Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 27 février 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1913-02-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME IV—No.4o MONIKEAL, JEUDI 27 FEVRIER, 1913 SC U LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : r H CANADA ET ETATS-UNIS .ÜNION POSTALE ., 83.00 80.00 Rédadion et Adminidrationj 7la RUE SAINT-JACQUES MONTREAL.Edition Hebdomadaire : CANADA.81.00 ETATS-UNIS.81.50 union postale .82.00 TELEPHONES : V ADMINISTRATION > ' ',7461 REDACTION : Main t-i.Dirtecfteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / LETTRE D’OTTAWA PAUVRE DOCTEUR PÂQUET ! Ottawa, 27.— La Chambre, ce soir, a t-coulé le discours de*M.Pâ-quel, le député de l’Islet.M.Lafortuife n’a jauiaii.eu le succès que remportait tantôt, à son insu, le député de l’Islet, grâce à son pathos, ses exclamations, ses gestes désordonnés, ses éclats de voix tonitruants, ses comparaisons coq-à-l'ànesques.Anglais et Canadiens-français ont beaucoup ri; et des ministres même que M.Paquet vantait dans son discours, pestaient tout bas contre sa furie déclamatoire.Comme M.Oliver l’a dit, “il peut y avoir une excuse à ce discours; mais'il n’est pas de ceux qui améliorent la cause du gouvernement.” A gauche, MM.Murphy et Oliver, ex-ministres, et Lapointe, de Ka-mouraska, ont parlé contre le projet Borden.A droite, M.Paquet seul I a soutenu.M.Murphy insiste surtout sur l’alliance tory-nationaliste, avant la demission de M.Monk, et sur le peu de foi qu’il faut ajouter à la parole e M.Borden.M.Oliver, d’habitude terne, n’a guère démenti son passe d orateur, ce soir.M.Lapointe, lui, a surtout attaqué le petite groupe des récalcitrants et ridiculisé^leur attitude à l’égard du plébiscite, puis rappelé les déclai'ations passées de certains conservateurs, et égratigné M.Pelletier, le ministre des Postes.Interrompu par la gauche, qui prenait plaisir à exciter davantage un homme déjà excité, harcelé d’interruptions et de réflexions moqueuses, ironiquement applaudi par ses adversaires aux endroits où il parlait “comme Jocrisse à Pathmos”, eût dit Louis Veuillot, le député de l’Islet s’est donné en spectacle, sous prétexte de défendre son attitude.II eût mieux valu pour lui de garder son siège et de ne pas tenter d’exposer les motifs de son changement d’attitude sur la question navale.Car, si le ridicule tue, le docteur Paquet est bien mort! M.Béland l’a maintes fois interrompu; M.Bureau riait si fort que le docteur Pâquet en manquait son effet; M.Gauvreau a failli le mettre hors de ses gonds; M.Nantel avait peine à ne pas rire.M.Pelletier semblait découragé même en dépit de la gerbe de compliments que le docteur Pâquet lui adressait, — ou peut-être à cause de cela; — M.Rainville même n’en croyait pas ses oreilles des déclarations de loyalisme extrême de M.Pâquet.Et quarante Anglais qui ne comprenaient rien aux gestes de l’orateur tout en nage, applaudissaient de confiance, en demandant à leurs voisins ce que signifiaient toutes ces exclamations et ces mains dressées vers les voûtes de la salle à travers lesquelles on eût cru que l’orateur allait, d’une seconde à l’autre, prendre son vol “vers des régions immatérielles”, pour employer une de ses expressions.M.Borden est arrivé vers la fin du discours, à temps pour entendre M.Pâquet comparer M.Pelletier à Lafontaine.C’était le clou! * * * arrivantCCUC1 his,oire dc l’immigrant irlandais qui, en man a New-York, demandait à un sergent de ville, au débarcadère: Tr,Tae?e?,ent iCi?~ °Ui’ répHndait le argent de ville, pro- nnnvel 1 ^ miSS'' ~ “Eh bicn> ïe su‘s contre!” déclarait le nouvel arrive M.Murphy, ex-secrétaire d’Etat dans le ministère Lau- ner, est Iilandais, et, comme son cousin de la légende, il est aussi contre le ministère.Etre dans l’opposition lui sied davantage qu’être au ministère, quoique cela ne soit pas aussi agréable.M.Murphy ne veut pas du bill Borden.11 lui faut la politique Laurier et 1 appel au peuple.Mais il concède ceci à la discussion sur le bill -— ll uc une vjtfnauiens.ji voit dans Je bill Borden un abandon dangereux de certaines de nos prérogatives nationales, conquises de haute lutte sur le Family Compact et que le ministère serait en train de rétrocéder à Downing Street.Il développe à ce Propos une thèse analogue à celle qu’un ancien journaliste libéral, M.J.C.Walsh, exposait dans la première livraison de ses Mocassin Prints, en novembre dernier.“Avant de voter cette mesure Borden, dit-il, la Chambre devrait sommer M.Borden de rendre publiques les conventions faites entre lui et M.Monk, lors dc l’entrée de celui-ci dans le cabinet.Il a livré à la Chambre la lettre de démission de celui-ci, mais n’a rien dit des termes auxquels M.Monk avait pris le portefeuille des Travaux Publics, en oc-lobre 1911.M.Monk avait, en novembre 1910, saisi la Chambre d’une resolution favorable à la consultation populaire, avant l’adoption par le pays d’une politique navale quelconque.M.Borden et presque tous ses gens appuyèrent cette résolution de leur vote.Ce fut la base de l’en-tentc tory-nationaliste.M.Borden, ce jour-là, approuva le principe Pla,,,1i^eluents, chez les mt- pas convaincu, il le sait bien ! ” M.; matériels canadiens-français, saisis, P&quet prend alors & parti, avec des iaans fie 1 audace de la com- éclats de voix tragi-comiques, et une |',aralson- ”Aujourd’hui, Lafontai-mimique amesante, M.Boulay, de j ne est reconnu comme un grand hom-Rimouski, qui, affirme-t-il, a dit que rae' deux Partis 8'en réclament,et nous emprunterions ces 35 millions,tolls admettent qu’il n’a travaillé les lui ! qu à la gloire de sa race.De même pour Cartier, vilipendé en 1867, honoré en 1912 à la Grande-Bretagne, pour donner ensuite et il proteste avec indignation contre cet te théorie, af firmant que cet argent, nous le prendrons &.même nos revenus natio naux.“Au moment où toutes les dations demandent le désarmement graduel, dit-il, il nous faut rejeter toute politique permanente.Je veux voir le pays se développer et grandir avant d'adopter une politique perma nente sur la question navale.La politique de M.Borden est la plus écr« nomique, et j’en suis.” Voici la grande tirade attendue, la déclaration de M.P&quet au public canadien : ! “De même en sera-t-il pour nous plus tard ! ” C’est la fin.Dans un dernier effort de pathos risible, le député de Tlslet vocifère, les poings tendus vers les toits, ces paroles stupéfiantes : “Demain, vous pourrez creuser ma tombe, m’ensevelir sous les débris du passé, je préfère suivre les hommes de ma race, les Laurier et les Pelletier, vers les sentiers des destinées futures, pour aider à la Grande-Bretagne! N’avons-nous pas le droit de marcher vers les chemins qui nous mènent dans les sen-Je suis prêt à donner: tiers qui assurent à la race canadien- ne-française ce qu’il y a de plus beau, de plus noble et de plus grand dans l’univers, la liberté?Creusez ma tombe, faites le cercueil où enfouir, si vous le voulez, mon passé, vous en avez le droit, vous qui me combattez! Mais je vous dis: Demain, que je disparaisse, par la voix du “Devoir” ou des autres journaux,mes cendres humbles seront là, elles grandiront et germeront, elles féconderont le sol et donneront une ample récolte pour la race et le pays! Le Canada doit orienter sa politique vers un idéal plus large, des idées plus grandes.Nous avons tous le même amour de la patrie, le même esprit de sacrifice; et je croirais être un ennemi dangereux de ma race si, en face du mémoire de l’Amirauté, des besoins du moment et de la loi allemande, si je demandais à mes compatriotes de ne pas approuver la politique sage et prudente du parti conservateur.Je ne veux pas contribuer à la ruine de la confédération, construite par Macdonald et Cartier, et agrandie et fécondée par ces deux grands patriotes, R.L.Borden, et Louis-Philippe Pelletier”.Rires universels.MM.Oliver et Chisholm terminent la série des discours.Demain, dans la Un mon concours pour fortifier le prestige de la Grande-Bretagne.Des journalistes et des hommes qui croient leurs doctrines seules orthodoxes, qui s’attribuent le monopole du civisme et du patriotisme, ne peuvent croire que des gens suivent leurs Chefs de partis sans être corrompus '.lis le disent et l'écrivent ! D’après eux, les chefs politiques des deux partis ne sont que des corrupteurs ! Je n’ai pas mission de défendre les gouvernants, mais je peux dire avec Inergie”,—et ici, le docteur P&quet le tourne vers la tribune des journalistes et dresse les bras en l'air,comme un homme qui civile, à pic,— “que ys gens de la galerie des Journalistes et les députés qui ne peuvent comprendre comment un député ne peut crier son amour ?nvers la patrie, sans être accusé tout de suite par les Bourassa, les Lavergne, les Hêroux, et les autres, d’être renégat, sont étrangers à tout ce qui est grand et beau pour le peuple canadien !” Tout le inonde applaudit cette protestation tonitruante,.et tout le monde rit, & part Te docteur Paquet.“Je suis attaché aux traditions du passé, aux traditions de mes ancêtres.Les Français et les Anglais du Canada s’entendaient en [ soirée probablement, après les dis- pour l’expédition par le gouvernement canadien.Le “Karuck” est maintenant dans le port de San-Francisco.Il partira sous peu pour Esquimalt, où il sera équipé aux frais du gouvernement.Le navire battera pavillon anglais, vu que le gouvernement canadien se charge du coût de l’expédition.L’équipage sera composé de quatorze hommes.D’Esquimalt, le brigantin portera les explorateurs jusque dans les régions glacées.Si le temps est beau et si le vent vient de Test, on espère atteindre en septembre la terre qui borde la mer de Beaufort.Cette terre n’a pas encore été explorée.Les explorateurs établiront là la base de leurs opérations et renverront le navire.Mais si le vent de l’ouest prévaut et que la mer de Beaufort est remplie de glace, l’expédition atterrira probablement à Tîle Herchel.Au printemps, elle poussera plus au nord.Le retour aura lieu en septembre 1916.Le Dr R.M.Anderson, qui était avec Steffansson lors de son dernier voyage, sera le second sur le navire.Les autres n’ont pas encore été choisis.Un appareil de télégraphie sans fil, d’une puissance de 1,000 milles, sera installé sur Tîle Herschel, afin de permettre aux explorateurs de communiquer avec le monde civilisé.Un million de milles carrés de neige et de glace, au nord du continent américain ou en Sibérie, seront explorés.L’expédition ne s’occupera pas de chercher le pôle.Le but du voyage est d’ouvrir les terres et les mers du Nord.A chaque automne, on renverra le “Karluck” à Esquimault.Le navire reviendra au printemps à la base des opérations.Steffansson visitera de nouveau les blonds Esquimaux et prendra leurs actions au moyen d’un appareil cinématographique.L’explorateur espère pouvoir établir des stations magnétiques sur la Terre de Victoria, pour le compte de Tinstitut Carnegie, à Washington.Steffansson partira pour l’Europe samedi prochain, afin d’acheter les instruments nécessaires à l’expédition.M.R.L.Borden, le premier ministre du Canada, a écrit à Henry F.Asborn, président de TAmerican Museum of Natural History, le remerciant de ce que cette société avait bien voulu renoncer à ses droits en ce qui concerne l’engagement de Steffansson.En effet, celui-ci avait un contrat à remplir pour le compte de TAmerican Museum et de la National Geographical Society.M.Borden a aussi écrit au président de cette dernière société.1798 pour contribuer à la défense de la métropole menacée par Napoléon Bonaparte, et, moi fidèle â cet exempli', filme mieux suivre les chefs de l’Eglise comme nos évêques et nos curés d'alors, que de m'associer à des gens qui, comme le député de Témis-couata, depuis 1896, ont trahi.M Gauvreau est debout.“A l’or-, dre! L’expression n’est pas parlementaire.Je n'ai rien trahi! Que M.Paquet rectifie ou bien.” M.Proulx contient M.Gauvreau, tandis que M.Blondin, au fauteuil présidentiel, décide: "L’expression est trop forte.” —“Je la lui pardonne, dit M.Gauvreau, “car il ne sait ce qu’il dit”.M.Paquette reprend ces mots, s’api-toye sur le sort de M.Gauvreau, celui-ci, en veine de citations biblique», | Ouest Interrompt: “Pleurez sur vous, filles de Jêrusaleml” — “M.Gauvreau fe-rflt mieux de dire ici ce qu'il colporte ailleurs,” crie le docteur Paquet.La Chambre s’amuse de la prise de bec, M.Gauvreau se lève encore: “M.Paquet n’a pas le droit de faire des Insinuations à mon endroit, et s’il le fait, il attrapera des choses peu aimables!’’—“Adopté, à la question!” crient des députés en veine de s’amuser du spectacle.M.Paquet reprend son discours.“Depuis 1850, dit-il, la Grande Bretagne a su conquérir nos cœurs, faits de noblesse et de fierté (sic) , A l’heure actuelle la suprême garantie de nos droits et de notre liberté, à nous Canadiens-français, c’est la Couronne Britannique, déien-dons-la.” Il parle ensuite du voyage de M.Laurier & Londres en 1911, de la parole sacrée qu'il donna alors & la Grande Bretagne et qu’il nous faut respecter, tout comme les engagements de 1909, rappelle la campagne illustre de Drummond-Arthabaska où nous luttâmes pour l’autonomie cnna dienne”; et, se tournant d’un geste théâtral vers quelques députés conservateurs récalcitrants, il leur pose cette question ampoulée : “Quand vous combattiez contre la contribution annuelle, avez-vous compris la leçon que vous donniez, la leçon que vous prêchiez aux jeunes Canadien»?Pour faire honneur & la parole du gouvernement canadien de 1909, il faut sauvegarder la Grande Bretagne cours de MM.Borden et Laurier, le vote sur la seconde lecture du bill.Ce ne sera pas aussi amusant que ce soir.M.Paquet ne parlera pas.Excursion sous conduite spéciale dans ie district de la Rivière de la Paix Montréa mission.A la fin du témoignage de M.J.Therrien pendant lequel ilcontinue à faire des déclarations au sujet de certaines propriétés achetées par lui ef des sommes dépensées pour les améliorations de ces dernières, il jure n’avoir jamais rien dit à Laurin qui pût faire croire qu’il avait payé des pots-de-vin à un commissaire pour mener à bonne fin les transactions entreprises entre lui et la Commission.Le principal témoin entendu pendant cette séance fut Mgr Boy.Le témoin dit qu’il était le président de la Commission quand il a été question d’acheter un terrain â la Longue-Pointe pour y bâtir une école.Quelque temps avant cette solution passée au conseil, il a visité le terrain en cpiestion à la demande de MM.O’Mara et Giroux, et en leur compagnie, et il a été satisfait de sa visite.Mgr Roy ne se souvient pas ce- 89S rue Sainte-Catherine-Ouest, angle de la rue Saint-Marc.(Entrée privée de côté sur la rue Saint-Marc.) MONTREAL.Tel.Uptown 462 L’habitude de la boisson guérie en 3 jours.La pléthore de fruits dans la Col.Anglaise Ottawa, 26.— M.W.S.Foggio, un des direct ours de la “British Columbia j Fruit Growers* Association”, a déclaré, hier devant le Comité Agricole i de la chambre des communes que tous : les propriétaires de jardins frditiers de | la Colombie Anglaise se plaignaient , depuis deux ou trois ans de la plétho-, ., .v.re de fruits de la province.Le < seul pendant si, lors de cette visite, il a remède à cet état de chose serait, a ete question de ceitaines soumis- j*!.Foggo, de rendre plus difficile Sions f m tes psr M.Laurin UU sujet J'entrée des fruits américains au Ca- de terrains.Apres avoir consulte le nada chanoine Martin, concer nant 1 achat jw0 ministre de l’Agriculture, l’hon.de la propriété, 1 impression, (111"1L Martin Burrell, ft fait remarquer que qui lui est restée de ses paroles, est popimon de M.Foggo était très juste| que cet achat serait une t rès bonne j](î gouvernement n’a cependant pris affaire pour la Comniission.! aucune décision à ce sujet.Quant au prix de la propriété, -—+-1- Mgr Roy ne se souvient pas s’il en j cotnpagn”isîues’ion enfre lu’et endure des zouaves M.Gustave Vhiet, ancien propriétaire des terrain* achetés par la commission, est ensuite applé â rendre témoignage.M.Vinet raconte alors qu’au mois d'avril 1912, il a été approché par M.Therrien au sujet de la vente de ses terrains.Pins tard, il les lui a vendus à raison de 15c le pied.Dans l’intervalle, M.Therrien, en compagnie de ses amis, MM.Valois, Vincent et Giroux ont visité lh propriété et en ont paru très satisfaits.M.Vinet déclare ensuite qu’il ne se souvient pas si quelqu’un lui a fait remarquer qu’il aurait dû vendre ses terrains directement à la commission.Il ne croit pas non plus avoir dit que pour faire des transactions avec la commission, il fallait “graisser” quelque commissaire.A la suite de cette déclaration, la séance est ajournée au 27.ques semâmes suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adresser: Modern Barber College, 62 Boul.S'int-Laurent.Montréal.ELEVES DEMANDES M.Edouard DesRoches, violoniste, de retour de Liège, Be’gique, prendra des élèves chez lui, au No.68 rue Saint-Jacques où à domicile.Têl.Bell Main 1259.FORGERONS-PEINTRES On demande des forgerons et des peintres de voitures.Ouvrage à Tannée.Bon salaire payé.S’adresser chez Ulric Roy & Cie., 1141 Avenue Papineau.ON DEMANDE Représentant demandé pour Cie déjà établie d’importations françaises: étoffes, soieries, articles liturgiques, etc.Un possédant deux ou trois cents piastres préféré.Ecrire pour pas plus tard que vendredi, mentionnant références, âge, compétence, etc.Boîte “P” “La Presse”.Phone: St-Louis 4381.STENOGRAPHE et dactylographe français et anglais, avec connaissances en comptabilité.Salaire $75.00 par mois.Adresser application par écrit, en français et en anglais à West Canadian Collierie’s Ltd., Blairmore, Alta.À LOUER ON DEMANDE A ECHANGER Nap.Tellier, billetiste, échangerait volontiers contre mandat-poste, timbres ou espèces sonnantes d’une valeur de 25 sous (et deux sous pour la poste), un volume intitulé “A BOUT PORTANT” dont il est l’auteur.Lui é; rire, au “Devoir”, Montréal.POELES ACIER et fonte neufs et d’occasion, dans tous les prix, défie compétition, 25 machines à laver “Canadian” $3.40; encore 2,000 manteaux à gaz (job) à 5c, 6 pour 25e.Spécialité réparations de poêles, machines à laver, tordeuses.Je suis le seul qui répare les machines Godin.Echange les vieux poêles.D.Robillard, 44 Avenue Laurier Ouest Saint-Louis 5207.AIENT ES ^PIGEON.PIGEON «.DAVSS.71- Rue ST Jacques, Montreal Tel iJSâ OXYGENE Chimiquement Pui pour Usage Médici-n a 1, Pneumonie, Dyspnée, Syncopes, etc.Crises asphyxiques.Compagnie d’Oxygène du Canada, 2.Squx.'e Duff crin.Dépôt: Pharma-eie Laurence, coin des rues Saint-Déni* et Ontario.Tél.F.1507.DOMINION GOAL CO.-LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS UH CHARBON DOMINION paur VAPEUR Troupes licenciées ,A RUSSIE ET L’AUTRICHE DECIDENT DE DEGARNIR LES FRONTIERES: ENTENTE D’EMPEREURS.IL AURA LIEU CE SOIR A L’ASILE SAINT-VINCENT DE PAUL.C’est se soir, à 9 heures, à TA-sile Saint-Vincent de Paul, 110 rue Visitation, qu’aura lieu le 3ième euchre des zouaves de Montréal, sous le patronage du R.P.G.Villeneuve.Il y aura musique, concours de popularité et distribution de magnifiques prix.Les billets sont en vente, à 50 sous, chez Mmes J.D.Courville, 334 Wolfe et T.Bleau, 322A Aylwin et chez Mlles L.Harel, 263 Fullum et E.Giroux, 23 Marquette.Ce ballon ne serait qu’une planète Londres, 27 — On reçoit de Hull des rapports supplémentaires sur le passage, pendant une nuit, d’un ballon dirigeable inconnu.On croit maintenant que cette masse brillante qu’on a prise pour un ballon n’est autre que la planète Vénus.Celle-ci, depuis plusieurs soirs, brille d’une façon inaccoutumée.Saint-Pétersbourg, 26.— On apprend de bonne source que le licenciement des forces russes et autrichiennes aux frontières a été décidé, comme résultat des lettres qui ont été échangées entre l’empereur François-Joseph et l’empereur Nicolas.On dit que les détails de la mesure ont été discutés à un conseil spécial qui s’est assemblé à Tsaekoé-Selo, hier, sous la présidence de l’empereur Nicolas.Le premier ministre, les ministres des affaires étrangères, de la guerre et de la marine et ie chef de Tétat-major général étaient présents.Cette action coïncide avec la préparation à la célébration du troisième centenaire de la dynastie Romanoff, qu’on veut être marqué par la paix générale du pays tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.Le drame de la rue du Grand-Tronc Georges PELLETIER.Marché de Montréal BEURRE Crémerie, extrafin.Crémerie, extra .Berre frais.Beurre de laiterie.28 1-2 à 29 27 1-2 à 28 24 à 26 25 à 24 FROMAGE extra fin blanc 11 3 4 A 12 Cantons de 1 Est, extra fin.12 1-1 a 12 3-8 Québec, extra fin .12 à 12 1-à Seconde qualité.11 3-4 à 12 LE FOIN Estra.No 1.Extra, No 2.Ordinaire, No 2.No 3.Luzerne, mixte.AVOINE Canadienne, No 2, de l’Ouest.43 Extra, No 1, pour Fourrage.92 Sarrasin No 0.57 LA FARINE Manitoba, patentes, blé de printemps, premières, baril de bois .$5.70 Manitoba, patentes, blé île printemps, premières, baril en sac.5.30 La Compagnie de chemin de fer du Grand-Tronc a organisé une première excursion de colons dans l’Ouest canadien, pour le 28 février.Le Rév.Père Giroux, missionnaire colonisateur pour la province de TAlberta, partira d’ici à cette date, avec un groupe considérable pour le district de la Rivière de la Paix.Les excursion-1 nistes voyageront en wagons-Pullman de touristes qui se rendront directe-ment à Athabaska sans changement.L départ de ce groupe se fait de bonne heure afin qu’il puisse arriver dans le d: trict de la Rivière de la Le drame de la Pointe Saint-Char- Paix à temps pour commencer ses S les’ mal8ré le» diverses théories, est travaux de printemps, et les person-1 emmre un mystère pour la police, nés qui désirent s’y joindre, pourront L’on est maintenant certain que obtenir des renseignements complets ; ï aul°UT' au cours de la semaine prê- en s’adressant au Rév.Père Giroux, cèdent la tragédie, a eu une querelle! 306 rue Saint-Antoine, à n’importe iavec quelqu’un.L’on n’a pas encore! quel agent du G.T., ou à J.Quinlan, ! Pu retrouver le propriétaire de la ha-{ agent de district de passagers, chemin c^e trouvée dans la maison des Vau-de fer du Grand-Tronc, gare Bonaven- jtour- Le capitaine Coleman est d’a-i— xi—; vis que Michaud n’a rien à faire avec le crime et croit au contraire que le mari après avoir été attaqué par ea femme, la tua dans un moment de passion.Cependant Ton ignore quelles ont pu être les causes de la querelle.1,'histoire racontée par la petite Bella disant qu’elle avait vu son père pleurer près de son lit.confirme la théorie du double meurtre.Les deux enfants ne sont plus certains maintenant si c’est leur oncle Ouverture du parlement japonais  LOUER Trois des plus beaux flats de l’Avenue du Parc, près de Villeneuve! 1711-1713-1715.Lumière sur trois cotés, ventilation parfaite.Logements de neuf et dix pièces.S’adresser à R.Gohier «St Fils, 50 Boulevard St - Laurent, Montréal.Tél.Main 2176, Rés.Est 964.A LOUER 240 Ave.Fairmount, Sème étage, 8 chambres.Fournaise à.Tenu chaude, b.et, w.c., gaz et électricité, $30 par mois.S'adresner 232 Ave.Fairmount.A LOUER Nouveaux bureaux d’affaires, et d - plus modernes, avec Tusage de Tascenseur, dans la nouvelle bâtisse de la Compagnie Mutuelle d'immeubles Limitée, 706 Sainte-Catherine-Est.S’adresser: 502 Sainte-Catheri-ne-Est.Tokio, 27 — Le premier ministre Yamamoto, dans un discours qu’il a prononcé à l’ouverture du parlement, a promis une réforme fiscale et la réduction des taxes.Le baron Takahaslu, ministre des finances, a fait des promesses analogues.-f- Tué par un train SAMUEL TANGUAY DE BAY EST LA VICTIME.A LOUER A louer, à Outremont, Nos 754-756-758 rue de TEpée, près Van-Horne, 9 beaux flats, 8 pièces, fournaise eau chaude, électricité, modernes.Occupation le 15 avril si désiré.S’adresser au No 343 Boulevard Saint-Joseph-Ouest, ou‘téléphone Saint-Louis 3264.Criblé, brut (run mine), mélaagi (slack) Pour renseignements s'adresser aux BUREAUX DE VENTE 112 rue St-Jacques.Montréal.Télénhone Main 401 Cartes Professionnelles AVOCATS BOURBONNIEEE, F.-J., C.R., avocat, 76 rue Saint-Gabriel.Tél.Bell, Main 2679.LEOPOLD BARRY, L.L.B, Avocat-Procureur Edifice Banque Ottawa, 224 rue St-Jacques, Chambre 44.Tél.Bell, Main 1973.Boite Postale 356.— Aflresse têlègraphlqu» “Nahac, Montréal*'.Tél.Main 1250-1251.Codes: Liebers, West.Un C.H.CAHAN, C- R.AVOCAT ET FEOCUREUR Edifice Transportation.— Eue Saint-Jacqnea ARTHUR GIBEAULT, B.A., L.L.U .Avocat 54 Nol.e-Dame-Est, Chambres 37 et 38.Tél.Bell Main 6420.Bureau du soir: 34 rue Déséry, Hochelaga, Ték Bell, LaSalle 987, Montréal.LAMOTHE & TESSIER, Avocats, Edifice Banque de Québec, 11 Plaça d’Armes, Montréal.Tél.Main 3555.J.C.Lamothe, L.L.D., C.R., Camilla Tessier, L.L.B.A LOUER A la Pointe do la Rivière-du-Loup, villa à louer pour la saison d’été, meublée, éclairée à l’électricité, six chambres à coucher, salle à manger, boudoir, living-room.w.c.et lavabo à Tétagc supérieur, grandes vérandahs, près de la grève, très confortable, occupée plusieurs années par M.le DE NORTH-1 sénateur Shehyn.Pour renseigne-menls supplémentaires, s’adresser à G.P., le “Devoir”, Montréal.(Service particulier) North Bay, 28.On a identifié Thomme qui a été tué sur la voie du C.P.R., près de North Bay, lundi matin.C’est un nommé Samuel Tanguay qui tenait une maison à North Bay.Tanguay qui marchait sur la voie a été tué par un train de Toronto qui rentrait en gare.Tanguay laisse une veuve et plusieurs enfants.ture, Montréal, Qué.-4- 814.50 & $15 < 0 13.50 à 14.00 12.00 à 13.00 11.00 à 11.50 10.00 à 10.50 à 43 1-2 à 42 1-2 à 58 Mme Pankhurst fait des menaces LA CHEF SUFFRAGETTE SE LAISSERA MOURIR DE FAIM DANS SA PRISON EN ATTENDANT SON PROCES.Nouvelle église LES CATHOLIQUES DE LA KOISSE DE SAINTE-ANNE TORONTO ELEVERONT NOUVEAU TEMPLE.PA- DE UN A VENDRE A VENDRE A vendre, maisons meublées pour louer des chambres, rue Berri, 17 appartement.Prix: $850; conditions: $400 comptart.Autre, rue Saint-Hubert, 8 appartements.Prix, $400.Aussi épiceries, magasins de cigares, etc.S’adresser: Jean Castelli, 117 Sainte-Catherine, en face “La Patrie”.(Service particulier) Toronto, 28.— Les paroissiens de Sainte-Anne doivent construire pro- j ohainement une nouvelle église, à l’.ngle des rues de Grassi et Gerrard.Elle coûtera $75,000.Le nouveau temple catholique sera en pierre et imitera la fameuse basilique de Sainte-Anne de Beaupré.L’abbé O’Donnell ou leur père qu’ils ont vu durant la j est curé de cete paroisse.nuit.Les expropriations Manitoba, patentes, blé du printomps, si coudas, baril de bois 5.20 Manitoba, patentes, blé de printemps, secondes, baril, en sacs .4.90 Manitoba, forte, baril, en bois 5.00 Manitoba, forte, baril, en BRCfl 4.70 Blé d’biver choisi, patentes, baril en bois .5.35 Strnicrhtg rollers, b16 rl’hivpr, bnr:| ('n boi«.4.95 h 5.00 Slrnftrlits rollers, blé d’hiver, baril en «ecp.O erç à 2.A0 Blé d’hiver, extra sec.1.85 b 2.00 ISSUE.' DK ” i E.Son, la tonne.$21.00 Recoupes, la tonne .26.00 Gril.In tonne .28.00 à Moulée pii" .la lionne.36.00 à Moulé# mi^c, la tonne.34.00 à 30.00 3H.00 35.00 la rue Denonvilie, Londres, 23.— Mme Pankhurst a i envoyé un message au Womens’ So- j cial and Political Union.Elle dit qu’il! lui est impossible de préparer sa dé- j fense à cause du refus de la cour de | l’admettre à caution en attendant son i procès.Elle ajoute: "Si je suis encore vivante lorsque viendra le temps de ce soi-disant procès, le juge, les avocats et le jury auront la tâche honteuse de faire le' pro- ne pa8 .e8 fpire maintenant ces d une femme mourante et sans I défense.” .j -" Les sentiments hostiles contre les tactiques des suffragettes militantes, sont grandissants.A Leigh-on-Sea, dans l’Essex, la populace a interrompu une parade de suffragettes et en a blessé plusieurs.A Walsall, dans le comté de Stafford, le peuple a détruit une boutique de la Womens’ Social and Political Union.L’enquête sur le pilotage A VENDRE Vingt actions de La Sauvegarde.Collection complète du “Devoir”.Ecrire à Casier 66, “Le Devoir”.Superbe Résidence Vendre Outremont à à (De notre correspondant) Québec, 26.— L’enquête sur le pilo-Les commissaires ont mis à l’étude itage s’est continuée ce matin.La trois expropriations celle de la rue ! commission a entendu les apprentis-1 Gilford, estimée à $22.000 ; celle de ! pilotes de Qui’tbec qui ont tous exprimé , , estimée à $28,000; ; leur satisfaction sur les conditions de | n,en*.brique pressée.Huit ehani- A VENDRE sur le Boulevard Saint-Joseph, à Outremont, un superbe cot tage à deux étages et un soubasse- celle de la rue Sherbrooke, entre les! leur1 apprentissage.Quelques-uns ont | bros à coucher, 3 chambre de bain ru s de Delorimier et Fullum.Ils ont '¦ déclaré qu’ils ne se seraient pas enga- i finies en tuiles, grande salle de bil-décioé de recommander au conseil dc gês dans nette voie si la corporation ! d planchers en bois franc, système ______________i “e chauffage, plomberie, gaz, electri- _____ - ¦ i cité, tout moderne et de première qua Beau grand garage, écurie, cour S'en ciment, terrain 50 par 130.Pro-£ priétaire malade et s’en va à la campagne.Pour détails s’adresser à Montreal Specialty Co., Tiroir Pos lai 16!)0, Montréal.ÎMMFiPE KESiSElOE Augmentation des taux de transport sur les bois de pulpe Ottawa, 27.—M.Drayton, commissi t ce en chef des compagnies de chemins de fer, vient de publier une nouvelle résolution des compagnies du C.P.R., O.N.R., C.N.R.O.G.T.R et Témiscouata, permettant & celles-ci d’élever les taux de transport du bols de pulpe, soit une moyenne d’un sou par cent livres.Dette nouvelle résolution aura force de loi le 15 août 1913.La cancellation dp Smiths Fall n’est pas permise par cette résolution.4> «7 4:7 7 «I : I *!• ! 4i : 4l 1 4?i 4 4* 4-1 4 ; 41 « 4 4* t 4 * l« 41 4* 41 4' •J 4o 4‘ 4- 1$ AHUNTSIC A VENDRE, une magnifique maison de e&cipagne, avec 30,500 pieds de terrain ombragé de beaux grands arbres séculaires.Cette superbe propriété, habitable l’été comme l’hiver, est située au coin des rues Florence et Somerville, et bordée par le boulevard Gouin; elle est entourée d’un beau grand jardin en culture.Magnifique maison on très bon état etcontenar.t toutes les améliorations les plus modernes, toute meublée, près de l’église, des tramways et de la rivière.Toutes les commodités de la ville et les avantages de la campagne.Site enchanteur et idéal.PRIX RAISONNABLE ET CONDITIONS FACILES.S'adresser à DIVERS NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Lé-andre et Adrien), 30 Saint-Jacques.Main 1869.Rs.240 Visitation.Prêta sur hypothèque, achats de créances.GIROUX, LUCIEN,notaire, Edifies Saint-Charles, 43 rue Saint-GabrieL Tél.Main 2785 .Résidence, 405 Du-luth-Est.Tél.Saint-Louis 3585.Argent à prêter.Règlement de succession.Â.E.Grandbois, L.L.B.— Notaire — 62 RU2 SAINT JACQUES, MONTREAL.Tél.Bell Main 7676 RESIDENCE.1604 rue Saint-Denll Tél.Saint-Louis 4765 G.ALBERT NORMANDIN, L.L.L, Notaire.Argent a prêter.Succession.52 rue Saint-Jacques.Tél.Main 2615.Bureau du soir.363 Laurier-Est.Tél.^aint-Louis 5194.ASSURANCES Pour tous genres d’assurances, JOSEPH COURTOIS, 263 Visitation, Tél.Est 985, Montréal.Aohèté aussi les balances de prix de vente.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chi-rurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3549.165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’Université.ARCHITECTES RENE CIIARBONNEAU, (diplôme de l’A.A.WQ.).Architecte et Evaluateur, 15 rie Saint-Jacques, Montréal.Tél.Main 7844.Rés.Ouest 2860.LAFRENIERE, J.L.D., A.A.P.Q., Architecte, 271 rue Saint-Denis.Têl.Est 887.Professeur de dessin et d'architecture, Conseil des Arts et Manu- torture15.INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS ET De GASPS BEAUBIEN* _ Ingénieurs-Conseil, Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Ar-mes, Montréal.Tél.Main 8240.H URTUBISE & HURTÎJbÏSEÏ 7n- genieurs civils, arpenteurs-géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacques, Mortréal.Tél.M.7618.SURVEYER & FRIG0N INGENIEURS CONSEILS Expertises, levés de Plans, Estimations et Projets Rapports Techniques et Financiers ADRESSE : 56 BEAVER HALL HILL Téléphone Uptown S808, MONTREAL ACCORDEUR DE PI ANO M.Dionne, accordeur de piano, autrefois de Nazareth, maintenant au No.163 Amherst.Tél.Est 5442.ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes, vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; véj entrevue personnelle seulement.Har- rjrison A.Demers ,Banque Nationale, ROD.LANGLOIS Prop.» » i v*i y» 17 Côte Place d’Armes.CARTES POSTALES * Magnifiques Cartes Postales ^ | "Tw assorties, pour Pâques, couleurs en relief, franco contre 25c.Entière S satisfaction ou argent remis.La mai- if*»W**?f#**?**#*?#*#t*#r#*t***»'*W*f»W*»W*m**flson d’Amour.boîte 543, Montréal.54 NOTEE DAME-EST.Main 7305.CARTES D AFFAIRES ACIÏII.I.K DAVID Entrepreneur électricien , 250 rue Saint-Pau,!.Tél.Bell, Main 929.Résidence, Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 45-46-47.cols-Xavier, Montréal.55 St-Fran- A.CHARLEBOIS MENUISIER-CHARPENTIER Réparations générales.84 SAINT-JACQUES Tél.Main 6343.journal ue.iu,,.!.i4u À» rue Saint-Jacques, n Montreal, "La Publicité” (a resnoncnbilité iée).Henri Bourassa.dir.-teur-gb ant.lia.pat » VOL.I\ No.UN CALME RELATIF DANS LES BALKANS Légères escarmouches aux lignes de Tcha talja.—Andrinople s’est ravitaillée.—Scutari et Janina tiennent toujours Londrat, 27 — Les opérations des cinq armées engagées dans la guerre des Balkans, sont arrêtées, par la mauvaise température et l’état déplorable des routes.Les dépêches officielles du théâtre de la guerre répètent tous les jours ce cliché : “Rien d'important ne s'est produit.” Néanmoins, une dépêche de Constantinople, reçue hier, va un peu plus loin et dit que des escarmouches ont mis Turcs et Bulgares aux prises en face des lignes de Tcha-tsdja.Les volontaires turcs auraient obtenu de légers succès.A ANDRINOPLE Les nouvelles d’Andrinople et des places environnantes sont contra-di'Ctoires.Le ministère de la guerre bulgare, à Sofia, dit qu’aucun engagement ne s’est produit.D’un autre côté, un correspondant français écrit que plusieurs attaques des Bulgares contre les forts oi-t été repoussées et que K bombardement est cruel et inutile.Le correspondant confirme le rapport envoyé au ministère de la guerre turc par Chukri Pacha, commandant militaire d'Andrinople, qu’il avait réussi k «ie ravitailler.DANS GALLIPOLI Il s’est encore moins produit quelque chose dans les environs de Bulair, dans la péninsule de Gallipoli.Les armées bulgares et turques sont retranchées et attendent la clémence de la température.Le seul engagement sérieux, depuis la rupture des négociations de paix, a eu lieu à Scutari, où l’armée monténégrine, malgré des attaques furieuses et répétées, a de nouveau échoué dans ses efforts pour s’emparer de la forteresse.Les experts militaires autrichiens disent que ]es canons de siège mon-tnégrins sont placés trop loin pour pouvoir causer des dommages sérieux aux travaux des Turcs.Le roi Nicolas ne peut pas les faire avancer parce qu’il craint une sortie de la garnison turque, qui pourrait être désastreuse pour lui et scs hommes.Il attend maintenant l'arrivée des gros canons de siège serbes, qui ont été envoyés de SaJonkjue.VOLTE-FACE DE LA PORTE DANS SA POLITIQUE ETRANGERE Londres, 26 — M.Francis Mac-Cullàgh, dans une dépêche de Constantinople au “ Daily Telegraph, ” représente la Turquie comme ayant opéré une remarquable A’olte-face en ce qui concerne sa politique étrangère.L'Italie et l’Autriche, récemment ‘ncore l'objet de haines et d'inipré-rations pour s’èlre emparées, l’une je la Tripolitaird de la Maritza, où restent seules les épines, est sillonnée de convois de blessés.La reine, en robe de toile grise, frappée de la Croix-Rouge, passe entre les lits de souffrance consolante et douce.Elle a acquis cette habitude déjà en Mandchourie, où elle était adorée des malheureux.Voici à ce sujet une anecdote de la guerre russo-japonaise; Après une -bataille, le triste champ de combat évacué, des caco-lets conduits par des Russes parcouraient le terrain.Quelques ambulancières suivaient.Auprès d’une tranchée où les morts s'entassaient, les secouristes s'arrêtèrent, un faible gémissement s’entendait.Us soulevèrent quelques cadavres et aperçurent un malheureux blessé au front, aveuglé de sang et qui répétait éperdu: Maman! maman! comme un enfant qui souffre et appelle son naturel secours.— “Mon enfant! mon pauvre petit!” dit la princesse Eléonore de Reuss, qui à cette époque n’avait pas encore épousé le tzar Ferdinand.Elle se pencha sur lui et fit, avec Thabüeté qu'on lui connaît, un pansement extemporané.On emporta le soldat à l’ambulance: sa protectrice de la première heure s’occupa de lui tous les jours, le soutint, le réconforta, le fit prier, tear elle avait un livre d’heures qu’elle conserve toujours et qui est bien eu- Wî La joie est au foyer quand BEBE EST PLEIN DE SANTE LA PEPTONINE produit toujours ce résultat, car elle renforcit, lui donne un sommeil paisible et du sang riche.C ’eet la nourriture par excellence.¦QOO rieusement annoté).Quand il fut guéri, on lui enleva le bandeau qui l’aveuglait et il vit.Autour de son lit se trouvaient plusieurs ambulancières au costume pareil.II les regarda anxieux et joignant les mains supplia; “Parlez-moi pour que je reconnaisse à sa voix celle qui m’a sauvé! —Mon enfant! mon pauvre petit!* 1* répéta doucement la princesse Eléonore en souriant.Alors il jeta ses bras autour du cou de sa protectrice et l’embrassa de tout son coeur.-—Va, mon brave, fit celle-ci, re< tourne te battre et Dieu te garde.pour ta mère! Gouraud D’ABLANCIOURT.Nos recettes POTAGE CRECY 1 1b.de carottes, 1 oignon, 1 brai che de céleri, 2 c .à table beun-e ( graisse, 1 pinte de bouillon ou d’ea 1 petite tranche de bacon ou de jan bon, poivre et sel.Laver et ratiss» les carottes, les couper en fines roi déliés ou en filets et les laisser tren per dans de l’eau fraîche pendar quelques minutes.Peler l’oignon, h ver le céleri et les hacher finemei ainsi que le bacon.Faire fondre beurre ou la graisse dans une cass role, y faire revenir les carotti égouttées, céleri, oignon, bacon o jambon; ajouter le bouillon ou Tes chaude, sel, poivre, laisser cuire lei tement IL heure.Passer le tout ; tamis, remettre cette purée dans I casserolle, la faire réchauffer, 1 ajouter si elle est trop épaisse.1 ta se de lait ou de crème.Assaisonner point.Servir avec croûtons de pai frits au beurre.Arrêté pour un vol de $3,000 à la Banque de Toronto A une heure cette après-midi, l'assistant grand-connétable Clovis I,.Dêsaulniers n arrêté an Windsor, un jeune homme du nom de Be'wby Brown de Montréal, accusé d’avoir volé S.?,000 â la Banque de Toronto.FEUILLETON DU DEVOIR Esclave ou Reine?par M.DELLY Reproduction autorisée par les journaux ayant un traité avec la Société des Gens de Lettres.(Suite.) Il eut un ironique plissement ‘de lèvres.—Une frmem est-elle jamais malheureuse quand son mari l’entoure de luxe, la comble de toilettes et de bijoux, la conduit dans les fêtes les plus brillantes?—Celt ne suffirait pas à Lise, peut-être.Elle est très sérieuse et très pieuse.Les sourcils du prince se rapprochèrent.—Pieuse?A quelle religion appartient-elle?—Elle est catholique.— Cela n’a pas d'importance.Une! femme ne doit avoir d’autre religion que celle de son mari, et, dès1 qu’elle sera devenue la princesse Ormanoff, Lise suivra le culte orthodoxe.Le regard effaré de Mme de Su-brans se posa sur l'impassible visage de Serge.—Vous.vous l'obligeriez à quitter sa religion?balbutia-t-elle.- Parfaitement.Pour mon compte, je n’ai point de croyances, mais mes traditions de famille et de race m’imposent la pratique apparente de la religion de mon pays.Il en doit être de même pour ma femme.—Serge, elle ne voudra jamais ! Renoncez à cette idée, c’est impossible! L’enfant ne serait pas heureuse, d’ailleurs.Une lueur irritée passa dans les yeux de Serge, qui, en ce moment, semblèrent presque noirs.-—Pour qui me prenez-vous, Catherine?Quelqu’un aurait-il inventé que j’avais rendu Olga malheureuse?.elle qui, avant de rendre le dernier soupir, me baisait les mains en murmurant: ‘Serge, vous m’avez donné du bonheur!” Jamais elle n’a eu un souhait à formuler, car je le devançais toujours.J’agirai avec Lise comme j’ai agi envers elle.J’entends demeurer toujours le maître absolu; mais, en retour, je donne à ma femme toutes les satisfactions convenables à une cervelle féminine.Que pourrait-elle demander de plus?—Que vous Tnimiez autrement, peut-être, murmura Mme de Su-brans.Une sorte de demi-sourire ironique glissa sur les lèvres de Serge.—Et que je sois son humble serviteur, comme tant de nigauds le sont à Tégard des femmes?J’ai un tout autre respect de ma supériorité masculine ,et avant toute chose j’entends être obéi, sans discussion, —Et vous dites qu’elle sera heureuse! Le prince eut un mouvement d’impatience.—Oui, elle le sera, parce que je saurai lui enlever toute ridicule sensibilité, si elle en a! Olga était douce, aimable, caressante, mais jamais je n’ai souffetr de voir une arme dans ses yeux, ni un pli sur son front.Elle s'y était très vile accoutumée, et me montrait toujours un visage serein et souriant.Si je ne l’avais dirigée ainsi dès les premiers jours de notre union, j’aurais risqué de voir apparaître des pleurs, des bouderies, des caprices, — tout ce que je hais.—Alors, votre femme n’avait même pas le droit de pleurer?—Je me suis conduit de telle sorte envers elle qu’elle n’a jamais eu-aucun moiif raisonnable de verser des larmes, dit-il froidement.Pendant quelques secondes, Mine de Subrans demeura bouche close, ahurie par cette déclaration faite du ton le plus sérieux.—Serge, ce n’esl pas possible ! murmura-t-elle enfin.Lise est trop jeune; elle est de santé délicate.—Elle aura chez moi tous les seins nécessaires, ne craignez rien.Je ne tiens aucunement à avoir une femme malade.Mais, réellement, Catherine, j’admire votre sollicitude pour la fille de cette pauvre Xé-nia ! Une singulière ironie se glissait dans l’accent du prince, dont le regard aigu ne quittait pas le visage de Catherine qui se couvrait d’une pâleur effrayante.—Il est vrai que je la soigne de mon mieux, dit-elle d’une voix étouffée, et je voudrais qu’elle soit heureuse.—Elle le sera près tie moi.—Non, Serge, non! D’abord, elle ne voudra jamais changer de religion.Les sourcils du prince se froncèrent.—Comptez-vous donc pour quelque chose la volonté d'une enfant?D’ailleurs, à cet âge, une forme quelconque de religion importe peu.Mme de Subrans joignit les mains.—Ne nie demandez pas cela, Serge! Je ne puis faire le malheur de cette pauvre petite.—En vérité, voilà qui est très flatteur pour moi! dit-il d’un Ion d’irritation mordante.A propos, esl-il exact que Xénia soil morte des suites de.cet accident singulier dont elle faillit périr naguère à Kultow?Un affolement passa dans le regard de Mme de Subrans.Sa main saisit le dossier d’une chaise et s’y cramponna.—Je.je ne sais., balbutia-t-elle en détournant les yeux.—On me Ta dit,.Savez-vous qu’-Ivan Borgueff est toujours fort et alerte et qu’il a conservé une mémoire extraordinaire, surtout pour les faits un peu anciens, — tels, par exemple, que vitre séjour et celui de Xénia à Kultow?Elle tremblait des pieds à la lè-el et ses yeux fuyaient toujours le regard étincelant, telle une bête (raquée sous les prunelles du domp- teur.—Il est Dès bavni'd, ma volonté seule enchaîne sa langue.C’est heureux pour vous, Catherine, car le jour où je lui dirais; “Peu importe, Ivan, parle à ta guise,” il aurait peut-être le mauvais goût de faire des révélations sensationnelles, qui seraient plutôt désagréables pour vos enfants, n’est-il pas vrai, Catherine Paulowna?Cette fois, elle le regarda, en élevant les bras dans un geste de supplication.—Serge, par pitié!.N’cst-ce pas assez du remords qui me ronge ?J’ai fait mon possible pour rendre Lise heureuse.Mais en la trompant odieusement.Et ne pensez-vous pas qu’elle sera plus à sa place pres.de moi, qui suis un honnête homme, que sous le toit de la femme qui a tué sa mère?Un gémissement s'échappa de la poitrine de Mme de Subrans.—Serge!.oh! je vous en prie! bégaya-t-elle.11 continua impassiblement: —Cette raison seule me ferait un devoir d’enlever d’ici cette jeune fille.Vous allez donc lui faire pari de ma demande, et demain nous serons fiancés.Cette fois, elle ne protesta pas.El-étail domptée par Tanne mystérieuse qui rendait Serge toul-puissant sur elle.le lui parlerai, dit-elle d’n voix rauque.Ce sei n raisonnable, car si elle devenait ma femme, je me croirr tenu de lui faire connaître cerf; nés choses qui rendraient impos: blés pour elle un plus long séjo ici.Mais du moment où elle se !;>.princesse Ormanoff, peu impo te, vous garderez votre secret et v enfants n’auront pas le déplaisir i —Je lui parlerai, Serge, répét t-elle.Et ses doigts se crispèrent si fo tement au dossier de la chaise qi les ongles s’enfoncèrent dans | bois.—C’est bien.Comme je ne (ici j en aucune façon à éterniser 1 i fiançailles, vous vous arranger) j d” façon que le mariage puisse êti célébré dans un mois.IT le sera d' bord à l’église catholique — c'e une concession que je veux bit faire, puisque, jusqu’ici, Lise a pr tiqué cette religion qui est celle r cc pays et qui était celle c son père.Puis, un de nos prètn viendra bénir ici notre union s Ion nos rites.(A «nivr») ^fïiï X2 LK DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 27 FEVRIER 1913 VOL.IV.— No.IS TEMPERATURE i Bulletin d'après le thermomètre de Hear & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame-Est.B.de Mesle, gérant.Aujourd’hui maximum .H Même date l'an dernier .2* Aujourd'hui minimum .K Même date l’an dernier .li BAROMETRE 8 h.matin: 29.90; 11 h.ma- j tin: 29.88; midi: 29.86.DEMAIN NUAGEUX AVEC NEIGE ; ÉPHÉMÉRIDES 27 FEVRIER —Ue journal “La Libre Parole", ci-devant propriété de M.René Leduc, est passé depuis quelques jours aux mains de la "Compagnie de Publicité Québécoise" dont M.Leduc est devenu le directeur-gérant.—Mad.Maldwin Drummond, de Chicago, se fait voler pour $130,000 de joyaux à bord d’un paquebot.Charles D.Hilles est nommé J secretaire particulier du pré- J sident Taft en remplacement J ¦ de Charles Morton.LES TERRAINS DE U COMMISSION les BANDITS TRAGIQUES M.Gustave Vinet, le seul témoin entendu à l’enquête du juge Mercier, ce matin, déclare que sa signature a été falsifiée sur une option produite par M.Laurin Le mémorisateur Le mémorisateur?Qu’est-ce que c’est que ça?Le mémorisateur, c’est la dernière invention de Labarrière.C’est un petit appareil des plus ingénieux, appelé à rendre d’inappréciables services.On en pourra lire la description et en apprendre le fonctionnement dans le “Nationaliste” de dimanche.Le mémorisateur sera présenté au public par l’ami de Labarrière, notre collaborateur P.-M.B.Qui n’a pas son petit mémorisateur?A la séance de cet avant-midi,dans l’enquête sur l’accusation de péculat portée contre un des membres de la Commission Scolaire de Montréal, relativement à l’achat d’un terri* a à la Longue Pointe, un seul témoin, M.Gustave Vinet, a été entendu.Après la production des comptes concernant les propriétés achetées par M.Tberrien à MM.Laurin et Vinet, ce dernier, interrogé par le commissaire enquêteur et Me Bisaillon, avocat de M.J.Tberrien, déclare qu’il n’a jamais causé avec M.Laurin au sujet de la vente des terrains vendus par M.Tberrien à la Commission avant qu’elle soit effectuée.11 ajoute qu’il n’a jamais chargé ce même M.Laurin de vendre ses terrains.A la reprise de l’enquête le 25 février au matin, M.Laurin était venu jurer que M.Vinet lui avait donné une option signée de sa main, pouvant lui permettre de s’occuper de la vente des terrains dont il était propriétaire.Lorsque le commissaire enquêteur lut demande ce matin s’il reconnaît cette option en question et ei la signature apposée au bas est bien la sienne, le témoin jure que cette signature est falsifiée et qu’il a déjà songé à prendre des procédures contre le faussaire lui-même.Il ajoute qu'en aucun temps il n’a donné d’ordre à M.Laurin concernant la vente de ses terrains.A la demande du commissaire enquêteur invitant M.Vinet à signer de nouveau pour pouvetr comparer la présente signature avec celle de l’option, Me Bisaillon, en appelant à un principe de loi, s’oppose à cette demande, et cite un antécédent où la Cour de Révision a ratifié une opposition faite à une demande analogue dans la cause Charbonneau-Roy il y a quelque douze ans.Ne voulant sauvegarder seulement une question de principe, il déclare se conformer néanmoins A ce que décidera le témoin.Ce dernier signe.Les signatures paraissent être les mêmes, seulement M.Vinet dit qu’il persiste à ne pas reconnaître la signature de l’option comme étant la sienne.Il ajoute ensuite que s’il a vendu en mars dernier ses terrains à M.Tberrien, sachant que celui-ci les revendrait aussitôt à la Commission, c'est parce qu’il était convaincu que M.Tberrien avait plus d’intérêt que lui dans cette vente et que partant pour l'obliger, n’ayant pas les terrains sufiisants pour effectuer cette vente lui-même, U les lui avait cédés.Quant A l’affirmation de M.Laurin déclarant que M.Vinet lut avait dit que .$5,000 avaient été donnés à M.Giroux par M.Tberrien, pour faciliter la transaction entre ce dernier et la Commission, le témoin nie avoir tenu à M.Laurin de semblables propos.La séance de cet après-midi est remise à 3 heures.Tous, à l’exception des trois femmes inculpées et de Rodriguez, ont été trouvés coupables par le jury des assises DIEUDONNE, CALMIN, S0UDY ET MOUNIER SERONT PROBABLEMENT GUILLOTINES Le bilan de la bande Bonnot-Garnier : vingt-deux meurtres — Quatre des chefs de la bande furent tués dans des rencontres avec la police LE BOULEVARD SAINT-JOSEPH' Le maire dit pourquoi le conseil municipal ne peut refuser de le percer jusqu’à la rue Papineau.— La raison pour laquelle la loi est impérative Professeurs Américains dans l’Ouest Canadien LEUR EMIGRATION CAUSE UN CERTAIN MALAISE EN ANGLETERRE.— UNE EXPLICATION DU MINISTRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.A propos de musique M.Charles Baudouin répondra dimanche prochain à l’article de M.Arthur Laurendeau, publié dans le dernier numéro du “Nationaliste”.-F-— M.Hector Héroux M.Hector Hcroux, rédacteur au Ueiwir depuis -u-ès de deux ans, flous a quitté, hier pour l’ouest.M.leroux s’en va à Winnipeg prendre a direction d’un nouvel hebdomadaire français que doit publier pro-chainemeet la Cie de lu Bonne Presse.Avant de partir les confrères de M.Heroux lui ont offert un faible témoignage de leur estime et eurs voeux de succès T’accompagnent dans ses nouvelles fonctions.M.Blondin ministre (?) DES JOURNAUX DE TORONTO ANNONCENT LA RETRAITE PROCHAINE DE M.PELLETIER.UN POSTE POUR M.PAQUET.Le News et île Telegram, deux Journaux conservateurs de Toron-lo, publient la nouvelle suivante, datée de Montréal : “D’après les nouvelles reçues d’une source autorisée, à Ottawa, J’hon.L.P.Pelletier, ministre des postes, est sur le point de dérais-sionner.Il sera remplacé par le vice-président de la Chambre, M.Blondin.Le successeur de M.Blondin sera probablement le docteur Paquet, député de ITslet.On donne comme motif de la démission de M.Pelletier le perpétuel antagonisme que lui témoignent les députés de la province de Québec.On prétend que le comté de Saint-Maurice se-V-ait en faveur d’une conlribution d’après le programme Borden et que M.Blondin tâtera dans cette circonscription le pouls de la province de Québec.En 1908, M.Blondin a été élu comme franc nationaliste; il a combattu le tir-Ov* de marine Laurier, eux dernières élections.“L’hon.L.P.Pelletier garderait Son siège pendant quelque temps, puis il serait nommé juge.” EdmonUm, Alla, 27 —- Le câblogramme reçu d’Angleterre mercredi exprimant la crainte éprouvée là-bas à l’idée eue plusieurs profes-scuis américains émigrent dans l’ouest canadien, a provoqué ici beaucoup d’intérêt.Depuis quelque, temps la question d’importer des professeurs américains dans l’Alberta est à l’ordre du jour.Les plans du gouvernement Sifton tendent à favoriser la chose.Du moins, on l’a allégué et personne ne l’a nié.Cependant, le ministre de l’instruction publique a déclaré qu’on n’avait adopté aucune politique spéciale, afin de favoriser l’importation de professeurs américains.^ “Les lois régissant le départe-vment de l’instruction, en ce qui concerne la nomination et les états de service des professeurs, sont les mêmes aujourd’hui qu’elles l’étaient lorsque M.Haultain présidait aux destinées du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest,” a décVvré le ministre.“L’année dernière, la province manquait de 414 professeurs.C’est encore trop tôt pour que je puisse donner le chiffre de cette onnée.La province a fait connaître celle pénurie dans tout l’Est canadien et en Angleterre, On veut améliorer la situation actuelle.-—La province a-l-elle incité les professeurs américains à venir ici ?a-t-on demandé au ministre.Celui-ci a répondu : “Pas plus ceux-là nue les autres.Nous exigeons telles qualités et tels états de services.Ceux qui les possèdent sont Us bienvenus.Dans certains districts où il était impossible d’obtenir des professeurs brevetés, on a permis temporairement à quelques professeurs secondaires d’enseigner.Ils ont prouvé qu’ils étaient ] suffisamment capables pour les besoins de ces districts.” L'amendement Guilbault LE DEPUTE DE JULIETTE DIT QUE LE “CANADA” N’A PAS RAPPORTE SA PROPOSITION CON VEN A BLE.M EN T.CD* aotro corresDonaant) Ottawa, 27.— M.Guilbault, député de Joliette, a protesté hier contre le “Canada” du 25, qui, dit-il, n’a pas reproduit convenable les questions de sa proposition plébiscitaire.Le “Canada” aurait omis de mentionner, parmi ces questions celle-ci : “Etes-vous en faveur du statu quo”?LA SECONDE LECTURE CE SOIR Ottawa, 27 — Le vote sur la seconde lecture du bill Borden et sur l’amendement Turriff et le sous-amendement Guilbault aura lieu ce soir, vers les onze heures.Le petit groupe conservateur canadien-fran-çais récalcitrant, votera probablement seul pour le plébiscite, avec M.Verville, le député ouvrier.Puis les mêmes voteront pour l’amendement Turriff, demandant le remaniement et l’appel au peuple, avec l’opposition, et contre la seconde lecture du bilj.Le ministère aura une majorité d’environ 35 voix.On ne croit pas qu’il y ait d’autres amendemetns ce soir, mais ce n’est pas certain.On parle d’une proposition de renvoi du bill à six mois, mais peut-être ne sera-t-elle faite que lors de la troisième lecture 'li| bill.Funérailles de M.L.V.Filteau Un malentendu Une convention de commissaires d’écoles à Joliette Le 11 mars il y aura à Joliette, une grande convention régionale des Commissaires d’écoles des comtés de Joliette et de Berthier.Sa Grandeur Mgr Archambault, M.J.L.Décarie, secrétaire provincial; M.Boucher de la Bruère, surintendant de l’Instruction Publique et M.Magnan, inspecteur général des Ecoles de la province, prendront part à ce congrès.LA COMMISSION DES CHEMINS DE FER SE TROMPE DE CHAMBRE.— ELLE ACCORDE UNE REQUETE DE LA MUNICIPALITE DE GREENFIELD PARK.Par un malentendu inexplicable, la Commission des chemins de fer qui devait siéger ce matin dans la chambre 12 du Palais de Justice, envahit la chambre 21 où depuis lundi, M.le juge Archibald conduisait une enquête dans la cause de *abatchnich vs.Marks, plaidée par Mtres Handfield et Couture.Quand M.Archibald vint pour présider la continuation de l’enquête, il s’aperçut que sans autorisation, on s’était emparé de sa chambre.Force lui fut de remettre la cause à cet après-midi.La commission entendit la requête de la municipalité de Greenfield Park qui demandait la pose d’une barrière sur la route Lapinière, traversée par une voie de chemin de fer.La demande fut accordée.Le gouvernement devra payer vingt pour cent du coût de la barrière; la compagnie du chemin de fer soixante, et le reste devra être divisé entre les paroisses de Greenfield, Longueui! et Saint-Lambert.Le Canadian Northern L’ingénieur en chef et le secrétaire du Canadian Northern ont eu une conférence avec les commissaires, ce matin, concernant le tunnel sous le Mont-Royal.L’ingénieur en chef dit que la voie sera construite de telle façon qu’il n’y aura aucune vibration.Au lieu de traverses en bois, on emploiera un lit de béton dans lequel les rails seront fixés.On espère que le tunnel sera ouvert le 1er janvier 1914.Né à l'hôpital Un enfant est né ce matin à l’une des malades de l’hôpital des varioleux.Il est en bonne santé.-?- La construction Les religieuses de la Providence ont pris un permis pour la réfection de leur édifice de la rue Saint-Dominique.Elles veulent y ajouter deux étages au coût de $40,000.Le Tramway vs le “ Herald ” (De notre forreeponSant) Québec, 27.— Les funérailles de M.Louis Filteau, Imprimeur du Roi, ont eu lieu ce matin à Lévis.Dans le cortège on remarquait des représentants des journaux de Montréal, de l’Union Typographique de Québec et du service civil de Québec.M.J.L.Décarie était représenté par son secrétaire, M.Romuald Leblanc.Le deuil était conduit par les beaux-fils du défunt, MM.J.B.Hayward Dan-sereau et son frère', Emmanuel Filteau et plusieurs autres parents.Le R.P.Joseph, Franciscain, a fait la levée du corps.M.l’abbé Page, aumônier, de l’Hôtel-Dieu, et exécuteur testamentaire du défunt, a chanté le service.La loi des Banquss —*- 1 • LA MAJORITE DES MEMBRES DU COMITE SE DECIDENT A EN DISCUTER LE BILL CLAUSE PAR CLAUSE.Ottawa, 27.— Bien que la lutte ait été ardente hier matin à la réunion du Comité des Banques et du Commerce, aucune législation n’a cependant été faite.Les membres du Comité sont actuellement à considérer les clauses rion-contentieuses du bill et cette tâche est sans contredit l’une des plus difficile à mener à bonne fin.On a fait cependant beaucoup de suggestions sur la manière de procéder durant les séances qui vont suivre et finalement il a été décidé par un vote de 22 contre 19 que l’on discuterait le bill clause par clause.SUR UNE PROCEDURE INCIDENTE.— LE JUGEMENT SERA RENDU LA SEMAINE PROCHAINE.M.le juge Beaudin rendra jugement au commencement de la semaine prochaine, dans l’affaire du Tramway contre le “Herald”.On se rappelle que les procureurs des directeurs du Tramway qui poursuivirent le “Herald” pour libelle, s’objectèrent par voie de motion au plaidoyer produit par la défenderesse et demandèrent que la teneur en fût changée.Pincé (De notre correspondant) Arthabaska, 27.— Hier matin, M.Victor Gauthier, constable de Drummonrlville, a conduit à la prison du district d’Arthafeaska, un nommé Léon Gabriel, arrêté pour vol.Lorsqu’on pinça l’individu, il portait sur lui plusieurs bijoux de valeur, une pelisse de fourrure, treize balles de revolver et quelques autres effets.Le coupable comparaîtra devant le magistrat au terme de mars prochain.On recherche en ce moment le compagnon du voleur.L’ “ Imperator ” LE LANCEMENT DE CE NOUVEAU GEANT DES MERS EST RETARDE.Berlin, 27 — On a annoncé officiellement aujourd’hui que le premier voyage de l’/mperator, qui devait quitter New York le 7 mai, a été retardé de trois semaines.Ce navire ne quittera donc pas Hambourg avant le 28 mai.Les autorités de la compagnie nient que le navire soit retarde parce qu’il s’est enfoncé dans la vase, par suite des faux calculs des ingénieurs qui ont dirigé son lancement.\'Imperator sera prêt à prendre la mer vers la fin d’avril et fera plusieurs voyages d’essai dans la mer du Nord avant de sc lancer à travers l’Atlantique, portant une ofule de personnages importants.Il va sans dire que l'empereur Guillaume présidera son baptême.-4- Lagacé comparaîtra demain aux Sessions Henri Lagacé, trouvé coupable d’avoir volé $35,000 à la Banque d'Hochelaga, aura à comparaître demain devant M.le juge Bazin qui lui transmettra la confirmation de son jugement, pur la Cour d’Appel.Lagacé ne sera probablement pas condamné avant une huitaine.(Service particulier) Paris, 27.— Tous les bandits, qui ont terrorisé pendant près d'un an Paris et ses environs ont été trouvés coupables, saut quatre, par le jury.Ces quatre exceptions sont Rodrigue)! et les trois femmes, Maitrejean,Behoof* et la Clerch.Quatre des accusés, d'après le verdict, sont passibles do la peine de mort.Ce sont : Dieudonné, Callemin, Soudy et Monnier, Après l’annonce des verdicts, leg juges ont dit qu’ils prendraient quelque temps pour délibérer.Le jury délibérait depuis hier matin, et a rendu son verdict un peu avant 7 heures, ce matin.11 avait à répondre à près de 400 questions.Les crimes do la bande de bandits commencèrent vers le mois de janvier 1911 et pendant les mois qui suivirent les terroristes assassinèrent vingt-deux garçons de recettes, chauffeurs et agents de police.Ils essayèrent de voler §200,000 à la Banque de France, Quatre des chefs dé la bande : Bonnot, Garnier, Vallet et Dubois ont été tués.Bonnot, connu sous le nom du “ dé au bureau de poste de Romainville.\ alet (décédé), Medgo et Carouy, auteurs principaux.10.Nuit du 27 au 28 octobre 1911 : Vol chez Mlle Lich, à Rueil.Medge, complice par recel.11.Nuit du li au 12 novembre 1911 Vol chez M.Barilior, à Chatou.Mehge, Carouy, Dettwciller, complices par recel.12.Nuit du 13 au 14 décembre 1911: Vol de l’automobile de M.Normand, à Boulogne-sur-Seine.Garnier et Bonnot (décédés), auteurs principaux, Dett-weiiler, Carouy, Dieudonné, Callemin, complices par recel.13.Matinée du 21 décembre 1911 Attentat de la rue Ordener, Garnier, Bonnot ( décédés ) , Dieudonné, auteurs principaux ; De Boë, Bellouic, Rodriguez, complices par recel.14.Nuit du 23 au 24 décembre 1911: A ol chez M.Foury, armurier, rue Lafayette.Mme Maitrejean, Kibaltchich, Royer, complices par recel.15.Nuit du 8 au 9 janvier 1912 : A oit à la Manufacture d’armes améri caines, boulevard Haussmann, Royer, Renard, complices par recel.10.Nuit du M au 3 janvier 1912 : mon-chauffeur ”, fut tué après une ba-i Double assassinat de Thiais.Carouy, taille avec la police et les troupes de Medge, auteurs principaux : Crozat de Baris dans l’un des faubourgs de Paris.La rédaction du verdict était tellement incohérente que le président du jury a dû en donner une explication orale, ce à quoi se sont opposés, avec la dernière énergie, les avocats des bandits, en prétendant que cette procédure est illégale.Mais la cour a permis quand même ces explications.Le seul incident dramatique do la journée s’est produit au moment où le président sc tournant vers les accusés, après In lecture du verdict, leur a demandé s’ils avaient quelque chose â dire.Callemin bondit sur ses pieds et vociféra : “ Dieudonné n’est pas l’assaillant de Gtby, le garçon de recettes de la rue Ordener.C’est Garnier et moi.” Cette déclaration a causé une agitation épouvantable étant donné que Gaby a dit plusieurs fois qu’il avait été attaqué par Dieudonné.LE BILAN DES CRIMES COMMIS PAR LA BANDE.1.Nuit du 17 au 18 janvier 1911 : Vol à l’usine Fumouze, à Romainville, De Boë, complice par recel.2.Nuit du 7 au 8 mars 1911 : Vol chez Dccubert-Molitor, à Charleroi.Garnier (décédé), Carouy, auteurs principaux ; Carouy étant Belge et le crime ayant été commis à l'étranger, l’inculpé sera rémis à la justice belge, après sa comparution devant la justice française.3.Nuit du 29 au 30 mai 1911 : Vol i la gare de Saint-Germain-en-Laye (vol do statuettes d’ivoire).Carouy, auteur principal : Crozat de Fleury, Bomplica par recel.4.Nuit du 8 au 9 juin 1911 ; Arol do bicyclettes chez AL Chaudosson, à Mé-ru ( Oise ), Dieudonné, complice par recel.5.Nuit du 3 au 4 juillet 1911 : Vol d’une machine à écrire et d’une bicyclette, chez M.Diémer, à Nancy.Ca rouy, complice par recel.6.Nuit du 23 au 24 août 1911 : Arol chez le lieutenant Boulzaguet, à Alfortville, et violence sur les agents de la force publique.Carouy, auteur principal.7.Nuit du 28 au 29 septembre 1911; Aol à la Société Electro-Industrielle, à Suresnes.A’alet (décédé! auteur principal.8.Nuit du 8 au 9 octobre 1911 Vol chez M.Schmidt, à Pavillons-sous* Bois.Aledge, auteur principal ; Barbe Leclerch.complice par recel.9.Nuit du 17 au 18 octobre : Vol Fleury, complice par recel.17.Nuit du 15 au 16 février 1912 : Vol do l’automobile de AL Malbec, à Béziers, Garnier et Bonnot (décédés), auteurs principaux : Dieudonné, Callemin, de Boë, complices par recel.18.Nuit du 23 au 24 janvier 1912 : A'ol a Gand, de l’automobile du docteur Verniewe, et vol également d’objets mobiliers, au préjudice de M.A’al-ton, Dieudonné, complice par recel.19.Nuit du 26 au 27 février 1912 : Vol de l’automobile de Al.Buisson, à Saint-Mandé.Garnier, Bonnot (décédés) et Callemin, complices par recel.20.Soirée du 27 février 1912 { Meurtre de l’agent Garnier, place dd Havre.Garnier, Bonnot ( décédés ), Callemin, auteurs principaux.21.Nuit du 28 au 29 février 1912 : Tentatives d’assassinat et de vol chez AI.Tintant, notaire à Pontoise.Garnier, Bonnot (décédés) et Callemin, auteurs principaux.22.Matinée du 25 mars 1912 : Attentats de Montgcron et de Chantilly, Garnier, Bonnot, Valet (décédés)) Callemin, Monior, Soudy, auteurs principaux ; Jeanne Schooffs, complice par recel.23.Matinée du 24 avril 1912 : A Ivry-sur-Seine, meurtre de M.Louis Jouin, sous-chef de la Sûreté, et tentative de meurtre contre l’inspecteur principal Colmard.Bonnot (décédé), autour principal ; Gauzy, complice.24.25 avril 1912 : Vol de l’automobile de M.Chapuis, dans la forêt de Sénart, automobile qui devait ramener à Paris Bonnot blessé j, Ivry.Auteurs incdnnuï, 25.Matinée du 28 avril 1912 : Affaire do Chqisy-le-Roi.Mort de Bonnot et de Dubois.Les inspecteurs de la Sûreté Augène et Armand sont blessés.26.14 mai 1912 : Affaire de Nogent-sur-Marne.Afort de Garnier et do Va-fet.Le brigadier Fleury, les inspecteurs Poncheron, Sayrouze et Delépine sont blessés.LES SENTENCES.(Service particulier) Paris, 27.— Quatre des affidés de la fameuse bande d’apaehes qui a, pendant plus d’un an, terrorisé Paris, ont été condamnés à la guillotine dans la cour d’assises de Paris aujourd'hui.Les condamnés sont Dieudonné, Callemin, Soudy et Monnier, trouvés coupables de plusieurs assassinats.Quatorze autres ont été condamnés à divers termes d’emprisonnement.Quatre autres comprenant les trois bandits femmes de la bande, ont été mis en liberté.Le maire Lavallée a démontré ce matin que le Conseil municipal ne peut faire autrement que de décréter le percement du boulevard Saint-Joseph, de ses limites actuelles, dans le quartier Laurier, à la rue Papineau.C’est d’abord une raison de justice envers les propriétaires.Quand on a décidé le principe de l’expropriation, en 1910, on a décrété que les propriétaires n’auraient pas, pendant deux ans le droit de construire sur les lignes homologuées.La raison en était simple: on ne voulait pas que les propriétaires pussent construire des édifices quelconques qui leur permissent de demander des prix trop élevés.Mais, à leur tour, les propriétaires exigèrent, avec raison, que puisqu’on leur défendait de profiter de leurs terrains, on leur garantit que l’amélioration projetée se ferait dans un délai raisonnable; d’où l’obligation pour la Ville de commencer l’expropriation avant le 3 avril prochain.“Quand on dit, ajoute le maire, que l'expropriation coûtera plus d’un million à la Avilie, on présente la situation sous un faux jour.La Ville déboursera, il est vrai, le double ou le triple de l’évaluation municipale qui est de $733,000; mais il faut bien prendre garde que la Ville achète trois choses: le terrain de la rue, 1rs lots du côté Sud et les lots du côté Nord.Elle ne paiera en réalité que pour l'une de ces trois choses: le terrain nécessaire à l’élargissement.Elle revendra les deux autres: les lots des deux côtés.Or il est logique qu’elle revende ces lots avec une augmentation telle qu elle se remboursera non seulement les deux-tiers de la dépense totale, mais probablement des trois- tiers.Soutenir qu’elle paiera un prix tel_ qu’elle ne pourra se rembourser’ au moins le prix des lots riverains est une supposition en l’air.“La raison pour laquelle la Ville achète, des lots riverains est que le boulevard traverse les lots sur la I longueur, ces lots ayant façade sur : les rues transversales.Ou ne pou-j vait permettre qu’un boulevard ! de cent pieds de largeur fût bcw'é par des clôtures et des hangars.>(ll a donc fallu acheter les lots riverains pour en changer l’axe et faire qu’ils aient façade sur le boule-| vard.” Le maire «'aussi donné la raison pour laquelle on fait le percement de la rue Sherbrooke.De ses limites Ouest à la rue Ayl-win, la rue suit le haut du coteau, à partir de la rue Aylwin, jusqu’aux limites de Maisonneuve, la rue Sherbrooke descend en bas du coteau, pour s’amorcer à la rue Boyce.La Arille de Maisonneuve a con-t’nué__ la rue Sherbrooke, à partir de ses limites Ouest, sur le haut du coteau.Getle rue est terminée et ouverte à la circulation.Il est donc logique que la Ville de Alontréat abandonne son premier tracé pour continuer la rue sur le haut du cô-tsau, de façon à l’amorcer à la rue Sherbrooke, dans Maisonneuve.La Ville a reçu de là Ville de Maisonneuve l’avis que celle-ci a obtenu de la législature le droit diê' continuer l’avenue Pie IX, à partir des limites Nord de Montréal jusqu’à la Rivière des Prairies.La partie de cette artère qui se trouve dans Montréal sera donc prise entre deux tronçons d’un grand boulevard, la partie qui va du fleuve jusqu’aux limites Sud d« Rosemont appartenant déjà à Maisonneuve.l/enquête sur le pilotage M.AIcISAAC DIT QUE LES PILOTES N’ONT PAS BESOIN DU FRANÇAIS.— PLAINTES DU CAPITAINE WABANNA.La situation au Mexique LES MECONTENTS SE RALLIENT PEU A PEU AU NOUVEAU GOUVERNEMENT.(Sertice partlcuüorl .Alcxico, 27.— La nation semble prendre plus en plus de confiance dans l’administration du général Huerta, s’il faut en croire les dépêches.On n’entencl presque plus parler de conspiration, et le président Huerta travaille la main dans la main avec le général Diaz pour rétablir la paix.On croit que la reddition des troupes révolutionnaires, dans le nord du pays, est attendue d’un moment à l’autre.La dernière soumission reçue est celle du général Orozco qui a envoyé par dépêche son allégeance et celle de ses troupes au nouveau gouvernement.Emiliano Zapata continue la lutte cependant, bien que plusieurs chefs de sa bande aient fait leur soumission.Venustiano Carranza, gouverneur de la province de Coahuil n’a pas pu obtenir l’appui des divers éléments de la population dans la résistance qu’il tente d’organiser contre le nouveau gouvernement.Le gouvernement a reçu aujourd’hui une nouvelle adhésion : Rafael Tapia, chef des gardes ruraux a signifié, son désir de se rendre avec cinq ou six cents hommes.Tapia a eu une conférence avec le ministre de la guerre aujourd’hui et a promis de revenir demain, amenant avec lui Antonio Hidalgo, candidat au poste de gouverneur de l’état de Tlaxcola qui est en révolte.T&pia a promis de revenir.ENFANT TUE PAR UN CHEVAL (De notre corrcsoondnnt) Saint-Joseph d’Alma, 27—Un bien triste accident s’est produit ici vendredi dernier.Léon Landry, ûgé de 9 ans, l’aîné des enfants de M.Louis Landry, a été tué par un cheval.L’enfant glissait dans le chemin public lorsque son traîneau donna dans les pieds de l’animal conduit par M.Tremblay.Le petit malheureux eut le crûne broyé sous le sabot du cheval.M.Tremblay est très peiné de cet accident qu’il n’a pu éviter.Lrt parents de l'enfant sont inconsolables.Les jugements en Cour de Révision Demain dans la chambre 33 du Pa lais de Justice à 10 grs.30.MM.les juges Davidson, Delorimier, Triher et Greenehield, siégeant eu révision, rendront jugements dans les causes suivantes : Latulippe vs Protestant Church Megantic ; Dagenais vs Car.din ; Pétrin vs Desmarais ; la ban que de Montréal vs The Low Lumber Co et al ; la banque d’Ottawa vs The Templeton Lumber et Gilmour et Hugdson, t-s.; la 3q.Provinciate r s Sévlgny et al ; Lambert vs Saint-Sauveur et Lambert ; Lambert rs Saint-Sauveur et Saint-Sauveur ; ar-selin vs Davidson et al et Guay ; Germain vs Marion ; Fyles vs Miner! Mort d’un négociant Québec, 27 —- M.Charles Paradis, négociant de cette ville, est décédé hier, après une courte maladie.li était le frère de MM.Edouard Pa-radis, de Montréal ; Philippe Paradis et de Mme Matte, de Quêhec.Sa femme, et quatre enfants lui survivent.L’eau de la prison L’inspecteur sanitaire du Conseil provincial d’Hygiène a visité la prison de Bordeaux et a fait rapport à la ville que l’eau n’est pas potable.M.Janin fera faire une enquête, —i-—*-— Le buste de McGill Les commissaires recommandent au conseil d’acheter de M.Alfred Lali-berté, sculpteur, le buste en bronze de Peter McGill, premier maire anglais de Montréal, pour la somme de $600.Ils exigent que le conseil décide cet achat par une majorité des deux-tiers.-4- AMUNSDEN A OTTAWA Ottawa, 27 - Le capitaine Amuns-j den qui était l’hôte du Canadian | Club hier, est venu, après sa confé-j renee, présenter ses hommages au président de la chambre des commu-i nos.Une foule de députés ge sont fait présenter ft lut, CD* notre corresponflant) Québec, 27.—Le premier témoin entendu ce matin à la reprise de l’enquête sur le pilotage est M.Mclsaac, gérant de la Dominion Steel & Goal Co.Il fait quelques suggestions en vue de modifier le système actuel.Le témoin suggère l’adoption du système en vigueur à Montréal, permettant aux pilotes de bénéficier des revenus de leur pilotage.Bien qu’il soit convaincu de l’honnêteté de ceux qui contrôlent la corporation des pilotes, il croit qu’il serait préférable qu’elle soit sous la tutelle du gouvernement.Il estime de plus que l’obligation de parler le français parfaitement est de nature à éloigner de cette tâche les aspirants de langue anglaise.M.Mclsaac considère que l’anglais seul est essentiel pour les pilotes.Le capitaine Holmes, du caboteur “Wabanna”, le témoin suivant s’est plaint qu’il a été obligé parfois d’arrêter son navire dans le chenal parce que celui-ci était bloqué par des barges conduites à la remorque.Il suggère que la limite de 350 pieds soit fixée pour la longueur des barges touées dans le chenal.Le témoin se plaint aussi des lumières, et fait certaines suggestions en vue de les améliorer et d’augmenter la force des lumières de la traverse du Saint-Laurent.Rappelé dans la boîte, M.Mclsaac a déclaré en réponse rà M.Gauthier, président des pilotes de Montréal, que les capitaines des navires de la compagnie qu’il représente n’ont jamais fait de plaintes contre les pilotes entre Montréal et Québec si ce n’est que parfois ils prennent trop de précautions.Il fâvoriserait l’idée d’un navire pour transporter les pilotes à bord des navires à Québec.Entre les Antilles et le Canada LE BOARD OF TRADE ESPERE QUE MONTREAL SERA LE TERMINUS DU SERVICE DE PAQUEBOTS ENTRE L’ARCHIPEL ET NOTRE PAYS.A l’assemblée hebdomadaire des conseillers du Board of Trade, tenue hier après-midi, MM.H.R.Drummond, président, Jos.' Quintal, Geo-r.Benson, W.W.Hutchison et A.Mc Kim ont rendu compte de leur mission à Ottawa, le 19 février dernier.On sait qu’ils faisaient partie de la délégation qui demanda au premier ministre de faire de Montréal le terminus des paquebots faisant le service du Canada et des Antilles.M.R.Grigg, commissaire de commerce à Ottawa .assistait à la séance d’hier et a annoncé qu’il partirait prochainement pour la Chine dans le but d établir des relations commerciales plus étroites entre ce pays et le Canada.Le Board of Trade propose de rencontrer la Commission Métropolitaine des Parcs dans le but de discuter avec elle de la division et subdivision de 1 île de Montréal.On se plaint que les travaux de cadastre sont faits sans discernement, que des rues sont tracées qui n’ont aucune raison d’être, etc.On veut réagir contre cet état de choses.La reddition d’Ândrinople (Service particulier) Saint-Pétersbourg, 27.— On a reçu ici confirmation de la nouvelle que le gouvernement turc a signifié son intention de rendre la forteresse d’Andrino-ple.La Russie refuse d’appuyer la demande de la Bulgarie qui veut exiger une indemnité de guerre de la Turquie.M.Charles Lanctôt pendant sa retraite Quebec, 27 — M.dis.Lanctôt, assistant Procureur-Général, (pii a été retenu chez lui par la maladie depuis plusieurs mois est parti hier pour New York, pour suivre un traitement médical.M.Lanctôt est remplacé temporairement par M.Rocher, greffier en loi.11 est rumeur que l’assistant procureur-général prendra sa retraite sous peu, pour être remplacé définitivement par M.Rocher.Secrétaire d’ambassade Washington, 26 — Le sénat a confirmé la nomination de M.Irwin B.Laughlin au poste de secrétaire de l'ambassade amérlcaine à Londres.Etant donné la gravité des relations diplomatiques pendantes entre la Grande - Bretagne et les Etats-Unis, les rénublirains et les démocrates sc sont unis pour faire cette nomination d’autant plus urgente qu’on n’a pas encore nommé de Successeur à l’ambassadeur Whi-telaw Reid.La Farmer’s Bank SIR WILLIAM MEREDITH DECLARE DANS SON RAPPORT * QUE LE CERTIFICAT DE LA f BANQUE A ETE OBTENU PAR' FRAUDE ET MALGRE LES RENSEIGNEMENTS QUE POSSEDAIT LE BUREAU DU TRESOR.Hymen royal Berlin, 27 — On annonce le mariage de la princesse Victoria-Louise, fille de l’empereur d'Allwnagne, avec le prince Emest-Augusti, fils du duc de Cumberland.Lu cérémonie aura lieu le 21 mai, jour anniversaire des noces d'argent du prince Henri de Prusse.„,9ttawa’ 27- — Le rapport de sir William Meredith sur la Farmers’ Bank a été présenté hier à la Cham-bre des Communes.Il commence par 1 histoire de la banque, à partir de son incorporation en 1904 et donne tous les détails de son organisation.Sir William Meredith déclare que le certificat du bureau du trésor a été obtenu sur des représentations fausses et frauduleuse; que le certificat a été accordé malgré des avertissements répétés que le bureau aurait dû examiner, que “si la banque avait été prudemment et honnêtement administrée, il n’y a pas de raison qui eût pu l’empêcher de réussir”, que son administration a été “marquée par une extravagance grossière, par l’imprévoyance, la malhonnêteté et la fraude.” Le commissaire enquêteur déclare que les promoteurs n’avaient aucune expérience des affaires de banque ou d’aucune autre affaire qui eût pu leur donner les connaissances essentielles à la réussite de la fondation d’une banque.Il donne en détail les arrangements et résolutions qui ont marqué la première période de l’histoire de la banque et conclut en disant qu’il “semble certain, d’après ces arrangements et ces résolutions qu’on avait l’intention de vendre la charte de la banque à Travers et de lui donner le contrôle de son organisation et de ses affaires, que les directeurs provisoires devaient abandonner leurs charges et se soumettre aux directions de Travers, et qu’enfin c’est ce qu'ils firent.” Pour la bibliothèque La ville a reçu deux nouvelles offres de terrain pour la bibliothèque municipale.Sir Alexandre Lacoste et autres offrent le terrain situé rue Dorchester, entre les rues Saint-Hubert et Saint-Christophe, au prix de $160,000.M.Jos.Chevalier et autres offrent le terrain situé rue de Montigny, entre les rues Saint-Hubert et Saint-Christophe, au prix de $226,000.DECES MORIN.— A Montré»], le 26 février 1013, à l’âge de 49 ans, 1 mois et 12 jours, est décédé Pierre-Amédé Morin, surintendant de la Cie Mutuelle d’immeubles Inc.Avis des funérailles plus tard.t
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.