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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 4 juin 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1931-06-04, Collections de BAnQ.

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\ Vol.XXII —No 128 Abonnements par la poste: ; Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 DEVOIR / Montréal, Jeudi 4 juin 1931 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA VAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE : .> SERVICE DE NUIT Administration : .Rédaction Gérant : .« H Arbour 124 P HArbour 1243 HArbour 3679 HArbour 4897 Contre l’oubli, la paresse et les vaines paroles.Trois semaines avant la Saint-Jean-Baptiste Quatre juin ! Dans moins de trois semaines, ce sera donc la Saint-Jean-Baptiste.Il y aura de ci de là des fêtes plus ou moins solennelles.En beaucoup d’endroits, comme nous l’écrivait récemment un ami, la journée passera, selon toutes les apparences, sans rien qui, extérieurement, la distingue des autres.Partout, cependant, l’on devrait profiter de ce jour pour songer, avec une plus vive attention, à un certain nombre de choses qui risquent d’être masquées par le souci des intérêts particuliers et des nécessités personnelles.En somme, l’un des grands objets de la fête nationale ne doit-il pas être de nous soulever pour un moment au-dessus de nos intérêts propres et immédiats, de nous aider à penser nationale ment Faisons donc ce jour-là — et, si nous nous y prenons un peu à d’avance, ce ne sera que mieux — un effort pour méditer sur ce thème très simple: Que puis-je faire pour ajouter au capital intellectuel, moral, matériel, de notre race?Que puis-je faire?— Moi, et non pas mon voisin.Tout dé suite, et non pas dans un brumeux avenir.Il n’y a qu’à regarder autour de soi pour constater que la besogne ne manquera point, qu’elle ne manque nulle part.* * * Cela vaut pour chacun, où qu’il soit, quels que soient chez nous son rôle et sa situation.Mais il est une catégorie de Canadiens français, on en conviendra, qui ont un pressant et particulier devoir de faire, à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste, un bout de forte méditation.Ce sont les hommes qui ont le grand honneur d’être ce jour-là appelés à parler devant leurs compatriotes assemblés.L’éloquence de da Saint-Jean-Baptiste est assez mal renommée et, malheureusement, ce déplorable renom n’est pas toujours injustifié.11 est trop de parleurs qui, ce jour4à, se contentent d’émettre des phrases creuses, de gaspiller avec leur temps celui de leurs auditeurs.On les dirait incapables de penser, inaptes à formuler la moindre observation de quelque valeur.Et, pourtant, s’il est une matière abondante et riche, et qui devrait inspirer tout homme doué de quelque intelligence, c’est bien celle qui se présente à l’esprit dès qu’on parle de fête nationale.Nous sommes une minorité, nous vivons au milieu d’une masse en majorité étrangère à notre foi et à nos origines.Nous avons tous les problèmes des pays mixtes, tous les problèmes de» pays agricoles et industriels.II n’est pas un groupe canadien-français quelconque qui ne soit, directement ou indirectement, affecté par l’un de ces problèmes.Comment se fait-il que certains orateurs de Baint-Jean-Baptiste trouvent le moyen de parler au-dessus ou à côté de tout cela, sans toucher à quoi que ce soit de vivant?L occasion serait pourtant si belle de familiariser avec quelques idées simples et fécondes la masse de notre population, de fixer son attention sur les problèmes essentiels, de lui montrer du doigt les réalisations possibles, de faire voir à chacun ce qu’M peut faire dans le traintrain de la vie quotidienne.On eut jadis, croyons-nous, l’idée de publier un recueil de thèmes à développer à l’occasion de la Saint-Jean-Baptistc, cette idée reçut même, si nos souvenirs ne nous trompent point, un commencement d’exécution.Pourquoi n’y reviendrait-on pas?Les orateurs de premier plan, qui peuvent indéfiniment tirer sur leurs ressources propres, n’auraienf pas besoin d’un pareil livre; mais à combien d’autres ne serait-il pas utile?Chez combien d’autres ne susciterait-il pas des idées nouvelles, des points de comparaison intéressants, le goût d'utiles illustrations?A la condition, bien entendu, qu’il soit substantiel et plein, adapté au réel et dépouillé de tout verbalisme.* * * H faudrait aussi, partout où la Saint-Jean-Baptiste se fête avec quelque éclat, généraliser une saine pratique.11 faudrait qu’on profitât de l’occasion cela s’est déjà fait et se fera cette année encore — pour organiser au profit d’une oeuvre d'utilité générale une collecte publique.C’est d’abord l’occasion de recueillir assez facilement, grâce à l'accumulation des petites sommes, des plus modestes oboles, un capital intéressant.Et il suffit d’avoir vu d’un peu près les coulisses de l’activité nationale ou sociale pour être effrayé de l’énorme quantilé de choses utiles qui ne se font point, tout simplement parce que l’on manque, à un moment donné, de ressources presque insignifiantes.C’est ensuite l’occasion de familiariser le grand public avec les problèmes et les difficultés d’ordre général, avec les soucis ries minorités, etc.Quand on sollicite rie lui une souscription, il demande naturellement pourquoi, et ceux qui In réclament doivent justifier leur acte.Celte souscription devient de la sorte un excellent et efficace moyen de propagande.Elle a de lointaines répercussions, car celui qui donne, si peu que ce soit, s’intéresse à l’oeuvre jKuir laquelle il a donné.Sa pensée suit son argent.Voici des notes déjà longues et qui.cependant, pourraient indéfiniment s’allonger.Nous y reviendrons pcul-étre.Disons simplement pour aujourd’hui que l’important, c’est de faire de la Saint-Jean-Baptiste une date qui compte vraiment, qui soil le principe d'un renouveau de pensée et d’activité féconde.Dr grâce, sachons mépriser et proscrire, avec la même et constante énergie, l’oubli, la paresse el les vaines paroles.Orner HEROUX été fêté au rcuvent de la congrégation, avait reçu les hommages du curé de la paroisse, et du conseil municipal, avait fait une visite au député fédéral, au couvent des soeurs de la Sainte-Famille, une course rapide jusqu'à Saint-Sulpi-ce pour saluer le Saint-Laurent, radieux sous le soleil unique d'hier.Aujourd’hui, le délégué célèbre la messe à l’hospice de la Providence, puis rentre à Montréal, en s’arrêtant à Charlemagne, pour prendre le train pour Québec.A‘ travers ces journées remplies jusqu’au bord, Son Excellence n’a quitté son sourire d’une bienveillance conquérante que pour le céder à l’émotion en parlant du grand cardinal de Quebec, et, le lendemain, en bénissant la crypte pieuse où dorment les anciens professeurs; car on a voulu, dans un sentiment de filiale reconnaissance et d’hommage au passé, que la nouvelle construction, emblème de progrès, reposât sur la pierre tombale des morts dont le souvenir est le vigilant gardien dp la tradition.La visite du délégué laissera un écho durable.Les soins matériels avaient été attentifs: décoration sur le parcours, pavoisement profus, arcs de triomphe électriquement illuminés dans la ville.Bien que ce fût la dixième réunion consécutive de l’Amicale, les anciens, laïques comme clercs, s’étaient rendus en grand nombre.Enfin, c’était le premier contact officiel de M.l’abbé Forget, en fonctions depuis septembre dernier, avec l’amicale.Par une pensée délicate, cette réunion des anciens, comme nous l'avons dit, s'est détournée de son objet habituel pour faire hommage au visiteur distingué qui a été élu suprême patron de l’Association et membre à perpétuité “nostri” honoris causa.Cef honneur, conféré aux acclamations prolongées de tout l’auditoire, a vivement touché le délégué du Pape qui a dit son intention de faire part de cet honneur au Saint-Père et de demander trois médailles de Sa Sainteté qui seront données en prix au college en mémoire de l’événement.Plus que par tout le reste, Mgr Cassulo a été touché par le double hommage d’attachement exprimé au Saint-Siège par un prêtre, le supérieur du collège dans une allocution, d’une forme élégante, brûlante d’amour pour l’Eglise el le Saint-Siège, et par le discours du président, M.A.Lachapelle, un laïque, un avocat éminent, qui a appuyé sur la nature cordiale, franche, sincère.des liens qui unissent ici l’Eglise et l'Etat et qui, à certains égards, sont plus féconds que l’u-’.nion officielle de l’Eglise et de l’Etat.Son Excellence a été frappée, et l’a dit, par la cordialité qui marque les rapports entre laïques et prêtres, et qui ne sont, pour tes élèves des collèges classiques, que la continuation des amitiés commencées au collège, sous la direction de maîtres qui inculquent avant lout à leurs élèves le culte de l’Eglise de Fome.M.le supérieur avait montré que cet amour sait s’exprimer par des gestes positifs quand il le faut, puisque douze anciens assomptionnistes, en 1868.A une époque où le collège comptait peu d’élèves encore, se portèrent au secours du Saint-Siège et que den t dorment sous le ciel d Italie.Sa Sainteté avait reçu par câblogramme les hommages du collège et avait envoyé sa bénédiction apostolique, dont Mgr l’auxiliaire de Montréal s’était fait le porteur, mais on avait l'impression que le coeur de Pie XI se fût réjoui, au milieu des Sicultès qu’il traverse à l’heure tente, de voir cette réunion dominée par la loyauté, an vicaire du Christ.Le manque d’espace ne nous permet pas de relater la fête avec plus de détails, mats, avant de finir, donnons quelques notes sur la nouvelle construction, que l'on appelle le trait d’union, et qui a été bénite et inaugurée hier, en même temps que le vestibule d’entrée, entièrement renouvelé.On remarquait à la table d'honneur: l'architecte, M.Mouette, et l'entrepreneur, M.0.Boileau, qui ont été vivement félicités.Sons donnerons ailleurs ta lisle des bouveaux officiers.Contenions-nous d’indiqttcr ici que le président du conseil d'administration sera M.l'abbé Fourher, curé de St-Stanislas.I,es constructions nouvelles du ('.olIcfU' rtc l’Assomption sc composent de deux ailes: la premiCre.d’un® longueur de 118’ fi" et d’une largeur de 53’ 0”; la seconde, h angle droit avec la première, mesure 63’ 0” x 64’ 0’’ Os eonslructions, complètement â l'épreuvf du feu, peuvent, en cas de sinistre, être isolées par des portes métalliques A rideaux se fermant automatiquement.La principale préoccupation des architectes a été de se plier aux assure aux élèves un confort moderne.Partout, de vastes fenêtres assurent lumière et ventilation.Les escaliers, placés aux endroits de circulation, sont spacieux et éclairés à tous les paliers.“Dans L hall d’entrée, l’effet de composition moderne fut surtout cherché par les proportions des différents éléments et par l’opposition de couleurs”, disent les architectes.I>e plancher est revêtu d’une mosaïque de marbre, dit Lune! de Notre-Dame et noir coquille; le revêtement des murs est en Boti-celli.Les colonnes sont en Porto-ro fini glacé.Le portique est en pierre Indiana.Ives ascenseurs sont automatiques.La crypte est en marbre blanc-crème botticeno avec panneaux rouge-violet en marbre fleur de pêche.ia| L.D.Bloc-notes La critique Cet après-midi même, la gauche commencera d’expliquer, à Ottawa, pourquoi le budget Beunett n’est guère acceptable, selon elle, aux contribuables.11 ne renferme rien qui ait trait au chômage pendant Phi ver prochain, où la situation devra être pire que celle dç l’hiver dernier; il réduit l’impôt sur le revenu des gens très riches qui touchent $2'5,000 et plus par année; il rétablit ce qu’on appelle des taxes vexatoires {nuisance taxes) — ainsi le timbre sur tous les chèques, le timbre-poste d’un sou de plus, etc.; il ne comporte qu’une dizainç de millions de dépenses de moins que celui de Pan dernier, bien qu’il prenne (figure de budget d’économie; il réduira davantage le chiffre de nos importations à une époque où le revenu des douanes est déjà fort à la baisse; il donne aux producteurs de blé une prime de 5 sous par miinot exporté, prime qu’il sera difficile de leur retrancher plus tard et qui va les encourager a ne pas faire de culture mixte el à produire plus de blé, à une époque où :il y en a déjà trop; il hausse dès maintenant le coût du chauffage pour les familles qui emploient de l’anthracite des Etats-Unis; il donne des pouvoirs trop étendus, en fait de modifications tarifaires, d'amendes, etc., au gouverneur général en conseil, c’est-à-dire au ministère; et, malgré tous les impôts nouveaux, ou accrus, il ne laisse aucune certitude qu’il n’y aura pas un nouveau déficit l’an prochain.Tels sont quelques-uns des griefs que la gauche fera valoir contre le budget Bennett.Le Star, de Toronto, qui les résume en dépêche d’Ottawa, affirme, par ailleurs, que les producteurs de sucre de betterave canadiens, qui s’attendaient à une protection légitime, ne reçoivent rien, tandis que le trust canadien du sucre de canne importé à l’état brut à Montréal jouit d'une protection démesurément élevée, au détriment du consommateur.11 y a des, parties de ce nouveau budget qui gagneront dètre étudiées à fond, tant elles sont compliquées.Aussi, ne faudra-t-il pas s'éionner si le débat là-dessus se prolonge et dc- çais ou en anglais, qui entrent au Canada, vise manifestement surtout les publications américaines de tout genre, bien qu'il ne le dise pas.Elle atteindra aussi par ricochet des revues françaises, à un degré moindre, car l’importation en est assez faible, comparativement à celle des périodiques américains, mais qui a son importance.Tout cela dépendra de la liste des exemptions que M.Bennett devra rendre publique d’ici quelques semaines, — avant le 1er juillet, car cet impôt sera mis en vigueur à cette date seulement, à ce qu’en disent les dépêches d’Ottawa.Le Soleil demande tout de suite si M.Bennett veut nous empêcher de lire; et après avoir convenu qu’il est juste “qu’on impose un droit contre certaines publications légères, même amorales ou immorales”, — il y en a en France comme aux Etats-Unis, — il proteste “contre le geste d’éteignoir que fait actuellement l’étroit Bennett pour nous empêcher de lire”.L’on ne doit pas se prononcer trop tôt là-dessus.Certes, “nous avons peu de revues françaises dans notre province’’.Mais il n’est pas du tout certain que M.Bennett rende "désormais impossible à une foule de nos compatriotes l’abonnement à plusieurs revues excellentes, où ils puisaient des idées, des sentiments artistiques, littéraires, en un mot une grande culture”.Il reste la ressource et le temps de faire porter les publications françaises d’une réelle valeur, — tels les Etudes, le Correspondant, la Revue des Deux-Mondes, la Revue Hebdomadaire, trente ou quarante autres publications de ce genre, sur la liste des exemptions accordées pour fins éducationnelles, scientifiques ou religieuses, prévues par M.Bennett lui-même.Il ne s’agit pas de crier à l’éteignoir trop vite, mais de prendre les devants, dans les milieux intéressés, et de faire intervenir par exemple les autorités consulaires et diplomatiques d’ici le 1er juillet prochain.Si M.Bennett ne se rend pas alors aux représentations faites, ce sera bien de le taxer d’étroitesse d’esprit et de lui reprocher de vouloir nous empêcher de lire.D’ici là, ce serait prématuré.C.P.EVANGELINE A Ottawa Pourquoi la Chamjire n*a pas siégé hier et a siégé à l’Ascension?Le loyalisme a des raisons, .- Garden-party vice-royal - A propos du budget Bennett LA GAUCHE EN FERA LA CRITIQUE DES CET APRES-MIDI exigence» du programme," tel qu'il Collège.leur fut donné par le conseil du L'actuaRté Mgr le délégué à rAaaomption La dixième réunion annuelle des anciens de l’Assomption a eu Heu hier, Elle a pris, celle année, la forme d'un hommage de respect, de soumission et d’attachement nu Pape de qui le délégué nu Canada avait accepté de la présider.Son Excellence, arrivée la veille d'Ottawa, après un court arrêt A l.a-chute chez M.T abbé Eugène Clou-Mtr et A Terrebonne, s'est donnée sans compter afin de prendre contact avec la population de la ville et te personnel de tontes le» inslL luttons.Mercredi, après réception à / entrée du village par les élèves, soirée publique où le député au parlement fédéral.M.le notaire Séguin, a présenté les hommages de ses commettants, discours de Son Exceltence, qui a fait un éloge ému du cardinal "dont on ne saura que plus lard tous tes services éminents rendus A l’Eglise et A la patrie’’; le lendemain bénédiction du Saint-Sacrement d la chapelle du collège, présidée par Son Excellence, grand dîner de» élève» anciens et actuels el de leurs hAle» avec cdlocnllon du supérieur du collège, discours du Ce si dent des anciens, M.Anatole chapelle, et réponse émue du délégué, Le soir, sous un ciel brillant A souhait, feu d artifice.Entre temps, Mgr Cassulo avait Le re*-d«-rhau»»ée de l'aile-arrière coimprend: la salle d* récréation des professeurs, l'appar-iemrnt de M.le Supérieur, une salle à manger pour invités, un ne-lit salon de réception et une salle de lecture./Le* autres étages sont consacrés uniquement aux appartements des professeurs; ceux-ci comportent un bureau, une chambre à coucher et unç salle de bain.Au premier et au second, un solarium peut se transformer, en été, en galerie.(L'aile dù centre, nu tratï-d'unton, est entièrement consacrée aux élèves.Aux étages, se trouvent l’infirmerie et le dortoir.f,’infirmerie comprend une suite dç chambres isolées pour maladie contagieuse» Le dortoir, pourvu d’une vastç salle de douches, de lavabos en épisj vient presque inintelligible, sauf pour des spécialistes.L’impôt sur le revenu M.Bennett a annoncé d’importantes modifications à la loi de l’impôt sur le revenu.On n’en connaît pas encore tout le détail; cela viendra un peu plus tard.Ce que l’on sait dés maintenant, c’est qu’il accroît de $3006 à 13,500 l’exemption des chefs de famille sans enfants.laissant subsister par ailleurs l’exemption additionnelle de $500 par enfant de moins de 21 ans à charge à ses parents, (’.eux qui ne payaient l’impôt, à venir jusqu’à celle année, (pie sur un revenu taxable de $500 ne paieront rien.Et la taxe sur les premiers mille dollars au-dessus de $3,500 ne sera que d’un pour eenl, contre deux pour cent, moins un cinquième, à venir jusqu'à maintenant.Mais quiconque tourbe un revenu annuel taxable de 125.000 ou plus, déduction faite des $3,500 exempts d’impôts, c'est-à-dire d'au moins $28.501 par an.ne paiera plus que 25 pour eenl là-dessus, tandis que jusqu'ici, il payait jusqu'à 40 cl même 50 pour eenl.L'homme qui versait jusqu'ici $51.406 sur un revenu annuel de $200.000, ne paiera dorénavant que $41,125; s'il touche $300,000, il versera désormais $71.125 au Heu de $87.048; et si son revenu annuel imposable est de $500,000.sa taxe sera de $121.125.contre $162,052 qu'il a dû payer pour l'an dernier sur le même montant.Owe M.Bennett ait porté fexcmpHon jusqu'à un minimum de $3.500 pour le chef de fam'lle.personne ne l’en blâmera; ee n’est que iuste, cnr ee que ce chef de famille évitera de pp il le paiera par ailleurs en nouveaux Impôts.— taxe du timbre sur le rhèqu • et les lettres, Impôt de vente porte à 4 pour rent.etc.four V reste, en ce qui regarde le» concessions aux grat des 'orlunes.M.Bennett aura néceernirmuent à en expl'ouer qiipl-que peu les motifs, res 'emaines*ct.Lç présent budge’, "n effit Impose à tous des charges nul seront plus s-msiblrs aux chefs de famille a revenus moyens ou modeste* qu'aux gens dont Is situation de fortune reste belle, malgré la ertse économique.Cet impôt de 15 tout La taxe de 15 sous la livre dont M.Bennett frappe fous le* périodiques publiés I l'étranger, en fran- M.René Chcdoult, qui représentait dans notre Voyage en Louisiane le Canada français, de Québec, a bien voulu rédiger pour nous cet hommage A Emngèline : Un des plus gracieux souvenirs de notre course triomphale en Louisiane n’est-il pas celui d’Evangéli-ne, symbole du passé et promesse ¦de l’avenir?Ne nous croyant pas tenu à la même discrétion que d’autres, peut-être nous sera-t-il permis d’exalter ses charmes, même extérieurs.Et pourquoi pas?Nos compagnons de voyage, — et même nos compagnes! — n’ont pu taire leur enthousiasme.Et des lèvres épiscopales n’ont pas refusé, à Thibodaux par exemple, de les justement louer.Au reste, depuis Longfellow, Hvan-gélinc n'évoque-t-clle pas l’idée de l'Acadie tout entière?Depuis les rencontres fraternelles de 1930 et de 1931 n’est-ellc pas devenue davantage le trait d'union entre l’Acadie du nord et l'Acadie du sud?Grande, svelte, le geste naturel el facile, Evangéline respire la sanie et la vigueur.Elégamment drapée dans sa longue robe bleue, coiffée d’une cape immaculée, (elle elle nous apparaissail, dès noire arrivée à la Nouvelle-Orléans, comme une vision de la Grand-Prée, pleine de charme et de fraîcheur.Ses cheveux noirs, son leinl basané, contraste!)!, lorsqu'elle sourit, avec la blancheur éclatante de ses dents.Noir* aussi sont ses yeux; mais quelle douceur dans ce regard un peu mélancolique et légèrement inquiet.où semble fuir une lueur d’un tragique passé, Evangéline loul-sianaise, Evangéline canadienne, toutes deux rappellent la touchante Evangéline de Faedt, toutes deux nous remémorent l'Immortelle et séduisante Evangéline du poète.* * * Beauté physique que nous nous sommer plu à admirer, mais qui.cependant, nous paraîtrait bien sombre si elle n’étail le reflet de la beauté morale de l’âme aradlcnne.On parie du miracle acadien, (’.'est peut-être un peu abuser d'un mot.Si les Aradicns ont survécu, malgré tant de traverses, n'est-ce pas dû à la riche personnalité de la rare française et spécialement de la femme acadienne?Quelle est la nationalilé marquée d’une empreinte assez profonde pour résister victorieusement nu courant assimilateur des Etats-Unis?Aurune.sauf la nôtre.Le* Hollandais, les Allemand», les Irlandais.le» Polonais, etc., renoncent peu à peu a leur langue, à leurs coutumes.quand ce n'est pas à leur religion.Tous, Ils passent par le "melting pot".La rare française, à cause de ses qualités transcendantes, dp son Idéalisme constant, conserve, elle, se* caractéristiques.Songe-t-on à ce qu'il a fallu de valeur morale aux Acadiens pour survivre malgré la dispersion, la pauvreté, le mépris et la brutalité don! Ils ont été vlrtlmes?Quel motif de fierté pour nous tou* d'être les héritiers d’une telle lignée! Plus d'une fols, avee son ardente énergie, monsieur l’abbé firnulx l'a rappelé à ae* auditoires louisianais.Toutefois, l'extraordinaire survivance acadienne nous parai! plu* pai tlruHéremrnl être l’oeuvre d'é-mlnentes qualités féminines.On a .peine à s'expliquer la pro- ot town, 3 — La Chambre des Communes n’a pas siégé aujourd’hui: c'est la fête de George V.Le roi règne mais ne gouverne pas, il ne peut rien faire sans que ses ministres, qui lui sont imposés par le peuple, lui dictent sa conduite.Nos parlementaires n’en tiennent pas moins à célébrer respectueusement l’anniversaire de sa naissance.Le premier ministre a expliqué, l’autre jour, que la Chambre ne siégerait pas aujourd’hui parce que Son Excellence le gouverneur général, à l’occasion de cet anniversaire, donnerait un garden party à Rideau Hall.M.Bennett ne considère pas qu’il vaille la peine de réunir la députation pour une séance d’une heure.Il n’eût pas été possible de siéger plus longtemps que cela dans l’après-midi si l’on voulait permettre aux députés d’assister au garden party.Quant à ne pas laisser aux députés toute liberté de répondre à l’invitation de Son Excellence, il n’y fallait pas songer.Un garden party, voilà quelque chose d’important! 11 est tout de même étrange que la Chambre s’accorde ainsi le congé du 3 juin après avoir, sous prétexte de ne pas retarder le travail de la session, siégé le jour de l’Is-cension qui est pour les catholiques une fête religieuse d’obligation.Mais le loyalisme a des raisons que la raison ne comprend guère.Le débat sur le budget A vrai dire la session ne va commencer pour de bon „• >.ièmu raent* «n effet, en trois mots qui, Novarum Prière action ! ?" "'t" 11 T’1' 'Jr1 ^ *«•»>.voilà co Vuo Notre S."l fc R hrsj encycliques, expriment en un ré- demande à tm,* rPIlV moyens légaux, parce que la Société d’action catholique est sous la protection du concordat, qui est •e à l égitae st-j sumé dense et éloquent toul ce qui I \ travailler .1Ver ,> 5SUVTJt.Slf.SiST""™'™' "''"-.iro àiî&HK ITJ, »ont p-ié» dy .Ia Rerum hovarum, qui ne sera pas Rt.dPmDtjnn aveP i?*®' ! moins necessaire à la Uundragesi- ' .Qiiruirage citeront l omc» vendredi soir k a h 30.I f,,1ü -'nn0.disons mieux, ce qui fut - -—-—.______ : et sera absolument nécessaire pour 1.AHOSK — a Lonsueuii.le 3 Juin, est 1,out programme catholique et pour décédé» Alphonsin».lin» d» feu M.et! toute initiative caiholiuue nt conduit une enquête sur leurs pertes subies au rours des récentes manifestations républicaines et ils déclarent avoir perdu, entre autres choses, une riche bibliothèque de 8ù.0fl(t volumes, un immense laboratoire de recherches scientifiques, une collection d’estampes racontant toute l’histoire de l’église espagnole à partir des Visigoths jusqu'à nos jours.LEXIQUE SIMIEN U a été prouvé, parait-il, que les singes ont un langage.(‘.'est l’explorateur américain Garner qui le découvrit vers 1900, après de longues et patientes observations.Il enregistrait au phonographe les son* émis par un champunzé et les faisait entendre a un antre qui semblait le* comprendre et parfois même v répondait.M.(iarner parvint ainsi à fixer l'intonation et la signification approximative d’un certain nombre de mots de la langue singe.Et il en dressa un vocabulaire succinct que compléta.H y a quelques années, le professeur Yerkes, de l'Uni-seraité or Yale, qui avail poursuivi les mêmes recherches.Rour les esprits curieux qui voudraient essayer de .converser avec leur* frères inférieurs, donnons ici »ous toutes réserves - une petite leçon de dialeele chimpanzé.Le singe exprime s# frayeur par ho-o, répété sur deux tons; la don- tftfhr 14ii f* les r* ri /tft * tp fSfSMf nnf fSMr8«af^l par ffak, répété sur deux tons; un salut amical par hoo-ah, moins amical par gho.Quand il a faim, il crie rapidement sur le même ton gâk-gàk-qâk-qàk.jusqu’à ce qu'on lui donne sa pitance.Il désigne la nourriture par le mot wohow qu’il prononce hou, et la boisson par le mot chouy.Ki veut dire “attention, quelqu’un s'approche!” et regk “prenons garde!” Se non è vero.%.if.Sf.LA MANIE DES MANIES Quelques savants ont éprouvé le besoin de cataloguer et d’étiqueter, à l’aide d’une effrayante terminologie, les plus innocentes manies, les tics les plus insignifiants.Croirez-vous, par exemple, qu'ils ont baptisé du nom de mistakostrep-somanie le léger tic qui, chez les adolescents, consiste à caresser souvent, de la main, leur jeune moustache naissante; de strepsorab-domanie, l’habitude, à coup sûr fâcheuse, qu’ont surtout les maîtres d’armes et les anciens tambours-majors de faire le moulinet avec-leur canne ou leur parapluie; d’ofo-dactylomante, le mouvement qui, chez certaines personnes, consiste à se mettre le petit doigt dans l’oreille — ce qui vaut mieux, après tout, que de se le mettre dans l’oeil —- en l’agitant nerveusement?D’autres préfèrent se mettre un doigt dans la bouche: ce sont les stomadactglomanes; si, par surcroît, ils rongent leurs ongles, ils deviennent onucophagomanes.C'est être atteint, paraît-il d’/inr-moniomante que de battre du tambour sur les vitres et que d’emboi-ter le pas au régiment qui passe; de spingomanie.que d’apporter trop de brusquerie nu de fébrilité dans ses mouvements; de trépodo-manie, que de remuer la jambe nerveusement.tic, en effet, fort désagréable pour les voisins.Réservons enfin une mention d’honneur nu kratopodonmne, qui a contracté l’habitude de croiser les jambes et de tirer ses chaussettes en parlant.# ¥ * QU’EST-CE QU’UNE FAMILLE?Nous entendons ordinairement par famille: le père, la mère et les enfants.Les énumérateurs du recensement lui donneront un sens peu familier.La famille, d’après eux, c’est un groupe de personnes demeurant ensemble dans la même maison ou dans le même logement, l’oint n’est nécessaire que ces personnes soient unies entre elles par les liens du sang.Ainsi une maîtresse de pension et ses nombreux pensionnaires seront considérés comme faisant partie d’une même famille.Ainsi deux couples vivant ensemble ne seront pas inscrits comme formant deux familles différentes.Lorsqu’on tirera des conclusions du prochain recensement, il faudra se rappeler ce sens particulier donné au mot famille.Aussi nous devrons ne pas nous baser sur le nombre île feux pour connaître celui des chefs de famille au pays.MONSELET ET NADAR Nadar avait l'habitude de dire tu aux quatre parties du monde et d’apostropher chacun par cette phrase: “Pourquoi ne viens-tu pas me voir?” Or, il se forma, un jour, une société ayant pour but de dire l'ou.i à Nadar.Charles Monselct recrutait les pouvoyeurs: l n beau matin, disait-il, Nadar se débattra vainement dans un réseau de froideur.Cela peut le tuer! >(.* * CAMPAGNE MONSTRE Les partisans du libre-échange n abandonnent pa^ la partie en Angleterre.A preuve, le plan de cette campagne que les libéraux organi-sent en faveur du libre-échange, i d ici n la fin de l'automne.Ils se proposent de tenir 10,000 «ssem-: blocs.Le pays sera entièrement couvert, I ne escouade de députés.; sous In direction d’un chef, se tien-, «Irg prête à répondre, au premier ! appel par tout ie Royaume-Uni, aux I attaques de l'adversaire.Dix mille assemblées: c’est uni I rhiffre.Supposons que, en moyenne, trois orateurs portent la parole I a chacune il elles, nous obtenons le nombre respectable de 30,000 discours.Des orateurs et des électeurs, les ' ( plus à plaindre ce ne sont pas.j certes, les premiers.* * * REGRETS ETERNELS Coquin, disait un maitre à son i valet, depuis que ta femme est morte, je m'aperçois que tu te grises ! iuus tes jours.Tu ne t'enivrais auparavant que deux ou trois fois par I semaine.Je veux que tu te remaries des demain.Ah! monsieur, dit le valet, laissez quelques jours encore à ma douleur.if* JE CHERCHE UNE BONNE ) Une pimbêche pénètre dans un bureau de placement et (lit d’un ton sec ; Je voudrai* une bonne sa-rliant coudre, faire la cuisine, traire le* vaches et soigner les enfants.Ce serait pour l'emmener A ta ram-pagne.nù J'habite avec mon gendre.('.'est moi qui dirige le ménage Pour la question des gages?.Oh! les gagea $»mt modestes; mais je paie le voyage aller et retour.Bien, madame, répond la pla-I reuse.Elle passe alors dans une pièce voisine, mi *e tiennent les “per* j les" disponibles, et, A travers la porte, la cliente suffoquée l'entend j qui leur demande froidement : Est-ce qu'il y a parmi vous 1 une demoiselle qui aimerait aller ansser deux OU trois (ours A la cane pagne?COMBLOMANIE Quel est le comble de l’indiscrétion?— Révéler un secret à une femme préposée aux réclames radio-phonées.Quel est le comble de la joie pour un professeur de géographie?— Voir un fleuve suivre son cours.Quel est le comble du savoir-faire pour un spirite?— Faire tourner une table de multiplication.Quel est le comble de l’habileté pour un cordonnier?— Ressemeler une botte d’asperges.Sf, TOTO VEUT S’INSTRUIRE Papa.les aviateurs qui font le tour du monde, c’est-il ça qu'on appelle "des voleurs de grands chemins”?NOS* POCHARDS Il fait si chaud! Champoireau est sorti dès le ma- i tin, pour prendre l'air; or il ne rentre qu’à midi, mais abominablement gris.—D’où viens-tu?s’écrie Mme Champoireau d'un air courroucé.—Eh! ma bonne.j’ai rencontré un vieil ami.que je n’avais | pas vu depuis ma plus tendre en- i fance.Alors nous avons taillé une petite buvette.DIEU VOIT TOUT Le petit Pierre sait qu'à table on ne doit pas réclamer contre ce qui est servi.Or on vient de lui donner des confitures, mais si peu!., si peu !.-Maman, dit-il, c’est bien vrai que le bon Dieu voit tout?—Mais oui, mon chéri.—Alors, maman, il voit la confiture qui est dans mon assiette?.i ijç tÿç LE BON BOUCHER Un boucher moribond, voyant sa femme en pleurs.Lui dit: “Ma chère! si je meurs, Comme en notre métier, un homme [est nécessaire, j Jacques, notre garçon, ferait bien [ton affaire.j C’est un fort bon enfant, sage et [que tu connais; i Epnuse-le.crois-moi, tu ne saurais i [mieux faire Hélas (dit-elle), j'y pensais.if.if if TROC Un médecin de campagne avait acheté un sac de blé à un paysan qui en réclamait le prix avec J acharnement.-Vous pourriez bien me le payer, depuis le temps.Que voulez-vous, je n’ai pas d’argent.—Ben, rendez-moi ma marchandise.—Elle est mangée’.Eh bien! nom de nom! posez-moi des sangsues! if if if UN MUSICIEN -Jouez-vous d'un instrument?Non.Pardon! oui, je Joue du cor.Voyons! êtes-vous musicien, oui ou non?—Monsieur, je suis pédicure.if if if RENCONTRE Madame.J’ai horreur de me dépenser en jniroles.A chaque fois que je vous ferai signe du doigt, cela signifiera: venez!.I.a nouveîV bonne.- Je suis ravie, madame.J'ai la même habitude.et lorsque je serouerai la tète, cela signifiera: non! LES BONNES*AMlES On m’a dit que Jacques s'est mis à boire depuis que ie l'ai refusé en mariage.Quelle horreur! Je déteste ces hommes qui ne peuvent célébrer une fête sans se conduire comme îles bêtes.if if if BIEN SUR Mort, le grstation.Le voyage se fera sur le “New-Northland”, paquebot de la Clarke Steamships Co.Les excursionnistes s'embarqueront à Montréal le La famille se réunit m * ISS* ; :ïï SMI \ -O* ¦ "¦%* UN Ce soir c’est soir de réunion familiale.Cest un événement hebdomadaire depuis que les enfants sont dispersés dams diver-ses villes, pour faire chacun son chemin dans le monde.Ce fut d'abord Richard qui quitta le foyer pour aller travailler à la ville voisine.Richard était rempli d'enthousiasme et susceptible de manquer de mesure.Aussi son père prit-il l’habitude de lui téléphoner toutes les semaines, juste pour le maintenir sous l'influence paternelle.Puis Hélène se maria et alla résider au loin.Sa mère éprouve k* besoin d’entendre sa voix et dc causer avec elle chaque semaine.Et maintenant Lise a trouvé un emploi dans une autre ville.Mais les siens entendent sa voix par téléphone chaque se-maine.Papa et maman recueillent toutes les nouvelles et les communiquent h mus les autres.C'est garder vivace l’esprit familial —et le coût dc ces trois appels du soir est moins d'un dollar.Les taux Au soir pour Us appels entre postes commencent «i 7 p.m.(temps local).Eh donnant à "Longue Distance'* le numéro désiré, vous accéléré: le scrt ice.Si vous ignores ce numéro, "Information'’ U cherchera pour vous.F.G WEBBER Gérant, Ils plaisent aux femmes de goût! Le grain magnifique et les tons chauds des bois durs à plancher Canada Flooring (fabriqués par la Canada Flooring Company Limited) s’harmonisent parfaitement avec les jolis ameublements modernes.Pour poser par-dessus de vieux planchers, — il y a une planche spéciale Canada Flooring d’un demi-pouce.Ce travail s’accomplit sans que vous ayez à rajuster vos boiseries ou cadres de portes.Notre département de service est à votre disposition — pre-valez-vous de conseils expérimentés qui ne vous coûtent rien.CANADA FLOORING CO.LIMITED 304.RUE BEAUMONT, Ville Mont-Royal Téléphone: ATlantlc 728* MONTREAL.P.Q.vendredi, 17 juillet, dans l'après-midi, arriveront à Gaspé le dimanche matin, et reviendront à Mont réal le mardi, 21, dans la soirée.U reste encore quelques hillets, peu nom/breux, à vendre.On nous informe que toutes les sociétés nationales, en particulier, celles qui comptent des représentants au comité du Souvenir Canadien, ont été invitées à déléguer des représentants.Il conviendrait, en effet, que toutes les sociétés nationales y fussent représentées, afin de donner à la première manifestation publique du Souvenir Canadien tout l’éclat qu’elle doit avoir.On peut obtenir des renseignements en s’adressant au secrétaire du Souvenir Canadien, 1004 est, rue Sherbrooke, ou à M.Philippe La-garnière, 1117, rue Visitation, Montréal.(Communiqué) Avis aux acheteurs de livres de récompense L'exposition des livres de récompense est ouverte.Nous invitons notre clientèle à venir la voir des maintenant, d’autant plus qu’elle trouvera des occasions absolument uniques.Les prix, tous nets, vont de .03s à $3.00 le volume.VOLUMES DE GRAND LUXE Série IA — Format 8 x11, 580 pages, reliure toile ornementée or et couleurs, tranche dorée, chacun .$2.00 —Charlemagne, pa- Vétault.—Saint Louis, par Wallon.—Saint Martin, par Leco/ de la Marche.Série 1B — Format 7 Va x 11, 384 pages, illustrations pour chaque (ojr de l'année, dos cuir, tête dorée.VIES DES SAINTS, par l'abbé Jaud, $2 par l'abbé jaud .$2.00 VOLUMES DE GRAND LUXE Série 2 — Format 12 Va x 10, 300 pages, reliure percaline de fantaisie, plaque riche, nombreuses gravures, tête dorée, chacun $L7S —Maréchaux de Napoléon (Les), par G.de Beauregard.—Rochc-qui-tue (La), Pierre Maël.—Anne-Marie de la Providence, par Laumonier.—Carnet dc campagne du Sergent Lefebvre.par Maze.—Ancien Testament, par Cruchet et Gustave Doré.—Nouveau Testament, par les mêmes.—Petit Ange, par Pierre Maél.—La Filleule de Du Cueslin, par le même.Série 11A — rormat 7 x 11, 350 à 400 pages, reliure percaline, fers spéciaux, nombreuses illustrations, tranche dorée, chacun $1.50 —Fabiola, par le cardinal Wiseman.—Fable* dc Lafontaine, illustrations d* Vimar.—La Grande Guerre, par Alphcnse Ni-cot.—Saint Augustin, Louis Bertrand.—Vie des Saints, par Charles Pon-sonatlhc.—Saint-Pierre de Rem*, par le R, P.D.-A.Mortier.Série 1 IB — Formai 12 % 8VL 350 pages.reliure pcrcahnt, 1ers spéciaux, illustrés, tête dorée, chacun $1.50 —Fils de Ttglisa, par René Baxm.—Il était quatre petits anfsnts, par Renée Bazin.—Idylle dans la Villa Rouge, par jean Drault.—La Guerre des femmes, par Redter.—Fecb.par F.Gequère.—Ben-Hur, par Lew Wallac».Série IC — Formel 10 x 14, 350 pages.Reliure Vi toile Havane, tête dorée .$1.75 Brochés .$0.15 —Conquête (Lai da l'Air, par L.-L de Thorel.—Galerie des Femmes de la Bible, par Mlle Ven Hiervlict.—Icanne d'Arc, par j.-M.Rousseau.Ouvrage couronné par l'Académie Français*.—Pionniers (Les) de T Antarctique, par Y.de la Trouplmiêr*.—Voyages en Tartarie et au Thibet, par le P.Hue —Les Croisades, extrait des oeuvres de Michaud.Séria 2C — Format 8V4 x 12 Va, 280 pages.B rfy hé S .$0.50 Cirto**4i .$010 —Chez les Bctsilcos.pur P.Dubois, S j.—Epagathus, par E.de Villeneuve.—Epopee des Zouaves Pontificaux, G'), par Bresciani.—Maison d* Glace, (la), par Bresciani, —Mille lieues dans l'Amérique du Sud, par Dchon.—Oncle parjure G'), par Mme H.Lip-pens.—Rome et l'Italie, par A.M.-G.—Vainqueurs de César, par de Mari-court.Série 3C — Format 8 x 11 A4, 260 pages.Brochés (b).$0.45 Cartonnés (c) .$0.75 —L'Antiquaire, par Walter Scott.—Lettres choisies de Mme De Sévigné.— Tableau poétique des Fêtes Chrétiennes, par la Vte Walsh.—Quentin Durward, par W.Scott.—Récits des temps Mérovingiens, par Thierry.—Mes priions, par Silvlo Pellico.—Don Quichotte, de Cervantès.—Les Msitres d* la littérature étrangère et chrétienne au 19èmt siècle.—Voyages de Gulliver, par Swift.-—Voyages en Zigxags, par R.Topfftr.Série AA •— Volumes d’environ 300 pages, format 10 Va x 14.Fantaisie havane tête doréa .$1.75 —Histoira du gentil seigneur de Bayart.—Napoléon, jugé et peint par Itti-mêm*.—Paysages d Orient et d'Occidcnt.—Quatre femmes au temps de la Révolution.—Histoira da N.-D.da Lourdes.Séria 1A — Volumes d'environ 224 pa-ges.format 8 Fa x 11 '/i.Fantaisie havane, téta doréa .$1.00 —Alain, Robin* et Tahurel, —Conquête du Tchad Ga) —Fortune du Petit Lord Gai —Meilleur* part (la) —Petite Patrie.—Récits populaires.—Sans reprocha.—Trois mois è B«Na-lilt-a«-Mar.—Vingt mois au pays da la soif.Série 3A — Volumes d'environ 112 p* g», format B1* x II Va.Havane, tét* dorée .$o.7J —Arts da l’Aiguille (les) —Arts du Crayon (les) et du Pintaau.—Contas et Conseils è ms (ilia, —Contes da Perrault (las) —Deux amis.—Itsnne d'Arc.• —La vertu qui rayonne.Série 4A — Volumes d'envlrtsn 240 pages, format 7 Va x 10.Brochés .$o,i$ Cartonnés, tranche jloréc $0,60 —Aspirant da Marine (H —Chercheur de triton Gel —Déracinés du Tangeniha (les) —Enfance al jeunesse d'hommes itlm- StRVICC DI LIBRAIftll DU DtVOIR 410 NaPra«DaiM es» — —.Montai VOLUME XXII —.No 128 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 4 fUIN 1931 LA VIE SECLTIVE Les Royals se divisent les honneurs Apres avoir fourni un brillant effort au cours de la preraière pai tie qu’ils ont gagnée par 6 à 0.en frappant 14 coups sûrs, les Royals n'ont rien gardé en réserve pour ia seconde joute qu’ils ont perdue par 4 à €.Dans cette seconde partie, ils n’ont frappé que quatre coups sûrs espacés et ils ont été imipuissants à croiser le marbre.Walter Brown, le lanceur de» Royals, a compté son premier blanchissage de la saison et n’a accordé que six coups sûrs.Long, qui a débuté pour la seconde partie, s’est fait retirer de la boite à ia deuxième manche, après avoir laissé compter un point.Roy Buckalew, qui l’a remplacé, n’a pas eu plus de chance.Les Red Wings ont croisé le marbre trois autres fois, - La première partie a été sans aucun doute la plus intéressante pour les amateurs locaux qui n'apprécient jamais autant le jeu que lorsque leurs favoris gagnent.Mishkin s’est distingué au bâton au cours de cette première partie en frappant trois coups sûrs sur quatre apparitions au bâton.Gau-treâu et Urbanski ont fait de même et ils ont de plus joué merveilleusement au champ.Pas une seule erreur n’a été commise au cours de cette première partie.Head en a commis unf.dans la deuxièm.Les Royals sont partis hier soir pour Toronto où ils joueront leur première série de leur long voyage qui ne les ramènera à Montréal que le 28 juin.ROCHESTER Ab.R.H.Po.A.E.Hunt, c.c.2 0 1 4 0 0 Wilson.3b.401010 Sisler, 1b.4 0 0 fi 2 0 Pepper, c.g.4 0 0 1 0 0 Fisher, c.d.~WvA r .\ A.Emile Beauva;*, C A P»«n ENCADREURS Morency Frères, limitée (58.Ste-Catherin«?E.HAr.6891 Encadrement — Dorure — Matériel d'arttetM.Choix d'oeuvres canadiennes, taeleaux saux-fortes.gravures sur octa.rtc.EBENISTES-REMBOoRREURS Louis Pistono & Cie EBENISTES-REMBOURREURS Atelier artistique d’ameublements et d’ébéalsterle d’art.Meubles de «ty'es.Fabrication de meubles ds tou» genre» »ur commande, alnei que réparation» de toutes sorte* 42*r RUE ST-PFNIS - MONTREAL Tél.BEIalr 079* REMBOURREUR — MATELASSIER Maison Boyer SPECIALITES : Meubles et matelas sur commande ainsi que réparations.Eatlmês gratuits sur demande.5013-47 ST-DENIS : MONTREAL Tél.BE.8328 PHARMACIES SAINT-GERMAIN & SAINT-GERMAIN AVOCATS Tél.HArb.9118-9111 - 10 St-Jarqne» F.P St-Germatn.L.L.L.C B.Jean St-Oermatn.L L B Anatole Vsnler, C R.Guy Vanler, C.R.Vanier Cr Vanicr AVOCATS !7 ouest, rua Sa Int-Jacques Tél.HArbour 2841 BREVETS D’INVENTION NVENTIONS La Banque d'Epargne de) la Cité et du District de Montréal Avis de Dividende Un dividende de trois dollars par action pour le trimestre courant et un boni d’un dollar par action, ont été déclaré» sur le capital ver»é de cette Banque.Ces dlvl-bonl.wront Payables le et apré* Jeudi le deux Juillet prochain, au* action- Wr ln*rr’t* Jundl 'a quinze Juin prochain.à trois heures Par ordre du conseil d'administration.Le Directeur général.* MYTH w 1tiiFt-vng« de déttow-r vot»f demande il* hrcvri pour ne pas \ nu• faire (iFYAIHtr.Mnmirl SU a Banque fournira à chaque déposant un Certificat d* Dépôt approprié.Le Comité agit sans rémunération *t le coflt aux Déposant» ne aéra que les frais de poste et d’eseurance.Les dépens"» relatives à la mise à exécution du Plan seront, finalement, assumée* par la Nouvelle Compagnie.(e Comité rantmllm ln»lamm«nf A fou* let tteicnimurs 4e rmleurt it'étuHler le Elan et la Convert flrtn et H'etpérUor, een* rmlmré.au plut proche népotitalre leur, Itltr*', entinttét le cat échéant, lot mernh-et Hu Comité o'hétironl pet A qu'ileet il* l'Intérêt He tout letdéienieurt 4'etprl-mer leur mthétlon au Elan an elfetluent au plut tôt le dépôt de lauri titra*.— le Prhidenl: CHAS.A.DUNNING L'HON.CHAS.A.DUNNING, C.P.PfMdtnt R.11.COLLIS Kltrat A Aitken, LrmAff** NORMAN J.DAWES PrfelHent, Montreal llnaH «f Trad# H.D.LOCKHART GORDON, C.^.t .l*f Itson, rWwAnn, DU worth, (•ullfoyt* A Nash, Torontn STRACHAN JOHNSTON, C.K.Tlllar, Jnh»»t»n.Thomson A Parmrnter, Toronta STEWôRT KILPATRICK f,0**11, Son, A Cn .LnnAr»* E.A.MACNUTT Trèar»H*r.Run Ufa A**ur*nr* Company nf Canada JOHN J.RUDOLF A.taalln A t'a., Naw-York GORDON W.SCOTT.C.A.I*.8.Boa» A Bona, Man triai, SarrAtalra, Itli.tmmaubla d» la Manqua Rayaia, Mnntréal orrnsrr Aines, banque de Montréal BANQUE ROYALE DU CANADA mocrnevit- S.L.RALSTON, C.B.Mltahall, Ralalnn, Kaarnay A Duquat.MoatriaJ On obtient de* copie* du Plan et de la Convention de Dépôt en e'adrennnnt au Secrétaire ou aux Dépositaire.* Montréal, je^i JLE DE VOIR 4 juin 1931 -I Les travaux de chômage Prochaine entrevue avec M.Taschereau pour que Montréal obtienne du délai — L’arrêté ministériel d’Ottawa M.Norman Holland, président de la Commission industrielle du chômage, vient de publier un communiqué pour annoncer que MM.Honoré Parent, directeur des services municipaux, M.Skinner, maire de Sherbrooke et lul-mème, auront prochainement1 une entrevue avec M.L.-A.Taschereau, premier ministre de la province de Québec.Les cités de Montréal et de Sherbrooke ont obtenu du gouvernement fédéral un délai de 60 jours pour compléter les travaux exécutés en vertu de la loi du chômage.On sait que ces travaux devaient être terminés le 1er juillet pour bénéficier de la contribution de 25% acordée par les gouvernements provincial et fédéral.Le 8°^" vernement fédéral a accordé un délai de soixante jours.La délégation veut obtenir le même privilège du gouvernement provincial.Ce dernier a refusé jusqu’ici, à la suite d’une consultation légale de Me Charles Lanctôt, qui affirme que le gouvernement ne peut légalei^mt accorder un tel délai, sans avoir la permission des Chambres.Voici la traduction de l’arrêté ministériel adopté par le gouvernement fédéral pour accorder un délai de soixante jours aux villes de Montréal et Sherbrooke, dans l’exécution de leurs travaux de chômage: “Le comité du Conseil privé a étudié un rapport du ministre du travail, daté du 27 mai 1931, où il appert qu'un contrat daté du 22 octobre 1930, a été passé entre le gouvernement du Canada et le gouvernement provincial de la province de Québec.Ce rapport confirmé par un arrêté ministériel du Conseil privé, 2478, date du 24 octobre 1930, comprend les termes et conditions qui régissent l’emploi des fonds de secours contre le chômage pour l’exécution de travaux dans les limites de cette province, et la proportion de dépenses que chaque gouvernement doit encourir.sujet aux contrats individuels à intervenir avec les municipalités et approuvés par le gouvernement provincial."Le ministre déclare qu’à la suite d’une entreprise faite par la cité de Montréal et approuvée par le gouvernement provincial dé la province de Québec, le ministre du travail au nom du gouvernement fédéral, a approuvé l’exécution de certains travaux pour une somme de plus de 83,000,000 dans la cité de Montréal afin de donner de l’ouvrage suivant l’objet prévu par la loi du chômage de 1930.“Le contrat entre la cité de Montréal et la province, tel qu’ap-urnuvé par le ministre, stipulait mie les travaux devaient être fermi-nés le 1er juillet 1931, Les travaux en question comprennent la construction de certains tunnels ’¦ous des rues et des voies ferrées.La même situation prévaut à Sherbrooke où l’on construit un tunnel s'uis les voies du Pacifique Canadien.“Hans ces deux villes, il est évi-d"nl et admis par tous les intéressés.que les travaux ne seront pas terminés le 1er juillet.Aussi la cité de Montréal el la cité de Sherbrooke ont-elles demandé une prolongation de 60 jours, soit jusqu'au tér septembre pour terminer ees travaux.Mort du juge Victor Allard Membre de la Cour d’appel.M.Allard est décédé hier à l’âge de 72 ans Le juge Victor Allard, de la Cour d’appel, est mort hier après-midi, à Khôpital Notre-Dame, à l'âge de 72 ans; il avait subi une opération lundi.Né à Saint-Cuthbert, le 1er février 1860, fils de Prosper Allard et de Geneviève Aurez Laferrière, il fit ses études au collège de l’Assomption, puis à l’Université Laval, de Québec, et enfin, à l’Université Laval, à Montréal.Il fut admis au barreau le 12 janvier 1884 el ouvrit une étude légale à Berthierville, où il pratiqua jusqu'à son élévation au banc de la Cour supérieure.Il prit une part active aux affaires municipales et fut maire de la petite ville pendant trois termes, entre 1898 à 1914.11 représenta le comté de Berthier à l’Assemblée législative de 1892 et 1897, et fut candidat dans ce comté aux élections fédérales générales de 1891 et 1908; il fut aussi candidat aux élections provinciales générales de 1890 el 1904.Il était conservateur.il fut nommé juge de la Cour supérieure le 29 février 1916, et juge de la Cour d’appel en juillet 1920.Lui survivent, sa femme, née Blanche Dorval.qu’il avait épousée en 1895: et quatre de leurs six enfants: Gaston, avocat, Jeanne, Victor et Marthe.Il laisse aussi quatre pelits-enfants.Jusqu'à toul dernièrement M.le juge Allard et sa famille logeaient aux apparte-Haddon Hall, rue Sherbrooke ouest, mais ils habitaient à Berthierville pour l’été.La dépouille mortelle a été transportée hier à Berthierville où les funérailles auront lieu à l’église paroissiale, samedi malin.^ ¦ i • A la recherche de deux bandits Drummondville, Qué., 4 —La police locale est A la recherche des deux bandits qui ont pénétré chez Mme Lester Leach hier après-midi, l’ont bâillonnée, elle et sa servante, et l’ont enfermée dans une chambre avant de prendre la fuite avec tout ce qu’il y avait de valeur dans la maison.Les deux apaches se sont présentés chez Mme Leach en se faisant passer pour des vendeurs.Une fois dans la maison, ils ont ligoté Mme Leach et sa servante.Comme on ne répondait pas assez rapidement à leur demande d’argent, ils ont battu les deux fetmnes.les ont bâillonnées el enfermées dans une chambre à coucher où elles sont demeurées pendant trois heures avant de réussir à attirer l'attention d’un voisin.Pendant ce temps, les deux voleurs prenaient toutes les choses de valeur qui leur tombaient sous la main.Ils se sont enfuis en automobile.Mme Leach a donné unw excellente description des deux bandits qu'elle voyait pour la première fois._________ Dîner de la jeunesse libérale Le soixante-deuxième diner-cau- | sérié de l'Association de la jeunes- ! se libérale aura lieu mercredi, le j 10 juin, à 7 heures, dans les salons j du club de Réforme.82.rue Sher- j brnoke ouest.Le conférencier de j la soirée sera M.Orner Legrand, avocat, tandis que ThAte d’hon- i neur sera M.J.-N.Krancoeur.ministre des travaux publics et du Le congrès des manufacturiers M.W.H.Miner est élu président de l'Association — Résolutions Victoria, Colombie anglaise, 4 (S.P.C.) —.M.\v.H.Miner, de Montréal et de Granby, a été élu hier président de la Canadian Manufacturers’ Association pour succéder à M.Elmer Davis, de Kingston.Les vice-présidents sont MM.W, C.Coulter, de Toronto, et George Henderson, de Montréal et Halifax, et le trésorier, M.T.F.Mony-penny, de Toronto.Parmi les résolutions les plus importantes qu’on a adoptées, l’dne demande que l’on augmente les pouvoirs des représentants commerciaux du Canada à l’étranger, une autre que l’on continue, que l’on augmente même les subsides aux compagnies de navigation qui maintiennent notre prestige à l’étranger et sont essentielles à notre commerce extérieur, une troisième engage les membres à empêcher autant que possible ces requêtes multipliées auprès des autorités, pour obtenir des octrois, qui font que la dette monte toujours ainsi que les taxes.Les manufacturiers canadiens ont reçu de la Nouvelle-Zélande une invitation à envoyer an mois de janvier une délégation des leurs visiter le pays.Au banquet hier soir, le premier ministre de la Colombie anglaise, M.le Dr Tolmie, a fait un appel au capital anglais.Que l’on nous envoie du capital, dit-il, que l’on nous ouvre des marchés, et nous absorberons des milliers de chômeurs anglais.Au canal de Beauharnois LES MEMBRES DU CLUB DE PUBLICITE DE MONTREAL VISITENT LES TRAVAUX , I travail.MM.Robert Taschereau.En consequence, le ministre re-¦ l1éputé (Jp Bellcchasse et le Dr Ana-rommande que nonobstant les rcs- tole Plan(Çt dépu,é ,|c Mrrcirr.par- ’ frictions apportées par la date qui j leront aussi.doit mettre fin aux travaux, tel i -__ ^-,-y oti’indiqué par le eonlrat des municipalités de Montréal et de Sherbrooke, le ministre du travail est autorisé a continuer l’exécution de ces contrats en substituant le 1er A l'occasion du départ pour I septembre comme date pour la fin |,£l,n?pt df V vjc‘ de I Amicale, uni ors travaux, au '1er juillet .tel que j ronccrDbmicane aura lieu lundi,! le 8 juin, à 7 heures 30 du soir, a l’école Champlain, rue Fulhim, j Tous les anciens sont invités.| L'entrée et les rafraîchissements I sont gratuits.' J Les anciens de l'Ecole Champlain A l’occasion du '(écrit dans le contrai.“Le comité approuve les recommandations précédentes et les sonne» nour approbation.’’ jeunes gens auront à des prix raisonnables ___________el* oontr* »-mt un peu plu» RTt&d» que nature Noui livonj par expérience, chez Birki, que bon nombre de jeunet gens estiment ne pouvoir payer plu* que cinquante, soixante-quinze ou cent dollars au maxl* mum pour leur bague de fiançailles.Noua avons tout le temps, pour les satisfaire, choix fort attreytnt d’anneaux de prix moyen, — choix dont l’étendue et l’élégance le* surprendront Cet anneaux sont de valeur Insurpastable.un HENRY BIRKS & SONS LIMITED DIAMANTAIRES A TEcole des Beaux-Arts Liste des prix de la section d’architecture Voici la liste des prix des élèves de la section architecture de l’Ecole des Beaux-Arts.Cette section a à l’Ecole des Beaux-Arts celle d’une Faculté d’université.Le cours comprend cinq années et des coùrs variés.COMPOSITION ARCHITECTURALE 5e année (diplômés): 1er prix, Colangelo, Patsy; 2e prix ex-aequo, Charland, Georges; 2e prix ex-aequo, Côté, Claude.4e année: 1er prix, Dutrisac, Armand; 2e prix, Senécal, André.3e année: 1er prix, Germain, Maurice; 2e prix.Bélanger, Yves.2e année: 1er prix ex-aequo, Deshaies, David; 1er prix, ex-aequo, Lefort, Jean-Serge; 2e prix, Lapointe, Paul; mentions honorables, Destroismaisons, Maurice, Lajoie, Rodolphe, Paulet, Georges-Etienne.1ère année: prix, Gariépy, Roland; mentions honorables.Tremblay, Edouard; Dumais, Roland.Préparatoire : concours final, prix, Pelletier, Jacques; travaux de l’année, 2e prix, Lambert, Paul; mention honorable, Faivre, Paul-Henri.CONSTR UCT10N GENERALE 2e année: 1er prix, Lefort.Jean-Serge; 2e prix ex-aequo.Mercier.Gérard; 2e prix, ex-aequo, Lajoie, Rodolphe.3e année: prix ex-aequo.Bélanger, Yves; et Germain, Maurice.4e année: prix ex-aequo, Dutrisac, Armand; et Senécal, André.5e année: prix, Côté, Claude.GEOMETRIE DESCRIPTIVE 1ère année: prix ex-aequo, Dumais.Roland; et Chevalier, Camille; mentions honorables.Charbon-neau, Gérard; et Gariépy, Roland.2e année: prix.Deshaies, David; mentions honorables, Lefort, Jean- Serge; Bélanger.Yves.- THEORIE DES OMBRES Le Club de Publicité de Mont- 1ère année, prix, Gariépy Ro- real a visité, hier, les travaux de land; mention honorable, Dumais, construction de Beauharnois.Près Roland.i d’une centaine de membres sont STEREOTOMIE ; partis de Dhôtel Mont-Royal en 2e année: prix ex-aequo.Des-i a.u,0^uI** v®rs midi, pour sq ren-haies, David; prix ex-aequo.Le- a Beauharnois.La, un dejeuner fort, Jean-Serge; mention honora- , serVl au réfectoire du person-ble, Belcourt, Victor.?el'.Pu,s les visiteurs, repartis en lrols groupes, ont fait la visite des PhRSPLCTIv E travaux.Le colonel K.M.Perry, 3e année: prix, Germain, Mauri- assistant du president, a reçu les ce; mention honorable.Bélanger, visiteurs.Yves.Comme les détails de ce gigan- RESISTANCE DES MATERIAUX tesque projet ont été déjà donnés 4e année; prix, Dutrisac, Ar- dan* Devoir, nous n’y revien-man(j drons pas.Qu’il nous suffise de 3e année: mention honorable, ‘lue les travaux sont noussés Germain.Maurice activement et sont considerable- 2e année: prix.Lefort.Jean-Ser-: a'ancés.Ainsi, on achève le j ge; 2e prix ex-aequo.Deshaies.Da-|j*‘®n de 1 u«nc
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