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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 28 juin 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1912-06-28, Collections de BAnQ.

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TROISIEME ANNEE!—No.152 MONTREAL, VENDREDI 28 JUIN, 1912 UN SOU LE NUMERO ¦A/{ A S, l'I V#- 'x ABONNEMENTS: W ¦ VT Edition Quotidienne : Il - * 9 Bj -¦ 9[ B cakaoa et etatsunts.$3,00 |fl IH |H S9(^ oNA B jj^l «f union .$6.00 BB |^H| BB a BB PB ^B ^tionHebdomad^e9;.00 I I B | I W fl j W B B B ¦¦¦ SS^taee ^SL^AJb^ JBLæf JÊLJm WS Directeur»: HENRI BOURASSA Rédaction r > ' dmimihatioas 7U RUE S/'%r ’ACQUES MONT» TELEPHONES: % ADMINISTRATION: Mû74M REDACTION: Mû 7460 FA/S CE QUE DOIS ! Le Soleil, les journalistes et le Congrès A propos d’une attaque Des bureaux du “Devoir”, le 27 juin 1912.—L-eiSoleil de ce soir publie, à l’adresse des promoteurs du Congrès de la langue française, un article d’une profonde injustice, que nous avons le devoir de rectifier, en mettant les points sur les i.S’il nous faut, en même temps, montrer aux rédacteurs du Soleil comment on s’y prend pour faire, d’une réu-aion comme celle de Québec, un compte rendu, quelque peu satisfaisant, ils n’auront qu’eux-mèmes à blâmer.Le Soleil dit donc, en première page, sous un titrerde deux colonnes: “Nous regrettons beaucoup de ne pouvoir donner à nos lecteurs des rapports plus détaillés et plus étendus des séances du Congrès de la Langue Française.“Nous croyons devoir déclarer sans plus de détours que dans la position qui nous est faite, il est impossible de faire mieux.” ;t il ajoute: “Ce que nous en disons n’est‘pas par dépit, mais simplement pour nous justifier à l’égard du public de ne pouvoir pas, en dépit des efforts que nous faisons dans ce sens, lui donner toutes les informations que l’on est en droit d’attendre d’un journal comme le nôtre.“Pour ne citer qu’un fait, nous affirmons que le discours de M.Etienne Lamy, de VAcadémie Française, dont nous n’avons pu, hier, avoir le texte officiel, était déjà depuis quelques jours entre les mains de certains de nos confrères qui, par la connivence du bureau de publicité du congrès se sont ainsi assuré à bon compte un privilège qu’il est difficile d’expliquer.” Que le Soleil ne donne pas à ses lecteurs toutes les informations que ceux-ci sont en droit d’attendre de leur journal, nous ne songerons pas le moins du inonde à le contester,—le fait est trop évident—; mais que cette lamentable insuffisance soit le résultat de la mauvaise volonté du bureau de publicité du Congrès, c’est autre chose, et nous l’allons démontrer par des faits précis.Le Soleil affirme, par exemple, que le discours de M.Etienne Lamy “était déjà depuis quelques jours entre les mains de certains de nos confrères, qui, par la connivence du bureau de publicité du Congrès, se sont ainsi assuré, à bon compte, un privilège qu’il est difficile d’expliquer.” Je suis le seul journaliste qui ait eu ce discours entre les mains avant qu’il fût prononcé; nous l’avons obtenu à la suite de démarches longues et répétées, et auxquelles le bureau de publicité du Congrès est resté complètement étranger.Je suis même persuadé qu’aucun des membres du bureau n’a vu le discours avant la séance de mardi.Il est regrettable d’avoir à discuter de pareilles vétilles, mais nous n’avons pas le droit de laisser charger le bureau de publicité de responsabilités qui ne lui appartiennent point.Je ne sais si les journalistes du Soleil connaissent ce détail, mais le compte rendu d’un Congrès tel que celui de Québec ne s’improvise pas sur place et ne se fait pas en se jouant.Il se,prépare de longues semaines à l’avance, et si les résultats obtenus par ce travail d’approche surprennent tin peu les improvisateurs, c’est qu’ils ne sont pas très au fait de leur métier.Les rédacteurs du Devoir, suivant un peu ce qui se passe dans le monde, avaient appris qu’il se tiendrait à Québec, dans les derniers jours de juin 1912, un congrès de la langue française—ils en avaient même vu la nouvelle dans le Soleil;—ils lurent plus tard, même dans le Soleil, que M.Lamy, M.Bclcourt et certains autres dont on indiquait clairement le nom et l’adresse y prononceraient des discours.Sans être grands clercs, ils devinèrent qu’il' serait probablement intéressant pour leurs lecteurs de connaître le texte de ces discours, et que le plus sûr moyen de l’oblenir était de s’adresser aux auteurs.Et tout simplement, ils écrivirent à M.Lamy, à M.Belcourt, à M.Pothier et à presque tous les orateurs inscrits, les priant, s’ils rédigeaient leurs notes, de vouloir bien leur en réserver une copie.Le Soleil pouvait faire la même chose; il l’eût fait s’il connaissait son métier; et s’il l’avait fait, il n’aurait pas aujourd’hui à s’excuser sur la prétendue mauvaise volonté des promoteurs du Congrès de la faiblesse de ses comptes rendus.« » * Et puisque le Soleil insiste particulièrement sur le cas Lamy, je vais sn raconter l’histoire complète.C’est une intéressante leçon de choses.Plusieurs de nos rédacteurs avaient eu l’avantage de faire la connaissance de M.Lamy.L’un d’eux fut chargé, voici plusieurs semaines, d obtenir le manuscrit de son discours.Il ne put l’atteindre avant son départ pour l’Ouest.Comme nous ne comptions pas sur le bureau de publicité pour faire notre ouvrage, notre ami s’adressa par lettre à l’éminent académicien.La lettre suivit, sans le toucher, son destinataire, jusqu à la côte du Pacifique et lui fut enfin remise, pendant le voyage de retour, à Port Arthur.Mais M.Lamy n’avait pas encore de manuscrit à nous donner.Quelques jours plus tard, M.Lamy ayant passé une heure ou deux à Montréal, notre collaborateur le joignit au départ du bateau et renouvela verbalement sa demande.—Mais je n’ai que le manuscrit sur lequel je ferai ma lecture, dit M.Lamy, et il n’est pas même complété.Notre ami insista et M.Lamy, qui est l’obligeance même, finit par lui dire: Eh! bien, mon étude doit paraître dans le Correspondant.J’aurai probablement à Québec quelques épreuves, je vous les communiquerai.Nous reçûmes les épreuves et les fîmes transcrire.Mais ce n’était pas encore le discours tel qu’il devait être prononcé.Notre collaborateur—il était probablement plus tenace que ses confrères du Soleil —dût passer une partie de l’après-midi de mardi à compléter, en compagnie du secrétaire de M.Lamy, le texte primitif.Ce travail n’était pas terminé quand l’illustre orateur prit la parole: notre ami suivit le discours, ses épreuves en main, ajoutant et corrigeant suivant le débit du maître.Grâce à la courtoisie du secrétaire de M.Lamy, il put__de dix heures et demie à onze heures—s’aider pour son travail du texte que l’orateur venait de lire.Mais à onze heures, quand vînt le temps de fermer le courrier, les épreuves ainsi remaniées offraient une telle apparence qu’il ne semblait point possible à un étranger de s’y reconnaître.Notre ami prit le train de nuit, passa l’avant-midi du lendemain à surveiller la correction du discours, et revint par le convoi de l’après-midi reprendre sa place darts l’équipe québécoise du Devoir.Et voilà comment il se fait que nous avons publié, avant le Soleil, l’admirable discours du représentant de l’Académie.Si le Soleil s’était un peu hâté, c’est lui ^ui aurait eu la primeur, et nous nous serions simplement dit, comme les autres journalistes dépassés: la leçon nous servirai • • • Cette histoire est, avec des variantes, celle de la plupart des travaux et discours publiés par le Devoir, et que n’a point publiés le Soleil.11 en est que nous avions en main depuis quinze jours et trois semaines d’autres que nous n’avons pu obtenir qu’à Québec.Souvent l’auteur n’avait qu’un manuscrit et ne voulait point s’en départir: nous le priions alors de nous le communiquer pour quelques heures, nous le faisions transcrirq et nous le remettions aussitôt.Bref, et pour aller au plus court, nous avions besoin de documents, nous avons pris les moyens de les avoir.Si le Soleil sc lève toujours trop tard, ce n’est pas notre faute; c’est encore moins celle des promoteurs du Congrès.Orner HEROUX.Sainte-Agate- des-Monts La paroisse Sainte-Agathe des Monts célébrera les 9 et 10 juillet le cinquantième anniversaire de sa fondation.Le président du comité des fêtes, M.le Dr E.Ctrignon, publie à ce sujet un album historique de cette intéressante paroisse où l’on voit naître et grandir la paroisse canadienne.C’est une heureuse idée.On peut se procurer cet album en s’adressant au Dr E.Grignon, Ste-Agathe des Monts.Prix: $1 plus 10c pour envoi par ta malle.7 BILLET DU SOIR UN EXEMPLE.L'incendie désastreux du village de Chicoutimi me rappelle que mon église fut détruite il y a un an cette semaine.Le fier petit drapeau que les flammes respectèrent flotte aujourd’hui sur les murs restés debout; je l’ai salué avec respect, comme un vétéran qui a vu maintes fois le feu.Il n’est pas beau, mais il est noble.Presque toute sa partie rouge est déchirée, et le vent passe au travers, l’azur du ciel aussi.En ce temps de congrès, il est difficile de penser à autres choses qu’à la France, à sa langue, à son drapeau.Quelles que soient les couleurs de ce dernier, un passé s’y rattache, un présent se symbolise en elles, un avenir s’y forme déjà, glorieux, on doit l’espérer.Le drapeau que je vois n'est pas grand; il flotte sur une église, il est haut.Je sais que le curé de ma paroisse le vénère comme une relique et ne l’arbore qu’aux jours de grandes fêtes.Il le traite comme il le mérite, sachant ce qu’il représente de grandeur, d’héroïsme.Et moi, qui ne sépare pas la religion de la patrie, je le contemple avec émotion frémir à la brise, entre deux croix ouvrant leurs bras à tout le monde! Puisse ce drapeau déchiqueté planer longtemps sur les fronts, afin qu’en le regardant les hommes apprennent à braver dignement la mort, à rester fermes au milieu des menaces.Quand je l’évoque, en cette nuit sinistre, je.me dis que Dieu lui-même voulut nous donner une leçon de courage, puisqu’il choisit son temple pour préserver des éléments voraces un morceau de chiffon tricolore.ALBERT LOZEAU.Un million de moins Une brochure statistique sur l’im migration que l’on vient de publier, nous remet sous les yeux des chiffres sur lesquels il est important de réfléchir.D’après cette statistique 2,118,-712 immigrants sont venus au Canada depuis onze ans.Ajouté à la population canadienne qui était de 5,371,315 âmes en 1901 cet appoint aurait donc dû nous donner un total de 7,490,027 âmes en 1911, sans compter l’augmentation naturelle; et celle-ci, calculée à 12 pour cent aurait dû porter ce total à 8,134,000 âmes.Or, le recensement de 1911 n’a trouvé que 7,100,000 âmes à peu près au Canada, soit un million de moins que ce que nous aurions dû avoir.Qu’est devenu ce million?La statistique est-elle exagérée, un certain nombre d’immigrants inscrits comme entrés pour demeurer au pays n’ont-ils fait que passer, ou l’émigration nous enlève-t-elle d’un côté ce que l’immigration nous amène de l’autre?Toujours est-il que nous devrions être 8 millions et que nous ne sommes que sept millions.La réorganisation du service d’immigration devrait trouver le moyen de nous fournir des explications satisfaisantes.J.D.La Commission des Chemins de Fer On annonce ce matin, que le successeur de M.Mabee à la présidence de la commission des chemins de fer est pratiquement nommé.II est temps que l’on se décide.La commission des chemins de fer est devenue un tribunal de première importance pour toutes les questions de transport et de services publics, relevant de la juridiction fédérale, et la multiplicité comme le mérite des sujets qu’on lui réfère demandent que ce tribunal soit au complet afin que l’audition des plaidoyers ne retarde pas et que les décisions soient rendues promptement.11 vaut mieux certes, que la nomination retarde un peu et qu’elle soit bonne, mais voilà deux mois au moins que le juge Mabec est décédé et le nombre d’avocats compétents ne doit pas être si restreint qu'il soit impossible d’en trouver un capable de remplir les fonctions et disposé à accepter.M.Hanna et M.Drayton dont on a parlé paraissent être désirés par tout le monde.Le Globe, pour un, bien qu'ndversaire du gouvernement, admet que l’un ou l’autre donnerait entière satisfaction au public.Pourquoi ne pas en finir et nommer M.Drayton, si M.Hanna ne veut ou ne peut accepter?J.D.Sur le Pont I ! d’Avignon.11- Le Canada, comme le Soleil, se plaint que le Devoir monopolise le texte des discours du congrès du parler français.C’est une piètre excuse pour expliquer la brièveté et l’incomplet de ses rapports.Et les remarques de notre camarade Héroux au sujet du So^leil peuvent s’appliquer au Canada.Une fois de plus il convient de rappeler ce vers du bonhomme Lafontaine: “Rien ne sert de courir; il faut partir à point.” Un journaliste écrit dans un journal de Montréal que nos campagnards parlent le patois normand, où se mêlent des anglicismes.D’autre part, le Witness affirme que ce que nos campagnards parlent, ce n’est pas un patois, mais du français archaïque mélangé d’anglais.Ces deux théories feront sourire ceux qui s’occupent de la langue française au pays.Il est facile de constater que ni l’un ni l’autre des journalistes que nous citons ne connaissent ce dont ils parlent; l’un, pour n’avoir pas vécu à la campagne, l’autre probablement parce qu’il n’a jamais su un mot de français.Iis ont tous deux oublie d'allumer leur lanterne.* * * II y a aujourd’hui vingt-six ans que le premier convoi du Pacifique Canadien partait de Montréal pour le littoral du Pacifique.Il ne manquait pas alors de gens pour prédire que l’argent que ferait ce chemin de fer ne suffirait pas à payer la graisse pour les roues des wagons.Aujourd’hui, le Pacifique a un capital de cent quatre-vingts millions, son budget annuel est plus élevé que celui du Canada, il paie de fabuleux dividendes à ses actionnaires, ses valeurs sont toujours à la hausse, et il a ouvert, avec ses seize mille milles de voies ferrées tout l’Ouest à la civilisation et au progrès.Les prophètes de malheur voudraient bien avoir dans leur portefeuille les titres qu’ils dépréciaient, en 1886.Le Canada fait grand état d’une lettre d’un de ses lecteurs assidus de la Saskatchewan où il vante hautement le système d’écoles de cette province.Les catholiques y sont très bien traités, dit le Canada; et ceci démontre comme l’on fut injuste de reprocher à MM.Laurier, Lemieux et à leurs comparses de 1905, leur attitude sur les bills d’autonomie dos nouvelles provinces.Malheureusement, le Canada et son correspondant oublient un point.C’est que le gouvernement de la Saskatchewan n’applique pas la loi telle qu’elle existe, mais l’interprète favorablement.Il tolère que l’on enseigne le français tout comme l’anglais.Mais c’est un régime de tolérance.Il ne garantit que peu de chose.Et n’importe quel changement de gouvernement peut venir démontrer que MM.Laurier, Lemieux et leurs amis n’ont pas fait tout leur devoir, en 1905.* * * Six aliénistes ont déposé, dans la nouvelle enquête Thaw; trois affirment qu’il est sain d’esprit, trois autres, qu’il est dangereux, et dans un état mental déplorable.Qui croire?Que la société prenne le bénéfice du doute et garde le meurtrier en prison afin de se protéger elle-même.Et qu’elle ne compte pas trop aussi sur les experts.Sachant tout, à leur dire, ils prouvent qu’ils ne connaissent pas grand chose, en définitive.Le Veilleur.Le “ Star ” et la marine Le Times, de Londres publie la dépêche suivante de son correspondant canadien: “Toronto, 8 juin.— Le Montreal Star continue d’argumenter en faveur d’une marine sous une direction unique, ajoutant que pour le moment ce contrôle unique doit être celui de l’Amirauté anglaise.Il combat l’idée d’un nouveau bureau d’amirauté représentant tout l’Empire et déclare qu’aucun “comité d’amateurs” ne doit assumer la responsabilité de commander les flottes impériales en temps de péril.“Il est douteux que le Star exprime l’opinion du gouvernement ou l’opinion générale du peuple canadien.” Cette dépêche est assez significative.M.Bourassa au Conçrès de Québec M.Bourassa est parti cet après-midi pour Québec.Il parlera ce soir à la séance générale du Congrès du Parler Français.Le Devoir donnera demain un résumé de son discours Le texte sera publié dans le Nationaliste de dimanche.Le Duc irait à New-Port New port, R.-L, 28.— On croit Ai que le gouverneur-général du Canada, la duchesse de Connaught et la prin cesse Patricia vlsiterontlbientAt le Commodore et Madame Cornelius Vanderbilt, à Beaulieu, glise Catholique et le problème des Langues Nationales Mgr L.A.Paquet ouvre, à dix heures ce matin, la 4ème séance générale par une allocution, dans laquelle il démontre que Pat-titude bienveillante et condescendante de l’église à l’égard des langues maternelles n’a pas varié M.lo Président, SIesseigneurs, Mesdames, Messieurs, Los descendants des preux qui portèrent si haut dans l’histoire l’étendard chrétien et le nom gaulois ne Pouvaient, en 'leur patrie d'Amérique, tenir un Congrès sans y convier l’Eglise.et sans fain- à n-rte Reine du monde, dans le programme de leurs travaux une place d’honneur.Et la langue qui, il y a trois siècles, sur les rives enoore sauvages de notre grand fleuve, inaugura avec une sainte audace le règne du vrai Dieu, ne pouvait, en ce congrès, recueillir ses voix éparses et ses échos les plus lointains sans célébrer et sans proclamer les sympathies généreuses (pie garde in-vinciblemcnt pour elle l'admirable in -ti at ri ce de tous les progrès et l’incomparable éducatrice do toutes les nations.Ne sont-0e pas là, en effet, des titres dont s'honore justement l’Eglise catholique et romaine, et ne sont-ce pas là des fonctions qu’elle remplit aveu amour et par lesquelles se déploie,saus acception de frontières, son immense activité sociale ?LE CATHOLICISME EST UNIVERSEL Il n’a pas pour mission d’opérer un triage des langues ni une selection des peuples, mais d'utilis«?r toutes les langues et d’évangéliser tous les peuples.Scs ministres, do par leur état, ne sont ni des constructeurs d’empires ni des champions de républiques, mais des sanctificateurs et des apôtres.Le Christ, leur modèle, n’a pas étendu sur la croix scs mains sanglantes pour cistribuer aux races préférées des sceptres et des couronnes, mais pour embrasser dans une même étreinte tous les hommes et pour répandre sur toutes les races les bienfaits de l’œuvre rédemptrice.C’est de ce principe supérieur quo se sont inspirés, à toutes les époque,s, tous les esprits éclairés et tous les hommes de Dieu ; et c’est cette idée maîtresse, inscrite aux fastes de l’humanité croyante, qui imprime à la politique religieuse son caractère vraiment mondial.Or, pour acoomplir l’œuvre de la rédemption humaine, deux instruments, entre tant d’autres, sont en quelque sorte nécessaires ; la langue liturgique et l’idiome national.Par cette belle langue latine dont les formes précises, semblables aux légendes fortement burinées des vieux médaillons, fixent et retiennent sa pensée dogmatique, l’Eglise conserve intact, dans les sphères de la science, de la doctrine et des rites, son immuable symbole.Par l’idiome maternel, elle descend bienveillamment, de ces hauteurs, et elle entre en relations, en conversation avec les foules.Là est le secret de son prestige, de son influence et do ses succès.Chaque peuple, Messieurs, vit et- respire par sa langue d’où s’exhalent son passé, ses traditions, ses aspirations.Pour s’associer à cette vie intime et pour agir efficacement sur elle, la mère et la Directrice des âmes ne saurait se désintéresser du langage national.LE PARLER DES ANCETRES Voyez nos mères selon In nature.Comme elles s’empressent autour de l’humble berceau ! Elles le caressent du regard ; elles s’inclinent avec tendres se sur le fruit de leurs entrailles ; de leurs lèvres empourprées o’nmour, elles répètent aux tout petits, en des accents de terroir, les premières et rudimentaires syllabes des vocables les plus suaves, et des appellations les plus sacrées.C'est en se penchant elle-même sur le berceau et le sein des peuples, c’est en prêtant rorcille aux vibratians émues de leurs âmes et aux évocations patriotiques de leur histoire, c’est en leur rappelant des mots et des noms aimés et en leur parlant tour à tour la langue de leurs joies et la langue de leurs deuils, la langue de leurs espoirs et la langue de leurs triomphes que l’Eglise conquiert leur estime, qu’elle s’empare do leur pensée, qu'elle transforme et qu’elle régénère leur vie.Le parler des ancêtres porte en lui-me, une vertu magique, des notes singulières qui émeuvent, un rythme mélodieux qui enchante.C’est In formule de la première prière, le langage de la première leçon, des premières impressions, du premier amour.En lui se reflète l’image vénérée de la patrie : par lui vibre en nos âmes Tame impérissable des aïeux.Ls poètes l'ont chanté ; les orateurs l’ont glorifié ; et la nature, plus puissante et plus prévoyante que l’art, en a fait le lien mystérieux des familles qui se succèdent et des génératibns qui s'enchaînent dans le mouvement perpétuel des idées et dons le prolongement indéfini des siècles.Dès l’aurore du christianisme, il apparut à son Fondateur comme l’ordinaire et indispensable moyen de vulgariser la foi nouvelle et d’appeler et de captiver, sous la houlette des pasteurs, les troupeaux abandonnés et les brebis erran tes.Pour effectuer la dispersion des peuples, Dieu, devant! lo tour de Babel, avait brisé en tronçons haïr parler orgueilleux.Pour assurer la conversion des âmes, son Esprit, au Cénacle, voulut, accomplir un prodige non moins éclatant.11 lit soudain r.ux Apôtre* le don des langues ; et c’est pourquoi ces hérauts improvisés, se partageant l’empire du monde, y purent porter en tous les idiomes, le verbe de vie.El e’est pourquoi encore te verbe, salutaire et fécond, soucieux d'ap-Paraitre A tous 1rs regards et de pénétrer dans tous les esprits, sans r-'ct r le riche vêlement des lie,ératurcs glorieuses, refusa de s’y enfermer.Volant do boueho en bouché, do bourgade on bourgade, et résonnant jusque sur les îè\ i-es des plus obscurs missionnaires, il ne dédaigna ni les rudes accents des langues en formation ni les grossiers dialectes des foules illettrées.L'EGLl SE CATHOLIQUE Par un sens avisé des intérêts reli-sieux sans doute, mais aussi par une haute et délicate préoccupation de justice sociale, I Eglise s’est lait une règl,-d’entourer de tous les égards les lan gués multiformes et les n trions vu; les patient.( 1 ) On ne saurait citer d’elle, j’-nmds de I autorité souveraine qui la gouverne, ni une démarche, ni un décret, ni un mot par lequel elle ait enjoint à un groU|)e quelconque de fidèles d abdiquer le culte et le parler ancestral.On ne l’a jamais vue, on ne )„ verra, Dieu merci, jamais poser sur le cœur de ses fils une main de cosaque poatr en surprendre ou en étouffer les légitimes battements.Elle leur prescrit des doRmos ; elle leur impose des devoirs ; elle laisse à la nature le soin de dominer et die combiner sur leurs lèvres les lettres et les sons qui traduisent leurs croyances et qui formulent leurs prières.Us surabondent, Messieurs, dans 1 histoire ecclésiastique et dans la législation les actes et trs textes où domine co souci éminemment respectueux de la langue et de la race.Voici plus tard le- Pape .lean Y1II, torisant, dès les premiers siècles, l’Eglise d’Orient à s’écarter dans sa liturgie des usages de l’Occident et même à s y servir, conformément aux désir du peuple, des idiomes nationaux.Voici plus tard le Pape Jean GUI, concédant aux Esclavons le même privilège ( 1 ), et déclarant formellement qu’il est juste de bénir lo Ciel en toutes les langues dont Dieu est le suprême ouvrier.Urbain VIII fonde, au centre de l’unité catholique, im Séminaire spécial dans lequel seront reçus des élèves de tous pays et où, ehaquo année, par l’enseignement et par la culture des langues mêmes les plus disparates, se renouvellera, pour ainsi dire, la grande merveille de la Pentecôte.Un siècle après.Benoit XIV tend aux chrétiens d’Orient une main pa-temelle ; et, dans une bulle empreinte d’une extrême bienveillance, non seulement il sanctionne la conservation intégrale de leurs rites, mais il leur exprime son désir “que leurs diverses nations soient conservées et non détruites.” (2) Sous son second successeur, :a Congrégation de la Propagande menace des peino les plus graves certains missionnaires catholiques trop peu pressés de se familiariser avec la langue des peuples qu’ils ont la tâche d’instruire des vérités de la foi.LA FOI DE LA POLOGNE Plus près de nous, le bon et loyal Pie IX, s’apitoie, en termes courageux, sur le sort de l’infortunée Pologne atteinte par une série d'actes odieux dans sa religion, dans sa langue, dans sa personnalité historique et morale.C’est en russifiant le peuple polonais qu’on travaillait naguère, et e’est par la même méthode qu’on s’efforce aujourd’hui, et plus que jamais, à lui ravir la foi de ses pères.Plus près de nous encore, l’immortel Léon NUL rappelle aux prédicateurs le devoir, tant de fois énoncé, qui leur incombe de parler une langue bien connue de leurs auditeurs; il députe vers ses eomfnitriotcs d’Amérique des prêtres de leur sang et qui puissent charmer leur exil par le doux parler maternel; il préconise pour le succès de l’oeuvre évan-géligue le ministère d’apôtres indigènes, et il exige que la dispensation de l’enseignement et l’organisation de la discipline soient en harmonie avec les goûts et le génie do chaque peuple; il recommande enfin aux clergés de tous les pays, prélats, religieux, missionnaires, de professer partout un juste respect pour la langue, les moeurs, les coutumes, les traditions particulières.C'est dans cette pensée de justice que les Pontifes romains ont groupé autour de leur trône un si grand nombre de collèges et d’instituts nationaux, et qu ils n ont cessé de leur témoigner, sans réticence et sans préférence, la plus profonde et la plus généreuse sympathie.1/EGLISE ET LES LANGUES MATERNELLES Toul le démontre donc : l'altitude bienveillante, eondescendnnte de l’Eglise à l’égard des langues maternelles n’a pas varié ; et il semble que la Mère de Dieu elle-même ait voulu s’y conformer.lorsque, du haut des roches Massabielle, pour révéler au monde étonné «on nom béni et sa conception sans tache, elle choisit, non quelque langue savante, mais le parler inélégant d’une ingénue paysanne, l’humble patois béarnais.L Immaculée Reine du ciel s’inclinant vers une bergere et lui empruntant, pour promulguer un dogme, son langage simple et rustique ; l’esprit du catholicisme, Messieurs, est là tout entier.Evoqurmi-jo sous vos yeux, le zèle héroïque, le dévouement inlassable dont firent preuve tant de saint* prêtres pour mettre en œuvre les prescriptions si sages des Papes et pour faire ( 1 ) “L’Eglise, dit.Taparrili, protège dans ohtKiue peuple, les éléments de sa nationalité et premièrement la tangue nationale ; et l'auteur développe, aven une rare élévation de vues, cette pensée.( Essai théorique de droit naturel.2c Ed.j T.II, pp.522-520 ) ( 1 ) Thomasain, "Ancienne et nouvelle discipline de l’Eglise.” T.TI.p.215.(2) Michel, “L’Orient et Rome”, p.162, pénétrer, à l’aide d’idiomes connus, la foi chrétienne dans l’âme des populations incroyantes ?Ce serait retracer l’histoire, aussi touchante que merveilleuse, tics missions et des prédications eatholiques.U n’y a que quelques mois décédait à Mattawa, un digne religieux de notre pays et de notre sang dont la vie s est dépensée au service des pauvres sauvages et à qui la pholologie indienne doit les plus précieux travaux historiques et techniques.J.indifférent, dont la vue s’égare sitr les pages d’un lexique frauçais-monia-gnais ou français-algonquin, n’aperçoit là, sans doute, que le produit fain-laisiste, d’un stérile labeur.Pour 1 homme de foi, au contraire, chaque page, chaque ligne, chaque vocable d une telle oeuvre marque et publie une conquête de l’esprit de Dieu.C’est sous l’empire de cet esprit que l’écrivain missionnaire s’acharne à pénétrer 1 énigme des langue» les plus baroques, et o i si pour sauver les âmes divinement rachetées, et dont l’image transparaît à travers les voiles do la barbarie.qu’il s'impose jusqu’au sacrifice do remplacer sur ses lèvres l’inoubliable parier de sa mère par l'informe jargon de l'enfant des bois.Quelles Renerosité ! et que cela nous paraîtrait sublime si oe n’était l'habituel spectacle offert depuis tant de siècles par des milliers d’ouvriers évangéliques ! L Eglise anime Des héros de sa parole et de son peste.Et puisqu’elle tien'„ vis-à-vis des idiomes les plus ignorés et les plus rustres, une conduite si équitable, serait-il possible qu’elle mun-quât do respect A l’égard d’une langue qui s’est identifiée avec l’apostolat chrétien, dont les progrès ont scandé la marche des peuples, et qui a jeté tant de lustre sur l’humanité et sur les lettres ?1æ voulût-elle (pie co procédé, contraire à ses traditions, serait en même temps téméraire et funeste, et que l’in-tuition d’immenses catastrophe* luii dicterait un autre dessein.On |ieut bien, je le suis, tarir A sa naissance ou détourner de son cours le maigre filet d’eau qui coule, modeste et timide, a fleur de terre, entre les herbes.On ne dessèche pas la source qui jaillit des entrailles mêmes du sol et qui s’y alimente à d'insondables profondeurs.Et l’on n’endigue point la fleuve qui roule, large et profond, les eaux tributaires de quinze provinces, et qui porte en scs flots abondants les richesses et les espérances de toute fine région.Il y n, qu’on le sache bien, 'des langues qui ont, subi l’épreuve du temps, et il y a des littératures pleines de la vie dos siècles, et, qui no meurent pas.^ C’est à l’un de nos journalistes, 'Etienne i'arent, que nous devons cette forte parole: “Un peuple ne doit ja-'mais donner sa démission.(1).Et quand donc, Messieurs, voit-on les 'peuples démissionner?alors, et alors 'seulement, qu’ils abdiquent cette façon d’agir, de sentir, de penser que le verbe national exprime, et par iaquefle se caractérise leur individualité propre, leur physionomie religieuse, intellectuelle et morale.LA LANGUE FRANÇAISE Or, les lettres et la pensée françaises ont joué dans l’histoire du monde un Tôle trop considérable, elles ont livré ¦pour l’honneur du Christ trop de luttes valeureuses, elles se sont enrichies de trop de chefs d’oeuvre et distinguées en trop de controverses pour que des fils de France, à quelque degré qu’ils ¦le soient, puissent ne pas s’y attacher de toutes les fibres de leur âmes.Et cet attachement intime, instinctif comme la race, repose d’auter part sur un droit trop évident et sur une loi trop impérieuse pour que l’Eglise, dans sa •haute sagesse, puisse n’en pus tenir ¦compte.Quoi que l'on dise et quoi que l’on fasse, la langue que parlèrent François de Salçs et Bossuet, Louis XIV et Napoléon, Racine et Chateaubriand, ia langue qu‘illustrèrent Joaeph de Maistre et, Louis Veuillot, Lacordai-re et Monsabré, Montalembert et Brunetièrc, et, — permettoz-moi de 1 ajouter, — )a langue que parlent et qu ’illustrent des orateurs comme Albert du Mun, et des écrivains comme Etienne Lamy, cette langue là.Messieurs, n'est pas de celles qu’on supprime ou qu’on paralyse sur des lèvres vaillantes et fidèles'.jL°in de là : le passe et le présent s unissent pour nous la montrer entreprenante et vivace, débordante et conquérante.Elle siege dans les eonseils des princes ; elle préside aux destinées des peuples ; elle remplit de sa renommée et de ses œuvres le domaine de l’esprit humain.Elle a immortalisé l'aneien-ne France.Elle a créé une h'rance nouvelle.Et c’est par elle, en effet, que, sur cette terre canadienne, une Eglise, mère de tant d’autres Eglises, a été fondée, que des écoles, des couvents, des collèges, des séminaires se sont multipliés, que notre Université catholique, héritière d’tm grand nom et gardienne des meilleures traditions, est née et a grandi, et que dans tout le pays, nous formons un ensemble imposant do groupes religieux, unis dans leurs convictions, et résolus dans leurs revendications.L’idiome dont Dieu « fait l'instrument de tant d'œuvres fécondes, et qui de l’Est à l’Ouest, depuis le noble pays d’Evangéline jusqu'aux points le* plus reculés du territoire canadien et de la République Américaine, a promené partout l’Evangile et jeté en d'innombrables âmes la semonce de salut, en parler généreux, hardi, apostolique.a bien mérité de l’Eglise.Et l’Eglise, nous en avons pour garant (1)—Le “Canadien”, 5 nov.1841.( Sur* à la 2d page) LE DEVOIR, VENDREDI, 28 JUIN 1912 LETTRE DE FRANCE LA FETE-DIEU.— LA MOR" DU PARTI RADICAL.—'LA REPRESEN TATIOÎT PROPORTIONNELLE.— LES ELECTIONS BELGES ET L’EGLISE CATHOLIQUE.— LES DIVISIONS DE L’OPPOSITION EN FRANCE.— LA CONCENTRATION.L’Eglise Catholiq ue et le problème des langues T > - (Sttïtehdc la tére page) IVsprit rie justice rjui l’anime, ne peut ni entraver' son action ni souhaiter sa déchéance.Paris, 14 juin 1912.— En vous écrivant, j’entends le lourd battement de la “Savoyarde”, la cloche maîtresse du Sacré-Coeur de Montmartre, qui dominant la rumeur confuse de la grande ville, convie tous les chrétiens à célébrer aujourd’hui la fête du Sacré-Coeur.Le temps est gris et s’il ne s’améliore avant dimanche, les processions que Paris ignore, mais que beaucoup de nos grandes villes et la plupart des campagnes gardent jalousement, manqueront de cette gaieté qui fait la meilleure partie fie leur splendeur.Il faut être obtus et méchant comme sont nos politiciens sectaires pour avoir ordonné ici et là, la suppression de ces manifestations religieuses.Là où les élections en renversant les radicaux, ont ramené une majorité libérale, les processions ont été généralement rétablies et elles ont, dimanche dernier, été accueillies avec le plus grand enthousiasme.Dans le temps même où elles se déroulaient, le parti radical et radical-socialiste achevait de mourir.Et sans doute, parce que ce fut, avant loid, une coalition d’ajqK'til, il est mort à table.M.Combes, qui fut l’un des politiciens les plus malfaisants et qui est son chef officiel, avait convié tous ses fidèles à un grand banquet, au cours duquel la guerre devait être déclarée et au ministère et à la réforme électorale.L’empressement des sénateurs et députés dits “radicaux” fut médiocre et l’attitude des délégués des comités de province fut telle que M.Combes modifia son discours, en bannit toute attaque sérieuse contre le ministère et, tout en repoussant le texte adopté par la Chambre, admit le principe d’une réforme électorale.Or il n’est pas de réforme électorale qui ne consacre le droit de minorité à la représentation proportionnelle.C’est donc ce projet qui va recevoir la définitive approbation de la Chambre à une très forte majorité.Le suprême débat s’engage lundi, et peut durer de cinq à dix jours; on prévoit que le texte proposé par le gouvernement et par la commission sera adopté par 9X0 à 1190 voix contre 180 à 190 irréductibles.Il ne manquera plus à la loi que l’approbation du Sénat, et celui-ci, quels que soient ses sentiments intimes, n’osera sans doute pas entrer en lutte avec le gouvernement et la grande majorité de la Chambre, sur une question qui d’un certain côté, regarde toute la Chambre.La suprême objection à laquelle s’attachent les adversaires fie la réforme, c’est que les radicaux y perdront incontestablement la majorité.Argument singulier puisqu’il établit que les radicaux occupent aujourd’hui dans l’Etat une place obtenue grâce à un système électoral injuste.Argument dangereux aussi, puisqu’il est l’aveu que les oppositions, en se coalisant, peuvent broyer les radicaux, et :’est précisément ce à quoi tous les apposants sont résolus pour le cas où la réforme électorale trébucherait au Sénat.?# # Par le fait (pie la Belgique, notre voisine, jouit de la représentation proportionnelle, les élections générales qui y fini eu lieu le 2 juin, ont excité un très grand intérêt dans notre pays.Ce sont à la vérité les journaux anticléricaux qui avaient d’abord attiré l'attention en annonçant à grand fracas, (inc les catholiques allaient être écrasés par la coalition des libéraux cl des socialistes.Les résultats du scrutin ont causé fie ce côté une très grande désillusion en même temps qu’ils ont été pour nous, catholiques, une joie et une promesse.Nous pouvons bien croire, en effet, que nous ne sommes pas plus imbéciles que nos voisins et amis dans la conquête des masses populaires.Car si les Belges ont triomphé, c’est qu’ils ont lutté, c’est qu’ils ont été des catholiques agissants, cl un journal ra flical socialiste très antireligieux, le proclamait au lendemain du scru tin.“Les cléricaux belges n’eussent pas remporté la victoire si l’Eglise n’avait travaillé pendant fies années avec autant de persévérance que de sagacité à conquérir la démocratie par scs bienfaits.Mais par la hardiesse et en un sens, ta générosité de sa politique sociale, elle a étendu son action sur les classes populaires au point d’inquiéter le socialisme lui-même."Voilà ce que nous devons modifier à l’heure où par ses patronages, par scs colonies fie vacances, par scs caisses populaires et ses jardins ouvriers, par ses associations et ses syndicats professionnels par l'oeuvre admirable de ses “semaines sociales”, l'Eglise tente en France comme ailleurs, la conquête du prolétariat.” A ees lignes du “Bappel,” je vous demande la permission d’ajouter ce passage du journal “l'Humanité”, où M.Marcel Sembat, député socialiste et membre du Conseil fie POr-;lre Maçonnique, compare notre activité et l'inertie rie ses amis.“Comme remède à d’action catholique, nous employons assez volontiers l'injure et la menace.Les curés organisent dans un faubourg, une Maison du Peuple avec :onférences, bibliothèques, patronage et garderies.Nous tendons un poing furibond en roulant des veux ternes: “Ab! les misérables! Pardon, qui nous empêche de les imiter?11 nous plaît, après les heures de classe d’abandonner les enfants au ruisseau qui vous rend des apaches, c'est notre affaire.Mais c’est le droit des curés tic les recueillir et fie les endoctriner.Faisons comme eux! C’est plus efficace que de les insulter IC’est d’ailleurs plus difficile aussi 1” “Nous apprenons qu’il y a dans l’université des professeurs catholiques! Nous voilà tout ébahis 1 Nous ouvrons de grands yeux.Catholiques?Oui! dans les lycées?Ouil à l’école de Praix?Ouil En Sorbonne?Oui! Mais ce n’est pas possible! Ils trahissent la République! il faut les flanquer à la porte 1 c’est abominable! “Pas le moins du monde, mes amis! C’est leur droll, tout bonnement leur droit strict! La liberté do enser, vous savez, implique la li-erté de croire.Le professeur de l’Université est libre 1 Ce n’est pas un automate ni une machine à rêver.Je ne veux pas qu’on touche à sa liberté de conscienrc.Il a le droit d’être socialiste.Il a le droit aussi d’aller à la messe.Nos idées sont-éllcs en défaveur?C'est à nous de les défendre, par des raisons, pas par des décrets.” Je vous demande d’excuser la Ion gueor fie eetle citation, mais elle me parait significative comme aveu fie nos progrès et comme indice d’une évolution de certains*esprits' dans le sens de la liberté.M.Sembat d’ailleurs, comme M.Jaurès avait déclaré la veille flans l’“Humunité”, du 7 juin, qu’à son avis avant longtemps les catholiques français devront à leur effort soutenu de remporter une victoire aussi éclatante que cette victoire sera éphémère, et que les socialistes auront leur tour.Mais il est convaincu que l’Eglise, par ce qu'elle fait de progrès incessants flans les milieux intellectuels aussi bien que fions la reconnaissance fies humbles connaîtra bientôt de 1res grands succès.l’incline à penser sur ce point comme mon coMègue, M.Sembat, mais j’avoue cependant que j’éprouve une certaine inquiétude en constatant combien facilement les ca-tholiques se divisent.Ce matin, dans la “Libre Parole”, M.Georges Thiébaud, écrit un article fort pessimiste sur les caractères de “l'opposition” — c’est-à-dirc des adversaires du système politique présent, il juge l’opposition morcelée, incapable de discipline et d’abnégation, divisée en une foule de questions secondes, éparpillée par l’égoisme de chefs trop nombreux dont aucun ne s’impose.11 y a quelque cJiosc de vrai, et je vous en ai écrit bien souvent.-Mais la substitution d’un scrutin élargi au scrutin uninominal dar-rondissement peut avwir justemenl cet effet excellent d’atténuer beaucoup de rivalités personnelles et tie compétitions.La foule des électeurs nourrit d’ailleurs une profonde horreur pour ces luttes de personnes et souhaite l’iimon entre tous les catholiques et même, plus généralement, entre tous ceux qui veu lent la liberté.Lorsqu’au lieu de sc trouver en face de quelques milliers d’électeurs le connaissant, l’ambitieux ou l’égoïste devra compter avec cent cinquante ou deux cent mille électeurs, la concentration se fera, je crois, d’elle-rmême et c’est l’idée religieuse qui en sera l’appui le p,lus solide.C’est même parce que j’ai la conviction que cette concentration se fera que j’ai foi dans le relèvement tie mon pays.JOSEPH DENAIS.Député de Paris.La gratuité des livres scolaires LES ECIIEVINS TROUVENT LA PROPOSITION DE MM.LARIVIE RE ET MORIN INOPPORTUNE ET LA RENVOIENT A UNE DATE INDETERMINEE.Les échovins Larivière et Morin n’ont [nis eu grand succès avec leur motion concernant la gratuité des livres.Par un vote de dix-neuf à deux, le conseil l’a renvoyée à une date indéterminée.Us demandaient au conseil tno, J.Clarinettes Basses: M.Beruicr, J.E.M.Trudel, M.Bassons: M.Savard, J.L., M.Vévd-na, Art.Saxophone: M.Tridel.Trompettes: M.TriuM, J L., M.Vézina, Raoul.Pistons: M.Leblanc, M.Perron.Cors: M.Debloye, Jn., M.Nicole, J.A., M.Tanguy, Chs., M.Pugh, W.Trombonnes: M.Aiioé, A., M.Tarent, R.E., M.Trudel, E.Tubas: M.Côté.Timbales: M S.tophens, L.Petite Caisse: M.Choquette, Aug., M.Gahoury.Grosse Caisse et Clmbeies: M.Dai-veau, Jos.-4.- L’OEUVRE DE LA SOCIETE DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA, PAR M.ADJUTOR RIVARD.La conservation de la langue française est l’une des premières conditions du maintien de notre caractère.C’est 11’idée qui a inspiré les fondateurs de la I Société du Parler Français au Canada.I Nos devanciers sont: l’abbé Maguire, Meilleur, Gingras, l’abbé Caron, Buios, Larue, Dunn, Suite, Roy, Bibeau, Tardivel, Dunn, Mansoau, Legendre, Do Oazes, Faucher do Saint-Maurice, Lusignan, Fréchette, Clapin, Rinfrot, et los philologues romans des Etats-Unis: Elliot, Chamberlain, Sheldon, Brabdon, Hills, Geddes.La Société du Parler Français au Oajiada fut fondéo en 1902.Elle a uu double but: l'étude de la dialectologie frauco-canadionne, la correction de notre langage, les recherches philologiques et la lutte contre l’anglicisme.M.Rivard parle des enquêtes sur lo parler populaires des méthode» d'observation et do recherche, do la compilation des matériaux dans les glossaires, do l’étude de chaque forme du langage au point do vue dialectal, archaïque, etc.Il indique comment fonctionne la société.L« Bulletin du Parler Français forme déjà une collection do dix volumes, il a été couronné par l’Académie Française.Il a donné des consultations s\ir la langue ot des traductions.Son action s’est exercée en diverses circonstances.Il est intervenu auprès des pouvoirs publics et a distribué en grande* quantités des feuilles volantes de pro-, pagande.Nos sociétés nationales dans le Manitoba M.L.A.DELORME, DE WINNIPEG, DIT QU’ON DEVRAIT LES FEDERER DANS UN TRAVAIL COMMUN, UNIFORME ET NATIONAL.La langue française est un héritage que nous ont légué nos ancêtres.Cet héritage appartient : a ) A chacun de noua individuellement, de par le droit naturel.On ne nous conteste pas dans cette province le droit à l’usage du français dans nos relations sociales et commerciales.On a limité cependant notre droit à l’enseignement ou français à l’école.b) A nous tous collectivement, de par le droit constitutionel, établi par notre droit de premiers occupants, et confirmé par l’Acte de la Confédération, en 1867, et par T Acte du Manitoba, en 1870.Or, on nous a enlevé le droit a l’usage collectif ou national du français, en le bannissant officiellement de la législature et des tribunaux.Ces droits naturel et constitutionel comportent des devoirs : a) devoir individuel : savoir le français et le parler.b) devoir collectif : conserver et propager l’usage ne la langue française.Nos sociétés nationales ont compris ce devoir : a) En principe.Nos associations nationales, telles que les sociétés St-Jean-Baptiste et les cercles de l’A.C.J.C., se donnent pour but l’étude et la défense de la langue française .Nos sociétés de secours mutuel, telles que l’Alliance Nationale, l’Union Saint-Joseph du Canada et les Artisans Canadiens-français, se proposent l’union des catholiques de langue française par le moyen, entre plusieurs autres, de la conservation et de la propagation de leur langue.b ) En pratique.Par le fait qu’elles groupent los individus, nos sociétés nationales servent â, l’accomplissement du devoir individuel envers la langue, en favorisant la connaissance et l’usage du français.Mais, au Manitoba, comme dans toute province où nous sommes en minorité, nos sociétés nationales ne doivent pas se contenter seulement do reconnaître ce devoir collectif, en principe, dans leurs constitution et règlements, en pratique, dans l’aide qu’elles donnent sous ce rapport aux membres individuellement, car jusque-là elles ne font que servir leurs propres intérêts ; pour être vraiment nationales, il faut de plus que nos sociétés servent l’intérêt de la nationalité, et elles ne peuvent le faire avec efficacité qu’en s’unissant en un seul corps national et en agissant d’après un plan commun, pour la défense et le progrès de la langue française.VOEUX lo.Rappeler à chaque cercle, conseil, ou succursale de chaque société le devoir de promouvoir l’étude et la pratique du français dans sa localité et lui en indiquer les moyens.2o.Fédérer toutes les sociétés nationales, c’est-à-dire leurs cercles, conseils ou succursales, dans un travail commun, uniforme et national, pour la défense et la propagation de la langue française dans cette province.-4-“ L’Association Canado- Américaine L’HISTORIQUE DE CETTE SOCIETE CATHOLIQUE, PAR SON PRESIDENT, LE DOCTEUR A.A.E.BRIEN, DE MANCHESTER.Fondée à Manchester, New-Hamp«hi-re, le 28 novembre 1896, l’Association Canado-Américaiiie reçut sa charte civile par un acte de la Législature de l’Etat du Now-Hampshiro au mois de janvier 1905.C’est une société de bienfaisance et d’assistance mutuelle pour les Canadiens et les Américains d’origine française, des deux sexes, professant la religion catholique.Son but est triple: unir dans une action commune les forces françaises d’Amérique, pour le développement religieux, social et économique de notre race; venir en aide à ses membres malades ou dans le besoin; assister les héritiers de ses membres défunts, au moyen d’une police d ’assurance payable à la mort.La langue française est oêficielle dans l’Association et la seule permise dans les délibérations.La fondation d’une succursale de l'Association Canado-Américaino dans certains centres des Etats-Unis a été bien souvent le point de départ de la fondation d’une paroisse et d’une école de langue française.Sous forme de récompense de fin d’année, aux élèves •des écoles paroissiales, l’Association a encouragé l’étude du français.Elle a toujours dénoncé les compatriotes, qui ont la faiblesse de traduire leur nom en anglais.L’Association a contribué à introduire l’usage du français dans le commerce, à tel point que certains établissements, aux Etats-Unis, n’ont d’américain quo le nom.Chaque fois qu’ils ont été appelés à parler en public, les chefs do l’Association ont toujours insisté sur le devoir qui incombe à tout Canadien de défendre sa langue mater nello.Par des conseils appropriés aux circonstances de temps et de milieu, par des résolutions dans les congrès et par des subventions en argent, notre société a loyalement combattu pour la dMenœ do la langue française.Elle s’impose même le sacrifice de la publication d’un journal hebdomadaire, qu'elle ndntse gratuitement à ses membres, afin de les tenir au courant des faits et gestes de la société et de leur faire aimer davantage la langue française.Elle veut maintenant créer, nu sein de ses cours, villas et succursales, des cercles littéraires, cabinets de lecture, etc.; car après s'être consacrée à la conservation, à la défense et à l’extension de la langue française, elle vèut maintenant, faire quoique chose pour l’épurer et la débarrasser des anglicismes qui la dé parent.Comme on tente, à notre époque, de faire adopter la thèse que l’avenir de la religion en Amérique est intimement lié au développement de la langue anglaise, l’Association croit qu’une union do toutes les forces françaises d’A-mérique, sur 1« terrain religieux, national ot économique, serait opportune.Cette union serait rendue possible par la fédération de nos grandes associations de secours mutuels.En terminant, l’Association exprime le voeu qu’après lo Congrès de la Langue française, nos compatriotes reconnaissant l’importance et l’utilité de nos sociétés do langue française, sauront les ehcourager de préférence aux aooiétén de langue ansrlaiso.Les lettres françaises et TUniversité M.L’ABBE ELIE AUCLAIR, SECRETAIRE DE LA “REVUE CANADIENNE’’, SUGGERE LA FONDATION A QUEBEC ET A MONTREAL D’UN “INSTITUT LITTERAIRE’ ’ L’auteur commence par exposer ce que devrait être à l’Université, pour les Canadiens-français, l’organisation de ' l’enseignement supérieur de la littôra* ture française.Il plaide incompétence.Il évoque quelques souvenirs personnels.Ce que doit être pour nous Canadiens notre langue.On n’entend ici j que présenter quelques suggestions respectueuses.Que devons-nous faire ?Qu’avons-nous fait jusqu'ici ?I.Que devons-nous faire ?Tâcher d’organiser notre enseignement supérieur de manière à avoir : lo.des élèves, 2o.des professeurs, 3o.un programme qui nous convieonc.lo.Four avoir des élèves aux pieds des chaires de nos facultés, l’auteur suggère la fondation à Québec et à Montréal, d’un “Institut Littéraire ”, dans le genre du “ Collège Canadien ” à Rome ou du “ Séminaire de l’Institut Catholique ” à Paris, où logerait et étudierait le groupe des futurs professeurs de nos1 Collèges ( grammaires, histoire et littérature) qui seraient tenus, avant d’enseigner, par la direction (je chaque maison, de justifier d un stage de trois ans et d’un titre académique de licencié, d’agrégé ou de docteur.Ce serait le premier noyau d’élèves réguliers et sérieux.A ceux-là, l’auteur voudrait joindre les élèves du Droit, dont la fonction sera plus tard de manier la parole en public.Us devraient au moins justifier d’un stage régulier de deux ou trois ans aux cours de lettres avant d’être admis à la pratique du Droit — d’un stage, sans examens subis etsans grades exigés ! En plus, l’autour parle des élèves des autres facultés, dont une élite au moins pourrait s’entraîner aux secrets de la bonne langue, des sémi-naitstes, des jeunes prêtres, et surtout, il y insiste, des jeunes gens qui se destinent au journalisme.En terminant, l’auteur note ce qui se fait à Montréal pour les jeunes filles.2o.Pour avoir des professeurs, l’auteur estime qu’fil faudra d’abord les chercher en France, en attendant que nous ayons les nôtres ; niais là-bas, il faut les choisir parmi ceux qui ont notre mentalité catholique et française.3o.Pour le programme, l’auteur revendique les droits de la vieille méthode gréco-latine : il rappelle l’enquête Ribot ; il cite une lettre inédite de Sir François Langelicr ; il conclut.II.— Qu’avons-nous fait jusqu’ici ?L’auteur remarque qu’fl ne faut pas à la légère jeter la pierre à nos devanciers.Us ont fait ce qu’ils ont pu.D’abord, ce n’est pas le rôle des collèges classiques de donner l’enseignement supérieur.Ensuite nos Universités n’ont pas pu encore faire beaucoup.Mais elles ont tendu vers l’idéal.Elles restent en lieu d’y tendre encore : nous sommes loin de l’âge d’or.T/auteur précise qu’il va parler de Montréal.qu’il connait mieux, laissant à d’autres, mieux renseignés, de parler de Québec, d’Ottawa, des tentatives heureuses qu’on y a faites.U parla donc uniquement de la chaire de littérature française à l’Université Laval de Montréal : quels élèves, quels professeurs, quels programmes, quels résultats.lo En résumé les élèves sérieux n’ont jamais été en nombre.2o.Les professeurs ont été tous des hommes distingués ; l’auteur cite une intéressante page de M.l’abbé Hector Filiatrault à leur sujet.3o.L’auteur ronvoin, quant aux programmes suivis, aux comptes rendus de la Faculté des Arts, que publie chaque année 1’ “Annuaire” de l’Université Laval à Montréal, dont il souligne la valeur.Enfin, l’auteur conclut en citant une paa-e émue de M.Louis Gillot sur l’avenir des Oanadiems-franxais et le devoir qu’ils ont do cultiver leur langue, le cher et toujours aimé verbe de France.-±- L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS DANS LES CENTRES CANADIENS DES ETATS-UNIS, PAR M.LOUIS OADIEUX.Les conditions où se trouvent placés les Canadiens-Français aux Etats-Unis sont la source de grands dangers pour la conservation de la langue française.Pour tenir tète à la concurrence, les Canadiens sont obligés de savoir l’anglais.L’auteur montre l’organisation do l’enseignement pour arriver à donner aux enfants une connaissance suffisante du français tout en enseignant aussi l’anglais.Il retrace aussi les efforts du clergé, indique les résultats obtenus et cite une foule de témoignages favorables aux écoles où le français est enseigné.Le système éducationnel dans la Nouvelle-Angleterre comprend des éeoles publiques et des éeoles paroissiales.Il y a deux cents paroisses canadiennes-françaises dont 135 ont leur écoles paroissiales avec un total do 64,000 élèves.L’auteur donne des détails sur los programmes et l’enseignement du français aux cours primaires, secondaires, aux high schools et dans les Universités.La moyenne des élèves des high schools apprenant le français en 1910 est 9.90%.Les Canadiens-français font des efforts pour la conservation de leur langue.Le facteur le plus considérable dans cette lutte, c ’est, l’école paroissiale.Les écoles paroissiales aujourd’hui no sont pas inférieures aux éeoles publiques.-^- LE FRANÇAIS DES HOMMES INSTRUITS AU CANADA, PAR M.REMI TREMBLAY.L’oeuvre do la Société du Parler Français est utile et nécessaire.C ’est surtout le langage de la classe Instruite qui a besoin d’être réformé, car le mauvais exemple part d’en haut.On apporte beaucoup de négligence à se rendre compte de la valeur des mots.Les fautes commises dans les journaux, au palais, chez le» hommes politiques, sont imputables à la paresse et à l’insouciance.Il faut se servir de bon» dictionnaire».La pureté de notre langage et la sincérité de notre patriotisme sont choses corrélatives.L’auteur traite ensuite des avantages que procure la connaissance do deux langues, démontre l’universalité do la langue française et démontre aussi qu’on a tort de la croire insuffisante pour certaines manifestations do la vio publique.L’htétoire de notre langue en Acadie LE R.P.P- CH3ASSON, DE CHURCH-POINT, N.E., NOUS FAIT L’HISTORIQUE DE L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS EN ACADIE, DE LA FONDATION DE LA COLONIE JUSQU’A LA CESSION DU PAYS A L’ANGLETERRE.Lo travail du R.P- Chiasson, peut s© résumer de la façon suivante : L’AcadLe, en iü32, comprenait le territoire qui s’étenu depuis Cap Cod jusqu’à Gaspé ; ell© était bornée à l’ouest par le Canada et à l’est- par le golfe Saim-Laurent et l’océan Atlantique.Dans ce territoire, il y avait trois places principales où habitaient les Français ; le fort de Pentagouet on de Saint-Pierre, le fort du fleuve Saint-Jean et Port-Royal.C'est à Port Royal surtout eue furent établies les écoles acadiennes et on nous dit que, dès 1632, Kazilly travaillait efficacement à l’educaÿion des sauvages par les missionnaires.(Une colonie féodale, etc.).Celte même année, en effet, le P.Tremblay, Capucin, ordonnait aux six premiers missionnaires de son ordre de se dévouer à l’instruction d'enfants indigènes.(Port Royal, en 1650 le 1’.Candide, O.M.C.).Us furent les premiers fondateurs d’un séminaire établi “pour l’instruction des enfants et jeunes gens abénaquis ou micmacs.” (Uns colonit féodale, et©.).En même temps ou peu après, fut fondé aussi un séminaire pour les filles, dont la direction fut donnée à une pieuse personne, Madame Brice, en 1641.Celle-ci, après la mort du gouverneur d'Aulnay, fut chassée de sa maison et retenue prison» nière par Emmanuel LeBorgneJusqu’ail} jour où Madame d’Aulnay fut rétablis dans ses droits de propriété.Alors, elle reprit la direction de son école, mais pour se voir expulsée de nouveau par les Anglais, qui firent la conquêta de Port-Royal, en 1654.Le séminaire des garçons eut alors le même sort que celui des filles.Par le traité de Broda, la France reprit possession de l'Acadie, et on vit renaître les écoles françaises à Port-Royal.L’abbé Louis Petit écrivait à Mgr de Saint-Vallier, peu de temps après, qu’il avait auprès do lui un homme qui réussissait très bien dans renseignement de la jeunesse.En 16S6, l’abbé Geoffroy est envoyé par l’évêque de Québec comme vicaire do l’abbé Petit à Port-Royal.U devient le directeur de l’instruction primaire i il surveille les progrès des élèves, bâtit oo scs propres deniers plusieurs écoles et les pourvoit du nécessaire.C’est alors qu’il eut l’idée de confier la direction de ces écoles à des religieuses et, par l’entremise de Mgr de Saint-Vallier, il demanda deux maîtresses d’école à la congrégation des Filles de la Croix.L’arrivée da ces religieuses fut retardée par l’envahissement do Port-Royal par les Anglais, en 1690, et ce ne fut qu’après le traité de Ryswitlk, on 1701, qu’une religieuse des filles de la Croix, la sœur Ohauzon.vint en Acadie y faire la classe.(Les Sulpiciens on Acadie).Elle y resta quelques années ; mais elle dut très probablement repasser en France, puisque Monseigneur de Québec, quelques années plus tard, demandait aux religieuses de Notre-Dame de fonder une communauté à Port, Royal.Celles-ci refusèrent, alléguant que l’existence de la colonie était trop menacée pour y faire une nouvelle fondation.En effet, le colonel March avait essayé de faire la conquête de Port-Royal, en 1707, et le colonel Nicholson y réussit, on 1710.C’était la fin du régime français en Acadie.Cependant, par le traité d’Utrecht,la France s’était réservé l’ile Saint-Jean et l’île Royale (lo Cap Breton).Dans cette dernière île, à Louisbourg, se fixèrent les Sœurs de Notre-Dame, en 1732.Elles y étaient, lors des sièges de 1745 et de 1758, et finalement elles furent rapatriées en Franco après le traité de Paris.-*- Termes français dans Tindus-trie agricole M.J.C.CHAPAIS DE SAINT-DENIS, FAIT LA NOMENCLATURE DES TERMES POPULAIRES EMPLOYES PAR LA CLASSE AGRICOLE ET EMET QUELQUES VOEUX.Lo présent travail se compose de deux parties: La première partie est consacrée à une nomenclature des termes populaires usités par la classe agricole caradiea-ne et acadienne française d -.s la Puissance du Canada.Cette partis est destinée à servir de base à des travaux subséquents, qni pourront être faits dans Je sens indiqué par l’aaieir dans la seconde partie de son travail, partie qui est intitulée: Moyens à prendre pour arrêter la déformation de la langue technique, enrichir le voîabulau-p, conserver la propriété des termes et décider quels sont ceux des mots, indiqués dans la nomenclature, à conserver dans le parler usuel, bien que quelques-uns soient des archaïsmes, des néologismes ou des anglicismes.Ces moyens, d’ajprès l’auteur, sont les suivants: Préparation de listes distinctes des termes usités dans les diverses sections de l’industrie agricole, telles que: les animaux de la ferme; les plantes cultivées; les instruments aratoires; l’industrie laitière; lo travail au champ, etc.avec explication de ces termes ot de leur emploi, dans le genre dos intéressants et si utiles travaux publiés dans le “Bulletin du Parler français” par monsieur P.-V.Jutr.ns.Préparation do listes de ceux des termes qui sont à mettre de côté ou à conserver, d’après la décision du comité d’étude do la Société du Parler français ou de tout autre comité autorisé à faire le choix éliminatoire ou conservatoire.Impression de ces listes sur feuillets dont la vulgarisation serait obtenue au moyen de leur distribution gratuite par la Société du Parler français, distribution faite à profusion aux secrétaires des cercles iigricoles, des sociétés d’agriculture, d’horticulture, de pnmo-loçio, d’industrie laitière, etc., qui seraient priés de les faire circuler parmi les nombreux membres de ces sociétés qui no sont généralement pas à portée de lire le Bulletin du Parler français au Canada.Si lo Congrès le juge bon, un voeu pourrait être émis par lui, recommandant la mise en application des idées soumises dans les trois pifeédents na-ragraphes, 1 LE DEVOIR, VENDREDI, 28 JUIN 1912 CONGRES LANGUE FRANÇAISE QUEREC Section scientifique—Section littéraire—Section pédagogique—Section de la propagande \ Critique littéraire au Canada Sous ce titre, M.l’abbé Emile Chartier fait d’intéressantes observations sur nos hommes de lettres et leurs oeuvres.Situation du français dans TAlberta M.Alcidas Giroux d’Edmonton, l’étudie au point de vue juridique.— Les écoles éparées.Les critiques, dit M.l’abbé Chartier, n’apparaissent plus au public comme cea “pédants” dont s’est moqué La Fontaine ou comme des êtres acharnés à “éplucher” les queues des lions pour y chercher des puces” (F.Coppée).Depuis Sainte-Beuve, quel que soit son âge, le critique est un vieillard.Comme «ahui-ei raconte les pages de sa vie, en ÿige les actes et tire de leurs résultats des leçons pour les autres, ainsi, dans le domaine littéraire, le critique juge les livres, il étale sur ses jugements des théories, il écrit l’histoire des lettres.* * S: En fait d’historiens de sa littérature, le Canada ne peut guère présenter que Lareau.Encore son oeuvre n ’est-elle trop souvent qu’un catalogue où les noms s’ajoutent aux noms, sans que l’on saisisse, dans co défilé, l’évolution des idées, des sentiments et des aspirations de nos lettrés.Le jugement porté sur les écrits, pour être maintes fois exact, se résume trop souvent à des expressions qui n’apprennent rien ou font rire, comme celle-ci: “Stevens est le La Fontaine du Canada”.li nous fallut attendre longtemps * avant que surgît chez nous un esprit assez pourvu do connaissances pour prononcer des verdicts sérieux et autorisés, un coeur assez bienveillant pour tempérer, dans ses appréciations, antipathies et affections.Ce sera l’honneur de M.l’abbé Camille Boy d’avoir inauguré chez nous, outre l’histoire vraie de la littérature, par ses “Origines Littéraires”, la saine critique, celle de “l’homme qui sait lire et qui apprend à lire”, dans ses “Essais sur l’histoire de la littérature) canadienne-française”.Buies avait déployé, dans ses critiques d’aventure, plus de verve que de mesure, Fabre plus d’esprit, que, d’érudition; l’abbé Roy a su éviter les excès du premier et compenser les lacunes du second.Il a même assez souvent, et dans la préface surtout de ce premier volume, pris le caractère d’un théoricien.Cré-mazie, dans quelques-unes de ses lettres à l'abbé t'asgrain, celui-ci au cours de quelques articles, avaient bien énoncé certains principes dont devaient s’inspirer nos lettrés.Leurs oeuvres ne contiennent pourtant pas de doctrine bien définie ; elles se bornent trop à des préceptes négatifs.M.Roy aura eu ce mérite de s’attacher à la grande école des Sainte-Beuve,des Taine et des Brunetière, et de dresser, à la suite de ces maîtres, un code précis fondé sur le culte du vrai, du beau et du bien, sur le goût absolu.Il l’a surtout adapté, avec une rare précision, aux conditions de la littérature canadienne.En somme, si nous oublions certaines études purement occasionnelles de Lusignan.de Ducharme, de M.Suite et les appréciations du “Bulletin du Parler français”, la critique littéraire ne compte, guère au Canada qu ’un seul représentant.Les raisons de cette indigences sont celles-là mêmes qui expliquent l’éclosion tardive de notre littérature.Biles se résument toutes dans l’état social et politique de notre pays depuis les cent soixante années qu il vit détaché de la France.La part active que le Canadien instruit dût toujours prendre, dès sa jeunesse, aux luttes quotidiennes l’a cm pêché de se procurer cette culture intense que suppose l’esprit critique.De cette immixtion hâtive dans la mêlée il est résulté, à ce point de vue, une série de conséquences fâcheuses pour notre critique embryonnaire: elle a oublié les doctrines pour s’attaquer aux personnes, elle s’est faite purement grammaticale pour corriger les défauts d’une langue gâtée par le contact étranger, elle s’est bornée à analyser plutôt que d’apprécier, elle n ’a pu établir de ces parallèles que fournit la connaissance des autres littératures, elle s’est mise au service de la haine ou de la faveur politique.Dès lors, au lieu de tenir le rôle de juges calmes et de, motiver leurs arrêts par les règles du bon goût et de la saine raison, nos critiques ont passé leur temps à élever aux mies ou à plonger dans d’abîme des écrivains qui souvent méritaient exactement le sort contraire.!> !» * Cet état de choses doit-il durer long-lemps?11 semble que la fin du régime (ommence à se dessiner.Des Français de France au Monitoba Etude de la langue au couvent La propagation de la langue en Acadie M.HENRI DE MOISSÀC, DE SAINT- ' SOEUR MARIE DE LOURDES, DES ! ELLE PEUT SE FAIRE PAR UNE BONIFACE, DONNE DES RENSEIGNEMENTS SUR LES QUATRE CLASSES DE FRANÇAIS ETABLIES AU MANITOBA.dont on examinera séparément la mentalité, les aspirations, le succès et l’avenir.lière classe: Les pires éléments: heureusement peu nombreux; mentalité : mauvaise, peu de religion, les plaisirs Pre ^ ses les affaires louches; aspirations: arriver par tous les moyens, même en s’assimilant; succès: relatif; avenir; seront perdus pour nous, d’ailleurs déshonneur du nom français et se tiennent en dehors du mouvement national.2ième classe: Paysans, ouvriers agricoles: fort nombreux; mentalité: foncièrement honnêtes, les bons sont très bons, les médiocres s’améliorent s’ils sont bien entourés, une mentalité toute spéciale dans les centres essentiellement français de France; aspirations : se faire un chez-soi ; quelques-uns retourner au pays sur leurs vieux jours, mais toujours garder la langue; succès: excellent, venus sans capitaux mais travailleurs et économes, réussissent bien; avenir: brillant, mais cependant deman dent à être entourés, encadrés à cause Le juriste de l’Alberta considère la Constitution de 1905 comme sa charte, dit M.Alcidas Giroux.Sans elle, il ne saurait appliquer, même les Ordonuau-ces antérieures à 1905.lo—Le français au Parlement et de vaut les tribunaux de l’Alberta.De 1877 à 1891 la langue française et la langue anglaise étaient officielles daus les délibérations du gouvernement des Territoires et devant les tribunaux.En 1891 le gouvernement local fut autorisé à abolir l’usage de la langue française.Néanmoins, en vertu de la Constitution iei, nous a le parties de la France, et même de Bel- j mieux ^üssi pour développer chez nos i rations générales sur l’histoire de la gique et de Suisse, dit M.H.-D.«e ] éièves le goût et la culture de la “ langue i langue française en Amérique : Moissac Leurs principaux groupes sont: j fra i9e6.dit t(autcur(a.C6t avoc l.éBu.; “Si, dit-il, dans certaines parties du lo dans leg villes: St-Bomface et ^in-| ^nou8 fouruit le ( ( Bunetin du Par-j Pa>'s on lui fait une guerre ouverte, mpeg; 2o aans les campagnes: ^otr*‘ lp_ f,,(.y Nos t;Rv,,s f!u langues, soit au même degré si le can COUrs classique suivent le programme didat les possède toutes deux égale- d’études imposé par l’Université, ex-ment, soit pour un degré inferieur, s il CPptèt pour la littérature française, possède moins bien une langue O'10 ! l’histoire et la philosophie, où le col l’autre.Ainsi, un instituteur peut avoir un brevet pour école académique française et modèle anglaise, ou vice versa.3o Ses avantages.Au point de vue intellectuel, l’enseignement bilingue est une gymnastique re, que dans Québec, vu la surcharge où toutes les facultés sont en éveil et I oes programmes d’enseignement bilin-sc développent.IB110 7 d’où nécessité d’un cours pré- Apprendre une langue étrangère, a dit Paratoire.Dans les concours ms ti- A.i-i______ mover» tues à Université pour les bourses, nos él’rves ont toujours fait bonne figure à côté des élèves protestants.La note religieuse La première séance soLtmelle au Congrè's de la l angu française au Canada a été de tout point un remarquable sucoès.Dans le concert varié de toutes les voix écoutées si attentivement hier soir, aucune note fausse n’a été entendue.I,’harmonie des âmes était manifeste, elle résonnait pleine et suave dans ses accents les plus puissants dans ses accords les plus doux.Cette première séance n’a pas été d’ailleurs simplcnunt un solennel et enthousiasmant prélude.Dans les premiers discours entendus hier, on percevait déjà suffisamment dégagé' le thè me qui va revenir dans toutes les harmonies de ce congrès et dans ce thème puissant, un.» note Lieu marquée est venue Comme d’elle-même sur toutes les l lèvres, jaillissant par conséquent de | tous les cœurs : la note catholique qui reste depuis trois siècles la note dominante de l'âme canadienne.Encore une fois, il a été manifeste, comme il le sera toujours, que les deux termes : ‘‘catholique” et "canadion-framais”, s»ont ici indissolublement unis, de tdile façon que pour bien faire entendre le second il faut aussi faire résonner bien clair le premier.Ainsi la belle allocution de Mgr Roy, président du Congrès, ferme et vibrant prélude de tous les travaux qui vont suivre, prélude qui donnait d’une façon si nette et si bien marquée la note de tout le concert s’est terminée en mettant sous la protection de la Vierge, immaculée patronne des Acadiens, et de Saint-») ean-Baptiste, notre patron.cette réunion organisée dans une, pensée de foi religieuse tout aussi bien que de vie nationale.Ainsi M.le Sénateur Landry n pu dire dans sa belle adresse au représentant de notre Souverain que la fidélité de notre foi catholique était un gage de notre constante lovauté britanni- QUATRE TRAINS EXPRESS PAR JOUR MONTREAL, TORONTO ET L’OOEST 9 D.m., 9.30 a.B.7.30 p.B., 10.30 p.B.ona-buffel, talon at bibliothèoua ana traîna du jour; warona Kta •‘Pullman ’ éclairé» h l’électricité aux trains de nuit.SEULE DOUBLE VOIE FERREE LES TRAINS LES PLUS BEAUX ET LES PLUS RAPIDES DU CANADA PLUS HAUTS CLASSE D’EQUIPEMENT SERVICE MONTREAL-OTTAWA Quitte Montréal c X 7.00 A.M.b k 8.30 A.M.a x 3.55 P.M.• b 8.00 P.M.k Tous les jour», x Tous les jour» excepté le dimanche.a Wagons-Pullman Obtervatoire-Salon-Duf- n b Traina limité arrivant à Ottawa à ll-la A.M., soit en deux heures et quarante-cinq minutes.Avec wagon buffet-salon, c Wagon salon Pullman.SERVICE MONTREAL-SHERBROOKE LE PACIFIQUE CANADIEN L’f.Béna«imaat a*t tous iss voyxfatns.Wacona-llta at wafona claires i l’électricité.Montréal à Toronto Four lu gara Tonga à 11.16 p.a., tco* ta* Jours.lège détermine son programme.Au Cours classique français, les études sont sensiblement les mêmes que dans les collèges classiques de la province do Québec.Les élèves arrivent au collège moins bien préparés, d’ordinai- 23 juin I91ü.L’abbé P.ALEXANDRE ARCHAMBAULT.Séminaire de Philosophie.Le parler français à l’école celle de la tribune politique, du barreau et de notre presse ne l’est pas moins, paraît-il, un philologue, est un puissant moyen de mieux savoir sa langue maternelle.L’emploi de locutions anglaises, d’anglicismes, au cours de la conversation,, provient très souvent de l’ignorance de la langue anglaise.Qui connaît les deux langues est donc plus apte à parler correctement sa langue maternelle.) _ Le peu d’anglais appris à l’école primaire est d’une grande aide pour celui qui continue à étudier dans une école comment nie.technique ou autre.Enfin, il est indéniable que celui qui possède deux langues est mieux outillé pour les combats de la vie que celui qui n’en parle qu’une.4o Ses dangers.L’emploi exclusif de la traduction, quand l’élève est encore incapable de parler l’anglais, peut lui infütrer, à son insu, la tournure propre à la phraséologie anglaise.Il y aurait un grand danger à l’étude de la langue anglaise peur les petits Canadiens-français, si elle devait servir de vrhicule pour l'enseignement général.Tant qu’un enfant ne possède pas bien sa langue maternelle, il y a danger à trop appuyer sur l’étude de 1 an glais.Un autre danger, c’est la part trop grande que l’on voudrait faire à l'étude de cette langue dans certains quartiers.Il se rencontre des compatriotes qui vont jusqu’à dire que l’anglais est la seule langue nécessaire pour arriver Quelques bourses spéciales sont accordées aux élèves de langue française pour la littérature.Lhistoire, la philosophie, l’anglais.Nos élèves gagnent chaque année, par ces bourses, 8300 à $400.Sociétés littéraires.— Une académie française, le cercle Provenehcr, de l'A.U.J.C., pour les élèves actuels ; il contient une section du Parler français.]jp cercle La Vérendrye, nussi de l’A.C.J.CL, pour les jeunes gins du dehors.C’est aussi au 'collège que fut fondée et que se réunit la Section ma-nitobaine do In, Société du Parler français.C’est dans la salle du Collège qu’ont lieu la plupart des séances françaises, conférences, etc.LES NOMS GEOGRAPHIQUES DANS QUEBEC.— NOMS FRANÇAIS DE LIEUX.— DENOMINATIONS SAUVAGES.— NOMS NOUVEAUX.— PAR M.EUGENE ROUILLARD.Dans la rue, dans les boutiques, i au succ^s dans une carrière quelconque, dans les hôtelleries, aux places d’a-|soit dans l’industrie ou le commerce.etc., Notre parler populaire, si l’on parvenait à le dégager des formes étrangères qui le déparent et le corrompent, serait à coup sur de tous les parlers français l’un des meilleurs, Mais cette langue, trésor que nous ont conservé et transmis nos pères, est exposée à bien des périls, a cause de notre milieu social, du contact quelquefois nécessaire avec des idiomes différents.Travailler à la préserver de toute corruption, à lui rendre sa pureté est pour nous un devoir.La Société du Parler français au Canada a entrepris cette tâche.Son but est de colliger dans un glossaire tous les vocables, les expressions caractéristiques de notre idiome, pour les étudier, en ’’aire connaître la bonne source, en vérifier la prononciation ancienne et authentique, et donner un avis judicieux sur leur maintien dans le langage usuel.Elle veut aussi mettre sous nos yeux nos expressions impropres et vicieuses, surtout celles qui, empruntées à une longue étrangère, se mêlent h notre parler comme des ferments de corruption.Le noble objet qu’elle a en vue lui a gagné tout d’abord les plus hautes sympathies, et c’est sous les auspices de la première institution du pays, l’Université Laval, qu’elle a pu commencer ses travaux.Mais une oeuvre de ce genre, aussi patriotique, devrait être l’oeuvre de tous.Tous devraient l’encourager, s’y intéresser.D’ailleurs, on peut se demander pourquoi nue action “re-médiatrice” ne serait pns commune, quand le mal dont souffre notre parler national sévit dans toutes les Tinsses de notre société cnnadienne-frnn-çaise.Car ce n’est pas une exagération trop forte de dire qu’en certains endroits notre parler actuel ne serait pas compris des anciens.Donner-vous la peine d’écouter avec attention la conversation de Tn-nndiens même instruits; elle fourmille de mots anglais.Ln langue du commerce et de l’in dustrie est toute pénétrée d’anglais; musements, aux hippodromes, partout de l’anglais.Vous prene* le chemin de fer, le service du train se fait en anglais, les stations ont presque toutes des noms anglais.Sur la carte de la province, ici et lit, vous voye* des noms anglais donnés aux contrées les plus françaises.Ce triste tableau s’assombrit encore, là où de.pauvres noms français sont affublés de l’étiquette anglaise: “Methot’s Mill, Sylvain’s Corner, Peuilleteau’s Mill”.Mais votre pitié devient vite de l’indignation quand vous apercevez ces noms aux formes hybrides affi-ohés où jamais peut-être un Anglais n’a vécu, comme, par exemple: “Pier-reville’s Mill”, pour désigner, à l’em-bourhure du Saint-Français, l’endroit d’un des premiers établissements de la Nouvelle-France; “Indian Lorette”, donné à une localité tout près de relie si glorieusement célèbre, où le Chevalier de Lévis donna rendez-vous à ses miliciens pour la journée du 20 avril 1760.En face de cet état de choses, la conscience nationale est mal h l’aise, elle se soulève; elle proteste aujourd’hui de nouveau et propose une action commune et efficace, donnant à toutes les bonnes volontés, comme point de ralliement, la Société du Parler français au Canada.Plusieurs ont déjà répondu à l’appel; la classe instruite fournit déjà un bon nombre d’adhérents et de membres actifs.La Société attache une grande importance au concours des jeunes étudiants; aussi s’est-elle affiliée avec empressement ces très actives succursales, les Cercles d’étude formés dans plusieurs collèges et couvents.Cependant, il y aura toujours une grande lacune dans le fonctionnement de la Société, au point de vue du but è atteindre, tant que les enfants des écoles primaires ne pourront pas jouir directement de son influence, tant qu’ils no seront pas, du moins collectivement, au nombre des membres adhérents.- V.-P.JUTRAS, Ptre.C’est là une erreur, une idée fausse qu’il importe de combattre.Sachoms rester dans un juste milieu; apprendre l’anglais pour les besoins de la vie, mais pas plus.5o Ses résultats.Pour savoir si notre enseignement bilingue produit de bons résultats, dans cette province, il faut regarder nu dehors de l’école, afin de constater si les Canadiens français, dans les différentes sphères de l’activité intellectuelle où ils se trouvent en contact avec nos concitoyens de , langue anglaise, sont bien devancés par ceux-ci.¦Te ne crois pas qu’il soit téméraire d’affirmer, qu’à armes égales, les Canadiens français ont prouvé, et prou- La Société du Parler Français a entrepris une croisade contre certaines dénominations géographiques.L’état de choses dont on se plaint est le résultat de la routine.La répétition des noms produit la confusion.L’auteur dénonce l’engouement pour les noms sauvages et raconte les efforts faits pour épurer nos cartes et les rendre intelligibles.11 demande la supprrss’on des vocables sauvages d’une prononciation trop difficile.La réforme est commencée dans les régions nouvelles.Deux à trois cents dénominations françaises ont été attribuées à des cours d’eau qui sillonnent l’Abitibi et le Témisoaminguc.La plupart de ces noms sont pris parmi ceux des hommes de science, de lettres, d’art, d’explorateurs et de missionnaires.LA CORRECTION DU PARLER DE LA CONVERSATION AU COUVENT.La Rêv.Soeur traite de l’importance de la correction du langage au couvent vent encore tous les jours.qu’à ce 1 et montre ce qu’on fait actuellement point de vue au moins, nous devan-| p0ur y parvehir.Elle indique les résul çons nos concitoyens de langue nn-|tatg obtenus et appuie longuement sur glaise, dont un grand nombre, pour ne I j'jnflUpncp du milieu.Elle déplore le pns dire la majorité dans cette pro-|manqUC conviction de la nécessité vince.ont presque totalement négligé j(ju bon ]anfiafro.d’étudier et d’apprendre une des lan-1 panf, ]a ?oeonde partie de son travail, gués officielles de ce pays.|ia religieuse indique ce qu’il serait dési 6o Suggestions.rable de faire pour inspirer aux élè- Rien que les résultats obtenus dans vcs Uestime du bon iiarler français et que.Ainsi, plus explicite et mieux marquée encore, comme il lui convenait, la parole à la fois suave et élevée, douce et puissante de Mgr l’archevêque de Québec a proclamé qu’ "un Congrès de la Langue française au Canada ne peut pas ne pas être un Congrès catholique”, car ‘‘c’est au berceau même de notre vie historique que la langue française et la foi chrétienne ont contracté à Québec une indissoluble alliance”.' Aussi Mgr l'archevêque a-t-il proclamé que partout, “le Canadien, le Français, fils des communs ancêtres, ne peut être vraiment lui-même que s’il est catholique ; il ne peut s’acquitter de touie sa mission providentielle que s’il mêle à ses pensées patriotiques les convictions de la fai romaine, il pe peut rester digne de ses pères que s’il sait comme eux prier Dieu en langage do Franoe”.Dans sa réponse si aimable et si bienveillante, Bon Excellence Mgr Stagni.délégué apostolique, a donné à notre langue un digne tribut d’éloges, en la proclamant la langue des missionnaires du Canada et des missionnaires de tous les pays, il a célébré notre fidélité au Saint-Siège comme la plus grande gloire des Canadiens-français.M.Bonin,parlant nu nom de la France, a rappelé lui aussi la part de 1’F-glisc dans notre vie nationale, il a parlé des “nobles prélats et des grands “administrateurs envoyés du vieux “pays”, il a dit que l’œuvre entreprise autrefois ici par la France “est restéi “grâoe à cette race de foi et de vnil-"lance, serrée autour de ses prêtres, “qui a donné sans compter sa vie et “son sang.” Sir Lomer tlouin a rendu lui aussi hommage dans un beau discours à l’œuvre des prêtres canadiens, à l’œuvre de l'Eglise.Et Mgr >• — ‘ :e de Saint-Boni-faoe, duquel les acclamations les dlus prolongées ont du dire un peu 1 attachement et l’admiration de tout son grand auditoire, n’a eu qu’à laisser parler son grand cœur de patriote et son âme d’apôtre, pour manifester dans sa parole la même un'on de la foi et du patriotisme, qu'il lui upparte nait de traduire plus éloquemment peut-être qu’aucun nuire.S< n discours fut un hymne de foi et d'amour.Il a dit le rôle toujours nécessaire de l’Eglise dans notre histoire, il a signalé que les ennemis de notre foi et de notre race tiennent à notre égard le même langage, et il a terminé par une parole d'apôtre, attendant de Dieu et de la Sainte Eucharistie la survivance d'une race qui a vécu de son attachement à l’Eglise et qui veut continuer à chanter les louanges du Seigneur dons le doux parler de France.Ainsi, une fois encore, par la force du sentiment national, par la logique de Lhistoire, par la nécessité d'assurer l’avenir, la langue et la religion se sont trouvées indissolublement unies, dès la première grande manifestation du congrès de notre langue française.C’est une leçon qu’il fallait signaler, c’est une réponse qui sera entendue, c’est une espérance qu’il faut entretenir, c’est une condition de vie qu’il faut à tout prix sauvegarder.La leçon est donnée et sera répétée.Cette condition nécessaire de notre vie nationale canadienne sera maintenue et défenoue, car la race ne veut pas plus déchoir qu'elle ne veut, mourir.Elle reste catholique toujours.Quitte Montréal • k 8.00 A.M—b x 4.1t> I».M.—c V 8.15 p- M- k Ton» le» jour», x Ton» les jour» excepte le dimanche.a Avec wagon-salon, bibliothèque et bullet, b Wagon-salon-Pullman, c Wagon-lit» Pullman, JOUR DE LA CONFEDERATION I Des billets de retour seront en vente entre j toutes les gares en Canada aussi pour Masse-na Springs, Rouses Point.N.Y.,; S wanton.Island Pond, Vt., et gares intermédiaires au prix d’un BILLET SIMPLE DE PREMIERE CLASSE Départ, 28, 29, 30 juin, et 1er juillet; limi.te de retour 3 juillet.Bureaux des Billets en Ville MAINTENANT 122 ST-JACQUES TAUX D’ETE POUR TOURISTES DE MONTREAL A LA COTE DU PACIFIQUE ET RETOUR En vigueur tou» les jours jasqu'su 30 septembre, ine., limite de retour 31 octobre 1912; privilèges d'arrêts en route.Vancouver.Victoria, Seattle, ff 1 Ofl fifl Portland, ete.® ¦ UV.Ï/U San Francisco, T.os Angeles, San Diego viA Chicago et lignes directes.dans les CfflC AC deux directions.# I San Francisco, rià Portland, tio0n‘-: d,n\ ure .dir'c.$115.50 Des TAUX d« RETOUR SPECIAUX seront aussi en vigueur de MONTREAL, jusqu’au 30 juin, aussi 1er nu 4 juillet ; limite de retour 27 août, h Vancouver, Victoria, Seattle, Portland, etc., vià Chicago, $93.00; à San Francisco.vift Portland, Ore., dans une direction $108.00.EXCURSIONS DE COLONS Des billets aller et retour pour rOv,»st du Canada, vih Chicago, seront en vente les 9, 23 juillet; 6, 20 août; 3, 17 septembre è des prix très réduits.Dotes de l'Exposition de Winnipeg: 10 su 20 juillet.BUREAUX DES BILLETS EN VILLE: 122 rue St-Jaeques.Tél.Main undas, Ontario.Pour les sinistrés de Chicoutimi Ottawa, 28.Le gouvernement vient en aide à la population de Chicoutimi éprouvée par le désastreux inceudie de lundi.Le gouvernement a envoyé des secours en nourriture et deux cents tentes.LA VILLE DE QUEBEC Québec, 28.— Le comité municipal des finances a souscrit $2,000 pour venir au secours des incendiés do Chicoutimi.Les réceptions municipales La commission des réceptions a décidé de donner une promenade eu voiture aux membres du Congrès des Bibliothécaires Américains qui seront h Montréal la semaine prochaine.Elle a aussi décidé de recevoir la garde a pied du gouverneur du Connecticut qui viendra ici au mois f.’août.Démission en bloc (Service particulier) Winnipeg, Man., 28.— Le président et tous les membres de la commission provinciale des téléphones ont résigné leur position.-«- Le Duc de Connaught à Chicago (Service particulier) Chicago, 28.— Le duc de Connaught gouverneur général du Canada, recevra de l’Association du Commerce de Chicago, l’invitation de visiter Chicago cet été.Une catastrophe San Francisco, 27.— Une dépêche spéciale datée du 25, adressée au Chronicle de Los Angeles, dit: La ville do Guanajuato, Mexique, a été presque entièrement détruite, hier, et mille personnes ont perdu la vie à la suite d’une inondation produite par la pluie.Cetto dépêche vient de Mexico.Laval confère des titres à deux Français LE POETE GUSTAVE ZIDLER ET L'ABBE THELLEER DE PONCHE VILLE REÇOIVENT CE MATIN, DES MAINS DU BECTEUB DE L'UNIVERSITE LAVAL, LE TITRE DE DOCTEUR EN DROIT.— 4ième SEANCE GENERALE DU CONGRES.Une accusation de meurtre contre Bifanio (Des bureaux du “Devoir” à Québec) Québec, 28.— La quatrième séance générale -du congrès de langue française s’est ouverte ce matin à 10 heures, à la salle des promotions, à Université gous la présidence de Mgr P.E.Roy, Tous les congressistes ont tenu à honneur d’assister à cette intéressante et importante réunion qui recevra les rapports des sections, c’est à dire, le fruit d’un long travail accompli dans le calme, et qui adoptera les voeux de ces sections.Au début de la séance, Mgr Roy Ut la réponse au xtélégraunmes expédiés par le congrès au Pape, à l’Académie française, et au roi d’Angleterre.La séance prend aussi connaissance de lettres de félicitations et d’adhésion, en tre autres de la paroisse Saint-Hyacinthe de New-Bedford, des 20,000 person-nos réunies à Saint-Louis de France, (à Montréal), sous la présidence de M.II.A.Cholette, et do la Commission Scolaire de Montréal, qui annonce aux applaudissements de tus, qu’elle décernera désormais dans ses écoles un prix pour les élèves qui parleront le mieux le français, également des dépêches de Mgr Emard, de l’honorable Dr V.Landry, etc.M.le président offre ensuite, au nom de tous les congressistes au recteur de l’Université Laval, un modèle agrandi, Réponse de l’Académie Française Académie française, très touchée de votre message, adresse aux Canadiens-français et acadiens du Canada et des Etats-Unis ses remerciements et ses félicitations les plus cordiales pour leur initiative et leur fidèle attachement aux meilleures raditions d’esprit français.Elle envoie tous ses voeux au premier congrès de langue française, ave2 son salut fraternel.(Signé) RIBOT, Directeur.eu bronze, de la médaille du congrès.M.l’abbé Gosselin, après un éloge déli cat de la langue française, confère au poète Gustave Zidler.et à M.l’abbé Thellier de Poncheville le titre dev doc tour en droit de l’Université Laval Les deux nouveaux docteurs sont chaleureusement acclamés.DISCOURS DE ZIDLER M.Gustave Zidler reçoit, le premier le diplôme des mains du recteur.“Je vous remercie profondément, dit il, du grand honneur que vous voulez bien me faire en m’inscrivant au livre d’or de votre maison, à la suite du nom illustre et maintenant tant aimé au Canada de M.Etieunn Lamy.Ce diplôme, poursuit-il, me rappelle, qu’en 1885, je m’inscrivais en Sorbonne pour une thèse imposante, mais je n’en écrivais jamais que la première page, et cette première page no porte toujours que le titre.C’est que le démon de la poésie m'a saisi.Mais je constate aujourd'hui que la poésie mène ù.tout, même au diplôme.Ce diplôme u’est pas seulement un titre universitaire, mais c'est de plus, pour moi, un titre de noblesse canadienne.M.le recteur m’a découvert une nationalité nouvelle, celle de français-canadien.“C’est étonnant, m’a dit La réponse du Saint-Père Mgr Roy, archevêque de Québec, Canada:— Saint Père Pie X, sensible hommage, filial attachement et oumission et ferme volonté garder intact dépôt de leur foi adressé par les catholiques canadiens réunis à Québec, remercie, envoie de coeur à vous-même, à eux et à leurs familles, bénédiction apostolique implorée, gage, faveurs divines.(Signé) CARDINAL MERRY DEL VAL.Punition d’un escroc Paria, 27.— Robert Loonen, dont le père a de très belles relations, a ité condamné hier à trois ans de prison pour avoir escroqué M.Herman Frase h, qui est un chimiste distingué de New-York.Holmes vs Marrié "Le Journal du Palais” annonce aujourd’hui la demande do séparation de corps de M.C.E.A.Holmes, publiciste bien connu, d'avec «a femm«4 née Hortonse Marrié.La requête du Demandeur ne comporte pas moins de 83 ai légations habituelles d'ans ces causes.MM.Dutaud et Boeseito sont le* •peoai» du demandeujo, un ami, après avoir lu des vers quej’a vais écrits, comme vous avez l’âme canadienneot j'ai dû répondre: “C’est que l’âme canadienne n’est pas loin do l’Ame française”.L’ABBE THELLIER DE PONCHB-VILLE M.l’abbé Thollier do Ponchc-ville vient ensuite, au milieu dos applaudissements, recevoir le diplôme do docteur ès-lcttres.“Nous savions bien, dit l’éloquent orateur, qu’eu venant chez vous, nous irions sans cesse d’émotion en émotion, mais voilà que nous allons de surprise «n surprise.Je connaissais déjà le charme et la douceur de \otre accueil, mais je ne me doutais pas qu’au second voyage, m’attendait un charme de plus, et un diplôme.Je comprendrais mieux, l’honneur que vous me faites ot je m’en sentirais plus digue ai vous décer niez des diplômes ès-amitiés.Docteur ès-lettres, moi, qui no suis ni docte, ni lettré, je séant tout confus d’accepter un si grand titre d’une Université dont les recteurs sont si grands, qu jl leur faut, quand ils quittent le siège universitaire, un siège épiscopal.Je serais tout confus si je ne comprenais que ce diplôme n’est pas pour moi, qi i n’ai pas donné de vers au Canada, riais seulement un peu de la poésie de mon coeur.Et si je l'accepte, c est pour o clergé français, pour les petits curés de France, anus gloire, ni parchemins, mais qui méritent e législation adoptée à la dernière session provinciale, la région du Lac St-Jean possédera à partir du 15 juillet prochain un nouveau district judiciaire qui aura pour nom: le district de Roberval, ce district comprendra une cour supérieure qui siégera à Roberval et une cour de circuit, avec siège à Roberval et à Hébertville.Le juge Letellier en aura la juridiction et ouvrira le premier terme de !a cour Supérieure au mois d’octobre; cette nouvelle division entraîne la création de plusieurs positions pour lesquelles déjà nombre de demandes ont été reçues.On ne sait encore qui sera protonotaire, mais on dit que le shérifat écherra à M.Lévesque, agent de la station de Ro.berval.1 Les nominations seront faites-prochainement.La formation d’une union canadienne-francaise Ce projet, qui a pour but de grouper toutes les forces de la race en un tout compact et puissant, a été adopté par la section de Propagande hier après-midi.Fiançailles Dimanche, le 16 juin, chez M.Eu-chariste Mercure, 90 Avenue du Parc LaFontaine, M.l’abbé Lafontaine, curé de Bordeaux, a béni les fiançailles de M.l’échevin Gordien Ménard avec Mademoiselle Corinne Mercure.La surveillance des cinématographes La police visitera ee soir tous les cinématographes de la Ville pour s’assurer s’il y a des sièges dans les allées.En cas d’incendie, dit M.Chaussée, il ne servirait à rien d’avoir toutes les sorties du monde si les allées sont encombrées.La construction du filtre Les commissaires ont donné jusqu’au 7 juillet à M.F.H.McGuigan, constructeur du filtre, pour se mettre à l’oeuvre.Passé cette date, le contrat sera résilié, s’il n’y a pas d’amélioration, et la Ville confisquera le dépôt de $11.3,500.Le contrat est pour un montant de $1,135,000.M.McGuigan était le plus bas soumissionnaire.Intéressantes expériences médicales Paris, 27.— Le docteur Roux a communiqué à l'Académie des sciences les résultats des expériences qu’il a faites à l’Institut Pasteur de Tunis, contre le choléra.Ce sérum est composé à l’aido d'une culture de bacilles vivants du choléra.Injecté dans les veines de plusieurs personnes, ils les a préservées du fléau.Une voie de ^Intercolonial dans l’Ontario LE GOUVERNEMENT FEDERAL AURAIT DECIDE DE CONDUIRE CETTE LIGNE JUSQU’AU CEN TRE DE LA PROVINC7-SOEUR.Le pavage de la tue Chambord M.Janin, ingénieur en ehef de la ville, a reçu des commissaires l’ordre de voir à ee que l’entrepreneur du pavage de la rue Chambord le répare immédiatement.Ce pavage fut fait en opposite, l’an dernier; e'était une expérience.Cette année, il fond et on n’a pas avancé les choses en le recouvrant de sable, vu que e’est maintenant- une boue épaisse çt gluante.L’échevin Clément et les habitants do la rue Chambord ee plaignent amère.LjBcat-dff cct état do choses* , , (Service particulier) Ottawa, 28.— Ou annonce de Toronto que le gouvernement a décidé de conduire ITntereolonial jusqu'au centre de la province d’Ontario.Les officiers du ministre des chemins de fer décla rent qu’aucun projet de ce genre n'est à l’étude.-h Destruction du dirigeable “Swaben 1er” (Service particulier) Dusseldorf, 28.— Le dirigeable “Swaben 1er” a été complètement détruit ici ce matin.Le ballon était ancré auprès de sa remise lorsqu’un coup de vent le poussa contre la bâtisse.Tous les cordages furent rompus et des mécaniciens tentèrent, mais en vain, de retenir le ballon, qui s’éleva rapidement dans les airs fit explosion après que le gaz se fut enflamme dans l’enveloppe.Le “Swaben 1er” était une des gloires de l’aérostation allemande.Il avait accompli plusieurs longs voyages toujours couronnés de succès.Plus d’une fois les membres de la famille impériale allemande embarquèrent dans la nacelle du ballon maintenant détruit.La bande Bonnot en Belgique Bruxelles, 27.— Le parquet de Gand vient de recevoir du parquet de Paris le dossier relatif aux crimes commis en Belgique par la bande Bonnot, Garnier et Cie.Ce dossier contient les aveux de Carouv.Un princesse désespérée Naples, 27.— La princesse Aprioena Brancia a essayé hier de mettre fin à ses jours en avalant du sublimé corrosif.Elle a été transportée à l’hôpital Pelleguni où on lui a administré un énergique contre-poison.L’état de la princesse est grave.Des troubles conjugaux ont, paraît-il, poussé la princesse à cet acte de désespoir.Le dossier de l’avocat Clarence Darrow Los Angeles, Cal-, 27 — Guy Bid-oinger, un détective de Chicago, a déclaré aujourd’hui dans le procès de Clarence Darrow, que celui-ci lui avait offert de l’argent pour ne pas dévoiler certaines preuves contre les frères McNamara.La somme offerte par Darrow était de cinq mille dollars.Darrow demandait à Biddinger d’oublier totalement la conversation qu’il avait eue avec James McNamara, dont il avait fait l’arrestation et qui offrait trente mille dollars pour se faire remettre en liberté.Le tribunal a ordonné à Burns de quitter la Cour parce que l'avocat de la défense se plaignait qu’il échangeait des signaux avec lliddinger.L’alcool qui tue On a continué, ce matin, l’enquête sur la mort d’Ovide Saint-Jacques.Le docteur Georges Baril, professeur à l’Université Laval, après un examen des différents échantillons d’alcool qu’on lui a soumis, déclare qu’aucun ne contenait de poison.Le jury du coroner rend en conséquence un verdict de mort par absorption d’une trop forte quantité d’alcool.Un nouveau billet canadien de $5 Ottawa, 28 — On émettra le jour du Dominion un nouveau billet de 85.On dit qu’il est d’un fin dessin et si bien marqué que personne ne peut le com-îondre mémo à première vue.La Baie Courtenay Ottawa, 28 - M.W.T.White, ministre des finances, assistera à l’ouverture des travaux oe la baie Courtenay, Saint Jean, le 11 juillet.Le 17 juillet il sera à un pique-nique à Jaok-son’s Point, dans York Nord.La crise maritime New-York, 27 — La situation entre les propriétaires de navires et les matelots devient de plus en plus grave.L’association des matelots ordonnera la grève générale si les marins décident la grève lundi prochain.La mort d’Estenoz est confirmée (Service particulier) Santiago, Cuba, 28.— Le' général Egrenez, chef des insurgés, a été tué hier à Vego Bcllaco, à six milles de Mic-a-ra, dans le voisinage de Songo.Il a succombé au cours d’un combat livré par les troupes du gouvernement et où 100 rebelles, environ, ont été tués.On erit que le rrénéral Pedro Ivonet est aussi au nombre des morts, mais son cabavre n’a pus encore été retrouvé.I.ie corps du général Estenoz est arrivé en cette ville à 3 heures ee matin.Une foule considérable bordait les mes et le corps a été transporté aux casernes où il est exposé rn chapelle ardente jusqu’à l’heure des funérailles, qui ont lieu aujourd'hui même.(Service particulier) New-York, 28.— Le marché manque d’activité aujourd’hui.Les valeurs sont à la baisse.L'Amalgamated, le Southern Pacifie ont subi des perte» sensibles.Berlin, 28.— Les valeurs américaines sont en vogue et les prix sont fermes.Paris.28.— Les valeurs sont légèrement à la baisse.Londres, 28, — Le marché est plutôt tranquille.Les valeurs américaines sont demaodéca, _____ La culture littéraire ( de Tenfanl M.A.-B.Charbonneau, de Montréal, parle au Congrès, de la première formation du goût littéraire à l'école.lo.Il convient de préparer les élèves des maisons d’enseignement secondaire, à l’action française an Canada.C’est parmi eux que demain se recruteront les ouvriers les plus compétents et les plus actifs pour la défense et l’illustration du français.2o.A tout Canadien français instruit, le problème linguistique se pose avec la rigueur d’un devoir patriotique.Les maîtres ne peuvent l’ignorer dans l’éducation du patriotisme.Nous parlons une langue française, mais à formes dialectales particulières; il nous faut l’étudier pour en vérifier les titres de, noblesse et les droits à l’existence, — nous parlons la langue d’une minorité, en contact quotidien avec la langue anglaise; il nous faut sans cesse l’épurer pour l’empêcher de se corrompre — nous parlons une langue attaquée, obligée de lutter pour vivre; il nous faut en connaître les périls et les droits officiels pour la défendre et la sauver.3o.La lutte présente en cet une où chacun doit donner.Ne refusons pas le concours de la portion choisie de la jeunesse.Déjà, pourvu qu’on les y exhorte et qu’on les prépare, les collégiens peuvent faire de l’action française dans leur milieu, dans leurs familles.Par l'A.O.J.C.ils peuvent participer à des mouvements d’une portée encore plus vaste.II.—ORGANISATION DE CES CERCLES lo.Il n’est nullement “nécessaire” ni “souhaitable” de créer, à cette fin, de nouvelles sociétés: a) la multiplication des sociétés occasionne trop sou vent la multiplication du travail ; b) l’orientation de toute une académie ou de tout un cercle de collège vers Vs seules questions de langue française e-rait assigner aux cercles et aux acaiié-mies une fin trop étroite et trop exclusive.2o.U “suffirait” donc et il serait “préférable” d’organiser, dans le cercle ou dans l’académie, un comité du parler français.A tour de rôle, les élèves des classes supérieures y pourront travailler pendant un an, et aux séances générales du eercie faire bénéficier tous les confrères de leurs travaux.III.—FONCTIONNEMENT ET TRAVAIL lo.Une séance du comité, de la durée d’une heure environ, une fois par quinzaine, dans l’après-midi d’un jour do congé, sous la direction d’un président et du directeur.2o.Double étude: a) Etudes de lexicologie.Par les membres-enquêteurs, le comité fait la chasse aux anglicismes, aux expressions impropres, etc-, etc.Le comité s’empare des matériaux apportés.corrige et met en fiches.b) Etudes d’histoire et de principes philologiques pour diriger dans les corrections et pour inculquer le respect, l’amour et la fierté de la langue.3o.Rédaction par le secrétaire d’un rapport où l'on expose, à la séance générale du cercle, le travail accompli.4o.Organisation par le comité—à son tour, soit tous les deux mois — d’une discussion sur un sujet de langue française, et qui sera faite en présence de tous les membres du cercle.IV.—RESULTATS POSSIBLES ET DURABLES lo.L’épuration du langage écolier, obtenue en particulier par l’affichage, en récréation, des corrections du comité.2o.La défense et l’épuration de la langue continuées par les collégiens dans leurs familles.3o.L’amour, la fierté de la langue développés par une connaissance plus précise de ses titres, de ses droits officiels et des luttes qu’elle a coûtées.4o.La haute valeur morale éducative d’un tel emploi des énergies des jeunes, au service d’une cause très noble.Les cercles d’étude dans les collèges Résumé d’un intéressant travail de M.l'abbé L.-A.Groulx, de Valley-field, lu au Congrès de Québec.La formation littéraire de l’enfant exigeant la connaissance de son tempérament, l’instituteur doit en étudier lo caractère pour lui fournir l’orientatiou convenable.Il évitera de substituer sa nature à celle do son élève pour lui faire admirer des beautés qui ne sont pas de sa compréhension.L’influence des milieux est considérable sur l’idéal de l’enfant.L’éducation première puisée au sein de la famille ou dans la rue ne favorise pas souvent le développement du goût littéraire.Difficultés à vaincre.Des lectures: influences bonnes et mauvaises.Comment il faut lire.Résultat d’uno enquête faite en France eu 1910.Ce que les enfants doivent lire.Les lectures doivent être attrayantes plustôt qu’instructives.Se garder des contes et des fables, des romans à dix sous, des Nick Carter et autres.Dans le choix des livres, on aura en vue deux grandes sources d 'idéal: la religion et le patriotisme.Etude à faire sur le développement des facultés mentales: sensation, imagination, sentiments.LA CULTURE DE L’ENFANT Parmi les difficultés à vaincre, il y a l’apathie naturelle due à la mentalité ambiante.Les influences de la langue sur la foi sont les raisons que nous devons avoir de bien parler notre langue.L’inoorrection du langage et du style; causes, remèdes: Corriger de bonne heure les fautes de langage de l’enfant; changer la méthode de formation, en enseignant la langue par les mots et non par la grammaire; enrichir par tons les moyens possibles le vocabulaire de l’enfant.La leçon de lecture expliquée, analysée, commentée, fera naître le goût littéraire.Importance de la culture des sens physiques: l’ouïe et la vue surtout.Rôle du chant et des images, à l’école, dans la formation du goût littéraire.Culture des facultés mentales.Moyens à employer.Il faut respecter le goût des enfants mais le guider.Rôle do l’objectivisme et du subjectivisme dans la formation littéraire.La cinématograpfltie à l’école; ressources qu’ello offre comme procédé d’enseignement.Culture des sens psychiques qui donnent à la raison la conscience do ses actes, surtout la sensibilité qui est à la base du goût littéraire.La culture des oentiments peut sa faire par la lecture, les spectacles.Evolution des sentiments: penchants, désirs, passions.Lo travail du maître consiste à étouffer les penchants mauvais et à faire croître les bons.Moyens de cultiver le désir et la passion littéraire: fournir à l’enfant des émotions saines qui lu’ plaisent; des plaisirs permis satisfaisant son besoin naturel de jouissance; des sensations bonnes qui l’élèvent au lieu de l’abaisser.
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