Le devoir, 14 novembre 1933, mardi 14 novembre 1933
Montréal, mardi 14 nov.1933 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME tfONTb&Àl.TELEPHONE: .HArbour Î241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 E DEVOIR FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en cher ; OMER HEROUX Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER Vol.XXIV—No 262 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue' E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNiS et UNION POSTALE .3.00 En marge de l’élection de Wolfe L’ Union Catholique des Cultivateurs" et la politique On a essayé de nous faire jouer un rôle dans l'élection de Wolife.On a distribué une lettre portant la signature du président de VU.C.C.et recommandant aux “habitants” de ce comté de voter pour le candidat libéral parce que cultivateur.C’est un faux bien conditionné.Nous ne connaissions pas le candidat ministeriel comme cultivateur.Nous n’avions pas le droit, comme président de bunion professionnelle, d’intervenir dans une lutte électorale.Nous aurions désobéi à un article formel des Statuts de notre association: Il est défendu à 'l’Union, comme à chacun de ses cercles locaux, de s'occuper, comme corps, de politique fédérale, provinciale ou municipale.L'Union ne .présentera ni n’appuiera jamais aucun candidat politi-«jue, fût-il l’un de ses membres.Ceux-ci, toutefois, sont libres d’avoir et.de professer leurs opinions politiques; ils peuvent, comme tout citoyen, briguer les suffrages populaires, mais il ne leur sera jamais permis d’engager l’Union dans leurs luttes ou leurs attitudes politiques personnelles.(Ch.III, art.6 des Statuts de lU.C.C.) C’est clair.VUnion Catholique des Cultivateurs ne fait pas de politique.Elle ne peut avoir ses candidats.Personne n’a le droit de se prévaloir de l’association professionnelle pour mousser sa candidature.Ses membres sont libres de voter pour le parti ou le candidat de leur choix.ÿ * * S.E.Mgr Courphesne disait, lors de (la Semaine sociale de Himouski, qu’il comptait beaucoup sur VU.C.C.pour assainir nos moeurs politiques.Comment?, Notre association est fière de se proclamer catholique; elle ne se réclame pas d’un évangile rouge ou bleu.Elle réprouve les méthodes de corruption électorale dénoncées à notre dernier congrès par Thon.J.-E.Ouellet.Le faux, l’achat des consciences, le “terrorisme électoral” ne sont pas permis par la morale catholique, même en temps d’élection.Si nous avions cinquante ou cent mille cultivateurs, catholiques avant d’être rouges ou bleus, notre politique ne serait-elle pas plus saine?La politique de parti est un poison mortel pour les groupements professionnelsç Elle divise ceux que l’association doit unir pour défendre des intérêts communs.Voyez ces deux cultivateurs qui ne se parlent jamais parce qu’ils sont de couleur différente.Comment atteler ces hommes ensemble dans des organisations professionnelles?Plus que tout de reste, l’esprit de parti a émietté nos forces agricoles, a empêché l’essor de la coopération et de l’association.“Le meilleur moyen de faire de la politique, c’est de faire de l’agncullture’", disait Thon.Adélard Godbout, au dernier congrès de VU.C.C.Depuis sa fondation,, VUnion Catholique des Cultivateurs a adopté cette politique; elle entend bien ne pas s’en départir.Dans la discussion de leurs problèmes, les membres de VUnion doivent oublier leur allégeance politique pour ne considérer que les intérêts de leur profession.Notre agriculture sera sauvée quand VUnion comptera cent mille membres, cultivateurs avant d’être rouges ou bleus.* * * Sans descendre dans l’arène poliL le, VU.C.C.peut former des chefs qui représenteront efficacement la classe agricole dans les parlements.f^ue les cultivateurs apprennent à élire des députés qui mettront l’agriculture au-dessus des mesquines considérations partisanes! Trop souvent nos mandataires cultivateurs ont travaillé pour le parti plutôt que pour leur profession! Trop souvent les agriculteurs ont voté pour un rouge ou un bleu plutôt que pour un homme qualifié à tous points de vue pour représenter leurs intérêts! Dans nos cercles d’étude et nos cours à domicile, nos membres acquièrent la compétence nécessaire pour devenir une élite dans leur profession.Ils prennent l’habitude de la discipline, le sens de l’initiative ordonnée.Ceux que leurs confrères portent à des fonctions plus importantes dans leur cercle local ou leur union diocésaine acquièrent la science du maniement des hommes, le goût des responsabilités, de l’effort et du sacrifice.Même si l’un de ceux-là s’imposait par son intelligence, son énergie, ses connaissances et son dévouement, VUnion n’aurait pas le droit de le recommander à la confiance de ses confrères dans une lutte électorale.Malgré ses qualités intellectuelles, morales et professionnelles, ce cultivateur serait indépendant et oppositionniste ou inféodé à un groupe politique.El VUnion a besoin de sa liberté de parole et d’action vis-à-vis de tous les partis.A cette condition, l’association professionnelle sera l'auxiliaire le plus efficace des pouvoirs publics, quelle que soil leur couleur, pour promouvoir les intérêts de l'agriculture.Dans tous les pays, tous les hommes politiques à l’esprit ouvert Font compris et proclamé.L'Union Catholique des Cultivateurs est prête à seconder les gouvernants dans leurs efforts pour améliorer la situation agricole.Mais elle ne se laissera jamais entraîner dans des campagnes électorales.Albert RIOUX L’actualité Les “Jeune-Canada” Les Jeune-Canada ont réalisé un tour de force.Ils n’ont pas encore terrassé le trust de l’ilectrtcité, mais ils ont terrassé le pire ennemi des assemblées publiques: le mauvais temps.De fait, qrâce à la superbe incurie de notre èdilité, on avait rimpression, en sortant de chez soi hier, de braver délibérément la grippe, la bronchite on la pneumonie.Et à l'heure du souper — ce qu’on appelle désormais le diner, — c’est-à-dire à l’heure où l’on arrête l’emploi de sa soirée, il pleuvait et il éclaboussait dans toutes les rues à ne pas mettre un canard dehors.Cependant l’immense salle du Ge$ù était remplie avant l’ouverture de l’assembUe.Un confrère a vu là deux mille cinq cents personnes.(Test environ mille de plus qu’il n’y a de sièges; mais cela pmtwe la bonne foi du compte rendu dont F auteur n'a pas déposé son iterte grossissant pour le reprendre quand cela faisait son affaire; H s en est servi toul le temps, D’où vient ce succès?Les Jeune-Canada méritent abondamment leur nom.^ la tribune sc succèdent des orateurs, tes uns grands, les autres moins, mais tons minces, élancés, dont l’attitude, les gestes, le timbre de la voix encore incertain crient l’extrême jeunesse.Pas un de ceux qui ont parlé hier n’a 2â ans.A cet âge on manque d'autorité, d’autant plus que chez tons se discerne cette absence de suffisance qui gonfle tant de personnages d’un poids tout apparent.Ils n’ont pas d'autorité, mais ils onl pour eux l’incomparable prestige de la jeunesse; mais ils ont pour eux aussi la curiosité sympathique du public qui les voit s’affirmer petit à petit, avancer d’un pas formidable jl'une assemblée à l’antre.C’est un peu un conte de fie : ils chaussent déjà les bottes de sept lieues et on a l’impression, si incroyable que cela puisse paraître, que l’ogre des trusts ou l’ogre de la politique sera bientôt distancé par te petit Poucet.Ils ont aussi des qualités qui n'appartiennent per» à la jeunesse, que celle-ci tient mfet.e pour des dé-fonts, pour de mejrisables entra- Le “Guide des Etudes” La signification d’une fête - Le profit véritable d’une culture philosophique - jusqu’à ‘Thomrne dans la rue." A l’occasion de la fête d’hier, le R.P.Raymond-M.Voyer, O.P., professeur à l’Université de Montréal.a bien voulu nous adresser l’article suivant, dont il nous a malheureusement fallu ajourner la publication.(Les sous-titres qui coiffent cet article sont de nous).11 y a dix ans que Pie XI, dans une encyclique adressée au monde entier, a déclaré saint Thomas d’Aquin “le Guide des études”.Toute l’Eglise a célébré, aujourd’hui, la fête, spécialement instituée à cette occasion, du “Patron des écoles”.Professeurs et élèves, dans toutes les maisons d’enseignement catholique, depuis la plus humble classe d’enfants jusqu’à la haute faculté universitaire, ont dû demander la leçon du jour au moine que l’Eglise a reconnu pour le premier de ses maîtres.C’est à faire songer toutefois.Un tel guide à toute intelligence chercheuse! Mais que peut entendre l’enfant de ce maître lointain?La pensée abstraite du docteur médiéval s’attachera-t-elle même l’esprit du' meilleur étudiant — vingtième siècle?Et jusqu’aux maîtres, exception faite des professeurs de philosophie et de théologie, qu’ont-ils à demander, pour leur science concrète et les secrets de leur art, à ce métaphysicien spécialiste?i\ moins que ce ne soit l’homme plutôt que le penseur, le saint plus que Je savant, la pureté de coeur et d’intention de ce laborieux intellectuel que l’Eglise veuille proposer comme modèle à teut travailleur de l’esprit.Le saint! le savant! Mais quand est-il donc arrivé à l’Eglise de présenter au monde, tantôt l’un, tantôt l’autre?A-t-elle jamais songé à dissocier ces deux personnages en Thomas d’Aquin?L’Acte officiel qui le canonise ne parle guère que de sa science.Toutes les encycliques qui préconisent sa doctrine— depuis la lettre où Alexandre IV, le 11 mars 1256, alors que frère Thomas n’avait que trente ans, fait son éloge au Chancelier de l’Uni-versité de Paris — insistent à l’en-vi sur les vertus de celui qui s’est élevé à une telle sagesse.Quelle raison de chercher dans le dernier acte pontifical un partage que l’Eglise n’avait encore osé?Surtout, est-ce l’encyclique où Pie XI.le 26 juin 1923, proposait spécialement saint Thomas comme le guide de la jeunesse étudiante, qni devait dissimuler le trop imposant docteur?En réalité, et là est la haute et bienfaisante leçon, la fête du Patron des Ecoles catholiques célèbre principalement le docteur.Mais, dans cette communication de pensée, l’Eglise voit justement un gage des vertus qu’elle a pour mission de semer et de nourrir dans les âmes.Elle a pavé assez cher pour apprendre qu’un désordre des esprits est à la base de tous les déséquilibres de la vie des individus comme des peuples.El ves dont elle sc délie impatiemment.Relisez leurs discours : ils sont solides por le fond, logiques, informés, fondés sur des faits, rassis.El le ton?Ici et là une raillerie, une pointe qui est parfois de feu, un mot à l’emporte-pièce ou d l’emporte.peau.Mais ce sont des traits qui visent plutôt un régime qu’un homme, des traits épars; ce qui domine, c’est l’absence complète de personnalités, d'affirmations générales d’autant plus méritoires qu’elles exigent plus de frein à l’âge de la fougue.Ce qu’ils ont surtout pour eux — et c’est un nouveau contraste — c’est leur solidité, leur cramponne-menl positif au roc inexpugnable du patriotisme vrai, de la foi véritable qui fait le fond même de l’entité canadicnne-française.Les politiciens glissent, ondoient, s’en vont à la dérive.Je ne sais quo.i dans l’attitude physique de certains des Jeune-Canada, dans la simple façon de poser le pied rappelle l'image géniale de Rostand (dans une pièce qu’on a tort de mépriser toute) de Chantecler campé sur le tuf noir et doux.En somme, leur succès ils le doivent à leur jeunesse, à leur ardeur, à leur goût du sérieux et de l’étude à l’âge des frivolités, à leur sincérité et.à leur opportunité à l’époque de l’opportunisme triomphant Ils viennent à leur heure, quand une réaction se dessine gui cherche des voies (mieux vaudrait peut-être dire des voix) pour se manifester.Dans la décadence, dans la dégringolade morale, dans la piperie cl la veulerie politiques, nous sommes allés loin.Vos politiciens, dont bon nombre affichent gros sac et ventre doré, nous ont coûté cher, nous avons payé bien des fois jes tristes honneurs qui leur sont échus et les postes qn’ils occupent dans les grands conseils d'administrations et ailleurs.Une inifuifience sr manifestait dans la foule.De celle-ci se vont dégagés quelques jeunes gens, une poignée à peine, mais fermes, mais courageux sans éclat, mais déterminés.Ils ont dit ce simple mot qui a libéré des poitrine* haletante*: ‘'Assez!" Paul ANGER c’est ,1e service que lui a toujours rendu son bon géam de la doctrine, de rétablir à fond l'harmonie des âmes, en apprenant aux intelligences à penser.M.Maritain, dans quelques-unes des plus belles pages peut-être qu’il ait écrites, a montré que saint Thomas, apôtre de l’intelligence, devenait d’une façon spéciale, l’apôtre des temps modeênes (“Le Docteur Angélique”, ch.III).Il n’est pas nécessaire de réfléchir longtemps sur les difficultés dans lesquelles se débat actuellement le monde pour s’en convaincre.Mais ce qui importerait ensuite presque autant, ce serait de découvrir les voies d’accès à cette pensée thomiste, de reconnaître les multiples influences qu’elle peut exercer sur les esprits, et de savoir au juste en quoi peut consister son efficace et souveraine action.Par malheur, l’idée qu’on s’est faite trop souvent, ou qu’on nous a faite, de la pensée philosophique en général, et particulièrement de cette très abstraite et très concise philosophie scolastique thomiste, prépare assez mal les esprits à se tourner spontanément vers ces hautes, trop hautes sources de vie intellectuelle.11 devient même assez difficile de comprendre qu’il y ait un profit à pénétrer ces secrets métaphysiques.Et, pour sûr, on ne peut plus guère comprendre que la pensée thomiste soit un guide si averti des études non strictement philosophiques.Ne nous cachons pas qu’il devient urgent de corriger, sur ce point, un défaut de perspective.Un trop grand nombre de ceux-là même qui s’adonnent à l’étude de la philosophie en souffrent.Que peut-il en être des autres! On voit bien sans doute, dans ces études spéculatives, une discipline intellectuelle, mais qui se réduit à une gymnastique de l’esprit, comme pourrait aussi bien l’être l’algèbre, La vie n’habite plus ces formules qu’on est prompt à apprendre, prêt à respecter encore, mais non moins pressé d’oublier.Si on réfléchirait à îa ’ façon dont clics doivent pourtant nourrir l’esprit.Le profit véritable dune culture philosophique est bien autre chose qu’un exercice d'entraînement aux acquisitions subséquentes.11 n’est pas non plus I enrichissement, du mode érudition, où l’esprit se meuble de connaissances toutes faites.Il est dans la formation meme de la pensée, qui s’éveille, se développe, s’articule, à la manière dont un corps se fait des muscles et du sang.Par son effort de réflexion, l’intelligence prend conscience d'elle-même, tic sa valeur, de ses secrètes activités et jusque de ses limites.En tâchant â poursuivre avec logique les juge _____LMnfcrmaticn de dernière heure _ L'Amirauté britannique modifie son programme de construction navale ponr 1933 Construction de deux croiseurs de 9,000 tonnes, d'un type nouveau* comportant augmentation d'armement, et un croiseur de 5,200 tonnes Londres, 14 (S.P.A.)—L'Amirauté annonce aujourd’hui que son programme de construction navale pour 1933 sera modifie de manière à permettre de construire deux croiseurs de 9,000 tonnes d’un type nouveau, comportant une augmentation d’armement, et un croiseur de 5,200 tonnes du type de (’“Arethusa”.Le premier lord de l’Amirauté, sir Bolton-Meredith Eyres-Mon-sell, a communiqué cette décision aux Communes aujourd’hui.Il a déclaré que cette décision, l’Amirauté l’a prise après avoir attentivement pesé les programmes de construction navale d'autres pays et qu’elle en déplore la nécessité.REDUCTION DE DEPENSES Sir Bolton a fait remarquer que les Etats-Unis et le Japon peuvent sans infraction au traité de Londres construire les vaisseaux qu'ils ont inscrits à leur programme, mais que le gouvernement britannique cherchera à obtenir un accord pour restreindra le plus possible le nombre des grands vaisseaux et des croiseurs de dimensions maximums.Il a ajouté que la modification du programme de l’Amirauté permettra une petite réduction de dépenses, au lieu d'entraîner une augmentation.Bloc-notes Banque centrale Les deux ou plutôt les trois principaux partis des Communes, — les conservateurs, les libéraux et les coopératistes, — sont favorables, en principe, à la formation d’une banque centrale.M.Bennett a déclaré, dès avant que le rapport de la commission Macmillan fût préparé et signé, que l’été dernier il avait opté, à Londres, en faveur d’un projet de banque centrale.Des mois et des mois plus tôt M.King et M.Massey, ainsi que plusieurs autres chefs libéraux, avaient pris les devants et parlé de la nécessité de cetlc institution bancaire, au Canada.Quant aux coopératistes, puisqu’ils veulent que l’Etat soit banquier, ils sont, de toute évidence, favorables â une banque centralisant tous les pouvoirs des banques présentes.Mais les libéraux sont-ils en faveur d’une banque centrale devant servir “d’instrument de coopération monétaire impériale”?Pour ce qui est de M.Massey, dont on connaît assez les théories impérialisantes, i! doit en être.Quant à M.King, que dira-t-il, maintenant que M.lui a pris son idée de la Les électeurs de Wolfe se choisissent un député provincial, aujourd’hui Les candidats sont MM.Thomas Lapointe, libéral* et A.B.Skinner, conservateur - Le détail du vote à la dernière élection L’élection complémentaire du comté de Wolfe a lieu aujourd’hui, entre MM.Thomas Lapointe, maire de biaraéli, marchand, candidat libéral, et A.B.Skinner, maire de Marbletor,, ancien préfet du comté, marchand de bois, candidat conservateur.Voici quels ont été les résultats des élections dans le comté de Wolfe depuis 1923.En 19.32.à l’élection du 5 février, M.Joseph-Pierre-Cyrinus Lemieux, médecin, candidat libéral, battait M.Charles-Herménégilde Plante, candidat conservateur, par 1752 voix contre 803 voix, aoit un» majorité de 949 voix.A l'élection du 16 mai 1927, M.Lemieux était réélu par acclamation.A l’élection du 17 août 1931, M.Lemieux avait comme adversaire M.Damien Després, conservateur, et l'emportait par 1907 voix contre 1435, soit une majorité de 472 voix._ .__a_0_ Bennett lut a pris nients qu’elle porte sur les choses, j banque centrale?1! y a toute une aile libérale à laquelle les projets d’impérialisme, où que ce soit, dé- cile pense sa propre pensée.Et ce (Suite à la page 2) Carnet d'un grincheux Un professeur new-yorkais affirme que l'homme est un babouin amélioré depuis deux millions d'années.A regarder la photo du professeur, on constate que l’amélioration n’est guère sensible.* * * Torn Mann, chef communiste anglais de passage au Canada, déclarait hier à un rédacteur du “Herald” que le gouvernement canadien “a refusé de permettre à Henri Bourassa de parler en public”.Le rédacteur du “Herald’’, peu familier avec le nom d’Henri Barbusse, en a mis un qu'il connaissait mieux, — et qui n'a rien à faire ni avec Barbusse, ni avec Torn Mann.•f èé -U Après la longue vacance du comté de lacques-Cartier, à Québec, élection le 28 novembre.Puisque I on cherche à économiser partout, pourquoi de nouveaux députés?Pour faire croire aux électeurs que M.Taschereau n’est pas le maître?* Ÿ * Temps propice à l’établissement d'une banque centrale, que celui où l’argent est d’avance centralisé! * * q» “J’attends la mort du trust de l’essence", — heureux prétexte pour qui veut refuser de façon détournée l'achat de l’auto qu’il n'aurait pas moyen de payer.•Y.•¥ Y Banquier, l'Etat?C’est assez qu'il soit percepteur d'impôts, et de plus en plus tracassier et exigeant.PAMPHILE Propos d’Ottawa Le manque d'espace nous contraint , Xarctaae AuScrtin.époux de feu Amacda Chevrette BOYER — A Montréal, le U.a 73 an», le Chevahrr Alfred Boyer.ENDACOTT — A Montréal, le 11.lour de CAnnlatlce, John Enducott.sénlor, ex-D.FXL.veuf de feu Mme John Endacott.née Rcae-de-l.lme Kinds, décédée dernièrement, octobre le 25.BOURGII — A Montréal, le 13.k 3 mole.Pierre Bourgle, nu de feu Anatole Bourgle et Ré» Poliras.GSUNAS — A Louisertlie, le 12, A 46 ans.Dr Léopold Oé.ins.chirurgien-dentiste.époux de Gabrleliè MUot HAJECK — A «ft-Martln, 1" 11.à 6 an*.Roger Haeck, enfant d'Achille Haeck et de OabrteU* Van Den A.Beele HARDY — A Montréal.!» U.A S8 ans.Napoléon Hardy, époux d'Amanda Laçasse LACHAPELLE - A Montréal, le 11, A 26 ans.M Roméo Lachapelle, m* de feu Oné-sltne Lachapelle et de Malvina Pilon - LACHAPELLE Le 11.f.20 an» A I H0-tel-Dieu.Joseph Lschapel.e.fils d'Edmond Lachapelle et de Marie-Lovlre David.LEFEBVRE — A Montréal, le 12.à 79 ans.M.WUbrod Lefebvre, époux d'Azllda Muette.LEFEBVRE — A St-Leurent.le 13.A 70 ans.Pierre David Lefebvre, père d Ernest et Eugène et sa fille feu Esther Lefebvre.LEPAGE A Montréal, le 11.à 48 an», MéUda Cantin, époute d'Edmond Lepage QUINTAL — A Montréal, le 12, A 71 an».Amédée Quintal, époux de Marguerite 8mftrt.QUINTAL — A Montréal-Est, à 15 ans, Fernand, fu» de Donat Quintal et d'Almaï- de Jetté.RANGER — A St-Polycarpe.le 13.à 94 ans.Mathilde Lalonde, épouse de feu Augustin Ranger.ST-MARTIN — A Montréal.A 32 an».Angéilna Larose.époure d Arthur St-Martin.TRICK EY-DE-MESLE — A C6teau-dU-Lac, le U.A H ans.Madeleine, enfant je M.et Mme Alex.Trickey iEmlUenne de Meaié).TROTIT ER — A 3»i me-Geneviève (Jac-Uues-Camer) A'73 ans.Séraphin Trottler .•poux de feu Léo nie Pilon Les ballets russes SERGE LIFAR * ' LTMPERIAL.JÆ 2Ï -~ L’APPRECIATION D’UN CONNAISSEUR Serge Llfar, qui noua amènera bientôt aa compagnie de dansêufa.c'est l'école russe adaptée aux exigence» du goût français, qui cette fol» sera A l'honneur.Qu'elle soit très dignement représentée.Il serait difficile d’en douter en lisant ces quelques ligna oit l*ufl des plus grands connaisseurs des choses de la danse, le marquis d'Arcangues.exprime eon admiration pour Serge Llfar: "Serge Llfar.quand Je le ri» pour la première fols, il y a six ans, m'apparut comme le dieu de la danse.'Tl dansait, oe aoir-lA.le ballet “'Lea Matelots" Tant d'insolente Jeuiieaee s'alliait A tant de fougue, cette petite tête Illuminée par la danse était rt expressive, se» mouvement* al nets, une telle puissance éclatait sous s» minceur musclée que le publie, tout le public, comprit que Diaghllew-lc-Magicien venait de découvrir une nouvelle étoile dans le ciel Où 11 en avait déjA tant trouvé."Des lors.Je suivis pas & pas aa carrière Quand Je d • 3488 MO 454.3 800 394.5 780 379.5 .790 283.S 100» 272.8 1100 WABC WEAF WJZ WOY wnc WLWL Avsx-vous besoin de bons !}• irres?i Adressez-vous au Service ds Devoir”, 4310 rus Notre-Dame eet, Montréal- (Téléphone: H Arbour 1241*). VOLUME XXIV — No 262 LE DEVOIR.MONTREAL.MARDI 14 NOVEMBRE 1933 1 LETTRE DE FADETTE Lorsque je serai mort Une tragédie // fuit grand jour.A travers la dentelle fine brodée par le froid sur les vitres de la fenêtre, un soleil clair pénètre dans la chambre des enfants.Michel et Alice sont en train de se réveiller: ils sont de mauvaise humeur et ils échangent des regards hostiles à travers le treillis de leurs couchettes.— Levez-vous donc, dit leur bonne impatientée, les autres ont fini de déjeuner, il est plus de huit heures.— Pas ces bas-là, grogne Michel, je veux les bleus! — Moi, je ne veux pas que tu brosses mes cheveux! pleurniche Alice.A cet instant on entend la voix de la maman à l’autre'étage: — N’oubliez pas, Caroline, de donner du lait chaud à la chatte puisqu’elle a ses petits chats.Les enfants se redressent vivement, ils se regardent d'un air stupéfait, puis, ensemble, d’un bond, ils sautent en bas de leurs lits et nu-pieds, en chemises de nuit, ils dégringolent l'escalier et se précipitent vers la cuisine en criant à tue-tête: — Mimi a des petits chats! Mimi a des petits chats! Dans une grande boite en arrière du poêle, on aperçoit la chatte et on entend piauler les chatons.Ravis, à genoux à côté de la botte, les enfants touchent timidement les petites boules de fourrure.Ils n’entendent même pas leur bonne qui gronde et veut les ramener s’habiller.— Qu’ils sont petits! On dirait des souris! — Il y en a trois, un pour toi, un pour moi.nous laisserons l’autre à la chatte.Celle-ci, d’abord inquiète, se rassure et ronronne de contentement.S’enhardissant, les enfants prennent chacun un des chais et, accompagnés par les lamentations de la pauvre chatte en peine qui les suit, ils courent à leur maman au salon.Ils posent les minous sur le tapis et c’est un tapage assourdissant: la chatte miaule désespérément, les chatons piaulent, les enfants dansent autour en poussant des clameurs de joie et la maman rit de tout son coeur.On réussit enfin à faire monter les petits et à les habiller.Ce n’est pas long.Ils reviennent s’installer près de la boite malgré les protestations de Caroline qui les trouve bien encombrants.— Ils ne nous regardent pas, dit Alice, ils ont des yeux aveugles.Les enfants s’inquiètent: ce qu’ils apportent aux petits pour manger est dévoré par la chatte.— Faisons des maisons pour les chats! Us auront chacun la leur et Mimi ira les voir, mais elle ne mangera pas tout.Us apportent trois boîtes de carton, y installent les chatons, mais la mère fait le tour des maisons, ramasse ses enfants et les porte, un à un, dans sa botte à elle.— Mimi est leur maman, fait Michel, mais qui est leur père?— Us n’ont pas de papa! Il leur faut un papa!.Les enfants discutent la question et, finalement, leur choix tombe sur le grand cheval de bois, sans crinière et sans queue, qui, depuis longtemps, est dans le grenier avec d’autres jouets brisés.Avec mille difficultés, ils font glisser le cheval dans l’escalier et le traînent à côté de la boite de la chatte.— Bon! reste là, toi! Tu es le père de ces petits, surveille-les bien.Tout cela se fait gravement.La joie des enfants est soudain troublée, ils ont saisi confusément qu’on projette de se débarrasser des pauvres chatons.Ils sont dans les transes et ils se communiquent leurs craintes.Comment peut-on songer à enlever cruellement leurs enfants à la chatte et au cheval de bois! Et comment pourraient-ils, eux, tes sauver de ce sort lamentable?L'oncle Jules vient d’arriver, il est toujours accompagné de son chien, un superbe policier allemand.Les enfants l’admirent, mais ils le caressent un peu craintivement.Ils ont annoncé à Fonde la venue des chats et le sort qui les menace et le bon oncle a promis d’intervenir.— Sais-tu, Alice, fait Michel, la tirant à l’écart, c’est Néro qui devrait être le père, des petits chats! Le cheval est toujours mort.Néro est vivant, il est fort.il les défendrait.Voilà qui est est convenu: les petits attendent avec impatience que le papa et l’oncle commencent leur partie d’échecs: ils pourront se glisser à la cuisine et y amener Néro qui a dis-naru.— Allons! Viens Alice! Allons chercher Néro! An même instant, Caroline arrive tout excitée: — “Madame! Monsieur! Néro a mangé les petits chats!” Les enfants pâlissent et jettent autour d’eux des regards épouvantés et, ô horreur! ils entendent des éclats de rire.— Oui, répète la cuisinière, il les a avalés tous les trois! Encore des exclamations et des rires.Les petits sont là, figés, le coeur gros, des larmes aux yeux: ils se sont rapprochés l’un de l’autre et se tiennent la main: Les chatons sont dévorés! on entend miauler la pauvre chatte, et voilà le méchant Néro qui entre en agitant la queue.et on ne le punira donc pas! Et on tape Michel quand il égratigne sa petite soeur!., où est donc la justice?Les enfants montent se coucher tout bouleversés.— Il est méchant, Néro! sanglote la petite.— Et le grand monde, c’est méchant aussi!.ça rit des choses tristes! répond Michel indigné et qui dévore ses larmes.FADETTE Lorsque je serai mort,—puisqu’il nous faut mourir,— Mon âme reviendra sur la terre souffrir Avec vous, que [’exil ténébreux enlinceule.Afin qu’en votre nuit vous ne soyez pas seule.J’ai trop souvent pleuré vos chagrins ici-bas, Pour que de l’infini je ne descende pas Reprendre cette grave et fidèle habitude D’essuyer vos beaux yeux battus de lassitude.Vous ne sentirez rien de moi, que mon esprit Posant sur votre coeur longtemps endolori.Comme un oiseau de paix ayant fermé ses ailes, I^a douceur qui lui vient des choses éternelles.J’élirai ma demeure en vous; nous serons deux Qui, [xir la même bouche et par les mêmes yeux.Demanderons l’oubli des maux de cette terre Et nous regarderons, muets, dans le mystère.Plus qu’avant, nuit et jour, je vous assisterai.En m'éloignant, le temps n’aura pas séparé Mon âme de votre âme adorablement triste, Et vous sentirez mieux qu’en vous-même j’existe.Mais si la mort, heureuse aux souffrants, vous saisit.De moi qui resterai souvenez-vous aussi! (Le Miroir des Jours) Albert LOZEAU Une question par mois Un* devise pour la page féminine “JE SEME” Deux raots bien courts.mais qui résument à eux seuls le programme d’action qui semble avoir été celui de la Page féminine du Devoir depuis qu’elle existe.Je sème.et quelle magnifique semence jetée ainsi “tout le long” des jours! Semence de beauté.Rien de médiocre.Tout, prose et vers, est de première valeur.Pour s'en convaincre il n’y a qu’à relire les Lettres de Fadette, les chroniques de Jeanne, la prose de R.Rante ou de Monique, les poèmes de Marie Lemieux ou de Prisca.- Beauté littéraire.Beauté morale aussi."A thing of beauty is a joy for ever" a dit un poète anglais: une chose belle est une joie pour toujours! Or une joie, c’est une beauté morale puisque c’est pour Pâme un peu plus de bonheur, un peu plus de richesse! Semence de bien: On ne sait pas le bien que te beau fait éclore.(K.Houde-Biron, le Devoir, fév.1931) Qui pourra jamais dire le bien “semé” par Fadette pour ne citer qu’elle, surtout si l’on songe Qu’un simple mot parfois suffit pour éveiller une âme.Tout en semant le beau et le bien, la Page féminine sème l’utile et l’agréable, aidant ainsi ses lectrices “à tenir leur esprit au-dessus de leur ouvrage” (Ollé-Lapru-nc).Par ses collaboratrices Flavie-Luce, Mélie, etc., elle sait rendre plus attrayants les travaux “ennuyeux et faciles”! Je sème.La Page féminine le fait dans tous les domaines où ses lectrices sont intéressées.Et s’il est vrai que “nous nous habituons petit à petit à penser comme notre journal et que nous arrivons à vivre en une étroite conformité avec les théories qu’il nous prêche” (P.Ledent, O.P.), les habituées de la Page féminine, une élite, feront leur cette devise, et sans voir qui les recueille, elles sèmeront joyeusement ."et les belles pensées Et les rêves, et les espoirs.Sourires, mots pleins de douceur”.Et quand le temps de la moisson sera près de venir, elles seront fiè-res de pouvoir se rendre ce témoignage: “J’ai mis en oeuvre toutes mes facultés, j’ai employé mes ressources et j’ai produit quelque chose où il y a comme une part de mon âme, de ma vie, de mon être”.(Ollé-Laprune).Cela, elles le devront à la devise de la Page féminine : “Je sème.” Marthe DESLANDES 11 novembre 1933.Assemblée de la Ligue caTholique féminine Ces jours derniers, le Comité diocésain de ia Ligue catholique féminine réunissait ses membres dans les salons de son secrétariat, 2198 rue St-Luc.L’assemblée était sous la présidence de M.l’abbé Horace Chabot, aumônier des Soeurs Marie-Réparatrice, et de Mme Léan-dre Lippens, présidente diocésaine.M.l’abbé Alary était retenu à la maison par la maladie.Mlle G.Lefaivre, présidente de la L.C.F.du Canada, nous faisait l’honneur d’assister à cette réunion.Etaient aussi présents: M.l’abbé Marien, aumônier de l’Ecole Normale C.N.D.; le R.P.Stanislas, O.F.M., vicaire au couvent St-Joseph; Mme E.Brossard, présidente fondatrice de la L.C.F.de Montréal, et des représentantes de douze paroisses.A la demande de Mme la présidente diocésaine, Mme Dugal, pianiste, exécute une pièce très appréciée.Après la lecture des minutes de la dernière assemblée de St-Eusè-be de Verceil, Mme Lippens fait remarquer qu’après avoir fait des enquêtes l’on remarque que la violation à la loi concernant l’admission des enfants au cinéma se continue.Des mesures seront prises afin d’assurer une meilleure exécution de la loi.Mme E.Brossard donne un aperçu du congrès tenu à Québec dernièrement.Elle avoue que ce congrès a été un franc succès et un vrai triomphe.A la demande des membres du Comité diocésain, Mme Brossard répète sa conférence faite au congrès.Elle traita de “La charité, lien d’unité dans la famille, par la mère gardienne du foyer et servante du Christ”.M.l’abbé Chabot remercie Mlle la présidente générale d’avoir bien voulu s’unir à nous ce soir et Mme Brossard du travail qu’elle vient de nous donner.11 suggère aussi avec l’approbation de Mme la présidente, fondatrice, de former un cercle d’étude pour la L.C.F.A la demande générale, la question sera étudiée.L’heureuse gagnante du tirage au profit de la L.C.F.a été Mlle St-Pierre, institutrice de Verdun.Au’ Cercle N.-Dame du collège Marguerite-Bourgeoys La première séance du cercle d’étude Notre-Dame aura lieu, au Collège Marguerite-Bourgeoys, le jeude.16 novembre, à 7 heures 30 du soir.Toutes les anciennes élèves du collège sont cordialement invitées.Le programme comprendra l’analyse du roman de René Bazin.“De toute son âme”, par Mlle Eliane Lefebvre, et l’exposition du programme de l’année.Les livres nouvellement reliés seront distribués aux abonnées de la bibliothèque.“Je mange et dors bien maintenant” Recommanda le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham aux Femmes Faibles '••V.v:*; WjjNm ¦< "LeJComposé Végéta! de Lydia E.Pintham a arpélioré ma santé, en général, et m’a fortifiée.Mes nerfs sont mieux et je suis en forme.Je mange et dors bien.Contente de recommander ce remède aux autres femmes."— Mus Maxine Sauve, Casier 51, Martintown, Ontario.* Les insectes sociaux Une conférence de M.Henri Prat à la Société d’Etude et de Conférences, Institut Pédago* «•que __________ La vie des insectes sociaux, tel était le sujet de la conférence donnée par M.Henri Prat.“Ce sujet si vaste, dit le conférencier, que des entomologiste comme Fanre y ont consacré la presque totalité de leur existence, n’offre pas on caractère rebutant, aride.A la vérité, il suscite, chez ceux qui l’étudient, un intérêt amusé, car les corporations d’insectes présentent de telles analogies avec la société dans laquelle nous vivons qu’en raccourci, c’est l’univers qu’elles noqs présentent.Nous sommes en face de ces royaumes lilliputiens des Gulliver fabuleux.“On sait, continue le conférencier, quelles espèces on désigne sous le nom d’insectes sociaux : ce sont les abeilles, les termites et les fourmis.Célles-ci, animaux supérieurs parmi les insectes, comportent un grand nombre d’espèces et sous ces espèces, un grand nombre de familles plus ou moins avancées dans leur développement.Hyménoptères sans ailes, élégants de forme, munis d’antennes genouil-lées dont l’extrémité annelée constitue un système olfactif très subtil, les fourmis sont parfois aussi très belles de couleurs, mais leur grâce s’accompagne d’un mauvais caractère, coléreux, entêté.On n’en veut d’autre preuve que leur morsure, si énergique, qu’on peut même les décapiter sans leur faire lâcher prise.On note que l’évolution des individus adultes est en proportion inverse du dénûraent des larves; on observe ensuite un curieux phénomène de polymorphisme: dans une même colonie, parmi les descendants d’un même couple, apparaissent des formes différentes suivant lesquelles les individus sont déterminés à différents métiers.Ainsi, le soldat sera muni de mandibules redoutables et sa tête, recouverte d’une épaisse cuticule, fera office de bouclier.L’amazone, incapable de travailler de par sa conformation.incapable de nourrir ses larves, dérobera des nymphes, les emmagasinera dans son nid.Les fourmis qui naîtront là, parfaitement adaptées, suivront envers les larves de l’amazone leur instinct de nourricières.Quant à la fourmi reine, aile sera l’égale des plus savants jardiniers.Elle cultivera le champignon qui doit ^assurer la subsistance de la fourmilière.Des ouvriers couseurs relieront ensemble des feuilles pour les nids, d’autres, dont l’abdomen se gonflera comme une outre, seront les véritables réservoirs de la colonie.Tout ce petit monde s’exjprimera par un langage compliqué, au moyen de ses antennes.On verra chez ces insectes une société très disciplinée, non pas exempte, toutefois, des malheurs les plus odieusement humains.Des parasites seront, chez les fourmis si diligentes, des trafiquants d’une boisson toxique qui pourra amener les pires dégénérescences et même la disparition de la race tout entière si la reine, un jour, se laissait aller à l’alcoolisme.Cette conférence est la première d’une série, où M.Prat traitera des abeilies, puis des termites.Amicale St-Stanislas Los anciens élèves de l’école St-Stanislas sont priés de prendre note que la partie d’huîtres annuel de PAmicale Saint-Stanislas, aura lieu mardi le 21 novembre prochain, dans les salles de l'école, angle Dc-Lanaudièrc çt Gilford.E A TON Spécial 500 Paires de souliers imperméables pour hommes Brogues et oxfords en veau.Juste ce qu’il vous faut pour cette température froide et humide.Hauts en cuir de veau de première qualité qui donnera un long service.Chaque paire à trépointe Goodyear, semelles imperméables, talons de cuir ou de caoutchouc.Formes confortables.Pointures 5'/2 à 11, et largeurs C à EE.Spécial mercredi, la paire, 3 .49 An deuxlém* chez Eaton — rue Victoria. C.N.R.4%7r 1951 103 104'/ C.N.R 4%% 1054 99 'j 101 C.N R 4%% 1956 103 '04% C.N.R 4 % % 1957 9!) % ¦00% C.N.R 4%% 1968 102% 103% C.N.R 4 % 1955 104 105'.C.N.R 5% 1954 104% 105% C.N.R 5% 1969 107'i 108% Port de Montréal 5% 1969 !08;, 110 Can.Nat.5% 1955 107% 109 Hrorlnres et munlclp«nt*r.Colombie Britannique 6 i!Mï 101 li 103 Ville de Montréal V, 194S 91Hï 101 Ville de Montréal «% 19M 105 u 10'7 Ville de Winnipeg «% 194J 100‘i 1021* Manitoba «% IM7 100 102 Ec.Catli.de Montréal fi'o 1937 lOl*, 103 N.-Brunswick.SV,» Ontario, 3%% 1947 Ontario 4V49i 1850 X.du P.-Edouard 194, Prov.de Québec-, 19(>:- Saskatchewan «eî, 1952 Compafhlea Abitibi 5% 1963 Beauharnols 6% 1959 Bell Telephone 5% 1955 .B.A.OU 5% 1945 .S.C.Power Sri) I960 B.O.Power 1960 B.C.Telephone 597 I960 Calgary Power 5% 1960 Can.L.aud P.5% 1919 .Can.N P.5% 1953 ______ .C»n Paper 6% 1945 .C.P.R.1944 .C.PJR.5en* à Wall Street New-York 14 P.C.— La moyenne des rouis tl»* 90 prtnetpaux tîtu» d.'nmea lei t-jmi/llatlons d* standard Statistics: *0 21* 70 Crurs moins 25 sous pour commandes su comptant).Son.$18.25 Gru blanc.$24.25 Gru rouge.$19.25 FOIN (Prix la tonne) : Extra no 2 .$14.50 No 2 .«13.50 No 3 .,, ¦.$12,00 BEURRE (Prix payé aux producteurs».Gantons de l’Est .20*4 à ,21 FROMAGE Quebec coloré.9 1-4 à 9 1-2 Ontario coloré.9 3-4 k 10 OEUFS (Prix la douzaine aux détaillants).A-l (Spéciaux) .55 A-Gros (Frais extras) .53 A-Moyens (frais premiers) .48 B-Gros (extras d’entrepôts) .31 B-Moyens (premiers entrepôts) .27 G-(Sec.frais ou d’entrepôts) .22 Ces prix sont pour les oeufs livrés dans carions.Les oeufs en vrac sc vendent de 1 & 2 soui de moins la douzaine.VOLAILLES (Prix la livre aux détaillants pour volailles plumées de la qualité “A”.Les prix pour la qualité “B” font de 4 sous plus bas).Poulet à rôtir .23 à .25 Poules .15 à .17 Dindons .20 à .22 Oies •••*•»•* *•«-•’••••«.»• » .13 A .15 Ganards.Lac Brome .23 à .25 Marché des changes Cours moyens s rouverture tels que fournis par L.-G.Beaubien et Cie: Pair Ouv.Angleterre.1.ster.$4.86 2-3 $5.1 K France, franc .0392 .0633 Belgique, belga .1390 .2268 Italie, lire .0526 .0850 Suisse, frang .1930 .3120 Hollande, florin .4020 .6495 Espagne, peseta .1930 .1317 Suède, couronne ., .268» .2676 Norvège, couronn: .2080 .2602 Danemark, cuuron .268» .2314 Brésil, milreis .1196 .0845 Etats-Unis, dollar.1-2 p.c.esc Allemagne, r.mark s .2382 .3845 Hier üH’mulr.e dernière 6.03 j Mol» dernier Il .an dernier 1 1930 .I 1927 Cours des trusts tixcslg*?1,#»3 - I Haut 1932 A MIDI Cours officiels tels que fournis par la Presse Canadienne; Livre sterling à Montréal $517% Dollar amér.à Montréal .98 Franc français à Montréal .0(131 Livre sterling à New-York $5.2(5 Dollar canadien à N.-Y.$1.014 Franc français à N.-York .0(143 Livre aterling à Paris 82 05 fr* Dollar canadien A Paris 15.85 frs Dollar américain a Paris 15.22 frs C»n.Amerle» Tru»t C*n.Inter Trust •Diversified Trust CT •Do."D ’ .First All Can.Unit» .Do 1»45 .•Independent e Trust .Grouped Income Sh* 'Quûterlsy Income Share» •United Fixed •United N.Y Bank Trust •U.Oil Trust North.Am.TT S nouv Do.1958 Do.ancien Cumulative T.8 New Corp T.S Accum Do.Dlstrlb.Five-Year Fixed T.S.Old Oorp.T.S.Compagnies de p.cement» •Am Composite Shares •Amer.Founders Com.•Brit.Type Inv.Cun.Gold Trust .Can.Inv.Fund.Fed.Oe.p Trust Fundamental Truat S "A ’ Do.-'B-’.Unit.Gold Eqult of Can •insuranshares •Nat.Bond and Share •Supervised Share» •VS.Elect.L.and P, ' A" Do."B" Do Voting Nation Wide Securities Do.Voting .«Vt .3 4% ?H 1 3 90 3 05 [ 4% 5% | 6.77 9.50 j 6% 6% 1.96 2 04 : 4J1 .1 33 • 3% 3% 47, 3.1» 2.40 2.34 1,70 3.74 2 45 2 20 3.03 3.85 312 2.27 • s% T.1 40 .33 3.35 3 50 3.10 3.30 1 92 2.02 Baa 1932 .1 Haut 1931 Baa 1931 .Indu*.Uutd.mu.Mo» 88 9 40 6 63 8 77 9 84 8 39 9 63 9 75 1 87 2 42 0 77 0 78 4 37 5 23 9 PI 4 70 0 m 7 102 5 171 7 134 1 142 •; 121 6 125 1 131 4 102 1 58 0 113 7 96 P 42 3 23 5 61 3 43 9 72 3 39 8 111 0 73 9 35 1 13 2 51 8 33 0 MO 2 106 2 203 9 144 3 «0 0 30 3 02 8 61 3 & 1.30 Ï** 4% 2.27 32 1.40 ia% 81 I 42 Le marché des vivres PRIX DE GROS A MONTREAL Statistiques LA FABRICATION ll'ENCHRS AU CANADA La production de l'Industrie de l'encre au Canada porte en 1932 sur $2,153.632 contre $2,309,062 en 1931 Sur les vingt-quatre établissements que cette industrie comporte, dix-sept fabriquent notamment de l'encre d'imprimerie et des rouleaux encrés et sont des encres à écrire.Les premiers se répsr tissent comme suit parmi les différentes provlncea: Ontario.12; Québec, 2; et l dans chacune des provinces de Nouveau-Brunswick.Manitoba et Colombie Britannique.La production d'en-crcs à Impression et à lithographie se monte A 7.218,257 livres ayant une valeur de $1.679.775.contre 7,563.426 livres et $1,-787,304 en 1931.année, où l'on comptait 16 établissements en exploitation.Les rouleaux et la composition portent sur $194,860.contre $209,496 l'année précédente L'encre A écrire constitue le principal produit de 7 établissements en 1932 avec $177,913.contre $198,375 en 1931.fléchissement de 10 p.c.environ: si on comprend les produits secondaires ae ces fabriques, tels que la colle, les rubans encrés pour machines A écrire, le papier carbone, etc., le total s'élève A $271,02:,.Il y a en outre bon nombre d'établissements qui se classent sous d'autres rubriques puisqu’ils ne produisent de l’encre que comme produit secondaire; 11 s'agit Ici d'une valeur de $163.700.ce qui porte le grand total de la production d'encres à écrire A $341,613 comparativement A $378,375 en 1931.LA PRODUCTION DK MANGANESE AU CANADA Le Canada n'a guère produit de manganèse en 1932.les gisements de Turtle Creek (Nouveau-Brunswick) demeurant inexploités.Le consortium Ross, récemment contsltué.nous apprend que des concentrés trC riches en pyrolualte ont été tirés des haldes de Ne w Ross (comté de Lunenburg.N.-K.) En raison de rinacttvlté dans 1 aciérie, principal débouché du manganéee.les expéditions de minerai mangtnlfère en provenance des Etate-Unla ont fléchi énormément.De 53.106.000 livres ($258,257) qu’elles étalent en 1931.le» Importations canadienne d'oxvda de manganéése ont baissé A 3,024,0oô livres
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