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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 22 décembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1914-12-22, Collections de BAnQ.

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VOLUME V—No 299 MONTREAL, MARDI 22 DECEMBRE 1914 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne : CANADA ET ETATS-UNIS UNION POSTALE 53.00 $6.00 Édition hebdomadaire t CANADA ETATS-UNIS 3|>1»00 UNION POSTALE *» i • v $2.00 EVOIR Rédaction et Administration ; 43 RUE SAINT-VINCENT MOrVTRKiVL» TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461.RÉDACTION : - - Main 7460.Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l AU SECOURS MINORITE ONTARIENNE LA MANIFESTATION D’HIER Le devoir de demain Nous consacrons un espace très considérable au récit de la manifestation d’hier.On y trouvera le texte même des discours prononcés BILLET DU SOIR u BUSINESS AS USUAL” “Le plaisir ‘ d’insulter quelqu’un se paie parfois chèrement’’, a dû se dire, en entrant chez lui, la semaine dernière, après la fameuse assemblée du Russell, un Boche ontarien „ „ ., , ri ¦ -j » i c ' visage agrémenté d'un oeil por par Sa Grandeur Mgr FArchevêque de Montreal, M.le President du Se- Ce devait être un Son of England.En tout cas, il avait donné de la voix, au Russell, avec la meute fanatique, quand Bourassa voulut par- nat, M.le sénateur Belcourt; nous donnerons demain celui de M.Charron que l’encombrement des matières nous contraint d’ajourner.C’est un ensemble de documents de premier ordre.Et nous ne songeons point à nous excuser de cette abondante publicité.La question est primordiale, elle , touche aux sources ïen EtJassemblée 'disparu par de notre vie.Ceux qui en auraient pu douter ou que la besogne quoti- m ^ ^ ^ ragaillardir ct se d.enne aurait empeches de saisir toute 1 importance de la lutte n auront restaurer> au grilî.room du chdteau-pour s’en convaincre qu’a lire ces pieces.Mgr l’Archevêque de Montréal.— dont la présence fut saluée de re' connaissantes et significatives acclamations — a proclamé que “c’est] France.Quoi qu’il en soit, il avait la langue déliée, trop déliée même, et, si tant est qu’un Boche d’Ontario, membre d’une race inférieure, puisse avoir un esprit, — il aimit aussi l’esprit échauffé.Il y avait là quelques Canadiens-français, entre autres un des organisateurs de l’assemblée au Russell.Laurier.Prit-il quelques coups de trop ?toute lu question de la liberté de la langue française’’ qui est en cause.c tl^ t°ut comme un Allemand Avec une autorité qui n’appartenait qu’à lui, il a montré le lien qui unit UIU t a,,s es caves “ vins c e la défense religieuse et la défense nationale.“Ce fut, a-t-il dit du français, la langue de notre berceau et nous y voyons la gardienne et la protection de nos croyances." M.le Président du Sénat, avec sa compétence particulière et sa longue expérience, a posé la question politique sous sa forme la plus haute.Nous voulons savoir, a-t-il dit aux applaudissements frénétiques de l’auditoire, si la Confédération a été pour nous un pacte ou un piège d’infamie.' Et M.Belcourt, l’avocat de la minorité ontarienne, après avoir étayé FnaHruf ï de sion des Canadiens-français de 1 Ontario, leur indestructible volonté de t ,, .____ résistance, a donné à cette résistance sa portée supérieure.“Et nous aurons vaincu, s’est-il écrié, non seulement pour nous, mais aillant et peut-être plus encore pour vous-mêmes : pour la pensée, la culture, et la civilisation françaises.’’ C’est donc la noblesse de cette cause, la gravité des intérêts qui en dépendent qui nous imposent l’impérieux devoir d’appuyer jusqu’au bout, et par tous les moyens dont nous pouvons disposer, nos compatriotes de l’Ontario.L’auditoire tout entier a frémi d’une émotion sacrée quand M.Belcourt, sortant de la discussion juridique et de l’histoire et résumant les motifs de la résistance, a jeté celte phrase poignante: Nous ne céderons jamais.parce qu’enfin nous savons que nous ne gagnerions au-re chose que le mépris suprême de nos persécuteurs si nous leur permettions d’étrangler la langue que nos mères nous ont enseignée.— Que mériterions-nous donc, nous, si nous laissions se battre seuls des hommes de cette trempe?* * * A quels adversaires, à quelles manoeuvres ils ont affaire, les discours que nous publions aujourd’hui, celui que nous publierons demain, le disent assez.Le règlement No 17 a été imposé et maintenu contre la justice et le sur un front de 50 milles de ’ong, sur les rives de a Bzura et de 'a Rawka, deux rivières de Pologne.Il reste acquis aussi que, dans cette position, les Russes ont, derrière eux, une excellente base d’opérations, occupent des endroits repérés et fortifiés, d’avance, tandis que les Teutons sont en rase campagne, à plusieurs centaines de milles de leurs bases en territoire allemand, sans chemins de fer et sans routes praticables, à cette saison-ci surtout.Pour eux, un échec, et c’est un désastre.Un faux mouvement stratégique et c’est la répétition de la pitoyable campagne de Russie, de Napoléon, il y a un siècle.Comment tout cela finira-t-il ?Les stratégistes alliés prédisent la victoire finale du grand-duc Nicholas, tacticien merveilleux, disent-ils.En attendant que cela soit, les Allemands restent dangereux et mettent la Pologne à feu et à sang.Elle se trouve dans la même situation que la Belgique.Et, si les Alliés sont victorieux, ils devront, comme à la Belgique, assurer l’indépendance à la Pologne, en compensation des souffrances qu’elle endure de ce temps-ci.EN FRANCE Du côté de Belgique, peu de nouvelles aussi.Des dépêches parlent de l’occupation d A) si en de par les Alliés, mais ceci est certes prématuré quoique, le long du littoral, leurs progrès soient soutenus et appuyés par l’escadre anglo-française de garde-côtes, de monitors et d’unités d’un faible tirant d’eau qui, des fonds peu considérables où ils naviguent, à l'abri des sous-marins et des submersibles allemands, bombardent la côte sur une zone de plusieurs milles de large.Il ne fait pas doute, toute- sa table, il se mit à maugréer pâteu-sement contre les French-Caftadian pea-soups, contre ce “d.Bouras-sa”, contre tout ce qu’il y avait de Français dans le café.Et, enfin, comme les gens attablés le lais- AsSQciation Catholi ne connaissons pas pour les avoir éprouvés dans notre province toutes les douleurs morales que doivent endurer et tous les sacrifices que doivent s’imposer ceux qui veulent rester fidèles à leur race et à leur langue.Allons du moins au secours de ceux qui souffrent et accordons-leur sans hésitation et sans retard Tobole qui leur permettra de reconquérir devant les tribunaux les droits que leur donnent les lois et les traités.Dieu a préservé notre sol et nos foyers des horreurs de la guerre.Sachons reconnaître ces bienfaits en offratn à nos compatriotes j.er-sécutés une contribution généreese en rapport avec nos moyens pécuniaires.L’APPEL A MM.FITZPATRICK ET DOHERTY.Il y a quelque chose de plus à faire et nous devons le tenter.Tous ceux qui veulent l’union entre les différentes provinces de la Confédération afin de permettre au Canada de présenter à l’Angleterre un front uni, doivent travailler dans la mesure du possible à étouffer de suite la lutte qui commence aujourd’hui entre les deux races qui habitent ce pays.Il y a parmi nous des h que de la Jeunesse Canadienne de ce pays.C’est l’invincible phalange tuteurs et des inspecteurs competents: d’organiser les centres cana-diens-français, de leur fournir une notion juste de leurs droits scolaires et en même temps les moyens de les exercer; d’éclairer l'opinion qui nous conduira à la victoire.Son pubhque, surtout chez nos compa zèle nous est connu ; son patriotls- triotes de langue anglaise; de pic nie est indéniable.Elle ira au feu parer et obtenir des amendements : avec toute l’énergie dont elle est capable, avec cet irrésistible entrain qui culbute tous les obstacles et balaye tout sur son passage.A son honneur, nous confions le plus noble des drapeaux avec la certitude qu’elle ira le planter glorieux et triomphant sur les hauteurs de la citadelle conquise et que sa victoi- aux dispositions scolaires qui nous oppriment; en un mot d’assurer la vie à la langue maternelle.En m'invitant à assister à l’inauguration de ce mouvement le Président général a lui-même choisi le titre de mon discours.“La question scolaire ontarienne”.C’est sans passion, sans récriminations, sans vaine rhétorique, avec calme et modération que je vais re nous apportera cette douce paix que les anges du ciel ont promis il y a vingt siècles aux hommes de n .er -, , .bonne volonté soir pas un mot que je bo ni volo ,c.Toronto ou ailleurs dans la M.LE SENATEUR BELCOURT tre but également.Indiquer les lacunes de notre système scolaire et les réformes à y apporter, ainsi que préciser les demandes qui nous paraissent justes et nécessaires pcjir le rendre conforme à nos désirs et à nos aptitudes, plus particulièrement en re qui concerne l’éducation et l’enseignement dans les deux langues, voilà en deux mots le principal objectif du Congrès.•OL1TIQUE NI EXCLUSIVISME.“En aucun sens et en aucune manière doit-il être un mouvement jki-litique: aucune considération des partis politiques n’a motivé, eu quoi due ce soit, ni le moindrement influe sur l’initiation et l’organisation de ce Congrès.Aucune préoccupation de ce genre ne viendra troubler, nos délibérations ou nos décisions.“Le Congrès n’est pas et ne sera pas non plus purement un groupe-l)ro" s ment national.Quoique composé labié de tous les Canadiens-français |,eiirellx g,, recevoir' tous' ceux Après un délicieux intermède, M le sénateur N.-A.Belcourt, le vaillant défenseur des éco,es bilingues.„„ ., est présenté à l’assemblée qui lui 1 fait une ovation enthousiaste.D’une voix émue évidemment par l’importance du sujet traité et de la pour le doux parler de France; je ne m’adresserai qu’à votre raison.Je vous exposerai très simplement notre situation scolaire, de même que nous avons fait valoir, et que nous *7.V, , j* , sense que Ion veut nous imposer, question en jeu, M Belcourt traite En 1!M() romme vous ]e saVez de a façon suivante La Question sans n y eut à Ottawa un Scoian'c dans I Ontario .congrès d’éducation des Canadiens- — v w .v « j.cxzi.».«wu* ««.J .^ * a deiix ans ki Société Saint- fraRçajs d’OntpH" «"nnrd nrïront hommes qui occupent des positions P9aIî’^nPilsie ™1SÎJ1 ,*1,11 .a , part 1,200 délé élevées dans la magistrature, dans • frne,ro,Sîf^ ^\anïî len*s ^ a - trc coins de la la politique, dans les différents de- Montreal et de la I rovince de Que- manifeRation s v.nce d Ontario.Je ne ferai Pas j principalement des Canadicns-fran-meme appel a 1 attacnement invio-|^ajs d’Qntario, nous serons toujours qui voudront nous aider de leurs conseils et par leur coopération, d’où qu’ils viennent et quelle que soit leur origine.Nous n’entendons nullement prêcher ou pratiquer l’exclusivisme, et tous ceux qui voudront contribuer à T étude et à la connaissance de la langue française et à sa propagation seront toujours les bienvenus.Nous ne sommes animés d’aucun sentiment d’hostilité envers les autres nationalités qui nous entourent et tout esprit et toute tentative d’antagonis-d’envahissemenl, continuerons à faire valoir, à Ton contre du règlement injuste et in-n veut nous imposer, éic-vcca UctUA lit UlilKiail aiui C, UcUia ' S’r ., ill IX • 1* r-\ ' H ^ Gi/Uir» Iiv.i« */.v/* 1.1A v., vv, la politique, dans les différents de- Montreal et de la Province de Que- manife/ation solennelle et éclat an- d agi ession, grés de 1 échelle sociale.Ils ne peu- bec pour venir en aide à leurs coin- te de l’amour et de Tattachemcnt ù d'accaparement ou de récriminations vent pas rester les spectateurs im- patriotes d’Ontario dans leur reven- ja langue ma tern elle, des nôtres çonlre qui que jiassibles d'une division qu’ils peu- dication des droits méconnus et gra- dans ia province voisine et de leur hmient bannis, vent empêcher s’ils veulent simp’e- ! vcment menacés de notre langue nia- détermination de lui assurer Texis-ment dans IUVIll il .* ., , nôtres contre qui que ce soit seront reso-’ aient bannis.“De tous les moyens à notre dis lent se donenr la peine de se jeter tcrnelle.Le “Sou de la Pensée Fran- fence.En ma qualité de président, | Position pour assurer l’aecomplisse- ans Tarène pour séparer les coin- çaise” leur apporta un appui matériel c’est à moi qu’incomba la tâche rne|B de nos désirs et la leahsation allants.Je lisais il y a quelque se- et moral d’une valeur inestimable, d’exposer le but du congrès, ce fine j J battants.Je lisais il y a quelque maines, publié deux fois dans les colonnes du “Soleil”, l’organe des libéraux de Québec, un article intitulé : Qui prêchera la guerre sainte, et signé par sir Charles Fitzpatrick.Je demanderai à cet éminent magistrat et au ministre de la justice de nous mettre en position d’écrire un jour, en parlant d’eux, un article que nous porrons Intituler : Ils ont prêché la sainte paix.Leur travail au milieu des leurs peut être fécond en résultats heureux.A MM.BORDEN ET LAURIER.Je demanderai également au premier ministre du Canada et au chef de l’opposition, eux qui savent si dont ils conserveront toujours un je fis dans une grande réunion jiu-souvenir reconnaissant.bliqne, à laquelle assistaient des nu- Depuis il a fallu combattre sans torités politiques des deux partis, relâche avec plus d’intensité et de menu* que de hautes autorités fermeté, avec un redoublement d’é- éducationnelles, nergie et de courage, un ennemi de! Voulez-vous me permettre de ci-jdiis en plus agressif, dans les rangs *f'.r quelques-unes des parties du duquel vinrent se ranger des alliés discours que je piononcai alors, qui auraient dû plutôt prendre place, ' aPProl;,a- à nos côtés.que le plus sûr cl le plus puissant est celui que nous offre la langue maternelle.C’est le moyen qui s’impose naturellement et tout d’abord.C’est cet intermédiaire que nous entendons surtout préconiser dans l’oeuvre que nous avons entreprise.“H nous semble de première évidence que tout système d’enseignement et d’éducation doit fournir, à UNE DECLARATION DE M.LAURIER “ Le Canadien-français ne veut pas dominer, mais il n’entend pas, non plus, être dominé.Ce qu’il demande c’est sa part de soleil et de liberté, justice égale pour tous.Le Congrès réclame l’enseignement des deux langues, anglaise et française.La langue anglaise, c’est la langue des affaires, la langue française, c'est la langue au coeur.La première ne semble exister que pour apprendre les beautés de la langue française.Je connais l’anglais, et je ne crains jias de proc.amer que c'est la plus belle langue.après le français.“ Il ne suflit pas que les enfants canadicns-français d’Ontario apprennent leur langue sur les genoux de leur mère ; il faut qu’ils puissent l’étudier à l’école.Dans la province de Québec, où nous sommes la majorité, nous accordons aux autres races les droits que nous réclamons pour nous dans la province d’Ontario.“ La province de Québec a raison d’être fière de l’éducation qu’elle donne à ses enfants, surtout celle (jue l'on reçoit dans ses collèges classiques.“ Le Congrès doit poursuivre l’oeuvre si bien commencée, travailler à maintenir et améliorer les écoles bilingues où les Canadiens-français pourront apprendre et conserver, comme le plus précieux des trésors, leur belle langue française.“ Je n’ai jamais cru, et je ne crois pas, à la fusion des races, niais je crois à leur union.“ Je suis convaincu que, dans vingt-cinq ans, le nombre des Canadiens-français ne sera pas de 10,000 dans l’Ontario, mais d’au moins 500,000.Toutes les terres forestières du pays sont destinées à appartenir à ma race.Les régions que le Grand-Tronc-Pacifique va ouvrir à la colonisation, ce sont mes compatriotes qui vont s’en emparer.Le Nouvol-Ontario et le Nouveau-Québec sont destinés à devenir la possession de la race à laquelle nous appartenons.“ Je félicite le Congrès de son oeuvre ; faut qu’elle se poursuive.Je n’ai pas de crarnte que la langue française disparaisse jamais du Canada tant qu’il y aura des mères françaises.Elle doit è .e conservée, et nous la conserverons.“ Notre oeuvre n'est pas une oeuvre d’envahissement, ce n est que la conservation d’un premier trésor.Honneur à ceux qui auront jeté en terre une semence qui germera dans la génération à venir.” L’honorable M.Cochrane, après avoir lu une dépêche de Sir James Whitney, exjirimant son regret de la maladie de Thonorable Dr Rhéau-nie, et chargeant M.Cochrane de ep.présenter le gouvernement provincial au Congrès, s’exprime ainsi : L’HON.M.COCHRANE “J’ai passé toute ma vie au milieu des Canadiens-français et je ne puis désirer de meilleurs concitoyens.On n’a pas le droit de leur reprocher leur attachement à leur langue, on ne saurait voir d’un mauvais oeil leur détermination de la maintenir.Le gouvernement, il en est certain, ne cessera de travailler de toutes ses forces à l’amélioration des écoles de la province de manière à répondre de plus en plus aux besoins et aux aspirations de la ! population anglaise et française.” M.BECK Et Thonorable M.Beck : “La réunion de ce soir fait honneur à la race française.Quoique fier de mon origine allemande, je suis heureux de vivre dans un pays où tous les éléments qui composent la population jouissent de droits égaux.Je me joins à Thonorable M.Cochrane pour affirmer que les réclamations des Canadiens-français seront toujours accueillies favoitk» blement par le gouvernemeaiM (Suite à la quatrième page) Aussi TA.C.J.C., dont la mission est d’aider à la défense et à la conservation intacte du patrimoine moral et intellectuel français en Amérique, croit qu’il est aujourd’hui de tout citoyen, les moyens les plus pro- LES REVENDICATIONS DE près à produire son entier dévelop- ; peinent intellectuel et moral, en tc-IHIU j liant compte fie ses aptitudes, de son i tefnpénnnent et de ses désirs, à le “On ne saurait résoudre le problè-1 mettre en mesure d’exercer dans son devoir de reprendre la tâche un nie PI] apjfliquant la règle qui veut toute leur plénitude, tous les droits que ia majorité gouverne.Cette rè- instant suspendue par la Société .Saint-Jean-Baptiste, de marcher sur jije, assez juste d’ailleurs en matières bien unir leurs efforts en faveur (te traces de son aîncc, et cic soiJicî- (dvilcs, devient tout :i fait inaccGptu-l’Empire, de tenter, si possible, au-!ter .(,e nouvelles contributions au }\c quand il s’agit des choses de l’in-près des autorités provinciales de • soutien de la cause des Canadiens- telligence et de la conscience, Il y l’Ontario, un mouvement en faveur : français d’Ontario.a bien longtemps d’ailleurs que ce du maintien de la uair entre le.sl_ Aussi TA.C.J.C., qui a pour mol- principe a été reconnu et appliqué deux ‘ ’ ‘ “* ’ Québec un hommes d'Untarto veulent simp ment consentir à guider le peujile ¦ permis d’ajouter, votre admiration, public d’écoles séjMirécs, tant pour d’origine les catholiques que pour les protes-t même pour la race noire.ix races dans cette province.: io.fort simple et on même temps dans renseignement en cette provin-fcbee donne à sa province-soeur vraiment sublime, “Esto Vir", n’aura ce, par la création cl ic maintien, exemple facile à suivre, si les pas, j’en suis certain, escompté en sous Tuutorilé et avec la sanction de mues d’Ontario veulent simp’e-i vain vos sympathies, et, me sera-t-il la loi et avec l’assistance du trésor nt consentir à guider le peuple I permis d’ajouter, votre admiration, public au lieu de se laisesr dominer pari polir leurs concitoyens d’origine les call des factious.j fràjiçaise qui habitent l’Ontario, ctjunls c que lui reconnaît la constitution de son pays coniine de remplir tous les devoirs qu’elle lui impose."11 nous semble également évident que ce but ne sera pas atteint, dans Ontario, aussi longtemps que les Canadiens-français n’y auront pas à leur disposition l’usage complet du moyen le plus efficace et le plus propre à leur formation intellectuelle, morale et sociale, qui, est, je le répète, celui de Ja langue maternelle.“C’est par la langue maternelle qu’un arrive plus directement et plus PIANOS Nous avons un stock co sidérable de pianos qu’il no faut vendre immédiateme pour faire de la place.Prix pour quelques jou seulement $168.Magasin, W.tt.§ÆTOGM Vw LiaitcO V département des pianos graphophones. •1 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 22 DECEMBRE 1914 VOL.V.— No 299 AU SECOURS DE LA MINORITE ONTARIENNE (Suite de la troisième page) M.BORDEN Sir Robert Borden : M.Borden parle d’abord en français, puis en anglais.“Le Congrès d’Eduealion des Canadiens-français, dit-il, mérite nos felicitations les plus sincères.“Ce sont les Canadiens-français qui ont été les pionniers du pays et jr ont apporté l'influence bienfai-•ante du christianisme et de la civilisation.C’est grâce à leur loyauté que le Canada a été conservé à l'Empire.“Je n’ai jamais considéré l’idée d’une seule race au Canada, et Je dois vous dire que le Canada, s’il perdait les deux millions et demi de Canadiens-français qui Ihabitent, serait appauvri de la meilleure pallie de sa richesse nationale.J’ai passé des vacances à l’étranger, dans les pays du vieux monde, mais je n’ai jamais rencontré cette sympathie que l’Anglais trouve au Canada au contact du Canadien-français.’’ Parlant du but de la vie, M.Borden cite en français : “ La vie n'est ni un plaisir ni une douleur, mais une chose qu'il faut terminer à notre honneur.” Puis, il finit en disant que la concorde doit exister devant l'égalité des droits pour toutes les races, qui doivent s’unir en redisant le refrain français : “O Canada, terre de nos aïeux, O Canada, mon pays, mes amours.” LE R.P.MURPHY Le Révérend Père Murphy : “Si vous désirez une formule qui soit l’expression de ma pensée, je demande pour tout homme la connaissance courante îles deux ïangues et la culture soignée de sa langue maternelle.“Aussi esl-elle enseignée dans tous les collèges et toutes les académies de l’Empire britannique, et l’Allemagne, elle-même en impose i’étude dans ses gymnases et ses universités.A Paris, les Russes ont acquis la réputation de parfaits orateurs français, et en Italie, comme école et pour chaque classe dans chaque école de l lnspecteur-en-chef.2— -L’approbation pour le Dépar tement de l’approbation de l’Inspec-teur-en-Chef.3— La déclaration oflicielle par le Département que l'école ou la classe où l’on veut se servir du français es, une classe ou une école bilingue.Une école où 75% des_ élève?sont canadiens-français, même un?école où tous les élevés sont Cana diens-français, n’est pas et ne peu.être une école anglniso-française, i moins qu’il n’en soit et tant qu’i n’en a pas été ainsi décrété pai l’inspecteur en chef, à moins que tel décret de l’inspecteur en chef n’ait wté, et tant qu’il n’a pas été approuve officiellement par le département.Vous voyez que le moyen est simple et certain.Quoique soit le fait vrai et manifeste, le département n’a qu'à nier le fait et il n’y a plus rien à dire, “fi finitu lu Comeaia’'.Je vous prouverai dans l'instant que je n’ai nullement exagéré la portée rlu règlement.L’OBJET DU REGLEMENT.Ce règlement, débarrassé de sa prolixité et du langage embrouillé et entortillé qui le distingue, réduit à sa valeur et à sa signification vé niables, a pour but et aura pour ré sultat inévitable, si on ne le rap pelle, la proscription complèt; de l’usage de la langue française comme langue d’instruction et de communication ou comme sujet d’é-lude dans toutes les écoles sons h contrôle du département de l’Instruction Publique de la province d'Ontario.Il n'est pas douteux qtu c’est là le but qu’on s’est proposé el il est également certain (pie le moyen qu’on a employé sera complètement efficace.La preuve du but qu’on s’est proposé ne fait pas vous en citerai qu’u-l’admettrez, est toute L’ARTICLE PARFAIT VENDU PARTOUT REFUSEZ LES SUBSTITUTS dans toutes les contrées de l'Euro- diens-français.Il y a un pe, 1er, hommes instruits s’honorent de parler aisément la langue française.“Donc, Messieurs, honneur aux Canadiens-français qui se glorifient de leur langue, succès au congrès d’Education des Canadiens-français d’Ontario.” NOS DEMANDES défaut.Je ne ne, qui, vous concluante.LE RAPPORT DES INSPECTEURS.Le règlement 17 pourvoie à la nomination de six inspecteurs, trois Canadiens-Anglais et trois Cana an ces six Laissez-moi maintenant vous indiquer brièvement les demandes principales que nous avons alors soumises au gouvernement d’Ontario et sur lesquelles nous avons depuis insisté : to—“ Que la catégorie d’écoles ou “ de classes virtuellement reconnues “ comme écoles ou classes bilingues “ le soit explicitement et légalement.” 2o—“ Que dans ces écoles ou elas-“ ses bilingues l’anglais et le fran-“ çais soient autorisés comme lan-” gués d’enseignement.” 3o—(A)—“ Qu’une école où la majorité des élèves est d’origine française soit déclarée bilingue.” (B) “ Que dans une école où 25% “ des élèves sont d'origine française, j ont toujours été “ on leur y ense’gne efficacement qî [ comme depuis la inspecteurs furent chargés de faire un rapport sur le fonctionnement et l’efficacité du règlement 17.Le rapport contient, entre autres, la conclusion suivante : “An attempt to gradually eliminate the French language from the English-French Schools.” (sgd SUMMERBY, GABOUHY, INGALL, PAYMENT, SAINT-JACQUES, WHITE." lecture, l’orthographe, la gram-“ maire, la composition el la litlé-“ rature françaises.” (G) “ Que l’inspection des écoles “ mentionnées plus haut soit faite “ par un inspecteur bilingue.” 4o—“ Que les écoles d'entr.iî-“ nement pédagogique bilingues “ soient maintenues, et que d’autres “ soient fondées à mesure que la né-‘ eessité s’en fera sentir ; et que “ dans toute école bilingue le cours “ soit de dix mois.” 5o—“ Qu’une école normale, »m “ branche d'école normale bilingue, “ soit ouverte aussitôt (pie les clé-“ nients en auront été préparés par “ les écoles ou classes secondaires “ bilingues.” Comme vous le voyez, nous avons tout simplement demandé la reconnaissance officielle de la langue française comme sujet d’étude et comme moyen d’instruction et de communication dar nos écoles bilingues.Ces demandes, formulées en présence de deux ministres du gouvernement de la province et plus tard présentées au ministère, parurent, comme Lies l’étaient du reste, modérées, justes et raisonnables ; et le gouvernement d'Ontario s'engagea à leur donner toute l'attention et toute la considération qu’elles méritaient.L’AG IT AIT O N ( > RANG 1ST K C'est alors que l’élément antifrançais, qui se recrute principalement dans les loges disséminées un peu partout sur le sol ontarien et qui compte près des deux tiers des représentants à la Législature d Ontario, commença une agitation, d’abord sourde et sournoise, puis carrément ouverte et avouée contre tout usage de la langue française dans nos écoles.A cet élément est venu se joindre un nombre considérable de nos co-religionnaires de langue anglaise qui, répondant à l'appel brouillon et tapageur d’un de leurs évêques, crurent bon de m-joindre à leurs ennemis séculaires pour faire la guerre aux Canadiens-français.Je n’ai nullement l'intention d'apprécier ici la conduite ou les motifs de l’un ou l’autre de ces deux éléments ; il me sera cependant bien permis de dire une fois de plus tomme me paraît étrange et odieuse rette alliance d’éléments uuusi disparates.De ce moment, la question scolaire ontarienne cessait d’être ce qu’elle aurait dû toujours être, une question purement scolaire.Le résultat fut la promulgation et l'imposition lu règlement scolaire que nous combat-ions.Nous avions demandé du pain ; on nous donne mie pierre.REGLEMENT XVII D’après te règlement 17, l’usage Je la angue française, comme langue d’instruction ou de communication ou comme sujet d’élude n’est permis dans aucune des classes des holes appelées English-Frenoh (quelle ironie I) qu’aux condition mi van tes : i—^approbation pour chaque Comme vous le voyez, les Inspecteurs anglais, c’est-à-dire les hour peaux nommés pour étrangler la langue française, ont trouvé trop odieuse la tâche qu’on leur avait assignée.REGLEMENT XV.Lorsque le règlement 17 fut pro nuilgué, le département de l’Education semble avoir complètement oublié ou s’être mépris sur la por tée du règlement, auquel on a don né le No 15, et dont les dispositions en vigueur, avant Confédération.Ce règlement permet l’usage de la langue française comme sujet d’étude dans les sections scolaires où cette langue prédomine, pourvu que les parents le requièrent.Il se lit comme suit: "In school sections where the “French or German language pre-"vails, the trustees may, in addi-“tion lo the course of study, pre-"scribcd for public schoois, re-“quire instruction to be given in "reading, grammar and composi-"tion lo such pupils as are directed “by their parents or guardians lo simly either of these languages, ‘ and in all such cases the authoriz-“ed text books in French or Ger-“man shall be used.” LE CAS DE GREEN VALLEY.Les contribuables canadiens-français de la section scolaire Green Valley, dans le comté Glengarry, qui composent plus trois quarts de la section, ont mandé que leur école, où près de de des de- des can ti- trais quarts des enfants sont diens-français, soit classifiée comme école bilingue anglaisc-françai se.Le département a tout simplement refusé sans donner la moindre raison ou même un prétexte.S’appuyant sur le règlement No 15 ces contribuables ont alors exigé renseignement du français à leurs enfants dans leur école.Le département s’empressa de déclarer qu'ils n'avaient pas ci droit.Le département s’est alors aperçu qu’il avait négligé un des moyens d'étrangler la langue française: il aurait bien pu.mais il n’a pas cru nécessaire d’annuler le règlement 15, probablement parce qu’il avait à sa disposition l’arme voulue pour détruire complètement son efficacité.Le règlement 15 ne s’applique que là où la langue française prédomine: aussi le département décréta tout simplement que la tangue française ne prédomine pas dans I arrondissement scolaire de Green Valley.Quels sont lès faits, tels qu'éta plis sans contradiction?L’école en question compte (Ki élèves dont 19 sont d’oripine française et ! 7 d'ori-nine anglaise: et l'arrondissement scolaire est composé de 243 élec-{(r-'nrsj ^nnl 71 de langue anglaise et 1(2 de langue française.La preuve établit que oe> derniers se servant dans la famille, à l’église, dans leurs rapports sociaux, de leur langue maternelle.Ce qui n’empêche ‘lue le département d’Education ait décide, sur le rapport de son inspecteur, qui, bien entendu ne connaît pas ou très peu la langue française et qui admet ne s’être nullement enquis des faits, que c'est la langue anglaise qui prédomine et que par conséquent le règlement 15 ne peut pas être applique.Et notre pauvre langue est définitivement bannie de l’école de Green Valley.C’est un exemple entre cent très.au- QUELS SONT LES AGRESSEURS?tice, à l’arbitraire, à «’exercice de la loi du plus fort, les Canadiens-français d’Ontario sont en outre accusés d’être les agresseurs, des rebelles et des semeurs de discorde.Nous ne sommes pas les agres-srurs, nous sommes au contraire les attaqués et nous ne faisons que nous défendre; nous résistons de toutes nos forces à la tentative de nous priver de la meilleure part de notre patrimoine national ; et il doit être bien compris que nous ne omîmes pas pour nous «aisser intimider par la violence de l’attaque.Du reste il en est de cette question comme de la terrible tragédie qui se joue en ce moment dans le vieux monde.S’il est permis de comparer les petites choses aux grandes ’a victoire de la langue française et sa conservation dans Ontario ne sont pas plus douteuses que le Iri-omphe ultime de la civilisation, de ’honneur et de la justice en Euro-oe.Nous défendons, et nous allons continuer à le faire, des privilèges me sanctionnent le droit naturel, droit historique ou acquis, le droit constitutionnel, de môme que es règles les piius élémentaires de la saine pédagogie.Je ne puis, ce soir, qu’indiquer brièvement les bases sur lesquelles s’appuient nos revendications.DROIT NATUREL.Le réglement 17 viole le droit naturel, parce que: 1.— Il nie le droit que chacun a d’user de son bien à son avantage, c’est-à-dire du droit qu’a le contribuable scolaire que sa contribution seoiaire soit employée d’après son désir et suivant ce qu’il considère être son devoir.Le règlement 17 constitue une violation de la loi naturelle sur laquelle repose le droit de propriété.2.— Le règlement 17 constitue également une violation de la loi nalureliie qui donne aux parents le droit, comme il leur impose le devoir, d’instruire leu.s enfants.En vertu de lu loi naturelle les parents ont l’obligation d’élever, d’instruire eurs enfants.En vertu des lois qui régissent les sociétés civilisées, 'Ciles-ci ont le devoir d’employer es impôts et les contributions sco-’aires a l'éducation des enfants, d’après les désirs des parents.La législation humaine ne pourra jamais abolir le droit naturel des parents sur l'éducation de leurs enfants.Le devoir imposé aux parents a pour corollaire le droit de déterminer la quantité et la qualité d’éducation à être donnée à leurs enfants.Ce principe a d’ailleurs été sanctionne par la législation scolaire ontarienne elle-même tant pour les écoles publiques que pour les écoles séparées, puisque les corporations scolaires ont seules le droit d’imposer, d • p rcevoir et d’administrer • es contributions scolaires.3.— De plus le règlement 17 viole le droit naturel qu’a tout homme de parler sa langue maternelle.Le droit à la langue maternelle est aussi sacré (pie le droit à la vie, à a «umière du soleil, à la liberté, et à l'intégrité du corps, de la mentante, de la bonne réputation de chacun.La langue maternelle est un des attributs de la liberté individuelle que la civilisation moderne a partout reconnu et sanctionné.Ontario est le seul endroit dans tout l’Empire britannique oùJ’on ait essayé à priver le sujet de l’usage de sa langue maternelle.Aux Indes.dans l’Afrique du Sud, dans toutes les possessions britanniques, non seulement on n’a pas tenté de nriver les populations de leur langue maternelle, mais l’usage en a été partout sanctionné et promu.A ceux qui prétendent qu’il n'y a pris de loi positive pour assurer aux Canadiens-français l’usage de leur langue, il suffit de répondre cpi’il n’est pas nécessaire d’aucune oi positive pour assurer ce droit.Fsl-il quelque part dans l’Emnire britannique une disposition législative sanctionnant l'usage de la langue anghiise?Le droit que tout peuple a à l’usage de sa langue n’a pas de hase meilleure ni plus solide que le droit naturel.DROIT HISTORIQUE OU ACQUIS.De tous temps avant la Confédération, il y avait dans les centres canadiens-français, plus particulière-: nuit dans l’ouest de lu province d'Ontario des écoles où l’on n’enseignait guère ou 1 ic français, ayant des professeurs français et l’usage libre et incontesté de livres français, cl cela à la connaissance, avec (’assistance et lu coopération du Département de l'Instruction Publique.Depuis la Confédération, ces écoles ont continué à exister et se sont multipliées, avec cette différence cependant que partout on y a enseigné la langue anglaise.En outre, il y a plus de 25 ans, le Departement de l’Instruction Publique a créé et organisé nos éeolos bilingues (English-Freneh ), avec des instituteurs et des inspecteurs bilingues, le Département leur donnant son aide matérielle et sa coopération.L’existence de ces éco-'es françaises avant la Confédéra Mon, anglaises-françalses depuis, tel que je viens de les décrire, a été surabondamment prouvée par le témoignage de personnes mil ont étudié et qui ont fréquenté res éeo’es.comme élèves et comme instituteurs avant et depuis la Confédération de meme que par les rapports archives et documents nubiles du Département de l'Education.Je ne me permettrai seulement de vous référer à “Hndgins History of Se-pages paraie Schools in Ontario 189-190.Puis la lettre bien claire et bien .,, , .explicite du Dr Ryerson, le créa- nur mettre le comble a 1 mjus- leur du système scolaire de la Pro- Ivince (l’Ontario, et qui a laissé la réputation d’avoir été un éducateur de premier ordre.Voici ce qu’il écrivait Je 24 avril 1857, à des commissaires d’écoles dans le Comté de Glengarry: “I have the honour to state in reply to your letter of the tith inst., that the French is the recognized language, in this country, as well as the English, it is quite fit and proper for the Trustees lo allow both languages to be taught in their schools to children whose parents may desire them to learn both.” Sir Oliver Mowalt, à .'a Législatu-"o d’Ontario, 1890, s’exprimait comme suit: “The Government wanted English to be learned by the French lortion of the population, but they vanted them also to be friends.Nothing could be gained by pro-cribing the French language in the xhools, but a great deal wms to be •fained if they recognized to a certain extent the use of that language in the schooJs, The French population contributed to the support of the schools and the objet sought could be secured a thousand limes more effectually by respecting their prejudices, by respecting their love for their language, by respecting their desire that their children should be taught their own tongue, than by adonting a coercive nolicy.(rheers).He wanted the French children to learn their language, to study their language, to read books in their language, and he wanted them all to study the .language and literature of England.The object aimed at could never be accona-nlished by exhibiting a snirit of hostility to the French population.Certainly not by proscribing the use of French in the schools.” Ft sir George Ross, à la même occasion, disait: “It is proper, it is just, it is desirable, it is naturel that the child whose mother tongue is French should learn the English language by the intermediary of his maternal tongtie.” Mais la plus éloquente de toutes 'es admissions est bien celle de sir James Whitney lui-même, contenue dans Ja lettre suivante du 25 juillet 1911, adressée à M.l’abbé Chaîne, curé d’Arnprior, Ont.Reverend and Dear Sir.T am directed by the Prime Minister, Sir James Whitney, to acknow ledge your letter of the 2tst and to state that no change has been made in the school law or the Departmental Regulations affecting the study of the French language in the schools.I am directed to point out that i: the question is one entirely under the control of the Board of Trustees.” (Sgd) A.H.U.COLQUHOUN, Dep.Min.of Education.DROIT CONSTITUTIONNEL Je n’ai pas l’intention, lors même que j’en aurais le temps et que vous voudriez bien y mettre la patience voulue, de traiter le point de vue constitutionnel, qui, pour le moment, à cause du litige actuellement devant, les tribunaux d Ontario, revêt plutôt le caractère exc.usivement ju ridique.Je ne ferai que vous indiquer les sources du droit sur lesquelles nous appuyons nos prétentions.1—Section 93, sous-section 1 et 3.“In and for each Province, the “Legislature may exclusively make “laws in relation to Education, subject and according to the following provisions: “1.— Nothing in any such law ‘shall prejudicially affect any right “and privilege with respect to de-“nominationaJ schools which any “class of persons have by law in the “Province at the Union.“3.— When in any Province a “system of Separate or dissentient “schools exists by law at the Union ‘or is thereafter established by the “Legislature of the Province, an “appeal shall lie to the Governor-General in Council from any act or “decision of any provincial autho-“rity affecting any right or privi-“lege of the Protestant or Roman “Catholic minority of the Queen’s “subjects in relations to education”.Nous disons que le droit d’enseigner la langue et de s’en servir ses dans certaines croies, écoles françaises avant la Confédération et comme langue d’enseignement et île communication dans toutes Ise clas anglaises-françalses depuis, est ,m droit ou privilège acquis par certains sujets de Sa Majesté, c’est-à-dire par la minorité canadienne d’origine française dans la Province d'Ontario, droit qui a été continuellement ,-n usage et formellement reconnu dans les écoles établies par cette minorité en vertu de la loi.Les sous-sections 1 et 3 sont am plement suffisantes pour protéger nos privilèges éducationnels contre tout acte d’aucune autorité provinciale affectant tel droit ou privilège partout où un système d’écoles séparées a été établi avant ou depuis la Confédération.Voir opinion de Richards, Blake & Crooks—Hodgins, p.187.History of Seperate Schools :n Ontario.La proscription de la langue française dans les écoles d’Ontario constitue une absurdité légale et constitutionnelle aussi certaine que le serait la proscription de la langue an glaise dans les écoles de la Province de Québec.L’usage de la langue an glaise dans les écoles de cette dernière n’a pas de base constitutionnelle autre ou meilleure que celle que possède l’usage de la langue française dans tes écoles de la Prorince d Ontario, 2—Section 133 B.N.A.Act.E.COTE 1413 rue Saints-Catherine Est COIN IBERVILLE Téléphone LaSalle 330 meilleur endroit pour vos achats de M et du Jour de l’if] POUR HOMMES ET GARÇONS Foulards tricotrs, 50ç à S t.OO.Cravates de soie, à 75c.Bretelles, 25ç à $1.25.Parapluies, 50.» à $5.00.Gants doublés, 75ç à $2.25.Gilets tricotés, !»5c a $4.50.Tuques, ceintures, 25e à 50c.Boutons de 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de ligéférer en matière d instruction publique, conféré par la Section 93, a été et sera toujours sujet et limité par les dispositions de la section 133.La prohibition de la langue anglaise, ou de la langue française comme langue d’instruction ou comme sujet d’étude dans les écoles do QuéPec ou d’Ontario, constituerait une violation de h section 133, qui déclare les deux langues officielles.L’ACTE DE QUEBEC (1774).Si un texte de loi est nécessaire pour appuyer et sanctionner les droits de la langue française au Canada, il suffit de citer la Section 8 de l’acte de Québec.“8.And be it further enacted by “the authority aforesaid that ali His “Majesty’s Canadian subjects with-“in the Province of Quebec, the re-“ligious orders and communities “only excepted, may also hold and “enjoy their property and posses-“sions, together with all customs “and usages relative thereto, and all “other Iheir civil rights is as large, “ample, and beneficial manner, as “if the said proclamation, commis-“sions, ordinances, and other acts “and instruments, had not been “made, and as may consist with ’’their allegience lo His Majesty, “and subjection to the Crown and “Pariiamenl of Great Britain; and “that in all matters of controversy “relative to the property and civil “rights resort shall be had to the “laws of Canada as the rule for the “decision of the same.N.R.— Il faut se rappeler que les limites territoriales de ce qu’on appelait alors la province de Québec comprenaient en outre des provinces actuel»os de Québec et On- GRANDE OCCASION POUR ACHETER DES Cadeaux de Noël CHEZ H.SCOTT LE PLUS GRAM BIJOUTIER DE LA PARTIE EST 479 rue Sainte-Catherine Est.$250,000 — DE MARCHANDISES AU CHOIX — Bel assortiment de diamants, bijoux, horloges montres, verre taillé, bronzes, statues en marbre argenterie, coutellerie, objets ciselés, bijoux art tiques, boîtes à bijoux, etc.“Either the English or “language may be used “bates in the House of “of Canada and “Legislature of the French in the De-Parliament of the House of the Quebec; and both those languages shall be used “the respective records and journals “of the Houses; and either of those ‘languages may be used by any per-“son or in any pleading or process “in it issuing from any Court of Ca-“nada established under this Act, “and in or from all or any of the “Courts of Quebec.The Acts of the “Parliament of Canada and of the “Legislature of Quebec shnU he ¦printed and published in both lan-“guages”.La Section 133 est une disposition faite dans l’intérêt général et pour ;nc servir du jargon parlementaire '' pour l’avantage général du Canada ’.Cette disposition, comme foule autre du même genre, promulguée (Jans 1 intérêt général, direct ouafi-direct, du Dominion, lie et oblige tario, une grande partie du conti lient nord américain.C’est un Statut Impérial en pleine vigueur au Canada.On a dit (pic le mot langue ou langage ne se trouve pas dans cette loi.Peut-on sérieuse ment prétendre (tue les mots “propriétés, possessions, coutumes, usages" ne sont pas assez vastes pour inclure le langage?Est-ce que la possession de la langue de tout un peuple n’a pas une valeur infiniment plus grande que la possession d’objets inanimés les plus Insignifiants?Ht puis est-ce que celle loi impériale ne garantit pas aussi bien explicitement “les lois et droits civils” des Canadiens-français?Comment pourraient être conservées et appliquées ces lois, toutes imprimées et interprétées en français, sans le libre usage de la langue française?Le temps ne me permet pas de vous dire l’opinion de jurisconsultes, législateurs et savants Canadiens d’origine anglaise, sur la valeur constitutionnelle du Règlement 17, tels que Sir George Ross, MM.Caban, Boyd.Lighthall, Walsh et autres.Je me contenterai de celles de deux professeurs de McGill: M.Leacock: "A violation of all the traditions “on which the public policy of this “Country has been founded.” M.Dale: “A violation of the spirit “of Confederation.” REGLES ELEMENTAIRES DE LA PEDAGOGIE.Ce que pensent les experts en pédagogie du Règlement 17.Quelques citations seulement: M.Fryer, de McGill: “Cannot be “defended on educational grounds.” Rapports des six inspecteurs nommés par le gouvernement pour mettre le règlement en force, et qui maintenant le condamnent.Le Dr Merchant, chargé de faire une enquèle complète sur les écoles bilingues d'Ontario le condamne aussi.Voir son Rapport au Gouvernc-menl d’Ontario, pages 72 el 73."The best results are obtained when the medium of instruction is in the beginning the mother-tongue.Life in the ordinarv school is so different from the life of the home SO% D’ESCOMPTE Jusqu’au 1er janvier OUVERT TOUS LES SOIRS JUSQU’AU 1er JANVIER that the child on entrance to school finds himself in a strange and per-plezing environment.He is bewildered if the language he hears in his lessons has no meaning for him, and for a long time he makes little progress.When he appears to learn, he is usually but repeating meaningless words.My conclusions, I find, are in accord with those of others who have investigated the bilingual problem in other paris of the Empire.A discussion on bilingualism was held al the recent Imperial Education Conference and the question of the medium of instruction received a large share of the attention.While the delegates differed regarding the question of the time when English should be introduced into the course of study and also regarding the stage at which il should be used continuously as the language of instruction, ali were agreed that the child on entrance to school should receive his instruction through the vernacular." Je ne saurais, Mesdames et Messieurs, abuser plus longtemps de voire extrême bienveillance et de votre généreuse indulgence, pour lesquelles je vous suis infiniment reconnaissant.Il me faut conclure, maîtrisant Jusqu’à la fin la tentation, pourtant bien rande, de vous dire la protonde in- ignation, de même que le mépris, que j’éprouve pour l’attituae Injuste, arbitraire, anti-patriotique et insensée du gouvernement d’Ontario envers la minorité canadienne-françat-se de la province soeur.LA DETERMINATION DES CANADIENS-FRANÇAIS.Qu’il nie suffise de renouveler ici la protestation énergique et explicite.faite et maintes fois répétée par tous les Canadiens-français d’Ontario.de Nipissing à Windsor, ainsi que leur détermination immuable, Irrévocable et irréductible, malgré toutes les menaces, nu prix de tous les sacrifices, de ne pas laisser proscrire In langue française sur la terre ontarienne.Nous allons lui assurer la vie chez nous.Elle sera enseignée à nos enfants et aux enfants île nos enfants.Nous ne permettrons pas au gouvernement d’Ontario, qu'il soit bleu, orange, rouge ou de quelque autre couleur, de détruire la meilleure part de notre héritage ancestral.Pourquoi?Parce que c’esl notre droit a tous les points de vue.Parce que notre langue est notre bien, parce qu’elle fait partie de nous-mêmes, de notre intelligence et de notre aine.Parce que, en usant de notre droit, nous ne nuisons ci ne faisons aucun tort à personne.Parce que sa conservation est pour nous une question d’honneur, de do-soir, de justice et d’intérêt primordial.Parce que nous savons que la connaissance du français, avec celle de 1 anglais que nous avons tous, tout en nous procurant une supériorité intellectuelle sur ceux qui veulent se contenter d’une seule langue, nous rendra plus aptes à remplir nos devoirs civiques, comme elle nous permettra de mieux exercer nos droits civils et politique.':.Parce que ;c libre usage de notre langue maternelle, sa conservation cl sa propagation, sont absolument indispensables à l’entente et à l’union, de meme qu à la prospérité et au progrès matériel, mais surtout intellectuel, des deux races qui forment el tonneront toujours, Je l’espère, la majorité au Canada Parce que, enfin, nous savons que nous ne gagnerions autre chose que le mépris suprême de nos persécuteurs si nous leur permettions d'étrangler la langue que nos mères nous ont enseignée.La fermeté, la détermination, l’ab-negation et la préparation à tous les sacrifices existent partout chez les nôtres d Ontario.Et elles auront raison du Reglement 17, comme de tout autre reglement ou statut spoliateur, de la persécution, de l'arbitraire et de la force du nombre.Vous pouvez, Mesdames et Mes-sieurs, en nous prêtant un concours généreux, hater le jour où la justice et le droit auront vaincu l'injuslii et la persecution.(Huitr à ia clnquièrm* narre) ice * uL,.v.— iso zyy LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 22 DECEMBRE 1914 S COMMERCE ET FINANCE LAKE SHORE ET N.Y^CENTRAL LA FUSION DE CES .DEUX IMPORTANTES COMPAGNIES S’EFFECTUERAIT AUJOURD’HUI PAR LA RATIFICATION DES ACTIONNAIRES DE LA LAKE SHORE.—OPPOSITION DE NUL EFFET, t Cleveland, 22.—On s’attend à ce que la fusion de la Lake Shore Railroad Company au New-York Central Railway, sous la raison sociale de New-York Central Company, au capital projeté de 30(1 millions de pi is-tres, soit effectuée aujourd'hui, à Rassemblée générale des actionnaires de la Lake Shore qui aura lieu Jci aujourd’hui.Les actionnaires du New-York Central ont approuvé !a fusion, le 20 juillet dernier, et l’on prétend que tout ce qui manque à la conclusion du contrat est la ratification des porteurs du Lake Shore.Une opposition à l’amalgamation s’cst faite jour la semaine dernière, quand Clarence H.Vener, de Bos-lon, chef de la maison General Investment Company, du Maine, et porteur de cinq parts du Lake Shore, a demandé un bref d’injonction à la Cour interdisant la réunion projetée, prétextant qu’elle violait la loi Sharman contre les trusts.Il demandait en même temps qu’un liquidateur soit nommé pour établir une échelle de comparaison entre la Nickle Plate, la Big Four, le Lake Erie l’Ohio Central et l’Indiana Southern.Le juge de paix Jensen a refusé le bref d’injonction, alléguant que la décision de la majorité des actionnaires de la Lake Shore est la dernière barrière à franchir avant la fusion, bond qui s’effectuera aujourd'hui.- UN DELAI NOUVEAU IL EST ACCORDE AUX OBLIGATAIRES DE LA SPANISH RIVER CO.Un câblogramme de source privée a annoncé, hier, que la requête demandant la prorogation de la date de l’assemblée générale des obligataires de la Spanish River Pulp and Paper Mills Company a été accordée, mais la durée du délai est restée inconnue.On croit généralement que rassemblée sera remise à trois semaines.On croit également que les obligataires de l’Ontario Pulp s’opposeront à l’abandon des intérêts de deux ans, candis que les obligataires de la Spa-^ilsh River, résidant pour la plupart en Angleterre, accéderont à la demande de la Compagnie.L’Ontario Pulp étant filiale de la Spanish River, il se pourrait que la compagnie-mère servît les intérêts de sa filiale afin d éviter des embarras.L’ANGLoT AMERICAN OIL UN DIVIDENDE PROVISOIRE A ETE DECLARE London, 22.— L’Anglo-American OU Company a déclaré, d’après les recettes de l’exercice en cours, un dividende provisoire de 1 shilling et un super-dividende provisoire de 1 shilling.Ces dividendes sont exemptes de l’impôt britannique sur le revenu.La semaine dernière le Conseil de 1’Anglo American Oil Company a été avisé de se réunir pour la déclaration des dividendes, mais l’ajournement en a été annoncé en raison de l’incertitude régnant au siujet de la situation générale.LE COMMERCE DU CANADA “IL EST IMPOSSIBLE DE RIEN PREVOIR AU SUJET DU COMMERCE FUTUR” DIT LE SOUS MINISTRE OHARA.— LE RESULTAT GLOBAL DONNE $1,-129,744,725.Otawa, 22.— L’Administration du Commerce a publié son vingt-deuxième rapport, considérant le commerce du Canada, pour l’exercice terminé le 31 mars dernier.Le commerce total est en augmentation de 44 millions $480,276 sur le chiffre de l’année précédente, se fixant à 1,129 millions $744,725.Les importations atteignent 650 millions $746,797, en moins-value de 41 millions $285,695, en comparaison de 1913, mais en avance de 91 millions $426,253 sur l’année 1912.Les exportations de l'année s’établissent à 479 millions $997,928, en progrès de 85 millions $765,871.Le sous ministre O’Hara dit dans son compte rendu: “Depuis nombre d’années, j’ai eu l’avantage, en présentant ce rapport, de proférer d’optimistes pronostics au sujet de l’augmentation probable du vo.umc du commerce de l’année suivante.Chaque fois nos espérances même les plus exagérées ont été dépassées.Cette année, cependant, par suite de la guerre européenne et de l’exceptionnel bouleversement mondial qui en découle, il est impossible de rien prévoir en relation avec le développement possible du commerce, si ce n’est que les derniers renseignements reçus nous permettent de croire que le chiffre des importations au Canada, pour l’année 1915, fera vraisemblablement ressortir une large moins value, nonobstant l’importante augmentation dans l’imporration du numéraire, mais que les exportations, pour la même période, égaleront probablement, s’il ne dépassent pas, le niveau de l’année dernière.” Le rapport signale que l’état de guerre a enrayé le commerce d’exportation de l’Allemagne et de l’Autri-che-Hongrie, qui représentait près de 15 pour cent du commerce mondial d’exportation.BANQUE^DË’VANCOUVER Vancouver, C.-A., 22.— Ewing Buchan, durant plusieurs années gérant de la Banque de Hamilton, ici, a été nommé curateur- de la Banque Vancouver pour le temps de sa réorganisation.LA CANADIANCAR L’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la Canadian Car and Foundry Company, Limited, convoquée pour hier, a été remise au lundi 8 février prochain, par suite du retard apporté dans la réception des procurations des porteurs d’Europe.-«- VIANDE SUR PIED A CHICAGO Chicago, 22.— Gros bétail: arrivages, 3.000; marché fort; bouvillons du Texas, $5.30 à $10.00; bouvillons de l’Ouest, $5.00 à $8.00; vaches et génisses, $3.10 à $8.15; veaux, $6.00 à $8.50.— Menu bétail — Porcs: arrivages, 35,000; marché ferme; légers, $6.80 à $7.00; mêlés, $6.90 à $7.25; lourds, $6.85 à $7.25; très gras, $6.85 à $6.96; cochons, $5.50 à $7.20; moyenne des ventes, $7.00 à $7.15.— Moutons: arrivages, 20,000; marché ferme; indigènes, $5.10 à $6.10; d’un an, $6.25 à $7.10; agneaux indigènes, $6.00 à $8.25.’Pour le reste de votre vie” STERM00R ^5/matelas “Bien Fait‘“Non Bourré ” Garantit toute une vie de confort et de propreté.FAIT AU CANADA DEMANDEZ LA BROCHU-RETTE GRATUITE five Alaska Feather &D'ownÇo.%Lîmi-ted,.MôntreâiL F.X.GUILLEVIN GROS ET DETAIL I Tel.Uptown 4166.1088 rue SAINT-JACQUES, MONTREAL ' Nouveau magasin de vente et succursale 180 A.MH ER ST, (pues ote-catheuixe eht) Assortiment coaplet de fixturei éltctriqwe* — modèle» nouvetux Une visite 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vaincrons quand même.El nous aurons vaincu: non seulement pour nous, mais autant et peut-être plus encore pour vous-mêmes: pour la pensée, ta culture et ta civilisation françaises.M.A.T.CHARRON Vient ensuite le tour du président de l’Association Canadienne-fran-çaise d’Ontario, M.A.-T.Charron, qui fait l’historique du mouvement franco-ontarien pour la revendication des droits du français dans la province-soeur.Nous donnerons demain le texte même de ce discours, ne voulant rien lui enlever de sa valeur.M.HENRI B0URASSA Le programme était terminé, mais l’auditoire réclama un discours de M.Bourassa qui, de sa loge, s’exécuta aux applaudissements répétés de tous.Messeigneurs, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs.Je crains vraiment qu’on ne prenne au Monument National l’habitude de me transformer en donneur de bénédictions finales.Me permetlez-vous, Monseigneur ?(Sa Grandeur secoue la tête en riant).Fort bien.Monseigneur.Vous ne pouvez approuver d’avance ’oui ce que je peux dire (rires).Je me sens en présence de Monseigneur comme le secrétaire de Mgr Dupont des Loges.Mgr Dupont des Loges était évêque ' de ^ Metz au moment de la conquête de celte ville par les Prussiens.d’Europe ; et en pasteur vigilant de son troupeau.Il resta un défenseur irréductible et digne des droits de ses diocésains.Naturellement, il se trouvait parfois dans des situations délicates.11 avait pour secrétaire un vigoureux Alsacien, prêtre, mais chez qui le vieil homme n'était pas encore éteint.Un soir que l’abbé rentrait chez lui, il rencontra une demi-douzaine d’Ontariens.pardon! de Prussiens qui voulurent lui faire un mauvais parti.Mais il en étendit deux sur le carreau, en prit un au collet et les trois autres jugèrent à propos de s’absenter.Il rentra paisiblement à l’évêché.Le lendemain, visite des autorités civiles et militaires.On demande à Mgr Dupont des Losges de produire la personne de son secrétaire, afin que celui-ci rende compte du tact peu conciliateur dont il avait usé envers ses agresseurs.Monseigneur Dupont des Losges ne perdait jamais son sang-froid.“ Pcrmettez-moi, messieurs, dit -il, d’interroger d’abord mon secrétaire, nous aviserons ensuite.” Cinq minutes après, l’évêque retrouvait son secrétaire, qui n’était pas éloigné.Monseigneur lui fie-manda : “ Qu’est-ce qui s’est passé, hier soir ?11 paraît que vous avez fait du tapage.Ce n’est pas bien.Vous compromettez l’autorité épiscopale.” L’abbé raconta la dispute.Monseigneur fronçait de plus en plus les sourcils et de plus en plus l’inquiétude envahissait le coeur de l’abbé.“ Mais, Monseigneur, c’était un :as de légitime défense.Est-ce que j’au- rais dû laisser outrager ma soutane?” —“Ce n’est pas cela! reprend Cévêque; mais, bâti comme vous l’êtes pourquoi avez-vous laissé é-chappcr les trois autres?’’ (Rires) Quand il y aura un peu de tapage, Monseigneur, laissez-nous faire.Je n’ajouterai rien, mesdames et messieurs, aux discours que vous venez d’entendre.Monsieur le sénateur Belcourt vous a fait l’exposé juridique et constitutionnel de la question.Il n’est pas un esprit juste maintenant renseigné sur l’histoire et la constitution canadienne, qui ne retournera pas absolument convaincu que, comme dans la plupart des luttes soutenues dans le passé depuis des siècles, ce sont ceux qu’on traite de rebelles, de fauteurs de discordes qui défendent les principes les lois et la justice sans lesquels il n’y a pas de justice, de constitution, de lois qui tiennent.S’il est juste pour nous d’accorder une oreille sympathique et une attention bienveillante aux cruautés et aux dénis de justice qui peuvent être perpétrés en Europe sous un étendard quelconque au nom d’une culture ou d’une civilisation particulière n’avons-nous pas le devoir, beaucoup plus clair, d’empêcher qu’hypocritement, au nom de la justice britannique, on fasse subir à ceux qu’on a appelés si justement les Alsaciens d’Ontario, un régime que jamais les uhlans prussiens, même du temps de Monseigneur Dupont des Losges, n’ont osé imposer à leurs vaincus.J’ai écouté attentivement la lecture des demandes formulées par le congrès de 1910 au gouvernement d’Ontario.J’avais déjla lu la lettre :lc Monseigneur Latulippe à sir James Whitney.J’ai lu et médité le règlement 17.Cet été, j’ai fait une enquête au bureau d’Education de Strasbourg, en me permettant de comparer mot pour mot et paragraphe par paragraphe, notre règlement 17 avec la loi allemande.Je dois vous dire que pas plus sous le-général Manteuffel que sous Von Dalwitz, jamais Je gouvernement prussien n’a imposé, à un seul instant de là conquête ou du régime civil, au nom de l’hégémonie prussienne, de la culture prussienne, au nom de la liberté prussienne, un régime tel que celui qu’on a mis en vigueur depuis quatre ans dans Ontario au nom du gouvernement britannique, de la liberté britannique et du drapeau britannique.Jusque dans les procédés employés, cette comparaison est tout à l’honneur des Prussiens de l’ancien continent.Prenons le cas de Green Valley, que nous rappelait M.le sénateur Belcourt tout à l’heure.Ceux qui ont lu Colette Baudoche, de M.Barrés, savent que lorsque je gouvernement prussien voulut déclasser des communes de langue française il se trouva des professeurs allemands, élevés en Hanovre ou en Prusse, pour prendre ta défense du droit et des opprimés.Tandis que dans Ontario, il ne s’est pas encore trouvé d’hommes, publics ou non, pour prendre la défense des droits spoliés de nos frères.Nous avons trouvé quelques hommes de langue anglaise.Iralndais de naissance, comme MM.Ecran et O’Hagan, qui font heureusement contraste avec certains de leurs congénères, assez nobles pour défendre le bon droit en dépii de toutes les menaces faites en haut lieu.Mais à part cela, tout ce que nous pouvons citer, c’est la fameuse parole : “This is a british province ; and the english language shall be the language in Ontario.” Les barbares Prussiens d’Europe ont quelques notions de pédagogie, ils ont procédé avec moins d’arbitraire et surtout avec moins d’hypocrisie que tes Prussiens d’Ontario.Partout où il y a vingt-cinq pour cent, c’est-à-dire le quart, d’élèves de langue française, on leur accorde plus de liberté pour leur langue que dans aucune des écoles d’Ontario, publiques ou séparées.Lorsqu’il y a la moitié d’élèves de langue française, on accorde même en Alsace ce que le gouvernement d’Ontario refuse à 75 pour cent des contribuables de Green Valley, qui viennent d’être condamnés à n’avoir pas le droit, eux, les deux-tiers de la population, de jouir de l’équivalent de ce que des pères de famille de langue française jouissaient sous le régime prussien au moment de ta guerre.tl est temps que nous sachions la vérité.Au nom de la conciliation, de la bonne entente, de la paix nous avons tout accepté, tout subi, nous avons renoncé à tous nos droits de légitime défense.Il est temps de reprendre le terrain perdu.La conciliation, c’est très bien; mais seulement devant la justice, devant ta vérité, devant ta franchise.On peut toujours concilier des intérêts qui se combattent, des préjugés mêmes diamétralement opposés.Mais la franchise ne peut pas traiter avec te mensonge, ni la droiture avec l’hypocrisie.Lorsqu’on dit franchement: “Ceci est une province anglaise et les Canadiens-français n’ont pas le droit d’y vivre”, nous comprenons l’attaque loyale et nous combattons.Mais non pas lorsqu’on dit: “Le drapeau britannique abrite toutes vos libertés, oui, mais à condition de vous cantonner dans votre réserve sauvage du Québec, et vous amuser à chasser le caribou en parlant français, sans en franchir les limites.” L’histoire de la Confédération a été écrite en lois de proscription.La langue française a été abolie dans le Manitoba, dans l’Alberta, dans la Saskatchewan, l’on veut même la tarir à sa source dans Ontario.Et l’on viendra nous parler de libertés britanniques.Il est grand temps, si Ton ne veut pas que cette liberté devienne une légende au Canada, que ceux qui se prétendent les plus sages mettent au moins en pratique les principes les plus élémentaires de la conciliation.J’en suis de la conciliation, mais de la vraie.On comprend facilement que le gouvernement d’Ontario ne peut pas revenir tout de suite à un régime de civilisation et de liberté.Et c’est pourquoi, mesdames et messieurs, quant à moi, qu’on traite pourtant d’intransigeant, je vous avoue que je me trouverais très étonné et dans une large mesure très satisfait si Ton daignait accorder graduellement aux Canadiens-français d’Ontario d’ici à vingt-cinq ans le régime que les Prussiens ont accordé aux Alsaciens — comme commencement ce ne serait pas mal — si Ton voulait traiter nos frères suivant les véritables principes du respect des droits des minorités tel qu’on le comprend en Angleterre, au pays de Galles, en Ecosse, en Irlande, dans les Iles de la Manche, tel qu’on le reconnaît aux quarante pays de Tlnde, où les minorités jouissent de plus grandes libertés sous le véritable étendard des libertés britanniques porté par de vrais Anglais, en matière d’instruction publique, de langue parlée et apprise à l’école, devant les tribunaux, dans les services civils et administratifs, que les Canadiens-français n’ont jamais connues dans aucune des provinces anglaises de la Confédération.NOUVEL HOTEL DES POSTES L’inauguration du nouvel hôtel des postes coin des rues Notre-Dame et Richmond a eu lieu hier soir sous la présidence de Téchevin O’Connell et de Tex-maire Laporte.Présenté par ce dernier, le ministre de la justice dit quelques mots en anglais cl en français, s’excusant toutefois de ne pouvoir mieux parler en cette langue.M.Ames, député, prit ensuite la parole et déclara que la construction de cet hôtel des postes était due en grande partie à feu Thonorable Monk.Puis, MM.Denis Tansey, conseiller législatif, Joseph Lemire, W W Robertson, C.Barcelo, assistant-maître des postes adressèrent la parole.Après la réunion.Ton servit, des rafraîchissements.Remarqués MM.Chandler, J.p.Chillar, J.A.Jacques el J.E.l'air.SUGGESTIONS pour CADEAUX DE NOEL ET DU JOUR DE L’AN Le prolème de chosir des cadeaux est résolu dans le choix des appareils électriques à table.Leur grande variété d’usage ainsi que les différents dessins facilitent te choix d’un cadeau approprié.GRILLE ELECTRIQUE s’adapte à la préparation de tout genre de plats à la table.$5.75 IMMMm GRILLE A PAIN ELECTRIQUE $3.00 en montant.THEIERE ELECTRIQUE $3.50 en mo>ntant.CAFETIERE ELECTRIQUE $8.50 en montant FER A REPASSER “UTILITE" pesant 2Vz tbs, étant équipé pour aus si chauffer Teau et le fer à friser .$5.50.Tous ces appareils sont fini en nickel.Placements profitables Gratis 4-*—v,.mciiic ire,s n< ou pour toute personne 1914, b 11 heure* de l'avant midi, au do- 1 incident sera Cicg.mlcile du dit défendeur, an No 1167 rue Vous remerciant de votre r.S*;t 7 » LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 22 DECEMBRE 1914 VOL.V.— No 299 Le temps qu’il fera Forts vents de l'ouest, quelques giboulées de neige locales, généralement beau et plus froid aujourd’hui et demain.Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Est.R.de Meslé, g-rant.30 26 20 18 Aujourd’hui maximum.Même date la’n dernier.Aujourd’hui minimum.Même date l’an dernier.BAROMETRE — 8 h.matin.29.73 11 h.matin, 29.67 ; midi.29.65.MERCREDI, LE 23 DECEMBRE (Jeûne).Sainte Victoire, vierge, martyre.Lever du soleil, 7 h.41.Coucher du soleil, 4 h.20.Lever de la lune, 11 h.39.Coucher de la lune, 11 h.59.Premier quartier, le 24, à 3 h.41 m.du matin.la gueirre: SUCCES SUR TOUTE LIGNE EN USANT LL iüUILLETON (PROPOS U UN HABITANT) Jl n’y u qu'une seule chose qui soit yius uyceuOle que de lire un beau /euiaeton, c est d’etre en /«-mille el de le lire ensenwle, u haute voix.De temps en temps, le lecteur s’arrête, et ies aiuiiieurs font échange, en une paisible conversation, d impressions el de commentaires; cet entretien mtulipiie te plaisir de la lecture.Cela est tuleinent vrai que moi qui ne suis qu’un habitant, pas plus Vête qu’au autre, j'éprouve le besoin de causer avec j«-“ autres lecteurs du leuitleloif passionnant dont le Devoir vient de commencer la publication.C’est plus jort que moi, j’ai envie de paner de Barlelc, ce soldat polonais, doux et fort comme un grand boeuf, el qui se révéle déjà si sympathique.Si vous voulez, nous reviendrons de temps en temps à cette place pour échanger nos impressions.Hier, j'ai fait connaissance avec Bartek, qui est bien en peine de s’en aller à la guerre el gui a bien peur des Français, sans en avoir jamais vu.fl s en informe s * » Londres, 22.— D’après des rapports de sources diverses, la Russie continue à investir Przemysl et Cracovie, comme si les troupes austro-allemandes ne faisaient pas peser une pression en Pologne.Une sortie faite pur la garnison de Przemysl hier et avant-hier, dans le but de trouer la ligne îles assiégeants, échoua, et les Autrichiens furent repoussés en subissant de lourdes pertes.La marche en avant des Autrichiens à travers les défilés des Carpathes a été enrayée, et Vienne admet que le grand-duc Nicolas occupe encore en force la Galicie et le sud de la Pologne.Pour ce (pii est des opérations de la rive nord de la Vistule, Petro-grad annonçait officiellement hier soir que les Allemands ont retraité de l’autre côté de la frontière de la Prusse orientale, vers le nord-ouest.LA SITUATION VUE DEJ-0NDRES Londres, 22.—Il ne s’est produit des changements notables aujour-d hui qu aux extrémités nord et sud de la ligne dans l’est.Sur le théâtre occidental de la guerre, des opérations tenant de la nature d un siège se poursuivent avec acharnement.Voilà en raccourci quelle est la situation aujourd’hui.Le résultat de la marctie en avant des Teutons sur Varsovie est encore douteux, car il reste à livrer un corn, bat décisif.Le centre des Moscovites, en dépit de sa retraite, a reçu des renforts et il occupe une ligne le long de la rivière Bzura, à partir du confluent de cette rivière avec la Vistule.Au nord ne la Vistule, si Ton peut ajouter foi aux rapports de Petro-grad, les casques à pointe ont été repoussé au-de à de la frontière.Leur ligne se déplie maintenant en arrière de Soldau, ville située à mi-chemin entre Lautenberg et Nieden-berg, dans la Prusse orientale.Au sud, rapportent les Russes, le mouvement des Autrichiens à ^ra-vers les Carpathes a été enrayé, et la garnison de Przemysl a subi une défaite en misant une sortie et a été rejetée dans la ville.La presse anglaise commente aujourd'hui Tordre d’a.ler de Taxant qu’aurait donné le général .[offre, d’après un câblogramme de Berlin reçu à Londres.Les journaux, tout en ne pouvant garantir la véracité de la nouvelle, font remarquer qu’elle semble coïncider avec la pression que les Alliés font peser tout le long de la ligne.On ne croit pas toutefois, en cette ville, que les Alliés entreprennent pour de non de chasser les Allemands de la Belgique avant quelques semaine.Le Kaiser aurait quitté Berlin pour se rendre sur le théâtre o'"* i-dental des opérations.Cela semblerait indiquer qu’à ses yeux la situation y semble plus critique que dans Test.BULLETIN OFFICIEL DE PARIS Paris, 22 (2.15).Communiqué of-; ficicl de cet après-midi: “Entre la mer et la Lys, il n’y eut hier, qu’une canonnade.Entre la Lys et T Aisne, nous avons repoussé! une colonne allemande qui s efforçait de sortir de Caroncy, et nous j avons pris plusieurs maisons à Blangy.“Une attaque ennemie dirigée contre Mainetz et les retranchements avoisinants, nous empêchèrent de gagner sensiblement du terrain de ce côté.“Dans la région de Lihons, nous avons repoussé trois attaques ennemies.“Nous avons remporté un léger avantage à i’est et à l’ouest de Tra-cy-le-Val.et notre artillerie dirigea un feu effectif contre le plateau de Nouvron.“Dans la Champagne, dans TAr-l gonne, et dans le voisinage de Sou-ain, il s’est livré de violents engagements à la pointe de la baïonnette.Nous n'avons pas gagné du terrain d’une façon notable dans cette région.“Nous avons occupé dans les environs do Perthes-les-Hurius, trois positions (allemandes, longues de 1,500 verges.“Au nord-est de Beauséjour, nous avons consolidé les positions conquises le 20 décembre.Nous avons occupé toutes les tranchées dans le voisinage de Mont Calvaire.Dans la forêt de La Grurie, nous continuons à gagner du terrain.“A Saint-Hubert, nous avons repoussé une attaque dans la forêt de Bolants.A cet endroit, nous avons repris les deux tiers du terrain perdu.“Entre l’Àrgonne et la Meuse, nous avons gagné légèrement du terrain.Dans les environs de Vau-quois, au nord de la forêt de Ma-lancourt, nos troupes parvinrent à se frayer un chemin a travers un treillis de fil barbelé, et s’emparer de certaines tranchées ennemies qu’ils conservèrent.“Sur la rive droite de la Meuse, dans la forêt de Consenvoye nous avons d’abord perdu, puis repris les positions prises le 20 décembre.“Sur les hauteurs de la Meuse, dans les Vosges, il n’y a rien à signaler.BENOIT XV ET LES BLESSES Rome, 22.— Dans le but de soulager les prisonniers de guerre et de tirer de Tinquié-tude leurs familles, le pape Benoit a demandé à tous les évêques ayant des prisonniers de guerre dans leurs diocèses de nommer un ou plusieurs prêtres connaissant la langue des prisonniers, à cette fin.Ces prêtres s’occuperont, autant qu’ils le pourront, de remédier à la situation matérielle des captifs militaires.LIRE DANS LE '‘NATIONALISTE” DIMANCHE PROCHAIN “Noël souffreteux” (ÉVOCATION) par PAUL HAME 3C LE “GLASGOW” AVARIE.Santiago, Chili, 22.— Le croiseur anglais “Glasgow” a été avarié à la poupe et à la proue, durant le cours de l’engagement naval des îles Ma-louines.Voilà ce qu’on mande aujourd’hui de Port Monte, où le "Glasgow” et le “Bristol” sont arrivés en quête du croiseur allemand “Dresden”, dans le Pacifique.Le “Glasgow” fut attend à plusieurs reprises, mais scs avaries ne l’ont pas forcé à demeurer dans un bassin de radoubs.L’ALLEMAGNE AUGMENTE SA FLOTTE SOUS-MARINE.La Haye, vià Londres, 22.— L’Allemagne est en train de construire 40 sous-marins jaugeant 1)0(1 tonnes chacun.Cela lui donnera 95 sous-marins connus.LES AUTRICHIENS S’INSURGENT CONTRE LES ALLEMANDS Paris, 22 — “On est de plus en j plus mécontent en Autriche contre ; la domination allemande.De nom- i breux duels entre Allemands et Au-j trichions ont lieu tous les jours, et I Tétat-major allemand remplace continuellement des officiers autrichiens par des sous officiers allemands.On assure que le général Hindenburg a déclaré : “Je ne eon-tiuerai pas à diriger la campagne à moins que les archiducs ne se tiennent à moins de trois milles de la ligne de feu.” OUVERTURE DE LA CHAMBRE FRANÇAISE Paris, 22 — La Chambre des députés.bien avant l'heure de la convocation, offrait un aspect animé, rappelant la session du 4 août, après la déclaration de guerre.Quelques députes qui songeaient à demander une session à huis-clos, ont renoncé à leur projet.Plusieurs députés se sont engagés à ne pas susciter de débats et à voter les crédits demandés.Au nombre des députés absents, on compte MM.Bclo-ry, Chesquière et Basly, retenus ^ comme otages par les Allemands dans le voisinage de Lille, et M.Pas-1 quai, fait prisonnier, L’ENNEMI REORGANISE SES! MOYENS DE TRANSPORTS EN ! FRANCE Amsterdam, vià Londres, 22.— Le “Telegraaf” reçoit des rapport de Berlin disant que les Teutons ont reconstruit les voies ferrées de Gharleville dans le département des Ardennes, en face de Mézières, jusqu’à Reims, et de Hirson, jusqu’à Montmedy, dans le département de la Meuse, à 25 milles au nord de Verdun; voies ferrées détruites par les Français lors de leur retraite au commencement des hostilités.D’après la même dépêche, des trains circuleront aussi sous peu sur la voie ferrée allant à Givet.L’on pourra aussi se servir des ponts établis sur la Meuse, près de Lûmes, de Flize et de Dojichery.Cela indique que les Allemands nonobstant les opérations, travaillent ferme au rétablissement des lignes de communications dans le nord de la France.BULLETIN OFFICIEL DE BERLIN Berlin, 22, via Londres, 3.55 n.m, — Voici le communiqué officiel allemand de cet après-midi : A Nieuport et dans la région autour d’Ypres la situation a été calme hier.Pour reprendre les positions qu'eUes ont perdues à Saint-Hubert et Givenchy, le 20 décembre, les troupes anglaises aidées des territoriaux français ont fait hier des attaques désespérées qui ont été vaincs.Aux alentours de Riehebourg Ten-nemi a réussi a s’établir fortement dans ces positions.Des attaques dans les environs d’Albert, hier, au nord-est de Compïègne, à Souain et à Prathes ont été repoussées à grandes pertes pour les Français.Dans l’ouest du district de TAr-gonne nous avons pris quelques tranchées.Dans Test de TArgonne, au nord et au nord-ouest de Verdun, nous avons repoussé des attaques françaises au cours desquelles Tenncmi a subi de lourdes pertes.” La situation dans Test et l’ouest de la Prusse n’a pas changé.En T’ologne nos troupes se sont battues dans une grande bataille pour la possession des tributaires des rivières Bzura et Rawka.Dans plusieurs endroits elles ont même traversé de l’autre côté des rives.Sur la rive droite de la rivière Pilica la lutte continue entre les Allemands et les Alliés.Fort heureusement on a découvert hier, après la publication d’u-no proclamation du général Joffre à l’armée française, l’appendice qui se lisait comme suit: “Cette proclamation doit être connue de toutes nos troupes ce soir et ne doit pas être livrée à la presse, L’UNION DES PAYS SCANDINAVES Petroîrrad, vià Londres, 22.— La récente conférence à Malmoe, Suède, des rois Scandinaves, et une visite que le roi Gustave aurait faite à Berlin auparavant, est le sujet de commentaires en Russie, en vue de la suggestion d’une union Scandinave.On se rappelle que le professeur Ostwald est allé en Suède, en mission officieuse au compte de l'Allemagne, et qu il a proposé une union Scandinave, semblable à l'empire allemand, dans laquelle la Suède au rnit une situation analogue à celle de la Prusse en Allemagne; le professeur aurait promis, paraît-il, que si une telle union se réalisait.TAI-bnuigne lui céderait la Finlande, l’Esthonie, In Livonie et une partie de la Courihmd.L’union eircmu-baltique, avec 25,-0(10,000 de population, deviendrait, d'après les vues de l’Allemagne, une importante puissance européenne, tandis que séparément chaque pays Scandinave, en dépit de sa haute culture et de son développement industriel et commercial serait poliii-uucmeiit insianiihmtu.LE PUBLIC STMEUT DES LETTRES ADRESSEES AUX ECHEVINS DENONCENT L’EXISTENCE DE MAISONS DE PROSTITUTION.— L’IMPORTANCE DES AMENDEMENTS: S’ILS NE PASSENT PAS A QUEBEC, QUELQUES ECHEVINS SE RETIRERONT.Il semble qu’à la suite de la campagne entreprise contre les tripots et des dénonciations de la police la population soit sur le point de s’émouvoir sérieusement.Quelques échevins ont reçu des lettres leur signalant l’existence de maisons de prostitution.Ce matin, M.L.A.La-pointe était prié d’attirer l’attention de M.ie commissaire McDonald sur une certaine maison, mais le leader n’attache guère d’importance, car la missive qu’il a reçue ne porte pas de signature.L’IMPORTANCE DES AMENDEMENTS.Des amendements à la charte dépend la vie politique de plusieurs échevins.L’un d’entre eux nous déclarait, ce matin, qu'il ne continuerait pas à siéger dans un conseil qu’il dit sans prestige, si la législature ne lui accorde pas plus d’autorité.“Il ne me restera plus qu’à me retirer, nous confiait-il, car je considère que les échevins, avec les pouvoirs qu’ils ont actuellement, sont à peu près inutiles.” L’AUGMENTATION DES DEPENSES.M.Téchevin Larivière dénonçait hier les augmentations singulières du budget depuis 1910 soit, depuis la nouvelle administration.On voit par les chiffres dont il a fait une compilation que certains départements tels que celui de la police et des pompiers ont augmenté du double.Nous publierons demain un tableau comparatif fort intéressant à ce sujet.RESTITUTIÔNX LABULGARIE LA ROUMANIE RENDRA LE DO-BRUDJA AUX BULGARES.— LA LIGUE BALKANIQUE POURRAIT RENAITRE.Petrograd, vià Londres, 22—(1.15 p.m.)—Le ministre de la Bulgarie a déclaré aujourd’hui que la Roumanie et la Bulgarie en étaient venues à une entente par laquelle la Roumanie remettra à la Bulgarie la province de Dobrudja et la phis granne partie du territoire obtenu de la Bulgarie à la suite de la seconde guerre des Balkans.L’on en est arrivé à cet arrangement sans qu’il y ait eu pression de la part de TAllemagne ou des Alliés, dit un attache de l'ambassade bulgare.“ Nous persisterons dans notre neutralité et nous croyons que la Roumanie fera de même.“ Si la Grèce rendait Kavala et le territoire macédonien annexé durant la seconde guerre des Balkans, et si la Serbie nous remettait les provinces macédoniennes occupées malgré Tentente de 1912, la ligue balkanique pourrait être refaite, et une paix durable conclue, mais ni la Grèce, ni la Serbie ne semblent disposées à réviser le traité de Bucharest.“ Le prince Alexandre, l’héritier au trône serne, en recevant, liier, à Nish, le prince Troubetzkoy venant de la part de Nicolas, a dit que la Serbie conduira ses propres destinées nationales, c’est-à-dire que la Serbie n’est pas yrête à rendre ! ‘s provinces macédoines.Une nouvelle union balkanique, dit-il ne favoriserait ni les al iés ni l’Allemagne, et n’aurait pas non plus de dispositions agressives.Les aspirations roumaines en Transylvanie, les prétentions de la Grèce aux îles de la Tur-uie, les différends de la Serbie avec l’Autriche entraînent un tel conflit d’intérêts qu'il serait impossible de faire pencher d’un côté plutôt que l'autre Tunion balkanique projetée.“ Nos relations avec la Turquie restront amicales.Nous ne convoitons pas Àndrinople.” DANS LE CABINET DE L’ONTARIO LE REMANIEMENT PREVU S’EST ACCOMPLI CE MATIN.Toronto, 22.— Les changements qui devaient s’opérer dans te gouvernement ontarien ont été rendus publies ce matin.MM.T.W.McGarry, dép'uté de Renfrew, devient trésorier provincial, et G.K.Ferguson, député de Grenville, ministre des terres, des forêts et des mines.M.W.J.Hanna, qui était désigné comme le successeur de M.J.J.Foy, au poste de procureur général, reste secrétaire provincial; M, I, B.Lucas, trésorier provincial, succédant à M.Foy, qui tout en abandonnant son portefeuille, reste également dans le cabinet.Le Dr David Jamieson, député de South Grey, a été choisi comme orateur de la Chambre.POUR EVITER LA FAMINE Toronto, 22 -— M.C.C.James, commissaire fédéral, a rencontré le ministre provincial de l’agriculture, liier.ci le gouvernement Hearst s’or-gm ise afin d’essuyer dans Ontario le piojct des aut ir tes fedé’ales ce n-sistant à augmenter la production au Canada et parer à une famine apres la guerre.Dm.s la proyii’e d’Onti o plusieurs assemblées seront teintes dans chaque comté au cours de Thi-ver et les fermiers seront invités à s’inscrire et prendre les mesures nécessaires pour assurer le succès de la production intensive.Où Acheter Demain (Enregistré conformément 11 I» lot du Parlement du Canada, par L.-P.Deslongcliamp*.au Ministère de I’Afrlculture) TABLE ET CHAISE POUR “TELEPHONE” Ces deux articles sont faits en chêne doré, fumé et en acajou* La table est garnie d’un support mobile, pour recevoir le téléphone.Le dessus de la table est de grandeur convenable pour prendre des notes.La table et la SS.40 chaise au prix spécial de AUGMENTATION DES DEPENSES.' 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