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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 26 janvier 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1934-01-26, Collections de BAnQ.

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Montréal, vendredi 26 Janv.1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241" SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DEVOIR Directeur-gérant GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS! Rédacteur en chef : OMER HEROUX - Vol.XXV ¦— No 21 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA .$ 6 00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10 00 Edition hebdomadaire CANADA.200 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Le père du journalisme jaune fut le juif Joseph Pulitzer M.Leon Levinson nie cette affirmation «parue dans le “Devoir” - Nous la prouvons Le 18 janvier, le Devoir publiait la photo de trois circulaires émanant d’un groupe juif à Montréal et dont Tune portait les signatures de messieurs S.W.Jacobs.K.C., M.P., Lyon Cohen, Peter Bercovitch, K.C., M.L.A., Nathan Gordon, K L.7.Levinson, Sr., Samuel Hart, Marcus Sperber, K.C., Captain Sebag-Montefiore, F.I.Spielman,-Norman Viner, M.D., H.E.Hershorn, N.P., Lient.Col.Philip Abbey.Dans cette circulaire était dit, entre autres choses, ceci: “VW are particularly compelled to defend ourselves against the venimous campaign of “yellow" Jew-baiting journals in the Province of Quebec”.(Traduction: “Noussommes particulièrement forcés de nous défendre nous-memes contre la campagne venimeuse de journaux jaune* de la province de Québec qui mangent du Juir’.) Or, la circulaire confidentielle, de même origine et publiée, le même jour, faisait figurer parmi les journaux dénoncés le Devoir'.“Le Devoir, a leading French Canadian daily in Montreal, is also distinctly anti-semitic", lit-on à Tarticle 4.Le 20 janvier, dans notre Carnet d’un grincheux, on pouvait Sire ceci: Le père du jauntsme, c’est Puiitzer.un Juif hongrois venu aux Etats-Unis.Traiter des journaux de feuilles jaunes, c’est, en somme, les traiter de feuilles juives.On pourrait difficilement dire quelque chose de plus insultant sur leur compte.Mais qui le dit?Le 20 janvier également, M.Léon Levinson adressait à Pamphile la lettre ci-dessous parvenue le 23 au Devoir'., Pamphile.Montreal, le 20 janvier 19I5L Le Devoir, 430 rue Notre Dame est, Montreal.Monsieur; „ _ J’âi trouvé très comique votre commentaire sur le ' jaunisme dans Le Devoir du samedi dernier.On dirait que vous vouliez faire croire à vos lecteurs que sans les Juifs aux Etats-Unis il n’y aurait jamais été des “feuilles jaunes ’.Si c’était bien votre but-idée assez amusante— vous avez très mal choisi votre preuve.Pulitzer, né à Budapesth, était bien juif, comme vous annoncez aux lecteurs.Mais comment arrivez-vous à lier son nom à la paternité du “jaunisme” en Amérique?, , .Joseph Pulitzer .père, comme le sait tout journaliste renseigné, etan propriétaire du “New York World” et du “St.Louis Post-Dispatch Billet du soir A Québec A Ottawa ‘Post-Dispatch” aujourd’hui est un des meilleurs journaux américains.Quand le “World” était forcé par les journaux jaunes a s’éteindre 51 y a quelques années, tout bon journaliste et des miliers de lecteurs intelligents s’attristaient comme à la perte d'un ancien ami., 11 semble assez curieux alors de vous voir traiter en jaumste M.Pulitzer.Votre article ferait rire, je vous assure, les etudiants du “SchooUof Journalism ; “Coliimbî& University”,—école fondé par moyen du don de $1,000,000 de M.Pulitzer.Comment avez vous négliger la “feuille jaune quest le New Times”, et dont le propriétaire est bien M.Adoph Ochs, également de la race juive., „ .„ , Je sais parfaitement qu’on ne peut attendre et un grincheux des jolies choses, surtout si le “grincheux" est journaliste du Devoir et le lecteur est juif.Comme ancien journaliste, cependant, j attend du Devoir” du journalisme intelligente et renseigné, ce que, manque votre petit carnet du samedi, à mon opinion., Vous m’excuserez, j'espère, les fautes d une personne de langue anglaise, que veut s’exprimer en Français.Votre tout dévoué, 4095 Cote des Neiges rd.Leon Levinson Nous avons donné au texte la lettre de M.Levinson.Notons qu’il a tort de s'excuser de scs fautes qui sont rares, comme on l'a vu.Nous tenons à lui rendre hommage pour sa connaissance de notre langue.M.Levinson, dont nous ne suspectons pas la bonne foi, fait de Joseph Pulitzer non pas le père du jaunisme, mais le père du journalisme renseigné.Or, quand nous avons écrit ce qu'il nous reproche, nous savions ce que nous disions et nous tâchions d’etre bon fils de Pulitzer, tel que vu par M.Levinson.Le Shorter Oxford English Dictionary on Historical Principles, édition de 1933, dit au mot yellow (page iititi) : 3 applied to newspapers (Or writers of newspaper articles) of a recklessly or unscrupulously sensational character Corig.V.S.: from a picture in the New Y or'-' \\ orld, 1895 with the central figure in a yellow dress) 1898.Ce qui peut se traduire en français: “.s’applique aux journaux, ou aux auteurs d'articles de journaux) de caractère sensationnel sans retenue et sans scrupule (origine, E.-U.: d’une illustration du New York World de 1895 dont le principal personnage portait une robe jaune) 1898.(Celte dernière date signifie que le mot yellow, dont nous avons fait jaunisme en français, est entré dans la langue anglaise en 1898.) M.Levinson admettra que mémo si on oublie de l'enseigner (ce que nous ignorons) dans la chaire «le journalisme fondée par Joseph Puiitzer à TUniversHé Columbia, de New-York, Duels j Deux avocats français, dont l’un est député, ont échangé il g a gueU ones heures des balles sans résultat, dans un coin de parc parisien.Et puis ces deux hommes sont retournés à leurs affaires sans échanger la ixiignée de main d’ordinaire consécutive ù un duel, ^— poignée de main aussi ridicule, entre deux hommes qui ont apparemment voulu se tuer l'un l’autre, que reste grotesque ta coutume de sa battre en duel pour venger un honneur les trois quarts du temps compromis ou inexistant dès avant ta provocation.Les pays civilisés ont mis fin à cette coutume du duel qui fit, dans le passé, tant de vitdfmes et n'a jamais réparé l’honneur des duettistes.Belle réparation en effet que d’être plus fort au pistolet ou à l’épée qu’un adversaire, de l'enferrer ou de le trouer comme écumoire! Et comme cela venge l’honneur d’une femme ou d’un hommel Emile de Girardin tua d’un coup d'épée Armand Carrel, à l’issue d’une polémique de presse vers 1835.Duel inutile, entre des journalistes qui eussent pu dans tes colonnes de leurs feuilles régler leurs querelles, s’ils y avaient tenu.Depuis ce duel Carrel et de Girardin, les polémistes se sont de moins en moins mesurés sur le pré.tant cette aventure parut déplorable.D’aucuns transportent leurs querelles devant les tribunaux, du moment qu’ils ont le dessous, dans les gazettes, ce qui est une aussi singulière façon qu’un duel de clore la polémique.Le meilleur moyen ne reste-t-il pas de la régler plume à la main?En Amérique même, le duel a jadis fait de notables victimes, jusqu'au XIXe siècle.Ainsi lune des grandes figures de la marine de guerre américaine.Stephen Decatur, qui fit la guerre en Méditerranée contre les pirates algériens et marocains, au début du dernier siècle, tomba sous les balles du commodore Thomas Barron, qui avait été relevé de son commandement par un arrêt de cour martial où présidait Decatur.Decatur fit l’impossible pour éviter ce duel, mais celui-ci eut lien et Decatur,' le plus grand marin américain de l’époque, resta sur le pré.Andrew Jackson, qui devint plus tard président des Etats-Unis, tua en duel, pour un prétexte futile, an chef politique de son temps; et Henry Clay provoqua en duel, sans un prétexte aussi futile, John Randolph, vieux Virginien qui avait jadis provoqué Daniel Webster.Randolph, malade et alité, se leva, se rendit sur le champ, subit deux coups de pistolet sans broncher, déchargea son arme en l’air.et retourna se mettre au Ut.Chez nous même, au XIXe siècle, il y eut de rares duels entre Canadiens; on en cite peu qui eurent des suites mortelles: et les gens qui compulsent des archives sont à peu près seuls a se rappeler tels de ces Incidents, pour la plupart assez grotesques.Le sens de l'honneur est antre, maintenant; il porte à des gestes moins risibles.Un soufflet ne vaut plus un coup d'épée.Autrement, on aurait vu, vers mai 1909, un fameux duel A Québec sur les Plaines d'Abraham.lean LABRYE Les anciens bills de 9 maintenus la radio Sera-ce la dernière session avant l'élection générale?MM.Duplessis et Sauvé n’en peuvent obtenir le rappel, malgré le jugement décisif du Conseil privé — Le gouvernement agira à son heure seulement LA CHAMBRE ETUDIE DES BILLS DE LA GAUCHE (Par Alexis GAGNON) Québec, 2fi.— Le premier ministre a encore puisé largement dans les mesures oppositionnistes, pour conduire les débats jusqu’à une heure d’ajournement raisonnable, hier.* Depuis le début de la semaine, on ne discute, on n’argumente que sur des mesures présentées par l’apposition, à croire que c’est elle qui a préparé le programme de la session.Le gouvernement a présenté, il est vrai, plusieurs mesures, mais surtout pour la formalité de routine.La Chambre a immolé deux projets de loi de M.Paul Sauvé pour supprimer des statuts les lois provinciales relatives au contrôle de la radio.Ces -deux lois sont ultra-vjres, anticonstitutionnelles, bref milles, illégales, inopérantes et tout ce qu’on voudra.Et, un beau jour, lors de la révision générale «les lois, qui ne saurait beaucoup tarder, elles disparaîtront sans bruit.Mais le gouvernement ne veut pas qu’il soit dit «pie l'opposition l’a torcé à supprimer ces deux lois.C'est l’explication de tout le débat d’hier.Au fond,'tout le monde s’entend sur la nullité des «lites lois, mais le gouvernement estime que c’est à lui d’en décider l'opportune disparition.Il y a cu également un débat animé sur les indemnités aux jurés.11 appert que notre population industrieuse et éepqpmf a f dans l’office redoutable de juré une source profitable de revenus.Dans «'crtaines régions de la province, il y a des gens qui essaient de se faire embaucher pour une saison «le Cour, comme d’autres pour une saison dans les chantiers.D’aucuns, plus heureux que nos bûcherois qui sortent du chantier, endetté .s*mt revenus de la saison des procès avec $150 en poche.C’est une iniquité qui ne saurait se prolonger et le gouvernement va y mettre le holà.Plusieurs jurés sc diront en soupirant que le gouvernement est mal avisé.Du moment que la population s’intéresse activement à l'administration de la justice, on veut la rebuter.Quant à l’opposition, elle y voit un grave danger d’ingérence poli-ticpie dans l’administration judiciaire puisque, désormais, le gouvernement établira lui-même l’échelle d’indemnités au gré de son caprice.tant à l’article 243 l’article suivant : "243-a.Dans l’ajustement de toute réclamation d’assurance, aucune personne agissant pour l’assureur, l’assuré ou le cessionnaire de ce dernier, ne peut conclure un arrangement en vertu duquel cette jjer-sonne peut recevoir, comme rémunération, une partie ou un pourcentage quelconque du montant de l’indemnité ou une rémunération de nature à donner à cette personne un intérêt personnel dans la fixation du montant de celte indemnité: et tel arrangement, formel ou implicite, est nul.” M.Duplessis déclare que le principe «lu bill est excellent, mais, qu’à son avis, le bill va trop loin en te qu’il empêche remploi, par le sinistré, «t’ajusteurs professionnels qui pourraient l’éclairer et l’aider.M.Duplessis demande que le bill soit référé au comité des bills jiu-blics pour étmle.Ce que dit le discours du trône — Plus long que de coutume, il n’est pas plus précis qu’à l’ordinaire (Suite à la page 2) Bloc-notes Les réclamations d’assurances La Chambre commence, dès le début, l’étude du bill Stockwell: loi modifiant la loi des assurances de Québec en ce qui regarde l’ajus-tement des réclamations.(>e bill dit que la loi est modifiée en ajou- M.Lcwinson est-il convaincu?11 doit désormais, s’il ne veut jîas admettre ces deux témoignages écrasants, ranger, avec le Devoir, au nombre des antisémites les auteurs du Shorter Oxford English Dictionary et M.Oswald Garrison Villard.Pour ce dernier, M.Levinson n'aura pas tâche facile.Dans ’e périodique qu’il dirige aujourd’hui, ou qu'il dirigeait jusqu à President of New York Evening Post 1897-1819; Editor of the Nation), Some Newspapers and Newspaper-Men.Il y trouvera aux jiages 44 et 45 le passage suivant que nous traduisons de l'anglais: “Quand M.Puiitzer devint proprietaire du World (à l'origine fondé comme journal religieux à un sou!), il entreprit de toucher des bas-fonds de journalisme que le Herald n'avait pas atteints sous James Gordon Bennett, aîné.M.Puiitzer joua bien plus directement sur les bas instincts de la multitude que M.Bennett; cependant son idéal, c'était de donner à la masse des travailleurs parmi lesquels il avait lui-même peine et souffert et presque connu la faim, jusqu'à ce qu'il s’engageât dans la route de la notoriété et des richesses, un grand journal quotidien.(.e*t par ce bas appel aux passions les plus viles de la foule que M.Puiitzer atteignit le succès; comme beaucoup d'autres, il s'accroupit sciemment pour ramasser le succès, puis l’ayant obtenu, petit à petit il revêtit le vêtement de l'honnêteté.Je suis assez vieux pour me rappeler qu il y a quarante ans, il était impossible à New-York do trouver le World chez , les gens bien; on le regardait comme on regarde aujourd'hui VEvening l n> Journal de Hearst.M.Godkin pensait au World aussi bien qu'au Journal I quand il écrivait dans VEvcning Post, il y a quelque vingt-quatre ans, que “le bureau d’un journal jaune est probablement ce qui ressemble le plus, au point de vue de l’atmosphère, à l’enfer, dans un Etat chrétien; car dans les tripots, dans les lupanars et même dans les cavernes de brigands, subsiste une crainte constante de la policc,.qui est en elle-même une sorte d’hommage à la moralité ou d’admission de son existence.Si ce langage semble ridiculement outré aujourd’htii, il était passablement justifié dans le teipps par le travail diabolique accompli tant par le World que par ]a presse de Heàrst qui amenèrent la guerre avec l’Es- ne peut être lu avec plaisir par aucun de ceux qui y sont associés aujourd'hui.Pour les intellectuels fteW-yorkais d’un certain âge, le World est encore anathème; pour eux.il est le prototype tie la sensation et du journalisme totalement dépourvus de principes.” Si les élèves de l'eecrlc de journalisme’ «le (.olunibia rient encore, ils rient.jaune! mes juives le régime hitlérien et particulièrement les persécutions du Fuhrër contre les coreligionnaires de M.Levinson?Bref, moins que tout autre journâl au Canada peut-être, le Devoir mérite l’épithète de jaune, mais quand Pamphile.prétend que le traiter de journal jaune, c’est le traiter de journal juif, il a raison.Et ceci n’est pas plus mérité que cela.Nous voulons être bon prince.Puiitzer n'était que.demi-juif puisque, selon l’encyclopédie de Cambridge, sa mère était autrichienne.Nous pourrions donc dir'e que le jaunisme n’est qu’à demi juif si cela plaisait à M.Levinson.Mais cela ne lui plairait pas; car il a eu grand soin de se coiffer de l’ulitzçr jusqu’aux oreilles dans sa lettre à Pamphile.Nous allions oublier M.Ochs et son Times aux deux cents pages que M.Léon Levinson brandit triomphalement.M.Ochs est juif et le Times fait du jaunisme.M.Levinson en conviendrhit pas.pas plus qu’il ne conviendrait que la froreffe de chez nous soit jaune.Cependant, aux yeux sans oeillères, la vérité éclate; jaunisme ne signifie pas déploiement de manchettes, mais morbidité, crudité et piment du compte rendu.l’as un grand crime, pas une belle affaire de moeurs qui ne soient accommodés à cette mayonnaise du plus beau jaune, dans l’un ou l’autre journal.Ce que la photo ne donne pas, la pen picture, la peinture graphique, y supplée avec un art consommé.Nous conseillerons à M.Levinson de suivre des cours de journalisme pour apprendre ce qu’est de jaunisme.Mais qu’il n’aille pas à Columbia, puisqu’il prétend que dans l’école fondée par le père du jaunisme, Puiitzer, on enseigne que celui-ci est le père du journalisme renseigné.S'il dit vrai, la chaire Puiitzer n'a évidemment aucun rapport avec la chaire de vérité.Lauil DUPIRK “Fils de Québec’’ Le directeur des Archives provinciales, M.Pierre-Georges Roy, est, comme chacun sait, un acharné travailleur.Depuis plus de qua-a trouvé tante ans il amasse méthodiquement notes et documents sur l'histoire canadienne.Tl est consulté par tous les spécialistes.Nous n'oublierons point, pour notre part, le ton sur lequel l’auteur de ce magnifique volume, From Quebec to New Orleans, Mgr Schlarman,' aujourd’hui évêmie de Peoria, nous parlait jadis de lut.M.Pierre-Georges Roy dirige le Bulletin des Recherches historiques, en même temps que les Archives provinciales, dont les rapports sont chaque année une sorte d’événement.(Et.l’on se réjouit toujours qu’un ministre intelligent et qui a le goût des livres — M.Athanase David, pour ne point le nommer — ait confié les Archives à M.Pierre-Georges Roy sans s’occuper d’autre chose que de son exceptionnelle compétence).En dépit de cette double et si lourde besogne, le grand travailleur trouve le moyen de publier des livres pour son compte.Tantôt c’est une oeuvre qui forme bloc, tantôt un recueil de notes qu'on avait peut-être lues, mais qu’on ne pourrait que difficilement retrouver.Fils de Québec, qui viennent de nous arriver en quatre volumes d’une couple de cents pages chacun.appartient, comme les Petites choses de notre histoire, à cette dernière veine.C’est, à la vérité, une sorte de dictionnaire biographique, où l'on trouve de brèves notes sur quelque cinq cents EH* de Québec.On aura grand plaisir à les parcourir et l’on y fera — nous parlons pour les profanes, cela va de sol — de surprenantes découvertes.Chaque volume des Fils de Québec est naturellement muni d’une table alphabétique qui e,n rend la consultation très facile.On les feuilletera d’abord avec plaisir, on s'y reportera maintes fois avec uti-iité.Remercions M.Pierre-Georges Roy de ce.nouveau et pittoresque répertoire.L'Université Demain soir, à la Palestre, l’Association catholique des Voyageurs (section Mont-Royal) reprendra, a l’occasion de s*s réunions mensuelles régulières, la série des conferences qui ont suscité, au^ cours de l’automne, un si vif intérêt.Cette fois, c’est de PUniversité que parlera le confèreneler, M.le docteur G.-H.Baril, secrétaire de j la Faculté des Sciences, ancien président de Y Association catholique de la Jeunesse.Le sujet est d'une grande et pressante actualité, le conférencier le connaît fort bien, puisqu’il est un universitaire de carrière et qu il s'est toujours vivement intéressé a la vie de sa maison.Il y aura donc grand profit à l’entendre.L'A.C.V.Invite à cette conférence tous se* membres, tous ses amis, tous les membres des Comités de lecteurs du Devoir.O.H.{Par Emile BENOIST) Ottawa.26.— La cinquième session du dix-septième parlement fédéral s’est ouverte, hier après-midi, avec l’accompagnement de toutes les cérémonies prévues par le rituel parlementaire.L’arrivée de Son Excellence le gouverneur général a,été saluée par les dix-neuf coups de canon traditionnels.Le premier ministre, M.R.B.Bennett, et le chef du gouvernement au Sénat.M.Arthur Meighen, revêtus pour la circonstance de l’uniforme doré de Windsor.sont allés rencontrer Son Excellence à l'entrée de l’hôtel du Parlement.Seion l'usage, MM.Bennett et Meighen étaient suivis d’une escorte d’apparat; «les soldats de toutes les couleurs, coiffés de tous les poils et de toutes les plumes, des gilrfs rouges et des gilets bleus, des bonnets de grenadier guards et des shakos à plumet, des couvre-chefs de moindre importance mais que la guerre a mis à l’ordre du Jour.Dans la salle du Sénat.cérémonie mondaine, comme d’habitude.Tout le beau inonde d’Ottawa était de la fête, les loges de la Cour Suprême en robes rouges, au milieu de la salle, les diplomates et les représentants du clergé, une multitude féminine, arborant des toilettes somptueuses.Son Exoollenrr ayant lu le discours du trône, les députés sont revenus à la Chambre des Communes où Ils ont terni une courte séance.T.e premier ministre a d’abord annoncé, par voie de motion, que le débat sur l’adresse^en réponse au discours du trône ne commencera que lundi; les parrains «le l’adresse seront MM.Sam Gobeil.député de Compton, et Hàrry Barber, député de Fraser Valley, en Colombie.Aux Communes, le premier ministres a rompu avec la tradition en annonçant que dès lundi il soumettra aux députés un budget des dé penses pour l’exerriee qui s’en vient.ESt*ce signe «t’élections prochaines?On le dirait presque.D’habitude, le budget des dépen ses n’est soumis à la Chambre que plusieurs semaines après l’ouverture de la session.Vraisemblablement, il ne s'agira tout de même que d’un budget par fiel.Il reste toujours loisible au gouvernement de presenter subséquemment, jusqu'à la fin de la session.des budgets supplémentaires.Après le retour des députés du Sénat, où venait de se faire la lecture du discours du trône, on a d’abord procédé à la présentation des nouveaux députés.Cette fois-ci, il y en avait trois, tous libéraux: MM.Aimé Boucher (Yamaska), qui n’est nas un nouveau venu à ta Chambre des Communes, M.Joseph Michaud (Madawaska-Restigouehe) et M.Angus MacMillan (Mackenzie).M.Mac kenzie King el M.Ernest Lapointe ont présenté le premier an président.MM.Mackenzie King et Veniot lui ont présenté le «leux-tème.MM.Mackenzie King et Mo- ( Suite de la page 2) Où veut-on «n venir ?Où veut-on, où veulent-ils en venir?C’est la question que l’on ne neuf manquer de se poser en voyant quelle singulière attitude vient de prendre, à l’endroit de la manifestation projetée par la Fédération j des clubs ouvriers du Canada, le comité exécutif de Montréal.On a vu hier de quoi il s’agit.1 a Fédération, dont le projet a été béni par S.E.Mgr Gauthier, veut organiser pour la clôture de l’Année Sainte, le dimanche de Pâques dans l'après-midi, une grande manifestation religieuse à l’Oraioire Saint-Joseph.Elle entendait y conduire les manifestants en procession.Le fait n’aurait rien eu d’extraordinaire.Maints dimanches, au cours de l’été, nous avons vu des processions du même genre.Personne n’a songé à s’en formaliser, et jamais elles n’ont été l’occasion du moindre désordre.L’on né voit pas bien ce que l’on pouvait rcd«>u-ter celte fois.Bien d'abord n'indique que la Fédération des ouvriers du Canada ait des intentions révolutionnaires.Les circonstances où devait se fai rc la procession; clôture de l’Année Sainle, l’après-midi de Pâques, l’objet de la manifestation elle-m‘ me permetlaient, au contraire, «i’es-pérer que cette procession aurait un caractère particulièrement digne.Le comité exécutif lui-même n'en veut point à la procession, puisque s’il refuse de l’autoriser pou.- la date choisie, la seule qui corresponde à l'intention «les manifestant*.il se déclare prêt â la permettre deux semaines plus lard, le dimanche 15 avril.Pourquoi le comité exécutif dit-il oui pour le 15 et non pour le ter avril, on n’en voit qu'une explication plausible: Entre le premier et le 15, il y aura des élections municipales.Mais en quoi, se demande l’homme ordinaire, cela peut-il justifier l’inierdiction pratique de la procession?En quoi cela peut-il justifier de la traiter comme un acte dangereux pour la sécurité publique?ev En fait, du simple point de vue électoral, les membres du Comité « xénitif paraissent avoir cummls une gaffe de premier ordre.Ils viennent de mettre aux mains oe leurs adversaires une arme trèmemenl dangereuse.Orner HEROUX Sir HormicUs Laporte Nous regrettons d'apprendre que la santé de sir Hormisdas Laporte laisse présentement beaucoup â désirer.Nous faisons des voeux pour le prompt rétablissement du vénéré malade qui est, comme l'on plus qu’octogénaire.sait.Carnet d’un grincheux Les lois de Québec sur la radio sont inconstitutionnelles, prétendent MM Sauvé et Duplessis, Comme si cèla pouvait décourager M.Taschereau, qu« en tient tant pour la constitution, — jusqu'à ce que cela ne fasse plus son affaire.¥ * Du Pascal québécois, cette pensée “Il est des femmes qui ne pardonnent jamais à l'homme de les avoir dédit-gnées et qui se vengent de lui en le dénigrant".Pascal, désabusé, a le coeur plein d’amertume.¥ ¥ ¥ L homme gui va serait-il l'homme qui pense?¥ ¥ ¥ M.Bennett ne doit pas être premier ministre ; car le Soleil.si respectueux de l'autorité, le traite comme s’il n’était par en autorité.¥ ¥ ¥ Qu’y a-f-il de plus grotesque?Des lois que personne n’observe, à.commencer par les législateurs?Ou des duels sans résultat [X>ur venger un honneur douteux?¥ ¥ ¥ Tel qui parle du “jaunisme de la jalousie" oublie que le jaune est sa vraie couleur.PAMPHIl! DEMAIN: La “Devoir" publiera étmairt.outra sas rubriquas ordinaires du samedi, toute une série d’articles spéciaux.Pris: 9 tous La livraison est commencée La Strvics da Librairie du “Devoir" poursuit rapidement la livraison du derniar numéro du “Document’’ gui contiant l'allocution prononcée au Carde Univarsitaira par S.Ë.la cardinal Villeneuve, ainsi que (allocution da S.Ea Mgr Gauthier.Las commandes reçues jusqu'à daft’ seront exécutées dans l’ordre de leur réception.Près de 3,000 exemplaires de la brochuro ant déjà été commandés.Il est donc à peu près certain, encore gus nous ayons fait un premier tirage de 4,000, qu'il nous faudra asaas têt faire un teeend tirage.^ Nous prions donc tous ceux qui veulent su procurer cette brochure, toit pou*-eux- mêmes, soit pour la propaganda, de naut adresser le plus têt possible leur commande, afin que la chiffre da ce second tirage soit rapidement fixé.Cette brochurette so vend 10 sous l’exemplaire.$1 la douxaina franco; au cent $7, par 500 $30, au milia $50.port en plus dans tous cos derniers cas.Adresser les commandes au Service da Librairie du "Devoir', 430 rua Notre-Dame est.tdl.NA.1241.LA CONFERENCE DE SON EMINENCE r 1* A Québec (Suit® de la première «a-*» M.Aimé Quertin, député de Hull, appuie cette suggestion et M.Stock-well se rend n la demande faite.L'indemnité de* jurés On adopte ensuite en seconde lecture, puis en comité plénier, sur division, le bill Taschereau modi-tiant la toi d« Jurés relativement à leur indemnité.Le bill remplace l'article 71, loi de» Jurés S.R.1925.t hapitre 150, modifié par 23 G.V.chapitre 07, section 27, par l’article suivant: “71.Le lieutenant-gouverneur en conseil peut adopter et, de temps à nuire, modifier ou abroger des règlements pour déterminer, dans tout district, l’indemnité que doit recevoir chaque juré en tenant compte des circonstances particulières à chaque district de même que des circonstances spéciales résultant de l’époque de la comparution jles jurés, du Heu de leur résidence, des iaclUtés ou des difficultés de communication entre les localités de leur résidence et le palais de justice.de leur incapacité totale ou partielle de vaquer à leurs occupations à raison de leur absence totale ou partielle de leur résidence ou de leur place d’affaires.Cette indemnité est payée au juré par le shérlfïsiir le certificat du greffier de la paix ou du greffier d tout ^ jc gouvernement possédera désormais .e pouvoir de s’immiscer dans l’administration de 1« justice.Car le lieutenant-gouverneur en conseil est, quoi qu’on dise, une sorte d’organisme politique puisqu’il est le conseil choisi par la majorité des députés d’un parti.Le bill s’inspire donc d’un mauvais principe, déclare M.Duplessis, et le gouvernement ne devrait pas s’aventurer dans une telle mesure.Ça coûte abominablement cher M.L.-A.Taschereau, premier ministre, répond que le gouverne ment ne préaente pas cette mesure pour s’immiscer dans l'administration de la justice.Mais il se trouve que les termes judiciaires coûtent abominablement cher.D’ad-leiirs, ce sont les juges eux-mêmes qui ont signalé l'anomalie.Dans une région notamment, des jures ont reçu $15(1 sans même avoir sié- prêter à l'arbitraire, à l’ingérence politique dans l’administration de la Justice.Actuellemenl.la loi est la même pour tout le monde; le même la ni s’applique et le procureur général n’a pas à appliquer de '•discrimination” dans le Iraitement accordé aux jurés.Et il est bon qu’il en soil airwii, car l'administration die la justice doit être entourée de toutes les garanties possibles; elle doit être placée au-dessu% de toutes les considérations et «les atteintes des partis politiques.M.Taschereau déclare que le gou vernemeut n’établira certainement pas un tarif pour les comtés rouges et un autre tarif pour les comtés bleus, si toutefois il reste des comtés bleus, La loi Dillon REMERCIEMENTS ns SONNETTE-HOUX Les familles sonnette et Roux remercient slucère-nt les personnes qui leur ont têmol-,r des marques de sympathies a 1 (x> lon du ,i% 1954 C.N.R.4V'p 1956 .C.N.R.1957 C.N.R.4M1rr 1968 C.N.R.4%'i 1855 .O N H.s-; 1954 C.N.R.5% 1969 Port de Montréal 5% 1969 Can.Nat.5"« 1955 Provinces et municipalités: Colombie Britannique 8% 1947 Ville de Montréal 5% 1945 Ville de Montréal 6% 1844 Ville de Winnipeg 0% 1942 Manitoba 6% 1947 Ee.Cath.de MonIMal 6% 1937 N.-Bnmswlclt sv-j'/c 1952 Ontario 5Vj% 1947 Ontario 1950 I.du P.-Edouard, 6% 1947 .Prov.de Québec 4H^ 1963 Saskatchewan 8% 1952 .Compagnies: Abitibi 5% 1953 Beauharnols 8'i 1959 Bell Telephone 5% 1955 B.A.OU 5% 1945 B.C.Power 5% 1960 B.C.Power SV,, 1900 B C.Telephone Se/, 1960 Calgary Power 5% 1960 Can.L.and P 5', 1949 Can.N.P.5% 1953 Can.Paper 61, 1945 C P R 4',a % 1944 CPR 5% 1954 C.P.R.6rr 1942 C P R 5% 1934 .Can.Steamship 5% 1943 .Can.Steamship 6';',, 1941 Can.Vickers 8% 1947 Dom.Square Bldg 6'r, 1948 Dom.Tar t% 1949 Duke Price Pow.8rc 1966 Famous Players 8% 1948 Famous Players 6'yij 1948 Fed.Grain 6% 1949 Gatineau Power 5rr 1956 .Jamaica P.SCo 1950 MacLaren Q P.5'3% 1961 McColl Frontenac Mont.C.& Mfg.5V.1970 Smith H.5'.j% (953 South.C.P 5' b 1955 Un Secs.1952 West Kootenay Pow.5% 1956 Rentes françaises: 4% 1917.4% 1918 .1 1932 .Crédit national: 994, 101 la 99 n.100>4 103% 103% 105% 107% 105 100% 96% 101 % 06% 103% 106% ina 102 101% 101 % 100% 100% 100% 100% 102% 100% 103 100% 101% 104', 104% 108% 109 106% 97 99% 106 01» 97 103% 108 108% 99 101% 95 29% 56 104% 101% 89 96% 97% 89 91 84% 62 83% 88% 104% 22% 52% 53 75% 87 85 84 85 88% 97 % 102 99% 107 106% 98% 81 102% 76% 93% 47 46% 50% .¦Fi 1919 33 37 1920 29 32 50 6/2 7’/2 460 Int.Nickel 22.90 22.90 22.80 22.80 — .10 30 Lake of the Woods 1 21/2 MVz 1 Mont.Tramways 120 120 140 Maqsey-Harris 6 6 25 McColl Frontenac 1 U/8 1 1 Va 11 '/• 1 1 Va + Va 55 Mont.Power 363/4 363/4 36’/2 363/4 + Vs 46 Mont.P.Deb 45 45 45 Nat.Breweries 25 25 10 Ogilvie-Flour 192!'2 !92'/2 MO Quebec Power 175 g 173/4 175/s 17 3/4 — Vs 546 Shawinigan W.and P 2 U/4 21 Va 15 So.Can.Power 1 3 V2 13 Vz 280 Steel of Canada 3 U/2 3 U/2 31 31 Vz + Va 205 Viau Biscuit 3 3 10 Winn.Electric 23/4 23/4 50 Wabasso Cotton 23% * • • • 23% PRIVILEGIEES 15 Can.Hydro Elect, priv.62 »••• 62 20 Lake of the Woods priv.60 60 50 Can.Cement "A" 44% 44 3A 20 Dom.Coal priv 12’/2 12% BANQUES 67 Commerce 153 >/2 155 ! 53 Vz 155 26 Montréal 194 194 193 193 228 Royale 150 151 Vz 150 151 Vz Documentation Bulletin des renseignements commerciaux (20 j»nv.) Le comcrce de Madagascar — Le marché du carton dans l’Etat libre d’Irlande — Production de blé et farine en Australie — Conditions économiques dans le sud du Pays de Galles — Le contrôle du change en Espagne — La situation au Brésil de janvier à septembre 1933 — Ventes norvégiennes de renards argentés — Le marché du miel en Norvège — Exportations du Canada aux Etats-Unis — Le marché des pelleteries au Japon — Importations chinoises de boissons alcooliques — La mwehé de la farine dans le nord de la Chine — Exposition de bétail en Malaisie — Changements tarifaires et règlements douaniers -— Cote des changes étrangers pour la semaine finissant le 15 janvier 1934 — Départs des navires des ports canadiens — Commissaires du commerce britannique au Canada — Liste abrégée des publications du ministère du commerce — Commissaires de commerce du gouvernement canadien.lournal et Mie Caeadise Bankart* An.(janv.) The president’s address, par J.-A.McLeod — U.S.Railroad curative in preparation, par le Dr Gaines-T.Cartinhour — Democracy and lhe dictators, par L.-A.Bond — My proposed new gold standard, par Victor Lauriston — Amsterdam, a model city, par Fric J.Pulton — Specializing the banks — Review of the report of the Royal commission on hanking — Deposits in relation to loans Signs of recovery — A central bank for New-Zealand — Dominion provincial finance.Rapport de* culture* »n 1932 Publication du ministère de Pagriculture de Québec.Bulletin de I» Banque de Montré») ( janv.) La situation au Canada et à l’étranger.Marché des changes Cours moyens à que fournis par L Compagnie : l'ouverture* tels .-G.Beaubien et Pair Ouv.Frunce, franc .$0.0392 .0628% Belgique, belga.0.1390 .2230 Italie, lire 0.0a26 .0841 Suisse, franc .0.193 .3100 Hollande, florin .0.402 .6410 Espagne, peseta .0.193 .1228 Suède, cour 0.268 .2590 Norvège, cour, .0.268 .2522 Danemark, cour.0.268 .2244 Brésil, milreis .0.1196 .0870 Etats-Unis, dollar $1.00 pr.Allemagne, r.m.(1.2382 .3785 A MIDI Cours officiels tels que fournis par la Presse Canadienne.Livre sterling à Montréal $4.99Mi Dollar amér.à Montréal $1.01 %* Franc français à Montréal .0626 Livre sterling à N.-York 4.93% Dollar canadien à N.-York .9 6 5 Robertson.McGill .2 4 6 4 Beauchamp, Bt-Françoi» .5 0 5 16 Mullan.Victoria .4 15 2 Pilon, Canadien .4 15 2 K.Murray, Royal .3 2 5 16 Martel Verdun .2 3 5 9 Town, Victoria .4 0 4 10 Lapointe.Lafontaine .3 1 4 8 Lee.Lafontaine .3 1 4 6 Thibault, St-Françol» .2 2 4 18 Leduc, Verdun .2 2 1 4 Tapln, Victoria .2 2 412 Taylor, Victoria .i.2 2 4 2 Mèlklejohn.McGill .1 3 4 14 Massey, Royal .1 3 4 17 Rtddel, Victoria .3 0 3 0 Tobin.St-Françol» .2 1 3 14 Bumle, Royal .2 1 3 4 Smith, Victoria .2 13 6 Wllaon, Canadien .1 2 3 33 O'Connell.Lafontaine .12 3 0 Gaudet, St-François .0 3 3 0 Arcaad, Canadien .0 3 3 33 St-Jean, Lafontaine .0 3 3 4 Raymond, St-Françol* .2 0 2 34 Jotkua.Verdun .2 0 2 4 Gauron, Lafontaine .1 1 2 4 Doyle, Victoria .1 1 2 6 Donnelly, Royal .0 2 2 O Easton, St-Françol» .0 2 2 12 Mundey, Royal .0 2 2 24 Taugher, Royal .0 2 2 26 Bellehumeur, St-Frs .' 1 0 1 6 Octeau, Lafontaine .1 0 1 2 Thompson.Victoria .1 O 1 6 Elle, McGill .1 0 1 4 Carter, Verdun .0 1 1 6 Brunet, Verdun .0 1 1 fl H.Murray, Royal .0 1 l 22 Grant, Canadien .0 1 1 10 Copland.Victoria .0 1 1 0 Haie, McGill .0 l 1 18 Mongeon, Lafontaine .0 0 0 2 Vennor, St-François .0 0 0 2 Laframbotse, St-Françol» .0 0 0 14 Brennan, Verdun .0 0 0 2 Lafleur, Canadien .0 0 0 4 Gervals, St-Françol» .0 0 0 4 Phillips.Victoria .0 0 0 4 Robert, Canadien .0 0 0 4 Dubé.Verdun .0 0 0 6 Bennett, Victoria .0 0 0 8 Poirier.Canadien .0 0 0 14 Phllbln, Lafontaine .0 0 0 14 Lee, Verdun .0 0 0 1S Shearer, Victoria .0 0 0 21 Avis légaux ,10% OEUFS douzaine aux détail- (Prix lanls) : A-Gros .35 A-Moyens .31 B-Gros .29 B-Moyens .27 C .24 Ces prix sont pour les oeufs livrés dans des cartons.Les oeufs Avex-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.(Téléphone: H Arbour 1241*).Province de Québec.District de Montréal.Cour Supérieure No C-128130 CAMILLE-A FILION, bourgeois, de MlU-bury.Etat de Vermont, l’un des Etats-Unis d’Amérique, Demandeur, vs JULIEN-D.TOUPIN.ouvrier, des cité et district de Montréal, et maintenant de lieux Inconnus, Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mole.Montréal, vingt-quatrième Jour de janvier 1934 T.DEPATîE.Député-Protonotatre.Vanler & Vanler.Avocats du demandeur.Province de Québec, District de Montréal, No 1T0089.Cour du Recorder, Cité de Montréal, demanderesse, vs Peter Halikas, défendeur Le sixième Jour de février 1934 à dix heures de l’avant-midi à ta place d'affaires dudit défendeur au No 326 rue Saint-Paul ouest, en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice le* biens et effets dudit défendeur saisis eu cette cause, consistant, en fixtures.tables, chaises, etc.Conditions: argent comptant.A, Barbeau, H.C.R.Montréal, le 26 Janvier 1934.paetr» areiü 25 ans, 25,000 QUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE.ET UE BUT SERA DEPASSE PETITES AFFICHES — Tarif — 1 sou le mot, 25c minim 4m comptant.Annonces facturée», l%c le mot.40c minimum., Avtj de Naissance, Mariage, Décès Remerciements.50c l'Insertion suivant notre formule, tout mot additionnel 2c le mot.SI facture 75c l insertion, suivant notre for-muU, tout mot additionnel, 3c le mot.Ca-net mondain, etc., — «1.00 par insertion.BOIS ET CHARBON 5.000 cordes érable, merisier, 8 00 à n.oo •clé; 2,000 corde» slabs merisier 4 pds, 10 00 à 12.00 scie.Charbon, 4.00 à 14.50.Joseph Charlebols, CH.4421.AM.7153, FR.2585, FR.3587.CHAMBRE ET PENSION Les cours moyens à Wall Street New-York.26 P.C.— La moyenne des cours de» 90 principaux titre», d'après les Chambre et pension pour dames et ieunee filles, prix modéré.Couvent de tarte-Réparatrice, 7 rue 8t-Matthieu, St-Laurent.BYwater 0367.29-1-34 » 20 20 Cour* Indus.Perro.utn Mov.rtlOT 99 9 50 0 77 B 88 7 Bemaln* dernier* 97 8 49 8 77 2 86 B Mol* dernier 88 1 41 0 61 1 76 0 L'an dernier 53 1 29 0 907 56 0 1931 125 0 104 l 172 7 130 2 1926 146 7 120 9 131 8 140 0 Haut 1933-34 102 1 38 0 113 7 96 9 Bu» 1933-34 .42 3 23 5 61 1 439 Haut 1932 72 3 39 8 111 0 73 9 BM 1932 35 1 13 2 51 8 35 0 Haut 1931 140 2 106 2 203 9 144 3 Ba» 1931 600 308 921 «1 3 Emploi demandé Comptable demanda emploi, comptabilité générale, jour ou toir, ville ou campagne.Bat prix.DOHard 8643.5-1-34 SHERBROOKE EST — 6 pièces fermées, chauffées eau chaude, véranda.Servie» autobus St-DenU-Rachel-Frontenac.*37 50.CH.M14.3 e-a* COMPAGNIE des TRAMWAYS de MONTREAL Assemblée générale annuelle Avis est par les présente» donné que conformément aux reglements de lu Compagnie rassemblée générale annuelle de» actionnaire» de la Compagnie des Tram ways de Montréal, aura Heu dans les bureaux de la compagnie, Kdlftre Tramway», 159 rue Craig Ouest, Montréal, à 12 heure» (midi), lundi le 12 mars 1934 Cette a» semblée sera tenue pour la réception du rapport, annuel, procéder A l'élection des directeurs et k la transaction de toute autre affaire qui pourrait être légalement soumise A ladite assemblée.L'assemblée sera tenue telle que convoquée et ajournée Immédiatement au Jeudi.26 avril 1934, A la même heure et au même endroit.Les actionnaires sont par les présentes et le seront par la suite requis d'assister A ladite assemblée pour ratifier les amendements aux règlements de la compagnie cl-dessu» rédigés par les directeurs comme suit: 1— Que la clause 4 de l’article III des réglement» de la compagnie, soit annulé» et rédigée pour lire comme suit: 4—Les directeurs a leur première réunion après les élections devront élire parmi les leurs un président et un vice-président.Il* pourront aus»l élire un ou plusieurs autres vice-présidents sans qu'ils fassent partie du bureau.2— Que la clause 6 de l'article III des règlements de la compagnie soit amendée en y ajoutant après le mot vlce-nrésldent.dans la quatrième ligne, le» mots “qui est membre du bureau’'.3 Que la clause 2 de l'article VI des réglements de la compagnie soit amendée eu ajoutant après le mot "vice-président" dans la première ligne, le* mote "qui est membre du bureau" et en y substituant le mot "tel" au mot "le” avant le mot "vice-président" dan» la cinquième ligne.4— Que la clause 3 de l’article VI de» réglements de la compagnie soit amendée en retranchant le» mots “Le bureau des directeur» peut nommer un de se» membres comme Directeur gérant de la Compagnie" et substituant par là même le» mots suivants "Tout vice-président élu par les directeur*' .5— Que la clause 4 de l'article VI soit amendée en insérant le mot "général" après le mot "gérant” dans la première ligne 8—Que le cleuse 5 de l’article VI soit amendée en retranchant les mots "vice-présidents.directeur-gérant” dans les sixième et septième lignes, les remplaçant per les suivants "tout vice-président".Les livres de transferts seront fermé* du 21 février 1934 au 12 mars 1934.lea deux Jours compris.For ordre du bureau de direction.FATRICK DUREE.Secrétalre-tréeorlw.Lundi.22 Janvi*; 1934.\ ¦^^.^sxcxr^.xix, .x‘ Bsi ^tvcv :>cx':k'>fxtK3o~x: K'vt vtxîkxî )000
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