Le devoir, 21 décembre 1914, lundi 21 décembre 1914
VOLUME V—No 298 MONTREAL, LUNDI 21 DECEMBRE 1914.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS.$3.00 UNION POSTALE.$6.00 Édition hebdomadaire : CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 Rédaction et Administration 43 RUE SAINT-VINCENT MONTRE Al» TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION î - - Main 7460* Dire#eur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! AU MONUMENT NATIONAL CE SOIR Tous les hommes de coeur, tous les esprits sérieux, conscients de leurs devoirs et de leur dignité de citoyens canadiens, tiendront à honneur d’être au Monument National, ce soir.Ils se doivent de seconder l’effort inauguré par l’Association de la Jeunesse catholique pour venir en aide à la minorité française de l’Ontario.Les Canadiens-français de la province voisine subissent depuis deux ans, pour la défense de leur langue, une persécution plus violente que les Alsaciens-Lorrains de langue française n’ont jamais soufferte sous la botle du Prussien.Le régime vexatoire qu’on leur impose au nom de la “civilisation britannique” les atteint dans leur liberté nationale et civile et constitue une violation flagrante de la Constitution.En dernier ressort, il s’atta-(,ue à la source de leur vie religieuse.De ceci, les fauteurs de la persécution font de moins en moins mystère.Au nom de la religion, de la liberté, de la fidélité au drapeau bri-tannique, on adjure les Canadiens-français d’aller combattre les Prussiens d’Europe.Laisserons-nous les Prussiens de l’Ontario imposer en maîtres leur domination en plein coeur de la Confédération canadienne, à l’abri du drapeau et des institutions britanniques?Les représentants les plus autorisés de la minorité, M.Charron, président de l’Association d’Education, l’honorable M.Belcourt, sénateur.feront l’exposé historique et légal de la question.Le président de la Jeunesse catholique motivera l’intervention de l’Association.L’honorable M.Landry, président du Sénat, dont tous connaissent ta belle vaillance et la vigoureuse indépendance, y ajoutera le poids de sa parole et de son autorité.Il apportera la preuve que la question domine les intérêts et les calculs des partis et doit rallier toutes les bonnes volontés.Allons les entendre.Ceux qui connaissent peu ou point la question se renseigneront.Ceux qui sont déjà convaincus puiseront de nouvelles lumières et des motifs d’action pratique.Henri BOURASSA.Qu’ils soient encore dangereux sur ces deux points, c’est évident, puisque le général allemand Hindenberg, au dire des dépêches de Copenhague, considère que le Russe est loin d’être écrasé et qu’il faudra encore bien des efforts aux Allemands pour prendre Varsovie et s’y instalter pour l’hiver.Advenant ceci, les Russes ne pourraient reprendre l’offensive avant le printemps, ce qui prolongerait encore la durée de la guerre.Il semble encore presque improbable qu’elle se termine avant plusieurs mois, même avant deux ans, peut-être, au dire de lord Kitchener.En octobre dernier, il en évaluait la durée probable à trois ans.FRANCE- BELGIQUE LA REUNION D’OTTAWA LES ENQUETES.DU DRAPEAU.— L’INCIDENT II est évident que l’on n'a pas fini de parier de la réunion d’Ottawa, et il importe qu’il en soit ainsi — non point à cause de l’orateur, mais à cause des responsabilités engagées.Les autorités militaires ont ordonné une enquête.Nous en attendrons le résultat, espérant qu’elle sera complète et approfondie.Un ancien officier de l’armée anglaise, témoin de l’affaire et indigné de ce qu’il a vu, nous écrit à ce propos : En Angleterre, ces soldats seraient traduits en conseil de guerre, chassés de l’armée et probablement envoyés en prison par-dessus le marché.Le “ Droit ” réclame énergiquement une enquête sur la conduite de la police municipale, et il doit y avoir dans l’Ontario quelqu’un dont c’est la mission de rechercher qui distribue la provocation directe à l’émeute, comme on l’a fait l’autre jour.La personne de M.Bourassa est chose fort secondaire en tout cela.Il s'agit d’abord de savoir si l’ordre public sera respecté, si les soldats pourront à loisir déshonorer le drapeau et leur uniforme, si l’appel à l’émeute pourra se faire impunément.C’est contre Bourassa que l’on a manifesté, hier, ce pourra être demain — si les autorités n’accomplissent pas leur devoir de répression — contre tes chefs mêmes du gouvernement de ce pays.*• * * Les journaux qui sont, par leurs excitations prolongées, les premiers responsables du désordre cherchent à faire croire que c’est le refus de faire honneur au drapeau britannique qui a été la cause réelle du tapage.Il est clair que l’affaire du drapeau avait été inventée pour donner à l’incident cette couleur, mais les organisateurs de l'émeute avaient oublié un détail, si soigneusement machinée que fût la scène de désordre : C’est que, pour atteindre leur fin, il aurait fallu que leurs voyous gardassent quelque semblant de décence jusqu’au moment psychologique.Or, il y avait plus d'une demi-heure que l’on hurlait — chants patriotiques et cris d’animaux — lorsque M.Bourassa, au milieu d’un tapage assourdissant, prit la parole.11 y avait plus de vingt minutes qu’il lisait son discours au milieu de ce vacarme lorsqu avec des allures de valet de chiens qui menace une meute, un soldat de Sa Majesté vint lui intimer l’ordre de “ brandir ie drapeau ” ; et il y avait pins de dix minutes que ce même drapeau, brandi au bout des cannes, servait d’excitation au désordre.Que les auteurs responsables du scandale aient donc le courage de leurs actes : La manifestation Je l’autre soir a été méthodiquement préparée par les excitations des journaux, par les circulaires qui provoquaient aux voies de fait et à la destruction de la propriété ; elle a été soigneusement organisée par un certain nombre de fanatiques qui n’ont pas plus hésité devant le faux — la fabrication de billets forgés — que devant la provocation à l’émeute.Brandir le drapeau dans de pareilles circonstances, au milieu des insultes et sous les menaces, c'eut été de la part de M.Bourassa, une abdication et une déchéance.S’il l’avait fait, on aurait simplement crié que le “ traître ” avait eu peur et l’on se serait cru le droit de le mépriser.Mais les voyous avec ou sans uniforme qui.au nom de 1’“ Entente Cordiale ” sans doute, huaient la “ Marseillaise ”, avaient compté sans leur hôte.Orner HEROUX.LA GUERRE Nouvelles rares, mais rassurantes, du côté de France et de Belgique.Du côté russe, nouvelles assez alarmantes, car elle indiquent que, pendant presque tout l’hiver, à la tournure que prennent les événements, les troupes allemandes tiendront, en Pologne, la Russie sur la défensive.VARSOVIE ?J.es dépêches de dernière heure indiquent que l’offensive allemande, en Pologne, se fait de plus en plus entreprenante.C’est ainsi que, hier, un Zeppelin a plané au-dessus de Varsovie même, et y a lancé des bombes qui ont tué une centaine de personnes et causé des dommages considérables.A l’heure actuelle, selon les câblogrammes, il se livre une grande bataille dans le voisinage de Varsovie.Les Russes ont dû retraiter au-delà de la rivière Bzu-ra, Lowicz est occupé par les Allemands et on se bat à trente milles à peine de Varsovie même.Les Allemands n’ont pu encore passer au-delà de la Vistule et les Russes leur résistent avec vigueur.Ils sont toutefois incertains de l’issue du combat.Car, lors de la première marche allemande à travers la Pologne, les armées du Kaiser se rendirent à quelques milles de Varsovie et durent ensuite reculer devant l’avance russe, formidable par le nombre et bien protégée de tous côtés.Ceci pourrait bien encore arriver.La tactique austro-allemande semble maintenant être de libérer le territoire des deux nations coalisées, de tenir le Russe sur la défensive, au moyen de troupes de réserve allemandes et de dégager ainsi trente corps d’armée qui seraient expédiés en Belgique et dans le nord de la France, afin de tenter une nouvelle offensive de ce côté, pour retarder les progrès des Alliés et même les enrayer.Elle est extrêmement audacieuse et, au dire des experts, elle ne saurait réussir, à moins de lourdes erreurs de la part des stratégistes russes.Entretemps, les Russes poursuivent leurs opérations dans la Prusse de l’est et du côté de la Galicie, devant Przemysl et aux alentours de Cracovie, comme si de rien n’était.Dans la Flandre, les mouvements des Alliés se continuent sous une pluie torrentielle, qui dure depuis aii delà d’une semaine, rapportent les correspondants militaires de cette région.En dépit de toutes leurs tentatives, les Allemands sont obligés de céder, kilomètre par kilomètre.Les bouter hors de Belgique sera long, disent les dépêches, et il n’est pas probable que cela se fasse avant quatre ou cinq autres mois.Des délégués des provinces belges, réunis ces jours-ci en une sorte de parlement provisoire, sous l’autorité allemand^, ont dû s’engager à verser une indemnité de 96 millions au trésor allemand, par versements mensuels répartis sur la durée d’une année.Il est assez douteux qu’un pays ruiné et pressuré comme l’est actuellement la Belgique puisse trouver tout cet argent, pour le verser à l’envahisseur qui l’a mis dans une telle situation-', après moins de 5 mois de guerre.En France, les opérations militaires contre les Allemands se poursuivent sans succès pour ceux-ci.Demain, les Chambres se réunissent, au Palais-Bourbon, pour une brève session, — 3 jours, — et devront voter les six-douzièmes d’un budget provisoire, pour fins de guerre, et adp-ter différentes autres mesures que nécessite la situation actuelle, DANS L’EMPIRE GILLET nu soin.PETITS HEROS BILINGUES LA guerre: La Grande-Bretagne se remet de l’émoi que lui a causé le bombardement de Scarborough, de Grimsby et de Hartlepool.11 est rumeur, dans le public, que les Allemands préparent d’autres raids analogues, sur maints points du littoral de la mer du Nord, en se servant de Bru-ges-sur-mer (Zeebrugge) comme base d’opérations.Les escadres britanniques dé la mer du Nord sont au guet, afin de déjouer les nrojets allemands.Il reste à savoir si elles seront plus heureuses que lors du premier raid allemand, fait à la faveur d’une épais brouillard qui, au dire des équipages des navires anglais lancés à la poursuite de l’ennemi, cette fois, voilà la fuite des croiseurs teutons vers la haute mer, une fois le coup fait.Au Canada, les journaux discutent de l’opportunité d’envoyer les régiments du premier corps expéditionnaire canadien au feu, en Belgique et, pour la plupart, expriment leur étonnement qu'ils n’y soient pas encore.A quoi d’autres ripostent que lord Kitchener doit connaître un peu mieux que les critiques amateurs des bureaux de rédaction ce qu’il doit faire.Et cela ne manque pas de sens.Georges PELLETIER.BROCHURE FRANÇAISE L’usage du français se répand malgré tout dans l’Ontario.On nous adresse une brochure descriptive de la fournaise King fabriquée par la Steele & Radiation de Toronto et Sainte-Catherine, exclusivement en français.Cette édition est évidemment destinée à la clientèle de la province de Québec.C’est une marque d’attention qui mérite d’être notée.On nous dit que c’est la première fois qu’un catalogue de ce genre est publié en français par une maison anglaise.Raison de plus de l’en féliciter.Et souhaitons que cela serve de leçon au Canadien-français de Montréal qui met des betteraves en conserve sous une étiquette exclusivement anglaise: Beets put up by, etc.J.D.A/, le sénateur Beleouvt nous exposera ee soir sous toutes ses faces le cas de conscience national qu’est pour nous la question scolaire de l’Ontario.Question brûlante et qui s’impose impérieusement à notre attention.Au surplus, le conférencier est des mieux qualifiés pour diriger avec tout le tact et la science désirables cet examen de conscience; et nous sommes assurés d’avariée de trouver dam ses paroles la plus complète documentation et de sages et précises conclusions.Quant à la salle, elle sera, il n’en faut pas douter, remplie jusqu'au faite; on n'a jamais fait appel en vain au patriotisme agissant des nôtres de la métropole.Je regretterai cependant qu’il n’ait pas été possible au comité organisateur d’illustrer cette belle conférence à la façon parisienne, c’est-à-dire d’amener sur l’estrade toute une classe de ces écoles bilingues que nos ennemis calomnient sans les connaître, et dont peu des nôtres, même, ont eu /’occasion de voir de près te bon fonctionnement et les étonnants résultats.J’ai eu cette bonne fortune, Tan dernier, à Ottawa.Comment rendre le charme touchant d’une salle ornée d’images pieuses et remplie d’une trentaine de petits enfants de 6 à 10 ans environ, lisant, calculant, priant et chantant, en anglais et en français?Le rév.P.Charlebois, O.M.L, heurta du doigt la porte vitrée et nous présenta à la bonne religieuse et aux petits enfants, qui s’étaient levés spontanément à notre arrivée.Nous fûmes invités à les questionner, en français ou ru anglais, d l’aide des livres fournis vur l’institutrice; mais nous préférâmes lui laisser ce.soin; on n’est pas toujours prêt à improviser un problème d’arithmétique, même élémentaire, ou à poser pertinemment ime\ question de catéchisme ou de géo- ¦ graphie.La bonne Soeur, heureusement, s’tj entendait A merveille.\ Mais la vraie merveille, c’était d’entendre ces bambins répondre avec aplomb, et surtout avec une maitrise de la langue anglaise, une perfection dans TAccentuation qui 1 m’étonnait jusqu’à l’inquiétude.“C’est admirable, me disais-je, mais ces enfants sont certainement an-glifiés; ils parlent trop bien l’anglais pour ne pas avoir un peu négligé le français; de plus, U me paraît évident, par cette perfection dans l’accent, que plusieurs de ces enfants sont nés de mariages mixtes, de parents dont l’un au moins est anglais.” Erreur profonde, et miracle de l’école bilingue! On se mit à les questionner en français.De vrais petits “poil-aux-pattes”, parlant français mieux que moi, sans la moindre trace d’accent étranger.Et renseignés, et bavards, et pleins d’une confiance souriante, et justifiée dans leurs jeunes mémoires.Que mon confrère, M.Denault, me pardonne cette indiscrétion : aussi ému et charmé que moi, il voulut bien réciter des vers vibrants de Dérouiède.; bambins et bambines écoutèrent religieusement.Puis on les fit chanter, Ions ensemble.Graves petits Canadiens! N’auriez-vous pas eu, comme nous, envie de les embrasser tous, ou de les combler de friandises, ou de leur donner grand congé?Mais l’un de nous demandait, à la petite foule attentive: —Si AL l'inspecteur venait, qu’est-ce que vous feriez?La réponse fut unanime et instantanée; et toute la vaillance française passa dans le son clair de ces petites voix juvéniles et décidées: —On s’en irait! * * * Partez-nous-en ce soir, sénateur, et vous aussi, M.Charron, de vos braves petits enfants d’Ontario.Nous les aimons déjà; de quel message vous ont-ils chargés, et que demandent-ils que nous fassions pour eux?Ils ont bien mérité, de la patrie; il n’est rien que nous puissions leur refuser.Robert VAL.L’OFFENSIVE DES ALLIES DEVIENT DE PLUS EN PLUS VIGOUREUSE EN BELGIQUE La férocité des combats va croissant.— Les Français délogent l’ennemi de ses tranchées après une rade attaque au sud-est de la Basset.— Middlekerke n’est pas encore reprise, mais on assure que les Teutons ont évacué Dixmude.— La flotte alliée continue à harasser les Allemands sur la côte.Un correspondant allemand admet que ses compatriotes ne peuvent pas avancer sur le canal de l’Yser.-Guillaume, rétabli, part pour le front avec ses ministres.UNE TRIPLE ALLIANCE SCANDINAVE SE FORME M.ARMAND LAVERGNE M.Armand Lavergne donnera au cours de janvier prochain une conférence à Ottawa.Il y parlera des droits de la langue française.Ce soir, M.Lavergne assistera à la réunion du Monument National, en faveur des écoles ontariennes.MGR LANGEVIN On apprendra avec joie que la santé de Mgr l’Archevêque de Saint-Bonifacc s’améliore très sensiblement.Nous en avons reçu l’assurance de la source la plus autorisée.POUR LES MALADES DE L’HOPITAL NOTRE-DAME Les dames patronnasses de l’hôpital Nolre-iDame font appel à la bienveillante charité des amis de l’oeuvre et les prient de vouloir bien contribuer soit au menu du dîner de Noël, soit au menu du dîner du Premier de l’an des pauvres malades.Toute contribution en argent ou en provisions sera reçue avec la plus vive gratitude.On est prié de joindre à chaque envoi, une carte portant exactement le nom et l’adresse du donateur.MGR BEGIN AUX TROIS-RIVIERES Les Trois-Rivières, 21.— (Service particulier).— 11 est décidé que Son Eminence le cardinal Bégin visitera notre ville vers la fin de janvier, probablement le dernier dimanche de janvier.(Spécial an Devoir) Paris, 21.'— A la reprise d’une féroce attaque contre les positions ennemies, les Français ont pris deux nouvelles lignes de tranchées aujourd’hui, au sud-est de la Bassée.La férocité des combats dans les Flandres et dans le nord de la France va croissant.On annonce catégoriquement que Middlekerke n’a pas encore été capturée, mais les opérations au nord de Nieuport se développent d’une façon satisfaisante.On répète de nouveau que les Teutons ont évacué Dixmude.* # * Londres, 21.— Une dépêche d’Amsterdam cite comme suit une dépêche du correspondant du Telegraaf à Sluis: “Une dépêche mande que de violents engagements continuent sur l’Yser.Les canons de la flotte font des ravages parmi les rangs allemands.Des trains remplis de blessés entrent à Bruges.La plupart de ces trains s’en vont vers l'est.“Les Alliés n’ont pas occupé Roulers, mais les combats sont très vifs entre Ypres et Dixmude.” * * ¦* Londres, 21.— Le correspondant du Daily News à Rotterdam dit: “Le correspondant de guerre du Berliner Tagelblatt est absolument franc relativement à la position des Allemands sur J’Yser.“Sur le canal de l’Yser, dit-il, dans son dernier message, je suis convaincu que nous ne pouvons pas avancer à cause des inondations et des marais, et pour la même raison les Alliés ne peuvent pas faire grand’chose.“Je me rends compte que les engagements dans le nord de la France subissent maintenant une accalmie.” GUILLAUME SUR LE FRONT DE BATAILLE Amsterdam, 21.— Des rapports de Berlin disent que les ministres de la marine, de la guerre et des affaires étrangères accompagnent le Kaiser qui vient de partir pour le front de bataille.NOUVELLE TRIPLE ALLIANCE Petrograd, 21.— La presse russe est convaincue que l’on peut annoncer comme formée la Triple Alliance entre les rois Haakon, Gustave et Christian, à la'suite de la conférence qui a eu lieu au cours de la semaine dernière dans la ville de Malmoe, Suède.La presse de ces trois pays exprime l’opinion qu’une telle alliance ne peut être un danger pour la Russie; car cette entente entre les puissances Scandinaves est de nature à faire disparaître les appréhensions au sujet de la sympathie pro-allemande de la Suède.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 21 (2.57).— Communiqué officiel de cet après-midi: “La journée d’hier n’amena rien de bien important en Belgique.Seulement nous avons gagné quelque peu de terrain dans la région de Lombarertzyde et de Saint-Georges, et à un point situé au sud-est de l’auberge de Kertaker, au sud-est de Bixchoote, et avons occupé quelques maisons à Wartelm, au sud de Zillbeke, et l’ennemi a bombardé l’hôpital d’Ypres.“Entre la Lys et l’Aisne, nous avons occupé une forêt près de la route reliant Noulettcs et Souches.Nous nous sommes aussi emparés de toute la première ligne des tranchées allemandes entre grand’route et les premières maisons de Notre-Dame de Lorette, au sud-ouest de Loos.L’ennemi a bombardé Arras.“Notre artillerie lourde réduisit au silence à maintes reprises l'artillerie ennemie au nord de Garney, qui est situé à l’est d’Albert.Elle démolit aussi les retranchements teutons, et fit culbuter 2 canons d’une batterie établie dans le voisinage de Earn, au sud-est de Garney.L’artillerie lourde remporta aussi un avantage marqué dans la région de l’Aisne et de Reims.“Dans la Champagne, dans la région de Brosnes, de Perthes et de Beauséjour, et dans l'Argonne, nous avons gagné du terrain sur toute la ligne d’une façon appréciable, surtout au nord-est de Beauséjour, où nous avons pris et occupé 1,200 verges des tranchées ennemies.Dans la forêt de La Gruerie, nous avons fait exploser 4 mines et avons occupé le terrain ainsi gagné.“Entre l’Argonne et la Meuse, nous nous sommes avancés sur toute la ligne, surtout dans la région de Varennes, où nous avons laissé en arrière de nous, à une distance de 500 verges, le ruisseau de Cheppes, et dans la région de GercourUBethincourt.( “Sur la rive gauche de la Meuse, nous avons gagné du terrain à La-croupe; à un point situé à 3 kilomètres au nord-ouest de Brabant, et dans la forêt de Consenvoye.Finalement, sur les hauteurs de la Meuse, nous avons gagné légèrement du terrain dans la forêt des Chevaliers, au nord-est du fort de Coyon.TURCS REPOUSSES PAR LES RUSSES.: qui avaient concentré des forces | consiérables dans la direction de Van, sont tournés en notre faveur.Petrograd, 20.— Un communiqué Nous avons repoussés les attaques officiel publié par Télal-niajor russe de l’ennemi prés du village de Àla-dc l’armée du Caucase, dit: goez, où les Turcs ont eu un grand “Les engagements avec les Turcs nombre de tués LA SITUATION VUE Dt LONDRES Londres, 21.— A en juger par les récentes dépêches de Berlin et de Petrograd, la grande bataille livrée a l’ouest de Varsovie n’est pas encore terminée.Les experts militaires pensent qu il faut accueillir avec réserve les assertions du général Hindenberg, qui prétend avoir remporté un avantage marqué sur les Russes.Il en ailla de même au sujet de la prétendue victoire écrasante des Moscovites à Lodz.L’armée allemande, commandée par le général Hinden-berg s’est avancée constamment du côté de Varsovie, mais les Russes en se repliant, semblent avoir occupé de très fortes positions.Nonobstant le fait que les envahisseurs se trouvent à moins de deux ou trois jours de Varsovie, il y a tout lieu de croire qu’il se livrera de vifs combats avant que.la nouvelle tentative des Allemands échoue et réussisse.Le long de la frontière sud de la Prusse orientale les Russes prétendent qu’ils prennent l’offensive, mais plus au sud, dans le sud de la Pologne et en Galicie les armées austro-allemandes assurent qu’elles balayent les Moscovites devant elles.De plus elles répètent qu’elles ont rejeté tous les Russes hors de la Galicie occidentale.Cela signifie que le long siège de Cracovie a été levé.Si ce mouvement d’offensive se poursuit, la garnison de Przo-mys! assiégée depuis le commencement de la guerre, pourra recevoir des secours.Le vigoureux mouvement d’offensive des Autrichiens dans cette région a nécessité le retrait de force troupes faisant auparavant des opérations contre les Serbes.Des indices attestent que les ennemis renonceront pour quelque temps à écraser les Serbes.Le Kaiser s’est tellement bien, rétabli qu'il retourne à la ligne de front, où il passera la Noël.Les rapports d’Allemagne ne disent pas si c’est dans l’est ou dans l’ouest.Mais des rapports précédents de Berlin font croire qu’ils s’est rendu en Belgique.Le spectacle sera moins intéressant pour lui que dans l’est.Car sauf à l’extrémité nord de la ligne où les alliés prennent l’offensive, les opérations tiennent de la nature d’un siège.Un voyageur éminent, sujet d’un Eays neutre, de retour de Berlin à ondres, ce matin, déclare que les Teutons ne songent pas sérieusement à diriger un “raid” de Zeppelins en Angleterre.LA MALADIE DU KAISER.Paris, 21.— L’édition européenne du “Herald” publie ce qui suit: “Le diagnostic du “Herald” au sujet de la maladie du kaiser publié II y a une semaine est maintenant vérifié par les bulletins officiels.L’empereur a souffert d’influenza avec une pointe de broncho-pneumonia.On pouvait prévoir que cette maladie serait accompagne d’une dépression est connue en médecine sous !• parmi son entourage.Cette dépression est connue en médecins sous le nom de débilité nerveuse et la meilleure cure est le repos physique et mental.1'Il est peu probable que Guillaume s’y résigne.” LES DIFFICULTES ANGLO-AMERICAINES.Londres, 21.— Le “Times” en page de rédaction, discute les difficultés qui se sont élevées entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, relativement aux perquisitions opérées A bord des navires américains soupçonnés de faire de la contrebande.Il parle du fait que les Américains sc plaignent des retards injustifiables qu’on apporte à faire connaîtra le sort des cargaisons des navires saisis.Il.presse le gouvernement d’agir plus rondement.Ne manquez pas d’aller acclamer au Monument National les champions de la minorité ontarienne, MM.les sénateurs Belcourt et Landry, MM.Charron et Baril.v 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 21 DECEMBRE 1914 VOL- V.— No 29fc NOTRE DEVOIR “ QUELLE CONDUITE LES CAN A-DIENS-FRANÇAIS DE QUEBEC DOIVENT-ILS TENIR POUR AIDER LES CANADIENS-FRANÇAIS D’ONTARIO 7 ” M.Bourassa u donne à /’Etudiant Farlich- suivant: Permettez-inoi jJ’éljirgir la question : Quel est le devoir’ des Canadiens-français de Québec à l’égard des minorités françaises élans toutes les provinces anglaises ele la Confédération ?C’est de les aider, par tous les mejyens à notre disposition, à maintenir leurs droits e t à fortifier leurs positions.Ce devoir, l’histoire et la constitution nems l’enseignent ; le droit naturel, la conscience et I hon-neur national nous l’imposent ; notre intérêt même et notre propre •ubsistance nous y invitent.Le pacte fédéral a garanti aux minorités françaises ou anglaises l’exercice de leurs droits religieux, politiques et civils.Le droit à la langue, à son usage dans toutes les fonctions publiques, à son enseignement dans toutes les écoles primaires, secondaires et supérieures subventionnées par l’Etat, constitue l'un ues droits civils et politiques les plus importants.Pour la conservation d'une race, de sa mentalité et de son génie propre, c’est le plus essentiel des droits à la vie.C’est aussi pour nous l’appui humain le plus solide de notre foi et de nos traditions familiales.Ce principe fondamental du droit des gens et de notre propre corsti-tution n’est pleinement reconnu et appliqué que dans la province de Québec.Seule la minorité anglo-pio-testante de notre province française jouit sans conteste de la plénitude tie ses prérogatives à cet égard.Dans toutes tes provinces anglaises, les Canadiens-français doivent se contenter d’un minimum d’enseignement et d’usage de la langue, ou d’un régime de tolérance, dont IVfti-< acité dépend principalement de leur force numérique locale.Dans l’Ontario, comme, du reste, dans toutes les autres provinces anglaises, la minorité française n’a jamais eu l’avantage d’un enseigne-un eut complet de sa langue depuis la base jusqu’au sommet du régime scolaire.Les pouvoirs publics l’ont systématiquement privée de toute école normale et de tout enseignement pédagogique propre à lui assurer un corps enseignant parfaitement préparé à répondre aux exigences de la situation.Sans le dévouement in lassable des instituteurs congréganistes, hommes et femmes, il y a beau temps que l’enseignement du fiançais aurait totalement disparu de cette province.Ce régime scolaire osl condamné par les autorités pédagogiques de tous les pays civilisés où se parlent et s’enseignent plus d’une langue maternelle.Il a naturellement produit des lacunes et des défectuosités.Au lieu d'y apporter le vrai remède en corrigeant son système suranné, le gouvernement de l’Ontario, en haine du français, a entrepris d’abolir virtuellement l;es derniers vestiges de la langue française à l’école — l’une des deux langues officielles de la Confédération ! Il impose aux Canadiens-français de l’Ontario un régime scolaire plus barbare el plus stupide tpie celui que les Uhlans prussiens ont fait subir aux Alsaciens-Lorrains de langue française.Les Canadiens-français du Québec vont-ils laisser perpétrer ce régime de tyrannie ?Ont-ils le droit et le pouvoir de le combattre efica-cement ?Oui, sans aucun doute.Dans l'esprit des Pères de la Confédération, la province de Québec devait être la tutrice naturelle des minorités françaises et catholiques des autres provinces.C’est le rôle que Cartier lui-même lui avait tracé : rôle noble et fécond, pourvu qu’elle sache le remplir avec courage, énergie et persévérance.Malheureusement, mous n’avons guère répondu à cette vocation nationale.Quel appui réel avons-nous donné aux Acadiens du Nouveau-Brunswick ?N’avons-nous pas acclamé et couvert de Heurs nos propres transfuges qui ont aboli ou laissé abolir la langue française dans le Manitoba l’Alberta et la Saskatchewan '?Allons-nous maintenant rester indifférents au cri de détresse de nos compatriotes de l’Ontario ?Ne nous y méprenons point : si, dans notre lâche égoï.nue, nous persistons à nous désintéresser du sort îles minorités françaises du Canada anglais, la marée montante do l'anglicisation fanatique et stupide ne tardera nas à nous envahir et à ions kubmerger dans notre propre rés rve jtlc Québec.SENTENCES AUXASSISES UN ITALIEN ET UN RUSSE COUPABLES D’HOMICIDE SONT CONDAMNES CHACUN A VINGT ANS DE BAGNE.— AUTRES CONDAMNATIONS.“La société est décidée à mettre fin aux nombreuses agressions, la plupart du temps commises par des étrangers qui arrivent au pays avec l’idée que toutes les violences leurs sont permises.” C’est après cette déclaration qu’hier matin, M.le juge Saint-Pierre, présidant en cour d’Assises, condamna l’italien Angelo Maglobüe, coupable d’avoir causé la mort d’Arthur Leduc, à vingt ans de détention au pénitencier de Saint-Vincent de Paul.Le meurtrier qui s’était reconnu coupable d’homicide involontaire éclata en sanglots en entendant cette sentence.Le drame donl il fut le triste héros se déroula il y a quelques mois, en pleine rue Saint-Jacques.Une femme allait être frappée par Maglovite quand Arthur Leduc qui passait intervint; Maglovite furieux lui donna un coup de couteau mortel et il fui quelques jours plus tard arrêté.^ Après ce condamné, vint un russe, Todor Atesentchuck, coupable, lui aussi, d’avoir causé la mort d’un homme, un compatriote, du nom de Demitro Sembo, au cours d’une querelle.fl fut comme Maglovite condamné à vingt ans de pénitencier.L’affaire qui l’amena sûr le banc (les Assises s’etait déroulé à Lachine, comme on le sait, il y a quelques mois.Le russe prit te chemin des cellules en protestant de son innocence, Un cambrioleur, Alfred Goulet, yinl ensuite recevoir sa sentence.11 implora la clémence du tribunal, disant qu’il se faisait vieux et que si “une chance” lui était donnée, il .s’amenderait.M.le juge Saint-Pierre répondit que pour son malheur, Goulet était un récidiviste et qu’il fallait lui enlever pour longtemps toutes occasions de retourner dans la voie du crime.Il le condamne à dix ans de bagne.Goulet s’était avoué coupable du cambriolage commis à la maison de M.' J.E.Fournier, rue Laval, l’été dernier, alors que ce dernier était absent à la campagne.Le juge distribua ensuite pour de moindres délits, de moindres peines: —Samuel Jouas, un vieil hébreu trouvé coupable d'avoir fraudé ses créanciers, un an de prison.“Vous ayez réparé le mal que vous avez fait, dit le tribunal, en donnant des garanties à vos créanciers après avoir été arrêté, mais vous irez en prison afin que nul n'ignore qu’il ne suffit pas de rembourser pour être quitte avec la justice.” —Joseph Smith, vol au détriment de son patron, trois mois.—Daniel West, de Toronto, vol sur la personne, un an.—Hugh Chappel, abus de confiance.trois mois.Trois autres prisonniers trouvés coupables au cours de la dernière session des Assises, bénéficièrent d’une sentence suspendue; le tribunal tint compte du fait qu’ils avaient un casier judiciaire vierge et qu’ils avaient passé un temps plus ou moins long en prison en attendant leur procès.Ces heureux sont: Frank Barnes et William Langley, vol de charbon; Jules Beauvais, agression sur une jeune fille; Wilfrid Ladouceur, dommages à la propriété d’autrui.La cour après avoir appelé vainement Arthur Marsil, coupable d’homicide involontaire, s’ajourna à lundi.Le Ministère Public déclara être d’opinion qu'un malentendu avait sans doute empêché Marsil d’être présent.Son cas est, parait-il, peu grave.A SAINT-JEAN TROIS MILLE PERSONNES SONT ALLEES, HIER, VISITER LES CASERNES, OU LE 22e REGIMENT 1ST CANTONNE.Dimanche ensoleillé mais froid.La foule se masse aux barrières de la gare Bonuvenlurc et attend anxieusement le signal du départ.Une heure 10.Trois mille excursionniste;, la plupart ouvriers et bourgeois, s’entassent dans les wagons de première.Les clairons des clubs de raquet-teurs de l’ile de Montréal jouent des marches militaires, tous les membres, costumés bleu, blanc, rouge, arrivent au pas militaire, chauéés de mocassins.TRIBUNAUX CIVILS Le triomphe et le maintien des droits de chacune des minorités françaises dans tes provinces anglaises constituent la base ‘t la peulc garantie véritable des droits de la province de Québec, dans ta Confédération.Nous sommes donc rigoureuse-ïnent tenus, dans notre propre inté-lèt, comme en honneur et en coas-jcience, de venir en aide à nos com- Sjatriotes de l'Ontario.C’est la •ause a plus juste à laquelle nous puissions nous attacher en ce moment.C’est le devoir national le plus rigoureux et le plus pressant ç|Ui s’impose à notre attention et «pii appelle notre action immédiate.Ce devoir, nous devons l'accomplir par tous les moyens possibles et dans toutes les sphères d’action.Nous devons fournir à l’héroïque minorité ontarienne les moyens pécuniaires de porter sa cause jusqu'au pied du Trône et de poursuivre son travail de propagande afin d’éclairer l'opinion publique, anglaise comme fr m-çaise, sur l’inanité du régime odieux qu’elle subit.Nous devons également l’aider dans son oeuvre de propagande par la parole, par la plume et par tous les moyens d'agitation constitutionnelle qui sont la prérogative essentielle de tous les sujets britanniques.Henri BOURASSA.Pour avoir enlevé un perron, au cours de travaux de réparations d’un trottoir et occasionné un accident, la ville de Montréal a été condamnée, par te juge Lane, à payer, samedi, $1.17 de dommages à Mme Elizabeth Bowden.Celle-ci sortait ., l.td, vs Napoléon I .a ch H -PeJ'é et (il.I.e SOème jour de décembre (•'.¦L, « dix lieurcs de l'uwint-uddl, mi domicile de I'm) des défendeurs, .fosenh l.n elinnelle, au \o ZN1 rue Merrier, en In cité de Montréal, seront vendus pur autorité de Justice les biens et effets du dit défendeur, salais en cette cause, consistant en un enf- | fre-fort, pupitre, ete.Conditions : argent comptant.Antoine l.aplerre.H C.S.Mouré»I.21 décembre tint.^ de celles-ci, pour peut être convenable ou jugée utile par "lu compagnie, et en particulier la totalité ou partie d’actions, debentures, stocks, obligations ou garanties de toute autre compagnie : (f) Pour acquérir par achat, bail ou autrement, ou pour roprendre le commerce, en tout ou en partie, les propriétés ou garanties de toute personne ou compagnie faisant un commerce que cette compagnie est autorisée de faire, ou pour acquérir une propriété convenable pour !e but de cette compagnie ; (g) Pour amalgamer la participation aux profits, l’uni fi cation des Intérêts, la coopération, les concessions réciproques el autres, ou prendre des arrangements à ce sujet avec des personnes on compagnies, faisant ou sur le point de faire un commerce ou des transactions semblables à ceux de cette compagnie ; pour traiter ou continuer toute affaire ou transaction pouvant être directement ou indirectement profitable à la dite compagnie, emprunter de l’argent pour garantrr le contrat ou nmre-tnent aider telle personne ou telle compagnie et pour acheté!' pu acquérir autrement les actions et garanties de telle personne ou compagnie, et pour vendre, garder, émettre de nouveau avec ou sans garantie ou disposer autrement de ces actions ou garanties ; (h) Pour émettre et répartir (les actions complètement libérées de la compagnie en payement complet ou en payement partiel de tout commerce, franchise, entreprise, droits, pouvoirs, privilèges, baux, licences, contrats, immeubles, capitaux, obligations et débentures nu toute autre propriété ou droits que ia dite Compagnie peut acquérir suivant les pouvoirs lui conférés par les présentes, travaux exécutés et services rendus : (I) Pour placer et disposer de i’argent et de l'actif de la compagnie de temps i» antre, d’après l’avis des direc-teurs par l'achat d’immeubles ou autres propriétés, d’obligations, débentures, valeurs immobilières, actions ou autres garanties de gouvernements ou corps Incorpores, de municipalités, de commissions scolaires, ou banques è charte ou d’autres compagnies dûment Incorporées, nonobstant tes prévisions de la section 4L des Lois des compagnies ; (j) Pour distribuer en espèces toute propriété immuable de la compagnie et en particulier les artions, debentures ou garanties d’autres compagnies appartenant è cette compagnie ou dont la compagnie a le droit de disposer ; 1 kl Pour s’occuper de toutes («t certaines des affaires sus-mentionnées, soit comme principaux intéressés, agents et représentants : (1> Pour tout ce qui précède, foire tout ce qui est utile et nécessaire.La compagnie exercera son industrie par tout le Canada et ailleurs sous le nom do “C.hambly Manufacturers, Limited”, avec un capital-actions de deux cent mille dollars, divisé en 2,0(10 actions de cent dollars chacune, et le principal lieu d'affaires de la dite compagnie sera en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Daté du bureau du Secrétaire d’Etat du Canada, ce 17èmo Jour de décembre 1914.THOMAS MULVEY.Sous-secrétaire d’Ktat.PROVINCE DE QUEBEC, distrirt de Montréal.dans la Cour de Circuit du District de Montréal, No 29039.Munderloh and Company.Limited, corps politique et incorporé, ayant sa principale place d affaires il Montréal, district de Montréal, demanderesse, vs J.A.Stevenson, ci-devant de Montréal-Ouest, district de Montréal, et maintenant de lieux Inconnus, défendeur.IL EST ORDONNE au défendeur de ooin-porattre dans le mots.Montréal.IR décembre 1911.(Par ordre) S.K.MEUNIER, député-greffier de la dite Cour.LAMOTHE.(1ADBOIS ET NANTEL, procureurs de Ta de-munderesse.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit.No 21991.Kearney Bros., de Montréal, demandeur, vs M.Lieif-man, de la même place, défendeur.Le 30e Jour de décembre 1914.à dix heures de l’«vant-inidi, aux domicile et place (l’affairée du dit défendeur, au No ifei boulevard Saint-lmurent, en lu cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les bien» et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en une vitrine, une glacière, rtc.Conditions : argent comptant, j.X.PmijiihJC C^S^JVtotltrésl.21 décembre 1914 PROVINCE DK QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit, No 19478.Isidore Messier, demandeur, vs A.A.Sharpe, défen-drur.Le illème jour de décembre 1914, è deux heures de l'aprés-midi.au domicile du dll défendeur, au No 219.‘> rue Hutchison, en la cité de Montréal, sériait vendus par autorité de Justice les bieais el effets du dit défendeur.saisis en cette cause, eonsistant en meubles de ménage, un piano, etc Conditions : argent comptant.1 R.Trudeau, II.e v Mon t réel.21 décembre 1914.PETITES ANNONCES SITUATIONS "VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans.Quelque semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent, Montréal.Propriétés à vendre ALEXANDRE DUPUIS Courtier en Immeubles et Assurances, possède une belle liste de propriétés résidentielles et commerciales, terrains vacants, terres et propriétés de revenus, à vendre et à échanger.Affaires et informations sollicitées.Main 7513, No 17, Côte Place d’Arines, près Craig.__ A VENDRE Cheval bai, 5 ans, sain, gros train, peur de rien, sleigh Sainte-Catherine faite à la main, Taillefer.Buggy piano box, en bloc ou séparément, 82 Agnès, Saint-Henri.294-6 A VENDRE Un engin à gaz Campbell, eom- Elet, de 25 forces chevaux, en très on ordre.Bon marché pour prompt acheteur.Conditions faciles.S’adresser à Chs.Langlois, 241, rue Sanit-Paul.1 sem-' PIANO A VENDRE Occasion.Bon piano carré, 7Vi octaves.Prix, $75.00.Téléphone Est 198.TERRAIN A VENDRE Trois terrains, situés en face des Rapides de Lachine,, dans Bronx Park, sur ta 4ème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendre bon marché.S’adresser à 681 Ave.Papi-neau.TERRAINS A VENDRE 2 terrains 25 x 100.Rue Sainte-Catherine, Viauvitle, Troisième lot de la 1ère Avenue, à très bonnes conditions.S’adresser, Tét.West 3032.ARGENT A PRETER ARGENT A PRETER.Nous réglerons toutes vos dettes.Vous transigez seulement avec nous, paiements faciles, sans intérêts; 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Main 7305; résidence: Saint-Louis 2707.JAMBES_DE BOIS (De notre correioonHanl) Québec, 21.— Sur tes instances de 1 hbn.juge McCorkill, le ministre de la Milice a résolu de faire fournir par sou département deux jambes artificielles au soldat Stevenson, de Toronto, qui a eu les jambes amputées à la suite d’un accident de chemin de fer avant le départ du premier contingent pour I Angleterre.Stevenson est encore à l'hôpital militaire de cette ville où il sc remet lentement de l'accident dont il a été victime.Dr J.-W.ROCHETTE CHIRURGIEN-DENTISTE rat installé au Coin MONT-ROYAL et CHAMBORD MONTREAL.Heures de bureau : 8 a.m.,-à 9 p.Tél.Saint-Louli 3732.INGENIEURS CIVILS HURTUBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jacquee.TELEPHONES : Bureau: Main 7918.Réaidanee: St-Louis 2148 H O T EU LS Hotel Riendeau Limitée WILF.GERVAIS, Préa.Tréa.P.A.SAMSON, Vlce-Préa.-Soc.Le Rendez-Vous des Canadiens-Français.88-80 Place Jacquea-Cartier, Montréal.VOS VITRES ONT BESOL D’ETRE LAVEt.S Avant les froids.Téléphonez Main 1203.NEW YORK WINDSOR CLEANIN' COMPANY Bureau, 40 rue des Jurés.Appel du soir: Saint-Louis 7300. VOL.V.— No 298 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 21 DECEMBRE 1914 LES ALLEMANDS S’AVANCENT VERS VARSOVIE RUSSIE L’ARMEE ALLEMANDE S’EMPARE DE LOWICZ Le feld-maréchal von Hmdenberg dit que les pertes russes < sont énormes, mais il désapprouve les rapports fantaisistes publiés à Berlin.— La lutte pour la prise de Varsovie est commencée.— Les Russes ont reçu des renforts.Londres, 21.— L’armée du feld-maréehal Von Hindenburg, qui s’avance sur Varsovie sur une lon- fue étendue entre les rivières de la istule et de la Pilica, après avoir occupé Lowicz, vendredi dernier, a atteint les nouvelles positions russes, safnedi.Une grande bataille est engagée le long de cette ligne Songeant la rivière Hzura et se dirigeant vers le sud.* Les Russes se sont retires au-delà de la Bzura, détruisant les ponts derrière eux, et deux détachements allemands qui les avaient suivis sur un pont à demLbrùlé furent attaqués et annihilés, dit-on, et cinquante survivants fait., prisonniers.C’est là le prélude de la grande bataille autour de Varsovie, dont les Allemands sont à peine à trente milles de distance.Le feld-maréchal Von Hinden-berg, cependant, s’attend à une résistance énergique de la part de l’armée russe.Celle-ci a reçu de nombreux renforts et est protégée par la Vistule que les Allemands n’ont pu jusqu’ici franchir.Les Russes continuent leurs opérations contre la Prusse orientale comme si la capitale de la Pologne ÿ’était pas menacée et ils s’efforcent par des .contre-attaques de repousser les attaques austro-allemandes en Galicie.Une sortie autrichienne en force de Przemysl a échoué, dit le communiqué officiel russe, et là comme ailleurs, des prisonniers et des canons ont été pris.BULLETIN OFFICIEL Petrograd, 21.— Le communiqué officiel suivant a été publié samedi soir, aux quartiers-généraux de l’armée : Sur la rive droite de la Vistule, au nord de la Pologne, il n’y a eu aucun changement.Une tentative de l’ennemi pour s’avancer de la rive droite fie la Vistule jusque près de Dabrzyn a été repoussée par le feu de l’artillerie.L’ennemi a été forcé d’évacuer 1-Yomptement Une île qu’il avait occupée dans la Vistule.A cet endroit nous avons saisi plusieurs pontons.La bataille est commencée sur la rivière Bzura.Nous avons repoussé plusieurs attaques allemandes dans d’autres régions.Sur la rive gauche de la Vistule, il y eut de simples escarmouches d’avant-postes._ Dans l’ouest de la Galicie, sur la rive gauche du Donnaitz, au cours de la nuit du 17-18 décembre, nous avons fait 1,000 prisonniers, appartenant à une division allemande qui déjà avait livré combat dans cette région.ALLEMAGNE LA LIGNE RUSSE TIENTENCORE DEFAITE DE L’AILE DROITE DE L’ARMEE RUSSE ET ENTREE DES TEUTONS A LOWICZ APRES PLUSIEURS JOURS DE BATAILLE.— LA POURSUITE DES ENNEMIS.Une forte escouade détachée de la garnison de Przernysl a tenté d’ouvrir à la circulation la voie ferrée qui se trouve vers Bieroza et : allant vers le sud-ouest.Nos trou-1 pes sont ici engagées avec l’ennemi | dans des conditions favorables.j Petrograd, 21.— Le communiqué suivant de l’état-major général russe a été publié hier soir: Sur la rive gauche de la Vistule, en avant des rivières Bzura et Hawke, plusieurs rencontres ont eu lieu le 19 courant.Quelques-unes ont revêtu un caractère très violent.i Les compagnies allemandes qui ! avaient traversé la Bzura, près du village de Dakhova, sur un vieux pont à demi incendié, ont été immédiatement attaquées par nos trou-, pes et annihilées.De ce régiment, 50 hommes seulement sont restés que nous avons faits prisonniers.On rapporte aussi qu’un combat est engage dans la région d’Ofocz-ni, à l’est de Potrkow.Fn Galicie, la situation n’a pas subi de changements importants.A certains endroits nous avons livré des contre-attaques, fait quelques prisonniers et capturé des canons.Dans le district de Przemysl, les Autrichiens ont tenté une sortie en grand nombre.Le mouvement a été empêché et il eut pour résultat que nous prîmes ï’ennemi en flanc et que nous lui fîmes un grand nombre de prisonniers.UNE LEGION POLONAISE Varsovie, (Pologne russe), 21, (via Petrograd et Londres).— D’après un ordre du grand-duc Nicolas, une légion polonaise a été organisée.L’armée russe renferme plusieurs volontaires polonais, mais la légion projetée sera la première du genre qui soit absolument distincte et qui ait l’autorisation d’arborer le drapeau polonais.Quatre mille Polonais se sont enrôlés dans la légion et seront prêts à aller sur le front de bataille dans six semaines.LA FETE DU TSAR Petrograd, viâ Londres, 21.— La! célébration religieuse de l’anniver- ! saire de naissance de l’empereur Ni- ! colas a eu lieu hier, en l’absence de ce dernier qui n’a pu arriver à temps du champ de bataille du Caucase pour y participer.La cathédrale était remplie de hauts dignitaires de la cour, des membres du conseil impérial et du corps diplomatique, des représentants de la Douma, etc.Tous, suivant la coutume, sont restés debout durant les trois heures qu’a duré la cérémonie.FRANCE ET BELGIQUE LES ALLIES CONTINUENT D’AVANCER EN FLANDRE Les Allemands opposent une résistance opiniâtre aux troupes françaises, dont les progrès sont lents en dépit de F appui que leur donnent les navires de guerre.—Les Allemands ont l’avantage des positions fortifiées.LES RUSSES SONT OPTIMISTES r Petrograd, (Viâ Londres), 21.—Un général attaché à l’état-major russe, de retour récemment de la ligne de bataille fait une revue de la situation militaire aujourd’hui, d’un ton optimiste: “Nous sommes maintenant à la fin de la première période de la guerre.Elle s’est terminée, il faut l’avouer, par un léger recul vers TEst, mais sans avantage marqué pour les Allemands.“L’offensive allemande a commencé, lie centre s’étendant de Posen à Kalisk.Les armées du général Mac-kenzen et du général François se &ont avancées sur la rivière Bzura, «S*< upant des positions quasi en ligne droite de Plock à Piotrkow, en passant par Domitz et Lodz, où elles se fortifièrent.La division nord qui s’avança vers Ciechanow et Makow a été forcée de reculer jusqu’à la frontière.Les troupes austro-allemandes venant de Silésie se portèrent, du côté de Wolbrom et de Novo Radomsk, tandis que, plus au sud les Autrichiens s’avancaient sur la rivière Dujavec, avec l’intention de délivrer Cracovie.Au Sud-Ouest de Przemysl, une armée austro-hongroise a tenté de traverser les Carpathes, s’efforçant de dégager Przemysl et de délibérer la Galicie.“La position stratégique des lignes de chemins de fer permit aux Austro-Allemands de transporter leurs forces du nord au sud, de l’ouest a Aÿ’est, et vice-versa.Le nombre total des troupes Austro-Allemandes faisant face à la Russie est d’environ 1,600,000 hommes soit plus de quarante corps d’armée.“Le but actuel de l’ennemi est évidemment de s’emparer des forteresses de Kovno, Dvinsk et Grodno, en Lithuavie, et d’occuper la Pologne orientale jusqu’à Varsovie, tandis que les Autrichiens cherchent à reconquérir la Galicie, poussent au Nord, à Radom et à Lublin et veulent occuper la Pologne Méridionale.Si l’ennemi peut obtenir ce résultat et fortifier ensuite la ligne ainsi reprise, il en restera là.Il se contentera dès lors de rester partout sur la defensive de telle façon que Irente corps d’armée pourraient être transportés sur le théâtre oriental de la A guerre.“Ces ambitions ne peuvent être suivies de succès, parce que les Russes sont continuellement renforcés et que les positions maintenant occupées par eux, peuvent être beaucoup mieux défendues.^ “La région de Sochaczen, basse et ff' marécageuse est très facile à protéger.La température pluvieuse favo- | rise les Russes dans le creusage de ' leurs tranchées, tandis qu’elle brise l les chemins par où doivent passer les envahisseurs.“Après une courte accalmie dans cette région, la prochaine grande bataille se livrera, croit-on, autour de Cracovie et de Przemysl, tandis que d’autres attaques allemandes seront probablement livrées autour de Mla-wa, Suwalki et Wirballen.“La situation dans le Caucase n’a presque pas changé.Les Russes, à cet endroit, restent sur la défensive à cause de la température très froide.Les Turcs, en nombre, tentèrent une invasion le long de la route qui conduit d’Urumiah, dans la Perse Nord-Ouest, jusqu’à la rive de la mer Caspienne, à Baku, de là à Elizabethpol et à Tiflis.Leurs efforts de ce coté, ont été jusqu’ici sans succès.“Entre Kars et Eizeroum où les hostilités ont commencé, le combat a cessé.Le plan déjà formé par les Turcs de faire une descente en Crimée et ailleurs le long de la mer Noire, a été, ou bien abandonné, ou bien retardé dans son exécution.“Entre temps, la Russie se prépare à défendre sa ligne de la côte.La flotte turque, après avoir reparu à Batum, a disparu de nouveau.UNE OFFRE DES INGENIEURS ITALIENS Rome.21.— Des représentants de la Fédération Nationale des Ingé nieurs, en visite auprès du ministre de la Guerre Zupelli, lui ont offert les services de mille ingénieurs prêts à travailler pour la défense du pays.Le général Zupelli remercia les délégués et les assura qu’au cas de mobilisation leur offre serait acceptée et que ce corps si utile trouverait sûrement à être employé dans l’armée.POUR REGAILLARDIR LE KAISER Copenhague, 21.— De Berlin arrive la nouvelle que la santé du Kaiser s’est tellement améliorée que les médecins lui ont donné permission de sortir.Samedi l’empereur et l’impératrice ont visité l'hôpital de reserve de Potsdam.Le Kaiser semblait fatigué et a beaucoup vieilli depuis le commencement de la guerre.I Cependant les trois semaines passées en sa famille semblent avoir eu un [bon effet sur l’auguste malade.Pour éviter toute excitation au Kaiser les ! journaux allemands ont publié ex-i près des bulletins de victoire du 1 Iront oriental.Le raid allemand sur la côte anglaise aurait été fait dans le but de regaillardir Guillaume.Quartiers-généraux de l’armée de l’Est à Posen, viâ Berlin et Londres, 18 décembre, (dépêche retardée), 21.— Le feld-maréchal Von Hin-denberg a pris (a ville de Lowicz, en Pologne russe, hier, ayant défait l’aite droite de l’armée russe, après une bataille qui a duré plusieurs jours.La prise de Lowicz força les lignes russes à reculer.Les troupes du Tsar ont perdu 21 milles depuis la chute df Lodz et les Allemands sont maintenant à peine à quarante kilomètres de Varsovie.La poursuite des ennemis réussit sur toute la ligne, mais les Russes résistent énergiquement dans êtes positions qu’iis avaient antérieure-ment fortifiées, au cas de défaite.Cette résistance n'a pas entièrement cessé, mais les pertes des Russes, au cours des dernières batailles, ont été énormes.Le eld-fmaréchal Von Hinden-berg, aux quartiers-généraux duquel le correspondant de la “Presse Associée” est arrivé hier, dans le but de suivre les opérations militaires, dit que les Russes, depuis le 13 novembre ont perdu environ 100,-000 hommes.Même le nombre des soldats ennemis tués ou blessés à Tannenburg, Prusse occidentale, ajoute le général, ne peut être comparé à celui de la bataille actuelle.Le feld-maréchal allemand et le général Von Ludendorf, chef de son état-major, ne partagent les vues optimistes exprimées par certains journaux de Rerlin.Lodz souffrit relativement peu lors de la balaide autour de cette ville, mais Lowicz fut considérablement endommagée par !e bombardement des deux armées belligérantes.Le feld-maréchal donne un court aperçu des récentes opérations qui ont précédé l’évacuation de Lodz et qui permirent de forcer les lignes russes et nous nermirent de remporter une victoire décisive sur les Russes.Toute la ligne russe fut ensuite forcée de retraiter mais e’îe n’a pu être entamée parce que le commandant russe s’aperçut au bon moment de la fausse position de son armée.BULLETIN BERLINOIS Berlin, viâ Londres, 21.— L’état-major a émis ce soir le communiqué officiel suivant: A l’ouest, l’ennemi a cessé ses attaques infructueuses dans la région de Nieuport et Bixschoote.Les Français et les Anglais ont été repoussés dans leurs attaques près de La Bassée et ont subi de lourdes pertes.Nous avons pris deux cents prisonniers.Six cents corps de soldats anglais gisaient devant nos tranchées près dé Notre-Dame Lo-rette.Au sud-est de Béthune, l’ennemi nous a enlevé une tranchée iongue de 60 mètres.Nous avons fait du progrès dans l’Argon ne où nous avons pris trois mitrailleuses.Il n’y a rien à signaler sur les frontières de la Prusse orientale et occidentale.En Pologne, les Russes préoareut de formidables positions urès de Bawa "t Nieda.Nous les attaquons partout.UNE DEPECHE DU KAISER.Karlsrhue, (vià Berlir à Londres), 21.— La Grande Duchesse Louise de Baden a reçu le télégramme suivant du kaiser: “Fa* feld-maréchal Von Hinden-herg vient justement d’annoncer que l’armée russe, après un combat désespéré, est en retraite et poursuivie sur toute la ligne.“Il est évident que le Seigneur a aidé nos troupes et c’est à lui seul que revient tout l’honneur de la victoire.” L'empereur Guillaume a aussi câblé ses remerciements au 14e corps d’attaque contre le centre de l’armée russe.Londres 21.— L'empereur allemand est complètement remis de sa récente indisiposition, d’après une nouvelle transmise des quartiers généraux de Berlin à l’agence Reuter par voie d’Amsterdam.LE KAISER VISITE LES BLESSES.Amsterdam, viâ Londres, 21.—Une dépêche reçue ici de Berlin annonce que le “Vossiche Zeilung” de cette ville a publié vendredi dernier la nouvelle d’une visite l’empereur Guillaume aux soldats blessés a l’hôpital de Potsdam.ILS SERONT ENFERMES.Berlin, vià Londres, 21.—S’en tenant à la même mesure prise contre les Anglais, le gouvernement allemand fera interner tous les Français âgés de 16 à 60 ans qui résident en Allemagne.Ils seront tous envoyés à un camp près de Holzminden.VON BUELOW EN ITALIE.Rome, 21.— Le roi Victor Emmanuel a reçu hier en audience le prince Von fiuelow, le nouvel ambassadeur allemand en Italie.Celui-ci n présenté ses lettres de créance et s’est entretenu pendant une heure de façon très cordiale avec le monarque.En quittant le palais, ie pnnee Von Buelow a déclaré qu’il était grandement satisfait du résultat de son audience.Le roi Victor Emmanuel a envoyé à la rencontre de l’ambassadeur les équipages de gala de la Cour pour le ramener au Qulrinal.la?prince Vnn Buelow se rendit an palais, accompagné du baron Von Hindenberg, conseiller à l’ambassade allemande et neveu du fameux feld-maréchaL Londres, 21.—Les opérations offensives des alliés dans l’ouest se poursuivent en manière de sière et rencontrent une opposition déterminée de la part des ATemands qui sont enfouis dans leurs tranchées, protégés par des défenses en fil de fer barbelé.Dans les Flandres, les alliés ont avancé quelque peu, au prix de lourdes pertes, malgré l'assistance que leur donnaient les navires de guerre bombardant les positions il-ei-andes.L’avance a été plus marquée de la frontière de la Belgimie, au sud, vers la rivière Oise, où la terre n’est pas si boueuse que dans les régions inondées des Flandres.Le long de l’Aisne et dans la Champagne, l'artillerie française, supérieure à l’artillerie allemande, a tenu les Allemands sur le qui vive, mais dans la région de l’Argonne, ce sont les Al'emands oui sont sur l’offensive et ils prétendent même avo r fait une légère avance.L'opinion gMiér“le chez les militaires ici est qu’il devra s’écouler quelque temps avant que les alliés puissent faire quelques progrès sensibles.Outre l’avantage d’être dans !es positions fortifiées nui ne pourront être prises qu’après avoir essuyé le feu des batteries, les Aile mands possèdent encore un plus grand nombre de mitrailleuses que les alliés, et comme l’exemple des combats précédents l’a démontré, tant que ces engins de guerre n'auront pas été réduits au silence, les attaques des troupes d’infanterie contre les lignes allemandes seraient trop meurtrières.Le premier chef rebelle boer à subir la peine capitale a été le capitaine Fourie, ancien officier des forces de la défense de l’Union, exécuté, ce matin, à Prétoria.Cec; seni ble indiquer que les autres officiers boers qui ont pris part à la rébellion, surtout les auteurs du mouvement, seront punis avec rigueur, quoique dans le pays, on soit plutôt enclin à la clémence.BULLETIN OFFICIEL P iris, 21.—Le ministère de la guerre a émis, hier soir, le communiqué officiel suivant : Il n’y a aucune modification à signaler sur l’ensemble du front.Le communiqué officiel suivant a été émis à Paris, cet après-midi : De la mer à la Lys, nous avons ga gné un peu de terrain devant Nieu-port et Saint-George.A l’est et au sud d’Ypres, où l'ennemi a renforci son organisation, il y a eu des duels d’artillerie et nous avons réussi à progresser quelque peu.De la Lys à l’Oise, les forces alliées ont saisi une partie des trau-ehées alleman es de la première ligne sur ie front, passant par Reich, bourg, l’Avone et Givarcny-Lez-La Bassee.Au sud-est d’Albert, la tranchée que nous avions capturée le 17, près de Maricourt, et perdue le 18, a été reprise hier.Dans la région de Lihons, les Allemands ont fait deux violentes attaques dans le but de reprendre les tranchées que nous leur avions enlevées le 18.Ils ont été repoussés.De l’Oise à l’Argonne, la supériorité de notre artillerie continue à se manifester par l'interruption du feu de l’ennemi, lu destruction des abris de mitrailleuses et des observatoires et la dispersion d’un considérable nombre de troupes.Dans l’Argonne et dans la forêt ne La Grurie, nous avons repoussé trois attaques, deux à Fontaine Madame et une à .ant-Hubert.Entre l’Argonne et les Vosges, il n’y a aiieuii incident marquant à signaler.Le communiqué officiel suivant a aussi été publié, hier soir : En Belgique, dans la région de Steenstraete, une attaque de l’ennemi a été repoussée et nous avons fait un progrès sensible dans le voi sinage de Korten Inn.Les troupes anglaises ont perdu, dans le voisinage de Veuve Chapelle quelques-unes des tranchées qu’elles avaient capturées, hier.En revanche les Hindous ont pénétré quelques mètres en avant vers Riche-bourg-L’Avane.L’ennemi a été passablement actif dans la direction de Thiepval et Li-bons.A ce dernier endroit, un détachement allemand a été surpris en corps de colonne et complètement annihilé.LE BOMBARDEMENT DES COTES Douvres, viâ Londres, 21—Les positions allemandes entre Nieuport et Middiekerke ont été violemment bombardées, de vendredi, à minuit jusqu’à sept heures samedi matin, par des vaisseaux de guerre anglais.On dit, qu'à un endroit, l’ennemi a riposté avec un canon de marine de douze pouces.Au commencement de l'action, les Allemands répondirent vigoureusement à l'attaque, mais plus tard, leurs batteries faiblirent et leur feu devint de plus en plus espacé.LA BATAILLE SUR L YSER Amsterdam, viâ Londres, 2L—Le correspondant du “ Telegraaf ”, à Sluis, dans les Pays Bas, envoie ce qui suit : “ Une dépêche dit que la batail'e continue de faire rage sur I Yser.Les canons de la flotte anglaise déciment les rangs ennemis.Des trains chargés de blessés allemands passent à travers Bruges se dirigeant vers l’Est.Les Alliés n’ont pas encore pris Rouiers, mais la bataille se continue violente entre cette place, Ypres et Dixmude.VISON CANADIEN Vente spéciale pour une semaine seulement 52 SETS EN VISON canadien de la première qualité, couleur très foncée, étale et manchon confectionnés d’après les plus nouveaux modèles de Paris et de New-Y or* $145 -York, avec tMes et queues.Valeur extraordinaire et spéciale de $235.00, pour Autres sets en vison, valeur de C4| $200.00, pour.«ICO Autres sets en vison, valeur de £ 4 r|f» $105.00, pour.9IUU TRES SPECIAL Nous attirons votre attention sur notre set très spécial en beau vison canadien, très fonce, vendu partout ailleurs pas moins de $140.Nous l’of- éts s' p-frons cette semaine seule-ment à.31 COLLERETTES EN VISON canadien, faites de 22 peaux, très foncées et bien fournies, ornements de Af» /x /"X tètes et de queues.Valeur ré- I '¦Jl I gulière de $300.00, pour.Nr -*¦ •' \J Autres valeurs, valeur 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Belfast dé-• r
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