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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 24 septembre 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1932-09-24, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 24 sept.1932 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE : .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOift Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE boiSi Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXIII — No 220 Trois sous le numéro Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA .$ 6.00 L-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Les Saints Martyrs canadiens Portrait Aglacj C'était une petite vieille, ratatinée comme une pomme reinette, d’un âge ni incertain qu’on lui aurait tout aussi bien donné soixante ans que quarante.Dans mon village de campiXjne, on ne quel âge elle avait.Levée tôt, couchée tard, elle trottinait toute la journée aux côtés de son mari Poléon.Elle était aussi vive que son mari lent.Celui-là marchait d’un pas égal, un peu traînard, s'arrêtant souvent pour rallumer une vieille pipe ébréchée par l’usage qui ne le quittait pas plus que sa “vieille” ridée par l’âge.Poléon labourait-il?Aglaê était là pour “toucher’’, C{est elle qui conduisait le paisible boeuf tirant la charrue pour tracer les sillons brusquement interrompus à tous lès vingt pas par de grosses pierres dont la terre était parsemées Quand la charrue quittait la raie, Poléon en profitait pour rallumer sa pipe avant de tirer sur les mancherons pour reprendre la ligne droite tracée dans le sol sablonneux.Pas plus que le boeuf, Poléon n’était violent au travail.Aussi A-glaé encourageait-elle les deux de.la voix.Pour tenir son nyiri en éveil, elle lui confiait l'aiguillon et on l’entendait crier pendant tout le jour: “Pique fort, Poléon, pique fort.” Poléon.la bouche embarrassée par sa pipe qu’il ne déposait jamais, criait alors au boeuf sommeillant comme lui: “Marche donc, Zef, mais marche donc.” La charrue continuait alors lentement dans le sillon jusqu’à la racine ou la pierre prochaine où elle s'immobilisait de nouveau, comme enlisée irrémédiablement.La journée se passait ainsi, A-glaé criant “Pique donc, Poléon, pique donc” on encore “Mille noms d’un nom, d’un nom, d’un nom” et Poléon répondant “Marche donc, Zef, mais marche donc.” A la fin du jour, on constatait, non sans étonnement, qu’Aglaè, Poléon et Zef avaient réussi, en unissant leurs efforts, à labourer une toute petite pièce de rien du lout qu’un cheval ordinaire aurait retournée en trente minutes.Aglaé était une perso,nne fort économe.Avec une terre comme la sienne et le travail qu’elle fournis-sait en compagnie de Poléon et de Zef, il le fallait bien.Elle portait ta même petite collerette noire qu’elle avait mise le matin de son mariage lorsqu’elle avait juré au pied des autels obéissance à Poléon qu’elle menait depuis par le bout du nez.Elle était la terreur des magasins du village.Les marchands qui la vouaient venir fuyaient précipitamment leur comptoir pour n'avoir pas à sortir des piles de boites et ne rien vendre du tout.Aglaé, trouvant la place déserte, «c pottait ailleurs avec son panier d'oeufs, „ < car n’ayant pas d'argent elle échan-Un exemple, qui laissera .soupçonner les autres, car nous geaü p!u“arf dll temps ses produits contre les articles des marchands.Elle avait une méthode bien â elle pour faire sa provision de poisson avant le carême.Elle faisait le tour des magasins, demandant à chaque endroit: “Combien votre morue?” —Huit sous la livre, madame.—Est-elle bonne, au moins?—Excellente, madame, —Bien, je vas en apporter une pour y goûter et si elle est bonne, je prendrai ma provision chez vous." Elle récoltait ainsi une douzaine de marines qui lui suffisaient pour son carême.Aglaé n’était pas donneuse.Elle voyait venir les quêteux de loin.Elle leur fermait invariablement la porte et restait sourde lorsqu’ils frappaient chez elle.Mon frère aîné Lundi prochain, le Canada catholique célébrera la fête de &es premiers saints, les missionnaires jésuites: Jean de Brébeuf, D-âbriel Lalemant, Isaâc Jogues, Antoine Daniel, Charles Gar nier, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de Lalande, mis à mort en haine de la foi.Fixée d’abord au 16 mars, cette fête vient d'être définitive-tnent transférée au 26 septembre.Il importe de lui donner dès tette année le cachet d’un événement important.Ce n’est pas Quelques sanctuaires privilégiés seulement, mais toutes les églises du pays qui devraient la célébrer de façon aussi solennelle que possible afin’que l’écho en retentisse dans* tous les foyers, dans toutes les âmes catholiques.Ces martyrs sont en effet nos saints.S’ils ne sont pas nés Sur notre sol, à quels sacrifices n’ont-ils pas consenti pour pouvoir y vivre! Abandon d’une patrie aimée, long et périlleux voyage, perspective d’une existence crucifiante, rien ne les a faits reculer.Et de quel coeur ils se sont attachés à leur nouveau pays.Comme ils y ont travaillé, prié, souffert! Ils lui ont donne goutte à goutte leur vie.Aucune considération n’aurait pu les [aire revenir sur leurs pas.Quelques-uns, redoutant leur faiblesse devant l'héroïsme de la tâche, ^’engagent même par voeu b n’y pas faillir.Et le bon Dieu les exauce.Aucun ne succombe.Ils couronnent tous leur existence par le sacrifice suprême.Cette terre canadienne était donc devenue leur patrie.Ils font nôtres.Ce sont vraiment nés saints.Comment les honorer?, Et d’abord par un hommage collectif, national.Si l’Eglise du Canada jouit d’une remarquable vitalité, si les vertus et les oeuvres de ses fidèles lui font une parure dont l’éclat attire l’attention du Souverain Pontife, lui-même, n’est-ce pas avant lout parce qu’elle a été plantée dans les tribulations et les souffrances?Ses racines burent le sang généreux des missionnaires.Elles en tirèrent une sève dont la vigueur anime encore notre catholicisme.La reconnaissance nous prescrit donc de leur rendre, de la façon la plus intense, le culte permis par la sainte Eglise.“Ce culte, écrit Mgr Ross, doit être gravé dans le coeur de tout Canadien, à quelque origine qu’il appartienne; il doit entrer dans notre Vie nationale, faire partie de nos traditions comme le culte envers saint Jean-Baptiste pour les Canadiens français, de Saint Patrice pour les Irlandais”.Cef hommage cependant ne suffit pas.Il faut y joindre ['imitation.Les saints veulent être honorés surtout de cette manière.Aucun témoignage d’estime ne saurait leur être plus agréable.Mais imiter des martyrs, est-ce chose pratique, voire possible?Un Jésuite français.Je P.André Tennesson, vient justement de répondre à cette question.On connaît bien, fait-il remarquer, le supplice des saints canadiens, mais “a-t-on pénétré le détail de leur vie privée, de leurs souffrances préparatoires et, si l’on ose dire, de leur règlement ordinaire?Et pourtant c’est là que leur imitation nous est plus accessible.Tous ne peuvent avoir les doigts mangés comme saint Isaac Jogues.Tous ne peuvent ceindre, à la mort, un collier de fer ardent.Mais tous nous avons à nous accommoder des ennuis de chaque jour, et notre sainteté consistera le plus souvent à leur faire bon visage”.Et il s’attache à nous montrer, en des pages prenantes, comment en fait de logis, d’alimentation, d’entreprises quotidiennes, nous pouvons marcher sur les traces de ces héros.Un exemple, qui laissera soupçonner les autress car t ne pouvons trop nous attarder dans cette rapide esquisse: “Nos saints, entassés sous la neige, entre des palissades mal jointes, petits points imperceptibles tachetant à peine l’immense étendue blànche du continent tout neuf, sont des patrons de toute actualité pour les pauvres locataires de nos civilisations surpeuplées, écrasés au sein des “villes tentaculaires” par la crise des loyers”.(1) A vos ordres, toujours! deux motsITla patrie Reste enfin la prière.Elle s’insère dans le culte dû aux Saints martyrs.Pratique qui les honore en même temps qu’elle Sert nos intérêts.Un saint, n’oublie pas, dans la gloire dont il jouit, le pays auquel il s'est dévoué.Son progrès spirituel lui tient toujours au coeur.Il écoute volontiers les supplications qui montent de ses églises et de ses foyers.Il les présente au bon Dieu et plaide en leur faveur.Or en quel temps une telle protection fut-elle aussi néces- ____________ ________________ saire?Les ruines matérielles ne se comptent plus.Que de, raconte qu’un jouit se trouvant là, familles ont besoin d’être relevées, soutenues, consolées! Mais il avait vu Aglaé se précipiter vers s’il np s’agissait que de ces épreuves! ,a porte pour pousser le verrou Le Pape, dans sa dermere encyclique — Carüatc Chnsti ],///, \f fais pas de bruit et surtout compulsi a dénoncé en termes d’une rare vigueur la guerre j ne te montre pas.” ouverte menée actueUement contre Dieu lui-même.C’est “lej Elle s’était cachée sous l’escalier mal le plus redoutable de notre époque”, écrit-il, mal organisé, | qui conduisait au second élage, prê-qui se sert des écoles, des théâtres, de la presse, des “inventions j,in,t { £our étendre le que- les plus récentes, films cinématographiques, phonographe, con- ! c"r l\r .certs et conférences radiophoniques ’.Il a même “ses propres mon Universités et, “tirant parti de la crise economique actuelle, les je vah aller vérlfieit” chefs de toute cette campagne d’athéisme cherchent avec une ; L'espiègle lira le verrou en dé-diatectique infernale à faire croire âux masses que Dieu et la | clarant qu'elle était solidement fer-religion sont la cause de.cette misère universelle”.mchaine.qui devaient nécessairement faire A.A.plein d’essence pendant leur sé- jour dans la province.Lorsqu'il fut décidé d’imposer cette taxe, le gouvernement exigea deux sous par gallon vendu et cette politique rapporta $6 entré nu C imda nar VinmiiJ pe on aurait une doctrine, un par-.tre entre au Canada pai Vancou-,,; par consé{Jllent> parma,^ fi.\ Vancouver à Saskatoon à I nancière, policière, oligarchique A vancouver, a »asKatqon,_ a i des Etats_Unis resJe ]a niéine> Edmonton, à Winnipeg, M.Romier a adressé la parole à des auditoires en grande partie universitaires.Il n’a pas prononcé d«' conférences.Il a subi aux divers endroits pendant des heures ries assauts de questions de toutes sortes allant de l’étalon-or au communisme.On lui parlait en anglais et il répondait en français.Il a observé que si l’on parle peu le français, on comprend généralement assez bien le français à travers le Canada anglais.M.Romier es' brte taille.Il portait autrefois .barbe épaisse qui contrastait avec l’absence de scs cheveux.11 a supprimé aujourd’hui sa barbe, mais n’a pas re-trouvé ses cheveux noirs.Il respire la bonne santé.Il semble qu’aucune tâche ne peut le fatiguer ou l’abattre.On est porté à se dire en le voyant que si le monde se portait aussi bien que M.Romier semble se bien porter, la prospérité serait continue.A sa descente du train qui l’ame-, unit d’Ottawa, où il a passé trois jours comme hôte de M.Charles Henry avec sa femme, Mme Romier, plusieurs personnes étaient allées le rencontrer, notamment M.Edouard Montpetit, vice-président de l’L S.F.-C„ directeur de l’Ecole des sciences sociales, économiques et politiques, professeur d’économie politique et secrétaire général de l’Université de Montréal, et Mme Montpetit; M.Henry Laureys, directeur «le l’Ecole des hautes études commerciales, et Mme Laureys; M.Raoul Blanchard, géographe éminent, professeur à Grenoble et à Harvard, qui a connu son compa-1 La situation financière demeure ins«>)uble.Il n’y a une surcapitalisation énorme.Toutes les affaires surcapitalisées font l’effet d’un homme congestionné qui attend le secours.A côté, un artisan, qui n’a pas de «iettes et qui achète à un prix diminué, édifie une petite fortune avec les mois et les années.C’est pourquoi vous avez tous les trente ans aux Etats-Unis une génération qui fait faillite et une autre cpii fait fortune.Le grand problème américain, poursuit M.Romier.consiste à résorber l’inflation de crédit.Vous avez quatre parts qui ne valent rien mais qui pourraient en valoir une bonne.Il est évident qu'il vaudrait mieux convertir les quatre anciennes actions en une, mais comment faire comprendre la chose au peuple?C’est le cas de votre chemin de fer Canadien National.Toute la crise économique, comme vous le voyez, est une question de comptabilité.Le Canadien National traverse des régions pres(jue désertes dans l’Ouest, mais susceptibles de se développer et de rapporter beaucoup.Avec un capital normal, je crois que le C.N.R.peut faire ses frais, mais je ne veux pas en dire davan-taeg, car je puis être mal informé ou m’étendre trop sur un sujet qui vous regarde.De même pour les hôtels.11 n’y a pas d’autre chose à faire que de les liquider et «le les revendre à des sociétés.Il ne faut pas s’affoler, mais il nP faut pas non plus maintenir des cadres vides.Effort artificiel quinquennal est une faillite complète, pour la simple raison que la Russie manque de contremaîtres.Devant notre étonnement, M, Romier ajoute que les manoeuvres et les ingénieurs sont toujours faciles à trouver, mais qu’il faut un M.Gabias dit qu’il est temps que cette exploitation des chômeurs étrangers aux dépens de Montréal cesse.Actuellement, des familles de ruraux sont venues s’installer «>n ville et s’inscrire sur le mouvement du retour à la terre afin de vivant sous la St-Vincent de Paul, reçoit $25 par^ mois._ M.Thomas et les accords d’Ottawa Si les dominions s'écroulent, ils ne pourront plus absorber l’excédent de notre population — Nous croyons qu’en les aidant, nous nous aidons nous-mêmes triote à Montréal hier soir après avoir passé bien près de le reneon-1 Aux Etats-1 ms, on fait un effort trer à Vancouver; M.Pierre Ches- artificiel pour réprimer la crise, nais, déléglé du consulat français Ln raison est purement électorale.de Montréal.Gomme M.Romier fut lui-même longtemps journaliste, on dérida de fixer l’entrevue à 8 heures 30 hier soir.Nous fûmes quatre journalistes au rendez-vous et pendant une heure et peut-être plus, tellement le temps passa vite, M.Romier parla de choses économiques, politiques, sociales, nous promena à travers les pays d’Europe, d’Amérique et d’Asie.L’une des idées les plus importantes exprimées, et qui ne manquent pas d’application locale, est celle que nous avons rapportée au début, à savoir, la tendance de la masse à réagir, par l’exigence de ,1a dictature, contre les gouvernements qui ne font.qu’administrer, que gérer, et qui ne gouvernent pas.Au sujet du Canada, XL Romier comme c est pour une raison électorale que l’on a facticement retardé la dégringolade qui devait normalement survenir en 1927.Aujourd’hui.il faut non seulement corriger l’Inflation prévue de 1927.mais le surplus d’inflation de 1927 à 1929.La baisse des prix des produits agricoles a commencé en 1927 tandis que les prix des produits industriels n’ont cessé de monter Jusqu’en 1929 et même en 1930.Finalement, c’est la baisse graduelle des produits agricoles qui n amené la catastrophe.Les bonds de la bourse sont un signe de l’effort artificiel américain de répression de la crise.A force de tourner une manivelle, la machine peut venir à marcher.Quel que soit le président américain de l’automne, les problèmes économiques restent‘entiers.SI les dettes siècle pour former des contremaî- : recevoir les $600 alloués à chaque très, car les contremaîtres doivent famille.,, , , être des artisans supérieurs.Au j D’ailleurs la ville de Montreal ne Canada, au début de la colonie, dépensera pas un sou de plus qu a vous avez reçu des gens de mé- l’ordinaire, La seule difference c est tier, voilà pourquoi la fondation que ceux qui voudront du secours du pays a réussi.En Russie, on a direct de la ville, devront travail! r constfuit de grandes usines, on a ; pour l’obtenir.fait venir «les ingénieurs étrangers.: On signale des abus criants.Ain-on a trouvé la main-d’oeuvre sur si certaines jeunes filles dans les place, mais on n'avait pas les con- familles assistées ne veulent pas tremaitres pour diriger le travail.: s’engager à $lo par mois comme Résultat: fermeture des usines ou i domestiques» parce que leur family production grossière.Dans le domaine agricole, ce n’est plus la même chose.La Russie peut venir à avoir une production de blé presque menaçante pour d’autres pays, mais là encore il ne faut pas exagérer.car à mesure que la bonne alimentation et le bien-être se développeront en Russie, la consommation du blé augmentera considérablement.Le fameux dumping a été un acte de désespoir.La Russie a affamé son monde pour payer ses tracteurs.N’oublions pas qu’elle a une population de 175,-000,900 d’habitants, soit autant de consommateurs.La force de la Russie est dans son monopole du commerce extérieur.Elle est la bancaire de l'épargne sous forme de cartes «le ses travailleurs.Elle est un énorme client et peut acheter à très bas prix.M.Romier nous dit alors un mot de l’Allemagne et de l’Italie, où la dictature triomphe d’autant plus aisément que l’instruction primaire est limitée et jeune.Si la France et l’Angleterre ont pu résister à la dictature jusqu’à maintenant, c’est à cause de leur instruction primaire ancienne.L’Allemagne, pays de savants, de philosophes, d’hommes cultivés, est passée du régime féodal à l’impérialisme en 1870 et elle aime tellement la guerre qu’elle suit aujourd'hui un garçon de bottier: Hitler.L'Italie compte 50 p.c.d’illettrés.L’esprit critique n’est pas développé dans le peuple «lui n’est mis au courant de la politique que de façon orale et selon que le veulent bien les fonctionnaires.« Problème non résolu Comme dernière idée, M.Romier nous expose que le capitalisme a résolu le problème de la production en masse et à bon marché, mais qu’il est loin d’avoir résolu le problème de la distribution.Il est démontré que la production coûte 3ô' p.c.et la distribution 65 p.c.La production a progressé et la distribution a rétrogradé d’un siècle.Le nombre des commerçants a augmenté de millions depuis la guerre, parce que le commerce est devenu à la portée de tous.La publicité n’est plus facultative et engendre des frais nouveaux.Elle s’est créé un empire négatif, c’est-à-dt-re que si elle ne fait pas nécessairement vendre un produit, sans elle le produit ne se vend pas.M.Romier reatera jusqu'à novembre Au cours de l'entrevue intéressante.Instructive, familière, philosophique et reposante qtrs nous a accordée, M.Romier, nous l’avons tellement tenu en haleine qu’l U dû rallnmer sa pipe à une vingtaine de reprises et renoncer finalement à Sont>ce les restes de Nungesser et Coli?On trouve deux squelettes et les débris d’un avion sur le mont Blomidon, à Terre-Neuve Curling, Terre-Neuve, 24 (S.P.A.) — On apprend «;uc deux squelettes et les débris d’un avion ont été trouvés sur le mont Blomidon, au sud «le la baie des Iles, à une ving-tine de milles de cet endroit, et Ton croit qu’il s’agit des restes des aviateurs français Nungesser et Coli.et de leur avion, L'Oiseau Blanc” On sait que Nungesser et Coli ont disparu en tentant de voler de Paris à New-York.Le jour de leur disparition, le 19 mai 1927, d«‘s habitants de la baie des lies ont déclaré avoir vu près du mont Blomidon une lueur qui avait paru causée par une explosion.Il n’y eut pas d’enquête en rapport avec cette information.Nungesser et Coli étalent partis malgré la menace de vents contraires et de neige.De fait, il s’est produit une forte tempête de neige a-lors qu’ils devaient être au-dessus de l’Atlantique^ ^ ^ _ Feu Mme Noé Binette Londres, 24 (S.P.C.) Dans un discours où il a demandé aux ministres libre-t‘chnnistesg «le ne pas quitter le gouvernement.M.J.H.Thomas, secrétaire d’Etat pour les Dominions, a «lit: Je n’ai pas l’intention de faire des excuses au sujet di's ententes négociées à Ottawa.La situation n’est pas moins grave aujourd’hui qu’il y a douze mois.S’il était alors nécessaire de subordonner les intérêts personnels à l’intérêt général, la chose n’est pas moins nécessaire maintenant.Et surtout, une rupture serait moins justifiable maintenant, puisqu’elle atteindrait une politique de l’Empire.Je seconde un premier ministre qui lutte avec difficulté pour sauvegarder l’oeuvre d’une vie de services publics et qui dit néanmoins: “Mon pays d’abord 1" Si les Dominions s’écroulent, a ajouté M.Thomas, ils ne pourront plus absorber l’excédent de notre population.C’est pourquoi nous n’avons pas refusé leur appel à Ottawa.Ce n’était pas un appel égoïste, et nous croyons qu’en aidant les Dominions, nous nous aidons nous-mêmes.Les chefs hindous et les intouchables s'entendent (Dernière heure) Poona, Inde, 24.(S.P.A.) — Les chefs des Hindous des castes supérieures et det intouchables qui travaillent depuis trois jours à rédiger un compromis sur la ques- • tion électorale qui mettrait fin à la grève de le faim d» Gandhi en sont venus aujourd’hui àunaccord.Pour les moisson; de TOuest Winnipeg, 24 (S.P.C.) — Depuis le début des n/dssons, le Canadien National et le Pacifique Canadien ont repris à îear emploi, dans l’Ouest, plus de 3,000 hommes.Ces hommes auront du travail Jusqu’à ce que les céréales soient emmaga- consommer sa pipée entière de fa- sinées dans les élévateur».La mère de M.le chainoine Donat Binette, de l’archevêché, est décédée hier à Saint-Augustin des Deux-Montagnes à l'Age de 78 ans et 11 mois.Mme Noé Binette, née Léo-nie Savard, laisse après elle trois fils.M.le chanoine Binette, et MM.Arthur et Charlemagne Binette, de .Saint-Augustin; deux soeurs, Mmes H.Guay et Vve W.Rochon.Les funérailles auront lieu à Saint-Augustin lundi matin à 9 h.30 après l’arrivée du train «le Montréal.M.le chanoine Binette doit célébrer le service.Enfant tué par un camion Un enfant de six ans.Fernand Beaudry, 1897 rue Iberville, s’est fait tuer hier après-midi, vers qua tro heures, lorsqu’un camion l’a frappé à l’angle des rues Dufresne et Ontario.On l'a transporté immédiatement après l'accident dans une pharmacie voisine où les nié-cins ont déclaré qu'il avait succombé instantanément à la suite d'une fracture du crâne.Le cadavre a été transporté à la morgue où le coroner tiendra une enquête aujourd’hui.L’enfant traversait la rue Ontario en courant lorsqu’un camion, conduit par Louis Dehaut, de Laval des Rapides, l’a frappé.Le conducteur a arrêté immédiatement pour transporter l’enfant dans une pharmane.Réunion conservatrice à Berthierville Demain après-midi, à 2 heures, à Berthierville, assemblée conservatrice pour la fondation d'une filiale de Vidée conservatrice.MM.J.-A.Barrette.J.-A.Mousseau, Maxime Bourassa, Gaston Allard, J.-O.Renaud, Armand Lamy, Tancrède Fortin, Auguste Boyer, J.-J.Penverne et Paul Monty seront au nombre des orateurs.Les jeunes délinquant! son1 moim nombreux Ottawa, 24 (S.P.C.) — Selon un rapport du bureau fédéral de la statistique, le nombre des jeunes délinquants a diminué de près de 10 pour cent de 1930 à 1931, au Canada C’est la première diminution appréciable enregistrée dans ce domaine depuis 1922.C’est en Ontario que le nombre des Jeunes déli”-quanta a le plue diminué.Québec et Ontario discuteront Une conférence entre les représentants des deux provinces aura lieu vers le 3 octobre à Toronto Québec, 24 (D.N.C.) — Québec et Ontario auront bientôt une conférence pour discuter les problèmes intéressant conjointement ces deux provinces.M.Taschereau a accepté l'invitation de M.J.IL Price, procureur général de la province soeur.Il est probable que cette réunion aura lieu les 3 et 4 octobre, à Toronto.Plusieurs questions seront étudiées, tout particulièrement celle des assurances sur laquelle les provinces n’ont pu s’entendre avec Ottawa au cours «le la dernière session.On discutera aussi l'imposition des taxes de la part du fédéral sur les messages télégraphiques ou téléphoniques.On envisagera aussi la juridiction des commissions gouvernementales et le cas des membres de ces commissions.11 est question d'assimiler leur position à celle des juges de la Cour Supérieure.M.Taschereau prendra part à ectte conféresce et sera assisté de M.Charles Lanctôt et de M.P.-A.Dugal, directeur des assurances.Sera-t-il question de la canalisation du Saint-Laurent?Il est difficile de le prévoir, mais c’est peu probable.En béton plutôt qu’en fer Recommandation du conseil central des Syndicats catholiques au sujet du pont de Caughna-waga — Les travaux de béton emploient plus d’ouvriers et le ciment est fabriqué tout près de Montréal Au cours d’une séance régulière tenue hier soir à la salle de la rue Demonligny, le Conseil central «les Syndicats catholiques et nationaux de Montréal a adopté une résolution pour demander que le pont de Caughnawaga soit construit en béton plutôt qu’en fer.On a représenté que les travaux de béton emploient plus d’ouvriers que la construction d’un pont en fer et que de plus la matière première, c’est-à-dire le ciment, est fabri-«niée tout près de Montréal.Quelqu'un a fait remarquer qu'il faudrait probablement qu’une section du pont soit construits en fer parce «jue les besoins de la navigation exigent que le pont puisse s’ouvrir, mais on a décidé de demander que la plus grande partie de la structure soit construite en béton.Coupures au chantier municipal Le Conseil central a ensuite adopté une autre résolution pour protester contre les coupures «pie la cité de Montréal a pratiquées depuis la fin de luin sur le salaire des employés de chantier municipal.Ces employés, en raison de la réduction du nombre de jours de travail qui leur a été imposée, ont subi, en fait, une coupure de 55 à 60 pour cont.Certains de ces employés ont de dix à vingt ans de service.L’aumônier, M.l’abbé Bertrand, a déclaré que la ville doit être le modèle des patrons et que c'est un devoir «le justice pour «die que de bien traiter ces vieux employés qui l’ont servie fidèlement pendant des années et qui pendant Je temps de prospérité touchaient un salaire inférieur à celui «les hommes de métier au service «les entreprises privées.Contre le projet Desroches Le Conseil central a aussi adopté une résolution de protestation contre la proposition de M.l’é-« bovin Desroches.de réduire de 25 pour cent les salaires de ceux qui •seront employés aux travaux spéciaux entrepris dans le but de remédier au chômage.Les membres du Conseil croient que la propo sition de M.Desroches s’apparente à celle de M.T.D.Bouchard, que leur congrès annuel a dénoncée, et c’est pour cela qu’ils croient de leur devoir de protester sans plus tarder.Au cours de la séance que présidait M.Alfred Charpentier, M.Alfred Bertrand a été élu secrétaire-l financier.Acadiens à Montréal Plus de 800 excursionnistes des Provinces Maritimes sont arrivés à Montréal ce matin, à bord de convois spéciaux du Pacifique Canadien, gare Windsor.L’excursion a été organisée par la compagnie dans les divers centres des Provinces Maritimes où passent les voies du Pacifique Canadien.Parmi ces voyageurs on compte un bon nombre d’Acadiens.Ils demeureront à Montréal jusqu'à dimanche soir, alors qu’ils repartirons pour les Provinces Maritimes, Le prince de Galles ira à Belfast Londres, 24.(S.P.C.) — Le prince de Galles visitera l’Irlande du Nord en novembre et Inaugi fera, au nom du Roi, les nouveau immeubles du Parlement à Belfast.M.Mackenzie King dans Prince-Albert Le chef libéral dit qu'il n’a ja-i mais pensé à poser sa candidature dans une autre circonscription électorale Ottawa, 24 (S.P, C.) — Il y a quelques heures, M.J.G.Diefen-baker, de Saskatoon, affirmait avoir appris d’un membre «lu comité exécutif des libéraux de Prince-Albert que le chef de l'opposition libérale aux Communes.M.Mackenzie King, “secouerait de ses pieds la poussière de l’Ouest” et poserait sa candidature dans l'est aux prochaines éjections fédérales.M.Mackenzie King a fait la déclaration suivante au sujet do cette assertion : Aucun membre du comité exécutif des libéraux de Prince-Albert, «m qui que ce soit à part les membres de ce comité, ne m’a laissé entendre qu'il était «ruestion de choisir un autre candidat que moi-même dans Prince-Albert aux prochaines élections fédérales.Les libéraux de Prince-Albert | sont, cela va de soi, libres en tout' temps de choisir quiconque ils désirent comme candidat.Quant àj moi, j«> me sentis très honoré lors-| que.en 1926, j’ai été nommé candidat des libéraux de Prince-Al- j bert et par la suite lorsque je suis j devenu député de la circonscrip-tion.Depuis, les expressions répétées ; de confiance et de bienveillantte ! formulées en raport avec la représentation de Prince-Albert au; Parlement fédéral n'ont fait qu’ac-i croître, si possible, mon appréciation de l’honneur «me l’on m’a fait et des nombreux avantages qui’l y n, au point de vue national, à rc-; présenter au Parlement une cir-; conscription de l’Ouest canadien,, vu que les devoirs de chef du parti; libéral — que le parti soit au pouvoir ou non — nécessitent de longs séjours dans l’Est du pays.Je n’ai jamais pensé à la possibilité de poser ma candidature dans une autre circonscription.Tant que les libéraux de Prince-Albert continueront de me vouloir corne candidat et que les électeurs m’honoreront de leur confiance, le serai de plus en plus fier d’être le représentant de Prince-Albert, et je m’efforcerai toujours de m’employer dans le meilleur intérêt de i cette circonscription.- _ .i A Genève Sir John Simon énonce un projet destiné à permettre à l’Allemagne de participer de nou-j veau à la conférence du déaar- j mement — La question mand- j choue Genève, 24 (S.P.A.) — Sir John! Simon, secrétaire d’Etat des affai-j res étrangères de Grande-Bretagne,; a énoncé un projet destiné à permettre à l’Allemagne de participer de nouveau à la conférence de désarmement.Il paraît que le ministre britannique a suggéré de substituer aux limitations d’armements indiquées dans le traité de Veraail-les le plan le désarmement que la conférence adoptera.Cette propo-! sition aurait ét£ communiquée au| ministre des affaires étrangères d’Allemagne, le baron von Neurath, qui a déclaré récemment que son pays ne participerait pas aux négociations de Genève s’il n’obtenait pas l’égalité des armements avec les autres pays.On dit que l’Allemagne désire beaucoup participer de nouveau à la conférence, à condition de pouvoir “sauvegarder les apparences” en obtenant une “satisfaction mora-| le”.L’Allemagne, explique-t-on, est; déçue de n’avoir pas obtenu uni cordial appui de l'Italie, en matière d’égalité des armements.11 y a quelques heures, le Japon a obtenu du conseil de la Société des i nations l'ajournement de l’étude | formelle de la question mandchoue.Le rapport de la commission d’enquête Lytton ne sera probablement pas soumis avant décembre à l’assemblée de la Société.Les routes d'hiver Québec, 24.(D.N.C.) — Le ministre de la voirie entretiendra le même circuit de chemins d’hiver, nous apprenait hier M.Arthur Bergeron, assistant sous-ministre.Un avis n été envoyé aux municipalités Intéressées et si elles veulent contribuer dans la même proportion que par le passé, soit $100 du mille, le ministère entrtiîiendra leurs routes.Le circuit de l’an dernier avait une longueur total ede 375 milles dont 85 milles dans le district de Québec, 280 milles à Montréal, et 10 dans Chicoutimi.Gandhi est plus faible Poona.T n d e, 24." ( S.P.A.)-— Gandhi est «levenu très faible à 1s suite de ses 82 heures de jeûne et la nouvelle a fait accourir vers sa prison hier «oir les chefs «les castes hindous et des intouchables qui ont discuté avec lui pendant une quarantaine de minutes pour mettre la dernière main à une enente qui serait définitivement conclue dès aujourd’hui et qui serait aussitôt transmise par câblogramme au gouvernement anglais.Gandhi souffre de nausées et d'étourdissements et il a peine 4 •* t«ai?-le«i yeux ouvert». 4 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1932 VOLUME XXIII — No 220 Campagne louable, mais bien mal conduite -A l’honneur - Une oeuvre religieuse de M.Edouard Biron — Un livre de M.Eugène Lapierre — Les pavillons de musique — Une école de petitSj chanteurs — Pourquoi?— Le parc aux malpèques La veille de notre Fête Nationale, un diRnitaire de la Société Saint-Jean Baptiste, au parc LaFontaine, lut un discours dans lequel se trouvait le passage suivant (reproduit dè la Presse du surlendemain): En 1928, la société faisait de nos vieilles chansons le thème du défilé du 24 juin.U y a deux ans, qrAce à la généreuse coopération de la Banque tf Epargne de la Cité et du District de Montréal, la société pouvait 'publier à 135,000 exemplaires un petit chansonnier illustré avec août ,pqr fan de nos plus délicats artistes; ce chansonnier, contenant tsne douzaine de nos chansons les plus populaires, fut distribué gratuitement aux milliers d'étévrs des écoles catholiques de Montréal, avec la bienveillante collaboration des autorités de cette commission.C’est une campagne éminemment louable que la Société Saint-Jean-Baptiste a entreprise contre l’envahissement de l’infâme refrain américain et du jaiz épileptique.Mais pourquoi faut-il que, dès l'origine, elle l’ait compromise par la distribution à 135,000 exemplaires d’un soi-disant recueil de chansons dans les écoles catholiques de Montréal, et comment les autorités de la commission scolaire ont-ils pu v prêter la main?Le recueil, qui comprend treize numéros — mince prébende, -présente des erreurs qui en font le pire exemple qu’on pût proposer aux enfants.Treize chansons, c’est peu, mais ou aurait pu alléguer qu’elles seraient suivies d’autres plaquettes, si les chansons avaient été tout au moins écrites correctement.Ce recueil de treize chansons descend à dix, si l’on ne tient pas compte de trois refrains: Il a gagné ses épaulettes! Bonsoir, mes amis, bonsoir! et Savez-nous planter les choux?U ne reste donc en réalité que dix vraies chansons et.sur ce nombre, trois sont écrites avec des rythmes faux: Alouette! qui débute sur le premier temps, ce qui lui donne deux temps et un quart â la quatrième mesure, au lieu de commencer sur la seconde moitié du second temps, les deux premières notes servant de notes d'impulsion; Il était un petit navire, écrit d’un bout à l’autre à deux temps, au lieu i de l’être six mesures à trois temps et six mesures à deux temps; le Petit Mousse Nofr présenté à quatre temps et que tout le monde chante correctement à trois temps.11 ne reste donc que sept chansons bien écrites sur un total de treize numéros.Les mauvaises habitudes prises pendant l’enfance demeurent toute fa vie.Notre peuple est bien assez accoutumé à se moquer du rythme — témoin la façon atroce dont on chante Un jour ta France sur nos bords.— pour que, par une négligence que rien ne peut excuser, ou aille lui fournir des textes écrits de travers.La Société Saint-Jean-Baptiste de vrait s’empresser de retirer de la circulation tout ce qu’elle peut trouver de ces recueils et de les jeter au fen.* * * Dans le palmarès de l’Ecole Normale de Musique de Paris, publié cet été par le Monde Musical, on trouve la mention suivante: Licence de concert: M.Arthur l^eBlanc (violoniste canadien), a passé avec succès toutes les épreuves; mention: très bien; prix de 500 francs.Les juges étaient MM.Jacques Thibaud, président, Alfred Cortot, directeur de l’Ecolè, Georges Enes-co, Firmon Touche, P.Kochansky, G.Bouillon, IL Charny, CJiampeil.* * * M.Edouard Biron vient de publier (en dépôt à la Maison Edmond Archambault), une Messe du Christ-Roi, dédiée h M.Louis Bouhier.T P.S.S., curé de Notre-Dame.Elle est écrite pour trois voix d’hommes avec accompagnement èt a été gravée en Angleterre.Qu’on i ne crie pas au Patriotisme Impérial : nous n’avons pas de maison de gravure chez nous.M.Biron a voulu faire une.oeuvre ! facile et simple.C'est un écueil bien près du gouffre de la banalité, mais il a réussi à y échapper en demeurant sincère et probe.| Aussi puivje conseiller aux maitri-[ ses de la mettre au répertoire.Sans doute les choeurs capables de s’attaquer à des oeuvres difficiles la trouveront-ils bien simple, mais les choeurs aux prétentions modestes la trouveront commode.Quant à la liturgicitê de cette messe, on peut la déclarer parfaite.Le seul reproche qu’on pourrait faire à M.Biron, c’est qu’il a trop tenu ses parties dans le registre moyen des tessitures et qu’il n’use nulle part des procédés d’imitation qui auraient aéré l'ensemble.Mais il ne faut pas perdre de vue que Fauteur n’a pas voulu écrire pour les choeurs exceptionnels et que le peu d’exigence qu’il manifeste pour les voix aigues ou profondes facilitera la diffusion de sa messe.* * * M.Eugène Lapierre publiera ces semaines-ci, chez l’éditeur Lévesque, un livre intitulé La Musique au Sanctuaire.Voici la liste des chapitres: I.Prétextes — Routine — hmpi-risiiie.IL Le sacrifice antique et sa forme actuelle.III.Au sommet de la hideur.IV.La valeur esthétique de la musique religieuse.V.La filiation grégorienne rie la musique et de ses écoles.VL Le psaume, lecture lyrique.Vil.Le style d’église — Moyens de le reconnaître.1V1IL L’orgue, son caractère.IX- Quelques oubliés: Choron, d’Ortignés, Lemmens.X.Querellas de Lutrins.XL Conclusion.* * ¥ Le comité exécutif municipal,étudiera.dit-on.l’opportunité d’installer des amplificateurs aux kiosques à musique des parcs LaFontaine et Jeanne-Mance.Dieu nous en préserve! Excellents pour les discours, patriotiques ou politiques, pour la diffusion de la chanson populaire, où l’instrument qui est la voix ne compte pas et où valent seulement les idées, quand il y en a, les amplificateurs sont mauvais pour la musique, parce qu’ils déforment le son, les timbres, les mélanges instrumentaux.Ce qu'il faut, c'est qu’on se débarrasse au plus tôt des kiosques actuels qui ne sont que des abris contre la pluie, pour les remplacer par des pavillons en forme de conques sonores.La Ville elle-même vient d'en construire un au parc Marguerite-Bourgeoys, à la Pointe-Saint-Charles, — l’inauguration en a été faite par la Musique des Grenadiers, il y a une couple de semaines.Pourquoi n’en érigerait-elle pas d’autres aux parcs LaFontaine et Jeanne-Mance?Ce serait chose facile de les munir d’amplificateurs, si le besoin s’en faisait sentir notir une circonstance quelconque.Mais un pavillon en conque suffit, puisqu’on a trouvé le moyen d'ajouter à leur puissance d'amplification sans se servir de ces toni-trunntes trompettes de Jéricho dont usent les chanteurs de la Saint-Jean-Baptiste les mercredis soirs au Rare de l’est.On dit que le pavillon neuf du parc Marguerite-Bourgeoys ne comporte pas toutes les améliorations dont les plans existent à Montréal même et que cependant la sonorité et l’amplification y sont excellentes et la couleur des timbres parfaitement conservée.Dans les deux parcs, on trouve des endroits qui conviennent parfaitement à l’érection d’un pavillon suivant les données les plus nouvelles de la science de l’acoustique.Au parc LaFontaine, c’est la place occupée actuellement par le pavillon carré qui a dos au lac, tout près du kiosque de musique actuel.Au parc Jeanne-Mance, il y a un terre-plein un peu au nord du kiosque actuel qui conviendrait merveilleusement à cette nouvelle installation.La ville devrait étudier le projet.Si tous les plans en étaient déterminés au cours de l’hiver, elle pourrait commencer la construction dès les premiers beaux jours, â la fin d’avril et, avec un peu de méthode, les pavillons seraient prêts pour la fin de juin, ou les premiers jours de juillet, gu plus tard.Cela vaudra toujours mieux que d’installer des radios dans les vespasiennes.* * * Parmi les auditions intéressantes et nouvelles que nous promet la saison musicale, signalons la visite, que projette dp nous envoyer M.J.A.Gauvin, des Wiener Saenger-Knaben (Les petits chanteurs de Vienne).C'est un choeur d’enfants qui fut fondé en 1498, par décret de l’empereur Maximilien 1er, comme section de la Chapelle Impériale.Depuis plus de quatre cents ans, malgré les vicissitudes du Saint-Empire, les guerres, les malheurs de la monarchie austro-hongroise, ce choeur a toujours continué â exister.C’est sur la recommandation du baryton canadien Roy Royal que M.Gauvin a engagé les petits chanteurs viennois qui viennent pour la première fois en Amérique cet automne.Il no faudrait cependant pas qu’on établit des comparaisons entre la Manéeanteric des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, dont le premier concert chez nous eut Heu il > a exactement un an mercredi dernier, et les Petits Chanteurs de Vienne, Les premiers appartiennent à une institution où le travail choral n’est qu’une manifestation entre dix autres, tandis que les seconds sont avant tout une véritable école de musique.Dans l’estime que nous en ferons, l'un et l’autre choeurs pourront occuper le même plan, parce qu'entre eux aucun point de comparaison ne peut être commun.* * * ! n journal de Montréal annonçait au commencement rie l’été que vingt-trois membres de la Canadian Medical Association venaient d’exposer leurs oeuvres: huit font de la peinture, un des eaux-fortes, deux font dos dessins industriels, un est photographe, .un est repous-seur rie cuivre, trois sont sculpteurs, cinq collectionnent des timbres-poste, un dessine à la plume et un dernier est compositeur de musique.Ce même journal, qui veut être spirituel aux dépens des autres, douce manie qui fait tache d’huile dans la maison ajoutait : Evidemment, mais on peut être médecin et n'avoir pas ou peu de clientèle.Evidemment, pour parler comme l’autre, dans un pavs où l’on s'effare devant ce phénomène: le professionnel qui s’intéresse à un art, en dehors ou û côté de son métier, il faut bien n’avoir ni plaideurs ni malades pour avoir des loisirs à consacrer à la peinture ou à la musique.Certaines gens en sont toujours a la question que posait, voilà bien des années, un honnra-; ble industriel enrichi à un roman-j eélèbre il qui ses livres avaient donné la fortune.Mais il y en a i d’autres qui croient et pratiquent i que l’exercice d’un art ne leur a jamais ôté un client ou un patient et qu’on compte plus dans la société si l oo sait faire autre chose que Méthode facile et rapide pour accompagner le chant grégorien suivie d’un Appendice pour l’accompagnement des cantiques par le* Frères du Sacré-Coeut.Prix: $0.50 l'unité, franco; $5.00 la douxaine.L’EDITION ANGLAISE se vend aux mêmes prix.Adresse : Les Frères du Sacré-Coeur, Arthabaika, Qué.Ïiarler code, bistouri ou grand-ivre en compagnie.F.-L.Wanklyn, l’ancien commissaire de la Ville, ingénieur renommé qui fut l’adjoint du président du Pacifique Canadien, n’était ni un imbécile, ni un oisif; or, il faisait de la peinture.Le Dr Louis-Edouard Desjardins faisait de la composition musicale; pourtant son bureau d’oculiste était l’un des plus achalandés de la ville.Le chef des laboratoires à l’hôpital de la Salpétrière, se repose de la biologie en donnant des oeuvres à l’Opéra et au concert.Et jouer du piano n’a pas empêché Paderewski d’être le meilleur premier-ministre de la Pologne aux jours de sa reconstruction.* * ¥ Le parc aux malpèques.Réponse d’un diplômé d’une société musicale à l’examen de théorie de l’Académie de Musique de Québec, au mois de juin dernier: Q.—Qu'est-ce que veut dire le signe C au commencement d’un morceau?R —C désigne la mesure à 3 temps.Q.— Pourquoi?R.—Parce que C est la troisième lettre de l’alphabet.Frédéric PELLETIER Musique et comédie L’Orphéon de Montréal L’Orphéon de Montréal n’est pas mort.Il est même plus vivant que jamais.C’est une nouvelle qui a son importance, quand on songe à la quantité innombrable de fondations qui ont vu le jour sur les bords du St-Laurent et que Je temps a ensevelies.On parle de cathédrale engloutie, mais la musique, chez nous, en a vu périr bien dautres.Voilà un organisme d’un genre nouveau, et qui prétend défier le temps.Qu’on se le tienne pour dit : L’Orphéon n’est pas mort, l’Orphéon est en pleine vie.Emiliano Renaud jouera du Chopin Le récital du pianiste Renaud est fixé au 27 octobre, à la salle Windsor.M.Renaud jouera, entre autres choses, les quatre ballades.Direction : Oscar Richer, FR.3355.“Le fiancé malgré lui” La Société dramatique paroissiale, direction L.-P.Hébert, donnera cette comédie à la Palestre du National, rue Cherrier, mardi soir.Lucie Poitras, Fleurette Sutton et Arthur Lefebvre font partie de la distribution^.Au Studio Brunet Lundi soir.3 octobre, à 8 h.30.hôte! Place Viger, conférence de M.Alfred La mou ceux sur l’école romantique et Rerlioz.avec le concours de quelques artistes.“La Corvéo” Les répétitions x'ont bon train pour la première veillée du bon vieux temps, au Monument National le 3 octobre, sous la direction de M.Conrad Gauthier.Comme on le sait, la pière de folklore canadien qui est à l’affiche est intitulée "La Corvée" par M.Emile Coderre, auteur du récent volume de bailadçs; “Quand i’parle tout seul”, qu’il a signées de son pseudonyme "Jean Narrarhe’’.Heifetx C’est lundi soir, le 3 octobre, au théâtre His Majesty’s, que M.Louis-H, Bourdon fera entendre le célèbre violoniste Jasrha Heifetz.Germaine Malépart La pianiste Germaine Malépart donnera un récital au Matinee Musical Club, mardi, le 4 octobre, a 3 heures de l’après-midi, à la salle des congrès, hôtel Mont-Royal.M.Arthur Sauvé au “Cercle Anguste'Réal Angers" Le parfy conservateur, le pant libéral, les indépendants - Le rôle des ministres canadiens-français — Le patronage - La causerie du ministre des Postes hier soir à Québec Québec, 24.— M.Arthur Sauvé, ministre des Postes, était hier soir l’hôte du Cercle Auguste-Réal Angers dont M.Armand Lavergne est le président.Appelé à prendre, la parole M.Sauvé a prononcé l’allocution suivante: Le parti conservateur, dit M.Sauvé, doit sa naissance à l’esprit d’ordre et de justice qui inspirèrent ses fondateurs imbus de cette idée fondamentale que faisaient des ministres canadiens-frârt-çais, donnant parfois le crédit de telles actions à des hommes de langue anglaise.On a été jusqu'à faire porter d'odieux actes de fanatisme contre des ministres canadiens-franaçis et à excuser certains hommes de langue anglaise qui pouvaient en être responsables, quand les ministres compatriotes avaient fait leur devoir pour pour développer rationnellement les as-[Rendre leur race et avaient finalement pirations du Canada et son immense ter- ritoire, occupé par deux races de mentalité différente, tout en ayant quelque chose de commun par l'origine et surtout par l’intérêt national, il était essentiel de respecter et protéger les traditions de chacune d’elles, ainsi que leurs ins- j titutions communes ou particulières et la monarchie qui régnait sur la colonie "Le progrès dans l'ordre” synthétisait son programme d'action sociale et politique.C'est par la réalisation de ce programme que l'union générale fut possible et produisit ses résultats merveilleux dont la conséquence fut la reconnaissance du Canada comme nation, et l'une des plus prometteuses du monde entier.Les adversaires de ce parti ont pu flatter les passions populaires pour capter le pouvoir administratif, mais ceux qui ont détenu ce pouvoir le plus longtemps ont dû garder comme directives de sûreté quelques-unes des idées fondamentales qu’ils avaient combattues, C'est dans la province de Québec que le parti conservateur trouva ses plus sûrs et constants adeptes, malgré que l’esprit de un grand effort pour en démolir l'influence.Dénoncé alors comme le parti du clergé catholique, le parti conservateur perdit des adeptes chez certain élément, ce qui affecte encore l'aile provinciale, mais il est honnête de proclamer qu’il possède à son crédit des lois organiques qui ont assuré l’ordre social, protégé la foi religieuse et assuré le développement qui constituent les forces essentielles du pays.Il est aussi nécessaire de le rappeler à ceux qui oublient vite et de l’enseigner aux jeunes générations influencées, bouleversées par idées, modes et propagandes en cours.Le parti conservateur se rend compte encore de la force irrésistible des évolutions, et il entend se faire toujours le réalisateur des plus rationnelles.LE PARTI LIBERAL Je ne suis pas de ceux qui nient au parti libéral tout mérite dans la vie canadienne.H a sa part dans l'évolution politique du Canada.Je crois que les deux partis qui ont été au service du pays depuis la Confédération sont encore les plus attachés aux institutions gardiennes des traditions du Canada, à la solution de nos problèmes nationaux, conformément au caractère que doit conserver notre pays.Les deux partis ont à faire face à un ennemi commun, dont le progrès commande à tous deux de s’efforcer non pas de se détruire par le dénigrement, par l’abus de langage ou de moyens l’un ou contre l'autre, mais de se combattre avec réussi.• Que n’a-t-on pas dit, par exemple, contre MM.Taiilon, Angers, Ouimet, contre MM.Pelletier, Nanfel, Rodolphe Lemieux, Bernier, Lapointe, Béland?J'avais devant moi hier soir, ce qui a été dit de pire contre M.Ernest Lapointe appelé "fraitre à sa race", etc., etc.Ce n'est pas, moi qui ai dit cela, ni ceux de mon parti.SOUS LAURIER Laurier au pouvoir a perdu des partisans.De 1896 à 1911 des clubs libéraux ont été fondés pour protester contre ses reniements politiques.De 1896 à 1900, des libéraux ont protesté parce que Laurier gardait des conservateurs dans le service civil.Laurier s’est maintenu au pouvoir jusqu’en 1911, parce qu’il a bénéficié du retour de la prospérité en 1899, et l'a perdu à cause de son projet de réciprocité Taft-Fielding.A chaque élection, les affaires du pays ont dominé les questions de patronage.Nous ne pouvons pas plus que les autres répondre à toutes les demandes.)e suis a révolution française fit exercer J accusé d’être un mauvais ministre non pas parce que j'ai économisé cette année au delà de quatre millions de dollars dans mon département, mais parce que selon les conservateurs, je me suis trop obstiné à ne pas faire beaucoup de destitutions, et par les libéraux parce que j'en aurais trop fait.l’ai agi dans les limites de la loi, suivant les ordres-en-conseil et les règlements établis bien avant moi.Cependant je reconnais que le Cou-vernemenf dont le parti a reçu le mandat d'administrer le pays doit autant que possible respecter les conditions et les besoins de ce parti, dans les classes inférieures comme dans l’aristocratie.La loi du service civil, oeuvre des deux partis dans le passé, avant nous, ne nous permet pas toujours de répondre à l'attente de nos amis.On peut désirer améliorer sans refuser de reconnaître qu'il soit nécessaire dans l'intérêt de l'administration du pays, d'assurer une permanence à l’employé qui acquiert de la compétence en même temps que de l’expérience.Les ministres ont le droit d'attendre que les membres de leur parti, surtout les dirigeants, fassent dominer les problèmes politiques sur du patronage; ils ont droit d'attendre de ces partisans de la discrétion, de la loyauté, une collaboration qui renforcisse leur influence au lieu de la diminuer._______ Legaré an Salon de la radio 'Il y a un soulagement au RHUMATISME De nos jour*, personne ne doit souffrir des douleurs rhumatismales.Il est aussi facile de s’en débarrasser que d un mal de tête.Aspirine dispose de ces douleurs comme par magie.Deux tablettes absorbées avec un peu d'eau soulagent toute attaque légère.Si la douleur se continue, répétée toutes les deux heures jusqu'à ce que la dernière > douleur soit sortie du système.N’hésitex jamais à prendre Aspirine.Ce n’est pas un narcotique quelconque.Elle ne bouleversera pas votre estomac et ne peut affecter le coeur.On peut en prendre plusieurs fois par jour pendant plusieurs jours ssns la moindre mal.Alors ne craignes pas l’hiver à cause du rhumatisme, de la névrite, du lumbago ou de rhumes constants car Aspirine vous assura toulagcment complet.BAYER MARQUE DE FABRIQUE ENREGISTREE AU CANADA Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H.Labrecque, I.O.t> Papineau, I.C.et Arpenteur.M Catlloux.I.O, Les Ingénieurs Associés T iiuriTiri?INGENIEUR.CONSEILS Bètot.Misé ¦- Arpentage — Expertise EDIFICE THEMIS MONTREAL.j 04*2 10, Ft-Jacçues oaest — HArbonr I 23*6 des idées édifiantes, des discours logi- i _ .r^nriotinn en 1877, ques et des modes respectables, /»;- c^Tdlre pend^t s^s 55 années me la vigueur, la tenante U fierti I.I c uii e, yicuut.i „ i a vigueur, ia ténaoté, la berté, la [ g—’ £ maison P-T.Legaré vaillance dans le combat, mais pas par; r.e.rïenc*’ à „n haut rie- des méthodes qui avilissent.J Limitée a maintenu à un haut ne_ gré sa réputation bien etatuie, gar LES INDEPENDANTS dé la confiance du public «et s est solidement assise avec une organi-Qu'il y ait encore des hommes qui se sation stable par toute la province, tiennent en marge des partis, en s’appe- I y .compris la métropole lant indépendants, cela est inévitable.Il en est parmi qui sorst nécessaires et) désirables.Ce sont ceux qui font hon- i nétement et intelligemment la part du mérite de chacun des deux partis et commentent logiquement leur conduite respective, au lieu de chercher à les bou- ' leverser, à les détruire en leur prêtant En 1912, elle fonda un magasin, rue Amherst et de ce premier noyau ont rayonné dix succursales établies dans'la! région avoisinante de Montréal.Ces magasins, administrés par des hommes compétents, se spécialisent dans la vente des meubles, poêles, laveuses elec- bitions vicieuses et des actes stupides ou j malhonnêtes.Cette dernière catégorie cherche à détruire les vieux partis au profit de gens dont la conduite et les idées n’offrent rien l’équilibré, rien de sam pour le foyer canadien ni rien de pratique pour le développement du pays.Les débouchés au Royaume-Uni pour Térable à parquets Le ministère du commerce reçoit fréquemment des demandes de source canadienne relatives à de l’érable à parquets.Les dimensions suivants (en pouces) sont celles qui sont généralement désirées sur ce marché; 1 par 2’i, 1 par 2%.t par 3, 1 par 4\, TV* par 2V IL par 2\, 1*4 par 3, IL par 4.Les dimensions (en pouces) des parquets minces pour recouvrir sont de 1 par 2L.dimension nominale de L par 2, et de 1 par 2, qui finit % par IL.Los offres pour ces parquets sont données sur les quatre qualités, c’est-à-dire la qualité rie choix, la première, la seconde et la troisième, \c marché du Royaume-Uni ne réclame pas toutes les dimensions ci-dessus, mais elles sont données afin de montrer létendue de la concurrence.Les exportateurs canadiens d’érable à parquets sont invités à communiquer avec le ministère à Ottawa (mentionner le dossier 17925-2), toujours des intentions vilaines, des am- j jrj‘qyCS' niais dès l’apparition de la -1,!-.radio, ses directeurs envisagèrent l’expansion future que prendrait cette importante industrie des appareils récepteurs.Aujourd’hui, elle a grandi à un tel point que l’on ne compte pas moins de dix .succursales de la maison Legaré qui s’occupent de la vente de radios et de meubles dans la métropole et ce service a été confié à l’administration directe de M.Hermann For-ter, directeur de la maison et fils de M.J.-H.Fortier, président et gérant général de la Compagnie P.-T.Legaré Limitée.Tous ces magasins sont dirigés par des géramts bilingues employant des vendeurs bilingues, triés avec choix et qui, grâce à leur compétence, ont accaparé une grande partie de la clientele du quartier où ils sont établis.On trouve dans ces magasins les meilleures marques rie radios que l’on puisse trouver sur le marché et c’est un fait incontestable que les radios Marconi, Phil* co, General Electric et Rogers Majestic comptent au nombre des appareils récepteurs le* plus en vogue a l’heure actuelle.Ce sont les appareils que la Compagnie P T.Legaré Limitée exposera' au prochain Salon de la Radio qui s'ouvrira à l'hôtel Mont-Royal.Le public acheteur a la certitude d'obtenir le maximum de satisfaction en se procurant n'importe lequel des appareils mentionnés plus haut et, de plus, il s’assure les services d’un personnel expérimenté, si toutefois une défectuosité se manifestât! quelque part.M.Hermann.Fortier, directeur-gérant des magasins Legaré à Montréal, est né à Québec le 28 septembre 1899.Il fit ses études au séminaire de Québec et, après rie brillants succès à cette institution, il obtint le titre de bachelier ès sciences et économie politique à l’Université de Philadelphie.Devant l'accroissement continuel ries alffaires de la maison Legaré à Montréal, il devint urgent d’y nommer un directeur.M.Hermann Fortier vint s'établir dans la métropole en 1928 et prij charge de l’organisation métropolitaine.Sa nomination eut tout l’effet qu'on avait espéré.Depuis lors.Punique magasin a vu neuf autres magasins «établir aux points les plus stratégiques de la métropole, dont le plus considérable est situé à l’angle des rues Saint-Hubert et Bélanger.Avex-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir’’, 430 rue Notre-Dame est, Montreal.(Téléphone: HArbour 1241*).LE PARTI CONSERVATEUR DANS QUEBEC Le parti conservateur dans la province de Québec travaille à refaire sont organisation, Ses hommes les plus intelligents, ayant la plus juste et la plus complète notion du caractère, des principes fondamentaux et des besoins du parti en face de la situation générale du pays et des conditions particulières de la province, ces hommes, dis-je, doivent se tenir à la hauteur de leur tâche, au premier rang, avec l'activité, avec toute l'énergie, toute la fermeté qu'exigeront les circonstances.Il ne s'agit pas de baser cette réorganisation sur des rancoeurs, des partis pris, mais sur les intérêts bien compris des conservateurs avant tout; mais pas de façon assez étroite pour éloigner toute adhésion désirable et assimilable.Quelles que soient les erreurs du passé, il est essentiel d'être discret, juste et loyal envers les chefs que s'est donnés le parti afin que ceux qui seront appelés à leur succéder ne soient trop effrayés des injustices, ou des exagérations, des défauts de l'humanité dans la politique.je crois avoir le droit de parler ainsi, et je parle sans aucune ambition, n'ayant plus qu’un souci, celui de coopérer loyalement à la lumière de mes convictions et de mon expérience.LE PARTI CONSERVATEUR FEDERAL Quant au parti conservateur fédéral, on s'accorde à dire qu’il possède a sa suprême direction un homme d une extraordinaire valeur et d'une exceptionnelle préparation pour les besoms de I é; poque.Il n comme collaborateurs des hommes de grande expérieoce comme sir Ceo.Pcrley, M Stevens, M.Ryckman; de grands avocats comme MM.Cuthne, Cordon, Caban, etc.Quant à la représentation canadienne-fr*nÇ*ls*i f"® ,r' * pas l’expérience des premiers, puisqu elle n’est mêlée à la vie et aux affaires fédérales que depuis deux ans.mais elle a autant de coeur, de vouloir et de soucis des intérêts que les premiers ou les compatriotes qui les ont précédés.LES MINISTRES CANADIENS-FRANÇAIS L’histoire nous enseigne que les ministres canadiens-franaçis de toutes les époques furent dénoncés comme nullité», valets des anglais, traîtres à_ leur race à partir de LaFontaine jusqu’à ce Jour.Récemment je revoyais ce que i avais extrait d* notre histoira politique depuis rUNIQN au suiet des attaques contre les ministres canadiens-français.i Souvent des compatriotes ont été trop portés à refuser de reconnaîtra e« que Raymond Beausoleil, LC.» Spécialité: COMBUSTION CHAUrFAOK INDUSTRIEL.ET DOMTSTIQUB — INSTTlXmONS HOPITAUX - CONCIEROERIES loimeable Dominion Square 1010 St«»Catherine ouest - PL.9131 CHAMBRE 740 Anatolf Vanler.C.R.Guy Vanler, CJi.Vanier & Vanier AVOCATS St cuest, u-e Saint-Jacques T41.HArbour 2841 BREVETS D’INVENTION ïam demande] ee’TnanucJ et cette forrnulede ffiaaw dlnoeniLm enotrusA 1 ^ALBERT FOURNIER 93UnuE>STE CATHERINE EST •' rvs.o l^l-w (F« E.AS.»_ AVOCATS COMPTABLES BERTRAND, GUERIN, GOUDRAULT & CARNEAU AVOCATS XT PROCUREURS j Imm.1ns.Rxch.278 ouest, rue St-Jacquei ' Krueet Bertrand, C.R.Substitut Senior du Procureur Général ! C.-X.Guérin, O.R.M.Gouclrault.C.R, 1 Antonio Qameaa.H.N.Garceau, Marcel pigeon.P.-A.Gagnort Comptable Agréé Chartered Aeovuntant Immeuble des Tramways 159 Ouest, rue Craie Téléphone: HArbour 5990 Aldérlc Blaln.LA, L.Roger Pinard, LA.L.Slain & Pinard AVOCATS Imm.Duluth, chambre 22 - LAne.214* *4.rue Notre-Dame ouest - Montréal Jacques Cartier, LA, L.TéL LAn.7209 Jean-Victor Cartier.AA, A.A.-J.Barcelo, AA.B.J -Eugène Rivard.A.A, A.CARTIER.BARCELO & RIVARD AVOCATS Chambre 920, “Tramways bide" 159 ouest, rue Craig - Montréal MMlïlcToilPIf, LU, C.MI É Solliciteur Générai AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, Gagnon éc Melghta Immeuble MOHIN 111, COTE UE LA MONTAGNE Téléphones: 2-0212 et 2-0213 QUEBEC LaRue & Trudel COMPTABLES AC.RffS CHA RTERF.D ACCOUNTANTS .1 Arthur T.aRue.C.A.Maunee Chartré, C.A.7.Wilfrid Boulet, C A.Jean-Paul Gauthier.C.A.A Emile Beauvaia, C.A.Jacques LaRue.C.A.Maurice Boulanger, C.A.J -Paul Beaulieu.C.A Geo.Henri Boulet, C.A.Lucien P.Bélair, C.A.Roland Chagnon.C.A.Montréal.Québec, iSt-Jean.P.Q._ Morency Frères* Ltée, ENCADREURS Dorure et Encadrement 458 rue Ste-Catherine Eté Gravures, eaur.-foites.Tableaux.Miroirs Restauration de tableaux et cadras an clens.— Matériel U'artlsteg.REMBOURREUR — MATELASSIER Maison Boyer SPECIALITES.Meubles et matelas sur commande ainsi que réparations.Estynés gratuits sur demande.5043-47 ST-DENIS :: MONTREAL Tél.BE.5351 Rés.Tél.ATlantlc 2700 Gérard Raymond AVOCAT Suite 725, Insurance Exchange Building 278 ouest, rue Saint-Jarques HArbour 2113 et 2114 PHARMACIES Rés.8089 St-DenU CAI.teDSd F.-Eugène Themen AVOCAT EDIFICE METROPOLE < Notre-Dame est Suite 505 Tél.HA.0201 1-12-32 Assortiment — Qualité — Servtci RéeN Prix Réduit* PHARMACIES WILBROD FAQUIN 4500 Papineau 1260 Mont-Roy» cmn Mont-Royal Coin Dclaroch« AMherst 2123 CHerrler 219] Avex-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241*), imMgnic ^ Assurance sur h Vie jplatiliFprbe MONTREAL * 4- NARCISSE DUCHARME, président ¦¦¦¦¦¦BBnBDaaBraaBBBMEnBBnBflBaBBaMmnr PETIT AGENDA DU MONDE PROFESSIONNEL | “On a» souvent besoin d'un plus "ferré’’ que soi” — dirait La Fontaine sqssbobbgrsssbh Notaire* HArbour 7137 Béla«ig«r & Bélanger Prêts hypothécaires 10 rue St-|*equ«* es» - Montrés! Professeur- m ru^a 611, Cours préparatolrs du proteosouJ Renc Savoie, I C., LE.Bachelier ès arta et sciences appliquées Cours classique, commercial, leçon» privée* BRXV ETS 1441 RUE SHLKBHuUKE OUEST VOLUME XXIII — No 219 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1932 006 “Mé?amies me demandent toutes de quoi je me sers *» Psychologie ambulante Par erreur, l’employé de chemin de fer me fit monter en deuxième au lieu de première, sans réclamer mon billet.Je me gardai bien de protester: la plèbe, dédaignée de tant de gens, m’intéresse et l’étroite passerelle qui sépare la deuxième de la première classe ne me tenta pas, mais pas du tout! Jé m’installai, sans dédain aucun, sur les bancs de simili-cuir destinés aux postérieurs du pauvre monde et je simulai un grand intérêt pour l’article de revue que j’avais sous les yeux et qui était royalement insignifiant; mais du coin de l’oeil je commençai d’observer les voyageurs et voyageuses avoisinants.Aucun grincement de dents encore, mais beaucoup de pleurs dans ce wagon prébéïen où des marmots mal attifés et fatigués piétinaient, maussades, les genoux de leurs mamans, et braillaient à qui mieux mieux, chacun s’ambitionnant à crier plus fort que son voisin.Tout a une fin: les bébés se fatiguent à la longue de pleurer, comme ils se fatiguent de rester silencieux.Une accalmie soudaine se fit de toute cette marmaille, permettant aux jeunes mamans de reprendre une attitude normale.Je vais essayer, me dis-je, de deviner lesquels de ces ménages sont heureux et lesquels ne le sont pas.Je dois dire, afin qu’on ne m’attribue pas plus d’aptitudes psychologiques que de raison, que ce ne fut pas difficile, les circonstances me fournissant le diagnostic beaucoup plus que ma perspicacité.Cette jeune femme, assise sur la troisième banquette, en diagonale de la mienne, avec ses cinq enfants n’ayant pas plus que dix ou douze mois de différence entre eux, est loin d’avoir l’air d’une martyre.Les mioches sont turbulents; sa maternité ne lui a évidemment pas laissé de répit; pourtant, elle sourit au moindre geste drôle de ses petits, elle rit même parfois aux éclats.Je regarde son avant-dernier, et parce que j’ai probablement l’air de le trouver joli (il a une petite fossette à la joue gauche, près de la bouche, qui remue tout le temps et qui m’amuse), la maman me regarde aussi et il y a comme de la reconnaissance dans ce regard, et tant de fierté! Le mari est assis derrière, avec les aînés.Il a l’air bonasse d’un bon chien de garde quand tout est calme autour de sa niche.La petite femme est plei-ne de vie et d’autorité.Elle donne un ordre à celui-ci, gourmande celui-là parce qu’il monte debout sur le banc, dit à cet autre d’aller retrouver son papa.Ils obéissent.C'est "elle qui mène”.Et ça a l’air de bien marcher.Oui.Cette mère est heureuse; malgré le nombre prometteur de ses garçons et filles, elle a les yeux pleins d’illusions et je suis sûre qu’elle n'a pas regretté une seconde de s’être “embarquée dans la galère.” Donc, le bonheur .peut résider chez la plèbe comme dans les classes plus élevées de la société.Le malheur aussi, d’ailleurs.Un spectacle moins réjouissant m’attira bientôt, un peu plus à l’avant.Une petite famille encore: le père, la mère, deux enfants.Ceux-ci ont l’air plus à l’aise que ceux qui m’avaient intéressée l’instant précé- ! dent, mais la mère, plus jeune que l’autre pourtant, est d’une pâleur i presque verte, ses grands yeux gris ! semblent ne plus savoir sourire; cette apparence blasée m’étonne et m'attriste à la fois, je suis d’autant moins l’expliquer que lui, le mari, a l’air bien et qu’il semble aimer sa femme: un bras passé autour de sa taille, il l’attire à lui de temps à autre: en deuxième classe, ce n’est pas gênant.Parfaitement impassible, la petite femme, et d’une insouciance! Son regard morne dit qu’elle n’attend plus rien de la vie.Mais pourquoi?Pourquoi?Je n’ai pas tardé à le savoir.Lui aussi, l’époux, est insouciant, mais d’une insouciance gaie: il rie et fait des folies avec son garçon de quatre ou cinq ans et engage une partie de boxe miniature avec ce blond rejeton, sans s’apercevoir que des fois les petits poings déjà fermes vont s’abattre gauchement sur la maman qui n’en peut plus et demande grâce.Une quinte de toux la prend; son mari, pour la calmer un peu, s’en va lui chercher de l’eau.Mais au fait, ça lui donne la soif, à lui aussi.Une boîte d’épais carton est là, sous le siège, contenant tout autre chose que de la boisson naturelle; il prend une bouteille, la consomme, en prend une autre, puis une autre.Ca va très bien: il est plus gai que jamais, le mari, et plus que jamais son affection conjugale s’épanche.Il embrasse sa femme, lui dit une foule de choses aimables mais dans sa bouche qui s’empâte ces compliments deviennent sinistres pour la pauvre enfant.Elle ne pleure pas, elle ne le peut probablement plus, mais un tel dégoût est répandu sur tout son visage, dans toute son attitude, que ça nous fait mal de la regarder.Une toux crucifiante la reprend; le mari se lève encore pour aller lui chercher de l’eau, mais il vacille en marchant et ne revient plus; il se sera endormi dans le fumoir.Qu’il était loin, mon désir de fai-] re de la psychologie, et que j’aurais plutôt voulu faire l’impossible pour consoler la pauvre! Mais je ne pouvais rien en face de son malheur irréparable, je ne pouvais nullement améliorer son sort qui était entièrement entre les mains de son grotesque époux.Je n’ai jamais aussi bien compris la phrase du petit catéchisme que, dans notre innocence d’enfant, nous répétions par coeur à l’école sans en réaliser l'horrible sens: “L’ivrognerie rend l’homme semblable à la bête!” En effet, pas un signe d’intelligence dans les yeux de cet homme brute assistant sans s’en rendre compte à la mort de celle qui l’a aimé au point de lui donner toute sa vie.Car elle va mourir bientôt et j’en serais heureuse si ce n’était que des deux futurs petits orphelins que leur père élèvera, ou plutôt abaissera jusqu’à lui, leur transmettant ses goûts, ses habitudes ignobles.Le train filait, filait.Déprimée, j’avais fermé les yeux pour ne plus voir.JEANNE.Récollection mensuelle Demain, 25 septembre, récollection mensuelle au Couvent de Marie-Réparatrice, 1025, rue Mont-Royal ouest.Méditation à 8 heures 30, messe à 8 heures 45, suivie de la causerie à 10 heures.Toutes les anciennes retraitantes et leurs amies sont cordialement invitées à y prendre part.OCCUPOKt NOS LOISIRS “J’avais une écharpe de soie de teinte délicate.venant de Paris et qui faisait mon orgueil, écrit une Québécoise enthousiaste.Mais l’article se souilla à tel point que je dus le laver, ce qui lui fit perdre toute sa beauté.Un jour, je vis dans une pharmacie une nouvelle sorte de teinture, les Diamond Tints Lfc pharmacien me dit qu’elles servaient à donner des nuances pâles et ne requéraient pas d’ébouillantage.Quand je découvris qu’elles étaient fabriquées par les manufacturiers des Teintures Diamond, je compris que c’était un produit que je devais essayer sur ma précieuse écharpe.(J’avais, voyez-vous, teint tous mes vêtements de deuil avec les Teintures I Diamond et je savais qu’elles sont merveilleuses).Je me procurai un paquet de Diamond Tints, je plongeai mon écharpe dans la solution et elle en sortit aussi richement colorée qu’un coucher de soleil! Mon pharmacien dit que des lavages réitérés ne la feront pas changer.Mes amies ont été aussi émerveillées que moi-même et ont voulu savoir ce que j’avais employé.En fait, je suis tout simplement enthousiasmée des Diamond Tints." OREILLERS AVEC FESTON DOUBLE, $1.10 LA PAIRE 7896-7897—TAIES D’OREILLERS.Patron à tracer, 15c chaque numéro.Au fer chaud, 2 dessins du même numéro pour 25c.Estampées sur coton circulaire à oreillers Wabasso, 59c chacune ou $1.10 la paire.Sur coton Wabasso fini toile circulaire à oreillers, 89c chacune ou $1.75 la paire.Coton à broder C B.blanc, 30c.Coupon de patrons CORCY 24 septembre 1932 Ci-inclus.Nom .Adresse .pour patrons Nos Adresser toutes commandes au “Devoir”, 430 Notre-Dame est Servira des patrons, Montréal.’ e Une combinaison idéale] A l’Asile de la Providence UNE REJOUISSANCE POUR LA VUE ET UNE SOURCE D’ELEMENTS NUTRITIFS ESSENTIELS Une question par mois FAUT-IL LAISSER NOS ENFANTS LIBRES?En notre siècle d’émancipation, les parents doivent-ils, selon vous, accorder à leurs fils et à leurs filles une confiance illimitée et les laisser libres de leurs actes après leur avoir inculqué des principes foncièrement chrétiens et les avoir avertis de tous les dangers moraux qu’ils courent dans le monde: ou bien font-ils mieux d’exercer sur leurs enfants une surveillance de tous les moments, se faisant plus craindre qu’aimer: ne risquent-ile pas.en agissant de cette dernière manière, d’être trompés par leurs grands garçons et leurs grandes filles, ceux-ci voulant jouir d’ i.ie indépendance relative, comme leurs amis?Ce sujet est proposé à tous nos lecteurs et lectrices.Ceux-ci devront écrire leur travail à l’encre ou à la machine, sur un seul côté de chaque feuillet.Nous recevrons les réponses jusqu'au 15 octobre prochain inclusivement.Les réponses qui arriveront après cette date ne seront pas considérées.Prière de donner son nom véritable et son adresse, même si l’on ne désire être publié que sous un pseudo.Adresser tout envoi à la Page Féminine, Le Devoir, 430 est, rue Notre-Dame, Montréal.Pour choisir des fruits et des legumes qui se complètent mutuellement, on se règle souvent sur la couleur, qui est un ççuide assez sûr.Les experts en diététique prétendent également qu’un mets qui est agréable à voir se digère plus facilement et fait plus de bien à l’organisme que celui qui ne plait pas à la vue.Voilà pourquoi la combinaison de tomates et de laitue, un plat si bien vu en été, est idéale.L’apparence même de ce mets suffit pour aiguiser l’appétit le plus indifférent, et l’on ne saurait d'ailleurs en exagérer la valeur comme source de substances minérales et de vitamines.Et chose étrange, en dépit de leurs bons effets sur la santé et de leur goût séduisant, cette faveur dont jouissent les tomates et la laitue n’est que d’origine assez récente.Les médecins considèrent aujourd'hui que les tomates sont l’une des sources de vitamines les plus riches et les plus économiques que l’on connaisse; elles contiennent même une plus grande quantité d'éléments essentiels que les oranges.La laitue, qui est un des plus savoureux et des plus rafraîchissants de tous les légumes verts de l’été, contient également beaucoup d’éléments nutritifs qui jouent un rôle important dans le mainien heures de l’après-midi.Que toutes se fassent un devoir d’assister à la réunion et d’amener avec elles les compagnes dont l’adresse exacte ne serait pas connue de la secrétaire._ M.Jean Nolin à l’Alliance Arts et Lettres EATON Spéciaux de lundi l.« semaine commence per une série extraordinaire d'aubaines offertes pour lundi.Un mobilier chesterfield à 99.50 Nouveau poli h parquets, Old English à .98 la pinte.Une offre remarquable de poterie italienne, tissus à ia verge, sacs à main et souliers pour dames, etc.Venez de bonne heure et ayez le meilleur choix./T.EATON Cî_ M MOHTnenw Chez les employées de bureau j d’une santé normale.Division des fruits.(Publié par le Service de renseignements, ministère de l’agriculture, Ottawa, Ont.) F.B.Cours gratuits du soir Les religieuses de Marie-Réparatrice, 1025, boulevard Mont-Royal, annoncent la réouverture de ] leurs cours gratuits du soir, du 3 octobre au 1er avril.Le français, ! l’anglais et la sténographie bilingue sont enseignés à ces cours gratuits, et chaque samedi après-midi, de 2 heures 30 à 4 heures 30, on donnera des leçons de couture, de broderie, dentelle, filet, etc.Toutes nos jeunes filles sont cordialement invitées à profiter de ces rours et à s’inscrire dès l’ouverture.CONFERENCE DE M.PAUL FONTAINE Sous le haut patronage de M.Athanase David, accompagné de M.Albert Chevalier, surintendant de 1 Assistance Municipale, la réunion f,"n“c,le des dames de charité de 1 Asile de la Providence aura lieu je jeudi 29 septembre, dans les salles de cette institution à 3 hrs p.m.M.Paul Lontaine, aviseur légal i au ministère de la Justice et profes seur à l’université d’Ottawa, veut bien nous fournir gracieusement une causerie à cette occasion.Le brillant conférencier, diplômé des coles Morales et Politiques de Pans, saura intéresser son auditoire dans le texte suivant: ‘Sociologie Evangélique”.Voici le programme de cette journée: 1— Violon et piano, Mlles Marielle et Yvette Provost, 2— Présentation du conférencier.Mme Léon-Mercier Gouin.3— Conférence: “Sociologie Evangélique”, M.P, Fontaine, professeur à l’Université d’Ottawa.4— Violon et piano, Mlles Provost 5— Lecture des activités, Mme Eug.Desmarais, prés.6— Proclamation du nouveau conseil, M.le curé P.Richard, P.S.S.7— Allocution de M.Albert Chevalier.La parole ,est à M.Athanase David.On sait que cette réunion, qui prend tous les ans le cachet d’une fête de famille, clôt les exercices de la retraite des dames de charité s’ouvrant cette année le dimanche 25 septembre, à 3 hrs p.m.Elle sera prêehée par ]e Révérend Père Raymond Hamel, O.P.Nous y convions toutes les amies et collaboratrices de l’Asile de la Providence.Pour renseignements: Tel, HArbour 5076.____ ^ ____ Couvent Ste-Thérèse de Blainville La Supérieure et les religieuses du Couvent de Ste-Thérèse de Blainville, invitent cordialement les anciennes élèves à assister à la réunion annuelle de l’Amicale Notre-Dame du Bon Accueil, qui aura lieu le dimanche, 9 octobre, à 2 Sous la présidence d’honneur de M.le juge Edouard Fabre-Surveyer aura Heu le mardi soir 4 octobre, au salon York de l’hôtel Windsor, l’ouverture officielle des soirées de l’Alliance Arts et Lettres.M.Jean Nolin prononcera une conférence sur "Louis Fréchette”, poète canadien.Au programme musical, M.Henri Pontbriand, ténor, et M.Lucien Jo-licoeur, pianiste.Pour renseignements, téléphonez à LAncaster 7865, ou à DOllard RHl.Aux enfants de Marie de la C.N.-D.La réouverture des réunions de charité à la maison-mère de la Congrégation Notre-Dame, rue Sherbrooke ouest, pour les Flnfants de Marie de cette maison, aura lieu le mardi, 4 octobre.Il y aura causerie par M.André Pustienne, P.S.S., directeur de la Société des Enfants de Marie, el Salut du Très Saint-Sacrement.Tous les membres sont cordialement invités.Au couvent de Pointe-aux-Trembles L’Association professionnelle des Employées de bureau reprendra ses réunions mensuelles, dimanche, le 25 septembre, à 4 heures de l'après-midi, à la Fédération Nationale, 853 rue Sherbrooke est.11 y aura conférence par M.L.Bouhier, P.S.S., aumônier de l’A.P.E, B., et programme musical choisi.Toutes les dames et jeunes filles qui désirent profiter de ses cours professionnels gratuits y sont particulièrement invitées.Les employées de bureau en général y sont les bienvenues.Entree libre.Ecoles Ménagères Provinciales AUX TROIS-RIVIERES 117 rue Saint-Charles Octobre: 4 au 7, pour dames.20 au 23, pour Jeunes filles; 10 au 13 pour jeunes filles.Prière de s’inscrire à l’avance et oour tous renseignements, s’adresser à la directrice.Avex-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: HArbour 1241*).Les inscriptions se continuent aux coles Ménagères Provinciales.461 est, rue Sherbrooke, où il se donne des cours réguliers de coupe et couture, d’ouvrages de fantaisie, de modes, de cuisine pratique.Dans cette dernière section, un cours de deuxième année sera donné pour les élèves avancées en art culinaire.La nouvelle annexe permettra aussi de donner de nouveaux cours.Retraites fermées Retraites fermées au monastère de Marie-Réparatrice, 1025, rue Mont-Royal ouest.Septembre: 29 au 2 octobre, pour jeunes filles.Novembre: 3 au 6, pour jeunes filles; 28 au 1er décembre, pour dames.FOURRURES Il y * valeur, et valeur — Vou* trouvez mieux pour moins d'argent chez 11HU).Exemple: Rat musqué, style et g"»-».» qualité.Il Hudson Seal, choisi et garan- t 137 ,oo Petite annonce, mais grandes valeurs.J.F.FEIK) Tél.CH.3181 1473 Amherst a i» Pharmacie Laurence on trouve QUALITE, EXACTITUDE Toujours un Diplômé en charge.LIVRAISON RAPIDE HA 7907 Angle Saint-Denis et Ontario.Les anciennes du couvent de Pointe-aux-Trembles, membres ou non de l’amicale de Notre-Dame de la Réparation, sont invitées cordialement à assister à la réunion générale du 8 octobre, à 2 heures 30 de l’après-midi.Toutes les anciennes sont priées de considérer cette invitation comme personnelle.Il y aura élections générales et un programme intéressant exécuté par les élèves actuelles.(Communiqué) $1000.00 GAGNER Les Dames patronnessrs de l'Hflttl-Dleu de Sherbrooke font un vibrant appel en faveur de cette Institution.A cet effet, elles offrent au public des billets sur le tirage de trois grands prix: $1,000.00 en argent; une glacière électrique, valeur de $30S,00 et un radio d'une valeur de *118.50.Le prix du billet est de 25 sous ou cinq billets pour fl.OO.On peut s'en procurer en s’adressant à: Mlle ERN.COUTURE, Secr.-trés.38, Gillespie, SIIERDKOOKE, P Q.Prière d'inclure un timbre avec chaque demande de billets.Vient dr paraître: FERDINAND BRUNOT MEMBRE DE L'ACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES PROFESSEUR D’HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE DOYEN HONORAIRE DE LA FACULTE DES LETTRES DE PARIS OBSERVATIONS SUR LA GRAMMAIRE DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE Tous les bons Français doivent souhaiter une plein réussite à cette grammaire qui ajoutera à la haut considération dont jouit l’Académie.Nouvelle règle d’accord des adjectifs suivant la Grammaire, p.92, Un volume de 120 pages.“L’ouvrage que l’Académie vient de faire paraître a redonné à tant de vieilles erreurs une autorité nouvelle, il y en a ajouté tant d’autres, que la nécessité d’en défendre le public m’a paru urgente.“Mon intention a été d’avertir les lecteurs de l’Académie da prendre leurs précautions.Puisqu’ils se jettent en masse sur la Grammaire c’est signe que le souci de la bonne langue n'est pas mort en France et il faut s’en réjouir.Mais qu'ils lisent avec critique et croient ave' prudence." EXTRAIT DE IA PREFACE.EN VENTE AU Service de Librairie du “Devoir au prix ôe .75$ au comptoir; .80s par la poste.ff Feuilleton du "Devoir” - : .- ‘Ujl Üïl un 101 101 un 101 101 g! 101 irçi liil LOI lül m un 101 101 ini_______________________________ ^lOîl!JÎI!PWi01l!Pl01l01^!^ÜDlG1l01l01l!!i1l01l01l01l01l01lD1lDïl01^fl1l01!ïi, La Fontaine de l'oasis par JEANNE DE COULOMB 24.(suite) ; lout prix, veut arriver à Pau avant — Oui, monsieur, une goutte ri'cau ,sans doute! Nous avons essuyé une averse formidable en arrivant ici.— Pourrez-voit s faire cette réparation?— J’ai peur de ne pas en avoir les moyens.Il me faudrait aller jusqu'à un garage, à Cap-Breton, par exemple, et, dans ce pays, je ne vois que des mules pour m’y ronduire.— Monsieur va être très mécontent, remarqua le valet de rhambre — un Américain aussi — qui se tenait un peu en arrière.Lui, qui, à six heures.— Oh! on découvrira bien une auto pour l’y conduire?affirma le peintre.— J’en suis moins persuadée, interrompit Rosamée, Mme Dorgères est partie, re matin, pour Bayonne avec Françoise; presque toutes les villas de Gyrosse sont fermées encore.Je ne vois pas qui pourrait nous venir en aide.— Mais les Hourcade! Ils sont très obligeants! Certainement, ils ne nous refuseront pas ce petit service.Déjà, le vieillard avait oublié que, l’hiver précédent, le fils du grand usinier s’était vu repousser par sa fille, mais celle-ci avait toute raison de s’en souvenir, et, après ce qui s’était passé che Osmin, elle craignait que Philippe, très infatué de lui-même, crût qu’elle regrettait sa sévérité et cherchait de cette manière une reprise de relations.-—Pourquoi n'expédierions-nous pas plutôt Cadiche à Hoosegor?hasarda-t-elle.A bicyclette, le chemin est vite fait.Et, de là-bas, on enverrait un taxi.Mais l'Américain consulté déclara que, seulç la combinaison Hour-cade lui plaisait, parce qu’elle donnait la solution la plus rapide.Comme tous les gens très riches, H n’admettait pas que les événements s’opposaient à ses désirs et il s’arrangeait toujours pour les forcer de plier: son chauffeur bénévole le conduirait à Bayonne dans un délai très court, et là, il serait sûr de trouver une auto de louage qui l’amènerait à Pau en temps voulu.Rosamée dut obéir à cette volonté plus forte que la sienne, écrire même sous la dictée de son père ie petit mot à l’adresse de leurs voisins, et, en attendant la réponr.*, i servir à leur hôte un déjeuner aux oeufs et au jambon, arrosé de pi-quepoiilt (1) qui lui permettrait de ne pas perdre à Bayonne un temps précieux.Elle reçut en récompense un exemplaire du Pain de l’Esprit, relié de cuir fauve comme celui de Mine.Une dédicace ornait la feuille de garde: "En souvenir d'une inoubliable, visile, et aver l’espoir que vous le lirez jusqu’au bout.” La même formule avait déjà servi pour Mlle Lemberg, mais se varier exige du temps pour réfléchir, et l’Américain était pressé.Philippe Hourcade, au voient de sa conduite intérieure, et l'oeil évidemment triomphant, sc rangeait déjà devant le perron.Sans se perdre en remerciements, Patrice O’Kilicn monta auprès de lui, après avoir donné des ordres à son chauffeur.Le valet de chambre se casa paç derrière.Un dernier geste de Ja main, puis l’automobile tourna, vrombit cl gagna le porche.Bosaméa revint alors vers son père, tenant toujours le liviç; du visiteur: (1) Vin du par*» — Vous sera-t-il agréable que, ce soir, je vous le lise?demanda-t-elie.— Oh! non, je devine ce que cela doit être, de la philanthropie filandreuse et purement théorique I Tu ne réussirais qu'à me faire dormir .Serre-le plutôt dans la bibliothèque, et un jour que Je souffrirai moins de Ja tête, je le prendrai.La jeune fille achevait le geste ordonné par son père, quand un coup de klaxon lui apprit qu’une auto passait sous le porche de l’Oasis.Mme Dorgères ne pouvait être là encore et.à cette époque, les visites sont rares, A moins que ce ne fût Mine; elle arrivait encore souvent à l’improvistc.C’était encore Philippe Hourcade et l'Américain.Celui-ci était très pâle et un mouchoir enveloppait sa main gauche.— Mademoiselle, expliqua-t-il en mettant pied à terre, je viens réclamer vos soins.M.Hourcade m’a dit due vous étiez diplômée de la Croix-Bouge.J’ai été victime d'un attentat.— Tout près d’ici, expliqua le jeune Landais, à l'endroit où l’avenue Symphorien-Contis longe le pare, de la Fontaine.Une pierre.lancée je ne sais par qui, a brisé la glace et atteint M.O’Kilicn.La pensée de Rosamée bondit aussitôt vers Miguette.C’était l’heure où l’enfant venait remplir sa cru.che pour le repas de midi.Toute pleine encore des paroles de son père, en apercevant ce Philippe, si détesté dans le pays, et l’ennemi particulier de “ceux des Laurès”, n’avait-elle pas ramassé un caillou, et, sans même prendre le temps de la réflexion, ne l’avait-elle pas lancé?Mais Mlle Contis garda pour elle ses soupçons.F.lle sc contenta d'introduire le blessé dans la petite salle ripolinée des communs où était installé |e dispensaire, et.avec adresse, elle le pansa.L’entaille était profonde: il s’en était fallu de peu que l’artère radiale ne fût coupée.— Parfait, mademoiselle, parfait! lui dit son patient.Décidément, les Françaises ont toutes les qualités! La dernière épingle, mise au bandage, il voulut aussitôt repartir.Symphorien Contis parlait de déposer une plainte contre inconnu, de mettre les gendarmes en campagne.La victime s’y opposa c Philippe partagea cet avis.Il semblait fort désireux que l’autorité ne se mêlât point de .cette affaire.- C'est un gamin qui a fait le coup, assura-t-il, et, à cette heure, il est loin! - De nouveau, le roulement de Pnu-tomobile se perdit dans le loin-lam.Debout sur le seuil du dispensaire, Rosamée éprouvait une étrange impression d’isolement, d abandon.Il lui semblait que des forces mauvaises la cernaient à I étouffer, La vue de son père la força de sortir d’elle-même.Il s'était affaissé sur une chaise, livide à.faire peur.— Oh! papa, s’écria-t-elle, effrayée, qu’avez-vous?— Je ne sais pas.Cette visite m'a fatigué.Et puis aussi cette émotion, tout à l’heure.— Vous feriez mieux de vous courber.— Tu as peut-être raison.La tête me tourne.A croire que je vais tomber! (à suivre) Cr journal en imnrtm* au Ne 430, rua Notrc-Damo nt, à Montréal, per l*a
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