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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 19 octobre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-10-19, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 245 MONTREAL, LUNDI 19 OCTOBRE 1914.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-ÜNIS.*3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition hebdomadaire : canada.*1.00 SMsW :::::::::::: g;S 4 Diredleur : HENRI BOURASSA.Rédaction et Administration,^ 43 -RUE SAINT-VINCENT MONTRKAi* TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION« - M»in 7460.FAIS CE QUE DOIS ! UNE OCCASION MANQUEE L’opinion d un homme d’affaires Nous recommandons à tous les hommes sérieux — qui n'ont ni “perdu ia tête” ni entrepris, pour des fins de succès électoral ou de réclame sordide, de la faire perdre aux autres — la lecture attentive des ligner; qui suivent.C’est la traduction fidèle et complète d’une interview parue dans la Gazette du 7 septembre dernier.L’auteur est M.P.G.Donald, délégué du haut commerce de ferronneries d’Angleterre auprès des fabricants canadiens et du ministère fédéral.Il était venu au Canada accrédité par le Board of Trade, qui est, comme l’on sait, le ministère du Commerce dans le gouvernement britannique.Je suis conservateur, mais je 'dois un témoignage d’admiration à l’admirable efficacité des mesures prises par le gouvernement britannique pour faire face à la situation.Nos ministres ont compris qu’en face d’une crise les lentes formalités législatives, en usage en temps de paix, auraient été totalement inefficaces.Ils se mirent en relations avec les personnes intéressées dans les divers genres d’affaires; et dès qu’un besoin déterminé se fut manifesté, ils purent mettre en mouvement tout le mécanisme légal nécessaire pour opérer, en quarante-huit heures, les réformes requises.Il y a eu fusion des partis: il n’existe plus en pratique qu’un seul corps législatif, uni momentanément pour le bien de la nation et de l’Empire.Je parle en connaissance de cause: avant de venir ici, j’ai dû approcher le ministère du Commerce pour traiter d’une affaire très importante.La preuve des faits m’a coûté un travail ardu; mais dès que les membres tie ce bureau eurent été convaincus, la question fut réglée en un instant, bien qu’il en résultât une dépense d’argent beaucoup plus élevée que ne comporterait pour le Canada l’exécution du projet qui m’y amène.Les industriels [canadiens] ne sont pas à blâmer.Ils sont désireux de tout tenter pour mettre leurs usines en plein état de production, même s’ils n’y trouvent pas un sou de profit.Quelques-uns m’ont même assuré qu’ils sont disposés à subir une légère perte; et je les ai crus.Nous avons rencontré sir Georges Foster, qui m’a frappé comme un homme remarquablement averti.Il voit clairement la situation, dans son ensemble et dans chacun de scs détails.Mais lorsque les fabricants qui m’accompagnaient, et moi-même, lui eûmes exposé notre projet, la seule réponse qu’il nous a donnée, c’est qu’il n’avait pas le pouvoir de le mettre à exécution et que nous devions attendre la convocation des Chambres, dans quatre mois.Dans quatre mois! s’écrie M.Donald.Dans quatre mois, le Canada aura peut-être laissé échapper l’occasion de s’emparer du commerce que les Allemands ont perdu.Les Américains ne sont pas si lents.Dès après la déclaration de la guerre, ils ont envoyé leurs représentants en Angleterre, avec leurs brevets et les échantillons des articles qu’ils espèrent vendre chez nous à la place de ceux que nous fournissait l’Allemagne.Ils sont assurés de faire des opérations considérables.Mais je n’ai pas attendu leur arrivée.Quarante-huit heures après qu’il fut décidé que je devais venir ici, je me suis embarqué.L’un des motifs de ce départ précipité, c’est que le parlement canadien siégeait; mais la session était close avant mon arrivée.—Qu’avez-vous suggéré au gouvernement pour remédier à la situation?—J’ai suggéré les méthodes mêmes qui ont permis à l’Allemagne de développer le commerce magnifique qu’elle faisait avant la guerre, et aux Etats-Unis de s’emparer de la position: un système de primes d’exportation dont la quotité diminuerait graduellement jusqu’à extinction, à mesure que l’accroissement de la production des articles en réduirait le coût.Ce n’est pas une expérience nouvelle.Quelque objection qu’on puisse lui opposer, ce système se justifie de l’argument suprême: il a réussi.L’Allemagne en offre la preuve éclatante.(Germany stands as a monument to it).—Vous représentez particulièrement le commerce rie ferronneries.Dans quelles lignes prévoyez-vous que le commerce canadien puisse se développer?—Je ne dis pas que le Canada peut faire en tout concurrence aux Etats-Unis.Il ne saurait être question de stimuler la production au Canada de certains articles.Mais il en est d’autres dont la fabrication pourrait se développer et alimenter un commerce considérable, pourvu qu'on lui donnât les stimulants nécessaires: par exemple, toutes les industries qui utilisent le fil de fer: les clous, le fil lui-même, le fil barbelé, les tuyaux.Le Canada peut fabriquer ces articles et devrait faire concurrence aux Etats-Unis.J’ai déjà placé ici quelques commandes; mais elles sont expérimentatives.Je ne crois pas qu’on puisse développer un commerce considérable à moins que vos manufacturiers ne reçoivent le plein 'appui de l’Etat.—Pourquoi le Canada ne pourrait-il entrer en lice dans quelques mois, et faire alors ce commerce?Si le gouvernement prend les mesures que vous suggérez, ne pourra-t-il faire disparaître les obstacles que vous signalez?—Parce que nombre des articles que l’Alîbmagnex nous fournissait sont brevetés.Ce sont des spécialités.Si les négociants anglais s’entendent avec les fabricants américains pour s’assurer l’approvisionnement régulier de ces marchandises, ils ne pourront ensuite rompre leurs contrats.Et puis, POURQUOI ATTENDRE QUATRE MOIS Al LIEU D’AGIR DES MAINTENANT ET DONNER DU TRAVAIL A VOS OUVRIERS PENDANT CES QUATRE MOIS?A mon avis, c’est une perte de temps inutile; c’est laisser passer sans espoir de retour une occasion qui s’offre à vous.On m'a objecté qu’il est impossible d’emprunter de l’argent en ce moment.L’objection est ridicule.Si le chômage devient général, il vous faudra tout de même emprunter de l’argent pour arrêter la dépression.Mieux vaut battre monnaie avec les ressources du pays, puisque le marché d’importation vous est offert, si vous voulez prendre les mesures nécessaires pour l’obtenir.Supposons, par exemple, qu’une prime d’un dollar la tonne bonifie l’exportation des articles en fer: c’est peut-être l’exacte différence entre le prix qui vous permettrait de faire concurrence à la fabrication américaine, et celui qui vous interdit cette concurrence.La manipulation de 10,000 tonnes de fer donnerait au moins, je pense, $250,000 en gages et salaires seulement.Et comme résultat, le débours très modeste [de l’Etat] — [$10,000] — serait amplemnet remboursé par les impôts prélevés sur la consommation locale ainsi activée; et [le gouvernement] épargnerait une dépense cinq, dix ou quinze fois plus élevée, qu’il lui faudra faire pour remédier à la situation qui résultera d'un chômage général.Songez au nombre d’hommes qui seraient employés au Canada avant que cette quantité de fer fût transformée en articles d’exportation pour les Iles Britanniques.11 faudrait extraire le minerai du sol, puis le fondre, puis le couler et le battre en barres, puis lui faire subir toutes les manipulations qui le transformeraient en fil de fer, en clous et sous toutes les formes requises.Une commande considérable de l’Angleterre signifierait au Canada une activité générale dans chacun des six procédés de manipulation et de fabrication.L’argent qui passerait dans la bourse des ouvriers augmenterait la prospérité du pays et les revenus de l’Etat.Ma propre expérience m’autorise à affirmer qu’une commande de $2,000,000, donnée en Angleterre, voudrait dire au moins $1,500,000 attribués au travail [canadien], avant que le produit ne passât aux mains du vendeur.La différence représenterait le profit réparti entre six intermédiaires au cours de la fabrication.—Et le Canada n’obtiendra pas ces commandes si le gouvernement ne vient en aide à ces industries?—Bien, si les Américains nous offrent le produit dont nous avons besoin pour $30 la tonne, et que le prix le oins bas du fabricant canadien est $35 lu tonne, JE NE CROIS PAS QUE LE NEGOCIANT BRITAN- NIQUE SE LAISSE GUIDER PAR LE SENTIMENT IMPERIAL AU POINT D’ACHETER DE PREFERENCE L’ARTICLE CANADIEN.S'il le faisait, un autre achèterait le produit [américain] offert à meilleur compte: le commerce britannique n’irait pas longtemps.Nous pouvons nous permettre une différence de quelques sous sur certains articles.Nous voulons aider le Canada dans la mesure du possible.Nous lui offrons la première chance.Mais le temps presse et je ne puis passer que dix jours de ce côté de l’océan.Je me r^nds à New-York demain; et lorsque je m’embarquerai pour l’AngLterre, je devrai avoir donné toutes mes commandes et conclu mes arrangements pour l’avenir.Je ferai quelques affaires au Canada; mais j’ignore dans quelle mesure.Un bon nombre de fabricants s’occupent, en ce moment, à faire leurs calculs.—Le défaut de capacité de production est-il le seul obstacle qui empêche le fabricant canadien de soutenir à armes égales la concurrence de la fabrication américaine?—Non, il y aurait des mesures à prendre pour vous assurer de meilleures conditions de transport.Savez-vous que le tarif du transport maritime d’Anvers à Montréal est de 8 shillings la tonne ($1.94), tandis que de Montréal à Londres, il est de 20 schillings ($4.86)?A quoi aboutit cette différence si ce n’est à favoriser injustement le commerce étranger et à frapper d’amende le fabricant canadien?Est-ce là du patriotisme?Cet étal de chose devrait être modifié.Du reste, il n’est pas nécessaire.Je sais bien que la manipulation et le transbordement des cargaisons coûtent beaucoup plus cher que le transport d’une cargaison d’un port à un autre.Le coût du transport en soi est relativement insignifiant.J’en trouve la preuve éclatante dans la différence entre le tarif d’Anvers à Montréal, qui est de 8 schillings ($1.94) et celui d’Anvers à Londres, qui est de 5 schillings 6 pence ($1.33).Deux schillings et demi ($0.61) représentent la différence du coût du transport sur toute la largeur de l’Atlantique.De plus, le coût du transport par New York est beaucoup moins élevé que celui des voies canadiennes, ce q,û diminue d’autant les avantages du fabricant canadien.LA oueirre: LILLE DE____________________EVACUEE La marche en avant des Alliés a fait retraiter l’ennemi d’Hazebrouck par où il menaçait Calais et l’a forcé à abandonner Lille.— On croit maintenant que les Allemands devront abandonner Ostende.— A l’Est l’activité française continue à menacer grandement les Teutons.MICHE SUR METZ.- SUCCES EN ALSACE L’importance et la signification de ce quasi-réquisitoire d’un homme d’affaires de haute envergure,'publié dans un journal comme la Gazette, ne peut avoir échappé à l’attention des autorités de la finance et de l’industrie.Comment se fait-il que cette pièce de premier ordre n’a suscité aucun commentaire, aucune réflexion, favorable ou désappro-bative?Pourquoi le ministre du Commerce, sir George Foster, et ses collègues n’ont-ils pas relevé l’accusation, à peine voilée, de trahison des intérêts nationaux, portée contre eux?Longtemps, j’ai conservé l’espoir que le ministère, après avoir réparé tant bien que mal les bévues et les carambolages qui ont fait partir le valeureux Sam Hughes pour le “champ de gloire”, s’occuperait enfin des intérêts du pays.Mais cette illusion se dissipe rapidement.La rumeur s’accrédite que nos politiciens, non contents d’avoir enrégimenté des milliers de recrues qui ne seront d’aucune utilité à la guerre, de les avoir munies d’un stock de rasoirs made in Germany et de bottes aux semelles fendues, d’avoir fait tuer deux cents chevaux, brûlé des mon ceaux de couvertures et d’uniformes, jeté à la rivière des amas de provisions, s’apprêtent à faire une campagne électorale "en khaki” afin de pouvoir recommencer à loisir leurs tripatouillages “pour la gloire et le salut de l’Empire”.Le temps est venu de jeter le cri d’alarme et de démontrer tout le bien que nos gouvernants auraient pu faire, et pourraient encore faire, au lieu du mal qu’ils ont fait, qu’ils font et qu’ils semblent vouloir continuer à faire.A demain les commentaires sur l’interview de M.Donald.Henri BOURASSA.BILLET DU SOIR.bel esprit professant la même GARDONS NOT’MAIRE M.Médéric Martin est à Neiv-York.Nous l’avons su tout de suite, car le député de Sainte-Marie, tout en étant le bras droit de sir Wilfrid Laurier, comme M.D.-A.Lafortune et M.Rodolphe Lemieux (ça lui fait Irais bras droits, mais les leaders ressemblent aux statues de Bou-dha), fait preuve d’un d'indépendance en ne pas pour les entrevues aversion que son chef.Au Belmont, où M.le maire veut bien uépenser notre argent, il a reçu les journalistes new-yorkais qui sont repartis le gilet plein de confidences.M.Martin n’a pas voulu parler de la guerre, la dernière, mais U s?est au contraire très longuement étendu sur celle qui s'esl faite au mois d’avril cuire M.Stephens et lui.Il esi bon de noter que M.Mar-lin a mené la lutfe tout seul, absolument tout seul, et voilà bien récompensés ceux qui prétendent avoir attrapé une laryngite à le défendre.Mais passons.Un autre fait signale encore l’amour de M.Martin pour la publicité bien entendue.Ainsi, quand il a obtenu nue entrevue de M.le président des Etats-Unis, il n’a pas manqué d'ajouter à su dépêche: Prévenez les journaux”.Si le chef libéra! savait aussi bien utiliser les gazettes, le parti ne moisirait pas longtemps sur les humide: j bords de l'opposition.M.Martin a, sans doute, invité M.Wilson à lui rendre sa visite à sa villa de Laval des Rapides, car l’hôtel de ville rsf trop ‘‘vieux” pour recevoir pareil visiteur: M.de ! Whirl l’a appris, lors du passage à Montréal de la delegation belge.Et le chef d’Etat s’est sans doute excusé en alléguant que la loi ne lui permet pas de quitter les Etals- CHARITE PREVOYANTE La conversation suivante est rigoureusement authentique.Nous supprimons simplement les noms pour ne pas froisser la modestie des principaux intéressés.Un jeune professionnel rencontrait, l’aiitre matin, l’un de ses vieux confrères, dont le nom n’apparaît jamais dans les manifestations de charité tant soit peu bruyantes.—Que faites-vous de ce temps-ci, Monsieur?—Je fais construire.—Le temps n’est pourtant guère favorable?—Peut-être.Le ne m’attends pas à néfice de cela, d’ici deux ou trois ans.—Et vous faites des constructions considérables?—Pour une centaine de mille piastres, j’imagine.—Mais alors?—Alors?Je pense que dans une période de crise comme celle-ci, c’est le jemps pour les gens qui onTTù de la chance ou le bon sens de faire des économies de fournir du travail à ceux qui n’en ont pas.Et voilà pourquoi ce brave homme dépensera tout tranquillement une centaine dp mille piastres qui ne lui apporteront peut-être rien d’ici deux ou trois ans, mais qui serviront à fait est que je tirer grand bc- ' Londres, 19.— Les Allemands ont évacué Lille pour la troisième fois, dit le correspondant du “Telegraph” dans le nord de ia France.La prise par les Alliés de Laventie et d’Estaires, qui a forcé les Allemands à abandonner en toute hâte la plaine située entre Hazebrouck et Lille, a aussi rendu nécessaire l’évacuation de Lille.Partout, le long de notre aile gauche, nous avons eu l’avantage, et les Tenions se replient sous une pression irrésistible.11 n’est pas même certain qu’ils garderont Ostende.Des réfugiés m’apprennent qu’il n'y avait pas de casques à pointe à Ostende, vendredi.LA BATAILLE A LA FRONTIERE Londres, 19.— Les plus vifs engagements se livrent aujourd’hui, dit-on, au sud-ouest d’Ostendc, dans le voisinage de Nieuport; au sud de Thou-rout, en Belgique, et entre Armentières, et Lille, cl il ressort des rapports reçus aux quartiers-généraux que les Allemands ne se trouvent pas suffisamment en force pour faire une trouée à l'extrémité nord-ouest des lignes des Alliés, juste au nord de la frontière belge.On ne s'attend pas à ce qu’il sc produise sous peu de grands changements à cct endroit.Entre Arras et le voisinage de Soissons, les Alliés continuent à repousser l’ennemi, et en quelques endroits ont enfoncé uti coin dans les lignes ennemies qui se trouvent directement à l’ouest des lignes de communications «limandes.On croit ici que les Teutons devront sous peu évacuer Saint-Mihiel, vu que les Français gagnent constamment du terrain dans cette région, dans laquelle l'aile droite ennemie occupe ses positions les plus avancées.Les armées françaises qui font des opérations de Nancy et de Toul, continuent,.à s'efforcer de pénétrer dans la vallée de la Moselle, ayant probablement Metz pour objectif.En dépit du fait que dans les communiqués officiels on ne réclame pas clairement rïc grands succès, tous les rapports reçus aux quartiers généraux du général Gallieni indiquent que les opérations de cette dernière quinzaine ont grandement affaibli le gros des troupes allemandes.Les renforts expédiés, grâce à la reddition d’Anvers, sont parvenus à l’extrémité de l’aile droite.allemande, juste à temps pour prévenir la retraite forcée des généraux von Kluek et von Boehn.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris.19 (8.52 p.m.)—Le ministère de la Guerre a publié le communiqué suivant cct après-midi :— “En Belgique l’artillerie lourde de l’ennemi a bombardé notre front, mais sans succès, de Nieuport à Vladslee, à l’est de Dixmude.“Les forces des alliés, et notamment des Belges, ont non seulement repoussé les attaques des Teutons mais se sont avancés jusqu’à Roulers.“Notre aile gauclie, entre la rivière Lys et le canal de La Bassée, a fait du progrès dans la direction de Lille, il y a eu un engagement très vif sur le front de La Bassée à Ablain et à Saint-Nazaire.Nous avançons de maison en maison dans ces endroits.Au nord et au sud d’Arras, nos soldats ont combattu sans répit pendant plus de dix jours, et avec une persévérance et un esprit qui ne s’est jamais relâché.“Dans la région de Chaulnes nous avons repoussé une forte contre-attaque de l’ennemi et nous avons gagné du terrain.“Il n’y a rien à rapporter du centre.“Sur notre aile droite en Alsace, à l’ouest de Colmar, nos avant-postes occupent une ligne entre Bonhomme, Paivis et Sulzern.“Nous occupons encore Thann qui sc trouve plus au sud.LES FRANÇAIS NE SE LAISSENT PAS TORPILLER Cettinje, Monténégro, 19.— Un croiseur français a coulé aujourd’hui dans l’Adriatique, un sous-marin autrichien.Deux sous-marins sortirent de la baie de Cattaro pour attaquer la flotte française, qui faisait une croisière le long de la côte de la Dalmatie.Les vigies françaises signalèrent rapidement leur présence, et un coup de canon, bien dirigé, coula le sous-marin le plus rapproché.L’autre prit la fuite.ms.mettre un peu plus de joie et de lumière dans quelques foyers ouvriers — et dans le sien propre.—O.H.L’AVEU Et voici l’idée qui m’est venue en évoquant la rencontre de ces deux grands esprits: pourquoi Montréal iie ferait-il pas comme les Etats-Unis?Le comité de législation se réunit tous les jours.Que ne met-il à l’élude un petit article à insérer dans la charte qui se lirait comme \ suit : "Le premier magistral ne] pourra quitter la ville pour aucun < prétexte quelconque." Quelque cho-> se de net et de bref.Et songez donc' Nous Tannons ! bien à nous, tout pour nous, not’ | maire.N’est-ce pas IA une raison j suffisante?., Et, de plus, cela épargnerait cfes| frais de télégraphe, car M.le maire, toujours si actif, s’obstine à vouloir diriger ta politique municipale par dépêche, et les frais de déplacement.Et puis cela éviterait à M.Martin lui-même la constatation douloureuse que la ville a été aussi mal administrée, malgré son absence et la désobéissance obstinée à ses ordres.NEMO.Le ministère de la Milice, dans un communiqué officiel, nie qu’on ait “inutilement détruit par lie feu”, à Val-Cartier, des 'marchandises de valeur’: mais il ajoute explicitement : “Une certaine quantité de vêtements usés et de fournitures de camp endommagées, qui n’étaient pins ulilcs aux volontaires, ont été, par ordre et sous surveillance convenable, brûlés.” C’est l’aveu formel, par ceux qui ont le plus d’intérêt à présenter les faits sous la meilleure lumière possible : lo.Qu’il y a eu destruction par le feu de vêtements et de fournitures: 2o.Que celte destruction n’a pas été le fait d’individus quelconques; qu’elle a été exécutée par ordre.Nous n’ajouterons pour aujourd'hui qu’une question: Combien de personnes, combien d’institutions de charité seraient heureuses de porter ou d’utiliser cet hiver les vètemeqts, usés ou nqp, qu’on a ainsi détruits?—O.H.LA SITUATION AU MEXIQUE La démission de Carranza va-t-elle ramener une paix durable au Mexique ?Il serait bien téméraire de l’espérer.Son successeur provisoire est comme lui un militaire, du clan Villa il est vrai, mais rien ne démontre que Villa ne prétextera pas bientôt la profession du nouveau chef pour reprendre la lutte si celui-ci n’obéit pas a ses exigences.La rebellion du reste n’est pas complètement étouffée.En même temps qu’on annonce la victoire de Villa sur Carranza nous vient la nouvelle d’un nouveau soulèvement.Villa s’occupe aussitôt de le réprimer, mais ce doit être un spectacle amusant pour les Mexicains de le voir dans Je rôle de pacificateur.Malgré tous les efforts évidemment sincères, sinon toujours heureux, du président Wilson, la situa-lion est encore loin d’être satisfaisante.Le congrès mexicain, élu d’une minorité, n’a aucun prestige, les ministres manquent d’autorité, le trésor est presque éputsc, en dépit des expédients auxquels on a recours pour le remplir, et la présidence attend toujours la confirmation du vote populaire.La liberté religieuse a presque complètement disparu aussi, du moins quant aux catholiques que Villa et Garranza lui-même ont traqués, pillés et tyrannisés avec un raffinement de cruauté.Lesfaitsque nous avons déjà signalés ici ne sont qu’un pâle aperçu de ce qui s’est passé au Mexique depuis deux ans environ, et il semble bien que les pires excès sont l’oeuvre tie ceux qui s’appellent les constitutionnels.La persécution a atteint un tel degré de férocité que les citoyens américains eux-mêmes demandent a leur président d’exiger des garanties.America cite la résolution votre par le bureau des Chevaliers de Colomb rie la ville de Corpus Christi, située sur la frontière, demandant à l’opinion publique de manifester assez énergiquement pour faire réfléchir les persécuteurs.On espère que le choix d’un catholique par le président Wilson pour aller étudier la situation sur place, aura un bon effet pour les catholiques mexicains, La position des catholiques mexicains a toujours été plus ou moins difficile.Même du temps de Diaz, l’oeuvre du clergé était loin d’être favorisée.Là comme dans tous les pays latins, la maçonnerie est essentiellement anti-religieuse, intrigante et puissante par l’audace de ses adhérents.Sous Diaz cependant, la force du pouvoir civil empêchait les excès trop révoltants.La révolution permanente depuis le départ du dictateur, a donné libre cours à tous les mauvais instincts et à toutes les intrigues.Accusés d’hostilité par les rebelles et soupçonnés par les fédéraux, l’épiscopat et le clergé ont été en butte aux méfiances continuelles des uns et des autres, qui ont paralysé leur action et accumulé les préjugés contre eux.Ils ont tout enduré en silence, donnant partout l’exemple d’une résignation édifiante.L’épiscopat vient cependant de parler en une lettre admirable de mansuétude, de charité et de dignité.Il faut espérer que l’action du président Wilson au Mexique tiendra compte de leur attitude.Le triomphe des constitutionnels étant en partie son oeuvre, il doit à sa réputation d’exiger rie ses protégés qu’ils modifient leur politique à l’égard d’une Eglise dont la lilberté mieux protégée pourrait tant pour l'avenir du Mexique, p, LAUZ0N.BULLETIN DE VIENNE : 40,000 RUSSES TUES ?Londres, 19.—L’agence Reuter a n eu de Vienne, via Amsterdam, une dépêche qui reproduit un communique officiel autrichien relatif aux opérations faites en Galieie : “ Nous avons continué à nous porter à l’attaque sur chaque rive de laj rivière Strwiaz, hier, et nos troupes sont parvenues à venir en étroit contact avec l’ennemi.-En divers endroits, on eût dit que nos troupes avançaient contre une forteresse.Hier soir, nous avons repoussé plusieurs attaques faites par les Russes rl leur avons fait subir de grandes pertes.Notre artillerie lourde est entrée en jeu.Nous avons continué à poursuivre l'ennemi au nord de Wyszkow.près du détllé des Carpathes.Dans ri’au-trer endroits, nous avons déjà franchi ccs monts.Les Moscovites, dans le cours des attaques faites contre Przemysl out eu 40,000 hommes tués ou blessés.” POSEUR DE MINES CAPTURE Londres, 19—(12.20 p.m.)—L'agence Central News publie une dépêche de Harwich dans, laquelle le correspondant dit savoir de bonne source que le croiseur anglais “ Undaunted ”, accompagné de deux contre-torpilleurs, a capturé un na-viie allemand poseur de mines, daqs Hans ïami la Mer du Nord.Le navire allemar était déguisé en vaisseau-hôpital.L’“ Undaunted ” amène sa prise à Harwich.Le bureau officiel d'informations n’a pu faire confirmer celle nouvelle.CROISEUR JAPONAIS GOULE Tokio, 19.—5.30, matin.—On annonce officiellement que le croiseur japonais Takachiho a été coulé par une mine, dans la baie de Kiao-Tcheou, dans la nuit du 18 octobre.Un officier et neuf matelots ont été sauvés.Le Takachiho avait été construit en 1885 et modernisé en 1900.C’é-lait un navire de 3,700 tonnes, de 300 pieds de long et de 40 pieds de haut.Sa batterie principale consistait en huit canons de 6 pouces ; sa vitesse était de 18 noeuds.Il y avait à bord un équipage de 357 matelots et officiers et 284 troupiers.DES TROUPES CANADIENNES A AVONMOUTH Avonmouth, 19, viâ Londres, 10.50,, matin.—Un transatlantique est arri-1 vé ici ayant à son bord de fortes troupes du contingent canadien qui vont rejoindre celles déjà campées si r le sol anglais.J.a première nou-velle que les gens de la place eurent de leur arrivée fut la musique des lifes et des tambours que tirent retentir les Canadiens au cours de leur défilé à travers la ville.Les troupiers sont partis pour un endroit qui na pas été annoncé.SPECTACLE MAGNIFIQUE New-York.19 — Les officiers dir transatlantique “Monnewoska”, qui vient d’arriver ici, racontent qu’ils ont vu, à 370 milles de la Tamise, la flotte des trente-deux transports gris qui transportaient le contingent canadien.La flotte naviguait sur trois lignes dont celles de chaque côté composées de navires de guerre anglais.* C’élait un spectacle magnifique, disent les officiers du “Minnewot* ka”.Un navire pilote et deux crol* s eues précédaient de cinq milles 1* formidable armada.Tous les navires étaient peinturés gris fer, la toilette de guerre.Les navires étaient échelonnés sur une distance d’un demi-mille à un mille l’un de l’autre.Une flottille de contre-torpilleurs est allée au-devant de la flotte à son approche des eaux anglaises.Dès que le “Minnewasha" fut a-perçu, un croiseur s’approcha du transatlantique et sc tint à portée de canon tant que la flotte n’eut pas disparu.VOIR DEMAIN ."üüüüjgj1 une carte complète, sur 5 colonnes, de la Belgique et du Nord - ouest de la France.6124 » O LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 19 OCTOBRE 1914 VOL- V.— No 245 • CHRONIQUE RELIGIEUSE MOME ET LE MONDE BELLE FETE A SAINT-PATRICE BENEDICTION ET POSE DE LA PIERRE ANGULAIRE DU CONGRESS HALL.— CEREMONIE MEMORABLE DANS L’HISTOIRE DE LA PAROISSE SAINT-PATRICE.La journée d’hier restera mémorable dans l’histoire de la paroisse Saint-Patrice car c’est hier qu’eût lieu la bénédiction et la pose de la pierre angulaire du Congress Hall, un magnifique édifice attenant à l’église Saint-Patrice.Cec édifice de quatre étages, situé coin des rues Dorchester et Saint-Alexandre.est érigé en mémoire du grand Congrès Eucharistique de Montréal.Sa Grandeur Mgr Bruchési.Arche vêque de Montréal, a présidé à la bénédiction et à la loose de cette pierre angulaire à l’issue de la grand’messe.Sa Grandeur était assistée de M.le chanoine O’Meara et du vice-chancelier, M.l'abbé McRory.La grand’messe a été chantée par le R.P.Daly, C.S.R., curé de la paroisse Sainte-Anne.M.l’abbé Donnelly, curé de Saint-Antoine, a fait le sermon.Il a traité de cette oeuvre de paix en temps de guerre qu’est la construction d’un pareil édifice qui rappelle le magnifique Congrès Eucharistique de Montréal.Après avoir parlé du grand développement de 'a foi catholique sur ce continent, le prédicateur dit que tous les vrais catholiques se réjouiront de ce que les Irlandais ont perdu leur langue puisque cela a permis aux fils de la Verte Erin de porter le flambeau de la foi dans des contrées qui n'auraient jamais été évangélisées, si ce changement ne s’était pas produit.M.l’abbé Donnelly a aussi parlé du développement rapide de la population irlandaise à Montréal et des oeuvres qu’elles a faites.Traitant de la guerre il a dit que notre sympathie doit aller à ceu qui combattent, pour le droit et la just'ce.“Nos coeurs, dit-il, s’ils sont au bon endroit, doivent être pour la cause de l’empire.” Après le sermon, Mgr Bruchési, dit combien il était heureux de se trouver parmi ses amis irlandais pour remplir cette noble fonction de l’évé-que et dif prêtre qui est de bénir.Revêtue de la Magna Cappa.Sa Grandeur a ensuite béni la pierre angulaire qui se trouvait dans l’église.Ensuite une grande procession, accompagnée de la fanfare du Mont Saint-Louis, s’est formée.Quatre maçons portèrent la pierre angulaire de l'église à la rue Dorchester.Mgr l’archevêque déposa dans la pierre un étui, contenant les actes officiels de la cérémonie et frappa la pierre par trois fois de la truelle d’argent présentée par M.le curé McShane, de Saint-Pa-tr’ce, et déclara que la pierre angulaire était bel et bien posée.A l’occasion de cette fête les terrains de la paroisse étaient décorés des drapeaux irlandais et anglais.Dans l’après-midi, les enfants d’école vinrent frapper la pierre en souvenir de la cérémonie du matin.Le soir eurent lieu les vêpres solennelles avec bénédiction de quatre magnifiques vitraux.Comme l’édifice Congress Hall, ces vitraux sont le don des paroissiens.RELIGIEUSE DECEDEE SOEUR MARIE JUSTINE, NEE PREFONT AINE, EST DECEDEE HIER A HOCHELAGA.Hier matin, à la Maison-Mère des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, à Hochelaga, est décédée à l’àge de 74 ans, soeur Marie Justine née Préfontaine (Octavie), fille de feu M.Toussaint Préfontaine, de Lon-gueuil.Elle était la soeur de M.Toussaint Préfontaine, marchand de Montréal, de M.Napoléon Préfontaine, de Mme Vve L.Brosseau, (autrefois Mme Brais), ainsi que de feu l’honorable Raymond Préfontaine, de feu Soeur Préfontaine, de l'Hôtel-Dieu et de Mme Parent, décédée l'an née dernière.Elle fit ses études au couvent de Longueuil, et entra ensuite, an noviciat des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.Après sa profession religieuse, elle enseigna durant cinq ans dans quelques-unes des succursales de la congrégation dans la province de Québec.En 1863, elle fut nommée pour les missions lointaines de l’Orégon où elle remiplit tour à tour, à Portland, aux Dalles, et à Baker City, les charges de maîtresse enseignante, de maîtresse des novices et de supérieure locale et provinciale.Elle fut aussi supérieure des couvents de Seattle et de Spokane, dans l’Ecat de Washington.En 1909, elle fut rappelée à la maison-mère, à Hochelaga, où elle est demeurée jusqu’à sa mort.Son service aura lieu, mardi, le 20 courant, dans la chapelle du couvent d’Hoehelaga, à 8 heures a.m.Parents et amis sont priés dV as sister sans autre invitation.UN INCONNU SE SUICIDE Winnipeg, 19.— Le cadavre d’un homme a été trouvé dans le Square Victoria, vers 8 heures .30 hier matin, par M.Andrew Shark, de l’hôtel Saint-James.Près du cadavre on a retrouvé une bouteille d’acide phonique.Le coroner a rendu un verdict de suicide.Sur la cadavre, on a retrouvé une carte du M.A.A.A., au nom de Hart Bnrnston et signée par H.E.Melville, secrétaire.A LA FRANCE ET L’ALLEMAGNE ou LA CIVILISATION CONTRE LA BARBARIE il La France s’est dressée contre son brutal agresseur pour défendre son sol, ses foyers, ses autels.Tous, comme un seul homme, ses enfants se sont groupés autour de leur mère menacée pour lui faire un rempart de leur corps.Ce n’est pas eux qui ont été les provocateurs mais ils seront de fiers et héroïques défenseurs.Conscients (te la grandeur el de la justice de leur cause, réconfortés par la bénédiction d’En-Haut sollicitée avant le départ et reçue de la main des prêtres, les enfants de la France sont partis gais et braves pour le combat.Ah! ce n’est pas eux qui répondront aux sauvageries allemandes par des représailles.Ils ont l'âme trop haute et l’idéal chrétien rempli! leurs âmes, même sans qu’ils s’en doutent, ces nobles petits soldats de la France.Donner leur vie sur les champs de bataille est pour eux un jeu, bien qu’ils la vendent chèrement; mais enlever traîtreusement la vie â leurs ennemis autrement (pie dans des combats loyaux, sur des ennemis désarmés, achever des blessés, massacrer des femmes et des enfants, incendier des villages, ravager et détruire tout systématiquement sur leur passage, les soldats de la France ne le font pas et n’en ont pas même l’idée.Ils sont les descendants de la noble civilisation latine toute imprégnée de christianisme (pie les siècles leur ont léguée.Jugez-en plutôt! Voici une petite lettre, crayonnée sur un lit d’hôpital, toute pareille d’âme à celles que reçoivent toutes les familles de France; es!’d’un peliit soldat presque un enfant: “Papa soyez fier d’avoir votre fils blessé.Moi j’en suis si content, moi (pii l evais tant de souffrir un peu pour la France! dette idée me donne le désir de guérir au plus vite pour aller rejoindre mes camarades qui conli-nuent â se battre.J’ai encore soif de la bataille.Gomme on a la cons cience el l’âme tranquilles, eu sentant les balles et les obus voler autour de soi, de se dire: c’est pour la France! Dieu el la France! voilà notre devise.L’un nous protège et nous défendons l’aulre.Ksl-il plus belle mission?” El ils parlenl Ions comme ce polit Parisien, nos blessés: ils veulent tous guérir au plus tôt et repartir.Ecoutez maintenant (Te quel ton élevé parle un marin: “Ce matin, écrit-il, nous sommes tombés sur deux bâtiments autrichciens.Corne eux deux, toute l’armée navale.Accablés par un tir continu et puissant, ils fuyaient de toute leur vitesse, le long de la côte, en répondant courageusement aux coups.L’un a pris feu.Le second, le plus gros, entouré à son tour de la fumée de ses pièces et de celles des incendies allumés à bord par nos coups, s’esl légèrement soulevé de l'avant, puis lentement s’est enfoncé par l’arrière, et ç’a été fini.Impossible de porter aucun secours.Nos torpilleurs seraient arrivés trop tard.Hésultac ix cents hommes brûlés ou noyés.El mainlenant (pic nous nous éloignons de cette tombe que rien ne marque, le ciel est toujours bleu, la mer toujours bleue; elle a englouti sans colère (i(IO de ses enfants.Et nous avons suivi des yeux ce mouvement de disparition d'un adversaire en pensant (pic c’étaient pourtant si inégal, cl notre coeur s’esi serré en pensant que c'étaient pourtant des frères!” Oh! quel son pur et noble rendent ces lettres (pie nous pourrions multiplier par centaines! Quelles qualités morales elles supposent dans un peuple! Quel courage aussi dans ces âmes, que! noble mépris du danger, quelle simplicité d’âme au milieu du plus grand héroïsme ! — tl n'y a qu’à lire tous les jours le tableau des ei-tations à l’ordre du jour pour l’armée que publient les journaux : c’est l’héroïsme à jet continu, et un héroïsme (pii s'ignore; c’est un mémorial de gloire où revit dans tout son éclat l’histqire de notre race.Ecoutez.Le général Bataille commande la division à la place de son chef qui vient d’etre tué.Il aperçoit une partie des troupes violemment bombardée par l'artillerie allemande.Sa place est là pour donner l'exemple cl encourager.I y va au milieu des chasseurs à pied cruellement assaillis par les obus, et là, pendant tpi’il dirige le feu, calme et tranquille, il est frappé d’une balle à la cuisse; il tombe et se relève pour commander encore, quand une autre balle le frappe en pleine poitrine.Il retombe alors en criant: “En avant, mes enfants: c’est pour la France!" Durant un duel d'artillerie entre Allemands et Français, tandis que les shrappnols et les obus pleuvent dru autour de nos batteries, nos artilleurs se tordent de rire, en voyant l’inefficacité du tir allemand.Il y en a un qui s’était placé un sceau sur la tète.Dès qu’un obus tombait près de lui sans faire de dégât, lui de frapper sur son sceau et de crier: "Pan! nour l'obus qui a raté son effet et oublié d’éclater!” Et tous de rire.En vérité, ils ont le mépris de la mort la bravoure qui s’ignore, et la gaieté dans je sacrifice, nos bons petits soldats (le France.Et ces âmes courageuses et nobles, voyez comme elles sont reli-gi( uses aussi.Jamais je n’oublierai mon entrée dans la cour de la caserne.Les officiers sont venus vers moi me tendant la main.Quant aux soldats, ils m’ont proclamé “ le curé du bataillon ”.Un d’entre eux s’ap-pioche et me dit : “ Pourriez-vous entendre les confessions, mon Père, même quand vous aurez revêtu l'uniforme ?— Certainement, lui dis-je.— Alors, js m’inscris.” Au départ pour le feu, la plupart de ces soldats se réconcilient avec Dieu.“ Confessez-moi ”, demande un officier, dans la salle d’attente d’une gare.— Dans une ville, on signale ce fait bien caractéristique d'une messe dite en présence de (iOO soldats par un prêtre (pii est oflicier et servie par deux séminaristes en uniforme.Et ce fait se reproduit souvent.Mais c’est surtout dans la conduite (pu tiennent les nôtres envers les prisonniers et les blessés allemands que se montre la noblesse de l’âme française.C’est en vain que nous disons et pensons prafois qu’il nous faudrait traiter nos barbares ennemis comme ils traitent eux-mêmes nos blessés ou nos prisonniers.| Quand nous nous trouvons en face | d’un être désarmé, hors d’état de nuire, nous nous sentons incapables d’abuser de notre force.Partout le ( oeur chevaleresque de la France parle plus fort que les sentiments de représaille.Et nous voyons partout, en France, les blessés allemands tombés sur le champ de ba-taElc, soignés dans les hôpitaux, aux côtés des nôtres, avec des soins et de délicatesses si grands qu’il a fallu qu’un ordre du ministre de la guerre vienne rappeler aux Fran-ç.":: que leurs meilleurs soins de-\ d'abord aller à leurs propres blessés avant de les prodiguer aux ennemis blessés ou prisonniers.Voilà qui en dit long sur la générosité de l’âme française ! Et que de fois n'a l-on pas vu, sur les champs de bataille, de nombreux blessés allemands, abandonnés par les leurs, échapper à la mort grâce à l’abné galion de nos pauvres soldats qui s’oubliaient eux-mèmes pour panser les blessures et aider la détresse de leurs ennemis de la veille.Lisez cette lettre écrite par un Allemand blessé : “ Ata chère Frieda.J’ai été atteint par les accidents de la guerre : en France, je suis très bien soigné.Je suis fait prisonnier, mais ne t’attriste pas ; chez nous c’est dangereux, mais ici, ça n’est pas ic même cas ; nous sommes si bien (pie I je ne puis le croire* moi-même*.Les Français sont de braves gens.” Voilà qui en dil long, dans la bou-S cbe* d’un ennemi.Quel témoignage ! Ab ! que Monisen, un historien alle-; niand pourtant, disait donc vrai quanti il écrivait : “ il y a, dans tout Fiançais, de quoi faire un chevalier ! ’’ — Oui, car il y a au fond de son âme, cette noblesse, cette délicatesse de sentiments, cette élévation de pensées, celte générosité in-n(f et ce dévouement qui composent ce qu’on appelle la civilisation chrétienne, la culture latine.Finissons par un trait — C’était aux premiers jours de la présente guerre.Les Allemands se sont emparés d'un petit village du canton de SpiiK'ourt.Le curé nommé filon a été saisi par eux: il est traîné dans la rue au milieu des fusils braqués; et pendant que le combat fait I rage, les Allemands l’obligent à se tenir debout sous la mitraille française, tandis qu’eux sont couchés à terre pour éviter les balles.Et il reste ainsi, deux heures durant, sous les insultes, les sarcasmes et les menaces de mort, jusqu'à ce qu'en-fin ses bourreaux s’enfuyant devant l’élan des, Français il put s’échapper ç‘ se mettre à l’abri.Et ce ne sont lias des soldais livrés à l’em portement de la violence qui commettent ce crime dans un moment d’ivress*: c’est un général qui l'ordonne froidement en disant au eu ré: “Je sais bien que vous êtes-innocent, mais vous êtes l’ânie de la résistnne e.” farole g’orieuse dans son infâmie.pour c 'I humble prêtre de campagne.C'était l'Ame de la Fran ce que le barbare insultait sous la pauvre soutane.Le curé au mili -u de son martyre, jeta aux tortionnaires son mépris: “Vous êtes des brutes!” Le monde et l’histoire répéteront la sentence.L'épisode de filon est la hideuse illustration du drame qui se joue dans la guerre actuelle.D’un côté, la civilisation chrétienne personnifiée dans l’âme (te ce prêtre et de ce Français; de l'autre, la barbarie teutonne déchaînée contre tout ce qui est grand, noble et beau.— Ce sont d 'ux types d’humanité comme le disait si bien dernièrement Maurice Barrés.On voit de quel côté est le plus beau.La civilisation, un** fois de plus, doit vaincre la barbarie.Et voilà pourquoi la victoire doit rester à la France et à ses nobles alliés.C’est la loi de l’histoire oui le veut! E.GAUTIER.LE BARREAU CANADIEN Toronto, 19.— L’assemblée tenue, hier, à Osgoode Hall, par l’association du Barreau Canadien a remporté un véritable succès.Le conseil choisi pour délibérer, a complété l’organisation du nouveau corps en adoptant les règlements et les statuts de l’association.L’association du Barreau Américain qui se réunira mardi, à Wash ington, comptera la présence de la délégation canadienne la plus considérable qui ait jamais été vue dans l'histoire de l’association.Les avocats les plus éminents y prendront part.Sir Charles Fitzpatrick, juge en chef du Canada, prendra la parole.L’association du Barreau Canadien enverra comme délégués: Sir James Aikens, de Winnipeg; E.F.Surveyor* Montréal; hou.C.W.Cross, C.R., M.P.P., Edmonton; T.A.Hunt, Mathew Wilson, Chatham.Ont., et H.M.Ludwig, Toronto.Les différentes associations provin claies seront aussi représentées.-».VOL DE $20,000 Bellingham, Wash., 19.— Six ban dits armés ont dévalisé samedi soir la banque “First National” de Sedro Woolley et se sont enfuis avec la somme de $20,000.Un citoyen, a.sans succès, fait feu sur les criminels.-»- LE NEW HAVEN DEVRA VENDRE New-York, 19.— Le juge Mayer, de la cour fédérale de district a signé le jugement dans le procès du gouvernement américain contre le chemin de fer New-York, New-Haven et Hartford.Ce procès a été intenté suivant les clauses de la loi Sherman contre les trusts.La compagnie devra vendre ses lignes avant le 1er juillet 1917.Ne Contient Pas D’Alun BAKING POWDER Magic bakîm: POWIÆK La seule poudre à pâte bien connue, de prix moyen, fabriquée au Canada qui ne contient pas d'alun (ou sulphate de soude alumineux, ou sulphate d’alumina) et dont ' tous les ingredients sont marques sur l'étiquette.E.W.GILLETT COUD TORONTO.ONT.AU DOMINION PARK BENEDICTION DUNE ECOLE ET D’UNE STATUE DU SACRE -COEUR.Monseigneur Bruchési a présidé hier après-midi, la bénédiction d’une nouvelle école, et d’une statue du Sacré-Coeur de Jésus, dans la paroisse du Très-Saint-Sacrement, Dominion Park, Lachine.Pour la circonstance la paroisse avait pris un air de fête.Toutes les maisons étaient brillamment décorées; partout flottaient les drapeaux du Sacré-Coeur et du pape.La cérémonie eut lieu en plein air.De vastes estrades avaient été élevées en face de la nouvelle école, située sur la troisième avenue.Un grand nombre de membres du clergé, les échevïns, les commissaires d’école et les principaux citoyens de Lachine y avaient pris place.Une foule considérable se groupait autour de cette estrade.Après quelques mots de bienvenue de M.l’abbé J E.Prévost, curé, Monseigneur G.Lepailleur.curé du Saint-Enfant-Jé sus de Montréal, prononça un éloquent sermon, Mgr Lepailleur prit comme thème, ces paroles du psautier: “In Domino Confido.” Monseigneur l’archevêque dit aussi quelques mots aux enfants et aux parents présents, leur expliquant ce qu'est l’école chrétienne.Monseigneur procéda ensuite à la bénédiction de l’école et d’une magnifique statue du Sacré-Coeur qui est installée sur le toit.Après la cérémonie il y eut visite de l’école par les invités, puis goûter dans la salle de récréation.La nouvelle école, qui porte le nom d’école Prévost, est une magnifique bâtisse à trois étages.Des centaines d’élèves y recevront l’instruction et l’éducation sous la direction des religieuses de Sainte-Anne et de professeurs laïques.La commission scolaire de Lachine est.formée comme suit: M.l’abbé Prévost, curé, président; MM.Arthur Demers, Alfred Dumesnil, Archibald Numainville, Napoléon Couture et Zotique Rousseau.250eme ANNIVERSAIRE (De notre correspondant) Québec, 19.— La paroisse de l'An-ge-Gardien, sise à quelques milles de Québec, sur la côte de Beaupré, a célébré, hier, avec éclat, son 250ème anniversaire.La fondation de cette paroisse dont l’origine remonte à peu près à la fondation de Québec a été solennellement commémorée par d’imposantes cérémonies religieuses rehaussées par la présencee de S.G.Mgr Roy, archevêque-auxiliaire de Québec.Eue grand’messe solennelle a été chantée le matin sur la place du monument Trudelle qui commémore l’endroit où fut célébrée dans cette paroisse H* premier office divin.Un sermon de circonstance a été prononcé par le H.P.Binet.O.M.I.Dans l’après-midi, a été bénite une statue du Sacré-Coeur, érigée sur la place de l’église, el dont le dévoilement eut lieu en même temps.S.G.j Mgr Roy a prononcé une allocution i à celle cérémonie, dette mémorable j journée s’esl terminée par un con-1 ccrt en plein air et une belle illu-j mination.Une foule nombreuse étail j présenle à la fête.VICTIME D’UN ^ ATTENTAT Toronto, 19.— M.W.R.Brock, mercier en gros, a été victime d’un attentat criminel de la part d’un employé de chemin de fer.F.P.Law, qui était sous l’influence de la boisson.M.Brock perdit connaissance après avoir reçu plusieurs coups de bouteille sur la tèle.L’assaillant a été arrêté.COMMIS DE BANQUE ARRETE Hull, 19.— Emile Saint-Martin,! employé à la succursallo de la banque Nationale, a été arrêté, samedi soir, sous l’accusation d’avoir falsifié les livres de la banque.Un examen minutieux des livres confiés à Saint-Martin, aurait accusé un déficit de $1500.POUR LES^PAUVRES Chez les Religieuses de la Providence, dans la maison de la rue Sainte-Catherine, coin Saint-Hubert —maison dont les pauvres connaissent bien b* chemin, puisqu’on y sert des milliers et des milliers de repas, —• s’ouvrira ce soir, sous la présidence de Mme Dcsmnrnis, une tombola d’une richesse et d'un éclat sans précédent, nous promet-on, et qui durera quinze jours.Ce soir, à l’accasion de l'inaugura-lion, M.le curé de Saint-Jacques ira bénir les nombreuses tables.L'entrée sera gratuite tous les soirs.On cuire rue Sainte-Catherine.Personne sans doute n'hésitera à aller remplir un devoir de charité là où on trouvera en même temps un très vif plaisir.M.MARTIN A NEW-YORK NOTRE MAIRE FAIT L’ETONNEMENT DES REPORTERS.— IL VEUT POSER AVEC LE MAIRE MITCHELL.— LES FOUDRES DU PREMIER MAGISTRAT S’EMOUSSENT DE LOIN; ON CONVOQUERA LE CONSEIL, SANS LUI.M.MARTIN A NEW-YORK.New-York 18.-— Le ma’re Martin à raconté aux reporters de New-York venus pour l’interviewer, dans la rotonde lu Belmont, qu’il avait été élu après une dépense de 884 dollars, tan dis qu’il en avait coûté 250,000 dollars à son adversaire pour être battu.De plus, M.Martin déclare qu’il a fait toute sa campagne seul, ayant été ailé à peine dans les deux ou trois dernières réunions.M.le maire a bien voulu apprendre de plus aux reporters que M.Wilson, président des Etats-Unis lui avait fait un honneur signalé en lui accordant une entreveu | au cours des 24 heures qu’il a passées à Washington.Son Honneur a bien l’intention, demain, de se faire photographier ave?le maire Mitchell, parce que, dit-ib Mitchell est le maire de la plus grande ville des Etats-Unis et qu’il est, lui, premier magistrat de la métropole du Canada.M.MARTIN EST IMPUISSANT.M.Martin a télégraphié de New-York, où il était samedi, de ne pas convoquer la séance du conseil.Les échevins et le maire suppléant ont déclaré cependant que cela était impossible, mais M.Vandelac a refusé d’apposer sa signature au vote de dix mille dollars recommandé par les commissaires pour rembourser M.Jacob de la vente de trente chevaux au service des incendies.M.le maire tenait surtout à s’opposer à la ratification de cet achat.La séance du conseil aura lieu, comme à l’ordinaire, à 3 heures.SOUMISSIONNAIRES PREVENANTS.On a de nouveau reçu samedi, à l’hôtel de ville, des soumissions qui n’étaient pas demandées, pour faire le nivellement du trottoir du côté ouest de la rue Saint-Gabriel.M.Chaussé a expliqué qu’on n’avait pas demandé de soumissions, mais que celles qui arrivaient étaient un offre de service volontaire.Cependant, M.le commissaire Ainey a fait remettre l’étude de la question à plus tard, pour essayer de savoir entre temps qui a prévenu les entrepreneurs qu’il était à propos d’envoyer leur offre de service.TREMBLEMENT DE TERRE EN GRECE Londres, 19.— Une dépêche d’Athènes à l’Exchange Telegraph Co., dit qu’à 8 heures samedi matin et en core à midi, des secousses sismiques se firent sentir dans les provinces grecques de l’Attique, de la Beotie et du Peloponèse.A Thêbes des centaines de maisons furent renversées et un grand nombre de personnes furent blessées.Les chocs sont continuels et se font sentir à Athènes.LE PROCES DÎT Mme CARMAN Mineola.L.L, 19.— On disait aujourd’hui que le défenseur de Mme Carman, accusée du meurtre de Mme Lulu D.Bailey, tenterait de prouver un alibi.Le procès commencera aujourd'hui.UNE IDÉE DE LA MODE DU JOUR Hnbr rir filluttc, fi grnnrirurs : 4, u.S, 10, 12, 14.Matériaux : .1 verges en SC» pour 8 ans.Envoyés cc coupon après que vous l'aurez rempli, au RAYON DES PATRONS AU “DEVOIR", avec 10 sous, soit en timbres, soit en ardent, et le patron ci-dessus vous sera envoyé Quelques jours apres.COUPON Département des Patrons au “Devoir".Ecrive* lisiblement* PATRON No 4575 Nom No.Rue Ville Mesure du buste De taille.Quand vous désirez un patron soit pour fillette, soit pour enfant, ne mentionnez jamais la mesure : mentionnez ràjc seulement.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Motor, établi depuis 22 ans.Quelques semaines suffisent.Outils donnés gn-tuitement avec le cours.Positions a1-surées.Cours spécial du soir.S ad.Molers Barber College, 62D Bodle- yard St-I.iU’.rent, Montréal.ON DEMANDE Occasion exceptionnelle ^ de se faire une belle position.Nous allons installer quelques personnes dans un commerce lucratif ; 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elles dominent maintenant F’extrémité gauche de la ligne, et semblent, pour le moment, croit-on, à Londres, rendre inutiles les efforts que fout les Allemands pour contourner cette aile.Les Teutons se sont peut-être rendus compte de ce fait.Autrement comment expliquer l’apparition, samedi, de ! de leurs destroyers, qui se dirigeaient vers le sud, au large des côtes hollandaises?On émet l’opinion qu’ils avaient pour objet d’escorter des sous-marins destinés à nous disputer la suprématie maritime, le long du littoral de la Belgique.Si la flotte allemande courait cette aventure, elle souffrirait du même état de choses qui a fait souffrir les escadres anglaises, depuis le commencement, et deviendrait en butte au même danger de frapper des mines.Car le champ des mines posées par les Anglais s’étend ie long du littoral belge d’Ostende jusqu’au sud.S’il es! impossible à l’ennemi, comme les Alliés le prétendent, de contourner leur aile gauche, il ne reste aux Teutons qu’un parti à prendre, e’est jle se faire une trouée à travers les Trois armées qui leur font face.Et le général von Kluck et le général von Arnim, ou les commandants de l’aile droite allemande quels qu’ils soient, ne semblent pas du tout eu état de tenter pareille manoeuvre.Ils ont marché de l’avant, cela ressort non seulement d’une vingtaine de dépêches, mais encore du communiqué officiel français de samedi, annonçant que les Belges ont fait subir un échec aux Allemands qui ont tenté plusieurs fois de franchir la rivière Yser.Or ce cours d’eau se trouve à 10 milles plus près de la côte que Thourout Roulers, place occupée la veille.Comme pour atténuer la portée de cette nouvelle, le bureau officiel de renseignements dit que les Alliés ont refoulé les kaiserlicks sur une distance de 30 milles.On ne flit pas précisément à quel endroit.Mais ce ne peut être que le long de l’aile gauche; où les Alleinnads s’efforcent de répéter leur marche foudroyante sur Paris, en passant par les villes côtières.Mais ce ne sont là (pie deux-points sur cette immense ligne longue de plusieurs milles, et le long de laquelle se produisent des reculs et des mouvements offensifs, sans aucun résultat.Mais l’on croit ici que le résultat ne peut être très éoligné.Les journaux citent complaisamment, tout en leur donnant un autre sens, les paroles que le Kaiser adressait, quelque part en France, dit-on.à ses troupes: “Avant la chute des feuilles, nous serons tous de retour dans le cher “Vaterland”.” Le Kaiser n’a probablement jamais exprimé cette opinion, mais cela n’enlève rien au sens qu’on donne à cette phrase en anglais.SVEN II EDI N ET LES MANDS ALLE- Londres, 19 (2.45 p.m.) — Dans une lettre privée, Sven Hedin, le fameux explorateur qui a visité le front à l’invitation du gouvernement allemand, télégraphie le correspondant du “Star” à Copenhague, raconte qu'il a visité le centre des événements sur le front occidental allemand et que tout y fonctionne comme un mécanisme.Les Allemands prétendent qu'ils ont fait prisonniers 350,000* Anglais, Français, Busses et Belges.M.Hedin donne sa parole d’observateur impartial (pie ces prisonniers ne sont pas traités durement et il ajoute que les Allemands ne brûleraient jamais de villages a moins d’y être forcés.L’ENROLEMENT DES OUVRIERS EN ACIER Londres, 19.— On vient d'arrêter l’enrôlement des employés des usines écossaises où se travaillent l’acier et le fer.Le gonvernemcnl a sanctionné cette mesure; il donne [tour raison qu’il est peu sage de priver ces éta-blissoments de leur personnel au moment où ils en ont le plus besoin.SAISIE D’ENTREPOTS Bordeaux, 19.— Les tribunaux viennent d’ordonner la saisie de 8 vastes entrepôts de vins appartenant à des Allemands et à des Autrichiens.Ces établissements, fermés depuis le commencement de la guerre, coûtent plusieurs millions.LES EMEUTFERS EN COUR Londres, 19.—Plus de 30 prisonniers qui prirent part aux manifestations anti-allemandes, hier soir, à Deptford, comparurent, ce matin, en ccui de police.L’avocat de la couronne déclara qu’il regrettait d’avoir à demander la condamnation de citoyens qui avaient attaqué des boutiquiers allemands, mais il expliqua que des maisons anglaises avaient aussi subi des dommage.Le procès des prévenus fut remis à [tins tard.UN ATTENTAT A NEW-YORK (Service de la Tresse Associée) New-York, 19.— Au cours de la journée d’hier, une explosion détruisait tout le sous-sol d’une maison de rapport de la Cinquième Avenue Après inspection faite des dégâts, ce matin, l’inspecteur de la Commission des Incendies a déclaré que l’explosion avait été causée par une bombe.M.Giacomo Fara Forni, consul-général italien à New-York, qui avait ses appartements au troisième étage de cette maison, a admis, ce matin, que cette bombe lui était sans doute destinée; car trois fois depuis le commencement de 1914 l’on a attenté ainsi à ses jours.Au moment de l’explosion, il était en dehors de New-York.ARRETE POUR VOL tPp noir# oorresDondfinn Ottawa, 19.— Un jeune commis pharmacien a été arrêté à Hull il y a quelques jours pour le vol d’une somme d’argent de près de 812,000 et de drogues pour une valeur considérable.L'affaire a été tenue secrète et le nom de l’accusé n'est pas encore connu à l'heure actuelle.NOUVEAUDETECTIVE M.P.H.Akin, depuis 13 ans, em-j ployé par l’Agence Thiel, vient d'ob-' tenir un poste aux bureaux de la .Sûreté provinciale, à Montréal, en remplacement du détective Girard, décédé.I L’ENQUETE REID L’enquête dans la cause de Reid, accusé d’avoir obtenu de la “Labrador Pulp Co.,” $750,000, sous de fausses représentations, s’est continuée ce matin devant le magistrat SainDCyr.Alex, Smith secrétaire, et F.Bush, ex-secrétaire de la compagnie, ont été contre-iiiterrogés par Me La-flamme.(L’enquête a été ensuite ajournée à la semaine prochaine.CHEZ LE CORONER Les jurés du coroner ont rendu un verdict de mort aecidenlelle dans le cas de la mort de M.J.MacBean, lue, vendredi dernier, en tombant (irais un trou d'homme, coin McGill ei Notre-Dame.* W * Le idéputé-coroner Biron n.ce ma-tir, après avoir questionné plusieurs témoins dans l'affaire mystérieuse de B.Dometri (timbra, tué, la semaine dernière, à Lachine, par un Autrichien que l’on croit être Théodore Olcsenculc, a demandé aux jubés de se prononcer en faveur de l’arrestation de ce dernier, et un mandat d’amener a été signé à cet effet.UNEAMËNDE bF$250 !Do notre enrrrsNponrtftnt » Ottawa, 19.— George Onaehuck, un Autrichien, a été arrêté samedi et condamné par le magistrat à une amende de $250 ou à un mois de prison pour port d’armes.Celte amende, est la première imposée en vertu du récent ordre en conseil passé par le cabinet au sujet des sujets des pays en guerre avec la Grande-Bretagne, et conséquemment avec le Canada.téon, 82 ans, courtier, rue Saint-Denis, 1841.LABONTK, l’mil, 1 an, enfant de Hector Labonte, maître-charretier, nie Manufactu-re, 1.0.rue Mutlln?848,Vn,0lnr’ 34 Hns’
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