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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 21 avril 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1932-04-21, Collections de BAnQ.

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Montréal, jeudi 21 avril 1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MOHTRBAla TELEPHONE: .HArbour Î24P SERVICE DE NUIT: Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Vol.XXIII— No 92 TROIS SOUS LE NUMERCé Abonnements par la poste Edition quotidienna CANADA.$ 6 00 E.-UNIS et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.- » 2-00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 •i En marge du Panama de Beauhamois } M.Bennett & fait enfin ces jours derniers la déclaration qu’il avait promise à propos de l’entreprise de Beauharnois, où deux compagnies sont intéressées de façon directe: la Beauhar-nais Power Corporation et la Beauharnois Light,, Heat «£ Power Company, — celle-ci filiale de celle-là, —-r avec d’autres compagnies du reste toutes ensemble liées à l’affaire.Les porteurs de différents litres des maîtresses compagnies se demandent encore où M.Bennett les met au juste, si la Banque de Montréal.la Canadian Bank of Commerce et la Banque Royale savent, elles, un peu mieux quelle situation il leur fait, à cause de leurs avances de fonds nécessaires au parachèvement des travaux gigantesques dont la fin presse; car dès le 1er octobre prochain, Beauharnois L.//.& P.Co.devra commencer de livrer une première tranche de 25,000 K, P.à la Montreal Light, Heat & 'Power Cous., outre les livraisons à faire à la Hydro-Electric ontarienne.Le public montréalais et, qui plus est, les consommateurs d’électricité de toute la région montréalaise ont intérêt au contrat intervenu entre la Montreal L.H.& P.Cons.et la Beauharnois L.H- & P, Co.D’ici au 23 juin 2003, en effet, la seconde reconnaît à la première le monopole exclusif de la vente et de la distribution de l'énergie hydro-électrique dans un rayon de trente milles de la Place d’Armes, à Montréal, — sauf dans les comtés de Beauharnois, Huntingdon et Châteauguay et dans une bande de terrain des comtés de Richelieu et de Verchères avoisinant le fleuve Saint-Laurent; dans ces deux zones, la compagnie de Beauharnois se réserve des droits exclusifs, pour une aussi longue période.^ Du 1er octobre 1932 au 23 juin 2003.eeia fail plus de 70 ans.D’ici soixante-dix ans, donc, la Beauharnois L.H.& P.Co.a son territoire exclusif et la Montreal L.H.& P., le sien.Un rayon de trente milles de la Place d’Armes, cela veut dire toute la région sise dans les soixante milles au centre de laquelle se trouve Montréal; c’est la partie du pays où la densité de la population est déjà le plus grande et où il y a le plus de consommateurs.Le public n’a guère fadt attention à cela; ces sortes de contrats sont aujourd’hui si fréquents et les grandes compagnies d’utilité publique au lieu de se faire concurrence, s’entendent si bien pour se partager un territoire, voire une province, comme des gamins se divisent des pommes cueilles dans un verger.Le public n’a pas plus à y voir que les pommes, fl est, en ces circonstances, chose dont l’on troque sans aucun embarras.D’ici l’an 2003, le consommateur de la région montréalaise ne pourra se procurer d’autre électricité que celle dont la Montreal Light, Heat & Power Com.voudra bien l’approvisionner.Lorsque s'organisa la compagnie de Beauharnois et que commencèrent les vastes travaux qui ont fait tant de bruit jusque dans le monde politique.Ton entendit d’excellentes gens prétendre qu’au vrai la Beauharnois se fondait pour mener une concurrence intense au trust de l’électricité montréalais.Le trust allait voir! D’aucuns crurent cela.— si d’autres, plus xcepbqnes, se dirent: “Attendez les combinaisons financières qui s’en viennent et vous verrez que ces prétendus concurrents s’entendront sur le dos du public.” L’affaire est faite depuis quelque temps.Et le contrat du 19 novembre 1930 produit par M.Bennett lundi dernier remplace un accord moins étendu, à ce que l’on sait, signé par les deux mêmes compagnies dès décembre 1929.C’est dire qu’au temps où les naïfs parlaient encore de concurrence, l’accord existait déjà el que les zones d’influence exclusive étaient attribuées.Du 1er octobre 1932 au 1er octobre 1939, les livraisons d’électricité par la Beauharnois L.H.& P.à la Montreal L.H.& P.s’échelonneront à raison de 25,000 H.P.par année, soit 25,000 en 1932, 50,000 en 1933, 75,000 en 1934, jusqu’à ce que le chiffre total de l’énergie hydro-électrique fournie par la productrice à la distributrice atteigne, le 1er oetobrif1939, un total de 200,000 H.P., maximum que la M.L.H.& P.a fixé elle-même el qu’elle aura droit de recevoir et s’engage à prendre jusqu’en juin 2003 sans interruption.Le prix est fixé d’avance: $14.05 par année par H.P.Cela veut dire, pour la période d'octobre 1932 à octobre 1935, un loyer de $30,520.83; il montera par degrés pour atteindre, en octobre 1939, alors que les 200,000 H.P.prévus par l’entente seront tous livrés, $244,166.64 par mois.D’octobre 1939 à 1 expiration de l’accord.— en 2003, — la Beauharnois L.H.& P.Co.touchera de la Montreal L.H.éc P.Cons.un loyer annuel approximatif de $2,930,000, soit, pour les 64 dernières années, la somme respectable de $187,520,(XK).On s’imagine aisément qu’à ce prix de revient brut la Montreal L.H.& P.Cons.devra ajouleé des frais généraux de toute sorte, ses charges fixes, ses dividendes aux actionnaires, ses profits ordinaires et ses profits d’à-côté.Tout cela atteindra un total quasi astronomique, que le public groupé dans un rayon de 30 milles de la Place d’Armes devra verser à cette compagnie d’utililé publique, à cause du contrat présent avec la Beauharnois L.H.À- P.Co., qui n’est qu’une des sources d’alimentation de la Montreal L.H.& P.Cons.fl y en a d’autres.On comprend que dans de telles circonstances la Montreal Light, Heat & Power Cons, ait pris ses précautions de tout genre.Ainsi, elle a expressément stipulé: d’abord, que la Hydro-Elec-tHc ontarienne ne devra en aucune eirconstcnce jouir d’un prix plus avantageux que le sien, pour ce qui regarde l'électricité à recevoir de la Beauharnois L.H.& P.Co.pendant toute la durée du contrat entre celle-ci et le monopole montréalais; ensuite, que la Beauharnois Power Corporation, Ltd., compagnie, mai-tresse de la Bemiharnois L.H.& P.Co., se porte caution et ga rante absolue des engagements pris par sa filiale envers la compagnie montréalaise; en troisième lieu, que si jamais la Beauharnois L.H.& P.Co.hypothèque, loue, vend ou cède -de quelque façon que ce soit sa propriété à une aulre société d'affaires, cela devra recevoir l’assentiment de la compagnie montréalaise; et l’actif cédé répondra de l’exécution parfaite du contrat avec la Montreal L.H.éc P.Cons.jusqu'au ternie de celui-ci.En phis,, la Montreal Ught, Heat & Power Cons.fait reconnaître un certain droit de regard sur toute l’entreprise de Beauharnois et un contrat en vertu duquel elle sera consultée quant à l'aménagement des usines, du matériel, etc.En considération des services quelle pourra rendre ainsi à la Beauharnois L.H.& P.Co.la Montreal L.H.éc P.touchera une première et forte somme à la date où elle commencera de recevoir de l’énergie hvtbo-élecfrique de Beauharnois et quelques sommes additionnelles importantes, en sus de quoi elle aura droit à des dédommagements pour frais de voyage, dépense», etc.I ous ces détails, ainsi que tous ces engagements, il va de soi que les banquiers, les bailleurs de fonds et les financiers intéressés, à Montréal et ailleurs, aux affaires des deux compagnies les connaissaient déjà.Le grand public, lui, a vaguement entendu parler parfois d’un accord entre elles, d’un partage de territoire, etc.M.Bennett, en livrant le contrat du 19 novembre 1930 à la publicité, permet aux consommateurs de constater quelle place ils tiennent dans ces tractations entre grandes compagnies, comment elles délimitent leurs zones d’influence réciproque, comment les monopoles se taillent, pour soixante-dix ou quatre-vingts ans, des sortes de fiefs exclusifs dont aucun Montréalais, aucune industrie montréalaise, aucune maison Chronique Perles électorales La dernière campagne électorale municipale a été.comme toute'! les autres, fertile en perles oratoires.Il y en a eu gui lésaient I histoire, d'autres la géographie, d'autre le bon sens, sans parler des fautes contre la grammaire et la syntaxe qui ont été légion (il U a aussi les entorses à la vérité, mais il est très difficile de se prononcer là-dessus, car on ne trouverait peut-être pas d’exception pour "justifier” la règle générale), A travers la fumée, les interruptions, les applaudissements, le bruit menu des conversations particulières (peu de ces orateurs sont écoutés), le nouvelliste a entendu des déclarations cocasses qui ne le.surprennent même plus.Souvent, lors-que forateur.ne disant rien d'intéressant, laissait du loisir « son crayon, le nouvelliste a consigne ces perles sur son carneL Le.lendemain matin, à sept heures et demie, en relisant ses noies sténographlques pour écrire le compte rendu de rassemblée.Val mosphère étant disparue, l’espace et le temps manquant, et pris d’un peu d’indulgence pour en avoir tant entendu, il a laissé de côté quelques-unes de ces perles.D'antres fois, il en a rapporté qui sont passées presque inaperçues dans l'avalanche de comptes rendus gui remplissaient tout le journal.Mais l'élection passée, lorsqu'il a eu enfin le temps de souffler, le nouvelliste a pensé à toutes ces sottises débitées sur un ton dramatique et pompeux et il en a éprouvé une grande pitié.Sans se faire d'illusion sur la valeur bien problématique de son travail, dans l’espoir dr contribuer tout de même à la correction de notre langue, il a repris se$ carnets, a repêché ces perles et en a choisi quelques-unes qui illustrent bien la situation.Pour ne pas être trop cruel, il ne nommera pas les orateurs, mais dira seulement la date.Le 8 mars dernier, dans le nord de la ville, un candidat q dit: "de ferai de tous mes pieds et de toutes mes mains”.Le tU mars, encore dans le nord, un orateur a dit, parlant d’un candidat: "Cet homme a monté Vè-chelle sociale avec sept magasins”, pais: “Walter Scott a dit: c'est bien beau d’emprunter mais il faut payer ”, ,4 la même assemblée, un autre orateur : "Plus il y a pléiade de candidats, plus il y a d'opinions”, et plus loin : ‘‘indubitablement parlant et même politiquement parlant”.Le 13 mars, un aspirant candidat qui ne le fut pas : ‘‘Lors de la construction du pont de Québec, quelqu'un s'émerveillait de voir soulever la travée qu’on allait installer; mais celui qui dirigeait les travaux répondit que cela n’était rien et ajouta: Donnez-moi an point d’appui et je soulèverai le monde”.Le 1er avril, un orateur que tout le monde reconnaîtra quand même nous ne le nommerions pas, déclarait dans un quartier de l'est : “.pas plus qu'c>n est capable de construire un propriétaire ordinaire avec des prières”, "les électeurs de Saint-.,, auxquels j’ai l’honneur de représenter”, ".renié sa vie naturelle dans des choses auxquelles il sait que r'est faux”.C’est assez; on pourrait continuer, et chaque nouvelliste a sa collection de ces petits monstres oratoires.Ce qui importe c’est que ça change, que la tenue des discours électoraux s'améliore, et cela influera sur le fond.Vne bonne part de ces inepties est attribuable à ce qu'on appelle l’orateur ouvrier.Les ouvriers forment la masse de la ftopnlation, ils te savent et les candidats le leur ont assez répété.Mais si un terrassier voulait, sans autre préparation que son métier, construire un meuble, d’art, l'ébéniste hausserait les épaules et il aurait raison; on ne s’improvise pas plus orateur qu’ébéniste.//on pent certes scier vne planche et planter un rlnti sans être menuisier, et n’importe qui peut crier: Messieurs les électeurs.sans être orateur.Ces orateurs sont, sauf rare exception, une calamité, c’est xme concession à la démagogie.Et d'ailleurs, les ouvriers ne s’y trompent pas, et ils aiment mieux entendre un discours bien fait que les élucubrations et les histoires grasses d’un bonhomme qui doit parler pendant vingt minutes pour avoir dix piastres.Ce serait donc en définitive dans l'intérêt des candidats d’écarter les orateurs dont le sèul litre est d’être ouvriers.Mais si la plaie de l'orateur ouvrier s’est développée, c’est que le milieu élail favorable.En effet, il n'y a pas que les ouvriers, loin de là, qui prononcent des discours atroces.Du comprend que le ran didal.quel qu'il soit, doit parler, mais s’il ne pent pas préparer son discours, qu'il le fasse préparer et qu'il le fasse court.Puis les autres orateurs mieux ferrés pourront exposer les questions en jeu, après préparation convenable.On a fait dire à Joseph Prud'homme: Ce sabre est te plus beau jour de ma vie.Mais cela n'est rien en comparaison de ce que le Marinier canadien devra trouver.Car c’est un échevin en chair et en os, un échevin influent et qui n'est pas un travailleur manuel, qui à dit dernièrement cette phrase effarante, rapportée ici même il ysa quelques jours: L'égout collecteur, rest moi! Et nous nous souvenons d'avoir entendu un bout dr discours digne du vaudeville pendant l'élection provinciale de l’été dernier.Un médecin député présidait avec un autre une assemblée.Il avait 5 remercier l'orateur précédent, avocat, dont le père était dans la salle, et à présenter l'orateur suivant, avocat et ministre.Il a d'abord remercié le premier et a félicité son père d’avoir un fils; qui.bien qu’avocat, avait fait honneur à sa profession; il a ensuite présenté le ministre; je n ai pas besoin de le nommer, dit-il, vous le connaissez par ses oeuvres, etc, etc, "vous le connaissez par les injures qu’on lui a lanrées”.Le ministre regarda les journalistes d'un air suppliant.* CASIMIR Bloc-notes Point-s d'intcnegatmft * l.p Progrès du Saguenay, «jup la question de la pulpe intéresse, naturellement, au suprême degré, relevait récemment (numéro du 14 avril) cet extrait d’une intervioune de KL Édouard Carteron.consul général de France, à la Presse du 9 avril : J’ai trouvé du fret en France, j’en ai trouvé an Canada.Mais le travail n'a pas toujours été facile.Des difficultés existent qui ne seront pas aisément aplanies.Des ententes occultes empêchent l’exportation df la pâte de bois en France; seule la nitrocellulose ou pâle de bois pour la fabrication artificielle nous est permise.Des ententes occultes empêchent Vexportation de ta pâte de bois en France.On comprend que la phrase ait plus que fait dresser J’o-reille au Progrès, qui mène une si vive campagne pour la réouverture des pulpertes de Chicoutimi, dont l’exploitation compte pour tant dans la vie économique de sa ville.Aussi s'est-il empressé de poser une série de points d'interrogation.Entre qui, demande-t-ii, existent ces ententes?Entre les papetiers français'1 Entre les industriels canadiens?Entre les fabricants de pulpe Scandinaves?Au profit de quels intérêts agissent-elles?Existe réelle s entre des fabricants du Canada et de la Scandinavie?Pour-quoi limitent-elles le commerce entre nous et le manufacturier français?Nous n insinnons rien, continue-t-il.nous posons des questions: nous attendons des réponses, non pas de M.Carier on qui a dà dire ce qu'il voulait et pas davantage, mais de ceux qui.au Canada, savent là-dessus a quoi s’en .tenir, fl doit s'en trouver.F.t plus loin : De quel genre sont-elles [ces ententes occultes]?Quelque expert en matière de pulpe et de papier pour-rd't le dire.S’agirait-il d’un pacte entre industriels Scandinaves et papetiers canadiens?l.a réponse à ces questions ne manquerait sûrement pas d’intérêt, et pas simplement pour le public de Chicoutimi.En Irlande Le débat est formellement engagé au parlement de l’Etat libre d'Irlande sur la question du serment d’allégeance.Le premier projet de loi présente comporte un amendement à la Constitution.Il en sun-piimerait l’article qui impose aux députés et sénateurs la prestation du serment.Un second projet de loi fera disparaître le texte qui impose aux candidats la promesse, s’ils sont élus, de prêter le serment.le débat de fond aura lieu >a semaine prochaine, sur la deuxième lecture du premier projet.Adopté à la Chambre, oit le gouvernement parait asset sûr de la majorité, lf projet de\ra passer au Sénat où les républicain» ne représentent qu’une fraction minoritaire.On se demande ce que fera le .Sénat.S’il rejette le projet, la Chambre pourra le reprendre dans un délai de dix-huit mois, croyons-nous, et si elle l'adopte de nouveau, il n aîtra plus besoin cette fois de la ratifi cation du Sénat.Les humbles A Copper Cliff, dans la région de Sudbury, il n'existe point d’école bilingue.Or voici ce qtie cette absent-'’ d’enseignement normal a inspiré à l’une des nôtres dont il faut retenir le nom, Mme Victor Tardif.Ancienne institutrice et femme d’oeuvres, dit le “Droit’’, rite sait A OTTAWA Le nouveau maire de Montréal, M.Rinfret, réclame pour sa ville La gare du “C.N.R.”, le chômage et les travaux à continuer ou à exécuter - M.Rinfret ne parle pas de politique — M.Duranleau et la campagne des Trois-Rivières, I été dernier — M.Hackett ne veut pas la fusion du “C.N.R.’ et du “C.P.R.”, mais un régime d’exploitation commun pour le temps de la crise MM.BENNETT ET KING SE PREPARENT A CLORE LE DEBAT d’affaires montréalaiae ne sauraienl, quoi qu’ils fassent, se dé-prendrr.C’est l’Efat dans l’Etat' et il n’est responsable qu’a des sortes de commissions dont nos gouvernants auront besoin d’étendre et de renforcer singulièretnent les pouvoirs, dans l’intérêt et pour la protection même du consommateur.Mais 1 Etat dans l’Etat est parfois aussi puissant que l’Etat tout court, et mieux organisé pour lui tenir tête, lasser sa vigilance, l’entamer.La conclusion de lout c^la, c’est que de l’une a l’autre années le public se voit davantage aux mains de monopoles de plus en plus étendus.Et il s* iaiese faire.» Georg*» PCLLfTIER sPar Emile BENOIST) Ottawa, 20.~ M.Fernand Rin- fret vient de faire, à la Chambre des Communes, son premier discours comme maire de Montréal.Il a voulu, ai» si qu’il Ta dit lui-même, profiter de l’occasion que lui offrait le débat sur le budget pour exposer au gouvernement fédéral, sans y mettre aucune préoccupation partisanne.certains problèmes économiques qui se posent actuellement dans la ville de Montréal.Et le principal dé ces problèmes, c’est celui du chômage et des secours qu’il convient d’offrir , aux chômeurs.Depuis deux semaines qu’il est à l’hôtel de ville de Montréal, M.Rinfret a pu se rendre compte que le chômage a - causé dans notre ville une situation bien plus inquiétante qu’il ne le croyait avant son élection à la mairie.Le ministre des finances a raison, dit M.Rinfret.de prêcher l’économie, de recommander l’économie partout.Mais l’inconvénient c’est que nous nous trouvons dans la nécessité de pratiquer l'économie au moment précis où c’est par millions de dollars qu'il importe de dépenser rie l'argent pour secourir les chômeurs, l'armée des chômeurs qui manquent rie tout.Il s]agit de loger, de vêtir, de nourrir ces malheureux.A l’heure qu’il est.le gouverne ment fédéral ne doit pas refuser de continuer, il doit même augmenter se- octrois aux municipalités pour le soulagement du chômage.Où il faut pratiquer l’économie c’est dans remploi que Ton fait de ces octrois.D’aucuns recommandent le régime de secours directs.M.Rinfret ne croit pas que ce soit recommandable.Mais que les travaux de secours qui sont entrepris soient véritablement des travaux de secours.Que la plus grande partie de l’argent dépensé ne passe pas b (tes expropriations, à des achats de matériaux ou d’outillage.Dans tous les centres urbains, la crise du chômage existe.Elle sévit peut-être à Montréal plus qu’ail-leurs.Pourquoi le gouvernement fédéral n’entreprend-H pas au plus tôt la construction d’un nouvel hôtel des Postes dans notre' ville?Les grands travaux du Canadien National sont interrompus, pourquoi ue pas les continuer?M.Rinfret ne demande pas que tel plan soit suivi plutôt que tel autre.Si le gouvernement considère que les pians d’abord arrêtés ne conviennent pas, qu’il les change.11 est possible que la construction d’une gare centrale soit préférable au maintien de deux gares, mais que l’on prenne une décision et que les travaux s'accomplissent.* * * Trois autres discours ont été prononcés.aujourd’hui, sur le budget, par M.Alfred Duranleau.ministre de la marine, par M.John Hackett, député conservateur de Stanstead, et par M.Coote, député progressiste de MacLeod, en Alberta.M.Duranleau a parlé en anglais d’abord et ensuite en français.Nous donnons H-apié* un substantiel résumé de son discours.M.Hackett a reparlé du problème ferroviaire.11 suggère qu’au-des-sus des conseils d’administration du Pacifique Canadien et du Canadien National, on établisse une sorte de commission qui »jt pour fonction’ principale de supprimer la doublure des services de transport.Le député de Stanstead considère que cette suppression se traduirait par une économie annuelle d’à peu prés quatre-vingts millions de dollars pour nos deux chemins de fer.M.Conte n suggéré, entre autres choses, que le gouvernement ait recours à i’inflalinn monétaire pour faire renaître la prospérité.L’inflation monétaire, c’est l’une des marottes des gens de l’Ouest.* # * A quand la fin-4u débat sur le t’important râle que joue la langue j maternelle dans la conservation de, lu mentalité, catholique et française de notre enfance.Sa grande pitié lui a donne le courage de donner gratuitement des leçon» de français, trois heures par -semaine, à une classe de trente-deux enfants.Adressons le même respectueux salut, les mêmes félicitations, à la courageuse institutrice bénévole, aux parents et aux enfants qui s’efforcent de garder dans ce coin de l’Ontario notre vieil et prédeux héritage., 1 O.M.budget?C’est ce qu’on se demande.A moins d’un miracle, ce n’est pas pour vendredi.On entend dire en effet que M.Mackenzie King et M.Bennett ont l’intention de prendre pari à ce débat.Ni l’un ni l’autre n’est affecté par le règlement parlementaire qui limite les discours à quarante minuies.Le premier ministre et le chef de l’opposition ont déjà donné des preuves de leur endurance oratoire.A eux deux, ils sont capables de parler pendant cinq ou six heures, peut-être même pendant plus longtemps que cela.* * * Au cours d’un caucus libéral, tenu ce matin, M.Mackenzie King aurait annoncé que dans son discours sur le budget il définira son attitude à propos de la conférence économique interimpériaie.A ce même caucus, les libéraux auraient décidé de ne pas retarder, de hâter même la progression de la session, si le gouvernement veut bien correspondre à certains désirs opposition nistes.Nous résumons les discours de la journée dans l’ordre où ils ont été prononcés.M.Duranleau Le ministre de la marine félicite j d’abord M.Rhodes pour la franchi-1 se et le courage dont il a fait preu- i ve dans sa description des conditions économiques du Canada.Les oppositionnistes semblent oublier que notre pays traverse, a l’heure actuelle, une crise économique d’étendue mondiale; que le gouvernement, depuis qu’il a charge des affaires, s’efforce par tous les moyens et avec une certaine mesure de succès à remédier à des maux produits par les erreurs économiques qui, pendant de longues années, ont été le pain quotidien d’ime administration précédente.Dans les circonstances actuelles, un double remède s’imposait, comme l a bien démontré le discours du budget: premièrement, prélever des fonds pour obvier à une baisse dans le revenu; deuxièmement, sauvegarder l’industrie canadienne.Il est vrai que les causes de la crise actuelle ne pouvaient guère être prévenues par les gouvernements.Mais les libéraux, quand ils étaient au pouvoir, auraient pu ne pas aggraver la crise, comme ils t’ont faitj par leur aveuglement et par leurs actes.J’ous les économistes étaient convaincus que l’orgie financière de 1929 conduisait au désastre.Mais le gouvernement précédent ne voulait rien voir.Durant l’automne de 1929, quand une délégation du “Ail Canadian Labour Congress’’ se présenta devant l’ancien premier ministre, dans l’espoir de lui ouvrir les yeux, pour le supplier de mettre une digue au flot de travailleurs étrangers qui inondaient le pays, quelle a été sa réponse?!1 a répondu qu’il ne fallait pas crier au loup ayant que le danger ue soit visible, que le chômage était une affaire absolument saisonnière.que l’immigration dont on se plaignait ne faisait, en somme, qu’augmenter le nombre des ron sommateurs et nos moyens de production.Et les Immigrants continuèrent d’entrer au pays au faux de 10.000 personnes par mois.II en arriva 163,286 en 1930.Il en vint plus de 80,00(1 durant les huit premiers mois de 1930.Kt on en vint à se demander ce qu’on ferait des 125,-000 jeunes Canadiens qui, chaque année, atteignent l’àge d’homme et demandent leur place «u soleil de la patrie.“Ce sont autant de consommateurs", avait dit le chef libéral.Ils furent des consommateurs, sans doute, mai?le pays dut bientôt payer ce qu’ils consommaient.Mais Québec a réagi.Aux élections de 1930* elle multipliait par six sa représentation conservatrice.Dans le» industries secondaires du Québec, nous trouvons d’abord celles de l'alimentation et du vêtement, ou les industries dont les produits sont de consommation courante, tant au pays qu’à l’étranger.Les pulperies et le* papeteries et les usine» centrales électriques sont plutôt des industries primaires parce que leur* produits servent en entier de matière» première* à d’autres industries.Les principales industries secondaires du Québec sont celles du vêtement.de la chaussure, des%ta-| bacs et dea produits laittera, f J Non seulement les industries tex* tiles ont gardé leur niveau au cours des deux dernières années, mais les importations de coton brut, 7.074,-000 livres en février comparative* ment à 6,527,000 livres en janvier, montraient de l'augmentation au commencement de l’année, ce oui est une indication d’une accélération d’activités.Les importations de caoutchouc brut indiquent les mêmes tendances.Quant à la chaussure, industrie presque exclusivement québécoise, elle est aujourd’hui normale et donne des signes de prospérité, tandis que nos importations de chaussures sont devenues insignifiantes, na couvrant pas 5% de notre consommation.Il en es* de même de l’industrie des tabacs.Non seulement notre consommation du produit domestique a augmenté, mais le tabac canadien est devenu un important article d’exportation.En valeur, 80®* du tabac consomme au Canada est poussé au Canada.U fut un temps où le Canada était un fort exportateur de beurre» mais sous un régime de laisser-faire qui dura, hélas! trop longtemps, l’industrie laitière, la plus importante des industries rurales du Québec, péHclitait el notre pays ne pouvait produire assez de beurre pour s» propre consommation; en 1930, il était obligé d’en importer potu* $41,919,372; aujourd’hui nous sommes redevenus des exportateurs da beurre.11 serait difficile d’établir quel a été le rôle du Québec dans ce changement, mais le recensement de 1931 nous montre que le nombre de bovins de cette province a augmenté de 1,594,710 eu 1921 » 1.720.447 en 1931, de sorte qu’il est justifiable de présumer que le vieux Québec fournit plus que sa part dans ce surplus de.beurre disponible pour exportation.Les indications actuelles sont que la consommation canadienne de beurre est da 100% canadienne et que les exportations dépassent les importations par une bonne marge.Et le progrès que l’on peut constater autour de nous se manife»ste un peu partout dans le paya, apportant l'encouragement et relevant la courage, excepté ceux qui ne veulent pas voir, et annonçant l’auror# des temps nouveaux prédits par le ministre des finances.Mais les jalousies de parti empêchent souvent de voir les problèmes sous leur vrai jour.C'est un mal qu’il faudra guérir.iNuite â la page 2) Notre nouvel Hndex” lf.VIENT f)'ET RI Mis EU.VENTE Nous venons ar mettre, en vente le deuxième Index du Devoir, qui rouvre le deuxième semestre dr 1931.Tous ceux qui ont consulté notre premier index, celui de janvier-juin 1931.se sont rendu compte des services très considérables qu’il peut rendre.Non seulement, il permet de retrouver en un clin a’oeil fous les articles.toutes les pièces importantes publiées dans le Devoir, mais il permet aussi de retracer facilement tontes les pièces correspondantes publiées dans les antres journaux.Aussi, vous désirez savoir es que M.Taschereau, ce que M.Bonde, ce que M.l.avnfnte, ce que M.Ronrassa ont dit de tel on tel sujet, dans telle circonstance donnée.Vous n’avez qu'à ouvrir /Index ou nom de Tora-teur on an titre vnnln,, Vous savez tout de suite dans quel numéro du Devoir, a quelle page de ce numéro, vous devez vous reporter pour trouver le document recherché.Par la même occasion, vous saurez dans quel numéro, des autres journaux se trouvera, selon taule vraisemblance, la pièce rnrrfspnndanle.On Ta fait observer déjà: cet Index est de la plus grande utilité pour tous ceux qui s’intéressent au mouvement des idées, à la politique fédérale, provinciale, municipale, etc.Le deuxième Index est fait d’après la même méthode que le premier; mais il est beaucoup plus considérable.Il couvrira qualre-vingls pages de texte, alors que le premier n'en contenait qu'une cinquantaine.En dépit de ce surcroît considérable.le deuxième Index se vendra au même, prix que le premier, soit 25 sons l'exemplaire, $2.50 la douzaine, franco; par quantités de 50, $9.75.au cent, $18, port en plus dans res cas- H nous reste un certain nombre d’exemplaires du premier Index.On peut, dans les commandes.mêler les àtax Index et bénéficier quand même des réductions par quantités.f.es commandes seront exè-rutées dans Tordre de leur ré-ne pliait, Adresser command*! et faire remises au Service de.Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame-est, Montréal.(Tél.HAtboui 1241), ' 2 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI 21 AVRIL 1932 VOLUME XXIII — No 92 Le nouveau maire de Montréal, M.Rinfret, réclame pour sa ville f Su lie ae la premtftre naa*' Le meilleur remède est encore de l’exposer au grand jour.Le député de Dorchester en a déjà cité un cas; je vais citer le plus récent, celui de l’élection partielle des Trois-Rivières.L’épouvantail de la guerre n’a pas été employé mais le même esprit s’est retrouvé.Le lis dans un journal libéral, La Chronique, ce qui suit: “Ce potentat, — il s’agit de M.Bennett — en-nemi de notre langue et de notre religion" — Souvenez-vous de la conscription.— Canadiens français, vengez-vous lundi prochain.— La victoire est à notre porte! Heureusement, la victoire est allée à une autre porte.Voici encore un extrait d’un discours du député d'Hochalaga, M.Saint-Père: “M.Bennett dit que “seuls les ouvriers qui voudront travailler auront de l’ouvrage." Qu’est-ce que cela veut dire?Ce sera comme la “dole’’ eu Angleterre.On enverra nos fils, nos Canadiens français, travailler sur les routes du Nouvel-Ontario, à des salaires de famine!” M.Saint-Père intervient et déclare qu’il n’a jamais dit cela ni dans un discours, ni autrement.M.Duranleau, qui avait commencé son discours en anglais le termine en français.“On me permettra, maintenant, dit-il, après l’attention très courtoise que l’on vient de m’accorder, d’adresser quelques remarques dans la langue qui m’est la plus familière, et cela pour deux raisons: d’abord pour souligner, de façon pratique, le caractère officiel du français dans nos affaires nationales et, ensuite, pour féliciter ceux de nos collègues de cette Chambre qui, depuis le commencement de la session ont donné à nos débats la belle tournure bilingue que vous savez.M.Duranleau reproche au député de Saint-Jean-Iberville, M.Rhéau-me, une allusion qu’il a faite aux travaux exécutés dans le comté de Chambly-Verchères.Ce député, dit M.Duranleau, oublie quelques faits essentiels.C’est d’abord, que les travaux de chômage ne sont distribués que dans la mesure où ils sont nécessaires.C’est ensuite, qu’ils sont appliqués dans la mesure des besoins des sans-travail sur les points où ils sont groupés.Et comme le chômage se manifeste surtout dans les villes, il va de soi que les banlieues sont également affectées, quelquefois plus gravement que les grands centres, à causa des mesures de protection que ces centres ont adoptées pour protéger leurs ouvriers locaux.C’est tout particulièrement le cas pour le comté de Chambly, dont plusieurs centres comme Saint-Lambert, Longueuil, McKayville et d’autres sont habités par un grand nombre d’ouvriers qui étaient employés à Montréal, L’adoption de la carte d’identité a eu un effet désastreux pour ces gens-là, Çe qui a aggravé le problème et nécessité des mesures spéciales.C’est ce qui a été fait.D'autre part, s’il s’est fait dnns Chambly-Verchères des travaux publics relativement considérables, on n’a encore eu là qu’une faible compensation pour le fait que.dans ce comté, il n’y a eu que très peu de travaux municipaux et point du tout de travaux provinciaux.D’autant plus que le comté de St-Jean Iberville n’a pas été si mal partagé.La ville de Saint-Jean, dans son comtél avait bénéficié de travaux municipaux pour $110,000, Avî« (Je occes SENKC1I.— A Saint-Mare sur Richelieu, dame Pulchérie Beaudry, épouse de Clovda Senécal, décédéf Ip 19.Agée de 78 ans et 8 mois.Service à Saint-Marc, vendredi, à 9 heure*.Parents et amis sont prie* d y aasuter «ans autre invitation Nécrologie CAOCrr.' ï — A Montreal.le 18.à 73 aï>* Pt .üB-.en* Rounaeau.épouse de Louis Chaouette.CUBCETT dit LARIVITERE — A Mont-e*.', 1» 19 J -B -C tarivlére.cxmma, — A Montréal, le 18, Octave Cmb-îi*' • t r.a a Ctaéslme BriUand.riECAUglS — a 8t-Vtacent de Paul, le ' a ï‘ sus Mari* Aubry, épouse de Ro-îtia, i - Dtesarie LTESXCTKRP A Montréal, le 18, à 51 kxh.tf.-uw t Z‘- saojîr», époux de Lumina SKSut&ntr rÔRseCRrr A Toronto, le 19, t 67 an», Ticso- 7 vr Forneret, époux de Mary-C.ï*d*r sr,cX rO'.TJSim — A Montréal, le 18.à 73 r*« Mar.f-Roee-Délima Fournier.r> • RATO — A Varchère», le 19.à 32 an».Lew.'.•i l .7 f i* de Maxlmilllen Oaraud.ÇSA7TH05R — A Lachlne, !e 20.A 82 «a » Mat* veuve Adolphe Oauthler.née Or-.d» Amiot, fFOBSZXtW — A St-Jean.le 19, Caroline CifJtr.t.-.î épouae de feu Alphonse Oosse- OBCr: — A Montréal, le 18, k 83 ans.Owf*.:* Orou.fille de Joe Orou et do phLMBéne De«tiir«.UiXmm — A Montréal, le 19.à 30 ans.Arthur Laurin, époux de feu Florida Tiffin#.LEMAY — A Montréal, le 20.A 32 an».Mm* Emeet Lemay.née Marie-Antoinette B-'v-hu, fin* de M.Louti Brochu et de feu Mélina Vanier.uKMIEUX — A Montréal, le 19, A 85 ans.Caroline Lemieux, fille de feu Pierre Lemieux.LEPROHON — A Montréal, le 19, à 85 ans.Achille Leprohon, époux de feu Ma-rte-Ixiuiic Lemieux.LEPROHON — A Montréal, le 17, A 14 ans.Henri Leprohon, fils de M.et Mme Joeeph Leprohon.dont le gouvernement fédéral a payé 25% ($27,500).M.Duranleau fournit des chiffres sur les dépenses faites en travaux de secours dans différentes régions québécoises.Sous les différents titres d’enjre-prises municipales, provinciales ou fédérales, des travaux ont été approuvés pour $14,612,975 dont le gouvernement fédéral paiera $4,-645,807 et dont il a déjà payé près de $500,000.A ces chiffres, il faut ajouter $686,261 par les travaux publics.$125,000 par les chemins de fer et canaux, $25,000 par la Commission les champs de bataille, $40,000 par la défense nalionale, et vous arriverez à un total de $15,488,836.Comment la distribution a-t-elle été faite par municipalités, par comtés?Je cite quelques chiffres parmi les plus importants: Montréal, $1,200,000;^ Québec, $304,000; les Trois-Rivières, $125,-000; Sorei.$40,000; Thetford Mines, $60,750; Shawinigan Falls.$30,000; Sherbrooke, $80,000; Chicoutimi, $250,000.En résumé, des travaux de secours sont répartis dans 494 municipalités et 84 comtés provinciaux.Il doit y avoir des comtés libéraux sur ce nombre.Je crains que les électeurs de ces comtés, s’ils attendent leur député pour les renseigner, n’attennent longtemps avant de savoir ce que l’on fait pour eux.Citons quelques noms de comtés sur les 86 : Beauce, $55,000; Bonaventure, $15,000; Gaspé, $24,500; Labellc, $13,500; Lotbinière, $10,000; Port-neuf, $4,000; Témiscouata, $12,250.M.Duranleau termine en disant que le public saura reconnaître ce que le gouvernement actuel a fait et fera encore pour pallier la crise.M.Fernand Rinfret 11 rappelle d’abord que l’an dernier, au cours du débat sur le budget, il lui était arrivé comme cette année de parler immédiatement après M.Duranleau et qu’il avait pris la peine de répondre point par point au discours de celui-ci.Aujourd’hui, M.Binfret ne tient pas à ce que son discours ait la n\oin-dre apparence de parti pris.Il veut simplement profiter de l’occasion qui lui est offerte d’exposer à la Chambre certains problèmes économiques qui se posent dans la ville de Montréal.Comme M.Duranleau avait parlé cependant de la dernière élection complémentaire des Trois-Rivières pour reprocher aux libéraux certains discours qui se sont prononcés pendant la campagne, M.Rinfret fait observer au ministre qu’il est au moins mauvais gagnant.En effet, n’est-ce pas le candidat conservateur qui a été élu, par une faible majorité si l’on veut, mais élu quand in£me, lors de cette élection dans le comté des Trois-Rivières?M.Rinfret félicite le ministre des finances de son discours du budget, surtout d’avoir dit bien clairement dans ce discours qu’au cours de cette année il nous faudra pratiquer l’économie la plus stricte.“Je ne surprendrai pas le ministre, dit M.Rinfret, en lui apprenant que j’ai été récemment élu maire de Montréal.Je me suis déjà aperçu que la plus stricte économie s’im-pose peut-être davantage dans le domaine municipal de Montréal que dans le domaine fédéral.“Le grand inconvénient, ce n’est pas que nous ayons à pratiquer l’économie mais c’est que cela nous soit absolument nécessaire alors que nous nous trouvons dans l’obligation de trouver des millions de dollars pour loger, vêtir et nourrir les chômeurs.Si ce problème ne se posait pas dans notre pays, je crois qu’il serait relativement facile pour chaque corps public de convaincre les gens de la nécessité de retrancher dans les dépenses d’ici quelques années et une telle politique ne tarderait pas à produire d’heureux résultats.Mais encore une fois, l’inconvénient c’est qu’a-lors même qu’il s’agirait de moins dépenser, il nous faut trouver non pas des milliers, mais des millions dr dollars pour secourir l’armée sans cesse grossissante des chômeurs.Je parle maintenant d’après mes quelques semaines d’expérience comme maire de Montréal.“La situation dans cette ville — et je crains bien que la situation ne soit la même dans plusieurs autres villes — est simplement épouvantable, bien plus inquiétante que j’avais pu le croire avant mon élection à la mairie, "Chaque jour, des armées de chômeurs viennent nous trouver à l’hôtel de ville.Ce sont des hommes dans le plus grand dénuement, des hommes qui n’ont pas travaillé depuis des mois, des hommes qui ne peuvent payer leur loyer parce qu’il ne reste plus un sou vaillant.“La situation a empiré pour cette simple raison qu’il y a quelques mois la plupart de ces gens avaient encore un pçu d’argent disponible, ou encore, pouvaient compter sur un parent ou un ami pour les secourir; ou bien ils possédaient quelques meubles dont ils pouvaient disposer.A l’heure présente, ces ressources se trouvent épuisées.Si la situation ne s’améliore pus rapidement, l’armée des chômeurs sera plus considérable l’automne prochain qu’elle ne l’a jamais été dans le passé.Geo.Vandelac Limitée Directeurs de funérailles — SALONS MORTUAIRES SERVICE D’ASIBULASCES, 120, Rachel est, MONTREAL O.Vandalac., jr.Tél.BEIair 1717* Altx.Oour La Société Coopérative DE Frais Funéraires RUE SAINTE-CATHERINE, 302 EST, PLateau 7'9*11 foi.J«*nnott«, prciident.L.-Eugèn« Courtoi*, férunt général -,-irirr-.‘.-7^ “En même temps que la situation se trouve ainsi empirée et va sans cesse en empirant, nos réserves et les moyens dont nous disposons pour secourir ces pauvres infortunés diminuent 'constamment.Réserves et ressources sont déjà considérablement diminuées."C’est pourquoi je fais appel — sans que cela soit peut-être nécessaire — au gouvernement, dans un esprit de coopération, sans la moindre arrière-pensée de parti pris, pour qu’il continue, dans toute lu mesure où cela lui est possible, su contribution pour le secours des chômeurs dans tout le pays.' “Je comprends ce que peuvent penser les gens de la droite et je tiens à dissiper l’impression que certains d’entre eux pourraient avoir, savoir que le problème du chômage est réglé, qu’il n’est plus nécessaire que le gouvernement fédéral, parce qu’il a déjà dépensé beaucoup d’argent à cette fin, continue de faire sa part pour que les chômeurs soient secourus.Tel n’est pas le cas.Nous devons mettre toute notre énergie à rechercher la solution du problème du chômage et ne pas abandonner cette recherche avant que cette solution ait été trouvée.“Je comprends que le gouvernement a augmenté considérablement certains impôts.Comme dé-puté( de ce côté-ci de la Chambre, je n’en ferai pas reproche au ministre des finances; je ne lui reprocherai pas d’avoir alourdi l'impôt sur Je revenu, d’avoir haussé la taxe sur les ventes, d’avoir augmenté d’autres taxes et d’autres impôts, si c’est principalement son intention de se servir de l’argent qu’il obtiendra ainsi pour continuer et pour accroître son aide aux municipalités à propos des secours aux chômeurs, L’ouvrier et les fonds de chômage “Une erreur a été commise.—-elle s’est produite dans notre ville et probablement ailleurs, —- quant au genre de travaux à entreprendre en vertu de la législation de secours au chômage.Tous les corps publics, municipaux et provinciaux, auraient dû adopter comme principe de n’entreprendre que les seuls travaux où l’ouvrier aurait reçu la majeure partie de l’argent dépensé.Malheureusement dans beaucoup d’endroits, cet argent a été déboursé pour la construction de somptueux édifices qui ont coûté des sommes immenses, d'abord pour l’achat du terrain, pour les matériaux de construction et pour procurer des profits substantiels aux entrepreneurs.II ne restait qu’une bien minime proportion des fonds à distribuer aux ouvriers.Mon opinion bien arrêtée est que la meilleure façon d’aider aux chômeurs est d’entreprendre des travaux d’un caractère tel qu’on puisse laisser autant de fonds que possible, dç 75 à 80 pour cent, à distribuer aux ouvriers directement."Je constate maintenant qu’il existe une tendance vers l’abandon des travaux de chômage et pour le versement de secours directs, ce qui permettrait de donner tout l’argent à ceux qui en ont besoin.Je suis d’avis qu’un tel système serait répréhensible au point de vue social, comme au point de vue moral.Je crois que si les gens sont obligés de travailler pour leur argent, ils auront plus le sens de l'équité et de l’économie civique.Mais, je le répète, le problème principal est de se préoccuper du problème du chômage.“Nous en serons bientôt arrivés à une date fatidique dans la vie des grandes villes, je veux dire le premier mai.Comme vous le savez, c’est la date des déménagements.A Montréal, des centaines, peut-être des milliers de gens seront forcés de déménager parce qu’ils ont des arrérages de loyer depuis plusieurs mois, et ils ne peuvent plus se procurer d’abri parce qu’ils ne possèdent aucune espèce de garantie à offrir à leurs propriétaires éventuels.C’est pourquoi je demanderai au gouvernefnent, en dépit du fait que son programme de secours aux chômeurs se termine le 1er mai, de se rendre a la requête qui lui sera présentée de prolonger la limite de temps prévu pour les octrois de secours pendant plusieurs mois encore.Plusieurs projets ont été soumis pour résoudre cotte difficulté spéciale de la présente crise, — la question des loyers.“On a proposé un moratoire sur le paiement des loyers pour quelques mois.Cela serait évidemment injuste puisque ce serait l’appauvrissement d’une autre classe qui a le droit de percevoir ses loyers.“Si au cours de ce débat j’insiste pour que l’on entreprenne des travaux qui emploient surtout de la main-d’oeuvre, c’est que je tiens à attirer l’attention du gouvernement sur l’urgence de certaines entreprises publiques.Pendant la guerre, dans certains pays européens des plus affligés, on a maintenu le travail pour soutenir le moral de lu population.Je crois que les compagnies et surtout les gouvernements devraient aujourd’hui faire la même chose.A cet égard, je diffère d’opinion avec le ministère au sujet des décisions prises concernant les salaires et surtout les destitutions des fonctionnaires.“Le ministre des poste est à son siège.J’ai parlé du terminus postal de Montréal et je crains que les ministres intéressés ne cherchent à Docteurs, Consultes ! I ! le* Grands Conitiui-leurs de France Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Toute l’élertrlrlté médicale —-Colloit & Cio Ultra-Violet* — Quart* — In Cru-Rouge» Lampes asrlatlque» pour salle d'opératlous.-Etablissement* C.Boulitte— Instruments de Diagnostic - -Coilin & Instrumentatlon chirurgicale par excellence.Service d'ingénieur électro-radiologie te Condition* faciles PrU.catalogues sur aemende, PAUL CARDINAUX, D.Sc.“PRECISION FRANÇAISE" 42* Cherrler _ ha.3357 MONTRE*! i se passer la responsabilité de Tun 'à l’autre.J’gi pose la question au ministre des postes qui m’a répondu que je devrais m’adresser au ministre des travaux publics.Celui-ci s’est montré très réticent et je crois bien qu’il eût voulu nie reu-voyer au ministre des postes.Je veux bien être de bon compte et prendre ma part de responsabilité si la chose n’est pas encore réalisée, niais je tiens à dire qu’il est grandement urgent, dans l’intérêt public, d’entreprendre ce travail sans délai.Pourquoi le ministre ne you-drait-il pas passer à la postérité en attachant son nom à cette construction?"Je regrette que le ministre des chemins de fer ne soit pas présent.Je tenais à lui signaler le cas de l’installation terminale 4° Canadien National à Montréal.Je veux bien admettre que le Canadien National est peut-être dans une position financière qui ne lui permet pas de procéder plus hâtivement à ces travaux.“Depuis qu’ils ont été suspendus, on a constitué une Commission royale pour faire enquête sur la situation ferroviaire au pays et je crains que le rapport de cette enquête ne soit pas soumis au Parlement à la présente session.Mais de toute façon, je prétends que le problème du chômage à Montréal ne doit pas rester sans solution.Le gouvernement actuel n’est pas le seul responsable de ces difficultés puisqu’elles sont le résultat des fausses représentations de l’ancienne administration municipale de Montréal.Au nom de ma ville je demande que l’on reprenne aussitôt que possible les travaux de la gare terminale du Canadien National.“J’ajoute un mot au sujet de la conférence économique interimpé-riaie.Je crois exprimer l’opinion de tous en disant qu'on est unanime à souhaiter le succès de cette conférence.Le gouvernement me permettra peut-être le lui suggérer d'aller à cette conférence animé d’un sentiment de coopération er d’entente plutôt qu'avec les idées de protection qu’il a préconisées au cours de la dernière campagne électorale.Il devrait comprendre qn’*n ce moment de crise la coopération et l’entente sont les meilleurs moyens de nous redonner la prospérité.Il est certain que l’on réalisera beaucoup en discutant des grands problèmes de l’Empire avec un esprit de compromis.Le gouvernement obtiendra un magnifique résultat s’il parvient à disposer de notre blé et de nos autres produits agricoles, et s’il trouve en même temps dans l’Empire des débouchés pour nos autres produits.Et quand on aura réglé les problèmes commerciaux de l’Empire, le gouvernement ferait bien de songer, comme nous l’avons fait pendant dix ans, à ouvrir sur le marché mondial des avenues pour l’échange de nos produits, A mon sens, il est inutile pour nous de songer à résoudre seuls nos problèmes.U nous faut avec un esprit de coopération et d’entente refaire nos rapports commerciaux avec le monde.C’est ce qu’il y a de plus urgent.M.John T, Haekett Le député conservateur «te Stan-slead revient sur un sujet qu’il affectionne particulièrement, qu’il a déjà traité à plusieurs reprises depuis qu’il siège à la Chambre des Communes, la question ferroviaire.II avoue qu’il eût désiré examiner le budget sous ses divers aspects, mais en quarante minutes seulement il n'aurait pas le temps de le faire et de soumettre à ses collègues une étude du problème ferroviaire.A son sens, de tous nos problèmes d’ordre financier, c’est celui des chemins de fer qu’il importe de résoudre d’abord.Dans ses discours passés, M.Hacked s’était surtout appliqué à démontrer que le Canadien National est en train de ruiner le pays.Aujourd’hui il a fait des suggestions quant aux moyens qu'il voit pour éviter cela.Certaines personnes sont, d’avis que le Canadien National devrait être cédé un Pacifique Canadien.M.Haekett considère que cela n’aurait pas plus de bon sens que de vendre le Pacifique Canadien au Canadien National.Dans l’industrie ferroviaire comme dans toutes les autres industries, la concurrence légitime est.une nécessité.Il convient donc de laisser subsister les doux entreprises distinctement l’une de Tau-tre.Mais cr qu’il est urgent de faire disparaître, c’est la conourrence ruineuse et inutile que se font les deux compagnies.La dualité de service, en maints endroits, ne peut se justifier.Pourquoi, par exemple, deux convois partent-ils en même temps d’un même endroit pour se rendre à un même endroit quand le nombre des personnes à transporter est à peine suffisant pour couvrir les frais qu’occasionne un seul de ces convois?Des duplications de ce genre sont non seulement inutiles, mais dommageables à nos deux chemins de fer, en définitive dommageable au pays.Sans fusionner le Pacifique Canadien avec le Canadien National, il serait possible de nommer une commission conjointe,.sous 11 présidence d’une personne indépendante, pour s’occuper d'une certaine partie de l'administration des deux entreprises.Cette commission verrait à faire disparaître lc.s duplications inutiles dans le service du transport et de ce fait une économie d’à peu près quatre-vingts millions rie dollars pourrait être faite chaque année.Quand le ministre des finances a annoncé récemment que le trésor fédéral devrait nvarrcet $119,-600,000 pour couvrir la différence entre la recette et la dépense du Canadien National, l’année dernière, la députation a paru surprise.Pourtant, la plupart des députés devaient s’attendre à ce qu’il en sait ainsi, Mais n’a-t-on pas pris l’habitude, depuis des années, de combler les «léficits au Canadien National à même le trésor public?C’est pourtant un régunc qui ne peut continuer bien longtemps.Il appartient au parlement de prendre les mesures qu'il faut pour ar-rêter cette saignée périodique du trésor public.M- Haekett fait observer que la solution qu’il offre n’est qu’une solution temporaire.La commission qui a été chargée de faire une enquête complète sur nos chemips r T à 4>iGiAi est celui fixé par l’estimateur du tarif du gouvernement fédéral.La grève de Cadiz Cadiz, Ohio, 21 (S.P.A.) — On a lire cinq coups de fusil dans la direction d’un journaliste et d’un officier de milice ce matin, dans la région qu’affecte la grève des mineurs.L’évacuation d’Amoy Les communistes prendront U ville — Croiseur britannique dans le port Amoy, (Chine, 21 (S.P.A.h -Les forces du gouvernement ont commencé aujourd’hui à évacuer la ville que Ton s'attend à voir tomber entre les mains des communistes d’une heure à l’autre.Le général communiste Sun -Liang Gben a bal-tu les troupes du gouvernement à 'hiaintes reprises et rien ne semble pouvoir arrêter sa marche triomphale sur Amoy.Le croiseur britannique “Devonshire” se tient dans le port pour protéger les citoyens britanniques parmi lesquels il se trouve un certain nombre de femmes et d’enfants.Les Chinois se réfugient dans la campagne en grand nombre, pour tâcher d’échapper au pillage et au massacre.La ville reste calme cependant.Une dépêche de Hongkong annonce que Ton envoie des troupes en toute bâte de Canton et de Nankin pour tacher de sauver la ville.La loi des faillites M.Adélard Godbout’ croit que cette loi ne devrait pas s'appliquer aux cultivateurs québécois Ottawa, 21 (S.P.C.) — M.Adélard Qodbout, ministre de Tagricul-ture du Québec, a formulé au comité parlementaire des faillites, aujourd’hui, l’opinion que la loi ries faillites ne devrait pas être applicable aux cultivateurs québécois.Cette loi, qui permet au cultivateur de se déclarer en faillite mais interdit au créancier de mettre le cultivateur en faillite, a donné de mauvais résultats, a dit M.Godbout.Elle a porté atteinte nu crédit du cultivateur.L’Assemblée lé gislative du Québec a déjà adopté un voeu pour faire amender cette loi.M.Godbout croit que les cultivateurs québécois eux-mêmes ne désirent nullement cette loi.L’ex-ministre de la justice, M.Ernest Lapointe, a exprimé l’opinion que si en principe une loi fédérale doit s’appliquer au pays tout entier, la situation signalée par M.Godbout est une exception et il y aurait lieu d’y remédier.Moindre accusation contre Y.DesOrmiers Yvonne DesOrmiers, accusée de mans-'aughter à la suite de la mort de Willie aduc qui a succombé à l’hôpital St-Luc samedi soir aux blessures infligées par des coups de couteau le 6 décembre dernier, a subi ce matin son enquête prélF minaire devant le juge Perrault.Après avoir entendu les témoins de la poursuite, le juge a condamné l’accusée à subir son examen volontaire le 2.8 avril sur une accusation de lésions corporelles graves.^ Un déraillement Tentative de vol dans les automobiles Le sergent-detective Adélard Laberge.} remploi de la maison Dupuis Frères, a opéré hier après-midi l’arrestation d’un nommé Nicolas Campanello qu’il prétend avoir surpris en tram d’essayer de pénétrer dans des automobiles remisées près du magasin dans l’intention d y commettre des vols.L’accusé a opposé une vive résistance lorsque le détective Laberge Ta aporéhendé.Il » comparu ce matin devant le magistrat Maurice Tétreau.Il » protesté de son mnnocence.Il subira son procès le 28.Légers reculs Le marché a été peu actif el faible ce matin.Les reculs, pour la plupart, se réduisent à quelques fractions, Ganada Gement a été particuliérement faible, le titre privilégié tombant de 2 points à 4(1.Le litre ordinaire a fléchi d’une fraction, puis s’est remis à 4.Pacifique Canadien a reculé de 1-2 à 14 de meme que Ganadian Gar à 12.tandis que Brazilian N Steel onl reculé d’un quart de point chacun.4 W A LC STREET Les cours sonf faibles New-York.21.— Les cours ont lentement reculé ce matin.Il y a eu une légère reprise peu après l'ouverture mais elle n’a pas duré long temps et toute la liste s'est mise à fnliblir lorsqu’on a remarqué un mouvement de ventes dans le cas de certains titres industriels el d’utilités publiques.Standard Oil of N.T.et Royal Dutch ont reculé chacun d’nn point de même que American Telepho-ne.Allied Ghemical et Santa Fe.Les ferroviaires, dans l'ensemble, ont été fermes mais peu actifs.DuPont, American Can et Air Réduction ont fléchi de quelques fractions pour toucher de nouveaux bas.IJ.S.Steel a touché son bas d’hier puis s’est quelque peu repris.Une femme et son enfanf perdent la viej Windsor, 21 (S.P.G.) — Une > femme, Mme Robert Graig, el sa filletle ont perdu la vie dans un I incendie qui a détruit leur maison, dans le canton de Sandwifch-ouest.CHRISTIAN X, roi de Danemark et d’Islande — Né à Copenhague en 1870, ?ils de Frédéric VIII, (I succéda à sc» père en 1912.I Cinq ans pour vol de bijoux valant $1,500 Le magistrat Enright a condamné ce matin Albert Simon, I 1 5 Sherbrooke est, coupable dàvoir commis cinq vols avec effraction dans des maisons privées, à cmq ans de pénitencier.L’accusé avai* volé pour plus de $1,500 de bijoux et d’autres obiets de valeur dans cinq résidences privées ou il s'était introduit au moyen de fausses clés en l’absence des propriétaires.La pension de M.Crépeau La raison légale Semt-Pierre.Parent, Damphousse, Butler, Ménard et Choquette, c’est-à-dire les avocats de la ville, a présenté ce matin en Cour de pratique une mot'on pour se faire substituer à Mtres Masson et Boyer comme procureurs de la ville dans la cause de jules Crépeau contre la Cité de Montréal M Masson s'est objecté à la motion, et le juge Boyer t a continuée à lundi prochain, !e 25._ t ___________ L'exécutif rencontrera la Chambre de commerce Le comité exécutif rencontrera ce* après-midi, les représentants de la ’’Chambre de commerce’’ et du “Board of Trade", pour discuter certaines que» fions d’administration, La réunion aura lieu à 3 heures.Les membres du comité exécutif ont visité ce matin, le marché de la rue Atwater et le restaurent de la montagne._____ La semaine du nettoyage Le comité de la "Semaine du nettey#-ge" se réunira cet après-midi à T hôtel de ville.Portsmouth.Ohio, 21.(S.P.A.) — L’enlèvement de quatre boulons à un aiguillage a causé le déraillement d’un train voyageurs et a coûté la vip à deux employés de train, à une vingtaine de milles à Test de celle ville, ce malin.Un garçon de 18 ans a été arrêté à la suite de ce déraillement.La vente d’un chemin de fer au P.C.Washington, 21.(S.P.À.) L’ex-sénateur Arthur R.Gould, du Maine, a présenté aujourd’hui une requête à la Commission du commerce entre Etats pour que Ton étudie de nouveau la question de la vente de son chemin d5 pages, format 6 x 8, beau papier.En venle au Service de Librairie du Devoir, au prix de 11.00 franco.VICTOR-EMMANUEL III, ROI D’ITALIE D« I* dynastie de Savoie, né «m septembre 1869.a succédé à son Le capitaine Landy reçoit la canne Cet événement marque Couverture officielle de la saison de navigation, dit M.j.-H.Rainville en présentant les hommages de la Commission du port au commandant du “Beaver-burn" — La réponse du récipiendaire A midi s’est déroulée, sous un beau soleil, sur le pont du cargo Heuverburn, de la flotte du Pacifique Canadien, le premier transatlantique à remonter le fleuve jusqu'à Montréal, la cérémonie de la remise de la canne à pommeau d’or au capitaine de ce premier navire.M.J.-H.Rainville, président de ïa Commission du port de Montréal, entouré de ses collègues et de nombreux invités des cercles maritimes de Montréal, a remis une magnifique canne au capilaine Ed win Landy, du ÿtaverburn.M.Rainville Cet événement, dit M.Rainville, marque l'inauguration officielle de la saison de navigation.Il est devenu traditionnel pour la Commission du port.Aujourd’hui celui qui gagne Je trophée est un Vieil ami du port et une figure familière parmi nous.Voilà trois décades que le capitaine Edwin Landy visite fréquemment le port de Montréal durant la belle raison.Pendant cette période il fut toujours au service de la flotle du Pacifique Canadien et depuis 1915 il a l’honneur d’en commander les navires.11 est par conséquent juste que le capitaine Landy soit cette année le récipiendaire de la canne à pommeau d’or.Je le félicite de tout mon coeur et j’espère que pendant de longues années encore il pourra exhiber cette canne à ses amis comme l’un de ses meilleurs souvenirs de sa vie de maéin.Le capitaine Landy, reprend M, Rainville, est Irlandais et comme tout bon Irlandais, il est né pour la chance.Ile reçoit ce cadeau le jour même de son anniversaire de naissance^ 11 était aussi convenable que le trophée allât cette année au capilaine d’un cargo, car bien qnp la flotte des paquebots fasse l'orgueil du port de Montréal, nous devons beaucoup aussi à la flotte qui transporte les marchandises d’un port à l'autre.Le Beaverburn est le type du cargo moderne, rapide et spacieux cl commandé par un capitaine comme le capitaine Landy, il ne peut que contribuer à la prospérité du port dé Montréal.L’ouverture de la navigation, continue M.Rainville, donne toujours à la métropole un regîiin d’activité nouvelle.Tout indique que la saison sera fructueuse et je caresse l'espoir qu’à l’automne les affaires auront décidément repris.L’industrie de la navigation est le baromètre de la situation des affaires et il est à espérer que la saison de navigation à Montréal sera l’indice de l’amélioration des affaires.Le capitaine Landy Après avoir reçu des mains du président de In Commission du port la canne à pommeau d’nr, le capitaine Landy a prononcé l’un des meilleurs discours que jamais capitaine ait prononcés dans une telle occasion.C’est une joyeuse satisfaction que j’éprouve d’être le récipiendaire de ce souvenir et d’être l’objet de cet honneur.Vous savez en effet qu’il y a déjà de nombreuses années que je rends visite au port de Montréal.St vous me regardez de près, dit-il en faisant allusion aux cheveux blancs qui dépassent sa casquette de commandant, vous vous apercevrez que les années se sont accumulées sur ma tète.Ce n'est pas tant à moi, dit-il, qu'au navire même et à la compagnie qu’il faut s’en prendre si le beaverburn est entré le premier itans le port de tous les transatlantiques.Comme les quatre autres navires du même type, le Ilea-vrrbnrn est devenu pour rnoi ilin véritable “homme”.Dans une couple d’années ce sera l'heure de la retraite.Je conserverai comme un doux souvenir cette canne que vous me présentez aujourd’hui.Si votre souhait se réalise et que je vis encore longtemps, elle me servira aussi à soutenir mes jambes défaillantes peu habituées à fouler les trottoirs des villes.Encore une fois, je vous remercie.M.Rainville et vos collègues.de ce cadeau et de cet honneur.Aux côtés du président et du capitaine on remarquait MM, John-C.Newman et H.-J.Trihey, commissaires du port; MM.W.-À.Wain-righL assistant du président de la Canadian Pacifie Steamship*; A.-D.MacTier, vice-président du Canadian Pacifie Bailmay: le capitaine W.-G.McGiffin, surintendant général de la C.P.S., le capit&ine J.Turnbull, commandant du Mont-dare, M.L.-H.-A.Archambault, secrétaire de la Commission du port; M.Paul Leclaire, ingénieur du port; M.J.-H.Paré, président de PAs-sociallon des marins ranadiens.ainsi que plusieurs autres.De la neige sur la côte ouest américaine T>os Angeles, 21.(S.P.A.) l'ne tempête de neige a désorganisé les services de transport sur divers points de la côte ouest des Etats-Unis aujourd’hui.On ne signale aucune perte de vie.Le vent a atteint une vitesse que l’on esti me à 50 milles à l’heure.La Bourse de New-York Le comité sénatorial d’enquête assigne bon nombre de courtiers comme témoins Washington, 21 (S, P.A.).— Le comité du Sénat des Etats-Unis qui enquête sur les opérations à la Bourse vient d’assigner comme témoins un bon nombre de courtiers, l/es agents du comité ont fait la liste de toutes les ventes à découvert faites à la Bourse de New-York le 8 avril.Iis ont ensuite fait te choix des grosses ventes, celles de 2,50(1 parts et plus, qui s'élèvent à 350.Et ce sont les courtiers qui ont fait ces ventes qui ont été assignés comme témoins.Il est possible que les noms des baissiers soient connus du grand public aujourd'hui et c'est avec anxiété que Ton va suivre les séances du comité dans bien des milieux._ Mort du mathématicien Peano Turin, 21.(S.P.A.) — Le mathématicien Giusepipe Peano est décédé subitement dans cette ville, il y a quelques heures.Il était âgé de 73 ans.Tempête de neige dans l’Alberta Winnipeg, 21.(S.P.C.) — L« sud de l’Alberta a été en proie à une forte tempête de neige ce matin.Deux cents poteaux de télégraphe et de téléphone ont été rompu dans la région de Calgary.A certains endroits, H y a quatre pieds de neige.L’anniversaire de la fondation de Rome Borne, 2t.(S.P.A,) — Les Romains fêtent aujourd’hui le 2,685e anniversaire de la fondation d< Rome.M.Szé démissionne Nankin, 21.(S.P.A.) M.Alfred Szé a résigné aujourd’hui ses fonctions de ministre de Chine en Grande-Bretagne, A cause de son étal de santé.M.QUo Tai Chi lu succède.Convictions par le R.P.Adrien-M.Malo, Fran.ciscain.Table des matières; Préface par Damien Jasmin, a i9o0 83 can.Copper Ref.6 7, 1945 87 Can Co/tons avt , 19+/I 91 C.P.H.5 ,.1934 91 C.PK 4'5!r, 1944 /O - .j C.P.K 5 c.1954 ?T 81 Cedars Rapids a11.1953 97 Oom Can aers 6 >, 1940 96 LK>m, (jriaas 6'./2 1414 14 7% Midi 2*4 87 Va 9 Vi 18 4 d’/a .80 14’i 39 12 Va 65 s 3 8 16 1 5 3/4 12 I 13 V2 46 93 I Chang.- Va + .05 + 4'4 Va Les chiffres concernant le trafic maritime du port d’Anvers en 1931 reflètent, ainsi qu’il fallait l’attendre, 1 influence que la crise coati' nue à exercer sur l’activité de no- S'ombre de navires de Tonnaae mer entrés 1931.10,559 22,388,342 (930.11,002 23,465,452 1929.11,582 24,325,103 15*28.11,3 3 3 23,604,559 tre premier établissement maritime.Le tableau qui suit permet de comparer les chiffres totaux de 1931 à ceux des années précédentes : Poids des (en débarquées 10,522,833 10,477,796 12,558,293 10,653,331 marchandises tonnes) embarquées 10,288,389 11,627,285 13,653,269 13,828,603 76 8a 91 81 35 85 R6 95 99 99 66 St-DenU.— Hue DeLanaudlérr.bAtisses No 5139; lots Nos 339-719.parti* 718; terrain A Paquette vend a F-E, Paquette, 19.000- 3 C.V.Roy.notaire—1932.St-Jean — Rue Hutchison hi tisses N05 6907 à 6900a lots Nos 641-3-145; 641-3-146; terrain 50 x 78 pieds.Dame A Lemieux vend a A.Lafoad, *4,500 J.-A.Lalancette, notaire-1932.St-Paul — Rue Hamilton bittmea loti No 3739-3: terrain Dame D M an'peut ; et al vendent A j.h Oauvreau.*x,00ü ' L.-E.Hétu.notaire—1932 Rue tiamiUon, bitisses: lot No 3739-31.I terrain La cie Mutuelle d'immeubles Li- I mltee vend A Banje D Montpetit et al, : 1370 et autres considéra rions.L.E Hétu, notaire - 1932.-, - .i- - Les re«cîements Mont L H.and Pow.5 r 1933 106' (Prix lanls).Steel of Canada „ A la réunion annuelle des actionnaires de cette compagnie, le président Ross H.McMaster, a exprimé l’opinion que la prochaine conférence impériale qui aura lieu à Ottawa à l'été n’aura pas pour effet d’augmenter la concurrence pour les produits qui sont, déjà fabriqués au pays, mais qu'elle devra tendre à diriger vers les pars qui font partie du Commonwealth britannique les achats qui sont présentement faits dans les pays étrangers.Ai.McMaster n’a ete que très modérément optimiste quant aux conditions présentes.U n'n ose faire aucune prédiction parce que la situation actuelle dépend d’un trop grand nombre de facteurs d’importance mondiale.Canadian Dredge Le rapport de Canadian Dredge and Dock Go.indique une forte diminution des recettes.Les bénéfices d’exploitation n’ont fie que de $267.80(1 comparativement a 4432.385 en 1930.Après soustraction des impôts et de la dépréciation.qu> ont été plus con ,n* née précédente, le bénéfice par action n’a été que de $L.>6 comparativement à *3.71 en 1930.Les salaires A la suite d’une enquête laite dan» le* principale- industries américaines par Washington, on constate que les appointements des dirtc.eurs d'entreprises ont été di-minués en moyenne de 2ü'L depuis deux ans.les salaires des employés d'environ 15% et ceux des ouvriers de 13rc.Pendant la même période, le cOût de la sic a diminué d’un peu plus de 20F,.ce qui semblerait avoir amello'-e la position des ouvriers, mais en fait ie-u«* salaire reel a été diminue dans d»- plus fortes proportions parce que les heures de travail ont été diminuées dans plusieurs industries.On calcule que de ce fait le revenu net des ouvriers a baisse d’environ 31 "c.National Steel Car National Steel f.ar.dont la politi que depuis quelques années a été de diversifier le plus possible sa production, tant en ajoutant de nouveaux departements a ses usines qu'en fabriquant au Canada pour le compte tie marwifacturiers américains, vient de prendre le contrôle de W illiam Hamilton, Limited, compagnie produisant drs machines poui l’industrie minière et pour l’industrie papetière.Feu M.Léopold Roy M.Léopold Roy est décédé a Ber-hierville à l'âge de 4t! ans.Lui survivent : sa femme, née Aurore Elément et cinq enfants en bas âge.Feu M.Roy était le frère de M.l'abbé P.-E.Roy, secrétaire de S FL Mgr Papineau, évêque de Juliette.Les funérailles auront lieu samedi matin à 10 heures à Rcrthier-sille.'vos condoléances à la famille on deuil.A la Chambre de commerce La Ghanibre de Commerce a tenu une réunion hier.Elle a adopté une motion de M.Duquette, president.pour demander le maintien de la commission industrielle et la diffusion de propagande pour ap prendre aux capitalistes étrangers les avantages qu’offre la province de Quebec.OEUFS ta douzaine aux détril FRAIS .24 à .23 .,23 a .24 .21 a .22 .19 à .20 Mont.L.H *na Pow S'e 1951 : Mont Tram à‘,c, 1941 Mont.Trmm 5 v 1955 Mont.Tram 4'*'*, 1953 Mont.Pun.8*r S-',.1942 Mont WW and P 4V,.1932 McKinnon Ind.(ViCV, 1945 Mont c and Mt*.a(V/.194" Ontario Steei P 6 1K3 Ottawa Meet rtc Sr 1833 Ottawa Oaa 5%.1934 Ottawa Va/ Pow 5** c-, ¦»"0 Pacific Burt 6Vv 1937 Penman * 5 V r, 1951 Siueoec Pow*r 5%.1968 Rio Jan Tram SV*.1934 Kioraon P.and P 6 n 1942 P own ira* Co 6% 1937 et Law Flour 6",.1941 St.Law bugar 6-, 1832 Steel of Can d5-, 1940 lornnto carpet 6’r.1944 Cha*.Waimale?6'^ 95 90 72 65 95 3* 93 75 70 Brazilian a.a.ou B C Power "A” B«n Telephone Build Prod.A” Calgary Power Can.cement prie.Can Malting Can.North Pow.>~an.Norm.Pow.pm Can Wire "A" Can Bronze Can Bronze pm Can, Car Can Car pm Can, Converters Can Fairbanks prtv C.G Elect, prlv.Can.Hyd Bee.prlv.Dit.Prix Rend t’00 IQt, B88 » 18 S3 15 W I 25 48 II 13 So 44 11 90 4 m 2 00 8 00 2 00 6 00 6.50 1 50 80 7 00 400 1 25 7.1X1 1 00 8.89 11 11 9 0S 13 11 4 80 13.54 13 64 8.15 8 24 9.06 11 36 7.78 -, 22“ 1 75 12 14_ 2.00 25 S.OO 6 00 60 10.00 3.50 457, 6.45 6 00 40 15.00 Spéciaux.Extras .Premiers .|Seconds .Ces prix «ont pour les oeufs livrés dans des cirions.Les oeufs en vrac se vendent 2 s.île moins | la douzaine.VOLAILLES i Prix la livre aux detaiiiantî pour volailles plumées cie la qua-; tué “A".Les prix pour la qualité can.-American True ‘B” sont de 4 sous plus hast.Poulet à rôtir.23 a .28 .Poules .l‘J à ¦24 Jeunes canetons .29 Lanards à rôtir.23 Dindons.26 à .28 Oisons .18 Oies .17 » v*» 4 uuujc «.i ura Dom Bridge 1 uu 2 50 ill 27 » B» 9 26 1*4 98 nom Glass 500 48 10 42 1*6 Dom Glas» prl».7 U0 105 6.67 95 98 Dom Storet 1 20 17 7.0} 90 Dom Textile 5 00 40 13 511 ** 91 Dom Textile prlv.7 00 100 7 0(1 10U Eastern Dairies 1 00 10 10.00 85 90 Foundation Co, 50 8 6.25 81 84 Goodyear pnv 7 00 90 7.78 84 86 Chas Qurd 3.60 121» 13 02 85 Ham.Bridge prlv.650 60 10.8?100 Hoiltnger 65 4.60 14.13 87 Imperial Oli .50 8 6 25 103 Imp.Tobacco ext.tne!.’ 52 ^ 77* 7 T7 102 liner Pet.; oo 9», 1038 90 Jamaica PS prlv.700 10O 7 00 75 : laite Shore 2 SO 26.50 9.43 I.;ndsay, C.W 1 (XI S 20.00 Cours des trusts fixes POMMES DF.TERBE N.-Brunswick, 80 Ibs Montréal.80 ibs .42 â .45 .30 â .40 Floride, le baril.18.5b à $9.M LES FRI ITS Oranges de tUGifornie, Sunlmt: no 12b, ÿ4.7i»; IM», $5.25, 176-266-JH6-25U-288, 15.50.324, 15,00.Fruits- caLforniens: poires Win-it’I Neibs.boite, $4.00.Pamplemousses de la Floride, 64-70-96.$5.25.Citrons de Messine, No 30Ü, Can.icier.Trust Corporate Trust , .Cuimitanre Trust •E/rwt Oîniodian •Secoua custodian *t>iv Trim a •Uo H •Do Ci F::»s A'.Canadian •indépendant* Trust •Low PU ceo North An-, Trust noue •Lu:’.«S Fixed •Cnîted Insurance Trust •United N.Y Bank Trust •Un Oli Trust North Amer T.S nouv Do.vieux Cumulante T.S New Corp T 8 A-cum Do Dlîtnb Five Yeer Eïx-d T S Oïd corp l S Offre 1.70 2>S î-4 2, S;-, 5‘9 1 «O m 1>4 2 IJ» 2 55* 54» 3 -» 1 90 2 05 26* 1 70 ! 70 î 3.1 L76 i»em 3 1 a< 2 .%10 7-*» 2-» 2^ 2 05 2 05 2 H la.il «7 f O-il’At.NïfS UF.PLACEMAN i S 4./ A.Citrons de Californie.*4.Bananes, no I, le régime, Fraises, la chopine, .38, Ananas.18-24-30.*3.75.1‘onune*.Baldwin.*6 C Melons Honey Dew.6-7.* JO.13 •Amer Founders Com 1 •Brit.Type In' “w 1 •«Quit y lav.vm It 21 •r«a- Cap Trust s 1 iTuSSlïZ ment*.1 .S A ' Ï’O 3 Da.B 2 ¦* 3-» •Nat.Bond * 8h*r« It a 21 \auo£ .- v»îae Ser l\ 3 •Ohi'-é! ¦4 Common T-'tst A *V 8 Elec L'.g * P A .13 L, 15‘, , MacKinnon S prie ; MeCol1 Frontenac Mclntrre Mont Cottons Monfei.Cottons prlv.Mont.Power j Mont Tram Nat Brewer.es Nat Breweries prlv.National Steei Car Oglivse Ogiivte priv, Ottawa Pow.P*ge Hensey .Penman» Penmans priv._______ Power Corp Power Corp prlv.j Queoec Power .f Shawinfgar.Sher WUllams prie 8o Can Power j South.Can Pow prtv.• Steel of Canada Steel cl Canada, prlv .reex Hughes T oofce Bros prr Ihjcleett Tch.prlv ; '.’.au prtv : XTalier-Gooderhem BANQUES i Montréal j Nouveïie-Ecosse ; Canadienne \a-;oaa> \ Commeroe 1 Roy»;* 6.50 50 1 3.00 7 00 80 8.75 60 8 7.50 1 00 16.25 6 15 6.00 75 8.00 7 00 80 1 50 36 10 00 112 2 60 24 1.75 31 2 00 10 8 00 185 7 00 100 6 30 100 5.00 41 3 00 25 8.00 S3 2 00 6.60 200 2 09 7 00 î oo 6.00 1.75 1 75 60 roo e6 70 16 33 95 15 88 16 231* 3 80 ISM 7 00 115 700 68 .25 35, 12.00 205 16 00 259 10 00 150 12 00 176 12 00 21»! 8.75 4 16 8 S3 6 66 5 65 20 00 4 32 "00 6 06 12 20 1200 6 45 5.58 8.57 12.50 303 7 37 6 67 6 82 10.94 ' 45 15 79 12.73 6.09 10 29 7 42 5.85 ! 6 18' 6 57 , 6 32 ! 5 97 ; Do B •F Sur le Curb d» américain* R s rgent - blanc et noir, de LEGUMES Floride.P Bahamas.30 Ibs.d'HUL Celen 1 ornâtes ai*» «2 .M).Patates sucrées, 11M.Oignons égyptiens.15.W Laitue iceberg, c Haricots verts 11 Pois verts.$3.75.Radis, la do Con c cim 11.73.Asperges, bo Phubarrte.i fI,«L f* ÏJtvW |1 H)- Bourse de »xcw-York l.-Paul BENOIST, C.P.A.COMPTABtJS PtTBI.IC LICKNOt» SPEC t AL 11 ES.Vérifications usunief-pales, scolaires.comn»«reiales et industrielles «a* es* St-Erançol* Xavtw» - rlu ï«a Té4 sCArqnette SSS» Ceiir* raor*«s ear s» nrurrRioN a RsiNsiur m ru» Notre-Dame oom.Alt Réduction Allied Chem.,-ai American can American Ac Pore g r.Power American Power * 1 ight American Bmeitln* American Wate- '.VojV* Atnericah Te!.AT»' Anaconda Atchison A'îantic Refining Atihiirn Baltimore A Ohio Bethlehem Hteel Canadian Pacific ! 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