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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 23 mars 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1933-03-23, Collections de BAnQ.

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Montréal, jeudi 23 mars 1933 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME XONIHBAt TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT ; Administration : .HArbour 1243 Rédaction ; .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXIV — No 68 T R O I S SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.0C Une taxe nuisible qu'il faut dénoncer Dans notre page de commerce et de fituincr, M.Clarence Hogue a signalé, hier, deux faits d’une égale importance.Le premier, c’est le taux exorbitant du nouvel impôt sur e teucre qui atteint au moins 50% du coût jusqu ici Pa> » deuxième, c’est la spéculation que des mercantis, évidemment bien tuvautés, ont pratiquée au détriment des consommateurs.Le dernier de ces faits fournirait à lui seul matière suiti-sante à une enquête fédérale; mais H y a plus.L tmmense majorité, sinon la totalité des épiciers, nous dit-on, ont augmente, dès hier, le prix du sucre.On nous cite un cas ou 1 on a demandé 16 cents les deux livres de sucre qui se vendaient, la veine, 11 cents.• La majoration est donc de 2V2 cents sur un prix déjà ( par comparaison avec le prix courant dans la plupart des maisons d’alimentation populaires.Or comme, au dire cl un lann-cant de conserves digne de foi, il n’y avait pas une seule livre de sucre dans les raffineries le 21, ce sucre majore n a donc pas acquitté la nouvelle taxe.L’enquête s’impose donc à double titre.D ailleurs, une tax qui livre des consommateurs aux entreprises des profiteurs est radicalement une mauvaise taxe, surtout dans ces temps de mjSere.La députation fédérale ne pourra pas se soustraire au grave devoir qui lui incombe de vérifier ces faits.Mais nous comptons, en outre, que la députation de la province de Que-bec ira plus loin et s’opposera non seulement aux modalites de la taxe sur le sucre, mais au principe même de cette taxe.L’Etat a besoin de revenus, personne nen disconvient, pas même ceux qui l’ont prévenu que ses folies de guerre le conduiraient un jour en face de la banqueroute et qui payent comme tous les autres pour avoir eu raison.Mais l’Etat 11 a pas le droit de frapper les nécessités de la vie quand il ne taxe pas les articles de consommation qui sont de pur luxe.A ceci.M.Rhodes répondrait peut-être: En frappant le sucre, on frappe la confiserie et la confiserie est une industrie de luxe.Ce raisonnement est aussi juste que celui de l’inspecteur sanitaire qui dirait: pour détruire les bestioles nuisibles qui sont dans cette maison, pompons-en l’oxygène; les autres occupants seront peut-être étouffés aussi, mais les bestioles mourront.• , , Un usage modéré des confiseries n’est pas nuisible a la santé et est même recommandé par les médecins; mais, par ailleurs, comme le notait hier notre camarade Hogue, le sucre est un article essentiel de la diète infantile, pour ainsi dire des la naissance.Mais, dira-t-on, quels sont les articles de pur luxe que I on peut frapper?Le sucre, le sucre sous la forme de, confiserie s, de friandises, de boissons douces, etc.; niais pas à Tétat nature.Et, ensuite, le thé et le café.Ces deux articles ne sont ni essentiels ni même nécessaires à la consommation et la'médecine les interdit formellement aux enfants.En outre, il y a plusieurs qualités de café et de thé.Les gens riches ou simplement a l’aise pourraient choisir une qualité moindre s’ils pensaient que la taxe a rendu prohibitives celles qu’ils se payaient jusque là.Ils pourraient abandonner J’épinoche ou le thé surfin, qui.selon les réclames saugrenues que l’on fait de ce 'temps-ci autour de cette boisson, donne Vemotional lift (sic) aux jeunes gens en compagnie de leurs amies.Ce n’est pas la même chose pour le sucre.L emotional lift que l’on ressentira à son sujet provient simplement de l’impôt exorbitant qui en hausse le prix.Et il n’y a guère qu une qualité de sucre, la même pour les gens pauvres et pour les gens riches.Pauvres en ressources financières, mais riches en enfants, invitées à se saigner aux quatre membres poux’ sec.omit le commerce de l’Ouest, les familles nombreuses de la province de Québec serorrt lourdement frappées par cette imposition d’un article essentiel à la consommation qui, encore un coup, figure sur toutes les tables, à tous les repas, et jusque dans le biberon ou le jus d’orange du nourrisson.Au reste.ces braves gens de la province de Quebec, qui ont quelque chose comme un tiers de.plus d enfants que ceux des provinces de l'Ouest, pourront sc consoler on pensant que ces derniers s’apprêtent, grâce au jeu cruel du fonds de stabilisation constitué en grande partie à même les vingt millions que doit rapjxortcr l’impôt sur Je sucre, à faire monter le prix des autres denrées de consommation.La GazcNr annonce, ce matin, non sans joie, que, grâce à ce fonds, le prix du porc sur pied doit monter d’au moins un sou la livre, les exportateurs de l’Ouest étant désormais assurés d’un marché où la livre sterling, même si clic tombe à $4.00, cours réel, vaudra toujours pour eux $4.60, grâce à la paternelle garantie de l’Etat.Donc, les consommateurs, au moins dans les villes, pourront sc dire en voyant monter le prix du sucre que c’est le plus sûr moyen de faire monter «le prix des autres denrées et d'amener la prospérité promise par M.Bennett; mais, en attendant, ne peuvent-ils compter que leurs mandataires dénonceront les mercantis.s’efforceront de leur faire rendre gorge, recherche-îront les tuyaux qui ont si bien semri à quelques-uns (on nous dit, «u moment ou nous écrivons ceci, qu’un épicier se vante de réaliser $5,000 de bénéfice parce qu'il a pu rentrer du sucre pendant toitle une journée) et représenteront è M.Bennett, célibataire endurci et pensionnaire d’hôtél, que la taxe sur le sucre frappe aussi durement que si c’était fait exprès, les families nombreuses dont les charges sont pourtant déjà assez accablantes.Louis DUPIRE travail manuel, — même le travail tiiut vuurl.Il manque de l'argent?Montréal dépense des centaines de mille dollars chaque mois pour faire vivre A Ottawa Ce que nos députés ont encore à fai ire A Québec Les fonds de l'Assistance Publique, MM.Taschereau et Duplessis lisseront à Ottawa jusqu’à la fin de mai, selonj Le chef de la gauche critique le retard du gouvernement à payer ses dettes — M.Taschereau parle du tort que M.Duplessis fait au crédit de la province - Qui fait le tort?Celui qui ne paie pas, ou celui qui signale qu’il ne paie pas?dit M.Duplessis - Le pont de l’Ile d’Orléans et les fonds de l’Assistance publique - Les taux d’électricité trop élevés les apparences - Programme de fin de session -Le bill des pouvoirs extraordinaires - Les assurances-chômage et les provinces DES REQUETES PRESENTEES EN 1907 (Par Emile BENOIST) Ottawa, 22.— Le premier ministre vient d’exposer, dans ses grandes lignes, le programme législatif qu’il entend soumettre au Parlement, d’ici la fin de la présente session.Il a annoncé en même temps qu’il compte être en mesu-dès lundi prochain, de faire nais, aux Illinois, où il avait passé c0’nna}{re son programme complet, une grande partie de sa vie.11 11 était âgé de 86 ans.la* P.Moïse-José Marsile, qui appartenait à la congrégation des Clercs de Saint-Viateur, (il était le doyen de leur province de Chicago).était né à Longueuil, le 17 novembre 1846; il était entré en religion le 15 octobre 1862.11 avait fait à Bourbonnais même ses études classiques et théologiques et y avait été ordonné prêtre le 30 octobre 1875.Dès 1879, il avait été nommé directeur du collège de Bourbonnais.Depuis 1906, il faisait surtout du ministère pastoral.Jamais il ne s’était désintéressé de la chose littéraire.C’était l’une de ses grandes joies que de dénombrer les nombreuses vocations ecclésiastiques qui s’étaient développées au collège pendant les trente années tout près qu’il en fut directeur.Plusieurs de ses anciens élèves, dont deux évêques, aujourd’hui membres du clergé, séculier ou régulier, avaient tenu à assister à ses funérailles.Solidarité juive L'un des phénomènes les plus intéressants de notre temps, c’est .bien l'extraordinaire solidarité juive.Ni la distance, ni même la différence des langues habituellement parlées par les Juifs répandus à travers le monde, n’y font rien.Ainsi, hier, nous voyions les trois députés 'juifs de la Chambre des Communes, M.Jacobs, de Montréal, M.Heaps, de Winnipeg, M.Factor, de Toronto, intervenir auprès de M.Bennett et lui demander de s’oe sera pas un fiasco comme celui qu’avait lancé le gouvernement provincial ontarien, en 1919 et 1920.M.Gordon lui a répondu ce qu’il avait déjà dit, hier, à des députés québécois.Les gouvernements provinciaux décident en dernier ressort de ce qu’il faut faire.Le fédéral s’en tient à offrir sa part d’octrois.L’assurance-chômage C’est encore M.lleenan qui soulève cette question.11 veut savoir si le gouvernement fédéral sera bientôt prêt à procéder à ce sujet.Un projet bien défini a-t-il été soumis à la récente conférence inter-provinciale?M.Gordon réplique que la question de l’assurance-chômage n’est pas nouvelle.L’ancien gouvernement a eu à s’en occuper, mais sans en venir à une décision.C’est que t’administration libérale s’est rendu compte de la difficulté du problème.Les provinces ont leur mot à dire à propos de l'assurance-chômage et, sans l’assentiment des de 900 articles, et dont une com-! provjnccs ]c gouvernement fédéral mission sénatoriale a déjà entre- ne peuj faire grand chose.Aujour-pris l’étude; le bill du remaniement j (j'hyj (jl)p no,ls sommes en pleine des colleges électoraux, soumis a (.rjse chômagc, le problème de-une commission des Communes; vjent p|lIS Hri]Ui deux bills qui seront bientôt ins- La dernière conférence interprb-Q'îl5 an feuilleton, 1 un pour mo- vjnrja|0 s’est occupée de Tassuran-d'h*.1’ !0 loi des Postes, 1 autre pour rc.ci%)n)agc niajs |P ministre n’est modifier la loi des travaux publics; ljbrc (l(, dilc cc qu’a f.,d la f]is.quelques autres mesures que le T»re-1 (.ussion „ ronvenH cntre foils rmer ministre pourra probablement |es jnt(ll.eSM;s .lcs .i.quierations annoncer lundi; enfin es bills que ¦ , ronfprPn(!0 rcs,erotl, secrètes.le gouyernemen jugerait a propos | M don toutcfois de presenter sur la recommanda- ,,miV(,rnrm(lt„ fé(,*ral a clairement M.MEDERIC MARTIN AUX CHAMPS Rien que ce qu’il a énuméré, cet après-midi, suffit toutefois pour détruire les derniers espoirs que d’aucuns pouvaient entretenir d’une prorogation hâtive.Selon toute vraisemblance, les Chambres seront encore en session à la fin de mai.Peut-être devront-elles même rester à l'oeuvre jusqu’en juin.Sans trop risquer, on peut maintenant Eronost.iqucr que les députés rélé-reront à Ottawa le Victoria Day, peut-être même la fête du roi.En réponse a une interpellation du leader libéral, M.Bennett a déclaré que les mesures suivantes doivent être étudiées à cette session-ci: le bill de la marine marchande, énorme pièce qui comprend près de foin.Les antres conseillers ont été fortement impressionnés et Ton croit que justice sera rendue au cultivateur Médéric Martin.Chez le* députés A la Chambre, après quelques réponse* à des questions Inscrites au feuilleton de la séance, 1P premier ministre appelle un bill de M.Robert Taschereau qui réduit de 2 ans à 6 mois, le privilège dt> garantie du propriétaire pour la dette de tion de commissions parlementaires maintehant à l’oeuvre.L'une de ces commissions est en train de tenir une enquête d’importance sur l’industrie laitière et le commerce des produits laitiers.Tl se pourrait qu’il sorte de cette enquête un projet de loi.A part cela, il reste toutes les mesures ministérielles déjà inscrites au feuilleton, notamment le bill des chemins ne fer, que le comité cuper de la situation des Juifs en .Allemagne.Ils comptent, parait-il.! plénier n’a meme jias commence que la question pourrait, s'il en estd’examiner, le bill des secours aux besoin, être portée à la Société des chômeurs nécessiteux, que 1 on de- < SP*111 gom défini, Tannée dernière, son attitude à ce sujet.Il considère qilc Tassurance-chômage doit être con-tributoire: le fédéral, les provinces et les particuliers intéressés doivent faire leur part.Mais cc qu'il faut faire d’abord disparaître re sont les difficultés constitutionnelles qui surgissent à propos de la juridiction fédérale et des juridictions provinciales.Il ne peut être question de préparer un projet défini avant que ers obstacles aient L’actualité Montreal sans tête Jadis, le Montréalais qui passait par Québec l’hiver ne manquait jamais de se gausser de ses amis québécois."Je dois marcher dans le milieu des rues’’, leur disait-il.“Si je suis sur le trottoir, c’est comme si j’essayais de marcher sur te dos d’un âne.Et puis il n’y a qu’un tout mince sentier entre tes énormes bancs de neige et les murailles des maisons.Impossible de rencontrer quelqu’un sur no* trottoirs sans s'exposer à se faire pousser contre le banc de neige.Et pour peu que le soleil fasse fondre la neige, U mous dégringole sur la tête des amas de glaçons ,et bonjour! C’est rhôpital pour quinze jours.Tandis que dans la rue, il n'y a qu’un tramway toutes les demi-heures, rarement une auto; et s’il vient vn cocher, fentends les grelots de ta uottnre à un demi-mille, j’ai le temps de me garer." Cette année, le Québécois tient sa vengeance, s'il vient à Montréal.Glaçons gai pendent au bord des Molts, trottoirs qui sont des marcs '«mi des patinoires, rues qui sont des torrents ou des lacs, et dont les automobiles qui passent grand train font jaillir sur le piéton une boue infecte qui le couvre des pieds : à la tête.Trous, bosses, rigoles et chausse-trapes à travers lesquels | l'homme qui veut faire un peu de marche, — du footing, dirait-on à Paris.— glisse, chancelle, titube, risque de s'assommer en meme temps qu’il se mouille.Et la chaussée! Qui s’y risque, ne serait-ce que pour traverser les rues, passe dit Mont-Blanc à VHimalaya et des Alpes aur Andes, des pics aur abîmes, des plateaux ruisselants aux canons boueux.Heureux s’il ne finit pas au cimetière.Ainsi, Montréal entretient rues et trottoirs, cette année: Montréal oiï jadis, une heure après une grande tempête de neige, les trottoirs des grandes rues étaient libres, et sir heurts après une cinglante poudrerie, les chaussées étaient planes comme des pavés de marbre.Il manque des hommes?5, 10 mille adultes sans emploi pourraient en peu de temps nettoyer tout cela.Ils sont chez eux, ou dans les refuges, à ne rien faire, parce qu’ils sont "sous le secours direct’’.Et l’on en a fait de têts aristocrates \ qu’il» dédaignent maintenant toutt Nations dont le Canada et TAlIcma gne font partie.Aux Etats-Unis, les Juifs de toute catégorie sont en train de mobiliser l’opinion publique en faveur des Juifs d'Allemagne.Nous avons vu, il n'y a pas très longtemps encore, des gens de chez nous, sous la pression des Juifs d’ici, manifester en faveur de la déclaration Balfour dont ils allaient souvent été fort en peine de dire le sens ou la portée.Tl est clair que nous allons assister.encore une fois, à une imposante manifestation de cette extraordinaire solidarité juive.Attention, s’il vous plaît! Nous avons sous les yeux une intéressante formule du ministère du Revenu national, division «Je Tacci-se.Elle est bilingue: fram aise d’un côté, anglaise de l’autre, et il en faut féliciter le ministère.Mais, chose curieuse, le fonctionnaire qui adressait cet avis à une maison parfaitement française, dont le nom français et l’adresse française sont tout au long reproduits dans le texte, a jugé à propos de se servir, pour cette maison française, de la version anglaise de l’avis.Nous réclamons, pour les gens de langue française comme pour les autres, un peu plus d’attention.Si Ton imprime la formule en français, c’est évidemment aux clients qui sont notoirement de langue française, que cette formule française doit servir., Il faut haler ensemble Le conseil est toujours d'actualité.“Il faut haler rnwernblr": cela s'eut dire, entre autres choses, que c'est le devoir de tous reux qui estiment le Devoir utile de lui donner un coup de main.Nous remercions tous ceux qui Tont déjà fait.Nous prions ceux qui ne Tont pas fait encore de vouloir bien y penser.• O.H.vrait appeler maintenant le bill de, la dictature, et bon nombre d’autres qui sont pour la plupart de nature contentieuse.Les perspectives ne sont pas brillantes pour les députés qui n’auront plus rien à toucher «le leur | indemnité sessionnelle après Je 1er avril.Si vous voyagez.idroiex-vou» *« SIRVICC DES VOYAGES.LE DEVOIR.BilUta «mit pour 1*5 pays au tarif d*i «m.paftniat: paquebots, chemin» de far, autoboa Auni hbtcla.atsurencaa bagagee at accidenta, chèques de voyagea, passeport*, •te.TéUphonoa HArbour 1241 •.Résolution votée Un peu avant six hedres, comme la courte séance du mercredi allait être ajournée, la Chambre a voté la résolution longuement débattue du ministre du Travail, M.Gordon, à propos des secours aux chômeurs nécessiteux, des secours de l’Etat tédéral aux provinces qui se trouvent dans des embarras financiers, et des pouvoirs discrétionnaires de l’Etat fédéral pour le maintien de Tordre de la paix et de la bonne administration.Le gouvernement prend l'habitude de soumettre à la Chambre des mesures aussi complexes que celle-là.à double ou triple effet.C’est le cas du bill des chemins de fer.Ayant fait adopter sa Résolution, sans qu’il fût nécessaire de prendre un vote inscrit, le ministre du Travail a présenté, en première lecture, simple formalité, le bill qui lui fait suite.On pourrait l’intituler.ainsi que nous disons plus haut.le bill de la dictature.Le gouverne- fh-nps.de Winnipeg, Mclnnis.de ment se fait en effet remettre les Vancouver, et Mitchell, de Hamil-mèmes pouvoirs discrétionnaires »0n, favorisent l’établissement d’une qu'en 1930 et 1931 et qu'il avait ju- assurance-chômage mais ils consi-gé à propos d’abandonner Tan «1er- dère que ça ne peut être la solu-nier.Le gouvernement veut être de j lion de la crise jjrésenle.Ce n est nouveau autorisé à agir comme pas quand il y a tant de chômeurs bon lui semblera pour ie maintien au pays que Ton puisse s’attendre de Tordre, de la paix et de la bon- ! a des résultats immédiats et satis-ne administration.La deuxième faisants.Le gouvernement doit lecture du bill, à n'en pas douter, trouver autre chose pour résoudre va donner lieu a un débat de quel- ]p problème angoissant du chônu-que durée.Celui qui vient de pren- M.Hugh Guthrie, ministre de la Justice, intervient pour dire que 1rs provinces devront renoncer à certains de leurs droits constitutionnels.avant qu’un mode convenable d’assurance-chômagc puisse s'établir.M.Guthrie ajoute que, sans manquer à la discrétion, il peut dire que toutes 1rs provinces ne sont pas prêtes à renoncer à « er-tains de leurs droits constitutionnels pour permettre l'établissement de Tassurance-chômage.M.G.-G.Power, député libéra] de Québec-Sud, insinue que Ton a «le-mandé aux provinces d’abandonner leurs droits constitutionnels à propos de toutes les affaires d'assurance.MM.Gordon et Guthrie s’empressent de nier.Les deux questions ont été débattues sans être confondues.M.Guthrie remarque en passant «Tue l'établissement de pensions de vieillesse ne jirésente pas les mêmes difficultés parce que.flans cc cas, il n’est pas «picMi011 d’une contribution de la part des particuliers.Pour Tassurance-chômage.le gouvernement fédéral est absolument d'avis que les particuliers doivent contribuer au fonds d'assurance.Trois députés travaillistes, MM.(Par Alexis GAGNON) Otiébec, 23.- M.Maurice Duplessis'n entretenu le premier ministre d’un sujet qui lui est cher, pendant la séance d’hier après-midi.11 a parlé, trois heures durant, des dettes du gouvernement envers les institutions de charité.Le chef de l’opposition a tourne et retourné le fer dans la plaie.Lar M.Taschereau, pourtant aguerri à ce genre d’attaque, est particulière-ment irritable et sensible sur ce su-, location, dans les faillites, jet délicat.A peine M.Duplessis avait-il entamé la discussion que M.Taschereau le traitait de démagogue et reprochait aux municipalités de ne pas payer leurs dettes envers 1 Assistance publique.M.Duplessis lui n rnnseillé la modération, lui a remontré que les injures n’avancent pas le paiement des dettes, puis il a attaqué de nouveau avec plus de violence, pendant que MM.Taschereau, Perrault et Stock well tentaient de lui prouver que le fonds de l'Assistance publique aurait pu être en déficit de cinq à six millions, et que le gouvernement ne pouvait qu assister, inipuissant, au triste spectacle.En vain.M.Duplessis a voulu convaincre les ministres qu’ils ont les pouvoirs voulus pour emprunter et payer, les ministres n’ont jamais voulu croire à tant de puissance.Ils ont admis qu’ils avaient ce pouvoir pour la Voirie, le Colonisation, le palais de justice de Québec, le jardin zoologique, mais pas pour l’Assistance publique.Le chef de l'opposition a fini par proposer de voter siir-le-ehamp #1.-200.000 pour payer les dettes pressantes à l’Assistance publique.L’opposition prétend que ie gouvernement a toujours eu le droit «le payer les dettes des hôpitaux.Il a le droit de les payer par mandat spécial: à preuve qu’on s’en est .servi pour payer une foule de dépenses qui n’avaient rien d’imprévu ou d’urgent.En plus, le fonds de l’Assistance publique est inconstitutionnel.en vertu de l’article 126 de l’Acte de TAmérique britannique du Nord, on ne peut même pas invoquer celte loi de l’Assistance pour retarder les paiements.dre fin sur la simple résolution In-troductriee «te la mesure permet d’en juger d’avance.Le* discours de l’eprès-midi Une vingtaine de députés ont partiripé à la fin du débat sur la Comme per le passé leader libéral, M.Mackenzie King, voulait savoir si le gouvernement, avant de faire adopter son bill, aura un programme défini à soumettre, un programme qui soit autre chose qu’une simple «listri- résolution Gordon.Ils ont surtout de secours directs, parlé de trois choses: assurance-; M fiordon JtîI a répondu que le chômage; dernière conference m- g0UVernement entend s’en tenir au terprovmciale; mesures de secours mode de scours établi.L’établis-que le gouvernement entend pren- S(>men| d'unc commission nationa-dre dans le cas des nécessiteux.{ej que suggcré par le leader L ancien ministre du Travail.M.libéral, ne lui convient pas.Il con-Heenan, a cependant o't quelques sjd^rp gu contraire que les organi-mots à propos de la colonisation et 5;î}jon5 qyj existent actuellement c*u lifJlour ^ la •erre dans la provin- p0„r secourir les nécessiteux ont ce d Ontario.Il espère que le plan , factuel du gouvernement fédéral ns* (JSuite à la page 2) Le “cultivateur” Médéric Martin Mois voici que dans Tombre se prépare un noir complot.Depuis plusieurs années, la municipalité de Laval-des-Rapidrs' poursuit contre M.Médéric Martin, agriculteur et ancien maire de Montréal, une lutte sournoise rt tenace.M.Martin après une sic politique orageuse s’est retiré dans une retraite charmante, à Laval, au pied des rapides, dont les flots écumants viennent blanchir la berge fleurie de nénuphars ondoyant au grc de la vague moirée.Le soir, quand le soleil décline dans Tor rouge du couchant les eaux s’empourprent d’une teinte éelatante et Ton peut voir l'ancien maire de la grande rite, assis nu seuil de sa maison, tirer lentement de sa pipe des bouffées pensives, ou savourer Tâcre jus du tabac, pendant que les roses irémières du jardin penchent leur tête pensive sur les giroflées odorantes.Parfois un voisin passe et Médéric.d’une voix lente et amie, dit simplement, avec un léger salut de la tête: Quirns, bonsoir! Mais tant de bonheur paisible a soulevé la noire jalousie.M.Martin cultive sur ses neuf arjients de terre.Il y récolte du foin, de l'avoine.II y a deux ans, au comité des bills privés, n’a-t-il pas appris aux députés qu'il récoltait des “gadel-les".des citrouilles, du blé-d'Inde, des framboises et des fraises?Or la municipalité conteste sa qualité de cultivateur qui lui vaut pour l’évaluation municipale de ne pas voir sa terre évaluée à plus de $100 l'arpent.Hier matin, le comité des bills privés a approuvé le bill de Lavat-di s-Rapidcs qui va taxer la propriété de M.Martin sur une base beaucoup plus élevée.Mais M.Martin, fort de son droft, de sa dignité de cultivateur, a préparé un dossier complet, portant le nombre de “platées" de "gadelles'' récoltes et vendues, «le cassais de^ Iraises et de framboises, de bottes M.Maurice Duplessis demande au premier ministre d’étudier immédiatement le bill David qui permet au gouvernement de combler les déficits temporaires du fonds de l’Assistance publique, à même les revenus ordinaires de la province, quitte à se rembourser avec la rentrée des recettes spécialement affectées au fonds de l’Assistance publique.M.Taschereau répond avec mauvaise humeur.M.Duplessis a déjà prié le premier ministre de se hâter de présenter cette toi, depuis quelques jours.— Le chef de l'opposition revient-tous les jours avec cela.Je lui ai dit que nous étudierions aujourd'hui relie question et nous v viendrons.Avec tout cela, c’est le chef de l'opposition qui fait perdre le temps de |a Chambre.M.Duplessis Je remercie le premier minisire de ses amabilités.M.L.-A.Taschereau — Cela devient une farce.M.Duplessis — Oui, une farce pénible pour ceux qui n’ont pas été payés pour «les dettes longtemps ilurs.Le bill Robert Taschereau On étudie alors le bill de M.Robert Taschereau.M.Duplessis se demande s’il est sage, à un moment où les propriétaires sont par-ticulièrement obérés, de leur enlever des privilèges.M.Robert Taschereau explique que dans les autres provinces la «liiréc du privilège de créance du propriétaire est généralement dr deux à trois mois et que Québec offre encore le délai le plus long.M.Trier Bercovitrh, député «h Saint-Louis, s'oppose au bill.Le premier minisire offre alors de retourner Je bill au comité des bills publics, n- qui est fait.M.le Dr Ernest Poulin, député de Laurier,continue ensuite le débat sur les assurances sociales.La discussion prend bienlôt une allu-r«‘ grotesque plus ou moins idoine au sérieux «le la question.Mais avant que M.Poulin commence son discours.M.DuplossH demande de nouveau au premier ministre de présenter son bill destiné à remplumer le fonds de TAs sîstance publique, en cas de déficit.M.Poulin s'étalt mis eu frais d'accabler M.Guertin de livrets légaux et statistiques qu’il envoyai! porter jiar «Içs pages, M.Guertin.naturellement, les lui renvoyait par le même courrier.Pendant dix mi mites les pages ont couru d’un côté et d'autre portant des dépliants, revues, etc., jusqu’à ce que M.Poulin eut décidé de garder sa littéra-lure sur son pujiitre.Le “Soletl” relié en veau —“Je les connais mieux que vous, ripostait M.Guertin.Vous en avez plus grand besoin.’’ Finalement, pour clore ce manège, M.Poulin a envoyé à M.Guertin, un immense volume rouge relié en veau, de trois pieds «te longueur ivar deux pieds de largeur et un demi-pied en épaisseur, soit la collection reliée du Soleil, année 1921.Le Soleil relié en veau s'est baladé de pupitre en pupitre, aller et retour, puis M.Poulin a terminé son discours.Le tout accompagné «je rris, d'exclamations, d'interjections.f La motion de M.Vautrin a été adoptée après cette fin de débat de mauvais goilt.M.Hortensius Béique a dit à M M.Poulin: “Après un tel discours.mon collègue de Laurier devrait obtenir son portefeuille de ministre, ou il ne l’aura jamais".L’Assistance publique M.Tescbereau appelle alor» la (Suite à la page hurt) f 59 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 23 MARS 1933 VOLUME XXIV — No 68 Les bills sur le notariat Le bill 178 eit rejeté et le bill 179 est presque complètement démoli, sauf l’article 5 — Un Un secrétaire-trésorier Québec, 23 (D.N.C.).¦— La discussion sur le bill Dugas, relatif aux ventes à tempérament, a été ajournée à ce matin et l’on a discuté les bills des notaires, hier avant-midi.Le comité des bills privés a rejeté entièrement le bill 178, par lequel les notaires voulaient obliger tous les plaideurs, quand ils doivent produire des pièces, à sp procurer des copies authentiques des actes notariés, au lieu d’utiliser des certificats du bureau d'enregistrement beaucoup moins coûteux.Le bill 179 a été presque complètement démoli, sauf une clause.Ce bill rendait obligatoire de faire des actes authentiques devant notairé pour chaque vente d’immeubles ou pour chaque testament.Ainsi on détruisait le testament olographe et le testament dérivé de la loi d’Angleterre.De même les notaires voulaient qu’au décès de quelqu'un, alors qu’il s’agit d'une nouvelle déclaration au bureau nregistrc-ment pour la transmission des titres de propriété, l’acte soit fait devant notaire.On n’a laissé que la clause sui-vanle : L’article 2127 du Code civil est modifié en ajoutant, après le premier alinéa, le suivant: “Toute cession, tout transport on toute abrogation volontaire de créances privilégiées ou hypothécaires doivent être notariés et porter minute, si l'acte originaire r/ui crée le privilège ou l’hypothèque ou lam’ ^ ' le constate étail notarié.’’ La bière aux Etats-Unis Le président Roosevelt vient de signer la loi qui autorise la vente, dans les Etats qui le voudront, de bières et de vins alcoolisés à 3.2 pour cent — Manifestations de joie populaire Washington, 23 (S.P.A.) Le président Hoosevelt a signé à 2 heures hier après-midi lu loi qui autorise lu vente, dans les Etats qui le voudront, de bières et de vins alcoolisés à 3.2 pour cent.11 souriait.Aux photographes de journaux qui ont fixé son geste, il a dit: Et j’espère que vous n’aurez pas manqué le sourire.Le vice-président Garner souriait, lui aussi, lorsqu’il a signé la nouvelle loi, avant de l’envoyer du Congrès à la Maison Blanche.Lorsque M.Roosevelt a signé, il y avait exactement neuf jours qu'il avait recommandé au Congrès l’adoption d’une loi permettant la vente de la bière et du vin.Dans maintes villes, la nouvelle de la ratification a donne lieu à des manifestations de joie populaire évoquant les réjouissances de l’Armistice.Le président estime à $125,000,-000 par an la recette des impôts qui entreront en vigueur avec la nouvelle loi.Voici et que sont ces impôts: un impôt de $5 par baril de 31 gallons; chaque brasserie paiera $1,000 pour un permis annuel; chaque marchand de gros paiera $500 par an et chaque riébi- Cc que nos députés ont encore h faire (Suite de la 1ère page) généralement prouvé leur compétence et qu'elles doivent subsister.Un vote pour commencer Tout au début de la séance, un vote s’est pris sur une décision du président, M.Black.Celui-ci avait déclaré T|u’una motion d’un député libéral, M.Young, de Weylmrn, Sask., devait être biffée du feuilleton parce qu’elle demandait la production de documents confidentiels adressés aux fonctionnaires des douanes.M.Young en a appelé do la décision présidentielle qui a tout de même été maintenue par 1UU voix contre 70.A propos de la monnaie bilingue M.Armand Lavergne, vice-président de la Chambre, avait inscrit au feuilleton une motion demandant la production des pièces suivantes: Copie de tous les documents, requêtes, pétitions et correspondance.relatifs aux timbres ou à la monnaie bilingues, et que des citoyens du Canada ont adressés au gouvernement fédéral ou « la Chambre des Communes en 1900 et en 1907.Bottes postales I, | le propritaire.Il jouissait de restl- et Colis postaux : me de tous ses concitoyens; d’une _______ générosité sans bornes, d’une gran- le-cinu ans, en cette ville, la boulangerie iiaunon &.Fils, dont il éluit e propritaire.Il jouissait de l'cstl M.Arthur Sauvé répond à une [ de largeur de vues.et d’une modes série de questions de M.Jean- François Pouliot Ottawa, 23 (D.N.C.) —Le ministre des Postes, M.Arthur Sauvé, vient de répondre à toute une série d’interpellations de M.Jean-François Pouliot, député libéral de Témiscouata, à propos d’un achat de boites postales pour lu campagne et à propos d’un contrat pour le transport des colis postaux à Montréal.Le 23 décembre 1931, le ministère des Postes a acheté de M.Amédée Lesieur 10,000 boites postales pour la campagne, sans avoir précédemment demandé de soumissions.Il s’agissait de boites brevetées dont le modèle est jugé satisfaisant.Quand l’achat a été fait, la provision des boites postales du ministère n'était pas considérable.Le ministre n’a pu toutefois dire fi M.Pouliot ce que coûte lu matière première des boites en question.Il ne sait pas non plus quel est le coût de fabrication.Chaque bo te est jongue de 23 pouces 1-4 et, comme elles sont ovales, leur circonférence est de 31 pouces 3-4.Ix's boîtes sont en tôle galvanisée e! chacune pèse 11 livres.D’autres “RED CIRCLE” “EIGHT O’CLOCK” “BOKAR” Le Code du notariat On a ensuie entrepris l’étude du bill 181 refondant le Code du notariat.Le comité a adopté la clause qui fusionne la charge de secrétaire et de trésorier.On adopte aussi l’article qui donne au président de la Chambre des Notaires le droit disciplinaire qui relevait jusqu’ici seulement de la Chambre.En plus, en cas de plainte, la garde des greffes et documents peut être transportée à un autre notaire.Ligue des propriétaires de l’Est La Ligue des propriétaires de l’Est a tenu une réunion lundi dernier dans la salle paroissiale de la Nativité d’Hochelaga, sous la présidence de M.Adhémar Haynault, et à laquelle ont pris la parole: Mgr LaPailleur, MM.J.Leduc, B.-N.Séguin et Maurice Tessier.Avis de déeèa GAGNON — A Ville St-Laurent.le 23 mar» 1933, décédé à «9 an*.Oédéas Gagnon, boulanger, époux de feu Kltaabeth Daoust.FuneralUen le lundi 37 courant Le convoi funèbre No pour ._ _______ .,t__ .^__m_____________________ le service sera célébré Et de 1A au cime- procureur s’emnloierii Hèc fuir» !cv tiére paroissial, lieu de sépulture.Parent® 1 ,,r s emploiera, nés que les et amis sont priés d y assister sans autre ; circonstances le lui permettront, a Quatorze Etats sont dès maintenant prêts à permettre chez eux la vente de bières et de vins à 3.2 pour cent dès que la nouvelle loi entrera en vigueur, le G avril.Ces Etats sont: l’Arizona, la Californie, rtllinois, l’Indian-a, le Kentucky, le Missouri, le Montana, le Nevada, le New-Jersey, le New-York, l’Oregon, ta Pennsylvanie, le Washington et le Wisconsin.Le Dakota la permettra à partir du 1er juillet, la Virginie Occidentale à partir du 9 mai, le Wyoming à partir du 18 mai.D'autres Etats se hâteront «le prendre les mesures nécessaires pour appliquer la nouvelle loi fédérale.L’Ohio, par exemple.Le gouverneur de cet Etat a envoyé en toute hâte un message à l’Assemblée législative de l’Etat pour demander de prendre sans tarder les moyens d’autoriser In vente de la bière.Il se peut que le Connecticut applique la nouvelle loi dès le 6 avril.Le secrétaire du gouverneur est d’avis que la loi de cet Etat pour assurer le respect de la prohibition ne peut pas empêcher la vente, dans le Connecticut, de bières et de vins à 3.2 pour cent parce que cette loi interdit seulement la vente de boissons que l’Etat fédéral déclare enivrantes.Des prohibitionnistes ont déclaré qu’ils dresseront des obstacles.M.E.-R.Dunford.procureur de VAnti- îrf.J?r/,n!.Pr.-,,m?'StJr!:î?pru(S aV° r précisions ont été fournies à M .* .Pouliot à propos de ces fameuses boites.Le contrai pour le transport des colis postaux, à Montréal, a élé accordé ù M.J.-E.Laurent.Antérieurement, un contrat du même genre avait été accordé à MM.Gour et Richer, au prix de 70 cents de l'heure.Ce contrat devait prendre fin, le 30 septembre 1930.Le 1er mai 1930 cependant, des ordres avaient été donnés pour le renouvellement du contrat à MM.Gour et Richer pour une autre périodç de quatre convoi funèbre p»rUra de »a demeure.: c„i ' , ' „„ 267 .rue Principale à 8 h.13 du matin, ‘"Uoori l.eapttc of Amerit a, a nn-jr »e rendre é l ègiiae st-L«urent où nonce que I association dont il est invitation.Nécrologie faire déclarer la loi anticonstitutionnelle.M.Clarence True Wilson, j membre du bureau méthodiste pour la tempérance et pour la morale publique, a dit que les prohibitionnistes demanderont une injonction pour empêcher toute vente de bière et de vin.La nouvelle loi laisse à chaque Etat la faculté de déterminer le mode de débit des bières et des vins Pour protéger les ABRAN — A Montré»!.1* 20 à 63 ans, Mme Edmond Abran, née Joséphine Des-Igurler*.ALLARD — A Montréal, le 21.à 70 ans.Charles Allard.ARCHAMBAULT — A Montréal, le 20.» 67 ans.Ludger Archambault, époux de feu à 3.2', chez lu Be.qui oserait tirer au liane/ Qui | écrier: visage abâtardi^ Mais vous sc, radio, etc.consentirait que [outrage ù notre ignorez sans doute l’anglais et en Mais je vous le redemande, M.te heau parler souillât plus longtemps : (ont cas.vous êtes galant hom- les lèvres innocentes de nos petils ; enfants?M.le Géographe français, vous V euillez croire.M.Ir Rédacteur, à mes sentiments les plus distin gués.F.R.boissons alcoolisées à de 1%.Elle permet les annonces de bières et de vins.Enfin, eh*.' prescrit des moyens très précis pour assurer au fisc les impôts sur la fabrication et sur la vente.Les manifestations de joie ont etc particulièrement bruyantes à Milwaukee.Ee conseil municipal goystte a st-Lambert, le 20.a 69 he cette ville a décrété qu’un demi- la grande guerre, a pris, hier soir, le parti des soldats que la guerre a rendus incapables de travailler et blâme le gouvernement de l’intention qu'il a exprimée d’accorder aux anciens soldats soit une pension, soit un emploi dans les services publics, niais non les deux.Au cours d’un discours prononcé hier soir devant la section locale de la Légion canadienne, sir Arthur (.unie a déclaré que les pensions des anciens soldats sont la dernière à laquelle le gouvernement puisse se permertle de toucher lorsqu’il s’agit do réaliser des économies.conge marquera le jour où la vente de la bière commencera.A Philadelphie.on a pu voir briller pour la première fois depuis treize ans une gigantesque enseigne portant le mot "Beer".A Milwaukee, à Phi- an», Augustin Goyette.HENAULT A Montréal, le 21.a 67 an*.Anna Lemaître Auger, épouse de Romuald Hénault.LAROSE A Montréal, le 20.S S3 ans.Joseph Larose.époux de feu Valérie Mailloux.LEFEBVRE — A Montréal, 1» 21, a 72 Louis/^Dutep L*rebvre’ époux de M‘rte‘ ladclphie.a Chicago et dans diver-merc'ille a Longueuii.le 2i.a t2 ans.ses mitres villes, des sans-travail Noélla Mercllle.fille de Mme veuve Au- ont commencé à faire In queue aux g'ï«UN?ERI'‘ A St-Vincent de Paul, le (l,rs brasseries pour deman- i' a 4S ans M Clément Meunier, maire rte uor ne I emplo l.ps fabricants de '\.raunlclp&llté St-Vlncent de Paul, époux barils, de bouteilles de verre et ç Marie-Anne Charbonneau .Moreau - a st-Man*.comté verché- 1,0 mobiliers de tavernes signalent r-M.le 21, è 19 ans.Juliette Moreau, mie une forte reprise des affaires, üt M.Emile Moreau et de Rosalba Meunier |,(.«résident de IMmenenr, /.V PIGEON - A Ville Lasalle, le 19.a 74 j.' *,; , , , w aria.Dame veuve Napoléon Pigeon, née aeration of Labor, M.William Euphraale Dédale Green, n exprimé l’opinion que les ONEIL—A Montréal, le 20, » 41 ans.AH- ohômenrs oui tii c» Qasseauit.épouae dHonoré o'Neti cnomeurs

, ' "V.-.^ ' ,1 IS 1 -y?|î t >• ' -, ^ Wmm?.i 4 Elle doit arriver demain Que ferons-nous?* Sill jgfcr*’ - : ^ * K ' , o C.• __ Bii \ >> n v * .f-SS, ‘ v-t*-* , §| !g| •:*:%:-XcX - •¦••J: rv>.-.xvÂ\ mm -I K®! m Docteurs, Consultez ! ! I M» Grandi Coiuuurltur* d« Franc* Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Cent* l'éiacmcit* medic*1» —Gallois & Cio- — Cltr»-Vlolew — Quart* — Infrn-Boug** lArape* «acUtiquM pour **Um e operation*.^-Etablissements G.Boulitt*— in* tram ru u de Dlacnattio —ColïTrT&'Cie— Uutrumtntatlon chirurgical* par excellence.Service d'ingénieur élcctro-radlolocUW Condition* facile* Prix, catalogues sur demanda.PAUL CARDINAUX.D.Sc.••nu*-— 472 Charrier Bouunai FRANÇAIS*" «A.2227 •Poor 30 cents vous pouvez téléphoner à environ lOO milles en utilisant le service entre postes après 8.30 p.m.Voyez la liste des taux aux premières pages de l’annuaire.CAHblS F.G.WEBBER.Gérant î IA consternation régnait dans la famille Vachon.Tante Clara j annonçait dans sa lettre qu’elle arriverait le lendemain — et la chambre d’hôte était déjà occupée! ”Ne t’en fais pas," assura Jean Vachon à sa femme.Par longue distance il suffit d’une minute pour atteindre Tante Clara et lui exposer la situation.Je suis certain qu’elle retardera sa visite.Cinq minutes plus tard tout était arrangé, et Tante Clara heureuse de cette attention ajournait joyeusement sa visite à la semaine suivante.Dans les cas d'urgence, et en tout temps, le service de Longue Distance vous sert fidèlement.Il est rapide, clair, facile à utilisée et peu dispendieux.* 499^ — CALENDRIER — VOLUME XXIV — No 68 DCCNItCF HEURE Montréal, jeudi 23 mars 1933 — DEMAIN — Ilemsln: VENUIUUM.24 mats 1931 Saint Gabriel, Arcftange, double majeur.Peiver du aolell, 5 h.57.Coucher du «ol«U, 6 h.17.Cover de la lune, 5 h.32.Premier quart, le 4, & 5 h.tt m.du matin.Pleine lune, le U, à 9 h.52 m.du soir.LE DEVOIR BEAU MAXIMUM BT MINIMUM Aujourd’hui maximum 38.Mfme dale l'an dernier 25.Minimum aujourd'hui 21.Même date l’an dernier 7.BAROMETRE 10 heures a.m.29.94.11 heures a.m.29.SS.Midi: 29.1(9.Dernier quart, le 1*.à 4 h.11 m, du loir.Nouvelle lune le 25.* 10 h.26 m.du soir.Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press”, de r‘‘A.B.C." et de la "C.D.N.A.” Chiffres fouuita p.» m Maison M.-tt.de UesIA 1610 St-nenla.MonuAet.Les ventes il tempe'rament M.Lucien Dugas modifie considérablement son bill — M.|.-E.Perrault s’y oppose — M.Arcand est en faveur — Le premier ministre propose un amendement Québec.23.(D.N.C.) — Le comité des bills publics a étudié, ce matin, le bill Dugas sur les ventes à tempérament.Le bill a été considérablement modifié.Les points principaux sont les suivants: le paiûjnent initial sur les ventes de pianos, radios et autos devra être de 10 pour cent; dans chaque cas de vente, une formule légale de contrat devra être remplie contenant toutes les conditions; cette formule sera en double et une copie devra être enregistrée chez le greffier de la Cour des magistrats de district; si le prix total de la vente est moindre que .$200, les termes de paiements ne devront pas s’étendre au delà de deux ans.M.Léon Carneau, qui représente des compagnies d’automobiles, s’oppose vivement au principe du bill.11 reconnaît que le projet est moins nocif que le bill de M.Robert Tas* chereau, à certains points de vue, mais qu’il est pire par ailleurs.M.Dugas a alors expliqué qu’il amendait son bill tel que nous venons de le dire.M.J.-E.Perrault estime que dans un temps de marasme commercial comme celui que nous traversons, il y a un grave danger de réduire la vente à tempéraments par ce bill.M.C.-J.Arcand favorise le bill.M.Léon Carneau signale que les maisons «le vente à tempérament empruntent aux banques.Avec cette loi on va tuer le crédit et mettre un grand nombre de maisons de commerce dans un état précaire.M.R.-F.Stockwell estime que ce bill est propre à provoquer des dissensions.Il faudrait, avant de le passer, trouver un moyen terme pour protéger le marchand de la campagne.M.L.-A.Taschereau fait observer que s’il faut enregistrer copie de tous les contrats, ce sera une besogne formidable, car il y en aura lU.tJOÜ par jour à Montréal, par exemple.M.ü.ugas dit qu’il ne tient pas outre mesure à cette clause.M.J.-H.Fortier M.J.-H.Fortier: Ce bill ne vient pas à son heure.Il complique les «hoses dans un temps où la question de la vente et du commerce est déjà fort embrouillée.M, L.-A.Taschereau: Combien de ventes à tempérament faites-vous?M.Fortier: Nous faisons 55 pour ?ent de nos ventes de marchandises an comptant et 45 pour cent à crédit, en temps ordinaire.M.Taschereau: En pratique, combien du 45 pour cent est-il payé?M.Fortier: Normalement 99%% de nos ventes à tempérament sont payées jusqu’au dernier sou.M.Fortier ajoute que le crédit des maisons de commerce aux banques serait considérablement af-lecté, car beaucoup de systèmes de ventes à tempérament sont financés par des maisons de crédit bancaire.M.Fortier déclare à M.Taschereau que sa maison vend à crédit, surtout, les machines aratoires, meubles pour jeunes ménages, etc.Des pianos Une voix — Des pianos?M.Taschereau dit en riant qu'on devrait sans doute défendre de vendre des pianos.M.Fortier répond que ce n'est pas le commerce des pianos qui est Je plus florissant par Je temps qui court.Me Langis Cîalipeault.represen-latU de In maison C.Rnbitaille, dit que pour réprimer quelques abus, on veut nuire au commerce en général.M.Maurice Duplessis note que 1rs ventes à tempérament favorisent le crédit.On dit qu’il y a eu «les abus.Sans doute, mais on ne guérira pas un mal en en causant un autre.Si l’on lue le crédit, on paralyse le seul moteur sur lequel nous pouvons encore compter.L’est un principe mauvais et dangereux.Car le crédd est nécessaire à de multiples points de vue.11 a per mis à une foule de gens de fortune modeste, de se procurer de nombreux objets devenus des articles de nécessité.Il a permis à l’ouvrier de trouver quelque confort qui n’a pas peu aidé à la paix sociale, à apaiser le mécontentement.Actuellement.le bill désorganiserait une foule rie maisons de commerce et re n’est pas lp temps.Amendement Taschereau Sur la suggestion rie M.Paul Sauvé, le premier ministre a rédigé l'amendement suivant: “Nonobstant toute convention à ce contraire, dans le cas de vente à tempérament, tout créancier de l’acheteur a le droit d’effectuer le paiement de la balance du prix de vente au vendeur, et l’objet vendu à tempérament tombe alors dans le patrimoine de l’acheteur, sujet aux règles ordinaires de la -aisic et de la vente Judiciaire et sujet au privilège de la créance «lu vendeur tel qu’édicté par l’article 1994 du Code Civil pour le montant qu’il a ainsi payé.'* Un moratoire sur les créances Le projet de loi Codbout accorde des facilités de paiement aux débiteurs de créances hypothécaires et privilégiées, aux acheteurs d’immeubles et aux vendeurs avec faculté de réméré à certaines conditions Québec, 23.— M.Adélard God-boiir, ministre de l’Agriculture, a présenté un projet de loi accordant un moratoire sur les créances hypothécaires et privilégiées et les ventes d’immeubles à réméré.“Attendu que par suite de la crise financière qui sévit, certains débiteurs de eréances hypothécaires et privilégiées et certains vendeurs d’immeubles avec faculté de réméré sont incapables, les uns de rencontrer le paiement du capitàl de leurs dettes à échéance et les autres d’exercer le réméré flans le terme fixe, et qu’à cause rie la difficulté d’emprunter ils sont exposés à perdre leurs propriétés et, dans certains cas, les paiements faits antérieurement et imputables au capital ; “Attendu qu’il y a lieu, dans ! intérêt public, de donner à ces débiteurs certaines facilités de paiement; “A ces causes, Sa Majesté, de l’avis et du consentement du Conseil législatif et de l’Assemblée legislative de Québec, décrète ce qui suit: “1.A compter de la date de rentrée en vigueur «le la présente loi, aucune action en recouvrement, en tout ou en partie, d’une créance hypothécaire ou du prix de vente d’un immeuble, ne peut être ccmi-mencée ni continuée à moins qu’un avis de trente jours, signifié par huissier, n’ait été préalablement donné au débiteur.“La disposition ci-dessus s’applique à l’exécution de tout jugement rendu avant l’entrée on vigueur de la présente loi.à la suite d’une action de la nature de celle prévue à l’alinéa précédent.“2.Pendant ce délai de trente jours, le débiteur d’une créance hypothécaire ou l'acheteur d’un immeuble peut, par simple requête présentée à un juge de la Cour supérieure du district où est situé l’immeuble affecté, ou au juge-cn-chef ou au juge qui remplit ces fonctions, à Québec ou à Montréal, obtenir un délai pour payer en tout ou en partie la dette capitale qu’il doit.“3.Le vendeur d’un immeuble avec faculté de réméré peut, par simple requête présentée à un juge de la Cour supérieure du district où est situé l’immeuble concerné.ou au juge en chef ou au juge qui remplit ces fonctions, à Québec ou à Montréal, obtenir une extension du terme fixé pour l’exercice du droit de réméré, et cela même «lans le ras où il est stipulé que le réméré pourra s’exercer sans formalité de justice.“4.La requêle doit être signifiée par huissier aux créanciers hypothécaires ou privilégiés ou, selon le ras.à l’acheteur à réméré, et doit être accompagnée d'un avis raisonnable de l’h«ire, de la date et de l’endroit de sa présentation.“5.Le juge auquel une requête est présentée peut exiger tels renseignements qu’il juge nécessaires, par témoins, affidavits ou autrement, et accorder à sa discrétion, tel délai qu’il juge opportun, en prenant en considération l’intérêt de toutes les parties intéressées."Son jugement est final et sans appel.“6.Aucun délai, toutefois, ne peut être accordé au débiteur hypothécaire.à l’acquéreur d'un immeuble ni au vendeur avec faculté de réméré si ceux-ci ne justifient u la satisfaction du juge: “a.Qu’ils ont acquitté en entier les taxes et charges municipales, scolaires ou autres qui sont imposées sur l’immeuble; “b.Qu'ils ont.sauf dans le cas où il s'agit d'une vente à réméré, acquitté en entier les intérêts dus et échus sur le capital pour le paiement duquel on demande du délai; “c.Que le débiteur est incapable de payer; “d.Que le créancier ou l'acheteur avec faculté de réméré peut raisonnablement attendre.“7.Le délai accordé par le juge ne peut pas s'étendre au delà du 1er mai 1934.“8.Tout jugement accordant un délai peut être rescindé par une procédure semblable s’il est établi, à la salisfaction du juge, qu’il a été induit en erreur ou que les circonstances justifiant le délait ont changé.“9.Lorsqu'un débiteur hypothécaire a obtenu, en vertu de la pré-j sente loi, un délai pour le paiement j de sa créance et lorsqu’il s’agit | d’une crance dont le paiement a été giranti par une personne, société on corporation, cette personne, société ou corporation qui s'est portée garant de ce paiement n'est pas La conférence du désarmement Elle refuse de s’ajourner pour permettre aux quatre grandes puissances européennes d’étudier le projet Mussolini Genève, 23 (S.P.A.) — La conférence du désarmement a refusé aujourd’hui de s’ajourner pour permettre à une conférence des quatre puissances, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et Tltalie, d’étudier le projet Mussolini.Cette décision est considérée comme un veto opposé par les petites puissances à la constitution d’un dirceto-rat européen par les grand' ,niis-sances.On sait que la France a formulé des objections contre le projet Mussolini en réclamant pour ses alliées, la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Roumanie et la Yougo-Slavie.qu’ils soient traités en égaux.La conférence s’est réunie aujourd’hui pour étudier une proposition d’ajournement d’ici aux vacances de Pâques.La discussion générale du projet de désarmement de M.MacDonald doit s’ouvrir vendredi après-midi.On apprend de source bien informée que la proposition d’ajournement a été faite par les représentants de la Grande-Bretagne.Ils auraient d’abord demandé au président de la conférence, M.Arthur Henderson, de faire lui-même la proposition, mais il aurait refusé.Un déficit de $2^060,798 C’est ce que révèlent les comptes publics d'Ontario Toronto, 23 (S.P.G.) —- T.es comptes publics pour l’année fiscale terminée le 31 octobre 1932 ont été déposés à l’Assemblée législative cet après-midi.Ils révèlent un déficit de $2,060,798.Ce sont des déboursés extraordinaires qui ont causé le déficit.Les dépenses ordinaires ont été de $52,173,086 et se trouvaient considérablement inférieures aux recettes, qui se sont élevées à $54,175,233.Les déboursés extraordinaires cause du deficit ont formé le total de $4,062,944.qui sc décompose ainsi: $808,470 pour assistance aux sans-travail, $567.120 pour pensions de vieillesse, $2,330,463 pour frais de change sur des paiements aux Etats-Unis.Sauf la taxe sur ta gazoline.la taxe sur les corporations et la taxe sur les véhicules automobiles, tous les impôts ont donné des recettes inférieures à celles de l'exercice précédent.Les recettes des droits successoraux ont diminué de $3,-368,190.celles des droits sur la coupe du bois, de $889,000.Les profits de la régie des alcools ont diminué de $740,000.A la fin de l’exercice, l’actif de la province s’élevait à $604.184,660, soit une augmentation «le quelque 53 millions.Le passif était de $574,-419,393, soit une augmentation d’environ 54 millions.H est à noter que le total des prêts aux cultivateurs est passé de $38.373.380 à $45,721,554.L'anniversaire du fascisme italien Milan, Italie, 23Ts.P.A^ LT-lalie fasciste célèbre aujourd’hui le 14c anniversaire de la fondation du parti fasciste.Dans un message qu’il a adressé au peuple, le premier ministre Mussolini déclare: “Nos paroles ont franchi la frontière, notre doctrine est maintenant universelle et le travail que nous avons déjà accompli sera un hommage pour nous devant les (Jé-néralions futures.L’Italie fasciste adresse la parole aux autres peuples et Hic ouvre une période de civilisation fasciste”.La municipalité Le plan de paix de Duparquet de Mussolini La campagne antisémite en Allemagne Berlin.23 (S.P.A.) La campagne antisémite des nazis a causé la fermeture d'écoles de musique et de jardins d’enfance dirigés par des Juifs, à Berlin, aujourd’hui.Des manifesfattons monarchistes ont marqué, il y a plusieurs heures, l'anniversaire de naissance du grand-père de l’ex-empereur Guillaume 11.Dans un discours, le deuxième fils de l’ex-empereur a exprimé la conviction que la monarchie sera rétablie en Allemagne.Pour expliquer l'amendement, supposons qu’un locataire ait acheté une laveuse électrique sur laquelle il reste *10 dus et impayés à l’échéance.Le propriétaire peut aller payer le solde au vendeur et s’emparer de la laveuse.Aussi M.Paul Sauvé, a-t-il déclaré qu’il n’approuvait cette clause qu’à la condition qu’un avis soit «tonné au débiteur avec délai raisonnable afin d’éviter des abus.De cette façon, le débiteur aura le temps de chercher l’argent pour effectuer le dernier paiement.La discussion a été ajournée à demain matin.tenue à son obligation durant la période de temps que dure le délai ainsi accordé au débiteur principal.“10.La présente Joi ne s'applique pas: “a.Aux créances hypothécaires ou privilégiées constituée, ni aux ventes d'immeubles avec faculté «le réméré consenties le ou après le 1er mars 1933.“b.Aux hypothèques, gages ou nantissements consentis par une compagnie à fonds social pour garantir le paiement de.bons, obligations (debentures) ou actions-obligations (debentures stork ), et les détenteurs de tels bons, obligations ou actions-obligations, ou tout fidéicommissaire pour eux.peuvent exercer, selon les termes de l’acte de fidéicommis, les drops qw leur sont conférés par 1» loi ou par l’acte, comme si la présente loi n’était pas en vigueur.“11.Les dispositions des sections 1 et 3 ci-dessus cesseront d'être en vigueur à compter du 1er ma» 1934.“12.La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction”.M.Duplessis proteste contre une clause du bill qui décrète que le conseil sera choisi par le gouvernement d ici 1937 —— i Le bill est présenté par les propriétaires de la mine Objections et explications Québec, 23 (D.N Le l<' mité «les bills prives preside p.r M Joseph Cohen, a étudié, ce ma tin le bill qui crée la munieipuliU de'ville de Duparquet, ou sc trouve h* mine l)upflî*tiuct« M Maurice Duplessis proteste contre la clause qui décrète cjue n conseil sera choisi d’ici 1937 par h- gouvernement.K M.’Perrault soutient le même point de vue, ainsi que M.Fngon, député de Saint-Maurice.M.Frigon dit que c est ridicule.“D’après les parrains du MU u y a 580 citoyens.On ne prétendra jamais qu’il n’y a pas un seul homme capable d'administrer les affaires municipales.” .“Ça ne nous fait rien, a nous, ne Duparquet, que les députés passent pour des imbéciles dans la province, mais, nous, nous n’y tenons pas.” On veut simplement élire les propriétaires de la mine Duparquet comme maire et échevins de la nouvelle ville.Le bill est présente par les propriétaires de la mine.C’est ce «pic MM.Anatole Plante et Duplessis apprennent finalement «tes avocats du bill.Tout est à faire M.Hector Authier explique que les propriétaires de la mine possèdent les 9-10 de l’évaluation.Tout est à faire, aqueduc, drainage, écoles, etc.Comme la population est changeante, il vaut mieux laisser la compagnie minière organiser le développement municipal.M.Turcotte répond que les privilèges qu’on demande sont exorbitants.M.Frigon dit que s’il n’y a rien de fait, on commence alors par le commencement, au lieu de foncier une ville qui n’existe pas encore.M.Authier donne d’autres explications et M.Frigon dit: “Plus vous parlez, plus vous nous convainquez que vous avez tort.” M.Duplessis fait remarquer que, dans le nombre «les échevins que le bill nomme en fonction d ici 1937, il y a un Ontarien.C’est un mauvais principe de créer une ville pour les choses au lieu des personnes.Ce bill n’a pour but que l’intt'-rôt de la mine Duparquet.Voici une place où il n’y avait personne il y a deux mois.Qu’on commence jiar une organisation municipale ordinaire.Ce sont les électeurs qui paient les taxes municipales qui ont droit d’élire les échevins.Avant de créer la ville, avant de mettre la couverture, qu’on fasse le solage.Que cette région s’organise d’abord en municipalité rurale ou de village.Plus tard elle viendra demander d’autres pouvoirs, l'heure venue.La compagnie Heatty Gold Mine, pro-priétan/ de la mine, demande à la Législature d’interdire les électeurs pour cinq ans.C’est injuste et dangereux.La loi générale existe pour les capitalistes comme pour les autres.Les promoteurs du bill nous disent que le terrain n’est mémo pas cadastré.Qu’on commence donc par le commencement.Etablir le principe qu’une industrie, parce qu’elle emploie un certain nombre d’ouvriers, a droit de nommer les conseillers équivaut à affirmer que dans toutes les villes industrielles de la province, seules, les industries devraient avoir le droit de choisir les échevins.Avec cela on va loin, on permet à des compagnies de se tailler de véritables fiefs avec tous les pouvoirs.Ajourné M, Duplessis demande de rejeter le principe du bill.M.Joseph Cohen ( suggère d’ajourner le bill.Le comité étudie ensuite le bill1 de la Commission métropolitaine.Acquittement de Chaiifoux LE JUGE LACROIX REJETTE LES HUIT PLAINTES PORTEES CONTRE LE PRESIDENT DE LA FEDERATION DES CLUBS OUVRIERS M.MacDonald révèle certains points des entretiens qu’il a eus avec le premier ministre d'Italie Londres, 23~"(s"*"p.€.) Aux Communes, aujourd’hui, en présence d’un nombreux public, le premier ministre MacDonald a révélé certains points des entretiens qu’il n eus avec le premier ministre d’Italie, ces jours derniers.Il a dit «lue le plan de paix de M.Mussolini a pour barje la coopération des quatre grandes puissances européennes qui sont membres permanents de la Société des Nattons; que cette coopération ne s’écarterait pas du cadre de la Société; qu’elle seijait assurée pour une première période de dix ans.en vertu d’un traité.Le plan s’inspirerait de l’esprit du pacte Briand-Kellogg et comporterait la déclaration qu’aucune puissance ne devrait employer la force pour résoudre des difficultés politiques.Mais le maintien de la paix a des rapport avec la question de la révision des traités.M.Mussolini a fait remarquer à M.MacDonald que le covenant de In Société envisage la possibilité d’une révision dans le cas où une situation menacerait de faire éclater un conflit.Tout traité est sacré, a «lit M.MacDonald à la Chambre, mais aucun n’est éternel.A l’hôtel de ville Instructions aux chefs de services M.Honoré Parent, directeur des services municipaux, a transmis ce matin aux chefs de services des instructions sur la manière de préparer leurs réquisitions pour le budget chaque année, la manière d’établir les recettes probables des taxes, le mode de préparation du budget lui-même, etc., selon le non veau système qui sera mis en vigueur sous peu à l’hôtel de ville pour l’administration des finances municipales, et conformément aux instructions des experts qui ont préparé ce système.M.Lcgault est i Québec 11 v avait peu d’activité à l’hôtel de ville ce matin.Le comité exécutif ne s’est pas réuni, M.LegaifH étant resté à Québec à cause du bill de la Commission métropolitaine.Le cas de Zappa LE JUGE CUSSON POURSUIT SON ENQUETE DEUX TEMOIGNAGES INTERESSANTS Sept ans de pénitencier Le juge Monct condamne Isaac ’ Kaufmann au maximum de la peine Isaac Kaufman a été condamné ce matin par le juge Monet à sept ans «le pénitencier pour avoir conspiré avec d’autres personnes afin de faire incendier plusieurs de ses propriétés, dont le Châteay-Quin-té, à Sainte-Marguerite du lac Masson.Le juge a imposé à l’accusé le maximum de la peine.Dans scs remarques, le juge « noté que l’accusé était le plus coupable de tous ceux qui ont trempé dans cette affaire.“Les autres conspirateurs ont été punis sévèrement et celui-ci le sera plus encore parce qu’il a été l’instigateur des incendies qui ont été allumés.Ce n’est pas parce qu’il a la réputation d’être un homme riche qu’il échappera à la justice.Je le condamne au maximum de la peine, soit sept ans de pénitencier.” L'accusé a pris le chemin des rellules mais il sera relâché aujourd'hui même, sa cause étant devant la Cour d'appel.Les débats oratoires radiophoniques Hitler demande la jlictature Pour quatre ans — La restauration de la monarchic allemande ne requiert pas une attention immédiate — Le communisme — Le désarmement — Le déclaré Berlin, 23.(S.P.A.) chancelier Adolf Hitler » aujourd’hui ou Reichstag, en de-mimdont qu’on lui confie les pouvoirs d mi dictateur pour unepé-de quatre ans, que la restauration de la monarchie est une question qui ne requiert pas une attention immédiate.En développant son programme, il a déclaré que l’annihilation du coin muni s me est une question d’ordre purement nationale qui n'intéresse pas les pays étrangers.“Si le communisme se répand davantage «'ans ce pays, dit-il, cela signifie une catastrophe pour toute l’Europe .U n’a parlé qu’en passant des questions économiques.“Le capi-«Id-il.doit servir le commerce et le commerce doit servir Jes in-terrts (Ju peuple.Mou gouverne- M.Edouard Montpetit, secrétaire nient se propose de tenter des expé-général et directeur des relations nçnces avec notre système moné-extérieures de l’Université de Montréal, vient de recevoir du président du comité central des émissions radiophoniques universitaires une lettre invitant l’UniversRé de Montréal à participer aux débats oratoires radiophoniques qui auront lieu Tan prochain.La lettre explique qu'au cours de Tannée 1932-33 les universités canadiennes de l'Ouest ont organisé trois débats de ce genre dont le premier a eu lieu le 3 février dernier entre les universités de l’Alberta et de la Colombie cnna „ - —- système moné- taire".Pour ce qui est du désarmement, il a repris la thèse allemande bien connue: “L’Allemagne attend «le puis des années que les autres nations remplissent leur prommcs.se de réduire leurs armements.Nous nous abstiendrions avec plaisir d’augmenter nos armements si les autres voulaient consentir à une réduction radicale des leurs.Nous désirons vivre en paix avec toutes les nations, niais sur une base d'égalité seulement”, i.e chancelier a félicité la Grande-Bretagne ucs diennr, dont le deuxième était fixé efforts qu’elle a faits à Genève pour au 3 mars dernier entre les univer- j obtenir des résultats concrets dans sltés de T Alberta et de la Saskatche- ; ,c domaine du désarmement, u a wnn, et dont le troisième aura lieu ?u aussi un mot d’éloge pour le proie 5 avril prochain entre les uni- ! H «Ie Mussolini.“Cette proposi-versités de TAlberta et du Manito- ,I0I1«, dit-il, est d'une très grande ba.Le premier portait sur Tinfla- portée et nous sommes heureux tion, te deuxième sur la banque d’apporter notre collaboration”, centrale et le prochain portera sur Le chancelier a parlé pendant la fusion des chemins de fer rana- trois quarts d’heure.Il a été fre-diens.Les sujets, comme on peut le quemment interrompu par tes ap-voir, sont toujours d’intérêt gêné-1 plaudissements et il a reçu une J.-A.Chaiifoux, président de la Fédération des clubs ouvriers, a été acquitté par le juge Lacroix à Ten-quète préliminaire ce matin des huit chefs d'accusation inscrits contre lui par M.Alexandre lluot-te, journaliste, ancien publiciste de la Fédération.Les plaintes étaient à l'effet que M.Chaiifoux se serait approprié différentes sommes d'argent appartenant à des clubs ouvriers.Ea preuve, telle que faite devant le j juge, a démontré que dans quelques cas M.Chaiifoux avait gardé, avec j la permission des propriétaires, le i premier mois de loyer pour des locaux loués par lui afin de servir à | des clubs ouvriers._ Les propriétaires avaient consenti à faire cadeau j du premier mois à M.Chaiifoux et: les clubs ouvriers n’avaient jamais protesté contre cela.Me Paul-Leon Garneau, qui occupait pour la Couronne, a retiré de lui-même cinq ou six chefs d'accusation.Le juge a renvoyé les autres.Me Léo L'Espérance occupait pour la défense.Le Juge Victor Cusson n poursuivi cet avant-midi son enquête pour savoir s’il y a lieu d’émettre un mandat d’arrestation contre le constable Joseph Zappa qui, dans l’exercice de ses fonctions, a tué un Polonais du nom de Zynchuk au moment où il tentait de le blesser au moyen d’une barre de fer au cours d’une bagarre, rue Saint-Dominique.Il a entendu plusieurs témoins dont deux tout spécialement se sont montrés plus intéressants.M.Wilfrid Bertrand, qui aidait aux constables à maintenir Tordre dans la rue Saint-Dominique pendant que les huissiers exécutaient leur saisiej a déclaré que Zynchuk était arrivé sur lui et le constable Zappa, tenant une barre de fer longue de six .pieds.Zynchuk avait tenté de frapper le constable avec cette barre, mais qu’il avait manqué son coup.C’est à ce moment que le constable a tiré sur lui.l'atteignant dans le dos.Il a donné une démonstration de ce qui était arrivé.En manquant son but, Zynchuk s’est tourné à demi et c’est pour cette raison que la balle Ta atteint dans le dos.Morris Kirehman, 2904.rue Saint-Dominique, a donné sa version de l’affaire.II sortait de chez lui lorsqu'il a vu des centaines de personnes dans la rue.H a regardé afin de voir ce qui se passait et il a aperçu des constables qui faisaient reculer la foule.A nu moment donné, il a entendu quelqu'un qui criait: “N'ayez pas peur, les gars.Venez.” La foule est alors partie du côté des constables.Il a aperçu Un inrii viriu qui frappait un constable.Il a même vu celui-ci tomber puis se relever aussitôt.C’est à ce moment qu'un coup «le feu fut tiré.Il est ensuite parti, trouvant trop dangereux de rester la plus longtemps.Les avocats interrogea^snt encore des témoins à 12 h.30.On ignore quand le juge terminera cette enquête qu’il veut être la plus complète possible afin de rendre justice à tout le monde.rai.Fort de l'expérience faite cette année, le comité central des émissions universitaires radiophoniques projette d’organiser des débats oratoires à la radio Tan prochain sur une plus grande échelle.Aussi s’adresse-t-il aux universités de Test du pays.L’Université de Montréal acceptera avec plaisir de prendre part à ces débats, même s'ils doivent se faire en anglais, mais elle s’efforcera d'obtenir qu’ils aient lieu en français.Elle espère bien que le comité central comprendra que la ovation frénétique à la fin de son discours.Pangermanisme Berlin.23.(S.P.A.) — L’intention bien arrêtée d’Hitler de réaliser l’union politique de l’AUc-magne et de l'Autriche a été proclamée hier à Touverturc de la session de la Diète de Prusse.Le chef nazi à la Diète, M, Wellhelm Kubo a déclare, au milieu des applaudissements, en saluant les huit nazis autrichiens qui assistaient a la séance: "Comme chef des nazis en cette Chambre et sur l’ordre ou »,lus.importante université fonçai- ' ^^Uer Adolf Hitler, moi., Prus se du Canada a à coeur de se set- sien> drils.siens, sommes des pangermanisies, que nous cuntinuerons à Titre «i que nous n’aurons alteint notre but que lorsque toute l’Allemagne, y compris l’Autriche allemande, — sera réunie à la patrie pour for- ATTENDRA DE mer un seul grand Etat qui pourra 1,'ATTITUDE DE accomplir dans le monde la mission qui a été confiée à TAIlema-gue”.En 43 minutes vir du français à la radio à l'occasion d’une manifestation d'aussi vaste envergure.Les dettes de guerre M.DALADIER CONNAITRE M.ROOSEVELT Les aveugles ont souscrit $135 M.le nrigadier-général Pan»-», président de la campagne rir la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises, a donné a midi une causerie devant lr Lion» Club, en faveur «le la campagne de la Fédération qui aura lieu «lu 1er au 10 avril.Il a exposé brièvement le but de la campagne et a cité, incidemment, le beau geste que viennent de faire les quinze aveugles qui exploitent des cantines et se tirent maintenant très bien d’affaire, grâce à l’Institut national canadien pour les aveugles et à la coopération du Lions Chib qui leur ont procuré ces cantines.Ces aveugles se sont réunis il y a quelques jours et ont souscrit entre eux une somme de $135 à la campagne de la Fédéra.Uon.Paris.23.(S.P.A.) M.Pierre Renaudel a annoncé aux députés j socialistes que le premier ministre i-> m*.v->u .<««.>i>., qdf le député René Richard a présen- ,j(.nt von Hindenburg à appeler les té une résolution qui demande le nazjs à la direction des affaires, paiement immédiat du versement S(,rajt j)rd a faire droit à sa dc-de $19.900,000.I mande.Les nazis ne sont pas tous Le ministre ues finances, M.; prêts cependant à accepter cctle Georges Bonnet, a nié aujourd’hui décision.C’est ce qui fait que la rumeur qui veut que la France j M.Hans Kerrl.qui vient d’être ree-ct la (irande-Rretagnc aient décidé i lu président de la Diète, a ajourne de présenter un front uni sur In | la séance.question des dettes aux F.tats-t nis.j - Il n’a pas été question des dettes,' dit-il, lorsqu'il s’est rendu à Londres en vue de voir aux préparatifs de la conférence économique mondiale.m vciMin.n .rex-chanceiier rranz von rapen, il est convaincu qu d désire le poste pour lui-nicme et le connaître d abord ) at- chancelier Hitler, qui se souvient Etats-Unis.On sait que qUC c’cst lui qui a décidé le prés;- EN SUSPENS Londres, 23.(S.P.A.) A la suite des nouvelles contradictoires qui ont paru dans les journaux au su-._ , .' .c du président Roose- .T™1'!*A"11?’ La grève de Louisevilic Québec, 22.(S.P.C.) — M.Maxime Morin, du ministère «les affa -res municipales rie la province, sera le président d’un comité d’arbitrage de trois hommes qui cherchera a régler le conflit qui s'est élevé entre les propriétaires de VAsso- jet de l’attitud velt sur la question des dettes de guerre, l’ambassadeur de la Grande-Bretagne à Washington a reçu instruction de demander des ren-seignements précis.C’est du moins ce que Pon répète dans les milieux dfficiels.Pour le montent, la question d'envoyer une commission à Washington jiour discuter la question des dettes reste en suspens.Difformités faciales Le Dr Paul Geoffrion traitera re sujet ce soir, à 7 h.15, poste C.KAC, au cours de l’émission de vulgarisation scientifique de l’Université de Montréal.Propriétaires et locataires Québec, 23 (D.N.C.) -— Les propriétaires ont tenu une grande assemblée hier soir.D’après l'un (les orateurs, il y a peul-ètre 1P quart des locataires qui ne paient pas actuellement leur loyer.et les tisserands à l’emploi de la compagnie.La nouvelle a été annoncée hier soir par le ministre du travail, M.C.-J.Arcand.Les ouvriers ont nommé pour les représenter M.A.Milot, nn éehevin de Louisevilic.La rompagnie esl représentée par son gérant.M.J.-A.Pinatel.Les ouvriers ont décidé d’accepter la décision du comité et sont retournés au travail.Prix de consolation à la loterie irlandaise Dublin.23.(S.P.C.) — Plusieurs Canadiens viennent de gagner un prix de consolation de 100 livres sterling à la fameuse loterie organisée au bénéfice des hôpitaux irlandais, entre autres trois Montréalais: Mary Tears, roe Percy, Montréal; “Advance”, 643 ( hanipagneur.Outremont, et “Dock-*,1*”, 4767 Notre-Dame esl.-0 IE DEVOIR, MONTREAL, |EUPI 23 MARS 1933 VOLUME XXIV — No 68 KSOTMüDiOTünününatuniifliOM^ Ila vie sportives 101 lOt ^iininiandiiisiuniJiiunuiiisiuniinunmMMiinLQiLinisiuniSiuDtiniin^!^^ Moncton remporte la série contre Royal Moncton, 12.— Les Hawks ile Moncton en battant pour la seconde fois les Royaux de Montreal par .1 à 2 hier soir et pour avoir blanchi les Montréalais par 2 é (I dans la première partie, lundi soir dernier, se trouvent à remporter par 5 à 2 la première série éliminatoire interprovinciale et à représenter, par conséquent, les Provinces Maritimes dans la série finale pour le championnat amateur de hockey de l’Kst du Canada.Moncton aura donc ]<• droit de concourir pour la coupe Allan cette année.Sauf pour la première période, alors que les Royaux avait l'avantage, toute la partie durant les Hawks ont donné du fil à retordre aux Royaux, les champions des Provinces Maritimes ayant, d’une façon indiscutable, le dessus sur les champions de la province de Québec.En manquant un point vers la fin de la deuxième période, Sammy McManus a égalisé le compte et permis au Moncton de conserver son avantage de deux points.C’est à partir de ce moment que le résultat n’a plus laissé de doute.La partie a été particulièrement rude, mais aussi rapide qu’une partie professionnelle et les garde-buts des deux clubs se sont signalés par des arrêts sensationnels.Les Hawks se sont manifestés plus solides sur la défense et ont encaissé les coups tout comme ils ont su en donner.L’arbitre George Poster, d'Ottawa, a imposé 16 punitions, dont sept aux Hawks et neuf aux Royaux.La première période a été tout à l’avantage des Hoyaux alors que Jimmy Kelly a accepté une passe de son frère Pete, alors qu’il était à découvert pour déjouer sans diffi-culté Foster, le garde-but du Moncton.Le but de Neville a etc le fruit d’un bd effort.Les Hawks quitteront Moncton dimanche ou lundi après-midi pour se diriger vers l’intérieur du pays afin d’y rencontrer 1rs champions de l’Ontario dans la prochaine série éliminatoire pour la conquête de la coupe Allan.Bert Connolly a passé au travers de l’arrière-garde des Royaux au début de la période finale pour donner l’avantage du match aux Hawks.Cinq minutes plus tard, Dave Neville, étoile des Royaux, est le seul rjui ait pu passer autre et déjouer Foster au moment où celui-ci était sorti de scs buts.Trois minutes après, Bill Miller c» Uud James se sont entendus à merveille pour marquer le but final du Moncton.Miller a attiré dans sa "lection la défense des Royaux avant de passer le palet à James qui a bien mesure son lancer avant de loger la rondelle dans le coin inferieur des buts de Coulter.MONCTON Foster (il! Walker Walker Irvine Connolly , MONTREAL but Coulter defense McKenzie defense Masses centre Neville aile St-Gerniain s„i » » , a*|e Delahey Subs, Moncton: James, McManus, Webster et McDonald., Montréal: P.Kelly, J.Kcl ¦>, Wilson, McQuisten.Aibitre: James Foster, Ottawa.Première période 1.Montréal: J.Kelly-p.Kelly 7.25 I imitions; Walker, Irvine, Mas-w',, (chacun deux qmiuutes), McKenzie (3 minutes).Deuxième période 2.Moncton: McManus .15 •> Punitions; James, Connolly,'"ï: Kelly, \\ ilxon, McKenzie.Webs ter, Neville, (chacun 2 minutes).Troisième période 3.Moncton: Connolly .'j 07 4.Montréal: Neville .! ’ g‘42 5.Moncton: James-Miller .11.30 1 imitions: Massey, Gill, Connolly, Neville 2, (chacun 2 minutes ).Demonstration de culture physique au National Les élèves du major J.-E.Gagnon donneront ce soir, à fib.30.une démonstration varié,, de culture physique.Les amateurs qui se rendront à la Palestre à Sh.30 ce soir seront a même de voir que les gymnastes du National n'ont pas chômé depuis l’inauguration des cours en septembre dernier.Ils verront aussi que les méthodes préconisées par le National sont appropriées au sexe des élèves et de nature à développer chez eux le maximum de souplesse et de force.Le superbe gymnase de la rue Cherrier a été aménagé de façon è donner le plus de confort possible aux spectateurs qui.nous l'espérons.viendront en grand nombre.Les spectateurs une fois la représentation terminée pourront visiter les divers départements de la Palestre en pleine activité et juger par eux-mêmes de PcntrGn qui v règne L’entrée est absolument gratuite, dames et messieurs cordialement invités.FORUM WILBANIV 6131 CE SOIR A S H.30 AMERICAINS vs MONTREAL Pru : 12.30, 11.75, $1 50, (1.00, J0 Tue comprise.Les Orioles blanchissent les Royals (Spécial au Devoir) .Orlando.Floride, 23 — l/cs Orioles, de Baltimore, ont profité de la faiblesse de Fisher dans la septième reprise pour blanchir 1er Royals par le résultat de 6 à 0.Le Baltimore ouvrit la partie avec deux points dans la premiere manche alors que Samuels commença la partie pour Shaughnessv, Fisher prit sa place dans la cinquième, Samuels accorda 6 coups sûrs, mais le désastre arriva quand Fisher fit son apparition et les Orioles se ruèrent sur scs balles comme des forcenés, les voltigeurs ne pouvanf attraper aucune des balles que les Orioles frappèrent dans le champ 4 fois, deux de ces coups furent des doubles, avec deux hommes sur les buts à chaque fois, ce qui donna aux Orioles quatre points.Goldman retira Fisher d’une très mauvaise posture à la fin de la Septième en sc plaçant derrière le deuxième et commençant un double-jeu en envoyant la balle à Gau-reuu au deuxième et ce dernier à Pickering au troisième.Gautreau et Goldman jouent très bien ensemble.Roetlger lui aussi a accompli un beau double-jeu, en attrapant In balle frappée de Prud’homme à la quatrième, un “line-drive”, et il compléta le double à Gautreau au deuxième.Trois autres lanceurs du Montréal vont faire leurs débuts aujourd'hui contre les Orioles: Thormah-len, Michaels et McCabe.Le gérant McGowan des Orioles a nommé Mattinglv et Tauscber.Doc Gautreau a été blessé au bras par une des balies de Melton, la première fois qu’il fit face à Melton au béton, l’accident n’est pas sérieux, mais Doc va sc reposer aujourd’hui, son bras a de l’enflure.Samuels, Fisher et LeMaster furent les lanceurs pour les Royals, d les Orioles firent 12 coups sûrs, de Samuels 6 en 4 reprises, de Fisher 4 en 3 manches, de LeMas-er 2 dans les deux dernières manches.Le lanceur perdant est Samuels, qui commença la partie.Prud’homme lança 5 manches pour le Baltimore, les Royals le touchèrent seulement 2 fois, ce fut Pick-'ring: et Melton fut dans la boite 4 manches pour un coup sûr.Les Orioles ont montré leur puissance seulement quand Fisher of-j .iciait pour le Royal, ils ne firent pas grnnd’chosc contre LeMaster et Samuels, BALTIMORE a.b.p.es.r.a.c.Bovle, c.d.4 2 2 1 0 0 Akcrs, a.c., .3 0 0 fi 1 2 Regan, a.c.1 0 0 (1 5 fi Sellers, c.c.5 fi t 2 (l fi Arlett, 1b.1 2 iï (1 0 Ciahaugh, c.g.3 0 1 3 fi fi Stronger, 3b.4 0 2 1 2 fi Heffner, 2b.4 t 2 5 3 0 Linton, r.1 1 4 0 (1 Durham, r.1 fi 0 fi 0 (1 Prud'homme, I.2 fi 1 0 1 0 Mellon, 1.1 0 0 2 0 Totaux.35 6 1 12 27 H 2 MONTREAL a.b • p.os.r.a.e.Walter, c.g.3 1) fi 1 fi 0 Gautreau, 2b.3 (1 1 :> 3 (l Hippie, c.c.4 fi (1 2 (1 fi Roettger, 1b.4 () fi 9 3 fi Shiver, c.d.4 fi fi 3 fi (1 Pickering, 3b.3 fi 2 fi 2 fi Goldman, a-e- .:i II fi 3 4 fi Grabowski, r.2 (1 fi 1 (1 fi Tate, r .1 fi 1) O ée 2 0 Samuels, !.1 fi 0 fi ï fi •’isher, 1.1 (1 () 1 O 0 Lamaster, 1.1 fi 0 fi 0 0 Totaux.30 0 3 27 15 0 Résultat par manches: Baltimore.200000400 —0 Montréal .ÜOOOOOOOÜ 0 Sommaire Points comptés sur coups de Àrlctt, 2.Stroner, 1.inton.Boyle, Solters.Deux buts.Heffner, Linton, Hoyle.Buts volés: Goldman.Arlett.Doubles-jeux: Roettger à Goldman; Akers à Heffner à Arlett; Pickering à Gautreau à Roett-ger; Goldman à Gautreau à Roctt-ger; Regan à Heffner à Arlett.Laissés sur les buts: Baltimore fi.Montréal 5.Buts sur balles de Prud’homme 1, Samuels, Fisher 2.Le-master 1.Retirés nu bâton par Prud'homme 2, Fisher 1, Melton t.Lc-master 1.Coups sûrs sur balles de Samuels fi en 4 manches, Fisher 4 en 3.Lemaster 2 en 2.Prud’homme 2 en 0, Melton 1 on 4.Frappé nar le lanceur Melton (Gautreau).Lanceur gagnant: Prud’homme, lanceur perdant, Samuels.Arbitres: Rodenhaugh et Gumbert._____ Temps: Ih.45 min.Moncton et Royal annulent hier soir au Forum Au moment même où les Hawks des Provinces maritimes défaisaient les Royaux dans la première série éliminatoire pour la coupc Allan, les Indiens, représentants juniors de Moncton, N.-B., tenaient nos Royaux juniors en échec en jouant une partie nulle de 3 à 3, au Forum, hier soir.Cette partie était la première d’une série de deux pour le championnat junior de l'Est du Canada.La seconde partie de cette série sc jouera vendredi prochain avec le nombre dos points è compter et le vainqueur rencontrera alors les champions d’Ontario en semi-finales canadiennes.Harold Ingram et Raymond Malenfant, deux des plus brillants joueurs vus cette année au Forum pour de telles parties, ont conduit l’attaque pour les Indiens.Ces deux équipiers sont montés plus souvent vers les buts de l’adversaire que tout autre joueur des Hoyaux du eêté des buis des Indiens.En parlant des buts, nous dirons que Séguin.pour les Royaux, a fait des prodiges d’habileté et n’eût été de lui, le résultat de la partie n’aurait pas été ce qu’il est.En lançant sur la clôture.Harold Ingram a donné les devants aux Indiens, après 15 minutes de jeu, à la grande surprise des spectateurs.Durant la seconde période les rôles ont quelque pou change parce que les Royaux sont allés trois fois déjouer Bourque alors que le plus jeune des frères Leblanc comptait seul le point des Indiens pour réduire è un unique point l’avance locale.Cinquante secondes à peine 1 après l’ouverture de la troisième période, par un coup magistral, Ingram, aidé de Boudreau, comptait un autre point qui égalisait lr résultat et menaçait de rendre nulle la parlie.Do pari et d’autre, les équipiers ont eu beau redoubler d’adresse cl d’habileté, pas moyen de compter un point qui donnerait un résultat nouveau à la partie.Durant ce temps, 1rs Indiens de Moncton se sont affirmés supérieurs aux Hoyaux sur toute la ligne.Il n’est pas osé de soutenir qu’un quatuor composé de Malenfant, Ingram, Leblanc et Bourque, l’équipe junior de Moncton pourrait aller loin au hoc-key.Malcnfant est considéré comme le plus rapide patineur du Moncton et Ingram est presque aussi bon que lui.Ingram, en plus de posséder un jeu très rapide, est un joueur de centre remarquable.Currie et Mundey en savent quelque chose, tandis que Leblanc à la défense, connaît son métier.Bourque, le gardien des buts, par ses arrêts sensationnels et son jeu brillant, s’est imposé à l'attention de tous ceux qui s’intéressent au hockey.Nonobstant le beau travail des Indiens, il faut ajouter que le trio de la défense des Boyaux avec Séguin aux buts ont été à la hauteur du jeu et de l'habileté des visiteurs.Composition des équipes: Philadelphie est vainqueur Philadelphie, 23 Avec leur jeu rapide et brillunt, Philadelphie a conservé sa première place dans la C.A.H.L.en remportant une victoire sur les Cubs de Boston, qui ont été défaits, 7 à 3.Billy Hudson, du Philadelphie, et Peggy O’Neil, centre du Boston, se sont «'rus, pendant |a troisième période, à quelque séance de boxe, mais ils ont repris leurs esprits en passant cinq minutes sur le bane des punitions.McGoldrick a compté pour Philadelphie vers le milieu d<‘ la première période et Uenson, peu après, comptait pour Boston.Philadelphie a compté quatre points au cours de la seconde période.Chaque équipe a compté deux points pendant la troisième période devant une assistance assez nombreuse.Composition des équipes: Boston Philadelphie Wood but Glide Davie déf.Peters J.Jerwa déf.Nichols O’Neill contre Anderson Burmeister avant Bunge Saunders avant Boyd Substituts du Philadelphie: Mc- Goldrick, Wilson, Pratt, Pollings, Conn.Desmarais, Phillips.Boston: Warshawski, Uenson et F.Jerwa.Arbitres: Shaver et Stevenson.Première période 1.Arrows, McGoldrick (Runge-Boyd) .!'-22 2.Boston, Benson .19.32 Punitions: Hudson, Anderson.J.Jerwa, Warshawski, F.Jerwa, Nichols (2), une majeure, 10 minutes.Deuxième période 3.Arrows, Desmarais (Pratt) 2.27 4.Arrows, Pratt (Wilson- Coll ings) .8.55 5.Arrows, Hudson (Phillips) 11.50 6.Arrows, Hudson (Phillips- Conn) .1203 Punitions: Warshawski, Burmei- ster.Saunders, J.Jerwa, Nichols, Range, Peters.Troisième période 7.Boston, Saunders .8.Arrows, Hudson (Potors- Phillips) .’.9.Boston, Saunders (Burmei stcr-Renson) .10.Arrows, Wilson .Punitions: Hudson.Desmarais Nichols 2, O’Neill, J.Jerwa.3.38 14.55 I7.0S 18.58 Potins de baseball L’idée qui persiste que les séries éliminatoires donnerait un bon coup de main aux ligues professionnelles, et certainement aurait clé tout probablement un avantage marqué pour les Royals peut être mis à comparaison par les différentes statistiques que Frank Shaughnessy nous communique: Les Royals auraient eu l’opportunité de faire leur chemin Jusqu’au championnat à la fin des trois dernières saisons si la ligue Interna tionalc avait adopté les séries éliminatoires qui existent actuellement dans le hockey.L’an der nier ils auraient démontré leur supériorité sur les Bisons de Buffalo, dans une série d’après-saison, les deux saisons précédentes ils auraient disputé le championnat avec les Red Wings de Rochester.La lutte dans le secteur nord du circuit en 1928, aurait été entre Rochester et Buffalo, en 1929 entre Rochester et Toronto.D’un autre côté du circuit, les adversaires en 1928 auraient été Baltimore et Reading, Baltimore et Newark pour les quatre années suivantes.L’idée des séries éliminatoires semble beaucoup se propager dans le Maryland, et point du tout dans l’Etat de New-York et au New-Jersey.Les Royals vont commencer la saison 1933 montrant leur infériorité durant deux séries, celles avec Baltimore et Rochester.Ils ont perdu 14 parties de plus qu’ils n’en ont gagné contre les Red Wings et les Orioles, les Orioles de Baltimore ont un avantage de 8 parties sur les Montréalais.Sur tous les autres clubs ils ont un avantage assez marqué, sur les Jersey City, une supériorité de 24 parties, Buffalo 20, Toronto 10.Durant cinq années, le club du Stade, a joué pour une moyenne de 530.Voici le record du Montréal, pour ces cinq saisons: Contre Jersey City Buffalo Providence, subs: Himes, Vail, Taylor, Mundou, Alexandre, Raymond, McCuk'y et Lesieur.Arbitres; Stewart et Shay.Première période 1.Providence: Alexandre- Vail .2.Providence: Himes .Punitions: Speyer, Himes.Deuxième période 3.Providence: Mu ira y-Gau- dreault .4.Providence: McCully-Mur- ray .Punitions: McCully, Pringle, Picketts, Gmidreault, Himes Troisième période 5.Providence: Gaudreault- McVIcar-Rivers .4,37 fi.N.-Haven: Pringle-Paddon 17.20 Punitions: Picketts, McCully.Echange entre Ottawa et Canadien MONCTON Burke L.Leblanc Dickie Ingram D.LeBlanc Boudreau but défense défense centre aile aile ROYALS Séguin Mundey Currie Martin Bissell Donnelly Subs, Moncton: Gould, Cormier, Malenfant, C.Leblanc.Subs Royal: Tanglier, Doyle, Hayes et Gauron.Arbitre: Jack Duggan, Ottawa.Première période 1.Moncton: Ingram .14.20 Punitions: A.Leblanc, Donnelly.Deuxième période 2.Royal: Mundey.58 3.Moncton: C.Leblanc .6.22 4.Royal: Mundey-Taugher .11.08 5.Royal: Donnelly-Martin .15.12 Punition: Tangher.Troisième période 6.Moncton : Ingrnm-Roudreau .50 Punitions: Taugher, Donnelly.Les éliminations Les abonnés de saison aux matches des Maroons auront droit à leurs sièges habituels pour la rencontre éliminatoire entre Maroons et Detroit, samedi soir, au Forum, pourvu qu’ils aillent quérir leur billets au contrôle du Forum avant vendredi, le 24 mars.Les billets qui n’auront pas été réclamés à cette date, seront mis en vente aux premiers venus samedi matin.Les abonnés de saison aux matches ries Canadiens pourront aller chercher leurs billets habituels pour la rencontre Canadien-Rangers, mardi, le 28, dans la journée de lundi, le 27.Les billets non réclamés seront mis en vente au public mardi matin.Les abonnés aux matches du Canadien qui voudront obtenir des billets pour le match Maroon-De-troit, samedi soir, le pourront sur présentation do leur carte d’abonnement vendredi, le 24 mars, alors que seuls seront reçus les abonnés de saison.Le même privilège est accordé aux abonnés des Maroons désireux de voir le match Canadiens-Rangers mardi.La vente leur sera ouverte lundi matin.Si la demande des abonnés d’un club pour le match de l’autre (Canadiens ou Maroons), est trop grande, il peut arriver que les souscrip- Newark Baltimore Rochester Totaux .Gag.Per.Pts.72 48 600 .69 49 585 65 o;> 542 v 64 57) 538 64 O.") 538 .56 64 467 .53 67 4421 .443 393 530 Providence défait New-Haven New-Haven, 23 .— Providence n’a eu aucune difficulté à vaincre le club de New-Haven qu’il a défait dans une partie de la C.A.H.T,, par 5 à 1, hier soir.Avec l’absen-re de son gardien de buts ordinaire, Maury Robert, New-Haven semblait réduit à sa plus simple expression et aucunement de taille à rencontrer le Providence.Au cours des deux premières périodes, New-Haven n’est pas parvenu à compter un seul point et ce n’est que pendant la troisième, alors que Providence avait sur lui plus de points qu’il aurait jamais pu reprendre, que New-Haven a réussi à compter son unique point de la partie.Composition des équipes: PROVIDENCE N.-HAVEN Byrne but Forbes Trapp défense Speyer McVicar défense Pringle Gaudreault centre Keating Murray aile Kina Rivers aile Jeremiah New-Haven, •nhc P: au- don, Jackson, Doran, Kinsella.leurs ne puissent obtenir la mê"’'-quantité de billets que celle qu’ils ont pour leur propre ciuo.mais dans tous les cas la proportion promise ne sera pas inférieure à 50^c.Le gérant du Canadien, M.Léo Dandurand, a annoncé hier soir avant son départ pour New-York qu’il venait de conclure un échange avec l’Ottawa et de céder Nick vVasnie pour Léo Bourgault et Harold Starr.On sait que Wasnie, qui Joue -sur l’aile droite, a été prêté pour la saison à l’Américain de New-York.On sait aussi que Martin Burke a été échangé pour d’ici la fin de la saison contre Bourgault ai Starr de l’Ottawa.A la suite de la transaction conclue par M.Dandurand, Bourgault, qui est vite devenu populaire parmi les partisans des Habitants, et Starr passent définitivement au Canadien et Martin Burke revient d’Ottawa rejoindre ses anciens compagnons d’armes.On se demande quels sont ceux qui s’aligneront sur la défense du Canadien l’an prochain car M.Dandurand aura alors le choix entre Sylvio Mantha, Albert Leduc, Gerald Carson, Léo Bourgault.Harold Starr et Marty Burke.Voici quelle est la cédule qui a été arrangée pour les éliminatoires de la Ligue de Hockey Nationale qui commencent samedi soir: Samedi: Détroit à Maroons, premier de deux matches; Toronto à Boston, premier de cinq matches.Dimanche.Canadien à Rangers, premier de deux matehes.Mardi, Maroons à Détroit, match final de la série entre clubs de 2me position; Rangers à Canadien, mfttch final de la série entre clubs de 3me position; Toronto à Boston, second match de la série entre premiers.Il se jouera rc soir trois parties dans la Ligue de hockey Nationale.Les Canadiens jouent contre les Rangers ce soir à New-York et xs Américains rencontrent les Maroons au Forum.L’autre parti*» se disputera entre les Maple Leafs et le Chicago à Toronto.M «ii Sÿe1 GRAND FORMAT Succès du Cercle Saint-Zotique Le Cercle Paroissial Saint-Zotique a présenté hier soir une 'séance de boxe amateur qui a remporté un beau succès.Hervé Tassé, le porte-couleurs du club Saint-Zotique, qui devait faire la finale contre L.Pope, du Belding-Corticelli, n’a pas eu de veine quand son adversaire, blessé au bras, a dû laisser un substitut à sa place.Freddie Ashton, du St.Alban, qui l’a remplacé, possédait un avantage de poids assez considérable sur Tassé et dès le début de la seconde ronde les choses ont mal S’ouvrant trop largement il a reçu un coup au menton qui lui a donné des difficultés et, à la troisième, quasi hors de combat, il est allé au plancher avant que l’arbitre ne concède la victoire à Ashton.Meunier a remporté une victoire décisive dans le combat le plus intéressant de la soirée.Voici les résultats: 108 lbs — Bert White, B.C., défait E.Pétrin, St-Thomas d’Aquin, décision, 3 rondes.118 Ibs — E.Alper, Y.M.H.A., dé fait L.Pope, B.C., décision, 3 r.; J Evans, St.Albans, défait Brady, St Willibrods, déc.3 r.126 Ibs — G.Gordon, Y.M.H.A.défait S.Buzuck, St-Zotiquc, décision 3 r.135 Ibs — S.Politick, St-Zotique, défait Aucoin, Marceau, décision, 3 r.; R.Meunier, Marceau, défait W.Evans, St.Albans, K.O., 3ème ronde.118 lbs B.Arnot, U.Sett, défait W.O’Connor, Gladstone, déc.3 rondes.126 Ibs — E.Heathfield, National, défait si.Battery, St.Willi-brord, déc.3 r.118 Ibs — W.Powell, St.Albans, défait H.Brisebois, St-Zotique, déc 3 rondes.175 Ibs — L.Paul, Marceau, défait E.Weybush, B.C., décision 3 r.135 Ibs — E.Ashton, St.Albans, défait H.Tassé, St-Zotique, K.O.3èmc ronde.Un Montréalais gagne Dublin, Etat libre d’Irlande, 23 S.P.C.) L’un des prix de résidu des “Irish Hospital Sweepstakes”, la grande loterie au profit des hôpitaux d’Irlande, doit aller à un Canadien de Montréal, domicilié au numéro 932 Guilford, qui a donné son nom “Tenralt L.”.Le numéro du billet est L-38222 et le prix rsl d une valeur de 8,643 livres ster- tourné pour le Canadien français, ling.Le classement des équipes LIOF-R NATIONAL* Section cnnucltenne ,T O’.P N P C.r Toronto .47 24 18 5 117 109 53 Maroon* .47 22 19 6 132 113 50 Canadien .47 18 24 5 DO 111 41 Américains .47 14 22 11 85 115 39 Ottawa .48 11 27 10 88 131 32 Section américaine Boston .48 25 15 8 124 88 58 nm-olt 25 15 8 111 93 58 Ranger* .47 22 17 8 131 105 52 Chicago .47 16 20 11 86 99 43 UOUB INTERNATIONAL* ( Alim Inatol real Buffalo .3 3 O 0 11 2 9 Svaruse .2 1 0 1 7 5 4 | London .2 0 1 1 4 A 1 Windsor .3 0 3 0 3 12 0 UGUE CAN ADO-AMERICAINE Philadelphie 44 25 12 7 131 87 57 Providence 45 25 15 5 120 10A 55 Boston 45 20 17 8 129 112 48 New Ha\en 44 IS 24 5 91 123 35 Québec .46 11 28 7 102 145 29 FORUM WCr.UAf^ 61 11 BILLETS des souscripteurs de saison pour joute de détail DETROIT vsMAROONS SAMEDI, 25 MARS Pr*ts vendredi, le 24 mars et devront *tre réclamf* paj plus tard que 6 00 p.m., ce Jour-là.ITIx: St.OO, Sl-SO.11-75.S2 50.Taxe comprise.AVIS Le» souscripteur* de saison aux Joute* du club de hockey Canadien auront l'occasion d'acheter leur» billet* pour la Joute Détroit-Maroon, sur pré-sentaUon de leur carte d'IdenUflcatlon.vendredi, le 24 mars, jour où les guichet* ne seront ouvert* que pour le* souscripteur» de saison le* souscripteur» du Maroon seront gratifia* du même privilege lundi prochain lorsque commencera la vente des billets aux souscripteurs du club Canadien pour la Joute de mardi avec les Rangers -r NOTE;—Si vaut eUsirex voua renseigner sur toute question relative au* sports, records raisons motivant certaines décisions, écrivez à “Melle DOW", Service de Renseignements Sportifs Dose.Carier Postal 12.Montréal.On s’empressera da voua répondre par correspondance, par radio ou par l'Intermé diaira de nos futures annonces.Ecoutes i émission radiophonique de “Melle DOW Poste CK AC.chaque soir, samedi et ditrumehe excepté.tow Quand la coupe Kennedy fut-elle instituée?B.A.P., North Lancaster, Ont.La première saison de joutes pour ce trophée fut 1927-28.Depuis lors, les gagnants sont comme suit: 1927-28, Canadiens; 1928-29, Canadiens; 1929-30, Maroons; 1930-31, Canadiens; 1931-32, Canadiens; 1932-33, Maroons.en collaboration avea dee plu* grande* mutoritàe .pocttve* aa Oillfctg Si vous voulez les résultats des joutes de hockey, téléphonez à «mbllï dow”, MArquette *2291 (six lignes)—encore un SCRVICC DK LA BRASSERIE DOW.Old Stock DOW REPOND A LA QUESTION DE LA SOIF VOLUME XXIV — No 68 LE DEVOIR, MONTREAL, )EUDI 23 MARS 1933 Vers la gauche Une conférence du R.P.Chaînon, S.J., à la Fédération Nationale St Jean-Baptiste hier — Un nouveau parti: la '‘Cooperative Commonwealth Federation” A fine réunion du comité central d’études de ]a Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste hier après-midi, le Bév.Père Louis Chaînon.S.J., a donné une conférence sur le Co-operative Commonwealth Federation.Mme Alfred Thibamleau, vice-présidente, a présenté le Père Chaînon comme un ami de la Fédération et un apôtre de l’action sociale, Mme Henri Gérin-Lajoie.présidente générale, l’a remercié au nom de tous les membres.Elle a ensuite parlé de la prochaine quête du Denier National, fixée au 6 mai prochain et a sollicité l’aide généreuse des dames.Parmi les personnes présentes hier à la conférence du Père Chaînon, nous avons remarqué le R.P.Gagné, O.P., Mmes Gérin-Lajoie, F.-B.Mathys, Alfred Thiboudeau.des RR.SS.Grises, des SS.NN.de Jésus et de Marie, de Sainte-Croix, de N.-D.du Bon Conseil.Le R.P.Chagnon Voici un résumé de la conférence du R.P.Chagnon : C’est un parti fortement incliné vers la gauche, du point de vue social.Son programme est encore en voie d’évolution.11 est difficile de prononcer un verdict absolu et définitif sur des revendications dont l’aspect positif reste encore vague.Les chefs du parti s’acharnent surtout à la critique du capitalisme.Reviendront-ils à des positions plus modérées?L’avenir nous le dira.Mais leur programme actuel, tel qu’exposé au parlement d’Ottawa, dans les séances des 1er et 2 février 1033 est certainement trop radical pour être acceptable aux catholiques.On y propose une nationalisation trop étendue, qui entraînerait _par la force des choses au collectivisme.La socialisation limitée à certaines entreprises peut être légitime et opportune, si le bien commun l’exige; mais par contre, la nationalisation trop généralisée conduit fatalement au socialisme.Certains discours prononcés par les chefs du C.C.F.prennent un accent socialiste au sujet de la lutte des classes.Dans l’une de ces harangues tout particulièrement, il y a un appel à la philosophie de Karl Marx qui révèle une mentalité très dangereuse.Dans l’ensemble des discours et du programme, le facteur spirituel semble méconnu, les forces chrétiennes, ignorées.On croirait que “la communauté n’a été constituée qu’en vue du seul bien-être”.Si certaines réactions sont excessives et dangereuses, il faut reconnaître que des réformes s'imposent, que le capitalisme actuel est vicié pa de graves abus.Le régime capitaliste n’est pas à condamner en lui-même, mais tel qu'il existe aujourd’hui, il comporte une prépondérance excessive du capital argent aux mains d’un petit nombre d hommes qui gouvernent le commerce et l’industrie trop exclusivement en fonction d’intérêts financiers.Sens péjoratif: abus Et maintenant, si on veut inclure dans la définition toutes les conséquences funestes et les abus de cette prédominance, U faut dire que le capitalisme concret, entendu au sens péjoratif, est un régime où toute l'organisation et l’activité économique se trouvent subordonnées à l'intérêt égoïste des maîtres de l’argent, au mépris des exigences d’une saine constitution sociale et des plus légitimes revendications du travail.En deux mots, le capitalisme contemporain, c’est la dictature de l’argent.Prince Viefs Je résume le procès du capitalisme; voici les principaux griefs: îo.Des cas trop fréquents d’usure; c’est-à-dire le prélèvement d’intérêts et de commissions exagérés dans les opérations de crédit, ou encore des profits excessifs camouflés et dissimulés par des manoeuvres financières.2o.L’abus de la spéculation.3o.Une concentration de la richesse dans un nombre de mains tantôt de plus en plus réduit, tantôt de plus en plus élargi, mais toujours cachées sous le voile de l’anonymat et en fait socialement irresponsables.4o.La dictature oc- culte des puissances financières sur le pouvoir politique.5o.Une séparation trop profonde entre le monde du capital, hiaitre des instruments de production, et le monde du travail, à la merci des fluctuation du capital, sans protection suffisante contre les crises et le chômage.Doctrine sociale catholique Le communisme et le socialisme sont des systèmes antichrétiens, malfaisants et ruineux.Us tendent à constituer un .supercapitalisme d’Etat mille fois plus oppresseur et plus tyrannique que le capitalisme privé.La doctrine sociale catholique condamne le communisme et le socialisme.Elle défend le droit de propriété privée; elle admet qu’à notre époque, sous le règne du machinisme et de la grande entreprise industrielle un certain capitalisme est nécessaire, inévitable.Mais elle réclame un capitalisme honnête, dirigé par la loi chrétienne de justice et de charité, socialement aménagé par la collaboration des groupements professionnels, judicieusement contrôlé par l’Etat.Ce qu’elle dénonce, ce n’est pas le régime en lui-même, mais ses excès et ses abus, ce qu’elle flétrit, c’est la cupidité égoïste, uniquement soucieuse de profits personnels au dépens des classes populaires, au mépris du bien commun de la société.Leçon bienfaisante A ceux qui trouveraient la doctrine catholique trop sévère je répondrai qu’il y a mie sévérité bienfaisante: le socialisme a beau jeu pour s’attaquer à un droit de propriété que le mauvais capitalisme a trop souvent transformé en instrument d’exploitation et de tyrannie; le socialisme a beau jeu pour s’attaquer à la famille, dont on refuse à tant d’ouvriers les paisibles joies; pour s’attaquer à l’autorité politique, qui s’est trop souvent abaissée à servir les intérêts financiers, les moins respectables.L’histoire de l’Europe, et tout récemment l’exemple de la Russie et de l’Espagne, doit être une leçon.Ce qui provoque les révolutions ce sont les abus d’un régime où les classes supérieures trahissent leur devoir social, où l’égoïsme des grands exaspère le mécontentement et la souffrance des petits, de ces prolétaires qui n'ont pas la force de la richesse, mais la redoutable puissance du nombre.Les devoirs de la propriété La propriété capitaliste, à raison même de sa puissance, est un droit-devoir, un droit chargé d’obligations sociales, un pouvoir qui doit respecter la grande finalité providentielle des biens de la ferre des tinés à fa subsistance de tous les hommes.La théorie chrétienne garde le ¦uste milieu entre, ces deux excès: le libéralisme économique païen et l’utopie socialiste.Elle fait dire au possesseur honnête et consciencieux: “Ma propriété, elle est à moi, donc elle est pour moi, mais non pas pour moi seul, pour les autres aussi”.L’excédent de richesse, le superflu doit remplir un ministère social.II doit contribuer aux oeuvres de bienfaisance, il doit servir “à développer une industrie, source abondante de travail rémunérateur; pourvu toutefois que ce travail soit employé à produire des biens réellement utiles”.{Quadragesima anno) .Messe de requiem OCCUPONS NOS LOISIRS PftTPQN VEN NAT m.No 6346 —• Superbe modèle de nappe pour broder en couleur.Grands courants brun doré avec intérieur jaune, roses en trois tons de rose, le plus foncé au centre, pois brun doré, crochets bruns.Feuillages de deux tons de vert.Patron à tracer, 35c; perforé, 75c; au fer chaud, 54 x 72 pes, 75c.Etampée sur bon coton jaune, 54 x 54 pes, 90c; 54 x 72 pes, $1.25; 54 x 90 pes, $1.75.Etampée sur coton blanc fini toile, 54 x 54 pes (prix régulier, $1.25) seulement 98c; 54 x 72 pes, (prix régulier, $1.50) seulement $1.35.Sur superbe toile huître, 54 x 54 pes, $1.75, 54 x 72 pes.$2.35; 72 x 81 pes, $3.50.6 serviettes de 12 pes sur coton jaune, 40c; sur coton blanc, 60c; ;sur toile huître, 75c.Coton M.F.A.première marque française garantie au lavage, environ 90c.(Coupon de patrons VENNAT) N.B.—Nous prions nos clients de ne jamais envoyer de monnaie par la poste et de nous faire remise ear bons de poste ou timbres-poste.23 MARS 1933 Ci-inclus.pour patrons Nos.Norr.Adresse .—.Adresser toutes commandes au ’’Devoir", 430 Notre-Dame est.Service des patrons, Montréal.Mon pays Le petit vin de rhez nous Est chose légère, J'cn ovale de grands coups, 11 ne grise guère; Il me fait, quand je le bois.Le coeur et l’esprit plus droits, Et Rabelais autrefois.En but à plein verre.La campagne de chez nous A le charme intime; Point de paysages fous, Point d’horreur sublime.Mais des prés, moelleux aux pieds, Petits bois, petits sentiers, Et des rangs de peupliers Dont tremble la cime.Les bonnes gens de chez nous Ont peu de science.Mais de l’esprit presque tous Fit de la vaillance; Ici plus d’un travailleur, Vrai Gaulois, garde en sa fleur Le bon sens libre et railleur De la vieille France.Le grand fleuve de chez nous A mainte lubie, Ses bancs de sable et ses trous Chacun s’en méfie.Il est fainéant, c’est sûr, Mais il contient tant d’azur Qu'à voir couler son flot pur Je passe ma vie.Jules LEMAITRE La messe de requiem de l’Amicale Notre-Dame de la Fidélité aura lieu à l’Académie Saint-Urbain, le samedi, 2ô mars, à R heures, La Révérende Mère Saint-Valérien, supérieure générale de la C.N.-D., assistera à cette messe.Campagne de charité Dans la prochaine campagne de souscription de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises, M.Rodolphe Dagenais, pharmacien, et Mme Pierre Char-ton seront respectivement président et présidente de l'arrondissement “A”.Apporteront leur collaboration, à titre de 1er vice-président, M.Louis-Marie Gagnon; 2ème vice-president, M.E.S.St-Pierre; 3ème vice-president, M.Y.Leduc, Faille; St-Paul, Mme G.E.Guérin; St-Jean de Matha, Mme A.Gelln; St-Jean Damascene, Mme C.Trudeau; Notre-Dame du Perpétucl-Secours, Mme J.A.Côté; Notre-Dame du Sacré-Coeur (Ville LaSalle), Mme L.Chatellc; Equipe volante, M.Yves Leduc, avocat; Mme R.Dagenais.SOULAGEMENT POUR LES FEMMES FATIGUÉES Prônes le Gompoaê Végétal de Lydie K.l inkhara I<«mi riovtotnnrnt durant ••a taanpa dlfllcdlaa.lU» vont mIm nul «loi-van t auMorUhr laa fardanux da la ramillv.Quand la mari antra A la malaon avao muina d'argant dana aon anaaloppa da paya .r'aal la farama qui doit luttar at •rranqar laa rhnaaa.Hi voua *«aa fatiatié* .• • AtmlaA* .nar-v«uaac aaaa yam N C«ompoat VAffélal da l.ydia KC.Pinkham.t a dont roua araa haaain, c'aat an tonique qui voua «lonnara la força da non tin lier voir# trayait.fammaa aur rhwuua 100 famaaaa qui nous ont fait rapport, dliaant qqaaa remAdn (aura fait du Mon.Achat an ao ian* boutai!» la aujourd'hui c.haa mira pharmaoian # • • at obaarraa laa réuni ta ta.d’eau tiède et trois cuillerées à bouche «le vinaigre.Plonger immédiatement dans le mélange le lingi* "piqué", puis rincer à l’eau froide.Toutes les taches auront disparu.Gomment conserver le poisson' Vous le conserverez bien frais un jour ou «leux eu le saupoudrant de gros sel et en l’enveloppant de mousseline humecté?de vinaigre.Avant de le faire cuire, le passer à l’eau fraîche.Les mets brûlés.— Vous remédierez au fâcheux goût en faisant ceci: placez tout de suite la casserole sur la pierre de l’évier, cou-vrez-la de son couvercle sur lequel vous ferez couler un petit filet d’eau pendant dix minutes, changez ensuite de casserole et servez.Sympathies A une Mnemblée régulière, l'AMOclatton du Choeur de la Basilique a voté à l'unanimité «in témoignage de sympathie aux familles Lefebvre et Laroae, dans le malheur qu'elles viennent de sulÿr par le dé-oés de Madame Louis Lefebvre, née Clara Laroae, mère le M.A.-O.Lefebvre, chanteur & la Basilique.Visite à l'étal de M.Félix Allard >AR LES ELEVES DES ECOLES MENAGERES PROVINCIALES Le Président ;t les Directeurs de 4*T.EATON C0, UMITKO O* M © N T H U A4.ont reçu avec des sentiments de profonde gratitude les nombreuses expressions de condoléances d'organisations commerciales et autres, par l'entremise des journaux, par lettre et télégramme et par tributs floraux, à l'occasion de la mort de Mme Timothy Eaton.Ils offrent à tous leurs sincères remerciements.< Marie, les anciennes élèves et leurs amies sont invités.Cours de l'Ecole Sociale Populaire Examens à l'Ecole Sociale Hier après-midi, à 2 heures, un groupe d’une soixantaine d’élèves les Ecoles ménagères provinciales se dormait rendez-vous chez M.Félix Allard, à Tétai numéro 14 du Marché Ronsecours, pour s'initier aux fines qualités des viandes de boucherie et aux différentes coupes de ces viandes.Les dames, se rendant bien compte de l’importance d’une telle visite, avaient devancé, en nombre, leurs jeunes filles.Mme et M.Allard attendaient leurs invitées avec tous les signes extérieurs d'une chaude et cordiale hospitalité.Le" confortable offert était du luxe, quand on songe que le local était le marché.II y fai-soit chaud et bon.et Ton avait vu, non sans peine, à y asseoir tout le monde.Des décorations, même de “bienvenue” et des tentures autour de Tétai annonçaient un jour de fête! Avant de commencer la leçon, il se fait une visite dans les glacières où les plus beaux animaux sont accrochés dans un ordre parfait.('¦’est hygiénique, c’est propre, c’est beaii, et presque.bon.Les élèves reprennent leurs sièges sans encombre.De la glacière on apporte les quartiers pour les couper devant l’auditoire.Des questions sans rp soir (jeuc|j), à 8h.30, le R.P nombre se font, les difficultés sont j,ouis Chagnon, S.J., donnera, à la LE SAMEDI, 25 MARS Les examens de l’Ecole d’action sociale, Institut pédagogique, auront lieu le samedi, 25 murs, à 2 h.Ecole Normale, C.N.-D.Le cercle Marguerite-LeMoyne tiendra une réunion le vendredi, 24 mars, A 7 h.15 p.m.Tous les membres sont convoqués.Une conférence de M.Aldéric Blain \ L’ASSOCIATION DES HOMMES D’AFFAIRES ET DES PROPRIETAIRES DU NORD L'Association des hommes d’affaires et des propriétaires du Nord tiendra nue assemblée, ce soir, à 8 heures 30.dans la salle de l’école Morin, 6521, rue Saint-Denis.Me Aldéric Blain, C.R., l'un des directeurs de l’Association, ancien député A la Législature, traitera le sujet suivant: “Etude comparative des taux d’électricité dans i" boe et d’ailleurs; surcapitalisation exagérée de certaines compagnies, particulièrement des compagnies d’utilités publiques.” M.J.-S.Vallée, Tun des présidents d’honneur de l'Association, remerciera Torateur et parlera sur le même sujet.Université de Montréal INSTITUT PEDAGOGIQUE SAINT-GEORGES M.Arthur Saint-Pierre, de TUni-versité de Montréal, commencera ses conférences A l’institut Saint-Georges samedi de cette semaine, à 8 h.45.résolues et, que de lumières jetées sur le sujet! 11 y a de l’art partout pour qui a de Tidéal et du talent.Aussi a-t-on mi façonner les plus jolies choses! Ici, c'est une couronne d'agneau,, là ce sont des filets mignons dignes de cette appellation, puis que dire de ces nfanières de faire préparer des rôtis entiers pour des petites Palestre Nationale.au dernier dage — son troisième cours sur la doctrine sociale dp l’Eglise, Tous ceux qui veulent mieux connaître rettp doctrine et en particulier, se mettre en état dp la diffuser dans les différentes classes de la société, seront les bienvenus.Os cours sont organisés par TE-colc Sociale Populaire.HIS MAJESTY’S Tous tes «otrs rette semaine, avec matinée aujourd'hui et samedi.“La Grande Duchesse" Le meilleur rftle de Mme .leanne-Mauhourx Billets réservés au théAtre ou au Studio de la Société Canadienne d'Opérette, 3714 Si-Denis, lltrbour 2183.Tirage remis .rc'SÆL.r’ÆiÆ.vicc-rréMdcn.c, U-.B.* Dagenais.Présidents et présidentes des douze paroisses que comprend Tar-rondissement “A”: Notre-Dame des Sept-Douleurs, M.L.M.Gagnon et Mme N.Coudez; Saint-Pierre aux Liens, M.A.Allaire et Mme J.Boileau; St-Anges (Lachinc), M.Paul Charbonneau, Mme A.S.Pelletier; Notre-Dame de Lourdes, notaire R.E.MacKay et Mme A.D.Archambault; St-Nazaire (Ville LaSalle), M.Paul Lafleur; St-Sacrement (La-chine), Mlle Boucher; Notre-Dame de la Paix (Verdun), Mme J.Le tirage organisé pur la Ligue Apostolique des missions du Bengale, qui devait avoir Heu au Collège Notre-Dame, C6-te-de«-Netges.demain, est remis au 26 avril prochain.Cette décision a été prise à la suite de plusieurs demandes laites par les principaux candidats du concours pour la vente des billets.Tous les livrets en circulation devront cependant être remis le 25 avril au soir èi neuf heures.* Nos contes historiques Récit du Fr.Méthodius, E.C.JACQUES CARTIER (suite et (in) Illustrations de Nap.Savard I Su ISS», rrtifa «ur la* fi.»m«n4< pa.Carnet, toc 4e es* «nmd voyage * «• Noenfle-rrama.eom beprlvt.de», le caiHMrale te Saint-Malo, I» Jour dr Nwra-Dame (M mare) Ckrtter au paerala laeM Doratacooe^iigl esçaD le aaa g» »n (a IMt.Cartier (ait va troMéme rayage en Cernée pour y tiehMr æie colonie.Il ranonee le Mnt-laureen erac rltv* relaeeam tuequ'eu caa gouge 0CXt>00< 32.(Suite) — Croyez-vous qu’au dessin je n’ai personne à commander?répliqua la nièce.Que faites-vous alors des dessinateurs et des calqueurs?D’ailleurs, je passerai aussi À l'atelier et sans trop tarder.Peut-être aurai-je d’abord des femmes sous mes ordres.Cela m'est du reste assez égal.— Il y a beaucoup d’ouvrières à l'usine?— Elles sont encore assez nombreuses toutes les fois que le travail, plus minutieux, demande peu de force.Dans les parties qui leur sont accessibles, leur emploi est avantageux pour la direction, car, rétribuées d’un moins fort salaire, elles ont plus d'attention et de finesse.Il n’y a guère que dans les forges qu’on n’en emploie aucune.— Hé! voilà une des infériorités de la femme, essaya de railler le jeune officier malgré qu’il n’en eût guère envie._ Oui, dit Phanette.Sa force physique, à part quelques cas particuliers.n’est pas comparable à celle de l’homme.C’est pourquoi sa paye est moins forte; mais, pour être juste, leur salaire est souvent trop inférieur.— Nous voici tombés dans les questions économiques et sociales, constata la marquise.— < questions ont de l’intérêt pour moi, expliqua Phanette.Puisque je vais devenir un chef j’ai le devoir de m’intéresser à ceux qui seront sous mes ordres.— Phanette, vous parlez comme un homme! s’exclama la bonne Mme de Vernus.— Pour sûr, vous n'avez rien d’une femme! Rien! jeta Lois avec rage.C’est exaspérant.Fille lui lança un coup d’oeil mo-; queur et ne répliqua pas.Les Jours s'écoulèrent, assez sem-; blables à ceux des années précédentes.Peu a peu, Phanette s'initiait à son nouveau métier.Chaque matin, ponctuelle, à sept heures, elle arrivait à l’usine, pour être libérée à cinq, après s’être accordé une heure pour le déjeuner.Toute la soirée, elle travaillait, bûchant j sa chimie ou sa mécanique, car elle s'était promis d’exceller en n’importe quelle partie.Du reste, l’ironie condescendante, qui.è son arrivée, luisait dan» quel- ques regards masculins, s'était complètement éteinte."Intelligente et sans nerfs”, avaient pensé ses camarades, tandis qu’ouvriers et ouvrières, très vite, avaient subi l’ascendant de sa volonté.Déjà ses chefs prévoyaient en elle le sujet d’avenir.Les fêtes de Noël approchaient.Quelque temps Phanette avait caressé l’idée de faire venir, pour cette époque, son on«'tc et sa tante.A la réflexion, elle s’était ravisée.Tes vacances du joui do Tan seraient les premières où les Ranibois commenceraient a déplorer leur solitude.Jusqu’au milieu de novembre.date de son mariage, ils avaient conservé la présence discrète et timide de Francine du Tertre.Très vite, durant les années d'étudiante de Phanette, la (utile blonde avail prix l'habitude de visiter les solitaires et de leur apporter le réconfort de sa jeinussc et de sa bonne volonté.Elle écoutait avec plaisir le bon monsieur Rnmbois lorsqu’il xp lançait en longues considérations sur ses voisins elle bavardait tout à son aise, recueillant précieusement les recettes de ménage que la brave femme lui prodiguait.Insensiblement, elle leur avait donné les qualificatifs d’oncle et de tante, e» Phanette ne s’en était pas montrée Jalouse, car elle se savait préférée.Au contraire, elle avait été reconnaissante è son amie de combler ainsi le vide dp son absence.Francine était partie en voyage de noces avec son mari.Ils avaient fait la folie de s’aventurer jusqu’à Rome, et Phanette les devinai», serrés Tun contre l’autre, se promenant.tête levée, à travers les musées, admirant de confiance alors qu’ils ne distinguaient rien autre chose qu’eux-mémes.Tandis qn’ll n’était encore que fiancé,l’étudiante avait fait connaissance avec le fameux Albert Martineau, un jeune homme de taille moyenne, très quelconque, mais ipiT avait, en regardant Francine, (les veux sj naïvement épris que Ton sc sentait porté à le considérer axer indulgence.Pourvu que cela dure, son- Maintenant Ils étalent revenus chez les beaux-parents et, de là, surveillaient l’aménagement de leur maison de campagne.Ils s’y installeraient dès la fin de ; janvier, et, Jusqu’à l’hiver prochain, se contenteraient de courts séjours à Paray.Alors seulement, oncle Michel et tante Pauline sentiraient pleinement leur isolement, et les pro- ; miers rayons de soleil, en fin de février ou mars, leur rendraient i moins lugubre le séjour de la capi-1 taie.Pendant quelque temps Plia- j nette abandonnerait tout labeur ; supplémentaire pour mieux s'occuper de ses hôtes.Un vendredi.a«i sortir de Tusine, elle irait les cher- j cher à la gare, les installerait el déjeunerait avec eux le lendemain.La fin de ce Jour leur serait consacrée, ainsi que le dimanche.Dans la semaine, à partir de cinq heu- j res, elle passerait toutes les soirées j avec eux.E» cela durerait quinze jours.| trois semaines.Phanette jugerait j a ce moment-là jusqu’à quel point | il lui serait possible d'insister.J VT LES RAMB01S A PARTS Un jour où parmi les nuages s’infiltrèrent quelques rayons de soleil, présage de chaleur, Phanette de Vertcygne prit sa plume.La petite ingénieur dut se montrer particuliérement éloquente, car ses vieux parents n’osèrent lui résister.Us arrivèrent tous deux, couple falot, jul traînant une énorme valise, elle serrant contre ses hanches.en un geste apeuré, son carton A chapeau et son sac de toile, sur loque) les années avaient lentement déteint les fleurs d’un rouge foncé, brodées minutieusement autrefois.De sa main libre, oncle Michel brandissait sa canne, s’efforçant à prendre une allure dégagée pour rassurer sa compagne et poser pour ]a galerie qui ne s’en souciait guère.Lorsque Phanette arriva, essoufflée, son billet de quai en main, ils suivaient déjà la foule des voyageurs, levant la tête à chaque pancarle pour s’assurer de la bonne route.(à suivre) (Te Journet est Imprimé au No 430, m# Notre-Dame est.à Montréal, par l‘”ùBprt-merle Populaire1' là reeponeablltté limitée i éditrice-propriétaire; Georges PeileWtr.ai-recteur-géranx *-* * J i *• t LE DEVOIR.MONTREAL.|EUDI 23 MARS 1933 COMMERCE ET FINANCE LES NOUVELLES EN RACCOURCI Le blc A cause du mouvement de liquidation de la part du Farm Board américain d'une part et parce que les spéculateurs rte la république voisine n'osent pas s'engager sur le marché tant qu'on ne connaîtra pas les grandes lignes du projet d'assistance aux agriculteurs et de stabilisation de la production agricole, les cours ont Fléchi de nouveau hier sur les deux grands marches d'Amérique.A Winnipeg le recul a été d’environ un point et l'option S meilleur marché est maintenant à *18 7-8.Les prix Le marché des vivres Les obligations Offre Dem.Dominion du r'anada: ««•j, 1S oct.ÏD.TS .99!$ tOO'/j « Coton (mars) Hier 6.22 Mardi 6 10 Café ((uillet) 5.32 5 45 Caoutchouc (mars) .3.02 3.01 Sucre (mars) 99 1.01 Laine .5150 52.00 Cuivro .5 '4 5 '.2 Plomb .3.50 3,35 Zinc .3.25 3.50 Argent .28.69 27.88 mix DE CRDS A MONTREAL LES CEREALES (lié Northern no 2 .j Avoine no 3.f.,1 Avoine d’Iimentation .11 Orge no 3.-.40 Maïs africain .54 Steel of Canada A une réunion du Conseil d'administration de Steel of Canada, hier, le dividende ordinaire de 43 1-2 sous par trimestre à 30 sous.Canada Steamship Lines A une réunion des porteurs d’obligations première hypothèque de la Canada Steamship Lines, Ltd, hier, on a adopté une résolution permettant à la compagnie de ne pas faire de versement au fonds d'amortissement pendant une période n'excédant pas cinq ans J> partir du 14 août 1932.On est maintenant à former un comité des porteurs d'obligations 6 p.c.de la compagnie.L'impôt et Montreal Power Dans una déclaration qu'il vient de faire, M.J.S.Norris, président de Montreal Power, dit que l'augmentation à 12 1-2 p.c.de l’impôt sur les bénéfices des compagnies est une autre atteinte aux compagnies d'utilité publique comparativement aux entreprises sous régie d'Etat qui sont exemptées de cet impôt.Il estime que l’impôt que Montreal Power devra payer au gouvernement cette année atteindra le million de dollars.Quebec Cold Mining Une nouvelle compagnie, Quebec Cold Mining Corporation, vient d'être organisée^ pour continuer les activités du Quebec Cold Mining Syndicate Ltd, laquelle avait des intérêts dans la Randall Mines Corp.M.Gustave H.Rainville est président de la nouvelle compagnie tandis que les autres membres du conseil d’administration sont MM.W.R C.Holt, Mossmorc Kandall, de New-York, William Harty, de Kingston, Armand A.Collet et Georges Parent, con-, sciller législatif.FARINE (Prix nu boisseau.Escompte île 10 sous le baril pour comuiaudei au conipfnnt).Première patente .$4.011 Seconde patente .$4.00 Forte a boulanger .,s:3.!lli ENGRAIS (Prix la tonne, sacs compris, moins 25 sous pour commandes au complant).$18.25 _____ $23.25 -$10.25 Son .*,.v.« Gru blanc.Gru rouge.FOIN (Prix la tonnej.Extras no 2.10.50 No 2 .«1.50 No 3 .98.00 BEURRE (Prix payé aux producteurs).Cantons de l'Est .24:ii FROMAGE Ontario coloré .10 3-4 à ,11 OEUFS douzaine «ux détail- 15 oct.1952 92 93 n Ici nov.1993 100 101 1er nov.1034 .101 103 1er déc, 1937 110 111 1er mam 1937 113% 115 "r 1er sept.1940 100 15 OCt.1943 .101% 102% BOURSE DE MONTREAL Fluctuations de la matinée (Compilation de la maison L.-C.Beaubien) 4 % % 1er oct.1944 .98% »«% l'.J'/n 1er fév.1946 98'* 1)0% é'i'.é 1er nov.1946-56 ,.96% 97% 4V" 1er nov 11)47-.57 .96% 97 % 41a'é 1er nov.1948-58 .97 98 rt.i'r 1er nov 1949-5» .97% 98% S % 15 nov.1936 .101% 102% i'/o 1er nov.1941 , 101% 102% (Prix lants).la FRAIS Les rendements ACTIONS URDINAIKES B.A.OU .B.C.Power "A” .Bell Telephone .Build.Prod."A'' .Calgary Power .Can.Malting Can.North.Power Can, Bronze Can.Converters .Dom.Bridge .Dom.Olaea .Dom.Stores .Dom.Textile .litipertal Oil _.Imperial Tobacco .(Extras compris) Int.Pete.McColl Frontenac .Mont.Power .Mont.Tram .Nat Breweries .Ogtlvle Ottawa Power .Page-Hersey Penman» .Quebec Power ______ Shawlnlgan ________ So Can Power .Steel of Canada DlV.Prix Rend.80 8% 9 85 2.00 15 13 33 B 00 88 6.82 .1.00 11% 8 51 6.00 125 4.8J 1.50 13% 1081 80 12 6 6.1.25 10 12.50 2 00 15 13,33 2 00 15% 12 90 5.00 45 11.11 1.20 15 8 00 500 42 9 52 .50 8 6 25 .52% 7% 6 6! 1 00 U 9 09 60 8 7 .40 1 50 28% 5.26 0.00 84 10 71 1 60 15% 10 32 8 00 11.4 6 96 JV .4 Spéciaux ».Extras .Premiers .Seconds Ces prix sont pour les oeufs livres dans des cartons.Les oeufs en vrac se vendent de 1 à 2 sous de moins la Juuzaiuc.103 104 103 104' 101% .94% 96', 96% 98' 106 108 95% 97'.94 96 101% 103' 101 103 101 103 105 106’ 103 105 98% 100 92 94 15% 18% 8,4 89 81 6 ii 105 84 71 38% 40 ni 106% 107% 107 94 87 92 75% 79 81 85 84'., 88 78 83 83 87 75 .80 52 55 74 101 103 '.83 8(1 82 85 72% 76 ?0 88 91 91 95 65 70 74 79 56 62 13% 15% 55 61 600 3 00 3 00 1.00 .50 1 00 I 20 ACTIONS 1>1 BANQUES Montréal .io.oO 163 Nouv.-Ecosse .14 00 245 Can.Nationale .10.00 128', Commerce .io ou 130 .Royale 10 oo m ACTIONS DF.MINE» 6 82 bel 12 00 8 51 4 76 6 25 7 50 Dome 1 40 15.70 Holltnger .75 7 10 (Extra* compris) Lake Shore 3 00 33.50 (Extra* compris1 McIntyre 1 .40 23.25 Pioneer .24 5 70 Blsroe .12 1 40 avivant to .05 .85 Teck-Hughes Wrlght-Hargreave» 60 4.05 .20 4 15 ACTIONS PRIVILEGIEES Can.North Power .7.00 75 Can.Bronze 7 00 80 Can.Car and Fdrv .1 75 10% Can.Fan*.Mors© .6 00 60 Can.Gen.Elect 3.50 52% Can.Hyd.Electric .6 00 37 pom.Glass Dom.Textile 7 00 10(7 7 00 97 Goodyear 7 on 84 Jamaica P S 7.00 MacKinnon Steel 7 00 80 Mont Cottons 7,00 70 Nat.Breweries 1.75 27 «4 Ogllvle 7 00 115 Ottawa Power 6 50 85 Penmans 6 00 69 Power Corp 6 00 50 Fk> Car,.Lower 6 00 76 fcteel of Canada 1 75 26 TuckeH Tobacco .7 00 106 8.92 10 51 8 96 6 45 4.20 8.57 5 09 14 81 4 80 9 33 R 75 16 09 11) 04 6 65 36.22 7 U« 7 22 8 33 9 33 8 75 1000 6 31 6 09 7 65 R 70 12 06 7 89 VOLAILLES (Prix ta livre aux détaillants pour volailles plumées de la qualité “A”.Les prix pour la qualité "B” sont de 4 sous plus bas).Poulet à rôtir .16 à .20 Poules .V.12 à.18 Canards à rôlir.1!> à .10 Dindons .18 à .'20 Oisons .10 à 12 Oies.10 à .12 POMMES DE TERRE Green Mountain, 80 lbs.70 à .75 LES FRUITS Oranges de Californie, Sunkist: 126-150-176 .$5.00 200-216-230-288 .$4.50 324 .$4.00 Jamaïque .$3.75 Poires, gr.blc.$3.00 Pamplemousses: Honduras .$4.25 Jamaica .$1.25 Floride .$5.00 Citrons de Messine, no 3C.J .$3.50 Bananes, Jumbo no 1 le rég.$4.50 Pommes: McIntosh .$2.25 Délicieuses .$2.50 Rome Beauty.$2.50 Raisin Emperor, le baril .7,00 Ananas.24-30 .(j.ôti Raisin argentin, vert, rouge et noir, 20 (lis .4.7.i Fraises ., .25 LEGUMES Céleri de Floride, boite.4.00 Patates sucrées.$1.75 Oignons espagnols.1-2 boite 2.00 Oignons rouges, 100 îîis .$2.25 Pois verls.45 Ibs.6.00 Laitue Iceberg.5 6 douz.3.50 Concombres, 2 donr.$3.50 Tomates, Cuba.30 Ibs .3.00 Radis, la douz.50 Fèves vertes .4.00 Endives belges, 10 Ibs .1.75 Chicorée .$4.au Carottes.4 douz.Rclteraves Texas, 4 dz Persil, douz.4 U 4M.STIU-ET Avances de 1 à 4 points Avec la garantie de1 l'Etat C.N R.4'4c-r 1951 .C.N.R.8% 1954 .97'j C.N R 4(4% 1956 .C.N R.5%% 1957 .C.N R.4«,4% 1968 .CN.R.4Vj% 1955 C.N.R.3Çi> 1954 .C.N.R.3% 1969 .Mont Harbour 5'r 1980 .Can.Nat.SS.8% 1955 .Provinces et municipalités: Alberta 6% 1947 British Columbia 6% 1947 , Ville de Montréal 6'> 1944 Ville de Winnipeg, 6'"o 1942 Manitoba 6% 1947 Ec.Cath.de Montréal 6% 1 N.-Brunswick 5G¦ e 1950 N.-Brunswick S'V:7» 1952 Ontario b't 1947 .I.du P-Edouard 6'f, 1947 Prov.de Québec 41 ?r; 1963 .Saskatchewan, 6rn 1952 Compagnies* Abitibi 8% 1932 .Acad Sugar 5'o 1946 Alberta Grain erc 1946 .Algoma Steel 6% 1962 Am.Sales Bo-k e<;, 1939 At.Sugar 5fi> 1941 .Atl.Sugar 5% 1962 .BeauhaTnots 6% 1950 Balding Cortlculll 5'„ 1936 I Bell Telephone 6% 1955 .Bell Telephone 5'« 1957 j Bell Telephone 5'T.1960 Broth Bulldt ig: 1937 B.A.OU 5% 1945 B.C.Power 5'J» 1966 .B.C.Power Siitc 1960 .B.C.Telephone 3r, 1960 Calgary Pow 5% 1960 .Can.Bread 6',, 1941.Can.cancers 6% 1950 Can.Cement 51,j% 1947 .Can.Cons.V.6% 1940 Can Copper Ref 6ÇÔ 1945 eau.Cottons jcr 1940 Can.For.Inv 7% 1940 Can.L.and Pow 5% 1949 .Can.N.P.5'fc 1953 Can Paper B'b 1945 .C.PR.6'„ 1942 .C.P R.5% 1934 .C.P.R.4(4% 1944 C.P R 8% 1954 .74 Can Steamship 5% 1943 .Can Steamship 6r.1941 .Canadian Vickers 6r; 1947 .Cedars Rapids S'* 1952 .Consumers Glass 5% 1948 Davies Wm !<;.1943 Dom.Caoners 6% 1940 Dom.Gas and El 6(4% 1945 Dom.Glass 6%, 1933 Dom.Manufact.6% 1933 Dom.Tar 6'', 1949 Dom.Telegiaph S’i** 1978 Dom.Textile 6ri 1949 .Duke-Power 55, 1960 Eaton Realty 5'; 1949 Firestone Tire ’7% 1937 .El.Dev.of Ont.5% 1933 French Nat.Mall 6',, 1952 ___ Fed Grain 6% 1944 Gatineau Pow.5% 1941 Gatineau Power 3% 1956 .1 Goodyear Cotton 6', 1949 Harris Abattoir.6% 1947 Int.P and P Nfdl 6':, 1968 lut.City Bak 5'j% 1948 Jamaica P.5% 1950 .Lake Rail Watch 6% 1951 Lake Superior 5% 1944 Metropolitan Bldg.7% 1944 Metropolitan Corp.6% 1947 Mont.Cottons 5% 1943 Mont.L.and P 5r; 1970 Mont.L.H and P S* 1951 Mont.Tram, 5% 1941 Mont.Tram.4 S'',' 1955 Mom.Tram 5', 1955 Mont Pub Service 1942 Mont.C.and Mfg .V .-; 1947 Mont Is.P.5S' - 1957 McColl Frontenac 6' „ 1949 MacLaren QP 5S% 1961 _________ Mont Drydock 6',, 1948 .McKinnon Ind.6S'„ 1945 North El.5% 1939 Northwest U.7*; 1938 N B.Power 8% 1937 .N.S.L and P 1958 .Ont.P.S 5*4% 1950 .Ont.Steel P.6% 1943 Ottawa Electric, 5% 1933 Ottawa I, n and F Sej 1957 Ottawa Val.Pow- Sty'* 1970 Partite Burl 61Vr 1937 Penman Ski't 1951 Porto Rien R 5< 1936 Price Bros.6% 1942 Prov, L.and P 5% 1946 Quebec Power 5*7 1968 .Reliance Grain 6', 1968 .Rio Jan Train.5',-.1935 Rowntree Co.6'',.1937 Rtordon P and P.6% 1942 Ritchie Cut Stone 6«;' 1948 Holland Paper.51 '/ 1943 Shawlnlean Cotton 6’, 1949 Shaw.W.and P 6'.1957 .Shaw W.and F.5% 1970 W and F.4'.% 1971) Smith H.5V-,.1953 South C.P 5% 1955 61 I,aw.Fiou- 6' , 194.' St.law Power 6-; 1935 Steel of Can.6’f 1940 B W é 1944 .: 98 99 »8(4 98 99 97 ti 98 M, 97'/* 98'* 99', IOO' 100'a 101 Ventes Valeurs 520 Brazilian 5 Can.Car and Found.50 Can, Car and Found.| 1735 Can, Pac.Ry 260 Con.Smelting 8 Can.Cen.Elect, pnv.25 Dom.Class 30 Drydcn 50 Curd, Chs and Co, .900 Int.Nickel 5 Lindsay priv.20 Massey-Harns 20 McColl Frontenac 266 Mont.Power $19850 Mont.Power Deb.45 Nat.Breweries 100 Ottawa Traction ‘175 Shawmigan W.and P.50 St.Lawr.Paper priv.15 Steel of Canada priv.I 4 Montréal BANQUE 163' Ouv.Haul Bas Midi Chang.8 —• 8 + '/4 3 V* —.3'/4 IO»/4 1 0 3/4 10 10>/i 10 to'/s 4- Va 65% 69 65 »/8 68 4* 2'/* 54 54 45 1 45 I 1 5 1 5 9% 10H 9VS 10'/4 + % 25 25 3 3 8 8 29 29'/4 29 29 '/g + 3/4 4 1 3/* 42 4 1 3/* 42 + '/4 15'/2 — 15 Vi 8 8 10'/2 W Vz + Va 4 Vi 4'/2 25 Vi 25 Vi 164 I 63 Vi 164 Bourse dc Ncw-York Oiiv.11.00 13% 14 80 82 58 ' a 59% 5 6 4% 5% 15 15»* 11% 12 97 98 56 6», 7% 45 15 % 34 35% 10% 11% 109 98(i 102 59 63 79 82 Cours fournis par m maison GEOFFRION A RAINVILLE, courtiers, 225, rue Notre-Dame ouest, Montréal Alaska Juneau Allied Chemical American Can American Foreign Power American Power '•O’, 51 sic 50»* 52», Midi 49', SO»* 52 W 51» 51 < 52» Can.-Amer, Trust .2V, Can.In6.T.•First Custodian .•Second Custodian •Diversified Trust "A" •Do.“B" .•Do."C” .•Do."D1 First All Can.Units .•Invert.T 8.•Indépendance Trust Grouped Income 8.•Low Priced Shares •N.Y.Bank Trust .•United Fixed •Un In» T.•United N Y.Bank T •United Oil Trust N A.Trust Share nouv Do.ancien Cumulative T.S New Corp.T.S.Accum.1.78 Do.Dlstrlb Five-Year Fixed T.S.Old Corp- T.S.Compagnies de pUremenU Amer.Composite Sh.•Amer.Founders Com.•Brit.Type Inv.Can.Inv.Fund.Frd Cap.Trust .*und.Truat Share* ’’A- .Do.••B" .•Insuranehare» .•Nat.Bond and Sh.•Nation Wide Sec.Do.Voting Trust .*Un.Common Trust *U g Bec.L.* P."A" Do."B" Do.Voting Tr.•—Fonds américain*.••••••*•• Offre rvm.2% 2% 3 3 % 2 40 2 35 6 4% 1.95 2 05 3% 3% 7 05 7 80 4 80 145 1.55 .1 20 3 60 280 2 95 3 34 1\ 1% .1 3% 2 Vs 3 * « 1 90 2 20 1 5.7 3 00 1 78 1 92 I 78 1 92 7 83 1.77 .1 il 1 .58 2 65 2 80 N 2% 3% 2% 3 2% 3 23 25% 2% i% 2% 12 13 2% 9% Marche des changes Cotes des devises étrangères fournies par la maison 1.-G.Beaubien A (’ours moyens le ‘23 mars 1932 Montréal Sur le Curb Emirs fournis par la maison I.-J.FORGET A C.ie 471 rue St-François-Xavier Ou.Haut Ras Midi 5 n Corp.S 4 », 675 Imperial OU 8 ai, j 200 in' Pétrole u K ! rm.lTFS PUBLIQUES: I ITS Borvuhftrn P RO MINKS; RIO .Stsrcw* 1 40 I 5 Nomwta 23 I 1500 Mo*ft 13 H 1 1330 Sullivan 2R ï nk* Hhorr 33 ’4 I noo Parkhiil 20 20 u 3 I 100 Vonturr* ! 8 14 En crise 'finaneière des Etats-Unis auf.i été, semble-t-il» pour la Bourse de Montréal, line épreuve assez conrluanle.Le mois de février, sans présenter toutefois aueu-! ne partirularité bien remarquable, j avait été plutôt mauvais dans l'en-xctnblc.Une certaine reprise d'aeti-vité > avait amené un déclin^ peu i profond, il est vrai, mais qui s'était étendu a un grand nombre de valeurs, sans meme excepter les mcil-I leures.On aurait pu craindre que les | mauvaises nouvelles du début dc mars rCcusscnt une sérieuse répercussion sur notre place, dont les 1 dispositions générales n étaient dé-1 ja pas trop bonnes.Il n'en fut rien pourtant.\ la Bourse de Montréal, connue sur les marchés européens »lu reste, on s'avisa tout de suite que l'énergique inilativc du pro sident Boose voit serait le prelude d'une vaste opération d astainisse-: ment devenue d’autant plus neces-! saire (pi’elle avait été plus longtemps différée.Aussi, malgré la fermeture de Wall Street, vit-on la i cote se redresser quelque peu a I Montréal.U.e léger sursaut est de-; terminé, selon les apparences, par l’espoir que le cours du dollar ra-j nadien continuera de se relever a New-York, ainsi qu'il avail eoni-I tnencé à la faire a»i moment île la ¦ suspension des opérations de change Au fait, s'il est vrai qu une dizaine de sociétés industrielles cana-' diennes ont à effectuer cetle annee des versements d'une soixantaine de millions de dollars en fonds américains.1^ réduction île la prime sur .ces fonds allégerait «le façon sensible les charges de leur trésorerie.| La hausse dc nombreuses matières premières, qui s'rsl produite récemment aux Klals-1'nis.a sans doute .contribué aussi à l’amélioration , dr la tendance.La situation et les No 4201 Avenu* Gascon.logement de 7 pièce*, cour, remises.*22.00; No 2651 Rachel, 7 pièces, $21X00; No 2143 Avenue La-Salle.6 pièces, F A) .00; No 2120 Nlcolet.5 pièces.$16 00.S'adresser à F.-G.Crêpeau.1422 Visitation.Tél.CH.7744 ou Laval-des-Raptdes, BY.0066.J.n.o.BOIS ET CHARBON H.Uabfecque, I.C.G.Papineau, I.C.et Arpenteur.M.Cailloux, I.C.Les Ingénieurs Associés LIMITEE INGENIEURS CONSEILS Béton armé — Arpentage — Expertise EDIFICE THEHIS MONTREAL I 048?10, St-Jacqucs ouest - MArbour i 2886 AVOCATS BERTRAND, CUFRIN, COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS EY PROCUREURS Imm.1ns.Exc.h.Z~6 o.iest, rue St-Jacqucs Ernest Bertiand, C.R.Substitut Senl'.r du Procureur Général C.-E.Guérin.C it.M.Goudrau.t, C.R.Antonio Garneau H.-N.Uarceau.Marcel Plieon.Jacques Cartier.L.L., L.Tél.LAn.7209 Jean-Victor Cartier.L.L.L.L.-J.Barcelo, L.L., B.J.-Eugène Rivard.L.L., L.CARTIER, BARCELO & RIVARD AVOCATS Chambre 920, “Tramways Bldg" 159 ouest, rue Cral( - Montréal.3.000 cordes érable, merisier, sec ou vert.6 gros sacs, 1.00 — 12, 2.00.Téléphonez et comparez.Wilson Frères, AM.7153.CH.4421.FR.2585.FR» 3587.J n o.Chambre et pension Maur.DUPRE, L.L.L., C.R., M.P.Solliciteur Général AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, Gagnon, de Billy 8s Mclghen Immeuble MORIN 111 COTE DE LA MONTAGNE Téléphones; 2-477* et 2-4779 QUEBEC t Petite chambre propre, près entrée, bonne table, famille tranquille, sans enfants, ce qu’il faut pour personne respectable aimant tranquillité, ambiance familiale.Cinq lignes tramways à la porte, pas d’affiche, prix raisonnable.6980 St-Denis.DOIIard 8643.23-3-33 Anatole Vanier, C.R.Guy Vanter, C.R.Vanier & Vanier AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2*41 F ferviTdacffïlutAutlat^t».é 'rjaOurt ’ ’ftlJlrJ'll-J.V Protégées en tons pays nears ndez le manoei traitant des Brevets, asaeqnee da eamaseree, rte.MARION & MARION Fondée en 1*92 lî«r rue Université, Montré»! 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Et puis, quand il faut surtout songer que DEUX CENTS de ces bacheliers se sont vu, en septembre dernier, fermer les portos de l’Ecole Normale, alors que HUIT, HUIT seulement y étaient admis.Vraiment, en fallait-il autant pour mériter la bienveillance et la chaude sympathie de cette haute Ecole du Carré Viger, dont les initiatives ne se comptent plus! Une de plus, n’esl-ce pas, ne saurait fort l’embarrasser, ni altérer non plus le dévouement désintéresse qu’elle porte à la cause même de l’enseignement primaire.De fait, jamais un si grand nombre de bacheliers.DEÜX CENTS!!! ne se sont présentés à la fois à l’Ecole normale Jacques-Cartier.A ce compte-là, quelles auraient donc été pour cette année les recrues aux diverses facultés de notre Université?Cet avancé, absurde à sa face même, démontre que l'on est assez peu au courant de ce qui se passe au Parc LaFontaine.Celle légèreté d’information nous amuse fort tout dp même.Autre fait.Si quelques bacheliers ont pu être admis à l’Ecole normale, il est faux d’affirmer qu’ils soient taquinés par les normaliens réguliers.Cela est de pure imagination, parlant fort regrettable, puisque e’esl là la raison d'être de ces futurs cours de pédagogie.Pourquoi, eu effet, un cours de pédagogie à l’Ecole des Hautes Eludes?— “Parce une.répond-on, il n’apparaît pas avantageux de placer côte à côte à l’Ecole normale normaliens et bacheliers.Les quelque huit bacheliers qui suivent là les cours de pédagogie sont parfois incommodés par les normaliens qui sont le nombre et qui en proTîtênt pour taquiner un peu fort la poignée des nouveaux venus.” Encore une fois, cela est faux, absolument faux.Mais ce qui est vrai, ce qui est absolument admis en certains quartiers.c'est (pie les bacheliers, par leur culture classique, doivent pri mer coûte que coûte sur les normaliens, que ces premiers aient ou non des iptit: 'es à l’enseignement, qu'ils n'aient eu même aucun entrainement pédagogique.Aussi manifeste-t-on pour eux une préférence marquée.Personne, du reste, ne prétend nullement nier l'aptitude à enseigner à un bachelier.Oh! non.Mais on peut dire qu'il ne suffit pas d’etre bachelier, ou même savant, pour posséder l’art d’enseigner aux autres.11 y a là une formation première à acquérir, un entraînement à subir, en un mot, un apprentissage à faire.Et l'école normale est la seule institution qui donne tout cela.Mais l’Ecole des Hautes Etudes — à l'insu sans doute de son directeur — semble assez nous montrer son dessein, nous dévoiler, quoique timidement, il est vrai, le projet qu’elle caresse depuis quelque temps, dit-on, d’octroyer un jour, elle aussi, des brevets d’enseignement, des brevets qui, comme on se plait à le dire, nous révéleront des as en dissertation pédagogique, Peu importe la qualité d’éducateur.“L’Ecole Normale Jacques-Cartier et l'Ecole des Hautes Etudes commerciales, — pense sérieusement cette dernière.— pourraient former ainsi deux foyers d’émulation dans l’étude des matières préparatoires à l’obtention du diplôme pédagogique”.Et voilà déjà que le chat menace de s’échapper du sac! Attention, il va sûrement sortir.Mais continuons de citer: “Cornue les examens du concours seraient les mêmes pour les normaliens et les bacheliers, un groupe ne pourrait pas dire que l’autre groupe est plus favorisé”.NYst-cc pas que tout cela part d'un bon naturel?Mais, au fait, qui présiderait à ers examens?Serait-ce l’Ecole Normale?Serait-ce l'Ecole de.* Hautes Etudes?Ou bien encore, au nom de l'harmonie et de la bonne entente entre les parties intéressées.les deux à la fois?M est avis que, eela n’allant pas comme sur des roulettes, il soit à craindre qu’un jour ou l’autre l’E-rôle des Hautes Etudes prenne encore I initiative, tant elle en aura l’habitude, de supplanter totalement l'Ecole Normale.Et le tour serait joué.Mais il y a plvs.et ta fin dé cet article nous révèle clairement le motif de l’initiative inopportune dp notre faculté de commerce.Voyez: “On s'accorde à reconnaître.‘dij-nn.que les harheliers peuvent devenir d’excellents instituteurs à rause de leur culture générale puisée dans les langues latine et grecque et la littérature française”.C'est possible.“Beaucoup se demandent aussi comment il se fait que les bacheliers peuvent entrer dans toute Faculté ou Ecole de l’Université de Montréal ou de l’Université La-vù «ans même subir d'examen.et qu’on leur meüe une barrière à la carrière de l’enseignement primaire.Cela leur semble Inexplicable.” Ce qui est explicable, c’est qu’ici le chat sort enfin du sac.Mais ce qui est inexplicable, c’est le sens de ces dernières lignes.Pas plus pour l’enseignement que pour le droit, la médecine ou toute aulre carrière, on ne supprime tout examen.Ce serait, certes, par trop facile pour nombre d’aspirants, “Qu’on oblige les bacheliers à subir un examen qui leur donne leur billet d’entrée aux cours de pédagogie, cela passe.” On ignore donc que les bacheliers sont admis actuellement, comme toujours du reste, sans examen aucun, aux cours de l’Ecole normale.Il importe donc de se bien renseigner avant de parler, surtout des choses en dehors de sa sphère d’action.Sans en dire davantage pour le moment, nous croyons que l’Ecole des Hautes Etudes abandonnera l’idc de donner des cours de pédoga-gie et de sortir ainsi de son rôle, pour consacrer plutôt ses efforts et ses énergies à donner encore plus d’ampleur, si possible, à l’oeuvre importante qu’elle a assumée, et qui suffit bien à ses moyens d’action.Que l’on sache aussi qu’actuelle-ment un sous-comité nommé par le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique élabore un programme d’études qui permettra aux écoles normales de garçons de satisfaire aux besoins actuels de l’école primaire à tous ses degrés, sans préjudice à tout bachelier qui se sentirait sérieusement attiré vers renseignement.1 .Aussi conclut notre interlocuteur.Le bill de Montréal Le député de Dorion proposera une clause en vue de l’annexion de toutes les municipalités de l’île et de la confection d’un plan d’ensemble Québec, 23.— Lors de l’étude du bill de Montréal en comité plénier et en troisième lecture, M.J.Fran-coeur, député de Montrcal-Dorion, proposera que la clause suivante soit insérée dans le bill: “La cité de Montréal est autorisée à créer une commission comprenant les représentants des grands corps publics -qui étudiera l’opportunité : “de réaliser le “Greater Montréal" par l'annexion de toutes les municipalités situées dans* l’île de Montréal; de déterminer au plus tôt le plan d’ensemble dans le but de permettre l’exécution des grands travaux de liaison qui atténueront considérablement les mauvais effets du chômage existant.Au Conseil législatif Le débat sur la motion Kelly remis à plus tard — M.Ouellet est malade — Série de bills adoptés en troisième et en deuxième lectures Québec, 23.— Le Conseil législatif a tenu, hier après-midi, une courte séance après quoi il s’est ajourné à cet après-midi.Le débat sur la motion Kelly, qui devait être continué à cette séance et qui avait été ajourné par M.Ernest Ouellet a été remis à une autre séance, M Ouellet étant malade.Plusieurs bills ont été passés en deuxième et en troisième lectures.Les bills suivants ont été passé* en troisième lecture: loi modifiant la loi de l’instruction publique rc lativement à la vente des immeubles pour défaut de paiement de taxes; loi modifiant le code municipal concernant la vente des immeubles pour taxes; loi concernant la succession de feu le colonel Hector Prévost; loi concernant une entente entre le Quebec Power et la municipalité scolaire de Saint Féréol, comté de Montmorency; loi modifiant le chapitre 173 des status refondus, 1925; loi concernant la succession de feu Pierre Té-treault; loi modifiant la loi des syndicats coopératifs de Québec; loi modifiant la loi des sociétés coopératives.Les bills suivants ont été passés en deuxième lecture: loi ratifiant un règlement d’emprunt no 292 do la cité de Chicoutimi; loi modifiant la loi pour promouvoir le retour à la terre; loi modifiant la loi de la Commission municipale de Québec; loi modifiant la loi 16 George V, chapitre 55, imposant une taxe d’hôpital; loi concernant le droit de voter et d’être élu aux élections municipales ou scolaires nonobstant le non-paiement des taxes; loi modifiant l’article 36 de la loi du département du trésor; loi modifiant la charte de la cité de Lachi-ne; loi modifiant les articles 180 et 1296 du code civil; loi modifiant l’article 599 du rode de procédure civile; loi modifiant la loi concernant les effets non réclamés.Après la séance de la Chafnhre le comité des bills privés du Conseil législatif s’est réuni pour étudier le bill de la municipalité de Verdun.Le salaire des employés de chemins de fer Le bureau d'arbitrage chargé de régler le différend entre les employés de chemins de fer et les autorités du C.N.H.et du P.C.à propos de la réduction de salaires projetée de 20 pour cent, commencera probablement à siéger lundi à Montréal.Les arbitres sont les juges Gib-sone et MM.G.-C.MacDonald cl W.-F.O'Connor.Les jeunes conservateurs L’Association conservatrice de ¦ Maisonneuve organise un raliie-I ment pour le 3 avril.Mots en chaîne No 14 Un problème parait chaque semaine, La solution est donnée dans les huit jours.Les ouvrages à consulter sont entre autres:— Les dictionnaires Larousse, en particulier le Petit Larousse illustré; le Dictionnaire des rimes françaises, de Ph.Martinon; le Dictionnaire des Idées, de Paul Rouaix.On peut se procurer ces ouvrages chez Granger frères, Ltée, ^4 Notre-Dame ouest ou au Service de Librairie, Le Devoir, 430, Notre-Dame est.1 2 3 4 5 67 8 9 10 11 12 13 14 15 1 II III IV V VI VII VIII IX X XI XII XIII XIV XV OOOOOOOÜfOOOOOO oooootooo#ooooo OOOOfOfOOOOOO oo ooo#ooo#ooo#ooo oooo#ooo#o#o#oo o#ooooooooooo#o #ooo#o#o#ooo#oo OOOfOOOOOOOfOOO oo#ooo#o#o#ooo# o#ooooooooooo#o LJ w LJ ^ w LJ LJ w vJ w LJ L J k) oooooooo#o#oooo # oooooo#oooooooo Horizon tairaient: I—L'homme du jour — Alliage de zinc et de cuivre Jaune.II— Cerf qui rumine — Art de lancer — Médita.III— Graminée agrostldée d'Algérie — Fiole» longue» et étroite».IV— Monnaie portugatae moins la fin — Composition de Planquette — Boisson — Affluent du Danube.V—Poète antique — Contraction de certains muscles — Terminaison de participe.VI—Se procurait de l'argent aux dépens d autrui.VII—Prédestiné — Meuble — Bouddha chinois.VIII—Homme Ignorant — Pourru» de fourrage les bestiaux — Monnaie IX—Ville de la CAte d’Or — Canton suisse — Corps de tout blaaon X—Plus faible que la couleur Incarnate.XI—Moitié de domino marquée d'un seul Çalnt — Métagramme de “est" — rés petit golfe.XII—Cheval rouge avec crins et extrémités noir» — Bière — Assaisonnement — Affluent de la Durance.XIII- Rendent les étoffes brillantes — Archipel de la Malaisie XXV—Général vendéen (1752-1794) — Forme larvaire de certains crustacés — Monticule celtique.Verticalement 1— L’arche de Noé s'y arrêta — Dignes d'être aimés.2— Condition, qualité — Ville d Autriche — Arbre.3— Déloyal — Habitation en bols de sapin.?—Officier turc — Ancien bouclier — — Seule — Chiffre anglais 5—Pronom — Arme primitive — Palmier.•—Peut être changé en un corps transparent et fragile.7— Note — Arbre — Affluent du Neckar.8— Ordre de» cérémonies — Réservoir sous terre — Vigueur 9— Service de viandes rôties — Roi de Ju-da — Ch&teau des princes d’Orléans.10— Ciguë d'eau.11— Lisière — Planche — Pronom.12— Parole vide de sens — Surnommé — Anagramme de “àne" — Rivière de Suisse.13— Outil de maréchal — Canevas d’un film.lé—Poinçon — Ancien nom du hêtre — Pratique des exercices physiques.15—Individu Imprudent — Use de tabac LA RADIO RADIO-GAZETTE Jeudi, 23 mars il h., WABC.Dîner du Uon-soil national dos Femmes américaines.Adresseront la parole; Mme Grace Morrison l'oole, présidente de la Fédération nationale des Clubs féminins; Mme Gelinc Mac-Donald Brown, présidente de la Fédération nationale des clubs de femmes d’affaires et de professions.11 h.15, WABC.Howard Bartow présentera le programme suivant de musique symphonique; Ouverture du Matin, midi et soir, de Suppé; Vales du Baron tzigane, de Strauss; Danse du berger, de German; Orgie des Esprits, tirée du ballet Noure et Anitra, d’Ujinsky.Vendredi, 24 mars L’Heure provinciale Heure de poésie canadienne consacrée à Hené Chopin.8h.: Causerie: “René Chopin”, M.Pau) Morin.8h.15 Audition de poèmes de René Chopin, avec le concours de Mlles Berthe Lagacé, Jeannette Dé-saulniers, Jovette lîrrnier, MM.Jean Nel, Raymond Simard et llé-jiodorc Parent.11 h., a.m.Heure (l’initiation musicale sous la direction de Walter Damroseh : Polonaise en la, de Chopin; Tango en ré, d’Alheniz; Danse norvégienne no 2, de Grieg; Danse des tziganes; Gigue tirée d’Henri VIII, de Saint-Saëns; Ouverture de Guillaume Tell, de Rossini; Ouverture de la Grotte de Fingal, de Mendelssohn.- 8 h., WEAK.Concert de musique et de chant sous la direction de Rosario Bourdon.La principale vedette sera Jessica Dragonctte, soprano.( .—9 h.15, WABC.Mary Eastman, soprano, sera l’artiste principale du programme Columbia et chantera j des extraits d’opérette.Orchestre et i chant sous la direction d'André j Kosteianetz.—10 h.45, WABC.Les pianistes ] Fray et Braggiofti joueront Musique d’amour de Tristan et Yseult, de Wagner, et quelques pièces modernes.11 h., WABC.Nino Martini, ténor, sera l’artiste d’honneur du programme Columbia et chantera: Las-ciar d’amarti, de Gasperini; El caneton del Ovido.de Serrano; Dans les jardins du Luxembourg, de Manning, et O Sole mio, de de Capua.L’orchestre que dirige Howard Barlow l'accompagnera et jouera en plus; Prélude de la Cavalerie rustique, de Mascagni; Danse, dr Debussy; Los tores, de la suite ‘“La Kerin”, de Laeombe.A.A.Postes locaux JEUDI, 23 MARS CK AC ?30 Cotes de Is boursr 4.45 Musique enregistrée.5 00 Krn Large et ses Csnadien* 5.30 Chant.' ' - 5.00 Nouvelles — Bourse.e.00 Espanlta.fi 15 Oreh.de l'hôtel de La Sslle 6.30 Disques.7.15 Cours de vulgarisation.7.30 Concert du Royal York.7.45 Mlle Dow 8.00 Emission dramatique.8 30 Programme musical.8.45 Chant.9.00 Orch.de concert du Ritz.9.15 Causerie.9.30 Chez Maris une.10.00 Orch.de danse 10.30 Orch.de dis Dornberger 10.45 Orch.do danse.11.00 Les demie!s faits du Jour par le re- ,, £?rïer Roxv ~~ Résultats de la N.H L 11.05 Réclame, - ¦ < t - CFC F 3.15 Opéra du Metropolitan.5.30 la* Cercle des coeurs de blé.6.00 L’heure du crépuscule 6.45 Musique de dsirse 7.00 Mélodies.7.15 Trio de concert George Bertet.8.00 Orch.Rudy Vallée.9.15 Musique de danse 10.00 Programme spécial.10.15 Vie et Sade 10 30 Orch du Château-Laurier 10.45 Radio City, 11.00 Les nouvelles.11.15 Sketch.11.30 Joseph Lhevtne.planiste.CHLP 4.00 Musique d'orgue.4.15 Andréa, astrologue.4.30 Ramon Otero.4 45 José et le trio Juvénile.5 00 Père Antoine.5.15 Le pilote.5.30 Anniversaire» d'enfants.5.45 Nouvelle;.5 55 Causerie du Dr F.Derome.6 00 Bourse.6.15 Slgnor Manett*.6.30 Btudlo.7.00 Aventures 7 15 Disques 7 30 Féd des clubs ouvriers.7.45 Graphologie 8.00 Sid Nesbitt.8 15 Ass des aveugles 8.30 Geo.Dufresne, ténor, et Jeanne Ml-gnolet.soprano.9 00 Musique russe.9 30 Sketch 9 43 Jack van der Straeten, ténor 10.30 Spécial 10 00 Le» Vénitiens.10 45 Hockey 10.47 Nouvelles.11.00 Causerie du Dr D.-O.Campbell.VENDREDI, 24 MARS CKAC NEW YORK LIFE INSURANCE COMPANY 51 MADISON AVENUE, NEW-YORK, N.Y.COMPAGNIE MUTUELLE, FONDEE EN 1845 CONSTITUEE SOUS LES LOIS DE L'ETAT DE NEW-YORK ggème COMPTE RENDU ANNUEL 31 DECEMBRE 1932 XV—Immédiatement — Chiffre.COMMENTAIRES Horizontal : I — (un) Qui s'occupe d eviation Le même que le deux du 4 vertical.Vertical: I — (uni Massif volcanique d'Arménie.9 -sur la Eres le 12 — (un) Son correspondant A ur.e idée la raison 15 — (un) Endroit où 11 est \tsé de tomber.Soumis par M.J.-P LA SOLUTION DU Ko 11 PARAITRA DEMAIN n — (un) Mine.IX — (trot*) (trots) Chef-lieu de comté 14 — (deux) Qui a perdu I RIOPELLE 9 15 Coquetel musical.9.30 Concours.9.45 La bonne chanson française.10 00 Phll Savage organiste.10.15 “Votre ami '.10.30 Température Cours de la Bourse 10.45 Le Conseil d'hygléne canadien.11.00 Heure — Le quart d'heure exotique 11.15 Les artistes du théâtre Stella.11.30 Causerie sur le bien-être des enfanta 11.45 Mélodie».12.15 Programme musical.12.30 Cours de Bourse 12.45 Emission de CHTC.— Sermon du carême.1.00 Heure — Concert du Royal York Toronto.1.30 Récital d'orgue du capitaine Dickinson 4.30 Cours de la Bourse.4.45 Lee nouvelles.5 00 Ken Large et ses Canadiens.5 30 Choix de valses.5 45 Romanesque.6.00 Le moulin de 1s chanson.6 15 Emission musicale.6.30 M Télesphore et Mlle Sldonle 8 45 Disques 7.15 Concert du Royal York.730 Mlle Dow 8.00 L'Heure provinciale ; 9.00 La Symphonie de Montréal.10 00 Musique de dan»e 10.30 Le» grsdué» du McGill.10 45 Musique de danse.11.00 Les derniers faits du Jour par le reporter Roxy.11.05 Transmission des nouvelles au Nord : cpcr 8 00 Orgue 8JO Cheerio 9 90 Déjeuner 9 45 Pas autre chose que la vérité.10.00 L'heure féminine.U 00 Heure d'initiation musicale.A nos Assurés et au Public: Durant l’année 1932, la New-York Life Insurance Company a paye à scs assurés vivants et aux bénéficiaires de ceux qui sont décédés la somme de $255,200,187.67 Elle a réglé tous ses engagements à même les fonds de ses revenus courants; a fait, durant l’année, de nouveaux placements s’élevant à $46 623,111.32 et a clôturé l'exercice avec un montant d’argent en banque plus considérable qu’à toute autre fin d’année depuis sa fondation.L’actif de la Compagnie s’élève à $1,974,076,041.43 Le passif total de la Compagnie s'élève à $1,860,106,133.54 chiffre dans lequel sont compris les réserves des polices, calculées sur la base la plus conservatrice en usage par les compagnies d’Assu-rances sur la Vie; un prélèvement provisoire de $52,059,288 pour les dividendes aux détenteurs de polices en 1933, ainsi qu’une réserve spéciale, non requise par la loi, de $36,630,709.74.Scs fonds non attribués (surplus) en excès de toutes obligations, s’élèvent à $113,969,907.89 Les nouvelles assurances acquittées, effectuées durant 1932, se chiffrent à plus de $521,000,000 A la fin de 1932, la Compagnie avait un total d’assurance en cours de plus de $7,300,000,000 Le revenu total de la Compagnie durant l'année a été de $407,235,904.31 Le tableau suivant présente l'actif de la Compagnie sous diverses rubriques, avec le pourcentage de chacune par rapport au total: Description du pUcement Espèces en caisse ou en banque.Obligations du Gouvernement des Etats-Unis -Obligations d’Etats, Comtés et Municipalités -Obligations de Sociétés d’Utilité Publique - - Obligations Industrielles .Obligations de Chemins de Fer - Obligations canadiennes (Dominion, Provinces, Cités, etc.).Obligations du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande.Autres obligations étrangères - Actions privilégiées et garanties - Propriétés immobilières (y compris Siège Social) Premières hypothèques sur propriétés urbaines -Premières hypothèques sur fermes - - - - Prêts sur polices.- Intérêts et Loyers échus et courus - - - -Autre actif.Total.(Dans ce tableau, les obligations non sujettes à amortissement ainsi que toutes actions privilégiées et garanties sont évaluées sur la base prescrite par l'Assemblée Nationale des Commissaires d'Assuranecs.) Le Président La Compagnie frait-e des affaires au Canada, sans interrup-tion, depuis 1868.Elle maintient’ des bureaux à Québec, Montréal, Toronto, Winnipeg et Vancouver, et est représentée par ses agents partout dans le Dominion.% Fonds placés au Canada, au 31 décembre 1932, $61,028,744.41 ( Valeur de l’actif Pour ton de l'actii total $ 27,697,604.76 1.40 56.009,519.74 2.84 129,486,343.11 6.56 147,550,734.61 7.47 19,187,336.03 .97 376,878,012.42 19.09 38,847,205.78 1.97 4,987,377.90 .25 2,359,029.10 .12 80,883,896.00 4.10 48,146,598.73 2.44 529,478,296.81 26.82 22,451,275.96 1.14 419,798,911.98 21.27 36,168,670.83 1.83 34,145,227.67 1.73 $1,974,076,041.43 100.00 12.15 Soliste.12 30 Orchestre.1 30 Orcli^de concert Herbert Spencer 2.00 Chansons.2.30 Solistes 2.45 Programme Skillet 3.45 Les soeurs Morin 5.30 Le Cercle des Coeurs de Bie 6 00 L'heure du crépuscule.7 00 Bourse des mines.7 15 Mélodie» du soir 7 30 Programme théâtral.„ .-h.,».- 7 45 Orch.de danse Charles Dornberger 8 00 Coo Coo Noodle.^ 9.00 Orch.symphonique de Montréal.10 00 Dorothy Fields et Jimmie McHugh.I 10.15 Petit Forum.10 45 Prof Jack Melallen.i 11 00 Les nouvelles 11 15 Orch.du St.Regis.11.30 Chanson du soir.8 58 9.01 9 15 9 30 9 45 1000 10 30 10 45 11 00 11 30 11 45 1209 12 15 12 30 12 45 1.00 1 15 400 4.13 430 4 45 5.15 CHLP Thème d ouverture.Culture physique Chansons françaises.maître d'école.Musique populaire.Art» domestiques Louise Disque» H Rousseau, ténor.Trio Studio Alvard Clark, ténor.Studio Disques.Studio.Studio Nouvelles Bourse.Cha Magnan, planiste Studio.Sid Nesbitt.S 30 Lies petits Chanteurs Irlandais.5 45 Laure Choquette, planiste.6 00 Bourse.6.13 Nouvelles.6 30 L'épicier du village.7 00 Studio 7 00 Majeur et mineur 7.30 Féd.des clubs ouvriers.7.45 Sid Nesbitt.8 00 Chanteuse Indoue.8 15 Répertoire CHLP.8 30 Les Vénitiens.900 C.CR 9.43 Le Chanteur de Montpamaslo.10 00 Musique russe.10 30 Ri ta et Reg.1045 Nouvelles i 11.00 Le Reporter mystérieux.M.Godbouf est président des agronomes Chez les notaires Demain soir, à 8 h.tO, au Cercle t'niversitalre, réunion de l’Association du notariat canadien (district de Montréal).Me George Marier y donnera une causerie sur l.a cession des loyers, le manda* d'administration À le nantissement d'immeubles.Me Ulric Joron y traitera de la novation et de la délégation.Un réunion sc terminera par la revue habituelle de la jurisprudence, _______ _ M.Stevens parlera au Viger samedi soir M.Stevens, ministre du Commer- ee à Ottawa, sera l’hôte d'honneur de l’Association conservatrice du district de Montréal samedi soir au Viger, au diner.I,e public est invité.Musique rltwlquft.* Pilote Québec, 23.— M.Ad.Godbouf, ! ministre de l’agriculture, vient I d’être nommé président do l’Association des agronomes canadiens (qui comprend comme membre, tous les agronomes des provinces du Dominion.M.Godbout était vice-! président de cette association qui compte des milliers de membres et dont le siège principal est a Otta- ______ wa.M.Godbout a été éls par le J r> Soir.k fa salle académique du vote de tous les membres.Ue nou-j College Sainte-Marie, dernière reveau président dirigera, l'éte |»ro-j présentation de la pièce d’André chain, le congrès annuel de î’Asso-J Obey, Soi, par la troupe du Mont-ciation qui aura lieu à Begiua, Sas- real Hepertoru Theatre as-ec le con-katrhesvan, * cwrs des Ane.ens du Gesù.Noé tf 23 mars 1933 Montreal, jeudi LE DEVOIR Les fonds de l’Assistance Publique, MM.Taschereau et Duplessis (Suite de la 1ère page) résolution sur le hill île l'AssIstanee pubique.Ce bill permet en somme au gouvernement d’avuneer des montants pour couvrir le déficit temporaire du Fonds de l’Assistance publique.Mais, par contre, le Trésorier provincial se rembourse aussitôt que possible à même les rentrées de fonds des taxes affectées exclusivement au fonds de l’Assistance publique., Voici d’ailleur le texte meme de celle résolution, qu'il est important de lire pour comprendre la discussion qui s’est engagée sur ce point.Résolu, — Qu’il sera loisible au lieutenant-gouverneur en conseil d’autoriser le trésorier de la province à avancer, i\ même le fonds consolidé du revenu, les sommes requises, de temps à autre, pom couvrir tout déficit temporaire du fonds de l’Assistance publique et que pour rembourser au fonds consolidé du revenu quelque avance ainsi faite, le trésorier de la province soit autorisé fi déduire es sommes requises, à mesure qu elles seront disponibles, des revenus du fonds de l’Assistance publique, le tout tel que prescrit par les dispositions de l’article ml de la I-oi de ! Assistance publique d_e Quebec (Statuts refondus, 192;), chapitre 189 1 tel que modifié par la loi qui’sera basée sur la présente rcso- Mb'buplcssis demande au premiei ministre quel est le montant du aux hôpitaux et qui n est pas encore Pa^.L.-A.Taschereau explique que la loi permettra au trésorier provincial d’avancer au fonds de l Assistance publique les sommes dont il a besoin pour payer les comptes aux institutions.Depuis es dix années que le fonds de 1 Assistance publique a été créé, le gouvernement a versé aux hôpitaux, etc., une somme de $21,600,000.1-e gouvernement a favorisé la création d’hôpitaux, il en a garanti les intérêts, le fonds d’amortissement et a ¦contribué aux indemnités journa-lières des hospitnlisés.Mais nialgn le surplus du fonds de 1 Assistance publique au mois de juin dernier, les demandes sont devenues si grandes que les revenus ont été insuffisants.La perception des taxes a moins donné.Par le temps de misère qui porte les individus^ à recourir davantage aux _ hôpitaux, ceux-ci se sont remplis.Kn plus les revenus ont été moindres et le fonds de l’Assistance a dû enregistrer un déficit considérable.Par la loi qui a créé le fonds de l'Assistance publique a décrété que les ter le renom financier de la province en refusant de faire honneur à ses obligations les plus élémentaires.Je dis qu’un gouvernement qui a du coeur n'a pas le droit de reconnaître le dévouement de nos institutions de charité par le refus de payer des dettes d'honneur.Oeuvre néfaste Le premier ministre ne se rend pas compte de l'oeuvre néfaste qu’il a accomplie, en négligeant de payer les dettes criantes.Le gouvernement n’a pas l'ombre d’une excuse à Invoquer pour ne lias payer les octrois et dettes aux institutions de charité.Tout d'abord, le fonds de TAssis-tanee publique a été créé en marge de In constitution qui déclare que tous les revenus de la province doivent aller à un fonds consolidé «lu revenu.Les fonds spéciaux sont illégaux et le gouvernement les a créés simplement pour se forger des surplus faciles.En effet, si les fonds spéciaux formés pourtant par le revenu des laves, sont en grand déficit, ee dernier ne compte pas pour établir le déficit ou diminuer le surplus annuel de la province.Le gouvernement a créé le fonds de l’Assistance publique pour se fabriquer des surplus et it a été lui-même Partisan de lu situation malheureuse présente.Il s’est arrangé de telle sorte qu'il ne paie pas nos institutions de charité, plutôt que risquer de présenter un état financier défavorable à ses intérêts politiques.Le gouvernement pouvait en outre, payer ses dettes, en adoptant des arrêtés ministériels à rette fin.Il s’en est servi souvent pour dissimuler des déficits.Ainsi, le (i avril 1932, alors qu’il y avait une somme considérable due aux hôpitaux, le gouvernement a emprunté $10,000,000 pour travaux de voirie, barrages, palais de justice de Québec, etc.Le 30 novembre 1932.il a fait un autre emprunt de $9,-000,000.et le 9 décembre suivant, un emprunt de $18,000,000.Le gouvernement s’est servi de ces emprunts pour plarer au compte des dépenses capitales, des dépenses ordinaires qui auraient dû être payées par les revenus ordinaires.Le gouvernement a trouvé de l'argent pour ces travaux, pourquoi n’en trouvait-il pas pour payer ses dettes aux hôpitaux?M.Taschereau: Qu'est-ce que ça a à faire avec l’Assistance pubü- Duplessis: ministre?Taschereau M.comme penses être payées n aires.S’il lecette.s et déboursés qui affectaient zc fonds n’entraient pas dans tes encaissements et déboursés ordinaires du fonds consolidé du revenu.Nous ne pouvions prendre à même le fonds consolidé du revenu pour payer le déficit de l’Assistance publique.Depuis le 1er février jusqu’au H) mars, nous avons versé $300,000 aux institutions placées sous l’Assistance publique.Depuis le 10 mars courant, nous avons payé $75,000.Les comptes des institutions nous sont envoyés «tous 1rs trois mois.Le versement qui devient échu prochainement sera pour janvier, février et mars, il s'élève environ à 31,200.000.Mais que l’on tienne compte cc pendant que les municipalités nous doivent $1.600.000.soit $850.000] • ar Montréal, $250,000 par Québec, M5.000 par Trois-Hivicres, $10,000 par Hull, $35,000 par Sherbrooke et $380.000 par les autres municipalités.Si tes municipalités veulent bien nous payer ce qu’elles doivent, nous aurons un excédent disponible de $400,000 et nous n’aurons donc aucune difficulté à rencontrer nos obligations.Appel aux municipalités Maintenant noi x présentons une loi pour remplir ie fonds de l’Assistance publique à même le fonds consolidé du revenu, lorsqu'il y aura déficit.Je fais cependant ap-pe aux municipalités pour qu’elles paient leur part.Nous ne pouvons les poursuivre pour les forcer à payer, Montréal nous a payé dernièrement la somme de $300.000.Nous espérons que les municipalités continueront à acquitter leur dû.M.Duplessis: D'après le premier ministre la province doit environ ft,200.000.Lllo a payé en plus] mais su prévoir, il pouvait adopter $625.000 depuis le premier février, un arrête ministériel pour mandat Ça fatigue le pre-; Non.pas du tout.Il ne l'a pas voulu Duplessis: J'affirme que le gouvernement avait tout les moyens de remplir le déficit du fonds de l’Assistance publique, qu’il ne l’a pas fait parce qu’il ne l'a pas voulu.M.Taschereau: Nous ne le pouvions pas.M.Duplessis: J’ai cependant démontré que pour des travaux de voirie, des barrages, toutes sortes d’entreprises plus ou moins urgentes, le gouvernement a trouvé moyen «l’obtenir de l’argent, par arrêtés ministériels, en déguisant dépenses capitales des dé-ordinaire.s qui auraient dû par les revenus ordi-a trouvé le moyen de payer des millions et des millions pour toutes sortes de Iravaux supposés extraordinaires au compte des dépenses capitales, sans toucher aux revenus ordinaires, pourquoi ne trouvait-il pas le moyen «i on faire autant pour les dettes criardes et «t’un paiement si pressant en faveur de nos hôpitaux?M.Taschereau: Mais pour ces ] travaux «le voirie et autres, nous i avions le «Iroit «l'emprunter.M.Duplessis: Si le gouvernement ] a trouvé le moyen d’emprunter pour la prison «te Hor«leaux, ta voi i rie, etr., il aurait pu le faire pour les dettes de l’Assistance publique.D'ailleurs, la loi ne donne-t-elle pas au gouvernement le droit d’émettre des mandats spéciaux pour des dépenses urgentes, essentielles, dans les cas imprévus'1 Sans doute le gouvernement aurait pu prévoir ces dépenses, mais comme il n’a ja- de $1,-la pro- Lela fait donc une somme 800,000 qui était due par rince.Je prétends qu'a une époque où la crise économique sc fait particulièrement rude pour le.s maisons de charité publique, te gouvernement s'est rendu coupable d’un«' grave négligence, en ne oayant pas ses dettes d’honneur.On dira que ta loi était insuffi.santé et inopérante pour permet tre au gfiuvernenient «le payer les dettes criardes des institutions «le c harité publique, ('.'est une mauvaise raison, car à supposer qnYMr soit vraie, re n'est pas à l’honneur du gouvernement d'avoir gardé une pareille loi.Lar la loi de l'Assis lance publique par laquelle on pro-mettaij de tout révolutionner, dat< de plusieurs années.Depuis plusieurs années le gouvernement s'est engage à payer des intérêts et «les fonds d'amortissement, à verser des octrois réguliers, «les contributions fixes.Le gouvernement devait donc savoir à quoi s'en tenir et prévoir le cas possible ou 1rs revenus affectés uniquement à l’Assistance publique seraient insuffisants.Or, il ne s'en est pas préoccupé.Le ministre du travail a déclaré hier que le dévouement et les bienfaits de nos maisons de rharité publique représentent une économie annuelle de $9.000.000 pour la province.Un gouvernement cpii doit une pareille dette a ses insti-I Jutions el qui néglige de rencontrer ses obligations d’honneur envers elles ne mérite pas de continuer è administrer ta provïnce.ni ne mérite la considération publique.Et je dirai qu'en plu« le gouvernement soucieux de ses respond ( b lûtes p'a pas le droit de discr&J* spécial.Mais non seulement le gouvernement pouvait emprunter, pour payer ses riettev, non seulement il s’est prévalu de ce droit pour emprunter pour nombre d’autres fins soit-disant spéciales, mais encore il a puisé dans les recettes de l’As sistance publique, alors qu'il de vait beaucoup, pour grossir les recettes ordinaires, et diminuer son déficit.Le pont de l'Hc d'Orlcans \insi à la fin de 1932, au lieu «le prendre $1,00(1.0(10.tel que voté, «lu fonds des liqueurs, pour l'Assistan ce publique, le gouvernement n'a pris «pie 8300.000.La somme «le $700.00(1 qui aurait dû payer les dettes aux institutions de charité, est allée dans le fonds consolidé du revenu pour payer le pont de l’Hc d’Orléans.Pourtant, s'il était une oeuvre plus pressante «pie le pont de Pile, «•’était bien l'aide à nos institutions qui donnent des serours aux pauvres dans la crise «pie nous traversons.Mais le gouvernement.p«»ur payer son pont de file, pour se fa-liritjuer un déficit moins lourd, n négligé de paver les «Jettes des institutions.Je dis même qu’il en a mené plusieurs sur le bord de la banqueroute.Il a jeté une tarhr sur le blason le la province.Le gouvernement pouvait payer par emprunt temporaire ou mandat spécial car la loi ne le lui dé-fend pas «lu lout.Rt le gouvernement sait qu’il y a actuellement dans toutes les villes des institutions de charité qui ont un besoin urgent des octrois qui leur sont dus.Mais le gouvernement fait la sourde oreille, bien qu’il ait reçu des lettres le suppliant d’agir.Le premier ministre n déclaré, il y a plus d’un mois, que le gou-vernement allait présenter une loi sans délai et que dans quelques jours tonies les dettes seraient payées, à même l«' fonds consolidé «lu revenu.Pourquoi le gouvernement a I il tunl tardé d’agir, pour présenter sa loi actuelle pur laquelle il prétend remédier à la situation?(.’est qu’il y a «iiins le cabinet un ministre qui n’a pas le sens des responsabilités qu’il a assumées, qui ne réalise pas Je dommage qu’il fait à crédit «le la province, «ju’il fait à nos institutions.Je lui demande, au nom des intérêts les plus graves et le.s plus sacrés de noire province, de mettre de côté cet entêtement inexplicable.M.Taschereau Il a dit d’abord : Le chef de l’opposition a discuté cette «pies-lion «î’une façon qui me surprend, (’.a n’est pas sa méthode ordinaire de discuter.H a fait même des assertions auxquelles il ne croit pas.M.Duplessis: Lesquelles?M.Taschereau: On nous parle «les dettes d’honneur de la province.Mais que Trois-Rivières paie donc sa «U’tte d’honneur de $45,U0U à la province avant que son député vienne reprocher au gouvernement de ne pas payer les siennes.Que Hull paie donc sa dette d’honneur de $40,(100 au gouvernement avant que le député de Iliill vienne nous critiquer.Que Montréal et les autres villes nous paient les dettes d’honneur «le $1,600,000 qu’elles nous doivent avant de nous !«' re-pr >cher, et nous paierons nous-mêmes.Le chef de l’opposition le sait: le gouvernement ne peut donner q ie ee qu’il reçoit.Si c’est une dette d’honneur pour le gouvernement «le payer ce qu’il doit aux institutions «l’Assistance publique, c’est aussi une dette d’honneur pour les municipalités de nous remettre l’argent qu’elles perçoivent pour les fins (l'Assistance publique.Démagogie Le chef de l’opposition a dit que nous avions payé le.s dépenses du pont de l’Ile d’Orléans à même les sommes qui aurait dû être versés au fonds «le l’Assistance publique.Ca n’est pas exact, (.'est très beau de faire d«' la démagogie, de courir les hustings et de dire que le gouvernement a pris l’argent qui était destiné aux pauvres et aux malheureux pour construire le pont de ÎTlc d’Orléans.C’est «le la démagogie ou je ne sais ce «pic c’est.Le chef de l’opposition prétend que nous pourrions puiser à même le fonds consolidé.I/’article 53 ne le permet pas.Nous avons déjà essayé de prendre les sommes nécessaires pour payer les institutions de charité ailleurs que dans le fonds de l’Assistance publique, mais jamais le vérificateur ne nous a permis d’agir ainsi.Il nous a représenté que la loi ne nous le permettait pas.Le chef «le l’opposition prétend que nous avons, par les retards npy portés dans les paiements, acculé des hôpitaux au bord de In banqueroute.Ce n'est pas le gouvernement mais c’est le chef de l’opposition qui a causé du tort à nos institutions.Un banquier nous «lisait récemment que les banques avanceraient volontiers les sommes voulues aux institutions de charité mais qu’elles ne le peuvent pas avec les cris du chef de l'opposition en Chambre sur les institutions qui seraient au bord «le la faillite.M.Duplessis Ça ne leur n toujours pas fait tort, puisque c’est depuis l'attitude énergique de l'opposition que le gouvernement paie.Il a pave depuis lc ter février $625,000.M, Taschereau Je sais qu’une foule «le maisons de charité sont allées trouver les banques, mais celles-ci.à cause de la publicité peu recommandable du chef de l'opposition, n’ont lias voulu s'asancer.C’est le troisième discours que le chef de l'opposition fait s"r ce su jet.Ce sont les mêmes appels à la démagogie, les mêmes cris.Mais nous avons fondé 210 hôpitaux, nous avons versé $15.000,000.t om-bien les conservateurs payaient-ils dans le temps?M.Duplessis U y a combien de temps?M.Taschereau Vous pouvez rire: la somme était ridicule.Mais le système de l’Assistance publique sp développe, il va continuer à grandir Rien peu d'enfants ne trouvent pas d'asile dans les rrè ches.peu «|c \iedlards sont refuses dans les hospices, etc.Le chef de ! l’opposition prétend nue ce bill ne sera pas efficarr.S'il 'eu» nous suggérer un amendement plus utile, je l'accepterai.Je promets «tu’à ta ; suite de ce bill il n’v aura plus «k ; comptes en retard et que tout sera désormais payé au fur et à mesure.Que Québec commence par payer M.Mme (iurrlin Le premier mj-i riistre vient de montrer son mdi gnation.11 n’est pas indigne de la I conduite des membre* de 1 opposi tion.mais de la conduite de son gouvernement à l'égard des instllu-! lions.Mais il dit: Que Hull paie ses dettes d’honneur et ta province paiera 1rs siennes.11 rei-onnait que la province a «1rs dettes «1 honneur.Quant h Huit, je puis lui dire que le gouvernement doit à ma ville plu'» que ma ville ne doit au gouvernement.Que le gouvernement rem ; bourse la <‘ité de Huit «J Huit le ' paiera.Des marchands de Hull ont fait faillite parer que le gouverne ment refuse ou retarde de les payer.Non.poursuit le député Cuertin.Hull n'a pas «le leçon à recevoir du premier ministre.Les municipalités en général n'nnt pa< dp leçon à recevoir du gouvernement L'exemple doit venir d'en haut.Si toutes les municipalités ou corporations seolaires suivaient l'exemple du gouvernement, si les individus faisaient de même, personne ne paierait ses dettes.Ce serait beau.Je tance un défi au premier ministre: Que te gouvernement remette à Huit tout rr qu'il lui doit et Huit paiera immédiatement ee qu’elte lui doit.,W.Taxrherrait : Combien «levons-nous?M.bucrtin.Je a«> pas les eUn- Comrnis.sion, il pouvait bien faire honneur à ses engagements.C,e n'est pus nous «|ui exploitons la misère, mais le gouvernement «pii refuse de payer ses dettes, qui m eule les maisons de charité à la ruine.Je vais faire une offre au gouvernement.M.Duplessis offre de voter $1.200,000 Si le premier ministre veut présenter une résolution d’un bill pour voter un crédit de $1,200,000 en dehors des crédits «le l’Assistance publique, pour payer dès demain, « e «pii est dû aux Institutions «le charité, nous allons la voler, sans un mot de discussion, 1ère, 2e et 3e lecture, à la même séance.Je fais l'offre au gouvernement et à l’honorable premier ministre.M.Taschereau: Nous arrivons au même résultat.Mais plus le chef de l’opposition parle, plus ca retarde.M.Duplessis: Si je parle beaucoup, c’est pour faire comprendre le bon sens au gouvernement.Aussi il ne faut pas se surprendre si je suis obligé de parler beaucoup.J'ajouterai que par les retards «ians les paiements, le gouvernement entrave la circulation de l’argent, provoque de graves ennuis, entraine des pertes d’intérêts considérables aux créanciers, il fait aussi dommage aux porteurs d’obligations ainsi qu’aux hôpitaux.M.Taschereau: Quant aux intérêts et au fonds d’amortissement, tout a été payé à temps et rien n’est dû.M.Duplessis: Je dis.j’affirme que les intérêts et le fonds d’amortissement n’ont pas été payés à temps et que ça a traîné pendant des mois.Je défie le premier ministre de produire la correspondance demandée depuis longtemps par M.Sauvé, et nous allons le lui prouver en blanc et en noir.Je répète mon offre au premier ministre.S’il veut faire voter le $1,200.000.nous allons l’approuver immédiatement.Si même il veut obtenir la permission de contribuer sans limite aux fonds de l’Assistance publique, nous allons le lui voter.MM.Guertin et Perrault continuent le débat.M.Perrault dit que les intérêts et le fonds d’amortissement ont été payés à temps.M.Duplessis: Je le regrette, mais la déclaration du ministre n’est pas conforme aux faits.Produisez la correspondance que nous réclamons en vain et nous allons vous le prouver.M.Taschereau a tant fait pour sa province M.Perrault déclare qu’il ne comprend pas l’insistance de M.Duples-sis à attaquer le premier ministre, un homme qui a tant fait pour sa province.Le chef de l’opposition regrettera ses paroles.Nous traversons une crise mondiale.Il se peut qu’il y ait eu des retards, mais quoi d’ét on riant?M.Pèrrault soutient que le fonds de l’Assistance publique, une fois épuisé, le gouvernement ne pouvait plus rien payer.Il affirme aussi que l’article 21 chapitre 211 ne pouvait autoriser le gouvernement à payer, M.Fisher, de Huntingdon, répond à M.Perrault.Loi inefficace M.Duplessis reprend la discussion.La loi que l'on présente est inefficace.Récemment on a permis au trésorier par un bill, «le distraire chaque année $45,000 du fonds de l’Assistance publique, pour frais de perception de ta taxe sur les repas.Par cette loi.le gouvernement ne rembourse pas cette somme, mais il s’engage simplement à ceci: Si le fonds de l’Assistance est à court, le trésorier lui avancera des deniers, mais seulement pour être remboursés aussitôt après par la rentrée des taxes affectées au fonds «le l'Assistance.Ainsi on reprend d'une main re qu'on parait donner de l’autre.Le bill présent laissera le fomls «le ’lAssistance publique dans la même situation qu'à présent, sauf «pie par un bill précédent, •ou l'a appauvri de $45,000 par année.Il ramènera les mêmes abus, mais il permettra au gouvernement de laisser le déficit annuel de l'Assistance publique, indépendant du déficit des encaissements et déboursés.Encore une fois, te chef de l’opposition offre de voter tout «le suite un bill pour voter $1.200,000 pour payer les comptes en souffrance.Les résolutions sont adoptées ainsi que la première lecture du bill.La seance est suspendue pour le diner.fres, car je n’ai pas à ma disposition un personnel spécial pour me fournir les documents au fur et a mesure.Dès demain mutin je puis le savoir si te gouvernement s’engage à payer.L’an dernier, le gouvernement a volé une somme de $700,000 au fonds de l’Assistance publique pour Je pont de l’ile.M.Taschereau: L’est faux.Une somme de $300,000 provenant de la Commission des liqueurs était suffisante à ce moment et nous avons versé la balance du million aux revenus.»/.Duplessis : Le premier ministre affirme-t-il qu'une somme de $300,000 était suffisante pour rencontrer les réclamations des institutions assistées au 30 juin 1932'?.Oui, alors je demande au trésorier provincial de dire si c’est exact.Le premier ministre veut se lever pour répondre, niais M.Duplessis insiste pour «juo ce soit M.Stock-well.M.Taschereau se lève tout de même.M.Taschereau : G est moi qui étais trésorier et qui sais ee qui s'est paSsé, M.Duplessis : Je déclare qu'au 30 juin 1932, la somme «te $300,000 était insuffisante pour rencontrer les obligations envers les institutions et je ne crains pas d’être démenti par le trésorier.Le premier ministre, continue M.Duplessis, a commencé à répon-«ire d’un ton calme, mais le naturel est vite revenu au galop et il m’a traité de démagogue.J’aurais pu le faire rappeler à l’ordre, mais je préfère ]e laisser parler, car nous en recevons toujours quelque avan-lage.Que le premier ministre s’accou-lume donc à discuter sérieusemeqt.sans injurier ses adversaires, surtout quand ceux-ci accomplissent leur devoir de patriotes, comme lorsqu’ils supplient le gouvernement de payer sa dette d’honneur.Qu’il réponde donc par des arguments sérieux au lieu de lancer des insultes.Je lui dirai, au risque de recevoir d'autres injures, que j’aime mieux mon rôle qui nie fait un devoir «le dénoncer le gouvernement lorsqu’il refuse de faire honneur à su parole, que celui du premier ministre qui affame nos institutions, leur refuse la maigre pitance qu'elles réclament pour la charité publique.Lui qui a tant d'amour pour les droits acquis des grosses compagnies, il devrait s’occuper un peu aussi des droils acquis de nos institutions de rharité.Qui ruine le crédit de ta province, celui qui demande au gouvernement de payer ses dettes les plus sacrées, ou celui qui élit que la situation financière de la province est si délabrée qu’il ne peut même pas payer les dépenses nécessaires les plus urgentes?M.L.-A.Taschereau Je demande pardon à mon honorable ami.L’Assistance publique n’a pas tes fonds nécessaires, mais ta province peut payer.Le nom de ce banquier M.Duplessis ~Si le premier ministre admet que la province a l’argent nécessaire: pour paver, pourquoi le gouvernement n’a-t-it pas payé ces dettes criardes?Le premier ministre a dit qu’un banquier lui disait que le chef de l'opposition faisant du dommage à ta province.Si le premier ministre veut me donner le nom de ce banquier, je vais lui donner les lettres de plusieurs libéraux très haut placés qui condamnent carrément l'attitude prise par te premier ministre de ne pas faire honneur aux dettes de la province.Le gouvernement donne pour excuse (le ne rien payer, te fait que les municipalités doivent au gou-vernemenl.mais le premier ministre n’a pas ajouté que si les municipalités n'ont pas remboursé le gouvernement, c’est que ce dernier doit aux municipalités plus qu’elles ne lui doivent.Le gouvernement, outre «nie l'article 126 de l'Acte de l’Amérique Britannique du Nord ordonne au gouvernement de réunir tous les revenus au fonds consolid*' du revenu.pouvait payer par mandat spécial, eu vertu de Tarlicle 21 du chapitre 20, qui décrète que le gouvernement peut, en cas de dépense urgente, payer par emprunt, tin fait, le gouvernement a emprunté pour payer toutes sortes de choses peu pressées, par mandats Spéciaux.Encore une fois, pourquoi alors ne pas avoir payé les dettes aux institutions de charité?l.r gouvernement accuse les municipalités «te retard dans leurs paiements, pour justifier le sien.Mais le gouvernement a pris à peu rires tous les revenus des municipalités rt leur a imposé des obligations trop fortes.Il a pris tous les revenus, il a contracté tes dettes.A lui de 1rs payer.F t.inridemment, puisque le premier ministre prétend que je fais une mauvaise réclame a ta provin- « e.que penser du premier ministre ou.i, i.— qui dit que les municipalités de la j mité plénier, a étudié un bill de M province ne paient pas et ne peu-1 \rcnnd concernant les poseurs de v< nt paver leurs dettes et que le ! tuyauterie.11 s’agit d’imposer un K'uvrrnrment ne peut rien payer permis aux ouvriers qui se spéria-' rcr quo tes municipalités ne lisent dans t’installai ion de systè-pnient pas” mes de chauffage rt d’appareils à c ; réfrigération scientifkpie.fcn ridetcommis MM.Duplessis et Guertin ont lon- •v.c, , ,, , , .guement critiqué cette mesure.Le fmms a pré,fnKiiqUP 'îkhef de l’opposition a prétendu un fonî r‘?n’était rien autre chose " u f,,dcT° Ft t»uon qu’un moyen détourné pour impo- pomad x toucher.l)ne nouvelle taxe.La tuyauterie Pendant 1a majeure partie de la séance du soir, la Chambre, en co- M.Duplessis déclare que le trésorier provincial n’a pas contredit to rhrf de l’opposition quand ce dernier a déclaré qu’au 30 juin 1932, quand te gouvernement a soustrait $700,000 du fonds de l’Assistance publique pour payer d’au-tres dépenses, il y avait des «lottes a payer envers tes institutions.L argument de M Stock well est un beau compliment au gouvernement quand on se rappelle que la maison Price-Walerhanse.a, dans son rapport, reproché au gouvernement «te détourner tes fonds de fi-déicommis pour tes verser au fonds consolidé du revenu.L'an dernier, non seulement le gouvernement a distrait $700,000 «lu fonds de l’Assistance publique, en laissant les dettes des maisons de charité en souffrance pour payer le pont de file d’OrSans., mais il a prjs $3,000.000 dans I* réserve de la Commission des liqueurs en plus des profits de l’an-nue.S’il était si peu gêué avec #la lions.' DiJPDIX 6c5e ANNIVERSAIRE JT il 'Is: Complets faits sut mesures MESSIEURS ! Venez choisir votre nouveau complet do printemps chez DUPUIS vendredi ou samedi! Complets à 2 pantalons (Faits sur mesures ou tout faits) 25.00 Comme cette vente est un autre grand spécial de notre 65ème VENTE ANNIVERSAIRE, vous pouvez vous imaginer la qualité et la bonne confection de ces complets.La coupe de ces complets est la plus récente: épaules moins larges et la taille plus ajustée.Ils sont confectionnés de beaux worsteds importés, d’épaisse serge Botany anglaise, de lainages croisés, etc.Les teintes et les dessins sont les plus populaires de la saison.Les importants détails de confection sont exécutés à la main.PAIEMENTS FACILES SI DESIRE EXTRA ! CHAPEAU GRATIS ! 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relativement à l’émission de ce permis.M.Arcand en vint à décla rer que nos ouvriers savent lire même entre les lignes.Cette re marque fit dire à M.Duplessis: ’’S: c’est vrai, le gouvernement va st faire battre aux prochaines élec- M.Taschereau: Nos ouvriers savaient lire il y a trente-cinq ans.M.Duplessis: .mais il n’y avait pas de loi Dillon dans ce temps-là.Comme l'opposition continue à critiquer cette loi, M.Taschereau ajoute: Vous avez prêché pour un ministre du travail, donnez-lui maintenant une chance de travailler el n'allez pas lui enlever tes pouvoirs qui lui ont été conférés.Finalement, le comité rapporte progrès, de sorte «pie celle mesure) >era «le nouveau discutée à la prochaine séance.Dans la suite, on a commencé: l'étude dos crédits au ministère des travaux publics.Le premier article comprenait une somme «le $450,000 pour l’entretien des édifices publics .Les taux excessifs de la “Montreal Light’’ La Chambre était à étudier un crédit de $2.800 pour l’éclairage des édifices publics à Montréal, quand M.Duplessis provoqua un nouveau débat sur la question de l’électricité.M.Duplessis: La Montreal Power charge des taux excessifs.Elle se rend coupable des abus déjà dénon-rés par les membres des deux partis.fl faudrait prendre les mesures nécessaires pour lui faire diminuer ses taux.Le gouvernement devrait lui-même prendre l’initiative de réduire à des proportions raisonnables les compagnies qui commettent de tels abus.Du côte du gouvernement.on ne semble pas assez réaliser l’importance de la question des taux de l’électricité.Ces taux élevés sont une taxe indireete qui pèse sur les épaules de notre population, taxe qui diminue le pouvoir d’achat et qui tarit même la source des revenus du gouvernement.Le ministre des Travaux pubjics devrait prendre des procédures pour amener la compagnie à une .réduction de ses taux qui sont excessifs.Enquête à faire t M.J.-S.F rancoeur: Je ne suis Tas prêt à dire que les taux de la Mo/itreal Power sont excessifs.J ai-tuerais mieux faire cette affirmation après une enquête sérieuse, i V aurait peiH-être lieu «je faire une telle enquête, et je crois que In Commission «tes services publics est tou à fait désignée pour cela.M Duplessis: Est-ce que l’honorable ministre des travaux publics serait en faveur d’une commission efficace, effective et indépendante pour conduire une enqnete sur les taux de l’éleetrielté?M.F rancoeur: Qu’est-ce que le chef de l’opposition entend par commission indépendante?Est-ce que la Commission des services publics n’est pas une commission indépendante?V.Duplessis : La Commission des services publics n’offre pas toutes Vcs garanties d’impartialité que le public demande.Je ne veux pas cependant mettre ici en doute l’inté- lités personnelles, mais la Commission des services publics n’est pa?l’organisme dont nous avons bcsoir pour cette enquête.M.F rancoeur: S’il est établi quf la Commission des services public.0 telle que composée n’est pas indépendante.si tout cela est prouvé, jt n’aurais aucune objection à apprqu ver ta nomination d’une commission spéciale.Je parle ici en mon nom personnel.J’ai souvent eu affaire à cette commission pour des questions de taux et autres et mes clients ont toujours été satisfaits.M.Duplessis: D’après les journaux.lorj.d’un procès au sujet des autobus de Charlesbourg, je croL.le ministre aurait dit qu'il était temps de changer ta loi.M.F rancoeur: L’affaire a été am plifiée par tes journaux.Elle n’avait pas rapport aux taux (l’éclairage.Le président du tribunal m’a signalé dans le temps qu’il faudrait amen-fier la loi pour nous accorder ce que n«$is demandions, après une ordonnance, nous avons obtenu ce que nous avions demandé.M.Guertin: Je tiens à rappeler ici que le président de la Commission des services publics est allé un peu loin tout récemment dans une conférence, quand il a justifié les taux exigés par la Montreal L.II.rge-S.Henry annoncera à ta Législature que b déficit d’opération pour Tanné* fiscale courante sera de plus d* $3.00(1,(100.Les dépenses seraien réduites de $14,000,000 Tan pro chain.Avis à ceux qui voyagent To»i bilTers.Europe «t oartouh émt i« tarif de, compagnie* — Hàtclt.**au ranc«a bagage* et accident*, chiquoa ii voyage*, paticpertt.etc.— Service com plat — IE OEVOIR-VOrAGIS.*H NoDc-Damc Cat.Téléphone* HArfccw , , v t »

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