Le devoir, 15 novembre 1913, samedi 15 novembre 1913
VOLÜMFIV—No.267 MONTREAL, SAMEDI 15 NOVEMBRE, 1913 LN SOU LE NUMERO ABONNEMENTS : ^ W V Rédaetion e.Admini^tion: Édition Quotidienne: JS * fjia ^ ^ Ê( RUE SAINT-JACQUES CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 WM S^| Kâ ff ^Ej Ww 1^ WW MONt’BEA L.UNION POSTALE.$6.00 iÊM ÊmM Êj PP| E||S ' PPhrÆ^ & c^fMitnHetJomaMn: I | I J I m I1! ¦I H B I W\*TÉLÉFHOft~ % \ UNION postale.,.$,.oo ÆksÆ ®ÊÊÈ2É^Î lUf ^îi ëM® ^ RÉDACTIG.\ lin 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! ^ ^2> V 4 À * LES PROPOSITIONS DU TRAMWAY L&S propositions faites hier aux autorités municipales par la Compagnie des Tramways ne sont que l’amorce d’un débat qui .se prolongera pendant des semaines et peut-être des mois.Noos aurons donc l’occasion d’y revenir.D’ailleurs 11 serait impossible à un profane de dire an pied levé la portée réelle des “suggestions” sur lesquelles travaillent depuis des années les experts de la Compagnie.Nous nous contenterons, pour aujourd’hui, d’indiquer certaines des choses qui, à première lecture, sautent aux yeux.Ce que demande la Compagnie d’abord: Une franchise de quarante ans, qui se renouvellerait automatiquement de dix ans en dix ans, si la Ville n’use pas du privilège qui lui serait réservé d’exproprier la Compagnie as a going concern, c’est-à-dire comme une entreprise en pleine activité; Le privilège de construire des voies souterraines dont la Ville garantirait les obligations hypothécaires; Le privilège d’exploiter certaines lignes d’autobus; Le privilège de faire, à titre de droit, le transport du fret qu’elle ne fait actuellement que sous un régime de tolérance; L’octroi d’un certain nombre de rues, dans le centre de la ville; La construction, de compte à demi avec la ville, de certains tunnels; Le remaniement du pourcentage actuel, qui serait réduit à 4% sur ï’ensemble des recettes brutes, mais qui s’étendrait à tout le territoire de la ville.La Compagnie est actuellement obligée de payer 15% sur tout l’excèdent de ses recettes brutes (dans l’ancienne ville de Montréal) à partir de $3,000,000.Elle a versé de ce chef, l’an dernier, au trésor municipal, une somme de $189,000.Les experts seuls peuvent dire ce que représenteraient à la fois l’abaissement du pourcentage et l’extension du champ de perception.* # * Il est à remarquer, en attendant, que la Compagnie ne fixe d’aucune façon la date de parachèvement et de mise en exploitation de ses tram-Xvays souterrains.Elle commencera le premier dans un délai de trois ans, mais elle le finira quand?Rien ne le dit.Tout ce qui est indiqué sur ce point, c’est que le deuxième sera commencé quand le premier seia fini, et le troisième avant la fin du deuxième.Cela, si la Compagnie ne croit pas à propos de se presser, peut nous mener à n’importe quelle date.Il est à remarquer aussi que tramways souterrains et autobus seront exploités à part, sur un tarif de cinq sous, sans billets jaunes, rouges ou verts, et sans correspondances entre les tramways de surface, les souterrains et les autobus.II est -i remarquer encore que les propositions' ne comportent aucune réduction de tarif et ne prévoient aucune révision de tarif dans Ta-venir.Si elles étaient acceptées telles quelles,les tarifs seraient, semble-t-il, fixés pour quarante ans et même plus — puisqu’à l’expiration des contrats, on ne parle que d’expropriation ou de renouvellement automatique du contrat, et non point de remaniement.Il va de soi que la Compagnie n’offre point de pourcentage sur les recettes des souterrains et des autobus.Ajoutons, dans ce rapide examen, qu’il paraît y avoir une différence considérable entre la situation qui serait faite à la ville, au point de vue de l’extension des voies, par le nouveau et l’ancien contrat.L’ancien dit que la Compagnie fera son service “dans les rues ci-après mentionnées et dans toutes autres rues que le Conseil pourra désigner à l’avenir” (section I du règlement 210).Le projet nouveau dit: “Quant aux extensions du tramway de surface qui pourraient de temps en temps être jugées nécessaires pour les besoins du trafic, la Ville et la Compagnie devront s’entendre.” En cas de désaccord, quant à la nécessité, 5/a question (nous résumons) sera réglée par un arbitre dont la décision itéra finale.Cela semble bien vouloir dire ^qu’après avoir accordé à la Compagnie les rues que celle-ci demande aujourd’hui, la Ville devrait s’en remettre à la 'décision d’un arbitre pour obtenir de nouvelles extensions.* -r> * o Ce n’est là, encore une fois, que le relevé des premières constatations qui sautent aux yeux.Il faudra tourner et retourner ces propositions, afin d’en saisir la véritable portée.Mais une chose peut être cou-sidérée comme certaine.De même que la Compagnie n’a jamais entendu faire accepter tel quel le projet où elle demandait à la législature de lui accorder la ten e et presque la lune, en 1911, de même elle ne compte sûrement pas faite accepter ces propositions en entier.Elle se réservait, en 1911, d’opérer des abandons qui sembleraient une concession à l’opinion publique; elle se réserve sûrement aujourd’hui le droit de jouer certains autres atouts.Nous ne sommes qu’au début d’une très grosse partie.Orner HER0UX.LETTRE DE QUÉBEC L’ADRESSE EST VOTEE Québec, 14.— L’adresse a été votée à 5 heures cet après-midi par une chambre à moitié vide, la plupart des députés étant paidis par le convoi de cinq heures.Trois députés ont parlé cet après-midi: MM.Taschereau, Sauvé et Robert, de Rouville.M.Taschereau souhaite à M.Tel-lier Th ermine qui serait la récompense d’une carrière de luttes décevantes.M.Tellier ferait, dit-il, un Juge idéal.La prohibition de Tex-portation du bois brut a eu son résultat en dépit des tentatives de Washington pour fermer le marché américain à notre papier et à notre pulpe.A Pabos, Portneuf.Joncquiè-res, Grand’Mère, de nouvelles usines s’élèvent où la production est doublée.La prohibition de Texpor-tation du bois brut continuera d’exister.M.Taschereau demande k l’opposition de s'unir au gouvèr-nement pour réclamer Taugmenta-lion de la subvention fédérale.La province a besoin d’argent pour l'agriculture, la voirie, l’instruction publique, les ponts en fer à la construction desquels elle a contribué pour près d’un million depuis 1908.Le rachat des chemins et ponts de péage a coûté $329,000.Il y a progrès général dans la province, en instruction publique, en agriculture, en colonisation, etc.Et M.Taschereau est très satisfait.M.Sauvé s’affirme plus conservateur que jamais.Le vrai parti conservateur est encore représenté à la Chambre et il entend s’affirmer avec une vigueur nouvelle, dénoncer tous les abus du régime actuel, défendre son passé, respecter ses traditions.Lafontaine, Cartier, Chauveau, Ouimet, Chapleau, Bo i-cherville, Taillom ont infusé à ce parti des principes .le vie que ni le temps ni les ennemis les plus puissants ou les plus turbulents ne sauront jamais détruire.Les principes politiques ne peuvent cependant être fixes parce qu’il est ini-;pos«ible de déterminer quels se-iront les problèmes de l’avenir.De-Itmis quelques années, continu® M.Sauvé, le parti conservateur n’a pas donné à son programme toute Tarn-pleur nécessaire, mais aujourd’hui il est dégagé de tout.Pour ma part, dit M.Sauvé, je ne veux pas croupir dans l’incertitude ou attendre sur le bord de la pente.Comme par le passé, les bonnes mesures du gouvernement recevront Tappui de l’opposition; le député de Saint-Louis n’a pas non plus toujours tort et les nationalistes ont souvent raison.C’est avec cet esprit que nous devons faire la lutte, dit-il.Puis M.Sauvé, imitant M.Gouin, refait une comparaison entre le régime de 1892 et le régime actuel.M.Robert n’aime pas qu’on “prononce des lectures «je journaux”.Le langage de M.Sauvé l’inquiète.Que signifie cette déclaration de retour aux auciens principes?Regrette-t-on les mariages mixtes qu’on a faits pour “capter le bénéfice des alliances qu’on a rencontrées depuis quelques années”.“L’opposition en est rendue à un point qu’elle ne figure même plus dans les questions publiques”.Pourquoi ces récriminations des “mêmes témoins qui ont été témoins de les entendre applaudir avec tant d’enthousiasme”* Après cela l’adresse est votée et la Chambre ajourne à 8 heures lundi soir.Jean DUMONT.P.S.—Le délai pour le dépôt des pétitions a été prolongé jusqu’au 21 exclusivement.M.Lavergne soumettra un projet de loi pour obliger les journaux édités par des compagnies à publier la liste de leurs actionnaires; un autre concernant les exercices militaires pour décréter que le temps consacré au service ne devra pas compter comme vacances; un autre encore pour décréter les élections générales a date fixe.Un éditeur de beaucoup d’initiative doit publier prochainement des recettes de cuisine électorale, d’un auteur anonyme, mais qu'on croit être M.Rogers.11 n’y sera pas question de Tomelctte renversée de Macdonald.BILLET DU SOIR.ULTRA-JAUN1SME A'olre siècle devra beaucoup à la Patrie pour ses innovations darns le domaine du journalisme.Tout le monde a sans doute entendu parler de son fameux service de télépathie sans fils qui reliait, il y a deux ans, la rédaction de la Presse à la sienne, pour le plus grand bonheur de la Montreal Tramways.Notons en passant que le service ne fonctionne plus ; Vinvention n’en a pas moins été une manifestation de génie.Mieux réussi cependant fut le service de dépêches spéciales d’Ottawa, qui permit à la Patrie de traduire au “fur et à mesure qu’il était dir (c’est ce qu’annonçait la Patrie) le discours de M.Borden sur le projet de contribution, et de le publier au moins une heure avant qu’il ne soit PRONONCE.C’était merveilleux mais ce n’était rien comparé à ce que la Patrie, du fond de son cerveau créateur, mijotait.Jadis, les journaux se contentaient de publier les nouvelles locales; avec l’aide de la poste commencèrent à paraître des courriers régionaux puis, en retard (Tune ou deux semaines, des informations d’outremer.Le télégraphe révolutionna tout et le lecteur put quotidiennement lire les nouvelles du jour, du monde entier.Quelle misère pour une feuille de Venvergure de la Patrie.Ce qu’il fallait au grand journal, ce n’était plus la nouvelle d’avant-hier, d’hier ou d’aujourd’hui, ni même de demain, mais celle de jamais.Le nouveau service a été lancé hier soir; une manchette de sept colonnes en marquait l’apparition : “Le Sherlock Holmes américain, William-J.Burns, est à Montréal, avec le dénonciateur qui a fait sa gloire.’’ Quelle supériorité sur les confrères qui eux, bien renseignés, dnnon-çaient tout simplement que Burns était à Détroit et que le gouvernement canadien défendait au “dénonciateur qui a fait sa gloire" de traverser la frontière.Cette dernière innovation s’appelle Tultra-jaunisme; mais ce n’est pas la fin: vous verrez bientôt le super-ultra-jaunisme.Max.SOREL.- m i — - LES ETATS-UNIS ET LE MEXIQUE Le président Wilson annonce qu’il se croit sur le point de déloger le général Huerta de la présidence provisoire du Mexique, grâce à Tappui que les puissances européennes prêtent à sa politique et à l’impossibilité où se trouve le gouvernement mexicain de se procurer les ressources financières qui lui manquent.Pour arriver à ses fins et forcer la main à Huerta, M.Wilson a entamé des nègociatton officieuses avec le général Carranza, chef des constitutionnalistes.On croit qu’il serait disposé à permettre l’exportation des armes et des munitions au bénéfice des rebelles du nord, dans le cas où Huerta s’entêterait à rester à son poste et où Carranza offrirait des garanties suffisantes pour l’avenir.Le but poursuivi par le président des Etats-Unis est d’arriver à écarter du pouvoir les éléments qui rendent impossible l’entente entre les belligérants comme l’élection libre d’un président définitif et d’un nouveau congrès.Mais on se demande s’il sera bien plus avancé quand il aura remplacé Huerta par un Carranza et si le Mexique lui-même aura gagné au changement.Un journal français publie à ce propos les notes mie lui adresse l'un de ses amis en ce moment à Mexico et qui, spectateur impartial, connaissant parfaitement Tâmc mexicaine, laisse entendre que la grande majorité de la population du Mexique préfère le gouvernement du général Huerta à la domination des survivants de la faction Madé-riste.“Les révolutionnaires, qu’on appelle constitutionnalistes, dit-il, ne sont plus qu’une bande de pillards; ils ont voulu prendre TorréonTville riche, située à la frontière nord, parce qu’ainsi il leur était plus facile de se réfugier en territoire étranger au premier choc avec les troupes fédérales.11 ne reste plus, en effet, que ce coin du pays en proie à la révolution et aux mains des constitutionnalistes.Le reste, c’est-à-dire plus des trois quarts du Mexique, accepte le gouvernement actuel."La personnalité du général Huerta a souvent été critiquée, mais il faut comprendre l’utilité d'un homme énergique dans un pays aussi agité.11 semble auiour-d’hui prouvé qu’il est la “main forte” indispensable à un gouvernement aux prises avec de si grandes difficultés.Devant le Mexique, il y a deux éléments en présence; les Etats-Unis et l’Europe.L’on dit que les Etats-Unis veulent laisser au Mexique son autonomie et son gouvernement propre; ceci est certain, mais il n’en est pas moins probable que l’Amérique aurait quelque tendance à voir ses nationaux coopérer à la direction des grandes exploitations minières qui sont d’uno ri- chesse extrême au Mexique: tels l’argent, le pétrole et l’or.C’est peut-être là qu’il faut trouver Tex-plieation de l’influence et du contrôle que voudrait exercer, le gouvernement de Washington sur le Mexique.“Dans la gestion des affaires, le président Huerta s’est vu souvent dans le plus grand embarras; si Ton envisage combien les provinces sont différentes de races, leurs aspirations belliqueuses, on comprend les difficultés qu’il a pu rencontrer.C’est peut-être ce qu’ignorait aussi le gouvernement américain, essentiellement civil, dont la petite armée suffit à une très grande population.Le Mexique, au contraire, est un peuple batailleur, qui a besoin d’etre conduit et maîtrisé.Pour éviter l’anarchie, il faut, contrairement aux Etats-Unis, un gouvernement militaire dans chaque province et à la tête de l’armée un vrai chef.Lorsque l’anarchie sera domptée, il sera peut-être loisible d’arriver à une direction plus douce dans l’ensemble du pays, mais le moment n’est pas encore venu d’implanter le système démocratique des Etats-Unis (où il n’y a que cinq mille Indiens, tandis qu’au Mexique on en compte huit millions).De Washington on ne peut voir clairement ce qui se passe dans les provinces mexicaines.Les Idées d’un savant et d’un philanthrope sont inapplicables dans la réalité chez un peuple si différent de race, qui parie quarante dialectes différents.” Quoi qu’il en soit des motifs qui inspirent l’intervention des Etats-Unis au Mexique, — restée purement diplomatique jusqu’aujourd’hui, — il est impossible de nier que dans son ensemble elle concourt à une oeuvre de civilisation éminemment désirable.Le dogme de la souveraineté intégrale des Etats, constamment contredit en pratique, n’est pas inattaquable au point de vue scientifique.Il apparaît bien souvent comme un obstacle au progrès du droit international, car la Société des Etats, comme toute autre société, a besoin d’une organisation, pour ne pas tomber dans Tanarchie.A qui se conduit en mineur parce qu’il n’a pas atteint Tâge de la maturité, il est indispensable de donner un tuteur, et pour les Etals, pas plus que pour les individus, il n’y a, à Tavène-ment de leur majorité, aucun déshonneur dans le fait d’avoir accepté quelque temps une tutelle nécessaire.C’est à la haute protection des Etats-Unis que Cuba doit d’avoir appris à faire un usage à peu près acceptable de son indépendance.Il y a gros à parier que le Mexique, qui a déjà connu une assez longue période de tranquillité sous un gouvernement énergique, se trouverait bien d’une aide extérieure qui lui permettrait de retrouver son assiette et le calme nécessaire à la poursuite de son idéal /national et de son développement économique si malencontreusement entravé par d’interminables révolutions.Uldéric TREMBLAY.HISTOIRE ET COOPERATION AGRICOLE II Je disais dernièrement qu’un danger se dressait menaçant devant nos cultivateurs.M.Nagant, directeur du Journal de l’Agriculture, dans une conférence qu’il donnait récemment à Québec, l’indiquait bien clairement.La population des villes augmente au détriment de celle des campagnes.En 189R la population rurale était de 71.3 pour cent de la population totale de la province, tandis qu’eu 1911 elle n’élait plus que de 54.5 pour cent.Ces chiffres n’ont pas besoin de commentaires.Ajoutons pourtant que dans 26 comtés de notre province, de 1897 à 1911, la population rurale a décru; et si dans toute la province nos campagnes augmentaient de 1901 à 1911 de 39,951 habitants, nos villes par contre gagnaient 313,863.Quelle est la cause de cet état de choses?Sans doute, le grand développement de nos industries qui attirent vers les villes un si grand nombre de nos fils de cultivateurs, mais aussi le dégoût de la terre, provenant de ce qu’elle ne rend pas riches ceux qui la cultivent.Tandis que dans T Ouest, la classe rurale neut arriver à mctlre de côlé chaque année une moyenne de $250 par tête, c’est à peine si, dans Québec, on atteint le chiffre de $100.Il est vrai que nos familles sont plus nombreuses, mais tout de môme la différence est beaucoup trop grande.Aussi avait-on raison de dire, il y a quelques années, que si l’on n’améliore pas la situation de nos gens de la campagne, il y aura exo* de vers l’Ouest comme il y a eu émigration aux Etats-Unis de 1850 à 1900.En 1909, 19,093 personnes quittaient la province.Et la désertion continue.Dernièrement encore, je recevais d'un de mes amis une lettre d’où j’extrais le passage suivant: “De.(et il nommait l’une des vieilles paroisses du diocèse de Trois-Rivières), en un seul été, 40 jeunes gros gaillards ont déserté pour la ville, tandis qu’à.(une autre place), 30 chefs actuels ou futurs de familles canadiennes se sont ouvert des terres dans Ontario.” Et combien d’autres faits nous pourrions citer! La désertion des campagnes, parce que les campagnes ne donnent plus ce qu’on en attend, voilà donc le mal qui nous menace.Et y a-t-il spectacle plus triste cme de se représenter en imagination cette longue procession de “déserteurs” qui, chaque année, s’en vont demander à d’autres deux le bien-être qu’ils ne trouvent plus sur la terre du vieux Québec?Voilà bien un péril national, un danger menaçant pour la force et la vitalité de la race, péril aussi grand peut-être que celui qui menaçait les 60,000 colons de 1760, danger aussi redoutable que celui d’une lutte avec les conquérants d’alors! Que deviendrons-nous, si nos cultivateurs délaissent la terre, s’ils ne Taiment plus, s’ils n’y trouvent plus de quoi vivre et établir leurs familles?Question angoissante qui devrait intéresser tous ceux qui ont à coeur l’avenir de notre race, tous ceux qui savent que la force d’une nationalité consiste dans la force de sa classe rurale, que c’est à la campagne que se trouvent les grandes réserves d’énergie nécessaires pour assurer notre avenir.Quelles sont donc les causes de la situation actuelle?Manque d’économie et habitudes de luxe, alcoolisme, mauvaise direction de Tenseignemcnt primaire, etc., etc., tout cela sans doute concourt à faire cette situation, — et il faut lutter, améliorer tout cela,— mais, je ne crains pas de le dire, tant qu’on ne s’organisera pas sur le terrain économique, tant que nos cultivateurs ne se grouperont pas pour acheter à meilleurs prix les choses nécessaires à l’amélioration 'de la terre, le mal existera.C’est dans la coopération agricole bien entendue qu'est le grand remède.Nous le verrons prochaine-ment.COOPERATEUR.SUR LE PONT D’AVIGNON.Le ministère Gouin vient d’établir une école d’industrie sucrière, à Beauceville.Des élèves y recevront des cours théoriques et pratiques d’experts dans la fabrication du sucre ‘d’érable.Le projet a du bon.Il ne manquera pas de plaire à beaucoup de monde,- y compris M.le doc- teur Paquet.* * * MM.Sèvigny et Lafortune ont, paraît-ii, renoncé à leur bataille en champ clos.Ni les électeurs de Dorchester ni ceux de Montcalm ne pourront donc se prononcer sur le mérite des deux politiciens.C’est malheureux pour la masse des collectionneurs de lafortuniai-series et de sévigniaiseries.Des dis-cours de M.Lafortune et des lettres de M.Sévigny les eussent consolés du coût sans cesse grandissant de la vie.* * • Un député à la législature québécoise blâmait M.Bernier, de Lévis, d’avoir promis des travaux publics énormes dans son comté, d’appartenir au parti qui promet des ponts dans Châteauguay, et de se scandaliser ensuite de la construction d’un pont en fer dans Dorchester.Ni les bleus ni les rouges, sur ce point, n’ont de reproches à se faire les uns aux autres.Ils sont tous pro-metteurs, en temps d’élection, surtout s’ils ont le pouvoir.L’achat en bloc des comtés s’est pratiqué autant par les libéraux qu’il Test aujourd’hui par les conservateurs.Ces politiciens, tous les mêmes 1 * * * M.Coderre, le secrétaire d’Etat' a présidé, hier soir, à Ottawa, disaient les journaux, une conférence du docteur Ami sur la Méditerranée.Sans doute, la prochaine fois, M.Coderre fera lui-même la conférence.Il traitera de “la lumière et de son effet sur les politiciens et les élections”.C’est une question de physique politique.* * * Oscar Wilde, le poète anglais qui scandalisa tout le monde littéraire, il y a quelques années, est-il mort ou vivant ?Des journaux européens se posent cette question.Il est bien vrai que, naguère, on célébrait les funérailles de Wilde, à Paris, et que, tout récemment, on lui élevait, au Pèie Lachaise, un monument autour duquel 11 se fit beaucoup de bruit.Mais des gens qui ont bien connu Wilde affirment qu’il vit encore, aux Indes ou dans Tlndo-Chine.Qu’est-ce que cela fait ?Ses oeuvres détestables se lisent encore/ n’est-ce pas comme s’il vivait ?* * * Voilà M.Pelletier colonel honoraire.Qu’est-ce que Ton va maintenant faire de M.Nantel ?Un ambassadeur anglais à Berlin ?* # • M.Lespérance, lui, ne veut pas être lieutenant-colonel honoraire ; il se contenterait d’être ministre et honorable.Il est d’ambitions modestes.« « * La session fédérale doit s’ouvrir vers le dix janvier prochain.“Faites vos emplettes de bonne heure”, disent déjà les journaux aux gens nul pensent aux achats do la Noël.Le conseil s'applique aussi aux gens désireux d’obtenir quelque chose de nos parlementaires.“Do it now”! .Le Veilleur.LA SESSION Le “ DEVOIR ” à vingt-cinq sous Les intérêts de tous les citoyens de Québec peuvent être affectés par cg qui se passera d’ici quelques semaines, au parlement provincial.Tous ont donc un intérêt essentiel à être parfaitement renseignés sur les faits cî ' gestes de nos députés.Et ils ne peuvent l’être que par des comptes rendus impartiaux, faits par un homme compétent.Pour vingt-cinq sous,—en dehors de Montréal et de sa banlieue—on recevra le “Devoir” tous les jours d’ici la fin de la session provinciale.Les comptes rendus du “Devoir” sont faits par un homme qui connaît parfaitement son métier et le parlement, M.Jean Dumont.Le “Devoir” est indépendant de toutes les cliques et de toutes les coteries.QUESTIONS ARTISTIQUES MONTREAL VU PAR UN DEC0RATENR Un archilccie viennois déclarait l’autre jour qu’en matière d’art, nous en étions encore à l’âge de pierre.La lettre suivante, que nous adresse un professeur de l'Ecole polytechnique, prouvera qu'il n’est évidemment pas le senti de cet avis.Point n’est besoin, croyons-nons, du témoignage des voyageurs canadiens ou étrangers qui ont vu Bruges, Paris, Grenade ou Florence, puisque les .gens de goût — et ils ne manquent pas ici — s'accordent volontiers à reconnaître que Montréal n’est guère plus artistique qu’un tas de briques et rie madriers.Ce qui serait plus utile que ce témoignage, c’est le tableau des innombrables laideurs de la ville exposé sous les yeux du public et proposé à la méditation de tous ceux qui contribuent if Tenlafdlsseml'ht systémau-que de la métropole.Au cours d’un article précédent, nous signalions l’apparition récente, à l’ouest de la rue Sainte-Catherine, d’un grand magasin échappé de la cervelle d’un architecte atteint de jaunisse.Voyez l’heureux effet de la publicité :diuit jours plus tard un second magasin de la même rue arborait à son tour un jaune deux fois plus citron que le premier, justifiant ainsi le proverbe qui veut qu’un malheur n’arrive jamais seul.Si les propriétaires de ces cages à serins cherchent avec la peinture criarde à attirer l’attention des acheteurs, avouons qu’ils réussissent pleinement.Mais s’ils croientdonner à leurs magasins une toilette attrayante,, rappelons-leur doucement que nous ne sommes pas en Abyssinie et qu’il ne faut pas faire de Montréal un cirque jaune pour amuser des nègres.Car c’est bien là le sort que nous réserve l’avenir.Si l’esthétique de la ville reste entre les mains de ces amateurs de grotesque, si les autorités municipales n’avisent sans retard au moyen d’endiguer ce débordement de hideurs, si les architectes et les peintres ne se soucient pas plus de leur réputation que des contrats qu’ils ne peuvent obtenir, la ville de Montréal sera vers 1917 une exposition d’une rareté exceptionnelle, recommandée par les médecins étrangers aux fous de la persécution, aux nerveux tristes et aux enfants terribles qui veulent des images d’Epinal.Nous n’avons encore signalé que deux magasins, mais quel livre ne feroit-on pas avec l’énumération de toutes les /naisons de commerce, avec les édifices religieux et civils, avec les résidences qui insultent à la beauté, au goût, disons même au plus simple bon sens ?N’est-rl pas insensé d’appeler Palais de Justice ce tas de murailles percées de trous au fond desquels siègent nos tribunaux ?Si vous voulez la définition du mot palais, allez la lire à Versailles, ou à Londres, ou en Italie, mais ne perdez pas votre peine à la chercher sur le Champ de Mars.Toute votre énergie n’en viendrait pas à bout.sont tes Ilots transparents et dociles, les fond-.! eut s et les artistes de Venise, la ville-reine des eaux.Montréalais qui n’avouez pas encore que Montréal n’est qu’un amas de caricatures, descendez avec nous le cours du Saint-Laurent, de Verdun à Viauville ; écoutez-nous et regardez : La Pointe Saint-Charles, quartier sale, maisons grisâtres, usines rouges et noires, ciel enfumé, atmosphère de charbon et de suie que le vent éparpille à plaisir aux quatre points cardinaux.L’entrée du canal, même décor, une petite place triangulaire avec une église à i’un des coins ; mais quelle église I quelle architecture 1 Un bâton de réglisse en équilibre siafûne 'îlpette de chocolat ! Un peu plus bas, le vis-à-vis réjouissant de la rue Wellington jusqu’à la rue McGill.Nous ne sortirons jamais du noir et du gris ! Le port, les hangars" maritimes, les élévateurs à grains, silhouettes élégantes qui n’ont qu’un mérite à nos yeux, c’est de cacher momentanément les silhouettes non moins gracieuses du centre de la ville.On en arrive presque à déplorer que le fleuve ne soit bordé d’élévateurs.Un peu plus bas encore, la voie du Pacifique Canadien triomphe de la ligne horizontale.Du charbon, toujours du charbon! Enfin un monument! Erreur.c’est l’ancienne Prison! passons.Usines noires, manufactures noires, raffineries noires.Viauville; un peu mieux, Viauville; mais voilà, ce n’est plus Montréal.Rien ! Pas un bout de balustrade, pas la moindre façade digne seulement d’un coup d’oeil, pas la plus petile perspective d’une avenue, pas une fontaine, pas un bouquet de verdure.depuis 1642! Nous ne pousserons pas la cruauté jusqu’à promener le lecteur dans les quartiers du Nord-Est de la ville, ni dans les ruelles boueuses comme celle qui abrite sa modestie sous le nom 'd'A venue de Châteaubriand.Ce genre de promenade peut s’effectuer en contemplant durant quelques minutes un fourmilière sur un fromage.Montréal est une école d’art mais, hélas, d’une espèce toute particu-jlière; l’enseignement qui s’en déga-| ge mêle à son ambiance, une odeur | étrange oubliée en Europe depuis il’âge de pierre.Les artistes qui naissent dans cette ambiance “peintu-:rcnt” les magasins en jaune [qu’au sixième étage; on a toutes 1 peines du monde à leur faire coi (prendre qu’une statue monumenta I serait mal à Taise à côté d’un poi mier et vice versa; ils dessine amoureusement l'annonce du f meux tabac Sweet-Canadien sur 1 rideaux de théâtre; Ils n’ont pas e core annoncé le fameux Gin Croi Verte sur le plafond de l’Opéra ma vous verrez que ça viendra d Glissons en passant sur les rues résidentielles qui se laissent appliquer, de ci de là, des boutiques de savetiers et des affiches d’agents d’immeubles en gti'ise de vésicatoires.La rue Saint-Denis bénéficie de ce privilège et n’entend pas qu’on le lui ôte.On a pu remarquer souvent que les grandes villes d’Europe sont traversées ou bordées par des rivières de l’effet le plus heureux.L’eau est la note gaie, la pensée fraîche et toujours jeune d’une ville.Un bassin dans un parc est un tableau devant lequel on aime à s’asseoir.Une' simple fontaine au milieu d’une cour est quelquefois tout un décor.Les grands constructeurs de villes savaient cela quand ils ont posé leurs plans sur les bords de la Seine et de la Tamise, quand ils ont fait Amboise, Chcnonceaux, Tours et Chambord ; ils savaient les mer- qu’ils y penseront.Que voulez-vous; c’est l’ambiance qui fait Tâme de l’artiste.C’est l’ambiance normande qui a fait Millet, c'est Tam-bianee vénitienne qui a fait Zlem, c’est l’ambiance romaine qui a fait Michel-Ange.Chcrcihcz maintenant ce que meut O faire l’ambiance montréalaise.Je vous laisse y rêver.F.BABOULENE.Professeur d’art industriel à l’Ecole polytechnique.Les journaux mentionnaient Jeudi quelques noms de députés susceptibles de devenir ministre de la voirie.Pourquoi n’a-t-on donc pas parlé de M.Rainville?C’est à lui que M.Gouin devrait penser, il a tant do voi\ JLE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.267 La Musique à Montréal "Y Y.L’ECOLE SOCIALE POPULAIRE RESUME DES COURS DE SOCIO-LOGIE DU R.P.E.PLANT!ER, S.J., DANS LA SEMAINE DU 10 NOVEMBRE.LES GRANDS CONCERTS DE DEMAIN.Il ne faut pas oublier que c’est demain, l’apres-midi et le soir, qu’auront lieu Ic.s deux grandes auditions de l’oeuvre de M.Alexis Contant, “LES DEUX AMES’ .Bien Hue le compositeur soit l’un de nos compatriotes les plus distingués, l’impartialité la plus élémentaire nous commanderait le silence si ce travail n'avait aucune valeur.Mais au contraire l’oeuvre de M.Contant a déjà ses admirateurs, non lias de ne.s entousiastes irréfléchis pour qui tout est bon en musique.Ce sont des connaisseurs avides d’étudier une partition et de l’analyser.Avons-nous besoin de répéter ici le nom de M.Walter Damrosch, l’un des chefs d’orchestre les plus accrédités aux Etats-Unis?On sait que M.Damrosch est un grand admirateur des travaux de M.Contant et comme bon nombre d’Américains.il est difficile puisqu’il entend beaucoup d’excellente musique dans son pays.Le témoignage d’un étranger ne devrait pas laisser indifférent le public, de Montréal.Aussi nous comptons qu’aux deux auditions de demain, il " aura foule, au théâtre Princess.Qu’on songe que c’est une “première” qu’on va donner.Pourrions-nous demeurer Indifférents devant un événement duquel les peuples de la vieille Europe attachent la plus grande importance?On n’ignore nas en effet qu’à Paris, par exemple, les “premières” sont très courues.On retient ces places des mois à l’avance et les trois quarts du temps les salles sont trop petites pour contenir la foule de ceux qui désirent entendre l’oeuvre nouvelle.Imitons les Français en cela.Allons applaudir en masse “LES DEUX AMES”, une composition incontestablement fort belle et qui fait honneur à son auteur.On peut se procurer des billets en s’adressant au théâtre Princess.Tous les solistes, les choristes et l'orchestre sont instamment priés d’assister à la répétition finale qui aura lieu dimanche matin, à 10 heures précises, au théâtre Princess.LA SAISON D’OPERA Lundi soir aura lieu l’ouverture de la première saison de la National Opera Co.of Canada.Pour l’information de nos lecteurs, nous publions de nouveau la distribution de “La Giocnnda” qui est à l’affiche pour ce soir-là.lante jeune école tend.Les critiques compétents dont les jugements sont fonctés sur une étude sérieuse de l’histoire du violon à travers les siècles prétendent que parmi les grands maîtres qui ont précédé Ysaye nul n’a dû atteindre le degré de perfection que possède aujourd’hui le virtuose belge.Cho.se certaine, c’est que depuis à peu près vingt ans qu’Ysaye émerveille le monde aucun autre violoniste n’a pu atteindre le fini et la distinction qui caractérisent l'éminent violoniste.Son apparition à Montréal au commencement de 1914 marquera sans exagération le plus grand et le plus brillant événement musical^ de fa saison car nous aurons en même temps l’occasion d’entendre le célèbre violoncelliste Jean Gérardy, le plus merveilleux violoncelliste de l’époque.De l’avis de tous les musiciens à qui nous en causons, le Princess ne pourra pas loger, c’est certain, tous ceux qui voudront entendre un aussi beau concert.Ce sera la seule apparition d’Ysaye et Gérardy dans un même concert au Canada et il viendra des gens d’en dehors de Montréal pour Ips enten-d re.Une liste de .souscription est ouverte chez Willis & Cie, angle Drummond et Sainte-Caterifiie Ouest.Les souscripteurs auront l’avantage de retenir leurs sièges avant l’ouverture de la vente au public.C’est un privilège qui aura son importance dans le cas d’un événement comme celui-là.LE VIOLONISTE THIBAUD LA GIOGONDA Opéra en 4 actes de Ponchielli, en italien.Gioconda.Marie Rappold Enzo.Giovanni Farmo La Cieca.Rosa Olitzka Laura.Maria Claessens Al vise.Giovanni Martino Barnaba.José Segura-Tallien iîuane.Natale < Wi Can tore.Pirtro Anglii Isepo.Enrico Rossi Grand Corps de Rallet Première danseuse.Ethel Gilmore Chef d’orchestre.Agide Jacchia On reprendra “La Gioconda” samedi .soir.Mardi et jeudi “Madame Butterfly”.Mercredi après-midi- concert d’orchestre avec Mlle Kathleen Par-low comme soliste.Le programme est le suivant : 1.Ouverture.“Nabucco”.Verdi Orchestre.2.Concerto en la mineur.Saint-Saëns Mlle Kathleen Parlow (avec l’orchestre).3.Marche militaire.Schubert Orchestre.4.(a) Nocturne.Hubay (b) Danse hongroise.Brahms-Joachim (cl Polonaise en la mineur.Wieniawski Mlle Kathleen Parlow.6.Intermezzo.“Amico Fritz”.Mascagni Orchestre.Chef d'orchestre : Agide Jacchia.Mercredi et vendredi soir, “Thaïs”.Samedi, en matinée, on joueira “Cavallerfa Rusticana”, de Mascagni, et “Le Secret de Suzanne”, de Wolf-Ferrari, ! Pendant sa jeunesse, alors que ses moyens de subsistance étaient lassez modestes, Jacques Thibaud j fut employé au Café Rouge de Paris comme violoniste, et c’est là que le chef d’orchestre Edouard Colonne l’entendit un jour ; le maître fut tellement épris de son jeu déjà re-imarquable qu’il l’engagea sur le I champ comme membre de son or-j chestre, Peu de temps après le violoniste soliste des concerts Colonne sc trouve indisposé et Thibaud fut chargé de le remplacer, ce qu’il fit avec une telle maîtrise qu’on le fit entendre cinquante-quatre fois au cours d’une même saison.Louis Schneider, le critique si autorisé, écrivait dernièrement : “Dans les deux séances que Jacques Thibaud a données sur les trois annoncées.l’admirable violoniste s’est donné la tâche de parcourir tout ce que la littérature musicale du violon a produit de plus divers.Jacques Thibaud nous a joué le concerto de Beethoven, la Chaconne de Bach, le concerto de Mendelssohn, relui de Max Bruch en sol mineur, relui de Saint-Saëns en si mineur, etc., etc.Jacques Thibaud, partout, a fait preuve d’une incomparable maîtrise ; son style est du plus pur classique ; mil sacrifice au mauvais août, nulle tïiganerie, nul truc pour décrocher le succès.C’est d’un art très noble et très élevé- sur lequel bien des violonistes devraient prendre modèle.Ce ne sont du reste pas des applaudissements, mais de vraies ovations qui récompensent Jacques Thibaud à chaque séance.” Jacques Thibaud iouera à l’un des concerts d’orchestre de TOpéra.NOS MUSICIENS ET LA SAINTE-CECILE C’est jeudi soir prochain qu’aura lieu à l’Arsenal du G5ième Régiment le grand concert à l’occasion de la fête Sainte-Cécile, organisé par le corps de musique de ce régiment, l’Alliance Musicale.Madame Desmarais, notre sympa-thiqsie contralto, se fera entendre, ainsi que MM.L.P.Bénibé et Paul G.Ouimet, deux artistes lyriques que le public est toujours heureux d’applaudir.M, G.Hasenier, le célèbre clarinettiste, est aussi au programme.Le professeur J.J.Goulet, chef de musique de notre populaire musique militaire, a préparé pour cette fête un programme très intéressant, sur lequel nous lisons l'ouverture “Si j'étais roi”- la célèbre marche suédoise du Couronnement, du grand compositeur Svandsen : une Eélaction sur l’opéra “La fille du régiment” et autres pièces caractéris-tiqnes.Un tel programme nous promet ïme belle soirée digne de la patronne de la 'musique.(Communiqué) RECITAL D’ORGUE Le ditnanciho après-midi.30 novembre.après les vêpres, M.J.-D.Dussault donnera un récital d’orgue à l’église Notre-Dame.Ce sera le premier d’une série qui auront lieu dans le cours de l’hiver.LA CHORALE DE YAMACHICHE (Spécial au “Devoir”) Yamachiche, 15.— Dimanche dernier, à une assemblée générale, on a procédé à l’élection des nouveaux officiers.Voici les noms des fondateurs de la chorale: M.le chanoine Caron, président honoraire; M.Adélard Ltipien, vicaire, aumônier; Raoul Pellerin.directeur; Al-béric Meunier, président; Antonio Carbonneau, secrétaire-trésorier; A, Milot, vice-président; Aldêric Hê-roux et Germain Beauehemin, conseillers; Charles Bellemarc, bibliothécaire; Lucien Rave.luy, organiste.Les membres actifs sont MAT.Es-dras Lamy, Ernest Langlois, Odilon Rellemare, Evariste Jîélinas, Dionis Descoteaux, Hercule De.scoteaux, Joseph Descoteaux, Honorât Lamy, Antonio Rellemare, Alphonse Ville-mure.Emile Rellemare, Arthur A.Davelny, Maîoric Lamy, Fernand Reaucheniin, Gilles Reseoteanx, Donat Boucher, A.Carbonneau, Léo-nidas Proulx.Lucien Canneville, Charles Carbonneau.LE VIOLONISTE ALBERTO BACH-MANN On annonce la prochaine venue à Montréal du célèbre violoniste Alberto Bachmann, dont la réputation européenne n’est plus à faire, mais qui ne peut manquer de la rendre mondiale en se faisant applaudir en Amérique.Nous aurons la bonne fortune de l’entendre à l’un des prochains concerts du dimanche au “Princess”.Ces concerts, de plus en plus intéressants de par leurs programmes d’orchestre, attirent chaque semaine un public plus connaisseur.Avec des solistes comme Valentine Cres-pi, comme Alberto Bachmann, avec des virtuoses incomparables et acclamés partout où ils passent, tout ce qub Montréal compte d’amateurs de musique se rendra en foule nombreuse aux après-midi, aux soirées du dimanche, et prendra l'agréable habitude de n’y plus manquer de la saison L’ILLUSTRE MAITRE YSAYE NOUS REVIENT.YSAYE, incontestablement le plus illustre maître du violon des temps modernes, viendra se faire entendre à Montréal le 16 février prochain au théâtre Princess.Dans toutes les parties du monde où ’e fameux virtuose s’est fait entendre il n’existe, qu’une seule opinion ; Ysaye règne en dominateur suprême, Il est le point de comparaison, l’idéal vers lequel toute celte bril- AMEMORATION A LA CHORALE PLAMONDON-MICHOT.Cette jeune société chorale, la seule qui ju.suu’à présent rémunère ses membres, vient de décider la création de classes gratuites de solfège et de chant choral.11 va sans dire que ces classes ont lieu en dehors des jours réguliers de répétitions et sont ouvertes aussi aux élèves de l’école de chant du même nom.Leur but est d’avancer la cau-!se musicale en cette ville et d’accélérer l’étude du répertoire de la société touf en donnant une démonstration théorique et pratioue du solfège nécessaire pour atteindre le but proposé.C’est au Rtiz-Cnrlton qu’aura lieu le premier concert de la Chorale.Les membres vont disposer de la plus grande partie des billets mais on peut aussi s’en procurer aux magasins de musique Willis & Cie et E.Archambault, rue Sainte-Catherine.Des circonstances, indépendantes des volcanos humaines, ont fait transférer les cours, offerts aux membres du clergé, du mardi qui leur allait si J bien, au jeudi qui en gêne plusieurs.| Mais le zèle est ingénieux, il saura I s’arranger pour suivre plus fidèle-! ment encore des études d’un grand j intérêt—elles deviennent de plus en I plus pratiques.Les délibérations ani-' mées du jeudi, 13 novembre, l’ont bien fait voir.Cette semaine, en effet, les «ours ont roulé sur l’“Epargne et la Prévoyance”.Nul ne s’attendait à rencontrer dès l’abord D'Epargne” ou plutôt l’aménagement des forces personnelles physiques, intellectuelles et morales, elles sont pourtant un facteur essentiel de la production.Il était facile de s’en convaincre par les théories de Taylor et du Dr Imbert sur le l‘rendement maximum par un minimum d’efforts”.“Brûler sa vie” par le plaisir surtout est la pire manière de s’en servir.Voilà pourquoi organiser le repos hebdomadaire familial est.une mesure très sociale.Grand art aussi de savoir faire ses dépenses à temps, acheter ce qu’il faut, comme il faut, et n’aller jamais jusqu’à i’épuiseiment de ses ressources disponibles.Une ménagère avisée «-aura, s’adresser aux fournisseurs qui font l’escompte comme l’a si bien organisé la Fédération économique de Saint-Jean-Baptiste.Puisque les petits ruisseaux fout les gram.es rivières il faut faire fructifier les petites épargnes : il y a tant de moyens aujourd’hui:—lo Les “Caisses Postales” à accessibles aux dépôt minimes et aux modiques retraits — Petit revenu, sans doute, mais si sûr! — Pourtant de beaucoup leur sont préférables; 2o les “Caisses Patrona es”, quand le patron a la bonté et la sagesse de se rendre débiteur de ses ouvriers.11 les attache ainsi au succès de l’entreprise, sans restreindre ses droits de patron.Plus moralisateur encore est: 3o le système dies “Caisses Populaires” dé M.Desjardins, basées sur a) l’imité paroieisialeâ b) J’asso-ciation de personnes (hommes ou femmes) d’une honnêteté avérée; c) constituant une banque de dépôts et de prêts; d) gérée par des compétences du pays même et “pour le pays”.en place d’instdtutromg qui draignent l’épargne locale et l’expatrient n’importe où.C’est par des oeuvres analogues où l’intérêt a sa part que les prêtres de France retiennent ou ramènent autour d’eux leurs ouailles.Attention! au mode d’utilisation des dépôts : portons-en le moins passible aux caisses d’Etat; il aura toujours trop d’argent pour en être parcimonieux; aux société anonymes ne recourons qu’en dernier lieu, quand elles n’ont pas souci des améliorations locales.Concentrons nos bons vouloirs autour d’organisations, oeuvres, installations qui permettent la plus grande rpercusision matérielle, moralisatrice, même religieuse.De cet ordre sont: 4o “Les Mutualités” de toutes sortes sur lesquelles on peut greffer— outre la prime en cas de décès, très uSitée au Canada—tant de créations protectrices des petits et dea humbles; secours en cas de maladie, blessures ou infirmités,.pensions de retraite,.assurances individuelles ou collectives,.cours professionnels, office de placement, allocations de chômage,.(tout ce que les statuts auront prévu et voulu)” telles sont les déduction,s du principe de la mutualité qu'énumère la loi française du 1er avril 1898.Sur toutes ces matières, la législation canadienne est sage et libérale : en 1908 “Annuités Act” pour la vieillesse; en 1909 “Accident du travail” d’Edouard VII ; puis “Coopératives agricoles” de George V.Au reste en matière sociale dopais tantôt vingt ans, tous les gouvernements civilisés se copient à l’envi.Prenons garde, cependant, à l’absorption des initiatives privées; gérons nos affaires nous-môme.Ainsi ont fait, en France, las mutualistes “Prévoyants de l’Avenir”, quand le législateur voulait les mettre en tutelle.Ils résistèrent à une administration tracassière.Il est vrai qu’ils sont près de 600,000 avec une caisse centrale de plusieurs centaines de millions!.Quelle force irrésistible auraient les mutualistes canadiens si seulement leurs sept mutualités catholiques, de la province de Québec, étaient fédérées autour d’une caisse centrale gérée par des conpétences : réduction des frais généraux énormes ; disponibilités puissantes pour exploitations agricoles, forestières et minières.Ce seront, peut-être 5o les “Coopératives” qui réaliseront ce rêve.Par actions très réduites de 10 piastres, de 5 piastres, une petite ouvrière peut devenir co-propriétaire d’uhe coopérative de “consommation”; par exemple dans l’épicerie, la boulangerie, la laiterie, etc.Les coopératives de “production” demandent en général plus | de capitaux, des connaissances têch-' niques et spécialement des débouchés assurés.Pourtant les coopératives ouvrières d'Angleterre, à leur dernier congrès de l’été 1913, ont accusé une situation prospère : leur formation expérimentale remonte à un demi-siècle.Qu’il serait donc intéressant de mettre en bonne lumière tout ce que les initiatives courageuses peuvent développer d’énergies chrétiennes autour des institutions sus-énoncées ! C’est au cours eux-mêmes qu’il faut venir en prendre une idée.ELEUTHERü Je vous donne la Médecine, Vous donnez un peu de Temps Quelques jours seront suffisants, pour prouver sa valeur sur votre maladie PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES Quelques minutes de votre temps durant quelques jours, et Je vous démontrerai sans qu*i! vous en coûte rien, que J’ul une médecine qui chasse de l’organisme le poison de l’Acide Urique et de cette façon conquiert les maladies des reins et de la vessie, et le rhumatisme.Je ne vous demande pas dVn croire ma parole, mais désire tout simplement que vous me laissiez vous envoyer un peu de cette médecine pour que vous puissiez l’employer personnellement.J’essaye de convaincre In multitude de gens souffrant de ces maladies, que je suis en possession de quelque chose bien meilleur que la combinaison ordinaire de remèdes, traitements et autres choses semblables, et la seule façon de le prouver est en faisant la dépense de composer la médecine et en l’envoyant gratuitement.Je suis heureux de faire ainsi pour tout malade qui veut bien prendre la peine et le temps de m’écrire.Comprenez bien, que je ne vous enverrai pas un “Echantillon preuve ou Traitement d’essai” sans valeur, ni ne vous enverrai un paquet de médecine en vous disant que vous pouvez en emploj'er une partie et payer pour le reste; non, Je vous enverrai franco une provision gratuite de remèdes et vous n’aurez pas à payer pour ce cadeau, ni ne contracterez aucune obligation.Tout ce que je désire savoir, est si vous souffrez d’une des maladies pour lesquelles ma médecine a été établie, car elle ne guérit pas toutes les maladies.Je vous indique d-contre, les principaux symptômes des maladies des reins, de la vessie et du rhumatisme et si vous remarquez un seul ou plusieurs de ces symptômes, vous avez besoin de cette médecine et je serai heureux de vous en envoyer un peu, si vous voulez bien m’indiquer les numéros des symptômes que vous ressentez ainsi que votre Age, votre nom et votre adresse.Envoyez votre lettre, au Dr.T.Frank Lynott, 5914 Franklin Illdg., Toronto, Ont.Vous ne me promettez rien, ni n’avez rien à me payer en échange.Tout ce que je demande, afin qu’il ne se produise aucun erreur, est de recevoir les numéros de vos symptômes ou une description de votre cas écrite comme vous l’entendrez et de vous voir employer la médecine suivant les instructions que Je vous enverrai.C’est là ma façon de faire de la publicité pour ma médecine, afin qu’elle devienne universellement connue.Quand vous aurez employé ma médecine, vous reconnaîtrez qu’elle dissout et chasse de l’organisme le poison de l’acide urique.Elle règle l’action des reins afin qu’ils travaillent en harmonie avec la vessie.Elle renforce la vessie afin que les désirs d’uri- j ner trop fréquents et les autres désordres , urinaires disparaissent.Elle arrête les pei- ! nés et douleurs rhumatismales.Elle dissout les cristaux de l’acide urique de telle façon ' que le dos it les muscles ne vous font plus souffrir et que les articulations déformées se redressent rapidement Elle reconstitue Jcs nerfs et le sang de telle sorte que vous vous sentez bientôt en meilleure santé et plus fort, mangez et dormez mieux et possédez ainsi de l’énergie pour toute la journée.Elle accomplit tout cela et ne contient cependant rien de dangereux et est absolument garantie selon la loi.mm* DR.T.FRANK LYNOTT qui envoie ta médecine gratuitement à tous ceux qui en ont besoin Tout individu souffrant de ces maladies redoutables et dangereuses, peut certainement dépenser quotidiennement quelques minutes durant une période de quelques Jours pour se donner la satisfaction de se démontrer s’il est curable.Principalement si vous considérez qu’il n’y a aucune dépense à faire pour cela et que' je vous donne volontiers, mon temps et ma médecine.Tout malade intelligent, désire savoir si telle médecine peut LE ou LA soulager et vous avez à présent, ici, l’occasion île le savoir, sans dépense, obligation ou perte de temps sérieuse.CES QUELQUES JOURS, peuvent être l’époque marquante de votre vie.Tous ceux qui sont suffisamment intéressés pour m’écrire pour la médecine gratuite, recevront également un exemplaire de mon grand livre médical illustré qui décrit entièrement ces maladies.C’est le livre de.ce genre, le plus complet qui ait jamais été écrit pour distribution gratuite, et une nouvelle édition en est actuellement sous presse.Je vous écrirai aussi une lettre d’instruction et d’avis médicaux qui devrait vous être de grande, assistance, mais afin de pouvoir faire cela, je dois savoir si vous avez besoin de la médecine.Ecrivez-moi les numéros des symptômes qui vous tourmentent ainsi que votre Age et je tiendrai promptement mes promesses.Témoignez de votre désir de vous rétablir et écrivez moi, et je vous enverrai très volontiers la provision gratuite.Voici les symptômes 1.Douleur dans le dos.2.Désir trop fréquent d’uriner.3.Nervosité, amaigrissement.4.Douleur ou sensibilité dans la vessie.6.Faiblesse du sang.6.Douleur ou gaz dans l’estomac.7.Débilité générale, faiblesse étourdissement.8.Douleur ou sensibilité sous les côtes droites.9.Rhumatisme sciatique.10.Constipation ou trouble du foie.11.Palpitation ou douleur sous le coeur.12.Douleur dans la hanche.13.Douleur dans le cou ou la tête.14.Douleur ou sensibilité dans les reins.15.Douleur ou enflure des articulations.16.Douleur on enflure des muscles.17.Douleur ou sensibilité des nerfs.18.Rhumatisme aigu.Tél.St-Louls 2112- DEMERS & GAUTHIER PnÜMeun et Rsmbouneui* SPECIALITE * Réparation de mou-blea antiques.OT4 HAINT-liKNI» MARIAGE R1NFRET- RAYM0ND On iHinoncc pour le 25 novembre le marinae de Mlle Juliette Rinfrct, de Cap Santé, avec M.Charles-Auguste Raymond, médecin de Montréal.LE SAINT-PERE ECRIT AU CERCLE PIE X 4 octobre, dernier, le Cercle Pie X, de l’A.C.J.C., par l'entremise du cardinal Billot, présentait une supplique au Saint-Père, à laquelle Fie X vient de répondre, dans une lettre écrite de sa propre main.Voici la réponse de Sa Sainteté : "Très volontiers nous recevons “sous notre garde et protection nos “bien-aimés fils du Groupe Pie X.“De tout coeur nous les félicitons “de leur amour pour ce Saint-Siège "et surtout de la singulière édifira-“tion par laquelle ils portent les au-“tres à les imiter dans les oeuvres “de religion et de charité.I>es ex-“hortant à se rappeler toujours et “partout qulls sont sous le regard “de Dieu et à accomplir toutes cho-“ses en sa présence, comme gage [ “de notre satisfaction et de notre “'bienveillance, nous leur accordons “très affectueusement la Rénédic-“tion Apostolique.“Du Palais du Vatican, le 4e jour du 'mois d’octobre de l’année NOUVELLES D’EDMONTON (Service particulier) Edmonton, 14.— Le température continue d’être très belle dans l’Alberta, et il n’est pas tombé de pluie depuis plus d’un mois, ce qui a beaucoup aidé aux travaux de la moisson; la récolte est l’une des plus belles qui se soient vues depuis longtemps et 1 “Alberta ensoleillée”, comme on l’appelle justement ne souffrira pas de disette cette année, loin de là.Il n’y a qu’une chose qui soit rare, c’est le capital étranger nécessaire aux constructions grandes et petites, aux industries nouvelles dont l’afflux incessant de population a rendu la création nécessaire.Edmonton, qui n’avait, il y a dix ans qu’une population de 5000 environs, compte maintenant plus de 70,000 âmes et ne peut manquer de voir ce chiffre porté à 100,-000 d’ici une couple d’années, grâce à l'excellence de son agriculture, à sa situation avantageuse par rapport aux immenses et fertiles régions du Nord-Alberta, aux deux chemins de fer transcontinentaux qui la traverseront bientôt, etc., etc.En un mot, c'est rtiistoire de Chicago qui se rér pète, et le spectaple de cette ville grandissant irrésistiblement sous la poussée du pays riche et immense qui l’entoure, est fort intéressant.Seulement, le capital européen, qui est nécessaire à ce progrès, manque un peu depuis quelques mois à cause d© la tension monétaire actuelle des grands marchés financiers, et il y aurait ici des placements fonciers très intéressants et parfaitement garantis pour les capitalistes petits et grands de la Province de Québec.On peut actuellement placer sur première hypothèque couvrant seulement 40 à 50 p.o.d© l’évaluation municipale, des sommes grandes et petites sur terrains et maisons de rapport, à des taux qui varient entre 7.8.et, 9 p.c.Quand l’œuvre admirable des Caisses Populaires de M.le commandeur Desjardins aura fait son travail d'enrichissement de la Province de Québee, 1© capital oana-dien-français jouera dans le Dominion le rôle influent du enpital de France dans le monde entier.En attendant votre correspondant est en mesure d’offrir aux intéressé» les placements suivants, qiïii ont été soigneusement étudiés par quelques-unes des ni us compétentes autorités financières d’Edmonton, et recommandés à tous noints de vue, mais remis à plus tard faute de fonds disponibles dans le moment : LE POEME DE LA CREATION LA SEANCE D’ADIEU DE R.P.PLAN TI ER AU PUBLIC DE MONTREAL.Le H.P.Plant ter, qui donne actuellement, sous les auspices de l’Ecole Sociale Populaire, des cours .si remarqués et si suivis, tout en ee spécialisant dans les études sociales, a toujours porté un intérêt presque passionné à la science astronomique H en a fait une étude trèis fouillée et peut parler avec une grande compétence des merveilles de la création.Tous ceux qua, selon le mot de Pascal, “le silence éternel des espaces infinis épouvante’’, ou plus simplement Intrigue, tous ceux, et ils sont nombreux, que les énigmes de l'Univers Intéressent, apprendront donc avec plaisir que le distingué sociologue a bien voulu consentir à donner une conférence astronomique, le 18 décembre prochain.En voici le titre: “Le poëme de la Création dans les Mondes du Firntament”.La conféren-' ce sera illustrée de projections Inmi-i neuses et accompagnée d’un concert .dont le nom de l’organisatrice, Mlle | Idole Saint-Jean, garantit d’avanoe | la grande valeur artistique.Les conditions d’admission seront publiées pluef tard, avec la liste des ! endroits où l’on pourra se procurer , des billets^ On demande à emprunter (DOO.sur terrain et maison, valeur 82500.Trois ans cm cinq ans, taux offert 9 p.c.89500.sur terrain évalué A 86000.ou 83000.sur propriété évaluée à 87000.82500.mir pronriété évaluée à 86500 ou 810,000.sur propriété évaluée à 824.000.Pour certificats d’évaluation municipale et tous autres renseigne tnents.s’adresser an Secrétaire de la Société du Parler Français, casier 1268.Edmonton, Alta.Tous ec» pincements rapporteront entre 8 1-2 et 9 n.c.On demande également une bonne rnttitutricc parlant les deux langues, et, un cordonnier pour un bon contre Canadien-français.UN DISCOURS DE M.BORDEN Ottawa, 14.—On s'est bien amusé ici, des rapports publiés danskles journaux de l’est du Canada, disant que M.R.L.Borden, dans un discours prononcé à New-York, récemment, aurait affirmé que les Canadiens ne sont pas opposés à un traité de réciprocité.Oette assertion est basée sur le rapport du dîner du New-York Lotus Olub, publié dans le “New-York Herald”.M.Borden, que la presse libérale disait très malade, assistait à ce dîner.j Le rapport du discours de M.Borden, publié dans le “New-York Herald” est tout à fait inexact et trompeur.Ce n’est pas la première fois quie le “New-York Herald” fait au sujet de la réciprocité des affirmations qui ne sont aucunement justifiées par 1 les faits, ou que les journaux libéraux i ont été induits en erreur en y attachant trop d’importance.| “LES TABLETTES NA-DRU-CO - CONTRE LA DYSPEPSIE me sont démontrées d'une grande valeur" La seule explication des nombreuses lettres enthousiastes que nous recevons louant les Tablettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie consiste dans ce que ces tablettes guérissent positivement toute sorte de dérangements de l’estomac.Voici une lettre typique de Mlle.Armsworthy, de Canso, N.S.: “C’est avec plaisir que je vous écris pour vous informer que vos Tablettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie m’ont prouvé qu’elles étaient d’une grande valeur.J’essayai remède sur remède mais aucun ne me donnait un bien durable.Ayant entendu parler de vos tablettes guérissant des cas comme le mien je décidai d’en faire un essai M, Wilfrid Gnriénv.M.FM’ , prési- 1 ,,,,, - dent do la Société du Ferler Français.«'/es me prouvèrent qu’elles et Al.Iran L- (Y,té.M.F.F., pré»h satlsfa.sautcs pour mon cas.” “1913.TIE X-Pape.” dont do la Société do Colonisation d’Alborta, sont partis vendredi matin pour une tournée dans leurs comtés resoeotifs de Rivière Castor et do Gronard.î-e orand “Château Masdonald” qui rappelle beaucoup par son arehiteotlire et se* dimensions, le premier Ch à teau-Fronetenne de Québec-, est à peu près terminé à l’extérieur et.sera ou vert au public l’été prochain.Le succès remarquable des Tablettes Na-Dru-Co contre la Dyspepsie est un succès tel que seul peut obtenir un remède honnête, composé'suivant une 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Est-ce donc moi,'mon Dieu ! qui sous un ciel de fête.Quand l'orgue chantait moins que mon coeur triomphant, Du pied de vos autels emmenai cette enfant, Le bouquet d’oranger au sein et sur la tête?De quels rayons divins ce jour étincela ! Que de fleurs dans les champs ! dans les airs quels murmures ! Tout nous riait, les eaux, les bois, les moissons mûres Est-ee moi qui passai par là?Sur mon front qui se ride ai-je vu tant de flammes?Ai-je d'un jour si beau vu le doux lendemai i?Est-ce à moi qu’on a dit, en me pressant la main : “Pour t’aimer, j’ai deux coeurs, je porte en moi deux âmes”?Elus tard, à ce bonheur quand vous mettiez le sceau.Ai-je été ce mortel Ibéni dans sa tendresse Qui vous offrait.Seigneur, des laines d’allégresse.Prosterné devant un berceau?Dieu clément, est-ce moi?Les berceaux, la couronne.L’avenir.Maintenant quand je songe à ces biens, J’ignore si je rêve ou si je me souviens.J’habitais dans la joie, et ie deuil m’environne.Le souffle de la mort, plus tranchant que le fer, A moissonné mes fleurs dont les parfums périssent; Mille maux dans mon coeur à leur place grandissent O doux passé, regret amer ! Le temps, ce ravisseur de toute joie humaine, Nous prend jusqu’à nos pleurs, tant Dieu veut nous sevrer; Et nous perdons encore la douceur de pleurer Tant de chers trépassés que l’esprit nous ramène.Ah ! comme ils sont présents ! comme elle vit, la mort ! Comme l’on voit ses yeux entr’ouverts, ses mains roides ! Comme elle s’éla|blit dans nos demeures froides.Dans nos coeurs navrés qu’elle mord ! Le temps n’a pas marché ; c’est hier, c’est tout à l’heure ; J’étais là.près du lit de mon père expirant, J'allais d’un ami mort vers un ami mourant.; Et vous, trésors de Dieu, trésors qu’au moins je pleure, Bien que j’eus un instant et dont j’ai su le prix, Doux enfants, chaste épouse, ô gerbe moissonnée ! O mon premier amour et ma première née, Ange que le ciel m’a repris ! Mes pas suivent encore le char qui les emporte ; Dans la fosse mott coeur tomjie encor par lambeaux : Et, comme les cyprès plantés sur leurs tombeaux, Ma douleur chaque jour croît et devient plus forte, J’ai vu le champ romain, de ruines couvert, Poussière de splendeur sans retour écroulée ; Rien ne vit dans la plaine à jamais désolée; Le cyprès seul est toujours vert.Louis VEUILLOT.que chose du parler des servantes de Molière; tantôt vif, gai, étincelant, à la façon de Voltaire, tantôt éloquent, avec une grandeur et une simplicité qui trahissait l’admirateur de Bossuet ; luttant d’insolence gouailleuse avec Gavroche, ou vaticinant comme un prophète biblique ; talent singulièrement complexe, toujours original, sincère et puissant.(Paul Thureau-Dangin, dans le “Français”).* * * Jamais homme ne fut mieux organisé pour une semblable tâche.Le style des maîtres d’autrefois semble s’être transmis directement à l’incomparable écrivain qui personnifie si noblement le bon sens, les sen.écrivain perd de vue cette loi essentielle de notre langue, son talent d’artiste est diminué d’autant.J’ouvre au hasard les Odeurs de Paris, et je rencontre cette phrase "Ne vous y trompez pas, Romains ! les lèvres de l’homme n’ont point de paroles qui rompent le sommeil du tombeau.Vos ancêtres ne renaîtront pas, et prenez garde aux enchantements de César !” 11 y a là deux mots dont l’effet d’éloquence saisit d’abord : rompent et enchantement.L’un et l’autre est pris dans son sens latin ; et le voisinage de l’étymologie est là tout près qui soutient la vigueur de l’expression.Quand à chaque page on a de ces simplicités de vocabulaire et de syntaxe, on est timents élevés, les croyances de la i ‘° vieille France.Amis ou ennemis sont V |]f ,s 61S".!' ,?,,pPnt d’accord pour reconnaître l’origina-1 ou comique, ,uWta« et flmilte.,'7"'Vàifj.e'Jie'ÏSée'1 Louis Veu'iliot, c’est tout à la fois ^ Lr°^f ““Æ' __, r, .j, a la tete relevée, qu un habile co- Bossuet, Mohere et la Bruyère : il i h rorApjnite il ]ona des Dentes monte souvent aussi haut que le pre- j , montagnes les tenant mr oua-mier, il amuse comme Je second il j*?bLtTe^ÆTe portraiture comme le troisième.-A ,serre sfl main robuste.j.ai vu plis chaque pas on rencontre des tours d,un coach dévaler ainsi le long‘des charmants, des bonnes fortunes | rou(;€S du district des Lacs.Depuis prises de phrases rav d’expression incroyables, des sur- s ?e ^ême la Bruyère, l’un des plus issames, tlt-S linrrÂni#»nv /»r»n vc .H/s TsHnoc/so traits mordants, des aperçus déli- ingénieux conducteurs de phrases , , it • t rA-i •- tt y 0it eu est assurément l’écri- cats et fins.Un mot suffit a Veuillot j vain des 0deurs de Paris.Il y a pour peindre, pour flageller, pou dans toute sa prose la présence con-terrasser, pour attendrir, pour faire , tjnue d>une doctrine.C’est le grand justice, dans une raillerie, dune .personnalité médiocre ou d’un mau- VEUILLOT JUGE PAR SES CONTEMPORAINS Opinion Paul Bourget, Henri de Pene, Edouard Drumont, Paul Thureau-Dangin, Oscar Havard et autres.vais ouvrage.Il y a tels de ces portraits en dix lignes qui resteront au -si longtemps que certains caractères de la Bruyère.(Edouard Drumont, dans la "Liberté”).# * * Le Veuillot véritable, le Veuillot de derrière les fagots, c’est le prosateur, -c’est le polémiste ; c’est ce Vol-Maire retourné qui accable les voltai-i riens avec l’ironie de Voltaire, baptisée et devenue chrétienne ; d’un style moins léger, moins rapide, moins menu, mais plus savant, plus savoureux, plus incisif, où la pointe acérée de î’épigramme s’ajoute au coup de massué, où le sarcasme, voire le quolibet, s’élèvent tout à coup à l’émotion et à l’éloquence.Là est la supériorité de Louis Veuillot, d’ailleurs si essentiellement polémiste, qu’il ne peut jamais cesser entièrement de l’être, même dans ses prières, et qu’il lui arrive de terminer une belle page sur la charité par un maître coup à l’adresse de l’ennemi.Lisez les Libres Penseurs.Voilà d’affilée vingt, trente, quarante pages d’impitoyables railleries, de silhouettes à l’emporte-pièce, de portraits gravés à l’eau-forte, où Galu-pet, Vipérin, Greluche, Babouin et ChaqT|®s> courrier d’Europe nous upporte un article ou un discours pur Veuillot.Mais beaucoup se demandent au milieu de cette quasi-apothéose ce qu’ont dit du grand polémiste, ses contemporains au f lendemain de sa mort.C’c.st pour donner à cette question une réponse partielle que nous avons groupé ici un certain nombre d extraits de journaux, publiés en 1883.Nous ferons remarquer seulement qu’Eugène Veuillot a tenu à déclarer que ceux-là se trompaient qui donnaient son frère comme un familier de Rabelais.Ecrivain! il le fut à toutes les heures de sa longue carrière, tantôt tard que le volume vit le jour, et montra aux admirateurs et aux ennemis un Veuillot inconnu, qui déclarait ne rimer qu’à son corps défendant et comme pour charmer les loisirs d’un entr’acte: Ce n’est pas mon métier ni mon ta-lent; la prose M irait mieux, si j’avais à dire quelque chose.O prose, mâle outil et bon aux fortes mains! Quand l’esprit veut marcher, tu lui fais des chemins.Si l’on connaissait les vers de la Bruyère, je m’imagine qu’ils pourraient ressembler a ceux de M.avantage des écrivains qui ont adop té une solution définitive sur la vie humaine, et doublent leur oeuvre d’une affirmation profonde et dogmatique.Tandis que les autres littérateurs cherchent et se tourmentent sur les grands problèmes, ceux-là dont la certitude est établie vont de l’avant.Ils sont, par rapport aux autres, comme des généraux qui dirigent des troupes tout équipées, sont par rapport au général qui devrait, avant de faire campagne, équiper les siennes.(Paul Bourget, dans le "Parlement").* * * Faut-il maintenant dire un mot de l’écrivain que la France a perdu ?Personne n’ignore qu’il est hors de pair.Pas un littérateur de ce siècle ne saurait être mis au-dessus de Louis Veuillot ; amis et ennemis s’accordent pour le reconnaître pour leur maître.Ce prodigieux génie littéraire s’est surtout affirmé, selon nous, dans les deux ouvrages parus sous ce titre ; Borne pendant le concile et Paris pendant les deux sièges.Qui voudra savoir au milieu de quel conflit de sentiments et d’idées s’ouvrit et délibéra la grande assemblée conciliaire, et qui désirera se rendre compte des terribles émotions dont furent déchirées.Beaucoup de femmes, sans être réellement malades, sont souffrantes, ne se portent pas bien, n’ont pas autant de force qu’elles le désireraient, subissent souvent des malaises et des gênes qui, sans être graves, attristent beaucoup leur existence et chagrinent leurs amies et leurs entourage.Cet état constamment aggravé leur fait craindre de ne jamais trouver une fin à leurs souffrances.Elles ont fait tant et si souvent d’essais de guérison infructueux qu’elles ont perdu tout courage, toute vigueur.Le moral est affecté et, par suite, leur corps est affaibli, l’énergie paraît avoir quitté tous leurs membres, la mélancolie et la tristesse s’emparent d’elles et elles voient tout en noir.Ce qu’il faut, c’est réagir, remonter le moral et le physique et pour cela il n’y a rien d’aussi efficace que les Pilules Rouges.Leur action puissamment reconstituante et régénératrice du sang en même temps qu’épurante produit toujours un effet merveilleux.Elles agissent sur le sang qu’elles rajeunissent et ce grand rafraîchisseur des cellules enfiévrées et douloureuses, reprend sous leur poussée sa mission souveraine qui est de porter la vie aux extrémités les plus lointaines de l’être humain.Sous leur magique influence, la créature frappée et découragée se relève, lutte; l’appétit qui la fuyait revient et la terrible crise d’affaissement et de débilité qui l’avait abattue est conjurée pour faire place à un état de santé parfaite.La lettre suivante montre l’action puissante de ce merveilleux remède: Compagnie Chimique Franco-Américaine, 274 rue Saint-Denis, Montréal.Messieurs, “Je vous remercie bien sincèrement des excellents conseils que vous m’avez prodigués et qui ont si grandement aidé les Pilules Rouges, prises Navet sont écorchés tout vifs, com- pendant la guerre, toutes les âmes âpre et terrible dans la polémique (Louis Veuillot.On trouve pourtant comme un pourfendeur sur le]chez celui-ci des passages de sensi-chainp de baluille, tantôt railleur à bilité, des cris de douleur intime, la verve gauloise comme Rabelais, auxquels se seraient, je crois, refu-ou Mathurin Régnier, tantôt ému et]sée la plume puissante et colorée tendre comme un poète devant les comme un tableau de Decamps, scènes de la nature ou la grandeur mais sèche et laborieuse, de l’auteur de Rome, merveilleusement habile des Caractères.Voici, par exemple, toujours à combattre, à observer et:un fragment d’élégie domestique à sentir.Il nous souvient d’un temps de Veuillot, pour savourer en gourmets littéraires quelques colonnes de cette prose “mâle outil /et bon aux fortes mains”, et où les rieurs, qui sont le grand public, applaudissaient le talent du maître.“J’aime tant le talent, disait un jour M.de Rémusat à Sainte-Beuve, que je serais capable de voter pour ce diable de Veuillot, s’il se présentait à l’Académie!” Et M.de Rémusat exprimait ce jour-là une opinion que nous-même avons entendue bien souvent de la bouche des adversaires les plus résolus du directeur de VUniuers.Seulement Veuillot ne se présenta jamais à l’Académie française.Avec cette modestie fière qui le caractérisait, il n’ambitionnait pas plus le fauteuil d’académicien que le siège de député; et nous n’avons pas oublié sa réponse aux électeurs de 1871 qui le sollicitaient d’accepter «n mandat à la Chambre: “Je n’ai Pas ce qu’il faut pour représenter aris, et Paris n’a pas ce qu’il faut pour être représenté par moi.” Tout Veuillot est dans cette réplique.Né écrivain, il a eu le bon sens de rester écrivain, .sans chercher les «ventures politiques et les attitudes solennelles, sans poursuivre aucune ambition, sans rien demander aux pouvoirs qu’il soutenait, sans transiger non plus avec ceux qu’il combattait., , (L Union).* * * Ecrivain, M.Veuillot a su faire résonner toutes les notes que peut donner la plume.Le journaliste seul est populaire en lui, mais le romancier et même le poêle .sont dignes de la plus haute considération.Si Ton avait encore le goût et le loisir des comparaisons littéraires, ie conseillerais de lire i'Honnrtc femme de Louis Veuillot.Balzac.Charles de Bernard, "t, bien pins tard, Flaubert, dans Madame Bovary.Zola, dans certaines peintures dont le relief de vérité locale a paru une nouveauté aux oublieux.n’ont pas dépassé les beaux chapitres de Yllonnète.femme.Comme poète.M.Veuillot s’est révé- qui rappelle plutôt Victor pleurant sa fille morte: Hugo Biens que j’eus un instant et dont j’ai su le prix, Doux enfants, chaste épouse, ô gerbe moissonnée! O mon premier, amour et ma première née 1 Anges que le ciel m’a repris! La mère, en s’en allant, des agneaux fut suivie: L'une partit, puis l’autre; avant qu’il fut deux mois.De mes tremblantes mains j’en ensevelis trois______________________ (Henri de Pêne, dans le "Gaulois”).* •* * Le talent de Louis Veuillot, inconnu ou méconnu de la masse, qui ne connaissait le rédacteur en chef de l’Univers que par les attaques dirigées contre lui par les Journaux libres penseurs, était d’une nature si rare, si forte et si exquise, qu’il charmait les lettrés les pins hostiles aux idées de ce père laïque de l’Eglise.Sainte-Beuve qui se fit enterrer civilement, était l’un des admirateurs les plus passionnés du grand polémiste ultramontain, auquel il a consacré deux articles.Un libéral sceptique, qui était un homme d'infiniment d’esprit, M.de Rémusat, a fait de lui, en deux mots, un hommage plus grand encore dans cette boutade : “Ce diable de Veuillot n tant de talent, que, s’il avisait de vouloir entrer à l’Académie, je ne pourrais pas me décider à lui refuser ma voix.” M.Safety, qui n’est lias plus clerical que Sainte-Beuve, a dit.cent fois combien il admirait les articles de Louis Veuillot.Tous les am'is du beau style, de la belle langue ; tous les gourmets, tous les connaisseurs, quelles que fussent leurs convictions religieuses ou leurs passions antireligieuses, ont été d’accord pour admirer et pour célébrer ce talent hors ligne, si vivant, si français, si gaulois, et.qu’on nous passe le mot, cette verve si endiablée.(Le Constitutionnel).# # # Celui-ci nous apparaît un croyant, i,'.tard et mroîl-il avec une «ran- ,non un l'^0,’0Rje'n, phis homme de !ie’définnreP dc‘lùilmfupe.^Mrdc ^W* plus.nrtisle Pcnlmartîn a raconté qu’au mois de i Polilique.Avant tout, ç est un „in 183(1 il fai anpelé à faire partie |J«”'’m.Iistr, et.comme tel, il es de d'une sorte d" condnve laïque dVlPremi<'r : écrivain né, d’une me Marsyas par la main finement cruelle d’Apollon.Tournez le feuillet, et voici une page émue, qui vous prend aux racines du coeur ; voiri une page élevée, qui parle aux plus nobles facultés de votre âme.C’est Gavroche, disiez-vous.Peut-être ; mais maintenant c’est Bossuet.Ce contraste n’est point calculé ; il est d’autant plus irrésistible.On s’y repose, on s’y détend, on s’y rafraîchit.L’effet en est même rétroactif, si j’ose ainsi dire : il illumine les pages précédentes, et donne aux épigrammes qu’on vient de lire leur vraie signification.Ce ne sont pas seulement les jeux d’un esprit alerte et satirique ; ce sont les saillies d’une indignation généreuse, qui rit des choses et qui en fait rire, pour n’en point pleurer.Ce qui a rendu Veuillot invulnérable, c’est le mépris.Mais le mépris n’est qu’une vertu négative.La haine reste stérile, si elle rie se marie à l’amour.Us se sont unis sous sa plume, et c’est pour cela qu’iFa été une physionomie originale et vivante.Encore une fois, je ne parle que de l’écrivain.On peut dire de la presse ce que Vergniaud disait de la Révolution : comme Saturne, elle dévore ses enfants.Elle a fini par dévorer Veuillot, mais elle y a mis le temps.Et de tant de pages jetées en ce gouffre avare oui engloutit pêle-mêle les chefs-d’oeuvres avec les inepties sans jamais rien rendre, on en a sauvé quelques centaines qui compteront parmi les meilleures de la langue française en ce siècle.Heureux s’il n’en fallait voiler plusieurs où.dans la passion du combat, ce rude champion a frappé d’estoc et de taille sur des soldats aussi dévoués, mais dévoués autrement que lui ! (Bernadille.dans le "Moniteur Universel”).* * * Disons, à l’éloge de la presse tout entière, que M.Louis Veuillot a été profondément, sincèrement regretté, parce qu’ii était un parfait homme de lettres.C’est le vigoureux et alerte écrivain, le rude manieur d’un magnifique outil de prose, que nous voyons partir avec la tristesse qu’inspire la disparition de je ne sais quoi d’à jamais irréparable qui est un talent ; et le talent de M.Veuillot, tout voisin de la tradition française et si savant dans sa verdeur native, est de ceux qui ne se remplacent pas aisément.Je viens de relire plusieurs volumes de ce maître prosateur.A la ré: flexion, il me semble que la qualité maîtresse de son mâle langage est une perception instinctive et comme infaillible de la valeur exacte des mots.11 n’en est pas qui soit plus rare., .„ , , Cette puissance de saisir la valeur exacte des mots et de les employer avec tant de justesse, qu’il ne fût pas besoin de les rajeunir par des procédés d’artifice, M.Louis Veuillot la dut à trois causes.D’abord il était enfant du peuple ; et c’est directc-menl, comme Malherbe voulait qu’on le fit, à même la familiarité i de la vie, qu’il apprit sa langue.11 j y a une saveur rustique et ouvrière j dans sa prose, et une horreur du terme argotique.Cela dérive de l’influence populaire, au large et vrai sens., „ .En second lieu, M.Louis Veuillot s’imposa la lecture continue de Ha- chrétiennes et françaises, ne pourra se dispenser de consulter Louis Veuillot.Mais on ne connaîtrait pas suffisamment le grand écrivain, si l’on s’en tenait à cette lecture.Pour bien apprécier toutes les qualités qui décorèrent cette intelligence supérieure, il faut parcourir les Historiettes et Fantaisies,THonnêle femme, Corbin et d’Aubecourt, Ca et là.On y verra qu’aucune corde ne manquait à cette lyre.Nombre de pages nous montrent un Veuillot idyllique, que les faqxiins de la presse radicale ont sottement méconnu.Et quel talent ! Depuis Chateaubriand, aucun écrivain n’a plus illustré la prose française ; et Veuillot même, on peut l’affirmer, est plus complet que l’auteur des Mémoires d’outre tombe.On a dit de lui qu’il procédait à la fois de Bossuet et de la Bruyère.Ces deux grands génies sont en effet ses ancêtres et ses modèles ; mais la puissante originalité de Veuillot ne s’en dégage pas moins avec toute sa saveur propre.Les chefs-d’oeuvre qui ont nom les Libres Penseurs ou les Odeurs de Paris resteront d’impé-rissaibles monuments.(Oscar Havard, dans la "France Illustrée”) .sur votre prescription, dans leur oeuvre de récupération et de renforcement de mon système, si tristement affaibli.Depuis deux ans environ je sentais que je perdais constamment des forces.Je souffrais de faiblesse de tous mes membres, j’avais des maux de tête et des palpitations de coeur réellement menaçants.Souvent j’étais obligée de laisser là mon ouvrage pour retourner à la maison, t.aussitôt rentrée chez moi, je perdais connaissance, et, pendant de longues heures, je restais impuissante et inerte.Les docteurs que j’avais consultés me disaient tous que mon ouvrage était trop pénible et que mes malaises étaient causés par la fatigue et la débilité qui en résultaient.Cependant, ils ne parvenaient pas à faire renaître mon énergie et à me rendre quelque vigueur.J’en étais toute triste et découragée et je me révoltais à l’idée de rester toute ma vie terrassée et propre à rien.Aussitôt que je vous ai écrit et que j’ai reçu votre réponse avec toutes vos bonnes recommandations je les ai scrupuleusement mises à exécution.Je les ai suivies à la lettre et avec l’aide des Pilules Rouges qui m’ont rapidement réconfortée, stimulée et tonifiée, j’ai vite repris un meilleur état de santé.Mon estomac surtout qui étail si délabré, qui ne pouvait rien digérer, a recommencé à fonctionner régulièrement et aussitôt j’ai senti mon énergie renaître.Mes couleurs sont revenues au visage ainsi que l’élasticité dans mes mouvements et le moral surtout s’est rétabli.Depuis le mois de mars dernier, je sens que je suis plus forte que je ne l’ai jamais été et que ma guérison est radicale.Si je continue à prendre des Pilules Rouges de temps en temps, c’est pour éviter toute rechute future possible.Ma santé fait l’admiration de toutes les personnes qui m’ont connue malade et qui me voient si bien aujourd’hui.Votre bien dévouée”.—Mlle ANNIE RICHARD, 55 rue Worcester, Nashua, N.H.CONSULTATIONS GRATUITES.—Femmes qui souffrez, que ne venez-vous voir immédiatement les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine ou ne leur écrivez-vous, si vous ne pouvez vous rendre à leurs bureaux?Ils donnent leurs conseils gratuitement et guident les femmes malades dans le traitement qu’elles doivent suivre.Vous pouvez les voir tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, au No.274 rue Saint-Denis, Montréal.Les Pilules Rouges, jamais vendues autrement qu’en boîtes de 50 pilules et portant l’étiquette de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, se trouvent chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c pour une boîte, $2.50 pour six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.EN SURETE Québec, 13.— La goélette “Daisy” voyageant sur la côte du Labrador, est arrivée à Tadoussac aujourd’hun.Le départagent de la marine était sans nouvelles de la goélette depuis plusieurs jours, tl y a 36 passagers à bords de la goélette “Daisy”.Guéri de Tivrognerie par un simple remède Une épouse dévouée aide à son mari à se guérir par l’emploi de la Prescription Samaria.Mme A.de Montréal était au désespoir.Père aimant et pourvoyeur attentif quand il était sobre, son mari avait pris graduellement des habitu des d’intempérance qui ruinaient son foyer, sa santé et son bonheur.La L.isson avait enflammé son estomac et ses nerfs et créé cette soif anormale qui tue la conscience, l’amour, l’honneur et brise tous les liens de famille.Mais lisez plutôt sa lettres 4,Je désire vous apprendre le grand succès que j’ni obtenu avec la Prescription Samaria, j’ai acheté votre remède, ches M.Haute, un pharmacien d’ici, et j'en ai obtenu de splendides résultats.Mon mari buvait énormément et ne pouvait cea&er.Je lui ai donné Samaria dans son thé et il no l’a jamais su.Je suis heureuse maintenant, grâce k votre remède et je crois que je vais désormais goûter toutes les douceurs de la vie.“Je vais recommander Samaria à deux de nies parentes qui sont malheureuses comme je l’étais.Je ne puis cesser de la louer".“Mme A.l‘Montréal." La Prescription Samaria fait cesser la soif de boisson.Elle raffermit les nerfs agités, améliore l’appétit et la santé générale et rend la boisson désagréable et même répugnante.Elle est employée régulièrement par les médecins et dans les hôpitaux; elle est sans goût et sans odeur, et se dissout instantanément dans le thé, le café ou la nourriture.Si maintenant vous connaissez quel que foyer où le fléau de l’intempéran se s’est abattu,parlez-y de la Prescrip- bnlals.“d’où déroulent les lettres j Don Samaria.Si vous avez un mari, françaises", disait Cbâteaubrinnd, un père, un frere ou un ami qui de-de Bossuet et de !» Bruyère.11 était vient la proie de cettf habitude, venez-impossible de mieux choisir ses mo.] lui en ^^T^Llv§V^ilJripUî'TÜIT dèles : car nmms auteur plus que UN PAQUET D ESSAI GRATUIT res t rois-là n’n possédé la plénitude d: la Prescription Samaria, avec bro-du terme, ni plus directement nom- churo donnant détails complets, té-m£ 1rs obosoR par lour vrai nom.; moignape, prix, etc., sera envoyé ab-Enfin M.Louis Veuillot se donna, , solument gratis et franco, sous enve-déià entré dans la vie militante, la i loppe cachetée à quiconque en fera la peine d’apprendre le latin.Cela seul i demande en mentionnant ce journal, suffirait pour juger sa valeur d’é-! Correspondance strictement confiden-crlvnin.tl savait, plutôt par divina- tielle.Ecrivez aujourd’hui.The Sa- NA-DRU-CO Préparation sans goût à l’Huile de Foie de Morue ,çv Prévient la Maladie Etes-vous du nombre de ces milliers de personnes qui, quoique d'une bonne santé apparente, contractent facilement et souvent le rhume ?C’est une condition qu’t! est dangereux de tolérer et que vous pouvez aisément prévenir en prenant deux bu trois bouteilles de la Préparation sans goût à l'huile de Foie de Morue Na-Dru-Co dès maintenant—cet automne.Ce tonique nutritif agréable au goût donne à tout l'organisme du ton et de la vigueur, renforelcaant ainsi les poumons et les tubes bronchiaux, de sorte que ces derniers vous débarrassent promptement des rhumes qui prendraient autrement de l’emprise sur vous.Ramène la Santé En vertu de aa combinaison remarquable de propriétés curatives etnutrtttvee, l'Huile de Pote de Morue sans goût Na-Dru-Co est un des meilleurs remèdes connus pour les toux et rhumes chroniques, bronchite, asthme et catarrhe.C'est aussi un excellent tonique pour refaire les forces après les fièvres et pour les meladtes telles que la sorof ule et le raobltlame qui proviennent d'une faiblesse de l'organisme.Ayez une preuve de sa valeur en vous procurant chez votre pharmacien une bouteille de SOo eu $1.00.307F NATIONAL DRAJG AND CHEMICAL CO.OF CANADA, LIMITED.VEILLEUSES SUR PIED NICKEL No.400 No.401 -40c Na 402 - 65c No.403 - 63a No.409 - 75c PRIX SPECIAUX POUR QUANTITES LIBRAIRIE GUAY, 5 RUE NOTRE DAME EST —MONTREAL— raisnnnçment, l’êton- mis rt dp ronfrêr-s anxmiels 1» rp-i,nnBUP torle c> «mno.plcino de trait ition que par dnrtpur pn ch'>f d" YT’niw'rs défé-'nt 4® m’rf ! alerte et vigoureux dans nante différence que la eonnnissnn-ràit 1p soin de décider s’il eonve- polémique, hardi et Implacable [ ce ou l'ignorance du latin établit inaü mi’il donnât la volé" à scs Poé- dans la satire ; de ces esprits de race ; entre deux prosateurs.Que nous le sies rt Srr’ires.ou l"* "nrdâl dans |ç gauloise ebe* lesquels déborde ' du- voulions on non.écrire en français, "tiroir.A la mntnrHé des voix, il lu! ! Tellement in sève du seizième siècle, j c’est toujours écrire en latin.Le fut conseillé d’attendre: et c’est et en oui l’on croit reconnaître Isjsang et l’ossature de nos mots, leur - seulement quelques années plus j descendance littéraire de Rabelais jjtonalité, leur physionomie, tout cela J Laurent.maria Remedy.Company, Dept.78, 142 rue Mutual, Toronto, Canada.En vente à Montréal, chez Lecours & Lanctôt, angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Donls, et aussi à la i pharmacie d’Henri Lanctôt, angle I Prince-Arthur et Boulevard gamU EXECUTION CAPITALE Rawlins, 14.— Ce matin, à 2 heures 45, dans le pénitencier de l’Etat, on a pendu J.Warren Jenkins, trouvé coupable du meurtre de -sa femme.la mort fut presque instantanée.Les derniers mots du condamné furent les suivants: “Je n’ai pas tué ma femme et j’ignore qui a commis le crime.” La tragédie dont Jenkins fut le triste héros se déroula dans la demeure du meurtrier à Cheyenne, le 14 avril 1912.LE CONCERT CONTANT Sir François Langelier, lieutenant-gouverneur de la province, a accordé son patronage aux deux auditions de l’oeuvre musicale de M.Alexis Contant, qui auront lien dimanche, après-midi et soir, au théâtre Princess.Il est probable que sir François assistera à l’une des auditions.lésTomplots Tien Tsin, 13.— D'après une rumeur, il apport que Chu, l’un des secrétaires du président, est entré dans le palais du président K Pékin.Chu était armé d’un revolver et il a avoué avoir pu l’intention d’assassiner président Yuan Shi Kai.A CEUX QUI AIMENT A LIRE Spécial : Canadiana: CE QUE DIT LA.FLAMME.— Hector Bernier.LF, MANOIR MYSTERIEUX.— Frédéric Houde ,E COEUR LE COÈUU EN EXIL.—René Chopin.MIRAGE.—A.Moussenu .CHAMPLAIN, COMME CITOYEN ET COMME.CHRETIEN.—J.Kdm.Roy .LA JEUNESSE DE I.'IMPERA-TRICE JOSEPHINE.—S .de St-Amnnd.I.A CITOYENNE BONAPARTE.—S.de St-Aniand.Cte.ALBERT DE MUN—L'Heure décisive.BARRES MAURICE.—L’Heure décisive.TB# 50# TB# BO# BOe 3B# 35# SB# SS# HISTOIRE DU CANADA, CARNEAU.—Tome 17.Broché .#2.BO Relié.#3.50 AUSSI I LES AMIS DE MATUTINAUD, E.Du- plfMV.MATUTINAUD LIT LA BIBLE, E.Duplnsr.CHRISTUS, ou Menue! d’histoire des Religion, J.Ruby.Sl.TB Ouvrages de PIERRE L'ERMITE.Ouvrages d'ALPHONSE DAUDET.Ouvrages d’ERNEST DAUDET.Ouvrages Scientifiques da l’abbé MO-REUX.Et loua autres livres intéressants pouvant être mis entre tentes les moins, se trouvent ches Langevin & U Archevêque 161 rue St-Denis LIBUAIKR» 7él.Est 256 Montréal On n’a reçu aucun» nom voile du la charbonnier “Bridgeport”, depuis son ‘ dêart de Sydney ouïr Montréal.Il y a maintenant treize jour» que ce bateau a quitté son quai «t l'opinion générale est qu’il a sombré un ou deux jours après son départ. LE DK V OIK, MONTREAL, SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.267 LE MARCHE IMMOBILIER Un Vrai Bargain 828,000.00.—Rue Ouvilier, 14 maisons de 26 Vè pieds de façade, 16 logements de 4 chamlires et 4 de 7 chambres.Revenu $2,800.00.Rapportera au printemps $3,264.00.A qui la chance ?$12,000.00.—Rue Esplanade.Revenu $1,228.00.6 logements, plancher en bois dur, chauffage à l'eau chaude, fixtures électriques.C’est lin nmo i bargain.un vrai 89,000.00.— Rue Masson.Revenu $936.00, maison de 3 étages, 5 logis, chauffage à l’eau chaude dans le bas Beiie cave.Maison 28 x 60.Terrain E8 x 90.Faites une offre.S’adresser à J.A.ROY Edifice de la Sauvegarde, 92 NOTRE-DAME EST, Main 1318.Ou le soir 87ria Durocher, Saint-Louis 3825.Pigeon Realty Co.1457 BOULEVARD SAINT-LAURENT ÇÛ —Rue Cuvillier, 4 étages, 5 lo- gements.Bon revenu.Échan gérait contre bi du comptant.balance de prix de vente et eft* -Rue de la Roche (Dufferin) près de l'église Saint-Arsène.2 étages, 2 logements.Terrain de 75 x 110 pieds.Echangerait contre, balance de prix de vente et du comptant.SI 1 00 -^venue Orchard, près St Jacques, 2a x 90 pieds.^ 00—Avenue Adison (Highland) près Saint-Jacques, 25 x 90.Rue Alice, Parc Cristal, terrains.Peu de comptant $800-00 _____________________________ pour celui qui construirait immédiatement Eau et canaux.-Avenue St-Charles, Àhunt ____________ sic, 3 terrains de 25 x 100 pieds chaque.Eau et canaux.Peu de comptant pour celui qui construirait immédia tement.$600.00 DORVAL.—Deux terrains, de 50 x 135 pieds chaque, 10c le pied.AVENUE DECARIE.- -8 terrains de 34 x 90 pieds, près Sherbrooke, $1.10 le pied.AVENUE PELOQUIN (AHUNTSIC), ter rain de 50 x 100 pieds, près de la rivière 45c le pied.PIGEON REALTY CO., 1457 Blvd.Saint-Laurent, près Are.Mont-Royal.Tél.Saint Louis 1429.PARC SAINT-PAUL Est la subdivision la plus belle et la mieux située de Saint-Eustache, vous pouvez y acheter des lots pour S50.00 KT Tous les PROPRIETAIRES de lots ont droit à la RIVIERE.Son site très éle é, et la courte distance qui la sépare de Montréal, qui n’est que de 17 milles^ entre les deux gares, augmente beaucoup, la valeur du Parc Saint-Paul.as amples délai s’adresser à F.PAUL, Courtier Tél Main 6544.Edifice La Sauvegarde, 92 Noire-Dame Est, MONTREAL On demande des agents sérieux.A VENDRE Propriété coin Nord-Est Mont-Royalet Delorimier =50 x 103 = Prix $45,000.00 Comptant $15,000-00 Près des églises, écoles, tramways.Coin commercial d'avenir, 3 magasins, 2 logements.Pour plus amples informations S’ADRESSER A Latour &Guindon Tél, Main 8312 52 ST-JACQUES PrmVHPtes à V^mlre Garages à Louer Capitalistes & " ^ A w Garages particuliers à louer pour 1 1*0 JaL hommes d affaires, près coin rues V» £ V« t O # O Craig et Saint-Urbain, bon marché.QU Q ft A-Rue Wurtele, 3 étages, W J C ” 3 logis, 5 pièces.Clair d’hypothèque.QA onn Rue Lanaiidière, maison à 2 étages, 3 logis, 4 et 7 pièces, revenu 10 pour cent, comptant $1,500.finfl seulement, Saint - Jérô-• jUUUme.Cottage, habitable hiver et été, commodités modernes, 20,000 pieds terrain, couvert d’arbres fruitiers, de toutes sortes, près de l’eau, au centre du village.Une offre, raisonnable sera acceptée.Qft Boyer, 2 maisons à 2 *9 O ?U?t* étages, 7 pièces, revenu 10 pour cent, s’échangeraient pour terrains et du comptant.Qft 9Bid Ijresrr5» près l’église, 3 étages, 5 logements et un magasin, revenu $912.Comptant $2,750.Q l O CAA ^ue Adam, Mnison-4) I UjvUW neuve, 3 étages, 0 lo gis, 0 et 7 pièces, revenu $1,050.Comptant $2.000, bon marché.Q! 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membre qui voyage pour chercher du | travail peut demeurer affiliée à son union et envoyer ses dûs par la malle.Le projet d’affiliation avec la fédération américaine du travail a été renvoyé pour étude.Le fond de pension a été adopté en principe et plusieurs autres sujets sur les amendements à la charte seront discutés à la grande réunion internationale de Houstan, Texas, en janvier prochain.Les officiers nouveaux élus par les congressistes sont : Président, M.P.Nadeau, du local No 1, Montréal ; vice-président, M.Arthur Marois, local No 5, Québec ; secrétaire-trésorier, M.J.E.Nadeau, du local No 1' Montréal.Le prochain congrès provincial aura lieu à Shawinigan Falls.M.Hubert Côté a été nommé délégué au grand congrès de janvier au Texas.Les représentants du local de Montréal à cette réunion importante seront MM.J.E.Nadeau et Joseph Verdon.CE SOIR.Réunions au Temple : Union des boulangers.Les charpentiers juifs, local 1270.ECHOS DE SAINTE-HELENE DE BAG0T OEUVRES ET FETES PAROISSIALES.(De notre correspondant) Sainte-Hélène de Bagot, T4.— Bien préparés par la retraite annuelle et le jubilé, éloquemment prêchée par le père Archambault, C).P.,— nos paroissiens bp rendirent processionnelle-ment dimanche, à l’issue de la messe, au champ des morts, où les prières liturgiques, dites par l’Officiant, furent aussi religieusement écoutées que les chants plaintifs furent bien exécutés.Le lieu du grand repos, le naturel décor d'arbres dénudés et une simpla croix sur laquelle planait le ciel de novembre, —gris-plomb, parfois éclairci d’un furtif rayon de pâle soleil automnal tombant sur les monticules re-céleurs des restes mortels de nos chers défunts,— tout cela avait si bien préparé les cœurs qu’ils furent profondément remués lorsque le Père spirituel rappela en peu de mots, à ses auditeurs, la brièveté de la vie humaine mise en regard de l’éternité, la nécessité de penser à nos fins dernières «t à cette destinée future dont l’objectif, —le ciel,— doit être l'éternelle récompense.Plus d’une larme perla aux paupières des jeunes.Emue et recueillie, la foule reprit le chemin de l’église qu’elle remplit encore aux exercices de l’après-midi.Une agréab'e soirée devrait terminer un tel dimanche.En effet, sur l’invitation du curé, quelque cent personnes prirent part à une partie de cartes, “whist progressif”, où régna la plus vive animation comme.les plus honnêtes rivalités.Les heureux gagnants furent pour les dames Mlle K.D.Lussier et Demoiselle Donna Hébert.Puis, MM.Arthur Lussier et Wilfrid Desmarais sortirent vainqueurs de cette lutte, en ayant à leur crédit, une vingtaine de parties alors que M.Elie Beauregard dût se consoler en n’en gagnant.que trois.Deux candidates, Mlles Beaureigard et Saint-Jean s’étant dévouées depuis quelque temps à recueillir des fonds pour le bénéfice des œuvres paroissiales,— présentèrent à cette séance le fruit de leur travail.Comme marque de l’appréciable résul/lat obtenu, chacune des candidates reçut le beau cadeau d’une jolie montre.Outre ces dons, deux prix, à être tirés au sort, furent alloués aux détenteurs des billets.Furent favorisés : M.Armand Bergeron, de Saint-Antoine de Tilly, comté de Lotbinière, qui reçut une montre en or, et, Mlle Adrienne Bernard, de Saint-Hyacinthe, qui gagna un S5.00 en or.Comme suite A l’impromptu programme, M.l’abbé Charbormeau donna le signal de joyeux chants en rendant les "solis" des Montagnards.Suivirent MM.Alex et Henri Hébert, W.Desmarais, Mme H.Lussier et Mlle R.Saint-Jean.• Un numéro goûté—quoiqu’improvisé —fut celui qui.sous la maîtrise habile du notaire Collette fut chanté, par un chœur d’amateurs, l’“0 Canada” de Routhier.Des remarques appropriées, faites par notre digne curé, M.H.Boulais, vinrent clore o.ette agréable veillée, laquelle, nous dit-on, n’est que la première d’une série à venir.Quartiers Gênêaux des Viirolas et des Registres.La Meilleure Musique en tout temps VOILA ce que vous donne un Victrola.C’est la méthode moderne et commode d’entendre les plus grands chanteurs, comédiens, fanfares, orchestres, etc., du monde entier.Pourquoi ne venez-vous pas en entendre jouer un dans une de nos salles spéciales de démonstration?Vous serez enchanté de le voir fonctionner sans bruit et donner des sons clairs et distincts.Victrolas—$20.00 et plus.plus de 6,000 registres au choix C.W.LINDSAY, Limited Magasins : 512 rue Sainte-Catherine Ouest 394 rue Sainte-Catherine Est Aussi magasins à Ottawa, Québec et Brockville VOITUBES ! 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L’encouragement que lui ont accor-jdé avec tant de générosité tous les sportsmen montréalais le pousse a aie rien négliger pour mériter longtemps leur appréciation flatteuse.Aux qualités que tout le monde s’est plu à reconnaître en lui il cherche n en adjoindre d’autres, à suppléer le plus rapidement à ce qui lui fait encore défaut pour pouvoir préten-, A _ dre à être considéré comme un'Sohmer la foule des grands jours.M.MAURICE GABIAS EST ÉLU PRESIDENT DE L’UNION LOCALE DES RAQUETTEURS L’ASSEMBLEE ANNUELLE DE CETTE UNION A EU LIEU HIER SOIR.— LE PRESIDENT DU FRANC-RIEUR EST CHOISI POUR REMPLACER M.ED.GERNAEY.— LES AUTRES OFFICIERS.L’assemblée de l’Union locale de Raquetteurs a été tenue hier soir.Comme toujours les clubs ont répondu en grand nombre a l’avis de convocation et tout s’est passé avec Paroissial, Champêtre, National, Y.M.C.A., Gaieté Canadienne, Holly et Saint-Jacques.Grâce à l’esprit d’entreprise bien connu des nouveaux officiers l’Union locale continuera à progresser Meadows .158 144 137 Gibbs .170 138 200 Gendrcm 130 118 111 R.Dryden 141 158 96 D.Wallette .92 111 119 691 669 663 Moyenne d’équipe—384.61.McArthur Irwin Bell .153 156 195 Holt 146 133 163 Fiché 138 117 138 Armstrong .124 158 131 Wilson 104 89 129 665 653 756 Moyenne d’équipe — 414.8.Robert Mitchell (Gris) Trickey 145 163 Curtis 159 119 145 Lay den i .148 139 135 J.Lawrence 124 161 157 Hollingsworth .131 129 147 719 692 747 Moyenne d’équipe—431 6.Beauchemtn Collette 172 140 104 Laurin 154 156 178 Mathieu 178 157 Allard „ .136 126 120 Gagnon .165 166 147 783 775 716 Moyenne d’équipe—454.8.General Fire Extinguisher Watson 149 122 171 Black 140 112 Budkiley 111 134 142 Picard 127 137 KIpp 127 137 137 645 660 699 MoSenne d’équipe—400l.8.Lamontagne cet entrain et cette entente qui ca- dans la voie que les officiers sor ractérisent les réunions de ceux qui (tant de charge lui ont si bien tracée font de la raquette leur sport l'avo- ‘ ri.Après la lecture des rapports des officiers sortant de charge les élections du nouveau bureau de direction ont eu lieu avec célérité.Les délégués se sont fait un devoir de donner à chaque nationalité représentée dans l’Union la part d’hon-heur qui lui revenait.Canadiens, Français, Ecossais, Anglais, Irlandais et Hébreux y sont représentés.C’est du véritable esprit sportif qu’il est bon d’imiter dans les organisations sportives cosmopolites.M.Maurice Gabias, du Franc Rieur, a été élu président en remplacement de M.Gernaey.Les au- ciers : Membres honoraires : Président, J.G.A.Decelles, Champêtre ; Arthur Lamalice, Montagnard ; Gordon C.Bowie.M.A.A.A.; W.N.Fetch, Holly ; J.N.O.Ledoux, Nation:)!.C.A.Vallerand, Cercle Paroissial ; trésorier, J.A.Savard, Champêtre ; sec.-fin., Emile Larose, National ; sec.anglais, D.Livinson, Y.M.H.A.; comité, D.Seymour, Y.M C.A.; Ed.Gernaey, Montagnard ; A.Bellema- Mareil .139 167 143 Lachapelle 140 123 171 Allard .173 153 146 Vincent .197 156 189 Lambert .148 134 204 Moyenne 737 d’équipe—476.6.733 853 Northern Electric (Maron) Ficaire .168 163 154 Clark 132 131 181 Rose 124 146 176 Mtlkner .144 163 146 Post 170 161 174 738 769 831 LE MONTAGNARD Une première assemblé# du comité de Régie du club de raquetteurs Le Montagnard a été tenue à l’hôtel Riendeau mercredi soir dernier.O# comité se compose cette année, en grande partie de nouveaux officiers.L’enthousiasme des jeunes et l'expérience des anciens ont fait de cette soirée un grand pas d'encouragement pour maintenir le succès toujours grandissant du Montagnard.Il y a été traité de questions dans l'Intérêt du club.Les sous comités suivants ont été nommés : Comité d’euchre — Président, P.E, Mageau.Comité de voyages — Président, B.Gernaey.Comité du banquet — Président, G.Bemier.Comité des journaux — Président, J.S.A.Bourbonnière.Comité de crémailliêre — Président, Jos Belisle.Comité des amusements — Président J.R.Laramêe.Dimanche, le 23 novembre prochain Le Montagnard fêtera la Sainte-Catherine à son nouveau Chalet à Car-tierville.Le départ s’effectuera coin Mont-Royal et Parc avenue à deux heures précises.Tous les membres se feront un devoir d’y assister.Une agréable surprise est réservée à ceux qui s’y rendront.Proposé par M.Desjardins, secondé par M.Dernier, que les membres du Monta nard, ont appris avec regret la mort de M.Roméo Dion frère de notre si dévoué membre, Arthur Dion, et lui offre leurs sincères sympathies et que copie de la présente lui soit envoyée rdnsl qu’aux journaux.Adopté à Tunanimité.Les membres sont priés de faire part dea chaniements d’adresses au secrétaire du club, M.Jos.Brais, 221 Laval avenue.-?- L’ENTRAINEMENT DES BOSTON “BRAVES” Boston, 15.— Les Boston de la Ligue de Baseball Nationale, se rapporteront à Maçon, Ga., vers le 1er mars prochain pour les pratiques du printemps.Moyenne d’équipe—476.6.très officiers, comme l’indique luire, Gaieté Canadienne ; R.Vaux, liste ci-dessous, ont été choisis par-1 Holly ; R.Préfontaine, Saint-Jac-m'i les membres des M.A.A.A., Cercle ques’.A LA PISTE DE JAMESTOWN Norfolk Ve., 15.— Valkyrie, piloté par Burlingame, a gagné la deuxième course d’hier.Voici les résultats des épreuves : 1ère course, $300, 5 1-2 furlongs : 1er Salon, 111, Burlingame, 6 à 1, 2 à 1 ; 2e, Louise Travers, 110, Buxton 4 A 1, 8 à 5 et 4 à 5 ; 3e, Executor, 115, Butwell, 3 à 1 et 1 à 2.Temps : 1.08 2-5.Lady Grant, Grant, No Manager, Water Lady et Suwanee ont aussi couru.2ème course, $300, 6 furlongs : 1er, Valkyrie, 110, Burlingame, 9 à 6, 4 à 5, 1 à 3 ; 2e, èjater, 113, Butwell, 2 à 1, 4 à 5 et là3; 3e, Capt.Burns, 116, Troxler, 9 à 2, 8 à 5 et 4 à 5.Temps : 1.12 3-5.Lanccwood, Ray O’Light, John P.Nixon, Violet et Ruby Hyatna ont aussi couru.3ème course, ,$300, g furlongs : 1er Anavri,.113, Fairbrother, 5 à 2, au pair et 1 à 2 ; 2e, Rod and Gun, 110, McIntyre, 6 à 1, 2 à 1 ; 3e, Little England, 113, Butwell, 30 à 1, 12 à 1 et 6 à 1.Temps : 1.12 4-5.Delicious, Smirk, Manheimer, Jonquil Inferno Queen, Silas Grump, Brynary et Black Chief ont aussi couru.4&me course.$300, 1 mille : 1er, Tartar, 94, McCahey, 4 A 5, 2 A 5 et 1 à 5 ; 2e, Siekfc, 102, Nathan, 8 A 1.4 à 5 et l A 3 ; 3e, Guy Fisher, 102, Butwell, 9 A 2, 6 à 5 et E A 5.Temps : 1.39 4-5, Carlton G, et Nonpareil ont aussi couru.Sème course, $300, 6 furlongs : 1er Warbler, 105, Schuttlnger, 2 à 1, 4 A 5 et 2 A 5 ; 2e, Incision, 107, O’Connor, 6 à 1, 2 A 1, au pair ; Se, Rye Straw, 109, Watts, 9 à 2, R à 5 et 4 A 5.Temps : 1.12 3-5.Ve- netian, Troy Weight, John Marru, Fawn, Guide Post, Sween Owen et Horace E.ont aussi couru.CAUSERIE SUR L'EUROPE GIBBONS OBTIENT LA DECISION SUR MARTY ROWAN New-York, 15.— Mike Gibbons, de Saint-Paul, n défait, Marty Rowan, do Brooklynn, hier soir, à la deuxième reprise alors que le match devait en durer dix.I/os seconds de Rowan jetèrent l’éponge lorsqu'ils se rendirent compte quo lour favori allait être mis hors do combat.Gibbons pesait 149 1-2 eV Ro- wsa 152 M, Joseph Filiatrault, président do l’Asgoeiation Artistique et Athlétique d'Ahuntsic donnait, avant-hier soir, A la salle Latendresse, une fort intéressante conférence sur son récent voyage en Europe.M.Filiatrault a su intéresser dos auditeurs qui étaient fort nombreux, et les projections lumineuses qui Illustrèrent la causerie, n’ont fait que donner plus d'intérêt à la conférence.L’abbé Curottè, aumônier des Dames du Sacré-Cœur, présidait la conférence.M.Filiatrault a fait voir les voyageurs nu cours de la traversée, à bord du steamer Scotian.Au Havre, les assistante ont aperçu le monument Crémazie, avec la Couronne que le groupe venait de déposer Paris et les grandes villes de France et d’Italie sont ensuite visi-rêes.A Rome on n assisté à une audience donné par le pape, A Naples, on a aperçu l'éruption du Vésuve, Le conférencier décrit toujours d’une manière admirable les différents voyages.En Belgique, M.Filiatrault fuit voir le pavillon canadien A l'exposition de Gand et il profite de la circonstance pour faire de grands éloges du Canada.M.Jos Beaulieu, avocat, qui a re-prés nté le Canada A cette exposition était dann l’auditoire et reçut sa large part de félicitations.Parmi Us principaux assistants on remarquait MM.les abbés Arthur Curotte, aumônier des Dames du Sa-cré Cœur; C.A.Lamarche, curé du Sault, E, Filiatrault, curé de Saint-Jnde; Lnfrnt ai ne, curé de Bordeaux ; l’abbé Geoffrion, vicaire A Hocbelsgrij; l’abbé Filiatrault, vicaire A Verdun; l’abbé Primeau, vicaire au Sault ; l’abbé Hamel, P.S.S.MM, F.J.Brousseau, maire du Sault au Récollet; 8.Bélalr, éehevin; Isidore Fortier, président de la Chambre de Commerce; Jos, Beaulieu, avocat; Ant.Archambault, avocat;, J.B.Pêloquin, vice-président de l’Association Artistique et une foule d’autres.M.J.L.Bêruhé, ténor, a charmé l'auditoire par ses chants patriotiques.QUATRE CLUBS ONT DEMANDE LEURADMISS10N LA GAIETE CANADIENNE, LE DO-LARD, LAVAL ET LB ST-PATRI-CE FONT APPLICATION DANS LA LIGUE DE HOCKEY MONTREAL.v ! La Ligue de Hockey Montréal a te-| nu une assemblée hier soir à l’Hôtel \ Windsor.Huit clubs étaient représen-: tés, quatre appartenant A la Ligue, ! et quatre qui ont demandé leur ad-; mission.Oes.demirrs étaient In, Gaie-j té Canadienne, le Dollard, Laval et le Saint-Patrice.Aucun d’eux n’a été admis offtcielleiment, mais In ligue décidera dimanche ceux qu’elle acceptera.La Gaieté Canadienne, a de gran-! des chances d’être acceptée.M.Lucien Riopel, gèrent du club de i ln Casquette « été élu président de la | ligue, et 11 n’y a aucun doute qu’il saura la conduire au succès.FRANC-RIEUR Assemblée générale des membres ?ndi le 17 courant A 8 hrs.30 p.m.à la salle dû club, coin Notre-Dame et Atwater, questions importantes.Tous doivent y assister.RELATIONS TRES TENDUES L’AFFAIRE DE L’EMIGRATION DES SUJETS AUTRICHIENS ENi AGE DE SERVIR AMENE UN FROID ENTRE GUILLAUME ET FRANÇOIS-JOSEPH.[ LES meilleures variétés de Tabac, le choix des feuilles et l’expé- rience acquise dans la fabrication placent le Rose Quesnel au premier rang parmi les tabacs à fumer.Il est exempt d’âcreté et d’amertume et dégage ûn arôme exquis.1 En vente partout i 5c.le paquet.ROCK CITY TOBACCO CO., ¦inotactarlen, QUEBEC.P.Q.r ï LA BANQUE PROVINCIALE j .DU CANADA = Durant Tinterruption du service de Téléphone dans la partie Main, nos clients sont priés de nous appeler au numéro Uptown T 8 5 S Ban* égaux pour la vîtes»*, ie confort, la qualité de l’équipement et du servie*.Prochain Départ “ ROYAL GEORGE ” 15 Nov.MONTREAL — QUEBEC — BRISTOL COMPAGNIE DE NAVIGATION DU CANADIEN NORD Limitée 226-230 St-Jacques, 630 Ste-Oatherlne Ouest, 286 rue St-Jacques, 128 St Jacques, 9 Boulevard St-Laurent ou tout agent de navigation on de chemin de fer GIANTS DEFAITS San Francisco, 15.— Las champions de McGraw ont été défaits hier par 3 à 2, aux mains des Chicago Whita Sox.New-York : 000 001 001- 2 7 1 Chicago : 000 000 003— 3 8 1 R, TT.E.Fromme, Tesreau et Wingo ; Leve- renz, Benz et Sehalk.NOUVELLE VICTOIRE DU CUBAIN DE 0R0 Dn Oro a remporté une nouvelle victoire hier soir en triomphant d« Pelletier par 160 A 95.De Oro prit l’a-antago dès le 'début en faisant des séries consécutives do 22, 16 et 10.Pelletier prit cependant son aplomb et au dixième “rnekage" le résultat était de 76 à 72 en faveur du Cubain.De Oro so montra suipérieur A son adversaire dans le reste de la partie.Harry Senback fera face au Cubain cot après-midi et ce soir.u GENE ” DEUXIEME Le "Devoir” est outillé oour ftte> des Imnresslons dans tous les oenrae Oiivran* narsML Eugène Payette s’est assuré la deuxième position dans le tournoi do pool à la salle Gaiety on triomphant do Saint-Jean par 150 A 120 hier soir.jT.es plus fortes séries furent : j Payette.19 17 15 I Saint-Jean .17 14 12 i Ce soir Hervé Duquette et Harry j Watson olétureront le tournoi, et cotte partie décidera de la troisième plaça.Berlin, 15.— On dit ici que les relations personnelles de Guillaume II avec l'empereur François-Joseph d'Autriche sont très tendues, parce que presque tous les émigrants austro-hongrois qui avaient d’abord affaire au Pacifique-Canadien s’embarquent maintenant sur des bateaux allemands.La cour d’Autriche dit que les autorités allemandes doivent connaître l’origine des nombreuses cargaisons de Galiciens et de Hongrois qu’on expédie de Brême et de Hambourg et que l’allié allemand n’aurait pas dû laisser Vienne dans l’ignorance des méthodes qui privent la double monarchie de ses meilleurs soldats.On dit à Vienne que dans la masse de correspondance confisquée à la suite des révélations, on a trouvé beaucoup de lettres qui compromettent les compagnies allemandes de navigation et une agence d’immigration, bien, connue de Hambourg.Des recherches faites à Brême et à Hambourg ont amené l’aveu que des milliers d’Austro-Hongrois partent par les ports d’Allemagne, de Belgique et de Hollande.Les compagnies de navigation disent qu’e lies ne cherchent pas à savoir si les émigrants sont des déserteurs ou non.C’est, disent elles, l’affaire de l’Etat.Si des déserteurs parviennent à émigrer, ce ne peut être qu’avec de faux papiers.FEU M.JOS.B.DURAND (De notre correeponilent) Champlain, 14 — Noue avons 1# regret d’annonrer la mort de M.le capitaine Joseph B.Durand, survenu# le 13 courant, à »a résidence.Le ; défunt est mort A l’Age, de soixante et «lix-sept ans, aprAa une très courte j maladie.Estimé de tous ceux qui l'ont connu, tl no laisse que des regrets.il était le père de Mme Vve Al phonso Hamelin, Champlain; de M.Adélard Durand et de M.J.L.Durand dos Trois-Rivièro».Nos aympathtas A ta famille.EAU DE CONTREXÉVILLE (PAVILLON SPRING) Eau Minérale Naturelle (France) Pour-la Goutte—la Gravellc—le Diabète Elle débarrasse l’organisme de l’acide urique— et c’est un remède positif contre le Rhumatisme.Ecrivez pour le pamphlet.DÉPÔT AU CANADA • The Leeming Miles Co., Limited, 4 Boulevard St-Laurent, - Montréal.His Majesty’s Theatre Sièges pour la semaine prochaine mainte* nant en rente.—National Opera Co.f of Canada.—Max Ilabinoff, Directeur-Gérant.LUND.et SAM.à 7.45: “La Gioconda” avec Mmes Rappold, Claessens, Olét/.ka.MM.Far-| mo, Segura-Tallien, Martino, Grand corps do liallet.Première, Mme Gilmore.Dir.Jac-chia.SAM.Mme Cassuto au lieu de Mme Rappold.MARDI et JlftJDI, à 8.15, “Madu-ma Butterfly** avec Mmes Villani, De Sel-lem, MAf.Gaudenzi, Segura-Tallien.DJr.Jacchio.MERC.à 3.30, Concert Symphonique, Soliste Kathleen Parlow.Dir.Jacchia.1.Ouverture, “Nabucco** .Orchestre 2.Concerto en la mineur pour violon.Saint-Saëns Kathleen Parlow (avec orchestre) 3.Marche militaire .Orchestre, Schubert 4.(a) Nocturne.Hubay (b) Danse Hongroise .Brahms-Joachim (c) Polonaise en la majeur, Wicniawski 5.Intermezzo.“Amico Fritz” Orchestre, Mascagni MERC, et VEND, à 8.00, •‘Thais” avec Mmes Stanley, de Mette.MM.Rosclli, Leon, Rudolf, de Ferran.Corps de Ballet, Soli, Mmes Gilmore et Cerri.Dir.Savine.SAM.à 2.00.Double programme: “Cavallerla Rusticana*’, avec Mmes Villani.MM.Gaudenzi, Multedo, Dir.Jacchia, et “Il Segreto Di Suzanne”, avec Mme de Philippe, M.de Ferran.Dir.Spirescu.Prix pour opéra 75c à $3.00; concerts 25c à $2.00.Bureau des billets du bas de la ville : Ed.Aichambault, 312 Stc-Catherine Est.Le piano Steimvay employé pour Pocca-sion est fourni par la maison C.W.Lindsay.VOL - Magasins et Résidences Assurez-vous à LA PREVOYANCE CAPITAL .$300,000.00 AUSSI— ACCIDENTS .MALADIES.GLACES, GARANTIE DE FIDE LITE, GARANTIE DE CONTRATS,F^ESPONSABILITE PATRONALE ASSURANCE D’AUTOMOBILES AVIS LEGAUX PROVINCE DE QUEBEC, district de Montrai, Cour de Circuit No.15887.—Ogilvie Flour Mills Co., demanderesse, vs.J.Delisle, defendeur.Le 24me jour de novembre 1913, à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires du dit défendeur, au No.8, 7a Avenue en la ville de Lachine, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets au dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en chevaux, voitures, etc.Conditions : argent comptant JOSEPH ROY.H.C.S.Montréal, 14 novembre 1913.Bureau chef : 160 rue St-Jacquei, Montréal.Tél.Bell : Main 162 AMUSEMENTS *.«'***t**.*t**tt+ç+t*ê+***ê£t«*tt*t****èt*t*******ttt*j* “CONCERTS DU DIMANCHE” g™ Oreht.tr* d.40 maalclen.ou.U direction d.M.J.J.Shea.Dimaneha P Tech.in on* choral* de 200 voix chantera l'ocu.rc du conipo.itcur canadien.M.ALEXIS CONTANT LES DEUX ÂMES PRIX dos PLACES : $1.50, $1.00,75 et 50c.PLACES de LOGES : $2.00 L** concert* ont ll*u A S heure» rt.l'aprèi-mldl *t à 8 heure* SO I* aolr.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.12680.—A.M.Cho-lotte.de Montréal, v».Alph.Normandln <1* Montréal.Le 24mc Jour de novembre 1913 a 10 heure» de l’avant-midl, au domicilo du dit défendeur, au No.016 rue Laurier Est en la cité do Montréal, seront vendus pur autorité de justice les biens et effet» du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménaçc.Conditions : argent comptant.J.U.NORM ANDIN, H.C.S.ilontréal, 14 novembre 1913.PROVINCE DF QUEBEC, district do Montreal, Cour de Circuit No.4255.—W.Hsnth-lariie, épicier de Montréal, vs.W.Lewis de Montréal.Le 24me juur de novembre 1913.h 10 heures de l’avant-midl, au domicile du' tilt défendeur, nu No.1242 rue Porthenais en In cité de Montréal, seront vendus par autorité d# Justice les biens et effets du dit défendeur, saisie en cette cause, consistant on meubles de ménage, etc.Conditions : a-gent comptant.J.U.NORMANDIN, H.C.S.Montréal, 14 novembre 11113.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-rénl.Cour de Circuit No.8803.—H.Grégoire épicier de Montréal, vs.H.Leblanc de Mont lénl, Le 20me Jour de novembre 1913 h 10 heures de Pavant-mldi, au domicile du dit défendeur, nu No.290D rue de latnaudière eu lu cité de Montréal, seront vendus pur autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant J.U.NORMANDIN, H.C.S.Montréal.14 novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No.15382.—G.N, Pichet.demandeur, vs.A.Talbot, défendeur.Le 24me Jour de novembre 1913 A dix heure» de Pavant-mldi, au domicile du dit dé.fendeur, au No.1274 rue Ontario Eet en II cité de Montréal, seront vendu» par autorh té de Justice les biens et effets du dit dé.fondeur, saisis en cette cause, consistai^ ua a naiaio vu iiruv uuu»r.coiiniüiaiq n meubles d* ménage, etc.Condition! i rgent comptant.REAL BOBILLAHD, H.C.S Montréal, M novembre 1913.PROVINCE DE QUEBEC, dletrlct de Mont ‘ nt du district <1| réal, diuis la Cour de Clreul Montréal.mandeur, du même Heu, et malhi ___________ nus, défendeur.Il oet ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Par ordre.S.R MEUNIER.Député Greffier de la dit* Cour MARSAN RT DAVID.Procureur! du demandeur.Montréal, 19 novembre 1919.t Vol.iv.— No.267 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1913 ETUDE HISTORIQUE y \ V V LA COLONIE POLONAISE DE MONTREAL Au Rev.P.E.Vrydaegs, C.S.R.^P1}15 leur illustre ancêtre i i 05lu?lto a fait entendre à la batail- 1 le de Maciejowice (4 octobre 1794) ce suprême cri de détresse : “Finis Poloniae”, le Polonais, le Lithuanien et le Ruthène, fatigués de subir la domination de l’Aulriche, de la Prusse et de la Russie, ont fui à 1 étranger.A chaque démembrement, la Galicîe, la Posnanie, la province de Dantzig et les Etats des Balkans ont vu leur arriver des flots de ses Infortunés immigrants.Depuis un quart de siècle, la richesse du soi Canadien semble les inviter à son tour à traverser les mers pour venir y cnercher la fortune que ne leur promet plus leur malheureuse patrie.Les Ruthènes, ces anciens Lithuaniens, qui prirent aussi le nom de yendes, de Slaves et de Russes au Sixième siècle A.C.et aux septième et neuvième siècles de l’ère chrétienne, sont aujourd’hui au nombre d’environ 36,000 dans le seul diocèse de Saint-Boniface.Montréal elle-même en compte tout près de 5,000.Ce sont encore les plus nombreux ; des 22,000,000 de Polonais qui se trouvent disséminés par tout l’univers, la métropole n’en possède qu’une infime partie, 3,000 environ.Quant aux Lithuaniens, on évalue leur nombre à 1,500 seulement.Lachine, le village de la Côte Saint-Paul, la Pointe Saint-Charles, comptent aussi environ une soixantaine de familles.Le Polonais et le Lithuanien vont s’établir surtout dans les centres manufacturiers.Ces habitants d’origine Scandinave, sont surtout ouvriers.Cela s’explique par ce fait que les provinces de la Vistule, étant une Immense plaine marécageuse et boisée, partagée par des collines sableu- i ses de légère élévation, ont surtout! favj’orisé l’industrie.Elle est, avec la i cultture des céréales, la principale J ressource du pays.51 n’en est pas de même des Ru-iVènes qui sont surtout agriculteurs.Si» la Pologne et la Lithuanie sont pitu favorables à la culture, la Gall-eye par contre possède un sol très man lu roux et riche en ressources Bninérales.J On constate cependant qu’un /grand nombre de Polonais et de Li-/ lituaniens, établis surtout dans les paroisses de Sainl-Eusèbe et de Saint-Anselme, lorsqu’ils se sont amassée une somme d’argent appréciable, s’en vont se faire colons.Le nord, de Montréal, notamment dans la région de Labelle, compte aujourd’hui une trentaine de familles, presque toutes établies à la Macaza.R s’en trouve aussi une vingtaine h Saint-Calixte de Killeney, dans le comté de Montcalm.Ceux qui s’adonnent à la culture sont les plus travailleurs ; la plupart des immigrants polonais, une fois en possession d’une petite fortune, s’en retournent dans leur pays où, 1res souvent, ils avaient laissé leur femme et leurs enfants.CARACTERE DU POLONAIS Si l’on étudie maintenant le Polonais, au point de vue psychologique, ¦on constate qu’il est léger et peu instruit.La plèbe semble posséder une Lnstrutcion irès arriérée.Les Russes, plutôt que d’assurer à ce peuple les bienfaits de la civilisation, semblent mettre à profit son ignorance pour l’exploiter plus facilement.La place que les écrivains de la Pologne se sont taillée dans les arts et les lettres indique nourtant qu’ils sont d’une intelligence supérieure.Certes, la poésie occupe la plus large place dans leur littérature; le Polonais est avant tout un être de sentiment.Mais est-ce que Narusze-wicz et Krasicki, ce Boileau et ce Voltaire de la Pologne, n’ont pas prouvé clairement que le génie littéraire des bords de la Vistule n’était pas de beaucoup inférieur à celui des bords de la Seine?L’immortel introducteur des mazurkas en France, bien que d’origine française, n’a—il pas jeté un éclat jusqu’alors inconnu sur son infortunée patrie?Et que d’autres figures se présentent en ce moment ù la mémoire, qui disent éloquemment que le Polonais ne reste ignare mie parce qu’M n’a pas été favorisé par les circon,stances où il a vécu.Nous avons dit que le Polonais est avant tout un être de sentiment.C’est une des raisons pour lesquelles il est aussi si défiant.Obligé depuis près de deux siècles de se soumettre à un joug étranger, en proie aux mauvais traitements et aux abus de confiance, il est devenu sceptique à l’égard de tous ceux au milieu desquels il vit.Ne raisonnant pas, il est devenu extrêmement soupçonneux et même fourbe.C’est cela même aujourd’hui (pii rend son éducation si difficile.Au reste, le Polonais a bon coeur.Il est assez sobre et économe.Certes, il aime bien parfois iouer au fêtard, surtout aux soirs ue noces.Dans cette circonstance, rien n’est épargné.Il y a des noces qui ont englouti jusqu’à des $500.Quand on songe’ au salaire très modique des ouvriers, cette somme paraît fort considérable.Ces jours de joie passés, le Polonais redevient amant de ses sous.Il aime amasser tranquillement sa petite fortune quiïlui permettra ensuite de vivre dans une modeste aisance, cette “sacra aurea mediocritas” dont parle tant les poètes latins.Quelques-uns par contre ont même subi la fièvre du jour; l’argent pour eux ne doit plus prendre le chemin des banques, mais être employé dans des spéculations avantageuses.Ils veulent être pratiques: ils font de l’immeuble.Une partie de la population polonaise vit malheureusement, à cause de sa pauvreté et de son ignorance des moeurs et de la langue du pays, dans des conditions fort peu hygiéniques.U est des logis, sur les rues Forsyth, Frontenac, De Lévis et Montgomery, qui sont de vraies fourmilières humaines.Quatre ou cinq familles trouvent parfois le moyen de se loger sous le même toit.Ce grand nombre de personnes, vivant dans quelques appartements exigus, s’explique par le fait qu’une grande partie de ces gens tiennent des maisons de pension.L’homme travaille et la femme fait valoir ses talents d’art culinaire.Plusieurs se piquent même d’êtire de petits Vatels doublés de Brillats-Savarins.LES ECOLES Sous le rapport de l’instruction, les Polonais habitant Montréal semblent se donner beaucoup de soucis pour favoriser le progrès de leurs enfants.Un grand nombre d’entre ces derniers' sont sans doute forcés de travailler pour subvenir aux besoins de la famille; mais la plupart sont envoyés aux écoles locales dont ils suivent les cours ordinaires.Le petit Polonais a beaucoup de facilité pour apprendre les langues anglaise et française.Les parents exigent cependant de leurs enfants qu’ils se perfectionnent dans l’anglais ; c’est, à leur avis, la langue pratique, celle du commerce, et les Polonais, race exclusivement ouvrière, voient là le secret de l’avenir de leurs enfants.Il n’existe qu’une seule école où renseignement se donne en polonais, c’est celle de la paroisse de Saint-Anselme.Elle est actuellement fréquentée par une quarantaine d’enfants.La langue polonaise est d’une grande richesse poétique.Elle se rattache à la branche occidentale des langues slaves.Elle est parlée aujourd’hui par environ 10,000,000 d’individus.Le polonais littéraire a une phonétique assez compliquée et un alphabet défectueux.L’écriture polonaise, riche en consonnes-lettres, donne à la langue l’anparence de la dureté; mais en réalité, le polonais est plus doux que l’allemand pour une oreille française.Il existe cependant une différence essentielle entre le polonais parlé par les vrais Polonais et les Lithuaniens, C’est ce qui fait que cette langue se compose de plusieurs dialectes tels que leggrand polonais, le ma-sourien, le petit polonais, le polonais-lithuanien et le polonais sibérien ou polonais prussien.LE SENTIMENT RELIGIEUX Cette courte étude sur la colonie polouhise de Montréal serait incomplète, croyons-nous, si nous ne disions pas un mot en terminant du caractère religieux du Polonais.Le fils de l’ancienne.Pologne est foncièrement religieux.Depuis l’introduction du christianisme dans les provinces de la Vistule sous Miecis-las 1er, de la dynastie des Piast, au neuvième sièele.le Polonais est toujours resté fidèle à sa religion.Qui ne se rappelle ces luttes mal- FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE HOPITAL SAINTE-JUSTINE POUR LES ENFANTS.heureuses de la catholique Pologne avec la Sémiramis du Nord.Onze millions de Polonais, il y a à peine un siècle, ont été forcés d’embrasser le schisme en Russie.Le Polonais et le Lithuanien appartiennent au rite latin ; seuls les Ruthènes observent le rite grec.La religion du Polonais est surtout une religion de sentiment.Ceci s’explique facilement parce fait que le Polonais est avant tout, comme nous l’avons dit tout à l’heure, un être d’imagination et de sensibilité, d’une naïveté et d’un enthousiasme qui s’exalte facilement.Chez lui i c’est l’extérieur qui frappe.Le Polo- j nais peut difficilement suivre un | raisonnement serré.C’est pourquoi la prédication pour eux doit être loute d’apparat : elle est toute en-, tière dans la voix et le geste.Les débuts de la colonie polonaise de Montréal sous le rapport religieux ont été tout à fait pénibles.Abusant de la foi naïve des Polonais, des compatriotes se firent verser I d’assez fortes sommes d’argent, pré-; textant qu’elles seraient destinées i à rencontrer les besoins du culte et, un beau matin, s’enfuirent à l’étranger avec l’aumône qui leur,avait été si généreusement faite.Les Polonais ne reçoivent une direction spirituelle que depuis 1907, époque où ils se crurent assez nom-| breux pour faire venir un des prê-; très séculiers de leur rare des Etats-! Unis.Ce furent les RR.PP.Szlamos et Chalupka qui desservirent les pre-! miers la colonie jusqu’en janvier ' lOlO.Us furent alors remplacés par [le R.P.E.Vrydaegs, C.S.R., venu ! spécialement de Belgique pour prendre la direction de leurs affaires religieuses.C’est ce savant et dévoué religieux qui se trouve encore aujourd’hui à la tête de la colonie.Depuis son arrivée à Montréal le R.P.Vrydaegs s’est pour ainsi dire multiplié en bienfaits de toutes sortes pour assurer l’avenir religieux des Polonais montréalais.Ces efforts seront bientôt couronnés du dernier succès puisque, dans quelque temps, il est probable que les souscriptions prélevées parmi le peuple pourront permettre la construction d’une jolie chapelle dans l’un des endroits les plus populeux (polonais) de la ville.Actuellement les offices religieux se font dans ie soubassement de la chapelle de Saint-Vincent de Paul, où, au cours de Tannée qui s’en va, il a déjà été célébré plus de 70 mariages et administré tout près de 150 baptêmes.Les communions, aux dernières Pâques, étaient de 1,400.Pour répondre au besoin de ses ouailles, dans les derniers jours d’octobre, le R.P.Vrydaegs inritait gracieusement le R.P.Knapoik, qui s’occupe des intérêts religieux de la colonie polonaise d’Ottawa, à venir leur faire une retraite.Du 26 octobre au 2 novembre, chaque soir, on voyait ce spectacle édifiant d’un grand nombre de familles demeurant à Lachine, au village de la Côte • Saint-Paul et à la Pointe Saint-Charles, se rendant aux instructions du I prédicateur.Dimanche dernier, jour I de clôture de la retraite, les commu-| nions furent tellement nombreuses que les derniers communiants ne purent s’approcher de la Sainte Table que vers le milieu de l'après-midi.Toute la semaine durant, le R.P.Knapoik s’était tenu à leur disposition plusieurs heures par jour, pour entendre leurs confessions.Et maintengnt nous terminerons cette étude par où nous l’avons commencée, en paraphrasant le mot de l’illustre patriote.Kocinsko : Si la Pologne, disons-nous, volt ses faucheurs impuissants à lui reconquérir ce qu’elle a perdu, qu’importe, elle n’est pas “finie” et, tant qu’elle gardera ainsi sa langue et sa foi des anciens jours, elle pourra y puiser l’espoir d’un éternel rajeunissement.Paul-Honoré LFEBVRE.Dispensaire au No 1107 Ave.DeLo-rimier, tous les jours à 10 heures.Tous les jours, médecine.Lundi et vendredi, j eux, nee, gorge oreilles.Mardi, maladies de la pesa.Mercredi et.vendredi, chirurgie.Jeudi, dentiste.Goutte de lait, 1107 Ave.Delori-mier, distribution à 10 heures a.m.ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MANUFACTURE.LA GUERRE AU PACIFIQUE IL SEMBLE PROUVE QUE LES COMPAGNIES ALLEMANDES DE TRANSPORT POUSSENT LES GENS A EMIGRER.Dimanche, le 16 novembre, cinquième conférence du R.P.Plantier, SJ., aux membres de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, sous les auspices (ie T Association Professionnelle des Employées de Manufacture.Toutes les dames sont invitées.Comme le disait à notre dernière assemblée, notre vénéré aviseur, le R.P.E.-J.-A.Tourangeau, O.Mi., le R.P.Plantier se fait tout à tous.Toutes les Canadiennes-françaises qui ont le grand avantage de profiter de son cours de sociologie en sont enthousiasmées.(On est prié de ne pais sortir pendant la conférence pour ne pas déranger ni le conférencier ni les auditeurs).Nous ferons connaître à cette même réunion le compte rendu de l’assemblée extraordinaire que nous avons eue dimanche, le 2 courant, au sujet des règlements de la Caisse de Secours et des décisions prises par les membres du Conseil.CAISSE DE SECOURS": Les personnes qui ont droit à des bénéfices en maladie, sont pariées, à partir de cette date, de se présenter à trois heures et demie,, c’est-à-dire une demi-heure avant l’assemblée, afin de ne pas retenir les officières trop longtemps; elles doivent être munies des certificats requis.C’est à Mme Hébert qu’on devra s'adresser, elle sera assistée de Mies H.Saint-Julien et E.Lusignan.INSIGNES ET PRIERES: Les personnes qui désireront se procurer ces objets n’auront-qu’à s’adresser à Mlle Lavetrgne.INSCRIPTION: Mlle Prud’homme recevra les nouvelles adhérentes.COURS MENAGERS : Tous les mardis soirs, vingt-quatre jeunes filles suivent le cours pratique, aux Ecoles Ménagères Provinciale®.Tous les jeudis soirs, une trentaine assistent au cours démonstratif.Les membres de la section Saint-Eusèbe profitent de ces deux cours.Mlle E.Brisson est présidente de ce comité et Mlle E.Lachapelle, secrétaire.SECTION D’HOCHELAGA : Tous les lundis se donne à l’école de la rue Hudon, un cours démonstratif d’art culinaire, sous ia direction de Mlle D.Roy.Le même soir, se réunit un autre cercle de couture, se donnent mutuellement des conseils celles qui en font partie.Mlle Joséphine Couture donnera son cours de solfège tous les vendredis soirs.COOPERATIVE : Toutes les personnes qui achètent chez les marchands de la Coopérative sont priées de bien vouloir remettre sons enveloppe avec leurs noms et adresses, leurs reçus à Mlle Auclair, présidente.“LA BONNE PAROLE” : Noblesse oblige nos associées de répandre la “Bonne Parole".L'Association compte sur chacune pour recruter au moins un nouvel abonné et en donner le nom à la présidente.-4- SAUVETEURS RECOMPENSES Berlin, 14,—La Société de Sauvetage en Allemagne, vient d’accorder un.prix de $2,000 aux équipages des chaloupes dut “Grosser Kurfuerst” et du “Seydlitz” qui se portèrent au secours dos passagers et des matelots du “Voltumo”, le 11 octobre dernier.On a présenté une médaille d’or aux capitaines et aux premiers ofiieiors des paquebots ainsi que des médailles en arg'ent à treize officiers en second et à leurs hommes.Londres, 14.— Le correspondant du “Times” a envoyé à son journal des faits qui démontrent que ïes compagnies allemandes de transports poussent les jeunes gens en fige de faire leur service militaire à déserter pour émigrer en même temps qu’ellee font faire la guerre en Autriche au Pacifique Canadien qu’elles accusent de violer le® lois.Il y a quelques jours, 1© propriétaire d’une agence de billets à Bieletz, Silésie autrichienne, a été arrêté et une perquisition opérée chez lui a fait découvrir une correepondance secrète prouvant que l’agence est complice de la ligne Hambourg-Amerika, du Lloyd Allemand du Nord et de la Compagnie Falck, de Hambourg.L’agence recevait de ce® compagnies un subside annuel et une commission pour chaque émigrant qu’elle envoyait.L’ambassade anglaise à Vienne appuie les droits du Pacif i-que-Canadien.On nie que i’héritier présomptif de l’Empire ait donné son appui à la guerre contre le Pacifique.ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MAGASIN La réunion mensuelle de dimanche dernier, le 9 novembre, tut présidée par notre aumônier, M.l’abbé Deschamps.Après la lecture des minutes et le rapport de la tréaorière, le Révérend Père Plantier, S.J., que naus nnnalseonB tous, nous parla d’abord de La Fortune publique,puis des Baromètres de la fortune : Monnaie, banques, crédit.Monsieur l'Aumônier voulut bien remercier pour nous le savant conférencier, et en même temps nous donna des conseils pratiques sur la manière dont nous devons faire nos achats.La partie musicale organisée par Mlle A.Glngras, vice-présidente, fut réussie on ne peut mieux, aux gentilles artistes qui prirent part au programme : Mlles A.Levert, H.Duchesne et Montpellier nos sincères remerciements.Un respectueux merci aussi aux Révérends Pères Winnen et Massens, qui par leur présence à cet-te séance nous assurèrent de leur bienveillante sympathie.Le prix dé présence, Joli porte-bijoux,, offert par Mlle Gingras, fut gagné par Mlle Corinne Laflamme, 950 Saint-Denis.LA SECRETAIRE.-?- Véritable Remède pour la Chevelure Découvert Enfin ! yx La grande découverte anglaise “ Crystolis fait pousser les cheveux en 30 jours $1,000,00 de récompense si nous ne pouvons prouver nos % avancés.—Essayez-le à nos risques.—Envoyez le coupon par la poste aujourd'hui Quelques-uns des plus éminents savant» de l'Europe considèrent “Crystolis”, le nou« veau remède anglais pour la chevelure, coin, me la plus merveilleuse découverte du siècle.Les juges des Expositions de Bruxelles et de Paris ont accordé avec enthousiasme des médailles d’or à ce merveilleux remède pour la chevelure.Depuis que noua avons acquis les droit» en Amérique, des milliers d’hommes et de femmes, de toutes les parties du monde, nous écrivent, racontant les résultats merveilleux obtenus par son usage.Des gens qui ont été chauves pendant 30 ans, ont maintenant une magninque chevelure.D’autres qui avaient eu des pellicules pendant toute leur vie ont obtenu un cuir chevelu propre et sain après quelques applications de ce merveilleux remède.Nous ne nous occupons pas que vos cheveux tombent, ou qu’ils soient prématurément gris, lisses, cassants ou fibreux; qua vous ayez des pellicules, des démangeaisons du cuir chevelu ou n’importe quelle forme d’affection des cheveux, nous voulons que vous essayiez "Crystolis” à nos risques.Nous donnons la garantie qu’il ne vous en coûtera pas un sou si nous ne x-ous prouvons pas que •‘Crystolis’’ fera tout ce que nous fui attribuona et, ce qui est important, nous avons de l’argent en quantité pour appuyer notre garantie.Découpez le coupon ci-dessous et envoyez-le par poste aujourd'hui aux Creslo laboratories, 064 Z Street.Binghamton, N.Y.UNE BELLE ET ABONDANTE CHEVELURE SI VOUS EMPLOYEZ CRYSTOLIS.COUPON GRATUIT The Creslo Laboratories, 664 Z Street, Binghamton, N, Y.Je suis un lecteur du "Devoir” de Montréal.Prouvez-moi, sans qu’il m’en coûte, comment Crystolis arrête la chute des cheveux, en fait pousser de nouveaux, détruit les pellicule» et supprime le» démangeaison» et rend aux cheveux Êris et changés leur couleur naturelle.crises lisiblement votre nom et votre adresse.ATTACHEZ CE COUPON A VOTRE LEITRE.L’Orange Sentinel (Service particulier) Berlin, Ont., 14.—A une réunion du 'bureau de la bibliothèque, il a été décidé de ne plus admettre l’“ Orange Sentinel ”.Une requête signée par 12 ministres protestants et 100 citoyens demandant I’“ Orange Sentinel ” fut rejetée par la résolution suivante: “Etant donné que T“Orange Sentinel” est une publication de controverse et l'organe d’une société secrète, elle est en vertu de nos règlements prohibée.LA TEMPETE , SUR LES LACS Le nombre des naufrages est de huit ! INTERESSANT POUR LES DAMES CHUTE MORTELLE D’UNAVIATEUR Manila, 14.—Le lieutenant C.Perry Rich, des éclaireurs aDBle St-Françols-Uptown 7845 Hôtel WindsMb—Uptown 1187 Gare Bonavffliure.—Est 4886 Montreal & Southern Counties Railway COMPANY NOUVEL HORAIRE.—EN VIGUEUR LE 9 NOVEMBRE 1913 MONTREAL ET MARIEVILLE COUPABLE Chicago, 14.— Henry Spencer, qui a avoué avoir assassiné Mme Wll-dred Allison Rexroat, profesffeur de danse, a été trouvé coupable de meurtre au premier degré, ce soir par les jurés du tribunal do Wheaton, faubourg de Chicago.DEPARTS DK MONTHEAL.~x5.40 am 12320 j>!m 2 00 P'm” D'2° P'm” p’m'’ ^ DEPARTS DE MARIEVILLE.—x5 45 n m 9A5 p.ra.’ 10'10 2 30 P’’U,‘ U'45 P ”- «i pus'Te dimancd^^" d’Un X c,rculcn’ Du Plus de ce service, un train spécial partira de Montréal pour Marievllle ù 2 41 8p.rCmbre’ rcpar,a"‘ Mrt,T.rtat Voulue*.de U *are tern,inu’’ KTENTES ^PIGEON.PIGEON &.DÂVIS.7la_Rue STJAeams.MowTwrAL.TniTr;;^ et il entrevoyait la reprise de son existence mondaine et fastueuse de naguère.Il n’y avait pas quinze jours que le Jeune ingénieur risquait sa vie en tentant ses premières expériences et déjà, sous la banalité des félicitations, il croyait deviner l’indifférence.Au fond de son coeur et assez injustement, il accusait Sommerives, ne voulant rien reprocher à Yvonne.On annonçait le dîner, offrant s04i bras à Mme de Brécha'de, il dut faire effort pour paraître aimable.Que ce couvert étincelant de cristaux et d’argenterie, tout fleuri de camélias et de bruyères, rappelait peu la petite table hospitalière et presque familiale où tes quatre places, toutes proches, invitaient à la confidence.Et son coeur se serrait un peu en découvrant Yvonne plus distante qu’il ne l'avait crue.Après avoir effleuré différents sujets, on en vint à parler d’une aventure qui avait mis en joie les habitants d’une petite commune voisine: Le maire, féroce “mangeur de curés”, venait d’étre blakbouiè; mais, où la chose devenait comique, c’est lorsque l’on apprit que le pauvre homme, «e croyant sûr de sa réélection, s’était mis en grands frais de lampions, comptant célébrer son triomphe par une illumination générale du bourg, qu’il avait, d’avamee, commandé la fanfare des pompiers et fait provision de deux barriques de vin qpi de- vaient mettre Je comble à l’enthousiasme de ses administrés.Les mauvaises langues rapportaient même que sa mégère, acariâtre et avare avait failli lui casser son balai sur le dos lui reprochant amèrement d avoir endetté te ménage pour se faire ‘gausser de lui”.-—Pauvre Solivaud, conclut Paul Boisaubert, il apprend à ses dépens que la Roche Tarpéienne est nrès du CapitoleI -—Vous connaissez vos classiques, lui tança Suzanne à travers la table, mais que vous êtes lieux jeul La Roche Tarpéienne est allée rejoindre les vieilles lunes, on n’en parle plus.Aujourd’hui on “tombe d’aéroplane", c’est plus modern-style, n’est-ce pas, monsieur de Ro-checourt?—Oui, mademoiselle, répondit Gilbert avec plus de gravité que n’en comportait la question, on tombe d’aéroplane et la chute vous brise tout autant I —Donc, cela revient au même, bserva Mme do Lancy.(A suivre) n i 8 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.267 L’AUTOMOBILISME LA J.F.CASE CO.M.J.H.Mmnford, gérant de la J.F.Cass Co, était en viile cette ue-maine.Il a annoncé que sa conrpa-gnie offrait trois modèles pour l'année 1914.Le système de démarrage st d’allumage électrique est en usage Bur les trois modèles qui sont des voitures de tourisme de 25 H.P., au prix de $1250 ; de 35 H.P.au prix de $1,850 et de 40 H.P.au prix de $2,500.Ces chars sont munis, en plus de la jante démontable supplémentaire, d'un pneu de rechange, une couverture de pneu et deux chambres à air, et tout ceci en plus de l’équipement ordinaire qui comprend un démarreur électrique et de» appareils d’éclairage, un taximètre, horloge, une capote, etc., Les nouvelles voitures seront aussi munies de chaînes anti-dérapantes et d’une sirène électrique.LA STEVENS-DURYEA M.H.Dansereau, de la Royal Automobile Co., a vendu à M.Jos.Versailles une Limousine Stevens-Duryea 1914 qui a été beaucoup admirée par tous ceux qui ont eu l’opportunité de la voir.I .a voiture fermée est maintenant pratiquement considérée comme le char idéal.LA CIE MAJOR LIMITEE Cette compagnie, récemment incorporée a pris la direction du département de l’automobile de E.Major & Cie, 37 rue Sainte-Catherine ouest et sera l’agent de la Chandler Motor Car Co, de Cleveland Ohio.La compagnie Major a reçu deux modèles de la Chandler et est convaincue qu'elle peut rivaliser avec n’importe quelle compagnie pour la voiture légère h six cylindres.Cette voiture avec l’équipement complet pèse moins de 3000 livres.Ceci est un fait remarquable pour un char fi six cylindres.Le moteur est simple, mais merveilleux.C'est aussi un motor économique, il dépense un gallon de ga-zoline par 13 milles et un gallon d’huile par 300 milles.Le coût d’achat de la Chandler est minime, et son entretien est très économique.Les agents de la Chandler sont ‘.oils d'anciens agents de la Lozier Motor Co, et l’expérience acquis» avec cette compagnie bien connue sera mise au bénéfice de la Chandler afin d’aSsurer un succès à cette compagnie.M.Pay en ville, directeur-gérant de la Cie Major Limitée sera toujou * heureux de renseigner les amateurs i de l’automobilisme sur les qualités 1 de la Chandler.ROUSSEAU FRERES MM.Rousseau Frères ont reçu six modèles de la voiture Cole dont une limousine, coupé, etc.Ces chars sont maintenant exhibés à leur salle de vente au No 174 rue Saint-Antoine.Ils ont aussi en mains deux chariots “Kelly’’.Les demandes pour la Cole 1914 ont été si nombreuses que MM.Rousseau ont décidé d’avoir en mains une voiture de chaque modèle, construite par la Compagnie Cole.L’ALLUMAGE La magnéto demande peu de soins, étant donné qu’au cas où elle nécessiterait un démontage, il est préférable rie faire exécuter ce dernier par un spécialiste; une simple goutte d’huile de temps en temps dans les godets spéciaux, suffit, étant donné que toutes iss' magnétos actuelles ont des roulements à billes; une fois plus familiarisé avec cet organe, il est bon de vérifier quelquefois l’écartement de la vis platinée, au milieu de La pé-1 riode de rupture, il faut environ trois à quatre dixicines de millimètres ; en même temps, on peut nettoyer les deux vis platinées avec un papier ou une toile émeri extrafin; s’assurer par la même occasion que le rupteur n’est pas grippé et a bien toute la vigueur de son ressort; une fois assez expéri-nenté, on peut démonter les charbons pour les vérifier, les nettoyer ou tendre les ressorts.S’assurer de temps à autre que les bougies sont propres et que les pointes sont bien à l’écartement voulu, soit également trois à quatre dixièmes de millimètres; plus là compression est forte, moins il faut d'écartement; cela peut éviter non seulement des ratés, mais faciliter la mise en marche du moteur et augmenter le rendement.Vérifier aussi le bon état de l’interrupteur, des fils et des contacts de ces derniers, de façon qu’il n’y ait pas de court-circuit.Des précautions spéciales sont aussi recommandables l’hiver, quand il gèle et il a été préconisé différents moyens, glycérine, etc., pour pallier à ia gelée qui ferait éclater cylindre, tuyauterie et radiateur; je crois que le meilleur, quand cela est possible sans trop de gêne, consiste à vider l’eau le soir, avant de quitter la voiture à la remise et de remplir avec de l’eau bouillante au moment de partir.Il est difficile de donner des conseils pour le graissage du moteur, chaque constructeur ayant pour ainsi dire un graisseur spécial dont le fonctionnement est expliqué dans la notice donnée avec le châssis; j’ai parlé par contre du graissage de tous les organes, il est cependant deux points généraux bons à retenir: 10 Ne prendre de l’huile que de qualité supérieure; elle coûte plus cher c’est certain, mais les organes étant mieux lubrifiés s’usent moins et consomment moins d’huile, ce qui revient en somme meilleur marché.2o U est recommandable, quand la voiture est neuve, et au bout de quatre à cinq cents kilomètres, de vider tous les carters, moteur, changement de vitesse et pont arrière, puis de bien les nettoyer au pétrole et refaire ensuite le niveau avec de l’huile fraîche; il est bon aussi de faire cette opération tous les trois mille kilomètres environ.LES CARBURANTS.11 y a pas mal de temps déjà que le cri d’alarme a été jeté dons le monde de l’automobile, à propos de a hausse des carburants.Depuis que l’alerte a été donnée pour la première fois, la situation ne s’est pas rnadifiée; elle est restée ce qu’elle éetiat à l’époque où le danger a été signalé pour 'a première fois.Les dolances du consommateur n’ont par conséquence pas change et les apprhensions de l’industrie automobile, touchée par cette question de la cherté des carburants, ne sont point non plus apaisés, puisque rien nest venu apporter un remédie—ou simplement la promesse d’un remède—à un état de choses très inquiétant pour l'avenir, et notamment préjudiciable quant à l’heure pré-vente.Si l’on s’attache à rechercher les origines et les causes successives du mal, on se rend compte qu’elles' sont assez diverses, necore que peu nom-brevisss, et qu’elles s’enchaînent étroitement au grand dam du consommateur.Tout d’abord apparaît l’hydre de la spéculation.La production des carburants — notamment de l’essence qui est le principal d’entre eux — ne subit pas, on le.sait,, une augmentation parallèle aux exigences grandissantes de la consommation.Excellente situation pour les amateurs de trusts; elle assure l’écoulement du produit détenu et permet d’imposer ses prix.En outre, et pour arranger, si l’on peut dire, le,s choses, cet accroissement de la consommation se manifeste non seulement en France, mais aussi dans les pays producteurs; d’où réduction forcée de la quantité importée chez nous.Dès que s’est manifestée cette surabondance de consommation, on a bien attaqué de nouveaux gisements pétrolifères ; malheureusement, leur richesse en essence n’a pas répondu aux espérances des exploitants.A ces raisons primordiales qui eussent été suffisantes pour entraîner une hausse de-s carburants, vient, s’ajouter la question du fret.Les armateurs ont suivi le mouvement; ils ont augmenté leurs prix et, à l’heure actuelle, leurs exigences, loin de décroître, ou simplement de rester stationnaires.tendent à augmenter.Les tarifs du transport en sont arrivés à des taux exagérés.Ainsi donc, étant donné que tous ceux par les mains de qui passent les carburants avant d’arriver au consommateur ont des appétits d’argent (Suite à la 9ème) TRIBUNES LIBRES POUR LE NORD, S.V.P.Favoriser tont mouvement, toute n'uvre do bienfaisance .chrétienne et sociale qui tend a un progrès moral ou patriotique chez nos concitoyens tel semble être tin des articles (bu programme adopté par votre journal.Tous ne serez donc pas étonné.Monsieur le Gerant, si nous nous adressons à vous pour vous demander la publicité pour une œuvre de bienfaisance qui nous tient au cœur.Au nord de Montréal il est une vaste étendue, de territoire qui n’est plus "la chaîne” mais .bien “ la région des l.aurentides .C'est un ensemble de terrains plus ou moins mantagneux, coupes de vallées et de gorges plus ou moins larges et profondes.C’est là que, il y a quelque vingt ans, le ‘‘Curé du Nord” et vous savez qui je veux dire, a fait germer un petit peuple.Ce petit peuple, comme l'a écrit Arthur Buies "il l'avait incarné en lui, pauvre, dénué et le faisait, vivre à force de renouveler ses espérances,” Le curé a 'disparu ; le petit peuple B est développé leni^ment au milieu des privations de tous genres ; mais il est là encore, heureux malgré tout de se sentir bien chez lui et de voir, le curé disparu, arriver son Evêque.Pauvres gens, pour la plupart, il faut les entendre maintenant aver ce ton aver lr-rptel ils disaient jadis "notre curé, le Curé du Nord" dire "l’Evêqur du Nord, notre évêque !” N’allez pas croire cependant que notre région ouverte à la civilisation par l’esprit de foi et la clairvoyance patriotique du curé Label le suit dépourvue do toute organisation.Trente paroisses y ont pris naissance et s’y développent avec leurs écoles ou leurs pensionnats tenus par des religieux.Les communications sont plus faciles.I agriculture y est en honneur bien (pie les jeunes aient besoin d'entendre la voix autorisée de quoiqu’un qui les ni-me assez pour les persuader en leur disant : "Chers amis, ne tmrtez pas ! ne .désertez pas : tuais jetez nu oon-traire, de nrofondrs rapines dans ce do-3iainr taille en pleine forêt par la hn-,'he de vos pères, C’est peut-être, dans les vues de la Providence, le camp retranché de votre rare que Vous êtes à édifier.” Une des Institutions dont nous lommea fiera et qui est bien notée dans notre région des Lsurentldea.s’il faut en croire le témoignage dos marques de sympathies qui lui viennent de toutes les paroisses, qui lui viennent de Men plue loin encore, est* ce collège de Nominingne entrepris pour répondre au plus cher désir de Mgr.Lahnlle.Incorporé civilement par une charte qui date de plus de vingt ans et dont il fut le parrain, le Collège de Nominingue est de fondation ré- cente.Il n’a pas quatre ans encore d’existence et déjà il est affilié à l’Université Laval et compte 150 élèves.Dèê cette année le Collège de Nominingne est en mesure de doianer deux de ses sujets au premier évêque du nouveau diocèse pour assurer le recrutement sacerdotal et d’autres s’y préparent, pour entrer, d’ici à peu de temps, dans l’état ecclésiastique.C’est de ce progrès, plus providentiel encore que merveilleux, que félicitait tout récemment ces derniers-nés de la grande famille universitaire son distingué recteur : Mgr.Gosselin.La situation exceptionnelle du Collège, dans les Laurentides, fait de cette institution un préventorium apprécié à bon droit.Placé dans une presqu’île, entre les lacs du Grand et Petit Nominingue, le Collège domine un des plus reposants panoramas que l’on puisse contempler.Ici, le travail de l’homme n’aurait que faire pour chercher à eir bellir un séjour dont il faudra plutôt lui défendre l’accès.D’une pureté d’air remarquable, apaisant l’esprit et l’élevant, es séjour plaît tel que Dieu l’a fait, avec ses lac», scs montagnes qui s’étagent au loin corvettes d’une frondaison qui se nuance, selon les saisons, des teintes les plus diverses.Sous In direction d’hommes d’expérience et dévoués aidés de pédagogues aguerris, le Collège de Nominingue possède toutes les classes du Cours commercial et, classique, philosophie comprise.Les languep française et anglaise y sont également enscigées.Le nombre des élèves venus cette année (plus de cinquante de Montréal et de la région La belle) oblige la Direction du collège à un nouvel effort.U faut bâtir pour abriter cette jeunesse ! Pour aider aux frais occasionnés par le travail de construction qui se fait actuellement un bazar de charité se tiendra à Nominingue, de NoM ntt 11 jnnvies 1914, sous le bienveillant patronage de Mgr F.X.Brunet, le nouvel évêque de.Mont-Laurier dont cette maison d’éducation est une (les œuvres diocésaines de première importance.C’ert pour deman 1er de donner A notre appel à la générosité publique une plus grande portée que nous avons recours A vous, monsieur le gérant, sachant bien que le» noble» cannes de l’éducation et de la colonisation trouvent toujours en vous un défenseur.t a construction faite de bols à laquelle on travaille actuellement est des plus modestes, comme 11 convhnt en ces contrées oil les ressource?! font défaut; mods si chaque planche représente un petit ’ sacrifice cette Censi motion remplira le but qui lui est destiné.Ceux qui feront ces petit» sacrifices montreront qu’il» AUTOMOBILES D’OCCASION Afin de faire place aux nouveaux modèles 1914, nous offrons en vente, à des prix de faveur, les quelques automobiles d’occasion que nous avons.Il suffira d’un court examen de ces machines pour vous convaincre que les prix auxquels nous les offrons ne sont que la moitié de leur valeur réelle ainsi que vous pouvez en juger par les quelques offres ci-dcssous : ! BUICK, 4 cyl., 25 c.v $350 MAXWELL, 4 cyl., 30 c.v 450 REO.1911, 4 cyl.Touring 550 E.M.F., 1911, 4 cyl., 30 c.v 600 STUDEBAKER, 1913, 4 cyl., 25 c.v 650 STUDEBAKER, 1913, 4 cyl., 35 c.v IlOO CADILLAC, 1911, 4 cyl., 40 c.v 1150 Toutes ces machines sont en parfait ordre de marche, de bonne apparence et avec pneus en bonne condition.Avis à ceux qui désirent se procurer une machine d’occasion.Us ne devraient pas manquer de venir examiner ces automobiles.NOS MODELES 1914 Hudson et Studebaker sont actuellement en exposition à nos salles de vente et d’après les nombreuses appréciations flatteuses de ceux qui ont eu l’occasion d’examiner ces voitures, nous pouvons affirmer qu’en 1914, de même qu’en 1913, ces deux chars prendront le haut du pavé.Une visite à nos salles est sollicitée./j U Limited Bureau et Salle de vente 180 AMHERST EST 6012 Dépôt de Gasoline et Accessoires 316 Ave.Hotel-de-Ville, Est 2171 comprennent ce qu’est la charité catholique qui sait se faire toujours plus Ingénieuse à mesure qu’augmen-tent les nécessités.Ne pouvant donc réaliser à l’aide de nos seules ressources une œuvre appelée à rendre de si grands services dans un diocèse en formation, c’est avec eonfiance, monsieur lo gérant, que par votre entremise nous tendons la main aux amis de l’éducation et de la colonisation, à tous ceux qui sont généreux parce qu’ils croient et qu’ils espèrent.Veuillez agréer, avec nos plus respectueux homma.g'6», nos remerciements anticipés.Les Organisateurs des fêtes de charité.P.S.—Une loterie se tirera au profit du Collège de Nominingue le 11 janvier 1914.Le prix du billet est 50 centins.Des livrets de 10 billets seront envoyés aux personnes qui en feront la demande.Ces livrets sont de 10 billets.La personne qui placera 9 billets aura droit au dixième.Le ga-enânt acquiert un lot de terrain de 100 x 100 pieds situé sur l’une des plus belles grèves du grand Lac Nominingue.N B.— Adressez toute correspon-ce: R.Père Vicaire, Collège Nomi-ninguc, P.Q., Canada.UN MILLION POUR FAIRE JOUER LES ENFANTS ET RIEN CONTRE LA MORTALITE INFANTILE.L’Association des parcs et des terrains de jeux demande aux autorités municipales de dépenser un million de dollars pour acquérir, équiper et faire sureilter des terrains de jeux dans toutes les parties de la ville de Montréal.Il n’y a aucun doute que 1 ictee d é-tablir des terrains de jeux pour les enfants est excellente, et je ne suis certainement pas opposé à un tel projet.Il me semble cependant que la grande question de la mortalité infantile dont tes journaux nous parlent tous les ans mérite une attention plus immédiate, et je suis porté à croire que le grand public approuverait davantage le projet de faire voter, par la ville de Montréal, un million de dollars pour combattre ce que tout le monda est convenu d’appeler LE FLEAU NATIONAL, c’est-à-dire la mortalité infantile.A la question que pose l’Association dès paras et dos terrains de jeux de Montréal devrait être substituée celle-ci: “Citowns de Montréal, préférez-vous que nous dépensions un million de dollars pour faire jouer les enfants, ou préférez-vous que ce million soit utilisé à combattre 'a mortalité infantile qui est devenue un désastre pour la nationality canadienne?” A cette question, il me semble que tous, riches et pauvres, hommes de profession et hommes de peine répondraient unanimement: Employez ce million pour combattre le fléau national, car si tout le monde s'accorde à dire qu’il imposte que les enfants aient de l’air et de l’espace pour prendre leurs ébats en toute sai son, tout le monde comprend que c’est une nécessité beaucoup plus urgente de sauver la vie des tout petits, et que c’est par là qu’il convient de commencer.Mais soyons de bon compte, et faisons à chaque nécessité sa part.Que la ville continue à faire pour les’jeux des enfants ce qu elle a si bien commencé l’été dernier, qu’elle distribue dans les parcs les moyens d’amusements, qu’elle construise cet hiver huit à dix ronds à patiner avec des glissoires artificielles, cela ne coûtera pas un million, et permettra à tous les enfants qui le pourront de prendre suffisamment d’exercice et de respirer le bon air de notre hiver canadien.Quant à la saison de l’été, ils ont déjà pour se rafraîchir des bains publics en grand nombre, et le parc Mance et lé parc Lafontaine où ils peuvent s’égayer joyeusement en jouant à la balle au champ, à la crosse, à la toupi-, à tous les jeux connus de nos enfants, qui rie coûtent rien et qui sont encore les meilleurs.Qu’il convienne dé faire présider ces jeux par un gardien expérimenté, et qu’il convienne aussi de travailler au développement physique rationnel des enfants je ne m’y oppose pas, mais pour arriver à ce but je ne comprends pas la nécessité de dépenser un million de dollars, au détriment des victimes du tout jeune âge que nous pourrions facilement sauver et conserver à la race en multipliant de préférence les gouttes de lait, en formant de véritables éducateurs qui seraient heureux de gagner honorablement leur vie par l’enseignement de l’hygiène dans nos écoles, et fournir à tous les enfants malades au-dessous de 5 ans des médecins gratuitement.Il est admis par tous ceux qui traitent de la question, et principalement par les médecins hygiénistes qui ont pris part à la convention des gouttes de lait le printemps dernier, à Montréal, que la mortalité' infantile peut être réduite de 25 à 40% en mettant en pratique les conseils de l’hygiène.Il est admis aussi que pour arriver à un pareil résultat, il importe, en premier lieu, que les mères de familles soient parfaitement renseignées sur les devoirs qui leur incombent relativement à l’élevage de leurs tout petits enfants, qu’elles puissent facilement se procurer du lait pur et que les maisons qu’elles habitent avec leur famille soient suffisamment grandes, propres et bien aérées.C’est à peu près le résumé des conclusions tirées par la Convention des gouttes de lait, au mois de mai dernier.Si, comme nous le croyons, ces conclusions sont d'accord avec les données scientifiques et l’expérience des pays étrangers, trois initiatives s’imposent pour la ville de Montréal: lo.La création d’une chaire de puériculture dans chaque école de filles surtout; 2o.la multipli cation des gouttes de lait concurremment avec la surveillance des laitiers, et 3o.l’organisation sanitaire des lo-1 gis ouvriers.C’est peut-être ce qui presse le plus.Pour arriver à ces fins et obtenir des résultats pratiques, analogues à ceux qui ont déjà été obtenus non seulement en Europe mais encore à l’Amérique dii Sud, un million ne serait pas de trop, et nous votons de préférence pour qu’un million soit d'abord attribué par la ville de Montréal à combattre sa mortalité infantile.la plus élevée du momie entier, après Calcutta.A.G.CASAULT.A PROPOS DE TRAMWAY Montréal, 6 novembre 1913, Monsieur te Directeur, Pemettez-moi de vous signaler un fait qui m’est arrivé aujourd'hui, sur lequel, le public pe crois, devrait être renseigné.Comme vous le savez, la compagnie invito scs passagers à descendre à l’avant du char.Quoi de plus naturel, pour peu qu’on soit pressé, ou même d’un tempérament actif, que de vouloir traverser la voie devant le char qu’on vient de quitter.Ce matin, en laissant un char, après avoir dit au garde-moteur, à voix forte et intelligible, de me laisser passer devant lui, au moment où je traversais, sans parte de temps, lorsque j’étais au milieu de la voie, il fit partir son char et je faillis être renversé, U ne s’en fallut que de deux doigts Après avoir pris 1e numéro du char et constaté l’heure du fait, je me rendis au bureau de la compagnie dans Les Temps Changent UNE AUTO CANADIENNE L’EGALE DES MEILLEURES AU MONDE.Il y a dix ans, les meilleures autos venaient d’Europe.Il y a cinq ans, les Américains partagèrent cet honneur.Aujourd’hui, aucune auto, d’ici ou de l’étranger, ne surpasse la voiture de construction canadienne Russell-Knight Le moteur Russell-Knight résume tonte l’expérience et la pratique des constructeurs de moteurs Knight.Toutes les connaissances acquises par les ingénieurs dans la construction des motenrs du type Knight, et le concours de Charles Y.Knight lui-même (l’inventeur) ont contribué à perfectionner le moteur Russei-Knight.En plus de ce moteur, la voiture possède un châssis dont tous les détails ont été éprouvés par 12 mois d’essais.—un tonneau abaissé, aux lignes harmonieuses et très bien construit.—les accessoires qui assurent le confort, tels que notre système exclusif de chauffage du tonneau; les coussins type turc de 12 pouces d’épaisseur; le coupe-vent auxiliaire pour les passagers du tonneau et les sièges additionnels qui sont de véritables sièges et non des tabourets.—les accessoires commodes, tels que démarrage et éclairage électriques; levier de gauche avec contrôle central ; pompe mue par le moteur, pour le gonflement des pneus, enfin tous les détails de luxe et d’utilité que votre goût puisse exiger.Acheter une automobile sans voir la 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des bombes dont Us devaient se aorvir dans un .avenir prochain.^ti H | i i 11 l.ljt ±tr;T-fMH lit 4+H+1 Inli ; i m w A la tête depuis près d’un quart de siècle Autos Fermées Outre qu’elle est parfaite sous le rapport de l'aise, du confort qu’elle procure pendant la marché, la Stevens-Duryea fermée est aussi la voiture idéale par le luxe de tous ses détails et de son fini et par son cachet de distinction.Limousines et Berlines $7,700 à $8,150 DÉMONSTRATION PAR RENDEZ-VOUS.Royal Automobile Co.Redg.Angle des rues Saint-Denis et Ontario TELEPHONE EST 6106.Siège d’Arrière Ajustable (breveté) Rien n’a encore été inventé qui contribue autant au confort de l’automobilisme que le siège d’arrière ajustable breveté qu’on ne trouve que dans la Stcvens-Duryea.Limousine pour sept passagers.¦'rtV,,"' i LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 15 NOVEMBRE 1913 VOL.IV.— No.2G7 (Grande Vente Annuelle OCCISIONS REMIRCUIBLES OFFERTES I CETTE VENTE MEMORIRIE Dans Vintérêt de votre BOURSE.Dans Vintérêt de votre 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PROHIBITION Le “North American” de Philadelphie prétend qu’elle a été la cause du progrès énorme au Kansas DES CHIFFRES INTERESSANTS < \ L’un de nos amis, partisan de la prohibition, nous adresse la pHce suivante que liront avec intértt partisans et adversaires de la prohibition : Le “North American", de Philadelphie.discutait récemment les résultats de la prohibition dans le Kansas Sous le titre : “ Something’s tae matter with dry Kansas’’, il disait : Il y a quelques jours, quand tout le pays se plaignait de la chaleur et d’une sécheresse sans précédent dans l'ouest, le gouverneur du Kansas publiait une déclaration publique disant qu'il espérait que personne ne gaspillerait sa pitié pour la population de son Etat."A\"ec $200,000,000 de dépôts dans nos banques, nous pourrions subir une tempête plus iorte que celle-là sans misère”, disait-il.Et si vous vous arrêtez à penser lement manquée; qui le dispense de perdre beaucoup de temps, de forces ¦et d’argent pour le soin des pauvres, des criminels, des aliénés et des faibles d’esprit, qui donne à sa population Ls meilleures chances de vivre et les plus rares excuses pour mourir.C’est ce mépris de ce que les autrcs Etats ont légalisé comme un “mal nécessaire”, qui a contribué à faire de ses citoyens les plus riches “per capita’’— du pays et les plus riches de tous les peuples agricoles du monde, qui lui a donné rn fonds permanent de $10,000,000 pour l'éducation et a réduit à presque rien la proportion de ses illettrés.C’est cet exemple que les esclaves, de la coutume ont déclaré “impraticable”, sinon impossible; qui a permis au trésor de l’Etat d’avoir une que cet argent, divisé également entre balance de plus d un million et quart les hommes, les femmes et les enfants aucune dette, sauf $370,000 au du Kansas, représenterait pour cha- compte du fonds permanent des êco-cun d’eux $118 en argent, sans par- bs; c’est lui seul qui permet d’affir-1er de la jolie somme de $1,684 por- mer que 98 pour cent de se® 400,000 tée au crédit de chacun dans l'êva- enfants d'écoles n’ont jamais vu une luatlon de la richesse do l’Etat, vous buvette, voyez la force de l’argument.De fait, le Kansas qui, l’an der nier, a fourni pour $325,000,000 de produits de la ferme, peut subir une semblable sécheresse mieux que n'importe quel autre Etat de l’Union, car sa richesse par tête est plus considérable que celle de n’importe quel autre Etat.Il peut supporter cela plus facilement que n’importe quelle autre calamité, car sa population n’a pas à payer de fortes sommes pour prendre soin des criminels, des pau-vres, des aliénés et des faibles d’esprit.INTEMPERANCE ET MENT ENSEIGNE- UN MERVEILLEUX DOSSIER Sur ses 105 comtés, 87 ne comptent aucun aliéné.Cinquante-quatre n’ont pas de faibles d’esprit.Quatre-vingt-seize comtés n'ont pas d’ivrognes, et dans leg' neuf autres ils sont aussi rares que les poules qui ont des dents.Trente-huit maisons de pauvres sont vides, et il en est ainsi pendant la plus grande partie d'une décade.La population pauvre de l’état n’atteint pas six cents personnes.Il y a un pauvre sur cent personnes qui gagnent bien leur vie — qui possèdent maintenant pour $225,000,000 de bestiaux et dans les derniers douze mois ont ajouté $45,000,000 à leurs biens personnels imposables.U n’y a pas bien longtemps, à un moment donné, le» prisons de cinquante-trois comtés se sont trouvées vides et soixante-cinq comtés étaient inscrits sur la liste comme n’ayant pas de prisonniers condamnés au pénitencier.Certains comtés n’ont pas convoqué un jury pour un procès criminel en dix ans, et le procureur-général dit qu’"un grand jury est chose si peu commune que la moitié de la population ne sait pas ce que c’est et à quoi il sert.” RICHESSE ET EDUCATION Au lieu d’avoir des propriétés cou-.verte d’hypothèques détenues par des (gens de Test, comme c’était le oa» il y a deux décades, la population de l’état cette année détient $67,000,000 sous cette forme de richesse, soit une augmentation de 600 pout cent en cinq ans.Au lieu d’être embarrassée par unè multitude d’illettrés — 49 pour cent étaient ainsi classés, 11 ans — la population de Car même pendant que les partisans de l’intempérance réussissaient à élu der la loi dans bien de§.cas et criaient que la prohibition avait fait faillite au Kansas, les statistiques du gouvernement montraient que la consommation annuelle moyenne des boissons enivrantes dans l’Etat était de SI.48 par tête, tandis que dans l’Etat voisin du Missouri, où les partisans du whiskey gouvernaient, elle était 'de $24.' par tête.En d’autres termes, les habitants du Kansas avaient en moyenne $22.50 à dépenser pour la nourriture, l'habillement, l’instruction et les amusements, de plus que la moyenne de ses voisins de l’autre côté de la rivière Kaw.Et ils en avaient.à épargner en frais de maladie, de prisons, d’asiles pour les pauvres et .les aliénés.Et maintenant que la Cour Suprême des Etats-Unis ft maintenu la loi Webb, défendant l’expédition des liqueurs dans un territoire légalement prohibitionniste, le Kansas peut mettre en vigueur une législation qui éliminera virtuellement les liqueurs enivrantes de ses frontières.On a répété #maintes et maintes fois que la prohibition a fait faillite au Kansas ; que quand la vieille génération, responsable de son adoption aura passé les rênes du gouvernement à ses fils- et à ses filles, ear le Kansas a reconnu aux femmes tous les droits du citoyen— le Kansas “reviendra au bon sens”.La déclaration suivante du proeu reur général Dawson est la meilleur preuve que cette prédiction n’était pas fondée : "Les deux dernières sessions de la législature ont répondu à ces faux prophètes en adoptant la loi la plus radicalement prohibitionniste du monde, tuant, la pharmacie-buvette, ren dant même impossible la guérison des morsures dë serpent par le traitement à l'alcool.“Non contentes d’être allées si loin, elles ont montré le cas qu’elles faisaient de la prohibition dans tout l’Etat en assimilant à la trahison le cas d’un particulier qui viole la loi pour la deuxième fois.Et j’ai reçu tout dernièrement du géolier du péni-y a trente i tencier une reconnaissance de l’arrivée l’Etat en ’ d’un “Red Mercès”, envoyé du comté compte 2 pour cent et vient en se-! de Barber, la première consignation ïond rang dans le pays.Cette pro-j pour un terme de neuf ans, pour vio-jortion est des deux tiers plus basso i lation de la loi prohibitive, lue celle du Massachusetts, y com- j "La loi qui a l’a envoyé là a >ris Boston.été adoptée par ceux qui ont grandi # ^ # jet sont arrivés è.l’àge d'homme dans C’eat cette prédominenee d’esprits i prairie du Kansas sans avoir ia-»ain» dans des corps sains qui a ré-! mais vu une buvette.” duit le taux de la mortalité de 17 à 7 par 1,000 habitants en trente ans, pendant que la premièra proportion existe encore dansles Etats voisins.C’est cette combinaisai de bon sens LA LEÇON Oui, le Kansas a quelque chose.A tout esprit non-préjugé, aucun doute , , , ., .n’est possible sur la nature de ce quél- et de muscles solides qui a permis à ,mr, eboso.Et étant donné le résultat Etat de croître en force et An ri- obtenu dans l’état du tourne-sol.il chesse Sous un climat de températures extrêmes qui aurait décimé une population moins bien canstituée.CREATION DE RICHESSE.Ces gens ont réussi dans une zone classée comme désespérément improductive.Depuis vingt, ans, il® ont fait rendre à cette terre improductive pour $2,517,902,640 de blé et de maïs.Us ent montré à la nation la valeur de l’alfalfa comme régénérateur du sel et fourrage idéal pour le bétail.La récolte, du blé, faite avant la dernière vague de chaleur, vaut $63,000,000 aux prix courants.Et en 1907, alors que la panique régnait, le Kansas a envoyé $‘50,000,-000 pour secourir Wall Street Sur le bord de l’abîme — le mOtne Kansas sans le sou, dont riaient autrefois lies insulaires de Manhattan.L’Etat n’a pas autant de population que certains autres Etats, mais homrm» pour homme, il crée la richesse plus vite que tout autre, il n’y a guère lieu de s’étonner si un nombre croissant de personnes croient que eette naiion aura les écueils 'es phi» dangereux de sa roiite nuand Tétai de choses'qui existe nu Kansas existera dans chaque mille carré de territoire, depuis Eastoort jusqu’à San Diego et depuis Walla Walla jusqu’à Key West.LA GREFFE HUMAINE En Allemagne, un violoniste avait contracté une arthrite à la deuxième articulation du petit doigt de la main gauche.Il se rendit à l’hôpital de Kiel.La région de T arthrite fut réséquée et on lui substitua l’articulation correspondante du deuxième orteil gauche du malade, enlevée toute entière avec sa séreuse et ses ligaments, en prenant soin de ne pas l’ouvrir.Les se tondons du doigt, qui avaient été détrouve plus riche et plus sain qu’au- , tachés, furent suturés.La plaie de cun autre.,,, et il offre à la considéra-tic* du monde un dossier de progrès matériel et moral tel qu’on n’en a pasvvu de,semblable depuis que Tau-rore de la civilisation s’est levée dans les vallées du Nil et de l’Euphrate.LA RAISON.Tout en étant forcés de reconnaître ces fait» nous ne pouvons nous empêcher de les trouver étranges.Les pionniers du Kansas n’étaient pas différents, à tout prendre, de ceux de TUlinois, de ITowa et du Nébraeka.1,68 conditions du sol et du climat n’étaient pas très dissemblables non plus.De fait, les conditions naturelle» sont plutôt défavorables au Texas.Et cependant un grand nombre des faits mentionnés plus hauts ne peuvent être attribués à ces Etats.Il semble y avoir quelque chose qui agit en faveur du Kansas.Il y a quelque chose.Ce quelque Les dernières pierres do ce qui fut chose se trouve dans les quatorze ' Taneionmi rue Beaubourg achèvent do mots qui composent l’amendement tomber.apporté à sa constitution en 1881: j Déjà, en 1898, elle avait été élargie "La fabriestion et la vint* des U-j de dix mètres.Maintenant, on a déjà queurs enivrantes sont pour toujours j la perspective do cotte grand prohibées dans cet Etat.’’ 11 orteil fut simplement rapprochée et guérit rapidement, en laissant une ankylosé qui ne gêne nullement la marche du malade.Quant au doigt, au bout d’un mois, il commençait h permettre des mouvements de flexion.Grâce à des mas sages répétés, à.l’emploi de bains chauds et à une gymnastique rééducative, il reprenait bientôt tous ses mouvements, nui points qu’un mois après le malade pouvait se servir à nouveau de son violon presque sans difficulté Depuis il a repris l’exercice de son nrt et exécute brillamment, des concertos tout comme autrefois, l’auriculaire ayant retrouvé toute non agilité.LE VIEUX PARIS QUI DISPARAIT LE RESULTAT.C’est cette disposition fondamentn-le, combattue et étudiée dans certains» localités, comme elle Ta été pendant un quart de siècle, et strictement appliquée dans toutes les parties do l’Etat depuis cinq ans seulement, qui a permis au Kansas de montrer avec ostentation un compte le banque de deux cent millions de importe d’assainir en transportant à dollars en face d’une récolte partiel- J Caruavalat a.au’U n«,t „ ___ voie tracée au milieu des vieux quartiers des insurrections parisiennes.Mais, à côté d’elles, subsistent nombre de ruelles, plaines de souvenirs, mais honte du Paris moderne, telles la rue des Gravilliers, la nie Brantanie, la rue de Venise, qui conservent des maisons du XYe siècle, et un cabaret où si- réunissaient les maîtres de danse sous Louis XI 11, et que fréquentèrent, plus tard.Racine et Marivaux, Tout cela n’est qu’un cloaque qu’il d’assainir en transportant ROGNONS GUERIS ET VITALITE REGAGNEE Un marchand important de l’Ontario dit qu’il jouit “De la meilleure santé qu’il ait jamais eue grâce à “ Fruit - à - tives B.A.KELLY, Ecr.HAGERSVILLE, Ont., 26 août, 1913.Il y a une couple d’années, je constatai que ma santé était en bien mauvais état.Mes rognons ne fonctionnaient pas, et je me sentais très affaibli.Je sentis le besoin d’un bon remède, et ayant vu l’annonce de “Fruit-a-tives”, je décidai d’en faire l’essai.Leur effet fut plus que satisfaisant.Leur action fut douce et le résultat tout ce qu’on pouvait espérer.Mes rognons recommencèrent leur fonction normale après que j’eus pris une douzaine de boîtes, et je retrouvai ma vigueur des anciens jours.Aujourd’hui, je suis aussi bien que jamais, je jouis de la meilleure santé que j’ai jamais eue, et c’est sans hésiter que je vous envoie cette lettre et ma photographie pour publication, si vous le désirez” B A.KELLY.“Le plus grand remède au monde pour les rognons”, c’est ce que des milliers de personnes disent de “Fruit-a-tives”.Et c7est vrai.“Fruit-a-tives” soulage les rognons, ren-forcit les rognons, guérit les rognons, comme pas un autre remède ne le ferait.Parlant le Canada aujourd’hui, des centaines de personnes qui étaient malades et souffrantes se guérissent des troubles des rognons et de la vessie, du Rhumatisme et du Lumbago en prenant “Fruit-a-tives”, le fameux remède fait de jus de fruits.“Fruit-a-tives” est vendu par les marchands partout, 60c la boîte, 6 pour Ç2.50, boîte d’essai 25c, ou envoyé par la malle sur réception du prix, par Fruit-a-tives Limited, Ottawa.ROME ET LES INTERETS DE U FRANCE Un discours de M.de Lamarzelle AVIS MESDAMES, Il est de votre intérêt de ne faire aucun achat de fourrures sans venir faire une visite à la MAISON DESJARDINS Vous y trouverez un choix incomparable de fourrures de toutes sortes, toutes de qualité absolument supérieure et du meilleur goût.La maison faisant une spécialité de Mouton de Perse, il vous sera facile de choisir parmi les centaines de magnifiques modèles qu’elle expose en ce moment, le manteau dont vous avez besoin pour cet hiver.Le Mouton de Perse “Desjardins” a, depuis quarante ans, la réputation d’être le meilleur qui se puisse acheter, et il est vendu à des prix très avantageux.Chas.Desjardins & Cie, Limitée Foumires en Gros et en Détail, 130 RUE SAINT-DENIS.Nous extrayons d'un discours prononcé au Congrès des jurisconsultes catholiques, à Lyon, par M.Lamar-zelies, sénateur du Morbihan, ces un-.ortantes déclarations: La situation intolérable que nous rée cette absence d’accord avec Rone et l’Etat est autrement dangereuse :our la France que pour l’Eglise.L’E-c'.ise, assurément, traverse une crise.Mais avec quelle vaillance, et aussi déjà avec quel profit elle en subit les ¦preuves! Quelle admirable efflorescence d’oeuvres catholiques de toutes sortes cou /rerit plus que jamais ce pays.Les anciennes, plus vivantes que jamais; et, tous les jours, il s'en crée de nouvel-es: patronages,bureaux de placement, secrétariats du (peuple, Sociétés de tir, ctociétés de gymnastiques, Sociétés de préparation militaire, etc., etc.Nos Htlvensaires nous les envient et voudraient en créer de semblables.Pour -ela, ils auront à leur disposition tout Ta.rgent nécessaire, notre argent, par l’impôt.Mais ce qui leur manquera toujours, c’est l'esprit chrétien, le dévouement chrétien, le dévouement sacerdotal surtout qui va jusqu’au don total de soi-même.Et voilà pourquoi l’Eglise traversera, en devenant plus ferte encore, cette phrase douloureuse; pourquoi les événements confirmeront une fois de plus cette parole ’élèbre: “Quand la tempête qoufïle sur "arbre de l’Eglise, elle n’en fait jamais tomber que le bois mort.” Oui, l’Eglise se relèvera plus grande encore du coup qui Ta frappée.Mais 'a France?Elle regarde en ce mo-nent au delà de ses frontières, et elle voit ce que déjà lui a fait perdre la rupture officielle avec Rome.Elle jette out particulièrement les yeux sur ces pays d'Orient, l’Asie mineure, la Syrie, toute la Turquie d’Asie; tous ces nays sur lesquels vont se ruer bientôt les grands Etats, — nous le sa vous surtout depuis l’entrevue des -leux empereurs russe et allemand à Potsdam en 1911, — pour en tirer les richesses immenses qu’ils produisaient autrefois et qui pourront être décu-Mées par les nouveaux modes d ex-nl citation et les moyens perfectionnés de communication que la science et le progrès ont mis à la disposition du monde moderne.M.Hanotaux a fait récemment paraître un remarquable article où il décrit la situation exceptionnelle et prépondérante que nous avait faite dans ces régions “ un passé qui remonte à Louis XIV et même à François 1er et aux Croisades”.“Grâce à ce passé, — écrit M.Hanotaux, — l’Orient est comme imbibé de France”, “l’élite y pense en français”, “Tous ceux qui seront les précurseurs ou plutôt les restaurateurs de quelque chose de grand ont été élevés sur les genoux de la France.” Et, dit encore M.Hanotaux, “de tous ceux qui ont vécu ou qui ont voyagé en Orient, il n’est personne qui n’ait été ému d’un tel effort et d’un tel résultat”.Qui Ta fait pour la France, cet effort?à qui le doit-elle, ce résultat?M.Hanotaux n’hésite pas à le dire, c’est à nos religieux et à nos religieu-ses.En effet, nour “penser en français”, il faut, d’abord parler français.Et ce sont n os religieux et nos religieuses qui, là-bas, ont couvert le pays non seulement dans les villes, mais aussi dans les plus humbles villages, d’écoles où Ton enseigne non seulement à l’élite, mais aussi au peuple, ’a langue et l’amour de la France.Oui.c’est à nos congrégations que l’on doit “ce télégraphe qui, suivant la jolie image des Orientaux catholiques, les relie à nous depuis saint Louks.” # # * Ce n’est pas seulement en Orient nue la France doit à son rôle traditionnel da première puissance catholi-aue son influence à l’extérieur.Je pourrais parcourir le monde entier, et il me serait bien faci’e de démontrer que, partout, et particulièrement dans ces pays neufs où est d’avenir des Etats européens, partout où se trouve engagé pour notre pays un grand in-lôrêl, c’est sur ces missionnaires et sur sets établissement religieux qu’il appuie surtout son action.Pourquoi dore en est-il ainsi?C’est parce que.ainsi que le déclare M, Hanotaux, qui est loin d être un homme d’Etat catholique, “le catholicisme est dans le monde une énorme chose”.Oui, il y a une centaine d’années, les adversaires de TEaliae prédisaient sa mort, aussi prochaine, croyaient-ils, que certaine.La Révolution devait lui avoir porté le coup suprême.Et voilà que, depuis lors, dans ce dix-neuvième siècle qui devait voir sa fin, il n’est pas un coin de l’univers où elle n’ait fait preuve d’une vitalité et d’une puissance tous les jours s’affirmant de plus en plus.Et nos temps contemporains ont vu un spectacle bien fait, en vérité, pour confondre ceux qui, déjà, escomptaient a ruine du catholicisme.Ils ont vu les grands Etats protestants, les grands Etats •schismatiques qui s’étaient violemment séparés de l’Eglise, contraints, par la force des événements, à renouer des relations avec elle et à en établir même la permanence.D’abord, parce que, chez eux, le nombre des catholiques a crû d’une façon considérable, et qu’ils ont compris que la première condition pour conserver la force d’un pays, c'est d’y assurer Tu-nion entre ses enfants, et, pour cela, se garder de toute atteinte à la conscience ieligieuse.Et, en secondt lieu, ces Etats ont compris clairement aussi que, pour assurer leur influence à l’extérieur, il leur fallait partout comp .ter avec “cette énorme chose qu’est dans le monde le catholicisme”.Nos gouvernants actuels ignorent-ils donc tout cela?Ne s’aperçoivent-ils donc pas quels périls fait courir à leur patrie l’impardonnable faute commise en 1906?Ne savent-ils donc pas, comme le leur a dit M.Hanotaux, qu’en Orient particulièrement, “l’oeuvre française périclite, que partout nous sommes menacés, discutés ou remplacés”.Us le savent, ils savent parfaitement que, pour garder intact l’admirable domaine d’influence extérieure que nous ont légué nos pères, il faudrati reprendre cette politique étrangère catholique que ’a Convention elle-même ne commit par la criminelle sottise d’abendonn r e (m 'avaient continuée les Gambetta, les Jules Ferry ets les TaUi „o,u.isos gouvernants voudraient bien agir de même.Mais ils n’osent pas.Il leur faudrait faire ce que Bismarck, sacrifiant son amour propre à l’intérêt supé rieur de son pays, na’ pas hésité à accomplir, et il sacrifient à la peur d’une poignée de sectaires les intérêts nationaux.Et c’est là pourtant un gouvernement que l’opinion publique avait salué à ses débuts du beau nom déjà décerné à un cabinet précédent de “ministère national’’.Oui, il le fut, nous a dit dernièrement Tun de ses membres, dans un discours officiel.“Quand le .chef du gouvernement prit le pouvoir, s’est écrié à Lorient M.de Monzie, il eut à satisfaire à des obligations d’ordre national, appela tous Les Français, mettant au-dessus de tout la grandeur de la nation.” Mais, a ajouté M.de Monzie, je n’im-vente rien, je cite textuellement : “cette besogne est terminée”.Terminée, on ose le dire, cette politique qui fait appe.à tous les Français en mettant au-dessus de tout la grandeur de la nation! Et par quelle politique va-t-on la remplacer ?Par la politique de défense laïque.Ah! que ce sous-ministre a eu raison d’opposer ainsi la “défense laïque” à la “défense nationale!” Car cette défense laïque elle sappelle de son vrai nom !a guerre au catholicisme, cette guerre qui entretient depuis si longtemps la division entre Français, et qui est par conséquent pour nous une telle cause d© faiblesse dans la lutte avec les ennemis de notre nation.Que les catholiques ne s’émeuvent pas de ces menaces.Pourvu que ia résistance soit énergique et résolue, ils n’auront rien de grave à craindre de ces lois de “contrainte ou de répression” qu’on leur annonce.Qu’ils travaillent avec plus de courage et d’ardeur que jamais à leur OPM'^'e, qui ne saurait en souffrir tant qu’eux-mêmes sauront agir et résister.Qu’ils le sachent bien aussi, ils ont aujourd'hui l’opinion avec eux.Rien n’est plus vrai que ce mot.d’un des derniers que M.Aynard jetait du haut de la tribune aux persécuteurs: “Jamais vous n’avez été plus loin do la pensée de la France.” Que les catholiques se disent bien aussi qu’en combattant pour leur foi, c’est en même temps pour leur patrie qu’ils se battent.Car jamais plus qu’aujourd’hui peut-être, les événements n’ont confirmé la réalité de 1413 31e CATHERINE EST COIN IBERVILLE GRANDE VENTE DE 6.LUNDI commencera cette grande vente et se continuera toute la semaine.DES CENTAINES D’OCCASIONS seront offertes.Tous les jours il y aura de nouvelles lignes de marchandises qui seront vendues à moins que le prix coûtant.NE MANQUEZ pas de venir prendre votre part des grandes réductions que nous sommes à préparer en vue de faire un succès de cette grande vente.TOUTES les marchandises seront étalées sur des tables spéciales afin de vous donner plus de facilité à faire votre choix.EN VISITANT nos magasins et nos vitrines tous les jours de la semaine prochaine vous en retirerez votre profit.HSHKEB9H Contre L’ETAT NERVEUX Quand vous vous sentez fatigué, accablé, mal disposé, n’hésitez pas à prendre, suivant les directions, uno ou deux POUDRES NERVINES de MATH 8 EU exemptes d’Opium, de Morphine.de Chloral, ou autres Drogues dangereuses.Kilos dissipent ce malaise en tonifiant le système nerveux.11 n'existe pas de préparation plus active contre le Mal de Tète, la Névralgie, la Fatigue, lo Surmenage, la Cmppe.POUDRES NERVÏNB D« MAT Ml K17.ter ta l« lui * TK* « MVnfa S H SÏÏsHTi* 25 Cents la botte (îe II PonSrei En vente partout CONTRE LA BRONCHITE CHRONIQUE qui fatigue et débilite l’organisme, prenes du SÏROP MATHIEU au Goudron, »\ l’Huile de Folo de Morue, et autres Kxtraits Médicinaux.H soulage, soutient, guérit.* En Vente Partout Ci» J.!.MATmmjr, T*rtOJ**IKTAI** &HBtU3BOOKK, P.Q.i.csirn ms s cie.liwitfe.Dniwiuimi un Gra.montre*! ANTIKOR-LAURENCE Cott RA&fCALt ois Cors tWCACE.5AN5 00ULEUP (N VENTE PARTOUT ZSrt* r»AMçc» FAP tn pos-'t.^ A J IAURENCE MONTREAL cette parole: tout ce qui est fait contre le catholicisme est fait contre la France.LES LOCOMOTIVES A PETROLE On a pratiquement terminé sur la subdivision Vancc.uver-Norchbend du C.P.R.l'installation du système de locomotives à pétrole, quarante d'entre elles, qui brûlaient autrefois du charbon, seront mises en opération la semaine prochaine dans les montagnes Rocheuses.Un rapport reçu aux quartiers généraux du Pacifique à Montréal, des autorités en charge du nouveau sys tème, dit que de rapides progrès sont accomplis chaque Jour dans la nouvelle installation.Des dépôts d’huile ont été placés ti différents endroits le long de la ligne où les locomotives pourront s’approvisionner.A T exception d’un seul réservoir qui sers bientôt terminé, tous les dépôts sont près pour l’inauguration urochains du aavvlCQ.Le Véritable GANT PERRIN de coupe idéale, est le favori des Elégantes Toutes les nuances à la mode.Toutes les Pointures.L’Jts de Trèfle aoec la pointure et ta Fermoir à la cheorette sont vos marques de garantie contre tes Imitations.Tél.Main 5539 J.E.CARREAU Autrefois de la maison J.E.Carreau Limitée Importateur et fabricant de tout ce qui sert au culte et dans les églises.Spécialité de décorations mortuaires et de fêtes, fabricant d’autels, bancs, confessionnaux, chaires, etc.61 RUE ST-JACQUES, MONTREAL.VOILA.MESSIEURS! 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nous voulons faire re-specter aux autres, Louis Breton.La santé publique, Jehan Verchères.I,es fleurs d’oranger, Ernestu.s.Les tribunaux comiques, P.-M.B.L’Gnla-rio rural condamne le militarisme.Ce qui se passe, l’Observateur.Nos échos, etc., etc.Voir le-s Sports.Lire les dernières nouvelles du inonde entier.U MAISON N.G.yALIQUETTE Une erreur purement mécanique nous a fait annoncer hier que la maison N.G.Valiquette, les gros marchands d’ameublements de la rue Sainte-Catherine, offrait en vente tout un assortiment de porcelaine, etc., etc.Nos lecteurs auront vite fait de rectifier l’erreur, et voudront bien aujourd’hui jeter un coup d’oeil sur l’annonce de papiers-tentures de cette maison qui paraît aujourd’hui dans cette même page.LA VILLE DE |LES REBELLES MEXICAINS MONTREAL ATTAOUENT JUAREZ PAR UN VOTE DE 59 VOIX CON- TRE 2?la chambre de com- ce matin, ils avaient réussi à s’emparer de merce se prononce en fa l’Hotel des Douanes.—Le congrès mexicain se réunira pour discuter la situation.VEUR DE LA DIVISION DE MONTREAL EN 26 QUARTIERS AU LIEU DE CINQ HUERTA ET LINE LA DISCUSSION (Service de la Presse Associée) El Paso, Texas, 15.— Juarez, la rille mexicaine située de l’autre côté de la frontière, a été attaquée de bonne heure aujourd'hui par une armée ; de rebelles du Sonora.Les troupes re- j belles se sont déployées dans la ville: Par un vote de 59 contre 27 la .Chambre de Commerce de la cité et , 'f mexicaine di district de Montré;! approuvait hier soir le rapport de ses comités de Législation et des Alfaires Municipales.11 v a quelques jours seu-, - lemeni nous pubiiions le texte de ce à la faveur des tenebres et 1 ont atta-j • i • v i .J.11 .nf.i Ai- A Q K m i rcia rf» rapport dont la principale clause que nous publions ci-après, a provo que le plus de discussion-7.—La Cité de Montréal, sera di visé en vingt-six quartiers, respecti quée de divers côtés.A 3 heures, ce matin, elles avaient pris possession de la douane.Il parut à cette heure heu re que les rebelles étaient victorieux vu que la fusillade commençait à s’a- SUCCURSALE CASGRAIN DE LA SOCIETE L’ASSOMPTION La société L’Assomption, succursale abbé Cnsgrain No.115, tiendra son assemblée régulière, à, la salle Brault, 671 Berri, dimanche, le 16, à ‘2 lus p.m.C’est la dernière réunion avant le euchre annuel de la succursale, qui aura lieu jeudi soir, le 20 novembre, à la salle Auditorium.Tous les membres sont priés d’y assister.J.C.RICHARD, sec.-financier.A QUI CETTE SOMME ?Nous rapportions, il y a quelques jours que l’un (le nos employée avalt trouvé dans l’un des bureaux de l’administration une somme d'argent en papier-monnaie, dont nous avons essayé, en vain de retrouver le propriétaire depuis.Dans le cas où cette somme ne serait pas réclamée d’ici à une semaine nous en ferons cadeau à l’hôpital Sainte-Justine.LA JEUNESSE LIBERALE Environ cinq ou six cents jeunes jçens s’étaient rendus à la salle Nationale, hier soir, pour faire l’élection des officiers de la Jeunesse Libérale pour Tannée 1913-14.Le résultat de l’élection a été le suivant : Président, M.Amédée Monet.E.E.D.; 1er vice-président, Louis McDuff [ Sème vice-président.Oscar La-berge, E.E.M.; secrétaire, IVilfrid La-troix, E.E.A.; trésorier, Alfred Le-pault.UNE CALE-SECHE POUR HALIFAX Halifax, N.Ë., 14.— Une réception a Hé donnée ce soir av» Masonic Hall eu l’honneur de l’hon.Robert Rogers, ministre des Travaux publics, qui a annoncé que la plus grande cale-sèche de l’Empire Britannique serait construits dans le port d’Halifax.Le ministre des Travaux publics a aussi annoncé qu'il donnerait son appui à la construction d’un pont reliant Halifax et Dartmouth.ECOLE D’ELOCUTION ____COLUMBIAN La séance d’ouverture des cours de diction française de l’Ecole d’EIocu-tion Columbian aura lieu le vendredi 21 novembre à S hrs 15 p.m.Les directeurs de l'école ont invité M.André Rostand, si avantageusement connu dans le monde des lettres à donner une conférence à cette occasion.Le distingué conférencier parlera de François Ooppée.La causerie sera agrémentée de récitations par Mlle Saint-Jean, et ses élèves.MGR FORBES A NAZARETH Une très impressionnante cérémonie avait lieu hier à l’Asile <1<> Na-xareth.Sa Grandeur Mgr Guillaume Forbes, évêque de Johette, a célébré une basse messe à laquelle assistaient toutes les religieuses et les élèves de l'institution.La cérémonie fut d’autant plus touchante qu’elle évoquait le souvenir de l’ordination du prèlre dévoué qui occupe aujourd’hui le siège épiscopal de Joliette.Lu effet, c’est à Nazareth que Mgr Forbes fut ordonné prêtre.L’est aussi à Nazareth que Sa Grandeur fit ses premières études.Pendant la messe la célèbre chorale des aveugles interpréta un fort be i programme musical.Après la cérémonie, il y eut ré-ceplion.Mlle Marie Bruneau, une Jeune aveugle, L.t, d'après le système lîniillc, une charmante adresse au prélat.Deux peD's enfants de la salle d’Asile présentèrent à Monseigneur de magnifiques gerbes de fleurs.l e père et la mere de l'evêquc de Joliette assistaient à cette sympathique manifestation.On leur oftrit deux lys comme emblèmes des deux hommes distingués qu'ils avaient donnés à l’Eglise.LORD ALVERSTONE AU RETRAITE Londres, 15 — On annonce, officiellement, que Lord Alvorsrtone qui vient d’abandonner le poste de juge en chef recevra une pension de $20,000 par année.ADORATION^ NOCTURNE Ives membres de l’Adoration Nocturne.sont priés de se rendre, demain soir, dimanche, h IVt.heures, à '.'église de .Saint-Henri pour la célébration d«s Qunuranbes Heuirea.vc: :enl appelés Lan Ire, Sainte-Anne, paiser et qu’elle paraissait ne se con-Saint-André, Saint-Georges, Saint tinuer que dans la banlieue.Laurent, Saint-Louis, Saint-Jacques, j LeS réfugiés qui ont traversé le La Fontaine, Papineau, Sainte-Marie, pont à 3 heures 30 ont déclaré que Hochelaga, Saint - Jean- Baptiste, j cette attaque a causé une surprise Saint-Denis, Sainte-Gunégonde, Saint j compiète.Henri, Mont-Boy a1, Lote-des-Nr.igcs, j Mexico, 15.— Les sénateurs et les deputes élus récemment pour former j Delorimier, Laurier, Notre-Dame de Grâce, Samt-t aul.Ah ntsic, Longue-Pointe, l-o.’dcaux et Rosemont, et chacun des dits quartiers scia compris dans les U rnes et limiB-s suivantes ou qui sont décrites dans les lois et règlements s’y rapportant.ASSEMBLEE Nt>MBREUSE breuse, M.J Adélard Fortier prési-i le nouveau congrès qui remplacera celui que le président Huerta a dis- ! sous, se réuniront à 3 heures cet après-midi dans leurs Chambres respectives pour choisir leurs présidents temporaires.De bonne heure aujourd’hui, le président Huerta n’avait donné aucune indication de son intention de i modifier son programme pour se con-5 L assemblée d’hier soir était nom- i former aux demandes faites par John; Lind, représentant personnel du pré (lait et il n conduit la discussion avec gyenj.\yiiSOn, d’empêcher la réunion ,e tact et la bonne humeur nui le ca- \ t;u confrrps_ Dans les milieux officiels, ractcnsent lout -se passa le mieux ; ici on ne 8Crait pas surpris si i>ambas-du inonde.A 1 assemblée précédente,| j sp rptirait.Nelson on s’était décoché, de part et d’autres quelque flèches.Hier, chacun exprima son opinion librement et pres- sade américaine se retirait.Nelson O’Shaugnessy, chargé d’affaires a reçu du département d'Etat à Washing- 111 /I l if 1 Cli l Al Ul CL'S • a* , que sans recevoir d’interruption.M.l ton une communication quon cm Catelli est (l’avis que la Chambre n’a j contenir les instructions qui guideront pas le droit de leghférer en pa- ses actes.n i lie matière.Le président lui ré- A moins que le president Huerta ne modifie son plan actuel, dans quelques heures les hommes choisis pour remplacer les membres du parlement prisonniers se réuniront en assemblée préliminaire avec Manuel Garza Aldo-pe, ministre de l’Intérieur, comme président temporaire.Ordinairement, ce poste échoit à quelque membre du congrès précédent.La session d’aujourd'hui a reçu pond que la Chambre n’a nullement l’intention de légiféré!’ mais qu’elle a le droit d’exprimer son opinion d’autant plus que l'Association des Citoyens l’a priée de le faire.Me L.A.Lor anger déclare que sa position est périlleuse car il est entre deux feux.En eff et, Me Loran-ger est aviseur legal de l'Association des Citoyens et de la Chambre de Commerce.11 croit que lu Chambre | l’ordre de sc limiter à la formalité du de Commerce aura di la difficulté ; choix des officiers temporaires.Lundi! à faire accepter scs vues car elle est le jour fixé pour la réunion des urri vera et) retard à Québec.L’hon.j deux Chambres pour la révision J.A.Ouimet et 1 bon- P.E.Leblanc j ,}es lettres de créance de leurs mem-sont contre le projet de la Chambre, bres.M.Ouimet prétend que la représen- tation par quartier est une mauvaise affaire car elle ictai de l’exécution de tous les travaux sérieux.Le président de la Chambre fait remarquer a M.Ouimet que ses remarques sont hors d’ordre.MM.Labrecque et Frank Pauzé se prononcent très énergiquement en faveur du projet de la Chambre et leurs remarques, ainsi (pie celles de M.J.N.Cabana, fuient soulignées d'applaudissements.Me Léon Garneau, aviseur légal de la Chambre, explique alors les raisons qui ont amené le comité conjoint de législation et des affaires municipales à proposer ce projet de loi.Le comité a d’abord étudié le projet de loi de l’Association des Citoyens.Il a paru trop radical et par conséquent peu susceptible d’êlre adopté par la législature.11 a aussi paru dangereux au point de vue de la représentation due à chaque nationalité.Le comité n’a obéi à aucune faction, il s’est fait, autant que possible, la sauvegarde et l’appui des droits de ions.Le lieutenant-colonel A.E.Label-le propose en amendement que la ville de Montréal soit divisée en cinq districts électoraux avec trois représentants pour chaque district, et il est secondé par M, S.D.Valllè-res, qui se dit fier d’avoir été le père de ce projet.Cependant l’amendement est déclaré hors d’ordre puisqu’il n’en est pas un à la proposition principale, mais bien au projet de l’Association des Citoyens, en excluant seulement la clause qui porte de 4 à 5.1e nombre des commissaires.Finalement on prend le vote sur la proposition de la Chambre.Celle-c'i est adoptée par une forte majorité.LA FUMEE NOIRE ON PEUT LA FAIRE DISPARAI-TRE EN SE SERVANT D’ANTHRACITE EN MEME TEMPS QUE DE FUMIVORES.LA REPRISE DES NEGOCIATIONS Washington, 15 — Le gouvernement américain a adressé des instructions à son chargé d’affaires dans la capitale mexicaine, Nelson O’Shaughnessy.Elles ont trait à la reprise des négociations avec le gouvernement provisoire Huerta.Celui-ci a manifesté son désir de négocier de nouveau avec Washington, et le gouvernement américain, dans ses instructions, détermine la nature et la limite que devront ivoir ces nourparelrs.Le département d’Etat a bon espoir que Hnerta se rendra aux demandes des Etats-Unis pour ce qui ¦i trait à la convocation du congrès.Le nouveau parlement mexicain ne sera probablement pas appelé à siéger pour le moment.Mais la reprise des négociations n’aura aucun résultat, si Huerta refuse de définir nettement ce qu’il entend faire.On rapporte que les partisans du président provisoire n’ont pas réussi dans leur tentative de reprendre les négociations avec M.Lind, ce dernier ayant refusé de retourner à Mexico, à moins que le général Hperta ne consente à faire quelque promesse formelle.Le sé-nateur Bacon, président du comité des Affaires Etrangères, discutant hier soir la question mexicaine, a déclaré que la seule solution était l’effacement de Huerta.L’ATTITUDE DE HUERTA Mexico, 15 — L’attitude du président Huerta n’est pas encore bien définie, bien que certains de ses partisans assurent qu’il est sur le point de démissionner ainsi que le veut Washington.Les représentants de ce groupe qui conseille à Huerta de s’effacer ont eu une entrevue hier avec Nelson O’Shaughnessy, le chargé d’affaires américain, mais ce dernier leur a laissé entendre que le président Wilson ne lui avait pas intimé l’ordre de reprendre les négociations.Aujourd’hui est la date fixée pour la réunion préliminaire du congrès La réunion d’aujourd’hui n’est que pour l’examen des lettres de créance.Le seul congrès nu’il y ait au Mexique à l’heure actuelle, est en rr'json.et la loi dit que la démission du président doit être adressé® au congrès.Tl n’y a aucun doute que le congrès aura une réunion préliminaire.La plus grande partie des députés élus à la dernière élection sont arrivés dans la capitale tard cette nuit.Aucune nouvelle n’avait été transmise du Palais National ordonnant la remise de la réunion du corps législatif.LE SUCCESSEUR DE HUERTA Le nom de Pedro Lascurain a été suggéré comme le successeur logique de Huerta à la présidence, vu qu’il était secrétaire des Affaires Etrangères lorsque le président Ma-dero et le vice-président Suarez ont été assassinés.REFUGIES MEXICAINS New-York, 15.— Vingt-deux personnes qui se sont enfuies du Mexique sont arrivées hier, à bord du “Mexico”, qui fait le trajet entre Vera Cruz et New-York.La plupart étaient sans le sou et n’ont pas d’amis en cette ville.Ils ont fait le récit des misères endurées depuis qu’ils ont quitté Torreon.Parmi eux, se trouvent 14 Américains, dont 9 hommes, 4 femmes et un enfant.DIPLOMATES ACCREDITES Mexico, 15.— Le Portuagl et la Bulgarie sont au nombre des pays qui ont reconnu le gouvernement provisoire Huerta.Vera Cruz 15.— Le contre-amiral Boush, du croiseur “Louisiana”, actuellement à l’ancre en face de Tux-pan, a envoyé un message annonçant a Compagnie paierait à la Cité de Montréal quatre pour cent (4 p.c.) sur tout le trafic brut des lignes de surface pour la superficie ci-haut mentionnée, de temps en temps, for-I mant partie de la cité.” LE DRAME DE ST-JEAN-BAPTISTE L’ENQUETE DU CORONER TOUJOURS OUVERTE EST Saint-Hilaire, 15.— La quatrième session de l’enquête conduite par le coroner Viger, de Saint-Hyacinthe, sur la mort de Mme Louis Chevalier, dont le cadavre a été trouvé le 24 octobre dernier au matin, dans sa mai-,-on située à la naissance de la montagne de Rougemont, (Rouville) n’a pas apporté d’éclaircissements sur les circonstances qui ont entouré ce lâche assassinat.Le principal témoin entendu hier a été M.Joseph Denis, cultivateur demeurant dans le voisinage où a eu lieu le crime.A la deuxième enquête, Joseph Lajoie avait déclaré dans son témoignage que le soir du memtre il avait entendu une voix â l’intérieur de la maison de Mme Chevalier qui ressemblait fort à celle de M.Denis.Lors de la troisième enquête, le détective Samson se rendit a la demeu re de ce dernier.Lorsqu’il le demanda, on lui répondit qu’il était aux bois.Le coroner ajourna alors l’enquête jusqu’au moment où le témoin Denis pourrait être entendu- A sa reprise hier après-midi, Joseph Denis a avoué qu’il avait bien fait des affaires avec Mme Chevalier, dont il voulait loué la maison pour y passer l’hiver, étant forcé actuellement de demeurer chez son beau-père; mais que le soir du meurtre il ne se trouvait pas dans les parages puisqu’il s’était rendu à Saint-Jean-Baptiste où il voulait acheter un cheval.Le beau-père de M.Denis, M.P, Auclair, MM.Joseph Desourdi, Jr., et Joseph Chabot sqnt venus corroborer ce témoignage.Port Huron, 15.— Pour la première fois depuis dimanche, la journée s’e«t passée sans qu’on ait a enregistrer de nouvelles pertes de vie dans la tempête qui a sévi sur les Grands Lacs au commencement de la semaine.On a appris toutefois qu’un autre navire, le “Magog”, avait sombré à la Pointe du Poisson Blanc, sur le lac Supérieur.Le navire fut abandonné hier soir par l’équipage, qui monta à bord drun autre paquebot de passage à cet endroit.Hier soir, on estimait qu’environ 800 personnes ont dû périr dans la tempête et les pertes matérielles «ont évaluées à $5,000,000.Vingt paquebots ont sombré ou se sont échoués sur les récifs.C’est sur le lac Huron qu’il y a le plus de pertes de vies.On compte que pas moins de 95 passagers et marins ont dû être engloutis dans le lae Huron.Voici la liste des navires naufragés avec le nombre des personnes qui ont péri à bord de ces navires: James Carruthers.28 Régina.’ .22 McGean.28 Henry B.Smith.30 Wexford.22 Price.28 Argus.26 Lafayette.12 Hvdrus.28 Manchester.26 Butters.20 Plymouth.7 T.ea field.15 Nottingham.3 Phare flottant No 82.6 Total.~30Î LES VICTIMES REPECHEES Du Régina.3 Inconnu.1 Du Price.7 Du McGean.5 Du Carruthers.7 Du Wexford.9 Total.32 LE BRIDGEPORT La “Dominion Goal Compapy” a perdu tout espoir au sujet du charbonnier Bridgeport.Il y a eu quinze jours ce matin, que ce vapeur a quitté Sydney, C.B.par une mer houleuse, avec 40 hommes d’équipage.Hier, le Bridgeport aurait dû être à destination cfeptiis dix jours, et M.Alex.Dick, de la “Dominion Coal Co.”, a publié une circulaire dont un des paragraphes laisse entrevoir que le navire est perdu, corps et biens: “On annonce que des épaves ont été trouvés sur le “Bird Rock Island” et il semble bien évident que ce soit le Bridgeport qui a frappé ces récifs dans la nuit du samedi 1er novembre, au milieu d’une tempête de neige et d’un brouillard épais, dont plusieurs autres vaisseaux ont aussi souffert.Après avoir touché, le vaisseau naufragé a dû faire machine-arrière et il a coulé dans l’eau profonde.” Le Bridgeport leva l’ancre à 4 hrs du matin, samedi, le 1er novembre, sous le commandement du capitaine Olsen, un vieux loup de mer norvégien; trente heures plus tard il n’était pas encore signalé au Can de la Renommée.Durant une semaine on crut que le mauvais temps avait forcé le capitaine à changer la route habituelle du vaisseau.Le Louisbourg fut envoyé en reconnaissance.Le brouillard s'étant dissipé, on put faire des recherrhes plus minutieuses, mais on ne trouva rien qui pût donner même un espoir.LA REDUCTIONDU” PRIX DE L’ACIER Londres, 15.— A une aenemblée de la “West Scotland & Northeast England Steel Makers Association”, tenue à Carliste, hier, on a décidé de réduire le prix des plaques d'acter de dix shillings par tonne.C’est la quatrième réduction de cette nature, faite depuis deux mois.Le système de rabais a été également discuté et on a décidé de l’abandonner, par suite de la difficulté que l’on éprouve k le rendre effectif.REPONSE DE* LORD STRATHCONA Ottawa, 15 — M.George E.F os» ter, premier ministre intérimaire reçu la réponse au câblogramme ' • sympathie qu’il a envoyé A Lo d Strathcona au nom de ses collégial et M.Borden.SYMPATHIES Où Acheter Demain (Enregistré conformément à la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Dealongchamps, au Ministère de l'Agriculture) Notre IMPORTANTE MAISON ¦'«t spécialisée dans tout ce qnl concerne les ameublements pour presbytères, communautés religieuses, bureaux priréa et publics.Les commissaires d’écoles, trouveront chez nous aux plus bal prix possibles les meilleurs pupitres de professeurs, écoliers, etc., etc.Cotations fournies arec le plus rif plaisir.Tél.Est 6819.637-89 STE CAillLKlNE EST, angle Beaudry, MONTREAL.La Compagnie BRODEUR UMITBB 533 Ste-Catherine Est 1827 Ste-Catherine Est 327 St-Laurent 86 St-Pierra Services en Semi-Porcelaine* Blue Lorn9 Ce service est exclusif & nos magasins, nous l'avons continuellement en stock et nous le vendona complet selon le nombre do pièces désirées ou par morceaux séparés si vous n’aves besoin que do quelques pièces.Le décor de ce service consiste en un dessin bleu do four représentant des trèfles avec bordure en relief, d’un très joli effet.Nous avons formé un ensemble de 87 pièces pour 12 personnes, èp Si COUCHETTES DE CUIVRE ECHANTILLONS.VENDUES A SACRIFICE.EN BAS DU PRIX COUTANT Ces deux prix vous donneront un» idée des valeurs que nous vous offrons à prix ridicules.No.1443.—Couchetto carrée, fini brillant, 2 pouces de poteaux.Ayant servi comme échantillon.Valant $75.00.Prix de cette vente $2B.7S No.625H.—Un valeur toute spéciale, couchette en cuivre de 2 pouces de poteaux.Bon marché k $23.00.L’échantillon .$13.SB a MAISON -r ÜRCHAMBAULTI «49 St-Denis, coin Rachel PHARMACIE Lecours et Lanctôt 310 STE-OATHERINE EST Coin St-Denis.Montréal Téléphones : Est 4608-833-2770 PARFUMERIE de LUXE Il semble qu’ïl n’y a plus de limite de prix pour la parfumerie de luxe.Cette semaine, nous montrons dans notre vitrine de ta rue Saint-Denis, les dernière» créations : “PRES DE VOUS” de Rigaud à $18 00 le flacon.— L’HEURE CHARMANTE à $12.00.— CHER SOUVENIR à $12.00.— GERALDINE FARRAR à $9.00.— CAROLINE WHITE à $8.00 etc.TEL.EST 4510 Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST -Lz- 5,090 Verges de Nouvelles Etoffes à Robes pour l'Autumne POUR ETRE SACRIFIES LUNDI A DE GRANDES 39c CONCESSIONS DE PRIX.Valeurs de 65c à $1.25.Lundi Whipcord tout la'ine, 40 pcs.— Serge tout laine, 40 pcs.— Bengaline tout laine, 40 pcs.— Tweed Bannockburn tout laine, 40 pcs.-— Lama tout laine, 40 pcs.— Santoi laine et soie, 40 pcs.— Taffetas tout laine., 42 pcs.— Drap vecuna- 52 pcs.39c D.GAGNON & CIE Magasin à Rayons Angle ST-LAURENT et DORCHESTER N.-G.Valiquette LIMITEE Grand Magasin da -Meubles 471-477 Ste-Catherine Est Cretonne et Mousseline à Rideaux 100 pièces de très jolie cretonne, aux couleurs les plus variées, à XOc, 13e, 15c, 18c.Estam'ine, fond crème ou fond blanc, avec bordure de jolie couleur foncée pour trancher, double largeur, pour rideaux.Régulier 20c la verge.Spécial à 17c la verge.Net à rideaux, 30 pouces de largeur, bonne qualité, à 10c, 11c, 13c la verge.LImItëe Angle Ste-Catherine et Montcalm Manleaux en Ratine Manteaux en ratine gris, tan, bleu marine, ainsi qu’en tweed, avec manches à même et doublés en soie.Très jo- P lis modèles.Rég.$16.50 à $20.00, pour.^ " TOUTES LES GRANDEURS.«a Papiers-Tentures Nous nous attribuons l'honneur de fournir à nos meilleures familles canadiennes-françaises des décorations murales qui excitent l'envie de leurs amis.Ce sont les élégantes nouveautés que nous exhibons toujours qui distinguent tout particulièrement notre rayon de papiors-tentures.Les nouvelles idées de cet automne vous raviront, et plus spécialement les effets de chambres à coucher.Venez les voir lundi.LA VENTE DES TERRES SENTENCES Max Anzer, arrêté il y a quelques sennaines pour avoir tenu une maison de jeu rue Sainte-Catherine Est, a été condamné hier, par le magistrat Lafontaine, â $100 d’amende.» # * Lee Yun, trouvé coupable d'avoir tenu une maison de fan-tan, rue Ln-gaurhrtièrc' a été senteneè hier par le magistrat Lafontaine à deux mois de prison et $50 d’amende ou deux autres mois.LA GREVE SUR LE SOUTHERN PACIFIC New-York, 16 — Le prêslilent de la compagnie Southern Racifoc, a déclaré, hier, qu’il était disposé A soumettre le règlement de la grève des i>m ployês du chemin do 1er, A des arbitres.Los opérations de co chemin do ter ont été abandonnées, hier.Cotte voie ferrée traverse fine des régions les plus productives do riz et do sucre, des États-Unis, et les planteur^ se sont adressés Bu président Wilson, lui demandant d’intorvenir pour ré* g Ut la grève, qui menace de faire un tort c onricU'Tuble A toute la région, si le règlement n’est pas effectué avant la saison froide.Québec, 15.— Dans son rapport A la législature, le ministre des Terres et forêts dit que la superficie des terres disponibles n’a augmenté durant l’année que par le retour à la Couronne de 62,3u7 acres par révocation de ventes.195,000 acre» ont été vendues pour fins agricole» et industrielles.Cette superficie représente 2.408 ventes dont 1,128 do lots de moins de 100 aere.s, 1,059 do lots de 100 à 125 acres et 221 de lots de plus de cent acres.L’Abitibi compte pour plus de 500 vente» dans ce total.La recette totale du ministère a été de $1,760.466.25 dont $1,134,-167.19 pour les droits de coupe, $330 203 pour ia rente foncière, j$20.424 pour les pénalités, $11,.j 180.52 pour les intérêts.JOE MARTIN DEMISSIONNERAIT Londres, 15 — Il est rumeur tet qu Joe Martin, député de East Satnt-idsmera», va déserter l’arène politiq $ pour entrer dans une société légale Vancouver.I Monseigneur Bruchési a câblé hier matin & Lord Strathcona lui exprimant ses sympathies à l’occasion de la mort de eon épouse.Quelques heures plus tard.Sa Grandeur recevait en réponse : “Je vous remercie du fonds du coeur des sentiments si sincères que vous exprimez à l’occasion de mon deuil.Strathcona.” BUVETTE CLANDESTINE Ï.# capitaine Talbot et «e» hommes ont fait une descente dans un magasin de tabac hier soir nu No.294, rue Saint-Urbain où ils ont saisi vingt-sept bouteilles de vin, 17 do bière et plusieurs autres vides.Sous le comptoir, ils trouvèrent un revolver 38.Le propriétaire, Lugi Resproli a été arrêté.UNE SUFFRAGETTE ATTAQUE M.ET MME REDMOND New-Caetle, Ang., 14.— John Redmond, chef du parti nationaliste d’Irlande, et sa femme ont été attaqués par une suffragette à bord d’un train k Durham.La suffragette pénétra dans le compartiment où se trouvaient M.et Mme Redmond et frappa le chef nationaliste ti la tête et son épouse dans le dos.Après cet exploit elle répandit un sac rie farine sur eux.M.Redmond a prononcé un grand discours ce soir k l’hùtel de ville de New-Castle.Tl a déclaré que les Nationalistes étaient prêts A considérer toute proposition de» Unionistes de l’Uister, pourvu (pie ces propositions im soient pas opposées au principe d’un gouvernement autonome pour l'Irlande.( SAVANTS EN DESACCORD New-York, 15 — Le Dr Leon Williams, de Londres, savant en anthropologie et en géologie, est arrivé de Liverpool avec quinze crânes d’hommes préhistoriques, dont l’un aurait selon lui une antiquité de 500i>000 années.Ses étude» de ces crânes l’ont, dit-il, mené à la conclusion que Darwin s’est trompé et que ce n’est pas l’homme qui descend du singe, mais bien le singe anthropoïde qui descend de l’homme primitif.-$- CAMBRIOLAGE ! De# cambrioleurs après avoir brisé un carreau donnant sur la ruelle Fortification, ont pénétré de bonne heure hier matin dans l’établissement de MM.Schafer et Wall, agents de navigation, 14 Cra’ig ouest.Leur visite ne fut pas heureuse car ils oublièrent la somme de $6,000 qui gisait dans un tiroir.Ils n’ont rien emporté.La police informe., », - ORTIE MCMANIGAL Ottawa, 15.— Ortie MoMamgal ne pourra pas entrer an Canada comme émigrant.En possession d’un billet de voyage pour l’Europe, il pourra s’embarquer à Montréal à condition toutefois que son état physique soit tel que requis par l’acte d’émigration.LE PROJET DE LLOYD GEORGE Londres, 15.— Lloyd George a engagé plusieurs conférenciers qui feront une tournée de toute l’Angleterre paur faire connaître aux contribuables les bienfaits de ea politique.La tournée commencera après Noël.NAISSANCE SAINTE-MARIE.—En cette ville.Mme Guillaume Sainte-Marie, 474 rue McntauH, une fille nul a reçu au baptême les prénoms do Marcelle-ÀUce-FIorida.Le* parrain et marraine étalent M.et Mme J.A.Guimond.DECES MOREAU,—A Montréal,, le 14 novembre 1913, à l’àge de 67 ans, 7 mois, et 20 jours, est décédé Marie, Odile.Hermine Murchll-dou, épouse du docteur Georges T.Moreau.Les funérailles auront Heu le lundi, 14 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de la défunte No.005 rue Saint-Denis, A 8 heures 1-2 a.m., pour se rendre A l’église Salnt-Jcan-Boptlste, où le service sera célébré, et de IA au elmetièra de la Cûtc-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.\ GHANDI Londres, 16.— Un# dépêche de Capetown annonce que Ghandt, qui a déjà été condamné â neuf mois do prison pour avoir organisée une grt-ve parmi les coolies, a été condamné k trois mois de plus ù Volskurt.Il a admis sa culpabilité et a dit «n écoutant sa sentence, qu’il était heureux parce que seule la souffrance, la grande souffrance finira par remuer les coeurs des citoyens de l’Empire, un faveur des slene.SERVICE 9 DUBUC.—Mardi, le 18 courant i, H.:10 hsu-rea A l’église Saint-Clément.Vlnuville sera chanté un service du trentième jour pour le repos de l’Ame de Dame Louis Uuhuc, née Ellsa Slcotte, mère du Révérend M.L.A, Pubuc, curé de la psrolsse Saint-,Iran-Baptiste.Parents et amis sont invités A y assister.DECES A MONTREAL CARDINAL, Gérard, 1 mois, snfnnt de Joseph Adjutor Cardinal, rue Saint-Germain, 402.CA8TONGUAT, Alexandre, 9 Jours, *n-fnnt do Joseph Lastonguay, commis, rus du Collège, 89.FOUET, Chartes James, ét ans, gérant, Plymouth Grove, 94.M GAR1EPY, Pmil-lîmlle, 9 mois, enfant ds Paul Garlépy, boucher, rue Centre, 285.MOREAU.Odile, Hermine, Mnrchltdon, 57 ans, femme de G.T.Moreau, médecin, rus Saint-Denis, 905.OUIMET.FleuisAnge, é Jours, enfant ds N eçotéon Ouimet, Imprimeur, rue Berri, .SENEGAL.Marte Oroslesn, 65 nna, veuve de Honnlsdas Séneeal, charretier, rua Notre-Dame, 512 Ouest | TRUDEAU, Sophie St-Jean-Colton, 74 ans, femme de Théodore Trudeau, meubllcr, rua I Visitation, 458.I é
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