Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 7 février 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1912-02-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
& \ 1R01SIEMK ANNEE-No.31 MONTREAL.MERCREDI 7 FEVRIER, 1912 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3 00 UNION POSTAXE .Edition Hebdomadaire : CANADA.gjL oq ETATS-UNIS.SI 50 ONION POSTAXE gg.'oO LE DEVOIR Rédaction et Administration 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 REDAC '•> -, Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! DEUX MAITRES A LA FOIS BILLET Dü SOIR PRIÈRE.LETTRE DE QUÉBEC LETTRE D’OltTÀWA L’AFFAIRE LANCTOT A pfine sorti de la fumée des débats de la semaine dernière, à l'As* semblée Législative, je nje trouve seul dans mon cabinet de travail, et je cherche à m 'expliquer les arguments péniblement élaborés par sir Lo-mor Oouin et ses amis, pour défendre et absoudre son sous-ministre, son assist a nt-Procureur-Général, M.Charles Lanctôt.La question est pourtant bien simple.L'article 640 des Statuts Refondus par lui-même, moyennant $2000.00 par année, nous dit que M.Lanctôt est officier civil, et qu'il est sous-ministre.L’article 643 nous dit que son traitement peut être porté par ar-rêté-en-conseil jusqu’à $3000.00 par année.Les comptes publies nous disent que -M.Lanctôt touche ces $3000.00, et retire en sus de la province une gratification annuelle de $1000.00.L'article 673 de ces mêmes statuts, refondues par lui-même, nous dit qu'il a dû prêter le serment d’office qui suit: "Je, Charles Lane-" tôt, jure que je remplirai les devoirs de ma charge d’assistantPro-u cureur-Général avec honnêteté et justice, et que je ne recevrai aucune " somme d'argent ou considération quelconque pour ce que j'ai fait ou " pourrai faire, dans l’exécution des devoirs de ma charge, dans le but “ de favoriser l’achat ou l’échange de quoi que ce soit par ou avec le gouvernement, à part de mon traitement, ou de ce qui me sera alloué " par la loi ou par un arrêté du Lieutenant-Gouverneur en Conseil.“ Ainsi que Dieu me soit en aide.(Signé) CHARLES LANCTOT.” L’article 674 nous dit qu’un sous-chef qui contrevient à ses serments est immédiatement, destitué.L article 675 nous dit que le sous-chef est chargé du contrôle général des affaires qui se traitent dans le Département sous la direction du chef, et exerce les autres pouvoirs et devoirs qui lui sont assignés par le Lieutenant-Gouverneur en Conseil.M.Lanctôt a donc les mêmes pouvoirs que le Procureur-Général, sir Lomer Gouin.Il est donc, nous disent les articles 713 et ss.de ces mêmes statuts refondus par lui-même, l 'officier en loi de la Couronne.11 est le jurisconsulte officiel du Lieutenant-Gouverneur et le jurisconsulte du Conseil Exécutif de la Province de Québec.Il a les fonctions et pouvoirs qui sont attachés à l’office de Procureur-Général et de Solliciteur-Général d'Angleterre par la loi et l'usage, eu tant qu ’ils sont applicables en cette province.Il donne son avis aux chefs des divers départements de la province sur toute question de droit concernant ces départements, ou surgissant dans l'administration d'ieeux.Or, Todd, dans son ”Traité de Droit Parlementaire ", nous dit que le Solliciteur-Gqnéra 1 d’Angleterre a la surveillance de la législation publique et privée.Il doit même voir à ce que les chartes accordées par lettres-patentes n’empiètent en rien sur les droits de l’Etat; à plus forte raison, à ce que les chartes données par loi spéciale de la Législature ne touchent en rien aux prérogatives des divers départements du gouvernement de la province.D'ailleurs .tous ceux qui ont fait partie de la législature de la province de Québec depuis la Confédération et du Parlement sous l’Union, savent que par la loi et par l’usage, c’est l’office du Procureur-Général ou du Solliciteur-Général et, partant, de son sous-ministre, de surveiller la législation publique/ou privée, dans les intérêts de i Etat et de la province, selon le cas.C’est pour cela que la province paie l’assistant-Procureur-Général, c es^ P°ur ce^a h11 *1 touche $4000.00 par année, à même les deniers du Trésor Provincial.C’est là Vexécution- des devoirs de sa charge.Or, G.Lanctôt, assistant-Procureur-Général depuis plusieurs années à part les deniers qui lui sont alloués par la loi ou par un arrêté du Lieutenant-Gouverneur eu Conseil, touche un montant considérable, et ce annuellement, pour services rendus à des corporations municipales ou commerciales, ou même à des corporations publiques qui s’adressent au parlement de Québec pour obtenir des pouvoirs qui peuvent empiéter sur les droits et intérêts de la province dont M.Lanctôt, et son ministre, sir Lomer Gouin, ont la surveillance et la garde comme officiers eu loi de la Couronne.Lorsque l’assistant-Procureur-Général touche par exemple $1000.00 par année de la ville de Montréal, le faites! patent: M.Lanctôt touche à la fois des honoraires, et de la province de Québec et de la ville de Montréal, alors qu'il est payé à même le Trésor Provincial, pour protéger les intérêts de l’Etat qui pourraient être en conflit avec ceux de la ville de Montréal.Il est donc payé par les deux parties au procès, il sert donc deux maîtres à la fois, et ce, à la connaissance, avec l’approbation, et.comme le.disait Lavergne, avec l'absolution de son ministre, sir Lomer Gouin.premier ministre de la province de Québec."Mais, nous répond M.Gouin, M.Lanctôt a droit de pratiquer comme avocat, et la loi du Barreau le dit en toute lettre.” Qui dit le contraire?Personne ne reproche à l’assistant-Procureur-Général de pratiquer comme avocat.Ce que nous lui reprochons, c’est d’être l'avocat des deux parties; c est, d’un côté de se faire payer par la province pour surveiller ses intérêts, et, de l’autre côté, se faire payer par les corporations municipales ou commerciales pour surveiller les intérêts de ces dernières qui peuvent entrer en conflit avec ceux de la province.En un mot, encore une fois, c’est de servir deux maîtres à la fois."Mais M.Lanctôt est une lumière du Barreau! s'écrie M.Gouin.ses services nous sont, très précieux, et la province bénéficie de ses profondes connaissances légales!” Je ne songe pas à le contester, et.je sais qu'en cela je ferai plaisir au premier ministre qui, à la.surprise de tout le monde, emploie tout son talent, dans une circonstance pareille, à défendre son sous-ministre.Le serait, le cas échéant, une raison de plus pour blâmer M.Lanctôt.de faire valoir son érudition en faveur de corporations ou d 'individus qui voudraient empiéter sur la Loi des Licences ou sur le domaine publie, etc., autrement dit.dont les intérêts seraient en conflit avec le Département du Trésor, ou le Département des Terres et Forêts, voire même des Mines et des Pêcheries."Mais, nous dit le premier ministre, la Chambre a nommé des officiers en loi.et M.Lanctôt n'en est pas un.” Mais le.statut nous dit que M.Lanctôt est l’officier on loi de la Couronne.D'ailleurs, le premier niinisjre a tellement compris que M.Lanctôt devait surveiller la 1 législation même privée de cette province, que, pendant plusieurs animes, sur ses instructions spéciales, son assistant-procureur-Général assistait aux séances du Comité des bills privés, pour y surveiller la législation, et il s’est même oublié jusqu'à prendre part aux débats.Or, qu allait-il faire dans cette galère, sur les ordres de son ministre.s’il n'avait rien à y voir?Quel spectacle nous offrait-il?Il dirigeait les délibérations du comité des bills privés, alors que, devant ce même comité, se présentaient à la fois les intérêts de la province par qui il était payé et les intérêts des corporations municipales ou commerciales dont il recevait les honoraires.Je le demande au Procureur-Général, je le demande même à la presse qui a pris la défense de M.Lanctôt : N’est-ce pas là uu scandale?Ceux qui ne payaient pas M.Lanctôt pour préparer ou reviser leurs projets de loi, n'avaient-ils pas raison de craindre qu'ils ne recevraient pas la même considération de l'officier payé par la province?Que dire d’un substitut du Procureur-Général, de M.D.À.La-fortune par exemple, dont tout le monde connaît les profondes connaissances juridiques, qui, tout en étant payé par l’Etat comme avocat de la Couronne, toucherait des honoraires de la part des accusés ou de leurs avocats pour préparer leurs procédures?C'est là le cas, concrétisé.Qui a la responsabilité de cet état de choses?M.Lanctôt?Non.C’est un sous-ministre, un simple fonctionnaire.C'est donc son ministre! Or, son ministre qui subit, que dis-je.qui encourage cette conduite étrange dans son département, c’est sir Lomer Gouin.premier ministre de la province de Québec et procureur-général.C'est le gouvernement! Les responsables au peuple, ce sont les députés, tous les députés ministériels qui applaudissent leur chef lorsqu’il absout son sons-ministre et son représentant.Ce sont les députés qui empêchent M.Lanctôt de répondre, lorsque nous, de l'opposition, nous lui demandons devant le comité des comptes publics combien de milliers de dollars le premier ministre lui permet de réaliser tous les ans en encourageant, dans son propre département, ce “bedid gommcrce.” Jean PREVOST.L’épingle à chapeau, vos épingles à chapeaux, mesdames, constituent un véritable péril national.Fox éleignoirs ne pourraient-ils être assujettis par des épingles de dimensions raisonnables ?Ces poire tes acérées, à l’instar des épées de combat, projettent tout à l’entour de vos têtes des saillies aussi redoutables quo menaçantes.La voilà bien “l’épingle de Damoclès”! Quand d’aventure, un infortuné représentant du sexe prétendu fort se trouve pris dans une foule entre doux femmes, le rmuvre diable court, au moindre mouvement, le risque d’être embroché, comme un simplet poulet.Ne pourriez-vous, mesdames, imaginer une manière moins.pi-quante de nous “taper dans l’oeil?” De grâce, n’éborgnez pas vos admirateurs! Marc LEFEANC - Adoptons le pitomètre La ville de Toronto, — il est assez étrange qu’en deux jours, je sois obligé d’aller chercher nies exemples dans l'Ontario, — la ville de Toronto va peut-être adopter un appareil qu’on prétend être le seul capable de découvrir le gaspillage de l’eau.Disons tout de suite, pour calmer les susceptibilités, que l’instrument dont il s’agit, et qui porte le nom de pitoniè-tre, est d’invention américaine.A Washington, on s’en sert depuis quelques années.Le pitomètre s'adapte à chaque service d'eau et révèle, sans erreur possible, dit-on, la déperdition involontaire ou le gaspillage de l'eau.Si tout ce qu’on en dit de bien est vrai, que les commissaires se dépêchent’d’adopter le pitomètre.11 se fait, eu effet, à Montréal une perte énorme d’eau, ou, ce qui revient au même, une perte de reve-nu, parce que les compteurs ordinaires ne marquent qu'une fraction de l’eau, qu’on laisse couler.Ou a.par exemple, remarqué depuis longtemps, à l’Hôtel de Ville, que les blanchisseurs chinois no paient, la plupart, que pour une quantité d’eau bien inférieure à celle qu’ils doivent normalement dépenser.Il en est de même de certaines grandes compagnies industrielles.C’est peut-être la faute des compteurs et non celle des hommes, mais la Ville dépense quand même de l’argent pour pomper cette eau et la refouler dans les tuyaux.On se plaint qu’à 5 pour cent de l’évaluation locative, on paie encore trop cher, puisque la Ville fait un bénéfice sur le consommateur.Le moyen d’obtenir une nouvelle réduction, c’est de ne pas gaspiller l’eau, ou de payer pour le gaspillage volontaire ou non qu’on en fait.La vile de Toronto vient de faire une expérience partielle du pitomètre.ce qui lui a coûté $6,000.Les ingénieurs de New-York.chargés de l’essai, ont calculé que pour toute la ville, le personnel nécessaire et les frais de l’inspection coûteraient $15,000 par année.Mettons qu'il en coûte $20,000 par année à la ville de Montréal.Si l’on fait par là une économie du double ou du triple, ce sera de l'argent bien placé.Quand les revenus de la ville au ront augmenté, on demandera au conseil une autre diminution du tarif de l’eau.Ce sera profit pour tout le monde.Fret).PELLETIER.-— i —i - Cela s’impose Le Nationaliste de dimanche a résumé la série d’articles publiés, la semaine dernière, par VAction Sociale et qui projettent sur la con duite des commissaires des licences de la viïle de Québec une lumière assez crue.Le Devoir donne aujourd’hui, en dépêche de Québec1, un autre article de VAction SoeÀale qui mérite d’être pareillement souligné.Tous font songer et conduisent à des points d’interrogation.qu’on ne saurait indéfiniment éluder.En deux mots, voici le fait.L'Action Sociale constate, et semble bien prouver, qu’en vingt-quatre heures les commissaires des licences ont opéré une volte-face complète, que violant la loi et donnant le démenti à leur propre conduite, ils ont assuré aux buvetiers un avantage totalement inattendu.Elle ajoute — sans prétendre cependant qu’il y ait corrélation entre les deux faits — que cette volte-face et nette violation de la loi ont.immédiatement suivi l’entrevue qu’eurent avec, le Procureur-Général.MM.Létourneau.député de Québec-Est, Galipeault, député de Bel léchasse, et Cannon, avocat.Ces deux derniers avocats des buvetiers.Elle demande au Procureur-Général de faire la lumière sur toute cette question.* Cela s'impose.O.H.L’UN DES 23 ACCLAME.— L’INDEMNITE AUX JURES.— LES ELEVES DES ECOLES D’AGRICULTURE.— L’ECOLE LAITIERE DE ST HYA CINTHE.ENCORE LE BILL DES GRAINS.— DEMAIN, LA COMMISSION DU TARIF.— ENCORE LES ENTREPOTS DE TE’iE DE LIGNE._____ Y EN AURA-T-IL SUR LE LITTORAL DU PACIFIQUE ?— LA QUESTION Québec-, 6.—Le héros de la séance de ce jour, est M.Séguin, député de la division Ste-Marie, l'un des vingt-trois du monde municipal.On était à voter tranquillement les crédits pour l’agriculture, lorsque les applaudissements éclatèrent tout à coup dirigés par M.Morisset, puis encouragés et accentués par le premier ministre qu’on n'a jamais vu si riant et si heureux: c était M.Séguin qui entrait.Toute la deputation ministérielle s 'empressa autour de lui pour le féliciter.La rumeur que le bill remaniant la carte électorale serait soumis cel après-midi, était prématurée.La mesure n'est pas encore prête, et ne viendra que demain ou après-demain.En fait, c'est faute d’ouvrage, si la Chambre ne siège pas ce soir.Je n’ai pas d’objection à revenir ce soir, pourvu que le gouvernement nous donne quelque chose à faire, a dit M.Tellier, au premier ministre; sur quoi le premier ministre a proposé U ajournement.Quatre à cinq crédits seulement ont été votés._ * * » Au sujet des écoles d’agriculture ou a demandé ce que le gouver nement entend faire des bacheliers qui sortent de ees écoles.Quelques-uns sont employés comme conférenciers et d’autres attendent l’avenir avec inquiétude.M.Sauvé et M.Cousineau voudraient que l’on pense davantage à eux; le ministre répond que les écoles d agriculture ne sont pas maintenues pour faire des hommes do bureaux ; et M.Bernard fait remarquer que quelques conférenciers actuels, qui ne sont en réalité que des politiciens pourraient être avantageusement remplacés par des sujets plus compétents, t ne reflexion de M.Cousineau me paraît très juste.Le député de Jacques-Cartier qui a visité le collège Macdonald en est sorti en se demandant si l’on ne faisait pas là des professeurs plutôt que des agronomes pratiques.De même que j'ai peu confiance qu’un élève sortant de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales consente à commencer ta carrière des affaires au bas de l’échelle; de même je me demande si les élèves qui sortent titrés des écoles d’agriculture seront bien satisfaits de reprendre A leur compte les travaux de la terre.Et alors?Nous ajoutons peut-être au nombre des déclassés.Au moins, dit 51.Bernard, de Shefford, devrions-nous donner quelque chance à cos élèves en publiant leur adresse dans le ‘’Journal d’Agriculture ’, par exemple, afin que sachent où les prendre, les amateurs qui désirent faire conduire leur ferme par un homme compétent.• • • Avec le crédit pour l’école d’industrie laitière, de St-Hyaeinthe.revient la question du status de cette école vis-à-vis la province et les fabricants de beurre et fromage de .St-Hyaeinthe.M.Bourassa expose de nouveau l’état de chose dont l’une et l’autre peuvent se plaindre.Bien que théoriquement la propriété de la société d’industrie laitière, l’école de St-Hyacinthc est en réalité la eho.se du gouvernement et la recette comme la dépense de cette école, devrait figurer aux comptes publics, comme y figurent la dépense et la recette des palais de justice, des prisons, etc.En second lieu, l’école devient une concurrente déloyale pour les deux autres fabriques de St-Hyacinthe, par le fait que son chef, pour des raisons personnelles, continue en été, une production qui n'est pas de nécessité absolue, parce qu’il n'y a plus d’élèves, et que pour alimenter cette production, il s'assure en payant plus cher aux patrons, qui s’engagent à lui fournir le lait toute l’année, détournant ainsi des autres fabriques le lait que celles-ci devraient avoir.Le ministre répond qu’il ne doit pas en être ainsi et consent en définitive à envoyer un officier de son ministère pour interroger les témoins dont M.Bourassa lui fournira les noms.* * * La loi accordant les frais de voyage aux jurés est; adoptée unanimement, après que la Chambre a rejeté par un vote de 43 à 11 l’amendement de M.Tellier, à l’effet que la distance n’affecte en rien le remboursement des dépenses, en d’autres termes, que tons les jurés, qu'ils soient de la ville ou de la campagne, «oient remboursés de leurs frais de déplacement.M.Gault a voté avec le gouvernement et M, D’An-’ jou et M.Langlois, de St-Sauveur, avec l’opposition.Jean DUMONT.La politique aux Etats-Unis Les démocrates américains ont foi en leur étoile, cette année.Convaincus que le courant les favorise, ils croient pouvoir se payer toutes les fantaisies.C’est ainsi que la majorité démocratique de la.Chain bre des représentants s'est déclarée récemment, en “caucus”, opposée à la coutume de construire deux navires de guerre chaque année.Les députés démocrates sont apparemment d’avis que l’Oncle Sam pent se reposer pendant une année, de temps en temps.Le secrétaire do la Marine s’est empressé d’attaquer cette attitude, et la.question pourrait bien devenir l’un des atouts de l’élection présidentielle, s'if était, plus sûr que les démocrates ne reviendraient pas sur leur décision.Mais il est.plus probable que les démocrates déchanteront, devant la perspective d'avoir contre eux Roosevelt comme candidat à la présidence.Roosevelt soulevant le peuple américain en faveur de la construction d’autant de navires qu’il en faut pour défendre les deux lignes de côtes, celfe de l’Atlantique et celle du Pacifique, et le canal de Panama, serait une figure formidable.Les démocrates ont toujours affecté de poser en adversaires du jingoisms; plusieurs de leurs chefs en sont peut-être arrivés à croire sincèrement que la nation les ap puie sur ce point.Il est certain cependant qu’ils sont rares les peu pies aussi chauvins que le peuple américain.Chez lui, le désir do montrer sa force par des démonstrations tapageuses ne connaît pas de tempérament, et un parti qui prendrait fe risque de contrecarrer ce travers national irait sûrement à sa perte.En temps de paix profonde, l’électorat se laisserait peut-être surprendre; mais vienne un agitateur de la trempe de Roosevelt montrant le “spectre de la guerre” et ouvrant une campagne en faveur d’une forte défense navale, fes démocrates réfléchiront à deux fois avant d’affronter le courant du jingoïsme- déchaîné.Une campagne de.ce genre, favorisée par la moindre menaee de l’extérieur, pourrait faire élire même M.Toft» Il semble plus que probable que les démocrates, au Congrès, saisiront la première occasion qui leur permettra de mettre leur dignité à 1 abri, pour abandonner une position déjà vigoureusement attaquée.Ils n’ont aucun intérêt à fournir des armes à leurs adversaires.Quelles que soient leurs chances de succès à l’élection présidentielle de cette année, ces chances peuvent se retourner contre eux s’ils entreprennent de froisser inutilement l’orgueil patriotique ou la vanité nationale.ULDERIC TREMBLAY.Snr le Pont d’Avignon.L'un, de nos conirères annonce iran- rjuillcrncnt “les funérailles de Mlic., fille de Mme., avec M.ajoutant que “le mariage aura lieu au mois d avril.Tour un chroniqueur mondain, il a les idées jàutôt funèbres.("est, demain qu’orangiatea et natio-nalistes irlandais doivent se manger lfw oreilles, dans le» rues de lîelfasd.J/e Sceptique prétend qu’il n’y aura pas grand dommage chacun restant chez soi par crainte de tout le tapage qu’on annonce.Kn somme, re paraît, être Yuan-Shi-Kai qui est encore le vrai maître de la situation.C’est lui qui, dans toute ootte affaire, semble avoir le mieux joué ses partes.I.a députation ministérielle de Québec—M.Gouin y compris-a fait une ovation à M.Séguin, à son retour à Québec.Qu’™ pense notre confrère le “Herald ’’ ?ï/ 'Evénoment” annonce que le rappel de la loi de la Marine “est décidé depulis longtlemps” et qu’il se fern bjmi-tôt.Rien do plus logique, puisque nationalist*» et impérialistes trouvent cette loi absurde.Réunion de prélats Leurs Grandeurs NN.SS.Stagni, délégué apostolique; Bégin, archevêque de Québec; Gauthier, archevêque d’Ottawa; Langevin, archevêque de St-Boni-faee et Sprat, archevêque de Kingston, sont en ce moment les hôtes de Mgr l’Archevêque do Montréal.Toute la journée les prélats ont été en conférence dans les appartements de Mgr Bruchési.On croit que.des questions de la plus haute importance sont en ce moment à l’étude.DU KEEWATIN.— UN TEXTE DE LOI FORMEL.— LES ECOLES SEPAREES., îa'va- 6.—-La Chambre a rarement eu une séance aussi dénué* 150 024 1)0 K.Bogort .150 181.128 Kellv .137 138 155 Stewart .117 100 13.Total .075 748 745 Moyenne d’équipe jqq q 1-5.Le hockey à Sorel (De notre correspondant) Sorel, 7.— Le Sorel Amateur qui tenait la tête des clubs de la Ligue Canadienne de l’Est et qui a donné sa démission pour des causes tout à fait per sonnellles, était aux prises dimanche dernier, avec l’équipe du collège Mont SUBernard de Sorrl.Les recettes furent données pour l'encouragement d une bonne oeuvre.Le bazar annuel des Da mes de charité qui s'est ouvert ici ce jour là, fut gratifié ri'un beau montant d'argent.Les collégi'cns, malgré leur jeu bril faut furent défaits par l'équipe du Sorel Amateur par un score de 8 à 2> A la fin de la première période, les deux clubs laissèrent la glace avec uu résultat de 2 à.SS Le jeune -ivichard, du M.St-B., a démontré qu’il avait de l’étoffe pour devenir un bon joueur, il fut sans contredit l'étoile de son eluib.Du côté des vainqueurs, Paul, Chrétien, Girard et Crépeau se surpassèrent et menèrent la joute à bonne fin ayant chacun deux points à leur crédit.Paulet qui faisail son début pour le Sorel, a bien figuré, jouant sur la défense, il brisa avec ha b Jeté de belles combinaisons des étu (liant* Le p'tit Paul sp sert toujours merveille du “body-check", plusieurs fois les collégiens vinrent se heurter sur lui, ils np furent pas chanceux, las gardien Fleury, quoiqu’il fut pris en défaut, dans la première période, se raf fermit dans la seconde et empêcha les tncots “violet jaune et blanc” de compter.En somme ce fut une belle exhibi tion et les 300 spectateurs présents s'en retournèrent le coeur gai en gardant un bon souven ir de la belle après-midi pas sée à la patinoire “Arena”.Le Sorel Amateur désirerait eommu niquer avec tous les clubs amateurs de la province.Inf.1.R.A.Désy.Gérant S A.A.A .Boîte Postale 107, Sorel.LE MONTAGNARD O’est ce soir que notre populaire club de raquetteurs “ Le Montagnard" pendra la crémaillère au chftteau Dupéré, à la Longue-Pointe.Le départ s’effectuera dessal lea du club, 149 rue Berri, à 8 heures précises.Tous les amis du club seront les bienvenus et le capitaine M.Henri Richard compte sur la présence de tous les membres.Dette fête promet de dépasser tous les succès précédents et ce n’est pas peu dire.Cercle La Salle vs Collège de Varennes (De notre correspondant) I.ongueuil, 7.— Le Cercle “La Sal le” AC.J.C.(Section des Artisans, était dimanche dernier I hôte du Révérend Frère Stephen, directeur du Collège St-Paul de Varennes.Au nombre d'une quinzaine, les membres s’étaient rendus à son aimable invitation et après avoir entendu la grand’messc ils se réunirent, à sa table.La gaîté était de la partie.Après le dîner une joi/e amicale eut lieu entre le Cercle et les élèves du collège de Varennes.Malgré toute la bonne volonté de ces derniers, ils ne purent toucher les buts du Cercle “La iv'ji!]e”, jalousement protégés par le camarade L.Lasnier, et le gardien des buts Art.Benoit dut se résigner au re pos le plus complet.l’nr contre, la rondelle, à f^rce de graviter autour dos buts de Varennes, finit par s'y jeter éperdûment ,et le gardien l’accueillit.à bras ouverts.Le premier point fut enregistré par le cam.Geo.Trudeau, sur une passe habile du cam.Aid.Roy.Lo second est dû à la présence d’esprit du cam.C.Iloude.Le résultat final fut donc de 2 à 0 en faveur du Cercle “La Salle”.L’équipe dos vainqueurs se composait comme suit: L.Lasnier, Aid.Roy, E.Beauséjour, Geo.Trudeau, C.Houde, H.Brault, Art.Benoit, Substiuts: B.Kiemleau, Geo.Luureneelle, F.X.Ar chainbauIt, Arbitre: Max.Brissette.Après les vêpres eut Heu une jolie séance où, sur l’invitation du directeur du collège, le cam.C.iloude déclama deux jolies pièces qui furent très applaudies.Les membres du Cercle, et particu lièrement le cam.président L.-Az.Gauthier, désirent remercier le riiroe-teur et tous les frères du collège St Paul de leur cordiale hospitalité.Le Euchre du club National Comme nous l’avons déjà annoncé, le euchre du club Natio nal aura lieu le mardi, 13 février prochain, à la salle Stanley.La liste des prix augmente tous les jours et les billets s’enlèvent rapidement.Tout fait prévoir un succès sans précédent.lit) Kill 150| 172 KiO 159 I 17 207 179 Une victoire pour le Canadien II Le club Canadien il a triomphé du National II, par un score de 3 à 2 dans une partie des plus contestée.E.Lavoie s’est tout particulièrement distingué et ses hommes méritent aussi des félicitations pour leur jeu rapide et scientifique.Les équipes étaient composées comme suit: Canadien II National II J - Query .buts .Cardinal U.Cardinal .points .Arcand xL, Gauthier .couverts .Laft^jur L.Laverdure .rovers.Godin (J.Desmiirais .centres .St-Pierre A.Noël .ailes gauches .Dostie E.Lavoie .ailes droites .Smith x—Remplacé par IL Laviolette ,au îiènic quart.Laval-Ottawa CES DEUX EQUIPES SE RENCONTRERONT CE SOIR AU PATINOIR JUBILEE.Laval et Ottawa joueront oe soir au patinoir Jubilee, la première des deux1 parties ne leur série pour le championnat de leur section de la ligue Intercollégiale.Après la lutte qu’ils ont.faite tout dernièrement aux joueurs do McGill, qui sont de beaucoup supérieurs à ceux de la Capitale, Jes étudiants devraient être capables et même avec facilité de battre leurs confrères d’Ottawa.Us promettent d'ailleurs do n’en fa.-re qu une bouchée, avec l'équipe qu’ils mettront sur la glace ce soir et nous sommes assurés qu’ils tiendront leur promesse.Mais comme rien n’est à.négliger et que l'encouragement comp-i te souvent pour beaucoup dans lo | succès, tous les amis de Laval ne devraient pas manquer d’aller encouragée leurs 1 avons de leur présence et do leurs vivats et les aider ainsi à triompher de leurs adversaires.Une démonstration spéciale a été organisée pour coïncider avec la partie; le départ aura Heu à 7.30 de l’Université, où tous les étudiants sont priés de se rendre.On défilera ensuite jusqu'au patinoir Jubilée.Une fanfare a été engagée et nul doute qu'avec la musique et les chants, la route paraîtra courte aux étudiants qui ont aussi bon pied qu'ils ont, bon œil.On peut juger de ce que sera l'équipe de El diversité Laval, quand nous aurons dit qu elle sera choisie parmi les onze joueurs suivante : Archam bault, Labrcr.quo, Brais, capitaine,fla-mei.Guèvrxvmont, Lajoie, Galarneau, Rocheleau, Hébert, Lasnier et Lambert.Sur la piste de Charlestown BAYCLIFFE, LORD ELAM, T.M.GREEN ET SIR CLEGES REMPORTENT LES HONNEURS DE LA JOURNEE.Charlestown, C.du S.7.— Les favoris ne firent pas très bien, hier, car ils ont perdu trois courses.Baycliffe, joué à 12 pour 1, pDt la première course et les autres épreuves furent remportées par Lord Elam, T.M.Green et Sir Cleges.Voici les résultats des épreuves:— lière e.ourse, six furlongs: 1— Baycliffe, 100, Skirvin, 12 à 1, 5 à 1, et 5 à 2.2.—Bonnie Eloise, 110, Koerner, 4 à 1, 2 à 1.3—Wood Dove, 100, Ambrose, 6 à 1, 5 à 2 et 6 à 5.Temps: 1.16.Grace Mc, Motherkins, Bay of Pleas ure, Lucky George, Country Boy, Pier re Dumas, Jack Ellis, Arbutus, Emer aid Isle, Princess Pomona et Carlisle M., ont aussi couru.2ème course, sept furlongs: J Lord Elam, 108, Wilson, 7 à 1, 3 à 1, 3 à 2.2— Montclair, 108, Pickens, 8 à 1, 3 à I, 8 à 5.3— Golden Treasure, 109, Goose, 10 à 1, 4 à 1, 2 à 1.Temps, J.28.Belfast.Miss Jonah.Tackle, Ciftty-hunk.Judge Quinn, Sigo, Camel, Oti îo, Joe Rose, et Eloro ont aussi couru.3ième course, six furlongs:— 1—T.M.Green, 111; Bntwelt, 4 à 5.2 à 7.2— Rose Queen, 109, Forehand, 3 à 2, 2 à 7.3— Prince Ahmed, 111; Loftus, 3 à 2, 2 à 7.Temps, 1.14 3-5.Chocorua, Darling, Ragman, Hoff man, Guy Fisher et Col.Ashmmeae, ont aussi couru.4ième course, 1 mille: 1— Sir Cleges, 7 à 2, et 6 ù 5.2— Belle Mwr, 1 à 2.3— Knight Deck.Voici la liste inscrite dans les courses de mercredi après-midi: .Hère course, 5 furlongs: Cross Patch, 112, Ethel Burg, 112, Devota, 112, Cedar Green, 112, York-ville, 115, Vanderen, 135, Flabcrgast, 115, High Star, 115, Billy Holder, 315, Little Dad, 135, Martha Allen, 332, Maruy Boy, 115, Cedar Brook, 115, Rosturlium, 115, Alias Edith, 112, Prince Fonso, 112.2iême course, 51-2 furlongs: Hempsteaud, 97, Rose of Jeddah, 99, Pliant, Tillies’ Shappire, 100, Loathly Lady, 3 00, Abdul, 102, Charley Brown, 105, Captain Brano, 105, Gay Bird, 105, Star Rose, 105, Judge Howell, 189, Lyne, 109, Norma Girl, 100, Jim Ray, 102, Chirstmas Daisy, 99, Hearthstone, 105, Three Links, 101, Malatine, 97.3ième course, 1 mille.Silas Grump, 89, Bettie Hue, 98, Kormak, 103, Star O’Ryan, 103,’ En’ dymion, II, 105, Phil Mohr, 105, Hr Duenner, 109.4icme course, IMG mille: Hélène, 95, Jack Denman, 100, Troy weight, 102, Any Port, 105, Effcmii, 10|>, Sager, 105, Sticker, 105, Spion, ôièmo course, 6 furlongs: Lewis, 95, Ganadore, 99, Mon Ami, 104, Swartz Mill, 103, Semiquaver, 103, Sabo Blend, 101), Pajoroita, 109, Ella Bryson, 110, Elizabeth Harwood, 110, Surger, 111, Emperor William, 111’ Merry Lad, 112, Amoret, 115, Alami- n's”’ 1!6’ !*tC,ieffc' 05> Bi,|y Barnes, fiiome course, 3 1-16 mille.Roseburg II, 102, Flarney, 105, Hal-demand, 105, Naughty Lad, 105 Great Heavens, 105.Short Order, 107 Qol-conda, 107, Eddie Oranoy, 110L La N.H.A.PARTIES DE CE SOIR HT LES OFFICIERS.PITRE EN TETE DES SCORERS.Ue Canadien jouera à Ottawa, ce soir cl lo Wanderer recevra la visite des Québec.Le président Quimi a nommé les officiers suivantsi pour ees deux joutes : A Ottawa : Arbitre, R.Bowie : assistant, F.Butterworth.Umpires, Kerr et Pringle : pénitencier.M.lioson/nal ; chronométreur.P.Baskcrville.A Montréal : arbitre, J.Brennan ; assistant, J.McCarrow.Umpires, Lanctôt et Owens.Chronométreur, P.Murphy.Pénitencier, A.Pilon.I.a position des scorers de la ligue, jusqu'à date, est In suivante ; Pitre, Canadien.21 Russell, Wanderer.15 Ronan, Ottawa.13 McDonald, Québec.12 Oatninn, Québec.12 Kerr, Ottawa.12 D.( leghorn, Wanderer.12 Walsh.Ottawa.'J Ross, Wanderer.8 Hall, Québec.8 Shore, Ottawa.7 Malone, Québec.7 Payan.Canadien .(i S.( leghorn.Wanderer.(i Darragh.Ottawa.(1 Laviolette.Canadien.».7> Roberts, Wanderer.5 Glass, Canadien.5 Marks, Québec.4 Bernier.Wanderer.», 1 Hallaire, Canadien., 3 Dube au, Canadien .2 Prodgers, Québec.2 bake, Ottawa.2 Dennison, Ottawa.1 liste des épreuves liciers.32, 33.34, 35, te.49.28, 29.f.0.31, 28, •JJ.30, 31.32, 33, 41, 42.33.64, 36, 40.30, Igan, 31, Canadien de St-Henri.OFFICIERS Arbitre Jas.Macdonald.Juges — \V.Mi Doyle, 0.Membre de 1“'American Electro-therapeutic.Association”, de N, T.Tél.Est 1060 ou 5069 560A ST-DENIS, MONTREAL, Tous les lundis, mercredis et vendredis soir, 81-2 à 10 heures, leçons publiques par M.le prof.Scott.Leçons personnelles par M.Bénard, tous les jours de 2 à 6 heures p.m.C’est du service obligatoire qu’il faut au Canada C’EST CE QUE VOUDRAIT LE LIEUTENANT COLONEL MERRITT, DANS LE BUT D’AMELIORER NOTRE SYSTEME DE DEFENSE TERRITORIALE.Le Lt.-Col.W.Hamilton Merritt, de Toronto, a fait, hier soir, au cours d’une conférence à l’arsenal des carabiniers Victoria, une comparaison entre les méthodes militaires du Canada et celles de% pays étrangers.La milice canadienne, dit-il, est insuffisante.Il a montré que la Suisse et l’Australie avec une population moitié moindre que celle du Canada ont des armées beaucoup plus considérables.Le colonel Merritt croit qu’on devrait revenir au système en vogue sous la domination française, alors que le service dans la milice était obligatoire.Frontenac avait développé le service et les gouverneurs anglais l’avaient adopté jusqu’à la confédération.-4- Les tribulations de l’ancien Shah se continuent J’ xè v CF* 4^ Rappelez-vous que nous exécutons tous les travaux d’impressions.:: :: tSP* Encouragez les AMIS ! ! Tout en ayant nn travail bien fait à un prix minime.DEMANDEZ nos SOUMISSIONS La RUSSIE ET L’ANGLETERRE REFUSENT DE L’AIDER A REMONTER SUR SON TRONE.— IL SERA OBLIGE DE QUITTER LE PAYS, MAIS CONTINUERA A TOUCHER SA PENSION ET SES PARTISANS SERONT AMNISTIES His Majesty’s Theatre bourse de Montreal J J MM, L.C.Beaubien & Oie, courtiers, ; 104 rue S.-François-Xavier nous four-i Bissent le rapport suivant à 12.30 hrs.i p.m.COMPAGNIE D'OPERA DE MONTREAL Dernière semaine de la saison CE SOIli.— Représentation do gala.“I.a Tosco’Avec Signor Fornari personnifiant le baron Soarpin.JEUDI ET SAMEDI SOIRS.—“Mme Chrysanthème' ’.Mmes La.Palme, Ohoiseul.Rivière: MM.Rteriin, Stroeseo.Allan.VENDREDI.—“Kigoletto”.MM.Nlcoletti, Colombini, Huberty Ceivi, Marti ; Mmes Bowman.Course, Soucy, Burk.-"DI.—Concert par 1 or- fTOCKS VendAch.STOCKS Vend Act».SAMEDI APRES-MI chestre è 3 heures.Téhévan, 7.— S’appuyant sur le consentement de la Russie et de l’Angleterre, le gouvernement per-’ san, va.par lent remise du consul russe à Astrabad, faire savoir à l‘ancien Shah, .Mohammed Ali Mirza, qu’il continuera à recevoir une pension et que l’on accordera une amnistie générale aux fauteurs des derniers troubles, à condition qu'il quitte la Perse sans délai.Ize ministre des affaires étrangères, dams une interview, a déclarée, ce matin, que le montant de cette pension serait de -îO.OOO tomans.($100,000).‘‘La Russie, continue le minisire, ne veut pas que l’ancien shah réside sur son territoire.Son nouveau domicile sera, fixé dès que les négociations en cours seront terminées.“Nous lèverons l’ordre de con- fiscation mis sur les propriétés des frères du Shah et ceux-ci recevront aussi une pension annuelle de 12,-000 tomans.’’ Zia-Ed-Dovvleh, l’ancien viceroi rovince d’Azerbaijnh, a été trouvé mort, eo matin, la poitrine trouée d'une balle» à sa résidence, à Tabriz.On croit à un suicide.Am.A»'ton.! " pfdi.PelimCo! 148 ».C.Pa.C.! 72 J li.C.Pk.P A .B.Maire de ôteau Landing (Service particulier) Coteau Handing, 7.— A l'assemblée régulière du conseil municipal, lundi, monsieur J.Firmin Bissonnette, pré«i-drnt de la Sterling Investment Company Ltd., de Coteau Hailing a été élu maire de la municipalité de Coteau Han-ding.Mort subite d’un étudiant (De notre correspondant) Les Trois-Rivières, 7.— M.St-Pierre, figé de .17 ans, élève, au séminaire, est mort subitement ee matin, ù la suite d'une syncope de coeur.11 était fils de M.L.P.Bt-Pierro, marchand-épiciers.Les funérailles auront lieu vendredi.B.î-»ke.Ab.; ** pfd.i n.eo.r.N.! " pfd.Can.Car., i “ pfd.! Cnn.Ceîti.“ pfd.Can.Cot.L." pfd.Ca.Couver , Can.C.Rub i “ pfd.Can .G.El.Can.Pac.Crown Re» 3.1)0 Pét.Kl Ry.58 Di a.E.Cila.Dora C.Co.“ pfd.Dom.C.pd.Dora.I.pfd Doni.S.Cor.Dom Pnrk.Dom.T C.pfd.D.S 9.& A.“ pfd.Dul.Sup.H.C.P aP c G.M C.Co.pfd.H.Elec.Rv Hav.Klec.“ pfd.111.Trac.pd In.C.Cotn.Int.C.K a rai n i »t i.ir.of, Wd.C.“ pfd (U 105 280 88 20 72 37 231 82 101 112 104 eo* *67 102 100 H0 13\ 12,V 147 6'« 94 99 i 59 102 28 i 87 i 15 89 34 88 2291 2.97 57 55 80 1032 R0 UK) 851 1014 I 150 i * 89 133 120 Laur.Pap.“ pfd.Mack Cm.“ pfd.Mex.L.&P." pfd.M.& S.-P.pfd.MX.H.St P.Mt.Cotton.Mt.L.Sc M.Mt.St.Ry.Mt.St’l.Wk 14 pfd.Mt.T’gh.C.Nipisai tig.Nor.Ohio.North WM.•N .S S.A Cl.“ pfd.Ogil.M.Co.“ pfd.OttX.ft P.Htn.Mfg.C.l’en’s Ltd.“ pfd.| Porto Rico Québec Ry jR.&O.N.C., Rio J an.L.I i R.C.Co.Cm '' pfd.?no Paulo.Saw.M.Cm " pfd.jSh.W.* p., 'Sherwin W " pfd.: St.Co.ofC." pfd.' Toledo Ry.jTor.Ry .[Tri.City pf Twin Citv.“ pfd.W.lndia.• ! W i n 11.Ry.W ind Ht'l.157* 155 78 70 81 88 I3Q 130* 155 145 190 189i 60 48 2284 147 !45 69 57 ‘ 9I| 'oti' 125 K,04 i.vV ‘ 70 52| 68 r>«) 90 SS 7.5) 75j wt 122* 1!) 1124 107 Df 96 B2 37 384 »r, 944 :tq 34 89 Stf >W mT 103 1984 *271 288 137 126 ••••»• C* Journal est Imprime, .u No rus Snint-Jaoquea, K Montréal “La Publicité” (h responsabilité’( tée).Henri Bourassa.direeteur-géi ^ LE DEVOIR.Mercredi.7 Février 1912 8 =4 COURTES DEPECHES CANADA DEUX BIGAMES A STE-CATHERINE Ste-Catherine, Ontario, 7.— Le magistrat de police Campbell a condamné hier deux bigames qui avaient avoué leur faute.Edward Terry avait abandonné sa femme à Toronto pour épouser Minnie Freeman en novembre dernier; il a été condamné à trois ans de prison.Daniel Sayers est âgé de 65 ans; il s’était sépiaré de sa femme à Welland et était venu ici où il avait épousé sa femme de ménage; il fera neuf mois de prison.MORT D’UN AVOCAT.(Québec, 7.— M.Charles E.Brodie, membre de la société Pcntland, Stuart et Brodie, est mort à Lévis ce matin; il a.croit-on.succombé à une maladie de coeur.M.Brodie n’a été malade qu’une journée.CNE USINE A THOROLD.Ste-Catherine, Ontario, 7.— On va construire à Thorold une usine pour la fabrication du papier,le coût de la construction sera d'un million et les employés seront au nombre de ÜOO.Le c-on seil municipal de Thorold a fixé le ;’S fér rier comme date où sera soumis au peuple un règlement pour imposer une taxe nominale sur les 25 âcres de terre de l ’usine.Une maison de Chicago dortj on ignore le nom fournit le capital.Conférence de M.E.Dulieux ETRANGER LA LIGNE CUNARD.Londres, 7.— Un directeur de la ligne Cunard confirme la nouvelle d'une p.ntente entre cette compagnie et le ‘ Canadian Northern Railway”.La Compa-~£trie Cunard, dit-il, ne veut pas voir le (•ommerce canadien passer à.l’étranger.“Nous prendrons probablement, dit-il, les deux navires qui ont Bristol comme port d "attache ’ ' .EN LIQUIDATION.Harrisburg, Pennsylvanie, 7.— La ‘‘Central Iron and Steel Company”, a été mise en liquidation hier par le juge George Kunkel.L'usine a dos commandes, mais on croit qu’elle n’a pu convertir en argent un approvisionnement considérable de matière brute.La compagnie a un capital de $2,000,000 et possède un actif bien supérieur à son passif.L’usine comprend deux haut-fourneaux, une fonderie à foyer ouvert, trois fonderies à plaques, etc./ PRESIDENT DE ST-DOMINGUE.Saint-Domingue, 7.— Le sénateur Eladio Victoria, président provisoire de la république depuis l’assassinat de M.Caceres, a été élu, lundi, président de la république de Saint-Domingue.Le président Victoria avait fait partie du cabinet de M.Caceres.Il était l’ami intime du président défunt, ii est âgé de 50 ans et est très robuste.L’ordre règne dans toute la république.LA REVOLUTION EN EQUATEUR Guyaquil.Equateur, 7.— Le général Léonidas Plaza, le commandant les troupes du gouvernement, est arrivé ici sur le croiseur Bolivar, après avoir pacifié les provinces maritimes de Manabi et Esmeraldos.Il a capturé plusieurs rebelles et a pris des mesures pour prévenir leur assassinat.Seront emprisonnés, ceux qui ont pris part au massacre du 28 janvier dernier, alors que les portes du pénitencier furent enfoncées, et que furent assassinés les généraux Eloy Alfaro, Flavio Alfaro, Madaro Alfaro, Ulpiano Paez, Manner Serrano, et d’autres chefs rebelles, dont les têtes fixées à des piques, furent promenées par les rues de la ville.LES ETRANGERS POURRONT VOTER Winnipeg, Man., 7.— En dépit des protestations faites depuis deux ans, U est peu probable que la cité prive les étrangers du droit de vote qu'ils possèdent actuellement.Le commissaire Harvey a déclaré que la législature refuserait délaisser passer une loi privant les étrangers du droit de vote aux élections municipales.TABLEAUX RUSSES CONFISQUES San Francisco, Cal., 7.— Une collection de tableaux russes, d’une valeur de $124,000, fut mise à l’encan à la bâtisse de la douane aujourd’hui.PATENTES INTERNATIONALES Washington, D.C., 7.— Le Sénat a aujourd’hui ratifié l’entente pour la protection de la propriété industrielle, et signée à Washington, le 2 juin dernier.Les pays signataires sont: l’Angleterre, la France, l'Italie, l’Allemagne, l’Aut.riche-iiongrie, l’Espagne, le Portugal, la Norvège, le Danemark, la Suède, le Mexique, Cuba, le Brésil, la Belgique et le Japon.DE L’IMPORTANCE D’UNE CULTU TURE GENERALE DANS LA FOR MATION DES INGENIEURS.Quelques conseils aux fromagers de la province Faits-Montréal A LA HALLE AUX BLES Une assemblée du nouveau comité exécutif du Montreal Corn Exchange Association a eu lieu hier après-midi.M Geo.Burton fut réélu vice-président par acclamation.En comité spécial a été formé, composé du président et de MM Boshaw et Stude, pour rencontrer les commissaires du port afin de décider du minimum de quantité de blé qui devra passer par le port.LES PETITS VENDEURS DE JOURNAUX.Les petits vendeurs de journaux ont pu leur 8me assemblée au Temiple du Travail, lifer soir.Ils ont, fait l’élection des’ officiers suivants: Prés, bon., H.B.Ames, MP, 'Vice-prés, bon , Dr J.T.Finnic, M.L.A.Président, Pete Murphy, 1er vice-prés., T>.B.Williams.2e vice-prés., Sam Mudelman.Commissaire, Albert Belletita.Trésorier, Peter Murphy, jr., Secrétaire, Max.Rosenberg.Comité; H.A.Cizol.Michael Mor-r s, R.Morris, Alex.Griett, Moses Davis, S.Cooperman.11 fut résolu de demander aux éehe-vlns Blumenthal et Fraser d'appuyer de tout leur poux’oir la loi Roi tend à permettre aux petits vendeurs de journaux de vendre le dimanche comme la chose se faisait autrefois.AIGUILLEUR BLESSE Henri Arcand, âgé de 19 ans.aiguil leur à l’emploi du Pacifique Canadien, s.'est.fait broyer une jambe hier soir dans la cour des usines Angus.Il fut transporté à l’hôpital vénérai où l’on croit qu'il sera nécessaire de lui amputer la jambe.UN SANATORIUM POUR LES JUIFS Le 18 courant, plusieurs membres de la communauté juive locale commenceront un travail de propagande pour l’établissement d’un sanatorium pour les tuberculeux juifs Ils croient que ce se rait d’un grand usage.HOPITAL ALEXANDRA 'Voici le rapport des admissions, des renvois et des mortalités à l’hôpital Alexandra durant le mois de janvier 1912.Total des admis 61; renvois 53; morts 3.Adm s Renv.Morts Dipthtére.17 13 Scarlatine .42 35 3 Rougeole.2 Erysipèle.$ Pas de maladie .• - 1 ECHO DES ELECTIONS Comme nous le prévoyions, deux actions civiles ont été prises, comme suite aux dernières élections municipales: l'une par M.Charles Meese, candidat défait dans le quartier Longue-Pointe; l’autre par M.Médéric Martin, éehe-vin du quartier Papineau.Dans la première poursuite, l’échevin Aid) Lariviè-re est poursuivi pour $1.999 de dommages à cause de certaines déclarations libel lenses que lui et ses amis auraient faites au cours de l’élection.L’échevin Martin poursuit un électeur de son quartier, alléguant que cet électeur aurait tenté de l’acheter, au cours de la lutte, en lui offrant $3,000 pour retirer sa candidature! Comme la pénalité, pour un semblable délit est de $400, ce montant est réclamé du défendeur.61 53 POLICE SA PHOTOGRAPHIE LE TRAHIT line photographie trouvée dans le magasin d'Abraham Cohen, 49 /Henry, dont on avait enfoncé la porte, a servi à la police pour retrouver le coupable.Le constable Boglie du poste de la rue Chenneville a mis la main sur Peter Albert chez lui, au numéro 560 Notre-Dame Ouest, où on a trouve un grand nombre de cigares et de cigarettes qu’on suppose avoir été volés chez Cohen.Albert a plaidé non coupable; il subira son procès xrendredi.L’AFFAIRE LAURIE La cause du Dr T.Laurie qui d«vait être entendue hier devant le juge Leet ne le sera que jeudi prochain.Les défenseurs de l’accusé ont obtenu ce délai à cause de l’absence de M.J.S.Walsb, procureur de la Couronne, actuellement à Québec.Service de wagon-salon du C.P.R.pour Ottawa Les affaires du C.P.R., entre Montréal et Ottawa, ont tellement augmenté depuis que les nouveaux wagons-salons sont en service, qu’il faut ajouter un deuxieme wagon-salon aux trains de l'après-midi, qui partent de Montréal et Ottawa, afin de prendre soin des affaires.Ces nouveaux chars possèdent toutes les exigences qui rendent le voyage confortable.r.LE ROI DE DANEMARK MALADE.Copenhague, 7.— Le roi Frédéric est tombe malade hier pendant sa promenade.En revenant au palais, il a pris le lit.Son état est satisfaisant, d’après nn bulletin.Londres.7.— E’ne dépêche de Copenhague dit que.l’état du roi est grave.M.E Dulienx, professeur à l'Ecole Polytechnique, et ingén’eur des Mines, diplômé de l'Ecole supérieure des mines de Paris, a donné hier so r à l’Université Laval, sa troisième conférence sur les sciences.D'un caractère un peu différent des précédentes qui avaient été p,us teeh niques, (M.Dulieux avait parlé des mines et de l’histoire de la géologie), la conférence d’hier soir prés ‘¦oit un in térêt tout à fait particulier.Il s’agissait de savoir en quoi consistait »e non ingénieur et comment on devait envi sager le problème de son éducation.Comme le faisait remarquer fort justement M.Dulieux dès le début de la conférence, nos Canadiens-français per dent tous les jours une partie de l'influ ence à laquelle ils ont droit parce que les classes dirigeantes négligent les véritables carrières productrices de richesse, et notamment l’industrie.Le jeune homme qui fait son cours classique, dit M.Dulieux, n’aspire qu’à devenir avocat ou notaire ou médecin; il ne sait pas ce qu 'est un ingénieur, et ses parents ne réalisent pas combien plus vaste, plus attrayant, est lechamp ouvert à l’industriel.Dans le jeune pays qu’est le Canada, à peine exploré, aux industries natissantes, les Canadiens-français abandonnent aux Anglais l’exploitation de leurs richessesi Les mines d’amiante, en plein coeur de la province de Québec, sont toutes entre des mains anglaises.Les grosses compagnies de construction, les aciéries, les compagnies d’électricité de Montréal sont anglaise! Que faire?Créer dès le collège un enseignement nouveau, y envoyer un souffle vivant qui remuera les jeunes cerveaux et les préparera à la lutte.M.Dulieux expose par une analyse minutieuse, ce qui selon lui est indispensable à .’ingénieur Et il divise les qualités de l’ingénieur ou du chef d’entreprises en plusieurs classes: Qualités de caractère (volonté tena ce, sens moral) qui font réussir malgré les échecs, les insuccès.C’est grâce à leur énergie que les inventeurs arri-x’ent au but, que les chefs d'industrie soutiennent leurs entreprise».Qualités d’intelligence pour s’assimi 1er rapidement les conditions de travail, de production, pour être bon observateur.Connaissances scientifiques et connaissances techu ques, qui permettent à l’ingénieur de comprendre, de combi ner, d’améliorer.Et à ce sujet, M.Dulieux pose le dilemme suivant; Devons-nous donner à nos jeunes ingénieurs un enseignement encyclopédique, leur apprendre tous les procédés de métier, toutes les formules, toutes les seien ces.ou bien leur donner seulement une forte culture scientifique et les méthodes techniques d’ensemble?M.Dulieux rejette hardiment le premier enseignement.L'industrie actuelle est tellement compliquée, les appareils se perfectionnent tellement vite, qu'il est impossible de tout enseigner par le détail.Il faudrait 10 ans pour apprendre tous les tours de métier de la métallurgie; donc efforçons-nous seulement do donner au futur ingénieur les qualités fondamentales et une culture scientifique et technique générale mais solide.En entrant à l’usine il apprendra bien vite et bien mieux les recettes qu'à l’Ecole.Ces préliminaires bien établis, quelle éducation devra-t-on prévoir pour le futur ingénieur ?M.Dulieux réclame un enseignement ]atin-se*ence.A côté de l’enseignement classique intégral tel qu’il est donné daus les collèges, il faut établir un enseignement plus approprié aux besoins et caractérisé par les points suivants : Pas de grec, du latin jusqu'à la rhétorique, une ou deux années de philosophie faite en français, des professeurs de sciences licenciés des universités françaises ou anciens élèves de l’Ecole Polytechnique.Le latin doit être conserve, car un homme sans culture classique sera tou-jo ts un homme à qui il manquera quelque chose.La finesse, l’esprit d’assimilation, la pénétration psychologique ne s’acquièrent vraiment que par l’éducation classique.La philosophie doit être faite en fronçait, dit encore M.Dulieux, et entière latitude doit être laissée aux élèves de lire, de vagabonder par eux-mêmes.On devra surtout insister sur les méthodes des sciences expérimentales qui éveillent la curiosité, base de toutes les découvertes, qui apprennent à interpréter, à généraliser.Le syllogisme est stérile, aucune découverte n 'en sortira jamais; le progrès sort de l’observation, de l’expérimentation, des hypothèses, des inductions hardies.F11 fin le temps libre provenant de l’abolition du grec sera reporté sur les sciences.Eléments d’histoire naturelle et de physique.4 ou 5 ans avant le baccalauréat.Reprise de la physique; étude de la chimie, géologie, zoologie, physiologie en philosophie.Les mathématiques devront être enseignées parallèlement de façon à avoir des bacheliers connnis- DANS SON RAPPORT ANNUEL, L’INSPECTEUR DU GOUVERNEMENT RECOMMANDE QUE LE FROMAGE SOIT GARDE UNE DOUZAINE DE JOURS EN ENTREPOT AVANT QUE D'ETRE LIVRE AU CONSOMMATEUR.La colonisation dans la Saskatchewan Yolida, Sask., 31 _'anv.1912.Monsieur le Directeur du "Devoir” Monsieur, Daii' l'intérêt de la colonisation française, je suis heureux de vous envoyer un rapport — que vous voudrez bien publier dans le "Devoir” — sur orfield et les régions environnantes à coloniser.11 m'est Québec, 7.— Le vingt-neuvième rapport annuel de l’Association des laitiers de la province a été publié hier.M.A.J.Plamondon, l'assistant-inspecteur du syndicat des fabricants de fromage déplore l'habitude prise par plusieurs fa-bricanl»; de mettre sur le marché leur fromage aussitôt fabriqué et alors qu'il est trop frais.Le fromage devrait être gardé en entrepôt au moins douze jours, avant d’être livré au consommateur, car il perd de sa saveur et de sa couleur.lorsqu’il est mis sur le marché immédiatement après sa fabrication.Des mesures doivent, être prises pour enrayer cette coutume, avant que notre fromage n’ait perdu sa bonne réputation, et ne soit déprécié sur les marchés étrangers.Le meilleur préventif serait d’induire les acheteurs à refuser l’achat du fromage, quand il est trop frais; mais, comme plusieurs y font de plus rapides bénéfices, le contraire a souvent lieu ; il faut donc trouver un autre remède.^ •Cependant, il no faut pas conclure de ce rapport que le fromage fabriqué cette année est inférieur en qualité à celui des années précédentes; c'est tout le contraire qui est vrai.L’enquête en question a surtout porté sur de nouveaux districts d’inspection, et plutôt chez les petits manufacturiers de fromage.Lme plainte a aussi été formulée contre la pratique d’empoisonner les loups, dans le district du Lac St-Jean, car elle cause aussi l'empoisonnement d’autres animaux.Cependant, comme la guerre à mort que font les loups aux caribous est la raison première de cette mesure, on continuera de se servir du poison.TRIBUNE LIBRE Tarif et coût de la vie On nous écrit:— ‘‘Le Csna.la" du 1er février courant nous émerveille avec ‘‘la vio chère’'—et le rejet de la réciprocité." C'est la conclusion déduite: “ Que si les consommateurs des villes (et nous pourrions ajouter: de tout le pays).— paient aujourd'hui pour tout ce qui se consomme: viandes, légumes, GRAND TRUNK BAI LWAY SYSTEM d’autant plus agréable de vOUs donner | beurre, oeufs, volailles, etc.” ‘‘C'est pulques détails, qu’ils sont tous on-rourageants et font honneur aux vaillants Canadiens-français.A Arborfield.il y a actuellement 70 homesteads pris par eux.11 y a aussi un bon nombre d’Anglais.La plupart des Canadiens viennent do Fall River, New Bedford ou des environs.Quelques-uns viennent de la région de Fraserville.On pourrait encore p.aeer là au moins cent familles ; il y a des homesteads vacants à 1 mille de remplacement de l’église.Cette église sera construite au printemps prochain ; déjà les colons apportent le bois de construction.A côté de féglise se, construiront, dès la fin de î hiver, un magasin général ou deux, et Un atelier J , de forgeron.On prépare aussi la fon- i , dation d’un couvent, le terrain est dé- ! dû à ce que la réciprocité proposée aux Etats-Unis par Sir Wilfrid Laurier.n'a pas été acceptée par le peuple le 21 septembre dernier.Il donne aussi comme conséquence du rejet de tel projet de réciprocité, ceci: ‘‘Comment se fait-il qu'en un pays où les deux-tiers de la population s'occupent de travaux agricoles et qui exportent des centaines de millions de minois de cé réales, il n’y ait pas de quoi fournir à l’autre tiers tous les aliments, le pain excepté?” ‘‘La réponse est facile à formuler: ‘‘C’est que avec, les tarifs qui entra ‘‘vent les débouchés de l'agriculture, •‘cette industrie est devenue trop peu ‘‘rémunératrice et qu'on l’abandonne pour d'autres industries plus favorisées., ,, ., Le directeur du‘‘Canada ” a dû être ]u acquis.Il y n une ecole avec at>gpnt Les Marchands de Nouveautés M.J.O.GAREAU A ETE REELU HIER SOIR PRESIDENT DE LEUR ASSOCIATION; LE BANQUET AN NUEL AURA LIEU LE 21 MARS.une institutrice canadienne.Il y a aus-si une municipalité (pii vient d être érigée avec des conseillers canadiens.11 y a la malle 2 fois par semaine.11 y a un juge de paix et même un médecin canadien-français.Au printemps, le chemin va se continuer quii nous rapprochera de 10 milles des ehars.Actuellement, il faut aller à Tisdale, qui est à M5 milles du commencement de la colonie.l’eu de places ont progressé si vite dans l'Ouest.Cela tient à ce que la terre est d'une fertilité sans pmeille.L’automne dernier, on a vu des avoine et des blés où un homme disparaissait sans peine et où il lui était impossible de faire un pas.Tel colon a, sur son homestead, plus de foin vu’il n’en faut pour nourrir été et hiver plus de 60 animaux, et tout n’est pas encore en prairie.Car, par ici, il y a à peu près la moitié du terrain en petit bois.11 y a de la bonne eau partout—-et à 7 ou 8 pieds souvent.On trouve du bois à bâtir à 2 ou 3 milles — vers le sud-est.Deux moulins viennent l'hiver à quelques milles d’ici pour préparer le bois des colons et leur fournir du travail.La plupart de Canadiens ont de très belles maisons en planches.11 y en a aussi en '‘logs” (grosses pièces de bois); il y a aussi le “Shack” traditionnel, mais il sera vite remplacé, Les colons sont contents.Aux Etats-Unis ‘‘on n’avnit pas de chez nous”, disent-ils, “ici on est “at home” bien plus que dans les grandes villes américaines— on a sa terre, ie plus mauvais temps est passé, et on prépare l'avenir do ses enfants” — Je.ne dirai pas que jamais personne ne pense avec un léger nuage de tris tesse à la vie des grandes villes américaines.Mais quand ils reviennent à eux-mêmes, nos colons voient clairement que leur avantage matériel et, moral doit être ici ; qu’ils ne travaillent pas pour, être toujours aussi pauvres qu’aux Etats-Unis.Lg plupart sont venus sans grand argent, et c’est ce qui les retarde, car ils doivent travailler au dehors pour gagner de quoi acheter leur matériel, ils gagnent d'ailleurs de bons prix! Ceux qui sont arrivés avec une certaine somme sont déjà installés complètement, et faute d'épargne, l'élevage est ce qui leuir rapporte le plus ; il est question d’établir une fromagerie dans la paroisse.Ce printemps, beaucoup de nouveaux colons s'annoncent qu’ils viennent, le pays est ouvert maintenant, leurs frères canadiens, les attendent et disent : “On sera ben quand on aura là 2(j0 familles éparpillées autour de l’église et qu’au travers les bouquets de trembles, on entendra le son joyeux des cloches”.Arborfield a des voisins canadiens.Au sud, près de la 'oie ferrée, il y a un groupe de langue française», et Stula doubla vola tarrte, antra MonUtal, T» ranto, Hamilton, Niagara Falla, Détroit at Chicago.e TORONTO en TA HEURES par “l'International Limité” La train la plua beau at la plua rapida du Canada quitta MONTREAL X 9.00 a.m, toua lea Jours QUATRE TRAINS EXPRESS par JOUR MONTREAL, TORONTO ET L’OUEST a.m.9.45 a.m., 7.30 p.m., 10.50 p.ra., Wagon* buffet, salon et bibliothèque sur 1st trains du jour : wagons-lits Pullmsn éclairés à réleetrieité, avec lampes pour lire dans les lits, sur les trains de nuit.CARNAVAL DU MARDI-GRAS Québec, 16 au 20 février.Exeuraioo aller et retour do CS OA MONTREAL.94 .«JU Départ ieudi 15 février h mardi, 20 fé.vrier inclusivement limite de retour, 22 H-Trier.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE 130 ru" St-Jacquea.Tél.Main 6905, ad gare Bon&verture.La section des Marchands de Nouveautés, de l’Association des Mar-chands-Délai Heurs, a fait ses élections hier soir, avec ie résultat suivant ; Président : J.O.Gareau.1er vice-président : P.»\, f.Vallicre.2ème vice-président : J.E.Bénard.Trésorier : L.P.Dion.Secrétaire : A.Rouleau, Auditeur: .1.Cardin.Le banquet aura lieu le 21 mars prochain, au Club Canadien.Parmi les questions étudiées par l’Association figure la vente en détail par les marchands de gros.On a essayé d’enrayer le mal, mais on n’ost pas parvenu à y réussir complètement.M.Gareau suggère que les marchands de gros adoptent un règlement par le- _ _ quel ils s'engagent il ne vendre à une : beaucoup de homesteads à prendre.personne qui ne fait pas le commerce que sur production d.un écrit du marchand détailleur e(, qu’alors, les marchandises soient livrées non pas à l’acheteur, mais au détailleur qui les vendra ensuite à son client.M.Gareau parle également du banquet qui a été un suroès, et de la réponse favorable de Mgr Bruchési lorsque la section lui a demandé de tâcher d’enrayer le mal que causent aux marchands catholiques les gens qui vont acheter chez les marchands protestants les jours de fête d’obligation.scientifique d’abord; la pratique s’apprendra par îles stages obligatoires que feront les jeunes gens dans les usines, entre leurs années de cours.M.Dulieux termine en faisant remarquer que ces considérations s’appliquent au recrutement de chefs de l’industrie, à ceux qui doivent diriger les entreprises pour les contremaîtres, les hommes de métier, l’enseignement doit être tout autre; et c’est par des écoles entièrement pratiques, pourvues de nombreux sant toute la, géométrie d’Euelide, lest ateliers que l’enseignement se fera, rudiments d'algèbre, un peu de trigno- j L'Ecole Technique de la nie Sherbroo-métr: », de géométrie descriptive, de ho.reçoit de tout jeunes gens, sans mécanique et de géométrie analytique, i culture générale et apprend un métier.Alors les Ecoles d’ingénieurs seront I L’Ecole Polytechnique reçoit des hom-; mieux en mesure de donner un bon crüjracs déjà instruits et elle les prépare saignement à des élèves, déjà bien pré-1 à occuper les postes de chef dans l’in-1 parés.Cet enseignement devra être | dustrie.j Là, on est dans le grand bois, mais le bois de chauffage, paie bien.Plus au sud encore, il y a une autre paroisse en formation.Il y a là une douzaine de Canadiens et presque tout est à prendre.Il y a Ircnucoup de prairie, une excellente terre.rie l'(au douce, des rivières et des lacs magnifiques.Un chemin de fer passera là bientôt ainsi qu-à Arborfield.Au sud est la colonie de Nui Lake qui compte une centaine de familles canadiennes.A l’ouest, il y a Beauchamp.le Lae Vert, et ces colonies se rattachent elles-mêmes aux paroisses canadiennes qui entourent Duek-Lake.A 15 ou 20 milles, au sud de Star City, il y a une autre colonie canadienne “Chafoness” ; on trouve là aussi des homesteads excellents.lies Canadiens qui iront dans ces parages ne seront pas isolés.Us seront groupés en paroisses et en paroisses voisines.A Star City, paroisse déjà établie, il y a d’exccllentes terres à acheter à bas prix près de la ville et de ia station.Si les braves Canadiens des Etals-Unis ou ceux qui doivent quitter la province de Québec voyaient oes régions, ils seraient bientôt des nôtres et, avec In grâce de Dieu, ils n’auraient qu'à s’en réjouir.Votre bien obligé.AMEDEE CLEROUX, Agent d’immigration.de son bureau pour ne pas eon trôler semblable article, ou bien le proie lui a joué un mauvais tour; car peut on donner d'aussi stupides arguments?Est-il bien vrai que, depuis quoies produits agricoles aussi bien que les produits manufacturés ou autres, sont à la hausse, l'agriculture a décru dans la Province de Québec, et mémo dans tout le Canada?Pour dire le contraire, il faudrait être aveugle ou avoir perdu le sens des choses.Mais, il y a autre chose à considé rer dans 1 'augmentation des pro mts nécessaires à la vie, c’est l’augmenta lion considérable des villes et des vil luges, qui, loin de cultiver et de ven dre les produits de la terre, sont obli gés de se les procurer moyennant fi nances.Il faut considérer aussi que, dans l’Est du Canada, si les agriculteurs n’ont pas diminué, l’augmentation du terrain agricole no se fait pas en proportion avec l’augmentation de la population.La cause de ceci?Demandez à Sir Lomer Uouin et a son gouvernement.Il faut considérer aussi la compétition de l’Américain et de l’Anglais qui ont besoin des mêmes produits qus ceux qui nous manquent, Le “Canada” continue; “Le nombre des consommateurs augmente dans l’Est du Canada, tandis que celui des produits reste presque stationnaire ; et les colons de l'Ouest s’occupent presque exclusivement de la culture des céréales, il arrive fatalement, un moment où la demande dépasse la production.” — C’est toujours la vieille histoire: là où on produit la même sorte de chose, il vient à se produire confusion d’un côté et disette de l'autre; les cultivateurs de l'ouest ont, des terres à blé très fertiles et très rémunératrices; tant qu’ils feront de l’argent avec ce système là, ils ne feront pas de culture mixte comme dans la Province de Québec, ce qui leur manque pour les besoins de la vie est pris ailleurs.C’est partout la même chose, même aux Etats-Unis, l’Est, dans un petit coin très restreint, presque impropre à l’agriculture, est dix ou quinze fois plus populeux que l'Ouest, il a besoin d’aller s'alimenter ailleurs.Il préfère souvent venir s 'approvisionner ici au lieu de le faire dans l’Ouest améri eain, et, peut-être pour deux raisons: d'abord la distance et ensuite,‘il lui faudrait manger trop de blé-d’Inde (la production mixte n’ost pas trop étendue); ‘‘alors, les Etats-Unis, dit le ‘‘Canada”, ont.commencé par supprimer des droits sur certaines denrées alimentaires et il prétend que le gouvernement canadien va être contraint un jour ou l’autre d'en faire autant.” Le gouvernement canadien no l’a t il pas déjà fait pour le blé-d’Inde et le charbon dur, et, si c’est nécessaire de le faire .dans l’intérêt général, pour quoi que ce soit, c’est son devoir de lo faire encore.La barrière du tarif doit être mobile, aujourd’hui c’est une certaine classe qui a besoin de protection et demain ce sera une autre, et c’est la sauvegarde de toutes les nations.Qu’il y ait des barrières ou non, lorsqu'un individu ou un peuple a be soin d’une chose, quels qu'en soient la, nature, le lieu ou le prix, il en de vient possesseur; le prix du marché va rie suivant la demande.Le “Canada” malgré toute sa bonne volonté ne fera pas manger de foin aux Américains, même sans barrière, au prix le plus bas possible, s'il n'en a pas lie soin; au contraire, malgré la barrière do $4.00 par tonne, il pnio actuellement $15.00 et plus parce qu'il en a besoin.L’Anglais fait de même pour notre fromage et autres produits et, les consommateurs du pays sont, nécessairement obligés de payer le prix du marché.Maintenant que tout se fait à la vapeur et à l’électricité, le système de vie n'os! plus le même que du tcniTls de nos ancêtres, gagnant, après un la hour plus ardu qu'aujourr]’hui, un salaire variant de 20 à 40 sous par jour, f pas de 8 à 10 heures), mais de quatre heures du matin à neuf heures du soir et malgré tout ils ' enaient à bout de faire des économies.C'est vrai qu’ils étaient un peu plus regardants que 'a Le confort est une nécessite quand on voga-eg.et la supériorité de l'aménagement Taa-sure.A part les spacieux wagons-lits il y a des wagons à compartiments entre Montréal et Toronto sur leg trains de 10.45 p.ni., tous le» jours pour la gare de la rue Yongf.Ln seule ligne faisant circuler de* trains aussi bien aménagés.Les trains pour la gare Union partent à 8.45 a.ni., et à 10 p.ni.CALEDONIA SPRINGS LA GRANDE VILLEGIATURE DE FIN DE SEMAINE ou l’on se procure la célèbre eau Magi.KxeurBions do fin de semaine.Taux réduits.MARDI-GRAS, QUEBEC Du 16 au 20 février.2 MONTREAL A QUEBEC ET Cü tkt% RETOUR.911 Bon pour départ 15 au 20 février Limite de retour jusqu’au 22 février 1912.Service de* train* Départ Place Viger *9.00 a.m., *1.80 p, ?11.30 p.m.?Tous les jour*.*Tous les jour» c-xcept4 la dimanche.xLo dimanche Brûlement.TRAIN SPECIAL POUR EMPRESS En vue du départ du “R.M.S.Em pres* of Britain" de St.John, N.B., vendredi le 9 février, un train spécial pour le vapeur composé de chars à bagage*, wagons de première classe et wagons restaurant, wagons lita, partira de la gare de In rue Windsor à Montréal à 8.15 p.m., jeudi, le 8 février et so rendra directement à l'embarcadère, St-John Ouest, N.B.BUREAU DES BILLETS 218 rue St-Jarques.Téléphone Main 3732-3763, ou aux gares Viger ou de la gare Windsor Cie Générais Transatlantic) DE NEW YORK AU HAVRE PARIS (Franc* 1 Départ» toua le* jeudi» à 10 ».m.LA TOURAINE.8 fév.LA PROVENCE.- .15 fév.ESPAGNE.22 fév.LA TOUiw.lNE.29 Fév.LA SAVOIE .7 mars LA PROVENCE.14 mars Départ* supplémentaires le samedi.NIAGARA 3 10 Fév.CHICAGO.24 fév.Renseignements, GENIN, TRUDLAu *• CIE , agents généraux pour 1* C»n»d».2'J,ru« Notre-Dame Ouest.Mentré&L Toute personne ne trouvant le ni chef d'une famille ou tout individu mâle de plu* d* 18 ans, pourra prendre comme homestead un quart de section de terro de l’Etat disponible au Manitoba, A la Haskatchewan ou dan* l’Al* berta.Le postulant devra no péaonter à l'a-gcncu ou ft la sous-agence dos terre» du Dominion pour le district.L’entrée par procuration pourra être faite ft n’importe quelle agence à cer' inea condition», par le père, 1» mère, le fi' la fille, lo frèru ou la soeur du futuf colon.Devoir.—Un séjour de fi mois sur le terrain •t la mise en culture d’icelul chaque année su cour» de trois ans.Un colon peut demeurer à neuf milles de son homestead sur uns ferme d’au moins 80 acres possédée uniquement et occupée par lui ou par son frère o* ta soeur.Dans certains district* un colon dont le» sr« /air*-» vont bien, aura la préemption sur un quart de section se trouvant à côté de son homestead.Prix $3.00 l’acre.Devoir.—Devra résider six mois chaque nnné» au cours de six ans à partir de la date de l’entrée du homestead—v compris le temps requis pour ob tenir 1» patente du homestead, de cultiver cin“ quante acres en plus.Un colon qui aurait forfait *es droits ds colon en ne pouvant obtenir sa préemption pourra acheter un homestead dans certain» di tricts.Prix $8.00 l'acre.Devoir.-—Rester six mois dan» chacun del trois an*, cultiver 50 acres et bâtir une mai* sou valant $300.W.W.COR Y.Sous-ministre ds l’Intérieur.N.B.—La publication non autorisés d» cette annonce no sera i>as payée.generation actuelle des dépenses nécessaires à leur vie.Un examen dans ce domaine ferait certainement ouvrir les veux.’a r FEUILLETON DU ¦DEVOIR" La Petite Mademoiselle par HENRY BORDEAUX M y v 20 ( Suite) La vieille lui donna pour cent nous de laluts, et entra sous les arbres fai.'e fii •uoillette de bois mort.A son toar il s'en alla dans la direotion du château La silhouette de Jacqueline avait disparu depuis longtemps.Furieux eont'0 ta jeune fille, — r.ar il eût préféré de.r tendre comme Daniel dans la foss0 nux Hons que de la savoir descendue ollc-même dans cet étrange milieu, — il distribuait de grands coups de canno lux chênes de l’avenue, et il écrasait ics herbes sauvages d’un pas despotique.Les habitants de la forêt, devinant son courroux, fuyaient à son approche.Il avançait avec, des moulinets et des regard» foudroyant Il cherchait un agent de la force pu- blique dans l'exercice de seh fonctions, afin de passer sur lui sa colère.VIT L’EMOTION D’UN PREMIER DEBUT Pierre Savernay sortit du pare, et son talon retentit sur les pavés de Fon-taine-sous Bois.En apprenant les pro miscuités de la prison, il était devenu subitement, un partisan déterminé de l'anarchie.Enfin, il tena t une opinion politique, et l'exprimait par les zigzags de sa canne transformée en gourdin.Avec, le zèle des catéchumènes qui se précipitent au martyre corne dan» une eau lustrale, il cherchait à occasionner quelque désordre dans les rues de la cité.Mais leg rues de la cité ne se prêtaient point à une manifestation aussi spontanée.Leur calme était uniforme et désespérant.En face de lui, l’avenue Marie-Antoinette, toute dorée, canalisait la lumière entre ses deux rangées de maisons.Un camion qui portait du vin, un autre qui roulait des denrées alimentaires, troublaient seuls de leurs cahots le silence paisible.Devant un portail, un chien se prélassait au sole;!.Deux ou trois cuisinières affairées tanguaient avec leurs paniers pleins.Un garçon boucher promenait des paquets mystérieux soigneusement pliés dans des papiers jaunes ‘On ne songe ici qu’à boire et à man ger”, se dit Pierre en constatant Fini portance de la nourriture dans l’exis toncc matinale d’une ville.Un cri de détresse, le remplit d'es pérance.Mais c'était celui d’un roquet jeté un peu brusquement, hors d'une boutique de comestibles par le pied d'u ne ménagère.Où pouvaient b en être tous les- habitants?Il s'évertuait à ]c deviner sans penser à leur travail quotidien, car il avait des rente».Quant, aux agents, ils s'enfermaient a double tour au commissariat, et, là jouaient aux car tes à leur aVe.Il en était là de ses réflexions déaa busées quand il aperçut une affiche tri colore sur un mur qui bordait l'avenue, et.pour la première fois de sa rie, les chiffons publics l’intéressèrent.Il s'approcha de celui-ci qui portait ce titre en grandes majuscules: Lu PETITE j FONTEN AISE.Intrigué, il en fit la lecture d’un bout ; à l'antre.Le texte en était ainsi con çu: “Ayant dit une parole courageuse, elle a jugé indigne d'une.Française de' la rétracter.Pour cette parole les juges l'ont condamnée à huit jours de pri-j son sans sursis.“Elle a dédaigné l’appel.On voulait inné peine, c'est un triomphe qu’on lui a donné.D’un bout à l'autre du pays, les jeunes filles de France envoient à | la petite Fontenaise le témoignage ému j de leur sympathie.Par elle, Fontaine ! sous Bois est.nu prcr.iier rang, sons une figure touchante dans la revendication du droit et de la liberté.A son entrée dans la prison, envoyons à cette enfant de vingt ans notre salut nttris-t«.” C'était l’hommage ému et: quelque peu naïf de la population fontena se à la Petite Mademoiselle.(Jette allusion à des événements qu'il avait si long temps ignorée exeitn plus encoreJa colère du jeune homme.I] se reprocha amèrement son absence et son égoïsme.Que n’avait-il été là pour “la” proté ger et protester avec elle contre une violation flagrante de la liberté?Mais il n’avait, en faee de lui qu’un vieux mut.11 s 'aperçut que ce mur «était percé d’une porte, et que cette porte, d'ailleurs privée de serrure, se trouvait en-tr’ouverto.A tout hasard, cherchant de l’imprévu, il la poussa et pénétra dans une cour intérieure qui précédait une petite chapelle.Il reconnut le couvent de« carmélites qu'on avait, expulsées.Il était sur le théâtre des opérations militaires qu'avait conduites Jacqueline,.Que ne pouvait-il ici même s’illustrer à son tour?La cour paisible se chauffait aux derniers soleils d’automne.Une grande croix de bois noir se dressait sur un petit tertre; à son pied gisaient des gerbes de fleurs, les unes tontes fraîches, les autres fanées.Un peu dans l’angle, à l’ombre changeante d’un peupKer, assis sur une chaise de for qui appuyait son dossier au mur d'enceinte, un mélancolique sergent de ville lisait un journal et.fumait une pipo C’était le représentant de l’autorité préposé à la garde des scellés mis à la chapelle.Christophe Colomb, quand il découvrit.l’Amérique ne fut pas plus soulagé que l’ierre Savernay lorsqu’il aperçut ce modeste fonctionnaire.Son avenir s’écla rcit: il vengerait Jacqueline et l'épouserait ensuite.Une minute — le temps de cho sir une injure — le séparait de son bonheur.Il marcha vers l'agent, et l’interpella avec politesse: —Monteur.Monsieur.F dèle à son poste, absorbé par son | roman feuilleton, l’homme de garde ne broncha pas Le jeune homme fit un pas encore dans sa direction et lui jeta dans la figure: —Monsieur, à bas les juges! Il ava't crié discrètement, en homme peu accoutumé à, troubler la paix publique, en amateur, et l'on sait que les amateurs sont toujours d’stancés par les professionnels, car il faut en toutes chose;, de l’apprentissage L’agent ne daigna pas davantage lui prêter attention.Echauffé par l'amour-propre, le délinquant récidiva plus bruyamment: —A bas les juge"! A bas le gouvernement, Monsieur.—Taisez-vous, dit le fonctionnaire sans se lever do sa chaise et, sur un ton paternel.—Non, Monsieur, je ne nio tairai pas.A bas le gouvernement! A bas les juges! Il connaissait enfin l'ivresse du martyre.A son tour, il bravait les faux dieux et les tyrans représentés —as sez mal, pour tout dire, — par cette image inerte et grossière qui se fabriquait à elle-même un nuage de fumée.Loin de l'arrêter, l'agent le considéra avec une grande affliction: —Avez-vous fini, saprelotto?Tai fiez-vous donc! —Mon, je n'ai pas fini.Je recommence.A bas les juges! —Silence, morblou.—A bas le gouvernement.Cette foi* il avait cric de toutes ses forces.Il crut enfin à son arrestation et, sc réjouissant aussitôt, il résolut de n’opposer aucune résistance.L’agent, s'était levé de sa chaise, et venait à lui; mais, au lieu de le prendre au collet, il lui dit à voix liasse; —Taisez vous donc.Je pense comme vous.Ahuri, hébété, scandalisé, Pierre, n-quiet pour sa propre raison, 1 inspecta de la tête aux pieds.C’était une révélation sensationnelle que le fonctionnaire confirma en hoehunt la tête à diverses reprises.—Vous?—Moi.Et je ne suis pas le seul.Puis, le laissant en liberté malgré lui, l'homme de la police, dans le but de concilier ses intérêts et ses convie,-lions, gagna le seuil de la porte afin d'interroger l'avenue.Ce jeune homme, après de premiers cris insignifiants « était formé la voix avec une facilité dégoûtante et avait fini par vociférer.Quelqu'un pouvait l’avoir entendu.De son poste de sentinelle, i! revint effaré et balbutiant: —Le commissaire.Voici le commissaire.Il est à vingt pas.11 écoutait.Rétractez vous.( A suivre) 11 t LE DEVOIR, Mercredi, 7 Février 1912 ENDROITS HUMIDES BUANDERIES, BRASSERIES Essayez les Courroies “Balata'1 D.K, McLaren, Limitée 351 RUE ST-JACQUES CALENDRIER JEUDI, LE 8 FEVRIER S.Jean de Matha, eonfenseur.Lever du soleil, 7 h.33; coucher du soleil, ô li.17; lever de la lune, (mat.) coucher de la lune, 10 h.08.TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 3 0-12, rue Notre Dame Est, R.de MESLE, Gérant Aujourd’hui, maximum .23 Même date i "’an dernier , .H Aujourd’hui minimum .lü Même date l’an dernier .4 Baromètre: 8 heures matin ., , , 29.93 11 heures matin .29.93 Midi.29.92 NUAGEUX AVEC NEIGE.La conférence de M.Dulieux LE RAPPEL DE LA LOI DE LA MARINE “ L’Evénement ” dit qu’il est décidé depuis longtemps et qu’il se fera bientôt (Service particulier) Québec, 7.— L’Evénement publiait hier soir une déclaration particulièrement remarquable sur la question de la marine, et d’autant plus significative peutêtre que le ministre des Postes, l’IIon.Louis-Philippe Pelletier, a passé à Québec la journée de hindi.h’Evénrment, parlant de la loi de la marine dit donc: “Tout le monde admet que la lettre de la loi est morte, partant que cette loi ridicule ne peut faire de mal à personne dans nos statuts.La rappeler est chose bien facile, et son rappel est décidé depuis longtemps.“Quant à l’heure exacte où M.Borden prononcera le dernier arrêt contre ce monument commémoratif des bêtises du gouvernement Laurier-Lemieux-Béland, cela est du ressort du ministère.Mais elle sonnera bientôt, que la “Presse” en soit certaine, et plutôt qu’il ne plaira probablement aux farceurs de l’opposition.” Cette déclarations, coïncidant presque avec la présence à Québec de M.Pelletier, est très commentée.Une motion du député de Dorchester On trouvera ailleurs une analyse de la conférence faite hier, à l’Université Laval, par M.Dulieux, de l’Ecole Polytechnique.Sur divers points — les questions pédagogiques ouvrent la porte à tous les débats — on pourra certes discuter les opinions de l'auteur, mais tout le monde le félicitera d’avoir rappelé aux Canadiens-français le devoir qu’ils ont de prendre à l’exploitation des ressources naturelles de leur pays une part toujours plus grande.On a fait quelque chose en ce sens, mais le prestige qui s’attache depuis si longtemps chez nous aux professions dites libérales il lusionne beaucoup trop de jeunes gens et de pères de famille.Il faut réagir et montrer que d’autres voies nous appellent.Notre pays est riche, plus riche encore qu’on ne le croit.Si les Canadiens-français veulent prendre leur pleine part de cet héritage.il faut évidemment qu’ils s’intéressent plus qu’ils ne l’ont fait jusqu’ici aux choses de l’industrie.Quelles sont les modifications qu’il convient d’apporter à notre système scolaire actuel pour favori ser cet élan, nous sommes trop incompétents pour le dire tout do suite; mais nous applaudirons à tout progrès qui en assurant sa haute valeur morale, l’adoptera plus expressément aux besoins de notre époque et de notre pays.La question est très intéressante.O.H.(De notre correspondant) Ottawa, 7.— .M.Albert Sévi-gny, député conservateur de Dorchester, vient de donner avis à la Chambre, ce matin, d’une motion pour le rappel de la loi navale, dans les termes suivants: “Cette Chambre est d’avis que l’acte créant la, Loi du service de lu marine, Edouard, VII, chap.43, devrait être abrogé parce que cet acte établit une ligne de conduite dont l’importance et les conséquences sont très grandes, et que celte ligne de, conduite n’a pas été discutée devant le.peuple avant d’etre adoptée d qu’t lie porte toutes les marques d’un “scheme” hâ tivement préparé et mal élaboré, parce que, nuire devenr envers l’Em pire ne peut pas être rempli convenablement par la mise en rigueur de cette mesure et qu-c ce plan comporte la création d’une force navale qui sera absolument inutile en temps de guerre et par conséquent d’aucun bénéfice pour le Canada ou pour VEmpire, qu’il faudra d'immenses sommes d'argent pour LE TRANSPORT DU GRAIN DANS L’OUEST M.Bury, vice-président du Pacifique Canadien, indique les causes de la congestion actuelle du trafic construire et équiper et entretenir celte marine et que le résultat pro liable, c’est qu’en temps de guerre des vies u lilcs seront sacrifiées pour rien et sans que nous ayons ajouté un -iota à la force de com-bal de l’Empire, et du Canada.’ Cette résolution venant d’un député.elle ne peut être maintenant proposée à la Chambre des Coin mimes qu’un jour de députés.Or, les jours consacrés aux députés sont expirés depuis le cinq.A compter de ce jour-là, les projets du ministère ont le pas et le prennent toutes les séances, sauf les simples questions des députés.M.Sévigny ne peut discuter maintenant cette proposition qu’avec le consentement même du ministère, puisqu’il n’a plus le droit strict de le faire, sauf en proposant cette résolution au moment.où la Chambre se forme en comité des subsides.D’après toutes les apparences, il semble donc qu’elle n'a guère de chance de causer une discussion à la Chambre à cette session-ci.Dernière Heure BUSH Le droit public de TEglise La conférence qui devait avoir lieu ce soir à l’université Lava! sur “Le droit public, de l’Eglise”, est remise à plus tard.La visite du duc à Laval far suite de la mort du duc de Fyfe, son parent, Son Altesse Royale le Bue de Connaught a remis à plus tard, sa visite à Montréal.En conséquence, il n’y aura pas de réception à l’université Laval demain soir.Ce que vaut le beurre américain New-York, 7.—Le boycottage du beurre, institué par la ligue des femmes de New-York a été si effectif, que 80 pour cent des marchands-détailleurs ont déjà baissé leurs prix.L’état du roi Frédéric est grave Londres, 7.— Une dépêche privée, reçue hier après-midi de Copenhague.déclare que l’état du roi Frédéric est précaire.Il souffre de pneumonie.Le projet de M.Méd.Martin rejeté au Sénat PAR UN VOTE DE 26 A 16 LE BILL DEMANDANT LE PAIEMENT DES EMPLOYES DE CHEMIN DE FER, DEUX FOIS PAR MOIS, EST TUE A LA CHAMBRE HAUTE.(Service particulier) Ottawa, 7.— Le Sénat a rejeté hier après-midi, le bill de àU Médé-ric Martin, député de Ste-Marie, présenté par l’hon.M.Casgrain, au sujet de la paie des employés de chemin de fer, deux fois par mois au lieu d’une fois.Le vote a été de !b contre 26 alors que M.Cas-grain en proposait la deuxième leeture.Plusieurs sénateurs exprimèrent leur opinion sur ce bill.M.MeSweeney se prononça favorablement et M.le sénateur Power défavorablement.Les sénateurs Raoul Dandurand et L.O.David dirent que la question n’est pas très claire et qu’elle pourrait être étudiée davantage.Ai.le sénateur Belcourt ne se prononce pas sur le mérite de la question, mais il exprime l’opinion que le .parlement fédéral n’a pas juridiction.-*- Pour le Congrès de la Langue Française LA PAROISSE DE L'IMMACULEE CONCEPTION A RESOLU D’INTERESSER TOUTES LES SOCIETES AUX PREPARATIFS DES GRANDES ASSISES DE QUEBEC.La paroisse de l’Immaculée Conception donne un grand exemple de patrie- nuiler a 1 octal 100.000 tonnes un ¦ charbon pour locomotives à $4.03 la tonne de plus que les prix du charbon dans le territoire où il devait être consumé.On croit généralement que la neige a été le grand obstacle au fonctionnement des trains.C’est une erreur.Le principal obstacle a été la basse température et les vents violents.Il faut une assurance peu ordinaire et de grand mérite pour que les employés de chemin de fer s’aventurent à conduire les locomotives et à aiguiller les wagons, par une température bien au-dessous de zéro qui soumet les machines à une tension continuelle.Un froid prolongé si gratifie qu’une locomotive en bon état traînera du tiers à la moitié du nombre de wagons qu’elle pourrait tirer à une température ordinaire.On peut d’après cela mesurer l’effet du froid eontiuu qui a régné depuis Noël et qui n’a.pas encore cessé.Cependant, en dépit de toutes ces circonstances hostiles, l’inspection du grain pendant le mois de janvier a enregistré 6,300 wagons sur le Pacifique seu-tementt D’après les meilleures estimations possibles, il y a encore 61,000,000 La vie d’Alphonse XIII en danger Fcrrol, Espagne.7.— Le train spécial du roi Alphonse XIII eût déraillé aujourd’hui, n'eût été la vigilance d’un surveillant qui découvrit le défaut dans la voie et avertit du danger.L’affaire des lues aux Commissions Scolaires chèqi Le départ de Winston Churchill Londres, 7.— Winston Churchill est parti, aujourd’hui, pour Belfast où il va prendre la parole en faveur du Home Rule.Au dernier moment, il a été décidé de ne pas permettre à sa mère de l’accompagner, car on craint que la tension nerveuse ne soit trop forte pour la vieille dame.(Service particulier) Québec, 7.— A la commission des comptes publics, ce matin, l’on a continué l’examen du comptable au sujet des chèques en paiement des octrois pour l'instruction ipir blique.D’un long interrogatoire et eon-tre-interrogatoire.il ressort que tous les chèques provenant de l’octroi supplémentaire aux écoles élémentaires et de l'octroi aux académies passent par le secrétariat pro vincial et sont adressées à différentes personnes sous désignations par tieulières, de sorte qu’un chèque adressé un jour à M.Tellier et encaissé par la commission scolaire de SUCônie de Juliette, est entré, dit M.Lévesque, comme ayant été payé à la municipalité de Joliette, M.Lévesque ne connaît aucun autre moyen de vérifier qui a touché le chèque que l’avis du retour du chèque à la banque.Adoration Nocturne Les membres de l'Adoration Noe turne sont priés de se rendre, ce iiir.mercredi, à 8 heures 30, à la chapel’.’ do Notre-Dame de Lourdes, rue Sain te-Catherino, pour la célébratio i des 40 heures.Royalistes portugais à l’œuvre Paris, 7.— Les rapports de la frontière portugaise indiquent que les Royalistes se préparent à envahir le territoire de la république au signal de leurs chefs.Pour la première fois, l ex-roi Manuel et dom Miguel de Bragance marchent la main dans la main pour reconquérir le trône.Winnipeg.7 — M.Bury, vice-président du Pacifique Canadien, a fait des déclarations du la plus haute importance au sujet de, la congestion du trafic du grain dans l’ouest.Il a répondu aux questions suivantes : Qu’ont fait les chemins de fer ?Auraient-ils pu faire mieux ?Quelles sont les perspectives pour l’avenir 7 Le 2 février 1912, 94,577 wagons de grains de la récolte (le 1911 avaient passé à l’inspection.Le - février 1911 01,105 wagons de grains de la récolte de 1910 avaient été inspectés.C’est-à-dire que le 2 février dernier, les chemins de fer avaient transporté, de la récolte de 1911, un nombre de wagons de 54 pour cent plus considérable qu’à la même date l’an dernier.Mais ce n’est pas tout.L’automne dernier, le battage du grain s'est fait de trois à quatre semaines plus tard que d’ordinaire, do sorte qu’un tonnage Ireaucoup plus considérable de fret a été expédié en un temps beaucoup plus court.Jamais les circonstances ne se sont ainsi liguées pour compliquer les transports.Non seulement la récolte était en retard, mais à certains endroits elle était de qualité indifférente, ce qui nécessitait beaucoup plus d’aiguillage au terminus des lacs ci dans certains cas des retards dans la classification.La distribution du grain en compartiments spéciaux a aussi réduit considérablement la capacité des élévateurs.La grève des mineurs de charbon dans l’ouest, dont personne ne pouvait calculée la durée, a nécessité' ie transport d’un approvisionnement de charbon pour alimenter la section des j prairies pendant un an.Le Pacifique a été forcé de se servir du charbon de ! la Pennsylvanie dans toute la Colom-| bie Anglaise, il a aussi fallu fournir ! du charbon aux commerçants et leur procurer des entrepôts, pour leur permettre de desservir avec du charbon de l’est tout le territoire qui s'alimente d’ordinaire avec le charbon de l’Alberta.Dans ce but.il a fallu accu- Convention de FAssociation Forestière LA 13ème REUNION ANNUELLE DE CETTE SOCIETE S’EST OUVERTE CE MATIN AU PARLEMENT D’OTTAWA.tisme pratique par la manière énergi que, enthousiaste et forte dont elle prépare sa participation au congrès du Parler Français.La première, elle a secoué l’apathie générale qui semble paralyser toutes les volontés en notre ville, en jetant les fondements d’im comité d’organisation.Dès dimanche dernier, sur convocation faite en chaire par le Père Curé, toutes les sociétés religieuses et mutuelles de la paroisse se réunissaient àja Salle des Oeuvres.Différents orateurs expliquèrent le but du congrès, sa raison d’être, les attaques contre la langue française et la nécessité de prendre une part active à ce congrès qui est une oeuvre de défense nationale; ils insistèrent surtout sur la nécessité do réussir ce congrès qui servira à démontrer la force de l’élément français en Amérique et facilitera le groupement des éléments d’origine française.Le comité d’organisation veut venir eu aide au congrès on recrutant le plus fort nombre de membres possible.Le devoir des délégués des sociétés, c’est de faire souscrire d’abord leur société comme membre honoraire puis les sociétaires comme membres d’une j niinots de blé à expédier.Il y a peu de des différentes catégories.i danger que le retard dans l’expédition Dès la formation du comité paroissial' amène la détérioration du grain.Les dimanche un grand nombre de parois- chemins de fer peuvent expédier tout siens so sont inscrits.Los zélateurs et! ce blé hors du pays pour le eommence-les zélatrices qui sont les présidents et ment de l’été.Ri Je temps s’adoucit, les les secrétaires de chaque société ont charge d’activer la propagande.Dimanche prochain, Ses organisateurs de ce mouvement tiendront une grande assemblée populaire dans la salle paroissiale.Le révérend père Louis Lalande et messieurs Fabre-Surveyer et Lagacé adressèrent la parole en faveur de l’oeuvre de la langue française.Comme on le voit, cotte grande paroisse française donne un exemple que tout Montréal devrait s'empresser de suivre.B est à espérer-que l’activité qui se manifeste là sç communiquera aux autres paroisses et qu’on verra bientôt surgir partout des comités d’organisation et de propagande.Il serait vraiment déplorable et humiliant que Montréal continuât à dormir tandis que des coins les plus reculés do la terre française nous viennent des nouvelles d’un travail actif et intelligent.charges seront doublées.Il ne faut pas s’imaginer que tout le blé est de pauvre qualité; dans certaines localités il est bien noté et une grande partie peut être gardé.L’amendement à la loi permettant au commissaire des entrepôts d’affecter des wagons au transport d’urgence du blé en danger de destruction devrait permettre de transporter le blé humide avant les chaleurs.Il n'y a pas de disette de wagons ou de locomotives, au moins sur le Uac’fi-que, qui a disposé d’autant de matériel roulant qu’il en pouvait circuler sur ses voies.La cause de la conges tion qui se produit est le manque d’espaces aux terminus et de voies doubles.En ce qui regarde le Pacifique, il a eu chaque année, depuis huit ans, plus d’argent affecté aux améliorations qu’il n 'en pouvait dépenser.Il était impossible d’avoir les hommes et le matériel nécessaires pour compléter ces améliorations, b en que les travaux fussent poussés avec la plus grande vigueur.En 1905, le Pacifique a terminé à Winnipeg la plus grande cour qui ait été établie dans le monde entier par un soul chemin de fer.En c.nq ans, la compagnie a construit plus de 570 mih les de voie double.M.Bury dit que la demande d’embranchements qui se fait entendre de tous côtés empêche les chemins de fer de concentrer tous leurs efforts pour construire des lignes à deux et quatre voies et équi.per leurs “terminus”.Les développements du pays dépassent toutes les prévisions.L’afflux de 1 immigration et l’introduction de la traction à la gazoline, qui permet au cultivateur de labourer trente acres par jour a élargi la superficie des terres en culture avec une rapidité inconnue dans l’histoire du monde.A cause de l’incertitude où 1 on se trouve par rapport à la politique du gouvernement au sujet des élévateurs, ces entrepôts n’ont pas été constiVits assez rapidement ni en assez grand nombre pour rencontrer les besoins de la production.M.Bury dit que quelle que soit la perspective de l'outillage, les chemins de fer ne parviendront pas à écouler les produits de la récolte on dix ou douze semaines.Pour en arriver là, il faudrait un personnel énorme de mi caniciens et d’employés de traies compétents à qui on pourrait offrir de l’emploi pendant quelques mois seuia-ment dans l’année.Il est absolument impossible d 'obtenir des employés ‘oin-pétents dans ces conditions.Même si les chemins de fer pou valent transporter le grain pendant cette courte période, le marché du inonde ne pourrait l’absorber sans une sérieuse diminution des prix.Pour $65, on peut se procurer, à Winnipeg, un grenier d’acier gaufré, et s’il se produisait une grande demande, ce prix s’abaisserait rapidement.Un cultivateur qui a un quart de section en culture, peut s’attendre à récolter 3,200 minots de blé.Dans ce cas, serait-ce trop de s'attendre à ce qu’il se procure deux greniers nu coût de $130 pour protéger S5n grain.Les banques lui avanceront l’argent nécessaire sur sa récolte.L'adoption des cultures mixtes dans une grande partie de l’ouest semble encore, être, de fait, la seule solution des difficultés.Cette mesure arrêterait l’appauvrissement du sol, serait une sauvegarde contre une calamité qui pourrait résulter de ia perte de deux ou trois récoltes successives do blé, et de rendre le pays indépendant pour le jour où une grande baisse dans les prix du blé se produirait par suite de la transformation subite des peuples asiatiques en producteurs de blé.M.Bury suggère encore l’exploitation des pouvoir d’eau en vue de la production de l’électricité pour l’éclairage des maisons et les travaux de la ferme, la construction dos routes rurales conduisant à la gare ou au marché de la ville.11 termine en exprimant sa conviction que si la situation actuelle n’est pas réglée maintinant, si le cultivateur n’est pas amené à modifier sa politique actuelle quant à la culture exclusive du grain, il se produira plus tard une liquidation qui causera d’autant plus de dommages qu’on y sera moins préparé.Ce sera un rude coup porté à la prospérité du pays.LA SESSION ONTARIENNE Le Bill du Barreau Le centenaire de Charles Dickens Londres, 7.— On fête aujourd'hui, à Londres, le centième anniversaire de la naissance de Charles Dickens.Des milliers de citoyens portent à la boutonnière du géranium rouge, la fleur préférée du fameux écrivain.Le secrétaire Wilson, du comité du centenaire a annoncé qu'une somme de $50.000 avait été souscrite en Angleterre et à l'étranger, pour venir en aide aux cinq petites filles de Dickens qui sont dans le besoin.DECES BRUCHESI.— A Ottawa, à l’fige de 21 ans et 6 mois, est décédée Mlle Annette, fille cadette de M.Joseph Bruchési, employé au département des Travaux Publies à Ottawa.3jes funérailles auront lieu samedi, le 10 courant.Le service sera chanté samedi matin h 9 heures dans la chapelle de 1‘Hôtel-Dieu.MESSE DE REQUIEM BLANCHET.— Demain jeudi, le 8 courant, à 7 heures a.m.en l’église St-Jacques, sera chantée une messe de requiem pour le repos de l’ftme de feu Dame Veuve F.X.Blanehet, née Lan-ge.lier.Parents et amis sont invités à y assister.Mort de Tancien député Worthington Sherbrooke, 7.— Le docteur Worthington, ancien député de Sherbrooke, est décédé la nuit dernière après un an de maladie.Il a succombé à la maladie de Bright.Le lieutenant-colonel Arthur Norreys Worthington naquit à Sherbrooke.Québec, le 17 février 1862.du mariage du docteur E.D.Worthington et de mademoiselle Frances Smith; il épousa en 1887.mademoiselle May Cook, fille de H.H.Cook, ancien député de Simcoe.Il étudia au collège Bishop, et à l'université McGill, fut chirurgien à l'hôpital protestant de Sherbrooke, gouverneur du collège des médecins et des chirurgiens de la province de Québec, médecin militaire en chef de la division de Québec.Il servit à l'ambulance durant la campagne de 1885 et fut chirurgien-major en Afrique du Sud, en 1900.Il assista aux batailles de Faber's Farm, Belfast, Lydenberg; son nom fut souvent mentionné dans les dépêches.Elu à la Chambre des Communes en 1904, Il fut réélu en 1908, mais ne se représenta pas en 1911.( Sfi-vicv particulier) Québec, 7.Au comité rio législation on a re-trauché du bill du barreau, la clause autorisant une pension du retraite au bibliothécaire de Montréal.On demande au barreau de se prononcer sur le mérite de la question avant de demandée l'autorisation requise.A l’avenir, les examinateurs seront choisis tous les ans, au lieu de quatre ans et l’opinion générale est que les frais de séance devraient se résumer aux frais réels de voyage.I.’article 63R du code de procédure civile est amendé en ru- ble de I avis devra être produit sans délai au bureau du shérif et que le défaut de cette production n annulera pas la vente, niais l’officier qui si- sera Le lieutenant-gouverneur Gibson prononce le discours du trône.—Aucune allusion au sujet des écoles bilingues (Service particulier) Toronto, 7.— L'ouverture de irtsos sion provinciale s’est faite avec pompe.Le lieutenant gouverneur John M.Gibson a prononcé le discours lu trône.Le texte complet est donné ci-après.l’as un seul mot n’a été dit .ri sujet de la question des écoles bi'ingups.M.l'Orateur, MM.les membres de la législature, c'est avec, plaisir que je vous souhaite la bienvenue pour l'accomplissement de vos devoirs pendant la première session de la trei- qu’un dou-(»zième législature de cette province.En novembre dernier, la carrière officielle de Lord Grey, comme gouverneur général du Canada a pris fin et je lui ai témoigné, à l’occasion de sen rendu coupable de cette négligence se-j départ, les sentiments de respect, il ’f.s- Mort de Mlle Annette Bruchési Nous apprenons avec un profond, regret la mort, arrivée hier, à Ottawa, de Mlle Annette Bruchési, fille de M.Joseph Bruchési, fonctionnaire aux Travaux Publies, nié ce de H.G.Mgr l’Archevêque de Montréal et soeur de Al.l’abbé Paul Bruchési, actuellement à Rome; elle était âgée de 21 ans.Quelques jours avant sa mort, elle avait eu 1 insigne faveur de rece- voir la bénédiction du Souverain Pontife.• Mlle Bruchési était une excellente musicienne ; elle avait étudié au couvent de Ste-Anne, à Lachi-ne, avec M.R.O.Pelletier, organiste de la Cathédrale.Les obsèques auront lieu à Montréal.Après un Libéra à l’église du Sacré-Coeur, à Ottawa, le corps sera envoyé à Montréal et arrivera à la gare Windsor à 6 h.40.On le transportera à l'Hôtel-Dieu, où le service funèbre sera chanté, samedi â 0 heures du matin â la chapelle de la maison.rn terni ivsponsatjfie des frais qui pourraient résulter de son défaut.1.art-irlo 639 est aussi amendé de façon fC'rc que à l’avenir, dans l'intérêt du public, la désignation des parties en cause devra être, faite complètement au lieu de sommairement.Ix- shérif devra tenir dans son bureau un registre dans lequel seront insérés les certificats de publication et les avis de r ente de meubles en donnant à chacun un numéro d'ordre.Au comité de législation privée, on a étudie puis remis à mercredi prochain le bill augmentant les pouvoirs de la société protectrice dos femmes et dos enfants.1,’article 2 donne à la société le pouvoir, avec autorisation du juge, d'enlever les enfants aux parents ou gardiens qui refusent d’en prendre soin, ou, qui habituellement, les négligent, et de faire adopter ces enfants afin qu’ils puissent être instruits et éiovés con venablemon t.Feu James M.Frothingham Québec, 7.On a appris avec regret la nouvelle de la mort, survenue oc matin, de AT.James Al.Fothering-him, ingénieur do district du chemin d( fer Grand Tronc Pacifique.l,e dz-fimt était citoyen de Québec depuis 1908 et était très estimé.CE SOIR SPECTACLES ET CONCERTS:— A l’Opéra: — Reprise de la Tosea.avec Signor Fornari de Boston, dans le rôle de Searpia.time et d'affection, du peuple canadien.Pour la premièer fois dans l'histoire du Canada, un prince de sang royal, un prince de l'illustre famille •> ia-qttello nous devons allégeance est notre gouverneur général.Le peuple Canadien apprécie oav,tentent ie fait qu’il est le fils le notre auguste et toujours regrettée >eiue Victoria, et le frère de feu Sa Majesté Edouard A7!!, le pacificateur qui obtint la confiance et l’affection ce tous ses sujets comme aussi le 'espect et l’admiration du monde civilisé.Depuis la dernière réunion de la Législature, le couronnement, de notre très gracieux souverain Georges A' et de sa royale compagne, la reine Marie, a eu lieu au milieu do cérémonies solennelles et imposantes, en présence de Nord ont été pour l’année finissaut le l’Empire pour la circonstance.Notre province y fut représentée par son premier ministre, par moi-même et un graud nombre des plus éminents parmi les citoyens.UNE ANNEE PROSPERE La prospérité de l’agriculture s'est maintenue l’an dernier.Quoique dans quelques localités, le résultat des éré-coltès a t un peu désappointé, nous devons rendre grâce à la bonté divine qui nous si clairement manifesté ses faveurs.Dans toutes les branches do l’indus trie et du commerce, on pout so rendre compte de 1 activité toujours grandis, sanie de nos populations et nous devons les en remercier.LES CHEMINS DE FER Les bénéfices note, pour le chemin do fer du Témtsi ami ligue et de l’Ontario redevance annuelle de $300,000.Cette 31 décembre 1911, de $593,000 contre $420,000 J’année précédente.I,'embranchement vers Porcupine a été complété et il y a maintenant 300 milles de ligne en opération, pendant qu’une autre section est en construction qui reliera la voie principale, à Elk Lake.Un arrangement a été cpnclu entre la direction de ce chemin de fer et la Co.dn Grand-Tronc aux termes duquel cette dernière pourra faire circuler ses trains sur les voies de l’autre signataire, moyennant une quote-part raisonnable dans les frais d’entretien la route.Le Grand-Tronc paiera on outre une délégués venus de toutes les parties de somme représente la moitié de l'intérêt du coût total de la ligne.On a commencé la.construction de la nouvelle prison centrale de Guelph line grande partie des travaux est faite par les prisonniers et les résultats prouvent que cette méthode est excellente.Le comité d’élargissement sur parole institué par mon gouvernement a obte nu un succès inespéré et ses travaux ont déjà produit d’heureux résultats.Le grand plan pour l’utilisation des pouvoirs hydro électriques, apirès bien des tâtonnements, a été mis à exécution et le service est, maintenant en pleine exploitation, dans l’ouest de la province.On s’occupe de l’étendre aussitôt que possible, dans le nord, l’est et le sud.Le rendement do nos mines d’argent continue à augmenter et maintenant, l’Ontario est classé en troisième place pour la production totale entre tous les pays du monde.LES MINES D'OR DE L’ONTARIO Nous fournissons un septième de la production mondiale.La prospérité de nos mines d’or, à Porcupine et dans le voisinage est aussi des plus encourageantes.Le travail très important fait par démonstration pratique, en ce qui concerne le bétail, la culture des fruits et autres produits agricoles, par les représentants des districts ou du département de l’agriculture, a été continué et augmenté.On nous demande de partout, l’extension de ce travail.Dans ces conditions, je puis vous dire que le gouvernement du Dominion a donné à entendre à mes ministrel, qu’il demandera des suggestions pour établir un planxou une méthode, pour donner l’aide financière à toutes les provinces du Canada, afin que to is (Service particulier) Ottawa, 7.—La 3ème couveotiou annuelle de l’Association Forestière Canadienne s'est ouverte ce ma tin au parlement, sous la présidence d’honneur de l'honorable Premier Ministre et la présidence active de M.George Y.Chown.Plusieurs centaines de personnes, à peu près 600, assistaient à la convention, qui se tient dans la grande salle du comité de la Chambre.L’hon.R.L.Borden, en quelques mots, souhaite la bienvenue aux conventionnaires; il parie de l’importance du travail que devra accomplir la convention pour la conservation de nos forêts et le renouvellement des essences forestières, il assure que le gouvernement est prêt à faire sa large part dans l’oeuvre vraiment nationale que poursuit l’association forestière.Sir Wilfrid Laurier, parle dans le même sens, et il se déclare dis posé à seconder tous les efforts dtr gouvernement en vue de la préservation de nos grands bois et du développement de l’industrie forestière.Le président, M.G.Y.Chown, dans son discours d’ouverture, rappelle les travaux de la grande convention de Québec, l'an dernier, et l’oeuvre accomplie par l’association au cours de l’année par les convontious.les conférences et la littérature de propagande.M.Chown parlant de l'avenir, dit que l’Association, après avoir éveillé l’opinion publique, doit pousser le mouvement de l’avant et faire oeuvre efficace.L’Association devrait travailler à soustraire à l’influence politique "le service forestier tant dans les provinces que dans tout le Dominion, et ce service devrait être confié à des hommes, dont la capacité technique sera bien établie.L’Association devra aussi adopter une politique durable et permanente pour la préservation de nos forêts.Elle devra également étudier les meilleurs moyens de prévenir les feux de forêts et, partant, leur destruction partielle.AI.Chown annonce que le comité de l’Association a déjà eu une entrevue avec le premier ministre pour suggérer au gouvernement que les fonctionnaires extérieurs du service des forêts soient sous le contrôle de la commission du service civil.M.Borden a déclaré qu’il était favorable à cette réforme.Après le discours du président, on commence les travaux de la convention par une conférence de M.H.R.McMillan, sur la nécessité de réunir des capitaux pour suivre une politique efficace et progressive de l’industrie forestière.Le I\év.Renison, missionnaire anglican, à la Baie d’Hudson, ajou te quelques mots après la lecture précédente.Se basant sur la connaissance qu ’il a des Indiens, M.Renison, dit que l’indien, par nature, est le gardien li3' plus autorisé et le gouvernement devrait mettre à profit ce facteur puissant de la préservation de nos bois forestiers.Cette suggestion du Rév.Renison est reçue avec enthousiasme et une dizaine de conventionnaires l’appuient fortement de quelques remarques appropriées.L’hon.Premier Ministre fait remarquer que les jeunes peuples comme les jeunes gens sont quelquefois prodigues de leurs richesses et, au Canada, l’on a abattu les forêts, souvent sans discernement et aujourd’hui, là où l’on se félicite de voir pousser du blé, il devrait y avoir encore de belles forêts.Il faudrait avoir des districts forestiers que l’on conserverait avec jalousie pour les besoins futurs, et il suggère que l’on dessine une earte géographique sur laquelle ces districts seraient indiqués corame faisant partie de notre domaine national.ceux qui le désireront, puissent recevoir des informations concernant l’agriculture en générai.On a terminé l'aile gauche de l’édifice du parlement, ce qui permettra d’augmenter le nombre des bureau.* dont nous avons si grand besoin.L’annexe vers le nord sera aussi finie, d'ici peu.3jCs contrats pour la pierre et ica fondations du nouveau Parlement o:t été donnés et l’ou espère que la somme produite pour la vente du vieil edifica suffira amplement à payer le site et -a construction du nouveau, et qu’il res< tera une somme relativement considérable.MESURE POUR LES TRAVAILLEURS La commission nommée pour cnquêtei au sujet des compensations pour les travailleurs blessés à l’ouvrage, termina ses travaux et l'on attend son rapport dans quelque temps.La question du développement du nouvel Ontario, est excessivement bm« portante.Avec l’aide financière du Par, lenient fédéral, et l’extension du réseau des chemins do fer, mes ministres sa proposent de prendre des mesures qqi feront progresser plus rapidement cetta région.Le plan d’éducation technique établi à la dernière session, a été accueilli fa» vorablemcnt par la population.La.commission de révision des sta*.tuts a aussi fait bonne besogne.Parmi, les actes révisés, et sur lesquels voua' aurez votre mot à dire, il en est de trè* importants qui réclament une prompt* solution.Plusieurs points sur lesquels j* viens de vous entretenir vous seront soumis pour cons’dération.\ t i
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.