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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 16 avril 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-04-16, Collections de BAnQ.

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(JIN SOU LE NUMERO TROISIEME ANNEE—No.89 MONTREAL.MARDI 16 AVRIL, 1912 ABONNEMENTS : • Editiop Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE .$()!00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE , * ., , .» $.00 LE DEVOIR Rédadhon et Administration: 7la RUE SAINT-JACQUES MONTRE.TELEPHONES : ^ ADMINISTRATION ^ b 7461 REDACTION: Main.% Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l DEMAIN, UN ARTICLE DE M.BOURASSA SUR LES ELECTIONS LE “TITANIC L’effroyable Catastrophe où vient de sombrer le Titanic jette dans l’ombre, pour un moment, les querelles nationales et internationales.Sous tous les climats, dans tous les pays, les hommes ont le coeur fait de même façon, et nul ne peut évoquer sans un douloureux tressaillement cette tragique vision.Il n’est personne, non plus, qui puisse tourner vers les parents et les amis qui scrutent, avec une si âpre anxiété, les moindres dépêches, une pensée indifférente.De tels désastres font vibrer à l’unisson toutes les âmes.Ils soulignent pareillement avec une terrible éloquence notre faiblesse et notre indigence.Le Titanic représentait le dernier effort de la science, servie par des ressources illimitées.Il apparaissait comme le dernier mot de la stabilité et de la sécurité.Ses maîtres héritaient de l’expérience des générations de marins qui ont sillonné et battu l’Atlantique.Et cependant, à son premier voyage, il sombre, brisé par une masse de glace que rien ne semble avoir pu éviter.Toutes les combinaisons de la science, toutes les forces emmagasinées et enrégimentées pour la défense de l’homme, restent impuissantes devant ce bloc.La télégraphie sans fil elle-même ne sert plus qu’à porter au loin un suprême cri de détresse et à limiter la catastrophe.Quel rappel de l’infirmité de notre condition, de la faiblesse de nos moyens! * • « La pensée, la sympathie de tous les peuples civilisés se tourne aujourd’hui vers les victimes, vers leurs parents et leurs amis; mais quels témoignages pourraient consoler ceux qui restent?Seule, la croyance à l’immortalité, aux définitives réunions, peut alléger leur douleur.OMER HEROUX.Les Etats-Unis / et le Japon Les Etats-Unis commencent à s’inquiéter des efforts que fait le Japon pour obtenir du Mexique l’au torisation d’installer un dépôt de charbon à la baie de la Magdalena, en basse Californie.Un homme d’Elat de la situation du sénateur Cabot Lodge n’a pas hésité à exprimer publiquement ses appréhensions à ce sujet.En fait ,1e Japon prétend n’avoir besoin que d’une station de ravi-' laillement pour une ligne de paquebots; mais les Américains redoutent qu’une fois établis sur le littoral mexicain, les Japonais n’y trouvent un pied à terre d’où il serait difficile de les déloger.La baie de la Magdelena n’offre aucun avantage comme port commercial, mais elle ferait une base navale excellente.Et il convient d’ajouter qu’elle est bien située pour rétablissement d’un dépôt de charbon pour une ligne de navigation puVe-ment commerciale entre le Japon et l’Amérique du Sud.Nous n’avons jamais cru que le Japon commettrait la folie de rechercher la guerre avec ün pays aussi riche et aussi plein de res sources que les Etats-Unis.Et s’il avait l’idée d’une semblable aventure, il n’est pas vraisemblable que le gouvernement du Mikado songerait à entreprendre des opérations sérieuses de ce côté-ci du Pacifique.Son but serait de chasser les Américains des Philippines et des îles Hawaii, tout en détruisant leur prestige en Chine.Cette entreprise n’impliquerait nullement une attaque contre les Etats du littoral américain.Cependant, les craintes que la puissance japonaise suscitent aux Etats-Unis sont un indice de l’évolution qui s’opère dans les tendances de ce pays, En dépit de ses prétentions au contraire, il aspire de plus en plus à jouer un rôle dans la politique mondiale.Les questions internationales l’intéressent tout autant que les autres grandes puissances du monde.Nous n’en voulons d’autre preuve que les efforts faits récemment par le gouvernement américain pour contribuer à l’emprunt chinois et obtenir des concessions de chemins de fer en Chine.En essayant d’entraver l’extension commerciale du Japon en Amérique, les Etats-Unis veulent atteindre dans ses oeuvres vives le concurrent le plus redoutable qu’ils auront à rencontrer en Extrême-Orient.Uldçrie TREMBLAY.- — i » - Justice pour les inspecteurs d’écoles % Pensera-t-on aux inspecteurs d’écoles dans le rajustement des salaires des fonctionnaires provinciaux?L’on va peut-être nous répondre qu’ils viennent d’obtenir une augmentation de traitement.Oui.mais avec des conditions qui rendent cette augmentation illusoire.On les oblige maintenant de faire deux visites au lieu d’une.C’est-à-dire que les trois-quarts de l’augmentation accordée sont absorbés par les frais de voyage.Pourquoi ne point traiter ces fonctionnaires, certes beaucoup plus méritants qu’une foule d’an-ires, de la même manière que les lervice: civil en général?Pas un employé civil ne sort de ion bureau en mission officielle un* que ees dépenses de déplace- Le manifeste des trois On trouvera dans une autre colonne la lettre-manifeste que MM.Bernier, Bénard et Préfontaine, députés à la législature du Manitoba et partisans de M.Roblin, ont adressée aux hommes politiques qui ont récemment fait le voyage de Winnipeg.Nous n’avons pas l’intén-tion de la discuter longuement: les documents publiés depuis quelques jours ont jeté sur la queslion une lumière suffisante.La partie essentielle de la lettre est contenue en ees deux phrases: “Enfin, nous sommes libérés de cette double taxe qui pesait si lourdement et si injustement sur nous, grâce à l’homme que vous êtes venus honorer par votre pi’ésence.L’un des plus cruels griefs, la plus criante injustice de l’inique règlement Laurier-Greenway est enfin réparée !” En fait, lo.La double taxe ne pèse actuellement que sur un certain nombre de catholiques — ceux de Winnipeg et de Brandon, notamment — les autres ayant cru pouvoir, grâce aux circonstances locales, tenter de tirer le meilleur parti possible du règlement Laurier-Greenway administré, semble-t-il bien, dans un esprit de générosité et de tolérance par le cabinet Roblin; 2o.Ceux sur qui pesait cette double taxe avant les amendements Coldwell, la supportent encore; 3o.Ils n’en seront libérés dans la pratique que si les négociations qui devront s’engager entre eux et les bureaux d’écoles publiques aboutissent à des résultats favorables; 4o.Cette libération, au regard de la loi actuelle, même modifiée ^ailes amendements Coldwell .emportera l’acceptation des programmes, des livres et des inspecteurs des écoles publiques et la mise sous le contrôle des bureaux d’écoles publiques des écoles fréquentées par les enfants catholiques.Strictement parlant, l’article 220 de la loi interdit la séparation des enfants par croyances religieuses de neuf heures du matin à trois heures et demie, et l’article 218, élargi par les amendements Coldwell, n’assure la présence de maîtres catholiques que dans les classes où l’on constatera une présence moyenne de 40 enfants catholiques.5o, Les arrangements faits avec les bureaux d’écoles publiques dépendront toujours du bon vouloir de ces bureaux.Les amendements eux-mêmes pourront être rappelés sans que les catholiques aient d’autre recours que l’appel au pouvoir fédéral.Voici les faits: Si maintenant, grâce aux circonstances locales, grâce à une interprétation large de la loi, les catholiques de Winnipeg et de Brandon réussissent à louer leurs écoles et à s’assurer, en fait, un régime tolérable, nous garderons notre opinion sur la conduite du parlement fédéral dans l’affaire toute différente du Keewotin, niais nous serons les premiers à nous réjouir Me cette amélioration et ù souhaiter qy’clle s’accentue.Nous n’avons ici à servir ou à desservir les interets d’aucun parti.Nous jugerons honjmes et choses à la lumière des principes et des faits.OMER HEROUX.—.y — —- ment lui soient payées.Que l’on fasse de même pour les inspecteurs d’écoles: qu’on leur alloue une somme raisonnable pour leurs frais de route et de pension.Ce n’est que justice.7.D.BILLET DU SOIR.Les races chatouilleuses La Young Men’s Hebrew Association,de/Vr/b Amboy (Nou veau-Jersey), et les loges locales des B’nai Zion, Brith Sha-tom et Brith Abraham, la Hebrew Progressive Association, et la Hebrew Educational Alliance ainsi que le Temple Beth Mordecai s’agitent.Us s’agitent, tiennent des réunions, réclament,pétitionnent pour faire biffer du programme des études littéraires du high school, le Marchand de Venise, de Shakespeare.Ce qui blesse le plus les Juifs si chatouilleux sur le chapitre de la fierté nationale, ce n’est pas que Shylock soit de leur race, mais bien plutôt qu’il ressemble tant au poupin de nos jours.Et les .Irlandais d’Amérique profitent de l’occasion pour rappeler avec amertume qu’ils protestèrent en vain jadis contre The Play of the Western World, dans laquelle tous les personnages antipathiques sont irlandais.D’autre part, les autorités américaines, qui ne veulent pas —avec raison, certes!- que le peuple perde le respect de ceux à qui il incombe de faire respecter les lois, vont interdire l’incarnation au théâtre de l’agent de la paix.Quand Irlandais et Juifs auront obtenu que leurs nationaux soient respectés même sur la scène, surtout sur la scène, des jours nouveaux luiront pour le vaudeville américain : Quand on en aura enlevé le policeman, le Juif et l’Irlandais, il ne restera plus que les jambes et la musique.Et ce ne sera pas moins spirituel.Léon LORRAIN.Sur le Pont d’Avignon.Un millier et demi de vies perdues en plein océan suscitent chez tout le monde une telle tristesse qu’elles font oublier aujourd’hui les événements politiques, quels qu’ils soient.Il a raison, l’auteur qui dit que la politique prend souvent dans la vie une place exagérée; les grandes catastrophes rétablissent pour un temps le sens des proportions.• • • Un predicant protestant affirmait ces jours-ci que Saint-Patrice fut un évangéliste épiscopalien.“Ce ne saurait être le cas, répond un bon Irlandais; car, si c’eût été vrai, nous eussions aussi entendu parler de sa femme; et l’histoire n’en dit pas un mot.” • • • Un journal français calcule que, depuis qu’il est dans la vie politique, tant comme député que comme sénateur, ministre et président, M.Fallières a coûté à la France la somme de $1,875,000.C’est encore beaucoup, pour ce qu’il a rapporté de gloire et de bon gouvernement à la France.• • • Le Herald eslinie justement que si les autorités scolaires traitaient ici les petits Anglais comme l’on traite les petits Canadiens-français dans l’Ontario, les pères de famille anglais trouveraient à redire à la situation.La Gazette pourrait prendre parfois des leçons de tolérance du Herald.• * • La charité nous empêche de corn monter et même de reproduire simplement, en en soulignant certains passages, le discours de M.le secrétaire de la province, fait hier soir à l’arsenal du Gôème.• • • “Votre pays est un paradis pour les architectes”, disait hier à un journaliste un architecte de Londres.Peut-être, car plusieurs y touchent de forts revenus; mais quand on voit les boites que la plupart de nos architectes construisent, sous prétexte d’élever des monuments, on peut dire que le Canada n’est pas encore un paradis pour les artistes.Des* journaux parlent du prolongement de ITntcrcolonial jusqu’à la Baie Géorgienne.Ce fut jadis un projet de M.R.L.Borden.Mais les politiciens font tant de projets qui n’aboutissent pas que celui-ci pourrait bien ne jamais prendre corps.• * • Les impérialistes à lous crins parlent souvent de la fédération impériale et d’un gigantesque parlement de tout l’empire, à Westminster.Mais s’ils réfléchissaient un peu et se rappelaient que des 416 millions de sujets britanniques, il n’y en a pas un tiers de race blanche, ils abandonneraient vite leur projet, plutôt que de voir le gouvernement de l’empire passer aux mains d’une majorité jaune, et d’avoir un premier ministre qui s’appellerait, non pas Asquith, mais Jehangir, et porterait une barbe de sikh.* * * Un ministre de jadis parlait hier soir, à une manifestation quelconque, de l'agonie du nationalisme.Le nationalisme agonise depuis les élections de Bellechasse, en 1908, et il a vu mourir, soudain, des régimes apparemment pleins de vie.Il en verra encore passer bien d’autres, avant de n’être plus.LE BANQUET DECARIE LE NAUFRAGE DU “TITANIC 99 Vantardises et chiffres officiels Oubliées les grandes célébrations nationales qui réunissaient des centaines de mille âmes autour de l’idée nationale, troisième centenaire de Québec, congrès eucharistique, oubliées même les grandes fêtes libérales ou conservatrices qui depuis cinquante ans ont réjoui tour à tour les deux partis: seul le banquet Décarie éclipse tout cela.“Jamais Montréal et nous pouvons le dire, “le Canada n’a été témoin d’un spectacle aussi grandiose dans ee genre”.C’est du moins ce qu’affirme ce matin un journal payé par la province pour consoler les derniers moments du régime Gouin.Les hommes sensés penseront comme nous qu’un pareil accès d’exagération dénote un état d’esprit affolé par la peur.Et s’ils ont le courage de lire jusqu’au bout les discours prononcés par les deux orateurs principaux de la réunion, cette impression se confirmera davantage.Car il n’y a rien dans tout ce qui s’est dit qui soit de nature à passionner ou seulement enthousiasmer les partisans même les plus entraînés à claquer.Au contraire, ee “spectacle” n'a inspiré à M.Décarie que des banalités, tandis que M.Gouin lui-même n’a réussi qu’à donner un peu de vigueur aux vantardises, exagérations et erreurs, pour ne pas dire aux faussetés qu’il répète depuis des années à la tribune comme à la législature.Pas une seule idée nouvelle, pas un projet de quelque mérite n’est sorti des lèvres du secrétaire provincial.Son discours, si l’on ose le qualifier ainsi, n’est qu’une nomenclature fade et fausse de ses collègues et de leurs oeuvres respectives.Ainsi M.Allard recevrait cordialement les colons.Peut-être, mais cette cordialité se borne à l’accueil; sa manière de les traiter est plutôt brutale.Morin emprisonné, Tassé traîné de lot en lot pendant dix ans, toute la colonie de Corelaine pourchassée oeodant des années les habitants de St-Donat transformés en réserve forestière, ceux du Canton Petersborough dépouillés de leur terre à bois après quarante et cinquante ans de, labeurs, illustrent l’oeuvre du ministre en matière de colonisation.Et ses complaisances pour Leblanc, la Brompton Pulp Co., et autres organisations forestières n’en disent pas moins sur sa compétence administrative.M.Devlin annoncerait à chaque session la fondation de dizaine et de dizaine de paroisses : soit au moins cent paroisses depuis cinq ans.Où sont-elles?Où sont même les treize cents prétendus colons envoyés dans le nord de Montréal pendant une seule année?Le ministre qui les fait chercher depuis deux ans ne les a pas encore trouvés.MM.Kane et Pérodcau donneraient d’excellents conseils à leurs collègues.En fait, il y a deux ministres de ce nom.M.Décurie a bien fait de les nommer, car personne en dehors de la législature ne les connaît.Quant à lui, M.Décarie, il se contente, dit-il, do récolter les idées semées par les autres.Le mérite n’est pas grand, mais enfin il vaut quelque chose quand la récolte profite à celui qui en hérite.Seulement la pénurie intellectuelle du secrétaire provincial montre qu’il cultive très mal la semence de ses devanciers.- * * * Notre public est habitué à passer bien des choses à un premier ministre qui se lance dans la tourmente électorale, à la suite d’une série de désastres essuyés par son parti en moins d’un an d’un bout à l’autre du pays.Un homme prtique, comme M.Gouin se vante de l’être, n’en est pas moins tenu de conserver une certaine mesure dans l’exagération, ou au moins de couvrir celle-ci de perspectives nouvelles sur l’avenir.M.Gouin n’a fait ni Fun ni l’autre.Dans le détail il paraît moins disposé à accepter la succession de ses prédécesseurs sans bénéfice d’inventaire.Cela sans doute pour s’éviter d’expliquer pourquoi il bouta si prestement dehors son prédécesseur immédiat, M.Parent, et; peut-être aussi pour se dispenser d’avoir rendu odieuse d’abord, et complètement détruit ensuite, cette législation principale de l’oeuvre de Mercier, qui récompensait la famille canadienne d'une part de propriété dans le domaine national.Dans l’ensemble, le discours du premier ministre est loin d’être un témoignage rendu à la vérité.Tl serait trop long d’entreprendre aujourd’hui la réfutation de toutes ses erreurs.Prenons la principale.“Nous pouvons dire”, s’est écrié M.Gouin, “que par notre effort nous avons fait disparaître toute notre dette publique.” Pour montrer toute la fausseté de cette assertion, il suffirait de rappeler que l’emprunt de dix millions, soi-disant pour Fa melioration des chemins, est une dette commune de la province et des municipalités, puisque ce sont la province et les municipalités qui devront la payer.Mais il y a plus.Page 20 des comptes publics pour l’année 4910-11, nous trouvons sous le titre : Etat de la dette publique du Canada, que la province de Québec doit encore les sommes suivantes: Emprunt 1er juillet 1880 .$1,123,908.00 Emprunt 1er juillet 1882 .1,712,580.00 Emprunt 1er juillet 1882 .775,000.00 Emprunt 1er janvier 1888 .3,182,800.00 Emprunt 1er mars 1894 .2,530.666.67 Emprunt 1er mars 1894 .5,332,976.00 Emprunt 1er mai 1896 .1.292,000.00 Emprunt 1er avril 1897 .1,360,000.00 Emprunt 1er avril 1897 .9,236,061.00 Total.$25,545,992.15 Duquel il faut déduire ce qui figure au même tableau comme fonds d’amortissement .1.136,6.37.61 Total net.$24,409,354.54 Auquel il faut, d’autre part, ajouter les emprunts temporaires, les emprunts indirects pour les écoles techniques, commerciales, prison, etc.Mais comment, sc diront sans doute les braves gens qui n’ont ni le temps ni les moyens de vérifier les assertions du premier ministre, comment un homme de sa position peut-il ignorer ees faits?Il ne les ignore pas, il les nie tout simplement quand il s’agit de chiffres indiscutables, et pour le reste il fait faire ses emprunts par des corporations prête-noms.Les contribuables qui paieront eux, devront dire ce qu'ils pensent d’un premier ministre qui s’érige une réputation sur de pareilles bases.Jean DUMONT.Le gouvernement a peur, dit Armand Lavergne (De notre correspondant) Québec, 16.—M.Armand Lavergne, que votre correspondant a interviewé ce matin au sujet des élections provinciales, a bien voulu lui faire aprt de ses impressions comme suit : “Le gouvernement a peur, dit-il, puisqu'il a choisi un temps où les chemins sont impraticables pour empêcher les électctys de se renseigner, mais je ne crois pas que cela le sauve quand même.Notre organisation marche très bien, et demain nos comités seront installés.Les nouvelles que nous recevons de partout sont très bonnes et il y aura des conventions dans tous les comtés pour faire le choix des candidats.“M.Tellier ouvrira sa campagne nu banquet q\ü lui sera donné à Montréal, le 23 courant.Le lendemain, il y aura une grande assemblée à Juliette et ee sera la seule assemblée à laquelle il assistera en dehors du district de Québec.“Je suis plein d’enthousiasme, dit-il.J’ai entière confiance dans l’issue de U campagne que nous entreorenons”.Voir en page 3 tous les détails sur cette terrible catastrophe.Voir en dernière page les dépêches reçues à la dernière heure.Nous allons les battre ! dit Tellier Le chef ûe l’Opposition provinciale était à son bureau, à .Toliette, qaard esl arrivée la nouvelle de la dissolution de la Législature.C’est la que notre message téléphonique l’a rejoint.Il nous dit: —Je trouve que M, Gouin, en fixant les élections au^tS mai, se soucie fort peu de cette grande partie du corps électoral qui habite à la campagne.11 m’a lout l’air d’un homme qui, tout en posant au champion des boris chemins, entend essayer de se maintenir au pouvoir par le moyen des mauvaises routes qui rendront plus difficiles les assemblées.Mais cela n’y fera rien! Nous allons le battre tout de même, conclut le ch al de 1 Opposition.L’opinion est déjà fort éclairée sur les mcfails du gouvernement, nous allons mener une campagne qui achèvera de l’édifier sur les faits et gestes des hommes qui détiennent le pouvoir.CE PRETENDU BILL DES REBOUTEURS DES FAITS ET DES TEXTES La législature de Québec a-i-clle été saisie, au cours de la dernière session, «1 un bill a l’effet de légaliser la pratique des rebouteurs?C est bien ce que croient très sincèrement beaucoup de braves gens, surtout parmi les membres de la profession médicale.Ainsi, la Société Médicale de Montréal a cru devoir protester contre ce bill monstrueux, au moyen d’une résolution très énergique, en date du 20 février dernier.Nous trouvons le texte de celte résolution dons “L’Union Médicale du Canada,” livraison du 1er mars 1912, où M.Gn lipault, député de Bellechasse, est particulièrement pris à partie par M Albert LeSage: 1.—Attendu qu’un bill, dit bill des rebouteurs est actuellement devant la Législature Provinciale, pour donner à ceux-ci le droit d’exercer la médecine; “2.—Attendu que les reboutcurs demandent par là l’exercice d’un privilège irraisonnable; ‘J-—Attendu que la Profession Médicale a le devoir non seulement cnilant pas le rendement du sol français.Un propriétaire m’a avoué qu’il fallait près de vingt hectares d'ici pour obtunir ee que donn nt huit à neuf hectares dans les bons vignobles de France.Mais les colons ont en général tie vaste» étendues de terrains et suppléent par la quantité à la qualité.D'autre part le vin algérien, est plus chargé en alcool ; il atteint facilement douze à treize degrés, tandis que le vin ordinaire français n'atteint que nctuf à dix ; il peut très bien servir à faire des mélanges et des coupages ; il supporte aussi mieux la mer ; et si les viticulteurs du midi de la France, comme ils manifestent hautement l’intention, réussissent à faire limiter par le Parlement à sept millions d’hectolitres l'exportation en franchise du vin algérien dan* la métropole, l'Algérie pourra facilement se t couver des débouchés dans les pays étrangers.îæ Canada, auquri lo traité franco-canadien do 1900 assure des JEAN HUD0N, le tailleur fashionable, 29 Ste-Cathe-rine Ouest, informe sa cli.entèle, et le public en général, qu’il déménagera dans son nouveau local, No.85 St-Charles Borromée, mercredi, le 17 courant, où il vient de compléter une installation des plus mo* dernes.dont ses clients bénéficieront, en lui rendant visite.Tél.Main 6854 AVIS AUX DENTISTES ET MEDE OINS Beau logement, 9 chambres, bain, électricité, gaz, fournaise, cuve, chambre pour provisions, voisin de la nouvelle église Sainte-Catherine, rue Amherst, 888 Amherst.Tél.Bell Est 5269, Gardes-malades à $1.00 par jour Sans études spéciales, mais bien recommandées.Bureau ouvert tous les joùrs de 9 heun* à midi.Tél.Est 2503.REPARATIONS Réparations de tueublea de tout genre, rembourre avec soin, matelas refaits, remis à neuf, $1.00 g plumes désinfectées.Charles Turcot, 435 Visitation.Tél.Bell.Est 2075.compagnie, aider rat % m I m X r Toute peraonuo m trouvant le «1 chef 4'une famille ou tout individu mâle de plut de 18 ana, pourra prendre comme homestead un quart de section de terre de l'Etat disponible su Manitoba, à la Saskatchewan ou dans l’Alberta.Le postulant devra se pésenter h l'agence ou à la aoua-agenc* des terres du Dominion pour le district.L'entrée par procuration pourra être faite à n'importe quelle agence à cert ines conditions, par le père, la mèrat la f!'.la fille, lo frère ou la soeur du futue colon.Devoir.—Un séjour de d mois sur le terrais et la mise en culture d'icelui chaque annia au cours de trois ans.Un colon peut demeurer à neuf milles de son homestead sur una ferme d’au moins 80 acres possédée uniquement et occupée par lui ou par -on frère os sa soeur.Dana certains districts un colon dont les affaire* vont bien, aSTa la préemption sur nn quart de section se trouvant à côté de bob homestead.Prix $3.U0 l'âcre.Devoir.—Devra résider six mois choque année au court de six ans & partir de la date do l’estrée du homestead—y compris le temps requis pour oh tenir la patente du homestead, de cultiver cin* quante acres en plua.Un colon qui aurait forfcVit ses droits ds Colon en ne pouvant obtenir sa préemption Sourra acheter nn homestead dans certains ï-tricts.Prix $8.00 l’acre.Devoir.—Rester six mois dans chacun def trois ans, cultiver SO acres et bâtir une mal* •on valant $300.W.W.CORY.flous-ministre de l'Intérieur.N.B.—La publication non autorisée di eelto annonce no «orn pin parée.AVIS est donné au public qu’en vertu de la première partie du chapitre 79 des Statuts révisés du Canada, 1906, désigné “Loi dea Compagnies’’, il a été délivré, sous le sceau du Secrétaire d’Etat du Canada, des lettrej patentes en date du 19e jour de mars 1912, constituant en corporation Léopold Guérin et Boisdoré Panet-Raymond, avocats, Pabiolq Lefebvre et Joséphine Chartrand, sténographes.et Raoul Bertrand, commis, tous de la cité de Montréal, clans la province de Québec, pour les fins suivantes :—(a) Faire le commerce d’immeubles dans toutes ses diverses spécialités, et acquérir par achat, échange, bail ou de toute autre manière et détenir, cul* tiver.diviser, subdiviser en lots.rues, ruelles et squares toute propriété de lo compagnie, et la développer, améliorer, arrenter, échanger, vendre ou en disposer autrement ou faire le commerce de biens-fonds et terres en culture ou non et tout intérêt s’y rattnc' 'nt; (b) Faire des avances de fonds par voi^’e prêts aux acheteurs, détenteurs, locataire?, ou propriétaires de toute partie^ de la propriété de l’érection do bâtisses ou y faire des embellissements, ériger des édifices ou faire le commerce de matériaux de construction; (c) Se fusionner avec toutes autres compagnies dont les objets sont en totalité ou en partie semblables è ceux de 1» présente compagnie, ou qui pourraient être avantageusement conduits en rapport, aven l’industrie de la présente compagnie; (d) Prendre et détenir, comme garantie du remboursement ou comme compensation do tous contrats faits par la compagnie, des hypothè* nues ou valeurs de toute nature que ce soit; (e) Acheter, acquérir, détenir, vendre, céder et transférer les actions, débentures et toutes autres valeurs de toute compagnie ou corporation engagée dans une industrie que la présente compagnie est autorisée A exercer, o\| exerçant une industrie capable d’être conduite de manière h profiter h la présente compagnie; (f) Répartir et émettre comme acquittées les parts du capital-actions de la présente compagnie en paiement de toute franchise, entreprise, propriété (mobilière et immobilière), actions, débentures.valeurs, marchandises.droits, privilèges, brevets, licences ou contrats que la compagnie pourra acquérir ou faire ou en règlement de toute réclamation ou obligation de la compagnie et aussi en paiement de services rendus â la compagnie: (g) Se charger et payer tous gages, hypothèques et autres charges qui pourront existir sur leg immeubles que la compagnie achètera; agir en ri.courtjerR d’immeunles ; les autres actes et „ , , - -, —.» .accomplissement des doubles, $1.00 et $1.25 l’heure.Pianos: [fins et objets de la compagnie constituée par ($2.50 en montant).Prix sujet à ehan-.P[^nt4t.ch"rte; La compagnie^ exercer» x.nu a HftliyPT A'Wn Rrtn industrie par tout le Canada et ailleurs gement.CHAM.oEKIjAND r KriKbo, rour le nom de “Montreal Island Land Corn- t DEMENAGEMENTS AVIS.— -Nous faisons une spécialité fliiMité, rt'Axcnt» ot enurti de déménagements.Voitures simples et ou ntll'i àTa Est 4189.J/tWO OflRUIT usCOQUERÜlESmuPUNAISÎS psny.Limited" nveo un cspltnl-sotion* de I cinq cent mille dolUr» divin# en S.ono actions de cent dollar» checune, et le principal lien d'affaires do la dite compagnie «ara en la cité ; de Montréal, dans la province de Québec.I Daté dn bureau du Secrétaire d'Etat du Canada, ce 22e jour de mura 1B12.THOMAS MÜLVEY, Sous Secrétaire d'Etat.T.OR ANGER.ST-OERMA1X, GUERIN ET RAYMOND.Avocats.6 114 LE DEVOIR, Mardi, 16 Avril 1912.LE PLUS TERRIBLE SINISTRE MARITIME DES TEMPS MODERNES 1234 personnes ont été englouties avec le Titanic vers 2 h.20 hier matin.===Telle est la stupéfiante nouvelle lancée par le capitaine de TOlympic hier soir.675 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été recueillis par le “Carpathia” qui se dirige vers New - York.PLUSIEURS CANADIENS ET DES MILLIONNAIRES AMERICAINS AU NOMBRE DES VICTIMES- PERTES MATERIELLES FANTASTIQUES.— INCIDENTS.i Le Titanic est au fond de l’océan avec 1,300 passagers et matelots; le Carpathia a sauvé 868 personnes, presque toutes des femmes et des enfants.Telle est dans sa brève horreur, la nouvelle qui arrive ce matin.Il ne semble malheureusement pas y avoir de doute possible sur la catastrophe elle-même, mais on a encore l’espoir, bien mince, il est vrai, que le Virginian et le Parisian soient arrivés à temps pour en sauver quelques personnes.D’après un message reçu du capitaine de VOlympic, le Carpathia n’avait pu sauver que 675 passagers.Le capitaine Maddock a télégraphié hier soir: “Le Carpathia a atteint l’emplacement du Titanic au jour levant.Il n’a trouvé que des canots et des débris.Le Titanic a sombré vers 2 h.20 du matin par 41.16 de latitude nord et 50.14 de longitude ouest.Tous les canots retrouvés portaient à peu près 675 personnes, passagers et équipage.Presque tous ceux qu’on a sauvés sont des femmes et des enfants.La paquebot Californian, de la ligne Leyland est resté pour chercher la position exacte du désastre.Les pertes seront probablement de 1,800 personnes.” Les messages reçus subséquemment indiquent que les directeurs de la ligne White Star croient ce chiffre de pertes excessif, car la liste des passagers et de l’équipage comprend 2,170 noms et le Carpathia aurait sauvé 866 personnes.En effet, un autre message de VOlympic dit que le Carpathia a pris 866 passagers à bord.Après les premiers appels du Titanic, un mur de silence semble s’être élevé entre l’infortuné paquebot et le monde.On ne saura peut-être jamais quelles scènes d’horreur se sont déroulées à bord.Après le premier message qui disait que 675 naufragés avaient été recueillis par le Carpathia, il s’est écoulé plus de six heures avant qu’on ait su le sort de ceux qui étaient restés.Tout le long des côtes de l’Atlantique, les postes de T.S.F.avaient mis leurs antennes au diapason nécessaire pour saisir les ondes transmises par la centaine de bateaux qui auraient pu arriver à temps, mais rien n est venu soulager la terrible anxiété du monde tout entier, jusqu’à ce qu’on apprit que le Carpathia avait sauvé 200 personnes de plus que le nombre précédemment donné.Le Titanic a coulé avant 3 heures et comme le Virginian ne pouvait arriver avant 10 heures du matin, que le Parisian était encore plus éloigné ,1a White Star elle-même ne peut entretenir d’espoir.On a eu des nouvelles du Virginian à 2 h.15 ce matin.Le paquebot ne dit pas s’il a des naufragés à bord, mais seulement qu’il ramènera à Saint-Jean, Terreneuve ,les survivants qu’il pourra sauver.Comme le Virginian se trouve ainsi obligé d’abandonner son voyage à Liverpool, on espère qu’il apporte des bonnes nouvelles.Le Titanic est à deux milles sous la surface de l’océan, à mi-chemin entre Cape Race et l’île au Sable.Quand il a frappé l’iceberg, il se trouvait par 41.46 de latitude nord et 50.14 de longitude ouest.D’après le Carpathia, le paquebot, qui a frappé l’iceberg à 10 h.25 dimanche soir, -a sombré à 2 h.20 lundi matin, par 41.16 de latitude nord et 50.14 de longitude ouest, soit à un demi-degré au sud.Fausses nouvelles dans les journaux LES JOURNAUX DU MATIN DE LONDRES ANNONÇAIENT QUE LE “TITANIC” SE DIRIGEAIT SUR HALIFAX.LA CATASTROPHE LE DIMANCHE, 14.A 10 h.25 du soir, le Titanic lance l’appel de détresse; il a touché un iceberg.A minuit le Virginian file à toute vitesse vers le Titanic.Peu de temps après VOlympic se met en communication avec le Titanic et court à son secours.LE LUNDI, 15.A 11 h.du matin on annonce que tout le monde a été recueilli par le Parisian et le Carpathia.A midi, une dépêche dit que tous les passagers ont été transbordés sur le Baltic et que le Titanic est à la remorque du Virginian, A 11 h.hier soir, le capitaine Maddock annonce la terrible catastrophe: Le Titanic a sombré engloutissant avec lui 1,200 personnes; 675 sont saufs.Richard F.White, sa femme, 2 serviteurs.George Wick et sa femme.Mlle Mary Wick.George W.Widener, sa femme, deux serviteurs.Harry Wrdener.Mlle Constance.Willard.Duane Williams.N.M.Williams, Jr.Hugh Woolener.George Wright.Y.—Mlle Mary Young.Passagers en deuxième classe IV.A.Hooper, M.Mile, M.J.Flynn Mlle Alice Fortune, Mme Robert Don glass, Mlle Hilda Slayter, Mme P Smith, Mme Braham, Mlle Lucile Car ter, M.William Carter, Mlle Roberts Mlle Cummings, Mme Florence Mare Mlle Alice Phillips.Mme Paula Mange Mlle Rosie -, Mme Jane -, Mlle PhyilMs O.-, Mlle Bertha -.Les quatre.derniers noms de famille manquent.Les passagers du “ Titanic ” Londres, 16.— Plusieurs journaux de cette ville sont allés sous presse hier avec la nouvelle que le “Titauic” était en route pour Halifax et que tous ses passagers étaient sauvés.Une dépêche de Liverpool dit que U”Olympic” a averti les autorités de 1^.ligne White Star que le ‘‘Titanic” était sombré presque aussitôt après le désastre.Les pertes de la Oie d’assurance ma- Plusieurs erreurs de noms LA MAUVAISE EPELLATION DES NOMS REND DIFFICILE L’IDENTIFICATION DES PERSONNES SAUVEES DU NAUFRAGE.New-York, .16.— Le message télégraphique, donnant la liste des survivants du “ Titanic ” contient plusieurs erreurs d’épellation.Ainsi le message mentionne quatre membres de la famille Rogcrson ; le nom le plus ressemblant est celui de Ryersons, de Philadelphie, qui venait aux funérailles de Arthur Ryerson, jr., tué dans un accident d’automobile près ¦ de Philadel-Jlie.Mme Braham est sans doute mis ritime Lloyds sont très considérables pair Mme Graham, de Winnipeg depuis six mois.La compagnie a dû subir de lourdes pertes dans les collisions de l’“Olympic”, du “Delhi”, do l’“Oceania” auxquelles vient s’ajouter aujourd’hui le naufrage clu “Titanic”.Les bureaux de New-York assiégés par des visiteurs LES PARENTS DES PASSAGERS SONT ANXIEUX DE CONNAITRE LE SORT DE LEURS PROCHES.i New-York, 16 — La nouvelle de la terrible catastrophe du Titauic a amené, à 9 heures, ce matin, une foule considérable aux bureaux de la ligne White Star, sur le Broadway.Des femmes étaient en pleurs, et on annonça franchement que très peu do nouvelles étaient reçues sur ie sort des passagers.Tous les officiers de la White Star ae sont tenus aux bureaux de la compagnie, toute la huit, et ont été assiégés par les parents des passagers qui voulaient avoir des nouvelles.A minuit, Bowling Qrccn, en face des bureaux de la White Star, était rempli des automobiles de citoyens éminents de la cité qui étaient venus pour avoir dos informations.Les riches et les pauvres se coudoyaient, en face des bureaux de la compagnie, dans leur anxiété pour avoir dos nouvelles, et tous paraissaient profondément tés.Plusieurs femmes de la haute société ont perdu connaissance, quand la nouvelle fut annoncée que seulement 675 personnes avaient été sauvées.Vincent Astor, le fils unictue du Colonel J
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