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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 4 mars 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-03-04, Collections de BAnQ.

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' «!«rr VoTume XXII — No 5Î Abonnements par la poste» Edition quotidienne CANADA .9 6.0C E.-Unls et Empire Britannique .8.0G UNION POSTALE .10.00 Edition hebdomadaire CANADA .2.00 E.-UNIS ET UNION POSTALE .3.00 LG DEVOIR Montréal, mercredi 4 mars 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .SERVICE DE NUIT Administration HArbour 1241* Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! .HArbour 1243 Rédaction : ., ., .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 Charité bien ordonnée commence par soi-même C’est surtout dans les périodes de crises qu’il est bon d’appliquer le proverbe: “Charité bien ordonnée commence par soi-tmême.” M.Norman Holland, président de la commission industrielle, rappelle, dans un communiqué au?journaux, paru hier, que tel est l’esprit de la loi fédérale adoptée pour remédier au chômage.Dans les travaux exécutés sous l’empire de cette loi, on doit, âutant que faire se peut, employer la main-d’oeuvre locale; on doit aussi donner de préférence les contrats pour les achats de matériaux à des firmes opérant dans la municipalité intéressée, si cela est faisable, ou, à défaut, dans la région ou dans la province où est située cette municipalité.C’est le sens commun même et c’est aussi justice.Les municipalités collaborent avec les gouvernements fédéral et provinciaux pour atténuer la crise, il est naturel qu’elles se préoccupent au premier chef de leurs propres contribuables qui supportent une partie importante du coût des travaux.Au reste, telle devrait être la règle en tout temps.Les municipalités ont adopté des règlements interdisant à leurs fonctionnaires municipaux d’habiter en dehors de leurs frontières.Ce n’est pas une exagération de la xénophobie que de donner, en tout temps, à prix égal pour qualité égale, la préférence à des entrepreneurs ou à des fournisseurs contribuables de la ville qui fait exécuter des travaux ou conclut des achats de matériel.Un lecteur, à qui nous laissons la responsabilité de son information, nous signale une dérogation à cette règle (rappelée par M.Holland et qui devrait être de tout temps observée, encore une fois) qui doit se produire aujourd’hui même.La ville doit, en effet, selon notre informateur, accorder deux contrats relatifs à la reconstruction des marchés Saint-Jacques et Saint-Antoine et dans l’un et l’autre cas l’asphalte coloré pour les planchers serait acheté d’une firme torontp-nienne qui n’a qu’un simple agent à Montréal, tandis que toutes les soumissions de plusieurs fournisseurs, dont le siège social est à Montréal et dont les produits seraient de qualité supérieure à ceux de la firme étrangère, auraient été écartées.Il y a là une anomalie que notre 'informateur attribue au fait que la Commission technique, dont l’une des principales fonctions devait être de reviser les devis ou les cahiers des charges, n’a pas l’occasion de se prononcer là-dessus parce qu’on ne la consulte pas.Si cela est exact, il est évident que l’on détourne de son rôle cette commission qui peut rendre des services appréciables aux contribuables, puisqu’elle se compose de gens compétents, nul n’a jamais contesté ce fait.Ceux qui condamnent la formation de cette commission se bornent à objecter qu’elle coûtera cher et qu’elle constitue un inutile rouage.Ce rouage sera surtout inutilf, comme dirait M.de la Palisse, s’il est inutilisé et surtout coûteux, pour le même motif.C’est donc de-la part des autorités municipales jouer dans la main de l’adversaire que de ne pas tirer parti au maximum d’un corps qu’elles ont créé et dont la création constitue un progrès si marqué sur l’ancien régime—à condition, toujours, il va de soi, que la commission ne fasse pas fonction de cinquième roue ou de corniche de tôle.# * * Aux termes d’une nouvelle parue dans les gazettes de la semaine dernière, l’une des brandies de la Commission technique, la Commission d’urbanisme, ferait ériger, au sommet de la montagne, une vaste construction écrasée et qui paraît avoir l’allure de ces vespasiennes dont on parle tant et que réclame surtout, sans doute pour accroître son tirage, une Feuille à tout faire.Ce plan ne nous a pas paru heureux; mais nous n’avons pas compétence pour nous prononcer sur la matière.Ce qui nous plaît moins, c’est que l’on songe à dépenser, d’un coeur léger, une somme de $200,000, dit-on, pour un parc qui est très suffisamment pourvu.Il existe déjà un observatoire, qui n’est peut-être pas joli à observer, mais le rôle de l’observatoire n’est pas d’être observé.Et du reste ses lignes se comparent avantageusement avec l’interminable chalet de nécessité destiné à le remplacer.Pour justifier cette dépense, on met d’avant l’appât à offrir aux touristes.D’abord, le principal appât, tant que la loi Volstead continuera d’exister, offert par Montréal aux Américains, c’est le Pied-du-Courant où ils peuvent désaltérer une soif illégale.Ensuite, le premier souci de l’édilité et des organismes qui en dépendent ne doit pas être de gaver l’étranger et de donner les miettes aux enfants de la maison ou, encore, de canaliser le tourisme vers un point unique.La Commission d’urbanisme, qui est forcée de prendre les problèmes d’urbanisme par le petit bout et de les régler d’une façon absolument fragmentaire, a émis un principe excellent en déclarant que l’on ne doit pas toucher à la superficie actuelle des parcs pour y établir des constructions de quelque nature que ce soit.Il est, en effet, ridicule, dans une ville où il y a carence de parcs, de soustraire de ce qu’on a acheté à fort prix, quitte, plus tard, à remplacer ce que l’on a retranché en pratiquant de coûteuses expropriations.Souhaitons que ce principe s’applique au parc de Maisonneuve, menacé sans cesse d’être rogné.On dirait que toutes les nouvelles institutions qui désirent voir le jour ne peuvent songer à un autre emplacement.Or, si ce parc, ou plutôt, si ce terrain a coûté cher et s’il est vaste, il répondra à peine, dans quelques années, aux besoins do la population.Pour le moment il n’y répond pas du tout, car il ne mérite guère que le nom de dépotoir.Si donc ou doit débourser une somme do (>200,000 pour faire double emploi à la montagne, n’est-il pas juste que l’on commence enfin les travaux promis sous tous les régimes pour mettre Je parc de l’est en état?Toute la population nu delà de la rue Papineau en a besoin pour respirer plus largement l’été, pour fouler un peu de gazon, voir un peu de verdure propre et un petit coin de ciel qui ne soit pas enfumé.Il est sage de penser aux touristes, mais plus sage de ne pas oublier les enfants de la maison.Un si grand nombre de ceux-ci, hélas! ne connaissent de la montagne, précisément parce qu’il n’y a pas assez de parcs, que le petit coin de terre qu’ils occupent pour toujours sur le versant de la Côte-des-Neiges.Louis DUPIRE ChronTaue **)e comprends pourquoi.Lardon r*t un chic narçon.Il a an Icucr air mitancotiquc, qui dissimule uu pince-sans-rirc remarquable.Lardon ne s'est jamais, de toute, sa air, tracassé.Il a quelque.- fortune, des loisirs, un cabinet de médecin oit il mcl assez rarement les pieds.U fait la chasse, la pèche, selon les saisons, il est qrand amateur d'automobile, connaît tontes les roules du Canada et dr l'Amérique, peut-être, il n une bctlr bibliothèque, un charmant intérieur.FA il a bonne santé, llien ne l'étonne, rien ne le surprend, il est d'un fleqme accompli.IA s’il a un lêner air triste, c’est qu'il a des yeux sans cesse larmoyants, sans doute parce que, diraient des oculistes, il souffre d'un développement anormal des glandes lacrymales.Cela veut dire que s’il essuie souvent des larmes, ce n’est pas qu’il ait du chagrin, mais pour une raison d'ordre tout à fait physique; le sentiment n’a rien à y voir, non plus que les émotions.Lardon a une femme charmante, excellente maîtresse de maison, un peu portée au féminisme.Si on lui eût donné à choisir entre être homme ou être femme, elle aurait pré-férv être homme.Elle se contente assez de ne pas l’être, en prêchant un peu partout Végalité de la femme à l'homme.Elle est de toutes les associations féminines, de tous les groupements féministes; elle parle partout où ou l’invite, elle est ardemment politicienne et ne comprend pas que toutes les femmes, ne le soient pas.C’est son principal travers d’esprit, — son défaut de caractère, si l’on peut dire.Cela ne l’empêche pas de faire bon ménage avec Lardon.Celui-ci, qui a du flegme, laisse pérorer sa femme, fréquenter les assemblées, aller aux réunions politiques, se mettre en vedette.Lui, il n’a que faire de la politique non plus que de la vie publique.Son intérieur, ses livres, son chien de chasse, son fusil, son automobile, et dc-ci de-là son cabinet de travail, cela lui suf-fit.Lui, faire un discours, une conférence, une causerie?Encore un peu et si vous l’en sollicitiez, U dirait, un peu narquois: "Demandez cela à ma femme; c’est son affaire”.Il ne le dit pas, mais vous le fait entendre, avec détachement et comme si vous le saviez déjà.Peu loquace, il comprend que sa femme le soit à sa place.Sans goût pour la politique, il s’amuse, au fond, de; ce que ce soit elle qui s'y verse.Il ne paraît pas outre mesure fâché non plus qu’elle y trouve parfois des déconvenues.Cela, pour lui, fait partie du jeu.Or, Lardon, beau joueur, ne comprendrait pas qu’on prit mal un embarras, un ennui, un échec.Lui, s’il en rencontre, recommence et ne fait pas grise mine pendant des jours et des semaines.Ceux qui ne le connaissent guère ont de.la sympathie pour lui, — une sorte de sympathie un peu méprisante.N’est-il pas “le mari de madame Lardon, celle qui fait des discours politiques, vous savez"?D’autres, qui l’apprécient bien, savent qu’il se moque assez, au fond, de cette sympathie hautaine et condescendante.Il vit sa vie comme ; il l’entend, les qu'en-dira-t-on ne l’affectent guère.L’autre jour, il entrait au palais de justice, au passage.Il ventait tort et le vent lui met toujours aux yeux des larmes.// nassa devant un jeune portier qui le regarda avec quelque étonnement.Ce portier-ci, qui ne savait au juste qui était Lardon et que piquait la curiosité, demanda à l'un de ses camarades; “— Que c’est, celui-là que tu as salué tantôt et qui est entré ici en s'essuyant ies yeux?— C'est le docteur Lardon, tu sais bien, le mari de madame Lardon, la femme qui fait un peu partout des discours politiques.— Je m’en doutais bien aussi, qu’il avait quelque chose comme cela.Chaque fois que je l’ai vu, j’ai remarqué qu’il avail la larme à l’oeil.Après ce que tu me dis, je comprends.” Pierre KIROUL Bloc'notes Une trêve Les dernières dépêches des Indes, encore qu’elles ne nous apportent point le texte même de l’entente intervenue entre Gandhi et le vice-roi des Indes, lord Irwin, ne laissent point le moindre doute sur le fait qu’une trêve vient d’être conclue entre les autorités britanniques et les chefs du parti nationaliste indien.Cela devrait assurer tout au moins une période de détente, pendant laquelle des négociations nouvelles pourront s’engager.Est-ce la rupture?Les rumeurs de querelles dans la politique anglaise font pendant aux nouvelles de paix qui nous arrivent de l’autre bout du monde.' On sait que les travaillistes ne peuvent gouverner actuellement qu’avec l’appui du petit groupe libéral de M.Lloyd George.Voici quelques semaines, les libéraux acceptèrent en deuxième lecture un projet de loi auquel les travaillistes tiennent beaucoup, sur la reconnaissance légale de la grève générale.Les travaillistes, par contre, acceptèrent de faire adopter le projet de loi dit du vote alternatif, par lequel les libéraux prétendent pouvoir, aux élections prochaines, améliorer leur situation.On disait couramment que Lloyd George assurerait, tant que ce projet ne sérail point devenu loi.lu vie du ministère travailliste.Or, en comité général, les libéraux, d'accord avec les conservateurs, ont fait adopter un amendement d'un caractère tel que.devant ce texte, les travaillistes ont préféré abandonner tout le projet.On croit qu’ils vont maintenant laisser tomber le long du chemin le projet sur le vote alternatif, auquel, parait-il, pour leur part, ils ne tiennent guère.L'entente d’hier survivra-t-elle 5 ces chocs?C’est le point d'interrogation que se posent les chroniqueurs politiques.A QUEBEC La gauche accuse le gouvernement de protéger certaines compagnies forestièie; M.Duplessis parle d'un cas où, une compagnie ayant violé la loi, le cabinet, qui lui réclamait $20,000 d'amende, en a accepté $6,000 seulement — Une perte de $14,000—M.Taschereau et M.Craustein — M.Mercier défend son chef et son ministère — La route vers l'Abitibi LA QUESTION DES JUSTES SALAIRES DEBATTUE UNE FOIS DE PLUS EN CHAMBRE Un témoignage Nous recevons d’un observateur de la province de Québec eel intéressant témoignage: (Par Alexis GAGNON) Québec, 4 — La séance, qui s’an-nonçait assez calme hier après-midi, a pris une allure plus vive hier soir, alors que M.Maurice Duplessis a lancé une pierre dans la mare aux grenouilles.Au cours de l’après-midi, un débat s’est engagé sur les raisons de construire une route qui relierait le nord de Montréal à l’Abitibi.Le projet est excellent et il parait décidé que le gouvernement va l’exécuter.Chacun exalta le projet à l’envi, les uns avec force louanges pour le gouvernement, qui ne l’a pas encore fait, et les autres avec d’amers reproches pour le gouvernement qui a tant tardé.Ainsi chacun pourra dire à l’électeur : “J’ai réclamé cette route”.La séance du soir fut plus animée.Comme M.Mercier se préparait à une paisible discussion des crédits du ministère des terres et forêts, M.Duplessis a présenté un amendement, histoire do prouver au gouvernement que sa loi des salaires raisonnables n’est qu’un leurre qui ne protège guère l’ouvrier, maître et souverain juge de la prochaine élection.En effet un arrêté ministériel décrète que la loi ne peut s’appliquer lorsque le patron fait une entente écrite avec ses employés pour fixer le barème des salaires.En pareil cas l’échelle des salaires raisonnables devient un document parfaitement inutile.Or, eu temps de chômage, où la main-d’oeuvre surabonde, le patron n’a que l’embarras du choix et.peut imposer le salaire qui lui plaît.Et si l’ouvrier ne veut pas signer, le patron peut toujours s’adresser à d’autres, plus conciliants.En sorte que la garantie du salaire raisonnable pour l’ouvrier est fort problématique.A la veille du grand débat sur la loi des accidents du travail, dont le gouvernement espère tirer gloire, votes et profit, pareil amendement était peu charitable.M.Duplessis a poussé la cruauté et le raffinement jusqu’à forcer les députes ministériels, dont plusieurs représentants ouvriers, à voter contre son amendement, qui assurait plus de garanties à l’ouvrier.M.Duplessis a aussi engagé un débat sur la discussion des crédits.Il s’agissait de l’un des arrêtés ministériels que le député des Trois-Rivières a obtenus de haute lutte contre le mauvais vouloir ministé-riel., _ La Brampton Pulp and Paper, Company, de East-Angus, aurait violé la loi de coupe forestière en 1924-25.et le gouvernement lui re-claqia $20,000.Or en 1931, le gouvernement a Permettez-moi de vous féliciter pour les lettres que vous auer publiées sous la signature de M.Raymond Denis.J’ai toujours été porté a méjuger ces gens de l’Ouest dont les prétentions, à nous de l’Est, nous paraissaient un peu exorbitantes.Soyez certain que votre journal a rendu un fier service à l'unité nationale en nous faisant connaître les conditions qui existent là-bas.Combien y en a-t-il de gens, qui, comme moi, sont mieux renseignés sur les choses de la Russie — (ouïes importantes qu’elles soient — que sur ce qui se passe dans une partie de leur propre pays?C’est exactement pour travailler au maintien de l’unité nationale par une plus exacte connaissance des affaires du pays tout entier que nous avons prié M.Raymond Denis et quelques autres de nos amis de l’Ouest — nous espérons que les lettres de M.Denis ne seront pas les dernières du genre de nous exposer nettement la situation morale et matérielle de leur région.L’un des grands malheurs de notre pays, c’est d’être si vaste qu'il est bien difficile que les différentes provinces aient une claire vue des besoins et des intérêts de leurs voisines.Nous nous efforçons d’obvier dans toute la mesure de nos forces à ce grave inconvénient, nous remercions ceux qui, comme M.Raymond Denis, veulent bien nous apporter leur efficace et précieuse collaboration.Du Texas.I nc coupure d’un journal du Texas nous apprend que, jusque là-bus, on s'intéresse au prochain voyage en Louisiane des gens du Nord.On sait nous avons déjà publié là-dessus d'intéressants articles (lu'un certain nombre d'Acudiens de la Louisiane ont franchi la frontière du Texas.O.H.adopté un arrêté ministériel pour réduire ces $20,000 à $6,000, soit une perte de $14,000 pouf le trésor de la province.Ÿ flê Ÿ Le Conseil législatif est resté bien au-dessus de ces querelles, qui dérangent vilainement la digestion, l’équanimité, la fortitude et l’égalité d’humeur.Les nobles conseillers ont parlé de l’herbe à puce tout l’après-midi.La haute Chambre a dénoncé avec vigueur et exécration, cette herbe néfaste, et tous regardaient avec envie M.le conseiller John Hall Kelly qui leur disait, leur tendant les bras: “Venez chez nous, en Gas-pésie, où il n’y a pas d’herbe à pure, où vous serez à l’abri de la fièvre des foins”.Quelques bills Au début de la séance, le ministère présente quelques bills pour amender les lois suivantes: loi des sociétés agricoles et laitières; loi des sociétés coopératives agricoles; loi des abeilles; loi des sociétés d’agriculture.I.e gouvernement répond ensuite à quelques interpellations de la gauche, puis M.Honoré Mercier, ministre des terres et forêts, qui dirige la Chambre en l’absence du premier ministre, propose l’adoption en deuxième lecture du bill amendant lu loi de.la taxe sur les corporations.11 s’agit d’exempter de taxes les compagnies qtii exploitent un chemin de fer seulement dans un but d’exploitation forestière.Pour aider la compagnie Singer A une question de M.Blain, le ministre déclare que cette loi a pour but d’aider la compagnie Singer.M.Lahaie (Labelle) donne quelques explications relatives au projet de loi, et M.Aime Guertin s’objecte parce que ladite compagnie traverse trois villages sans prendre aucun voyageur.11 tente de démontrer que des conditions désavantageuses sont faites aux habitants de ces milieux; mais M.Mercier réplique qu’il ne peut en être autrement, car cette compagnie ne fait pas de transport public; elle s’occupe seulement d'exploitation forestière.M.Duplessis intervient alors dans le débat.Il estime que les pouvoirs accordés vont trop loin, et suggère que la période d’exemption de taxes à cette compagnie soit limitée.M.Guertin propose une entente entre le gouvernement et la compagnie intéressée pour qu’elle transporte des voyageurs.Le ministre répond qu’il fera tout son possible pour donner suite à cette demande.M.Guertin reprend alors le débat: M.Guertin.— Est-ce que la compagnie Singer est la seule qui ait demandé cette faveur?M.Mercier.— Je considère que c’est un droit et non une faveur.M.Duplessis.— Alors, la loi qui existait était injuste.M.Mercier.— Les conditions sont changées.Le bill en question est alors adopté en deuxième lecture et en comité plénier.Une decision Le président rend alors sa décision sur le point d’ordre soulevé à la séance de mardi dernier.Cette décision, qui forme un document de plusieurs pages, donne gain de cause à M.Maurice Duplessis.Lorsque M.J.-N.Erancoeur, ministre des travaux publics, a donné un avis de motion, la semaine dernière, pour que la CJiambre se forme en comité plénier lors de la séance suivante, pour étudier les résolutions relatives au bill des ponts, M.Maurice Duplessis a soulevé un point d’ordre et protesté que la Chambre ne pouvait se former en comité plénier tant que les résolutions ne seraient pas imprimées, en vertu de l’article 440.M Bouchard maintient le point d’ordre de M.Duplessis en déclarant que la Chambre ne peut se former en comité plénier tant que le bill ou les résolutions à discuter audit comité plénier ne sont pas imprimées.Il ajoute par ailleurs que la Chambre peut se former en comité plénier, à la séance même où les résolutions imprimées sont distribuées.Adoption de bill M.Perrault, ministre de ta voirie, propose l’adoption en troisième lecture du bill relatif à la vente de l’essence.L’opposition sr déclare dissidente et le bill est adopté.A une autre séance M.Duplessis propose ensuite l'adoption de son bill qui aurait pour effet d'abolir Pamendeincnt apporté à la loi des liqueurs et d'après lequel les arrestations sans mandat sont permises.Le député des Trois-Rivières estime que le mandat d’arrestation est absolument nécessaire dans ces cas.A la demande de M.Mercier, qui veut attendre le retour du premier ministre pour considérer ce projet de loi, cette question est laissée de côté pour une autre séance.M.Duplessis demande ensuite: “Copie de toutes les listes de paye du département de la voirie, concernant les travaux exécutés dans la paroisse de Saint-Norbert, comté de Berthier, sous la direction ou la si”' /cilla n ce de M.Edouard-Charles Laïrenière, de ladite paroisse, et ce-la à partir du 31 décembre 1928 jusqu’au 2 janvier 1931”.Cette motion est adoptée sitôt que présentée.M.Perrault déclare à M.Duplessis que la copie des listes de paye sera prête bientôt.Un bill et non une motion M.William Tremblay reprend alors le débat sur la motion du Dr Ernest Poulin au sujet de la route projetée Montréal-Abitibi.Le député de Maisonneuve se dit convaincu que son collègue de Laurier veut se faire du capital politique à la dernière minute.“Si le député de Laurier est sincère, dit-il, qu’il présente un bill au lieu d’une motion.Il y a assez longtemps que Montréal et le nord de la province attendent cette route”.L’Abitibi Cette opinion est partagée par M.Aimé Guertin, de Hull, qui préfère une loi devant la Chambre à une motion académique.“Si l’Abitibi est un pays susceptible de progrès, dit le député de Hull, pourquoi lui refuser des voies de communications faciles, une route qui la relierait à Montréal?Si ce pays n’est pas susceptible de progrès, pourquoi leurrer davantage la province en proclamant un développement fictif?L’Abitibi est prospère, dit-on, pourquoi alors 564 propriétés seront-elles vendues demain parce que les taxes ne sont pas payées?De.ce nombre, il en est plusieurs qui appartiennent au député de la région.Voilà un progrès.Il est temps que le gouvernement agisse, si Ton veut sauver ce district de colonisation.” M.Smart abonde dans le même sens, puis M.Authicr, députe de l’Abitibi, prend la parole.Il répond à M.Guertin que l’Abitibi continuera à grandir.Quant à la vente des propriétés mentionnée, il estime que sur un total de 12,000, H n’est pas étonnant de voir 564 propriétaires qui ne peuvent ou préfèrent ne pas payer leurs taxes.Au reste, conclut l’orateur, si l’Abitibi n’était pas prospère, les colons de la région n’auraient pas acheté 774 des 1700 lots vendus.Nous avons 20 paroisses organisées et une douzaine d’autres eu organisation.Comme M.Aulhier cite une brochure, M.Blain fait observer que les chiffres de l’auteur accusent un recul sur les dernières années.M.Au-thior prétend que les gros villages ont perdu un peu de leur population à cause de l’industrie minière qui a le plus souffert de la crise.Au point de vue agricole, conclut l’orateur, 1 Abitibi est en progrès.IJ suggère cependant que le gouvernement fasse une centaine de milles de route de plus pour compléter un reseau de 500 milles.La route dont fait mention la motion Poulin, passerait dans un territoire forestier, minier et touristique fort avantageux.Le député de l’Abitibi termine en insistant sur le point de touristique et en disant un mot de la future route transeanadienne.Il souhaite que cette route passe par TAbiti-hi- hn attendant, il suggère ce-pendant que le gouvernement se mette à l’oeuvre pour la construction d’une voie carrossable.M.Blain, député de Dorion, succède au députe de l’Abitibi.Il rappelle qu’il a déjà soulevé un débat sur cette question.Il se déclare on faveur de l’ouverture de cette route pour centraliser le commerce dans l'Abitibi, et afin de créer de meilleurs débouchés du côté de Québec.Le député de Dorion se demande ensuite quelles sont les raisons qui poussent les colons à déménager et à vendre leurs lots.1] met en doute la fertilité du sol abitibien et proteste contre une déclaration du “Soleil": "C,o n'est pas ma faute si le degré de température n’est pas le même que dans les autres rentres de notre province, notamment Montréal.L’on peut cependant faire quelque chose pour aider ces colons.Il n'y a pas de doute qu’un meilleur égouttement est possible et désirable.A date, nous avons beaucoup dépensé pour l’Abitibi, et les èésullats n’ont pas été rc que l’on espérait." 4 M.Blain n’hésite pas à dire qu( cette région est bien mal desser vie; il prétend que le gouvernement aurait dû insister beaucoup poui obtenir d’Ottawa des octrois plia élevés pour la construction de chemins de fer.M.Laferté clôt le débat: Tôt oa tard, dit-il, le raccordement de cette région avec Montréal devra se faire.Gela permettra ù nos inlassables colons de trouver un débouché plus facile vers le Nord.On s’est étonné que cette question ait été soulevée en Chambrt par voie de motion, poursuit le ministre.G’est une procédure fréquemment -suivie avant l'introduction d'un bill qui vient plus tard.SI ’’on consulte le rapport du missionnaire colonisateur de cette région, on voit que l’industrie du bois est en baisse mais que l’agriculture a fait de grands .progrès.Le mouvement s’est accéléré et il y a eu dépression dans les centres industriels seulement.y Plus tard On a encore parlé dans ce débat, du parc de la Montagne Tremblante, ajoute M.Laferté.Nous y avons songé afin de donner à la métropole ce magnifique territoire mais la chose devra se faire plus tard.Pour le moment, nous sommes convaincus qu’il vaut mieux conserver ce paradis de chasse et de pêche pour la protection du gibier.Quand le temps sera venu, nous nous ferons un plaisir de donner suite à la motion de M.Blain, conclut M.Laferté.Le Dr Poulin donne la réplique et résume le débat.Il répond à M.Tremblay qui Ta accusé de faire du capital politique: “Il faut remarquer, dit-il, que dés 1927, je proposai la construction de cette route Montréal-Abitibi”.La motion est alors adoptée et la Chambre ajourne à 8 heures et demie.Un amendement de M.Duplessii A la reprise de la séance, à 9 heures, M.Mercier, ministre des Terres et Forêts, propose que la Chambre se forme en .comité des subsides.Aussitôt M.Maurice Duplessis propose l’amendement que voici: Que tous les mots après “Que” dans la motion en discussion voient retranchés et remplacés par les suivante: “.fouit eu étant prête à voter les subsides .nécessaires à Sa Majesté, cette Chambre: a) Regrette que le gouvernement ait toujours négligé d’adopter-., les mesures (nécessaires pour assurer un juste isaiaire aux ouvriers; b) Déclare inefficace et illusoire ( l’arrêté adopté par le Conseil exé-‘cutif, le 24 avril 1929, et approuvé, le même jour, par .Son Honneur le lieutenant-gouverneur, pour donner I effet à une résolution, de l’Assemblée législative, en date du 14 avril 1908, relativement aux salaires des ouvriers; c) Invite le gouvernement de cette province à adopter des mesures appropriées et efficaces pour assurer un juste salaire aux ouvriers employés à l’exécution des travaux publies de cotte province et à remplir, sans plus de délai, la promesse faite dans le discours du trône du 3 mars 1908, de demander aux deux Chambres “de voter une loi assurant un salaire convenable aux ouvriers qui exécutent des contrats publics ou des travaux subventionnés par l’Etat”.Aussitôt les ministériels manifestent une vive inquiétude.La question des justes salaires Pour bien montrer de quelle sorte de sollicitude le gouvernement fait preuve envers les ouvriers, continue M.Duplessis, j’attirerai l'attention de la Chambre sur l’arrêté, qui définissait les clauses du salaire raisonnable, le 24 avril 1929, lorsque le gouvernement, à l’instigation du ministre du travail d’alors (M.Galipeault), adoptait un décret ministériel dans le but apparent, mais non évident comme on le verra, d’établir une loi des salaires raisonnables.Pour montrer comment le gouvernement s’occupe des> ouvriers je ferai constater dès le début l'impéritie et l’incurie extraordinaires qui ont présidé à la rédaction de cet arrêté ministériel.M.Duplessis lit alors le préambule: “Justes salaires dans les contrats du gouvernement provincial.Copie du rapport d’un comité de l’honorable conseil exécutif en date (Su*te à la 2ème puât) Hâtez-vous! Hâtez-vous! Hâtez-vous! Hâtez-vous! C’est le conseil qu’il nous faut inlassablement répéter à ceux de nos amis qui veulent faire le voyage de la Louisiane.Le nombre des voyageurs est forcément limité, le nombre des places de divers types l'est imreillc-ment.Double motif de se presser: pour rire sûr de sa place d’abord; pour être assuré ensuite d’une place à son goût.On sait que tontes les combinaisons possibles, ou ù peu près, ont été prévues par nos organisateurs: on part d’où l’on veut, l’on revient comme l'on veut, on peut ajouter à sa guise an jirincipal itinéraire.Un dépliant explicatif qu'on se procure sur simple demande à noire Service des Voyages, 430 me Notre-Dame est, Montréal (Tét.Harbour 1241), donne là-dessus les details nécessaires.Le Service des Voyages est toujours prêt à éclairer les doutes, à préparer de nouveaux itinéraires- t LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 4 MARS 1931 VOLUME XXII — No 51 Lei conférences Pour triompher du bolchevisme L’ACTION SOCIALE CHRETIENNE — L'ASSAINISSEMENT DE ILA MISERE — L’EGLISE ET LA QUESTION SOCIALE — LA CONFERENCE DU R.P.GUIT-TON AU COLLEGE SAINTE-MA RIE.HIER SOIR — PRESIDENCE DE M.RAOUL DANDÜRAND Le JL P.Guitton, S.J., prédicateur du carême à Notre-Dame, a prononcé hier soir sa première conférence publique, à la salle du Gesù, devant un réunion de famille, c’est-à-dire devant un groupe imposant d’anciens élèves, devant des prêtres, religieux et un public qui a l’habitude de fréquenter cette salle.Le jésuite de France a pris contact avec le public montréalais qui répond toujours avec empressement à i’appel des Jésuites de Montréal.Celui-ci s’est montré très sympathique et le Père Guitton s’en est dit très touché.Le prédicateur de Notre-Dame, qui fait de l’action sociale populaire en France, a démontré que c’est par l’action sociale chrétiennement comprise et conduite que les catholiques barreront la route au bolcne-visme, parce que l’action sociale est à la fois une puissance de portée apologétique et qu'elle a une influence moralisatrice et pacifiante.Le Père Guitton a fait observer que ce que veulent les bolchevistes, ce sont des plaies saignantes et que la révolution est fille de la misère et de la faim.Nous disons, nous, qu’il faut de bons samaritains pour verser sur les plaies saignantes-l’huile et le vin de la charité chrétienne.Il faut travailler à l’assainissement de la misère par l’assainissement des taudis.Il a montré ensuite que ce qui a fait la force de l’Eglise catholique c’est qu’elle n’a pas vécu en marge de la société, comme l’a fait l’Eglise russe orthodoxe, de l’aveu même de Solovieff, philosophe orthodoxe, laquelle est tombée en pourriture.Tous les papes, dit-il, depuis plus d’un demi-siècle, se sont occupés de la question sociale en même temps que de la question religieuse — la première aidant l’autre généralement — et voilà déjà 40 ans.c’est Léon XIII qui publiait son immortelle encyclique, recommandant dès alors le 'juste salaire, la nécessité de limiter ses heures de travail et la nécessité des assurances sociales.Il a fait Un rapprochement aussi entre la doctrine contenue dans l’encyclique de Léon XIII et Je récent discours de M.Shalbourne, à Bruxelles, dans lequel celui-ci affirmait à l’occasion d’un congrès du sucre, en décembre dernier, que le malaise de l’industrie vient de la “cupidité égoïste” de quelques-uns, Il a terminé en exposant un autre aspect de l’action sociale, celui qui doit s’exercer en marge de râtelier.M.le sénateur Dandurand présidait la conférence et il a présenté le Père Guitton comme ancien militaire, ppôtre de l’action sociale, en donnant ses titres de Chevalier de l'a Légion d’Honneur, de Croix de Guerre et trois fois Lauréats de l’Académie Française.Il a cité les titres de ses livres: Léon Har-mel, qui n’est nullement inférieur au fameux livre d’André Maurois sur Disraeli, cl un autre que je me propose de lire, dit-il: Si nous savions aimer.Aux côtés du président on remarquait: Mgr Turquetil, O.M.I., préfet apo.Aolique de la Baie d’Hudson; le R.P.Carrière, S.J., recteur du Collège Ste-Marie, le R.P.Guitton; M.le juge G.Desaulniers; M.Louis Bouhier, P.S.S., curé de Notre-Dame, M.Henri Bourassa, directeur du Devoir; le Dr J.-B.Prince; M.l’abbé Aimé Boileau, aumônier général des Syndicats Catholiques; M.Honoré Mercier, ministre des Terres et Forêts; M.l’échevin T.Fortin; les juges Doherty, Mignault et Gustave Perrault; MM.le Dr J.-E.Gendreau, L.-G.Hogue, L.Harbour et Charlemagne Rodier.Le R.P.Guitton la Voici les grandes lignes de conférence du Père Guitton.Après quelques bonnes paroles à l’adresse de M.Dandurand, et du public de Montréal, il déclare qu’il ne s’agit pas ce soir d’une amusette, mais d’un sujet accroché dans le Avis de décès DUCHASTF.L DE MONTROUGE — A Pa-rl«.mardi le 3 mars, Anita Snyder, veuve de Léon Duchastel de Montrouge, ancien Consul de France au Canada, qui vécut à Montréal et Québec pendant plusieurs années, mère de M.Jules Duchastel de Montrouge, ingénieur et gérant de l’Association des Industries Forestières de Qué-bec et Medame Paul Lacoste de Montréal.Nécrologie réel et qui tient aux entrailles de l’humanité.C’est un sujet, dit-il, ^extrêmement grave, mais non alarmant ni angoissant pour votre ville, a l’heure actuelle, j’aime à croire.Je le traiterai à un point de vue partiel, mais non partial.Le distingué conférencier annonce tout d’abord qu’il regarde comme établie la réalité du péril bolchevisle en général.Le Père P.Doncoeur vous en a d’ailleurs éloquemment parlé, l’automne dernier.Et il cite à ce sujet les livres "Moscou sans voile”, de Douillet, et ‘‘Parmi les Maîtres Rouges” de Solomon, publiés par les vaillantes Editions Spes.Quant au péril bolchevisle au Canada, dit-il, je m’en tiendrai à une conférence faite sous les auspices de la Ligue de Sécurité à Montréal, il y a quelques semaines.Le prêtre qui a fait la conférence a répondu par l’affirmative à la question : Y a-t-ii un danger?Il lit ici les conclusions de cette conférence du chanoine Nepveu._ 11 rappelle ensuite les quatre articles suivants du programme du congrès d parti communiste canadien tenu à Toronto le 17 février 1922: a) grouper les organisations ouvrières existantes pour en faire des artisans de la lutte contre le capitalisme; b) rendre les travailleurs plus exigeants pour le salaire et les heures de travail; c) s’emparer du pouvoir et implanter la dictature «lu prolétariat, (tout simplement, dit le P.Guitton); d) travailler au milieu des unions de métier réactionnaires et avec un peu de tact (le conférencier souligne ces mots), s’en rendre maîtres et remplacer les chefs réformistes.Voilà les ambitions des communistes au Canada.Vous avouerez avec moi que ces gens ont de gros appétits et un certain désir de voracité.Comme on dit en Bretagne: ils ont plus gros yeux que gros ventre.Quand j’entends ces loups dire: “Ote-toi de là que je m’y mette”, j’espère que vous aurez assez de poil pour répondre: “J’y suis, j’y reste”.Il lit ensuite un passage de la lettre pastorale de Mgr Gauthier sur la question du communisme et il ajoute qu’il est heureux de se couvrir d’une telle autorité pour affirmer ce qu’il va dire.Comment triompher?Comment triompher de ce péril, demande-t-ii?Par les moyens économiques, politiques?Oui, mais ce n’est pas assez.Nous avons applaudi de tout coeur à la mesure prise par le gouvernement d’Ottawa de fermer la porte aux produits russes.Le gouvernement de Washington essaie de fermer la porte même aux individus russes, et il raconte qu’il a passé pour quelqu’un qui nourrissait des idées révolutionnaires lorsque, arrivé à N«**-York, on s’enq.uit de ses livres inscrits sous le chef de “Cadeaux et propagande”.Ces mots sonnaient mal pour les agents d’immigration.Il ajoute donc que les moyens économiques et politiques ne suffisent pas à enrayer la vague bolchevisle et qu’il faut plus: l’action sociale et religieuse.Du jour où les catholiques, prêtres et laïques, cesseront, de parti pris, de s'occuper d’action sociale, dit-il, j’entends d’action sociale chrétiennement comprise et conduite, ce jour-là, ils cesseront d’être les lumières du monde.L’action sociale, continue-t-il, est une puissance de portée apologétique et l’on a tort de dire que l’Eglise ne s’occupe pas des ques-lions sociales.Le pape Benoit XV disait lui-même aux prêtres italiens: “Quand vous fondez une caisse rurale, vous accomplissez un ministère sacré”.La question sociale ne se sépare pas de la question religieuse.Combien étendue est la question sociale, c’est la diminution des taudis, c’est la suppression de la tuberculose, c’est l'assainissement des intelligences par la suppression de la littérature pornographique, cette autre tuberculose de l’âme, c’est l’enseignement ménager, c’est la condition faite aux veuves et aux orphelins, etc.Que de recrues seraient enlevées au communisme si l’action sociale était plus répandue.Ce qu’ils veulent, c’est des plaies saignantes, car la révolution est la fille de la misère et de la faim.Nous répondons, nous, ce qu’il faut, ce sont de bons samaritains pour verser sur les plaies saignantes l’huile et le vin de la charité chrétienne.Le Père Guitton parle ensuite de la difficulté de l’apostolat social et religieux auprès de l’ouvrier.L’ouvrier qui est l’artisan à domicile est demeuré le même, mais l'ouvrier de la grande industrie ne pense qu’à une chose: son salaire, ses ressources pour lutter contre la vie chère.Il a toujours une raison pour ne pas assister aux réunions sociales ou religieuses, comme les invités au banquet dont parle l'Evangile.L’auteur de la vie de Léon Har- de Rome au contraire n’avait cessé de s’en occuper et de s’y mêler.Et Solovieff citait la légende de saint Nicolas et de saint Lassien (laquelle serait trop longue à raconter dans cet article), et disait que Cas-sien, c’était l’Eglise de Moscou et saint Nicolas, l'Eglise de Home, Je vois, dit le Fère Guitton, que les S.Nicolas ne sont pas prêts de disparaître au Canada et que le bolchevisme aura beau essayer de mordre, il se cassera les dents.Dans le plan de l’humanité, dit le prédicateur de Notre-Dame, en entrant dans le second point de sa conférence, plus court que le premier, c’est la volonté de Dieu que l’homme se sanctifie, mais il a dit aussi: “Tu mangeras ton pain à la sueur de tou front”.Et saint Paul a dit: “Qui refuse de travailler, n’a pas droit de manger”.Double décret divin: sanctification et travail.Décret qui n’en est qu’un en somme: sanctification par le travail.Dans l’intention divine, le travail doit être moralisateur.C’est pourtant une douloureuse contradiction avec ce que nous voyons tous les jours: à l’atelier, promiscuité des Sexes; à la maison, couchage entassé.Le taudis, la maladie, le livre ignoble ne favorisent pas la vertu.Et saint Augustin disait que l’usage modéré des biens extérieurs est requis pour l’exercice de la vertu.Dans le pays de l’humour, on dit: Ne prêchez pas l’évangile à un estomac vide, il ne vous écoutera pas.Il faut que les conditions de vie permettent l’exercice de la vertu.Elargissons notre regard sur le monde économique.Sait-on que la haute finance fournit des atouts à la révolution?"Les industriels ont transgressé les lois de la saine économie.La production devenue énorme a amené comme résultat un chômage inouï.” Ces dernières paroles qui turent prononcées par M.Shalbourne, délégué américain au congrès du sucre à Bruxelles, en décembre dernier, se rapprochent des observations de Léon XIII, consignées dans son encyclique.Le Père Guitton cite ici des passages de l’en cyclique Rerum No varum et de la lettre de Mgr Gauthier.Eh bien ! dit-il, l’action sociale à laquelle nous invitent nos papes, nos archevêques, à laquelle nous sommes tenus par sympathie et par un concours effectif, a pour but de ré-tiiiblir un peu d’harmonie entre l’or dre providentiel de là-hauit et l’ordre économique d’ici-bas.Sa portée moralisatrice est incontestable.Groupements professionnels Le conférencier ajoute un mot sur les groupements profesionnels chrétiens.11 insiste sur la nécessité des cercles d’étude, afin d’empêcher le jeune homlmc et la jeune fille de donner leur adhésion à des organisations révolutionna;res.Les une se croient sûrs.Ils disent que, tout en payant leur contribution à ces organisations ouvrières et en recevant Je journal socialiste, ils ne tomberont pas.Mais un jour s’établit entre eux et le journal, le même dialogue qu’entre le serpent et Eve, et la Chute suit.C’est pour éviter de pareilles défections, dit-il, que je vous al parlé d’action sociale d’après les principes de nos papes.Si vous voulez vous occuper d’action sociale au sens chrétien, vous contribuerez à faire du bien à l’humanité et à rendre la religion plus féconde.Vous mettrez aussi le Canada en état de remplir plus sûrement sa très noble mission.M.Dandurand ia remercié.La session de Québec (Suite ae la lire page) La “Jeunesse Rouge” CONFERENCE DU R.P.GAUTHIER, A OUTREMONT BERTRAND — A Montréal, le 1er, à 74 ans.Mme Henri Bertrand (née Alphon-sine Chxrtrandi BÏSSONNETTE — A Montréal, le 3.à 69 ans.Mme Paul Bissonnette.DAUDET — A Montréal, le 2, à 37 ans, Ovide Daudet, époux de Germaine Labelle.HALL — A Lachlne, le 2, à 31 ans, An-rette Lecourt, épouse de John Hall.CLEMENT — A Montréal, le 2.a 72 ans.Rose Pérlard, épouse de Charles Clément.LAMARCHE —* A St-Henrl de Mascou-ehe, le 1er.à 63 ans.Georges Lamarche, époux d'Alblna Souclsse.LEBEAU — A Montréal, le 1er.à 69 ans, Mme veuve Maxime Lebeau, née Aurélie Lamarche.LEMIEUX — A Montréal, le 2.& 18 ans, Yvette Lemieux, fille de P.-X.Lemieux et de Rosalba Trudel.mel expose ensuite les grandes lignes de l’encyclique de Léon XIIT, Rerum Noyarum, dont on fêtera en mai, le 40ème anniversaire.Il montre qu’au même moment où ce grand pape donnait une nouvelle preuve que l’Eglise catholique romaine ne vivait pas en marge de la société, Solovieff signalait les motifs d'impuissance de son Eglise à résister à la poussée bolchevistc.Il disait que la principale source de la faiblesse de son Eglise venait du fait qu’elle avait vécu en marge de la civilisation, tandis que l’Eglise Geo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles—SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCES, m,Rachel Est, MONTREAL.O.Vandelac, Jr.Tél.BELAIR 1203-1204 ai».Ooue Hier soir, à Outremont, devant une foule qui remplissait presque à la déborder la grande salle de l’académie Querbes, le R.P.Lorenzo Gauthier, C.S.V., a donné une importante et impressionnante conférence sur la “jeunesse rouge” de Russie.Le conférencier, s’appuyant sur des documents russes, principale' ment d’origine soviétique, a fait le tableau des misères physiques et intellectuelles de la jeunesse russe depuis la révolution.La conférence a été suivie avec un extrême intérêt.Le R.P.Gauthier a terminé cette étude documentaire par un appel à la prière.“L’Eglise, dit-il, veille, travaille et prie, et prépare la-rcsur rection que vous hâterez par vos prières.J’en vois l’aurore splendide clans ce séminaire établi par Pie XI, à l’ombre des murs qui gardent la personne auguste du Pape Roi, et où de jeunes Russes se préparent à leur apostolat de demain sur la terre aimée de leur paVs ravagé.“L’étoile rouge des soviets décline, mais l’étoile blanche des rois mages s’allume déjà à l’horizon russe, et le temps approche où d’un bout à l’autre do ce malheureux pays l’hymne pacifique et admirable se fera entendre: “Gloria in ex-celsis Deo, et in terra pax homini-bus bonne voluntatis”.Gette conférence était sous les auspices du cercle Saint-Viatcur de l’A.C.J.C.C’est M.Lionel Leroux, ancien président de PA.C.J.C„ qui a présenté le R.P.Gauthier.Le R.P.Paré, aumônier général de l’Assoriation, a prononcé un discours de remerciements.La conférence a été agrémentée d’un intéressant programme dramatique et musical.LA SOCIETE COOPERATIVE FRAIS FUNERAIRES FONDEE EN 1895 Salons mortuaires de première classe 302, Ste'Catherins Est, Montréal Entrepreneurs ds Funérailles Assurance Funéraire Téléphone HArbour 5555 Docteurs, 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travail.Une telle célérité de la part du gouvernement est vraiment extraordinaire, puisqu’il adoptait l’arrêté basé sur un rapport présenté six jours après”.L’arrêté ministériel, poursuit-il, continue comme suit: “Suivant une résolution adoptée par l’assemblée législative le 14 avril 1908, il a été résolu: “Que tous les contrats du gouvernement devraient contenir des conditions nécessaires nour prévenir les abus qui peuvent se présenter dans les sous-contrats et qu’on devrait (aire tous les efforts possibles pour payer aux ouvriers les gages courants dans la localité où l’ouvrage se fait tels que payés aux ouvriers compétents, et cette Chambre concourt cordialement dans cette politique et croit que c’est le devoir du gouvernement de donner effet immédiat à cette résolution”.Cette résolution du 14 avril, dit M.Duplessis, parle de façon vague et indéfinie, pour se matérialiser 21 ans après dans un arrêté ministériel.Et cette résolution a été présentée en 1908, par le premier ministre actuel, ce qui veut dire que le gouvernement a attendu 21 ans pour tenir sa promesse, il a attendu que la promesse devienne en âge de majorité.On répondra peut-être que le premier ministre actuel ne traduisait alors que son opinion pure et simple.Car il fut un temps où sir Lo-mer Gouin et le premier ministre actuel ne voyaient pas les choses du même angle, (Je me rappelle que le premier ministre actuel présentait des motions et posait des questions pour savoir quelle politique le gouvernement voulait suivre).Mais non, car cette résolution était comprise dans le discours du trône de l’année 1908, qui disait: “Mon gouvernement vous demandera de voter une loi assurant un salaire convenable aux ouvriers qui exécutent des contrats publics ou des travaux subventionnés par l’Etat”.Un monument.Et c'est 21 ans plus tard que le gouvernement adoptait enfin cette mesure par arrêté ministériel.Mais cet airirêté est illusoire et du pur camouflage.11 n’a rien de défini ni de final.(C’est un monument d’indéfini, d'incohérence, d’incohésion et d’incertitude.Ainsi, on n’y trouve pas même un iota qui établisse un salaire-quelconque, com-nue base minime.Et l’on trouve, en plus, cet article: “Les pouvoirs du ministre du travail, en vertu des présentes, ne seront pas exercés à l’égard d’un ou de plusieurs employés s’il est établi à sa satisfaction qu’une convention écrite existe et est en vigueur entre l’entrepreneur et la classe d’employés à laquelle appartiennent ce ou ces employés, fixant les taux des salaires, les conditions de travail supplémentaire et les heures de travail”.Ainsi, il suffit qu’un patron impose aux ouvriers un engagement écrit pour obtenir du travail, à n’importe quel prix, pour que l’arrêté reste inutile et inopérant.Et c’est ce qui arrive, notamment à Joliette, où les ouvriers qui travaillaient pour des entreprneeurs à des travaux commandités par le gouvernerruent n’ont pas reçu les salaires mentionnés dans l’ochedle de salaire établie dans le contrat.Mais il est temps que ces ater-moiemients, ces palinodies et ces tergiversations avec les ouvriers prennent fin.On s’est plaint à plusieurs reprises du fait que les entrepreneurs ne payaient pas les salaires fixés dans le contrat, mais il n’y avait rien à faire car les entrepreneurs s’étaient arrangés d’avance par des écrits, de façon à ne pas avoir à tenir compte de la loi, puisque J’ar-rèté miniKtériel comportait une clause qui permettrait à l'entrepreneur de violer lu loi même.L’entre-prencur pouvait dire en effet à l’ouvrier: Acceptez par écrit mes conditions, ou vous n’aurez pias d ouvrage.Une affirmation de M.Francoeur M.J.-N.Francoeur, ministre du travail et des travaux publics, répond à M.Duplessis que la clause «les salaires raisonnables a été incluse dans tous les contrats du gouvernement et bien respectée.On ne pouvait fixer les salaires raisonnables dans l’arrêté ministériel, car nous voulions que les salaires raisonnables soient payés mais suivant le temps où sc fait cette construction.Nous n’avons pas reçu de plaintes, et chaque fois que nous en recevons, nous faisons faire une enquête.Je sais qu’il y a eu des plaintes à Joliette et que des ouvriers se sont plaints.Nous avons envoyé un de nos officiers pour faire enquête, et si la loi des salaires raisonnables n’u pas été respectée nous verrons à ce que l’entrepreneur rembourse la différence.Quant aux ententes écrites entre le patron et l’ouvrier, si ce dernier sc déclare satisfait de travailler pour tel prix, même si c’est inférieur à l’échelle des salaires, H n’a pas à se plaindre.Le palais de justice de Joliette M.Rlnin, député de Horion, rappelle que le gouvernement a annoncé la loi des salaires raisonnables en 1908, mais que tout en était resté là jusqu’en 1929.Mais la loi c’est que les ouvriers se sont plaints non settlement à Joliette, mais aussi à d’autres endroits.M.Dugas, député de Joliette.— L’honorable député connaît-il quels salaires sont payés à Joliette?M.Blain.— Le député de Joliette devrait au moins savoir ce qui se passe chez lui sans avoir à le demander aux autres.Je sais qu’on a confié la construction du palais de justice de Joliette à un boucher qui ne.connaît pas l’échelle des salaires et qui ne cherche qu’à retirer des profits de l’entreprise.Et j’ai appris que l’on payait des salaires inférieurs à l’échelle des salaires raisonnables, par le témoignage des avocats de Joliette.Je voterai pour l’amendement et je déclare qu’il était bon que dans cette Chambre, l’on démontrât que l’ouvrier est leurré par le gouvernement.M.Francoeur déclare à M.Duplessis que la copie de l’arrêté en conseil a été corrigée quant aux erreurs de dates.Mais M.Duplessis répond qu’il a lu lui-même l’original et que la copie ne fait que le reproduire fidèlement quant aux erreurs de dates.M.Lucien Dugas, député, de Joliette, déclare que le député de Horion ne sait pas ce dont il parle et que s’il avait pris des renseignements il aurait constaté qu’au palais de justice de Joliette le salaire des ouvriers était de 50 sous à ÿ2 plus élevé que sur aucun autre chantier de Joliette.Il déclare à M.Blain qu’il a pris ses renseignements chez un avocat qui se prépare à être candidat oppositionnls-te aux prochaines élections.L’opposition demande le vote sur l'amendement qui est battu par 41 voix contre 7.(M.Aimé Guertin, député de Hull, présente ensuite un autre amendement, mais comme on ne peut présenter deux amendements successifs sur une même motion, le nouvel amendement sera considéré à une autre séance, alors qu’il sera probablement présenté de nouveau par M.Guertin.La protection des forêts La Chambre se forme alors en comité des subsides et l’on étudié un crédit de $468,000 pour la protection des forêts.M.Gault, député de Saint-Georges, pose alors une série de questions auxquelles M.Mercier répond obligeamment.M.Mercier répond ensuite à M.Duplessis, qui mène rondement le débat jusqu’à la fin de la soirée, qu’il y a 4,000 hommes employés pour protéger la forêt contre le feu.Ces hommes ont des canots, 54 tours de surveillance, 900,000 de lignes téléphoniques.Il existe six associations de protection contre le feu, avec l’aide des compagnies.M.Duplessis.— Payez-vous ces compagnies?M.Mercier.— Je ne saurais préciser.Je ne saurais dire dans quelles proportions elles sont payées.M.Duplessis demande si, à l’instar rie certaines compagnies, le gouvernement a ouvert des chemins dâfts la forêt.M.Mercier répond que la Wapa-gamack en a construit un beau, mais surtout pour fins d’exploitation forestière, et il affinne que la construction de ces chemins est coûteuse.M.Duplessis reproche au gouvernement de n’avoir pas affecté une partie des fonds de chômage à l’ouverture des chemins dans la forêt.Il aurait retenu et employé dans la forêt un grand nombre de gens qui s’y trouvaient et qui sont venus ensuite compliquer la situation dans les villes.Le gouvernement, dit-il, doit porter le blâme de ne pas avoir organisé la protection assez tôt.Car il y a à peine sept ans que ces systèmes de protection ont été adoptés.Pourtant il y a longtemps que le téléphone, les canots, les tours existent.Et faute d’organisation et de prévoyance, le gouvernement a perdu, par les feux de forêt, des millions et des millions.Le cas dfè la Brompton Pulp and Paper M.Duplessis passe ensuite à un autre sujet.J’ai obtenu, dit-il, la production des ordres-en-conseil, et leur lecture m’a confirmé dans l’idée que c’est plutôt le désordre en conseil, et qu’il se commet de graves abus dans le département.M.Duplessis lit alors l’arrêté ministeriel suivant: Ordre-en-conseil en date du 30 janvier 1931, approuvé le 31 janvier 1931 pagnie à exploiter de la même façon que l’arrêté no 1989; Que ces arrêtés rédigés d’après les constatations faites par les officiers du service forestier considèrent comme recommandable, du point de vue sylvicole, une coupe par exception au règlement “12”; Que des rapports subséquents aux opérations île 1924-25 ont établi qu’un certain nombre d’arbres, parmi les arbres de délit, avaient été abattus pour ouvrir des chemins et généralement pour exploiter la forêt et que les opérations n’avaient pas été faites dans le dessein malicieux de compromettre l’existence de la forêt; Que le maintien de notre réclamation totale serait préjudiciable aux ouvriers qui ont travaillé aux exploitations de 1924-25 et qui étaient sous l’impression qu’ils pouvaient, dans les cantons de Lamb-ton et d’Adstock, couper par exception à l’article “12” des règlements comme dans le canton de Coleraine.En conséquence, l’honorable ministre recommande que notre réclamation contre la Brompton Pulp & Paper soit réduite des deux tiers, Ainsi donc des $20,000 que le gouvernement devait percevoir pour violation de la Un, $14,000 ont été remis en cadeau, soit $14,-000 perdus pour la province.Et ce n’est là qu’une transaction.L’affaire est arrivée en 1924-25.Le gouvernement a dû s’en apercevoir alors.Mais naturellement la compagnie a dû demander l’absolution.En 1929, il y avail une élection partielle dans le comté de la Brompton, où le gouvernement voulait faire élire un ministre.Le gouvernement a d’ailleurs attendu les résultats de Est-Angus pour agir.La compagnie a fait son devoir et je me rappelle que les gérants donnaient instruction aux ouvriers de voter pour le candidat du gouvernement.East-Angus a si bien répondu à l’attente du gouvernement, qu’au lieu de la majorité libérale de 200 voix précédente, ce fut une majorité conservatrice de 80 voix.Mais depuis il a fallu régler.Car depuis des années le département des Terres s’ingénie à fabriquer des arrêtés en violation de la loi.Celle-ci est faite pour protéger la forêt, assurer sa survie, permanente et régulière, qui prend au bas mot 50 années.Et la forêt est essentielle, pour régulariser les cours d’eau, et pour le développement de.nombreuses industries.Or le gouvernement a réglé en donnant $14,000 en prime à la violation de la loi.Réponse de M.Mercier M.Mercier répond aux observations de M.Duplessis que la cons-iruetion de chemins à travers la forêt est trop coûteuse et qu’il vaut mieux employer l’argent à des moyens plus efficaces.Si le gouvernement avait epiployé l’argent du chômage à faipc construire des chemins à travers la forêt, l’argent eût été mal employé.Quant à l’ordre-en-conseil cité par le député des Trois-Rivières, il n’a rien d’extraordinaire.M.Duplessis -—- Non pour le cabinet, il y est tellement habitué.M.Mercier explique que la violation de la loi a été rapportée au département qui a pris des mesures en conséquence.La discussion s’est prolongée, car la compagnie prétendait que les “jobbers” seuls étaient responsables.Et si le gouvernement a décidé de remettre une partie de l’amende r’était en considération des “jobbers” qui auraient été obligés de paver.Le dé parlement d’ailleurs a le droit de prendre de telles initiatives.M.Duplessis — Non, vous n’avez pas le droit de passer des arrêtés pour sanctionner une violation de la loi, ce que vous failes d'ailleurs dans 99% des cas.Vous avez le droit de passer des arrêtés pour prévoir certains cas, mais non pour régler des arrérages dus en vertu d’une loi existante.M.Mercier dit que chaque fois que les “jobbers” couperont du bois qui n’a pas le diamètre voulu, qu’ils seront obligés de payer, et que chaque fois qu’il y aura dnule, il n'hésitera pas à remettre l’amende.VERITABLE REMÈDE DE LA FAMILLE 1 LES , Pastilles VALDA BONI IIJD1SPENSABLES pour PRÉSERVER les Organes Respiratoires ou pourSOtQHER 1ps Rhumes, Maux de Gorge Laryngites, Bronchites, etc.En Vente partout [ Lee Exiger FN BOITES | portant le nom VALDA Aoijr n< pas votinfuiredevimer.' 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impossible.La joute ne fut pas très brillante au début, et_ ce n’est que lorsque le joueur de défense du Canadien, Albert Leduc, compta Tunique point de la partie, dans la deuxième période, que le jeu devint intéressant.Les joueurs du club Ottawa se lancèrent -alors à l’attaque afin de reprendre le terrain perdu, et d’éviter un échec, mais ce fut peine iuu-tile.Les joueurs de défense du Bleu Blanc Bouge protégèrent efu-cacement leur territoire tandis que George Hainsworth arrêtait tous les coups qui ee présentaient.Dans les dernières minutes du jeu, le gérant Dave Gill ordonna à tous ses joueurs de se porter à l’offensive, mais les visiteurs purent faire face à l’attaque et repousser les ruées des Sénateurs.Les Sénateurs étaient privés des services de leur joueurs de défense, Alex Smith, mais Bourgeault et Art.Smith se dépensèrent sans compter pour tenir les visiteurs en respect et i] faut dire qu’ils firent excellente figure et qu’il en fut de même pour Connell, dans les buts, mais, malheureusement pour les hommes de la capitale, les hommes de Cecil Hart étaient supérieurs et ils remportèrent une victoire bien méritée.Le point de Leduc a été de toute beauté, et est particulièrement remarquable parce qu’il a été compté alors que le Canadien avait deux hommes au pénitencier, qui tenaient compagnie à un Ottawa.Albert a pris la rondelle à la ligne bleue, Ta montée jusqu'à la défense où il a pivoté sur Jui-mènie et Ta lancée vers Connell à travers les jambes d’Art.Smith.Alignement des équipes: Canadien Hainsworth S.Muntha Burke Lépine Larochelle Joliat Ottawa.but Connell défense Starr Art.Smith centre Lamb avant Finnigan Kilrea Subs., Canadien: Moudou, Was-nie, Morenz, Leduc, Lcsieur, G.Mantha, Gagnon, Hivers.Subs., Ottawa: Touhey, Cox, Gagné, Grosvenor, Bourgeault, Kinsel-ia.Arbitres: G.Mallinson et Alex.Romeril.Première période Pas de point.Punitions: G.Maniha, Finnegan.Deuxième période 1.—Canadien, Leduc .11.20 Punitions: Larochelle, .loliat 2, Kilrea, Bourgeault, Starr, Finnegan.Troisième période Pas de point.Punitions: Joliat, Smith, Une victoire facile pour les Bruins Boston, 4.— Les Bruins n’ont eu aucune difficulté à vaincre les Bangers de New-York, hier soir, dans une rencontre de la ligue de hockey Nationale et les hommes d’Arthur Boss remportèrent les honneurs de la victoire par un résultat final de 4 à 1.Les Bruins sont sortis victorieux grâce à leur rapidité, à leur jeu d’ensemble et à la précision de leurs lancers.Marty Barry, des Bruins, fut l’étoile de la partie.Le joueur de centre du Boston enregistra deux points pour son club tandis que Weiland et Shore prirent tour à tour Roach en défaut.Le point des Bangers fut enregistré par Began, trois minutes avant l’expiration du temps réglementaire.Le point fut compté avec Taidc de Dillon et Mararle.4 Alignement des équipes: BOSTON Thompson Shore Hitchman Beattie Barry Oliver RANGERS Hnnch Johnson Peters Boucher F.Cook NV.Cook but défense défense centre avant avant Subs: Boston: Gninor, Weiland, Clapper, Lyon, Chapman, Dnrrngh, Owen et Galbraith.Rangers: Keeling, Murdock, Billon, Marnclc, P.Thompson, Began et Jcrwa.Arbitres: Hewitson cl Goodman.Les finalistes de la Ligue Starr vendredi soir La saison tire à sa fin, et toujours, TiniporLmce attend sa réponse.Quel club remportera le championnat de la Ligue Starr, détenu Tan dernier par le Canadien Montgomery et maintenant vacant par le fait que ce dernier est éliminé de la course pour les honneurs de la saison?Deux seuls clubs restent en lice.Curieuse coïncidence, il n’y avait que deux cercles paroissiaux dans la Ligue du président A.-E.Saucier qui comprenait sept clubs et ces deux Cercles se trouvent maintenant prêts à entrer en scène pour la lutte finale dans le but de remporter le magnifique trophée A.-E.Saucier, emblème du Championnat de la populaire Ligue de Hockey Starr.En effet, le C.P.St-Stanislas qui a éliminé le St-Via-teur par le score de 1 à 0 vendredi dernier, alors qu’il ne restait que deux minutes à jouer dans une partie très contestée, rencontrera le C.P.Ste-Hélène qui a fini la saison régulière en première position avec six victoires, quatre parties nulles et deux défaites dont une aux dépens du St-Viateur et l’autre contre son rival, le C.P.St-Stanislas.Dans leurs rencontres précédentes, le C.P.St-Stanislas et le C.P.Ste-Hélène furent tour à tour victorieux, le C.P.Ste-Hélène, la première fois par le score de 1 à 0 et la deuxième, le C.P.St-Stanislas par le score de 2 à 1.Ayant chacun deux x»oints Tun contre l’autre, c’est dire que la lutte de vendredi soir sera très contestée et que ces deux clubs seront en mesure de fournir aux fervents du hockey un spectacle très enlevant qui promet de tenir les spectateurs sur le qui-vive et le vainqueur, quel qu’il soit, devra se surpasser pour l’emporter.Pour compléter le programme, le secrétaire Orner de Bonville a réussi -à arranger une deuxième partie qui mettra en présence deux rivaux qui se disputeront le championnat de la division St-Henri.Ces deux clubs sont la Maison La Liberté et le Restaurant A.Lalonde qui ont chacun un record enviable cette saison.S’étant rencontrées en deux occasions, ces deux vaillantes équipes ont fait parties nulles chaque fois, la première par le score de 1 à 1 et la seconde par le score de 0 à 0.C’est donc dire qu’une grande rivalité existe entre-elles et la question de supériorité sera réglée définitivement vendredi soir.Les partisans de la Maison La Liberté sont priés de s’adresser au gérant Jean Giroux, 323 nie St-Phi-lippe pour réserver leurs billets tandis que les supporteurs du Restaurant A.Lalonde devront voir le gérant A.Lalonde, 321, rue Ste-Mar-guerite, pour acheter leurs billets.Les amateurs de hockey ne manqueront pas sans don’t: d’assister à cette soirée offerte par la direction de la Ligue Starr à Taffiche vendredi soir à l’Arena Mont-Royal.L’Académie Roussin bat le Beaudry Taxi Dimanche l’Académie Roussin recevait pour la deuxième fois le fameux Beaudry Taxi renommé comme un des meilleurs clubs amateurs de la province.A la vue des deux équipes les partisans du Beaudry Taxi _ se j croyaient assurés de la victoire.’ Dès le signal des hostilités les deux clubs se mirent vigoureusement.à l’attaque.Dans la première période les collégiens jouèrent un beau jeu d’ensemble ce qui leur valut trois points.Dans la deuxième, les collégiens semblaient faiblir.Alors les avants du Beaudry Taxi se lancèrent à Tattaque et R.Vinet par une belle montée individuelle réussit à compter.La troisième période venait de s’ouvrir quant les collégiens réussirent à compter leur 4e point.Les avants du Beaudry redoublèrent leurs efforts, mais tous venaient^se briser sur la solide défense de TA-cadémie Roussin.Juste deux inimités avant la fin de la partie les collégiens enregistrèrent leur 5e point mettant le résultat de 5 à 1.L’Académie Roussin félicite le Beaudry Taxi de son magnifique esprit sportif.Dans la Ligue Internationale Les joutes disputées hier soir dans les séries de Ja ligue de hockey Internationale ont donné les résultats suivants: Cleveland, 5; Pittsburg, 1.Buffailo, 3: Détroit, 2.POSITION DES CLUBS Henri-Hébert champion de la Ligue de l’Est L’Arena de l’Académie Roussin était remplie à sa capacité lundi soir dernier lors de la dernière joute pour le championnat de la Ligue de hockey amateur de l’Est, Les deux clubs finalistes, le Saint-Eusèbe Did.et le Henri-Hébert ont fait partie nulle de 0 à 0 dans leur seconde et dernière rencontre pour les trophées Rolland et Christin.Mais comme le Henri-Hébert avait remporté les honneurs de la première joute par 3 à 1, il se trouvé à gagner la série et par le fait même devient champion de la Ligue de TEst.C’est la première fois à la Pointe-aux-Trembles que Ton voit une partie si fertile en incidents de toutes sortes.Intéressante partie d’abord, puisque le Saint-Esuèbe, de la première minute de jeu jusqu’à la dernière, a joué comme un déchainé, forçant le jeu continuellement dans le territoire des champions.Celui qui a vaincu définitivement le Saint-Eusèbe Ind., c’est bien Benoît, l’habile gardien de buts des vainqueurs.Tous se demandaient quel club assez puissent de la métropole aurait pu prendre en défaut le héros de cette partie tant il a bloqué tout avec maîtrise.Se remuant partout dans sa cage, et avec la chance pour lui, il a été tout à fait invincible.Le Saint-Eusèbe joua deux minutes durant avec deux joueurs de plus que ie Henri-Hébert, mais toujours Benoit arrêtait magistralement les coups des Bourcier, des Boulet ou des Berthelet qui souvent se trouvaient seuls devant lui.La foule délirait et des salves d’applaudissements retentirent souvent devant une lulte si contestée.Par contre, il y eut beaucoup d’animosité parmi tes joueurs et tellement que l’on s’attendait d’une minute à Tautre à des désordres désagréables.Il ne restait que sent minutes à jouer que Murphy se prit de querelle avec Leblanc du Henri-Hébert et en vinrent sérieusement aux coups.Une mêlée s’ensuivit pratiquement générale et les arbitres eurent toutes les difficultés à remettre Tordre.Les deux combattants furent bannis de • la joule pour le reste de la partie, tandis que Marin et Rayrtiond, des champions, venaient se reposer au frigidaire pour deux minutes.Ce fut une fin de partie captivante, mais tout de même regrettable.Le Henri-Hébert jouera maintenant une série de deux parties avec le Starr, champion senior du Parc La-Fontaine.La première joute çom-mencea vendredi de cette semaine à la Pointe-aux-Trembles et la dernière lundi prochain au même endroit.La majorité des points décidera du vainqueur.La partie d’exhibition entre le Crescent et le Malboro se termina par un résultat nul de 2 à 2.Les frères R.et N.Laganière comptèrent pour le Malboro et Dupuis ainsi que Sénécal comptèrent pour le Crescent.Les Leafs gagnent à Philadelphie Philadelphie, 4.— Les Leafs de Toronto ont fait subir un nouvel échec aux Quakers, hier soir, le trente-deuxième depuis le commencement de la saison, alors que les hommes de Connie Smythe ont remporté la victoire par un résultat de 5 à 1.Dans la première période les locaux prirent l’avantage en comptant un point mais dans les deux dernières manches les protégés de Cooper Smeaton furent impuissants à prendre Chabot en défaut pendant que le Toronto enregistrait cinq points, dont deux dans te deuxième engagement et trois dans la période finale.Alignement des équipes: TORONTO PHILADELPHIE Chabot but Glide Clancy déf.Shields Day déf.Goulson Blair centre Lowrey Cotton avant Howe Bailey avant Kilrea Alignement des équipes: Ile'nri-Hébert, 0 St-Eusèbe Ind., 0 Benoît But Sidney Peat Brunault Défense Auclair La vigne défense Murphy Leblanc Centre A.Boulet Marin aile R.Boulet Beaqd et aile Berthelet Cadorette Subs.Bourcier Gagnon “ Duquette Raymond Trudeau t< Dubé Première période Lit 7.53 1.Boston: Welland .2.Boston: Shore .Punition»: Illtchinnn, Thomp son, Lyon et Jcrwa, Deuxième période 3.Boston: Barry .4.Boston: Barry .Punition: Johnson.Troisième période ô* Runners: Began .17.11 Punition: Hitchman.G.P.N.Pts Buffalo .26 11 5 57 Windsor .21 15 6 48 Cleveland .21 15 6 48 London .19 17 5 43 Pillshtirg .17 16 9 43 Détroit .15 25 1 31 Syracuse .9 29 4 22 (MS 19,08 CR SOIR A 8 H.30 Finales du Groupe Senior McGILL vs .A.^k.Ak* Enfants .Entrée générale .50 Sieges d’amnhlthefttre non reserves ts Sièges d’amphllhe&tre *1.00 Sieges de loges et promenade .$1.50 Taxe comprise VENDREDI, S MARS A S H.SO P.M.N.YORK RANGERS vs CANADIENS sieges réservé» du “Clrrle" Admission générais Taxe comprise.«1.00 .50 Première période Aucun point.Deuxième période Aucun point.Troisième période Aucun point.Punitions: Berthelet, Marin, Bru-nnult et Murphv (mineures), Murphy et Leblanc (bannis de la joute), Raymond et Marin (mineures).Arbitres: Hector Lépine et N.Larivée.Chronométreurs: R.Charlebois et B.Laverdure.Saint-Guillaume victorieux Dimanche dernier, le 1er mars, le club de hockey de St-Guillaume d’Upton a terminé sa saison en remportant une belle victoire sur le Drummondville II par 3 à 1.Malgré que la glace fût très molle, le jeu fut passionnant et assez rapide.Le Drummondville fut très courtois pour tous et félicite spécialement notre jeune gardien de but: George Vanasse, qui a joué une très belle partie à la grande satisfaction des nombreux spectateurs.Il n’en est pas de même pour Georges Chassé, qui a joué de malchance toute la partie.Aligncmnt des équipes: St-Guillaume Drummondville C.-E.Vanasse hut G.Chassé J.-N.Vanasse défense P.Lacroix Vndeboncoeur Lamarche Dalbec centre *,c!r^ Laprade aile Lacharlté Cartier Beaudette Subs.St-Guillaume: A.Vincent, H.Dupuis, E.Gauthier, P.-E.Gauthier, G.-E.Beaudette, G.Dumaine.Drummondville: G.Desfossers, A.Lacroix.Arbitres: MM.Lucien Larivière cl J.-M.Gratton.Le classement des équipes Substituts : Toronto : Primeau.Gracie, Cona-cher, Horner, Levinsky.Quakers: Jarvis, Milks, Barton.Arbitres: Ion et Wagner.Première période 1.—Philadelphie, Milks __ 9.36 Punition: Bailey.Deuxième période 2.—Toronto, Bailey .3.32 3.—Toronto, Primeau .3.08 Pas de punition.Troisième période 4.—Toronto, Primeau .(i.18 5.—Toronto, Gracie .11.47 6.—Toronto, Clancy.39 Punitions: Gracie, Cotton.Exposition canine Une foule considérable d’amateurs remplissait hier soir à sa pleine capacité la salle du Garage Drummond pour voir juger l’exposition canine mensuelle de la Montreal Kennel Association.Vu Tabsence de Frank Stuart, retenu chez lui par la maladie, les eJasses de terriers furent jugées par NV.NV.Rooney, et les chiens de grande race et ceux de race sportive par J.-E.Armstead.Tous deux, aidés de G.F.Painter, prirent la décision finale qui déclara Je grand vainqueur de Tex-position.Ce prix spécial fut octroyé à W.R.Silken, propriétaire du terrier écossais Gray Hope Grit, un sujet de bonne qualité générale, dont les artifices de parure laissaient voir un pelage peu propre à l’exposition.Ce chien possède une jolie tête, un bon corps, est plein de courage, mais il n’est pas sain dans son allure.Le prix offert poqr la meilleure chienne de l’exposition fut gagné par Ormsby Lucienuç.à Ormsby Kennels.Cette chienne aurait pii gagner le prix gagné par le terrier écossais sans causer de tremblements de terre.Elle était en parfaite condition et a l’allure d’un grand cheval hackney.Le troisième prix fut gagné par Cutie, un terrier de Malte à Lady Tait.Du point de vue éducationnel, cette victoire ne fut pas des plus heureuses, car si les amatèurs prenaient ce sujet comme modèle, ils éprouveraient bien des déboires.L’exposition fut un succès; les juges se donnèrent beaucoup de peine pour arriver à leurs décisions et il faut les en féliciter.Dans les diverses races les gagnants furent les suivants: Epagneuls Springer, NValter Fer-rier, Baron Max Grover; Terriers de fantaisie, Madame Simard Fille; Meilleur chien de fantaisie, Lady Tait, Cutie; Alsacien, Bvng von Bloom; Boston Terriers, O.Briset-te, Hagerty’s Beau Geste.Bouledogues, M.Dickenson, Haddem Hall’s Recruit; Bull Terriers.Arthur Dagenais, Kid McCoy.Chow Chows, C.Heath, Foneey Foo; Epagneuls Cockers, Mme NV.Bonnel, Go Getter; Collies, Dr Michaels, Nurse Edith; Dandie Dumont, C.B.Mc Ritchie, Desipot of Devondaie; Setters anglais, R.J.A.Chalmers, Gun Metal; Epagneuls anglais, Mme H.P.Davies, Queenie; Eskitnaux, A.Beauvais, Jeff of Baffin; Danois.Joseph Paquette, Bozo; Setters Irlandais, Mme M.E.Brown Shannon, Red Pepper; Terriers Irlandais, l’entrée de Torn Huggan; Epagneuls Irlandais, Dr NV.Monette, Canaille; Terriers de Malte, Lady Tail’s Cutie; Terrencuve, A.Lachaine, Le Sergent; Pékinois, Mme C.de P.Doniphan, Tong King of Wangza; ce chien gagna aussi le prix offert pour ie meilleur sujet élevé par l’exposant.Poméraniens, Mlle Yvonne Riou, Royaume Bobby; Caniches, Frank Thorpe, Beauty; Carlins, Mme Threlfalls, Mickey Maguire of Threlfalls; Schnipperkes, A.Petit.Supérieur; Terriers écos-saisNV.B.Aitken, Gray Hope Grit; Fox terriers à poils hérissés, Ormsby Kennels, Ormsby Evermor; Variété de chiens nés au Canada, champion : Glen Rose Fire Flanie, poméranien à Mme A.Riou.Variété de chiens de travail: Jeff i of Baffin, eskimau, à Arthur Beau vais.Les joueurs se rapportent à Brenham Brenham, Texas, le 4 mars—Aujourd’hui est le grand jourl Presque tous les lanceurs et receveurs des Royals, à l’exception de quelques-uns qui sont à Hot Springs avec le gérant Holly, se rapporteront au camp d’entrainement du club de baseball Montréal.11 y aura certainement plus de lanceurs et receveurs rendus ici ce soir que cette ville n’en a jamais eu, et encore il y en aura certainement quelques-uns qui se rapporteront demain matin lorsque la première pratique commencera sous la direction de Herbie Moran, qui aura charge de l’équipe jusqu’à l’arrivée du gérant Holly dimanche.La délégation de Montréal fut la première à arriver.De fait, le soleil venait justement de se montrer au-dessus des montagnes à six heures ce matin, lorsque le lanceur John Pomorski, le secrétaire Tony Savard et l’entraîneur Bill O’Brien descendirent du pullman venant directement de Chicago.Il y avait aussi sur le même train, Jim Perkins, le receveur qui fut acheté du club Canton, l’automne dernier, et qui travailla avec les Royals à Montréal durant le dernier mois de la saison, mais il n’eût aucune chance de démontrer ce qu’il aurait-pu faire en arrière du bâton.Perkins a tout l’air d’avoir engraissé.Perkins entra dans le baseball professionnel seulement l’an dernier, il est déterminé de réussir avec les Royals et cela ne serait pas surprenant s’il était gardé avfc le club pour la saison.L’opinion de tous en général indique que le gérant Holly ne comptera pas beaucoup sur Niebergall celte année.Lee Head est ce qu’il y a de mieux en fait de receveur dans la ligue.11 a été receveur pour la ligue Internationale depuis près de huit ans, il connaît tous les joueurs comme un livre, et, avec ça, i) est l’un des meilleurs frappeurs rie la ligue.Toutes ces qualités lui ont valu une place permanente avec le club, et il n’aime rien autant que de jouer tous les jours.Les bons receveurs sont plutôt rares dans la ligue Internationale, et il est tout probable que tôt ou tard, quelque club ayant trouvé son département de receveurs trop faible, fera une offre aux Royals pour Niebergall.Aussi il y a autre chose, c’est de savoir si Niebergall a signé son contrat.S’il l’avait signé, il aurait certainement été du nombre des autres joueurs arrivés aujourd’hui.Des réservations furent faites pour tous ceux qui doivent arriver aujourd’hui niais > rien pour Nicber-gall.Niebergall a toujours été un bon receveur, il l’est encore, mais avec Lee Head le Montréal ne peut j se servir de Niebergall aussi souvent qu’un autre club pourrait le faire.Lee Head fut aussi du nombre de ceux qui sont arrivés ce matin.II a voyagé par la Nouvelle-Orléans et Houston et, en route, a ramassé Cy Perkins, lanceur, un autre joueur du sud qui vient d’Oxford, Miss.Perkins fut l’un des premiers lanceurs de la Ligue Centrale, Tan dernier, et lança dans plus de manches que n’importe quel autre lanceur dans cette ligue.Avec Cy Perkins, lanceur et Jim Perkins, receveur, il est tout probable que Tun de ces jours d’été prochain, si ces deux joueurs restent avec le club, que les habifués du Stade à Montréal, entendront annoncer le jeu comme ceci: Perkins et Perkins.Aussitôt que le déjeuner fut terminé ce matin, les premiers arrivés se rendirent avec Herbie Moran au terrain de baseball.Tout fut trouvé en bonne condition et le champ est en assez bon état pour soutenir une bonne partie.Quoique la pratique ne commencera pas avant demain quelques-uns des lanceurs sont persuadés qu’ils pourront eonvainerc l’entraîneur Bill O’Brien de leur donner quelques uniformes et quelques balles pour une petite pratique.La température est idéale aujourd’hui et quelques-uns des joueurs remarquèrent qu’elle était comme celle de la fin de mai à Montreal.Ÿ Ÿ Ÿ Battle Creek, Mich., 4 mars — Gowell S.Onset, étoile lanceur des Royals, a annonce ce matin qu’il avait accepté son contrat avec le club Montréal pour cette année, et partirait ce soir pour le camp d’en-1 traînement à Brenham.Il arrivera : à destination vendredi.Quoique le contrat qu’il recul i contenait une augmentation de sa-1 laire, il le retourna aux bureaux du Stade à Montréal.Ensuite il at- ; tendit les événements.N’ayant re- ; M.ALPHONSE RAYMOND industriel el sportsman bien * connu, qui fut récemment élu directeur du Club de Hockey Canadien, en remplacement de feu H.-J.Elliott, C.R.çu aucune nouvelle depuis plusieurs jours, il commença à regretter d’avoir renvoyé son contrat et se décida cette semaine à envoyer un télégramme à Montréal acceptant le contrat original.Il reçut donc son billet ne chemin d?fer et i! est prêt à partir e soir.Il pèse un peu plus que T.m dernier, approchant 240 livres, soit 15 livres de plus que Tan dernier, mais il les perdra vite à Brenham.Fête annuelle du Mont-St-Louis Les nouvelles les plus encourageantes arrivent de tous les coins de la ville aux organisateurs rie la fête sportive du Mont Saint-Louis, qui aura lieu samedi après-midi, à l’Arena Mont-Royal.Les billets de places réservées pour loges et promenades sont pratiquement épuisés.Les listes d’inscription aux différentes éreuves sont complètes; une seule reste toujours ouverte: celle des généreux donateurs de prix pour les vainqueurs.Cette dernière est déjà très considérable, cependant.L’attraction par excellence 'de la matinée sera la fameuse joute annuelle entre l’équipe de l’Ecole Polytechnique et celle de Mont Saint-Louis qui en viendront aux prises pour la vingt-sixième fois, pour la possession du trophée Bonin Frères.Voici la lisle complète des inscrits à la course de deux milles: Marcel Desjardins, Sorel: John Dia-, bo, Caughnawaga; Maurice Rowan, Ottawa; Léopold Sabourin, Mont-Laurier; Philippe Vian, NVestmont; John Mcllhone, Collège Loyola; R.Sutherland, Québec; Charlemagne I.éveillé.Club Quiiicot; Jean Cof-sky, Académie Maisonneuve; Jean Champagne et Emile Nanterre, du club Starr; André Monrior, Mont Sl-Louis; André Fournier, Montréal.La course des Nations promet d'être plus contestée que jamais; le Canada, vainqueur en 1928 et 1929, et la Belgique, vainqueur en 1930, sp préparent à une lutte serrée.Voici les pays représentés cl leurs porte-couleurs : Canada, Jos.Desroches cl André Fournier (Montréal); Belgique, Edgar DeNVit (Bruxelles); France, Marcel Cailloux (Rouen); Mexique, Carlos Leon (Mexico); Espagne, Antonio Alfonso (Cadix); Italie, Tony Zampini (Nice) et Angelo Piz-zagalli (Piémont); Allemagne, Guy Scheuer (Mannheim, Rade); Angleterre.B.Chewy (Londres); Ecosse, Robert MacDonald; Hollande, NVil-friri Van, Reel (Amsterdam); Australie, A.Beaumont (Adelaid); Irlande, R.Sunderland; Etats-Unis, deux franco-américains: J.Côté (Lewiston, Maine) e! R.Maillé (Portland, Maine); Guatemala, O.de Riviera (Guatemala); C.Urcelay (Yucatan, Merida, Mexique).Le Pacifique et le Bell vainqueurs Le Pacifique Canadien a démontré hier soir qu’il méritait bien la titre de champion de la Ligue du téléphone et des chemins de fer, car dans la joute disputée au Forum il a vaincu le Canadien National par un résultat de 5 a 1, tandis que le Telephone Bell a vaincu le Northern Electric par 7 à 1.Par leurs victoires d’hier soir, le Pacifique a remporté la coupe des chemins de fer, tandis que le Bell s'est assuré le trophée du téléphone.Alignement des équipes: C.N.R.C.P.R.Seed bul Hunter Powell défense Buswell Mongeon défense Vennor Parsons centre Alexandre Taylor, ailes Gaiidetle Kieby aile H.Wilson I.ee subs Gervais Halbert SOMMAIRE Pagé Première période 1.C.P.H.H.Wilson .2.15 2.C.P.H., Alexandre .2.15 3.C.P.R., Alexandre .14.13 Deuxième période 4.C.P.R.H.NVilson .15.0(1 Troisième période 5.C.N.R., Parsons .10.Ut (i.C.P.R.Page .19.30 Deuxième partie NORTHERN BELL Boyd Shearer Ahearu O’Rourke Thomson Harnott NVcir Thibault but défense défense centre aile aile subs Norton Proulx Dixon Reeves Keene Edgecombe To pu Donnel’v Le tournoi du Sainte-Brigide Avis légaux CONTRAT POUR LE TRANSPORT DES CORRESPONDANCES LIGUE NATIONALE Section Canadienne G.P.N.Pts Canadien .6 54 Toronto • ¦ .8 44 Amièrioain .15 15 9 39 Montréal .16 16 6 38 Ottawa •.•.9 26 3 21 Section Américaine (i.P.N.Pts Boston .25 8 5 ;>.*) Chicago •.•.20 13 3 43 Rangers .16 15 8 40 Détroit .7 37 Philadelphie .3 32 3 9 DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées au Ministre des Postes, seront reçues A Ottawa, Jusqu’à midi, vendredi, le 3 avril 1931 pour le transport des correspondances de Sa Majesté, sous les conditions d'un contrat pour un terme de quatre années, fi fols par semaine sur la route rurale No 1, LABELLE, & commencer au bon plaisir du ministre des postes.Des avis Imprimés contenant des renseignements plus détaillés au sujet des conditions du contrat projeté peuvent, être vus aux Bureaux de Poste de LABELLE et LA CONCEPTION, P.Q.et au bureau de l’Administrateur du District où Von pourra aussi se procurer des formules de soumission.J.TAYLOR.Administrateur de District.Bureau de l'Administrateur de District.Montréal, le 16 lévrier 1931.Province de Québec.District de Montréal No B-79505 Cour Supérieure FRUIT IMPORTERS LIMITED, corps’ politique et dûment Incorporé ayant sou bureau chef et sa principale place d’affaires dans les cité et district de Montréal.Demanderesse.— Vs — SOUTHERN PACIFIC COMPANY, corps politique et dûment Incorporé ayant son bureau chef à San-Franclsco, Etat de Californie, un des Etats-Unis d'Amérique Défenderesse.ORDRE Il est ordonné à la défenderesse de comparaître dans le mois.T DEPATIE.Député- Protonotalre.Montréal.5 novembre 1931.Province de Québec, District de Montréal.No B-79529 Cour Supérieure THE INTERNATIONAL WHOLESALE FRUIT CO.LTD.corps politique et dûment Incorporé ayant son bureau chef et sa principale place d'affaires dans les cité et district de Montréal.Demanderesse — Vs — READING COMPANY, corps politique et dûment Incorporé ayant son bureau chef A Philadelphie.Etat de Pennsylvanie, un des Etats-Unis d'Amérique.Défenderesse ORDRE Il est, ordonné A la défenderesse de comparaître dans le mois.T DEPATIE.Dêputê-Prolonotalrc.Montréal.3 mars 1911.Le tournoi de boxe pour les championnats amateurs de la ville de Montréal a été inauguré hier soir à la salir de l'Assistance Publique.sons Içs au s p A-cs de l'Association Sainte-Brigide.alors que les combats se sont terminés par les résultats suivants: 160 lbs K.St-Mars.V.B.bat P.Deschamps, Préfontaine, décision.135 lbs—T.Rollings bat S.Man-declairc, Préfontaine, K.O.2c ronde.126 Ib.v F.Fiore.Villeray, hat J.Archer.B.W.décision, 118 Ibs.—A.Marin.Ste-B., bat J.Ki.nmond.C.N.R., décision.118 Ibs—L.Philips.Y.M.H.A.bat R.Arnott, University Settlement, décision.135 lbs—N.Stewart, C.N.R., bat R.Hamilton, University Settlement, décision.135 lbs—R.McLachlan, Villeray, bal Frank McCormick, M.A.A.A., décision.130 lbs J.Kelly, H.C., bat J.Maliff.B.W.décision.130 Ibs-.K.Deguire.Sic-Brigide, bal H.Robert.Marceau, K.O.technique, 3e ronde.126 Ibs—J.Kaller, Reld.Cort., bat .1.St-Onge, StoBrigide.décision.147 lbs—W.G i guère.Préfontaine.bat H.Lane.Y.M.C.A., décision.112 Ibs Semi-finale: Heallifield.Verdun, bat Klacqiia B.C.décision.175 Ibs—Leblanc bal Mèthat, ronde supplémentaire.SOMMAIRE Première période 1- Bell: Thibault .x.iq 2.Bell: Harnott .à.17 Deuxième période Aucun point.Troisième période 4.Bell: Ahrarn .4x1 n.Bell: Thibault .10 49 6.Bell : Grant .0.46 /.Northern Reeves .is 8.Bell: Grant .i’xj De Tilly bat Marchessault Noël De Tilly, qui avait perdu a premiere partie du tournoi de billard pour le championnat de I Est du Canada, s’est repris hier soir et le représentant du Conseil La Fontaine des Chevaliers de Coomb est bien décidé de ne plus subir d echee.Hier soir Noël De Til-iv aKTva,lncu Arthur Marchessault, v.,ona,lonal’ ,lar u» résultat de 250 a 229.Los joueurs se tinrent presque Ion jours sur un pied d’égalité mais alors que le représentant de l’asso-c,a,li?il.1,1 n,c Gherrier menait par —9 a 223, De Tilly fit une série non achevée de 27 points et s’assura lu victoire.Deux parties auront lieu ce soir dans les salles du Conseil La Fontaine.La première joute, qui commencera a 7 h.30, mellra aux prises les deux frères Allard, deux ins-rnts des Chevaliers de Colomb, puis viendra ensuite la rencontre entre Noël De Tilly et Théodore viau.Ce sera la séance la plus intc-res,santé du tournoi car les quatre Mllardistes qui figurent au programme de et soir sont considérés comme les meilleurs amateurs du tapis vert.Le public est invité.Nouvelles sportives Le Canadien de Sherbrooke ren contrera le Saint-François-Xavicr champion de In ligue Mont-Rovale, dans la première partie de lu série éliminatoire pour le championnat intermediaire de la province.La joule entre ces deux clubs aura lieu demain soir à l’Arena Mont-Royal tandis que la deuxième rencontre aura lieu samedi soir, à Sherbrooke.* * * La dernière partie de la série entre le McGill et le M.A.A.A.pour le championnat du groupe senior se joue ce soir au Forum, et à moins d un revirement complet, elle ne devrait que confirmer la première victoire de McGill lundi dernier, alors que lésé tudiants écrasaient les gars de la rue Peel 7-2.* * * Kénogami, 4 — L’Ilc Maligne, champion du district du Lac Saint-Jean, s’est conquis le droit d’entrer dans la finale intermédiaire de la province par une victoire sur les Aces de Québec ici hier soir; le résultat a été de 4-3 et les vainqueurs remportent la ronde par un compte final de 8-7.* * * Québec, 4 — Le M.A.A.A.junior a battu le Maple Leaf hier soir par 6-0 et rencontrera maintenant le Sherbrooke pour le championnat junior provincial.* * * Palm Beach, 4 — Marcel Bain-ville, l’étoile canadienne, a remporté une victoire en seconde ronde, battant Howard Kelly, de Buffalo, 6-4, 6-0, dans le tournoi de Floride, ici hier.* * * Le Jarry Frères et le Crane commencent ce soir à l’Arena Mont-Royal leur série finale pour décider du championnat de la ligue Commerciale; deux parties seront jouées, une ce soir et une la semaine prochaine.PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL “On » souvent besoin d’un plus “ferré” que soi — dirait La Fontaine i:: ! Notaires HArbour 7137 Bélanger & Bélanger Prêts hypothécaires 10 rue St-Jacnue* eut • Montres) Professeur «t uptown 49» Cour* préparatoire du piofeeeeut René Savoie, I.C., LE.Bachelier ée art» et eclencet appliquée* Droit, Médecine.Pharmaelx Art Dentslre Cour» rlsMlque.commercial, IMS RUE leçon» privé»», : SHERBROOKE OUEST Montréal, mcrcrecfi IÆ ÜKVOIR 4 mars 1931 La Gaspésie sans ambroisie M.KELLY, AU CONSEIL LEGISLATIF, SIGNALE LE FAIT QL’E LA PENINSULE GASPES1ENNE ESI EXEMPTE D’HERBE A PUCE, ET QU’ON N’Y SOUFFRE PAS DE LA FIEVRE DES FOINS Québec, 4.Le Conseil législatif a tenu une séance intéressante hier après-midi alors que M.J.H.Kelly a présenté une motion relative à l’absence de l’ambroisie dans la péninsule gaspésienne, ce qui tend à rendre cette partie de la province exempte de la fièvre des foins dont souffrent tant d’Américains.La motion de M.Kelly a été secondée par le Dr Ernest Choquette qui a fait des remarques intéressantes sur le sujet notamment au point de vue médical.Les bills suivants ont été adoptés en première lecture: Loi modifiant la Loi de la Prévention des Incendies.Loi modifiant les lois concernant l’organisation des départements.Loi modifiant la Loi de la Chasse.Loi modifiant l’article 7 de la Loi de la division territoriale.Loi modifiant le Code civil rela- alJX Droits civils de la femme.LtKji concernant la construction d’un édifice pour divers services de l’administration à Québec.i,oi modifiant la charte de la Cité de Salaberry-de-Valleyfield.Loi constituant la Corporation de crédit et d’entreposage.Loi constituant en Corporation la Congrégation des Ursulines de Québec.Loi concernant la succession de feu James McReady.Loi modifiant la charte de la Corporation de Garantie de titres, et de fiducie du Canada.Loi modifiant la Charte de l’Association agricole des Cantons de l’Est.Coi concernant la fusion d’hôpitaux des Cantons de l’Est.Loi modifiant l’article 361 du Code de procédure civile.Loi modifiant l’article 94 du Code de procédure civile.Loi modifiant la loi des Cités et Villes relativement à la présentation des candidats.Loi modifiant l’article 2 de la Loi des Cités et Villes.La question de l’herbe à puce M.J.H.Kelly a fait les remarques suivantes en présentant sa motion : bA.Kelly L’ambrosia artemisiifolia, autrement dit “l’herbe à puce”, abonde partout dans les parties habitées de l’Amérique du Nord.C’est une plante robuste mesurant de 2 à 4 pieds de hauteur.Cette plante est en pleine vigueur en juillet et fleurit en août.Elle se propage par les graines qui sont souvent mêlées avec les graines de semence de foin et de trèfle.Elle occupe beaucoup d’espace et réduit le rendement des champs.Un estime qu’il y a au delà de deux millions de personnes aux Etats-Unis qui souffrent de la fièvre des foins.L'herbe à puce augmente les souffrances de ces malades.Quand l’herbe à puce est en fleur, les victimes de la fièvre des foins respirent ses particules qui, sous le microscope, ressemblent à des hameçons.Une fois respirées elles s’attaquent aux organes respiratoires et augmentent les douleurs des victimes de la fièvre des foins.Aux mois de juillet, août et septembre de chaque année, des milliers •Je personnes cherchent des endroits où l’herbe à puce est moins rbondante.Thomas Edison, dans ses examens de plantes pour faire du caoutchouc.a découvert qu’il n’y a pas d’herbe à puce dans la Gaspésie.Au mois d’août dernier le Dr E.H.Wilson, de l’Université de Harvard, un botaniste de réputation mondiale, est parti en automobile de Montréal et a fait le tour de la Gaspésie pour étudier l’herbe à puce.Il est mort d’un accident d’au tomobile en octobre dernier.l’ai en main le rapport non pu blié de son voyage.Le rapport de cet homme distingué nous informe tue de Montréal à Montmagny, l’herbe à puce abonde mais devient plus rare à mesure que l’on descend le fleuve.Il n’y en a oue très peu après Sainte-Anne de la Pocatière.Parlant de la Gaspésie voici ce qu’il dit : “Il n’y a pas d’herbe à puce dans “la Gaspésie.Avec des précautions, “on peut facilement empêcher l’in-“troduction de cette herbe dans ce "magnifique pays.La Gaspésie, aux “mois de juillet, août et septembre, “est un pays idéal pour les victi-“mes de la fièvre des foins et “quand ce fait sera connu la ri-“chesse de la Gaspésie augmentera “en conséquence”.Le Dr Wilson, dans un article publié à Boston dans L'Horticulture du 15 octobre dernier, nous dit: “L’herbe à puce abonde partout "en Amérique à l’est des Monta-“gnes Rocheuses, excepté dans un “petit coin au sud de la Floride et “dans la péninsule de Gaspé, dans “la partie est du Canada.La Gas-“pésie sera une aubaine pour les "victimes des fièvres des foins.” Mon but en présentant cette motion est d’altirer l’attention sur l’importance de cette découverte nnur les nombreuses victimes de la fièvre des foins cp'pour la Gaspésie.Lu (îaspésie est un pays attrayant.Il le sera davantage pour res milliers de victimes de la fièvre des foins des Etats-Unis et aussi du Canada, qui, aux mois de juillet, août et septembre, cherchent partout en vain des lieux pour soulager leurs souffrances.Elles seront les bienvenues en Gaspésie.Le Dr Choquette i.e Dr Ernest Choquette a appuyé la motion de M.Kelly.Il a félicité ce dernier d’avoir attiré l'attention de la Chambre Haute sur cette question qui est plus importante » Un emprunt de 11 millions MONTREAL EMPRUNTERA LA SOMME DE $11,070,060 POUR TRAVAUX PUBLICS — RECEPTION DES SOUMISSIONS JUSQU’A MARDI MATIN Le comité exécutif a décidé, hier après-midi, d'emprunter la somme de $11,070,000 ipour travaux publics, le marché de rangent étant actuellement favorable.Après la séance du comité, M.Philie, trésorier de la cité, a annoncé que la ville recevra, à l’hôtel de ville, bureau du trésorier, jusqu’à 11 heures du mutin, mardi, le 10 mars, des soumissions pour deux emprunts: $8,570,- 000, à 4 1-2 pour cent, daté du 1er avril 1931, échéant le 1er avril 1971, pour divers règlements de travau» publics; $2,500,000, à 4 1-2 pour cent, daté du 1er avril 1931, échéant Je 1er avril 1951, pour divers règlements de travaux de secours aux chômeurs.Mardi, à 11 heures, ces soumissions seront ouvertes à une séance publique du comité exécutif.Mardi laprès-midi il y aura séance spéciale du conseil pour effectuer rapidement ces emprunts.Lundi après-midi, il y aura séanpe régulière du conseil.iM.Mérineau, contrôleur de la ville, a donné les détails suivants au sujet de l’emploi de ces 11 millions: $1,070,000 pour conduites souterraines, montant déjà déboursé; trois emprunts annuels de $600,000 pour service d’eau, etc., $1,800,000; agrandissement d’un parc dans le quartier Saint-Jean, $135,000; système d’alarme pour la police et les incendies, $1,400,000; Cour juvénile, $375,000: postes de police et de pompiers, deux doubles et un simple, $390,000; tunnel sous les voies du Pacifique, à la rue Jean-Talon, $400,000; aqueduc, $1,000,-000; terrains'de jeu, $500,000, montant déjà déboursé; égout collecteur de la rivière Saint-Pierre, $1,-500,000, la plus grande partie de cette somme est déjà engagée; secours aux chômeurs, $1,750,000, part de la ville dans les $3,500,000, l’autre moitié étant payée par les gouvernements fédéral et provincial; expropriations pour travaux de chômage, $750,000, somme que la ville paie en entier.Se tenir prêts C’EST LE CONSEIL QUE DONNE L’ECHEVl N L’ARCHEV EQUE AUX CONSERVATEURS DU CLUB CAM1LLIEN HOU DE Il faut se tenir prêt, car les élections provinciales se tiendront certainement sous peu, déclarait, hier soir, M.l’échevin Adolphe L’Arcbe-vèque au Club Camillien Houde.M.1, ’Archevêque a rappelé que pendant les courtes vacances de Noël le premier ministre Taschereau a tenu un certain nomlbre d’assemblées à travers la province.Le premier ministre est allé jusqu’à dire que ce qui se passait dans r ad mill istration de Montréal devrait servir d’avertissement aux électeurs du reste de la province.M.L’Archevêque se demande pourquoi il serait défendu aux éche-vins de parler politique provinciale alors que le premier ministre se mièJe de critiquer l’administration municipale.U trouve que le gouvernement a négligé les interets de l’ouvrier, qu’il a été injuste a leur égard, surtout avec sa fameuse loi des accidents du travail.Quant a l’administration municipale, elle a procuré du travail en amenant la construction du tunnel sous Je canal Lnchine, des tunnels d- la rue Saint-Hubert et du boulevard Saint-Josenh, de mtarohès dans tons les coins de la ville, afin de recevoir le petit consommateur et le cultivateur des compagnes environnan- t&S -< MM.E.-J.BeUetète et le Dr J.-L.Blais ont aussi adressé la parole.Mort de Frank-H.McCuigan Montclair, N.-.T., 4.— Frank H.McGuigan, ancien vice-president des chemins de 1er Grand-Tronc et Grand-Nord, est décédé hier au Montclair Inn, après une maladie de six mois.Il était âgé de 81 ans.Il avait pris sa retraite il y a quelques années et ne s’occupait - plus des chemins de fer.H avait habité pendant treize ans 1 hotel Windsor, de Montréal.La maladie l’a surpris alors qu’il était en visite chez son fils.Frank H.McGuigan jr, à Montclair.M.Houde et le “Canada” LE MAIRE DE MONTREAL S’INSCRIT CONTRE UNE PARTIE DES ALLEGUES DE LA DEFENSE QUI FAIT LE PROCES DE LA CARRIERE POLITIQUE ET MUNICIPALE DU DEMANDEUR M.Camillien Houde, par l’entremise de ses procureurs, Mtres Lanctôt et Hameîi'n, a fait hier une inscription en droit pour faire enlever une partie des allégués conte-nuc.s dans la défense produite par Mtre Aimé Geoffrion, qui représente la Compagnie de Publication du Canada.On sait que M.Houde prenait il y a quelque temps une action en dommages au montant de $10,¦000 pour libelle diffamatoire en raison de certains articles publiés dans le Canada sous la signature de M.Oli-var Asselin.La défenderesse fait le procès de toute la carrière politique du demandeur dans la defense qu’il a produite.Le demandeur répond que tous les faits allégués, même s’ils étaient exacts, ne peuvent lui enlever le droit de réclamer des dommages pour îles articles incriminés et que ce.s faits -sont d’ailleurs inutiles dans la cause.En conséquence, M.Houde demande, par l’entremise de ses procureurs, que les paragraphes 37 à 85 où il est question de son élection comme chef de l’opposition, de ses absences de la Législature, de son attitude sur la question des écoles.jui-ves, etc., soient retranchés de la défense.Me Lanctôt, procureur flu maire Houde, demande de rayer dans la défense les paragraphes 37 à 85.Il s’inscrit en droit contre la prétention qu'on y a formulée à reflet qu’il aurait été élu chef de l’opposition à la législature de Québec à l’unanimité apparente et non réelle des délégués qui ont pris part à la convention.La défense a répondu “qu’il avait déserté son poste à maintes reprises durant la session de 1930, ainsi que pendant la .session actuelle”.11 s’inscrit en.droit également : A l’encontre des mots ‘‘mais il a depuis l’élection du mois d’avril 1930, assumé sans droit le .contrôle de l’ad ministration de la ville”, lesquels sont contenus dans le paragraphe 5 de la défense.A l’encoiritre des mots: “Le défendeur ajoute que la critique contenue dans cet article est justifiée par la conduite du demandeur dans l’affaire des écoles juives et dams sa vie publique”, lesquels sont contenus dans les paragraphes 6 et 8 de ta défense.A l’encontre des mots "La critique eontenuie dans cet article est justifiée par la conduite du demandeur dans sa vie publique et dans son administratiqn des affaires de la cité, conduite qui, en fait, a détourné du .demandeur un grand nombre de.personnes et même des journaux qui l’avaient autrefois appuyé”, lesquels sont contenus dans le paragraphe 10.Au soutien de la susdite inscription en droit.Je demandeur invoque les arguments suivants: lo—Les extraits d'allégations et les allégations précitées de la défense, même en les supposant vrais, ne peuvent affecter Je droit d’action du demandeur et ne peuvent donner lieu au renvoi de l’action ou partie d’icelle.2° — Lesdites allégations sont inutiles et n’ont aucun rapport avec les conclusions de la défense.Après plusieurs autres considérants, Me Lanctôt demande le rejet des paragraphes mentionnés dans la défense.11 ajoute que même si le demandeur n’avait été élu chef de l’opposition qu’à l’unanimité apparente et non pas réelle des délégués, ces faits ne justifient pas les libelles reprochés dans l’action : que si même le demandeur avait assumé sans droit le contrôle de l’administration de la cité, dont il est le premier magistrat, ces faits ne sauraient en aucune façon justifier la défenderesse de l’insulter; qu’il n’est pas du ressort de la Cour supérieure de juger la conduite du demandeur que l’on ne pense et qui,en tout cas, est fort intéressante.En sa qualité de médecin, tout particulièrement, .1 remercie son collègue de lui avoir fait connaître plusieurs faits fort intéressants pour la profession concernant cette plante qui provoque la fièvre des foins.Avec l’esprit public qui le caractérise, dit M.Choquette, mon collègue a vouai attirer la sympathie sur la cou- Chez C IJ C IJ I S Rues Ste-Catherine — St-André — Demontigny — St-Christophe- PLateau 5151 Habillez vos enfants pour la première communion COMPLETS DE VIGOGNE ROBES DE VOILE SUISSE Nous avons plusieurs jolis modèles différents confectionnés de ce joli voile suisse et garnis de dentelle valencienne, d’insertions et de petits plis.Encolure ronde et manches longues.5 à 10 ans.SPEOAL .L98 » 2.98 MANTES Pour fillettes de 5 à 10 ans Ces mantes sont joliment tricotées de laine et soie ou tout laine et se portent avec la petite robe légère, pour première communion.Collet “Peter Pan”.Coupe ample.CHACUNE 2.98 CHANDAILS BLANCS belle laine blanche, fermée et 2 poches.SOULIERS DE PREMIERE COMMUNION Pointures: 8 à lOVi, 11 à 2 Beaux et élégants souliers de cuir verni dans les formes les plus nouvelles.Modèle à courroie avec jolie boucle argentée.Doublure de cuir beige ou blanc.Talon de caoutchouc.Aussi genre lacé 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poursuit-il, les pouvoirs que le maire avait jadis ont été supprimés, après qu’un personnage politique eut déclaré publiquement, à plusieurs reprises, que les membres du gouvernement de Québec étaient une bande de voleurs.En réponse au paragraphe 6 de la défense, le maire Houde affirme que son attitude sur la question scolaire juive a été approuvée par tout le clergé de la province de Québec et par tous les journaux indépendants, et plaide que le gouvernement lui-même, à la suite des critiques du demandeur, a été obligé de rappeler sa loi des écoles juives; le demandeur ajoute que sa conduite dans sa vie publique a été telle que le gouvernement libéral, à la veille d’une lutte électorale, se voit oblige d’adopter un grand nombre de mesures préconisées par le demandeur dans sa vie publique.En réponse au paragraphe 40 de la défense, le demandeur nie et déclare qu’il n’a pas été obligé de demander à des supporteurs du cabinet provincial de faire partie du comité exécutif, parce qu’il avait besoin, pour faire partie de ce co dans l’affaire des écoles juives et mité, d’hommes libres et d’échevins dans sa vie publique, le demandeur ! qui pouvaient avoir confiance en relevant de ses commettants pour lui.Il nie également que l’adminis-le juger sur ces questions.tration des affaires de Montréal soit désastreuse pour la ville et les citoyens._ Deux recorders comparaîtront Sans préjudice à l’inscription en droit, le demandeur ajoute ceci: Le maire Houde, par l’entremise de son procureur, plaide spécialement qu’il n’a pas déserté son poste de chef d’Opposition à la législatu- re de Québec en 1930 et 1931.L Lc& recorders Mordsson et Du-“Pendant la session de 1930, dit-il, fr“"e «amiparaUrqnt comme te- comme le demandeur avait à combattre à Montréal, dans l’administration de la cité, un régime qui était sous le contrôle du parti libéral, il a dû s’absenter de la législature de Québec pour obtenir la condamnation du gouvernement dirigé par les amis de la défenderesse.“Le demandeur a dû ainsi employer son temps à démontrer à la population de Montréal que le régi- moins, demain matin, devant le juge Gusison, dans l’affaire de vol au comité central de Paul Cartier, can.didat à l'écheviniagc dans le quartier St-Joseph.Les détectives Alexandre Gursky et Joseph Laroche sont accusés d’avoir vole des listes électorales imiportanteis à ce comité.Me L.-P.Mercure, avocat en chef à la Cour du Recorder, Antonio Lamer et Armand Page, greffiers, me municipal qui gouvernait la ; comparaîtront également comme cité était un régime néfaste qui témoins dans cette affaire.t , ’’l»» X.1IV V.ICI il II II IV (^11 Hiv « I V- * **.»!.v, » | ^ v.uiltlliv.ree si intéressante déjà qu i! lepic- avaj[ s||r jPS instances d’un minis- La Cour du Recorder sera tout sente et, parmi tous ses attraits, a ¦ .voulu faire voir aux milliers d’Américains qui souffrent de cette fièvre des foins, un attrait de plus oour la Gaspésie.Parlant de lu fièvre des foins, le Dr Choquette fait remarquer que ce n’est pas directement une maladie mais une cause l’affection qui varie sur les individus el de façon très subtile.C’est là un des caprices de cette prétendue maladie.Quoi qu’il en soit, ajoute le Dr Choquette, la question n’a pas seulement une portée nationale mais 011 pourrait ajouter qu’elle a une portée mythologique puisque la boite de Pandore, qui, on le sait, contenait tous les maux, ne s’ouvre pas complètement dans la Gaspésie, qui serait exempte de cette plaie.Toutefois il ne faudrait pas conclure catégoriquement que lelle partie du pays *st complètement exempte de cette fièvre des foins.Rnis le savant docteur parle de 'a maladie en soi et de cette fâcheuse propriété de l’ambrosie d’en propager le germe, On ne sait encore si ces germes proviennent du pollen ou de la poussière qui se détaché de la plante.Fl die le Dr Dunbar, fie Hambourg, qui a Lut sur ce sujet des études spéciales.La motion de M.Kelly a été adoptée.La Chambre s’est ajournée à quatre heures cet après-midi.fre puissant, passé la transaction du ! désorganisée jeudi, vu l'absence de Montreal Water and Power et fait ces témoins, ils ont reçu l’ordre perdre cinq millions à la cité de d’apporter avec eux tous les docu-Montréal.nrents qui pourraient servir dans “Les activités du demandeur.! c'ause‘ pendant la session de 1930, ont eu i comme résultat la condamnation du j régime libéral qui gouvernait Mont-i rèal.Quant aux absences «lit deman- j deur durant lo session actuelle, el-1 les s’expliquent par une maladie ! d’une semaine, et par le temps qu’il a dû employer pour éviter les difficultés sans nombre que le premier ministre de Québec suscitait pour empêcher la cité de Montréal de profiter des argents votés par Ottawa pour parer au chômage dans la cité.Le demandeur, ajoute-t-on, y a réussi malgré tous les obstacles qui ont pu lui être opposés par le premier ministre, chef du gouvernement libéral, que le défendeur semble avoir pour mission de défendre.Fins loin, le maire Houde déclare qu’il n’a pas assume sans droit le contrôle de l’administration de la cité, et plaide que pour la première fois dans l’histoire mnniripnle île la cité de Montréal, une personne a inspiré assez de confiance à 1111 groupe innjoritnire d’échevins pour exercer tous les pouvoirs sans «tu» la charte lui en accorde au* Cette distribution de perdrix Québec, 4 — A M.Gucrtin, de Hull, M.Laferté a appris que les institutions de charité auxquelles les perdrix saisies dans Hull ont été distribuées sont les suivantes: Hospice Sainl-Antôine, deux caisses contenant des lièvres, des perdrix, de la venaison et du poisson; le Refuge de Soeur Bonneau, une caisse contenant des perdrix et de la venaison; les Frères Saint-Jean de Dieu, une boite de perdrix.' Club conservateur Mercier Ue soir, à 8 heures 30, à la salle Girard, 4248, nu> Saint-André, aura lieu rassemblée du Club conservateur Mercior, M.Charles Kmnrd, avocat, donnera, ou cours de cette assemblée, une conférence sur la loi électorale: “Ce que tout voteur doit savoir”, Les membres sont tous invités.Le secrétaire.A la Commission pédagogique SYMPATHIES A M.L’ABBE PAIEMENT — LES RETRAITES DE FINISSANTS — LES TRAVAUX MANUELS Au début de la séance d’hier après-midi, les membres de la commission pédagogique ont résolu, sur proposition du président, Mgr Piette, de témoigner leurs sympathies à leur collègue, M.l’abbé Paiement, dont le père est décédé ces jours derniers.Sur proposition du Dr Mullally, la commission a ensuite résolu d’énoncer sa désapprobation du communisme.Mgr Piette a communiqué à la commission une lettre du R.P.Bel-lavance, S.J., au sujet des retraites fermées.Dans cette lettre, le R.P.Bellavance dit en substance que j l’oeuvre des retraites fermées est une collaboratrice de la commission scolaire, dont la mission n’est pas uniquement d’instruire mais aussi de former moralement les enfants, et que cette collaboration vaut le sacrifice de quelques heures d’étude.Mgr Piette a alors rappelé que la commission a reconnu l’excellence de la retraite fermée des finissants, et qu’il s’agit maintenant de régler l’application du principe.Il a été décidé que M.Doré, le R.P.Alphonse de Grandpré, M.l’abbé Maurice et M.Manning auront une conférence avec le R.P.Bellavance.Le président général, M.Doré, a fait observer que des journaux ont récemment félicité les amicales d’anciens élèves de demander aux commissaires d’écoles d’exiger des instituteurs la bienséance.Nous tenons à affirmer, a-t-il dit, que la commission, qui est en somme la première des amicales, emploie les moyens propres à obtenir la bienséance de son personnel enseignant.A la fin de la séance, le directeur des études, Manning, a donné aux commissaires un rapport sur l’enseignement des travaux manuels.D’après ce rapport, 4,500 élèves suivent actuellement les cours de travaux manuels, qui sont d’une heure et demie par semaine.Ils sont répartis, dans 33 dusses.Il y a 7 professeurs et 14 ateliers.Le rapport demande de porter à 45 le nombre des classes «le travaux manuels l’automne prochain.Ges classes comprendraient environ 7,000 élèves des 5c et 6e.il faudrait pour cela nommer 14 nouveaux professeurs et organiser plusieurs nouveaux ateliers.Le rapport explique que M.Lussier, inspecteur, s’est employé cet hiver à préparer l’amélioration «le l’enseignement des travaux manuels, et qu'il partage actuellement son temps entre renseignement et l’inspection.Etaient présents, outre Mgr Piette, M.Doré et le Dr Mullally: le R.P.Alphonse de Granpré, M.Edouard Montpctit, M.le chanoine Gallaghan, Sr Ste-Anne-Marie, M.l’abbé Fouchcr, M.Aug.Frigon, M.Charles Maillard, M.Henry Lau-reys, le Dr Joseph Nolin, M.Frank Curran, commissaires; M.l’abbé Maurice, visiteur général, M.Manning, M.Jean Casgrain, secrétaire.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir", 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: H Arbour 1241,|< Propagandistes j L’immigration _ • -_ A .* I communistes arrêtés Ln police avarrêté trois individus hier soir, vers six heures vingt, à l'angle de la rue Ontario et du boulevard St-Laurent, parce qu’ils distribuaient des circulaires contenant de la propagande communiste.La police les accuse de faire partie d’un groupe de communistes dont les activités se sont fait valoir en ces derniers temps dans notre ville.Les accusés ont donné leurs noms comme suit: Louis Wasalen-sky, 5134 avenue Esplanade; Benny Cohen, 3715 avenue Henri-Julien; Max Morganstein, 3998 avenue Coloniale.Ils comparaîtront devant la Cour de police ce matin.Dans le quartier Villeray L’Association des Citoyens de Villeray a élu, hier soir, ses officiers pour la prochaine année.Ce sont: MM.J.-E.Payette, président; A.-Maillet, vice-président, Ernest Drouin, secrétaire-archiviste; U.Giguère, trésorier; directeurs représentant les différentes paroissee du quartier: St-Vincent Ferrier, H.La vigne, J.-A.-L.Papineau, J.Lé-pine; St-Alphonse, J.-D.Choquette, A.Gnatton, E.Vallière; Ste-Thérè-se, A.Payette, A.Faquin, A.Fauvette; St-Rosaire, Charles Mayer, J.-R.Rélisle, L.Favroaiu; Ste-Céci-le, A.Villaodcé; Christ-Roi, Z.Bcr-thiaume; St-Arsène, E.Renaud, H.Malboeuf; auditeurs: A.Domingue, E.Lépine.Memlbres honoraires: Dr J.-A.Denis, M.P.; AJdéric Rlain, M.P.P.; et l’échevin Bruno Char-bonneau.au Canada DIMINUTION DE 42 POUR CENT.Ottawa, 4 (S.P.À.) — Dans les dix mois terminés le 31 janvier 1931, le Canada a reçu 84,831 immigrants.C’est une diminution de 42 pour cent sur la période correspondante de l’an dernier.Ces chiffres proviennent d’un rapport publié par le ministère de Timmigra-lion.Durant la même période le Canada a reçu 26,707 immigrants d'origine britannique, soit une diminution de 55 pour cent.Les immigrants venant des Etats-Unis furent au nombre de 22,010; une diminution de 20 pour cent.Les nordiques européens furent de 13,282, une diminution de 48 pour cent.Les immigrants d’autre origine furent au nombre de 22,381, ce qui est une diminution de 31 pour cent.Chacun de ces dix mois, couverts par le rapport, accuse une diminution.En avril cet abaissement était de 34 pour cent et en décembre 1930, il était de 58 pour cent.En janvier, on constate une diminution de 56 pour cent.Des 22,010 immigrants venant des Etats-Unis, près d’un quart étaient du Michigan, puis l’Etat de • New-York vient au second rang avec 2.-670 immigrants, 1,812 du 'Massachusetts et 1,054 de l’Etat de Washington.Les citoyens américains d’origine canadienne revenus au Canada, durant la période étudiée, furent au nombre de 24,497.De plus, 1,918 sujets britanniques, dont Je domicile était au Canada, nous sont ‘revenus ainsi que 1,149 naturalisés canadiens.CHEZ LES ACADIENS de la LOUISIANE Voyage organisé et dirigé par le “Devoir” via Canadien National — Illinois Central — Southern Pacific Départ de Montréal : dimanche, 12 avril 1931 Retour: mardi 28 avril — Billet valide jusqu’au 15 juin A l’aller, le long du Mississipi, sur les traces des pionniers de la Nouvelle-France Visite de CHICAGO, ST-LOUIS, le fort de CHARTRES, VICKSBURG.NATCHEZ, la NOUVELLE-ORLEANS et CINQ JOURS au paya LOUISIANA1S D’EVANGELINE.Au retour, en paquebot, par le golfe du Mexique et l’Atlantique jusqu’à New-York Retour facultatif par toutes routes PRIX Dp MONTREAL ET RETOUR: !6 JOURS Lit du haut Lit du bas *183.*193.Compartiment à 2, par personne .Sa.’on à 3, ^230 par personne .™ 1 Billets à prix spéciaux de toutes les gares du Canada et des Etats-Unis TOUS FRAIS COMPRIS: Chemin de fer, pullman, cabine extérieure de première classe, visites, excursions en autobus, séjour aux Hôtels, repas sur le paquebot.NE SONT PAS COMPRIS: les pourboires et les repas en dehors du paquebot.Places limitées — S'inscrire tôt.Le “Devoir” Service des Voyages 430, Notre-Dame Est — Tél.H Arbour 1241 — Montréal
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