Le devoir, 8 septembre 1914, mardi 8 septembre 1914
VOLUME V—No 210 MONTREAL, MARDI 8 SEPTEMBRE, 1914 DEUX SOUS LE NUMERO, 1 Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.«3.00 UNION POSTALE.«6.00 Édition hebdomadaire : CANADA.«1.00 ETATS-UNIS.«1.50 UNION POSTALE.«2.00 EDEVOIR Rédaction et Administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRE A.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION : - - Main 7460.Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LES TEUTONS AU NORD DE PARIS RECULENT LE DEVOIR NATIONAL Depuis mon retour d’Europe, de nombreuses communications verbales ou écrites nie révèlent chaque jour davantage l’incertitude d’esprit où se trouvent un grand nombre de Canadiens, anglais ou français, en face des problèmes troublants que la guerre a posés.Il y a loin des opinions de fond à l’apparente unanimité sur la part que le Canada doit prendre dans le conflit et sur la forme que cette participation doit revêtir.Le seul trait commun de tous les avis contradictoires que j’ai recueillis depuis deux semaines, c’est l’absence à peu près complète du sentiment des responsabilités réelles du Canada comme nation — responsabilités extérieures et plus encore responsabilités intérieures.Les uns ne songent qu’à l’Empire; les autres n’écoutent que leurs sympathies pour la France; d’autres, par contre, logiquement mais étroitement Cana-oiens, ne voient rien au-delà des bornes de notre territoire et ignorent les plus évidentes de nos responsabilités mondiales.Cette quasi absence de patriotisme vraiment national diffère singulièrement du sentiment si fort, si pratique, qui unit en une masse solide et compacte le peuple des autres pays, dès que les intérêts vitaux de la nation sont en jeu.Le déluge de discours et d’articles “patriotiques” dont le pays a été inondé, depuis le début de la guerre, accompagné de si peu d’actes efficaces pour le bien du Canada, fait un douloureux contraste avec les agissements rapides, efficaces, sans phrases et sans poses, des nations en guerre, et même des pays neutres, comme les Etats-Unis.Ce contraste, c’est toute la différence qui sépare l’action réfléchie d’un peuple souverain, maître de ses destinées, conscient de ses responsabilités, et l’irréflexion d’un peuple-enfant, dépourvu de status international, incapable de mesurer la portée de ses actes, et même de prévoir le contre-coup des mouvements des autres nations, y compris celle dont il dépend.* * * 1 ont le monde a parlé, depuis un mois, des devoirs du Canada envoi s 1 Angleterre ou la b rance.Combien se sont inquiétés des devoirs du Canada envers lui-même?Si l’on objecte qu’il est trop tard pour poser cette question; que le parlement et le peuple du Canada y ont répondu hautement, à l’unani-mité; que la participation active du Canada à la guerre européenne est chose décidée; qu’il ne reste qu’à poursuivre cette participation avec toute l’énergie et la célérité possibles — je réponds qu’il n’est jamais trop tard pour réfléchir sur les conséquences et la portée de ses actes.La guerre n'est qu’à son début.Si, comme d’aucuns le prétendent et comme le parlement l’a décrété avec une apparente unanimité, c’est le devoir du Canada de prendre une part active à cette guerre, c’est assurément le devoir du gouvernement canadien d’assurer à cette participation son maximum d’intensité efficace; c’est également son devoir d’atténuer les répercussions très sérieuses de cette politique sur la vie économique et sociale du pays.C’est enfin le devoir de tous les citoyens d’apporter au gouvernement la coopération et les lumières les plus propres à guider son action.Dans les crises nationales, le qouvernement n’est plus un simple groupe de politiciens, de valeur diversement appréciable, nantis pour l’instant du pouvoir.C’est le dépositaire de l’autorité.On doit l’éclairer, le renseigner, l’aviser, le soutenir même — à moins qu’il ne trahisse — quitte à lui demander plus tard un compte d’autant plus sévère qu’il aura davantage bénéficié de la confiance nécessaire au salut public.* * # Cet accord national exige l'ajournement des querelles de parti, des disputes acrimonieuses, — je l’ai indiqué précédemment, et j’y insiste, — mais il ne comporte ni le silence en face du danger, ni la complicité des erreurs et des fautes commises, encore moins l’abdication d’aucun principe.Loin de là.A ceux de mes amis qui me demandent avec angoisse, si j’approuve aujourd’hui ce que je prévoyais et condamnais dès 189!) ____ la participation du Canada aux guerres de l’Angleterre, étrangères au Canada ____ je réponds sans hésiter: Non! Le Canada, dépendance irresponsable de la Grande-Bretagne n’a aucune obligation morale ou constitutionnelle ni aucun intérêt immédiat dans le conflit actuel.La Grande-Bretagne y est entrée de son seul chef, en conséquence d’une situation internationale où elle a pris position pour la seule sauvegarde de ses intérêts, sans consulter ses colonies et sans égard à leur situation ou à leurs intérêts particuliers.Le territoire canadien n’est nullement exposé aux attaques des nations belligérantes.Nation indépendante, le Canada serait aujourd’hui en parfaite sécurité.Les dangers fort lointains que son commerce peut courir résultent du fait que le Canada est passession britannique et qu’il subit forcément les contre-coups d’une politique dont la Grande-Bretagne est seule maîtresse et d’une intervention dont les autorités britanniques sont seules responsables.C’est donc le devoir de l’Angleterre de défendre le Canada, et non celui du Canada de défendre l’Angleterre.Du reste, en protégeant le territoire et le commerce de ses colonies l'Angleterre assure sa propre subsistance.* * » La Grande-Bretagne elle-même court dans cette guerre un miti-mum de danger et y trouvera, quoi qu’il arrive, de fort beaux bénéfices.La supériorité écrasante de sa flotte dépasse tout ce qu’en disaient les plus optimistes.Dès qu’un vaisseau de guerre allemand se risque en haute mer, les canons anglais le coulent à pic.Les prises de guerre opérées en quatre semaines par les marins anglais sur le commerce allemand représentent le joli denier de trois cent cinquante millions de dollars.Le drapeau britannique flotte déjà sur la plupart des rolonies allemandes.Tandis que les naïfs Canadiens ne rêvent que batailles et carnages — de loin, — les représentants du commerce anglais parcourent le monde et s’apprêtent à recueillir partout les dépouilles de l’industrie allemande paralysée.Sur le continent européen, le gouvernement britannique va mettre en ligne de combat, d ici Noël, declare lord Kitchener, environ trois cent mille hommes.Supposons qu’il aille jusqu’au double.Certes, une partie de ces troupes sc composent de soldats d’élite, à qui alliés et ennemis se plaisent à rendre hommage.Mais enfin, qu’est cet effort en comparaison des trois millions de Français, des quatre millions d’Alle-niands, des cinq à sept millions de Russes, et même des trois cent cinquante mille soldats de la vaillante petite Belgique?En droit et en fait, le Canada, colonie britannique, n’avait donc aucune raison directe d’intervenir dans le conflit.11 en avait de très graves de s’abstenir; et l’avenir se chargera de démontrer, trop durement peut-être, que son intervention militaire, peu efficace pour les nations en guerre, aura ries conséquences désastreuses pour lui.* * # Ces réserves faites, ces faits posés comme jalons de la route qu’il faudra nécessairement parcourir à nouveau, lorsque viendra la période du rajustement national, je me hâte d’envisager un aspect plus large de la question, sur lequel il me semble que tous les Canadiens doivent pouvoir s'entendre.Indépendamment de ses “obligations” coloniales, nulles en fonction de l’histoire, de la constitution et des faits, le Canada, comme nation, embryonnaire si l’on veut, comme communauté humaine, peut-il rester indifférent au conflit européen?A cette deuxième question, comme à la première, je réponds sans hésiter: Non.Le Canada, nation anglo-française, liée à l’Angleterre et à la France par mille attaches ethniques, sociales, intellectuelles, économiques, a un intérêt vital au maintien de la France et de l’Angleterre, de leur prestige, de leur puissance, de leur action mondiale.C’est donc son devoir national de contribuer, dans la mesure de ses forces et par les moyens d’action qui lui sont propres, au triomphe et surtout à l'endurance des efforts combinés de la France et de l’Angleterre.Mais pour rendre cette contribution efficace, le Canada doit commencer par envisager résolument sa situation réelle, se rendre un compte exact de ce qù’il peut faire ou ne pas faire, et assurer sa sécurité intérieure, avant d’entamer ou de poursuivre un effort qu’il ne sera peut-être pas en état de soutenir jusqu’au bout.* * * Enfin, que l’on affirme ou que l’on nie le devoir du Canada de contribuer, sous une forme quelconque, au soutien de la France et de l’Angleterre, il est un fait indéniable, c’est que le Canada va ressentir profondément, comme tous les pays du monde, les effets de cette guerre effroyable.Ces effets seront particulièrement désastreux pour le Canada à cause de certaines causes particulières: immigration intense des dernières années, dépendance trop exclusive des capitaux anglais, dépenses exagérées et emprunts excessifs des corps publics et des particuliers, etc., etc.Le poids de ces désastres sera forcément alourdi dans la mesure où sa contribution directe à la guerre obérera davantage ses maigres ressources financières, accentuera le chômage de ses îndus-trie.s et diminuera la force et le nombre des agents de sa sécurité intérieure.Voilà autant d’aspects de la question qui appellent l’attention immédiate et le concours de tous les hommes de bonne volonté, si Ton veut éviter une catastrophe.Aux gens sincères qui seraient tentés de trouver froide et même égoïste cette manière d’envisager la question, je conseille l’observatipn attentive de ce qui se passe dans les pays où le patriotisme a atteint sa pleine maturité, où il est l’expression d’un amour fort, sincère, réfléchi, pour la patrie; et ils constateront que cet “égoïsme” national est le premier mobile de l’action des gouvernants et de l’unité morale des peuples.Je leur recommande tgut particulièrement la lecture attentive du livre blanc publié par le gouvernement impérial, en justification de l’intervention de l’Angleterre dans la guerre actuelle.Ils y perdront peut-être quelques illusions.Ils seront bien forcés de constater qu’aux yeux de sir Edward Grey et de ses collègues, le salut de la France et la protection de la Belgique sont restés, jusqu’au dernier jour, des considérations secondaires, entièrement subordonnées aux seuls intérêts de la Grande-Bretagne.Mais ce que le grand diplomate anglais perdra à leurs yeux comme “champion du droit et de la justice”, il le regagnera comme défenseur, habile, courageux et opiniâtre des intérêts de son pays.Notre patriotisme bruyant, enfantin et, somme toute, peu producteur d’action, y gagnerait beaucoup à profiter de l’exemple de magnifique “égoïsme” que lui enseigne toute l’histoire de la diplomatie et de la politique anglaises, dont nos loyalistes parlent tant mais qu’ils semblant si peu comprendre.Nous ferons demain une courte analyse de ce document lumineux.Henri BOURASSA.AUTOUR DE LA GUERRE LES ALLIES SUR [’OFFENSIVE L’aile droite allemande cède du terrain et sans l’arrivée immédiate de renfort, l’ennemi est voué à l’écrasement.— French aux cotés d’Amade.— Pression terrible au centre.LA GAUGE DEVIENT UNE PROVINCE RUSSE (Spécial au “Devoir”) Paris, 8.— L’armée alliée a pris l’offensive à l’ouest de la grande ligne de bataille aujourd’hui.L’armée du général D'Amade, renforcée par des réserves envoyées du sud, fait conjointement avec un fort détachement britannique un effort herculéen pour boucler le flanc droit des Allemands.Les Allemands sous le général Von Kluk sont en nombre inférieur et cèdent tranquillement le terrain.Pour que la manoeuvre des Français réussissent, il faut cependant qu’elle soit terminée avant que l’armée du général Von Buelow envoyée à la rescousse, en toute hâte, arrive.Le général French commande le mouvement offensif auquel prend part presque tout le corps expéditionnaire anglais et la septième année française.Les alliés ont pris l’offensive à Percy-sur-Oise et à Nanteuil-le-Hau-doin, à 30 milles au nord-ouest et on rapporte aux quartiers généraux du général Galliéni que la droite allemande a été repoussée plus de 10 milles en arrière.On dit que les Allemands son! fortement retranchés et se servent beaucoup de leurs mitrailleuses et de leur artillerie légère.Les Allemands exercent une pression terrible sur le centre français qu’ils attaquent avec les armées combinées du prince Frédéric-Guillaume, du grand duc Albrecht, du général Von Haussen et ils essaient de passer à travers le territoire baigné par la Somme, par Vitry-le-François et Génicourt.La défense du sang français est sous le commandement du général Pau et il a sous lui treize corps d’armée français choisis.LA GALIC1E ANNEXEE Pétrograde, 8.— La Galicie est maintenant une province russe.Une proclamation officielle faite aujourd’hui par le Gzar, et appuyant sur l’étendue de la grande victoire russe remportée en Galicie, annonce ce fait.Il est officiel également que le comte Bobrinsky a été nommé gouverneur de cette province.On a rendu des actions de grâces au ciel hier dans toutes les églises de la Russie pour le retour à la Russie des anciennes villes slaves Lemberg, maintenant Lvoff et Alliez.f LA TURQUIE CONTINUE A MOBILISER Londres, 8 (11.15, matin).—Une dépêche d’Athènes à U’Echange Telegraph” dit que les Turcs afin d’empêcher tout débarquement possible de Russes ont concentré 80,000 hommes à Tchatalja, 25 ni fl les au nord est de Constantinople, et à Rodosto, sur la mer Marmoréenne.En outre, toutes les villes le long de cette mer ont été fortifiées.Au dire du même correspondant les Serbes prendront dès aujourd’hui l’offensive contre les Autrichiens.DEUX MINISTRES ALLEMANDS DEM1SIONNENT Rome, 7, via Londres, 8, (8 heures 10 du matin).—D’après une dépêche de Berlin reçue par le “Massagero” un différend vient de s’élever entre l’empereur et le chancelier Von Bethmann-Hollweg et le ministre des affaires étrangères von Jagow, les deux ministres étant tenus responsables de l’impéritie de la diplomatie allemande qui a amené la coalition des Etats européens contre l’Allemagne.On assure que tous les deux ont démissionné.2,500,000 ALLEMANDS CONTRE LES ALLIES Berlin, (via Amsterdam).—Les armées que l’Allemagne a envoyées pour combattre les alliés dans l’ouest se chiffrent à 2,02(i,0ü0 hommes, d’après les chiffres fournis par les directeurs de chemins de fer, dans le département de Cologne.Cela est en plus des troupes qui sont enfermées dans les diverses forteresses telles que Metz et Strasbourg et il est probable par conséquent que les forces qui font face aux alliés en France se chiffrent à 2,500,000 hommes au.bas mot.Les hauts fonctionnaires de chemins de fer déclarent que depuis dix-neuf jours des troupes allemandes ont été transportées de l’est à l'ouest franchissant le Rhin sur cinq ponts différents.250,000 RUSSES EN FRANCE Rome, 8 (vià Londres, 12.45.)—Au dire de la “Tribuna" de Rome, il y a aujourd'hui en tout en France, 250,000 Russes.Ce journal attribue la présence du Kaiser à Metz à cette concentration des Russes.St * * Le “Mauretania” qui est arrivé à New-York, le trois septembre, est le premier à avoir apporté ici lu nouvelle de débarquement de troupes russes nombreuses dans les ports français.La censure anglaise très sévère a empêché la transmission de cette nouvelle par câble et pour cette raison, elle ne pouvait être apportée que verbalement ou par lettre.Des lettres de Londres datées du 27 août corroborent les dires des passagers du “Mauretania".Par ces deux sources, on a pu savoir que l’Angleterre avait placé plus de 80,000 soldats russes à la disposition de la France, au moyen de transports envoyés par le nord de la péninsule Scandinave a Archangel, où les Russes sc sont embarqués.Ce mouvement était entouré du plus grand secret.D’après l’une des versions, les Russes ont été débarqués directement dans les ports français et beiges, et d’après une autre ils ont d’abord été débarqués à Aberdeen, Ecosse, puis transportés par des trains speiaux a travers l'Angleterre et embarqués pour Ostende.On fait remarquer que si cette manoeuvre a pu être exécutée une fois, il n y a pas de raison pour qu'elle ne puisse pas être recommencée et c est pourquoi on pourrait bien débarquer une force russe infiniment supérieure à 80,000 hommes sur la côte de France.AU FEU Les dépêches d’aujourd’hui sont meilleures.Encore que la nouvelle de la destruction de la garde royale prussienne ne soit pas confirmée, on annonce que les troupes alliées ont remporté des succès sérieux au nord de Paris, en même temps que la cavalerie russe atteint les premières passes des Carpathes et que les troupes du Czar reprennent l’offensive en Prusse orientale.Mais le fait dominant de la situation dans la région qui nous intéresse particulièrement, parce que les troupes anglo-françaises y combattent, c’est l’abandon apparent de la marche sur Paris.Les armées allemandes paraissent avoir pris une direction sud-est, qui les jette entre Paris et la frontière de l’est.Est-ce manoeuvre imposée par la crainte d’une attaque de troupes fraîches du côté de 1 ouest?est-ce l’exécution d’un plan préconçu?Les experts militaires discutent.Certains supposent que les Aile-mands veulent couper les commit-nications des armées françaises de l’est et entrer comme un coin entre les deux groupes d’armées, tandis que d’autres voient là une manoeuvre très dangereuse pour Tar-mee du Kaiser et qui permettra aux années anglo-françaises de l’affaiblir considérablement.Et il y a toujours cette possibilité que les troupes belges, aidées des secours que la maîtrise des mers permettrait aux alliés de leur donner, coupent les lignes de communication allemandes.En tout cas, les Alliés voient au-jouru hui In situation d’u» oeil plus favorable et réaffirment leur foi dans la victoire finale.sur L’Echiquier DIPLOMA TIQUE Un mouvement considérable et dont la portée apparaîtra chaque jour plus glande s’est produit sur 1 échiquier diplomatique: la signature du protocole par lequel la France, l’Angleterre el la Russie s’engagent à ne pas conclure la paix séparément et, lors du règlement des comptes, à ne demander que des conditions préalablement acceptées par leurs alliés.Cela signifie, selon toute probabilité, que la guerre se poursuivra jusqu’à son extrême limite, et cela ruine d’avance toute tentative que pourrait faire l’Allemagne pour détacher de la coalition l'une des grandes puissances qu’elle combat, en lui offrant des conditions particulièrement favorables.— Jusqu’ici l’Angleterre et la France, par exemple, restaient parfaitement libres de conclure la paix indépendamment l’une de l’autre, à l’heure qui aurait paru la plus favorable à leurs intérêts propres.Il leur faudra maintenant aller ensemble jusqu’au bout, quoi qu’il advienne.La Belgique, la Serbie, le Monténé-ro et le Japon ne sont point parties cet arrangement, mais outre qu’ils le ratifieront peut-être demain, leurs intérêts sont, pour Je moment du moins, intimement liés à ceux des trois signataires.La Russie a un intérêt essentiel à ce que la Serbie et le Monténégro sortent du conflit avec la meilleure figure possible; la France et l’Angleterre'ont toutes les raisons du monde — et les meilleures, puisqu’elles visent leur sécurité personnelle — de protéger la Belgique.Celle-ci est apparue comme la grande route d’invasion vers la France et Anvers reste toujours, suivant le mot de Napoléon, “un pistolet pointé au coeur de l’Angleterre.” — Quant au Japon, il est sûr de sa proie d'Extrême-Orient, et personne ne saurait la lui enlever.Mais, au jour des règlements de comptes, il faudra un extrême doigté et une grande sûreté de main pour empêcher que les demandes et revendications particulières des Alliés ne viennent en conflit.L’ennemi commun fait l’unité d’action; mais, l'ennemi défait, les intérêts et les aspirations de chaque groupe s’affirmeront de nouveau.Il est naturel aussi que chacun s’imagine avoir contribué pour une plus large part que son voisin à la victoire el aux souffrances générales, et mériter donc un supplément de compensations.Sans être aussi pessimiste que sir Hiram Maxim qui prévoit l’heure où la France, l’Angleterre et l’Allemagne devront se coaliser pour empêcher le colosse russe de prendre trop de place en Europe; sans évoquer le souvenir de la coalition et de la seconde guerre balkaniques, on peut affirmer que les diplomates au- ront besoin, pour assurer une paix durable,- de déployer une science et une prévoyance égales à celles des généraux.CHEZ NOUS En même temps que se poursuit la campagne pour l'envoi de nouveaux contingents, la pression des nécessités économiques contraint a l'exafnen de mesures de secours.L’assemblée législative de la Saskatchewan et celle du Manitoba sont toutes les deux convoquées en session d’urgence pour ce mois-ci.On parle d’un mouvement analogue dans l’Ontario.11 s’agirait dans les différents cas de l’adoption de mesures moratoires de caractère plus ou moins étendu.D'autre part le gouvernement fédéral estime que, pour en qui est particulièrement de son ressort, rie pareilles mesures ne devraient être adoptées que dans un cas d’extrême nécessité — qu’il ne juge pas s’être encore produit.Orner HERQUX.LES TEUTONS REBROUSSENT : CHEMIN , Londres, 8, (3 heures 41 du matin) —De forts détachements de troupes allemandes continuent de retraverser Liège pour se rendre à la frontière de l’est, déclare une dépêche d’Anvers adressée à la Compagnie d’E* change Télégraphique.* * * Londres, 8.— Une communication officielle publiée à Anvers, d’après une dépêche reçue par l’agence Reuter, dit : “Les autorités allemandes à Liège ont interdit aux habitants de cette ville de sortir de leurs maisons d’ici trois jours afin de cacher, croit-on, le passage de troupes nombreuses qui sont rappelées en Allemagne.Les lignes de chemins de fer sont gardées maintenant par des marins allemands, sans doute parce que la réserve est épuisée.“Un officier allemand admet que les pertes allemandes à la Chapelle au Bois se chiffrent à 2,000”.BELGES DANS L’ARMEE RUSSE Paris, 8.—2.15 du soir.— D’après une dépêche envoyée par le correspondant de l’agence Reuter à Pétrograde, les recrues de 1914 et les réservistes belges peuvent joindre les armées russes.La Belgique et la Russie auraient conclu une entente à ce sujet.—Cette entente semble confirmer les rumeurs qui annoncent aujourd’hui de Rome qu’on a débarqué des forces russes en Belgique.PARIS SE FORTIFIE SANS CESSE Paris, 8—Plusieurs milliers de réservistes, depuis l’ouverture des hostilités, ont travaillé à l’érection des fortifications extérieures, pour mettre le camp retranché en état de soutenir un siège.Le gouverneur de la ville a décide de faire presser ces travaux, et, hier, 5,000 réservistes s’établirent à i’hôtel de ville, se divisèrent en équipes et reçurent des couvertures pour pouvoir dormir sur place.On les a envoyés dans les retranchements extérieurs.VICTOIRE BELGE A SAINT-AMAND.Anvers, 8.— Les Belges ont remporté des succès remarquables sur les Allemands dans le voisinage de Saint-Amand.Les Teutons attaquèrent les positions belges, qui répondirent au feu de l’artillerie par le feu de leurs fusils.Persuadés que les Belges sc trouvaient privés du support de leur artillerie les Teutons tentèrent de donner un assaut général.Quand ils furent parvenus à portée de fusil, l’artillerie belge composée surtout de pièces de campagne, ouvrit un feu général.Des compagnies entières de casques à pointe furent fauchées, et toute la colonne des attaquants fut mise en déroute.L’ALLEMAGNE VEUT AUGMENTER SA FLOTTE.Londres, 8.— Une dépêche d’Amsterdam, à r’Express” dit: “D’après une dépêche de Berlin, les déclarations faites par les membres du Reichstag au sujet des développements navals pourvoient à la construction de douze divisions de torpilleurs et de six divilions de dirigeables, d’un certain nombre ria miniers et autres embarcations.Oft demande aussi la construction rapid* de trois grands vaisseaux de guerr* et de trois croiseurs de moindre dimension.LA REPONSE DE L’ALLEMAGNE.Copenhague, 8.— (Viâ Londres, 10.25.matin).— la?"Vossiche Zej/ tung" déclare que si l’Angleterre voulait réduire rAllemagne pr.r In famine, cette dernière répondrait en s’emparant de tous les services financiers de la Belgique, c’est-ô-‘ dire en contrôlant toutes les banques locales ainsi que les succursales des banques anglaises, françaises el russes.M A LIRE t En 4ième page la “Lettre de France” de M.Joseph Denais ¦4 DEMAIN : article Le DEVOIR publiera un de M.Henri Bourassa LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 8 SEPTEMBRE 1914 VOL.V.— No.210 r CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE TIERS-ORDRE FRANCISCAIN Fraternité Saint - François, rue Dorrhesler, No 06-1 Ouest, réunion (Furgcnce du Discrétoire, le merere* di, 0 septembre 1914, à 7 hrs 30 p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre eonvocation.Le SECRETAIRE.* » » Fraternité Saint-Louis, rue Lagau-chetiére.No 777 Est.réunion du Discrétoire, le mercredi 0 septembre,, à 8 hrs p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.Le SECRETAIRE.* * * Fraternité Saint-Joseph, rue Dorchester, No 964 Ouest, réunion du Discrétoire, le mercredi 9 septembre, à 7 hrs 30 p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.Le SECRETAIRE.BENOIT XV A ETE COURONNE LA CEREMONIE A ETE TRES SIMPLE A CAUSE DE LA GUERRE.Rome, 8.—Le pape Benoît XV a été couronné, dimanche.La cérémonie a été très simple.A cause de la guerre et pour éviter la pompe qui marque d’ordinaire cette cérémonie, le couronnement a eu lieu dans a chapelle Sixtine.La cour pontifl-calcj au complet, plusieurs membres de l’aristocratie romaine et quelques autres assistaient.Après la cérémonie, le Pape fut reçu aux acclamations des assistants.Plus tard dans la journée, le Souverain Pontife reçut en audience privée les cardinaux Gibbons, Far-Icy et O’Connell, qui lui présentèrent leur suite et plusieurs amis américains qui les accompagnaient.Paris, 8.— Une dépêche de Rome, envoyée à l’agence Havas, dit que le Pape a reçu hier les membres du corps diplomatique.Après ta réception, le eardinal l’errqta, secrétaire d’Etat Papal, a annoncé (pie le consistoire de demain serait secret et qu’aueune invitation ne serait faite, vu la guerre.UNE OCCASION UNIQUE ROMANS A 3 SOUS Le Devoir tient toujours à la disposition de ses lecteurs les romans suivants, qu'il leur offre à des conditions exceptionnelles : la Force (le vaincre, par Edmond Coz ; le.Docteur Quentin, par Antoine Roum ; Notre Frontière, par Paulin Lomlat ; Dans les ténèbres, par Abel Silirès ; les .[mes fortes, par U.Saint-Germain ; le Has-Landrous, par Florence O’Noll ; Jacques II, par M.J.Pinet.On peut sc procurer ces romans de différentes façons : lo Découper le bon spécial, inséré tous les samedis darts le Devoir.Ce bon, apporté à nos bureaux avec 3 sous, vous donnera droit à l'un de ces romans, au choix.Pour le recevoir franco, il faudra nous adresser le bon.plus 6 sous.2o On peut se procurer n’importe lequel de ces romans à nos nureaux.sans bon, au prix de 5 sous l’un ; ou, par la poste franc de port, 8 sous.3o Quant à ceux qui n'auraient pas découpé les bons spéciaux du Devoir ou qui n’auraient pas le temps de passer à nos nureaux, ils peuvent se 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OTTAWA ET HULL J.\V.Bnurgoin, at rue Champlain, Hull.A SAINT-HYACINTHE Chez M.Armand Brousseau.A TROIS RIVIERES J.\V.Britten et Cie, 3ti rue Notre- Dame, RESERVISTE ALLEMAND ARRETE Toronto, Ont., 8.— En réserviste allemand du nom de Wilhelm Reru-sau, demeurant au No 230 de la rue Sherbourne, a été amené au bureau des détectives hier après-midi pour y sabir un interrogatoire.Voici en somme ce qu'il s’est contenté de dire: L'Allemagne m’r.don né la vie.et je serais heureux de donner ma vie pour l'Allemagne.Rien ne me ferait autant plaisir que d'envoyer au fond des enfers quelques-uns de mes ennemis avant de tomber sur le champ de bataille.Il sera enfermé aux casernes Stanley.LETTRE PASTORALE DE MGR BRUCHÉSI MAISONS D'EDUCATION Sa Grandeur Mgr l’Archevêque de Montréal annonce aux fidèles de son diocèse l’élection de Benoit XV au Souverain Pontificat.Voici le texte de la lettre pastorale de Monseigneur Bnichési, lue hier, dans toutes lés églises du diocèse, sur l’élection du cardinal deüu Chiesa au souverain pontificat : Au clergé séculier et régulier, aux communautés religieuses et à tous les fidèles de notre diocèse, salut, paix et bénédiction en Notre Seigneur.Nos très chers frères, Un pape peut mourir, le Pape ne meurt pas.Le vingt août dernier, nous vous annoncions la mort de notre bien-aimé pontife Pie X.Aujourd’hui, nous venons vous faire part de l’élection de son successeur.Le deuil de la grande famille catholique n’a duré que quatorze jours.Grâces en soient rendues à Dieu, entonnons le cantique de l’allégress'’ et de la reconnaissance.O vie vraiment divine de l E-glise 1 Action manifeste de l’Esprit Saint ! Pendant que les nations de J l’Europe sont aux prises dans la plus ; terrible guerre que le monde ait en j core vue ; pendant que les hommes se tuent et tombent par milliers, chaque jour, sur les champs de bataille ; pendant que le sr.ng coule à flots, que les villes sont dévastées et incendiées, l’EgH.: poursuit Iranquiil-lemcnt sa marche, et voit se continuer, sans le moindre trouble, la série de ses souverains pontifes.Il n’y a de stable, vraiment, que cette royauté sans armée.Sc figure-t-on quelque part, à l’heure présente, une réunion d’une soixantaine d’hommes éminents par la noblesse, la dignité et ta science, venus «les pays belligérants et des autres parties du monde, fraternisant ensemble, et tenant une confé-, rence pacifique de deux heures seulement, sur une question quelconque intéressant la société.Alt ! la paix viendra plus tard, et nous l’appelons de tous nos voeux ; mais aujourd’hui, hélas ! c’est le conflit universel ; c’est, au fond des coeurs, l’ambition ou la' baiiu!, l’indignation légitime en présence - des • atrocités commises et du droit violé ; c’est le désir de la revanche ; c’est partout la défiance, l’inquiétude et l'angoisse.Non, non, une telle assemblée ne serait possible nulle part.Et cependant, l'univers entier en a contemplé une, plus merveilleuse encore, dans le conclave qui vient de se tenir au Vatican.Ils étaient là, en eiïet, unis par les liens de la meme foi et de la meme charité, adressant au ciel les plus ferventes prières, ces vénérables cardinaux, tous hommes de vertu et de savoir, préposés à des docè-scs importants ou à des postes éminents dans te gouvernement de l’Eglise, niais.rd’ariSTtA» -et de langues diverses ; appartenant, pour un grand nombre, à ces pays qui, en ce moment, se livrent les plus meurtriers .combats ; ayant, plusieurs d’entre eux, des parents et des compatriotes engagés sous des drapeaux dillérents.Quelle cause de tourments, semble-t-il, et ajoutons aussi, de terrible malaise et même de frictions ! Le sentiment patriotique est si fort et si puissanj dans l’âme hu-hnine 1 Et pourtant, l’union la plus parfaite, une union surnaturelle règne parmi eux.L’accomplissement d’un grand devoir, le bien des âmes, le règne de Jéus Chyist eonti miè sur la terre, voilà leur unique préoccupation.Ils ont raison de donner à l'Eglise le chef qui lui manque et quelle attend.Tout ce qui sent l’humain est banni de .leur pensée.Ils se sont fait une solitude impénétrable à tous les bruits du dehors.Leurs oraisons se prolongent.“ Seigneur, disent-ils.montrez nous celui que vous voulez pour votre vicaire ici-bas.” Unis, les séances commencent.Dignes, calmes, oubliant pour un moment les scènes de carnage dont leur patrie est peut-être le théâtre et qui demain, leur arracheront des larmes, ils vont, sous le regard de Dieu, déposer leur bulletin de vote dans le calice d’or.U en est qui tremblent, car ils redoutent le terrible fardeau dont ils pourraient être chargés.Deux fois, trois fois, autant qu’il est nécessaire, ils recommencent la cérémonie solennelle.Mais voilà que la lumière se fait dans les esprits.Celui auquel plusieurs ne pensaient pas, peut-être, au début du conclave, apparait comme le futur élu de Dieu.Déjà on croit voir une attroéle à son front.Les votes vont plus nombreux vers lui.Le nombre de bulletins requis est obtenu.L’élection est faite, le pape est proclamé.Le voici qui a revêtu la soutane blanche qu’il portera désormais.Les cardinaux, ses collègues de tout à l’heure, s'inclinent et lui promettent la soumission la plus entière et le dévouement le plus absolu.La foi leur montre devoid eux Lierre, ( barge par le Christ de pailre les brebis et les agneaux.Nos très chers Frères, tel est l'événement qui s’est accompli ce matin, dans le palais du Vatican, rl le peu pie de Rome l’a appris.Quand le doyen des cardinaux diacres lui a fail entendre du balcon central de Saint-Lierre les paroles traditionnel les : "Je vous annonce une nouvelle qui vous remplira de joie, nous avons potir pape réminentissime et révé-rendissime seigneur cardinal Jacques della Chiesa qui a pris le nom de Benoit XV’’.La nouvelle transmise aussitôt par le télégraphe aux quatre coins du monde, a relégué au deuxième plan Inities les dépêches concernant la guerre.Pour nous, nous avons béni Dieu, et nous nous sommes empressé d’adresser à Sa Sainteté les hommages et les voeux de longue vie des six cent milles fidèles de noire diocèse.Le nouveau pontife csl né à Legni, dans le dinrèse de Gênes, le 21 novembre 1854.Il n’a donc pas encore soixante ans.Quand il y a trois mois à peine, il était fait cardinal par Lie X, ‘La Croix" de Paris publiait sur lui une courte biographie dont nous sommes heureux de reproduire ici quelques passages ! "Les qualités intellectuelles du firélnt expliquent la ronlinnee que ut accordèrent tout de suite ses su- périeurs.Esprit remarquablement agile, pénétrant avec rapidité jusqu’au noeud des questions les plus difficiles, Mgr della Chiesa a le don de la rédaction aisée et élégante.Avec cela, une mémoire facile qui organise et ne perd rien de ce qu'il Jui a confié.Le caractère est à la hauteur du talent.Discret, comme on sait l’être à Rome, d’une droiture inflexible et d’une fidélité exquise, Mgr della Chiesa, est, par-dessus tout, un prêtre remarquablement pieux.“U fut, durant quelques années, !e supérieur du Tiers-Ordre franciscain que le regretté cardinal Vives avait institué, pour les ceclésiasti-cjucs, dans la chapelle de la Maison internationale des Prêtres de la Mission, et que l’actuel évêque de Ber-game, Mgr Radini-Tedeschi, avait dirigée avant lui.Nul ne fut plus assidu aux réunions de la Fraternité dont i! présidait la retraite mensuelle, et ce n’est sans doute pas un petit éloge, si l’on songe aux multiples travaux qui lui incombaient comme substitut du cardinal secrétaire d’Etat.“La carrière de Mgr della Chiesa est connue : elle se confond d’abord, comme nous l’avons dit.avec celle du cardinal RampoUa lui-même.Mgr della Chiesa entra à la se-crétairerie d’Etat en 1887 comme “minutante”.Il fut nommé substitut du cardinal secrétaire d’Etat en avril 1901, quand Mgr Tripepi fut créé cardinal, fl continua ces fonctions pendant près de quatre ans, après la mort de Léon XIII, quand Son Eminence le cardinal Merry del Val Succéda, comme pro-secré-taire d’Etat d’abord, et bientôt comme secrétaire d’Etat, au cardinal RampoUa.“Le 16 décembre 1907, il fut nommé archevêque de Bologne, succédant au earrlinn-l Svampa.Il fut sacré le 22 décembre de la même année dans la chapelle Sixtine, par Sa Sainteté Pie X.“Les travaux apostoliques ne prirent pas Mgr della Chiesa au dépourvu.Il aimait à se délasser de son absorbant labeur, comme substitut du secrétaire d’Etat, par l’exercice du saint ministère.11 entendait assidûment les confessions à l’église SainEEustache.11 aimait à adresser la parole de Dieu, surtout aux pèlerins, et ses auditeurs n’ont pas oublié la doctrine solide et la profonde piété qui caractérisaient ses allocutions."Ainsi put-il soutenir l'héritage du cardinal Svampa, qui ne laissait pas d’être redoutable.Sur cette ville de Bologne, qu’un tempérament ombrageux et des traditions de haute culture intellectuelle rendent si difficile à saisir, le cardinal Svampa exerçait un prestige incontesté.“Mgr della Chiesa conquit l’estime de ses diocésains par la justesse de son jugement, par la sûreté de ses relations, par la distinction de son esprit et par l’édification d’une vie profondément aacerdotale.” Voilà, nos très chers frères, celui qui nous esl donné aujourd'hui pour pasteur suprême et pour père.Nous avons eu l’honneur.; de le connaître jadis, quand il remplaçait auprès du célèbre et pieux ear-dinn! RampoUa, secrétaire d'Etat de l.éon XIII, les fonctions de substitut.Nous aimons à nous rappeler, en ce moment, son accueil toujours si bienveillant, son empressement à accorder les faveurs ou à rendre les services qui .lui étaient demandés.Nous avons remarqué son abord si simple et son amabilité si douce.II a été à l’école de deux grands papes.L’Eglise peut attendre beaucoup de lui et elle ne sera pas déçue.Lar sa fermeté, en même temps que par son esprit de conciliation, il saura faire face aux diffi-[eultés des temps que nous traver-jsons; par sa bonté, attirante et persuasive, il gagnera les coeurs.En prenant le nom de Benoit XV.il a ivoulu, sans doute, honorer la mé-jmoire de l’illustre Benoit XIV, dont jle règne fut si brillant cl si fécond, 'et qui fut appelé, lui aussi, à monter (In siège archiépiscopal de Bologne 1 sur le siège de saint Lierre.“Dominus conservet cum!" Oui.que le Seigneur nous le conserve bien longtemps.Ou'il le soutienne, le protège et le fortifie.Reportons sur lui, nos très chers frères, les sentiments d'obéissance, de piété filiale, rie respectueuse tendresse dont nous étions animés pour son vénéré prédécesseur.Ah! puisse-t-il voir, et bientôt, les peuples qui actuellement s'égorgent et se détruisent sans pitié, se tourner vers lui comme vers leur médiateur et l’arbitre de leurs différends.Alors, n’en douions pas.le pape jouera le beau rôle que la papauté a joué si souvent au cours des siècles passés: il rendra la paix à l'Europe, et Benoit XV sera salué eonune l'insigne bienfaiteur de l’humanité.A ces causes, nous ordonnons ce qui suit: lo Dimanche prochain, 6 septembre, dans toutes les églises et chapelles publiques du diocèse, on rhan-lorn après ta messe principale, le “Te Détint", avec l’oraison de Taction do grâces et celle pour le pape.2o Pendant huit jours, l’oraison commandée, aux messes où la rubrique le permel, seVa Tornison pour le pape.On reprendra ensuite l’oraison pour obtenir la paix.Sera la présente lettre pastorale lue et publiée au prône de toutes les J églises cl chapelles paroissiales cl I autres où se fait l'office publie, le dimanche mit en suivra la réception.Donné à Montréal, sous notre seing et sceau, cl le contre-seing de noire chancelier, le 3 septembre 1914.jPAUL, Arch., de Montréal.Par ordre de Monseigneur, COURS D’ART ART ASSOCIATION OF MONTREAL LE COURS D’ART pour 1914-15 sera rouvert comme suit dans les différentes classes: ELEMENTAIRE, 1er octobre: VIE ET ANTIQUE, 14 octobre ; PEINTURE, 4 novembre prochain.Pour conditions et prospectus, s’adresser à J.B.ABBOTT, secrétaire, 679 rue Sherbrooke Ouest, Montréal.FAITS-MONTRÉAL FRAPPE PAR UNE AUTOMOBILE UN BICYCLISTE EST BLESSE ASSEZ GRIEVEMENT ET TRANSPORTE A L’HOPITAL.— UN OUVRIER A TROIS DOIGTS ECRASES PAR UNE PIECE DE FER.DEUX MATELOTS DU “BRAZILIAN” FONT UNE CHUTE EN TRAVAILLANT.— L’UN D’EUX SUCCOMBE A UNE FRACTURE DU CRANE.Adélard HARROt B.Prêtre, Chanrelier.LES DF.ÏÏX ARMEES EN DEROUTE.Une centaine de Russes, d'Aufri-rhiens et d’Allemands se «ont livré bataille, samedi soir, à Lachinc.La prompte Intervention de la police, a empêché qu’il y ait du dégât.Sept des eomhattnnts ont été retenus comme prisonniers de guerre et comparaîtront devant le recorder.Un cycliste dp nom de Joseph Leblanc, âgé de 24 ans, .domicilié, 624 avenue Mont-Royal, a été victime, dimanche soir, d’un pénible accident.Montant la rue Saint-André, en bicycle, rue Rachel, il fut frappé par une automobile conduite par Ernest G.Prévost, "êt dut être transporté à demi conscient à l’hôpital Notre-Dame.Leblanc’ souffre de contusions au cuir chevelu et d’autres blessures plus ou moins sérieuses.AMPUTATION DE TROIS DOIGTS.Un manoeuvre du nom de Raphael Patrin, âgé de 53 ans, demeurant rue Track, travaillait, la nuit dernière, à l’entrepôt No.3 de la ligne Allan, lorsqu’il reçut une pièce de fer sur une main.Le blessé a été transporté à l’hôpital Général, où l’on a jugé nécessaire l’amputation de trois doigts.ILS SUCCOMBENT.Deux hommes, transportés la semaine dernière à l’hôpital Royal Victoria, ont succombé hier à leurs blessures.L’une des deux victimes est Joseph Champagne, qui se faisait arracher, vendredi dernier, le bras droit dans un malaxeur à ciment; l’autre, Herb, S.Warner, serre-frein à l’emploi du Pacifique Canadien, qui, durant la.nuit du 28 août dernier, était gravement blessé par une locomotive dans les cours du Mile-End.Les cadavres ont été transportés à la morgue.DISPARU, Un garçonnet âgé de 14 ans, Joseph Weiss, fils de H.Weiss, domicilié 185A rue McCord, est disparu de chez Jui depuis dimanche.La policé informe.COMMENCEMENT D’ASPHYXIE.Un Pommé Dick Carson a été trouvé hier sans, connaissance sur le plancher de sa cuisine, 29 rue Yamas-ka.Un médecin du voisinage lui prodigua d’abord les soins les plus urgents, puis le malade a été transporté à l'hôpital Western, On a cru, dans ce cas, à un commencement d’asphyxie, car les clefs du poêle à gaz ont été trouvées ouvertes.IL SE NOIE EN PRESENCE D’AMIS.Félix Langlois, âgé de 38 ans, demeurant ruelle Frontenac, est tombé accidentellement à l’eau, à la traverse Longueuil, hier soir, en présence de quelques amis impuissants à lui porter secours, et s’est noyé.Le corps, ce matin, n'avait pu être repêché.CHUTE FATALE.Deux marins, faisant partie de l'équipage du vapeur “Brazilian”, ligne White Star, sont tombés, hier, alors qu’il étaient à travailler; l’un, John Ryan, âgé de 33 ans, a succombé à une fracture du crâne, et l’autre, Laurent Bcrthiaume.âgé de 4(1 ans, a dû cire transporté à l’hôpital Généra! pour s'être infligé de graves blessures à la tète et au poignet droit.Le corps do John Ryan est en ce moment à la morgue.MORT D’EN ECRIVAIN.Après une maladie qui a duré cinq semaines.Si.John MacFarlune est décodé, hier après-midi, à sa residence, 859 avenue Lacombc, Côte des Neiges, à l’âge de 58 ans.Ee défunt était un écrivain anglais bien connu au Canada.Lauréat de la “Caledonian Society” de Montréal, il était auteur de plusieurs jolies pièces de vers.MACABRIv DECOUVERTE.Les agents Charbonnoau el Cloutier ont trouvé dans un terrain vacant, près du No.464 Wurtelee, le cadavre on a trouvé le billet suivant deux mois.Dans les langes du petit cadavre on a trouvé le ibllet suivant écrit en français, ; “Ce bébé a été baptisé, mais nous étions trop pauvres pour le faire enterrer”.Le cadavre a été transporté à la morgue et sera enterré aux frais de lia ville.j VENTE DE BOISSON SANS LICENCE.Donnant pour exruse qu,’!! voulait gagner sa vie.un Bolonais du nom de Jean KoUrack, n'a rien trouvé de mieux que do se mettre à colporter 'des bouteilles de bière et d’essayer d'en vendre de porto en porte sur la rue Moreau, samedi après-midi.La police qui lui oeinandaii s'il savait que tel commerce était défendu il répondit que non: il fut conduit nu poste et sa boisson fut confisquée.PHARMACIE CAMBRIOLEE.La pharmacie Deslauriers, coin Ontario et Maisonneuve a été visitée par deux cambrioleurs dans la nuit de dimanche à lundi.La police a réussi à arrêter un des cambrioleurs qui était caché dans un placard ; l'autre s’est sauvé.Celui qui a été écroué nu poste de police a donné son nom Armand Tru-Hel, âgé de 19 ans, et demeurant nu No 423 Champlain.On recherche activement son complice.V yjTKHWATl n».214 Sainte-Catherine Ouest, Montréal.Fondé en 1895 COURS DU JOUR ET DU SOIR POSITIONS ASSUREES Prospectus sur demande.Tel.Main 309.ANGUS CAZA.Princ.GEORGES DORVAL PROFESSEUR DE PIANO Enseignement des auteurs classiques 857 RUE SAINT-DENIS Tél.Saint-Louis 826 ET ECOLE ANGLAISE D'ENTRAINEMENT Cfl années d’enseignement - complet et w'Uf d’attention sérieuse aux étudiants nous permettent d’assurer des positions aux gradués de notre cours complet, ou sinon les frais d’études sont remboursés.Pour renseignements complets, conditions, etc., s’adresser à J.D.DAVIS, Principal, 8 Square Phillips.Entre le sq.Phillips et la rue Dorchester.COURS DK M.DE KERMENO Préparation aux Examens 271a rue ONTARIO EST Tel.Est 1720.MONTREAL.ECOLE VETERINAIRE LAVAL MONTREAL.L’examen préliminaire à l’étude de la médecine vétérinaire aura lieu le 9 septembre 1914, à neuf (9) heures du matin, dans une des salles de la nouvelle école.No 381 rue Demontigny Est.Les cours de cette école commenceront le 15 septembre 1914, à dix (10) heures a.m.Les vingt-cinq premiers applicants sont “boursiers” du gouvernement.Pour informations s’adresser au Dr F.T.Daubigny, directeur-secrétaire, 12 rue Saint-Denis, ou à l’école.Arthur LETONDAL désire informer ses élèves qu’il a transféré son domicile au No V 1034 Dorchester Ouest (Tel.Uptown 3357.) et qu’il a repris son enseignement en septembre.ECOLE D’HARMONIE COURS COLLECTIFS ET PARTICULIERS Prof.Rodolphe Mathieu A l’organisation de concert et école de chant PLAMONDON 628 STE-CATHERINE OUEST.MONTREAL.Tél.Uptown 2753.Tel.Est 346.LE JOURNAL DE LA SEMAINE Par ses articles d’actualité, exposant clairement les questions dédaignées, oubliées ou seulement effleurées par la presse quotidienne; par la variété des sujets qu’il traite, du point de vue uniquement canadien, et par l’abondance et la diversité de ses informations mondiales, le “Nationaliste” est le véritable journal de la semaine.C’est dans le “Nationaliste” que l’on trouve les informations sportives les plus complètes et les plus impartiales.Ce n’est que dans le “Nationaliste” que l’on trouve, dans la presse française hebdomadaire, toutes les dernières nouvelles de la guerre.Selon les circonstances, et autant que l’espace peut le permettre, le “Nationaliste” offre à ses lecteurs des résumés clairs et précis qui leur penuellent, en très peu de temps, de se tenir au courant du mouvement des idées, des faits, des progrès, des pinions que ne peut ignorer celui qui veut avoir des clartés sur son époque.Un lecteur du "Nationaliste” sc reconnaît, dans la conversation, à ce qu’il est informé sur les sujets dont on cause.Voulez-vous être celui-là?11 vous en coûtera 2 sous par se mai ne.RETOURDTUROPE On nous apprend le retour d'Europe de quatre clercs de Saint-Via-trur: le Rév.Père A.do Grandpré et les frères G.Dumontier, M.Robert et A.Ghartrand.Le premier étudiât les lettres à l'Institut Gnthnlique de Paris et les trois autres faisaient leurs études théologiques à l'école supérieure d'Lssy.Ils ont pu quitter Bruxelles au moment où tes Allemands y entraient et ils ont fait heureusement la traversée de Liverpool à Boston à bord de 1’“Arabie" de la ligne White Star.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, mélhode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent, Montréal.33-2$ CLAVIGRAPHISTE.On demande une clavigraphiste connaissant parfaitement la sténographie française et anglaise.S’aj dresser à l’Alliance Nationale, 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lîaubeuge ambrai o Le Cat eau o ilnant Givet Fuoay .ont in Amiens Hiraon La Fere O Laon Noyon o V Rethel Ccmpiegne boissons Senlis Thierry lienehould o PARIS F R.A H C I.A LIGNE NOIRE MONTRE LA POSITION DES ALLEMANDS ET LA LIGNE HACHEE.CELLE DES ALLIES Les dernières nouvelles indiquent que les Allemands ont abandonné leur marche par TOuest de Paris et "se dirigent tous vers TEst dans le but évident d’écraser les Français en les prenant entre deux feux et en coupant leurs communications avec la frontière de Test qui résiste constamment aux efforts Teutons, à la ligne des Vosges.La carte montre la marche des différentes armées du Kaiser : A Textrê-me ouest, la 1ère armée après avoii atteint Senlis, oblique vers Meaux ; plus à TEst, la 2ème armée après avoir pris LaFère et traversée Sois-sons, marche dans la direction de Chateau Thierry; la Sème armée qui a pris Reims, tente vraisemblablement de percer la ligne des Alliés et continuer sa route elle aussi vers le sud pour opérer sa jonction avec la 2ème armée; la 4ème armée, celle du Kronprinz que Ton signale à la riviè- ' re Argonne, près de Mennehould, a, semble-t-il pour but Châlons, la dernière place forte de la deuxième li-j gne de défense qui ne soit pas encore : prise par les Allemands à l’exception de Maubeuge, au Nord, qui résiste encore, mais que l’ennemi a contourné.Enfin de Metz on tente de forcer la ligne vers Verdun et une Sème colon-| ne, marche sous les yeux de l’Empereur vers Nancy, et de là à Toul, où Ton compte probablement former la dernière maille de la chaîne qui, dans l’esprit de Tétat-major allemand doit enfermer dans un cercle, Tarmée des Alliés.• Les Alliés outre le point perdu dans le Nord qu’il tiennent (Maubeuge), ont écrasé à Percy, à une faible distance des Senlis, la garde impériale allemande; leur ligne depuis ce point ou plus exactement depuis Nanteuil-le-Haudoin, (situé à quelques kilomètres de Percy), s’étend tout le long jusqu’à Verdun, reculant, il est vrai petit à petit, mais ne laissant jamais briser leur ligne.Ces lignes étaient écrites quand arriva une dépêche cet avant-midi, parlant de la possibilité de la formation d’une armée d’AUiés au sud-ouest de Paris qui marcheraitvvers le Nord.Si cette force est en branle, on peut trouver alors l’explication de la marche des Allemands vers TEst de Paris: Tennemi se trouvant en présence d’une nouvelle aripée à Touest se serait trouvée entre deux feux: celui de cette nouvelle colonne et celui des Alliés de TEst, qui a reculé, mais qu’il n’a pu battre.L’entrée en scène d’une armée à Touest, probablement formé en partie par les renforts russes et anglais, dont on signale le débarquement en France, changerait de tout au tout la situation.N.L.DURE EXPERIENCE.Mlle Thérèse Decanne, une Française, arrivée de Londres, hier, à bord de T“Alaunia”, de la ligne Clinard, se trouvait en Allemagne durant la première semaine de la guerre.Elle était malade à Bonn quand une dame allemande de ses amies vint l’avertir de fuir sans tarder, par le premier train.Mlle Decanne trouva Tavis sage et fut assez heureuse de trouver une place dans un train de troisième.A chaque station le convoi était arrêté et à un endroit trois hommes accusés d’espionnage furent fusillés sans autre forme de procès.A une autre ville on fit descendre tous les passagers et ils furent fouillés des pieds à la tête; on décoiffa même plusieurs femmes pour voir si aucun document n’était caché dans leurs chevelures.Finalemeni aux frontières de la Hollande les fugitifs furent laissés en pleine nuit au milieu dim champ.A Taurore il n’y avait aucune maison en vue et Mlle Decanne ne pouvait plus se tenir debout.Elle fut enfin secourue par deux soldats hollandais qui allèrent en motocyclette chercher une automobile et la ramenèrent à Hook où elle s’embarqua pour l’Angleterre.LE REGIME DE CONQUÊTE Berlin, 8 — Les commandants allemands sont en frais de préparer une proclamation à l’adresse des habitants de toutes les villes ennemies qu’ils occupent.La proclamation se Ift comme suit : Citoyens, — Un corps d’armée al.lemand, sous mon commandement, a occupé votre ville.En autant que la guerre ne se fera qu’entre les armées, je garantis la vie et la sauvegarde des propriétés privées de tous les habitants aux conditions suivantes : 1.Les habitants doivent stricte-' ment éviter tout acte hostile contre les troupes allemandes.2.La nourriture pour nos soldats et les approvisionnements pour nos chevaux devront être fournis par les habitants .Chaque livraison de ce genre sera payée sur l’heure en argent ou par un bon qui sera honoré aussitôt la guerre terminée.3.Les habitants devront donner le gîte à nos soldats et à nos chevaux de la meilleure manière possible et tenir leurs maisons éclairées durant la nuit.4.Les habitants devront maintenir les routes en bon ordre, enlever tous les obstacles accumulés par Tennemi et donner leur support à nos troupes afin qu’elles soient ca-nablcs de remplir leur mission doublement difficile en pays ennemi.(i.Il est défendu île se réunir en .foules dans les rues, de sonner les cloches ou de communiquer avec Tennemi de quelque façon que ce soit.fi.Toutes les armes en possession des habitants devront être transportées à l’hôtel de ville d’ici à deux heures.7.Le maire, le clergé et quatre citoyens notables doivent comparaître devant moi sur le champ, afin d'être gardés comme otages durant le séjour des troupes.A ces conditions, je le répète, la vie et les propriétés privées des habitants seront en parfaite sécurité.La stricte discipline a laquelle nos soldats sont habitués rend même possible qu'aucun de vous ne soit forcé de négliger ses affaires ou de déserter son foyer.D’autre part, j’adopterai les mesures les plus rigoureuses s’il arrive que les conditions ei-aessus ne sont pas observées.Sans ce rapport, je commencerai par tenir les otages responsables.En outre, tout citoyen qui portera une arme ou se livrera à quelque acte d’hostilité à l’adresse de nos troupes, sera fusillé.Enfin, toute la ville sera tenue responsable des actes commis individuellement par Tun quelconque de ses citoyens, et ceux-ci feront bien de se surveiller mutuellement afin d’éviter les conséquences désagréables qui pourraient suivre tout acte de cooperation avec Tennemi.Comme conséquence de la non-observance de ces proclamations, plusieurs villages sur la frontière française ont été incendiés et les habitants sévèrement punis.TERMONDE EST PRIS Rotterdam, 8 — Berlin a annoncé officiellement que les Allemands se sont emparés de Termonde samedi.La garnison belge a retraité à Anvers.LA FUITE DES AUTRICHIENS Pétrogradc, 8 — L’état-major russe, dans un bulletin officiel émis ce soir, dit que Tarmée autrichienne qui opérait dans la direction de Kholm, est en retraite^ repoussée par les troupes russes qui ont pris de nombreux prisonniers, plusieurs pièces d’artillerie et une grande quantité de munitions.Cinq cents soldats autrichiens sont dans des hôpitaux souffrant de dysenterie et on dit que ce fléau ravage les rangs des ennemis.Sur la ligne de bataille allemande il n’y a eu «que de légères escarmouches.LA DEFAITE DES ALLEMANDS EST CONFIRMEE Londres, 8 — Un message d’Anvers à l’agence Reuter confirme les dépêches reçues annonçant I» défaite des Allemands, vendredi, à Cappelle au Bois.Le message ajoute qu’ils ont laissé 3,000 morts sur le champ de bataille et qu'une grande partie de Tarmée s’est retirée sur Bruxelles.LES ALLEMANDS EN ANGLETERRE Londres.8 — Les noms allemands sont à la baisse ici et ceux qui les possèdent leur substituent des noms anglais, autant que peut le permettre la jurisprudenre.Dans les numéros du “Times", on voit chaque jour plusieurs avis légaux annonçant un changement de nom.Deux sujets anglais, le mari et ia femme, nés dans le Royaume-Uni en 1850, ont renoncé à leur nom allemand pour en choisir un du plus pur anglais.Ce mouvement a été commencé à la suite du suicide d’un professeur bien connu du nord de TAn-gleterre, en ayant fini avec la vie parce que son nom allemand Pavait fait considérer comme espion par ses concitoyens.UNE AVANCE DE DfX MILLES.Londres, 8.— Une dépêche de Tn-gence Renier de Paris passant en revue la situation en cet endroit,dit; "Les rapports officiels publiés ici démontrent que les Français ont avancé d’environ dix milles jusqu’à lundi midi.Cette dernière nouvelle a produit une excellente impression à Paris."Des rapports non officiels mis en circulation par des blessés revenant de la ligne de feu sont encore plus encourageants et les gens sont convaincus que les armes françaises sont réellement victorieuses sur toute la ligne.“Paris a perdu une grande partie de sa population, niais on s’attend au retour de bon nombre de ceux qui sont partis en toute hâte depuis quelques jours.UNE MENACE POUR L’ARMEE FRANÇAISE DES VOSGES Londres, 8 (3.20, matin).—La disparition au sud-est de Tannée allemande qui devait attaquer Paris est la grande énigme du jour.Voici ce qu’écrit à ce sujet le correspondant du “Chronicle” à Paris : “Il est évident que les Allemands veulent se diriger vers le sud et atteindre une place moins fortifiée que Paris, mais je crois qu’ils ne réussiront pas.Les communiqués officiels de vendredi nous révèlent la présence de trois corps d’armée se dirigeant vers le sud.Après avoir passé par Laferte et Reims, ils se dirigèrent à Touest de Argonne.H est évident que ce n’est pas là, la même année qui a passé par Laferte à 35 milles de Paris, par Reims, 85 milles du même endroit et par la forêt d’Argonne à 125 milles de la Capitale.Aujourd’hui, les Allemands n’ont d’autre chose à faire que de fuirc les Belges et de se tenir aussi loin que possible du contingent anglais qui va sans cesse en augmentant.Ils devront en outre immobiliser leur armée de Paris, réduire leur ligne de communication et de se mettre en rapport immédiat avec Berlin, puis écraser les armées françaises.Il ne leur restera ensuite, une fois que tous leurs corps seront réunis, de se diriger soit sur Paris soit sur Berlin, au gré des circonstances.C’est peut-être dans ce but qu’ils se dirigent actuellement vers l’est.L’armée allemande qui vient de Mons rencontrera à Epernay, 15 milles au sud-ouest de Reims, les autres corps dont on n’a pas encore entendu parler jusqu’ici et qui probablement se sont dirigés du Luxembourg aux Ardennes.Ce mouvement stratégique nécessitera l’abandon de la Belgique et du nord de la Franc'e, mais il menace aussi Tannée française qui se tient dans les Vosges, LA PAIX DANS LE BALKANS.Londres, 8.— (5 hrs 16 du matin).— Une dépêche d’Athènes au “Times", annonce que les victoires russes remportées sur l’Autriche semblent avoir quelque peu éclairci l’atmosphère des Balkans, bien qu’on ne puisse dire que le danger de nouvelles complications soit entièrement conjuré.La presse semble croire que les victoires russes assurent la neutralité de la Bulgarie et de la Turquie.LES PERTES ALLEMANDES Berlin, 8 (viA Londres, 6, matin).—La vingtième liste des perles vient d’être publiée.Elle contient.1,181), noms dont 180 morts el 1,000 blessés.Jusqu’à date le nomine des morts s’élève, suivent le dire îles Allemands à 2,273, celui des blessés h 10,711, et celui des disparus à 3,219.SOUS LES FORTS DE PARIS 1,000,000 d’hommes s’avançaient pour attaquer la capitale française sur le point le plus faible.— Un plan tout à fait nouveau.Saint-Pierre du Vouvray, 8 — D’après Philip Gibbs, un correspondant de guerre, une transformation sérieuse s’est opérée dans la campagne des Allemands.Ils ont fait halte dans leur marche sur Paris et se portent en masse contre ’.’année de Test.Les alliés ont lentement battu en retraite devant les forces écrasantes de Tennemi, mais en combattant pas à pas.Cesi jours derniers l’investissement de Paris par les Allemands semblait une question d’heures, mais il n’y a pas encore eu un seul coup tiré sur les fortifications de Paris.Un million d’hommes au moins s’avançaient sur Paris mardi dernier et se battaienf à Beauvais et à Cecil.Vers le milieu de la semaine les Teutons se battaient à Compiè-gne.lis s’étaient avancés jusqu’à Senlis, à une portée de fusil des forts extérieurs de Paris.La prise et la destruction de la Ville-Lumière semblaient imminentes, car les approches par le nord-ouest étaient moins fortement défendues que celles de Test.En effet les Français ont plus fortifié Test d’où ils attendaient l'invasion allemande.Mais depuis quelques jours des travaux immenses ont fortifié les approches de Touest, entre Pontoise et Versailles.Des remparts et des retranchements nombreux, aidés des méandres de la Seine, rendent maintenant l’investissement de ce côté très difficile.La nouvelle marche des casques à pointe est comme' suit : Leur armée de droite se dirige vers le sud-est de Paris par Château-Thierry à Lan Sete sur Jouarre et au delà.L’armée allemande du centre descend à marches forcées de Troyes, département d’Aubes, et Tarmée de gauche a forcé les Français à évacuer leurs lignes.La base anglaise est placée à un endroit qui permet aux troupes an- glaises de tenir les approches à Test de Paris.Leur camp de commissariat comprend toute une escadrille d’aéroplanes qui sont d’une importance majeure pour les reconnaissances.La transformation du champ de bataille montre distinctement que les Allemands veulent séparer les armées de Touest et de Test des alliés, à la suite de l’insuccès de leur marche sur Touest de Paris.L’armée de la Lorraine est en danger d’être coupée de Paris.En même temps, la droite allemande, par un mouvement tournant, se dirige vers le sud-ouest, pour attaquer les alliés sur leur droite.Paris est laissé de côté pour quelque temps et la menace allemande est sérieuse à Test.Cependant le bon esprit des troupes alliées fait espérer que cette attaque formidable ne sera pas désastreuse.Tous les chemins conduisant à Paris sont protégés par des tranchées.Le général Galliéni, gouverneur militaire de Paris, est un homme d’énergie et résolu comme un lion.11 n’y a pas de doute que sous son commandement Paris se défendra bien maintenant après ces quelques jours de répit.Des milliers et des milliers de Parisiens s’enfuient de la ville.La procession de ceux qui n’ont pu partir par les trains s’étend sur une Ion gueur de soixante milles hors de Paris.Des milliers de gens sont campés aux abords des gares, attendant leur tour pour prendre les convois qui quittent Paris.L’horreur de cette scène est indescriptible et la misère des partants est grande, car il n’y a pas de provisions suffisantes le long des routes qui sortent de Pa.is.Beaucoup de vieillards et de malades doivent se coucher exténués le long de la route.Paris est encore intact des boulets allemands.* * ENTENTE FORMELLE ENTRE LES ALLIES.L’ANGLETERRE, LA FRANCE ET LA RUSSIE S’ENGAGENT A NE PAS FAIRE LA PAIX SANS LE CONSENTEMENT UNANIME DES TROIS PAYS.Londres, 8.— La Russie, la France et la Grande-Bretagne ont signé une entente à l’effet qu’aucune des trois ne fera la paix sans le consentement des deux autres intéressées.Voici le texte même du protocole signé par les représentants des trois alliés : “Les soussignés, dûment autorisés par leur gouvernement respectif, déclarent par les présentes ce qui suit: “Les gouvernements anglais, français et russe s’engagent mutuellement à ne point conclure la paix séparément pendant la guerre actuelle.Les trois gouvernements s’engagent, lorsqu’il s’agira de discuter les termes de la paix, à ce qu’aucune des alliées ne demande des conditions de paix sans une entente préalable avec chacune des autres alliées.“En foi de quoi les soussignés ont signé cette déclaration, et y ont apposé leur sceau.Fait à Londres,en tri-plicata, ce âième jour de septembre, mil neuf cent quatorze.(Signé) E.GREY, (secrétaire des Affaires Etrangères d’Angleterre).(Signé) PAUL CAMBON (ambassadeur de France en Angleterre).(Signé) BENCKENDORFF (ambassadeur de Russie en Angleterre).UN EXPLOIT SPLENDIDE Hull, 8.— Au commencement de la semaine dernière, des contre-torpilleurs et de sous-marins de la flot-•te anglaise découvrirent entre les mines déposées par les contre-torpilleurs allemands un passage pour venir dans la mer du Nord.Munis de ce renseignement, une flottille de sous-marins et de contre-torpilleurs partit à la recherche des vaisseaux allemands.Cette opération terminée, les vaisseaux anglais revinrent à leur base, mais il manquait un sous-marin.On éprouva une grande inquiétude à son sujet et comme il se passa presque une journée sans qu’on eût de ses nouvelles, on en conclut qu’il était perdu.Au moment où cette crainte sc changeait en certitude, le sous-marin fit tranquillement son apparition au milieu de la flotte et, par signaux, demanda qu’on l’approvisionnât de nouveau.L’excitation chez les matelots au retour du sous-marin vagabond, se répandit de navire en navire.Mille questions se croisaient “où avait-il été et qu’avait-il fait?” L’on eût bientôt la réponse et ceux qui Ten-tendaient furent émerveillés de l’exploit accompli par le commandant et son équipage.Le sous-marin pénétra jusque dans le port de Brème et y lança deux torpilles.Les vaisseaux allemands, pris de panique, coulèrent rapidement alors que le sous-marin était au milieu d’eux endormi au fond du port.Pendant des heures et des heures, le vaisseau et son équipage restèrent cachés au fond de Tenu : le port fut examiné partout, mais heureusement on ne les vit pas.Aussitôt qp’il crut que ce part! était sûr, le commandant drtnna Tordre de sortir du port et le sous-marin revint dans la mer du Nord sans autre incident.DESTRUCTION DE DINANT LA RAGE DES BARBARES NE Londres, 8, (12.2C a.m.)—Une dépêche d’Ostendc à l’agence Renier, (lit :— “Les Allemands ont détruit la ville belge de Dînant, située à 15 milles au sud de Namur, après avoir tué des centaines d'hommes parce que, prétendent-ils, Ton a tiré sur eux des hauteurs qui dominent la ville.“Dans l’espace de quelques heures, les Allemands, par une pluie d’obus el pur l'incendie, ont détruit Dinant sur la Meuse.Des centaines d'habitants mâles furent fusillés, entre autres un groupe de cent citoyens qui furent exécutés ensemble sur la Place it'Armes.» “Les Allemands pVtenilont que les civils ont fait feu sV Dinant des CONNAIT PAS DE BORNES hauteurs qui dominent la ville.Pendant les exécutions et l’incendie le?femmes de la ville furent enfermées dans les couvents.“Parmi ceux qui furent fusillés étaient M.Hummers, riche directeur d’une grande filature et M.Ponchot, fils d'un ancien sénateur: U fut tué en présence de sa femme et de ses enfants.Les Allemands sc présentèrent à une succursale de la banque Nationale, où ils demandèrent l'argent du coffre-fort.Le gérant, M.\Vassièze, s'y refusa: il fut alors fusillé avec ses deux fils.“A notre connaissance, il n'y a pas de preuve démontrant que la prétendue fusillade partie des hauteurs, ait tué quelques Allemand”.l 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 8 SEPTEMBRE 1914 VOL.V.— No.210 LETTRE DE FRANCE L'élan de la France.- Les atrocités allemandes.L’entente entre les alliés.- Les Serbes et l * Autriche.-Les opérations jusqu ’au 19 août.Paris, 19 août.Il n’est pas loisible d’écrire aussi souvent qu’on le souhaiterait dans une telle période de crise, et je ne sais à quelle date ni par quelle voie cette lettre même vous parviendra.Cependant, le Devoir me parvient presque régulièrement, et j’espère qu’il en sera de même pour ces lignes si elles peuvent présenter pour vos lecteurs le moindre intérêt.Je vous ai dit comment s'était effectuée la mobilisation — sans un à-coup, sans un incident qui vaille d’être noté.La France tout entière a répondu avec un admirable élan, avec une stupéfiante unité, à l’appel qui lui était adressé.Les optimistes mêmes avaient toujours admis qu’un déchet assez considérable pouvait se produire lors de l’appel .des hommes de 35 à 43 ans.Non seulement le déchet ne s’est pas produit mais la plupart de ces hommes ont rejoint leur corps de troupes avant le jour fixé: ils avaient peur d’être en retard pour aller là où l’on se bat.et beaucoup se sont conduits comme a parlé ce naïf réserviste qui.ayant manqué son train, s’en vint, les yeux gonflés de larmes, trouver l’officier de service à la gare et lui demander s’il arriverait à l’heure pour la bataille.C’est ou’en effet la guerre est populaire dans toute la France: il y a contre l'Allemagne une véritable haine, qui s’adresse moins encore à la rivale économique qu’à la perpétuelle provocatrice et oui vise maintenant à puiiir les forfaits honteux nerpétrés.rendant les prem'ères journées des hostilités, contre des non-combattants, contre des femmes, des enfants, voire contre des nersonnages revêtus de l’immunité diplomatique.L’assassina! du curé de Moyenvic, le massacre d’adolescents l’incendie de maisons habitées cl non-défenducs les sévies graves contre le personnel de la Croix-Rouge, le massacre de blessés agonisant sur le champ de bataille, —tels sont, entre mille, les hauts faits dont les Allemands peuvent se t-irguer — tels sont aussi les motifs d’une indignation qui ne fait nue grandir, chez nous dans tous les partis dans toutes les classes «le la société.Ft cette indignation '0 propage r-i dehors dans toutes les nations de rFimope.Nous ne pouvons douter «m’ollo ne s’étende à toutes les nations du monde.Nous croyons même ou’elle aura une influence sur tes décisions de l'ftnlic qui, neutre ius-.u’à ce iour, semble devoir, vers le 24 ou 25.prendre narli et entrer en eamuagne contre l’Autriche.En somme une immense coalition se noue contre l’Allemagne : tous les peuples brimés, exploités, insolemment traités par notre puissante voisine rêvent aujourd’hui de s’affranchir, de libérer le monde d’une tutelle odieuse et d’assurer le triom-nhe de la civilisation sur la force brutale et sauvage.A cet égard, comme à tous les autres, l'entente est parfaite entre nous et nos amis de Belgique et l’Angleterre.La fraternité d’armes >e double d’une véritable fraternité rie sentiments, qui n’existe pas seulement entre les troupes combattantes, mais qui règne également dans ia population civile des deux pays.Les acclamations en l’honneur de la Belgique et de l’Angleterre éclatent i tout propos, très chaleureuses, rès cordiales.Nous avons appris avec une vive joie que les puissances amies manifestaient de même =orte leur sympathies pour nos soldats lie l’armée de réserve rega-ïnant la mère-patrie, afin d’accom-olir leur devoir.Ai-je besoin de cous dire que nuis témoignages de cordialité ne nous ont été plus précieux que ceux qui.d’après le télégraphe.nous furent donnés par nos ¦imis du Canada?« * * l’ne guerre engagée dans de telles conditions ne saurait avoir une issue malheureuse.Sans doute, dans le principe et jusqu’à ce que la Russie ait pu achever la mobilisation de ses forces, nous devrons, dans l’Ouest, supporter le choc des principales armées allemandes, redoutables par leur masse, par leur discipline et par leur armement.Mais tout fait présumer que nous y parviendrons sans peine jusqu’à la fin du mois, c’est-à-dire jusqu’à la date où la Russie pourra entrer utilement en ligne et commencer de déverser sur l’Allemagne les quatre à cinq millions d’hommes qu’elle est susceptible d'appeler sous les armes, en dehors du million consacrés à refouler les Austro-Hongrois.Ceux-ci, cause initiale ou prétexte des hostilités, commencent d'en éprouver quelques désagréments: ils sont vivement pressés sur leur frontière méridionale par les Serbes dont l’armée aguerrie de 30(1,000 hommes repousse les corps autrichiens, dans lesquels les soldats et les officiers de race slave ne remplissent que mollement leur devoir, lorsqu'ils ne se révoltent pas ouvertement contre l'oppression de leur nationalité.Si l’on admet qu’un million de Russes va presser la frontière autrichienne, tout au long de cette Pologne à laquelle le tsar, dans un geste magnifique, a rendu son rang de grande nation; si l’on accepte aussi l’imminence ou même simplement l’éventualité de l’entrée en scène des Italiens, on peut juger que l’Autri-che-Hongrie éprouvera les plus grandes difficultés pour se défendre elle-même.Que serait-ce si les Roumains, prenant fait et cause pour leurs trois millions de nationaux actuellement groupés dans les provinces hongroises de Transylvanie ou de Bukowine, liaient leur armée très solide et très entraînée aux forces de la Russie et de la Serbie?qs * T Reste donc l’Allemagne, l’Allemagne toute seule pour supporter à la fois l’invasion russe et la lutte contre la France, l’Angleterre et la Belgique.Certes, elle paraît décidée à ne rien abandonner sans combat, à ne rien négliger pour vaincre ou du moins, pour retarder la défaite.Guillaume il a déclaré sa ferme resolution de lutter jusqu’à son dernier homme ou à son dernier cheval: tous les Allemands ne sont pas clans cet état d’esprit, mais le gouvernement impérial s’y trouve à coup sûr, et aussi les officiers de tous grades.Dès maintenant les mesures qu’il prescrit, notamment la mobilisation des classes les plus âgées de ses réserves, prouvent qu’il ressent la gravité des circonstances.Les gouvernements alliés ne poursuivent pas la défaite, mais bien la destruction de l’empire allemand.Ce ne sont pas les atrocités commises par les Allemands qui leur vaudront de béné_fi-cicr de la miséricorde de leurs vainqueurs.Car nous ne doutons pas de la victoire finale A cette heure même, le front de lutte s’étend sur une longueur de plus de 400 kilomètres, entre Bâle et Anvers.Des deux côtés, on a accumulé les forces dont on disposait —- soit, en chiffres ronds, une vingtaine de corps d’armée, près d’un million d’hommes, sans compter les divisions de réserve et les troupes territoriales qui pourraient doubler ce nombre de combattants.Comment lu répartition des forces est-elle opérée?C’est le secret de l’état-major général et nul secret n’a jamais été mieux gardé parce que, de lui, dépend, pour une part, la victoire.* * * De manière apparente, on distingue cinq groupes d’opérations.D’abord, en Haute-Alsace, en avant de Belfort vers Mulhouse, nos troupes, dirigées par l’illustre général Pau, ont remporté de très beaux succès, notamment à Mulhouse, et toute la région sembh ètie tombée de manière définitive entre nos mains, i,occupation de Mulhouse nous permet tout ensemble de menacer le flanc gauche de la grande armée allemande et d'aller semer la terreur dans l'Allemagne «lu Sud.Il y a pour nous une immense satisfaction d’avoir recouvré dès maintenant une notable partie de l’Alsace toujours si profondément regrettée.Le second front de bataille se trouve en avant de Nancy: nos troupes y font face à la grande armée allemande qui, appuyant ses deux ailes aux forteresses de Strasbourg et de Metz, a pour objectif de prendre Nancy et, très probablement, de forcer te passage de la Meuse au nord de Verdun ou de franchir la trouée de Charmes (entre Nancy et Epinal) ce que l’occupation des cols des Vosges par nos troupes lui rend malaisé.Il semble que les Allemands, ayant violé la neutralité du grand-duché de Luxembourg et occupé la province belge du Luxembourg, songent à un effort sur la Meuse aux environs de Stenay — en avant de Carignan : quelques escarmouches ont eu lieu qui indiquent que là aussi, nous sommes sur nos gardes — et peut-être une grande bataille se livrera-t-elle là sur les confins de la Relgiquc et de la France.La bataille est engagée, déjà violente, aux environs de Namur, et dans la région (célèbre dans nos fastes militaires) entre Sainbrc et Meuse: il y a en là, notamment autour de Dînant, de très vifs combats; le sang a coulé abondamment et les Allemands n'ont pu, comme ils le v ) ? VOL.V.— No.210 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 8 SEPTEMBRE 1914 8 FETE DU TRAVAIL Belles cérémonies religieuses à Notre-Dame dimanche après-midi et soir.— Sermons prêchés par MM.les abbés Auclair et Fauteux.— Plus de vingt mille ouvriers prennent part à la parade dans les rues.De belles cérémonies marquèrent, dimanche, à Notre-Dame, la célébration de la Fête du Travail.A ia première, à trois heures de l’après-midi, on avait spécialement convié les ouvrières ; à la seconde, à sept heures et demie du soir, les ouvriers.Ouvriers et ouvrières, fidèles à une tradition de piété chère aux travailleurs catholiques, consolante p ur leurs pasteurs, accourus en grand nombre en dépit de l'inclémence de la température, remplissaient presque entièrement l’enceinte de l'église, qui résonnait du chant de cantiques, entonnés à pleine voix, préludant à l’office.Le soir surtout l’affluence était grande.Du bas-choeur à l’extrémité de la nef, tous les bancs étaient occupés.Et la piété et le recueillement des assistants rendaient encore plus touchante et plus impressionnante cette manifestation de foi.Mgr Bruchési présidait à ces cérémonies, et du trône élevé dans le sanctuaire, il prononça deux courtes mais éloquentes allocutions, et sur la tête des fidèles agenouillés, il fit descendre la bénédiction envoyée par Benoît XV.Monseigneur commence par féliciter ses auditeurs d’être venus en aussi grand nombre, pour assurer le maintien d’une tradition qui réunit chaque année ouvriers et ou-vières aux pieds des autels du Maître et du rémunérateur du travail.Sa Grandeur dit que bénir constitue le plus doux de ses devoirs.Elle transmet donc de tout coeur aux fidèles la bénédiction envoyée par le nouveau pontife Benoît XV.Imméidatement après son élection, Monseigneur lui a fait parvenir un message, portant les voeux de 600,- 000 catholiques du diocèse de Montréal.Sa Sainteté, par l’intermédiaire du secrétaire d’Etat, a répondu en ces termes : “ Sa Sainteté Benoît XV s’est montrée très sensible mix voeux et aux hommages de votre Grandeur et de ses diocésains.Elle les -emereie et les bénit.” Signé, Cardinal FERRATA.L’orateur demande ensuite à ses idileurs de porter cette bénédic- nn au foyer, au sein de la famille, ans l’enceinte de l’usine ou du ma: gasin, de prier pour le pape, sur qui pèsent de si lourdes responsabilités, dont le règne s’ouvre par le deuil de si grands carnages, pour ceux qui là-bas versent leur sang et pour les femmes et les orphelins restés au foyer, dans l’angoisse, enfin pour le 1 établissement de la paix.Le tout se termina par la béne-iion du Très Saint-Sacrement.MM.les abbés Auclair et Fauteux prononcèrent respectivement, i a-près-midi et le soir, d’éloquents sermons dont voici des résumés : DISCOURS DE M.L’ABBE EUE AUCLAIR “Monseigneur l’Archevêque, “Mesdames, “Les fêtes religieuses du travail, non seulement pour vos frères les hommes, mais pour vous leurs soeurs, ont pris, chez nous, à Montreal, en ces dernières années, grâce à la direction éclairée qui les a voulues et qui les maintient, une importance qu’on ne saurait ne pas méconnaître.Il est bon, il est utile, il est excellent pour vos âmes et avantageux pour le bien social de notre monde ouvrier, que l’on ait cette occasion solennelle de .ous redire quelle est vis-à-vis du travail, votre situation morale.Certes, au point de vue chrétien, tout travail doit se faire sous l’ocii de Dieu et sous l’egide de la piété; mais aucun, me semble-t-il, plus que le vôtre, ô vous qui êtes les compagnes, les épouses ou les mères des innombrables chefs de famille de notre vaste population ouvrière.C’est pourquoi vous ne vous étonnerez pas, qu’ayant à vous parler à l’occasion de la Fête du Travail, je m« borne à vous exhorter à la piété.C’est que, en effet, pour le travail comme pour tout le reste, la piété est magnifiquement utile: Pictas ad omnia utilis est.“D’ailleurs, en mettant votre travail sous l’égide de votre piété, vous garderez les traditions de vos devancières, de ces admirables femmes du Canada français, qui, sans s’en douter souvent, et tout simplement parce qu’elles étaient fidèles à leur sang et à leur foi, ont tant fail pour la prospérité maté- rielle et morale de notre pays.Dans le très beau discours qu’il prononçait récemment (27 Juillet 1911) au Congrès Eucharistique international de Lourdes, Mgr l’évêque auxiliaire de Montréal — que vous aviez chargé, Monseigneur l’archevêque, d’aller porter le salut du Canada catholique à la France catholique et aux autres nations catholiques réunies à Lourdes — après avoir rendu hommage à la vaillance de nos découvreurs et de nos pionniers, de nos missionnaires et de nos colons, de nos héros et de nos héroïnes, s’écriait superbement avec, il me semble, un légitime accent de fierté: “Ab! la foule anonyme de nos premières mères, qui partageait, nous enseigne l’histoire, les dangers et les labeurs du colon défricheur, qu’elle rut magnifique d’endurance et de courage 1 Elle savait, la femme du Canada français, faire le coup de feu et défendre le sol de la patrie menacé par l’envahisseur.Mais, surtout, fidèle aux lois providentielles, elle acceptait avec joie de porter le fardeau des maternités fécondes.C'est elle qui fut la grande créatrice de notre nation canadienne.Nous lui devons une race qui, depuis deux cent cinquante ans, est restée la même dans scs caractères essentiels, et à qui elle a légué, comme le meilleur héritage et la meilleure arme de défense, une vitalité merveilleuse!.Femmes étonnantes en vérité, continuait Mgr Gauthier, dont je peux dire, comme on a dit de celles qui ont fait l’âme de la France, que, chez nous, et la vierge, et l'épouse et la mère ont fait éclore Tàme de la patrie au souffle de la piété : “Apud nos, et virgo, et uxor et mater patriam pietate forevrünt (Pierre de Clussy).” “Vous voulez, n’est-il pas vrai.Mesdames, sans ostentation et sans éclat, mais avec fermeté et avec dignité, continuer la lignée de ces vierges, de ces épouses et de ces mères?Eh! bien, inspirez-vous de leur exemple, de leur force et de leur vertu.Vous aussi, vous constituez la foule anonyme de nos travailleuses qui partagez, à la maison, au magasin, à l’usine ou à l’atelier, les dangers et les labeurs de vos maris, de vos frères, ou même de vos fils.Ms attendent de vous, ces hommes, l’exemple de l’endurance et du courage; car, dans l’art de souffrir et de peiner la femme a toujours été et reste incontestablement la maîtresse de l’homme.Ils attendent de vous, ces hommes, l’exemple de l’endurance et du courage.Vous ne le leur donnerez que si 'votre travail s’imprégne — comme celui de vos anciennes mères, dont pafilait si heureusement l’éloquent Mgr Gauthier — d’esprit chrétien et de piété sincère et vraie 1 "Exerce te ipsum ad pieta-tem, pietas enim ad omnia .utilis est!” L’orateur développant alors le sujet qu’il vient d’annoncer, expose ce que doit être la piété de la femme, plus douce, dit-il, plus tendre, plus effacée, peut-être que celle de l’iiomme, mais non pas moins active.Il établit que la vraie piété suppose l’amour de Dieu d|ahord, un amour sincère et éclairé, puis le dévouement au prochain, un dévouement aussi profond qu’intelligent, et enfin qu’elle exige chez la femme un grand respect d’elle-même, un respect tout pétri, affirme-t-il, de délicatesse, de réserve, de grâce et de dignité.On l’écoute avec attention et les conseils pratiques qu’il donne semblent bien à tous dans la note qui convient à l’auditoire et à la circonstance.“Ah la force do la piété, dit-il avant de terminer, pour sanctifier et faire fructifier votée travail, en vous gardant, Mesdames, dans l’amour de Dieu, dans le dévouement au prochain et dans le respect de vous-mêmes, vous en connaissez sans doute la vertu et les triomphes, Vous em connaissez peut-être aussi les difficultés et les épreuves.Mai, qu’importe, n’est-il pas vrai, puisqu’on n’a rien sans peine, la vertu et le ciel moins que toute autre chose.Voyez donc, continue le prédicateur, les exemples d’admirable vaillance que pour les seuls intérêts de la patrie — très respectables sans doute, mais lout de même passagers — que vous donnent actuellement les femmes de l’héroïque Belgique et de la non moins héroïque France.C’est l’âme forte, le front serein et l’oeil sec que, malgré leur angoisse, les mères et les épousés de là-bas vont conduire leurs fils et leurs ipoux aux trains en partance pour la frontière et pour les combats.Quel courage! Quelle vaillance et quplle vertu.Or, mesdames, c’est pour les combats de la vie chrétienne que je vous convie à mettre votre travail sous l’égide de votre piété, parce que, au fond, tout est là1 Et laissez-moi l'ajouter, termine-t-il, au nom de l’Eglise et de Fhis-toire, nous comptons sur vous.Les traditions chrétiennes chantent votre gloire.Du temps de Jésus, les femmes lui étaient fidèles.Ce ne sont pas elles qui l’ont trahi, qui l’ont renié, qui l’ont crucifié.Vous garderez ces traditions qui sont celles de votre foi et aussi celles de votre sang, et ce sera pour votre bonheur et celui de ceux que vous aimez, pour votre bonheur dans le temps et dans l’éternité.Amen.M.L’ABBE FAUTEUX Voici maintenant un résumé du sermon prononcé à la cérémonie du soir par M.l’abbé Fauteux, vicaire à l’Enfant-Jésus: Bien de plus légitime que de consacrer un jour à glorifier le travail,1 source abondante de richesse et de ! bien-être, mais l’ouvrier chrétien ! ne doit pas oublier que le travail manuel est aussi un acte religieux par son caractère et par sa fin.(“est la collaboration de l’homme avec Dieu dans l’oeuvre de la création.En créant les êtres avec leur propriété et leurs lois l’Ouvrier suprême n’a pas voulu se réserver à lui seul l’honneur de les conduire à leurs fins.Après la création, le travail.Sur l’appel de Dieu le travailleur est venu, c’est l’homme.Hon-j neur et respect à ce compagnon de Dieu! Cette pensée de la dignité et de' la noblesse du travail a toujours été celle de l’Eglise, il n’est pas permis de l’ignorer ou de la mépriser.Ce-, pendant il y a un an, à l’occasion de la fête du Travail à Montréal on distribuait aux ouvriers un programme dans lequel il est dit: “Ni l’antiquité ni le moyen âge n’ont jamais songé à glorifier le travail, c’est qu’en ces temps lointains nul n’en reconnut ni la grandeur ni la sublimité.Ce sont elles (les unions ouvrières) et pas d’autre qui ont refait l’éducation des peuples et qui ont appris à l’humble travailleur à connaître sa dignité.” L’Eglise n’a jamais contesté la valeur des unions ouvrières.Elle les encourage et les désire.Mais dans l’intérêt de la vérité histori-uue, il faut dire qu’elles ne sont Pas la cause de l’émancipation du travailleur, niais plutôt l’effet bienfaisant de la doctrine évangélique.L’orateur fait un rapide tableau du inonde païen.I/humanité partagée en deux classes, maîtres et esclaves.Le travailleur méprisé, méconnu, sans foyer ni patrie.Le Christ paraît.Ouvrier, il rencontre 1 ouvrier.Son exemple, ses paroles sont les germes de la plus étonnante reforme sociale.Ouvrez l’histoire et voyez quelle transformation va s’opérer par le travail de l’Eglise, dépositaire de la doctrine du Christ.“L’histoire de l’Eglise, c’est l’histoire du peuple”, a dit un historien non suspect de partialité à l’égard de 1 Eglise Catholique, le protestant ! Guizot.C’est l’Eglise qui a fait sortir des entrailles de l’humanité régénérée cet être nouveau, l’ouvrier libre ; c’est elle qui a arraché à l’égoïsme païen le salaire, le droit de proprié-jé, qui devaient rendre au travailleur — chose nouvelle — les dou-'ceurs de la famille et du foyer; c’est sous son souffle inspirateur que se sont formées les corporations ouvrières qui, pendant dix siècles, ont si heureusement protégé l’ouvrier ; européen.“La vérité qui se dégage |d’une élude approfondie des corporations, a dit un critique, c’est que Ma condition de ’’ouvrier au Xi lie et à sa GILLETTS VENDU PARTOUT REFUSEZ LES SUBSTITUTS.^UTT COMPANY UK™! lOROMTO 0*T POUR FAIRE LE SAVON, ADOUOIR L'EAU, NETTOYER DESINFECTER LES ÉVIERS, LES CABINE.** O'AIBANOE, LES ÉGOUTS ET POUR BEAUCOUP L'ARTICLE PARFAIT, UN VOL IMPORTANT DES CAMBRIOLEURS MONTREALAIS OPERENT AUX TROIS-RIVIERES.— UN NOMME MORIN EST ARRETE.— IL OFFRE DE L’ARGENT AU POLICIER.— “FAIS COMME LA POLICE DE MONTREAL.” jXIVc siècles, était supérieure condition actuelle”.\ oilà l’histoire.Ces faits incon-I testables prouvent assez que l’anti-I Quite chrétienne et je moyen-âge ont déjà songé à glorifier le'travail cl a donner à 1 ouvrier la conscience de sa dignité, de sa noblesse et de ses droits.N’est-il pas important de savoir quel a etc le principe de cette force merveilleuse qui a fait passer le inonde de la barbarie à la civilisation, de l’égoïsme à la charité, de esclavage à la liberté et à l’hon- neur?Pour transformer la société, j comme il le désirait, le Christ n’a fait ni bouleversement, ni révolutions sanglantes.S’il a été le plus j grand des docteurs sociaux, il on a été le plus prudent, le plus modéré, le plus pacificpie.Pour réunir les deux tronçons de l’humanité, esclaves et maître, il s’est contenté de créer des moeurs nouvelles, c’est-à-dire de perfectionner l’individu.La valeur d’une société dépend d’abord dé la valeur personnelle de ses membres.i Bien n’a été oublié dans l’Evangile de ce qui peut contribuer an oer-feetionnement intérieur de l’homme.U est impossible de trouver un code de religion plus capable d’ins- pirer a 1 homme une haute idée de ses obligations et de le conduire vers un incomparable idéal de rectitude, d’honnêteté, de justice cl de sainteté.Aujourd’hui nue l’Evangile a tout change, tout ¦régénéré, il est facile d’oublier ses bienfaits et d’en jouir avec une superbe ingratitude.Ou parle avec complaisance de la noblesse du travail, d’égalité, de fraternité, mais on se souvient trop peu que c’est à Jésus-Christ et à son Eglise que le monde est redevable de ces généreux sentiments et de ces vertus civilisatrices.Ouvriers chrétiens, la reconnaissance vous fait un devoir de désavouer l’oubli dédaigneux que certains économistes, soi-disant humanitaires, semblent afficher à l’égard de Jésus-Christ et de son oeuvre.C’est lui qui vous a rendu la liberté et l’honneur, c’est par lui que ees biens vous seront conservés.LA PARADE DE LA FETE DU TRAVAIL Malgré la température maussade, plus de vingt mille ouvriers ont pris part, hier matin, à la parade de b: bête du Travail.Le point de départ était le square Viger.Dès huit heures, les groupes arrivaient et se mettaient en ordre.Le défilé ne commença qu’à 9 h.30, pâlies rues suivantes : Craig, Saint-Laurent, Sainte-Catherine, de Lori-mier j'suqu’au coin de Notre-Dame, où les rangs se brisèrent.La journée devait se terminer par une fête au parc Dominion, mais la pluie a empêché bon nombre do gens de s’y rendre.De nombreux chars allégoriques égayaient les groupes de la parade.On remarquait un vapeur miniature, oeuvre des débardeurs ; un char figurait la construction métallique, oeuvre de la “ Structural Works ”, Les tailleurs de pierre se distinguaient par le fait que les sons obtenus par chaque coup de bonrharde sur une immense “ galette ” donnait une note qui permettait d’entendre des airs connus.D’autres chars couverts d'étiquettes représentaient le “ Made in Germany ” biffé et remplacé par le “ Made in Canadg Son Honneur lé maire Martin accompagnait l’Union des Cigariers.Sur le parcours, Son Honneur ic maire a été très souvent acclamé par la foule qui regardait le'défilé.Le maire était escorté d’un détachement d’agents et de pompiers en grande tenue.Le commissaire Ainey et l’éche-vin Blumenthal suivaient aussi la procession.Les chefs des organisations ouvrières figuraient tous dans le cor tège, accompagnés des étendards de-leur association Tespective.On remarquait MM.J.T.Foster, G.Francq, N.'I-.Fontaine, J.Wall, J.Saint-Hilaire, O.Proulx, A.Gariépy, J.Viau, O.Francoeur, O.Borudon, B.Lynch, U.A.Laflamme, etc-, etc.LA FETE DU TRAVAIL A QUEBEC Québec.8.—La célébration de la Fête du Travail, hier, à Québec, a été marquée par l’union des trois grands conseils ouvriers de Québec, qui, pour la première fois, cette année, ont célébré coinjointement le travail.La fête a été cependant partiellement compromise par l’inclémence de la température.Dimanche soir, a été célébré, à l’église Saint-Sauveur, un salut solennel qui a été le commencement de la célébration.Hier matin, en dépit du mauvais temps, il y eut une procession à laquelle tonies les unions ouvrières de la ville ont pris part.Près de cinq mille ouvriers ont pris place dans le cortège, dans lequel on remarquait aussi plusieurs chars allégoriques et quelques fanfares.La pluie, qui avait cessé momentanément, reprit pendant le défilé cl obligea les ouvriers à remettre à une date ultérieure les amusements qui devaient avoir lieu, hier après-midi, sur les terrains de l’Exposition.(De notre correspondant) Trois-Rivières, 8.— Un vif émoi a été causé dans la ville dimanche matin à ia nouvelle que des cambrioleurs avaient fait un vol considérable au magasin de foun lires de M.Ovide Rocheleau, 22 rue Hart.Un des voleurs qui a donné comme nom et adresse : Arthur Morin, jockey de Montréal, a été arrêté par le policier spécial J.B.Raymond après une chasse mouvemen-j tée.M.Raymond, qui fait la garde des magasins du centre durant la nuit, avait remarqué samedi soir deux étrangers aux allures louches, il décida en conséquence de redoubler sa surveillance.Vers deux heures, dimanche matin, M.Raymond entendit (tu bruit près du magasin de M.Rocheleau.Se rendant sur les lieux il aperçut deux individus chargés de poches qui, à son arrivée détalèrent au nlus vite.Le gardien reconnut alors les doux étrangers aperçus la veille.M.Raymond donna la chasse aux voleurs par les rues Alexandre, Notre-Dame et - Saint-Antoine.Il tira trois coups de revolver dans la direction des cambrioleurs.L’un de ceux-ci en voulant riposter laissa tomber un revolver.Morin se voyant serré de près se laissa tomber à terre.Le policier le croyant mort continua à poursuivre l’autre fugitif.Mais le premier s’étant relevé pour fuir, M.Raymond lui tomba dessus et réussi! après une lutte sérieuse à le soumettre après force coups de bâton.M.J.L.Fortin, marchand de la rue Notre-Dame, entendant les coups de feu, téléphona au poste de police.Les policiers P.Spénard et T.Gosselin vinrent à la rescousse de M.Raymond et emmenèrent le voleur au poste.On retrouva dans la rue une poche remplie de fourrures ainsi que le revolver du cambrioleur.M.Rocheleau estime à $1,000 environ les fourrures enlevées par le voleur enfui.Morin offrit à l’agent spécial Raymond $160 pour qu’il lui permît de s’ecîiapper.“Fais donc le “blood”, dit-il, fais comme la police de Montréal.” C’est la quatrième arrestation de voleur nocturne que fait M.Raymond depuis quelques semaines.Les marchands de la ville sont des plus émus à la suite des nombreuses visites des combrioleurs dans la paisible ville des Trois-Rivières.Les hardis cambrioleurs de di manche avaient placé dans des sacs pour plusieurs milliers de oiastres de fourrures et se préparaient à tout enlever quand le policier Raymond les surprit.LIGNE ALLAN Service de la Malle Royala pour LIVERPOOL, GLASGOW, LONDRES Pour renseignements sur départs, taux, etc., s’adresser a H.& A.ALLAN, 2 rue Saint-Pierre, 675 Sainte-Catherine Ouest, MONTREAL., ou à THOS.COOK AND SON, 530 rue Sainte-Catherine ouest.W.H.HENRY, 286 rue Saint-Jacques.HONE ET RIVET.9 Boul.Saint-Lauernt.Et agents locaux.doute que la plus intéressante sera celle que donnera, tous les jours, l’aviateur H.W.Blakeley, dans ses audacieuses envolées en aéroplane.UNION SAINT-PIERRE CESSION EXTRAORDINAIRE DU CONSEIL GENERAL.CANADIAN PACIFIC EXPOSITIONS TORONTO nép.9 wpt.fio oo Dép.8, 10 sept.$13.35 Limite de retour.15 sept.Dép.rue Windsor, t7.2o a.m., *8.45 a.m., *10 p.m., *10.50 p.m.SHERBROOKE j Dép.9, 10, 11 sept.13 20 Dép.8, 12 sept.84.80 Limite de retour 14 septembre 1914.f Dép.gare Windsor, *8.25 a.m., t4.10 p.m., i *6.35 p.m.OTTAWA i n^p.11, 16, 18 sept.$3-35 ; Dl'p.11 au 19 sept.$4.50 Limite de retour, 21 sept.1914.Dép.rue Windsor, f7.o5 a.m., 48.30 a.m., : f9.05 a.m., *9.15 a.m., 14.00 p.m., 47.40 p.m.I *9.00 p.m., *945 p.m.Dép.Place Vi$er, *8.00 a.m., *5.45 p.m.* Tous les jours.4 Tous les jours excepté | le dimanche.4 Le dimanche seulement.— i PORTLAND ET COTE DU MAINE Quitte actuellement la gare Windsor à I 9 a.m.et à 8 p.m.AU TERRAIN DE COURSES DE BLUE BONNETS Jusqu’au 12 sept.1914 Départ de la gare Windsor à 1.30 p.m.et 1.50 p.m.; retour après la dernière cours«-Billet simple, 15c ; aller et retour, 25c.Express pour Chicago TOKONTO-DETROIT-CHICAGO Th, Canadian No.21 Dép.MONTREAL.8.45 a.m.ID.Sé p.m.Ar.CHICAGO .7.45 a.m.».M p.m.L’EXPOSITION DE SHERBROOKE Sherbrooke, 8.—L’ouverture de la grande exposition de Sherbrooke a eu lieu hier matin el, malgré la température inclémente, un bon nombre de visiteurs s’y sont rendus pour voir les nombreux exhibits qui y .sont exposés.On n’a rien épargné pour faire de cet événement, qui altire une foule d’étrangers dans notre cité, une chose intéressante au plus haut point.Des édifices, nouveaux ont été construits sur les terrains de la E.T.A.A.et, cependant, les exhibits sont si nombreux qu’ils peuvent à peine trouver place dans les immenses bâtisses destinés à les recevoir.Plus de 7.i0 têtes de bétail sont maintenant rendues sur les terrains de l’exposition.Plus de trente chars remplis de bestiaux sont arrivés, samedi durant la journée ; ces animaux ont été montres à l’Exposition de Québec.Les amateurs de courses seront satisfaits, c $ ¦ les directeurs de notre exposition locale ont conclu des arrangements avec les propriétaires des meilleurs coursiers du Canada, et l’on peut s’attendre à voir un spectacle extraordinaire durant cette semaine.Environ soixante et dix chevaux trotteurs prendront part aux courses qui auront lieu sur les pistes de la E.T.A.A, Nombreuses sont les attractions de tous genres, mais il n’y a pas de Lundi, le 24 amït, un nombre considérable de oelégués des divers cercles de la société se réunissaient à son bureau-chef, 36Ü, rue Sainte-Catherine Est.Le but de cette réunion spéciale ; était d’étudier la question de l’ad-1 mission des memures du sexe féminin à participer aux avantages dune caisse de bénéfices en maladie.Après plusieurs heures de dé'ibé-ration, on en vint à la conclusion qu’il n’y avait pas lieu de traiter différemment les membres de l’un ou l’autre sexe, et que tous auraient droit à des secours en maladie aiixj conditions édictées par les règlements de l’association.L’Union Saint-Pierre, en accordant des bénéfices en maladie à ses membres du sexe féminin, s’est inspirée du but de sa fondation : S’aider les uns les autres, et a fait un pas de plus vers les cimes du progrès.Avant de terminer la séance, le président général de la société remercia tout spécialement les délégués el les membres du Conseil général du travail qu’il venait d'accomplir dans l'intérêt de la Société, faisant tout particulièrement appel à leur zèle et à leur dévouement pour enrôler autant de nouveaux membres que possible.La convention bi annuelle de l'Union Saint-Pierre se tiendra au mois d’août prochain, dans la belle petite ville de Magog, où il exisK' déjà un Cercle très nombreux et très prospère il" la Société.La séance se termina par l’adoption de résolutions de condoléances à l’occasion de la mort du Pape Pie X.X UNE HEUREUSE INNOVATION A L’ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES LIGNE COURTE LAC ONTARIO POUR TORONTO Vi.i Belleville.Trenton, Brighton Cotborn,.Pr.it Hope, Newcastle, Bowinanville, Osborne.Whitby.Quitte ta gare Windsor ft 8.45 a.m.¦ UWEAUX PE$ BILLETSl 141-143 SI-J.»,-.» r1 1 .T#l.B«ll, MalnllJS Notai Windsor.Garer Plaça Vtcor at do la Rua Wind», GRAND TRUNK SYSTEM^ VOIE DOUBLE SUR TOUT LE PARCOURS MONTREAL-TORONTO-CHICAGO L"TNTERNATIONAL LIMITED” Le train d’un serrice supérieur du Canada Quitte Montréal à 9.00 a.m., arrive à Toronto à 4.30 p.m., Détroit 9.55 p.m., Chicago 8.00 a.m., tous les jours.SERVICE DE NUIT AMELIORE Un train quitte Montréal a 11.00 p.m., arrivant à Toronto à 7.30 a.m.Détroit 1.45 p.m., Chicago, 8.40 p.m.Service quotidien de wagons-Uts, club- compnrtiment entre Montréal et Toronto.EXPOSITIONS TORONTO Départ 9 sept.$10.00 Départ 8, 10 sept.$13.33 Limite de retour, 15 sept.1914.SHERBROOKE Dép.8, 12 sept.$4.30 Dép.1), 10, 11 sept.$3.20 Limite de retour, 14 septembre 1914.OTTAWA Dép.11, 12, 13, 15, 17, 19 sepx.$4.50 Dép.les 14, 10, 18 sept.$3.35 Limite de retour, 21 sept.1914.122, rue St-Jacques, angle St-François-Xavier—Tél.Main 6901 Hotel Windsor ** Uptown 1181 Gare B on a ventura " Main 8221 Bureaui Un groupe d’hommes d’affaires avaient demandé, il y a quelque temps, au Conseil d’Àdministration de l’Ecole des Hautes Etudes, d’organiser un cours de dessin.Il avait été impossible de faire droit à cette demande en raison de ce que l’on ne pouvait surcharger les horaires.L’organisation d’un cours préparatoire, qui commencera le 22 de ce mois, a permis de leur donner satisfaction.Un cours de dessin sera donné durant l’année préparatoire.Il s’agit de dessin à main levée, permettant à ceux qui l’auront suivi, de prendre, d’après nature, des croquis d’appareils, d’échantillons, de machines, etc.On comprend toute l’importance que présente la chose pour des hommes d’affaires cl on ne peut que féliciter notre université commerciale d’avoir accéder à la demande de ceux qui desiraient l’organisation d’un tel cours.EXPOSITION DE TORONTO Les billets d’excursion pour cette exposition sont maintenant en vente.On annonce une excursion spéciale à 81(1.00, aller et retoru, le 15 septembre.Le U.U- IL a deux lignes jusqu’à Toronto et les voyageurs ont le privilège d’aller et revenir par des routes différentes s’fis le désirent.La nouvelle ligne passe par Belleville, Cobourg, Port Hope, Bownïanville, Oshawa et Whitby.Les voyageurs peuvent aussi passer par (Tttawa et l’une ou l’autre des deux routes au-delà de Smith’s I-’aUs.Les trains partent à 7.25 et 8.45 a.m.et 10.00 et 10.50 p.m„ avec l’é-quipement le plus moderne du type C.P.B.r.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1914.LACHINE.— Du Bureau de Poste.Ser- vice de :— 10 min.de 5.40 a.m., à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m., ù 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m., à 12.00 minuit.DE LACH1NE.—Service de 20 min.de 5.30 a.m., à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m., à 9.00 a.m.20 min.tie 9.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m., à 12.10 a.m.Dernier tramway extra k 12.50 a.m.SAULT - AU - RECOLLET ET SAINT-VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Denis à Saint-Vincent.—Service de :— 20 min.de 5.20 a.m., à 0.00 a.m.10 min.de fi.00 a.m., à 8.00 a.m, 20 min.de 8.00 a.m., à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m., à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m., à 11.30 p.m.Tramway pour Henderson seulement 12.0® minuit.Tramway pour Saint-Vincent .12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT A SAINT-DENIS.— Service de :— DE L’AVE.VICTORIA.—Service de 20 min.de 5.30 a.m., à 6.30 a.m.10 min.de fi.30 a.m., à 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m., à 4.30 p.m.10 min.de 4.30 p.m., à 8.30 p.m.30 min.de 8.30 p.m., à 12.00 a.m.Tramway de Henderson.12.20 a.m* Tramway de Saint-Vincent .1.10 a.m.CARTIERVILLE.—De Snowdon Jet—Service de :— 20 min.de.5.20 a.m., à 10.40 p.m.40 min.de 10.40 a.m., à 12.00 minuit DE CARTIERVILLE.— Service de 20 min.de 5.40 a.m., à 11.00 p.m.40 min.de 11.00 p.m., à 12.20 &jn.MONTAGNE.—De l’Ave, du Parc et Mont-Royal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m.à 12.00 minuit DE L’AVE.VICTORIA.—Service de 20 min.de 5.50 a.m.h 12.30 minuit.De l’Ave.Victoria à Snowdon.—10 min.5.5® a.m., h 8.50 p.m.BOUT DE L’ILE.—Service de 30 min.de 5.00 a.m., à 9.00 p.m.60 min.de 9.00 p.m., à 12.00 minuit TE.TREAULTVILLE.—Service de 15 min.de 5.00 a.m., à 0.30 a.m.30 min.de 6.30 a.m.à 8.30 p.m.C.e journal est imprimé au No 43 rue Saint-Vincent, h Montréal, par l’rMPRIME^ RII-' POPULAIRE (a responsabilité limitée).J.N.Chevrier, gérant-général.Feuilleton du DEVOIR HAUT LES AILES ! gMHBBnranananMa par hhiiwimiiwuiwm—»— MARC GOUVIEUXJ (Suite) —Et le moteur et 1 hélice ?—Intacts, mon lieutenant ; l’hélice n’n rien ! Ecoutez,.Elle tourne sans vibration, c’est une veine.Mais la déveine, .fVM pour le réservoir.—Quel réservoir ?celui à essence ?—Oui, mon lieutenant, il est crevé.Une balle a dû ricocher sur !e moteur et taper dedans.Elle l’a traversé de bas en haut.J’ai pensé que ce n’était rien d’abord.Mais il y a dans le bas une grande fissure où l’essence s’échappe.J’ai bouché coin, me j’ai pu.Mais l’essence suinte toujours un peu.C’est grave, très grave ! Impossible d’aller vérifier moi*métne ; et anxieux j’interroge : —Avez-vous bien bouché ?Combien de litres avons-nous perdus ?—Au moins vingt litres, mon lieutenant, A la jauge, il reste cinquante litres., Cinquante litres ! Mais rest un désastre.Cinquante litres, c’est à peine de quoi faire une heure de vol„ avec ce qui va se perdre par évaporation ou suintement.Je suis atterré.Est-ce qu’avanl d’atteinorc le but, je vais être obligé de faire demi-tour ?—Kaufmann, il ne vous reste aucun mdon de réserve dans les t'offris ?—Aucun, mon lieutenant, Tout a été remplacé par des grenades et des explosifs ! C'est la guigne ! La guigne noire qui depuis quelques instants s’acharne contre nous.Il faut virer de bord et gagner au plus vile la France.Nous pouvons atteindic la frontière en une heure.Et voilà notre mission finie, bêtement arrêtée par quelques litres d'essence en moins, cette mission pour laquelle nous étions partis pleins de foi ! Je reste une seconde pensif.Eh bien non ! S’il reste une heure d’essence à bord du 307, ce sera pour pousser le plus loin possible sur la terre allemande et pour faire, son devoir.l'aire demi-tojir ?Quand on est au-dessus de Bitehe et à 30 kilometres du Palatinat ?Allons donc ! Cela jamais !.J’irai ; l’accompli* rat ma mission, jusqu’au bout, jusqu’à limite d’essence et de moteur ! Et après ?Eh bien on verra.Je crie à Kuafmann.: —Coûte que coûte, il me faut une heure d’essence ! Bouchez le trou.Faites l'impossible, il me faut mes quarante litres I Nous continuons.—Sur où, mon lieutenant V —Sur l'Allemagne, mon petit, on se eassera la g.mais nous tiendrons notre parole ! —Eh bien, alors mon lieutenant, j’en suis.Brave garçon ! il a parlé avec son coeur d’Alsacien, son coeur de petit mécanicien de France, héros dévoué et obscur.Je voudrais lui serrer la main et je me contente de lui dire : C’est bien, Kaufmann.Les vieux d’Alsace seront fiers de vous 1 ” Et “ nous en mettons”, comme dit Kaufmann.Le compte-tours marque 1,234.Tant pis, je pousse mon moteur.gaz à fond.air en grand.116 kilomètres à l’heure! Nous volons!.Le quadrilatère de la vieille forteresse de Bitehe est déjà loin.Nous coupons à travers les contreforts boisés du Hardt et de la forêt de Waldeck, précieux repère géographique.Maintenant, nous suivons la grande route de Bitehe à Mannheim, qui serpente toute blanche à travers les valions verts.Et les villages alsaciens, ramassés et grisâtres, défilent sous nos yeux.Penché hors du capot, Kaufmann regarde “son pays”, et avant que je les lise sur ma carte, me dit les noms aux consonances bien alsaciennes de Hanswiller, de Bouxwiller, THornbach.' A son tour la frontière d’Alsace est franchie.Nous entrons en Prusse rhénane, dans l'ancien Palatinat, et déjà les maisons de la coquctle Zwei Brücker, apparaissent à cheval sur la petite rivière de l’Erb.Je note au passage deux régiments en marche vers l’ouest, sur la route d’Ei-nod.Sur la grande voie ferrée de Landau à Deux-Ponts, aucun Irain en vue.Je ne m’attarde pas d’ailleurs à observer.J’ai bâte d’arriver à lu gare d’Hombourg, but de nos efforts, à 150 kilomètres de la frontière de France, Hombourg, le grand noeud stratégique des chemins de fer allemands.Ah! voici une grosse agglomération qui apparaît au nord, un peu estompée dans la brume du soir.Ce doit être Hombourg.Et cette rivière qui serpente dans la vallée, ce doit être la Blies.Je fais le point sur ma carte.C’est bien cela.D’ailleurs voici, derrière le village, la grande gare et son éventail de voies ferrées innombrables qui brillent au soleil.Mais c’est un monde que cette gare! Des centaines de voies de garage, des quais d’embarquement, longs de plusieurs kilomètres! Quelle organisation militaire admirable! Sous moi, cVit tin grouillement intense de troupes, de wagons, de trains.Je cousuile mon altimètre: 1,300 mètres.Je peux faire tranquillement mon tour d’horizon.A In lorgnette, je.distingue les compagnies d’infanterie qui embarquent, les chevaux de la cavalerie qui entrent difficilement un à un dans les wagons; les Canons de l’arlillerie chargés sur l’s trucs.Et les trains succèdent aux trains, les uns venant de Mayence par Bireker.feld, les autres de Mannheim el du Würetnberg, par Kaiserslautern.Et tous se garent le long des quais, attendant de repartir vers le sud, dans la direction de Sarre-guemines et de Metz.Malgré moi, je suis pris par la grandeur de ce tableau militaire et j’admire l’ordre, la discipline, la méthode, qui président aux évolutions de cette fourmilière.Je crains cependant que ce bel ordre ne soil un peu troublé dans quelques instants! Cette fois mon plan d’attaque est net.Je remarque que toutes les voles de garage viennent aboutir aux quatre voies centrales de la gare, en passant entre une ligne de huit postes d’aiguillage.Ce sont ces blockhaus qui constituent le vrai noeud vital (le la gare.Ce sont eux que je veux détruire.Je vais donc tracer un premier axe re tir en remontant les voies ferrées du sud au nord.Puis je tiare-, rai un deuxième axe perpendiculai- rement en prenant la ligne des posies d’aiguillage comme but.Je descends jusqu'à 1,100 mètres et je me mets au ralenti, en vol cabré.Mes bombes sont prêtes.Je me penche sur le viseur.Au-dessous les quatre quais de la gare m’apparaissent.C’csl le moment de déclancher l'obus d’essai.Il tombe plein centre sur la troisième voie et creuse un trou énorme.C’est une chance inespérée d’avoir réglé le tir du premier coup.La veine rcviendrait-ellet Et sans attendre, je précipite an sol ma série de dix bombes.Kaufmann qui surveille ie tir nie crie: —Oh! mon lieutenant, la deuxieme en plein sur le quai.En plein sur la voie.Ah! qu’est-ce qu’a pris la marquise rie la gare! Et le dépôt de» machines! Quelle salade!.Il exulte à chaque coup et trépigne de joie.(.4 suivre) M VU-.’S-" ir, v 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 8 SEPTEMBRE 1914 VOL.V.— No.210 LA VIE SPORTIVEA BLUE BONNETS s DEUX VICTOIRES POUR LE NATIONAL EN DEUX JOURS Les champions du Big Four terminent brillamment la saison 1 91 4.— Les Indiens vaincus par 11 à 8 et les Irlandais défaits par 19 à 10.Le meeting d’automne s’est ouvert samedi.— La King’s Plate a été gagnée par Irish-Heart.— Gun Cotton a ' remporté le steeplechase Strathcona.— La deuxième journée.Les “Habitants” ont remporté une autre victoire samedi après-midi, au terrain de Maisonneuve, en défaisant les Indiens de Charlie Querrie par un résultat de 11 à 8.L’assistance était loin d’être considérable, cependant elle était de beaucoup meilleure à celle des précédentes.Un bon millier d’amateurs s’étaient rendus pour voir triompher nos porte-couleurs.La partie fut assez Intéressante.Le jeu fut vif d’un bout à l’autre de la partie et l’intérêt n’a pas langui un seul instant.Contrairement à ce qu’on aurait pu s’attendre, le Te-cumseh a fait tout en son pouvoir pour triompher du National.Celui-ci n’avait pas son équipé régulière, du moins sur la défense.Les jeunes Cadotte, Briaull et Ha-melin s’alignèrent dès le début de la joute.Il faut dire à leur Honneur qu'ils se comportèrent très bien.La tmidit, et il faut eut-ctre imputer cela à la température qui était plutôt froide, fut assez brutale.Les joueurs ne se ménagèrent pas, histoire sans doute de se réchauffer.Mais en se réchauffant on s’échauffe.et.on en vient aux coups.Et c’est ce qui arriva au cours de la troisième période, alors que Felker et Boulianne donnèrent •à la galerie le spectacle d’un pugilat qui failli! bientôt dégénérer en mêlée générale.Et un peu nlus tard quelques amateurs du “bleachers” suivirent l’exemple de ces deux joueurs et se tapèrent dessus.En somme, malgré tous ces incidents désagréables, la partie fut très intéressante et valait la peine d’être vue.Notre club, malgré tous ses titres de champion, de scorer au goût des amateurs les plus ambitieux n’a pu attirer des foules au terrain, Sa rencontre d’hier avec le club Irish-Cana-dien a laissé le publie plutôt indifférent, el la recette fut décourageantè, pour les administrateurs de l’équipe irlandaise.Il est vrai que le déluge s’abattit sur la ville juste à temps pour chasser le public, mais malgré cela l’assistance aurait dû être plus nombreuse.Vraiment, nos clubs de crosse vont se ressentir du choc en retour de la guerre, car il est à peu près certain que des déficits couronneront la saison de chaque club de crosse du Canada.Comme dans toutes les circonstances ou le public s'absente des joutes, celle d’hier a été | de toute beauté et a donné lieu à une lutte très soutenue du commencement à la fin.Le National triompha par un score de 19 à 10.Samedi les équipes s’alignaient comme suit : Durkin Intérieur Lamoureux Querrie Extérieur Lalondc Arbitres : Humphrey et Horner.Juges des buts : Jos.Thouin et Léo Dandurand.SOMMAIRE Première période.1— National.Pitre.2— National.Lamoureux 3— Tecumseh.Carmichael.Deuxième période.4— Tecumseh.Carmichael.5— National.Lamoureux fj—National.Pitre., ., 7— —National.Pitre., 8— National.Degray.Troisième période.9— National., .Boulianne., 10— Tecumseh.Spellen.11— National.Pitre., 12— -Tecumseh.Whitehead .1.30 .7.10 .4.10 1.10 .2.20 .2.50 .8.40 .3.30 .3.50 .0.05 .0.10 .3.15 TECUMSEH.NATIONAL.Torpey Buts L’Heureux 22 Whitehead Point Cattarinich ‘>3 Graydon Couvert Cadotte 24 McKenzie Défense Hamelin 25 Collin Défense Briault 26 Felker Centre Degray 27 Spellen Attaque Pitre 28 Carmichael Attaque Gauthier 29 LA JOUTE D’HIER Voici quelle était la composition des équipes : NATIONAL IRISH-CANADIAN L’Heureux Buts J.Brennan Caltarinich Points J.Howard Duckett Couverts H.Baker Lachapelle Défenses J.Aspcll Degan Défenses A.Kane Degray Centres E.Munroe Gauthier .Attaques .F.Scott Pitre Attaques H.Scott Lamoureux Extérieur M.Cummins.Lalonde Intérieur G.Roberts SOMMAIRE Première période 1— .1, National, Lamoureux.2— .15, Irish-Canadian, Robert.3— .20, National, Lamoureux.4— 3.10, National, Lalonde.5— 3.25, Irish-Canadian, Roberts.0—2.40, National, Pitre.7— 1.15, National, Lalonde.8— .45, National, Lachapelle.9— .15, Irish-Canadian, C.George.Deuxième période 10— 1.40; National, Pitre.11— 1.10, Nalional, Pitre.12— 3.15, Irish-Canadian, Roberts.13— 3.45, National, Boulianc.14— 1.45, National, Pitre.15— 3.15, Irish-Canadian, D.Smith.10—3.15, Irish-Canadian, Cummings.Troisième période 17— 11.00, National, Décary.18— 6.15, Irish-Canadian, C.George.19— 1.45, National, Lalonde.Quatrième période 20— 2 00, Nalional, Lalonde.21— .20, National, Lalonde.-5.25, National, Pitre.-.15, National, Lalonde.-2.05, Irish-Canadian, Roberts.-1.00, Irish-Canadian, H.Scott.-3.15, National, Lalonde.-3.15, Irish-Canadian, Roberts, -.25, National, Bouliane.-1.00, National, Lamoureux, LES BEACHERS VAINQUEURS ETVAÎNCUS LE CLUB T () R O N T O APRES AVOIR DEFAIT LTR1SH-CANA-DIAN SAMEDI S’EST FAIT BATTRE HIER PAR LE CLUB TE-CUMSEH.SAMEDI Les Toronto voulaient terminer la saison brillamment.Leur avant-dernière joute, celle de samedi contre les Irish-Canadian a été pour eux une éclatante victoire.Les équipiers de la Ville-Reine ont vaincu les Irlandais par un score de tt à 7.Plus de 400 personnes s’étaient rendues à Scarboro Beach pour assister à la joule.Warwick et Spring se sont particulièrement distingués du côté des Toronto.Du côté des Irlandais, Scott et Brennan ont joué une excellente partie et ont été très goûtés.Les équipes s’alignaient comme suit : Toronto IrishCrnadian Gibbons Buts Brennan Gameron Points Howard Stagg Couverts White Sommerville Défenses Aspell Longfellow Défenses Kane Dandeno Centres Munro Spring Attaques F.Scott Turnbull Attaques H.Scott Warwick Extérieurs D.Smith Donibee Intérieurs Cummings SOMMAIRE Première période 1— Irish-Can., H.Scott.4.40.2— Toronto, Turnbull, 0.10.3— Toronto, Spring, 3.00.4— Irish-Can., Robens, 1.00.5— Toronto, Longfellow, 0.30.6— Toronto, Donibee, 2.10.7— Irish-Can., Scott, 1.30.8— Irish-Can., Cummings, 0.40.9— Toronto, Turnbull, 3.00.10- tt 12 13- 18 Deuxième période Toronto, Warwick, 1.10.Toronto, Warwick, 5.00, Toronto, Somerville, 2.00.-Toronto, Warwick, 3.10.Troisième période -Irish-Can., Aspell, 0.35.-Irish-Can., Aspell, 4.15.-Toronto, Turnbull, 6.05.-Toronto, Spring, 2.30.Quatrième période Irish-Can., White, 3.20.JOUTE DTI 1ER.Toronto, 8.— Comme les années dernières, les clubs Toronto et Tecumseh ont terminé la saison locale le crosse hier après-midi.Les Indiens ont triomphé par un score de 7 à 6.Les deux premiers quarts furent peu intéressants; les Tecumsehs menaient par un score de 6 à 5, lorsque le dernier quart commença.Après 16 minutes de jeu Warwick égalisa les chances.Les Indiens se lancèrent alors à l’attaque et Felker scora le dernier point de l’après-midi sur un shot très chanceux.Voici quel était l’alignement des équipes: Toronto.Técuniseh.Gibbons Buts Torpey Cameron Points Whitehead Stagg Couverts Graydon Somerville Défenses McKenzie Longfellow Défenses Rountree Dandeno Centres Felker Spring Attaques Spellan Turnbull Attaques Durkin Duninee Ext.Carmichael Warwick Int.Querrie Arbitre: Tom Humphries.Assistant : Fred Waghorn.POUR PORTLAND ET OLD ORCHARD Le train qui quittait la gare Windsor a 9.05 p.m.pour Portland, Old Orchard et Kennchunkport, part maintenant à 8.00 p.m.r.DANS LE BIG FOUR t t * « -» National.^Toronto.Jlrish-Canadian .Tecumseh • • • • • a G.17 D 5 5 1 276 !» 173 13 136 13 146 Pour Contre AJ.153 0 202 0 165 0 159 0 13- -National.Boulianne.2.00 M- -Tecumseh.Carmichael .4.00 15- -Tecumseh.Cullin., .0.20 16- -National.Lachapelle .4.10 17- -Tecumseh.Spellen, .1.40 18- à^ilional.Lamoureux .2.30 19- -'H’cumseh .Carmichael 5.00 Comme d’habitude, la réunion d’automne de Blue Bonnets a été inaugurée samedi dernier, au milieu d’un déploiement social et sportif vraiment superbe.La foule était nombreuse et select et le sport fourni a été de premier ordre.La King’s Plate, l’épreuve classique à noter, a été gagnée par Irijh-Heart à M.Donat Raymond.Suivez-Moi à l’écurie Charlevoix, lui fit toutefois une lutte serrée jusqu’à la fin de la course el ne fut défait que par un nez sous le fil.Gun Cotton eût les honneurs de la victoire dans le steeplechase Strathcona.Son succès fut des plus concluants, car c’est par huit longueurs qu’il triomphe de son suivant.Malgré la température désagréable et anti-sportive d’hier, environ 4,000 amateurs de course se sont rendus à Blue Bonnets.Comme il fallait s’y attendre ce sont les “mud-ders” qui remportèrent le plus d’honneurs au cours de l’après-midi.Trois favoris seulement passèrent victorieux au poteau.Ventia remporta la première course avec facilité contre un champ nombreux.Sa victoire fut des plus concluantes sur Ninety Simplex qui paierait avec lui aux paris.La deuxième épreuve fut plus concluante.Calumny, un négligé aux paris, s’adjugea cette, course après avoir traîné de bout en bout.La lourdeur du parcours réduisit les forces du meneur Corn Broom qui céda le passage à Calumny dans la ligne droite.Old Reliable prit le troisième argent.Le favori Sir Edgar fut défait dans la troisième course par le second choix, Ethan Allen, qui fit un beau démarrage dans la ligne droite et s’adjugea la victoire par une demi-longueur, Stalwart Ilekin fut une lutte sérieuse à Sir Edgar pour la deuxième place.La Coupe du Comte Grey revint au second choix Tactics qui montra beaucoup d’allure sur le parcours lourd de la journée.Le favori Ru-dolphe ne gagna pas son avoine.La course au clocher vit des arrivages à grandes distances.Shannon River gagna cette course après avoir devancé Luckoln qui se fit une entorse en franchissant le nuatrième saut.Harry Shaw et Dick Dead-wood remportèrent respectivement les deux dernières épreuves dans l’ordre de mention.Voici les résultats des deux jours: SAMEDI PREMIERE COURSE Chevaux de 2 ans, à réclamer, $500, 5 1-2 furlongs.1.Zin Del, 102, Shilling, 2 à 1, 1 à 2.2.J.B.Harrell, 101, Louder, 5 à 1, 2 à 1 et au pair.3.Cardigan, 96, Collins, 30 à 1, 10 à 1 et 5 à 1.Temps, 1.07 2-5.Casba, Utelus, Ed.Weiss et Valus ont aussi couru.DEUXIEME COURSE Chevaux de 3 ans et plus, à réclamer, $500, 6 furlongs.1.Rifle Brigade, 108, Metcalfe, 6 à 1, 3 à 1, 3 à 2.2.Nigado, 103, Ambrose, 9 à 1, 1 à 1, 2 1-2 à 1.3.J.H.Houghton, 113, Shillings, 20 à 1, 11 à 1, 3 à 1.Temps, 1.15.Cecil, Gerrard, Jabot, Prince Ahmed, Requirem, Husky Lad, Toy Boy, Mediator, Astrologer, Armor, Gordon et Lord Wells ont aussi cou- ,U‘ TROISIEME COURSE Chevaux de 3 ans et plus, $600, 1 mill.1.Dorothy Dean, 108, Martin, 9 à 5, 1 à 5, 2 à 5.2.Inkle, 103, Vanduscn, 30 à 1, 10 à 1, 5 à 1.3.Lahorse, 111, Burns, 4 1-2 à 1, 7 à 5, 3 à 5.Temps, 1.39 4-5.Soutehart, Polly IL, Privet Petal, Harbard, Warlock, Sir Biaise et Brynlimah ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Stake King’s Plate, chevaux de 3 ans cl plus, élevés dans la province de Québec, $2,000, 1 1-4 mille: t.Irish Heart, 126, Goldstein, 2 a 1,4 a 5, 2.Suivez-Moi, 112, Ambrose, 20 à 1, 7 à 1, 3 à 1.3.Irish Pride, 112, Burns, 4 à 1, au pair, 1 à 4.Tops 2.14 4-5.Herrmnna.Bnirchante, Dublin Girl et Sandy ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Steeplechase Strathcona, chevaux de 4 ans et plus, handicap, 2 1-2 milles.i 1.Gun Cotton, 149, Dupee, au pair.2.Weldship, 150, Haide, au pair’, i 3.Exton, 144, Brooks, au pair.Teps, 5.11.Brosseau et Mabel Hile ont aussi couru.» SIXIEME COURSE Chevaux de 3 ans et plus, à réclamer, $500, 1 mille.1— Towton Field 96, Shilling, 5 à 1, 2 à 1 et 4 à 5; 2— Elwah 111, Tapplin, 8 à 5, 3 à 5; 3— Cogs 103, Callaghan, 8 à 1, 2 à 1.au pair.Temps, 1.40.Ask Ma, Carlton G., Holton, Patience, Orpeth ont aussi couru.SEPTIEME COURSE Chevaux de 3 ans et plus, à réclamer, $500, 1 mille et un furlong.Centauri 99, Neander, 8 à 1, 2 à 1, au pair; Fleuron 106, Vandusen, 8 à 1, 2 à 1, au pair; Trovato 106, Taplin, 5 à 1, 2 à 1, au pair.Temps, 1.56.The Usher, Decathlon, Moonlight, Lady Rankin, Sir Fretful, Annie Sellers, Ruckers, Run, Gala 1 weed et Lewin ont aussi couru.LUNDI PREMIERE COURSE a 1-2 furlongs, $500, maidens de J ans.1.Venetia, 111.Metcalf, 3 1-2 à 1.7 a 5, 7 à 10.2.Ninety Simplex, .111, Carroll, 3 1-2 à 1, 6 à 5, 3 à 5.3.Amant, 113, Burns, 4 à 1, 2 à 1, au pair.Temps, 1.09 4-5.Merry Twinkle, Salon, Betterton, Brookoress, Bull Moose, Antromeda et Rescue ont aussi couru.DEUXIEME COURSE 6 furlongs, $500, chevaux de fous les âges, nés au Canada.1.Calumny, 111, Metcalf, 5 à 1, 2 à 1, 3 à 5.2.Old Reliable, 103, Callahan, 15 à 1.7 à 1, 2 1-2 à 1.3.Corn Broom, 105, Neander, au pair, 1 à 3.Temps, 1.17.Mona G., Hampton Dame, Puritan Lass, Duke of Chester, Cannie Jean et Auster onl aussi couru.TROISIEME COURSE 5 1-2 furlongs, $500, chevaux de 2 ans.1.Ethan Alien, 108, Neander, 4 à 1, 7 à 10.2.Sir Edgar, 120, Taplin, 6 à 5, 1 à 2.3.Stalwart Helen, 105, Metcalf, 2 1-2 à I, 7 à 10.Temps, 1.09 1-5.Shyness, Utelus et Heenan ont aussi couru.QUATRIEME COURSE 1 1-4 mille, coupe du comte Grey, $1,500, chevaux de 3 ans et plus.1.Tactus, 101, Metcalf, 3 à 1, 3 à 5.2.Barnegat, 106, Shilling, 6 à 1, 2 à 1, 4 à 5.3.Polly H., 104, Vandusen, 10 à 1, 3 à 1, au pair.Temps, 2.08 3-5.Rudalfo et Airey ont aussi couru.CINQUIEME COURSE 2 milles, $600, chevaux de 4 ans et plus, steeplechase.1.Shannon River, 142, Allen, 8 à 5, 3 à 5.2.The African, 137, Goody, 8 à 1, 3 à 1, au pair.3.Mystic Light, 137, Dayton, 8 à 1, 4 à t, 3 à 2.Temps, 4.14 2-5.Panorama, Vclsini, Bigot et Luc-kola ont aussi couru.SIXIME COURSE 6 furlongs, $500, chevaux de 3 ans et plus, à réclamer.1.Harry Shaw, 105, Collins, au pair, 1 à 3.2.Ancon.102, Shilling, 20 à 1, 5 à 1, 2 à 1.3.Marjorie A„ 115, Taplin, 3 à 2, 1 à 2.1 à 3.Temps, 1.15.Dr R.L„ Swarenger, Arran et Springmass ont aussi couru.SEPTIEME COURSE 1 1-8 mille, $500, chevaux de 3 ans cl plus, à réclamer.1.Dick Deadwood, 105, Acton.7 à 1, 2 1-2 à 1.6 à 5.2.Ben Uncas, 102, Shilling, 3 1-2 à 1,4 à 5, 2 à 5.3.Torn Hancock, ,102, Metcalf, 10 à 1.4 à 1, 8 à 5.Temps, 1.57 2-5.Abbottsford, The Rump, Uncle Ben, Cole et Annie Sellers ont aussi couru.DANS LA LIGUE INTERNATIONALE LES JOUTES DE SAMEDI Première partie Montréal .000000000—-0 4 1 Jersey City .010003010—5 8 (I Batteries — Dowd el Madden ; Thompson et Reynolds.Deuxième partie Montréal .440100100—10 10 1 Jersey City.0000(10001— 1 5 2 Batteries — Couchman et Smith ; Bruck el Tyler, Providence à Toronto : B.H.E.Providence.100003023 9 15 1 Toronto .000000000—0 I 1 Batteries : Ruth cl Onslow; Johnson cl Kelly.Baltimore à Buffalo : Baltimore.000000001— 1 12 2 Buffalo .02300630X—14 8 0 Batteries : Davidson et Kane ; Bader el Enlongc.Newark à Rochester : Newark.100000040 -5 8 2 Rochester .30040000x 7 8 1 Balterles : Mattern et Wheat ; Hoff et Williams, DEUXIEMES PARTIES Providence à Toronto : Providence.2000002 6 0 Toronto.101001 3 7 0 Batteries : Donovan et Kocbcr ; Herbert et Kelly.E Baltimore à Buffalo ; Baltimore.000000000— 0 7 7 Buffalo.5002301 Ix—12 16 2 Batteries : Carroll et Kane ; Brandon et Lalongc.PARTIES DU DIMANCHE Providence.403003100—14 16 0 Newark .311000100— 6 11 5 Mays.Schultz cl J.Onslow; Cur-,us et Wheat.PARTIES DU LUNDI Première partie I A Providence— R Newark .000000000—0 Providence .(12100001 x—4 I Smith et Wheat ; Schultz slow.Deuxième partie Providence .ooiloootx—9 17 .Newark .000000020—2 7 I Ruth et Kocher ; Holmquist I Heckinger.Première partie IBaltimore.300400000—7 9 2 Jersey City .021002010—6 8 1 Verpaut.Reynolds, Davidson, Vickers el Kane.Deuxième partie Jersey City.00020(10000—2 5 1 I Baltimore .000000010—1 7 1 Thompson et Tyler; Jarman el Irwin.Première partie A Rochester,N.-Y.— R.H.E.Toronto.021000000—3 5 2 Rochester .OtOlOlOlx—4 9 1 Hearne et Kelly; Enzmann et Williams.H.10 3 5 1 et On- et Brandon.Beebe et Lalonge; ter et Smith.POSITION DES CLUBS G.P.Rich- Pc.Rochester .81 54 .600 Providence .78 54 .591 Buffalo 77 55 .584 Baltimore 71 59 .546 Toronto 06 61 .520 Newark 0/ 71 .445 Montréal 55 78 .414 Jersey City .40 91 .205 Sfdbmatt’a a cette saveur délicate bières importées.Son goût est encore ce par quoi elle excelle et ce qui la rend fameuse.Il y 'a actuellement 28 imitation* de la £# Deuxième partie Toronto ., ., 001003040—8 8 2 Rochester .100103010—6 14 3 Rogge et Wagner ; Kcefe et Williams.Première partie , Montréal .10000120001—5 12 3 Buffalo .11000010100—4 15 2 Miller et Madden ; McConnell, Brandon et Lalonge.Deuxième partie Montréal .002003330—11 26 1 Buffalo .300000000— 3 7 5 3 Assurez-vous donc que vous obtenez la véritable et authentique Afin de protéger le public, nous avons ajouté à l’étiquette verte primitive un coin triangulaire rouge où on lit: “Bien d’authentique sans cette signature, G.Heileman Brewing Co.” COMMANDEZ-EN UNE CAISSE QUI VOUS SERA ENVOYÉE A DOMICILE.VeJl^.±P.ar Patenaude,Larue, Carignan, Limitée EPICIERS EN CROS 246 RUE SAINT-PAUL, MONTREAL.Téléphones : Dépt.Bureau des ordres 3177 et 3178 — Main 6953, Seuls agents pour la province de Québec et la cité d’Ottawa.G.HEILEMAN BREWING COMPANY, LA CROSSE, WISCONSIN U.S.A.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées samedi, dimanche et hier dans les séries des lignes Américaine, Nationale, Fédérale et Canadienne: SAMEDI.LIGUE AMERICAINE Chicago à Cleveland : — Chicago.000100003—4 8 2 Cleveland .20000103x—6 10 1 Batteries: — Cicotte et Schalk Mitchell et Egan.Washington à New-York :— Wash., .0010000000003—4 5 0 N.-Y.OOOOIOOÜÜOOOO—1 5 3 Batteries : — Johnson et Henry; Brown et Sweeney.St-Louis à Détroit : — St-Louis.030011002—7 11 2 Détroit.000000000—(I 4 5 Batteries : — James et Agncw ; Dauss et Stanage.Philadelphie à Boston : — Philadelphie .100000000—1 4 1 Boston .00004000x—4 6 1 Batteries: — Bressler et J.Thomas: Shore el Thomas.Chicago à Cleveland : — Chicago.010001100—3 fi 1 Cleveland.000000000—0 3 1 Batteries.— Wolfgang et Schalk; Stecn et Egan.DIMANCHE.Cleveland .000000010—1 4 1 Chicago.001003020—6 15 1 Morton, Bishop, Egan et Carisch; Scott et Shalk.St-Louis .111000001— 4 10 2 Détroit.20081020x—13 17 1 Weilman, Levercnz et Agncw; Cave), Stanage cl Baker.LUNDI.1ère partie: Chicago.000003020003—8 16 2 Détroit.000004010002—7 11 2 Bcnz, Scott, Wolfgang et Schalk; Covelskie, Dubue, Dauss, Stanage et Baker.2ème partie: Chicago.00000—0 2 • 1 Détroit.3000x—3 4 1 Faber et Mayer; Reynolds et Stanage.1ère partie: Cleveland 000101001000001—4 15 2 St-Louis .200(100100000000—3 15 2 Hagcnnan, Coumbe, Steen, Egau et O’Neill; Baumgardner et Agncw, 2ème partie: Cleveland.4200x—6 0 2 St-Louis .2(1000—2 7 3 Sleen et O’Neill; Hamilton, Mit-ohell et Agncw.1ère partie: Boston.000200003—5 7 2 New-York .100000000—1 4 1 Foster et Carrigan; McIIale, Cole et Nunatnaker.2ème partie: Boston.0001000—1 2 2 New-York .0040210—7 7 0 Wood, Bcdient el Thomas; Keating et Sweeney.1ère partie: Philadelphie .000000000—0 1 I) Washington .OOOOOlOOx—1 5 1 Shnwkcy et Shang; Bentley el Henry.2èmc partie: Philadelphie .100016000—8 13 0 Washington .100013200—7 10 1 Render, Plank el Schang; Ayres, ^Harper, Engcl et Henry.G.P.Pc.84 44 656 75 51 595 64 59 520 66 63 512 63 65 492 58 70 453 57 71 445 42 87 325 POSITION DES CLUBS.Philadelphie .Boston.Washington .Détroit.Chicago.New-York.St-Louis.Cleveland.LIGUE NATIONALE.SAMEDI.New-York à Brooklyn r — New-York.200032000—8 12 2 Brooklyn.000020012—5 11 2 Batteries: — Demaree et Meyers; Pfeffer et McCarty.Boston à Philadelphie : — Boston.402000001—7 9 0 Philadelphie .0(11000000—1 10 2 Batteries : — Cocreham et Gow-dy; Mayer et Killifer.St-Louis à Cincinnati : — St-Louis .300102510—12 19 0 Cincinnati .002000000— 2 8 3 Batteries : — Perdue et Wingo; Ames et Clark.Pittsburg à Chicago : — Pittsburg .001010000—2 7 0 Chicago.000000003—3 12 1 Batieries: — McQuillan et Coleman; Lavender et Archer.New-York à Brooklvn : New-York.OOOOOiüOO—I 8 0 Brooklyn.01030000x—4 8 0 Batteries : Marquard et Mcyrs ; Rucker et Miller.DIMANCHE.Pittsburg .OOOOOlllx—3 6 1 Chicago.00303002x—8 7 2 Adams, Kantlehner, Bohn et Gibson; Vaughn et Archer.St-Louis .003000121—7 13 1 Cincinnati .110000000—2 6 4 Griner et Snider; Yingling, Fahrer et Gonzales.LUNDI.1ère partie: Cincinnati .000020000—2 9 1 Chicago .10000101 x—3 8 1 Schneider et Gonzales; Pierce et Archer.2ème partie: Cincinnati .000000010—1 5 0 Chicago .10000020x—3 6 2 Fittery et Clark; Humphries et Bresnahan.1ère partie: Brooklyn .000120010—4 9 4 Philadelphie .lOHHOlOx—7 9 1 Ragan, Allen cl McCarty; Alexander et Dooin.2ème partie: Brooklyn .100040010—6 17 0 Philadelphie .40000003x—7 14 6 Schmutz, Aitchison, Reulbach et Miller; Marshall, Tincup, Mayer cl Burns.1ère partie: New-York .010030000—4 11 1 Boston.100100012—5 12 Mathewson et McLean ; Rudolph et Gowdy.2ème partie: New-York ., 000104041—10 14 2 Boston.000000100— 1 4 4 Tesreau et McLean; Tyler, Crutch-et et Gowdy.1ère partie: St-Louis .300120001—7 8 0 Pittsburg .(101000030—4 8 4 Doake, Wingo et Mamaux; Cooper, Conzelman, Gibson, Wagner et Coleman.2ème partie: St-Louis .000000001—1 5 0 Pittsburg .; .00002000x—2 9 0 Sallee et Wingo; Hannon et Coleman.POSITION DES CLUBS.G.P.Pc.New-York .68 53 562 Boston .68 53 562 Chicago .68 59 535 St-Louis .* * * * 62 519 Pittsburg .• • • • O / 66 463 Cincinnati .• .56 69 448 Philadelphie .56 65 403 Brooklyn .55 68 447 LIG! ’E FEDERAI E.SAMEDI.Pittsburg i Brooklyn : BLUE BUNNETS 1ère course TOUS LES JOURS A 2.15 Réunion d’Automne Montreal Jockey Club Du 5 au 12 SEPTEMBRE COURSES ET STEEPLECHASE TOUS LES JOURS — BEAU TEMPS OU MAUVAIS TEMPS.TRAINS SPECIAUX, avec wagons de membres, quittent la gare Windsor tous les jours a 1.30 et 1.50 p.m.SERVICE DIRECT DES TRAMWAYS via la rue Bleury, toutes les 5 minutes, de midi jusqu'à 3.00 p.m.Apres cette heure, service spécial depuis l’avenue Mont-Royal.Dix cents en monnaie dans chaque direction sur les chars directs : pas de transferts.ADMISSION AUX COURSES (y compris la grande estrade), SI.70 3arte de saison, $10.Sièges de loge’ SI.00.Loges (de saison), $30.Hn vente u la succursale du “Star”, angle des rues Sainte-Catherine et Peel.LES ENFANTS NE SONT PAS ADMIS .000010000—1 R.H.E.10020202x—7 7 15 Pittsburg.Brooklyn.Batteries Seaton cl Land.Baltimore à Buffalo : Baltimore .1(10000100—2 10 Buffalo., .()0()()0004x—4 9 Batteries — Suggs et Jacklitscli Ford et Blair.Chicago à Indianapolis : Chicago.010100000—2 5 Indianapolis.lülOlOOOx—3 7 Dicqson et Kerr Batteries : Prendergast et Wilson ; Falkenberg et Rariden.Pittsburg à Brooklyn : Pittsburg , .2000000000—2 6 3 Brooklyn .0001010001—3 11 2 Batteries : Walker et Berry ; Lafitte et Owens.DIMANCHE.St-Louis .000000000—0 7 2 Kansas City .lOOOOlOOx—2 4 1 Davenport et Hartley; Johnson et Easterly.Chicago .270000013—13 10 1 Indianapolis.220040001— 9 12 2 Lange, Fisk, Brennan, Johnson et Wilson; Mosley, Whitehouse, Mullcn.Billiard et Rariden.LUNDI Chicago.001000131—6 16 3 Indianapolis .201000110—5 8 5 Hendrix, Prendergast et Wilson ; Falkenberg et Rariden.2ème partie : Chicago.1000020—3 10 1 Indianapolis .2001000—3 4 3 Brennan, Hendrix et Block; Kai-serling et Rariden.1ère partie : Baltimore .004030010—8 12 2 Buffalo.03312200x—11 16 2 Quinn, Wilhelm, Conley, Smith et Russell; Moore et Blair, 2ème partie : Baltimore .100010004—6 7 0 Buffalo .000000200—2 8 3 Bailey et Jacklitscli; Schultz et Blair.1ère partie : Pittsburg .100001100—3 7 0 Brooklyn .(Il()l002(lx—4 10 () Barger et Berry; Chappelle, Owenfl et Land.2èmc partie : Pittsburg .051002120—11 IS t Brooklyn .00200235x—12 18 5 Walker, Leclair et Camnitz;Brown, Somers, Bluejacket et Land.St-Louis—Kansas City.—Pluie.POSITION DES CLUBS Indianapolis .Chicago.Brooklyn .64 Baltimore .63 Buffalo.62 Kansas City .59 St-Louis.Pittsburg .IL REMPORTE LE CHAMPIONNAT Manchester, 6.— Francis Ouimet, de Boston, vient de remporter le championnat de golfe amateur en vainquant Jerome Travers de Upper Montclair, N.!„ pur (i à 5 dans une partie jouée aujourd’hui au terrain du club de Ekwimck.G.P.Pc.70 •)0 .560 69 56 .552 64 58 .525 63 58 .521 62 59 .512 59 70 .458 56 7(1 .444 50 71 .413 VOL.V.— wo.210 Li Hi JjHETVUlR, muJVl'KJüAL, MARDI, 8 SHnEMBRE 1914 COMMERCE ET FINANCE LE COMMERCE I LA CIRCULAIRE ANGLAIS FIDUCIAL; L’EMPRUNT DE MILLIONS J BANQUE PROVINCIALE DU CANADA IL SOUFFRE CONSIDERABLEMENT DE LA GUERRE.— LES IMPORTATIONS, COMME LES EXPORTATIONS, ACCUSENT UNE DIMINUTION MARQUEE.Londres, 8.— Les effets de la guerre se sont fait sentir gravement sur le commerce anglais durant le mois d’août.Les importations comparées avec le mois correspondant de l’année dernière accusent une diminution de 805,000,000 tandis que les «exportations sont diminuées de plus de •$100,000,00.Les importations du sucre ont diminué de $7,500,000 et l’Allemagne à elle seule perd, de ce fait, $4,000,000.Les produits manufacturés révèlent une déperdition, de $42,500,000 pour les importations.Les exportations de charbon sont inférieurs de $10,000,000 et les produits manufacturés de $75,000,000.De ces derniers une perte de -$12,-500,000 a été supportée par les navires et les munitions de guerre et $30,000,000 par les fabriques de cotons et de lainages.La grande diminution dans les exportations est due en partie au fait ‘tue l’exportation de plusieurs articles est défendue pendant la guerre.LES COMPENSATIONS LES BANQUES DES ETATS-UNIS ACCUSENT UNE PLUS-VALUE DE 95 POUR CENT LA SEMAINE PRECEDENTE.Les virements des banques américaines, pour la semaine finissant le 3 septembre, tels que rapportés à Bradstrect’s, se chiffrent par $2,-247,230,000, en augmentation de 9.5 pour cent sur la semaine précédente, mais en diminution de 20.6 pour cent sur la même huitaine de l’année dernière, et 4.7 pour cent de mieux que pour la même période en 1912.En dehors de New-York les résultats ont donné $1,195,175,007, soit un gain de G pour cent sur la semaine dernière, de 1.6 pour cent sur la semaine eorrcspondanie de l'année dernière, et de 1.7 pour cent sur la même huitaine en 1912.A New-York, la moins-value sur l’année passée a été de 36.5 pour cent.Soixante-cinq villes font ressortir des plus-values sur la même semaine de l’année dernière, tandis que quarante-trois villes s’inscrivent en pertes.Washington, 8.— Les disnonibi-lités en circulation aux Etats-Unis, à la date du premier septembre, d’après les chiffres du département du Trésor, ont atteint le chiffre énorme de $3,478,603,792, en augmentation de plus de $110,000,000 durant le mois d’août.Au 2 septembre 1913, li y avait en circulation $3,365,855,775, soit approximativement le même montant qu’en août, cette année.L’accroissement du mois d’aout est dû surtout à une “émissions de circonstance” de circulation fiduciaire, qui se reflète particulièrement dans la mieux-va-lue des billets des banques nationales, qui ont passé de $716,513,816, au 1er août, à $852,102,337, au 1er septembre.Voici la situation à la date du 1er septembre: Or monnayé.$627,104,376 Bons d’or.944,622,551 Piastres d’argent.70,819,085 Bons d’argent.481,405,174 Argent subsidiaire.160,894,101 Bons du Trésor, 1890.2,402,424 Billets des E.-U .339,253,744 Billets de la Banque Nationale.:.852,103,337 Total.$3,478,603,792 La circulation par tète s’est élevée à $35.03, par comparaison avec $34.48, au 2 septembre, 1913; $34.-36, au 3 septembre 1912; $34.25, au 1er septembre 1911; 834.83, au 1er septembre 1910; et $26.85, au 1er septembre 1900.LE FROMAGE A UTICA Utica, N.-Y., 8.—On a enregistré une diminution d’un quart de cent dans le prix du fromage, à sa séance d hier, de i’Utica Da.ry Board of Trade.Les ventes ont été : 2,950 boîtes de petit blanc ec coloré à 15c.Le beurre : 41 tinettes se sont vendues à 31c.A la séance d’hier de la Little Falls Dairy Board of Trade, 1.126 boites de ipetits fromages blancs et colorés et ; 1.120 boîtes de jumeaux blancs et coloras ont été vendus à 15c.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison McDougall and Cowans: ; Cours Cours d’ouverture à llh .30 a.ni.! Blé — .129 à 128 127 118 116 121 1-2 à 121 119 !'v DU LAIT IL SERA PORTE AU MEME NIVEAU QUE L’AN DERNIER.— LA RARETE DE CE PRODUIT FERA AUSSI MONTER LA CREME.Mai.Sept.Déc.Maïs — Mai ., Sept.Déc.Avoine Mai.Sept.Déc.78 1-2 81 à 80 3-4 76 1-2 57 1-2 54 1-4 à 53 7-8 78 1-4 80 3-4 76 56 7-8 Le prix du lait en gros s’élèvera cette année au même niveau que l’hiver passé, c’est-à-dire, 24 sous le gallon.Ce qui portera probablement le prix de la pinte à neuf ou dix sous.Cette hausse entrera en vigueur le 1er octobre pour durer jusqu’au 30 avril, 1915.Une telle décision a été prise à rassemblée annuelle ordinaire de l’Association des Expéditeurs de Lait du district de Montréal, tenue hier à la salle Oddfellows.Ce n’est qu’après une vive discussion qu’on a décidé l’augmentation susdite.Plusieurs membres ont proposé une hausse graduelle, mais la majorité s’est prononcée pour l’augmentation pleine et immédiate, prétextant que le coût du fourrage est plus élevé que l’an dernier.On a aussi admis que cette année le lait sera probablement rare, parce que plusieurs laitiers ont vendu ou se proposent de vendre leurs vaches à cause du coût trop élevé de l’entretien.Tout cela portera la crème au même prix que l’an dernier, mais pas plus haut.LA DULUTH - SUPERIOR Les recettes-passagers brutes de la Duluth-Superior Traction Company ont atteint, pendant la dernière période du mois d’août, $36,552, en diminution de $951, ou 2.5 p.c.Les recettes du mois se soldent par une déperdition de $326 sur le même mois en 1913.Les recettes-passagers de l'année jusqu’à ce jour se ont élevées à .$862,255, soit une mieux-value de $41,352, ou 5 p, c., par comparaison avec la période correspondante de l’année dernière.LE COMMERCE Ottawa.8.— M.P.G.Donald, représentant un syndicat de manufacturiers anglais, formé dans le but de promouvoir le commerce impérial, en prenant avantage de la situation actuelle, a eu une entrevue hier avec sir George Eulas Foster, ministre du Commerce.M.Donald est convaincu que le Canada peut et doit remplacer l’Allemagne dans l’industrie des clous, des clôtures en fil de fer et de la quincaillerie en général.PAS DE MORATORIUM Ottawa, 8 — Los discussions qu’a soulevées à Toronto ou ailleurs la possibilité d’un moratorium poulie Canada n’ont pas paru émouvoir le gouvernement de la Puissance.Comme l’a nettement déclaré à la dernière session le .ministre des Finances.une telle mesure—qui n’est nullement nécessaire et ne ferait que nuire au crédit de notre pays à l’étranger — ne sera prise que quand elle sera devenue indispensable.Nanturellement les provinces demeurent libres d’agir a leur guise.M.H.ATWOODS Winnipeg, 8.— M.H.A.Woods, sous-ingénieur en chef du Grand-! Tronc-Pacifique, vient de prendre la direction du bureau des ingénieurs de cette compagnie, en rem-j placement de M.B.B.Kelliher, ingénieur en chef, démissionnaire.LÀ SITUATION Septembre, 8.— Un envoi de $1,-000.000 en or en Canada et un autre déclin marq-ué à la Bourse de Londres ont constitué les traits caractéristiques de la situation financière, aujourd’hui.L’or a été absorbé par la succursale locale d’une banque canadienne, et, d’après les renseignements que nous avons pu avoir, il n’y a pas eu récemment de consignation d’or à Ottawa pour le compte de la Banque d’Angleterre.Un recul d’un sou et demi par livre sterling en Bourse a été considéré comme une preuve d’amélioration entre les deux marchés de New-York et de Londres.Un chiffre modique de grains et d’autres marchandises ont changé de mains à des cours movens de 4.98 et 4.97.Malgré l’opposition des échevins L.-A.Lapointe, Giroux et Larivière, le conseil approuve le projet de contrat liant la ville à la Banque de Montréal pour cinq ans.Le conseil municipal, réuni same- trat, en date d’octobre 1911, entre la ville et la Banque de Montréal constituant celle-ci l’agent financier de celle-là, contrat jamais résilié, suffit à permettre aux négo- di après-midi en une séance extraordinaire dont l’objet principal était de nommer la Banque de Montréal agent financier unique au monde entier, en vue de négocier par son ciations qu’on a en vue d'être pour-intermédiaire un emprunt de $6,- suivies, sans qu’il soit besoin d’un 000,000, a adopté, samedi après-1 nouveau contrat.La Banque de midi, après une longue discussion, |Montréal, ajoûte-il, est déjà, effee-le rapport des commissaires à ces jtivement, l’agent financier de la fins.iville; alors, pourquoi un nouveau Un vote du conseil, appuyant le contrat?La seule raison pour la-“veto” apposé par le maire à la pro- |quelle la Banque pourrait demander position d’acheter un terrain rue un nouveau contrat, serait qu’elle Ontario, afin d’en faire un parc pu-saurait peur de l’administration acidic, a épargné à* la Ville de Mont-jtuelle, de notre grand commissaire réal le paiement d’une commission des finances.(protestations).La dont on ignore le chiffre aussi bien | Banque de Montréal veut serrer la que le nom de celui qui l'aurait tou- |vis.chée.! Bar le nouveau contrat pronosé, La proposition de verser $150,000 dit encore M.Lapointe, la Banque au Fonds patriotique pour venir en exige de la ville des engagements, aide aux familles des soldats enga- isans en prendre elle-même.Bien gés ‘4ans le conflit européen a été J plus, ajoute-t-il, il n’est pas sûr que quelque peu retardée à cause dé for.1 malifés de procédure, encore que le conseil en ait officieusement approuvé le principe.On a discuté assez longuement un fait sans précédent.11 s’agit d’entrepreneurs qui consentent à parachever le tunnel de l’avenue du Parc en acceptant en paiement, au lieu d’une somme d’argent, l’équivalent en obligations de la Ville de Montréal, portant intérêt à 6 du cent.Voici un compte rendu de la séance au fil du crayon ! Le conseil municipal approuve, dès le début de la séance, à l’exception de Téchevin Giroux, le veto qu’oppose le maire à un rapport des commissaires, soumettant à l’approbation .du conseil, qui y censentit effectivement le 23 juiliet dernier, l’achat, au coût de $100,000, d’un terrain situé dans la rue Ontario, quartier Hochelaga, pour le conver.tir en parc public.Le maire justifie son opposition en disant que ce terrain est offert à la Ville par un intermédiaire, et qu’il a été précédemment offert à un particulier pour la somme de $80,000.Ce même terrain fut, en outre, offert à la Ville elle-même, il y a quelque temps, au prix de $85,000.1! appert, de plus, que le choix de ce terrain comme parc public a rencontré, au début, l’opposition de la population du quartier, et que Ton cherche à l’imposer à la Ville en le clôturant et en y apposant des affiches.Et voilà autant de “commission” que le pauvre Trésor municipal n’aura pas à payer.Vient ensuite devant le conseil la résolution du Bureau des Commissaires, demandant que la Ville souscrive $150,000 au Fonds patriotique, canadien, Les échevins Lapointe et Boyd proposent que lé conseil, tout en étant favorable à cette mesure, ne peut adopter le texte du rapport tel que rédigé.M.Lapointe explique que ce rapport porte que ce sera le conseil qui décidera de quelle façon ces fonds devront être prélevés, et que cette initiative n’appartient qu’au bureau des commissaires.La proposition est adoptée unanimement.Au chapitra des Interpellations, Téchevin Ménard demande au bureau des commissaires de produire la liste des travaux qui seront poursuivis ou commencés avec le produit de l’emprunt que la Ville se propose de négocier avec la Ban.que de Montréal.Le conseil décide que ce sera S.H.le maire qui nommera les membres de la délégation montréalaise DIVIDENDE TRIMESTRIEL No 43 AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de UN ET TROIS QUARTS POUR CENT (1%%) ETANT AU TAUX DE SEPT POUR CENT L'AN, sur le Capital payé de cette Institution, a été déclaré poulie semestre finissant le 30 septembre 1914, et sera payable au Bureau Chef de la Banque à Montréal, et à ses succursales, le ou après le premier jour d’octobre 1914.aux actionnaires enregistrés dans les livres le 21 septembre prochain.Par ordre de la Direction, Tancrèdc BIENVENU, Gérant Général.Montréal, 28 août 1914.ce contrat passé, nous aurons les 6 millions dont on parle.Le maire — Soyez assuré que le maire ne signera pas le contrat si nous n'avons pas les 6 millions.M.Lapointe.— Vous voyez bien que ça n’est pas fait ! L’écheyiri Giroux tient à faire observer que l’administration actuelle, commissaires comme échevins, n’est pas uniquement responsable de la présente situation.Comment se fait-il que la Ville de Montréal n’ait pas d'argent ?Il y a évidemment quelque chose, et c’est pourquoi la Banque exige un nouveau contrat, alors qu’il en existe déjà un.Le premier bureau des commissaires a usé, jusqu’à son extrême limite, du pouvoir d’emprunt, afin d’entreprendre des travaux énormes et pas toujours profitables, et de faire des expropriations ruineuses, il fam bien que chacun porte ses propres responsabilités.Et pourquoi la Banque de Montréal se montrerait-elle aujourd’hui si exigeante, quand c’est elle, avec tous les capitalistes, qui a intronisé le régime des commissaires, responsable de notre situation actuelle ?Là Banque de Montréal veut nous lier sans rien nous promettre, pas même les 6 millions.Le maire, l’interrompant.— C’est vrai que nous sommes pris h la gorge ; mais je ne signerai pas le contrat sans que la Banque de Montréal nous ait formellement promis les 6 millions.M.Martin explique ensuite qu’une partie du produit de l’emprunt sera affectée à l’exécution de travaux publics, pour le parachèvement desquels il n’hésite pas à croire que la Banque de Montréal négociera pour la ville d’autres emprunts.Et M.le maire profite de l’occasion pour faire remarquer eue la situation ne serait pas aussi difficile si Ton avait adopté, en 1904, son projet de la création d’une banque municipale pour la petite: épargne populaire.Mais, dans les circonstances, conclut M.Martin, il faut se rendre à la Banque de Montréal, et “cela me sera infiniment pénible”.Après longue discussion, le conseil rejette, par 20 voix contre 4, la motion Lapointe-Ward, demandant que le rapport des commissaires soit renvoyé parce qu’ii existe déjà un contrat entre la ville et la Banque de Montréal.Puis le rapport dea commissaires est adopté par 26 voix contre 3.Votent en faveur : — Les échevins N.Lapointe, Ward, O’Connell, Létourneau, Boyd, Bastien, May-rand.Macdonald, Blumenthal, Boulé, Ménard, Rubenstein, Vandelac, Weldon.Loranger, Hushion, Du- o.congrès .les ninnicipamés amé- Ibeaul Therrien.Denis Saint-Pierre vsrstin s» isSMx ‘2 nrtnhrp ^ .et 2 octobre.L’échevin Rubenstein offre Te douzième de son traitement au Fonds patriotique canadien.Une discussion s’élève au sujet Opposition : — Les échevins L.-A.1.«pointe, Giroux.Larivière.Buis le conseil déclare unanime-jment : “Que les membres de ce conseil ter $8,000 additionnels pour le pa- 'j'p ^^'^hev.n Jo- rachèvement du tunnel de l’avenue Aj/C'iam,bault' 911,1 représenta ,i.ri_ tt.^ i ici uc .v.y1-ipendant mielrmes annéps ]e qunr- .-“il municipal de Montréal; “Qu’ils désirent exprimer à la famille de leur ex-eo-llèffue défunt leur sincère sympathie dans le malheur qui la frappe et nue.en témoignage de respect pour la mémoire du Pare.Me Lauren denü; chef "du contentieux, explique la question ^ -Sa-,n'-’Tacque" au conse, C’est, dans ce cas-ci, exceptionnellement, un emprunt que l’entrepreneur consent à la Ville, un emprunt de $180,000 -i- coût des travaux___ au pair, à 6 pour cent d’intérêt, et qui sera garanti par des obligations r,especi ^ .de la Ville de Montréal.du defunf, le conseil s’ajourne M.Lapointe continue de s’oppo- -»- ser au rapport, dont on a biffé, dit-: AMERICAN TITANIC jil, un paragraphe ainsi que des rap- VIANDES SUR PIED A TORONTO Toronto, 8.— Le marché a été assez actif aux abattoirs Union, ce matin, et des affaires assez nombreuses se sont négociées aux cours de jeudi dernier.Les conserves de viandes ont eu une bonne demande, et les porcs sont demeurés sans changement.L’agneau a de nouveau avancé de 10 sous.Arrivages: 943 bestiaux à cornes; 200 veaux ; 672 moutons, et 539 porcs.| ports mentionnes dans ce paragraphe.Puis il demande au maire, qui I a parlé de la nécessité de donner du travail aux ouvriers! **Pourquoi ces travaux-là ne seraient-ils pas suspendus comme les autres?” —Dans ce cas-là, répond un interrupteur, la ville ne dépense pas d argent.L’échevin Giroux soulève un nouveau point.' " CHAPTE i o e?>¦ ORIGINALE IOOZ-+, IRON ORE Québec, 8.—On annonce qu’une compagnie qui portera le nom de “ American Titanic Iron Ore Co., Limited ” vient de se former, avec un capital de un million, pour exploiter les mines de fer de Saint-Urbain, comté de Charlevoix.La — compagnie a acquis, dit-on, une éten-Adjuger des travaux à due de quatre mille acres de terrain un entrepreneur, parce qu’il accepte en paiement des obligations de la ville, n’est-ce pas être injuste envers les entrepreneurs qui ne pourraient pas exécuter des travaux dans ces conditions làà?D’ailleurs minier.Ce sont en grande partie des capitalistes québécois qui la composent.PROVINCE DE QUEBEC, District de MonP rcnl, Cour Suni'rlenrc, No HSÜN.Dr W.G PROVINCE DE QUEBEC, District de Mont- ajoute-t-il, adjuger des travaux à r/»li médecin, demandeur, vs Henry Stone.• ./lit 1 J' i Bureau-chef et neuf succursales à Toronto.SUCCURSALES ET AGENCES PAR TOUT LE CANADA Au Heu d’cnToyer votre urgent pnr la poste, oervet-vous de» bons de poste de la Home Bank.C’est beaucoup plus sflr, et pos besoin de recommander vos lettres.Les taus de ces bons sont les suivants : Pour tout montant do $5.0(1 et moins, .“1 sous ; de $5 ii $10, 6 sous ; de $10 h $00, 10 sous ; de $30 à $50, 15 sous.SUCCURSALES ET AGENCES PAR TOUT LE CANADA 8IXBUREAUXAMONTREAL Rureau-chcf : Edifice Transportation, rue Saint-Jacques.Succursale Bonaventure, 523 rue Saint-Jacques.Succursale Hochelaga.angle des rues Cuvillier et Ontario.Succursale Mont-Royal, angle des avenues Mont-Royal et Papineau.Succursale Papineau, Square Papineau.Succursale Salnt-Denla, 47$ rue Saint-Denis une compagnie parce qu’elle n’en exige pas le paiement immédiat, n’est-ee pas accréditer davantage ce qui disent les journaux: que la ville est à la veille de la faillite?On vote: 14 voix se prononcent pour le rejet du rapport.13, pour son adoption.La majorité étant insuffisante, le rapport demeure sur lia table.j Le rapport des commissaires faisant l’objet de cette réunion extra-! ordinaire — la première qui se lien-jne le samedi après-midi depuis.1642 — est enfin présenté.Tl re-|eommande au conseil municipal de | nommer la Banque de Montréal unique agent financier de la ville de Montréal à Londres, à New-York et inilleurs, pour une période de 5 ans: contre quoi la Banoue de Montréal négociera, à certaines conditions, les emprunts temporaires dont la ville pourra Justifier qu’elle a besoin T.'iîrbevln Lnpnfnfe propose que 1° rapport soit renvové au bureau des commissaires, parce que le con- du même lieu, défendeur.Il est ordonné au défendeur Henry Stone tie comparaître dans le mois.Montréal, 5 septembre lui4.J.M.LATOUR.r n ilJ1Yr rL>u Deputé-ProtonotHire.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montreal, Cour Supérieure, No 2791.Inuies KenwicK, comptable, de Montréal, en sa qualité de liquidateur de ‘‘Tombyl Upholstering and Pram Mfg.Co.”, demandeur, vs Eugene Bisson, marchand, de Montréal, défendeur.f,e 1,e Jour de septembre 19M, h dix heures de l’nvant-midi.ù la place d'affaires du dit défendeur, au No 1070 avenue Laurier ouest, en la cité d’Outrcmont, district de Montréal, seront vendus par nuto-rit éde justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions i argent comptant.M.J.A.DeCelles, H.C.S.Montréal, 8 septembre 1914.PROVINCE DE QUEBEC, Dlslritc de Mont réal, Cour Supérieure, No 2002.— Harold Lemessurier Butterls, comptable, de Montréal, vs A.I.amont, courtifr, de Montréal, défendeur.Le 17c jour de septembre 1914, il dix heures de Pavant-mltll, au bureau d'affaires du dit défendeur, au No 120 rue Saint-Jacques, eq la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en ameublement de bureau, clavlgraphe, etc.Conditions r argent comptant.M.J.A.DeCelles, H.C.S.Montreal, 8 septembre 1914.A VENDRE Lunettes, lorgnons, yeux artificiels.Examen de la vite.Raton privé pour l’ajustement des yeux artificiels et Texa-men de la vue.Satisfaction garantie, chez J.H.NAULT OPTICIEN.225 Sainte-Gallterine Est Coin Sanguinet.ou autrement disposer, nouopstant les dis> autres aux terme» et conditions que eette compagnie jugera à propos ;
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