Le devoir, 11 novembre 1912, lundi 11 novembre 1912
VOLUME III-No.266 MONTKEAL, LUNDI 11 NOVEMBRE.1912 CJN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE .$3.00 $0.00 Edition Hebdomadaire : CANADA ETATS-UNIS .UNION POSTALE .$1.00 .$1.50 .• $2.00 DEVOIR Rédadion et Administration J 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.TELEPHONES ; ADMINISTRATION: v REDACTION: Main 74v Diredleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! - O IN PEU DE CHARITE PRATIQUE A PROPOS DES FÊTES Voici les fêtes ! Six semaines à peine nous séparent de Noël, et sept du Tour de lAn.Les enfants—et combien., de grandes personnes sont enfants sous ce rapport !—les enfants commencent déjà à rêver cadeaux.Les sapas seront bientôt contraints de songer à l’agréable, mais coûteuse Schéance.Nous voudrions faire un bref et très simple plaidoyer pour les malheureux qui voient approcher les Fêtes avec un effroi trop justifié : nous parions des employés de magasins.Qui n’a vu, dans les derniers jours de décembre, la foule qui se presse dans les magasins et les pauvres employés, harassés, fourbus par de longues heures de travail intense?Personne ne peut s’empêcher de plaindre les jeunes filles surtout qui, pendant ces interminables heures, sont obligées de répondre aux exigences d’une clientèle d’autant plus impérieuse que le temps lui manque et que les choix se font plus rares ;—mais combien songent qu’il , faudrait simplement un peu de bonne volonté, un peu do charité pratique, pour alléger le lot de ces vaillantes?Qu au lieu d’attendre à la dernière heure, chacun et chacune s’avisent de faire le plus tôt possible ses achats des Fêtes et les derniers jours de décembre ne seront plus cette période d’extrême surmenage qui en fait la terreur des employés et leur apporte de si douloureuses étrennes.Les clients y gagneront, outre la joie de diminuer la douleur des autres, l’avantage de faire leur choix dans de meilleures conditions.Nous n’avons pas inventé ces très simples considérations: elles règlent ia conduite des femmes les plus distinguées de l’Europe, des Etats-Unis et le notre propre paye, qui, ayant appris à se pencher sur la naisère humaine, imt depuis longtemps constaté qu’il est d’autres souffrances que celles que ¦ecouvrent les haillons et que, souvent, l’élégante et gracieuse enfant qui les lert au comptoir ne se tient debout que par un prodige d’énergie.Dans plusieurs pays on a fondé des ligues qui, à l’approche des Fêtes, font une active propagande contre les achats tardifs.A l’heure actuelle, les murs de toutes les grandes villes de France doivent être couverts des iffiches de la “Ligue sociale d’acheteurs”, et il n’est pas un salon de ligueuse où l’on n’ait soin de vous rappeler—avec quel art et quelle grâce !—votre 3evoir d’acheteur.C’est par l’effort de tous que s’allègera le sort des employés et que se régularisera la vente.Il restera toujours assez de retardataires—distraits ni obligés—pour occuper les derniers jours.Nous voudrions voir le “Syndicat des Employés”, par exemple, prendre cette cause en main; nous voudrions surtout que les ligues féminines en fissent l’objet d’une active et vigoureuse campagne.“Ce que femme veut.” Les femmes ont du reste plus d’une raison d’aecepter cette charitable tâche.Elles sont les grandes acheteuses, et les principales victimes de l’état do choses actuel sont leurs soeurs.Que chacune fasse autour d’elle quelque propagande—avec la grâce et la conquérante adresse qu’elles savent mettre en tout ce qui leur tient au coeur,—elles auront bientôt fait de s'acquérir l’enthousiaste reconnaissance de tous les employés de magasin.Et quelle joie plus grande pour une femme que de mettre un peu de lumière et de bonheur dans la vie des autres ! Orner HEROUX.Le suffrage féminin en Angleterre Le féminisme anglais vient de perdre, à la Chambre des Couimu-nes du pays classique des suffragettes, un terrain précieux et péniblement gagné.Le dernier de ses revers lui a été infligé par le rejet, à 31! voix contre 141, de l’amendement au bill du home rule proposé par M.Philip Snowden et décrétant que tous les électeurs municipaux en Irlande auront droit le voter aux élections parlementaires.Les dépêches n’indiquent pas ;le tpii se compose la majorité hos-lile au suffrage féminin, mais il ;st permis de croire rpie la propo-silion Snowden n’a pas rallié tout le vole ouvrier.Des dissentiments récents dans les rangs du parti suffragiste ont conspiré contre le succès de lu cause.M.et Mme Pethick Lawrence, en sc séparant de l’organi-tation Pankhurst, ont soulevé une grave querelle, chez leurs anciens amis.On dit que la séparation des Pethick Lawrence, qui avaient consacré leur propre fortune à la diffusion des idées féministes — est due à une différence d’opinion entre eux et les Pankhurst au sujet ries méthodes d’action.Dans un discours récent, Mme Pankhurst a dénoncé la nouvelle politique comme une rébellion, et une nuerre à l'idole sacrée de la propriété.De son côté, M.Aeland, député, a déclaré aux Communes que lui et ses collègues en féminisme ne peuvent remporter des sucrés qu’à la condition de l'abandon complet de la manière militante.On affirmait dernièrement que M.Asquith n’est plus en sûreté; le premier ministre est constamment txposé à des attaques imprévues, et Scotland yard a dû prendre des mesures pour parer à toute éventualité.Il y a quelques jours le secrétaire rt'Etat pour l’intérieur et sa femme furent foncés de fuir d’une réunion publique, à Londres, pour sc soustraire à la furie des suffragettes militantes.Voici maintenant que le parti ouvrier a cessé d’accorder son appui solide à lu cause du suffrage féminin.M.Ramsay Macdonald s’é-tnit engagé à voler contre l’adoption finale du Franchise Bill s’il ne contenait pas une disposition favorable au suffrage des femmes; celte déclaration a été répudiée en pleine réunion des députés ouvriers.Le parti irlandais, dirigé par M.Redmond, est aussi hostile aux suffragettes et il refuse de compromettre le sort du home rule en s’atta-rhant à la cause du vote des femmes.Cette cause, du reste, parait être maintenant enterrée, dans le domaine parlementaire.Pas un seul parti ne tient à s’en faire le champion à la Chambre des Communes.On peut regretter qu'il en soit ainsi; mais il faut admettre que la phase c’e^st l’excès vulgaire, c’est le théâtre, c’est l’artificiel, c’est le bluff.(Puis-je 'ajouter que ce mot n’est pas français?) Et je n’ai jamais pu m’empécher de voir entre l’artificiel et le naturel dans le chant, la même différence qu’il y a entre l’artificiel et le naturel dans la fleur.Votre bon goût ne vous permettra jamais d'oublier.le parfum.C’est aussi pourquoi vous comprenez qu’une des grandes difficultés vocales consiste non à dépenser naïvement tout son organe, mais à le maîtriser souvent, le plus souvent même.Et je ne puis que redire mon admiration sympathique pour de si belles voix, et surtout pour de si vrais chanteurs.Emile DENIAU.BILLET DU SOIR LETTRE OUVERTE faction Pankhurst, qui domine au-, jour d’hui la V’rmen’s Social ondi Political (jhiôîi, a contribue dans une large mesure à ce résultat eu employant la violence pour propager un mouvement respectable à certains points de vue, et qui menace de tomber irrémédiablement dans le discrédit.Uldéric TREMBLAY. Saint-Louis de France Que le si accueillant Devoir me permette, en toute confraternité, de féliciter l’Association Chorale de Saint-Louis de France, et de la remercier des belles sensations d’art religieux qu'elle a procurées par l’exécution de la brillante messe de Théodore Dubois.On le sait, c’était hier grande fête, à Saint-Louis de France, où les choses se font toujours.royalement: j’ai vite senü l’habitude! Au choeur, un distingué prélat, Mgr Gauthier dont i ha valeur n'attend pas te nombre des années.En chaire, le chef aimé de la paroisse, une âme d’élite, un aumônier de roi français.Dans les nefs, une assistance édifiante, comme celle que forment toujours les meilleurs Canadiens.A l’orgue enfin, de captivantes interprétations artistiques.On a lu plus haut: art religieux.Une étude analytique de l’oeuvre, par le membre de la Schola Can-tornm de Paris qui parle, l’obligerait à des réserves, sur ce caractère religieux.J’ai osé écrire un jour que tel Sanctus faisait peut-être joindre les mains, mais pour applaudir et non pour prier.J’en pourrais dire autant de certaines pages éclatantes (faut-il ajouter: théâtrales?) de la messe de Dubois, compositeur cpii ne s’est pas assez nourri de Bach, cette “moelle de lion” dont parlait Gounod.Mais, comme il est préférable de songer à la parole touchante de St-Augustin, dans la Cité de Dieu: celui qui chante bien, prie deux foist Dès lors, messieurs de la chorale de Saint-Louis de France, vous ne vous contentez pas de charmer beau coup; vous édifiez plus encore.Parfaitement dirigés grâce à la baguette sûre, au regard prévoyant, à l’intelligence artistique de M.Alex.M.Clerk, accompagnés avec toute la compétence technique et le doigté délicat de M.Richard Beau-dry.vos ensembles vocaux prient, affirment, glorifient, avec tous les effets pénétrants que recherchent vos âmes catholiques.Vos solistes: M.Ouimet, dont la voix et la plume ont le même sens esthétique, MM.Monday, Proven-eher, Georges Bertrand, sont dignes de vous.L’éloge est grand.Vous “articulez” avec justesse, ce qui est du chant; vous chantez sans errvnhase.Et, vous le savez, IVm- A M.Jcannotte, Directeur de l’Opéra, Montréal.Monsieur, Vous avez, sur le grand nombre de vos contemporains, l’avantage de coudoyer des étoiles, et souvent, il nous faut user d'une diplomatie sidérale, que Newton ignorait, pour empêcher que se prennent au cheveux deux comètes dont l’une veut éclipser l’autre.Ces fondions de mage-impres-sario sont fort absorbantes.Je ne serais donc pas autrement surpris que vous ignorassiez la campagne que l'on mène actuellement contre les oeuvres et les artistes français de l’opéra.Mais, que votre sérénité se rassure: j’apporte le remède en même temps que je signale le mal.MM.Léon Lafitte, Jean Riddez, Roland Conrad déplaisent à certains critiques anglais.L’un d’eux, celui de la Gazette,vaticine ainsi:“Riddès n’a pas de voix, (c’est peut-être ce monsieur qui n’a pas de tympan) ', Conrad chante du nez; Lafitte, manque d’action.” Les maîtres compositeurs français n’ont pas plus de "'Cf.Ces critiqueurs sont un peu (je demande pardon aux foulons savants) comme les chiens: plus Vharmonie est pure, plus est nette la voix et plus ils hurlent.En fait de musique, celle des cymbales, qui amplifie le son des ecus, leur est particulièrement agréable: de là leur grande admiration pour Puccini, et leur haine pour Massenet, Saint-Saëns, Gounod, Charpentier, Messager, etc.Pour leur plaire, il suffirait de quelques remaniements à Torchcs-tre: — remplacer Hassclmans par Harry Lauder, substituer aux clari-neltes des bag-pipes, mettre des cymballers et des timbaliers à la place des violonistes.Voilà pour ceux qui sc soucient des nuances, les esthètes, mais pour les autres, le remède est beaucoup plus simple.Leur rage est celle du “Renard ayant la Queue coupée.” Ils n’entendent pas le français.Cette infériorité sur nous, les conquis, les bride, (ce n’est pourtant pas notre faute s’il n’exisle pas d’opéras anglais sortablcs) alors iis veulent démolir, ici, l’opéra français.En italien, personne ne comprend, Tégalité est rétablie, leur cuistrerie est sauve.Mais consolez-vous, Monsieur, il suffit d'un mot pour faire taire ces franco-musicophobes.Annoncez, à grand renfort de celte grosse caisse qu’ils aiment tant, le congédiement de MM.Lafitte, Riddez et Conrad ci l’engagement de MM.Leone Laffitti, Giovanni Riddesi el Rolando Conradi.Les éloges sc feront aussi hyperboliques que les critiques étaient vertes.Je vous donne ce conseil gratis cl remarquez que je garantis le résultat.Louis BRETON.Aux Industriels et aux Marchands Nous ne reproduirons pas indéfiniment notre liste ?d’honneur.Nous invitons donc les industriels et les marchands qui publient des catalogues français à nous les envoyer au plus tôt.Il y va de leur propre intérêt.Cette inscription sur notre liste d’honneur ne leur coûtera pas un sou, elle ne leur fera perdre aucun c-lient, elle leur en attirera un grand nombre qui.sans cette réclame, ne seraient pas allés à eux! Que les retardataires ou leurs amis agissent donc au plus tôt.Les cours didactiques M.René Gauithcron commencera ce soir ses cours didactiques à Laval.Avis aux jeunes gens soucieux de culture littérairo.Sur le Pont d’Avignon.La session d’Ottawa sera importante.Les journaux ministériels ont commencé, depuis quelques semaines, à préparer les voies au ministère Borden Son projet de contribution navale ne rencontre pas l’assentiment de tout le monde; et si les ministres ne l’ont pas encore rendu officiellement public, ceux qui s’occupent de politique en connaissent néanmoins les grandes lignes.Sur ce point M.Coderreipour-rait annoncer la politique du ministère, lors de son élection, sans dévoiler aucun secret.* * * Doit-on dire “Le Pas” ou ‘‘The Pas”, pour désiguer l’endroil le plus important du Nouveau-Manitoba?Le Winnipeg Saturday Post, en tient pour l'he Pas, un mot français et un mot anglais, ce qui est une appellation défectueuse.Quoi que disent les géographes et les topographes anglais du ministère de l’Intérieur, il faut garder l’appellation française.Elle est plus exacte, surtout si l’on tient compte que des descendants de Français et des missionnaires français donnèrent les premiere ce nom à cet endroit.* * * Les percepteurs‘ des cont ributions indirectes, en Grande-Bretagne, veulent frapper d’un impôt spécial les capitalistes qui retirent des dividendes des valeurs canadiennes.Cet impôt touchera-l-il les grands entrepreneurs de constructions maritimes anglais qui se préparent à accroître leurs profits, grâce à la souscription, par le Canada, d’une trentaine de millions pour des navires de guerre offerts à la Grande-Bretagne?# # * Le Colliers écrit, à propos de lu contribution du Canada aux armements impériaux: “Peut-être aussi serait-il convenable d’abandonner le nom de Canada et d’adopter celui de Carthage.” On *se rappelle, en effet, que Carthage, sa période de splendeur passée, devint tributaire de Rome el fournit de l’or et des mercenaires à la puissance tVJfcie.Si le Canada devient tributaire de l’empire, au lieu d’en être l’associé, avec, tous les droits que cela comporte, la propo sition du Colliers ne manquera pas de bons sens.* * * Une nouvelle compagnie d'énergie électrique projette de fournir de la lumière el de la force motrice à Montréal.Le gouvernement provincial, au lieu de laisser Tes grandes compagnies exploiter toutes les énergies hydrauliques de la province, au grand et seul bénéfice des actionnaires de ces entreprises, ferait bien d’imiter la politique ontarien ne, sur ce point.Le peuple en profiterait et la province aussi.L’intérêt général doit primer l’intérêt particulier.V SJ JT Le Sénat, libéral en majorité, se prépare déjà à contrecarrer certains projets du ministère conser valeur, disent les dernières dépê ches.Le ministère Laurier a connu cet embarras, dès 1897.C’est au tour de M.Borden à y faire face.Le pouvoir a ses ennuis comme scs dédommagements.Le ministre des postes en sait quelquechose.Et M.Coderre l’apprendra avant longtemps, s’il ne le sait déjà.* * # La presse libérale continue de faire du tapage à propos de destitutions de fonctionnaires fédéraux.Elle n’en faisait pas autant, alors qu’elle était ministérielle et que M.Laurier et ses collègues congédiaient des centaines de braves gens du seawiee de l’Etat, simplement parce qu’ils étaient ou avaient été conservateurs.Les deux partis, sur ce sujet des destitutions, n’ont pas la conscience nette; comme lady Macbeth, ils ont aussi les mains souillées.La mer du patronage y passerait sans laver les taches.Le Veilleur.SOMMAIRE PAGE 2 —Les concerts de l’Opéra, Pmtl-G.Ouimet.—McManigal donne des détails sur les dynami/ards.—Conférence-concert de M.Dcniau —Le ‘ Royal George” sera probablement abandonné.—Le monde ouvrier.PAGE 3 —La poussée sur Constantinople— Nouvelles de la guerre.PAGE 4 LA VIE SPORTIVE: ¦—Louis Cyr est mort — Notes biographiques.—Dans la N.II.A.PAGE 5 —Faits-Montréal.—-Courtes dépêches.—L’Angleterre et la situation dans les Balkans.DERNIERE PAGE —¦Toutes les dernières nouvelles locales et étrangères, de la dernière heure.Les Ëtudianls et les cours littéraires LA GUERRE DES BALKANS L’opinion de MM.Archambault, Lamothe et Monty.LE POINT DE VUE FRANÇAIS Nous avons le plaisir de publier aujourd'hui deux nouvelles réponses à notre enquête sur les Etudiants et les cours littéraires, celle «le MM.Archambault, Lamothe et Monty: Cher M.lléroux, Je serais heureux, pour ma part, de voir nos étudiants en droit s’intéresser davantage aux études littéraires.Un trop grand nombre d’entre eux senjhlent avoir dit adieu aux lettres en sortant du collège.Ils ou-' blient qu’il n’y a pas de cloison étanche entre les lettres et le droit.Ou le leur rappellerait fort à propos en faisant de la littérature une branche organisée de l'enseignement universitaire.Sans compter qu’it serait un précieux dérivatif à l’avidité du Code, eet enseignement aurait surtout l’avantage de façonner l’esprit des étudiants et de leur épurer le goût.Plus que tous les autres peut-être à l’Université les futurs avocats ont besoin d’asseoir leur avenir sur une solide fondation littéraire.Le domaine qui les attend n’est-il pas presque exclusivement celui de la parole?Leur rôle est de persuader, à la tribune comme à la barre.Or pour persuader, il importe premièrement de plaire.Et c’est l’habitude littéraire seule qui donnera an plaidoyer de l’avocat, au discours de l’homme public cette forme indispensable, ce vêtement d'élégance, sans lesquels ils perdent plus de lu moitié de leur force.L’enseignement de la littérature a une place toute désignée dans la formation des futurs avocats.Veuillez me croire, cher Monsieur lléroux, votre tout dévoué serviteur.J.B.ARCHAMBAULT.Tt K 1Z Cher Monsieur Héroux, Je reçois votre lettre du 15 courant me demandant mon opinion sur l'opportunité de créer un cours spécial de l’enseignement littéraire poulies étudiants en droit.Je crois bien que les étudiants en droit retireraient beaucoup d’avantages de la création d- c.e cours, mais seulement, j’ai bien des doutes d'après mon expérience d’étudiant, si les étudiants auraient le temps et le goût de suivre ce cours.U faut tenir compte que l'étudiant en droit est obligé de suivre deux ou trois heures de cours de droit, suivre une étude d’avocat de 10 heures à 4 et ensuite étudier ses matières de droit.L’on peut voir facilement qn’il lui reste peu de loisir à consacrer aux études littéraires.Votre bien dévoué,.J.C.LAMOTHE.* * # Messieurs, Vous demandez mon opinion concernant l’opportunité de faire suivre des cours de littérature aux étudiants en droit.Je me fais un devoir do vous dire qu’il serait: très opportun pour les étudiants en droit d’avoir une culture littéraire spéciale.Je suis donc en faveur de la création d’un cours de cette nature à cette intention; il est inutile pour moi de vous en donner les raisons, car elles sont multiples et vous les connaissez.Je demeure, votre tout dévoué.RODOLPHE MONTY, Complot anarchiste à Milan LE REDACTEUR D’UNE FEUILLE ANARCHISTE ET PLUSIEURS INDIVIDUS ARRETES, SONT ACCU SES D’AVOIR EMPOISONNE DES INDUSTRIELS.(Service partieuHerl Genève.H.— La police de Milan vient de découvrir un nouveau complot anarchiste.Il appert quo plusieurs propriétaires mouraient depuis quelques jours et on n’en connaissait pas la cause.La police sait maintenant à quoi s’en tenir.Depuis un certain temps les propriétaires do Milan font une 'lutte acharnée contre les anarchistes.Ceux-ci, à titre do revanche, ont envoyé du poison aux prop ri os.La procédé était très simpla : les propriétaires reçurent des lettres datées de Suisse, et contenant un remède à tous maux.Ce remède n’était ni plus mi moins qu’un poison violent.Un pharmacien italien de Lugano « été arrêté de même que six autres individus dont Luigi Daines!, ancien rédacteur en chef d’une fouille anarchiste: “L’Agitation”.La ville de Canton visitée par un désastreux incendie UN MILLIER DE MAISONS ONT ETE DETRUITES, PARMI LESQUELLES PLUSIEURS EDIFICES PUBLICS.(Servie© particulier) Canton, Chine, 11.— On s’oat battu furieusement dans les rues samedi soir.Un millier do maisons, lo bureau do poste, dos quais et la.caserne des pompiers ont été détruite.Ic-s flammes ont eauté par-dessus le fleuve Tchou-Kiang ot ont mis le feu à un édifice ¦d-an« I’ll* Honau.Paris, le 31 octobre, 1912.— La guerre entreprise par les Etats balkaniques contre les Turcs, touche-t-elle à son ternie?Il est malaisé de le dire encore aujourd’hui, bien que les dernières dépêches parvenues ici nous apprennent une nouvelle et grande victoire des Bulgares sur la grande année turque de Nazim Pacha, ministre de la guerre, à soixante milles de Constantinople.Un retour victorieux des armées ottomanes semble singulièrement improbable.La victoire des alliés n’est pas accueillie de même façon par Lu foule et par notre gouvernement.Dans sa très grande majorité, le peuple français formait des voeux pour les coalisés: que ce soit parce que ees petits Etats ont pris une allure héroïque en attaquant le colosse turc, encore auréolé de la légende de Plevna, crue ce soit parce que l’atavisme catholique commandait de se ranger de ce côté, la Croix, même grecque et orthodoxe, contre le Croissant, ou bien que ce soit surtout parce que les sympathies austro-allemandes allaient aux Turcs, loujoure est-il que l’opinion] publique était très nette: plusieurs! journaux étaient, voici ipiiiizei jours, turcophiles; ils ont été obi ] gés de changer de ton.A la vérité, nous trouvons dans les victoires serbes, grecques, bulgares, une satisfaction bien directe en ceci que les années de ces divers peuples ont été formées par des instructeurs français, pourvus de canons français et instruits de la tactique française, tandis que les Turcs sont les élèves et lets clients de l’Allemagne, en sorte que nous avons communément l’impression d’un succès moral remporté sur l'ennemie à laquelle nous ne pardonnerons jamais le rapt de l’Alsace et de la Lorraine.En d’autres temps, les Turcs purent compter sur la sympathie française, ils l’avaient perdue depuis que la révolution maçonnique, opérée par le comité “Union et Progrès”, les avait jetés dans l’Alliance allemande.Notre gouvernement en jugeait, en juge encore un peu différemment.Une Turquie quelconque lui semblait un contre-poids utile à la poussée qu’exercent en des sens opposés dans la péninsule balkanique les influences slaves et allemandes.La politique traditionnelle de la France, depuis François 1er, n’a-t-elle point été de chercher à Constantinople un point d’appui?D’autre part, il y avait, et il y a tout à redouter des ambitions rivales de l'Autriche et de la Russie, avec la conséquence possible de l’in terventiou des puissances occidentales.Aussi peut-on s’expliquer la position prise dès l’abord par le président du Conseil, qui, par une heureuse fortune en la circonstance, délient le portefeuille des Affaires Etrangères.A peine le conflit èela-tait-il qu’il faisait .savoir tout ensemble que la France garderait strictcraent la neutralité, qu’elle était favorable au maintien du statu quo dans la péninsule et qu’elle consacrerait tous scs soins à lier si bien les intérêts dos grandes puissances que toutes les difficultés éventuelles (fussent (réglées d’un commun accord.Cette attitude présente ce grand j avantage qu’elle permet à la Fran-! ce, qui n’a pas d’intérêts égoïstes dans le règlement de la question, de jouer le rôle d’arbitre, non seulement entre les belligérants, mais entre l’Autriche et la Russie.Tout au plus peut-on regretter que, dans le très beau et très utile discours prononcé par lui à Nantes, dimanche dernier, M.Poincaré n’ait pas corrigé par une phrase quelconque envers l’Allemagne et l’Autriche les interprétations erronées qui pourraient.être faites de son affirmation très catégorique, et d’ailleurs nécessaire, de l’étroite union de la France avec son alliée la Russie et son amie l’Angleterre.Si le sort des armes eût été disputé, il aurait été possible de maintenir le statu quo territorial dans les Balkans, en obligeant la Turquie à effectuer, sous le contrôle des puissances, les réformes promises par l’acte de Berlin en 1878, aux mal-reuses populations macédoniennes.On ne peut y songer désormais, toutes les provinces occupées par les années alliées doivent être considérées comme définitivement perdues pour la Turquie.Mais à qui seront-elles attribuées?Que deviendra Constantinople?C’est le problème qui se pose, et dont on ne saurait méconnaître la gravité.On conçoit mal que Constantinople soit attribuée à une puissance quelconque.On ne peut souhaiter que les Turcs y gardent une autorité restreinte â la ville et à sa banlieue.On aperçoit bien plus aisément l’organisation, pour Constantinople et le territoire qui l’environne jusqu’à la ligne fortifiée de Taladia.d’un système analogue 1i celui qui fonctionne à Tanger et à Shang-haï, ce serait l’internationalisation de la ville, administrée par une commission européenne.Les grands intérêts financiers dont Constantinople est le centre ne pourraient être mieux sauvegardés.Quant aux territoires arrachés à la domination turque ils seront évidemment revendiqués par les vainqueurs.L’Epire et la Thessalie doivent échoir à la Grèce, les Monténégrins auront bien gagné Scutari, Ire Serbes pensent prétendre au Nord de la Macédoine et les Bulgares au nord de la Thrace avec An-drinople.La question est plus embarrassante en ce qui concerne le Sandjak de Novi-Bazar et Saloni-que: les Serbes occupent le Sandjak, ils y ont même réorganisé l’administration; mais F Autriche, dès longtemps, annonce son dessein de se Je réserver comme étant la route naturelle vers Salonique, sur quoi les pangermanistes ont jeté leur dévolu comme sur la tête de ligne de leur commerce avec l’CL! rient.Oui aura gain de cause?l’Autriche ou la Serbie?Dans l’hypothèse où ce serait l’Autriche, quelles réclamations n’élèveront pas les autres puissances:, la Russie, l’Italie qui convoite l’Albanie, l’Angleterre?] Serions-nous à la veille du partage de l’Asie Occidentale en zones d’in-j fluence, qui constitueraient les com) pen salions réclamées par les puissances auxquelles nul avantage ne sera dévolu dans la péninsule balkanique?Verrons-nous la Syrie à la France, l’Asie Mineure à l’Angleterre, l’Arménie à la Russie et ' la Mésopotamie à l’Allemagne?Quels remaniements exigera la i Roumanie du côté de la Dobroudja?! Qu’adviendra-t-il et des protectorats existants et des “capitulations” instituées pour les sujets chrétiens en 1740, et des intérêts économiques et financiers liés intimement à l'existence politique de l’Empire ottoman?C’rel le souci très noble de M.Poincaré de chercher à résoudre ces problèmes multiples et confus dans l’équité* et dans la paix.Il y emploie toute sa bonne volonté; toute son activité, tout son esprit do conciliation.La France est pacifique: “elle ne veut pas la guerre; elle ne la craint pas non plus,” connue disait dimanche dernier à Nantes, le président du Conseil lui-même.On ne saurait Trop remarquer que Je chef du gouvernement a pour lui, dans la circonstance, l’assentiment «I le concours empressé de toutes les (raclions du Parlement et de l’opinion publique tout entiè-r IROL’X, LUCIEN, notaire, édifie* Saint-Charles, 43 r.Saint Gabriel.Tél.Main 2785.Résidence, 405 Duluth Est, Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter-Règlement de succession.GL ALBERT NORMANDIN, L.L.L.N otairo, Argent à prêter.Sbrccession.5'2 rue Saint-Jacques.Tel.Main 2615.Bureau du soir 363 Laurier Est.Tel.Saint-Louis SUM.ARCHITECTES KEiNE LllARBüNNEAU,, (àiplôma de l'A.A.P.Q.).Architecte et Evaluateur, 15 rue Saint-Jacquêt, Montréal.Tél.Alain 7S44.Rés.West.2860.1.AFRENIEF.E, J.L.D., A.A.P.Q., architecte, 271 rue Saint-Denis.Tél.Est 8S7.Professeur de dessin et d’architecture.Conseils des Arts et Manufactu-i res.fncénieurs Civils et Aroenteurs ' UURTUBISE ET HURTUBISE, Ingénieurs civils, arpenteurs géomètres.Ed if ce Banque Nationale.99 Saint-Jacques.Montréal, Tél.M.7618.De GASPE BEAUBIEN ingénieur Conseil, 28 Royal -insurance, Pia.ce d’Armes, Moutréal.Tél.Mah| 8240.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, chi-rurgien-dentiste.Tél.Bell F.st, 3549, 165 rue St Denis, 4 portes de l’Université.CARTES D AFFAIRES ACHÏLÏ-IÎ DAYin Les garde-moteurs sont les plus forts, on le sait, dit M.Cauët; ils ont en main le “pouvoir” électrique.Mais i! ne s’ensuit pas que la raison du plus fort doive être partout la meilleure.Nous demandons que les tramways n’aillent pas à une vitesse plus grande que les automobiles.Ce discours fut des plus applaudis, et des démarches vont être faites pour obtenir justice, et “vitesse” égale pour tous.A l’issue de la séanee, M.Bouhours trésorier, annonça que le bureau de placement, dirigé par l’association était ouvert, et qu’il fonctionnait régulièrement.Des annonces seront publiées dans les journaux, pour faire connaître au publie desintéressés, l’institution de ce nouveau bureau.L’assemblée s’est ensuite ajournée jusqu’au 25 novembre courant.Pour les blessés.> Les charpentiers de navires ont tenu, vendredi soir, une brillante assemblée, au Temple du Travail.Les rapports, qui ont été présentés signalent une grande activité dans te travail, pendant celte période de l’année.Pour venir en aide aux camarades qui sont victimes d’accidents, sur les chantiers, cette union a établi, depuis longtemps une caisse de secours qui a déjà rendu de signalés services.L’assemblée a décidé de solliciter encore une fois, la faveur du publie, en faveur de cette caisse de secours.Pour cela, une soirée de “euehre et bal” aura lieu, le samedi 21 décembre prochain, à la salle Nationale.Le comité suivant a été chargé de l’organisation de cette soirée: Président honoraire, A.Gaumont, fils; président, C.Angers; secrétaire, A.Lagnerre; trésorier, M.Dumont ; membres directeurs, P.Blanchandin, E.Pepin, A.Brossard, L.Labergc, J.B.Dnrocher.Le comité, aussitôt nommé, s’est mis :i l’oeuvre.Il fait appel à la générosité des donateurs de prix, et leur demande d’adresser leurs présents an secrétaire du local, au Temple du Travail, 301 St-Dominiqne.11 invite également Toutes les unions ouvrières à encourager l’union soeur des charpentiers de navires.Succès tics peintres.Comme on l’avait prévu, les nombreux amis des peintres ont répondu à leur invitation, samedi soir, à la salle nationale.Plus de six cents personnes ont assisté à celte superbe soirée, à la salle nationale.La recette n été des plus fructueuse, et elle sera versée dans la caisse de secours en maladie.MM.E.Pelletier, J.A.Renaud,et les autres officiers ont remercié vivement l’assistance de ce sympathique et précieux encouragement.Réunions pour ce soir: 2ème lundi du mois AF TEMPLE DT* TRAVAIL.Union des eharpontiors-memiisiprs.Union des employés des services mécaniques, et des ébénisteries.' Union des charpentiers en fer.A LA SALLE DIONNE.Union des eordonniers-montenrs.Union des travailleurs en “stock".A LA SALLE CORONA.Union des peintres et décorateurs.acier, fournaises Moffat t ain^i que poêles à gaz.Ustensiles de cuisine, pointées, liui'e , vernis, vitres, etc.Poêles échangés et réparés avec soin.Spécialité: lampes Cancbestcr et.accessoires.M.H.Boucher, 1490 !Saixit-Laurent.Tél.Saint,-Louis 1814.TRAVAIL LE SOIR Jeune homme énergique se chargera d’exécuter le soir, tout travail de corap tabilité, clavigraphie, etc., rju ’on voudra bien lui confier.S’adresser: l’ALT, CA BON, 471 rue Saint-Denis.265-6 Vente de Robes Pendant cette semaine seulement, nous vendrons à des prix excessivement bas une quantité de robes dans les styles les plus nouveaux, tels que robes de soirée en dentelle r la compagnie ou avances faites par !a compagnie pour des fins de constructions nu autres embellissements; (d) Acheter, acquérir.posséder, transporter, vendre des actions, stocks, obligations ou valeurs do toute nufrfl compagnie dont les objets sont semblables à ceux de'4e présente compagnie: (e) Agir on qualité d’agents ou fidéicommissaires ~ pouï toute compagnie, société ou personne exerçant une industrie en totalité ou en partis semblable à colin de !n présente compagnie ; (f) Vendre toute partie des biens-fonds ou autre propriété appartenant à la.eoinpiignia pour la compeiïRRtion et aux clauses et conditions que la compagnie jugera nvantagpu-sos.et céder, accepter des deniers, notions, débentures, stocks ou valeurs de toute nuira conipngnievdont les objets sont semblables h ceux de la présente compagnie on plein paiement ou en paiement partiel do telle propriété; (gl S’unir avec toute autre compagnie dont les objets sont semblables h ceux do p résout t* compagnie ; (h) Acheter d’Henri Cartier et Adhçmnr Delorme, tous deux de "Montreal, leurs plans, devis, brevets, droits cl ’auteur, statistiques, et les payer en actions de» In compagnie.La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs sons le nom do “La Mutualité Foncière.Limitée”, avec un capital-actions de quarante-neuf milia cinq cents dollars, divisé on 9§0 actions do Cinquante dollars; chacune, et le principal lieu d’affaires de la dite compagnie, sera en la cité do Montréal, dans la province de Qué* 1 bec.Daté du bureau du Secrétaire d'Etat du Canada, cc 25e jour d'octobre 1912.THOMAS MULVEY, Sous-secrétaire d’Etnt.LA COMMUNAUTE DES SOEURS DE3 SAINTS NOMS DE JESUS ET MARIE, cor* porntion légalement constituée, ayant- «on principal établissement en la Cité et lo district de Montréal, donne avis qu'elle s'a* i dressera h la législature de Québec, ft sa pro* | chaîne session, pour demander l’autorisation de construire un édifice devant servir de Noviciat, et aussi un autre édifice devant servi» de Maison-Mère, sur les terrains qu’elle possède en la ville d’Outrsmout, district de M ontréal, sur les lots connus et désigné* comme étant le numéro douze et partie du treize du cadnatre.nonobstant tout règlement municipal de la ville d'Ontrcmont, et pout autres fins.Montréal, 24 octobre 1012 LAMOTHE, SAINT-JACQUES A?LAMOTHE, Procureurs des Requérant*.Pour une piastre, payable d’avance.vous recevrez le "Devoir” tous les jours d'ici la fin rie la session fédérale.Dites-le à vos amis.Cette offre, à cause ties conditions spéciales du service postal, ne vaut qu'en dehors de Montréal.AVIS PUBLIC cs\ par les présente* don-no que la Ville Snint Laurent s Adressera ft la Législature do la province do Québec, ft sa prochaine session, pour obtenir eaueoup ces premiers essais.MAJtlAOE DE CVR Cyr se maria à dix-neuf ans et corn nença presque aussitôt à s’exhiber dans tes centres canadiens-français des Etats-Unis.Vers 1883, il entreprit une tour née dans la province du Nouveau-Brun», sviek, qui eut quoique retentissement, surtout par l’aventure suivante.A Moncton, petite ville industrielle située à la tête de la navigation sur la rivière Petitcodiac, il reçut de la part du capitaine Beers un défi qui intéressa tou te la population.Le marin, un géant de six pieds et demi, réellement fort, s’était fait une spécialité d’enlever 700 livres et il paria $00 que le jeune Cyr était incapable de faire ce tour de force.Notre compatriote accepta le pari avec empressement, et au jour convenu, sur le pont du navire mouillé devant, la ville, en présence des centaines de spec tateurs accouru» de partout, Cyr souleva l’ancre tel que spécifié, puis il invita en plug, l’énorme capitaine à monter sur ses épaule» et portant l’ancre et le marin ,11 fit le tour du pont, Cotte prouesse provoqua beaucoup d’enthousiasme et Beers proclama partout que Cyr était un phénomène.Faute d’une direction énergique et d’agents de police com|étents, Sainte-Cuné-onde, municipalité alors indépendante de Montréal, était impuissante à réprimer les désordres qui se commettaient chaque jour dans ses limites.L’endroit avait même acquis une triste réputation et les paisibles citoyens voulaient tenter l’impossible pour faire cesser ect état de chose, si -préjudiciable à leurs intérêts.UN BON POLICEMAN M Joseph Pagé avait été nommé chef, et.comme Cyr arrivait avec uno réputation extraordinaire, il fut enrôlé immédiatement.Ses camarades étaient David Young, surnommé l’homme à la mâchoire do fer, Charles Proulx, Joseph Beausoleil et Nelsône Vermette.Jamais je n’oublirai le spectacle qu’offriront les rues de Sainte-Cunégonde lorsque Louis Cyr fit ses premières rondes dans la petite ville.On avait éveillé la curiosité des citoyens en racontant des faits étonnants sur ce policier, et chacun avait hâté do contempler l’athlète sans pareil qui devait ramener la tranquillité dans la banlieue tapageuse.Cyr n avait que 22 ans.Sa jeunesse jointe à un air de mansuétude qu’accentuaient des yeux bleus, et une ronde figure resplendissante de sauté, ne lui donnaient aps une apparence bien terrible, mais il se singularisait par une belle taille, un poids de 240 livres et une longue chevelure blonde, flottant sur ses massives épaules.Très tôt, il donna des preuves do sa superbe puissance nuis culaire.FORT COMME UN ELEPHANT Un jour, rue Notre-Dame, entre les rues Vinet et Dominion, un tombereau lourdement chargé vint en collision avec une autre voitilre.Une roue du tombereau quitta l’essieu et le pesant, véhi cille s’écrasa.Rien ne fut brisé, mais pour remettre l'essieu èn place, il fallait décharger le tombereau, et la perspective de cette longue besogne enrageait le charretier.Quelle tempête d'injures! Quel vacarme! Toutes les expressions pittoresques du vocabulaire défilaient pour l'amusement des badauds.Voyant un rassemblement, le policeman Cyr s'approcha.Mis an courant de l’incident, il voulut raccommoder les choses.Il ordonna au charretier malheureux, do relever sa roue et de la mettre en position, puis saisissant le côté du véhicule qui touchait au sol, il le souleva à la hauteur du moyeu.Tout fut réparé en un clin-d'oeil.Parfois il n’appelait pas la voiture de patrouille pour transporter ses pri-sonuiers.Il les cueillait sous ses bras et les portait au poste, comme îles paquets de chiffon .deux à la fois.Il avait rassemblé au poste ses poids et ses haltères, et chaque jour 1.1 travaillait.Son haltère de deux cents livres qu'il enlevait excitait beaucoup la curiosité, et nombre de gens venaient assister à ses exercices.FORT AT' POIGNET Une fois, un spectateur lui demanda s’il tirait bien au poignet, Cyr lui répondit qu'il n'avait jamais essayé.Le spectateur Uû proposa alors un pari.Cyr accepta et triompha aisément, mais son adversaire plein de prétentions, ne voulut pas s'avouer vaincu et il insulta gravement Je formidable athlète.Irrité, Cyr empoigna le grossier personnage et le lança dans la caserne des pompes avec une telle force que les assistants redouté rent un malheur.On trouva l’individu sous un dévidoir d'où oh eut mille peines à Je sortir.L'affaire n’eût pas de suites, mais Cyr fut admonesté et prié do no plus se faire justice lui-même.Depuis son entrée dans la police, les “roughs” de Sainte-Cunégonde s'étaient tenus cois, mais ils gnettaieut une occasion de se débarrasser de ce gêneur.Le 23septembre 1885, Cyr, Young, Proulx et Vermette revenaient au poste, vers midi, lorsque cinq intrépides “desperadoes” leur lancèrent des pierres.Cyr et Proulx foncèrent sur les assaillants, mais ils furent blessés tous deux.Le premier reçut uno pierre à la tempe gauche et le second fut mis hors de combat d'un coup do hache au frunt.Cyr réussit toutefois à capturer le chef de la bande et deux autres furent arrê tés, quelques heures plus tard par les agents de police de Saint Henri.Ces trois redoutables “roughs” furent condamnés à sept ans de pénitencier.Un mois après, Cyr passait rue Bona-venture, aujourd’hui Saint-Jacques,tout à coup uno hache lancée on ne sait d’où ni par qui, l'effleura presque et s’enfonça devant lui dans le trottoir, Jugeant qu’il était inutile de rester plus longtemps parmi dos gens qui attentaient à sa vie lâchement, il retourna au posle, enleva, son costume et offrit sa démission laquelle fut acceptée le 10 novembre 1885.Lors de son départ les citoyens lui présentèrent uno médaille d’or.LES RECORDS DE LOUIS CYR Quelques mois après avoir abandonné l'uniforme de gardien de la paix.Cyr voulut imiter Gu* Lambert et devenir propriétaire d’une hôtellerie sportive.Comme il n’en existait, pas à l'ouest de Montréal, il décida de s’installer dans Sainte-Cunégonde, théâtre de ses récentes aventures.Deux années durant, on put le voir courtiser la fortune au moyen d’un cabaret et d’un gymnase qui eurent uno grande vogue de curiosité, mais Cyr se fatigua de ce genre de viet II n’était pas dans son élément derrière un comp toir do bar.D’ailleurs, un secrej, pressentiment l'avertissait qu’il ne1 réali-rait pas ainsi les grandes ambition» q.n’il avait formées depuis longtemps.11 '•éda donc, son hôtellerie et commença me série de tournois qui le inenè-ent rapidement à la plus grande noto-iété et lui valurent, avec tous les lau-iers qu’un athlète puisse réver, une très belle aisance SON EXERCICE FAVORI En 1888, le premier octobre, au cours d’uno exhibition, à Berthiervillc, I’.Q., notre compatriote établit son premier record en soulevant une plateforme chargée île 3,536 livres de fer en gueuse.Pour exécuter ce genre d’exercice, dans lequel il a toujours sIS’ellé par plusieurs centaines de livres sur tous ses concurrents, Cyr se plaçait simplement sous la plate-forme dans une attitude penchée, les mains appuyées eur un ta bouret.Il n’a jamais employé d’autres accessoires.Cette même année, lors de son passage à Troy et à Cohoes, N.-Y., lec Canadiens-Français de ces villes lui présentèrent une médaille.Le 2 novembre 1889.à Saint-Henri de Montréal .il épaula d’une main, à droite, en plusieurs temps, 265 livres et poussa cet énorme poids perpendienlai renient au dessus de sa tête.Avant cet exploit, la société Saint-Jean-Baptiste lui avait présenté une superbe ceinture.Le 21 novembre 1890, il jette à bout de bras .au-dessus de sa tête, un haltère de 109 livres, vingt sept fois consécutivement.Le 5 décembre suivant, à New York, il soulève d’un doigt, un poids de 490 livres.Le 28 juin 1891, à Montréal, il appuie un baril do ciment pesant 314 livres contre srm genou, et le charge sur son épaule droite d’un bras.Le 20 septembre, même année,^ au Parc Sohmer de Montréal, il résiste contre quatre chevaux pesant 1,000 livres chacun et tirant sur lui en sens inverse, deux à gaucho et deux à droite.LOUIS CYR EN EUROPE C'est à la fin de cette année que Richard K.Fox, le sportsman millionnaire et l’éditeur fameux de la- Police Gazette, prit Louis Cyr sous sa direc tion et offrit une bourse de $1,000 et plus à quiconque pourrait lever les mêmes poids que son favori.Ne trouvant personne pour faire un match en Amérique, Cyr et Fox traversèrent l'Atlantique.D’immenses affiches annoncèrent l'arrivée de l’athlète canadien-français dans la capitale de l’empire britannique et du monde sportif.Un grand nombre de célébrités athlf tiques se trouvaient à Londres dans le moment.Pour prouver sa supériorité sans conteste immédiatement, Cyr, of • frit d’établir, le soir même, sept, records nouveaux.Cet événement eut un succès colossal.Aussi, le 19 janvier 1892, l’Aquarium Hall de Londres était-elle bondée de spectateurs.Quinze mille personnes avaient trouvé place dans l’i-m mense salle pour être témoins d’un fait qui ne s’était jamais vu et qui ne S3 verra peut-être plus.ETONNANTE PERFORMANCE Afin de donner toute la garantie possible, un jury d’hommes forts fut chargé de peser les poids eu présence des représentants des clubs athlétiques de Londres, et notre compatriote commença.son étonnante performance.1— Haltère de 273 1 4 livres, épaulé de la main droite, avec arrêt sur la cuisse, puis dévissé.2— Barre île 301 livres, enlevée deter re à deux mains, épaulée d’un seul mouvement, correctement, et jetée au-dessus de la tête.3 -A la volée d’une main, à droite, puis à gauche, 174 livres.4— Haltère de 104 1-2 livres tenu à bras tendu, puis ramené à l’épaule.5— Baril de ciment pesant 314 livres chargé sur 1.épaule d’une main sans l’aide des genoux.6— Poids de 551 livres soulevé par un doigt.7— Plateforme cahrgée do 3655 11 vros, soulevée avec le dos.La réussite do tous ces exercices provoqua un enthousiasme délirant et, à l'issue de la performance les spectateurs firent à l'hercule une ovation qu'il ne peut se rappeler sans émotion.Notre compatriote séjourna vingt semaines à Londres.Chaque soir, M.Fox offrait sa.bourse de $1.000 à qui pourrait faire mieux que Cyr, et $100 à celui qui pourrait soulever d'une main l’ahtlèro que Cyr dévissait à chaque représentation.Pour ees représentations, Cyr se servait d’un haltère île 250 livres seule ment, mais la tige avait 1.3-4 pouce de diamètre, soit environ 514 poiwes de circonférence.Or, il paraît, que pour ceux qui ne sont pas habitués à saisir une tige de ce diamètre, cela fquiva lait presque à soulever 800 livres.Dans toute la carrière de Cyr, un seul homme a, pu gagner la réeomcpnse offerte et cet homme est un Canadien-français nommé Thérien.11 demeurait alors dans l'Etat du Michigan et avait, la réputation d'être le champion de eetto partie du pays.EDOUARD YII APPLAUDIT A Londres, Cyr fut bientôt en re!a tion avec tous les sportsmen les plus distingués.On l'admirait non seulement pour ra force exceptionnelle, mais encore parce qu'il était un causeur agréable.maniant l'anglais aussi facilement que le français.Si mes renseignements sont extacts.Cyr parut successivement à U Alhambra, sous le patronage du Prin-ce de Galles, au Westminster Royal A qunrium, au Tivoli, au South fondon Crystal Palace et au Troeadero.Après Londres, où il séjourna cinq mois, il parut dans la plupart dos villes d’An gleterre, d'Ecosse et d'Irlande; il poussa même uno pointe jusqu’en Allemagne.Son grand regret ,c’est de n'avoir pu se faire connaître en Franco, mais son impresario n'avait pas compris la patrie de nos aïeux dans son itinéraire et il ne voulut pns revenir sur sa décision.Cyr resta vingt-trois mois, ontro-Atlantique.De retour en Amérique, en 1894, le roi des hommes forts fit une tournée triomphale au Canada et aux Etats Unis A Toronto, il reçut une magnifique eau ne; à Montréal, les citoyens lui offr.rent une médaille éévnlnéo à $400 ; bref, il ne compte plus les trophées et les souvenirs qui lui furent présentés.Mais Cyr n'avait pas fini d’établir des records.Le 27 mai 1895, à Boston, il enleva avec son dos une plate-formo sur laquelle se tenaient 18 hommes ror-pulents dont le poids total s’élevait à 4,300.SERIE DE RECORDS lie 7 mai 1896, à Chicago, dans la salle Snint Louis, en présence de mill» spectateurs, Louis Cyr s'adjugea uro antre série de records dont, l’anihentici-té est soutenue par une déelaratioa faite devant le notaire L.Lévy, par MM.les abbés Bourassa et Ouimet, MM.les docteurs F.A.Mangny, et L, ,T.Do-mers, MM.W.MarchessaaU et John Murphy.Voici ces records: 1—La volée à droite e: à gaucho, 188 1-2 livres.ne main, 158 1 2 livres.3—Bras tendu double (dit croix de fer), 97 1-4 livres à droite et 88 l'.’res à gauche.5— Jeté à droite, 36 fois successivement, 162 12 livres 6— Soulevé d'un doigt, 552 1-2 livres.7— Soulevé (les deux bras, 189 1-4 H vres.(1) 8— Soulevé d’une main, 987 livres.9— Baril de sable et eau, de 433 livres ,chargé sur l'épaule du bras droit, sans l’aide des genoux.10— Résister pendant 55 secondes contre quatre chevaux pesant 1200 livres chacun.11— Jeté à deux bras, 347 livres.Quelques uns de ceo records ont été mis en doute par des professionnels, cependant, comme tous ceux que nous avons cités, ils ont été reproduits dans le “Clipper Annual” de 1897 et ils n’ont jamais été attaqués publiquement.UN PSEUDO CHAMPION Vers 1897, on publia, aux Etats Unis, qu’un nommé Patrick McCarthy de Saint-Louis, Mo., venait de s’adjuger deux records stupéfiants.Cet hercule inconnu avait, dit-on, enlevé avec son dos, 6,370 livres; ensuite après s’être mis un fardeau de 2,700 livres sur les épaules, il avait monté un escalier de huit marches.Ces performances dépassaient tellement les bornes de la vraisemblance que Cyr s'en émut et voulut démontrer leur fausseté immédiatement.Il se rendit à Saint Louis, bien résolu à provoquer le recordman américain mais après plusieurs jours de recherches, Cyr revint bredouille .personne n’ayant pu lui fournir le plus mince renseignement sur le leveur de poids fantastiques qui n'a existé — tous les athlètes s'accordent à le dire — que dans l’imagination de quelque farceur ysnkce.LA FAMILLE CYR.— PIERRE CYR.fl est certain que Louis Cyr tient sa puissance prodigieuse de sa mère.Celle-cj se nommait i’hilomènc Berger dit Vé-ronneau et elle était issue d’une famil le renommée pour sa force.Elle mesurait 5 pieds 10 pouces de haut, et bien qu’elle fût plutôt maigre, elle pesait 245 livres.C’est vous dire que sa charpente osseuse et ses muscles étaient extraordinaires.Beaucoup plus vigoureuse que son mari, elle prenait souvent sa place lorsqu’il fallait soulever un fardeau.Ainsi, quand le père Cyr arrivait du village avec un baril de farine, c’é tait sa femme qui prenait le baril de farine dans ses bras et le montait au grenier.Plusieurs fois, on la vit déplacer, en les saisissant par les brancards, des charrettes n foin, très lourdes.Pendant que son mari était aubergiste à Sainte-Cunégonde, ce qui eut lieu, je crois, après que Louis eut cédé son hôtellerie, il arriva, un soir, que cinq ou six individus voulurent faire du “train”.Le père Cyr essaya de les apaiser, mais ils ne voulurent rien entendre; ils menaçaient même de lui faire un mauvais parti lorsque la mère Cyr s’avança.La terrible femme n’y alla pas de main _morte.Elle empoigna les tapageurs au hasard et, en une minute tous étaient dehors, ébahis d’avoir -été si promptement expulsés d’un endroit où ils se croyaient maîtres.Le frère de Louis, Pierre Cyr.qui demeure maintenant à Saint-ÏJughes, est aussi un athlète remarquable pour son poids qui est de 154 livres.Vers 1885, au Parc Sohmer, il prit part à un championnat de force, catégorie des poids moyens, et il sortit vainqueur entre des concurrents tels que Poitevin, Miller, Robillard, Simard et Regimbai.Sa fille Rosanna promet de soutenir l’honneur du nom.A T3 ans.elle a soulevé d’un doigt 185 livres, d’une main 325 livres, et, des deux mains, 565 livres.Elle jette 72 livres à droite.Appréciant son travail, un journal américain disait en 1906: “Enfant très modeste, bien éduquée, on ne la croirait pas capable, bien qu'elle soit d'un physique robuste, de lever des poids qui feraient l’orgueil d’hommes dans la force de l’âge.“Pour développer la souplesse des muscles elle a l'habitude -de prendre des exercices tous les jours au moyen do deux haltèrcis de 28 livres, un dans chaque main qu'elle lève au-dessus de sa tête, plusieurs fois, de suite, sans éprouver le moindre effort.” Madame Hébert, de Sainte-Hélène de Bagot, soeur de Louis et de Pierre, possède une force exceptionnelle.Un seul fait le démontrera: elle enlève avec facilité uu sac do sel de 250 livres et le porte dans ses bras.Emiliana, fille unique de Louis Cyr, a fait de l'athlétisme théâtral avec son père et sa -mère, entre l'âge de six ans et de neuf ans.Elle obtenait alors uu joli succès.Son numéro se composait des exercices suivants: soulevé d'un doigt 125 livres; son'evé, des deux mains, 450 livres: jeté à droite, 60 livres.A neuf ans, elle dd adieu à la carrière pour entrer au couvent, puis ses études terminées, elle a épousé M.le docteur Aumond.On dit qu'elle a conservé sa vigueur et qu'elle pourrait encore au jourdTnii .accomplir dos exploits qui étonneraient.LES MENSURATIONS DE LOUIS UY U M.Cyr a toujours été un type de.co-I lusse massif.A quinze ans, il pesait 109 livres, à vingt, 240 livres, dans sa plus grande vigueur et pendant qu’il était en forme, 285 livres; pills tard, ton poids s'éleva à 365 livres.Au reste, voici qu’elles étaient ses mensurations, il y a une dizaine d'années: Taille: 5 pieds 10 1-2 pouces.Cou: 23 pouce».Poitrine: 58 1.-2 pouces.Biceps droit: 221-2 pouces.Biceps gauche: 19 1-4 ponces.Avant bras: 181-2 pouces.Abdomen: 54 pouces.Cuisse: 28 1-4 pouces.Mollet: 23 pouces.Bon poids énorme n 'étonnera personne lorsqu’on saura qu'il mangeait comme Pantagruel.Sa nourriture consitait surtout en lard salé, soupe aux pois, en oeufs, en crêpes et en pain.Dans un seul repas, il engloutissait deu xou trois assiettées de soupe, trois ou quatre livres de viande, etc., et il faisait quatre repas par jour.Il croyait .avec tout le mon de, que plus l'on force, plus il faut d’aliments, mais comme cela n'est vrai que dans uno certaine mesure, il s'aperçut sur le tard, que ce régime minait sa santé et l'affaiblissait.11 y a cinq ou six ans, il retrancha la viande, et le pain de scs menus, réduisit son alimentation et adopta un régime de lait et do légumes qui lui fit du bien.Cependant, eu 1906, l’obésité avait reparu et il eut uno attaque d'hydropisie qui mit ses jours en danger.Sun gendre.M.le docteur Aumond, le soumit alors à un trai toment qui l’a ramené à Ip vie.Actuellement (1907), M.Cyr paraît bien portant et tous scs parents, se» amis et, ses admirateurs font des voeux pour qu'il se conserve de longues années encore.M.Cyr a de la prédilection pour la pipe, mais il no fait aucun usage de liqueurs alcooliques depuis l’âge de 23 ans.Auparavant, il avait pris un verre de temps à autre.LES RECONTRES DE LOUIS CYR Durant les vingt huit ans qu’il a été dans l'arène, Louis Cyr a rencontré quantité d'adversaires et parmi lès plus connus, mentionnons David Michaud, Dan Sullivan, Sébastien, Miller.W.Johnson, le suédois, Ronaldo et Hector Décarie.Sauf dons le match avec ce dernier, toutes ces rencontres se sont faites à l’addition du nombre de livres et Cyr a toujours triomphé: son soulevé avec lo dos lui assurant aisément la victoire.Avec Hector Déèarie, il accepta DANS LA N.H.A.L’assemblée annuelle a eu lieu samedi après-midi.— Le système des sept joueurs est rejeté.— La saison s’ou» vrira le 28 décembre et se terminera le 5 mars.— Fred Taylor aux Ottawa.— Les Canadiens=Français.L’assemblée annuelle de la N.K.A.a eu lieu samedi dernier, au Kastel et les magnats du hockey procédèrent eu hommes d’affaires.La réunion s’ouvrit dans l’après-midi et se continua jusqu’à onze heures dans la soirée, alors que les délégués crurent .bon d’ajourner au 23 novembre a Toronto.Voici la substance de ce que l’on a décidé samedi dernier : lo Le N_ H.A.ne reviendra pas au système des sept joueurs.2o Le salaire du pré-âdent Emmet Juinn a été augmenté.3o Les joutes devront commencer à 8.15 p.m.précises.4o Cyclone Taylor a été vendu aux Ottawa, Bruce Ridpath aux Toronto, et Marchand, de Kingston, au Canadien.5o Tous les clubs auront droit à deux joueurs canadiens-français et le Canadien aura le droit d aligner deux joueurs de langue anglaise sur son équipe 60 Les chronométreurs serent des of-triers frayés.7o L’arbitre pourra renverser toute déc id.on d’un juge des points ( uir.pi-re).Après la lecture du rapport annuel du président, l’assemblée s’attaqua de suite à la discussion des affaires générales.Les Ott-awas demandèrent d’abord le retour au vieux système des sept joueurs, demande qu’ils furent sevds à supporter.Le salaire du président Quinn Ki ensuite les frais rie la discussion, On l’augmenta en reconnaissance des services rendus à la ligue par oot officier.Afin de permettre aux clubs v'si.tenrs de retourner chez eux par le train de nuit, il fut décrété que les joutes devront commencer à 8.15 p.m.précises, sous peine d’amende.On s’attaqua ensuite au Cyclone, Sam l.ichtenhAn se fit un < eu p rier, mais les délégués d’Ottawa réussirent à le convaincre que la charité est une grande vertu et Sam passa Taylor aux Sénateurs.Profitant des bonnes dispositions des délégés, ïv-nnedy obtint Marchand pour le Canadien et Bruce Ridpath fut enregistré officiellement comme joueur des Toronto.Puis vint la question de propriété des joueurs canadiens-Dançais.L’as- fanadien vs Toronto.Samedi, 1 février.Québec vs Tecumseh.Canadien vs Ottawa.Toronto vs Wanderer.Mercredi, 5 février.Ottawa vs Toronto.Wanderer vs Québec.Tecumseh vs Canadien.Samedi, 8 février.Québec vs Ottawa.Tecumseh vs Wanderer.Canadien vs Toronto.Mercredi, 12 février.Tecumseh vs Ottawa.Québec vs Taronto.Wanderer vs Canadien.SamecA, 15 février.Tecumseh vs Québec.Ottawa vs Canadien.Wanderer vs Toronto.Mercredi, 19 févder.Ottaw^a vs Wanderer.Canadien vs Québec.Toronto vs Tecumseh.Samedi, 22 février.Wanderer vs Ottawa.Québec vs Canadien.Tecumseh vs Toronto.Mercredi, 26 février.Ottawa vs Tecumseh.Toronto vs Québec.Canadien vs Wanderer.Samedi, I mars.Canadien vs Tecumseh.Toronto vs Ottawa.Québec vs Wanderer.Mercredi, 5 mars.Ottawa vs Québec.Wanderer vs Tecumseh.Toronto vs Canadien.I.ns parties seront jouées sur le nAn du dernier club nommé.Queen’s Varsity Hazh-tt Arrières G ago Birkctt Demis Crawford McDonnell GonL-r Round ** Cuzenor Rodden Quarts Campbell McLaughlin Kingston, On.II.— Les Varsity ont du rappeler .lack Maynard sous les drapeaux samedi après-midi, pour vaincre les Quern s, et se mettre sur un pied d’égalité avec les McYill dans la course au championnat de la ligue Internationale.Les Queen’s surprirent 1rs champions canadiens en les empêchant de compter dans le premier quart.Fæ résultat de la deuxième période fut, de 3 à 2 en faveur de Varsity.Maynard fut alors rappelé cÇ sa présence sur le terrain aida Varsisy à prendre un avantage qu’ils gardèrent jusqu’à la fin.Le terrain était glissant et nuisit, beaucoup anx mouvements des joueurs.Voici quelle était 1R composition des équipes : Pour une piastre:, payable d’avance, vous recevrez le “Devoir” tous les jours d’ici la fin de la session fédérale.Dites-le à vos amis.Cette offre, à-cause des conditions spéciales du service postai, ne vaut qu’en dehors de Montréal.y -1- ¦ AuNOSAMU * Le “Devoir” est outillé oour Taira des impressions dans tous les aenreiL auvraoe aarantt.La liifféreneeî.nr«c «n club ordinaire î.O’EST qu’à l’entrée, vous subisse* un interrogatoire coninlet sur vos ANTECEDENTS HEREDITAIRES rt PERSO N N E LS, un BON EXA-MEN MEDI- CAL dont dépend le pro-gramme qu’on vous donnera pour votre régime, Ira exercices, douche*, massage, ou toutes autres applications d’a-g o n ts physique» jugées nécessaires à v o t t e casl C’EST qu’on y respecte les LOIS rie L’HYGIENE! On N’Y PUME PAS! On N’Y BOIT ENCORE MOINS DE L’ALOOOL! On N Y VEILLE PAS TARD! ARENE DE LA SANTE -ou- Institut de Physiothérapie -~i>t;-—- Docteur HENRI LASNIER Pour la NEURASTHENIE, l’OBESITE, la DYSPEPSIE, le RHUMATISME.(fermetur» k 10 beurra te «oirt ON Y JOUE BHAUOOUPI.nnnis dos muscles.l’os.\ Forgent I On 8‘Y ECHAUFFEI «usai par U GYMNASTIQUE SUEDOISE anns .voir k redouter les BRONCHITES h In sortie, rsr un SER-VFOE D’HYDROTHERAPIE qui fait auitn nu GYMNASE voua tmmunlaers contre toua Ira re froidiaacmenta poaalbleal Voua en mlendrei* toujours PLUS RICHE! (le pincement qu'on foil «UV as a-nt< psyo touloura su centuple!) PLUS FORT! la nuit ON DORT MIEUX! le lendemsln on nr RSVEILLE PLUS DISPOS! et l'on TRAVAILLE MIEUX du ecrvenu ou des braa.ON EST TOUJOURS CONTENT d‘avolr posai uns soirée au NO.8S0A ST-DENIS.Tfl.Bat ÜPG0.3 VOL'.III.—No, 266.TE UE VOIR.MONTREAL, Lt'ND I,* 1T CT VKMBroC'IÏJre L’ASGLETERRE ET LA SITUATION DANS LES BALKANS Dans un discours au Guild Hall, le premier ministre Asquith déclare que les relations de la Grande-Bretagne avec les autres puissances n’ont jamais été meilleures qu’aujourd’hui.— M.Churchill parle de la marine anglaise.T Y ) V Liotiare?, iv — Le banquet du Ciuild Hall, qui a eu lieu, hier “oir.a été une fête brillante, plusieurs personnage* de marque, [jarmi lesquels on remarquait le* membres du cabinet, les pairs, les léputes de la Chambre des Commune?, le nombreux officiers de la marine et de l'armée, des d;gnitaires ecclésiastiques et des représentants du lonseil de la capitale anglaise y assistaient.I.e premier ministre, M.Asquith, a fait un mporiant discours sur les affaires étrangères en répondant à la santé des mi-ilstres de Ha Majesté.“L’heure présente est.pour toutes les nations, rempile d’inquiétudes et nous sommes spectateurs d’événements très mportants, a dit M.Asquith.f,cs .ar-•née?de?Balkans sont en possession de a Macédoine et do la Thrace.Salonj-que, W liarrière par laquelle la chrétienté entra pour ia première fois en Europe, est occupée par les Grecs et -lotis pouvons nous attendre d’un moment à l’autre A la chute de Constantinople elle-même.C’est pour moi une satisfaction de vous assure; qu’en au-:ant que ee pays est concerné, ses relations avec les puissances étrangères sans aucune exception m’ont jamais été plus amicales et cordiales.L’entente, la franchise, la liberté de discussion et de communication entre les grandes puissances sont remarqua blés; ceci semble presque mcompréhen s.ible à ceux qui croient que les puissances s’étant divisées en groupes différents po’r certaines raisons, elles doivent l’être en temps de crise européenne.Rien n'est plus contraire à la vérité.lies puissances ont été b’âmées en certains milieux parce qu’elles n’ont pas -réussi à empêcher la guerre.Elles ont essayé honnêtement et avec ompres-fement d’assurer Va paix et un bon gou vernement dans les provinces européennes de l’Empire ottoman.Mais il y avait des événements hors du contrôle de ta diplomatie .Les Etats - Ljalkaniques avaient mûri leurs plans, perfectionné leurs armées, coordonné leur action réciproque.décidé que la farce était te soul, remède efficace et qu’eux seuils étaient préposés à l’employer.Ils ont pris l'affaire en mains.Les choses ne peuvent plus revenir au point où elles étaient, Iior^que Pitt.mortellement frappé par les nouvelles d’Austerlitz, rentra chez lui pour y mourir, il dit â ceux qui étaient près de lui de rouler la carte de l’Europe attaché au mur.La.campagne d‘Austerlitz même n’a pas 'produit des changements aussi 'soudains, aussi surprenants et aussi renversants que ceux accomplis depuis un mois par la confédération des Etats balkaniques.La carte de l'est de l’Europe a été refondue de -nouveau et il semble probable que les conceptions politiques du passé seront modifiées et même qu'il n'en sera plus question.Mais sur un point, je crois que l’opinion de l’Europe est - unanime, c'est que les vainqueurs ne doivent pas êtro dépouillés des fruits d’une victoire qui leur coûte si cher (Applaudissements prolongés ).En autant 'que je le sais, personne ii'a l'idée d'amoindrir la grandeur de la lutte ou de discuter sur le caractère décisif du résultat.Nous.Anglais, nous n'avons aucun intérêt direct dans la forme exacte du traité qui peut avoir lieu lors de la rédistribution politique ci territoriale de la Turquie.J] y a d'autres puissances à qui leurs relations spéciales, géographiques, économiques, ethniques et historiques, donnent droit d’élever la.voix quand viendra le temps de conclure la paix.de me garde bien d’indiquer, même, en général, les points qui se poseront inévitablement lorsque la solution arrivera.Pour le moment et aussi longtemps que la guer.e continuera, les gouvernements, dans la mesure de leur influence, s'opposent à ce que l’on agite des questions isolées qui.posées séparément, sont une source de divergences .mais qui, considérées en vue de la paix ,ont un aspect tout différent.“La guerre est horrible, bien que de temps à autre elle soit la forme nécessaire d'arbitrage lorsqu’un conflit surgit dans les affaires internationales, et pas une de ces horreurs n’a été épargnée dans celle qui a lieu actuellement.C’est le premier et le plus grand d5s devoirs des pouvoirs européens d’en circonscrire l'espace.C’est dans ce but que les grandes puissances ont travaillé avec ensemble.Jusqu’ici, elles ont réussi, et nous espérons avec confiance qu’elles continueront jusqu’à la fin.Et c’est dans des circonstances comme celles-ci que 1 "on voit que le fardeau qui pèse sur les épaules du gouvernement, est d une pesanteur exceptionnelle; ce n’est pas sans plaisir pour le gouvernement de constater que bien que nous soyions divisés sur les questions de politique intérieure, nous nous unissions sur les questions da politique internationale et nous pouvons parler dans les conseils de l’Europe, au nom et avec l’autorité d'un peuple (ovation générale).Faits-Montréal | CHI RCHILL ET LA MARINE I Winston Churchill, qui répondu à la santé des forces navales, a dit : : " Cette année a vu un grand nombre des changements navals (mportants.I ne escadre formée de vaisseaux très i puissants a été mise en opération.Nous avons recruté plus de marins et | de chauffeurs qu’à aucune époque des : temps modernes — à peu près trois fois autant, chaque mois, que l'année pré- • ccdente.Avant la fin de la session, ,io soumettrai à la chambre une proposi tion pour 1 augmentation de la solde des hommes et des officiers du la marine royale.Ceci, espérons-nous, augmentera l’enthousiasme, déjà fort, qui répond au recrutement.( App.) Nous n’avions pas l’intention, l’année dernière, de construire une sixième escadre de combat avant 1915, mais grâce à " DIVERS ARRANGEMENTS ADMINISTRATIFS il sera possible de lancer cette escadre, l’année prochaine, I et j’entends par là.parfaitement équipée prête à par Jr pour le combat avec i tous les hommes et toutes les armes ’ nécessaires.Ceci augmentera la marge de sécurité à laquelle j’ai plusieurs fois i fait allusion à la chambre des communies.(App.) I "Le franc parler sur la question na-! ''ale, pendant la dern ère session, n'a liait aucun mal.au contraire, l’effet a ! été excessivenu nt bon.I .L’AHeraagn" est une nation douée d un bon sens robuste et d’un - haute conception, de I hc.nu ur et de la justice (fair play).Elle regarde les affaires a voc un esprit militaire pratique.Elle aime qu’on expose les faits franchement et carrément devant eux ; mais elle ne veut pas qu ils si r nt en veloppés (les faits) de crainte d’en être blessée! Les relations entre les deux pays se sont sensiblement améliorées pendant l’année.Elles ont augmenté à mesure que nous nu ntfes fions plus clairement notre intention de maintenir notre suprématie navale.La meilleure manière de rendre ces arrangements définitifs r’t de los rendre absolument sains et à Taise, c’est correspondant du "Morning .Rost", h Constantinople, dit ; "Quelque chose dans cette guerre rappelle les sombres jours du moyen-âge.Cette longue théorie de peuples fuyant vers lo sud e.t vers l’est n’est pas une fuite ordinaire, la fuite d’un foyer où on reviendra.Je ne croîs pas que les fuyards puissent recommencer leur course.Depuis une semaine, ie courant s’est établi de l’autre côté de Tchorlu., Les hordes paraissent s’être rejetées I sur Constantinople par instinct, com-; me elles étaient venues de l’Asie Mi-j neure autrefois, se dirigeant vers Bu-i dapest et Vienne, guidées par le mémo j instinct.Maintenant, tous leurs villages sont brûlés et il leur faudra en construire d’autres sur l’autre rive du | Bosphore.Leur existence sous les murs de la capitale aura certainement un effet désastreux et semble difficilement recommandable dans l’intérêt de qui que ce soit.LA CRISE AUSTRO-SERBE (Service particulier) Londres, H.— I/¦ correspondant du Dutly Mail ” à Berlin, apprend que M.Kinderlen-Waechter, ministre dos affaires étrangères d’Allemagne, tient maintenant Ies ficelles de la crise austro-serbe destinées à calmer A la fois l’Autriche et la Serbie.Le correspondant du “ Daily Mail ” ii Sofia, dit que les conversations préliminaires ont été entamées avec l'Autriche au nom de la ligue balkanique.Cotte dernière a fait toutes les concessions possibles, mais elle tient que 1 accès de la Serbie à l’Adriatique est absolument essentiel.La presse et l’opinion publique à Sa>int-Peteft#>ourg, d’après une dépêche de la capitale russe, considèrent qu un conflit entre la Russie et l’Autriche est imminent t*.l’Autriche continue à menacer la Serbie.Le correspondant du “Daily Mail” auprès des Turcs parlant do la démoralisation qui s’accuse -dans les retraites en désordre, remarque, qu’il y avait très pou de réguliers parmi ceux qui ont pris la fuite.Presque tous étaient des paysans à la peau parcheminée appartenant A la réserve.L’ESCADRE ANGLAISE (Service partictilier) Londres, 11.— Une dépêche de Malte au “Post” dit que le croiseur anglais “Barham” a subi un accident.Un rapport indiquerait, qu’il a donné sur une mine turque.Cependant, une dépêche de Malte au “Telegraph” dit que ces nouvelles sont sans fondement.Vingt navires anglais sont maintenant dans les eaux turques.Iæs navires arrivent A Malto on nombre inusité.Les marchés ont été épuisés pour les approvisionnements, et les prix des denrées commencent à s’élever.L’ALLEMAGNE PRETE A LA GUERRE Berlin, 11 — L’armée allemande est prête à tout événement.La mobilisation serait une simple formalité.La "Gazette Impériale” a annoncé hier soir que l’empereur Guillaume avait ou jeudi une conférence avec le ministre do la guerre, le chef de l’état-major de 1 armée, les membres de son conseil militaire privé, l’inspecteur du service général des transports militaires et le président de la commission d’inspection de l’artillerie.Le "Vossische Zcitung” déclare dans un article évidemment inspiré, qu’uno entière unité de vues règne entre l'Autriche (-t 1 Italie pour la conversion de l’Albanie en une principauté indépendante.L’Allemagne agrée à ce projet dont l’exécution serait un coup mortel pour l'ambition des Serbes de toucher à l’Adriatique.A SCUTARI Rieka (Monténégro) 11 — Le consul de Erance à Scutari a reçu.de son gouvernement, l’ordre de quitter la ville avec les sujets français et tous ceux qui sont placés sous la protection de la France.M.Arthur Ecrément à qui nous demandions «’il persistait dans son intention de se présenter, contre M.Coderre, nous a fait, ce matin, la déclaration suivante :— “On a dit tellement de choses et comme l’a si bien écrit votre directeur “on s’est payé tête” de tant de gens, à propos de l’élection d’Hoche-laga, que vous me permettrez de préciser d’un mot très net l’attitude que j’ai prise.“La Gazette” avait insinué que le motif véritable de l’abstention des libéraux c’était leur crainte de soumettre de nouveau la réciprocité à l'électorat.“Il m’a paru que c’était déplacer la question et vouloir chercher une raison habile de détourner l’opinion des importants problèmes qui la passionnent actuellement.La lutte, si elle se fait, n’a véritablement qu’un terrain : la question marine.Aussi ai-je déclaré à mes amis, que si le ministère conservateur consentait à faire connaître sa politique navale avant le jour de la nomination, j’accepterais la candidature.Le gouvernement Borden qui paraît redouter extrêmement de prendre une attitude ferme devant les électeurs de la Province de Québec, n’a pas jugé à propos de dévoiler ses projets.Je tiens de l’Hon.M.Coderre que les conservateurs n’énonceront pas leur politique avant l’ouverture des Chambres.Dans ces circonstances, je crois que les libéraux doivent suivre le conseil du chef du parti libéral, et s’abstenir de lutter autour de principes que l’on ne prend même pas la peine de définir”.M.L.A.LEDUC M.L.À.Leduc, avec qui nous avons communiqué par téléphone, ce matin, nous a déclaré son intention de se présenter comme franc libéral dans Hochelaga, si les libéraux le lui demandaient.Tl ne sait pas quelle attitude il prendrait sur la question de la marine, attendant pour se prononcer les déclarations ou les demi-déclarations de son adversaire.Nous apprenons par ailleurs que les libéraux combatifs ne prennent pas pour un ordre de M.Laurier ce qui n’est qu’un conseil et qu’ils enverront, dans le courant de la journée, une délégation auprès de M.Leduc pour lui demander de poser sa candidature.Toujours d’après nos renseignements, ces libéraux seraient appuyés par un groupe important de conserva leurs.Un convoi de marchandises du “Yaz-co and Mississipi Valley Railway”, tamponne un train d’excursionnistes venant de la Nouvelle-Orléans et cause un désastre.—Plusieurs des blessés succomberont.Le successeur de M.James Bryce-sera Sir Cecil Arthur Spring Rice, le représentant actuel de la Grande-Bretagne en Suède.— Le nom du directeur de la “Westminster Gazette” avait cependant été mentionné.RECIT DE L’ACCIDENT (Service particulier) Nouvelle-Orléans, 11.— Trente per Bonnes tuées et plus de cinquante blessées ; tel est le bilan d’un accident de ehemir de fer qui s’est produit de bonne heure, ce matin.Un train de marchandises est venu en.collision avec un convoi d’excursion sur la ligne Yazco et Mississipi Valley.Le tamponnement se produisit près de Montz, à 27 milles au nord de Nouvelle-Orléans.Vers 8 heures 15 ce matin, un train spécial eut entré en gare ici rapportant bon nombre de morts et plusieurs blessés.Ceux-ci furent transportés à l’hôpital de la Charité.Le trutin d’excursion avait quitté Nouvelle-Orléans vers 11 heures, hier soir.Il portait plusieurs centaines de voyageurs qui avaient passé le dimanche dans notre qille.Le convoi modéra son allure avant d’entrer dans une courbe près de Montz et la locomotive du train de marchandises télescopa les voyageurs d’arrière.Blusieurs des victimes sont tellement mutilées que les identifier sera impossible.LE NOUVEAU TITULAIRE L’Assistance Municipale RAPPORT DU DIRECTEUR SUR LE TRAVAIL FAIT PAR CE SERVICE DURANT LES MOIS DE SEPTEMBRE ET OCTOBRE.Echos télégraphiques de France L'ouverture des Chambres le 21 novembre QUELQUES-UNES DES QUESTIONS QUI Y SERONT DISCUTEES.Ottawa, 11.— L’une de» plus importantes sessions du parlement s’ouvre dans quinze pours A Ottawa.Ixi question primordiale sera celle' do la contribution d’urgence que le premier ministre déclarera en réponse au discours du Trône.Les autres mesures importantes comprendront le “Bank Act” proposé par M.Th.T.White et.la loi des bons chemins.L’hon.G.E.Foster fera ratifier au cours de la session le traité de commerce avec les Indes Occidentales.Sir Christopher Furness est décédé (Service» particulier) Londres, 11.— Sir Christopher Furness, premier baron dn Grantley, est mort hier.U était, à la tête de la maison Furness, Mi thy ot Cie, et de la compagnie de paquebot! Furness.éêir Christopher Furness naquit, en 1852.11 fut pendant do nombreuses années membre du parlement d’Angletorf re.Réélu en DUO, comme libéral, pour la di\
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