Le devoir, 31 juillet 1915, samedi 31 juillet 1915
VOLUME VI—No 178 MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1915.ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.f 5.00 UNION POSTALE.«8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.«1.00 ETATS-UNIS.«1.50 UNION POSTALE .«2.00 DEVOIR Diredteur : HENRI BOURASSA DEUX SOUS - NUMERO v Réda&iou \ v migration : a r^* ,r 43 RUE\ ' CENT * ci-.f.- w* TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 REDACTION t • Main 7460 FAIS CE QUE DOIS 1 Sw TOUJOURS LA MEME CALOMNIE “Ils veulent chasser Vanglais des écoles’ Les orangistes de l'ouesl canadien se réunissaient celte semaine à Winnipeg.Iis y ont fait de nombreux discours.Naturellement, ils y ont réaffirmé leur intention de ne pas tolérer l’école bilingue, où que ce soit dans le Canada, sauf dans le Québec, — qui peut bien se passer de leur tolérance, puisque nous y sommes la majorité.Ils y voient, qw’on y enseigne le français, le russe, le polonais ou l’allemand, ‘ un péril pour le plein développement des libres institutions britanniques au pays".En cette circonstance, ils ont dit tant et tant de faussetés qu’on ne saurait toutes les relever en un bref article.Notons toutefois cette déclaration du grand-maître, le docteur D.D.Ellis, dans son discours au Scott Memorial Hall, jeudi : "The movement to force the English language out of schools in French districts in Ontario has been checked by the Orange Association, supported by the united English-speaking population’’.(Gazette, 30 juillet.) Les orangistes n’ont certes pu faire échec, même avec le concours des autres éléments de langue anglaise de l’Ontario, à un mouvement tendant à proscrire l’anglais des écoles ontariennes ; — car ce mouvement n’existe pas.Il y a là calomnie, usée, banale, mais tenace.“L'on veut chasser l’anglais des écoles de l’Ontario”, disent les orangistes.Et depuis quand ?Qui donc a formulé un tel projet ?X’existe-t-il pas que dans l’esprit des Frères Jaunes et des insulteurs de la race canadienne-française ?Que les Canadiens-français vivent dans l’Ontario, dans le Québec, dans les autres provinces de la confédération, ils sont partout essentiellement tolérants, en même temps qu’ils ont le vif sentiment des qua îités et des avantages qu’ils doivent avoir, s’ils veulent être aux premiers rangs de la nation canadienne.Tolérants, nous le sommes.Nous sommes la majorité dans le Québec ; et pourtant l’on serait bien en peine, dans les milieux orangistes, de citer un exemple concret d’intolérance de noire part à l’endroit do nos concitoyens de langue et de race anglaises.Ne les laissons-nous pas enseigner l’anglais dans leurs écoles sans les obliger à y faire apprendre à leurs enfants un seul mot de français ?Que l’on compare avec l’Ontario ; il est aisé de voir laquelle des deux provinces est la plus tolérante, celle qui laisse la minorité libre d'en agir à son gré et ne s’en vante pas.ou celle qui la proscrit dans sa langue, se vante de sa tolérance, et crie à l’autre : “You are a narrow-minded people.” Pratiques, nous le sommes aussi.Et c’est pourquoi, dans nos écoles, dans nos académies, dans nos couvents, dans nos collèges, nous enseignons l’anglais ; c’est pourquoi les trois-quarts des Canadiens-français qui font des affaires ou pratiquent quelque profession l’apprennent et le savent ; c’est pourquoi presque tous ceux qui.ayant vécu en des temps moins prospères, n’ont pu apprendre l'anglais, le font enseigner aujourd’hui à leurs enfants, jusqu’à les envoyer chaque année dans les provinces de langue anglaise, afin d'être certains qu’ils l'apprendront et le parleront couramment.Nous apprenons l’anglais.Nous le savons, nous le lisons, nous l’écrivons, nous le parlons.Si dans nos écoles, dans notre province, chez nous, nous inscrivons au programme scolaire l’enseignement de l’anglais, si nous obligeons les enfants du Québec à l’apprendre, croit-on que nous Voudrions, ,que nous voulions, dans une province où nous sommes une minorité, dans des écoles régies par des lois que nous ne faisons pas, chasser l’anglais du programme "force the Englih language out of schools” ?L'assertion est ridicule ; rien ne l’autorise.Cette calomnie a toutefois cours dans tous les milieux anglais du pays, ou à peu près ; et l’ignorance invincible ou la mauvaise foi manifeste de ceux qui la propagent ne cesseront pas de sitôt.Nos frères de l'Ontario veulent que leurs enfants apprennent l'anglais ; ils sont pratiques.Ils veulent aussi qu’on ait quelques égards pour eux.Ils ne demandent rien d’impossible.Ils réclament le droit de faire apprendre, à leurs enfants, dans des écoles soutenues de leurs deniers, l’anglais et le français.Ils ne réclament pas l’un à l'exclusion de l’autre, ils ne veulent pas en chasser un à l’avantage de l’autre.L'Association Canadienne-française d’Education d'Ontario, les 16 et 20 février derniers, dans son organe, le Droit, le disait en toutes lettres : "THE ERE XC H-CAN ADI A NS OF ONTARIO DO NOT WANT ANY EXCLUSIVELY FRENCH SCHOOLS”.Est-ce cela qu’on pent appeler un "movement to force the English language out of schools in French districts in Ontario" ?Georges PELLETIER.L’ATTITUDE DE LA BULGARIE Les dépêches nous ont appris au commencement de la semaine que la Bulgarie venait de conclure avec la Turquie une convention qui la mettait en possession de la partie du chemin de fer de Dédéagalch restée en territoire turc.Depuis la seconde guerre balkanique, la Bulgarie s’était repliée sur elle-même, rongée par un dépit qui n’est malheureusement pas sans cause ; elle conservait une rancune peut-être impolitique mais fort explicable contre les autres Etats balkaniques qui ont profité de scs erreurs, mais elle avait conservé des rapports à peu près amicaux avec sa grande ennemie historique, la Turquie.Les Bulgares semblaient sc désintéresser non seulement d’An-drinople et de la Thrace reconquise par les Turcs, mais des territoires acquis par eux ; ils sc laissèrent imposer une frontière absurde qui coupait le chemin de fer de Dedea-gatch et ne laissait de passage vers le seul débouché bulgare sur la mer Egée qu’à travers le territoire ottoman.Bien plus, dès tractations assez troubles s’étaient tenues entre Sofia et Constantinople.La Bulgarie s’hypnotisait sur la question macédonienne, qui parait être encore son principal souci.Le traité bulgaro-turc Les Bulgares ne sont cependant pas assez niais pour laisser passer les occasions.Sans rien abandonner de leurs revendications en Macédoine, ils ont recommencé à regarder du côté de la Thrace -depuis que.les Turcs se sont jetés dans le guêpier.Aujourd'hui, après d'assez longs pourparlers, on annonce lu conclusion d'un traité par lequel la Turquie cède à la Bulgarie l’enclave qui comprend la rive droite du cours inférieur de la Maritza, dans laquelle sont compris Karagach, le faubourg d’Andrinople où se trouve la gare, et les stations de Demo-tika et Kuléü Bourgas.Cette cession met la ligne ferrée tout entière, de Dédéagalch à Mustapha-Pacha, en territoire bulgare.Nous sommes donc, loin de la realisation des aspirations de la Bulgarie qui, comme on le'sait, désire reculer ses frontières jusqu’à la fameuse ligne En-os-Midia, afin de reprendre ce qu'elle avait perdu à la suite de la seconde guerre balkanique.Mais demander à l'heure actuelle un pareil sacrifice à la Turquie serait excessif.La Bulgarie sait qu’elle ue reconquerra la Thrace el An-drinople que par les armes: c'est l’oeuvre de demain; en attendant, elle réalise en pleine paix des territoi-tes qui ne sont pas négligeables.Elle se borne à négocier des traités grâce auxquels, on échange de sa neutralité, elle obtiendrait des Hou-mains la Dobroudja, des Turcs, un ! élargissement de territoire qui l’amè-I ne à l’inlr-i»ur dos portes d’Andrinople.L’opération, comme on le I voit, est assez avantageuse.Elle assure à la Bulgarie une excellente situ-alion d’“attente”, jusqu’au moment où la tournure décisive cjuc prendra l’expédition des Dardanelles la décidera a son tour, soit à conserver la neutralité, soit à se joindre aux Al-h/és.Car on n’est pas fixé — peut-être la Bulgarie ne l'cst-elle pas elle-même •— sur l’orintaüon que la convention territoriale avec la Tur-quie imprimera à sa politique Internationale.On affirme à Sofia que la rectification de frontière n implique aucun engagement politique; mais le correspindanf du “Tmes” dans la capitale bulgare estime impropable que la Turquie ait pu faire des concessions territoriales d’une certaine importance sans exiger des compensa- tions équivaientes dans le domaine pilitique.Le fait que la Bulgarie, au dire d’un correspondant de ia “Tribune”, de Genève, était représentée à une conférence qui a eu lieu ces jours derniers à Constantinople entre les membres du cabinet ottoman et les agents des puissances germaniques, parait confirmer l’impression du correspondant du “Times”.D’autre pari, une dépêche de Rome dit que le baron Sonnino, qui travaille présentement à la reconsfitulion de l’Union balkanique au bénéfice de l’Entente, a trouvé un collaborateur précieux dans ia personne de M.Stansteff, le nouveau ministre bulgare en Italie.Après tout, * i peut-être que son aparté avec la Turquie n’empêche pas la Bulgarie d’écouter avec intérêt les propos qui lui sont tenus par Petrograd, Paris.Londres el Rome.Situation d’attente, avons-nous dit.Le gouvernement de Sofia a pu se garder, par conséquent, de s’engager avec les Turcs pour l’avenir.S’engagera-t-il davantage avec l’Entente ?Il n’y faut pas compter.Il préfère voir venir ; et la solution de la question des neutres balkaniques est, on ne saurait trop le répéter, aux Dardanelles.L’heure de l’intervention Dans un article très judicieux, le Daily Chronicle ”, de Londres, disait récemment : Nous avons encore une assez longue tâche devant nous dans les Dardanelles, et en ce moment, l’assistance de l’un ou de l’autre des Etats des Balkans adjacents — la Grèce ou la Bulgarie — aurait une très grande valeur.Personne ne peut se tenir de souhaiter que l'on arrive à obtenir cette assistance et cela, si possible, dans des conditions qui amèneraient une réconciliation entre les deux pays et les rapprocheraient l’un de l’autre.“ Mais il est évident que la valeur de l’intervention grecque ou bulgare, qui est très élevée à l’heure présente, ne montera pas indéfini ment ; il est même probable qu’elle n’atteindra jamais un niveau plus élevé que celui où elle est aujourd’hui.Nous croyons que notre victoire dans les Dardanelles peut être remportée par nos propres efforts Si on nous laisse remporter la victoire de cette façon, les petits Etats qui auraient pu en partager les fruits auront un titre beaucoup plus mince à ce partage.” Il est évident que l’heure est grave pour les Etats balkaniques.C’est, l’heure décisive.S’ils la laissent passer, c’est l’avenir amoindri, sans doute, en danger sûrement.Si l’intervention balkanique s’était produite il y a quelques mois, le recul des Russes n’aurait pas eu lieu et l’issue de la guerre serait beaucoup plus proche.Dans une interview que publie la Stampa, de Milan, M.Take Janesco, ancien premier ministre roumain, dit: “L’intervention de la Grèce, de ia Bulgarie et de la Roumanie en faveur des alliés était possible dès le mois de novembre.Lemberg avait été occupée par les Russes.Les trois neutres balkaniques étaient prêts à marcher ; une seule chose empêcha l’intervention : l’opiniâtreté serbe.“L’intervention bulgare, vous le savez, a été subordonnée, depuis octobre, à la restitution de la Macédoine de la part des Serbes.Je connais à fond le problème et, puisque mon pays est étranger à la question, mon opinion ne peut pas être soupçonnée : la Macédoine est bulgare : elle a toujours été bulgare.Lorsque les Serbes sont rentrés à Monastir, il y avait dans cette ville seulement six familles serbes.Vous voyez donc que Sofia a raison de réclamer la Macédoine.Quelques Serbes m’ont dit : “Nous préférons perdre Belgrade, mais ne pas donner le Vardar aux Bulgares.” “En tout cela, Nisch devrait penser à l’aide qu’un sacrifice de sa part dans le secteur Est apporterait à ses alliés.Du côté de l’Ouest, la Serbie peut tripler ses territoires avec l’Albanie, la Bosnie et l’Herzé-govine.Le refus serbe à propos de 1» Macédoine rappelle précisément le refus du Banal à la Roumanie.” En attendant l’intervention des neutres balkaniques, la guerre se prolonge et l’Entente paie, paie toujours.M.Janesco est d’avis que le retour de M.Venizelos au pouvoir à Athènes sera un élément favorable à la situation et il ajoute : “Notre intervention serait très utile aux alliés sur le théâtre orien tal, mais, à mon avis, l’intervention bulgare est encore plus urgcnle.Elle signifierait la chute de Constantinople dans quelques semaines.La chute de Constantinople serait un grave coup moral pour l'Allemagne.qui pourra être vaincue seulement lorsque sera brisée sa résistance morale qui est encore intacte.Donc, dans l’intérêt général de tous les alliés, l’intervention bulgare est nécessaire, quel qu’en soit le prix.Les Bulgares demandent la Macédoine et Cavala, ils sont logiques.Je reconnais toutefois qu’ils passent les limites lorsqu’ils demandent l’occupation immediate de ces territoires.L’occupation ne peut avoir ’leu qu’après la guerre.A part ce détail, tout sera possible.” .Seulement, les puissances de l’Entente se croient tenues à de grands ménagements envers la Serbie, Le sacrifice demandé à ce pâys ne peut être effectué qu’avec son libre consentcimnt — mieux encore, de sa propre initiative.Ht on attend gue la Serbie voie dans son propre intérêt la nécessité de consentir à certaines concessions d’un côté pour assurer la réalisation du gain considérable qu’elle fait de l’autre côté.LE COUT DU TRANSCONTINENTAL ET LES PREVISIONS DE M.LAURIER.Le Canada s’efforçait hier matin de démontrer que c’est commeltre une injustice que de rappeler à M.Laurier ses graves erreurs de calcul quant au coût du Transcontinental.Le Devoir est l'un des journaux qui se sont permis cette réminiscence.A-t-il exagéré?Est-ce le Canada qui a raison?Les paroles mêmes do M.Laurier vont répondre.On les trouve à la page 7927 et suivantes du Hansard de 1903.SIR \Y.LAURIER.— Quelle responsabilité fera peser sur le gou-vernemeat la construction de ce chemin de fer depuis Winnipeg jusqu’au littoral du Pacifique?En supposant que la partie qui traverse les montagnes ait 600 milles de long, il faudra $18,000,000 pour la construire, et le chiffre total de l'intérêt, pendant Irois ans.sera de $3,-780,000.Voilà toute la responsabilité.assumée par le gouvernement, par rapport à la construction du chemin de fer depuis Winnipeg jusqu'au littoral du Pacifique." Il s'agit, comme on le voit de la section ouest du Transcontinental, de la section connue sous le nom du Grand-Tronc -Pacifique.Or, même pour celle partie du Transcontinental, M.Laurier s'ed trompé du tout au tout.Un seul paragraphe du contrat, celui concernant la différence entre la valeur actuelle et la valeur au pair des obligations de la compagnie a déjà coûte plusieurs millions de piastres au pays.Voyons maintenant les prévisions de M.Laurier quant au Transcontinental proprement dit, la section Winnipeg à Moncton.Sir Wilfrid Laurier.— “Ici encore le gouvernement n’assume donc lias d'autre responsabilité que celle de payer pendant sept ans l'intérêt du coût de construction du chemin de fer depuis Moncton jusqu’à Winnipeg.Le gouvernement aura a payes, en tout, par rapport A la construction de cette ligne depuis Moncton jusqu’au littoral du Pacifique, environ $12,000,000 à $1.3,-000.000.EH BIEN ! M.L’ORATEUR, QU’EST-CE QUE $13,000,000 EN 1903 ?C’EST A PEU PRES LE CHIFFRE DE L EXCEDENT DE NOS RECETTES SUR NOS DK PENSES, h'excédent du présent exercice financier suffira à solder tous tes frais de construction du chemin.” On remarquera que dans ce dernier passage de son discours, M.Laurier affirme que la construction de tout le chemin ne coûtera au pays que douze à treize millions! Tout lecteur tant soit peu intelligent trouve ce langage si clair, cette assertion si catégorique, qu’il se demande sans doute comment on peut raisonnablement les interpréter différemment.Pour faire passer le projet, on ne discutait pas.Vous aurez un Transcontinental pour 13 millions; c’est Laurier qui vous le dit, et vous savez ce que vaut sa parole: tel était le thème des discours de tous ceux qui étaient chargés d’interpréter la parole du chef de l’opposition, alors Premier-Ministre.Maintenant, l’on prélend que M-Laurier ne parlait que du coût des intérêts.Eh bien, meme en adoptant cette interprétation, l'erreur de M.Laurier n’est guère moindre.Une fois complété, le Transcontinental coûtera 200 millions.Le pays devra payer sept années d’intérêt de ce capital.A trois pour cent, cela fait six millions par année et quarante-deux millions pour sept ans, ou trois fois et demi les treize millions prévus par M.Laurier.M.Laurier ne s’est trompé que de deux cent cinquante pour cent! Jean DUMONT.LA CENSURE AU NATIONALISTE UIMrlc TREMBLAY.Les journaux ont la censure.Que sera le censeur?Tl sera méchant, très méchant, s’il veut faire plaisir à la Patrie, qui en a assez des feuilles nationalistes et voudrait les voir étrangler sans plus.Il sera jus'e, s'il a du bon sens et sait juger des hommes et des choses sans tenir compte des préjugés d'un chacun.La cemnire fonctionne déjà, au Nationaliste.Et etle fonctionne bien.Voilà des mois et des mois que le censeur du Nationaliste exerce le contrôle le plus sévère sur tout ce qui y parait.Il n'y laisse passer que des articles intéressants, un peu agressifs, parfois, mais justes, des échos vifs et lestement tournés, des nouvelles authentiques.Aussi la censure a-t-elle fait un grand bien au Nationaliste.„ Entendue de celle manière, elle en ferai! aussi beaucoup, même, à la Patrie.Disons cependant, — pour éviter toute méprise — que fa censure, an Nationaliste, ne relève pas de l’Etat; elle, relève du Nationaliste lui-même.Et tous les lecteurs du Nationa-lisle bénissent la censure.,, nationaliste.Etes-vous un des milliers de lecteurs du Nationaliste?Ça ne coûte que 5 sous par semaine pour l’être.BLOC - NOTES Pensons de temps à autre à l'oeuvre du livre français de l’Ontario.C est une manière d’encourager nos compatriotes dans leur lutte pour la conservation de la langue.Les producteurs de framboises dim coin de la Colombie Anglaise viennent de se partager la jolie somme de $40.000, produit de la vente de cette saison faite en coopération.Le fruit bien choisi, bien expédié a rapporté un prix beaucoup plus élevé.(.’est encore un exemple des avantages de la coopération.Si notre agriculture était parfaitement organisée, que d’excellents résultats elle obtiendrait et que de progrès elle ferait beaucoup plus rapidement ! Le “ Telegram ”, journal conservateur de Toronto, critique de plus en plus le gouvernement au sujet de son administration des choses de la guerre.Souvent, c'est le “ Star ”, de Toronto, journal libéral, qui prend la défense du gouvernement.Le “Telegram ” n'en est que plus furieux.La convention constitutionnelle de l’Etat de New-York, qui délibère depuis l'on ne sait plus combien ‘de temps à Albany, discutera, ia semaine prochaine le rapport d’une commission recommandant la prohibition complète de la coupe de tout bois sain dans les réserves forestières de l’Etat.La conservation des forêts s’impose de plus en plus à l’attention des hommes publics soucieux de l’avenir.Le conseil municipal de Petrograd a inauguré l’hôpital portant le nom de “ JofFre ”.Le représentant’de la municipalité u adressé à M.Paléologue, ambassadeur de France, présent à la cérémonie, un discours où il a dit que la municipalité en donnant à l’hôpital le nom de “ Joffre ” a voulu exprimer l’admiration de la capitale russe non seulement pour le glorieux chef de l’armée française, mais pour la France tout entière.M.Paléologue a répondu que la France admire elle aussi le général JofTre et qu’elle éprouve un sentiment analogue pour le généralissime, le grand-duc Nicolas.Les Soeurs de l’hôpital ont remis à l ambassadeur de France un album, en le priant de le transmettre au général JofTre.LE PROBLEME DES RACES ville, qui a fait la rue Saint-Ga-à Saint-Jacques, pour faire bais-côté ouest, entre Extrait des “ Menus Propos ” de Jean Drault, dans la “ Libre Parole ”, de Paris : Un commandant, retour du front, me disait : “ Ils ont aussi, parfois, la ruse de guerre minuscule et impalpable, la perlidie subtile et sournoise.” Parfois, dans la tranchée conquise par nos poilus, un de ceux-ci rainasse deux petits anneaux reliés par une .haussette.C’est un fait connu — connu même des Boches — (pie le poilu ramasse tout, s’amuse de tout, ne laisse rien perdre.Le poilu considère l’objet, s’égaye à tirer les deux anneaux en sens contraire.Une explosion retentit.Le poilu reçoit un pétard dans la iigu.e.Quelquefois il n'a rien, quelquefois il saigne du nez, parfois aussi il s'aveugle.Un autre poilu ramassera dans la tranchée conquise un beau crayon.Une aubaine.Un officier boche l’oublia, bien certainement.Après l'engagement, en attendant le frichli, on écrit à la famille avec le crayon qu’on taille et qu’on humecte’de la langue.Mais le poilu n’écrira pas : il est tombé foudroyé.La mine du crayon était du cyanure de potassium !” LE PASSANT.A PROPOS*D'EM- BELLISSEMENTS On parle souvent des embellisse ments de la ville.El ce n'esl pas sans raison.Il y a des places publiques et des endroits de la ville qui devraient être mieux entretenus.Ainsi, serait-il bien difficile aux autorités provinciales de faire mettre de la pelouse près du bureau d’enregistrement, rue Saint-Jacques, au coin de ta librairie Lan-gevin et Larchevèque, et en face, dans l’encoignure de l’annexe au Palais de Justice?Et pourquoi lia aplanir la côte de briel, de Craig n’insiste-t-elle pas ser le trottoir, du Craig el la ruelle Fortification?La Chambre de Commerce a fail réparer la façade de son édifice el fait construire un trottoir neuf en fade de son hôtel.La ville, qui a dépensé assez d'argent pour embellir le Champ de Mars el les environs, devrait exiger des propriétaires du côté ouest de la rue Saint-Gabriel qu’ils fassent aussi leur part.Voilà près d’un an qu’il y a là un trottoir surhaussé de plusieurs pieds et qui devrait disparaître tout de suite.Il dépare les améliorations voisines.Nous détachons du mémoire de Mgr Bruchési lu à la Société Royale, il y a quelques semaines et reproduit dans la Revue Canadienne de juillet, les passages suivants, d’une vive actualité.La Confédération de 1867 a uni des corps différents.Elle a laissé à chacun d’eux un terrain politique ou il peut évoluer à sa guise: l'arène provinciale.Elle leur a.de meme, proposé et fait accepter une certaine allégeance à l’égard d’une autorité commune: le pouvoir fédé-ral.Mais, en même temps, le pacte fédératif reconnaissait à chacune des deux races fondamentales la li-berl ¦ de garder ses aspirations et d • tendre à les satisfaire selon sa volonté.Il comportait même une ga'antie pour le cas où leur infériorité numérique exposerait ces deux races, et les autres comme elles, dans le domaine religieux, scolaire et linguistique, aux empiètements d'une majorité quelconque.Les Pères du projet l’avaient com-pris, l’union des quatre provinces initiales ne pouvait avoir ni pour point de départ ni pour terme l’ab-so ption des unes par les autres.“Les petits peuples qui > donnaient leur adhésion - a dit justement un de nos écrivains—, Irop faibles pour conquérir leur indépendance, étaient aussi trop fiers de leur sang Pour consentir à une pareille fusion.” (L’abbé Groulx, Revue Canadienne, novembre 1914).Pour se convaincre que telle était bien la conviction des signataires, il suffirait de se reporter à leurs délibérations, à l’article 133 qui reconnaît à la langue française les mêmes droits qu’à l’anglais.D'ailleurs, leurs déclarations subséquentes ne permettent même pas de mettre en doute leur intention.Sir John Macdonald, le plus autorisé de leurs porte-parole, s’en rendait garant quand il répondait, le 17 février 1890, à son adversaire Dalton McCarthy .“Nous avons une constitution t>n vertu de laquelle tous les sujets britanniques ont des droits égaux en matière de langue, de religion, de propriété et de personne.Il n'y a pas ici de race supérieure, il n’y a pas de race conquise! Nous sommes tous des ‘sujets britanniques.” Par leur conduite en maintes circonstances autant que par leurs discours nos principaux hommes d'Etat, les honorables Edward Blake et Richard Scott, les sirs Charles Tupper et McKenzie Rowell, contresignaient et adoptaient comme leur cette affirmation si catégorique.Pour ce qui est des Canadiens-français, même avant cette époque on avait compris qu'ils méritaient cette égalité officielle.Leur dévouement en 1763, en 1775 et en 1812, avail prouvé hautement leur loyauté.La longue durée de leur séjour dans le pays, la différence de leurs moeurs, de leurs traditions, de leur foi, de leur langue, faisaient d’eux, en face de la république voisine, le rempart le plus solide contre les infiltrations dangereuses, une barrière infranchissable à toute tentative extérieure.Les Anglais, nouveaux venus des Iles Britanniques, fortement apparentés aux Américains, eussent résisté moins facilement sans doute à ces tentatives comme à ces infiltrations.Cette double vérité a été proclamée, dans les termes les plus nets, à différentes périodes de notre histoire, par Sir Guy Caneton, lord Haldimand, sir Andrew Stuart, lord Elgin, l’honorable Henry Pope.La protection que méritaient les Canadiens-français, minorité dans la Confédération, les minorités provinciales, de quelque race qu’elles fussent, pouvaient la réclamer également.Si elles avaient cru trouver dans l’union une moindre garantie de leurs droits naturels ou acquis, eussent-elles consenti à s'y associer?Elles y entrèrent attirées par cette pensée qu’elles obtiendraient, de leurs nationaux constituant une majorité dans les autres provinces, l’appui nécessaire contre l’oppression possible de la majorité locale.Pour attester l’influence de cette intention sur leur signature, il suffit de se rappeler le soin avec lequel les honorables A.-T.Galt et Henry Pope veillèrent à faire insérer dans le pacte une clause favorable à la minorité anglo-proteslante du Québec.Qu’on songe encore aux instances de sir Richard Scott pour protéger la minorité catholique de l’Ontario par la reconnaissance constitutionnelle des écoles séparées.Tous ces efforts seraient inexplicables si nos législateurs n’avaient pas eu en tète que l’égalité de droits entre Anglais et Français, entre majorités et minorités, constituait la base même du du pacte interprovincial.mains.Mais cette unification ne saurait être l’oeuvre de la violence.Jusqu’à ce que la persuasion ait accompli son oeuvre de conquête pacifique, en vertu de la constitution les différents groupes ne doivent pas être lésés, dans les croyances où ils vivent de bonne foi, par les groupes d’autre croyance.Cette tolérance pratique dans l'ordre?religieux a elle-même pour conséquence la reconnaissance de l’école séparée, de l’école confes-sionneHe.Quiconque croit vraie la foi qu’il pratique a le droit naturel et le devoir corrélatif d'en instruire ceux “qui sont quelque chose de lui”, (Léon XIII), ses enfants.L’école est le prolongement de la famille.Incapable, quand l’enfant a dépassé un certain âge, de lui assurer davantage l’éducation convenable, le père ne fait que substituer aux siennes l'autorité et les aptitudes du maître ou de l’institutrice.Parce que les circonstances le contraignent île faire exercer par d'autres son droit, s’en suit-il qu’il le perde et soit dégagé de son devoir?L absurdité d’une pareille prétention est évidente.Elle le devient Plus encore si l’on songe qu’avant de faire de l’enfant un honnête citoyen l’école doit former en lui un croyant sincère.Comment cette fin primordiale serait-elle atteinte, si le pere ne peut choisir pour son fils des maîtres, et employer pour lui des livres, qui enseignent à son enfant ce que lui-même croit être la verité religieuse?Comment le père satis,ferait-il à son devoir s’il est obligé de confier son fils à des esprits qui peuvent être nourris d’erreur ou de fausseté, à des volontés incapables souvent de se conformer elles-mêmes à la loi morale ?Ce danger, on le sait par l’exemple d autres pays, n'est pas chimérique.Il est double quand le législateur oublie la troisième conséquence du principe proclamé par les Pères de la Confédération, quand il empêche qu on instruise les enfants au moyen de leur langue maternelle.La péda-gqgie, appuyée sur l’expérience des siècles, l'a affirmée de tout temps: il y a entre le langage propre à une race et la tournure de son esprit une alliance étroite, entre les mots qui lui communiquent la science et la solidité comme Retendue de cette science une association nécessaire.Se servir, pour la faire acquérir à enfant, de termes, d’expressions, tours, d’images qui ne concor- de Pour tout homme sérieux, les conséquences de ce principe sont évidentes.* Et la première de toutes est celle-ci : aucun élément de la Confédération ne doit être molesté pour sa façon de rendre à Dieu le oulte qui lui est dû.Sans doute, il serait à souhaiter que tous les composants, confondus dans l’unité politique, le fussent également dans l’unité religieuse.Plût au ciel que tous servissent Dieu de la seule manière dont il veut être honoré! C’est môme le devoir de tout véritable apôtre d’amener à l’unique bercail divin les brebis des divers troupeaux hu-| dent pas avec la façon des siens Je penser, de sentir et de s’exprimer, c est vouloir imprimer une photo-graphie sur une plaque insensible, écrire des caractères avec une plume dépourvue d’encre, faire lire sans lumière un livre dans les ténèbres.Une fois l’enfant pourvu des notions essentielles, qu’on emploie un autre idiome, à la bonne heure! Encore ne faut-il pas le priver, même alors, de l’usage de .sa langue propre.Une foule de connaissances, qu’il eût acquises d’instinct à l’aide de celle-ci.lui échapperont à cause des heures qu’il aura dépensées sans profit à apprendre le maniement de l’autre.Liberté de la langue maternelle, liberté de la pratique religieuse, liberté do l’école confessionnelle : telles sont les conclusions implicitement contenues dans le principe fondamental de notre constitution.En affirmant ce principe, les promoteurs de la Confédération les affirmaient; en le revendiquant aux heures de lutte, ils les revendiquaient elles aussi.Ges conclusions et ce principe, si on se les rappelait toujours pour les appliquer, préviendraient tous les rpnflits possibles entre les races qui habitent notre pays cosmopolite.C’est parce qu’on les oublie parfois qu’il en surgit çà et là.à moins que leur éclosion ne soit le résultat d’une crainte injustifiée.Déjà en 1792 Ton soutint que la reconnaissance de la liberté religieuse, scolaire et linguistique, battait en brèche l'unité politique et nationale.Les motifs, invoqués alors contre cette prétention par M.de Lotbinière et repris depuis par tous les esprits cultivés, n’ont pas perdu leur valeur.Au contraire, l’expérience d’un siècle de plus Ta démontré.L’Angleterre loin d’ètre affaiblie par la diversité des langues de scs multiples sujets, puise dans cette diversité même une force et un éclat qui excitent l’envie de ses rivaux.Pareillement, les distinctions religieuses n'ont nui en rien à l’homogénéité de ses peuples divers, à la loyauté de ceux auxquels elle accordait une quasi autonomie.La croyance catholique, par exemple, fait remonter à Dieu la source de l’autorité.Par là même, elle ejn impose le respect plus impérieusement que les autres doctrines — celles qui font de la volonté souveraine une émanation des volontés individuelles renonçant à leur prétendu vouloir.Et enfin, la diversité d’éducation, la même expérience d’un siècle l’atteste encore, n’a pas créé entre les esprits des sujets des oppositions irréductibles ; elle a été pour la Grande-Bretagne le germe fécond du développement intellectuel le plus varié qui soit.Cette vérité, ceux-là la méconnaissent qui tentent d’écarter le principe et Jes conséquences posés par Y Acte de 1867.Us se rendent ainsi responsables des conflits malheureux dont le Canada est périodiquement secoué.i * LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI .31 JUILLET 1915 VOL.VI.— No 178 LETTRES AU “DEVOIR” SUR LES RIVES DU SAGUENAY ET AUTOUR DU LAC SAINT-JEAN M.l'abbé Meindre, missionnaire agricole, nous écrit : Elle est vraiment belle la vaste province de Québec avec “ses clochers d’argent et ses coeurs d'or”! Le Français qui se prend à la parcourir — du diocèse de Rimouski au diocèse d» Yalleyfield, confrontant le New-York; des rives de l'Ottawa aux rives du Saguenay, et plus loin encore — ne croit pas avoir changé de pays.Il a connu une douce vision de la vieille France d'avant la Révolution; (et en plus, 1® confort moderne).C’est le “miracle canadien” qu’on peut assimiler au “miracle acadien”; et à ce propos, l’an dernier, à l’occasion du cinquantenaire du père Lefebvre, à Memramkook, nous avons vu tout un peuple chanter d'un coeur bien uni et débordant de joie, sa merveilleuse renaissance ; en célébrant la mémoire de ses héros, de ses martyrs et de ses bienfaiteurs insignes.Il nous restait à visiter un coin de ce pays que .laeques-La"tier appelait déjà le "Royaume du Saguenay,” Du grand Lac S.-Jean — une petite mer intérieure, alimentée par sept grosses rivières — s’échappe une double décharge qui va creuser encore plus profond, le lit du Saguenay.Les gorges et les rochers majestueusement pittoresques de ce fleuve, sont autrement intéressants à visiter — sans comparaison que les affreux “ sky scrapers ” des “businessmen”.Aussi bien, les touristes américains abondent dans cette région qui, du reste, n'est qu’à 25 heures de Boston; tandis que plusieurs Canadiens!.Tout récemment, à Montréal, un jeune couple, assez fortuné, disait au prêtre qui devait bénir leur mariage : “Au moins, M.l'abbé, il “faudra faire vite, car nous devons “pai tir aussitôt pour les Etats, New-“Ynrk, etc.” -—“Vous y avez, sans doute, des parents, ou des intérêts particuliers?” -—-“Non, aucun; c’est pour connaître ce pays.” —“Mais alors vous connaissez déjà le vôtre?” —“Oh! si peu que rien; c'esl notre premier grand voyage.” Mais nous devons surtout nous intéresser aux pauvres désoeuvrés qui veulent réellement travailler et retourner à la campagne.Or nous pouvons leur assurer que le Lac S.-Jean, — la valeur d’un pays n’enlève pas celle de l’autre, — est une région très avantageuse au point de vue agricole et industriel.El cela, grâce, non seulement au sol fécond, au climat bien équilibré, aux forêts inépuisables, aux puissants pouvoirs hydrauliques et aux grandes industries de pulpe, etc., mais encore grâce à la bonne organisation religieuse et civile; à l’initiative et à l’activité d'une population franco-catholique, très homogène ; à la bonne éducation agricole et ménagère, dès le jeune âge, témoin, en particulier, l’école dé Roberval, la première du genre au Canada; grâce aussi à la vigoureuse impulsion donnée, depuis trente ans, par l’excellent journal “Le progrès du Saguenay”, et depuis plus cle vingt ans, par l’exemple éloquent de la Trappe de Mistassini.Et la guerre?la crise?la misère?demandions-nous, ça et là, en parcourant la région — “Inconnu, chez “nous; sans doute, tons ne sont pas “très riches, car beaucoup sont ar-“rivés pauvres; mais ici, il y a tou-“jours du travail — l’hiver comme “l’été — pour qui veut en faire : et “l’on vit, tandis qu’ailleurs on ne “fait que vivoter quand on ne meurt “pas de faim!” En cas rie revers, d’infortune?— “Le remède est très simple chez “nous; par exemple, un tel, brave “homme, perd son cheval, M.le “curé le recommande en chaire “(l’homme, pas le cheval) et le soir, “il a 140 piastres pour en acheter “un autre.Une famille, non assu-“rée.est-elle victime d'un incendie! “aussitôt on lui aide à relever sa de-“meure, etc,” Partout, autour des maisons nous avons remarqué des jardins-potagers qui reposent agréablement la vue, sans parler du profit qu’en retire le ménage.Tandis qu'il n'y a rien de plus écoeurant qïie de voir tant de 1er rains perdus ; c’est-à-iiire incultes, dans Pile et jusque dans la ville de Montréal.' Quant à l’industrie laitière, il suffit dè dire qu’en 1014, cinquante paroisses en ont retiré une somme de un million et demi.Aussi bien, les fermes se louent ou se vendent cher, relativement à d’autres régions.Signalons, en passant, la récolte d’une espèce de grosses airelles ou myrtilles, qu’on appelle “bluets’.Ce dommeree rapporte une moyenne de $100,0(10.00, par an ; et, dit-on, tente les cultivateurs, au point de leur faire négliger parfois leur terre.La.Trappe rie Mistassini mérite une mention spéciale, c’est la 1ère colonie et la perle du nord-ouest du Lac Çaint-Jean.En 1801, le chef du ministère québécois, Mercier, de très honorable mémoire, faisait visite à la Trappe de Bellefontaine, en France ; et s'adressant à Dorn Chouteau, il lui dit.en substance ceci : Mon Rév Père Abbé, nous ne saurions trop vous remercier du bien (pie fait aux Deux-Mtontagnes.!¦, Trappe d’Oka, mais notre reconnaissance sera complète quand vous aurez accepté d’établir un autre monastère sur les rives fertiles du Lac Saint-Jean, où nous vous offrons, de bon coeur, pour le plus grand bien du pays.OU VOTRE FEMME AIMERAIT A VIVRE ! A “Lakeshori*” trouva una da not maitona de» plus modernes, payabla comme un loyer, mal» avac cctta différence que vos déboursés mensuels viennent à former un VRAI ACTIF.Voyet-le* à la fin de cette semaine ! Billets gratuits.MARCH TRUST COMPANY ISO S.-JACQUES.St* année.Actif, pin, de $4,000,1)00 Will ¦iiniHMifin—iMalsr 6,000 acres de terre.Puis, sur les instances de Mgr Bégin et de son bien-aimé successeur, Mgr Labrecqud, le révéren-dissime Abbé Général Dom Wyart, mandait, de Rome, au Père Abbé ü’Oka, d’avoir à envoyer quelques religieux pour étudier la question sur les lieux ; et quelques années après, Dom Paeôme Gaboury était élu Prieur de la nouvelle Trappe.Or, cette jeune tille s'est toujours montrée digne de sa mère, et ce n’est pas peu dire.La conclusion pratique de ces quelques notes de voyage saute aux yeux : 11 faut revenir à la terre, bêtement abandonnée par un trop grand nombre ; l’avenir est là, vu surtout la crise économique causée par la guerre.D’autre part, il faut décongestionner les villes où de pauvres familles s’exposent à une cruelle misère, malgré les prodiges de la Saint-Vincent de Paul.Du reste, il est plus honorable ne gagner son pain que de le mendier.D’autre part, piocher dans les rues l’asphaite, ou la glace, qu’on se dispute (comme une manne précieuse) paraît plus dùr et bien moins hygiénique que.de.piocher Ja terre, cueillir la moisson et même abattre la forêt.¦ • Entendu 1 Compris ! me (lirez-vous ; mais comment sortir d’ici ?et où aller ?Après avoir prié, réfléchi cl pris conseil de vos parents, de votre, curé ou de ses vicaires, etc., vous vous adressez 172, rue Saint-Antoine, 11, place Notre-Dame, et 82, rue Saint-Antoine ; vous y trouverez un bureau de pla cernent pour la campagne ; en particulier un “ Relevé, très bien compris ”, des fermes à “ louer ” ou à vendre, ainsi que mille autres renseignements gratuits sur les diverses régions du pays ; enfin, les moyens faciles de transport par les bienveillantes Compagnies.A ce sujet, il y aurait peut-être quelques remarques à faire.Lu attendant, notez en particulier ceci : In) Avec un billet Lüler, .eL.re: tour) de fi à 7 piastres, vous pouvez aller séjourner 40 jours au Lac Saint-Jean.2o) J’ai sous les yeux une publication (en français) du Grand-Tronc qui par un billet circulaire de 40 à 50 piastres vous permet d’aller travailler, à gros salaires, pendant plusieurs mois, dans l’Ouest, et faire ainsi connaissance avec ce riche pays.Bref ! un peu d'initiative et de sa voir faire.“ Aide-toi et le ciel t’aidera.” LA CONSCRIPTION Une certaine feuille montréalaise, qui s’intitule pompeusement le champion de l'Empire, a commencé depuis peu une campagne qui ne peut aboutir qu’à de funestes résultats.Elle demande à grands cris (pic les patrons des grandes industries, que les maires des diverses municipalités canadiennes, forcent leurs jeunes employés à s'enrôler ou à péroré leurs positions.Que cette idée parte d’un bon naturel, on peut en (Imiter, quand l’on sait que ces.scribes tapageurs préfèrent prêcher l’exemple dans une salle le rédaction qu’aller eux-mêmes com battre la cause du droit et rie la liberté Depuis la déclaration de celte guerre sanglante, le Canada a mon tré à l'univers que ses fils savaient mourir “ volontairement ”, et il fait non de constater (pie nos braves Canadiens, cent fois moins exposés ici aux contrecoups des attaques allemandes, se soient sacrifiés en masse comme ils l'ont fait, pendant que les Anglais d’Angleterre, tous les jours exposés à voir l’envahisseur sur leurs talons, se baladent sur les terrains de golf, et meme déclarent une grève qui aurait pu avoir de.funestes conséquences si elle s'était prolongée.Nos Canadiens qui bataillent dans les tranchées européennes ont écrit l'une des plus belles pages de notre bis toire.Pourquoi ?Parce qu'ils se son enrôlés volontairement.Allons-nous forcer ceux qui restent à combattre ?On me répondra peut-être que la conscription ne se fera pas, et (pie nos députés u'«seront pas abuser de leur mandat pour la décréter.Qu’est-ce donc que le fait de chasser les jeunes gens des usines ?Paice-qu'un homme n’a pas les cheveux gris, s’ensuit-il qu’il vive de bouts de chandelle ?Vous, ô guerriers,., plumitifs, qui savourez délicieusement lu fumée d'un ilr nne pendant (tue vos amis ne respirent (pie de 'a poudre de fusil, êtes-vous déjà descendu dans ccs logis où une nombreuse famille ne compte que sur le .luire u’un frère aîné qui n’a lins même le loisir de se chercher une femme parce qu’il se sacrifie pour ses parents impotents ?Avez-vous songé que la subvention du gouvernement sur laqeiille vous ergotez tant ne laissera à ces familles que la misère presque noire parce qu'elle ne suffira pas à payer le compte du médecin, du boucher, etc.?La jeunesse aime la liberté.Demandez à un jeune homme de se sacrifier “ volontairement ”, S'il a du coeur au ventre, ce sera un héros.La violence ne fera jamais des soldat:, mais des révoltés.Je connais nombre de jeunes gens qui sont prêts à aller se battre, mais qui n’iront JAMAIS, si on les force.Allons, chevaliers de la conscription, dites adieu à os placards, revètez-vous de khaki, allez passer quelques veillées dans l.s tranchées, que votre épiderme laisse voir la trace glorieuse de quel pies balles allemandes ! Alors, mais seulement alors, vos écrits enflammés seront plus ènflammables.S.G.LE RECRUTEMENT.POUR LES CHAMPS M.le Directeur du “Devoir”, J’ai entendu raconter, l’autre jour, par une personne digne de foi, une petite histoire d’actualité, de nature « intéresser vos lecteurs et peut-être à inspirer à certains d’cnlre eux de suivre l'exemple donné par le héros de cette histoire.Un jeune homme employé dans une manufacture de rette ville fut placé, par ses patrons, Hans l’alternative de s’enrôler ou de perdre sa ROYAL YEAST CAKES meilleure levure - r ^¦iL\ au monde Y KTvikSffte PmdH't parfait.Rie?on» FAITE EN | CANADA EW.GIU.ETr COMPANY LIMITED TORONTO, ONT.MONTREAL «.WINNIPEG situation.Le jeune homme se croyant lésé dans ses droits de citoyen libre, quitta l’usine.Quelques jours plus tard, il trouvait un emploi d’aide de fermier, chez un cultivateur qui le prit à son service.Aujourd’hui, le jeune ouvrier.fier de son nouvel état, bien logé et bien nourri-, avec un salaire égal à celui qu’il se serait fait à la ville, remercie le Ciel d’avoir été oblige de quitter les odeurs de la ville et de l’atelier pour les bonnes senteurs vivifiantes et l’air salubre de la campagne.Heureux jeune homme, l’uisse-l-il apprendre à aimer la lerrc et à y choisir sa demeure pour y fonder une famille de cultivateurs libres, aisés, paisibles et heureux.¦K- vS1 POUR LES ECOLES D'ONTARIO 27 juillet 1915.A M.le Directeur du “Devoir”.Monsieur: C’est au nom de toutes les bonnes causes que vous défendez que je demande aujourd’hui hospitalité d’une demi-colonne dans votre excellent journal.Je ne suis qu’itn pauvre écolier et mon nom ne saurait être livré au grand public dès maintenant.Cependant, je dois à mes concitoyens, je me dois à moi-même, à mon honneur de faire connaître ce qui suit, afin que l’on ne m'accuse jamais d’avoir exploité mes concitoyens, d’avoir joué à la fourberie, cette fourberie contre laquelle le “Devoir” mettait dernièrement en garde ses nombreux lecteurs.C’est vraiment une belle action que les paroissiens de S.-Vincent de Paul, Laval, faisait à l’occasion de leur fête patronale, en apportant leur obole pour une oeuvre qui ticnl au coeur de tout Canadien-Français; les Ecoles d’Ontario.J’ai dit les paroissiens rie S.-Vincent-de-Paul; Ce ne furent pas tous les paroissiens de S.-Vincent-de-Paul, mais seulement ceux d’une partie de la paroisse, de celte partie qu’on appelle S.-François.J’étais heureux, c'était un honneur pour moi, d’adresser la pa role à tous ces bons amis, à tous ces hommes à la foi vive, au patriotisme ardent et généreux.Comme ils étaient contents, eux aussi, d'applaudir aux exploits des ancêtres, d’entendre parler de ces terribles batailles de S.-Charles, de S.-Eustaehe, que nos pères ont racontés au coin du foyer, pendant les longues soirées d’hiver.On se rappellera toujours, j’en suis certain, des aventures de cc rude patriote (|iic fut B.V'iger.La scène du gobelet d’eau, alors que Vigcr était en prison, restera dans la mémoire des jeunes gens qui l’ont applaudie.Comme l'on aime son passé! Ce fut la fête des morts comme celle des vivants.Les noms des grands citoyens sortis de S.-Vincent de Paul, des Bellerose, des Au clair, des S.-Germain furent soulignés d’applaudissements unanimes.Il me venait en mémoire cette page de Lamartine où le poète raconte le retour, en son pavs natal, d’Adda, la Hile de Phayr ; “Ses pas, (dit-11) se détachant lentement de ces lieux “Semblaient s’incorporer à ce sol des aïeux.“Tant peut sur les vivants la mémoire chérie, “C’est la cendre (les morts qui créa la pairie!” F’atriote, on l’est! On Test quand il s’agit d’oeuvre nationale.On Test quand il s'agit d’envoyer les enfants à de bonnes écoles.On Test surtout au foyer.Mais dans la vie publique .parfois c’est autre chose.Voilà pourquoi, je n’ai pas craint d,e répéter à mes concitoyens cette parole quo, M.le Directeur, vous adressiez 1,’autre jour à des jeunes,gens comme mol: “L’homme, disiez-vous, a été créé pour se tenir debout, le front haut.Les pieds seulement doivent lui toucher à la terre et chaque fols qu’il s’abaisse pour se mettre à plat ventre, ou à quatre pattes, il n'a que le suri qu’il mérite, celui d'etre Irai-lé comme une bêle de somme.” Kt Ton a applaudi; on a applaudi parce que l’on sentait cpie c’était vrai, c’était juste.Je remercie les citoyens de S.-Vincent de Paul ''être venus en si grand nombr» à cette fêle patriotique.Je remercie MM.R.Plouffe, S.Perron, .lolicoeur, V.Grosleau et les autres, du concours qu’ils ont apporté au succès de cette réunion.De nos très minces recettes, nous détachons la somme promise pour les Ecoles de l’Ontario, vous priant, M.le Directeur, de la faire parvenir à destination.Le reste, ($12.60), suivant l’avis émis par les organisateurs, sera envoyé à Québec pour une oeuvre non moins belle, et qui tient beaucoup au coeur de tout catholique ca n a dien -f r a n çal s.Je vous remercie, M.le Directeur, des quelques lignes dont vous voulez bien disposer dans voire journal à mon endroit, et fait des voeux pour que le “Devoir" soit encouragé dans la paroisse de S.-Vincent de Paul.Votre très humble.Elève de phil.au collège de TAs- •sompfion.SUCCESSION HENRI THOMAS LEVY Toutes les personnes intéressées dans cette succession, soit comme créancières, soit comme débitrices, sont priées de s’adresser (out de suite au notaire soussigné, en son Etude, au No 30, nie S.-Jacques, à Montréal.L.BELANGER, notaire.CHRONIQUE RELIGIEUSE ROME ET LE MONDE - EVANGILE.LE Xe DIMANCHE APRES LA PENTECOTE.Evangile selon S.Luc.— Ch.XVIII.V.9.En ce temps-là Jésus dit cette parabole pou:- quelques-uns qui, présumant de leur propre justice, mettaient leur confiance en eux-mêmes et méprisaient les autres : Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; Tun était Pharisien, et l’autre publicain.Le Pharisien, se tenant debout, priait ainsi en lui-même : Mon Dieu, je vous rends grâce de ce que je ne' suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ni meme tel que ce publicain.Je jeûn-deux fois par semaine, je donne la dîme rie tout ce que je possède.Le publicain, au contraire, se tenant éloigné, n'osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant ; Mon Dieu, ayez pitié de moi, qui suis un pécheur.Je vous déclare que celui-ci s’en retourna chez lui justifié, et non pas l’autre ; car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.TIERS-ORDRE FRANCISCAIN Fraternité Sainte-Elisabeth, rue Dorchester ouest.No 964.Réunions des soeurs professes dimanche, 1er, et lundi, 2 août, à 2 heures p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.-— La secrétaire.* * * Fraternité Notre-Dame des An ges, rue Lagauchetière ouest, No 130.Réunion des novices dimanche, 1er août, à 2 heures p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.— La secrétaire.* -K- * Fraternité de S.-François Solano.Réunions des frères et des soeurs dimanche.1er août, à 2 1-2 heures p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.— La secrétaire.* * * Fraternité S.-Enfant-Jésus, Mile-End.Réunion des frères dimanche, 1er août, à 5 heures p.m.Les membres sont priés de s'y rendre sans autre convocation.— Le secrétaire.-*_- RETRAITES FERMEES DES VOYAGEURS DE COMMERCE La première retraite fermée des voyageurs de commerce a lieu à la Villa S.-Martin, du jeudi soir, 5 août, au lundi matin suivant.La deuxième aura lieu du jeudi soir, 19 août, au Junrti matin suivant.Toutes les chambres pour la première sont déjà retenues.On peut envoyer son nom pour la seconde à M.Vlfred Bernier, 663 rue S.-Hubert, ou au Père Archambault.Villa S.-'Martin, Abord-à-'Plouffe.HONNEURS POUR LE COLLEGE S.-LOUIS DE TERREBONNE Il y a quelques années la Communauté des Clercs S.-Viutriir, dans le but de stimuler l’émulation entre les élèves de ses divers collèges commerciaux, fondait un prix de $10.00 en or à être décerné à l’élève finissant qui remporterait le meil leur succès dans la première série d'examens du diplôme.Les épreuves de ces examens sonl les mêmes pour tous leurs collèges commerciaux, étant préparées et corrigées par le Comité d Etudes de la Communauté, dont le siège est à Outremont.I»n 1892, année de la fondation de ce prix, c’est le collège S.Louis de Terrebonne qui remportait ce prix dans la personne de M.Oscar Lachapelle, de S.-Henri de Maseou che.Cette année c’est encore le collège S.-Louis de Terrebonne qui remporte ce prix dans la personne de M.Charlemagne Renaud, de Terrebonne.Pour stimuler encore !cs élèves de tous scs différents collèges coin merciaux, la Communauté a, cette année, établi un concours d'écriture dont l’exposition vient d'avoir lieu à Jolictte, lors de la réunion générale de toute la Communauté pour la retraite annuelle.Le premier prix de ce concours d’écriture, un $5.00 en or, a également été gagné par le même élève du Collège S.-Louis de Terrebonne, M.Charlemagne Renaud.Ajoutons qu'il a aussi gagné une magnifique montre en or.généreusement donnée par M.Phidime Thérrien, marchand de Terrebonne, comme prix de dessin et d’écriture.(Communiqué).FETE A FASSETT Fassett, 29.— Nous avons eu dimanche dernier notre pique-nique annuel au profit de l’église et ce fut un véritable succès, il y avait environ 1,500 personnes venues de toutes les paroisses environnantes, malgré la température menaçante que nous avions le matin.M.le député Fortier a assisté à notre fêle paroissiale, et après quelques mots de remerciements adressés à la foule par M.le curé Guil-bault nous a fait un discours patriotique.Parmi les autres orateurs figuraient M.Evanturel, M.le vicaire Mnndevillo, de Fassett.M.R.Bon vrette, d'Hawkesbury, etc.Dans la soirée un splendide feu d’artifice eut lieu.Le trésorier de l’organisation nous dit avoir touché $1,200.On nous dit que les.recettes nettes seront de i»lus de $700, c'est un beau résultat LA COMPAGNIE BRODEUR S Marchand en gros et de vaisselles, verreries, coutelleries, lampes, etc.Pour les communautés religieuses Noue nous sommes procuré l'agence du Ware Ever Aluminium pour les ustensiles de cuisine.M.Desparois est en charge de ce département et est en état de démontrer aux cuisiniers l’utilité des différents vaisseaux.Escompte spécial de 20 % Notre département de coutellerie est complet, les meilleures marques sont toujours en-stock.Notre département de vaisselles, comprend les articles en usage dans les collèges, couvents.Notre département de verreries est assorti des verres, plateaux en cristal brillant et de bonne qualité.A NOS DEUX MAGASINS 533 EST S.-CATHERINE EN GROS.86 S.-PIERRE ^lllllilillliHIlt’ ” 'XlT l lIilH.li'IIIMll'lilll (.Mil l.1 .MH.' H- .6^ i dit 1 • '• I i ilIWIJIMtlIUMgniMMlUIIU | ‘ dpTFS 1 E:r'Vï V' ";A V": 9 ^ C I nililH'HS^fwfltailHHMSttnniluiiMiuiUMumwmil.l'Mliti ¦Mriilliri.il MiniiUHii'H'UUW ''UMHul'UHnm.iimi n'iuiiui iMliiHHiHHlUiMMiMHWMmwmiMMW*1 ¦ '"Vg AVOCATS EMILE BEAUCHAMP .AVOCAT a transporté ses bureaux AU No 97 S.-JACQUES Tel.Main 1505.Chambres A-l-2.Boite Postale 356.— Adresse télégraphique, ,rNahac.Montréal*', Tél.Main 1250 1251.Codes : Ueberft, West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-Jacqttwi MAURICE DUGAS, avocat L.L.L., 30 S.-Jacques, Chambre 44.Téi-Main 7691.Résidence, 2466 avenue du Parc.Rockland 2459.LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats, Edifice Banque de Québec, Il Place ri’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C.Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J, Maréchal Nantel, B.C.L.ROM ÜAL D " ROŸ AVOCAT 83, Craig: Ouest.—Chambre 525 Tel.Main 966.MONTREAL.Residence : 1951, AVENUE DU PARC Tel.S.«Louis 4207 HERVE ROCH, B.A.L.L.L AVOCAT 61, RUE S.-GABRIEL.Bureaux 17, 18 et 19 Tél.Main 3264 Soejêté^Iéïale BARIL & ROCH CAMILLE TESSIER AVOCAT F,T PROCUREUR 97 31 JacqtiES, Ch.34.MONTREAL M A I N 8728^ ROC K L AND 951.Résidence : Est 5973.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B AVOCAT Tél.Main 213.— Bureau 53.____________ 97 rue Saint-Jncnuea.Résldenee : 189 Jennr.e-Manee.Té! Est 5973.GUY VANIER.B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— ftureau 76, Tél.Main 2632.NOTAIRES BELANGER & BELANGER, (Léan dre et Adrien).30 Saint-Jacques, Main 1859.Résidence.240 Visitation.Prêts sur hypothèque, achats de créances.TEL.ST-LOUIS 504ï A.-H.Barrette NOTAIRE 70 rue Rachel Est, Montréal PROIE J.MARSAN, notaire, 320a nue Amherst, coin Demontigny.Tél.Est 1301.Toujours divers montants d’argent à prêter.DOCTEURS “Diplômé en hygiène Pub -EST 6734-—-—- Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieu de Paris.’îaladie des YEUX, des OREILLi.3.du NEZ et de la GORGE, 523, Saint-Denis, (En face du carré Saint-Louis).Dr A, L.Guertin Maladies de» Yeux, des Oreilles, du Nés et de la Gorge.320 RUE SAINT-DENIS HEURES DE BUREAU ¦ 3 A 5 H RS.Tél.Bell Est 6164.DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU 1111, RUE SAINT-DENI* Près Marie Anne.Tél.S.-Louis 3943.-NOS DENTS- sont très belles, naturelles, garanties.INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN (Incorporé) 162 rue S -Denis, Montréal.Dr HONORE THIBAULT L.n.S.D.D.s.CHIRURGIEN - DENTISTE BUREAU i 321a RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.ST-LOUIS 6098 Dr.J.-N.CHAUSSE SPECIALITE : Voles urinnirev mnlo-die» de la peau.Heures î 12 à 2 p.m.6 I à 8 p.ni.Tél.Saint-Louis 3275.708 Parc [ Lafontaine, coin Marquette.INGENIEURS CIVILS HURTUBISE & HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99 rue Saint-Jacquer.TELEPHONES : Bureau: Main 7818.Ré.idence: St Loci, 21*1 JOS.MEUNIER et FABIUS RUEL INGENIEURS CIVILS ET ARPENTEURS GEOMETRES ont transporté leurs bureaus au No 17 COTE PLACE D’ARMES Chambre 507 et 508 Tel.Main 3066, SURVEYER & FRIGON INGENIEURS-CONSEILS Expertises, Levés de Plans, Estimations e! Projets.Happons Terhniques et Financiers, ADRESSE : 56 BEAVER HALL HILL Téléphone Uptown 3808.MONTREAL.VINCENT & GIROUARD Ingénieurs, Arpenteurs, Architectes 15, RUE SAINT-JACQUES.TEL.MAIN 1168 HONORE GIROUARD.631 Saint-Hubert.Montréal Tél.Est 3723 J.ARTHUIS VINCENT.Longueull Ex-chef du service des lignes et niveaux de Montréal.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES APPRENTIS BARBIERS demandés, méthode moderne.Système Moler, établi depuis 22 ans Quelques semaines suffisent.Outils donnés gratuitement avec le cours.Positions assurées.Cours spécial du soir.S’ad.Molers Barber College, 62D Boulevard St-Laurent.Montréal.EMPLOI DEMANDE PROFESSEUR DE PIANO— Une jeune fille de' bonne famille, possédant ses mplômes de musique, ayant eu son “ Associé ” au Dominio* College, demande à enseigner le piano dans une famille privée ou dans un couvent.S’adresser, par lettre, à casier 9, “ Le Devoir ”.À LOUER BUREAUX J LOUER 71», rue Saint-Jacques, rez-de* chaussée et sous-sol, 5,000 pieds de planchers.Aussi plusieurs bureaux et suite de bureaux aux étages supérieurs.S’adresser à Rodolphe Bé-dard.55.rue saint-François-Xavier.AUTOMOBILES A LOUEr Au Garage Laurier, Limitée 375 Est, rue Ontario, entre S.-Hubert et S.-Denis, plusieurs Autos de tourisme ainsi que Limousines.Téléphone Est 2480.A VENDRE A VENDRE OU A ECHANGER Belle propriété, rue Saint-Germain.5 logements, 1021 à 1023.Un prêt avec la transaction.Z.May-rand, N.P., 1131, Saint-Denis.A VENDRE OU ECHANGER Un bel emplacement de 50 x 135, garni d'arbres fruitiers, au village de Contrecoeur.Z.Mayrand, N.P., 1131, rue Saint-Denis.IMMEUBLE TALBOT FRERES, courtiers d’immeubles, experts en propriété, échanges de propriétés de toutes sortes, ville ou campagne.Nous sommes des experts en propriétés de ville ou campagne, terres à culture, limites à bois, etc.Aussi échange de commerce pour propriétés.terrains et balance de vente.Plusieurs demandes actuellement.Pour informations, s’adresser à Talbot Frères, 902, De Saint-Valier.Tél.Saint-Louis 6296.OFFRE SPECIALE On demande des hypothèques, balances de prix de vente, propriétés ou fermes à échanger pour salle de billard de 12 tables, etc., exempte de toutes dettes et hypothèques, l’une des meilleures dans le cenUe de la ville.Une vraie occasion pour du comptant.On demande propriétés ou fer mes pour hypothèque de $11.500.00 On pourra remettre du stock poui la différence, s’il y a lieu.A tous ceux qui ont.soit des pro priétés, balances de prix de vente garanties, fermes nu commerce n'oubliez pas de venir me voir, j'ai tout ce qu’il vous faut.J.H, 1.ANGEVIN, Coin Berri et Marianne.Tél.S.-Louis 3781.PROPRIETE A VENDRE Ruç Marianne, entre Christo phe-Colnmb et Boyer.Maison de trois étages, façade en pierre, bien louée.Bonnes conditions.S’adresser à H.Paradis, 4647 rue Bel-lerive, Terrasse Vinet, Longue-Pointe.TERRAINS A VENDRE Trois terrains, situés en race (tes Rapides de Lachine, dans Bronx Park, sur la dème Avenue, portant les Nos 1074-1075-1076.Vendra bon marché.S’adresser à 681 ave.Papineau.DIVERS ASSOCIE DEMANDE A personne sérieuse disposant d suite $600 ; remboursables brèv échéance, accorderais partieipatio raisonnable dans brevet obtenu, va labié 18 années, invention électriqu unique ; rapportant gros bénéfice certains.Affaire très sérieuse ; re férences.Ecrire P.O.Box 2647.ECOLE VETERINAIRE DE MONTREAL L’examen préliminaire à relie étude aura lieu le 8 septembre 1915, à 9 heures a.m., dans une des salles rie l'Ecole, No 381, Est, rue De Montigny, a Montréal.Les vingt-cinq premiers applicants sont boursiers du gouvernement de la province de Québec, ceux-ci n’auront qu’à payer leur P.-A.LACROIX, arpenteur géomè-! tre, ingénieur civil.Chambre 422, 17, Côte Place d’Armes, Montréal.Tél.Bureau : Main, 7305 ; résidence : Saint-Louis, 2707.immatriculation au trésorier de l’Ecole.pour suivre les cours vétérinaires gratuitement.Les cours de cette école commenceront le il septembre 1915, à 10 heures a m.Pour informations, s'adresse au soussigné, ou au docteur A.Dauth, secrétaire-trésorier du B.G.V.P.Q., à Coteau du Lac, P.Q.Le directeur-secrétaire, F.T.DAUBIGNY, M.V.ASSURANCE Les personnes qui ont déjà été refusées par les compagnies d’assurances sur la vie peuvent obtenir de la protection en s’adressant par i lettre à “Assurance-vie”, bureaux du “Devoir”, Montréal.SALLE A DINËR STAR BOARDING HOUSE CHAMBRE ET PENSION, S5.0Ü par semaine.Repas tous les jours à 20c.Attention spéciale aux voyageurs.N.PRESSEAULT, Prop., 8-10, RUE S.-ANTOINE.MAISONS D’EDUCATION ÉCOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME, LTÉE Saint-Hyacinthe, p.q, FONDEE EN 1900.vie MATELAS • ••Non Bourré ’* $15, 'Bien Fait-‘Non Bourré ' Garantit toute une vie de confort et de propreté.FAIT AU CANADA DEMANDEZ LA BROCHU- ___ ^^>5 RETTE GRATUITE tjMri Réouverture le 23 août.Prospectus sur demande.B.LALIME, principal.|Cuhe Radicale Des Cors S0RE.Erric8CE.58NS Oouutm En Vente Phrtout SS * raw.'( rp«Nco m» l» Poste æuvÏ/U.Laurence.Montreal En tou* pays.Demandez le GUIDE L INVENTEUR qui sera envoyé gri MARION &.MARION 864 rue Univeralti.Montréal.5 75 YOL.VI.— No 178 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1915 e Littéraire Le poete Le Goffie par GABRIEL AUBRAY (Le Correspondant) C est sous les yeux clairs de Fée pousée eju il tria, parmi les vers que, depuis ses dix-huit ans, il avait écrits, ceux qui se pouvaient fondre sans discordance dans ïalleluia de son jeune bonheur.Les y mettre, c’était d’abord être sincère, ne pas mentir à sa jeunesse, et puis soutenir le chant joyeux des heures présentes de raccompagnement mélancolique du passé, qui faisait ce bonheur mieux senti, plus cher et plus fçrave.Ainsi fut composé, ainsi parut, l’année même de.son mariage, ce bijou, Amour.breton.Ions ceux “qui ont quelque cho-6e.la’ furent sensibles au charme original de ce livre menu, fait de vingt-quatre pièces, pas davantage, et très courtes.Et Anatole France et Gabriel Vicaire y admirèrent tout de suite presque autant de petits chefs-d’oeuvre, d’un art très pur, très sûr, achevé.M.Paul Bourget, toujours attentif à ausculter l’accent moral d’un ouvrage, en recevait “une impression unique de grâce triste et souffrante’’ ; et l’impression était juste.Mais pourquoi ce gai compagnon, plein d’humour, qu’était Le Goffic, tirait-il du fond de son coeur un tel livre, où il y favait du sanglot, et très sincère (puisqu’on le sentait étouffé ?C’est la^ faiblesse de notre criti-jque de s’être laissé soumettre à la 'loi fausse de s’arrêter devant le (mystère de la vie intime.Pourtaut d’oeuvre, celle au moins qui mérite (ce nom, est l’expression et le suc de Icetté vie.Même pour ceux que d’homme^ intéresse moins qu’un li-vre, ce livre, comme il devient plus 1 émouvant, plus plein de sens quand, fibre à fibre, il s'explique par une Ame, et cette âme elle-même nar son histoire et ses composantes ! Et que cela est plus vrai encore pour un artiste ,tel que celui ci, dont les poèmes furent une sécrétion lente et exquise de sa vie intime, comme celle de l’ambre ou de la perle.Or un Barrés, un Charles Maur-ras, qui ont de bons yeux, devinèrent, analysèrent bien que, pour être si pénétrant, si fort, ce livre avait dans la réalité des racines profondes.L’un et l’autre y sentirent vivante la Bretagne avec “ses yeux verdoyants, sa chevelure de genêt fleuri”, “son coeur crépuscu-leux qui enferme un rêve chaste, une pudeur sournoise en sa passion démesurée”.Ce qui n’était point du tout mal diagnostiqué.Mais, en dégageant ainsi la signification large de l’oeuvre, ils ne se donnaient pas la peine ou l’indisposition de savoir si tout cela n’était qu’emblème ou métaphore.“(Là-dessus, disait Charles Maurras, une Gaud parisienne traverse sa vie ou son cerveau (on ne sait pas au juste) ; fantômaîe ou réelle, Anne-Marie, en une magnifique floraison de symbole, lui rend dans son regard toutes les choses de la Bretagne, d’où elle est exilée comme lui.” Vous voyez la part d’erreur qu’il y a dans ces façons d’exégêse.Elle n’était pas fantômaîe du tout, et pas du tout Parisienne, la bonne fée, par la.main de qui Petit Poucet retrouvait le chemin de sa maison : Elle est née un joli dimanche de printemps.Son père qui croyait en Dieu, comme au bon temps.Et sa mère, coeur simple et pleine de rêverie, Pieusement Pavaient nommée Anne-Marie, pu nom, choisi par eux entre les noms d'é- lus, Des deux saintes du ciel qu’ils vénéraient 1 le plus, Car en Basse-Bretagne on prétend, etc.Ainsi, avant que se dessinent sur la soie les nobles figures de symbole qui la damasseront, la bonne navette d’un sain réalisme en a solidement ourdi la trame.Et si j’insiste là-dessus, c’est que l’oeuvre tout entière de Le Goffic aura ces dessous de vie profonde qui en font la force.C’est aussi qu’une très haute question de poétique, et donc cnmêmetemps une de méthode critique sont engagées là-dedans ; et je prends mes avantages quand le succès d’un grand artiste comme celui-ci donne si magistralement raison aux principes auxquels je me suis voué.Donc deux ou trois amours s’emmêlaient dans Amour breton à celui des aceordailles.Et, devenus souvenirs, ils avaient été, ils étaient souffrance encore.D’où l’épigraphe qui donne si bien le leit motiv et qui est un mot de La Boétie : Mais, comme son “Islandais” du , a-,s> ,'1 a fermé son oreille aux voix troublantes, “il a planté ses deux poings au fond de ses deux yeux”, et sondant, comme un puits‘d’abîme, ce coeur amer, il a senti qu’à ses parois La Heur de poésie était toujours vivante._En vain, volant autour d’elle, ses reves passés, ses mauvais rêves, le rappelaient “en montrant sous l’aile le trou béant de quelque trahison.” A’ains efforts ! Ils n’ont pu détacher ma Pc la rose d'Eden, de la rose éternelle, Uni poussait en mon coeur sa libre floral- son.Et, au soleil levant de sa vie nouvelle, on le sent qui va d’une mai-che sure vers le rivage qui l’attend.Voila ce qui faisait le charme et la vente de ce livre discret et fort, aveu poignant de simplicité prolonge en même temps que çri joyeux d’une âme délivrée qui a retrouve sa route.11 est parfaitement vrai d’ailleurs — et c’est qui en élargit la portée — qu’en cette âme personnelle et vivante s’incarnait l’âme bretonne, avec ses mollesses et ses inquiétudes, facile aux défaillances et prompte à la dérive, mais robuste et candide en son tréfonds, toujours nostalgiquement aimantée vers son port d’attaché.Mais c’est que Le Goffic — cette longue étude de ces “origines” n’a pas d’autre ex cuse — au lieu d’avoir, ainsi'qu’il arrive, cherché cette âme du dehors et de l’avoir conquise comme un butin, par la montée en lui des sèves les meilleures de son pavs et de sa race la portait tout entière dans ses veines.Et c’est parce qu’il avait su, à temps et par la grâce que j’ai dite, regarder au fond de sa conscience, et l’y voir, qu’il la faisait ainsi éclore tout d’un coup dans la fleur exquise >de son printemps.* * * Et maintenant l’arbre, qui sait d’où il tire sa force et dans quel sens pousser vers la lumière, n’a Plus qu'à s’épanouir et donner ses fruits.On sait qu’ils ont été abondants, savoureux, dorés.Mais qui en ouvrirait dans le noyau l’amande y trouverait, s’y faisant sentir de saison en saison avec un goût plus fort, toutes les vertus, toutes les idées, d’ordre français et chrétien, que le père et la mère, et les bons forgerons ou paysans lannion-nais et les vieux gondoliers du roi, et la Marie Juste aux martyrs, avaient mises dans leur graine.Elles sont dans sa pensée comme elles sont dans sa vie.C’est pour cela que sa gloire a monté, pas aussi vite que nous l’aurions ¦ voulu, mais d’un si pur éclat malgré les traînées de brume qui parfois la voilaient encore ; et pour cela qu’à connaître de mieux en mieux les riches fonds de cette nature droite, généreuse, cordiale, notre amitié chez tous est devenue plus ardente et plus fière.On ne l’admire point d’un coeur froid.Et, j’en fais l’aveu, je ne parlerais pas de lui sans tendresse.Rien qu’à scruter sa poésie, comme on verrait, dans le Bois dormant, avec ce vieil effroi de l'amour, qu’il appelle “le Passant triste” : L'amour ne chante pas ; il ne sourit jamais, Il vient comme un voleur de nuit,’à petits Retenant son haleine et PAGES CANADIINNES EN GRAND’CHARRETTE • ¦¦ par ADJUTOR RIVARD Ne me parlez pas de votre chariot moderne, avec avant-train, arrière-train, flèche, timon, double bacnl, crochets, chaînes et autres ferrures, et que surmonte, tel un squelette de guimbarde, une grotesque construction à claire-voie en forme de papier.Ne m’en parlez pas! La vraie charrette à foin, c’est la grand’ charrette, à deux roues, avec échelles, aridelles, fausses barres et queues d’aronde.Fait de bonne epinette rouge, et d’une seule pièce, chaque limon court de la cheville au treuil; l’essieu, érablë ou cormier, est_ placé de telle sorte que la charge ait juste le ballant voulu et ne porte pas trop à dos; échelles et aridelles, un peu libres dans leurs mortaises, s’écartent pour que le voyage de foin monte en s’élargissant.Voilà une voiture! et solide, et facile a tourner, et qui entre dans la batterie comme chez elle.Et dire qu’il y a, dans les villes, des gens qui n’ont jamais été en grand’charette! Les malheureux, ils ne savent rien de la vie.* * * Nous partions, dès le matin, avec Gedéon, le fermier.A Yéchelette d’arrière, Catherine, la femme à Gé-deon, tenait sur ses genoux le panier où nous avions vu mettre un pain frais, une motte de beurre, un morceau de lard, et, à cause de nous, les enfants, du lait dans une bouteille.Le fils du fermier, gaillard bien découplé, qui vous soulevait au bout de la fourche les plus grosses veilloches sans rien laisser sur le champ, allait à pied, ouvrant et fermant les barrières.Notre place, à nous autres, était entre les fausses barres d’avant, avec Gédéon.Car il y a plusieurs manières de voyager en grand’ charette, et chacune a ses charmes.A l’arrière, on a l’avantage d’être tout près de terre, et les herbes hautes, en passant, vous chatouillent les jambes.Si le coeur vous en dit, vous pouvez sans peine débarquer soudain, cueillir une framboise le long de la clôture, puis rejoindre en courant la voiture qui s’en va, et d’un bond remonter à votre place.C’est fort agréable.Mais, si la Grise se met à trotter — ce que d’ailleurs elle ne fait jamais de son ( , Juste comme la colombe revenait plein gré, car la vieille jument, qui i ù l’arche un brin d’herbe Saint-est la plus sage des bêtes, sait bien ! J?an au bec, nous passions la der-qu’une charrette à foin n’est pas nière barrière et nous nous trou-une voiture de course — si la Grise vions sur ja ferre deuxième se met à trotter, ceux qui sont à : rang.où le foin, fauché la veille et Yéchelette d’arrière en ont connais- mis en veilloches pour la nuit, at-sance, je peux vous Yacertainer.tendait les faneurs.vie, et qui obéit au geste et à voix! tenir dans ses mains les cordeaux, de vrais cordeaux de corde! pouvoir tirer, si on veut, sur celui de gauche, par exemple, e*.voir la Grise, docile, aller à dia, puis, en tirant à hue, la ramener à droite! Mener, enfin!.Les jouissances comme celle-là ne sont pas drues dans la vie d’un homme.Ce qui m’étonnait, c’est que Gédéon ne parût pas tenir à conduire, lui-même.Pour la descente du Coteau de Roches, il prenait les guides, c’est vrai; mais il ne semblait pas en éprouver de plaisir, et, après le passage difficile, il me les rendait sans ombre de regret.N’était-ce pas étrange?Peut-être bien que, n’ayant pas à surveiller la Grise, Gédéon se trouvait plus libre pour fumer sa pipe et pour parler.Car, tout Je long de la montée à travers champs, il nous contait des histoires.Parfois, il nous disait les hivers passés dans les chantiers du Saint-Maurice; parfois, des batailles terribles, livrées on ne savait dans quel pays ni à quelle époque, mais où invariablement le grand Napoléon battait les Anglais à plates coutures.Le plus souvent, c’était l’Histoire Sainte que Gédéon nous contait.Le récit du déluge, en particulier, était une merveille.Nous voyions se construire l’arche, une espèce de chaland avec une grange dessus, et dans laquelle il y avait, d’un bout a J autre, des parés et des barrures, comme dans une écurie; puis, le grand-père Noé, de sa bonne fourche, emplissait le fanil de foin, de beaucoup de foin à cause des éléphants qui mangeaient une botte par bouchée; ensuite, les animaux entraient, deux par deux, dans Par-che toute prête, et leur énumération était interminable.A la fin.la pluie se mettait à tomber, et Gédéon, qui avait vu l’inondation de la grande digue, devenait éloquent.Quand l’eau était rendue par-dessus les clochers d’églises, nous nous regardions épouvantés; j’en oubliais de mener la jument — qui ne continuait pas moins, de son pas tranquille, à suivre la route tracée.se pas, cachant des mères.Je dis ce que.mon coeur, ce que mon mal me dit.i Coeur blessé donc, coeur en train de guérir, coeur convalescent, mais qui a sa langueur et ses points dou-loiureux.Aussi, encore que s’ouvre le livre par le cri d’allégresse triomphante d’un épithalame chantant la vie et l’amour de vivre, La nuit de mon coeur s’est illuminée.et que la plupart des grains du rosaire soient doux et purs comme les deux noms de Marie-Anne, il y a dans le miel de ce jeune amour un arrière-goût amer des péchés d’autrefois : Je t’apporte un coeur bien 1ns.Ne me dis plus que tu m’aimes ! Une autre m’a dit, hélas ! Les mêmes choses, les mêmes.L’obsession d’un va^ue malaise demeure en lui ; Ici j’«l le coeur rongé D'un mal indéfinissable, Je ne sais pas ce que j'ai., et l’hymne de certitude et de joie est traversée, en sourdine, du sanglot des détresses anciennes, par-lois même du hoquet des “immenses dégoûts de vivre”.avec la hantise du mystère qui habite dans la nature et dans les choses ; avec toutes les chansons plain-lives de la mer sauvage et du pays des adieux, on verrait, dis-ie, le sentiment robuste et sain de la famille qui soulève à une hauteur d’épopée la belle pièce des Lits clos ! et l’amour violent de la Bretagne dispersée et mourant de son exil, dans les strophes lyriques du Pardon de la reine Anne ! et la piété qui rassérène les( fronts, adoucit les coeurs amers, éclaire la mort (Couchant mystique, Noël à bord, Notre-Dame de Pen'march) ! Or, dans le nouveau livre, le plus beau, et qui doit valoir à Le Goffic les consécrations les plus hantes, on retrouvera à chaque tournant des pages, sous des traits toujours plus nets et plus touchants, cette âme autrefois errante, violente et “insurgée” comme l’ajonc, mais qui a comme lui des racines tenaces et des fleurs d’or.Ah ! oui, Viviane et ses enchantements de rêve et d’a-niour, Huetgoat et sa forêt peuplée de légendes, et le vieil Orient fataliste qui ‘ stagne, aux crânes étroits” des Bigoudens et sous le bandeau noir des guetteurs de bris, ont fait de la Bretagne un pays hanté encore de païennes visions, et de chaque coeur breton le vieux manoir croulant et solitaire, Où 11- vent, la hriimc, nt lp mystère Par sas corridors vont rôdant.Mais le manoir perdu “gardera jusqu au soir sur sa face de cendre” la clarté qui dans son matin 1 illumina (le Manoir).Et telle vieille femme à cape de veuve, au visage rugueux, au corps voûté, dont les yeux d’aube “dans ce 'désastre universel sont demeurés bleus, ingénus et tendres”, symbolise à merveille la vieille terre maternelle “l’aïeule aux yeux d’enfant".Et les feux de la Saint-Jean montent dans le ciel, étoiles mystiques de la Bretagne qui prie et chante autour d'eux.C’est bien le soir, le 5oir breton, très doucement illuminé,,.Et le C’est alors que le panier danse, et la fermière avec! Au centre de la charrette, entre les ridelles, pourvu qu’on prenne garde aux fourches qui sont là, on est en sûreté.Mais gare aux cahots! on se trouve sur l’essieu, et l’on se fait secouer dans le grand genre.Pour une longue route, il n’y a pas à dire, c’est dur; mais, avec une couche de foin, et pour rire un brin quand la Grise trotte, il n’y a pas meilleure place.A Pavant, enfin, c’est comme si on était porté sur des ressorts.Et on mène! O délices! être assis, à côté de Gédéon, sur la queue d’aronde, les jambes pendantes, tout près de la croupe du cheval! avoir devant soi un cheval, un cheval en vieux coeur toujours jeune fait sa rentrée, comme le matelot regagnant la rade où l’attendait, épouse ou mère, la femme bénie qu’il n’avait pas cessé d’airAer : J’ai jeté l’ancre dans ta rade, Sagesse, paix, sérénité, Aceueilte-le, ce coeur nomade.Que.les courants t’ont rapporté.Rien qu'au nom de Biui-Bouz, “triste et doux” comme toute la Bretagne, voyez comme du fond de son passé se lève et renaît “en sa grâce ondoyante et pensive” cette jeunesse du poète que ce passé sauve et fait éternelle ! C’est que rien n’a changé : paysage, horizon, Gens et choses, autour de toi, chère maison, Tout a gardé sa grâce austère et primitive.O sapins que j'ai vu planter, est-ce bien vous ?Lnndicrs que vêtaient d’or les fusenux de l’automne.Et que poudrait d'argent la houppe des avrils, Roseaux qui palpitiez au vent comme des cils.Stellaire qui frangeais dans un pli de la dune La mare oii les troupeaux viennent boire 6 la brune.Tels Je vous al quittés et tels je vous revois ! Et la mer est là, qui vous enferme dans un cercle éternel de sourds gémissements, la mer dont les sanglots “font pleurer en nous des morts mystérieux”.Au bercement de sa plainte et près de vous il fera bon d’abriter son dernier songe en suivant dans leur montée vers Dieu l’encens des feux dti soir.Car c’est toi, Nature aüx yeux de soeur, qui seule ne mens pas et de tous les mensonges de la vie consoles : Verse en nous ta bonté, ton calme, ta fraîcheur.Et, de tout vain désir afin qu'elle s’abstienne, Accorde notre vie au rythme de la tienne.Cela est très beau, tout simplement.Et quand on » fait cela et le reste, — la ferveur de mon amitié ne trouble point ma vue, — on.est certainement un grand poète.Gabriel AUBRAY.(Le Correspondant) Ah! on vous les éventrait, les veilloches! on vous le retournail, le foin mûr! on vous le faisait danser, au bout de la fourche! C’était, dans Pair, un vol de brindilles qui s’éparpillaient.Vite fatigués, cependant, nous ne tardions guère, pendant que le fanage se continuait, à rejoindre la (irise, dételée et à l’ombre sous un arbre.Nous avions cent autres ('.hoses à faire: la clôture à sauter, la grand' charrette à faire balancer sur ses deux roues, des framboises à manger, des petites merises à cueillir, des papillons à attraper, des mulots à dénicher, des poissons à pêcher.Car, sous un certain petit pont — que je revois encore — un ruisseau d’eau claire courait sur des roches, et il y avait tout plein de petits poissons d’argent; nous les seinions avec nos chapeaux de paille, lesquels en étaient tout rafraîchis.La matinée passait, et nous nous apercevions que, dans le grand champ, au lieu des petites meules arrondies çà et là, il n'y avait plus qu’une jonchée de foin qui séchait au soleil et sentait bon.Les faneurs revenaient vers nous.Au clocher lointain sonnait Langé lus de midi.Gédéon se découvrait: “L’ange du Seigneur annonça à Marie.” Et nous répondions, tournés vers l’église, dont on apercevait, par dessus le Coteau de Roches, la croix fleurie et le coq brillant au soleil.« •* *f Puis, le panier s’ouvrait, et c’était la collation, sur le bord du fossé.De son couteau de poche, Gédéon faisait une croix sur le pain qu’il allait entamer.Ah! le bon pain! le bon beurre! le bon lait! Et de quel appétit nous mordions dans lcs< beurrées! D’ailleurs, rien qu’à voir manger Gédéon, on aurait eu faim.Mais il ne faut pas gaspiller le temps que le bon Dieu donne pour ta fenaison: un hotillon sous La tete, Gédéon faisait un petit somme, et le travail reprenait.Le soleil plus ardent avait déjà sèche le foin que, pour une dernière fois, les râteaux ramassaient en veilloches., Sauter par-dessus les veilloches, r est un excellent exercice, après dîner.A ce noble jeu, nous occupions nos loisirs jusqu’au moment ou Gédéon attelait la Grise pour rentrer sa récolte.C’est nous, les petits, qui foulions, avec Catherine.Besogne facile, pensez-vous.On voit bien que vous n avez jamais foulé) Je gage (pie vous ne sauriez pas comment recevoir les premières fourchettes, ni comment les disposer au fond de la charrette, jusqu’à hauteur iVaridel-les, pour établir un bon et large ber, sur quoi pourra s’élever la charge.Vous pensez aussi que, pour faire e tour du champ, d’une veilloche à 1 autre, un cheval se conduit comme à l’ordinaire.Je voudrais vous y voir! Vous seriez là-haut, entre ciel et foin, et vous attendriez naïvement que quelqu’un vous envoie encore une botte, ou dise au cheval d’avancer; tout à coup, une secousse en avant, un cahot à droite, et patatras! vous seriez à terre, probablement avec quelque chose de cassé.Ce n’est pas du tout comme cela qu’il faut faire.Quand une veilloche est chargée, Gédéon dit au fouleux: “Tiens-toi benY’ et c'est assez: la Grise a compris; sans autre commandement elle part, pour s’arrêter d’elle-même à l’autre amas; et la charrette peut cahoter, vous vous en moquez bien; car, au cri de Gédéon, vous vous êtes jeté à plat ventre dans le foin qui bondit.Le chargement fini, Gédéon peignait avec sa fourche la chevelure de brindilles qui retombait de chaque côté, on perchait, et nous nous couchions sur la charge, pour gagner la grange, au bout de la terre du deuxième rang.A la tombée du jour, la dernière charge prenait le chemin du village.Et c'est donc sur un voyage de foin que nous revenions du champ.Cette dernière manière de voyager en grand’ charrette est, en vérité, la plus recommandable.Vous disparaissez presque dans le bon foin, et le plus dur cahotement se transforme, sur cette couche molle et fléchissante, en un bercement qui vous endort.Et vous songez qu’à la maison, où vous allez, une bonne grand’mère a préparé le repas du soir, et qu’il y aura sans doute, pour les petits qui sont allés au champ, des tartines de crème douce avec du sucre du pays dessus.Adjutor RIVARD.(Chez nous) UN ETABLÎSSEMENT PROGRESSIF Il nous fait plaisir de présenter à nos lecteurs un établissement aussi progressif que celui de MM.Pauzé et Gobier, de la Côte des Neiges.La société Pauzé & Gohier (Wilfrid H.Pauzé et Edouard Gohier, jr) date de 1911 maïs ces messieurs possèdent une expérience de 18 années dans le commerce de bois de sciage et de construction et la fabrication de portes, chassis, moulures, etc.Ueur moulin est le seul au Canada possédant une installation ultra-moderne; chaque machine est actionnée directement par un moteur électrique spécial.C’est le dernier cri du progrès et ceci constitue en même temps une économie très appréciable de temps, d’argent, d’assurance, de main d’oeuvre, etc.Parallèlement à leur commerce principal, MM.Pauzé & Gohier en ont créé un tout nouveau, celui de ia vente des ripes pressées en ballots.Leur activité et leur intuition du sens patriotique des affaires leur a procuré pour ce commerce des débouchés aussi nombreux que lucratifs.L’établissement Pauzé & Gohier possède de nombreux avantages: son site en plein coeur de Pile de Montréal lui est d’un secours puissant comme centre de livraison dans toutes les direelio; Il possède une voie d’évitement privée de 700 pieds de long sur le C.P.R.et une cour à bois à S.-Laurent sur ia voie du Grand-Tronc.MM.Pauzé & Gohier font une spécialité de portes et moulures en pin rouge de la Colombie (B.C.Fir) colonnes de vérandas, etc., et ils possèdent un approvisionnement de bois pour toutes fins de construc-tioin.Ces messieurs sont actuellement à préparer un très joli catalogue bilingue avec descriptions illustrées de portes, châssis, moulures, et lout ce qui se rattache au bois de construction, spécialement le fini extérieur et intérieur -de maisons.Ce catalogue sera le premier en son genre public-dans toute l’Amérique.Ajoutons (pie M.W.H.Pauzé représente, comme échcvin, le quartier Côte des Neiges à l’Hôtel de Ville.Il est membre de la Chambre de Commerce, du Builder’s Exchange, et il a prsonneilement contribué, de concert avec M.Ed.Gohier, jr, son associé au développement de son quartier qui doit à son zèle et à son activité de nombreuses améliorations.Crée.) Une jeune fille souffre de grande faiblesse, dy anémie.Sa mère, après avoir écrit aux médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine (Limitée), lui fait prendre des PILULES ROUGES Et bientôt la santé et les forces lui reviennent.Mères ! Si vous êtes inquiètes au sujet de la santé de votre jeune fille, lisez ce qui suit : Combien malheureuse serait une mère si on l’accusait d’être le propre auteur du délabrement de la santé de sa fille! Combien cruelles seraient pour elle ces paroles si, au moment où sa fille se sentirait en danger, on lui disait: “C’est votre propre faute!” Elle se révolterait, elle s’indignerait, elle attesterait devant tous que son enfant n’a jamais manqué de rien, au contraire; que seule la fatalité, un sort malheureux, l’a rendue malade.Cette mère croirait être dans le vrai en affirmant cela, H en est des centaines ainsi.Oui, il en est des centaines qui sont d’excellentes et dignes mères, mais qui ne se rendent pas suffisamment compte des dangers nombreux et vrais auxquels est exposée une toute jeune fille, à l’âge où elle devient femme.Cette époque passe, avec des manifestations bénignes qui s’atténuent en apparence très vite, mais le germe de la maladie demeure, se développe lentemnt et n’éclot tout à fait que plus tard.Faute de prudence, trop confiante, la mère a été ainsi, indirectement, la cause du malheur de sa propre enfant.Il est trop tard souvent quand elle s’en aperçoit.Eh! bien, il faut que cela ne soit plus; il faut que toutes les mères sachent que ces accidents propres à la constitution délicate de la jeune fille, de la femme, peuvent être (Hâtés.Et pour cela, il leur suffit de savoir que les Pilules Rouges sont le remède incomparable pour guérir Fa-nénne, la faiblesse et les souffrances de la jeune fille, comme elles le sont pour les maux qui l’atteignent.Et ce qui suit*ne pourra que les convaincre: “ Depuis plusieurs mois, j’étais faible, j’avais des maux de tête, des étourdissements, des bourdonnements d’oreilles; je me sentais sans cesse dépérir et chaque semaine c’étaient des malaises nouveaux, un plus grand abattement, une lassitude plus générale, une paresse de l'estomac, des intestins, des points de cotés, puis des symptômes plus graves encore, de ceux qui se déclarent généralement chez les jeunes filles anémiques et qui compromettent fortement leur santé future.Ma mère, qui m’observait et essayait par toutes sortes de soins à augmenter mes forces, s’alarma de ces irrégularités et écrivit aux Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Pour réponse, avec une foule de conseils, ils lui recommandèrent de me faire prendre des Pilules Rouges, car, disaient-ils, elles me feraient bien vite du sang dont j'avais grandement besoin.En effet dès les premières semaines, il me semblait que j’avais plus de vie; très rapidement les forces me sont revenues, je me sentais à l’aise; j’étais heureuse de ne plus souffrir et de pouvoir, comme mes amies, m’o-ccuper à quelque chose et m’amuser.Les Pilules Rouges, qui m’ont débarrassée de tout ce que je souffrais et m’ont donné la santé, me la préservent et ia soutiennent maintenant que je suis en ménage.” — Mme DELIA DION Northbridge, Mass.Le Dr E.Simard, qui a passé près de trois armés en Eurc-ie, à étudier les maladies de.s femmes, sous la direction des célèbre:; ûoeieurs spécialistes Capelle et De Vos, est maintenant de retour t 'ontinuera de donner des consultations au No 274 rue Saint-Denis.Comme par le passé, ces consultations absolument gratuites, se donneront tous les jours, dimanches excepté, de 9 heures du .matin à 5 heures du soir, durant ta’saison d’été.L’expérience acquise par le Dr Simard, durant son séjour en Europe, est une sérieuse garantie de succès; nous espérons donc (pie toutes les femmes qui souffrent, sauront profiter des avantages que nous mettons à leur disposition, en venant le consulter; celles qui en seraient empêchées, peuvent lui écrire en lui donnant une description complète de leur maladie et elles recevront des conseils qui leur seront de la plus grande utilité.AVIS IMPORTANT.— Les Pilules Rouges pour Femmes Pâles et faibles sont en vente chez tous les marchands de remèdes, au prix de 50c la boite ou six boîtes pour $2.50; elles ne sont jamais vendues autrement Rn?àh.i Pour Information», .’«dr^.er i 308 Est ave.Mont-Royal.ruf Scïouli 835.£**#****** *?*#**?*#.*# ***« *?,****##***(* ##«***#*«* ï EXPRESS, LORRIES ET VOITURES EN TOUT GENRE, am« I « et a occasion, à des prix réduits au plus bas.f ONTARIO CARRIAGE WORKS! ê?iOS.LEMAT, proprlétaira èp | 50 RUE ONTARIO OUEST TMur ; I 8282 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1915 VOL.No 17S : .: GRANDE GUERRE LES PILULES MOUD Jf.EN MARGE DE LA GUERRE Sous la mitraille Un poste de mitraüleura bombardé.—Sous les décombres.— La Vierge au secours.—Inhumation.— Alerte.—Marche forcée.- En pleine fournaise.— La retraite.Morts et blessés.— Belle attitude du colonel.— Cantonnement.— Nouvelle attaque.—Il faut de nouveau retraiter.— Tristes spectacles.L’Eucharistie.De quelques lettres de religieux mobilisés tirons aujourd’hui deux récits de bataille.Nous savons que la guerre est rude, que plus d’une fois les armées françaises ont dû, malgré leur courage, retraiter, (pie des compagnies entières ont été fauchées.Tristes épisodes que les communiqués officiels se sont contentés d’annoncer brièvement.Des détails circonstanciés pouvaient avoir un effet déprimant sur les populations le Nous marchons la nuit entière matin, à l’aube, après avoir traversé des bois superbes, nous sommes au petit village de Val et Chatilkm,.premiers soldats revenus depuis | diable l’invasion barbare.• ! eL die “On nous distribue eau et café^ Les paysans vous embrasseraient.Comme ils ont peur ! Nous restons à, deux heures, à l’abri dés maisons ; sur la gauche, déjà aVn entend la fusillade.Soudain par la igrande rue UN MAUVAIS SOLDA T le ! avec quel bruit!!! ils répondent.] C’est un affreux déchirement.Nous sommes sous la trajectoire des obus; ;on sent même le déplacement d’air; j’entends très distinctement les roues j des canons allemands qui se rappro-! chent, et les sifflets des commande-] ments.J’a’i cru un moment, tant c’é-! tait près, que c’étaient les nôtres.I “Cela dure deux heures.La fusil-I lade.eile, ne cesse pas; elle est à deux j cents mètres et se rapproche tou-\ jours; on voit des lièvres et des che-! vreuils qui passent affolés.et il ! pleut, il pleut!!! J’ai l’impression très nette que nous allons être cer-I nés; au bout d’un quart d’heure, ordre nous vient de nous retirer en j toute hâte; au galop, on descend les ' pentes de grands sapins, on traverse, j en courant, la route, on entre dans ; les sauleries.Il y a la Vezouze, une | jolie petite rivière dvant nous.Sans S hésiter, à l’eau jusqu’à la ceinture; ! plusieurs y tombent à plein ventre; un se met à la nage.On y laisse des j fusils et des outils, et puis c’est une I course folle pour remonter la crête, de l’autre côté; enfin nous voici en haut et à la lisière du bois; je vais en patrouille.Bon! une tranchée.Je n'a'i pas le temps d’avoir peur; un en sort qui monte sur le talus montre le fond de son panta- , Ion rouge!!! La compagnie s’avance retuse donc par derrière; il y a un immense I bousculade .Copains franchir; on le fait La violation de la Belgique Il n’en saurait être! du village arrive un prisonnier aile- combattantes ainsi ici.Nous n’ignorons pas de quelles forces disp sent les Allemands ni que ces premiers revers ont été compensés par d’éelatants succès.Les engagements meurtriers en effet dont nous allons lire les récits ont eu lieu il y a déjà quelques mois.A les voir se dérouler dans leurs phases sanglantes, nous aurons une vue plus nette de la guerre et de ses horreurs.Ce nous sera un stimulant pour en demander à Dieu la fin prochaine.Le premier récit mettra aussi en relief le rôle moral de l’ecclésiastique, même lorsqu’il n’est que simple séminariste ou novice.“Nous sommes restés dix heures de suite sous les marmites qui ne cessaient d’arroser le village.11 faut dire que nos 75 et nos 120 leur rendaient largement la monnaie de leurs pièces.Vers 9 heures du matin donc, un brancardier accourt affolé.“Ah! vous en aurez du travail à faire!” Je le sais! Nous arrivons en 1ère ligne, une marmite venait de tomber en plein sur un poste de mitrailleuses ensevelissant cinq malheureux sous les décombres.J’avais encore eu soin d’amener mon ami le sergent-major, pour qu’il donnât au moins une absolution générale sous condition.Dans un coin de la cahute en partie démolie tremblaient six ou sept bonshommes qui n’avaient pas été atteints, et qui nous désignaient d’un geste désespéré le tas de décombres sous lequel gisaient leurs camarades.—“11 faut les dégager”, dis-je; personne ne bougeait.Le sergent-major et moi nous nous mîmes à l’ouvrage.Ce n’était pas aisé.On commence par enlever la lourde toiture en zinc qui s’était effondrée; à ce moment l’un des morts nous apparut, la figure toute contusionnée.On voulut continuer, et Ton sortit alors des lambeaux de chair, avec des galons de caporal autour, ça ne devenait pas drôle; nous allions travailler dans la bouillie humaine.A ce moment, la canonnade qui s’était ralentie reprend de plus belle, nous sommes pris en enfilades de deux côtés à la fois, et par des pièces de calibres différents; la rafale s’abat à trente, vingt, dix mètres.Je reçois un morceau de terre ou de bois par la ii gure; nous interrompons le travail pour nous mettre à l’abri dans une cave que j’avais en passant remarquée; impossible d’en retrouver l’issue; pendant un moment je cours de droite à gauche comme un rat affolé; enfin je me jette dans un boyau de communications, m’y trouvant plus en sûreté que dans les tranchées elles-mêmes.Les obus pleuvaient toujours; je mets le nez à l’une des ouvertures par où les hommes pénétraient dans leurs tranchées-abris.L’un d’eux me dit “Entrez donc avec nous, vous y serez mieux que dehors”.Ils n’en menaient pas lourd les malheureux.Je crus de mon rôle de leur remonter le moral.“Dites donc, les enfants, ce serait le moment de dire un “Je vous salue Marie”.— “Oui, sergent”, et me voilà récitant une dizaine de chapelet, auquel ces bons réservistes répondaient sam respect humain.J’y ajoutai un fervent acte de contrition, et nous attendîmes, un peu calmés, les événements.“Pour passer le temps et détourner l’attention des obus, on se mit à blaguer, un peu à froid, je l’avoue, la maladresse des artilleurs allemands, dont la plupart des projectiles ne faisaient du mal qu’à des ruines.Il faut ajouter que ces ruines n’étaient qu'à vingt ou trente mètres de nous.Bref, je pus m’en tirer encore cette fois-là.Au cours de la journée on put déblayer la baraque démolie, et retrouver, je ne dis pas les cinq cadavres, car l’un d’eux était en morceaux, et on ne put l’identifier que par déduction.Nous les inhumâmes, le lendemain; ce fut une cérémonie très touchante et très belle.Une fosse très large a été creusée en arrière des tranchées, une section présentait les armes; mon ami donna l’absoute, et toute la Cie défila pour jeter de l’eau bénite sur les morts.Beaucoup avaient des larmes aux yeux; la plupart des tués sont pères de famille.” Ce récit est déjà émiouvant.En voici un plus poignant encore.On y voit de braves soldats obligés de se replier sous la mitraille qui les décime.Le courage n’y peut rien.C’est le nombre, le nombre d’hommes et de munitions qui l'emporte.“ Nous étions depuis trois jours aux avants-postes, du côté de Ba-douviller.Les hommes étaient harassés du service ; on nous ramène a Bréménil pour nous reposer : grande usine vide où la compagnie entière trouve logement.Et puis soudain ; Alerte ! Pus le temps de finir la soupe ; on saute sur l'équipement et le fusil, la couverture en bandoulière.Un régiment vient prendre la garde à notre place.Et nous voila partis dans la pluie et ia nuit pour une direction inconnue.mand, le premier que fait notre regiment le premier (pie je vois ; per-l inne ne peut lui en vouloir tant il se montre heureux de sa fortune.C’est un volontaire ; il est venu au devant d’une de nos patrouilles, parce qu’il en a “ plein le bol ” (traduction littérale), il sourit et nous fait mille signes de joie,.Pauvre diable !.huis uni quitte, rapidement le village'T'PAT paquets et par lignes on monte une large croupe et on s’enfonce dans les bois ; le âème bataillon à droite, nous à gauche.Les chasseurs, les auto-canons, les mitrailleuses, l’artillerie, les autres régiments de la division ont disparu je ne sais où ; c’est un mystère.Je pars avec une patrouille, en liaison ; je me perds, je tombe sur une compagnie qui s’est, elle aussi perdue.A nous deux on se rend dans la bonne voie, et je rejoins mon poste où Jean commençait à s’inquiéter.On avance toujours prudemment, très lentement ; à notre droite, c’est une fusillade ininterrompue ; on repousse les Allemands jusqu’à l’extrémité de la forêt.Entre temps, comme .on peut, chacun tire de sa musette un peu de pain et de bidoebe ; le saucisson de Lyon est un régal.U est une heure ! Ordre de se porter en avant où les balles sifflent comme des folles ; un ravin coupe l’orée du bois ; dégringolade et remontée ; alors nous sommes tous salués par la mitraille.C’est fou ; on court, on se jette par terre, il y en a qui tremblent et qui rampent ; c’est une fournaise.Le capitaine marche à quatre pattes.“ J’ai la bêtise de me mettre aux côtés du lieutenant et pendant une heure nous servons de point de mire.Impossible de savoir d’où l’on tire; la tranchée doit être à quarante mètres; une section met baïonnette au canon; on nous tire aussi du haut des arbres; nous sommes là sur un glacis qui monte lentement jusqu’à l’abri où se trouvent les Allemands.Pas moyen de tirer un coup de fusil; on se colle par terre, les oreilles remplies de sifflements des balles.L’ordre est donné (le se retirer; J’avance est impossible.Vite on se retourne; course effrénée vers l’orée du bois où l’on dégringolé dans le ravin ; les balles nous enveloppent absolument; à côté de moi, un homme a son fusil qui lui éclate dans les mains.Beaucoup ont leurs vêtements et leur musette transpercés, un voit sa hausse arrachée du canon.Dans le ravin, on se compte: il en manque; mais pas le temps de s’arrêter ; on remonte dans la forêt sous les grands sapins où l’on tâche de se rassembler.Alors commence l’horrible : les morts que l’on rapporte sur deux fusils, la face verte, le corps en sang, tout raide, affreusement lourd ; les blessés qui crient, les uns charriés sur île dos, les autres tenus sous les bras, un entre trois ou quatre do leurs camarades.On en dépose un par terre, à coié de moi ; il embrasse de toutes ses forces celui qui l’a rapporté et le supplie de ne pas le laisser.“ Le colonel arrive, beau, très calme, paternel: “Ils m’ont tué mon fils, mais vous êtes tous mes enfants.ce n’est rien, tu guériras vite.Allons! Les morts sur les caissons, les blessés à dos de mulets.il faut vite partir.” Et ce sont les files de demie section (pii disparaissent silencieuses au milieu des balles perdues, sur les feuilles mortes.On reprend les détours de la grande forêt.C’est le crépuscule; la nuit vient vite ; il fait froid et noir ; on retrouve la grand’route ; l’ennemi est sur nos derrières.Deux grandes heures, le régiment stationne couché sous la pluie et dans l’herbe humide ; à droite, des gerbes de flammes : quelques tH9f§ûfDI bombardées par notre artillerie où ont succombé quinze ennemis.Arrivée au village de Val et Chatiillon où l’on cantonne.On se jette dans la paille, tout harnachés, et majoré le froid des habits trempés de pluie on s’endort.A 5 heures du matin, réveil.11 faut recommencer l’attaque, De jour, cette fois, nous rentrons dans le merveilleux labyrinthe de ia grande forêt.C’est superbe, et ça sent à plein nez la résine La colonne garde un profond si lenee ; ça et là, on rencontre dirt plateau à franchir; on le fait au ga lop sous une grêle de halles et d’obus: u i chasseur est mis en miettes à vingt mètres de moi; je vis très bien, près de Cirey, les tranchées allemandes.Aussi quelle audace d’avoir été jusqu’à la frontière!! Nous .l’avons manquée de quelques centaines de mètres.J’ai été tout étourdi du sifflement des balles ; comment tanl de monde a-t-il pu en réchapper?C’est un miracle! Mais les Allemands firent affreusement mal.Us arrosent l’objectif de balles, sans Viser.“Pendant ce temps, les mulets chargés de leurs mitrailleuses se culbutaient dans la rivière, tirés par devant, poussés par derrière, assommés de coups de crosse, et toujours sous une fusillade folle.Et plus loin, une compagnie allemande s’avançant sous bois contre une des nôtres au chant du “H’acht am Rhein”, et plus loin encore un assaut à la baïonnette contre le superbe château de Val et Chatillon, situé au coeur de l’immense forêt.On s’est caché au sommet du vaste plateau, puis on dégringole au galop: nous en désordre, nous sommes encore novices, les chasseurs souriant, en lignes impeccables de tirailleurs.Traversée du village, rassemblement sur la route, retour rapide à travers les allées de ta forêt, répérées et déjà trouées de grosses marmites allemandes, “Nous sommes revenus à la nuit à Pexonne.Quelle joie de man ger un peu, tranquilles, et de dormir! ! Mais quel coup de voir au réveil ,sur la route, la longue file de blessés couchés sur de ta paille.“Un des nôtres est revenu fou, tenu par trois hommes, dans la co; lonnc.et il y a de quoi.Moi je n’ai été impressionné qu’après coups.l’as une seconde, je n’ai perdu mon sang-froid.ni le sourire.Mais quand on y.repense ! Brrr.! “Ce matin, messe.Quelle Joie!” C’est en effet la seule qui compte, qui console et relève vraiment après de tels événements.Mgr Bruchési le disait éloquemment en ouvrant le congrès des prêtres-adora-teurs: “Des prêtres par milliers sont devenus soldats.L’hostie est leur consolation suprême.Devant elle, les soldats, croyants, et ils sont légion aujourd’hui, fléchissent le genou el adorent.La communion est glorieusement à l’ordre du jour sur les champs de bataille et jusque dans les tranchées.” L’Eucharistie apparaît de plus en plus, même à la guerre, le tonique suprême des âmes, le foyer de toute vraie vie.ARCHAMBAULT, S.J.‘ L’Echo des tranchées ” publie récit suivant : “ C’était un grand diable déluré, osseux, qui portait un képi tout déformé, selon la mode des compagnies de discipline Son livret était devenu presque un volume, tant on avait dû y ajouter de pages supplémentaires pour y relater les motifs de ses punitions.Ils ne variaient guère.Ivresse.ivresse.ivresse.Que ne faisait-il pas en état d’ivresse, ce diable d’homme _ qui, durant les intervalles de ses égarements, avait des repentirs naïfs et des initiatives d’une délicatesse inattendue ! Il avait passé devant le Conseil de guerre pour la troisième fois de-puis le 'début de la campagne quand un déplacement disciplinaire le lit incorporer dans mon bataillon.Quelques jours plus tard, on m’annonça qu’il était puni de prison, pour injures et violences envers un supérieur Un caporal lui avait sans doute donné quelque ordre pas très important.Ivre, il avait d’obéir.D’où querelle et de la veille, ils étaient devenus subitement .eux féroces adversaires.Si bien que c’était le Conseil, encore, et pour la quatrième fois.—Vous savez ce qui vous attend mon garçon, lui dis-je, c’est le peloton d’exécution.Je revois encore le regard crainlif et presque affectueux qu’il eul alors, un regard de bon chien qu’on bat, qui ne vous en veut pas, et qui supplie.—Mon commandant, faites pas ça.Puisqu’il faut ma peau, (pie ça ser^ ve à quelque chose.Je la vendrai cher, je vous le jure, et j’aurai des Boches avant d’y rester.Son ton de sincérité me toucha.Je limitai sa peine à trente jours de prison.Le 8 juin, à 3 heures du matin, notre bataillon reçut l’ordre d’attaquer les tranchées au nord de la route de Serre.Mon gaillard était là.Je le vis courir à l’avant-garde de sa section, en tête de la 2e compagnie, portant une musette bourrée de grenades.Servi par ses longues jambes de braconnier, il parvint avec les premiers aux tranchées ennemies.Alors commença un travail soigné.Chacune de ses grenades tombait juste.Il tenait sa promesse, impitoyablement.Soudain un projectile ennemi lui faucha les deux jambes à la hauteur des genoux.11 culbuta.Mais sa musette contenait encore quelques grenades.Alors, il trouva l’énergie de ramper, d’atteindre un abri où des Allemands s’étaient retranchés, de lancer ses grenades jusqu’à la dernière.Quand je parvins près de lui, il me reconnut et me cria ; —Vous voyez bien que vous avez eu raison, mon commandant !.Regardez, ipa musette est vide.Je suis f.ça y est.Mais vive la France !.Vous devez être content, pour sûr.Cette fois, j’espère que votre bataillon vous a gagné votre croix ! Il n’a pas dit autre chose.Il est mort simplement en vrai héros de France 1 J’essuyai une larme avant de continuer le nettoyage des tranchées conquises par les poilus du 1er bataillon.Voilà comment peut finir un “ mauvais soldat Commandant BOLCAIN.POUR LES HOMMES Le docteur Rosenberg, qui a reçu mission de riposter au livre “ Le Catholicisme et la guerre allemande ”, est-il le professeur A.Rosenberg de Paderborsa ?Si oui, il serait dès à présent possible de prévoir ave^- quelle objectivité et quel scrupule d’information sera rédigé son plaidoyer.ï.a “ Kolnische Volkszeitung ” reproduisait récemment un article publié par ce professeur, dans “ Tneologie und Glaube ”, et où Ton lisait ceci : “ En ce qui concerne la violation de la neutralité de ia Belgique, ce fait n’a pas été nié par le premier fonctionnaire de i’Einpire.Il Ta reconnu très clairement dans la séance du 4 août.Mais cela ne veut pas dire que la violation de la Belgique n’était pas permise moralement.“ Le Père jésuite Boudin, profes seur au collège Caunu-, à Buffalo, a démontré, dans deux articles, que l’invasion allemande en Belgique, étant un moyen de défense, était permise moralement ; aussi, elle est positivement justifiée.’” La “ Kolnische Volkszeitung ” a dû être enenantée de cette réclame faite à^un article qu’elle-même avait déjà publie, en Temprunitant au “ Katholisehes Vochenblatt fur Chicago ”, où il avait paru en janvier dernier.Mais, il est peut-être fâcheux (pie le professeur Rosenberg ait oublié, ou ignore encore que cet article du Père Boudin, non seulement a fait scandale, mais qu’il a valu à son auteur un désaveu formel.Voici, en effet, la déclaration que publiait “ De Tijd ”, dans son numéro du 4 mars : “ De Rome, une source autorisée nous prie d’insérL.VI.— No 178 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1915 i t b ; V "Yr" Marchandises lavables Nous avons en mains les tissus de toutes sortes, de toutes les couleurs et'pour tous les usages.Un beau lot de guingan.Valant 12%c.Pour cette vente .v Un lot de crépon, dernière nouveauté.Q g* Valant 15c,pour cette vente VOICI UNE VALEUR EXTRAOR DINAIRE, PROFITEZ-EN Un beau lot de Guingan, Toile, Lawn, Galatea et Percale, valant 10c, 12y2c et 15c.Cc Pour cette vente .^ 500 pièces de Lamas de fantaisie.Valant 19c.12^C Pour cette vente .^ 1,500 verges de Mousseline de cou-leurs.J.O C Valant 19c,pour cette vente* 2,000 verges de mousseline organdie de soie.Valant 25c, pour cette vente* Un beau lot de Crépon importé directement.Valant 25c.Pour cette vente .3,000 verges d’indienne satinée, les plus nouvelles.Valant 25c.Æ £ Pour cette vente .^ Robes Robes de maisons en indienne, crépon, mousseline, grandeur 34 à 38.Valant $1.25.% “ ~ Pour cette vente .Robes de fillettes, de 6 à 12 ans, en toile rayée, et piqué de couleurs.Valant $2.00.’FQf1 Pour cette vente .* Robes d’enfants en toile et en guingan de couleurs, de 3 à 10 ans.Valant $1.25 et $1.50.Pour cette vente .Robes d’enfants en Mull, mousseline et broderie, blanches, roses, bleu-pale et champagne, de 3 à 12 ans.Valant jusqu’à $1.50.Pour cette vente .Combinaisons et robes de fillettes en chambré; indienne et toile de couleurs, de 3 à 10 ans.Valant $1.00.Pour cette vente Sous-vêtements pour dames Camisoles en fil, pas de manches ou avec manches courtes Valant 50c et 75c.Pour cette vente .39c Corsets en tri< 10 douzaines de corsets en tricot, pour enfants.1 tf* Valeur 25c .?.*^** Capeline, Capeline 3 douzaines de capelines en mousseline.1! El f* Rég.39c et 49c, notre prix “ ^ ^ 5 douzaines de capelines en bro-derie.Reg.39c et 49c, notre prix ** Echarpes, Echarpes 2 douzaines d’écharpes en soie de couleurs.CO Régulief 75c et $1.00, pour 3 douzaines d’écharpes, bleu-pâle et rose-pâle.Rég.$1.25 et $1.50.Notre prix « Etoffes à robes Notre asortiment comprend les marchandises les plus nouvelles et à des prix hors comparaison.1 lot d’étoffes à robes et à blouses.Valeur de 50c et 75c.Spécial.1 lot d’étoffes à robes et à costumes unies et de fantaisie.Valeur de $1.00 et $1.50.EChtf* Spécial.10 pièces de Popeline de soie, couleurs assorties.Valeur de $1.50.Spécial Soie, Soie 10 pièces de soie paillette noire, largeur de 36 pouces.Valeur de $1.00.Spécial 5 pièces de soie messalinejiqire, 36 pouces de large.Valeur de $1.25.Spécial 10 pièces de crêpe de Chine, de soie noir.'i f ifl Valeur $1.75.Spécial 3 pièces de soie Japonaise, 36 pouces de large, noire et blanche.Tous nos comptoirs ont subi un tel assaut, hier, de la part des personnes bien avisées de s’enrôler pour notre grande vente patriotique, que nous n’avons pas pu répondre à leurs demandes.Nous avons décidé de continuer /P Valeur de $1.25.Spécial >c Blouses, » Blouses en marquisette, lawn et mull, collet haut et bas, manches longues ou courtes, grandeurs 34 à 42.Valeur de $1.et $1.50.Spécial.Jupes blanches Jupes blanches en toile, piqué et duck, grandeurs 22 à 29.g* Valeur de $1.50.Spécial Kimonos en challie Kimonos longs en challi fleuri et nuancé, couleurs les plus nouvelles, grandeurs 34 à 44.Valeur de $1.50.Spécial Jupons, Jupons Jupons en nearsilk, 36 x 42, couleurs les plus variées.Valeur de $1.29.Spécial Blouses 99 Blouses “Middy”, blanche, avec collet de couleurs, 34 à 44.Valeur de $1.25.Spécial Chemisettes Chemisette en crêpe de Chine blanc et de couleurs assorties.Valeur de 75c, $1.00 et ¦fj CI** $1.25.Spécial .Chemisettes en duck blanc.Valeur de 75c.Spécial Ceintures Ceintures élastiques, couleurs assorties.Valant 50c, 75c et $1.00.Spécial.i CW Collets noirs avec jabots.Valant $1.50.Special .Un beau lot de fia-nellette blanche, 36 pouces de large.Valeur 15c.Spécial .ET LES JOURS SUIVANTS notre recrutement avec des avantages trop nombreux pour être tout énumérés dans cette annonce.Il vous faudra venir à notre magasin pour vous en convaincre.Cette vente a constitué un événement remarquable entre tous, car les avantages précieux sont sans équivalent; tous nos rayons ont subi des assauts formidables et des tranchées énormes ont été faites dans les prix.Jamais jusqu’à présent, avons-nous pu réunir une quantité aussi considérable de valeurs merveilleuses à des prix aussi minimes.Considérez chaque item énuméré ici, nous avons Tintui-tion que vous en serez enthousiasmés.Les autres grandes ventes faites antérieurement n’ont rien de comparable avec celle que nous avions à l’affiche pour vendredi le 30 courant.Le problème si angoissant du coût excessif de la vie est radicalement éliminé dans notre établissement; tout vestige des temps difficiles disparaît lorsque vous magasinez ici; loin d’augmenter nos prix, jamais nous les avons réduits autant que pour cette vente; voilà, il nous semble, une véritable preuve de patriotisme que vous apprécierez à sa juste valeur en nous favorisant de votre encouragement.Il y a rivalité intense entre nos différents rayons, de sorte que jamais rien de semblable n’a été mis à votre disposition jusqu’à cette date, à vous d’en profiter.Nous gardons ce que nous avons, notre magasin s’est fait une réputation irréfutable en fait de ventes à réduction, nous le répétons de nouveau, cette vente du 30 juillet a fait honneur à notre renommée et ne l’a cédé en rien aux précédentes; venez bénéficier des avantages sans égal qui vous sont offerts, vous constaterez que nous avons remporté une victoire éclatante contre nos ennemis: les prix élevés.La compétition est la vie du commerce, nous aimons la comparaison de nos prix avec les autres, votre décision sera toujours en notre faveur.Vos parents et amis vous seront reconnaissants si vous les informez de cette grande Vente Patriotique.Jamais vous ne serez déçus, mais vous trouverez satisfaction en tout et toujours.Surveillez attentivement nos vitrines, vous serez bien renseignés sur les dernières nouveautés.\ Joignez la nouvelle armée des acheteurs économes qui se mettra en marche, aujour-d’hui et les jours suivants pour s’emparer des valeurs inqualifiables chez 1 lot d’étoffes à robes, qualités assorties.Valeur de 25c et de 35c.Spécial.Garnitures de maisons Comme d’habitude ,ce rayon vous offre des occasions intéressantes, prenez votre part.1,000 verges de Madras, pour draperies.ÆQ t* Valant $1.00, réduit à ,.800 verges de Madras dans toutes les couleurs.Val.jusqu’à $1.25, réduit à Rideaux, Rideaux 2,000 échantillons de rideaux, 21/2 verges de long.Valant 65c, réduit à 2,000 paires de rideaux blancs, en net Nottingham, 3% verges de long.f CI Valant $2.00, réduit à **'*¦*'•' Portières, Portières 900 paires de portière "en damas, 40 pouces x 3 verges de long.Valant $2.75, réduit à ttQf* chacune.Notre assortiment de portières en corde et en chenille est au complet, et à des prix spéciaux.Venez voir ces valeurs incomparables.Toile, Toile 5,000 verges de toile à nappe, blanche, finie satin, 60 pouces de large.Valant 65c, réduit à .49 c Coton, Coton 1 balle de coton jaune, 37 pou- ces.1ÛC Valant 15c, réduit à .1 balle de coton blanc, 36 pouces.Valant 12Voc, réduit à 6 pièces de coton à drap, fini toile.Valant 65c, réduit à .Couvrepieds 25 douzaines de couvrepieds blancs, pas de frange, pour grands lits.QSW Valant $1.75, réduit à .'*'**** Mercerie, Mercerie N’IMPORTE QUEL ARTICLE NOUS L’AVONS.Nous attirons particulièrement votre attention sur la balance de nos chapeaux en paille, pour hommes et enfants.Régulier de 60c à $1.00.Notre prix .Ceintures de cuir Ceintures de cuir pour hommes et garçons.Régulier 50c et 75c.Notre prix.5 douzaines de vestes de fantaisie.Régulier $1.25 et $1.50.CCI «% Notre prix.Chemises, Chemises 30 douzaines de chemises négligées, toutes les couleurs.Régulier 60c, notre nrix 39c Bas, Bas Bas en fil, couleurs assorties.Valant 19c, réduit à .10c Bas en fil, couleurs assorties.Valant 50c, réduit à .19c Ruban, Ruban Ruban de velours, couleurs assorties, 1, IVà et 2 pouces de large.Valant 25c, réduit à .5 c Ruban de soie et salin, couleurs assorties.Valant 121/2c, réduit à .* ** Gants, Gants Gants en dentelle noire.Valant 25c, réduit à 12'2c Corsets, Corsets 200 douzaines de corsets, grandeurs 18 à 30.fiCIf* Valant $1.25, réduit à .10 douzaines de chemises négligées avec collets, grandeurs assorties.Régulier $1.00, notre prix 1 lot de chemises de travail, couleurs et grandeurs assorties.Régulier 6Qç, noire prix 39c 1 lot de chemises négligées, grandeurs assorties.Régulier $1.00, notre prix Chaussons, Chaussons 1 lot d’échantillons de chaussons, pour hommes.Régulier 25c, 35c et 50c.H fl* Notre prix.Cravates, Cravates Un immense choix de cols pour hommes et garçons.Régulier 35c, pour .• 4 Régulier 50c, pour 29c Pantalons, Pantalons 1 lot de pantalons en tweed pour hommes, 32 à 44.Régulier $2.00 et $2.50.fl; | OQ Notre prix Broderie, Broderie 15.000 verges de broderie, 6 à 9 pouces de large.Régulier 15, notre prix .* ^ 5.000 verges de broderies à cache- ^ corsets, sur lawn et mousseline.f| Régulier 25c, notre prix 1.500 verges de broderies à robes.45 pouces de large.Notre prix.2.500 verges de broderie, pour robes d’enfants, 27 pouces de large- Régulier 50c, notre prix .“w ^ Dentelle, Dentelle 800 pièces de dentelle, largeurs assorties.C Régulier 10c et 12c, notre prix 1.000 verges de dentelle de fil et Valencienne.2 llz C Régulier 5c, notre prix .“ v S 3460 nEÜQi • ¦ r'¦¦'4: AL,; ¦ \ ¦, : ' ' 4f .•, 651 Ave.Mont-Roval Est, Montreal 50 douzaines de draps en coton pour grands lits.Régulier $1.00 et $1.25.Spécial 50 imperméables pour dames en tweed, cachemire et popeline.Valant de $7.00 à $11.00.Spécial . H LK DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1913 VOL.VL — No 17* CANDIDATS AU MANITOBA LA MISE EN NOMINATION A LIEU HIER ET TOUS LES SIEGES SONT CONTESTES.— DES FONCTIONNAIRES DEMISSIONNENT POUR BRIGUER LES SUFFRAGES.Winnipeg, 31.—La nomination des candidats s’est faite, hier, pour 46 sièges électoraux de la législature manitobaine.Il n’y aura pas une seule élection par acclamation sur les 49 comtés.La lutte électorale a été remise à plus tard dans 3 : Le Pas, Grand Rapids et Churchill Nelson.Dans la divisicn sud de Winnipeg, la lutte se fera strictement entre conservateur* et libéraux.Dans la division nord, à part les candidats corservatmir et libéral, il y aura de plus un rei résentant du parti dé" mocrate socialiste.Dans le centre.Geo.Armstrong arborera l’étendard du parti socialiste contre ses adversaires.L'un d( s événements remarquables, c’est la démission de MM.L.IJcMeam et A.J.Norquay, qui ont renoncé à leurs positions de fonctionnaires du gouvernement pour se présenter comme candidats conservateurs.M.F.G.Taylor, candidat de l’opposition dans le collège électoral de Portage-la-Prairie, en a aussi agi ainsi.Plusieurs Canadiens-français briguent les suffrages.Du côté des libéraux, il y a MM.S.E.Clément, de Brandon ; J.A.Talbot, de La Vé-rauxdrye ; Jos.Duams, de Saint-Bo-niface ; Z.H.Rhéaume, de Sainte-Rose.Du côté des conservateurs, se trouvent MM.A.Préfontaine, de Carillon ; A.Bernard, d’Iberville ; J.B.Lauzon, de La Vrandrye ; J.Parent, de Morris ; J.A.Beaupré, de Saint-Boniface ; J.Hamelin, conservateur-indépendant, de Sainte-Rose.Coll, élec.Assiniboia .Arthur .Beautiful Plains Birtle.Brandon .Carillon .Cypress .Dauphin .Deloraine .Dufferin .Elmwood .Emerson .Gilbert Plains .Gimlif.Gladstone .Glenwood .Grand Rapids .Hamiota.Iberville.Kildonan-S.Andrews KiMarney .Lakeside.Lansdowne ., .La Verandrye .Minnedosa .Mountain.Morris.Manitou.Morden & Rhineland Nelson.Norfolk.Portage la Prairie R ohUn.Rockwood .Russell.S.-Boniface .S.-Clements .S.-George.Sainte-iRose.Swan River .Turtle Mountain .Le Pas .Virden.Winnipeg Nord .Libéraux J.\V.Wilton John Williams W.R.Wrood G.H.Malcolm S.E.Clement T.B.Molloy Dr W.A.Myles Dr Harrington Hon.Dr Thornton E.A.August Dr T.G.Hamilton J.D.Baskervilie W.B.Findlater F.D.Furley (I L.) Hon.Dr Armstrong James Breakey (élection différée) J.H.McConnell James Black George W.Prout S.M.Hayden L.-col.D.McPherson Hon.T.C.Norris P.A.Talbot Geo.Grierson J.B.Baird Wm.Molloy Geo.T.Armstrong Hon.Val.Winkler (élection différée) Jno.Graham E.A.McPherson Wm.Angus Arthur Lobb W.W.Wilson Jos.Dumas D.A.Ross Skull Sigfusso Z.H.Rhéaume W.H.Sims Geo.McDonald (élection différée) Dr Geo.Clingan S.Hart Green Conservateurs Indépendant J.T.Haig W.D.Bayley W.S.Renner J.H.Irwins F.Arnold Sir J.A M.Aikins A.Préfontaine George Steele W.Buchanan J.W.McQuay J.C.W’.Held A.S.Argue D.Munroe G.Coulter S.Hughes G.Thorvaldson A.Singleton John Perdue J.M.Fraser A.Bernard R.Saunders Hon G.Lawrence J.J.Garland W.J.Cundy J.B.Lauzon Jas.R.Muir John Dale J.Parent W.H.Sharpe W7.J.T upper B.F.Lyons F.F.Taylor F.Y.Newton Thos Scott J.B .Laycoek J.A.Beaupré J.P.Howden T.Hay (Lit).Ind.) Paul Reykdal J.Hamelin (I G,) A.McLeod I).D.McDonald (Lib.Ind.) Hon.J.Johnston W’innipeg Nord .Winnipeg Centre .Winnipeg Centre.Winnipeg Sud .Winnipeg Sud .R.N.Lowery .Hon.T.H.Johnson .F.J.Dixon (1.P.) .Don.A.B.Hudson , W.L.Parrish R A.Knight E.R.Levinson R.A.Rigg (Son.Dém.) J.P.Foley Wm.Beech A.J Norquay (Soc.Dém.) H.M.Hanneson G.Armstrong W.J.Boyd L.McMeans GRANDE TOMBOLA AU SAULT-AU-RECOLLET ENTREE GRATIS SUR LE TERRAIN La Fête de Charité des Révérendes Soeurs de Miséricorde, organisée par les Dames Patronesses, sous le patronage île M.le curé Lamarche, commencera le 2 août, et se continuera jusqu’au jeudi suivant, l’après-midi et le soir.Les personnes désireuses de pas- j ser quelques heures agréables, sous i les frais ombrages de la Bivière-des-Prairies, seront les bienvenues.Des rafraîchissements à prix modique seront servis.Tous les soirs, il vous sera donné d’entendre de la belle musique, exé-1 culée par des artistes de renom.Mercredi, le 4, à 2(4 heures précises, euchre suivi d’une désopilante comédie intitulée : “ Oh ! ma chère ! ”, rendue par l’Association dramatique des jeunes tilles de Montréal, lesquelles ont gracieusement offert leur concours.Nous sommes heureuses de pouvoir les remercier publiquement.Inutile de louer leur valeur, ces demoiselles ayant été applaudies dans maintes circonstances.Euchre et comédie : 25 sous.Dans la même soirée, représentation des Drapeaux allies.Jeudi soir, encan.Venez en foule, ce sera le temps de se procurer de jolies choses à prix minime.Tous les soirs, de 6 tirs à 8 hrs, des soupers, à 35 sous, seront servis dans les jardins.Venez nombreux passer de délicieux moments, tout en faisant le bien, et vous aurez la satisfaction d’avoir coopéré à la grande oeuvre des petits délaissés de la Crèche Saint-Janvier.Remerciements à l’avance aux bienfaiteurs et aux amis qui, de loin comme de près, contribuent au succès de l’Oeuvre qui s’occupe de l’enfance délaissée.Remerciements en particulier au “ Devoir ”, pour sa bienveillante réclame dans les colonnes de son intéressant journal.LE DESESPOIR DE JUDAS Le dernier numéro du Passe-Temps (531) contient huit morceaux de musique dont voici les titres: lo Mie-Anna, valse-chantée créée par Hector Pellerin; 2o Ave Maria, duo de chant par Joséphine Doherty; 3o Gavotte de Concert, pièce inédile pour le piano; 4o Le Désespoir de Judas, chanson inédite interprétée par C.Du-guay; 5o Y Parai! qu’ça Bloque! chansonnette inédite de E.Merville; (in Les Trois matelots de Croix, chanson française du temps jadis ; 7o La Cueillette, chanson du terroir.8o Orchestration, madeleine — cornet e! trombone; Un numéro, 5 sous, par la poste 0 sous Abonnement, un an, Canada ifl.50; Elat -Unis, $2.00.Adr-s-se; Le Passe-Temps 16 Craig Est, Montréal.Caluloguc de primes envoyé gratis.• ' réc.LE MERITE AGRICOLE Québec, 22 juillet 1915.Les cultivateurs de la région de Montréal sont des gens de progrès ; en effet, sur 1012 décorés du Mérite Agricole, répartis dans 66 comtés de la province, on en compte 318 dans le district de Montréal seulement, et sur 23 qui ont obtenu la Médaille d Or, 13 sont de ce même district.Ces derniers se répartissent comme suit : 3 dans Châteauguay, MM.Jas Cottingham, d’Ormstown, R.R.Ness, d’Howick, et Alex.You-nie, de Brysonville ; 2 dans Ber-thier, MM.Pierre Lavallée, de Saint-Norbert.et Mathias A.Ferlant!, de Berthier ; 2 dans Arthabaska, MM.Paul Tourigny, M.P.P., et Chs Boutet, de \ictoriaville ; 2 dans Hoche-laga, MM.Jas Drummond et John Nesbitt, de Petite Côte ; 2 dans Deux-Montagnes, M.Chs Champagne, de Saint-Eustache, le premier de tous les lauréats, et M.W.A.Oswald, de Saint-Augustin ; 1 dans L’Assomption, M.F.().Lachapelle, de Saint-Pa.l l’Ermite ; 1 dans Jacques-Cartier, M.W.W.Ogilvie, des Rapides Lachine.Les deux comtés du district de Montréal qui ont le plus de décorés sont Berthier e* Châteauguay, qui viennent tous deux sur la liste, en quatrième place.Les Médailles (l’Argent ont été réparties comme suit, dans k divers comtés de ce même district : Clià-teauguay, 27 ; Berthier, 23 ; Arthn-baska, 9 ; I,'Assomption, 14 ; Saint-Jean, 13 ; Hochelaga, 12 ; Verchè-res, 10 ; Terrebonne, 3 ; Ragot, 9 ; Beauharnois, 6 ; Drummond, 2 • Richelieu.4 ; Laval, 2 ; Jacques-Cartier, 6 ; Deux-Montagnes 7 • Rouville, 8 ; Saint-Hyacinthe, 3 ; Iberville, 5 ; Soulanges, 5 ; Laprai-rie, 4 ; Chambly, 1 ;Vaudreuil, 2 • Napierville, t ; un total de 176 Médailles d’Argent.Ces statistiques compilées p - le Bureau de Publicité de la Commission de l’Exposition Provinciale de Québec sont très intéressantes pour le district de Montréal.Nul doute que de ce district les visiteurs seront nombreux dans la vieille capi-j taie, dans la semaine du 28 août au I 4 septembre prochain, pour assister ! à la célébration des Noces d’Argent du Mérite A yicole.AU PRIX DC LA MANUFACTURE I GRANDE VENTE LIQUIDATION C H Angle Mont-Royal et Papineau J.O.MARTINEAU, Voici une occasion vraiment (inique: celle d’acheter au prix de la manufacture.Vous êtes heureux pour épargner quelques sous de pouvoir dire que vous achetez “dans le gros.” Voici quelque chose de mieux, nos prix sont plus bas que ceux du gros; ce sont véritablement ceux de la manufacture.Nous invitons non seulement nos clients habituels, mais également tous les acheteurs à ne pas négliger une semblable occasion.LA VENTE DURERA TOUTE UNE SEMAINE Il est évident qüe les meilleurs lots partiront les premiers.A vous de ne point retarder et de venir dès les premiers jours.EXAMINKZ NOS VITRINES.MADRAS! MADRAS! 25 pièces de beau madras de couleur.Valant 75c, $1.00 et $1.25.Notre prix de ÆQfi» vente.PORTIERES! PORTIERES 50 paires de belles portières en damas, avec grosse frange.Valeur de $3.00 la paire.Notre prix de vente, chacune 98c 25 pièces de belle mousseline Marquisette, à rideaux, patrons des plus choisis.Valeur de 20c, 25c et 35c.Notre prix de vente 10c SPECIAL! SPECIAL! 2 caisses de cotton blanc à drap, en coupons.7- 4, réduits à.if Uc 8- 4, réduits à.9- 4, réduits à.Hâtez-vous.25c 2 caisses de bas pour dames et enfants, noir, tan ou blanc.Valeur régulière de 20c.Notre prix de vente, la paire .• 12'*c 20 douzaines de tabliers de cuisine, valant 50c.Notre prix de vente .15 douzaines de blouses en lawn Marquisette blanc, bien garnies et nouveau collet, Valeur $1.50.Notre prix de vente 89 c 15 douzaines de petits rompers pour enfants, valant 25c, 35e et 50c.Notre prix *3 E?de vente.2 caisses de coupons de Charmeuse de couleur, valeur régulière de 25c.Hâtez- O x*» vous, notre prix de vente, la verge ., O ^ 500 verges do belles broderies, valant 25c et 35c, de 15 pouces de large.Notre ‘S Crf* prix de vente.A w i.Ruban Duchesse 150 pièces de ruban Duchesse, 1 pouce de large, valeur de 5c.Pour cette ^ -p vente.» ^ 350 rouleaux en toile pour la cuisine 2'4 verges de long.Valant régulièrement 25c.1 Notre prix de vente.Habits de toile pour petits garçons.Valant 75c et $1.00.Notre prix de vente 49c SPECIAL! SPECIAL! 85 douzaines de belles chemises négligées | pour hommes, Nos.14 à 17, toujours vendues ( à 50c et 75c.Notre prix de vente ¦ 39c Un autre lot de belles chemises négligées, \ marque Forsyth et bien d’autres bonnes mar-ques, valeur de $1.00 à $1.25.Notre prix de vente.*9*7 N* SPECIAL CHAPEAUX D’ENFANTS 25 douzaines de chapeaux de paille pour fillettes, valant le meilleur marché, 25c 5c 5c 5c 5c 5c Tél.St-Louis 4 16 T V__»________ CREPONETTE 50 pièces de crêponette en couleur, .pour robes, blouses ou kimonos.Valant 15c régulièrement.Notre prix de vente .^ 35 pièces de toile fine, blanche, valant 25c la verge, les pièces sont de 20 à 25 ‘j ^1/2 g* verges.Notre prix de vente, la verge * “ '“r 60 nappes en toile, avec bord rouge, valant régulièrement 60c.Notre prix de vente, chacune.59 pièces de piqué de fantaisie, blanc, fleuri, ou autres dessins de fantaisie, valant 20c régulièrement.Notre prix de vente ** ^ 29 douzaines de robes de fillettes en lawn blanc, et broderie.Valeur de $1.50 à C|C| (T* $2.00.Notre prix de vente .^ 20 douzaines de beaux corsets, marque E.T., valant $1.00.Notre prix de vente 69c ETOFFES A ROBES 30 pièces de belles étoffes à robes, nouvelles couleurs.Valeur de 50c à 75c.Réduits 39c RUBANS! RUBANS! 50 pièces de rubans taffetas, 6 pouces de large, les nouvelles couleurs.Valant'20c.1 ftp Notre prix de vente.Profiterez-vous des occasions merveilleuses que nous vous offrons ?Celles mentionnées ci-dessus ne sont pas les seules dont vous pourrez bénéficier.Nous ne vous demandons qu’une chose: Venez et constatez que nous vous disons l’entière vérité! VOUS ACHETEREZ AU PRIX DE LA MANUFACTURE.Commandes par la poste ou par téléphone remplies avec le plus grand soin.Livraison dans toutes les parties de la ville.MARTINEAU Angle Mont-Royal et Papineau INVENTIONS UTILES Nos lecteurs trouveront plus bus une liste de brevets récemment ob- j tenus par l'entremise de MM.Marion & Marion, solliciteurs de brevets, Montréal, Canada, et W’ashinc-tun, E.-U.Tout renseignement à ee sujet sera fourni gratis en s'adressant au bureau d’affaires plus haut mentionné.Nos CANADA 163,819—Antonio Graveline, Québec, P.Q.Jouet harpe-éolienne.163.849— Lucien P.Basset, Montmorency, France.Procédé et appareil pour la fabrication de ciment et de chaux hydrauliques.163.850— Adélard Charland, Bingham, Me, E.-U.Moteur à fluide.163,882— Frans H.Johansson, Karlstad, Suède.Procédé de fabrication de poteaux et planches de bois non raboté.163,902—Joseph Wm Poulton, Westmount, Que.Poudre à polir 1 argenterie et autre métal.163,907—Adélard Boy, Saint-Pie, Bagot, Que.Machine pour la récolte du foin ETATS-UNIS 1,147,356—Napoléon Marion, Montréal, Qué.Garde-boue pour automobiles et autres véhicules.Demandez une copie gratis du “ Guide de l’Inventeur HORS DE* COMBAT Ottawa, 30.— Il y a, aujourd'hui, 65 noms sur les listes de hors de combat.Quelques Montréalais figurent au nombre dos tués et des blessés.Trente-quatre hommes du 3ème hnttaillon (Queen’s Own, de Toronto) sont mentionnés comme prisonniers en Allemagne.tSème bataillon.— Mort de ses blessures: Richard H.Street, (anciennement du 23ème) 699, rue S.-Antoine.Westmount.Blesse : Fvre Highfield, 53, rue S.-Marc, Montréal (coup de fusil à la tête) lié me bataillon.Grièvement hi ssé: Caporal Charles Lnngoüer, 566a, S.-Denis Montréal.3èmo bataillon.Blessé : William Angel, 1320, rue Messier, Montréal.2ôme hahrtlon.— Tué au feu, ivril: Oliver Dussault, Otlawu EXCURSION DANS LA MATAPEDIA Voici les prix de passages de l'excursion que la Société de Colonisation de Montréal est en frais d’organiser pour le 25 août prochain pour visiter les terres à coloniser de la vallée de In Malapédia; ces tarifs sont basés sur Montréal comme point de déparl et les intermédiaires jusqu’à Mont-Joli; la région s’étend de Mont Joli à Campbelton, N.-B.: De Montréal à Nicole! inc], et les stations intermédiaires.$6.50 De Lotbinière à Lévis Incl.et les stations intermédiaires.$5.50 De S.-Weneeslas à Villcrnv et De S.-W-enceslas à Villcray incl.II les station intermédiaires.*6.00 Ik- S.-Joseph à S.-Charles Je *inc.II ies stallons intermédiaires,., $5.25 .De La Durantaye .5.15 Il S.-VaHer .5.05 M S.-François .5.00 tl S.-Pierrn .4.95 (4 Monlmagny .1.85 Les «t Cap S.-lgnace .1.75 geurs M L'Anse à Giles .4.05 pour «« LJ slot, « , • • • # » • .1.60 Camp Trois Saumons., S.-Jean Port Joli.Elgin Road.S.-Louise.Pont Rouge.S.-Anne.S.-Pacôme.Riv.Ouellc Quai stations interméd’i S.-Hélène.S.-André.S.-Alexandre.OJd Lake Road.Rivière du Loup.Cacouna.S.-Arsène.Isle Verte.S.-Eloi.Tobin,s.Trois Pistoles .S.-Simon.S.-Fabien.Rie.Sacré Coeur.Rimouski.S.-Anaclet.S.-Lurc.Mont-Joli.incl aire .4,55 .4.45 .4.35 .4.30 .4.25 .4.25 .4.25 et les .4.20 .4.20 .4.15 .4.05 .3.95 .3.80 .3.65 .3.65 .3.45 .3.35 .3.35 .3.25 .3.05 .2.65 .2.70 .2.55 .2.50 .2.40 .2.30 .2,15 rc vérifier ses billets aux gares suivantes par l’agent du chemin de fer: à Petit Métis, Cnusapscal, Malapédia et Campbelton.Les excursionnistes, qui désireront visiter les endroits à coloniser le long du chemin de fer Intercolonial dans le comté Rcstigouche, N.-B.pourront acheter à la gare de Campbelton des billets d’aller et retour pour les endroits suivants: Kedgwick.$1.85 Five Fingers.2.30 Anderson.2.35 Pour cela il suffira de présenter à l'agent de la gare son billot d’excursion pour la Malapédia.Tous les billets sont valides pour J15 jours à partir de la date du dé-! part.Il n’y aura qu'un seul jour de | départ, le retour se fera nu gré du voyageur dans les limites fixées ci-dessous.Celte excursion est de 2icme classe et les billets sont en vente aux gares du chemin de fer et le voyage se fait par ITntercotonial.billets permettent aux voyu-d’nrrèter à toutes les stations visiter entre Petit Métis et bclton, Il faudra au retour fai- Lisez le NATIONALISTE, et vous aurez fait oeuvre utile et agréable., DYNAMITARDS PEU DANGEREUX Rien, de nature à les incriminer, n’a été trouvé sur les trois Allemands dont nous avons annoncé l’arrestation avant-hier et qui ont été amenés à Montréal hier matin, par le grand connétable Boisvert, de Sweetsburg, sous soupçon de s’être immiscés au vol de 400 livres de dynamite dans le camp de construction de la Montreal et Southern Counties Railways, à S.-Césaire, a remarqué la disparition au coin-mencement de la semaine.Le major W.K.Date, du corps de garde, les a internés au bureau d'immigration, parce que aucun d’eux avait obtenu la permission de quitter Montréal Ils seront probablement envoyés, dans quelques jours, à Fort Henry, Les trois étaient, avant la guerre, domiciliés à Montréal, ce sont: Ferdinand Dummel, âgé de 18 ans, autrefois de Longueuil ; Robert Jurgens ou Yurens, 43 ans; et Heinrich Koch, machiniste, 129 rué Richard* *on. VOL.VI.— ï*fl Itb LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1915 FAITS-MONTREAL COMMERCE ET FINANCE Fyp, MARCHÉ DE MONTRÉAL DE DÏNAMITE AUX GRANDS MAGASINS GOODWIN UN JEUNE HOMME EST TUE ET Complets pour garçonnets Draperies et tentures SEMAINE FINISSANT LE 31 JUILLET.FARINES Patentes du printemps: Royal Household .2 sacs ! Cinq Roses.2 sacs Gienora.2 sacs Harvest Queen .2 sacs Régale.2 sacs Fleur de lis.2 sacs Fortes à Boulanger: Bakers Special .2 sacs Manitoba S.B.Keetoba.2 sacs Montcalm.2 sacs Patentes H’Hiver: Straight Rollers .2 sacs Hurona (à pâtisserie) .2 sacs A do 2 sacs Farine de blé-d’Inde blanc pour boulangers .2 sacs Farine de blé-d’Inde, pour engrais.2 sacs 57.10 7.10 6.60 6.60 7.10 C.60 6.40 à.90 6.40 1.40 6 30 7.10 6.60 5.20 3.90 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoine: Avoine roulée sac de 90 Ibs.$3.15 Avoine roulée, baril.6.55 Issues de blé: Son Man., au wagon, tonne.26.00 Gru Man., au wagon, tonne.28.00 Gru blanc d’Ontario, au wagon, tonne.30.00 Moulée pure, au char.$33.00 à 38 00 Moulée mélangée, au wagon.$28.00 à 35.00 OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs No 1.23s Oeufs Extra.[ 26s Prunes, la manne.$1.75 à $2.25 Raisin, la caque .$6.00 à $6.50 Oranges du Mexique.$2.50 à $3.00 Oranges de Californie .$4.75 Ananas de Havane.$4.00 Poiçmes.$3.25 Pommes “Spies” .$6.00 à $7.50 * * • Pommes “McIntosh”, en boîtes.$2.50 Tomates de choix, la manne.$1.10 Céleri, la boîte.$1.75 Raisin, en caque.$6.50 Raisin rouge.25s à 30s Poires de Californie.$3.75 • « » Airelles, le baril.$6.00 Raisin, la caque.5.50 Raisin, la caque.5.00 Raisin, qualité medium .2.75 Bananes, le régime .$2.00 à $2.50 Canneberge, au baril .$7.50 Céleri, par caisse.$1.75 Noix de coco.$4.25 Choux nouveaux, la manne.50 à 75s Concombres nouveaux, au panier.30 à 40s Pommes de terre, au baril.$2.50 Oignons rouges, au sac, par livre.3s Oignons blancs, la manne .$1.50 Figues, la boîte.13s à 15s Figues, la boîte.12 % s Dattes, la livre.8s Dattes, par colis.8 à 10s Marrons, la livre.12s Noix, la livre.10 à 36s Arachides Bon Tons .12 à 13s BEURRE Beurre de choix.29s Beurre de choix, en bloc d’une livre.29 l-2s Beurre de laiterie .26 à 27s FROMAGE Fromage doux, la livre .15s Fromage fort, à la meule, la livre.19s Fromage fort au morceau, la livre.23s Fromage de Gruyère, la livre .37s Fromage d’Oka.26s Fromage Limbourg.35s Fromage Roquefort.35s SAINDOUX Bonne demande.La 1b.Saindoux pur, en tinette.13 3-Ss Saindoux pur en seau.$2.75 Saindoux pur, bidon de 10 Ibs.14 1-4 s Saindoux pur, bidon de 5 Ibs.14 l-2s Saindoux pur, bidon de 3 Ibs.14 3-8s Saindoux pur, bloc de 1 1b.14 l-2s i L, POIS ET FEVES Le nJaot Pois jaunes.$3 50 Pois verts.3.50 Fèves blanches.3,50 PRODUITS DE L’ERABLE Sirop, bidon de 8 1-2 Ibs.75s Sirop, bidon de 13 Ibs.$1,15 et 1.20 Sucre, la ivre (très rare) .8 à 9s FRUITS Citrons de choix .$2.00 à $3.75 Pamplemousse (grape fruit) $5.25 Cantaloups, la caisse .$5.00 FRUITS DE LA, CALIFORNIE Abricots, la manne.$1.75 Fraises, grandes boîles .12 à 13s Framboises.15 à 20s Cerises, la boîte .$2.75 à $3.00 Asperges, le panier.$2.50 Pêches, la boite .$1.50 à $1.75 Melons, 45 par manne .$5.50 Melon d’eau, chacun.60s PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL AVOINES Canada-ouest( Canada Western) No 2 sur place (rare) .67 1-2 à 68s Canada-ouest( Canada Western i No 3.64 l-2s Manitoba, No 2, d’alimentation (feed).62 l-2s Québec, blanche, No 2.62 l-2s Le marché est très ferme et la tendance à la hausse.ORGES par 48 Ibs Canada-ouest (Canada Western) No 3.81s Canada-ouest (Canada Western) No 4 (très rare) .75 à 76s MAIS Par 56 livres :— Maïs de l’Argentine (rare).87 à S8s Maïs de Chicago .87 à 88s BLE Pour volailles (bonne qualité), par 100 Ibs.$2.30 à $2.40 FOURRAGES SUR RAILS A MONTREAL MAIS Mil No 1, par 2,000 livres .$22.00 Cil No 2, choix .$21.00 à-$21.50 Mil No 3, par 2,000 livres.$19.00 à $20.00 Mil et trèfle, par 2,000 livres.$17.00 à $18.00 Le marché est irrégulier.MARCHE CENTRAL AU POISSON Flétan.Ils Merluche (haddock).6s Doré, frais.12s Brochet, frais.8s Barbotte.10s Perche.,• • • • Saumon frais, de Gaspé .16s Morue fraîche.8s Anguille fraîche .9s Merluche fumée.8s Filet de merluche.12s Harenu frans, 1-2 baril .$3.50 Morue fraîche.No 1, 200 Ibs.$10.00 DEUX AUTRES SONT GRIEVEMENT BLESSES A LA CARRIERE MARTINEAU, A ROSEMONT, HIER SOIR.Une terrible explosion a éclaté hier après-midi à la carrière Martineau, à Rosemount.Une mine de dynamite que l’on était à charger a fait explosion tuant un ouvrier et en blessant deux autres.Voici les noms des victimes: Alphonse-Louis Liboiron, 17 ans, 1656, rue Bordeaux, mort en route pour l’hôpital; Alfred Belisle, 29 ans, 174, rue Cadieux, brûlures au visage et partout le corps, fracture de la jambe gauche.Eliano Hammanuck, Polonais, 40 ans, adresse inconnue, fracture du crâne, fracture de l’avant-bras droit et graves brûlures.On ne croit pas qu’il survive.Tous deux ont été transportés à l’hôpital Victoria.Voici en peu de mots comment l’accident est arrivé.Les trois hommes travaillaient à placer une mine de dynamite dans une excavation et ils se préparaient à se retirer après avoir allumé la mèche, lorsque l’explosion se produisit.Un homme qui se trouvait plus loin fut jeté par terre par la force du choc.Il se releva sans blessure et courut à la mine où il trouva ses trois compagnons étendus, dont un seul donnait signe de vie et dont les babils flambaient.Il appela à l’aide et avec d’autres compagnons de travail, il éteignit le feu et avertit la police.Des ambulances mandées en toute hâte transportèrent les blessés à l’hôpital.Le corps de Liboiron a été transporté à la morgue.TENTATIVE DE SUICIDE Narcisse Ferland, 35 ans, 15 ruelle Monet, a tenté de mettre fin à ses jours, hier soir.Le malheureux est un boiteux dont une jambe a été coupée net et l’autre, trop faible pouij servir.Fatigué de la monotonie He son existence, il avoua à sa femme qu’il avait pris du poison.Celle-ci appela sur-le-champ l’ambulance.Conduit à l’hôpital Général, les médecins, en administrant un remède énergique, réussirent à annuler l’effet délétère du poison.Aussitôt revenu, il devra comparaître en cour pour y répondre à l’accusation de tentative de suicide.M.BORDËN CHEZ M.LLOYD-GEORGE LE PREMIER MINISTRE A UNE IMPORTANTE CONFERENCE AVEC LE MINISTRE DES MUNITIONS.Londres, 31.— MM.Borden et G.Perley et le major-général Sam Hughes ont eu hier une importante (conference avec M.Lloyd George et la commission des munitions.Le premier ministre du Canada a déclaré plus tard à un correspondant: “Nous avons trouvé M.Lloyd George disposé à utiliser le plus possible les industries et les ressources du Canada.Il a déclaré que notre pays pourrait entreprendre de fournir certains produits essentiels qu’on n’y a pas encore fabriqués, mais qu’il serait possible de fabriquer.Le ministre de la Milice dès son retour au Canada s'entendra à ce sujet avec les fabricants et les autres hommes d’affaires.” M.Borden a affirmé qu’il n’a pas encore abordé la question des accords à conclure touchant les fonds nécessaires à l'exploitation des chemins de fer et aux travaux de la moisson.LE COMMERCE APRES LA GUERRE LES PAYS ALLIES SONGENT DES MAINTENANT AU PROBLEME DES RELATIONS COMMERCIALES APRES LA GUERRE.—L’ALLEMAGNE ET LE BOYCOTTAGE La longueur de la guerre a cet avantage que tant qu’une solution n’intervient pas, le commerce allemand est frappé d’une paralysie qui facilite beaucoup l'action des alliés sur les marchés extérieurs.Le “Bulletin de la Chambre de commerce française de Genève” voudrait qu'on profitât de cette situation pour rechercher les bases d’ententes spéciales entre les pays unis aujourd'hui par la lutte contre l’Allemagne.Dans cet ordre d’idées, il y a notamment beaucoup à faire du côté de la Russie: “Pour l’instant, les Russes, uniquement préoccupés de chasser le commerce allemand qui, à l’importation, entrait pour 46 pour cent dans le commerce total de l’empire moscovite, ne songeraient qu’à se cantonner dans un protectionnisme farouche.Leur pays, après la guerre, va certainement être appelé à un développement industriel considérable, surtout s’il est débarrassé de la concurrence allemande et autrichienne.La reconstitution de l’industrie de la Pologne demand?-ra des efforts.L’ouverture des Dardanelles et l’installation sur les rives du Bosphore vaudront, d’autre part, aux Russes un grand essor.On conçoit que, dans ces conditions, le Gouvernement russe ne puisse trop engager l’avenir.Mais de là à refuser tout accord commercial, même aux alliés, il y a loin, et l’Angleterre fera, comme la France, de grands efforts pour aboutir à des ententes spéciales.” En ce qui concerne la Grande-Bretagne, on peut prévoir qu'après la guerre il y aura, au point de vue economique, de grands changements.“Pour tenir compte de l’élan de solidarité des colonies et pour récompenser leurs sacrifices, l’Angleterre sera conduite à organiser un système qui permette d’accorder aux Dominions des avantages pour leurs exportations dans la mère-patrie.La presse anglaise envisage dès lors le retour du pays à un régime protectionniste, c’est-à-dire l’établissement d’un tarif douanier avec des droits préférentiels pour les importations coloniales.Le “Times” a fait observer, qu’en l’état actuel des choses, l’Angleterre, si elle doit solliciter des réductions de droit sur le tarif russe, ne peut rien offrir en échange.” On sait qu’une Commission instituée, sous la présidence de M.Méline, par le Gouvernement français, étudie, en ce moment, les moyens de rendre plus actifs les échanges avec la Russie.Si les alliés interdisent à leurs nationaux tout commerce avec l’Allemagne, celle-ci, de son côté, est résolue à “boycotter” les produits étrangers.On a pu lire, en effet, dans un des derniers numéros du “Journal des Chemins de fer allemands”, le texte d’un décret aux termes duquel il est interdit à tous les restaurants et cafés de la région de vendre des produits étrangers : bière, vins, liqueurs, conserves, fromages, fruits, légumes, etc.Le décret ajoute que la prohibition sera maintenue après la guerre.Un autre décret du ministre des Travaux publics de la Prusse prohibe l’emploi des matériaux étrangers dans les constructions publiques, i Dans le grand-duché de Bade, cette prohibition est étendue même aux articles fabriqués en Allemagne, mais par des maisons soutenues par des capitaux étrangers dont les noms sont cités ouvertement dans les décrets.Il est à remarquer que la prohibition s’applique tout aussi bien aux articles des pays neutres qu’à ceux des pays belligérants.La ‘Revue de Lausanne”, commentant ces décrets, fait remarquer que les sentiments dont ils sont inspirés ne sont certes pas les sentiments d’une nation victorieuse.DECLARATIONS DE DIVIDENDES Liggett and Meyers Tobacco Co.—-Dividende trimestriel régulier de 3 pour cent sur les actions communes, payable le 1er septembre aux actionnaires inscrits le 14 aoûl.National Lead Co.— Dividendes trimestriels réguliers de 1 3-4 pour cenl sur les actions privilégiées et de 3-4 de 1 pour cent sur les actions communes, payables le 15 et le 30 septembre respectivement.Pittsburg Steel Co.— Dividende trimestriel régulier de 1 3-4 pour cent sur les actions privilégiées, payable le 1er septembre aux actionnaires inscrits le 16 aoûl.Dome Mines Co.—- Un premier dividende trimestriel de 50 sous l'action a été déclaré hier.Il sera payable le 1er septembre et place cette valeur sur une base annuelle de 20 pour cent.La nouvelle émission distribuée au pair aux actionnaires et payable e 16 août participera à ce dividende, UN DEFICIT AUX DOUANES Les revenus -des douanes pour le mois de juillet accusent, comparativement au même mois pour l’année dernière, un déficit de $100,000.En juin, les revenus étaient de $1,-925,575.15, comparés à $1,820,254.09 pour le mois de juin 1914, soit une augmentation • d’environ $100,000, mais pour le mois qui finit aujourd’hui.les revenus sélèvent à environ $1,665,000 comparés à $1,787,-261.11 pour le mois correspondant de Tannée dernière.Cette somme comprend toutes les taxes de guerre et fait voir qu’avec l’aide de ces dernières, les revenus du port de Montréal pour les deux derniers mois ont été pratiquement les mêmes que ceux de l’année dernière.nouvelle's .COMPAGNIES Ottawa, 30.— Les compagnies suivantes ont été incorporées à Ottawa cette semaine : G.A.Spencer, Limitée, $150,000, marchands de bois et manufacturiers ; Montreal Leather Goods Co., Ltd., $50,000 ; Ed.Sénécal, Liée, $50,000 ; Canadian Metal Cap & Seal Co., Ltd., $800,000; The Canadian Art Photoplays, Ltd., $50,000 ; Hubert Ville-neuve, Limitée, $50,000, toutes de Montréal.Les autres compagnies sont Ideal Canning Co.Ltd., Sainte-Dorothée, Que., $50,000 ; Gourlay, Winter & Leemina.Ltd., $1.(100,000, Toronto et A.R.MacDougall & Co., Ltd., $50,000, Toronto.Nous aurons à ce rayon, un choix de complets pour garçonnets en serges bleu-marine, pour âges de 6 à 16 ans, confectionnés avec des plissés et poches rapportés.C’est le besoin de place qui nous les a fait réduire au prix, par 10 complet, et pour Lundi " Nous ajouterons à cette série pour garçonnets, un petit nombre de complets de garçonnets, dans notre série “Wearbetter”, confectionnés de la meilleure manière, à la mode du jour, et que nous avons marqués pour la vente couranite de 9.00 à 10.50.Ils sont réduits pour Lundi, .C 0O avec culotte supplémentaire .sans culotte supplémentaire .4.99 Dans l’allée centrale nos clients trouveront lundi tous les articles dépareillés, de toutes nos sériies de 25 sous à 1.50.Lundi, la pièce.Nous engageons fortement les Messieurs à nous faire une visite, ils en emporteront sûrement queiqnc article qui ne leur coûtera pas cher.Chemises de sport pour hommes En ccs articles nous avons de belles séries s'adressant aux messieurs recherchant la qualité, Félégance dans les chemises à rayures et blanches.Nos modèles sont à manches courtes, "TCïl toutes grandeurs de 1314 à 1614.Lundi.¦ » v Les chemises de sport en étoffe -soisette fine, chemise courte modèle à boutons par devant, en couleurs et rayures tou- 4 g* tes plus attrayantes les unes que les autres.Notre prix “ «O w Chemises blanches de sortie pour hommes, à cols réversibles à même la chemise, manches longues en tissus unis et de 4j fantaisie, toutes grandeurs, 14 à 1714.Notre prix .A ¦ W Chapeaux pour hommes Chapeaux genre “Knockabout” pour hommes, en teintes claires et foncées, de nos séries habituelles de 1.25 et 1.50, nous les vendrons lundi, la pièce.Chapeaux genre “Knockabout” pour hommes, en rayures claires, que nous vendions 1.75, à couler hindi à, la pièce 1.25 Chapeaux en paille de Livourne pour hommes, tous à la dernière mode, dans les pointures de 6% à 714, qui se vendaient ordinairement 7.00.Nous les réduirons pour lundi à, la pièce 4.89 Chapeaux Panamas, nous n’en avons que quelques-uns /J de notre série habituelle de 7.00.Lundi, la pièce ."fr.©© —Au rez-de-chaussée.Nos clientes trouveront à ce rayon, au deuxième étage, un choix considérable d’étoffes pour draperies et tentures que nous avons démarquées et réduites à un prix des plus avantageux.Dans ces séries sont parlieulièrement des étoffes de haute qualité, des repps de soie, de la faille à dessins variés, de la soie Chiki, des mohairs glacés et des draperies “Sunproof” à dessins en toutes couleurs et variétés.Ces articles répondent à tous les besoins du moment présent el de l’automne, en 50 pouces de lar- 4 QQ geur, de nos séries de 2.25, 2.50 et 3.00.Lundi, la verge A aO«7 Burlap à dessins pour rideaux, draperies ou travail de fantaisie, en naturel, marron, bleu, vert, cardinal, 52 pouces /| g» de largeur, la verge.iHr© Cretonnes françaises et anglaises et bordures pour garnitures de portières, pour finir des rideaux ou des tentures de cretonnes, toutes largeurs, à.MOITIE PRIX A ce même rayon également on trouvera un choix magnifique de passementeries, galons dorés, de bordures dorées, de garnitures à dessins de fleurs pour réflecteurs de lampes, pour utiliser dans la confection des coussins et autres travaux de dames concernant l’ameublement, et l’on trouvera encore des bordures et des entre-deux de dentelle en toutes largeurs à des prix variant entre .15 et 3.00 la verge.C’est le rayon des franges en soie pour lampes dans toutes les nouvelles teintes, des portières japonaises en verre, en perles et en larmes de Job pour passage, vestibule.Sur ces derniers articles une réduction sera faite lundi de 35% de nos prix marqués.Au deuxième.Ganterie de dames Gants en soie blanche pour dames, 2 fermoirs-pres- CQ sion, bouts renforcés, la paire.«057 Gants en soie Milanaise blanche pour dames, 2 fermoirs-pression, de très belle et bonne qualité, la paire .J OO Gants en filoselle blanche, pour dames, longueurs de 12 et 16 boutons, ces gants sont très rares dans le moment et TTC nous les vendons, la paire.¦ ¦ O Au rez-de-chaussée.J I un journal donne à ses lecteurs des nouvelles exactes, précises et complètes, sans parti-pris, de la manière la plus honnête du monde; Si ses articles de rédaction sont sensés, dignes, pleins de renseignements et écrits sans souci des intérêts de partis; Si l’exécution typographique, la disposition des nouvelles et des articles en sont de bon goût et de classement excellent; Si ses articles, ses nouvelles de tête, et ses chroniques politiques et parlementaires en appellent à la meilleure classe de lecteurs qui soit dans le pays; S’il n’annonce que des maisons et des produits honnêtes et refuse les réclames tapageuses ou nuisibles; S’il ne verse jamais dans la sensation et peut être mis aux mains de tout le monde; Si c’est le seul journal de l’après-midi à deux sous dans la région et même dans la province; Vous savez du coup que ce journal est un excellent médium d’annonces, car il pénètre dans les familles les plus respectables et recrute ses abonnés et ses lecteurs dans les classes les plus intelligentes du pays.Le DEVOIR est le type de ce journal, au Canada.Il a une clientèle de lecteurs et d’abonnés offrant le meilleur champ possible à l’annonce et aux annonceurs intègres et soucieux de leurs intérêts.Aussi tous devraient-ils s’en servir pour leur pu- blicité.LE DEVOIR MONTRÉAL J LA CHALEUR FAIT DES VICTIMES La chaleur intense d’hier a été la cause d’un grand nombre d’insolations.Un touriste américain du nom de A.S.Bruce est tombé inconscient en face du restaurant Walton.Il se fendit la tête dans sa chute, Une dame a été ramassée sur le trottoir à l’angle des rues McGill et Notre-Dame cl un manoeuvre près des bureaux du Grand-Tronc.A midi, le thermomètre enregistrait 85 degrés, 71.7 à 8 heures du matin, 88 à l’ombre à 1.30.Les journées les plus chaüdes du mois ont été les suivantes : le II juillet, 85.2; le 21 juillet, 85.7; le 13 juillet, 84.5; le 14 juillet, 86.5; et nier, 85.7, AUTOMOBILES ASSURANCES Couvrant contre ACCIDENTS, L'INCENDIE.L’EXPLOSION, LA RESPONSABILITE PUBLIQUE, LE VOL, LE TRANSPORT, LA COLLISION, LES DOMMAGES MATERIELS A AUTRUI.BRIS DE GLACES, MALADIES.VOL, ATTELAGES, RESPONSABILITE DE PATRONS ET PUBLIQUE.GARANTIE DE CONTRATS.CAUTIONNEMENTS JUDICIAIRES FIDELITE DES EMPLOYES.LA PREVOYANCE 160 ST-JACQUES, Montréal.Tél Main 1626.J.C.GAGNE.Gérant-rénlral, INTERROGEZ VOUS ?et voyez si vous jouissez de tout le confort qu’une maison peut vous donner.Le RECHAUFFEUR D’EAU POUR RESERVOIR est l’une des unités qui constituent le vrai confort d’une maison et l’on peut se le procurer à des conditions si faciles qu’il est à la portée de toutes le bourses.Venez à n’importe laquelle de nos salles d’échantillons et nos commis se feront un plaisir de vous donner une démonstration—ou téléphonez à Main 4040 et nous vous enverrons un de nos représentants.$6.00 Comptant POUR GE REGHAUFFEUR et $1.00 par mois pendant 14 mois Chauffé au gaz.Le pri» complanl est de Installé gratuitement $17 50 THE MONTREAL LIGHT, HEAT AND POWER COMPANY Rues Craig et S.-Urbain.358 ouest, S.-Catherine 1007 est, Ave.Mont-Royal 834 S.-Catherine, Mais.55 rue Notre-Dame, Lachine VENTE PAR LICITATION Province de Québec, DUtrict de Montréal.AVIS public est donné que, mardi, 17 août 191.,, 1rs immeubles suivants seront vendus séparément, nu plus haut et dernier enchérisseur, nu bureau de L.P.Hennud, 16 rue S.-Jacques, Montréal, Sx il heures de l’avant-midi, savoir : 1o.Un lot de terre ou emplacement ayant front sur la rue Huntly, en la cité de Mont-léai, contenant vingt-cinq pieds de largeur par cent pieds de profondeur, plus ou moins, mesure, anglaise, el connu et désigné comme étant la moitié sud du lot numéro QUATRE CENT CINQUANTE-DEUX de la subdivision officielle du lot principal numéro HUIT S.(No 8-452), des plan et livre de renvoi officiels du village de la Côte S.-Louis, avec une maison eu bols, lambrissée en brique, à deux étages, et autres Mtlsscs sus-érigées, borné en front, le dit lot, par la rue Huntly, en arriére par une ruelle, au sud par le lot numéro QUATRE CENT CINQUANTE-TROIS dé la dite subdivision, et nu nord par l’autre moitié du dit lot No 452.avec droit en commun avec d’autres dans la ruelle en arriére.2o.Un certain lot de terre situé en la cité de 'Montréal, en face de In rue Huntly, formant partie du lot numéro HUIT sur le plan officiel et au livre de renvoi du village de In Côte S.-«Louis, et plus particuliérement connu sur le plan de subdivision fait et produit du dit lot officiel comme étant la moitié nord de in ttibdivislon QUATRE CENT C1NQUANTE-TWOIS, con- tenant vingt-cinq pieds de largeur par cent Îlieds de profondeur, mesure anglaise, le out plus ou moins, avec le droit de passage en commun avec d’autres personnes dans la ruelle en arrière de tel terrain.3o.Un certain terrain situé en la cité de Montréal, sur la rue Huntly, formant partie sur le lot numéro HUIT sur le plan officiel et au livre de renvoi du village de la Côte S.-Louis, et plus particulièrement connu au plan de subdivision fait et préparé du dit lot officiel comme étant la moitié nord de in subdivision QUATRE CENT CINQUANTE-DEUX.de la contenance de vingt-cinq pieds de largeur par cent pieds de profondeur, mesure anglaise, et plus ou moins, avec une maison à trois étages, lambrissée en béton, borné en front par la rue Huntly, eu arrière par une ruelle, au nord par la subdivision QUATRE CENT CINQUANTE ET UN, et au sud par le résidu de la dite subdivision présentement vendue, avec droit de passage en commun avec d’autres personnes duns la dite ruelle.Ces immeubles sont la propriété de la succession de feu Alphonse Leblanc, de son vivant commerçant de la cité de Montréal.Cette vente sera faite par licitation sous l’autorité du notaire soussigné, qui tient nu bureau susdit le cahier des charges de In dite vente h la disposition de tout intéressé.Montréal, 30 Juillet 1913.(Signé) AMEDEE JASMIN, Notaire.E.DesJardins, avocat, 5t S.-Jacques, a-c Fontaine et Lnbclle. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1915 VOL.1 VI.— Ne lï-o U VŒ SPORTIVE LE CRITERIUM DE LA VITESSE EN YACHT Deux jours de fête au Champêtre Anjourd’hui.à Montréal-Est,auront! Les positions seront tirées au lieu les grandes courses en canots sort avant chaque course, du Champêtre Canadien.N.B.—Chaque concurrent devra Les clubs nautiques des quatre] payer 25 sous pour un numéro.coins de la province seront représentés et les équipes des clubs de Saint-Jean, Lachine, Grand-Tronc, Cartierville, Longueur Woodlands, Saint-Lambert, etc., viendront disputer à l’équipe du Champêtre la palme de la vitesse.La course de canots de guerre promet d’être de toute beauté, car pas moins de 10 équipes prendront part à cette course.Ce soir, il y aura sauterie, au Chalet du Club, aux accords entraînants de l’orchestre.La journée de dimanche promet des émotions, car les yachts les plus rapides du Canada viendront se disputer la possession pendant une année du trophée si généreusement offert par Son Honneur M.Joseph Versailles, et qui est l’emblème du championnat du Canada, pour la j distance de 25 milles.On parle de 50 milles à l'heure, et les amateurs avides d’émotions seront certainement satisfaits.Voici le programme de dimanche : En même temps les courses en chaloupe auront lieu plus près du bord.COURSES EN CHALOUPES Dimanche, le 1er août COURSES DE YACHTS 1.2 h.—5 forces et moins, 5 milles 2.2 h.30—4 cylindres, 20 milles.3.3 h.—2 cylindres, 10 milles.Juges: P.Pagé, Jos.Vézina, J.-A.! Fiset, Jos.David, Chs Valois, Ed.Marion.Starter: Gaston Dozois.No.Départ.1.1.30 h.—Demi-mille.Jeunes fil- les.Chaloupe à fond plat, deux paires de rames.Locale.2.1.40 h.—Demi-mille.Canot sim- ple.Club.1ère épreuve.3.1.50 h.—Demi - mille.Jeunes garçons, 16 ans et au-dessous.Chaloupe à fond plat, deux paires de rames.Locale.4.2.00 h.—Demi-mille.Canot sim- ple.Club.2ème épreuve.5.2.30 h.—150 verges.Dames.Chaloupe à fond plat, deux paires de rames.Locale.en 10 _ Demain soir, grand concert 4 O U -imjVVviindres" iTmilles ’ Plein air *t distribution des prix J- •?lml Plus de 50 musiciens composant l’Harmonie de Montréal sous la direction de M.Hardy joueront des morceaux gais et enlevants.Un service spécial de tramways pour les deux jours permettra de se rendre à Montréal-Ëst en peu de temps.En foule aux régates du Champêtre.?.4 h.—Cabines, 5 milles.?.4 h.30—Poursuite (locale), milles.7.5 h.—(Free for ail), 25 milles.Course ouverte à tous (free for ail), Championnat du Canada, distance, 25 milles, pour le trophée Versailles.Les hydroplanes ne seront admis que dans la caurse “ Free for ail MONTREAL GAGNE CONTRE JERSEY CITY LE COUP DE CIRCUIT DE JACK F L Y N N A DONNE TROIS POINTS AUX LOCAUX QUI TRIOMPHERENT PAR 1 A 3.— MANIFESTATION A YEAGER.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées hier dans les séries ides ligues Nationale, Américaine et Fédérale: LIGUE NATIONALE Brooklyn.006200001—3 5 I Pittsburg.002000000—2 8 1 Rucker et Miller; Harmon et Gibson.Boston.000000003—3 7 0 Cincinnati .000ûl302x—6 9 0 James, Hughes, Barnes et Gody; Schnieder et Wingo.1ère partie: New-York.200000100—3 4 2 Chicago.001000100—2 8 1 Stroud et Meyers; Lavender, Pierce et Archer.2ème partie: New-York.000000000—0 8 2 Chicago.O0O2O2OÜX—4 (i 2 Schupp, Per-ritt, Schauer et Dooin; Humphries et Archer.Philadelphie-S.-Louis — Pluie.POSITION DES CEI IBS Philadelphie 50 38 .578 Brooklyn 49 il .544 Chicago 44 433 .506 Pittsburg 45 to .500 New-York 42 44 .488 Boston ¦••«••• 47 fo .477 S.-Louis 44 49 .473 Cincinnati 36 51 .414 LIGUE AMERICAINE Chicago.002010300—6 10 0 New-York.000020020—4 9 5 Cicotte, Scott et Mayer; Shawkey, Pieh et Sweeney.S.-Louis.000000000—0 6 1 Washington.OSOOOOOOx—3 9 2 Weilman et Agnew; Ayres et Hen- Cleveland.0110000102—5 11 4 Philadelphie.0200010000—3 6 3 Morion et O’Neil; Knowleso:.et Lapp.Détroit.000003202—7 7 1 Boston.110040000—6 11 3 Dauss, Steen, Covelskie, Roland et Stanage; Leonard, Wood et Thomas.POSITION DES CLUBS Boston.« - .• » .57 33 .633 Ehicago.* 58 34 .630 Détroit.v .57 35 .620 Washington 47 45 .511 New-York 43 47 .478 S.-Louis 37 55 .402 Cleveland 36 56 .391 Philadelphie 31 61 .337 LIGUE FEDERALE Buffalo 000001000—1 8 2 Chicago 1 lOOOOOOx—2 7 1 Bedlent, Anderson et Blair; Pren- dergast et Wilson.S.-Louis-Newark — Terrain dé- trempé.POSITION DES CLU BS Chicago Kansas City., .52 40 .565 Pittsburg 50 42 .543 S.-Louis 49 43 .533 Newark 49 43 .533 Brooklyn 44 53 .454 Buffalo 11 56 .423 Baltimore 57 .380 BOXE ET LUTTE AU PARC DOMINION Ce qui promet d’être un événement très important dans le monde sportif est sans contredit la soirée de lutte et tie boxe qui aura lieu, au Parc Dominion, le 13 août prochain, alors que deux combats de boxe de dix rondes et une lutte au genre libre à finir seront inscrits au programme.Les athlètes qui prendront part à cette grande soirée athlétique se ront sel n toute probabilité Charlie McCarthy, Billy Kramer, dans un combat de dix rondes ; Kid Burns et Sammy Cohen, dans une autre bataille de dix assauts, et Charles Simard et John McLaughlin, dans une lutte au genre libre, deux dans trois à finir.Cette séance sportive sera sous les auspices du Club Athlétique Olympique.AUX REGATES DU CHAMPETRE lavs entrées des yachts pour les régates du Champêtre de dimanche prochain promettent de causer des surprises.Le “Jovial” du docteur Kent, qui détient le championnat du Canada, pour la distance de 25 milles, aura à lutter contre de nouveaux concurrents.L’“Henrietta”, de Henry Marks, lui fera une dure lutte et le nouvel hydroplane de Jean Versailles promet d’être un facteur très impor-lant dans la course des yachts rapides.Mais la grosse surprise sera le yacht de course qui vient d’être terminé à Lachine et pour la première fois un moteur de 12 cylindres de 200 forces tentera de s’approprier le championnat du Canada.On parle de vitesse de 50 à 55 milles à l’heure et les amateurs de yachts attendent avec impatience la course de dimanche.LA LIGUE* ST-DENIS Montréal n’a pas voulu en démordre, hier après-midi, et il a remporté sa septième victoire en autant de jours sur huit parties jouées.Cette fois, ce sont les Jersey City qui ont succombé devant les Royals par 1 à 3, bien que les Skeeters aient fait un superbe ralliement à la neuvième manche qui leur donna tous leurs points.Nous avons fort craint pour nos artistes en voyant les pupilles de Joe Yeager frapper avec rage les balles de Fullerton.Ça été un duel de lanceurs entre Crutchter, des Jersey City, et Fullerton, des Montréal.Crutchter n’a accordé que trois coups sûrs, mais l’un d’eux a donné trois points à Montréal, grâce au coup pour le circuit de Jack Flynn, qui a voulu signaler sa rentrée dans le jeu après une “éternelle” journée d’absence, par son petit coup ordinaire pardessus la clôture de la rue S.-Calhe-rine, au centre du terrain.Avant la partie, le président Edouard Barrow, de ITnternatio-uale, a présenté au nom des sportsmen locaux une montre en or et une bourse également d’or à Joe Yeager, loi reconnaissance de ses longs états de services avec Montréal dans le passé.Une foule de près de 3,000 personnes assistait à la partie d’hier.Durant les entr’actes, M.Sam Lichtenhein nous a appris qu’il avait acheté un nouveau joueur de champ, Fred Smith, des Rochester.Résultat par reprise : Jersey City .000000003 Montréal .U()40()000x Crutcher et Tragresser ton et Madden.Providence .000000000 Rochester .lOOüüOOOx Comstock et Huley ; Palmero et Williams.Richmond .000000000—0 5 Buffalo .01131000x—6 11 Cottrell et Harrington; Bader et Ealonge.POSITION DES CLUBS.3 7 4 3 F'uller- G.P.Pc.Providence .53 27 663 Buffalo .47 32 595 MONTREAL .45 35 563 Harrisburg .44 38 537 Rochester .37 46 446 Richmond .38 48 442 Toronto .35 48 422 Jersey City .31 52 373 Brennan seront encore sur l’alignement.Les Montréal aligneront leur plus forte équipe et comptent rester dans la course avec le National en triomphant de nouveau des redoutables Irlandais.Voici 4uel sera l’alignement des clubs Shamrocks Brady McMillan Doran Hughes Allman McCarthy Kane F.Scott \V.Elland II.Scott Eangevin Egan Buts Points Couverts Centres Attaques M.A.A.A.Brennan Braclv Blak Secour C.Anderson A.Anderson C'eghorn Coligai Pen n v Walsh Roberl* Walsh BALLE AU CAMP ET MOTOCYCLETTE A DE LOSIMIEfî MASCOTTE VS LA CASQUETTE A 1.30 P.M , DEMAIN.— NATIO NAL VS STAR, A 3.30 P.M.— COURSE DE IQ MILLES SUR MOTOCYCLETTES.La Ligue de la Cité est prête à donner deux belles joutes, demain, au parc de Lorimier.Les deux parties au programme sont de celles dont les amateurs sont friands, et si cette chaleur tropicale d’hier se continue jusqu’à demain, les semi-professionnels seront dans le meilleur de leurs atouts.Le programme de demain sera le suivant : 1.30 p.ni., La Casquette vs Mascotte.3.30 p.m.National vs Star.Vu l’importance de ces deux grandes parties, nous crooyns intéres^ ser nos lecteurs en leur donnant ici les alignements probables des joutes pour demain : LA CASQUETTE Hf-ffernan, r.f ; B.Bates, 2 b.; Price, s.s.; Samson, 1 b.; N.Moffatt, c.f.; G.Bates, 1.f.; Payette, 3 b.; Dain-phousse, c.; “ Jim ” Moffatt, p.MASCOTTES :—Flynn, 2 b.; Mc-Granahan, c.f.; Rose, s.s.; Hor-ney, 3 b.; Maxwell, 1.f.; Watson, r f.; Burden, 1 b.; Mullen, c.; Curtis, p.NATIONAL : — Carmel, 1 b.; Trempe, s.s.; Rochefort, r.f.; Lamothe, 1.f.; Sabourin, 2 b.; Bru-neau, c.f.; E.Morin, c.; Bardier, 3 b.; Jean Paquelte, Jos.Morin, David, p.STARS :—Bélée, 3 b.; Stewart, 2 b.; Cline, r.f.; Buell, s.s.; Carver, 1 b.; Lourgans, c.f.; Pelland, 1.f.; Baril, c.; Aucoin, p.La lutte pour la seconde place entre les clubs National, La Casquette et Mascotte est passionnante, et tous les amateurs seront à de Lo-rimier, demain après-midi.Outre cette puissante attraction, il y aura des courses eu motocyclettes entre les plus fameux coureurs de l’Amérique.Qu’il nous suffise de mentionner Jack Laviolette, Sprague Cleghorne, Eugène David et Binette.La course de 10 milles sera la plus excitante encore vue à Montréal, el les magnifiques prix à gagner exciteront l’ambition des hardis pilotes de la motocyclette.Allons donc tous à de Lorimier, demain après-midi.LES COURSES DU GRAND CIRCUIT Détroit, 31.— Lee Axworthy pi loté par Andrews a gagné le 26e stake M et M, hier, contre le meilleur champ de trotteurs qui ait démarré dans cette épreuve.Voici les résultats de l’après-midi : Classe 2.13 amble, 3 dans 5, $1,000.Ben Locanda, Murphy .12 11 Bingen Pointer, Snow.212 xMajor Byers, Cox .4 3 3 4 xFlaxy B, Cares.3 4 4 3 Great Onward, Crummer .5 ret.Temps: 2.08 1-2; 2.10 1-2; 2.09 1-4; 2.10.xOnl divisé, les 3e et 4e argent.Le Stake M et M, 2.08 Irot, 3 dans 5, $10,000.Lee Axworthy, Andrews.1 1 1 Peter Scott, Murphy .222 Worthy Prince, Cox .3 1 3 King Clansman, McMahon 4 5 5 Peler McCormick,Valentine (i 7 4 Binganton, Dickerso .839 Duchess, McDonald .7 6 II Albaloma, Quinn .5 8 10 Reusens, Rodney .9 9 6 Miss Directed, McDcvitt .11 10 8 Wilgo, Marvin.12 12 7 Euchshire.Schank .10 11 12 Temps: 2.06 1-4; 2.04 3-4; 2.04 3-4.Classe 2.18, amble, 3 dans 5, $1 000.Altawood, Valentine .3111 Presolite, Geers.2 3 2 3 Billy Law, Squires .4 2 3 2 Carinody, Whitehead .I (list.Temps: 2.08 1-2; 2.09 1-4; 2.08 1-4; 2.09.Hotel Wayne, 3 ans.Sweep Stakes pour trotteurs de 2.21, 2 dans 3, $600 ajoutés.Colorado Range, McDonald Deamin, sur le terrain du Saint-Arsène, rue Bélanger, près de la rue de La Roche, aura lieu la troisième série des joules de la Ligue Saint-Denis.Le Mont-Royal remplace le Nord, qui ne veut pas accepter la défaite iVeroche Geers * de (Ünaii 'he dernier, aux mains (lu Leonore’McKiniiev, Nuckols.Balmoral Reserve, et, par ce fait, unjan the Great,'McDevitt perd sa franchise.A 1 h.15, aura lieu la première joute entre le Coureur des Bois, et le R.Saint-Onge A 3 h.30, à la deuxième joute, le Mont-Royal fera face au Cercle Paroissial Saint-Jean Berchmans.Les arbitres seront MM, Chartier et Hogue II est à espérer qu’il y aura 'ouïe et que le public s'en retournera satisfait.JEUNES CANADIENS Les “Jeunes Canadiens”, du quartier d’Hochelaga, laissent à savoir à tous les clubs de 14 à 16 ans, qu’il ne pourra jouer avant le commencement de septembre prochain ; ses joueurs s’en allant presque tous à la campagne.Inutile de lui lancer des défis avant cette date La littérature du terroir vous plaît?Avez-vous lu le roman de P.J.O.Chauveau, CHARLES GUERIN?Il est en cours de publication dans le NATIONALISTE.DANS LA LIGUE CANADIENNE î^s résultats d'hier: London.000000002—2 7 1 S.-Thomas.000000000—0 3 3 Caesar et Yelle; Hughey et Luge.Hamilton .201010000~4 10 1 Ottawa .10510001 x—8 10 1 Jones Schroeder et Lamond; Ku-bat, Roberts et Payne.Guelph .30010(1000—4 9’ 1 Bran If or d -.011000001—3 9 1 1 2 5 1 2 4 4 3 General French, Murray.35 Denile, Cox.dist.Temps: 2.09 1-2; 2.10 1-4; 2.13 1-2.ÂHUNTSIC vs SAULT- AÜ-RECOLLET AU PARC DOMINION Le parc Dominion continue d’être le rendez-vous des gens en quête d’un peu d’air pur et frais pendant ces jours de grande chaleur.Le nombre des billets vendus au guichet d’entrée au cours de cette semaine est considérable.Heaucoup de visiteurs s’étaient rendus au parc spécialement pour se délecter des excellents repas qui sont servis au Riverview Inn situé sur le côté sud du parc, au bord de la rivière.La large véranda abritée par le feuillage des beaux érables qui l’entourent est un des endroits les plus pittoresques du paire.C’est justement sur cette véranda qu’est situé le fameux pavillon de danse, l’endroit par excellence pour jouir de la danse.Afin de rendre cet endroit encore plus nopuia: ’e la direction a décidé de faire des concours de danse tous les dimanches après-midi.Le vainqueur recevra un cinq dollars on or.Mlle Queen et sa troupe de ballerines qui sont à l’affiche depuis un grand nombre de semaines, termineront leur engagement ce soir.A partir de demain la direction reprendra ses programmes de vaudeville de liante classe ; un grand nombre d’artistes de New-York ont été spécialement engagés pour remplir les numéros qni sont variés et intéressants.La direction a décidé de reprendre la série de ses attractions gratuites.La semaine prochaine le professeur Farley, son épouse, ainsi que 5t.Alphonse Stewart feront des ascensions en bailon.Les trois aèronautes monteront ensemble dans un ballon et rendus à 5,000 pieds dans 1rs airs ils accompliront une descente en parachute.Cette attraction ne peut manquer d’attirer des foules considérables au parc.Le programme musical est toujours des plus intéressants.Celui de cette semaine a été particulièrement soigné.11 est composé d’extraits d’opéras et d’opérettes, de morceaux classiques et de genre, d'air patriotiques et militaires ainsi (lue d’airs populaires.Ce programme sera exécuté par le corps de musique militaire du parc.Kirley, Auld et et Cooper.Harkins ; Close POSITION DES CLUBS G.P.r.c.Ottawa .43 31 .581 Guelph .36 27 .571 Hamilton .33 30 .524 Brantford ., 30 34 .469 S.-Thomas .32 38 .457 Lou dun .^ ,« •* 2û 3K XUi C'est demain après-midi à trois heures que ces deux clubs en viendront aux prises pour la deuxième fois celte année dans une joute pour le championnat du comté de Laval.La première partie s’est jouée à Ahuntsic, cette deuxième se jouera demain après-midi au Sault-au-Ré-collet.LES DEUX CLUBS SE LIVRERONT UNE RUDE BATAILLE Le club de crosse Shamrock jouera pour la première fois, cette année, à la M.A.A.A., a^ors qu’il s’alignera, cet après-midi, contre le club de Tom Carlind.C’est avec l'intention bien ferme de triompher que les Irlandais embarqueront, cet après-midi, sur le terrain.Les frères Scolt, Toby Kane et Paddy POUDRES NERVINES M A-THIELU | POUDRES NERVINES } I Uc MATHIf.U I J Wurtous'jtîsNaiixdfiqe H Névralgie !'• • 7 '' 4 K*.»-,'-,.* M I .r,,vr .v- T'"’’"’"i V ' GUERISSENT Le mal de Tête, la Migraine, la Névralgie, le Manque de Sommeil, l’Etat Fiévreux et la Grippe.EN VENTE PARTOUT 25c la boite St votre fournisseur ne les a pas.la CU J.L.Mathieu, Sherbrooke,Qué.vous en enverra une boite sur réception de 25c.Abbott - Détroit —- .V", TROIS MODELES ¦ .4 CYLINDRES 6 CYLINDRES 8 CYLINDRES m ¥ MODERNE.CONFORTABLE — ECONOMIQUE — La Meilleure Valeur pour le Prix.Défie Toute Compétition.VICTOR LEVESQUE, 1 à 7 rue Bréboeuf ACCESSOIRES, HUILES, PNEUS.Tel.St-Louis 960.51 ANS D’EXPERIENCE GRAND RABAIS - A LA - , CHAPELLERIE MODERNE cSrX\ sur tous nos panamas chapeaux de paille i et casquettes de toutes sortes.— Le plus grand choix pour la saison.ARMAND D0SN m 11 ,\ 11 .il msnaa émis pmiiiKiii 5 Aux i Laurentides § U11 ¦ 11 ! I lUIii Ülillliâ llSüiifSBElflI SliiiiilÜ Vingt Mille Milles Carrés de Montagnes, Lacs, Rivières et Forêts vous appellent du centre poussiéreux de la ville et sont situés à une courte distance de Montréal sur l’embranchement des Laurentides du C.P.R.Les résidences d’été, les hôtels et les emplacements pour les camps avec endroits pour la pêche, le canotage et les sports extérieurs sont décrits dans la nouvelle brochure du C.P.R.“ LE QUEBEC PITTORESQUE.” Pour plus amples renseignements écrire ou s’adresser AUX BUREAUX DES BILLETS DU Chemin de fer Pacifique Canadien UI-MS rue St-Jacques - .Téléphone Main 8IS5 Hôtel Windsor.Gares Viger et Windsor.Illllllfllllllllllllllllltllllll il m ta LE NOUVEAU TRANSCONTINENTAL j Nouvelle ligne courte pour l’Ouest-Canadien j Ch.de fer du Gouv.Can., T.&N.O.Ry., Réseau du G.T.^ TORONTO - WINNIPEG } via North Bay.Cobalt et Cochrane, à travers les pittoresques highlands de l’Ontario et le Nouvel Ontario.Route de merveilles sans nombre.Équipement supérieur.Voie splendide.A dater du 13 juillet.Tous les jours I.s.Toronto 10.45 p.m.Mar.Jeu.Sam.Ls.Winnipeg 6.00 p.m.“ North Bay 7.15 a.in.Merc.Vend.Dim.Ar.Bégina 8.05 a.m.“ Çochrane 4.45 p.m.Merc.Vend.Dim.“ Saskatoon 9.38 a.m.a Ar.Winnipeg 3.50 p.m.Jeu.Sam.Lun.Edmonton 10.00 p.m.‘^Billets directs via les “Rocheuses Canadiennes dans leur plus beau” pour Prince Rupert, Yukon, Alaska, Van- M couver, Victoria, Seattle.Wagons éclairés h l’électricité, ¦wagons-lits-buffet et touristes.Horaires, billets de wagons-lits et autres renseignements sur demande, à tous agents du Grand Tronc, chemin de fer du gouvernement canadien ou T & N.O.Ry.S K r-L3 CARTES D’AFFAIRES RODOLPHE BEDARD Expert-Comptable et Auditeur Systématiste consultant, Admin?v irateur de successions.Téléphona 0-n Main 3869.Suite 45-46-47.Saint-François-Xavier.Montréal.J X.CABAN A F.A.CABANA Cabana & Cabana EXPERTS COMPTABLES Liquidateurs Administrateurs Assurances de tous genres 20 rue Saint - Jacques, Ch* $> TEL.MAIN 1777_____ J.ALFRED HUOT COURTIER D’ASSURANCES 2069 RUE MANCE Tel.S.-Louis 4284.BUREAU 2C RUE S.-SACREMENT , Tel.Main «761 ASSURANCES B ’ TEL.MAIN 968 W HORACEdMECQUE Ch.623 EdificeTransportation HOTELL.VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.S2.C0 par jour.DOSMION «f SPRINGHiLL el à BUREAU GENERAL des VENTES >l2Kue Saint-Jccnuei, Montréal Charbon dllü-mlnein, à n- Parc DOMINION Ouvert tous les jours de 1 p.m.à 12 p.m.VISITEZ “Le monde en guerre” —- “Le vaudeville des singeit” “Les chiens et les poneys" 100 — AUTRES ATTRACTIONS — 100 rFfPSTF CANADIAN NORTHERN LA ROUTE POPULAIRE A QUEBEC - VALCARTIER - HOTEL LA?S.-JOSEPH.LE SEUL SERVICE DE NUIT DIRECT.WAGONS-LITS ORDINAIRES.SERVICE DE JOUR COMMODE.WAGONS-BUFFET ET PALAIS Dr lins en haut + 9.30 A.M.*11.30 P.M.Ls.tl.20 PAC * 0.30 A.M.¦Ni.01 P.M.• 8.32.A.M.ffi.13 P.M.* 8.17 A.M.Ar.tTous les jours exe.le dimanche.OU PASSER VOS VACANCES.MONTREAL QUEBEC.VALCARTIER HOTEL LAC.S.-JOSEPH De haut en bas Ar.* 0.30 A.M.t4.20 P.M.•11.30 P.M.19.30 A.M.MOIS P.M.tS.11 A.M Ls.*10.00 P.M.18.00 A.A.•Tous les jours.CONSULTEZ-NOUS.Pour billets à réserver et brochure s'adresser au bureau des billets de la ville 230 h.-Jacques.Tel.Mail» 6570, ou au bureau des billets de lu gare, rue S.-CuUterine rue Est.Tél.Lâsalle l it A NOTRE - DAME A l’occasion de la Fête de Sainte-Anne, M.Dussault donnera le programme d’orgue suivant : MESSE Fintrée — Sonate en Do maj.[J.S.Bach Offertoire—Gantabile op.23.[par F.de la Tombelle Sortie— Final — 1ère symphonie, [op.14.Ls Vieme PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 30.M Aron-son, des cité et district de Montréal demandeur vs.Ruttln.du même lieu, défendeur.Le dixième jour d'aoùt 1915, ij dix heures de 1 avant-,midi, nu domicile du dit défendeur, au Np 1578 rue.Marquette, en la cite de Montreal, seront vendus pur autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en .: .V vwwac, vuuniMUUT PII mmlriers, planche#, poules, etc.Condition» t ¦ rguiit comptant.,1.I\ Beaupré, H.C.S.Montréal, 30 Juillet 1015.Vous aimes: les Vous deveï, donc lire lest ç,Hf0piques sportives du NAIIONAUsm PORTLAND ET LA COTE OU MAINE 8.00 a.m.et 8.20 p.m.tous les jours.Faites venir la brochurette illustrée gratuite décrivant plusieurs endroits populaires de villégiature.MONTREAL—BOSTON—NEW LONDON 8.45 a.m.et 9.30 p.m.tous les jours.LE GRAND TRONC PACIFIQUE La route idéale pour l’exposition Panama-Pacifique, Alaska et le Yukon.La nouvelle route pittoresque pour la côte du Pacifique à travers les splendides Rocheuses Canadiennes et la partie centrale de la Colombie Anglaise, raccordant à Prince Rupert, C.A., avec les somptueux navires du Grand Tronc Pacifique pour les endroits sur la côte du Pacifique, Vancouver, Victoria et Seattle, à travers la “Norvège de l’Amérique”.EXCURSIONS DE COLONS Billets aller et retour pour l’Ouest Canadien via North Bay rt fa ligne du Transcontinental ou via Chicago, à vendre chaque mardi jusqu’au 2R octobre, n très bas prix.Billets bons pour deux mois.122, ruoSt-Jacques, angle St-Fran» çois-Xavier—-TA1.Main 6901 Hotel Windsor “ Uptown lllf Gara Ronarentur»» “ Altda 1228 Burttux en Ville .CANADIAN: PACIFH2 §97.00 $95.30 VANCOUVER et retour VICTORIA SEATTLE PORTLAND CALGARY et retour EDMONTON BANFF Service des trains 10.30 a.m.1 yia ]es Rocheuses Canadiennes.Kl.lop.m.]-8.45 p.m.) Via S.-Paul.8.45 a.m.1 y 10.00 p.m.> 10.50 p.m.J 0,1 Chicago.Equipement moderne sur tous les trains.EXCURSIONS DE COLONS Tous les mardis .Winnipeg, $40.00 ; Calgary, $48.00.Saskatoon, $44.75 ; Edmonton, $48.00.Taux proportionnes pour autres endroits.Dons pour retourner après 60 jours.10.30 a.m.10.15 p.m.ia les Grands Lacs liotel Wlndter «ere» FV Viwer et ém le Sue WIhuD.~ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 1265.— Joseph Oiier Renaud, commerçant, des cité et dis-tritc de Montréal, demandeur, vs Dieudonné Lapierre, autrefois de S.-Léonard Port Maurice, district de Montréal, et maintenant de pays inconnus, défendeur.Il est ordonné nu défendeur de comparaître dans le mois.— Montréal, 29 juillet 1915.- T.Dépatie, dép.-protonotaire.¦— Léonard et Gallagher, avocats du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 2705.— David Haddad, demandeur, vs Georges Mallet, défendeur.Le Hlème jour d’aoùt 1915, à onze heures de l’avant midi, au domicile du dit défendeur, au No 149 rue S.-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano automatique, meubles et articles de ménage.Conditions : argent comptant.Thomas N.Proulx, H.C.S.Montréal, 31 Juillet 1315.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 1123.— Israël Novek vs J.Lnzarre.la; ilénic jour d’aoùt 1915, A 10 heures de l’avant-inidi, au domicile du dit défendeur, au No 1238 rue Clarke, en la cité de Montréal, seront vendus Sar autorité de justice les biens et effets u dit défendeur saisis en cette cause, consistant en plsno, ameublement de maison, etc.Conditions : argent comptant.Réal Ro-blllard.H.C.S.Montréol.30 jiullet 1315.__ PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure, No 1720.— Henry S.Nourse, demandeur, vs A.Messner, défendeur.Le lOéme Jour d'aoùt 1915, A une heure de l'aprés-mldt.au domicile du dit défendeur, au No 1197 rue S.-Urbain, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de.justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause.Conditions ! argent comptant.1.E.Desmarais, H.C.S.Montréal, 30 Juillet 1915.PROVINCE DE QUEBEC, district .le Mont-rénl, Cour Supérieure.No 131.Marlin E.Clermont, demandeur, vs De Blanche Tremblay, défenderesse.Le fléme jour d'aoùt 1915, A une heure de Puprés-mldi.nu domicile de la dite défenderesse, nu No 178 rue Mentana, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de la (Vtté défenderesse saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.J.E.Des-mnruls, H.C.S.Montréal, 80 juillet 1315.A N fOL.VL No 17h LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 31 JUILLET 1915 9 * j ¥ 4 » NTREAL FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE EN VACANCES Pour la plupart, les g-oupes fie 'Association sont n vacances, îos camarad s fai.gués d’un-* !on-!ue année de iravah, soupirai- ii iprès l'arrivée d - c •> quelques ours de rép't qui leur apportçnl ivec certains plaisirs b:en légili-nes; et bien meriîés, l’occasion d-.* 'instruire encore même en s’amu-ant.Ce chômage de deux mois ne loit cependant pas faire oublier à îos membres, relativement à 'a iropagande et à la diffusion des dées de l'As-oc'aiion, i’aclion ef-icace qu’ils peuvent exercer à tra->ers leurs courses et leurs pérégri-lations.Un mot parfois en faveur d’une teuvre fait naître de nouvelles ré-lerves, de nouveaux adhérents; un ract de l’A.C.J.C., un numéro lu Semeur donnés à un ami; une -onversation avec des jeunes gens l’une paroisse déterminent, ne fuite que chez un seul une volonté *ien arrêtée de consacrer beau-toup de temps à une association lont le but est de grouper la jeu-icsse pour la défense de la religion it de la patrie.Nous ne devons n'avoir rien tant 1 coeur que de répandre par la jaro'le et par la plume des idées |me nous croyons saines et de sus-iter partout de nouvelles énergies pii nous aideront à développer de llus en plus le mouvement d’irra-liation de notre Association.Pensons-y et travaillons en con-.équence.A.de la R.» * * UNE GRAVE INSULTE L’Union postale universelle a ses règles, et l’une des caractéristiques îes pays qui participent à son mer-reilleux fonctionnement, c’est l’ins-rription bilingue de leurs cartes postales de deux sous, de celles qui ront à l’extérieur.Les cartes postales de deux sous de l’Angleterre, le l’Allemagne, de l’Italie, de l’Es-üagne, etc., portent .l inscription française, j’en ai quelques-uns sous tes yeux en ce moment ; en France, sn Belgique et en Suisse, le français est inscrit de droit et de fait mr les deux catégories de cartes of-icieiles.Au Canada, colonie bilingue par ta constitution, il n’y avait toujours ru que des cartes unilingues jusqu'à re que le pays adhère à l'Union postale univorselle.A ce moment-là, lotre carte postale bilingue de deux tous fit son apparition.Comme les Canadiens-français rédamaient depuis longtemps que .outes leurs cartes fussent bilingues i l'exemple de la Belgique et de la Suisse, M.L.P.Pelletier, alors mi-listre des Postes, accomplit ce grand acte de justice et de courage — car enfin il savait ce que le fanatisme anglais lui réservait.En effet, l’“ Orange Sentinel ” dé-rhaina la tempête.Dans sa livraison du 2 octobre 1913, il déclara que ‘ le français n'a pas plus de droit lue le chinois en dehors de la province de Québec ”, et il fit des menaces au gouvernement.En octobre 1914, on me soutint jue, sous la pression qui avait été faite, on avait rétabli l’usage des cartes postales unilingues d'un sou en dehors de notre province ; il ne pouvait pas être question de celles de deux sous, qui d’ailleurs n’a-vaienl pas été faites pour la minorité française du Canada, mais bien pour le monde civilisé de l'extérieur.Une correspondance a alors été échangée entre le Comité central de TA.C.J.C.et le ministère des Postes.Ne voulant pas répondre catégoriquement, te sous-ministre, M.Coulter, déclara “ que l’on pouvait se procurer la carte postale d’un rertt, portant l’inscription bilingue, dans tous les bureaux de poste du pays ” Je fis alors une petile enquête et des amis d’Ottawa et de Windsor me répondirent que rien ne paraissait avoir été changé.Avant-hier, je recevais des provinces maritimes une carte postale de deux sous, rédigée exclusivement en anglais.C’est évidemment une carte nouvelle, car son timbre-poste est rouge ; celui de l’ancienne carte bilingue de deux sous, destinée au monde civilisé, est bleu.Mais, me diront les conciliateurs dans l’humiliation, on a émis des cartes postales bilingues de deux sous dans la province de Québec.C’est vrai, je m'en suis procuré, hier .J’irai même plus loir me rappelant la parole de M.Coulter, je suppose qu'on en a déposé dans tous les bureaux de poste du Canada.Mais enfin, puisque j'ai reçu une carte postale nouvelle unilingue, le gouvernement a donc abandonné de ;e servir couramment et officiellement du français sur toutes nos cartes postales Voilà où est l’insulte.Et cetîe nouvelle insuite, infligée à notre race ,au moment où le gouvernement ontarien opprime brutalement nos compatriotes d'Ottawa, donne à la persécution du français au Canada failure grand genre qui a cararlérisé l’inique déportation des Acaaiens en 1755.MM.Casgrain, Coderre et Blondin représentent l'élément canadien-canadien-français dans le cabinet Borden ; il leur appartient de faire réparer cette insulte qui les atteint comme moi.On a longtemps prétendu que nos défaites n’étaient pas importantes ; et petit à petit nous avons subi une série d'humiliations, qui nous ont souvent atteints dans nos bourses, c’est ainsi que dans l’ouest du Canada, les Anglais font instruire leurs enfants avec une part de l’argent de nos compatriotes de langue française, et l’on tente de faire la même chose dans Ontario.Nous laisserons-nous indéfiniment traiter en esclaves dans ce pays “ libre ” que nos ancêtres ont les premiers colonisé ?Je ne le crois pas'.le crois au contraire que les dernières concessions ont été faites.Je vais porter le fait que je déplore à la connaissance personnelle de nos trois représentants au ministère fédéral.Ces messieurs doivent ne pas être impuissants à réparer cette dernière injustice.Les insultes non réparées amoindrissent la vie nationale, et il n’est plus permis qu’on amoindrisse notre vie nationale.Nous avons droit à la vie comme peuple, et nous vivrons, parce que nous voulons vivre.Anatole VANIER.courrier’de CHAMPLAIN FUNERAILLES DE FEU M.S.TURCOTTE.— VILLEGIATEURS.— NOUVEL AVOCAT.Champlain, 31.— Au milieu d’un grand concours de parents et d'amis, ont eu lieu, avant-hier, les imposantes funérailles de M.Séraphin Turcotte, décédé le 26 courant, à l'âge de 76 ans.Malgré les souffrances auxquelles il était en proie depuis longtemps.M.Turcotte n’a jamais cessé d’être un modèle de piété, de douceur et de résignation.11 est mort comme il a vécu, en véritable chrétien.La disparition de celle nature d’élite cause un grand vide, mais cet homme de bien vivra longtemps dans le souvenir de tous ses amis.Une épouse éplorée, une fille, Mme Zéphirin Marchand, lui survivent.* * * Parmi les nombreux étrangers que la beauté du site attire chaque, été à Champlain citons; M.et Mme Varin, de Montréal, chez Mme N.Sauvageau.Mme A!p.Paquet, de Montréal, chez Mme Charles Brunclle.M.et Mme Lagarde et leur famille à l’hôtel Carpentier.Mlle Delinska Tassé et sa demoiselle de compagnie, de Montréal, à l’hôtel, Carpentier.Mme L P.Lamarche, Mlle Aline, sa fille; M.Hector, son fils, de S.-Barthelémi, à l’hôtel Lamothe.Mme Dr Damp.Jacques, de Marlboro, E.-U.et Mlle Cécile Trudel de Trois-Rivières, chez Mlle Arthur Tou pin.* -f • M.Léon Lamothe, neveu de notre estimé concitoyen, M.Adrien Lamothe, est de retour au milieu de nous, après avoir subi avec succès ses examens au barreau de Québec.Le nouvel avocat n’est âgé que de 21 ans.- PIQUE - NIQUE DES COUPEURS L’association des Coupeurs, de Montréal, aura son second pique-n'ique annuel à l’hôtel Castellani, Cartierville, le samedi 31 juillet.Des prix ont été offerts par les maisons et membres suivants: Mark Fisher, Sons & Co., A.McDougall & Co., Eel Young Heart Co., Ltd., Mills & Mills, Imperial Tobacco Co., Ltd., R.B.Stuart, Boucher & Mercier, H.de Lamothe.L.H.Moquin, Klotz Co., Ltd., A.Hurtubise, prés., C, J.Night, vice-prés., I).Lefebvre, sec.Comité du p'ique-nique: A.Hur-tubise, président, A.Carreau, ancien président, A.Robert, P.H.Marchand et H.Moquin.HOPITAL S.JUSTINE POUR LES ENFANTS MALADES CONCOURS DE CHARITE.— Avec le mois d'août s’ouvre un concours de charité au profit de l’hôpital S.-Justine.Pour prendre part à ce concours, 11 suffit aux amis de l^ieuvre d'ha-biiler une poupée (ou plusieurs poupées), de 1 adresser à la révérende mère Supérieure de l’hôpital, 1879 rue S.Denis, avant le 15 octobre prochain et s'inscrire dès maintenant.Costume national, costume historique, costume de fantaisie, constituent les trois classes sur lesquelles un jury choisi aura à décider.A chaque classe seront décernés deux prix : le premier de dix ($10) dollars, et le second de cinq ($5) dollars.Un grand prix $25 sera donné à la poupée la mieux réussie parmi les trois classes.Les personnes qui ne tiendraient pas à concourir pourraient tout aussi bien faire leur part de cha- I rité en confectionnant des articles de lingerie ou de fantaisie de leur choix.Tous ces objets seront exposés, ainsi que les poupées, plusieurs jours avant la vente et offriront un joli choix de cadeaux de Noël et du jour de i’an.Dames, jeunes filles.mettons-nous à l’oeuvre et rivalisons d'ardeur dans ce concours de charité d’un nouveau genre, mais lequel .nous semble-t-il, ne peut que réussir.le profit devant aider à secourir les pauvres enfants malades.Dispensaire tous les .jours de la semaine.Admission de 9 1-2 à 11 heures.Tous les jours : médecine.Chirurgie : mardi et vendredi.Maladies de la peau : lundi et jeudi.Yeux, nez, gorge, oreilles : lundi, mercredi et vendredi.Toute offrande pour le maintien de l’hôpital est reçue avec reconnaissance.Prière de l'adresser à la trésorière de l’hôpital.Mlle Holland, au No 1879 de la rue S.-De-nfs.* * m PAROISSE NOTRE-DAME DU BON CONSEIL Deux conférences furent données par Mlle ïdola Saint-Jean, les lundis.12 et 19 juillet, à lujit heures du soir.Cent cinquante à deux cents personnes s’étaient données rendez-vous à l’Hôtel de Ville du quartier Emard.pour assister aux très intéressantes soirées.La conférencière parla de l’hygiène du vêtement à la première soirée et de l'hygiène de l’air à la seconde ; elle y ajouta quelques récitations et des suies historiques.* * * PAROISSE SAINTE-CLOTILDE Une quatrième conférence donnée par Mlle I.SaintJéan avait lieu, mercredi.21 du courant, à la salle de l'école Sainte-Clotilde.La conférencière parla de l’influence de l’air, de l'eau et de la lumière sur la santé de l’être humain et de l’importance qu'il faut apporter à leur utilité.* * * FEDERATION PAROISSIALE S.-CATHERINE Les dames de la Fédération paroissiale de .Sainte-Catherine ont raison de se féliciter du succès apporté aux conferences du 12 et 19 juillet dernier, par le Dr J.H.Ger-vais.Lundi, le 12, le Dr Gervais parla des maladies contagieuses, de leurs symptômes et des moyens à prendre pour éviter la contagion.Deux cent cinquante personnes étaient présentes ce soir-là.Lundi, le 19 du courant, M.l’abbé Papineau, nouveau curé, avait bien voulu assister à la soirée.Le docteur Gervais avait le plaisir de parler devant un auditoire de trois cents personnes, de l’alcool qu’il illustra de vues pratiques.Des vues historiques furent données à chacune des soirées.Les dames les plus actives de la Fédération paroissiale étaient présentes.CHOEUR DE CHANT DES PP.DU S.-SACREMENT EXCURSION IDEALE SUR LE S.-LAURENT Ces jours-ci, le choeur de chant des Pères du Très Saint Sacrement faisait son excursion annuelle sur le Saint-Laur~.it et sur la rivière Richelieu.Pour n’être pas absolument nouveau, le voyage revêtit cette année un cachet particulier de gaieté franche.de bon a!oi, et d'une distinction remarquable.Ils étaient une quarantaine, accompagnés d’un groupe nombreux d’amis.La Compa- DUPUIS FRERES.UmiUt.DUPUIS FRERES.Limitée.DUPUIS FRERES, Limitée.ECOULEMENT FINAL de TOUTES nos ETOFFES a ROBESde COULEURS pour L’ETE A UN PRIX SIMPLEMENT NOMINAL Blouses et jupes Voici trois valeurs remarquables que les femmes économes ne devront pas négliger BLOUSES MIDDY, modèles les plus chic et les plus élégants dans toutes les grandeurs.Valeur de $1.50, pour BLOUSES soie Duchesse cl japonaise, noire, modèles très attrayants, bien garnies dans une grande variété de styles.T o u t es les grandeurs.Valeur de $3.00 pour.$1.96 JUPES JL PES TAILLEUR en serge marine, noir et carreauté, faites avec plis en avant et bel effet évasé.Régulier $4.00, 51 Jl 1915 VOL.VI.— No 178 Le temps qu’il fera à Beau et chaud, orages probables.Xe DIMANCHE 1er AOUT dimanche après la Pentecôte.Bollennité de sainte Anne.Lerer du soleil, 4 heures 42.Coucher du soleil, 7 heures 28.Lever de la lune, 9 heures fil Coucher de la lune, IL heures 50.LUNDI, 2 AOUT S.Alphonse-M.de Liguori, évêque, confesseur et docteur.Lever du soleil, 4 heures 43.Coucher du soleil, 7 heures 27.Lever de la lune, 10 heures 18.Coucher de la lune, soir 57.Nouvelle lune, le 10, à 5 h.58 m.du soir.i JURISPRUDENCE NOUVELLE LE BULLETIN DE PRESENTATION DOIT DONNER [.’ADRESSE ET LA PROFESSION DU CANDIDAT SOTS PEINE DE NULLITE, DIT LE JUGE PANNETON.La loi des municipalités et villes déclare que tout bulletin de présentation doit énoncer la profession et l’adresse d’un candidat, poor être valide, et tous les candidats doivent se conformer à cette loi.M.le juge Panneton vient de rendre, à ee sujet.un jugement intéressant et, comme ce jugement est sans précédent, ii fera jurisprudence en la matière.Le 24 juin dernier quatre candidats furent mis en nomination pour remplir la charge de commissaires d’écoles dans la municipalité de la Côte Visitation.A la dernière minute on s’objrrta aux bulietins de présentation de deux des candidats parce qu’ils ne faisaient pas men tion de leur profession ni de leur adresse.L’officier rapporteur qui avait d'abord accepté ces bulletins, les annula alors, et déclara MM.H.Le guerrier et H.Major élus par acclamation.MM.J.-A.Gauthier et U.Sauriol dont les bulletins avaient été annulés, demandèrent au tribunal l’émission d'un bref de mandamus contre l’officier rapporteur pour Je forcer à revenir sur sa décision.Après avoir entendu les parties le juge Panneton a déclaré qu’il n’y avait pas lieu d’émettre un bref de mandamus, (.’intervention des deux candidats élus a été maintenue avec dépens et la requête demandant l’émission du bref a été renvoyée aussi avec dépens.Il est bon de rappeler à ceux qui, par devoirs de leur charge, sont appelés à remplir les fonctions d’officier-rapporteur, qu’il existe une différence notable entre la loi fédérale et la loi provinciale, en ce qui concerne l’acceptation ou le rejet du bulletin de présentation.Cette dernière exige (pie l’officier-rappor-teur accepte ou rejette le bulletin de présentation dès qu’il l’a reçu.D’après la loi fédérale, l’officicr-rapporteur peut rendre sa décision sur un bulletin après que 1rs heures de présentation sont expirées.NOUVELLE CRISE EN PERSPECTIVE LA GUERRE ON PREDIT DES DELEGATIONS ORAGEUSES SI LES COMMISSAIRES N’ENTREPRENNENT PAS LE PAVAGE D’ASPHALTE DES 84 RUES QUI N’EN ONT PAS.— M.COTE REPOND A M.JAMIESON.L’INJONCTION EST RENVOYEE M.LE JUGE PANNETON REND JUGEMENT DANS L’AFFAIRE DE LOUIS BEAUDRY CONTRE LA MUNICIPALITE DE LA POINTE - AUX- TREMBLES EN-FAVEUR DE CETTE DERNIERE.Des injonctio.ns contre des conseils municipaux sont demandées en grand nombre, depuis quelque temps, devant les tribunaux, mais toutes ne sont pas accordées.M.Louis Beaudry, un électeur de la Pointe-aux Trembles, demandait l’émission d’un bref d’injonction pour empêcher cette municipalité d’accorder une subvention à MM.Gagnon, Lachapelle et Lecours, manufacturiers de chaussures, qui veulent s’établir à la Pointe-aux-Trem-bles.Le requérant prétendait que le reglement adopté à eet effet était nul et “ ultra vires ’’.La municipalité intimée produisit des affidavits déclarant (pie l’établissement de cette manufacture procurerait de l’emploi à bon nomnre de citoyens ^.c la Pointe aux-1 rembles.Le juge Panneton a renvoyé la requête de M.Beaudry.LE CHINOIS PERD _SA CAUSE IL DEVRA PAYER L’AMENDE DE TRENTE DOLLARS A LAQUELLE IL A ETE CONDAMNE POUR AVOIR NEGLIGE DE PAYER L’IMPOT SUR LES BUANDERIES.M.le juge Monet a renvoyé, hier après-midi, la requête d’un blanchisseur chinois, qui demandait l’é-misison d’un bref de certiorari pour faire annuler une sentence du magistrat Lanctôt, le condamnant à une amende de 830 pour avoir négligé de payer la laxe annuelle de imposée aux blanchisseurs chinois.Le juge a déclaré qu'il n’avait qu’à interpréter la loi et non pas à s’occuper de la façon dont elle avait été adoptée.Il paraîtraît que le gouvernement chinois est intéressé dans cette affaire, après avoir été mis au courant par le consul chinois à Montréal, ci que chaque fois que le cas se présentera de nouveau, la cause sera portée en appel.NE PAS CONFONDRE Raoul Thibault, dont nous annoncions l’arrestation en compagnie de Georges Trudel, n’est pas M.Raoul Thibault, de la "National Brewery” domicilié rue Saint-Denis, et autrefois propriétaire du club de balle au camp Richmond.ADORATION NOCTURNE Les membres de l’Adoration Nocturne sont priés de se rendre dimanche soir, à 7.30 heures, à l’église du Très Saint Nom de Jésus de Maisonneuve, pour la célébration des 40 heures."C’est lundi que l'on connaîtra opinion légale sur la fourniture de asphalte et que Ton verra si les trois partisans de l’Aztec au bureau des commissaires ignoreront le rapport de leurs avocats.Celui-ci, en effet, ne peut faire autrement que de recommander le plus bas soumissionnaire, qui est le Montezuma, pour confirmer l’opinion exprimée par deux de ses membres, au bureau des commissaires et portant qu’il fallait des raisons très graves pour ignorer la marchandise offerle aux meilleures conditions, d’après la jurisprudence.“il serait d’autant plus étonnant que la ville n’achctât pas le Montezuma que celui-ci est le meilleur marché et que le commissaire Côté de même que le commisasire Ainey (avec cette différence (pie le dernier s’est toujours conformé à son principe en ce qui est d'asphalte) se sont déclarés pour la plus basse soumission, et que MM.Martin et Hébert étaient prêts à partager Je contrat entre TAztec et le Montezuma, admettant par conséquent que l'un et l’autre étaient bons.Dans ea cas, pourquoi ne recommandaient-ils pas le meilleur marché?Voilà un mystère difficile à expliquer.” Ces propos nous étaient tenus par un échcvin, hier, et non l’un des moins influents.Il ajoutait: “11 ne faut pas que le bureau des commissaires retarde les travaux en s’exposant à de nouvelles poursuites.Quatre-vingt-quatre rues sont en souffrance, toutes prêtes à recevoir Tendait d’asphalte.Los ouvriers manquent de travail et de pain et avec la colère qui gronde actuellement contre certains de nos administrateurs qu’elle soi! motivée ou non.vous voyiez à quelle espèce de délégations leur lenteur les expose.Il n’est pas sûr que le maire pourrait.cette fois, en offrant sa vie.apaiser les manifestants.Ventre affamé n’a pas d’oreilles et M.le maire aurait beau protester de ses bonnes intentions, il aurait des difficultés à expliquer pourquoi il tient tant à une espèce d’asphalte plutôt qu’à une autre.” Sur ces paroles grosses de menace noire interlocuteur nous quitte, en soulignant ses prophéties d'un geste non moins sinistre.M.THOMAS COTE SE DEFEND “Le projel d’amélioration de Ta-queriuc a été entrepris avant mon entrée en office et je vais le pousser jusqu’au bout", déclare.M.le commissaire Côté.C’est en ces termes qu'il répond à la lettre de M.Jamieson et à la résolution de la Société dcw Ingénieurs civils du Canada.M.Côt
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.