Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 19 avril 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1915-04-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME VI—No 90 MONTREAL, LUNDI 19 AVRIL, 191».DÇUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS SK.OO UNION POSTALE «8.00 Edition Hebdomadaire CANADA $1,00 ETATS-UNIS $1.50 UNION POSTALE «2.00 DEVOIR Rédaction et Administration; 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION : .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A BATONS ROMPUS TRAMWA Y ET POURCENTAGE Si peu méthodique qu’il soit, le débat sur la question du tramway nous apporte tout de même d’utiles indications.C'est ainsi que M.i ,>°n|'le jour où toutes les banlieues jouiront du tarif uniforme, une grande partie de la population qui habite aujourd’hui le centre s’y transporte! a, et ce ne sera plus 2 ou 3%, mais 15 ou 20% des citoyens qui profiteront du nouveau régime.La réponse saute aux yeux: La compagnie bénéficierait alors d’un trafic nouveau et considérable, et que deviendrait son “sacrifice”?M.Martin, en tout cas, a abandonné sa première attitude sur la question du pourcentage.Il propose, aujourd’hui, de substituer au régime du pourcentage graduel prévu par le contrat actuel un pourcentage fixe: $500,000 pour chacune des dix premières années, $750,000 pour les dix années subséquentes et $1,000,000 pour la dernière décade, ce qui ferait un total pour les trente ans de $22,500,000.La ville trouverait-elle avantage à cette combinaison?C’est un point à discuter.Nous voulons simplement retenir, pour aujourd’hui, ce fait que, de l’aveu même du maire, le pourcentage qu’il écartait sans phrase l’automne dernier représente au bas mot vingt millions.C’est exactement ce que nous avions l’honneur de lui dire, dans le temps.COLONISA T ION PR A TIQUE Les braves gens qui prennent la peine de montrer aux gouvernants comment, avec de 1 esprit de suite et de la méthode et en employant une fraction seulement des millions qu’on jette dans le gouffre du militarisme, on pourrait faire ici de la colonisation pratique et fixer sur le sol un certain nombre de familles canadiennes, auront au moins le plaisir de savoir que le gouvernement fédéral utilise leurs suggestions au bénéfice.des prisonniers de guerre austro-allemands.La Gazette nous annonce, en effet, ce matin que l’on espère lyans-former en colonie permanente le camp de concentration de Spirit Lake où sont détenus près de 1,000 prisonniers de guerre.On a décidé de permettre à un certain nombre de femmes d’y rejoindre leurs maris et la colonie prendra tranquillement figure d’établissement régulier.Nous ne songeons pas à nous en plaindre: l’expérience une fois faite au profit des prisonniers de guerre, on pensera peut-être à faire bénéfitier de ses résultats ceux qui n’ont pas l’avantage d’être nés sujets allemands ou autrichiens.DECENCE ET PRUDENCE M.le Maire prend à la blague la publication des noms d’une partie de ceux qui lui auraient offert le fameux cadeau de $10,000.00 et il se déclare prêt à recevoir tous les cadeaux que les citoyens seraient disposés à lui offrir.La chose est plus grave que cela.La simple décence exige qu’un haut fonctionnaire ne reçoive pas de cadeau de ceux dont il détient le sort entre ses mains et la prudence veut qu il ne s expose point aux soupçons qui jailliraient d'une pareille anomalie.Et M.Martin lui-même doit le comprendre, en dépit de son j'men-fichisme apparent.S’il ne le comprend pas, le public, sûrement, le comprendra.POUR LES PETITS Nous appelons spécialement l’attenlion de nos lecteurs sur la partie du mémoift de M.l’abbé Goüin que le Devoir publie aujourd’hui.M.1 abbé Goüin, on le sait, est l’une des trois ou quatre personnes qui connaissent le mieux l’organisation et le fonctionnement de la Cour Juvénile de Montréal.11 est grand partisan du principe des tribunaux pour enfants et il a étudié de près les avantages et les inconvénients du système que nous pratiquons à Montréal.Or, on sera frappé de la netteté avec laquelle il en dénonce l’une des modalités.“.7e regrette, écrit-il, d avoir à dire qu’à Montréal, les administrations dont nous dépendons ne pouvant ou ne voulant s’imposer les dépenses que réclament des locaux et un personnel convenables, les conditions dans lesquelles s’opère la détention sont déplorables et parfaitement impropres à un but de moralisation.” On admettra qu’une situation pareille ne peut être tolérée.L’objet des tribunaux d’enfants est de moraliser les petits qui y sont appelés.Si une circonstance accidentelle contrecarre ce dessein, il importe de la faire immédiatement disparaître.Dans l’espèce, il semble qu’on se heurte surtout, et peut-être seulement, à une condition d’argent.Elle ne saurait être mise en regard de la question de moralité.Nous espérons que les administrations compétentes voudront tout de suite remédier à cette lacune.C’est une dépense dont personne ne leur fera grief.Les timbres d’un pays circulent dans le monde entier.Exigeons des timbres de guerre en FRANÇAIS et tout le monde saura que le Canada est un pays bilingue.LA SITUATION AU MEXIQUE Il est bien difficile aujourd’hui de se renseigner exactement sur ce qui se passe au Mexique.Les-agences télégraphiques se contentent de nous transmettre, par intermittence, de brèves informations sur les déplacements des bandes armées qui terrorisent le pays, sans même paraître s’intéresser aux souffrances des populations opprimées et aux dangers qui menacent l’ordre social et économique.Jamais pays livré aux discordes civiles ne fut plus complètement isolé du reste du monde.Bien que limitrophe des Etats-Unis, où fleurissent la presse jaune et (’information intensive, le Mexique nous paraît plus éloigné et plus inaccessible que les antipodes.De fait, nous sommes beaucoup mieux informés de ce qui se passe en Chine et au Japon que des faits et gestes des bandits mexicains qui se disputent les dépouilles et les ruines de leur malheureux pays.Une sorte de conspiration universelle paraît s’attacher surtout à faire le silence sur les attentats multiples perpétrés par les factions contre les personnes et les institutions les plus sacrées.Seules, de rares et craintives informations de source privée jettent un peu de lumière sur le chaos où une société de quinze millions d’âmes, livrée sans défense aux brigands de Villa, de Zapata et de Carranza, est en train de périr dans la misère et l’anarchie.Les dernières déclarations de cette nature qui aient été publiées sont celles de José Castellot, ancien normal.Ces arrêts forcés lui ont permis de voir ce qui se passe dans les diverses régions occupées par les chefs de bandes qui ravagent et rançonnent leur malheureux pays.Il est difficile, dit en substance le correspondant iV America, de parler de l’état des affaires au Mexique sans passer, aux yeux d’un lecteur d’occasion, pour un alarmiste; sans être taxé d’intempérance de langage, d’exagération de la vérité ou de pis encore.Les Américains qui jouissent aux Etats-Unis de toutes les garanties qu’une civilisation éclairée assure à la société, ne peuvent pas se rendre compte de ce que les prétendus révolutionnaires font au Mexique.On ne peut se résoudre à croire que des hommes qui se prétendent civilisés soient capables des atrocités qui sont d’occurrence quotidienne — on pourrait dire de toutes les heures.M.Barry nous prie sérieusement de le croire quand il affirme que la condition actuelle des affaires ne peut pas s’exagérer, qu’elle est pire que tout ce qu’on en a pu écrire, que la vie d’aucun homme— fût-il indigène ou étranger — que l’honneur d’aucune femme n’y est en sûreté.Ce n’est pas le peuple mexicain qui commet ces innommables atrocités; ce n’est pas le peuple qui outrage les religieuses et d’autres femmes respectables, qui saccage les églises, qui a converti les maisons de Dieu en écuries et les vêtements sacerdotaux en couvertes pour les chevaux; ce n’est pas le peuple du Mexique qui est la Révolution: ce sont moins de trois pour cent des quinze millions et demi de la population.Le peuple du Mexique, les masses populaires que la Révolution, à l’origine, avait pour objet de sauver, d’émanciper, ont été les premières et les pins grandes victimes des bouleversements des quatre dernières années.Le pauvre souverain - grand - commandeur des nJeu,.’t . gneur.en la ville d’Outremont, district de ! Montréal, seront vendus par autorité de ' justice les biens et effets du dit demandeur : saisis eu cette cause, consistant en meubles i de ménage, piano, etc.Conditions : argent comptant.H.l.ajeunesse, H.C.S.Montréal.19 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal.( our Supérieure, N'o 3939.— I.apor-' le Martin Limitée, corps politique et incorpore, de Montréal demandeur, v.s Dame Amanda Savard.épouse de Lionel Brunet des cité et district de Montréal, défenderesse.Le 30eme jour d’avril 1915, à 10 heures de •Pavant-midi, au domieile de la dite défenderesse, au N'o 2755 boulevard Rosemont, en la cite de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, rtc.Conditions : argent comptant.J.Brcux, H.C.S.Montreal.19 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district dr Montréal, Cour Supérieure, No 5147.Jacob W Jacobs, marchand de chevaux, de Montréal 'ur',vs rVank H.Vel du même lieu! défendeur.Le 29eme jour d'avril 1915, A V-.jJV'V1'' 1 avant-midi, au domicile du dit defendeur, au No 569 boulevard Monk, en la citr de Montréal, seront vendus par • autonti' dr justice les biens et effets du dit -defendeur saisis eu cette cause, consistant : en chevaux, voitures, etc.Conditions : argent comptant.J.P.Beaupré, H (' S Montréal, J9 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, dixUHd~l7^don7.rral, (.oui de Circuit, No 2469.E.Mad'i-re et al.vs Dame Arsolie Marcotte et vir T e Jlieme jour d'avril 1915, à midi, au domicile du dit defendeur, au No 2678 rue Notre-Dame ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par aulorité de justice les biens et effets du dit defendeur saisis en cette eau-se constant en effets de ménage etc.Conditions : argent comptant.R.Drainville, H.Montréal.19 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont real.Cour de Circuit, No 17052.— ,1 Hoo-lahlar; Charles Haricot, la- 2Reme jour d’a Ti ll 191.,, à onze heures de Pavant-midi.au Domicile du dit defendeur, au No 96 rue de Courcelles, en la cité de Montréal, srront vendus par aulorité dr justice les biens et effets du dit defendeur saisis en cette can-sç.consistant en effets de ménage, etr l on-d'Hons : argent comptant.B.Drainville.H.'Montréal, 19 avril 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district” dT^mnl’ real Cour de Circuit, No 10446.— John Hoolahan ys R.G.Foster.I,r 28éme jour d avril 191.1, A onze heures etc Pavant-midi.au domicile du dit défendeur, au No 126 rue Chestnut en la cité de Montréal, seront vendus^ Par auEiHté de justice tes biens et pffrtx du dit défendeur saisis en celle cau-se.consistant en effets de ménage, etc.Con~ nitrons : argent comptant.R Drainville, TL Montréal, 19 avril 1915. "VOL.VI.— No 90 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 19 AVRIL 1915 .1 I % > • NOUVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE DE REUTER SESUICIDE LE DIHECTKUH-GEHANT DH LA FAMEUSE AGENCE DE Nül'-VELLES DE CE NOM EST TROUVE MORT DANS SA CHAMBRE PRES DE LONDRES.(Spécial au “Devoir") Londres, 1«).— Le baron Herbert De Reuter, directeur-gérant de l’agence de nouvelles Reuter, a été trouvé mort hier dans sa demeure près de Roigate, Surrey.Un révol-# ver a cartouche vide a élé trouvé a ses côtés et les autorités ne met-tent.pas en doute son suicide, car je baron était accablé par suite de ïa mort de sa femme survenue jeudi.Son corps était encore dans la maison pour les funérailles.Leur fils unique esl à l’armée.Le baron Augustus Julies Clemens Herbert De Reuter d’origine allemande était né le 1U mars et a été instruit à Harrow, à Oxford et a 1‘aris.Il a hérité de son litre en 1899 de son père qui avait etc créé baron du Duché de Saxe-Cobourg-Gotha en 1871.En 1891 la reine Victoria lui accorda la permission de porter son titre en Angleterre.Le premier baron était le fondateur de l’agence Reuter qui est une des premières du inonde.Rn 18ü1 lors de la pose du cable 0 entre I Angleterre et la France les bureaux-chefs ont été transportés à Londres.LA NEUTRALITE DE LA SUISSE ELLE EST ESSENTIELLE A L'EXISTENCE DE CE PAYS QUI SANS ELLE IRAIT A SA RUINE EN DESUNISSANT LES RACES DIVERSES QUI LE COMPO -SENT.M.OLIVER AU CLUB DE REFORME : M- Frank Oliver, ancien ministre we 1 Intérieur dans le cabinet Lau-rier, a annoncé des élections générales dans un avenir très rappro-ch \ au diner hebdomadaire du Club «le Réforme, samedi soir.Dans ;on discours, l’orateur a fait le procès «lu gouvernement actuel qui, dit-il, a fait rétrograder le Canada.Il accuse les conservateurs surtout d’avoir augmenté les dépenses ainsi que le fardeau des taxes dans un temps de dépression financière où l’écono-^ mie et la sagesse devaient présider w aux destinées de la nation canadienne.C’est pourquoi il prône ardemment un changement de gouvernement.M.Oliver a prié les libéraux de faire preuve de la plus grande activité politique pour ramener au pouvoir Sir Wilfrid Lan 1er.Les élec-toins générales sont proches comme le monte la loi du vote des soldais canadiens où qu’ils se trouvent, dit M.Oliver.(Spécial au “Devoir") Rome, H), vià Paris.— La “Tribune” publie une entrevue accordée par le Dr Giuseppe Motta, le président de la Suisse.Ce dernier a déclaré que ce pays est déterminé îi rester absolument neutre.En agissant autrement, il courrait à sa ruine on désunissant les éléments de races diverses dont il se compose.Le Dr Motta a affirmé sur l’honneur qu'aucun traité ne lie la Suisse à 1 Allemagne pour empêcher 1 Italie d’occuper le canton de Ticino, ou pour permettre à l'Allemagne en cas de guerre avec l’Italie ù livrer passage à l’armée teutonne.Lu Suisse a déjà dépensé $30,000,000 pour mobiliser son armée et elle dépense $2,500,000 chaque mois pour la tenir sur pied.Le président a conclu en disant «tue la Suisse n’a pas encore fait de démarches pour amener la conclusion de la paix, parce que ic moment n’est pas encore penu et que cela aurait uniquement accru les soupçons contre la Suisse.-»¦- CONTREBANDE ITALIENNE UN WAGON SUPPOSE CONTENIR DES LEGUMES ETAIT CHARuE DE CANONS.MENACES DEGREVE LES EMPLOYES DE L’INTERCOLONIAL SOUMETTENT UN ULTIMATUM AU GOUVERNEMENT LUI ACCORDANT JUSQU’A VENDREDI POUR ACQUIESCER A LEURS DEMANDES.— “ TRAITRISE ET DELOYAUTE ”.MORT DU GE-NERALTREMEAU Briarc, F ance, 19.—Le général français, Charles Louis Trémeau, membre du conseil supérieur de ia guerre et ancien commandant en chef de l’armée, est mort, hier, à Briare, à l’âge de (18 ans.Il était né à Vandenesse (Nièvre), le 9 septembre 1819.Versé toui d’abord au 1er dragons de marche, il prit à la défense de Paris une part des plus actives.Elevé dans la suite de grade ^ en grade, il fut bientôt promu dans “ ]a Légion d’honneur et devint sous-chef de cabinet du général Loizil-lon, ministre de la guerre.Enfin, en 1906, il fut mis à la tète du fie corps d’armée, à Châlons-sur-Marne, et par décret du 20 juillet 1907, nommé membre du conseil supérieur de la guerre, tout en conservant son commandement.LE RENOUVELLEMENT DE LEUR MANDAT Venise, vià Londres, 19.—Comme îe terme des députés au parlement Jior.grois expire le 20 juin, le gouvernement présentera une loi à l’ouverture de la session, demain, renouvelant le mandat des députés pour une autre année.Cette loi * n’empêchera pas la dissolution des ™ chambres si la guerre se termine avant juin 1916.EXPOSITION* ANTI-ALCOOLIQUE L’exposition antialcoolique scolaire et paroissiale aura lieu à l’é-rale Saint-Jean de la Croix, 21 rue iJaint-Zotique, du 27 avril au 5 mai prochain.I,’ouverture sera présidée par Mgr Bruchési.Nous publierons demain le programme complet de l’exposition.Genève, vià Paris, 19.— A la suite d’un accident de chemin de fer, des officiers de douanes suisses ont découvert hier qu’un \va-bon scellé, envoyé de Gènes en Allemagne et qui était supposé contenir des légumes, était rempli de Maxims.Le tout a été confisqué.Sept wagons envoyés par une firme italienne à une compagnie de Frankfort ont été arrêtés à Como lorsque l’on s’est aperçu que ces wagons contenaient du souffre et du cuivre.Ces marchandises ont aussi été confisquées.-*- DON JAIME DE BOURBON RESTERA NEUTRE Rome, 19.— Don J aime de Bourbon, prétendant au trône d’Espagne, déclare qu’il restera neutre et demeurera en Italie durant la guerre malgré ses sympathies pour la Russie.Ses propriétés en Autriche n’ont pas été confisquées, jnais gardées par le gouvernement comme toutes les propriétés d’étrangers.Il a donné sa parole à l’héritier d’Autriche qu’il ne s’enrôlerait pas dans l’armée russe pour combattre contre l’Autriche, dit-il.-K- FEU Mme J.D.MUETTE Nous avons le regret d’annoncer la mort de dame Marie Hermine de Lorimier, veuve du docteur J.1).Milette.La défunte était âgée de 71 ans et 6 mois.Elle était fille d Edouard Narcisse de Lorimier.Elle laisse pour pleurer sa perte ses enfants: Charles-Albert, Alphonse, Adéline, Angélique et Annie.La dépouille mortelle sera exposée au No 871 de la rue Saint-Hubert jusqu'à mardi, alors qu’auront heu les funérailles en l’église Saint-Louis de France, à 8 heures du matin.THEATRE INCENDIE Paris, 19.—Une dépêche de Madrid nous apprend que le théâtres Comedia ’’ l’un des plus riches et des plus aristocratiques de cette ville, a été rasé, hier, par un incendie.ECOLE POLYTECHNIQUE L Intercolonial et les autres chemins de fer du gouvernement sont menaces d’une grève sérieuse de la part des membres de la Fraternité Canadienne des employés de chemin de fer, dont le président est AL A.R.Mosher, d'Halifax.En elTet, cette association a soumis un ultimatum à M.F.P.Gutelius, directeur-général des Chemins de fer du gouvernement : les membres de cette association se mettront en grève, vendredi prochain, à moins qu ils n’aient obtenu alors les changements qu’ils demandent et qui leur ont été refusés jusqu’à présent.Voici, en résumé, de quoi se plaignent les employés : lo La direction de ITntercolonial ne se serait pas conformée à l’entente du 21 mars 1913 en vertu de laquelle les permutations d’un département a un autre devaient se faire uniquement par ordre d’ancienneté.A ceci, M.Gutelius répond qu'il prendra d’abord en considération les aptitudes de l’employé, quitte à tenir compte ensuite de ses états de service.2o La direction aurait refusé de statuer définitivement sur le status dès employés des quais de Saint-Jean et d’Halifax.M.Gutelius déclare que cette question n’a été soulevée que comme prétexte à faire reconnaître la nouvelle fraternité inventée et organisée par M.Mosher.3o La direction aurait refusé rie permettre à la nouvelle fraternité d’absorber l’Association des employés affectés à l’entretien du chemin, lesquels sont déjà sous l’effet d’un contrat avec la direction.Comme ce contrat ne peut être résilié sans un avis de six mois, M.Gutelius déclare n’avoir pas reçu semblable avis, malgré la prétention de M.Mosher cpii affirme que la majorité des employés ont déserté la vieille association pour faire partie de la nouvelle.Le directeur général des chemins de fer déclare de plus qu’il a conclu des arrangements satisfaisants avec environ 90% de ses employés, ce qui diminue l'importance du mouvement annoncé.Ce-i pendant, si la menace de grève était I mise a exécution, il en pourrait ré-| suiter un désarroi considérable dans le service des trains particulièrement en ce qui concerne le transport des militaires et de ce chef, déclare le directeur général, l’action agressive de la nouvelle fraternité ne “ constituerait rien moins qu’un acte d’hostilité dir :cte envers les mouvements des armées britanniques, ce qui équivaut à un acte de traîtrise et de déloyauté envers l’Empire.” LES EMPLOYES MIS EN GARDE S.-Jcan, N.-B., 19.— M.J.McGilli-vray, secrétaire de l’Union Internationale des préposés à l’entretien des Chemins de fer, a adressé à un journal local une lettre dans laquelle il recommande aux employiés de ITntercolonial qui ont menacé de se mettre en grève (le “ne pas sacrifier leurs situations’’ à ITntercolonial pour se rendre dupes de M.Mosher.II rappelle que le gouvernement bri-tann’ique a bsoin de toute l’aide possible pour mener à bien l’expédition des fournitures nécessaires à l’entretien des soldats qui sont au combat.“La politique de toutes les Unions du Canada à ce moment, ajoute M.McGillivray, doit être d’empêcher tout ce qui jieut nuire au succès de nos armées.” TRIBUNAUX CIVILS UNE MAISON - SANS ISSUE VOILA CE QU’IL ADVIENDRAIT DE LA MAISON DE RAPPORT “ESPLANADE” SI LE JUGEMENT DU JUGE ARCHIBALD ETAIT MIS EN VIGUEUR.EXPOSITION L’exposition des travaux d’arts appliqués des élèves de la section des Arts Décoratifs et Industriels de 1 Ecole Polytechnique se tiendra dans les salons de la Corporation de l’Ecole, 228, rue Saint-Denis (en face de l’église.S.Jacques), le mardi 29 avril et jours suivants, de 10 a 12 a.m., et die 2 à 5 heures p.m.L’entrée est absolument gratuite et afin de permettre à tout le monde de visiter cette intéressante exposition, les portes seront aussi ouvertes te mercredi et jeudi, de 7 à 10 heures p.m.FEUILLETON DU DEVOIR La lune rousse par CHAMPOL 28 (Suite).Qu’ai-je donc qui m’arrête! Encore c.e petit frisson glacial de l'hôlel île ia Varaudière et de Saint-Denis.M.Ogier est bien vivant, lui, pourtant.Il est de demain plutôt w [jire d'hier et secoue au contraire notre torpeur, il réveille nos esprits tngourdir.Mais c’est mon coeur qui ne parle pas.Je le sens aussi obstinément muet que celui de mes grands-parents.Cela m’inquiète, et voilà que w l’attends, avec impatience pour moi romme pour eux, l’épreuve décisi-re: les réflexions, les comparaisons, es émotions que suscitera pour cha-;un de nous ce grand anniversaire des noces d’or.XV 2 juillet.Bonne journée, sauf quelle a mal commencé et pas très bien fini.Quant à la gynikana, succès complet.Nous avions choisi aujourd’hui, mercredi, parce que la fête de famille a lieu samedi et qu’il faut un répit entre les deux.Je me suis réveillée de bonne heure, très anxieuse du temps qu'il f-rait.Le temps était resplendissant, pre ier point de gagné, et je me suis hâtée d’aller exercer mon champion, un petit boule très intelligent, l'un des nombreux descen- L’ACHAT D’UNE FLOTTE AERIENNE Rome, vià Paris, 19.-—La souscription nationale pour l’achat et la construction d’une flotte aérienne a déjà donné la somme de $740,000 DU PAIN DE PAILLE Ancona, Italie, via Paris, 19.—Une information de Fiume, te principal port de la Hongrie, dit que le manque de vivres se fait sentir de plus en plus.Le pain qui se vend 16 sous le kilo (2 1-2 livres) est composé de pomme de terre, d'orge, de paille et de très peu de blé.dants du vieux Mistra de grand )ère.M.de fa Varaudière ne m’a nas caché qu’un chien, dans la circonstance, manquait d’originalité ; mais, ma foi, je me suis pas sentie les capacités nécessaires poui une éducation plus difficile.Dans la cour, j’entends les coin-coin du canard de cette pauvre Marie-Louise, et les objurgations haletantes de ma cousine courant après lui.M.Qgier a dû avoir aussi une séance pénible avec son cochon d’Inde, car H était blanc de fatigue n nous rejoignant dans le parc, où grand-père s’occupait de faire dresser une grand" table qui servira de buffet, tout près de la pisle couverte de sable fin réservée à nos éb its.M.Ogier a bien voulu surveiller les moindres détails, et, comme je m’étonnais du sérieux qu’il y mettait, il a daigné m’instruire: “Oui, mademoiselle Marguerite, il est logique de s'occuper gravement des petites choses lorsqu’il n’en est point de plus importantes.—Comment!.rien de plus important qu’une gvmkana?—Rien, évidemment, à notre époque.—Monsieur Ogier, vous m’inlerlo-quez.-—Eh bien! procédons par comparaison.C’est le moyen de se faire comprendre par les cnfanls et Le juge en chef Archibald de la Cour Supérieure u rendu un jugement très important samedi malin.Si la cause n’est pas portée en appel et que le jugement est exécuté, les personnes qui habitent les appartements “Esplanade”, ne pourront plus, après le 1er mai, rentrer chez elle ou en sortir, en passant par la porte principale.Le juge a décidé que le parterre de 20 pieds, en avant de cette maison, n’appartient pas au propriétaire de la maison, mais à une autre personne; et il n’y a aucun droit de passage sur celte propriété.Le juge a ordonné au propriétaire d’enlever un perron qui s’avance sur les vingt pieds en question, et de cesser de passer, lui et ses locataires, sur cette bande de terrain qui sépare la maison de la rue.La difficulté à ce sujet est vieille de plus de trente ans, alors que la succession Ragg possédait la plupart des propriétés dans ce district.Lorsque la rue Esplanade fut ouverte, une bande de terrain large de 20 pieds fut laissée du côté est, dans le but de le faire exproprier par la ville pour l’élargissement de la rue.Les négociations avec les autorités municipales durèrent des années mais n’aboutîrent à rien.Dans l’intervalle, le quartier se bâtissait et les .ots se vendaient tout aussi facilement que des petits pains chauds.Les acheteurs les plus avisés dénichèrent l’histoire de ces vingt pieds et il fut convenu que si la ville n’expropriait pas, ils avaient une option pour un temps indéterminé, à un certain prix.M.Osias Lamoureux, courtier d’immeuble, acheta un certain nombre de ces lots et érigea les apartements “Esplanade”.Plus tard, il vendit cette maison de rapport à E.Napoléon Hébert, le commissaire de la ville.Celui-ci crut que le terrain avait un frontage avenue Esplanade et que le parterre avait été tracé pour l’apparence seulement.Cette lisière de 20 pieds appartenait, comme question de fait, à G.W.Parent, qui possédait 'i:s lois avant Osias Lamoureux, et qui avait gardé la propriété de ces vingt pieds.Hébert vendit les appartements à Allan Judah Hart et al; le vendeur et l’aeheteur croyaient que la maison avait sa façade rue Esplanade.Les nouveaux propriétaires furent surpris d’apprendre, il y a deux ans, que Parent était possesseur de la bande, de terrain où était situé le parterre.Il y eut quelque discussion à ce sujet et Parent pour prouver son droit érigea une clôture autour de son terrain, fermant ainsi toutes les issues aux appartements.Hart demn.uda l’émission d’un brer d’in-joneüon pour empêcher Parent d’élever une clôture avant que le tribunal eût décidé qui était le propriétaire des vingt pieds,.Samedi, la cour s’est prononcée et a décidé que Parent était le véritable propriétaire, et a renvoyé l'injonction, a jugé la valeur de l’action en garantie prise par Hart contre Hébert et en sous-garantie par Hébert contre Lamoureux, maintenu les deux actions et a condamné Lamoureux à arranger cette affaire sous peine de voir la vente à Hébert annulée.Lamoureux a aussi été condamné à payer tous les frais.Comme M.Lamoureux a déposé dernièrement son bilan avec un passif de plus d’un demi-million, il est probable que M.Hébert sera appelé à tout régler.Le prix des appartements était d’environ $70,000.M.Parent a déclaré samedi que sur son terrain (V; 40 x 20 pieds, il pouvait construii/» six plains pieds ce qui fermerait complètement tonies les issues aux appartements; cependant il ne veut pas causer ce dommage aux propriétaires des appartements, il veut seulement que scs droits soient reconnus.11 osl prêt à vendre celte bande de terrain pourvu qu’on lui offre un prix raisonnable.les peuples primitifs.—Merci de cette première comparaison.—Il n’y a pas de quoi! Les en fants grandissent et les peuples ans si, au contact de la civilisation.—Représenteriez-vous la civilisation, monsieur Ogier?Il a souri.I] est persuadé qu'il la représente.Puis il est revenu à la gynikana.“Voyons, mademoiselle, vous reconnaissez qu’autrefois on attachait une certaine importance aux.tournois.—Oh! monsieur Ogier., est-ce que vous allez prendre la suite du cours d’histoire de M.Marchand?—Non.Vous saurez qu’à présent on ne s'occupe plus que de la philosophie de l’histoire.Dégageons la philosophie des tournois.Pourquoi la principale affaire d’une î'ou-ie de braves gens était-elle de se casser mutuellement la tête sans nul sujet ni profit?—Pour faire montre de leur bravoure.—Et pourquoi en faire montre ?—FTi! mais.—Parce que la bravoure était alors à la inode.Ne cherchez nas d autre raison.Il y a eu des snobs de tous les temps.Pour nos ancêtres, le chic était de faire les croisades, comme pour nos grands-pa- i LA VIE SPORTIVE TROIS-RIVIERES DEFAIT PAR LE STRACHAN Le club Strachan, de la cl issu “A”, /e la Montreal Bow ing Asso- cialion, a défendu a\ ec avantage le trophée M eCalluni contre le Ti ois- Rivières, samedi soir aux allées du Windsor e n Iriomphi tnt des Tr fin- viens par une majoril e de quara nie- quatre points.1 rois-Hivieres Blais.160 160 179— 499 Desjardins .200 162 167— 529 Pellerin.202 146 167— 515 Picard.178 170 176— 524 Fournier .173 169 161— 503 Totaux.913 807 850— 2570 Strachan Bryson .181 158 180— 519 Brown.157 172 191— 520 Vachon.196 142 179— 517 Turner.175 203 173— 551 Walker.160 177 170— 507 Totaux.869 852 893— 2614 Majorité pour le Sir ichaii, 4 1 points.îe— LUTTE ET BOXE A LA M.A.A.A.LE CONCOURS POUR LES CHAM-I MONTREAL S’EST TERMINE SA-MONTREAL S’EST TERMINE SAMEDI SOIR AUX ALLEES DU WINDSOR Pour sc rendre au désir d'un grand nombre de joueurs de petites quilles, la direction du Windsor Bowling Club a décidé de tenir chaque dimanche après-midi un tournoi ouvert à tous les joueurs de cette ville.Pour y prendre part chaque joueur devra déposer entre les mains de la direction la somme de deux dollars et jouer sept parties consécutives.Le total de points comptera.La direction, pour défrayer du coût des lignes, gardera 70 sous tandis qeu le reste, $1.30, ira en prix.Les quatre joueurs qui auront obtenu les plus haut totaux de points se partageront les prix dans les proportions suivantes: 1.10%; 2, 30%; 3, 20%; 4, 10% de la bourse offerte.Plus il y aura de concurrents, plus les prix seront élevés.Que les joueurs se le disent et se rendent nombreux au Windsor Bowling Club chaque dimanche.Le concours de boxe et de lutte pour les championnats amateurs de Montréal, qui a été disputé au gymnase de la M.A.A.A., s'est terminé samedi soir, avec les résultats j.ii-vants : BOXE Classe 105 livres B.S.Cornish, M.A.A.A., gagne contre H.bequin, S.A.A.A., par défaut.Classe 115 livres \\.Elliott, S.A.A.A., gagne contre \i.H.t'urner, jr, décision.Classe 125 livres W.A.Pitt, S.A.A.A., gagne contre L.Saint-Pierre, M.A.A.A., par défaut, Classe 135 livres W.A.Pitt, S.A.A.A,, gagne contre B Menary, S.A.A.A., décision après une ronde supplémentaire.Classe 145 livres H.Robinson, S.A.A.A., gagne contre J.A.Rivet, Police A.A.A., par défaut.Classe 158 livres J.Robinson S.A.A.A., gagne contre A.Cameron, Montréal, décision.Classe poids lourds F.Boucher, Police A.A.A., gagne contre L.Morel, Police A.A.A., decision après une ronde supplémentaire.LUTTE Classe 115 livres N.Seguin, S.A.A.A., gagne contre L.Métivier, S.A.A.A., deux chutes.classe 125 livres J.Vacher, La Casquette, gagne contre N.Seguin, S.A.A.A., par défaut, Classe 135 livres W.Bernier, La Casquette, gagne contre J.Vacher, La Cacquette, décision.Classe 145 livres W.1.Mander, S.A.A.A., gagne contre A.McLennan, S.A.A.A., une chute.Classe 158 livres J.Cowley, S.A.A.A., gagne contre G.1).Marshall S.A.A.A.un chute.JESS WILLARD A MONTREAL IL SERA PROBABLEMENT L’ARBITRE DE LA BATAILLE ROI.I.F.R-ESSON AU PARC SOHMER, VENDREDI PROCHAIN.Fn télégramme reçu ce malin de New-York, nous annonce que M.Ceo.Kennedy esl actuellement en pourparlers avec le gérant du champion du monde à la boxe afin de décider Jess Willard à venir arbitrer la bataille Boller-Esset: vendredi soir au pare Sohmer.M.Kennedy est aussi à faire des arrangement» pour s’assurer les droits pour le* provinces de Québec it Maritime» sur les vues animées du combat Johnson-Willard, disputé à la Havane, le 5 avril- AU MONTREAL SPORTING CLUB C’est ce soir, au Theatre Royal, qu’aura lieu la rencontre entre Sam Langford de Porky Flynn.Cette bataille, qui doit durer dix rondes, promet d’être très émotionnante.En plus de cette rencontre principale, les préliminaires mettront aux prises les boxeurs suivants: Kid Watson vs.Arthur Giroux, 10 rondes ; Young Clover vs.Tommy Ryan, to rondes et Kid Williams vs.Kinsella, 10 rondes.PROCEDES TEUTONS Londres, 19.— Une dépêche de Copenhague à l’agence Reuter dit que trois bateaux-pêche danois qui ont été saisis par les Allemands et amenés à Cuxhaven où leur cargaison a été vendue, sont revenus à Esbjerb.Lors de leur saisie les bateaux pêchaient dans la haute mer.Les Allemands auraient dit aux capitaines qu’ils pourraient se faire rembourser par la cour des prises à Berlin.CADAVREJtEPECHE Sauit Sainte-Marie, 19.—Le cadavre d’Alex.Codreau, un pilote indien de Chippewa, a été repêché, hier, dans la rivière Sainte-Marie.Codreau avait disparu, il y a trois jours.Il était âgé de 42 ans.Depuis nombre d’années, Codreau conduisait les touristes aux rapides Soo.UNE INDUSTRIE Qui mérite l’attention du public r me r Comme la plupart des entreprises canadiennes, )a fabrique de confitures, catsup et marinades Raymond, 520 rue P-anet, Montréal a eu des débuts modestes.Mais son fondateur [ avait un idéal qu’il s’est appliqué à réaliser et dont il a fait un succès.Partant de l’idée que le Canada produit les meilleurs fruits au inonde, Ds plus beaux légumes et condiments, M.Alphonse Raymond s’csl rendu j compte qu’il était possible de manufacturer au Canada des confitures, î marinades et catsup qui, au point de j vue de la qualité, ne le céderaient à aucun produit similaire importé et s’est adonné à la préparation de conserves canadiennes, visant à donner au public des produits de premier choix.Les confitures Raymond ont fait leur marque sur le marché canadien cl leur popularité, de même que celle des marinades et catsups Ray- pas de chanter des romances, et pour nos papas de casser des assiettes.—-Et le chic d’à présent?—C’est d’être idiot, et nous avons aujourd'hui une belle occasion de faire nos preuves, a-l-il réplique tranquillement en se baissant pour vérifier la solidité d’un des petits piquets enrubannés, plantés sur la pisle de distance en distance.—Qu’il a d’espril!” a soupiré la bonne Marie-Louise, qui “’est aussitôt précipitée à quatre pattes sur autre piquet.On ne pourra pas, du moins, accuser nos contemporains d’avoir visé trop haut; mats je ne sais s'il ne vaut pas mieux restreindre ainsi son idéal, et ne pas se faire d’illusions sur soi ni sur les autres.Je m'en étais fait jadis sur quelqu’un, et c’est très difficile d’en revenir, c’est très dur! Il m’a fallu plus d'une leçon pour y arriver.Pourtant celle que je viens de recevoir suffira, j’espère.Donc, l’éponge étant passée sur les derniers méfaits de Léon, j’avais cru devoir aller au-devant de lui quand il est arrivé cette après-midi, une bonne demi-heure avant les invites étrangers.J’étais un peu curieuse aussi rte ce qu'il cachait dans le break dont, en descendant, il refermait les rideaux.moud, s’esl accentuée de jour en jour, au point qu’il a fallu, l’an dernier, songer à ériger une manufacture assez grande pour pouvoir faire face à la demande.Grâce à l’esprit d’ini-tiative de M.Alphonse Raymond, un homme tout jeune encore, qui a à peine atteint la trentaine, la modeste manufacture du début s’est transformée en un établissement modèle, spacieux, parfaitement éclairé, supérieurement aménagé et outillé.Afin de donner toute son activité à la partie technique de l’entreprise et de surveiller personnellement la fabrication, dans les moindres détails, assurant ainsi au consommateur des produils de ta plus haute qualité, préparés avec le souci de la propreté la plus minutieuse, M.Alphonse Raymond s’est associé M.J.O.Quenneville, un de nos hommes d’affaires les mieux connus à Montréal, et les mieux doués.Tous deux Chacun criait: “Amène tes ouistitis!” Et lui, debout sur le marchepied, répondait mille balivernes, faisait un boniment, comme aux ménageries de la foire, si gaiement que nous riions sans nous arrêter, comme on ne rit pas, même des plaisanteries de M.Ogier, bien plus spirituelles pourtant Enfin, .for gr-mvi g.sie dramatique, ii a tiré bv ndenii-?., c’ nous avons men cru voir trois singes, trois peti^ corps vêtus d’oripeaux, troN petites frimousses couvertes de poi!» “Allons dansez, mes amours!” a dit Léon en les mettant à terre.Et les rirès de repartir de plus belle, quand nous avons reconnu Toto, Loulou et Zézette, que ce sot de Léon avait ainsi accoutrés.C’était bête connue chou, mais drôle tout de même, surtout par la gravité fière qu'ils mettaient à soutenir leur personnage.“Ça donne moins de peine de transformer les enfants en singes (tue les singes en enfants, et ça flatte plus le sujet,” observait philosophiquement Léon, qui m’a eu l’air de tourner notre gynikana un peu en ridicule.Je crois bien que M.Ogier n'était pas trop content.Dès le début, je me suis aperçue que tous deux ne sym- J travaillent en collaboration pour I étendre leurs affaires à tout le Cana-jda.La qualité supérieure des PRODUITS RAYMOND leur assure d’ail- J leurs, déjà une vente considérable.C’est un fait reconnu que les CONFITURES RAYMOND sont supérieures aux confitures importées; le public canadien a donc tout intérêt à consommer les confitures Raymond, de même qu’il a intérêt à acheter les MARINADES et CATSUP RAYMOND.II assurera ainsi de l’emploi à nos ouvrières et ouvriers canadiens, ai* lieu de faire profiter le mnnufactu- jrier el l’ouvrier étranger de notre argent canadien.C’est d’ailleurs la devise de l’heure présenle: gardons notre argent au Canada pour le développement de- nos industries cana-' (lionnes, au profit de toute la communauté canadienne.pathisaient guère, et, dans l’espoir qu’ils se comprendraient mieux, je les ai laisses en tète-à-tète pendant que j’allais m’habiller.Marie-Louise était déjà depuis longtemps à sa toilette.Elle devient d'une coquetterie incroyable, et, quand nous nous sommes rencon- j trees en sortant de nos chambres, j’ai poussé un cri d’admiration qui a jiaru lui faire plaisir.Malheureusement, elle n'a pas eu partout autant de succès.Nous étions allées rejoindre ces messieurs dans la grande allée, et M.Ogier, qui veut bien donner son avis sur toutes choses, nous a toisées des pieds à la tète.Puis il a prononcé, en nie lançant un coup d'ocil d’intelligence: “Paris?” J’ai baissé affirmativement la tête.Ma robe vient bien de Paris.“Et moi?a dit ma cousine anxieuse.—Rouen 1” (A suivre) 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 19 AVRIL 191.VOL.VI.— No 90 Le temps qu’il fera Généralement beau et trèa doifjL mais quelques averses locales ou orûN *es.Bulletin d’après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 rue Notre-Dame Eat.R.de Meslé, gérant.Aujourd’hui maximum.• « • • 65 Même date l’an dernier.72 Aujourd’hui minimum.27 Même date l’an dernier.45 Baromètre — 8 h.matin, 29.70 ; II h.matin, 29.67 ; midi, 29.05.MARDI, LE 20 AVRIL S.Théotime, eonfesscur.Lexer du soleil, 5 heures 08.Coucher du soleil, 6 heures 5t.Lever de la lune, 8 heures 40.Coucher de la lune, 0 heure 27.Premier quartier, le 22, à 10 h.45 m.du malin.DERNIERE HEURE Voir les nouvelles de Vavant-midi en page 5.AURONS-NOUS DES ELECTIONS?tE DUC DE CONNAUGHT N’EN VEUT PAS.— INDECISION.(De notre correspondant) Ottawa, 19.— Aurons-nous des élections ou n’en aurons-nous pas ?La question est encore assez indécise au dire de ministériels en vue de la Capitale.Il est une chose certaine, c’est que le Duc dp Connaught est.absolument opposé à toute élection durant la guerre et il ne se se rail pas gêné, au dire d’un personnage politique en vue, de donner son opinion au premier ministre Celte opposition semble assez ennuyer le gouvernement qui n’aimerait pas forcer la main au gouver neur général, surtout dans les circonstances, mais qui a un désir aussi grand de faire des élections.“ Vous pouvez être assurés, nous déclarait, hier soir, un politicien, que nous n’aurons pas d’élections cette innée.Le gouvernement n'a pas de raison d’en appeler au peuple ; aucune ouestion importante n’est en jeu à l’heur actuelle.“ Mais alors, nous lui avons-nous demandé, quel était le but du gouvernement en forçant le passage
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.