Le devoir, 28 mars 1933, mardi 28 mars 1933
Montréal, mardi 28 mar* 1933 Rédaction et administration 430 EST NOTRE-DAME 3CONTBEAL (TELEPHONE : .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT ; Admirvitratlon : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOISI Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXIV — No 72 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6 00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.200 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.0C Encore l'électrification rurale .Y/électricité est un fluide qu’il faut manipukV avec précaution.C’est surtout une question brûlante à traiter.Ceux qui s’eu occupent chez nous sont placés à deux pôles Opposés: celui des monopolies et celui de l'étatisation.D’apres iTion.L.-A.Taschereau, toute discussion sur les mérites des deux systèmes est inopportune: notre province est irrémédiablement condamnée à subir l’exploitation des trusts, tandis que la province d’Ontario est définitivement engagée dans la voie de l’étatisation.Dams le Devoir du 18 mars, M.Georges Pelletier faisait remarquer que.la question n’est pas aussi tranchée que cela.L’écoQe de M.I^pointe pourrait bien supplanter celle de M.Taschereau.La municipalisation peut être une excellente solution dans les villes; elle est impraticable dans les districts ruraux.Si les monopoles me peuvent électrifier les fermes, il faudra, tôt ou tard, que l’Etat intervienne.Il serait intolérable que l’industrie Fondamentale de notre province soit indéfiniment privée de la plus féconde des inventions modernes.* * * Au cours de la discussion du bill de Québec, les compagnies bnt fait valoir, auprès des députés ruraux, un argument pour le moins étrange.Ce serait igrâce aux profils prélevés dans 'les villes que les monopoles peuvent consentir des taux de faveur a |a classe agricole.C’est un principe faux.Une politique d’électrification rurale ne peut se baser sur l’exploitaition des villes au bénéfice des fcampagnes.L’Hydro-électrique ontarienne n’a pas besoin de recourir a des procédés aussi arbitraires pour offrir aux cultivateurs des taux plus avantageux que chez nous.Pour fins de transmission lie l'électricité, la province voisine est divisée en secteurs ruraux d’une centaine de milles carrés.L’Hydro développe ses lignes rurales aux alentours des villes et des villages, partout où la densité de la population le permet économiquement.Elle étend son système de distribution quand, sur chaque mille de ligne à construire, trois cultivateurs signent un contrat.La province d’Ontario encourage l’électrification des fermes de plusieurs manières; mais, l’installation terminée, chaque secteur rural doit payer par lui-même le coût d’opération, d’entretien, d’administration, et sc constituer une réserve d’aniortis-Sement.Les villes ne sont pas appelées à solder des déficits d’électrification rurale.Nous ne croyons pas d’ailleurs que ce soit la politique suivie par no* monopoles.On se demanderait plutôt si, parfois, le contraire n’est pas plus vrai.Ainsi, lorsque le Pouvoir du Bas Saint-Laurent vend l’énergie électrique de 10 à 15 sous le kilo-watt-heure à ses clients ruraux de notre province, est-ce pour lui permettre d’offrir le taux réduit de quatre sous et une fraction à une ville du Nouveau-Brunswick?M.Massue explique que “cette situation est le cauchemar de la Compagnie du Bas Saint-Laurent”.C’est encore plus le cauchemar des consommateurs québécois.Par un singulier lourde force, M.J.-A.Brillant en arrive, à prouver que rélectricité sur la ferme coûte 33% moins cher dans notre province que dans l’Ontario.Des factures que notis •avons entre les mains et que nous aurons l’occasion de publier nous font croire le comtraire.D’ailleurs, nous répétons que ce ne sont pas tant les taux que les conditions imposées aux cultivateurs qui arrêtent l’expansion de l’électrification rurale dans notre province.Il ne faut pas oublier que les agriculteurs ont surtout besoin de force motrice; c’est par sa conversion en énergiè mécanique que l’électricité peut rendre le plus de services sur les fermes.Dans notre province, la plus richement dotée de chutes d’eau, rélectricité devrait fournir aux cultivateurs la source de forcé motrice la plus économique, leur permettant d’abaisser au minimum leurs frais de production.Or, dans les conditions actuelles, les compagnies ne sont pas disposées à répondre aux besoins agricoles de force motrice.C’est ce que déclarait M.Alex.Larivière, ingénieur en chef de la Commission des services publics, dans un rapport préparé en 1930, à la demande du gouvernement provincial: Les taux pour force motrice dans les campagnes consistent généralement en deux charges distinctes: une charge fixe de tant par cheval-vapeur qui varie de $1.25 à $4.00 par mois et un taux de consommation dégressif qui varie de 5 cents à 3/10 de cent de l’heure kilowatt, suivant la quantité d’électricité dépensée.Certains de ces taux seraient acceptables pour les cultivateurs ayant des moteurs s’ils s’en servaient fréquemment et à toutes les saisons de l’année.Malheureusement, il n’en est pas ainsi et les cultivateurs qui ont des moteurs de 5, TVs ou 10 chevaux-vapeur ne s'en servent que durant quelques jours pour scier leur bois, battre leur grain, faire de l’ensilage, etc.Il est évident qu'en leur réclamant te paiement de la charge de service jnensuellement, le coût d'utilisation Tes acces- L’actualité Le sang en conserve !,ang- Voulez-vous mesurer voire froid?Essayez de lire la petite dépêche suivante sans un frisson.N.H.A'r pas oublier qu'il s’agit de la Ihissie soviétique, qui a assassiné le tsar et sa famille et quelques milliers ou dizaine de milliers de nobles.et qui continue à expurger le pans, par le même procédé, des derniers vestiges de bourgeoisie.New-York, 22.— On a réussi la mise en conserve de sang humain pour servir aux transfusions, dans la Russie soviétique, a déclaré aujourd’hui le Dr Al-van Hirsch à son arrivée à bord de VEuropa après un an de séjour à Moscou en qualité de médecin consultant américain du (je ne sais comment traduire) Soviet Ifeavy Chemical Trust (trust que je ne trusterais pas, comme on dit à l’Académie)."On a commencé, il y a plusieurs années, des expériences sur les chiens”, continue le Dr Hirsch.“Impossible d’employer le sang d’une personne morte de maladie, mais quand une personne est tuée, le sang peut être recueilli immédiatement et servir de nouveau avec les résultats les plus heureux.“Récemment, on a recueilli le sang d’un homme tué à Moscou et on l’a expédié (le sang) à Ti flis, où, vingt jours plus tard, il fut transfuse avec succès.“Le sang est conservé avec une quantité infinitésimale de matière chimique — sulphate de magnésium.Le sang transfusé ainsi provoque une réaction moindre cher, les vieilles gens que par la transfusion ordinaire”.Z> pays de Leninc tâte à l’est et ù l’ouest, an nord et au sud pour placer ses exportations; mais il rencontre partout des obstacles., ., , , S’il essaie le blé, ce blé rencontre : carrément à leur place.S’ils ne notre surproduction- s’il essaie /c ; sont pas contents du pays et des lois charbon, ce charbon se heurte an (Iui ]e,ir donnent dans l’ensemble monopole désintéressé (oui désin- i I)lus de liberté que dans leurs pays téressA puisque le sénateur n'est d’origine, que ne vont-ils s’établir pas tout sent là-dedans, plus qu’il \ ailleurs?ne.le fui dans la Montreal Water) e * • de M.Webster.S’il essaie, le caviar, soumission on repousse te caviar: les estomacs , 11 ressort d’une réponse de M.sont devenus timides et las et, mis-, Mercier à M.Gnertin, à Québec, si, en temps de crise, on n’ose gué- ! ces jours-ci, que le ministère des re, hors de ta Russie soviétique, dé- terres et forêts’’ a fait imprimer ÿuster un mets aussi capitaliste que | pour l’année courante cent mille le caviar.calendriers grand format, par une fl y u pas mal, de par le monde, maison québécoise.Elle en a reçu de pauvres hongres devenus chto-1 $17,750.Le ministère a accordé le Pratiques à cause, de la crise.Loi contrat sans aucune demande de soumission.Il le dit lui-même.Le L*articie 5 du bill de la Commission métropolitaine est considérablement amendé p4e 3) Bloc-notes Bien parlé A la Labor Defence League, formée d’éléments radicaux avancés, dont une délégation l’a rencontré hier par rapport à la mort de l’immigré Zyncfuick, «battu d'un coup de pistolet par l’agent Zappa, au cours d’une bagarre, il y a quelques I semaines, à Montréal, M.Tasche- ‘ reau a répondu d’une façon caté-j gorique.Il y a ou deux enquêtes sur cette mort et je n’ai pas l’intention d’en faire tenir une troisième, a-t-il dit.L’une et l’autre ont démontré que Zappa était en état de légitime défense.La loi doit être respectée, chez nous.Les étrangers qui veulent condamner ici l’autorité et la justice font mieux d'émigrer ailleurs, s’ils ne sont pas contents du rég/me.Et ceux qui sont en prison pour sédition y resteront jusqu’à expiration de leur sentence, a conclu le premier ministre.C’était parler, ferme et juste.Les témoignages dans l’enquête menée par un magistrat, M.Cusson, ont fait voir que les agents de la paix, cernés par une foule hostile et qui avait commencé de les rouer de coups, ne pouvaient que se défendre comme ils l’ont fait.Tout le bruit mené autour de la mort de Zynchuck, — bruit auquel se sont associés à un certain moment des éléments respectables, mal renseignés, — l’a été par un tout petit groupe «le radicaux, y;our ne pas dire de comnni-niste.Si, dont la niasse n’est pas depuis longtemps au Canada.M.Taschereau a bien fait de les mettre A Ottawa A 43 de majorité, M.Bennett garde ses pouvoirs extraordinaires M.King formule de nouveau des objections contre gouvernement justifie sa demande.Mais c’est un blanc-seing que demande le gouvernement.11 veut pouvoir puiser sans limite dans le trésor public el pour n’importe quoi.Le contrôle ù ’ revenu et de la dépense appartient tout de même au Parlement, non pas au conseil des ministres.Le gouvernement demande encore un blanc-seing en matière lé-11 veut légiférer sur tout ^Russie n’aura qu’à développer son i industrie du sang humain.Les gouvernements étrangers trouveront te ' moyen de tni fournir des débouchés.Nos grands hommes d'Etat ont déjà découvert le secours direct.C’est-à-dire qu’ils ont instauré la paresse au lieu du travail pour ne pas drainer les coffres de l’Etat.Il en coûte dix dollars par jour pour fairp travailler un homme, car il n’est pas permis de toucher aux salaires de /’union; il en coûte moins d’un dollar pour en nourrir un à rien faire, lui et les siens, et leur apprendre à tons l'oisiveté, tnèrs de tous les vices.Peut-être les grands techniciens sentes?de l’Etat pourront-ils établir par ' lies calculs savants qu'il en coûte encore moins cher de laisser les as travail peut avoir été exécuté à un prix raisonnable, — car le calendrier est d’importance; mais pourquoi de pareils travaux sans soumissions?Il n’y avait aucune ur- le bill Bennett - Sept progressistes votent avec la droite - Indépendants et travaillistes avec la gauche M.RHODES eTIITprÔIfÏTEÛRS DU SUCRE (Par Emile BENOIST) i de la spéculation à laquelle la taxe , , t,, .! de deux cents sur le sucre a donné Ottawa, 27.Le nouveau bill de ; )jr(| la dictature vient d’être volé en ; “j’ai reçu des protestations nom- v, j)mises (jjj Rhodes, à jiropos de l’acte prétendu injuste de marchands de gros qui auraient prévu (anticipated) le budget et auraient, comme conséquence, dit-on, récolté de substantiels profits en haussant immédiatement le prix du sucre qu’ils avaient déjà en stock."La question de l’accaparement n’est pas chose facile à régler.F.lle a causé des ennuis et des embarras à tous les gouvernements et jusqu’à présent je ne sache pas qu’aucun moyen efficace ait' été découvert pour la régler.U faut tout rie mê AJ* __ ______• __ i .« „ ~ le maintien de Tordre, de la paix et de la bonne administration, nonobstant toutes les autres lois qui peuvent exister.En passant, M.Mackenzie King fait allusion à la protestation de sir Arthur Currie, à propos des pensions militaires 'des fonctionnaires fédéraux.Sir Arthur est indigné parce que Je gouvernement veut toucher aux pensions sans se conformer aux dispositions de la loi des pensions.C’est d’un beau zèle, et, là-dessus, M.King dit.qu’il partage l’opinion du général Currie.Mais pourquoi celui-ci ne trouve-t-il pas à protester de la même façon à propos de la violation des droits du Parlement?Le Parlement fédéral, continue le chef libéral, doit contrôler la dépense fédérale.Le gouvernement le prive de ce droit et Tempêche d’accomplir son devoir, en accordant aux provinces des octrois qui sont dépensés sans aucun contrôle fédéral.II y a trois ans que nous con- me convenir, quoique ça ne soit j naissons ce régime, qui ne devait pas une compensation exacte, que i pourtant durer qu’une année.Le lorsqu’une taxe est supprimée le public commence à se rendre comp-, .„ .ieu se fait eu sens contraire; et le te de ce que cela lui coûte.Ce ce- î’Ouest rla'n^hwléHesse 'et'des chVf grossiste, dans ce cas-là, perd le | gjme nous vaut une taxe sur le montant de la taxe qu’il a déjà sucre, une augmentation de 1 nn- ïudrébutnde l’année îulyante.ùm'.™ «°** » «« ma‘| le gouvernement se faisait autoriser à dépenser les fonds publics, pour les mêmes fins, mais à son gré et sans limites, de plus il se faisait conférer le pouvoir discrétionnaire de légiférer par arrêtés minis- troisième lecture, par 89 voix contre 4fi.La cérémonie s’csl déroulée vers 10 heures, après un dernier débat auquel ont pris part le chef libéral, M.Mackenzie King, et le chef de la serai! au- Berlin.28.(S.P.A.) Joseph Goeb- jugea bon de ne pas opposer de ré- 1:1111 d’argent gardé dans la provin- bels.chef du service de la propa- sis.ance.11 allai! remettre l’argent i l’e 11 11,10 heure où plus que jamais gande du gouvernement allemand, lorsqu’il reçu! plusieurs coups” de nüUS 0,1 avons besoin.a annoncé aujourd'hui à l’issue crosse de revolver sur la tête.Il , r TJ, .~ ’ , perdit connaissance.La aOCiete nationale H revint à lui quelques minutes j»« .• plus tard pour constater qu'il avait ® DOSpiTailSatlOn les pieds et les mains liés.H attira ! - l’attention d’un de ses employés DELEGATION A EXPOSE LA par ses cris et fut libéré.i ci-r.-.-rt^v .t- t.M.Collerette a pu donner une bonne description de ses agresseurs , a la police qui s’est immédiatement |, 1 "f h^eRalioii de là Soc.été na- _ _____________________ __________ mise à leur recherche.Les bandits ' ,,oniî't‘ d hospitalisation s est pre- jon5 frapper un grand coup contre; ont oublie du prendre une somme b er mutin chez le ministre entoure KArw^fi.de $196 que M.Collerette avait ph-i'lu ,ravail« M C- J- Areand.et lui a cée dans un autre tiroir (exposé la situation de la Société et (finie conférence avec le chancelier Hitler, qu’il va prendre des mesu-j res contre tous ceux qui sont responsables dos nouvelles voulant ! que les Juifs aient été victimes d’atrocités de toutes sortes.Il a SITUATION DE LA SOCIETE A déclaré que l'on prendra des me-M.C.-J.ARCAND, HIER MATIN sures sévères contre ceux qui ont fait circuler-* ces histoires cn Gr.-Brc-i tagne et aux Etats-Unis.“Nous al les intellectuels auteurs et bénéficiaires de ces machinations qui , , .T .sentent la trahison, qui sont pour , ~ ^ espoirs de demain La meme ,a phipart des Juifs d*origine aile-! Les veterans a Ottawa j s est présentée il y a mande’’.- :rÆ,c ^%chelJe/reni,?r m!- Le bureau de presse du parti na- Oîfnwa, 28 - L’Association des Elle lut avait demande cet- tionaksocialiste a Munich a dérla- Xetérans canadiens de la grande ,,.° Ci.,n_ - , !11 fl16”c c ro 9110 1 on va organiser un boycot- guerre reprendra ses séances à Ottawa, aujourd’hui.On s’attend à ce qu'elle prépare un mémoire qui sera ensuite adressé au gouverne- pour inviter tous les fonctionnaires tage par tout le pays contre le rom- ( de Quebec a dcvrn.r membres de mercç iuif Pt ron va réduire | la Société et elle avait demande ic nombre des Juifs qui détiennent! ?' !lAl1J’.r.SPrüli);!'l.p
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