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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1984-12-05, Collections de BAnQ.

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U ce ^tuttionomic itaLie-nne.L>ut±t ïuf Vol.LXXV — No 283 Ciel variable.Max.: -4 (détail page 18) Montréal, mercredi 5 décembre 1984 Côte-Nord.Abitibi a Gaspésie 45 cents, Nouveau-Brunswick 50 cents.Toronto 50 cents 35 CENTS Roy McMurtry Morgentaler devra se défendre en appel (D’après PC) — Le procureur général de l’Ontario a fait part à l’Assemblée législative, hier, de la décision du gouvernement d’interjeter appel de l’acquittement du Dr Henry Morgentaler par un jury de six hommes et six femmes.Le Dr Morgentaler était accusé d’avoir conspiré avec deux autres médecins pour pratiquer un avortement, dans une clinique de Toronto.M.Roy McMurtry, qui est l’un des candidats dans la course à la succession du premier ministre William Davis à la tête du Parti conservateur de l’Ontario, a tenu à préciser qule la décision d’en appeler était basée sur des points de droit et non sur la controverse qui entoure les lois sur l’avortement.Il a signalé que l’acquittement d’un homme qui a reconnu avoir enfreint la loi soulevait des questions fondamentales sur le rôle du jury dans le système judiciaire pénal.«Si ce verdict n’est pas contesté, a déclaré M.McMurtry, la défense pourra, dans n’importe quelle cause, prétendre que la loi n’est pas juste et demander au jury de ne pas tenir compte de cette loi».Le procureur général devait décider avant le 7 décembre si la Couronne en appellerait ou non de l’aquittement du médecin montréalais et de ses deux associés.Le procureur général a revoir page 12: Morgentaler Pas de culture physique, pas de culture ALAIN DUHAMEL Si elle n’avait indiqué son intention d’y tenir certaines activités de culture physique, la ville de Laval n’aurait pu mettre en chantier sa Maison des arts.Car au Québec, la loi des cités et villes ne permet pas aux administrations municipales de construire et d’entretenir des équipements culturels tels des salles de spectacles, des salles d’exposition ou des galeries d’art.Le problème s’est posé à l’administration municipale la-valloise lorsqu’elle a voulu, récemment, obtenir l’approbation du ministère des Affaires municipales au sujet d’un règlement d’emprunt pour la construction d’une Maison des arts à laquelle le ministère des Affaires culturelles avait accordé une subvention équivalente à la moitié des coûts de construction.L’administration municipale se propose d’ouvrir au public vers la fin de 1985 une Maison Voir page 12: Culture Au moins 4 provinces sont prêtes à rouvrir la constitution pour accueillir le Québec PAULE Des RIVIÈRES Brian Peckford OTTAWA — Les gouvernements — tous conservateurs — d’au moins quatre provinces anglophones sont favorables à la tenue de discussions constitutionnelles qui ouvriraient la porte à l’adhésion du Québec à la constitution canadienne.À l’Ontario et l’Alberta, dont l’accord de principe était acquis, s’ajoutent maintenant Terre-Neuve et le Nouveau-Brunswick.MM.Brian Peckford et Richard Hatfield, les premiers ministres des deux provinces, étaient de passage à Ottawa hier pour participer à une rencontre des ministres responsables de la Condition féminine.Interrogés sur les développements consti- tutionnels, ils ont tous deux exprimé un intérêt certain, mais empreint d’une grande prudence, envers le rapprochement constitutionnel qui se développe entre Ottawa et Québec depuis l’arrivée au pouvoir à Ottawa du gouvernement conservateur de M.Brian Mulroney.Kn ce sens, le premier ministre terre-neu-vien, M.Peckford, est d’accord avec la tenue d’une réunion constitutionnelle au cours de laquelle les provinces se prononceraient sur les modifications à apporter pour satisfaire le Québec, mais seulement « en autant qu’il y a quelque chose de substantiel à discuter».« Tout dépendra du succès des discussions entre le gouvernement fédéral et celui du Québec », estime M.Peckford, qui trouve par ailleurs « très important que le gouverne- ment fédéral s’assoie avec le Québec pour trouver un terrain d’entente».Quant au premier ministre du Nouveau-Brunswick, qui se trouvait lui aussi à Ottawa pour discuter du dossier de la condition féminine avec les responsables des autres gouvernements (M.Lévesque était absent), il ne rejette pas du tout l’idée d’une réunion fédé-rale-provinciale sur la constitution, mais dit que cela dépend « à quel moment ».Il n’aurait pas d’objection à ce qu’elle ait lieu le plus vite possible.Et si M.Peckford veut que le dossier soit d’abord vidé avec le Québec, M.Hatfield, lui, est plutôt d’avis que toutes les provinces sont concernées.Jeudi, à Québec, aura lieu le premier tête-à-tête entre le premier ministre du Québec, Voir page 12: 4 provinces Richard Hatfield Lazure quitte l’Assemblée ?« Nous sommes souverainistes », écrit Lévesque en réponse à la lettre de Camille Laurin GILLES LESAGE QUEBEC — « Je crois sincèrement que nous sommes en marche vers un degré d’autonomie accrue, qui prendra la forme que commandera la réalité vécue », fait valoir le premier ministre dans une lettre à M.Camille Laurin, tandis qu’un septième ministre quitte le gouvernement Lévesque, où la recherche de la souveraineté était devenue le seul dénominateur commun.Il s’agit du ministre délégué aux Relations avec les citoyens, M.Denis Lazure, qui quitte non seulement son poste ministériel, mais également son siège de député de Bertrand, sur la Rive-Sud de Montréal.Le ministre, qui était en mission en Union soviétique lorsque la crise interne a éclaté au PQ, il y a deux semaines, suit ainsi la trace de M.Jacques Parizeau, qui a aussi abandonné toutes ses fonctions publiques.Deux autres anciens ministres, Mme Denise LeBlanc-Bantey et M.Jacques Léonard, siègent désormais comme indépendants, avec les députés Pierre de Bellefeuille et Jérôme Proulx, tous quatre demeurant toutefois membres du PQ, du moins jusqu’au congrès du 19 janvier.Trois autres anciens ministres, Mme Louise Harel, MM.Gilbert Paquette et Laurin, font encore partie du caucus ministériel.La défection attendue de M.Lazure, l’un des 13 signataires du manifeste sur « la nécessaire souveraineté », met un terme pour le moment à l’hémorragie ministérielle, causée par la décision de M.Lévesque de mettre la souveraineté en veilleuse lors du prochain rendez-vous électoral.Les six autres se sont tous rangés, avec plus ou moins bonne grâce, jusqu’à la mi-janvier.Dans sa lettre, que LE DE- VOIR publie en page 11,1e premier ministre écrit à son ancien vice-premier ministre et ministre des Affaires sociales que son attitude n’aurait pu « qu’entretenir l’insupportable ambiguité qui risquait de paralyser à terme toute notre action politique, en nous invitant à jouer sur les mots, dans un clair-obscur carrément inad-mi.ssible pour nos concitoyens et nos concitoyennes ».Il ne saurait, dit-il, ni accepter ni défendre la méfiance ou la tentation de manipulation concernant le concept d’élections référendaires plus ou moins déguisées.Voir page 12: Lazure L’accident industriel le plus meurtrier de l’histoire Le bilan s’élève à 1,200 morts BHOPAL (d’après AFP, AP, PC et Reuter) — Plus de 1,200 personnes, selon un bilan provisoire, ont trouvé la mort à Bhopal, dans la plus grosse catastrophe survenue en Inde, la fuite d’un gaz toxique, a-t-on appris hier de source officielle.Il s’agit de l’accident industriel le plus meurtrier de tous les temps.Il survient deux semaines après l’explosion d’une usine de gaz qui a fait 452 morts à Mexico et il faut remonter à 1921, avec l’explosion dans une usine de produits chimiques à Oppau, en Allemagne, pour trouver un bilan comparable ; 561 morts.Deux médecins de Bhopal ont déclaré à l’AP qu’ils avaient dénombré 500 cadavres dans les principaux hôpitaux de la ville et 500 autres dans ceux des banheues.En tout état de cause, selon les autorités, 200,000 personnes, soit le quart des habitants de Bhopal, ont été touchées à des de^és divers par la catastrophe, 20,000 d’entre elles doivent être hospitalisées, et 2 à ^mêêêiiiÊÊ Jackson B.Browning 3,000 se trouvent dans un état sérieux, Bhopal s’est transformée en ville fantôme hier.La plupart des bureaux et des boutiques ont fermé pour une journée de deuil.Dans les rues de cette cité pittoresque du Xlème siècle, plusieurs maisons n’ont pas encore ouvert leurs portes.Elles sont fermées de l’intérieur.Personne n’a encore été faire le décompte de leurs habitants, morts, surpris probablement dans leur sommeil.Les principales victimes de cette catastrophe sont les enfants et les personnes âgées.On indique d’ailleurs de source hospitalière qu’au moins huit nouveau-nés sont décédés dans une maternité située à cinq kilomètres de l’usine.À la tombée de la nuit, on repère de loin des lueurs.Les quatre crématoriums de la ville sont en pleine activité.« Dans celui-ci, nous avons brûlé près de 330 corps », déclare le responsable alors qu’il surveille la crémation de 73 cadavres que personne n’a réclamés.« Nous allons tous les brûler en-semble », déclare-t-il, enjoignant un des ses ouvriers d’aller chercher du bois qui, selon lui, manque déjà.De leur côté les ouvriers municipaux ramassent les innombrables carcasses de chiens, chevaux, chèvres, et vaches qui jonchent les abords de l’usine, située dans un quartier populeux de Bhopal.Dans les cimetières musulmans, les fossoyeurs creusent sans relâche des tombes.Un tailleur déclare qu’il a déjà cousu 125 kaffan, le drap dans lequel on enveloppe les musulmans.Les sauveteurs continuaient de retrouver des cadavres 36 heures après la fuite de méthyl isocyanate qui, en s’échappant Voir page 12: Le bilan M' CP .m.Photolat«r AP Les cadavres des victimes s’entassent dans des morgues improvisées dans la ville de Bhopal, au centre de l’Inde, à la suite de la fuite d’un gaz toxique d’une usine de pesticides, filiale de la compagnie américaine Union Carbide.Selon un bilan provisoire, plus de 1,200 personnes ont trouve la mort et quelque 20,000 autres ont été sérieusement indisposées par les émanations du gaz.Dans sa lettre de démission, le Dr Denis Lazure a déploré la mise en veilleuse de l’option souverainiste tout en évoquant sa crainte de l’érosion des programmes sociaux universels.AU SOMMAIRE 500,000 emplois Déclarant que seule une stratégie économique visant les 20 prochaines années pourrait corriger la situation actuelle, le député de Laporte, M.André Bourbeau, a rendu public un document révélant qu’un éventuel gouvernement libéral pourrait peut-être créer 500,000 nouveaux emplois grâce à un programme en cinq points.Page 2 Le RCM veut une enquête Persuadé que le comité exécutif de la Ville de Montréal contrevient à la charte municipale, le RCM a réclamé une enquête sur l'adjudication, depuis trois ans, de contrats d'une valeur de près de $42 millions sans l’approbation du conseil municipal.Page 3 Partage du travail Ne voulant indiquer quand Québec fera une contre-proposition aux syndicats sur la réforme du mode de négociations dans le secteur public, le ministre Michel Clair a présenté hier six nouvelles mesures de partage volontaire du travail aux fonctionnaires.Page 4 La Royale déçoit Les résultats financiers que la Banque Royale a publiés hier ont déçu gestionnaires et investisseurs.Le bénéfice net de la plus importante institution bancaire au pays s’est en effet inscrit en forte baisse par rapport au résultat déjà déprimé de 1983.Page 13 VIENT DE PARAITRE! LA PARADE Un roman émouvant et fort de Noël Audet NdcI Audet LA PARADE Des personnages qui s’agitent pour donner naissance à un projet grandiose, dans un univers tragi-comique, célébrant l’envers et l’endroit de la fête.Douze tableaux qui dessinent une fresque québécoise, où l’on rêve de pouvoir et d’argent, gagné comme par magie, et de bonheur automatique.Tout cela serait bien triste s’il n’y avait aussi l’humour, où la fête dans le regard, et une grande tendresse pour Ga-brielle, le bègue, Ti-Pop, maître des lumières, Thibaut le bricoleur et tous les autres personnages qui jouent les funambules entre leur coeur et leur passion de l’avenir.226 p.14.95$ QUIBEC AMERKIUE 450 est, rue Sherbrooke, suite 390, Montréal Qc (514) 288-2371 EN VENTE DANS LES BONNES LIBRAIRIES Le Devoir, mercredi 5 décembre 1984 Le RCM réclame une enquête $ 42inillion$ de contrats sans approbation du conseil Michael Fainstat ALAIN DUHAMEL Le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM), persuadé que le comité exécutif contrevient à la charte municipale, réclame auprès du ministre des Affaires municipales une enquête sur l’adjudication, depuis trois ans, de 200 contrats, d’une valeur de près de $ 42 millions, sans l’approbation du conseil municipal.Il s’appuie dans sa démarche sur un article de la charte de la Ville de Montréal limitant à $ 25,000 la valeur d’un contrat que le comité exécutif peut adjuger sans l’approbation préalable du conseil municipal.« Ce véritable abus de pouvoir de l’administration a pour effet de priver le conseil, la population et l’opposition de leur nécessaire droit de regard et de débat sur la question des fonds pu-blics» affirme le RCM dans une communication qu’il a pubüé hier, 24 heures avant d’entreprendre, au conseil municipal, l’étude du budget de l'année 1985.Le conseiller Michael Fainstat avait déjà soulevé cette affaire l’an dernier à propos d’une vingtaine de contrats et demandé au vérificateur de la ville d’instituer une enquête.U n relevé du RC M indique que le comité exécutif a ainsi adjugé un contrat de $ 8.7 millions en 1981,23 contrats d’une valeur de 13.5 mil-bons en 1982,70 contrats d’une valeur de $ 8.8 milUons en 1983 et à la mi novembre de cette année, 119 contrats d’une valeur de $20.7 milUons.Le vérificateur de la viUe, M.Guy A.Trudel, a proposé depuis plusieurs amendements à la charte relatifs à la gestion financière.Le comité exécutif a constitué un conüté de travail afin de revoir toutes les dispositions de la charte municipale à ce sujet.Dans son dernier rapport annuel, le vérificateur de la vUle fait allusion à un rapport devant être déposé au plus tard cet automne.« Nous apprenions récemmenL Ut-on dans la communication du RCM, que le rapport final ne saurait être prêt avant au moins un an et demi.Le RCM rappelle que même s’il est souhaitable qu’une étude plus générale soit poursuivie, il ne s’agissait pas là de sa demande originale qui ne visait qu’à faire clarifier les obU-gations contenues dans la charte.Il y a même beu de se demander si le comité exécutif n’essaie pas de noyer le poisson.» Le RCM est d’autant plus convaincu de l’abus de pouvoir du comité exécutif qu’il a solbcité auprès d’un bureau d’avocats de Montréal une opinion juridique dont les conclusions contredisent l’avis du Service du contentieux municipal à ce sujet.La discrétion du comité exécutif, selon cette interprétation, ne peut excéder $ 25,000 sans quoi l’adoption du budget reviendrait, aux yeux du RCM, à lui donner « un chèque en blanc ».L’administration municipale prétend qu’elle peut adjuger des contrats aux fins prévues dans le budget adopté par le conseil municipal aussi longtemps que les crédits demeurent disponibles et que l’adjudication suit la procédure des appels d’offre pu-bbcs.Guy Trudel Le projet Cadillac Fairview Le comité exécutif poursuit son étude Le comité exécutif de Montréal a entrepris cette semaine l’étude du projet de la société Cadillac Fairview, avenue McGiU College.Le temps que met le comité exécutif à préparer sa recommandation au conseil municipal abmente entre temps diverses hypothèses sur la présentation d’un autre projet pour la construction d’une Maison de l’orchestre symphonique de Montréal.Au point ou le président du comité exécutif, M.Yvon Lamarre, se propose de faire rapport, ce soir, à l’assemblée du conseil municipal, de l’évolution de ce dossier.Le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) comptait lui en offrir l’occcasion en l’interrogeant à ce sujet.L’ordre du jour de l’assemblée du conseil, consacrée en bonne part à l’étude des budgets de l’administration municipale et des sociétés pa-ramunicipales ne comporte aucun projet de règlement sur le projet de la société CadiUac Fairview.La société CadiUac Fairview a déposé en octobre dernier un nouveau projet pour l’avenue McGill College, tenant compte des conclusions des audiences publiques et d’un comité consultatif institué à ses frais l’été dernier.Le projet, évalué à $130 millions, comprend, outre une salle de concert de 2,600 places, une galerie de boutiques, une Uaison en sous-sol avec le réseau souterrain du centre-viUe et éventueUement un immeuble à bureaux.Le promoteur immobiber, dans les échanges qu’il a eus avec les fonctionnaires municipaux et le maire de la ville, a acquis l’assurance que son projet, s’il ne soulevait plus d’objection des services municipaux, recevrait l’approbation du comité exécutif.Une note du Service d’urbanisme en novembre confirmerait la conformité du projet aux principales exigences municipales.L’affaire Métivier La SQ cède le dossier à la police de la CUM LAURENT SOUMIS La Sûreté du Québec a abandonné ses recherches, tôt en après-midi, hier, le long des berges de nie Charon dans l’espoir de retrouver le cadavre du jeune Sébastien Métivier, âgé de 8 ans, disparu depuis maintenant 35 jours.C’est ce qu’a confirmé au DEVOIR un porte parole de la pobce provinciale, M.Denis Haché.Plus tôt en après-midi, un autre porte-parole nous avait pourtant affirmé que les recherches se poursuivaient autour de l’île et nous avait invité à nous y rendre.Une visite des beux et quelques questions adressées aux ouvriers du ministère des Transports qui comptent parmi les rares occupants de l’île ont vite fait de nous confirmer l’évidence: les membres de la SQ avaient quitté l’endroit depuis un bon moment.Interrogé plus avant, l’officier de service aux relations pubbques n’a pas voulu préciser si les recherches dans les eaux du St-Laurent étaient définitivement abandonnées.« Nous avons terminé de bonne heure aujourd’hui; demain est une autre journée », nous a-t-il dé- claré.M.Denis Haché a toutefois indiqué que « la police de la CUM reprend l’étude du dossier depuis le début de l’affaire».Alors que la Sûreté du Québec dirige l’enquête sur l’assassinat du compagnon de Métivier, Wilton Lubin, retrouvé sans vie dimanche, la pobce de la Communauté urbaine de Montréal coordonne toujours l’enquête en ce qui concerne le disparu.La SQ, comme les autres corps policiers de la province, ne porte qu’assistance aux recherches.En raison du mutisme affiché par les différents corps policiers sur cette affaire, les médias d’information ont peine à obtenir des détails sur les derniers développements de l’enquête, exception faite de la presse ludique et spécialisée dans le faits divers qui y vont de leurs hypothèses.Le porte-parole de la police de la CUM se contente de rappeler que les sergents-détectives Réal Houle et Jean-Pierre Beaudet mènent encore l’enquête.Pendant ce temps, la dramatique affaire Lubin-Métivier continue de préoccuper l’intérêt pu-bbc et d’abmenter la une des quotidiens montréalais.Axworthy aurait fracassé son budget de $ 900,000 TORONTO iPC) — Le bureau de l’ex-ministre fédéral des Transports Lloyd Axworthy aurait fracassé les limites de son budget annuel de $ 1.2 million d’une somme frisant les $ 900,000 et ce, en moins de six mois.C’est ce que révélait le quotidien Globe and Mail de Toronto dans son édition d’hier, précisant que ce montant aurait été dépensé au cours des derniers mois du régime bbéral.Le journal torontois affirme en outre que le personnel de M.Axworthy atteignait à un certain moment 75 personnes, un chiffre de trois à quatre fois supérieur au nombre d’employés normalement à l’emploi d’un ministre fédéral.Le Globe and Ma/i dit avoir obtenu de teUes informations à la suite d’une décision prise au plus haut niveau par le gouvernement conservateur.Tout en déclarant ignorer que les dépenses de son bureau aient été aussi élevées, M.Axworthy a soutenu auprès du journal avoir eu besoin de tout ce personnel afin de l’armer contre une bureaucratie dont il désapprouvait l’orientation sur certaines questions.Le député du Manitoba, qui a détenu le portefeuille des Transports POUR OBTENIR DES CANDIDAT(E)S DE QUALITÉ UTILISEZ LES C:ARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 844-3361 Mirabel Dix-huit policiers et trois policières assermentés j.cqu«Grenier Dix-huit policiers et trois policières composant le 35e contingent du Service de la police de la Communauté urbaine de Montréal ont été assermentés hier.On reconnaît sur la photo les policiers Martine-Elaine Santerre, à gauche, et François Coiteux, ainsi que le président du comité exécutif de la CUM, M.Pierre Des Marais 11, et le directeur du SPCUM, M.André De Luca.Les nouveaux agents sont âgés de 20 à 27 ans et ont tous obtenu leur diplôme d’études collégiales en techniques policières avant de poursuivre leur perfectionnement à l'Institut de police du Québec.Pour maintenir ses effectifs, les Service doit embaucher au moins 250 nouveaux policiers par année.LaSalle veut faire vite OTTAWA (PC) — Après avoir mis en veilleuse les activités de la Société immobilière du Canada (Mirabel), le ministre des Travaux publics, M.Roch LaSalle, compte bien voir le processus de rétrocession des terres expropriées remis en branle, dès le début de l’an prochain.C’est ce qu’il a expbqué hier au comité parlementaire des comptes publics chargé d’étudier les estimations budgétaires.Ottawa est optimiste quant à la possibilité de trouver « un cadre » général pour retourner les terres aux expropriés, a soutenu M.LaSaUe.Des négociations sont toujours en cours avec les représentants des expropriés, mais le ministre croit qu’il peut espérer que le processus de revente du territoire acheté en trop par Ottawa il y a 15 ans pourra redémarrer au début de l’an prochain.Selon M.LaSalle, le principe du « premier occupant » continue d’être privilégié par le gouvernement.Les cas où de nouveaux locataires risqueraient d’être évincés par ceux qui ont quitté en 1969 sont très marginaux, a expliqué le ministre.Par ailleurs, M.LaSalle a souligné l’intention du gouvernement fédéral de voir les municipalités entretenir les installations du Vieux Port de Québec et de Montréal une lois les travaux terminés.Tournée de trois jours au Canada anglais Bourassa veut davantage que la souveraineté culturelle pendant les 13 mois qui ont précédé la défaite des libéraux aux élections de septembre, a également alimenté la critique parmi les fonctionnaires de son ministère lorsqu’il a décidé de leur retirer la responsabilité de prendre la décision finale concernant les contrats les plus importants et de la réserver à son propre bureau.Selon M.Axworthy, il était nécessaire de prendre une telle initiative afin de s’assurer que les sommes gouvernementales soient plus équitablement distribuées aux régions du pays qui ne font pas partie du triangle Toronto-Ottawa-Montréal.Le journal mentionnne à titre d’exemple que le bureau du ministre a rejetté coup sur coup les recommandations du ministère en rapport avec l’octroi de sept contrats d’une valeur oscUlant entre $ 159, $ 386 et $ 1,4 million.Le Globe and Mail ne fait aucunement kat de considérations partisanes dans le choix des soumissionnaires pour ces contrats, mais soutient que le contrôle exercé par le bureau de M.Axworthy sur ces décisions faisait partie d’un projet politique global destiné à renforcer le Parti libéral dans l’Ouest du pays.MAURICE GIRARD (PC) — Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), M.Robert Bourassa, entreprend demain à Toronto une tournée de trois jours au Canada anglais ^ur discuter constitution et économie avec trois premiers ministres conservateurs.Première étape d’une visite de toutes les capitales provinciales, cette tournée en Ontario, en Saskatchewan et en Alberta fournira l’occasion au chef libéral de sonder le terrain pour la reprise d’éventuelles négociations constitut’onnelles — à laquelle il participerait comme premier ministre du Québec, s’il est élu aux prochaines élections générales — et de réclamer pour le Québec davantage que la souveraineté culturelle.« Je n’ai jamais limité les revendications du Québec à la souveraineté culturelle, ce sont mes adversaires politiques qui l’ont soutenue », a affirmé hier dans une interview à La Presse canadienne M.Bou- rassa, qui cite comme autre sujet de discussion l’économie.Mais il se garde bien de fournir des précisions puisque le pro^amme économique et constitutionnel du PLQ, toujours en gestation dans les hautes instances du parti, ne sera rendu public qu’en janvier.Quasi assuré que le Québec sera reconnu comme société distincte dans la constitution canadienne, M.Bourassa cherchera-t-il à obtenir d’importantes concessions des gouvernements provinciaux en tentant par exemple de récupérer le droit de veto, qu’il prometterait ultérieurement en campagne électorale?La question reste sans réponse.Le chef libéral demeure très discret sur la nature des pourparlers et les propositions qu’il présentera à ses interlocuteurs.« Je vais examiner avec eux différentes options », s’est-il contenté de répondre.De la même façon, « il est trop tôt » pour entrevoir un appui formel de certains premiers ministres à ses démarches.« Mon voyage est d’abord économique.Mais, devant les événements des derniers jours et des dernières semaines, il est inévitable que la question constitutionnelle soit abordée.Je ne me vois pas discuter de l’avenir du Québec à l’intérieur du Canada sans aborder cette question » a-t-il affirmé.Au plan économique, plusieurs questions seront abordées pendant cette tournée: la croissance « presque exponentielle » du déficit canadien, le fonctionnement de l’union économique canadienne, la « nouvelle révolution industrielle », le rôle du Canada et des provinces dans le commerce international, la rivalité entre les provinces sur le plan économique et les politiques d’achat.Dans sa tournée de trois jours, M.Bourassa discutera avec des premiers ministres conservateurs en Ontario, en Saskatchewan et en Alberta.Des visites dans les autres capitales provinciales sont prévues Tannée prochaine.CRÈCHES ^2)e^i'
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