Le devoir, 28 février 1913, vendredi 28 février 1913
vu u.!V—Mo.49 MONTREAL, VENDREDI 2S FEVRIER, 1913 CJN SCU LE NUMERO ABONNEMENTS: Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 tmiON P0SÏAX.E.$6.00 Edition Hebdomadaire : $1.00 .$1.50 $a.oo CANADA .ETATS-UNIS .ONION POSTALE jl M.* • m LE DEVOIR Rédatfion Adminiftratioai 7!a RUE Tf-JACQUES M O AU.TELEPHONE % ADMINISTRA \ .'t Ma» 7461 REDACTION: Maia 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! NOTRE INFLUENCE A OTTAWA ^ C’est un article étrange que ce premier Montréal publié dans la Patrie de mercredi, disions-nous hier.En effet on ne sait trop à quelle inspiration l’attribuer.A le lire un peu attentivement, on dirait qu’il a été écrit par un Anglais: “position exaltée” est bien, n’est-ce pas, une mauvaise traduction de “exalted position”; de même que “une considérable influence” ressemble beaucoup à l’expression anglaise “a considerable influence”.Et l’on se demande s’il n’était pas d’abord destiné au Star?Puis, à le relire, on s’aperçoit qu-?s’il vise les nationalistes et ceux qui sont restés conséquents avec leur passé, il abîme les ministériels québécois: “et tout ce qui est de notre province, dans le milieu parlementaire actuel, EST TERME, EFFACE, SANS PRESTIGE ET SANS INFLUENCE”, déclare la Patrie.Et l’on cherche le pourquoi réel de cette désolation soudaine, de cette grande tristesse qui s’abat sur l’âme des jeunes Tarte.Car tout allait si bien à Ottawa jusqu’à ces jours derniers.Les droits des nôtres avaient bien été sacrifiés une fois encore, mais la Patrie ne s’en était aucunement émue.Sauvé de l’annexion, le Canada volait au secours de l’Empire et, du même coup, prenait la France sous sa protection; nos ministres témoignaient de l’envergure de leur patriotis-pie en reniant leurs promesses pour éviter la guerre civile; nous perdions M.Monk, niais la Patrie s’en consolait avec l’état civil de M.Rogers qui, né dans Québec, voulait prendre le portefeuille des travaux publics, pour faire plus de bien à notre province; et la Patrie se faisait si bien au régime nouveau qu’elle réclamait passionnément l’élection de M.Coderre comme témoignage de confiance dans la politique ministérielle.• * « « Que s*est-i! donc passé depuis quelques jours?Les bruits de la rue seraient-ils l’écho fidèle de conflits intérieurs?Y a-t-il vraiment querelle plus ou moins ouverte entre deux ou trois ministres?Enlin qu’est-ce qui cause à la Patrie celte douleur aigue qui lui fait publier jusqu’à M.L’Espérance, Sir Rodolphe Forget, M.Sévigny, M.Jos.Rainville?“Et TOUT ce qui est de notre province dans le milieu parlementaire actuel, EST TERME, EFFACE, SAMS PRESTIGE ET SANS INFLUE MCE.” Quoi qu’il en soit du motif, retenons cette contession d’un organe ministériel: notre influence baisse à Ottawa.Et ce n’est pas d’aujourd’hui qu’elle baisse.Sous Laurier elle comptait déjà beaucoup moins que sous Macdonald et Mackenzie, quoi qu’en dise la Patrie pour se ménager une voie de retour en cas d’accrdenl.Sous Borden, elle reste à peu près stationnaire jusqu’à présent: nous n’avons encore ni perdu ni gagné au change.Les minorités ne sont pas mieux traitées par M.Borden que par M.Laurier; le sentiment de la province de Québec n’est pas mieux interprété par MM.Pelletier et Nantel que par MM.Laurier cl Lemieux.Et c’est notre faute, s’écrie le confrère.Tiens, mais c’est le renversement de toutes les théories de la Patrie et des Rodolphe Lemieux de toutes couleurs.C’est la faute des Anglais, nous disait-on, jusqu’à ce jour: ils sont la majorité, ils ont leur opinion, nous devons nous soumettre.Il faudrait s’unir, faire bloc, comme nous faisions bloc avec Macdonald et Laurier, ajoute-t-on.Vraiment! Mais alors nous nous iso-dons, nous faisons bande à pari cl nous, minorité, nous voulons imposer notre manière de voir à la majorité.L’union appelle l’union: si la majorité allait faire bloc à son tour! Tout gouvernement deviendrait impossible, comme on a coutume de dire à la Patrie; ou ce serait la guerre civile dont la seule pensée fait sécher M.L.P.Pelletier d’épou-vante.* * R Eh bien oui, c’est notre faute si l’influence française baisse à Ottawa, non parce que la province de Québec a cessé de voler en bloc,— qu’est-ce que nos droits ont gagné de son aveugle idolâtrie pour Laurier pendant quinze ans?— mais parce que nous n’avons plus cette énergie et cette persévérance qui triomphent de tout, parce que nous ne savons plus nous défendre, parce que nous avons peur de la lutte, parce que nous avons abandonné le culte du droit, du devoir et de la justice pour le culte du pouvoir.La Patrie a sa grande part de responsabilité dans cette dépression générale de la volonté et cet égarement de la mentalité canadiennes-françaises, cl le malheur est qu’elle ne semble pas le comprendre.A quelque motif qu’elle ait obéi en le publiant, la conclusion de son article de mercredi, c’est que le déclin de l’influence canadienne-française à Ottawa résulte directement de la fidélité à la parole donnée et aux dictées de la conscience.“Pour que la province de Québec reprenne le rang qui lui appartient dans la Confédération, écrit-elle, il faut de toute nécessité que ses représentants à Ottawa se ressaisissent.Certains d’entre eux ont déjà dépensé tro > d’ardeur en futiles querelles.D’autres sous le couvert de prétendus j; neipes inviolables, ont poussé trop loin l’intransigeance.Notre influence continuera inévitanlement de décliner à moins qu’une tacite alliance s’établisse parmi n/ s ueputes pour soutenir l’honneur et la dignilé de notre province.” Et voilà.Prêchez au peuple ce que vous croyez être juste, inspi-rez-lui la fidélité aux convictions et aux principes, suppliez-le de voter pour le maintien de scs droits et la protection des siens, puis allez en chambre renier votre parole et lui donner le spectacle de toutes les faiblesses cl de toutes les trahisons; en d’autres termes, arracbez-lui son suffrage pour le troquer non plus au profit de ses droits, mais au bénéfice d’un parti ou de vos intérêts personnels.Et vous croyez que celle éducation politique réhabilitera notre in fluence à Ottawa! Ce serait le renversement de toutes les relations de cause à effet.Ce serait enseigner la relèvement par la prostration, l’énergie par l’affaissement.C’est une méthode qui n’a pas encore réussi.Jean DUMONT.GILLET UL SOIR Femme (Tintérieur (Lettre d’une femme à une autre.Extrait.) ‘‘J’ devais t'écrire le lendemain même de ta visite aux jours gras, car je croyais yue le carême me donnerait des loisirs ; à mon regret, j’ai été tellement prise que je n’ai pu tenir ma promesse.Tu me pardonneras, j’en suis sûre, quand je.l’aurai raconté l'emploi de mon temps de fil en aiguille.fil et aiguille, voilà une chose, par exemple, que je n'ai pas touchée.D’abord, au debut de février, j’ai cherché un logis.Ce n'est pas que nous ayions décidé de déménager, non, j'ai tout simplement fait une tournée d’inspection comme disait Blanche, qui m’accompagnait.Ce que nous nous sommes amusées, tu ne peux te l’imaginer.Nous somme sallées chez la Zed, — tu sais, cette grande pécore qui prenait des airs de princesse au couvent — eh bien ! ma chère, elle n’a pas de servante.C’est d'une pauvreté chez elle !.je te conterai tout cela et beaucoup d’autres découvertes, à notre p roc Rhine rencontre.Nos pérégrinations ont duré dix longs jours.Le soir je rentrais harassée de fatigue et le lendemain je repartais bravement pour la journée.Je crois que j’ai le pied d'une suffragette.Après cete randonnée, je me.suis LETTRE D’OTTA WA La seconde lecture du bill Borden.— Trente voix de majorité.ANALYSE DU DEBAT D’HIER PAR M.GEORGES PELLETIER mise à courir les ventes a prix réduits, l’agréable fit place a rutile.Pour ne pas manquer une seule oc-cHsion, je me levais très tôt et allais prendre les comptoirs d’assaut dès le matin., En une semaine ) ai dévalisé tous les magasins.Mon mari a bien niau-gréé quelque peu quand je n’étais pus là au dîner, mais les hommes ça ’y entend si peu en économie! Je serais encore à empiler dentelles et broderies si la convention des Dames Forestières n’était pas venue m’interrompre.Trois jours durant nous avons parlé mutualité et le quatrième, après une assez vive lutte, j’ai été élue présidente par six voix contre celte chipie de Hix.Pensez donc, elle veut être aux honneurs et n’a même pas de fourrures à se mettre sur le dos.Mardi, le Conseil a donné un banquet et mercredi je me suis reposé; ai'été au concert Maestro.Ce fut un succès; il y avait de magnifiques toilettes.Hier, comme je venais de rendre quelques visites, j’ai rencontré Emi-lit — elle est très grasse — elle m’a amenée souper chez elle et nous avons été à un euchre chez une de ses amies.Tu vois, j’ai de quoi m’occuper, ¦le me hâte de clore cette lettre déjà trop longue, car je pars à l’inslant pour la réunion des Dames Patronnesses du Refuge des Enfants Délaissés.Je t’écris du bureau de mon mari; si je ne prenais cette précaution, ma soirée serait ratée : on fête mon aînée, à la maison, ce soir, et les enfants ne me laisseraient pas partir.Une voix de l’Ouest UN APPEL AU Dr ROCHE de l’Intérieur, puisqu’on le retrouve aux finances et probablement ailleurs aussi.Pour le momenl.ils ont autre chose à faire.Le patriotisme est une marchandise qui ne rapporte guère, pas plus d’ailleurs que la défense des droits de minôrité.On annonce qu’ému par la cam pagne qui s’est faite depuis quel ques années — et finalement décidé, supposons-nous, par le rappor de la commission d’enquête Du-charme-Lake — le gouvernement se de mettre enfin de l’ordre Nous recevons d’un colon de la Saskatchewan, une fort intéressante lettre.Nous en détachons ce passage particulièipement tvnique : J’ai lu avec grand plaisir les quelques extraits du rapport de M.Asselin dans le Devoir, ci par votre I P,'0P0SC entremise, je tiens à l’en féliciter.| cl de la logique dans'l’impression Le véritable courage, le courage de- j des documents officiels français sinteressé est si rare de nos.J®urs Pourquoi ne profiterait-il pas di que Ion doit s'incliner devant ceuxi,, 1 ._ ., , chez qui on le rencontre.| occasion pour faire un pas de plu1 Ses conclusions, en ec qui eon-jet pour remédier aux griefs que si-cerne le français au Département g|la]e M.Asselin et que répète notre de 1 (nlerieur.mont particulière- c0rrcSp01u,!U,t ?ment intéresse, et ie vous prierai de lui faire savoir, s’il ne le sait déjà, Nous nc supposons pas oue que le ministère de l'Intérieur qui al docteur Roche, par exemple, soit de si mauvais interprètes français | nui par un élroil fanatisme de race r esp ondanc e* eau ad i en n e.U " * C0P' 111 d/)ifr comprendre que, s’il est jus De fait, TI est impossible d’obte-|^cdc > acilitel aux colons allemands nir une ligne de français dans n’im-1 et galiciens leurs relations avec les porte.quels bureaux dépendant de fonctionnaires publics, le même ac 1 administration du Dr Roche, pasj ((1 (j(, justice s’impose à l’endroit des plus à Ottawa çpie dans les bureaux des terres disséminées dans l’Ouest.Dans certains d’entre eux.il des employés parlant l’allemànd, np! voir meme le galicien ; il n’y en a point parlant le français.Le mal est d’ailleurs chronique, ft le ministre actuel ne fait que suivre les traces d’Oliver et Sifton colons de langue française.Nous achevons de sauver l'Empi re — à moins que les progrès de l’aéronautique allemande ne nous forcent bientôt à consacrer Ir rite ou quarante millions à augmenter ,, ,, ., ., ! les forces aériennes de la métropo Il me semble que si 1rs députes|.nnil„ rK,., de Québec, au lieu de se chiumdller | " ’ nnus ^ bcvotis de sauvu 1 Lm entre eux, avaient pour deux sous P'r|b et cela, sans doute, laisserf de sang canadien dam les veines et quelques loisirs à nos députés, de patriotisme au coeur, ils au- Quel esl celui qui se chargera de raient depuis longtemps fait cesser , an état de choses préjudiciable à1 _ 0 n.u r 1 ' rr o qtieMion du fil langue, et par suite à la race, et|franCi,ls ^ d’exiger justice, pour la d n'est pas spécial au ministère | minorité ?Orner HEROUX.qui Ottawa, 28, — deux heures du matin.— La seconde lecture du bill Borden vient d’avoir lieu.Le gouvernement a eu trente voix de majorité.Avant ce vote final, onze députés ont voté pour l’appel au peuple par voie de plébiscite, — sous-amendement Guilbault, — et le gouvernement a eu 36 de majorité sur l’amendement Turriff, relatif au remaniement et à l’appel au peuple.MM.Guilbault, Lamarche, Mondou, Boulay, Barrette, Bellemare et Achim ont voté pour le plébiscite, chez les conservateurs, avec quatre députés libéraux, MM.Lapointe, (Montréal), Cruize, (Manitoba), Tnompron, (Qu’Appelle) et Turriff.MM.Mondou, Boulay et Bellemare nt voté contre l’amendement Turriff, avec M.McLean, le député libéral de Sunbury, N.-E.Et, sur la proposition pour seconde lecture, ce député a voté avec le ministère, tandis que les sept conservateurs recalcitrants votaient contre.La gauche se félicite d’avoir diminué à trente la majorité du ministère, qui a eu 32, il y a deux semaines, sur le premier vote.Ceci n’a guère d’importance, toutefois, car il y avait, chez les ministériels, quatre ou cinq députés malades, que les whips libéraux n’ont pas voulu pairer, paraît-il.M.Monk, de Jacques-Cartier, absent pour cause de maladie,'n’a pas pu voter.Il aurait enregistré sa voix contre la seconde lecture.- * * # Il ne s’est rien fait d’important, jusque vers les dix heures et demie.MM.Emmerson et Knowles, deux libéraux, ont parlé à leur guise contre la proposition ministérielle.Puis M.Bellemare, brièvement, a exposé ses motifs de voter contre le ministère.A dix heures cinquante, M.Laurier se lève.Les tribunes sont pleines, des femmes en toilette de soirée, des hommes en habit de gala, mettent une note gaie dans la masse sombre du public.Sur le parquet, le colonel Hughes, en grande tenue de soirée militaire, porte à son revers d’habit rouge une bonne demi-douzaine de décorations luisantes.Deux ou trois fois, il sort et entre tout pimpant, histoire, sans doute, dominer toute la discussion sur le bill Borden.Quelqu’un a dit que le Canada a jusqu’ici fait tout son devoir envers la Grande-Bretagne et accompli toutes ses obligations.Il n’est pas nécessaire, aux Communes d’affirmer que nous, du Canada, nous avons de graves obligations à l’endroit du Royaume-Uni.Mais, dans le pays, tout le monde ne l’admet pas.Et il y a aux banquettes ministérielles, même autour de la table du cabinet, des politiciens qui ont prêché que nous avons rempli tous nos devoirs envers la Grande-Bretagne, que nous ne lui devons rien.Ils ont eu un succès relatif.Je rappelle ceci, non pas pour taquiner le premier ministre, mais parce que c’est dans cette enceinte que nous devons établir la nature de ces droits et de ces devoirs.Nous devons déterminer ici même, aujourd’hui, si, comme Canadiens, nous avons des droits, et, comme sujets britanniques, des devoirs envers ia métropole.Et, conscient de nos droits et de nos obligations, si je me lève ce soir, c’est pour attaquer le bill Borden à ce double point de vue de nos droits et de nos devoirs: cette mesure répond-elle aux devoirs que nous avons envers la métropole, à nos droits comme citoyens canadiens?Je le dis nettement, non! J’affirme que le ministère veut, sous de faux prétextés, extorquer au pays une contribution de 35 millions qui est inutile et nuisible même.Dans le discours du trône, le gouvernement a voulu nous induire en erreur, quand il a mis dans la bouche du gouverneur général des paroles où il représente que les circonstances sont telles que le Canada doit venir toute de suite au secours de la marine impériale.On nous dit que l’Empire a besoin tout de suite de notre assistance.C’est faux, et l’on ne nous en donne aucune preuve.On dit que l’Empire n’a pas de forces adéquates au péril qui le menace.Prenez le mémoire, lisez-le, qu’est-ce qu’il dit?“Que la Grande-Bretagne n’a pas perdu sa capacité de défendre, toute seule, l’Empire, et pour un temps indéfini.” “Qu’elle a plus de dreadnoughts que les deux plus fortes nations du monde mises de (1)—Pour de Famille.Nap.TELLIER.faire suite à La Vie Sur le Pont d’Avipen.Avez-voire lu le dernier du député de l’Islet ?Pauvre Dr Paquet ! jp tr Soyez prudent, 'docteur.Les oreilles nous tintent encore de certaines appréciations qui ne cadrent pas avec celles que vous fites avant-hier.Docteur, soyez prudent.* * » MM.Nantel et Coderre gardent un silence éloquent.Après tout ils ont choisi le meilleur rôle.* * * Il est déjà question de faire répéter le discours du Dr Paquet au théâtre des Nouveautés.Ce serait incontestablement le plus grand événement comique de la saison.* * » Creusez ma tombe, a répété plusieurs fois le député de ITslet, au cours de son long effort pour ravaler scs déclarations passées.Pauvre Dr Paquet ! On dirait que sa fin approche.* # * \ Next ?Sera-ce Sévigny, Rainville, L’Espérance, Gauthier, Lavallée ?En.voilà qui fonl une belle situa-tton à leur parti dans la province de Québec f * * * Pour le Dr Paquet, le pire ennemi c’était Laurier.Et voilà que le.député de ITslet se réclame du chef libéral ! Est-il assez puni ?% * St MM.Pelletier, Nantel et Coderre se perdent en conjectures sur l’inspirateur de l’article de la Pairie qui les Irouve ternes, effacés, “sans prestige et sans influence.” v * « Enfin, Ton parle d’une grande assemblée que MM.L.1*.Pelletier, A.Sévigny, D.O.L’Espérance et le Dr Paquet tiendraient sur la Place Jacques-Cartier, à Québec, pour justifier la contribution Borden et démontrer l’urgence qui n’existe pas.Mais l’on n’a pas encore décidé si les adversaires seront invités.De « * L’on a fêté récemment, disent les journaux, un citoyen président et vice-président de trois ou quatre compagnies industrielles.Le monsieur est Canadien - français, les compagnies qu’il dirige sont cana-dicnnes-françaisire et la plupart des elienls des dites compagnies sonl Canadiens-français, mais la raison sociale de ces différentes compagnies esl anglaise.Pourquoi cela ?« « m Cueilli dans VEvénement : "C’est par erreur que nous avons annoncé hier que M.Albert Sévignv élail à Québec.Le vaillant député de Dorchesler surveille toujours avec l’énergie qu’on lui connaît les intérêts de son comté à Ottawa.” Eu effet, dans ce même numéro, l'Evénement annonce en dépêche spéciale que M.Sévigny commence à s’occuper des biscuits de Sainte-Anne de la Pérade 1 Le Veilleur.de faire admirer son costume par le public des tribunes.Aux sièges ensemble et qu’il n’y a nulle cause d alarme.C est la réfutation des députés, assistance nombreuse, ils sont 198, pour voter, ce soir, ; discours du trône.On nous parle de renseignements secrets duns sur 221, exactement le même chiffre que lors de la première lecture du | nature telle qu’ils révèlent l’urgente nécessité d intervenir.Je nie bill, à la Saint-Valentin.cette assertion.Il n’y a pas, il ne peut y avoir de telle documentation M.Laurier parle une heure et demie.Il est en voix, quoique, au secrète.Je parle en connaissance de cause.La Grande-Bretagne n’est commencement de la soirée, il ait l’air fatigué et même souffrant.A pas un pays où les politiques disent, en public, une chose, pour dire le dix heures, la tète posée sur son pupitre, il réfléchissait, puis s’absentait quelques minutes, et revenait au poste, a temps pour entendre la fin du discours terne de M.Knowles, i I.Laurier parle, cette fois-ci, mieux, semble-t-il, qu’au douze décembre.Il a la voix plus forte, le débit plus assuré, le geste plus facile, moins d’hésitations dans ses phrases; et, quant au fond, son discours est aussi plus clair et plus net.11 est plus à l’aise, pour exposer sa politique, qu’il y a bientôt trois mois.C’est peut-être que, ce soir, il n’a pas à formuler une politique attendue de tout le monde, mais simplement à s’efforcer d’en faire voir les avantages, comme de signaler les désavantages de la proposition Ïïdrdën.Ses partisans l’applaudissent avec animation.Mais il n’y a plus de ces scènes d’enthousiasme comme il y en eut il y a deux semaines.C'est peut-être que, ce soir, les députés sont fatigués des veillées prolongées des jours derniers, comme aussi de toute la discussion, qui dure depuis une trentaine de séances.A droite, même manque d’enthousiasme.Il y a bien quelques cris, et, pendant que le vote se prépare, quelques députés anglais de l’extrême droite entonnent bien le Rule Britannia, mais tout ceci ne se saurait comparer aux manifestations du quatorze, lors de la première lecture du bill, non plus qu’à celles du cinq et du douze décembre derniers.Les députés semblent expédier tout ceci, cette fois-ci, comme une routine assommante, dont ils dissimulent tout au juste le caractère banal.M.Borden, ce soir, a l’air, contre son habitude, de n’avoir guère de soucis.Vêtu bourgeoisement, un faux-col de madras souple autour du cou, les yeux plus animés que de coutume, il rit et plaisante, tandis que M.Laurier le prend à parti pour certaines de ses allégations.Et, quand il parle, de minuit dix à une heure dix, il le fait d’une voix allègre el contente.Il faut admettre que, cette fois-ci, il a eu beau jeu à souligner les multiples contradictions de M.Laurier et de ses amis sur la question navale, qu’il n’a pas manqué de le faire, qu’il s’y est complu, qu’il a eu un avantage marqué sur son adversaire, M.Laurier, et qu’il en avait l’air tout guilleret.Il a exploité au mieux les voles de celui-ci, sur la question navale, et fait ressortir qu’il a adopté le principe d’un don de 35 millions sans demander un appel au peuple, après quoi il réclame un appel au peuple simplement sur le moyen de disposer de cet argent.A deux heures du matin, séance terminée.Le parlement commencera, dès cet après-midi, — vendredi, — l’étude du bill naval en comité général.Ceci se prolongera bien jusque vers la mi-mars.Il y aura encore avalanche de paroles, dont la plupart ne signifieront rien.Mais, en politique, depuis quand parle-t-on pour dire quelque chose, si ce n’est par accident?• • • Dès trois heures et demie de l’après-midi, après que M.McLean, de Halifax, a invité le ministère à envoyer un médecin rencontrer à New-York, le docteur Friedman, afin de s’informer de l’efficacité de son sérum anti-tuberculeux, suggestion bien accueillie du premier ministre, M.Emmerson entreprend un discours de 3 heures et demie.Il remonte à 1864 pour expliquer les origines de la question navale.Comme il entre dans les détails et lit de longues citations à In Chambre, le président l’interrompt et lui demande: “M.le député ne pourrait-il pas nous dire s’il est pour ou contre le bill Borden, et nous donner ses raisons, en s’abstenant de refaire l’historique de toute la question?Je sais que, strictement, il a le droit de faire ce qu’il a entrepris, il y a quelques minutes, mais peut-être peut-il résinier davantage?” M.Emmerson reste sourd à cette invite déguisée à couper court à ses remarques.“H esl nécessaire que j’expose toute la situation”, dit-il.Et il l’expose.A six heures, il parle encore, à neuf heures et demie aussi.A tout prendre, il eût pu épargner tout ce temps, mais il estime sans doute de son devoir de ne pas le faire.Personne ne l’écoute.11 y a affluence, dans les couloirs, au café, à la chambre seize, aux fumoirs, partout, sauf aux banquettes de la salle des séances.Comme tous savent que la veillée sera longue, plusieurs en proritent pour se délasser.M.Bellemare, de Maskinongé, le suit, 11 est du groupe des conservateurs récalcitrants.Il est bref: en deux minutes, il dit: “Je n’approuve pas la politique Borden.Je me suis engagé, pendant ma dernière élection, à consulter le peuple par voie de plébiscite, sur la question navale.Je suivrai ensuite la décision de la majorité.Député élu par le peuple et pour le peuple, je veux gouverner par lui et pour lui.Je représenterai l’opinion de mes électeurs.Je resterai fidèle à mes promesses, à mes principes.Je veux la consultai ion, et je m’en tiens à cela.Rien pour 1’Empirc sans consultation populaire au préalable, par voie de plébiscite.Je suis convaincu que, si le peuple avait à nc choisir qu’entre la politique de Borden et celle de M.Laurier, il prendrait la première de préférence à l’autre, parce qu’elle n’est pas permanente.Je voterai pour le sous-amendement Guilbault.” M.Knowles, un député de l’Ouest, et libéral approuve la politique Laurier, et attaque M.Bennctl, de Calgary.« r- tt Dix heures quarante-cinq.M.Laurier es! debout.Multiples applaudissements, rumeurs approbatrices, à gauche.Le chef de l’opposition fait d’abord remarquer que le ministère s’est écarté de la coutume parlementaire, en discutant ce bill d’une manière insolite, puis en gardant un silence relatif et en ne donnant pas à la gauche toutes les informations dont elle a besoin.11 noie le mutisme de M.White, ministre des finances, et ajoute: “Néanmoins, ce que nous avons entendu jusqu’ici, des deux côtés contraire, en particulier.Ce que ses politiques disent en public, c’est la vérité.Je puis admettre qu’il y a eu des renseignements secrets donnés au ministère quant à l’attitude plus ou moins amicale de telle ou tel* le nation à l’égard de la Grande-Bretagne, de son programme naval probable; mais, quant à la véritable situation navale, nous savons, sans ces documents secrets, tout ce que savent les ministres canadiens.M, Borden m’opposera le témoignage de son ami, le colonel McLean, sur cette question^yM.McLean a abandonné son parti sur ce point.Libre à lui.Le parti libéral tolère les différence- d’opinions, il les admet, il n’use pas de mesures cbercitivcs envers ses membres.»M.McLean a droit à son opinion comme il me concède le droit à la mienne; mais je nc saurais accepter l’invite qu’il me fait de prendre la parole de M.Borden quant à la nécessité immédiate de notre intervention.Je prendrais la parole de M.Bordcn dans une affaire qu’il connaîtrait personnellement, je le sais gentilhomme, et je ne doute aucunement de son honnêteté, même si nous différons souvent d’opinion.Mais, quand il s’agit de prendre sa parole en fait de déductions tirées de documents que chacun de nous peut examiner, c’est une autre situation.Je suis un peu comme le mari de cette femme qui demandait: “Crois-moi, je te dis que je n’ai jamais fait cela.Mais je l’ai vu de mes yeux,” riposte le mari.—“Alors, quelle sorte de mari es-tu donc, qui préfères à la parole de ta femme le témoignage de tes yeux?” Je préfère le témoignage de mes yeux à ce que me dit M.Borden.” Cette saillie fait rire même M.Borden, et la gauche la souligne de ses applaudissements amusés.M.Laurier entre maintenant dans l’examen du péril allemand.“Les conservateurs font de grands efforts pour nous prouver le péril allemand, ils disent en Chambre que l’Allemagne va vile fondre sur l'Empire.Il n’y a nulle raison de parler ainsi.11 nous faut juger les motifs de l’Allemagne à la lumière de sa conduite.Il n’y a nulle cause d’hostilité entre les deux pays.Tous deux sont amis depuis des siècles, jamais ils ne se sont fait la guerre, il n’y a pas de tache de sang allemand sur les mains anglaises.Leur passé est tout d’harmonie.Souvent tous mix furent alliés.On parle de la France et de l’Allemagne en 1870, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne en 1913.Le parallèle’n’est pas le même.Les soldats de Louis XIV et de Napoléon tinrent l’Allemagne sous leurs bottes, ils la meurtrirent plus d’une fois.Alors l’Allemagne était divisée en principautés et en petits royaumes, elle avait ''es querelles intérieures, il n’y avait pas de sentiment national allemand.Les guerres de Napoléon l’éveillèrent dans l’âme populaire.L’Allemagne se pacifia, il y eût le zollve-rein, puis, après la guerre de 1870, l’Empire allemand s’organisa à Versailles en 1871.Et, depuis, il prospéré, son commerce s’étend, il lui faut une flotte pour protéger son commerce.M.Foster a expliqué lui-même en 1909, le 29 mars, l’origine d'une marine de guerre, “elle est pour la protection du commerce d’un pays qui se développe”.Il n’y a pas de meilleure ni de plus claire explication des origines de la marine allemande, et elle condamne la politique acttille du ministère Borden.” (SUITE A LA 2è.ne PAGE) Les affaires d’Orient Depuis quelque temps, les dépêches sont à peu près silencieuses sur la guerre des Balkans.A peine signalent-elles, de temps à autre, un mouvement d’un côté ou de l’autre.On pourrait croire que les opérations militaires ont été suspendues dans le but de permettre à l'hiver d’épuiser ses rigueurs, C’est surtout autour de la presqu’île de Gallipoli que les alliés paraissent concentrer leurs efforts, pour tenir enfin la clé de Constantinople.La censure est plus sévère que jamais, et c’est surtout par voie roumaine que les nouvelles parviennent au monde extérieur.Des deux côtés, les belligérants sont plus attentifs à garder leurs secrets.C’est donc par la Roumanie qu’on a appris la acharnée qui s’est livrée dans la presqu’île de Gallipoli les 8, 9 et 10 du mois courant.Les Turcs ont réussi, a-t-on dit, à chasser les Bulgare^ de plusieurs positions importantes et à leur infliger des pertes considérables.Par contre, les dépêches bulgares ont affirme la défaite complète des Turcs.La contradiction flagrante de ces nouvelles en infirme sérieusement la valeur.Il ressort cependant de Ten de la Chambre, nous permet de comparer la situation de la droite et celle de l’opposition, en ce qui a Irait à notre politique à l’égard de I g“mbie que ]es Bulgares se contentent, l’Empire.Le Canada a fini sa period d’adolescence.11 est an terme pour le moment, de se fortifier du côté d’une évolution nationale qui le met en face de graves devoirs et de Boulaïr afin d’immobiliser les for-grands droits nouveaux, à litre de jeune nation.Et c’est ceci qui doit ces considérables que les Turcs ont massées dans la presqu’île de Gallipoli.A Tchataldja, même situation d’expectative de part et d’autre.Les télégrammes turcs continuent d’annoncer victoire sur victoire, de même que les télégrammes bulgares.Il est certain qu’on saurait beaucoup plus de vérité s’il était permis aux correspondants militaires, toujours disposés à exposer leur vie pour une information exacte, de se rendre, comme les militaires dont ils sont les égaux en courage, sur le front des troupes engagées dans l'action.Mais on comprend que les belligérants aient intérêt à gard-r le secret de leurs mouvements et qu’ils prennent leurs mesures en conséquence.L’impression que donnent les renseignements si pauvres qui nous arrivent c’est que les Bulgares, tout en investissant la presqu’île de Gallipoli, hérissée de forts et défendue comme doit l’être une position stratégique de cette importance, se refusent au contact, re-lutte ^ 01dcnt lentement dans l’espoir que leurs adversaires s’avanceront en dehors du rayon de protection de leurs forts, et se verront contraints d’accepter en rase campagne une bataille décisive.Les divers débarquements tentés par les Turcs sur les côtes bulgares de la mer Noire, ont évidemment échoué.D’Andrinop’e, de Scutari, de Jani-na, les nouvelles sont systématiquement indigentes.Quant à l’aspect international de la question balkanique, il mérite un article spécial.Uldéric TREMBLAY. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 28 FEVRIER 1913 VOL.IV.— No.49 LETTRE D’OTTAWA {Suite de la 1ère pafir) guidé le pays, sur ce sujet, depuis RfôL en dépit de la non urgence.Il Il y a la loi allemande de l.)l_, n y a rien qui presse, que ne de-dnnt les conservateurs font grand mande-l-on au peuple mmi avis sur Hat.à cause de certaines déclara- la contribution Borden?Avant que bons qu'il y a dans le préambule de les chambres n’acceptent celle-ci, cette législation, M.Laurier met les,eonsultons-le par de*; élections gé-choscs au point.“On nous dit que nérales.On nous parle de plébisci-le préambule de cette loi prouve , le, sur ce point, mais il ne faut pas manoeuvres de l’opposition sont mesquines, ses menaces ne nous font pa*; peur, nous y ferons face sans crainte.La discussion a été prolongée, elle se poursuivra, la grande voix du peuple canadien nous approuve et nous sommes certains de mener notre politique à sa conclusion logique,” La droite applaudit celte déclaration et la Chambre pas*.;e au vote, d’abord du sous-amendement Guilbault, qui demande l’appel au peuple par voie do plébiscite.Il a onze voix contre 187, ce nui donne 17(i de majorité aux adversaires du plébiscite, puis, l’amendement Tur- (Rires à droite).“J’ai voté contre le plébiscite, dit AL Laurier, qui intervient.” “Il me parait, répond AI.Borden, au milieu des éclais de rire généraux, que la gauche ne sait seulement pas comprendre ce pour quoi elle vote.Elle a voté pour la dépense de 35 millions comme nous, sans appel au peuple, et puis, elle a demandé l’appel au peuple sur celte même dépense.Voyons cela.” M.Bordcn lit alors le texte de l’amendement Laurier à la résolution Borden, dont M.Laurier acceptait l’alinéa se lisant comme suit: “Que, pour et a même les fonds consolidés du revenu du Canada, eelte Chambre puisse prendre une somme n’excédant pas trente-cinq millions, Fin d’augmenter immédiatement manière, sur ce sujet d’une politi- rEmpHeF “LaVgàurhe^riit''AIC que navale.On ne peut tous leur i lon ' it rire'inxvânv .rîUAa faire changer d’avis : on peut bien | , riH anj/1' ,'; 1, ^ remplir l’estoonac du léopard, mais s^t m se^-ta «miehe à ,h n* il ne saurait se débarrasser de ses1 m,sc’- la RJUChe a don n* nv/uiifi i II J lit l 1 II j 111 et IA rè»s ?Ils ont déjà une politique or Québec.“L’Ouest et l’Ontario tachetures.Ces gens s’entendent pour donner 35 millions, mais api.pour paieront,” dit VEvénement, de AI Pelletier.Qu’auront-ils pour Ontario ?Je dis que leur politique permanente, nous la connaissons dès maintenant.Ce sera la contribution à intervalles réguliers.Ce ne sera pas une marine canadiene, ils n’en veulent pas.AL Foster admet assez nettement que ce sera la contribution.M.Bordcn ne le cache pas, M.Ames le dit carrément, dans son discours de décembre dernier, où il s’ccrie4 : “Le temps de l’autonomie est fait ; nous faisons maintenant 1!!! 'Vs.vel'' P] I (‘deration I théorie des gens qui disent que rien impel mie.C est une grande idee, ne 2 rue Saint-Jacques.Tél.Main 2616.Bureau du soir, 363 Laurier-Est.Tél.Saint-Louis 5194.ASSURANCES Pour tous genres d’assurances, JOSEPH COURTOIS, 263 Visitation, Tél.Est 985, Montréal.Achète aussi les balances de prix de vente.DENTISTES Dr ARTHUR BEAUCHAMP, Chi-rurgien-Dentiste.Tél.Bell, Est 3549.165 rue Saint-Denis, 4 portes de l’Université.ARCHITECTES RENE GHARBONNEAU, (diplôm» ¦fe l’A.A.P.Q.).Architecte et Evalua-teur, 15 rue Saint-Jacques, Montréal.Tel.Main 7844.Rés.Ouest 2860 LAFRENIERE, J.L.D., A.A.P.Q, Architecte, 271 rue Saint-Denis.Tél.Est 887.Professeur de dessin et d’architecture, Conseil des Arts et Manufactures.A VENDRE sur te Boulevard Saint-Joseph, à Outremont, un superbe cottage à deux étages et un soubassement, en brique pressée.Huit chambres à coucher, 3 chambre de bain finies en tuiles, grande salle de billard, planchers en bois franc, système de chauffage, plomberie, gaz, étectri-rité, tout moderne et de première qualité.Beau grand garage, écurie, cour en ciment, terrain 50 par 130.Propriétaire malade et s’en va à la campagne.Pour détails s’adresser à Montreal Specialty Co., Tiroir Postal 1690, Montréal.INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS | De GASPE BEAUBIEN Ingénieurs-Conseil, Chambre 28, Edifice Royal Insurance, Place d’Ar-mes, Montréal.Tél.Main 8240.HURTUBISE & HURTUBISE, In.genieurs civils, arpenteurs-géomètres.Edifice Banque Nationale, 99 Saint-Jacques, Montréal.Tél.M.7618 A.CHARLEBOIS MENUISIER-CHARPENTIER Réparations générales.84 SAINT-JACQUES Tel.Main 6343. VOL.IV.— Xu.49 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 28 FEVRIER 1913 3 \ \ t \ r v ¦t i V L’HOPITAL NOTRE-DAME Assemblée annuelle du conseil d’administration et de direction hier.— Une communication de Sir Rodolphe Forget.— L’actif de l’hôpital et son passif.— L’hôpital Saint-Pau!.-Elections le 28 mars Hlar aprfB-midi, gouverneurs, directeurs et amis de l'Hfipital Notre-Dame, se réunissaient dans la salie principale de l’institution pour écouter la lecture des rapports annuels.L’hon.L.O, Loranger, président démissionnaire, et sir Rodolphe Forget, vice-président, étant absents, c’est le Dr L.de L.Harwood, eu-rinuendnnt, qui présida l’assemblée.Le Dr Harwood, en prenant le fauteuil ü.t un bel éloge du président démissionnaire.Il rappela le travail, le dévouement et le zèle apportés à l’oeuvre qui lui était si chère par M.Loranger.Il le remercia cordialement et exprima les regrets de l’assemblée de le voir abandonner la charge qu’il remplissait si dignement.L’orateur cite ensuite les noms des bienfaiteurs, gouverneurs et directeurs l’HOpital Notre-Dame décédés dans le cours de Vannée 1912.Ce ¦ont : Hon.Damien Rolland, Mme Louis Masson, MM.I-’.Demers, Dr.H.Hcr-vieux, Jos.Jeannotte, Max.Rodrigues, Dr.J.L.V.Cléroux, R.Wilson Smith, John P.Whelan, Hector Cadieux, L.J.Ethier, J.B.Pauzé, Al.Ÿaliquette, Joseph Comte.Après avoir payé un tribut de reconnaissance A ces bienfaiteurs, l’orateur donne lecture, d’une lettre de sir R.Forget, par laquelle le signataire propose de déférer l’élection des directeurs à 30 jours et de, nommer un comité, dont il donne les noms, qui d’ici cette date s’occupera des moyens à prendre pour arriver à parachever l’hôpital Notre-Dame.Voici les noms suggérés et qui ont été approuvés sur proposition de M.U.H.Dandurand, secondé par M.le Dr A.Ethier : Sir Rodolphe Forget, Hon.Louis Beaubien, Dr E.P.Lachapelle, Dr L.de L.Harwood, M.J.A.Richard, Tancrfide Bienvenue, ayant comme secrétaire, M.le Dr B.Bourgeois.Avant la lecture du rapport annuel le président remercie ses collègues du bureau médical de l’hôpital Notre-Dame, du concours éWicace et intelligent qu’ils accordent 9, l’Institution; i* remercie aussi les religieuses du dévouement et.du zèle infatigables qu’elles donnent aux autorités médicales et aux patients admis dans l’institution.Mgr E.Roy, MM.Louis Beaubien, Tancrède Bienvenu et U.H.Dandu- ! Tout de même, nous avons ajouté 1 au compta Capital la somme de J9,-| 000.00, car il nous a fallu rembourser j l’hypothèque Martineau, et nous avons fait cette opération à même I nos recettes.Il y a à signaler, outre cela, que, dans le cours de l’année dernière, nous avons payé à la Banque d’Ho-chelaga un billet de $5,000.00 que nous avions négocié en 1911, afin de nous permettre d’acquitter l’hypothèque Berthelot.Notre Bilan, au 31 décembre 1912, s’établit comme suit : Actif .Passif $667,579.62 319,402.68 Surplus pour 1912 .$348,176.94 i.e surplus de 1911 était de.334,522.73 $13,634.21 Il y a ainsi accroissement au compte capital de $13,654.21.Notre dette hypothécaire est de $305,437.93, et notre dette chirographaire s’élève à $13,964.75.Il est à propos de vous indiquer que, dans ce montant de $13,964.75, il n’y a aucun arrérage, car à la fin de notre exercice nous ne devions à nos fournisseurs que les comptes de décembre.Au sujet de notre actif, il est opportun de vous mentionner que, depuis quelques années, nous n’avons pas changé l’évaluation de nos immeubles, étant donné qu’il nous semblait raisonnable d’attendre qu’une occasion favorable se présentât pour en faire faire l’estimation juste.Ces jours derniers, certains experte ont eu à se prononcer, et ont porté la valeur de nos immeubles à un Chiffre beaucoup plus élevé.Nous prions nos bienfaiteurs, souscripteurs et amis d’agréer l’expression de notre vive reconnaissance pour leur généreux concours durant le dernier exercice.Nous avons reçu les legs suivants: M.L.O.Grothé.$1.000.00 M.Michael Burkes.100.00 Il reste à noter que depuis le commencement de l’exercice en cours, un autre de nos grands bienfaiteurs est disparu.Il a bien voulu, lux aussi, penser à notre œuvre dans ses der-• 'res volontés en nous faisant un legs de $2,000 : j’ai nommé M.Jo- rand ont aussi porté la parole.Mgr Roy, qui repfésentait l'archevêque de Montréal, lut la lettre ci-dessous qui n’a pas besoin de commentaires.LETTRE DE SA GRANDEUR” MGR.L’ARCHEVEQUE DE MONTREAL Montréal, 27 Fêv., 1913.Messieurs.Je porte à l’hôpital Notre-Dnme le plus vif intérêt.C’est une institution catholique dont je désire le développement et le progrès.Leu direc teurs se souviennent de ce que j’ai dit et de ce que j’ai fait, il y a deux ans, lors de la difficulté financière par laquelle 'il passait.Aujourd’hui le< rapports nous montrent que sa situation s’est améliorée.Dans de telles conditions, je ne vois pas pour-qiK«i on songerait à changer l’organisation et l’administration actuelle le l’Hôpital.Si la crainte de l’insuccès a, dans ces derniers temps, Inspiré certaines démarches officieuses auprès de la communauté des Sœurs-Grisés, je dois déclarer que si «ette Communauté est toujours prête au dévouement et aux sacrifices, dés qu’il s'agit de fonder ou de soutenir des œuvres de charité, elle n'a jamais eu l’idée, encore moins le désir 3c se substituer à la corporation actuelle de l’Hôpital Notre-Dame.Sa manière de voir est absolument la mienne.La richesse ne manque pas aujourd'hui parmi les citoyens catholiques de Montréal.Il me semble que Messieurs les directeurs de l’hôpital Notre-Oame peuvent com -fer sur leur généreux concours.Qu’ils continuent donc avec courage et confiance l’œuvre commencée.Ma sympathie la plus sincère et celle du clergé leur sont assurées comme par le passé.Que l’Hôpital soit reconstruit le plus tôt possible.Qu’il soit régi selon sa charte â laquelle je ne demande aucune modification.Les Sœurs Grises set'mit heureuses de s’y dévouer et d’y travailler com, me elles l’ont fait depuis les premiers jours de l’Institution.” “ Chaque sœur reçoit 9 l'hôpital Notre-Dame quarante dollars par année.c’est-à-dire à peu près le montant de l'annuité qui doit être payée à la maison-mère pour contribuer aux frais de l’entretien des novices et.des malades.” PAUL, Arch, de Montréal.RAPPORT ANNUEL Voici le rapport de M.Z.Hébert, le trésorier : Dès le début, je tiens à vous signaler que le dernier exercice de notre Hôpital a été des plus avantageux, car le surplus pour Notre-Dame a été de $5,092.05, et celui pour Saint-Paul, $7,612.96.• Il y a , cependant, à déduire de ce total de $12,605.01, les frais de l'hôpital inachevé qui ont été de $5,-065.52.Il reste, néanmoins, un solde créditeur ou surplus net de $7,539.49.Les recettes et dépenses de Notre-Dame, dans le cours de la dernière année, ont été à peu près les mêmes que durant l’exercice précédent.Quant à Saint-Paul, il y a eu, en 1912, un accroissement notable de recettes, provenant du surplus d’hospitalisation qui a été plus élevé, et aussi des pensions privées qui ont rapporté davantage.D’un autre côté, les frais en ont été moindres.Dans le cours de cet exercice, nous avons encaissé $6,750.89 du Fonds de Secours, montant que nous avons compté comme recettes, et qui a servi à défrayer les dépenses courantes, tl y a donc à noter que le surplus de Notre-Dame est constitué par cette rentrée.Il convient, toutefois, de vous si gnaler qu’il a été, nécessaire de £airc rafraîchir certsines pièces et de renouveler du mobilier, et par là même il a fallu encourir un frais de $6,-249.64.Il y avait aussi urgence de faire «cquisition de nouvelle lingerie, ce qui a eoflté la somme de $1,658.81.De même pour Saint-Paul, en réparation, meubles et lingerie, nous nvons eu à payer $2,587.97.Je vous indique ces dépenses parti eulièrement, parce qu’elles sont spê-îiales.Naturellement, elles s'imposaient, et nous n'avons pas hésité à les faire, attendu que nos finances aous le permettaient.seph Comte.Nous offrons à la mémoire de ces bienfaiteurs nos respectueux hommages, et désirons en exprimer nos sentiments de gratitude à leurs familles.Le zèle et le dévouement de nos da mes patronnesses ne se sont pas ralentis.et en 1912, comme par le passé, elles ont su nous apporter leur précieux concours, à preuve, qu’elles ont versé à la caisse la somme de $2,600.00.Ces dames ont droit à toute notre reconnaissance et nous sommes hçureux d’en témoigner, en leur offrant nos remerciements les plus sincères.Nos Soeurs hospitalières, comme toujours, se sont multipliées, ont travaillé sans relâche, se sont dévouées avec cette abnêgai^on que l’on ne retrouve que chez la sœur de charité, et, comme toujours, ont su faire ces prodiges d’économie dont elles seules ont le secret, ce qui me permet aujourd’hui de vous présenter un rapport aussi favorable.Nous leur en exprimons notre profonde gratitude.(Signé) ZEPH.HEBERT, Trésorier.STATISTIQUES—A L’HOPITAL NOTRE-DAME Nombre de maladies hospitalisées en 1912.2,493.Nombre de jours d’hospitalisation, 44,766.Augmentation du nombre de jours d’hospitalisation sur l’exercice précédent, 4,514.Le manque d’espace oblige notre établissement à refuser un nombre toujours considérable de malades.Ont suivi les traitements suivants: Chirurgie .977 malades Médecine 911 Gynécologie 385 Electrothérapie .321 Deux mille deux cents quatre-vingts treize malades (2,293) ont passé dans les différents services avec les résultats suivants : 1465 malades guéris 613 malades améliorés ; 107 malades non améliorés ; 37 malades non traités ; 92 malades sous traitement.Soit un pourcentage de 5.01 p.c.Le dispensaire de l’Hôpital Notre-Dame a donné un résultat clficace, dont les chiffres ci-dessous donnent une idée : Médecine .6553 Chirurgie .5980 Ophtalmologie.2472 Pédiatrie.1448 Dermatologie .1295 Gynécologie.842 Neurologie.1058 Maladie traitées par les Internes .2652 formant, le grand total de 22,295 ma lades soignés au dispensaire ; la pharmacie a fourni 29,414 prescriptions, accusant une augmentation de 1623 sur l’an dernier.Le service de ladtographie a traité 587 patients et celui de la radioscopie 201.Sous la direction de Soeur Saint-Zéphirin, 27 élèves gardes-malades suivent leur cours, il y a eu 7 diplômées durant l’année ; depuis le 1er janvier, ce service est sous la direction de sœur Descoteaux.Le service des médecins internes est composé comme suit : Interne en chef, Dr.A.Gagnon ; assistants, Drs R.A.Archambault,E.Hurtubise, G.Phénix, C.T.Mathieu A.Lapierre et L.Têtrault.A L’ANNEXE SAINT-PAUL (Extrait du rapport du Dr René Hébert) .Durant le dernier exercice, nous y avons hospitalisé 44 malades de plus que l’année précédente, suit 781 dont 52 encore sous traitement, au 1er janvier et 729 admis en 1912 ; 641 de la, ville ; 50 de municipalités étrangères ; et 38 patients privés.La plupart de ces malades nnt été transportés de leur demeure, par notre voiture d’ambulance qui a fait 670 sorties.Les 729 malades admis ae répartissent comme suit ; - Diphtérie .180 Scarlatine .392 Rougeole.63 Erysipèle.83 Divers.H La durée du séjour des malades donne une moyenne de 33 jours, chacun, ce qui représente un total de 24,188 jours ou 3,455 semaines d’ho*-pitaliaation.Le nombre le plus considérable de | contagieux traités à la foi», c’est-à-dire en un même jour, a été 100 ; le nombre moindre 22, ce qui donne une moyenne de 66 malades par jour.Comme résultats obtenus, 635 malades ont été guéris ; les 83 encore sous traitement au 1er janvier étalent en bonne voie de rétanlis-iement • 63 sont morts dans nos salles ; de ce nombre 18 avaient été apportés mourants.La proportion de la mortalité sur le nombre total des patients de l’année, est de 8 1-16 par 100 ; déduction faite de ces 18 moribonds décédés dans les 48 heures, après leur arrivée, le pourcentage de la mortalité tombe & 5 p.c.L’incubation chez les enfants a eu de bienfaisants résultats.Sur 44 opérations pratiquées, 35 ont eu un plein succès, et si toutes n’ont pas été heureuses, c’est que dans la plupart des cas, les pauvres petits malades nous ont été amenés trop tard.Assistaient à l’assemblée : Mgr E.Roy, Hon.L.G.Beaubien, Dr L.de L.Harwood, surintendant médical de l’hôpital Notre-Dame, M.Zéphirin Hébert, trésorier, Dr René Hébert, surintendant de l’bôpital Saint-Paul, Dr B.Bourgeois, secrétaire, Dr O.F.Mercier, Dr J.A.Leduc, Dr P.Lachapelle, Dr E.P.Benoit, Dr Wilfrid Derome, Dr Noé Fournier, M.L.C.de Tonnancourt, M.Tancrède Bienvenue, M.U.H.Dandurand, M.H.St-Cyr, M.Raphaël Dufresne, M.Y.A.D’Amour, Dr A.Gagnon, M.Alex.Dubê, M.J.G.A.Filion, etc.Les dames dont les noms suivent assistaient à l’assemblée : Mesdames H.H.Fitzpatrick et J.O.Marchand, secrétaires, Madame E.D.Marceau, trésorière, Mesdames L.W.Sicotte, W.K.de Rappelle, A.Berthlaume, O.Rolland, D.J.Byrne, J.L.Archambault, T.Rinfret, L.H.Hébert, L.de Muy, J.Tessier, A.A.Desroehes, A.Bruneau, T.Parizeau, A.Robichon, Mlle Rolland, etc.-?- Les deux Pankhurst ______ 8 L’UNE PROMET DE S’AMENDER ET L’AUTRE PREFERE SE LAISSER MOURIR DE FAIM EN PRISON.Londres, 27.— Mme Pankhurst subira son procès à Old-Bailey, en avril ët non aux assises de Surrey, en juin ou juillet.Cette faveur lui a été accordée en retour de la promesse qu’elle a faite de se bien conduire.Près do huit cents suffragettes, déléguées des associations du royaume, se sont assemblées à Londres, aujourd’hui, pour parler en favexir de l’union nationale des sociétés de suffrage pour les femmes.Le rapport annuel dit que la société s’est accrue de 12,000 durant l’année.L’organe des suffragettes déclare que Sylvia Pankhurst est sérieusement malade dans la prison de Holloway, à la suite de son refus de prendre toute nourriture.-4- Un nouveau journal du matin à Montréal U est maintenant officiel que Montréal possédera dans quelques mc.is un nouveau journal du matin.Sa franchise a été accordée, lundi dernier, à une assemblée de la ‘‘Canadian Press Limited”, tenue à Toronto.Cette nouvelle feuille sera indépendante des parties.M.E.Nichols, président et éditeur du ‘‘Winnipeg Telegram”, vient d’être nommé président et directeur gérant de la nouvelle compagnie, capitalisée à $500,-000.M.Brenton A.MacNab, depuis tout près de quinze ans éditeur du “Star” occupera la vice-présidence.M.Nichols est un frère utérin d» Thon.W.T.White, ministre de la Finances et gendre de l’hon.Josiah Wood, lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.-4- L'armement de la France (Ser»îc« particulier) Paris, 27.— On demande au parlement français de voter immédiatement une appropriation de $100,000,-000 pour les nouveaux armements et l’augmentation de l’effectif de guerre.Cette requête est faite par le ministre des finances et le ministre de la guerre dans un mémoire attaché au prqjet de loi de l’armée.Ce mémoire dit que les récentes guerres ont montré la nécessité de se tenir absolument au courant de.toutes les améliorations apportées par la science dans la fabrication des armes.Une négligence de ce côté serait excessivement difficile à réparer en temps de guerre.On dit que pour se mettre absolument au courant il faudra à la France une somme de 127,-000,000, mais le gouvernement demande l'autorisation d’en dépenser $100,000,000 pour le moment.-4- Concert du Cours de Solfège —» Le concert annuel du cours de solfège, sous la direction du prof.J.J.Goulet, et sous les auspices du Conseil des Arts et Manufactures, aura lieu en avril prochain, au Monument National.Un chœur mixte de 200 voix avec solistes et.grand orchestre, donnera en oratorio “ Le Déluge ”, de Camille Saint-Saëns, et le deuxième acte de Carmen do Bizet.Les répétitions sont commencées^ et le prof.Goulet compte sur la présence de tous ses élèves et des amis du cours qui voudront bien prêter leur concours.Les répétitions ont lieu dans la salle No 6.au Monument National, le mercredi soir.-4-*- Excursions de Colons dans dans TOuest Canadien par le Grand-Tronc Il se fera cette année encore des excursions dans l’Ouest.Canadien par la route populaire du Grand Tronc.On a pris des dispositions pour que des billets soient vendus tous les mardis, à partir du 4 mars jusqu’au 28 octobre.Ces billets seront valides jusqu’à la limite de deux mois, qui pourra être étendue à un ou deux autres mois pour les billets vendus en mars, avril, mai, juin et juillet, sur paiement de $5.00 pour chaque mois.Arrêts permis A toutes les stations à Winnipeg et à l’ouest.Les agents du Grand Troue fourniront sur demande une petite feuille indiquant les limites de temps et donnant tous les renseignements voulus. « t * « ¦ii! «ê « « « 4p * f i Spiendides Occasions Nous offrons des Occasions Superbes ces jours-ci dans tous nos rayons.SPECIAL : — 1800 verges de magnifique satin duchesse dans toutes les plus nouvelles nuances, de 40 pouces de largeur.Valeur $1.50 que nous offrons à .72c VOYEZ NOS VITRINES POUR LES NUANCES VaZ'.V'.V” A VENDRE OU A ECHANGER 13 terrains situés dans le village de la Pointe-aux-Trembles, à 200 pieds de l’église, 60 pieds des tramways à un PRIX TRES BAS.pour un prompt acheteur.A vendre en bloc ou séparément, ou à échanger contre propriété de ville.CONDITIONS FACILES.S’adresser au COMPTOIR VILLE MARIE 360 STE-CATHEBINE EST, COIN BERRI.Tél.Est 3409 M.Sam Hughes et notre amour du militarisme Ottawa, 27.— M.Sam Hughes a parlé du militarisme à la réunion annuelle de la Canadian Artillery Association.Son Altesse Royale, le duc de Connaught était présente.“ Lé peuple du Canada doit être prêt à défendre son territoire, si cela est nécessaire ”, a-t-il dit.“ Il a le droit de le faire.Je suis beureüx de voir qu’il comprend son devoir.À l’heure actuelle, nous avons 50,000 demandes de jeunes gens qui veulent s’enrôler dans la milice, mais nous manquons d’argent.Tout homme devrait être prêt à défendre son pays.Du moins, il devrait payer une taxe de cinq piastres par année pour le maintient de ceux qui ont pour mission de le défendre.C’est le système adopté en Suisse et, que prêche le premier ministre Louis Bolha, de l’Afrique du Sud.” Le colonel Hughes soutint qu'on ne pouvait, jamais trop dépenser d’argent pour améliorer la milice.Le peuple en général n’encouragoait pas les organisations militaires comme elles méritaient de l’être.-4- Asile de la Providence .BELLE CONFERENCE Les dames de charité de l’Asile de la Providence, ont l’honneur do prévenir les dames que la conférence mensuelle sera donnée le lundi, 3 mars.Cette conférence sera faite par le Rév.Père Pierre Courbon, si avantageusement connu à Québec et qui est curé de North Gobait.Ce distingué conférencier, présenté par M.le curé J.Bourassn, traitera d’un sujet fort intéressant.Nous engageons donc toutes nos dames à venir goûter la vibrante parole de ce Père français que l’on entendra pour la première fois.Appartements à Louer AU ROBERVAL 175 Berri, entre Dorchester et Sainte-Calherine.Il reste encore à louer quelques apartements dans cette magnifique propriété.Logements des plus conf-rtables, eau chaude à l’année, fixtures électriques, service de concierge, logements bien éclairés.$35, $38, $40 et $46.Pour renseignements supplémentaires s’adresser au concierge sur les lieux.E.A.OUIMET, Prop., 97 Saint-Jacques.Grosse transaction immobilière La vente de l’édifice London Liverpool & Globe qui s’est effectuée il y a trois semaines n’a transpiré qu’hier.Î1 est rare qu’un secret demeure aussi longtemps caché, surtout en immeuble.L’acquéreur de l’édifice, M.J.W.i McConnel, de la compagnie Johnston, ! McConnell & Allison, a fait un excellent marché puisqu’il n’a payé que $700,000 cette construction, toute neuve, à dix étages, située dans le plus bel endroit de toute la ville, au point de vue de la valeur immobilière.Elle a, en effet, 66 pieds sur la rue Saint-Jacques et 95 du côté de la Place d’Armes.M.McConnell n’a pas dit ce qu’il avait l’intention d’en faire.11 a laissé entendre que la location des bureaux rapportait déjà suffisamment pour que ce fut considéré comme un bon placement.-i- LE FEU RUE MARIE-ANNE.Un incendie s’est déclaré hier soir à 7 heures 30, au rez-de-chaussée d’une maison située 706 Marie-Anne, appartenant à M.Guérin.Un passant donna l’alarme à laquelle répondirent les postes 14, 16, 26.Après un travail opiniâtre les pompiers réussirent à maîtriser les flammes qui avalent déjà causé pour $2,500 de dommages.CARTES D AFFAIRES ACHILLE DAVID Entrepreneur électricien , 250 rui Saint-Paql.Tél.Bell, Main 929.lîesi* dence, Tél.Est 2782.RODOLPHE BEDARD Expert-comptable et auditeur.Systématiste consultant.Administrateur de successions.Téléphone Bell, Main 3869.Suite 46-46-47.— 55 St-Fran-çois-Xavier, Montréal.Un discours de M.Millerand L’ANCIEN MINISTRE A RENDU COMPTE DE SON MANDAT A SES ELECTEURS.Paris, 28.— M.Millerand, rendant compte de son mandat à ses électeurs, a fait Téloge de M.Poincaré.Il s’est déclaré hostile au monopole de l’enseignement et est convaincu que le sénat votera la réforme électorale.L’ancien ministre de la guerro a dit aussi que le pays est prêt à faire les sacrifices nécessaires à la défense nas tionale.Ses électeurs l’ont applaudi.i LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 28 FEVRIER 1913 VOL.IV.No.49 LA VIE SPORTIVE Dans la classe “A >9 C’EST CE SOIR QU’A LIEU LE GRAND MATCH ENTRE PARADIS ET TREMBLAY L'élève d’Emile Maupas tentera pour la dernière fois d'enlever le titre au champion du monde des poids-légers —La rencontre se fera deux dans trois à finir, au genre libre.La nouvelle du match de trois heures, sans résultat, entre Tremblay et Pierre Plourde, un excellent poids léger de New-Bedford, a causé une vive surprise dans les milieux athlétiques de notre ville.L’athlète de New-Bedford, qui a si bien lutté contre Eugène Tremblay, mardi soir, est loin d’être un inconnu pour Paradis ; les deux hommes ont en effet, on s’en souvient, lutté ensemble à Woonsocket, pendant l’automne dernier et, au bout d’une heure et cinq minutes d’une lutte très acharnée, au cours de laquelle Paradis a eu presque constamment l’avantage, on a interrompu la rencontre en raison de l’heure avancée.Depuis, Plourde n’a pas cherché à rencontrer de nouveau Paradis.Il paratt que cette rencontre lui suffisait ! Tremblay va-t-il prouver ce soir qu’il a eu de la malchance en luttant mardi contre Plourde ?En toute loyauté, nous devons lui laisser le bénéfice du doute, mais nous sommes d’avis qu’il devra faire bien mieux que mardi pour tomber Paradis ! L’élève de Maupas est prêt, archi-prêt, et il va y avoir sans doute ce soir au Parc un beau tapage dès les premières prises.Le match de ce soir constitue donc un événement sportif de premier ordre, qu’aucun des amateurs de lutte libre ne voudra manquer.Si Tremblay ne met pas de gants pour lutter, Paradis n’a pas l’intention non plus d’en mettre ce soir.Son professeur lui laisse les coudées franches cette lois et le jeune rival de Tremblay va profiter, et amplement de cette permission ! On va voir quelque chose de beau, d’empoignant au Parc Sohmer.Nous invitons tous ceux qui veulent bien voir ce match à ne pas tarder à acheter leurs billets, on peut s’en procurer soit chez Nap.Dorval, 95 Bld.St-Laurent et au club Athlétique Canadien Incorporé, 448 Stc-Catherine Est, coin St-André.ligue des petites quilles de Montréal Dimanche après-midi à 2 heures 30, aura lieu au Club Athlétique Canadien, une assemblée dans le but de se préparer à l’ouverture de la saison de la Ligue des Petites Quilles de Montréal.Tous les clubs qui désirent faire partie de l’Association sont priés d’envoyer Jeurs délégués.Ne pas oublier que chaque club devra faire un dépôt de $5, pour avoir droit de vote à la présente assemblée.Par ordre, LE SECRETAIRE.Dans la ligue des Manufacturiers LES CLUBS CRESCENT ET STANDARD DEVRONT JOUER DES PARTIES DE DETAILS POUR DECIDER DU CHAMPIONNAT.— LES JOUTES D’HIER SOIR.\ oici les résultats des parties jouées, hier soir, dans les séries de la classe ” A ” : Standard.Bach.Clark.Drvsdale.Nelson.Mireault.212 134 15*6 178 168 213 143 175 138 187 156 158 155 160 188 MW h&ÏLs * g- vf /’%?*£ | ( V-:?£.••"V.\ b.H jr7L&.& ¦?' '¦¦ -r, \\\ %':o ,4 ni) '4., NT ¦ v .i '• ' ï-' ¦ .*££ '•*C~ -V^S f-y-m'’ /•>.*/;•*., 87 793 903 Moyenne d’équiue, 512.2.Champêtre.Boutiane.159 J69 Vaehon.190 180 199 Filion.185 090 221 Blondeau.193 185 186 Labelle.]9i 170 196 918 896 967 Moyenne d’équipe, 556.2.Crescent.Bryson.172 173 147 Zimmerman.168 197 174 Bessner.164 ug 161 Surgeon.180 293 192 Walker.151 119 Lebeau.202 835 840 876 Voici les résultats des parties jouées hier soir dans la ligue de hockey des Manufacturiers : DES PREPARATIFS POUR LA PROCHAINE SAISON UNE NOUVELLE LIGUE DE CROSSE COMPOSEE DE SIX OU SEPT CLUBS SERAIT FORMEE AFIN DE CONTROLER LE JEU NATIONAL CANADIEN.— L’ECHELLE DES PARTIES COMPRENDRAIT DEUX JOUTES PAR SEMAINE.—LES PRETENTIONS DES CAPS.Tout fait croire que nous aurons du samedis, de la sorte, on éviterait tout Lu de meilleure qualité dans la crosse conflit ci diminuerait de beaucoup les 1 été prochain, si l’on s’en tient au di- dépenses de voyages, re des magnats réunis en assemblée, hier, à l'hôtel Freeman.Après la réunion d’hier, il a été annoncé qu’une ligue ho 6 ou 7 équipes serait formée pour contrôler le jeu national canadien.Qui de la N.I.U.ou du Big Four perdra son nom ?On est porté à croire que la ligue adoptera un nouveau nom.Si le mouvement est approuvé, la nouvelle organisation comprendra trois, clubs de Montréal, le National, le Shamrock et le Montréal, tandis que la ville de Toronto sera représentée par deux équipes.Une suggestion a été faite pour que deux parties soient jouées par semaine, tout comme dans la Ligue Nationale de Hockey.Les joutes auraient lieu les mercredis et Les délégués à l’assemblée d’hier étaient les suivants : A.L.Caron, National; Ernie Hamilton, Montréal 1; Paddy Brennan, Shamrock.Ottawa, 28.— Les directeurs du club de crosse Capital n’ajoutent pas foi à la rumeur que la D.L.A.sera composse 1 an prochain des clubs National,Cornwall, Toronto, Tecumpeh, Montréal et Shamrock.Ils prétendent avoir l’assurance que les clubs de la N.L.U.n’a-l^f"donneront pas les Caps à leur sort d une façon aussi peu digne, vu que tous s étaient engages l’an dernier, à Cmir ferme jusqu’au bout."Les Capital appartiendront à la D.L.A.l’an prochain a déclaré, hier, M.Alex.Bannerman, qui se vante d’avoir reçu la promesse de, certains magnats qu’ils seront admis.1).B.C.d).C.P.R.(0) Hunt .Proudfoot Galbraith.• 1 acobs .Musgrove VV.Bell.J.Bell .A.Kane W.Bell.Rovers.1).Speck.Robinson A.C.B.(4).G.T.R.(2) Tlrslop Huts.Norton Egan 0’( rrady.Couverts.Copeland Kaiser Leduc Beattie Hva.n Johnson.Bell Tel.(2).M.L.H.& P.(1) Norris Mc K ear ,ln résultat de telle ou telle ville.On croit que c’est 1 „ ___''„5U.?sagné *a Partie que là le seul moyen de donner satisfae lion à tout le monde.Ligue de hockey Maisonneuve Les parties suivantes seront; jouées bu Jubilé lundi soir prochain: B à D p.m., Emeralds vs.Maisonneuve 9 à 10 p.m., Commercial Travellers vs.Jubilé.10 à 11 p.m., Dominion vs.La Casquette.Baume Rhumal guérit iQrement : Toux, Rhume, Bron-;hlta, Qrlppe, et touts* maladie* de I* Gorge, de* Bronche* et des Poumon*, En vente partout 25c la bouteille.Une assistance nombreuse a vu Paul Bellehumeur vaincre Hervé Duquette, hier setr, A la salle de bil- 150 _ „ .____ pour Bellehumeur fut son aplomb superbe vers la fin de la joute, alors qu’il empocha vingt-cinq billes de suite, égalisant le record de Seaback.Séries : Bellehumeur.25 13 8 Duquette.10 9 8 Ingraham et Lajoie seront les adversaires de ce soir.POSITION DES JOUEURS O,.P.Ingraham.2 0 Seaback .2 0 Bellehumeur.2 0 Duquette.1 1 Gagnon.1 1 Lajoie .0 2 Wallace.0 2 Pelletier.0 2 Courses au Bout de File P.c.1000 1000 1000 500 ; 500 j 000 j 000 000 Voici les résultats des courses qui ont eu lieu hier nu Bout-de-l’Ile: Classe 2.35—Temps, 2.39 1-4, 2.39 1-2, 2.40.Toddy Swing, St-Vincent Lady Gorlici, P.Dunn .Luneau, J.Bnstien .2 milles à répéter: Col.Delmar, F.Ross .Deleria, J.Lefebvre.2 2 Deliva, J.Lefebvre.2 2 Aujourd'hui—Classe 2.25 et match de 5 milles.1 1 I 3 3 3 1 Kupchick est en troisième place La Havane, 28.— Kupcbick a défait Chapes, hier, Canowski cl Chapes ont repris hoir partie qui a été do nouveau ajournée.Kupchick est maintenant en troisième place.Alfred De Oro a gagné son match contre Hueston New-York, 28.— Alfred Do Oro a conservé son titre de champion de pool en gagnant son match avec Thomas Hueston par un score de 600 à 38(5.Le seore d'hier soir f l le suivant : De Oro, 200; Hueston, 157.La plus forte série de De Oro a été de 38 Moyenne d’équipe, 510.2.Canadien.Desautels.180 184 186 Meunier.lf,g (fil 222 J.B.Pelletier.157 156 147 l.amoureux.177 1C8 167 Voucher.355 135 169 837 804 891 Moyenne d’équipe, 506.4.POSITION DES CLUBS.G.P.Standard.27 Crescent., Canadien.Champêtre.National.M.A.A.A.Rouge.M.A.A.A.Bleu.26 25 23 16 10 Beaver.g 15 15 16 17 16 23 29 31 P.C.643 .643 .634 .595 .590 .410 .256 .205 Tournoi de Toledo L’A.B.C.DECIDE D'ELIMINER LES BOULES CHARGEES.—LES JOUEURS DE CLEVELAND S’INSURGENT CONTRE CE REGLEMENT.Toledo, O-, 28.— L’A.B.C.a dédécidé hier soir d’éliminer à l'avenir les boules chargées de tous les tour-noirs à l'avenir.Les bowlers de Cleveland s'insurgent contre ce règlement et menacent de se joindre à la National Bowling Association.Le concours d’hier après-midi a donné le résultat suivant : Equipes de deux hommes Eick et Seibert, Toledo .1206 Séries simples D.J.Sweeney.621 Wooster Lambert.618 Dans le monde du base-bail Le président du club de baseball Montréal a reçu lier le contrat signé du lanceur Frank Smith.Nous aurons donc l'avantage de voir cet excellent lanceur à l’œuvre l’été prochain.New-York, 2S — Le président Bar-row, de la ligue Internationale de Baseball, est assiégé par les commu-| nications deis propriétaires des clubs I qui lui demandent quel est le meil-j leur moyen de sortie de l’impasse où la limite de salaire les a places.Le président Chapin, des Rochester,quoique favorable à l’abolition de la limite n’exige pas d’en venir à cette mesure, mais il a fait savoir à Bar-row qu’il suspendra tous les joueurs qui refuseront de signer L’Association Nationale des Clubs Mineurs a adopté cette limite malgré l’opposition de la ligue Internationale.m Les Bières et le Porter de mm®* m Sont les breuvages qu’il faut au dîner Le Rôti a meilleur goût quand il est assaisonné d’un grand pot de Bière ou de Porter de Dow VENDUS PARTOUT.The National Breweries Limited Autre victoire du “ De La Salle ” Orr, Ca- Cincinnati, O., 28 — L’association Nationale des clubs mineurs a réclamé les joueurs suivants si les clubs majeurs qui les ont repêchés ne les! emploient pas au cours de la saison! prochaine : Louisville — Stansbury.Chattanooga — Balenti.Sacramento - Berghammer, Young et Drohan.Indianapolis — Berghammer, thers, Metz, Kernan.Nouvelle-Orléans — Pptes.wi’son, Betts, Drohan, Williams.Portland (P.C.) — Williams, Drohan, Bates, Grubb, Wilson, Betts.RHwaukce — Beall, Leibold.Saint Paul — Berghammer, Miller, Boos, House, Drohan, Beall, Balenti et Agnew.Oma.i’.— Wilson, Williams, Betts, Drohan, Buffalo — Schang, Dolan, Cottrell, Clymer.Columbus — Drohan.Rochester — Dolan.Montréal — Connelly .Cincinnati, Ohio, 28 — La Commission Nationale vient de publier le bulletin suivant de contrats et de mises en congé par la ligue Améi* caine : Contrats — Avec Washington, Ed.Ainsmith, Robert Austin, Victor Bickers, C.R.Barton, Jacinto Calvo, Carl Cashion, E.E.Dent, Jack Egan Thos.Drohan, J.W.Engle, W.H.Allen, E.C.Foster, T.A, Long, H.W.Welchonce, Robert Groom, C.A.Gandil, Wm.Morte- Howard Shanks Paul Musser, E.Williams, Ray Morgan, Geo.F.McB lde, M.A.Gallia, J V.Munch, Daniel R.Moeller.Mises en congé.— Par Chicago à Milwaukee, Ens.Par Saint-Louis A Détroit, Harry Shanley ; à Louisville, John Powell.Par Détroit à Denver, Cliff Healy ; A Chicago, Davey Jones.Par Cleveland à New Orléans, John Kibble, Tim Hendryx, Bert Brenner ; A Toledo, William James ; A Montréal, Arr Griggs.Par Washington, à Atlanta, Paul Musser, Thomas Long.Par Philadelphie A Louisville, Roger Salmon ; A Syracuse, Joseph Mnthes.Par New-York, H.R.Wolvertnn ; A Saint-Louis, B Vickey ; A Rochester, Dell Paddock, T.McMillan 1; A Albany, F.Gaisor ; A Wilkesharrc, L.Orton ; A Birmingham, H.Thompson, T.C.Thompson.Par Boston A Buffalo, L.A.Pape.Réinstallés — Par Chicago, James Scott.Par Détroit, Del Gainor, Walter Schaller, TreU-Rivières, 28.— Académiciens et Collégiens étaient aux prises pour la deuxième et dernière fois (en 1913), mardi, le 25 courant, au Patinoir La-violctte.Les 1).L.S.se sont montrés incontestablement supérieurs à leurs adversaires ; leur jeu d’ensemble plus étudié déjoue des concurrents, qui de prime abord paraissent plus forts et plus solides, mais en qui la vraie science du jeu n’a pas dépassé le premier échelon.“ L’on joua d’abord une première période de 20 minutes, où tout fut à l’avantage du D.L.S.grâce à sa rapidité et à ses excellentes combinaisons.Les S.T.R.en sortirent blanchis” comme disait l'autre.À la deuxième, 8.T.R.enregistre un point, A la troisième période, le jeu fut un peu plus mouvementé : D.L.S.compta d’abord deux points et S.T.R., un.D.L.S.compte de nouveau — apparemment — du moins le juge du but déclare le point bon.Une discussion s'élève ( discussion à laquelle seuls les équipiers auraient dû prendre part ) ; les deux arbitres décident le point nul.Sans maugréer les D.L.S.acceptent la décision des arbitres.Un coup de sifflet., deux coups., trois,, quatre,, cinq., la rondelle est remise au jeu ; sur une passe do Shore, Lacroix lance et compte.Nouvelle discussion ; tous les S.T.R.n'avaient pas entendu le., les coups de sifflet.Les arbitres donnent des explications et maintiennent le point.Les S.T.R.reprennent leurs positions et semblent accepter assez bien ce dernier jugement, lorsque, quel-vu’un d’étrgnger au jeu, met fin à la partie en retirant les S.T.R.de la lutte cinq minutes avant la fin.A part ce petit incident regrettable, tout alla relativement assez bien et nous aur ons eu une assez belle joute de gouret.Résultat final : De la Salle, 5 ; S.T.R., 2.De La Salle.Hamel.Buts.Lambert.Défenses.Lesieur.,.Défenses .Lacroix (1).Ailes., ., Marchand.Ailes .Dufresne.Centres.Shore (2).Voltigeurs.( 1 ) Remplacé par Bolduc.(2) Remplacé par Boivin.(3) Remplacé par Panneton.1ère période.D.Dufresne, D.L.S.D.Dufcèsne, D.L.S.2ème période.Panneton, S.T.R.3ème période.D.Dufresne, D.L.S.R.Lacroix, D.L.S.Panneton, S.T.R.R.Lacroix, D.L.S.5 S.T.R.Cloutier .Quesnel .Massicot te , .Gouin J iftcroi x ( 3 ) .Rivard .Teasdalo 6 min.11 “ 17 .3 .5 o Le Boucanier à Boucherville L’assemblée régulière des membres du club de raquetteurs Meilleur, aura lieu dimanche, le 2 mars, à 1.30 heure p.m., à la salle Landry, 565 rue Fullum.Tous les membres sont priés d’être présents.Des questions importantes seront traitées à cette séance.Le Club Meilleur nmis «2 Le Boucanier ira avec ses Boucherville, dimanche, le 2 mars.Tous les membres sont priés de se rendre, en uniforme, à 9.30 a.m., aux salles du Saint-Jacques, 324 Sninte-Cathorine-Est.Par ordre, P.PAIEMENT, Secrétaire.“LES CHRONIQUES” de Leon Lorrain Sc vend 25 sous.Joli volume, couvenure illustrée on deux couleurs.Expédié franco contre envoi de 27 cents au Devoir.EN VENTE AU DEVOIR GITE DE MONTREAL Département Egouts Avis public est par les présentes donné par le soussigné que les rôles de cotisation pour construction d’é-goûts dans les rues, avenues, boulevards, chemins, ruelles, allées et pla ces publiques suivantes, savoir: QUARTIER EMARD AVE.EVA, entre les rues Woodland et Rielle.CINQUIEME AVENUE (maintenant JACQUES-HERTEL) de la rue Hamilton à l’avenue Orchard.RUE MARIE-ANNE, (maintenant CLOVIS), de la rue Hamilton à l’avenue Orchard.RlfE BRÜMBY, de la rue Hamilton à l’avenue Orchard.RUE VICTORIA, (maintenant D’A) RAGON) de 550’ au sud de Brom-by à ses limites nord.AVENUE EDOUARD VII, (maintenant DUMAS) de 550’ au sud de Bromby à ses limites nord .AVENUE ORCHARD, de 550’ au sud de Bromby à la Cinquième Ave.(maintenant J.-HERTEL).ROCKLAND, de la rue Dorothy vers le Sud-Est.RUE SPRINGLAND, de la rue Dorothy vers le Sud-Est.RUE WOODLAND, entre les rues Dû' rothy et Morrisson.DOROTHY, d’un bout à l’autre, ont été préparés et sont maintenant déposés à son bureau à l’Hôtel de Ville où ils peuvent être vus et examinés par les parties intéressées jusqu’au 10e jour de mars 1913.Les parties intéressées ayant des plaintes à faire contre les dits rôles ou ayant des réclamations à produire pour la valeur d’égoûts qui existaient auparavant, ou pour d’autres causes, devront produire leurs plaintes ou réclamations le ou avant la date ci-dessus mentionnée, et Te 10e jour de mars à midi, à son bureau à l’Hôtel de Ville, il entendra les dites parties intéressées au sujet des dites plaintes et réclamations.Département des égoûts, Hôtel de Ville STUART HOWARD, Ingénieur Surintendant des Egoûts, Montréal, le 27 février 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.3358 —John L.Sabbath, demandeur, vs.Eva Bervovitch, épouse séparée de biens de Lazarus dit Louis Beinstein, défenderesse.Le dixième jour de mars 1913 à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires de la dite défenderesse, au No.1039 Boulevard Saint-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en marchandises sèches, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 28 février 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.4485 —J.Napoléon Picard, demandeur, vs.Arthur Chartrand, défendeur.Le dixième, jour de mars 1913 à une heure de l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No.606 rue Alma en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.COUTU, H.C.S.Montréal, 28 février 191S'.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2715 —Charles Edouard Arpin, agent d’assurance de Montréal, demandeur, vs.Borès Katz de Montréal, défendeur.Le 8ième jour de mars 1913 à dix heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No.28 rue Rachel ouest en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.M.1.A.DE CE LUES.H.C.S.Montréal, 28 février 1913.POUR NETTOYAGE DES FENETRES Appelez: Main 1203 — CEST LA— New-York Window Cleaning Co, Bureau: 40RUE DES JURES PROVINCE DE QUEBEC, distric de Montréal, Cour Supérieure No.448! —O.I.étourneau, demandeur, vs.F.X Lacroix, défendeur.Le lOième jour d( mars 1913 à 10 heures de l’avant-midi au domicile du dit défendeur, au No 349 rue Panet, en la cité de Montréal seront vendus par autorité de justici les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant er meubles de ménage, et piano.Conditions : argent comptant.J.E.BERNARD, H C S Montréal, 28 février 1913.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR COMPLET POUR FILLETT^ Ce dessin nous montre un délicieux P°ur fillette.Le manteau est fait de “box’' et la robe est un modèle tro Op complet est très facile h confectioni peut être fabrique de serge, tweed, hom ou cheviot.Le patron No.6,057, «st taillé en deurs pour fige de 6 i\ 12 ans.La taille moyenne exige 3 verges 3-^ toffe de 36 pouces et 3-8 de verge de v noir pour le collet.On peut obtenir le patron ci-dessus c voyant 10 sous au bureau ne ce .tournai.Les îectriees du “Devoir” peuvent o' ces patrons aux conditions suivantes Envoyez ce coupon nprçNq que vous I' rempli, au RAYON DÉS PATRONS ''DEVOIR”, avec 10 cents, soit en ti' ou en argent et le patron ci-dessus vouî envoyé quelques jours apr^s.COUPON Département des Patrons au "De.Ecrivez lisiblement.PATRON No.6,057 Nom.No.Rue.,,, .Mesure du buste.De teille.Quand tous désirez un patron soit pour fillette ou enfant, ne mentionne» Jamais la mesure; mentionnez rjU* seulement. NUL.IV.No.49 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 28 FEVRIER 1913 LE GENERAL HUERTA EST MAITRE DE LA SITUATION Ills discutent les expropriations Dans le but de mettre un terme aux pillages et atrocités commis par les Zapatistes, le gouvernement fait fusiller dix-sept de ces rebelles QUELQUES ECHEVINS REPONDENT A L’INVITATION DE L’ECHEVIN VANDELAC ET TIENNENT UNE ASSEMBLEE DANS LE QUARTIER SAINT-JEAN-BAPTISTE.DANS LE Monde Ouvrier “J LE CHANTAGE Le gérant d'une revue américaine est condamné au pénitencier.— la Havane, les cris de : “ A bas Huerta ! Mexique ! Vive Castro ! ” retentissent à la d’une immense assemblée tenue pour protester contre lyassassinat de Francisco Madera Vive suite José Zamarcona et cinq autres Mexicains sont arrêtés, accusés, et tenus responsables de la mort de 1 ancien président et de son collègue Suarez Les échevins Vandelac, Blumenthal, Ménard, Houlé, Larivière ont tenu une assemblée dans le quartier Saint-Jean-Baptiste pour blâmer les commissaires au sujet des expropriations qu’ils recommandent au conseil.L’échevin Vandelac a été le pre LE SYNDICAT PROFESSIONNEL On procédera dimanche prochain, à l’inauguration solennelle du syndicat des employés de commerce et de l’industrie.Cette cérémonie aura lieu à 8 heures p.m., dans la grande salle du Monument National, et elle sera présidée par Sa Grandeur Mgr l’archevêque de Montréal.Ce sera la première séance de ce mier orateur.Après s’être donné le i syndicat professionnel dont on est en crédit de Tauementation du salaire d’a+tendv» les nlus h< Washington, 28.— Bien que les trains, portant les troupes américaines, roulent à toute vitesse vers Galveston, il est évident que l’enthousiasme qui animait l'expédition au commencement est fort refroidi, tant on est sûr que le gouvernement provisoire Huerta sera capable de se maintenir et de rétablir la paix.C’est du moins l’opinion du département d’Etat, qui reçoit journellement du Mexique des rapports favorables.Bien qu’il n’y ait pas de trouble dans le Sonora, cet Etat a cependant donné avis qu’il ne reconnaîtrait pas le régime Huerta, tant qu’il n’aurait pas fait montre de ses aptitudes à rétablir la paix dans tout le pays.Le gouvernement américain ne s’attend pas à être obligé de faire intervenir les troupes de Gaiveston au Mexique.Tout au plus feront-elles la patrouille sur la frontière, afin d’empêcher les bandits et rebelles mexicains de pénétrer aux Etats-Unis.De plus, à titre d’expérience, les troupes feront des marches forcées jusqu’à Leon Springs, Texas.Les stratégistes vont profiter de cette occasion pour appliquer leurs théories sur la formation des brigades.ZAPATISTES EXECUTES ricxico, 28.— Dix-sept Zapatistes qui se livraient au brigandage et au meurtre, dans les environs de Tlane-pantla, à huit milles d’ici, ont été pris et exécutés.Juan Vargas qui, à la tête d’une compagnie de ruraux, a capturé les bandits, a envoyé un message au président provisoire Huerta, dans lequel il dit: “J’ai l’honneur de vous informer de .l’exécution de dix-sept bandits, pris I les armes à la main, en pleine l'évol-te”.La nouvelle administration est de plus en plus satisfaite.Durant les dernières vingt-quatre heures, plusieurs chefs rebelles ont envoyé leur adhésion au gouvernement Huerta.Le dernier rebelle à déposer les armes, est l’ex-colonel Gaudencio De La Llave, qui quitta l’armée il y a un mois et se mit à combattre les troupes de Madero dans les états de Vera Cruz et d’Oaxaca.Avec sept cents de ses partisans, le colonel De La Llave s’est rendu aux autorités de Orizaba, dans l’état de Vera Cruz.Le chef rebelle s’en vient dans la capitale, afin de se mettre sous les ordres du ministère de la guerre et il aura probablement une entrevue avec le général Huerta.UNE MUTINERIE Une insurrection s’est déclarée dans l’état de Coahuila, lorsque le trente-huitième corps de troupes rurales s’est mutiné.L’affaire n’eut pas de suite, cependant, car le général Trucy Aubert désarma les mutins.La police de Torreon, avec le chef de police Benjamin Jurado, a essayé de se join-^ dre au mouvement, mais là aussi le W général Aubert est intervenu et a arrêté les chefs.Si la Chambre des Députés accepte la recommandation de son comité des finances, elle autorisera probablement un emprunt dépassant 100,000,000 de pesos.C’est la somme sur laquelle le gouvernement discutait avant la chute du gouvernement Madero.SANGLANTE BATAILLE Eagle Pass, Texas, 28.— Les trou- crédit de l’augmentation du salaire des pompiers et de la police, de l’abolition de la déqualification pour non paiement des taxes; il s’est attaqué à la construction de l’arsenal des Grenadiers, avenue de l’Esplanade.Il a déclaré qu’il s’opposerait de toutes ses forces à ce que Ton rappelle le règlement concernant la construction dans cette rue, car ce règlement disparaissant le gouvernement en profiterait pour y bâtir un arsenal, dont les citoyens du quartier ne veulent à aucun prix, de même que les gens habitant près du Parc LaFontaine.! L’échevin Vandelac dit que les pro-pes loyales de Lampasas ont rencon-j Prié,tés ^ exproprier pour faire les U les révolutionnaires du gouverneur b°u’e^rftdfts ,de 1 aqueduc coûteraient Carranza de l’Etat de Coahuila prèsi S^^O OOOi le macadamisage SL.^l.-de Monclova, à cent cinquante milles 84°; les trottoirs, $98,338.60; Joliet, Illinois ^Service particulier) «tourné à.New-York hier soir.28 - William Gep-I Sur quatre hommes accusés pert fut le seul Gep- qu’on put pincer.gérant du "Musical Courier Marc BiUmemberg, l’éditeur du jour- PACIFIQUE CANADIEN EXCURSION DE COLONS Billets d’aller et retour en vente pour Winnipeg.Edmonton et garcR intermediaires.Tous les mardi de mars ü octobre.Limita de retour 2 mois.OTTAWA f 8.0 14.0 .05 a.ni., OO p.m., $3.40 a.m., fü.15 a.tn.§7.45 p.m., *9.50 p.m, *10.30 p.m.WAGONS SALONS OBSEBVATOIBE3 Wagon-lit sur le train de 9.50 p.m.TORONTO de la frontière, hier après-midi.La dépêche relate brièvement qu’une bataille sanglante et désespérée à lieu, les trottoirs, $98,338.50; les égouts, $218,530, puis les conduites d’eau, les clôtures, les ponts pour traverser le canal, l’éclairage, les pui- mais ne dit pas le nombre des com-1 sards, formant un total de $8,300, battants ni quel côté a l’avantage.! 406.25, sans compter le nivelage des Une dépêche de Cuatro Ciengas,, terrains de chaque côté du boulevard.Les vieillards qu! en sentent le besoin trouveront les LAXATIFS NA'DRU'CO.près de Monclova, dit que la compa gnie de caoutchouc de l’endroit, contrôlée par des capitalistes allemands, a été forcée de souscrire $5,000 pour le maintien du gouvernement au Mexique.UNE LOI D’AMNISTIE Mexico, 28.— Le président provisoire Huerta a fait rédiger un projet de loi accordant l’amnistie à tous ceux qui ont pris part aux derniers troubles et qui se présenteront aux autorités dans les quinze jours après la promulgation de la loi.Le texte a été envoyé à la Chambre des Députés, qui est en session extraordinaire et adoptera la loi d’urgence.SIX PRETENDUS ASSASSINS Mexico, 28.— On a arrêté hier José Zamarcona et cinq autres affiliés à la bande que le gouvernement tient responsable de l’assassinat de Madero et de Suarez.C’est à la suite de l’enquête instituée que le gouvernement a ordonné ces arrestations.Les prisonniers sont des hommes sans importance politique.Zamarcona est considéré comme leur chef.Aucune déclaration officielle n’a encore été faite sur les résultats de l’enquête.NEGOCIATIONS AVEC LES REBELLES Mexico, 28.—Les négociations avec les représentants des rebelles, particulièrement avec les zapatistes, se poursuivent avec des chances de succès fort problématiques.Ceux qui ont été envoyés pour conférer avec les représentants du gouvernement sont Gue-nevo de la O’Amador Salazar et Felipe Neri, qui tous se sont acquis une réputation peu enviable par la sauvagerie de leur conduite antérieure.Au nombre des conditions posées par tous les Zapatiste, et par Zapata lui-même, c’est que toutes les troupes fédérales se retirent de Tétat de Mo-relès et que le service de garnison se fasse par les rebelles.Le président Huerta a refusé de se rendre à ces conditions, mais il n’a pas rompu les négociations.Parlant du but et des espérances du gouvernement, le ministre de l’intérieur, Garcia Granados a dit hier: “Le gouvernement désire que tous les éléments rebelles raisonnables agissent en coopération avec lui, et dans ce but il respectera les droits de l’Etat, sans s’ingérer dans les affaires particulières des autres et sans imposer des gouverneurs aux états.Par ce moyen le gouvernement croit mettre rapidement fin à la tension qui existe actuellement.Malheureusement, des éléments de discorde s’élèvent qui exigeront que le gouvernement applique toute son énergie au rétablissement de la paix.PROTESTATIONS A CUBA La Havane, 28.— Hier une assemblée populaire avait été convoquée pour protester contre Tasassinat de Madero, de Suarez et de Gustavo Madero.Après l’assemblée tenue au Champ de Mars, la foule s’est rendue au palais législatif en criant : “A bas Huerta!” “Vive le Mexique!” Et, de temps en temps: “Vive Castro!” Les Cubains se propose de faire bon accueil à la veuve et à Id soeur de l'ancien président Madero.Soirée à McGill comme le stipule le projet du contrat.L’orateur a condamné les tramways “Payez en entrant” qui, à chaque coin de rue forcent les voitures à stationner pendant trois ou quatre minutes.Les autres échevins ont aussi pris la parole pour condamner les expropriations.Seul Téchevin Houlé a parlé en faveur du percement du boulevard Saint-Joseph.Il a d’abord fait remarquer qu’il n’est aucunement question de faire cette expropration à Tamia-ble.Tl a démontré que la ville ne paierait en réali+à que le tiers du coût total, que même, elle pourrait peut-être se rembourser entièrement par la vente des terrains riverains.Iles plus efficaces, ne causant aucuns r malaise.L'augmentation des dosssl^ In’est pas nécessaire.25 cents la* boîte chez votre pharmacien.imf Nltlmil Druj mil Cfjtmlcil Ci.vt Cailtf.! irritefi.France et Russie LA LETTRE AUTOGRAPHE DE NICOLAS II A M.POINCARE ET LA REPONSE DU PRESIDENT.Paris, 28.— Le président Poincaré a fqjt communiquer à la presse le texte'dë“Ta letti'e autographe qui lui a été adressée par l’empereur de Rus sie et qui commence par la formule consacrée: “Grand et bon ami”.Nicolas II dit qu’il prend plaisir à renouveler au président de la république française les félicitations qu’il lui a adressées à l’occasion de son installation à la présidence.“Notre alliance, continue l’empereur, répond aux sentiments et aux intérêts des deux pays; elle est un facteur efficace de la paix et constitue la base de la politique étrangère.L’empereur ajoute que la collaboration constante des deux gouvernements est indispensable, afin que l’alliance porte ses fruits.“Je vous sais tout particulièrement gré, dit le tsar, d’avoir exercé votre pouvoir dans ce sens, et c’est pourquoi je vous confère Tordre de Saint-André en témoignage de mon sincère attachement à la France et de mon estime et de mon amitié pour vous.” Nicolas II termine en souhaitant toute prospérité à la France.Le président Poincaré a adressé à l’empereur un message télégraphique commençant par ces mots :“Cher et grand ami”.M.Poincaré remercie le souverain russe de l’envoi de la décoration et dé sa lettre autographe, dans laquelle il r arque son amitié et ses bons sentiments pour la France et son amitié et son estime pour lui-même.Le président termine en disant qu’il restera fidèlement attaché à l’alliance et en offrant au tsar ses voeux pour le bonheur de la famille impéinale.Elle va rejoindre le prince malade LA REINE WILHELMINE DANS LES MONTAGNES DU TAUNUS.Les Cercles français de McGill donneront une soirée, samedi soir, au Royal Victoria College.Ils interpréteront sous la direction de M.René du Roure, professeur de littérature française à McGill et directeur de ce cercle, une comédie française.droit d’attendre les plus heureux résultats.Une conférence sera donnée par M.Arthur Saint-Pierre, le dévoué et distingué secrétaire de l’Ecole Sociale Populaire, et Monseigneur l’archevêque prononcera une allocu-tion.Le programme de la soirée, outre un travail littéraire plein d’intérêt comporte aussi plusieurs articles de distraction: ainsi, il y am-a musique, chant, déclamation, par des artistes et des amateurs de renom.Les portes de la salle seront ouvertes dès 7 heures 30.L’entrée est absolument gratuite.La direction de l’Ecole Populaire invite tout particulièrement les membres de la classe ouvrière à assister à cette fête.LES OUVRIERS DE METIER Un rapport, qui produit de Témo-tion parmi les ouvriers, a été lu avant-hier soir devant le conseil de ville de Maisonneuve, en réponse une demande d’augmentation de salaire adressée au conseil des charpentiers-menuisiers.L’auteur de ce rapport, M.le sur-intendant Dussault a établi que parmi les ouvriers, principalement chez les charpentiers-menuisiers, il y a des ouvriers de métiers, et d’autres qui ne le sont pas.Aux premiers, il suggère au Conseil d’accorder un salaire de 30 cents par heure; aux seconds, un salaire de 25 ou 27 cents et demi par heure.Dans sa distinction assez originale pour être votée, le surintendant établit que parmi les charpentiers-menuisiers, ou les ouvriers qui se disent tels, il y en a qui ont fait un appren tissage de plusieurs années, qui ont fait leur preuve, en un mot, qui sont compétents; il les nomme “des ouvriers de métiers”.Puis il distingue une autre catégorie d’ouvriers, qui ont une habileté reconnue, qui sont adroits, mais qui, n’ayant pas fait d’apprentissage, ne sont pas aptes à ¦remplir tous les offices du métier de charpentier.Ce sont, en somme, de simples journaliers; mais vu le travail un peu plus délicat qui leur est confié, il soumet de leur donner un salaire plus élevé qu’aux simples journaliers.Le conseil municipal a accepté les conclusions de ce rapport; mais il est certain, qu’elles vont soulever de violentes protestations de la part des ouvriers organisés.En effet.Tan dernier, à la suite de nombreuses et longues négociations, les unions de charpentiers-menuisiers ont obtenu des patrons, un salaire minimum, de 40 cents par heure.De plus, il était compris qu’aucun journalier ne devait être admis, sur les chantiers, à manier Tégoïne ou le marteau du charpentier.Or, le rapport du surintendant des travaux de Maisonneuve ignore ou feint d’ignorer complètement cette entente des unions, avec les entrepreneurs.La question en est là, mais, disait ce matin, Tun des principaux officiers de l’Union, au Temple du Travail, elle n’en restera pas là.EST-CE LA GREVE?Une impartant assemblée de journaliers et manoeuvres de la construction a eu lieu avant-hier soir, au Temple du Travail, sous la présidence de M.Louis Laporte, organisateur général.La principale question à discuter fut celle des salaires.D’après un rapport qui fut présenté, il apparaît que le salaire des journaliers serait loin d’étre uniforme.Ainsi, tandis que certains patrons donnent jusqu’à $2 et $2.25 par jour, il en est d’autres qui font travailler leurs ouvriers pour $1.40 par jour.Des plaintes furent aussi faites au sujet de certains bureaux de placement.Des ouvriers seraient fréquemment engagés sous de fausses représentations.Des faits très graves d’indélicatesse, ont été signalés qui, s’ils étaient prouvés, seraient dignes d’un sévère châtiment.Un conseil spécial a été nommé avec mission de prendre toutes les informations possibles.A Tissue de l’assemblée une résolution a été prise, à l'effet d’organiser tous les journaliers en un seul syndicat, lequel formulerait la demande d’une augmentation générale des sa- pert.Extra” a été hier trouvé coupable doj naji est à Paris dep • ; le commence-conspiration pour tuer le commerce ment de l'affaire.Thomas Thompson, de J.V.Steger & Fils, facteurs de rédacteur, et D.S.Malloy, ont évité pianos.Il a été condamné à deux ans ; le procès sur une technicalité légale, de pénitencier et à une amende de j Pendant le procès, un ancien, agent $2,000.du ‘‘Musical Courier Extra” a juré La défense a immédiatement pro-, que Blumemberg et Geppert lui a-duit une motion demandant un nou- vaiept ordonné de faire chanter 3te-veau procès.Celui-ci fut accordé eti ger pour $50,000.Steger a juré à aura lieu le 19 mars prochain.j son tour qu’on l'avait sollicité pour Geppert a été mis en liberté sous; $50,000 d’annonce dans le journal en fO.OO a.m.*1.30 p.m.«5.00 p.m., «n.30 p.m.cautionnement de $5,000.Il est re-' question.*9.05 a.m., et 10.00 p.m.A la gare Union Wagons-salon sur le train de jour *11.15 p.m., à la gare de 1.» rue Yoafe WAGONS A COMPARTIMENTS ET WA, GONS-LITS ECLAIRES A L’ELECTRICITE QUEBEC Faits - Montréal naissance des différents rapports qui! ont été publiés dans les journaux, sur les causes de la grève, ils ont décide de faire publier un manifeste dans le | but de rétablir l’exacte vérité, sur la | ‘,~™*****""1*—™______________________1 situation actuelle.j Cette déclaration est signée par le : UN LUNATIQUE ATTAQUE SES secrétaire général des unions de lai rARDTFNS confection.Elle débute en relevant j Terreur commise par certains jour- ; Des cris et deg gémissements pro_ naux, allant a dire que es gre\is es ; ]onggs ont attiré hier soir vers sept sont des ouvriers employes aux calan-.K une foule considérable autour dres.“Ce sont, dit la declaration,non de ^ hommes ,uttant sur ]a rue TRAIN DE LUXE A 5 P.M.Wagons-Buffets et wagons-salons * Tous les jours.fTous les jours, excepté le dimanche.§Le dimanche seulement.BUREAUX DES BILLETS: 141-143 rue Saint-Jacques.Tél.Main 8125 ou gares Place Viger et Windsor pas des “calandreurs”, mais les ou vriers tailleurs et confectionneurs d’imperméables qui sont actuellement en grève.Touchant les causes de ce conflit, il est dit : “On a publié que les ouvriers se sont mis en grève pour protester contre la sévérité de l’inspection.Cela est absolument faux.Jamais les ouvriers n’ont trouvé l’inspection trop sévère; ils estiment, au contraire, que la compagnie a le droit de faire inspecter l’ouvrage aussi strictement qu’elle le voudra.D’ailleurs, les ouvriers, qui sont tous des hommes de métier, et compétents, n’ont pas peur de l’inspection”.Puis, la vraie cause de la grève d’après la déclaration, est ainsi exposée: “Les ouvriers n’ont aucun grief contre la compagnie elle-même.Ils n’ont à se plaindre que des agissements de Tun des contremaîtres, un homme en qui autrefois ils avaient rnis toute leur confiance, et qui, depuis, en maintes circonstances, les aurait injustement traités.Enfin, assez récemment, les ouvriers avaient décidé de porter directement leurs plaintes devant les autorités supérieurs de la compagnie; mais ils ne purent réussir à s’expliquer devant ces autorités.Tous ces faits furent rapportés à l’union qui, ne voulant pas laisser des membres Osborne.C’était un lunatique conduit à la gare afin d’être déporté, qui essayait de se sauver en attaquant ses gardes.RENVERSEE PAR UN TRAMWAY Mlle Vlnet, âgée de 24 ans, et domiciliée 167 rue Murray, a été renversée par un tramway, hier midi.Elle a été transportée à l’hôpital où son état n’est pas considéré comme critique.ELLE OBTIENT JUGEMENT Mad.Desjardins qui poursuivait la compagnie des tramways de Montréal pour blessures reçues le 27 mai 1911, a obtenu de la Cour Supérieure $100 de dommages.DINER AU ST.LAWRENCE HALL Le Club Libéral Conservateur donnera un dîner le 8 mars au St.Lawrence Hall.MM.Geo.Perley et Louis Coderre adresseront la parole.REGLEMENT DE COMPTES La Ville règle ses comptes avec la Compagnie des Tramways.Pour Ten- MONTREAL et TORONTO 9.00 a.m.9.40 a.m.7.30 p.m.10 30 p.m Wagons-salon, restaurant et bibliothèque sur les trains de jour; wagons-lits Pullman éclairée à l’électricité, sur les trains de nuit.LA SEULE ROUTE A VOIE DOUBLE ^‘INTERNATIONAL LIMITED” LE TRAIN PAS EXCELLENCE DU CANADA Quitte Montréal pour Toronto et Chicago à 9.00 a.m., tous les jours.EQUIPEMENT SUPERIEUR EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l’Ouest «lu Canada.via Chicago, en vente le 4 mars et chaque mardi suivant jusqu’au 28 octobre, à prix très réduits.Billets bons pour deux mois.BUREAUX EN VILLE 122 rue St-dacques.Tél.Main fi905, Hôtel Windsor ou gare Bona venture LA CITE DE MAISONNEUVE AVIS PUBLIC exposes plus longtemps a des injusti- ]èvement de la nei en 1907 190g et ces, sans avoir meme l espmr de les | lfl e]le M demandait ^49,000.Ce faire redressera ordonne aux ouvriers , te fut réduit à ?41 564 L com de quitter le travail, et a declare offi- of u „ni, ciellement la greve.Cette déclaration est signée par le secrétaire général, M.Louis Cohen, et copie en a été communiquée aux di- LE POINT VISTES.DE VUE DES GRE- (Service particulier) La Haye, 28.— La reine Wilhel-mine et sa fillette, la princesse Julia- laires pour les journaliers, na, sont parties hier soir pour les montagnes Taunus afin de rejoindre le prince consort qui est malade.Une foule considérable attendit à la gare le départ du train spécial.La reine ne parmit point au conducteur de faire démarrer le convoi avant que la princesse ne se soit endormie.recteurs de la compagnie, ainsi qu’aux journaux.QUESTION RESOLUE.L’établissement du conseil des métiers alliés de l’imprimerie, dont on parle depuis si longtemps, est enfin une question résolue.Hier soir, à la réunion régulière de la section des étiquettes, au Temple du Travail, les délégués des unions intéressées ont décidé de demander une charte d’affiliation, à la Fédération Américaine du Travail.On espère que cette charte sera arrivée à Montréal, dans une quinzaine de jours.Les unions intéressées dans la formation de ce nouveau conseil ouvrier, sont celles des typographes, des relieurs, des pressiers, des clicheurs et des photograveurs.CONDOLEANCES.A sa dernière assemblée, mercredi soir, l’union des tailleurs de pierre a; adopté une résolution de condoléances, | à l’occasion de la mort de M.S.Ger- ¦ vais, un membre actif de cette union.; Le défunt était le frère de M.Jo - î seph Gervais, employé des douanes, à Montréal, ex-secrétaire, et membre de Texécutif général des tailleurs _ de pierre.L’union a décidé d’offrir à la famille en deuil, et particulièrement à M.Jos.Gervais, l’expression de ses plus sympathiques condoléances, et de communiquer copie de cette résolution ! aux journaux, amis des ouvriers, pour publication.REUNIONS POUR CE SOIR: AU TEMPLE DU TRAVAIL.Union des briqueteurs; union des plâtriers; union des charpentiers de navires; union des voituriers; union des travailleurs en ciment.A LA SALLE SAINT-JOSEPH.Union des machinistes.A LA SALLE DIONNE.Union des tailleurs de cuir.A LA SALLE DES ARTISANS.Union Nationale dès tonneliers.pagnie paiera cette somme, et la ville lui remboursera $14,364, dépensée pour certaines améliorations de voirie.L’EAU DE LA PRISON M.T.W.Lesage, ingénieur-surintendant du service des eaux, a fait une enquête sur Tétat de Teau fournie à la prison de Bordeaux.Il dit qu’à cause du manque de pression, on a donné à la prison un raccordement temporaire avec Ahuntsic.Quand le gouvernement aura terminé son pro pre aqueduc, en juin, Tétat de choses actuel cessera.L’eau donnée par Ahuntsic passe à travers un filtre, mais il faut quelquefois arrêter les pompes pour nettoyer les filtres et il entre dans les tuyaux de Teau crue de la rivière des Prairies, laquelle a un mauvais goût.AVIS PUBLIC est par les présentes donné qu’un bureau de votation sera ouvert et tenu à l’Hôtel de Ville de Maisonneuve, à partir du 16 février courant jusqu'au 1er mars prochain, de 9 heures du matin à cinq heures du soir, tous les jours de la semaine, et de 7% heures à 9Vz heures du soir le Lundi, Mercredi et Vendredi de chaque semaine durant cette période de quinze jours, pour enregistrer au scrutin secret le vote de tous les électeurs municipaux de la cité d« Maisonneuve sur la question de l’abolition de la qualification foncière poui la charge de Maire et d’Echevin de la Cité de Maisonneuve.Donné à Maisonneuve ce quinzième jour du mois de février, mil neuf cent treize.(Signé): M.G.ECREMENT, Sec.-Trés.de la Cité de Maisonneuve.Les grévistes de la manufacture de caoutchouc se sont réunis hier, dans la grande salle de quartiers généraux de l’union, au No.573A, boulevard Saint-Laurent.Après avoir pris con- QUINZE PIASTRES DE DOMMAGES.Le juge Archer a accordé une somme de $15 à Moses Tritt, à la suite d’une action intentée à Sam Wiser pour diffamation.DEMANDEZ NOS PRIX POUR TOUS •.VOS TRAVAUX & & •I veu« ?o'ilet •voir un «image toigné et bien tait, donnez vai commandes an “ DEVOIR fi 7U ST-JACQUES Id.Main 74(1 SATISFACTION GARANTIS L.M.LEFEBVRE, LIMITEE AVIS public est pnr les présentes dontW ouf* sous la première partie du chapitre 7S des statuts révisés du Canada, 1906, connu sous le nom de ‘‘L’Acte des Compagnies”, des lettres patentes ont été accordées, s.ma b* sceau du secrétaire d'Etat du Canada, por tant la date du 18iètno jour de février 1913, érigeant en corporation Louis Moïse Lefebvre.marchand, Pierre Homcr Lefebvre, gé rant, Arthémise Lefebvre, Sidonie Lefebvre et Joseph Arthur Pinard, commis, tous de la cité de Montréal, dans la Province de Québec, pour les fins suivantes, savoir :—(a) Importer, exporter, acheter, vendre et faire 1« commerce de produits, denrées et autres mar chandises; (b) prendre, acheter et administrer comme compagnie In commerce de gros et «le détail d’épiceries, de liqueurs et d’autres lignes actuellement administré à Montréal et ailleurs sous le nom de L.M.Lefebvre et assumer tous les droits et obligations de la dite compagnie et payer pour iceux un argent ou en stock et bons acquittés et non-imposables de cette compagnie; (e) Acheter et acquérir tout, commerce ou commerces de même nature ou acheter et acquérir tout contrôle ou intér«*t dans n’importe quel commerce de même nature, et payer pour iceux en argent ou en stock, bons et débentures de cette compagnie et acheter et conserver les stocks, bons «le n'importe quelle commerce faisant des affaires semblables; (d) Acheter et disposer d'immeubles, ériger, construire et exploiter des travaux, constructions, entrepôts, glacières, machineries et autres installations pour les fins de ra dite compagnie et agir comme agents pour manufacturiers et négociants de n’importe lequel des matériaux mentionnés ici ou de nature semblable; (e) Acquérir, louer et disposer de marques de fabrique, droits de brevets, formules, reçus, privilèges ou autorisations pour ou se rapportant à.n’importe quelle invention qui pourrait être jugée utile à la compagnie en rapport avec tel commerce et acquérir et exploiter tout brevet d’invention ou tout devis jugé utile à la compagnie; (f) conclure n'importe quelle entente pour partage de profits, union d’intérêts, entreprise collective, concessions réciproques ou autr»*s avec n’importe quelle personne ou compagnie engagée dans un commerce semblable à celui que cette compagnie est autorisée à entreprendre et prendre ou autrement acquérir des parts et garanties dans t ou te telle compagnie; (g) Prendre, acquérir et conserver une garantie de n’importe quelle nature ou genre, réelle ou personnelle, pour dettes, responsabilités ou «ibligntions de la compagnie et vendre et louer n’importe quelle partie de.la propriété de la compagnie, j La compagnie exercera scs opérations pnr tout; le Dominion du Canada et ailleurs sous le nom de “L.M.Lefebvre.Limitée”, avec i un capital-actions de deux cent cinquante ; mille dollars, divisé en 2500 actions de cent dollars chacune, et la principale place d’affaire de la dite compagnie, sera dans la cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau «lu Secrétaire d’Etat du Canada, ce 20ème jour de février, 1912.THOMAS MULVEY, I Sous secrétaire d’Etat.FEUILLETON DU DEVOIR Esclave ou Reine) par M.DELLY Reproduction atitonsée par les journaux ayant un traité avec la Société des Gens de Lettres.(Suite) —-Et.si elle refuse absolument, sur ce point-là?mur mur a Mme de Subrans.Il eut on impatient mouvement d'épaules: —Une enfani! comment peut-elle avoir une opinion arrêtée sur telle ou telle religion?Cela ne signifie rien du tout, Catherine.Elle s'y fera sans difficulté, d’autant plus qu’elle m’a paru fort timide.—Oui, elle csl timide et très douce.C'est une nature charmante.te.Comme il allait sortir, elle le rejoignit tout à coup.—Vous.vous ne la ferez pas trop souffrir, Serge?dit-elle d’un ton de supplication.Il eut un mouvement irrité.•—Prétendez-vous vous moquer de moi, Catherine?Je n’ai aucune idée de passer pour un Barblc-Bleuc, sa-chez-le.Olga a élé heureuse près de moi.Lise le sera de même.1-11 rappelez-vous que, de toutes façons.celte enfant ne restera pas j ici maintenant.Vous n'avez pas dû oublier, n'est-ce pas, que la devise |des princes Ormanoff est: “Périsse —Tant mieux! Elle me semble ré- la terre entière, et l’honneur même nliser, de toutes façons, mon idéal, des miens, pourvu que ma volonté A demain, Catherine.Sans plus lui tendre la main qu'à l'arrivée, il se dirigea vers la por- s’accomplisse”?Elle courba la tête sans répondre, et il sortit du salon.Alors elle s’affaissa sur un siège el enfouit son visage entre scs mains.—C’est affreux!.affreux!.mur-mura-t-elle.Pauvre petite Lise, j dois-je donc te sacrifier?Oui, car je sais trop bien qu’il mettra sa menace à exécution.Alors mes enfants seraient déshonorés.Et Lise, elle-même, serait si malheureuse, en apprenant que.Oh! quelle tor-lure que re poids que je irainc! gémit-elle en se tordant les mains.Pourquoi faut-il que cet homme soit venu y ajouter encore!.Il est vrai que, peut-être, Lise sera près de lui plus heureuse, que je ne le crois.Charmante comme elle Test, il Tai-mera, si froid que Soit son coeur.Elle l’amènera à des idées moins intransigeantes.Elle essayait ainsi de se rassurer, de se persuader même que Lise trouverait le bonheur dans cette union.Après tout, il était vrai qu’elle avait entendu dire qu’Olga semblait très heureuse, et qu’elle aimait beaucoup son mari.Pourquoi n’en scrait-il pas de même pour Lise?—Je vais lui parler.Tl y a bien la question de religion, mais elle s’arrangera avec lui.Après lout, il ne cache pas qu'il est indifférent et ne tient a la sienne que par tradition.Dès lors, il se laissera fléchir, si elle sait s’y prendre.Elle se leva, ouvrit la porte et ap- pela: —Li se ! Puis elle entra dans !a pièce voisine et s’assit à sa place habituelle, mais en tournant le dos au jour, car elle avait conscience de l’altération de son visage.—Vous m’avez appelée, maman?dit Lise en s’avançant d’un pas léger.—Oui, mon enfant.Assieds-toi ici, et écoute-moi.Je vais droit au but.Le prince Ormanoff, voyant en toi le vivant portrait de sa première femme, ta cousine, et la sienne, te demancd en mariage.Lise eut un sursaut de stupéfac-tion en fixant sur sa belle-mère ses beaux yeux effarés.—Oh! maman!.C’est une plaisanterie! A mon âge! —Olga n’avait pas seize ans quand Serge Ta épousée.—Oh! non, non!.ditrs-lui non, maman! s’écria spontanément Lise avec un petit frisson d’effroi.Lui qui me fait si peur.Les mains de Mme de Subrans eurent un frémissement, —C’est un enfantillage de ta part, Lise.Serge est un homme de haute valeur, et, de toutes façons, ce sera pour toi un mariage magnifique.Les princes Ormanoff sont de vieille race souveraine el les tsars,en leur enlevant cette souveraineté, leur ont laissé de nombreux privilèges ainsi que des biens immenses.Tu seras entourée de luxe, tu auras toutes les satisfactions imaginables.Serge te conduira dans le monde, i! te fera voyager.Tu seras heureuse, tu verras, mon enfant.Elle parlait d’un ton monotone, comme si elle récitait une leçon longuement apprise, et en détournant ses yeux du regard stupéfait et effrayé de Lise.—Maman!.mais je ne veux pas! C’est impossible, voyons, maman! On ne se marie pas à mon âgel La surprise avait d’abord dominé chez clic, niais maintenant c’était la terreur en comprenant que, réellement, celle chose inconcevable était sérieuse.—Mais si.Lise! Ne m’oblige pas à te répéter les mêmes choses, mon enfant! Je suis si lasse! Lise se pencha un peu pour essayer de voir le visage de sa belle-mère.—C’est vrai, vous scmblez bien fatiguée, maman! Qu’avez-vous?—Ce coeur, toujours, dit Mme de Subrans d’une voix un peu haletante.Il me faudrait du calme et.et ce n’esl pas aujourd’hui que j’en aurai.surtout si tu te montres récalcitrante, Lise.—Maman ,est-ee possible (pie vous vouliez cela?s’écria Lise avec angoisse.Je ne connais pas ce prince Ormanoff.—Mais moi, je le connais; je sais qu’il a rendu sa première femme heureuse .Certes, il est d’apparence très froide, mais que signifie cela?Les belles protestations, les douces paroles ne cachent souvent que des pièges.De plus, vu ta jeunesse, il ne sera pas mauvais pour toi d’avoir un mari sérieux, qui saura te diriger.Ne prends pas cet air navré, Lise! Ne croit-on pas que je te condamne au supplice.Lise tordit machinalement ses petites mains.—II me fait peur!.Et puis, jamais je n’avais pensé que je puisse me marier.Cela me s cm b'(U it si, si lointain! Je me considérais toujours comme une enfant.Et, tout d’un coup, vous venez me dire qu’il faut que je devienne la femme de re,'l étranger, qui m’emmènera où il voudra, loin d’ici, loin de vous tous! Oh! maman! ditcs-lui non, ne pensez plus à cela, je vous eu prie! Mme de Subrans abaissa un peu ses paupières, comme si la vue du doux regard implorant lui était insoutenable.—Tu es folle.Lise! Certes, lu n’avais aucune raison jusqu’ici de penser au mariage; niais, du moment où une occasion inespérée se présente, il importe de ne pas la laisser échapper.—Mais, maman, je suis sûre que le prince Ormanoff n’est pas catholique! —Non, nutui-cliciiicnt.Mais tu seras mariée d’abord selon le rite de ta religion, ainsi qu’il est habituel pour les unions mixtes.—Je ne puis épouser qu’un ca-tholique! s’écria Lise avec un geste de protestation.—Que tu es ridiculement exagérée, mau pauvre enfant! Ta mère cl moi étions-nous catholiques?Cela a-t-il empêché que je vous laisse suivre à tous trois la religion de votre père?— Mais.lui.voudrait-il?murmura Lise.Les paupières de Catherine batti-rent un peu.¦—C’est lui-même qui m’a dit que votre mariage serait béni à Téglisc catholique, répondit-elle d’une voix sourde.Tu verras qu’il n’est pas si terrible qu’il en a Tair.Avec de l’adresse, qui sait?tu en feras peut-être ce que tu voudras, petite Lise! Elle essayait de sourire, mais si elle n’avait pas été placée à contre-jour, la jeune fille aurait vu avec surprise quel douloureux rictus tordait ses lèvres — scs lèvres menteuses qui trompaient une enfant innocente.( A milvr*)' AJ3t LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, 28 FEVRIER 19» VOL.IV.— No.40 TEMPERATURE Bulletin d’après le thermomètre de Hear & Harrison, 10-12 rue Notre-Dame-Est.R.de Mesle, gérant.30 11 16 Aujourd’hui maximum .Même date l’an dernier , Aujourd’hui minimum ., Même date l’an dernier .5 BAROMETRE 8 heures, matin, 29.80; 11 heures, matin, 29.81; midi, 29.82.DEMAIN Beau et doux.UNE HECATOMBE QUELQU’UN S’EST PARJURE LES VOIES OU GRÂND-TRGNQ Un incendie détruit un hotel à Omaha, Nebraska, ce matin, et plus de cinquante personnes périssent Notre page littéraire Le Devoir donnera demain, dans sa page littéraire, une étude de Francis Vincent, sur Pierre Lasserre, le fameux auteur du R orna.Usine français, et des notes de Faguet, -eur Napoléon critique dramatique.Des vers de Lozeau Nous publierons demain un beau •sonnet inédit dé noire ami Lozeau.Laval-McGill Lire samedi dans le “Nationaliste” une intéressante lettre de M.le docteur C.-A.Bouchard, des Trois-Rivières.Remerciements à M.Hazen Ottawa, 28.— Le ministère de la marine et des pêcheries a veçu une communication de la ligne Hambourg-Americaine, remerciant le ministre, M.d.D.Hazen des messages do télégraphie sans fil qui lurent envoyés par l’agent du département de Halifax à Cape Race et à Single Island, indiquant aux navires qui passaient, la position de T “Abyssinia ”, de la ligne Hambourg-Américaine, désemparé j)ar une tempête dans le nord de l’Atlantique.Omaha Neb., 28 — De vingt à ' soixante-quinze personnes ont péri, ce matin, au .cours d’un incendie qui a détruit l’hôtel Dewey.I-es j pompiers, par la froide temnéra-; turc qui sévissait, ont mis pas moins de Irois heures à se rendre maîtres des flammes et épargner les bâtisses voisines.J,e registre de rhôtel ayant été brûlé, il est impossible de connaître les noms des victimes.Le propriétaire dit qu’il y avait cinquante visiteurs inscrits, mais on est porté à croire qu’ils étaient au moins cent ; vingt-cinq seulement ont répondu à Paopel, jusqu’ici.Un nommé Charles Cummings a sauté d’une fenêtre et s'est tué sur le coup.L’origine de cet incendie désastreux est inconnue.L’hôtel (fui avait trois étages s’élevait au coin des rues Farnam et ISème.Le rez-de-chaussée était occupé par la Raphael Fred Clothing, la Hiller Liquor et la Admans Express.I.es "ertes s t lèvent à un million.Charles Cuming, garçon de café, qui avait une chambre rue Farnam, du côté de l’hôtel, a sauté d’un édifice du troisième étage, et a été tué instantanément.Mme C.E.Hawkins, qui avait une chambre au premier étage traîna sa soeur Mlle Alice Bomerie vexa la fenêtre.Là Mlle Bomerie s'évanouit et Mme Hawkins sauta.Bien que deux agents de police aient amorti sa chûte, elle est sérieusement blessée.Le cadavre de sa sœur est dans les ruines.Jesse D.Mold, commis de nuit,ouvrit la porte de son bureau quand il entendait le bruit de l’explosion.Il fut repoussé par la fumée et les flammes.Il essaya d’éveiller quel ques locataires qiTi étaient sur le mê me étage, mais fut bientôt forcé he se sauver pour éviter lui-même d'ê tre br(Ué.Le chef des pompiers ^’oter croit qu’une heure après l’explosion le sou bassement de l’édifice contenait déjà quarante ce :avres.Des heures après que l'édifice s’était écroulé, il était encore impossible de parvenir jusqu’à eux.Quand les pompiers arrivèrent ils virent plusieurs personnes aux fenêtres, mais avant que les échelles fussent dressées, le toit s’était enfoncé.Déclare, ce matin, le juge Mercier en faisant allusion aux témoignages donnés ces jours derniers LE VOTE SUR LE BILL 80RDEN Le Canal du Cap Cod (Service particulier) Buzzards, Mass., 28 — D’après les dires de ceux qui en ont entrepris la construction, le canal Cape Ood sera ouvert au trafic à l'été de 1914.La construction des quais, cale-sèches et entrepôts de la partie est commencera incessamment.Un critique de théâtre recherché par la police de Montréal Chicago, 111., 28 — Les autorités fédérales de cette ville sont à la recherche de Frederic Donaghy, trésorier de la Ligue Dramatique et ancien chroniqueur théâtral du Philadelphia Record, accusé d’avoir envoyé de la littérature immorale par la poste.D’après les lettres, Donaghy serait à Montréal.Donaghy est un musicien et un poète de méxtte, il a déjà été 3e gérant de Robert Mantell et de IWilton Lackaye.Il y a quelques mois, il se rendit #i Chicago afin de réclamer sa quote-part dans la vente de la musique de ‘‘Girl at the Gate” récemment produite ici.Joseph Harris ne voulut pas se rendre à sa demande et il (s’ensuivit une dispute.Or, pour se venger Donag.y envoya au gérant et à ses associés des lettres.Donaghy est connu dans tous les Etats-Unis.(De n«tre correspondant) Chambre des Communes, Ottawa, 28.—Voici le tableau du vote final, sur la résolution Borden elle-même: POUR: Messieurs Aikins, Alguire, Ames, Armstrong (Lambton), Armstrong (York), Arthurs, Baker, Ball, Barker, Beattie, Bennett (Calgary), Bennett (Simcoe), Best, Blain, BLONDIN, Borden, Bowman, Boyce, Boys, Brabazon, Bradbury, Broder, Burnham, Chabot, Clark (Bruce), Clarke (Wellington), Clements, Cochrane, Cockshutt, CODERRE, Crocket, Cromwell, Crot-hers, Currie, McCurdy, Davidson, Doherty, Donnelly, Edwards, Elliot, Fisher, FORGET (SIR RODOLPHE), Foster (Kings, N.-E.), Fowler, Garland, GAUTHIER (Gaspé), GIRARD, Green, Hartt, Hazen, Henderson, Hepburn, Hughes (Victoria, 0.), Jameson, Kemp, Lalor, Lancaster, LAVALLEE, LESPERANCE, Lewis, MacDonald, MacLean (York, O.), MacLean (Queens), Meighen, Merner, Middle-bro, Marshall, Morphy, Morrison, Munson, NANTEL, Nicholson, Nic-kle, Northrup, Osier (Sir Edmund), PAQUET, Paul, PELLETIER, Per-ley, Porter, RAINVILLE, Reid (Grenville), Rhodes,Robidoux,Roche,Rogers, SchafFner, SEVIGNY, Sexsmith, Sharpe (Lisgar), Sharpe (Ontario), Sheppei’d, Smith, Smyth, Stanfield, Steele, Stevens, Stewart (Hamilton), Stewart (Lunenburg), Sutherland, Taylor, Thoburn, Thompson, (Yukon), Thornton, Walker, Wallace, Webster, Weichel, White (Leeds), White (Renfrew), Wilcox et Wright.(114).CONTRE: Messieurs: ACHIM, BARRETTE, Béland, BELLEMARE, Boivin, BOULAY, Bourassa, Boyer, Brouillard, Brown, Buchanan, Bureau, Cardin, Carroll, Carvel!, Champagne, Charlton, Chisholm, (Inverness), C'ark (Red Deer), Cruise, Demers, Devlin, Douglas, Emmerson, Ethier, Fortier, Gauthier, (Saint-Hyacinthe), Gauvreau, German, Graham, GUIL-BAULT, Guthrie, Hughes, (Kings), Kay, Kyte, Lachance, Lafortune, LA-MARCHE, Lanctôt, Lapointe (Ka-mouraska), Lapointe (Montréal, St-Jacques), Laurier (Sir Wilfrid), Law, Lemieux, Loggie, Lovell, MacNutt, McDonald, McLean (Halifax), McCra-ny, CcCoig, McCrea, Mackenzie, Mar-cil (Bonaventure), Mardi (Bagot), Michaud, Molloy, MONDOU, Murphy, Nesbitt, Neely, Oliver, Pacaud, Papineau, Pardee, Power, Proulx, Pugaley, Reid (Restigouche) Richards, Robb, Ross, Séguin, Sinclair, Thompson (Qu’Appelle), Tobin, Turgeon.Turriff, Verville, War-nock, White (Victoria, Alta.), et Wilson (Laval).(84).Majorité ministérielle: 30 Les emprunts municipanx Les commissaires ont été informés par le trésorier que la banque do Montréal est prête à lancer l’emprunt municipal de £2,000,000 à 4 1-2 pour cent d’intérêt.Un agent de police se suicide New York, 28 — Edouard D.Eh-le.rs, age-nt de police, dont les dix-sept ans de service lui ont valu le sobriquet de “Honest patrolman,” s’ets suicidé avec son revolver de service, ce matin.Avant le commencement de son procès, sur l’ac-vicsation d’avoir frappé un homme qu'il avait arrêté.L'assemblée annuelle de la Bell Telephone LA COMPAGNIE A ACTUELLEMENT 192,748 TELEPHONES EN OPERATION; ELLE POSSEDE 64,321 MILLES DE FIL DE LONGUE DISTANCE.— LES APPELS SE CHIFFRENT A UNE MOYENNE DE 1,475,157 PAR JOUR.Plus de 31,000 noms ont été ajoutés à la liste des souscripteurs de la Compagnie de Téléphone Bell, du Canada durant l’année dernière.C’est ce qui ressort du rapport fait aux actionnaires à leur assemblée annuelle qui a eu lieu hier.A la fin (le 1912, qui complétait la SSième année d’existence de la compagnie, elle avait en opération 192,-748 téléphones, et 456 offices.Elle possédait une longueur de fils sur terre de 61,321 milles tandis que ceux sous terre, ajoutés aux câbles ; Tu sous-marins, couvraient une distance de 2,784 milles.Les statistiques de la compagnie durant les cinq dernières années sont tout particulièrement intéressantes : L’affaire Lagacé Henri Lagacé, Irouvé coupable d’avoir volé la forte somme à la Banque d’Hochelaga.recevra sa sentence mardi prochain.Offices Câbles Milles 1885 126 10,200 3,000 1890 212 20,437 8,228 1895 30,908 14,851 1900 .•,.343 40,094 21,350 1905 526 82,351 .17,082 1910 138,370 54,133 1912 192,748 67,105 En surplus de.ses affaires immêdia- tes, la compagnie a des liaisons actu- ellement avec 474 organisations lo- cales comprenant plus de 54,942 sous crtpteurs.Ces nouvelles offices, ajou- têes à celles que possède la compa- gnie, forment un total de 248,085, jours placés sous terre, dans des conduits qui coûtent aussi en moyenne 829.51, chaque circrtt, y compris le fil et le conduit.L’appareil de l’office central en 1880 se composait principalement de tableaux de distribution de 50 fils coûtant environ .$3.00 pour chaque souscripteur.Le présent office coûte aujourd'hui de $20 à $35 à ce dernier.Depuis que la compagnie est fondée les gages des employés se sont accrus de 75 pour cent.COMPAGNIES SUBSIDIAIRES On a donné un démenti formel aux déclarations disant que parce que la compagnie possédait des capitaux dans “ITmperial Wire & Cable Co”, et la “Northern Electric and Manufacturing Go”, elle leur paye de plus hauts prix pour les marchandises qu’elle leur achète qu’elle consentirait à payer ailleurs, et que par ce fait le coût du téléphone doit apparaître beaucoup plus élev qu’il l’est réellement.La réponse des directeurs de la compagnie à ces déclarations fait connaître que 70 pour cent des affaires faites par ces compagnies manufacturières concèrnent d’autres compagnies que celle du Téléphone Bell ; que cette dernière ne paye pas plus que le public, mais au contraire, il achète sur un marché au plus bas prix et qu'on ne peut nier,en se basant sur des principes de justice et d'équité, que ceux qui se servent du téléphone, ne participent aux bénéfices provenant des profits fait par ces compagnies manufacturières.” On a attiré l’attention sur ce fait que les gains de la compagnie sur, le capital actions n’ont aucune relation avec le total des placements.Le tableau élaboré de la position finan eière de la compagnie durant les cinq dernières années, comparé avec le revenu net du total des placements de 10.8 pour cent en 1885,démontre que le pourcentage a presque décru de 6.1 pour cent en 1912.Eu 1900 seulement, ce pourcentage a été Mort d’un religieux soit une augmentation de 42,091 dans une seule année.Le frère Jerome, né Thibault, des : La moyenne quotirtenne des rap-F rères de la Charité de Saint-Vin-1 ports de la compagnie en 1912 a été emit de Paul, est' décédé, ce matin, à de 1,456,986, celle des rapport à lon-1 âge de 62 ans, Il était né à Saint-j gpe distance, de 18,171.Le nombre Jean, Qué., et était depuis plus de de milles couvert par la compagnie quarante ans, professeur à l’école de réforme.Les funérailles auront Heu le lundi 3 mare.moindre bleau qu’en 1912.Société d’une Messe Archevêché de Montréal, 27 février, 1913.M.l’abbé Louis Thifault, curé de Saint-Liguori (Joliette) , décédé le 26 de ce mois, était membre de la Société d’une Messe.Adélard HARBOUR, pire, Chancelier.Adoration Nocturne n’était pas moins de 529,436 milles.Elle avait en opération 456 offices centrales et un nombre d’employés se chiffrant dans les 7,403.1885.1890.1895.1900.1905.1910.1912.Total des placements $1,527,508 2.822,581 4,765,644 7,498,762 14,062,605 .22,541,382 .30,773,502 y oici ce ta- P.G.du revenu net du total des revenu place-net ments $ 166,332 10.8 179,855 326,660 436,680 1,004,898 1.729,576 1,880,185 6.3 6.8 5.8 7.1 7.6 6., Les membres de l’Adoration Nocturne sont priés de se rendre dimanche soir, le 2 mars, à heures, à l’église Saint-Stanislas, pour la célébration des Quarante Heures On se rend à cette église par le tramway Amherst-Dufferin jusqu’à la rue Chambord.COUT DU SERVICE Le rapport annuel de la compagnie ment les plus élaborés et contient ments les plus êlabotés et contient] primes les phases des enquêtes qu’a entre-' prises l’an dernier, la ville de Montréal afin d’avoir des taux de services moindres.On appuie sur les dépenses que la compagnie devra faire à la suite des changements rapides dans le service du téléphone, preuve de cette affirmation, le rapport dit que, dans Montréal et Toronto, la compagnie a été obligée de changer cinq fois ses appareils dans les offices centrales, non pas parce que ceux-ci étaient hors de service, mais à cause des améliorations qui nécessitaient ces changements.Il dit CHEZ M.POINCARE Paris, 28 février — M.Poincaré a reçu aujourd’hui le bureau de \a Ligue de l’enseignement et les délégués des consigners du commerce extérieur ' elles qui l’ont entretenu des questions de l’enseignement professionnel, du tarif douanier, du placement des jeunes Français à l’étranger, du régime des poids et mesures.de plus que la moyenne annuelle du revenu reçu par chaque station do souscripteurs qui était de $31.76 en 1885 n’était en 1912 que $29.91, ce qui accuse une appréciable réduction dans le coût du service pour tous les souscripteurs.En 1880, on ne connaissait, pas les moyens pouvant permettre de mettre les fiis sous terre.Les offices des souscripteurs n’étaient reliées entre que par un simple fil coûtant tout près de quatre sous par livre.Aujourd’hui, ces offices peuvent communiquer entre elles au moyen de fils de cuivre doubles coûtant dix-neuf sous et demi par livre, presque tou- Après avoir fait voir que dans l’actif de la compagnie se trouvent les capitaux des compagnies manufacturières dont il a été question dans les précédentes (printfa qui ont été payées par les actionnaires et non par le public) les procédés de vente do propriétés dans plusieurs provinces, etc., on le voit, n’ont aucune relation avec le service de la compagnie de téléphone et qu'elles Comme n’affectent nullement le coût du service ou son revenu.“Cet actif, disent les directeurs, et son revenu appartiennent aux actionnaires.Ils auraient dû être répartis entre eux.Si la compagnie ne l’a pas fait c’était pour renforcer sa position financière et lui permettre de se procurer de temps en temps les fortes somme mises au compte du capital et qui étaient essentielles pour rendre son service plus effectif.” La construction en février Le bureau municipal de la direction de la construction donne le rapport suivant sur les opérations de février.La valeur des édifices pour lesquels on a donné des permis est de 8151,562, soit une diminution do 8)2,658 sur février 1912.Par contre, janvier et février 1913 donnent une valeur de $913,162, soit une augmentation de $173,464.Interrogé de nouveau, à la séance! Vinet lui-même, revient sur le tapis, de ce matin dans l’enquête du juge ce matin, le commissaire enquêteur Mercier, M.J.P.Décary, membre de ; déclare que l’un des témoins entendus la Commission Scolaire de Montréal, ; s’est rendu coupable de parjure et que, déclare que c’est le comité des travaux] comme on ne peut trouver la lettré qui, le 14 mai 1912, a choisi M.Gi-' contenant cette option envoyée par M.roux, pour être adjoint à M.Lapointe j A.Laurin à quelque membres de lu afin de faire l’achat de terrains à 1§ j Commission, il se voit forcé de de-Longue-Pointe où la Commission avait ! mander à M.G.Vinet sur quoi il se l’intention de construire une école.11 ! base pour soupçonner M.A.Laurin ajoute que ce n’est pas la première j d’avoir mis le feu à sa demeure com-fois que l’on charge M.Giroux d’une ' me il l’a déclaré hier à la séance du mission semblable.“Les transactions qui ont été entreprises relativement à l’achat des terrains à la Longue-Pointe, poursuit le témoin, ont été très régulières.C’est par prudence, fait-il remarquer, que l’on ne dévoile pas au public ce qui se passe dans le secret des différents comités de la Commission.Loisqu’il s’est agi de choisir des terrains, comme nous ne voulions pas que les propriétaires nous enterrent so : s leurs options, nous avons cru bon de faire nos procédures en secret”.Lorsque Me Desaulniers demande au témoin si la Commission n’a pas pris en considération l’offre de 19c faite par M.Laurin, tandis que M.Therrien, faisait la sienne qui était de 30c du pied, il répond que, si sa mé moire ne lui fait pas défaut, il croit que l’on ne s’est pas occupé de cette offre parce que le propriétaire M.Laurin ne pouvait leur offrir que deux lots et que la Commission ne trouvait pas ce nombre suffisant pour y construire une école.Il ajoute que la Commission doit avoir reçu des offres de deux MM.Laurin et c’est pour cela qu’il y a un malentendu, mais il ne peut être positif sur ce fait.Aux séances précédentes, M.Vinet est venu déclarer qu’il n’avait pas chargé M.A.Laurin de vendre ses terrains.C’est pourquoi, lorsque la question, concernant cette option, que M.Laurin prétend avoir reçu ordre de transmettre à la Commission de M.matin.M.Vinet, appelé à nouveau, répète les paroles qu’il a dites à ce sujet durant l’interrogatoire du 27, puis il signe de nouveau son nom, à la demande du commissaire enquêteur, et malgré la forte opposition de Me Bi-saillon, pour que cette présente signature soit comparée avec celle apposée au bas de l’option produite par M.A.Laurin.Sur demande de Me Desaulniers, il promet de plus d’apporter plusieurs de ses chèques de la Banque d’Hochelaga afin qu’ils puissent servir aux mêmes fins.Puis, M.le notaire Beauchamp, devant qui se sont passés les actes d’achat et de vente entre MM.Therrien et Vinet, est entendu à son tour.Il produit devant la commission quatre actes ayant rapport aux terrains ayant appartenus à MM.Vinet et Therrien.Comme le Commissaire enquêteur lui demande s’il a des objections à laisser photographier les signatures de ces actes, Me Bisaillon s’oppose à cette manière d’agir, prétextant que la commission va beaucoup trop loin et demande au témoins de ne pas se dessaisir de ses actes à cet effet, l’avertissant qu’il en assumera toute la responsabilité.Le commissaire enquêteur déchargeant M.Beauchamp de toute responsabilité, les actes sont abandonnés à un expert qui va en photographier les signatures, puis la séance s’ajourne à 2 heures 30 cet après-midi.L’échevin Letourneau se plaint qu’un projet de solution reste dans les cartons de l’Hotel de Ville, quand la commission des Chemins de Fer prend connaissance de pro et s particuliers L’échevin Létourneau se plaint que, ' loin d’aboutir, semblait enterré, je me tandis que les particuliers portent di rectement leurs griefs devant la com mission des Chemins de Fer les propositions faites par les échevins aux commissaires restent enfouies dans les bureaux de l’Hôtel de Ville.“En novembre dernier, dit-il, j’écrivais aux commissaires ppùr leur présenter une solution au problème des traverses à niveau du Grand-Tronc.On avait jusque-là discuté le projet de l’élévation des voies du Grand-Tronc, mais comme ce projet, décidai à proposer une solution.Je proposais de construire des tunnels à quatre différentes traverses: rue Notre-Dame, rue Guy, rue Atwater et rue de Courcelle, avec la faculté d’en construire d’autres plus tard.Pour les autres rues, je proposais des passerelles pour les piétons, avec des barrières qu’on ne pourrait contourner pour passer quand même.Cette requête aurait dû être envoyée à la commission des Chemins de Fer.Pourquoi n’en a-t-on rien fait?” La situation dans les Balkans LE BOMBARDEMENT D’ANDRI-NOPLE SE CONTINUE MAIS LA FORTERESSE TIENT BON.—LA TURQUIE SE DECLARE TOUJOURS PRETE A CEDER LA VILLE.PLUSIEURS CITOYENS EMINENTS DE CONSTANTINOPLE, IMPLIQUES DANS UNE AFFAIRE DE COMPLOT CONTRE LE GOUVERNEMENT, SONT ARRETES.UN RAPPORT INEXACT Londres, 28.— Une dépêche de Constantinople au “Daily Mail”, dit: “Le mystère des agissements d’En-ver Bey est résolu.Enver Bey est revenu aujourd’hui de Gallipoli et a fait une longue visite au grand vizir.Il partira samedi pour une tournée dans les capitales européennes dans le but de prélever des fonds par la vente de privilèges.LE BOMBARDEMENT D’ANDRI-NOPLE Londres, 28.— Aucun combat d’importance n’a été rapporté dans les Balkans, mais, d’après une dépêche He Constantinople, le bombardement d’Andrinople se continue de temps à autre.L’“Aligemine Zeitung”, de Vienne, déclare que la Serbie et la Grèce se sont entendues pour favoriser l’extension du Monténégro, pour la prise de Scutari, et le reste.Trente mille Serbes, avec dix canons de siège et 24 canons de campagne se préparent à partir de Salonique pour se porter au secours des Monténégrins qui assiègent Scutari.Cinquante transports grecs partent à destination de Duraz-zo, de Saint-Jean-de-Medua et d’An-tivari.Les dépêches de Sofia déclarent que Mahmoud Shevket Pacha, le grand-vizir turc, a prié l’ambassade de Turquie d’engager des dégociations de paix avec les alliés.Il s’agit surtout des Ties de la mer Egée et des intérêts communs sur la mer Noire.La Turquie n’offre aucune indemnité de guerre.L’ambassadeur a communiqué le rapport au ministre russe à Sofia et lui a demandé de le soumettre à son gouvernement.UN RAPPORT INEXACT Londres, 28.— Les rapports d’une bataille à Bulaïr étaient inexacts.Un bulletin officiel paru à Constantinople dit que la situation n’a pas changé à Bulaïr ou Tchatalja, mais que le bombardement d’Andrinople continue.La Turquie a renouvelé ses ouvertures de paix, sur la base de la cession d’Andrinople, et s’est servie des bons offices de la Russie pour cela.Le cabinet bulgare a promis de considérer la proposition, mais il n’a encore rien décidé.UNE CONSPIRATION Constantinople, 28.— La police de Constantinople a découvert une conspiration contre le gouvernement et plusieurs officiers et citoyens éminents ont été arrêtés.On dit que l'ancien gouverneur militaire, le major Yussuf Lafret, est impliqué dans l’affaire.L’enquête sur le pilotage LE Dr COOTE DIT QUE TEME D’EXAMEN DE EST DEFECTUEUX.LE SYSLA VUE iVa notre corrcspouûast} Québec, 28.— Le docteur P.Coote oculiste de cette ville, qui fut pendant plusieurs années examinateun de la vue des pilotes, a dzclaré ce matin à l’enquête sur le pilotage du Saint-Laurent, que le système employé pour l’examen des yeux est dé-iectueux, et devrait être entièrement réorganisé.Le témoin fut, en 1904, examinateur à Montréal.Oette année-là, les douze pilotes âgés de plade 65 ans lui ont été envoyés pc«tr examen et sur ce nombre 25 pour cent furent trouvés incapables de faire le service.Plus tard 39 pilotes ont subi l’examen et plusieurs ont été refusés à cause de leurs mauvais yeux, mais ils ont obtenu quand même leurs certificats après avoir été acceptés par un autre examinateur.Le docteur Coote interrogé par M.Gauthier, président des pilotes de Montréal, admit que plusieurs pilotes qu\ il avait refusés et qui ont été acceptés par d’autres, ont navigué depuis sans le moindre accident.La répression de la révolte au Mexique LE GOUVERNEUR ALBERTO FUENTES REFUSE DE RECONNAITRE LE NOUVEAU GOUVERNEMENT, ET IL EST APPUYE PAR LES TROUPES.(Service particulier) Mexico, 28.— Une attaque contre le gouverneur rebelle Aguascalientes-Alberto Fuentes sera probablement ouverte aujourd'hui par les troupes du gouvernement, qui ont commencé le siège hier soir.Le gouverneur Fuentes, qui refuse absolument de reconnaître le gouvernement du président Huerta, s’est installé dans le palais du gouvernement, au centre de la ville, et il s’est entouré de troupes en nombre imposant.AU TOUR DE LA BELGIQUE DE S’EFFRAYER (Service particulier) Bruxelles, Belgique, 28.— Les membres du cabinet belge semblent redouter un conflit entre les grandes puissances européennes.Ils viennent de s’entendre avec les chefs de l’opposition pour faire de la question des armements une question libre.M.Hymans, chef du parti libéral, a dit hier que la Belgique devenant par la force des choses le champ de bataille de l’Europe, en cas de guerre, il est urgent qu’elle prenne tous les moyens pour assurer sa défense.La fédération universitaire LA FACULTE DE DROIT DE LAVAL SE PRONONCE CONTRE LE PROJET.LES OBSEQUES DE MADERO (Service particnlier) Mexico, 28.— Le corps de l’ancien président Francisco Madero doit être inhumé aujourd’hui au cimetière de son ancienne demeure de San Pedro-de-Los Pinos, dans l’état de Coahuila.Toute communication entre le Mexique et les Etats-Unis par chemin de fer sont rompues.Le service des trains du Central est absolument impossible à cause de l’occupation de la ville d’Aguascalientes par le gouverneur Alberto Fuentes, et de ses troupes rebelles qui ont refusé de reconnaître le gouvernement provisoire.Laredo, Texat», 28 — Recardo Gracia Grunaloa et Manuel Garca Adalpe, représentants du gouvernement mexicain à la conférence de la paix, son! arrivés tard dans la soirée hier à Nuevo Laredo.Us viennent conférer avec les rebelles du nord du Mexique.Les délégués ont été reçus oar le comité révolutionnaire à Nuevo Laredo et escortés à l’hôtel où on leur a offert banquet.Les conférences commencent aujourd’hui.Eglise incendiée Nedham, Mass., 28.— L’église catholique Saint-Joseph, ici, a été détruite de fond en comble ce matin par un incendie allumé par des fils électriques défectueux.Les pertes s’élèvent à $350,000.La loi des Banques Ottawa, 28.— On a passé une séance de plus à la commission des banques et du commerce, à discuter la loi des banques.M.H.B.Ames, président de cette commission a eu cependant quelque peine à faire avancer le travail.La première difficulté a surgi sur la question des témoins.Le sous-Comité qui avait été chargé de suggérer des noms a produit un rapport avec vingt noms.M.Meighen s’y est objecté de toutes ses forces, et a fait une mention à l’effet do renvoyer le rapport au comité et de couper la liste des noms par la moitié.Après discus-, sion.1 amendement fut adopté par un partage de 2-1 voix contre 18.Les noms de financiers montréalais qui apparaissaient dans cette liste sont : MM.E.Pease, Tancrède Bienvenu.John Knight et M.P.Eckart, avec ceux du président de l’Association des Manufacturiers et du Board of Trade.M.Meighen s’est opposé particulièrement à ce que l’on fasse venir plus d’un homme des Etats-Unis.La longueur des discours a été déterminée à la suggestion de M.Hugh Clarke, qui voulait limiter les députés a cinq minutes.On a fini par s’entendre simplement pour interdit à tout le monde de s’allonger inutilement.Puis on a commencé, clause par clause, la discussion du projet de loi.M.B.G.Turriff voulait que l’on prît des mesures excessivement sévères pour protéger les actionnaires innocents, mais le ministre des finances a explique que si l’on adoptait fies règlements draconiens, on finirait par paralyser le commerce des banques, ce qui nuirait à tout le public.L’Âssociation des Beaux-Arts Le sérum du docteur Friedman L’Assemblée annuelle de l’Association des Beaux-Arts a eu lieu hier.La dette de $164,138 pour la construction du nouvel édifice de la rue Sherbrooke a été réduite à $5,336.Le coût total a été de $595,800.M.H.V.Meredith, vice-président, a fait rapport de la conférence tenue il y a quelques jours avec les commissaires, concernant l’exemption de taxes, en retour de l’ouverture gratuite des salles au public à certains soirs de la semaine.Les élections ont donné le résultat suivant : Président, M.James Ross ; vice-président, M.H.V.Me-j redith ; trésorier, M.C.J.Fleet ; membres du conseil, MM.R.B.An j gus, A.Baumgarten, Guy M.Drum-i mond, C.B.jGordon, E, B.Green-shields, C.R.Hosmer, Sir H.Montagu Allan.D.Morrice, Sir William Van Horne ; Herbert Molson, Hught Paton, le docteur W.Gardner le docteur F.J.Shepherd, J, R.Wil-son, D.A.Watt, J.B.Learmont, H.S.Holt, W.R.Miller, le maire de Montréal.L’actif de la société est de $984,-378.37 ; le passif est de $230,072.22 ; surplus de l’actif, $754,306.15.Ottawa, 28 — On a parlé hier à la Chambre des Communes de la prétendue découverte d’un sérum antituberculeux par le docteur Friedmann.McLean de Halifax a demandé au gouvernement d’envoyer tout de suite suite un expert à New-York pour considérer la valeur réelle de cette découverte et en faire bénéficier le pays dans le plus bref délai s’il se trouve qu’elle est bonne.Il fait remarquer que ce serait le soulagement immédiat d’une grande portion de noj tre population.Le premier ministre 1 * répond que le gouvernement s’est déjà occupé de cette question.Il a fait remarquer qu’il faudrait quelque temps avant do connaître l’efficacité du remède et qu’il ne croit donc pas qu’il soit nécessaire d’envoyer un spêck » sto à New-York.Le gouvernement se tiendra au courant des expériences que l’on fait actuellement dans la métropole améifeaine et en fern bénéficier les malades du Canada, si le sérum est bon.-4.- Phares entre Lavaltrie et Repentigny Afin de rendre navigable aux bâtiments de ffiible “tirant d’eau”, comme disent les navigateurs, le chenal du nord, entre Lavaltrie et Repentigny, on commencera à construiré la semaine prochaine deux rangées de De la soupe empoisonnée (Service particulier) Coaticook, 27 — Cinq personnes se sont empoisonnées ici, hier, et deux, le Dr Birtz et Mme Birtz sont dangereusement malades.Les autres victimes sont M.Lalu-mière, de Montréal, Mlle Paquette, servante, et un jeune bébé.L’accident est survenu chez M.le Dr Birtz.On avait fait dissoudre certains acides destinés à entrer dans une préparation, pc, par mégarde, une quantité de cet acide, qui est un poison violent, fut versée dans la soupe.Ce matin, à la très grande majorité, les étudiants de la Faculté de Droit ont décidé de s’abstenir de voter sur de six phares chacune, sur les rives nord et sud.Cette amélioration aura pour hou effet de décongestionner le chenal principal et de diminuer les occasions d’accidents.On espère nue les travaux seront terminés vers le milieu de la saison de navigation.Ces nouveaux phares seront construits en bo's et en f.- Le Hhfimrock qui pose les bouées dans le Saint-Laurent, sons le commandement du capitaine Sauvageau, est à re préparer pour entreprendre sa tournée annuelle.le projet de constitution de la fédération universitaire.Un bref d’injonction a été pris à la suite de cette décision par MM.E.Poirier et A.Lafontaine, qui devra être signifié à l’officier-rapporteur, M.G.Laçasse, pour qu’il n’y ait pas de bureau de votation d’ouvert à la Faculté de Droit.Les étudiants en Droit et en loi prétendent que ceux qui au nom de la Faculté ont adopté le projet de constitution sur lequel ils sont appelés à donner un vote, n’avaient pas mandat d’accepter ce projet qui méconnaît leurs droits.Guillaume perd un procès Le chef de police complice de deux voleurs (Service parti cul tar) (Service purticuiier) Latchford, Ont., 28 - Le chef de Elbing, Allemagne, 28 — L’empc* police, Charles Fv'e, Frank Marcot-reur Guillaume a perdu un procès au- te et John I.anglais ont été arrêtés hier soir à dix heures par le eonsta- jourd’hui contre un fermier du nom de Sosht qu’il s’est vanté d’avoir mis à la porte d’une ferme qu’il lui louait parce qu'il ne valait rien.("h paroles ont ôté proin ¦ 1 ¦ devant le conseil d’agriculture d’Allemagne.La cour a décidé que l’empereur n’avait pas le droit de rompre le bail de son locataire à qui J.ou4 sa terre jusqu’à 1918.Me Lefebvre.Dupuli.quelque temps M.Kingston, prop,* ire de l'Hôtel du King Edward, s’apercevait que des liqueur*, des cigares et du tabac disparaissaient do «< Le constable Lefebvre fut.chargé de Teffftlro et conduisît F» nceopês devant le magistrat, de police qui les il avait, condamna à six mois d'emprisonne-I mont.DE TAXE SUR LES VOYAGEURS COMMERCE Paris, 28 — La chambre des députés a décidé que tous les voyageurs de commerce étrangers en France où sur un territoire francos seront soumis à une taxe à partir du 1er juillet 1913 conformément aux décrets de janvier 1892 et mars 1910.La Bourse (Sfrvico particulier) Londres, 58.— Le marché s’améliore | et.les escomptes sont faciles.Les ac-j lions dans les compagnies do navigation sont surtout demandées.Les con-j solides sont à la hausse d’une frae-! tion.T,es rails mexicains et le Grand Tronc sont solides.Paris a acheté des j actions du Diamant et de Cuivre.Les j valeurs américaines sont fermes, et d’une fraetion plus élevées qu’hier.Paris, 28.- Les prix étaient fermes à la Bourse aujourd'hui.L’escompte j privé est de 3 7-8 pour cent.Berlin, 28.— Le marché était très calme à la Bourse aujourh’hui.Les va-,ours sont à la baisse.Pour protéger les oiseaux EN ALLEMAGNE ON DEMANDE AUX GRANDES DAMES DE RENONCER AUX PARURES DE PLUMES.(Service sarticulier) Berlin, 28.— M.Soif, secrétaire des colonies, a fait un appel aux femmes allemandes leur demandant de renoncer au port de plumes d'oi- i-.abUtisment, seaux du paradis sur leur chapeau.Le bureau des colonies fait tout ce qu’il peut afin d’empêcher le massacre des oiseaux et augmente les droits sur ceux qui sont tués dans les colonies allemandes.DECES MORIN.— A Montréal, le 26 février 1913, à l’âge de 49 ans 1 mois et 12 jours, est décédé P.A.Morin, surintendant de la Cie Mutuelle dTm-meubles Inc.Les funérailles auront lieu samedi le 1er mars, à Sherbrooke, Qué.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No 1356 rue Saint-André, cette après-midi à 4 heures pour se rendre à la gare Windsor pour Sherbrooke, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Le défunt était membre du Tiers-Ordre et de la Congrégation des Pères du Saint-Sacrement.
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