainement osse tâche sur les bras di-car le C.P.Villeray pos-|lp ne équipe formidable et il y au Parc bien déterminé .cre son adversaire.Deville lancera pour le Rar-4 il se dit confiant de rem-1 la victoire.Cependant, ses auront affaire à un lan-| Iversaire gaucher, et Lataro, • -«cray, pourrait bien leur r de mauvais tours.,e parc La Fontaine sera donc nouveau l’endroit par excellen-pour voir du beau base-bail di-nr’.e prochain et le public fera n de s’y rendre en foule.» « Concours de chiens '"concours annuel des chiens la chasse au gibier à plumes isé par le Bird Dog Associa-?aura lieu cette année les 11 et tobre prochain, nu même en-.c’est-à-dire sur h* terrain pri-?l’Association à Napierville.programme sera rendu public emaine avant le concours ain-le nom des juges, on en juge par les demandes rmation déjà reçues, on pré-un succès dépassant celui des es précédentes.Le derby pro-d’ètre très intéressant et périra de Juger de la grande amé-itlon dans les jeunes chiens.¦us les sportsmen sont invités rendre part à ce concours, r toutes informations adressez-à M.Jean Rolland, sec., rhnm-920.360 me Saint-Jacques^ JrtaL Le Parc Richelieu a donné hier après-midi sa première matinée de courses au trot et à l’amble alors qu’un grand nombre d’amateurs ont été témoins des épreuves qui se sont terminées avec les résultats | suivants : | Classe 2.21, trot et amble: Louise Peters, L.Langevin 1 1 1 j Miss Maxwell, J.Diorlne 2 2 2 Washington, P.Lalonde 3 3 3 ! Stella \V., J.Dionne 4 4 4 j Cream Girl, J.St-Jacques 5 5 5 Joe Hill, R.Archambault 6 6 1 Temps: 2.01 Va.2.im, 2.09^4.Classe 2.11 amble: Ormond Burns, G.Belle- ville.2 3 111 Northern Baron, J.Bélanger .11232 Merrimen.E.Elliott 4 2 3 2 Marquis Simons, R.Archambault .344 Temps: 2.10%, 2.09%, 2.08%, 2.12%, 2.12%.Classe 2.1 G amble: Miss Cléo.L.Langevin 111 Dusky Silk, J.Caron 2 2 2 Orange Peter, E.Quantin 3 3 3 Mav Bird, R.Potvln 4 4 4 Temps 2.13%, 2.08%, 2.08%.Voici maintenant le programme de dimanche prochain: Free for ail, bourse $200.Classe 2.20 trot, bourse $150.Classe 2.23 amble, bourse $150.Il y aura en plus un match entre May Bird à B.Potvin.de Montréal et Orange Peter, à R.Cantin, de Québec, pour un enjeu de $200.Aux courses de Woodbine Toronto, Ont.25.— Voici le résultat des courses d’hier après-midi à Woodbine: Première course, 5 1-2 furlongs.—Earthen Jar.109, $30.35, $10.55, $0.75; Step Off, 113, $3.20, $2.85; Fatal Gift 111, $5.25.Temps 1.08 4-5.Ont aussi couru: Piesie, Son Agnes, Sedgerose, Candy Man, Fess Nancy Crest, Skies Window.Deuxième course, 2 milles.— Klarinski.164, $9.35, $3.45, $2.90; Golden Corse, 164, $3.60, $3.60; King Richard, 156.$4.40.Temps; 5.07 2-5.Ont aussi couru: O’Malley Actor, Ybro Light, Tony the Clown.Troisième course, 1 1-6 mille.— Solace, 116.$3.10.$2.70, $2.40; Omareen, 114.$4.25, $3.10,; Monta-naro, 109, $3.50.Temps 1.47 2-5.Ont aussi couru : Friar Cliff Upset Lad, Wrackell.Quatrième course.1 1-16 mille.— Lindsay, 113, $8.60, $3.00, $2.55; Killing', 120.$2.65, $2.35; Daisy Fair, 120, $3.35.Temps: 1.49 2-5.Ont aussi couru: Moden, Span, Archipelago, Gilded Casino, Sphere of Beauty.Cinquième course.1 1-8 mille.— Princely Attention.114, $4.95, $3.70, $2.55; Tomboy, 105, $30.60, $7.60; 3e Fair Gold, 107, $2.55.Temps 1.56 3-5.Ont aussi couru: Theone, Wrackrter, Izetta, Adams, Apple.Sixième course, 6 furlongs.— Barn Dance, 100, $9.00, $4.00, $2.50; Old Duthc, 114.$3.75, $2.70; Eager Un rude adversaire pour Régis Sil t , ¦ André Adorée, qui fera face lundi soir prochain à Réginald Siki, dans la finale au programme du promoteur Lucien Riopel, est mieux connu à Toronto qu’ici.Dans la Ville-Reine, c’est actuellement le lutteur le plus populaire et il est fortement question de l’opposer au champion du monde Gus Sonnen-berg si celui-ci consent à aller risquer son titre contre le Français.Adorée (Al Baffert), a battu de très bons hommes dans des finales qui ont soulevé l’enthousiasme des amateurs fie Toronto.C’est un athlète qui a de la couleur et qui possède des prises dont il a le secret.Sa prise de tête, par exemple, est unique dans son genre.Il l’applique.en se jetant par terre afin de remédier par l’équilibre au poids qui lui manque.Il ne pèse que 195 livres.Les amateurs de Montréal ont eu l’occasion de le voir à l’oeuvre une couple de fois lorsqu’il est arrivé de Californie.Ils seront surpris de le revoir lundi soir, ils ne le reconnaîtront pas tant il s’est amélioré à tous les points de vue.Il est actuellement en excellente condition et il ne le cède à personne en fait de rapidité.Siki n’a qu’à se bien tenir.Jack Ganson fera la lutte à Stanley Stasiak dans la semi-finale de 45 minutes, une chute.Le gros Polonais n’a pas eu de chance contre Dan Petroff et il se pourrait qu’il en ait encore moins contre Ganson.Celui-ci a prouvé qu’il avait de la résistance et de la couleur en battant les deux adversaires qu’on lui a opposés: Pinta et Brunowitcz.Stasiak pourrait bien subir le même sort, Abie Kaplan et Eugène Ledoux feront les frais d’une préliminaire de 30 minules.Le Juif et le Canadien français sont de taille à peu près égale et tous les deux très rapides.Il s’ensuivra une rencontre mouvementée.Pinta et Novina se mesureront dans une autre préliminaire de 20 minutes celle-là.Les anciens prix reviendront en vigueur et les dames accompagnées seront admises gratuitement.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Les joutes disputées hier après-i midi dans les séries des ligues de i baseball Nationale et Américaine ont donné les résultats suivants; LIGUE NATIONALE R.H.E R.H.E Cincinnati.010 00— 1 5 1 Pittsburg.210 02— 5 7 1 Batterie: Carroll et Gooch; French et Hemsley.Brooklyn .200 000 001— 3 11 1 Philadelphie.301 020 OOx— 6 14 2 Batteries: Moss, Phelps, Thurston et Deberry; Milligan et Rensa.Les autres clubs de jouaient pas.LIGUE AMERICAINE R.H.E.OETAOIN 'Washington .012 000 000— 3 9 0 ; Boston .000 050 01 x— 5 10 0 Batteries: Crowder et Hargrave; Lisenbee et Heving.Les autres clubs ne jouaient pas.Play, 107.$3.50.Temps: 1.13 1-5.Ont aussi couru: Vacillate, Sun Roman, Sunview.Septième course, 1 1-8 mille.— Sun Dix.107, $21.75, $12.25, $10.00; Plavabit, 109, $10.85, $7.70; Rock Candy 113.$10.70.Temps: 1.56 4*5.Ont aussi couru : Single Step.Lancer, Turkeys Neck.Blackberry, Paranyiaph, Fair GirL Grand festival du club Quilicot I TT ' * ’ i Ln programme exceptionnel est j en bonne voie de préparation par les directeurs du club cycliste Quilicot avec la coopération d’André Descarts, de la Canadian Wheelmen Association.Dimanche prochain sera donc pour les amateurs un vrai régal sportif.Tous les jours de nouveaux numéros viennent s’ajouter au programme.A 2 heures précises, le populaire Lucien Laro-se, ancien champion cycliste de la province, fera l’ouverture de l'après-midi au Vélodrome du parc Jarry, par le lancement d’une bombe.Après la course d’élimination en bicyclette sur la magnifique piste locale d’un huitième de mille, Lucien Larose lancera un ballon Montgolfier.Suivra la course à relais de 10 milles à pied.Plusieurs sportsmen ignorent sans doute comment les cyclistes s’entraînent durant la saison d’hiver.Le club Quilicot a bien voulu par un match original présenter au public le moyen efficace de conserver les muscles en parfaite condition lorsque les artistes de la pédale sont privés des bonnes routes alors couvertes de neige.Ce match sc fera sur rouleaux.Ensuite, il y aura une exhibition de deux milles par les cyclistes professionnels suivie de l’exhibition de patinage de fantaisie par le professeur Rurke et Réiane Gauthier.Le programme se terminera par la course des amateurs sur une distance de 30 milles avec sprint tous les deux milles.Les prix d’admission seront très populaires à 50 sous et 25 sous pour adultes et 10 sous pour les enfants.Les fervents du sport ne manqueront certainement pas l’occasion d’etre témoins d’un spectacle si varié qui sera très intéressant.Tous les athlètes qui figurent nu programme sont dans leur meilleure condition possible et le public qui se rendra au Vélodrome dimanche après-midi pourra constater la vitesse surorenante à laquelle peut être conduite un bicyclette par des maîtres de la pédale.Ligue Spâlding Echelle des parties de la Ligue de Rugbv Football Spalding, telle que publiée par le président, M.Champlain Provencher: Oct.4—Granités vs Verdun A.C.Oct.11—Verdun vs Maisonneuve.Oct.18—Maisonneuve vs Granites.Oct.25—Verdun vs Granites.Nov.1 - Maisonneuve vs Verdun.Nov.8—Granités vs Maisonneuve.Toutes les parties seront jouées sur le terrain du club nommé le dernier.Louisville a triomphé du Rochester Rochester, 25.— Le club Rochester, champion de la ligue Internationale, n'a pas été heureux dans la première joute de la petite série mondiale contre le Louisville, qui a décroché les honneurs du championnat dans les séries de l'Association Américaine, car les Colonels ont triomphé des Ailes Rouges par un résultat de 7 à 3, dans cette partie initiale.Les visiteurs s’assurèrent la victoire à la quatrième manche alors que six points furent enregistrés par les champions de l’Association Américaine.Derringer qui commença la partie alla bien jusqu’à la quatrième manche fatale, n’accordant qu’un coup réussi dans les trois premières manches.Il fut cependant retiré après que le Louisville eut compté cinq points et Carleton le remplaça et lança 4 2-3 manches étant remplacé par un frappeur à la huitième.Durant ce temps il n’accorda que quatre coups réussis.I.Smith finit la partie pour le Rochester, Le Rochester s’est servi de quinze jours durant la partie pour essayer de reprendre le terrain perdu, mais sans succès.Weinert qui lança pour Louis-ville, fut très solide, et bien que touché pour 11 coups réussis, tandis que ses coéquipiers n’en faisaient que neuf sur les halles de trois lanceurs du Rochester, il fit surtout preuve d’un grand contrôle dans les moments critiques, et douze coureurs du Rochester demeurèrent sur les buts, tandis que Louisville n’en eut que trois.LOUISVILLE AB.R.H.PO.A.E.Layne, If.,5 9 0 1 0 0 Herman, 2b 3 1 0 5 2 1 Simons, cf.* 4 1 0 7 0 0 Branom, 1b.„ .4 2 2 8 0 0 Marcum, rf.w 4 1 2 1 1 0 Nachand, rf .0 0 0 0 0 0 Ganzel, 3b.4 1 2 1 10 Barnes, c.„w3 1 1 4 1 0 Olivares, ss.4 0 2 0 3 1 Weinert, 3 0 0 0 1 0 Total.24 7 9 27 9 2 ROCHESTER AB.R.H.O.A.E.Brown, 3b.3 1 2 2 2 0 Toporcer, 2b .5 0 1- 1 10 Martin, cf.5 1 2 5 1 0 Pepper, cf.5 0 2 1 0 1 Worthington, rf 5 0 0 4 1 0 Collins, 1b., .5 0 2 9 l 0 Anderson, s, 4 0 i 2 1 1 Wilson, s.,.000000 Florence, c.4 0 0 1 0 0 Berly.,.,0 0 0 0 0 0 Jonnard, c.0 0 0 0 0 0 Derringer, p .1 1 1 1 2 0 Carleton, p.2 0 0 1 0 0 Southworth .1 0 0 0 0.a-I.Smith, p.0 0 0 0 0 0 Totaux .40 3 11 27 9 "1 W.A.0.4.MO.ESCTHMESCTTT a-Frappa pour Carleton dans la huitième; b-Courru pour Florence dans la huitième.Résultat par manches: Louisville.000 600 010— 7 Rochester.001 000 101— 3 Sommaire: Points produits paf: Marcom, 3; Ganzel, Olivares, Weinert, Toporcer.Coups de deux beuts, Martin, Ganzel Marcom, Barnes.Coups de trois buts, Brown.Sacrifice, Weinert.Double-jeu, Martin à Toporcer à Brown, Worth-nigton à Collins.Laissé sur buts, Rochester 12, Louisville 3.Buts sur balles: de Derrniger, 2; de Weinert, 2.Retirés au bâton: par Derringer, 4 dans 3 1-3 manches; de Carleton, 4 dans 4 2-3 manches; de I.Smith, 1 dans 1 manche.Lanceur perdant.Derringer.Arbitres: Westervelt (plate) ; Johnson, (premier) ; Parker (deuxième); Johnston (troisième).Durée de la partie, I.48.-— m ¦ ¦ -— La victoire au Vice-président L’équipe du Vice-Président a triomphe de celle du Président dans la rencontre annuelle entre ces deux clubs hier au Royal Montreal alors que le résultat final fuit de 16 à 10.Président.Vice-Président T.S.Gillespie D.R.MoCuaig C.F.Sise R.C.Steven — 0 — 1 J.N.Laing M.A.McFarlane H.Birks A.W.Gifford - 1 — 0 M.MoNaughton Dr Patch Dr W vide Dr McKee — ft —1 H.P.Thornhill D.M.Hodgson A.B.Wood J, W.Brown — 0 — 0 W.A.Duff Dr J.G.Brown J.H.Larmonth C.N.Monsarrat — 1 — 0 A.H.Scott J.J.McGill F.J.Campbell J.J.Pitblado — 0 -f- 0 J.R.Martin C.F.Doutre D.R.Brown C.T.Gordon — 0 — 1 F.M.McRobie W.H.C.Mussen J.C.Kemp K.G.Blackadcr — ft — J R.E.Thorne A.F.Mitchell D.McLennan H.W.Wonham — 1 — 0 C.B.Robin H.A.Lovett G.W.Grier H.Yulle — 0 — 1 C.E.Sanders H.B.Little E.Waiuwrlght G.A.Walton — 1 — 0 ,1.0.Hastings G.M.Strong E.G.Handson G.S.Browme — 0 — 1 D.Finnie K.Archibald C.Greenshlelds J.Barrott — 0 — 0 G.Lyman G.H Hanson A.H.Campbell O.W.Detlmers — 0 - 1 M.H.GauK A.Browning A.D.Huff W.B: Blackader — 1 — 0 E.Cholette J.P.Anglln K.Clarkson H.B.MrL*an - 1 -ft Dr Wilkinson G.A.Morris Dr Cleveland J.D.Balle — 0 — 1 H.P.Douglas H.1k Vaugham G.E.Movcriev W.A.Wilson — 0 —4 J.JKCreehnan H* Wri11« «.UN NOUVEAU TYPE DE PERFECTION Un véritable plaisir pour le fumeur —telle est la mission des cigarettes Dixie.Fraîches, douces, odorantes— faites de feuilles virginiennes choisies —mélangées à la perfection par des experts—elles sont véritablement les amies des fumeurs qui recherchent i ce qu’il y a de plus parfait et de plus.^ savoureux en fait de cigarettes.S0 pour S5e.12 “ 15c.«t en boites métalliques de 50 DIXIE LA CIGARETTE SUPÉRIEURE COLLECTIONNEZ LES “MAINS DE POKER H.Ldft.Shaw F.C.King -1 -0 C.J.MoCuaig F.W.Sharpe A.G.Ross F.R.Heaton — 0 — 1 J.M.Lockerby R.H.GiUean A.W.McMaster W.H.Curie — 0 — 1 Dr Joyce Dr R.E.Powell H.E.Wonham Dr A.Haywood — 0 — 0 I.L.Ibbotson G.C.Marier D.C.Grant J.DeM.Marier — 0 — 1 R.M.McLeod M.Burke E.C.Hague H.M.Hague — 0 — 1 H.M.Scott G.C.Currie A.Fleming A.H.Elder — 0 — 1 C.S.Harding W.W.Walker H.R.Swenerton R.L.Ritchie 1 — 0 W.W.Robertson A.fR.Renaud L G.Mickles, J r.A.Rogers — 1 _ 0 E.S.Merrett H.H.Blake M.L.Williams E.C.Dean — 0 — 0 H.M.Mathewson E.V.F.Reddy A.Black F.J.Kavanaugh _ 0 — 1 Dr Tess A.B.Muir Dr F.Gurd J.T.Thompson — 0 — 1 F.J.Ramsden Dr Pidgeon - 0 -0 Dr J.C.Meakins W.Miller — 1 — 0 F.A.Schofield A.G.Urquhart J.R.Porteous J.R.Cooper —tQ < ____ — 0 Défis conjoints du Maître Blau et de Marcel Rondeau Les deux fines lames du “Cercle d’Escrime de Montréal”, le maître Emmanuel Blau et le champion amateur Marcel Rondeau sont prêts à rencontrer tout professionnel ou amateur du Canada et des Etats-Unis.LE DEFI DU MAITRE BLAU Le maître d’armes Blau lance un défi à tout professionnel du Canada aux trois armes: fleuret, épée et sabre; enjeu personnel.A défaut de tireurs complets aux | trois armes, le professeur du "Cer- cle d’escrime" désire rencontrer en charapionnat les meilleurs professeurs ou amateurs, les uns après les autres dans la même soirée.Fleuret: 10 touches contre le meilleur du Canada; Epée: 10 touches contre le meilleur du Canada; Sabre: 10 touches contre le meilleur du Canada.LE DEFI DU CHAMPION RONDEAU L’excellent amateur Marcel Rondeau renouvelle son défi de l’an dernier à tout amateur et professionnel du Canada ou des Etats-Unis pour deux matchs consécutifs: l’un au fleuret en 15 louches, l'autre ô l’épée en 12 touches.L’ensemble des points des deux matchs seul, décidera de la victoire.BEAU GESTE DE CES FRANÇAIS Les rencontres auront lieu au cours de la même soirée.Si l’organisateur que la chose intéresserait, voulait inclure, dans le programme, d'autres matchs — lutte ou boxe par exemple — Messieurs Blau et Rondeau tiendraient, quant à eux, que la soirée fût organisée au profit des chômeurs de Montréal.Les élections au collège Ste-Maric Les élections pour le conseil des jeux de la division des grands ont suscité un intérêt inaccoutumé cette année.Comme on pourra le constater par le bulletin de vote que nous reproduisons plus loin, il y avait de l’opposition dans tous les comités.Le mot d’ordre du groupe le plus remuant semblait être: “A bas les philosophes, votez pour les Rhéto-riciens”.Une assemblée contradictoire extrêmement mouvementée eut lieu la veille de la votation.Après les candidats, qui adressèrent les premiers la parole, les principaux orateurs furent Bernard Hogue, Pacifique Plante.Alban Flamand et Dollard Dansereau qui vinrent à la rescousse de leurs confrères philosophes, tandis que Sarto Fournier et Ivanhoë Valiquette appuyaient la candidature des Rhé-toriciens.Le vote se prit samedi de Ifth.n.m.à 5h.p.m.et, disons-lr à l’hon- neur de nos collégiens, la plupart remplirent leur devoir d’électeurs.Les chiffres suivants le prouvent éloquemment: 209 électeurs sur 226 inscrits vinrent déposer leur bulletin dans la boîte du scrutin.Les appels à une lutte de classe ne furent pas écoutés et les Philosophes, qui formaient pourtant le groupe minoritaire, ont remporté tous les sièges.LE VOTE EN DETAIL Beaupré, René.Ph.II, 115; La-pointe, Gérard, Rh., 88; majorité pour Beaupré, 27.Cartier, Jacques, Ph.I, 147; Del Vecchio, Marc, Rb., 58; majorité pour Cartier, 89.Lafleur, Jules, Ph.II.115; Mathieu, Jean-Marie, Rh., 75; Turcotte, Pierre-Paul, Méth., 15; Majorité pour Lafleur sur Mathieu, 40; sur les deux réunis, 25.Denis, Jean, Ph.I, 109; de Cour-ville-Nicol, Jean, Rh., 93; Majorité pour Denis, 16.Lapointe, Louis, Ph.Il, 121; Valiquette, Stéphane, Rh., 84; Majorité de Lapointe, 37.Le nouveau conseil a tenu sa première assemblée pour élire ses officiers et nommer deux directeurs dans chaque comité.Au premier tour des crutin, Louis Lapointe, président sortant de charge, a été réélu pour un nouveau terme de six mois; mais il a fallu deux tours de scrutin pour l’élection de Jules Lafleur à la vice-présidence et celle de Fernand Charest à la charge de secrétaire.LE NOUVEAU CONSEIL DES JEUX Modérateur: R.P.J.-G.Lachapelle, S.J.Président: Louis Lapointe; vice-président, Jules Lafleur; secrétaire, Fernand Charest.Comité des Balles; Prés., Ls La-pointe; v.-prés., Marc.Marcel; sec.J.-P.Deschâtelets; Dir., Stéphane Valiquette; dir., P.-P.Turcotte.Comité de crosse-gouret: J.Cartier, prés.; J.Lafleur, v.-prés.; F.Charest, sec.; P.-M.Verrault et P.Lnsnier, directeurs.Comité des quilles: C.Laflamme, prés.; R.Maynard, v.-prés.; J.Denis, sec.; J.de Courville-Nicol et A.Audet, directeurs.Comité de tennis et jeux*intérieurs: R.Brisson, prés.; R.Beaupré, v.-prés.; G.Casgrain, sec.; A.Gauthier et G.Lapointe, directeurs.A gauche la nouvelle locomotive Hudson, série.5700, qui tirera r’international Limitée", le train le plua rapide du monde sur pareille distance.A droite, la petite locomotive qui a sorti ce géant de l'atelier de la “Montreal Locomotive Works" où il a été construlL.La nouvelle locomotive, la première t « d'una-flérie 4e •cinq, mesure 82 pleda et ôa-Apoucee do long et pèao phut 4*421 immefl.ttPhaiqefLN^è 1 \ Montréal, jeudi LE DEVOIR 25 septembre 1930 Le dictionnaire des “patriotes” M.AEGEDIUS FAÜTEUX PARLE DE SON TRAVAIL DEVANT LES MEMBRES DE LA “SOCIETE HISTORIQUE” M.Aegédius Fauteux a entretenu hier soir ses collègues de la Société historique du dictionnaire biographique des Patriotes de 1837-38 dont il avait assumé la préparation lors de l’érection du monument aux Patriotes au Pied-du-Courant.L’ouvrage pourrait intéresser un bon nombre de familles, alliées à ces patriotes; fait selon toutes les règles de la critique historique, il pourrait contribuer à (élucider nombre de points d’histoire de cette période.Nous n’avons là-dessus que le livre du sénateur David, une suite de couplets lyriques où la légende est trop facilement acceptée.Mais le travail est considérable: 1800 personnes ont été arrêtées pendant la rébellion, et cela ferait 1800 notices à faire, sans compter celles des réfugiés aux Etats-Unis.Il est des centaines de cas où il ne suffirait pas d’une simple mention.La première source, c’est la liste de toutes les personnes arrêtées pendant la rébellion, un document de la Chambre anglaise; on a pu constater que cette liste était complète.Les procès-verbaux des cours martiales et les documents de la police fournissent des documents très précieux.A raison de cinq notices par page, le dictionnaire fournirait la matière de trois forts volumes.M.Fauteux a conclu en disant 1 qu'il lui serait peut-être possible de terminer ce travail d’ici un an.Il avait auparavant donné lecture de quelques-unes des notices déjà préparées, celles du Dr Brien, de Félix Poutré, d’Edouard Rodier, d’Amable Daunais, de Narbonne, de Duquette, afin de leur donner une idée de la méthode suivie et leur demander leur avis.Tous les membres ont été unanimes à l’encourager à poursuivre ce gigantesque travail.DECORE La soirée n’était cependant pas close pour M.Fauteux.M.Marchai, consul de France, qui assistait à la réunion, ayant été invité à prendre la parole par M.l’abbé Olivier Maurault, exprima tout le plaisir qu’il avait d’annoncer, au nom de M.Carteron, que M.Fauteux est fait officier de l’Académie.Il félicite M.Fauteux de fous ses travaux et déclare que les Français s’intéressent de près au maintien de la culture française au Canada, le pays qu’ils aiment le mieux après la France parce qu’il leur tient de plus près par l’esprit et par le coeur.M.Fauteux répond en souriant qu’il croit que M.Marchai est présent tout simplement parce qu’il s’intéresse aux travaux de la Société historique.Il se contente de remercier la France et le consul qui daignent reconnaître ses modestes travaux.RESOLUTIONS La Société historique avait auparavant choisi un de ses membres pour la représenter aux fêtes du dévoilement de la plaque en mémoire de Benjamin Suite, aux Trois-Rivières.M.Lionel-A.Lapointe a proposé une résolution à l’effet que la Société se charge d’obtenir que les vieilles casernes de l’île Sainte-Hé-lene soient transformées en musée et qu’on veille à la conservation des autres vieux souvenirs historiques de lile.La résolution a été adoptée en principe, mais référée au con-seil de la Société pour des moyens de réalisation.SI Le poète irlandais George RUSSELL, en voyage en Amérique.Ahuntsic dénonce les voies élevées A Ahuntsic L Association Ouvrière du quartier Ahuntsic aura son “euchre" à la salle du garage Imperial.10.223 boulevard Saint-Laurent, près Fleury, le soir du 23 octobre prochain, t ne partie des recettes ira à la St-vincent-de-Paul du quartier.Pour se procurer des billets, s’adresser au numéro 10,171 boulevard Saint-Laurent (téléphone: DuPont 0708).A une nombreuse assemblée des citoyens du quartier Ahuntsic, tenue à la salle du Garage Impérial, rue Saint-Laurent, près Fleury, sous les auspices de l’Association Ouvrière du quartier Ahuntsic, les résolutions suivantes furent adoptées à l’unanimité : Dénonciation énergique du projet de voies élevées du G.N.R.à travers le nord de Montréal; Demande générale des citoyens d’Ahuntsic et Bordeaux, pour l’établissement d’un service d'autobus sur le boulevard Saint-Laurent, de Jean-Talon au boulevard Gouin.reliant les tramways -du boulevard Perras et Kelly aux tramways du boulevard Saint-Laurent tournant à Jean-Talon; Ouverture de l’Avenue Papineau jusqu’au boulevard Gouin, avec ligne de tramways, promise par la Commission des Tramways depuis mars, 1927.Demande à la ville de faire ses travaux à la journée, afin de donner du travail à tous nos ouvriers, et non pas favoriser des compagnies qui favorisent et emploient leurs propres ouvriers.Pourparlers franco* italiens rompus Genève, Suisse, 24.La délégation italienne à la Société des Nations a annonré hier soir que les négociations entre l’Italie et la France ont échoué complètement et qu'il n’y a pas d’espoir de les voir réussir.Les négociations de Genève sont donc terminées.Depuis quelques jours les observateurs prévoyaient cette issue, mais ne prévoyaient pas que les négociations arriveraient ainsi à un échec complet.Le départ de Grandi, ministre des affaires étrangères de l’Italie, il y a quelque temps, avait suscité beaucoup de commentaires à Genève.Les délégués à l’assemblée de la Société des Nations exprimaient, encore mardi, l’espoir de voir les pourparlers aboutir à un bon résultat, mais dès hier matin on ne prévoyait pas que les délégués français et italiens puissent s’entendre.La nouvelle annoncée hier après-midi a confirmé les craintes que l’on entretenait hier matin.Trente pêcheurs disparus Lorient, France, 25.— La récente tempête sur la côte de France a coûté la vie à trente pêcheurs; on craint qu’il y en ait une dizaine d’autres qui aient subi le même sort.Il y a plus d’une centaine de bateaux de pêche qui ne sont pas encore rentrés au port, mais on sait qu’ils ont échappé à In tempête pour la plupart.Quarante bateaux de pèche ont repris la mer hier après avoir subi les réparations nécessaires.M.Duranleau visite le port LE MINISTRE DE LA MARINE FAIT SA PREMIERE INSPECTION OFFICIELLE.— LE CREUSAGE D’UN CHENAL - L’AVOCAT DE LA COMMISSION DU PORT — NOUVEAU NOM AU PONT.— L’ILE SAINTE-HELENE.R.PtRf .PAUL '.DûWQtUR ; vi,,.î • « • •• 6 v % ¦MM ' V-; Le nouveau ministre de la Marine, M.Alfred Duranleau, visitait, pour la première fois officiellement, hier, le port de Montréal.Reçu aux bureaux de la Commission du port par les commissaires, M.Duranleau a ensuite été leur hôte, à déjeuner, à bord du yacht de la Commission, le Sir Hugh Allan.Visite officielle ne signifie pas nécessairement tournee de parade, M.Duranleau voulut tout voir, tout connaître, sur eau, comme sur terre; la rive sud, la rive nord, le fleuve, le pont Jacques-Cartier (des Commissaires), Pile Sainte-Hélène; tout lui fournît matière à des questions courtes, précises, auxquelles répondaient tour à tour les trois commissaires.A l’issue du déjeuner, M.Duranleau, suivant l’exemple de son chef.M.Bennett, et de ses collègues du cabinet, lors de la session spéciale qui vient de se terminer, a prononcé peu de mots, mais a laissé entendre beaucoup.Ainsi le nouveau ministre de la Marine a inscrit comme principal article de son programme le creusage, entre Montréal et la mer, d’un chenal de 35 pieds de profondeur et de 550 pieds de largeur, dans les endroits en ligne droite, et de 1,000 pieds dans les courbes.M.Duranleau veut faire du port de Montréal, l’un des plus beaux du monde.Ce qui ne pouvait manquer de frapper dans cette première visite conjointe du port de Montréal, par les commissaires du port et par le ministre de la marine, c’était l’entente qui semble exister entre celui-ci, le président des commissaires et les commissaires.A part la nouvelle officielle annoncée par le ministre de la marine au sujet du chenal, il y a d’autres nouvelles, semi-officielles celles-là et qu’on ne peut arracher qu’en saisissant au vol des bribes de conversations qui ne sont pas destinées aux journalistes, ou en poussant au pied du mur ministre ef commissaires, ce que l’envoyé du Devoir a tenté de faire pour le bénéfice des lecteurs.Ainsi, l’une des nominations les plus importantes que fera la Commission du Port, est, on le sait, la nomination de l’avocat du Port.11 serait fortement question—et nous donnons la nouvelle sous toute réserve — de Me Gustave Monette, l’un des avocats canadiens-fran-çais bien connus de notre ville.Selon toutes probabilités, Me Frederick Edmund Meredith se verrait confier aussi une large part des affaires légales de la Commission du port.La question du nom du nouveau pont entre Montréal et Longueuil, qui a soulevé toute une polémique l’an dernier et qui a été réglée par l’adoption du nom de Pont des Commissaires de la Commission du Havre de Montréal, serait de nouveau remise sur le tapis.11 ne serait pas impossible que le pont fût — dans un avenir plus ou moins lointain — rebaptisé, sous le nom de Pont de Montréal à ce qu’il paraît ou sous un autre nom en tout cas que celui qu’il porte actuellement.M.Duranleau a paru fort s’intéresser à l’Ile Sainte-Hélène qui, selon lui, et M.Rainville aussi, est un actif des plus précieux pour la ville de Montréal.L’un et l’autre sont d’avis que des travaux et améliorations considérables devraient être faits sur File.M.Rainville a offert, ces jours-ci, à la Commission des tramways “te passage gratuit pour ses voitures électriques sur le nouveau pont Jacques-Cartier, à condition que la compagnie transporte les voyageurs sur la rive sud an tarif de la ville de Montréal”.Ce serait là un avantage considérable non seulement pour les ouvriers etm veulent se rendre de la rive nord a la rive sud et inversement, mais aussi pour tous ceux qui veulent se récréer à l’île Sainte-Hélène.M.Duranleau déclare qu’à son avis, l’un des meilleurs moyens de faciliter l’accès à ITle serait de supprimer le péage pour les piétons; il promet d’accorder toute sa coopération aux autorités de la ville et de lu province pour obtenir cet avantage dès que faire se pourra.Vers 5 heures, M.Duranleau termina la visite du port.Ceux qui l’ont accompagné étaient outre les commissaires du port, MM.J.-H.Rainville, J.-C.Newman et H.-J.Trihey, MM.T.-W.Harvie, gérant du port; L.-A.-H.Archambault, secrétaire du port; J.-A.Loranger, secrétaire du ministre de la marine; J.-R.McCollum, A.Ferguson, Paul Leclnire et des représentants des quotidiens montréalais.A la Société Dentaire de Montréal Le célèbre conférencier commence çe soir, salle Saint-Sulpice, à parler de la coopération missionnaire indigène.Sa oremière conférence est intitulée “L’apostolat indigène’’.Les membres de la Société Dentaire de Montréal viennent d’élire leur nouveau bureau de direction pour l'année 1930-31.Les nouveaux élus sont les docteurs; Alcide Thibaudeau, président; Paul Geoffrion, vice-président; J.-Alfred Pinault.secrétaire; Gérard Plamondon, ass.-secré-taire; Roland Lasalle.trésorier, et J.-F.Perrault, aviseur.Chaque mois les membres se réunissent et une conférence est donnée sur des sujets scientifiques intéressant la profession.Depuis sa fondation en 1925, cette société a fait des progrès marqués.Récaption de* anciens élèves h St-Jérôme Les journaux ayant dit qu’il y aurait réception des anciens élèves au collège de Saint-Jérôme, dimanche le 28 septembre, on nous prie de contremander cette annonce qui n été faite sans l’autorisation de qui de droit.Les frères n'assisteront pas à cette réunion malgré rattachement qu’ils ont pour les membres de l’Amlcalp Nouveaux chefs indiens MM.LES DOCTEURS P.-Z.RII EAU- ME ET OSCAR MERCIER RECEVRONT L’INVESTITURE CE SOIR, A CAUGHNAWAGA Le comité d’action catholique de la mission des RR.PP.Jésuites de Caughnawaga, annonce qu’il y aura ce soir, jeudi, à 8 heures, dans le jardin de la mission, une grande cérémonie d’investiture de deux nouveaux chefs indiens, suivie de danses typiques.M.le Dr P.-Z.Rhéaume, président du Congrès des médecins de langue française, et M.le Dr Oscar Mercier, secrétaire, seront acceptés comme chefs de la tribu iroquoise.Les plus hautes sommités médicales seront présentes pour applaudir leurs collègues et pour partager pour ainsi dire le grand honneur qui leur est fait.Le musée indien et la vente des objets à prix d’occasions sera continuée jusqu’à samedi soir, le 27 septembre, avec grande partie de cartes le vendredi.Le grand nombre de visiteurs de l’exposition missionnaire et les touristes de passage à Montréal sont les bienvenus.____ Le succès de Claude Matanzas, 25 (S.P.A.) —• Le grand savant français Georges Claude a déclaré qu’il comptait terminer dans trois ou quatre jours ses expériences pour l’utilisation de l’énergie thermique de la mer.M.Claude a réussi à amener au point d’ébullition de grandes quantités d’eau de mer avec ses grands réservoirs et il complète maintenant l’établissement des turbines.L’illustre savant a convenu que ses expériences ont été jusqu’ici “grandement satisfaisantes” et qu’il est “pratiquement certain” de pouvoir utiliser pour l’industrie l’énergie thermique de la mer.Il va inviter les membres de l’Académie des sciences de Cuba à venir à son laboratoire lorsque l’expérience finale sera faite.Pèlerinage à N.-D.de Lourdes Rigaud, 25.— Dimanche dernier, M.l’abbé J.-E.Provost, curé du Très Saint-Sacrement de Lachine, conduisait un grand nombre de ses paroissiens et d’amis à la grotte de Notre-Dame de Lourdes, à Rigaud.Les cérémonies paroissiales, accomplies au sanctuaire, furent des plus imposantes et des plus réconfortantes.Le choeur de chant de la paroisse, sous la direction de M.Choquette, maître de chapelle, exécuta une messe de Dubois.Le sermon de circonstance fut donné par le R.P.Senécal, C.S.V.Il démontra pourquoi la Vierge de Lourdes voulut se faire connaître à la petite Rernadette sous le vocable de l’Immaculée-Conception.Le chemin de la croix prêché par un père de la communauté des Clercs de Saint-Viateur groupa une foule considérable.Dimanche, le 5 octobre, aura lieu le pèlerinage du Rosaire.La ville de Rigaud et les directeurs du sanctuaire espèrent réunir au pied du rocher de la Vierge de Lourdes, des milliers de pèlerins pour implorer les bénédictions de Dieu sur notre peuple.Nouvelle protestation La seclion Saint-Clément de Viauvüle de la Société Saint-Jean-Baptiste proteste contre la permission donnée par le comité exécutif aux Juifs d’ouvrir leurs établissements dimanche le 21 septembre, contrairement aux coutumes établies et à la loi fédérale qui le défend: “Attendu que la loi actuelle de ce pays défend* le travail du dimanche, et par conséquent interdit aux magasins et aux établissements industriels et commerciaux d’ouvrir leur établissement le dimanche; Attendu que cette loi fédérale est générale et s’applique à toutes les races ef à foutes les dénominations religieuses du pays tout entier dans l'intérêt de tous mis ainsi sur un pied d’égalité; Attendu que le comité exécutif, par une licence au désordre a permis récemment à certains établissements juifs d’ouvrir le dimanche 21 septembre dernier contrairement aux coutumes établies et aux lois fédérales qui le défendent, méprisant ainsi l’ordre établi et enfreignant une loi fédérale à laquelle même les pouvoirs municipaux sont soumis; H est proposé par le notaire L.-J.-H.Laporte, appuyé par M.S.-E.Leduc et unanimement résolu que cette section Saint Clément de la Société Saint-Jean-Baptiste proteste contre cette décision du comité executif de la ville de Montréal, et que copie de cette résolution soit envoyée au comité exécutif et aux journaux principaux.” Les accidents d’autos depuis janvier 1930 Voici le rapport intérimaire des accidents d’automobiles survenus dans la province de Québec du 1er janvier au 31 août, soit une période de huit mois: NOMBRE D’ACCIDENTS PAR MOIS Janvier 487 Février 423 Mîirs ••••••••«••••«••BBT 495 ril ••••*•••• •* • • b • » • 532 Total durant les 4 moi* d'hiver 1.937 811 J Tl l H ••bbUbb»*** ••••*•* 1.032 Juillet 1.022 Août 672 Total durant les 4 mois d’été .3.537 Total durant 8 mois.,.5,474 Ces chiffres nous ont été fournis par M.Alex.Martel, préposé à la statistique des accidents d’automobiles pour le compte du gouvernement provincial.chez Dupuis Rues Sainte-Catherine —- Saint-André— Demontigny — Saint-Christophe - PLateau 5151 SOUS-VETEMENTS PCLE T€L)TE I A FAMILLE HOMMES PENMAN’S No 71 Camisoles, caleçons et combinaisons En mérinos naturel d’épaisseur moyenne, avec manches et jambes longues, très pratique pour l’automne et l’hiver.Camisoles: tailles 34 à 44; caleçons: TTQ tailles 32 à 42.Chaque article, • ¦ ^ Combinaisons: tailles 32 à 44.4 vf CI Chacune.Penman's preferred Sous-vêtements en laine et coton combinés de couleur naturelle et de bonne épaisseur pour l’automne.Camisoles, tailles 34 à 44.Caleçons, 4 tailles 32 à 42.Chacun .COMBINAISONS: tailles 32 à ^ 44, chacune.GARÇONS Laine naturelle “Duprex” Laine irrétrécissable de confection parfaite, n’irritant pas la peau.Camisoles et caleçons.Tailles OC ® l AC 20 à 32.Prix .COMBINAISONS, tailles 20 à 32.Cha- ,:une.1.90 à 2.45 DUPUIS FRERES—au rez-de-chaussée FEMMES Camisoles Marques: HARVEY, MOODIES, WATSON et autres reconnues pour la parfaite confection de leurs articles de lingerie.Divers tricots au choix.Encolure ronde ou en pointe.Manches courtes ou sans manches.Poitrines: 36 à 44.Chacune: .49, .59, .69 Bouffants Marques: PENMAN, HARVEY, MOODIES.Tricot de coton d’uae épaisseur appropriée pour l’automne.Intérieur fini velouté.Tricot uni ou à rayures lustrées.Bon élastique.Coupe ample.Tailles 36 à 44.Cha- Cû CO 70 cun .awwf mi FILLETTES Camisoles en coton brossé Epaisseur moyenne, encolure dégagée et manches courtes.Garniture d’un ourlet fantaisie.2 à 4 ans— 6 à 8 ans— 10 à 14 ans .39 .49 .59 Bouffants en coton ouaté Pour fillettes de 4 à 12 ans.En blanc, rose, sable, marine, gris pâle ou foncé.Elastique à la taille et aux genoux.Prix ord.39 et .49.Spécial, cha- .35 3p
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