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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 18 juillet 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-07-18, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 167 UN SUL Lei NUiVibixU TELEPHONES : ADMINISTRATION RÉDACTION î Main 7461 Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! UNE REUNION PEDABOGIQUE Les Clercs Saint-Viateur et leurs méthodes — par — M.l’abbé Philippe Perrier, ancien visiteur général des écoles catholiques de Montréal M.l’abbê Philippe Perrier, curé de Saint-Lambert, ancien visiteur général des écoles catholiques de Montréal, veut bien nous communiquer vçt article sur le dernier congrès pédagogique des Clercs Saint-Viateur.Nous sommes d’autant plus heureux de le publier qu’on ignore trop, l’habitude, le travail de formation que s’imposent nos instituteurs congréganistes.Entre les murs du séminaire de Joliette, qui contemplent d’ordinai-te des jeunes gens pleins d’enthousiasme préparant leur avenir avec un noble, souci de succès, se trouvent actuellement près de trois cents éducateurs étudiant, dansje silence et le recueillement, loin des regards des hommes, le grave problème de l’éducation qui comporté avec lui de si lourdes responsabilités, dont ils se rendent parfaitement compte, du teste.Me sera-t-il permis, — sans trop grande indiscrétion, — de laisser entrebâillée la porte que l’on a ouverte devant moi avec tant de bienveillance pour dire au grand public — qui l’ignore trop souvent — avec quel zèle les communautés enseignantes en général, et les Clercs de Baint-Viateur en particulier, étudient la pédagogie pendant que d’autres vont aux plages faire station balnéaire et rechercher un repos, au surplus, bien mérité?Les ouvrages les plus étudiés se multiplient aujourd’hui sur 1 évolution de l’enfant, sur l’enfant et la race, sur l'esprit et le coeur de 1 enfant, si bien que l’on appelle notre siècle “le siècle de 1 enfant .Bien de graves questions ont été entassées sur sa tête fragile.Personne, que je sache, ne peut les écarter.Les religieux sont loin de se desinteresser du mouvement des idées pédagogiques.Avec quelle ardeur ils rr ' la théorie générale de l’art si difficile de “dresser des âmes, ils veulent bénéficier des fruits de l’expérience des autres poi pent chez nous de l’enseignement de la langue seconde.La connaissance des deux langues officielles au Canada est une cppdition necessaire pour l’entrée dans les diverses carrières auxquelles peuvent se preparer les élèves sortant de nos écoles primaires.Et si n6us voulions nous élever encore un peu, nous dirions avec M.SchnUaerl' qu'ici, aussi bien qu’en Belgique, “la diffusion des langues parlées est ifn puissant moyen d’éducation nationale, un facteur important de la-prospérité publique.jeunes coeurs qui leur seroni comics, us savent :e, qui est à la disposition du maître dans son ef-; autres, c’est la discipline qu’il exerce sur lui-landement, c’est l’art de concentrer fortement sa Avec quelle ardeur ils recherchent et comme pour conquérir l’habileté professionnelle! De là ces efforts tentés pour grouper les expériences isolées, les méthodes personnelles, pour les organiser en un système solidement lié par des principes universels.* y- * Il n’est pas banal le spectacle offert par ces Frères d'une même Nous pourrions dire un mot de chacune des conférences si instructives prononcées devant un auditoire si bien disposé-à profiter des leçons, à amasser des trésors pour l’année qui commencera en septembre.Ces quelques notes suffisent, ce me semble, pbdr convaincre le public intelligent que nos religieux étudient avec ardeur, même pendant les vacances, pour acquérir une compétence professionnelle supérieure.Puis, après avoir travaillé à la culture de leur esprit, ils trem cnt leur volonté qu’ils veulent énergique et constante dans la pratique des vertus; et ils se plongent en retraite, oubliant tout du monde pour mieux sanctifier leur âme d’abord, et pour semer ensuite plus efficacement tous les germes de vertus dans les jeunes coeurs qui leur seront confiés.Ils savent bien que la grande force fort pour conduire les ; même.L’art du commandement volonté et de l’exprimer sans efforts, par son attitude, par son geste ou son regard.Mais pour obtenir cette discipline de soi, les instituteurs, au témoignage de Foerster, un écrivain protestant, devraient imiter Fra Angelico “qui priait toujours avant de saisir son pinceau et de peindre des formes célestes.” M.“A combien plus forte raison, dit-il, devons-nous prier pour former des hommes vivants.Il faut que nous nous purifions de nos souillures pour faire appel aux sentiments les plus purs de l’cufint; il faut que nous nous recueillions et nous nous unissions à la vente divine, pour que notre parole atteigne dans ces jeunes coeurs l’élement divin.Quel devoir que celui de nous élever jusqu’à l’amour céleste pour triompher de nos nerfs avec tout ce qu’ils ont de peu aimable!” Je félicite ce grand pédagogue d’avoir si bien compris l’oeuvre de l’éducation; mais je suis tout fier de nos religieux qui savent si bien faire passer cette théorie dans la pratique.Us travaillent et prient pour former l’image du Christ dans les âmes qu’ils façonnent.Abbé Philippe PERRIER LA QUESTION SCOLAIRE AU MANITOBA ACCES DE RAGE BILLET DU SniP.L’ENERGIE MUSICALE LES DU “ DEVOIR ” qui gloii lespect portants lycées de France l’affirmait un jour bien haut dans une conversation avec un Frère directeur d’un pensionnat voisin, quand il lui di- sait: “Dans vos grands internats, — celui de Passy, par exemple, — des traditions se sont formées auxquelles on ne touche qu'à bon escient.Un de vos directeurs quitte-t-il son poste, son remplaçant n’a pas pour tout premier soin, de tout modifier.Et quand ce nouvel ouvrier laissera le sillon, un troisième mettra les mains à la charrue; dans le même sens, sinon avec la même adresse, il continuera le travail commencé.Je rêve pour mon lycée d’une force de cohésion semblable à celle du pensionnat de Passy.Des doctrines communes en morale et en éducation, le respect éclairé des traditions, voilà ce qui semble manquer à certains établissements scolaires auxquels l’appui des pouvoirs publics, ainsi que la supériorité littéraire et scientifique du corps professoral, fait, par ailleurs une situation privilégiée.” Ce que nous voulons retenir de cette citation et ce qui nous a frappé à Joliette, c’est l’unité des vues en éducation persistant a travers le changement des hommes, qui préserve des innovations injustifiées, des expériences hasardeuses, dont souffre le bon renom et la formation des élèves.Le bon Père Duçharme a disparu emportant dans sa belle et fe conde vie des trésors dont Dieu l’a récompensé dans le Ciel; d’autres Frères sont allés briller comme des étoiles dans la gloire céleste, parce qu’ils ont instruit de nombreuses générations d’élèves.Je ne voyais plus à leur place accoutumée certains amis partis pour le grand voyage.Mais l’excellent Père Foucher a reçu sur ses épaules le manteau de son prédécesseur.Il le porte avec dignité.11 sait bien que les maisons-mères ont contracté devant l’Eglise et la patrie une grande responsabilité.Elles doivent rendre les membres de la communauté, religieux d’abord, éducateurs ensuite.Quel que soit le zèle que l’on pourrait déployer pour imprégner les âmes des novices et des scolastiques de l’esprit religieux, on ne saurait perdre de vue que les futurs professeurs ont besoin d’un cours de pédagogie professionnelle pour se préparer à leur grande et difficile mission.'!• '’ô Ce qu’il y a surtout d’admirable, c’est que dans nos communautés on ne croit pas que les études pédagogiques sont finies avec la lettre d’obédience qui est l’équivalent du brevet.Non, certes; et les sceptiques auraient pu venir, comme moi, à Joliette pour être, eux aussi, témoins des examens sérieux que l’on continue de passer pendant plusieurs an nées sur les diverses matières du programme.J’ai en ce moment sous les yeux la brochure intitulée “Etudes de règle des Clercs de Saint-Viateur’’.Quelle importance on attache dans l’Institut à la formation intellectuelle et professionnelle des membres! Chaque année, à leur réunion, les Clercs de Saint-Viateur étudient un certain nombre de questions.C’est ainsi que,, du 8 au 15 juillet, on trouve au programme les sujets suivants: L’enseignement par les yeux; L’enseignement de l’histoire du Canada; Place à donner dans l’enseignement primaire, à la lutte contre l’alcoolisme; “Mathematics in Business Classes”: L’histoire naturelle à l’école primaire; L’anglais au cours élémentaire et au cours intermédiaire.Tous ces sujets ont été traites par des religieux de l’Institut.On les a discutés sérieusement et on a tiré les conclusions voulues.Des amis furent également admis à l’honneur de venir causer pédagogie avec ces professionnels.M.l'abbé Baillargé a parlé de son sujet favori : L’enseignement de l’histoire de la religion.Mgr Lepailleur, dont la nouvelle dignité conférée par le Saint-Siege a réjoui tous les nombreux amis, a insisté sur la nécessité de développer l'esprit d’initiative.Il appartenait à cet homme d’oeuvres de démontrer comment on fait et comment on fait faire l’apprentissage de la liberté.M.l’inspecteur du gouvernement du district, M.Faquin, a bien voulu rendre hommage à ses confrères congréganistes, dont le recrutement se fait “d’une manière spontanée et .hors de l’ingérence des pouvoirs publics”.Comme M.Paul Bourget dans son livre Sociologie et Littérature, il prétend que c’est le seul procédé pour obtenir cette variété qui n’est guère conciliable avec le jeu de l’autorité centrale.Il se réjouit de voir que chez nous l’on ne craint pas d’attribuer aux corps religieux une partie du service dans l’oeuvre de l’éducation nationale.v Il ne serait pas inutile d'insister sur le choix des sujets traités lors de cette dernière réunion pédagogique.Les hommes du métier savent toute la jouissance que l’on peut éprouver en recherchant les meilleures méthodes pour communiquer aux autres les sciences acquises.Us comprennent également que l’on ait mis, par exemple, au programme, la question d’enseignement par les yeux.C’est que le procédé intuilif s'applique à presque toutes les spécialités, et qu’il est surtout indispensable pour tout ce qui s’enseigne sous le nom de leçons de choses.S’agit-il, par exemple, de donner la notion des nombres aux élèves de première année, à défaut de boulier-compteur, le professeur aura recours à des bâtonnets.U faut aujourd’hui dans les écoles des collections d’images murales d’une grande utilité pour inculquer les premières connaissances du catéchisme, de l’histoire sainte et de l’histoire de l’Eglise.Les livres de lecture sont illustrés d’une série d’images.Pour l’écriture, non seulement les élèves ont des cahiers modèles, mais chaque lettre est décomposée sous les yeux au tableau noir, etc., etc.Pour l’histoire et la géographie, outre les cartes murales et les globes, les maîtres tracent des cartes sur le tableau noir et ils ne font figurer que ce qui doit être étudié.On nous reproche parfois de ne pas suffisamment connaître notre histoire du Canada.Voyez pourtant la préoccupation de nos éducateurs, ils étudient ensemble les meilleurs moyens de la bien enseigner.Et certes, ils ont raison.Je n'aurais aujourd’hui qu’à reprendre la série de mes rapports annuels pour me rendre compte de l'insistance que j’ai mise à parler de ce sujet.Guizot était d’avis que “chez un peuple curieux el instruit de son histoire, les idées et les passions du jour deviennent moins étroites et moins âpres.” Que de fanatiques au pays se tairaient s’ils n’étaient ignorants comme les oies du Capitole sur tout ce qui touche à notre histoire nationale! Le canadienne but à atteindre, c’est de faire comprendre à nos enfants la patrie nne, de la leur faire aimer et de les préparer ainsi à bien rem- plir leurs devoirs de citoyens dévoués et intègres.has professeurs sont bilingues .Voyez avec quel souci ils s’occu- Le “ Free Press ” de Winnipeg publie, dans son édition de lundi, le 13 courant, un article qu’il est bon dè faire connaître au public de la province de Québec.Le “ Free Press ” exulte de joie à penser que le succès relatif de son parti met fin à la question scolaire et empêchera le gouvernement d’améliorer la position de la minorité.“ The National School System is safe : le système' des écoles nationales est assuré, ” met-il en tête de son article qui débute ainsi : “ Les écoles nationales ont été conservées au Manitoba par les gains que les libéraux ont faits sur la position du gouvernement Roblin.Si le gouvernement Roblin avait augmenté sa majorité ou s’il l'avait seulement maintenue, la conspiration dans ’e but de modifier le système d’écoles nationales aurait peut-être réussi.Telles que les choses sont aujourd’hui, le premier ministre Roblin, — avec son prestige disparu et son pouvoir fortement ébranlé, n’entretiendra pas un moment l’idée de toucher au système d’écoles nationales.” Le “ Free Press ” dit ensuite que le gouvernement Roblin a joué avec la question scolaire et qu'il a perdu, et qu'il “ n’osera pas plus établir des écoles séparées à Brandon et à Winnipeg qu’il n’essaiera de voler vers la lune.” Puis il accuse Mgr Langevin d’avoir intrigué avec M.Roblin et se réjouit que le succès du parti libéral mette fin à l’intrigue.Et il ajoute : “ Maintenant, après deux ans d’agitation souterraine, après deux ans de tentatives insidieuses pour introduire les écoles séparées à Winnipeg par la porte de derrière, le système des écoles nationales devient un fait établi au Manitoba hors de toute possibilité d’attaque.Tel est le résultat saillant de l’élection.Telle est la note la plus claire des victoires libérales.Ce sera le devoir essentiel des libéraux de profiter de la première occasion pour demander le rappel des amendements Cold-well.Ce sera le deVoir de l’opposition libérale, si le gouvernement conservateur reste au pouvoir, d’épuiser toutes formes de la procédure parlementaire pour atteindre ce but.”.“ 11 faut, continue-t-il, empêcher toute modification du système d’écoles publiques à Winnipeg et à Brandon.Il est maintenant évident que l’intention du gouvernement Roblin, s’il avait conservé une majorité suffisante, était de créer à Winnipeg des écoles qui n’auraient pas été seulement, des écoles séparées mais des écoles de races aussi.L’école du Sacré-Coeur aurait été une école française séparée ; l’école du Saint-Esprit, une école polonaise séparée ; l’école Saint-Joseph une école allemande séparée ; l’école Saint-Nicolas, une école ruthène séparée.Tout en consentant à accepter les :i-vres du gouvernement et à se soumettre à l’inspection du gouvernement, les requérants catholiques comptaient que par la loi ou P’jT consentement tacite les enfants protestants ne seraient pas envoyés à ces écoles.Il n’y; a pas d’indice non plus que les catholiques étaient disposés à renoncer à l’emploi d’instituteurs portant un costume religieux.” Cet accès de rage épuisé, le “ Free Press ” devient ironique sans le savoir peut-être.Ecoutez cette Protestation de dévouement aux Canadiens-Français : “ En déclarant que la question des écoles nationales doit être, définitivement réglée maintenant, les libéraux “ n’affirment aucun sentiment d’animosité contre les Canadiens-français et autres concitoyens de foi catholique.Us désirent vivre en paix et en accord avec eux dans cette province et dans le Dominion.Mais la population catholique du Manitoba doit comprendre et admettre que la croyance de la majorité aux écoles nationales est aussi juste et aussi consciencieuse que leur propre croyance aux écoles séparées.” Pour de l’ironie en voilà, mais c’est de l’ironie cynique.On croirait que la divergence “ juste et consciencieuse ” d’opinion en matière d’enseignement conduit logiquement à la divergence dans le système et par conséquemment au respect des deux.Non.Pour les fanatiques, la divergence consciencieuse et juste, c’est l’imposition du système de la majorité par la force du nombre ou le vol des contributions de la minorité au profit de la majorité ! Vous ne voulez pas de nos écoles, dit le “ Free Press ” : Eh bien, donnez-nous votre argent et fondez en d’autres ; mais vivons en paix, soyons amis.Nous ne vous voulons pas de mal, votre argent seulement.Et vous croyez que rela n’est pas le “ fair play ” britannique, tel qu’on l’entend du moins au Canada ! Ecoutez encore : “ La conservation de la langue française et le maintien de la religion catholique ne sont pas en débat.La population non catholique de cette province n’a aucune tendance à empêcher ses voisins catholiques d’exercer leur religion ou de conserver la langue maternelle qui leur est cnère.La liberté à ce sujet existe et elle existera toujours au Manitoba comme elle existe dans toutes les parties de l’Empire britannique .” Evidemment ! Le moyen de conserver sa langue et sa foi religieuse n’est-il pas de n’apprendre ni l’une ni l’autre ! Nous ne citons pas aussi longuement parce que l’article nous .surprend ; le “ Free Press ” mène cette campagne depuis des années.Cette fois cependant, grisé par l’espoir d’un triomphe prochain, l’im- Mademoiselle votre fille pianote-t-elle toujours?Consolez-vous, vous allez pouvoir utiliser son joli talent et réunir du coup l’aimable (!) à rutile.Vos voisins n’en continueront certainement pas moins à rager, mais vous y gagnerez.Voici, en quelques mots la merveilleuse invention que vient de découvrir un journal français: ‘Désormais, dit le confrère, l’énergie que dépense le pianiste à frapper sur le clavier pourra être convertie en électricité et il suffira qu’on l’on adapte à l’instrument un transformateur, lequel, relié aux fournaux, changera les efforts de l’artiste en une chaleur plus on moins vive, qu’on emploiera à cuire les soupes et les rôlis.” Ainsi, point besoin ne sera de neutre rôtisseur, il suffira de devenir musicien.En douteriez-vous?Rien n’est plus facile de faire, à iinstanl, une expérience qui vous convaincra.Voulez-vous un délicieux poulet en cocotte pour votre diner?Allez vivement faire exécuter le fameux air que l’on dirait noté précisément pour ça: Viens Poupoule! Par le même procédé vous pourrez avec un extrait de Mignon faire cuire à point, un filet du même nom.Tout, depuis la chansonnette jusqu’au grand morceau, pourra ainsi être utilisé suivant vos goûts gastronomiques.Je ne vous citerai que quelques autres petits plats: La matelote, au “C’était un petit navire”; la tête de veau à celui “d’or qui est toujours de bout” (extrait de Faust); un petit fromage fondu à “La maître corbeau”; une soupe à l’oignon, à la “Marche funèbre, de Chopin” — par rapport aux larmes quç les deux font répandre — ; une soupe aux pois, à la “Marche de Mé-déric”, et caetera, et caetera, et caetera.Naturellement l’énergie ainsi transformée pourra être ulilisce pour faire marcher votre 'machine éi coudre ou votre machine à laver; vous pourrez également, si vous possédez une scie circulaire, faire couper votre bois au son de la musique ; le gentil morceau “Partant pour la Scierie” serait tout à fait approprié, ce nous semble, pour ce travail.Encore un pas dans cette voie ci le problème économique sera résolu: voyez-vous ce qui arrivera le jour où Ton pourra transformer l’énergie de.“Taccordion” et de la “ruine-babines"?.Max.SOREL.LaFontaine et le français Les concours littéraires et historiques du Devoir, organisés afin d’iiïcTter les écoliers de nos collèges à faire quelque travail intellectuel pendant leurs longues vacances, ont un franc succès.Depuis jeudi matin, le Devoir a reçu près de quarante manuscrits de concurrents.Le comité de correction des travaux hebdomadaires doit se.mettre, à l’oeuvre aujourd’hui même; il rendra son verdict d’ici à la fin de la semaine prochaine.LAFONTAINE Le second sujet mis au concours commémore un fait des plus dignes de notre histoire: la revendication, par LaFontaine, des droits et des prérogatives du français, sous l’Union.Les concurrents devront rappeler les circonstances de cette fière attitude de LaFontaine, et en tirer des leçons s’appliquant à l’heure présente.LES CONDITIONS Il faudra que les travaux écrits sur ce sujet soit mis à la poste au plus lard le jeudi soir prochain, vingt-trois juillet.Pour les autres conditions du concours, se reporter aux livraisons précédentes du Devoir.Adresser tous les manuscrits à "Le Devoir-Concours, 43 rue Saint-Vincent.” Ne pas oublier que l’administration du Devoir a mis à fa disposition du comité de correction des manuscrits une somme de $30, à répartir en trois prix de $15, $10 et $5, qui seront adjugés, à la fin des concours, aux auteurs des trois travaux classés les premiers sur Ten-semble des manuscrits primés chaque semaine.MERCI ! patience d’assouvir toute sa haine l’entraîne à se révéler plus brutal que jamais, et à faire pleinement écho au “ News ”, au “ Globe ”, au “ Mail ”, au “ Spectator ”, à la presque unanimité de la presse anglaise.Nous avons déjà dit ce que cela signifie pour nous.Pas plus que celle du “ News ” et du “ Globe ” ta rage du “ Free Press ” ne sera le dernier mot de la question scolaire, si nous savons opposer au fanatisme onctueux dans ses échecs ou rageur dans ses succès, l’union, le dévouement et la persévérance.Jean DUMONT.LA DEMISSION DEM.MONK Le Canada déclare que nous ne lui apprenons pas que la cause de la démission de M.Monk, ce fut son opposition a la contribution de $35,000,000.Tant mieux! et voilà un point sur lequel il n’y aura plus à revenir.“Mais, ajoute le Canada, nous persistons à croire que s’il (M.Monk) avait lui-même commenté en Chambre sa lettre de démission, comme nous le lui avons demandé alors, il serait maintenant moins facile encore à un Nantel ou à un Coderre de s’abriter derrière lui.” U n’est personne qui ne regrette l’impuissance où M.Monk s’est trouvé de retourner à la Chambre; et personne ne le regrette davantage que ceux qui connaissent le soin avec lequel l’ancien ministre avait complété, pendant les derniers mois de sa vie, sa documentation sur la question navale.Mais chacun sait aussi que l’état de santé du ministre démissionnaire l’a contraint d’ajourner un retour qu’il espérait toujours prochain.La mort, est venue briser ces espoirs et donner à ceux qui ne voulaient, voir dans sa maladie qu’une excuse diplomatique, le plus tragi-que démenti.U reste cependant, dans les déclarations publiques de M.Monk, des textes assez clairs pour ruiner l’exploitation qu’on voudrait faire de son nom.La lettre communiquée par M.Carignan n’a fait que confirmer — avec la liberté d’ac cent particulière à l’intimité — des pièces déjà connues.0.H.LE CONGRES EUCHARISTIQUE Le vingt-cinquième congrès eucharistique international s’ouvrira à Lourdes mercredi.On trouvera, en page 4, une étude complète sur ce congrès et les précédents.Nous recevons du R.P.Van Cost la lettre suivante.Nos voeux accompagneront uans sa lointaine mission le dévoué missionnaire ; Monsieur le rédacteur, A la veille de repartir pour ma mission de Mongolie, ce m’est un doux devoir de reconnaissance de prendre congé de tous ceux qui m’ont si puissamment aidé ici.On m’avait dit que la générosité des Canadiens était sans limites, que leur esprit de foi était exemplaire, et qu’ils pouvaienT s’enthousiasmer pour une belle oeuvre.Non seulement on ne m’a pas trompé, mais la réalité a surpassé de loin mes espérances.Grâce le sympathie de mes bienfaiteurs, je pourrai soulager bien des misères à mon retour là-bas ; je pourrai développer davantage l’oeuvre sublime de la Sainte Enfance qui a si fort touché vos coeurs.C’est donc un vibrant merci que j’adresse à tous ceux qui m’ont aidé de leur bourse et de leurs prières.En particulier, je tiens à exprimer toute ma vive reconnaissance à mes chers confrères du clergé.Ho 1 combien leur charité m’a réjoui, combien leur accueil fraternel m’a fait du bien ! Avec quelle délicatesse ils ont voulu me faciliter les choses pour me mettre en communication avec leurs ouailles, et parfois besogneux eux-mêmes, écrases sous des lourdes charges ils ont voulu tendre la main pour un plus pauvre qu’eux ! Cet accueil chez mes frères dans le sacerdoce restera à jamais ineffaçable dans mon coeur : ils m’ont encouragé par leur parole : ils m’ont réconforté et édifié par l’exemple de leur zèle et de leur charité.Merci ! (Suit un paragraphe de remerciements à l’endroit du Devoir, dont nous sommes fort reconnaissants à l’auteur, mais que nous prenons la liberté d’indiquer seulement.Nous avons été trop heureux d’aider une oeuvre utile.—Le Devoir).Enfin, merci et merci encore, a tous les bienfaiteurs connus et inconnus qui ont voulu se faire participants de mon oeuvre.C’est grâce à eux que je pourrai travailler davantage ; que je pourrai étendre de plus en plus le règne du Christ.Us auront leur large part de mérites, et, s’ils ne voient pas l’effet de leur zèle, Jésus, Lui, le verra et s’en souviendra à l’heure de la rétribution.Je m’en vais donc, le coeur plus léger, car je ne me présenterai pas les mains vides devant mes pauvres enfants.L’heure da la grâce semble avoir sonné pour la Monogolie ; les Canadiens auront leur large part dans l’oeuvre de régénération chrétienne de cette immense contrée.Dieu le veut ! C’était là le cri de guerre lancé par Pierre l’Ermite pour inviter vos ancêtres à la croisade ; c’est encore ce cri là qui vibrera dans vos coeurs à l’heure actuelle, car l’Eglise du Christ commence une croisade spirituelle dans cette terre trop longtemps asservie au joug de Satan.Et de temps à autre, je vous enverrai un écho de nos luttes de là-bas ; c’est là un devdir de reconnaissance auquel je ne faillirai pas.Le '• Devoir ” qui m’a si généreusement ouvert ses colonnes pour vous faire connaître l’oeuvre de la Mon- golie, continuera, j’en suis sûr, à vous renseigner de temps en temps sur les progrès accomplis tout là-bas.Nous reverrons-nous encore ici-bas ?C’est le secret de la divine Providence, la vie renferme tant d’imprévus.Quoiqu'il en soit, chers bienfaiteurs, je vous dis à tous : Au revoir____ au ciel ! Votre bien reconnaissant, Joseph VAN DOST, Miss, de Scheut aux Ortos.Si quelqu'un désirait encore s’intéresser à mes missions, ou correspondre avec moi, il pourrait s’adresser à mon frère : Monsieur Ignace Van Oost, Importateur, rue Saint-Hubert, 1059.LE COUCHER DANS LES PARCS Par les temps de chaleur continue comme cette semaine bien des maisons deviennent impossibles au coucher el un certain nombre de braves gens cherchent le repos dans les parcs.Nous voyions l’autre matin une centaine de personnes dormant d’un profond sommeil sur Te champ Fletcher.La ville dans ce cas ignore le règlement prohibant le coucher dans les parcs et nous croyons qu’elle fait bien.Mais elle devrait faire davantage.Les personnes qui couchent dans les parcs sont là à la merci de toutes les attaques.Pourquoi ne leur donne-t-on pas la protection de la police, même s’il faut payer quelque supplément à celle-ci ?LES EXPLICATIONS DE M.RAYNAUD M.Raynaud a cru devoir donner à la “Gazette” de ce matin, certaines explications sur l’incident du quatorze juillet.Ces explications appellent quelques commentaires, mais l’heure à laquelle les journaux paraissent le samedi matin nous contraint de remettre ces commentaires à lundi.UN LIVRE DU DOCTEUR CHOQUETTE On annonce la publication prochaine d’un nouveau roman du Dr Choquette.Ce livre, imprimé en Europe, s’appellera La Terre, et sera consacré à Inhabitant” canadien.UN ROMAN POUR 3 SOUS Le bon spécial, inséré aujourd’hui dans le “Devoir”, apporté à nos bureaux, 43 rue Saint-Vincent, avec 3 sous, donnera droit à un exemplaire de l’un des romans suivants, au choix: “la Force de Vaincre”, par Edmond Coz; “le Docteur Quentltt”, par Antoine Roum; “Notre Frontière”, par Paulin Comtat; “Dans les ténèbres”, par Abel Sïbrès; “Les Ames Fortes”, par G.Saint-Germain; et “Le bas Laudrons”, par Florence O’Noll.Pour recevoir ie roman franco, il faudra nous adresser le coupon, pim 6 sous pour couvrir le prix de la bro chure, plus les frais d’emballage et d’expédition.Ces romans, qui peuvent être mis entre toutes les mains, offrent un très vif intérêt.Tout le monde voudra st les procurer aux conditions exceptionnelles auxquelles nous les offrons.Il paraîtra tous les samedis, jusqu'à nouvel ordre, un bon spécial qui donnera droit, aux conditions cl-dessus, à un roman complet.t- > D9^C LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 18 JUILLET 1914 VOL.V.— No.167 a =11 CHRONIQUE RELIGIEUSE FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE ROME ET LE MONDE | -riruxr ii ~»i r>.OJ EVANGILE DU DIMANCHE LE Vile DIMANCHE APRES LA PENTECOTE Evangile selon S.Mathieu.— Ch.vu, v.15.En ce temps-là, Jésus dit à ses Disciples : Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous couverts de peaux de brebis, mais qui au dedans sont des loups ravisseurs.Vous les reconnaîtrez èi leurs fruits.Cueille-t-on des raisins sur les épines, ou des figues sur les ronces ?Tout bon arbre porte de bons fruits, et tout mauvais arbre porte de mauvais fruits.Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu: c'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.Tous ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur, n’entreront pas dans le royaume des deux; mais celui qui fait la volonté de mon Père, qui est dans le ciel, voilà celui qui entrera dans le royaume des deux.TIERS-ORDRE FRANCISCAIN Fraternité Saint Louis Roi.Rue Lagauchetière Est.No 777.Réunion des Frères, le dimanche, 19 juillet 1914, à 2 hrs p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.Le secrétaire.•* * » Fraternité Sainte-Elisabeth.Rue Dorchester Ouest, No 964.Réunion des novices, le dimanche, 19 juillet 1914, à iVs h.p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.Le secrétaire.* * * Fraternité N.-D.des Anges.Rue Lagauchetière Ouest, No 130.Réunion des professes, le dimanche, 19 juillet 1914, à 2 hrs p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans auire convocation.Le secrétaire.RETRAITES FERMEES POUR HOMMES.Nous donnons ci-dessous les dates des six retraites qui auront lieu d’ici à la fin d’août à la villa Saint-Martin, près Cartierville.Les différentes retraites données jusqu’ici ont remporté un succès qui fait augurer beaucoup de résultats consolants de l’établissement de cette oeuvre dans notre pays.Pour toute demande de renseignements, on est prié de s’adresser au R.P.Boncompain, SJ-, directeur des Retraites fermées, Immaculée-Con-ception, rue Rachel.Numéros de téléphone: Saint-Louis 1320 ou 857.Marchands et hommes d’affaires, du 23 au 27 juillet, et du 6 au 10 août; Hommes de langue anglaise, du 30 juillet au 3 août; Voyageurs de commerce, du 13 au 17 août; Frères directeurs de collèges, du 20 au 24 août; Prêtres éducateurs, du 25 au 29 août.COMMISSION CENTRALE, SECTION FEMININE FRANÇAISE DES GOUTTES DE LAIT DE MONTREAL.La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste s’est empressée de répondre à l’appel que lui faisait le Bureau d’hygiène municipal pour travailler à combattre cette macabre faucheuse des fleurs si frêles que sont ces chers petits qui doivent devenir les hommes et les femmes de demain.Notre Fédération Nationale a compris son devoir et elle ne regardera pas aux sacrifices pour instruire les mères d’aujourd’hui et préparer les mères futures à bien remplir leur devoir, pour s’assurer la conservation de milliers de vies précieuses en se mettant à l’oeuvre immédiatement.Le travail a été aussitôt commencé dans quelques paroisses depuis quelques jours à peine, et une nouvelle goutte, de lait est définitivement établie dans la paroisse de Saint-Anselme avec le concours de M.l’abbé Chagnon, curé, et du Dr Martineau.Les dames de cette paroisse ont été invitées à une première assemblée le 4 juillet.Mme Gérin Lajoie, présidente générale de la F.N.St-J.-Bte, avait bien voulu venir leur parler de l’oeuvre si éminemment patriotique de la lutte contre la mortalité infantile et de l’utilité d’une goutte de lait dans chaque paroisse.Elle encouragea ces dames à prêter généreusement et l’approbation du clergé, car, n’est-ce pas a l’ombre de l’Eglise‘que résultats en travaillant sous la direction d’un médecin éclairé, tel le Dr Boucher, médecin en chef du Bureau d’hygiène de Montréal.N’est-ce pas aussi une garantie bien grande pour nous catholiques d’avoir l’encouragement et l’approbation du clergé, cao, n’est-ce pas à l’ombae de l’Eglise que doivent se préparer et se propager nos énergies nationales?Les enfants à qui nous aurons consèrvé la vie fe ront l’honneur de la Patrie.Mardi le 7 juillet eurent lieu les élections: Mme Alph.Grisé fut élue présidente; Mme Frs Allard, trésoriè-re et Mlle Yvonne Picard, secrétaire.Les visiteuses sont les personnes suivantes: Mmes Frs.Allard, Ferd.Lacoste, Eug.Santerre, Alp.Lupien, H.Boucher, R.Vromet, Ars.Pigeon, Mlle Yvonne Quelle.Ces dames ont accepté de visiter une ou deux rues de leur paroisse.Les déléguées sont Mmes Alph.Grisé et Labonté.Mardi le 14 juillet, seconde assemblée présidée par M.l’abbé Dalpé, vicaire.Le Dr Martineau avait invité le Dr Thibault comme conférencier.Celui-ci parla de l’alimentation de l’enfant.Il a été attentivement écouté par une assistance d’une quarantaine de personnes composée de dames et de jeunes filles.Les consultations sont commencées mercredi le 15 juillet, dans la salle des commissaires.Elles auront lieu tous les jours excepté le dimanche et le samedi, de trois à quatre heures p.m.M.J.Archambault a acceptée d’aider à la goutte de lait tous les jours.Une autre conférence sera donnée dans le courant du mois d'août.GOUTTE DE Lx\IT DE LTMMACU-LEE-CONCEPTION.Jeudi le 9 juillet, assemblée des comités des dames et des messieurs conjointement sous la présidence de M.le Curé, pour y discuter les mesures à prendre pour y intéresser un plus grand nombre de mères.POUR JEUNES FILLES.Chez les Soeurs de Marie Réparatrice, 1025, avenue Mont-Royal Ouest, deux retraites pour jeunes filles seront données cet été.La première durera du 24 au 28 juillet, et la seconde, du 28 août au 1er septembre.Chez les Soeurs ’ de l’Immaculée-Conception, 314, Chemin Sainte-Catherine, Outremont, deux retraites seront données.L'une, du 7 au’ 11 août, pour institutrices; l’autre, du 14 au 18 août pour jeunes filles.D’autres retraites seront aussi données à la Maison Saint-Joseph, 1040 rue de Lorimier, où l’on peut s’adresser pour en organiser durant cet été.Toute demande de renseignements doit être faite aux différentes adres-ses données nlus haut.V O Y E Z L'annonce du Male Attire en page 8 et profitez de l’escompte üe 33Uj %.GOUTTE DE LAIT DE SAINT- HENRI ET DE SAINT-ZOTIQUE.Mme J.O.A.Archambault a eu un très beau succès avec la soirée qu'elle à organisée pour le 14 juillet dernier, dans la salle Saint-Zotique.M.l’abbé Thérien, curé, présidait — un auditoire d’environ deux cent cinquante personnes.Le conférencier, M.le Dr Guilbault, avait choisi pour sujet: l’hygiène en général.L’orchestre Geo.Et.Cartier a bien voulu agrémenter cette assemblée de sa note gaie.M.Bourque se révéla habile magicien et dit aussi de charmantes récitations.Il y aura probablement une prochaine assemblée dans le courant du mois d’août, l’infatigable organisatrice, Mme Archambault, se propose encore de faire jouir son prochain auditoire d’une très belle soirée.Depuis quatorze mois, 204 enfants nouveaux ont été présentés à la goutte de lait de Saint-Henri et de Saint-Zotique, et 496 consultations ont été données.L’ASSOCIATION PROFESSION-NELLE DES EMPLOYEES DE MANUFACTURE.MME CARMAN EN LIBERTE Freeport, N.-Y., 18.—Traduite devant la Cour Suprême, présidée par le juge Vansiclen, à Mineola, Mme Carman a déclaré, hier soir, qu’elle n’etait pas coupable.Par le ministère de son avocat, M- George M.Levy, elle fut remise en liberté moyennant une caution de 820,000.Une fois chez elle, elle a été interviewée par plusieurs journalistes auxquels elle a fait de virulentes déclarations au sujet de l’agence Burns.LES FEMMES A LA CHAMBRE DES LORDS (Service de la Presse As»oci£e> Londres, 18.— Chaque jour, le féminisme gagne du terrain en Angleterre.Depuis quelque temps en effet les femmes viennent d’etre admises à la Chambre des Lords.Elles pourront à l’avenir assister aux délibérations de cette Chambre Haute.Le placier de la Verge Noire a reçu l’ordre de leur réserver la loge qu’il occupait autrefois.L’on croit que les femmes qui ont demandé cette faveur sont d’ardentes libérales voulant assister aux débats du Home Rule.CAISSE DE SECOURS: Les bénéfices de la Caisse de Secours seront payés aux membres malades, dimanche le 19 du courant de une heure à deux heures de Taprès-midi, chez Mme E.O.Hébert, présidente du comité, au No 22 rue Irène, Saint-Henri.Les malades devront se présenter muni des certificats requis.Toute correspondance durant la vacance à l’adresse de la présidente pourra être envoyée au secrétariat, chambre 14 du Monument National.-9- CHEMIN DE FER CANADIEN NORD Excursion spéciale a Québec par cette route pittoresque, le 18 juillet 1914.Le Canadien Nord annonce une excursion au taux réduit de $3.50 de Montréal à Québec, aller et retour.Départ de la gare de la rue Sainte-Catherine Est, le 18 juillet, par le train de 9.00 a.m., (avec wagon-pa-lais-buffet); limite de retour le 21 juillet.Le Canadien Nord est la route pittoresque jusqu’à Québec par les Laurentides et avec un parcours de 40 milles le long des rives du majestueux Saint-Laurent.Ceux qui désirent passer quelques jours dans la Vieille Capitale et en même temps jouir des beautés naturelles qu’offre la route du Canadien Nord, devraient profiter de ces bas prix exceptionnels.r.AUTOMOBILISME A une récente assemblée spéciale, les directeurs de la Montreal Auto mobile Trade Association ont décidé d’établir les bureaux permanents de l’association dans l’édifice Sautham, rue Bleury et ils annoncent qu’à l’avenir, toutes leurs affaires seront transigées dans ces bureaux.Le gérant, M.T.C.Kirby y sera continuellement aux heures des affaires et les commerçants ou agents locaux d’automobiles y trouveront en maintes occasions de très grands avantages.Ces bureaux se trouvent situés au centre du district des affaires de la cité et par conséquent d’un accès facile pour les agents, de quelque partie de la ville qu’ils soient.Ce sera le bureau officiel de renseignements des commerçants d’automobiles.Non seulement le bureau de direction va employer son temps à tenter d’améliorer les conditions du commerce dans la ville, mais il s’occupera aussi, sous bien des rapports, de l’intérêt des propriétaires de voitures.Le président de l’association, M.Victor Lévesque a complété les arrangements pour l’achat ou la construction d’une maison de club pour l’association et la question sera discutée lors de la prochaine réunion du bureau des directeurs.Tous les détails seront alors publiés.A cette assemblée, on discutera aussi la question d’établissement de l’échange pour les automobiles de seconde main.A la dernière assemblée, les compagnies suivantes ont été admises à faire partie de l’association: Cadillac Motors Limited; MM.Frigon et Baker, Gadbois Limitée, Wolsley Motor Co., S.Gagnon et Compagnie; Higgins et Lee, et la Compagnie Canada Cycle and Motor.L’association compte maintenant trois membres et est Tune des plus puissantes du genre dans le Canada.ASSEMBLEE MENSUELLE L’assemblée mensuelle régulière des directeurs de la Montreal Automobile Trade Association Limited a eu lieu jeudi soir, aux bureaux de l’association, édifice Southum.Ont été nommés membres du comité d’organisation pour la prochaine exposition : M.V.Lévesque, président, et MM.P.R.Hanson, W.P.Kearney et W.A.Allen.Le gérant Kirby est à préparer es plans du théâtre de l’exposition de 1915.STEVENS-D UR YEA Chaque année on ajoute quelque chose a ce qui était considéré comme la voiture de plaisir parfaite, de nouvelles améliorations importantes et pratiques font souvent s’écrier ceux qui les voient: “Pourquoi personne n’y a-t-il pas pensé avant?” 11 en est ainsi d’une amélioration étonnante, qui a été apportée au nouveau type de routier “Stevens-Dureya”, que cette importante fabrique vient de mettre sur le marché.Ea compagnie Stevens-Dureya réclame la priorité d’avoir établi une capote utile, durable, de jolie forme et combinée avec un joli type de carrosserie, qui permet de faire disparaître complètement la capote une fois qu’elle est repliée.La capote est supportée par des joints bien faits et rigides qui la forcent de se replier et de se déplier d’une certaine manière.La capote se soutient d’elle-même et ne demande d’attaches d’aucune sorte et elle s’accroche d’une manière absolument rigide aux supports du paravant de la même manière que dans les touring cars “Stevens-Jnireya , qui sont si populaires.Quand la capote est repliée, elle se trouve complètement cachée par le rembourrage.Quand elle est dépliée 1 ouverture se recouvre de la meme partie de rembourrage, ce qui donne un aspect net et une belle apparence de fini quand la c apote est clans I une ou l’autre position.Par ce moyen, la capote est à l’abri de m poussière et de la boue lorsqu’il n en est pas fait usage.1 Comme autres ameliorations on peut citer la manière dont le réservoir à essence est caché.On a trouve également le moyen de placer deux bandages sur leurs jantes où une loue à rayons métalliques complote accompagnée d’un bandage extra, de telle manière que l’on ne les aperçoit pas.Ce type de Roadster absolument nouveau comme carrosserie rati-qu- et unique en son genre est en harmonie avec les autres superbes ea ‘rosseries de dessins exclusifs qui oi t été les caractéristiques des modèles de la fabrique Stevens-Dureya.SURVEILLEZ BIEN “ A petites causes grands effets ”, ch un proverbe, qui trouve dans la mécanique, et particulièrement dans la mécanique automobile, maintes confirmations ! En voici une que nous signalons à nos lecteurs et qui concerne toutes les classes du monde, de quelque origine qu’elles soient.Il s’agit de l’action des change-in mts de temps sur le bois des cales de ressort.On sai* que les ressorts à lames ne portent pas directement sur l’essieu, mais qu’une cale, ou plus exactement, un “ coussin ” de bois s’interpose entre les deux surfaces de métal, afin qu’elles ne se meurtrissent lune l’autre.Les étriers qui fixent le ressort à l’essieu exerçant sur cette ealle une pression considérable à aquelle elle répond par son élasticité — car le bois est une substance élastique, tout comme le caoutchouc.—- Gctte élasticité est la bienvenue, car elle a pour effet de neutraliser le jeu qui ne manquerait pas de naître entre ressort et patin, pa suite de l’allongement des étriers.Malheureusement, le bois est une matière poreuse qui se transforme av^c le temps et qui se montre sensible aux conditions atmosphériques.Tout le monde sait que les meubles, “ussent-ils centenaires, manifestent leur existence par des craquements, qui, parfois, inquiètent.Tout le monde également, a pu constater que la sécheresse contracte les panneaux, tandis que l’humidité les gondole.Tout comme l’armoire normande ou le lit en pitchpin, la modeste cale de ressort se résorbe ou s’é- FUMEZ LES CELEBRES CIGARETTES EGYPTIENNES “VAFIADIS” fr ‘1 Langeviiu L’Archevêque 1 LIBRAIRES ¦ IMPRIMEURS 'MF trfâiil % Ameublements et Artlaies de Bureaux,Coffres-forts et Meubles-classeurs, Bibliothèques à sections 3 8 et 10 rue Saint-Jacques U* MAIN 1048 l i FOURNITURES DE MAISON Nous recevons justement un assortiment complet de fournitures de maison de la meilleur qualité Poêles à gaz, depuis Balais Bissell pour tapis, depuis JJ QQ Poêles à Phuile, depuis .QQq .60c Couteaux de cuisine, depuis ***** Couteaux de table, depuis * * * ^, 18.—Le premier ministre a annoncé, hier, à la Chambre des communes que le gouvernement avait décidé de tenir une session cet automne.Il en a provisoirement fixé la data durant la dernière semaine de novembre ou le commencement de décembre.INCENDIE A VAL-BRILLANT Québec, 18.— Quinze à vingt maisons ont été rasées par le feu à Val-Brillant, situé à environ soixante milles à l’est «le Rimouski sur lu rive sud du Luc Matapédia, dans la Vallée de la Matapédia.L'incendie s’est déclaré dans une beurrerie, vers onze heure hier matin.On n'en connaît pas la cause.Un fort vent de nord-ouest propagea avec grande rapidité les flammes Une vingtaine de maisons, magasins et hôtels ont été détruits.Le réservoir de l’Intercrtlonial a aussi été brûlé.Les dommages sont d’une centaine de mille piastres environ.A 5 heures, hier après-midi seulement, on put contrôler les flammes.Les trains de l’Intereoionial ont été retardés.Les communications par téléphone et par télégraphe ont été interceptées.IL SE NOIE ans, soir baignant dans ; Un jeune homme de vingt George Greene, s'est noyé, hier soir vers nuit heures, en sr le canal Lachine.Parti de sa maison de pension, 1525 rue Dorchester Ouest, avec un ami James Duncan, Greene disparut sous Trau en s'y jetant.I.es quelques personnes présentes-se portèrent au se* cours du malheureux, mais inutilement.Ce matin le cadavre n'était pas encore repêché.ACTIONS EN D0MMAGES Le 17 juin dernier M.Aidas Renaud était (renversé et blessé par Tauto de l’Ingénieur de la ville, M.Janin, coin (les rues Montcalm et Sainte-Catherine.Pour ce, M.Renaud réclame $1,000 de dommages.* * * La ville est-elle responsable des avaries causées à une auto par le mauvais état des routes ?La Travellers Indemnity Company, de Connecticut, prétend que nui.et vient d'instituer une action de $852.12 pour dommages causés à une des machines qu’elle avait assurée.* » * M.David Watson était autrefois surintendant des édifices de la raison sociale John Murphy.Il y n quelque temps le gérant de la maison rie Toronto vint à Montréal remplacer le gérant loral, alors en vacances.Un bon jour, il signifia le congé à Watson.Ce dernier se prétend Hé à la maison par un contrat pour plusieurs années.Et pour cette rupture de contrat, il demande 86,000 de dommages.CHUTE "PENIBLE William Plnmondnn.charpentier, âgé de 62 ans, domicilié au No 917 «le la rue Sanguine!, est tombé, hier, d'un échafaud et fut transporté sans connaissance à l'hôpttni Western, Le malheureux souffre de contusions à la tête et de la fracture de quelques eôtes.J DEPART POUR ROME Sherbrooke, 18_S.G.Mgr La- roque est parti pour New-York, en route pour l’Europe où il assistera au Congrès eucharistique de Lourdes, f Lit en Fer Complet $11.95 « - -%vl ygiénique ‘ Health”.Les trois article*.s*1 ¦ «Ws# au lit pa matela» hygiénique Tel.Eat 7330-7331-637-39 SAIXTE-CATHERINE-EST, angle Beaudry, MONTREAL TEL.EST 4510 iSfrapwIsISrëre» Le Magasin du Peuple 447 SAINTE-CATHERINE EST ARTICLES POUR HOMMES CRAVATES LAVABLES — Grand choix de couleurs, râleurs splendides.forme Derby.Régulier 15c.pour écouler à.- .Oï# CEINTURES — Bonnes ceintures en cuir pour hommes, en gris, noir, A CI 4* brun, etc.Régulier 75c.Spécial.-.“rwl# CHEMISES BLANCHES — Chemises blanches pour hommes, bon dkôn duck blanc reversible.Prix.wOv FUYEZ LA CHALEUR, RETENEZ VOS PLACES POUR Québec, Saguenay, Gaspé, Percé, Baie des Chaleurs, Ile du Prince-Edouard, Nouvelle-Ecosse, Cap Breton, Terreneuve, et tous les autres endroits sur le Saint-Laurent et le Golfe.Pour livrets, prix, hôtels, etc., etc., W- m.HONE & RIVET Agence générale de voyages 9 BOULEVARD SAINT-LAURENT, MONTREAL.Tél.Main 2605, 4097, 7249.N.-G.Valiquette LIMITEE Palais d’Ameublement 471-477 Ste-Catherine Est Vente d’Agrandissement 1.500 chaises de salle à manger à prix d'encan.250 ameublements complets de salie à manger aux prix de la manufacture.250 lits en cuivre et émaillés blanc avec sommiers et matelas.275 commodes, 250 chiffonniers, 300 tables de toilette.Tables, miroirs cheval.garde-robes, etc., en acajou, beau noyer circassien.érable^ piqué, chêne et émaillé blanc, tous pour être sacrifiés à presque n’importe quel prix pour débarrasser nos différents étages afin de commencer les opérations de construstlon immédiatement.LlMlré* VENTE 29c A Angle Sainte-Catherine et Montcalm ASSISTEZ LUNDI A NOTRE GRANDE VENTE DE 29c Vous trouverez des marchandises à dans tous les dé- partements.Articles de fantaisie pour ««wv»» dames, bas, gants et sous-vêtements, rubans, dentel les, étoffes à robes et soie.jner-ceries pour hommes, garnitures de maison et confections, etc., à.PHARMACIE Lecours et Lanctôt 310 STE-CATHERINE EST Coin Sain-Denia, Montréal Téléphone : Est 4603-833-2770 Aux Mères L’alimentation artificielle des enfants est, un problème serieux.Partout on déplorfc l’énorme mortalité causée par r ignorance de l’hygieno.La stérilisation prévient les dangers que courent les enfants nourris artificiellement.Le STERILISATEUR LE-COURS détruit tous les germes qui peuvent s’introduire dans le lait.Ce STERILISATEUR, ment recommandé par les médecins, est.i très facile à employer.Prix., forte.$2.75 Sur demande, nous envoyons gratis une brochure : HYGIENE de L'ENTANCE.Ce livre traite de l'alimentation et des soins à donner aux enfants.Il k.50 DOUZAINES DE CHEMISES Fil et Soie, manchettes doubles, valeur de $2.50, notre prix de vente $1.25 3 pour $3.50.:: I NOUVEAUTES POUR HOMMES 5.A.de LORIMIER 34 Notre-Dame Ouest EN MEMOIRE DE L’ARCHIDUC Plusieurs membres de hi colonie autrichienne assistaient, ce matin, à la messe de requiem chantée par Sa Grandeur Mgr Bruchési, à la Cathédrale, pour le repos dç l’âme de l’archiduc François-Ferdinand, assassiné, il y a «luelques jours, à Sarajevo, M.Doherty, ministre de la justice, et M.Coderre, secrétaire d’Etat, représentaient le gouvernement.Remarqués dans la nef, le consul général d'Autriche, M.R.de Hann, attaché du prince de Hihenlohe; M.L.Hansel, premier secrétaire d’ambassade; M.A.Chloperky, deuxième secrétaire.Des invitations avaient été envoyées aux différents consulats étrangers.MORT TRAGIQUE Le fourgon de la morgue a*été appelé.hier après-midi, au quai Laurier près de la rue Nirolet, pour recueillir le cadavre d'un nommé Jack Jnmeison qui s’était tué en travaillant sur les quais.Le défunt était Agé de quarante ans, et demeurait 37 rue Saint-Georges.ACCIDENTS DE TRAVAIL Deux manoeuvres travaillant A la porte du tunnel du C.N.R.ont été blessés, hier après-midi.L'un, Frederick Sutyruck, Agé de 21 ans, s’est fait écraser la jambe droite entre deux wagons de fret, tandis que l’autre.Lester Kearns, âgé de 28 ans, recevait à quelques heures de distance.un foret sur le pied gauche.I.es deux blessés sont en ce moment à l’hôpital Royal Victoria.LES “CONFIDENCE MEN’’ ADMIS A CAUTION Neuf des onze individus arrêtés lors de la descente des détectives dans la salle de paris de la rue Dorchester Ouest, ont dû passer la nuit dans les cellules «le Bordeaux; deux seulement ont pu fournir les cautionnements demandés, Wm Stormont et Jack Sheehan.Hier après-midi à 2 h.30, le magistrat Lcet fixait les cautionnements à $2,000 pour chacun des accusés.Me Aiban Germain, l’avocat des accusés, eut alors recours à M.le juge Gcrvais, qui fixa le cautionnement de chacun à $700.Comme il était alors trop tard pour se pro* curer de l'argent dans les banques, «leux seulement purent sortir hier *jt s *u|ii es sortiront aujoul* d hui.U pni*uit que l'un des inculpés, Mm Stormont, est bookmaker au parc de Lorltnier.REMERCIEMENTS.JF.ANNOTTE,—M.Stanislas Jean-Tiotle et sa famille remercient, sincèrement, les personnes, qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie à l'oc-asion de la mort, do mur filie hien-nimée Cécile Jeannette.PRirs Ctiateauguag, te IB Juillet lüll f, lARp rtp fii, miB fJêcede te Rêvê-renU Tnncrèiie Znllqm Allard.I.p* ftinCrnlIlrx ntiront lieu samedi, le ti fmirant & CIlfttrmiiItlBy, à ft HiPttfCft n.ttt.rarrnis et amis sont priés d’y assister sans autre Invitation.bRARHARP ^ VsUerfielit.qturtler Beller,vs, !s la iwlllst \ l’n'gs de 2?uns et 13 jours, est défériée Yvonne Bourbonnais, épouse de M.Arthur Brasssrd, médecin.oe* funérailles eurent lieu lundi, t- 20 enu-rent.Le convoi funèbre partir* de ta demeura ne son enou*.k a heures *s «.m pour sa fântk?** .Pamisslale, où le service 1er* îSIfV*- 1» B Cflteau du Lac, lieu de la sépulture Parent* et amis sont priél d> assister sans autre invitation.î
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