Le devoir, 8 juillet 1914, mercredi 8 juillet 1914
VOLUME V—No 158 UN SOU LE NUMERO MONTREAL, MERCREDI 8 JUILLET, 1914 ABONNEMENTS : ¦ Edition Quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Edition Hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$3.00 * .Rédaction et Administration: 43 RUE SAINT-VINCENT MON’TRK^VL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION; - Main 7463 Dirédleur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! » * « t LE TRAMWAY ATTENTION! La question du tramway reviendra ce soir devant le bureau des {ommissaires, et les rumeurs les plus fantaisistes courent la rue.On va hême jusquîà dire que toute l’affaire sera réglée en quelques jours, pour le pas dire en quelques heures.On précipiterait les débats, on suspen-îrait les règles de la procédure, pour en finir au plus tôt.Au dire de tertains, la Compagnie serait déjà assurée de la bienveillance d’une majorité décidée à lui octroyer — et sans referendum — un contrat très lavorable.Nous prenons les rumeurs pour ce qu’elles valent, mais nous mettons le public en garde contre toute surprise.L’enjeu est assez considé-îable pour que ceux qui voient dans cette affaire un très gros bénéfice j réaliser donnent un effort suprême.‘Et le passé nous a appris que nul loup ne leur paraîtra trop hardi.C’est à la fin d’une session consacrée à toute autre chose que l’on présenta le fameux bill de 1911 et que, pour en hâter le débat, on obtint la suspension de toutes les règles de la Chambre.Ce simple souvenir devrait convaincre le public montréalais qu’il lui faut ouvrir l’oeil, et le bon! IE RÉFÉRENDUM On parle naturellement beaucoup de referendum et il s’écrit même 1 ce sujet des choses un peu extraordinaires.Ainsi, la Patrie écrivait le vendredi 3 juillet: “Que sortira-t-il de cette séance (la première séance du bureau des Commissaires)?Il serait difficile de le dire et CELA IMPORTE PEU, l’entente à intervenir entre les autorités municipales et la Compagnie DEVANT ETRE soumise à l’approbation du peuple.“AUCUN DOUTE NE SAURAIT EXISTER SUR LA CERTITUDE DE CETTE CONSULTATION POPULAIRE; le maire Martin ayant réaffirmé hier soir sa volonté formelle de soumettre la question au peuple PAR VOIE DE REFERENDUM, comme il l’avait toujours promis.“Avec CETTE GARANTIE, les contrôleurs et le conseil peuvent préparer un contrat: les électeurs LE RATIFIERONT OU LE REPOUSSERONT, suivant qu’ils le jugeront acceptable ou non.” Et la même Pairie disait hier soir, 7 juillet, toujours en premier-Montréal : “La Compagnie a, en 1911, obtenu à Québec une charte lui octroyant une franchise de quarante-deux ans — se terminant en 1953 — dans les rues de Montréal, sujette à un contrat à intervenir entre la ville et la Compagnie ET ENLEVANT A MONTREAL LE DROIT, concédé à toutes les autres municipalités de la province, DE SOUMETTRE CE CONTRAT A L’APPROBATION DU PEUPLE.” Si Montréal n’a pas le DROIT de soumettre ce contrat à l’approbation du peuple, si on l’en a spécifiquement dépouillé par la loi de 1911, que devient alors la CERTITUDE de la CONSULTATION POPULAIRE dont se réjouissait la Patrie, il n’y a pas cinq jours?Et à quoi rimait la campagne qu’elle fit avec nous, lors des dernières élections municipales, alors qu’elle déclarait, en caractères gras et sur sept colonnes, refuser son concours à tout candidat qui ne se serait pas “solennellement engagé à s’opposer à toute concession à la Compagnie des Tramways ou à d’autres compagnies SANS CONSULTATION POPULAIRE”?Logiquement, il en faudrait conclure qu’elle exigeait alors des candidats un engagement qu’elle savait d’avance annulé par un texte de loi précis.UN LAPSUS - LA LOI DE 1911 Nous préférons croire que son article d’hier contient purement et Simplement un lapsus et qu’il trahit sa pensée.Car la loi de 1911 — et nous l’avons assez discutée pour savoir à quoi nous en tenir sur ce point — n’enlève pas à Montréal un droit qu'elle laisserait aux autres municipalités de la province; elle exempte spécifiquement la Compagnie des Tramways d’une obligation générale, édictée par la loi provinciale et qui continue de frapper toutes les compagnies de traction qui sont moins bien vues de la majorité des chambres.Mais elle n’enlève pas à la ville de Montréal le droit de décréter un referendum dan's tel cas déterminé.Pour mettre la chose sous une forme concrète, la loi générale de la province OBLIGE les municipalités à soumettre à la ratification des électeurs toute franchise de plus de dix ans.Si cette loi continuait de s’appliquer à la Compagnie des Tramways, la ville n’aurait même pas à discuter la question du referendum: celui-ci S’IMPOSERAIT, qu’elle le veuille ou non.Mais la Compagnie ayant obtenu une exemption, la ville reste libre d’imposer ou non le referendum.Elle peut, à son gré, en faire l’une des conditions du contrat.Et c’est précisément pour qu’elle en fît une des conditions du contrat que, d’accord avec la Patrie, nous avons exigé des candidats l’engagement que l’on sait.La Patrie a même pris le soin un jour d’expliquer dans quelles conditions devrait, à son avis, être présentée la clause dé referendum pour que la Ville ne risquât point de se faire jouer.L’OBJECTION DE PRINCIPE Le Canada, lui, est opposé au referendum en principe.“Le contrat des 7 ramways, disait-il ce matin, avec ses clauses nombreuses, son caractère technique, ses concessions réciproques, est une chose beaucoup trop complexe pour qu’on puisse songer à le soumettre au peuple.” Mon Dieu! c’est tout le procès du régime démocratique que le Canada institue là, et il se trouvera peut-être quelque esprit irrévérencieux pour douter que le conseil municipal lui-même ait la compétence suffisante pour régler une question qui offre un caractère technique aussi prononcé.D’autres se demanderont si le Canada n’invite pas quotidiennement les électeurs à rendre jugement sur des questions tout aussi compliquées — telle, par exemple, la garantie des obligations du Canadian Northern, Mais nous ne faisons pas présentement le procès des institutions, nous les prenons telles qu’elles sont et nous cherchons le bénéfice qu’on en peut tirer pour le public.Le referendum existe.Nous ne lui attribuons aucune valeur mystique, mais il nous paraît pouvoir servir de contrepoids, en certaines circonstances, à des pressions dangereuses et imposer un supplément de lumière.(C’est même pourquoi les chefs du Canada l’établirent).S’il doit y < avoir referendum, la question sera sûrement discutée avec plus de soin, et l’on aura chance de la mieux connaître.On peut supposer aussi qu’une proposition qui devra être ratifiée par le peuple, aura chance d’être plus conforme à l’intérêt général.On fera peut-être alors des concessions auxquelles on ne songerait point s’il ne s’agissait que de s’assurer le consentement de la majorité du conseil et du bureau des commissaires.11 est en effet permis de supposer que ce n’est point uniquement à cause des beaux yeux des citoyens de Montréal que la Compagnie a remué ciel et terre pour qu’on la dispensât de la loi générale.C’est possible, mais peu probable.La Compagnie — en quoi elle ressemble à beaucoup d’autres corps financiers — n’a point l’habitude d’être aussi altruiste.HATEZ-VOUS LENTEMENT! Mais l’observation du Canada montre une fois de plus qu’il faut procéder en cette affaire avec toutes les précautions possibles.11 s’agit d’intércts trop considérables pour qu’on les règle à la diable.La seule proposition officielle que la Ville ait actuellement entre les mains a évidemment été rédigée de telle façon que la Compagnie puisse y faire des coupures considérables sans toucher à ce qu’elle dé- sire conserver.Comme toujours, la Compagnie a demandé énormément dans l’espoir d’obtenir beaucoup.Personne ne supposera par exemple, pour ne prendre qu’un détail, qu’elle espère vraiment obtenir un tarif de cinq sous dans les souterrains, sans correspondance avec les tramways de surface.En face d’une telle proposition, et devant la complexité générale du problème et ses répercussions futures, il n’est pas mauvais de répéter à ces messieurs de l’hôtel de ville le vieil axiome: Hâtez-vous lentement, et de leur conseiller d’y regarder à deux fois avant de s’engager — et de nous engager.Orner HEROUX.(Dernière heure).— On annonce que la séance do ce soir est remise.Nos observations générales subsistent.—0.H.LES CONCOURS Dü “DEVOIR’’ L’exploit de Dollard et ses conséquences Le Devoir ne saurait mieux faire, en inaugurant ses concours spéciaux aux écoliers, que d’indiquer, comme premier sujet, l’exploit de Dollard et de ses compagnons, il y a plus de deux siècles et demi.UN GESTE HEROÏQUE V ers la fin d’avril 1960, Dollard et ses seize compagnons français partaient de Ville-Marie, dans le but d’empêcher une incursion des Iroquois dans la Nouvelle-France.“Us s’arrêtèrent au pied du saut des Chaudières, sur la rivière des Outaouais.Ayant trouvé là un petit fort sauvage, fermé de pieux pourris qu’on avait plantés en terre, ils se décidèrent à y attendre les Iroquois, qui allaient descendre des terres de chasse, situées au nord.” (Ferland, vol, I, p.455).Une bande de H lirons et d’Algonquins les y rejoignit.Les Onontagués, avec les Agniers et les Onneyouts, attaquèrent bientôt le fort, au nombre de plus de 700 hommes.Trente Durons désertèrent Dollard et ses hommes.Après plusieurs jours de lutte acharnée, les Iroquois pénétrèrent dans le fort.Presque tous les Français étaient morts.Quatre survivants, à part quatre Hnrons fidèles, furent faits captifs.“Aussi, affaiblie et lassée, l’armée iroquoise renonça au projet d’attaquer Québec.La colonie entière reconnut qu’elle avait été sauvée par l’héroïsme de Daulac et de ses compagnons.” (Ferland, op.cit., pp.459-460) ' Décrire l’état de la colonie, au temps de cette expédition de Dollard, raconter celle-ci, et en indiquer quelques-unes des conséquences.CONDITIONS DU CONCOURS Les manuscrits devront se limiter à un millier de mots.La rédaction devra être très simple, sans phrases ni rhétorique.Chaque travail devra être écrit lisiblement, d’un seul côté des feuillets, et signé d’un pseudonyme canadien original.Une enveloppe, portant à l’extérieur le pseudonyme seulement, et, à l’intérieur, le pseudonyme et le nom véritable de l'auteur, ainsi que la désignation du collège où il fait ses études, et celte de la classe qu’il vient de terminer, devra accompagner l’envoi.Un bureau de correction classera les travaux.Et le Devoir rendra publics les noms des trois premiers concurrents.Les envois devront être adressés à “Le Devoir-Concours, 43, rue Saint-Vincent, Montréal.” LE DELAI D’EXPEDITION Chaque manuscrit relatif à l’exploit de Dollard et de ses compagnons devra être mis à la poste au plus tard le jeudi prochain, 16 juillet.Les résultats de ce premier concours seront rendus publies le ou vers le jeudi, 23 juillet.Nul manuscrit ne sera rendu.L’ILLOGISME DE SAM HUGHES M.Sam Hughes vient d’adresser une lettre ouverte à ses fidèles oran-gistes à propos de l’incident du 65me bataillon.Tant que les protestations ne sont venues que des catholiques, le ministre de la Milice s’en est plutôt amusé; partant des orangistes, elles semblent l’inquiéter.Pourquoi?Les protestations de ses amis n’ont pourtant pas le caractère féroce qui marquent habituellement les délibérations des loges.Ne sommes-nous pas en présence d’une affaire organisée entre copains pour permettre au mandarin de poser Quoi qu’il en soit, le colonel Sam y va de son manifeste avec un rare culot.Affirmant d’abord que les principes orangistes “sont les meilleurs qui aient jamais été énoncés sur la constitution de la société,” le ministre de la Milice admet qu’il se glisse malheureusement “des fanatiques”! dans l’association, et que ce sont ceux-là qui le dénoncent d’avoir laissé parader les soldats à la procession de la Fête-Dieu.Puis il rappelle l’attitude qu’il eut “l’honneur” d’adopter à propos de la question scolaire manitobaine, alors qu’il combattit la politique Tupper et la politique Laurier.Après quoi, il fait Pè-loge du 65ème pour sa conduite lors de la rébellion du Nord-Ouest, reconnaît que les processions religieuses sont permises par la loi, partant, que “les soldats ont la permission d’y prendre part”; il ajoute qu’ils ne peuvent y “porter les armes du gouvernement”.Quant aux armes privées, c’est l’affaire des autorités municipales ou du ministre de la Justice d’y voir, et l’avocat général, déclare-t-il, bon protestant et orangiste, certifie le ministre de la Milice, n’y voit pas d’objection.Cependant, continue le colonel-ministre, j’espère “qu’après réflexion, les autorités religieuses, sachant que leur coutume a été une violation des lois en vigueur depuis l’époque de Wellington, seront les premières à abolir le port des armes dans les processions religieuses.“Je suis de plus convaincu que la milice et les cadets du pays, tous pleins d’ardeur et fiers de leurs associations, ne voudront pas, à l’avenir, pour échapper à l’observance de la loi, porter des armes et des fusils appartenant à des particuliers.Us verront, j’en suis certain, qu’il vaut mieux parader suivant la coutume ordinaire, avec les armes de côté seulement.” Le tout se termine par cette fanfaronnade qui aurait pu dispenser le ministre de signer: “Permettez-moi de dire que je m’efforce de m’occuper des affaires du ministère de la Milice et de la Défense et que je n’ai pas l’intention d’être influencé par une agitation quelconque mal dirigée, de la pari de personnes fourvoyées appartenant à quelque croyance religieuse que ce soit.” Passons sur l’opinion du ministre concernant les principes orangistes: elle est trop intéressée pour induire les gens sensés en erreur.L’attitude de M.Hughes sur la question scolaire et la conduite du 65ème lors de l’insurrection du Nord-Ouest n’ont guère de rapport non plus avec l’incident de la procession de la Fête-Dieu.La question se résumé à ceci.Le ministre avait-il le droit de prohiber le port des armes ?En supposant qu’il en avait le droit, était-il à propos de le prohiber ?Enfin cette prohibition est-elle logique ?Quant au droit, on a vu par les pièces que le “ Devoir ” a publiées combien il est douteux.Des personnes qui ont étudié à fond les règlements de la millet affirment même que le ministre n’avait aucun droit de modifier les règlements dans le sens qu’il l’a fait.En tout cas, était-il à propos de les modifier ainsi, de briser avec une c outline ancienne, respectable, établie par l’armée anglaise elle-même ?.La ministre, assez loquace pourtant, ne trouve pas un seul argument pour justifier son acte.Et le fuit est que l’illogisme de son ordonnance est tout simplement inex- plicable.Du moment qu’on admet la présence d’un bataillon aux processions permises par la loi, en vertu de quel raisonnement peut-on lui défendre de porter ses armes?Parce que l’arme appartient au gouvernement, dit le ministre.Mais l’habit du soldat, à qui appartient-il, sinon au gouvernement ?Pour être logique avec lui-même, M.Sam Hughes devrait donc défendre aussi le port du costume, c’est-à-dire prohiber complètement la participation des militaires aux processions religieuses.Non, la défense du port et du salut des armes ne peut avoir qu’un motif, empêcher le sodat de rendre honneur au symbole de sa foi religieuse.Et c’est un motif qui nous fait douter davantage du droit du ministre.Du reste, M.Sam Hughes lui-même parait perdre son assurance première à ce sujet, en invitant les autorités religieuses à “ abolir elles-mêmes ” le port des armes aux fêtes religieuses.Pour un matamore tel que notre ministre de la milice, cette invitation à une autorité dont il se préoccupe si peu habituellement ne vous semble-t-elle pas comme une supplique de le sortir de l’impasse où il se trouve acculé par ses propres excès.Jean DUMONT.L’ENLAIDISSEMENT On a bien fondé une ligue d’embellissement de la ville, malheureusement, la création de cette oeuvre si nécessaire n’a pas empêché une autre ligue qui, tout en n’ayant pas de “lettres patentes” ni de charte, n’en existe pas moins pour la disgrâce de Montréal : celle de l’enlaidissement de la ville.Ce n’est pas li une boutade: il suffit d’ouvrir les.yeux pour constater qu’en effet nous avons au milieu de nous des gens qui s’appliquent à nous rendre de plus en plus laids.Ainsi, dans le centre de la ville nous possédions deux petits terrains, la Place d’Armes et le square Victoria, où s’étalaient d’assez verdoyants tapis d’herbe; ce n’était pas le jardin du Luxembourg mais tout de même, dans ce quartier gris d’asphalte, la verdure donnait une note gaie.Notre administration municipale en avait fait un territoire réservé en en prohibant l’accès au piéton; on eût dit que ce gazon était sacré, quand, un beau matin, craignant sans doute que l’Iroquois qui veille au coin du monument de Maisonneuve ne descendît de son socle pour aller s’y ébattre, d’autres sauvages, mais qui ne portent pas de plumes ceux-là, décidèrent de le faucher; ils en avaient fait autant quelques jours auparavant au square Victoria.Pourquoi?Est-ce tout simplement pour avoir le plaisir d’acheter quelques verges carrées de bitume ou par l’horreur que semble inspirer à nos représentants municipaux tout ce qui peut nous parer, si modestement cela soit-il?On parle de “poteaux d’éclairage artistiques”, de bibliothèque sans pareille, de boulevards, etc., etc.On parlel Que ne commence-t-on par nous laisser le peu que nous possédons?L’herbe, ça coûte si peu cher! Au fait, c’est peut-être pour ça.,.Nap.TELLIER.M.L’ABBE GAFFRE Une dépêche annonce la mort, en Suisse, de M.l’abbé Gaffre, — avant sa sécularisation, le R.P.Gaffre, de l’Ordre des Dominicains.M.l’abbé Gaffre est très connu au Canada où il avait souvent prêché.Après son retour en France, il publia des livres qui eurent beaucoup de succès et occupa quelques-unes des principales chaires parisiennes.Il a prononcé nombre de discours qui ont eu un grand retentissement Fervent admirateur de .Jeanne d’Arc, c’est lui qui fit son panégyrique, à Rouen, il y a deux ans.Il y a quelques années, M.l’abbé Gaffre est allé au Brésil faire une tournée de conférences pour faire contrepoids à celles de M.Clénienceau.M.l’abbé Gaffre avait gardé du Canada un très vivant souvenir, il aimait à évoquer les années qu’il avait passées ici.BILLET DU SOIR.COMME ON OUBLIE !.“Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre.” Quand le Christ laissa tomber cette parole sur la tourbe hypocrite des Pharisiens, des mains qui se levaient sur la pécheresse en signe de malédiction retombèrent, ballantes et honteuses.Hélas! le nombre des sépulcres blanchis n’a point diminué; mais leur cynisme dépasse encore celui des docteurs et des scribes.Il n’y a pas de fonctions plus hautes que celles de juge; elles ne devraient être attribuées^qu’à des hommes à la conscience immaculée.Il faut compter avec l’humaine faiblesse.Mais dans leur indignité même, ceux qui sont chargés de rechercher les fautes chez leurs semblables devraient trouver des raisons c(e modestie.Voyez comment agissent parfois ceux que leurs attributions revêtent soudain de la majesté dn magistrat.Se souviennent-ils assez de leur passé?Se rappellent-ils le temps où ils étaient trouvés coupables devant les tribunaux?Songent-ils qu’en fouillant dans leur vie intime on découvrirait, peut-être, des noirceurs; qu’en scrutant leurs actes, on en trouverait' qui sont inspirés par la complaisance envers certains intérêts particuliers dont les générosités leur ont fait oublier leurs devoirs envers leurs mandataires?“Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre”; cette parole, elle devrait être écrite dans toutes les salles d’enquête, dans tous les prétoires.Ou plutôt, c’est au fond même de leur mémoire que devraient l’inscrire, pour toujours, ceux qui sont quelquefois chargés de juger leurs semblables.Elles feraient hésiter l’injure au bord des lèvres, elles disposeraient à l’indulgence, qui est la porte la plus accessible à la justice.Louis BRETON.POUR LA PROPRETE DES PETITES BOUTIQUES Un échevin s’est vivement élevé, hier, au conseil municipal de Montréal, contre l’existence, dans la ville même, de petits restaurants et de magasins de Jruits et de bonbons tenus de manière déplorable.“Je ne voudrais pas y laisser manger un chien ou un porc”, a dit cet échevin; et comme il est Israélite, et que, aux yeux des Israélites, chiens et pourceaux sont des animaux impurs, la protestation de l’échevin n’en a que plus de vigueitr.Elle est au surplus très raisonnable.Tl existe, par centaines, surtout dans certains quartiers ’de Montréal, des magasins de fruits, de crème à la glace, de bonbons et de pâtisseries tenus avec une malpropreté révoltante.Ainsi, les fruits sont exposés, toute la journée, en plein soleil, à l’extérieur de la boutique, des milliers de mouches y touchent, et la poussière de la rue les recouvre d’une épaisse couche poudreuse.Les pâtisseries, mises à la montre sans être protégées par quoi que ce soit contre les mouches et la poussière, absorbent des milliers de microbes, des germes de toutes les maladies, et puis.des clients les achètent, les servent sur leurs tables et s’étonnent ensuite d’être malades, peu d’heures après l’ingestion de tels aliments.La crème à la glace, dans de petits restaurants, se prépare dans des réceptacles sales, avec des ingrédients non moins malpropres, des enfants achètent ce mélange dont un singe ne voudrait pas, et s’en délectent.A maintes reprises, des analyses chimiques de crème à la glace vendue par les rues, aux enfants, ont révélé les procédés de fabrication malpropres de cette friandise ainsi offerte par des vendeurs ambulants ou de petits boutiquiers.Plusieurs de ceux-ci ont été mis à l’amende, mais ce commerce nuisible se continue.Et Dieu sait ce que mangent en réalité les gamins que l’on rencontre autour de certaines échoppes avec, à la main, des cornets pleins d’une substance fondante.Le petit commerce, des bonbons vendus au sou est aussi maintes fois fait avec le plus déplorable souci de l’hygiène.Des enfants croquent à belles dents des dragées ou des friandises faites on ne sait comment, teintes de couleurs multicolores, fabriquées dans des locaux malpropres, et sur lesquelles les mouches se sont promenées à loisir, dans les petites boutiques où l’on en fait le commerce.La ville n déjà pris certaines mesures pour donner un peu le souci de l’hygiène et de la propreté à ceux qui fabriquent ou vendent tontes ces friandises.Il faut croire que ces mesures sont insuffisantes, puisque, chaque jour encore, au rebord clés rues, l’on voit, à la montre, sans être protégées d’aucune façon contre les mouches et la poussière, des fruits, des pâtisseries, des bonbons et des friandises de toutes sortes.Il n’y a pas de doute que l’extrême rapidité avec laquelle s’accroissent l’étendue et la population de la ville de Montréal, et l’afflux d’immigrés venus de toutes les parties du monde, et qui, pour un certain nombre, n’ont jamais entendu parler d’hygiène et de propreté avant de débarquer au Canada, sont des causes directes de eet état de choses.Car un grand nombre des échoppes malpropres contre l’existence desquelles l’on a protesté, hier, au conseil municipal de Montréal, sont la propriété d’immigrés qui n’ont que de l’ignorance ou du dédain, pour les règlements municipaux existants.L’on parle beaucoup de la mortalité infantile, considérable à Montreal, et qu’il faudrait diminuer.La pureté du lait et des aliments servis aux enfants, l’amélioration des logis ouvriers, la création de nouveaux parcs et de nouveaux terrains de jeux, le nettoyage des ruelles encombrées de déchets, véritables foyers d’infection, tout ceci, certes, améliore et doit améliorer l’état de choses existant.Mais il faudrait aussi poursuivre une campagne d’assainissement, dans les petits boutiques où les enfants vont si souvent acheter pour un ou deux sous de fruits, de bonbons, de crème à la glace, ou d’autres friandises.Et si, comme l’a dit l’un d’eux, les éche-vins ne voudraient pas laisser un chien ou un pourceau manger dans de telles boutiques, ils ont le devoir d’insister de toutes leurs forces pour que la ville prenne des mesures de rigueur contre les propriétaires de ces échoppes malpropres où un grand nombre des enfants montréalais vont chercher de quoi satisfaire leur gourmandise.A nos écbevins donc d’encourager et de seconder, chacun dans son quartier, la campagne entreprise pour la propreté et l’hygiène de Montréal par le bureau de sauté municipal.Georges PELLETIER.LIVRES FRANÇAIS Nos compatriotes qui vont en Eu-rbpe apprendront sans doute avec plaisir qu’à la suggestion de M.Hone, de l’agence Hone et Rivet, la Cie Allan a fait ajouter à la bibliothèque de ses principaux paquebots une série de livres français choisis parmi les meilleurs auteurs en histoire, littérature, science et arts.Nos félicitations à l’auteur de la suggestion et à la compagnie qui a su l’apprécier, M.BELCOURT ET M.EVANTUREL Répondant au News qui voulait tenir responsables de l’élection île M.Evanturel, l’Association d’Educa-tion et M.le sénateur Belcourt, M.Dumont rappelait l’autre jour que les chefs de l’Association et M.Belcourt ont, au contraire, tout fait pour empêcher cette élection.Des renseignements particuliers nous permettent de préciser encore le rôle tenu par M.Belcourt.Celui-ci a usé de toute son influence pour empêcher le choix de M.Evanturel comme candidat, à la convention liberale.Plus tard, il a fait, verbalement et par écrit, des instances auprès de ses amis personnels pour qu’ils votent contre M.Evanturel.Il a demandé la même chose aux Canadiens-français en général, leur disant que, du point de vue des intérêts français, la réélection de M.Evanturel serait chose déplorable.Si, pour des raisons particulières et grâce à l’imbroglio provoqué par les trois candidatures Pharand, Sé-nécal et Evanturel, la minorité des électeurs de Prescott (1,790 sur 4,-129 votants) a élu M.Evanturel, ce n’est sûrement pas la faute de l’ancien président de l’Association d’E-ducation.LE CENTENAIRE CARTIER Le comité du centenaire Cartier vient de recevoir la série de cartes postales illustrées qu’il a fait éditer à l’occasion de la célébration prochaine.La série comprend dix cartes de vues différentes : édifices du parlement fédéral, hôtel de ville de Montréal, Cartier, Cartier et ses deux filles, la maison où il est né, monument Cartier, le premier convoi partant pour l’Ouest, le pont Victoria, etc.La série se vend 25 sous, aux bureaux du centenaire Cartier, 107 rue Saint-Jacques.UN ROMAN ~~ POUR 3 SOUS Le bon spécial, inséré samedi dernier dans le “Devoir", apporté à nos bureaux.43 rue Saint-Vincent, avec 3 sous, donnera droit à un exemplaire de l’un des romans suivants, au choix: “la Force de Vaincrè”, par Edmond Coz; “le Docteur Quentin”, par Antoine Roum; “Notre Frontière”, par Paulin Comtat.Pour recevoir le roman franco, il faudra nous adresser le coupon, plus 6 sous pour couvrir le prix de la brochure, plus les frais d’emballage et d'expédition.Ces romans, qui peuvent être mis entre toutes les mains, offrent un très vif intérêt.Tout le monde voudra se les procurer aux conditions exceptionnelles auxquelles nous les offrons.Il paraîtra tous les samedis, jusqu'i nouvel ordre, un bon spécial qui donnera droit, aux conditions ci dessas, à un ropian complet.* LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 8 JUILLET 1911 VOL.V.— No.158 ( r CHRONIQUE RELIGIEUSE LA SEANCE DU CONSEIL ROME ET LE MONDE - ELLE EST REMARQUABLE PAR LE CALME QUI Y REGNE.— MORT DE MGR MALLERET Paris, 8.—On annonce la mort de Mgr Malleret, évêque de la Marti-jiique.* Le prélat est décédé dans sa famille, à Servant,- où il était rentré pour se reposer, il y a trois semaines seulement.Ses obsèques ont eu lieu à Servant.Mgr Malleret, gui appartenait, comme tous lès éveques de nos colonies, à la Congrégation des Pères du Saint-Esprit, était né à Servant, diocèse de Clermont, le 17 juillet 1865.Il fit ses études à l’établissement de Cellule et au Séminaire français à Rome.Il fut d’abord professeur à Beauvais, puis à Suse.Envoyé comme missionnaire à la Martinique, nommé archiprètre de File Marie-Galante, il y déploya de telles qualités apostoliques que le 2 février 1912 il fut élu évêque de ce diocèse, en remplacement de Mgr de Corniont.Le 19 mars, il était sacré à Rome, au Séminaire de Santa-Chiara par le cardinal Merry del Val lui-même.PERTE D’UN SOUS-MARIN LE “ CALYPSO ”, DE LA MARINE FRANÇAISE, A ETE COULE PAR UN TORPILLEUR PENDANT LES MANOEUVRES A TOULON.Toulon, France, 8.— Le sous-marin français “Calypso” a été coulé par le torpilleur “Mosqueton”, pendant les manoeuvres.L’équipage du “Calypso” a été sauvé.On croit qu’il sera impossible de relever le sous-marin, à cause de la profondeur de Teau, à l’endroit où il a coulé.Le “Calypso” était à la surface lors de la collision, et presque tout l’équipage était sur le pont, trou a été fait dans le côté du sous-marin, qui a sombré en quelques minutes.La mer était grosse, mais les autres navires de guerre sont venus au secours des naufragés, en exécutant de périlleuses manoeuvres.Le “Mosqueton” a été endommagé et a été ramené au port.L’amiral, qui commandait l’escadre a ordonné.une enquête.LE TUNNEL DU SIMPLON UN RUISSEAU SOUTERRAIN LT-NONDE A TRAVERS LE MUR DE SOUTENEMENT.Brigue, Suisse, 8- — Ce tunnel du Simplon a été inondé hier par un ruisseau souterrain, qui s’est infiltré à travers le mur de soutènement et a inondé le tunnel par deux pieds d’eau.Un train a déraillé, au milieu du tunnel mais personne n’a été blessé.Les passagers ont dû faire plusieurs milles à pied pour se rendre à Iselle.Les ouvriers réparent la voie et enlèvent l'eau.On espère que le trafic sera rétabli demain.¦ -#.-— UN CAS EMBARASSANT CDe notre corresnondant) Québec, 8.— Comme le “Devoir” l’annonçait brièvement hier, Mme Annie Langstaff, de Montréal, graduée de .l’Université McGill, s’est vu refuser hier, par le bureau des examinateurs du Barreau de la Province de Québec, le droit de se présenter pour subir les examens de l’admission à la pratique du droit.Les examinateurs étaient quelque peu embarrassés sur la position à prendre relativement à l’admission d’une femme comme candidat car c’est la première fois dans l’histoire du barreau que le cas se présente.Le.cas fut longuement discuté et ce qui servit à compliquer l’affaire .c’est que Mme Langstaff est mariée et par conséquent légalement soumise au contrôle de son mari.Etant admise à la pratique du droit, elle serait appelée à entrer en relations professionnelles avec des clients tout en étant sous ce contrôle.Dans les circonstances, les examinateurs ont considéré que la législature seule pouvait, en amendant la loi, faire disparaître l’objection qui se présente à l’admission de Mme Langstaff au Barreau.M.Jacobs, de Montréal, dans le bureau duquel Mme Langstaff a étudié le droit, a déclaré qu’il en appellera aux tribunaux au moyen d’un mandamus pour obliger le barreau à faire subir à Mme Langstaff les examens nécessaires et à émettre Ses certificats lui permettant de pratiquer le droit.La législature sera sûrement saisie de la question à la prochaine session.•-«- CONDOLEANCES PROJETS DE REGLEMENTS.— POUR L’HYGIENE.— HOCHE-LAGA MAL DESSERVI \ PENSION AUX EMPLOYES Le conseil a tenu, hier après-midi, une courte séance, au cours de laquelle, cependant, le quorum a souvent fait défaut.Les échevins avaient devant eux trois rapports du bureau des commissaires seulement.Par un de ces derniers, la Compagnie des Tramways est autorisée à construire une voie rue Bernard.L’échevin Larivière commença par demander la remise à huitaine, alléguant que dans son quartier il avait demandé de semblables améliorations sans qu’elles lui soient consenties.L’échevin Turcot, représentant du quartier Laurier, où passe la rue Bernard, s’interpose et implore son collègue de laisser son quartier bénéficier de cette voie depuis si longtemps demandée.M.Larivière se désiste chevaleresquement.MM.Lapointe (L.-A.,) et Houlé amendent ensuite le rapport à l’effet de demander à la compagnie de poser en outre une voie allant de la rue Saint-Denis à la gare du Mile-End.L’amendement a été voté.POUR L’HYGIENE Au cours de la séance, l’échevin de Saint-Louis a fait aux commissaires une demande par.un écrit d’une importance primordiale, pour l’hygiène.M.Blumenthal prie le directeur de la nolice et le médecin hygiéniste en chef de bien vouloir faire une inspection de certaines maisons faisant le commerce de bonbons et.servant des repas et des rafraîchissements qui sont tenues au mépris de toutes les lois de l’hygiène et de la propreté.Il demande de plus s’il n’y aurait pas moyen, après l’inspection demandée, de faire fermer ces commerces qui sont un danger pour la santé publique.HOCHELAGA MAL DESSERVI M.Chartrand interpelle ensuite les commissaires au sujet de certaines rues dans le quartier Hochela-ga dont on a commencé le nivellement sans l’achever et mû sont dans un état dégoûtant.Les commissaires ont promis de faire pousser les travaux.M.T .étourneau propose ensuite en première lecture un projet de règlement interdisant la construction de maisons d’habitation dans les fonds de cour et les ruelles alors qu’un autre édifice a front dans le même lot sur la rue principale- Ce règlement a été retiré à la demande de ses collègues, afin que l’on s’entende pour préparer un règlement qui rende impossible la construction de maisons insalubres et dispose ainsi de toute la question.PROJET DE M.G.MENARD Un projet de règlement de l’éche-vin Ménard propose de supprimer la pension maxima de 83,000 è payer aux employés municipaux et de' remplacer simplement par les mots “pas moins de trois cents dollars (8300)”, afin que les vieux employés qui le méritent puissent toucher une pension de plus de trois cents dollars.-#—- DEUX ASSEMBLEES LIBERALES Mégantic, 8.—- Samedi soir à huit heures avait lieu dans la salle publique une assemblée d’électeurs convoqués par les organisateurs et chefs libéraux du comté.M.A.Bécigneul, avocat de Mégantic, présidait la réunion.Les orateurs furent MM.A.B.Hunt, ancien député de Compton, Dr Grégoire, député actuel, Oscar Gladu, ancien député de Yamaska, et Geo.H.Boi-vin, député de Shefford.M.Hunt attribua à l’administration Borden le coût élevé do la vie; le Dr Grégoire fit l’éloge de l’adim-nistration Gouin et de ses nombreuses dépenses; M.Bol vin attaqua la politique de contribution de M.Borden et vanta la marine canadienne préconisée par sir Wilfrid, tout en décochant du sarcasme au grotesque Sam Hughes, et M.Oscar Gladu s'est attaqué au “cadeau” de 45 millions fait par le gouvernement Borden au Canadien Nord.U attribue la défaite de 1911 à la fausse indépendance des nationalistes Pelletier, Nantel, Rainville et autres qui ont changé de couleur devant le picotin.La Patrie, 8.— Une assemblée libérale eut lieu après la grand’mes-se dimanche.Beaucoup d’électeurs des paroisses voisines y ont assisté outre ceux de La Patrie.La réunion était présidée par M.P.N.Gariépy, marchand de La Patrie.Les principaux orateurs furent les suivants : MM.A.B.Hunt, Geo.Scott, M.P.P., Geo.H.Boivin, député de Shefford, Oscar Gladu et J.Nicol, C.R.-*- A une assemblée des officiers de la maison Lymburner Limited tenue le 3 juillet, 1914, et à laquelle étaient présents MM.Ed.Halley, J.A.Duplessis, C.E.Migneron, S.Cofsky, C.Kermode, F.Bézier, J.Guérin et C.F.Lacroix les résolutions suivantes ont été unanimement adoptées.Que les officiers de Lymburner Limited ont appris avec regret la mort prématurée de M.H.N.Lymburner, ancien associé de la maison et frère de M.L.M.Lymburner, président de la Compagnie.Que nos sincères sympathies soient offertes à Madame H.N.Lymburner et à M.L.M.Lymburner pour la perte cruelle qu’ils viennent d’éprouver et qu’une gerbe de fleurs soit déposée sur la tombe du regretté défunt.Que copie des présentes résolutions soit adressée ù Mme H.N.Lymburner, à M.L.M.Lymburner et aux journaux.Pour le comité; C.F.LACROIX.AU CONSEIL DE WESTMOUNT Le projet du Pacifique Canadien de doubler sa voie a travers 'West-mount n’a pas évidemmeYit plu aux propriétaires de l’avenue Prospect, qui ont envoyé une délégation devant le conseil de Westmount, hier soir.L’échevin L.H.Boyd prit la parole pour les propriétaires et s’opposa à la cession du petit parc triangulaire entre l’avenue Prospect et la voie ferrée.Le maire McKergow a décl'aré qiic l’on n’empiètera ni sur le parc ni sur la rue, et les visiteurs se sont retirés satisfaits, en faisant remarquer cependant que le rapprochement de la voie ferrée dépréciera la valeur de leur propriété.Le maire a assuré M.Boyd que le conseil municipal ne déciderait rien sans l’avertir.AU CONGRES DES MEDECINS UN TRAVAIL DU DR GORDON MUNDIE AU SUJET DE LA DEPRESSION MENTALE CHEZ LES JEUNES CRIMINELS.Saint-Jean, N.-B., 8.—- Dans un travail qui a été lu hier à l’ouverture du congrès de la Canadian Medical Association, le Dr Gordon Mun-die, de Montréal, qui a étudié les maladies mentales en Europe, a affirmé que 48.27 pour cent des garçons détenus à la ferme de Shaw-bridge étaient affectés de dépression mentale.Le Dr Mundie, dans son travail lu par le Dr C.K.Russell a blâmé le système judiciaire actuel qui prend connaissance du crime et non du criminel pour établir par son état mental le degré de sa responsabilité.Il est noté dans ce travail qu’aucun médecin n’est attaché à la cour des jeunes délinquants à Montréal et que ceux-ci sont expédiés à Shawbridge dès que leur culpabilité physique est établie.Le Dr Mundie, ayant fait l’examen des 87 détenus de la ferme Shawbridge d’après le système Binet-Simon, a trouvé que 42 étaient mentalement affectés, 20 étaient normaux et 22, de un à trois ans en dessous de leur âge pour le progrès mental.Déplus, l’examen fait par le Dr Dorval a montré que la plus grande partie de ces garçons souffraient des amygdales, des adénoïdes ou d’autres maux de gorge, du nez ou des oreilles.Une large proportion de ces enfants étaient des immigrants ou des enfants d’immigrants qui ayant annris la langue du pays plus rapidement que leurs narents se sont soustraits au contrôle de ceux-ci.Le Dr Mundie déclare que plusieurs de ces enfants anormaux ne devraient pas être libérés parce qu’ils deviendront une charge â la communauté et finiront au pénitencier.Le Dr Mundie propose terminant nue l’on s’occupe beaucoup nhis du problème des enfants mentalement arriérés, qu’un examen plus sévère de l’état mental des immigrants soit fait à leur arrivée au nays, que l’on s’occupe dans les écoles du triage des enfants arriérés par un examen médical efficace, ce qui est trop ou tout à fait négligé actuellement.Si l’on veut empêcher l’érection de grands pénitenciers, conclut lé docteur Mundie, il faut établir des institutions spéciales oour avoir soin des enfants mentalement arriérés.Trois cents médecins assistent au Congrès dont tout le travail se fait par des réunions de sections.Le Dr H.W.Hill secrétaire de la Minnesota Publie Health .Association, a étonné ses auditeurs par un discours pour prouver que la malpropreté n’entraîne pas nécessairement la maladie.Hier soir, il y eut une assemblée publique et des discours de bienvenue furent prononcés par le maire de Saint-Jean et M.J.D.Hazen, ministre de la Marine et des Pêcheries.-4—- LES EPICIERS DE MONTREAL EN PIQUE-NIQUE Aujourd’hui a eu lieu le 35ème pique-nique annuel des épiciers de Montréal à Cornwall, Ont.La journée s’est passée dansâtes divertissements les plus variés, et Ton peut dire que la fête champêtre de cette année constituera un succès sans précédent pour l’association.Voici le programme des jeux; Course de 15 verges, ouverte aux présidents des différents comités.Course de 150 verges, ouverte aux membres des comités, lus présidents exceptés.Course de 200 verges, ouverte aux voyageurs de commerce en épicerie de Montréal, ne faisant pas la livraison.Course de 150 verges, ouverte aux hommes pesant 200 livres et plus.Course de 200 verges, ouverte aux voyageurs ayant rapport avec l’épicerie, les concurrents de la course précédente exceptés.Course de 50 verges, ouverte aux femmes mariées- Course de 75 verges, ouverte aux jeunes filles de 12 ans et plus.Course de 150 verges, ouverte aux jeunes garçons de 12 à 20 ans.Course de 150 verges, ouverte aux épiciers, membres de l’associa- tion.Course de 200 verges, ouverte â i tous les excursionnistes.Et enfin course de 150 verges, ouverte aux commis épiciers.Plus de cinquante magnifiques prix ont été distribués aux heureux concurrents.Tl y eut aussi deux pris de danse; l’un offert par M.J.Gascon, président du comité, une lampe électrique; et l’autre, offert aux dames par “Le Prix Courant”.Les fleurs offertes aux dames et aux demoiselles étaient dues à la générosité du président général, M.G.-A.Archambault.Un grand banquet a été offert, en plus, à midi, à tous les excursionnistes.Etaient membres du comité de ce banquet : MM.G.-A.Archambault, président ; O.Fournier.J.-O.Pesant, C- Cusson, D.Ln-chninfu R.Dêsautels, A.Snrrazin.N.et .T.-E.Sansregrrt, J.-TT.Depelteau et J.-A.Brodeur.-—*- EN ROUTE POUR LE GROENLAND SainKTean, Terreneuve, 8.— Le Il était âgé de 25 ans et téait chef revenu américain, est arrivé ici en route pour une inspection des banquises dans le Groenland.-*- ARRETE POUR DETOURNEMENT New-York, 8.— Jose Antonia Bo-lano, commis de banque, à la Havane, employé â la succursale de la Banque Royale a été arrêté â bord du “Saratoga”.11 aurait détourné des fonds au montant de $3,800.EXPERIENCES INFRUCTUEUSES L “AMERICA” ECHOUE DANS LES TENTATIVES D’ENVOLEES FAITES HIER A HAMMONDSPORT.Hammondsport, N.Y., 8.— Deux expériences infructueuses ont été faites hier avec T“America”.L’hy-droplane n’était pas assez puissant pour soulever la lourde nef de la surface de Teau.Les experts aviateurs se sont réunis dans la soirée pour décider s’il ne serait pas préférable de changer le's pontons Langley.Assistaient à la.conférence MM.Gfenn H.Curtiss, le lieutenant Porte, George Hallett, Dr A.F.Zahm, le lieutenant J.H.Powers, le capitaine Osborne et le Dr C.M.Olmstead, inventeur des moteurs de T“America”.Avant son départ pour Saint-Jean le lieutenant Porte doit faire d’autres expériences et si elles sont satisfaisantes on gardera les pontons Langley.Hier matin, l’“America” a survolé sur une longueur de 100 verges avec une pesanteur de 1,400 livres à bord.LES HINDOUS S’EN IRONT ILS ONT DECIDE DE RENONCER A LA LUTTE ET LE “KOMAGA-TA-MARU” PARTIRA À LA FIN DE LA SEMAINE.Vancouver, C.-A., 8.— Guidit- Singh et son “comité de sûreté”, sur le “Komagata-Maru” ont consenti à abandonner leur lutte pour obtenir le droit d’entrer en Canada.A la fin de la semaine, on verra probablement le vapeur japonais lever l’ancre et ramener pour toujours à leur pays natal, ses trois cent cinquante passagers orientaux.II est certain qu’il y a eu une entrevue, ce matin, sur le navire, entre W.D.Ladiner, représentant du gouvernement canadien, M.Bird; avocat des Hindous, et M.W.C.HopkinsOn, inspecteur du département de l’immigration en Canada.Guidit-Singh et son comité ont consenti à ne plus exiger une commission d’enquête, et ont déclaré que- le gouvernement pouvait publier tout de suite une ordonnance de déportation.Ils ont compris qu’une enquête sur le cas de chacun des trois cent cinquante passagers du “Kofnagata-Maru” les retiendrait inutilement pendant de longues semaines.Us devront maintenant retourner ’ en Orient.Leur situation est, d’ailleurs, désespérée.Le comité des Hindous de .Vancouver refuse de leur fournir de nouvelles provisions- Les Hindous de terre déclarent qu’ils n’ont plus d’argent.La situation des Hindous sur le “Komagata Maru” est des plus pénibles.Les ponts sont mal entretenus et la pesté est à la veille d’éclater.Les fonctionnaires d’immigration «réparent l’ordonnance de déportation générale.On se préoccupe beaucoup de la question des vivres.On croit nue le gouvernement canadien viendra au secours des Hindous, qui n’ont aucun argent.LES PONTS SUR LE C.P.R.Sur une voie transcontinentale telle que celle du C.P.R., passant à travers un pays aussi accidenté que Test le Canada, il est évident que la construction des ponts a toujours joué un rôle important dans l’organisation de cet important système de transport.Aussi sur le parcours de la ligne, de Halifax à Vancouver, parmi les centaines de structures métalliques qu’il a fallu ériger pour traverser les nombreux ravins et rivières qui sillonnent notre pays, se trouve-t-il des ponts que Ton peut comparer avec les plus fameux de l’univers.De ceux-ci, nous citerons le pont d’Edmonton sur la rivière Saskatchewan-Nord, long de 2,550 pieds, pesant 17,204,146 livres et érigé au coût de $1,400,000; il porte une voie double pour les trains, une autre voie double pour les tramways et peut accommoder les piétons et les véhicules.Le pont d’Outlook sur la rivière Saskatchewan-Sud, long de 3,004 pieds, pesant 5,737,000 livres et complété en octobre 1912 au coût de $900,000.Celui de Laehîne sur le Saint-Laurent, long dé 3,657 pieds, pesant 28,462,931 livres et terminé en novembre dernier seulement, au coût de $2,000,000, à part le vieux pont qui était à voie simple et qu’on a remplacé par un pont à voie double complètement neuf.Au pont de Lachine, on a employé 3,500,000 rivets pour réunir les morceaux de fer et il a fallu 3,500 wagons pour transporter le matériel nécessaire à son érection.Enfin nous nommerons le viaduc de Lethbridge sur la rivière Belly, le plus long et le plus haut de tous les ponts du C.P.R.; il a 5,327 pieds et s’élève, à 314 pieds au-dessus de l’eau; il pèse 25,000,000 de livres et a coûté $1,500,000.Il est supporté à cette hauteur prodigieuse par 33 immenses tours d’acier.Ces ponts forment des chaînons indispensables à la circulation rapide des trains, soit en évitant de longues courbes, Soit en éliminant d’autres ponts de moindre importance, comme par exemple celui de Lethbridge qui raccourci la ligne de 5.26 milles, réduit la rampe de 1.2%, exempte 37 courbes et 20 passerelles de bois.La compagnie a dépensé des millions dans ces constructions gigantesques, mais par ces sacrifices d’argent.elle a contribué à porter encore plus haut la réputation de son magnifique réseau.•—— -t-*>- CROISIERE IMPERIALE (Servie* de la Presse Associée-) Kiel, All., 7.— L’empereur Guillaume s’est rendu ce matin à bord du yacht impérial “Hohenzollern” et est parti immédiatement pour j faire sa croisière annuelle le long de la côte de la Norvège.PRESQUE DANS LES CONVULSIONS PAR SUITE DE SERIEUSES INDIGESTIONS.“FRUIT-A-TIVES” M’A GUERIE.NEWBURY, Ont., 29 mai 1913.“Je ne suis pas une forte consommatrice de médecines et de remèdes brevetés, mais j’ai pris tout ce qui est recommande contre l’indigestion et la constipation.“Je souffrais tellement de graves indigestions que j’étais presque en convulsions et que Ton devait me tenir.J’ai employé "Fruit-a-tives” et n’ai pas eu aucune autre attaque ni souffert d’indigestion depuis.“Fruit-à-tives” est le seul des remèdes que j’ai employés qui m’ait fait du bien et je lui suis reconnaissant de m’avoir rendue aussi bien portante qu’aujourd’hui, et chacun sait que je parais en parfaite santé.” Mon mari aime beaucoup “Fruit-a-tives” et en prend chaque fois qu’il a besoin d’un remède contre la constipation.Mme D.McRAE.“Fruit-a-tives” est vendu par tous les marchands à 50c la boîte, 6 pour $2.50, boîte d’essai 25c, ou envoyé à n’importe quelle adresse sur réception du prix par Fruit-a-tives, Limited, Ottawa.TROIS PECHEURS SE NOIENT Paqueock, Conn., 8.—Trois membres d’un parti de pêcheurs se sont noyés dans la rivière Farmington, de bonne heure, hier matin, lorsque leur embarcation a chaviré sous l’impulsion que lui a donnée un des membres du parti qui avait l’intention, d’après le survivant, de se noyer.Les noyés sont Michale Mi-telenonus, âgé de 30 ans : John Wa-tyusky, 22 ans, et William Zata-zatski, 37 ans.Le survivant est John Sickamus et c’est de lui que les autorités apprirent les détails de la triple noyade.D’après la version donnée par le survivant, les quatre hommes montèrent à bord de Tembarcation un peu après minuit.Tous avaient copieusement bu.Un peu plus tard, Zatazatski, criant qu’il voulait se suicider, s’élança dans les flots.Ses compagnons, au prix d’efforts énergiques, parvinrent à le hisser à bord ; mais il sauta de nouveau dans Teaü, et cette fois, il fit chavirer Tembarcation et tous les occupants furent précipités dans les flots.Bien que Teau à cet endroit ne soit profonde que de sept pieds, Sicka-manus put seul regagner le rivage.Ses trois compagnons se noyèrent.McVEITY CONTRE LES BUVETTES Ottawa, 8.—Le maire McVeity a, hier soir, publié une ordonnance enjoignant aux chefs de départements de Thôtel de ville de donner avis à leurs subordonnés qu’on ne tolérera plus l’ivrognerie parmi les employés de la corporation.L’ordre du maire déclare que tout employé ou chef de département qui entrera dans une buvette sera puni.L’ordonnance affecte les employés en congé comme ceux qui sont en devoir.PARC LAFONTAINE Ce soir, mercredi, à 8 h.15, l’Harmonie de Montréal, sous la direction de son chef, M.Edmond Hardy, exécutera le programme suivant : 1.—Marche française.Register 2.—Mazurka norvégienne .Garnie 3.—Ouverture—Le Tambour de la ’ [Garde.Titl.4.—-Valse—Jolly Fellows.Vol.5.—Solo de cornet—O Canada, mon pays, mes amours —J.B.Labeile (arrangé par Edmond Hardy).Soliste, M.L.E.Gagnon.6.—Fantaisie — Les Cloches de [Corneville.Planquette 7.—Invitation à la Gavotte.Czibulka 8.—Valse—Dollar Princess.Falls 9.—P'antaisie—Souvenir de Nice.[Volpath 19.—Allegro militaire.Bermet GUIDE POUR LE VOYAGEUR Un guide très utile, intitulé “A travers le Canada”, superbement illustré et imprimé en deux couleurs, vient justement d’être publié par M.W.A.Cooper, gérant du service des wagons-restaurants et dortoirs du C.P.R.Ce guide ne concerne qu’un chemin de fer, mais comme celui-ci s’étend sur tout le Dominion, le territoire décrit comprend les provinces entre Halifax, Nouvelle-Ecosse et Skayway, Alaska.Le guide qui a plus de cent pages, est abondamment illustré de magnifiques dessins à la plume, auxquels deux artistes ont été occupés pendant plus d’un an.Une douzaine de cartes Sectionnel-les font de ce pamphlet un ouvrage de première importance pour le touriste.- UN NOYE INCONNU Ce matin, à 7 heures, un M.E.Rousseau a trouvé un noyé au pied de la rue Papineau.Le cadavre n’a pas encore été identifié.-#- INCENDIE DE $100,000 Fort Wayne, Ind., 7.—Un incendie qui a détruit, hier, l'édifice de la H.Pfeiffer & Sons Co., a causé des dommages évalués à $100,900 dont $70,000 en stock.ACCUSE DE LIBELLE T.H.Dickinson, rédacteur du “Financial Times”, accusé de libelle, comparaît cet après-midi pour enquête préliminaire.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS AUBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.¦ S’ad.Molers Barber College, 62D.Boulevard St-Laurent.Montréal.33-26 POSITION DEMANDEE.Commis de douane, 10 .années d’expérience, accepterait position comme commis de douane; de bureau ou cais -sier.Bonnes référence^.Emile Fournier, 525 Saint-Pau!.A VENDRE A VENDRE.— Acheteurs et vendeurs, désirez-vous vendre ou acheter un hôtel, magasins de toutes sortes, épiceries, vues animées, maisons meublées pour louer des chambres, et tout autre commerce, voyez Jean Castelli, 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On sait, désormais, pourquoi les “ managers ” du Zeppelin sont en déficit de 250,000 marcs.-«- DES COURSES D’AUTO Des courses d’autos auront encore lieu dimanche prochain, au parc Delorimier.Nous y verrons de grosses machines alignées contre la Mercer de 60 H.P., de Jack Laviç* lotte.Martineau, Cleghorn.Da'vl^ Work, etc.démarreront dans des épreuves de motocyclettes.-«- FORBAN XXe SIECLE (Service de la Presse Associée) Windsor, Ont., 7.— Verne De-neau est un pirate nouveâq genre.Embarqué sur un paquebot de la D.& C.Co., allant de Cleveland à Détroit, il réussit à gagner la confiance de plusieurs passagers qui le reçurent dans leur cabine.Pendant que ces derniers dormaient, il leur enleva de fortes sommes d'argent puis disparut tout à coup.Après des recherches minutieuses, les passagers trouvèrent enfin le forban cache derrière d’énormes fauteuils dans la tabagie.A l’arrivée du paquebot à Détroit, Deneau était remis entre les mains de la police. VOL.V.— No.15ft LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 8 JUILLET 1914 T COMMERCE ET FINANCE LE TRAM.POWER GRJMPËASÔ L’animation renaît dans les milieux financiers.—La cote semble vouloir s’orienter vers la hausse.— Le Laurentide est à 181.— Le Shâwinigan se fixe à 136.— Le Pacifique Canadien s’alourdit.—L’emprunt français.—Le congrès de l’Association des Epiciers en Gros.— Informations sur Wall Street.— L’immeuble.— Nouvelles diverses.Un fort mouvement d’échanges circule autour de la valeur hors-1 ste Tramway-Power qui continue sa marche ascendante, passant à 50 au cours de la séance de ce matin.L’activité est grande dans les milieux financiers et la fièvre va, augmentant.Le parquet de la Bourse de Montréal, centre de la spéculation, se ressent de cette poussée violente et le volume des affaires s’accroît, et des bénéfices sont réalisés.Les nouvelles, qui arrivent discrètement de l’entente se négociant entre la Compagnie des Tramways et le C*iseil Municipal, encouragent, fortifient et accentuent la marche des transactions.Une réaction momentanée était pourtant à prévoir, mais elle n’a pas encore eu lieu.D’une manière générale le ton du marché est assez élevé, tout eçi en donnant accès à certains tassements de la part de titres d’une importance incontestable.Par exemple le C.P.R.subit un recul appréciable, marquant 193 3-4, contre 194 1-2.Le Brazilian, qui cotait hier, 77, est également descendu à 76 1-2.Le Power perd un demi-point à 232, tandis que le Laurentide passe de 180 à 181, et le Shawinigan s’inscrit en progrès à 136.Le Toronto s'e traite à 128.Le Winnipeg Electric était à 190.Le Détroit s’est fixé à 68.Dans le compartiment des valeurs industrielles le Ames-Holden est demeuré sans changement à 10, et le Textile se tient bien à 70 1-2.Le Cement est faible à 30.Les dépêches nous apprennent qu'à New-York les parts New Haven ont été en vedette à l’heure des premières transactions, par suite de la nouvelle que le gouvernement se propose de poursuivre les procédures de dissolution contre la société.Le stock a baissé de plus d’un point, sans atteindre le dernier bas prix.Dans les autres groupes, la fluctuation comprend des gains et des pertes sans importance.Certaines actions de tout repos étaient encore la proie des baissiers, avec un déclin notable du Missouri Pacific à 47 1-2, soit une perte de 2 1-2 points, alors que la dernière amélioration du Denver a abandonné un point.LE CONGRES DES EPICIERS L’ASSOCIATION DES EPICIERS EN GROS DE LA PUISSANCE FAIT L’ELECTION DES MEMBRES DE SON CONSEIL.— M.H.B.GORDON, DE WINNIPEG, EST PORTE A LA PRESIDENCE.L’assemblée annuelle de l’Association des Epiciers de la Puissance a eu lieu hier.Avant de procéder à l’élection des officiers on a créé un comité spécial avec fin de promouvoir les intérêts généraux du commerce au Canada.Ce comité se compose de.MM.H.C.Beckett, d’Hamilton, Ont.; Hugh Blain, de Toronto; Fred.T.Smye, d’Hamilton; Zéphirin Hébert et Armand Chaput, de, Montréal.Deux réunions eurent lieu, l’une le matin et l’autre l’après-midi.A chaque assemblée on a discuté les affaires de routine.L’élection a donné le résultat suivant: Président, M.H.B.Gordon, de Winnipeg; vice-présidents, MM.Armand Chaput de Montréal, et F.T.Smye, d’Hamilton; R.R.Wilson, de Winnipeg; Lloyd Newburn, de Cal-gary; S.C.Burton, de Régina; J.D.P.Malkin, de Vancouver et W.C.Cross de Saint-Jean.Tous ces messieurs sont les représentants d’une province de la Confédération.L’IMMEUBLE Parmi les quarante-six transactions immobilières enregistrées hier, la plus considérable a été la vente de Tangle nord-ouest des rues Saint-Viateur et Jeanne Mance, par M.Luc Massé à MM.Malke, Saxe, Michael et autres, pour la somme de $60,000.L’Hôpital Maternel de Montréal a acheté de Henry-Jacques Tellier la partie sud-est du lot 77 et la partie nord-ouest du lot 78, faisant face rue Sainte-Famille, eJ portant le numéro civique 93.Cette propriété est adjacente au terrain de Thôpital et a été payée $42,000.Louis Liebovitz a vendu à L- San-ro la partie sud-est du lot 1203-17 Saint-Jacques, et les Nos 1203-18 et 19.moins une portion située rue Rerri, mesurant 47 x 85 pieds, pour $13,000.J.A.Mathewson à W.B.Mathew-son et autres, les lots 1898-9 et la partie sud-est du No 1883 Sainte-Anne, rue McGill, pour $1 et autres considérations.La succession James Robertsen à la Montreal Wool Stock Co., représentée par Louis Leipsiz et autres, la partie du lot 1652, rue Sainte-Anne, Nôs 86 à 92, $21.492.Charles N.Gould à Mme H.Maurice Scott, le lot 1780 Saint-Antoine avec bâtisses rue Peel, pour $28,-000.M.A.Panneton à Jean Versailles, la partie sud-est du lot 221-46, Paroisse de Montréal, faisant face ave Lansdowne, Westmount, et mesurant 30 pieds 6 pouces par 115 pieds, ainsi que la maison ave Lans-doxvn portant le numéro " civique 632, pour $17,000.________ BOURSE DE* L’IMMEUBLE Aberdeen Estâtes .Bellevue Land Co.Beaudin Ltée.Bleury Inv.Co.Caledonian Realty, Com.Can.Cons.Land Ltd.Central Park Lachine .Charling Cross Industrial Co., 8 per cent .City Central Real Estate .Corporation Estate .C.C.Cottrell Ltd.7 per cent pfd.Crystal Spring Land Co.Daoust Realty Co.Ltd.Drummond Realties Ltd.Eastmount Realty Co.Fatrvicw Land Co.Fort Realty Co.Ltd.Greater Montreal Land Inv.Greater Montreal Land Inv.Pfd.Improved Realties pfd.Improved Realties, Common K.& R.Realty Co.Kenmore Realty Co.LA SOUTHERN ALBERTA LAND NEGOCIERAIT UN EMPRUNT DE 8 CENT MILLE DOLLARS.Londres, 8.—Les porteurs d’obligations de la Southern Alberta Land Co.ont décidé, hier, d’entreprendre la réorganisation de leur société, et un emprunt de $800,000, supportant hypothèque de premier rang, sera négocié à cet effet.Sir William Plender, le liquidateur, a expliqué que l’hon.G.W.Perley a offert, au nom du gouvernement canadien, • de prêter $316,-000, à condition que la Cour autoriserait l’émission de l’emprunt.Cette mesure serait prise, au dire de sir William, à cause de Turgence du parachèvement du système d’irrigation.La Cie d’immeubles Union Lté.La Cie des Terres à Ciment Ltée.La Cie Immobilière du Canada Ltée.La Cie immobilière Ouest de Notre-Dame de Grâce .La Cie Industrielle d’immeubles Ltée.La Compagnie Montreal Est, Ltée.La Cie Nationale de l’Est .La Société Blvd, Pie IX .La Salle Realty Co.Landholders Co.Ltd.Land of Montreal .L’Union de l’Est.Model City Annex.Montmartre Realty Co.Montreal Extension Land Co.Ltd.Montreal Deb.Corp.pfd.Montreal Deb.Corp.Common Montreal Edmonton Western Land & Inv.Co.of Canada Montreal Land & Improvement Co.Ltd.Montreal Factory Land .Montreal 'Westering Land Co.Montreal Western Land Co.Mountain Sights Ltd.Montreal South Land Co.Lfd.pfd.55 per cent paid up Montreal South Land Co.Ltd.Common.Montreal Welland Land Co.Ltd.Pfd.Montreal Welland Land Co.Ltd.Common.Mutual Bond and Realties Corp.Nationale Real Estate & Inv Co.Common.National Real Estate and Inv.Co.Common.Nesbitt Height .North Montreal Centre Ltd.North Montreal Land Ltd.Notre-Dame de Grâce Realty Ottawa South Property Co Ltd.Orchard Land Ltd.Rivera Estates .Rlvermere Land Co.VIANDES SUR PIEDS Chicago, 7.— Têtes de bétail: arrivages, 25,000 ; marché ferme ; boeufs, $7.40 à $9.65; bouvillons du Texas, t6.40 à $8.25; bouvillons de l’Ouest, $8.00; vaches et génisses, $7.75 à $8.85; veaux, $7.50 à $10.35.Porcs: arrivages, 12,000; marché fort; légers, $8.25 à $8.70; mêlés, $8.25 à 88.70; lourds, $8.05 à $8.67%; maigres (rough) $8.05 à $8.20 ; cochons, $7.45 à $8.40; moyenne des ventes, $8.35 à $8.60.Moutons: arrivages.10,000: marché fort; naissants, $5.35 à $6.10; d’un an, 86.00 à $7.50; agneaux naissants, $6.50 à $9.30.• * * AUX ABATTOIRS DE L’EST A MONTREAL.Arrivages de la journée: boeufs, 700; moutons et agneaux, 600; cochons, 1020; veaux.900.— Prix du jour: bouvillons, 7 à 8 1-4; taureaux, 4 à 5; vaches, 4 à 7 1-2; moutons (vieux), 4 1-2 à 5 1-2; agneaux, $3 à $8; cochons, 7 1-2 à 8 1-2; veaux.$3 à S12.Rosehill Park Realties .Security Land Co.Reg.St.Regis Park.St.Andrews Land Co.St.Dents Realty.St.Lawrence Bid.Land of Canada .St.Lawrence Inv.& Trust Co.St.Paul Land.South Shore Realty Co.Summit Realties.Transportation Bldg.Wentworth Realty.Westbourne Realty Co.West End Land Co.Ltd.Windsor Arcade Ltd.7 per cent with 100 p.c.per cent bonus TRUST COMPANIE! Crown ., Eastern.Eastern Securities Co.Mardi Trust Co.Montreal.National.Prudential Common.Prudential, pfd.OBLIGATIONS Arena Garden Toronto, 6 per cent bonus.Alex.Bldg., 7 per cent sec.mtg.bonds, with 50 per cent bonus, cpm.bonds .Calédonien Realties Co.Ltd.6 per cent .1 .City Central Real Estate Bonds City R.& Inv.Co.Bonds .Mardi Trust Gold Bond .Montreal Debenture Corp.6 per cent .Transportation Bldg.7 per cent pfd.-Cote du jour Off.L>pm.120 125 80 84% 200 201 97 105 20 20% 3 5% 80 100 100 108 10 25 15% 20 74% ID 14 20 ' 120 140 65 69 70 72% 100 114 % 61% 105 110 115% 125 25 38 225 300 100 118 60 64% 15 18 51 /D 70 82% 100 104 55 70 40 65 40 75 91 100 100 90 95 80 110 60 94% 121% 149 97 100 45 60 40 65 95 100 102 60 JD 10 10% 95 105 70 80 40 50 90 95 95 125 DD 70 85 75 80 85 90 40 60 10 20 75 95 10 25 76 99 10 12% 10 12% 50 85 125 135 150 156 102 125 70 184% 100 125 150 160 175 178% 80 100 60% 70 100 120 29% 31% 15 23% 75 110 95 103 714 10 75 98% 100 135 85 90 600 700 49% 50 60 65 65 70 ' 98% 145 150 140 154 75 78% 65 94 80 $4% 110 112% 160 161% 75 97 136 137% 250 300 181 200 221 222% 490 505 95 116% 85 92 75 80 75 84% 70 74% 80% 82% 95 101 44 50 60 69 L’EMPRUNT FRANÇAIS LA RECEPTION ENTHOUSIASTE QUI LUI EST FAITE N’A PAS SUR LA BOURSE UNE REFER-CUSSION EXTRAORDINAIRE.^ Paris, 8.— Bien que la banque de France n’ait fait aucune déclaration officielle, on rapporte que le public émetteur a souscrit plus de quarante fois la somme de $160,000,000 du nouvel emprunt français 3 1-2 pour cent.Si ce fait est confirmé il nous démontrera que le chiffre atteint dépasse le montant de la dette nationale de la France.En place de Bourse les coupons ont immédiatement monté de 91, cours de l’émission, à 91.92.Le ton général du marché n’a pas été en conformité avec la chaude réception faite à l’emprunt probablement parce que le capitaliste français croit à l’imposition vraisemblable de nouvelles taxes spéciales.L’impatience du public était telle que dès l’aube des foules, composées surtout de petits émetteurs, faisaient queue à la porte de la banque de France et des autres institutions chargées de percevoir les souscriptions.Comme on avait prévu qu'une quantité de gens serait déçue, plusieurs se sont livrés à des spéculations.Comme d’habitude 'le gouvernement a donné la préférence aux petits émetteurs.ACTIONS PRIVILEGIEES Can.Steamship Llues—5 à 70, 75 k 70 1-4.Illinois—25 à 05.Spanish River— 120 à 36 1-2.W.Kootenay- 20 à 105.DEBENTURE Mont.Tramways—11000 â 81.OBLIGATIONS Bell Téléphoné—$1000 â 9 91-2 Price Bros.—400 louis à 79.Sher.William»—$2500 9 99 1-2.Steel Co.of Can.- 4300 à 91 3-4.BANQUES Merchants—3 4 186.Hocheiaga—32 à 150.VENTES D'HIER APRÆS-MIDI ACTIONS Power.— 20 à 232, 30 h 282.2 à 282, 25 à 282 8-4, 75 k 283, 20 à 232 3-4, 75 h 232 1-2, C.P.R.— 75 à 194 1-2.Winnipeg.— 2 à 180.Textile.— 20 & 70, 100 » 70.25 à 70 14, 15 h 70.Amea Holden.— 400 à 10.Crown Reserve.— 33 i 12, 50 & 12 1-2.Ottawa.— 50 à 143 Twin City.— 7 à 103.Steamships.— 35 à 12, 50 4 12 1-3, Brazilians.— 10 it 77, 25 à 77.Spanish River.— 25 à 10.Iron.— 325 k 23.Bell Tel.— 50 à 147.Cernent.— 200 à 30 1-2.Shawinigan.— 100 à 134 1-4.50 4 134 1-2, 15 à 134 1-2, 1200 à 184 1-2, 20 à 184 1-4, 50 k 135 1-4, 25 à 135 1-8.ACTIONS PRIVILEGIEES Aines Holden.— 50 è en.Steamships.— 75 à 70 1-2, 50 à 70 3-4.25 à 70 7-8, 5 il 70 7-8.25 à 71, 25 4 70 1-4.OBLIGATIONS Dom.Can.— .flGOO i 101.Cernent.- $1000 à 95 3-8.BANQUES Union.— 2 i 140 1-2.BOURSE DE NEWwVQRK Cours fourni- par MM.Brjneau & Dupuis, courtiers, 4, rue de rHôpital, Montréal.STOCKS Dem.Offre.STOCKS Dem.Offre UN GROSCONTRAT La maison P.Lyall and Sons Construction Company a obtenu le contrat de la construction de la nouvelle gare Union à Toronto.L’entreprise est l’utne des plus considérables de l’époque, dans cette sphère d’action, le coût probable devant être de 4 à 5 millions de dollars.Les travaux commenceront incessamment pour durer deux ou trois ans.L’IMMEUBLE ENCONGRES Pittsburg, 8.— L’abolition de l’impôt sur les hypothèques et la création d’un mouvement de coopération de plusieurs Etats dans l’établissement d’un taux d’intérêt n’excédant pas 6 pour cent, tel est l’un des projets qui seront lancés par la National Association of Real Estate Exchange of America, laquelle ouvre son congrès ici aujourd’hui.Environ cent villes des Etats-Unis et du Canada sont représentées.Le congrès ajournera le 11 juillet.LES GRA1NS*A CHICAGO Nous tenons ce cours de la maison Bryant Bros.& Co.Blé: sept., 79; déc., 81 3-4.Maïs: sept., 65 1-8; déc., 55.Avoine: juillet, 37; déc., 37 1-8, Coton; oct., 12.14; déc-, 12.26; janv., 12.17; mars, 12.23.EX-DIVIDENDES Hollinger.3 pourcent.BOURSE DE* MONTREAL Ces cours nous sont fournis jjsir MM.Fortier, Beauvais & Cie., banquiers et aerenta de change, membres do la Bourse de Montréal, Edifice Insurance.Amal.Cop Am.Be.Sug Amer.Can Am-Cr.& F Aaer.Ice.Amer.Loco Am.Sm.A R A mer.Suga Anaco.Mg At T.St S.F Belt.& Ohi Bath.Steel.Bo.Ra.TT.Cau.Paeifi.Ceu.Leath.Ches & Ohi Ch.M.ft S P C.,F.8£ I Con.Gas Del.& Hud Den.& R.G.“ & R .G.pr Det.Un.Ry Erie.Corn.Gr.Nor., pr Illin.Centr.Inter-Metr.prj Leh.Valley, Lou.& Na-,.! Mi.s-r t.| M.K.N M.èt i’aciüh 71 '28VS 52 32 65 siv; 99q m 'üy< !9t 38^ 51»; ioo>i 9 16*4 'M 70 25% 51% 32 06% ü 92 92’ 194 36 K 50% 99% 9% 16 ' 29% 124% Me*.Petro N.-Yor.Cen N.Y.O.» W Norf,& We Nort.Pacifi New Have.Pennsylva.People.Gas Reading.Rock.Islau “ Pr.Snuth.Pac.South.Rail “ Pr.Third Ave.Twin City.Unio.Pac.U.S.St.Cor “ Pr.ütah Cop.Vir.Chemi W't.Union W’t’h.Elec woolworth “ Pr.62J.90) 112% 64 112% 97% 25 •ii” 1.56% 62 109% 58 137% 17%, 16 ’.38 17% 13% .1 .62% 90 :64% $ wg 24% 41 156% 62 109% 58 BOURSE DES MINES Les cours nous sont fournis par MS*.Fisher et Desrosiers, banquiers, agents de change, 103 Saint-François-Xavier.Offre.Dem n -i 24% 75 25% 65 16% 17W 35 50 7.50 35 45 1.12 1.16 37 39 Dome Mines .w.8.25 8.75 Foley » 20 H 25 Great Northern .6 7 Hollinger i Jupiter 18.75 6 19.26 7 La Rose 90 95 McKinley 7 .60 65 6.05 Pearl Lake Peterson Lake 35 80 86 85 Porc.Crown Vipond Rea Right of Way 15 3 1 25 Silver Leaf Swastika femiskaming Cochrane 14 15 15 Crown Reserve—150 à 1.11.Crown Reserve.— 15 à 1.12, 100 400 à 1.11.1.12.HoWingt r.3 à 19.00.«- COURRIER DE FRANCE STOCKS Dem.1 Offre.STOCKS Dem.Offre.148 76 30% 92% 27 74 194 23>i 7i BellTélC.Bra.T.L.StP Can.Car.“ pfd.Can.Cenr.“ pfd.C.an.Cot.L.“ pfd.Ca.Convet Can.Pacif “ New Can.Loco.“ pfd Crown Res i.12 Dét.El Ry.69 Dom C.C o .Doui.I.pft Dom.S.Cot.! Dom Park, ] Dom.T C.i “ pfd, Dul.S.s.SrAÎ “ pfd-Dul.Sud.1 E.Can.Po.Gould M’fg: “ pfd Goodw.Co-“ pfd.Hill.Collie, i 111.Trac, pd! Laur.Com.L.oC Wd.C “ pfd | MacDo.Co.I Mack Cm.i “ pfd-Mex.L.&P.! pfd M.& S.-P.“ .pfd M.L.H.&P MtCot.Lld ” pfd 103 Mon.Tr.Co .Mnr.Tram 226 Nipissing.: .25 12 84 72 ,50 Î27 233 75%, 48 Nor.Ohio.N.S S.AC1.“ pfd.Ogilv.Mill.30% " pfd.Ott.L.A P.25 Penmans.73 Québec Ry 37 R.AO.N.& 193%|Shawinig.jSherwin W .'• ofd .iSpa.Riv.Co 1 11 1 “ pfd.67%iSt.Co.ofC.35 “ pfd.75 Tor.Ry .23 Tooke Bro ’* ofd.Tuck.Tob “ Pfd-! Twtn City, i “ pfd.; Wlnu.Ry 1 51% | 50% 70% 101% 114 ! 112 144 ,50 12 ! 11% 90 ! 88 13,5% 135% 57 ] 52 .! 100 11 ! 10% 39 ! 36% 13%; 12% i28% 128% 104 Banques — Br.No.Am.Commerce .; Dominion.23 Hamilton.iHochelaga 181 llnipérial.129%! Merchants 129 Molsons.11% Montréal.! 80 jNationale.69 jNova-Scoti; 44 Ottawo.! .'Québec-' 123 Royal- .Standard.232 , Toron to.Union.100 i .225 !.!'.!.80 94% 103 199% 150 ! 149% 200%' 200 235 232 .ISO 120 207% 140 VENTES DE L’AVANT-MIDI ACTIONS ORDINAIRES Bell Telephone—10 à 147 1-2.Brazilian—10 à 77, 100 à 76 7-8, 10 à 76 3-4, 140 à 76 1-2, 225 à 76.Can.Pacific—25 à 193 3-4.Can.Steamshjp Lines—2 à 12 1-4, 100 à 12.Détroit—135 à 68.Macay—10 à 80 1-4.Mont.Tramway»—19 à 221„ 25 à 224, 35 à 225 1-4, 35 h 225 1-2.Ottawa L.H.A P.—50 à 142.Power—256 à 232.Shawinigan—25 à 135 1-2, 97 à 135 3-4.8 à 135 1-2.25 à 135 7-8, 25 A 136, 10 à 135 3-4, 605 à 136.100 à 135 1-2.Toronto Ry.68 à 128.Twin City Rights—5 à 3-16, 7 à 1-4, 605 à 1-8.Winnipeg Ry.—141 à 199.Ames Holden—665 à 10.Canada Cernent—5 à 30 1-4, 2 à 30, 200 à 30 1-4, 300 à 30, 100 à 30 1-2.Dom.Bridge—25 à 109.Dom.Textile—62 à 70 1-2.Laurentide—50 à 180, 3 à 179 1-2, 50 à 180, 50 à 180 1-2, 25 à 180 3-4, 25 à 180 5-8, 50 à 180 3-4.110 à 181, 25 à 181 1-4.MacDonald—50 à 12.Scotia—75 à 51 1-2, 20 à 51, 10 à 50 1-2.Steel Co.of Can.—40 à 13.L’ETAT SANITAIRE DANS L’ARMEE.Paris, 8.— M.Troussaud, médecin militaire et inspecteur de l’armée, a signalé au gouvernement l’état sanitaire des troupes, qu’il a reconnu être déplorable, en indiquant quels étaient les remèdes à appliquer au mal.DINER D’ADIEU.Paris, 8.— La chambre de commerce américaine et le club américam ont offert un déjeuner d'adieu à M.Herrick, ambassadeur des Etats-Unis qui va résigner ses fonctions d’ambassadeur.POUR AUGMENTER LA SOLDE.Paris,8.— On a distribué aux députés la proposition de M.Armez accordant aux engagés volontaires de c;nq ans une haute paye de trente centimes par jour et une prime de 2,500 francs à leur libération.VIOLATION DE DOMICILE.Dampierre-sous-Bouhy (Nièvre), 8.— Le maire de la localité a été suspendu pour avoir pénétrer dans le domicile de l’instituteur malgré sa défense.MINEURS EN GREVE.Alais, 8.— Les mineurs se sont mis en grève parce qu’on refusait de leur accorder la journée de huit heures et vont soumettre leurs desiderata.DES PIERRES A UNE FEMME.Boulogne-sur-Seine, 8.— Des pierres ont été lancées sur l’automobile de Mme Messimy.femme du ministre de la guerre.Elle n'a heureusement pas été blessée.Une enquête est ouverte.LE DEVOIR SOCIAL Ce que voulut et ce que veut lunion des Cercles catholiques d’ouvriers Texte de l’allocution prononcée au banquet de clôture de son dernier congrès, par M.le comte Albert de Mun Mesdames, mes chers amis.Je remercie avec effusion tous ceux qui ont pris la parole avant moi.Je les remercie, non seulement à cause des paroles affectueuses qu’ils ont bien voulu m’adresser, et qui m’ont profondément touché, mais plus encore à cause des témoignages de fidélités que tous ont donnés à notre vieille OEuvre des Cercles catholiques, gages précieux de l’étroite solidarité qui rattache aux vétérans du catholicisme social, parvenus au terme de leur effort, les jeunes soldats dont les pas rapides les devancent sur le chemin des conquêtes futures.Ces témoignages mêmes et cette solidarité m’offrent l’occasion, que je saisis avec empressement, de préciser quelques idées qui me paraissent essentielles à l’avenir de ce mouvement social catholique que l’OEuvre des Cercles a cherché, depuis plus de quarante ans, à susciter dans le pays.Lorsque notre OEuvre est née, quelle fut la grande pensée qui lui donna la vie?quel fut le grand objet auquel elle voulut se consacrer?Après tant d’années écoulées, tant d'épreuves subies, cortège inévitable de toutes les entreprises qui durent, alors que les idées, semées sur notre route longue et malaisée, ont jeté sur tant de terrains divers et sous tant de formes variées des germes qui lèvent avec abondance, il n’est pas inutile de tourner nos regards vers la source d’où sortit une si féconde activité.Qu'est-ce donc que nous voulions, il y a quarante ans?J’en appelle aux anciens qui m’entendent.Est-ce que nous étions des novateurs, emportés par le mirage d’une découverte philosophique, des rêveurs, séduits par l’utopie d’une société chimérique?Non.Bien loin de là.Nous voulions, dans l'émotion du grand drame que l’année terrible venait de déchaîner sur la France, dans la claire perception qu’il nous avait donnée de l’abîme creusé par l’égoïsme entre les riches et les pauvres, entre les possédants et les travailleurs, nous voulions d’abord appeler les favorisés de la fortune de l’instruction, du loisir, plus que tous les autres, les hommes mêlés par état à la vie des ouvriers, patrons, chefs d’industrie, propriétaires ruraux, à accomplir tout leur devoir social envers les déshérités du sort.Et nous voulions aussi, en même temps, par leur initiative, grouper, unir entre eux les ouvriers chrétiens, tous ceux qui, malgré le débordement des doctrines matérialistes, gardaient au coeur la marque de leur baptême, pour fortifier leurs courages, armer leurs intelligences, et en faire les ppôtres, les conquérants de la classe ouvrière, en Ips pénétrant, eux aussi, de leur devoir social.Et, ce devoir social, semblable pour les uns et pour les autres, qui résu-matt ainsi toute notre pensée, qu’était-ce, pour nous, à cette première heure de notre action publique?C’était avant tout, par dessus tout, l’exercice désintéressé, je puis dire l’enivrement de l’amour fraternel.Nous en avions le coeur plein.Cela est si vrai, qu’au moment même, lorsque nous avons voulu formuler notre pensée, encore enveloppée dans les voiles tendus par l’enthousiasme, nous n’avons trouvé qu’un mot.qui exprime l’effet le plus puissant de l’amour, et ce mot, c’est le dévouement.Ah! mes chers amis, il faut ici peser la valeur des mots, creuser jusqu’au fond de la pensée.Le dévouement, qu’est-ce donc?C’est un mot qui va très loin, c’est une pensée qui a de longues et vastes conséquences.Le dévouement, ce n’est pas soule- vons dit aux pauvres, aux travailleurs de l’usine et des champs.Et ce fut tout notre programme.Je me trompe, c’était bien ipieux qu'un programme, et j’ai honte d’appliquer à notre oeuvre le mot qui traîne dans toutes les compromissions de la politique.C’était l’affirmation de notre foi.Et, là-dessus encore, sur notre foi, comme sur notre pensée sociale, il faut que je m'explique sans détours.Notre foi, c’est l’ent.ère soumission, soumission du coeur et sou mission de l’esprit, à la parole de Jésus-Christ, non pas seulement à celle qui commande la pitié envers la foule, à celle qui ordonne aux hommes de s’aimer les uns les autres, non pas seulement à ces mots étemels qpi ont traversé les siècles, mais à la parole décisive, qui, pour continuer parmi les homme.s l’enseignement du Maître, a institué l’Eglise catholique^ et promis à son Chef, jusqu’à la fin des temps, l'assistance du Saint-Esprit.Voilà notre foi, et parcè que nous l’avions, fortement enracinée dans nos âmes, nous voyant en face de problèmes si rudes, armés seulement de notre bon vouloir, pressentant les difficultés, les incertitudes, qui allaient surgir sous nos pas, nous nous sommes tournés en fils confiants, fidèles et soumis, vers Celle qui a »eçu, de la parole du Christ, la garde et le dépôt de la vérité.Nous avons étudié ses enseignements, je puis le dire, passionnément, avec une sorte d’avidité de savoir et de docilité, découvrant, avec une croissante admiration, dans les leçons de ses docteurs, les lois de la société chrétienne, les commandements de la charité, les règles sociales de la justice.Ainsi, mes chers amis, s’est formée notre doctrine, fondement de notre ac tion.Elle s’est formée par l’élan du coeur, et par le labeur de l’esprit.Le coeur nous a montré le but, qui est la paix sociale.11 nous a soutenus, il nous soutient encore, dans la poursuite ardue de ce but lointain, toujours obscurci pajr les nuées renaissantes des passions humaines.L’étude nous a montré le chemin, qui est l’ordre social chrétien.Elle nous y conduit pas à pas, à travers les déceptions, les faux pas et les écueils, multipliés par l’obstacle des circonstances, par les tentations de l’erreur, par les résistances de l’égoïsme.Sur ce chemin laborieux, nous avons rencontré l’idée syndicale.Elle nous est apparue comme la forme nécessaire, propre aux conditions de la vie moderne, de l’effort que j’ai voulu définir, en disant que nous voulions reconnaître les droits, discerner les intérêts, des faibles comme des forts, pour les accorder dans la concorde et dans la paix.D’autres, à côté, en face de nous, s’en emparaient avec des pensées contraires, pour en faire une arme de guerre et de colère, de résistance et de combat, un instrument d’égoïsme.Mais l’idée, elle-même, était l’expression de notre effort.Elle tendait, par l’organisation professionnelle qui est sa mise en oeuvre, à unir les hommes en les rapprochant par la communauté des besoins, à concilier les intérêts par la justice, à apaiser les passions par la charité.C’était notre bien.Comment l’aurions-nous abandonnée à ceux qui nous la dérobaient?Nous avons donc embrassé l’idée syndicale avec ardeur.Nous lui restons passionnément, énergiquement fidèles.Mais nous ne la séparons pas des idées supérieures qui gouvernent notre action.Parce qu’elle touche directement aux intérêts les plus puissants, aux droits les plus essentiels, aux passions les plus ardentes qui puissent émouvoir l’âme et l’intelli gence humaines, le travail et la pro- Doléances d’un hôtelier honnête.—J’étais tellement sûr de la propreté de mes chambres, que j’avais offert à mes voyageurs de rabattre sur la note 25 centimes par puna;se qu’ils trouveraient.—Et elles ont disparu?—Au contraire!.Les voyageurs en apportaient des centaines chacun! Propos coupés.—Mo:, dit la jeune fille, j’adore Rossini, c’est ma passion.—Ah! Rossini!.répond le jeune homme pour dire quelque chose.—Vous connaissez son “Barbier”?—Non, mademoiselle, j’emploie un rasoir mécanique.gen™ de l au-ipnété, la sécurité de la vie.de la fa mone qui secourt la pauvreté ce n est mille et du f les suggeStions de pas seulement le don magnifie de i la révolte et ^ r’envi iegsgtentatiws la v e offerte pour le sou agement ; de ]a riche3se et du ,
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