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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 11 février 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-02-11, Collections de BAnQ.

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V OLUME V—i\o.34 MONTREAL, MERCREDI II FEVRIER, 1914 ABONNEMENTS : UN SOU LE NUMERO Édition Quotidie nne s CANADA ET ETATS-UNIS.93.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition Hebdomadaire .* CANADA.$1.00 ETATS-UNIS .91.50 UNION POSTALE, ., .ax.OO Rédaction et Administrations 7la RUE SAINT-JACQUE5 MONTREAL.TÉLÉPHONES s ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION » - Main 746® Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A BATONS LE MYSTÉRIEUX PROPRIÉTAIRE M.D.-Lorne McGibbon n’a pas été plus loquace que sir Hugh Graham et les commissions d’enquête parlementaires n’oni pas été plus exigeantes à son endroit qu’à celui du propriétaire du Star.Mais la comparution de M.D.-Lorne McGibbon, si elle ne nous a pas appris pourquoi sir Hugh Graham refusait de publier les accusations et les documents de M.Beck, a tout de même inscrit au dossier deux faits nouveaux: lo.la présence à l’entretien Graham-Beck de M.McGibbon (déjà révélée par le Devoir) et, 2o.l’engagement pris par le même M.McGibbon de ne révéler à personne, sauf consentement de l'acquéreur, le nom du nouveau propriétaire du Herald.Si ce dernier fait ne provoque point un mouvement sérieux en faveur de la publication des listes d’actionnaires de journaux, c’est que nous sommes incapables de réflexion ou d’action.Jamais on n’a si clairement illustré la fantastique situation faite aux lecleurs canadiens.Voici un journal qui existe depuis cent ans,'qui a pris part à toutes les luttes, qui a formé l’esprit de milliers de gens et qui prétend encore à ce haut magistère.Dans le domaine de la politique et des affaires municipales — qui confine au domaine des affaires tout court -— il a joué et prétend continuer à jouer un rôle de premier ordre.11 est à la fois, et sur les questions !es plus graves, témoin, juge et conseiller.Et l’homme qui inspire ce journal, qui se sert de lui pour donner ces conseils et porter ees jugements, qui par lui décide que telle ou telle chose sera ou ne sera pas inconnue, s’attache un masque et exige qu’on s’engage à ne le point déchirer! Combien de temps les Canadiens toléreront-ils eette triste mascarade?POUR M.LEET M.I.eel affirme que ce n’est point pour donner des explications au procureur-général qu’il s’est rendu à Québec, mais pour discuter avec le bureau de ce même procureur-général des affaires personnelles (une augmentation de traitement^ dit la rumeur).M.Lee! ajoute (voir laÇa-zette) que si le journal qui l’a mis en cause —- notre confrère le Nationaliste, — lui avait demandé des explications avant de publier son article.il les lui aurait peut-être données.Mais le Nationaliste n’a fait que cela: demander des explications.Seulement, comme il s’agissait de choses publiques et comme il est un organe de publicité, il les a publiquement demandées.Devait-il agir autrement?M.Leet ne conteste point avoir condamné à cinq jours de prison un individu qui s’est avoué coupable de bigamie-—crime passible de plusieurs années de pénitencier.Il prétend avoir eu pour cela de bonnes raisons.S’il veut donner au public ces raisons, nous les publierons avec grand plaisir.1 Elles ne doivent pas manquer d'intérêt.A PROPOS D’EXPROPRIATIONS M.Godfrey parlait ce matin de legal hold-up à propos de celle affaire du boulevard Saint-Joseph qui a coûté à la ville une soixantaine de mille piastres pour les seuls arbitres (dont l’un, M.Dupuis, retire déjà de la ville une pension de 84,000 à titre d’ancien recorder) et ajoutait que, s’il est quelque moyen pour la ville de rentrer dans une partie de ses frais, il serait disposé à l’employer.Très bien! Mais ne serait-il pas à propos d’établir par une bonne enquête tout ce qui s’est passé dans cette affaire et comment il se fait que la ville ait dû payer un total de frais qui paraît si disproportionné?I.a leçon pourrait au moins servir pour l’avenir.M.Lavallée nous explique que, par la revente d’une partie des terrains achetés, la municipalité pourra rentrer dans une partie de ses frais.Très bien encore, mais grâce à une loi votée à Québec sur l’initiative de M.Pérodeau, et contre Tavis de l’avocat de la ville, celte opération qui fut si fructueuse dans le cas du boulevard Saint-Laurent, ne pourra plus sc répéter.I tLa Législature n’entend pas que nous puissions profiter de pareilles aubaines à l’avenir., Orner HEROUX.Le bill du remaniement subit sa première lecture.- Un discours de M.Borden.- Un comité fera l’ouvrage du remaniement.- Des accusations contre certains fonctionnaires de l’Intérieur.Ottawa, 10 — La Chambre a Jra-vaillé quelque peu, aujourd’hui ; ou du moins, dans le cours de l’après-midi, elle a fait mine d’accomplir de la besogne.M.Borden lui a présenté son projet de “lai à l'effet de régler de nouveau la représentation du peuple dans la Chambre des Communes’’, comme il est intitulé.La première lecture de ce bill a eu lieu sans nulle autre formalité que de longues explications de M.Borden.11 y aura discussion de tout ie projet, aux Communes, dans up mois peut-être, dès que le comité de sept députés, dont quatre ministériels et trois conservateurs, chargé de délimiter les collèges électoraux des différentes provinces, aura fait rapport de ses travaux.M.Borden, en confiant à une commission spéciale le soin de faire le remaniement, suit l’exemple de M.Laurier en 1003.Il laisse ouverte la question de la représentation de Tile du Prince-Edouard : cette province, strictement parlant, n’aurait droit qu’à trois députés, au remaniement de cette année ; niais les membres du comité aviseront à fixer eux-mêmes le nombre des représentants de rette province, et la Cham-tre en décidera finalement.Il y a encore de l’espoir pour lu petite province de l’Est ; elle n’aura certes pas un minimum de (i députés, comme elle le réclame, mais elle en conservera peut-être le nombre qu’elle a actuellement, soit quatre représentants.I Comment se fera le remaniement Dès l’ouverture de la séance, M.Borden saisit la Chambre du bill qui pourvoit au remaniement de la carte électorale.11 est très court cl ne renferme que sept clauses : la seconde attribue 65 députés à Québec.82 à Ontario, 16 à la Nouvelle-Ecosse, 11 au Nouveau-Brunswick, 15 au Manitoba, 13 à la Colombie-Anglaise, 15 à la Saskatchewan, 12 à l’Alberta et 1 au Yukon.Quant à ITie du Prince-Edouard, le bill laisse en blanc le nombre de députés qu’elle aura.Il y sera inclus quand la Chambre l’aura déterminé.A ce bill, il y aura un supplément, renfermant la description exacte des limites géographiques de chaque collège électoral.C’est le comité de sept membres, dont a parlé M.Borden, qui rédigera ce supplément : et c’est autour de celte rédaction que se fera plus tard toute la discussion.M.Borden, dès le début de son discours, fait d’une voix tranquille, |— c’est plutôt un exposé de faits et I de statistiques qu’une argumentation suivie, — commence par rappeler que, d’après l’article 51 de i’,lc(e de l’Amérique Britannique du Nord, 1867, il doit y avoir, à la suite de chaque recensement décennal, à compter de celui de 1871, un remaniement de la représentation de chaque province au parlement fédéral, pour les Communes, remaniement sujet aux règles suivantes : lo.Le Québec a toujours le même nombre de députés, soit 65 ; 2o.Quant à la représentation des autres provinces, elle a comme étalon le chiffre obtenu en divisant par 65 la somme totale de la population de Québec, lors du dernier recensement ; 3o.Pour qu'une province perde un ou des députés, au remaniement, il faut qu’elle ait subi, depuis le dernier recensement, une diminution d’au moins un vingtième de sa population, eu égard à la population totale du Canada, au recensement précédent ; 4o.En supputant le nombre des représentants d’une province, il n’est pas tenu compte d’une fraction n’excédant pas la moitié du nombre total nécessaire pour donner à la province droit à un représentant : mais toute fraction excédant fa moitié de ce nombre équivaut au nombre entier.Le premier-ministre fait ensuite Thistorique de la représentation de chaque province de la confédération, depuis 1867.Cette année-là, il y avait 181 députés, au parlement,dont 82 pour l’Ontario, 65 pour le Québec, 19 pour la Nouvelle-Ecosse, et 15 pour le Nouveau-Brunswick; ces quatre provinces formaient la Confédération primitive.En 1871, à l’entrée du Manitoba et de la Colombie, dans la Confédération, avant le remaniement.ces deux provinces eurent.la première, 4 députés, la seconde, 6.Après le remaniement de l'872.la représentation était comme suit: l’Ontario, 88, le Québec, 65, la Nouvelle-Ecosse, 21, le Nouveau-Brunswick.16.le Manitoba, 4, In Colombie Anglaise.6; et, à son entrée dans la Confédération, ITle-du-Prince-Edouard eut aussi 6 députés.soit un total de 206.Après le remaniement de 1882, le total fut d’abord de 211, à cause des 92 députés d’Ontario, et des 5 députés au Manitoba, puis ensuite de 215, i cause de la représentation, aux Communes, des Territoires du Nord-Ouest, avec 1 débutés.Vint le recensement de 1892.à la suite duquel l’Ontario eut 92 députés, le 1903 il y eut 86 tario, 65 pour le Nouvelle-Ecosse, veau-Brunswick, loba, 7 pour la Alberta Colombie Britanni- députés.374,660 12 que 392,480 - 13 51anitoba 455,000 15 Nouveau-Brunswick 351;000 ! 1 Nouvelle-Ecosse .492.000 16 Ontario 2,523,000 82 Québec 2,003,000 05 Saskatchewan.492,000 16 lle-Prince-Edouard.93,000 3 Yukon 8.512 1 Total des députés.Québec 65, la Nouvelle-Ecosse 20, le Nouveau-Brunswick 14, le Manitoba 7, la Colombie Anglaise (i, ITle-du-Prihce-Edouartl 5, les Territoires 4, soit un total de 213.En 1900, il y eut un député additionnel, pour le Yukon, soil un total de 211.D’après le remaniement de députés pour l’On-Québec, 18 pour la 13 pour le Nou-10 pour le Mani-Colombie, 4 pour 1 Ile-du-Prince-Edouard et 1 poulie Yukon.Puis l’Alberta et la Saskatchewan entrèrent dans la Confédération et eurent, la première, 4, puis 7 députés,et la seconde, G, puis 10 députés.Le parlement actuel compte donc 221 collèges électoraux.Le prochain, si l’on se base uniquement sur l’unité de représentation, qui est de 30,819, -chiffre obtenu en divisant la population de Québec.2,003,000.par 65, — donnerait 234 députés à la Chambre des Communes, comme suit: Provinces.Population, Nom- en 1911.bre de Il y en aura peut-être 1 de plus, si la Chambre décide de ne pas en enlever du tout à l’Ilc-du-Prince-Edouard, en dépit du recensement.A tout événement, l’Ontario en aura perdu 4, la Nouvelle-Ecosse 2, le Nouveau-Brunswick 2, tandis que le Manitoba en aura gagné 5, PA1-berta 5.la Saskatchewan 6, la Colombie 6.La représentation des Pro- vinces Maritimes M.Borden, chemin faisant, rappelle aussi que les Provinces Maritimes protestent, depuis plusieurs années, contre la diminution de leur représentation aux Communes.Après avoir été de 43, de 1882 à 1892, elle ne serait, cette année, que de 30, soit une perte de 13 députés.Il note que, à la dernière conférence interprovinciale, ces trois provinces ont saisi le ministère fédéral d’un mémoire à ce propos et demandé aux provinces-soeurs de consenti]- à ce que les Provinces Maritimes retinssent le minimum de représentation qu’elles avaient-à leur entrée dans la Confédération, soit un total de 40.Mais les provinces ont répondu que c’était au gouvernement fédéral de tirer l’affaire an clair, si, comme les Provinces Maritimes le prétendaient, elles avaient ¦obtenu, lors de leur entrée dans la Confédération, l’assurance verbale qu'elles auraient un minimum fixe de députés à Ottawa.Il y a toutefois le cas de File du Prince-Edouard, particulièrement intéressant.La Colombie.elle, à son entrée dans la confédération, a stipulé que, à chaque recensement, sa représentation pourrait être “augmentée”, ce qui lui assure un minimum ; mais 4a petite province de l’Atlantique a convenu que sa représentation pourrait être remaniée (‘‘readjusted”) ce qui ne comporte pas la même ga-rantie.Toutefois, quoiqu’elle n’eût droit, à son entrée dans la Confédération, qu’au nombre strict de 5 députés, elle en eut 6, et elle les garda en 1882, bien qu’elle eût dû alors, d’après les chiffres du recensement, en perdre 1.M.Borden dit que le cas de cette province vaut d'être considéré, et que c’est pourquoi il n’a pas, dans la clause 2 de son bill, indiqué de chiffre quant à la représentation de cette province.Elle a 4 députés maintenant ; le comité avisera s’il faut lui en enlever un, ou bien lui donner un minimum de députés.Il faut tenir compte que, vu sa population rurale, si elle était dans une autre situation géographique, elle garderait probablement ses I députés.Ce sera donc au comité à régler cette question de la manière la plus équitable possible.Cette commission spéciale, à laquelle la Chambre référera la préparation de la carte électorale nouvelle, à être soumise à la Chambre, se composera, comme celle que M.Laurier avait formée en 1903, de 4 ministériels et de 3 op-positionnistes, qui travailleront à huis-clos.Le chef du ministère et celui de l’opposition s’entendront pour faire une liste des membres de cette commission, liste à être ratifiée par la Chambre.Les membres de eette commission devront tenir compte, par exemple, que Té-talon de représentation, tout en étant le même pour chaque province, n'est pas toujours le même pour chaque collège électoral.Ceci dépend (Tune foule de circonstances, où la situation économique, géographique et industrielle de chaque province influe plus qu'on ne le pense au premier abord.Ainsi, dans l'Ontario, l’étalon de représentation, dans chaque comté, varie de 1.3,000 à 100,000 ; dans le Québec, il oseille de 16,000 à 179,-000 ; et ainsi de suite, selon chaque province, La cnnunission spéciale aura donc à établir, chaque année, des principes fondamentaux pour assurer autant que possible Téga-'ité de représentation, mais sans y adhérer trop strictement, puisqu’il en résulterait un bouleversement de toute la carte électorale.Un autre principe dont elle devra tenir compte aussi, c’est que la population rurale, à tout considérer, —- et les de.ux partis sont d’accord sur ce Doint, depuis la confédération, — doit avoir un étalon de représentation moins élevé que celui des villes ; ainsi, par exemple, il faudra un moindre nombre d’électeurs ruraux, pour élire un député, qu’il ne faudra d’électeurs urbains pout en élire un.Ceci tient à ce que la population rurale, disséminée sur de plus grands espaces, et plus profondément attachée au sol que la population floltamte des villes, n’a lias une solidarité d’intérêts aussi grande que celle des électeurs urbains.et que, de plus, c’est une tradition à respecter, que celle qui considère, qu'im terrien a à tout prendre plus de pouvoir électoral, si Ton peut ainsi dire, qu’un électeur urbain.Au surplus, comme nombre de députés de colleges électoraux restent à la ville, leur influence bénéficie à celle-ci, quoiqu’ils n’en soient pas les représen- tants attitrés.M.Borden note enfin que le ministère est désireux de faire un remaniement électoral le plus satisfaisant possible, qu’il tient à ce que le bill subisse sa seconde lecture soils peu de jours, et qu’il le référera ensuite, du consentement de la Chambre, à la commission spéciale-chargée de faire la nouvelle carte des circonscriptions, destinée à être soumise à l'étude et à l’approbation subséquentes des Communes et du sénat.Après quelques paroles de M.Macdonald, de Pictou, qui parie du quotient de la représentation fédérale, pour les Provinces Maritimes, la Chambre approuve la première lecture du projet de loi Borden et passe à Tordre du jour.Une attaque contre des fonctionnaires Comme la Chambre va prendre en considération les prévisions budgétaires pour lo .ministère du Travail, M.Neely, député libéral de Humboldt, Saskatchewan, se lève et se plaint de l’intervention de deux fonctionnaires du ministère de l'Intérieur dans la politique du Manitoba et de la Saskatchewan.Les deux coupables, selon lui, sont un M.Smythe, condamné à l’amende par un magistrat de la Saskatchewan, pour contravention à la loi des elections dans cette province, et J.Glen Campbell, inspecteur des agences sauvages dans l’Ouest, depuis l’accession des conservateurs au pouvoir.M.Glen Campbell, un colosse d’au-delà de six pieds trois pouces, fut autrefois députe aux Communes, de 1908 à 1911.11 portait toujours un immense feutre de cow-hoy; et son vocabulaire parli-culier, ainsi (pic sa forte taille et sa coiffure spéciale en faisaient un des types les plus frappants de la Chambre, à première vue.Battu en 1911, il se fit caser par le rattiis-tère Borden et depuis, on le voit pou s«qiv • d à Ottawa.Au cours de sa carrière de député, il eui, à Ottawa même, en pleine Chambre, une violente altercation avec M.Neely, qui le prend aujourd’hui à partie.Une mauvaise allusion de M.Glen Campbell à la conduite de M.Neely quant au choix de la capitale de la Saskatchewan, croyons-nous, fit bondir le député de Humboldt, qui invita son adversaire à sortir de la Chambre et à le rencontrer dans les couloirs.Le défi provoqua les rires de l’assistance, ear M.Neely est de taille frêle, et M.Campbell, s’il lui eût touché, l'aurait broyé entre ses larges mains musclées.L’échange de paroles désagréables continua et les ennemis en vinrent à se prodiguer, en dépit du oresident de la Chambre, des épithètes homériques.Depuis, M.Neely n’affectionne pîis spécialement M.Campbell, et donc., la plainte qu’il a portée contre lui cet après-midi n’n^oas-dû lui coûter hop d’efforts.Il appert que M.Glen Campbell aurait récemment participé à des élections dans le Manitoba, et que, dans nn comté de la Saskatchewan, il aurait, à cause d’une élection partielle prochaine, fourni de la boisson à un Métis, afin de le faire voter pour le candidat conservateur.M.Neely, qui relate ces faits, appuie ses dires d’une déclaration solennelle de ce Métis.Et M.Roch, le ministre de l'Intérieur, répond à ces accusations, d’abord, que M.Neely no Ta pas du tout mis au courant de sa plainte, dès hier, comme c’cst Tusage, quand un député se propose d’attaquer un ministère, puis que.quant à M.Smvthe, il n’a reçu nulle plainle à son sujet et que sa condamnation au paiement d’une amende, par un tribunal de la Saskatchewan, au cours d’une élection récente, si elle a eu lieu, ne signifie rien, car, en temps d’élections.le ministère Scott, de la Saskatchewan, fait traduire devant les tribunaux et condamner par des magistrats zélés, tous ceux dont le visage ou les principes politiques ne lui plaisent pas.Enfin, quant à M.Campbell, le ministère s'informera des faits, se mettra en communication avec lui afin de savoir sa version de l’affaire, et sévira, s’il y.a lieu.M.Roche note toutefois que M.Neely n’a rien prouvé de ses dires, qu'il n’a pas établi, par exemple, que M.Campbell a fait des discours conservateurs, dans le Manitoba.comme un journal de là-bas annonçait qu’il en ferait, et que M.Neely n’a pas mieux démontré la véracité de ses assertions, quant à l’affaire de boissons enivrantes données à un Métis."M.Neelv s’est peut-être laissé impressionner.dit M.Roche, par le souvenir de la violente altercation qu’il eut jadis avec M.Campbell, dans celte Chambre-ci.La rancune est mauvaise conseillère.” L’incident en reste là pour aujourd’hui; mais le ministre a promis de s’enquérir des faits et de tirer l’affaire au net, La fin de la séance Le reste de la journée, la Chambre l'emploi d’abord à discuter de la manière la plus assommante possible une motion de blâme de M.Em-merson, dirigée contre le ministère, parce que celui-ci aurait laissé récemment la commission des douanes imposer, çans permission préalable du ministère des douanes, un droit de dix pour cent sur les scories de haut-fiQurneau (“basicslag”) admises en franchise au pays, de 1997 à 1913, et qui, selon M.Em-merson, sont des plus utiles à la classe agricole, car elles servent â la préparation des engrais chimiques.vers les dix heures et demie, la Chambre écarte cette motion à une majorité de 39 pour le ministère, — soit 44 à 83, et passe à Télude du budget du ministère du Travail.L’opposition emploie le reste de la journée à retourner sur le gril M.Crothers, qui sc défend tant bien que mal.Somme toute, la Chambre s’est un peu éveillée aujourd’hui.Vers les une heure un quart, dans l’après-midi, M.le docteur Clark, en sortant de la commission parlementaire des chemins de fer, était mécontent de l'attitude du ministère, à propos d’une certaine décision, et disait en plaisantant à un de ses amis, devant plusieurs journalistes: “Nous avons un gouvernement terriblement endormi ; polir TéVeiller, il ne faudrait rien moins qu’un tremblement de terre.” Or, un ([dart d'heure après, signalons eette coïncidence, —r un vrai tremblement de terre ébranlait de ses secousses prononcées tout Ottawa, et In colline parlementaire avec la ville.Nous verrons bien, désormais, si La fin de l’enquête.— Grave déclaration de M.Beck M.CHAPAIS ET LES JOURNAUX Québec, 10 —- L’enquête de la'Quel vent souffle actuellement commission de TAsseiüblôe législa- ' notre province et que va-t-il sortir live est finie.Les plaidoyers sont de tout cela?Si cela continue les même faits.Entendra-t-on jamais hommes qui s’occupent de la chose M.Mousseau ?Probablement que [Publique vont avoir honte de mur-non.M.Maréchal a demandé à Ten-tendré, mais il n’a pas beaucoup in- sisté.L’intérêt a été soutenu toute la journée.l'oint de Biddinger ni de Carpenter ce matin, mais on avait M.Rodolphe Lemieux.Cheveux au vent, l’associé de M.Bérard est entré dans la salle du comité un p'eu comme il arrivait à l’assemblée de Saint-Hyacinthe, en conquérant.Aussitôt assermenté, M.Lemieux a pris le siège des témoins, s’est redressé la tête en inclinant à gauche et a fixé Tun des angles dé la salle, comme on fait chez Notman ou chez Laprés et La vergue., , i.iu > iiui,,i tjuciqu un «.-ji ,i,- :.v et, de plus, qu il n a jamais , .li>i a jepoMiu jlors Québec, dans les provinces ! su avant le fait qu’on avait payé sur un ton plutôt agace qui aile anglaises, osait faire une demande de l’argent aux membres de la Lé-piqiu cle quelques ; semblable, l’indignation publique gislature.Lu présentation d’un bill serait telle qu’il ne pourrait plus!fictif avait pour objet de justifier se montrer.la présence des détectives à Qué- Evidemment, réplique M.Laver- bec durant la session, gne, l’article du.Devoir a produit Les plaidoyers des avocats sont sur l’esprit de M.Taschereau un jtrès brefs.M, MaVéchal soumet qu’il Son air sonnant cachait mal sa mauvaise humeur.Dès la première question de M.Belley, M.Lemie ' é s'aecentuant.piqué de mots d’esprit dont la plupart sen-; talent l’étude.Quelques instants j après, il était en lutte avec l’avocat, et Je président devait intervenir! doucereusement à l’endroit de M.Lemieux, violemment à l’égard de; M.Belley.Celui-ci, qui avait déjà1 enduré passablement aux séances antérieures, a changé de ton ce matin et M.Taschereau a dû se radoucir un peu.En somme les choses ne sc sont pas trop mal passées et malgré la difficulté de sa tâche M.Belley a tiré de M.Lemieux les faits suivants : savoir que M.Carpenter a été -présenté à M.Mousseau par M.R.Lemieux ; que M.Lemieux a su de M.Mousseau par téléphone que M, Carpenter se montrait exigeant : que M.Lemieux a dit à M.Bérard que le bill de la Montreal Fair Association lui paraissait un peu extraordinaire ; que MM, Lemieux et Gouin sont très éloignés du bureau 'égal Gouin, Lemieux.Bérard, etc.Mais quant â savoir l’intérêt matériel qu’ils y conservent, cela, nen-ni.Du moment que M.Belley a posé la question, le président a fermé la porte.l’eu après est venue l’explication d’une partie du témoignage antérieur de M.Beck, par M.Reck lui-rnêirre.'M.Beck avait (lit dans sa première déposition qu’il avait donné des instructions générales à avoir cher le front haut dans la rue et de rentrer chez eux.Deux hommes, MM.Nichols et MacNab, ont eu le courage de porter des accusations jet ils ont eu une enquête.Les autres se dissimulent comme des ban-! dits pour salii- tout le monde pur j l'insinuation.On voudrait une en-i quête remontant à 15 ans en arriè-¦ re.Sur quoi?S’il y a un seul dépu-jté qui croie que ces accusations sont vraies, qu'ï! en prenne la responsabilité et qu’il mette son siège ' au jeu.Que les journaux prennent I aussi la responsabilité de ces accusations.Il n'y a que dans la pro-I vince de Québec où Ton demande, i comme le Devoir le fait hier, nue I enquête sur ce qui s’est passé puis 15 ans.Si quelqu’un en sur ! aucun intérêt ni amitié à protéger, il est Tun de ces malheureux que les choses matérielles ne préoccupent guère et par conséquent il n’a aucun intérêt à sauvegarder, aucun ami à protéger, et son seul souci est le devoir qui lut incombe dans la situation où il a été placé.* * * Puis la commission du Conseil siège pour entendre MM.Bérard et Bergevin.Pas moyen de rien savoir d’eux, ils craignent de s’incriminer.impossible même de savoir si M.Bergevin a payé ou a eu connaissance qu’on ait payé de l'argent à M.Gilman.Encore la cainte de s’incriminer ! Ce soir, la commission de l'Assemblée entend M.McGibbon, qui déclare qu’il n’a pris conseil d’aucune organisation politique soit à de-j Ottawa, soit ailleurs, dans cette aide-1 faire et, de plus, l’esprit effet particulier.Le même m’a laissé' plus froid.M.Taschereau intervient aussitôt pour dire que le comité n’a pas refusé de faire parler M.Beck par mauvaise volonté ; c’est le manque a motivé sa irticle ! a prouvé la bonne foi de ses clients |et le bien-fondé de leurs accusations.Quant au sort de M.Mousseau, c’est l’affaire du comité.M.Laflamme soumet que la Chambre j _ s’est mise dans Timpossibililé de juridiction qui a motivé sa dé-1 d'exécuter le jugement qu’elle pour-eision.Q'a rendre: lo.parce qu’en accor- M.i ave.rgne n’est lias convaincu.^;,n* des sauf-conduits aux corrup-La commission a reçu l’ordre de teurs e*'e I01.1!’ ;l .permis d’échapper ce Burns.Il a tenu à ajouter qu’il lui avait dit que certains avocats de bonne foi lui avaient déclaré que, sollicitant certaine législation à Québec, ils avaient été obligés de payer des mémoires de frais ayant toutes les proportions de pots-devin.Cette déclaration a créé une certaine sensation dans le comité si rempli que M.Rodolphe Lemieux était obligé d’écouter de la porte.Questions par M.Lavergne pour savoir les noms de ees avocats.Refus par le président.Plaidoyer par M.Tellier.Réponse par M.Taschereau qui prétend que le comité n’a pas de pouvoirs suffisants.Suggestion par M.Lavergne d'en demander l’extension à la Chambre.Refus par le président.De l’auditoire on entend cette remarque : Moi.quand je veux savoir je prends les moyens d’apprendre.Le comité lève la séance.L’incident devait avoir son écho à la Chambre.M.Lavergne Ta rappelé au début de la séance pour demander que la Chambre ordonne à M.Beck de répondre.Cette partie du témoignage de M.Beck contient, dit-il, des insinuations beaucoup* plus graves qué les accusations portées par 5151.Nichols et 5lucNab.Il est vrai qu’on risoue de faire enquête sur les accusations et la conspiration.Or M.Beck nous dit que Tun des motifs qui Tout décidé à faire faire cette enquête, c’est le fait que des avocats lui avaient déjà dit qu'iis avaient été obligést(i’aeheter la législation à Québec.Cette déclaration ne nous justifie-t-elle pas d’exiger les noms afin de châtier les coupables ou de punir les calomniateurs ?M.Tas-j chereau s’indigne.Pourquoi ?M.Beck n’a pas dit qu’on accusait les députes ministériels plus que les autres.Notre honneur à tous est en jeu et celui de l’Assemblée législative aussi.5roilà pourquoi il faut faire la lumière.Le refus de la faire n’empêche pas cçs.gcns de parler, d’insinuer oü d’accuser en arrière.On dira qu’on a eu peur de la lu-’agen-' niièrc.Quant à moi, je n’ai comme .':11 capital que mon honneur politique et je tiens à le conserver.L’incident en reste là pour le mo- Au Conseil législatif, question do | privilège aussi, par M.Chapais, que ! les titres tendancieux du Daily Tele-frapb, [’autre jour, obligent de remettre les choses au point.On ¦que le Telegraph annonçait que Top.1 position avait bâillonné sir Hugh Graham.M.Chapais, ancien journaliste, ne se plaint pas souvent des , ! journaux et aujourd’hui eneope ilj lue récrimine pas, dit-il.Il sait que! la hâte du service, les'‘distractions I et, quelquefois, la difficulté de tout saisir, causent des erreurs souvent involontaires.Sans récriminer donc il se croit tenu de remettre les choses sous leur véritable jour.D’a-bqrd, il n’y a pas d’opposition pro-: prement dite au Conseil.Quelles que soient ses opinions, préférences et convictions politiques, il s’efforce d’éviter ici les enquêtes des divergences -politiques qui ont leur pla-¦ ce dans la Chambre populaire, d’après notre système de gouvernement parlementaire.Le rôle du Conseil doit être un rôle de pondération et de révision.On a trouvé étrange qu’il ait accepté les fonc- à son contrôle dans le cas où elle les trouverait coupables de conspiration et 2o.parce qu’elle a accepté la démission de 51.5'toiisseau, ce qui veut dire qu’elle ne possède plus Ici pouvoir de ie punir d’expulsion.De plus, i! ne peut y avoir offence prévue par le statut, c’est-à-dire corruption d’ün député, parce que le bill au sujet duquel M.Mousseau s’est laissé influencer n’était que fictif, ce qui fait que le corpus delicti manque.Enfin, la conspiration dst prouvée par Ta-veu même des conspirateurs.La commission délibérera demain et fera son rapport après-demain.* * » L’Assemblée d i sente les crédits ecl après-midi.Rien d’important, excepté qu’on critique le système-actuel de la confection, des listes électorales.51.G.Langlois, M.Tellier, 51.Cousineau s’accordent pour demander la révision des listes im-médiatemenf après l’émission des brefs pour une élection.C’est le système dans Ontario.Le premier ministre dit ou’il le fera étudier.Beaucoup de va-et-vient de TAs- semblée ù l’antichambre Ro- faire connaître les noms d’inno- lions de président de ta commission cents mais c’est un risque oiTon a d’enquète.Il n’a point cherché cet-(léjà couru et qu’on, ne doit pas; te position aussi pénible que res-craindre de courir encore dans j ponsable, qu’un accident lui a im-l’intérèt du bon renom de la pro-! posée.M.Chapais réfère ici à la dé- vinee.Le premier ministre ignore ce qui's’est passé au comité, - ce qui veut dire évidemment qu’il ne le sait que par ouï dire, — niais prenant pour acquis les fails rapportés par 51.Lavergne, il ne voit pas à quoi cela avancerait le comité de connaître les noms.Si on a des accusations à porter qu’on les porte.M.Lavergne.—Tous les gens ne sont pas braves.• Sir Lomer Gouin.—Non, mais i' y a mission de MM.Turgeon et Champagne après que leurs noms eussent été mentionnés.La confiance de ses collègues qui l’ont choisi président, Ta honoré mais il ne se dissimule pas qu’on lui a imposé un lourd fardeau à cause des conflits politiques dont ( cite malheureuse affaire devait être fatalement mêlée.En entrant dans la vie politique il s’est dit qu’il ne reculerait jamais devant un devoir à accomplir et quelque dur et pénible que soit coin i-ei i beaucoup de lâches qui se dra-1 pent dans leur manteau de vertu s SJ ‘ >nsuence et de sa ui- supposée pour salir tout le monde.Que Ton accuse ces avocats si on a des raisons de le faire.M.Lavergne.—Tout ce que nous demandons c’est de connaître les noms des avocats qui ont dit à M.Reek que la législation se vendait à Québec.Nous les ferons venir ensuite et nous les obligerons d’accuser ou de passer pour des calomniateurs.Est-ce que la Chambre ne croit nas qu’il esl temps de faire la lumière complète?demande M.Tellier.Inutile de se le cacher: nombre (Tnvoents disent partout qu’ils ont été obligés d’acheter de la lé-ffislal ion à Québec, interrogé par M.Laflamme, M.Reek nous a dit re matin que ces assertions à lui faites par des avocats de bonne ré-nutation ont été Tune des _ raisons oui l’ont décidé à organiser ce qu’on est rpnvenu d'appeler la souricière.Sur ce, le député de 5îoni-magnv est intervenu et ie l’approuve.Pourquoi ne nas aller tout de suite au tréfonds de Taffajre?M.Taschereau se cabre à l’idée de faire parler M Berk davantage.Ut d’une voix indignée, il s’écrie: la parole de M.Clark était juste, et si ce tremblement aura< éveillé, non pas seulement le ministère, mais aussi toute la Chambre, désagréablement inquiète, à son déjeuner, dans le restaurant du parlement, de voir tressauter les assiettes, et de sentir onduler le plancher et les murs de l’hôtel où elle abrite son désoeuvrement.Georges PELLETIER.son.On a constitué une commission d’enquète à laquelle on a tracé un cadre de procédure, savoir : découvrir le bien ou le mal fondé des accusations portées contre les membres de eette Chambre et l’origine de ce qu’on appelle la conspiration pour faire succomber ces membres.Dans ces conditions pouvait-on permettre ou obliger sir Hugh Graham de répondre aux questions qu’on lui a posées ?51.Chapais répond négativement et il ajoute qu'il est convaincu qu’aucun autre tribunal, dont tes pouvoirs seraient les mêmes que ceux de la commission, ne permettraient les questions de même nature.Sir Hugh Cralinm n'a eu aucune connaissance de paiements d’argent ou de Tcuquèle conduite par l’agence de détectives.Qu'il ait refusé de publier le résultat de cette enquête dans le Star ou d’autres journaux dont ou lui attribue le contrôle, par crainte ou même par amitié personnelle pour coriaines personnes, quelle relation y a-t-il entre ce refus et le bien ou le mal fondé des accusations portées contre MM.Bérard et Bergevin, ou encore avec l’organisation de l’enquête des dé-tectives ?Voilà Tunique motif de ses décisions.Il ne veut éluder aucune de ses responsabilités ni empêcher la moindre lumière possible dans le cadre tracé à la commission.Si l’on considère que les pouvoirs de celle-ci ne sont pas suffisants, qu’on les élargisse.On n’a pas voulu d’une commission royale, en premier lieu, mais il est peut-être encore temps d'en avoir une pour dissiper tous les nuages.Est-il besoin d'ajouter qu’il n'a , où M.sait dolphe Lemieux e.sl installé.M.Taschereau, M.Gouin vont tour à tour conférer avec M.Lemieux.L’inquiétude n’esi pas encore calmée.Deux ou trois interruptions originales de M.Doris ne réussissent pas à dérider le premier ministre et dont tout le monde remarque le sérieux durant toute la séance.jean DUMONT.billet nu soin.N’EXAGERONS RIEN.On lisait, récemment, dans une correspondance datée de Kingston : _ “On se pique d’enseigner le Parisian French dans les cours supérieurs (de l’université de Queen’s), et.chose digne de remarque, les étudiants de langue anglaise ont fait la constatation que les étudiants eanadiens-français parlent aussi bon français que leurs professeurs importés de Paris.” Comme on dit à Paris, faut tout de même pas se frapper.Les étudiants anglais peuvent et doivent être mauvais juges.Il est peu probable que tes universitaires de l’Ontario s'expriment plus correctement que ceux de Québec - qui s’expriment mal ; il est même vraisemblable qu'ils s’expriment moins bien.D'ailleurs, ni ceux-ci ni ceux-là n’ont à en rougir, et ceux de l'Ontario encore bien moins que ceux du Québec.L’anglais est pour eux la porte qui donne accès à ta vulgarité de ta me, dans laquelle il faut descendre pour gagner sa vie de chaque jour ; le fmngais.csl lu fenêtre très haute gui ouvre sur l'horizon intellectuelle.Ils ont en beaucoup trop de peine à tenir ouverte cette fenêtre pour avoir le loisir d’en faire un fin vitrail d’art parisien par où In lumière n'arrive qu’à travers l’embellissement des fleurs de rêve.C'est, maintenant, que la permanence en est assurée qu’ils pourront songer ô l’orner.Louis BRETON.NOTRE FEUILLETON “LE CHEMIN JEANNE DE RONDE", PAR DF, COULOMB.Le nouveau feuilleton dont nous rommenrerons la publication samedi : le Chemin de Bonde, de Jeanne de Coulomb, offre sous ce titre un peu énigmatique un récit extrêmement passionnant, où se mêlent toutes les formes du drame : drames de conscience el drames du coeur, où se mêlent et s’entrecroisent les péripéties les plus vives et les plus attachantes.Nos lecteurs et nos lectrices v trouveront un intérêt égal à celui qu'ils ont porté à “Entre deux âmes".DEMAIN : Le DEVOIR publiera un article de M.Henri Bourassa.i LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 11 FEVRIER 1911 VOL.V.— No.34 L’ENOUET CLOSE (De notre envoyé Léon Trépanier).' Québec, 11.— L’enquête sur les accusations portées contre M.J.Oc-iave Mousseau, ancien député de Soulanges, s’est brusquement terminée, à la surprise générale, avant la j comparution du principal accusé.la- comité rédigera son rapport en | toute hâte et le présentera à la Chambre, au cours de cette semaine.LA PREUVE EST COMPLETE.M.L.T.Maréchal, C.R., en résumant la cause pour le compte de ses clients, MM.MacNab et Nichols, dil qu'on n'a rien trouvé pour infirmer le témoignage publié par le “Daily Mail”, et que le comité peut prendre la démission de M.Mousseau, comme j l'une des meilleures preuves de sa ; culpabilité.Me LAFLAMME.M.Laflamme n'a pas essayé de démolir la preuve, mais a prétendu qu'en équité et en justice le comité ne peut sévir contre Mousseau.Ce dernier a démissionné, on ne peut donc le punir en l'obligeant à quitter son siège et l’arrêter ne serait pas juslo.Me Laflamme prétend qu’il y a eu; deux parties distinctes dans la cause:! les corrompus et les corrupteurs.La! Chmiibre a accordé l’immunité aux corrupteurs elle doit l’accorder de! même aux corrompus en prenant i pour acquis naturellement que la' preuve est .tien établie.DANS L’INTERET PUBLIC.Quand M.Laflamme a attaqué la méthode prise par les détectives de Burns, M.Maréchal a fait remarquer que MM.Nichols et MaeNa.t n’avaient rien eu à faire avec cela, mais qu’on leur avait offert cette preuve et qu’ils l’ont publiée de bonne foi, dans l'intérêt public.La clôture de l’enquête s’est faite soudainement.On s’aperçut, après avoir entendu la déposition de M.Lome McGibbon, qu'il n’y avait plus de témoins assignés.M.LORNE McGIBBON.La déposition de M.McGibbon a été brève.Il a déclaré qu’il avait consenti à payer les frais de !’en-fluête et qu’elle avait coûté $50.000, payés par lui sans l’aide de personne.A LA CHAMBRE HAUTE.Reste encore le comité de la CharrQre Haute, mais on ne croit pas qu'il durera longtemps.MM.Berge-vin et Bérard ont refusé de répondre è la question du comité à l’effet de-savoir s’i's avaient reçu de l’argent au sujet du “Montreal Fair Association Bill.’’ L’IMMUNITE POUR C’est ce que réclame Me Laflamme en disant que l’on doit traiter les corrompus de la même façon que les corrupteurs et sur ce, le comité de l’Assemblée législative termine son enquête.— M.McGibbon dit pourquoi il a payé les frais de l’affaire.— Rien d’Ottawa.MM.BERARD ET BERGEVIN CONTINUENT DE SE TAIRE "impression que ce bill n’était fju’un moyen de parvenir à éclaircir la situ- | ation à Québec.t M.Mackenzie.— N'avez-vous pas j donné aux détectives des instructions » quant à la direction qu’ils devaient J suivre dans cette affaire?j j M.McGibbon.—Non.! j M.Taschereau.— Vous saviez que j j les détectives essayaient de corrom- ; I pre certains membres de cette chain- J j h,-o ¦> * M.Mousseau L'élu! de M.Octave Mousseau est à peu près le même depuis deux jours, Bien qu'il ait sa connaissance, M.Mousseau ne se rend compte, que très péniblement de ce qui se pusse autour de lui.Je ne l’ai su qu'a- ’ hre ?M.McGibbon.près.M.Taschereau.— Mais vous fournissiez l’argent aux détectives pour les faire enquêter sur sa qu'une rom chambr nissiez vous-même Y Mire G.G.Stuart, conseil de M.McGibbon.intervient et dit: “Ce n’esi pas ce qu’a dit le témoin, monsieur intérêts publics ou les intérêts privés sont concernés.Ni l’un ni l’autre n’existait dans le cas actuel, car le bill n’existait que sur le papier.On me répondra peut-être que celui qui a accepté l’argent avait l’intention, mais je ne crois pas que le comité fit mandat pour faire des examens de conscience.LA CONSPIRATION EST ETABLIE.“Je ne crois pas que nous soyons en présence d’une cause où l’on puisse dire qu’il y a eu corruption au point de constituer une infraction aux privilèges de cette Chambre.“Vous pourriez aussi faire rapport sur d’autres faits qui ont été amplement prouvés.On a organisé, de propos délibéré, un projet afin de faire succomber la vertu des législateurs.Non seulement on !’a organisé, mais on est venu s’en vanter de-1 vant nous.Est-ce là une conspira sommes en presence dun cas que t,;on?Je dis que c>en est une et le j'appellerai une cause laite, fabr:- cotni^ aura a décider si, lorsque ia 'Pi P* H AVOCATS’ PLAIDOIRIE DE Me MARECHAL Mire Maréchal soumet que quee de toutes pièces, ayant pour | base un fantôme de bill.Ceux qui ! l'ont présenté en ont fait comme le j véhicule de leurs intentions crimi-! neiles.Or c’est en rapport avec la ; présentation de ce bill qu’ils ont payé | les sommes d’argent au député de Boulanges.Y a-t-il lieu de comparer I le cas présent à celui où des mem-bres de cette chambre auraient accepté de l’argent pour la passation d'une mesure “bona fide’’?Je pose cette question parce qu’elle mérite considération.Dans notre pays, nous ! u’en sommes pus rendus à un degré Chambre siège, elle a la protection nécessaire ou si des poignards sont suspendus sur vos têtes.M.Laflamme term-ne en reprochant à Mtre Maréchal d’avoir ignoré ce point de l’enquête.Mtre Maréchal dit qu’il est ici pour défendre MM.Nichols et MacNab d’avoir publié des accusation.' et pas autre chose.Il a été prouvé aussi clairement que possible, croit-il, que MM.Nlcho.s et MacNab n’ont jamais pris part aux faits de la cause.II ne s’est pas occupé de ce point parce qu’il a été prouvé clairement que ses clients ont agi de bonne foi et dans l’intérêt public.Le comité s’est, ensuite ajourné pour entreprendre la discussion du rapport.douter de la preuve si on l’accepte et ; ne voit pas pourquoi elle ne serait nas acceptée.Il a été établi que M.Mousseau a reçu pour la passation le président.Il a dit qu’il n’a été in- certain bill des sommes d’argent, formé de la chose que lorsque la cor- Non seulement il a été prouvé ruption a été accomplie.’’ .qU’j] a reçU $2,000 pour lui-mê- M.Taschereau.— Mais M.McGib- me, mais aussi qu’il a obtenu $1,150 bon savait que les détectives étaient ¦ qui, selon ce qu’il a dit à ceux qui à l’oeuvre?jles lui donnaient, étaient pour d’au- __________ M.McGibbon.—Je savais que l’en- très membres de la législature.Il est ; du^ConsfeH Législatif chargé de vé quête se poursuivait, mais je ne donc coupable non seulement de pé- rjf;.er jes accusations portées contre m’occupais pas des détails que j’a- ¦ culat, mais aussi d’avoir entraîné vais laissés entièrement à M.Beck, d’autres législateurs dans les ma- M.Lavergne.— Vous avez dit que ! noeuyres qu’il avait inaugurées lui- vous étiez sous l’impression que ce même.bill n’était qu’un moyen pour les dé-! Mtre Maréchal' dit qu’on n’a pu maiTla ’s^ance n’a eu aucun résultat incident nouveau tectives de découvrir ce qui se pas-1 rien prouver centre ses clients et prati(jue puisque Jes deux ^témoins, M chapais explique ensuite la eau absence du témoin Carpenter Maréchal dit qu'il aimerait questionner MM.Bérard et Berge- HeraM” en mai 1913 et le confiai ; tion incroyable.Nous sommes hou- ^ , vm.Au Conseil Législatif.— MM.Bérard et Berge-vin, avec F assentiment de M.Chapais, refusent de répondre.(De notre envoyé Léon Trépanier) | les garder ici jusqu’au lendemain Québec, IL - Le.comité J’enquête ^ïvantt ^J'd Comme question de fait notre comi deux membres de la Haute Chambre té n’avait plus besoin de ces mes- i «nr i-ioiw, AÆdi” do s*eurs’ autant que cela concerne par le Montreal Daily Mail et ce C0lnit.g je mettre à jour le prétendu complot a ce sujet, s’est réuni hier après-midi, répéter que nous n’avons plus besoin de.ces messieurs a moins qu’il ne survienne quelque en mai 1913 et je confiai j tion incroyable la direction du journal à M.Beck reux de dire que nous pouvons rés-avec instruction de le diriger ertiè- treindre cette accusation aux trois renient -une consideration ues interets p vés, même si ces M.Lome D.McGibbon.industrie! de Montréal, est le premier témoin enter, du.M.Lavergne.—Je comprends que M.Beck qui était rédacteur en chef du “Montreal Herald”, vous a demandé en 1913 s’il pouvait conduire une enquête sur certaines affaires publiques et que vous lui avez dit que vous accepteriez d’en payer les frais.Voulèz-vous nous dire si vous avez communiqué avec quelqu’un à Ottawa au sujet de cette enquête?M.McGibbon.—Non, monsieur, je.n ai communiqué avec personne.M.Lavergne- -Je comprends que : vous êtes conservateur et ami personne' tie 1 bon.Bob Rogers, ministre des Travaux Publics?M.McGibbon.- de suis un ami de M.Rogers et je suis conservateur.M.Lavergne.—Avez-vous communiqué directement ou indirectement avec M.Rogers au sujet de cette enquête?M.McGibbon.—Non.M.Lavergne.—Vous ne lui en avez jf.'nair parlé?M.McGibbon.—Jamais.M.Lavergne.—Vous ne lui avez même jamais demandé conseil ?M.McGibbon.—Non.M.Lavergne.—Avez-vous parlé de cette affaire à quelques membres du cabinet fédérai: M.McGibbon.—Non.M, Lavergne.—Avez-vous demandé à quelqu’un de parler à qui que ce soit à Ottawa de cette enquête?M.McGibbon.—Non.M.Lavergne.—Je crois que vous étiez présent lorsque M.Beck a offert ses articles à sir Hugh Graham?AL McGibbon.—Oui.M.Lavergne.—Voulez-vous dire au comité quelle raison sir Hugh Graham a donnée pour refuser de publier ces accusations?AL Mackenzie s’objecte à cette question.M.Lavergne déclare qu'il veut simplement savoir s’il y a eu malice ou autre motif quelconque de la part de Messieurs MacNab et Nichols en publiant ces accusations aprè?que d’autres journaux eurent refusé de le faire.M.McGibbon.-Je préférerais ne pas répondre à cette question parce (lue lorsque j'ai vendu le “Herald”, je me suis engagé à ne pas dévoiler lés noms des acquéreurs sans le consentement de ces derniers.J’ai pris cet engagement sur l’honneur cl je voudrais tenir ma parole.M.Taschereau.— Voudriez-vous j nous dire combien a coûté cette enquête ?M.McGibbon.—Environ $50,000 M.le président.M.Taschereau.— Que vous avez payés?.M McGibbon.—Oui, monsieur.M.Taschereau.—Je suppose que vous étiez tenu par M.Beck au courant de tout ce qui se faisait en rapport avec le bill de la Montreal Fair Association ?M.McGibbon.—De temps à autre.M.Taschereau.—T vous faisait rapport par intervalle?M.McGibbon.—Non, il ne me faillit ras rie rapport, et ce n’est que par occasion, une ou deux fois, au cours de cette affaire que j’ai été informé que les choses progressaient d'une manière satisfaisante.Je ne mois pas qu’il ait jamais discuté le bill de la Montreal Fair en particulier, H faisait allusion à toute l’enquête.M.Taschereau.—Vous étiez informé qu’une tentative était faite pour corrompre certains membres de l’Assem-Siée Législative?M.McGibbon.—Je ne l’ai appris que lorsque la chose a été faite.M.Taschereau.—Quand en avez-vous été informé?M.McGibbon.—Je ne me rappelle pas exactement la date, mais je sais pue c’est quelque temps après que la chose a été faite.M.Mackenzie.—Saviez-vous que le bill de la Montreal Fair était un faux bill?M.McGibbon.—Je ne savais absolu ment rien avant que la chose ait été 'publiée dans les journaux.J’étais sous Bedey ont eu beau argumenter Ion- j jjtre Maréchal.—Ces messieurs ont guement afin d obtenir du comité qu il ; été esaminés devant le comité de force les témoins a repondre, le pre- ; l’assemblée législative, mais il fut sident M.Chapais et le comité ont re- déclaré alors qu’il serait injuste de fusé de permettre les questions et les , icg questionner parce qu’ils étaient deux avocats ont dû passer outre.¦ accusés devant la haute chambre et Le comité s’occupa également de ; non devant Rassemblée législative, l’incident Carpenter et prit connais , Comme cette abjection n’existe plus santé d'une déclaration de MM.Ni- ici, je crois que le comité devrait ori chais et MacNab relativement au paie- donner à ces messieurs de comparaî-ment des frais de déplacement des li- 1 tre ici, car j’ignore où ils sont en ce mi ers américains dans le cas où ces moment.,,, , imiisn pi miel nnVi cnR le véstiHai derniers devraient (le nouveau venir, Mtre Laflamme explique qu’ils se- \oudia s me ; c au-,e, c „ quel que a sou le itsul.a,, témoigner a l’enquete.Le comité s a- ront au comité dans quelques minu-lu roui de cette enquete et H public en bénéficiera.Je demande journa ensuite à jeudi après-midi alors i JJ Caï ils doivent arriver imr le ‘jouia qui- croyait du devoir d’un ! T"?justice soit faite, voila tout.Je J , mystérieux M " 1 ' ’ e ' il.dans l’intérêt public, sans au-! membres de la législature qui ont cru considération des intérêts pri- ! devoir donner leur démission à la môme si ces intérêts* fussent - suite de cette affaire.Mais nous ntre moi.En septembre M.Beck , étions de bonne foi dans cette affir-vi me .••ou.ver et me déclara qu’:! raation car -j nous acceptions la pan-formé qu’il se faisait de la rôle de M.Mousseau devant ces dé corrption à l’hôtel de ville de Mont itii' e- à Québec, el •r.rune enquête devai __________ datations, nous étions juslifiables de qu'il croyait ; dire ce que nous avons rlit.Je crois etre faite pour ' qu® nous avons agi dans l’intérêt pu- !i • ie bien fondé de ces rumeurs, j blic et quelque pénible que fût la me demanda si je journal de faire connaître cette si dois ajouter en terminant que la dé-iwiou si elle était réellement pré- mission de Mousseau peut être un : Ik'iabie à l’intérêt public.Je con- • argument pour justifier les articles i.is à la condition que ce fût dans 1 que nous avons publiés.iutc, public, et que M.Beck ne' REPONSE DE Me LAFLAMME.LA SEANCE 'U(U ai ((ne ce qui ne serait réelle-icnl que dans l’intérêt public et e n se chargeât entièrement de con-udre l'enquête.M.Taschereau.— Quelqu’un a-t-il •oni'bué au paiement des $50.000 avez déboursés seul?-Je les ai payés seul Mtre Laflamnje prend ensuite la parole.“Le dernier mot de M.Maréchal,, dit-il, ouvre la porte à la discussion d’un point qui ne manque pas d’intérêt.Quand la chambre a nommé le comité d’enquête, M.Mousseau était député de Soulanges et les I émoins à charge n’avaient pas reçu la protection de la chambre: Mais avant que le comité commençât son enquête, M M.McGibbon.absolument.M.Taschereau .— Avez-vous été remboursé par quelqu’un?M.McGibbon.—Je n’ai pas reçu un seul centin de qui que ce soit.M.Taschereau.—Vous êtes-vous entendu avec quelqu’un pour être remboursé ?M.McGibbon.—Non.M.Taschereau.—Vous n’attendez rien non plus?.M, McGibbon (souriant).— Non, monsieur le président, je n’ai aucune espérance.L in errogatoire de M.McGibbon est onnu coupable.Si vous faites rap-te mine.p0rt qu>R egj; COUpa'D;e) quelle sanc- il.Keyes, sténographe expert de tion allez-vous appliquer?Une sanc- I agence Burns est ensuite appelé, mais Ron équitable sans doute, mais vous .c cornue decide subséquemment qu’il ne pourrez pas le faire.Vous appli- II ¦' ‘l Pils ‘leu de 1 entendre de non- queries la sanction de corruption au que le mystérieux M.Carpenter sera convoi de Montréal entrant en gare à interroge.trois heures.L’hon.M.Chapais déclare ensuite que l’on attendra l’amyjêe du témoin A trois heures s’ouvre la séance du ! Carpenter avant d’interroger de nou-comité d’enquête sous la présidence ; veau MM.Nicnols et Beck, et que de l’honorable M.Chapais.j b011 pourra également entendre les Mtre Maréchal fait, relativement au i deux conseillers législatifs.départ précipité de Québec et à l’ab- : Mtre Maréchal ajoute qu il lui faut sence du témoin Carpenter, pratique- - entendre le témoignage de MM.Bernent les mêmes déclarations qu’il a -rari* t't' Bergcvin et qu après ces te-faites 'l’avant tmidi à S’enquête do nioignages son enqüete à lui sera clo-Ta’ssemblée législative.Mtre Maré- ,so car 1 incident Carpenter ne concer-chal fait de nouveau remarquer ue Pas sj tvalu de son privilège de témoin pour ne pas répondre.Si l’exception ne se rencontre pas à l’horizon, restons donc avec le droit commun i qui subsiste depuis 1774.Mtre Maréchal.— Je diffère d’opinion avec mon savant confrère", sur ! la règle de droit commun.La règle 5 protège le témoin contre des réponses pouvant l’incriminer en vertu d'une offense contre le code criminel.Mtre Laflamme.— L’offense prévue ici tombe sous l’article 156 du Code Criminel, sous la rubrique: Judicial corruption.Mtre Maréchal.— En tout cas, ma question a été posée et elle est devant le comité.Je suis ici pour défendre des hommes et pour les justifier d'avoir publié des articles dans leur journal.La réponse du témoin est peut-être une justification pour mes clients.Mtre Laflamme.— Mon savant ami ne peut évidemment aller plus loin.D'abord le témoin n a fait aucune réponse.Voudriez-vous dire.M.Chapais.— Le témoin n’a fait aucune réponse et d’ailleurs Mtre Maréchal n’a voulu faire aucune insinuation.Le président maintient alors 1 objection formulée par Mtre Laflam-me et il est appuyé par le comité.Mtre Maréchal à M.Bénard.— Avez-vous reçu cette somme en considération de l’appui que vous deviez *onner au bill 15S?Mtre Laflamme s’objecte de nouveau à la question en déclarant que le témoin a déjà déclaré qu’il refuserait de répondre à toute question ultérieure à ce sujet.Mtre Maréchal.— C’est la seule question que j’avais à poser au témoin.4 M.Achille Bergevin, ancien conseiller législatif, est assermenté à son tour.Mtre Maréchal.— Vous avez été conseiller législatif jusqu’au 28 février 1914 ?M.Bergevin.— Oui, monsieur.—Vous avez rempli vos fonctions de conseiller législatif au cours de cette session-ci?M.Bergevin.— Oui, monsieur.Mtre Maréchal.— Dans l’exercice de vos fonctions et en rapport avec le bill IBS, de la Montreal Fair Association, avez-vous reçu $200 d’un nommé Sampson ?M.Bergevin.— Sur l’avis de mes avocats, je refuse de répondre, de peur de m’incriminer.Mtre Maréchal.— Avez-vous reçu en rapport avec ce bill une somme rie $150 et avez-vous payé cette somme à M.Gilman?Mtrje Laflamme s’objecte à la question et le comité maintient l’objection.M.Bergevin.— Pour toute question ultérieure qui me sera posée à ce sujet, je dois vous dire que je prendrai la même, attitude.Le comité maintient l’objection faite par M.Bergevin.Mtre Maréchal.— lïst-il à votre connaissance que M.Gilman a reçu une somme de $160 en rapport avec le bill 158?Mtre Laflamme.— Reçu le qtii?._ Mtre Maréchal.—Je puis préciser si vous le désirez.Mtre Laflamme.—Eh bien.,.Mtre Maréchal.—.en considération de son appui pour le bill 168?Mtre Laflamme.—Je m’objecte à cette question parce qu’elle a trait à M.Gilman contre lequel l’on n’a pas porté d’accusation.M.Chapais.—Il vaudrait mieux préciser la question.Mtre Maréchal.—En justice pour M.Gilman et pour cette Chambre, M.Bergevin ne peut se prévaloir de son privilège pour refuser de répondre à cette question.Mtre Laflamme.—La question telle que posée est non pertinente.Puisqu’il n’y a pas d'accusation de portée contre M.Gilman pourquoi la poser?ser?Mtre Maréchal.—Lors même quei toutes les lois du monde s’opposeraient à ce que cette question soit posée, je crois que le comité doit à l’honneur de cette Chambre d’exiger une réponse du témoin.Je crois qu’en toute justice pour M.Gilman, le comité devrait forcer le témoin à répondre.Mtre Laflamme.—Je croyais que mon savant ami avait simplement mission cfc représenter ici MM.Nichols et MacNab.A-t-il également pour mandat de protéger l’honneur de cette chambre ?Mtre Belley.—Ne croyez-vous pas, qü’ctant donnée la situation, il faudrait décider .si M.Bergevin est obligé de répondre à cette dernière question et s’il peut dans ce cas-ei se prévaloir de son privilège de témoin?Mtre Laflamme.—Je vois le but que l’on veut atteindre.On allègue que la question telle que posée ne permettra pas à M.Bergevin de se prévaloir de son privilège.Or, si le comité ordonne à M.Bergevin de répondre et s’il répond, ces messieurs poseront alors directement la question et demanderont: Qu’est-ee que vous en savez, vous, personnellement?La question est certes habile, mais pas assez encore.Mtre Belley — Que l’on décide alors à propos de cette question ot on la posera autrement de manière à décider l’autre point.Le témoin refuse de répondre et’ le comité appuie sa prétention.Le fait qu’il se prévaut de son privilège ne hti donne pas droit, il me semble de prétendre qu’il a H roll de refuser de répondre à une foule d'autres questions qui pourraient lui être posées.Du moment que nous ne lui posons pas de questions qui rinCrim?nrni ne doit-il pas répondre ?D’ailleurs in question est complètement étrangère au 'privilège dont il se prévaut, elle ne peut avoir aucun effet sur son avenir.C'eSt mon opinion qu’il nous faut décider ce point.Mire Laflamme — La question est de savoir si la question est pertinente au sujet.Je le répète il n’y a pas d'aeo satera la chaire d lent tremhlem-nt ae terre qui se -ou aux cérémonies du dimanche, produit depuis six ans.La plus fôrte : raat.1n rt p .E0,r’ d’' lor n!ars au secousse s’est produite à 1 h.33 cet- !nvv'1 l,rocha,n-te après-midi.Quelques légers frémis- Snint-Pa-le 12 Il adressera aussi la patole le vrn-jdredi saint, à la Rte de la Saint-Pa-heur » auparavant.; t ri^ , -t ^udi «P^s-midi du- .11 y a eu huit secousses pendant ,a”1 teut te «utara, l’après-midi; mais le plus fort coup ; t;,1« conference spécial, s’est produit à une heure et demie.| a,lx dames'.Les professeurs de l’uptversilé I!r dateurs de croient que le tremblement de (erre tl °ut été jusqu ic» le lo - • O .«llivan.pris naissance à deux cents milles au 'aattire du Vcrmmit, sud-oueat d - la ville.i1’’R RR- PP' Barret ^ Wi,1"h’ '1” 1 ol'- 'Byracuse.NA”.Il — La consternation s’esi répandue à Syracuse, cette sera donnés Saint-Patrice après-midi, lorsqu’à une heure et tron- I1 i»'1’ Ua>T"R M 1c R.P.C est la promit.-ro fois qu u les RR.PP dr.> des Frères Prêcheurs irlandais, lo R.P.Burke, de Tordre dee Panlistes, Clifford.t,-quatre, la terre se mit à trembler.: , W* I’rcmr.-rc 10.S MU un membre La population n éefal s.-ra exécuté l'Ottr lu circonstance.Le Club Meilleur espère que lotis e s confrères le, laquett-nrs voudront bien répondre (ton invitation et pi'll aura le plat ir de voir qtte -on travail d'organisntlon aura mérité récompense .n ayant une nombreuse assis: an-e, des ment lires de toits les clubs de raquette.Done, qu't n se le dise et qu- le mot d'o dre de ee soir soit : Au tlléAtre Lib.-rty .ncouragcr nos uniiu les m-qttett.-urs, SPECIAL POUR PAQUEBOT l’artunt de la gu>e de la nie Windsor A 12,iip midi vendredi I.13 février.pour Hnllfnx, pour fair.- rnc eordvmtnt .vec le* MB.Tniiisfau, qui doit, mrti ¦ de .et endroit samedi le 11 février.Le train qui se niposcra de WaronsdUs modèl s, de wn ,.n buffet et do vollme de première, s: fin Ira aux aborda du paquebot, r.COURRIERS PROVINCIAUX QUEBEC MORT SUBITE.Saint Hyac’nthe, IL — M.Alexandre Arhyot, âgé de 25 ans, est décédé hier soir à l’hôpital après une malad'e de quelques heures.Il y aura enquête.MORT D’UN OCTOGENAIRE.Cookshire, 11.— M.Léger, âgé de 85 ans, père de Chas.Léger, autrefois de Scotstown est décidé à la demeure de J.N.Thibodeau, Mégantic.SERIEUX INCENDIE.Lachute, 11.— Un iricêiWie a dé-ri-uit hier après-midi les usines de W.Bannêrman.Les pertes sont -le 3-30,000 et partiellement couvertes par les assurances.On ignore l’origine du feu.CHOSES MUNICIPALES.Sairi-A.phonse.de Granby.11.— M.Napoléon Dion a été réélu maire pour un second terme.M.Zachée Desroaches a été élu conseiller en remplacement de feu Edmond Larose., UE BANQUET DE LA CHAMBRE DE COMMERCE.Gananoque, 11.— La Chambre de Commerce aura son banquet annuel le (i mars.Plusieurs ministres, croit-on, y seraient présents.MORT D’UN CAPITAINE.Kingston, 11.— Le capitaine John Boyd, très longtemps à l’emploi de la Montreal Transportation, est décédé hier.L laisse une veuve et trois filles.DANS L’OUEST L’INTERDICTION DU "PAYS”.Le Pas, Krcwatiu 11.— Sa Grandeur Mgr Charlebnis, au prôna Je la messe paroissiale de dimanche, le 8 courant, a interdit la lecture lu journal "Le Pays” à tous ses fidèles soumis à sa juridiction.Mètoseigneur s'est aussi élevé fortement contre les danses et il a condamné forme.le-ment le tango.UN MINISTRE MALADE.Abernethy, Sa.sk., 11.— Le ministre de l'agriculture de la Saskat-chawan, M.W.R.Motherwell, est, malade à sa résidence.Il souffre d’une fracture du genou.LES DEPENSES DE REGINA.Régira, Sask., 11.— Le conseil municipal a voté 83 000,000 pour ses travaux civiques au cours de 1914.UN ECHEYTN EXPULSE.Medicine Hat 11.—L’échevin McLean a été expulsé du conseil sur son refus de voter sur le reglement des licences.¦OUR LES ALLEMANDS DE WINNIPEG.Winnipeg, 11.— La ville vient d'ouvrir une biblipthèque municipale pour ses citoyens de langue allemande.Le fait mérite d’être signalé.ORDINATION DE DIACRES.Saint-Boniface.11.Sa Grandeur Mgr I.angevin a conféré les ordres mineurs au Père M.Roy, qui a été sacré sous diacre.- Sa Grandeur était assistée par les RU.PP.Delandes et Brodeur, du séminaire.L'INDUSTRIE LAITIERE A K KG IN A.Rogna, Sask., 11.— L’industrie laitière dans le district du centre de la province est des plus prospères.Elle a augmenté dans une proportion de 1000 pour cent pendant les 12 derniers mois.COLLEGE DE $1.000,000 A REGI N A.Les Presbytériens de Régitm ont décidé de construire, l'été prochain un vaste collège de $1.000 000.Le terrain a cet effet est déjà acheté.POUR LES AMIS DE SAM HUGHES.Regtmt Sask.fl.— Le gouvernement fédéral a voté la somme le $75,000 pour commencer lu construe , ion d'un arsenal dans notre ville.Le oût de l'édifice, quand il sera terminé se chiffrera à $250,000.De la bonne musique fait la joie du foyer.Le Vidtrola vous apporte toute la meiiieure musique du monde chez vous.“La Voix de son Maître” (’•herchez cette marque de’.commerce quand vous achetez Venez a l’un de nos trois magasins de Montréal, et laissez-nous vous montrer tous les Vietrblas et jouer pour vous votre musique favorite.Les Vietrolas coûtent de 820 à *300 et se vendent à des conditions faciles de paiement, (aussi bas que $1 par semaine) si désiré.Les Registres Victor sont de !)0c pour ceux de 10 pouces doubles.Demandez notre catalogue donnant la liste de plus de ôOOO registres Victor.Toujour, 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l’endroit du plaignant toutes les précautions nécessaires pour l’empêcher de se blesser, il n’était pas obligé de faire l’inspection des pièces de bois choisies par les charpentiers pour la construction de l’échafaud et qu'en ne faisant pas cette inspection il n’avait pas manqué à son devoir de -prendre les précautions nécessaires.En outre la relation de maître et de serviteur r’existe pas entre le plaignant et le défendeur, par conséquent ce dernier n’était pas dans l’obligation de s’assurer de la sûreté de l’endroit où devait travailler le plaignant.CHEZ LES PLATRIERS D’EDMONTON.Edmonton, 11.— Les nlâtriers et bricruetiers d’Edmonton se plaignent de ce que la ville ne leur donne que 70 cents par heure alors que les autres entrepreneurs payent à leurs confrères jusqu'à $1.25 de l’heure.Le maire McNamara doit s’occuper de la ques- ; tion.' , LA VILLE ET LES OUVRIERS MM.Jo-s.Wall et E.Morgan ont porté plainte devant les commissai- -res parce que la ville na donne que 30 cents de l'heure aux ouvriers employes aux travaux de l’aqueduc, alors que le tarif fixé déjà, se chiffre à 40 cents de l’heure Le-ccommissaires ont promis aux délégués de rencontrer les entrepreneurs et do leur faire observer la loi des justes salaires.ON S’AMUSE L’Union des serre-freins, local No 14.aura son euchre et bal annuel, vendredi, à la salle White.î'hi&aiiie;^ riaa SPECIAL POUR PAQUEBOT Quitte la gare Windsor à 12, raidi, Vendredi, l.'i février Pour raccorder u ver i • .S.S.TUNISIAN parti,.,it de Halifax, le 1 i février Wagons-lits, buffet et de première classe, rectomer.t au quai du navire BUREAUX DES BILLETS 111-113 rue Saint-Jacquei; Main 8125: ou Hôtel Windsor, ou aux cares Viser et Windsor MONTREAL-OTTAWA Quitte Montréal, 8 h.matin, 8 h.05 du soir, tous l ' cour- ont ôt ft.t lors de la (i nvention du Barreau Air ri.a’n- et les recettes à ce moi ni ont dé-n-ntré, que dans des conditions normales, i’ offre est faite à la condition que les porteurs d’actions de la British Columbia, pourront souscrire A même l’émission de $1,000,030 de debentures A 6 p.c.de la Canadian Corporation.1— Grace Dart tuberculeux ., 2— Soeurs de la de (crèche) .3— Soeurs de la Miséricorde (maternité).4— Montreal Maternity Hospital.5— Montréal Foundling and Sick Baby Hospital.6— Hôpital Ste-Justine.7— Hôpital Notre-Dame .8— Hôpital Notre-Dame, (ambulance).9— Hôpital Général .10— -Hôpital Général (ambulance) .11— Hôtel-Dieu.12 —Hôtel Dieu (ambulance 13— Western Hospital .14— Western Hospital (ambulance) .15— Children’s Memorial Hospital.16— Homeopathic Hospital.DISPENSAIRES.$ 500.00 2,000.00 500.00 500.00 500.00 2,000.00 2,600.00 1.500.00 2.500.00 1.500.00 1,500.00 500.00 1,000.00 300.00 500.00 100.00 GUARDIAN REALTY CO.Londres, I i —- La Guardian Realty Co du Canada offre $500.000 d’actions de pr'fércncc à 7 pour cent A 90.La compagnie a été formée dan?le but d’acquérir le coin nord-est de?rue?King et Yonge, A Toronto, uh • ira érigé l’édifice d" la Banque Uiyalc.17—Royal Edward Institute 3,000.00 | 18—Royal Edward (entretien d’n cheval pour ins- - | pectei.ir de ville.300.00 19—Institut Bruchési .3,000.00 i 20—Département Dentaire, j Hôpital Général.1.000.00 21— Hôpital Laval Dentaire 2 000.00 22— The Herat Dispensary .500.00 23— The Montreal Dispensary .500.00 HOSPICES ASILES, ORPHELINATS.24— Soeurs Grises (enfants trouvés, orphsiins, vioil- laids) .1,200.00 25— -Asile SL-Henn .500.00 2fi—Hospice St e Cv.'négnnJe 500.00 27— Institut des Aveugles de Nazareth.
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