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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 27 mai 1985
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1985-05-27, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXVI — No 121 Averses en matinée.Max.: 18.(détail page 13) Montréal, lundi 27 mai 1985 Côte-Nord.Abititx à Gaspesie 45 cents.Nouveau-BfunswtcK 50 cents Toronto 50 cents 3S CENTS DÉCISIONS 85 Les « miettes » dénoncées par les femmes représentent $ 73 millions RENÉE ROWAN Les 25 représentantes des femmes à la conférence sur la sécurité économique des Québécoises qui a eu lieu à Québec il y a une dizaine de jours ont eu l’impression de ne recevoir que des « miettes ».Ces miettes, si on les traduit en argent et qu’on en fait la somme, représentent plus de $73 mil-bons, indiquait-on au cabinet du ministre délégué à la Condition féminine.Voici ce que donne, en gros, un premier bUan des acquis de la conférence tel qu’il a été livré au DEVOIR par Mme MicheUe Lejeune,, directrice du cabinet; B en 1984-1985, le budget alloué par le ministère des Affaires sociales (MAS) aux maisons d’hébergement pour les femmes victimes de violence était de $4,810,500; il s’élève cette année à $7.5 milbons, soit une augmentation de $2.7 miUions.Ce budget, précise-t-on, permet de financer environ 80 ressources pour les femmes en difficulté, dont 47 maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence; B le ministère de la Main-d’oeuvre et .de la Sécurité du revenu s’est engagé à reconnaître les charges famibales de femmes victimes de violence en assurant que le plein montant d’aide sociale soit versé aux femmes pendant la durée de leur séjour en maison d’hébergement.Cette mesure entrera en vigueur au cours de l’été, a promis Mme Pauline Marois, et elle représente environ $270,000; B le mmistre de l’Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Biron, a annonéé la mise en place d’une campagne d’information pour inciter les femmes à se constituer un dossier de crédit et pour sensibibser les entreprises et les institutions bancaires aux difficultés rencontrées par les femmes qui veulent se lancer en affaires.Sur une période de trois ans, le mmistère compte consacrer $465,000 à cette campagne, dont $200,000 dès cette année; B au chapitre de la formation des filles et des femmes, le ministère de l’Education a annoncé un plan triennal de trois ans avec un budget prévu de $3 milbons, dont $1,024,000 la première année; B le ministre de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu négocie ac- tuellement avec le gouvernement fédéral le transfert de $200 milbons pour des programmes de formation profes-sionneUe.Mme Marois s’est engagée à réserver sur cette somme, de façon spécifique, $55 millions pour une séquence d’interventions pour la formation des femmes; B en regard des programmes d’accès à l’égalité, le gouvernement a prévu un fond de démarrage de $1.2 millions; B à l’intention des femmes des communautés culturelles, le ministre de l’Immigration, M.Gérald Godin, a an-Voir page 8: Les miettes Francine Lalonde m Johnson s’engage à réclamer le maintien de l’article 23 pour les francophones hors-Québec Photo AP Vêtements au vent, les 28 nouveaux cardinaux rentrent à la basilique St-Pierre, après le messe de’la Pentecôte célébrée en plein air, au cours de laquelle Jean-Paul II a remis à chacun son anneau de prince de l’Église.Parmi eux, Mgr Louis-Albert Vachon, de Québec, et Mgr Édouard Gagnon, ancien évêque de St-Paul, en Alberta.Nos informations en page 4.BERNARD DESCÛTEAUX OTTAWA — Reconnaissant que les francophones hors Québec sont confrontés à des problèmes et des besoins différents de ceux des Québécois francophones, le gouvernement Lévesque s’engage à réclamer le maintien et l’application de l’article 23 de la Charte des droits de 1982 en dehors du Québec.Telle est la garantie qu’a donnée samedi le ministre québécois des Affaires canadiennes, M.Pierre-Marc Johnson, alors qu’il rencontrait ici des représentants de l’Association canadienne-fran-çaise d’Ontario (ACFO) et de la Fédération des francophones hors-Québec (FFHQ).M.Johnson rendait public devant eux la nouvelle politique du Québec à l’égard de la francophonie canadienne.Cette garantie était en quelque sorte le préalable que le Québec se devait de donner aux francophones, question de démontrer sa bonne foi à leur endroit.Dans une entrevue au DEVOIR, il y a quelques semaines, le président de la F'FHQ, M.Léo Létourneau, s’était dit grandement inquiet que le Québec puisse demander à l’occasion de prochaines négociations constitutionnelles l’abo-btion de l’article 23.Les francophones hors-Québec tiennent beaucoup à l’article 23 qui leur assure «un moyen, quoique insuffisant en soi, d’assurer le respect de leurs droits», a dit le ministre.Celui-ci convient que cet article, conçu pour assurer le fESIlVAL DES AIEilÜUES LWet Curchack et la grâce amazonienne ROBERT LÉVESQUE L’île de Prospère, dans La Tempête, représente soit le monde, soit la scène.Les Élisabéthains ne faisaient plus la différence.Le Californien Fred Curchack, lui, choisit carrément la scène-scène en menant le plus étrange des soliloques d’acteur, fou et cynique, prenant prétexte d’une représentation de la pièce de Shakespeare pour mettre à nu le métier de celui qui a choisi de faire face au public, dans les lumières, devant le noir.Curchack a donné un coup au coeur aux acteurs, et un manifeste dramatique au Festival des Amériques.Mais il n’y a pas que les acteurs et les mots au théâtre.Du Brésil, deux contadores de estorias (conteurs d’histoires), Rachel et Mar-cos Caetano Ribas, ont réussi à donner au premier FTA ses cinq minutes les plus intenses (jusqu’à maintenant) sans employer un seul motj sans faire autre chose que manipuler dans le noir deux minuscules marionnettes (un couple d’indiens adolescents) s’adonnant aux gestes de l’amour avec une attention et une douceur aux sommets de la sensuabté.Ces deux spectacles.Stuff As Dreams Are Made On, écrit, mis en scène et joué par Fred Curchack à Espace Libre, et Man-samentedu Grupo Contadores de Estorias de Rio présenté à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, ont marqué lé premier week end du Festival des Voir page 8: L’eHet LES PARTIELLES JOHN TURNER «Pas de place pour deux Chartes» au pays DENIS LESSARD (PC) — Il n’y a pas de place pour deux chartes des droits dans un même pays, estime le chef de l’opposition libérale à Ottawa, M.John Turner.Aussi, il n’est pas question que les libéraux fédéraux endossent un nouvel accord constitutionnel qui accorderait la primauté à la charte québécoise sur celle d’Ottawa, comme le réclament les propositions constitutionnelles du gouvernement Lévesque.* En fin de senriaine, devant plus de 800 personnes à un dîner bénéfice, M.Turner s’est engagé à ce que son parti appuie le gouvernement Mul-roney dans tout les efforts « raisonnables » qui permettraient au Québec de réintégrer la Constitution.Commentant formellement pour la première fois les propositions constitutionnelles du Québec, rendues publiques le 17 du mai, M.Turner a reconnu que le gouvernement Lévesque « semble désireux de trouver un terrain d’entente pour permettre au Québec de régulariser une situation nuisible, tant pour le Québec que pour le Canada.» Toutefois, la bonne foi de ces propositions n’empêchera pas les libéraux fédéraux de s’opposer à toute concession du gouvernement Mul-roney qui risquerait d’entraver la portée de la charte fédérale des droits et libertés au Québec.« Il n’y a pas de place pour deux chartes des droits a l’intérieur d’un même pays », a-t-il lancé soulevant les applaudissements de son auditoire.Dans ses 22 propositions constitu- tionnelles, destinées à lancer une nouvelle ronde de négociations avec Ottawa, le premier ministre Lévesque réclamait que la charte québécoise des droits de la personne ait précéance sur le texte fédéral au Québec parce qu’elle offre des garanties plus étendues.Pour M.Turner cependant, il n’est pas question que les libéraux fédéraux acceptent que l’on rogne l’héritage que constitue la charte adoptée sous le règne de l’ancien premier ministre Trudeau en 1982.(L’adoption de la charte québécoise remonte au début des années 70, sous le gouvernement Bourassa.) « La charte des droits n’appartient pas à une gouvernement ou a une juridiction elle appartient à tous les Canadiens et existe pour les protéger tous», a affirmé M.Turner.Voir page 8: Pas de place John Turner Trudeau l’héritage des années respect des droits linguistiques d’une minorité, est «adapté à votre réaüté».Ce geste de la part du Québec n’est pas «quelque chose de mineur sur le plan politique», a soutenu le ministre en conférence de presse.Il faisait allusion au fait que depuis l’adoption de la loi constitutionnelle de 1982, le Québec n’a cessé de dénoncer cet article 23 et d’en demander l’abolition en raison de ses effets au (Québec.Cet article vient neutraliser certains aspects des lois linguistiques du Québec, telles la loi 101 et ses dispositions à l’égard de l’admission d’élèves anglophones des autres provinces.Dans les récentes propositions constitutionnelles rendues publiques il y a 10 jours par le Québec, on continue d’exiger que le Québec soit exclu de l’application de l’article 23.La déclaration de M.Johnson samedi introduit pour la première fois une nuance importante dans le discours québécois.Jamais jusqu’ici on ne s’était montré disposé à reconnaître que l’article 23 était une bonne chose pour les francophones hors-Québec.En se disant prêt à en réclamer le maintien et Tap-plication, le Québec admet implicitement que la Charte canadienne des droits a des aspects positifs.Le ministre des Affaires canadiennes explique ce changement d’attitude par le fait que si les intérêts des francophones hors-Québec et des Québécois co-vergent, il n’en va pas nécessai-rement de même pour les moyens utilisés pour la promotion de ces intérêts.Dans le cas de l’article 23, il y a divergence.Ce qui est bon pour les francophones hors-Québec n’est pas bon pour le Québec.Cette reconnaissance du bien-fondé de l’articlè 23 est un geste Voir page 8; Johnson Iran-Irak: un attentat au Koweït relance la « guerre des villes » LE WEEK-END SPORTIF BAGDAD (AFP, Reuter) - L’attentat manqué contre l’émir du Koweït, cheikh Jaber al-Ahmed as-Sa-bah, qui a échappé de peu à la mort samedi, a donné le signal de la reprise de la violence dans la guerre irano-irakienne : Téhéran a été bombardée à quatre reprises par l’aviation irakienne et l’Iran a promis en représailles de faire de Bagdad « un enfer ».Hier matin, à Bagdad, un porte-parole militaire irakien a annoncé que les appareils irakiens avaient effectué trois raids contre des « objectifs sélectionnés » dans la capitale iranienne en représailles « des crimes des dirigeants iraniens qui exportent l’anarchie et le sabotage dans les pays arabes du Golfe et qui s’obstinent à poursuivre la guerre contre l’Irak ».Il s’agit là d’une allusion à la participation que les Irakiens imputent à l’Iran dans l’attentat à la voiture piégée qui a faiUi coûter la vie à l’émir du Koweït.Sur place, le correspondant de l’AFP à Téhéran n’a constaté que deux raids aériens sur la ville.Au cours du premier raid, au milieu des fracas de la défense anti aérienne, deux fortes explosions au moins ont été entendues.Une bombe est tom-Volr page 8: Un attentat 5: Les aspirants auraient eu l’assurance que Lévesque resterait dans l’ombre MAURICE GIRARD (PC) — Avant même la tenue des assemblées pour le choix des candidats du Parti québécois aux élections partielles, les aspirants aux investitures péquistes avaient obtenu l’assurance que le premier ministre, M.René Lévesque, s’abstiendrait le plus possible d’intervenir directement dans la campagne électorale et qu’il limiterait ses interventions publiques.C’est au cours d’une rencontre à laquelle participaient entre autres les actuels candidats du Pij aux élections du 3 juin, que le ministre des Finances, M.Yves Duhaime s’est engagé à ce que « M.Lévesque ne s’im- plique pas dans le déroulement de la campagne », a déclaré à la Presse canadienne un candidat qui insiste pour garder l’anonymat.La réunion a eu lieu avant que ne débute sérieusement la campagne dans L’Assomption, Bertrand, Bourget et Trois-Rivières pour rassurer les gagnants des investitures, qui Voir page 8: Le* aspirants -S 1, Uîi- .‘.isd *.¦' SULLIVAN GAGNE À INDIANAPOLIS Danny Sullivan a devancé au fil d'arrivée Mario Andretti et les autres coureurs du plus rapide groupe de participants de l'histoire de la coürse automobile, hier, pour remporter les 500 milles d’Indianapolls.Sullivan a démontré de belles aptitudes au volant de sa March pour monter sur la première marche du podium et laisser Andretti sans succès pour la 16e année consécutive.Page 16 C’ÉTAIT AU TOUR DE GULLICKSON Bill Gullickson a suivi l'exemple des lanceurs Joe Hesketh et Dan Schatzeder et il a mené les Expos à une autre belle victoire remportée cette fois 3-1 contre les infortunés Giants de San Francisco.Tim Wallach, brillant en défensive, a également excellé à l'attaque avec deux points produits.Les Expos ne sont toujours qu'à un demi-match des Mets et des Cubs.Page 1S UN FESTIVAL WAYNE GRETZKY Comme l'éclair, l'incomparable Wayne Gretzky a frappé sans prévenir avec trois buts dès la première période, et il a mené les Oilers d'Edmonton à une victoire de 4-3 sur les Flyers de Philadelphie, samedi soir.Les Oilers ont ainsi pris les devants 2-1 dans la série finale.Le « 99 » a également mérité une aide, haussant à 41 points son total en série, un nouveau record.Page 15 Le Devoir, lundi 27 mai 1985 EN BREF.¦ PLUS de mille morts au Bangladesh DHAKA (AFP) — Le raz-de-marée soulevé vendredi par un cyclone a fait 1,464 morts, selon un nouveau bilan officiel rendu public hier.Les responsables de l’administration en chef de la loi martiale (CMLA) ont déclaré que ce bilan pourrait encore s’alourdir, car toutes les informations ne leur sont pas encore parvenues de certaines régions touchées par le cyclone.Selon la presse bengalaise, plus de 5,000 personnes ont été tuées par le passage du cyclone.Le littoral du golfe du Bengale et les nombreuses petites îles qui s’y trouvent ont été balayés par des vagues hautes de plus de trois mètres qui ont emporté les maisons, les récoltes et les bateaux de pêche.Selon un responsable du bureau d’information à Dhaka, les habitants de villages entiers sur l’île de Sandwip ont été emportés par les vagues et noyés dans le Golfe.La Croix-Rouge et d’autres agences humanitaires ont mis en oeuvre des plans d’urgence alors que le président du Bangladesh, le général Hussein Molammed Ershad, a débloqué $385,000 pour les opérations de secours.¦ Congrès des employés de service (PC) — Le sixième congrès de l’Union des employés de service s’ouvre aujourd’hui à Laval.Au cours de ces assises, les délégués des 34,000 membres de l’UES, local 298 (FTQ), éUront des membres du comité exécutif et du conseil général.Ils discuteront notamment de la participation à la Coalition pour le droit de négocier et à un éventuel front commun pour la négociation dans le secteur public et parapublic, avant de clore le congrès le 29 mai.¦ Un acquittement à expliquer QUÉBEC (PC) — L’acquittement il y a deux semaines du présumé meurtrier de Mgr Augustin Lemieux, de Lac Trois-Saumon, Larry Keeble, a donné lieu vendredi à une démarche sans précédent dans les annales judiciaires.Une cinquantaine de personnes, parents, collègues et amis du défunt, ont répondu à l’invitation de la direction du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et participé à une rencontre au cours de laquelle des policiers et le procureur de la Couronne ont tenté d’expliquer l’acquittement de l’accusé.Cette rencontre a été marquée par des questions reflétant l’incrédulité des personnes présentes face à la décision du jury.Si les proches ont été mis au courant des détails du procès, ils n’ont évidemment pu être informés des déUbérations des jurés, dont le contenu est toujours gardé secret.¦ Au Conseil des communautés culturelles (LE DEVOIR) — Le ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration du Québec, M.Gérald Godin, a annoncé la nomination de MM.Dominique de Pasquale et Robert Maheu, à titre de vice-présidents du Conseil des communautés culturelles et de l’immigration.Le premier agira comme vice-président aux communautés culturelles et le second, en tant que vice-président à l’immigration.Les deux vice-présidents travailleront en collaboration avec la présidente', Mme Juanita Westmoreland Traoré, nommée récemment par le ministre et les douze membres du Conseil dont les noms seront dévoilés incessamment.Leur entrée en fonction est prévue pour le 15 juin prochain.¦ La marche deux-tiers (PC) — Prèsde 10,000 jeunes ont envahi les rues de Montréal samedi matin pour manifester leur soüdarité pour le tiers-Monde.La marche, organisée pour une quinzième année consécutive par le Club Deux-tiers, un organisme privé de coopération internationale, a débuté au vélodrome olympique pour se terminer par un spectacle au Vieux-Port de Montréal.Les jeunes marcheurs, âgés de 11 à 16 ans surtout, provenaient de toutes les régions de la province.Portant des vêtements colorés, croulant sous des ballons de toutes teintes au son de «We are the World», chanson composée par des artistes américains pour venir en aide à l’Ethiopie, les jeunes ne sont pas passés inaperçus.¦ Les singes et le SIDA NAIROBI (Reuter) — Une équipe de chercheurs à Nairobi a établi que le singe vervet, espèce très répandue en Afrique, était porteur du virus du syndrome ipimuno-déficitaire acquis (SIDA).Le Dr James FiLse, directeur américain de l’Institut de recherches sur les primates, a déclaré que, d’après les tests, 30% des vervets étaient affectés par le virus HTLV-3, considéré comme la cause du SIDA.Des échantillons de sang ont été envoyés à l’école de Londres de médecine et d’hygiène tropicales, ainsi qu’à l’Institut royal du cancer, en Grande-Bretagne, pour des analyses plus jxiussées.«La portée réelle de ces résultats reste encore à déterminer», a déclaré le Dr Else.Fleury Mesplet, premier imprimeur de Montréal AUJOURD’HUI l.'IIt KC \ous invite à une rencontre d’information sur votre fonctionnement ^lersonnel en rela-lion avec les couleurs Rendez-vou.s.à 20 h au 5030.rue Sailli Denis, salle 418.métro Laurier.‘276-8631.¦ Kpruni des nouvelles images électroniques (« ('imphics Interface HS ») à l'École des Hautes Études commerciales (5255, avenue Decelles).,343-4658 ¦ ,lusqu'au 30 mai.à Aylmer.se tient le congrès annuel du Mouvement des femmes chrétiennes 427-2743 ¦ Rencontre publique avec Mita Pardo de Ta- guénn 1 éditeur NOUVEAUTÉ PETIT ^ GUÉRIN EXPRESS de Gérard Langlois ISBN-2-7601-0903-8 762 pages vera.médecin au Philip pines et membre de la Commission inlernatio-nale de Cicnève Klle .sera ù Montréal pour lancer la » campagne de santé et d'aide médicale aux Philippines ».Rendez-vous à 20 fl au 1203, rue de la Visitation 849-.5331, po.ste ,58.¦ Mallette, Benoit, Boulan ger.Rondeau et associés, experls comptables, organisent une réunion d'information sur le budget fédéral du ministre des Finances, M Michael Witson, à 16 h, dans le grand salon AB de l'hôtel Méridien 281 1850, poste ‘224 ¦ Éco-Pro, coop de récupération des Basses-Laurent ides, est présentement en phase de recrutement de membres bénévoles Si vous êtes concerné par les problèmes écologiques et que vous disposez de temps vous permettant de travailler au parachèvement de la mise sur pied de la coop, vous pouvez contacter M Claude Ciovette au 628-2195 ¦ 19,95$ puiît GUÉRIN, express ^érin M 4S01 Oroiet Montfÿal H2T 707 Tpi (S14)|42 34|t 4560 rue Saint-Denis Montréal, Québec Tél: (514) 849-1112 En vente dans les librairies Station Métro-Longueuil Longueuil, Québec Tél: (514) 677-6525 IL y a deux siècles, un imprimeur français, parvenu à Montréal en s’associant aux révolutionnaires américains, lançait le premier journal d’information de la ville, La Gazette de Montréal-The Montreal Gazette, pubbée en anglais et en français, ne constituait pas la première entreprise de Fleury Mesplet (1734-1794) puisque, en juin 1778, il avait lancé La Gazette du commerce et littéraire, pour la ville et district de Montréal, devenue quelques mois plus tard La Gazette littéraire pour la ville et district de Montréal Ce premier journal fait une large place aux idées de Voltaire et pro-mouvoit, en son honneur, la fondation d’une académie.Cédant aux pressions du supérieur des Messieurs de Saint-Sulpice, Étienne Montgolfier, et du juge René-Ovide Ilertel de Rouville, le gouverneur Haldimand interdit la publication et ordonne l’incarcération de Fleury Mesplet, L’emprisonnement durera trois ans sans qu’il n’y ait procès, A sa libération, Fleury Mesplet songe plutôt à un journal de nouvelles et communiqués, locales et étrangères, comportant annonces et réclames, Il lance donc, en août 1785, un journal hebdomadaire, l’ancêtre du seul quotidien de langue anglaise publié à Montréal de nos jours.Le comité F’ieury-Mesplet, que préside M.J.-Z.-Léon Patenaude, comptç bien souligner le bicentenaire de la naissance de la presse d’information à Montréal en coordonnant un programme de manifestations culturelles avec le concours de l’Association des arts graphiques du Québec, de la Société d’archéologie et de numismatique de Montréal, de la Bibliothèque nationale, de la Bibliothèque municipale, du Salon du livre de Montréal, de l’École des arts graphiques du cegep Ahuntsic et du quotidien The Gazette.Le secrétaire du comité, M.Jean-Paul de Lagrave, historien qui vient de présenter une thèse de doctorat à l’Univèrsité de Montréal intitulée Fleury Mesplet, diffuseurs des Lumières au Québec, a retracé au Musée du Québec le seul portrait connu de F'ieury Mesplet.Il s’y trouvait depuis 1967, acquis du collectionneur Bernard DesRoches, lequel l’avait reçu des descendants de la famille Papineau, amie de Fleury Mesplet.Il s’agit d’un pastel sur parchemin LE PATRIMOINE ALAIN DUHAMEL attribué à François Malepart de Beaucourt.Il représente un personnage dont l’index pointe dans un livre ouvert un nom et une date, « Montréal, 1794 ».Le décor en fond de scène représente les étagères d’une librairie sur laquelle se trouvent plusieurs exemplaires des mêmes ouvrages, édités sans doute par Fleury Mesplet lui-même, imprimeur-libraire de MontréaL mort en 1794.Fleury Mesplet, né à Marseille en 1734, est fils et petit-fils d’imprimeurs.C’est de la région de Lyon, où sa famille s’est établie, qu’il entreprend de faire carrière à l’étranger, en Angleterre à partir de 1773, puis aux États-Unis l’année suivante.Il est lié à Benjamin Franklin.I! publie, pour le compte du Congrès, la Lettre adressée aux habitans de la province de Québec, ci-devant le Canada.1775, le temps d’un hiver, Montréal est une ville américaine.Fleury Mesplet persuade le Congrès de lui confier la mission d’établir dans cette ville une imprimerie française afin de propager dans la population les idées révolutionnaires américaines.Il parvient à Montréal en mai 1776, quelques jours à peine avant que les Britanniques ne reprennent la ville.Emprisonné pendant quelques jours, Fleury Mesplet décide tout de même de s’installer dans la ville, rue de la Capitale.Il publie cette année-là cinq ouvrages.M.De Lagrave a pu recenser 96 livres et brochures publiés, « avec une compétence exceptionnelle », entre 1776 et 1794 par Fleury Mesplet, ce qui en fait l’éditeur le plus important de cette période au pays.Une bonne part des titres se rapportent à des ouvrages religieux, mais il imprime aussi des almanachs et des calendriers.Il publie en français, en anglais, en latin et en iroquois.« Mesplet est, comme tous ses homologues du XVIIIe siècle, imprimeur-libraire, éditeur et imprimeur-journaliste » écrit M.Claude Galar-neau dans le Dictionnaire biographi- que du Canada.« Mais il n’est pas rédacteur de ses journaux, comme il arrivait souvent en Amérique, car il n’est pas assez instruit (.) Néanmoins, Mesplet est un imprimeur de première qualité.Si ses livres sont composés un peu vite, ils montrent qu’il connaît tous les secrets de son métier, qu’il travaille de main de maître.» Les voyageurs à Lachine — De l’État de New York, de l’Ontario et du Québec, plusieurs convois de « voyageurs » rallieront entre le 29 mai et le 2 juin la ville de Lachine, comme autrefois, les anciens voyageurs rapportaient des tous les coins du pays les fourrures.Pendant près de deux siècles, jusqu’en 1860, Lachine constituait le plâus important centre du commerce de la fourrure où se rassemblaient les coureurs des bois, les voyageurs et les aventuriers.La rencontre nord-américaine des voyageurs, que le maire de Lachine, M.Guy Descary, espère répéter chaque année, rappelle cette partie de notre histoire, pleine de légendes et d’aventures.Les manifestations, qui auront lieu dans le voisinage de l’île Monk, à la hauteur de 6e avenue, comprennent des démonstrations d’habileté, des expositions, des projections cinématographiques et plusieurs rassemblements populaires.Le portrait de Fleury Mesplet, attribué à François Malépart de Beaucourt.L’histoiren Jean-Paul De Lagrave l’a retracé au Musée du Québec.Deux pétroliers font explosion en Espagne IJuelque 120 élèves niu-sicieiis de l’école secondaire Sainl-Luc de la l'ÉC'M donneront un concert au théâtre Maison neuve de la Place des arts, à ‘20 h 481-0468.¦ ' Les membres du club des lecteurs de la biblio-Ihèque municipale de Lon-gueuil invitent tous les citoyens intéressés à participer à leur discu.ssion sur le livre .\urore ou la génération perdue de Bernard Thomas Rendez-vous à 19 h 30 au ( entre culturel de Longueuil ( 100.rue Saint-Laurent ouest).646-8610 ¦ ( "e.st dans le cadre de la semaine nationale de l'activité physique que le corfi-plexe Desjardins regroupera sur sa grande place, sous le thème» La fête de l'activité physique », Kino-(Juébec, le rhinislère de la (,'ondition physique du Panada, le Marathon de Montréal, la Régie de la .sécurité dans les sports, le Regroupement des organismes nationaux de loi.sir du Québec, le .service des sports cl loisirs de la Ville de Montréal et le Y MCA Rendez-vous à midi pour l'ouverture officielle 11 y aura dérnonstralion de di.v ciplines sportives tous les jours de 11 h à 13 h et les jeudi et vendredi à 19 h.et le spectacle Ça bouge en ma.stjue.une création de la Crosse Valise, tous les jours à midi 15.281-1870 Ce dictionnaire est destiné surtout à l'étudiant et à toute personne qui désirent n’a-volr qu'un seul outil de .cherche et de travail pour accéder rapidement au vocabu-laire usuel le pips étendu néces- ^ saire à l'écriture et au langage de tous les jours.Le PETIT GUÉRIN EXPRESS regroupe ^ assez souvent, sous sept Ohefs, des catégories de mots et des ditticultés de langue qu’on doit habituellement retrouver dans autant de dictionnaires différents: étymologies • synonymes • antonymes • homonymes • paronymes • snsllgles • difficultés grammaticales, syntaxiques ou autres.ALGESIRAS (Reuter) — L’explosion de deux pétroliers qui ont ensuite sombré hier dans le port de San Roque, près de Gibraltar, a fait 16 morts, 16 disparus et 36 blessés.Les sauveteurs ont repêché les cadavres après la forte explosion qui a secoué le pétrolier japonais «Pe-tragen One», qui était en train de décharger du naphte.Une trombe de feu haute de 500 mètres s’en est alors élevée et le bâtiment a sombré en quelques minutes.L’explosion en a provoqué une autre à bord du pétrolier espagnol «Cam- ponavia» qui était charge de pétrole et qui a lui aussi scimbré rapidement.On ignore encore l’identité des victimes mais on dit (le source autorisée qu’il s’agit de dockers et de membres des équipages des deux bateaux.Le bâtiment japonais avait à son bord 29 hommes, pour la plupart de nationalité sud-coréenne et l’équipage du pétrolier espagnol était de 30 marins.Les dégâts subis par une raffinerie voisine appartenant à la Compania Flspanolade Petroleos sont peu importants.p.,.'%, "''sÿ.'ia'i - Les équipes de secours poursuivent leurs travaux pour localiser les victimes de 1’ troliers Petrogen One et Camponavia.Une énorme colonne de fumée noire s’est de la tragédie tandis que les navires couiaient.Photolater AP explosion des pé-élevée au-dessus Comment les coupures affecteront-elles Via Rail?OTTAWA (PC) — Le dernier budget fédéral soulève de sérieuses questions sur l’avenir de Via Rail.I,a société de la Couronne recevra $100 millions de moins par année de la part d’Ottawa à partir de l’année financière commençant en avril prochain.Celte diminution de la contribution gouvernementale s’ajoute à la coupure de $93 millions par année annoncée en novembre par le ministre des Finances, M.Michael Wilson, et qui laissait à Via Rail $600 millions pour couvrir le manque à gagner dans le secteur du transport des passagers et pour financer l’aciiuisition de nouveaux édifices et érjuipements.Fin 1990, l’injection de fonds fédéraux dans le budget de Via Rail s’établira à $400 millions par année.Ces réductions ne sont pas tellement étonnantes.Plusieurs représentants gouvernementaux ont fait des pressions pour que les subsides fédéraux à Via Rail soient diminués progressivement jusqu’au retrait total d’Ottawa du financement de la compagnie.En devenant autonome, Via Rail pourrait se voir obligée de cesser ses déplacements transcontinentaux.La baisse de la contribution fédérale ne semble pas tenir compte des efforts fructueux déployés par la compagnie dans le but d’ameliorer sa situation financière et laisse les administrateurs de Via Rail avec plusieurs morceaux de casse-tête à assembler.Le principal problème pour Via Rail sera de financer de nouvelles locomotives et des wa- gons de passagers, qui doivent coûter au moins $1 milliard.L’exigence du ministre Wilson concernant l’autofinancement des trains circulant entre la ville de Québec et le couloir de Windsor paraît tout aussi difficile à satisfaire.Un porte-parole de la compagnie, Cedric Jennings, a fait savoir lors d’une entrevue que Via Rail ne peut pour le moment se prononcer sur l’éventualité d’une hausse de tarifs.Via Rail devra étudier les différentes façons de couper ses frais en accroissant sa productivité.M.Wilson a aussi pré»-venu les Canadiens que s’ils n’utilisent pas les trains plus souvent, le service sera réduit ou même, dans certains cas, éliminé.Le ministre a repris un traditionnel plaidoyer conservateur pour l’adoption d’une loi qui régirait le transport des passagers par train et qui donnerait à Via Rail un statut officiel.Il a également favorisé l’achat de nouvel équipement et la mise en place d’une meilleure stratégie de communication et de marketing.Mais il n’a pas mentionné quand ces mesures seraient adoptées, ni comment Via Rail allait défrayer les coûts des nouveaux wagons.Le ministre n’a pas non plus fait allusion aux -coûts additionnels que représente pour Via Rail la restauration de six trains qui ne sont plus en circulation depuis 1981 ou encore l’entretien de l’équipement actuel.On s’attend à ce que les voyageurs aient à attendre encore au moins trois ans avant de voir arriver le nouveaux wagons.Les nouvelles locomotives, si elles sont commandées d’ici peu, pourraient être en opération dès l’année prochaine.Les locomotives doi- vent être fabriquées par General Motors de London, en Ontario.Les wagons, inspirés du modèle américain Amtrack, seront produits conjointement par Bombardier et par United Transportation Development (’orp.Dans les deux cas, les commandes n’ont pas encore été placées.SERVICES PSYCHOLOGIQUES • Évaluation, consultation et psychothérapie (enfants, adolescents, et adultes) Centre d’Orientation 39 ouest, bout.Gouin, Montréal 331-5530 (Fondé en 1943, administré par ACORM) La section québécoise d’Amnistie internationale veut être plus visible 168 est.rue Sdinte-Catherine Montréal.Québec Tél (514)861-5647 4440 rue Saint-Denis Montréal.Québec Tél (514)843-6241 (PC) — La section canadienne francophone d’Amnistie internationale a adopté en fin de semaine un projet de restructuration et un plan de développement.Représentant 15,000 membres, les 150 délégués réunis en assemblée générale annuelle ont adopté un plan de développement ambitieux couvrant l’ensemble des activités d’Amnistie internationale et visant notamment à augmenter la visibilité de l’or-gatu.salion au .sein du pu- blic, a indiqué un communiqué émis dimanche.Un projet est déjà en cours d’élaboration pour marquer le 25e anniversaire d’Amnistie internationale, en 1986.Les membres comptent également multiplier les approches auprès d’organismes gouvernementaux et non gouvernementaux susceptibles de faire la promotion des droits humains.Le développement régional de la section et l’implantation accrue du mandat d’Amnistie internationale figurent également au nombre des priorités.Les délégués de la section canadienne francophone ont également élu un nouveau président en la personne de Gabriel Regallet, membre actif depuis 1976.Par ailleurs, les délégués ont exprimé leur contentement devant la volonté du gouvernement canadien de s’engager à signer la con-ventio'contre la torture, émise par l’ONU.Au Canada, la campagne pour l’abolition de la torture se poursuit toujours, et jusqu’à présent, 50,000 personnes ont déjà signe la pétition pour l’abolition de la torture, qui sera remise à cinq ambassades de pays où la torture est pratiquée et tolérée.Amnistie internatio-nale a comme objectifs fondamentaux la libération des prisonniers d’opinion dans le monde et l’abolition de la torture et de la peine de mort.Devenez Traducteur Inscrivez-vous au programme donnaiit accès à un cteriificat d'aptitude à la traduction et à un diplôme au bout de la quatrième année.Examen d'admission obligatoire Le 12 juin à 18h Conditions préalables: Excellente connaissance de l'anglais et du français, notamment de la langue écrite Date limite de demande: Le 11 juin 1985 Veuillez vous adresser à.Département des langues vivantes.392-8301.Pavillon de la bibliothèque Redpath.salle 214 Adresse postale: 3461.rue McTavish.Montréal.Qué.H3A 1Y1 McGill Centre de l'éducation permanente L'endroit partait pour vous perfectionner.9273 Le Devoir, lundi 27 mai 1985 À sept jours des partielles, le ressac libéral se fait sentir dans L’Assomption CAROLE BEAULIEU Le « ressac libéral ».À quelques jours du scrutin du 3 juin, il semble vouloir se faire sentir même jusque sur les bords de la rivière Yamaska, au coeur de ce bastion nationaliste qui, il y a quatre ans, donnait une majorité de 10,000 voix à Jacques Parizeau, et devenait en 1980 l’un des 17 comtés à voter oui au référendum.« Jean-Guy Gervais?Non je connais pas, déclare une résidente de Repentigny, occupée à faire ses courses au centre d’achats Rive-Nord.De toute façon moi c’est décidé.Je vote libéral c’te année.Faut un changement.».Le fait que Jean-Guy Gervais soit ce candidat libéral pour lequel elle s’apprête à voter ne trouble pas cette électrice du comté de L’Assomption.« Faut un changement », répète-t-elle.Les principaux candidats ont beau parler de problèmes locaux, le gouvernement a beau multiplier les annonces de subventions, l’homme de la rue, invité à choisir entre « deux backbenchers et un parachuté vire-capot » est indécis et morose.« Ce ne sont pas les hommes qui vont gagner ou perdre cette élection, explique un ex-organi-sateur péquiste.C’est la tendance nationale et l’organisation le jour du vote ».Soucieux de renverser la vapeur et de ramener au bercail les brebis égarées, le gouvernement québécois a mis le paquet dans ce comté exacerbé par le manque d’écoles et « l’eau qu’il faut faire bouillir quand il ne faut pas tout simplement en acheter», explique une citoyenne.Depuis le début de la campagne, trois ministres ont déjà annoncé des projets majeurs dans ce comté: aménagement du parc Saint-Laurent à Repentigny, assainissement de la rivière L’Assomption, construction de deux écoles primaires.Trois autres ministres se succéderont dans le comté cette semaine.Le ministre des Affaires sociales, M.Guy Chevrette, attendu aujourd’hui, pourrait bien y apporter de bonnes nouvelles dans le dossier du Centre local de services communautaires (CLSC) que le comté espère obtenir depuis plusieurs années.Mercredi et jeudi, ce sera le tour du ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Biron, et de sa collègue de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu, Mme Pauline Marois.Impossible toutefois de savoir ce qu’ils viendront y annoncer.« Je ne peux rien dévoiler, déclare narquoisement le candidat pé-qui.ste.Vous verrez bien».M.Denis Taillon est confiant que ces annonces permettront au Parti québécois de remonter la pente et de mettre fin à sa série de ‘22 défaites en autant d’élections partielles.« Nos sondages nous disent que nous sommes en avance.Le sentiment nationaUste est encore très fort dans L’As- somption.Ces gens là ne pourront pas voter libéral».Cet optimiste est toutefois loin d’être partagé par tous les militants péquistes.Ainsi, selon M.Arthur Dubé, rien n’est moins certain.« Bien sûr les gens impliqués dans l’environnement se réjouissent du plan d’assainissement.De même les comités de parents vont approuver la construction des écoles.Mais de là à dire que çà va emporter leur vote.» Déchirée par la démission de son exécutif « orthodoxe », l’organisation péquiste, même si elle n’est plus en tutelle depuis le 5 mai dernier, « n’est plus la machine qui a gagné le référendum», explique Arthur Dubé.Commissaire d’école, impüqué dans le baseball mineur et les clubs sociaux, le candidat péquiste, M.Taillon, est peu connu hors de ce cercle.Même situation du côté du candidat libéral, M.Jean-Guy Gervais.Hors l’associa-' tion libérale dont il est président depuis 1980 et le fait que son beau-père est président de la commission scolaire locale, Jean-Guy Gervais demeure « un illustre inconnu ».Mais, disent-ils tous deux, dans ce comté qui a trop longtemps connu un « député vedette d’Ou-tremont que personne ne voyait jamais», être sim'plement « un bon gars du bout » est un avantage certain.Avantage qu’ils ne concèdent pas au plus connu des candidats, le chef du Parti progressiste conservateur du Québec (PPCQ), M.André Asselin, un résidant du comté voisin.« Le gars est brillant, explique un membre de l’organisme À Court d’eau.C’est sans doute le plus articulé des candidats.Mais il n’a pas d’assise dans le comté».Avocat, maire de Ste-Émilie-de-l’Énergie, André Asselin dit toutefois mener dans L’Assomption « sa meilleure campagne électorale » (il en a déjà mené trois, respectivement sous les couleurs des conservateurs fédéraux, de l’Union nationale et du Parti libéral du Québec).« Je pense sérieusement à installer ici la permanence du parti », dé-clare-t-il.LJntre un candidat libéral tellement certain de sa victoire qu’il a déjà embauché quelqu’un pour le remplacer dans son entreprise d’entretien de locaux, un candidat péquiste qui se dit « en avance » et un chef de parti en formation, les électeurs de L’Assomption sont bien loin du député qui les représentait à l’Assemblée nationale depuis 1976.« Jean-Guy Gervais a déclaré sur les ondes de la radio qu’il n’acceptait pas de débat parce que l’organisateur en chef du parti le lui interdisait, ricane le candidat péquiste Denis TaiUon.Parle moi d’un député qui va se tenir debout! ».Deux autres candidats briguent les suffrages dans le comté de l’Assomption: M.Jean-Paul Poulin, représentant le Crédit Social et M.Jacques Lambert du Parti répubhcain du Québec.Lévesque fera mercredi le bilan de son voyage MARIE-AGNÈS THELLIER PARIS — Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, rentre cet après-midi d’un voyage officiel de trois jours en France, voyage qui lui aura permis d’oublier temporairement ses soucis de président du Parti québécois et de chef d’un «gouvernement en sursis».Commencée sous la pluie, la visite s’est terminée sous le soleil, qui fait exploser le charme du printemps parisien, avec une escale rapide en Normandie, région d’adoption du premier ministre français, M.Laurent Fabius, et haut-lieu gastronomique.Même s’il n’y a pas eu d’annonces spectaculaires, M.Lévesque peut se déclarer satisfait de la dernière rencontre annuelle des premiers ministres, rencontre prévue par l’entente de coopération franco-québécoise.Aux décisions annoncées vendredi s’est ajoutée samedi la création de deux groupes de travail dans des secteurs économiques différents, l’automobile et la câblodistribution.Le premier groupe de travail devra poursuivre d’ici l’automne la négociation amorcée pour l’implantion au Québec d’une usine automobile.sans préciser d’avance s’il s’agira de montage, de construction de moteurs utilisant l’aluminimum ou d’autres sous-traitances, liées à la future usine AMC-Renault de Brampton (Ontario).Le groupe de travail réunira des cadres de la Régie Renault et des représentants du gouvernement du Québec qui seront sous la houlette du Comité ministériel permanent du développement économique.L’autre groupe de travail sera composé de représentants de la vUle de Paris et de la ville de Montréal et il cherchera à ce que des firmes québécoises puissent faire bénéficier Paris de leur expérience en matière de câblodistribuation, notamment sur le plan de l’exploitation et de la programmation.L’apport québécois sera plus limité sur le plan technique, parce que la Direction générale (française) des télécommunications a choisi d’utiliser la fibre de verre, interactive, et non le câble traditionnel, coaxial.Un demi-million de foyers parisiens seront câblés d’ici cinq ans.M.Lévesque peut être d’autant plus satisfait que, durant trois jours, le premier ministre français s’est réellement libéré d’une grande partie de ses charges pour le recevoir fastueusement et pour parti- ciper aux réunions de travail interministérielles.Le bilan définitif du voyage ne sera fait par M.Lévesque qu’à son retour au Québec, vraisemblablement mercredi au conseil des ministres.Cependant, plusieurs dossiers ont progressé pendant la visite, et notamment celui de la francophonie.Ce point a été traité samedi en fin d’apres-midi lors de l’entretien avec l’ex-premier ministre gaulliste et actuel maire de Paris, M.Jacques Chirac.En conférence de presse, après avoir annoncé la signature prochaine d’une entente avec la ville de Montréal en ce qui touche la câblodistribution, M.Chirac a souligné sa satisfaction de voir se présenter beaucoup plus positivement au Québec et au Canada l’idée d’un Sommet de la francophonie, auquel il est «depuis longtemps très favorable».Pour sa part, le ministre des Finances du Québec, M.Yves Du-haime, s’est déclaré particulièrement heureux des discussions avec le gouvernement français au sujet de Renault.«Je pense que d’ici l’automne on va être fixe», prévoit M.Duhaime, suite à ses derniers entretiens vendredi soil' avec le président-directeur général de la Régie Re- 1 f , S' fl V 'Wt*-.'»** Photo Louise Lemieux Les meilleurs chauffeurs de la CTCUM se sont affrontés hier dans un Concourodéo destiné à choisir l’as du volant par excellence, qui représentera la CTCUM au concours national qui se déroulera à Toronto.Dix épreuves étaient au programme.Les chercheurs de la médecine ne demandent que $ 6.5 millions Afin de contrer l’exode des cerveaux et le gaspillage du potentiel des jeunes chercheurs en santé, trois cents de leurs pairs et aînés ont ré-clamé du gouvernement québécois, en fin de semaine, à Montréal, l’octroi immédiat d’une mince enveloppe de $ 6.5 millions au Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) qui finance les centres de recherche en santé de la province et les travaux des jeunes chercheurs-boursiers.Au cours d’un colloque organisé par le Club de recherches cliniques du Québec, 300 chercheurs québécois ont unanimement demandé le relèvement des budgets québécois consacrés à la recherche dans ce secteur.Les travailleurs sociaux ne se contentent pas d’une rétrospective: ils se rapprochent des gens et répondent à des besoins nouveaux Ils réclament d’abord du ministère des Afffaires sociales l’octroi d’une enveloppe de $ 6.5 millions au Fonds de recherche en santé pour maintenir à un niveau acceptable le financement des activités de recherche et des bourses aux jeunes chercheurs.Le budget actuel de $ 24 millions provenant du Progamme des jeunes boursiers de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) ne représente que 0.3 % des dépenses de santé de la Régie.Dans un second temps, ils exigent que le calcul des budgets soit établi en fonction de l’enveloppe globale du ministère des Affaires sociales (MAS).Un budget annuel correspondant à 0.5 % de l’enveloppe du MAS ($ 7.5 milliards) assurerait des revenus de plus de $ 33 millions.Un tel budget est jugé indispensable à la poursuite du Plan triennal de recherche en santé, adopté par le MAS, mais dont le Conseil du trésor a récemment refusé les crédits.En attendant, les chercheurs estiment que la Régie devrait verser au Fonds la totalité des sommes autorisées par la loi.Le maximum prescrit est de 0.4 %, mais la contribution réelle n’atteint que 0.3%.Pour le Dr Patrick Vinay, président du Club de recherches cliniques, « malgré le discours politique officiel, le Québec a carrément manqué le virage technologique en ne supportant pas à temps le développement de la bio-technologie».L’an dernier, faute d’argent, le Fonds a dû refuser toutes les 370 nouvelles demandes de bourse de stagiaire et toutes les 152 nouvelles demandes de bourses post-doctorales.naull, M.Georges Besse.«C’était un des objectifs majeurs de ce déplacement : ne pas repartir de France avec l’affaire Renault classée», a précisé M.Duhaime, interrogé samedi midi par des journalistes.Le gouvernement du Québec craignait qu’à cause de ses difficultés financières, Renault ne mette d’avance le veto à toute étude touchant l’expansion au Québec des activités nord-américaines d’AMC-Renault.«Ce qui m’intéresse comme Québécois, c’est que l’on pui.sse fabriquer des Chameaux au Québec, sinon tout, au moins une bonne partie», a rap-pellé M.Duhaime.Le gouvernement du Québec se dit prêt à investir dans le capital de risque ou dans le financement à long terme d’une compagnie en commandite, comme il l’a fait pour le projet Pechiney.11 restera cependant à convaincre la compagnie américaine AMC, partenaire majoritaire dans AMC-Re-nault, et elle-même en difficulté financière.M.Duhaime minimise cet obstacle pourtant réel.«La Régie Renault, parce que c’e.st une société d’Etat française, n’a jamais voulu e.xercer le contrôle effectif qu’elle détient dans AMC-Renault», poursuit M.Duhaime.11 préfère concentrer les efforts du Québec à persuader le partenaire français.Et, même si «c’est un dossier compliqué, qui a une incidence politique interne considérable (en France), il n’y a rien d’insurmontable», juge le ministre des Finances.À son arrivée, le premier ministre avait nargué les journali.stes en leur lançant qu’ils étaient «venus voir si je m’enfarge dans le tapis».Si cela était le cas, les journalistes en ont été pour leurs frais.En effet, publiquement, le premier ministre n’a commis aucun impair et n’a pas provoqué d’incidents diplomatiques.Dans un Paris embouteillé, puis sur des routes encombrées du fameux «pont» de la Pentecôte, la visite officielle s’est déroulée à un rythme très rapide, escortée de motards, toutes sirènes hurlantes.Le seul incident notable est survenu samedi à une voiture officielle, dans laquelle aucun Québécois n’avait pris place: le simple accrochage d’un parapet.Mis à part son aveu d’être un gouvernement «en sursis», M.Lévesque n’a fait publiquement qu’une allusion voilée à ses problèmes de leadership, en égratignant le sérieux des conseils des ministres à Québec.Lors de la conférence de presse qui réunissait la presse française et la presse québécoise vendredi, il a déclaré que les ministres français et québécois participant aux travaux avaient l’impression de faire une équipe.«C’était comme un conseil des ministres vraiment bien préparé.J’ai rarement vu cela à Québec», a lancé M.Lévesque.La journée de samedi a été entièrement consacrée à une visite à Grand Quévilly, dans la banlieue de Rouen, une municipalité très québécoise puisqu’elle est jumelée depuis seize ans à la ville de Lévis.Par un heureux hasard, le premier ministre français y est conseiller municipal depuis 1977 et il en est actuellement le premier adjoint aû maire, M.Tony Larue, 'l’out au long de leur seconde rencontre, MM, Fabius et Lévesque se sont témoigné estime et amitié.Le premier ministre français a même fait visiter à M.et à Mme Lévesque sa résidence secondaire de Versailles samedi, à leur retour de Grand-Quévilly.Deux moments ont dû aller droit au coeur du premier ministre du Québec.Vendredi midi, place du Québec, ce fut l’aubade que lui avaient réservée près de cent Québécois de Baie-Comeau et de Ma-tane, alors qu’il inaugurait la sculpture-fontaine de Charles Deaudelin.Et samedi midi, ce fut l’accueil joyeux des écoliers de Grand-Qué-villy, qui agitaient des drapeaux fleur-de-lysés.et qui voulaient tous parler à René Lévesque et à Laurent P'abius.RENÉE ROWAN En constante mutation, la pratique des tra-vailleurs sociaux a constamment évolué au cours des 25 dernières années pour se rapprocher de plus en plus des gens et répondre à des besoins nouveaux.Au cours d’un congrès de trois jours qui s’est terminé en fin de semaine, les travailleurs sociaux ne .se sont pas contenté d’une rétrospective historique de 25 ans de travail social au Québec.Tout en regardant vers l’avenir, ils ont présenté aux participants une série d’expériences novatrices des pratiques sociales actuelles.Au nombre de celles-là, mentionnons Kdu-calion-coup de-tU: 525-2573.Offert par le Centre Marie Gérin-Lajoie, il s’agit d’un service téléphonique de consultation, confidentiel, anonyme et gratuit.Disponible aux familles du Montréal métropolitain, le service a été créé en 1983 pour aider parents et enfants à faire face aux difficultés « ordinaires » de la vie de tous les jour.s, explique Mme Madeleine Grenier La-perrière, l’initiatrice et la responsable de ce projet né d’un besoin.Bien bien peu d’aide professionnelle existe pour les familles qui ne sont pas en crise, cons-tate-l-eUe.Tous les jours de la semaine du lundi au vendredi, plus une soirée, quatre travailleurs sociaux qui possèdent une formation et une longue expérience en travail social répondent aux appels de parents, parfois d’adolescents, qui ont besoin d’une aide ponctuelle.Ça peut être un père dont le fils de 11 ans, qui a toujours été facile à vivre, devient tout-à-coup agressif, révolté, insupportable.Ou encore une mère dont l’aîné a très mal réagi à la naissance de sa soeur et continue d’être très agressif à son endroit.Ou bien un adolescent qui trouve que ses parents sont trop sévères, qu’ils ne le comprennent pas et le traitent en bébé.Le travailleur social au bout du fil ne mesquine pas sur son temps.Fin moyenne, il consacre à chaque appel, une bonne heure et, si c’est nécessaire il assure un suivi pour voir si son aide a donné les résultats escomptés.Si celui ou celle qui ap- pelle a le privilège de conserver l’anonymat, en revanche le travailleur social s’identifie dès le début de l’appel, « L’appelant » peut donc en cas de besoin redemander à parler au même travailleur social.Deux nouvelles clientèles ont fait leur apparition depuis quelques années dans nos pratiques, indique Mathieu Martin, travailleur social dans un CLSC d’une région rurale du Témis-couata.Il s’agit des victimes d’inceste et des femmes violentées.Des premières surtout, on ne parlait pas.C’était tabou et encore plus dans les régions rurales que dans les régions urbaines.Depuis que la loi de la protection de la jeunesse a créé l’obligation, quand on a des doutes sérieux, d’en faire le signalement, on en parle plus ouvertement, constate Mathieu Martin.De plus en plus, on identifie le travailleur social comme étant une personne à qui parler et auprès de qui la victime et sa famille peuvent aller chercher de l’aide.Cela a amené les travailleurs sociaux à développer des pratiques nouvelles face à une intervention particulièrement diffi- cile et délicate puisque très souvent l’auteur de l’inceste est le père, un frère, un oncle.Il y a aussi tout le volet du service social dans l’entreprise qui appelle des pratiques novatrices, note Claire Leduc, travailleuse sociale en pratique privée.Plusieurs grandes compagnies, comme par exemple la Banque de Montréal, Johnson et Johnson, Compeare, offrent par l’entremise de travailleurs sociaux, des services de consultation personnelle à leurs employés que ce soit pour des problèmes d’équilibre personnel, de relations conjugales ou de familles, pour des problèmes d’alcoolisme, de drogue ou d’argent, ou encore d’absentéisme, de manque de motivation au travail, de conflits de personnalité, etc.Mentionnons enfin, parmi les pratiques nouvelles en travail social, la médiation pour les couples séparés et divorcés.Cet atelier est celui qui a suscité le plus grand nombre d’inscriptions.Née d’un besoin de la société, la médiation a pour but d’aider les deux conjoints à trouver des solutions aux différents problèmes liés à la séparation et au divorce.Il ne s’agit pas ici de tenter une réconciliation, mais d’aider la famille - parents et enfants - à mieux vivre la séparation.La médiation a pour but, entre autres, de faciliter la garde des enfants et les responsabilités parentales.On aide aussi le couple à négocier les aspects matériels du divorce: à qui ira la maison, les meubles, l’auto, le chien.En parlant de ces choses avec une tierce personne, en arrive généralement à s’entendre à l’amiable, note Claire Leduc.L’objectif, est d’en arriver à trouver le bien commun pour chacun des membres de la famille.PBRTianacTionà Achetez des obligations d'épargne du Québec sans vous déplacer 549 5746 plac®'' ^gg 6223 8OO toi 1 36l:50?^%blV rriin cPei .3225 37O, eite poV Savez-vous qu'il 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Devoir, lundi 27 mai 1985 Québec annoncera une Commission d’étude sur les services de santé et les services sociaux QUÉBEC (PC) - Il est probable que le gouvernement annoncera officiellement dès cette semaine la création d’une Commission d’étude sur les services de santé et les services sociaux.C’est ce qu’a révélé le mimstre des Affau-es sociales Guy Chevrette, à la fin des séances de la commission parlementaire qui a siégé la semaine dernière pour recevoir les opinions sur un certain nombre de problèmes du monde de la santé La nouvelle commission recevra le mandat d’étudier en profondeur tout le système des services de santé au Québec, en vue d'en maintenir la qualité sans continuer à augmenter le déficit de la province M Chevrette a souhaité que tous les intervenants du monde médical collaborent à cette commission d’enquête En faisant le point sur la consultation, M Chevrette a admis que l’une des conclusions importantes était la nécessité pour le milieu médical de se rencontrer plus souvent «Le ministère va tâcher d’accentuer le nombre de rencontres avec l’ensemble des intervenants Je pense qu’on y gagne tous à se parler J’ai découvert au cours de ces audiences que tout ce beau monde ne se parle pas trop «Parce que s’il y avait eu le moindrement d’échanges entre certains groupes, s’il y avait le moindrement de dialogues entre certains intervenants, beaucoup de problèmes ne seraient même pas soulevés en commission parlementaire » La consultation a porté sur quatre grands problèmes les horaires de gardes des médecins résidents et mternes, les unités d’enseignement clinique, la planification de la main-d’oeuvre médicale et la surveillance dans les urgences M Chevrette a souligné le consensus dégagé en commission au sujet des horaires de garde des résidents et des internes Les intervenants, a-t-il noté, ont reconnu que la garde est primordialement d’ordre pédagogique et que les périodes pré établies correspondent grosso modo aux besoins de certaines spéciahtés, notamment de l’obstétrique.11 semble que le problème de la surveillance des internes, la nuit dans les salles d’urgence, sera corrigé dès le 1er juillet, date à laquelle les internes commencent leur stage d’été dans les centres hospitaliers On a appris au cours de la semaine que dans les salles d’urgence de 11 hôpitaux, les internes étaient laissés sans surveillance la nuit parce que certains médecins refusaient de travailler la nuit parce qu’ils gagnaient alors moins que durant le jour 11 a été établi devant la commission que, d’après la loi, c’est le Conseil des médecins et des dentistes - CMD - de chaque hôpital qui a la responsabilité de voir à ce que les internes soient encadrés la nuit par un médecin professionnel M Chevrette a promis l’appui du ministère aux CMD et dit espérer que la situation pourra être corrigée sans qu’il soit nécessaire de recouvir à la loi «Je suis convaincu qu’on est capable dans le dialogue d’en arriver à une conclusion correcte de ce problème», a dit M Chevrette Le ministre a accepté la suggestion faite en commission par le ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration Gérald Godm, en vue de régler le problème des médecins immigrants L’Association des Médecins diplômés hors Québec avait accusé le gouvernement de faire preuve de mauvaise foi dans la solution de leur situation Avant d’être acceptés dans le Corporation des médecins, ces médecins doivent faire leur internat au Québec Mais le nombre d’internes pris chaque année dans leurs rangs est tellement minime que certains ne pourront jamais pratiquer la médecine, ont-ils dit Les universités agissent avec discrimination et de façon arbitraire dans le choix des internes, ont-ils affirmé Nombre de ces médecins ont offert d’aller pratiquer dans les régions périphériques mais seulement une vingtame d’entre eux ont été acceptés Ils ont révélé qu’ils avaient nettement l’impression d’être rejetés par la société NN.SS.Édouard Louis-Albert Vachon et Gagnon accèdent à la pourpre DANIÈLE BLAIN correspondance particulière CITÉ DU VATICAN - « Moi, cardinal de la Sainte Église romaine, je promets et je jure de demeurer, maintenant et toujours jusqu’à ma mort, fidèle au Christ et à son Évangile, constamment obéissant à la Sainte Église apostolique romaine, au bienheureux Pierre dans la personne du pape Jean-Paul II et de ses successeurs » À peine voilé par une brume humide, le soleil tapait dur, samedi, place Samt-Pierre, sur les pourpres des 28 nouveaux cardinaux et les têtes des quelque 10,000 pèlerins (généreusement estimés à 20,000 par des sources vaticanes enthousiastes), amis ou curieux, venus assister à la partie publique de ce consistoire, dont Jean-Paul II avait voulu que, pour la première fois, il se déroule en plein air.« Ils (les nouveaux cardinaux), prendront une part d’autant plus grande à l’église universelle qu’ils seront plus étroitement liés au successeur de Pierre » : après l’homélie, prononcée en italien, le pape s’adressait en ukrainien aux dignitaires assemblés autour de lui sur le parvis de la basilique, à la foule massée plus bas et, a travers les caméras de télévision, à des millions de catholiques à travers le monde.Les nouveaux cardinaux proviennent de 19 pays, éparpillés sur tous les continents Leur choix, s’il témoigne comme le souligne le Saint-Père de l’universalité de l’Église, riche de tant de diversité, reflète cependant une vision du monde que Jean-Paul II depuis le début de son pontificat s’efforce de transmettre a tous ses fidèles.Il a par exemple choisi, pour le Chili, un cardinal (Fresno Larrain, archevêque de Santiago) favorable à la fin de la dictature mais farouchement opposé à la théologie de la hbération.Plutôt que de reconnaître les efforts de médiation de l’archevêque de San Salvador, Mgr Rivera y Damas, il a appuyé ceux de son homologue Managua, Oblando Bravo lui aussi contraire à l’implication des rebgieux dans la vie politique du pays.Don Helder Camara, défenseur des pauvres du nordeste brésilien, a été ignoré Ailleurs, la nomination de Adriano Si-monis, cardinal d’Utrecht, a soulevé les protestations de nombreux catholiques hollandais, et celle de Paulos Tzadua, une première en Éthiopie où l’Église romaine est os- tracisée par le régime mais où la majorité des croyants ont prêté allégeance à l’Église orthodoxe, a surpris : pourquoi pas Johannesburg ?Dans ce contexte effervescent, la nomination de deux cardinaux québécois est passée presque inaperçue, même si les positions progressistes de son éminence Louis Albert Vachon, archevêque de Québec, n’en faisaient pas, dans cette perspective, un candidat prévisible Toute autre la situation de son éminence Édouard Gagnon • depuis deux ans pro-président du Conseil pontifical pour la famille, il devait, pour pouvoir accéder officiellement a la présidence, avoir le titre de cardinal Sa nomination, comme celle d’autres évêques de la curie romaine (10 au total) régularise en un certain sens une situation anté- Vivre au Québec quand on est immigrante «J’ai38ans Depuis que je suis féministe et militante, j’ai vécu l’expérience de participer à des colloques, à des consultations, à Décisions 85 J’ai vécu l’expérience d’élaborer recommandations sur recommandations, propositions sur propositions.Maintenant j’aimer^is vivre l’expérience d’obtemr des résultats.» Celle qui me parle, c’est Aoura Bizzarri, directrice et membre fondateur du Collectif des femmes immigrantes de Montréal Avec trois autres consoeurs - Marjorie Brès, de la Maison d’Haïti, Rita Bhatia, du Centre communautaire sud-asiatique et Mary Robertson, du Centre communautaire noir -elle participera le lundi, 3 juin, à la rencontre des femmes immigrantes du Canada qui aura lieu à Ottawa Le ministre d’État pour le multiculturalisme, M Jack B Murta, a convoqué des représentantes de quelque 30 groupes de femmes des différentes provinces pour venir exposer la réahté de ce qu’elles vivent Mme Flora MacDonald, ministre de l’Emploi et de l’Immigration, MM Jake Epp, ministre de la Santé et du Bien-être social et Walter F McLean, responsable du dossier de la Condition féminine, accompagneront M Murta À la rencontre d’Ottawa, les femmes du Québec aborderont plusieurs dossiers qui leur tiennent particulièrement à coeur Ainsi, par exemple celui du « parrainage » En vertu de l’actuelle loi de l’immigration, il existe différentes catégories d’immigrantes bénéficiant, selon le cas, de plus ou moins de droits II y a les femmes admises comme « indépendantes» et celles qui sont « parrainées » Dans le cas d’un FEMININ PLURIEL ROWAN couple, même si l’homme et la femme ont la même formation, la même expérience, l’homme est considéré comme le chef de là famille alors que la femme est admise à titre de « parrainée », c’est-à-dire à la charge de son mari pour une pénode de dix ans.En pratique, indique Aoura, cela veut dire que la femme parrainée est traitée comme une citoyenne de seconde classe, n’ayant pas droit aux prestations d’aide sociale, aux prêts et bourses, aux allocations de fréquentation des cours de français des centres d’orientation et de formation des immigrantes (COFI).« Quand il y a un grand besoin d’argent, ce n’est pas au COFI que le mari envoie sa femme.Elle va travailler à la manufacture où ça rapporte.» Les « parrainées », et elles sont nombreuses — 51 % des immigrantes, en 1983-1984 — en ont assez de cette pratique discriminatoire Les femmes des communautés culturelles sont présentes en grand nombre sur le marché du travail En 1981, elles représentaient 3 6 % de la population active à l’emploi au Québec.« Pourtant, constate Aoura Bizzam, nous brillons par notre absence dans la fonction publique, fédérale et provinciale » Les femmes immigrées sont concentrées dans certains secteurs d’emploi et presque absen- tes dans d’autres.Ainsi, un grand nombre d’entre elles travaillent dans l’industrie du vêtement, du textile ou dans les services comme les restaurants, les hôtels ou l’entretien ménager.« Ce sont des emplois mal payés, ce sont nos emplois.ils ne nous plaisent pas plus qu’à vous, mais nous n’avons pas le choix, a déclaré Aoura à Décisions 85 Noussommes, nous aussi, capables de faire autre chose.Il y a parmi nous des femmes compétentes, scolarisées, bien préparées.Elles se font souvent refuser un emploi à cause de leur couleur ou de leur accent » L’étiquette raciste accolée au terme « immigrante » demeure même après l’obtention de la citoyenneté canadienne ou après des générations.Ce que les femmes immigrantes vont réclamer à Ottawa comme elles l’ont fait à Québec, c’est un programme d’action positive obligatoire avec des mesures de redressement privilégiées afin de corriger la double discrimination dont elles sont victimes comme femmes et comme immigrantes.Elles demandent qu’il y ait l’obligation pour tout employeur sous juridiction fédérale d’étabhr un programme d’action positive véritable et une mise en place des moyens de contrôle appropriés La langue et la formation constituent un autre dossier prioritaire.La méconnaissance de la langue constitue un des handicaps majeurs à l’intégration sociale de bien des femmes immigrantes, rappelle Aoura Bizzam.Parmi les femmes admises au Québec entre 1968 et 1980,68 % ne parlaient pas du tout le français à leur arrivée et bon nombre ne le connaissent pas beaucoup plus après plusieurs années ici Comment dans ces conditions suivre des cours de formation?Ce que les porte-parole des femmes immigrantes du Québec demandent ce sont des cours de langue dans le milieu du travail et possiblement sur les heures du travail.Il y aurait des ententes possibles à développer entre le gouvernement et les employeurs.« Comment penser sérieusement à suivre des cours du soir après avoir passé huit heures à s’échiner sur une machine à coudre et avoir couru ensuite à la maison pour s’occuper des enfants et des travaux ménagers?», demande Aoura Elles réclament des cours de formation adaptés aux besoins du marché du travail, mais aussi aux besoins des femmes.En offrant des cours de formation, on devrait aussi offrir des services de garde, des mesures de soutien, estime Aoura.Pour celles qui suivent des cours dans les COFI, elles réclament la pleine allocation Actuellement, si le couple s’inscrit aux cours, l’homme reçoit le plein montant parce qu’il est le chef de famille et la femme seulement $25 par semaine parce qu’elle est « parramée ».À ces priorités vient s’ajouter un autre dossier tout aussi important- celui des subvention aux groupes d’aide aux femmes immigrantes.« On nous accorde des subventions, explique Aoura Bizzam, mais elles ne sont jamais assurées.Souvent ce sont des subventions par projet, d’une durée de 20 semaines en moyenne.Comment, dans ces conditions, planifier des services à long terme?Tout est toujours à recommen- La réalité de la vie quotidienne des femmes immigrantes est difficile.Elle est aussi complexe.Il y aurait tant d’autres dossiers à aborder le racisme, l’alphabétisation, la reconnaissance des diplômes, la violence familiale.C’est de tout cela dont les quatre représentantes des femmes immigrantes du Québec iront parler à Ottawa.Souhaitons avec Aoura Bizarri que Ton y dépasse le temps de la consultation pour en-fm passer aux actes.Les 25 ans de Châtelaine Châtelaine a 25 ans cette année Sa nouvelle rédactrice en chef, Martine Thornton, veut faire de cet anniversaire particulier un événement Le numéro d’octobre, le premier à afficher véritablement la griffe de la nouvelle titulaire, retracera de façon aussi humoristique que possible l’évolution de ce magazine plus féminin que féministe, l’un n’excluant pas l’autre Ce numéro spécial jettera un regard sur l’avenir en présentant un dossier sur les jeunes et en allant vou" ce qui se passe ailleurs et qui pourrait bientôt devenir réalité chez nous, note au cours d’un bref entretien Martme Thornton Pour celles qui ne la connaîtrait déjà, cette journaliste de métier ayant une solide expérience des magazines, était avant de venir à Châtelaine rédactrice en chef et fondatrice du magazine Coup de pouce Quant à Francine Montpetit, on continuera avec plaisir a la lire puisqu’elle reste membre des équipes de rédaction de Châtelaine et de YActuahté à titre de reporter et de chroniqueuse, ainsi que de conseillère auprès de la direction générale fédéral de 1985 Ministère des Finances Department of Finance Canada Canada 8h à 20h, heure avancée de l’Est, tous les jours, du lundi au vendredi, a)mixxsez saus fiais le 1-800-267-0470 1-800-267-047D Canada Le Devoir, lundi 27 mai 1985 ARTS ET SPECTACLES Carmen Jolin à La Veillée Au Spectrum: la relève CAUCHON Samedi soir devant un Spectrum bondé, la « relève » se jetait à l’eau pour prouver ce dont elle est capable.RIDEAU (Réseau indépendant des diffuseurs d’événements artistiques unis) est une association de diffuseurs de spectacles, qui regroupe des directeurs de salles multidiscipb-naires à la grandeur du Québec.L’or-gamsme, subventionné par le MAC, a le mandat de développer de nouvelles voies de diffusion.Pour le show RIDEAU on a choisi parmi une soixantaine de candidatures les artistes « d’avenir » et on leur a donné les meilleures conditions techniques pour se produire (avec Mouffe à la mise en scène et Michel Rivard à l’animation).L’idée est excellente (et parfaite pour les journalistes, toujours trop pressés pour suivre à la trace les talents inconnus), mais plutôt casse-cou pour les artistes, qui avaient 20 minutes chacun afin de prouver qu’ils sont tellement beaux, fins et intelligents (pour reprendre les paroles de l’un d’entre eux).Jean Leclerc, un lauréat du Festival de Granby, avait la tâche difficile d’ouvrir le spectacle.Il faudra absolument le ré-écouter, il m’a semblé posséder l’imaginaire le plus novateur.Ses textes sont forts, petites histoires délirantes superbement structurées, des flashes très libres qui jouent avec des images étonnantes (des touaregs passent dans le décor, ailleurs on côtoie Dr Jekyll et Mr Hyde).Accompagné d’un seul claviériste il occupe l’espace d’une VOIX énergique au phrasé particulier, où ça crache tout à coup comme un Tom Waits qui aurait décidé de swin-guer.Le groupe Madame se caractérise par une excellente cohésion musicale et l’originalité de leur présentation.Un mélange rock-funky-techno-pop (ah, la valse des étiquettes ! ) qui cultive souvent le bizarre et la dérision.Un jeu de scène provocateur (qui rappelle quelquefois DEVO), avec un chanteur dont l’humour cynique tombe quelquefois à plat : je dirais qu’ils en font un peu trop et que leur révolte adolescente sent un peu le réchauffé (du genre « que c’est donc pourri l’argent dans la vie»), mais ils peuvent sûrement trouver un pubhc.Michel Robert, pour sa part, a par-ticuhèrement plu : sorti de nulle part on se demande où il se cachait.Son approche est directe, avec un son plus commercial (ce qui n’a rien de péjoratif) qui accroche l’oreille et le coeur immédiatement.Il crée avec des ballades ou des rocks énergiques un chmat sombre et sensible, chmat accentué par son magnétisme évident de tendre rocker en dérive dans la ville, entre un déménagement, une errance en taxi, la perte des illusions politiques et le graffiti peint à l’aérosol au sommet de la Tour Eiffel.Marie-Denis Pelletier, premier prix à Granby en 1982, ancienne chanteuse de Musical Digital Print, est une jeune interprète qui se démarque avant tout par sa voix forte, vibrante, caressante, une voix qui plane sur des musiques légères et chaudes, entre un reggae urbain et un soupçon de dance music funky.Tous ont un potentiel intéressant et une bonne dose d’originalité.On leur souhaite donc la bienvenue dans le merveilleux monde du show-bizz, là où on manque dramatiquement de bonnes petites salles, où les compagnies de disque conservent chez eux les profits faits ici avec Prince ou Madonna, où les radios supplient le CRTC de déclarer le Québec satellite officiel des États-Unis, et où le jeune pubhc à l’oreille exercée a des attentes élevées face aux performances technologiques.?La même fin de semaine, une au- tre figure nouvelle présentait un spectacle très différent, loin des rumeurs du show-blzz.Carmen John, jeune comédienne et auteure-compositeure-interprète, travaille avec le groupe La Veillée Avec l’aide du metteur en scène Téo Spychalski elle a préparé ce spectacle de poésie durant deux ans, dans une longue démarche d'approfondissement afin de comprendre comment un texte poétique peut être « éclairé ».Une vingtaine de textes ¦ entre autres Rimbaud, Beaudelaire, Rilke, Sylvia Plath, Sylvain Garneau, Ak-matova, Cohen, et même un extrait de Phèdre de Racine.Des textes mis en musique par Carmen John elle-même et aussi par Pierre Voyer et Spychalski.Un récital de poésie c’est souvent très statique et, avouons-le, un peu barbant Ici nous avons un travail musical véritable où les mots sont intégrés à tout le mouvement du corps et de la voix.Carmen John, toute de noire vêtue sous sa cape rouge, se déplace à travers la salle en passant par toutes les gammes de l’émotion tantôt enflammée, d'une voix forte qui martèle, tantôt douce, le texte s’épuisant dans sa respiration, elle rend les mots palpables, comme une matière physique.Pour l’appuyer, un trio aux couleurs très riches (guitare, violon, contrebasse) qui peut découper la phrase de sonorités atonales mais qui sait aussi se faire joyeux sinon « blues ».C’est une belle expérience, qui élargit le travail déjà bien fascinant de La Veillée N'hésitez pas à y aller SI elle revient il s'agit-là d’iin très beau chant poétique et théâtral où il arrive qu'on oublie les mots pour se laisser tout simplement porter par la musique et l'intense présence ae Carmen John Au Festival des Amériques Le Titanic ne coule pas LEFEBVRE Le Titanic.Propositions textuelles : Jean-Pierre Ronfard.Mise en scène : Gilles Maheu.Scénographie : Robert Deschesne.Masques : Paul Colpron.Éclairage : Martin Saint-Onge.Chorégraphie : Annie Dréaux.Avec Roger Blay, Demse Boulanger,' Lome Brass, Jerry Snell, Céline Paré, Luc Proulx, Rodrigue Tremblay, Michael Barnard, Carole Bergeron, Michel Barette, Annie Dréaux, Claude Godbout, Jean Harvey, Annie Laforêt, Hélène Langevin et Marthe Turgeon.Une coproduction de Carbone 14 et du Festival de Théâtre des Amériques.On a un choc quand, dans cette zone grise de la ville entre le Carmel et les voies ferrées, après avoir attendu en file le long d’une palissade de bois, on entre dans ce cimetière de voitures où sera joué le Titanic de Ronfard et Maheu.Un immense cercle d’automobiles empilées entoure une étendue de gazon jaunâtre au centre de laquelle on a aménagé un petit bassin d’eau sombre.Entre la palissade des carcasses d’automobiles et le bassin, un cercle lâche de pneus posés à plat à même le sol permet d’accueilhr les quelque 300 spectateurs.Cette création très attendue, commanditée par le Festival, est certes spectaculaire (le mot est faible) à défaut d’être égale : des moments médiocres y alternent avec des passages riches, des innovations avec des recettes.L’épopée du Titanic, la vraie, est pour les créateurs du spectacle comme l’acte d’un Dieu artiste, créant un événement aussi signifiant qu’une fiction, métaphore par excellence des destinées collectives au long de l’histoire : la catastrophe qui frappe ceux qui croient qu’ils en sont à l’abri.Sur le Titanic de Maheu (mise en scène) et de Ronfard (textes) s’entassent des personnages connus (Hitler, Isadora Duncan) et inconnus (J.B.Melnick, Juif orthodoxe fuyant l’Ukraine pour l’Amérique; Télesphore Archambault et Ann Parker en voyage de noce; un riche brésilien, etc.).Et il y a le capitaine Smith (Roger Blay), commandant du vaisseau.Le Titanic est un enchaînement de courtes séquences — certaines parlantes, certaines muettes — qui tentent de fondre la tragédie du Titanic tant dans les drames des individus que dans les chocs de l’Histoire.Visant un effet de représentation de la totalité du réel par la juxtaposition de fragments, le spectacle souffre un peu d’épaïqnllement, n’arrnant pas à se constituer en fresque Si les images que propose la mise en scène de Maheu sont souvent étonnantes (ces couples sans têtes qui s’aiment dans les automobiles au son d’airs d’opéra, le capitaine s’adressant aux passagers du haut d’une tour) voire bouleversantes, les propositions textuelles de Ronfard varient entre l’excellent et le moyen.Certains dialogues font écho, résonnent dans l’esprit des spectateurs, d’autres pas.Qui a suivi le travail de Ronfard depuis le fioi Boiteux trouvera, dans le Titanic, ce qu’il a déjà entendu.Et on a la désagréable impression que certains procédés d’écriture se sont mués en trucs, tuant le carnavalesque qu'ils cherchent à provoquer : travestis- sements de fables connues, énumérations de séries incongrues, jeux de décrochages de niveaux de langue.Ainsi, le très intéressant monologue de J B.Melnick (excellent Rodrigue «Chocolat» 'l'reniblay) nous entraîne sur des terrains trop connus 11 arrive avec une poche dont il sort 12 lapins (vivants ! ) qu'il tient en laisse.À chacun d'eux, il s’adresse et prédit leurs destins et combien de kopecs il rapportera, finissant par une évocation lubrique de sa nom breuse et prospère descendance en terre d’Amérique.Comment eu pas reconnaître — outre l'errette et le pot-au-Iait — le jardinier et ses 12 casseaux de fleurs du Roi Boitcii.\ et les appels, dans celle même pièce, au « gi and rut universel » '?Mais plu sieurs textes, au-delà des tics d’écriture qu’ils remeltent en jeu, sont très beaux.Pensons au barbier juif (Cha-phn n’est pas loin) qui coiffe Hitler et qui trouve ce qui manquait au look du dictateur sa moustache Ilya aussi cette séquence où les Juifs fuient à la fois le Pharaon et Hitler silencieu.sement, la nuit CINEMA ASTRE I: (327-5001)- Rambo (tirst blood part2)”7h15, 9 h 15 ven dern sped 11h ASTRE II; - 'Code ol silence" 7 h 20, 9 h 10 ASTRE III: — ‘'Starman” 7 h 30— “Sacre Moïse” 9 h 35 ASTRE IV: — "Le retour du ledl” 9 h 30— "Au boulot Jerry" 7 h 30 BERRII: (288-2115) - "Marche à l'ombre" 1 h 15.3 h 15, 5 h15,7h15.9h15 BERrI II; — “Cesar et Rosalie" 12 h 30.2 h 45.5 h, 7 h 15 9 h 30 BERRI III; "Broadway Oany Rose" 1 h 30, 3 h 20 5 h 10, 7 h, 8 h 50 BERRI IV; — “Les Ripoux” 1 h, 3 h.5 h, 7 h, 9 h BERRI V;- Rive droite rive gauche '1 h , 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 BONAVENTURE I: (861-2725) — Blood simple" 1 h 15, 3 h 15, 5h 15, 7 h 15, 9h 15 BONAVENTURE II: - "Desperately seeking Susan” 1 h30.3h30, 5h30, 7h30, 9 h 30 BROSSARO I; (465-5906) - “La route des Indes" 8 h BROSSARO II: (465-5906) -Brewster's millions" 7 h 15, 9 h 15 BROSSARO lit; "Rambo” 7 h 30, 9 h 30 CINÉMA CAPITOL; (849-0041)—“A view to a kill” 11 h 30, 1 h 55, 4 h 25, 7 h, 9 h 25 CARTIER-LAVAL: (663-5124) -"Starman” 7 h 10, 9 h 25 CHAMPLAIN I: (524-1685) -“Starman” 7 h 20, 9 h 30 CHAMPLAIN II; — "Les rois du gag” 9 h 10— "Les spécialistes” 7 h 30 CINÉMA V; 5560 ouest Sherbrooke (489-5559)- "Berlin Alexanderplatz 1" 7 h — "Blood simple" 7 h 15.9 h 30 CINÉMA ONF; 200 0 Dorchester (283-8229)- CINÉMA DE PARIS:(875-1882) — "Code ol silence" 1 h 15.3h05,5h10,7h10,9 h 10 CINÉMA DU VILLAGE: 1220.SIe-Catherme est (523-3239-)-“Wet shorts” 1 h, 2 h 45.4h30, 6h15, 8h, 9h45 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉ COISE; (842-9763)-CINÉPLEX I: (849-4518) — "Mask” 1 h 45, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 CINÉPLEX II:-“Mask" 1 h 45, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 CINÉPLEX III:-“Gotcha " 1 h 10, 3 h 10, 5h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX IV: - "Desperately seeking Susan" 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX V: — " Purple rose ol Cairo" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25 CINÉPLEX VI: - "Purple rose ol Cairo " 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 25 CINÉPLEX VII: - "Amadeus” 1 h 30, 5 h, 8 h 30 CINÉPLEX VIII: - “A passage to India " 2 h, 5 h 15, 8 h 15 CINÉPLEX IX: - “Breaklast club'¦ 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) — Oeil pour oeil" 3 h 10, 7 h 10— “Terminator” 1 h05, 5h05, 9h10 CINÉMA MONTRÉAL II: — Gremlins' 2 h, 5 h 45, 9 h 30 “Histoire sans lin” 12 h 15, 4 h, 7 h 45 COMPLEXE DESJARDINS l;(288-3141)— " Top Secret” 12 h 05,15 h 50, 19 h 35— “Indiana Jones et le temple maudit" 13 h 45, 17 h 30.21 h 15 COMPLEXE DESJARDINS II: — "Jonathan le goéland” 12h10,15h50.19h30— "Harold et Maude” 14 h, 17 h 40, 21 h 20 COMPLEXE DESJARDINS III — "Que c'est bon” 12 h 05 16 h 10, 20 h 15— “Inno cence Impudique" 13 h 25 17 h 30, 21 h 35— "L"a mour en plein air" 14 h 45 18 h 50 COMPLEXE DESJARDINS IV:— "Hard money" 12 h 30, 13 h 50, 15 h 10, 16 h 30, 17 h 50, 19 h 10, 20 h 30, 21 h 50 CONSERVATOIRE D'ART Cl NÉMATOGRAPHIQUE; (879-4349)— "Il était une lois un merle chanteur" 19 h— “Scorpio” 21 h CRÉMAZIE: (3884210) - "Carmen” 2 h, 8 h DAUPHIN I; (721-6060) -"Amadeus” 5 h, 8 h 30 DAUPHIN II: "Les saisons du coeur” 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 DORVAL I: (631-8687) - "A view to a kill" 7 h 10.9 h 35 DORVAL II; “9 deaths ol the Nlnja " 7h 15, 9 h 15 DORVAL III; " Police academy 2 " 6 h, 7 h 45, 9 h 30 DÉCARIE I: (341-3190) -“Rambo" 6 h, 8 h, 10 h DÉCARIE II: — “Blood simple” 7 h 30, 9 h 30 ÉLYSÉE I: (842-6053) — “Je vous salue Marie " 7 h 05, 9 h 10 ÉLYSÉE II: — "La déchirure 6 h 20, 9 h ESPACE 9:(272-1080)- La Travlata ", 7 h 30 FAIRVIEW I; (697-8095) - “Beverley hills cop” 7 h 05, 9 h 05 FAIRVIEW II: — Moving violations” 7 h 15, 9 h 15 GREENFIELD 1: (671-6129)-"A view to a kill” 7 h 10, 9 h 35 GREENFIELD 2; - “Le tllc de Beverly Hills” 7 h, 9 h GREENFIELD 3; - "Star Treck 3 à la recherche de Spock”7h15, 9h20 IMPÉRIAL; (288-7102) - “Lady Hawke” 12 h 15, 2 h 30, 4 h SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— Jazz avec Jean-Pierre Zanella Ensemble, 28 mai au 1 |uin AQUARIUM DE MONTRÉAL; La Ronde.Ile Ste-Helene (872-4656)— Ouvert du lun au ven de lOh a 17h les sam dim 12h a 22h du 4 au 31 mai BAIN LAVIOLETTE: 1570 rue DeLonmier Mil (682-1114)-Le Théâtre Acte 3 présente • Andro-maque ¦ de Jean Racine, concept elm en s Jean-Maurice Gelinas, du 25 avril au 27 mai jeu au sam 20h dim 16h , lun 20h CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE; 342 est rue Ontario (843-8620)— Concert de musique impressionniste avec Pierre Lescaut 27 mai 21h CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)— ¦ Trio • de Kado Kosizer, m en s Alexandre Haus-vater du 1er mai au 15|uin, lun au sam 20h 30 CAFÉ-THÉATRE QUARTIER LATIN: 4303 St-Denis.Mil (289-9911 )— « Zouer • de et avec Monique Monzerolle, m en s Normand Carrière du 29 mai au 9 |uin du mer au dim 20h 30 CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario (845-7932)— Soirée de poésie le 27 mai a 20h CLUB MILES: 1200 Bishop (86t-4656)— Ensemble David Ayton lazz mar 28 mai 21h30—Du mar au ven trio Elder Léger, de 17h a19h CLUB SODA: 5240 ave du Parc (270-7848)— Nightworks, 27 mai, a21h ÉCOLE STE-BRIGIDE: 1224 rue Champlain, Mtl (288-5188)— • Les SMOOTE • production du Théâtre Zoopsie, spectacle de Serge Gagnon, Marie-Helene Le-tendre et Dennis O’Sullivan, m en s Dennis O'Sullivan, du 8 mai au 2|uin mer au dim 20h30 FESTIVAL QUÉBÉCOIS DU JEUNE THÉÂTRE; Atelier Continu (270-1175)— Circulations, 19h — Espace Libre (521 -4198)— Stutf as dreams are made on 19h — Maison de la culture du Plateau Mont-Royal (872-2266)— Mansamente, 22h — Salle André-Page (842-7954)— Kala||ak, 17h et 20h 30— Studio Alired-Laliberlé (282-3458)- Mein, 22h - Théâtre d Aujourd'hui (623-1211)— La lumière blanche 19h LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 97 est Ste-Calherine (845-5484)— The Darned, 27 mai, 21h HOTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins (285-1968)— € Expos.eh7 » interprété par les comédiens d'Acme Harpoon Co du mer au sam HOTEL DE LA MONTAGNE; 1430 de la Montagne (288-5656)— Charles Bensoussan lun au ven 17h à 21 h — Carol Parisien, mer au sam 21h aOlh LE GRAND HÔTEL: 777 Université (879-1370)— Bar tour de ville Claire Rodgers en spectacle jusqu’au 30 juin— Bar La Verriere piano-bar avec Roland Deveze mar au sam 19h 00 à 00 00—Dîner-dansant avec jjianiste Gerry Pucci— Diner-theâtre Les Masques « Razz M Jazz » à compter du 18 avril HÔTEL REINE ELIZABETH: Café Baroqué, Salle Arthur (861 -3511)— .Gigi » comedie musicale, production Calé-Concert la Belle Époque, m en s Philippe Grenier, a compter du 2 mai LA CROISETTE: 1201 O Dorchester (878-2000)— Marie-Andrée Ostiguy, pianiste, du dim au ven 18h a23h L’ENTRE-TEMPS: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Phyllip Jaymes Show, en spectacle jusqu'au 8 juin, du mar au sam 21 h L’ESKABEL: 1237 Sanguine! (849-7164)— € Le moine • de Lewis raconté par Antonin Artaud, m ens Jacqués Crète, musique de Serge Le Maire, du 14 mai au 15 juin, du 28 au 31 mai, 20h 30,1 juin.14h et 20h 30,2 juin, 15h .4 au 8 juin, 20h 30 11 au 15 juin.20h 30 L'IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Lise Lévesque.pianiste-animateur, du lun au sam MAISON DE LA CULTURE MAISONNEUVE: 4120 est Ontario (872-4213)— Récital de Lise Daoust flûtiste, le 27 mai, a 20h PLANÉTARIUM DOW; 1000 St-Jacques ouest, (872-4530)— • Les joyaux célestes • du 1er mai au 23 juin, spectacles français mar au ven 13h 30,20h 30, sam 14hl5,16h 30, 20h30, dim 13h, 15h30 t6h30et20h30 RESTAURANT BUTCH BOUCHARD: 881 est Bout de Mai-sonneuve(527-1221)— Georges Coulombs en spectacle, les ven , sam et dim a compter du 5 avril restaurant-théAtre la LICORNE; 2075 St-Laureni, Mtl (843-4166)— • Raz de marée » de Denis Bouchard et Remy Girard, m en s Gilles Renaud, en prolongation 31 mai, 1-2 juin, 20h 30 LES RETROUVAILLES: 1709 Sl-Denis (849-9275)— John Bau-dine quartette (B&B) mer au sam de22h a 01 h — Sylvain L'Heureux, chansonnier, du dim au mar de22h a 01 h RISING SUN: 286 ouest Sle-Ca-therine (861-0657)— Blue Monday Jam Session avec Blue Rocket Special, le 27 mai SALLE WILFRID-PELLETIER; PDA (842-2112)- OSM Grands Concerts, Charles Dutoit, 28-29 mai, 20h SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Mtl— Concert de Amira Acre, pianiste, le 27 mai, à 20h THÉÂTRE CENTAUR: 453 Sl- François-Xavier, Mtl (288-3161)— • Gone the burning sun > de Ken Mitchell du 23 mai au 16 juin, mar au sam 20h , malinee le sam 14h,dim 19h théâtre MAISONNEUVE: PDA (842-2112)— Orchestre d harmonie en forme de jazz et de musique de chambre de l’école secondaire St-Luc, 27 mai 20h théâtre de QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins (845-7277)— ¦ Couple ouvert > de Dario Fo, m en s Rene Richard Cyr, du 7 mai au 8 juin, mar au ven 20h.sam 19h et21h30 théâtre du rideau VERT: 4864 Sl-Denis (844-1793)- .Al-bertine en cinq temps > de Michel Tremblay, m ens Andre Brassard, 28 au 31 mai et 1 juin, à 20h THÉÂTRE DE LA VEILLÉE; 1371 est Ontario (526-6582)-< L'idiot ¦ de Dostoïevski, m en s T Spychalski, 28 au 31 mai 21h30 VIEUX-PORT DE MONT RÉAL; Le Cirque Soleil en speC' tacledu 14 mai au 2 juin THÉÂTRE DE LA BORDÉE Québec (694-9631)— < La duchesse de Langeais • de Michel Tremblay, m en s Francine Emond, du 28 mai au 1 juin à 21 h théâtre de L’ILE; Hull (771-6669)— « Mesdames de Monten-friche > de Eugène Labiche, du 29 mai au 28 juin, du mer au ven 20h30, sam 19h et22h CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa— Salle Théâtre Comédie de Genève présente 1 L'oiseau vert • de Benno Besson, 28 au 31 mai, 20h 45, 7 h, 9 h 15 JEAN-TALON:(725-7000) -“Les rois du gag” 7 h— “Les spécialistes” 9 h KENT l:(489-9707) - “A view to a kill” 7 h 10, 9 h 35.KENT 11:- "Witness 7 h 20, 9 h 30 CINÉMA DU PARC l;(844-9470) - “A view to a kill” 7 h 10, 9 h 30 CINÉMA DU PARC II:- "A view to a klM” 6 h, 8 h 20 CINÉMA DU PARC III; -“Witness” 7 h, 9 h L’AUTRE CINÉMA:(722-1451) — “Vive les femmes” 6 h 30 — "Les copains d’abord” 7 h 15— "Kaos” 8 h 30— “Stranger than paradise” 9 h 30 (24 au 27 mai) LAVAL l:(688-7776) - “A view to a kill” 7 h 10, 9 h 35 LAVAL 11:- "Foot Loose fr.” 7 h 10, 9 h 15 LAVAL III; - Police Academy H” 6 h, 7 h 45, 9 h 30 LAVAL IV;— “Par ou t'es rentré on t’as pas vue” 7 h, 9 h 05.LAVAL V:— "Le flic de Beverly Hills” 7 h 25.9 h 35 LAVAL-ODÉON l:(687-5207 )—“Rambo” 7h10, 9h10 LAVAL-ODÉON II:-"Code ol silence” 7 h .9 h LOEWS l:(861-7437) — "Moving violations” 12 h 30, 2 h20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h LOEWS II:-“Witness ” 1 h 05, 3h 10.5h 15, 7 h 20, 9 h 25 LOEWS III:- “Police academy 2” 12 h 10, 1 h 55, 3 h40, 5 h 25, 7 h 15, 9 h 05 LOEWS IV;- Savage Street” 12 h 30, 2 h 15, 4 h, 5h45, 7h30, 9h15 LOEWS V:- "Paris Texas” 1 hlO, 3 h 50.6 h 30, 9 h 10 MERCIER:(255-6224)- “Réincarnation” 6 h 45— “New York 1997” 8 h 25— “Les créatures du marais” 10 h OUIMETOSCOPE;(525-860 0) — "L’empire des sens” 7 h 15, 9 h 30—"Manhttan” 7 h.9 h OUTREMONT:(277-4145)-"Canne amère” 6 h 30 — “Gandlil” 8 h 30 PALACE |•(866-6991) - “A view to a kill” 12 h .2 h 20, 4 h 40, 7 h 05, 9 h 30 PARADIS l:(866-6991)- “Indiana Jones le temple maudit” 9 h 30— "Fauteuil pour deux” 7 h 30 PARADIS II:— “Terminator” 9 h 10— “Oeil pour oeil” 7 h 20 PARADIS III:— Gremlins” 9 h 15— “Académie de police” 7 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)— “La fuite” précédé de "L’ob)et" 19 h 30, “Chambre 666” 21 h 30 (17 au 30 mai) PARISIEN t;(866-3856) — “Le Hic de Beverly Hills' 12 h 20, 2 h 15, 4 h 10.6 h 05.8 h, 9 h 55 PARISIEN II;- "Footloose " 1 h25,3h30, 5h35, 7h40.9 h 45 PARISIEN III:- "Par ou t es rentré on t'as pas vu sortir” 12h 10,2h 3h50 5 h 40 7 h 30, 9 h 20 PARISIEN IV:- "Star Treck 3 à la recherche de Spock” 1 h 10.3h15,5h20, 7h 25.9 h 30 PARISIEN V:-'"2010 ” 12 h 30, 2 h 40 4 h 50.7 h, 9 h 10 PLACE LONGUEUIL l:(679 7451) — “Tonnerre de leu” 7 h— "Starman” 9 h 30 PLACE LONGUEUIL II:-“Broadway Dany Rose” 7 h 25, 9 h 25 PLACE VILLE-MARIE l:(666-0689) — “Ml-Manda Plcone” 12 h 20.2 h 35, 4 h 50.7 h 05, 9 h 20 PLACE VILLE-MARIE II:-"Lost In America " 12 h 15.2 h 05, 3 h 55, 5 h 45, 7 h 35.9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) — “Rambo " 12 h, 2 h, 4h,6h,8h lOh PLACE ALEXIS NIHON II:-Gotcha " 1 h 30, 3 h 30.5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III;-Just one ol the guys’ 1 h.3h.5 h.7 h, 9 h PLACE DU CANADA:(861 4595) — "Brewster's million” 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 SAINT-DENIS ll;(845-3222)-"Sandy" 12 h 05.15 h 10, 18 h 15.21 h 30 — "Tonnerre” 13 h 40, 16 h 45, 19 h 55 SAINT-DENIS III:— "Indiana Jones et le temple maudit" 13h 45, 1 7 h 25, 21 h 05— “Top Secret" 12 h 05.15 h 45 19 h 25 VERDUN:(768-2092)- ‘"Star-man" 7 h— "Tonnerrede leu” 9 h VERSAILLES l:(353-7880) — “A view to a klH” 7 h 10, 9 h 35 VERSAILLES II:- "Star Treck 3 é la recherche de Spock” 7 h 15.9 h 20 VERSAILLES III:- "Le flic de Beverly HIH’ 7 h 25.9 h 35 L’ERMITAGE:(388-5577) - “La route des Indes” 8 h WESTMOUNT SQUARE:(93t 2477) — “Beyond the walls” 7 h 10, 9 h 10 YORK;(937-8978) - “Fantasia 12h20, 2h35, 4h50, 7h, 9 h 10 FESÎIVAL OE THÉÂTRE DES AMÉRIÜIES '85 DE RIO A INUKJUAK; LE THÉÂTRE DES AMÉRIQUES À MONTRÉAL DU 22 MAI AU 4 JUIN BILLETS DE 8$ A 12$ 6 BILLETS ET PLUS: RÉDUCTIONS DE 15% À 25% EN VENTE AUX COMPTOIRS TICKETRON ET À LA BILLEHERIE DU FESTIVAL 1682.RUE ST-DENIS, MONTRÉAL a Hydro-Québec Bell Canada SA Les Cinémas Odéoni ( MFNf MAIO^ ^ ^ \C .ùsaretcn^tJir HüiinaL»] ^^ ST DENIS STE CATHERINE 288 21 IS 12.30, 2.45, 5.00, 7.15, 9.30 CARMEN Von 2 00 7 00 9 45 Sam dim I IS 4 10 7 00 9 45 Lun a icu 2 00 B 00 (Loistcz poiior non occepiet) STOtNIS CDEWAZU 388 «ZIO Le nouveau film de WOODY ALLEN S3Y PSÊ An OMlOTf PfCn/R{ S Apipéip Berrl:1.30, 3.20, 5.10, 7 nn a kn rFé' en Version Française Longueull: 7.25, 9.25.KnOBL»] SIOFXIS StECA1H(8INf Z88ZM8 de Aux 2 cinés lun.i jeu.: 8:00 p.m.BROSSARO I ST DENIS JARRr3S0 58TT WAll CHAMPIAIN 488 5906 RÉGIE DU CINÉMA AVIS D’AUDIENCES PUBLIQUES Conformément à l’article 171 de la Loi sur le cinéma (L.R.Q., chap.C-18.1), la Régie du cinéma publiait dans la Gazette officielle du Québec, le 15 mai, les règlements qu’elle a adoptés en vertu de l’article 168.La Régie doit tenir des audiences publiques au sujet de ces règlements si elle reçoit, au cours des trente jours suivant leur publication dans la Gazette officielle, une demande écrite et motivée à cet effet.SI une telle demande lui parvient, la Régie publiera un second avis indiquant la date et le lieu des audiences publiques.Toute personne intéressée à déposer un mémoire lors de l’audience doit le remettre en cinq exemplaires à la Régie à l’adresse suivante; Régie du cinéma 360, rue McGill Montréal (Québec) H2Y 2E9 Le Président, ANDRÉ GUÉRIN LUNDI 27 MAI 17H: KATAJJAK (Québec) SALLE ANDRÉ-PAGÉ__________________________ 19H: LA LUMIÈRE BLANCHE (Québec) THÉÂTRE D'AUJQURD'HUI_______________, 19H: STUFF AS DREAMS ARE MADE ON (U S A.) ESPACE LIBRE Canadien Pacifique 20H30: FACUNDINA (Argentine) ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE (salle 1)______ 20H30: KATAJJAK (Québec) SALLE ANDRÉ-PAGÉ _________________________ 20H30.’ TITANIC (Québec) ANGLE HENRI-JULIEN ET DU CARMEL 22H: MANSAMENTE (Brésil) MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU J' MONT-ROYAL 22H: MEIN (Canada) STUDIO ALFRED-LALIBERTÉ LE JOUR MEME: TICKETRON ET BILLEHERIE JUSQU'À 17H ET AUX SALLES DE SPECTACLES UNE HEURE AVANT U REPRÉSENTATION RENSEIGNEMENTS: 1514) 288-6792,10H À 20H AUTOUR DU FESTIVAL TOUS LES JOURS DE 10H À MIDI RENCONTRES DU MATIN HÔTEL DU PARC 3625, AVENUE DU PARC______________________ 28 MAI AU V JUIN COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LA CRITIQUE THÉÂTRALE TABLES RONDES, CONFÉRENCES ET SÉMINAIRES PUBLICS AVEC DES PARTICIPANTS DES TROIS AMÉRIQUES RENSEIGNEMENTS: (514) 288-2808____________ jUIV-V-t^ ^— - 124010 CITE Écolt Nationile dt Théïtri (salle t|: 5030, rue St-Denis (Métro Laurier) 842 7954 Espacé Libre: 1945, rue Fullum (Métro Frontenac) 521-4198 Maison da la Culture du Plateau Mont-Royal: 465.rue Mont Royal est (Métro Mont Royall 872-2266 Salla André-Page (Ecole Nationale de Théâtrel 360.rue Laurier est (Métro Laurier) 842 7954 Studio Alfrod-Lalibtrté lUQAM): 1455.rue St-Oenis (Métro Berfi-de-Montigny.niveau métrol 282-3456 Théâtre d'Aujourd’hui: 1297, rue Papineau (Métro Papineau) 523 1211 16' FESTIVAL QUEBECOIS DU JEUNE THEATRE Le Devoir, lundi 27 mai 1985 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur Jean-Louis Roy Rédactrice en chef.Lise Bissonnette Rédacteurs en chef ad/oints Jean Francoeur, Christian Bellavance Directeur de l’information Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints Denis Lord, Pierre Beaulieu Directeur des services administratifs.Michel Paradis L’ALLIANCE INCERTAINE La vraie conclusion de l’élection ontarienne du 2 mai dernier tombera comme couperet en juin quand le Parti libéral de l’Ontario et le Nouveau Parti démocratique, désormais formellement alliés, déferont en Chambre le gouvernement conservateur minoritaire de M.Frank MiUer.En élisant 73 députés des deux partis d’opposition (48 PLO, 25 NPD) et seulement 52 députés conservateurs, en donnant plus de voix aux libéraux qu’au parti au pouvoir, les Ontariens avaient pris eux-mêmes la voie du changement, mais selon une formule tripartite si confuse que M.Miller a pu croire, pendant quelque temps, qu’il pourrait s’accrocher au pouvoir.Les obscures tractations sont terminées, le NPD de M.Bob Rae a choisi son camp et en a donné la raison ultime vendredi : «42 ans de pouvoir conservateur, c’est assez.» Tout en reconnaissant que le NPD bouleverse ainsi avec audace la donne politique dans la province voisine, il faut voir les raisons plus pragmatiques de son choix.Courtisé par l’un et par l’autre, le plus petit des trois partis faisait monter les enchères depuis deux semaines.Tant les conservateurs que les libéraux lui avaient donné privé-ment des assurances quant à des éléments de programme, tels le renforcement de la protection de l’environnement, l’égalité salariale pour les femmes, l’équité fiscale.M.Miller, qui avait accusé le NPD en avril d’exploiter «la haine et la misère», ne voyait plus entre lui et les socialistes ontariens que des divergences de «moyens».Au bout du compte et au-delà des programmes, c’est une considération plus triviale qui a motivé le choix néodémocrate : le Parti libéral s’est engagé à ne pas déclencher d’élection avant deux ans et pour les troupes de M.Rae, qui ont stagné au dermer scrutin et dont les caisses sont vides, ce délai de convalescence a fait la différence.Le lieutenant-gouverneur de l’Ontario, M.John Black Aird, pourrait certes décider de la tenue d’une nouvelle élection, après le vote de non-confiance qui se produira vers la mi-juin à l’Assemblée législative.Mais comme la constitution n’in-terdit pas la formation d’un gouvernement par le parti d’opposition, et que la perspective est à la stabilité, on s’attend généralement à ce qu’il appelle les libéraux à assumer le pouvoir.À part l’accord écrit que l’une et l’autre partie restent libres de renier, rien d’autre n’est musité: l’Ontario n’aura pas un gouvernement de coalition.Le futur premier ministre, M.David Peterson, affirme qu’il n’invitera pas de députés néo-démocrates au cabinet, et qu’il n’accordera aucun privilège particulier au NPD qui l’appuiera en restant dans l’opposition.¦ Ce brasse-partis qui a semé la commotion à Queen’s Park vendredi annonce-t-il vraiment une nouvelle ère pour l’Ontario?La situation est vraiment trop volatile pour qu’on puisse d’ores et déjà enterrer le PC ontanen comme certains l’ont fait, sous le choc de ce renversement historique.Elle est encore toute fraîche, et aisément réparable, l’erreur qu’a commis la formation conservatrice en se donnant comme chef un Frank Miller dont la couleur idéologique — et la franchise — étaient trop loin du centrisme constamment calculé qui avait fait le succès de son prédécesseur, Bill Davis.Si le PC profitait des prochains deux ans pour changer d’équipe dirigeante, revemr à son image plus urbaine et plus subtile, ses avatars du printemps 85 pourraient n’avoir provoqué qu’une éclipse.Quant à l’alliance entre libéraux et néo-démocrates, elle contient plus d’inconnues encore.Par tradition, malgré des atomes crochus dans leur vision du monde, ces deux partis se méfient l’un de l’autre.Mille fois manipulé par les libéraux, qui cannibalisent au surplus le meilleur de son pro- ramme, le NPD doit son plafonnement électoral cet adversaire idéologiquement beaucoup plus souple, qui courtise la seule clientèle où il pourrait espérer faire des percées.En permettant à David Peterson de faire ses preuves, d’exercer le pouvoir, plutôt qu’en négociant dans la distance un appui à la pièce à Frank Miller, Bob Rae court le risque immense de condamner son parti à l’insignifiance pour les prochaines élections.Si les Ontariens ont vraiment voté pour plus de libéralisme, et si M.Peterson livre une marchandise qu’ils aiment, le prochain rendez-vous électoral pourrait consolider son pouvoir et laisser le NPD, toujours en position de chantage et toujours agaçant par là-même, loin derrière.On s’est moqué de Frank Miller auquel le dépit faisait dire, vendredi, que l’alliance entre libéraux et néo-démocrates allait contre la tradition parlementaire.S’il avait pu la conclure, elle lui répugnerait sans doute moins, mais il y a là un fond de vérité.La légitimité du futur gouvernement libéral ontarien tiendra, au cours des prochains mois, à un arrangement fort artificiel.L’accord «anti-élections» pourrait empêcher l’examen de la législation à sa juste valeur.À chaque tournant difficile, on rappellera l’ambiguité et la faiblesse du mandat liberal.Dans les grands débats qui s’annoncent sur la scène féderale-provinciale, dans ses relations avec le gouvernement conservateur à Ottawa, M.Peterson sera toujours perçu comme le premier ministre d’un gouvernement à moitié élu, en sursis, et on peut douter qu’il puisse prendre toute la place et le leadership qui reviennent à une province aussi importante.Il ne serait pas étonnant, dans ces conditions, que M.Peterson trouve rapidement intenable son entente avec le NPD et déclenche des élections plus tôt que prévu, d’autant que ses troupes ne demandent pas mieux.Seul le résultat de cette future consultation populaire permettra de savoir si l’Ontario vit vraiment un revirement historique, «la fin de l’ère tory» comme on le dit un peu partout, ou si elle a simplement voulu donner une leçon à un parti qui en avait bien besoin.— LISE BISSONNETTE Le grand absent L’ACTUALITE ANDRE PATRY SAMEDI DERNIER, lors de la remise par le pape des insignes cardinalices à une trentaine de prélats, il y avait un grand absent .Mgr Paul C Marcinkus, pourtant devenu éligible au cardinalat depuis sa nomination en 1981 au poste de pro-prési-dent de la commission pontificale pour l’État de la cité du Vatican.Absent physiquement du consistoire, Mgr Marcinkus l’était peut-être aussi par l’esprit car, ce jour-là, il y avait exactement un an que l’Institut pour les oeuvres de religion ( lOR), dont il est toujours le président, avait dû reconnaître sa responsabilité morale dans l’un des plus grands scandales bancaires de l’après-guerre, en s’engageant à verser le somme de $ 244 millions aux 120 créanciers de la banque Ambro-siano, muse en faillite en août 1982.L’écroulement de cette institution milanaise, la plus importante banque privée d’Italie, avait mis en lumière, à l’époque, la présence, au sein du réseau bancaire international, d’escrocs jouissant de la pleine confiance du Saint-Siège qui n’avaient pas hésité à profiter de leur situation pour entraîner l’IOR dans des opérations frauduleuses dont les effets sont encore loin d’être éteints.Les activités financières du Saint-Siège, traditionnellement soumises au secret le plus rigoureux et dont Paul VI avait .souhaité ouvertement qu’elles fussent dévoilées, commencent à être un peu mieux connues grâce à la décision prise il y a quelques années par Jean-Paul II d’en révéler publiquement des éléments essentiels Pour avoir une meilleure compréhension du fonctionnement des organismes et services relevant de l’autorité pontificale, il faut établir une di.stinction entre le Saint-Siège et l’État de la cité du Vatican.Tous deux, bien entendu, dépendent en dernier ressort du pape lui-même dont les pouvoirs, comme on le sait, sont absolus Mais, entre le Saint-Siège et la cité du Vatican, il existe, au point de vue admimstratif, une démarcation réelle s’expliquant par la double nature juridique du siège apostolique, qui est à la fois l’organe suprême d’une institution hiérarchisée et te heu où se déroulent des actes étatiques Depuis une quinzaine d’années, le budget du Saint-Siège est déficitaire; depuis cinq ans, ce déficit oscille annuellement entre $ 25 et $ 30 milhons.Constamment aggravé par l’inflation, le déficit du Saint-Siège découle principalement des traitements, modiques dans l’ensemble, versés aux 2,800 employés et retraités de l’institution, ainsi que de l’exploitation de Radio-Vatican dont le coût est d’autant plus élevé que cet organisme ne bénéficie d’aucune redevance et ne diffuse aucune publicité.Pour couvrir ce déficit, le pape compte normalement sur des dons spéciaux des fidèles et surtout sur le denier de saint Pierre qui provient d’une quête annuelle organisée dans tous les diocèses.Le produit de cette collecte, estimé en 1984 à près de $ 26 millions, est parfois insuffisant; et pour combler son déficit, le Saint-Siège doit alors recourir à des prélèvements sur son patrimoine, qui est largement constitué des avoirs reçus en 1929 lors des accords du La-tran en compensation pour les dommages subis en 1870 par l’annexion à l’Italie des États pontificaux.L’équilibre du budget force donc le Saint-Siège à liquider une partie de ses biens.La situation de la Cité du Vatican est meilleure.Malgré les salaires versés à plusieurs centaines de fonctionnaires, la vente des timbres-poste et des pièces de monnaie de même que les entrées des musées permettent à la Cité d’afficher annuellement de légers bénéfices.Depuis 1967, en vertu d’une décision de Paul VI, Tadmimstration des biens du Saint-Siège est soumise à la supervision de la préfecture des Affaires économiques dont le président relève directement du pape.L’autorité de cette préfecture s’étend à tous les organismes et services financiers du Saint-Siège et de la Cité du Vatican, à l’exception de l’Institut pour les oeuvres de religion, souvent appelé banque du Vatican, qui jouit d*un régime particulier.Placé sous la surveillance d’une commission de cinq cardinaux, l’IOR est, en fait, une institution autonome ayant toutes les caractéristiques d’une société de fiducie et qui offre en outre à sa chen-tèle des services bancaires.La chentèle de l’IOR, dont la création remonte à 1942, se compose des ordres et instituts religieux dis.sé-minés dans le monde entier, ainsi que d’environ 6,000 autres déposants : dignitaires ecclésiastiques, employés du Saint-Siège et de la Cité, diplomates accrédités auprès du Saint-Siège, fournisseurs attitrés du Vatican, personnalités italiennes « bien introduites ».Chargé de faire fructifier les dépôts qui lui sont confiés, l’IOR est dirigé par un président-directeur général, Mgr Marcinkus, qui, avec quelques collaborateurs immédiats (des laïcs), en a fait une chasse gardée Né en 1922 en Illinois de parents d’ongine lituamenne, Mgr Marcinkus avait été envoyé à Rome par l’influent cardinal Spellman.Il ne tarda pas à s’v faire remarquer par ses présumées aptitudes financières qui lui valurent d’accéder, en quelques années, à la fonction qu’il exerce maintenant.Grand et robuste, amateur de tennis et de golf, cet Américain ne passe pas pour particulièrement sympathique.À Rome, un prélat de la Cune a parlé de sa « pre-potema », c’est-à-dire de son arrogance.C’est peut-être ce qui a perdu cet homme dont on convient aussi qu’il est, en affaires, plutôt naïf.Au cours des 12 dernières années, le nom de l’IOR a été mêlé à deux grands scandales financiers.Le premier, qui remonte à 1974, est imputable à Michele Sindona, trouvé coupable par les tribunaux américains de la faillite frauduleuse d’une banque de Manhattan, la Franklin National Bank, dont il était parvenu à faire l’acquisition au moyen, notamment, de fonds de l’IOR.On prétend que les transactions de Sindona ont fait perdre 500 milliards de lires à riOR, mais, au Vatican, on dément cette affirmation.L’autre scandale a trait à la failhte de la banque Ambrosiano de Milan, dont le president, Roberto Calvi, fut trouvé pendu sous un pont londomen en jum 1982.Ce Calvi, disciple de Sindona, avait été présenté à Mgr Marcinkus par son protecteur.Il jouissait également de la pleine confiance de TIOR dont il investissait les fonds dans des entreposes obscures qui entraînèrent finalement la faillite de la banque Ambrosiano dont les dettes s’élevaient en 1982 à près de $ 1.3 milliard.Grâce à la complicité de fraudeurs laïcs qui étaient au sein de riOR les plus proches collaborateurs de Mgr Marcinkus et dont certains portaient, de surcroît, le titre de «gentilhomme de Sa Sainteté) (Massimo Spada, Luigi Mennini et Pellegrino de Strobel, tous trois inculpés par les tribunaux italiens), Roberto Calvi se livrait à des opérations illicites ou condamnables auxquelles Mgr Marcinkus, en toute innocence, estait lui-même associé en sa qualité d’administrateur d’une banque des Bahamas, la Cisalpine Bank Ceux qui confiaient leurs avoirs à la banque Ambrosiano avaient la certitude qu’elle bénéficiait de l’en-do.ssement « éclairé » de l’IOR et cer-tams actes de Mgr .Marcinkus le donnaient à penser.Une commission d’enquête, formée de banquiers laïcs étrangers au Vatican, a absout l’IOR de toute illégalité, mais les créanciers de l’Ambrosiano et le gouvernement Italien lui-même ont obligé l’institution vaticane à reconnaître sa responsabilité morale dans la faillite de 1982 et l’IOR s’est finalement résigné à rembourser une partie de la dette de la banque milanaise en liquidant des valeurs de son portefeuille et en empruntant sans doute à des banques new-yorkaises.Il n’e.st pas dans les habitudes du Vatican de désavouer publiquement ses grands commis; mais il est sûr que Mgr Marcinkus expie présentement ses imprudences et qu’il e.st l’objet, ainsi que son entourage, d’une surveillance particulière.Il n’est pas dit que .son avancement soit irrémédiablement compromis.Il est certain, toutefois, que l’IOR devra bientôt consentir à ne plus agir sur le territoire italien qu’en se pliant aux normes administratives et financières de la Répubhque Solitude des ensembles LE MOT DU SILENCIEUX ALBERT BRIE L’HOMME: ne verra pas la fin du monde, mais le monde verra la fin de l’homme.* Dans l’obscurité totale, long nez vaut mieux qu’oeil clam.* Le message de l’écrivain est son idéologie pubhcitaire.?Les grands espnts, disons les philosophes, ont leur petite idée derrière la tête, qu’ils ont rarement le courage de mettre devant.* Le sens des mots est tellement confus que personne n’est sûr d’être compris s’il appelle un chat un chat.* U n traité d’armistice n’est signé qu’avec de l’encre de sang.?Comme Dieu existe quand tout va mal ! * Être en vie, tout monde le peut ; vivre est le fait de quelques-uns.* Il est facile de dire tout ce que l’on pense quand on est dans l’habitude de ne penser à nen.* La moitié des Américains ignore que le Canada est situé au nord de leur pays : l’autre moitié ne sait pas qu’il existe.Il est facile d’avoir de la suite dans les idées quand on n’en a qu’une.* La vache la plus enragée est celle qui a mangé de l’homme.« Je n’aime pas les grands orateurs : ils ne parlent pas, ils carillonnent.?R.est solitaire; lorsqu’il me parle, c’est comme si je n’etais pas là.« Les gens qui éprouvent le plus vivement l’insécurité ne sont pas ceux qui n’ont pas d’argent, mais ceux qui ont peur de ne plus en avoir trop.« On est plus ignorant des choses que l’on croit savoir que de celles que l’on n’a jamais apprises.* Notre passé, c’est notre imagination qui le ranime, qui le recrée même.Il se perd dans la nuit de notre temps.C’est de la préhistoire.* Il n’est pas avantageux de voir fréquemment ses amis.À la longue, ils se banahsent.* Un peu de pubücité nous rend gogos; beaucoup de publicité nous rend gagas.?La vie est beaucoup trop brève pour gaspiller son temps à se préparer à la vivre.* Les plus mauvais critiques sont les plus anciens dans la carrière, parce que les plus érudits.Ils ont trop vu, trop lu, trop entendu.Ils sont blasés, donc préjugés.Ils jugent avec un esprit émoussé.Ils sont dans l’impuissance d’admirer, et enragent contre un public qui a encore la naïveté de s’enthousiasmer.* Les gens dits normaux et qui se vantent d’être tels m’effraient.Si vous ne faites ni ne pensez comme il faut, ils alertent les automates comme eux avec mission de vous normaliser.« Si les gens heureux sont négligents, les personnes malheureuses d’habitude ne laissent jamais di-mmuer d’intensité les transports de leur désolation.* Il est faux de dire que le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas.Nuançons.La raison connaît ces raisons, mais ne les reconnaît pas : elle les invalide.* Se connaître soi-même, c’est s’éloigner le plus qu’il est possible de la connaissance que les autres ont de vous.C’est s’isoler.?Tous les hommes savent que l’argent mène le monde, avec le résultat désastreux que l’on sait; ce qui ne les empêche pas d’en vouloir toujours plus pour le mener encore plus bas.* La musique adoucit les moeurs; trop — comme c’est le cas actuellement — les affadit.» Beaucoup se marient par besoin de sécurité; ils croient qu’une passion brûlante se conservera mieux au frais.¦ Lait maternel, BPC et autres polluants .LE LAIT maternel est le lait le meilleur et le plus sûr pour les bébés.Ceci demeure vrai même si les polluants, présents partout en concentrations faibles, se retrouvent aussi en concentrations faibles dans le lait maternel.Des études sont en cours, mais il semble d’ores et déjà certain que les avantages connus du lait maternel pour les bébés l’emportent de beaucoup sur les risques de contamination, particulièrement si les mères prennent quelques précautions élémentaires.Les substances dont il s’agit sont des composés chimiques fabriqués par l’homme; malheureusement, elles ne sont pas biodégradables.C’est pourquoi elles s’accumulent dans l’environnement et sont appelées « polluants » On ne doit pas se surprendre de la présence de ces polluants de l’environnement dans le lait maternel.La composition du lait reflète toujours l’environnement.l^’American Academy of Pediatrics déclarait récemment : « En ce qui concerne les BPC, nous savons surtout que nos connaissances sont fort limitées à ce sujet Par conséquent, il serait dommage de déconseiller l’allaitement dans ces circonstances.En effet, le lait maternel possède des facteurs immunologiques utiles aux bébés Nous avons appns que l’intimité de l’allaitement est importante pour la croissance et le développement futurs du nourrus-.son.Ainsi, l’allaitement maternel procure au bébé une nourriture, des avantages immunologiques et une sécurité réconfortante, tout à la fois.Le lait maternel représente beaucoup plus qu’un ahment pour le bébé, bien qu’il soit insurpassable dans ce domaine.Aucun lait maternisé ne peut rivaliser avec sa capacité de protéger le bébé contre les menaces bactériennes et virales de l’environnement; le lait maternel constitue aussi une garantie contre le développement des allergies Le lait de chaque femme a une composition unique et adaptée aux besoins de son bébé.Ce serait gravement manquer de clairvoyance que de suggérer l’abandon de cet aliment irremplaçable, à cause d’une limite arbitraire dont la signification est encore incertaine.Une recherche à l’Université du Wisconsin a révélé que les bébés singes allaités dont les mères avaient été nourries avec des BF’C ont mamfe.sté plu.sieurs trou blés.Des analyses du lait des guenons ont montré que les concentrations de BPC étaient proches des concentrations observées dans le lait maternel aux États-Unis.Là encore, les chercheurs recommandent de ne pas tirer de conclusions hâtives.Il y a des différences importantes en dépit des apparences.Dans cette recherche, les bébés singes étaient en difficulté, alors que les bébés humains profitaient de toute évidence du lait de leur mère.Cela peut s’expliquer du fait que les bébés humains assimilent les polluants d’une manière différente la quantité de grausse plus élevée qui protège le bébé humain sert d’entrepôt aux polluants.Prison-mers dans cette masse de graisse, les produits chimiques n’atteignent pas les régions vitales (la peau, le foie et le cerveau) susceptibles d’être affectées par ces substances, comme elles le font chez les bébés smges.En général, les risques sont minimes, et en prêtant quelque peu attention à ce qu’elle mange et aux produits qu’elle utilise chez elle, une mère peut les diminuer davantage.On j^ut choisir et préparer les ahments avec soin.Les poissons d’eau douce sont la source principale de BPC dans l’alimentation; les femmes enceintes ou qui allaitent devraient éviter de consommer ces poissons lorsqu’on sait qu’ils proviennent d’eaux contaminées.Les ministères des Affaires sociales et de l’Environnement, conjointement avec le Centre de toxicologie du Québec, ont publié récemment un guide de consommation concernant les contaminants chimiques et la pêche sportive.Pour enlever les résidus des pesticides sur les fruits et les légumes, il faut les peler ou les laver soigneusement à l’eau courante.On peut enlever le gras entourant la viande, car la plupart des produits chimiques nocifs se concentrent dans la graisse.Il ne faut pas oubher pas que c’est dans la matière grasse des produits laitiers qu’on trouve la plus grande concentration de polluants.En prenant soin d’éviter les polluants des temps modernes et en faisant confiance à la qualité de son propre lait, une mère peut donner un bon départ dans la vie de son bébé Même en ce vingtième siècle foisonnant de produits chimiques, l’allaitement maternel procure encore au nourris-.son l’aliment idéal et la meilleure protection qui soit.— FRANCE LETELÜER et DIANE GRÉGOIRE monitrices de la Ligue La Leche (organisme international pour l’allaitement maternel).Montréal, 15 mai.¦ Espace « libre » ?IL EST ironique que ce soit dans un lieu appelé Espace libre que je me SOIS vue séquestrée lors d’une représentation du Marat-Sade, de F’eter Weiss, mis en scène par Lome Brass.En effet, la spectatrice de théâtre que je suis s’est retrouvée en pleine expérimentation théâtrale pour public averti, mais non prévenue des conditions de l’expérimentation Après m’être installée, avec les autres spectateurs, sur les gradins disposés de chaque côté de l’aire de jeu (et séparés de celle-ci par de hauts grillages), voici que l’éclairage descend et qu’un comédien referme de l’extérieur une porte grillagée .les spectateurs .se retrouvent en cage (alors que les comédiens qui, en principe, expérimentent, sont à l’extérieur de la cage), et ceci pour une représentation d’une duree de deux heures, .sans intermission C’est la deuxième fois, en un an, qu’à titre de spectatrice payante de l’Espace libre, j’ai l’impre-ssion d’êt re moins libre que les comédiens qui utilisent l’espace.En juin dernier, c’est Jean-Pierre Ronfard qui, pour « ,ses » Contes des nulle et une nuits, m’avait installée par terre, sur de mauvais coussins, au centre du local dont la périphérie était réservée aux divers lieux scéniques bloquant les issues, et ceci pour une durée de deux heures et demie Après ce long supplice (l’excès d’une bonne chose la transforme souvent en son contraire), je m’étais retrouvée dehors courbaturée, tannée, frustrée de n’avoir éprouvé que des émotions de type « premier niveau » : mal de rems, de fesses, peur de ne pouvoir retenir mon envie de faire pipi Mais revenons au Marat-Sade, puisque c’est là que l’indignation atteint ses hmites .Enfermée depuis une heure, je m’ennuie, je commence à m’agiter, la moutarde me monte au nez : je veux partir.Je l’aurais sans doute fait discrètement, n’eussent été des conditions dans lesquelles je me trouvais de devoir faire appel à l’un des comédiens pour qu’on me libère.Dans un sursaut de santé mentale (vu le contexte), et de concert avec la personne qui m’accompagne, j’empoigne mon manteau, mon sac, je me lève et lance à voix haute, au coeur du drame qui m’a laissée indifférente ; « Est-ce que vous pourriez ouvrir la porte de la grille pour que je puisse sortir ?» U n silence de mort suit cette intervention • de toute évidence, à en juger par les regards outrés que me lancent les comédiens, il ne s’agit pas ici d’un spectacle à participation ! Quoi qu’il en soit, l’un d’eux s’empresse de nous libérer.Et moi, visiblement grisée par ma liberté enfin retrouvée et chèrement payée, j’ajoute cette phrase irréfléchie, juste au moment de franchir la grille .« Bonne fm de soirée ! » Mon propos n’est pas ici de faire la critique du spectacle, toutefois, qu’il me soit permis de dire, pour expliquer mon ennui face à la production (et non face à la pièce de Weiss), que les grands débordements d’émotions et de moyens, dans une production, ne garantissent pas forcément un impact équivalent chez le spectateur Je garderai longtemps un souvenir ému de la pièce de Herbert Achternsbusch, Ella, pré.sen-tée en mai 1984 à l’Espace libre par le théâtre de l’Ateüer Sainte-Anne de Bruxelles : deux comé-diens, enfermés dans une cage ( ' ), ont réu.ssi, en une heure, à me faire pénétrer dans un univers d’angoisse et de folie.— DIANE TASSÉ Montréal, 17 mai.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l’Imprimeiie Populaire, société à responsabilité limitée.dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y IXt Il est composé et Imprimé par l'Imprimerie Dumont, division du Groupe Québécor Inc, dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc , située à 775 boulevard Lebeau.Ville Saint-Laurent, H4N 1S5 Tél 332-0680 LIVRAISON A DOMICILE PAR PORTEUR Edition quotidienne 2,50$ par semaine Le samedi seulement 75' Pour Information à Montréal 332-3891, à Québec (418)687-2022 ABONNEMENT Edition quotidienne 120$ par année.6 mois 62$.3 mois 32$ A l'étranger 225$ par année, 6 mois 115$.3 mois 60$, édition du samedi 65$ par année Postez votre chèque ou mandat-poste à LE DEVOIR.211 rue St-Sa-crement.Montréal.Québec H2Y tXI Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Pour Information (514)844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 DépOt légal Bibliothèque nationale du Québec DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, lundi 27 mai 1985 Que faire d’un livre vert qui est plutôt gris ?POLITICLUE INTERNATIONALE PAUL PAINCHAUD IL Y A deux façons de juger le récent livre vert du ministre Joe Clark sur les relations extérieures canadiennes.On peut le juger en fonction de son contenu, ou comme instrument d’une consultation dont il doit servir de rampe de lancement.Au niveau de son contenu, les premiers commentaires de la presse ont été plutôt négatifs.Dans une large mesure, cette réaction critique est justifiée.Tout d’abord, ce document reprend quelques-unes des faiblesses du texte qui a été publié en 1970 par le gouvernement Trudeau sous le titre « Une politique étrangère au service des Canadiens », et en particulier un certain nombre de platitudes.Par exemple i la liste des valeurs et des aspirations canadiennes (unité nationale, souveraineté et indépendance, prospérité économique, etc.), comme si ces valeurs n’étaient pas à la base même de tout État, quel qu’il soit, comme si les Canadiens avaient besoin de ces lapalissades pour penser correctement leur politique étrangère.On sombre ici dans un moralisme soporifique de 5-10-15.Ainsi, les Canadiens n’ont pas besoin de se faire dire qu’ils « restent déterminés à contribuer à l’édification d’un monde plus sûr, plus prospère, et plus humain ».Les Canadiens attendent de leur gouvernement des choix politiques clairs, et non des sermons bureaucratiques.On retrouve cette banalité dans les pages d’information qui accompagnent le texte principal sur la situation des différentes régions du monde et sur les politiques canadiennes actuelles a leur endroit.Il eût mieux valu de ne pas procéder à cette analyse très sommaire des intérêts régionaux du Canada plu- tôt que de se prêter à un exercice qui n’est d’aucune utilité réelle.En effet, non seulement la présentation des diverses régions du monde se ramène-t-elle à une sorte d’atlas insipide — par exemple, lorsqu’on parle de la région Asie-Pacifique en indiquant que « certaines zones restent instables, notamment la péninsule de Corée, le Kampuchea, les Philippines, le Sri Lanka et l’Af ghanistan » sans dégager la spécificité de chacune de ces instabilités et leur impact à l’échelle globale — mais, en outre, on se contente de rappeler l’intérêt historique du Canada pour ces régions, la plupart du temps en termes exclusivement économiques, sans donner les origines des choix qui furent faits à l’égard de chacune d’entre elles, et par conséquent sans fournir aux Canadiens le moyen de décider de l’importance relative de chacune pour le pays, comme le livre vert les invite à le faire.De plus, après avoir affirmé en préambule que « le Grand Nord occupe une place distincte dans notre conscience et notre identité nationale », le livre vert n’esquisse même pas la possibilité d’une véritable politique circumpolaire intégrée, seule région internationale où le Canada est physiquement présent.C’est cette absence de perspective géopolitique précise qui confère au document son caractère de banalité.AinsL après avoir affirmé que l’intégrité du milieu naturel constituait l’une des valeurs fondamentales de la population canadienne — ce qui est loin d’être prouvé —, le livre vert omet complètement de proposer une stratégie écologique internationale d’ensemble.Le territoire canadien, par sa situation, sa dimension, ses caractéristiques propres, justifierait amplement que la politique étrangère canadienne en fasse l’une de ses préoccupations majeures.Car les problèmes de l’environnement mettent aussi en cause la sécurité du pays à long terme, et à ce niveau le Canada peut jouer un rôle original.On pourrait faire la même remarque au sujet des océans.En vérité, le livre vert du ministre Joe Clark se présente comme un diagnostic, dans l’ensemble honnête et bien écrit — pour une fois, dans un document fe^déral, la version française ne ressemble pas trop à un col empesé — mais paiement pessimiste sur le contexte international nouveau dans lequel le Canada évolue.On lit ce document comme une série de lamentations.On y trouve très pey d’indications positives sur la place du Canada dans le monde, sur la spécificité du rôle qu’il peut jouer.La situation, certes, est grave mais elle l’est pour tous les pays et on ne mobilisera pas les Canadiens avec ce genre de pessimisme.Le Canada ne peut pas être influent partout, et rinfluence n’est pas un objectif en soi, comme le suggère le document.Elle doit être un instrument au service d’intérêts bien spécifiques, définis comme prioritaires dans le moyen terme.Or c’est cette spécificité et cette hiérarchie dans les orientations extérieures globales du Canada qui manquent au livre vert et qui rendront difficile son utilisation comme instrument de débat public.Ce gouvernement a pourtant montré par son dernier budget qu’il pouvait faire des choix.Pourquoi ne peut-il en faire lorsqu’il s’agit de politique étrangère ?Enfin, le document confond souvent objectifs de politique étrangère et objectifs de politique intérieure.Les deux niveaux sont évidemment liés.Mais, par exemple.proposer comme orientation d’ensemble la compétitivité des investissements accrus en R-D et dans renseignement ne relève pas d'abord d’une décision de politique internationale.Lhme des préoccupations à l’origine de l’amélioration du système d’éducation peut être externe, mais ce ne saurait être la seule pour définir une politique dans ce domaine.La création d’une compétitivité canadienne repose aussi sur un ensemble de choix de politique intérieure.De même, la négociation d’un accord de libre-échange avec les États-unis soulève toute une série de problèmes qui sont d abord de caractère interne concernant le type de pays que les Canadiens veulent développer, c’est-à-dire des choix de société.Sur toutes ces questions, le débat devra s’organiser entre Canadiens en fonction d’abord d’un modèle interne, même si les défis internationaux sont l’élément déclencheur de cette réflexion.Dans l’ensemble, le livre vert est donc assez décevant du point de vue de son contenu.Mais peut-il être utile comme instrument d’une consultation ?C’est ce que nous verrons la semaine prochaine.LE MALAISE D’UNE SOCIÉTÉ D’ÉTAT : L’HYDRO-QUÉBEC 2.Les conséquences et les remèdes PIERRE FORTIER L'auteur est député d'Outremont et porte-parole du Parti libéral du Québec en matière d’énergie et de ressources.Dans le premier article, nous avons analysé l’effritement de l’autonomie de l’Hydro-Québec depuis la prise du pouvoir par le Parti québécois.Nous en examinons aujourd’hui les conséquences et proposons des éléments de solution qui pourraient redonner à cette société d’Etat sa pleine dimension.Devenu imprécis et ambigu, le mandat de l’Hydro-Québec renseigne peu les dirigeants de l’entreprise sur l’orientation à moyen terme de celle-ci.C’est vers le gouvernement en place qu’ils doivent se retourner pour connaître leurs objectifs.Ceux-ci varient de façon significative au gré des priorités à court terme du gouvernement, voire d’un ministre de tutelle donné.Selon les années, les semestres même, THydro-Québec doit, tour à tour, mettre l’accent sur la production d’électricité, sa mission première, historiquement; sur sa contribution à assurer la sécurité énergétique du Québec, à la suite du livre blanc sur l’énergie de l’ex ministre Guy Joron; sur l’harmonisation entre sa croissance et la pénétration du gaz naturel; sur l’apport de ressources financières au gouvernement, par le paiement de dividendes maxima ou, plus récemment, par une « privatisation partielle » de pacotille.Le gouvernement manque-t-il de fonds pour la recherche et le développement, le ministre de tutelle demande alors à l’Hydro-Québec de financer entièrement le centre de recherche en électrolyse de Shawi-nigan (qui, par hasard, se trouve dans son comté).Le gouvernement se trouve-t-il en difficulté avec des produits toxiques, tel le BPC, c’est THydro-Québec qui trouvera la solution pour aider le gouvernement à se sortir d’une situation politiquement difficile à la veille dès élections.En somme, on croirait qu’aux yeux du gouvernement, THydro-Québec est devenue une immense solution à laquelle il suffit de trouver des problèmes, quelle que soit leur nature.Certes, ces objectifs ne sont pas automatiquement incompatibles les uns avec les autres mais, malheureusement, ils ne font l’objet d’aucun plan d’ensemble ni d’aucune orientation précise qui permettraient à THydro-Québec d’avoir une autonomie considérable et une mission P|lus claire.Or la fragilité des objectifs et le caractère peu permanent de ceux-ci ne peuvent qu’être déroutants pour une grande entreprise qui doit se soumettre à de perpétuels ajustements requis par l’évolution des contextes économique et énergétique.Le gouvernement ne contrôle plus THydro-Québec : il l’occupe.Elle est devenue pour lui une espèce de « bras opérationnel », commode lorsqu’on veut utiliser des ressources sans avoir à passer par les voies normales des budgets ministériels, voies plus lourdes et, surtout, plus publiques.Cette tendance est sans doute renforcée par le fait que THydro-Québec, comme d’autres sociétés d’Etat, a vu sa haute direction peuplée d’anciens hauts fonctionnaires au cours des dernières années.Ces antécédents n’enlèvent rien à la compétence professionnelle de qui que ce soit, mais ils créent des attitudes de satisfaction des orientations politiques à court terme du gouvernement en place, plutôt que de poursuite de la mission d’une société d’Etat.Le dernier exemple de l’utilisation de THydro-Québec à des fins autres que les siennes propres est le projet de « privatisation » annoncé par Yves Duhaime lors du récent discours sur le Budget.Si le traditionnel secret entourant la préparation du budget a été respecté — et il faut croire qu’il Ta été —, les membres du conseil de THydro-Québec, les gestionnaires et le personnel de l’entreprise ont appris, en même temps que tout le monde, que le gouvernement modifierait la structure financière de THydro-Québec pour acheminer des ressources financières additionnelles au fonds consolidé de la province.Ils ont appris, en même temps que tout le monde, que les Québécois pourraient « acheter » une partie d’une entreprise qui leur appartient déjà, dans laquelle le gouvernement n’a jamais effectué la moindre mise de fonds.En effet, avant la loi 16, qui a ins- tauré l’obligation de payer un dividende au gouvernement, THydro-Québec était en quelque sorte une vaste coopérative dont tous les Québécois étaient les sociétaires.Depuis 1944, ils bénéficiaient de « ristournes » sous forme de tarifs d’électricité parmi les plus-bas en Amérique.Au moyen de la loi 16, le gouvernement s’est approprié, soi-disant au nom de tous les Québécois, ce qui leur appartenait déjà et en a fait une source de revenus pour le fonds consolidé, diminuant d’autant la « ristourne » des sociétaires.À ma connaissance, c’est la première fois qu’un gouvernement nationalise une société qui appartenait déjà à la collectivité québécoise.Ainsi, avec le nouveau projet d’émission d’actions, le gouvernement manifeste l’intention de revendre aux Québécois une partie de ce qu’il leur a « confisqué » en 1981.Ce faisnt, il privilégiera les détenteurs d’actions au détriment des autres Québécois, à la suite d’une mise de fonds dont la destination ultime ne sera même pas THydro-Québec.Drôle de façon d’associer les Québécois au développement de THydro-Québec ! • Peut-être est-ce un bon moyen pour le gouvernement de trouver du financement à meilleur compte qu’ên émettant ses proprés obligations.Mais cela obligera THydro-Québec à aller chercher chez les abonnés des fonds pour rémunérer ces actionnaires dont elle n’aura jamais touché un cent.En somme, cette opération permettra au gouvernement d’hypothéquer THydro-Québec pour payer ses propres déficits.Il ne s’agit donc pas d’une privatisation, ni de près, ni de loin, ni d’un mécanisme financier pour permettre à THydro-Québec d^atténuer son coût de financement.Le PLQ a pris position contre la privatisation comme telle de THydro-Québec mais favoriserait cependant tout mécanisme de financement qui réduirait son propre coût d’opération.Au-delà du recours à un jeu de cache-cache financier, un tel geste dénote, en effet, à quel point les dirigeants de THydro-Québec ont peu d’influence sur les destinées de leur entreprise.Comment, dans de teUes conditions, leur demander ensuite de rendre des comptes à l’actionnaire, lorsque celui-ci prend, en cours de mandat, une foule de décisions opé- JJ Le barrage Daniel-Johnson et la centrale de Manic-5.rationnelles à leur place ?S’il est vrai que THydro-Québec a déjà eu trop de pouvoir et a déjà été arrogante, il est devenu évident que le mouvement de pendule a maintenant été trop loin dans l’autre sens.Il faut recréer un équilibre entre la responsabilité de l’appareil politique de demander des comptes a ses sociétés d’Etat et la liberté d’exécution qu’il faut laisser à leur personnel, si Ton veut qu’elles puissent accomplir leur tâche avec efficacité.Pour céla, il faut que le gouvernement accepte de jouer le jeu véritable de la relation entre l’actionnaire et le gestionnaire.Il faut responsabiliser ce dernier.C’est d’ailleurs à cette seule condition qu’il est possible de parler d’imputabilité réelle des sociétés d’Etat, et donc de contrôle véritable.D’abord, le mandat donné à THydro-Québec par sa loi constitutive doit cesser d’être modifié au gré des objectifs ponctuels d’un gouvernement.Il faut plutôt le préciser et lui donner plus de signification.Peut-être THydro-Québec peut-elle s’accommoder d’objectifs multiples, mais il faudrait qu’elle sache lesquels.Pour cela, il faut que le gouvernement s’attarde à réfléchir sérieusement sur sa raison d’être et sur ce qu’il attend d’elle, comme des autres sociétés d’Etat.Si des objectifs de nature politique doivent être assignés à une société d’Etat, c’est dans le mandat défini par la loi qu’ils doivent l’être.Explicitement, une fois formulé, le mandat devrait avoir une durée de vie déterminée à l’avance, après quoi il serait automatiquement réexaminé {«sunset clause »).De cette façon, le gouvernement ne renonce pas à son contrôle et continue de bénéficier de sa prérogative de dicter leur orientation à ses sociétés d’État,Par exemple, un gouvernement libéral pourrait fort bien donner à THydro-Québec le mandat de faire un développement plus agressif pour profiter des marchés d’exportation d’électricité.Cela est tout a fait compatible avec la liberté de manoeuvre dont THydro-Québec aurait besoin dans l’exécution d’un tel mandat.Cela est aussi tout à fait compatible avec l’existence d’un appui massif du gouvernement à THydro-Québec, pour faire avancer les dossiers pertinents aux niveaux politique et économique comme cela sera sûrement nécessaire à certaines étapes d’une éventuelle négociation.La durée de vie du mandat d’une société d’Etat pourrait varier selon le type d’activités que celle-ci poursuit.Ainsi, THydro-Québec, dont l’horizon de planification doit être très long, pourrait se voir confier un mandat à être révisé tous les 10 ans.D’autres sociétés, dont l’horizon de planification est plus court, pourraient voir leur mandat sujet à des modifications sur une base quinquennale.Une telle formule allierait les avantages de la souplesse d’adaptation à un environnement changeant, et ceux d’un encadrement suffisamment clair pour que les dirigeants sachent à quoi s’en tenir.Un mandat clair fournirait la base adéquate d’évaluation de la performance des dirigeants des sociétés d’Etat.Une telle base d’évaluation permettrait ensuite de donner des pouvoirs réels à ces dirigeants, à commencer par les conseils d’administration.Le pouvoir gouvernemental de nommer tous les membres d’un conseil d’administration est déjà d’un poids suffisant.Ainsi, pourquoi ne pas permettre au conseil d’administration de THydro-Québec de recommander la déclaration du dividende annuel ?En un mot, les administrateurs devraient pouvoir.administrer.C’est devant eux que les gestionnaires devraient être responsables de leurs décisions et de leurs agissements, et non devant le gouvernement, comme c’est te cas à l’heure actuelle.Chaque nomination donne lieu à tellement de louanges gouvernementales à l’endroit du nouveau titulaire qu’on est en droit de s’attendre de sa part à une compétence suffisante pour ne pas avoir à valider ensuite toutes et chacune de ses décisions.Ainsi responsabilisés, les conseils d’administration pourraient répondre périodiquement de leurs agissements, à la lumière du mandat qui leur serait confié par la loi.Il s’agit ici de contrôle a posteriori, non de l’approbation annuelle d’un plan.Trop souvent, cette dernière modalité de fonctionnement crée des disparités entre les objectifs annuels d’un gouvernement et les objectifs à plus long terme qu’une société d’Etat doit poursuivre en vertu de son mandat.En bref, il s’agit de réintroduire dans la gestion des sociétés d’Etat les principes de base de gestion de toute société, tout en tenant compte des problèmes soulevés par le statut et le rôle particuliers qui peuvent être confiés à des instruments collectifs comme le's sociétés d’Etat.• Leur utilité et leur imputabilité n’en seront que plus grandes.FIN LE NICARAGUA : UNE NATION ASSIÉGÉE CLAUDE MORIN L'auteur est professeur d'histoire de l'Amérique latine et directeur du Centre de recherches caraïbes à l'Université de Montréal.Encore une fois, la Maison-Blanche a choisi de projeter le Nicaragua kur Tavant-scène.Le président Reagan a joué gros en .jetant tout son poids'dans la bataille pour obtenir du Congrès Toc-troi de 614 millions en faveur des centrasses discours ont mobilisé tout l’arsenal des injures politiques.Ayant compris un peu tard qu’une demande franche se heurterait à l’opposition du Congrès, il a poussé l’imposture jusqu’à déguiser une projet essentiellement militariste en un plan « humanitaire » voué à la promotion de la paix sans égard à la brutalité systématique des contras, sacrés « combattants de la liberté » par un président passé maître dans Tart d’inverser la réalité au moyen de pirouettes verbales.La mise en scène n’a pas suffi à leurrer le Congrès.Elle a néanmoins pavé la vole à une décision encore plus lourde de conséquences ; l’imposition d’un embargo commercial total à l’encontre du Nicaragua.L’obtention des $ 14 mil- lions avait valeur de symbole.Ces Crédits ne pouvaient à eux séüls avoir un effet significatif dans le conflit opposant Washington à Managua par contras interposés.Ils devaient signifier un engagement politique soutenu des États-Unis en faveur de forces rebelles qui ne cachent pas qu’elles luttent pour renverser un gouvernement désormais élu.Washington n’en continuait pas moins à entretenir des relations « normales » avec le Nicaragua.La rupture des relations commerciales, en éliminant cette contradiction, hausse d’un cran la politique de déstabilisation que la Maison-Blanche mène tambour battant depuis 1981, laquelle a ses racines dans ce type de liaison coupable que les États-Unis ont entretenue avec la dictature Somoza et dans la fàçon dont l’insurrection dirigée par le FSLN a rompu les amarres qui retenaient le Nicaragua à l’Empire.Or le plus grand défi que le Nicaragua sandiniste posait aux États-Unis en 1979 n’était pas de nature économique ou militaire, mais bien idéologique.Ne se proposait-il pas de construire une économie axée sur les besoins populaires, dans un cadre politique pluraliste, en pratiquant une diplomatie non-alignée ?Le modèle sandiniste ne pouvait réussir sans agir comme un puissant levain ailleurs; sans __déStabiliser par la seule force de son exemple les régimes voisins fondés sur l’injustice, la répression et la domination étrangère.Washington appréhendait l’effet de démonstration ; le Nicaragua en 1979 soulevait les mêmes enthousiasmes que Cuba en 1959.L’administration Carter s’employa à obtenir, par le biais de l’aide économique, ce qu’une politique défensive (constamment décalée par rapport à l’évolution de la situation) n’avait pas su préserver : un contrepoids politique à là supré-' matie des sandinistes acquise par l’effondrement de la Garde nationale que Washington avait espéré éviter.L’administration Reagan n’allait pas se limiter à contenir et, si possible, à récupérer la révolution sandiniste — comme Washington avait réussi à le faire un quart de siècle plus tôt en Bolivie.Elle devait s’employer à la renverser autant que possible par la voie Indirecte — comme au Guatemala en 1954 — en fomentant par tous les moyens le mécontentement général, en suscitant et en encourageant une opposition interne, en armant des opposants de manière à ce que le renversement paraisse couronner une guerre civile.Si la métaphore du < salami » a une validité ici, c’est à la Maison-Blanche que revient le rôle de boucher : ses promesses, ses pressions^ses dollars ont encou-, rage les défections.H fallait isoler les sandinistes.La menace d’une intervention armée — de mieux en mieux orchestrée dans ses préparatifs — tenait à la fois de Tépée de Damoclès et de l’aiguillon, susceptibles de provoquer des erreurs chez l’adversaire, d’aiguiser les tensions internes, d’animer les rebelles.Elle devait contribuer à faire « pourrir » la situation.Son efficacité dépendait cependant de la fabrication d’un contexte sur le front économique, idéologique, diplomatique.L’économie constituait à l’évidence le talon d’Achille de la révolution sandiniste, obligée de mener de front la reconstruction d’un pays dévasté et la réorientation des structures alors que sévit une crise économique internationale.À partir de 1981, Washington a fait tout en son pouvoir pour faire échouer un pro^amme de transformations pourtant accepté par une partie du patronat nicara^ayen.Le pouvoir d’achat s’est mils à reculer, le rationnement et les pénuries ont progressé.Les « Nlcas » ont été affectés comme « consommateurs».C’est sur ce terrain que les sandinistes ont perdu le plus d’appui, celui des secteurs moyens et d’une partie des masses urbaines.La mobilisation pour la défense s’est répercutée gravement sur la .production.La part du budget consacrée à la démnse atteint maintenant 40 %, en hausse continue de- Euis 1981 quand ont débuté les sa-otages et les attaques, responsables de pertes qui dépassent le milliard de dollars.Les sandinistes ont été de moins en moins en mesure de combler les attentes de la population.Washin^on a pu, par ailleurs, tirer parti des erreurs des sandinistes.Ceux-ci ont eu tendance à confondre toute opposition comme étant de nature contre-révolutionnaire.La découverte de complots ne faisait qu’alimenter leur appréhension que les Etats-Unis manipulaient les ficelles.La sécurité devenait une obsession.Les sandinistes ont sans doute eu tort de ne pas tenir d’élections plus tôt, alors même que le FSLN patronnait la formation d’organisations populaires (syndicats, femmes, jeunes, etc.), ce qui faisait redouter une hégémonie complète des organisations sandinistes.L’observateur honnête trouvera bien à redire sur le Nicaragua des sandinistes.La gestion de transformations profondes, pourtant essentielles, dans un pays en partie ruiné et pauvre, ne s’improvise pas sans quelques tâtonnements et bavures.Le dogmatisme a pu, à l’occasion, fournir des recettes inadaptées.Le pragmatisme a cependant prévalu dans l’ensemble.Le Nicaragua sort sûrement gagnant d’une comparaison avec d’autres pays ayant vécu des processus semblables.La démocratisation est réelle, même si elle demeure partielle en raison de l’état de guerre.Il faut être des démagogues culottés pour oser comparer le gouvernenwnt Ortega à la dictature de Somoza.Le Nicaragua est une nation assiégée.Quoi qu’il fasse, son gouvernement parait être en sursis.Les attaques militaires ne représentent que le volet le plus spectaculaire d’un plan d’agression dans lequel l’asphyxie économique, l’isolement diplomatique et la guerre psychologique servent à préparer le terrain en vue de l’assaut final, maintes fois pressenti, apparemment inévitable, malgré tous les gestes d’apaisement reitérés par Managua.Le seul espoir de Managua réside dans la solidarité qu’il peut encore mobiliser auprès des nations d’Amérique latine et des alliés des États-Unis.L’embargo commercial est un test clé.Elirons qu’Ot-tawa verra dans le Nicaragua l’occasion d’exprimer une position indépendante à propos d’un enjeu idéologique que Washington s’est fabriqué contre tout bon sens. 8 Le Devoir, lundi 27 mai 1985 SUITES de LA PREMIERE PAGE ^ Les miettes craignaient d’être mis sur la défensive pendant la période électorale par de nouvelles controverses provoquées par le chef du gouvernement.Ils prévoyaient en avoir suffisamment sur les bras avec leurs adversaires libéraux.« En fait, nous voulions être certains de pouvoir faire notre campagne sans être torpillés par d’autres crises », a ajouté l’interlocuteur de la PCqui, à l’exemple de tous les candidats ministériels aux partielles, se porte officiellement à la défense du premier ministre dans ses interventions publiques.Réticent à poursuivre la conversation sur ce sujet délicat, il n’a pas voulu préciser ni la date, ni le lieu de la rencontre « ultra-secrète ».« Mais je puis vous assurer qu’il (M.Lévesque) va faire une sortie élégante le 15 juin au conseil national », soutient-il avant de conclure: « J’en ai déjà trop dit ».Le rôle joué par le ministre des Finances dans ces tractations confirme l’influence qu’il exercerait auprès du premier ministre, qu’il vient d’accompagner dans son voyage à Paris.Cet éclairage sur les préparatifs en vue des élections de la semaine prochaine correspond d’ailleurs à ce qu’on peut constater sur le terrain quand on visite les pd^manences des candidats du Parti québécois.On ne parle pratiquement pas de M.Lévesque et on voit rarei^ent de ses affiches.Ainsi, dans Bourget, le candidat du PQ, M.Réal Lafontaine, n’y va pas par quatre chemins: « M.Lévesque n’est pas venu dans Je comté depuis le début de la campagne et il n’y viendra pas non plus », affirme-t-il, tout en se défendant d’avoir explicitement exigé que le premier ministre s’abstienne d’irtie visite dans sa circonscription.Il mentionne que dans son porte-à-porte il arrive que le leadership du président du PQ s#it abordé par les citoyens.Mais M.Lafontaine ne croit pas que la question aura « un impact déterminant » dans les isoloirs lundi prochain.Il explique l’absence de toute affiche du chef du parti à sa permanence en disant simplement: « Ce n’est pas lui qui est candidat, mais moi.» • M.Jacques Lessard, candidat pé-quiste dans Trois-Rivières, pointe un doigt accusateur vers la presse qu’il soupçonne d’amplifier la crise et de déformer la réaùté en se contentant de la refléter de façon « parcellaire ».« Les médias développent ilne psychose complète, ,11s retiennent des gestes et les amplifient.On ne fait aucune analyse, on se contente de lancer les lecteurs et les auditeurs sur des pistes.La presse ne donne jamais la totalité de la réalité politique», affirme le candidat du PQ.Toutefois, il admet que l’équipe mi-ni.stérielle actuelle offre « une image désarticulée ».M.Lessard ne croit pas que M.Lévesque se montre à i» nouveau dans Trois-Rivières d’ici la tenue du scrutin.Moins téméraire que le ministre du Commerce extérieur, M.Bernard Landry, qui avait avancé publiquement que M.Lévesque n’ét^t « peut-être » plus l’homme de la situation, M.Denis Taillon, candidat dans L’Assomption, est convaincu que M.Lévesque peut continuer de gouverner.Autour d’une table, en compagnie entre autres de M.Gérald Kamp, du bureau du premier ministre, le candidat du PQ fait une véritable profession de foi envers le premier ministre « qui est notre chef à tous et à qui je vais me rallier».M.Lévesque n’attendrait qu’un appel téléphonique pour rappliquer sur-le-champ dans L’Assomption.Pour le ministre de la Condition féminine, Mme Francine Lalonde, qui ne se gêne pas pour défendre le premier ministre, les citoyens de Bertrand, où elle affmnte le chef libéral, M.Robert, Bourassa, ne se sont pas préoccupés par les multiples soubresauts de la crise de leadership au PQ.« Certains sont pour M.Lévesque, d’autres contre », a-t-elle indiqué dans une interview à son quartier général, où les photos du premier ministre se retrouvent en plus grand nombre.Par exemple, dira-t-elle, « hier (vendredi), j’ai rencontré un citoyen qui m’a dit qu’il ne voterait pas PQ tant que M.Lévesque serait à la tête du parti, tandis qu’un autre me disait plus tard qu’heureusement M.Lévesque continuait de diriger le Québec ».Elle est la seule des candidats qui a confirmé la présence du premier ministre d’ici la fin de la campagne.Après une visite des permanences péquistes, on aura lu sur toutes les affiches des candidats cette mention qui coiffe leur photographie: Une valeur sûre.Ce slogan, on le retrouve partout, sauf sur les posters de M.Lévesque.4 Johnson politique important.On veut manifester que le Québec que le Québec ne sera jamais indifférent à l’égard de ce qui se passe en dehors de son territoire pour les minorités francophones, dit M.Johnson.Selon lui, le leadership politique du Québec ne doit pas se substituer à celui groupes francophones.Sur le plan politique, on préfère être discret.Les «silences attentifs et les appuis concrets» valent souvent plus que les discours politiques et les dénonciations, souligne le ministre.On ne veut pas «être source d’ennuis», dit-il, prévenant que si des situations doivent être dénoncées publiquement pour faire avancer les choses, le Québec le fera.Ce qui compte le plus toutefois, croit-il, ce sont les résultats.La politique du Québec à l’égard de la francophonie canadienne sera de nature à faire progresser les choses, soutient M.Johnson.Il s’agit désormais de dépasser le stade des liens purement politiques ou historiques pour tisser des liens à tous les niveaux de la vie des francophones, des liens qui seront «arrimés dans la modernité».Il vise aussi à rendre les groupes francophones le plus autonomes possible à l’endroit des gouvernement, l’autonomie financière étant un gage de liberté d’opinion et d’action, croit-il.Ce changement de perspectives se traduira par des modifications im- 4 Les aspirants npncé une somme de $200,000 pour défrayer les frais de garde des femmes ayant des enfants d’âge pré-scolaire afin de leur permettre de suivre des cours de français à temps partiel; une autre somme de $500,000 est actuellement en négociation pour celles qui voudraient suivre des cours de français à temps plein.1/ensemble de ces sommes représente un total de plus de $60 millions.À titre de ministre reponsable du dossier des garderies, Mme Francine Lalonde, a aussi annoncé, pour 1985-1986, l’ouverture de 12,000 nouvelles places dans le réseau des services de garde : 3,000 en garderies, 2,000 en milieu famiUal, 6,000 en milieu scolaire, 500 en halles garderies et 500 en jardins d’enfants.On es-time à environ $13,699,000 l’ouverture de ces 12,000 nouvelles places.En ajoutant cette somme aux $60 millions déjà identifiées plus haut, on atteint un grand total de plus de $73 millions.Il y a, en outre, d’autres mesures annoncées à Décisions 85 par divers ministères qui sont plus difficiles à « chiffrer» Ainsi, le ministère des Finances a annoncé la mise sur pied d’un groupe de travail pour étudier la'question du statut de la femme collaboratrice.Cela représente une dépense d’environ $15,000 à $20,000.De son côté, le ministère de l’Industrie et du Commerce prêtera une personne deux jours/semaine pour identifier tous les problèmes de fiscalité dans le dossier de la femme collaboratrice.Ce sont là deux exemples parmi d’autres, indique-t-on au cabinet de la ministre déléguée à la Condition féminine.Mme Lalonde s’expli- que mal les réactions négatives des femmes et de certains autres partenaires, en particulier les syndicats.« Qji’on dise qu’il y a un grand écart entre les demandes et ce que le sommet a permis d’obtenir, soit, commente-t-elle.Que les femmes attendent depuis longtemps et qu’il y ait de la frustration ac-cumulée, c’est aussi vrai.Cependant, il faut bien reconnaître que les revendications des femmes sont des revendications importantes.» Avant même la tenue de la conférence, rappelle Mme Lalonde, elle avait prévenu les représentantes des femmes qu’elles ne pouvaient espérer tout obtenir d’un seul coup.C’est la première fois que des femmes ont pu, à l’occasion d’un sommet qui réunissait tous les partenaires, s’exprimer au nom de l’ensemble des Québécoises et avoir ainsi la chance de faire avancer leurs dossiers dans une perspective de « négociation », remarque Mme Lalonde.« Très concrètement, constate-t-elle, chacun des points a été l’objet d’améliorations, dans certains cas, très importantes, dans d’autres cas, importantes.Ainsi, par exemple, au chapitre des services de garde, fl est loin d’être négligeable que l’on annonce 12,000 places par année, donc ce qui permet une avance possible, sérieuse et qui permet de penser à un réseau dans un certain nombre d’années parce que le développement, ça se fait place par place.» Des promesses, encore des promesses que tout ça, ont déploré bon nombre de participantes à Décisions 85.A cela, Mme I,alonde répond qu’il y aura un autre sommet en décembre.qu’elle y soit ou qu’elle ni soit pas.« Ce sera le temps de demander des comptes, et de continuer à pousser », conclut-elle.portantes sur le plan stratégique de la part du Québec.Ainsi, la politique à l’égard de la francophonie canadienne ne sera plus la ^litique d’un seul ministère, mais celle de tout un gouvernement.Les Affaires intergouvemementales canadiennes continueront d’offrir un soutien financier et technique aux organismes francophones, mais surtout, il coor-donera désormais l’action de l’ensemble des ministères et organismes gouvernementaux.On décuplera ainsi l’effet de la politique car des projets pourront être réalisés par des nombreux ministères, à meme leurs budgets, note le ministre.Celui-ci se refuse à y faire miroiter une pluie d’argent, le Québec ne veut pas faire concurence au gouvernement fédéral.Un peu sur le modèle de la coopération franco-québécoise, le gouvernement désire que se tisse une coopération qui soit directe entre les groupes et les individus.On évoque des projets d’échanges ou de collaboration entre des hôpitaux, des universités, des municipalités, des postes de radio.Pour la première fois, on entend faire des échanges économiques une priorité.On propose la mise sur pied d’un salon itinérant des produits culturels et de communication commun au Québec et aux groupes francophones; multiplier les échanges entre hommes d’affaires, notamment par l’organisation de missions économi ques conjointes; favoriser l’émer gences de coopératives en milieu francophone.Les jeunes recevront une attention spéciale.Le Québec désire aider à l’éclosion d’une relève, à former les élites de demain.On facilitera ainsi l’accès de jeunes des autres provinces aux institutions scolaires québécoises, particulièrement dans les domaines de la technologie supérieure et de la santé.Déjà, une centaine d’Acadiens fréquentent les facultés de médecine, de soins dentaires et de pharmacologie.On valorisera l’enseignement à distance.On souligne le besoin d’offrir un plus grand nombre de bourses aux Franco-Canadiens désireux de compléter leurs études en français.En matière de communications, le Québec dit vouloir offrir aux francophones hors-Québec les avantages des techniques modernes de communications pour donner accès aux banques de données et de terminologie québécoises.Les institutions et les organismes francophones des autres provinces doivent être aussi modernes que piossible, note-t-on.Le Québec se dit disposé par ailleurs à accroître sa coo^ration avec les autres grouvernements provinciaux, qu’il s’agisse d’améliorer les services offerts par les autres provinces en français ou de diversifier les services.Cette coopération doit déborder du champ de la culture .Dans certains cas, il serait souhaitable que le gouvernement fédéral joigne ses efforts à ceux du Québec, dit-on.Pour le président de la FFHQ, M.Létourneau, cette politique québécoise marque un changement important.Très heureux de l’intervention de M.Johnson, il s’est dit d’avis que c'était «un exemple à suivre pour les autres provinces».Au cours d’une conférence de presse qui a suivi, M.Johnson a par ailleurs commenté brièvement les réactions qu’ont suscitées la position constitutionnelle du Québec rendue publique il y a 10 jours.La réaction du premier ministre Brian Mulroney était préliminaire mais contenait des éléments constructifs qui contrastaient avec ce qu’on a entendu depuis 15 ans, a ainsi noté le ministre.Quant aux commentaires du premier ministre manito-bain Howard Pawley, ils doivent se comprendre dans le contexte d’une situation explosive dans cette province, croit-il.Aux média d’information ontariens qui ont mal accueilli les demandes québécoises, il a rappeüé que «le Québec ça dérange et ça va continuer de déranger Cela fait partie de l’air ambiant, comme l’oxygène et l’azote», a-t-il lancé.Ceux qui croient que le problème québécois a été réglé une fois pour toutes se trompent.Tant que le Québec choisira d’être différent, il va continuer de déranger, dit-il.Ces réactions négatives ne changeront pas à son avis l’attitude du Québec.^ Un attentat bée sur une petite rue du centre-est de la capitale, non loin de casernes et de l’état-major, détruisant en partie quatre bâtiments d’un étage.Au cours d’un second raid, une autre explosion s’est fait entendre, mais, à ce moment-là, les deux appareils irakiens volaient à environ 6,000 mètres d’altitude, hors de portée de la DCA, mais également trop haut pour frapper avec efficacité.L’aviation irakienne a effectué deux autres raids contre Téhéran hier soir.Pour le moment, les autorités restent silencieuses sur d’éventuelles victimes ou dégâts, mais des témoignages concordants font état d’au moins un impact dans un quartier nord-est de la capitale.Selon les Iraniens, le premier raid irakien sur la capitale, perpétré avant l’aube, a fait entre six et 10 morts.L’alerte aérienne a duré moins de vingt minutes, et comme à chaque fois, la ville a été plongée dans le noir absolu par une coupure d’électricité.Bagdad a annoncé un nouveau bombardement contre Ilam (ouest de l’Iran).On ignore le nombre des victimes à Ilam.De son côté, le département d’information du Conseil supérieur de défense iranien a promis en représailles de transformer Bagdad en « un enfer » et a demandé à la population d’évacuer la ville.Dans la même veine, l’hodjatoles-lam Hachemi Rafsanjani, président du Parlement iranien, a menacé hier matin d’interdire l’accès de tous les ports du Golfe si les États-Unis bombardaient un port iranien, comme la chaîne de journaux américains Hearst en prête l’intention au président Reagan si l’un des otages américains enlevés par le Djihad islamique aü Liban était exécuté.« Le régime américain s’attaque à la République islamique car un des courants politiques au Liban, à savoir le Djihad islamique, est sympathisant de l’Iran », a expliqué M.Rafsanjani.Cette mystérieuse organisation a revendiqué à Beyrouth l’attentat contre l’émir du Koweit qui a fait trois morts et douze blessés.Le Koweït, qui n’a pas imputé l’attentat à aucun pays ou mouvement, apporte un appui financier à l’Irak depuis le début de son conflit avec l’Iran.Téhéran a nié être impliqué dans l’attentat auquel a échappé l’émir du Koweït.L’agence iranienne IRNA (Islamic Republic News Agency) a cité un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères selon lequel une implication iranienne dans cet incident serait « incompatible avec la politique de la République islamique en Iran».l,e Koweït a rouvert ses frontières aux étrangers hier, pendant que les forces de sécurité cherchent à découvrir l’identité du chauffeur de la voiture suicide qui a échoué dans sa tentative d’assassinat de l’émir du Koweït, qui s’en est sorti avec des égratignures.Quatre personnes, dont l’auteur de l’attentat, ont trouvé la mort dans l’explosion d’une voiture bourrée d’explosifs au moment où passait le convoi de l’émir sur le front de mer.Le journal al-Qabas rapporte qu’un certain nombre de personnes ont été appréhendées par la police pour être interrogées.^ L’effet Amériques d’une façon inoubliable, laissant des souvenirs qui demeureront vivaces.En plein coeur, déjà, d’un festival qui a démarré rapidement et magnifiquement (l’assistance aux spectacles est de l’ordre de 90% en moyenne), les performances de Cur-chack et du couple Ribas, qui sont aux antipodes, le premier questionnant le jeu, les seconds s’effaçant complètement derrière, arrivent au même résultat qui est la raison d’être du théâtre, la représentation du drame humain dans ses désirs et dans ses angoisses.Si Fred Curchack impressionne tant (son one-man show à guichets fermés qui se termine ce soir est ac-ceuilli par des ovations) c’est que le public voit à l’oeuvre, sans filet, un artiste qui tout en laissant libre cours à son imagination (on croirait parfois voir un enfant qui délire jus-, qu’à l’horreur, cris stridents, voix élastique, pitreries) installe les balises de son entreprise.Se démarquant souvent de la représentation, par des commentaires parfois cyniques sur l’état même du spectacle, Curchack se livre en fait au public en levant le voile sur ce dur métier de jouer, d’amuser, de représenter.Stuff As Dreams Are Made On est un aveu, autant de plaisir (à jouer) que d’impuissance (à être), mais aussi autant de misère (à amuser) que de pouvoir (à mystifier).Curchack, avec trois fois rien, un rideau blanc usé, une poupée, une lampe sur pied, deux lampes de poche et deux briquets, des masques, fait et refait des tours de piste en se prenant tour à tour pour Prospéro, Caliban surtout, Ariel, la belle Miranda et son amoureux le prince Ferdinand mais sans trop se soucier de jouer le canevas shakespearien.De l’un à l’autre personnage, il se voue surtout à multiplier les effets, les jeux d’ombres, tout chez lui tournant autour d’une certaine manière de démystifier l’épate tout en y ayant recours constamment.Cependant, Curchack, dans sa générosité, a du mal à contrôler l’entière durée de son spectacle.L’effet Curchack, parfaitement réussi au début, passe peu à peu à un certain surplace et le spectacle aurait gagné à être réduit de dix minutes, ce qui aurait évité à l’artiste de « revenir » sur certains trucs comme le jeu des briquets.L’acteur nu n’est jamais nu, et Fred Curchack le sait, qui repart sous les bravos avec quelque chose dans l’oeil qui est peut-être de la tristesse de ne pas savoir comment terminer ce bizarre jeu de la représentation.Mansamente (qu’on donne encore ce soir à 22 heures), c’est un voyage au pays brésilien des paysans, gens simples.Indiens vivant en accord avec la nature.Un monde de travaux et d’équilibre.Rachel et Marcos Ribas ont fabriqué des marionnettes miniatures (étonnantes de souplesse) qu’ils manipulent avec une douceur sans limites.Spectacle très court, mais qui fait oublier le temps, Mansamente regroupe trois contes qui dépeignent la vie quotidienne en Amazonie.La mort d’un paysan qui a trimé dur.La chasse d’un jeune Indien.L’amour en liberté.Amour, chasse, mort, trois états du pays Vie.Un accompagnement musical envoûtant nous amène lentement à se familiariser avec le monde miniature de ces paysans vivant au rhytme de la nature.Le charme est total.La poésie surgit avec douceur de cette mini-scène où le maniement même de ces marionnettes participe au cUmat de magie de l’ensemble.La scène finale, celle de l’amour entre les deux adolescents, atteint une pureté absolue que l’on imaginerait mal dans d’autres circonstances que celle-là, magique, que Rachel et Marcos Ribas nous ont fait vivre.Ce groupe brésilien, fondé en 1971, a déjà créé treize spectacles.Son passage à Montréal a donné un moment de grâce du festival des Amériques.Aujourd’hui, première de Mein, une création collective mise en scène par Richard Rose avec des comédiens du Toronto Free Theatre et du goupe Necessary Angel.On peut aller entendre aussi les six femmes inuit qui chantent le Katajjak et dont la première avait lieu hier soir.Nous en reparlerons mardi.On trouvera en page 5 la critique de Paul Lefebvre sur la création du Titanic, la commande du FTA aux créateurs Gilles Maheu et Jean-Pierre Ron-fard.4 Pas de place Les droits que ce texte assure « sont fondamentaux et non négociables », a-t-il poursuivi, ajoutant que, bien que le Québec « soit le principal foyer de la francophonie », son parti se porterait toujours à la défense des francophones hors Québec comme de la minorité anglo-québécoise.Parmi l’ensemble des propositions constitutionnelles du Québec, il s’en trouve « plusieurs qui ont déjà été discutées abondamment au cours des conférences constitutionnelles passées », a rappelé le chef libéral.« Des progrès rapides pourraient sans doute être accomplis sur ces points, les libéraux ont déjà fait franchir des étapes importantes au dossier constitutionnel, c’est maintenant au gouvernement conservateur de faire connaître sa position », a-t-il dit.Selon lui, « le Parti libéral est résolu à faire tout en son pouvoir pour appuyer les'initiatives raisonnables (du gouvernement Mulronev) destinées à amener le Québec à signer l’accord constitutionnel ».Le caucus libéral fédéral a, depuis une semaine, commencé à décortiquer les suggestions constitutionnelles du gouvernement québécois et se prépare à demander l’avis de la population sur cette question, a-t-il dit.Le dîner de samedi comptait deux absences remarquées, celles de l’ex-premier ministre Pierre Trudeau, retenu par d’autres engagements à Montréal, et de M.Jean Chrétien, qui assistait à Toronto au mariage de la fille d’un proche collaborateur.Ce dernier a toutefois fait parvenir un télégramme à l’assemblée pour que son qbsence ne soit pas taxée d’indifférence.Au passage, M.Turner a salué la remontée du Parti libéral dans plusieurs provinces.D’ici un mois, les libéraux formeront le gouvernement à Toronto, pour la première fois en 42 ans, au Nouveau-Brunswick les déboires du premier ministre Hatfield ont permis aux siens d’arracher, en complémentaire, un siège aux tories.Les récentes élections du Yukon ont permis aux libéraux d’élire deux députés sur 16 sièges, les deux premiers comtés rouges dans l’Ouest depuis 15 ans au niveau provincial.Finalement au Québec, « très bientôt nous verrons un gouvernement libéral », a-t-il lancé.« Le 5 septèrtibre des journalistes ont dit que le Parti libéral était mort, disparu comme celui de Grande-Bre-ta^e, on est loin d’êli'e morts », a-t-il ajouté.: ' ¦ Prenez votre Prêt-à-partir pour lasiiccés^ B B i.‘ i ’h.- ¦ v-’* ' ' 1 i ^ -M.Ü-Î>ï .Wï; Message de dernière minute, vous partez pour la Californie.Comptez sur Air Canada.3 vols pour Los Angeles tous les jours en semaine et 2 vols par jour pour San Francisco.Vous profitez de notre service Connaisseur à partir de Toronto.Profitez de l’Aéroplan pour vous mériter des primes-voyages plus rapidement.Consultez votre agent de voyages ou Air Canada au: 931-1011 À la réservation, mentionnez le DRF-5941.LOS ANGELES SAN FRANCISCO départ arrivée départ arrivée 07 h 25 11 h 51 07 h 25 11 h 50 11 hOO 15 h 30 sauf le samedi et le dimanche 15 h 50 20 h 05 15 h 50 20 h 00 sauf le samedi 15 h 50 20 h 16 le samedi AIR CANADA '-il'î LE DEVOIR CAHIER I Montréal, lundi 27 mai 1985 Les banques privées genevoises s’apprêtent à réinvestir au Canada JEAN CHARTIER Genève— Les banques privées genevoises gèrent les fortunes pnvÆs, agissent au double titre de banquier et d’agent de change, ce qui n’est possible ni à New York, ni à Londres, ne rendent pas leurs bilans pubbcs et font des placements internationaux de manière neutre, ce qui n’est pas le cas de Merryll Lynch par exemple aux États-Unis.Ces banques pnvées ont assumé le leadership dans les investissements internationaux depuis 20 ans.Ainsi, elles investissaient déjà au Japon VOICI 15 ans tandis qu’aucun courtier améncam n’en faisait autant.Or, ces banques s’apprêtent à réinvestir à nouveau au Canada, à la suite de gestes spectaculaires du gouvernement conservateur à l’égard des capitaux privés.Plusieurs banques pnvees genevoises sont d’ailleurs dotées dès à présent de fihales montréalaises prêtes à prendre de l’expansion.Voilà ce qui ressort d’une rencontre avec les principaux banquiers privés genevois à leur prestigieux et austère club privé, rue de la Corra-terie dans le vieux quartier de Genève.Jusqu’à récemment, les banquiers privés n’accordaient aucune entrevue à la presse.Les sélectes banques privées’genevoises ont été créées à la fm du 18e siècle à la suite du règne de Necker comme ministre des Finances en France.Il s’agit de sociétés de personnes plutôt que de sociétés anonymes et celles-ci sont sohdairement responsables sur tous leurs biens des engagements de la banque.Une telle société à fonds limités ne saurait prendre de risques commerciaux, ce qui assure le sérieux des placements effectués.Ces banques offrent des services Selon Denis Mote, analyste à la Maison Placements Canada « Les frères Black vont bousiller Norcen » TORONTO (PC) - La compagme Argus, un géant du holding qui contrôle des entreprises telles que Dominion Stores et Massey Ferguson, doit son nom au colosse aux cent yeux de la mythologie grecque.Mais sous l’admirastration des mil-honnaires Conrad et Montegu Black, Argus Corp.Ltd a perdu sa position de géant du monde des affaires au Canada.La compagnie a nagé dans l’incertitude au cours des dernières années et il est à prévon que les turbulences persisteront pendant les semaines à vemr.Au début du mois.Argus annonçait la vente des actions majoritaires qu’elle détenait dans la Standard Broadcasting Corp.Ltd, une société qui gère notamment l’important poste de radio CFRB à Toronto.Par la suite, on apprenait que la.compagme avait l’intention de poursuivre son idée de se débarrasser des magasins d’alimentation Dominion Stores.Et plus récemment, Argus rendait publique une vaste réorganisation de sa principale compagnie de holding, Argcen Holdings Inc.Le même jour, Montegu Black devait déclarer dans une mterview que lui et son frère Conrad avaient l’intention de se séparer.Les observateurs de Bay Street prévoient que toute cette activité présage d’autres secousses.« Nous ne savons pas ce que les frères Black vont faire avec toutes ces ventes (de Dominion et de Standard), mais il me semble qu’ils ne se retireront pas comme de vieux soldats », dit David McQueen, économiste du Glendon College de l’umversité York.En avril, à l’occasion de la réumon annuelle de Norcen Energy Resources Ltd, Conrad Black avait déclaré qu’Argus poursuit un plan selon lequel la compagnie va se retirer progressivement des sociétés dont la rentabilité est douteuse, pour investir dans des compagnies qui ont fait leurs preuves.Norcen Energy Resource fait partie des firmes avec lesquelles les frères Black enregistrent leurs meilleurs résultats.Il n’en demeure pas moins que Conrad et Montegu Black n’ont pas la meilleure réputation à Bay Street, et que plusieurs craignent pour l’avenir de Norcen.Ainsi, Denis Mote, analyste à la Maison Placements Canada, craint que Norcen n’ait les yeux plus grand que la panse.Il souligne que la compagnie a dépensé $27.6 millions l’an dernier pour accroître sa participation dans The Hanna Mining Co.de Cleveland, le deuxième plus important producteur de mmerai de fer au monde.Les frères Black avaient déjà essayé de prendre en main la compagnie de Cleveland en 1982, par le biais de Norcen.Hanna Mining s’est battue vigoureusement contre cette manoeuvre, et finalement le tout s’est à l’époque réglé par une entente hors cour limitant la participation de Norcen.Selon Denis Mote, « le sentiment qui prévaut à Bay Street, c’est que les frères Black vont bousiller Norcen ».personnalisés de sorte qu’aucune d’entre elles n’acceptent de comptes inférieurs à 50,000 ou même à 100,000 francs suisses.M.Laurent Dommicé de Messieurs Lombard, Odier et Cie a déclaré, lors d’une rencontre récente avec trois journalistes canadiens en voyage d’étude à Genève, que les banques privées ne rémunèrent pas les comptes courants mais détiennent une expertise avant-gar-diste dans tes placements mtematio-naux.Les quatre cinquième des fonds des six banques privées genevoises proviennent en fait de fortunes privées.Il y a une très forte majorité d’étrangers qui fournissent les fonds gérés par les banques pnvées de Genève.Peu de fonds proviennent toutefois d’Aménque.M.Dominicé explique qu’au moment de la révolution française, plusieurs grandes familles ont fait une visite à Genève avec des capitaux h-quides.La vocation de conseiller de chacune des banques privées a alors connu une expansion extraordinaire.À l’époque, le Vatican interdisait les prêts avec intérêts.Comme il n’y avait que 3% de protestants en France, la banque s’est avérée protestante.Cela explique que les banquiers calvinistes de Genève aient connu une aussi forte activité dès le 18e siècle avec la France.M.Jean-Daniel Vermeil, secrétaire général du Groupement des banquiers privés genevois, évalue à plus de 70 milliards de francs les fonds déposés chez les six banquiers privés de Genève.On compte en tout maintenant 25 banquiers privés en Suisse, en comparaison de cinq grandes banques publiques et de quelque 300 banques communales.Le client typique, c’est l’homme d’affaires parisien qui confie un ou deux millions de francs suisse à un banquier privé genevois.« Il nous confie une pome pour la soif, pour ses enfants», explique M.Dominicé.Pour chaque catégorie de chents, il y a une formule particulière.Et, ceci est un secret bien gardé.Car, le procureur général fera arrêter celui qui violera le secret bancaire suisse.M.James Crot, directeur adjoint de la banque privée Pictet et Compagme, est particuhèrement actif au Canada.Il préside, en effet, une filiale canadienne de la Pictet, la compagme Fingest de Montréal.M.Crot estime que le Canada a eu une cote.Mais le Canada n’a pas eu très bon crédit ces dermères années.Récemment, il a ajouté quelques compa-gmes pétrolières sur sa liste d’achat.Contrairement aux espoirs de ceux qui ont investi dans les années 50, le Canada ne s’est cependant pas indus-tialisé.Et, aujourd’hui, les investisseurs étrangers sont prudents à l’égard du Canada.Il faut cependant ajouter qu’il y a 15 ans, le dollar valait quatre francs suisses.L’essentiel des fonds déposés dans les banques privées genevoises est européen.Depmx dix ans, ü y a aussi des fonds arabes.Les banques privées genevoises regardent sur les marchés des capitaux.Présentement, c’est la Banque industrielle du Japon qui offrent le meilleur rendement sur des dépôts et fait l’objet de l’attention des investisseurs suisses.Le rapport Marceau (1 ) Huit mois après sa publication, Québec tarde à réagir JEAN-ROBERT SANSFAÇON collaboration spéciale Depuis sa publication il y a huit mois maintenant, le rapport de la Commission d’enquête sur l’admi-mstration de Madelipêche et de Pêcheurs-Unis du Québec n’a donné lieu à aucune suite digne de ce nom de la part du gouvernement du Québec.Seule Madelipêche, qui était à l’époque sous contrôle majoritaire de la coopérative Pêcheurs Unis, et qui est devenue depuis propnété de la Société québécoise des ^ches, a intenté une poursuite judiciaire dont les fondements sont directement tirés du rapport Marceau.Septembre 1984 : les trois commissaires, nommés par le gouvernement du Québec, remettent leur rapport au ministre Jean Garon, apres 15 mois d’étude, l’audition d’une centaine de témoins, et plus de 15,000 pages de notes sténogra-phiques retranscrites.À cette occasion, le mimstre déclarait à l’Assemblée nationale que ce rapport n’intéressait pas seulement le monde des pêches, mais qu’il « concernait tout le Québec ».Le rapport est accablant pour plusieurs intervenants dans la gestion de la coopérative Pêcheurs Unis du Québec, jusqu’au moment de là faillite survenue en 1983.La Commission accuse une grande institution financière, la Banque nationale, « de s’être comporté de façon inéquitable, injuste et abusive i> avant la faillite, en récupérant dans un laps de temps de cinq mois quelque $ 5 millions par un contrôle total des dépôts et des sorties des comptes de Pêcheurs Ums et (Je Madelipêche.Du même souffle, la Commission reproche à la très importante firme de comptables Raymond, Chabot, Martin, Paré (RCMP), de s’être placée « dans un conflit d’intérêt grossier » en étant à la fois vérificatrice pour le compte de Pêcheurs Unis et en assumant au cours des mois qui ont précédé la faillite une prise de contrôle informelle de cette même entreprise pour le compte cette fois du principal créancier, la Banque nationale.Au passage, la Commission écorche un des anciens dirigeants de Pêcheurs Unis, devenu depuis grand patron de plusieurs institutions du Mouvement Desjardins, M.Guy Bernier, à qui elle reproche d’avoir trop largement profité de ses connaissances privilégiées du régime de pension local pour se faire octroyer un statut bien parti-cuher.En conclusion à son rapport, la commission Marceau fait 14 recommandations s’adressant aux autorités gouvernementales, à l’ordre des comptables, au syniiic responsable de la liquidation.des actifs de Pêcheurs Unis, ainsi qu’aux exemployés qui pourraient avoir été lésés par la discrimination inhérente au régime de pension jugé trop généreux pour certains cadres supérieurs de l’entreprise.Mai 1985, qu’est-il devenu de ces conclusions et recommandations ?Au bureau du secrétaire-exécutif du gouvernement du Québec, M.Louis Bernard, on nous promet depuis plus d’un mois une réponse à cette question.Pourtant, au niveau des organismes gouvernementaux concernés par les recommandations de la Commission, on ne semble pas avoir donné suite au rapport avant que LE DEVOIR n’enquête sur le sujet.Ainsi, à la Commission des droits et libertés, à qui la Commission Marceau demandait d’étudier l’aspect particulier de la discrimination dans le fonctionnement des fonds de pension, la directrice des communications, Mme Paule Ste-Marie, nous a remerciés de l’information, précisant que l’on n’avait pas pris connaissance du rapport à ce jour.Du côté de la Régie des rentes du Québec, on venait a peine de recevoir un appel du secrétaire-exécutif Bernard, subséquent là aussi à l’intervention du journal.On n’avait encore aucun commentaire à faire sur la question, tout en nous renvoyant simplement au bureau du secrétaire-exécutif du gouvernement, M.Bernard.Le cas Guy Bernier Dans le cours de leur enquête, les commissaires ont été appelés à étudier le cas particulier de l’ancien directeur général de Pêcheurs Ums, aujourd’hui devenu président du conseil de la Confédération des caisses, président de la plus impor-tarjte Fédération des caisses Desjardins, président aussi de la So- ciété d’mvestissements Desjardms, vice-président de la Caisse centrale Desjardins, président du conseil de Québécam et membre du conseil de Culinar.Tout en n’ayant rien à reprocher sur le plan professionnel à M.Guy Bermer, la commission se scanda-hsait de constater que les connaissances privilégiées de Tex-diri-geant, à l’égard du fonctionnement des régimes de pension, lui avaient permis de se faire octroyer par les conseils d’administration de Pêcheurs Unis un fonds de pension totalisant quelque $ 346,000 après 25 ans de service, mais seulement 11 années de contribution et une mise Personnelle ne dépassant pas 46,000.Le reste provenait (le la seule contribution de l’employeur.À titre de comparaison, la commission étudie le cas d’un autre cadre de l’entreprise qui n’a pu se retirer après 40 années de service et 67 ans d’âge, qu’avec une rente annuelle de $ 17,296, comparativement aux $ 34,769 de M.Guy Bermer.M.Bernier aurait, selon la Commission, abandonné son poste de (h-recteur général de Pêcheurs Unis en juin 1976 pour assumer la (hrec-tion de la Fédération de Montréal des caisses Desjardins.Il continuera cependant à présider un nouveau « Comité d’orientation et de direction », sorte de comité exécutif, chez Pêcheurs Unis jusqu’en 1981.Au cours de ces quatre ans, il ne recevra aucun salaire pour sa participation au COD, mais bénéfi- ciera de contributions substantielles de l’entreprise coopérative à son fond de pension.Si ces contributions correspondaient à une volonté explicite du conseil d’administration jusqu’en décembre 1977, la Commission estime qu’aucune résolution ne les autorisait plus entre janvier 1980 et janvier 1981.Simple formalité, ou irrégularité ?La Commission semble nettement pencher vers la seconde possibilité, allant jusqu’à questionner la légalité de l’ensemble des clauses dis-criminatomes ayant favonsé les directeurs généraux de l’entreprise depms 1971.Considérant cet état de fait, les commissaires recommandaient à la Commission des droits de la personne et à la Régie des rentes, d’apporter les correctifs appropriés.Vérifications faites auprès des organismes concernés, rien n’a encore été entrepris dans ce sens.De son côté, M.Guy Bernier, visiblement touché par les allégations de la Commission, nous a déclaré avoir obtenu des avis légaux et fiscaux sur la question depuis la publication du rapport, et que tout lui paraît encore aujourd’hui, légal et normal.Il parle volontiers de « règlements de compte », faisant allusion aux rapports difficiles qui ont prévalu à l’époque entre les (h-ngeants de Pêcheurs Unis et ceux du ministère des Pêchenes du Québec.Au lendemain de la publication du rapport Marceau, M.Bernier a dû s’exphquer devant les membres inquiets de la Fédération de Mont-* réal des caisses Desjardins, dont il assume la direction.« Nous avons fait étudier les conihtions actuelles de traitement de M.Bernier à la Fédération, par une firme spécialisée qui en a conclu qu’elles étaient en-deçà des conditions offertes ailleurs dang l’entreprise privée.Quant à la situation qui a prévalu à l’époque de Pêcheurs Unis, les ex-phcations que nous a fournies notre directeur ont été jugées satisfaisantes par les administrateurs et les membres du Comité de surveillance de la Fédération », a déclaré un des trois membres de ce comité de surveillance, M.Jean Guy Cha-put.Au conseil d’admmistration de la Fédération, formé de représentants des caisses de la région de Montréal et de l’Ouest du Québec, même son de cloche.« Nous avons mené une enquête séneuse et poussée sur les allégations du rapport Marceau pour finalement conclure qu’il n’y avait rien à retenir contre M.Guy Bernier», d’affirmer un membre du Conseil, M.Serge Lamarche.Selon tous les spécialistes consultés, il s’agirait la d’une pratique courante dans les grandes entreprises, peu connue du grand public, qui consiste à bonifier le fonds de pension de certains cadres supérieurs plutôt que d’accroître leur salaire.Chez Pêcheurs Ums, cette forme d’abri fiscal aurait été consentie à M.Guy Bernier par le conseil d’administration de l’époque, pour retenir ses services alors qu’il s’était vu offrir un poste de sous-mmistre au gouvernement fédéral.Tableau REA COMPAGNIES AYANT DISTRIBUÉ DES VALEURS ADMISSIBLES AU R.É.A.Û.Dale d'inscription 24-04-84 16-12-83.06- 10-83 27-11-84 15- 06-84 27-09-84 22-03-84 27-12-84 18-10-84 03-10-84 16- 06-83 08-12-83 08-12-83 11-12-84 14-09-83 22-03-83 18-12-84 07- 11-84 24- 11-83 29-10-84 29- 10-84 16-03-83 22-12-83 05-10-84 21- 11-83 08- 12-83 27-07-83 08- 11-83 25- 03-84 09- 04-84 30- 12-84 20-06-83 27-02-85 22- 03-84 27-03-84 08-12-83 • ; Promlèr* Montant Émetteur Déduction (millions) "Aligro 150% 3 5$ "Amusecorlnc 150% 24$ Banque d'Épargne _ 100% 22 2$ ' Biotech Electronics 150% 7 0$ ’ Canam Manac Inc A 100% 9 5$ Cascades 100% 113$ • CB Pak Inc 75% 27 0 $ CB Pack Inc 75 % 24 O $ Ciment St-Laurent A 75 % 10.0$ * Circo Cratt Inc ” .150% 23 1$ ' Circuits Hélix Inc 100% 71$ ¦ 'Cancom 150% 20.0$ Comterm Inc 150% 28 5$ ’ Datagram Inc 150% 3 0$ Donohue Inc 100% 42.5$ Dufresnoy Inc 100 % * 0 7 $ Entreprises Hartco Inc.150 % 7 0 $ FCA Internationale 100 % 12.5 $ Gaz Métropolitain Inc 100% 16 3$ Goodtellow 150%' 5.0$ Groupe Trans GTC.150% 10 0$ ' Guardian Trustee Inc 100% 13$ Guardian Trustee pr conv B 150% 5.0$ Industries Charan Inc 150% 3.5$ ' Le Groupe Forex Inc 100 % 5 0 $ ' Les Magasins Château Ltée 150% 10 4$ Les Mines d'Or Kie’na Ltee 100% 25.0$ Louvem Inc ’ 150 % 5 O $ Louvem Inc pr conv 150% 80$ ' McNeil.Mantha Inc 150% 3 0/$ Mines D'Or Val 150% 22$ Mmes Dumagami Inc 100% 107$ Mmes J AG Ltée 100% 05$ Montreal Trustee 75 % 27 5$ ' Morgan Trustco Inc 100 % 6.0 $ Muscocho pr conv 150/% 40$ distribution publique pour la compagnie, avec Irtscrlptlon simultanée Prix à l'émission 5$ 200 18'/2$ 5$ 9'/2$ 9%$ i2y -1 de 23% Le T 11 v\ n \ \ ^ .ixiraordinaire de 1,6 ^^^^^p^rt a 0,94 $ en 1982 Apres ' ^ ! benétice net par action est de 1,07 $ I 0,94 $ l'an dernier Ces résultats ont été atteints ürant une période particulièrement diflicile et ils ont été réalises en suivant le plan trace Lan dernier et par la mise en application des programmes de rationalisation des opérations et de compressions budgetaires Montreal, le 19 avril 1983 /r Pour informations et réservations d’espace publicitaire, contactez: Vivianne Chénier 844-3361 l INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, lundi 27 mai 1985 13 Sri-Lanka : un commando spécial détient un Canadien PATRICE CLAUDE Le Monde KALMUNAI (Sn-Lanka) — M Paul Nalanayagam, directeur de l’orphelinat méthodiste local et ancien président du « Comité des citoyens » de la ville, a été arrêté mercredi dernier par la police spéciale de Sn-Lanka D’origine tamoule, naturalisé canadien depuis plusieurs années, M.Nalanayagam, âgé de 50 ans, était considéré par la minorité tamoule du district de Batticaloa comme une sorte de médiateur courageux entre la communauté et les forces de l’ordre Dans le climat de terreur qui règne parmi les Tamouls de la région, il était jusqu’à son arrestation le seul à élever encore la VOIX contre l’action des commandos spéciaux de la police Quelques heures avant sa détention, au titre des lois d’exception sur la sécurité, il nous avait fait part de son angoisse II semble que les autorités lui reprochent surtout d’en savoir trop sur les circonstances d’une exécution de 63 jeunes Tamouls opérée, selon les habitants de la région, par les commandos spéciaux à la fin de la semaine derraère D’après les témoignages recueillis sur place auprès des notables tamouls, hommes d’affaires, fonctionnaires et religieux, les 63 victimes de la dermère va- gue de répression ont été exécutées d’une balle dans la tête après avoir subi diverses tortures, dans les deux camps régionaux de la police spéciale.Le massacre se serait produit en deux temps, jeudi 16 et vendredi 17 mai, à l’aube, près d’une petite locahté tamoule, Thambiluvil, à 30 kilomètres au sud de Kalmu-nai.Alertés par des salves de pistolets mitrailleurs, des pêcheurs et des fermiers du village, moins terrifiés que les autres, se sont rendus sur place après le départ des commandos.Ils ont découvert vendredi, en fin de matinée, 63 cadavres de jeunes Tamouls « âgés de 18 à 25 ans » enterrés dans le sable, à 100 mètres de la mer.Averti du massacre par la population, M.Paul Nalanayagam a alors adressé une demande d’enquête officielle aux autorités.Quelques heures plus tard, selon les habitants de Thambiluvil, les commandos sont revenus avec des camions, ont déterré les cadavres et les ont emportés.La rumeur publique dit que les corps ont été brûlés ailleurs dans la région, à l’aide d’un stock de vieux pneus et que l’odeur dégagée par la crémation ne laisse aucun doute à cet égard.À Tendroit supposé de l’exécution, non loin du petit cimetière de la localité, des traces suspec- LE MONDE EN BREF ¦ Colombie : occupation BOGOTA (A1"P) — Le groupe de guérilleros du Mouvement du 19-Avril (M-19, gauche nationaliste) qui occupe pacifiquement depuis jeudi le siège de la Croix-Rouge à Bogota, a décidé samedi de poursuivre son action, a indiqué un communiqué de l’organisme humanitaire.Les protestataires, au nombre de 41, réclament la venue de hauts fonctionnaires du gouvernement pour s’entretenir avec eux de l’avenir du processus de paix Ils exigent également que des journahs-tes et des membres de la Croix-Rouge puissent se rendre dans la région de la Magdalena, dans la province du Valle (région de Cah), afin de constater ce qu’ils estiment être des « violations de la trêve » conclue avec le gouvernement Malgré l’accord de trêve signé en août dernier entre le M-19 et le gouvernement du président colombien, M.Beli-sario Betancur, de nombreux accrochages ont eu lieu récemment dans la région de Call entre l’armée et les guérilleros ¦ Mercenaires britanniques LONDRES (AFP) — Environ 40 anciens soldats britanniques ont été recrutés pour se joindre en Amérique centrale, le mois prochain, à des mercenaires américains en lutte contre le régime sandiniste, écrivait hier r Observer Selon l’hebdomadaire britannique, cette opération de recrutement internationale est patronnée par des personnalités américaines, notamment des millionnaires, des généraux de droite ainsi que par des mercenaires Deux dirigeants de la guérilla anti sandimste en Amérique centrale se sont joints à cette action et ont effectué une visite secrète à Londres afin d’embaucher des hommes capables de combattre à leurs côtés, précise le journal ¦ Duarte piaide en faveur des Salvadoriens NEW YORK (AFP) — Le président salva-dorien, M .losé Napoleon Duarte, cherche à obtenir du gouvernement américain qu’il permette aux immigrants illégaux salvadoriens, qui pourraient approcher le demi-million, de rester aux États-Unis, affirme l’hebdomadaire Newsweek dans sa dermère édition Le niaga7ine américain rapporte que, selon les calculs de M Duarte, ces immigrants renvoient dans leur pays plus de $100 miUions US par an, soit près du quart de Taide américaine au Salvador Le département d’Etat considère que la plupart des immigrants sal-vadoriens, comme la plus grande partie des immigrants illégaux venant d’Amérique du sud, .se rendent aux États-Unis pour y trouver du travail plutôt que pour échapper à une persécution politique C’est pourquoi le gouvernement américain refuse habituellement te statut de réfugié aux Salvadoriens et les renvoient chez eux lorsqu’ils sont repérés par les services de l’immigration Selon Newsweek, 45,000 Salvadoriens ont ainsi été expulsés des États-Unis entre 1981 et 1984 Résultats Pour recevoir LE DEVOIR à domicile composez sans frais l’un des numéros suivants: À Montréal: 332-3891 À Québec: (418)687-2022 Extérieur: Code régional: (514); 1-800-361-6059 (819); 1-800-361-5699 (418): 1-800-463-4748 (613): 1-800-361-5699 Tirage du 25-05-85 Prochain gros lot 1 700 000,00 approx 9 12 24 30 31 47 no comple mentaire 39 6/6 GAGNANTS 3 LOTS 621 924,90$ 5/6-F 9 78 316,40$ 5/6 321 1 679,10$ 4/6 16 508 62,80$ 3/6 286 213 10,00$ Ventes totales 15 573 992,00$ Provincial Tirage du 24-05-85 NUMEROS .5871765 871765 71765 1765 765 65 LOTS 500 000$ 50 000$ 1 000$ 100$ 25$ 10$ Tirage du 24-05-85 Numéros non-decomposables Numéros mobiles' NUMEROS LOTS 327986 250 000$ 27986 2 500$ 7986 250$ 986 50$ 86 10$ 961353 25 000$ 880425 25 000$ 332597 25 000$ 71610 2 500$ 7191 250$ 545 50$ / /Prochain gros lot V VVVlAKllILfA 200 000,00$ Tirage du 24-05-85 16 17 21 25 28 29 approx no comple f ^ mentaire I mt GAGNANTS LOTS 6/6 1 399 808,00$ 5/6-F 5 14 215,40$ 5/6 112 793,20$ 4/6 4 810 68,30$ Ventes totales 1 955 120,00$ Mise-tôt 3 9 12 18 GAGNANTS LOT 1071 46,70$ Super Loto Tirage du NUMEROS LOTS NUMÉROS LOTS 1968667 1000 000$ 1328932 1 000 0003 968667 50 000$ 328932 50 000$ 68667 5 000$ 28932 5 000$ 8667 500$ 8932 500$ 667 100$ 932 100$ 67 10$ 32 10$ 1021568 1 000 000$ 1316606 1 000 0003 021568 50 000$ 316606 50 000$ 21568 5 000$ 16606 5 000$ 1568 500$ 6606 500$ 568 100$ 606 100$ 68 10$ 06 10$ 5 lots de 100 000$ (numéros non decomposablesi 472A367 433A758 267B896 584B908 S78A629 Semaine du 20-05-85 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 9015 2706 3250 1573 6274 0965 Les modaltlés d’encaissement des billets gagnants paraissent au ivrso des billets En ras de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette derniere a priante tes subsistent encore • huit grands trous mal rebouchés, des traces de pneus de jeeps dans le sable, des morceaux de corde oubliés et des touffes de cheveux noirs sur la plage ou accrochées dans les buissons Trois corps « oubliés, selon les témoins, par les commandos vendredi soir » ont été enterrés un peu plus décemment par les villageois.Une demande d’autopsie a été faite officiellement, mais, mercredi soir, les corps n’avaient toujours pas été exhumés et Tmstitut médico-légal de Batticaloa n’avait pas été averti.Une enquête, selon M.Athulat-mudali, ministre sri-lankais de la sécurité, a été ouverte Mais les officiers de la police spéciale — Special Task Force, entraînés depuis un an par des spécialistes israéhens et d’anciens commandos SAS bntanniques — rejettent toutes les allégations.« C’est ridicule, nous dira le chef de la base de Batticaloa, qu’aurions-nous fait des cadavres ?( .) Mes hommes sont très disciplinés et bien entraînés.Ils ne se h-vrent jamais à ce genre d’excès.» Cependant, la terreur règne à Batticaloa et quand les commandos, tenue camouflée et M-16 flambant neuf au poing, font leur ronde quotidienne dans les villages tamouls, les volets se ferment et les parents font rentrer leurs enfants.Une personnalité polonaise passe à l’Ouest ¦ Le Danemark offre l’asile à un membre du comité central du POUR COPENHAGUE (Reuter, AFP) - M Josef Zimnicki, membre du Comité central du Parti ouvrier unifié polonais (POUP), a obtenu le droit d'asile au Danemark ainsi que son épouse et que deux autres membres de sa famille, a annoncé samedi le mimstre danois de la Justice, M Enk Ninn-Hansen Le ministre a dit à la presse que M Zimmcki, membre du comité central du POUP, était arrivé à Copenhague en février avec sa famille, a bord d’un tra-versier venant de Swinouscie, en Pologne, et qu’il vivait dans Test du pays, à un endroit tenu secret pour des raisons de sécunté Conformément à ce qui se pratique habituellement, la famille a été interrogée par les services de renseignements danois, a dit M.Ninn-Hansen, sans donner de raison à la défection On dit de source autorisée que l’arrivée au Danemark de M Zimmcki, un des plus hauts res-ponsables du parti polonais à avoir demandé l’asile en Occident, a été tenue secrète pendant trois mois à sa demande M Zimmcki a été expulsé du POUP le 14 mai pour avoir « trahi les principes guidant le parti » On dit dans les milieux diplomatiques occidentaux et les milieux politiques polonais de Varsovie qu’il faisait partie du « forum de Katow ice », faction dure du parti qui souhaitait un contrôle plus cen-Irabsé du Politburo et contestait la gestion décentralisée exercée par des généraux et même par des membres n'appartenant pas au parti On précise de même source que la défection de M Zimmcki est probablement due à des raisons davantage personnelles que politiques et que son expulsion du parti est presque certainement motivée par son départ pour l’Occident M Zimmscki, ancien ouvrier métallurgiste, est apparu pour la première fois comme membre élu du comité central au IXe congrès extraordinaire de juillet 1981 réuni pour arrêter une stratégie à l’encontre du syndicat indépendant Sohdarité.Son arrivée récente dans les hautes sphères avait donné à penser qu’il n’é-tait pas une personnalité influente du comité central Un responsable du ministère danois des Affaires étrangères a dit que, à sa connaissance, les autorités polonaises n’avaient pas pris contact avec les Danois à propos de la défection Depuis le coup de force contre Solidarité et l’introduction de la loi martiale en décembre 1981 — levée depuis — le nombre des défections s'est accru dans des proportions considérables Des diplomates, comme les ambassadeurs de Pologne à Washington et à Tokyo, ont choisi de passer à l’Ouest Ces deux derniers ont été condamnés par contumace à la peine capitale Puis sont venues les défections en masse L’année dernière, plus de 1,000 Polo nais ont profité des escales des bateaux de croisière de leur pays pour faire dé fection à l’Ouest notamment en RFA Selon des sources occidentales, à défaut de statistiques polonaises, plus de 100,000 Polonais se sont installés en Occident en utiUsant des visas de tourisme entre 1980 et 1983 LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 9h à 16h30 Pour modifier, annuier ou piacer votre annonce, téiéphonez avant 13h pour l’édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS VISA PAR TÉLÉPHONE 286-1200 I App/Logements I App/Logements I App/Logements À LOUER N.D.G.à 5 minutes du métro Vendôme Grand cottage, semi-détache, 10 pièces dont 5 chambres à coucher, cuisine équipée, foyers, boiseries, jardin, allee pavée Libre mi-août Prix demandé $1,300 non chauffé Pour visite, tél.: 484-4577 après 17h.28-5-85 I Ameublement Mobilier chambre GIBBARD acajou 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12 3 4 5 6 7 8 9 10 1 1 12 Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui Situation générale: une serie de perturbations qui s'étendent de la Baie James jusqu'aux Grands-Lacs se déplaceront vers I est et amèneront de la pluie sur le sud de la province lundi Les autres régions auront quelques averses Derrière ces perturbations le ciel se dégarera graduellement d'ouest en est lundi et mardi Les températures seront près de la normale lundi et légèrement sous la normale mardi MONTRÉAL Quelques averses en matinée Max 18 Mardi ensoleillé avec passages nuageux LEVER DU SOLEIL 5 h 12 COUCHER 20 h 29 QUÉBEC Abitibi Téitiiscamingue nuageux avec quelques averses en matinée Dégagement par la suite Max 15 Mardi ensoleillé Réservoirs Cabonga et Gouin nuageux avec quelques averses Dégagement en lin de journée Max 15 Mardi ensoleillé Ponliac Gatineau La Lievre quelques averses Dégagement en findejournee Max 17 Mardi en soleillé Laurenlides quelques averses Max 18 Mardi ensoleille avec pas sages nuageux Dutaouais quelques averses Max 20 Mardi ensoleille avec passages nuageux Montréal quelques averses en matinée Max 18 Mardi ensoleillé avec passages nuageux Esliie averses Max 20 Mardi ciel variable Trois Rivières Drummondville Québec Beauce pluie intermittente Max 17 Mardi passages nuageux Lac-Saint Jean Saguenay La Tuque réserve des Laurenlides quelques averses Max 12 Mardi ciel variable Charlevoix Rivière-du-Loup Ri-mouski Matapédia ennuagmeni SUIVI de quelques averses Max 12 Mardi ciel variable Sainte Anne des Monts parc de laGaspésie Gaspé parcForillon ensoleillé en matinée Ennuagement SUIVI d averses en après-midi Max 14 Mardi nuageux avec quelques averses Baie-Comeau Sept-lles plutôt nuageux avec averses dispersées Max 10 Mardi dégagement Basse-Côle-Nord Anticosti secteur de Natashquan ensoleillé avec passages nuageux Ennuagement en (in de journée Max près de 8 Mardi averses 10 Brian souffre d’insuffisance rénale Une maladie qui gonfle son petit corps de substances toxiques Sa vie dépend de traitements de dialyse qu' purifient son sang Brian a besoin d'un rem Mais, la réussite de greffes et la prévention des maladies rénales coûte très cher Vous avez les reins solides^ Luttez avec nous Pour donner a la Fondation appelez sans frais au 1-800-268-7742, ¦'ratrice #77 Horizontalement 1— Peintre espagnol (1881-1973) — Tête de rocher 2— Général — Praséo-dyme 3— Liquide formé de sucre en solution concentrée — Rangée de bancs 4— Troupe de chiens courants dressés pour la chasse — Policier 5— Veste assez ample — Erbium 6— Argent — Ajustement de deux parties disjointes — 7 — Attacha — Oie (ang ) — Dysprosium 8— Accabler de reproches — Einsteinium 9— Venais au monde — Préfixe égalitaire 10— Colombie-Britannique — Assiste — Plus qu’il ne faut 11— Bienheureux — Mot de remerciement — Chemin de halage 12— Greffe —Petit sac ' Verticalement 1 —Liquide jaunâtre qui se forme aux points d'infection — Variété d orange 2— Qu on ne peut se représente 3— Enduire de cire — Fait quelque chose — Seul 4— Confesser — Utilisa 5— Préparait le carême dans I ancienne liturgie romaine 6 — Strontium — Troupe quelconque 7— Au Moyen-Âge, armée — Élèves 8— Genre de légumineuses — Tentes avec audace — Cela 9— Rendre assimilable — Habitude ridicule 10— Six —lric(ium 11— Produit un certain effet —Très affligé 12— Tirer du néant — Nom donné, au Moyen-Âge, à des recueils de fables Solution de samedi « 10 II 12 -L/,£.T?.I 14 Le Devoir, lundi 27 mai 1985 Un peu d’histoire avant le début de la fin de Miller TORONTO (CP-LE DEVOIR) — Il y a soixante ans qu’on n'avait pas vu tant d’encre couler à propos de l’opinion d’un vice-roi.C’était quand le gouverneur général (vicomte de Vimy) Byngeut, en 1926, un différend de taille avec Mackenzie King sur la dissolution du Parlement, Ce que Byng avait refusé à King, il le concéda peu après à Meighen et l’on discute toujours de Tà-propos du refus de Byng de dissoudre le Parlement lorsque King lui en fit la demande.I/actualité qui replace dans l’actualité controversée le rôle joué par un vice-roi est, cette fois, ontarienne.Comme Byng en 1926, le lieutenant gouverneur John Black Aird en est à une fin de mandat.Byng devra vraisemblablement.en juin, décider du sort du régime conservateur qui y fait la loi sans interruption depuis 1943.Le 2 mai, les votants ontariens ont accordé .')2 sièges aux conservateurs de Frank Miller (20 sièges de moins que sous le précédent gouvernement de William Davis).Les néo-démocrates dirigés par Bob Rae obtenaient 25 sièges et le Parti libéral, sous la conduite de David Peterson, 48 sièges.L’on a su, vendredi dernier, qu’une coalition recherchée par le N PD avec Frank Miller a échoué.Bob Rae et sa formation politique ont maintenant l’intention de s’allier aux libéraux pour faire tomber les Tories sur une motion de non-confiance, en juin.Hors leur présence aux ouvertures des 11 Parlements du Canada, le gouverneur général et les 10 lieutenants-gouverneurs assument, au nom de la Reine Elizabeth, un rôle politique pratiquement nul.Voilà qu’après quatre ans de réceptions officielles et de discours de circonstances, le lieutenant gouverneur Aird (il a succédé à Mme Pauline McGibbon en 1980) se retrouve au centre d’une controverse.Lui, l’ancien sénateur et l’ancien trésorier du parti libéral, avait estimé ne pas devoir se contenter d’un simple rôle de figurant lorsqu’on l’avait pressenti pour deyenir chancelier d’une université.À 62 ans, Aird signera peut-être le mois prochain une décision qui le propulsera dans les bvres d’histoire s’il donne son congé au gouvernement de F’rank Miller.Queen’s Park, le parlement ontarien, reprend ses travaux le 4 juin.Dès la reprise des travaux parlementaires, après le discours inaugural, MM.Bob Rae (du Nouveau Parti démocratique) et David Peterson (Parti libéral) se ligueront pour aborder la question de confiance.Ce sera, on s’en doute, le début de la fin non seulement pour le régime de Miller mais pour 42 ans d’hégémonie tory sur l’Ontario qui a successivement passé par les F'rost, Drew, Robarts et Davis avant d’échoir au minoritaire Miller après la décision de Davis de prendre sa retraite.Aird n’a aucune obligation de convoquer les Ontariens aux urnes si Miller était défait ; le chef tory ne parle qu’au nom de 52 députés sur 125.Il pourrait appeler Peterson à former le gouvernement, libéraux et néo-démocrates s’étant entendus provisoirement pour former un gouvernement dont le chef pourrait régulièrement compter sur 73 des 125 députés élus le 2 mai.Le sénateur libéral Eugene Forsey, dans une entrevue, a exprimé l’avis que le lieutenant-gouverneur Aird avait à peine le choix, qu’il devait demander à Peterson de former le gouvernement si M.Miller était défait sur une motion de non confiance.M.Forsey croit que ce serait un outrage aux Ontariens que de les convoquer aux urnes, si peu de temps après les élections du 2 mai.Il croit aussi que M.Miller n’a aucun droit à la dissolution, ce qui serait « contraire à l’intérêt public ».M.Aird n’a pas indiqué ses intentions précises mais l’on sait qu’il consulte des spécialistes en questions constitutionnelles.Selon M.Forsey, le devoir de M.Aird est de faire fonctionner le Parlement ontarien « pour un laps de temps raisonnable».Le vingt-troisième lieutenant-gouverneur de l’Ontario n’est pas insensible au fait que certains prennent pour acquis que ses anciennes attaches libérales font de cette question une cause déjà entendue et décidée.Comme représentant de la Reine, il devra tenter d’établir la balance des inconvénients et, finalement, opter pour la solution qu’il jugera la meilleure pour cette province.Entretemps, le chef überal Peter-son ne cache pas sa joie de bientôt devenir le seul premier ministre libéral sur la carte canadien-neo.Quant à M.Miller, il a déjà déclaré inacceptables les conditions qu’aurait posées le NPD pour participer au gouvernement et présenté ainsi les deux voies qui s’offrent à un homme politique aux prises avec ce dilemme: ou il est craintif au point de tout céder à l’aspirant co-partenaire, ou il prend ses responsabilités et décide de se battre jusqu’au bout, quitte à subir la défaite, sans compromission, sans porter atteinte au système britannique de « gouvernement responsable ».Ontario: l’accord entre libéraux et NPD doit se concrétiser aujourd’hui TORONTO (D’après CP) - Le caucus des députés libéraux provinciaux de l’Ontario doit se réunir aujourd'hui pour ratifier l’accord de gouvernement historique qui s’est concrétisé hier avec le Nouveau Parti démocratique de la province et qui laisse présager pour les prochaines semaines le renversement du gouvernement minoritaire du premier ministre conservateur, M.Frank Miller.Les négociateurs des deux partis d'opposition ont discuté durant trois heures, hier soir, pour mettre au point les termes de l'accord qui, à l’insistance du NPD, doit être mis par écrit et formellement ratifié avant de prendre effet.Si les 48 députés libéraux l’endo.ssent, leur chef, M.David Peterson, deviendra sans doute le premier chef de gouvernement libéral en 42 ans.« Notre travail est maintenant complété, c’est maintenant aux deux chef de partis de jouer », a indiqué hier le chef négociateur des libéraux, M.Robert Nixon, lui-même un ancien chef du parti.On s’attend généralement à Toronto que les députés libéraux ne feront pas obstacle à la conclusion de l'accord (du côté néo-démocrate, c’est cho.se faite depuis vendredi), de sorte que .M.Peter.sori et .son vis-à-vis néo démocrate, M.Bob Rae, pourront le signer mardi.C’est alors vraisemblablement que le texte en sera rendu public.En vertu de l’entente, les partis se mettent d’accord pour ne pas déclencher d’élections générales avant deux ans.("est vendredi que le chef du NPD, M.Rae, a fait savoir que lui et ses 24 autres députés avaient décidé d’appuyer M.Peterson plutôt que les conservateurs, avec qui le NPD avait aussi eu des tractations serrées.Laccord, a-t-on appris, e.st survenu après une série de cinq rencontres gardées secrètes au cours des deux dernières .semaines.Cet accord prévoit que les députés des deux partis (totalisant 73 votes à l’Assemblée législative de (Queen’s Park) profiteront de la première occasion pour mettre les 52 conservateurs en minorité en Chambre.Cette occasion viendra vrai.semblablement le 18 juin, à l’occasion du vote de confiance qui surviendra 12 jours après l’inauguration de la nouvelle .se.s.sion.Une fois le gouvernement défait enm Chambre, il appartiendra au lieutenant-gouverneur, M.John B.Parcs Canada mérite le prix d’excellence en architecture L’Ordre des architectes du Québec (ÜAQ) a décerné cette année son prix d’excellence en architecture à Parcs Canada et à la firme Gauthier, Guité, Roy, architectes de Québec, pour l’ensemble du hautfourneau aux Forges du Saint-Maurice, inauguré l’automne dernier.La reconstitution volumétrique de la première sidérurgie d’Amérique constituait, en matière d’interprétation du patrimoine, une démarche novatrice.Il s’agissait d’intégrer les vestiges du hautfourneau dans un ensemble de facture moderne de manière à privé-légier la compréhension et l’interprétation du procédé de traitement des métaux plutôt que la restitution ou la reconstruction des bâtiments.Le jury a souligné particulièrement la qualité de la mise en valeur des vestiges dans le contexte d’un parc national voué à la diffusion des connaissances au grand public.r :C AVIS PUBLICS "Avis est par les présentes donné que le contrat en date du 3 mai 1985 par lequel Perm-A-Tem Technical Services a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à Banque de Montréal, à titre de garantie, a été enregistré au bureau de la Division d'enregistrement de Montréal, le 13 mai 1985, sous le numéro 3565801, Banque de Montréal, le 17 mai 1985." Avis et donné queM Camille Guil-bert.20,300 R.R.« 1 St-Louis à St-Hyacinthe, Qué.détenteur du permis M*500129 région 06 s'adressera à la Commission des transports du Québec, dans le but d'obtenir l’autorisation de transférer son permis en faveur de M.Gérard Jetté, 3855, rue Paré à St-Hubert, Qué.région 06 conformément aux dispositions de l'article 30 du règlement sur les règles de pratique et de régie interne de laC.T.Q.Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux.1ère parution; 27 mai 85 2ième parution: 28 mai 85 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO- 500-12-143103-855 DAME YOLENE ULYSE Requérante —VS— PUSNER ANTOINE Intimé AVIS L'intimé est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 40 jours à compter de cette publication, et est requis de se présenter à la cour te 2 juillet 1985 à 9:15 a.m.Salle 2 17, pour la requête pour mesures provisoires.Une copie de la requête en divorce et requête pour mesures provisoires a été laissée au Greffe A défaut par lui de produire comparution ou contestation dans les délais la requérante procédera par défaut à jugement.RONALD ACHIM.procureur.2020 University, s 1632, Montréal Aird, de décider s’il appellera-M.Peterson à former un gouvernement ou s’il y aura tout simplement de nouvelles élections générales.Les exc-perts s’entendent généralement pour ne retenir que la première hypothèse.Outre les mesures déjà annoncées dans le domaine de l’environnement et des pouvoirs des députés, le futur gouvernement libéral entreprendra également des réformes à l’Assemblée même, notamment à l’égard de la télédiffusion des débats et de l’octroi de pouvoirs plus étendus aux comités parlementaires.M.Peterson a aussi fait savoir qu'il s’empressera de donner suite à sa promesse de financer renseignement catholique au niveau secondaire.M.Rae, de son côté, a indiqué que l’entente à signer prévoit aussi que les députés n^-démocrates pourront à l’occasion voter contre le gouvernement sur des projets de lois importants sans que la mise en minorité de ce dernier n’entraîne nécessairement le déclenchement d’élections générales.La mise au point de l’entente entre libéraux et néo-démocrates n’augure rien de bon pour le sorte de M.Frank Miller à la tete de son parti, moins de six mois après son arrivée à la succession de M.William Davis.Déjà, au cours du week-end, le député conservateur Bruce McCaffrey a attaché le grelot, estimant que M.Miller devrait démissionner si le gouvernement conservateur est défait à la I.égislature le mois prochain, parce qu’il ne possède pas l’esprit réformiste dont a désespérément besoin .son parti.M.McCaffrey, un ancien mini.stre du cabinet Davis qui avait appuyé M.Larry Grossman à la course au leadership l’hiver dernier, a ajouté que depuis .son accession au leadership du parti, M.Miller avait « .sacrifié les principes en faveur des sondages ».La plus grave erreur commi.se par son chef, selon M.McCaffrey, aura été d’avoir refu.sé de participer à un débat télévisé.Il a egalement critiqué la position de son parti sur le contrôle des loyers et le principe d’un salaire égal pour un travail de valeur égale.Selon lui, M.Miller ne .serait pas en mesure de remporter une élection générale parce que ce .sont les libéraux qui détiennent maintenant le momentum électoral en Ontario.t CANADA PROVINCE DE QUÉBEC district DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE ' NO 500-05-000959-799 i LA GARANTIE.COMPAGNIE D'AS-1 SURANCE DE L'AMÉRIQUE DU 1 NORD demanijeresse 1 VS i JOSEPH CASTAGNA I GEORGES NAISMITH et als.défendeurs PAR ORDRE DE LA COUR: I Le défendeur JOSEPH CASTAGNA, ' est par les présentes requis de com-I paraître dans un délai de trente (30) jours de cette publication.Une copie du bref d'assignation et de la décla-I ration ré-amendés a été laissée au j Greffe de la Cour Supérieure, district I de Montréal à son intention Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou défense dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement dans cette cause Montréal, ce 16 mai 1985 (S) GISÈLE DE MADDELEIN Protonotaife-ad|Oinl Me Pamela McGovern LAVERY O'BRIEN 1 Place Ville-Marie suite 4000 Montréal.Qué H3B 4M4 Procureurs de la demanderesse Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 3 mai 1985 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à C.I.D.C.INTERLINE INC./INTERLINE C.I.D.C.INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de ta division d'enregistrement de Montréal, le 16e jour de mai 1985, sous le numéro 3587454.Ce 21ejourde mai, 1985 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS EST DONNÉ QUE: Daniel Dumont, 2 rue Joyal, Blain-ville, Terrebonne, détenteur du permis M-507913-00 région 6, s’adressera à la Commission des transports du Québec, dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis en faveur de: Yolande Delpouve (madame Normand Chouinard), 210 rue Couture.Rosemère.Terrebonne, région 6.conformément aux dispositions de l'article 30 du règlement sur les règles de pratique et de régie interne de laC.T.Q.Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux.1ère parution; 27 mai 1985.2ième parution; 28 mai 1985.Avis est par les présentes donné, conformément à l'article 1571-D du code civil de la Province de Québec, que Transport Star Truck inc.dont la principale place d'affaires dans la Province de Québec est située dans le district judiciaire de Montréal, a transporté toute ses créances et comptes de livres actuels et futurs à la Caisse Populaire Place Desjardins 5-100 Promenade, C.P.244, Succursale Desjardins, Montréal.Québec.H5B 1B4 à titre de garantie, par acte portant la date du troisième jour du mois de mai 1985, et enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal, le dixième jour du mois de mai 1985 sous le numéro 3585400 Daté à Montréal ce 27e jour du mois de mai 1985 LA CAISSE POPULAIRE PLACE DESJARDINS AVIS D'ABANDON DE CHARTE CONRAD LEBEAU INC AVIS est par les présentes donné que la compagnie CONRAD LEBEAU INC constituée en vertu de la 1ère Partie de la Loi des compagnies du Québec et ayant son siège social dans la ville de St-Louis-de-Terrebonne, demandera à l'Inspecteur Général des Institutions Financières de la province de Québec, la permission d'abandonner sa charte, conformément aux dispositions de la Loi des compagnies 1ère Partie.Daté à Terrebonne, ce 15 mai 1985 Jeannine Sirois-Lebeau, présidente Prenez avis que, RYDER/P E I NATIONWIDE LTD, une corporation canadienne ayant son siège social à Burlington, Ontario, avise la Commission des Transports du Québec qu elle se propose d’acquérir un intérêt dans Asbestos Eastern Transport Inc .détentrice du permis M-300009 et ce.en rapport avec le certificat no 8 de cette dernière, le certificat no 8 devant être exploité en raccordement avec Ryder Truck Une, Inc .en vertu des permis américains de celte dernière Ryder Truck Line, Inc étant devenue Ryder P E l Nationwide Inc , par voie de modification corporative consistant en un changement de nom.tandis que le certificat no 52 qui doit être exploité en conjonction avec le permis MC39123 détenu par la compagnie Asbestos Eastern 'Transport (U S ) Inc Ce numéro de permis pourra être amendé par t'Interstate Commerce Commission, à l'occasion du transfert du permis MC39123 de Asbestos Eastern Transport (U S ) Inc a Ryder/P El Nationwide Ltd, laquelle est déjà détentrice d'un permis de l'i C C qui n'a cependant nen à voir avec la présente transaction, no MC154915 Ryder/P El Nationwide Ltd est une filiale a part entière de Ryder/P E I Nationwide Ltd, une corporation pu-I blique transigée sur les bourses : américaines, dont la Bourse de New lYork Les parties invoquent l'article 85 des règles de pratique ' Tout intéressé peut introduire une , opposition ou une intervention dans > les Cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dudit avis en s'adressant a la Commission des Transports du Québec.505 est.rue Sherbrooke, Montréal.Québec H2L 1K2 \ lere publication le 27 mai 1965 J 2ième publication le 28 mai 1985 i PAQUETTE.PERREAULT RIVET [TRUDEAU8 ASSOCIÉS par Me Adnen Paquette Procureur Me Gérard Corbeil Procureur CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO 500-05-000959-799 LA GUARANTIE, COMPAGNIE D'ASSURANCE DE L'AMÉRIQUE DU NORD demanderesse —VS— JOSEPH CATAGNA GEORGES NAISMITH et als.défendeurs PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur GEORGE NAISMITH.est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours de cette publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration ré-amendés a été laissée au Greffe de la Cour Supérieure, district de Montréal à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou défense dans les delais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement dans cette cause Montréal, ce 16 mai 1985 (S) GISÈLE DE MADDELEIN Protonotaire-adjoint Me Pamela McGovern LAVERY O'BRIEN 1 Place Ville Marie suite 4000 Montréal.Qué H3B4M4 Procureurs de la demanderesse PRENEZ AVIS que monsieur Jean-Germain Huot, syndic du bureau de Raymond.Chabot, Fafard.Gagnon Inc .aux biens de la compagnie faillie, S A F Construction (1973) Inc.dont une des places d'affaires est située au 868, rue St-Jean, suite 200.dns les cité et district de Québec, s'adressera à la Commission des Transports du Québec afin d'obtenir l'autorisation requise au transfert du permis numéro 0-505693-003, pour la région 03.en faveur du requérant-cessionnaire.les Equipements Dumont Inc , 124.Route Kennedy.St-Anselme, comté de Lévis, Province de Québec.GOR 3E0.suite à l'acquisition par cette derntere du véhicule rattaché audit permis De plus, tes requérants conjoints demandent l'application de l'article 65 des règles de pratique et de régie interne afin que la décision à être rendue devienne éxécutoire immédiatement Tout intéressé peut s'opposer ou intervenir dans les cinq jours suivant la deuxième publication du présent avis dans le journal Le Devoir, en s’adressant à la Commission des Transports du Québec.585.Boul Charest Est.Québec, G1K 7W5 1ère publication 27 mai 1985 2ém6 publication 26 mai 1985 BLANCHARD FONTAINE GAHNEAU & ASS Procureurs du requérant-cessionnaire 425, Boul St-Cyritle Ouest Québec.(OUÉBEC)01S1S2 PHOTO PRINCESSE INC.Prenez avis que la compagnie Photo Princesse Inc.demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 23 mai 1985 H.Sumbulin, Procureur de la compagnie AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM Avis est donné que MARIE GEORGETTE CHANTAL PAPILLON, sans emploi, domicilié et résidant au 1090, Josephine, Appartement 10, à Longueuil, district de Montréal, s'adressera au Ministre de la Justice, afin d'obtenir un certificat changeant son nom en celui de MARIE GEORGETTE CHANTAL LA-CHANCE, MONTRÉAL, LE 17 MA11985 ME HORÉYA ELMARAGHI 8687, rue Saint-Denis Montréal, Québec H2P2H4 PROCUREUR DE U REQUÉRANTE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO.500-05-004277-859 UNITED STATES OF AMERICA Partie demanderesse —VS— MANUEL LLORCA —et— ADELA DE LLORCA Partie délenderese —et— BANQUE ROYALE DU CANADA Tierce-saisie PAR ORDRE DE LA COUR La partie délenderesse MANUEL LLORCA et ADELA DE LLORCA est par la présente requis de comparaître dans un délai de 30 (trente) jours de la présente publication.Une copie du bref de saisie avant-|u-gement en mains-tierces et déclaration a été laissée au bureau du Pro-lonotaire de la Cour Supérieure, au Palais de Justice de Montréal à l’intention des défendeurs.MONTRÉAL, 22 mai 1985 DOMINIQUE DI BERNARDO, P.AC.SM.Mes AHERN, LALONDE, NUS, DRYMER 1 Place Ville Marie suite 3333 Montréal, P.Q.H3B 3N2 PROCUREURS DE LA PARTIE DEMANDERESSE Avis est par les présentes donné en vertu de l'article 1571d du Code civil du Bas Canada que le contrat de vente et de cession en date du 1er février 1985 par lequel MODES S.G.TOO INC.a cédé et transporté toutes ses créances actuelles et futures à GESTIONS PANTEL LTÉE/PAN-TEL HOLDINGS LTD: a été enregistré au Bureau d'Enregistrement de Montréal le 24 avril 1985 sous le numéro 3579000.MENDELSOHN ROSENTZVEIG SHACTER Avocats Avis est donné que: Yolande Delpouve (madame Normand Chouinard), 210, rue Couture, Terrebonne, détenteur du permis M-505814-00 région 10.s'adressera à la Commision des transports du Québec, dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis en faveur de: Daniel Dumont, 2 rue Blainville, Terre-bonne, région 10, conformément au* dispositions de l'article 30 du règlement sur les règles de pratique et de régie interne de laC.T.Q.T out intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dns les journaux.1ère parution: 27 mai 1985 2ème parution: 28 mai 1985 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MDNTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Chambre de ta famille -divorce) NO: 500-12.142976-855 LUCIE RAYMOND, REQUÉRANTE -vs- PHILIPPE CHEVRIER, ' INTIMÉ PAR ORDRE DE LA COUR L’intimé, PHILIPPE CHEVRIER, est par les présentes, requis de comparaître dans un délai de quarante (40) jours de la publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée en division des Divorces de Montréal, à son intention.PRENEZ DE ÉLUS AVIS qu'à défaut par vous dè signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans le délais susdit, la requérante procédera contre vous a obtenir par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires.CLAUDE RAICHE, Avocat Procureur de la requérante a Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 10 h 30 heure de Montréal GEL-85-19067 le mardi 18 juin 1985 CONSTRUCTION SUR PYLÔNES TUBULAIRES D’UNE LIGNE À 315 kV ENTRE LE POSTE VAL-TÉTREAU ET LA LIGNE VAL-TÉTREAU-HULL2 Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 15 000$ GEE-85-19060 le mardi 25 juin 1985 Shawinigan Comté de Saint-Maurice CONSTRUCTION DU LABORATOIRE DE TECHNOLOGIES ÉLEC-TROCHIMIQUES DE L’IREQ Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 200 000 $ Toutes les conditions de chacun des appels d'offres sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et peut être obtenu contre un paiement NON-REMBOURSABLE de 25 $ pour chaque exemplaire complet, chèque visé ou mandat payable à Hydro-Québec, du lundi au vendredi inclusivement de 8 h 30 à 16 h à l’endroit suivant; HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Achats et Contrats 855 est, rue Sainte-Catherine 3e étage Montréal (Québec) Canada H2L4P5 Pour renseignements: Téléphone: (514) 289-5903 La garantie de soumission susmentionnée doit être, au choix du soumissionnaire soit un chèque visé tiré par le soumissionnaire sur une banque à charte du Canada ou sur une caisse populaire ou un chèque officiel d’une banque à charte du Canada, payable à l’ordre d Hydro-Québec, soit un bon de garantie de soumission, au montant indiqué.Seules les personnes, sociétés et corporations qui auront obtenu le document d’appel d’offres directement du bureau sus-Indlqué sont admises à soumissionner.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Le directeur.Achats et Contrats Michel De Broux Avis est donné que M.Albert Fré-geau.1571.Montée François-Xavier à St-Alexandre.Qué.détenteur du permis M-501647 région 06, s'adressera à la Commission des transports du Québec, dans le but d'obtenir l’autorisation de transférer son permis en faveur de M.Daniel Frégeau, 1571, Montée François-Xavier à Sl-Alexandre, Qué.région 06 conformément aux dispositions de l'article 30 du règlement sur les règles de pratique et de régie interne de la C.TQ.T oui intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux.1ère parution: 27 mai 85 2ième parution: 28 mai 85 Prenez avis que Dubé Jacques du 510 chemin St-Valérien de SIe-Cé-elle de Milton J02 2C0 demande à la CTO le permis suivant pour une durée de 364 jours Transport restreint ¦ longue distance - route restreinte contrat: De Louiseville à la frontière OC/USA (tous ports de sortie) vers ies États de N-Y, CT.VT, pour le transport de matériaux de construction pour le compte des Matériaux Cascades.Tout intéressé peut s'opposer dans les 5 jours de la deuxième publication de cet avis.1ère parution: 27 mai 1985 2e parution: 26 mai 1985 Allied Van Lines, Inc., Chicago ILL a fait une demande auprès de la Commission des Transports du Québec pour le tarif contrat ALLV19 pour le compte du GTE Service Corporation, en vigueur 1 er luillet 1985.Pour de plus amples renseignements consulter, s’il-vous-plait, la demande auprès de la Commission.Tout intéressé peut introduire intervention ou opposition dans les cinq (5) jours suivant la date de la deuxième parution dudit avis.Premiere parution' 27 mai 1985 Deuxième parution: 28 mai 1985 W, David McConnell, officier de tarif 2033 Tenoga D Mississauga, Ont., L5H 3K1 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 3 mai.1985 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de taules dettes, présentes ou futures, payables à 140515 CANADA INC.Trading under the name of Agence Cortex Enr, Cortex Agency Reg’d a été enregistré au bureau d’enregislrmeenl de la division d'enregistrement de Montréal, le 16e jour de mai 1985.sous le numéro 3587453, Ce 21e jour de mai.1985 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS est par les présentes donné que François Maheu, domicilié et résidant au 656 rue Verschelden.à Sle-Thérèse-en-Haut, district de Ter-rebonne.s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil afin d’obtenir un décret lui permettant de changer son nom en celui de JOSEPH ROLAND LEO FRANÇOIS MAHEU-RO-BERT Ste-Thérèse, ce 29 avril 1985 Me Denis Hardy.Procureur du requérant CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500 12-143104-853 CLAIRE RADERMAKER Requérante —VS— RAYMOND PARASCHUK(PARAS-CHUCK) Intimé AVIS L'intimé est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 40 jours à compter de cette publication, et est requis de se présenter à la cour le 2 juillet 1985 à 9:15 a.m .Salle 2.17, pour la requête pour mesures provisoires.Une copie de la requête en divorce et requête pour mesures provisoires a été laissée au Greffe à défaut par lui de produire comparution ou contestation dans les délais, la requérante procédera par défaut à jugement.RONALD ACHIM, procureur 2020 University, «1632, Montréal la fierté a une ville I I • I I â SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS APPELS D’OFFRES SOUMISSION: 9435 USINE CHARLES-J.DES BAILLETS ENTRÉE ÉLECTRIQUE A 25KV ADDITION DE SECTiONNEURS CONTRAT: M-212 Date d'ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l'on peut obtenir au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à l’ordre du le 12 juin 1965 Module eaux 700.Sl-Antoine est Bureau 2.t00(tél: 872-3481) 200,00$ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Un chèque visé ou un cautionnement de 5 000.00 $ devra accompagner chaque soumission SOUMISSION: 9451 INDEX: B-2621; AMÉNAGEMENT D'UNE SERRE D’EXPOSITION AU JARDIN BOTANIQUE Date d’ouverture des plis Les conditions et ies exigences sont contenues dans les documents que l'on peut obtenir au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à i’ordre du le 19 juin 1985 Module bâtiment 700 rue St-Antoine est, bureau R.500 — tél: 872-2261 100$ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Un chèque visé ou un cautionnement de 60 000,00 $ doit accompagner chaque soumission PAVAGE.BORDURES, 2/c, et CONDUITS D'ÉCLAIRAGE SOUMISSION 9450 .GROUPE "33" RUE 229-53, -55, de la rue 229-57, -52, -55, -56 à la rue 229-57.-52,-55, -56 RUE 229-57.-52.-55.-56, de la rue Notre-Dame vers le nord PAVAGE, TROTTOIRS ET CONDUITS D'ÉCLAIRAGE SOUMISSION 9453 GROUPE “34" Avenue JACQUES CASAULT, tà ou requis, de l'avenue Christophe Colomb à l'avenue André Grasset Avenue JACQUES CASAULT, côté sud, de l'avenue André Grasset à l'avenue Papineau RECONSTRUCTION DU PAVAGE ET DES TROTTOIRS.2/c SOUMISSION 9454 Rue LARIVIÉRE, de la rue de la Visitation à la rue Panet RECONSTRUCTION DE TROTTOIRS SOUMISSION 9455 GROUPE "35" Rue PARTHENAIS, 2/c.de ta rue Sherbrooke à l'avenue du Mont-Royal.Rue GAUTHIER.2/c.de l'avenue des Érables à la rue Parthenais Date d'ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l'on peut obtenir au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à l'ordre du le 5 juin, 1985 Module VOIRIE 700.rue St-Antoine est bur R 1 440 — tél.872-3280 50,00 $ chaque soumission Directeur des Finances de la Ville de Montréal Quel que soit le mode d'expédition que le soumissionnaire choisit d'adopter, toute soumission doit, pour être validement reçue, se trouver physiquement le jour fixé pour son ouverture, entre les mains du secrétaire administratif à son bureau, chambre 415.Hôtel de Ville, 275 rue Notre-Dame est, Montréal, avant l'heure de midi Les soumissions seront ouvertes à midi au.bureau du greffier de la Ville à la chambre 120 Hôtel de Ville Le 27 mal 1985 Le greffier de la Ville Maurice Brunet il'' S Le Devoir, lundi 27 mai 1985 15 SPORTS EN BREF.¦ O’Neill clarifie l’affaire Shutt (PC) — Les Kings de Los Angeles et le Canadien ont erre dans 1 affaire Steve Shutt Ainsi le nom de Tailler gauche n’a jamais quitté la liste de protection des Kings et que Téchange n’a jamais eu un caractère illégal.C’est'ce que prétendent les équipes impliquées ainsi que le vice-président exécutif de la LNH, Brian O’NeiU « Le nom de Steve Shutt n’a jamais quitté la liste de protection des Kmgs et n’est jamais apparu sur celle du Canadien, a dit O’Neill Steve Shutt demeu-rera un King jusqu’à ce qu’il signe ses papiers de retraite et le Canadien garae le choix de 10e ronde obtenu des Kings dans cet échange, » a précisé le vice-président Lorsque Shutt se retirera, ce sera au Canadien de respecter son contrat, comme le prévoit une clause de son entente Shutt empochera environ un demi million de dollars lors des deux prochaines saisons ¦ Baumann prend sa revanche VANCOUVER (PC) — Alex Baumann a savouré une douce revanche sur le transfuge est-allemand Jens-Peter Berndt au 400 mètres quatre nages, samedi, à la Coupe Canada de natation qui se déroule à Vancouver Baumann, qui détient le record mondial aux 200 et 400 mètres quatre nages, a remporté l’épreuve en 4 26.08, soit près de cinq secondes devant Berndt Ce dernier, qui avait battu Baumann sur 400 mètres à Montréal en avril dermer, n’a pu fau-e mieûx que 4 31.01, contre 4 35 31 pour l’Australien Paul Lee qui a pris le troisième rang ¦ Carole Rouillard en évidence VANCOUVER (PC) - Carole Rouillard du club F’ieur de Lys de Montréal a amélioré la marque provinciale du 3,000 mètres, vendredi soir à Vancouver, lors d’une épreuve réumssant l’élite de l’athlétisme canadien Rouillard a négocié la distance en 9 minutes, 11 secondes et 2 dixièmes pour terminer deuxième à Debbie Scott de Victoria qui a couver ties 3,000 mètres en 9 08 0 Rouillard a abaissé sa marque personnelle de près de 13 secondes et à amélioré le record québécois de 9 12 0 que détenait Lisanne Bussières ¦ Paolo Rosola enlève la 9e étape CROTONE, Itahe (AFP) — L’Italien Paolo Rosola a remporté hier la 9e étape du Tour cycliste d’Italie, reliant Matera à Crotone d’une distance de 237 kilom'étres, en devançant au spnnt son compatnote Guido Bontempi et l’ensemble du peloton au sein duquel figurait le maillot rose, l’Italien Roberto Visentini ¦ Lori Fung sixième à Tokyo TOKYO (AFP) — Médaillée d’or des Jeux olympiques de Los Angeles, la Canadienne Lori Fung n’a pu faire mieux qu’une égahté au sixième rang de la Coupe internationale du Japon de Gymnastique rythmique et sportive, 1,10 point derrière la Bulgare Lilia Ignatova, gagnante avec un total remarquable de 39,85 points Cette dernière a obtenu des notes parfaites de « 10 » à la corde et aux massues et a terminé devant sa compatriote Bianka Panova et la Soviétique Galma Beloglazova, championne d’Europe 1984.Bianca Dittnch de l’Allemagne de l’est a fait quatrième devant la Roumame Doina Staiculescu.Fung a suivi au sixième échelon du classement avec 38,75 points, à égalité avec la Tchécoslovaque Daniela Zahoroska ¦ Victoire de Alex Stieda ALLENTOWN, Pennsylvanie (AP) — Alex Stieda de Coquitlam, en Colombie-Britannique, et la médaillée olympique Rebecca Twigg de Seattle ont remporté une épreuve sur route de la Coupe Gatham Steida s’est détaché de Gervais Rioux de Mont Joli lors du dernier tour et il a terminé les 100 kilomètres en 2h30 39 Lès Oilers prennent les devants en finale, 2-1 L’« ouragan Gretzky » frappe les Flyers Le « 99 » établit un record de points en séries BERNARD CYR EDMONTON (PC) - Les Oilers d’Edmonton ont frappé avec la rapidité de l’éclair, mais l’orage s’est ensuite calmé et ils ont difficilement vamcu les Flyers de Philadelphie 4-3, dans le troisième match de la série finale de la coupe Stanley, samedi, au Northlands Coliseum Et l’éclair des Oilers s’appelait Wayne Gretzky II a marque trois buts, récolté une passe et étabh deux nouvelles marques Les Oilers ont, comme prévu, ouvert la machine devant leurs partisans, mais le moteur a fait défaut à compter du deuxième engagement, puisque les champions en titre ont été limités à six tms au but lors des 40 dermères minutes - Mais leur poussée offensive a été tellement soudaine que les jeunes Flyers ont mis du temps à s’en remettre Ils ont peut-être aussi été intimidés par les 17,498 bruyants spec- tateurs Il s’agissait de fa première salle comble des séries pour les Oi-lèrs Les Flyers s’en voudront de ne pas avoir su profiter des quatre minutes de pénalités dont a écopé Dave Se-menko, en début de troisième période En fait, ils sont devenus menaçants au milieu du troisième engagement seulement lorsque Mark H owe a réduit la marque à 4-2 Bnan Propp a réussi le dernier but du match, à 14 46 Quoiqu’il en soit, les Oilers ont pns une avance de 2-1 dans la série fmale et se sont approchés à deux gains d’une deuxième conquête consécutive de la Coupe Stanley.Les Oilers semblent maintenant en excellente position puisque les deux prochains matches de la série seront présentés à Edmonton Ils n’ont pas subi la défaite à leurs 14 derniers matches à domicile en séries (fiche de 8-0 cette année).Deux buts de Gretzky réussis dans un intervalle de 15 secondes, à 1 10 minute et 1 25, en début de match, ont assommé les Flyers Et le but qu’a réussi Derrick Smith, 16 secondes après ceux de Gretzky, ne les a pas relevés immédiatement En marquant son deuxième but, Gretzky a étabh une marque des séries avec un 39e point, un de plus que son propre record établi en 1983 Et avant la fin du match, cette marque avait été de nouveau améliorée Elle est maintenant de 41 points Avec une passe sur le quatrième but des siens, Gretzky a d’autre part réalisé un nouveau record avec 27 aides en sénés, une de plus qu’en 1983 Par ailleurs, Gretzky a maintenant 97 passes en carrière, en séries, soit le même total que^ean Béhveau (au troisième rang de Thistoirei et quatre de moins que le meneur, Denis Potvm.Paul Coffey a aussi trouvé place dans le hvre des records avec quatre mentions d’aide II en totahse maintenant 22, soit trois de plus que la marque de Bobby Orr étabhe en 1972 PhotoiaMT CP Wayne Gretzky Tim Kerr est encore blessé Froese à la place de Lindbergh ?EDMONTON (PC) - L’instructeur Mike Keenan pourrait faire appel à Bob Froese dans le quatrième match de la séné finale.« Bob Froese est la raison pour, laquelle J’ai retmé Pelle Lmdbergh, » a dit Keenan après la défaite des Flyers « Je voulais enlever aux Oilers le momentum qu’ils pouvaient avoir, » a-t-il ajouté, précisant que Froese pourrait jouer mardi.Keenan s’est dit très satisfait de la performance de ses joueurs à compter du deuxième engagement « Chaque fois qu’on peut réduire les Oilers au silence dans les 40 dernières minutes, c’est une indication Irwin renoue avec la victoire au Memorial HOCKEY Coupe Stanley * (Finale 4 de 7) Mardi, 21 mai Philad phie 4 Edmonton 1 Jeudi, 23 mai Edmonton 3, Philad phie 1 Samedi Edmonton 4 Philad phie 3 Mardi Philadelphie a Edmonton Jeudi, 30 mai Philadelphie à Edmonton Dimanche, 2 juin ?Edmonton a Philadelphie Mardi, 4 Juin ?Edmonton a Philadelphie (* SI necessaire) Les meneurs b a Gretzky Edm 14 27 Coffey Edm 9 22 Savard Chi 9 20 Kurri Edm 18 7 Anderson Edm 9 15 P Stastny, Que 4 19 Larmer, ()hi 9 13 Goulet Que 11 10 Messier, Edm 10 11 Sutter Chi 12 7 T Murray Chi 5 14 COUPE STANLEY EDMONTON PHILADELPHIE P bp bc pts 18 8 4 2 8 8 2 Victoire de Rizzo CORNING, N Y (AP) — Un bogey au dernier trou a privé Patti Rizzo d’un combiné record, mais il ne l’a pas empêchée de remporter le tournoi de Corning doté de $250,000 par la marge d’un coup devant Jane Crafter Rizzo a terminé l’épreuve à 272, soit 16 coups sous la normale Le total de Rizzo est un coup de plus que le record de 271 établi par Mollis Stacy au tournoi Rail Chanty en 1977, puis égalé par Patty Sheehan au tournoi de Corning en 1983 DUBLIN, Ohio (AP) — Haie Irwin a repris la tête à Lanny Wadkms au quatrième trou pour finalement remporter le tournoi Memorial par la’ marge d’un coup, hier à Dublin Irwin, un vétéran aguerri, a ramené une dernière carte de 72, la normale du parcours de Muirfield, balayé hier par des vents violents.En l’emportant, Irwin a mis fin à un passage à vide de 15 mois II s’agit de sa 17e victoire en 18 ans au circmt de la PGA Irwin l’a emporté avec un combiné de 281, soit sept coups sous la normale du parcours dessiné par Jack Nicklaus avec qui il partage désormais l’honneur d’avoir gagné l’épreuve à deux reprises La victoire d’Irwin, sa première depuis le tournoi Bing Crosby en 1984, lui a mérité le premier prix de $100,000 d’une bourse globale de $600,000 II a maintenant gagné $159,266 cette année Wadkms, déjà vainqueur de deux tournois en 1985, détenait une priorité d’un coup après les trois premiers parcours Il a toutefois perdu son avance lorsqu’il a commis un bogey au quatrième trou après avoir logé sa balle dans une trappe de sable, alors que Irwin réussissait un birdie grâce à un roulé de 12 pieds Wadkms n’a jamais pu rejoindre son rival II a en effet commis quatre bogeys en cinq trous à partir du huitième.Il a même accusé un recul de quatre coups avant de réduire l’écart avec un birdie un 15e, combiné aux bogeys de Irwin aux 16e et 18e trous Wadkms a joué 74 hier pour un total de 282 et un deuxième prix de $60,000.Bill Kratzert, partenaire de Irwin et de Waskins dans le dernier groupe, a joué 73 pour finir au troisième rang à 284 George Burns, Keith Fergus et Corey Pavm, ce dernier vainqueur la semaine dernière du Colonial, suivent à 286 Bill Rogers, un ancien vainqueur de l’Omnium britannique, à la recherche de son premier succès en deux ans, a été le dernier golfeur à jouer sous la normale avec un combiné de 287 Dan Halldorson a été le meilleur Canadien à 293 II a mérité $3,833 Dave Barr s’est pour sa part effondré hier en jouant 80 II a terminé le tournoi à 294 et a empoché $3,320 Enfin Jim Nelford a totalisé 295 et mérité $2,890 que l’équipe a du courage Le deuxième ne gagne rien et nous avons encore été les deuxièmes ce soir, mais je pense que nous avons démontré quelque chose lors des deux dermères périodes « Je ne crois pas que nous ayons eu un lent départ On devrait plutôt dire que les Oilers ont frappé rapidement Je devrais même reformuler ce commentate et dte que M Gretzky n’a pas perdu de temps ce soir, » a encore dit Keenan Pour Brian Propp, auteur du ti oi-sième but des siens, la performance des Flyers en fin de match sera bénéfique pour les jeunes joueurs de l’équipe « Nous avons beaucoup de jeunes joueurs et si les Oilers étaient parvenus à marquer sept ou huit buts, ça nous aurait fait très mal, » a-t-il dit.« Cela va nous donner confiance pour le prochain match, qui sera crucial Si nous le perdons, il sera très difficile, voire impossible, de remonter un déficit de 3-1, » a conclu Propp Les Flyers ontliussi appris de mauvaises nouvelles lors de ce match Tim Kerr a en effet aggravé sa blessure à un genou « Tim a reçu quelques coups au genou ce soir et c’est moi qui a pris la décision de le retirer du match II avait du mal à patiner et il était évident qu’il était blessé, » a indiqué Keenan ÉCHOS — Glen Sather n’a pas permis au joueur recrue finlandais Esa Tikkanen d’accorder des entrevues après le match de jeudi, son premier dans la LNH « Il vole comme un ballon en tram de se dégonfler » Tikkanen n’a rien du parfait Scandinave, physiquement II a les cheveux brun foncé (ses coéquipiers se sont chargés de lui faire une superbe coupe en brosse, ce qui lui fait dire qu’il ressemble à Mr.T Les buts de Gretzky ont été aussi spectacluaires les uns que les autres, mais il faut particuhèrement retenir le troisième, sur lequel Gretzky s’est faufilé derrière les défenseurs avant d’accepter une passe parfaite de Mark Messier et déjouer le gardien Pelle Lmdbergh d’une feinte habile Malgré sa brillante performance, Gretzky s’en voulait d'avoir raté un filet désert, en fin de deuxième période « Si J’avais marqué, j’aurais probablement mis le match hors de leur portée,» a dit Gretzky Même s’il croit avoir connu un bon match à Philadelphie jeudi, Gretzky a indiqué qu’il était habituellement évalué selon sa production « Ce match fait du bien J’étais très confiant avant et je le suis devenu encore plus lorsque nous avons rapidement pris les devants, » a indiqué Gretzky « Ce fut sûrement sa meilleure performance des présentes séries, a pour sa part déclaré Glen Sather au sujet de son joueur étoile Je dirais aussi qu’il s’agit d’un de ses meilleurs matches en série finale II a été «le seul et l’umque» ce soir » Et de la remontée des Flyers, Sather a dit « Nous avons eu chaud, tes Flyers ont démontré qu’ils n’aban-doqnaient jamais » 5 ¦¦ ^ 'v.Oilers 4, Flyers 3 Première période 1— EDMONTON GreUky 12 (Colley Kurri) 110 2— EDMONTON Gretîky 13 (Colley HudOy) 125 3— PHILADELPHIE Smith 2 (Craven Crofcman) 1 41 4— EDMONTON GreUky 14 (Messier Colley) 1332 Pénalités — Ron Sutler P 0 10 Anderson E 0 56 TocchelP HospodarP Jackson E Krusheinyski E 3 32 Craven P 6 08 Marsh P McClelland E 9 58 An derson E 11 08 Carson P Anderson E 13 20 Jackson E 14 55 Hospodai P1719 Ron Sutter P17 55 Deuxième période 5— EDMONTON Krusheinyski 4 (Colley GreUky) 658 Pénalités — Hospodar P Semenko E inconduites 3 27 Crossman P 6 01 Hunier E 7 45 Fogolin E 12 02.Edmonton banc(purgée par Tikkanen) 19 19 Zerel P 19 53 Troisième période 6— PHILADELPHIE Howe 3 (Tochell Propp) 9 08 7— PHILADELPHIE Propp 7 (Craven Tochell) 14 26 Pénalités — Semenko E double mineure 2 28 Rich Sutler P Huddy E 10 03 Ron Sutter P 11 23 Paterson P Hunter E inconduites 14 05 Tirs au but Philadelphie 12 9 9—30 Edmonton 20 4 2—26 Gardiens — Philadelphie Lmdbergh Froese Ed monlon Fuhr A — 17 498 .t-.TELEVISION j£J33il O (D PREMIÈRE Edition Nouvelles notionoles, internotio noies, régionales et metéo Antm Goéton lemoy — Les octuolites régionales Anim Yves Blouin (J) THE NEWS O O O LE MONDE O O MIDDAY Anim Valene Pringle, Keith Mor nson et Bill Comeron (1h oppr ) CSD LOVE CONNEaiON Anim Chuck Woolery • CE WWNT NEWS .7 AT NOON O* SPIDERMAN (X) (2) RYAN'S HOPE EE) U DIX VOUS INFORME ED THE FLINTSTONES ED LES NOUVELUS RÉGIONALES CD ACROSS THE FENCE O O O ED MIDI.SOLEIL Antm Alain Mon^etit et Louise Josée Mondoux (.olloboroteurs Jacqueline Aubry Monn (ostrolo Sie), Michel Beoudry (humour), uy Mongroin (nouvelles sporti ves), Jeon>Marc Chaput (motivo.tion), Louise Beoudin (les ani moux), Jacques Lacoursière (his torien), Michel Tousignant (specta des) et Monica Péloquin (capsules santé) (1h30) ED L'ENTREVUE O TÉUXARTS Anim Winston McQuade Résumé des événements ortistiques qui se déroulent principalement à Mont* réal CHILDREN (Ih) CD DAYS OF OUR LIVES (Ih) o* ED THE DON HARRON SHOW tnv Nathan Pritikin, nutritionniste, Valdy, chanteur, Steve Allen, co medien et Rosolind Chao, octrice (Ih) ED ED OUIBEC SCHOOL TELECAST CD PIC n POKE (FC) HIGH SCHOOL CONFIDENTIAL O O ALL IN THE FAMILY CD TRANZOR-Z ED ED €D LE SOLEIL DIS MORTS (ih) (SC MR.ROOf RS' NEIGHBORHOOD ¦mm CS THALASSA (XI A LA RRMI ED Ci MIDI EN VILLE O (I) CD IB ALLÔ BOU BOU Anim Jacqu«s Boulanger ( 1 h ) (XI (Z) THE YOUNG AND THE RESTLESS (1h) (X) SIARCH FOR TOBBORROW O* MIDDAY NEWSLINE Avec Jane Gilbert (El IS) LOVING IB PULSE IStSO Avec Lynn Desjardins et Al Dubois 8S INTIRMÈDii LA 331D73S O COMMUNITY NOnS Tl.t.M a O (X) 32) ALL MY e d) CD IB AU JOUR LE JOUR Anim Dominique Iqjeunesse et Normand Horvey Magazine d intérêt fomilial (1h) (X) CC AS THE WORLD TURNS (1h) IB IB G3 U MARCH! AUX IMAGES ( 1 h ) Reprise de.lOh(X) ¦ Irl.tH O O O iS CINl-QUIZ Anim Suzanne Léveilté OPÉRA-TION FIN DU MONDE (2h 15) ¦ ZütiT.1 O O DALLAS (1h) (XI O’ œ ANOTHER WORLD (Ih) (I) 321 ONE LIEE TO LIVE (Ih) CS AUTO-MOTO (SE) SENNY HILL ¦nisM O d) ED (B CINiRRA lES EXTRAVAGANTES AVEN TURES D UN VISAGE PAIE (1ère de 2} (Ih 30) Suite mardi, 14h30 (D (B CAPITOL IB ED GD PAUSE MUSICALE olle et autres objets mous, le peintre Solvodor Dali fut 1 un des plus sympothiques excen triques ae notre époque Ami de Bunnuel et de Breton, il fut I une des têtes d affiche du grond courant surréaliste en Europe (Ih 30) En reprise somedi suivent, 20h00 dZl ADIRONDACK OUTDOORS ED PIC ET POKE EEZa ED THALASSA LE MASTER DE L’ÉOUINOXE ET LE IROPHÉE DES MULTICOQUES Amm Georges Pernoud Des images de la compétition Equi noxe, qui a permis à dix des plus grands skippers de s offrpnter en duel ainsi que du trophée des mul ticoques {2h ) eii.TiM B GD ED EB TtU-LUNDI REtLlY, L AS DES ESPIONS (II« de 12) LE DERNIER VOYAGE avec Sam Neill, Narman Rodviay et Rom Bell — Reilly se rend a Moscou dons le but de demosquer I Union, groupe onti bolchevik qu il soit dirigé por ta Police se Crète révolutionnoire (Ih) CX) a B (Z) KAn AND AUIE PIRATES ovec Susan Saint Jomes et Jane Curtin — Jennie el Emmo tentent de décrocher un rôle dons une pièce de theatre REPRISE (D NBC MONDAY NIGHT AT THE MOVIES g DECEPTIONS (dernière) (2h ) O’ EB CTV MONDAY NIGHT MOVIE g ARCH OF TRIUMPH (2h ) (X (21 ABC MONDAY NIGHT MOVIE g THE RAPE OE RICHARD BECK (2h) SD GREAT PERFORMANCES BEST Of BROADWAY (2h ) (X a B (2) NEWHART Avec Mory Frann, Bob Newhart et Tom Poston — L équipe de Ver mont Today espère obtenir un prix Dick se doit d être un anima teur dynamique O O O CD PEAU DS BANANE LA CRISE avec Louise Deschâtelets et Yves Corbeil — Avec lo pré serKe à Montréal du P D G de Pa ris-Publicité, Simonqiest souvent obsente de lo maison REPRISE (FC) POLICE ACADEMY l-H.T.T.l e CX ED ED U TELÉJOURNAig Anim Bernard Derome Nouvelles r>atior>ales et internotiofKiles CD Œ CAONEY AND LACEY g Avec Tyne Doly et Shoron Gless — Cogney et Lacey tentent de dé monteler un réseou de trofiquants de drogue Cagnev o peu con fiance en I officier ae liaison Ce facteur pourrait constituer ur>e en trave à lo bonne marche de cette opération (Ih)REPRISE O O O CD RENDEZ-VOUS Anim Gérard Marie Boivin — Au cours de cette heure, Gérard Morie Boivin s entretiendro avec des personnalités du monde artistique, politique ou autres Émission enregistrée sous le chopiteau du Vieux-Port de Montréol ( ! h ) O O THS NATIONAL g CD CD ED NATIONAL OEOORAPHIC AVENTURE EN/OLYNÉSIE — Queloues Hawaïens tentent de re-rsouveler I exploit de leurs oncétres navigateurs, relier Hawoi à Tahiti sur une simple emborcotion de bois, sons instruments et sons ou cune autre concession ou moder nisme ()h ) En reprise leudi, 15h30 (SC) BENNY HIU a B THE JOURNAL eyiivvj o (X ED EB U POINT Magazine d information Repor toge et entrevues sur I actualité notionole et internationale Anim Simon Durivage et Pierre Nadeau S'HiT.M (SE) Y A-T-IL UN FRANÇAIS DANS LA SALUT CD INTSRMÉDEi LA POLLUTION ET US VÉGÉTAUX enir-M B (X EB LA mEtEo (X THE NEWS 0 B O EB US F40UVILUS TVA Avec Jocques Moisan Bilon de 1 actuotité nohondle, internationale et régionale B B NEWSWATCH Avec '('van Huneoult CX NIGHTLY NIWS ON S (2) WWNYF4EWS O* SB CTV NATIONAL NEWS g (X TVR NEWS ED US FéOUVELUS REOIONAUS IB ED ED TEUSERVICE PLUS ( 1 h ) Reprise de 18h30 321 news CENHR 22 SD BURNS AND ALUN ED U THEATRE DE ROUVARD Anim Philipjse Bouvard rFnm B (X SB us NOUVELUS DU SPORT ¦’HMl ED US F40UVILUS DU SPORT BCRFTlnoIr CX WCAX 3 Mwk O CFCM 4 noir aCKMISnoir (X WPTZSbkmc a CRMTAneIr O CHLT 7 noir (2)WWNV7blanc a CHIM R noir B'CJOHRnoir avec • (X WMTW R blonc (X CKSH 9 Umk ED CFTM 10 noir ED CRVT 11 noir EB CKF 12 noir ED CKTM 13 noir EB CIVQ ISnoIr ED CIVM 17 noir 1221 WVNY 32 Mont B CIVO 30 noir SD WCFl S7 Um BTVFQ99nalr (SR).iipar «cran (K) FIral choka fl 16 Le Devoir, lundi 27 mai 1985 SPORTS Tim Wallach brille dans une victoire des Expos « Nous remportons maintenant les matchs serrés » 9 RICHARD MILO (PC) — Les Expos ont pris la bonne habitude de profiter des petites erreurs de l’adversaire.Hier, les Expos ont tiré profit d’une maladresse de Manny Trillo pour briser l’égalité avec deux points, en septième manche, et ils ont remporté une victoire de 3-1 contre les Giants de San Francisco devant 20,193 personnes au stade du Parc olympique.Le compte était égal 1-1 après un retrait, et les Expos venaient de rater un amorti-sificide à la manche précédente, lorsque Trillo n’a pu compléter un double-jeu à la suite d’un roulant de Hubie Brooks.Alerte, Andre Dawson a glissé sous le gant de Trillo pour ainsi permettre aux Expos de continuer l’attaque.Tim Wallach a ensuite suivi en produisant le point vainqueur grâce à un simple dans la gauche.Bill GuUickson (6-4) a remporté la victoire et Mike Krukow (3-3) a subi la défaite, même s’il n’a accusé que cinq coups sûrs en sept manches.Fidèles à eux-mêmes, les Giants n’ont rien frappé, ou presque, contre GuUickson qui n’a donné que six coups sûrs en huit manches.Jeff Reardon a protégé la victoire, sa 12e, \1 pour la troisième jouri^ée d’affilée contre les Giants, qui ont maintenant perdu sept de leurs neuf dernières rencontres.« Je courrais dans le but d’éviter le double-jeu, a expliqué Dawson.J’ai obligé Trillo à foncer sur moi et j’ai ensuite glissé sous son gant.Il ne m’a pas touché.» Posté au deuxième but, Dawson a ensuite marqué à la suite du simple de Wallach, une balle frappée près des poignets.Il a même brisé son bâton.« Contrairement à l’an dernier, nous gagnons les matchs serrés.C’est la clé du succès », a dit Wallach.Le troisième-but a également brillé en défensive en privant Manny Trillo d’un double certain à quelques pieds de la ligne, en sixième.Il a plongé à sa droite pour capter la baUe le gant renversé.« J’ai pris l’habitude de jouer plus près de l’arrêt-court parce que plus de balles sont frappées à cet endroit », a dit Wallach.GuUickson, le bras droit dans une serviette de glace, s’est félicité d’avoir eu un bon contrôle.Il n’a pas donné un seul but sur balles.« J’appréhendais ce match, sachant que je devais affronter Krukow, qui possédait la meilleure fi SS.- 4 Ptiololaser AP Danny ^ullivan salut le public à la suite de sa victoire aux 500 milles d'Indianapolis.Sullivan participait pour la troisième fois à la célèbre épreuve automobile.moyenne de points mérités de la ligue », a-t-il dit.« J’ai cru aussi que nous avions manqué notre dernière chance de marquer quand nous avons raté l’amorti suicide en sixième », a-t-il ajouté.« C’est ma faute.J’ai donné le signal beaucoup trop tard », a avoué Buck Rodgers.Le gérant des Expos a expliqué que les Giants ont réalisé qu’il se tramait quelque chose lorsque Law est sorti du rectangle des frappeurs pour capter les signaux de l’instructeur au troisième but, Rick Renick.Krukow a alors effectué un lancer à l’extérieur du marbre et le receveur Alex Trevino a ensuite appliqué la baUe contre Herm Winningham.ÉCHOS — Tim Raines n’a pas joué hier.Le voltigeur de gauche a aggravé une élongation musculaire à la cuisse droite et le gérant Buck Rodgers a choisi de lui donner congé lors des deux derniers matches de la série contre les Giants de San Francisco.Il reviendra au jeu demain contre les Padres, à San Diego.« Mieux vaut ne prendre aucun risque.Il lui sera plus facile de courir sur le gazon de San Diego », a expliqué Rodgers.Raines s’est blesse en se dirigeant vers le premier but après avoir frappé un roulant lors du match de samedi.Herm Winningham le remplaçait au premier rang du rôle des frappeurs tandis que Terry Francona évoluait au champ gauche.Il frappait au septième rang.Le receveur Mike Fitzgerald était par ailleurs de retour au jeu après avoir manqué deux matches en raison d’une légère blessure à la cheville.« Si on m’avait dit à l’entraînement que les Expos auraient une telle fiche sans Charlie Lea et Steve Rogers, je ne l’aurais jamais cru », dit Jim Fanning, le vice-président des Expos, responsable du développement et du recrutement des joueurs.Charlie Lea n’accompagnera pas les Expos sur la côte Ouest.Le droitier quittera plutôt Montréal jeudi à destination de Columbus, en Géorgie, où il doit subir vendredi une opération arthroscopique à l’épaule droite.L’opération sera pratiquée par le Dr James Andrews et le Dr Larry Coughlin, le médecin des Expos.Avant le match d’hier, Hubie Brooks avait frappé en lieux sûrs lors des six dernières rencontres des Expos.Il avait réussi neuf coups sûrs en 21 présences pour une moyenne de .429 depuis qu’il a mis fin à une lé- thargie de 0 en 27, le 19 mai.David Palmer (3-4) affrontera Atlee Hammaker fO-4) lors du dernier match de la série, ce soir.Les Expos s’envoleront ensuite vers la côte Ouest où les attendront les Padres de San Diego, demain.L’équipe de Buck Rodgers doit disputer 12 matchs en 13 jours à' San Diego, Los Angeles, San Francisco et Philadelphie au cours des deux prochaines semaines.Les Expos reviendront à Montréal le 10 jum.Samedi Hier \ I f pb p cs pp pb p cs PP Giants (1) Expos(3) Glodden cc 3 0 0 0 Raines eg 4 0 2 0 pb p cs pp pb p cs pp Trillo 2b 3 0 0 0 Law 2b 4 0 1 0 Gladden cc 4 0 0 0 Winghm cc 4 0 10 Ra|sich fs 1 0 0 0 Dawson cd 3 0 0 0 Trillo 2b 4 12 0 Low 2b 4 0 0 0 Yongbld cd 3 0 1 0 Driessn 1b 3 0 0 0 CDavis cd 4 0 10 Dawson cd 3 10 0 CDavis fs 1 0 0 0 Brooks oc 4 1 2 0 Rajsich 1 b 4 0 11 Driessn 1b 3 110 CBrown 3b 4 0 1 0 Walloch 3b 4 1 2 1 Leonard eg 3 0 10 Brooks oc 3 0 0 0 Deer eg 3 0 0 0 Winghm cc 3 1 1 0 CBrown 3b 3 0 0 0 Wallach 3b 3 12 2 SThpsn fs 1 0 0 0 Butera r 3 0 1 1 Trevino r 3 0 0 0 Froncon eg 3 0 11 DGreen 1 b 3 1 1 0 Schtzdr 1 3 0 0 r Uribe oc 3 0 0 0 Dilone eg 0 0 0 0 Trevino r 3 0 1 1 Reardon i 1 0 0 0 Krukow i 2 0 0 0 Fitzgerld r 2 0 0 0 Uribe oc 3 0 2 0 SThpsn fs 10 10 Gulicksn 1 3 0 0 0 Gott 1 2 0 0 0 DGreen cs 0 0 0 0 Reardon 1 0 0 0 0 Leonrd fs 1 0 0 0 Williams 1 0 0 0 0 Minton 1 0 0 0 0 Totaux 31 1 6 1 Totaux 28 3 5 3 Totaux 31 1 6 1 Totoux 32 3 9 3 San Francisco 100 000 000»- 1 San Francisco 010 000 000— 1 Montréal 010 000 30x^ 3 Montréal 020 100 OOx— 3 Point produit gogannt — Wallach (4).E—CDa-vis.OR—Montréal 2.LSB—San Francisco 3, Montréal 3.2B—Rajsich, Walloch, Winningham, Francona.3B— Trillo.San Francisco Krukow p,2-4 Willioms Montréal Gulicksn g,ô-4 Reardon vp.l 2 ml CS P pm bb rb BP—Trevino.Duree—2 h 15.A—20,193.Point produit gagnant — Schotzeder (1).DR-—San Francisco 1, Montréal 1.LSB—San Froncisco 4, Montréal 9.2B— Law, DGreen.CC—-Wallach (3).ml CS P pm bb rb Son Francisco Gottp,2.1 7 7 3 3 3 3 Minton 1 2 0 0 10 Montréal Scht2drg,2-0 7 1-3 5 1 1 1 4 Reordonvp,!! 12-3 1 O O O 1 Durée—2 h 17.A—17,152.Vainqueur des 500 milles d’Indianapolis Sullivan a fait preuve de sang froid INDIANAPOLIS (AP) - Esquivant en cours de route un désastre certain, Danny Sullivan a devancé au fil d’arrivée Mario Andretti et les autres coureurs du plus rapide groupe de participants de l’histoire de la course automobile, hier, pour remporter les 500 milles d’Indianapolis.Sullivan, qui s’est amené à Indianapolis avec la réputation d’un journalier de la course automobile, membre du jet-set de la grande vitesse, a démontré de belles aptitudes au volant de sa March pour monter sur la première marche du podium et laisser Andretti sans succès pour la 16e année consécutive.Agé de 35 ans.Sullivan a pris la tête de la course vers le 140e tour de la course prévue pour 200, 21 tours après qu’il eut effectué un dérapage de 360 degrés, esquivant du coup le mur extérieur de protection et Andretti, qui profita de cette déveine pour prendre la tête.Sa March de commandite américaine, de couleur rouge et blanche, a cependant devancé la Lola d’An- dretti avec 3.4 secondes, à une vitesse moyenne de 152.982 m/h pour franchir les 500 miles en 3:16.6.La vitesse moyenne de Sullivan vient loin derrière la vitesse record établie l’an dernier par Rick Mears ( 163.612).La course a été ralentie par neuf drapeaux d’avertissement mais seulement trois accrochages.Les coureurs impliqués s’en sont tous tirés indemnes.Le dernier des avertissements est survenu avec huit tours à parcourir, quand Bill Whittington a heurté le mur et s’est arrêté près du béton longeant le parcours.Whittington a été en mesure de quitter sa voiture et se rendre à une voiture-ambulance, mais ce contre-temps a permis à Sullivan, meneur, de partir à vive allure au signal du dernier drapeau vert, avec trois tours à faire.Quand le drapeau vert a été abaissé par l’officiel de la course, Sullivan a pris les devants à la manière d’une fusée, enregistrant des tours à une moyenne de 205 m/h en route pour le damier final de la course qui remet des bourses de $3 millions.Au cours des trois derniers tours.Sullivan n’a pas été menacé par ses poursuivants.Mais une combinaison incroyable de chance et d’habileté au volant ont permis à Sullivan de demeurer dans la course, à sa troisième participation à l’épreuve haut en couleur.Sullivan a momentanément pris la tête devant Andretti au début du 120e tour.Mais l’arrière de sa voiture a soudainement dérapé pour le lancer dans un tumulte pneumatique, le poussant dangereusement vers le mur de béton.Andretti a aussitôt freiné, hésitant un instant, essayant de deviner de quel côté de Sullivan il devait le dépasser.Le vétéran de 20 courses à Indianapolis a choisi de passer à Tinté- ¦ rieur, tandis que Sullivan a sauvé le fracas de sa voiture avec une très grande technique, au son d’une foule qui venait d’assister à l’unique fait saillant notable de la course.Sullivan a remis en droit chemin sa voiture et a par la suite pris la tête pour la Photolasef AP Mario Andretti quasi-totalité de la course.« Je n’âi que tenté de tenir le volant, a indiqué Sullivan dans le « couloir de la victoire ».Je pensais que c’était la fin.» Les États-Unis remportent la Coupe du monde de tennis DUSSELDORF (RFA) (AFP) — Les Etats-Unis, pour la troisième fois et la deuxième année consécutive, ont remporté hier la Coupe du monde par équipes de tennis à Dusseldorf (RFA) à Tissue de la victoire des Américains Ken Flach et Robert Seguso en double sur les Tchécoslovaques Ivan Lendl et Tomas Smid par 6-3, 7-6.Il aura fallu patienter de longues heures hier pour connaitre le vainqueur de la coupe 1985 après un score de 1-1 à Tissue des deux simples, l’un remporté par Ivan Lendl face à John McEnroe, l’autre gagné par le « vétéran » américain Jimmy Connors contre le jeune Tchécoslovaque Miloslav Mecir, récent finaliste des Internationaux d’Italie.Alors que Tan dernier, McEnroe avait aisément éliminer Lendl ( 6-3,6-2), la tâche ne lui a pas été facile hier.Le numéro un mondial, meilleur techniquement, et le numéro deux Lendl, plus persévérant, se sont livré un combat acharné de plus de deux heures et demie.« John a un meilleur coup droit, mais au troisième set il m’a semblé un peu fatigué », expliquait Lendl à Tissue du match.Le second simple s’est révélé tout aussi riche en suspense.Connors, toujours sûr de lui, remportait le premier set facilement par 6-3.Puis Mecir prenait Ta-vantage et réussissait même à mettre son adversaire en grande difficulté.Après avoir remporté le deuxième set 6-3, Mecir menait même 5-2.Mais Connors, luttant sur chaque balle avec acharnement, remontait rapidement et l’emportait 7-5.BASEBALL Ligue Nationale Vendredi Montréal 2, S Francisco O Houston 6, Chicago 2 Cincinnati 7, St-Louis 6 Pittsburgh 4, Atlanta 2 L Angeles 4, New York 3 S Diego 1, Philadelphie 0 Samedi Montréal 3, S Francisco 1 Chicago 5, Houston 4 St-Louis 6, Cincinnati 4 S Diego 4, Philadelphie 1 Pittsburgh 8.Atlanta 2 L Angeles 6.New York 2 Hier Montréal 3, S Francisco 1 Chicago 10.Houston 8 St-Louis 7, Cincinnati 2 S Diego 7, Philad'phie 2 Atlanta'5, Pittsburgh 4 New York 2.L Angeles 1 Aujourd’hui San Diego, Thurmond (1- BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est g P moy.NEW YORK.24 15 .615 CHICAGO .24 15 615 MONTRÉAL.25 17 .595 ST-LOUIS.21 20 .512 PHILADELPHIE.15 26 .366 PITTSBURGH.14 26 350 Section Ouest SAN DIEGO.25 14 .641 HOUSTON.22 20 524 CINCINNATI.22 20 .524 LOS ANGELES.21 22 488 ATLANTA.17 24 415 SAN FRANCISCO.15 26 .366 LIGUE AMÉRICAINE Section Est TORONTO.28 14 .667 DETROIT.23 16 .590 BALTIMORE.23 18 .561 NEW YORK.21 19 .525 MILWAUKEE.18 21 462 BOSTON.18 23 .439 CLEVELAND.15 27 .357 Section Ouest CALIFORNIE.25 17 .595 KANSAS CITY.23 18 561 MINNESOTA 21 21 500 CHICAGO 19 20 487 OAKLAND 20 22 476 SEATTLE 18 23 439 TEXAS.14 27 341 diff.10 10 y?V/7 2) à Philadelphie, Rawley (4-3), 13 h 35 San Francisco, Hammaker (0-4) à Montréal, Palmer (3-4), 19h35epLos Angeles, Reuss (3-4) à New York, Darling (3-1), 19 h 35 Chicago, Eckersiey (5-3) à Cincinnati, Browning (4-3), 19 h 35 Pittsburgh, DeLeon (0-6) à Houston, Knepper (4-0), 20 h 35 Ligue Américaine Vendredi Toronto 7, Cleveland 6 Milwaukee 5, Minnesota 2 Kansas City 8, Chicago 4 Texas 1, Boston 0 Baltimore 4, Californie 3 New York 10, Oakland 3 Detroit 4, Seattle 3 Samedi Kansas City 3, Chicago 0 Toronto 10, Cleveland 7 Californie 5, Baltimore 3 Oakland 8, New York 7 Texas 10, Boston 3 Milwaukee 9.Minnesota 7 Detroit 3, Seattle 2 Hier Toronto 6, Cleveland 5 Kansas City 3, Chicago 2 Milwaukee 5, Minnesota 3 Californie 10, Baltimore 4 New York 13, Oakland 1 Boston Texas Detroit Seattle Aujourd’hui Minnesota, Schrom (3-3) à Boston, Clemens (5-4), 14 h 05 Toronto, Stieb (4-3) à Chicago, Dotson (2-2), 14 h 30 Cleveland, Blyleven (2-5) à Milwaukee, Darwin (3-3), 14 h 35 Baltimore, McGregor (2-4) en Californie, Witt (2-5), 16 h Detroit, Petry ^8-2) à Seattle, Young (3-5), 16 h 35 Texas, Noies (2-5) à Kansas City, Saberhagen (4-3), 20 h 35 New York, Rasmussen (2-2) à Oakland, Sutton (3-5), 21 h 15 Brooks Butera Dawson Dilone Dnessen Fitz'rald Flynn Francona Law Nicosia Raines Wallach Was'nglon Winn'gham Wohiford 2 7 2 37 IS Lee frappeurs pb Cl ppcc moy.146 38 21 * * 17 5 153 40 21 38 131 106 24 11 0 5 10 0 39 12 3 0 no 28 8 0 3 0 0 0 141 38 10 2 146 43 19 3 72 20 9 0 96 24 6 1 41 8 4 1 260 294 261 184 282 226 200 308 255 000 270 295 278 250 195 Butt votét: Raines 11, Winningham 7.Dawson 6.Washington, 4, Dilone 3, Wallach.Fihtgerald, Law.Driessen, 2 chacun.Brooks.Francona.1 chacun Les lanceurs Burke GuUickson Hesketh Lucas Palmer Reardon .Roberge St Clair Schatreder Smith Victoires don, 12.1 g-p ml pm mb mpm 08 19.1 6 16 2 79 64 63 2 22 23 311 5-2 550 II 46 182 08 3.1 0 1 000 34 480 17 35 3.18 4 24 1 14 5 11 218 0 0 000 15 17 405 2-1 301 0-1 202 08 00 28 33.1 5-1 52 2 to 30 1 71 prétervéet: Rear-Burke, 1, Roberge,
de

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