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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 10 septembre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1915-09-10, Collections de BAnQ.

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VOLUME VI—No 212 MONTREAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1915 ABONNEMENTS : Edition Quotidienne CANADA ET ETATS-tfNIS.$5.00 UNION POSTALE.$8.00 Edition Hebdomadaire CANADA.$1.00 ETATS-UNIS.$1.50 UNION POSTALE.$2.00 LEDEVOIR 1; DEUX S £ LE NUMERO -! "œ _5 -———_____ g g - Rédacftic ^ Xdimni^tration : 43 P J j I NT-VINCENT «HJ TREAl» TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461' REDACTION : .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE MAIRE A RAISON .eaucoup de gens pratiques ont dû sourire en lisant hier que M.ar in venait de demander que les regards pour conduites de câbles soute 11 a ins, les lampadaires, etc., que l’on est actuellement à poser à Montreal portent des inscriptions bilingues.— A quoi diable cela pourra-t-il servir?et en quoi toute cette ferraille sera-t-elle plus solide 'LU ^.US aPrès qu’on l’aura étiquetée en deux langues au lieu ("une?Pourquoi s’occuper de ces vétilles?se seront-ils dit.Il est fort probable, en effet, que l’inscription bilingue n’ajoutera gueie à la solidité ou même à l’élégance des lampadaires, etc.Mais elle dira aux étrangers qui arrivent ici, aux eentaines de milliers d’entre eux qui s’y établissent, que le Canada est un pays bilingue, que les Canadiens - français existent et qu’ils ont des droits égaux à ceux de leurs voisins.Obi sans doute, la leçon serait peu considérable et risquerait d’être tôt oubliée si elle ne s’affichait que là, mais c’est d’une multitude de petits détails de ce genre que se fait la physionomie d’un pays.I ourquoi tant de Français partent-ils du Canada convaincus que nous sommes anglicisés, que notre disparition est chose plutôt prochaine?Parce que, tout simplement, n’ayant le temps de voir que les appa-lences, ils sont frappés de la physionomie trop exclusivement anglaise que présentent certaines de nos villes.Nous n’y attachons pas d’importance, mais les voyageurs ne peuvent s’empêcher de tirer de cet état de choses des conclusions qui leur paraissent très justes, si elles nous semblent par trop sévères.Même s’ils viennent à mieux nous connaître, ils on*.'e, uf (viande gelée).40 à 60% Fromage.33% Si l’on prend l’ensemble des articles d’alimentation, on constate que l’augmentation du prix de la vie par rapport au milieu de juillet 1914 est actuellement de 34%.Cette augmentation a été graduelle et continue.Pour ce qui concerne certains articles, comme le blé et le sucre, elle provient de la fermeture des marchés russes et allemands, qui étaient les principaux fournisseurs des denrées en question.Pour le reste, elle est due principalement à l’élévation du fret, due tout d’abord au nombre énorme de bâtiments réquisitionnés par l’Amirauté ’nglaise et par la marine française, ensuite à la congestion des ports et aux retards qui en résultent.Economies domestiques suggérées L’accroissement du prix de la vie est donc dû à l’état de guerre, et les dirigeants anglais ont senti le besoin de provoquer une réaction dans les milieux populaires, afin que l’équilbre économique ne soit pas détruit et que l’Etat ne se trouve pas, le cas échéant, dans l’impossibilité de faire appel aux ressources privées pour subvenir aux dépenses de la guerre.La “ Pali Mali Gazette ” a publié une liste des économies recommandées par la Commission parlementaire et qui aidera chacun à restreindre ses dépenses pendant la guerre ; en voici une analyse succincte : “Personne ne devrait se construire une habitation pour y résider.“Tous les présents offerts devra ien F jweadresia rforme -.d’Obi igâtions et de Bons de l’emprunt de guerre.“Les automobiles ne devraient être employées que dans des buts officiels ou charitables.“L’habitude d’inviteF dès amis au reslaurant devrait être abandonnée.“On doit se borner, pour 'les funérailles et le deuil, aux dépenses tout à fait indispensables.“Il faut se priver de domestiques et ne conserver que ceux nécessaires à la vie la plus simple.“Toutes invitations doivent être abandonnées, jusqu’à ce qu’on puisse fêter la victoire finale et com-plèle.” E\ enfin : “Il faut se refuser à teni- compte des modifications de la mode dans les vêtements ou mettre fin à ces changements de la mode.” Renchérissant sur ces conseils, qui seraient utiles également au Canada où la manie de la dépense et du gaspillage n’est pas moins générale que dans le Royaume-Uni, une foule d’associations, qui ont emboîté le pas au mouvement en faveur de l’économie, précisent dans le détail les avis de l’autorité publique et étendent la pratique d’une véritable parcimonie aux particularités les plus infimes de la vie domestique.üldéric TREMBLAY.L’ARTISAN JGOÏSTE Le ministre des Munitions, en Grande-Bretagne, M.Lloyd-George a fait hier, à Bristol, devant le congrès du travail, un discours qui montre quelles difficultés il a à maîtriser avant d’obtenir des associations ouvrières le concours entier que leur pays a droit d'attendre d’elles.“Sans vous”, a dit le ministre aux ouvriers, “nous perdrons la guerre.Avec votre assistance, la victoire nous est assurée.” Celle formule résume en effet la situation.L’Angleterre a beau avoir tout l’argent possible, toutes les provisions qu'elle veut, elle a beau être la maîtresse des mers, que lui importent tous ces avantages si ses ouvriers ne lui prêlent pas tout leur effort dans la fabrication de munitions de guerre?Or, il appert, du discours du ministre, que, jusqu’ici, 15 pour cent seulement des fabriques de munitions anglaises travaillent 24 heures par jour.Les autres doivent chômer la nuit, car les artisans n'y veulent pas travailler.“Pensez à ce que nous accomplirions, si toutes nos machines-outils travaillaient nuit et jour!” dit le ministre.Pour cela, il faudrait 200,000 ouvriers de plus, hommes et femmes.Or, le ministère pourrait les trouver, il des a trouvés; — mais les règlements des associations ouvrières interdisent aux patrons l’emploi d’hommes inexpérimentés, (unskilled labor) et limitent la production d’un chacun; elles sont encore en vigueur.Et TEtat, jusqu’ici, n’a pu faire comprendre à ces associations l’urgence de suspendre pour le temps du conflit ces règlements nuisibles à la plus grande production de munitions 4e guerre dans le, temps le plus court.“L'avenir de la guerre dépend de l’attitude future du travail organisé.Si vous continuez d'adopter des résolutions « l’effet que les patrons ne peuvent pas employer telle ou telle classe d’artisans, nous allons tout droit au désastre", dit le ministre, avec un bon sens manifeste, vu da situation De fait, le monde ouvrier anglais, en dépit de l’absolue néeessilé de munitions de guerre, continue de s’en tenir à un travail quelconque.Et le ministre a pu citer aux congressistes une circulaire d’un bureau d’association conseillant aux artisans de Coventry de ne pas donner leur plein rendement de travail “not to work at their full capacity”.“Cela signifie, dit-il.qu'il y a eu là une tentative délibérée de diminuer la fabrication des canons, nécessaires à la protection de nos troupes au front.” Les ouvriers ont d’nn commun accord condamné cette manoeuvre; il semble qu’ils se rendront,— du moins les congressistes, — aux légitimes demandes du ministre.D’autant que celui-ci, il y a quelque temps, a fait consentir le parlement à limiter les profits des fabricants de munitions, afin que ceux-ci n’aient pas la tentation d’exploiter leurs artisans et de s’enrichir à leurs dépens et à ceux de l’Etat.Que, jusqu’ici, les unions ouvrières aient en une certaine mesure contrecarré la volonté du ministre et l’aient empêché d'assurer à la Grande-Bretagne toutes les munitions dont elle a besoin pour accomplir sur les champs de balafile européens un effort considérable, égal à celui de la France, cela ne fait aucun doute.Une dépêche à la Gazette de ce matin rapporte en effet que d’après M.Lloyd-George “dans certaines fabriques, dont l’arsenal d'Etat à Woolwich, les ouvriers limitent leur production.Et, dans d’antres, les hommes ont refusé de travailler avec des artisans inexpérimentés; cela, dr l’heure même où il faut employer de toute nécessité 80,000 autres artisans expérimentés et 200,000 autres sans expérience, si le gouvernement veut exécuter son programme et si le pays veut faire la part que les Alliés ont droit d'en attendre au cours de cette campagne-ci.” Le congrès a promis d’étudier la situation et de ne plus faire perdre une heure à l’Etat, dans sa préparation à la poussée gigantesque qui doit refouler l’Allemand hors de France et de Belgique On ne sauraitdire que Lloyd-George exagère la situation.Il la connaît mieux qu’homme du monde, il a pris la responsabilité de fournir aux armées de Kitchener tout le matériel dont elles ont besoin et ses affirmations ne paraissent pas pouvoir être démenties par les ouvriers eux-mêmes; du moins, ils'ne l’ont pas fait à ce congrès.I! reste donc que, apres douze mois de guerre, l’artisan de Grande-Bretagne n’a guère fait de concessions à l’inlérêt national, (pie les quatre-cinquièmes des fabriques de munitions ne font aucun travail de nuit et qu’il limite sa production.Il suffit de comparer, encore une fois, cet état de choses avec ce qui se passe, au dire même des journaux anglais et américains, dans les usines de France pour savoir de quel côté est le patriotisme éclairé, de quel côté sont les artisans à qui l’idée de patrie et de victoire nationale fait oub'ier leurs griefs même les plus légitimes, et de quel côté sont les artisans égoïstes et intéressés.Georces PELLETIER.BLOC - NOTES Les Russes ont, dit-on, fait 7,500 prisonniers aux Allemands depuis huit jours.Les Allemands en ont fait trois fois autant aux Busses en quinze jours.A lire les dépêches on s’étonne de plus en plus que la guerre dure aussi longtemps.* * * Le résultat du voyage de Sir R.Borden en Angleterre sera d’assurer plus de commandes de matériel de guerre au Canada.Après le discours de Lloyd-Geo-ge aux ouvriers anglais, on s’explique encore moins que l’Angleterre n’utilise pas davantage les offres qui lui sont faites par le Canada.La production d’obus canadiens pourrait être doublée en peu de temps.* ¦* * L’élection générale qui a lieu jeudi prochain à l’Ile du Prince -Edouard se fera pour la première fois au scrutin secr-t.Le correspondant du Globe à Charlottetown dit que le vote secret favorisera les libéraux.En ce cas, les conservateurs qui ont substitué le scrutin secret au vote ouvert seraient victimes de leur propre politique.* * * “Si l’entrevue de Sir Herbert Holt, telle que publiée par la Gazelle de samedi dernier contient substantiellement la vérité au sujet de l’état de chose qui existe au Bureau de la guerre à Londres et à la ligue de fou, le censeur devrait”, dit le Citizen, d’Ottawa, “en permettre la reproduclion par les journaux canadiens.Si, au contraire, les assertions du président de la Royal Bank du Canada ne sont pas exactes, on devrait le poursuivre en vertu du War Measures Art.” LE PASSANT.—— '¦ ' -> tÊÊm EN Sième PA GE M.Bourassa à Lewis-ton.— Compte rendu télégraphique» BILLET DI! SOIR.MT LANGUE ! Hier, aux avant-postes.C’est la rentrée des écoles.Sur la ville d’Ottawa, un beau soleil, clair comme les droits qu’on y viole, ruisselle, avivant le vert des pelouses et le vermeil des joues enfantines.Il y a de la poudre dans i’air: le règlement 17 plane comme une menace.Les ruches scolaires s’ouvrent néanmoins.Guignes, Bréboeuf, Saint-Jean-Baptisle, Sacré-Coeur bourdonnent déjà, et déjà s'entend aux lèvres des petits, la délicieuse chanson des syllabes françaises.Frères aux rabats blancs, bonnes Soeurs Grises, vaillantes institutrices, ceux et celles qui depuis des mois refusent les trente deniers, tons et toutes portent, sans s'en douter, le grand air de ceux qui vivent une belle page d histoire.A l’école Saint-Jean-Baptiste, je devine l'entrée sons l’épais rideau de vigne qui se suspend au portique de pierre, et je pénètre dans une classe, la première venue.Je serre la main au professeur, un digne Frère des Ecoles Chrétiennes, connu autrefois dans le Québec, et qui me présente avec nu sourire ses bambins qui ont sept, huit, neuf ans.Ils sont un peu dépaysés, les chers petits, mais joyeux quand même.J'engage la conversation.—Votre école est bien belle! Mais il me semble que l’an dernier, vous n’avez pas commencé la classe ici! —Oh! non.¦—Où donc l'avez-vous commencée?—Dans la stalion des pompiers ! —Et pourquoi donc?.Les petits se regardent.Ils ne se sont pas demandé ça.—Mais pourquoi, dis-je, venez-vous ici cette année, an lieu d'aller encore chez les pompiers de la rue Somerset?.Nouvelle hésitation.Enfin, un petit, charmant dans sa chemisette blanche, se.lève, et d’un Ion que je n’oublierai jamais: —Parce qu’on a gagné!.—Mais qu'avez vous gagné?.Et l’enfant d'ajouter, superbe: —Not’ langue!.Cher petit Ontarien, je pensais à toi, cependant que le train m'en-trainait le soir même loin du champ de bataille et que, un livre de Paul Bourget sur les genoux, j'y lisais des analyses de cet âge “où l’on est sur le bord de la vie, où ou.,i *a* tend déjà sans la voir comme la rameur d’une chute d’eau à travers un bouquet d'arbres".Je pensais à loi et tu m’as fait pleurer! Non, tu n’as pas encore gagné, mais ton coeur de huit ans sonne déjà la note héroïque, écho lointain de la fierté dr ceux dont tu es le fils et dont tu dois poursuivre les combats commencés il y a cent cinquante ans! Tu n’as pas encore gagné, mais tu es digne d’être le père, le grand-père — ou l’ancêtre — des heureux vainqueurs de l’avenir! M.BOURASSA DANS LA NOUVELLE-ANGLETERRE Les écoles franco-américaines.-Sur la route de Waterville.-Souve nirs d’histoire.'Waterville, 8 septembre.Comme je vous l’ai télégraphié, M.Bourassa a visité, mardi matin, les écoles paroissiales, l’orphelinat et l’hôpital créés à Nashua par le dévouement apostolique et l’énergie persévérante de Mgr Miilette, le vénérable curé de la paroisse S.-Louis de Gonzague.Les visiteurs ont été partout émerveillés du bon ordre et de l’air confortable et heureux des enfants, de même que de l’arrangement à la fois hygiénique et familial de l’hôpiial Saint-Joseph.Les édifices sont commodes et spacieux, l’air et la lumière y font autant de travail que les médecins, enfants ou malades vous sourient avec contentement et d’on éprouve partout celte sensation de securité dans le bien-être que donne l’absence totale de créanciers à l’horizon.Car, pour incroyable que soit la chose, les oeuvres paroissiales de Mgr Miilette ne doivent, comme on dit, rien à personne.Grâce à la générosité des paroissiens, elles sont payées jusqu’au dernier sou, et le mot “hypothèque” est inconnu dans leur comptabilité.C’est là chose rare, et qui fait honneur, en même temps aux qualités administratives qui en ont entouré la naissance et assuré le développement.Nous le savions déjà, du reste, avant de l’avoir de nos yeux vu; lorsque vous parlez de Mgr Miilette à un Franco-américain, qu’il soit de Nashua, de Manchester ou de Lowell, la définition est toujours la même: “le prêtre par excellence’’.Et l’on vous raconte qu’il n’a rien amassé pour 'lui-même, pendant ses quarante années de sacerdoce, mais que par contre il a enrichi la ville d’oeuvres considérables, aussi bien conçues que bien exécutées.Les dévouées “Soeurs Grises” de Montréal, et celles de Sainte-Croix se partagent la tâche d’instruire les petits, de recueillir les orphelins la»!aidés.Toutes sen acquittent avec le dévouement traditionnel qu’on leur connaît.Il y a bien là des imperfections mais on les retrouve ailleurs qu’à Nashua et la bonne province de Québec elle-même est loin d’être entièrement exempte.Et l’on peut espérer qu’avec la bonne volonté et les rares dévouements qui animent ces cellules préparatoires des générations futures, on verra partout l’application de Faxiôme pédagogique, qui veut que l'on passe du connu à l’inconnu, sous peine de tout gâter.ville qui abrite, dit-on, 30,000 des nôtres.C’est justement par le quartier canadien que nous passons, la “petit Canada” comme on dit ici, et l'on note en effet au passage plusieurs noms de “par chez nous”, toujours affublés, malheureusement, d’une rallonge yankee.Une plaque de cuivre, cependant, indique en bon français le presbytère des Pères Oblats et le Cercle de J’A.C.J.F.A., ce qui console un peu nos yeux contrariés.Et les “tenement to let” défilent, défilent, jusqu’à ce que nous soyons sortis du seul coin de Lowell que nous permettent de traverser les exigences de notre itinéraire.On pense bien que pendant tout ce temps les langues ne sont pas paralysées.M.Ledoux qui connaît sa Nouvelle - Angleterre “ dans les coins”, comme on dit, répond avec une limpide cordialité à nos questions altentives, el lorsqu'il a nettement défini une situation, narré une anecdote, ou décrit, par exemple, l'Aroostook, où les Franco-Américains produisent le huitième des pommes de te.'re que consomme la République, il aiguille la conversation sur les questions canadiennes.Et nous sommes alors deux, lui et moi, à faire notre profit d’une conversation familière, et élevée, à la fois, remplie à déborder de’ cor ¦ naissances historiques, d’aperçu» philosophiques et de conclusions logiques toujours appuyées sur la base de la plus pure doctrine sociale catholique, si méconnue encore en notre pays malgré les grands progrès des dernières années el Le fructueux travail qui s’accomplit dans cette direction.Et les citations historiques passent devant nous comme les coins ombreux de rivière qui ajoutent le plaisir des veux à cevui de l’entendement.Le nom de Waller Scott, prononcé après celui de Veuillot, nous vaut quelques éclaircies brèves et nettes sur la formation ethnique de l’Angleterre, la montée des Celtes d’Espagne vers la Bretagne, Finlande, l’Ecosse, le pays de Galles, le refoulement imposé par les invasions danoises, l’influence de celles-ci sur la formation du “lowlander”, l’organisation pittoresque et quasi cellulaire des highlanders, puis Marie Sluart, Cromwell, Henri VIII, toute 1 histoire d’Angleterre défile, évoquée d’un mot ou précisée d'une date.On dirait, dit l’un de nous, que vous avez connu tous ces gens-ià personnellement 1 * Mais nous sommes au pays de la vie intense et si nous l’avions oublié, l'infatigable M.Ledoux serait là pour nous le rappeler.Il est bientôt midi, en effet, et nous devons aller prendre le dîner.à 35 milles d’ici, à bord du train de Boston qui passe à Haverhill vers deux heures.Après un adieu trop hâtif à M.le docteur Petit, president du club Ferdinand Gagnon, nous montons dans un auto rapide, et “vogue la balancelle” sur les routes de l’Etat du New-Hampshire, vierges de poussière, sous leur bonne couche de goudron.Le New-Hampshire n’est pas essentiellement un pays agricole.Par contre, il est couvert de belles forêts, où le goût américain du confortable et du champêtre a placé nombre de riches villas entourées de fleurs aux couleurs variées.—Now, fait le chauffeur par-dessus son épaule, nous ne faisons pas plus de quarante milles à l’heure.Pour ma part, celte allure me suffit entièrement, surtout dans les courbes, où l’on ne sait pas si l’on ne va pas rencontrer un autre vaisseau pareillement lancé en direction contraire.Il y a longtemps, du reste, que nous avons mis nos couvre-chefs à l’abri et arboré la dé-morralique mais solide casquette.Et l’air américain nous caresse le visage à coups de poing, pendant que fermes riches et villas prétentieuses s’envolent à nos côtés.Mais nous avons pénétré sans cérémonie dans l’élat du Massachusetts, et voici les premières “facteries” de Lowell qui s’emparent des rives de la Mer-rimac, si verdoyantes jusqu’ici.Et nous pénétrons bientôt dans un quartier de la périphérie de cette Trop peu nombreux, en effet, sont ceux des nôtres qui ont pu, ou voulu, se rendre maîtres, au moins à un certain degré, de l’histoire des peuples qui nous entourent.Pourtant, comment comprendre le présent, si l’on ignore le passé ?Mais tout n’est pas perdu, heureusement ; nous sommes jeunes encore parmi, les peuples, et notre besoin de savoir, déjà éveillé, ne peut manquer de s’accroître de plus en plus, à mesure que nous nous éloignerons de l’époque toujours difficile et des débuts de carrière.Ainsi devisant, nous avons traversé Ja petite ville de Lawrence, Mass., où plusieurs enseignes de médecins ou de commerçants franco-américains ont agréablement attiré notre attention, puis ce fut Haverhill, centre producteur de chaussures, durement atteint, ces temps-c., par les contre-coups de la guerre.Puis le train du “ Boston & Maine ” nous emmène à travers des campagnes qui, au bout de deux ou trois heures, se mettent à r « ;cmbler de lus en plus au Canada.Et les huit cures du soir nous voient descendre, toujours en compagnie de l’or-ganisateur-magicien qu est M Henri Ledoux, à Waterville, Me, où un groupe de compatriotes nous attendaient avec toute la bonne humeur et l’hospitalité canadiennes, ou franco-américaines, ce qui est juste la mémo chose.Cet après-midi, le programme comporte la visite des écoles paroissiales de la ville.Cette visite promet d’être fort intéressante, mais je veux bien devenir Boche si je sais à quel moment je trouverai le temps de vous en parler 1 Ernest BILODEAU.M.SONPAYS LES COMPAGNIES DE TRANSPORT ET LE FRANÇAIS L’on sait combien il a fallu de temps et de persévérance pour décider les compagnies ne transport à se conformer à la loi Lavergne les obligeant à fournir aux voyageurs des billets bilingues.Certaines compagnies ont même refusé ces billets jusqu’à ce qu’on les ait citées devant les tribunaux.SI le billet bilingue existe aujourd’hui, c’est parce que le public s'est prévalu de la loi et qu’il a fini par avoir raison du mauvais vouloir des compagnies.Or i'I faut que le public nous aide encore à obtenir des formules bilingues de contrats pour le transport des marchandises.Parce (pie l’on est moins exigeant à ce sujet, les mêmes compagnies, qui, il ne faut pas se faire illusion, ont autant la haine de notre langue que l’amour de notre argent, — ces mêmes compagnies ne veulent pas des formules bilingues.La Canadian Northern Express Go.les refuse, la Dominion Express Co.les refuse, l’Amerlcnn Express Co.les refuse.Elles les ont formellement refusées à nos expéditeurs.On peut être sûr (pie nous allons les exiger quand même et pousser l’affaire jusqu’au bout.Mais cela ne suffira peut-être pas.Le seul fait que ces compagnies refusent encore de se conformer à la loi cinq ans après la sanction de celle-ci montre bien l’hostilité de leur esprit.Il faut (pic le public nous aide, et nous nous adressons ici tout particulièrement au public commercial.Nous avons eu le billet de voyage bilingue parce (pie le peuple s’en est mêlé.Le commerce canadien-français .sera-t-il moins fier (pie le reste du public?La loi est claire et formelle."Doivent être imprimés en français et en anglais les billets de voyageurs, les bulletins d’enregistrement des bagages, les imprimés pour lettres de voiture, connaissements, dépêches télégraphiques, feuilles et formules des contrats, faits, fournis ou délivrés par une compagnie de chemin de fer, de navigation, de télégraphe, de téléphone, de transport et de messageries ou d’énergie électrique, ainsi que les avis ou règlements affichés dans les gares ,voitures, bateaux, bureaux, usines ou ateliers.” Et la sanction est prévue.Toute contravention est punie d’une amende n’exccidant pas vingt piastres, “sans préjudice du recours pour dommages".Il n'y a donc pas de risques à courir.Nous avons le droit, faisons- le respecter.Le moyen est facile.11 suffit de faire constater le refus par témoins et d’agir.C’est ennuyeux peut-être, mais puisque le pouvoir public tolère, il faut s’y substituer si nous ne voulons pas qu’on se moque indéfiniment de nous, Du reste, cette loi a coûté beaucoup plus d’ennuis à M.Lavergne qu’il n'en faudra pour la faire observer.Quelques condamnations suffirons pour faire changer les compagnies d’idée.La piastre leur inspirera non pas l’amour mais le respect de la loi.J.D.L’HOPITAL NOTRE-DAME Nous recevons le rapport de l'hôpital Notre-Dame pour l’année 1914.L’allocution du président révèle un optimisme justifié par les faits.En dépit de la crise, l’hôpital Notre-Dame continue son oeuvre admirablement, grâce au dévouement de ceux qui 'le dirigent et de celles qui les secondent.C'est au public canadien-français d'apprécier et de reconnaître ces bienfaits.L’hôpital Notre-Dame est une oeuvre qui mérite l’encouragement de tous les Canadiens-français.M.NAZAIRE VAILLANC0URT Nous regrettons d’apprendre la mort de M.Nazaire Vaillancourt, ancien cultivateur, décédé ce matin à Montréal, à l’âge de 84 ans.M.Vaillancourt était un citover éminemment respectable, dont la vie a été l’exemple parfait du travail et du devoir.H était le frère de M.J.A.Vaillancourt, président de la Banque d’Hochelaga.Nos sympathies à la famille en deuiL .______. VOL.VL — No 212 LE UEVOIK, MONTREAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE'1015 TRIBUNAUX CIVILS MONOPOLE DEL’ETAT LA REPUBLIQUE FRANÇAISE INTENTE UNE ACTION CONTRE L ACOMPAGNIE HYMAN POUR L’EMPECHER DE VENDRE DE PRETENDUES CIGARETTES FRANÇAISES.Il est plutôt rare de voir un pays étranger prendre une action devant nos tribunaux; c’est pourtant ce qui i’est produit hier après-midi en cour de Pratique, présidée par M.le juge Charbonneau.La république française, représentée par l’étude Kavanagh, Lajoie et Lacoste, a présenté une requête demandant l’émission d’un bref d’injonction interlocutoire contre la compagnie S.Hyman Limited, pour empêcher cette dernière de vendre des cigarettes supposées françaises ou faites avec du tabac français, alléguant que l’industrie du tabac en France est un monopole du gouvernement, que le gouvernement nomme ses agents pour les pavs étrangers, y compris le Canada, et que ces agents-là seuls ont droit de vendre les tabacs de France.Le tribunal entendra cette cause aujourd’hui.Voici entr’autres quelques allégués intéressants de la requête: La Régie française garde le contrôle exclusif de la fabrication, de la vente, de l’exposition, de l’industrie et du commerce des tabacs provenant des manufactures nationales de France.Les agents spéciaux nommés par la République sont seuls autorisés à livrer ces tabacs au commerce en pays étrangers.La requérante vend à l’étranger et au Canada en particulier la cigarette portant l’étiquette “La Gauloise” renommée de tout temps et surtout depuis 25 ans pour sa qualité supérieure.Ce tabac est empaqueté dans du papier jaune ou bleu selon que le tabac est doux ou fort.L'Intimée possède à Montréal trois établissements dans lesquels, depuis six ou sept mois, elle a offert en vente, exposé ou annoncé de diverses façons des cigarettes prétendues françaises portant l’étiquette: “Cigarettes françaises La Gauloise de Hyman”.Cette vente s’est exercée illicitement et frauduh 'ment par le moyen :1c réclames, de pancartes ou d’an ¦ es dans les journaux, etc.fin de mieux tromper le publit sur la provenance (L s tabacs on a employé le même mode d’empaquetage jaune.De fait, le public a été trompé (çt l'on cite ici une nombreuse liste de personnes qui auraient ainsi été trompées et qui seraient susceptibles d’etre appelées en témoignage).La requérante estime que les dommages subis s’élèvent à $6,000, somme qui sera réclamée lors du procès; en attendant elle demande une injonetion interlocutoire.CAUTIONNEMENT DE $12.000 Le juge Charbonneau a fixé à S12,000 le cautionnement que devra fournir avant samedi, VI.Rodrigue Langlois, le requérant dans l’affaire de la rue Drolet contre la ville et M.1.H.Laviolette, intervenant.Ce cautionnement est exigé pour garantir les dommages et les frais qui pourraient être encourus par l’intervenant.M.Langlois a déjà fourni un cautionnement de $1.500 pour garantir les frais et les dommages de la v:lle.La cause sera entendue au mérite, samedi à 10 heures 30.CONTESTATION D’ELECTION La première cause entendue hier après-midi en Cour do Pratiqué a été celle de Tancrède Marsîl contre le commissaire McDonald eu contestation d’élection.Cette cause est devant les tribuanux depuis le mois d’avril 1911.Mc McKeown, avocat de l’intimé, présentait une motion demandant le rejet de certains détails fournis par le requérant.Le rejet de ces détails ferait disparaître les principales allégations du requérant.La demande a été prise en délibéré et le jugement sera probablement rendu cet après-midi ou demain.NOUVEAUX ASCENSEURS AU PALAIS Les avocats qui ne sont pas venus au Palais durant les vacances, ne sauront pas s’y reconnaître tant l’aspect en a changé.Depuis plus d'un mois une véritable armée de blanchisseurs, de peintres, de menuisiers, d’électriciens avaient envahi l'édifice.Maintenant que les échafaudages sont abattus, tout est changé: les longs corridors si tristes et si obscurs sont devenus tout à fait pimpants.Un sys tême d’éclairage des plus modernes y a été installé.En plus, pour remédier à la congestion qui se produit à certaines heures surtout, on parle de deux nouveaux ascenseurs.supplémentaires et.rapides qui seront installés sous peu.Cette dernière amélioration soulève ] enthousiasme de tous les habitués du Palais.CHOSES MUNICIPALES RAPPORT SUR LESJiUlLES M.LESAGE, SURINTENDANT DE L’AQUEDUC, CONDAMNE LA MARCHANDISE FOURNIE PAR CERTAIN SOUMISSIONNAIRE.— LE DROIT DES GRANDES COMPAGNIES.— L'ECLAIRAGE DU CHAMP DE MARS.Le surintendant de l’aqueduc, M.Lesage, a soumis hier, au bureau des commissaires, un rapport sur l’huile à machines fournie à la station de pompe diu bas niveau depuis le commencement de l'été.Il semble que la ville a payé 23 sous le gallon pour de l’huile, alors qu’il lui en eut fallu de qualité de 50 ou 55 sous.Mais cette huile de bas prix n’a pas été utilisée du tout.D’après le rapport du surintendant, Monsieur Lesage, elle eut été défectueu se'pour tes machines.Il appert que le soumissionnaire qui a obtenu le contrat pour la fourniture déclare qu’il pourvoit la ville de l’huile qu’elle a demandée et que si elle désire en avoir de meilleure qualité elle n’aura qu’à payer plus cher.Comme cela soulève un point de droit, le rapport de M.Lesage a été soumis à Me Laurendeau.L’entretien des pompes exige une consommation de deux barils d’huile à la semaine, et il en coûte $1,200 pour l’approvisionnement de la saison.En attendant la réponse de Me Laurendeau, la ville achète la meilleure qualité d’huile.LE POUVOIR DES GRANDES COMPAGNIES Il y a quelque temps, au conseil municipal, M.l’échevin Rubenstein se plaignit du fait que trop de rues étaient éventrées par les compagnies d’utilités publiques, ce qui créait une gêne considérable dans le trafic.Or, dans un rapport qu’il vient rie faire aux commissaires, le surintendant de la voirie, M.J.R.Barlow, dit que les compagnies en question ont le pouvoir, de par leurs chartes.d’ouvrir les rues, 'fout ce que peut faire la ville, c’est d’effectuer les réparations que cela nécessite dans la suite, puis d’en charger le coût aux compagnies.Ce rapport sera transmis à M.Rubenstein pour son information.L’ECLAIRAGE DU CHAMP DE MARS Des citoyens se demandaient pourquoi la ville ne se sert pas du système d’éclairage de lampadaires du Champ de Mars.On a dit nue l'éclairage de cette place dépendait d’Ottawa, qui, ne la trouvant pas à son goût, l'avait fait remplacer par six grosses lampes à arc.D'autres croient que-c’est par mesure d’économie que le maire Martin a fait supprimer Ce système d’éclairage.Ni les uns ni les autres ne sont dans le \.ai : la véritable raison de la suppression de l’éclairage du Champ de Mars au moyen -de lampadaires, c’est que l’installation de ce système, qui a coûté relativement cher, est si mauvaise que, sur 23 lampadaires, il n’y en a que 9 qui peuvent fonctionner.Les réparations à faire à cette installation seraient si coûteuses qu’à l’hôtel de ville personne n’ose demander de les faire.Voilà donc une des places publiques de Montréal, les plus fréquentées, ayant un système d’éclairage des plus jolis, cette place n'utilise pas son éclairage simplement parce qu’il est défectueux.MAGIC BAKING POWDER elle est employée par les MEILLEURS BOULANGERS ET LES MEILLEURS POURVOYEURS DE PARTOUT; ET AUSSI PAR LES CHEFS DE CUISINE DES GRANDS HOTELS ET DANS LES WAGONS-RÉFECTOIRES LES NAVIRES À VAPEUR, ETC, E.W.GILLETT COMPANY LIMITED W.NN.eo TORONTO.ONT.FAITS-MONTREAL GARAGE INCENDIE VERS MINUIT, HIER SOIR, LE GARAGE DE M.JAMES MAHER, RUE S.-CATHERINE OUEST, PRES BISHOP, EST DETRUIT PAR LE FEU.Molson le 29 juillet dernier.Il déclare que la compagnie avait deux comptes, l’un À la Banque Molson et l’autre à la Banque Provinciale, et que les dépôts se faisaient indiffé-rement à l’une ou à d'autre./ La cour s’ajourne ensuita à aujourd’hui, et le témoin reçoit l’ordre, malgré les objections de Me Perrault, d’apporter avec lui tes livres de banque de la compagnie.ARRETES A BORD DU “BRAZILIAN” Deux jeunes gens, du nom de Bélanger et Rivelle, ont été arrêtés hier matin à Québec à bord du “Brazilian”.Us sont soupçonnés de complicité dans l’affaire du vol de la gare de la rue Moreau.Us ont été ramenés à Montréal hier soir pour répondre à cette accusation.INCENDIE RUE S.-PAUL.Hier soir, vers 9 h.30, un incendie dont la cause est encore inconnue, a ravagé le rez-de-chaussée de la Compagnie Italo - Ganadienne d’importation, 714 rue S.-Paul.Pendant une heure et demie les pompiers durent travailler au milieu d’une fumée âcre et épaisse provenant des marchandises de toutes sortes déposées dans l’entrepôt.Trois d’entre eux durent se retirer à demi asphyxiés.Us réussirent pourtant à restreindre l’incendie au rez-de-chaussée où il avait pris naissance; Ira étages supérieurs ont été endommagés par l’eau et la fumée.Les chefs Tremblay, Saint-Pierre, Mann, Favreau, Lussier, La-pointe étaient présents, Les appareils automobiles contre l’incendie ont fait leurs preuves cette nuit.Au dire du chef Trem-j blay, c’est leur première grande; victoire à Montréal, non seulement j pour la rapidité avec laquelle ils furent sur les lieux du sinistre mais encore par le merveilleux travail qu’ils effectuèrent en peu de temps.Le feu éclata vers minuit dans le garage de la rue Crescent appartenant à James H.Maher et s’étendit à presque tout le pâté de maisons situé sur la rue S.-Catherine entre les rues Crescent et Bishop.Cinq minutes après la première, une seconde alarme était sonnée puis une troisième encore au bout de lü minutes.A côté du grand garage de la rue S.-Catherine où l’incendie prit naissance, se trouvent les établissements de la Montreal Mosaic Wood Co.Sur la rue Crescent elle-même les établissements de la Rritish-Ameri-can Dyeing Co., et auprès ceux de C.R.Crowley entre le garage et la British-American Dye.ing.Tous ces établissements ont été sérieusement endommagés par le feu et par l’eau.Autant qu’on peut le savoir le feu prit naissance dans le garage d’automobiles et les voisins qui habitent la rue Crescent prétendent avoir entendu comme une explosion avant que l’alarme ne fut donnée.Les flammes s’étendirent rapidement et quand les pompiers arrivèrent ils virent tout de suite qu’ils auraient de la peine à en prendre le dessus.Les bâtiments à l’ouest du garage prirent feu presque immédiatement.Sur la rue Crescent, i’ LES OUVRIERS ILS SIEGENT A HUIS CLOS LES MEMBRES DU CONSEIL DES METIERS EN CONSTRUCTION DECIDENT HIER SOIR DE NE PAS ADMETTRE DE JOURNALISTES A LEURS ASSEMBLEES.Les membres du Conseil des Métiers en Construction se sont réunis hier soir au No 417 de la rue Ontario, où se trouvent leurs quartiers-généraux.Une quinzaine de délégués étaient présents.Après la lecture des minutes, la rumeur circula dans la salle qu’un représentant de journal venait d’y entrer, dans le but d’aider de sa collaboration et de sa publicité cet important syndicat.Certains membres rappelèrent alors que depuis un temps immémorial l’usage avait décidé de n’admettre aucun représentant de journal aux délibérations du Cônseii.Sans donner de motifs explicites, on prétendit que-ce serait une mauvaise politique à suivre et qu’il convenait d’ailleurs de tenir tous les journaux sur un pied d égalité sous na,ornent, aur ta rue urescem, n.,C ^0 at-St àdeu* autres m!,r‘'îbùndlm Sdc ’là le" garage S méhibres, âe proposer quq.Je .soir AVOCATS DOCTEURS Boite Postale SSfi.— Adr-raae Mllgraphlqu*, ••Naiia!?.Montréal".Tél.Main 1S5IM3SI.Codea t IJebera.Wrat On C.H.CAHAN, C.R.avocat irr PRoeuimm iùditic* Traniportalion — Su* baint-Jacqu»* MAURICE DUGAS, avocat L.L.L.J 30 S.Jacques, Chambre 44.Tél-Main 7691, Résidence.2466 avenue i du Parc.Rcclsland 2459.LAMOTHE, GADBOIS & NANTEL, avocats.Lüifiee Banque de Québec, Il Place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.C Lamothe LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.Maréchal Nantel, B.C.L.PA TTERSON & LA VERY AVOCATS — PROCUREURS SUITE 111 180 S.-JACQUES Tél.Bell Main 3960.Câble Wilpon.W.Patterson, C.R.Saluste Lavery, B.C.L.M.Lavery a son bureau du soir : 1 S.-Thoroas, Lougueui!.ROMUALD ROY AVOCAT 83, Craig Ouest.—Chambre 525 Tél.Main »8«.MONTREAL.Résidence : 1951.AVENUE DU PARC Tél.9.Louis rimier, où il était employé.Ue blessé a été admis à l’hôpital Notre-Dame.O Journal rat Imprimé au No 4,1 rue Saint-Vincent, A Montréal, par l’IMPRIME-RIF.POPUI.AIRE (A responsabilité limitée).J.N, Chevrier, gérant-général. VOL.VI.— No 212 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1915 A NOUVELLES DU MATIN ET DE L*AVANT DERNIERE HEURE QUE FERA L’AUTRICHE ?r WASHINGTON ATTEND AVEC IMPATIENCE DES NOUVELLES DE VIENNE CONCERNANT LE RAPPEL D’URGENCE DE L’AMBASSADEUR DUMBA.Washington, 10.—On attend aujourd’hui des nouvelles de l’accueil fait par l’Autriche à la note ar.'.éri-caine demandant le rappel d’urgence de l’ambassadeur Dumba.Les officiers de l’administration sont très optimistes et les diplomates pensent que l’Autriche accédera immédiatement à la reguête.Le rappel de l’envoyé a été demandé par le secrétaire d’Etat Lansing dans une note que l’ambassadeur Pcnfleld à Vienne devait remettre immédiatement au ministre des Affaires étrangères d’Autriche.Cette note disait entre autres choses : En raison du dessein reconnu et prémédité de M.Dumba tendant à paralyser l’industrie américaine et à enrayer son commerce légitime ; en raison de la violation flagrante de le réserve diplomatique par le fait d’employer un citoyen américain, [porteur o'"!!!! passeport amériteaira pour passer des dépêches secrètes à travers les lignes ennemies, le président me charge d’informer Votre Excellence que M.Dumba est devenu inacceptable par le gouvernement des Etats-Unis comme ambassadeur '*e Sa Majesté Impériale à Washington.La note éxprimaii le regret d’être dans la nécessité de formuler cette requête et le désir de la continuation de rapports cordiaux et amicaux entre les Etats-Unis et l’Au-triche-Hong,'ie.On ne pense pas ici que l’ambassadeur Penfleld ait pu remettre la note aujourd’hui.D’après certains dires, l’Autriche ne serait pas tenue ?une déclaration t formelle, mais on assure que dans l’occurrence, outre une mesure définitive, on peut prévoir une réponse officielle.Des diplomates en communication avec l’ambassade de Vienne pensent qu’il est très probable que le Dr Dumba sera immédiatement rappelé.II a été suggéré que le baron von Zwiedinek, conseiller de l’ambassade, sera nommé chargé d’affaires pour jusqu’à la fin de la guerre.En tempo ordinaire, l’acte d’un gouvernement qui négligerait d’envoyer un successeur à un arm bassadeur qui aurait été rappelé indiquerait son mécontentement.Les circonstances actuelles ne permettent pas d’interpréter eet acte de la même façon, vu la difficulté d’envoyer un nouvel ambassadeur.Bien que l’on croit dans certains milieux que Vienne n’hésitera pps à se rendre à la requête des Etats-Unis,1 on admet qu’il s’en suivra une situation qui affectera sérieusement les relations entre les deux gouvernements.Le texte de la note indique clairement que Washington désire que M.Dumba soit rappelé sans soulever une discussion diplomatique.On fait remarquer cependant que si le ministère des Affaires élrangères à Vienne décide de maintenir l’ambassadeur dans ses fonctions, il en résultera presque sûrement la rupture des relations diplomatiques.Une telle conséquence, même si la guerre ne s’ensuit pas, affectera sérieusement le.rôle diplomatique des Etats-Unis.Bien que l’annonce faite par le secrétaire Lansing du rappel ait causé une sensation internationale, k-s commentaires officiels ne sont pas prêts à paraître.Quoiqu'il en soit il semble apparent (lansj les cercles du gouvernement qu’aucune situation diplomatique ne se produira entre J’Autriche et les Etats-Unis.M.Dumba ne sera probablement pas forcé d’accepter ses passeports, ruais il lui sera permis de demeurer aux Etats-Unis pour attendre un ordre de Vienne.S’il veut retourner dans son pays les Etats-Unis obtiendront pour lui un sauf-conduit de la Grande-Bretagne et de ses alliés.Ce qui a déterminé la demande de rappel de Dumba c’est son entrevue, mardi, avec le secrétaire Lansing.Il a admis avoir proposé à son gouvernemant des plans pour susciter des grèves dans les manufactures de munitions américaines.* » * LA VICTOIRE DEJ/OURCQ LES DEPUTES DE PARIS ET DE LA SEINE PRESENTENT UNE ADRESSE AU cENERAL MAU-NOURY A L’OCCASION DE CETTE FAMEUSE BATAILLE.Paris.10.— Les députés de Paris et du département de la Seine ont ; rédigé hier une adresse au général Maunoury, l’ancien gouverneur militaire de Paris.Elle sera présen-;tée aujourd’hui, à l’occasion de ! l’anniversaire de la victoire rem-: portée sur les Allemands, le long de 11 Ourcq.Après avoir rappelé quelles étaient les circonstances et la signi-¦ fication qu'avait ce succès pour Pa-ris, l’adresse dit : 1 j “Le 10 septembre, en contcm-\ plant la déroute de l’ennemi, vous avez dit : “J’ai attendu 40 ans pour céda.” Votre attente a été longue, mais la reconnaissance de Paris se-I ra éternelle.” i Le général Joffre envoya le général Maunoury à l’aile située à l’extré-me gauche de l’armée française, pour barrer le chemin à l’aile droite teutonne qui marchait rapidement sur la capitale.Le général s’acquit-, ta avec succès de Ja tâche difficile qui consistait à former une armée transportée par voie ferrée en face de la marche de l’ennemi; son armée, au temps fixé, était prête à donner les coups qui ont marqué le changement du cours de la bataille.Le général Maunoury a été blessé le 12 mars dernier, en inspectant les positions ennemies, de la première ligne de tranchées françaises.M.B0URASSA A LEWISTON UN PLAIDOYER ANGLAIS EN FAVEUR DE LA RACE ET DE LA LANGUE FRANÇAISES.— LE VERITABLE PRINCIPE DE L’ENSEIGNEMENT BILINGUE.LES ELECTIONS A L’ILE DU PRINCE EDOUARD Charlottetown, I.P.E., 10.— Les élections provinciales auront lieu le 10 septembre et trente candidats sont sur les rangs pour chaque parti.Il n’y aura pas d’élections par acclamation.L’attitude des Etats-Unis réveille le souvenir d’incidents semblables dans les relations internationales de l’Amérique.Washington lui-même en 1793 demanda et obtint le rappel de l’ambassadeur français Genet qui faisait des discours contre l’Angleterre.Le ministre espagnol à Washington en 1805 dut accepter ses passeports pour avoir tenté de corrompre un éditeur de Philadelphie pour lui faire défendre le point de vue espagnol dans une controverse entre iEspagne et les Etats-Unis.Le représentant anglais, F.J.Jackson, qui avait accusé le gouvernement américain de mauvaise foi en 1809 au sujet d’une entente, signée par son prédécesseur, fut aussi rappelé.L’Angleterre rappela son ministre, Crompton en 1855, parce qu’il avait fait du recrutement pour l’armée anglaise lors de la guerre de Crimée.Bien que les engagements ne dussent être en vigueur qu’au Canada, les Etats-Unis le firent désavouer.En 1888, Lord Sackville-West fut rappelié pour avoir conseillé à un Américain de voter pour Cleveland.Son acte fut regardé comme une ingérence dans Ja politique intérieure des Etats-Unis.En 1898.Dupuy de Lome, ministre d’Espagne reçut ses passeports pour avoir parlé d’une façon irrespectueuse du président McKinley.CE QU’EN DIT LA PRESSE New-Yrork, 10.— La “Tribune” commente ce matin en ces termes, dans son premier New-York, le rappel de l’ambassadeur Dumba: “En demandant le rappel de M.Dumba, le présidnt Wilson a suivi la seule ligne de conduite, qui fut incompatible avec la dignité et l’honneur des Etats-Unis.L’ambassadeur autrichien s’est reconnu coupable d’une grossière inconvenance Si on avait hésité à le faire rappeler, si on avait voulu temporiser, on aurait amoindri le prestige de notre pays et ouvert la porte à d’autres insultes à son honneur.Le gouvernement a agi avec fermeté et il doit en être félicité.” Le “Herald” dit que le peuple éprouvera du soulagement et de la satisfaction de l’acte du président Wilson: soulagement parce qu'il saura que le président a accompli sans délai inutile un acte radical, mais nécessaire; satisfaction, parce que cet acte mettra un terme à la campagne humiliante et scandaleuse menée en certains milieux contre la neutralité américaine.Parlant du comte Bernstorff, le “Herald” dit que s’il n’est pas rappelé, cala est dû à l’habileté de la diplomatie allemande, qui commet des actes pires que celui des ambassadeur d’Autriche.Et l’article se termine en souhaitant bon voyage à M.Dumba.Lewdston, Me., 9 (Service particulier)-M.Henri Bourassa a pro- noncé ce soir, devant une foule de deux mille personnes réunies dans la grande salie de l’hôtel de ville de Lewiston, deux discours, l’un anglais, l’autre français, qui qnt été accueillis avec le plus vif enthousiasme.Le maire de la ville, M.Brann, et le représentant au congrès, M.Mc-Gellicutddy, étaient présents avec de nombreux invités américains.La salle était décorée aux couleurs françaises et américaines.L’Orphéon Franco-Américain a chanté en choeur le Canadien Errant.C’est le Dr Lafond qui a présenté l’orateur dans une double allocution française et anglaise, le remerciant et lui souhaitant la bienvenue.Dès que M.Bourassa arrive à l’estrade, l’auditoire lui fait une enthousiaste ovation.Après un bref remerciement en français, il prononça un discours de vingt-cinq minutes en anglais.Il se dit heureux de rencontrer les Américains éminents qui assistent à la réunion.On gagne à se connaître, à se connaître plus intimement, et il ne faut pas que les meilleurs éléments des deux pays perdent l’occasion de se rencontrer.Les Américains, continue-t-il, doivent se féliciter de la présence sous leur drapeau d’un million et demi de descendants des premiers explorateurs du sol de l’Amérique.C’est un précieux apport à la grandeur américaine.Pour lui, il entend simplement rappeler à ses compatriotes qu’ils ont la double obligation d’accomplir tous leurs devoirs et de réclamer tous leurs droits de citoyens américains, et de conserver la fleur de la civilisation française, nécessaire à la vie du monde.Quelque soit le résultat de la guerre, la langue française conser vera ses qualités essentielles qui en ont fait et en feront la langue supérieure de la diplomatie, celle dont le président des Etats-Unis se sert dans les traités et l’un des grands instruments du commerce international.Le million et demi de Franco-Américains constitue une classe estimable, qui apporte à la République le précieux appoint de la culture française.Et ils ne sont pas étrangers sur le sol américain, dont les deux-tiers portent la trace de leur sapg.Il évoque, au milieu des applaudissements, le souvenir de La Fayette et de Rochambeau.Les hommes de leur sang doivent avoir, smr le sol des Etats-Unis, le droit de conserver leur langue.(Ovation,) L’orateur reprend son discours en français.Il évoque le souvenir, longuement applaudi, de Ferdinand Gagnon et du Dr Martel, l’un des patriotes du Maine.On s’est demandé parfois jadis si vous n’étiez que des voyageurs.Il est évident aujourd’hui que vous êtes fixés en terre américaine.Votre devoir est d’y apporter votre plein concours à l’oeuvre nationale, d’accomplir tous vos devoirs et de réclamer la plénitude de vos droits de citoyens.Nous sommes heureux de constater vos progrès matériels, mais il importe de ne jamais oublier que le progrès matériel doit toujours s’accompagner du progrès religieux et intellectuel, 11 insiste sur les devoirs que les circonstances imposent aux Franco-Américains en matière d’écoles catholiques et de langue.Il exprime son espoir de voir un jour enseigner le français de l’école primaire à l’université.Il rappelle les fastes de la race française aux Etats-Unis, les services rendus par La Fayette et Rochambeau à la jeune république, les avantages que les Etats-Unis retireront de la culture française dans l'ordre diplomatique et commercial.Incidemment, il fait l’éloge de la France, rappelle les services qu’elle a rendus et rend encore à la pensée catholique.Et il insiste sur un Ihème qui lui a été familier pendant toute cette visite : la nécessité d’enseigner aux enfants d’abord leur langue maternelle, d’appliquer le grand principe pédagogique qui veut que l’on procède du connu à l’inconnu.II cite à ce propos l’exemple des autres pays bilingues et dit que tous les efforts et sacrifices faits jusqu’ici seront inutiles si l’on n’adopte pas résolument le vrai principe pédagogique.Quelle Joie d’en Manger ! Bazouf du rigley 1 §(01! 1 Les petites choses donnent le bonheur GRAND TRUNK SYSTEM^ EXPOSITIONS OTTAWA Départ du 1* »u 17 aeptembre .13.35 Retour dana cinq joura.à dater de l’émia-eion, mai» pas plus tard que je 20 sept.SHERBROOKE Départ du t au 10 sept.$3.60 Retour dana le» sept Jours suivant la date d'émission, mais pas plus tard le 13 sept.S.-HYACINTHE Départ par les trains p.m.le 13 septembre, et tous les troins le 14 septembre.$1.60 Limite de retour, 15 septembre.CHANGEMENTS D’HORAIRE En vigueur le 12 septembre.Pour informations s’adresser aux agents.m, rua St-Jacquee, angle St-Fra* «oia-Xavier—TIL Main «Ml Hotel Windsor “ Uptown U$f Caire Boasarenrur* Bnriaui •n Villa CANADIAN, PACIFIC CHANGEMENTS DANS LE SERVICE DES TRAINS Horaires sur demande.COURSES DE DORVAL DU 10 AU 17 SEPTEMBRE Ls.gare Windsor 1.10 p^m., 1.30 p.m»* 1.45 p.m.Retour après la dernière course.Billet simple, 15c ; aller et retour, 25c.EXPOSITIONS SHERBROOKE Départ joaqu’au 10 aept.$3.$0 Limite de retour lo 13 aept.De la gare Windsor, 8.25 a.m., 4.10 p.m., 7.15 p.m.OTTAWA Départ du 10 au 17.$3.35 Limite de retour, 5 jours, pas plus tard que le 20 septembre.Ls.gare Windsor, à 8.30 a.m., 10.30 a.m., 4.05 p.m., 8.45 p.m., et 10.15 p.m.Hotol Wlnrf«*r.Gara* PÏ* Wter •* 4m la Wlaè*» La Wrigley — la gomme parfaite — coûte peu de chose ; est grande en bienfaits.Procure une joie immense pour 5 sous.Elle est délicate, émolliente, rafraîchissante.Faite proprement — conservée propre — dans des paquets scellés et étanches contre les impuretés.Rien d’étonnant que vente dépasse toutes les autres.sa On a chanté le Roi Cole Comme dans la vieille Gaule Jusqu’à l’épuisement, Aujourd’hui c’est Spear la Grande Qui trône et se recommande Par son goût toujours piquant ! Les dents, l’haleine, l’appétit et la digestion, tout cela trouve dans la Menthe Wrigley un ami certain et fidèle.En deux saveurs.J’ai rasé Jim ! ! ! C’est épatant j’me suis pas coupé LnŒS Eh ! ne me L i saigne pu» ! i .Ay .-r FAIT AU CANADA WM.WRIGLEY JR.CO.Ltd.Nouvelle usine TORONTO.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 4272.—Dame Maria Georgiana Mar-tinbeau, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens de Joseph Edouard Poirier, tailleur, du même lieu, demanderesse, vs le dit Joseph Edouard Poirier, défendeur.La demanderesse a, ce jour, institué une action en séparation de biens contre son époux, le défendeur.Martineau et Jodoin, procureurs de la demanderesse.Montréal, 16 août 1915.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 2363.— Dame Georgianna Duclos, des cité et district de Montréal, épouse commune en biens d’Avila Courre, contracteur, du même endroit, et dûment autorisée à ester en justice, demanderesse, vs le dit Avila Courre, défendeur.Une aetion en séparation de biens a été instituée contre le défendeur.Montréal, 7 août 1915.— Monty et Duranleau, procureurs de la demanderesse.UNE IDEE DE LA MODE DU JOUR Il exprime en terminant son grand espoir dans l’avenir, en retraçant les progrès accomplis jusqu'ici.* * ¦* M.Bourassa visitera demain les écoles de la ville, puis il se rendra à Biddeford, où il doit prononcer un discours dans la soirée.A son arrivée à Lewiston, cet après-midi, il a été reçu par un groupe de Franco-Américains en vue et conduit chez les RR.PP.Dominicains, où il a été reçu par le R.P.Côté, prieur.Il a immédiatement visité l’Orphelinat Healy, tenu par les Soeurs Grises de Saint-Hyacinthe, où l’atmosphère est toute française.Un jeune orphelin lui a adressé un compliment de bienvenue, auquel il a répondu en faisant l’éloge des religieuses, secondes mères des petits orphelins.Il a rappelé brièvement la mission civilisatrice de la race française et nos principaux devoirs.M.Bourassa a ensuite visité l’hôpital Sainte-Marie, tenu par les Soeurs Grises.Maison très moderne, superbe chapelle, chemin de croix avec inscriptions françaises ; cartes géographiques françaises.Réception par les orphelines, présen talion à la vénérable Mme Martel, NORD CANADIEN QUÉBEC - VALCART1ER - HOTEL DU LAC S.-JOSEPH LE SEUL SERVICE DIRECT DE NUIT — WAGON-LITS ORDINAIRE SERVICE DE JOUR COMMODE.WAGON-SALON ET BUFFET.ENDROIT DE PECHE ET DE CHASSE — CONSULTEZ-NOUS .billet», les places à réserver, les brochures, adressez-vous au bureau de» billet».230 rue S.-Jacquc», tel.Main 6570, ou à la gare, rue S.-Catherine .tel.Lasalle 141.4828 4828.— Blouse pour dame, de 30 à 40 pes de buste.Matériaux : 2 vgs.1*4 en 36 pour 36 de buste.Envoyé* ce coupon après que vo«a l'aarez rempli, au RAYON DES PATRONS AU “DEVOIR”, avec 10 eouâ, «oit en timbres, soit en argent, et le patron ci-dmana voua sera envoyé Quelques jours après.veuve du fondateur de la maison.I.e choeur des orphelins chante O Canada.M.Bourassa prononce une allocution et donne aux orphelins de paternels conseils.VICTIMES DE LA CHALEUR Philadelphie, 10.— La chaleur j excessive et l’humidité ont causé ici hier 3 décès et de nombreuses prostrations.Ça été le plus chaud neuvième jour de septembre, depuis 1884.Le maximum de deg"és marqué par le thermomètre a été 92.II y avait 85 pour cent d’humidité.TEMOINS A CHARGE Alphonse Rélanger et Pierre Mil-lette, alias Rivelle, qui ont été arrêtés, hier soir, à Québec, par i’a-gent de Bellefeuille, de la police du Canadien Nord, assisté de l’agent Laçasse de la Sûreté de Québec ont été acquittés par le juge Lcet ce matin.Fis ont dû cependant fournir un cautionnement de $50 chacun pour assurer leur comparution comme témoins à charge le jour de l’enquête, dans le cas des autres accusés.COUPON Département des Patrons an “Devoir”.Ecrives lisiblement.PATRON No 4828 Nom •«« ••• ••• ••• No Ville Mesure du De Utile.buste.••• « «• ••• Quand vons désires un patron «oit pour fillette, soit pour enfant, ne mentionnes jamais la mesure : iuen-tionnez l’âge seulement.FEUILLETON DU “DEVOIR,” COMME UNE TERRE SANS EAU.Jacques des Gâchons 47 (Suite).Rigal alors apparut et acheva, par sa gaieté bon enfant, de rompre la solennité: —Si Madame veut bien me suivre, nous allons visiter Vapparte-ment.Comme vous le voyez, Je plafond est très élevé.On n’hésitait pas jadis à s’offrir un cube d’air suffisant.L’antichambre est carrée: quatre portes.Celle qu” je viens de refermer derrière vous; ici, à gauche la porte de la cuisine.En face, le salon d’un côté, la chambre à coucher de l’autre.Entrons dans la cuisine.^.Je vous présente Mlle Irma, de Rennemoulin.Pas grande, mais très .’ébrouillar- de.Dans les petits pots, les bons onguents.Je vous prierai de remarquer que la cuisine est séparée de la salle à manger par une sorte d’office, obscur sans doute, mais extrêmement logeable.Hélène portait une robe noire garnie de crêpe et un petit chapeau sans rebord, avec un voile en arrière, mais qui n’empêchait pas de voir la couronne dorée des cheveux.Ce costume, l’air grave qui ne l'abandonnait pas, l’attention qu’elle fixait sur tous les objets, tout en elle émouvait profondément son mari.Camille marchait â ses côtés, ajoutant parfois un mot à voix basse: —Il manque encore bien des ’ choses dans la cuisine.Je n’ai ~on-gé qu’au nécessaire.C’est plutôt | un débarras.Le propriétaire est décidé à faire poser l’électricité; alors tout deviendra plus prati-j que.Dans la salle à manger, Hélène s’arrêta étonnée.Elle venait de re-| connaître leur mobilier de la rue j de Courcelles.| —Ceci est l’oeuvre de Rigal.T! nous a cyniquement trompés.Au lieu de vendre, comme nous l’en j | avions chargé, il a tout fait porter' I au garde-meuble.—Non pas tout.J'ai vendu les' horreurs.très bien du reste.j En gardant le principal, j’ai fait; une très belle affaire.voilà1 tout.—Voilà toutl Non, mon vieil ami et je veux qu’Hélène te gronde.—Plus tard, plus tard, s’écria Riga!.Il y a du nouveau dans le salon.Je vous averlis, d’abord, que cette pièce est bicéphale et indivise.Les jours où vous recevrez, Camille s’éclipsera.Les autres jours, il régnera, monarque absolu.L’installation de l’“atelier” de Camille ne tenait pas autant de place que Riga! voulait bien le dire.Près de l’une des deux fenêtres du salon, il y avait une table avec, dessus, des crayons, des gommes, du papier, des bloc-notes.—Hélène, dit Rigal, en caressant de petites tapes amicales un carton gonflé des essais de Camille, voici votre nouveau capital, inépuisable celui-ci.Vos valeurs sont en papier.Par une singulière tolérance, dont jouissent seuls 'les artistes, Camille pourra multiplier ses billets, qu’il signera de son propre nom et qui*vaudront davrntage à mesure que ledit Camille vieillira.Pendant que Rigal se lançait dans son aventureuse comparaison, Hélène s’approcha de Ja table et entr’ouvrit le carton.Camille regardait, en remuant la tête, machinalement, comme l’arbuste se balance dans la crainte de la tempête.C’est que, d'un mot, Hélène allait lui verser le breuvage empoisonné ou l’élixir d’espérance.Comme la jeune femme restait silencieuse, Camille ne put pas supporter plus longtemps son angoisse et i! dit, à voix basse: —Nous verrons cela plus tard.Je t'expliquerai.—C'est très curieux, prononça enfin Hélène, très original.Je suis si étonnée.Pardon,., si étonnée.,, Camille arrêta le balancement de son corps et le releva un peu.L’orage redouté était passé.Hélène usait volontiers de réticence.Camille s’attendait, tout au moins, à quelques phrases à double entente.Il ne pouvait donc qu’être satisfait du compliment où la raillerie elle-même demandait grâce Rigal s’était tu.Un court silence suivit; i! jugea qu’il pouvait l’interrompre, et tirant sa montre: —Sapristi, mes enfants, vous allez nie faire manquer mon rendezvous! —Tu ne restes pas à dîner ! demanda Camille.•—Jamais de la vieî Rigal, avec un geste familier,, saisit à pleine main sa barbe rousse et allait la tirer pour saluer comiquement de la tète, comme il faisait dans In compagnie des ra-pins, ses frères, mais il se retint Il convenait de rire avec une sage modération.Même, il serra la main de ses amis plus longuement que de coutume pour les féliciter et les encourager sans qu’aucune parole hâtive vint troubler la bonne volonté d’Hélène et de Camille.—J’ai des babages en bas, dit Hélène sur le palier.Rigal, voudriez-vous?.—Je descends avec lui, dit Camille.Nous allons les monter nous- mêmes pendant que tu enlèveras ton chapeau.Lorsqu’ils furent deux étages plus bas, — l’appartement était nu troisième, — Camille appuya sa main sur le bras de Rilgal: —Cela va trop vite.Cela va trop bien, laissad-il échapper.—Si lu veux que je les remmène, elle et sa malle?tu n’as qu'un mot à dire, bougonna Rigal en haussant les épaules.Pendant ce temps, Hélène entrait, toute seule, dans ',a chambre à coucher.Elle vit les lits jumeaux séparés par le chiffonnier, elle reconnut “son” armoire à glace, “sa” coiffeuse, puis, soudain, elle ne vit plus rien qu’un objet qui avait été placé au milieu de la cheminée.C’était le petit groupe que Rigal avait modelé de mémoire d’après Hélène et Gisèle.Il l’achevait au moment de la fuite du banquier des Joubert.Maintenant, le groupe était en terre cuite d’un ocre chaud un peu rose aux endroits où la chair était apparente.Gisèle souriait sage, confiante; Hélène avait l’air de parler, tandis que sa main caressait les cheveux de l’enfant, sa main seule, car l’esprit était ailleurs.“J’ai vu ça, un jourl” lui avait dit Rigal en lui montrant l'esquisse, Et, sur le moment Hélè- ne n’avait admiré qu’une gracie pochade d’une "ressemblance ante”.Et voici que, maintenant, voyait autre chose.EMe voyait adorable fillette et, (près d’elle, .maman, qui la main posée sur cheveux de son enfant avait 1 ,de ne pas prendre garde que enfant existât.“J’ai vu ça”, gai avait deviné l’odieuse indi rence, l’insouciance abomina d’Hélène.Rigal et, sans dm .tous les gens de coeur.Elle ne pouvait détacher ses yi du groupe révéJateur.De toute volonté impuissante, eHe demamc que le regard de la mère tombât fin sur la fillette, que la main moins ne se contentât d’effleurer cheveux de la petite, mais atti contre elle l'a petite fille elle-mèi qu’on sentît enfin qu’Hèlène éi vraiment la mère de Gisèle.Hèlasl rien ne pouvait être r difié.Hélène continuait de par à la cantonade, de rire, de se < traire, et de laisser tta main, hasard, effleurer des cheveux d’ fant comme elle eût caressé, en p sant, les fleurs d'un parterre.(A suivre) U O LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 10 SEPTEMBRE 1915 VOL.VI.— No 212 Le temps qu’il fera f Beau aujourd'hui et durant une | partie de la journée de demain, puia averses locales.Bulletin d'après le thermomètre de Hearn et Harrison, 35 Est rue Notre-Dame.R.de Meslé, gérant.Aujourd'hui maximum.,» .stl Même date l'an dernier.• • • • 57 Aujourd'hui minimum.63 Même date l'an dernier.45 Baromètre.— 8 h.matin, 29.95 11 h.matin, 29.96 ; midi, 29.97.SAMEDI, 11 SEPTEMBRE SS.Prote et Hyacinthe, martyrs.Lever du soleil, 5 heures 32.Coucher du soleil, 6 heures 22.Lever de la lune, 8 heures 08.Coucher de la lune, 6 heures 57.Premier quartier de la lune, le 16, 4 h.27 m.du matin.LA NEUTRALITE DE LA BULGARIE “ELLE DURERA, DIT LE PREMIER MINISTRE RADOSLAVOFF, TANT QUE LES INTERETS DU PAYS NE SERONT PAS EN DANGER”.__ L’IDEAL NATIONAL.LE COUT DE LAGUERRE JUSQU’AU 31 MARS DERNIER, LE CANADA A DEPENSE LA SOMME DE $60,750,476 POUR DES FINS MILITAIRES.— RECETTES ET DEPENSES.Ottawa, 10.— Le ministère des Finances a fait connaître aujourd’hui l’état financier du Canada pour l’année se terminant le 31 mars dernier et le bilan pour le mois d’août.Les recettes totales au 31 mars se sont élevées à $133,073,-487.Les dépenses du fonds consolidé ont été de $135,523,306 et les dépenses ordinaires $107,389,303.La guerre a coûté $60,750,476.01 au Canada jusqu’au 31 mars dernier.Le revenu provient des sources suivantes: Douanes, $75,941,219 ; Accise, 821,479,730; Postes, $13,046,664 ; Travaux Publics, les Chemins de fer et Canaux inclus, $12,953,487; divers.$9,652,379.Le bilan officiel du mois d’août fait voir que le revenu durant ce mois $’est élevé à $14,240,844, une augmentation d’environ $44,000 sur le mois correspondant l’an dernier.Durant les premiers cinq mois de l’année fiscale, les recettes se sont élevées à $60,089,196, une légère diminution sur la période correspondante de 1914.Le revenu des Postes durant le mois d’août a doublé le revenu du mois d’août 1914.Le total, cette année, s’élevant à $1,899,779.Les ministères des Travaux Publics, Chemins de fer et Canaux accusent encore une augmentation dans leurs revenus.Le gouvernement poursuit une politique d’économie, car les dépenses sur le fonds consolide ont diminué de près d’un million, le total cette année n’étant que de $38,870,712.La dette totale au 31 août s’élevait à $472,408,885, soil une augmentation de $140,000,000 sur La dette à la même date l'an dernier.Cette augmentation durant août se chiffre à $8,663,792, y compris des emprunts temporaires au montant de $145,540,350.On croit que ce montant couvre le récent emprunt fait à New-York, l’emprunt de guerre fait à Londres et les argents fournis par les banques canadiennes.Les billets du Dominion, en circulation se chiffrent à $152,065,684, une augmentation^ de $38,000,000.LE TERME PARLEMENTAIRE L’ANCIEN MINISTRE DES FINANCES FIELDING EST EN FAVEUR DE SA PROLONGATION.LA GUERRE QUINZE MILLE PRISONNIERS La victoire des Russes à Trembowla a porté un rude coup aux Autrichiens qui ont perdu des milliers et des milliers d’hommes.—Les Moscovites cependant n’ont pu refouler l’ennemi au delà du Sereth.Ottawa, 10,—M.W.S.Fielding, ancien ministre des fiinances, s'est déclaré en faveur de la prolongation du terme parlementaire, plutôt que d’en appeler au peuple dans les circonstances actuelles.L'ancien ministre dit qu’il ne doit pas y avoir d'élection, que le parlement devrait se réunir comme à l’ordinaire, et que les critiques ne doivent pas être trop sévères contre le gouvernement.M.Fielding est un autre libéral influent qui favorise la prolongation du terme d’office des conservateurs.Cette opinion se répand beaucoup dans les cercles importants de la Capitale.Sofia, Bulgarie, 8, via Berlin et Londres, 10.—“ La situation de la Bulgarie est bonne maintenant, et la perspective pour l’avenir est favorable ”, a déclaré, aujourd’hui, M.Radoslavoff, le premier ministre, dans une entrevue accordée à un correspondant de la Presse Associée.Il a ajouté : “ Il n’est pas probable que la Grèce et la Serbie adoptent une politique commune à toutes deux à l’égard de la Bulgarie.” Il a exprimé l’espoir que tous les partis politiques en Bulgarie .donneront un appui sincère au gouvernement dans les efforts qu’il fait pour réaliser l’idéal national.Il a aussi déclaré que les Bulgares sont en mesure de faire face à la crise internationale, et que l’etat économique du pays est excellent.Notre gouvernement a entame des négociations avec la Quadruple-Entente au sujet des concessions de la Serbie, a-t-il dit.Durant le cours de ces pourparlers, il est absolument absurde de parler d’une attaque contre la Serbie de la part de la Bulgarie.“ Notre gouvernement s est aussi abouché avec les empires teutons dans la vue d’obtenir les meilleurs résultats pour la cause nationale.Cette altitude qui consiste à traiter avec les 2 groupes de belligérants est en accord parfait avec le désir de notre gouvernement et de l’oppo- siüon.” „ , , _ Quant à l’avenir, M.Radoslavoft a dit que le cabinet entend s en tenir à sa politique de neutralité tant que les intérêts du pays ne seront pas en danger.“ Nos relations avec la Turquie sont excellentes, et le territoire situé le long de la Maritza (le long de la voie ferrée de Dedea-ghatch), qu'on nous a cédé, passera bientôt sous la souveraineté bulgare.La nouvelle frontière s’étend sur la rive gauche de la rivière Tunja (tributaire de la Maritza) jusqu’à Andrinople.La gare de cet endroit est comprise dans le territoire cede.D’Andrinople, la frontière va à la ville de Su 11 a, à 2 kilomètres a l'ouest de la Maritza.De là, elle suit le cours de celte rivière.On peut dire, d'une façon approximative, que la nouvelle frontière suit la Maritza.La Bulgarie n’a pas contracte d’obligations politiques, pour l’avenir en raison de ces concessions.Une grande réserve a accompagné l’expression des vues de la Serbie concernant les réclamations de la Bulgarie.” ECHEC ALLEMAND EN ROUMANIE Rome, 10.— Le correspondant du “Corriere Delhi Sera” à Bucarest, confirme le fait (pie la diplomatie allemande en Roumanie a subi un échec complet.Désormais tous les partis constitueront un bloc solide.Le pays attend que la situation de la Russie s’éclaircisse pour intervenir.L’Autriche prend des mesures de précautions extraordinaires pour défendre ses frontières, où elle installe de l’artillerie lourde.Au sens d’autorités roumaines compétentes, les Autrichiens ne peuvent pas franchir la frontière roumaine à aucun endroit.Un diplomate de grande autorité en Bulgarie a confié au “Message-ro” : “Seule une réponse négative de Nish forcerait la Bulgarie à se joindre contre ses désirs aux empires teutons.Dans le cas contraire; le peuple bulgare forcera les ministres à se tourner entièrement du côté de la Quadruple Entente, et il En se servant d’obus à gaz asphyxiants, les Allemands ont forcé les Français à évacuer une tranchée à Schratz.— Une contre-attaque permet aux Alliés d’en reprendre la plus grande partie.DEUX AVIATEURS FRANÇAIS TUES EN ALSACE (Spécial nu "Wevoir”) Londres, 10.— Un autre coup effectif porté aux Autrichiens à Trem-bowla, à 20 milles au sud de Tarno-pol, dans la Galicie orientale, a suivi 'la victoire remportée par les Russes à cet endroit.Dans les 2 engagements, les Moscovites ont fait plus de 15,000 prisonniers, suivant le communiqué de Petrograd.Comme cela arriva à Tarnopol, les Russes ne purent poursuivre l’avantage remporté à Trembowla à cause de l’infériorité de leur artillerie, et ils n’ont pas refoulé les Autrichiens au delà du Sereth.Se basant sur les rapports disant que.les Allemands fortifient puissamment leurs positions dans le voisinage de Viina, le cours des événements à l’extrémité méridionale du front oriental et sur la lente progression du centre ennemi, les Anglais pensent que l’offensive des Austro-Allemands est sur le noint de prendre fin .Cela consliluerait une victoire pour cette partie de l'état-major général teuton, qui a soutenu que le prolongement des lignes de communications entraîne trop de dangers pour justifier la continuation de l’offensive.Français et Allemands se contredisent tellement qu’il est impossible au moment actuel, de discerner clairement ce qui se passe dans l’Argonne, où le Kronprinz, dit-on, a gagné considérablement du terrain.Les Français tentent de recouvrer les positions perdues, qui comprennent, affirment les Tenions, une position fortifiés à Marie-Thérèse.Il se livrera probablement d'ici à 10 jours, dans crito région, quelques-uns des plus vio-ents combats qu'ait vus la zone orientale.BULLETIN DE PARIS Paris, 10.— Bulletin officiel de cet après-midi: II y a eu d?nouveau, la nuit dernière, un combat d’artillerie dans le voisinage d’Arras, de Poye et en Champagne.Dans TArgonne, il y a eu un combat à coups de grenades à main et de bombes et fusillade de tranchée en .tranchée, avec le concours effectif de nos batteries, à plusieurs reprises.Dans les Vosges, 'l’ennemi a attaqué, hier, nos positions entre Ein-gekopf jusqu’à Barrenkopf; en se servant d’obus à gaz asphyxiant.A Schratz.nous dûmes évacuer une tranchée de première ligne, après que l'ennemi eut répandu un liquide enflammé.Une contre-attaque ''nous permit de reprendre la plus grande partie du terrain perdu, et de nous assurer une position à 30 pieds de la partie de la tranchée que nous ne pouvions pas recouvrer.Sur le reste de ce front, nous avons virtuellement conservé nos positions.La nuit dernière, les Allemands ont dirige une attaque contre nos LES BRAVES QUI RISQUENTLEUR PEAU LE JUGE CHARBONNEAU DECLARE QU’IL Y A TROP DE FLANEURS EN VILLE POUR NE PAS ADMIRER CEUX QUI RE-' PONDENT A L’APPEL DE LEUR PATRIE.SIR WILFRID SE RETABLIT LE CHEF DE L’OPPOSITION A ETE OPERE AVEC SUCCES APRES-MIDI.marchera conlre 1 Autriche et 1 Al-1 |ranchées sur le pied de Hartmans Weilerkopf qui a eu pour résultat de leur faire prendre pied durant la nuit.Nous avons toutefois dirigé une contre-attaque, repris les tranchées perdues et rejeté l’ennemi dans ses positions.Nos aviateurs, ce matin, ont bombardé les batteries et les lance-mines allemands dans la forêt de Non-nenbruck, ainsi que la gare de Lut-tebach.Ils ont jeté 30 bombes sur la station, à Grand-Pré.DEUX AVIATEURS TUES EN ALSACE Ottawa, 10.— L’opération qu’a subie sir Wilfrid Laurier hier a été des plus satisfaisantes, ses médecins se déclarent enchantés de l’état du malade et ü’on croit qu'il sera rétabli sous peu.M.Laurier est encore à l'hôpital et il est probable qu’il sera forcé de garder sa chambre au moins le magne Le “Messagero” faisant des commentaires, dit: “Le moment est venu où la Bulgarie doit prendre une décision, la possibilité d'une réponse négative de la part de la Roumanie étant éliminée.La Serbie, avec la Grèce, acquiescent aux demandes des Alliés.On croit que la Roumanie mettra 300,000 hommes sur le champ de ba-VîùUr, -avec des réserves de 500,-000 hommes.L’armée roumaine est tout à fait èquippée pour une campagne d’hiver.Un télégramme de Bucarest dit que le tsar en se mettant à la tête de son armée a produit une profonde impression en Roumanie.On y HIER! voit l'indication que la Russie ne se propose pas d’attendre au printemps pour prendre l’offensive.Dans ce cas, l’armée roumaine entrera dans la lice, car elle n’attend qu’un signal de Petrograd.Aujourd’hui on considère ici que la situation dans les Balkans est plus favorable aux Alliés et on ne doute plus du rétablissement de la ligue balkanique.L'ACTIVITE DES SOUS-MARINS Bordeaux, 10.— Pour expliquer l’activité des sous-marins allemands dans la baie de Biscaye, la “Petite Gironde” affirme qu’un vapeur nolisé à Bilbao, en Espagne, a quitté ce port, récemment, avec 300 barils de benzine.On ignore où l’on a débarqué la cargaison, mais après le départ du navire, on a découvert des barils vides flottant dans la mer.Le journal déclare que le même vapeur a porté 50 barils de benzine à un submersible, à Concha-de-Arte-do, en juin dernier.BULLETIN SERBE Mish, 9, via Paris, 10.— Il continue à y avoir des escarmouches entre les Serbes et les nouvelles troupes autrichiennes rangées le long de la frontière.Un bulletin officiel dit aujourd’hui: “Les principales opérations, le 7 et le 8 septembre, furent celles par lesquelles nous nous sommes opposés aux efforts faits par les Autrichiens pour fortifier la rive droite du Danube, à l’embouchure du Pek, divers endroits sur la rive gauche de la Drina, et la ligne du long de La Save.ZEPPELIN ATTAQUE PAR LES HOLLANDAIS Amsterdam, 10.— Le “Maasbode' tient, dit-il, de son correspondant à Bozendaal, que les gardes de la frontière hollandaise ont tiré sur un zeppelin venant de Belgique et volant à fine grand altitude, hier soir.Le dirigeable, là-dessus, s’est immédiatement dirigé vers le sud.TRANCHEES PRISES D’ASSAUT Berlin, 10, viâ Londres.— Les troupes teutonnes ont pris d’assaut des tranchées françaises près de Schratzmannèle et de Hartmsnwei lerkopf, annonce le communiqué officiel de cet après-midi.LE SULTAN A PEUR Paris, 10.— Il ressort d’une dépêche d’Athènei au “Petit Parisien” que le sultan de Turquie quitte son palais de Dolma Bagtche, sur le Bosphore, parce qu’il est trop exposé aux attaques des sous-marins anglais.BULLETIN DE BERLIN Berlin, 10, viâ Londres.— Bulletin officiel d’aujourd'hui : A l’ouest de Souchez, nous avons enlevé une tranchée française de première ligne.Nous avons tué les occupants à la pointe de la baïonnette, sauf quelques prisonniers.Dans les Vosges, nous avons pris d’assaut des tranchées dans les environs de Schratzmanneie et de Hartmans-Weilerkopf.Nous avons capturé 6 mitrailleuses et un lance-mines.Nous avons repoussé une contre-attaque contre Schratzmanneie, en infligeant de grandes pertes à l’ennemi.Zone orientale : Groupe d’armées du f tld-maréchal Hindenburg; Dans un1 combat, au sud-est de Friedrieh-stadt, et dans le voisinage de Vüko-mir, nos divisions on! fait 100 prisonniers.Près de Skidçl ou dans le secteur de Miilwianka, on se bat.Nous avons pris d’assaut les hauteurs situées dans .es environs de K'iescki, le long de la rivière Melwianka.Durant la journée, nous avons fait 1,500 prisonniers, et avons pris 7 mitrailleuses.„ i n • • » j ta ! Groupe d’années du feld-maréchal Genève, 10, via Londres.— Peu£ • Mackensen : Nos colonnes qui pour-aviateurs français ont etc tues a sujven| l’ennemi s’approchent de la Deyingen, en Alsace, leur machine! , Hans le ehemin -il fWAT*«*£“! t ,u' TlfSf £ Srin'A 2 barbele en atterrissant, ie qui a; côtés de la voie ferrée jusqu’à Pinsk, “ Je n’ai jamais hésité à aider ceux qui ont le courage d’aller risquer leur peau ”, a déclaré, ce matin, M.le juge Charbonneau, en Cour de Pratique, en accordant un délai de plus de quatre mois, jusqu’au dix janvier 1916, à Me Edouard Fabre-Surveyer, dont le client M.Eugène Duteil a répondu à l’appel de sa patrie, la F'rance.M.Duteil poursuit la corporation des huissiers en réclamation de $400 pour une automobile saisie, et plus tard détruite par le feu.La défenderesse allait demander un cautionnement lorsque M.Duteil partit pour la guerre.Son avocat a appris dernièrement que le régiment dont il faisait partie, a été décimé au cours d’un engagement et Me Surveyer craint fort qu’il n’ait été tué.Cependant, il n’a pu avoir la preuve de sa mort, même en écrivant aux parents de ce réserviste qui habitent la France.Le père du demandeur prie cependant Mc Surveyer d’obtenir un certain délai du tribunal.“ Je crains fort que mon client ne soit tué et que sa cause ne soit défun-tisée avec lui ; mais je n’en ai pas la preuve et pour me rendre à la demande de son père je demande du délai.” .Le juge déclare alors qu'il est prêt à aider ceux qui risquent leur peau.“ 11 y en a tant, dit-il, qui restent ici à flâner, que l’on doit admirer ceux qui partent.J’accorde de grand coeur un délai, jusqu’au premier janvier.Peut-être pour ce jour-là recevrez-vous la nouvelle que votre client est bien vivant.En tout cas, je vous le souhaite.” Après quelque discussion, au sujet de la date, entre Me Surveyer et Me Rosario Genest, l’avocat de la partie adverse, le juge remet la cause au 10 janvier prochain.Entre-temps, aucun cautionnement n’est exigé.AURA-T-ÏL SES J>12,0Û0 ?VOILA LA QUESTION QU’ON SE POSE AU SUJET DU REQUERANT DANS L’AFFAIRE DE LA RUE DROLET.— L’INTERIM DE LA MAIRIE.— VISITE A L’ECHEVIN WELDON.Où Acheter Demain (Enregistré conformément i 'a loi du Parlement du Canada, par L.-P.au Ministère de l'Agriculture) TEL.EST 4510 r Le Magasin du Peupla 447 EST, SAINTE-CATHERINE.AU RAYON DES LIVRES COLLECTION POUR TOUS, joli volume relié.Rég.35c pour.28c Un grand choix des bons auteurs, tels que Georges Prince, Charles Foley, M.DuCamfranc, Mme de Sévigné, G.de Lys et plusieurs autres.COLLECTION NELSON, joli volume relié à.25e COLLECTION PLON NOURRIT, belle littérature par les auteurs suivants : Jean de la Bretc, Henri Bordeaux, René Bazin, Paul Bourget, Charapol, etc.Ces volumes se vendent régulièrement 88c pour.79e Linirffc Angle S.-Catherine et Montcalm GRANDE EXPOSITION Assistez à notre GRANDE EXPOSITION DE MODES D’AUTOMNE, qui s’ouvre aujourd’hui, pour se continuer les jours suivants.Notre choix est des plus exclusifs, tant dans les modes que les confections, les étoffes à robes et à manteaux.une semaine.L’ulcère qui s’était for-: a f/NïïTlfr'tYTïTDC tné dans une dont prenait dos pro- L UUVLItilUKL portions sérieuses et les médecins! ont déclaré que le délai qu'avait apporté sir Wilfrid à se faire traiter aurait pu avoir des suites graves.fail exploser les bombes qu’il y avait dans l’avion, l'ne panne a obligé les aviateurs à descendre.Les Allemands les ont inhumés sans leur accorder les honneurs militaires.ON FERME LA FRONTIERE SUISSE DES ASSISES ELLE A KL LIEU CE MATIN SOUS LA PRESIDENCE DU JUGE CROSS.L'ouverture des assises do septembre a eu lieu ce matin sous la présidence du juge Cross.Un remarquait dans la salie d’au- ATTAQUE EN PLEINE RUE Un matelot, du nom de Harry Kearney, a été attaqué, hier soir, sur la rue de Comté, dit-il, par un nom-1 mé Thomas Prendergast, qui lui aj enlevé la somme de $3 et une montre ._ .a.en or.Ses cris ont attiré des agents: '|('1!UXMSl vvlilh '.a Pi a de police qui ont donné la chassel Sm 1» ’m' oeiÆXn1' Ct 1,0nt raUrai>é un j Durand, A un grand nombre dé Prendjgast a ^mnaru devaiit Je ^ "^vïîèsl’isseJme" dation des grands juge Leet ce malm, il a proteste de jun.s président du tribunal leur L’enquête a été fixée au 16.ADORATION NOCTURNE Les membres de l’Adoration Nocturne sont priés de se rendre, dimanche soir à 7 h.30, à l'église de Notre-Dame des Sept Douleurs de Verdun, pour la célébration des 10 heures.P.S.— On se rend à Verdun par le tramway Wellington, de la Place d’Armcs.expliqua en anglais la nature de leu \s fonctions.Il répéta ensuite ces remarques dans un français très correct.Les grands jurés se retirèrent ensuite dans leur saille de délibérations.Le greffier fail Tapped des noms des accusés en liberté provisoire.Un grand nombre ne répondent pas.La Cour s’ajourne ensuite à 3 heures et demie cet après-midi pour entendre les premiers rapports des grands jurés.________________ Genève, 10, viâ Paris, vernement autrichien a hier la fermeture de la suisse.Ces instructions sont proba blement dùes au mouvement des troupes qui se dirigent du Tyrol vers le front de bataille italien.Le gou-ordonné frontière nous avons atteint une ligne prenant son origine à Pulatycze et à Owcie- ze.Théâtre sud-est de la guerre: Les Allemands ont chassé les Moscovites du côté de Tucnyow, sur les rives du Sereth, au sud de Tarnopol.Au sud-ouest de Tucnyow et dans le voisinage de Tarnopol, nous avons rpoussé des attaques opiniâtres.LE MEURTRE* DE Mme NICHOLS New-York, 10.— La police possède le signalement des trois hommes qui ont assassiné Mme Nichols, mercredi soir, dans le but de voler près d’un million de piastres de bijoux à sa demeure.Une perquisi-lion a prouvé que le butin du trio d’hui: “X' Anafarla," notre canonnâ-1 Jie sc chiffre qu’à trois bagues onde centre les positions ennemies si- levées aux doigts de la victime et tuées au sud de Hazmak Dere a fait valant environ $10,000.Les amis de exploser (les munitions ct (les obus; Mme Nichols disent quelle a été la dans les tranchées ennemies, mer- de sa passion pour les credi.hoyaux quelle aimait a porter en A Avi Burnu, l’ennemi a jeté sans'Kraiulr quantité sur chacun de ses succès des obus sur notre aile gau-! ^Munies, chc BULLETIN TURC Constantinople, 9, viâ 10.— Bulletin officiel Londres, d’aujour Il y a eu un faible dud d’artillerie à Seddul Bahr.Sur les autres fronts, la situation n’a pas subi de modification.” ESPION EXECUTE Londres, 10.— On annonce offi-ciellement qu’on a exécuté un espion ici, aujourd’hui.On ne men tionne.nas son ooisu Albany, N.Y., 10.— Le différend entre la United Traction Go.et ses 1,600 employés en grève sera sou mis à l’arbitrage à ta suite d’une entente conclue hier soir à une conférence entre les représentants des employés, de la compagnie et des corps commerciaux de Troy et d’Albany.Les tramways de tous les réseaux ont repris leur service à 5 u____ce matin.Aura-t-il ou n’aura-t-il pas ses douze miMe dollars?Voilà la question qui, s’il est encore permis d’emiplpyer des mots àirèinânds', fait Ie"“leit inôïiv”Tde toutes les conversations à Thôtel de ville.On sait de qui il s’agit.M.Rodrigue Langlois a reçu hier, ordre du tribunal, dans l’affaire de da rue Drolet, désormais fameuse, de déposer $12,090 de garantie.C’est une somme important en ce moment où l’argent est aussi rare que l’or, et si le demandeur est incapable de la trouver, cette affaire épineuse sur laquelle s’est greffée inopinément celle des Tramways, à cause d’une déclaration de M.le commissaire McDonald, tombe à d’eau.M.Langlois était à Thôtel de ville ce matin et les habitués de Ten-droit iui indiquaient en riant, des gens à qui il pourrait s’adresser pour trouver des cautions.“Allez voir M.le commissaire Hébert”, disait l’un.Eclat de rire, car M.Hébert est le père du projet d’expropriation de la rue Drolet.“Adressez-vous à M.McDonald”, repartait un autre.Nouvel éclat de rire, car M.McDonald est en voyage.Un troisième conseillait à M.Langlois de demander son chèque au maire, qui a violemment combattu cette expropriation, mais M.Martin, de même que M.McDonald, voyage M.Langlois prenait d’ailleurs di la meilleure humeur du monde ces plaisanteries.Il assure que sa cause est bonne et que d’ici la 'limite fixée par la cour, demain, 10 heures, il aura trouvé les garanties nécessaires.VISITE CHEZ L’ECHEVIN WELDON M.Weldon, dont le “bon-garçon-nisme” est universellement estimé à l'hôtel de ville, est actuellement à l’hôpital Victoria, dans un état fort sérieux, à la suite d’une intervention chirurgicale.Il a reçu, ce matin, une délégation qui a dû lui être agréable, car elle se composait de ses meilleurs amis du corps échevina'l: MM.les échevins Saint-Pierre, ce dernier actuellement pro-maire, Leslie, Boyd et Dubois.MM.Charles Laurendeau et Bauset, respectivement avocat en chef et assistant-greffier de la ville, accompagnaient ces messieurs.L’INTERIM DE LA MAIRIE Les fonctions de pro-maire ne sont pas une sinécure en ces temps de chaleur.M.SainUPierre, qui les remplit, devra assister dimanche, en effet, à deux importantes manifestations.L’après-midi, il prononcera un discours à l’inauguration de la bibliothèque Saint-Sulpiçe, rue Saint-Denis, et le soir il assistera à la célébration de la victoire de la Marne.LES SAC-AU-DOS Cette dernière manifestation promet d’etre fort intéressante.M.Saint-Pierre représentera la ville.Mgr l'archevêque a promis de rehausser la fête de sa présence, de même que les consuls des nations alliées.On verra aussi, dans le costume pittoresque do lieutenant d'aviation, M.Barlatier, revenu récemment du front.Tous les militaires de la campagne de 1914 seront en unjforme, .^______________ L’OUVERTURE DES TRIBUNAUX ELLE A EU LIEU CE MATIN A QUEBEC EN PRESENCE DU LIEUTENANT - GOUVERNEUR ET DU PREMIER MINISTRE.(De notre correspondant) Québec, 10.— L’ouverture solennelle des tribunaux civils a eu lieu ce matin, La cérémonie fut précédée de la messe du Saint-Esprit, célébrée à la chapelle des Jésuites, en présence des membres de la magis-trature et du barreau.A 10 heures 30 eut lieu la réouverture des tribunaux précédée d’une adresse du juge en chef Lemieux'au barreau avec réponse par Me Alphonse Bernier, bâtonnier.Les nouveaux avocats furent ensuite présentés aux juges; après la cérémonie il y eut réception à la chambre du juge en chef.L'hon.P.E.Leblanc, lieutenant-gouverneur et Sir Lomer Gouin étaient présents à la cérémonie.Le juge Lemieux a souhaité la bienvenue au lieutenant-gouverneur au début de son adresse au barreau, au cours de laquelle il a aussi souligné comme très heureuse la nomination de Me J.J.Beauchamp, de Montréal, comme arrêliste en chef de.s décisions judiciaires.LE TORPILLAGE DE L’“ARABIC” LE PRESIDENT WILSON ET SES CONSEILLERS ONT COMMENCE L’ETUDE DE LA NOTE ALLEMANDE A CE SUJET.LA QUESTION DU CHANGE La commission des pays allies EST ARRIVEE A NEW-YORK.Washington, 10.— Le président Wilson et ses conseillers ont commencé aujourd’hui l’élude de la note allemande expliquant la destruction de r’Arabic”, de la ligne White Star.La note est très longue et on ne.peut prévoir quel délai sera nécessaire pour fixer la politique du gouvernement.Bien que le texte de la note ait été publié dans les journaux d’hier, les fonctionnaires refusent de la commenter tant que le texte officiel envoyé par l’ambassadeur Gérard n’aura pas été étudié.On commente beaucoup le texte des journaux qui dit que l’Allemagne refuse toute indemnité pour les pertes de vies américaines, même sile commandant du sous-marin a cru à tort que l’“Arabie” voulait le couler.Les dépêches précédentes disaient que l’Allemagne offrait de soumettre la cause de restilution au tribnal de la Haye.Dans leur étude de cette note le président et le secrétaire d’Etat Lansing feront entrer en ligne de compte les promesses récentes que les commandanls de sous-marins allemands ont faites après avoir reçu l’ordre de ne plus détruire de paquebots sans avertissement.New-York, 10 — La commission de financiers anglo-français,' chargee de régulariser le> change, dans cette ville, est arrivée aujourd’hui à bord du “Lapland”, venu de Liverpool, MM.J.-P.Morgan et H.-P.Davidson de la firme Morgan, Tout accueillie au quarantenaire et Ton! accompagnée jusqu’au bureau principal ici.Cet après-midi, les con-mii**aires auront une entrevue avec plusieurs banquiers new-yorkais chez M.Morgan, et entreront dans la première série de négociations touchant 'l’émission d’un grand emprunt à l’étranger.Deux destroyers anglais ont escorté le “tLapland” dans la zone de guerre.Une déclaration écrite au nom de tous, voilà tout ce que l’on a pu tirer des membres ‘de la commission.Les délégués anglais sont lord Reading, lord juge en chef de l'Angleterre ; MM.E.Holden, D.Smith et B.P.Blackett.Les délégués sont M.O.Humbert, représentant du trésor français, et M.E.Mallet, directeur de la Banque de France.Le but de leur mission c’est de consulter les banquiers américains et d’autres personnes pour aviser aux meilleurs moyens à prendre pour rajuster le taux du change entre Londres, Paris et New-York.Les commissaires ont refusé de dire s'ils agissent aussi au nom de la Russie.On a appris aujourd’hui que le Canada, probablement pour la première fois, sera consulté, touchant l’émission d’un emprunt, étranger.M.White, le rninisîre des finances, selon une dépêche d’Ottawa, a quitté la Capitale, hier soir, pour se joindre aux commissaires.On rapporte que l’emprunt s’élèvera approximativement à $500,000,-000.LES SUITES D’UNE ORGIE RIEN NE SERT DE COURIR.L'agent Madison, de faction la nuit dernière, avenue McGill College, remarqua que la porte d’un magasin portant le No 22, avait été dé-fencée .Il fit le tour de l’immeuble et ne vit personne.Comme il termianit sa tournée, il aperçut un individu qui s’enfuyait en voiture, il se mit à sa poursuite et le conduisit au poste, où il déclara se nommer Charles Gold.Gold a été traduit devant le juge Leet ce matin.Il a protesté de sou innocence.-#-—— , MATELOT BLESSE Le matelot Charles Corrigan, 172, avenue Gordon, à Verdun, a été admis à J’’hôpital Général, pour contusions graves qu’il s’est infligées en travaillant à bord du navire “Huntress”.Une bataille à coups de bouteille a suivi une orgie, hier soir, vers 5 heures, dans une maison de la rue de Monligny.Les agents, attirés par le vacarme, on trouvé une femme, du nom de Germaine Breton, gisant dans son sang, la tète fendue, que deux autres femmes, apparemment en état d’ivresse, frappaient à coups de pied et à coups de bouteille.Après l’avoir fait transporter à l’hôpital Général, ils mirent ses deux compagnes en état d’arrestation.Rendues au poste, elles décla-i rèrent se nommer Alice Roy et Alice, Murphy.Traduites devant le recorder Geoffrion, sous une accusation d’ivresse, elles ont protesté de leur innocence et leur procès a été fixé à vendredi prochain.Une autre plainte a été déposée contre elles pour coups et blessures.et elles ont dû comparaître devant le juge Leet, ce matin.Elles devront enfin répondre à une accusation (l avoir causé des dommages à la propriété d’autrui pour près de! $400.Elles ont été mises en liberté provisoire a*ec deux cautionnement» de $250 pour chacune d’elles.LE BILAN D’UNE BAGARRE Sickmnn, Ky, 10.— Trois hommes sont morts et une femme est sérieusement blessée à la suite d’une bataille ici, hier soir.W.A.Naylor, ancien juge du comté de Fulton, et William Collins, un jeune homme, ont été tués par des balles et Mme Colline, mère de William, a reçu une balle dans le bras.L’agresseur, Claude Johnson, a été tué à son tour à coups de fusil par un groupe d'tiommcs et
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