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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 20 mai 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-05-20, Collections de BAnQ.

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VOLUME Vf—No 116 MONTREAL, JEUDI 20 MAI, 1915 DEUX SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS : Edition Quotidienne .CANADA ET ETATS-UNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE .$2.00 Rédaction et Administration 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 746» REDACTION : - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! A U SECOURS DE LA MINORITE ONTARIENNE PERSEVERANCE! L’auditoire du Monument National a, une fois de plus, acclamé des paroles de fierté et de justice.Nous voudrions que tous fussent partis oe là avec une volonté d’inlassable persévérance.C'est la qualité dont nous aurons le plus besoin.Nous sommes en face d’une situation qui dure depuis longtemps, qui se prolongera assurément sous des formes diverses longtemps encore.Une victoire pourra être assez tôt obtenue — et nous le souhaitons tous — mais la question générale du français restera posée pour de tré^s nombreuses années.La crise tient à trop de causes, à des préjugés, à des intérêts, à des ignorances trop profondes pour espérer qu’elle sera rapidement résolue.Il faut donc nous armer de ténacité et d’énergie.L’absurde, ce serait d’opposer à des facteurs permanents de simples explosions spasmodiques et de croire qu’en dehors des périodes d’agitation bruyante, la lutte ne se poursuit point.Il faut au contraire nous mettre en face des réalités, si désagréables quelles puissent être, et opposer aux facteurs permanents la méthode et la persévérance qui seules peuvent les contrecarrer.11 faut porter notre effort sur tous les domaines où se débattent les intérêts de notre langue, car tous réagissent les uns sur les autres, et ce qui est perdu ou gagné quelque part facilite une victoire ou une défaite correspondante ailleurs.Il faut d’abord bien nous convaincre de notre droit et des raisons de notre droit; il faut essayer ensuite d’en convaincre les Anglo-Canadiens.Et il faut agir en toute circonstance conformément à nos opinions et à nos droits.C’est là seule façon d’imposer aux Anglo-Canadiens la conviction que nous avons vraiment des droits et que nous voulons réellement les faire respecter.N oublions jamais non plus que, seules, les élites actives et déterminées obtiennent des résultats considérables.La masse d’une population est toujours plus ou moins distraite par ses préoccupations immédiates, par le souci du pain quotidien.Cette distraction chez nous est aggravée par le fait que beaucoup de gens ont intérêt à ce qu’on ne pense point à ces choses et possèdent en même temps le moyen de les noyer sous l’amas des querelles ou des balivernes quotidiennes.C’est le devoir, et ce devrait être l’ambition de tous ceux qui savent de maintenir sur ce problème l’attention générale, d’empêcher qu’on ne l’ensevelisse sous des préoccupations secondaires.Il y va de notre honneur et de notre avenir.Aux jeunes gens dont la belle et méthodique énergie console ceux qui se sentent déjà vieillir, à tous ceux qui savent ou devinent la gra-vilé de la lutte,d’important nous paraît être de répéter le mot qui jaillissait hier de toutes les phrases du discours de M.Landry, représentant officiel de la minorité ontarienne, fils de cette admirable race acadienne qui n’a pas voulu mourir: Persévérance! Qmer HEROUX “ TOUT FRANÇAIS.” La Presse s’est fourvoyée, dans sa campagne contre les embusqués français.Aussi voudrait-elle s’en tirer les chausses nettes.Il est peu probable qu’elle y réussisse^ Toutefois, depuis une couple de jours, elle tâche à s’en tirer au mieux, en affichant en tête de ses colonnes cette manchette abracadabrante: “TOUT FRANÇAIS N’EST PAS UN EMBUSQUE!” et en publiant, bien en vue, une note suppliant ses lecteurs de ne pas confondre FRANÇAIS et EMBUSQUE."Ces mots sont loin d’être synoni-mes et nous ne voudrions pas que ceux qui sont dans une situation militaire régulière souffrissent pour les déserteurs et les insoumis.Que nul ne confonde!” clame la Presse.Elle ne réfléchit pas que s’il y a confusion dans l’esprit de certaines gens, — lecteurs exclusifs de !a Presse, — c’est elle qui l’a créée, qui a jeté cette défiance à l’endroit d’une population entière dans des milieux trop fermés pour saisir Tin-convenance de son procédé.A-t-on jamais eu idée de cela ?Voici un journal qui, par suite d’une campagne étourdie et inconsidé-rée, a semé du doute et du soupçon chez ses gens et qui, maintenant, crie, sur les toits, une vérité manifeste, si manifeste qu’elle semble tenir d’une lapalissade : “TOUT FRANÇAIS N’EST POINT UN EMBUSQUE!” Et qui donc a travaillé à répandre cette impression dans le public, qui donc, sinon la Presse ?N’est-ce pas elle qui a créé le danger et puis qui crie: “Au loup !” Qu’est-ce au juste;, hypocrisie ou bêtise?* Pour se mettre à couvert, la Presse, de ciseaux canailles, coupe dans notre article de protestation contre sa campagne le passage relatif au sentiment légitime que les Français peuvent entretenir à l’endroit des véritables embusqués, sans souffler mot des paragraphes où nous qualifions sa campagne d’inconvenante et où nous écrivons : "il n'appartient toutefois à aucun journal canadien-français de s’employer à jeter le soupçon dans l’esprit de ses lecteurs au point de les amener à confondre avec les embastillés ceux qui m règle avec la Prance, estiment qu’ils n’ont pas à soumettre leur conduite et leurs papiers à l’approbation de tel ou tel journaliste de Montréal ou de Québec.” Le procédé des faux consuls de la Presse peut être habile.’ Il est certes malhonnête.Répétons-le : il n’entrera dans 1 esprit d’aucun Canadien-français intelligent que les stratégistes en chambre de la Presse ou d’un autre journal canadien-français puissent légitimement s’arroger la mission de viser les livrets militaires, — l’expression est de la Presse elle-même, dans son invite injurieuse, — des Français, soit à Montréal, soit ailleurs.Tous les Canadiens-français bon-netes et intelligents exprimeront, s iis ne 1 ont déjà fait, à cette feuille tapageuse, leur mépris de sa tenta- tive de se substituer aux autorités régulières, et de vouloir aller dans Je jardin de la colonie française, brandir le pavé de Tours, pour le grand inconvénient de ceux qu’elle prétend servir et qu’elle dessert.* * » ¦ Car elle les dessert.Elle a réussi, par sa campagne intempestive, par son intrusion dans une affaire de famille qui ne la regarde point, à faire naître dans l’esprit de ses lecteurs exclusifs l’idée malveillante que tout Français au Canada, de ce temps-ci, peut être un embusqué.A lui de prouver qu’il ne Test pas, laisse entendre la Presse.Eût-elle voulu jeter du discrédit sur les citoyens français du pays qu’elle n’aurait pu mieux s’y prendre.La crainte lui en vient, sa campagne presque close, elle se met à pousser des cris d’oie pourchassée."U ne faut pas confondre! Il ne faut pas confondre!” Voilà ce qui serait plaisant, certes, si ce n’était injurieux pour la colonie que nous avons attirée ici de toutes nos forces.Georges PELLETIER.POUR LE FRANÇAIS J’ai lu avec un Vif intérêt dans le Devoir de mardi la communication du R.P.Théophile Hudon.[.’idée qu’emet Je distingué recteur du col-ege d’Edmonton me parait excellente.Elle répond certainement aux preoccupations actuelles de plus d un Canadien-français.La Ligue des Droits du français, pour sa part, a déjà songé à de telles publications.Le projet même est pratiquement déc'idié.Il entre tout à ta'it dans son programme initial.Seulement les circonstances en ont retardé jusqu’ici Texécutiop.Plusieurs fonds patriotiques ont ete créés dans ces derniers temps, plusieurs quêtes à, domicile ou sur la rue ont fait assaut à nos bourses.Des unes comme des au 1res noire Ligue n’a pas encore profité.Comme par ailleurs aucun Mécène ne l’a favorisé de ses dons et que ses directeurs sont riches surtout de leur pa-jriotismo, il lui faut remettre à des jours plus propices quelques-unes de ses entreprises les plus chères.La publication en effet de ces brochures occasionnerait des frais que leur vente à bas prix serait impuissante à solder, du moins au début.Qu’un Canadién-Français patriote et fortuné fournisse les fonds nécessaires, ou encore s’engage .simplement a couvrir la marge entre les recettes et les dépenses, et sur le champ la Ligue se mettra en mesure de remplir cet article de son programme.D’ici là notre comité n’entend pas rester inactif.Il a résolu à sa dernière séance d’entreprendre sur le champ une autre oeuvre, — une publication aussi — mais moins coûteuse et dont le caractère populaire lui permettra une assez large diffusion.Déjà nos meilleurs ouvriers de la plume sont courbés sur leur travail.L’amour de la race les inspire.Et les feuillets patriotiques s ajoutent aux feuillets.Mais nous reviendrons bientôt sur ce sujet.Pierre HOMIER.L’ITALIE ET LA GUERRE La session du parlement italien s’ouvre aujourd’hui même à Rome.Le moment est solennel : peu de jours s’écouleront probablement avant qu’une déclaration de guerre ne sorte des délibération des Chambres.On ne croit pas, en effet, que Top-position combatte la politique du gouvernement.M.Giolitti, chef des neutralistes, s’est retiré chez lui, dans le Piémont, laissant le champ libre au cabinet Salandra.Mais cette liberté d’action même implique une responsabilité redoutable, qui n’est pas sans péril et dont le ministère sera heureux de voir les Chambres prendre leur part.L’heure de ITtalie est donc, proche.La décision semble imminente.Le chancelier allemand Ta fait pressentir dans son discours au Reichstag, où il a énuméré les concessions que l’Autriche était disposée à faire et qui ont été jugées insuffisantes, comme nous Tavons noté nous-mêmes à plusieurs reprises.Les dépêches d'hier ont relevé le ton pessimiste de la communication officielle qui présage, la fin de cette longue période d’attente, tout entière remplie par l'activité stérile des diplomates.L’Italie ne fa|t d’ailleurs qu’achever l’évolution' logique qu’elle a poursuivie depuis le début de la guerre.L'abstention indéfiniment pratiquée n’est pas une politique, du moins pour un grand peuple qui a des ambitions à satisfaire et des territoires à revendiquer.4,'est pourquoi, le gouvernement italien a mis à profit les mois d’expectative pendant lesquels ont mûri les décisions inévitables, pour armer el préparer l’instrument militaire défectueux, incomplet, insuffisant dont il disposait et dont il avait prévu dès le début qu’il serait obligé de se servir.Il a négocié aussi, non point en caressant beaucoup d’illusions sur le succès des tractations projetées, mais parce qu’il fallait faire toucher du doigt à l’opinion publique.d’abord hostile dans son ensemble à Tidée d’une intervention, l’impuissance de la diplomatie à obtenir les satisfactions territoriales sur lesquelles tous les Italiens, y compris les neutralistes, sont irréductibles, et qu’ils réclament avec la même^ énergie persistante.L’Autriche, d’ailleurs, ne pouvait pas se rendre à toutes les exigences de l’Italie sans combattre.Abandonner la totalité des territoires réclamés par l’irrédentisme italien, c’était s’engager à consentir sans délai !a cession de la Transylvanie aux Roumains: c’était la dislocation, avant la lettre, de l’empire austro-hongrois.Il est bien permis de croire aussi que la pierre d’achoppement, à laquelle se sont heurtées les négociations, est le refus des empires germaniques de laisser occuper sur-le-champ les territoires concédés.Après avoir été témoin du cas que les Austro - Allemands font de leurs plus solennels engagements, connaissant la valeur qu’ils attribuent aux chiffons de papier les mieux paraphés par eux.le gouvernement italien ne pouvait pas se contenter d’un billet promissoire de 1 Autriche — même avec l’endossement de l’Allemagne annoncé par M.de Bethmann-Hollweg.Le prince de Bulow En attendant la décision du parlement italien, escomptée dans un sens ^défavorable à leur cause, les sujets austro-allemands se hâtent de quitter ITtalie et les diplomates font leurs valises.On admet forcément que le prince de Bülow'a raté son coup.Il est certain, cependant, que personne n’avait plus do chances que lui de réussir dans la mission que Guillaume II lui avait confiée d’immobiliser l’Italie.Même en Allemagne, le prince de Bùlow n’est pas tenu pour un grand homme d’Etat.On prétend que l'histoire a déjà consigné plus d’une occasion qu il a manquée d attacher son nom à de grandes choses.En tout cas, voici le jugement que M.Rudolf Martin, ancien conseiller de gouvernement, a porté sur lui, dans un livre intitulé Deutsche Machthdber (Potentats allemands), qui a paru il y a quelques années et qui a fait grand bruit dans le temps: “Bernard de Bulow n’est pas un grand homme et il est peu probable qu’il sc considère lui-même comme tel.“H sail qu’il n’a jamais connu à fond ni les tarifs douaniers, ni les traités de commerce, ni les finances de l’empire.“Le prince de Bismarck lui était de cent coudées supérieur dans toutes» les questions économiques, sociales et financières.Bismarck approfondissait lui-même tous les problèmes financiers, agricoles, industriels, commerciaux et sociaux, avec le désir d’apprendre, l’énergie et 1 instinct du grand homme d'Etat.Lest la raison pour laquelle Bismarck n’a jamais dépendu de scs conseillers, _ tandis que Bülow a Presque toujours dépendu d’eux.“Gui'llaume II lui-même, lorsqu'on 1897, il fit de son ambassadeur A Rome le chef de sa politique étrangère, était beaucoup plus versé dans toutes ces questions que son nou-veau ministre.Et malgré toute son habileté et toute sa souplesse diplomatique, Bülow n’n jamais pu cacher à Tcmpereur qu’il vivait au jour le jour et qu’il manquait tota-1 lament de vues d’ensemble.Voilà pourquoi l’empereur a toujours tenu en médiocre estime les talents politiques de Bülow.” On ne conteste pas, toutefois, l'extrême habileté de M.de Bülow, passé maître dans Tart de manier les hommes.Le député au Reichstag F.Naumann l’appela un jour le Machiavel allemand.Il n’a, selon ce député, aucun principe.“C’est un technicien de la méthode polilique.un virtuose qui a fait son école à Rome.” Bülow, à coup sûr, est plutôt l’homme des beaux discours que des grandes actions.Mais il sait, pour s’épargner les arides besognes des affaires, employer les hommes qu’il faut.Quand il prit, en 1897, la direction de la politique étrangère de l’empire, il donna toute sa confiance au conseiller secret hol-stein, et pendant près de huit années, il laissa dans ces mains éprouvées les reines des affaires.Pour le maniement de la presse, il trouva dans le conseiller secret de légation Otto Hammann l’homme à savoir tout faire.“Jamais un premier ministre, dans aucun pays, dit un écrivain français, n’a dominé plus complètement l’opinion publique pendant ses années de pouvoir.Aussi, rarement homme politique a-t-il été pareillement fêlé par tous les partis que le chancelier do Bii-low, jusqu’au jour où son pied glissa sur une malencontreuse pelure d’orange anglaise.” On sait, en effet, quelle fut la cause de la chuté du chancelier : l’entrevue de Guillaume II au Duilq Telegraph, le 28 octobre 1908.au sujet d’une prétendue pronosition faite par la France et la Russie à l’Allemagne lors de la guerre des Boers, nour sauver la république sud-africaine et humilier l’Angleterre.M.de Bülow se crut autorisé à faire, des remontrances à son souve rain et obtint de ce dernier la garantie qu’il ne donnerait plus d’opinion en public, à Tinsu des ministres responsables.Dès ce moment le chancelier était condamné.Sa chute se produisit cinq mois plus tard, le 11 mars 1909.Depuis cette date jusqu’à son ambassade de confiance à Rome, Tau-tomne dernier, le prince de Bülow a vécu dans la retraite, inconsolable de la disgrâce dont son maître l’avait frappé.Uldéric TREMBLAY.LA LANGUE FRANÇAISE AU CANADA LA BROCHURE DE M.BOURASSA La brochure qui contient le texte, complété, de la conférence prononcée, hier soir, par M.Bourassa, ainsi que le Règlement XVII, a été mise en vente aujourd’hui même, au prix de 15 sous l’exemplaire, $1.25 la douzaine, $10.00 Je cent, tous frais d'expédition payés.On la trouvera à Montréal, aux bureaux du Devoir.48 rue Saint-Vincent, et dans les librairies et dépôts suivants : Librairie Beauchemin, 79 rue Saint-Jacques ; l^mgevin el L’Archevêque, 8, rue Saint-Jacques : Canada Railway News, gare Bonaventure; Librairie Deoni, 47, Est rue Sainte - Catherine ; Granger Frères, 43, Est rue Notre - Dame ; Pharmacie Migneron, 544 rue Saint-Denis ; Librairie Saint-Louis, 288 Est rue Sainte-Catherine ; Librairie Pinault, 280 Est rue Rachel, et Librairie Dumont, 1212 rue Saint-Denis ; à Québec : chez Langlois, 20 Côte de la Montagne ; aux Trois-Rivières, chez J.-W.Britten et Cie.130 rue Notre-Dame : à Saint-Hyacinthe, chez Saint-Jean et Frères ; à Joliette, chez Mme T.Sanche, et à Woonsocket, R.L, aux bureaux de la Tribune.Le gouvernement anglais ne décrétera la conscription qu’en dernière ressource, déclare-t-il.Son expérience à propos de la question du débit des liqueurs lui commande la prudence.BILLET DU SOtn.injus- NOS CHARRETIERS Vous avez découvert, mon cher Poirier, un nouveau Caruso chez les vidangeurs d’Outremont.A cela rien d’étonnant, puisque le vrai, le grand, fut déniché dans une boutique de forgeron.Mais vous profitiez de votre découverte pour établir entre les charretiers montréalais et les Outremontais un parallèle injurieux pour les premiers.Ce petit incident dont je fus témoin et acteur vous convaincra de votre criante tice.En passant, ce matin, à 7 heures rue Sherbrooke, j’admirais l’effet admirable du soleil déjà haut dont les rayons égayent l’immense charmille formée par les arbres.La verdure était si nette, après res longues pluies, les maisons si blanches et l’asphalte si propre, que cela semblait un tableau que l’artiste vient de vernir pour l’exposition prochaine.J’admirais vite car, vous savez, les reporters se lèvent avec les poules, tout en se couchant avec les chouettes, et je n’avais que le temps d’arriver an journal.Or, en passant près d'un vieil arbre, des cris aigus et plaintifs comme ceux d’une souris prise au piège, me retiennent.J’ai lot fait d'apercevoir un pauvre moineau pris dans la corbeille, de fil métallique dont la municipalité protège nos arbres.Je le retire et sens un instant ce paquet de plume qui palpite dans ma main peureusement.J'allais le poser sur le trottoir, mais nue.grosse voix m’interpelle: ‘Me! monsieur, ne le mettez pas Ici! I va se faire écraser si y vient qu'à passer une voiture, parce que c'est sûr qu’il va se traîner dans la rue.” C’était un charretier de la ville perché sur sa charette.Alors il est descendu, il a pris délicatement dans ses fortes mains le petit oiseau, puis il a grimpé sur son siège, et, se tenant sur la pointe des pieds il a mis le moineau si haul qu’il pouvait atteindre sur une haute branche."Et hue donc!” Il repartit au trot.X est-ce pas que ce charretier qui travaillait déjà depuis quelques heu res, qui est pressé, et qui s'arrête pour mettre, un moineau à l'abri, mente plus noire estime que le Caruso de ruelle qui fait perdre le temps à ses camarades en cherchant des applaudissements?Ma foi, j’aime mieux nos charretiers, malgré leurs jurons, s’il ressemblent tous au brave homme que ) ai rencontré ce matin.En voilà un qui ne doit pas être dur pour ses mioches ni pour su “ménagère”! Des milliers de citoyens réclament énergiquement le respect du pacte fédéral et affirment hautement le droit des Canadiens-français “de parler leur langue et de la faire enseigner à leurs enfants dans toutes les provinces du Canada.* * Le président de l'Association déclare que la lutte se poursuivra jusqu 'à la victoire.— -Le président du Comité Régional de VA.C.J.C.réaffirme que les jeunes lutteront jusqu'au bout pour leurs frères persécutés.Louis BRETON.BLOC - NOTES a son voir que partent pas plus vi-II vaudrait beaucoup Envoyez plus de soldais canadiens en Europe, écrit un journaliste d Ontario qui, lui, reste foyer.II est énervant de nos soldats n te, ajoute-t-il.mieux, naturellement, les envoyer à la boucherie que de leur apprendre au moins a tenir un fusil.La guerre découvre de magnifiques héroïs-mes, elle révèle aussi d’étranges folies.* *¦ On attend avec beaucoup d’anxié-te le retour de M.Rogers, à Ottawa.Le ministre des Travaux Publics est occupe a déchiffrer la situation politique dans l’Ouest, que personne ne semble bien comprendre.La dernière opinion prête à M.Ro-blin des sentiments plutôt aigres à Tegard de son parti qui l’auraient déterminé à tout lâcher sans s’inquiéter des conséquences du point de vue fédéral.* * * Le Free Press d’Ottawa signale la présence dans la capitale du sous-ministre de l’instruction publique d’Ontario, venu, croit-il.pour préparer la substitution de la Commission ministérielle à la commission scolaire régulière des écoles séparées.LE PASSANT.M.Henri Bourassa discute à fond les droits de la langue française au Canada et démontre nécessité et ses avantages.sa Il y a trente-cinq ans, un auteur français prêtait à Tun de ses personnages, Allemand d’origine, ce langage: “Le droit, te bien, le mal, sont choses puremvnt relatives et tonies de convention.Il n’y n d’absolu que.les grandes lois naturelles.Depuis que le monde existe, il ne s’est rien fait de durable que par t’Allemagne et il ne se fera rien de définitif sans elle.’' Jules Verne faisait ainsi parler, vers 1879, le docteur Schultzc, l’un des personnages de premier plan de son roman prophétique, LES 500 MILLIONS DE LA BEGUM, dont le Nationaliste commencera la publication, dimanche prochain.C’est là la théorie que von Bernhardi, Tauteur allemand si souvent cité depuis Je commencement de la guerre actuelle, exposait dans son livre L’Allemagne et la prochaine guerre, en 1911, 31 ans plus tard, quand il écrivait: “La conviction orgueilleuse s’impose à nous, de manière irrésistible, que l'on doit attribuer au peuple allemand une haute importance sur tout le développement du genre humain, sinon la pins haute de toutes.” Jules Verne n’avait pas deviné que celte théorie allemande.Il avait aussi, dès 1879, deviné les principaux moyens allemands de faire la guerre d’aujourd’hui.Tous les lecteurs du Nationaliste Les 500 millions de la Begum, s’en convaincront, à lire L’inoubliable soirée d’hier, au Monument National a été avant tout une séance de travail.Ardu pour l’orateur, instructif et passionnant pour l’auditeur, ce travail sera maintenant d’une précieuse utilité au lecteur éloigné : pauvre lecteur éloigné, qu’il faut toujours plaindre à chaque fois que le plus national, le plus “étoffe du pays” de nos orateurs prend la parole dans la vaste salle remplie jusqu’au faîte et vite bouillonnante de Tâme collective'de la race! M.Bourassa déclarait il y a une dizaine d’années à un auditoire rural qu’il cherchait à “éveiller la conscience nationale”.On peut dire aujourd’hui qu’il y a réussi, et qu'il a fait mieux encore: il Ta à mainte reprise éclairée et dirigée, et qui niera qu’il n’en soit devenu la fière, et sévère, et vibrante incarnation?Il y avait — est-il besoin de le dire?— Taffluence des grands jours, au Monument National.Des dames en charmante abondance, et des bons Canadiens par milliers.Vu d’en avant, cela faisait comme une mer, attentive et sérieuse.Toute la différence du monde avec une foule de théâtre.Sans doute on avait ressenti l’attrait du caractère et de l’éloquence.mais on n’était visiblement pas là pour s’amuser.11 s’agissait plutôt d’un haut devoir à remplir, d’un inventaire à dresser, d’un bilan à établir; inventaire de nos droits, bilan de nos devoirs.Et Ton peut dire que Tune et l’autre tâches ont été fidèlement accomplies et mises au point.La question canadienne, traitée avec une grande maîtrise et une incomparable érudition, est sortie de là déblayée, éclaircie, cristallisée.Elle s’est condensée en des pages élevées et précises comme les mille ruisseaux de nos forêts se condensent soudain en un lac limpide.Et Ton pourra désormais, pour ainsi dire, posséder toute la question dans sa poche, car M.Bourassa s’est préoccupé avant tout des intérêts de la cause, et il a voulu réunir en des pages débordantes d’une inattaquable documentation, les bouquets de fières pensées qu’il jette au vent de la patrie comme des roses sur les eaux; et une nouvelle brochure est née, que chacun voudra posséder comme un bréviaire inestimable de nos droits à la vie nationale et des avantages que présente l’existence providentielle de la race et de la langue françaises en ce pays du Canada.Le programme musical avait été réduit à une très simple expression, mais la symphonie Dufault a supplée à la quantité par le bon goût dans le choix des mordeaux el la maestria dans l’exécution.Que Té-loquent conférencier nous permette cette remarque incidente: il n’y eut rien de “colonial” dans la soirée, pas même la musique.A certains moments, les nobles accords de celle-ci, joints à la parfaite tenue de cette foule d’élite, donnaient déjà l’impression prophétique de la grandeur certaine du peuple canadien de l’avenir, dont nous ne sommes encore que la confuse élaboration.M.Anatole Vanier a fort bien représenté et symbolisé la belle oeuvre de jeunesse dont il est Tun des membres les mieux doués et les plus sympathiques.On a autant acclamé en lui la belle jeunesse qu’il représente que les hauts personnages au fécond dévouement, auxquels il a adressé des remerciements délicats.Nos lecteurs nous en voudraient de ne pas reproduire ici au moins quelques-unes des phrases joliment tournées qu’a prononcées le jeune président du Gomité régional de Montréal : “La solidarité unit forl étroite-•ment les individus, dans la société; ¦elle unit, de la même façon, les ¦membres des associations.Aussi le dépérissement des individus cons-•titue un grand malheur, et leur anuTimalion est toujours une source féconde de force.Le Comité régional de Montréal, ¦en sa qualité do groupement cana-¦dien-frnnçais, fonctionnant dans l’Association catholique de la Jeunesse canadienne-française, avait ¦donc un double motif de contribuer ¦à aider nos frères d’Ontario.L’Association Catholique de la Jeunesse canadienne-française a ¦pour but de grouper les jeunes gens ¦pour Ja défense des intérêts religieux, sociaux et nationaux, et de ¦leur donner une fonnation person-¦nclle en développant chez eux, avec ¦méthode, la piété, Tétude et Tac-¦tion; la piété, parce que la vertu ¦seule pcul dominer Tégoïsme et ¦inspirer le dévouement, Tétude, ¦parce que la science est à la base ¦de lout effort fécond, l’action, parce qu’elle est l’expression nécessaire de nos convictions acquises.L’Association est née du besoin ¦de réaction organisée nue nos dé-¦faites nationales ont fait sentir aux ¦esprits sérieux.Il n’est donc pas ¦étonnant, qua’près avoir déjà combattu pour la langue française clic ¦se soit jetée, corps et âme, dans la ¦lutte d’Ontario.Ses troupes lutteront jusqu’au bout.Elles tomberont plutôt que de ¦se rendre.Mais elles ne tomberont pas, car, ¦dans la lutte pour la pacification ¦de notre patrie, nous appliquons ¦sans cesse, suivant le conseil d’Ollé-j Laprune, à pacifier nos intelligences, et on tenant ainsi notre esprit ! M.PERLEY AFFIRME QUE LES | LES BOCHES SURS DE FAIRE UNE CANADIENS SONT HEUREUX TROUEE A YPRES Y AVAIENT DE CONTRIBUER A LA DEFENSE DES DROITS DE L’EMPIRE.— DIGNES DE LEURS ANCETRES.MASSE 100,000 CAVALIERS.— LA LUTTE MOMENTANEMENT ARRETEE EST REPRISE.Londres, 20.— A une réunion au Guild Hall, hier, convoquée pour remercier les colonies de la façon avec laquelle elles se sont portées au secours de la Mère-Patrie, M.Asquith a dit que l’Angleterre à cette heure, récolte les fruits d’une sage et prévoyante politique impériale.Toute partie de l’Empire préférerait la destruction à l’asservissement à une puissance étrangère.Mais la guerre ne se fait pas avec des armes spirituelles.Jaamis l'accroissement des soldats et des munitions n’a été plus nécessaire.M.Perley, portant la parole au nom du Canada, a déclaré qde la nouvelle que les colonies seront consultées avant qu’on règle les conditions de la paix, a produit une très bonne impression dans le Dominion.Une autre attitude l’eut certainement déçu.L’orateur affirma que les Canadiens se batient parce que l’Empire britannique est en guerre, et qu’ils sonl fiers et heureux de contribuer pour leur part à la défense de ses droits et de ses privilèges.Les soldats canadiens r.e sont eon-duits à Yprès comme on l’espérait.Ils se son! immirés digues des deux grande- races dont ils sont issus.LES HORS DE COMBAT Ottawa.20, — Cent cinquante noms d'officiers et de soldats se trouvent sur la liste des pertes canadiennes publiée à minuit.Six officiers du Sème bataillon (Queen's Own, Toronto), sont partes comme prisonniers de guerre.Le régiment Princess Patricia compte vingt nouveaux blessés dont un de Montréal, Wm.Heath, 21, rue Fafnrd, Pointe S.-Charles.Dans le Même bataillon, deux Montréalais ont été blessés: Joseph-René Mallette, 120 rue Gertrude, et Clovis Fafard, 224, rue Casgrain.POUR ECRIRE AUX PRISONNIERS DE GUERRE.Les lettres (elles doivent être laissées ouvertes), les cartes postales et les colis postaux doivent être adressés ainsi qu’il suit: 1.Grade, initiales, nom, 2.Régiment, ou autre unité.— IL Prisonnier de guerre Anglais (ou Canadien-français.Belge mi Russe).— 4.Endroit d'iuterncinçnt.- - 5.Allemagne.Toutes les adresses doivent être écrit.s à l’encre, et les communications doivent être restreintes aux nouvelles privées et de la familles et aux conmunications d'affaires nécessaire,, et ne pas être trop fréquentes.Des cartes postales devront être envoyées de préférence aux lettres; elles seront moins retardées.Les U t ires ne doivent pas être plus longue que deux pages.L'affranchissement n'a pas besoin d’être payé soit sur les lettres soit sur les colis adressés aux prisonniers de guerre.L'on ne peut renfermer îles lel-tres dans les colis et l’on ne peut envoyer de journaux pour aucune raison.En lant qu’on peut le savoir, il n’y a aucune restriction quant au contenu des colis; l’on peut envoyer du tabac et il sera admis en franchise de droits de douane ; mais l’on ne doit pas envoyer d’aliments sujets à se corrompre.Les colis ne peuvent excéder le poids de 11 livres.Des remises de fonds peuvent être faites au moyen de mandats de poste aux prisonniers de guerre.(1 est permis aux prisonniers de guerre en Allemagne d écrire de temps en temps; mais ils peuvent j peut-être ne pas avoir toujours les commodités pour le faire et le fait que l'on ne reçoit d’eux aucune communication ne doit pas donner lieu à l’anxiété.Le NATIONALISTE est le meilleur des Journaux du dimanche, à Montréal.Le lisez-vouai Londres, 20.— On mande du nord de la France au “Morning Post”: Les Allemands étaient tellement assurés d’opérer une trouée à Ypres qu’ils avaient massé une centaine de mille de cavaliers entre Poelca-pelle et Roulers, grâce auxquels ils espéraient passer à travers Slenstrate par la grand’route, fondre sur Dunkerque et peut-être sur Calais.Toutes ces troupes étaient munies de force mitrailleuses.Celle ruée projetée explique les efforts extraordinaires faits par l’ennemi pour consolider la tête, dé pont à Stenstraete.Mais les succès des Alliés ont tout dérangé, èl plusieurs cavaliers ayant quitté leurs montures sont allés à la ligne de feu.De terribles combats se sont livrés dans le triangle situé à l'est de Quinchy.Là aussi, les ennemis ont mis en oeuvre toutes sortes de moyens.—Le soudain changement dans la température en France, qui avait été belle, a forcé le combat à s’arrêter lundi, mais il a été repris depuis en plusieurs endroits, entre Arras et la côte, de même que dans la Woevre; il semble que les attaques livrées par les Alliés sont terminées et que les Alliées attendent les eon-tre-attaques des Allemands.On ne croit pas, toutefois, qu’ils soient inaclifs longtemps, parce que le combat doit être maintenu pour soulager les Russes.ITALIE LE MOMENT APPROCHE LA DECLARATION DE GUERRE N’EST PLUS QU’UNE QUESTION D’HEURES.—LES VILLES FRONTIERES SONT OCCUPEES MILITAIREMENT ET FOUT ESI PRET.Londres, 20.—Une déclaration de guerre entre l’Italie et les alliés teutons n’est plus qu’une question d’heures, disent les observateurs.Le discours du premier ministre Salan-dra au Parlement, aujourd’hui, fera connaître, croit-on, la suite logique et nécessaire à la dénonciation de la Triple Alliai.„e faite par le gouvernement italien au commencement de mai.On semble croire que les hostilité précéderaient même l’énoncé de la politique italienne, mais on ignore les plans allemands à ce su-jet Devant les subtilités et atermoiements de la diplomatie austro-ajle-niande pour écarter l'intervention italienne, joints aux difficultés d’équilibrer les intérêts italiens, russes et serbes, la solution actuelle semble un éclatant triomphe de la diplomatie alliée.Des résultats appréciables et immédiats suivraient l’entrée en scène de ITtalie.• La question des Dardanelles prendrait une autre tournure.Les forces alliées sur la Péninsule de Galipoli temporiseraient pour épuiser les Turcs, car le communications balkaniques étant closes les renforts et munit'ons allemands cesseront d'aftlucr.On présume aussi que la Turquie n’esl lias de tout coeur dans cette querelle imposée par une clique militaire.L'ouverture des Dardanelles ne tarderait pas trop ensuite.A Rome, des trains sont sous vapeur depuis lundi pour les ambassadeurs au'riehiens et allemands, mais ceux-ci resteraient jusqu’à la onzième heure tant que la guerre n’aura pas été déclarée.Les villes et villages de la frontière italienne sont aux mains lies autorités militaires.On érige des plateformes pour canons à Venise et des mesures de protection pour les monuments et musées ont élé prises à Florence, à Rome et à Naples conïre les incursions aériennes.Il n’y a plus de factions en llalie.Toute la natron est unie en faveur de la guerre contre son ennemie séculaire et les offres d’enrôlement des volontaires pleuvenl de partout.Tous disent qu’ils veulent “ délivrer letirs frères italiens qui ont si longtemps souffert sous le joug étranger.” zr FtuiUctow du DEVOIR Au seuil de l’amour par Jean MORGAN v: LA CRISE EST VIRTUELLEMENT TERMINEE.— CHURCHILL IRA AU SECRETARIAT DES INDES OU AU MINISTERE DES COLONIES OU AU FRONT.Londres, 20.—La formation d’un cabinet de coalition pour toute la durée de la guerre est un fait accompli.MM.Asquith et Bonar Law, parlant au nom deux grands partis ont fait des déclarations qui confirment ce fait.M.Asquith a confié que rien de définitif ne s’était encore passé, mais que le premier ministre et le ministre des Affaires étrangères resteront à leurs postes.M.Bonar Law a appuyé ces paroles : “ Le choix des moyens qui nous permettront de terminer ta guerre avec succès, voilà l’unique motif qui nous fait agir.” Depuis plusieurs années aucun changement politique n’a surpris autant le peuple.Voici seulement une semaine, le premier ministre affirmait en Chambre qu’on ne pensait pas à reconstituer le nlinistère.Le parti ouvrier a décidé, à une réunion, tenue hier après-midi, d’accepter l’invitation du premier ministre Asquith.Arthur Henderson entrera dans le cabinet ; William Brace et une autre membre du parti ouvrier seront nommés à des postes inférieurs du gouvernement.Le parlement s’est ajourné, hier soir, jusqu’au 3 juin.Avant la prochaine convocation, le nouveau cabinet sera formé, et le premier acte du cabinet sera de demander un vote de confiance à la Chambre des Communes, afin d’établir qu’il représente toute la Chambre.Les députés libéraux ont tenu une assemblée, hier soir et ils ont exprimé leur confiance dans le premier ministre Asquith, qui leur a expliqué la position du gouvernement.Les conservateurs ont également terni une convention.I.es rapports ont modifié les prévisions d'hier touchant les membres du ministère sur deux ou trois points seulement.On croit que les membres les plus éminents que le sorl désigne à la retraite sont : Lord Haldane, le marquis de Crewe, secrétaire d’Etat pour l’Inde ; Louis Harcourt, secrétaire d’Etat pour les t monies, et Augustine Birrell, seeré taire en chef pour l’Irlande.Le marquis de Crewe et M.Birrell s’en iront-d’eux-mêmes.Il se peut que M.Harcourt soit élevé à la dignité de pair et promu vice-roi des Indes.Lord Fisher, amiralisshne, était à son bureau, hier, et on a vu dans ce fait une preuve que le gouvernement avait refusé d’accepter sa démission, rendant inévitable le départ de Yt.Churchill.Plusieurs croient mie ce lui-ci acceptera le portefeuille du marquis de Crewe, au ministère de l’Inde, ou qu’il succédera à M.Harcourt, corne secrétaire d’Etat pour les colonies.M.Churchill est major dans les troupes territoriales : et il ne serait pas surprenant s’il préférait la ligne du combat à une position dans le cabinet.I^es conser .-ateurs, députés du parlement, délibèrent au sujet des membres qu’ils fourniront au cabinet de coalition.Us réclament, dit-on, huit sièges pour Andrew-Bonar Law, chef de l’opposition ; A.1.Balfour, J.Austen Chamberlain, le comte Cur-zon, lord Selborne, F.F.Smith, le comte Derby et Walter Hume Long.Les membres du parti ouvrier ont décidé d’appuyer Arthur Henderson, comme leur représentant.C'est un article du programme nationaliste qu'aucun membre de ce parti ne serv' dans le gouvernement anglais ; mais John Redmond aura l’occasion de créer un précédent, s’il consent à entrer dans le ministère anglais, de fa >n à ce que le cabinet embrasse tous les partis représentés en Chambre.LES CAUSES DU CONFLIT On peut maintenant faire ressortir quelques-unes des caractéristiques de la crise.Le “ War Office ” et la question des munitions sonl de la plus grande importance à cet égard.Il semole que le " War Office ", tii.éle aux vieilles traditions, a cru sous la direction de Kitchener qu'il lui appartenait en propre de mener les opérations.Conséquemment le cabinet n’a pas été tenu au enurunt de certaines des plus importantes phases du conflit auxquelles se rattache la demande île fabrication de violents explosifs sur une haute échelle.Les ministres savaient vaguement que le général French réclamait un accroissement de minutions.On a maintenant éclairci le mys- eCTIBUnT£- ^CWHITtST Tiétfrt^ PRÉCIS DES DÉPÊCHES DE LA NUI! FRANCE ET BELGIQUE —M.Albert Thomas, député fran-' çais, a été nommé sous-secrétaire ; de la guerre, hier.—La France achètera le navire ! “Dacia”, saisi par un croiseur fran-' ! çais alors qu’il se dirigeait sur Rot-| terdara, avec une cargaison de coton.La valeur de la cargaison sera ! remboursée aux propriétaires amé-| ricains.—Le gouvernement français vient de voter des crédits de .*200,000,000 I pour finir l’exercice financier des \ premiers six mois de 1915.—Un journaliste vient de visiter i I les grandes usines Le Creusot, riva-1 j les des Krupps.Dans son récit, i! | déclare que la France surpasse l’Al-i ‘_____IAÜ_____ —-~~ ; lemagne et de beaucoup avec ses , , , ¦ i i derniers canons, i-e petit canon tere de la visite du colonel Repmg-U- esl )a lus fornlida£le ann,.au i«n «.v onartiers-seneraux de lar-im?nde el ,nême ,]es Rros 40 centimetres teutons ne tiennent pas de-roulant.De nombreux HAGlc baking powdeb ton aux quartiers-généraux de l ar niée anglaise en France.Il s’y rendit à la prière expresse du général ! vaVnj Von feu French, et envoya sa fameuse pèche de vendredi dernier au “ Times ”.On obtint la confirmation des bruits qui couraient grâce à une enquête relative à l’attitude du “ War Office ”, ordonnée par le gouvernement.Certains chefs de l’opposition furent au courant des faits avant les ministres.Le dévoilement des faits surprit le cabinet, et au dire de quelques libéraux, ce fut comme un levier mis en oeuvre pour forcer Asquith à accepter un cabinet de coalition.Il est aussi nécessaire de connaître ce qui se passait à l'amirauté pour saisir le sens de la crise.Le noeud j de la difficulté c’étaient les opérations r des Hochelaga, dimanche prochain, les cari /s de la ligue de balle su champ Montréal, dont les joutes ont lieu au Parc Delnrimior, deviendraient des plus embrouillées et la course au championnat encore plus intéressante.Les Hochelaga ont passé par des vicissitudes depuis le commencement de la saison, mais grâce à l’esprit sportif de son propriétaire et de son gérant, qui n’ont rien épargné pour surmonter tous les obstacles, cette équipe se trouve actuellement plus forte que le jour où elle figura pour la première fois dans les séries de la ligue Montréal.L’exhibition de jeu scientifique qu’elle a donnée contre les Uauglinawaga, dimanche dernier, les ont placés au premier rang des clubs semi-pros du pays.C’est un dur adversaire qu’ils auront à vaincre, dimanche prochain, et Gene O'Sullivan devra sortir tout ce dont il esl capable pour tenir *tète au fameux lanceur Fennell que Cecil Hart a importé des Ftats-Unis.Joe'Page pretend que le duel Ero-Sullivan se répétera dimanche prochain.A part celle joute d’un intérêt capital, nous verrons les clubs La Casquclle et Mascotte aux prises.Les “Heffernanitrs” ont montré beaucoup de “qualité” pour un club si rapidement organisé et La Cas-quelte esl également partie en quête de plus grands succès.A L’HIPPODROME DE DEL0RIMIER LA REUNION DU PRINTEMPS S’OUVRIRA SAMEDI ALORS QUE NEUF EPREUVES SERONT DISPUTEES.Afin d’accommoder les nombreux turfistes qui sont actuellement à la piste de Delnrimior, neuf courses seront disputées le jour d’ouverture de la réunion du prin- j temps, neuf lundi prochain et très i probablement neuf pour la journée ¦ de clôture.Les épreuves sur cour- ! tes distances tiennent la majorité à l'affiche, mais il y aura une épreuve quotidienne d'un mille et un seizième.Le handicap Peter Dewar sur cette distance sera disputé samedi prochain, et une autre course d’un mille et un seizième pour chevaux de quatre ans et plus à réclamer et devant être vendus iNOO, sera dis-pulée lundi prochain, Jour Victoria.Ce programme aussi étendu a été adopté afin de satisfaire les nombreux turfistes qui ont inscrit des chevaux cette année à Delori-inicr.A LA PISTÉ DE D0RVAL L’INAUGURATION DES SEANCES DU CLUB HOCHELAGA ELLE A EL LIEU, HIER HOIR.AU JUBILEE.SOUS LES PLUS HEUREUX AUSPICES.— WALLACE DECLASSE SCHIFF.— LORE PERD AU POINTS ET DESAUTELS EST DEFAIT.Eddie Wallace, le vaillant petit poids plume de Brooklyn, faisait ses débuts, à Montréal, hier soir, alors qu'il était inscrit avec Johnny Schiff dans le combat principal de lu séance d’inauguration de F Association Athlétique Hochelaga, au Jubilee, et a créé une excellente impression, car il a tout simplement fait un jouet de son adversaire.Dans la rencontre semi-finale, entre Hurrv Condon et Johnny I.ore, ce dernier perdit sur les points ; Condon ayant eu l’avantage dans .sept des dix assauts.Kid Burns triompha de Ben Des-aulcls aux points dans la premier combat de dix assauts au programm La bataille Wallace Schitt' ne fut pasj très intéressante par le fait que' Schiff était trop inférieur à son adversaire.Le boxeur de Californie ne put à peine porter une douzaine de coups tandis que le pugiliste de Brooklyn le frappait à volonté.Wallace est agile et scientilique et nous semble être le seul homme qui puisse être de taille à donner du fil à retordre à Fleming, sinon le vaincre.Le combat Lore-Condon fut sans contredit le plus intéressant de la soirée, car cette bataille fut menée, du commencement à la fin, à une allure endiablée.Condon fut presque constamment à l’attaque et dans les prises de corps, il déclassa son adversaire, (pii pesait au moins dix livres de plus que lui.Ces deux boxeurs ont souvent apparu devant le public montréalais, mais jamais auparavant Condon n’a fait une aussi belle bataille qu’hier soir.La séance d’hier soir marquait le.si débuts du Club Hochelaga et les directeurs méritent nos félicitations pour la manière dont ils ont conduit les choses.On ;i vu au Jubilee, hier soir, toutes les figures les mieux connues parmi les amateurs locaux.L’ordre et la précision avec lesquels tout a marché nous permet de constater que nous avons un autre club de boxe qui sait bien faire les choses à Montréal.Le Club Hochelaga est bien décidé de donner à ses nombreux partisans des combats de tout premier ordre et aussi, la semaine prochaine, Kilbane rencontrera Sammy Taylor dans la rencontre principale.A part ce combat, qui à lui seul vaudra le prix d’admission, Max Lustig sera aux prises avec Charlie McCarthy et Wallace aura Tommy Buck comme adversaire.LES ROYALS ONT DEBUTE PAR UN BLANCHISSAGE LE CLUB MONTREAL A ETE DEFAIT PAR 6 A 0, HIER, DANS LA PARTIE D’OUVERTURE EN CETTE VILLE.— FULLERTON A FAIBLI A LA 4ième REPRISE.— LES JOUTES DE L’INTERNATIONALE.AU COLLEGE LAVAL Montréal a inauguré, hier après-midi, la saison de balle au champ professionnel, au parc Atwater, devant 2,000 personnes environ.Les Royals, sur l’alignement desquels figuraient plusieurs figures nouvelles, ont été battus par 6 à 0.La savante maîtrise de Chabck, le lanceur des Newark, a été la grande cause de l’insuccès des équipiers de M.Lichtenheim, qui n’ont pu le frap-» per efficacement.En effet, ce n’est qu’à la septième reprise que Paul Smith, noire voltigeur de droite, a pu compter le premier coup réussi de la partie pour Montréal.Holden l’imita ; mais ce fut là tout ce que put faire la formidable agglomération des frappeurs de Sammy.II faut dire que Montréal n’a pas joui des chances de la partie, car il aurait, malgré tout, réussi à se sauver du blanchissage.Nous avons dit déjà la maîtrise, le parfait contrôle de Chabek.Par contre, Fullerton, qui lui fit d’abord face, fut d’une faiblesse si grande à la quatrième manche que les Indiens comptèrent cinq points sur ses balles et ils auraient croisé le marbre davantage si Fullerton n’avait pas été rappelé sur le banc.Disons que, jusque-là, le lanceur des Royals avait disposé de ses adversaires avec un rare talent.Richter, son substitut, fit très bien.Seul, Kraft, l’un des meilleurs el (les plus redoutables frappeurs de la ligue, a pu croiser le marbre sur ses balles, en-envoyant la sphère se promener sur la rue Sainte-Catherine dans la sixième reprise.Les Royals ont été superbes au champ.Ils ont fait en Devlin et Tre-lan, (le merveilleuses acquisitions.Ces deux joueurs ont rempli leurs positions avec un grand brio et une extraordinaire sûreté.Irelan épaté les assistants par ses arrêts magnifiques et la vitesse de ses ramassés comme de ses lancés.Purtell jouait comme arrêt, et le petit avant-garde s’est bien acquitté de sa tâche.Jack Flynn, au premier but, esl une figure populaire qu’il nous a fait plaisir de voir, hier.Madden a bien joué derrière le bâton, et il a réussi à couper Tooley au marbre a la huitième reprise sur un fort bel attrappé.Quant au champ, composé de Holden à la gauche, Whiteman au centre et P.Smith à la droite, il est rapide, sûr et l’un des plus formidables de la ligue.M, Ed.Harrow, président de la ligue Internationale, assistait à la partie d’hier, en compagnie de M.Sam.Licntenhein.Aujourd'hui, les Montréal rencontreront les Richmond, qui font une dure lutte au Providence pour la première position.Voici le résultat délaillé.NEWARK AB.R Mensor, l.f.Mowe, ss.Tooley, 2h.Callahan, c.f.Kraft, 1b.Zimmerman, Witter, r.f.préparer avec soin le plancher du gymnase de La Casquette où leurs patineurs pourront se livrer à leur sport favori avec facilité.Ce sport est certainement à encourager parce qu’il est une des excellentes formes que peut prendre la culture physique.Ce club sera un nouveau succès pour La Casquette ; les officiers chargés de le diriger ont déployé une telle énergie qu’ils ont déjà inscrits sur leurs listes un grand nombre de membres et que les demandes conlinuent à affluer.Le plancher de La Casquette mesure 98 pieds par 48 et a été aménagé de façon à donner satisfaction aux plus difficiles.L’inauguration de ce “patinoir”, réservé aux seuls membres de l’Association, aura lieu lundi après-midi, le 24 courant, jour de la fête Victoria, à 3 heures p.m., sous la présidence du gérant général l’Association.de IL SE SERAIT BLESSE AU DEUXIEME ASSAUT Montréal, le 18 mai 1915.M.le rédacteur sportif, Le Devoir, Montréal.Monsieur le rédacteur, Etant le premier témoin de “Kid” Julian, lors du combat Fleming-Ju-lian, le 17 du courant, je désirerais, par l’entremise de vos colonnes, donner quelques explications qui intéresseront sans doute vos lecteurs.Vers la fin du deuxième assaut, Kid Julian se disloqua accidentellement la clavicule du bras gauche, et m’avertit immédiatement de l’accident.Après m’avoir consulté, nous jugeâmes à propos de continuer la lutte, afin de ne pas désappointer le public, et de plus de garder le silence jusqu’après la rencontre.C’est ainsi que Kid Julian, nonobstant une souffrance aigue au bras gauche, se battit avec une énergie surhumaine, sans espoir, durant 8 assauts, avec un bras disloqué et ne pouvant attaquer que du bras droit.Il résista jusqu’à la fin, et ne perdit que par les points.Les premiers soins d’urgence lui fureni administrés après le combat à rhôtel Windsor.Le lendemain, il s’embarquait pour aller se mettre sous les soins de son médecin et de son entraîneur.Dans ces circonstances, il me prie de demander aux amateurs de bonne boxe à Montréal, de lui tenir compte de ce malencontreux accident, espérant, dans un avenir rapproché, pouvoir démontrer d’une manière éclatante, qu’il est de taille à rencontre^ n’importe quel poids plume du monde, et plus particulièrement Frankie Fleming.Vous remerciant à l’avance de l’hospitalité de vos colonnes, je demeure, Voire tout dévoué.Dan De LUC A, 272, rue Gauthier, Montréal.à coeur de leur dra- (f.P.Pc.V •' 19 12 .013 18 12 .«()() • • 17 13 .507 • • 15 13 .530 • • 15 13 .530 12 11 .402 • ’• 12 18 .40(1 8 21 .270 Aynnl constaté tout le patronage élégant que les courses recevaieiil à Dorval par IVlablissemenl du Jour des Dames, la direction a décidé cette année de revenir à la charge et les Jours des Dames de la réunion du printemps ont été fixés au 3i mai et au 7 juin.Le gérant Holmnn esl à organiser le service de transport des amateurs à la piste.Gomme loti,jours les trains laisseront la gare Windsor à des intervalles très rapproebès de façon à permettre à tous les amateurs d’être rendus à Dorval pour la première course.I a~ programme de chaque jour comprendra sept épreuves (iiù se termineront assez à bonne heure pour permettre au dernier train qui quittera Dorval d'entrer en gare vers fi.15 p.m.La vente des billets pour In réunion entière esl commencée et les amateurs en ont profilé pour s’en procurer.Ces billets évitent la poussée aux contrôles les jours de courses et permettent à leurs porteurs d'entrer à la piste en débar-quatll du train, b-s travaux de restauration de la piste marchent rapidement et tout sera prêt pour le 31 mai, alors que sc fera Couverture de la réunion du printemps de 1915.Le défi du “Cercle S.-Louis”, de Terrebonne, a été relevé par es “Laval”; la rencontre a eu lieu dimanche dernier sur le terrain du Collège.Tout d’abord, notre équipe se sentit quelque peu intimidée par la taille imposante de ses adversaires ; d'autant plus que deux de nos meilleurs joueurs étaient absents et que le “Cercle S.-Louis” avait triom-! phé du “Collège de Terrebonne" le j dimanche précédent.Malgré tout, {n'ayant pas encore été battus sur leur terrain; ils avaient maintenir l’honneur de i peau.La partie commença.Dès le dè-| but, nos "Visiteurs” avaient réussi | à placer leurs trois premiers frap-! peurs sur les buis, quand, par une j brillante passe, trois joueurs furent mis dehors sur la même balle.La | chance nous souriait; dès la qun-I Irième reprise , elle se tournait définitivement de noire côté.C’est | dire que nous avons eu les hon-! neurs de la journée.Après la neuvième reprise, le résultat était le suivant ; “Laval” 23, “Cercle S.-Louis" 10.Nos “Visiteurs" oui résolu de venir prendre leur revanche dimanche prochain après avoir renforcé leur équipe.Les "Laval" sont bion résolus de leur côté à leur servir la lutte chaude.Nous sommes heureux de reconnaître que nous devons une partie de nos succès à nos amis du " âge: A.Reneault.A.Pelletier et Papineau «pii ont bien voulu nos joueurs absents, que nos ‘‘Seniors" fai-la poussière au “Cer-Luval” à 3b I locking; Chabek, p Totaux Smith, r.f.Irelan, 2b.Holden, !.f.Whiteman, Devlin, 3b.Flynn, lb.Purtell, s.s.Madden, c.FuMerton, Hiohter, p.xYeagcr .r, c.3 3 4 3 4 3 4 4 3 H.0 U 1 Po.2 ü 2 2 13 2 1 5 0 E.0 () (I ü 0 ü ü ü 0 NOUVEL HORAIRE POUR L’INTERNATIONAL LIMITED SON DEPART PLUS TARD DE MONTREAL INTERESSERA LES HOMMES D’AFFAIRES., 31 ü 8 27 11 0 MONTREAL AB.R.H.Po.0 e.f 4 4 3 3 3 3 3 3 1 1 1 A.0 4 1 1 3 2 3 2 a ï (I Totaux .29 0 2 27 18 (I x A frappé pour Richter à la 9ème.Résultat par reprise: Newark.000501000—fi Montréal.000000000-0 Coup de circuit.Kraft.Coups de 2 lulls, Callahan, Kraft.Coup sacrifié.Zimmerman.Doubles jeux, Devlin Ire! par Par les, le 1 sés II.remplacer Pendant saient mordre e’o S.-Louis" nos “Jeunes l'autre extrémité de la cour triom-nhaient du club “S.-Hélène" de Montréal.Si les jeunes Joueurs de l’équipe “S.-llé ène" n'ont pas rem porté une victoire au-dessus de leurs forces, ils ont du moins laissé parmi nous la meilleure impression par leur distinction et l'amabilité de leurs manières.Le résultat a été de 17 à 8.â Purtell à Flynn; Devlin à an à Flynn.Retirés nu baton, Fullerton, 2; par Richler, 2 ; Chabek, 4.Bol sur quatre bal-par Fullerton, 1.Frappés par ancour, par Fullerton, 2.Lnis-sur les lulls, Newark, 2; Montréal, 2.Durée sic la partie, 1.40.Arbitres, Freeman et Harrison.LES AUTRES JOUTES Jersey City .200030030 8 11 fi Rochester .Il7000002x—9 5 2 Bniek, Sherman et Voile ; Hoff, Erickson et Erwin.Providence .100130090—5 5 3 Buffalo .11102004x—!) 10 2 Hooper, Rentier et Haley; Becbe et Lalonge.^ Richmond.101030102—8 10 1 Toronto .1000120(10—4 10 2 Morrissetle Krltchell; Cook, Co* erehant et Kocher.POSITION DES CLUBS Providence Richmond .MONTREAL Rochester., Buffalo .Jersey City Newark .Toronto .G.Il 11 10 8 fi 7 5 3 P.fi fi 7 8 fi 8 7 13 PC.647 .«47 .588 .500 .500 .41)7 .417 .188 A LA RECHERCHE D’UN ADVERSAIRE UNE INNOVATION A LA CASQUETTE UN CLUB DE TES.PATINS A BOULET- Le gérant général de l'Association de La Cnsnurtle vient d autoriser un groupe de membres de l’Association à former un nouveau c’nb, qui Le rhib de balle au champ Cercle Dollard, étant libre dimanche prochain, le 23 courant, aimerait â rencontrer un bon club, sur son [ sera celui du Patin à roulettes, Les I train.Pour informations, s’a-! deux principaux officiers de ce club dresser à Armand Denis.820, rue] sont MM.André Bonte, président, et S.André.Tel.S.-Louis 755 de 7 Léo Savard, srerclaire-trésorier.____________ ._____ ______ à 10 hrs p.m.Jour, Tel.S.-Louixl Ces sportsmen sc sont inimèdia-l Joséphine, qui n succédé à feu Sr.9431.• tentent mis à l’oeuvre ei ont fall S.-Anaclet, il y a un an ou deux.La compagnie du Grand-Tronc fait un changement important dans la circulation de son fameux train, l’International Limited.A partir du 30 mai, ce train quittera Montréal tous les jours à 10.15 a.m.au lieu de 9.00 a.m.Cela per-niettra aux hommes d'affaires d’arrêter au bureau, de dépouiller leur courrier du matin, etc., avant de prendre le “Limited” à la gare Bo-naventure, pour Toronto, Detroit ou Chicago.Malgré son départ retardé.ITn-ternational Limited arrivera a Chicago à la même heure (Rie de coutume, 8.00 a.m., ce qui réduit la longueur du voyage d’unè heure et quinze minutes.D'après ce nouvel horaire le train arrivera à Toronto â 5.45 p.m.; quittera Toronto à fi.00 p.m.arrivant à London à 8.53 et Détroit à 10.55 p.m.L’International Limited mérite la réputation qu’il s'est faite d’être “le train par excellence du Canada." Il est supérieurement équipé, comprend des wagons observatoire et buffet, wagons-bibliothèque, Pullman à compartiments et wagons-lits du type le plus moderne.Le train comprend aussi un “Valet Service” entre Montréal et Chicago.réc.CINQUANTE ANS EN RELIGION DOUZE RELIGIEUSES DE NOTRE- DAME CFLEBEERONT SAMEDI LEUR JUBILE.Samedi matin, douze religieuses de la Congrégation de Notredtame, qui, toutes, sont septuagénaires, célébreront leur jubilé religieux en renouvelant, après cinquante ans, leurs voeux dans celte communauté.La cérémonie aura Heu â la mai-son-ntère, rue Sherbroock ouest.Six de ces religieuses sont encore en service actif, tandis que les autres sont retirées, Voici les noms des révérendes soesirs qui, en 1865, ont fait profession dans la vieille communauté de la rue S.-Jeau-Bap-liste ; les HR.SS.S.-Amédée, de l’Ecole Normale de la Congrégation, S.-dîplphane, enseignant à S.Jean, Que.S.-Joseph de Jésus.SnintcAtl-tonine, S.-Agalhnngr et Saintc-Alevl* ne, à la maison-mère, S.-Aloysia, supérieure de l'académie S.-Patrice, rue Alexandre, Snlnte-Rcrihelda, supérieure à la Beaucc, S.-Zéphirin, supérieure de Notre-Dame des Anges.S.-Homain.supérieure d’Okn, S.-Jules, à Chicago, S.-Florenee, su-périoure de S.-Euslnchc.Il y avait treize religieuses de re groupe il y a quelques mois, mais la révérende soeur Sainte-Marie-Saln-mé est décédée nu mois de mars, laissant douze de ses soeurs pour célébrer ensemble leurs noces d'or devant toute la communauté.La retraite annuelle se terminera samedi, mais les jubilaires resteront quelques Jours encore avant de sc disperser.La supérieure générale nrttielie de la communauté esl soeur Marie THEATRE NATIONAL FRANÇAIS DIMANCHE PROCHAIN ET TOUTE LA SEMAINE DU 24 MAI REPRESENTATIONS PAR JOUR LA SENSATION DU JOUR LA SRANDE BATAILLE DU MONDE 26 ASSAUTS WILLARD -, MATINEE ET SOIREE—15c, 25c ET 35c PeDELORIMIER DU 22 AU 29 MAI Réunion du printemps ENTREE 50 sous Courses tous les jours, beau — temps, mauvais temps — Les tramways du circuit Amherst et Papineau conduisent directement au parc.Abbott-Detroit L’Auto réellement moderne, car elle est forte, rapide et économique d'achat, d’entretien et de consommation Sécurité — Confort — Souplesse — Silence — Puissance —r Démarrage Electrique — Eclairage Electrique — Douceur de Suspension.V.LEVESQUE, 1 à 7 RUE BREBOEUF, Tél.St-Louis 969-7J6 Montréal.KééééMtéé A# **** ©,*$«***#;?#*# **£*****èd» 1 EXPRESS, LORRIES ET VOITURES EN TOUT GENRE, neuves | ^ et d’occasion, à des prix réduits au plus bas.* i ! 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Dettes.15,559 260,679 i Div.arriérés .2,073 j Div.échu.35,000 ' 35,000 s Excédent ., .218,961 216,167 _____$4.771,595 $5,011 846 LE TIMBRE DE GUERRE IL A PRODUIT, JUSQU’AU 18 MAI, $171,06.3.Ottawa, 20.—Le Revenu de l’Intérieur a perçu $171,663 du chef de l’impôt de guerre, depuis sa mise en i vigueur, en mars dernier.Il convient, toutefois, d’ajouter que ce résultat est forcément incomplet, étant donné que les timbres ordinaires de j la poste ont été fréquemment em-, ployée en place des timbres de guer-re et qu’on n’a pu établir dans quelle proportion.Lu taxe de guerre, pour le mois de mars, a produit $46,570 et $45,692, pour le mois d’avril.La somme réalisée de ce chef, jusqu’à la date du 18 mai, se chiffre donc par $171,063.Le rendement total du Revenu de l'Intérieur, en mars, s’est élevé à 1 million $828,794, et, en avril, à 1 million $438,598, soit une déperdition, par comparaison avec les deux ; mois corespondants de l’exercice précédent, d’environ $42 000.-—*- LA BANQUE D’ANGLETERRE Londres, 20 — L’état comparatif I hebdomadaire de la Banque d’Angleterre fait ressortir les variations |qiui suivent : Réserve totale, dim.£ 921,000 Circulation, dim.1,000,000 j Encaisse métallique, dim h921,000 Valeurs diverses, aug.2,461,000 Dépôts au public, aug.2,518,000 Autres dépôts, dim.990,000 ! Réserve en billets, dim.929,000 Compte courant du Trésor, inchangé.La proportion de la réserve de la banque par raport à son passif se présente à 20.50 contre 21.06 pour cent la semaine dernière.Le taux de l’escompte marque 5 pour cent.LA MATINEE A LA BOURSE La Bourse de Montréal conserve sa physionomie des derniers jours: il ne s’y fait rien, ou à peu près.Le Nova Scotia Steel marquait, ce matin, 61 14 ; le Dom.Bridge a coté 127 1-2, cl le Can.Steamship, |9.Le Steel of Canada s’est négocié ii 13 l-2.ê New-York, 20.— Les cours se sont de- nouveau orientés vers la baisse à l’ouverture des opérations, ce matin, à Wall Street, quelques valeurs dites de guerre faisant, seules, exception à cette règle, par des gains de 1 à 3 points.Les stocks de premier ordre, y compris les têtes de ligne de spéculation, ont fléchi d’une fraction, tandis que le Chesapeake and Ohio et le Missouri Pacific ont essuyé les inconvénients de la pression.Les valeurs de second ordre se sont améliorées.Les transactions ont été restreintes, par suite des circonstances.Par la suite, les stocks ont recouvré une partie de leurs déclins initiaux, les valeurs de spécialité en particulier, le Bethlehem Steel gagnant 6 points.Les obligations ont été lourdes.Paris, 20.— Les cours ont été fermés, à la Bourse, aujourd'hui.La Rente a fait 72 fr.50, au comptant.Le change sur Londres a marqué 25 fr.85.LE PSEUDO SUJET AMERICAIN INCULPE D’ESPIONNAGE EN ANGLETERRE SE DONNE LA MORT DANS SA PRISON, NE VOULANT PAS AFFRONTER L’ECHAFAUD.BOURSE DE MONTREAL Cours fournis par la maison Fortier.Beauvais et Cie., membres de la Bourse de Montréal, rue S.-François-Xavier.90, Mont-réal.Valeurs : Ouv.Clôt.Valeurs ouv,! Clôt.BetlTélC.; Bra.x.L.&P Can.Car.! 54 T0 100 Can.Ce hi 28 " pfd.90% Can .Cot-L “ pfd.7I
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