Le devoir, 13 novembre 1913, jeudi 13 novembre 1913
MONTREAL, JEUDI 13 NOVEMBRE, 1913 UN SOU LE NUMERO VOLUME IV—No.265 ABONNEMENTS : Édition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.*3.00 UNION POSTALE.„ *6.00 Édition Hebdomadaire : CANADA.*1.00 ETATS-UNIS *1.50 UNION POSTALE.•-* -»= A J- • •- LE DEVOIR £ RHadtion et Administration; V* RUE SAINT -JACQUES ' ^ JM O N JlR E A L.u des conservateurs, et nous souhaitons que sa persévérance finisse enfin par imposer au parlement provincial une réforme nécessaire.Nous souhaitons également qu’il [ sa trouve quelque* esprits libres pour soulever la question à Ottawa et montrer l’absurdité du régime actuel, - 0.H.SUR LE PONT D’AVIGNON.Puisque notre conseil municipal est en veine de protestation, pourquoi ne proteste-t-il pas contre la conduite, disgracieuse des élèves de la Kelvin Technical High School, de Winnipeg, qui envahissaient, pendant ia nuit, il n’y a pas longtemps, un couvent catholique du Manitoba?Ça devrait le toucher autant que l’affaire de Kiev.# # * Un correspondant du Mail écrit que M.I-espérance sera quelque bon jour ministre fédéral, si son parti reste au.pouvoir.M.I-espérance lira, tout ému, cette nouvelle conditionnelle, * * * La Patrie conseille aux libéraux de ne pas trop se réjouir de la démission forcée de M.Morrison, député de Macdonald, et leur rappelle celle, non moins- forcée, de M.Cardin dans Richelieu.Il n’y a à se réjouir ni d’un fait ni de l’autre.Les deux partis sont peu scrupuleux, quand il s’agit de remporter des élections.Maïs, en temps ordinaire, ils sont aussi orgueilleux (pic le publicain de l’Evangile.quand ils se comparent l’un à Tautre.* # # L’industrie du sucre d’érable s’en va, disent les dépêches d’Ottawa.Quel chagrin pour ce pauvre docteur Pâquet! Le Veilleur.L’ARTICLEdT M.PELLETIER A la dernière heure, et vu l’encombrement des matières, nous .sommes contraints de remettre à demain Particle, déjà composé, de M.Georges Pelletier sur les réformes nécessaires dans notre système d'immigration.Québec, 12 •— Le débat sur l’adresse n’est pas fini.Sir Lomer Gouin n’était pas prêt ou pas disposé à répondre au chef de l’opposition aujourd’hui.Cela a paru surprendre ses amis autant que ses adversaires bien que M.Laurier, présent durant les discours du proposeur, du secondeur et une partie de la critique de M.Tellier, eut quitté la chambre vers la fin du discours du chef de l’opposition.La séance s’est ouverte vingt minutes après trois heures.M.Lavei-gne a demandé la raison de ce retard.On attendait évidemment l’arrivée du grand chef libéral dont l’entrée a été saluée de longs applaudissements.Sir Wilfrid était accompagné de l’hon.juge Cannon, de sir L.A.Jette, des sénateurs Tessier et Choquette.Des fauteuils leur étaient réservés sur le parquet à droite de l’orateur.M.Camion, le proposeur, a fait un discours, mi-agressif dont M.Tellier s’est quelque peu amusé.Le député de Dorchester a parlé trois-quarts d’heure avec assurance.En somme son début n’est pas mauvais.M.Bullock parle bien, sans prétention, avec clarté, facilité et même une certaine élégance.Son discours a plu à tout le monde.L’opposition a chaudement applaudi son chef qui a parlé avec sa courtoisie habituelle et remis vigoureusement certaines choses au ooint.MM.Lavergne et Prévost ont applaudi les passages du discours de M.Cannon dirigés contre l’impérialisme, que M.Laurier n’a pas paru goûter beaucoup.M.Cannon redoute autant ce qull appelle le chauvinisme.Il doit être uu partisan de la conciliation si proche parent des concessions perpétuelles.*¦ * » M.Cannon remercie le premier ministre de l’avoir choisi pour proposer l’adresse.C’est un honneur qui prouve que le chef du cabinet s’est souvenu de la loyauté des électeurs de Dorchesler.Quelques mots d’éloge à l’égard du Dr Morisset, son prédécesseur, puis M.Cannon tombe immédiatement ses adversaires qui, dit-il, ont rabaissé le niveau de la discussion publique.Les citoyens de Dorchester les ont punis en leur infligeant leur mépris sous forme d’un triomphe pour le gouvernement.La sanction de la politique libérale par le peuple était donc complète, et c’est juste puisque le parti libéral a sauvé la province de la ruine et de la banqueroute où l’avaient conduite les conservateurs, et laissée avec un crédit humilié sur tous les marchés du monde.Cette restauration ne suffit pas cependant pour assurer le développement rapide de la province et c’est pourquoi les provinces s’adressent à Ottawa afin d’en obtenir un revenu proportionné à leurs besoins.C’est M.Laurier qui a donné la première augmentation de subvention aux provinces que sir John McDonald leur refusait.De ce rajustement des relations financières entre Ottawa et les provinces dépendent le maintien de notre régime constitutionnel et la garantie de notre autonomie provinciale.En ce temps d’impérialisme outré il importe, dit-il, que nos hommes d’Etat rendent plus puissants les gages de nos libertés locales.A propos d’éducation, M.Cannon dénonce le groupe qui érige en doctrine la critique injuste de nos méthodes éducationnelles et ce qu’on appelle notre infériorité intellectuelle.Il loue l’intelligente sollicitude du gouvernement pour l’industrie forestière et insiste sur l’importance de la colonisation au point de soie de notre influence dans la Confédération.Il croit que l’immigration bien choisie et le rapatriement dç.s Franco-Américains assureront l’établissement des régions nord de la province.Pour cela il faut de l’argent et malgré les efforts des provinces, celles-ci ne suffisent pas à la tâche.Le gouvernement fédéral doit les traiter avec plus de justice et ne point les sacrifier aux jeunes territoires de l’ouest.Enfin du tableau de M.Huot, M.Cannon dit qu’il se dégage une noble et grande leçon de patriotisme.Elle nous enseigne, dit-il, ce que peut accomplir, en face des obstacles les plus formidables, un peuple héroïque qui refuse de se plier aux exigences de la tyrannie.Aux générations d’aujourd’hui elle démontre que la suprématie anglaise est avantageuse à toute contrée qui sait Inspirer le respect aux autorités impériales ; elle indique que l’impérialisme outré est une menace pour notre autonomie coloniale et que le chauvinisme exagéré est un danger pour noire développement national * # H M.Bullock rappelle d’abord la courtoisie dont les députés anglais de la législature sont l’objet de la part de leurs confrères canadiens-frança'is, adresse un mot d’éloge à M.Walker, décédé depuis la derniè.«e «eftsioitt puis U parle de la posi-^ tion supérieure de la province de Québec au point de vue du sol et de la population.Le gouvernement actuel a compris que pour tirer parti de ces avantages il fallait des réformes et le peuple est de cette opinion si l’on en juge par le résultat des élections partielles.Au contraire de l’opposition, le parti libéral a un programme et chaque session en voit l’accomplissement graduel.Parlant du coût élevé de la vie, M.Bullock croit qu’une des principales causes est l’insuffisance de production.Nos terres ne sont pas cultivées comme elles devraient l’être, et le remède est dans l’éducation de la classe agricole.Québec possède à la fois tout ce qu’il faut pour devenir le centre industriel et agricole du Dominion, pourvu que l’instruction soit appropriée aux besoins de l’industrie et de l'agriculture.Plusieurs manufactures ont dû aller s’établir ailleurs faute de main-d’oeuvre compétente.L’instruction publique a fait beaucoup de progrès depuis quinze ans mais il resie encore beaucoup à faire avant d’arriver au port.La province a un bon pilote cependant et le succès esl assuré.En matière de tempérance, M.Bullock rend hommage au clergé et aux organisations religieuses pour les résultats obtenus jusqu’à présent.La province de Québec est, à son sens, la plus tempérante de toutes.* * * Après les félicitations d’usage aux proposeur et secondeur de l’adresse, M.Tellier souhaite qu’ils emploient leur talent au service de la province en quel cas il est sûr de les avoir souvent pour compagnons d’armes.Il ne s’offense nullement des compliments que le parti ministériel se décerne ni des chants de victoire qu’il entonne à propos des élections partielles ; il tient seu.lement à faire remarquer que le gouvernement ne parait pas toujours aussi sûr de sa cause.Comment se fait-il qu'il choisisse toujours les pires saisons de l’année pour consulter le peuple et qu’en plus il limite au minimum les délais pour le scrutin ?A Huntingdon, par exemple, comté de 60 milles de longueur, l’opposition n’a eu qu’une semaine pour faire la discussion ; quelques jours de plus lui eussent assuré la victoire.Elle a tout de même réduit la majorité de moitié, peut-être des deux-tiers, ce qui n’indique pas l'enthousiasme croissant de l’électorat pour la politique ministérielle.Des élections faites dans ces conditions sont des abus de pouvoir et c’est pour empêcher ces abus que l’opposition proposait en 1912 des élections à date fixe, proposition que la majorité repoussa et que l’opposition reprendra lorsqu’il lui sera donné de mettre son programme à exécution.Cette réforme aurait, entre aulres résultats, celui de prévenir les surprises, d’épargner beaucoup de dépenses pour la confection des listes électorales et d’assurer le suffrage à tous les citoyens possédant le droit de vote au moment de l’élection.Quant an discours de la couronne, il ne diffère guère de ceux des années antérieures.C’est un chant au progrès.Il parait qu’il y a progrès partout, progrès constant, progrès toujours.De ce train qui dure depuis dix ans, Québec doit être en avant de toutes les autres provinces, surtout de celles qui ont Je malheur d’être administrées par des conservateurs.Qui croirait après cela que Québec ne suffit pas à nourir sa population ; que la vente des terres co-lonisables diminue depuis cinq ans et que partout où il y a des colons on n’entend que plaintes contre l’administration des terres;que nous n’avons encore que des tronçons de voirie améliorés en dépit de toutes les vantardises officielles ; et que nos progrès dans l'instruction publique soient si peu proportionnés à l’accroissement de notre budget ?En passant, M.Tellier relève de nouveau Tassçrtion du député de Dorchester concernant la situation financière faite à la province par les administrations conservatrices.Des états publiés par le gouvernement lui-même le chef de l'opposition montre que de 1892 à 1896 les conservateurs ont eu des surplus et que les derniers emprunts faits par eux en vertu d’une loi votée par le cabinet Mercier faisaient prime sur le marché.M.Tellier ne s’étonne cependant pas de retrouver cette fausse assertion sur le.s lèvres de M.Cannon; le député de Dorchester répète ce que ses chefs ont dit avant lui sans plus de raison.Et, parlant de finances, M.Tellier remarque que le premier ministre laisse, pressentir l'épuisement budgétaire, de quoi il ne s’étonne guère quand il se rappelle les dépenses extravagantes pour la prison de Bordeaux, les écoles techniques, l’école des Hautes Etudes Commerciales, et autres; mais son gouvernement n’nura pus pris de temps à disposer de BILLET DU SOIF.ENTRE AUGURES Un dessin célèbre, représente un abbé tonnant, du haut de la chaire, éloquemment à votr les physionomies des auditeurs.Seule, une matrone bouffie, assise au premier rang, fait exception.Elle se penche vers l’oreille de son voisin où elle verse ces mots calamiteux : “Et mon rôti qui est resté au feu !" J'ai revu, au concert d’hier soir, la même scène grotesque.L’artiste tirait des touches, avec des caresses, une de ces mélodies étherées où Chopin a laissé un peu de sa mélancolie.Les connaisseurs épiaient le jeu périlleux de l’artiste, mais beaucoup d’autres, comme moi, dans une heureuse ignorance de la technique, laissaient courir leurs rêves à la poursuite des arpèges, fuyant comme des vols sonores d’abeilles.Soudain, ma voisine se penche vers son mari : “As-tu ben barré la porte toujours ?” chuchote-t-elle.Patatras ! mon songe qui voguait telle une bulle diaprée sur les ondes musicales de l’air, se crève, percé par ce mot maladroit.Impossible, désormais de ressouffler la boule capricieuse.Le prosaïsme de la salle m'appa-rait : le charme est brisé comme dans un tableau vivant quand un sujet torturé par des fourmis inopportunes, a bougé.Je vois maintenant la houle amusante des tètes : certaines lisses comme des cailloux et d'autres hirsutes comme des algues marines, la boite lugubre du piano, marquée de lettres au flanc, comme les animaux du gouvernement, et son grand couvercle soulevé qui le fait bâiller telle une énorme tabatière.Je pente contre les mauvais coucheurs qui viennent en pareil lieu déranger le songe des autres.Mais.oh horreur ! qui vois-je à deux rangées de moi, papo-temt sans façon avec ses deux ou trois voisines ?H n’y a pas de doute possible, c’est bien ta grande artiste que j’ai applaudie l’autre soir.Eh bien, ma foi, si les augures se traitent ainsi entre eux, pourquoi les profanes sc gêneraient -ils ?Louis BRETON.LE SCANDALE DE WINNIPEG Nous n’insisterons pas autrement sur le scandale de Winnipeg : les religieuses ont généreusement pardonné aux étourdis qui s’étalent conduits en voyous ; mais il est impossible de ne pas souligner un contraste qui est extrêmement instructif.Le m oindre incidentdésagréable qui se produit dans la province de Québec est immédiatement télégraphié à tous les journaux du pays.Les agences de presse ne nous ont pas dit un mot de cette affaire de Winnipeg, qui était pourtant du domaine public, qui avait été racontée tout au long par les journaux de la ville.Quelles clameurs n’aurions-nous pas entendues, si la situation avait été renversée, si une école de jeunes filles anglaises avait été envahie par les élèves d’un de nos collèges et que la police eût refusé d’intervenir ?l’accroissement des ressources dont il a bénéficié: près de $700,000 d’Ottawa, quelque deux millions de taxes sur les successions, un peu plus de deux millions de capital provenant de la location de concessions forestières, etc.Malgré cette abondance de revenus le gouvernement se dit à bout de ressources.Le dernier état financier publié dans la Gazette Officielle indiquerait même qu’il est en déficit de $699,000.M.Tellier retourne contre le gouvernement les paroles de M.Cannon concernant le pont métallique de Saint-Maxime de Scott qui restera comme un monument de ce qui s’est passé dans Dorchester à la dernière élection.Je n’ai jamais, dit le chef de l’opposition, porté d’accusation aussi grave contre le gouvernement.Les paroles de M.Cannon reviennent à dire que Saint-Maxime a un pont parce que le comté a élu un député favorable au gouvernement.On fait trop de politique dans la province.Pourquoi faut-il que le souoi électoral soit au fond de tout?Pourquoi le premier ministre ne veut-il pas du secours que le gouvernement fédéral est disposé à nous donner pour l'amélioration de la voirie?Serait-ce parce que rien ne s’élève ici, à moins qu’on y mette l’estampille rouge avec un memento à l’intention du parti libéral?Des projets annoncés dans le discours de ia Couronne, M.Tellier ne dit rien pour le moment.Il les jugera à leur mérite lorsqu’ils seront connus en s’inspirant toujours de l’intérêt de la province.# * * L’auditoire est surpris d’eutendre sir Lomer Gouin proposer l'ajournement du débat à 5 hrs 30.Le premier ministre ne parait pas disposé.La discussion se prolongera peut-être.On dit que quelques membres de l’opposition se proposent de parler.Jean DUMONT.P.S.— Tous les projets de remaniements ministériels sont autant d’invention».M.Gouin ne fera connaître son choix qu’à son heure et sûrement.pas durant la session.LA REPUBLIQUE CHINOISE Dans son discours au banquet du Guild Hall, lundi soir, M.Asquith a fait une revue rapide des grands bouleversements qui se sont produits depuis un an chez les peuples livrés aux horreurs de la guerre civile ou étrangère.Après avoir déploré les deux campagnes successives qui ont épuisé les peuples balkaniques, il a mentionné l’interminable agitation mexicaine et défini l’attitude prise par l’Angleterre et les Etats-Unis à l’égard du gouvernement mexicain.Il a ensuite salué l’apparition de la République clnoi-se au rang des nations politiques du monde.M.Asquith sait sans doute niieux que personne à quel point mérite le nom de République le gouvernement chinois dont Youan Chi Kaï est maintenant le président définitif.Ceux qui ont prêté quelque attention au développement des perturbations dont l’ancien empire des Fils du Ciel a été récemment le théâtre, savent qu’il n’est pas encore arrivé au ternie de son évolution politique.En réalité, Youan Chi Kaï n’est pas l’élu de la nation sur laquelle il exerce un pouvoir absolu; il n’a pas été fait président par le parlement chinois, mais bien par la combinaison d’opérations militaires et financières qui ont assuré la défaite des républicains du sud.C’est la force qui a imposé ce personnage à des députés et sénateurs qui, en majorité, le détestaient cordialement, et ceci donne la moralité de la tragi-comédie qu’est la révolution chinoise depuis la chute de la dynastie mandchoue.Youan Chi Kaï continue donc à s’acheminer, dans les formes légales, vers la dictature à laquelle les événements le portent d’eux-mêmes, La Chambre et le Sénat élus selon la nouvelle loi électorale, par les politiciens, au milieu de l’indifférence profondes des masses, ne font pas beaucoup meilleure figure que le parlement préparatoire qui les avait précédés et dont Youan avait réussi à annihiler complètement l’action politique.Incapables de rien Mopocîj.a-, pas même l’emprunt du Consortium qu’ils déclaraient inconstitutionnel, surtout parce qu’il devait donner à Youan de nouveaux moyens de les écraser, les politiciens du Sud, membres du parti avancé du K'ouo-Min-Tang, avaient eu recours à la révolte.On sait comment cette aventure s’est terminée.Youan Chi Kaï, disposant de quelques millions, avait acheté l’aide de ia flotte, la reddition des forts de Vou-Song, qui commandent l’entrée de Shanghaï, la retraite des rebelles de Kiou-Kiang et même de la plupart de ceux de Nanking.Ce fut une soumission aux enchères.Certes, quelques irréductibles maladroits s’attardèrent dans une résistance sans profits, mais on peut admettre que dans l’ensemble les opérations militaires ne furent qn’un adjuvant des moyens pécuniaires largement employés.C’est à cela qu’a passé une large partie de l’emprunt du Consortium, destiné en principe à être employé — sous un contrôle étranger resté purement théorique — à l’organisation et au développement du.pays.Comment, après cette série d’événements, le parlement de Pékin aurait-il pu songer à élire un autre homme que ce maître?On peut être assuré que les velléités d’opposition des premiers tours de scrutin n’ont été qu’une comédie, lout au plus un marchandage.Le rite obligatoire de l’élection du chef du nouveau gouvernement a eu pour résultat de décider les puissances à reconnaître la République chinoise, et l’Angleterre s’est empressée d’accomplir cette formalité, comme l’a annoncé M.Asquith.Peu importe aux gouvernements européens, après tout, que Je régime établi réponde plus ou moins à son nom: ils ne sauraient assurément être plus difficiles que les Chinois eux-mêmes, eomplète-mehnt désabusés, maintenant, des grands mots de Révolution, affamés de.tranquillité, prêts à approuver les affirmations les plus vigoureuses de l’autorité de Youan Chi Kaï.Pour les étrangers, toute la question est d’avoir en face d’eux un gouvernement assis et responsable.Seul Youan Chi Kaï peut l’assurer, pour le moment.Et il est permis de se demander jusqu’à (fuel point.S’il n’a rien à craindre des politiciens sans le sou et sans appui dans les masses, il n’est pas certain de rester longtemps le maître de chefs militaires comme Li Youan Hong, qui tient Hankéou, et Tchanu-Hsoun, le récent vainqueur de Nan- La Chine est aujourd’hui parta-kin.gée en fait entre les chefs d’année, qji dominent le pays pap leur» troupes et sont aussi dominés par' elles.La révolution s’est révélée une industrie lucrative pour les généraux et leurs hommes.Elle attire une foule de recrues aux bandes armées dans ce pays si abondant en miséreux et en brigands organisés.Il peut en résulter pour la Chine de nouvelles aventures où Youan Chi Kaï pourrait bien voir un jour sombrer un pouvoir fondé uniquement sur la corruption et les pins vils intérêts.Ultléric TREMBLAY.LE REMANIEMENT DE 11 ' i ELECTORALE DE MONTREAL Les comités des affaires Municipales et de Législation de la Chambre de Commerce se prononcent contre le projet de rAssociation de Citoyens.— Ce que les comités recommandent.On se rappelle qu’à la dernière séance de la Chambre de Commerce on a longuement discuté le projet de remaniement de la carte électorale de Montréal tel que soumis par le Comité des Citoyens.Bon nombre de membres étaient en faveur de l’adoption immediate d’une -ésolu-fion dans laquelle la Chambre de Commerce n’approuvait aucunement le projet du Comité des Citoyens.On prit le vote et la majorité se prononça en faveur du renvoi de la résolution devant les comités des Affaires Municipales et de Législation.Ces deux comités viennent de faire connaître leurs vues.Vendredi soir les membres de la Chambre de Commerce seront appelés à se prononcer, pour ou contre, l’adoption du rapport suivant : Les dits comités après avoir étudié le projet d’amendement à la Charte de la Cité de Montréal soumis par l’Association des Citoyens, déclarent ne pouvoir l’approuver et recommandent l’adoption du contre-projet ci-joint : LOI AMENDANT LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTREAL QUANT A SES SUBDIVISIONS ELECTORALES.ATTENDU -que la ville de Montreal a, par sa pétition, représenté qu’il est da l’intérêt de la bonne administration de ses affaires que sa charte, la loi 62 Victoria, chapitre 68, et les lois qui l’amendent, soient modifiées, et qu’ü est à propos d’accéder à sa demanda A ces cause, sa Majesté, de l'avis et du consentement du Conseil Législatif et de l'Assemblée Législative de Québec, décrète ce qui suit: l.—L’article 5, de la loi 62 Victoria, chapitre 68, tel qu’il est amendé par les lois 7 Edouard VII, chapitre 63, section première; 8 Edouard VII, cha pitre 85, section première; 9 Edouard VII, chapitre 81, section première; 1 Georges V, chapitre 48, section première, est de nouveau amendé en y ajoutant les paragraphes suivants: m.—Les quartiers Est, Centre et Ouest, tels qu’ils sont délimités par les lois en vigueur ne formeront qu’un seul quartier sous le nom de Quartier CENTRE; qu’un seul quartier sous îe nom de quartier DELORIMIER; o.—le quartier Saint-Joseph et celui de SaintejCunégonde, tels qu’lia sont délimités par les lois en vigueur ne formeront qu’un seuil quartier soue Je nom de quartier SAINTE-CUNE-GONDE; p.—Les quartiers Sainte-Anne et Saint-Gabriel, tels qu’ils sont délimités par les lois en vigueur ne formeront qu’un seul quartier sous le nom de quartier SAINTE-ANNE.II.—L’article 7, de la loi 62 Victoria, chapitre 58, tel qu’il est amendé pat les lois 8 Edouard VII, chapitre 62, section 2; 7 Edouard VII, chapitre 63j section 3; 8 Edouard VII, chapitre 86, section 2; 9 Edouard VII, chapitre 81, section 2 ; 1 Georges V,chapitre 48, section 4, est de nouveau amendé eu en remplaçant le premier alinéa par !« suivant: 7.—La Cité de Montréal est divisée en vingt six quartiers, respectivement appelés Centre, Sainte-Anne, Saint-André, Saint Georges, Saint-Laurent, Saint-Louis, Saint-Jacques, LaFontai-ne, Papineau, Sainte-Marie, Hoehela-ga, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Déni», Sainte-Cunégonde, Saint-Henri, Mont-Royal, Côte-des-Neiges, Delorimier, Laurier, Notre-Dame de Grâce, Saint-Paul, Ahuntsic, IxmguePointe, Bordeaux et Rosemont, et chacun des dit» quartiers est compris dans les bornes et limites suivantes ou qui sont décrites dans les lois et règlements s’y rapportant.-f- UN MALAISE POPULAIRE Londres, 13.— L'arrestation et la condamnation de Ghandi ont cons teraê toute la population indoue au Sud-Africain.Hier était considéré comme un jour de deuil et d’humiliation.Les magasins étaient fermés.A Kallenbach les Allemands et les Polonais témoignent de leur sympathie aux Indous par une résistance passive.A Charlestown, Natal, on mit un partisan sous arrêt et on refusa tout cautionnement.Ghandi.qu’on a con- n.—Les quartiers de Delorimier et de Dowernay, tel» qu'ils sont délimités damné A une amende de 60 livre» par les loi» en vigueur ne formeront sterling, a pféfêrê ailler en prison.^ s Æ DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 13 NOVEMBRE 1913 VOL.rv.— No.265 MORT DE LADY STRATHCONA La femme du Haut Commissaire du Canada en Angleterre est décédée hier.Londres, 13.— Lady Stralhcona épouse de lord Strathcona, haut-commissaire du Canada en Angleterre, est morte hier soir à sa résidence, 28 square Grosvenor, à l’âge île 89 ans.Elle n’était malade que dcipuis une semaine, ayant contract^ mardi une mauvaise grippe causée par le froid, qui, il y a deux jours, dégénéra en une pneumonie.Sophie-Isabelle Hardisty, plus tard Lady Smith et Lady Strathcona, était k fille de feu Richard Hardisty, de Montréal.La première fois qu’elle rencontra Bon mari ce fut lorsque ce dernier se trouvait en charge de la Cccnpagnie de la Baie d’Hudson.L’histoire de leurs fiançailles et de leur mariage fournirait la matière d’un joli roman canadien.Au cours de son séjour en Angleterre Lady Strathcona est souvent revenue au Canada, surtout lorsque son mari, alors Sir Donald Smith, était le représentant de Montréal-Ouest au Parlement fédéral.Lady Smith portait un grand intérêt à la politique.Elle eut sou-ventes fois l’occasion d’assister à plusieurs ma-nifestationis publiques en compagnie de Lady Macdonald, maintenant la baronne Eamsc’rifï, ainsi que nombre de femmes des politiciens célèbres du temps.Elle manifestait d’ailleurs beaucoup d'attention délicate à tous ceux qui se dévouaient à la politique de son mari dont elle fut toujours l’un des plus fervents partisans.Lady Strathcona s’est aussi beaucoup occupé de tout ce qui intéresse l'éducation.En cette circonstance, comme dans beaucoup d’autres, sa générosité, surtout envers ses compatriotes, s'est multipliée en bienfaits de toutes sortes.Chacun se rappelle aujourd’hui les sommes considérables quelle donna avec sa fille unique, Mine R.I.B.Howard, à i'Université McGill ($100,000), et au fonds de secours ce la reine Alexandra ($52,500), avtc l’intention qu’une partie de cet argent soit employé pour permettre aux ouvriers sans ouvrage d'émigrer avec leur famille dans l’Ouest canadien.Le cercle d’amis qu’elle s’est acquis, au cours de ses quelque soixante ans de mariage, des deux côtés de l’Atlantique, prouve aujourd’hui en quelle haute estime on tenait la baronne Strathcona et Mont Royal.En 1886, elle fut présentée à la reine Victoria, au château Windsor.Elle avait encore l’honneur d’être reçue en mars 1903 et en avril 1904 au palais Buckingham, par le roi Edouard VII et la reine Alexandra.En compagnie de son mari, elle assistait en juin 1911 au couronnement de Leurs Altesses Georges V et la reine Marie.DANS LE Monde Ouvrier 12 DEMANDES DES OUVRIERS DE LA SASKATCHEWAN.Le gouvernement de la Saskatche wan vient de promettre aux unions ouvrières de cette province de considérer sérieusement leurs justes demandes, lesquelles seront présentées durant la session qui vient de s’ouvrir.Les réclamations des ouvriers de l'Ouest se divisent en 15 résolutions qu’il nous fait plaisir de publier: No 1.—Loi pour contrôler le service des tramways dans la Saskatchewan.No 2.—Loi d’assurance contre les accidents sous le contrôle du gouvernement et administrée par une commission, nommée par le gouvernement.No 3.—Loi pour réglementer le travail des enfants au-dessous de seize ans.No 4.—Loi sévère concernant 'l’inspection des chantiers de construction, et la nomination d'un nombre suffi sant d’inspecteurs.No.5.—Application plus sévère de la loi d’inspection des usines,avec rapports complets sur la ventilation et conditions sanitaires des manufactures.No 6.—Une loi en faveur des veuves, épouses abandonnées et femmes des prisonniers.No 7.—Loi concernant les salaires des employés dûs par les patrons, d’après jugement des magistrats.Ne 8.—Suppression des dépôts aux élections provinciales, et proclamation décrétant le jour de l’élection fête légale.No 9.—Loi concernant les opérateurs de cinémas, avec garantie d'au moins un an d’expérience pour engagement, et refus d’engager les gens incompétents comme inspecteurs.Abolition du droit de licence jusqu’à ce que les requérants aient fait preuve de compétence en la matière.No 10.—Les ouvriers condamnent la loi de prime qui favorLse l’immigration à outrance.No 11.—Amendements à la cause 4, section 112, de l’Acte des villes, page 26, laquelle se lit actuellement: (a) Si un électeur ne vote.pas pour le nombre de candidats requis à l’élection, son bulletin étant annulé ne sera compté pour aucun candidat.(b) Section 312.Le paiement de la taxe individuelle deit être fait par le voteur personnellement, et non par intermédiaire.(c) L'exemption de la taxe du revenu doit être augmentée de $1,600 à $2,000.No 12.—Fondation de bureaux de travail libres' dans toutes les villes et suppression d'agences individuelles de placement dans la province.No 13.—Paiement, du salaire de 'la semaine en argent plutôt que par chè que.No 14.—Obligation pour le gouvernement de par la loi, d'avoir la marque des imprimeries de l’Union sur tous ses imprimés et autres papeteries.No 15.—Tous les matériaux employés dans la construction des édifices publics de la Saskatchewan devraient, autant que possible être manufacturés dans la province même.Tout fait prévoir que les ouvriers obtiendront justice, car le gouvernement a demandé deux autres conférences avec les unions sur les questions en jeu, pendant la session, AUTOUR DU CANAL DE PANAMA Seatle, 12.— Frank Morrisson.secrétaire de la Fédération Américaine du Travail, dans un discours au congrès d’immigration, à dénoncé l’ex-pré-sident Taft, pour le vote du bill de l’immigration, passé au parlement, l’an dernier.M.Morrisson prédit qu’au moins 800,000journaliers viendront d'Europe l'an prochain, par le canal de Panama et seront une menace pour le salaire payé d’habitude aux manoeuvres.Au lieu de $3.00 par jour en temps ordinaire, la majorité de ces ouvriers se cor tentera de 50 sous par jour pour ne pas mourir de faim.La question intéresse grandement les différentes unions.sans travail pour plusieurs mois.Les pertes sont de $15,000, dont un quart couvert par les assurances.LES GREVISTES DE DUBLIN Londres, 13.— Iæ gouvernement a annoncé la mise en liberté de James I.arkin, président de l’Un,ion des Transport Workers de Dublin, condamné à sept moisde prison à la suite des émeutes de la dernière grève.Les grévistes ont interrompu le trafic avec l'Angleterre hier, en se rendent au port et en forçant les débardeurs à quitter le travail pour protester contre l’emprisonnement de Larkin.La presse unioniste reproche au gouvernement de se rendre aux grévistes, dont les clameurs et protestations ont eu pour résultat de faire perdre l’élection partielle de Reading.EN COLOMBIE ANGLAISE.Vancouver, 13.—Après être demeuré en prison pendant deux mois, Jack Place, un des deux membres du parti socialiste à la législature, a été remis en liberté provisoire aujourd’hui après avoir fourni un cautionnement de $2,000.M.Place a été arrêté lors de l’émeute de Nanaimo.BOULANGERIE COOPERATIVE L’Union des boulangers, local 55, établira, d’ici à quelques mois une boulangerie coopérative à Montréal afin de lutter contre le coût de la vie.Le secrétaire de l’Union, M.O.Godin, a fait cette déclaration hier.LES CHARPENTIERS DE SAINT- HENRI Une assemblée spéciale des charpentiers de Saint-Henri, aura lieu dimanche, à la salle Saint-Joseph, dans le but de fonder une union locale.La réunion sera sous la présidence du conseil de district des charpentiers.CHEZ LES TAILLEURS I>es tailleurs de Montréal sont à préparer une nouvelle échelle de salaires et d’heures de travail pour être soumise aux patrons au 1er de l’An.LES COOPERATIVES M.Louis Beuloin, organisateur des magasins coopératifs de la “National Railway Association”, donnera une conférence aux relieurs à leur prochaine réunion afin de les faire entrer dans le mouvement.M.Beuloin se propose de faire une campagne active dans notre ville et adressera la parole devant les cinquante unions de Montréal.CE SOIR : Réunions ouvrières, section des étiquettes du Conseil des Métiers et du Travail.Union des wagonniers.Conseil des métiers en construction.Local 399 des peintres de Montréal.LES COOPÉRATIVES IMMOBILIERES (De notre correspondent) Quf*bor, 13.— l ne délégation du Syndicat coopératif Immobilier de Montréal.composée de MM.J.N.Cabana, J.I).Dufresne et M.Vinasse, a été reçu ce matin par lp premier-ministre, Sir Lomer Gouin.Les délégués ont représenté au premier-ministre qu'il existe à Montréal plusieurs sociétés cooperatives immobilières qui peuvent devenir un danger pour l’Epargne populaire, s’il n’est pas exercé de surveillance et de conduite.Ils demanderont I adoption d’une législation pourvoyant à la nomination d'inspecteurs pour la protection de l'Epargne populaire.Le premier ministre a répondu qu'il étudierait la question.est-ce une Épave DU BRIDGEPORT?L’AGRESSEUR EST INCONNU JOHN HUGHES, BLESSE LUNDI DANS UNE BAGARRE, DECLARE QU’IL S’EST TROMPE EN DESIGNANT SON AGRESSEUR.L’ELEVAGE DES ABEILLES Une réunion annuelle d’apicalteurs A Montréal hier.— Intéressants travaux.Joseph DeniasonLa n’est pas, comme on Ta d’abord prétendu, l’assaillant de John Hughes, blessé dans une ha.garre mardi dernier, ruelle Boyer.C’est la victime elle-même qui a re connu son erreur.On se rappelle en effet que quelques minutes après le drame, John Hughes gisant à l’hôpi tal Général, avait identifié Demasonia comme étant son agresseur.Hier après-midi, en présence du magistrat Lanctôt, le moribond a déclaré qu’il avait fait erreur et que son agresseur était beaucoup plus grand que Demasonia.S’il a, la première fois reconnu l’accusé comme étant le meurtrier, c’est qu’il était à demi conscient.Hughes raconta ensuite au magistrat Lanctôt qu’il était allé en compagnie d’une jeune fille du nom de Pilon ai de deux amis, à la demeure de Demasonia.Peu après, deux autres Italiens entrèrent.Us se mirent, on ne sait à quel propos, à discuter.Comme les arguments ne produisaient pas l'effet voulu, ils quittèrent la maison et la bagarre commença.Demasonia dit qu’il s'est battu contre Hughes, parce qu’il avait été attaqué par lui, dans sa propre demeure.Il nie énergiquement avoir fait feu sur Hughes.DTci à la reprise de l’enquête, la police recherchera l’assaillant encore au large.UARGENT DE COLONISATION LES COMTES OPPOSITIONNISTES MIS A LA DIETE.— LE MOUVEMENT DE L’IMMIGRATION ET DE LA COLONISATION.(Spécial au “Devoir”) Québec, 12.— Du rapport du ministre de la Colonisation déposé aujourd’hui on extrait les renseignements suivants: $221,203.01 ont été dépensées pour les chemins de colonisation.Les comtés qui ont eu le gros morceau sont: Bonn venture, $12,831.70; Chicoutimi, $10,171.15; La belle, $30,237.01 Lac Saint Jean, $17,584.75; Matane, $10,-276.95; Ottawa, $10,884.36; Portneuf, $5,436.84; Rimouski, $6,359.51; Témis-camingue, y compris AbittiM, $34,-008.77; Témiscounta représenté par un oppositionniste, n’a eu que $4,843.68; LTslet, qui a battu M.Caron, n’a eu que $245; Montmagny, $250; Montcalm, rien; Pontiac, $100; Joliette, rien.L'abbé Ivanhoé Caron affirme que la colonisation marche rondement dans TAbitibi.M.L.E.Carufel, agent de colonisation à Montréal, écrit que “le mouvement a été très actif, en particulier Tautctnne dernier et ce printemps.Il est venu du monde de partout; des anciennes paroisses de la province, des Etats de la Nouvelle-Angleterre, en grand nombre; puis, de France et de Belgique, dans des proportions notables et croissantes.“Cette activité très apparente s’est portée vers l’Abitibi d’abord, vers le Témiscamingue ensuite.Les régions du Nord de Montréal, du Ijac Saint-Jean, de Témiscouata, de la Métapé-riia et de la Gaspésie viennent après avec un résultat satisfaisant.Sauf cependant pour cette dernière contrée, laquelle il serait peut-être opportun de chercher les moyens de la popula riser davantage.Ce ne sont pourtant pas leg ressources et les communications qui lui manquent.“Il est bon de noter que le rapatriement des Canadiens des Etats-Unis s’effectue sensiblement et que le nombre des nouveaux bras qu’il fournit à l’agriculture dans nos régions de forêts a été plus grand cette année, que par le passé.TJ Abitibi et le Témisca-mingue en ont beaucoup profité, et je pourrais en dire autant en faveur de la région de Matane.“Bien qu’il soit difficile pour l'agence de Montréal d'établir dans quelles proportions elle a contribué au développement des régions en voie de colonisation, rien n’empêche, en s’appuyant sur l’augmentation de la correspondance, le nombre de passants enregistrés à ses bureaux, sur la quantité d’effets de ménage et d’outillage de ferme dont elle a eu à contrôler le transport, qu’elle peut librement ajouter qu’il y a eu un déplacement inaccoutumé.dont a bénéficié la colonisation.”- M.Geo.Lebel affirme que 81,324 immigrants sont arrivés à Québec à destination de différents endroits dans la province, dont 10,936 Anglais, 429 Allemands; 3.245 Ecossais; 3,425 I Italiens; 747 Français; 4,681 Russes; | 1,674 Ruthènes; 337 Belges; 745 Galli-ciens, etc.28,397 se seraient fixés à Montréal, 1,382 à Québec, 230 dans le comté de Beauharnois, 79 à Trois-Rivières, etc.La location des lacs, rivières et les permis de chasse et de pêche a donné un total de $119,406.67.I.e surintendant se plaint que les chasseurs et pêcheurs étrangers à la province viennent pêcher et chasser sans permis, .surtout dans les régions frontières, et suggère qu’on augmen te le nombre des gardes dans ces endroits.nttr» eorresDonfliint?Québec, 13.I.'agence du département de la malin" n été informée ce matin que le chef Uhaloupicr de l'He-nux-Oies a sauvé hier une épave qui est une cloison intérieure de cabine peinte en blanc sur laquelle se trouvent les encorehures des poulies mais on n'y voit aucun nom.On croit que c'est une épave du "Bridgeport”.Le "Montmagny” a reçu instruction d’aller chereher cette épave pour la transporter comme tous les autres débris qu'il pourra trouver, à Sydney, pour être examinés.SAGES CONSEILS FOURNIS PAR UN VIEUX FONCTIONNAIRE DU C.P.R.AUX EMPLOYES DES CONVOIS.UNE COMPAGNIE CONDAMNEE.CARMEN SYLVA Vancouver, C.A., 12.—La compagnie “Crown's Nest Pass Coal”, de de Ferme, C.A., vient de perdre deux procès à la Cour Suprême.Des ouvriers ayant réclamé $4.000 de dommages pour un accident survenu le 13 de janvier, eurent gain de cause.Dans l’autre cas, plusieurs manoeuvres furent tués dans un éboulis, le 12 de décembre et la Cour a ordonné un deuxième procès daman dé par les parentis des victimes.USINE DETRUITE Saint-Cyrille de Wendover, Qué., 13.•—La manufactures de portes et châssis, propriété de M.A.Bourque, a été totalement détruite par un Incendie, hier soir.Quinze familles souffriront de ce désastre, car leur* chefs seront I La Haye, Pays Bas, 13.— Un comité de personnalités marquantes du pays, vient de se former peur rendre i hommage à In reine de Roumanie, à 'l’occasion du 70ème anniversaire de sa | naissance, le 29 décembre prochain., On veut fêter en la reine, la poétesse | Carmen Sylva, “la femme aux senti-j monts nobles et délicats".Le jonkheer Van Karnebeek, maire de I>a Haye, et M.Mitllinoo, ministre de Roumanie aux Pays-Bas, ont été élus présidents d honneur du comité.Le "BULLETIN DE LA FERME" donne des renseignements sur toutes I les questions agricoles.Très intéressant pour le cultivateur.Pour infor-j mations, s'adresser à 1230 rue Saint-Valier, Québec.Void quelques-unes des maximes données par M.N.S.D'unlcp lors d’une conférence tenue dernièrement à Montreal sur la “Prévention des accidents de chemin de fer”.“ “Ne rien jeter d'un train en marche; recevoir un sac de malles dans 'l’estomac ou une bouteille vide sur la tête, d'un train allant quarante milles à l’heure peut causer la mort.“Un serrefrein ne doit pas s’asseoir sur la voie afin de ne pas s'exposer à être frappé par le train qu’il doit arrêter.“Il faut moins de temps pour prévenir un accident que pour remplir la forme 74 (celle des rapports d’accidents).“Ne pas jouer avec les machines ; e'’es peuvent être remplacées, tandis que la perte d’une main est irrépara-b’e.“Un employé de chemin de fer peut établir un comité de sûreté contre les accidents même chez lui.“Ne supportons plus l’entrepreneur de frais funéraires ni le manufacturier de membres artificiels.“Tout employé doit avoir sa vie assurée.” Etant expert des reclamation*! au C.P.R., M.Dunlop h eu à s’occuper d'une foule de cas d’accidents sou vent mortels, dûs au manque de prudence.La Société d’Api culture de la province de Québec a ouvert hier sa sixième réunion annuelle qui se continuera aujourd’hui, sous la présidence du Dr J.Emery Lalonde, re-gLsirateur de Montréal-Est.Une centaine de membres assiste à ce congrès.Voici le travail qu’on y a fait durant la journée d’hier.Le Dr Comiré, secrétaire-trésorier de la société, lit d'abord son rapport qui contient des statistiques très intéressantes.On procède ensuite à l’élection des officiers, avec le résultat suivant: président, le Dr J.Emery Lalonde; vice-président, A.L.Beau-din ; secrétaire, Dr A.O.Comiré.Directeurs: MM.Jacques Verrct, J.- A.Vaillancourl, Charles-E.Martin, J.-A.Desforges, Ludger Rochefort.J.-O.Lcvac.Xavier Morin, F.-W.Jones, R.-B.Ross, M.Dufort, Prudent Lapointe et A.Paradis.M.H.Nagant, du Journal de l’A-griculture et représentant de Thon.J.-E.Caron, donne lecture d’une lettre du ministre annonçant que l’octroi accordé par le gouvernement est retiré, la société n’ayant pas fourni les slatisticpies demandées.Toute l’après-midi a été consacrée aux travaux des conférenciers.Le premier à prendre la parole fut M.Morley Pettit, professeur au collège agricole de Guelp, Ont.M.Pettit traite de Phivernement des abeilles.Trois choses sont nécessaires pour que les ruches soient en bon état au printemps.Il faut qu’il y ait : lo de jeunes abeilles ; 2o Une jeune reine dans chaque ruche; 3o des provisions en quantité suffisante.Dans le Nord, il en faut de 30 à 40 livres, 2 parties de sucre et une partie d’eau.Au printemps, il ne faut pas sortir les abeilles trop tôt; pas avant le 1er mai.Et encore alors il faut les protéger contre les vents, la chaleur, le bruit.Le second orateur est M.Grignon, B.S.A., qui narle des causes d’insuccès en apiculture.Il en donne neuf.Une des principales raisons qui éloignent le cultivateur de la culture des abeilles, c’est la difficulté qu'il éprouve à écouler son miel.M.Grignon donne comme remède la fédération ou société coopérative d’apiculture.Il termine en conseillant la fondation d’une revue apicole.Les deux derniers à prendre la parole sont M.Charles Péloquin, de Saint-Hyacinthe, oui s’occupe d’a-niculture depuis 43 ans, et M.J.-T.Reaulne.M.Péloquin a développé ce sujet: “L’utilité d’une bonne reine dans les ruches et l’élevage de.s reines”.M.Beaulne a donné sa conférence sur Futilité de renouveler les reines tons les deux ans.Vers 5 hrs 30.la séance est ajournée à aujourd’hui alors que MM.J.-Charles Magnan et J.-T.Beaulne seront les conférenciers principaux.ON REPREND LES NEGOCIATIONS Les commissaires demandent à la Compagnie des Tramways ce tm'elle ce qu’elle veut avoir en échange des améliorations.Conformément à la résolution du conseil municipal, les commissaires ont adopté un rapport dans lequel ils déclarent qu’ils sont prêts à reprendre les négociations avec la Compagnie des Tramways à laquelle ils demanderont un plan des changements au service qu’elle veut avoir et de ce qu'elle offrira en échange.I-a résolution sera envoyée à la compagnie dont les administrateurs assurent que leurs demandes toucheront à la question des voies souterraines.Dans leur rapport, les commissaires racontent la conférence qu’ils ont eue la semaine dernière avec MM.Robert, Perron et Hutchison.Le président dé la compagnie a exprimé l'opinion quç les lignes de tramways dans le centre de la ville sont, déjà surchargées et que le prolongement des lignes existantes et l'établissement de nouvelles lignes nécessiteraient des voitures additionnelles qui devront nécessairement transporter les voyageurs dams le centre de la ville.Ce qui aurait pour effet de congestionner davantage les lignes du centre.Le président de la compagnie a déclaré formellement qu’avant de considérer les propositions faites par la Cité, il est nécessaire qu’il soit accordé à la Compagnie dans le centre de la ville, des facilités plus considérables, de façon à pouvoir satisfaire non seulement le trafic actuel, mais tout trafic additionnel.LE RESPECT DE LA LANGUE LES COMMISSAIRES SONT PRIES DE METTRE DES ENSEIGNES EN FRANÇAIS A L’ANGLE DES RUES.MOUTON de PERSE Pourquoi acheter un vêtement de fourrure inférieur quand vous pouvez choisir un manteau de mouton de Perse parmi notre assorti* ment de 400 modèles à un prix aussi raisonnable ?Quand vous achetez un manteau en mouton de Perse, vous le faites avec l’assurance que vous obtenez le plus riche et le plus plus durable de tous les vêtements de fourrures.McComber & Cummings 373 rue SAINT-PAUL Telephone Temporaire 2262 Les Gants PERRIN Pour Hommes et pour Enfants, représentent le Type de Qualité et de Durée.Coupe Elégante, Façon Soignée.Tous les genres, toutes les nuances, toutes les pointures.L'As de Trèfle, pour la pointure et la Chevrette sur le fermoir sont les Marques de Garantie des Véritables Gants Perrin.M.Bruno Saint-Pierre, du boulevard vSaint-I eurent, écrit aux commissaires pour leur demander de faire poser des affiches françaises à l’angle des rues Duluth et Saint-Laurent.“A l'heure actuelle, dit-il, il n’y a pas une seule affiche française à l’an-g'.e de ces deux rues.Un de ces quatre matins, l’Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal demandera la tête des employés responsables de ces lacunes (à l'endroit de la très grosse majorité des citoyens de Montréal), et il faudra qu’une leçon soit faite.Pour ma part, je proposerai la chose à la prochaine assemblée de l'Association.” M.Saint-Pierre ajoute qu’il n’y a aucune affiche française à l’angle des rues Bleuiry et Sainte-Catherine, et qu’on se plaît à donner la présence aux affiches anglaises, au coin des rues commerciales, même de l’Est de Montréal.Les commissaires ont donné instruction de mettre des affiches françaises à l’angle des rues Duluth et Saint-Iaurent, s’il y a lieu.COURTES DÉPÊCHÉS BANQUE PILLEE.Seattle, 12.—Une dépêche de iïa-zelton raconte que cinq cambrioleurs masqués ont volé la banque Union, à New Hazelton, hier soir.Les bandits ont tiré sur le caissier et se sont enfuis en emportant pour $10,000 de billets.Les citoyens ont essayés, mais en vain d’arrêter les pillards.Plus tard, six hommes ont été arrêtés sur l’iinculpaticm de complicité.UN INCENDIE A BROCK VILLE.Rrockville, Ont, 12.—Une jolie propriété riveraine occupée par M.Arthur Smart, a été brûlé de fond en comble, ce matin.Les occupants durent se sauver au milieu d’une tempête de neige.Une assurance de $7,500 couvre la moitié des pertes.LE CHATIMENT Brantford, Ont, 12.— James Taylor, a été trouvé coupable, à 5.05 cet après-midi, du meurtre du jeune Charlie Dawson.Les jurés ont rendu ce verdict après avoir délibéré pendant vingt minutes.Taylor a été condamné a être pendu le 23 janvier.Le meurtrier a reçu la sentence avec calme.Le procès n’a duré qu’une journée.Le juge avait prié l’avocat A.M.Herley de défendre l’accusé.MARK TWAIN Hannibal, Mo., 13.— Le monument à Mark Twain achevé hier et qui devait être dévoilé cet automne, ne de sera que le printemps, vue la saison avancée.La statue a cependant été placée sur son socle, dans le parc Ri-verview.Le bronze fait face à la rivière Mississipi qui fut témoin de la jeunesse du grand humoriste amêri- LA MORTALITE INFANTILE Washington, 13.— Demain, le vendredi 14, se tiendra en cette ville, un congrès important pour la prévention de la mortalité infantile.Les travaux dureront jusqu’à lundi.Déjà les délégués de partout, du Canada et des Etate-Unis, sont en route.Des rap ports très documentés sur cette lutte pour arrêter le nombre sans cesse grandissant des décès chez les enfants, seront présentés.Un projet très élal)Oré de campagne contre la mortalité infantile, sera discuté.Il y aura aussi des conférences eugémésiques.-L'ESSAYER C'EST l'AOOPTiR- eoe «t 80e U Um.En n Minet, Bc, l£ »» En vente perlent LA CIE DE TABAC CLUBMEN Td.St-Loni.66» 696 PAPINEAU LA “ SANTA MARIA ” (Service purticulirr) Frié, Pc., 13.— Te tempête, qui a semé la mort ot causé do grandes pertes matérielles sur les grands lacs, n’a pas épargné un tout pejtit navire qui il y a quelques années, remontai FA-tlantique, traversa le golfe, descendit le Saint-Laurent, passa par tous les nés pour se rendre sans encombre à Chicago.C’est la “Santa Maria” un petit bnteau de bois, une reproduction fidèle de la raravelle du même nom à l»ord de laquelle Christophe Colomb traversa l’Atlantique, en 1492, pour venir découvrir l’Amérique, construite pour l’exposition colombienne de 1893 à Chicago.La “Santa Maria” était à l’ancre ici : la tempête brisa ses chaînes et alla l'échouer sur un banc de sable sans cependant l’endommager irrémédiablement.La poupe subit des avaries mais on compte pouvoir renflouer le petit navire qui rappelle la caravelle historique, au moyen de pontons.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS DEMANDES APPRENEZ à devenir un barbier moderne.Chance exceptionnelle.Quelques semaines suffisent.Professeurs de 18 à 26 années d’expérience.Outils gratuits, positions assurées.S’adresser: Modern Barber College, 62 Boul.Saint-Laurent, Montréal.TAILLEUR On demande un taillenir connaissant bien la coupe et la couture pour enseigner aux élèves de l’Ecole de Réforme, S’adresser 341 DeMontigny Est.DIVERS ARGENT A PRETER NOUS REGLERONS toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; entrevue personnelle seulement.Léon Rao.icot, successeur de Demers & Moreau, 17 Côte Place d’Armes.CARTES Venez voir notre stock de cartes de Noël et Nouvel An offert à réduction.Oka Sign Co., 409 Cadieux.Est 3484.PRETS Prêts hypothécaires.Achat de 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comité devait tenir, hier après-midi, à l’hôtel de ville, n’a pas eu lieu, parce que le chef Tremblay en a appelé du jugement rendu par M.le juge Greenshields.Est paru:— "A BOUT PORTANT” de Nnp.Tellier t/ vol.franco.27cts EN VENTeTu DEVOIR Tél.St-Louls 2112 DEMERS & GAUTHIER Pniiait>ura *1 Rrmbourieura SPECIALITE ï Réparation do meu- hlca antiquea.9T4 HAIXT-1IMNI» l’Hotal dea Voyageurs .LE ROYAL GEORGE 9 et X! rua Deajardina, (an face de THA-tel de Ville), Québec, Chambres $1.00 A $2.00.Plana européens et américaine.J.O.OCTKAU, Prop.VICTORIA HOTEL Québec E.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.60 à $3.6(X Prix spécial pour les voyageur# de commerce.$2.00 oar lour.DOMINION COAL C -LIMITED- MINEURS ET EXPEDITEURS 4s Ohsrbon Dominion pour Vapsut CrlbM.b ni* (ran mine), mélangé (•!»' Pour rsnstlgncmimts s'adressât sua .BUREAUX DR VENIR 113 ru» SMnt-Jacqusi.Montr Téléphone Mais 401 r« Journal es* ImprlraS au No.Tl», rus Patnt'Jsoques, b Montréal, par "Lu Publicité' ' (b responssbillt* Limités).Henri Bourses», directeur gérant. VOL.IV.— No.265 Lh DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 13 NOVEMBRE 1913 3 _____POLITIQUE ETRANGERE_ ETATS - UNIS ET MEXIQUE Huerta refuse de répondre aux demandes des Etats-Unis dans les délais spécifiés.Les menaces sont sans effet.TF”'''SrT ¥ Mexico, 13.—Le général Huerta a tacitement refusé, hier soir, d’accéder à la demande des Etats-Unis, qui lui a été faite par le représentant personnel du président Wilson, John Lind.Le général Huerta a été averti de bonne heure, hier matin, qu’à moins qu'iln ef asse une réponse, les Etats-Unis abandonneront les négociations.M.Lind attendit jusqu’à six heures Bans recevoir die réponse.Il fit alors ses péparatifs pour quitter la ville.L’on a laissé entendre au Palais National que le géméral Huerta n’avait pas reçu la note américaine à temps pour l’examiner soigneusement.M.Lind na pas a oulu accepter cette raison comme valable.L'empêchement de convoquer le congrès a été l’un des points essentiels des négociations conduites par M.Lind.Tous les membres de la colonie étrangère avaient entendu dire, hier soir, que le chargé d’affaires des Etats-Unis avait reçu ses passeports ou était soir le point de les recevoir.Une grande partie de la population s’attendait à voir le personnel de l’ambassade américaine partir pour Vera Cruz.Toutes sortes de rumeurs cir-jetaient de quitter le pays à brève jetaient de queitter le pays à brève échéance ont fait diligence et pris le convoi pour Vera Cruz.On disait que M.Lind avait reçu des dépêches de Vera Cruz lui disant de partir aussitôt de crainte qu’on ne coupât la voie ferrée.Le malaise était accentué par la réception de dépêches venant de parents et d’amis des Etats-Unis, conseillant 6 tous de quitter le Mexique immédiatement.BRYAN ROMPT LE SILENCE.Washington, 13.— Le secrétaire d’Etat Bryan, a annoncé hier, que dans quelques jours le gouvernement publiera une note, dans laquelle sera définie la politique des Etats-Unis eur la question mexicaine.On ne sait pas au juste si cette note aura la forme d’un message que le président Wilson adresserait au Congrès, mais quelques-uns des diplomates le croient.Le secrétaire d’Etat Brya.n a eu plusieurs entrevues avec le président Wilson récemment, et tous deux ont tracé les grandes lignes du document.Ce document, croit-on, n’exprimera pas seulement l’opinion que les Etats-Unis ne peuvent pas reconnaître un ouvernement établi par la force ar-itraire, mais il contiendra en plus les raisons qu’ont les Etats-Unis, pour ne pas reconnaître tous les actes du nouveau congrès mexicain.On craint à l’étranger, d’après les rapports de la presse, que l’effacement de Huerta n’ait pour résultat de plonger le Mexique dans un état d’anarchie, à moins qu’une solide administration ne soit substituée à celle du président démissionnaire.Plusieurss énateurs ont discuté cet aspect du problème avec le président Wilson.L’administration à Washington a songé à cette éventualité.Il paratî que des mesures seront prises pour qu’aucun désordre ne suive cette démission de Hu< rta.Les Etats-Unis sont prêts à accepter, comme successeur à ce dernier, un président provisoire, qui comman-dra à toutes les factions politiques de Mexique.Il faudra qu’il soit accepté des “Constitutionnalistes”, qui, de leur côté devront déposer les armes.On dit que les Etats-Unis ont poursuivi des négociations secrètes dans ces derniers temps, dont le but était de réconcilier les “Constitutionalis-tes” avec la faction qui gouverne actuellement le Mexique.Comme résultat de ces négociations, il est probable que les Etats-Unis pourront faire acepter par tout le Mexique la nomination du général Cara/nza à la présidence.Washington a reçu un message aujourd’hui, annonçant que certains partisans de Huerta lui avaient conseillé de démissionner.Le vicomte Chinda, ambassadeur du Japon, a discuté assez longuement la situation avec M.Bryan.Sa visite avait simplement pour but d’informer officiellement le département, de l’envoi du croiseur “Izumo”’, au Mexique.Tokio, 13.—Le gouvernement japonais a décidé, hier, d’envoyer le croiseur “Izumo”, au Mexique pour la protection des sujets japonais.UN MOUVEMENT DES REBELLES Mexico, 13.—Les rebelles ont commencé une campagne, dont le but est d’interorcnpre le trafic entre Vera Cruz et la capitale.Leur première tentative a réussi et ils ont voté une somme d’un million de pesos.Les rebelles ont arrêté un train sur la ligne Inter-Océanique, à cent milles de Mexico.Les passagers n’ont pas été maltraités, mais les rebelles se sont emparé d’une somme d’un million de pesos, envoyée à la compagnie Kea.Del Monte par le gouvernement.ROUTINE DE LA CHAMBRE PETITIONS DES POSEES Demandant la constitution en mu-Diicipalité du village des Seize Iles.—De la cité de Trois-Rivières demandant des amendements à sa char te.—D’Albert McDonald demandant d’être admis au barreau.—De la fabrique de Saint-Clément, demandant que son pouvoir d’emprunt soit porté à $215,000.—Demandant la constitution civile ¦,e la Montreal Foundling & Baby Hospital.—D’Annie Wheeler demandant la Ratification d’un certain acte de vente.M.Godfroy Langlois donne avis qu’il demandera si le gouvernement a versé une contribution à la Compagnie d’Exposition de Montréal ; si des négociations sont entamées pour l’affiliation de l’Ecole des Hautes Etudes et des écoles techniques à l’Université Laval ; quel est le taux de la taxe scolaire de chacune des commissions scolaires de Montréal ; quel est la moyenne des salaires des femmes de ménage à la législature et la moyenne du salaire des institutrices ; si la province de Québec était représentée à l’exposition de Gand et au Congrès de la Dominion Education Association tenu à Ottawa ; quelles démarches ont été faites au sujet de la construction d’un Palais de Justice à Montréal.M.Kelly revient avec ses amendements aux articles 94 du Code de procédure et 85 du Code civil concernant l’élection de domicile.—Pout constituer la ville de Lêry à pêmr une partie de Saint-Joachim de Chateau'guay.—Pour autoriser la commission des écoles protestantes do Montréal à faire un emprunt.—De la ville d’Ottawa concernant son approvisionnement d’eau.—Des Pères du Saint Esprit demandant des amendements à leur charte.—De Dorcina Desjardins demandant une loi l'autorisant A vendre certains biens.—De la fabrique • de Saint-Georges de Montréal demandant à faire un emprunt.—Pour amender la charte de la ville de Windsor Mills.—Pour constituer la ville de Rox-boro.—De Hyman Goldman pour l’autoriser à fonder un hôpital à Montréal.—Pour amender la loi de siicceselon de feu l'hon.J.O.Villeneuve.—De J.O.G.Fontaine demandant d’être admis à l’étude du droit sans examen.—De la Cio Beaudin limitée demandant le pouvoir.—Du village Saint-Michel de Laval demandant à être autorisé à faire un wnprünt.—De Raoul Lacroix demandant une loi validant certains plans.—D’Ernest Roy demandant une loi les constituant en corporation sous le nom de Quebec Industrial Corporation.—Du village de Satilt au Récollet demandant la confirmation de certains pouvoirs.—De la municipalité de Saint-Léonard de Port Maurice demandant des pouvoirs d’expropriation pour construire un boulevard.—De F.Ethier, fils, demandant une loi l’autorisant à vendre certains immeubles.—De la ville de Laval des Rapides demandant une loi amendant sa charte.—De la ville de Montréal Est do-mundent A amender sa charte.De la Beau baril oie Electric Co.demandant la confirmntlon de ce rta in ai lettres natentes.—De H.E.J.Vauletel, demandant me licence pour l’admettre à l'étude du droit.—De L.J.Gagnil, demandant A être adrris au barreau après examen.—De la Calumet & Northern Railway demandant une extension de délai pour commencer A construire.—De la Ville de Montréal demandant des amendements à sa charte.—D'Edgar S.Chapman et autres, demandant une constitution sous le nom de Brome public Building.—De Dame Elizabeth King, demandant une loi concernant la substitution du testament de feu Colin-Camnbell.—De Mad.W, Kavannagh demandant une loi validant certains titres.—De A.H.Gault, demandant une loi amendant la charte de la ville de Montréal.—De Guy O’Gilvie et autres demandant une loi d'incorporation du village de Saraguy.—De la Methodist-Church, demandant une loi amendant sa charte.-f- AU CONSEIL LEGISLATIF Le Conseil Législatif a admis Mer un nouveau memnre dans son sein.C’est l’hon.M.Geo.Simard, nommé hier même conseiller législatif pour la division de Repentigny en remplacement de Then.M.Achille Beiigevin, qui a changé de division et abandonné celle de Repentigny pour prendre la succession de feu l’hon.M.J.D.Rolland au siège de Salaberry.Le nouveau conseiller législatif a été présenté à la Chambre Haute par les hon.MM.Pérodeau et Gilman.L’hon.M.Bergevin lui-même a d'i se faire présenter de nouveau et il a eu pour parrains les hon.MM.Pérodeau et Turner.Après la présentation de plusieurs pétitions, on a commenceé le dêlat sur l’adresse en réponse au db-cturs du Trône.C’est l’hon.M.Nêmese Gameau qui a proposé l’ad’ esse en français et l’hon.M.Geo.Smith 'îüi l’a secondée en anglais.Comme cette tache est gé érâlement dévolue à Un jeune member de cette Chambre, l’hon.M.rameau s’estime heureux de voir qu'on le compte encore au nombre des jeunes.Après des paroles de sympathie A l’occasion de la mort des non.MM.Pelletier et Sharpies, et après avoir exprimé le bonheur uue U population de notre province ressent du retour de Leurs Altesses Royales et du rétablissement de la santé rie la duchesse de Connaught, l’hon.M.Garreau loue le premier min st e d’aveir d< nouveau soulevé la question du rajustement du subside fédéral.Il leue aussi le gouvernement d’avoir abordé bravement la politique des bonnes routes, et d’avoir commencé A ce sujet une oeuvre tellement, considerable qu’elle nécessite la création d’un ministère spécial de la Voirie.Parlant des progrès accomplis dans l’instruction publique, il se déclare fier de sa province, car aucune autre ’ d xns la Confédération ne peut présenter nne aussi belle situation au point de vue de l’instruction publique.Il conclut que le gouvernement travaille réellement au bien général de cette province et U espère que le concours du Conseil Législatif ne lui fera pas défaut.L’hon.M.Smith, qui a secondé l’adresse en anglais, a félicité la province d’avoir passé heureusement A iravers une crise financière difficile et qui n’a eu aucun mauvais résultat sur les classes ouvrières et agricoles.Il loue le gouvernement pour l’oeuvre considérable qu’il a accomplie depuis quelques années pour l’amélioration de la voirie, oeuvre qui ne fait que commencer mais dont on voit déjà des résultats merveilleux.L'hon.H.Smith énumère ensuite plusieurs progrès accomplis sur 1* chapitre de l’instruction publique depuis quelques années, tant sous le rapport de la fondation de nouveaux établissements que sous celui Comment les Trusts s’y Prennent pour Tuer les Inventeurs CE QUE LES BANQUIERS GAGNENT AVEC L’ARGENT DU PEUPLE Le banquier dira à son petit client—l’homme qui gagne sa vie par sa journée de travail,—qu’il ne peut pas placer son .argent avec sûreté là où il y aura un retour de plus de 5 pour cent.Quelle raison dicte cet avis?Le banquier sait bien que réellement l’argent peut rapporter excessivement plus, mais il compte son client incapable de discerner entre le bon et le mauvais.Le banquier croit que la grande majorité du peuple est incapable de s’occuper de la disposition de son propre argent.Le public est regardé comme des enfants, des véritables idiots qui doivent être instruits à épargner, non à placer.L’avis de mettre votre argent à la banque, ou être averti que seulement 5 pour cent peut être gagné sur l’argent placé avec sûreté, est simplement une autre manière de dire le fait désagréable que votre banquier a une pauvre opinion de votre habileté ou finesse, laquelle, mise en quelques mots, est à l’effet que vous avez besoin d’un gardien pour la disposition de votre surplus d’argent.La fonction d’une banque est d’agir comme gardien de l’argent jusqu’au temps où le propriétaire en ait besoin.Des milliers de personnes ont besoin de ce‘t état de choses et la collection de dépôts a un total énorme- L’expérience de proportions égales démontre qu’un certain montant minimum de chaque mille piastre déposé reste toujours avec la banque.Le banquier se sert de cette proportion égale pour gagner et payer des dividendes à la banque.Il paraît donc que la vérité ou la fausseté de l’assertion que l’argent ne peut gagner avec sécurité que 5 p.c., serait prouvée ou désapprouvéepar le retour aux banques des économies de l’homme d’affaires ou du journalier.Eh bien, voyons par les statistiques des affaires de banque:— BANQUES CAPITALISATION DIVIDENDE ANNUEL The Astor National $ 350,000 20 p.c.Bank of America 1,500,000 18 p.c.Bowerv Bank 250,000 12 p.c.Centrai Trust Co 1,000,000 60 p.c.Chatham National 450,000 16 p.c.Chemical National 300,000 150 p.c.Farmer's Loan and Trust .1,000,000 40 p.c.Fifth Avenue 100,000 100 p- c.New Amsterdam • • • • 500,000 32 p.c.200,000 50 p.c.New York Life and Trust .1,000,000 40 p.c.Union Trust Co 1,000,000 40 p.c.United States Trust .2,000,000 50 p.c.Ceci sont les chiffres pour l’année 1903, limités aux opérations des banques conduisant leurs affaires dans la ville de New-York seule.Si ceci enseigne quelque chose, il montre (1) que l’argent, lorsque employé de la bonne manière, est excessivement productif (2) qu’une grande majorité du peuple est dans l’ignorance de ce fait (3) qu’une politique de cacher ce fait est suivie par les capitalistes.Pourquoi ?Vous portez $1,000 au banquier, votre mille piastres vous rapporte 5 p.c.Quelle somme un montant semblable rapporte à l’homme là où vous avez porté votre argent?Qu’est-ce que votre mille pias-tre« va lui rapporter dans ses mains?Il y a deux cotes à la finance.Le dedans et le dehors.Voyez-vous là où vous êtes?Le petit capitaliste a en tout temps quatre options: (1) De placer son argent dans des debentures et stocks de 5 p.c.(2) De placer son argent en dépôt là où il lui rapportera de 3 à 4 p.e< (3) De placer son argent dans les stocks sur marge.(4) De placer son argent dans des entreprises nouvelles et productives.Si vous suivez aucune des trois premières options, vous vous placez sur le dehors de la finance, si vous suivez la quatrième vous vous placez sur le dedans.Et le dedans, comme nous croyons l’avoir démontré, est de beaucoup préférable.Si chaque petit inventeur plaçait son argent dans des entreprises nouvelles et productives, si leurs fonds allaient directement à développer les ressources naturelles de la terre,où seraient nos grands capitalistes?A la place d’un homme riche pour chaque cent nulle pauvres, la richesse serait plus également distribuée.Presque tous seraient de petits capitalistes.Votre argent y va pour développer les richesses de la terre, mais indirectement» par les financiers, par les échanges, par les banques, ils profitent da ceci, non pas vous.Cet article vous démontre le pourquoi et le comment Réalisez-vous toute son importance?Si oui, informez-vous des avantages qu’il y a de placer votre argent dans la serrure “Le Myre”.Après quoi vous pourrez en juger par vous-même.Car se lier à soi-même, c’est le secret des millionnaires, ils n’ont jamais laissé les autres juger pour eux.Réalisez que vous avez autant de jugement que les autres, et venez vous en assurer au No.251 Christophe Colomb, La LcMyre Combination Lock Co., contrôle et possède les patentes suivants:—Canada No.120040; Etats-Unis, No.803064 et No.940936; Angleterre, No 25683; France, No 408750; Belgique, No 220520; Allemagne, application; Suisse, application, et peut obtenir des brevets dans vingt-cinq autres pays.Son marché s’étend sur tout le globe.Nous possé-doos les machineries nécessaires pour fabriquer la serru: e I.eMyre.AU PUBLIC.—Nous offrons $25,000 d’actions pour souscription immédiate à $25 par part (au pair $50).Il est temps d’agir; agissez dès maintenant.Le délai ne paie pas de dividendes.LeMYRE COMBINATION LOCK CO.LeMYRE COMBINATION LOCK CO.251, Avenue Christophe Colomb, Montréal.251, Avenue Christophe Colomb, Je, soussigné, souscris à parts entièrement libérées, et non imposables du capital-action de la LeÂIyre Combination Lock Co., à $25 par part (au pair $50).Montréal.Emettre certificat à Sans m’obliger en rien, j’aimerais voir plus de renseignements sur la LeMyre et lu Compagnie.à rece-Serrure ADRESSE Faire chèques, traites ou mandats payables à la LeMyre Combination Lock Co., seulement.ADRESSE Les moyens employés par les Trusts pour empêcher les inventeurs, soit de promouvoir ou vendre leurs inventions à d’autres qu’à eux-mêmes sont innombrables.J’en citerai quelques-uns qui presque toujours réussissent.1.—Ils vous disent que cette invention est bien belle et bien bonne, mais qu’elle n’est pas pratique.2.—Si c’était une bonne chose, nous l’achèterions.; Nous avons de l’argent.3.—Qu’il y a bien des années que cela a été inventé.Ce sont les trois principaux moyens employés.Jejré-ponds ceci :— 1.—Que la première objection est bien pour faire peur à ceux qui ont de l’argent à placer, mais pourquoi ceux-là finissent-ils par acheter plus tard quelquefois à des gros prix?Us n’avaient qu’à dire aux autres, “Ce n’est pas pratique” et ils achetaient ensuite à bon marché.2.—Certainement que la deuxième objection a beaucoup d’importance, car c’est bien vrai, ils ont beaucoup d’argent fait avec les patentes des autres qu’ils ont exploitées avec succès puisqu’ils avaient les capitaux nécessaires et avec cet argent ils ont poursuivi de leur haine tous les inventeurs qui se mettent daais leur chemin.C’est-à-dire, qui inventent ou perfectionnent quelque chose dans leur ligne.3.—Il est vrai que ce que nous faisons aujourd’hui, ce n’est que perfectionner ce que les autres ont essayé à faire.Cela ne veut pas dire qu’une invention est vieille, parce qu’il faut pour qu’une invention soit reconnue comme pratique,qu’elle possède ces deux qualités indispensables : Etre Nouvelle et Utile.Si par le passé une chose a été essayée et qu’elle n’était pas pratique, qu’elle ne fonctionnait pas, cela ne constituait pas une invention, quand bien même elle aurait obtenue un brevet d’invention.Voilà, messieurs, des moyens qui ont des forts arguments et qui, au fond, n’ont pour base que du vieux chantage, toujours la même chanson; tuons les inventeurs car ils sont toujours dans nos jambes comme disent les trusts.Mais, messieurs les cultivateurs, n’êtes-vous pas contents aujourd’hui d’avoir des moissonneuses, des moulins à faucher, des lieuses, machines à charger, à décharger le foin, etc.Aimeriez-vous mieux faucher à la faux?Si vous n’en êtes plus là, c’est Dieu merci aux inventeurs.Vous, MM.les manufacturiers, que de machine servent à augmenter vos profits, merci à qui?aux inventeurs.Messieurs les contracteurs qui bâtissez en fer et en ciment, n’est-ce pas d’après les procédés d’une patente* qui a failli coûter toute la cervelle de l’inventeur?Vous, messieurs les manufacturiers de chaussures, n’êtes-vous pas à la merci du trust United Shoe Machinery Company qui fait de vous ce qu’il veut?Ce sont là des machineries patentées en partie volées aux inventeurs.Enfin, tout ce que nous en sommes, ce que nous mangeons, achetons et vendons.soixante-quinze pour cent sont les produits de machines brevetées, et la grande majorité du peuple regarde les inventeurs comme des gens bien à craindre.Ne vous effarouchez pas.S’ils ont donné le comfort aux cultivateurs, enrichi les manufacturiers et amélioré le sort de tous en général, pourquoi ne pas leur aider, vous qui avez des économies à 3 ou 4 p.c.?Placer un peu de vos capitaux.Ne laissez pas les bonnes inventions aller entre les mains des Trusts.Venez à la manufacture, 251 Christophe Colomb.Voyez pour vous-même et placez un peu d’argent.Pourquoi?Parce que la serrure LeMyre est sans contredit la meilleure serrrure, à l’épreuve des voleurs, la plus courte à ouvrir, la meilleur marché à manufacturer, les profits sont énormes, du cent pour cent n’est pas trop dire.Tout le monde dit que c’est bon, mais ce n’est pas suffisant il faut de l’argent pour la manufacturer et de plus la Serrure LeMyre est à l’EPREUVE DES TRUSTS.Comment cela?Parce qu’elle se vend au public.Nous sommes parfaitement indépendants, car si vous désirez acheter une serrure c’est vous monsieur le Public, qui en êtes le maître.Personne ne peut vous en empêcher.Remarquez aussi que les patentes indépendantes des Trusts sont très rares et que vous n’avez pas toujours l’avantage d’y^ acheter un intérêt quelconque.Ne serait-ce que par curiosité, nous vous invitons cordialement de venir visiter notre établissement.Bien à vous, J.E.LEMYRE, Inventeur.GANTS PERRIN Durant l’interruption de notre service téléphonique, nos clients peuvent nous appeler aux Nos Est 4351.Uptown 1068 PERRIN FRÈRES & CIE.28 VICTORIA SQUARE LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Durant l’interruption du service de Téléphone dans la partie Main, nos clients sont priés de nous appeler au numéro Uptown T 8 5 S do la fréquentation scolaire.Bur la question du commerce des liqueurs enivrantes, il signale les heureux résultats des mesures prises par le gouvernement pour enrayer le fléau de l'alcoolisme.Il termine en exprimant sa satisfaction de voir l’état florissant des finances de notre province.L’hon.M.Chapais à répondu brièvement à ces deux discours.Après avoér fait i’feloge des deux conseillers disparus, il touche A quelques points du discours du Trône.Il se félicite de voir se continuer partout la lutte contre le fléau de i'alcoolisme.Il ne sait pas ce que recommandera ia commission qui vient de faire son rapport, mais il exprime l’espoir que le résultat de ses étude» bénéficieront à la cause de la tempérance.Bur la question du rajustement du subside fédéral, l’hon.M.Chapais signale quelques difficultés que rencontre le règlement de cette affaire.Ainsi l’on a suggéré que le gouvernement fédéral donne aux provinces 10 p.c.du revenu des douanes.CJela sera fort bien tant que les barrières douanières seront élevées.Mais le jour où l'on voudrait les abaisser, 11 ne reviendrait rien aux provinces.L’hon.M.Pérodeau a répliqué en quelques mots.C’est la première fois.A ma connaissance, que le leader de l'opposition au Conseil n’a pas de reproche A faire au gouvernement en commentant le discours du Trône et il en prend acte.C’est un.signe des temps.Cela indique que la politique du gouvernement a l’approbation unanime de tous, L’adresse a ensuite été votée unanimement, puis l’on a procédé à la formation des divers comités permanents de la Chambre Haute, qui s’est ensuite ajournée au 25 du courant, par respect pour la rrémoire de feu les bons.MM.T.P.Pelletier et John Sharpies.-4- L’INITIATIVE D’UNE SOCIETE Chicago, 13.— La Société de Bibliographie d’Amérique vient de prendre une initiative appelée à rendre de grands service.C’est la fondation d’un institut de recherches bibliographiques quii se chargera de rechercher et fournir des renseignements et mémoires sur les journaux, les magazines, les périodiques, les livres et toutes autres publications, D’après le projet, des fiches de toutes les publications seront tenues à date.A LA COMMISSION DES INCENDIES.Six témoin» furent entendus, hier, à la commission, sur l'origine de deux incendies.Le feu du 8 novembre chez Robert & Robert, au No 73 rue Saint-Denis, a causé des dommages au montant de $500, Origine inconnue.L’incendie à la résidence de M.El-zéar Marchand, au No 846 rue Albert, le 10 courant a été allumé par un tuyau de poêle surchauffé.La propriété était assurée pour $300, ST-LOUIS 7300 Pour nos clients : durant l'in-teruption du service de téléphone, notre numéro de.téléphone sera Saint-Louis 7300.New-York Window “ ‘ _ Co, 40 DES JURES L.Tannebaum, Gérant BANQUE d’HOCHELAGA AVIS est pur les présente» donné qu’un dividende de deux et un quurt pour cent (3 p.c.,) égul au tsux de neuf pour cent (9 p.c.,) par année sur le capital payé de cette institution, a été déclare pour le trimestre Unissant le 30 novembre prochain, lequil sera payable nu Bureau-Chef de la Banque ou à ses succursales le et après le premier Jour de décembre 1913, A tous les actionnaires inscrits nu réglstrc le 15 novembre prochnln.I.’nssemblée générale annuelle des actionnaires sera tenue au burenu-ehef de cette banque, A Montréal, mercredi, le 17 décembre prochain, 6 MIDI.Par ordre du Conseil de Direction, F.O.LEDUC, ¦>- Gérant % AVIS PUBLIC Service du téléphone AVIS PUBLIC est par les présentes donne que, pendant l'interruption temporaire du service du téléphone, le numéro de l’Hôtel de Ville est EST 5186 En demandant ce numéro, les citoyens pourront être mis en communication avec tousdes départements de l’Hôtel de.Ville.L.-O.DAVID, Greffier de la Cité.Bureau du Greffier de la Cité, Hôtel de Ville, Montréal, 12 novembre 1913.OXYGENE Chimiquement Pur pour Usage Médici-nal, Pneumonie, Broncho-pneumonie, Dyspnée, Synco- P “ ‘ li jes.Crises Asphyxiques, indre avec inhalateur.Livré en cy-Pharmacie Laurence, coin des rues Saint-Denis et Ontario.Tél.E.1607.LA FERRONNERIE BERNIER 126 BOULEVARD SAINT-LAURENT.Jusqu'à la réorvantnatlon de l'ECHANGR MAIN, nous reccrron» les mensages téléphonique» au numéro EST 5593 Chaque commande recevra toute l'attention possible.1537 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 13 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.265 4* Notre Page Féminine Lettre de Fadette LARMES O larmes qui coulez le long de mon visage, Larmes que je voulais retenir, — et, debout, Cacher sous ma fierté, mon rire, mon courage, 0 larmes qui coulez si chaudes, malgré tout; “Ayant un secret à confier, mais là un vrai grand secret, le diriez-\ vous à un homme plutôt qu’à une femme?” — Je ne le dirais à personne, madame, c'est le seul moyen de le garder.Puisqu'il vient un moment, où vous, qui avez tout intérêt à vous taire, vous éprouvez le vif désir de dire ce secret, assurez-vous bien que le confident ou la confidente auront la même tentation.Il est possible qu’ils g résistent, cela s’est vu! Mais il est probable qu’ils parleront avec injonction sévère de ne jamais souffler mot île votre secret.La promesse leur en sera faite, avec autant de sincérité qu’ils en avaient quand vous leur faisiez jurer d’être discrets, mais “la chair est faible” et ce deuxième confident en prendra un à son j tour.Et voilà votre secret én route! Il peut aller très loin et vous revenir par des chemins détournés, au moment oà il vous suscitera bien des embarras.Et je ne parle pas des transformations qu il aura subies.Quant à comparer la discrétion des hommes A celle des femmes et à me prononcer en faveur des uns ou des autres, je ne voudrais pas le faire, les personnes très discrètes sont rares.J'ai oui parler d'un homme qui avait fait sa fortune parce qu’il avait toujours su se taire à propos, et je connais ime femme si discrète qu'elle s’applique à oublier les secrets qu’on lui confie afin d’échapper à la tentation d’en parler.Cela prouverai! qu’il y a, par-ci par-là, des êtres humains qui ne trahissent jamais la confiance qu’on leur témoigne : l’embarras, c’est qu’ils n’ont rien qui les distingue des autres.Si donc trous avez beaucoup à risquer, défiez-vous beaucoup de toutes les confidences.Gardez vos propres secrets et n’exigez pas des autres une discrétion que vous pratiquez si difficilement.Pour moi la discrétion va bien plus loin que de taire ce qu’on lui] confie: elle ne révèle pas non plus ce qu’elle a deviné ou ce qu’elle a appris par hasard, et je crois vraiment que cette discretion suppose trois jolies qualités: la bonté, la délicatesse et la finesse.Les qualités morales, comme les forces physiques se tiennent ensemble et se font valoir ou se nuisent en s'accentuant les unes les autres.Certes, il serait injuste de prétendre que les bavards sont toujours méchants, et cependant, ils font tant de mal en parlant A tort et à travers qu’ils sont plus souvent malfaisants que les vrais méchants qui n’essaient de nuire qu’à leurs ennemis.La discrétion est si rare, parce que loin de la cultiver chez les enfants, on a le tort d’encourager le bavardage, le rapportage et la délation.On élève ainsi en serre chaude les commères, les médisants et les vils délateurs.^ FADETTE.L’EDUCATION LITTERAIRE ET LE FOYER par Tabbé Emile Chartier Dans un article fort remarquable, publié par la “Bonne Parole” île novembre, M.l’abbé Emilie Chartier, le distingué professeur dte Saint Hyacinthe demande aux mères d’incukaier à l'eurns enfante l'amour dlu bon parler français, le goût dé la itecture et dos choses de l’art.Nous détachons die cet article, qui est à lire en entier, le® paragraphes suivants: Tout le mondé ici reconnaît qu’en vertu même de leurs origines les Canadiens français sont destinés à devenir une race d’“intelliectuels”.Chacun admet pareillement que, dans Dur» comme dans l'autre sexe, les gens de cette catégorie sont présentement chez nous chose .rare.Quelle est la cause de cette pénurie ?Ce n’est évidemment pas nos institutions d'enseignement.A ce point de vue, nos écoles primaires, nos couvents et nos collèges, nos maisons de culture supérieure n’ont peut-être pas fait merveille dans le passé.Seulement, depuis vingt ans surtout, ou n’a pas cessé d’y améliorer méthodes et personne].On y est en mesure aujourd’hui de fournir à la jeunesse une formation suffisante, sinon complète.N’est-ce pas au foyer plutôt qu’il y a lieu dé s’en prendre ?Comment veut-on que les maîtres fassent de leurs élèves des lettrés si, avant de diriger les enfants vers les choses de l’esprit, ils doivent d’abord les débarrasser d’une éducation grossière, même fausse»?Comment d’ailleurs ^ réussiraient ils à émonder ce terrain si les bambins et les jeunes gents, de retour au logis, entendent leurs parents contredire, en théorie et plui encore par Jeun exemple, les leçons de leurs précepteurs ?Le vrai mal est là.Faites au contraire de la maison un foyer d’éducation littéraire, que la mère surtout, pour lia discipline intellectuelile autant que.pour te formation morale, se fasse la collaboratrice des instituteurs religieux ou laïques: ceux-ci, n’ayant plus qu’à continuer et parachever une oeuvre, finiront bien par appliquer à la jeune fille et au jeune homme un vernis d’intel-lectualitsme, par leur donner au moins le souci des choses de l’esprit.Cet appel ne saurait atteindre les classes inférieures.Là, le labeur des mains oppose au travail intellectuel une borne trop souvent infranchissable.Mais nos familles bourgeoises et aristocratiques ne pourraient-elles pas contribuer davantage à cet apprentissage domestique?C’est aux mères de nos jeunes gens “fortunés” qu’il appartient de commencer, au logis même, une culture qu’elles désirent complète et rapide.Que doivent-elles faire en ce sens ?Une chose seulement: leur inculquer le goût littéraire.T/e Père Brémond expose, dans “L’Enfant et la Vie”, ce qu’il faut entendre par !à.Si son programme semble compliqué, demandons simplement à nos mères de communiquer à leurs enfants l’attrait pour les choses de l’art, l’amour de la lecture et le respect de notre langue.* * # Cette langue, comme on la maltraite devant les jeunes, même dans la société dite “polie”, dans la société policée ! Nous ne parlons pas de ces expressions grossières, de ces injures qui sont trop communes dans la classe des hommes de peine; on n’en use pas en pareille compagnie.Nous ne parlons pas non plus des prononciations démodées (croère, devoère) ni des tours archaïques (d’là belle argent, mais que tu viennes); ces emplois, que l’on aime dans la conversation populaire parce qu’ils sont gros de souvenirs, n’ont plus ici droit de cité.Dans la société instruite on rougirait d’un incorrection flagrante; que de fautes déguisées l’on se .permet ! Mots, expressions, tournures d’origine anglaise, bien que d'apparrnee française, abondent en certains entretiens.Le vocabulaire de l'ameublement, de la toilette, du sport, est un fouillis d’anglicismes frondeurs ou penauds.Et la syntaxe, quels on lui inflige! L’usago de t05 220 LES GRAIN GROWERS SONT SATISFAITS Winnipeg, 13 — Quatre cent cinquante Grain Growers ont eu leur assemblée annuelle, mardi, et ont entendu leur président, M.T.A.Crear, leur annoncer que les profits nets, nprèd le paiement d’une perte de $30,-000, sur les opéra Wons je* élévateurs du gouvernement manitobntn, étaient de $170,000.Comme le capital payé de la com-pagnln est maintenant de $645,000, les profits de l'année s’élèvent’ à plu» do 26 p.c.sur le capital stock.Le dividende régulier de 10 p.c.a été déclaré, 11 y a deux mois par le bureau de direction et l'argent distribué aux 14,000 actionnaires disséminés dans les trois provinces.L’augmentation du capital action de la compagnie au cours de l’année écoulée a été de $60,000.Le volume des affaires a dépassé $50,000,000, ce qui plarê la compagnie ft la tété de toutes les, compagnies similaires qui font affaires au Canada et en fait la plus forte organisation de cultivateurs de tout' le continent.Le président * annoncé que le gouvernement manitobaln avait annulé le bail des élévateurs du gouvernement passé en faveur de la compagnie et qui peindra fin le 1er noftt prochain.Malgré les conditions défavorables de l'exportation, durant les quatorze mois qui se sont écoulés depuis la dernière assemblée annuelle, la com- Es( paru:— “LES CHRONIQUES" de Leon Lorrain Se vend 25 sous.Joli volume, couverture illus* irée en deux couleurs.Expédié franco contre envoi lie 27 cents au Devoir.EN VENTE AU DEVOIR E.COTÉ 1413 Ste-Catherine COIN IBERVILLE Occasions Spéciales VENDREDI et SAMEDI VENTE EXTRAORDINAIRE DE SOIE 2,300 verges de soie Duchesse, Tamaline, Messaline, Foulard de Fantaisie, Rayée et Fleurie, qualité ordinaire de 60c et 75c.Notre prix exceptionnel, pour vendredi et samedi 37c L JUPES POUR DAMES 300 jupes de robes, en Vécu-na, Panama, noir et couleurs.Styles les plus nouveaux.Valeur régulière de $4.00 et $5.00.Pour vendredi et samedi .$1.49 GILETS POUR DAMES 175 gilets en laine de couleur, gris, rouge, 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GOUVERNEMENT POUR L’INCORPORATION DE COMPAGNIES DE CONSTRUCTION D’HABITATIONS SAN1 TAIRES.Québec, 13.— Sir Lomer Gouin a donné avis qu’il présentera un bill intitulé “Loi pour aider à la construction de maisons d’habitation dans les villes et villages.” Cette mesure réglera la constitution de compagnies particulières qui entreprendront la construction de logements sanitaires pour les classes laborieuses.Il autorisera aussi les municipalités à subventionner ces compagnies.Sir Lomer Gouin.lu déclaré après l’ajournement de la cham bre, hier soir.Sir Lomer dit qu’une législation semblable es^t en vigueur en Angleterre et en France et donne d’excellents résultats.Il s’attend à ce que oe mouvement qui a eu l’appui d’hommes comme lord Grey et qui a fait tant de bien dans les grandes villes porte également de bons effets dans les grands centres de la province.Sir Lomer a aussi donné avis qu’il proposera une loi amendant l’article 3625 des Statuts Révisés de 1899.Cet article de la 'loi décrète qu’aucun officier de police ne peut agir comme juré ou occuper une fonction municipale ou législative, ou voter aux élections municipales ou législatives.Le bill qui sera proposé a pour objet d’ac corder le droit de vote à ceux qui en sont privés dans ces cas.VENTES DE L’AVANT-MIDI.NÎÏÏNO) M, )0,LS Bell Telephone New-Stock — 4 à 135 Brazilian — 500 à 83 1-2, 35 à 82-3-4, 25 à 82 7-8.Can.Pacific.— 15 A 224 1-4, 25 à 224, 80 à 224 1-4, 25 à 224 1-4.Detroit — 20 A 71 1-2.Ottawa L.H.& P.2 à 159 1-2.Power Rights — 76 A 10, 122 A 10 1-8.Rich.& Ont.- 200 à 106, 25 A 105 1-2 , 50 à 106.Shawinigan — 25 h 127, 2 à 128.Toronto Ry.— 1 A 139.Cnn.Car.— 15 à 58.Canada Cément.— 5 à 32.Dom.Canner».— 5 à 65, 30 A 66.Laureutide, — 2 à 160.Laurentide, New-Stock.— 1 A 156.MacDonald — DK) A 17 0-4.Packers Com.— 50 h 125 .25 h 124.Steel Corp.— 25 ft 42 1-2, 100 ft 42 1-4, 575 â, 42, 200 à 42 1-4, 100 ft 42 1-4, 25 ft 42 1-2, 55 ft 42 1-4, 75 A 8-1 V 019 ‘24 V 091 ‘US 24 V 2 '24 50 & 42 1-4, 45 A 42 3-8, 50 A 42 1-4 125 A 4211-2, 75 A 42 3-8.VALEURS PREF.Cement pfd — 40 A 901-2.Dom.Coal, pfd — 1 A IM 1-2.Dom.Iron pfd — 1 A 89.Mont.dots, pfd — 74 A 102.Bawyer M.pfd — 5 A 88 8-4.W.Kootenay p4d — 25 A 104.VALEURS NON INSCRITES Porcupine — 12.A 1.24, 200 A 1.28 100 â 1.25, 150 A 1.25, 75 A 1.25.OBLIGATIONS Halifax Tram.— $8000 ft 100, Mont.Tram.Deb.— $5000 ft 77, $100 & 78, $1000 A 77, $1000 ft 77.Price Brof.— £100 A 78, £200 & 78.446$ 446é.—Veston pour hommes, fi grandeurs: de 34 à 44 pouces de buste.Matériaux! 3 >erg(*N 3-8 en 42 pour 38 de buste» oü 3 verges 1-4 en 36.Les lectrices du "Tlcvelr” peuvent obtenir ees pntron» aux conditions suivantes:— Envoyés ce coupon après que vous l’aurei rempli, su RATON DEB PATRONS W "DEVOIR”, ever.10 cents, soit en timbres ou en argent et le patron cl dessus vous sera envoyé ouelaues jours après.COUPON DéparUmint d*i Patron» ait “Da-roii’r Ecrive* Hattriemant.PATRON N».4446 Nom .t • •• •• •• •• •• •* vi»! s •: • • »• •••*•• ’«• • • •• •• «•••«'•« No.•• • •• •• RflMI •• • •; m mi ¦*« .• .• • « • ,X hV , ¦' Mtaura du bu,ta •« ,, », ,, ,, , •* »• •» », •« D« tailla.Quand voua dAalraa un patron aolt pour fUlatto ou anfaat.na mantlonnaa lunata la maaura; mantlonnaa l'tga aatilamanL AVIS LEGAUX PROVINCE DE QUEBEC, District du Mont l’cul.Cour oe circuit, No 2aü8.— j.uuu-mier, dom., va A.aNuntei, üôt., et L.Uuu-g uni nil, 'l\ S.Et) 24iéuixe jour du nuv&mot o a onze heures de i’uvautimidi, au domicile du dit T.b,, au No üv boulevard Monk, en la cité de Montréal, eeront vendue par autorité* do justice ica biona et effets au a t 'l.8-, suLsiH on cette cause, consistant ou un pupitre, etc.Conditions : argent comp tant.bJJ.DEtiROCDEH, if.C.b.Montréal, IB ubv.1J13., PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 10736.— A.La salle, déni,, va Zènophiie Cuy*x, déf.Le z4ièine jour de novembre IblB, à dix heu-rea de l’avant-midi, au domicile du dit dé leudeur, au Nu 1749 rue Notro-Dame ouest, en la cité de Montréal, seront vendu» par autorité de justice les biens et effets du dit détendeur, saisis eu cette cause, consistant en meubles de ménagn.Conditions : argent comptant.ED.DESKüOHES, H.C.S Montréal, 13 nov.1913.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 2406.— S.Aenw vs M.Hanson.Le 'Jilèiuo Jour de novembre 1913, à midi, au domicile du dit défendeur, uu No 131 rue Qucsnel, en la cité do Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisi» en cette cause, consistant en set de salon, etc.Conditions : argent comptant.ED.DEB ROCHES, il.O.S.Montréal, 13 nov.1913.PROVINCE DE QUEBEC, Diatrict de Mont-réail, Cour du R^cordor, No 647.— Rosario H.Ouertin vs Thu Werner JotvelLory Ûo.Le 3210010 jour de novembre 1913, k deux heures do l’aprèa-midi, à la plac^ d'affaires de la dite défenderesse, au No 160 rue Sto Catherine ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par autorit é de justice les b liens et effets de la dite défenderasse, saisis en cette cause, oonaistant en coffre-fort, horloge», •rtc.Conditions : argent comptant.J.E.Bernard, U.O.8.Montréal, 12 novembre 1913.PROVINCE DK QUEBEC, District do Montréal Sour Supérieure, No 8785.•— Frederick K aright, demandeur, vs E.Miller, défendeur.Le 24ièu»e jour do novembre 1918.k dix heures de ravatiMuidi, K la place d affaires de Messieurs MarcoUe et Frères, au No 69 nii> Ht J aequo*, en U cité de Montréal, seront vendus par autorité do Justice les biens et effets du dit défendeur eaisia en cettu eau* ne, consistant en vaisselle assorti©, épiceries, liqueurs, whiskey en caisse, vins, «te.'Conditions : argent comptant.H.LAJEUNKS-HE, H, O, 8.Montréal, 18 novembro 1013, fi VOILA, MESSIEURS! Chapeaux et Casquettes pour la saison d’hiver STOCK COMPLET DE FOURRURES Gants et Mitaines de la fameuse marque “Fawncs Bros., Londres, Ang., chez ARMAND DOIN 76 Rue Notre-' Est, (En face du Palais de Justice) L’Hôtel Vanderbilt 34ème RUE EST et PARK AVENUE,NEW-YORK Entrée du subway.“Un hôtel distingué, dont les tau: sont modiques”.A moini de cinq minutée des principaux terminus de chemins de fer TARIF Chambres simples.par jour—$3, $4, $5, $6 Chambles doubles.“ “ —-$5, $6, $7, $8 Chambres doubles à coucher, boudoir, cabinet de toilette et bain “ “ $8, $10, $12 Suites—Salon, chambre à coucher Wslton H.Marshall et bain.“ “ $10, $12, $15 Gérant CHAQUE CHAMBRE AVEC BAIN EAU DE CONTREXÉVILLE (PAVILLON SPRING) Eau Minérale Naturelle (France) Pour la Goutte—la Gravellp—le Diabète Elle débarrasse l’organisme de l’acide urique— et c’est un remède positif contre le Rhumatûme.Ecrivez pour le pamphlet.DÉPÔT AU CANADA : The Leeming Miles Co., Limited, 4 Boulevard St-Laurent, - Montréal.' ” 15 LE DOCTEUR BOUSQUET des Hôpitaux de Paris Maladies des Yeux, des Oreilles, du Nez et de la Gorge REEDUCATION AUDITIVE (TRA,Tsf^^ELA Méthode Electrophonétique Consultations 2 à 5 hrs.324 SAINT-DENIS et sur rendez-vous Tél.Bell: 4575 Est — SLEIGHS — d’Epiciers, Sleighs à charbon, Lonies simples, neufs et de seconde main.Spécialité: Réparations à prix très modérés ONTARIO CARRIAGE WORKS 50 Rue Ontario Ouest -ï(HJFMirromains les* ‘.f/v/ Hr wP*,fXr Ffinonuci I\inn tY&jnve •sbj?».^ HEMORROWES PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal,Cour Suprieure No.1045—Wm.M.Blrks cl ni., demandeurs.v«.Consolidated Engineering Co., défendeurs.Le 22mc Jour do novembre Ifllil, é onze beurra de l’avant-midi, ft la place d'affaire» des défendeurs, au No.10 rue Cathcart, chambre 502-6(14, en la cité de Montréal, seront vendu» par autorité de Justice les bien» et effet» des dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant «n coffres-forts, pupitres, etc.Conditions : ar-gent comptant.JOSEPH ROY, II.C.S.Montréal, 18 novembre 1918, njOymCB DF.QUEREC, district de Montréal, Cour de Circuit No.10 405.—Walter M.laiwney Company of Canada, demandeurs, vs.Harnlemkos Katsonas, défendeur, l.o Î2me Jour de novembre 1918 ft dix heures de l’avant-midi, ft la place d’affaire* «lu dit défendeur, au No.101 rue Windsor en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les bleu» et effet» du dit défendeur, saisis en cetto cause, consistant en vitrines et bonbou».Condition» : argent comptant.JOSEPH ROY, II.C.S.Montréal, 13 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de J féal.Cour Supérieure No.11 Di.—La Hébert et Chéri Hébert, tou» deux hour des cité et district de Montréal, demand vs.Mauach Slodovinick, et Plncus Herd tous deux du même Heu, défendeur Louis D.Latour, de la ville d’Outrei District de Montréal, et J.Médard Oui: des cité et district de Montréal, tous courtiers en Immeuble», et faisant all comme tel», ensemble et en société ft J réal, dit district, sou» la raison socia Latour et Qulndon».Uers-snlsls, et rent Hébert, bourgeois.Samuel Soliv bourgeois, et Benny MlHcr.tailleur, trois de» cité et district de Montréal! en-cause, Le mls-en-causo Benny Mille ordonné de comparaître dans les huit itr’ ‘ “ Montréal, 12 novembre 191 MONTY A DURANÜUU, C Procureurs des demande.Oe Journal est Imprime au No.71 Isint Jacques, a Montréal .par “La Limités!.Hsui B»int Jacques, a Montr cité’’ (ft raapoQeabllIté rassa, olreeteungéraut.0 6 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI, 13 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.26 LA VŒ SPORTIVE M.A.L.Caron a été réélu président de l’Association Athlétique d’Âmateurs Nationale LES AUTRES OFFICIERS ELUS FURENT MM.J.G.DUQUETTE, J.N.O.LEDOUX, R.DUMOUCHEL, P.BROUILLET, LEO DANDU-RAND, JOS.CARDINAL, L.PROVOST ET T.GIRARD.—PLUS DE CENT MEMBRES ASSISTAIENT A L’ASSEMBLEE ANNUELLE.Dr J.A.COUSINEAU, PRESIDENT-HONORAIRE.L’assemblée annuelle de l’Association Athlétique d’Atnateurs “Nationale”, a eu lieu, hier soir, au “Club House”, de Maisonneuve.Le présidant Caron, après lecture des minutes de l’assemblée annuelle de 1912 et de 1 assemblée spéciale, tenue à l’effet d’adopter le rapport du bureau de direction concernant l’achat d’urne maison de club au centre de la ville, a présenté son rapport qui fut salué par une salve d'applaudissements.Le rapport du trésorier a aussi été adopté unanimement.Apres quelques discussions on passa à l’adoption des amendements proposés à la constitution.Les amendements suivants furent proposés: Article 4, paragraphe 2.Ls paragraphe devra se lire comme suit : Celui qui .verse, en aucun tçmps,'une somme de cent cinquante dollars, peut être nommé membre à vie de l’Association.Les deux cents premiers souscripteurs jouiront du même privilège, en ne payant que cent piastres.Il est proposé en sous-amendement par le Dr J.A.Cousineau, secondé par M.Olivar Asselin, que cette question soit référée au nouveau bureau de direction pour étude et que les de-nandes d’admission comme membres vie soient suspendues jusqu’à ce que rapport soit fait.Le sous-amendement est adopté à l'unanimité.Article 13, paragraphe.Le Bureau de Direction demande d’ajourner seulement l’assemblée annuelle du 12 novembre, afin de pouvoir, à une assemblée spéciale convoquée avant la fin de l’année, amender la Constitution dans le sens que nécessitera la bâtisse de la ma's on de club, rue Charrier.Le Bureau de Direction demande aussi à être autortsé à amender sa charte, pour lui permettre d’augmenter 1e capital de ’’Association.Ceci fut adopté sans discussion.L’on procéda ensuite aux élections Ses officiers.MM,.A.P.Pigeon, Jos.Thouin et Dr J.À.Cousineau furent nommés scrutateurs.Les élections furent présidées par M, le contrôleur Joseph Ainey.M.Olivar Asselin proposa M.A.L.Caron comme président de notre Association canadienne-française.M.Caron voulut prendre la parole, mais il en fut empêché.L’assemblée se déclara unanime à cette élection.Deux candidats furent mis en nomination à là charge de vice-président.Ce furent MM.J, G.Duquette et W.Labrecque.L’assemblée se déclara en faveur de M.Duquetie.M.J.N.0.Leicux fut ensuite élu par acclamation, trésorier de l’Association et,il en fut ainsi pour M.Ra oui Dumouchel à la charge de secrétaire.Les directeurs élus furent MM.P.Brouillette, 74 vcdx; Léo Dandurand, 74 voix; Jos.Cardinal, 56 voix; T.Girard, 43 voix.Les candidats malheureux furent: MM.J.E.A.Gravel, 39 voix; Eddie Dèerÿ, 32 voix; J.O.Gagnon, 25 voix.Le Dr J, A.Cousineau fut élu pré-! skient honoraire.Avant de clore l’assemblée, M.le Dd Gadbois préposa un vote .de remerciements au bureau scrtant de char ge et aux journaux de Montréal.L’assemblée fut ensuite ajournée au 2ème jeudi de février 1904.Parmi les membres présents, nous avons remarqué MM.A.L.Caron, J, N.O.Ledoux, Raoul Dumouchel, N:P., P.Brouillet.W.Labrecque, Maurice Lofanger, Geo.Mayrand, N P.Geo Michaud, J.C.E.Hubert.P.A.Gagnon, Wilfrid Ccrfceil, A.D.Le-Heau, Oscar Dufresne, C.Meloche, L.G.S, Morin, Ecrément, Alcide Gagnon, Bertrand.Art.Lauzon, J.A.Ouellette.J.B.Baillargeon, C.Bail-largeon T.Cardinal, A.A.Desroche, Jos.Meloche, Ls.Gendreau, Pierre Rolland, J.M.C'outier.Art.Berthi-fuime, J.A.Chartrand, W.J.Proulx, Thomas Dufresne.J.O.Martineau, M.Champagne, Jules Durand.Nap.Hébert, Charles Laurin, A.Racine.O.Désourdy, Charles Leclaire, Henri Lacoste, Geo.Gàuvreau, M.Ohetagne, L.Guay, C.Lancrte.Arthur Landry.R.Latreille, J.Smith, C.A.Paradis, •Tes.Clément, Eddie Decry, J.A.Francoeur.A.Danscreau.Armand-Grenier, U.P.Boucher.Jcs.Cardinal.Jos.Thouin,.Lucien Provost., Adolphe Recours.Lorenzo Prince, Théo.Bonin.' A E.Brégent.Hector Bisail'on, Pred.B oui Von, Josenh Ainey.E.S.St-Père.Léo Dandurand, J.E.A.Grave', Wm lahaise, Alb.Pigeon.A.P.Pigeon, J O.Gagnon, Dr J.P.Gadbois.Geo.Michaud.Mendoza Langlois, Nap.Turcot, Olivar Asselin, Emile Larose et autres.RAYMOND CAZEAUX PREND DEUX CHUTES CONSECUTIVES CONTRE LE SUEDOIS LUMDIN LE BEARNAIS SEST MONTRE PLUS FORT ET MIEUX ENTRAINE QUE SON ADVERSAIRE.—LE GROS AUVRAY EST BATTU EN TROIS MINUTES PAR LE BOHEMIEN HOKUF.— SAINT-LOUIS TOMBE BARLOW.Raymond Cazeaux a vaincu le Suédois Lumdin hier soir en le tombant deux fois dans un match au genre libre, au parc Sohraer, La première dull c fut comptée au bout de 25 minutes et la seconde au bout de 28 minutes., Lumdin s'est, montré ce, qu'il est vraiment ; un lutteur combatit, habile, mais, aussi, traître.Les deux hommes ont lutte avec ardeur, furieusement, avec brutalité même, et il eût été difficile de prévoir lequel des deux remporterait la victoire.Le Béarnais s'esi surpassé, hier soir, car il faut de réelles qualités pour dominer un homme comme Lumuin et le terrasser.Mais toute médaille a son revers.Cazeaux a payé la rançon do la victoire.fougueux Cazeaux.Les deux adversaires veulent vaincre et il serait difficile, même aux yeux les mieux exercés, de dire de quel côté ira la victoire.11 est facile de distinguer, cependant, que t azeaux est plus fort et mieux entraîné que son adversaire, auquel il mène la danse vigoureusement, ce qui lui vaut une pluie de coupa de poings dans l'estomac.Tour à tour les deux hommes vont au tapis et se malmènent à qui mieux mieux.Cazeaux applique surtout des prises d’êplules, car c’est le point faible de Lumdin, les prises d'orteils étant difficiles à prenne sur lui.Lumdin réplique, quand il en a l’occasii n, par des prlSee' de tête qui ( mettent plusieurs fois le Béarnais [ dans une position critique, mais de ! laquelle il parvient toujours à se ti- l.e Suédois, par traîtrise, lui a brisé, rer.nettement le gros orteil gauche.C’est j Au, bout-des quinze premières minu-nne vengeance ignoble.I! est permis tes, Cazeaux a nettement l’avantage, I un homme, k la rigueur, de se mon mais il doit se défendre contre les trer brutal, très brutal même, mais de terribles prises de tête A terre que lui là à torturm- son adversaire il y a une applique magistralement Lumdin.tr suédois Celui-c: DANS LES DIFFERENTES LIGUES DE_BASEBALL LES CANADIENS-FRANÇAIS S’ADAPTENT DE PLUS EN PLUS AU JEU NATIONAL AMERICAIN.Le “Sportipg News” de Saint-Louis l'une des grandes revues Sportives américaines qui (tarait toutes les semaines et dmit les colonnes sont réservées presque exclusivement aux choses du baseball, consacrait récemment un article spécial aux joueurs cauadicns-frânçais ou de nom français qui figurent dans letf différentes ligues dé baseball organisé.L'article très intéressant consacré à nos compatriotes dit en substance ; “Le SMort du baseball subit tranquillement mais sûrement l’invasion des ! Can Miens-français.Il y a quelques : années, le baseball ne comptait que ' cinq pu six joueurs canidiens-fran-I çais.Aujourd'hui, parcourez la liste | d'; réserve du secrétaire Farrell, et | vous vous convaincrez forcément du I fait que les joueurs de nom français : se font de plus en plus nombreux.Depuis les quatre dernières saisons, les Sanadiens-français se sont merveil-| leueement adaptés au baseball, au I point que plusieurs ligues d’une im-t portance plus ou moins grande comptent dans leurs rangs plus de joueurs de cette nationalité que d’Irlandais et d’Allemands.Ces joueurs sont des hommes robustes, bien muselés, d’une santé à toute épreuve, des bond frappeurs, d’excellents joueurs de champ, d’une tenue ordonnée.Ils sont généralement satisfaits d’un salaire peu élevé.La présente liste de réserve indique que les ligues mineures souffrent actuellement d’une “invasion” française en tèole.Plusieurs joueurs qui ne 1 figurent pas dans la liste portent des noms nnylifics, tel Butler, de Pltts-rurg, dent le.vrai nom est Boutillier.Voici les noms de "quelques” joueurs can idiens-fran çais et franco-améri- cains ppis au hasard dans la liste du secrétaire Farrell, de l’Association Nationale des Clubs de Baseball.: I Ligue Internationale — Lalonge, Boucher, Verbout, Caporal, Morris-sette, Parent, Capron, Lafitte, Labri-1 que.Association Américaine — Bormin, Lallier, Clouthier, Rondeau, Laporte, Barbeau, Devost, Basquettr.Western League — Marcan, Martel, Goulet, Oriet, Poulet.New-York State — Coderre, Caporal, Papaluu, Decher.Eastern Association — Grenier, Ta-gu-er, Duchesnil, Demott, Genest, Ger-vads, Robitaillo.Three I.League — Boucher, Trot-tier.Central League — Vallière, Lejeune.Texas League — Dobard, Ohappelle, Renaud.New England League — Rufrange, Breymaiei j Lavigne, Degroff.Northwestern League — Girot, Ca-d'reau.Wisconsin-Illinois League — Choui-nard, Bailliet.Canadian League — Chapdelaine, Deneau, Leclair, Casse, Olermont, Le-monde.South Atlantic League — Dedon, Matirier.Virginia League — Gaston, Chas-tant, Laval, Leshlre.South Michigan League — GOté.Central Association — LaSalle, An-gerer, Gholette, Derose, Gelsin, Illânois-Mlesourl League -*¦ Saillard Carreau.Texas-Omahoma — Beaudet, Pélo-quin.Union Association — Oriet, Perri-me, Chagnon.Appalachian - Brault, Ramage.Western Tri-Statc — Gard, Lodel, Varian.Michigan State — Bonin, Bartelles, Taillon, Blanque, Tenant, Ayette, Chappell®.Border League — Gallant, Gascon.Amiotte, Loranger, Robidoux, Breyer, Mercure.Nebraska State — Berte, Heriot.Northern League — Mcniece, Clou-th'.er, Hachant, Lizzette, Sherin, Urban, Levrette, Brière.Kansas — Laframboise, Provost, Mûrie.New-York - New-Jersey — Dufresne Vessique, Moshier, Huiler.LNorth Carolina — Bechare, Bélanger.Cette longue liste ne contient que les noms des joueurs qui font partie d’équipes de ligues m'neures.Elle n'inclut pas des étoiles comme Napoléon Lajoie, des Cleveland, Jean Du-buc, des Détroit, Cicotte, fies Chica-’ go White Sox, Demarais, des Ncw-¦ York, de la Ligue Nationale, “Rube” Marquard, du môme club, dont le ' vrai nom est Richard de Marquais.Y AVEZ-VOUS GOUTE?à la NOUVELLE BIERE, au goût net et fin des houblons de Bohême, si apprécié des amateurs : La Bière Quelle saveur délicieuse ! Riche en extraits de malt, rafraichissante et nutritive, la BIÈRE FRONTENAC, grâce à un outillage merveilleux, tout émaillé de verre, eü exempte de ce goût trouble et résineux que Ton rencontre si souvent dans les bières communes, fermentées dans les cuves de bois.Elle se vend au verre dans tous les Bars, Hôtels, Restaurants : un vrai régal ! 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2.Bcrnegat 104, Butwell, 2ème place >11.00.3èn»e place >5.70; 3 Star Gaze, .105, McCahey, 3ème place 87.30.Temps 3.29 4-5.Top Hot, Pundorina, Ringling, Flying Fairy, Brynlimah et Cadeau ont aussi couru.4ème course, handicap steeplechase, 2 milles : l.Madeline L., 150.Kermath, 1ère place >6.10, 2ème place >3.50, 3ème place >3.40 ; 2.Shannon River, 146, Allen, 2ême place 83.60, Sème place Clan Alpine, 133, Grand, 3èqie place 5.80.Temps, 4.07 3-5.Foxcraft, Tillie D., Essen et Jean Wagner ont aussi couru.Sème course, 7 furlongs : 1.Genosta, 96.McCahey.1ère place 85.70 , 2èmp place 83.30, 3ème place, 82.20; 2.Prince Ahmed 113, Burlingame, 2cmo place >3.90, 3ème place 82.-30 ; 3.Perthshire 118, Butwell, 3ème pl are ?2.20.Temps 1.27 4-5.Phyllis, Antoinette ont aussi couru.6ème course, handicap, 1 1-16 mille : 1.Billy Vanderveer, 112, Burlingam 1ère place >5.50, 2ème place >3.50, 3e.place 83.60 : 2.Rockfish, 97.Ford, 2ème 88.70.3ème place $5.70 ; 3.Frog.94, Ward, 3èmo place >7.80.Temps 1.40 1-5.Battery.Momecrest.Stelieff.Bonnie, Kloise, Little F.p et Moisant ont aussi couru.7ème course — 1.Goldy ; 2.Stream : 3.Tav Pay.distance, énorme que le lutteur n'a pas hésité ù franchir sous l'œil paternel de l’arbitre.Lumdin avait saisi le pied ûe Cazeaux et était parvenu à le fixer ‘solidement entre ses ouirscs ;' puis pendant trois munîtes, il fit su bit- au gros orteil de npmb-euscs torsions- absolument défendues par le; règlements.Le Béarnais.S Ol ameublement de trois morceaux en acajou solide recouvert de cuir Spanish No.1, au prix spécial de.Tél.Est 6819.637-39 STE CATHERINE EST, angle Beaudry, MONTREAL.sa La Compagnie BRODEUR UBUTEE 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pi«rr* SPECIAL Notre département de gros est intact et nous continuerons les affaires à 86 Saint-Pierre.Nos 3 magasins de détail sont organisés pour toutes les demandes de notre clientèle.BROYE SOUS UN TRAMWAY William Ramage, 5 ans, a été tué par le tramway 12i6l, du circuit Ste-Catherine, près de la 2ème Avetme a Maisonneuve hier après-midi.M.G.A.MARSAN M.G.-A.Marsan, avocat, est chargé de la nouvelle chaire de jurisprudence à l’Ecole Dentaire de 1 U-üiversité Laval.MAISONS INCENDIEES A SAINTE-GENEVIEVE (De notre conrspondant) Québec, 13.— Le village de Sain-te-GenevièVo de Gilford a été la nuit dernière le théâtre d’un Incendie menaçant.Deux maisons ont été la proie des üammee: l'une appartenant à Mme Parent et louée au Club de Hockey Gifford et l'autre, plus spacieuse, à deux êtagetf, appartenant à M.Arthur Bourret, charron, quidXalt remplie de voiture».Les pertes se chiffrent à $6,000, compensées partiellement par des as-surancua.M.WALKER PROMU Le télégraphe nous apporte de Québec une nouvelle qui fera plaisir à tous les amis do 11.Simpson Walker, greffier de la Cour de J’Echiquier, qui vient d’être nommé registrateur pour la division Montréal-ouest.—-4-I- NOMINATION (De notre correspondant) Québec, 13.— M.FJzéar foy, notaire de Motilcalm, a été nommé greffier des journaux français de l’Assemblée législative en remplacement de M.Legendre, devenu greffier des procès verbaux.A -—— DEMENTI DE SIR LOMER rp# notre correftoon/Unt) Québec, 13- — Sir Lomer Gouin a donné ce matin un démenti catégorique à la rumeur de changements ministériels publics hier soir, par eer-lains journaux, “11 n’y a rien de vrai, dans tout cela”, a répondu le premier ministre aux journalistes qui l’interrogèrent.^ Les membres do la Congrégation des Hommes de Ville Marie sont priés de se réunir co soil- à 8 heures, au No.s ns), coin dos rues Lafontaine ot Plessis, pour réciter l'office des morts auprès du corps de leur confrère feu M.Joseph H.Thérrien.DECES NOUVEAUX PAQUEBOTS Londres, 13 — L’an prochain la compagnie du Pacifique Canadien augmentera son service de l’Atlantique de deux nouvelles unités: le 'Missanabe” et le "Metagama”.En hiver ces paquebots viendront accoster à St-Jea.Ils seront d’une seule classe.C’est la compagnie Barclay-Ourle, de Glasgow, qui construit les deux nouveaux navires.Ils pourront Contenir 520 passagers de seconde classe, 1,200 passagers de trolsièmn et approximativement 6,000 tonnes de cargaison.GAGNON — A Montréal, le 18 novembre 1918, il l’Age de 70 ans et 5 mois, est décédé M.Thomas Gagnon, autrefois de Qué-bes, rentier.bas funérailles auront lieu samedi, le 15 courant.Le convoi funèbre partira do sa de meure, No 373 rue Mont-itoyal Est, A 8 hrs 45 o.ni.pour se rendre A l’église St Denis, où le service sera célébré, et do IA au cimetière do la Côte des Neiges, lieu do la sépulture.Parents ot amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL BEAULIEU, Gérard, 8 mois, enfant d’Alfred Beaulieu, employé des postes, ave.Mont-Royal, 27.BELANOEB, Roland, 11 mole, enfant de Tlnnnt Hélangor, journalier, rue Notre-Dame, 695 Est.BENOIT, Eugène, 1 an, enfant d’Arthur Benoit menuisier, rue St André, 2439.DESOHENES, Arthur, 21 jour», enfant de François Deschénes, journalier, me Drolet, 760.LACHAPELLE, Tvette, 5 mois, enfant de Henri Lachaptdie, garçon do table, rua St Christophe, 495.MARSAN, Uldèg», 1 an, enfant d’Arthur Marsan, journalier, me Workman, 324.MILLAIRE, Marie-Louis Hogue, 29 ans, femme d'Arthur Miliaire, commerçant, rue Ohamplaim, 678.MYLES, Edward, bourgeois, 88 «na, rite Manufactures, 156.SOREL, Hector, 2 an», enfant de ,To*.Ro-rel journalier, me Sto Marguerite.88.THERIBN, Horace, bourgeo», 75 an*, rus Lafontaine.809, TURPIN, Oiler, 9 mois, enfant d’Edouard Tunpin, menuisier, lOème ave., BT1, Rosemont.
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