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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 14 mai 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-05-14, Collections de BAnQ.

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MONTREAL, MARDI 14 MAI, 1912 TROISIEME ANNEE—No.113 UN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3,00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA .$1.00 ETATS-UNIS ., $1.50 UNION POSTALE , * ., , .$2.00 LE DEVOIR Rédadhon et Administrations 71a RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION: M«> 7461 REDACTION: Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE REFERENDUM BILLET BV SOIR MUETS L'OPPOSITION ET SON R 3RAMME LA CONFÉRENCE DE M.LAMY Une loi qui fait honneur à M.Gouin.— Pourquoi l’a-t-il supprimée au bénéfice du Tramway ?L’interprèle officieux de la pensée gouvernementale fait ce matin un suprême appel aux électeurs de Montréal, repassant les titres qui, à son avis, nous commandent d’offrir à M.Gouin un témoignage public de reconnaissance.Il s’écrie: “Sir Lomer Gouin, de sa propre initiative, a fait adopter une loi exigeant le referendum pour toute franchise municipale de plus de dix ans.” j Et il a raison d’affirmer que ce fut là un acte heureux, digne de l’approbation publique.Il pourrait même ajouter quo M.Gouin, qui sait faire des textes clairs et précis quand il le veut bien, eut le soin de donner à cette loi une portée tellement générale que nulle compagnie n’aurait dû pouvoir s’y soustraire.Il ne se contenta pas de légiférer pour l’avenir; il voulut réparer les fautes du passé et protéger contre tous les textes anciens les intérêts et la liberté des citoyens de Montréal.II fit décréter par la Chambre que le principe du referendum s’appliquerait “nonobstant toute disposition contraire ou incompatible dans une loi générale ou spéciale.” Il ne restait comme recours aux financiers et aux politiciens qu’inquiète le vote populaire que l’appel direct à la législature.11 fallait, pour les soustraire au referendum, pour abolir la sauvegarde que la sagesse de M.Gouin donnait aux citoyens de Montréal, que la législature s’infligeât le plus sanglant et le plus invraisemblable des démentis.Le texte était d’une aveuglante clarté.Relisez-le: il est du nombre trop petit des lois bienfaisantes dont M.Gouin peut tirer honneur: 5917.Nonobstant toute disposition contraire ou incompatible dans une loi générale, ou spéciale, lorsqu’une municipalité, dans l’exercice d’un ponuoir qui lui est conféré par sa charte nu par une loi générale, fait quelqu’un des actes suivants, savoir: a.accorde, à une personne, à une société, à une corporation ou à un syndicat le privilège, le droit ou la franchise, pour plus de dix années, de poser et de maintenir ses rails dans la municipalité et d’g faire circuler des voitures électriques, à vapeur ou à autre pouvoir moteur pour le transport des voyageurs et du fret, ou des voyageurs ou du fret, ou d’g faire circuler telles voitures sur des rails déjà posés pour les memes fins: ou b.accorde à une personne, éi une société, à une corporation ou à un syndicat le privilège, le droit ou la franchise, pour plus de dix années, de construire, de maintenir et d’exploiter dans la municipalité un ou des systèmes d'éclairage au gaz ou à l’électricité, ou au gaz et à l'électricité, ou un ou des systèmes d’énergie électrique, séparé ou faisant partie du ou des systèmes d’éclairage, ou de poser, de maintenir et d’exploiter dans la municipalité des fils ou conduits, ou les deux, pour le gaz et l’électricité et les appareils accessoires dans les chemins, rues ou places publiques de la municipalité, ou d’y fournir au public le gaz ou l’électricité, ou les deux, pour les fins d’éclairage, de chauffage, de force motrice et de traction, ou de chacune d’elles; le règlement ou la résolution s’y rapportant doit, avant d’avoir force et effet, être approuvé par la majorité en nombre des électeurs municipaux qui votent sur ce règlement ou cette résolution.S.B.Q., 4650a; 7 Ed.VU, c.46, s.1.Est-ce assez net?Nulle municipalité ne peut— NONOBSTANT TOUTE DISPOSITION CONTRAIRE OU INCOMPATIBLE DANS UNE LOI GENERALE OU SPECIALE—accorder à une compagnie de tramway “le droit ou la franchise, pour plus de dix années, de poser et de maintenir ses rails dans la municipalité et d’y faire circuler des voilures électriques, à vapeur.Ouvrez maintenant les statuts de la province, (I, George V, 2e session, chapitre 77), et vous y trouverez, à l’article 21 (il s’agit de la loi constituant la Compagnie des Tramways) cette note: 21.Les articles 5917, 5918, 5919, dels Statuts refondus, 1909 ne s'appliqueront pas à la compagnie.Or ces articles sont précisément ceux qui prescrivent et organisent le referendum.Et c’est sur le vote de M.Gouin et de la majorité qu’il domine que cette clause a été adoptée; c’est après que M.Gouin et cette majorité eussent rejeté les propositions qui voulaient le maintien de la loi générale que celle exception a été inscrite dans nos lois.Et la vérité, c’est donc que M.Gouin, apres avoir fait édicter un texte qui protégeait les citoyens contre les coups de main d’une majorité municipale ou parlementaire, a lui-même déchiré ce texte au bénéfice de la Compagnie des Tramways, c’est-à-dire de M.E.A.Robert et des associés financiers de M.Robert.Pourquoi cette exception?Pourquoi cette loi qui devait, de par la volonté de M.Gouin, s’appliquer à toutes les compagnies de traction ou d’éclairage, fut-elle abrogée au bénéfice de la Compagnie des Tramways?Ne serait-il pas temps de placer à la direction des affaires un chef qui sache faire respecter les bonnes lois qu’il propose, et qui n’affiche point d’aussi singulières préférences?La parole est aux électeurs de la province.Orner HEROUX.Le dernier appel de M.Gouin FAUSSETES M.Gouin a fait hier soir, son dernier appel aux citoyens de Montréal.Souhaitons pour sa réputation que le journal interprète obligé de ses paroles, l’ait mal compris.Car si le premier ministre a dit re qu’on lui fait dire, il a outrageusement insulté la vérité."De fait,” aurait dit M.Gouin on n’a pas dépensé un seul sou pour la construction des écoles techniques.Dr à la page 10 des journaux de la Chambre, pour 1911, en réponse à M.Gault, le gouvernement admet qu’il avait à cette date, dépensé $720,000 pour la seule école technique de Montréal, el que celle somme a été payée à même un emprunt de $700,000 portant intérêt à 4 pour rent, fait à la Ontario Securities Company.A part cette somme il Mail encore dû à M.Skaife, proprié taire du terrain, $130,000 portant Intérêt à 5 pour cent.• • • D’après le même compte rendu, M.Gouin représente M.Tellier pomme l’adversaire de l’enseignement technique.C’est encore une fausseté.M.Gouin est incapable de citer un vote de M.Tellier contre le prin ripe de l’enseignement technique.Ce à quoi M.Tellier s’objecte, o’est k l’extravagance.M.Tellier a toujours vécu au milieu du peuple.Il connaît ses ressources, ses moyens et ses obligations et il sait que si M.Gouin est très riche tous les cultivateurs, tous les ouvriers ne sont pas aussi riches que lui, et qu'ils he pourront par conséquent profiler d’un enseignement que Textra-raganre du logis va rendre de plus m plus coûteux.“Que Montréal vienne à Québec avec une charte aussi large que possible, dit sir Lomer et moi, qui" serai premier ministre, j’en suis sûr, je ferai voter cette charte, que M.Tellier vote pour ou contre.” Et puis après?M.Héroux démontre ailleurs combien cyniquement M.Gouin déchire les propres textes qu’il a fait voter.Il n’y a rien de sacré pour lui, quand son intérêt parle.• • • “Sir Lomer parle ensuite de l’incorporation de la Canadian Light.C’est vrai qu’il a réussi, après quatre années d’efforts à briser le monopole de l’éclairage et si les ouvriers de Montréal paient 50 p.c.de moins pour l’éclairage, c’est à moi que, malgré l’opposition de M.Tellier, vous le devez.” M.Gouin qui a toutes les audaces en l’absence de ses adversaires, n’aurait pas osé une pareille assertion devant M.Tellier, ou bien le chef de l’opposition l’eut vite convaincu de mensonge.Il est faux que M.Tellier ait combattu l’incorporation de la Canadian Light Co.Celle-ci a obtenu sa charte en 1904 et tout ce que l’on trouve- aux procès-verbaux ce sont deux motions, Tune de M.Leblanc et l’autre de M.Tellier, différentes de forme, mais tendant au même but, le respect de l’autonomie municipale.La proposition de M.Tellier ne demandait rien autre chose à la compagnie que d’obtenir l’autorisation du conseil de ville de Montréal et du conseil municipal des autres endroits où elle voulait faire une installation.De sorte, qu’en cherchant à préjuger l’opinion contre son adversaire, M.Gouin provoque une nouvelle preuve établissant son mépris pour Tautonomie municipale et le respect de ce principe par M.Tellier.Deux mensonges et un engagement démenti par le passé, voilà à quoi se résume le dernier appel de M.Gouin.Maintenant, qu’on le Juge.PIERRE LAVZON.Les électeurs de Saint-Jacques sont particulièrement favorisés dans la présente lutte électorale: les deux candidats qui briguent leur suffrage sont muets par accord mutuel.L'un, le meilleur garçon du monde, s’est dit — en lui-même — entre deux bouteilles de ginger aie, à l'ouverture des hostilités: — Quand j’étais êchevin, jamais je ne parlais à l'Hôtel de Ville; devenu député j’ai continué à ne pas parler.Pourquoi alors ouvrirais-je la bouche au cours de cette'campagne?Il n’y a pas de raison pour que je parle.De son côté l’autre candidat pensait: —Mon adversaire est un homme qui ne parle pas; si je faisais comme lui?.La lutte serait plus égale.Cette communion d’idées devait amener les deux belligérants à faire un pacte, comme jamais en avaient fait auparavant deux champions politiques: — Nous voulons Ions deux être élus, admirent les deux hommes, malheureusement un de nous restera sur le carreau.Pourquoi alors se fatiguer inutilement à rechercher des arguments; vous allez dire noir et je dirai blanc: est-ce que les électeurs seront plus avancés?— Non; ne parlons pas.Et à partir de ce.moment les deux candidats se linrent cois.Cette excellente entente bientôt rendue publique fit le bonheur de l’électorat.Un grand malaise ne tarda cependant pas à succéder à la joie: ¦— Nous avons comme candidats deux oiseaux rares, uniques.Ils méritent incontestablement pour l’heureuse innovation qu’ils viennent d’introduire dans nos moeurs électorales, d’être élus tous deux, conjointement et solidairement.Comment faire?.Les jours passèrent.Le jour du scrutin arrivé connue les électeurs n’avaient pas réussi à trouver le moyen d’élire les deux hommes ensemble, pas un seul ne vota.— Bah! expliquèrent-ils aux candidats estomaqués, vous ne parlez pas.qu’aiiriez-vous fait de nos voix?NAP.TELLIER.- t m» - M.Gouin et Montréal > DES VOTES La presse ministérielle sent que l’opinion n’oublie pas l’attitude hostile de M.Gouin à l’égard de Montréal.Aussi cherche-t-elle à refaire le passé du premier ministre.Inutile d’argumenter longuement sur ce point pour montrer combien l’on fausse la vérité.Il y a des documents, laissons-les parler: Le 21 mars 1911, commence à l’assemblée législative la lutte sur le fameux bill du tramway.M.Bourassa, propose ,appuyé par M.Tellier, que la compagnie soit obligée d’obtenir le consentement de la cité de Montréal et des autres municipalités intéressées pour exercer ses franchises, et les conditions auxquelles elle les exploitera.Votèrent contre cette proposition : MM.Gouin, Décarie, Désaulniers, Finnie, Langlois (Montréal), Mousseau, Pilon, Séguin, Walsh.• • • M.Tellier, propose, appuyé par M.Bourassa, que la cité de Montréal soit autorisée à faire tout ce qu’il faut pour donner effet au bill des tramways.Votèrent contre cette proposition: MM.Gouin, Désaulniers, Finnie, Langlois( Montréal), Lévesque, Mousseau, Pilon, Robillard, Séguin, Walsh.• • • M.Sauvé, propose, appuyé par M.Lafontaine, de Maskinongé, que tout contrat passé entre la Cie des Tramways et la cité de Montréal soit soumis au vote populaire.Votèrent contre cette proposition: MM.Décarie, Désaulniers, Finnie, Langlois (Montréal), Lévesque, Pilon, Walsh.M.Gouin ne vote pas.Il figure au vote précédent et au vote suivant.S’est-ii sauvé?Ca lui arrive quelquefois.• • • M.Patennudc propose, appuyé par M.Cousineau que.le bill soit amendé de façon à donner à la rite de Montréal et aux autres municipalités le droit de disposer des franchises aux conditions qu’elles jugeront à propos, et au peuple le droit d'approuver ou de désapprouver l’octroi de ces franchises.Votèrent contre rette proposition: MM.Gouin, Décarie, Désaulniers, Finnie, Langlois( Montréal), Lèves-oue.Pilon, Robillard, Séguin, Walsh.• • • M.Bourassa propose, appuyé par M.Tellier que les franrhises et privilèges accordés n la rompagnie ne puissent être capitalisés.Votèrent contre cette proposition: MM.Gouin, Décarie, Désaulniers, Finnic.Langlois (Montréal), Lèves-que, Pilon, Reed, Robillard, Séguin.La cause de l’opposition est-elle si forte que les «ministériels se croient obligés de la dénaturer?On le dirait à voir la mauvaise foi que-les journuuxédu gouvernement mettent à la déformer.Pourquoi se gêneraient-ils aussi quand! leur maître leiur donne l’exemple?Et puis la victoire de l’oppositiomne scrait-ellejpas lannort de toutes ces feuilles mercenaires?Mais il faut être juste el donner à chas-un son dû.Ici plus qu’ail-leurs encore une opposition ne fait pas ce qu’elle veut.CVsl la majorité qui décide et la majorité retarde aussi longtemps quelpotssible toutes les réformes demandées par l’opposition.Il reste toutetyjis à l’opposition la ressource de remuer l’opinion jusqu’à ce que le.gouvernement cède et d’émettre formellement celles de ses propositiorus auxquelles le gouvernement résiste.En d’autres termes, la force d’unje opposition se mesure par le nombre des victoires qu'elle a Demportées^en dépit de son petit nombre et le mérite des projets qu’elle* a opposés*à ceux du gouvernement.‘ Or voyez ce qui s’est passé à Québec.En matière de colonisation, l’opposition a combattu (énergiquement la clause de la loi défendant au colon de grever son lot avant cinq ans.A la dernière session, M.Gouin a partiellement retraité'et concédé que l’opposition avait raison.En matière d’administration de nos (ressources naturelles, l’oppqtsi-tion a combattu le système de la vente des forces hydrauliques.M.Gouin a commencé par se moquer d’elle, mais il a fini par substituer la location à la vente, bien qu’il continue de faire la.location à des conditions désavantageuses pour la province.En fait de législation ouvrière, l’opposition a demandé de plus justes indemnités pour les victimes du travail.M.Goiflin a refusé, mais les organisations ouvrières reconnaissant qu’elles ont été trompées, réclament maintenant la même chose que ce que l'opposition demandait.Pour les femmes et les enfants, l’opposition a réclamé la réduction de.; heures de travail.M.Gouin a d’abord lésiné,.mais il lui.a fallu céder devant l’énergie de l’opposition.L’opposition a demandé longtemps l’augmenïation de d’indemnité des jurés.M.Gouin a commencé par voter contre, mais à la dernière, session, il a baissé p’avillon.L’opposition réclame depuis cinq ans la réduction de certaines /axes.M.Gouin a fait la sourde oreille jusqu’à cette année, mais.à la session dernière il a partiellement cédé.Toutes ces réformes sont un pas dans la bonne voie-et ce pas (est dû à l’intelligence et à la persévérance de la gauche.Sur d’autres points.M.Gouin continue de résister.Et voilà ce qui fait la différence entre les deux partis, dans la présente élection.L’opposition veut la séparation du domaine forestier du domaine de la colonisation; M.Gouin s’y oppose.L’opposition veut de bonnes écoles; M.Gouin préfère de grosses écoles.L’opposilion veut savoir ce que la province (perd d’argent par l’administration forestière; M.Gouin s’y refuse.L’opposition veut le respect de l’autonomie municipale; M.Gouin s’en moque.L’opposition dénonce le favoritisme accordé:aux amis; M.Gouin le défend.L’opposition veut qu’un employé public ne serve pas deux maîtres à la fois; M.Gouin défend et récompense ceux qui font le contraire.L’opposition veut que tous les spéculateurs sur le domaine public soient poursuivis; M.Gouin ne poursuit que les petits.L’opposition veut des bons chemins que les municipalités ne seront pas obligées de payer; M.Gouin veut que les municipalités payent une partie de ces chemins.L’opposition veut des enquêtes libres et complètes; M.Gouin n’en veut pas.L’opposition veut que les représentants du peuple conservent leur droit de déterminer le chiffre des impôts; M.Gouin aime mieux taxer lui-même par des arrêtés du conseil dont le peuple paye les frais.Voilà en résumé les victoires et le programme de l’opposition.Si elle a triomphé si souvent malgré son petit nombre, c’est donc qu’elle a pour elle l’intelligence et le bon sens.Et puisqu’elle s’est montrée supérieure au gouvernement par son esprit d’initiative, pourquoi ne le serait-elle pas aussi dans l’exécution?Jean DUMONT.Sur le Pont d’Avignon.Le vent souffle aux élections.Demain, M.Gouin affrontera les électeurs de Québec.Ce soir, M.Flemming, le premier-ministre du Nouveau Brunswick, doit annoncer la date du prochain appel au peuple, dans cette province-là.Et le ministère Roblin médite de dissoudre la législature ma-nitobaine à une date rapprochée.Les hommes d’affaires estiment à bon droit que les élections paralysent les affaires.Elles ont lieu au gré de nos gouvernants, et ceux-ci se soucient peu de les faire à une date fixe.Mais il y faudra venir bientôt; car, autrement, le désarroi cojpmenee à peine à disparaître qu’un nouvel appel au peuple, fait à Pimproviste, remet tout en branle.M.Gouin ne veut pas des élections à date fixe.M.Tellier on veut.Et il a raison.Le duel tend à disparaître des moeurs européennes.Tout récemment, en France, deux “sportsmen” avaient un différend.Ils eussent pu le vider sur le pré, pistolet ou sabre au poing.Raisonnables, ils se provoquèrent a une course à pied, le vainqueur devant recevoir des excuses du vaincu.Et ceci valait mieux que l’échange stupide de balles ou de coups de lame.En Allemagne, le centre catholique et les socialistes, nu “Reichstag”, viennent de voter une résolution interdisant le duel aux officiers, sous peine de mise en disponibilité.Au Canada, le duel n’existe pas.Et des ennemis ont d’aussi bons moyens de vider une querelle que l’imaginèrent les “sportsmen” français.Ceux-ci n’ont pas inventé le duel îi la course à pied ; il y a quelques mois à peine.en plein sénat, le sénateur Miller et le sénateur Ross, d’Halifax, onno mis Agés et irréconciliables, presque impotents tous 1rs deux, se défiaient, —après avoir échangé de gros mots, et s’être appelés l’un l’autre “vieilles vipères édentées”,—à une course à pied, de l’entrée des terrains du parlement à la tour de l’hôtel du gouvernement.Mais ce duel n’eut jamais lieu.Les deux adversaires moururent tôt après le défi.• • • Nos industries vont évidemment fai re des affaires d'or, avec le progrès constant de nos voies ferrées.Un financier vient d’avertir ses clients et son entourage que la "Canada Car Company” a des commandes de voi- tures de chemins de fer, pour un an d’avance, et qu’elle devra fairo un profit net de quarante pour cent, cetie année.* « » Le “Herald” regrette de constater que les cours de peinture et de beaux-arts, à Montréal, comptent plus d’élèves chez les femmes et les jeunes filles que chez les jeunes gens et les hommes.Il a raison; l’homme s’américanise pins vite que la femme, et la poursuite de l’argent et de la richesse le distrait.des arts.Au reste, la femme a souvent plus d’idéal que l’homme, si intelligent soit-il.WWW Un navire vient de débarquer sur les quais de Montréal 135,000 caisses de genièvre de Hollande.Ceci fait plus de trente millions de petits verres.Les buvetiers et les débitants de liqueurs nlrooliques s’enrichiront à détailler cette boisson; mais le pays n’y gagnera rien; car il devra débourser quelques cenlaines de mille piastres pour les fervents du genièvre, qui s’alcooliseront, deviendront fous ou commettront des crimes, dans un moment de délire.Voilà de la mauvaise importation, et, qui appauvrira la masse.• ¦ • Le nouvel ambassadeur allemand à Londres, le baron Von Rieberstein, serait, nu dire des dernière dépêches de presse, un anglophobe dont la diplomatie pourrait bien amener un conflit entre les deux nations.Ceci ne serait pas è l’avancement ni à la gloire de la civilisation.Les nacifisles ont encore beaucoup à faire s'ils veulent réussir à proscrire In guerre entre les nations civilisées.Le Veilleur.La différence ENTRE GOUIN ET TELLIER Il est vrai que quelques-uns des avocats de la rompagnie des Tramways devant la législature étaient des conseîvateurs; mais il est non moins vrai que M.Tellier a combattu toutes les demandes de la compagnie qui empiétaient sur les droits de Montréal, tandis que M.Gouin les a presque toutes appuyées et fait voter par ses amis.En fait ce sont M.Gouin et M.Perron qui ont fait la bataille pour la compagnie dans la Chambre.M.Perron a eu au moins In décence de s’abstenir de voter, tandis que M.Gouin a fait le contraire.Voilà la différence entre MM.Gouin et Tellier.X».L'EMINENT ORATEUR PARLERA DE L’EVOLUTION RELIGIEUSE DE BRUNETIERE Ainsi que nous I annoncions hier, M.Etienne Lamy nous a fait le grand honneur d accepter de donner une conférence sous les auspices du “Devoir .L’éminent orateur parlera de l'évolution religieuse de Brunetière.Le sujet otfre un extrême intérêt par lui-même; il sera traité d'une façon d autant plus vivante que M.Lamy avait avec Brunetière des relations vieilles d'un quart de siècle.Dès I annonce de la conférence, nous avons reçu d'un peu partout des demandes de billets.Ceux-ci ne pourront être mis en vente que mercredi matin, mais on peut tout de suite les retenir en s'adressant au bureau du journal.Les premier arrivés seront naturellement les premiers servis.Mercredi matin, on trouvera des billets au bureau du “Devoir” 7IA, rue Saint-Jacques et à la Pharmacie Migneron, 540, rue Saint-Denis.Le prix des billets est de 75 sous pour les sièges d'orchestre, 50 sous pour le parterre, et les premières rangées du balcon, 25 sous pour le reste de la salle.(Loges: $5.00).M.René Bazin à Laval La renaissance religieuse en France.H y aVciit foule hier soir, à l'Université Laval, pour écouter et applaudir M.René Bazin.Depuis les joAirs où les Canadiens-Français curent la faveur d’entendre, à l’U-niversité Laval, Ferdinand Brunetière et René Boumic, nous ne nous rappelons pas avoir vu dans la salle des promotions, pareil auditoire.Le nom seul de René Bazin, avait suffi pour faire venir à l’Université Laval, tous ceux qu'intéresse le mou vement de la pensée contemporaine.Dès que Monseigneur l’Archevêque eut pris place au fauteuil de la présidence, entouré de prélats violets et de prélats noirs, de chanoines et de curés, de religieux de tous Ordres et des notabilités de Montréal, el (pie M.E.Marceau, professeur à l’Ecole Polytechnique, eut pré sente le conférencier, cclui-ei commença sa causerie.“C’est une singulière chose, commença-t-il, qu'un écrivain soit obligé de parler, et que l’on considère qu’il manquerait de sympathie en se taisant.Mais je ne veux en aucune façon que Ton puisse douter de ma sympathie pour les Canadiens-Français, et j’ai accepté de faire une conférence de plus.“.l’ai pensé qu’un des iujets qui pourrait le (dus vous iiir^èss/r, ce serait l’étude rapide de quelques points de la situation religieuse de la France.11 n’est pas possible (pie vous ne songiez pas à ce si grand sujet (jui est en vérité pour lout pays celui de la vie et de la mort.Je doute que vous soyez toujours renseignés, parce que l’état véritable de nos affaires est difficile à connaître cl qu’il n'est point connu de nos politiciens.Ceux qui ne considèrent dans Plionnne qu’un électeur ne savent rien de lui; ils s’inquiètent de mille passions, et ils ne voient point ce qui est dans la profondeur des esprits et des coeurs.Ceux-là seuls peuvent juger qui croient aux âmes et qui les observent.Des trois vertus lliéolo-goles, la Foi, l'Espérance et la Charité, je crois que TEspérance est la plus vite malade.Vous rencontrerez en dehors même du monde politique d’excellentes gens (pii hochent la tète en parlant de la France et laisseront entendre que ce pays ne reviendra plus aux traditions anciennes.” M.Bazin n’est pas de l’avis de ces derniers, i! croit à la resurrection religieuse de la France,à une résurrection prochaine cl il en donne plusieurs raisons.Malgré ses fautes, la France a gardé un tempérament de générosité, de désintéressement fait pour modifier Fêlai de l’âme française et lui faire reprendre dans le monde son rôle providentiel, rôle qu'aucun antre peuple ne s aura il remplir, semble-t-il, dans le monde entier.Mais M.Bazin veut surtout dire les faits qu’il a observés ou que ses amis ont observés, faits qui selon lui, annoncent le prochain retour de la France à la foi des jours anciens.M ne faut pas, dit-il, juger la situation religieuse de la France, en ne connaissant (pic la mentalité des villes, en ne connaissant que la mentalité de la campagne, ces mentalités diffèrent totalement.Il est un fait patent, c’est que la population des villes fréquente davantage les églises aujourd’hui qu’il y a dix ans.La campagne est plus dure à ébranler; en province, “on garde souvent une attitude même après avoir résolu d’en changer.’ Il faut bien le constalcr, hélas! il y a en France, des coins vraiment malades du côté religieux.Mais il suffit d’être un peu au courant des événements pour voir qu'il y a un changement notable dans certaines parties de la France, notamment dans le diocèse de Versailles, grâce à la merveilleuse activité de Mgr Gibier et de son clergé.De même dans le diocèse ]>as très bon d’Orléans.Là encore, grâce au zèle du clergé qui de plus en plus se mêle au peuple, vit de su vie, les rcsultnls sont très appréciables.Les changements sont si apparents, en certains endroits, (pic réeemmenl un voyageur anti-religieux qui traversait la Soi-no-et-()ise, disait à son voisin dans le train: “C’est dégoûtant en Seine-et-Oise, les voilà tous «pii se mettent à saluer les curés.” Dans d’autres parties de la France, on a conservé la foi et les habitudes religieuses d'autrefois, aussi y voit-on fleurir toutes les oeuvres de charité.M.Bazin raconte son entrée au conseil municipal de Sl-Barthélemy, commune de l’Anjou.Un brave homme du bourg le fait un jour demander et lui dit qu'il voulait lui donner sa place au conseil municipal.— Mais pourquoi?— Mais pour causer, il voulait dire pour parler, .le ne sais pas le faire si bien que vous.Et aujourd’hui qu'on attaque plusieurs choses que j’nimc, je veux que vous les défendiez à ma place.M.Bazin accepta et maître Bienvenue de lui dire» _— Surtout, Monsieur, servez-voui bien de ce (pic je vous donne.Un jour, M.Bazin se trouvait dan« l’ouest de la France, dans le Bocage Vendéen, au pays des Manges, nous le supposons bien.Il entra au presbytère, mi le curé l’avait invité à diner.Sur le buffet de la salle à manger, il vit un fragment d'une statue de la Sainte-Vierge en grosse porcelaine peinte.Parbleu! M.l’Académicien, semblable à celle qui se trouve sur la margelle du puits de chez nous, entourée, le printemps, d’une couronne de capillaire, aux jolies fleurs roses.Oui, une vieille Vierge devanl laquelle ma bonne et pieuse grand’-mère me disait, lorsque j’allais puiser de l’eau avec elle: “Mon fi, e’csl la bonne Mère, il faut la prier souvent, si tu veux rester bon garçon I C’est elle qui a commandé ton grand-père lorsqu’il commença, avec Cathelineau, la Grande Guerre, et cpii l’a emporté dans son paradis lorsqu’il est mort au milieu de la bataille, à Chemillé.Sou viens-t’en!” M.Bazin demanda au curé d’où venait ce fragment de statue.“J’y tiens plus qu’à aucune chose au monde, dit le prêtre.Pendant la Grande Guerre, nia grand’nière qui était une sainte femme, était cachée au pied d’un Calvaire, au milieu (les ronces avec deux de scs enfants, quand passèrent des bandes de soldats révolutionnaires.Ils frappèrent à coups da baïonnette, la petite statue dont ce fragment tomba sur les genoux de ma grand’nière épouvantée.Mais les soldats ne virent pas la pauvre brigamlc qui échappa à la mort.Elle garda précieusement ces débris chez elle, et bien plus tard, quand elle fut morte, on fit le partage de ses biens.Elle avait douze enfants, on voulut faire douze parts, mais il y eut un fils qui se leva dans l’assemblée de famille qui dit: “Vous ne ferez (pie onze parts, la mienne je l’ai déjà choisie, et il montrait la statue brisée.Cet homme, Monsieur, dit le prêtre Vendéen, c’était mon père!” Les grands espoirs actuels sont dans la jeunesse qui monte, jeunesse des villes, jeunesse des campagnes, jeunesse étudiante, jeunesse artisanne.C’est extraordinaire de voir l’ardeur qui règne parmi les jeunes.Déjà plus nombreuses se font les vocations ecclésiastiques.“Que ne faut-il pas attendre si les apôtres viennent et si les saints se préparent?” C’est dans les villes que paraissent plus encore les signes précurseurs, parmi les gens de culture plus raffinée.C’est là qu’il se fait un travail impresionnant, très mystérieux.On s'aperçoit, dans ces milieux, que les doctrines en usages depuis une trentaine d’années sont néfastes ,qu’elles conduisent dans des sentiers impraticables.Des journalistes qui ne sont pas des nôtres constatent fréquemment les changements qui s’opèrent, et en font part à leurs lecteurs.L’un d’eux, Paul Brûlât, écrivait récemment dans Vlntransigcant: “Nous assistons à ce spectacle curieux: des gens qui, il y a quinze ans, sc déclaraient socialistes, anarchistes, libres-penseurs, tout au moins républicains et qui avaient combattu à l’avant-gardc du progrès, ces mêmes gens, aujourd’hui désabusés, désenchantés, — et la plupart portent des noms éclatants dans les lettres et dans les arts — vont à l’église, retournent à la foi des ancêtres .deviennent des catholiques pratiquants.C’est, enfin, parmi l’élite intellectuelle,un retour passionne aux choses du passé, aux anciennes croyances, aux vieilles traditions.“Sont-ce là des cas isolés, quelques exemples comme on en vit de tout temps et auxquels on pourrait opposer des exemples contraires?Non,c’est un mouvement général que nous constnlons, un état d’esprit qui gagne, sc répand, sc fait contagieux, Ces conversions religieuses d’écrivains, de peintres, d’hommes d’art mi île pensée, sont plus nombreuses qu’on ne le suppose.Les noms sont connus.Chaque jour nous apprenons qu’un tel s’est converti, à l’instar de Huysmans, d’Adolphe Retic, de tant d’autres.Je ne veux citer personne, niais j’étonnerais sans doute, si je nie croyais autorisé à révéler ici certaines conversions récentes qui ne firent d’ail leurs aucun bruit, et ne causèrent aucun scandale, parce qu'elles sont maintenant trop fréquentes et comme banales.“Je ne juge pas, je constate simplement.Rien ne semble plus respectable qu’une conviction désintéressée, et loin de moi la pensée, de soupçonner d’un calcul quelconque ces intcjligcnccs qui évoluent vers la réaction.Mais c’est justement, parce qu'on ne saurait douter de leur sincérité qu’elles sont intéressantes comme un signe des temps, attestent la tendance d’une grande partie de l'élite contemporaine à se {Suite à la page 2) f LE UtVOIR.MARDI, 14 MAi 1912.LA CAMPAGNE I M.C.P.Beaubien, organisateur de l’opposition, croit à la victoire de M.Tellier.—Les dernières assemblées de la campagne.—Bagarre sanglante à Gentilly, comté de Nicolet.NOUVELLES DE PARTOUT.M.C.P.Beaubien, organisateur pri n cipal de la campagne électorale, a exprimé hier soir la conviction que M.Tellier remportera la majorité des sièges à la législature, au scrutin de de-nain.HOCHELAGA M.Francis Fauteux.candidat oppo-sitionniste, a tenu deux assemblées hier soir, l’une au coin îles rues Saint-Antoine et Couvent, et l'autre à l’hôtel de ville de Sainte Cunégoude.Ce soir, une autre assemblée aura lieu en plein air, en face de l’église de St-Henri.DIVISION SAINT-IiATTRENT La dernière assemblée opposition m* te de a division Saint Laurent a eu lieu hier soir au No 204 Boulevard St Laurent.M.David Friedman présidait.Outre le candidat, M.Boyd, C.R., MM.Campbell Lane, C.lî., G.A.Forbes, Harry Bloomfield et M.Lauder ont adressé la parole.Une autre assemblée aura lieu ce soir au comité de M.Boyd, 41 rue Sto Catherine.SAINTE MARIE M.Beaulieu, candidat oppositiomus-te dans la division Sainte-Marie, a .e-nu une belle assemblée au N'b 922 rue Sainte-Catherine Est, hier soir.La salle, qui peut contenir envirou 400 personnes, était comble.Outre la candidat, qui a traité longuement de l’autonomie de Montréal, l’honoraole M.B.N’antel a été le pirincipa! orateur de la soirée.L’honorable ministre tiu lîeveru parla du glorieux passé do lu division Sainte-Marie, qui avait naguère l’ambition de se faire r;préscii-ter par des hommes éminents.Depuis quelques années, elle semble avoir re noncé à cette bonne habitude et elle n’envoie aux parlements que des horn mes sans valeur.Pourquoi ne ro/ien-drait elle pas à ses anciennes traditions?Elle aurait tout à y gnagner.M.N an tel s’appliqua ensuite à réfuter le discours prononcé récemment dans la division Sainte-Marie par 1 honorable M.Rodolphe Lemieux, puis il commenta le programme de M.Teil or, qui se reeommnnde aux électeurs par sa sincérité et l’élévation de vues.Les autres orateurs furent MM.Dumont, ouvrier, A.F.Caseault, Paul Lacoste, avocat, A.Laverdure, ' et A Leduc, i vocal.L'assemblée était présidée par MM.dos.Millet et Ferdinand Maillé.Ce soir, mardi, le candidat opposi-ïionniste tiendra deux assemblées, aux 'ndroits suivants: 1o Au coin des rues Ontario et Mai-lonneuve.En cas de pluie, l’assemblée lura lieu dans la salle du collège du Sacré-Coeur.2o Carré Papineau, et dans la salle Saint-Brigitte, en cas de pluie.Les orateurs seront l’honorable M.Bruno Naniel, qui parlera aux deux assemblées, en outre, le candidat sera accompagné des orateurs suivants: Dr I.Laviolette, Campbell Lane, CR., Franck Curran, L.J.Loranger, F.P, Tremblay-, Victor Martineau, avocats.A.Tjaverdure, ouvrier, et quelques autres.DORION On nous communique la lettre suivante: Montréal, 13 mai 1912.Aux commis de la division Dnrion, Messieurs:— Mercredi, le 15, vous allez être np pelés à vous choisir un représentant, pour la Législature de Québec.Comme tous les citoyens, vous devez accom plir ce devoir.Pour qui allez-vous voter en cette circonstance?Parmi les quatre candidats en présence, votre choix, il nous semble, doit vous être facile à faire.Notre Président, M.,1.B.E.Poirier est candidat dans votre division.Allez-vous l'élire?linons semble que nous n’avons pas besoin de bien longues phrases pour vous dire que votre devoir et votre droit d’avoir un des vôtres à la Chambre voüs imposent l'obligation d’assurer son élection.M.Poirier, pour ce qu’il a fait pour vous, mérite chaudement votre eon cours et votre vote, et soyez assuré que député, il sera beaucoup plus on mesure de vous faire du bien.Nous vous demandons, au nom de no tre cause, de voter, et voter de bonne heure, pour notre Président, et son éle-Mon sera le triomphe de la Fermetu'e de Bonne Heure.T,a Société de Fermeture de Borne Heure, Le Comité, MAG BAVARD, Vice-Président.SAINTE-ANNE Une assemblée a été tenue hier soir à In salle Nault, dans les Intérêts de ia candidature de M.Denis Tansey, can didat conservateur.MM.K.Lemire et l’échevin O'Connell présidaient.Le candidat adressa la parole en français et en anglais.D'autres dis cours furent prononcés par MM.D.Picard, L.1.Lefebvre, ,1ns.Lemire et Louis Curran.M.Tansey se dit sûr de son élection LA CAMPAGNE DE M.TURCOT L echevin Turcot, candidat indépen dans dans la division Laurier, a tenu, hier soir, deux belles assemblées, l’une îi la salle de l'hôtel de ville du Mile End, l'autre h la salle du collège, coin des rues St-Zotiquc et St-Ho miniqnc.lie candidat état accompagné de MM.Athanase David, Raoul Le blanc.G.Jackson, A.G.Brown.A.Gaxcoine, R.O.l’errier, H.üervais et autres.COMTE DE NICOLET (Service particulier) Nicolet, 13.— Hier, une grande assemblée a été tenue il Gentilly, et MM.Devlin et Trahan, d'un côté, et MM.Lubclle et Lamarche de l'autre, ont fait la discussion.M.Devlin parla .e premier, mais après le discours do M.Dcvlin, les amis de ce dernier refusé rent d'entendre MM.Labelle et Lamarche.Plusieurs forts à bras snudoy-'s par les organisateurs libérant se mi rent en frais de faire un mauvais parti au candidat oppositionniate; mal leur en prit, car les amis de ce dernier vinrent à sa défense, et une bagarre s’en suivit, résultant, en plusieurs nez cas sés, deux ou trois mains brisées, un estomac défoncé, le principal acteur et, fauteur de ce drame complètement déshabillé.11 ne lui resta que se» ehaus sures, et 11 ne fut reléché qu’après avoir confessé qu’il accomplissait la sale besogne de faire le tapage et d’empêcher la libre diacuasion.L’a»semblée (’est enfin diviséç et les trois quarts et demie suivirent MM Labelle et Lamarche qui furent chaleureusement acclamés à l'hôtel Côté.Ce genre de défense à coups de p'^ngs semble avoir été érigé en système par les organisateurs de M.Devlin, car, vendredi soir, à fiainte-Monique.la voiture de MM.Labelle et Ijamarche passant devant un petit groupe de libéraux, fut assaillie nar une grêle le sel, sable et cailloux dont l’un frappa M.Lamarche en arrière de l’oreille -it lui fit une entaille d'un pouce et de mie de large par deux pouces de hauteur.A Saint Pierre les Becqueta, sa niedi, la même bande d’assommeurs se trouvait à l’assemblée et fit un tel ra-page infernal qu'il fallut encore divi ser l'assemblée pour éviter le sang do couler.Toutes les personnes raisonnables déplorèrent amèrement le fait, qu’un ministre de la couronne n’ait pas assez d'influence sur ses amis pour les contenir dans les limites de la sagesse, du bon ordre comme du bon exem pie à donner.COMTE DES DEUX MONTAGNES La dernière grande assemblée eon tradictoire de ce comté a eu lieu dimanche après-midi.Près de mille per sonnes, malgré le mauvais temps, assistaient à cette assemblée, qui a été tenue en face de l’église do Saint-Eus-taehe.Elle fut présidée par M.A.Ko naud, maire du village.On remarquait sur l’estrade, M.Arthur Sauvé, et M.le Dr Page, les deux candidats, MM.J.A.C.Ethier, M.P., l’honorable Jérémie Décurie, secrétaire provincial, l’honorable Hector Cham pagne Conseiller Législatif, A.Fauteux, avocat, J.A.Ouimet, avocat, A.Thcorct, maire de la paroisse, John Bumbray, avocat, J.Renaud, A.Laurin et autres.Le premier orateur fut le docteur l’ager, candidat libéral; il fut suivi le MM.Théoret, Ethier, Sauvé, candidat oppositionniste, Jérémie Déearie, John Bumbray, Dr Pager, et J.A.Ouimet.LABELLE Saint-Gérard de Kiamikaa, 13.— Nous vons eu la visite dimanche de M.K.Dubreuil.Le représentant de M.Langlois adressa la parole en face de l’église, pendant qu’une pluie forte et pénétrante tombait.Mais ceci ne refroidissait en rien le désir de la population d’entendre parler politique.Vers le milieu de l’assemblée, l’orateur ayant dénoncé l’affinité du gouvernement avec les grandes oonipa gnies de bois, nous avons vu un vieux citoyen se déclarer carrément en faveur de M.Tellier.M.Evanturel, député de Prescott, Ontario, avait, tenu ici une assemblée quelques jours auparavant.Val Barrette, 13.— M.R, Dubreuil, partisan de M.Tellier, et de M.Lan glois, a tenu ici une assemblée de comité.Il dénonça les McLaren, les Edwards, les Génier, les Miquelon comme des gens qui s'entendaient avec le gouvernement, pour faire agoniser la ce Ionisation dans le Nord.Il appuya sur tout sur le fait qu’un colon de bonne fois ne peut plus avoir deux lots.M.R.Major et M.Lortie, maire du lac des Ecorces, firent la réplique en faveur du gouvernement et M.R.Du breuil leur répondit.M.de MARTIGNY NE REPOND PAS A l’assemblée de Saint-Sauveur, tenue dimanche, le ministre de l’intérieur a nié catégoriquement les accusations de M.de Martigny allant, ù dire que le gouvernement fédéral ou les ministres fédéraux auraient tenté de l'acheter pour qu'il se retire, il l'a défié d'apporter aucune preuve à l'appui.M.de Martigny n’a pas répondu.M.Nantel a ajouté qu'il appuyait M.Prévost et qu’il était rentre M.de Martigny, et que si les électeurs de Terrebonne vou laient faire leur devoir, il devaient élire M.Jean Prévost le candidat de l'opposition, dont la place est toute désignée dans le prochain cabinet de M.Tellier comme ministre de la colonisation.DANS SAINT-JEAN Samedi après midi.Sir Lomer Gouin parlait à l.aeolle contre M.le Docteur Sabourin.Mtro J.A.Désy qui s’était rendu à Saint Jean pour prêter main-forte è M.Sabourin dut se ren dre à l.aeolle pour rencontrer M.Gouin.parce que les amis de celui-ci avaient refusé de rendre l'assrmhlée de Saint-Jean contradictoire, comme on l'avait annoncé.A l.aeolle, il y avait environ 250 personnes.ce qui n'était pas épais pour entendre un premier ministre, ôn l’avouera.l es honneurs de l’après-midi sont restés aux amis de M.Sabourin qui ont fait très bonne figure aux côtés du chef libéral.Celui-ci a promis qu’avant un an.Saint-Jean aurait son école technique ; ce fut sa réponse aux accusations de l’opposition contre la construction de l'école de la rue Shrr brooke.M.Désy avait affirmé que le gouvernement avait augmenté les taxes rt AI.Gouin en réplique, après avoir parlé du fédéral dont il n’avait pas été question durant la discussion, nia carrément avoir augmenté les taxes, et il en trouvait la preuve dans le fait que son adversaire n’avait pas produit de documents A l’appui de son assertion.M.Sabourin est très confiant.Si M.Gouin n’a pas plus de succès dans le comté qu'il en a récolté A l.aeolle, le 15 mai pourrait lui réserver des surprises.DANS LAURIER Une intéressante et assez nombreuse assemblée avait lien hier soir A la salle du Marché Saint-Jean-Baptiste, en faveur de M.Alban Germain, candidat oppositionniste dans la division La.i-rier.La réunion était présidée par l’un des plus v ieux citoyens du quartier, M.l’ierre Rédard, et les orateurs furent: MM.Alban Germain, candidat, Alfred Duranlenu, avocat, I/éon Trépanier, journaliste et le docteur Alexandre Germain.M.Alban Germain énuméra une fois encore les misons de sa candidature et, après avoir fait la nomenclature des griefs de l'opposition contre le régime actuel, reproche en termes sévères A ses adversaires d'exploiter contre lui, le mensonge et la calomnie.M.Dnrsn-leau qui lui succéda, donne les raisons qui l'avaient fait appuyer M.Turcot A l'éche vinage et qui le faisaient maintenant donner son appui A M.Germain contre M.Turcot pour l’élection pro vineiale.fl reprocha à M.Turcot de trop vouloir accaparer et déclara qu’ un hpmme ne pouvait servir également bien deux causes à la fois.Attaquant la législatiorf ouvrière du gouverne ment Gouin.M.Duranleau déclara que la fameuse loi contre les accidents du travail, telle qu’existant actuellement, était l’une des plus néfastes qui aient encore été votées à la législature, parce qu’elle était injuste envers l’ou vrier.L’orateur termina en faisant l’é loge du candidat.M.Alban Germain, dont il reconnaît les qualités de criminaliste, le désintéressement et le dévouement pour toutes les cause natio nains.M.Léon Trépanier qui suivit dénon ça tout particulièrement le fameux bill de la Montreal Tramways Limited, ra conta comment s’étaient effectués les contrats de la prison de Bordeaux et dénonça l’un des adversaires de M.Germain, M.G.R.Brunet, comme faisant partie d’un groupe qu'il s’agit le combattre en ce pay's.Les attaques de l’orateur ne plurent évidemment pas à l’un des auditeurs qui interrompit M.Trépanier et offrit de lui poser quelques objections.—Vous êtes le bienvenu, dit l’orateur, nous allons discuter en famille si vous le voulez bien.L’interrupteur jugea cependant à propos de remettre à plus tard la dis eussion, et l'incident fut clos.Le, docteur Alexandre Germain termina la réunion en expliquant qu’au point de vue de la bonne administration de notre xùlle, il importait que i’on envoie à la Législature un homme qui sc déclare franchement adversaire du régime actuel, et il fit appel à tous les assistants, les invitant à aller déposer demain leur vote en faveur ie M.Alban Germain.SAINTE-ANNE M.M.J.Walsh, candidat libéral de la division Sainte-Anne, parcourt le quartier Saint Joseph, en compagnie d’un autre individu, et demande do porte en porte, aux électeurs canadiens-français, de lui donner leur suffrage, sous prétexte que M.H.P.Ames, député conservateur du comté à Ottawa, a signé son bulletin de présentation.Les organisateurs do M.Tansey tiennent à mettre les électeurs en gsr de contre cette manoeuvre.Non seulement M.Ames, qui était absent après le commencement de la campagne n’a pas signé le bulletin de M.Walsh, mais il a déclaré, ce matin, à son retour qu’il donnerait son vote à M.Tansey.M.Pariseault, candidat conserva teur dans Montréal-Horion, a ténu deux assemblées hier soir, l’une à la salle Murray, l’autre à son comité général.Les orateurs furent MM.Pariseault, C.Lane, F.Curran, J.Deslauriers, H.S.M.Caron, M.Germain, J.A.Marson, B.Charbonneau, J.Tétreau, C.Gagnon.Les orateurs firent tour à tour la critique de la politique du gouvernement et exposèrent le programme de l’opposition.Dans les deux endroits il y avait folle et l’auditoire s’est montré très sympathique au candidat conservateur.-4- La dernière visite de Sir Lomer Gouin LE PREMIER MINISTRE, L'HON.DECARIE ET LES CANDIDATS MINISTERIELS DE SAINT JACQUES ET DE STE-MARIE ADRESSENT HIER SOIR LA PAROLE.L'assemblée qui devait avoir lieu au marché Saint Jacques, hier soir, a été tenue, en réalité, en face du collège Sainte-Brigide.Mille personnes environ y ont assisté et ont chaleureuse ment reçu à leur apparition sur le bal eon d’où ils parlaient, sir Lomer Gouin, l’honorable Jérémie Déearie, les candidats de Sainte-Marie et de Saint-Jacques, MM.Napoléon Séguin et Clément Robillard.MM.L.A.La-pointe et Médêric Martin, l’un et l’au tre.députés à Ottawa et échcvins de la ville de Montréal, présidaient conjoin tement.M.Lapointe a parlé en premier lieu.Il a fait l’éloge de l'administration Gouin, s'attachant surtout A démontrer ce qui a été fait depuis que Sir Lomer est premier ministre, au profit des classes laborieuses: la loi des compen salions; l’abolition des frais pour les défendeurs, pour les poursuites de moins de $25; l'abolition de la qualification foncière; l'abolition do la plu ralité des votes, etc., etc.M.Martin l’a suivi.Il a repris, sur un ton quelque peu dityrambique, l’éloge de l'administration Goulu.Puis il a demandé aux électeurs de faire un choix impartial entre les libéraux et les conservateurs aux élections; les conservateurs, dont le souvenir des dettes humilie encore la province; les libéraux, qui ont réorganisé les finances et fait prospérer le pays.MM.Clément Robillard, J.Penvpne, L.A.Rivet ont aussi fait de brefs discours.Comme M.Médéric Martin présente sir Lomer Gouin, la foule pousse des vivats, et une fanfare (dont on s'était assuré le eonoours comme A toute assemblée libérale), entonne “O Canada.” Le premier ministre, après avoir pro mis A ses fidèles partisans une victoire éclatante, parle des écoles.“Nous avons fait dos écoles grandes et belles.et si nous étions A recommencer, dit-il, nous ferions plus grand et plus beau encore.” Puis le premier ministre tranquillise scs auditeurs sur l’orthodoxie de l’école des Hautes Etudes ot de l'Ecole Technique.11 dit que M.Tellier veut être plus catholique que le pape, puis Mgr l’archevêque qui s'y entend plus en mntière de dogme que le chef de l'opposition, les a approuvés l’un* et l'autre.Hir Lomer Gouin tente ensuite do prouver qu’il n’avait jamais tenté de léser les droits de l’autonomie de Mont réal.“Que Montréal vienne A Québec avec une charte aussi larae que possi bte, dit il, et je ferai voter cette char te que M.Tellier vote pour ou contre.” M.Gouin essaye ensuite de justifier la politique du gouvernement sur le bill de la Canadian Light, et la prison de Bordeaux.Il termine eneore sur une note d’es poir.Llbon.Jérémie Déearie, M.Charles Quéry, M.Cléophns Duroeher, M.Thé odulr Rhéanme.ont ajouté quelques mots.M.Médérie Martin a reparlé et l'as semblé* s'est dispersée.M.René Bazin à Laval (Suite de la \ére page) laisser ressaisir par toutes les forces du passé.De toutes parts, les voix lointaines des âges disparus recommencent à chanter aux oreilles des décourages.“Quelles sont les causes de cet état moral qui se manifeste en art, en littérature et qui semble marquer le terme d’une période historique, l’abandon chez de beaux esprits des idées qui constituent la raison d’être et le fondement d’un régime?“Il est certain qu'une lassitude, née de grandes déceptions, s’est pro duite dans plusieurs âmes d’élite.Devant lu science qui n’a pas donné tout ce qu’on attendait d’elle qui ne pouvait constituer une religion nouvelle, devant tout ce qu'elle a atteint pour ne mettre à la place (pie des incertitudes et des doutes, mais plus encore devant l’anarchie morale résultant d’un individualisme exaspéré et enfantant le désarroi intellectuel, un grand cri de réprobation s’est élevé du fond des consciences troublées.” Et l’auteur de ces lignes avoue lui-même qu’il doit se défendre pour ne pas céder à ce qu’il croit être une réaction, à ce qui n’est qu’une reprise du progrès et de la raison.et de la grâce.M.Bazin raconte plusieurs aveux semblables à celui qu’il vient de citer, aveux qui accusent le grand changement qui s’est opéré dans les idées de l’élite intellectuelle en France depuis plusieurs années.Après avoir indiqué ces signes de la resurrection religieuse de la France, le conférencier note la disparition du respect humain dans ce pays.On na plus honte de pratiquer sa religion: ccst un indice des temps.Et cet état d’esprit existe dans toutes les classes de la société.Grande est partout, en France, l’activité religieuse.Les oeuvres surgissent de toutes parts.A Paris, grâce à la sagesse et au zèle du cardinal Amette, de 1907 â nos jours, vingt-quatre paroisses ont été fondées et vingt-cinq chapelles de Secours ont été construites.“L’histoire de ces créations sera un livre magnifique.Quelques pages en sont écrites chaque année dans un rapport présenté à Son Eminence le cardinal Amette dont cette évangélisation de Paris est et sera l’oeuvre merveilleuse.Ces fondations se font avec la foi, l’espérance et la charité pour seuls forces.” Pendant ce temps dans les églises anciennes de Paris et de toutes les autres villes ,1a foule grandit, la pra tique des sacrements devient plus fervente et plus fréquente, témoin, dit M.Bazin, cet entrefilet paru dans le Journal des Débats quelques jours après Pâques dernier: “Les cérémonies du jour de Pâques, comme les solennités de la Semaine Sainte, ont attiré dans les églises de Paris une foule où il n’était pas possible de ne pas constater que le nombre dépassait ce qu’on avait vu l’année dernière.Et déjà l’année dernière, on pouvait faire la même observation par rapport aux années précédentes.Il semble ainsi qu’il y ait eu, depuis quelque temps, une diffusion et un élan du sentiment religieux, qui se manifeste dans toùtc sa force aux jours où les fètesçconsacrées ras-semblenl les fidèles.Cette évolution est d’autant plus frappante que le matérialisme a trouvé partout, jusqu’à la tribune de la Chambre, des appuis considérables et que dans la presse qui se vante d’être la plus accessible aux masses populaires, il n’a cessé d’être exalté.Mais ni l’éloquence, ni le talent de ceux qui le défendent ne peuvent empêcher qu’il ne soit décevant;un jour ou l’autre, on s’aperçoit qu’il ne saurait satisfaire à des aspirations trop anciennes et trop profondes pour ses faibles ressources.A cette heure, la conviction de cette insuffisance gagne de proche en proche, ('.’csl un fait et ni récriminations ni railleries n’y peuvent rien, car clics n’ont pas de prise, aucune puissance au monde ne saurait avoir de prise sur ce domaine privé, qui est celui des besoins spirituels.On voit cependant des hommes, des partis politiques, parler, agir comme si la France toute entière était définitivement guérie de ce qu'ils considèrent comme le pire des maux, à savoir les croyances religieuses.Leur erreur est singulière.Qu’ils aient devant eux leurs partisans, leurs amis, ceux qui pensent comme eux, cela semble irop naturel et, s’ils réclamaient l’absolue liberté de conscience, ils seraient dans leur droit, mais qu'ils h» refusent à d’autres ,et qu’ils igno rent que, tout près d’eux, pendant des jours et des jours, les églises regorgent d’une multitude qu’elles ont peine à contenir, cela dépasse l’imagination.En réalité, toutefois, ils sont logiques avec eux-mêmes; ils suppriment volontiers où ils passent sous silence tout ce qui paraîtrait contrarier leurs théories ou simplements leurs intérêts.Bien ne leur est plus contraire que cette affluence qui vient manifester dans les églises un sentiment qu’ils ne pouvaient pas, qu’ils n’ont pu anéantir.” M.Bazin termine sa conférence par des paroles d’espoir.“En vous quittant, Canadiens-Français, de Montréal, je m’en vais rempli d’espérance, enchanté de tout ce (pie j’ai vu ici et dans vos campagnes.Priez pour que vite viennent l’heure de la Providence, le jour où la France sera sauvée.Ce jour ne peut tarder, car Pie X, dans une audience qu’il a bien voulu m’ar-corder, me disait, en présence de Madame Bazin et de Punc de mes filles: “Dieu regarde la France avec amour.” En termes émus, éloquents.Monseigneur l'Archevêque clôtura la soirée.Il ajouta aux faits rapportés par M.Bazin, une note très personnelle, en faisant part de l’impression religieuse qui l'a remué au cours de son dernier voyage en France.Aux yeux de Sa Grandeur, la grande caractéristique du mouvement religieux en France, actuellement, c'est l'union étroite de l’épiscopat français avec le Pape, l’union des prêtres avec leurs évêques, l’union des fidèles avec leurs prêtres.Monseigneur rappela les paroles si sympathiques et si pleines d'encouragement (pie le Pape Pie X lui disait, lorsqu’il lui parla île la Franco qu’il venait de traverser: “Les en " s de France écrivent en ee moment les plus belles pages de l’histoire de leur Eglise.” Et quels applaudissements accueillirent les paroles de Sa Grandeur lorsque, rappelant l'amitié de vingt-cinq ans, qui l’unit à M.Bazin, Elle souhaita la revenue pro-ehaine au Canada de l’académicien français.• • • Que M.Bazin nous permette, à nous qui sommes enfant du même coin de terre que lui, qui possédons la même foi et partageons les mêmes espoirs, que notre éminent compatriote nous excuse, dis-je, si nous nous permettons, à l’instant où il va quitter le sol si hospitalier du Canada, de mettre encore plus à nu sa belle âme chrétienne, en citant ici, les lignes écri-| tes par lui, ces mois derniers, dans un billet adressé aux membres d’une association de prières dont il fait partie, d’une association de prières faites en commun à Montmartre, d’heures passées en adoration devant le Saint Sacrement, pour obtenir du Maître, le retour de la France à la foi de nos pères, chose qui lui est si chère: “Venez et soyez des adorateurs de Montmartre .parce que l’impiété a durement appauvri l’âme et la joie de la France, et que nous, à cause de notre éducation, de notre I foi et du rang que nous pouvons tenir, nous sommes chargés, après d’autres et avec d’autres, de la contre-partie victorieuse du blasphème: l’adoration.“Venez parce que nous devons notre témoignage à cette dévotion magnifique au Sacré-Coeur, antique et nouvelle à la fois, réservée au temps de l’épreuve.“Venez parce que la France a besoin de la prière de ses hommes.Elle va renaître à la vie religieuse.C’est un événement mystérieux pour tous et caché pour beaucoup.Mais les hommes mêlés à la vie pro-fc.nrle de la nation déclarent tous que le nouvel édifice est commencé.Avant eux, le Pape admirable, aujourd’hui régnant, Pie X, l'a annoncé.Il l’a fait avec une insistance émouvante et récemment encore, parlant aux quatre nouveaux cardinaux de France, il disait ces choses (pii sont un cantique d’espérance et de certitude: “Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se convertira et retournera à sa première vocation.Les mérites de tant de ses fils, qui prêchent la vérité de l’Evangile dans le monde presque entier, et dont beaucoup l’ont scellée de leur sang; les prières de tant de saints, qui sont pressés d’avoir pour compagnons, dans la gloire céleste, les frères bien-aimés de leur patrie; la piété généreuse de- tant de ses fils qui, sans s’arrêter à aucun sacrifice, pourvoient à la dignité du clergé et à la splendeur du culte catholique; par-dessus tout, le gémissement de tant de petits enfants qui, devant les tabernacles, répandent leur âme dans les expressions que Dieu même met sur leurs lèvres, appelleront certainement sur cette nation les miséricordes divines.Les fautes ne resteront pas impunies, mais la fille de tant de mérites, de tant de soupirs et de tant de larmes, ne périra jamais.“Un jour viendra, et nous espérons qu’il ne tardera guère, où la France .comme Saul sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une lumière céleste, où elle entendra une voix qui lui répétera : “Ma fille, pourquoi me persécutes-tu?” Et, sur sa réponse: “Qui es-tu, Seigneur?” La voix répliquera: “Je suis Jésus, que tu persécutes, il l’est dur de regimber sous l’aiguillon, parce que, dans ton obstination, tu te ruines toi-même.” Et elle, frémissante et étonnée, dira: “Seigneur, que voulez-vous q»e je fasse” Et lui : “Lève-toi, et lave-toi des souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille première née de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et devant les rois de la terre.” “Nous pouvons hâter l’heure de cette renaissance religieuse de la France, de cette reprise de sa destinée, qui est d’être la grande chrétienne parmi les nations.C’est pourquoi nous vous demandons de venir et de prier avec nous.” • * * Brande Maison à un Logement A VENDRE Située rue Saint-Hubert, près Sherbrooke, conviendrait spécialement à un club.ARGENT A PRETER sur Ira hypothèque.S’adre-ser à CHARLES HURTUBISE, Main 2034.99 rue Saint-Jacques.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTI PHARMACIEN demandé.S’adresser a 2097 rue Notre-Dame ouest.Tel.Westmount, 3266.Clicheur demandé On demande un cli-cheurde quelquesannées d’expérience.Ouvrage permanent.S’adresser au “Devoir”, 71a rue St-Jacques.À LOUER A LOUER Ancien magasin de ferronnerie pendant 15 ans; bonne place d’affaires, avec 3,200 pieds de plancher attenant en arrière, pouvant servir pour une légère manufacture, situé coin des rues St-Jacques et St-Ferdinand ainsi que logement privé.Eugène GUAY, 1U0 Agnès.Tel.West 464 et 1002.A VENDRE A VENDRE •.Trente-neuf pieds vitrine murale, avec base et tirettes, vingt à vingt-cinq tiroirs, trente-six -pieds, vitrine sur çomptoir de 6 x 25 pouces; enseignes, gazeliers, à 3 branches et à réflecteur pour 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conférence de M.René Bazin.Ceux qui crient que la France se meurt, que la source de sa sève religieuse se tarit, ou bien obéissent à un mouvement d’antipathie à l’égard de cette même France, au bien parlent de hoses qu’ils ne connaissent pas.T.a deuxième leçon, c’est la fierté qu’un catholique doit avoir de confesser sa foi.Quand on a entendu un homme de la valeur de M.René Bazin parler de la religion catholique et de tout ce qui en constitue le culte, avec le respect cl l’amour qu’il a mis dans sa conférence d’hier soir, l’on a pris, il nous semble, la résolution de ne point trembler devant les attaques sérieuses ou les moqueries des esprits égarés.Henri PERDRIAU.-$- Les mitrons juifs en Cour de Police David Miron, Abraham Weigens-herg et P.Goldwork, ont comparu, hie -.devant, le juge Leet, sons l'accusation d’avoir assailli Bernie Hchacter, maître boulanger, 37 DeMontigny Est, en le frappant â coups de bâton et avec des pierres.Ils ont plaidé non coupa blés et subiront leur procès le 17 mai prochain de même que d’autres grévistes arrêtés pour assaut ou tapage lors de la dernière grève des boulangers ; a.fs Abraham Sofrin, un boulanger juif, a demandé l'arrestation de cinq maîtres-boulangers qu'il accuse de l’avoir jeté à bas d'un tramway et de l'avoir battu avec leurs pieds.-+- Mort d’une femme écrivain Victoria, C.-A., 14.— Mademoisell» Agnès Dean Cameron, écrivain, est morte hier matin â l’hôpital St Joseph à la suite d'une opération de l'appendicite.Mademoiselle Cameron était née en 1S6S.Son père, Duncan Cameron, fut l’un des premiers colons de la Colombie.Pendant plusieurs années la défunte avait été attachée à la rédaction d’un journal de Chicago, puis plus tard collabora â la revue 1 ‘ Last Rest West Ma-gazine”.Elle faisait aussi partie de ta “Canadian Women Presse Associa tion.” -t- Les inondations dans le sud DES RAPPORTS ENCOURAGEANTS ARRIVENT DE PATOUT.Nouvelle-Orléans.14.— I^s rapports les plus encourageants arrivent de toutes les partie» de la Louisiane au sujet de l'inondation.A Conrad’s Point, è six mille* de Bâton Rouge, les barrage?sont grandement endommagés n;n:s ils no seront pas emportés.On est K faire des travaux pour faire face aux éventualités â cet endroit.C, E, L DESAULNIERS & FILS 1186 Berri, près Mont-Royal CQ 9AA—Bréboeuf.près Mont-Royal, 4 beaux flats.4 £ O A A—St-Hubert, près l’église St-^ I CÿUUU Sacrement, 3 flats, 30 pieds front.RIVARD, près Mont-Royal, sept logements rapportant 350 par cent.Comptant $1,000.Cfi CAA—Boyer, près Rachel, 3 flats.Comptant $1,000.MAAA—St-Germain, 3 flats.Comptant, jUUU $1,000.VILLENEUVE, beau coin, $25,000.C4Q AA A—Pie IX, près Ste-Catherine, ^ I OfUUU 12 flats, loué $1,800, prendra terrains.SIX FLATS, épicerie, vente pour cause de santé, bonne place d’affaires.—Sanguinet, 10 logements, loués près $1,200.DROLET, rapporte 50 pour cent.Comptant $1,000.WQAA—Rivard, près Mont-Royal, 4 lOUU flats.Résidence, 1186 Berri.Tél.St-Louis, 319 $10,500 TERRAINS Plusieurs magnifiques terrains â 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mai 1912, â dix heures de l’avant midi, à la place d’affaires de G.E.Depocas, un des défendeur*, au No 72 rue Notre-Dame Est, eu la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de bureau, etc.Conditions: argent comptant.REAL ROBILLARD, H.C.S.Montréal.13 mai 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure No 1709.—Fletcher Manufacturing Co., demanderesse vs R.Young et al, défendeurs.Le 23ième jour de mat 1912, à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaire des dits défendeurs, à la ville La-chine, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets des dits defendeurs saisis en cette cause, consistant eu waggins, vitrines, etc.Conditions: argent comptant.W.W.Smith, H.C.S.Montréal, 14 mai 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de- Circuit No 5338.L.E.Watermen 'Go.il/imited, demandeurs, vs J.Bélangenmt P.R.Bisailloa Commercial Stationary, Co, défendeur.Le 23ième jour de mai 1912, à dix heures et demie de l'avant midi, il la place d'affaire des défendeurs, au No 234 rue Saint al’ul, en lacité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets des dits défendeurs saisis en cette cause, consistant en pupitres, coffre-forts, etc.Conditions: argent comptant.REAL ROBI1, LARD, H.C.S.Montréal, 13 mai 1912.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit No 341, —D.B.Smith, demandeur vs G.E.Da-pocas et al défendeurs.Le 23ième jour de mai 1912, â une heure de l'après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 238 rue Clarke, en la Cité do Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets do G.E.Dopo-cas, un des défendeur^ saisis en cette cause, consistant en piano, meubles de ménage, etc.Conditions: argent cnmp-tant.REAL ROBILLARD, H.C.S.Montréal, 13 mai 1912.: Qui veut entrer dans le service naval 1 ( De notre correspondant j Ottawa, 13 - I.a commission du service civil, recevra jusqu’au 3 juin prochain, des demandes pour remplir une position dans le département du Service Naval, branche relevée de» marées, et qui comporte un traitement initial de 81,300 par annêç, 54182^ 1253 LE DEVOIR, MARDI, 14 MAI 1912.é 'li 9 MM.Tellier et Gadoury se-^ j0|jette Dans une assemblée tenue à Joliette samedi, le chef de l’opposition et le candidat ministériel croisent le fer.—Les discours.Joliette, 11.— Par une température idéale, 4 à 5,000 personne ont été témoins samedi d’une belle joute oratoire, entre MM.ïelîier et Gadoury.M.Gadoury, candidat ministériel, prend le premier la parole.Il se présente pour la troisième fois.Il admire et loue sans réserve toute l’administration libérale: l’abolition de certaines taxes, l’imposition de nouvelles, la loi des bons chemins, l’augmentation du budget de l’Instruction publique, et de celui de l’Agriculture; la création de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales “la plus belle chose que le gouvernement ait faite”, la politique des ponts en fer, etc.Arous ne taxons pas, dit-il, nous n'empruntons pas : nous percevons, nous avons des surplus, nous sommes riches et nous dépensons.Il annonce à l’avanpe tout ce que vont dire ses adversaires; il insiste même sur les remarques qu’ils vont faire—indice de confiance absolue, sans doute,—sollicite le vote do l’électorat, promet de se dévouer dans l’intérêt du comté,et prédit la victoire du gouvernement Gouin.M.Tellier, qui répond à M.Gadoury, est longuement acclamé.Il solicite le renouvellement du mandat que depuis 21 ans, les électeurs du comté de Joliette lui ont confié; mandat qu’il s’est efforcé de remplir et qu’il a conscience d’avoir rempli avec dévouement justice et impartialité; ce qu’il continuera de faire, selon le résultat de la lutte, dans le prochain parlement.M.Tellier critique ensuite l’administration actuelle, puis il expose son programme.M.Gouin, dit-il, a des surplus, c’est vrai; mais avec les revenus considérables qu’il retire, il y aurait moyen de faire beaucoup mieux que ne le fait son gouvernement.Les taxes rapportent maintenant $2,000,-000.00, au lieu du 1-2 million qu’elles rapportaient en 1897.Le subside fédéral a augmenté de $600,000.00 par année.Le gouvernement a vendu 23,000 milles de limites à bois.Il n ’a plus à payer la somme de $1,000,000.00 par année, que payaient les gouvernements d’autrefois pour bâtir des chemins de fer.M.Gouin a l’avantage d’une situation toute faite.Il dispose de $3,-000,000 de plus que ses prédécesseurs.Peut-on être surpris d’un surplus de $600,000.00?N’importe quel homme, habile ou inhabile, aurait pu eu faire autant.J’approuve l’encouragement ;\ l’ins-tructiou publique, les primes aux instituteurs et aux institutrices; je les continuerai, et j’en créerai même de nouvelles, si nous arrivons au pouvoir.Mais je blâme le gouvernement de prendre l’argent voté pour des municipalités pauvres et de le donner à des municipalités riches, ainsi que l’a fait M.Gouin pour son comté et celui de M.Taschereau.Je ne puis approuver non plus, le gouvernement de mettre $800,-000.00 sur l’Ecole des Hautes Etudes Commerciale, d’accorder une allocation de $50,000.00 par année, ce qui, avec l’intérêt, constitue une dépense annuelle de $74,000.00, et fait que chaque élève nous coûte à lui seul la somme de $2,000.00.Je ne suis pas opposé aux écoles des Hautes Etudes, mais avec un octroi à des institutions déjà existantes, on aurait pu en établir partout, ainsi que l’a fait M.Gouin pour l’école d’arpentage.De même au sujet de l’Ecole Technique.Pourquoi dépenser $800.000.00 ?Avec tout cet argent, n’aurait-il pas mieux valu créer des écoles techniques plus petites dans tous les centres de la Province, Joliette, Sherbrooke, St-Hyacinthe, partout où il y a des manufactures, afin que, comme en Allemagne et en Belgique, les ouvriers, eu sortant de l’usine, puissent se perfectionner dans leur métier?Je ne condamne pas la loi des bons chemins; seulement, je la voudrais meilleure.Une petit pain est sans doute une bonne chose, mais j’aime mieux un gros pain.Notre politique n’est pas de.bâtir de grandes routes de Montréal à Québec, ainsi que le prétend M.Gadoury, qui déforme notre programme, mais de prendre les artères régionales qui conduisent d’une municipalité à une autre, et d’en faire des chemins avantageux pour toutes nos populations rurales.La loi de M.Gouin laisse les municipalités libres.Done, si une municipalité profite de la loi, et que la municipalité voisine n ’en profite pas, personne n’en profitera.Car, il sera, alors impossible de transporter plus lourde charge pour venir aux chefs-lieux de districts, ou aux centres commerciaux.M.Gouin dit aux municipalités: “Empruntez, payez 2 pour cent d’intérêt, et le gouvernement paiera le capital .Alors, puisque c’est la Province qui doit payer, pourquoi ne pas la laisser emprunter et profiter de son crédit ?La colonisation devrait être poussée activement.Cependant, elle diminue d’année en année, ainsi que le prouve le document officiel que voici: — En 1908 le gouvernement a vendu 292,- 000 âcres de terre.En 1909 le gouvernement a vendu 220,- 000 âcres de terre.En 1910 le gouvernement a vendu 124,- 000 âcres de terre.En 1911 le gouvernement a vendu 119,- 000 âcres de torret Tout le monde a intérêt au développement de la «colonreation, premièrement, pour que nous puissions conserver notre influence à Ottawa; deuxièmement, pour augmenter la production agricole, et enfin pour diminuer le coût de la vie qui augmente dans les villes d’une façon alarmante.Nous nous y emploierons énergiquement ; nous protégerons le colon d’une manière efficace, tout on conservant aux marchands de bois tous leurs droits.M.Tellier dit un mot des taxes sur les successions, sur les corporations commerciales et sur les municipalités pour l’entretien des aliénés.11 exprime son désir et son intention de les diminuer et de les alléger.Puis il termine en se disant heureux de l’occasion qui lui est offerte aujour-d’hui de rencontrer ses électeurs et amis, ayant été dans l’impossibilité, appelé ailleurs paj,’autre* devoirs, de visiter toutes les paroisses du comté, comme il en avait l’habitude.“Si vous pensez que je puis donner à la Province une administration saine, honnête et progressive, je vous demande de me continuer votre confiance.J’ai l’avantage d’avoir vécu au milieu de la population rurale.Je connais ses besoins; j’ai acquis l’expérience de la vie de la campagne, et je me crois en état de rendre des services.Vous trouverez toujours en moi un homme dévoué â sa paroisse, à son eomté, â sa province!” M.Tellier est chaleureusement applaudi.L’honorable J.Déearie, secrétaire provincial, est l’orateur suivant.II se déclare l’ami personnel du chef de l’opposition et trouve plaisir à répondre à sacritique très-douce, très-aimable, faisant contraste avec la violence de certains orateurs conservateurs.“N’ayez crainte, dit-il, ceux, qui, en 1897 ont fait leur devoir, et ceux qui, depuis 1905, ont fait le progrès du commerce et de l’industrie, ceux-là ont été bien accueillis.Mais de ceux qui, en 1892, ont promis de ne pas taxer, de ne pas emprunter, d’augmenter les octrois, et qui ont failli à leurs promesses, que faut-il penser?Ce sont les mêmes, peut-on avoir confiance en eux?“Nous avons été échaudés, nous avons raison de craindre l’eau froide.’ ’ M.Décarie parle du procès Mercier, d’une façon touchante, puis il cite quelque chiffres relatifs au budget de l’Instruction publique, mais il s’y mêle, les confond avec ceux du budget de l’Agriculture, puis passe à la défense des grosses constructions de son gouvernement.“L’Ecole des Hautes Etudes n’est pas trop grande, ni trop luxueuse pour répondre au but de sa fondation.Le petit nombre d’élèves actuels se comprend.Il faut qu’on s’y habitue, qu’on en comprenne l’importance; elle deviendra trop petite, et alors nous en mettrons partout.comme les Ecoles Normales.Nous avons cherché à encourager les municipalités à construire des Académies Commerciales, afin de garder les jeunes gens chez eux”.Il prédit une grande victoire pour le gouvernement le 15 mai prochain.M.J.E.Ladouceur lui succède à la tribune.Il concède volontiers aux orateurs libéraux que le gouvernemeut Gouin a fait de grosses dépenses; qu’il a même été le gouvernement le plus dépensier que nous ayons jamais eu, et qu’il a réellement dépensé plus que tous les gouvernement qui l’ont précédé.Ce qui ne veut pas du tout dire que ces dépenses ont été faite's dans l’intérêt de la Province.Ce n’est toujours pas au profit de l’Agriculture, car, sur ce sujet, nous en sommes encore au même point qu’en 1897.Nous n’avons encore qu’une seule industrie, l’industrie laitière, fondée et encouragée par les conservateurs.Ce n’est pas non plus pour l’enseignement agricole, - car des 4 écoles d’agriculture que nous possédions, 2 ont été fermées par le gouvernement.Ce n’est pas davantage au bénéfice de la colonisatin, car dans les seules paroisses de St-Côme et de St-Alphonse, on compte des douzaines et des douzaines de familles qui ont dû laisser le comté pour aller s’établir à Arerner.Ont.et y trouver la protection dont elles avaient besoin.M.Décarie n ’a rien à dire de M.ellier, mais il demande si nous pou- ous avoir confiance en ceux qui ont imposé les taxes de 1892.Oui ou non, ces taxes étaient-elles nécessaires?Sinon, pourquoi les avez-vous conservées?En 1892, la province était dans une situation précaire; l’administration Mercier avait contracté des obligations, sans laisser des revenus suffisants pour les rencontrer.Fallait-il mettre la province en banqueroute?— Non.— Les conservateurs ont bien fait de respecter le nom de la province de Québec, et un des plus grands chefs du parti libéral, sir Charles Fitzpatrick les a toujours suivis et appuyés sur cette question.Le gouvernement Gouin est le gouvernement des grosses dépenses, des grosses bâtisses, (les hommes d’affaires.Et ces hommes d’affaires ont bâti la prison de Bordeaux qui d’abord devait côûter $750.000.00 et être finie en en 1911, puis devait coûter $2,150,000.-00, et être finie le 1er février 1912; puis devait coûter $2,850,000.00 et être finie en 1912 le 1er avril.Mais nous pouvons bien dite, nous, qu’elle ne sera pas finie le 1er août.Ces messieurs nous disent qu’il faut penser à la canaille de demain.Ils pourraient bien ajouter que si nous n’avons pas les plus belles écoles d’Amérique1, nous aurons la plus belle prison (lu monde.M.Ladouceur a un mot ému pour dire aux électeurs l’honneur qu’ils ont d’être représentés à Québec par un homme de la valeur de M.Tellier, les avantages qu’ils retireraient de son avènement au pouvoir, et le ferme espoir qu’il a de saluer, à Joliette, mercredi prochain, le futur premier ministre de la province de Québec.M.A.Bergevin.conseiller législatif, vient à regret, combattre un ami personnel, admiré et respecté.Mais entre l’affection et le devoir, il n ’a pas hésité.Il vante le patriotisme de M.Gouin qui nomme des conservateurs à des postes importants, et qui retournera au pouvoir à cause de sa politique d’avancement, de progrès, de saine administration.“Nous avons enrichi la politique éducationnelle en créant des écoles commerciales.Comme j’aurais été heureux, à mon entrée dans la vie commerciale, do pouvoir compléter mon instruction dans une écolo de Hautes Etudes.Il sera fondé d’autres écoles, techniques, et comme pour créer la famille, il faut un père et une mère, ainsi pour bâtir d’autres écoles, il faut d’abord en créer une considérable, qui sera comme la maison-mère de celles qui suivront partout plus tard, et dont sortiront les professeurs instruits et compétents.La somme de $3,000,000.00, affectée à la construction de la prison de Montréal est relativement petite, puisque c’est la somme des surplus du gou vernenient.D’ailleurs, le terrain de l’ancienne prison sera vendu; le terrain où se trouve située la prison nouvelle a acquis une valeur considérable, de sorte que c’est une propriété avantageuse pour la province que cette prison de Bordeaux.M.Bergevin mentionne certaines lois ou mesures favorables aux ouvriers et aux cultivateurs passées par le gouvernement Gouin, telles que les écoles du soir, la nomination d’inspecteurs des manufactures, la création d’un tribunal d'arbitrage, la répression de l’usure, la loi des accidents du tra\ail, etc.M.Victor Allard, avocat et ancien député de Bcrthier, apporte à M.Tellier, avec l’appui de sa parole, l’hommage de son admiration.“Quel serait l’avantage du district de Joliette d’avoir pour premier ministre un homme qui nous connaît! — Un grand nombre de libéraux vont aeedrder leur appui A M.Tellier pour donner à la province comme chef un homme si distingué.Tout le nord du eomté d’où j'arrive, va voter en bloc pour M.Tellier, par sympathie, et aussi par reconnaissance Vous devez l'élire par une immense majorité.M.Gadoury n'est pas en état de vous rendre les services que vous ouvez attendre de M, Tellier qui met votre disposition son expérience, sa science légala, politique et diplomat! On inviterait le • prince de Galles Le comité du Centenaire Cartier demande au conseil municipal d'appuyer la requête qu’il a faite au duc de Connaught.Le comité du Centenaire Cartier a envoyé au conseil municipal la lettre suivante qui a été transmise à la commission des réceptions pour rapport.Le comité a lancé l’idée d’une invitation à S.A.R.le Prince de Galles et demande au conseil d’appuyer sa demande.“Comme la célébration du Centenaire Cartier sera incontestablement d’une grande importance pour la ville de Montréal, le comité ne néglige rien pour en assurer le succès.A cette fin nous venons de demander au premier ministre du Canada de transmettre par l’entremise de Son Altesse Royale le Due de Connaught, gouverneur-général du Canada, une invitation à Son Altesse Royale le Prince de Galles, à visiten le Canada à cette occasion.“Pour mieux assurer la présence de Son Altesse Royale, le comité vous prie d’appuyer l’invitation que nous avons faite et d’user de votre influence afin qu’elle soit acceptée.C’est ici qu’auront lieu les grandes fêtes du centenaire, et la présence du fils du Roi George V donnera un grand éclat à la célébration du Centenaire du Grand Canadien, et sera non seulement une occasion de joie pour toute la Puissance, mais surtout pour la ville de Montréal, dont il sera l’hôte.“Qu’il nous soit permis de rappeler que ce fut dû à l’initiative de Sir Georges Etienne Cartier qui était alors premier ministre rlu Canada en 1860 qu’une invitation fut faite à Son Altesse Royale le Prince de Galles, plus tard Sa Majesté Edouard VIT d’illustre mémoire, de visiter le Canada, à l’inauguration du Pont Victoria.Cette visite laissa une souvenir ineffaçable dans tout le pays.Le comité croit que si Son Altesse Royale accepte l’invitation, ce que nous avons tout lieu de croire, cela créerait un grand enthousiasme dans tout le pays,et sa visite aura l’effet non seulement de resserrer les liens qui unissent le Canada et l’Angleterre, mais que cela aidera à établir, si possible, une meilleure entente entre toutes les parties du pays, ce qui fut l’un des principaux buts de Sir Georges Etienne Cartier, dont toute la vie a été dévouée à l’unifieation du Canada et qui a couronné sa carrière en rendant possible la Confédération dont il est l’un des plus illustres pères.Avec l’assurance de notre haute considération.Le Comité du Centenaire Cartier (Signé) E.W.VILLENEUVE.Président.—-*-¦ La Commission des Chemins de Fer Ottawa, 13 — La commission des chemins de fer se réunira à Ottawa le 21 mai prorhaiû.et discutera entre autres choses, la question des lignes télégraphiques.-+- SPECIALITE D’ARTICLES POUR MALADES Articles qu’ordinairement on ne vend pas dans les pharmacies.Pharmacie Lecours et Lanctôt, coin Saint-Denis et Sainte-Catherine, Montréal, (réc).que.’ ’ M.Allard traite longuement et de main de maître la question de la colonisation.Il veut justice et protection pour le colon opprimé par la loi actuelle.11 veut la classification des terres, la séparation du domaine forestier et du domaine de la colonisation, la 'do plus facile pour cos défricheurs du sol, sur qui notre race est on droit de compter pour son expansion et sa conservation, menacée qu’elle est par le flot d’immigrants étrangers qui affluent sur nos bords.Avec une loi favorable, nous pourrions espérer le rapatriement des Canadiens-français dos Etats-finis, et conserver ainsi la position prépondérante que nous oceupons dans la Confédération.M.Allard ne reproche pas au gouvernement la construction des écoles, mais l’extravagance dans la construction ; et il ajoute que, pour payer la prison de Bordeaux, il faudrait vendre la ville de Joliette doux fois, et que ce ne serait pas encore assez.Il invite les électeurs à préparer un grand triomphe à M.Tellier, le 15 mai.i Le discours de M.Dubcau échappe à I analyse et il est réduit en poussière par M.Léon Ducharmo qui fait; promptement justice des allégations fausses et mensongère que le dépit inspire A M.Du beau, lequel n’a encore pu digérer sa défaite de septembre dernier.M.Dueharme est fort heurenx dans sa critique du gouvernement libéral et dans son appel aux électeurs en faveur, de la candidature de Al.Tellier.M.Hébert eut la réplique.Il parla do politique fédérale, reprochant aux conservateurs de n’avoir pas fait davantage depuis 8 mois, puis ajouta que les bonnes intentions ne suffisent pas pour inspirer eonfianee, car “l’enfer est pavé de bonnes intentions”.— II chanta les bienfaits du gouvernement et souhaita son succès, avec celui do M.Gadoury.Note de la rédaction — Ce compterendu nous étant parvenu trop tard hier, par suite d’une erreur des malles, nous le publions aujourd’hui avec plaisir.DIVISION St-LOUIS Dits.Bruchési, C.R.Candidat Conservateur COMITES:— 6B rue Ste-Cetherini Est, Té!.Est 6711 540 St-Oenle, Tél, Est 4344 Tous ceux qui ont ries changements d’adresses A communiquer et des voitures et automobiles à mettre A la disposition du candidat sont priés de le faire au plus tôt en s’alrcssant aux comités ci-dessua.yv • • • O • m l ' W- • jJwisum baint^Louis VOTEZ POUR Chs.BRUCHESLCR CANDIDAT CONSERVATEUR $ COMITES 66 rue Sainte-Catherine Est.540 rue Saint-Denis.- Tél.Est 5711 Tél.Est 4344 «L Tous ceux qui ont des changements d’adresses » a communiquer et des voitures et automobiles à mettre à la disposition du candidat sont priés de le faire au plutôt en s’adressant aux comités ci-dessus.J Votez pour MENDOZA LANGLOIS CANDIDAT LIBERAL Division Saint-Louis — COMITES — Central rue Sainte-Catherine Est, coin Sainte-Elisabeth TEL EST 2327 No 696 rue Saint-Denis, Tél.Est 3219 Les voteurs ayant déménagé sont invités à nous voir ou à nous envoyer une carte postale donnant leur nouvelle adresse.Division Saint-Jacques COMITES DE L R.'' 627 Ste-Catherine Est Phone Est 4094 DIVISION MAISONNEUVE Les électeurs qui ont déménagé sont priés d’envoyer leur nouvelle adresse aux Comités du DOCTEUR DIVISION LAURIER VOTEZ POUR ALBAN GERMAIN Candidat de M.J.M.Tellier 423 rue Ontario Est Phone Est 3071 Tous ceux qui ont des changements d’adresses à, communiquer et des voilures et automobiles à mettre à la disposition du candidat sont priés de le faire nu plus tôt en s’adressant aux comités ri-dessus.Feu le cemte de Euston J.H.Garceau No.1681 STE-CATHERINE-EST, coin Désery.Tél.Bell Lasalle 1096 589 SAINTE-CATHERINE, coin Desjardins, Maisonneuve.Tél.Bell Lasalle 1095.1156 AVENUE MONT-ROYAL, près Delorimier, Tél.Bell St-Louis 6066.GRANDE ASSEMBLEE CE SOIR, 'dans la salle du collège Bt-.Te'Mi-dn la Groix, en u Ht /otiqne et St,-Dominique, A 8 heures.Les jirincipaux orateurs seront MM.Alban Germain, Dur anleau, échevin Kmard, Dr Germain, Arthur ’Brossard, etc.AUX ELECTEURS DE LA DIVISION HOCHELAGA Londres, 13,— Après une maladie de plusieurs mois, le comie de ’Euston.héritier He M.de Grafton, rpii n 90 ans, est mort d’une syncope, ’à l’Age de 62 ans.Le défunt était le "grand maître de l’ordre de* Templiers 'Anglais.- Tous les électeurs de la division Hochelaga qui ont changé de demi- MARDI le 14 grande assem- c,,e’depu,s le ,er ,na, 19,1 sont pr,é8 de tEire P*rven,r leur nouvelle adres-blée des électeurs d'Hoche- se au Coml« Central de M.FRANCIS FAUTEUX, No.1895, Notre-Dame-laga à la salle du collige rue ; Ouest, près de l’église St-Henri.Tél, Westmount 4419 ou au No.705 rue Oesery I Centre.1454 998379 4 LE DEVOIR, MARDI, 14 MAI 1912.M.ETIENNE LAMT A VILLA-MARIA L’éminent écrivain français est l’objet d’une fort belle réception chez les Dames de la Congrégation Vers quatre heures, hier après-midi, Villa Maria recevait M.Etienne Lamy, de l’Académie française.La réception fut, comme toutes celles que président les Dames de la Congrégation, pleine de tact, de délicatesse, de naturel et de charme.On fait d’autant mieux les choses à Villa-Maria que religieuses et élèves sont coutumières des illustres vi sites.Le couvent jouit d’une réputation très grande.et il n'est pas de personne de renom qui n’aille, en passant à Montréal, inscrire son nom dans l’album-souvenir de la vénérable communauté de Marguerite Bourgeoys.Il n’y a pas longtemps, l’un des plus grands princes de la Cour d’Angleterre, Arthur, duc de Connaught, gouverneur-général actuel du Canada, signait le registre du couvent.Hier après-midi, c’était au tour d’un des plus grands princes de la littérature française actuelle: Etienne Lamy.LA RECEPTION i M.Lamy fut reçu au couvent par la révérende Mère Ste-Marie Caroline, supérieure de l’institution, et M.l’abbé Picotte, chapelain.Au nombre des invités, ou remarquait MM.les abbés Bouhier et Filiatrault, P.S.S., Madame Alfred Thibaudeau et Mlles Thibaudeau.Lorsque M.Lamy entra dans la salle de réception des élèves, un splendide orchestre, composé de plusieurs harpes, violons et pianos, interpréta, de remarquable façon, une oeuvre très enlevante.Puis, Mlle Alice Lesage lut l’admirable adresse suivante: ADRESSE DES ELEVES Monsieur, On vous a dit au moment du départ: “Munissez-vous de logique et de sérieux, mais n’emportez pas d’esprit, il y en a là-bas.” On aurait dû vous dire surtout: “Il y a du coeur.” Mais vous avez pu vous en convaincre vous-même à l’accueil sympalhique fait à la délégation française, à l’émotion profonde que produit chez nous le passage des Français de France.C’est que nous conservons pour votre patrie qui est aussi la nôtre, un sentiment que nous n’essayerons pas d’analyser, mais qui survit à tout___impression de peiite jeunes- se qui fait tressaillir le peuple adolescent, qui, dans les siècles lointains, fera s’émouvoir encore le peu pie viril toujours fier de ses glorieu ses origines.FLt, cela ne doit pas vous étonner, Monsieur, puisque, à l’heure où naissait, sur les bords du Saint-Laurent, la nation qui devait être la nôtre, à l’heure où, venus de chez nous, les Champlain, les Maisonneuve, jetaient les fondements de nos villes, “Les fleurs de lis s’enlaçaient à la croix.” „ La fille de France a grandi, gardant au coeur l’amour sacré de sa mère.Elle a souffert de ses souffrances, triomphé de scs gloires, et aujourd’hui encore, elle espère de scs espérances.Car, bien qu’on dise, elle vil et elle vivra la France chrétienne, la “Noble blessée.” Le Canadien, Monsieur, est de trop vieille et de trop bonne race pour désespérer jamais.Aussi il s’émeut quand jusqu’ici arrivent les échos des grandes oeuvres entreprises là-bas par les fils de l’Eglise, vrai Cils de la France, quand il lui esl donné comme aujourd’hui de saluer la mère-patrie dans l’un de ses nobles enfants.Votre amour pour la France justifierai! donc notre bonheur de ce soir.Mais ce bonheur a d’autres motifs encore.Nous rçe sommes que des enfants, Monsieur, et pourtant nous voudrions vous remercier d’avoir continué on vous le di- sait sous la Coupole le 11 janvier, 1006 — l’oeuvre des Athanase, des Augustin ,des Jérôme, d'avoir compris et fait comprendre que “la femme ne doit pas seulement être capable de garder une fidélité passive aux croyances chrétiennes, mais être apte aussi à les défendre.” Nous voudrions vous remercier surtout, d’avoir dit, dans des pages qui révèlent à la fois le philosophe, l’historien et le moraliste, ce qu’a fait pour notre bonheur l’Egiise catholique, ce qu’elle fait encore pour nous” donner la science tout en fortifiant notre foi.” Notre foi, vous constaterez, Monsieur, comment nous savons la garder.Vous qui naguère, tourniez vos regards vers la “France du Levant,” vous vous convaincrez qu’il est, à l’Occident, une autre F'rance plus jeune, mais plus fidèle où l’on conserve avec un soin jaloux la religion et la langue que nous ont léguées nos aïeux.Mais, nous avons trop parlé, lais-sez-nous vous prier de nous dire quelques mots de cette patrie d’outre-mer qui nous honore aujourd’hui, en déléguant pour présider notre Congrès du Parler français, l’un des plus français des Français de France.LA REPONSE M, Lamy répondit d’une façon es-quise à cette adresse qui parut le toucher beaucoup.“Je ne saurais vous dire avec.la fin de la session 1910.Sir A.P.Tlelletior qui ne voulait pas laisser écraser impunément de faibles femmes sans'Hlêfense.me dit : “Ce n’est pas à moi à aller le voir : je ne puis rien faire : si vous avez dos moyens extrêmes, prenez-les, c’est injuste, tapez.” Trois jours plus tard, le 3 juin 1010, je tapais, c’cst-à-dire que j’écrivais un article dans "L’Action Sociale” où je rapportais les paroles citées plus haut et ce qui s’était passé.Et voilà comment il se fait qu’une ardente libérale tape sur les libéraux, sur l’ordre reçu, par un lieutenant-gouverneur libéral, ce qui ne s'est pas vu avant moi.En décembre 1910, je tapai plus fort dans "Le Devoir” qui me seconda admirablement.En 1911, le gouvernement résolut d'amender la loi du fonds de pensions, mais d’une manière injuste comme il l’avait fait en 1909 et Sir Louis Jetté, lietUrpant-gouvcrneur intérimaire, consentit lui aussi sans se (aire prier à intervenir, à ma demande, en faveur des pauvres vieilles institutrices et à soumettre lui-même à Sir Lomer Gouin, après l’avoir examiné, l’amendement si juste que je proposais et qui eût donné du pain aux vieilles institutrice» seulement qui en ivaient, besoin.Ce n'était pas ce que M.Gouin désirait : il voulait donner du pain à celle» qui en avaient, déjà trop et laisser crever le* autre* de faim, et c'est lui qui l'emporta : il était le plu* fort, voyez-vous, mais le 15 mai, le peuple »era plu* fort que lui, et c’est tin d»-foir sacré pour lui dont ii aura à rendre un compte sévère à Dieu de ne plus lui permettre d’abuser du pouvoir.Sir Louis Jetté ne réussit donc pas plus que Sir A.P.Pelletier : c’était la volonté expresse de Sir Immer Gouin de refuser catégoriquement justice aux vieilles institutrices, après me l’avoir promis et de les laiser trainer les chemins, bien que je lui eusse préalablement demandé, à genoux, pour elles, justice, du pain et un gîte.J’eus ensuite recours à Sir W.Laurier, lors d’un voyage qu’il fit à Québec ; il s'intéressa vivement à cette cause, mais il n’obtint rien de M.Gouin qui est resté sourd à la voix des plus hantes autorités du pays, excepté.le gouverneur-général, réclamant justice et du paîn pour celles qui sont à la base de sa prospérité, et voilà comment il se fait que de vieux instituteurs et institutrices continuent à recevoir dos pensions de vingt-quatre et trente-six piastres par année, sept et dix centins pas jour.(Rapport du Surintendant de l'inst.pub., 1910-1911 page 447), Sir François T.angelier, lieutenant-gouverneur actuel, en parlant de la manière dont sont traitées les institutrices, m'a dit : “ C’est scandaleux.” T.e mot est fort, n’est-ce pas, mais il n’est que trop vrai.t Non seulement il me l'a dit.mais il l’a écilt à la sesrétaiee de l’Association des Institutrices Catholiques de Québec, et sa lettre a été lue publiquement à une assemblée d’institutrices au commencement de juillet dernier.Voilà ce qu’a fait Sir Lomer Gouin pour celles qui sont à la base de l’instruction publiaue nont on le proclame le père, père sans entrailles s’il en fut un, et qui laisse dans la misère noire les plus méritants parmi ses enfants : les vieux instituteurs et insiUutitees à petits salaires, c’est-à-dire ceux qui ont enseigné presque pour rien et qui n’ont pas pu faire d’économies, cependant que les instituteurs et quelques institutrices à gros salaires, c’est-à-dire bien payés pendant qu’ils enseignaient sont encore bien payés lorsqu'ils sont à leur retraite en recevant des pensions de six et sept cents piastres par année, blien qu’ils n’y aient pas plus droit que les autres, avant retiré toutes leurs contributions, sans intérêt, dès la première année de leur retraite.11 n'y en a que 53 sur 776 vieux instituteurs et institutrices qui aient trois cents piastres et plus de pension par année.On dirait vraiment que c’est à ces 53 instituteurs et institutrices que notre province entière doit son instruction : à ce compte-là il n'y aurait pas eu une école par comté d’ouverte et il y en a plus do :*'.x m'illes dans la province de Québec.Mais Sir Lomer Gouin n’a pas le temps de s’occuper des petites nfiaires, d’empêcher de crever de faim les petites institutrices, à petits salaires ; ce sont les grandes affaires qui l'occupent.L'instruction primaire, avec scs six mille écoles, pouah ! c'est pour les pauvres gens cela, dit M.Gouin : parlez-moi des grosses écoles techniques et de l’Ecole des Haute* Etudes Commerciales ; au moins ça coûte cher au peuple, si ça ne lui rapporte pas do profit.Et c'est aux électeurs qui pourront lire leur bulletin (le vote, grâce aux vieilles institutrices qui les ont Instruits ou qui ont instruit leurs mai-tres ou maîtresse*, à leur envoyer chacun un merci du creur du fond des bois et par delà les montagnes et les vallées qu’ils habitent, en faisant chacun une " croix à la bonne place ”, le 15 mai prochain.N’ayant pas droit de vote, je voudrais prendre l’arme favorite de M.Gouin, l’instruction publique, - et lui trancher la tête comme fit autrefois Juctoth qui trancha la tête d’Holopher-ne avec sa propre épée.JOSEPHINE SAMSON, Présidente du comité des ln»tü,utxic«s catholique*.M Electeurs la Division Laurier CHER MONSIEUR, Dans l’élection provinciale qui aura lieu demain, je me pré-sente devant vous à la demande d’un très grand nombre des électeurs de la division, comme candidat indépendant et autonomiste.Je veux, si je suis élu, obtenir par mon travail, par mes efforts, et avec toute l’énergie dont je suis capable, une plus grande somme de liberté et de justice pour la Cité de Montréal.La métropole n’a pas l’économie à laquelle elle a droit, et n'est pas traitée comparativement à sa richesse et à sa population.L’île de Montréal contient le tiers de la population et possède dans une proportion encore plus grande la richesse de toute la province, et cependant l'île entière n'a que treize comtés ou divisions électorales.Elle devrait en avoir vingt-sept, puisque la représentation actuelle est de quatre-vingt-deux représentants.Cet état de choses n’est pas tolérable ou du moins n’est pas judicieux.Je m'engage, si je reçois le mandat que je sollicite actuellement de vous,à travailler pour obtenir que Montréal soit représenté à Québec par le nombre de députés auquel il a droit: Je désire une plus grande autonomie pour Montréal, parce que nous souffrons du fait que nous sommes jugés par une majorité qui ne connaît pas ou connaît peu nos besoins économiques.Est-il juste qu’à chaque fois que Montréal sent le besoin d’obtenir soit une réforme, soit un amendement à sa charte, soit une amélioration et des travaux quelconques, les députés de Matane, de Rimouski, de Gaspé, et de Bonaventurc aient le droit de vous empêcher d’accomplir ce que nous croyons être pour le plus grand bien de notre villcî Est-il rationnel que la région de Québec, celle de Trois-Rivières ou des Cantons de l’Est viennent s’immiscer dans nos affaires et nous dire : vous ferez ceci ou vous ne ferez pas celaî Non, cent fois non.Je demande à tous les électeurs de cette division, sans distinction de parti, s'il est juste que Montréal paie à la province les deux tiers de ses revenus; si Montréal qui possède le tiers de toute la population, soit à la merci de députés, souvent de bonne foi, mais qui demeurent à des centaines de lieues de nous et, qui ne connaissent ni nos besoins, ni nos aspirations.Je demande aux électeurs de eette division s’il est raisonnable que chaque fois que nous sentons le besoin d’octroyer une franchise ou de réaliser une oeuvre quelconque d’utilité publique, nous soyons obligés de nous adresser à des gens qui ne connaissent rien de nos affaires.C’est Montréal qui donne l’élan au reste de la province; pourquoi alors notre ville se voit-elle condamner à solliciter le bon vouloir ou le mauvais vouloir des comtés éloignés qui ne peuvent faire aucune amélioration chez eux sans que nous en payions la plus forte partie?J’ai montré brièvement le mal qui nous ronge et qui nous empêche de prendre l'essor nécessaire à notre expansion.Je suggère maintenant le remède, ou plutôt les remèdes car il en existe plusieurs pour ceux qui voudraient se donner la peine de les rechereher.Si je suis élu, j’efforcerai d’obtenir que Montréal *Uit représenté à la Législature proportionnellement à sa population et à sa richesse.Si je suis élu, je demanderai que la Législature cesse de contrecarrer nos plans et nos idées.Si je suis élu, j’insisterai avec énergie pour que la Législature ne sanctionne aucune demande et n’accorde aucun privilège nous concernant avant que notre Conseil Municipal ait eu l’occasion de se prononcer sur ces questions.Si je suis élu, je mettrai tout mon zèle et, toute mon activité à empêcher qu’aucune franchise affectant les droits et les prérogatives de la Cité ne soit accordée par la Législature à moins que par plébiscite ou par référendum les électeurs de toute la ville aient été consultés.Si je suis élu, et si je ne puis obtenir du gouvernement quel qu’il soit libéral ou conservateur, les droits que je revendique pour la Métropole je m'engage à voter pour le parti ou les hommes qui se rallieront au mouvement autonomiste que je réclame.Si je ne puis obtenir ni des uns ni des autres les justes revendications dont je me suis fait l’apôtre, je m’engage à combattre avec ceux qui croient que leur devoir est de réclamer pour l’île de Montréal son indépendance du reste de la province et de créer une nouvelle province qui pourrait plus librement se développer et grandir: La Province de Montréal.Un mot de mes vues sur l’instruction.Je suis en faveur de l’amélioration de l’éducation primaire et de l’éducation supérieure.Je favoriserai de toutes mes forces toutes tendances pour augmenter la somme d’éducation des classes pauvres et pour rendre l’instruction possible à tout le monde.Je suis en faveur d’une augmentation du traitesient des instituteurs et des institutrices; les affaires de la province sont assez bonnes et le pays en général est assez prospère pour que nous ptiissions rétribuer équitablement ceux qui fournissent l’instruction à nos enfants.Je m’adresse à tous les électeurs sans distinction de parti.J’ai fait mes preuves comme homme public, comme maire de la Ville St-Louis, et comme échevin de Montréal.J’ai démontré par mes actes et mon travail que les grosses influentes ne me font pas peur.Comme premier magistrat de la Ville St-Louis, je n'ai pas craint avant l’annexion de lutter contre la Cité de Montréal, lorsque celle-ci voulut nous en imposer et, nous avons remporté la victoire.Nous faisons maintenant partie de la Cité de Montréal de par notre propre volonté, et d’irréductible que j’étais lorsqu’on attentait aux droits de la Ville St-Louis, je suis devenu (lorsqu’on m'eut donné justice) fidèle citoyen de la Cité et représentant au conseil municipal le plus beau quartier de la ville.J’espère faire plus, et si les citoyens de la division Laurier m’élisent le 15 mai prochain, je mettrai à les servir tout mon dévouement et toute mon énergie.Je suis membre de la grande FAMILLE OUVRIERE.Je suis heureux de dire que j’ai toujours en l’appui de mes camarades de Travail qrganisé, parce que je leur ai rendu justice; j’espère que cette fois encore cet appui me sera généreusement accordé.Comme industriel, j’ai de grands intérêts dans la division et dans la cité de Montréal.Cela me permet de réclamer (sans le mendier) le support des commerçants.des hommes d’affaires et des hommes appartenant aux professions libérales.A tous les citoyens qui ont appris à me connaître et dont j’ai servi fidèlement les intérêts, je fais ce présent appel.NAP.TURCOT, Candidat Ouvrier Indépendant Ce soir trois grandes assemblées : lo.Salle du Marché St-Jean-Baptiste ; 2o.Salle Dollard, 2625 St-Urbain; 3o.Assemblée en plein air, coin Laurier et Clark.M.Nap.Turcot à ces trois assemblées era accompagné de MM.Athanase Roy, A.Ecrément, Ern.Tétreau, Dr.Malouf, J.Jackson, W.J.Brown, H.Gervais, G.Lebel, A.Gascon, J.Grignon, L.0.Perrier et autres.Amis et supporteurs veuillez voter à bonne heure car les poils ferment à 5 heures p.m., et qu’on n’oublie pas de voter pour l’homme droit, le candidat Ouvrier Indépendant, l’échevin Nap.Turcot.Comité Central, 2096 St-Laurent.St-Jean-Baptiste, 1252 St-Laurent, Tél.St-LOUIS 6108 Tél.St-Louis 6107 Notes d’Ottawa ( De not re correspondant ) Ottawa, 14., — M.Joseph Haycock, inspecteur de la ficelle d’engerbage, a été remercié de ses service» pour par-tisannerie politique.M.Haycoetk avait, été nommé à cette position par Sir Richard1 Cartwright et n’a jamais cessé de faire de la politique active.—La commission d'enquête sur Vensei-gnèment technique qui depuis deux ans a fait une étude de cette question en Canada aux Etats-Unis et en Europe, présentera son rapport le mois prochain nu ministre du travail.La commission 'dans ccs conclusions se déclare fortement en faveur d’une méthode d’enseignement technique pour le Canada.Le rapport sera soumis au Parlement* «vaut qu’une décision soit prise par le gouvernement.—Le capitaine Galbraith du batpau Victoria et l’un oes doyens do la navigation de la rivière Ottawa est mort ici à l’àge de 66 ans.'- Tl naviguait depuis près d’un demi siècle, et fut en charge des principaux* bateaux sur la rivière Ottawa.Le renvoi à huitaine Tous le* rapports du bureau exécutif seront remi»* à huitaine par l’éche-vin Poissant, à moins que h-s commissaire» ne puissent en démontrer l’ur-gonoe.* l/e représentant de La Fontaine veut par ce moyen obtenir que les ootnmis-suire* transmettent les rapport* au conneil huit jours avant l’époque où il» désirent le faire adopter, à moins d'urgence évidente.Cette attitude soulèvera beaucoup de protestations, mais M.Poissant déclare qu’il sera inexorable Leur récompense Quatre agents de police ont obtenu des prix e'i une mention honorable pour ta cla»*e de la gendarmerie à cheval „it Coneour* Hippique.Comme l’argent, de Ces prix appartient à la Ville, l'éohevin Clément demandera aux Commiisaires de dira s’il» ne ‘peuvent, pn* recommander qu'il toit donné aux agent*.Notes de la Capitale Québec, 14.— Le matelot, norvégien, Edwin Simonsen, qui a été victim* 'd’un .coident samedi, a succombé, hier à ses blessures.—Malgré le refus de la ville et en dépit do la dernière condamnation qu’elle vient d« recevoir en Cour du Re-oorder, "l’Armée du -Sahit” a lait une j parade, hier, dans les rues de la ville (Après être passé» par lo* principales rues, la* membre* do cette institution sa «ont rendus sur le marché Mont-(calm, où ils ont fait de* discours et , chanté des hymne*, avec' accompagnement d’instrument* do cuivre, j Une foule de curieux a assisté à retire manifeot.at ion et de* gamins sony ' allée jusqu’à lancer des pderre* aux ma’ ; nifeutant* qui ont dû rompre lours rang* pour regagner leur* Muanlsrs.Cette «ortie'I aura uertsinement son dénouement devant le recorder.J.W.Levesque et les Taxes ELECTEURS DE LAVAL Promesse de J.W.Levesque, le 1er Juin 1908, à Ste-Rose.(Si je suis élu député de Laval, j1 abolirai les ponts et les barrières de péage dans Vile Jésus sans qu’il en coûte un sou aux contribuables.) — Comment a-t-il rempli sa promesse ?lo.—En mettant à la charge des municipalités de l’île Jésus l’entretien de 17 milles de chemin qui coûtera, d’après le rapport du président de la commission d’enquête des chemius et barrières la somme «$7,000 à $15,000 par année, qui devra être payée par l’île Jésus à partir du 1er juillet 1912.2o.—En mettant à la charge des municipalités de l’île Jésus la moitié de l’entretien, la réparation et la reconstruction du pont Lachapelle.Lequel est d’après M.l’ingénieur en chef du département des travaux publics dans un état dangereux et doit être pai conséquent reconstruit le plus tôt possible, ee qui entraînera une dépense de $50,000.00 pour les municipalités intéressées.Ce qui veut dire,—électeurs de Laval—que chacune des paroisses de l’île aura à payer pour reconstruire le pont, la somme de $8,-833.33 puisqu’il n’y a que six paroisses dans l’île «lé-sus et pour lequel montant les propriétés dos contri buablcs seront TAXEES ET HYPOTHEQUEES.VIENT DE PARAITRE: A BOUT PORTANT de Nap.Tellier fl Un petit volume, sur papier mat, couverture en deux couleurs, contenant un choix des “Billets du soir” parus dans le Devoir.fl Les commandes sont reçues dès maintenant; on s’adresse à l’auteur au Devoir.Le volume: 25 cents; franco: 27 cents.PRIX SPECIAUX AUX LIBRAIRES.Concours d'éloquence Ottawa, 13.— La 12c concours annuel riéloqucncfi de l’Université d’Ottawa, aura lieu A.l’Ecole Normale le 16 mai prochain.On y discutera lo plus sage mode do gouvernement civique.Les noms des rues La dernière séance do la commission des noms des rues aura lieu vendredi à 3 heures de l’après-midi.1a-s rues Berthelet et Burnside prendront lo nom de la nie Ontario, dont elles sont la continuation.Bruxelles, 13 — M.Maurice Maeterlinck.1* célèbre écrivain belge, est nommé grand officier d* l'ordre de Léopold de Belgique.Décès et naissances Déclaration* fsitœ la semaine dernière à l'Hôtel de Ville.Décès : 204.Naissance» : 250.•< J«e Dr l.aberge a fait rapport aux Commissaire» que le ( hinoi* lépreux partira vendredi et qu'il n'y a pas de danger d* contagion.Contradiction et sincérité de M, J.W, Levesque Ce grand abolisseur de,s ponts do péage—le croiriez-vous—a voté en chambre pour établir et construire deux ponts payants, l’un dans les Cantons de l’Est, et l’autre dans la ville de l’Assomption.Procès verbaux, Ass.Lég.7 avril 1909—P.286.Voir journaux Ass.Leg.71010—P.508.M.Levesque, esclave des grosses compagnies Mis en présence de l’intérêt publie et de l’intérêt de la compagnie des tramways, il a sacrifié les intérêts de ses électeurs, et s’est fait l’esclave de la Montreal Street Railway, en octroyant à cette grosse compagnie des privilèges exorbitants et en lui donnant le droit de s’emparer des rues publiques dans tout le comté de Laval, sans consulter les contribuables et les conseils municipaux.Raisons de voter contre M.J.W.Levesque lo.—Parce qu’il n’a pas rempli sa promesse concernant la question gratuite des taux de péage sur les ponts.2o.—Parce qu’il a voté pour établir dans la Province, des nouveaux ponts payants.3o.—Que par sa loi rachetant les ponts Vian et Lachapelle: il a Iny ’ '.^ toutes les propriétés de l’île Jésus.4o.—Parce que tous les contribuables de Pile Jésus devront être taxés pour reconstruire le pont Lachapelle qui est condamné.-Parce qu’il a voté pour enlever aux municipalités de l’île Jésus la propriété de leurs rues et le privilège de réglementer et d’imposer des conditions aux compagnies électriques passant dans leur limite.-Parce qu’il a voté contre l’autonomie municipale de Montréal et des paroisses du comté de Laval.7o.—Parce qu’il a approuvé les scandales de la prison de Bordeaux qui coûtera $3,000,000.00 et dans laquelle la province payera pour chaque prisonnier la somme de $445.00 par année; le scandale des assurances mutuelles par lequel $1,000,000.00 a été perdu et payé par les cultivateurs et les ouvriers par la négligence impardonnable du gouvernement ; le scandale du Journal d’Agriculture par lequel le gouvernement a enlevé aux cultivateurs par année, la somme de $47,-000.00 pour engraisser le journal le Canada.8o.—Il a approuvé de son vote le député Kelly de Bona-venture accusé par 1’Honorable Provost d’avoir fait perdre à la province une somme de oo Hartman .18 63 21 333 F.Lush .• • — •J 1 333 Roth .10 31 287 Dommitt .18 69 18 260 French .10 32 8 250 Avcrett .t 1 250 Purtell .21 5 238 Connolly .6 17 i 235 Irving .6 13 o 230 Russell .15 52 11 211 Nat t uns s .0 20 t 200 Curtis .*7 20 t 200 Angermeir .O 1 1 2 181 Y’iebahn .4 10 î 100 Tav lor .i .3 2 0 000 Carroll ., , 13 6 ooo Burke .o • J 0 000 Barbu rich .5 1 0 ooo $ OÜ ILS JOUENT | ï AUJOURD’HUI! Ü —— J * LIGUE INTERNATIONALE * *• Jersey City à Montréal.J Baltimore à Toronto.Newark à Rochester.J Ÿ Providence à Buffalo.J 4» J LIGUE AMERICAINE J J?Detroit à New-York.J 4- Chicago à Philadelphie.^ St-Louis à Boston.J Cleveland à Washington.ï *> - ¦* î LIGUE NATIONALE X 4^ New-York à Pittsburg.£ Brooklyn à Saint-Louis. - , S ?; JM im ¦V"* pARETIÎS La forme ia plus pure SOUS LAQUELLE LE „ TABAC PEUT ÊTRE FUMÉ.c/x&?tce£~.Pierce - Arrow m PIERCE-ARROW 48 H.P.6 Cyl., 1912.Ceux qui aiment les voitures automobiles de haute qualité feraient bien de visit,er nos salles d’exhibition et de voir notre splendide série de voitures Pierce-Arrow.Ces modèles sont trop bien connus pour que la description en soit nécessaire.Elles sont les premières au inonde sous le rapport de l’élégance, du fini et de la durée.FAITES VENIR UN CATALOGUE The MOTOR IMPORT Go.OF CANADA, LIMITED EDIFICE DU FORUM LES PARTS de la mine MALOUF ont obtenu une grande confiance auprès du public.Un syndicat de capitalistes se propose d'en faire l'examen et d’y placer des capitaux.r rc ACTIONS Son succw est assuré, Qui ne risque rien n’a rien.ry.Cobalt a donné ses preuves.SUNl A ïeUC Pour renseignements supplémentaires, s’adresser à HUDON GAULIN & CIE 85 ST-CHARLES BORROMEE.Tél.Main 6854.LES POLLS Demain seront ouverts à 9 HEURES A.M.et fermeront à 5 HEURES P.M.Le règlement de fermeture L’ASSOCIATION DES MARCHANDS DETAILLEURS SE PLAINT QU'IL N’EST PAS SUFFISAMMENT OBSERVE.— L ECHEVIN PRUD’HOMME EN PROPOSERA L’ABROGATION.Les marchands détailleurs de Montrés! demandent au conseil municipal, l'observance plus stricte du règlement 328 concernant In fermeture des mercredis et Jeudis soirs, ou, si c'est impossible, sou abrogation.Le maire dit que l’on simplifierait de beaucoup la mise en vigueur du rè glemont en en retranchant la clause qui laisse à l'arbitraire appréciation le ce qui est le commerce principal d'une maison dont l’ouverture est autorisée par la mise en vente de certains articles.L’échevin Brud ’h«l!tYtni* 'frit que le règlement ne sera jamais lion, parce qu’il met entrave au commerce, ce qu’on ne voit pas dans aucune grande ville lu momie.Lorsqu*1 la question viendra levant la commission de législation J proposera l'abrogation pure et simple du règlement.M.Beaudry, secrétaire de l’associa-|tion, dit que la jurisprudence de la i our des Recorders a décidé que les épiciers licenciés peuvent ouvrir le mercredi et le jeudi soir, tandis que les épiceries qui n'ont pas de permis pour la vente des spiritueux doivent fermer leurs portes.L'Association enverra au Conseil un mémoire qui sera soumis à la commission «le législatina./ # LE DEVOIR, MARDI, 14 MAI 1912.Un scandale au sein de la république Le premier-ministre chinois est accusé d'avoir fait cadeau d’une somme d’un million au docteur Sun Yat Sen.L’hon.S.Hughes à la garnison de Halifax Le ministre de la Milice, au cours d'un banquet qui lui est offert, déclare que la milice canadienne est une sorte d’Université.Pour le salut de nos enfants Pékin, 13.— Tous les jnembres du cabinet républicain chinois ont paru hier au conseil provisoire et promis des réformes et des développements modernes.Ils ont assuré le procès par jury, la réorganisation de l'armée et de la marine, un système général d’instruction, l'imposition d'une taxe sur le revenu et rétablissement d'une banque nationale.On accuse le premier ministre Tang Shao Yi d'avoir payé une somme d'un million au docteur Sun Yat Sen.Les conseillers ont accusé le premier ministre d’avoir fait des arrangements avec la Belgique sans avoir consulté ses aviseurs.Le premier ministre a promis de rendre compte de ses dépenses et de soumettre au conseil le budget de la prochaine année.Néanmoins on s'attend à sa chute.Autour d’un hôte royal Le conseil municipal vote $5,000 à l'Exposition pour le Bien-Etre de l’Enfant.— L’échevin Martin refuse seul son assentiment au rapport.De tous les membres du conseil municipal, seul l’échevin Médéric Martin s'est opposé à l’octroi de Halifax, N.E., 13.— Les officiers ] ^ de la garnison d’Halifax, an nombre! nnn .,, , ., - ! $5,000 a l Exposition pour le Bien-
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