Le devoir, 5 février 1912, lundi 5 février 1912
TROISIEME ANNEE-No.29 MONTREAL, LUNDI 5 FEVRIER, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS .ONION POSTALE .Edition Hebdomadaire : CANADA .ETATS-UNIS .CWION POSTALE .] $3.00 $6.00 $1.00 $1.50 $2.00 LE DEVOIR Rédaction et Admmi&ratioiM 7i» rue sa Jacques MONTR TELEPHONES : 'i, ¦ ADMINISTRATION :% a 7461 REDACTION : Main 7&0 Diredleur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’INSTITUT BRUCHÉSI Travail, modestie et dévouement Lp Devoir a déjà parlé de l’Institut Bmcliéisi.On me pardonne-Ira cependant de revenir sur le sujet: il n’a pas encore reçu des journaux et du public la dime de rattention qu’il mériterait.On ignore presque cette admirable fondation, et c’est malheureu-setment assez naturel: l’Institut Bruchési est le produit du travail et du dévoument de personnes trop modestes, qui ont presque l’horreur de la publicité; nulle générosité retentissante n’a signalé son ou Overture; nu?le intervention royale n’a appelé sur lui la curiosité publique; nul édifice somptueux ne retient cette attention.Les fondateurs de l’oeuvre se sont au contraire efforcés d’utiliser un local déjà existant et des bonnes volontés toujours prêtes, mais peu soucieuses de popularité.Cela s’est fait sans tapage et des centaines de gens passent quotidiennement devant la maison des Soeurs de la Providence, rue Sainte-Catherine, sans se douter qu’elle abrite une oeuvre nouvelle et magnifique.* * * Le directeur de l’Institut me disait l’autre jour, devant la Supérieure de la maison, visiblement gênée: Elle ne voudrait pas qu’on le dise, mais rien d’efficace n’aurait pu se faire sans elle.C’est elle qui nous a appuyés dans toutes nos initiatives; s’il manque une soeur, si nous avons besoin de quelque sendee imprévu, elle est toujours là; nous donnons des conférences aux religieuses infirmières, elle est toujours la première rendue.Nous n’essaierons pas de.faire le partage des mérites entre les médecins et les religieuses; nous les confondrons dans un même hommage et les amis de l’oeuvre nous sauront gré d’affirmer que leur dévouement à tous est leur plus magnifique et leur plus précieux capital.Du premier au dernier, du directeur au dernier arrivé ,les seize médecins qui sont actuellement attachés au dispensaire de l’Institut donnent leurs services gratuitement.Pour les uns, c’est, chaque semaine, le sacrifice de quelques heures; pour le directeur, c‘est le sacrifice de sa semaine presque entière; pour tous, c’est le dévouement le plus désintéressé, doublé du risque de la contagion.Le médecin qui traite les tuberculeux est un peu comme le soldat sur le champ de bataille: il n’est pas de prudence qui puisse lui assurer une complète impunité.Les .Soeurs de la Providence ont donné à l’oeuvre son local actuel et les services réguliers de six religieuses spécialistes, auxquelles viennent se joindre des aides quand le besoin l’exige; ils lui ont, donné le magnifique préventorium de Beloèîl, et c’est un don plus précieux que l’or, nous disait M.le docteur Grenier, directeur de l’Institut, car si elles nous avaient donné de l’or, il aurait fallu du temps pour transformer cet or, pour construire un preventorium, tandis que, grâce à l’intelligente générosité des Religieuses, nous avons pu tout de suite mettre une maison et une ferme à la disposition de nos malades.Les Soeurs donnent surtout leur dévouement, leur expérience des malades.Elles préparent et distribuent les remèdes; elles font les visites à domicile, les enquêtes nécessaires, etc.# * * L’Institut, n’a pas encore achevé-sa première année: il date dn 27 février 1911, et cependant il a.déjà à son actif des services dont le public n’a qu’une bien pauvre idée.A l’heure actuelle, plus de 2,300 malades sont, passés par le dispensaire.La statistique des dix premiers mois (27 février-27 décembre 1911) accuse un total de 2,154 malades, de 11,910 consultations, de 13,430 prescriptions, de 119 visites à domicile par les médecins et de 2,656 par les gardes-malades, de 115 opérations, plus 25 conférences illustrées et des articles de journaux.Les malades hospitalisés au Préventorium sont au nombre de 15.Ces chiffres, pour prendre leur pleine signification, demanderaient d’amples commentaires; mais, tels quels, ils suffisent pourtant à laisser entrevoir l’importance de l’oeuvre.Celle-ci se préoccupe à la fois de faire l’éducation anti-tuberculeuse, de prévenir et de guérir la terrible maladie.Et c’est pourquoi les conférences et les articles de journaux figurent ici avec raison dans le travail de 1 Institut.Nous avons même constaté avec joie que certains des patients avaient déclaré avoir appris chez nous le chemin du dispensaire.Mais sur quelles bases économiques repose cette oeuvre?de quelles ressources dispose-t-elle?se demandera sans doute le lecteur.C’est le point sur lequel nous reviendrons demain, en même temps que nous détaillerons davantage les travaux déjà faits et les projets caressés.Et cela nous permettra de soumettre au publie, aux autorités municipales et provinciales quelques réflexions nécessaires, et que nous souhaitons fécondes.Orner HEROUX.HARO SUR LE COLON ! Presque chaque cas d’abus du ministère des Terres signalé et dénoncé par 1 opposition, nous montre une nouvelle tracasserie ide la politique du 'cabinet, Gouin en matière de colonisation.Ij on a vu déjà qu une fois, c'est la réserve forestière .une autre fois la réserve minière,-tantôt la forêt et ailleurs la nature du sol que 1 on invoque pour déposséder le colon.Le cas mentionné l’autre jour par M.Prévost est encore pire.* * • \ oici les faits tels qu affirmés (par le député de Terrebonne, et que le ministre n 'a pas contredits.I n nommé Dupras habitait uni lot du canton Gravel.Duipras avait acheté ce lot d’un autre.Le défrichement et les améliorations faits par 1 un et l'autre comprenaient un peu plus de dix âcres avec maison, grange, etc., donnant par conséquent droit à Dupras à des titres parfaits, qui le Tendaient maître absolu sur son lot.I n hiver.Dupras eouipe du bois sur son lot pour en retirer linéique profit.Aussitôt le gouvernement lui réclame dos droits de coupe quelque chose comme $160.Dupras proteste.Le gouvernement fait in ipecter son lot et les officiers chargés'de cette inspection, déclarent qu'il n'a pas dix acres de défrichés.Dupras fait venir un arpenteur licencié qui njpond.Jui, «ou» serment, que le lot de son client confient un peu plus de dix âcres de défrichés, mais en deux blocs au lieu d'un seul.i Le gouvernement saute aussitôt sur ce joint et.classe Dupras parmi les mauvais colons, les exploiteurs, parce qu'il a fait deux trouées au lieu d’une seule dans son lot.et.qu’en*Putre il n'a pas encore réclamé scs lettres patentes.Ahuri par ces technicalities auxquelles il n’est pas oxtroiUinaire qu'un bûcheron ne comprenne rien, Duipras se lasse et abandonne son lot.qui passe aux mains de spéculateurs.• • * Retenons bien que le ministre ne contredit pas ces faits.Donc, un colon qui ne défriche pas tout d’un bloc et qui néglige de réclamer ses titres, est.un mauvais colon.Mauvais colons furent dorfc la plupart de nos père» qui défrichèrent leur terre .à leur gré, .suivant la nature du sol.Mauvais colons aussi tous ceux qui ont vécu quarante, cinquante ans sur In même terre, sans posséder de titres parfaits.Et ce sont cependant tous ces mauvais colons qui ont fait la province de Québec 1 Nous avons dit souvent, et démontré chaque fois que la loi de colonisation met le colon dans l’alternative de violer la loi ou de crever de faim; le cas de Dupras le prouve une fois de plus.La loi exige du eolon l’habitation et le défrichement.S'il n 'habite pas, s il reste avec scs parent» établis dans le voisinage on le 'considère comma un exploiteur et on le dépossède.Cela a été prouvé aussi.Or pour qu'un colon habite il faut non seulement qu'il bâtisse, mais qu’il retire de son lot au moins quelques minois de sarrasin, de seigle, d'avoine.de pois.etc.Il faut qu’il se bâtisse et aussi près du chemin que possible; autrement, on l'accuse encore d’être un exploiteur, un pib lourde bois, un voleur! Et si sa terre n'est pas lout près du elvemin, propre à la culture, que lui reste-t-il à faire?Abattre un âcre ou deux pour se bâtir, puis défricher plus (loin pour vivre, c'est'â-dire pour ,rcm plir les deux conditions essentielles à l'habitation : se loger et se nourir Mais alors, vous voyez ee qui lui arrive.De son désir de satisfaire à la loi et compte pas aux banques.” On dit que l’ancien ministre des postes, ainsi que de la navigation ouvrira bientôt un cabinet de consultations pour les affaires de familles, Il v est expert.Dit la “Patrie” de samedi, rapportant de paroles de M.Lemieux, à la conférence de vendredi soir : “L’hon.M.Lemieux a ensuite fait le procès de “tous ces petits avocats besogneux qui criaient, avant le 21 sep tembre que la religion — qu’ils ne professent pas — et la patrie — qu’ils ne connaissent pas — étaient en danger”.Tout le monde sait que AI.Lemieux est un catholique intransigeant, qui sait la ‘ Somme ’ do Saint-Thomas par coeur, et un patriote à tous crius.Les “Débats” l’avaient dit déjà.AI.Rodolphe Lemieux conseille aux jeunes de lire Alacaulay et Brougham.Pendant ce temps-là, il s’enfouira dans Tanguay.Conférence de M.E.Dtilieux Ce «oir, mardi, à 8 h.1-4, M.Du lieux, professeur à l’Ecole Polytechnique donnera sa troisième et dernière conférence publique à l’Université Laval.M.Diilieux parlera de la formation des ingénieurs.Sous un aspect un peu rébarbatif, ce sujet est cependant plein d’actualité.Les Canadiens-français se sont toujours trop exclusivement portés vers les carrières d’avocat, de médecin, de notaire et n’ont que rarement compris le rôle et l’importance de l’ingénieur dans la société moderne.Si les Canadiens-français veulent conserver l’influence à laquelle ils ont droit, il faut quïls se tournent vers l’industrie.C’est par leurs ingénieurs que Ses Canadiens-français prendront part, à l’exploitation industrielle du pays.M.Dulieux qui dans sa dernière conférence avait fait salle, pleine (nombre d’auditeurs étaient debout) attirera tous ceux qui s'occupent des questions d’enseignement.La redistri dation électorale Québec, ô.— Dans la redistribution des divisions électorales, le comté de Mégantic serait divisé en deux et compterait désormais Beaffce et Compton.Ceci sera, paraît-il, réglé cette semaine par ta Législature.Les autres changements apportent six nouveaux sièges à l'ile de Montréal, on divise de plus Ottawa et Pontiac.Edouard Drumont Le courrier de France nous apprend que notre distingué confrère.M.Edouard Drumont, directeur de la Libre Parole a quitté l'établissement des Frères Saint-Jean-de-Dieu et est rentré chez lui, passage Landrieu.Son état de santé est aussi bon que possible.Oeuvre de la Crèche Conférence de M.l'abbé Dupuis Aujourd’hui, mardi, à tt heures p.m., au couvent do la Miséricorde, rue Bor-ehestcr-Est, aura lieu l'assemblée mensuelle des Dames l’atronnesses de la Crèche.M.l’abbé Dujiule, aumônier du Couvent du Sacré-Coeur, y fera une conférence sur le “Maringe”.Toute» le* daines amies de l’Oeuvre de lu CrL-h» »oul rc s uec t ucuse ni ont invitées.L’OPPOSITION Ottawa, 4.Ils sont, à la gauche du président, urne quatre-wingtaine qui guerroient contre le ministère : des recrues, de vieux soldats, auxquels ne manque même «pas le traditionnel loustic du régiment; des officiers désireux d obtenir vite leur commandement suprême, tout un état-(major, décimé lors de la dernière bataille, et puis, le vieux chef, someut victorieux, naguère, aujourd'hui vaincu, mais toujours combatif.Il y a dmtx pelotons de recrues: les unes regardent, faire l’exercice.-(: autres le font, avec 1 ambition d’être, demain, des soldats entraînés aux marches et aux contremarches, et rompus à l’attaque.Pacifiques, les premières semblent enleore égarées sur le terrain où campent leurs troupes.M.Lapointe, de Montréal, mâchonne son cure-dents avec une art leur telle qu on le croirait prêt à manger un ennemi tout rond; il n en a rien fait, encore, cependant.M.Bourassa, de Lévis, paisible, signe des lettres ou griffonne des dessins en marge du feuilleton parlementaire.M.MoCrea, de Sherbrooke, incline sur son gilet .sa grosse tête blanche.M.Cardin, de Richelieu, le successeur du fameux M.Lanctôt, songe peut-être aux aventures de celui-ci.M.Brouillard, de Drummond-Arthabaska dort sur ses lauriers, on rêvasse, a lu Chambre, les yeux dans le vague.M.Pacand.de Mégantic, efface, s initie de loin aux manoeuvres de ses aînés.Une poignée de députes anglais, MM.Hughes, Douglas, Kay, Warncek, Cruze, semblent i°rt « ennuyer de passer tout le jour sous une pluie de discours vides.Ce peloton-là ne compte qu’au vote.Il donne alors, à la voix du chef, puis, 1 effort fait, se retire sur la colline jusqu’au prochain coup de clairon.Ijcs recrues déjà entraînées prennent de temps à autre part à la guérilla; elles font sur le flanc de l’ennemi de petites descentes, tentent, même de l’attirer en des escarmouches où lui tirer dessus à’bout portant.M.Gauthier, de Saint-Hyacinthe, jadis député à Québec, déploie dans ce temps-la toute l’ampleur de sa voix sonore, en des ha-rangues inoffensives; M.Buchanan, de Medicine Hat, un jeune homme brun, à la bouche énergique, ÿii menton tenace, compte à son actif la défaite de -M.MaGrath, aujourd’hui membre de la Commission des Faux Limitrophes; M.Boivin, de Shefford, a débuté brillamment; il entend n’en point rester là, si l’on (en juge à la façon suivie dont il assiste à la bataille quotidienne; M.Carroll, de Cap Breton, l’air déterminé, fait volontiers le coup de feu.Et M.Thomson, de Qu’Appelle, vainqueur de M.Lake,—un autre soldat conservateur en allé au paradis des commissions —se tient tout: le temps dans les environs de son chef immédiat, M.Oliver.El puis, il y a ies vieux soldats.Les uns sont survivants de campagnes où ils ont tout juste porté leur fusil ; ils craignaient die rester sur le champ de bataille; les grognards tenaces les ont sauvés en une dernière change à la faveur de quoi ils purent retraiter.Médéric Martin en est, et il tire sa moustache affilée comme s’il avait jadis à 'lui seul descendu trente ennemis; en sont aussi: MM.Marcile, de Ra-.‘S°t> homme doux et paisible, peu fait pour la guerre; M.Brown, de Cbâteauguny, un type du même genre; M.Fortier, de Lotbinière, dont, la barbe lui monte jusqu’aux yeux et lui donne un air de pirate des 'Antilles, féroce à l'abordage-; M.DH isle, de Portneuf, inoffensif, et, 1 un des soutiens de la tabagie, au temps de grande prospérité libérale ; M.'Chisholm, d’Inverness, bravo garçon complaisant à ses électeurs; M.Reed, de Ristigouche, d'âge assez avancé, et qui ne dit jamais un mot; M.McMillan, de Glengarry, aux nombreux exploits, hors du champ de bataille; M.Champagne, de Battleford, un colosse d’humeur tranquille; M.Lovell, de Stanstoad, dont cm ne «ait jamais s’il dort ou s'il grimace; et trois ou quatre autres, habitués au silence, et qui le gardent comme des morts.Les autres, vestiges d une armée tondue lors de la dernière rencontre, sont, pour la plupart, à i'heure présente, à refaire leurs forces et songent a la.revanche.M.Riickerdike pense à son fauteuil de sénateur où il .ne s’assolera pas de sitôt; M.Power, de Québec-Ouest, regrette peut-être une défaite générale malencontreuse qui l'a privé d’etre ministre sans portefeuille, dans un cabinet Laurier; M.Ëthier, des Deux-Montagnes, échappé au massacre à la faveur d'un subterfuge, ne sent pas encore peser à ses épaules la toge promise jadis aux fidèles serviteurs; M.Lachance, de Quélbec-Centre, ne fait guère de tapage; M.Demers, de Saint-Jean, s'affaire dans ses dossiers; M.Robb, de Huntingdon, philosophe, ne regrette rien; M, Ve mille, de temps à autre, pourfend les ennemis des ouvriers qui le font vivre; M.Lanctôt, de Laprairie, passe souvent, et (à tort, pour son cousin, M.Lanctôt de Borel; M, Boyer, de Vaudreuil, l’air florissant en 'dépit de la défaite, rêve aux cavalcades de jadis; et nous n’avons pas encore entendu ,1a voix grave de M.Séguin, de l'Assomption, «i.par contre, résonne souvent celle de M.Knowles, de JMoosejaw; M.Proulx, de Prescott, celui des libéraux ontariens qui eut.la plus grosse majorité, risque parfois, sans précipitation, des interruptions incomprises; et M, Gauvroau, de Téuniscouata, un bonnet de soie sur le .crâne, venge, en des interpellations brèves, les maîtres de poste destitués dans son comté.Sur tout, ce monde plane un peu de tristesse, au souvenir des années écoulées •dans la cité du pouvoir.Il y a toutefois, pour les consoler et les égayer le s.oir.auprès du bivouac, un vieux soldat aux airs de juge de paix à la retraite, et qui raconte en les émailiant de lafortu-umiseries des épisodes de ses campagnes féroces où il écrabouiîla maints nationalistes et mil à mal, avec sa simple mâchoire d’âne, des Philistins peu respectueux de son prestige magnifique.Voici le dan des officiera: M.Mackenzie, du Uatp Breton, ancien magistrat, prolixe et retors, M.German, de Welland, un autre ennemi des nationalistes, et qui tira jadis sur scs troupes, lors de la bataille réciprocitaire.M.Turriff, autrefois compagnon d'armes de M.Si f ton, M.Wilson, de Laval, prodigue d'interruptions, pendant le combat,— comme jadis certains héros d’Homère,—M.Devlin, qui fait la guerre en dentelles; M.Sinclair, verbeux et futé, M.Martin, de Régina, un grand jeune homme brun, calme et froid; M.Nesbitt, d’Oxford, à la boutonnière ornée d'un simpiternel oeillO'Ouge; M.Kyte.champion des droits des Provinces Maritimes; M.Neely, petit médecin blond et parfois rageur, héros d'un duel verbal fameux, au parlement, avec Glen Campbell, l'ancien député manitobain au vaste chapeau de “cowboy” ; M.Lapointe, de Kamouraska, qui serait peut-être solliciteur-général dans le cabinet Laurier, aujourd'hui.si ce cabinet-là existait encore; M.Papineau, homme affable et courtois, whip oppositionniste de Québec; MAI.M'eiC'oig.MrCraney, McLean, Ecossais solides et, obstinés à la bataille.Am premier rang, c'est J'état-major.M, Bureau a Pair crâne.AL Lemic.i,x est mélancolique, amer, profondément déçu.M.Emmer-aon semble plus que nulle part ailleurs, .à son aise dans l’opposition.Son visage léonin penché sur des papiers, M.Pugsley les lit tic ses petits yeux mobiles de renard heureux d’avoir dépisté toute une meute.L’air débarrassé des ennuis d’un ministère trop court, Al.Béland cause avec un ancien candklat au portefeuille de la inilüee, M.(Macdonald, de Piéton.A côté de M.Murphy au masque d'Irlandais humoristique, AI.Oliver, «maigre, tire sa longue moustache, tandis que M.Guthrie argumente et que M.Carvoll, glabre.Pair têtu, feuillette des documents.M.Pardee, les sourcils froncés, une barre d’obstination dans le front, va et vient parmi ses gens.Et les deux Clarke—le docteur libre-échangiste de Red Deor.et l'avocat intelligent d’Essex,—sont enjête-à-tête avec M.Mablean d’Halifax, .un des ,lieutenants les plus habiles et les plus estimés de son parti.Enfin, il y a le chef.11 est la grande figure de la Chambre.Qu’il parle ,ou que, simplement, il écoute, tout le monde, aux heures décisives, le cherche du regard.Aux mouvements de ses lèvres, .l'observateur averti devine un peu ce que pense le vieux politique.Nul autre trait du visage rosé, auréolé de longs cheveux blancs, ne bouge.Et quand l'ancien premier-ministre se lève, tousse afin d’affermir sa voix, tend le bras en un geste à l'antique et va parler, “des chefs adversai res”, prétend im journaliste un peu enclin à l’exagération, “von draient (pouvoir couler aux oreilles de leurs compagnons de la cire les nssourdins-0, comme fit naguère Ulysse, aux approches des Syrie: •hantaient les sirènes endiniiteresses.” Georges PELLETIER. t -E DEVOIR, Lundi, 5 Février 1912 La musique à Montréal LES GRANDES REPRESENTATIONS D’OPERA DE LA SEMAINE.— LES APRES MIDI MUSICALES A LA SALLE WINDSOR.Ainsi que nous le disions samedi dernier, la semaine que les artistes de l’Opéra ont passée à Québec fut une «uc-ression de triomphes.L'Auditorium n’a pas désempli.Du côté financier, les administrateurs sont aussi très satisfaits.Les recettes ont été très fructueuses.La semaine s'annonce bien ici à Montréal, s’il faut en juger par la vente avancée des billets.A cause de la grande demande de sièges pour la représentation de “Madame Chrysanthème’ , la direction a jugé fort à propos de représenter l’oeuvre deux fois.De plus, mercredi, au lieu de “Madame Butterfly” on donnera “La Tosea” avec le célèbre Fornari dans le rôle de îSearpia.Cette nouvelle ue sera pas sans faire grandement plaisir à ceux qui ont applaudi Fornari dans Figaro du “Barbier de Seville”.Le rôle de Scarpia est.magnifiquement écrit pour faire valoir la belle voix de baryton de l'artiste de Boston, qui,—nous l'espérons, — sera l'un des nôtres l’an prochain.Voici donc, tel que corrigé, le programme de la semaine : Lundi : Louise.Mardi : Le Chemineau.Mercredi : Reprise, de la Tosca.Jeudi : Mme Chrysanthème.Vendredi : Kigoletto.Samedi : Mme Chrysanthème.Samedi après-midi, dernier concert d’orchestre.M.JEANNOTTE VA MIEUX L’état «le M.Albert.Clerk-Jeannotte, directeur-général de l’opéra, s'améliore de jour en jour.Il pourra tout probablement accompagner la troupe à Toronto dimanche prochain.SIGNOR JACCHIA EST VICTIME D’UN ACCIDENT Hier après-midi, Signor Jacchia se, rendait en voiture, de la gare Windsor à sa résidence lorsqu'eu traversant la voie des tramways, le sleigh versa.Le maestro et Mme Ferrabini, qui était, avec lui, furent, précipités sur le sol.Mme Ferrabini ne reçut aucun mal.Quant à Signor Jacchia, il s’infligea en tombant de fortes contusions au bras droit.Tl devra garder la chambre ces jours-ci; mais il sera, assured on, en état de diriger “La Tosca” mercredi soir.UNION NATIONALE FRANÇAISE •Vous publions ci-après le très beau programme qui sera exécuté demain soir au Monument National, à l’occasion du concert donné au bénéfice de l'oeuvre de Refuge de ITnion Nationale Française ; 1.—Orchestre, dirigé par M.Kdmond Hardy.2.— M.Dehille du Ouimétoscope dans son répertoire.•’1.— Histoire d'un crime, F.Galipeaux Freinière décorat ion, M.Zamacois.Mme Marsoll, du Théâtre National I.L'Africain, Grand'air, Meyerbeer M.M.d'Arial, de l'Opéra 5.—L’Arche de N né, G.Dancourt L’Hypnotiseur X M.Dumestre, du Théâtre National fi.—Lalcmé, Duo du 1er acte, L.Délibes Mme Plamondon M idiot, de l’Opéra M.Plamondon, des Concerts Colonne 7.—Samson et Dalila, air du printemps, Saint Saens Mlle Coursn, de l’Opéra 8.- Noel Païen J.Massenet Au clair de lune P.Marinier M.Honnie, de l’Opéra fl.— Rigoletto, Quatuor Verdi Mmes (’argue,s-Oahuzae.Course, MM.d’Arial, Bonafé 10.- Orchestre, M.Ed.Hardy.ENTR'ACTE 12.M.Dumestre dans son répertoire.Kl.“ Chantcolair 'Le lever du soleil, Ed.Rostand, M.Paul Marcel, ex directeur de l’A démie.Réplique par Mme Paul Marcel, ("est gentil, les femmes, G.Dan court,—M.Paul .Marcel.IJ.“Thaïs", air du miroir, .1.Massenet, Mme Cargue-Cahur.ac, du Grand Théâtre de Marseille.1 -ï.L’Bnfant prodigue, Duo,.O Debussy,—Mme Plamondon Miehot, M.Plamondon.Ifi.“Faust", Trio de la prison, Ch.Gounod,—Mme Cargue-Cahuzae, MM.d’Arial.Cargue.I/.“.Le Chalet ' .air de basse, Adam,—M.Cargue, de l'Opéra.18.La MARSEILLAISE, tradition du Grand Opéra d" Paris.— M.Bonafé, de l’Opéra.Au piano d'accompagnement, M.Henri Miro.LES CONCERTS DE LA SALLE WINDSOR Toute une série de concerts commencera le mois prochain à la salle Wind ko r.Le ,ï mars au soir.Paul Dufauit ou vira la série.Le ténor canadien est considéré comme un des plus forts té cors de concert qui soient.Mlle Henriette Bach, une jeune violoniste anglaise sera également au programme.Samedi après-midi, lo 16 mars, il 3 heures 30, on entendra Mlle Marina, célèbre cantatrice, et le fameux Gui-seppe Campanari, baryton d’opéra.Samedi après-midi, le 23 mars, Mme Gerville Rcache, donnera un récital.Mme Rcache est, comme on sait, un contralto de renom.Elle est un mem lire attitré du Covent Garden, de Londres; de l'Opéra Comique, à Paris ; du théâtre de la Monnaie, â Bruxel les; du Manhattan, de New-Vork et des opéras de Chicago et de Philadelphie.Samedi après-midi, 30 mars.Mlle Katherine Goodson, pianiste anglaise.Samedi après-midi, 13 avril; Mlle Myrtle Thornburgh, soprano lyrique, et M.Paulo Gruppo, violoncelliste.Samedi après-midi, te 20 avril: Qua tuer à cordes eomposé des artistes su: 'antes: Mlles Gertrude Marshall.Evelyn Street, Edith Jewell et Mme Su vanne Lord-Brendegee.Ces artistes viennent toutes des Etnts-PiVs.Au même concert, on entendra llerr Fre derick Gythcr, baryton du Métrons Jitan.—-*.- Entre peintres parisiens : —Savez-vous comment on appelle le grand chef de l’éeole cubiste ?—?J t —“Le maître cube”.Faits-Montréal1 LE BILAN DE BT PATRICE M.l'abbé Gérald MeShane, curé d»-St-Patrice, a donné hier matin, pendant I la grand’messe un aperçu du b lan de la paroisse pour l'année écoulée Pendant 1911, 148 mariages ont été) célébrés à St Patrice et 210 baptêmes.Les collectes du dimanche ont rapipor I té $12,000.La location des bancs, I Î4,000.Le revenu général de l’année s'est.élevé à $30.000.1 -a dette est de *47.000.On a payé $1.800 aux prédi cateurs du Carême et autres.Le euré McShang a fé,*eité ses ouailles de leur assiduité aux offices et de leur appui financier.LE BATONNIER BANQUETE On a continué, cette armée, la coutume inaugurée l 'an dernier de donner un banquet au Bâtonnier du Barreau.Sa medi so r, M.A.J.Brown, C.K., Bu tonnier du Barreau de Montréal et Bâ tonnier général pour la province de Québec, état l’hôte de ses collègues du comité exécutif de la profession à Montréal.Ica fête eut l’eu au Club St.James, et tous les membres du comité y assista ont: MM.A.J Brown, G.R.; B.Del frji- e.G R.; A.E.de Lorunier, G.R.: G.A.Harwood.G.R.; S.Létourneau, G.R,; Frank .1 Curran; Pierre Beullac; Jos.Morin; Arnold Walnwright; G.A.Guertin; Camille de Martigny, G.R ; et J.E.Gouliii M.R.Delfauose a proposé éloquem ment la santé du Bâtonnier.Parlant du succès de M Brown dans la prat que du droit et de la position importante à lui conférée par ses confrères, l’ora tour dit: “Le succès de l'uu des nôtres est une source de plaisir pour nous tous "’ En réponse, M.Brown offre ses ro merciements à tous, et parle de l'har mouie et de la' même entente qui exis tent entre les douze membres du Con sell Ou termina la soirée an théâtre Pr n ces»., alors que Madame A.L Brown et scs nvit-és se joignirent au parti.LEGER INCEXiDIE En peu de fumée qui entrait dans l’atelier de Levine Frères, fabricants de confections, 222 boulevard St-Lau rent, a causé une panique chez la douzaine d’employés qui se trouvaient là.Au lieu de se sauver par l’escalier qui était libre, ils ont sauté par une fenêtre sur le toit d ’un hangar à doti ze pieds plus bas que leur salle.Le feu a causé pour un millier de dollars de dégâts.GROS REVENU DE LA COUR Le rapport annuel de la Cour du Recorder, pour 1911, accuse une grosse augmentation sur l’an dernier.Ainsi, le total des causes jugées, en 1911, fut de 19,404, taudis qu’il fut, en 1910, de 18,964.Le revenu s’est monté à $69,100.61 contre $57,382.12 eu 1910.Le revenu de la Cour a plus que doublé en 8 ans: en 1904, il était de $33,918.88.1482 causes, de la juridiction de la Cour du Banc du Roi, ont été jugées sommairement par la cour du Recorder.Les causes d’après le statut des convictions sommaires ont été de 2, 387.Celles d’après les règlements mu nieipaux, de 10,624.La Cour a décidé de 3,835 causes civiles, et de 360 causes d’après la lui des I4iqenc.es de Québec.ïlix-slept ' enfants ont été envoyés aux écoles de réforme, et 77 insensés aux asiles d’aliénés; 675 enfants ont été en voyés ou renvoyés aux écoles in (lustrielles.Mur les 17 enfants mis à la réforme, 10 étaient des garçons et 7 des filles.(Il y eut 112 condamnations pour vente de boisson après 7 heures, le samedi soir, et .10 pour vente après il heures, les autres jours; 122 condamnations pour vente de liqueur sans licence, et six pour vente durant le.temps prohibé.POURQUOI ON1 LES A ARRETES Odilon Cyr de la rue Sanguinet et Raoul Duquette de la rue Saint-Urbain ont été arrêtés samedi soir par les constables Lafleur et.Paquette du poste de l’avenue Laurier.Les deux prisonniers avaient pris l’habitude de s’embusquer à la nouvelle éeole qu’on est à ériger au Boulevard Shint-Jo-seph, pour de là, sc jeter sur les dames et les jeunes filles qui passaient auprès.Le Recorder leur fera leur affaire ce matin.DUR COMME LA TETE D’UN POLONAIS Il n'y a pas que les morieauds qui ont la tête dure, il semblerait que les Polonais ne leur cèdent rien à ce sujet.Hier, un Polonais, de 18 ans, fut amené inconscient nu poste de la rue.(lu Grand-Tronc.Au cours d'une que relie, on lui avait lancé une bouteille sur la tête avec tant de force, qu’elle s'est brisée en morceaux.Transporté à l’Hôpital Général, il a déclaré devoir faire émettre des mandats contre ses assaillants de la rue Richardson.SIR CHARLES TUPPER REVIENT A LA SANTE Bir Charles Hibbert Tapper ost arrivé samedi de Londres où il a passé plusieurs semaines auprès de son père, Sir Charles Tupper a pris un mieux très grand et, malgré son grand âge, on s’attend à ce qu’il recouvre tout à fait la santé.Sir Charles Hibbert dit qu’il 1: 'a jamais encore vu autant de malaise eu Angleterre.On y semble convaincu que la guerre avec l’Allemagne n’est qu’une affaire de temps.Quant à la situation en Ulster, elle est tout, aussi grave que l’annoncent les dépêches.FATAL ACCIDENT RUE BLEURY.Mademoiselle (Nellie Kelly, à l'emploie do la.Compagnie du Téléphone Bell, se rendait au Gêsu, avant de regagner son domicile nu numéro 674 de la rue ( adieux.Elle longeait le grand perron du Ges quand un des lourds camions de la maison Meldrum, frappé par l’arrière d'un tramway do l'avenue du Parc, vint projeter violemment Mademoiselle Kelly contre la pierre et l’écrasa.On la transporta, inconsciente, chez le Dr Merrill et plus tard à l’Hôpital Génér où elle mourut un quart d'heure nprta.sans avoir repris ses sens.8a compagne, Mlle McCormick fut tellement affectée de ce triste accident qu’elle est depuis sous les soins d’un médecin, TONIQUES «(APERITIFS Exigez les marques suivantes do votre fournisseur.VIN BACCHUS, Vin Tonique et Apéritif au Quinquina VIN BANYULS BARTISSOL, Vin Tonique Naturel PORTER ANGLAIS JOHNSON EXTRAIT de MALT de MILLER LAPORTE, MARTIN & CIE, LIMITÉE, MONTRÉAL La nouvelle république chinoise L’IMPERATRICE DONNE INSTRUCTIONS A YUANS SHI - KAI DE L’ORGANISER DE CONCERT AVEC LE GOUVERNEMENT PRO VISOIRE.Nankin, ô.— Yuan Shi Kai a requ instruction de l’Impératrice d organiser la république dans le nord et eela conjointement avec le gouvernement du sud.L’arrivée à Nankin de Wu Ting Pang, le ministre de la justice dans le gouvernement républicain, et Tang Shao ^ i, le représentant du premier ministre impérial, l’extension de l’ar jnistice pendant une semaine, tout indique que les négociations tirent à leur fin.La seu'le question difficile à résoudre est le choix de la nouvelle capitale.IVkiri, 5.— Plusieurs princes impériaux quittent Pékin.Le, Prince Kung, le Prince Au sont partis pour la Mandchourie.Le général Chao Erh Haun a reconnu la ré ' " p.mais Chang Chou-lin, commandant des troupes, ne veut pas baisser pavillon.->- L’exposition pour le Bien-être des enfants Le comité qui prépare le travail des écoles en vue de l’exposition pour le bien-être des enfants, s'est assemblé samedi matin, â dix heures, à J'Aoadé mie du Flateau, sous la présidence de M.La barre, principal de l’école Montcalm.Etaient présents, MM.J.N.Perreault, directeur général des écoles, l’abbé Maurice, secrétaire du comité central de l’exposition, Lebtond de Brumath, Milder, Mondoux, Ahern, Mc Guire, O ’Donoghue, principaux, S Martin, Lagaeé, Bertrand et Ghaballe, professeur».Après lecture des minutes de la dernière assemblée, les sous comité* que l 'on yavait constituée ont fait rapport sur leur travail préparatoire et leurs suggest'on s ont été discutées point par point.Ee résultat est excellent et tout fait prévoir que la participation des écoles catholiques contribuera pour beaucoup au succès de l’exposition.Le» propositions du comité général seront maintenant soumises â la coin nrssion scolaire qui prendra des moyens pratiques de les mettre à exécution.-.+- Notes Judiciaires AU CONSEIL PRIVE.Décision a été rendue par le Gonseil Privé, dans la cause de la Cité de Montréal vs.le Montreal Street Railway, et lo solliciteur-général du Canada, et le procureur-général de la province do Québec, mis en cause.TJ s’agit, de la délimitation des pouvoirs de la Commission des Chemins de fer sur les lignes provinciales.C’est à propos du fret, et le jugement porte que lorsque le fret est transporté exclusivement sur une ligne provinciale, le gouvernement de la province a juridiction, lorsqu'il s'agit d'un chemin fédéral, les pouvoirs appartiennent à la Commission.Dans l,a cause actuelle, la.décision des Commissaires, du 4 mai 1909, est déclarée faite sans juridiction, car elle s’apple sur la subsection b de la section 8 de l’acte des Chemins de fer, et qui est jugée “ultra vires”.COUR DU BANC DU ROI.Motion a été accordée dans la cause de Rolland vs le Grand-Tronc, et Cas-grain et al., mis en cause.H s'agit d’une cause en expropriation sous l’autorité de la loi fédérale des Chemins de fer, 37 R.8.G.COUR DE REVISION.Dans la cause de B.Kloek vs la ban que M oison, jugement a été modifié.Le demandeur plaidait que le 8 septom brr 1902, il devait à la banque de Que Ix-c une balance de $271,788.08.U s'est procuré ce montant de I .banque Mol son pour payer la banque de Québec, et donna comme garantie des limites à bois.En conséquence, il demandait que sa dette envers la banque Molson fut déclarée payée et éteinte, et que les limites lui fussent remises, JUGEMENT ATTAQUE ^ La eau se dos jeux de hasard du l'arc Sohmer a été inscrite pour audition au mérite, en Cour d’Appel, par M.Geor ges Gauvroau, un des accusés contre qui la sentence n été suspendue en juin dernier;.Ee requérant, avec plusieurs autres, fut arrêté, le 10 juin dernier, sous l'ac cusation d’avoir tenu une maison de jeu au Rare Sohmer.Lo 19 juin, le juge Lanctôt rendait jugement et.suspendait sa sentence, après qu'admission de cul pabiOité eut été faite.Le requérant plaide que le juge de la Cour de Police n'a pas juridiction exclusive dans les causes de jeux do ha sard, et que l'accusé, après les procédures préliminaires, aurait dà avoir l’option de choisir son procès devant un juge dos Sessions, soit devant un jury.Un tel choix n'a pas été accordé, et, en conséquence, le jugement rendu par le juge Lanctôt ost irrégulier et illégal:.La requête pour certiorari fut pré sentée devant le juge Laurendeau, le 2 janvier.La présente inscription cet pou* audition au mérite, et les avocats de la.Couronne auront à intervenir dans la cause.-f- MM.Giroux et Stroud conservent leur majorité CELUI-CI L’EMPORTE PAR 60 VOIX: CELUI-LA PAR 9 l.e secrétaire municipal a vérifié samedi matin, A l'Hôtel de Ville, le scrutin des quartiers Saint-Jacques et Saint-Joseph.Cette opération n'a pas changé un iota au résultat ; M, Stroud reste élu par 60 voix, et M.Giroux conserve sa majorité de 9.M.Brodeur, l'ancien échovin de St-Jacques, défait par M.Giroux, a déclaré qu’il exigerait le décompte devant un juge de la Cour Supérieure.Canalejas attaqué ; à la Chambre IL PROTESTE AVEC INDIGNATION CONTRE LES ACCUSATIONS DE ; SES ADVERSAIRES (Service particulier) -Madrid, 5.— Ijf.chef du parti carliste, M.Mella, a critiqué la conduite du gouvernement, qui obéit platement aux radicaux et M.Maura, chef du parti conservateur, ancien président du conseil, a fait le même reproche au cabinet.Il a également accusé le gouver-nement de tolérer le sabotage et !’a blâmé de n'avoir pas fait voter le budget.M.Maura termina en déclarant qu’une .pareille politique, si elle était continuée, amènerait la chute de la monarchie.•M.Lerroux, chef du parti radical.et M.La Cierva, ex-ministre de l’intérieur, qui fit exécuter Fer rer.montèrent ensuite à la tribune pour se livrer à des attaques contre le gouvernement.M.Canalejas, dans sa réponse, porta un défi à ses adversaires et protesta avec indignation contre leurs accusations.Il déclara que, malgré les critiques, il ne modifierait pas sa politique.-4.- Union Nationale Française ls?bureau do location actuellement à la Librairie Bt-Louis r88 Ste-Catberine-Est, sera transféré mardi matin à 9 heures au Monument National.Que les familles n’oublient pas que, dans le but do leur permettre d’assister à cette belle soirée, des places de 25e ont été créées et des places de 50c réservées ont été choisie!» dan» les 7 premières rangée» de ia galerie M.Louis Raynaud, Consul de France, occupera une loge dont la décoration faite aux armes de France, a été peinte à Paris tout spécialement pour cette soirée.Des jeux, de lumières installés pour armoiries de la ville e été réservée à Son Honneur le Maire.De» jeux de lumières installées pour la circonstance jetteront un éclat tout particulier sur les tentures aux couleurs nationales au milieu desquelles serbnt entrelacées des fleurs de toute provenance.Comme souvenir de cette soirée uni-que et sans précédenr, dans le» annales artistiques, un programme exécuté sur papier style ancien, contenant la photographie et la biographie des artistes sera offert dans la salle.En profitant d’un pareil régal artistique, les spectateurs feront oeuvre de bienfaisance puisque la recette de cette soirée sera versée au bénéfice de l’oeuvre de refuge de la société.Essai heureux à New-York New \ ork, .p — vjf mouvement d effroi s e.mpura hier des nombreux promeneurs qui furent témoins de l'acte extraordinaire accompli par Mi Fred.It.Lan, un couvreur, lorsque se jetant du haut de la statue de Ta Liberté il fila rapide, vers le sol, tel une flèche fendant 1-'espace.Toutes les craintes furent néanmoins bannies lorsqu ’audeseus de la tète du hardi acrobate on vit.»’ouvrir un immense parachute.Du sommet do la statue au sol il y a plus de 300 pieds.L'acte, quoique audac eux réussit pleinement et, malgré un atterrissage un peu brusque, M.Lan ne fut pas blessé.M.Fred.Lan est très connu à New-Vork comme entrepreneur et il s'est spécialisé dans les travaux de couverture des toits des édifices très élevés.Ils enterrent sa vie de garçon Samedi après-midi, au club Canadien.on a enterré très joyeusement la vie do garçon du Dr !.P.P*orval qui épousera demain matin.à l’église St-Louis de France, Mlle Berthe Guertin.De» ami» (Tu docteur s’étaient donné rendez-vous en grand nombre et la peine fête fut o'u ne peut plus gaie.Me Albert l’iiéberge se fit 1 interprète de tous pour offrir au Docteur les meilleurs vœux de bonheur.En même temps, 'il lui présenta une splendide coutellerie en argent massif.la: Dr Dorval reniei-cia ms cordialement ses amis du leur délicate attention.Me.J.\.PiMuenu dit aussi quelque» mots et MM.Jules Clément et Alexandre Brossard chantèrent de très jolies romances.Vu nombre des invités on remarquait MM.G.Amirenult, Dr 11.Aubry, M.Aubier, Edouardj Beaudry, Vlexanore Brossard, Henri Brouillet.Emile Beauchamp.A.Beaudry.Geo.Bertrand.D.Bertrand, Dr J.E.Boi-vin.A Beauchamp, R.Beaudry, Dr P.E.Bousquet.Emile Chaput, Art.Chariionneau.Dr Ccttadini.Dr E.Chaussé.Edouard Cholctte, Alex.M.ClerR, Dr -I.\Y.Collerette, ].P.Clément.li.R.Charlebois, H.A.Cholet-le.Dr G.Dupont, G.Dcmors, Ed.Dufresne.Dr Ed.Dufresne.Ed.Désaul-niers, Dr F.Fleury, R.Favibeault.Jos.l’ortier, Dr J.(1.A.Gendreau, Dr II.Gênais.R.Genest, Arthur Garcau.P.V.Guay.('.A.Guertin.Victor Guertin.I.M.|{.l.ongtin, Dr \.I.a-salle, l-'i-ed.G.I.urivière.F.I.atou-relle, Eugène l.eeavnliev.Kusèbe l.r-eavulicr.L.Man-hand.Ed.Mont petit.Vrthur Mailhot, Dr.Aip.Mercier, ¦ l.A.Mireault.11.Enureitcellp, Alp.Mousseau.B Morelli, Dr.-las.Melan-eivut, Conrad Manceau.Dr \V.Otri-met.René Pigeon.Dr Eu g.Provost, Ed.Renaud.F.Surveyer, Luigi Scan gu.A.Théberge.Arthur Vallée, Henri Vian.( .].Mi-lançon, M.Lnbrecquc, -!¦ L.Clément, et nn grand nombre d’autres .-$- Tué par un train ( Service particulier) St-Coiistant, 3.M.Edmond Beauvais.citoyen très connu de Delson Junction, s'est fait tuer près d< St-Constant, par un convoi du Pacifique Canadien.U- mécanicien l’a vu à la traverse, mai» a cru qu’il s’était mis de côte, et ee n’est qti'ft Farnham qu’on a appris la mort de M.Beauvais.I.avant de la locomotive était toute couverte du sang de la victime.Le coroner MacMahon a tenu une enquête : le verdict dit : homicide involontaire.Beauvais laisse une veuve et de» orphelins.Dans le Monde i Ouvrier GREVE A L’ARSENAL Davenport, Iowa, 5.— Six cent» employés de l'arsenal de Rock Inland sont bieu déterminés à ne pas se soumettre aux exigences du système Taylor que le gouvernement des Etats-Unis veut, dit-on, introduire à l'arsenal.Ce système consiste à établir pour tous Tes hommes une sorte d’échelle de capacité qui oblige chaque ouvrier à produire toujours dans un temjis donné la même somme de travail comme cela se fait pour une machine, dont la productivité est établie d’avance.Tou.» les ouvriers sont en général op posés à ce système qu ne tient pas compte des dispositions physiques de l’artisan et l’oblige parfois à produire plu» qu’il ne le peut.Si le gouvernement persiste dans sa determination, lies 600 unionistes se mettront en grève.IL EST ACQUITTE Los Angeles, 5.— Bert H.Conners, accusé d’avoir tenté de faire sauter le gref de la cour par la dynamite, a été remis en liberté.Le jury n'a pu s’accorder sur le verdict à rendre.Dix contre deux étaient pour l'acquittement.LA GREVE A MANCHESTER La situation est toujours très tendue à Manchester.L’élément socialiste n’est pas satisfait du compromis de six mois qu’ont fait ensemble les employeurs et les chefs de l’Union- ID ne veulent pas admettre dans les ateliers Tes membres de l’union catholique qui forment un groupe important des tisserands du Lancashire.Plusieurs bagarres ont eu lieu en certains endroits et l’on s'attend à ce que la grève générale soit de nouveau déclarée aujourd'hui.Les autorités ont mis sur p'ed un certain nombre de gardiens de la paix pour protéger les ouvriers malm-enés qui n’appartiennent pas à l’union, dite des “amalgamés”.LE SYSTEME TAYLOR Il se fait actuellement dans le district de Pittsburg une enquête sérieuse sur les conditions de travail dans les aciéries de tout le district.M.A.Fitch, un sociologue de renom a été chargé par une organisation dont Pierpont Morgan est lo trésorier, de faire des relevés, qui seront produits à l’enquête, conduite par le comité d'investigation Stanley, Fitch prétend que les ouvriers habiles sont bien rémunérés; il ne croit pas que les infractions à la loi du travail soient très fréquentes, (’’est son opinion.CLUB MONT-ROYAL l.e club Ouvrier Mont-Royal aura son assemblée régulière ce soir et fera les derniers préparatifs pour avoir son concert et bal qu'il donnera samedi soir à la salle Mont-Royal.Le comité d’organisation a décidé de s’adjoindre quelques membres.Par ordre du secrétaire.LES TYPOGRAPHES Samedi soir avait lieu l’assemblée régulière de l'Union Typographique Jacques Cartier No 145, sous la présidence de M.1 os.Gauthier.Après l’adoption do plusieurs autres rapports importants l'ou passa au principal ordre du jour, qui était, celui de la nomination des officiers, qui donna le résultat suivant: Président, Joseph Gauthier; 1er vi ce président, J.O.Brisson; 2ième vice-président.Ad.Tremblay; secrétaire-archiviste, H.Cardinal; secrétaire-financier, C.Géiinas; trésorier.Ls.Gadiu-ry; sergent d’armes, Jos.Garant; commissaire-ordonnateur, P.A.Forest.Comité exécutif: A.Godin, O.Grandmaison, C.Coutu, Jos.St-Hilai-re, T.L.Doutre, B.Yauthier, E.Bru-nolle.— 5 à élire.Comité de l’Etiquette: Ad.Tremblay, J.O.Brisson, H.Francq.Délégués au Conseil des Métiers et du Travail: Jos.St-Hilaire, G.Francq, Henri Francq, O.Grandmaison, Jos.Gauthier, P.A.Forest.—1 à élire.Délégués au Parti Ouvrier: G.Francq, H.Paquiu, O.Grandmaison.Délégués au comité de l’étiquette du Conseil des Métiers et du Travail : Ad.Tremblay, J.O.Brisson, H.Franck, E.Bureile.Comme il y a eu contestation pour le comité exécutif et les délégués au Conseil des Métiers et du Travail, un poil sera tenu de 6 heures à ü heur-’S 30 p.m., le 3 mars prochain, à la salle ordinaire des réunions, et MM.A.Marcil, J.W.A.McGown ont été nommés scrutateurs.C’est avec regret que les membres du 145 ont appris la détermination du confrère O.Grandmaison de ne plus accepter la charge de secrétaire financier qu'il avait depuis 4 ans, et pour laquelle il a été mis en nomination de nouveau, mais qu'il a déclinée.AI.Grandmaison a réclamé uu peu de repos, mais tous espèrent, qn'avant longtemps, il s’occupera encore active ment du mouvement en faveur do ses confrères, et les fera profiter de nouveau de son expérience.La candidature de M.James Lynch, comme président général de l’Union Typographique internationale fut en dossée par cette union ainsi que celle de Ai.J.Hays au poste de secrétaire-général.Après l'expédition des affaires de routine, l’assemblée s’ajourna au 3 mars.APRES LES ELECTIONS Ce soir il y aura une grande démons (ration nu club ouvrier de la Partie Nord en l’honneur des échevins Turcot et Tétroau.On veut fêter le succès remporté dans les quartiers Laurier et St-Denis.La réunion aura lieu aux sal les du Gymnase ouvrier, 714 rue Cowan.Tous les membres sont invités, CLUB LAURIER SUD Les membres du club ouvrier, quar tier Laurier-Sud, sont priés de se réu nir ici ce soir avec leurs amis chez F.Sarrasin.13 Fairmont Est, pour ailes assister à la démonstration en l'honneur de MM.le» échevins Nap.Turcot et Krn.Tétreault, aux salles du Club de la Partie Nord, 714 Cowan, Pnr ordre, F.SARRASIN, Secréta ire-archiviste.CHARPENTIERS EN FER L’Union de» charpentiers en fer a tenu hier une assemblée spéciale à la quollle assistait M.G.Butler, premier vice président, de l'Union Internationale.La réunion était très nombreuse, il y avait des représentants de tou» les district» environnant*.La présence do M.Butler avait attiré un grand nombre de gens étant donnés les événement* qui se passent aux Etat* Unis et qui concernent part cul èrement l’Union des charpentiers en fer.M Butler n’y lit qu'une allusion discrète.11 |varla surtout de l'organisation et de ses projets d’avenir.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES ASSOCIE 0-> demande un ASSOCIE EN COMAI A N DITE pour entreprise payante à courte échéance ayant un capital de | -«2,000.S’adresser au Casier 49 “Le De-! voir.” EMPLOI DEMANDE Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIERE, F.J., C.R., aw cat, 76 rue Saint-Gabr:e;, Tél.Bell Main 2679.LAMOTHE & TESSIER, avocat», édifice Banque de Québec, 11 Pa ’* là’Armes, Montréal, Tél.Alain 3555.J.| C.Lamothe, L.L.LD., Camille Tessier, ! L.L.B.Une jeune dame désire pos tion corn me assistant teneur de livre» ou emploi dan» un bureau de médecin.Pouvant parler les deux langues.S’adresser à Casier 11,2, “Le Devoir”.HOMME DEMANDE On demande un homme d'expérience et recommandé pour pirendre charge de la comptabilité et la correspondance d'nn bureau d’agent de manufacture.Emploi de 5 à 7 heures ]>.m., le samedi, de 2 à 9 heures p.m.— Ecrire à Casier 45 Le “Devoir”.MACHj.-.fSTES QUATRE MACHINISTES DEM AN DES.— Machinistes et ouvriers habi tués aux travaux maritimes.S’adresser à la CoJiingwooi] Shipbuilding Company, Limited, Collingwood, Ont.PROFESSEUR On demande un professeur qualifié pour l’école des garçons de A’illeray, s’adresser au directeur.Révérend A.Desrochers, P.8.V., 3428 Ht-Hubert.PHARMACIEN On demande un pharmacien, commis certifié ou élève d'expérience avec bonnes références, bonne position et bon salaire pour jeune homme compétent.aussi jeune élève sans expérience.S’adresser Pharmacie Lecours et Lanctôt, coin Saint-Denis et Sainte Catherine.________À LOUER____________ A LOUER Magnifique fiat, situé rue Saint-Hubert, à 2 minutes de l’église des Pères du St-Saerement, 30 pieds de large, 8 pièces.S'adresser à 1264 rue Saint-Hubert.CHAMBRE A LOUER Saint-Jacques, No.70, en face des bureaux du “Devoir”.Chambre de devant, $5.00 par mois ou $1.50 par semaine.Usage du téléphone.A VENDRE A VENDRE •La collection complète du “Devoir” jusqu’au 31 décembre 1911, bien reliée en 4 volumes.S’adresser à 6S1 Papineau, après 5.30 p.m.tous les jours.BOUTIQUE A VENDRE Boutique de plaqueur en nickel, argent, or, et cuivre, et tout le matériel pour polissage du fer et du cuivre, ainsi que du laquage du cuivre, 2 tours à polir, dynamos et moteurs à 3 forces.Bonnes conditions.S'adresser à Geor ges C'ariguan, 1042 Sainte Catherine Est.LAMPE A ARC Une magnifique lampe à arc de première classe.A coûté $55.00, vendra pour $25.00.l'adresser au “Devoir”, 71A rue St-Jacques.MEUBLES Durant ce mois, nous vendons nos meubles ,tapis, prélarts, 20 p.c.meil leur marché qu'ailleurs.Venez nous voir avant d'acheter.Rachel Furniture Co., 51S Rachel Est, près Parc Lafontaine.PROPRIETE A VENDRE Verdun.Propriété à vendre, près église, école et chers, toute neuve, rapportant $1,524.00 par année.Pour cause de départ, vendra pour $13,500.00.Conditions faciles.S’adresser au propriétaire, 309 Ethel, Verdun._________DIVERS ACCORDEUR DE PIANO M.DIONNE, accordeur ru piano, au t,refois do Nazareth, est maintenant au No 163 Amhrest, Tél.Est 5442.REPARATIONS LANE, J.A., Avocat, C.R., 97 ru» Saint-Pierre, Québec.Téléphone 382 NOTAI ES BELANGER & BELANGER, notai-jes ( Léandre Bélanger et Adrien Bélanger ).30 rue St-Jacquea, Tél.Main 1859.Residence, 240 Visitation.Argent à prêter sur hypotheque à 1(0;.ni condition, et achats de créances GIROUX LUCIEN, Notaire, éd üca Sa nt-Charlcs, 43 S'.-Gabriel.Tél.Main 27H5.Résidence 405, Dulu J Est.Tél.St-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.DENTISTES GENDREAU & GENDREAU, Chirurgiens-Demistes, 117 Saint-Denis,^ coin Dorchester.Tél.Bell Est 2916.Br J.G.A.Gendreau.Dr Conrad Gendreau.NOLTN, Dr.JOSEPH, Chirurgien-dentiste, 308 Sherbrooke-Est.Consultations de 4 à 6 heures p.m.Tél.Esc 1162.Dr ARTHUR BEAUCHAMP, chirurgien d-entiste.Tél.Bell Est 3549, 165 rue St-Denis, 4 portes de l'Unix ersité.ROUSSEL, EMERY A., chirurgien-dentiste.502 Ste-Cathcrine-Est, Montréal.Tél.Est 2971.CARTES D AFFAIRES De GASPE BEAUBIEN Ingénieur Conseil, Bâtisse Liverpool,' I.ondon & Globe, Montréal.Tél.Main, 3814.ACHïLIÆ n.vvm Entrepreneur électricien, 250 rue Saint-Paul.Tél.Bel! 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Jamais en dûmes seules.— Vous no craignez pas la fumée des hommes?— Je préfère la fumée des hommes.11 me fallut distribuer à nouveau ma charge entre mes deux bras et mes dix doigts.Le train était encombré.Péniblement, je découvris une mauvaise place de milieu où je déposai avec empressement mes colis.De méchante humeur, je murmurai: — Pourquoi cette peur des dames seules?— Peur, c’est lé mot.— Peur, vous?.Mon étonnement n'était pas joué.Ma tante est haute comme un grenadier, et chez nous tout le monde tremble devant elle.— Peur, oui, très peur.Il y avait bien de quoi.Je flairai une histoire.Tante Aurélie avait donc couru en wagon une aventure que j’ignorais.Elle ne se fit pas beaucoup prier pour me la raconter sur le quai de la gare, pendant que sou train chauffait.— En ce temps-là.c'est déjà bien vieux, ton oncle tenait garnison à St-Quentin.Nous n’en étions encore qu'au grade de capitaines, un grade qui n’en finit plus.J'émis venue à Paris pour voir tes parents et.après avoir passé quelques jours avec eux.je regagnais ma garnison.11 n’y avait pas alors de ces wagons à couloir qui permettent de communiquer d’un compartiment à l’autre, et l'on mettait avec les meilleurs trains trois heures de Paris à St-Quentin, b heures et quelquefois 4, une ou deux de plus cm 'aujourd'hui.De sorte qu’on était enfermé pour tout ce temps avec ses compagnons de route.Il importait donc de les bien choisir, et l’on attachait beaucoup plus d’importance aux visa- Toujours Fraîches LES PATES ALIMENTAIRES de la MARQUE HIRONDELLE” Macaronis, Vermicelles, Spaghettis, Coquilles, Petits Pâtés, Nouille.ttes aux Oeufs.font les délices des gourmets, parce qu’elles sont toujours fraîches, et conservent cette saveur exquise que ne possèdent pas les produits importes.EN VENTE DANS TOUTES EES BONNES EPICERIES La Cie C.H.Catelli, Limitée MONTREAL, Canada.gex.Une bonne figure hOnnête, aux joues bien remplies, faisait aussitôt recette.On parlait justement d’un assassinat qui venait de se commettre sur une ligne ferrée.Aussi chaque voyageur observait-il les autres avec vigilance.-Machinalement, j’examinai l’imposante rangée qui oecupaif la banquette en face de la place réservée à ma tante.Elle surprit mon geste : — Inutile.Claude.Us sont trop.Ton père m’avait accompagnée à la gare.Quand le colonel me prenait mon billet, c’était toujours les premières classes.Mais quand je voyageais sans lui, je prenais les secondes.Il n’y a pas de petites économies pour une femme.Ce sont les femmes qui font et défont les maisons.L’homme travaille et la femme épargne.Je savais qu’elle n’épargnait pas les conseils et me hâtai de la remettre sur la voie : — Et vous étiez montée en dûmes seules?—¦ Sur le conseil de ton père.Il me montra un compartiment occupé par deux religieuses.“Là, me dit-il.vous serez en bonne compagnie.— En effet, avec ces bonnes Soeurs, je n’ai rien à craindre.” Assises côte à côte, elles portaient de grandes cornettes qui jetaient de l’ombre sur leurs têtes penchées, et leurs manches se rejoignaient sur leurs mains qu’elles cachaient.C’est un geste assez habituel aux ecclésiastiques.Leurs grossières robes de hure épaississaient leurs formes.Tout, à fait rassurée par leur présence, je m’installai dans un coin, je fis mes adieux à ton père, et le train s'ébranla.Il ne devait plus s’arrêter qu’à Saint-Quentin.Je n'aime pas beaucoup à lier conversation.Mes deux compagnes paraissaient elles-mêi mes très réservées.Je crus, au départ, qu ’elles priaient et ne voulais pas les déranger dans leurs oraisons.Après avoir lu un journal ou deux — tu sais, la lecture, ce n'est pas mon fort, et je ne m’intéresse guère qu'aux faits divers.aux crimes, aux accidents, — je sortis de mon réticule mon ouvrage pour m’occuper, car je ne déteste rien tant que l’oisiveté.A ee moment, l’une des religieuses décroisa ses mains.Ce fut un geste rapide, mais j'eus le temps d'apercevoir une patte énorme et velue.Je plantai mon aiguille résolument dans mon canevas, pu écartant l’idée saugrenue qui m'avait traversé l’esprit: Allons donc ! les gros travaux déforment les doigts.Et d.’ailleurs, les filles de la campagne ont toutes des mains comme ça.et puis je n'ai qu'à adresser la parole à ces braves soeurs pour être fixée.Cependant, au lieu de leur adresser la parole, je les regardai tour à tour sans en avoir l’air, à la dérobée, tout en continuant mon travail.Je commençai par le bas.Leurs pieds étaient considérables.Je me gourmandai de mon obstina tion : Dans les communautés, on achète les chaussures à la douzaine, et l'on se base sur les plus fortes pointures.Cela fait des pieds d’hommes, naturellement.Mais pourquoi ue parlaient-elles pas entre elles?Pourquoi cette immobilité, ee mutisme?Malgré les raisonnements que je m’adressais à moi-même, je sentais l’inquiétude me gagner.Enfin, on a beau ne pas vouloir bouger, il arrive qu'un mouvement vous trahit.Pn petit jet de flammes dans la lampe inutile qui s’éteignait leur fit lever la tête à toutes deux on même temps.Plus de doute: c’étaient deux hommes.— Deux hommes?Vous êtes sûre 1 — Sûre et certaine.Us étaient rasés de frais, mais à une attention éveillée comme était la mienne ,aucun détail n’échappait.Je distinguai les traces du rasoir.Tout concordait pour me donner une certitude.Et la peur me parcourut de la tête aux pieds, J non pas une de ees petites train-1 tes pour des choses imaginaires que chacun éprouve sans en être véritablement incommodé, mais en mais la vraie peur, celle qui suspend en vous le cours de la vie, celle qui est comme une chute dans un abîme sans fond: on s’écoute tomber, et l’on attend que ses os ge brisent.11 fallait à tout prix qu’elles ne s’en aperçussent pas.Si elles s’en apercevaient, elles comprendraient que je savais, et, pour s’être ainsi déguisées, il fallait une raison que j’imaginais aussitôt criminelle.Mon calme, c'é tait mon salut.— Et la sonnette d’alarme?— Elle était juste au-dessus de : leurs têtes.Je me raidis pour i continuer mon ouvrage.Tout mon corps était en moiteur.Cependant, ma main ne tremblait pas trop.Elle poussait l’aiguille sans erreur.Parfois, je cherchais l’heure à ma montre.Le temps n avançait pas.Une fois, il me sembla que les deux religieuses chuchotaient en me regardant.Je crus au danger immédiat, mais ne bronchai pas.— Attendez, attendez.Monsieur l'employé.Un employé fermait les portières! Ma tante, n'eut que le temps de monter dans son compartiment.Un peu plus, elle manquait sou train.— Et, la fin?réclamai-je.Vite.— Tu la sauras une autre fois.Je ne la connus, en effet, que longtemps après, au voyage suivant de ma tante: — Ah! tu te rappelles mes deux bonnes Soeurs?Je crus que je n’arriverais jamais à St-Quentin.Quand le train entra en gare, je respirai.Et mou mari qui m’attendait fut stupéfait de mes affee-tueuses démonstrations, auxquelles il n'était pas habitué.Je n’eus pas besoin de lui en expliquer la cause.Un rassemblement se produisit instantanément près de nous.Quatre gendarmes procédaient à l’arrestation de mes deux compagnes de route qui étaient signalées.C’étaient deux condamnés au bagne qui s’étalent évadés de leur prison après avoir pillé la garde-robe des Soeurs de l’infirme rie pour se procurer un déguisement.Depuis lors, j’ai toujours fui les compartiments de (lames seules.Henry BORDEAUX.Un avis spécial est donné à tout abonné du téléphone et au public en général que tous les employés de la COMPAGNIE DU TELEPHONE BELL, dont les devoirs exigent leur admission aux établissements des abonnés, sont pourvus d’une insigne officielle.Aucune personne prétendant représenter- la Compagnie ne devrait être admise avant que 1 insigne ait été vue et le numéro noté.LA COMPAGNIE DU TELEPHONE BELL DU CANADA Un vol hardi PENDANT L’OFFICE DU SOIR, A LA CATHEDRALE ANGLICANE, UN VOLEUR PILLE LES CHORISTE.Pendant que les choristes de la cathédrale anglicane chantaient l'office du soir hier, un voleur vidait les j>o-cdies de leurs pelisses.Quand ils revinrent au vos traire, ils s’aperçurent, que l'argent qu'ils y avaient laissé avait disparu.M.Lynwood Farnham s’était fait voiler $20 et un billet pour Toronto où il devait aller le soir même.La -M.Opie perdait $30.Les autres choristes perdaient ensemble une dizaine de dollars et des billots de tramway.Comme les portes extérieures du vestiaire étaient fermées à clef, le voleur a dû y entrer par le temple où H est retourné sa moisson faite.On n’a donc aucun moyeu de le retrouver.Les choristes, hommes et femmes, portent la soutane et le surplis; ils avaient donc laissé au vestiaire pardessus et manteaux.Le voleur aurait, fait une plus grande récolite de dollars, si les hommes ne portaient pas d'habitude leur argent dans la poche de leur pantalon.Aussitôt qu’on s’aperçut du pillage, ou téléphona à la police.Le détective Pigeon se rendit immédiatement à la cathédrale, mais ne recueillit aucun in dice.Il demande leurs têtes L’échevin Blumenthal est à peine élu qu’il veut déjà partir en guerre contre les évaluateurs dont il demande la tête; il fait cependant une exception pour le président du bureau, M.J.Hamilton f erns, qui est, ddtu, le seul qui connaisse son affaire.L’échevin juif dit que ses corcLgion naires sont, traités autrement que les autres et qu 'on prend toutes les chances possibles de biffer leurs noms des listes électorales, à moins qu’ils ne se rendent à 1 ’.Hôtol-de-V/,,e à la veille de toutes les élections pous s’assurer que leurs noms sont bien sur les listes.A TUnion Catholique M.J.J.Grignon, protonotaire du district de Terrebonne, a fait les frais de la séanee.dimanche, à l’Union Ca tholique, devant un auditoire choisi et nombreux.Son sujet: l’alcool et les ravages de l’alcoolisme a été traité d’une manière instructive et originale.Le conférencier attaquant son sujet, fait une revue des différents types d’alcooliques, sans épargner les prétendus modérés, mais à régime contenu; il passe ensuite en revue les divers effets de l’alcool Sur le caractère, montrant que l’alcool, non seulement mine la race par son action délétère, mais encore professe une véritable haine pour les plus fermes appuis de la société.Tout eu protestant qu’il ne veut pas imposer de chiffres et de statistiques à ses auditeurs, il ne peut re fuser une citation empruntée à nu journal dont on connaît les tendances peu hydrophiles, montrant la marche ascendante de la criminalité juvénile, attribuée principalement à l’hérédité alcoolique.Arrivant à la question du remède, il divise son sujet; en deux parties: le remède individuel et ie remède social.Pour les fins du remède individuel il classifie les buveurs en inconscients, en misérables et eu malheureux; les premiers n’abusent que d’eux-mêmes on apparence; il n'a pas à s’occuper d’eux; les misérables sont les ivrognes impudents et scandaleux, pour qui il n’est, d’autre remède que les soifs prolongées de la bastille.Dans les malheureux, il inclue les pseudo-malheureux qui se savent engagés dans la voie périlleuse, mais vivent et meurent alcooliques, parce que, irréductibles partisans du .libre arbitre, ils comptent toujours sur une volonté que chacun sait abolie depuis longtemps chez eux: ce sont les prédestinés à la paralysie finale de la cinquantaine.Enfin, il s'occupe spécialement de ce qu’il appelle les malheureux vrais, dont la société (lent dire, comme Pascal des sceptiques: “.('ai pitié do ceux qui cherchent en gémissant.” Pour leur indiquer la guérison, il dit que leur cas est celui d’un véritable malade, mais qui -doit être honteux de sa maladie; le malade doit être régénéré par un régime tonifiant.Malheur à.l'alcoolique qui ne rougit pas de son état.Le conféreu cier fait un procès en règle aux hom mes publics qui scandalisent tout le pays, en gravissant la tribune en étal d'ivresse.En deuxième lieu, ce malade doit comprendre que désormais, il fait partie d’une catégorie d’êtres à part.Le mot tempérance n 'existe pas pour lui.c'est l'abstinence absolue ou l’ira pénitence finale.U doit se fermer non seulement au cabaret, mais à tous les dangers de nos meour.s sociales et se convaincie qu d n'y a jania:- d’'immunité, pour lui, contre le mal, qui.peut, reparaître après vingt-cinq années d’abstinence dans foule sa force, à.la moindre diale; eniin il doit so donner un but absorbant à l’existence, exemple: Je général Grant, qui de vulgaire ivrogne devint Président de la République voisine, par le seul fait de l’occupation qu’il trouvait pour son talent dan3 la guerre américaine.Sur la question du remède social, h conférencier passe en revue les diff rents modes d’action dont ia société dispose et le rôle des différentes classes de la société; il insiste pour que 1rs lignes de tempérance ne se bornent pas a, un role décoratif, mais soient années de pouvoirs légaux à l’instar des clubs, el puissent contribuer effectivement à l'action antialcoolique.Il nasse en revue les inconséquences de ceux qui i o cessent de crier à l’attentat contre la la liberté du sujet, en face des mesures prohibitives, à partir de ceux qui dirigent l’opinion jusqu’aux campagnards habitués à l’auberge de ’ullage, et montre qu'au fond l'achoppement au remède est le manque d'esprit public dans toutes les classes 11 non?apprend ce qu'il faut penser du cri des a ni: proh bitionniste: Soyez plus rigoureux dans l’application de la.loi actuelle, en montrant comment elle est ridicule, cette application prétendue rigoureujp.Il existe de bons et honnêtes hôteliers, mais comb en rares! Cela lui inspire un distique: Il est des hôteliers remplis d’honnêteté, Comme il est des bourreaux remplis d'humanité.L'homme peut rester honorable, le métier ne peut manquer de rester igno-minoux, en dépit de toute sanction lé gala L’alcool n'a i as un seul mérite à 3on crédit, ni en médecine où ou lui substitue d'innombrables équivalents, ni en quoi que ce soit.11 n'a pour lui que la poscession d'état qui constitue dans nos moeurs un ferment de vieille barbarie guerrière, rappelant les vieux modes d’extorsion nécessaires aux pro jet* ambitieux des conquérants, ma s dont la présence ne s’explique plus dans un, pays encore vierge de milita risme.Si l'hab tude ne nous familiarisait avec les pires choses, quelle cou j c-eption nous ferions nous de l liôtel où | l’on voit dans une salle des gens sé-1 rieux causer gravement d’affaires à cô-1 té de forcenés que l’alcool transporte J jusqu'au délire?Le législateur doit cesser de prendre une position équi Aequo Si d’un côté il tolère le trafic de l’alcool, à cause des intérêts énormes des particuliers qui y sont j en jeu, il doit montrer son hostilité on- | \yrtement à ce trafic, et ne pas se contenter de permettre, mais favoriser l’établissement de la prohibition locale.Le conférencier rappelle les bienfaits de ee système, notamment dans la Gaspésie qu’il a visitée, et dont la transformation est incroyable, au point qu’il nés ’y est te nu qu’un terme criminel eu douze années, au lieu d'un terme presque an nuel avant l’établissement de la prohibition.11 termine ces réflexions pratiques par l’étude d’un projet de ligue qu’il appelle la ligue bilatérale, procédant d’une sollicitude ssêciaiepour l’enfance; cet ce ligue se composerait des patrons surtout des deux gouvernements, qui s’engageraient à donner la préférence pour leurs emplois, mais à compétence égale, seulement, aux membres de la ligue de la deuxième espèce, c’est-à-dire ceux qui, dès l'école, prendraient l'engagement de ne jamais faire usage d’alcool même en maladie, montrant tous les avantages qu'il en résulterait pour les patrons, et il formule le voeu que le gouvernement montre pour la formation des cercles d'action antialcoolique autant de sollicitude qu'il en accorde à celle des cercles agricoles et ce, au moyen de conférences officielles.Après un vote de remerciements adressé au conférencier pour sou intéressante lecture, le président invite l’honorable juge Robidoux, présent à la séance, à dire quelques mots.Le fut aux applaudissements de l’assemblée que le savant magistrat fit.un bi jou de discours comme il en a le secret.Il rendit un hommage d’admiration à son protonotaire du district de Terrebonne pour le talent littéraire qu'il sait si bien cult.ver dans les loisirs de sa charge, et pour la croisade qu’il fait avec tant d’énergie contre l'usage de ! 'alcool.Le Révérend Père Loiseau ajouta quelques réflexions pratiques sur le même sujet.En résumé, ce fut une très belle séance, dont les membres do l'Union Catholique se rappelleront longtemps.Nous avons remarqué dans l'assistance plusieurs citoyens de Sto Scholastique, venus tout exprès pour entendre leur concitoyen faire son instructive conférence.Le Cercle St-Césaire des Etats-Unis GRAND TRUNK RAILWAY SYSTEM Seale doable voie ferrée, entre Montréal, Toronto, Hamilton.Kiafare F aile.Détroit oft Chicago.* TORONTO en 7L HEURES par ‘‘l’International Limité” Le train le plus beau et le plna rapide du Ce.• nsda Quitte MONTREAL i 9.00 a.m.tone lea ]oura QUATRE TRAINS EXPRESS par JOUR MONTREAL, TORONTO ET L'OUEST 9 n.m , 9 45 a.m., 7.30 p.m., 10.C0 p.m.Wagons-buffet, salua et bibliothèoue sur le* trains du jour : wagons lits Pulltnsn éclat* rés à l’électricité, avec lampes pour lire dent les lits, sur les trains de nuit.CARNAVAL DU MARDI-GRAS Québec, 16 au 20 février.Excursion aller rt retour de CA Af) MONTREAL.94.OU Départ jeudi 15 février à mardi.20 février inclusivement limite da retour.22 ft vrier.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE 130 rue St Jacques.Tél.Main 690S, OU fare Bonaverture.Le Cercle St-Césaire, toujours actif.est actuellement à faire im effort par l'entremise de ses officiers exécutifs pour enrôler dans ses rangs tous les anciens élèves du collège St-Cé-sairo qui vivent dans la Nouvelle-Angleterre.Voici la lettre «pie le president ,1.1).Goddu.vient d’adresser à tous ses confrères : Cher Confrère.Le Comité Exécutif du Cercle St-Césaire des Etats-Unis désire attirer votre attention sur le fait que, des quatre à cinq cents anciens élèves de St Césaire qui habitent la Nouvelle-An-gh tcirc, un bien petit nombre sont membres actifs du Cercle.La contribu tion bien minime d’un dollar par année ne saurait être In cause de cette abstention d un si grand nombre : elle est plutôt duc à un peu de négligence.Maintenant, en recevant cette lettre, ne remettez pas à plus tard ; mais adressez immédiatement vos dus au Secrétaire et soyez ainsi un membre actif et régulier de notre association.De cette façon, non seulement vous aurez droit ù un bouquet spirituel de dix dollars (pie le.Cercle paie à la mort de chacun de ses membres mais vous aiderez notre bonne Alma Mater, en maintenant fermement son motto : “Ad perpemani rei memoriam.’’ Nous suggérons que.dans tous les endroits où se trouvent plusieurs anciens élèves, vous vous réunissiez ,1,, tamps à autre, afin de vous préparer à la réunion annuelle qui aura lieu cet été à Rocky Point, ICI., ainsi qu’au grand Convent mit de St-> ésaire en 191!).Secondez les efforts des Conseillers en leur communiquant ics noms de tous les anciens élèves que vous pourriez découvrir dans votre entourage.Nous espérons que’vous vous join dez votre Comité Exécutif à pousser le dotre Comité Exécutif ù pousser le Cercle de l'avant, aidant ainsi notre “Alma Mater", chère à tous.Vos bien dévoués, l e Comité Kxéeutif.dOS.1).LODIH .Président.TRIBUNE LIBRE AUX ELECTEURS DE SAINT-JEAN-BAPTISTE Messieurs.de tiens à remercier sincèrement tous les électeurs qui ont bien voulu j me continuer leur confiance et voter pour moi, à I élection du 1er février.; La défaite rpii m’a été infligée, bien que très décisive, n'est pas déshonorante.de puis me rendre ce lémoi-! gnage (pie, durant mes huit années d’é-ehevinage, je n ni jamais forfait à j l’honneur et que j’ai toujours voté dans l’intérêt de mes concitoyens.La meilleure preuve do on que j’avance est que, durant toute la campagne, mes ; adversaires n’ont jamais mis en doute | mon honorabilité.Il est lient être oiseux de vous men-I tionner ce que je pense être la princi-: pale cause de ma défaite : je crois que l’on m'a rendu responsable de la loi actuelle des pavages pour laquelle je ! n’ai jamais voté.Le vote que j’ai ‘ donné était pour une résolution toute La paix universelle UN DISCOURS DE LLOYD GEORGE, CHANCELIER DE L’ECHIQUIER.—IL PRECONISE UNE ENTENTE ENTRE LES GRANDES PUISSAN CES POUR LA REDUCTION DES ARMEMENTS.L?PACIFIQUE CANADIEN Le confort est une nécessité quand on voya-eg, et la supériorité de l'aménagement rassure.A part les spacious wagons-lits U y a des wagons à compartiments entre Montréal et Toronto sur les trains de ]0.4Ü p.m., tous le* jours pour la gare de la rue Yonge.Urn trains pour la gare Union partent à S.Iô a.ni., et à 10 p.m.CALEDONIA SPRINGS LA GRANDE VILLEGIATURE DE FIN D3 SEMAINE ou l’on procure lu célèbre eau Mugi.excursions de fin de semaine.Taux réduit*.MARDI-GRAS, QUEBEC Du If» nu 20 février.DE MONTREAL A QUEBEC ET eü AA RETOUR.94.911 Bou pour départ 15 au 20, février.Limite de retour jusqu’au 22 février 1913, Service tics trains : Départ Place Viger *9.00 a.m„ *1.30 p.?11.30 p.m.r * ?Tous les jouis.*Tous les jours excepté l« dimanche.xLe dimanche seulement.BUREAU DES BILLETS ‘J 18 rue St-Jocques.Telephone Main 3732-3763, ou aux gares Viger ou de,la gare Windsor Gie Générais Transatlanliqn) DE NEW YORK AIT HAVRE PARIS (Francs* Departs («ns les jeueil u 10 s.m.LA TOI ! U AI.\ K.H fév.LA PROVENCE.15 fév.ESPAGNE.‘12 fév.LA TOLL.INK.”
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