Le devoir, 22 octobre 1960, samedi 22 octobre 1960
Horizons.LE DEVOIR MONTREAL, SAMEDI, 22 OCTOBRE 1960 .internationaux L avenir de la langue française en Afrique dépend de Taction éclairée et résolue de tous les éléments francophones d’Occident Interview recueillie par Jean-Marc Léger Dans la période 1956-57, le» Etats-U nis qui, depuis la fin du deuxième conflit mondial, avaient fait porter le plus clair de leur effort d'assistance — sous toutes ses formes — et de propagande vers l'Asie et ver» le Moyen-Orient, prenaient soudain conscience de l'Afrique, de l'importance stratégique, politique, voire économique du continent.Mais voici que depuis un an, leur intérêt s'est énormément accru pour cette partie du monde et ils s'apprêtent — après l'avoir longtemps négligée, voire ignorée — à lancer une offensive générale en direction de l'Afrique noire.T,'accession soudaine à l'indépendance de la plus grande partie des pays africains, les tentatives de pénétration de l'URSS dans ce continent, la crainte de voir l'Afrique glisser vers le monde communiste, tous ces facteurs expliquent la fièvre qui s'est emparée des milieux dirigeants des Etats Unis.Washington multiplie les representations diplom a t i q u e s dans les capitales des nouveaux Etats, offre avec empressement toutes les formes possibles d'assistance.se fait bienveillant en icrs les icunos nationalismes et, au besoin, demagogue pour paraître si c'était possible — plus anti colonialiste encore que l'Union soviétique.Un danger pour l'Afrique francophone , Cette Afrique noire qui vient de s’émanciper ou dont l'émancipation sera achevée d'ici environ cinq ans a été.dans sa plus grande partie, occupée, colonisée, mise en valeur, par deux grands pays européens.France et Grande Bretagne, qui ont marqué profondément de leur personnalité et de leur culture les pays dont ils ont eu la charge pendant un siècle ou deux.Parmi lea nouveaux Etats indépendants d'Afrique noir», 15 sont de langue et de culture française».Et cela soulève un problème qui touche de près les Canadiens français comme le» francophones dan» le monde entier.Utile, nécessaire, indispensa Me, l'asaistance américaine à l’Afrique de langue française peut cependant présenter un danger grave si elle est pratiquée de telle façon qu elle aboutit, volontairement ou non, à faire baaculer lentement ces pays vers la langue anglaise.Or, c’est ce qui risque de se produire.selon M.Robert Cornevin, spécialiste des problèmes africains et auteur d'une récente et monumentale "Histoire des peuples de l'Afrique noire".Administrateur de la France d'outre-mer.M.Cornevin con-nait admirablement le monde noir, britannique ou français, où il a passe le.plus clair de sa vie.Il vient de séjourner pendant quelques semaines aux Etats-Unis afin de participer à divers colloques sur l'Afrique noire d'au.iourd'hui et de prendre contact avec les services officiels américains chargés des relations avec l'Afrique.La pensée des milieux américains Dans une interview qu'il nous accordait, il a souligné longuement le danger qui peut résulter dune certaine approche américaine de l’Afrique noire récemment émancipée.“L'attitude américaine envers l'Afrique peut se résumer comme suit: nous avons les "mains propres'' dans les questions coloniales et nous nous présen tons en tant que nation anti coloniale.Pendant longtemps, nous n'avons pu être présents en Afrique que discrètement et devions tenir rompte des administrations coloniales de nos alliés britanniques et français.Mais maintenant, nous allons pouvoir travailler en toute liberté en Afrique." "Cela — dit M.Cornevin — c'est le premier temps.Le second peut s'exprimer comme suit: nous disposons de moyens économiques et techniques énor-1 mes et meme si nous devons dispenser notre assistance en Amérique latine, en Asie, etc., nous sommes en mesure de faire davantage pour ces nouveaux Etats que la France ou la Gde-Bretagne (auxquelles on donne en passant un coup de chapeau discret pour ce quelles on* fait)."Le troisième temps recouvre des arrière-pensees politiques et économiques: nous allons atti- I rer vers l'Occident, en les atti- -rant vers nous, des centaines rie jeunes Africains, futurs chefs politiques et administratifs de leurs pavs; nous allons preparer des générations d'amis, d'alliés | ries Etats-Unis et déclencher un mouvement de sympathie en vers nos institutions, nos habitudes.nos positions et même.nos productions".Le risque de l'anglicisation Mais il y a toute une partie de l'Afrique noire, presque la moitié, qui parle français.Que faire devant ce problème" "Là-dessus.dit M.Cornevin.les A-méricains ne répondent pas clairement mais il est clair que.pour la plupart d'entre eux.la solution consistera à faire pratiquement passer les Africains de culture française à la culture anglo-américaine.Non pas par hostilité à la culture et à la langue françaises mais parce que ce sera, n est-ce pas.tellement plus pratique d'avoir en Afrique une seule grande langue occidentale: et laquelle cela peut-il bien être autre que l’anglais’ Au départ, bien sur, les étudi ants africains francophones attirés aux Etats-Unis (bourses d'étude, de stage, etc.) feront face à l'obstacle de la langue mais on estime que ce n'est pas insurmontable.On est prêt a admettre que la première année sera consacrée principalement à l'acnuisition du "basic english" et déjà, à Détroit par exemple, on s'apprête à créer un “centre d'adaptation pour Africains de langue française”.Un risque imminent L'Afrique, souligne justement M.Cornevin.représente une chance capitale pour le rayonnement de la langue et de la culture françaises.Si elle devait passer tout entière à l'an glais, ce serait pour la langue française une défaite terrible et lourde de conséquences.Bien sûr, nous ne pouvons attendre des Américains qu'ils se sou rient de ce problème bien qu'ils aiment répéter leur admiration pour la culture française"."Pourquoi par exemple, si le but premier est de contribuer a l'avancement culturel et techni que des nouveaux Etat*, ne pas simplement mettre à leur disposition des bourses d'étude pour utilisation dans le pays correspondant le mieux à leurs besoins et à leur orientation’ Une aide véritablement désinté resséc accepterait que les bourses octroyées par les E.-U.permettent aux jeunes Africains i d'étudier, selon le cas.en Fran : ce ou en Grande-Bretagne Mais à cela, on répond que ces jeunes gens doivent avoir l'occasion ,1e connaitre directement les Etats Unis, de participer à la vir amé ncaine afin d'être ensuite Im perméables aux accusaiions ré pandues par le bloc communiste".Pour un preqremme d'action Et M Cornevin esquisse alors les grandes lignes d un program me d'action des pays francophones.“L'éducation est au tout premier rang des préoccupa Ds-ns un lycée d Abidjan, Côte d’ivoire Des milliers de jeunes, en Afrique noire, s éveillent ainsi en français au monde moderne.11 dépend pour une part de nous que le français reste leur langue de culture et de communication.•,— : L' ' ''O-, lions des jeunes gouvernement! africains, avec l'indépendance politique et le développement économique”."Ils ne pourront résoudre dans des conditions satisfaisantes et de façon relativement rapide le problème “éducation” qu'avec une aide puissante de "extérieur.Or, cette aide, si elle se manifeste pour une part par l'octroi de bourses d'étude, par l'accueil d'étudiants et sta giaires africains dans les pays occidentaux, elle doit d'abord consister dans un concours direct et massif au progrès de l'enseignement dans les pays africains même.Le principe de laide aux pays en voie de développement est désormais, et fort heureusement, admis partout en Occident et nos peuples paraissent disposés à consentir un effort substantiel.Mais alors, n'est-il pas norrriial, mieux, necessaire que l'effort de chacun soit dirigé principalement vers les pays africains qui sont de même lan gue et de même culture que lui?C'est là notre tâche corn mune.à nous francophones, en vers les pays d'Afrique de lan gue française”.Le ce» paradoxale de» millionnaire» m c»nadi»n»-franç»i» Ouvrant ici une parenthèse, M.Cornevin signale, avec rai son.l'élonnemenl qu'il a souvent éprouvé au cours de ses innombrables voyages à travers l'Afrique, de rencontrer des missionnaires canadiens - fran-çai», nombreux, qui y enseignent en anglais dans les territoires britanniques.Leur effort aurait été tout aussi valable sur le j plan de la foi.et combien plus utile sur le plan linguistique et I culturel, s ils avaient été dirigés vers les territoires français, j Le Canada français s'est ainsi | trouvé à contribuer dans une mesure non négligeable à la diffusion de 1a langue anglaise en Afrique alors que, pendant ce temps, des missionnaires, ea-j lholiqu.es et protestants, américains, hollandais, allemands, I etc., enseignaient ou faisaient oeuvre directe d'apostolat dan* les territoire» français et, naturellement, en français.Le p» radoxe est d’autant plu* grand que cette singulière situation a toujours paru normale aux Canadiens français.Comment agir concrètement ?M.Cornevin affirme conséquemment que c'est à la com-I munauté francophone d'Europe ’ et d'Amérique qu'il appartient ; de répondre dans la plus large mesure possible aux besoins des pays africains de langue j française: mise à la disposition I de ces jeunes Etats de professeurs, instituteurs, chercheurs, dont nos pays assureraient le traitement et le transport: envoi massif de livres, manuels, instruments de laboratoire: dons directs nu prêt* à de* con ditions avantageuses pour la construction d'écoles, collèges, centres d'apprentissage, etc.Cet effort devra être réparti : entre les pays comme la Eran-; ce, le Canada français, la Bel-i gique, la Suisse, etc.La Fran- ANTILLES : les Etats-Unis acceptent une revision du traité de 1941 qui leur concédait des bases dans les Caraïbes LONDRES.— Le gouvernement américain a accepté de négocier avec la Grande Bretagne et la Fédération des Antilles la revision du traité de 1941 par lequel I^ndres avait accordé à Washington le droit d’élablir des bases navales et aériennes dans ces îles des Caraïbes.Un communiqué du ministère des colonies a annoncé que la première série des entretiens tri-partiles commencera le 3 novembre a Londres entre des représentants des gouvernements britannique, américain et antillais La Fédération des Antilles jouit actuellement d'une *emi-autonomie interne et son gouvernement entend négocier lui-même de nouveaux accords avec les Etats-Unis, accords qui exclueront probablement la base de Charaguamas, dans l'Me de Trinidad : la Fédération veut en effet édifier *a future capitale sur remplacement de cette base.ce qui fait déjà énormément (voir article ci-contre) est disposée à accroître encore sa contribution mais il est nécessaire, notamment pour de* raisons d'ordre politique, que les autres pays francophone» fassent de même.Et M.Cornevin termine par une suggestion très concrète: “L'un des éléments fondamentaux de l'expansion de la langue et de la culture françaises en Afrique noire, c'est l'université.En plus de celle, déjà ex cellente et réputée de Dakar, il faut au moins troi» autres universités de langue française en Afrique noire, soit à Abid jan.à Lomé ou Cotonou, à Douala, Entre Brazzaville et Leopoldville, une fois, l’apaisement intervenu dans le Congo ex belge, une seule université serait nécessaire- le* deux pays devront s'entendre.Une suggestion précise "Pourquoi alors, le Canada français ne prendrait-il pa» en charge une de ces futures universités francophones d'Afrique.par exemple celle qui desservira à la fois le Togo et le Dahomey el qui serait située à Lomé ou à Cotonou?Je viens de passer quelques jours chez vous et suis convaincu que le Canada français ne se refusera pas a faire sa large part dans l'action commune des pays fran cophones en Afrique.Ainsi, je verrais très bien une de vos grandes universités comme celle rie Montréal assurer le démarrage rie la future université Lomé-Cotonou, fournir au départ une bonne partie du personnel enseignant, prendre en charge l'encadrement culturel do celle partie de l’Afrique noire, bref pire l'animatrice et le soutien rie cetle jeune université.Ce serait la vraimenl une lâche admirable et une oeuvre au premier chef concrète et necessaire".El M Cornevin rie terminer: "Dans les années qui viennen', les chances rie la langue et rie la culture françaises vont se jouer en Afrique noire Nos freres africains ont un besoin pressant de notre concours éclairé el actif Le prix du maintien et de la progression du fait culturel français dans celte partir du monde, c'est l'action résolue et concertée des pays francophones ri Occident Saurons-nous mesurer l'enjeu?" Plus de 25,000 enseignants français à l’étranger On ignore trop è l'étranger et même chai nous l'effort quo consent la Franca pour l'assistance économique et technique mais aussi culturella aux pays jadis dans sa mouvance.Peys de l'ancienne Indochine, Maroc et Tunisie, jeunes Etats do l'Afriqua noir* bénéficient d'une assistance considérable sur le plan culturel.Un chiffre donne la mesure de l'effort fronçais : 25,000 anteignanfs français oeuvrent » l'étranger dont 20,000 dans les pays ci-haut nommés.(Et ce chiffre ne comprend pas les milliers de pères, religieuses et frères qui te consacrent à renseignement à tous les niveaux).Les traitements et les allocations do ces enseignants et de leurs femilles sont dans une très grande partie assumés par l'Etat français.Voilà qui est un exemple è l'endroit des autres pays francophones d'Occident.La rentré scolaire vient de effectuer dans la plupart des ULs de la Communauté ainsi i’au Maroc et en Tunisie.Cet-i année est marquée par un Duvel effort pour atteindre un jjectif, proche pour quelques tats, encore très éloigné pour plupart : la scolarisation de ius les enfants.Partout, la pro •ession est remarquable C'est ainsi qu'au Tchad, où 7% seulement des enfants é ient scolarises en 1951.retve -oportion s'est élevee a ¦>ur la rierniere année seolaire 930-1960).Voici la progrès sion reahsee entre ces mêmes années dans différents Etats : Congo, de 34 a 73%; Gabon, de 27 à 69%; Madagascar, de 29 à 47%; Sénégal, de 9.8 a 31%; Côte-dTvoire, de 8 à 27%; Soudan.de 4 à 10%; Mauritanie, de 2 a 9%.Au Maroc et en Tunisie les plans prévoient respectivement la scolarisation de 80.000 et de 50.000 nouveaux élèves chaque année Enfin au Cameroun et au Togo le taux de scolarisation s'est élevé rie 64 à 44% l'an dernier contre 26 5 et 23 5% en 1951.Pour les constructions scolai res, la France a fourni une ai rie qui s'est élevée pour l'an née scolaire 1959-1960 a 3 milliards d'anciens francs pour les seuls Etats de la Communauté.Ij» formai ion de-, maitres a egalement été accélérée.C'est ainsi que la Côte-dTvoire dis posait de 3.000 instituteurs el moniteurs africains en 1959 1960 contre 2.340 en 1958-1959.En Haute-Volta le total des maitres africains du premier degré était de 760 l an dermer contre 556 en 1958.En moyenne et pour l'ensemble des Etats de ta Communauté, 93% des instituteurs et moniteurs sont maintenant des A-fricains ou des Malgaches.Mais pour les former ainsi que pour développer les enseignements de second degré (lycées, cours complémentaires.établisse ments techniques), les anciens territoires français, ainsi que le Maroc et la Tunisie, rirman dent un nombre eleve d enser gnant» è la France.Vingt mille enseignent» français à l'étranger 11 y aura cette année près de 4,500 enseignants français dans les Etals de la Communauté, 8.000 au Maroc, 3.000 en Tunisie et 1.5(H) au Vietnam, Cam bodge et Laos.Aucun autre pays au monde n'envoie a l é Iranger un nombre aussi eleve de professeurs : 20,000 enseignants français exercent actu ellemcnt hors des territoires français.1! faut y ajouter 5,000 contractuels français recrutes sur plate.Pour tenter de satisfaire toutes les nouvelles demandes et pourvoir au remplacement de ceux qui reviennent en France, trois mille enseignants viennent d'être recrutés pour les pays étrangers et ceux de la Communauté.C’est au Maroc et en Tunisie que le nombre de postes a pourvoir était le plus élevé mille huit rents, t'n millier de pro-fémurs et d'instituteurs ont ,yi "tre "trouvés”.D une façon ge icrale, il n'y a pas suffisant ! ment do candidatures i-auf pour les Etats Indochinois), surtout pour les disciplines scientifiques ainsi que les lettres.l,c ministère de l'éducation ' nationale reçoit encore les can didatures rie licencies même h I lires ou d'adjoints d'enseigne nient Ceux qui partiront a\ant ia fin de relie année bénéficié i ronl encore de la possibilité ex rrptionnellr d'être titularises comme professeurs certifies.Difficultés administratives Différentes difficultés administratives entravent encore le recrutement.C'est ainsi que les formalités de "mises en route" sont encore trop compliquées et trop lentes ("est pourquoi tous les enseignants français n’ont pu rejoindre leur poste a la date de la rentrée D'autre part, la prime de dé part continue à n'étie versée [que plusieurs mois apres Parri-icc En revanche le reglement i ries traitemenls s'rst normalisé.Il n'y a encore qu'au Maroc ou ‘les retards sont encore fré | Au sujet du Tyrol Le différend Rome-Vienne peut devenir crise grave Les dépêches ont mis en relief, depuis quelques semaines, un problème qui remonte en fait à 1948 et meme a 1919.Ce problème, qui oppose l'Italie et l'Autriche, est celui du statut du Tyrol du sud, que les italiens préfèrent appeler le "Haut Adige".Le différend porte es sentieliement sur ceci: Vienne accuse Rome de n’avoir respecté ni la lettre, ni l es prit de l'accord de Paris de 194fi, aux termes duquel l'Italie s'engagerait à accorder une certaine autonomie à la province de Bolzano ("Bot-zen” en allemand) designation administrative du Tyrol du sud, à sauvegarder le caractère ethnique et à assurer le développement culturel et économique du groupe de langue allemande Rome soutient, pour sa pari, avoir respecté l'accord de Paris, en faisant observer que des divergences d'interprétation sont possibles mais que le traité ne peut être interprété de telle façon qu'il contreviendrait aux dispositions de la constitution de la République italienne Mardi dernier, il a été, pour la première fois, question de cette affaire aux Nations Unies, plus précisément à la commission politique spéciale de l’ONU: le bureau de l'Organisation internationale avait en effet ac eepl^, à la requête du gouvernement autrichien, d’inscrire le problème du Tyrol du sud a son ordre du jour.MM.Bruno Kreisky, ministre des affaires étrangères d’Autriche, et Antonio Segni, ministre des affaires étrangères d'Italie, ont exposé chacun, en termes clair* et vigoureux — le premier, surtout.— la position de non gouvernement.I^> débat doit se poursuivre plus tard.Problème né en l?lt' Trois parties sont ici en cause: les 250,(HH) Italiens .germanophones du Tyrol du sud, l’Autriche et l'Italie.C'est le traite de Sl-Germain, en 1919 (traité de paix entre les Alliés et l'Autriche), qui entraînait l'annexion à ITta-lie de la province du Trentin et de la province de Botzen Déjà, en mai 1915, dans un traité secret conclu à Ix>n-dres, la France, la Gde-Bre-* tagne el la Russie avaient promis a ITtalie toute la partie du Tyrol au sud de la passe du Brenner si Rome entrait en guerre au côté des Alliés La guerre terminée, la victoire acquise, ITtalie exigea naturellement l'exécution de cet engagement.A ce moment, la province de Botzen comptait moins de 7.000 Italiens sur une population totale de quelque 250,-000 habitants.La cession à Rome d'un tel territoire était donc en contradiction fia grante avec les fameux “14 points” du président Wilson basés sur le droit des peuples à disposer d'eux mêmes et sur 1s nécessité de faire les rectifications de frontières en tenant compte au premier chef de la nationalité des populations.I,’Italie, toutefois, invoqua l'accord secret de 1915.des raisons d ordre stratégique, l'impératif de sa sécurité, sa contribution à la cause des Alliés, etc.pour obtenir la cession du Tyrol du sud.Wilson s’y résigna finalement: i! devait d'ailleurs s en repentir vivement par la suite.A partir de 1919, les habitants de la province de Botzen de vinrent donc juridiquement n politiquement des citoyens italiens.Tentstive "d'ilalianisation" Dès ce moment, et surtout dans les années qui suivirent l'instauration du regime fasciste, Rome mil tout en neu vrc pour "italianiser" cette région nouvellement acquise A parlir de 1925, par excm plr, interdiction fut faite d enseigner Lallemand dans les écoles publiques el privées rependanl que les noms des villes et villages étaient italianisés et qu'un effort intensif était entrepris pour faire émigrer des Italiens d'aulres régions dans le Tyrol du sud, devenu le Haut Adige" De 1910 à 1939, la population do la province passa de 242.000 à 337,000 cl le pourcentage de l’élément culturellement italien de 3 pour cenl a 24 pour cent.En octobre 19.39, les gouvernements italien el allemand signaient un accord prévoyant que tous les ger manophones du Tyrol du sud avaient jusqu'à la fin de la même année pour choisir en tre la nationalité allemande ci l'emigralion dans le firich ou la nationalité italienne avec consentement a I a-si milation Le résultat fut éloquent.86 des germanophn nés optant pour la nationalité allemande et 1 emigration.Le traité de 1946 Ils avaient jusqu'en fin décembre 1942 pour quitter l'Italie Mais les problèmes re- sultant du conflit mondial puis l'effondrement du regime fasciste en juillet 194.3 bouleversèrent les plans de Rome et de Berlin avec la consequence qu'en août 1943, seulement 70,000 Tyroliens avaient quitté la province de Botzen.L'émigration cessa a ee moment et même quelques milliers de germanophones devaient revenir dans les années qui suivirent la fin de la guerre.Dautre part, le gouvernement autrichien len la dès la conférence de Ixm-dres de 1945 puis à celle de Paris en 1946 d’obtenir des ministres des affaires étrangères qu'ils examinent l'opportunité du retour à l'Autriche du Tyrol du sud.Ce fut peine perdue: Vienne obtint tout au plus une addition au traité de paix avec ITtalie, une clause invitant celle-ci a ouvrir des négociatii^s avec l'Autriche sur la question des voies de communication dans la région frontalière.C’est de là que sortirent les négociations de Gasperi-Gruber (ministres des affaires étrangères respectivement d'Italie et d'Autriche), négociations qui aboutirent le 5 septembre 1946 à un traite intéressant directement le sort des germanophones du "Haut Adige".("est ce traite qui est directement à la base du con flit actuel.I,e gouvernement autrichien tient qu'en signant ce traite, il assumait naturellement, concurremment avec le gouvernement italien, la responsabilité de son execution “dans son esprit comme dans sa lettre” et devenait en quelque sorte le gardien des intérêts du groupe germanophone du sud tyrolien.Or, depuis au moins une dizaine d'années mais notamment depuis 1954-55, Vienne soutient que Rome viole la lettre et l'esprit de l’accord de Paris en ne reconnaissant pas à la province de Botzen (Bolzano, en italien) la mesure d'autonomie nécessaire, en ne facilitant aucunement le développement culturel et économique ni le maintien du caractère ethnique du groupe germanophone, en prati quant une politique discriminatoire au détriment ries Sud Tyroliens et en poursuivant une politique systématique d'émigration italienne dont le résultat serait à long terme la reduction des germa nophnnes au rang de minorité même dans leur province de Bozen Griefs faits è Rem» Depuis 19.39, en effet la proportion de la population de langue italienne est passée a .34''» (de 3% en 1910): 115, 000 habitants sur 342,000 en 1953 et atteint même dans les villes plus de 70".Vien ne, traduisant en cela les revendications des Tyroliens el du parti nopulaire du 'fyrol du sud” deplore notamment les faits suivants: la langue allemande n'est admise que comme langue auxiliaire mais aucunemenl comme langue officielle a droit égal avec l'italien dans les relations de 1 administration avec la population ou au sein rie l’administration; la population germanophone n a nullement, dans la province de Botzen.une part équitable ries cm plois publics: en 1956, 200 fonctionnaires sur 800 environ alors que les germanophones forment les deux tiers de la population: la promesse d'une large autonomie en faveur du Tyrol du sud n'a pas éle respectée et l'esprit de l'accord ainsi que sa lettre ont ele trahis par l'octroi de colle autonomie a une région”, comprenant une majorité italienne.Ce dernier point elail en rflet au coeur meme du Irai te de Gasperi Gruber de 1946 II portait que a la population des territoires ci dessus mentionnés (province de Botzen et rommuncs bilin gués de la province rie Tren te.plus tard attachées a la province de Botzen) sera ac cordé l'exercice du pouvoir legislatif et exécutif autonome régional, la- cadre pour l’application de ces disposi lions d autonomie sera fixé en consultation avec les te présentanls de la population locale de langue allemande ".or, en 1948.le Parlement italien adoptait un projet de loi érigeant en région" les deux provinces du Trentin el du Haut Adige, la première avec 400.000 habitants tous do langue italienne, la seconde avec ,3.34,000 dont 220, 0(H) germanophones, ( elle région était érigée en même lemps que d'aulres (Sicile, Sardaigne.Vallée d'Aoste, elr ) en verlu de la reconnaissance par la constitution de la République italienne dune nouvelle réalité, la ' region", entité autonome riolcc de la personnalité juridique.Au coeur du différend, le notion do "région" L autonomie était ainsi accordée.mais a la région” Trentin Haut Adige, soit a un ensemble ou les Italiens disposent de la majorité dans un ranport de 5 contre 2.Il est vrai que les provinces aussi disposent d'une certaine autonomie mais extrêmement limitée: la véritable autonomie interne est exercée par les ‘régions’.De la sorte, les germanophones du Haut Adige se retrouvent minoritaires.I^e gouvernement italien joue sur le terme de "region” car l'accord de Paris fait allusion au "pouvoir législatif et exécutif autonome régional” Vienne a beau jeu de riposter qu'en 1946, le concept de "région” eu sens nu l'entend ta constitution italienne n'existait pas encore et que les auteurs du traité ont employé "régional'’ dans un sens très général mais précisé par le con-lexte, soit le territoire d» la province de Botzen.Le gouvernement italien rejette catégoriquement cette interprétation, fait valoir que l'union des province* du TTen-tin et du Haut Adige dans la même région s’imposait pour des motifs d'ordre économique et que les province* conservent de toute façon une certaine mesure d'autonomie.Rome accuse Vienne de desseins d'annexion Rome dit d'autre part que Is constitution interdit d cm pécher l emigration de tout Italien d'une partie du pays dans I autre, que l égalité complète de deux langues dans une province (en 1 occurrence allemand et italien ) est aussi anticonstitutionnelle, que l'érection d une seule province en “région" est constitutionnellement impossible, etc.Au total, elle tient que la question sud-tyrolienne est strictement affaire intérieure italienne et que, s'il y a divergence sur l'interprétation d'un traité, il s'agit d'un problème juridique, donr d'un problème à soumettre à la Cour internationale rie justice à La Haye, et non pas à l'Organisation des Na lions Unies.Vienne nie une autre pr# tention de l'Italie que derrière toute cette affaire, il y s le désir de l'Autriche de i-eannexer le Tyrol du sud On voit mal en effet quel intérêt aurail présentement l'Autriche, en pleine prospérité, • annexer un petit territoire comptant 250,000 habitants et qui loin de lui rapporter, lui coûterait.Tl est cependant probable que de* éléments autrichiens ©t sud-tyroliens songent à eette éventualité.Devant la commission politique spéciale de l’ONU, le ministre autrichien a dit que Vienne aurait aisément pu ré clamer lauto-determination pour le groupe germanophone de la province de Botzen mais que, desireuse d'éviter rie susciter des tensions au coeur de l’Europe, elle n» le fail pas, se bornant à réclamer l'applieation stricte rie l'esprii comme d» la lettre de l'accord de Paris M Se-gni a répliqué que lea Tyro liens jouissent des mêmes droits politiques et civils que les autres eiloyens italiens, que l'accord de 1946 est respecté el qu'au fond l'Autriche veut faire de Bolzen une province exclusivement ger manophone afin délie demain fondée à réclamer la cession de ce territoire.Force est rie constater que dans loute eette querelle, Ro me met l'accent sur les droits individuels des germanophn nés alors que Vienne insiste aussi sur leurs droits comme collectivité, sur les moyens nécessaires au développement de leurs caractéristiques ethniques et culturelle* De plus, Vienne considère nu il v a un problème politique la ou Rome ne veut voir qu'un problème juridique Esprit de l'accord non roipocté En fait, si le gouvernement italien a approximativement resperte ia lettre de l'accord de 1946, il semble bien qu'il n on a pas respecté l’esprit et que la minorité germanophone a de nombreuses raisons de protester el de s'inquiéter Et lors même que le gouvernement italien entend appliquer pour l'essentiel la lettre de I accord de Paris, il parait évident que l'adminis iration Malienne n'adopte pas la même attitude, il s'en faut.Il reste a espérer qu’un re glemcnl a l'amiable interviendra entre l'Autriche et ITta lie el que les droits de la minorité tyrolienne seront pleinement respectes el protégés.STI en allait autrement, une grave crise pourrait être ouverte en Europe Lexas-peration de certains elements sud tyroliens peut entraîner un recours a la violence crise qui affaiblirait le monde occidental, auquel l’Autriche appartient maigre sa neutralité et réveillerait des antagonismes qu'on pouvait croire disparus JA4.L.quents.Ces questions de rému-1 l'éducation nationale et des af instituteurs et professeurs de-neration ainsi que celle de la faires étrangères ont organise vant partir pour la Communau-réintégration d'office seront re sur une vaste échelle des sta té y on! participé a Bordeaux prises dans le statut du person- ges destinés à preparer res en tandis que six cents autres en nel français d'assistance tech seignants français aux lâches partance pour le Maroc et la nique dans la Communauté qui qui les attendent outre mer Tunisie riaient reunis a Aix-doit être publie pi ni hafacment Deux stages ont eu lieu en en Provenee.Cette année les ministres del juillet ; quatre cent cinquante1 (LE MOS DE) VINGT DEUX LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.22 OCTOBRE 1960 M.Rondeau ne ! sera pas candidat UN dans Rouville M.Coton Rondeau, de Me-rieville, e annoncé, hier, qu'il n'avait pal l'intention de te présenter au congrès de l'U .nion nationale pour le choit ! d'un candidat en vue de l'élection partielle dans la comté do Rouville.Un communiqué de l'organisation de l'UN mentionnait la nom de M.Rondeau comma un des candidats possibles.M.Rondeau a précisé, hier, qu'on lui avait demandé de se présenter au congrès mais que n'ayant jamais fait de politique il n'avait pas l'intention d'accepter de poser sa candidature.On sait que l'élection dans Rouville aura lieu, le 23 novembre prochain.Ca siège est vacant depuis la démission de l'ex-ministre Laurent Barré.La candidat libérai sera M.François Bou-lais.| Le (TM sympathique à S.Fournier, mais n'appuie personne T.n Conseil du travail de Montréal a décidé hier noir de n'appuyer officiellement aucu ne candidature pour le* élections municipales, bien qu’il déclare que l’administration Kournier Savignac ait été jusqu’à présent la plus sympathique à l’égard du mouvement syndical et que l’administration précédente dirigée par MM.Drapeau et DesMarais ait combattu lea syndicats.Le Conseil du travail a aussi réitéré son opposition au régime des classes au sein du con soil municipal.II favorise la suppression de la classe “C", bien qu’il eût préféré que tout tes les classes fussent abolies en meme temps de sorte que chaque conseiller soit élu au suffrage universel dans *on quartier.T,es délégués ouvriers croient que l’administration des deux prochaines années sera nettement dominée par les propriétaires qui pourraient bien abo lir la régie des loyers et s’oppo ser à des travaux publics visant à réduire le chftmage.Le Conseil du travail n’ap prouve pas tout ce qu'a fait l’administration Fournier-Savi-gnac, déclarant qu'il a eu l’occasion à maintes reprises de la critiquer.La centrale syndicale a re commandé à tous ses membres do voter pour le candidat de leur choix.Il a déclaré qu'il aimerait voir le programme suivant réalisé par la prochaine administration: a) la mise en chantier 1m médiatement du plus grand nombre possible de travaux publics d'envergure pour remé dier au chftmage; b) la construction d’un métro pour résoudre le problème du transport en commun; cl l’aménagement de voie* rapides nord-sud et est-ouest; d) l’aménagement de terrains do stationnement hors-rues gra tuita dans tous les secteurs de la ville; e) la démolition de» taudis; f) la construction de loge monts à loyers modiques; g) l'adoption des mesures né ce.ssaires pour faire disparaître le vice et le crime organisés; h) une réorganisation du service de la voie publique afin de mieux entretenir, l'hiver comme l'été, les rues et les ruelles; il des recommandations du conseil municipal au gouverne ment provincial visant à faire abolir toutes les classes au sein du conseil municipal et à faire adopter le régime du suffrage universel; j) le maintien de la régie des loyers.Le Conseil du travail de Mont réal a aussi recommandé à tous ses membres de demander à leur député fédéral de tenter d’obtenir la convocation d’une session spéciale du Parlement afin d'étudier le problème du chômage.On a laissé entendre que tous les conseils du travail affiliés au CTC ont été priés d'agir ainsi d'un bout à l’autre du pays, afin de tout mettre en oeuvre pour obtenir des mesu res contre le chômage.M.Louis Laherge.président du conseil, a dit qu'il y aurait au moins 100,000 chômeurs à Montreal l'hiver prochain si des mesures énergiques n’étaient pas immédiatement adoptées.Le Conseil du travail de Mont réal a aussi adopté des résolu fions pour- a) appuyer les gré vistes de Sperry Gyroscope et de Dominion Ttridge; h) amélio rer le transport en commun à Montréal: c) blftmer M Donald Gordon, président du Canadien National, pour la lettre qu’il a envoyée aux cheminots leur dé clarant qu’ils risquaient le chômage s'ils votaient pour la grève.Le Conseil du travail consi dère ce geste comme de l'intimidation et croit qu'une entreprise de l’Etat ne devrait pas avoir recours h de telles taeti ques _____ Essais sur l’homme "Essais sur l'homme" tel est le titre d'un ouvrage que vient de faire paraître M Jean Té-treau, journaliste.L'auteur y aborde des sujets aussi divers que passionnants : l'histoire, la science, l'ème.l'argent, la politique, et diverses questions esthétiques M Jean Tétreau a déjà écrit deux ouvrages qui ont été édités à Parts, Il a de plus collaboré à la revue "Amérique française" et il collabore à la revue "Rythmes et couleurs".Etant donné l'intérêt des sujets qu’il traite et les vues neuves qu'il apporte dans cet ouvrage, il e.st a souhaiter que ses "Essais sur l'homme" soient largement diffusés dans le public et notant ment dans les milieux intellec hiels.Gérard LAURENDEAU « v * Mm ’ PIERRE DESMARAIS PRÉSIDENT DE LA LIGUE D'ACTION CIVIQUE Comme à l’élection municipale de 1954 et à celle de 1957, la Ligue d’Action Civique est heureuse et fière, pour la troisième fois consécutive, de vous présenter une équipe d’hommes d’action dont elle recommande l’élection lundi, le 24 octobre.Fidèle aux principes qui l’ont guidée depuis déjà 10 années, la Ligue a exigé des candidats recommandés qu’ils remplissent les mêmes conditions que lors des élections municipales précédentes.Ces conditions sont au nombre de trois : avoir une bonne réputation au point de vue moral et financier; avoir des moyens de subsistance connus; être disposé à défrayer eux-mêmes le coût de leur élection.En plus, la Ligue a nécessairement recherché des citoyens qui ont réussi dans leurs sphères respectives et qui possèdent la compétence et l’expérience voulues pour bien servir les intérêts de leurs concitoyens.Ainsi s’est formée cette équipe d’hommes d’action.La Ligue d’Action Civique vous recommande donc l’élection de candidats dont elle garantit la compétence et le souci de servir les intérêts de Montréal, notre ville.DISTRICT 3 CLASSE A Notr»-0om*-d«-ftréc» FROFRltTAIRES Mme M.CUSSON Agence rfe veyogei Leslie FLYNN Gèrent de, vente.Roland PICARD Admlnlitroteer "ÿv.DISTRICT 3 CLASSE B PROPRIÉTAIRE! ET LOCATAIRES Principaux article* du fmqramw i • Relation* avec le gouvernement provincial : maintenir des relations étroites et cordiales avec les autorités de la province.• Solutionner le transport en commun : collaborer activement avec le Commission de Transport è la réalisation d’un réseau de transport rapide salon las données techniques les plus moderne* : métro, monorail, voies exclusives pour le transport en commun, etc.e Accélérer la circulation : Doter Montréal d'un système de grandes voies expresses : autostradas, tunnels, ponts, en obtenant du gouvernement provincial qu'il les considère comme taisant partie du réseau routier de le province.• Multiplier le* terrain* de stationnement : Procéder è (’expropriation d'immeuble» at da terrains suivant des normes uniformes pour créer des ilôts libres en vue de I etablissement de facilités de stationnement selon la densité et les besoins.• Redonner au «erviee de la police toute «on efficacité : Donner è le population tout# la confiance et la protection qu elle est en droit Je recevoir de cet important service municipal.• Réorganiser l'administration de la Cité.• Abolition de la Classe C.• Repenser le fonctionnarisme s Application de suggestions du rapport Woods A Gordon an protégeant l'ancienneté et les droits acquis de chaque fonctionnaire.• Favoriser la diminution des taxes : Obtenir l'aide des gouvernements supérieurs et supprimer les dépenses inutiles.• Enrayer le chémage : Réaliser immédiatement un veste plan de travaux publics.• Solutionner le problème du ta^l t Adopter le système new-yorkais, c'est-à-dire un homme, un permis, P*ur I® moitié des permis émis par la Cité, et permettre que I autre moitié soit détenue par des compagnies.Réduire le coût du permis et favoriser le permis métropolitain.• Fair» de l'urbanisme une chose ordonnée.• Préserver le Mont-Royal.• Rénovation urbaine : Nettoyer par expropriation certains secteurs vétustes et insalubres en faisant coïncider cette démo-litiomavec la construction d’habitations, da terrains de stationnement, de parcs, etc.• Politique d'ensemble concernant les parcs, les terrains de jeux et les centres récréatifs.• Promouvoir le tourisme : Prendre è la charge de la Cité la campagne d'embellissement et lui donner des lendemains par un# politique de propreté.• Compléter la réalisation de la Place des Arts.• Intensifier les activités du port de Montréal.• Rénover et conserver nos monuments historiques.• Représentation à la Commission des écoles catholiques de Montréal.• Abolition du péage sur les ponts Jacques-Cartier et Victoria.L* Comité Control do le Ugoo d'Action CMqoo mot é votre ditpotitioe le breckere «empiète do programme.VOTEZ pour les candidats recommandés par la LIGUE D’ACTION CIVIQUE PUBLIE PAR LA LIGUE D'ACTION CIVIQUE.4237, RUE ST-DENIS — VI.5-7134 DISTRICT 1 CLASSE B St-Pe«t-St-He«ri-St*.CB»égende PROPRIÉTAIRES ¦T LOCATAIRIS Yvon LAROCQUE Wilfrid GALLAGHER Inde,trial Pierre GRANT .Frank HUBSCHER lofreereeeer ee éreea#erf Avocet L! DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI.22 OCTOBRE 19«0 VINGT-TROU \ DISTRICT 4 CLASSE A Mont-Roy ol-$t-André St-G»*rqM-St-Laur»nt PROPRltTAIRIS DISTRICT 5 CLASSE A Crénaii»-St-lauls-Lauri*r St-Mlck*l PROPRIÉTAIRES DISTRICT 6 CLASSE A Sf>ld*u«rd-Sé-J*aa Mantcalm PROPRIÉTAIRES DISTRICT 7 CLASSE A St-Danln—D« Lorimlcr PROPRIÉTAIRES DISTRICT 8 CLASSE A St-Jean-Rap tista—Lof onto In* Bourgat-St-Jacquat-Villa Marla PROPRIÉTAIRES DISTRICT 9 CLASSE A RoaMnaat-St-Eatéba Préfaataloa PROPRIÉTAIRES WSTfKT 10 CLASX A PROPRIÉTAIRES DISTRICT 11 CLASSE A Vlllaray-Aliaatala PROPRIÉTAIRES 1 Armand DUPUIS Morcfcoad Harry DUBROVSKY Marchand da bait I.E.ARCHAMBAULT Coartlar d'atiaraacat Ulric LEBLANC Caarilar d’lmmaabla Roger COURTOIS tplclar-ioachar Alban BLANCHETTE Moltra-Plaoibltr Maurice BEAUMONT laduttrlal André BLONDEAU Indtiirlai t! Gaston MARCHAND Caartiar d'attaranca agréé Harry KOLBER Nataira Edouard PILON Controctour a* Uolaat Dr Ruben LEVESQUE Pierre DES MARAIS hlaltra-lmprlmaar G.-E.HOU DE ladattrlal Jean MEUNIER Préifdaat Initltat Taccart Armand LALONDE Coartlar d'a«»araoaao Louis SHEFF Louis LITVACK Epicier aa gréa Jacques TOZZI Aiaaraar agréé Dr Camille QUINTAL Optaméfrlett Dr A.GUILBEAULT Pédiatre Paul LANGLAIS ladattrlal Jean-Paul RAVARY ladattrlal DISTRICT 4 CLASSE B PROPRIÉTAIRES BT LOCATAIRES DISTRICT 5 CLASSE B PROPRIÉTAIRES ET LOCATAIRES DISTRICT 6 CLASSE B PROPRIÉTAIRES ET LOCATAIRES DISTRICT 7 CLASSE B PROPRIÉTAIRES ET LOCATAIRES DISTRICT 8 CLASSE B PROPRIÉTAIRES ET LOCATAIRES DISTRICT Ç CLASSE B PROPRIÉTAIRES ET LOCATAIRES DISTRICT 10 CLASSE B PROPRIÉTAIRES ET LOCATAIRES Laurent MOLINI Indattrlat4*’ DISTRICT 11 CLASSE B PROPRIÉTAIRES ET LOCATAIRES WÊ Larry FAUST Sam RAPPS René CLOUETTE André DESMARAIS J.-L LEFEBVRE Jacques DALMÉ Caartiar Maaatactarlar Halular Nataira Avec at Agent Rolland DOUVILLE Caartiar aa attaraaaaa Arthur FILION^ Agaat d’ottolro^fa Louis FROST Dean A.SPERDAKOS John JASKO Armand FERLAND André MICHON Raymond DUPUIS Maurice HAMELIN Maaatactarlar Gérant dot vaatai Marehond d’atiaaca, d’halla thatagrapha Marchand i: mmk.A-Léo LAROCQUE Agaat régional da Charles MAYER René TREMBLAY #vvrv«ff9r« +9¥rTlwf J.-Z.-L PATENAUDE I Baarétalra-tréaarlae J Donat MILO Réal PEPIN Caartlaa a# bamaaklat Fernand PICARD I René LANGELIER I Marcel PRÉVOST tMmrUma Alanu.'flc ’mi i«r Courtio VINGT-QUATRE Ronald Turin! au seuil de la gloire .lo déplorais.Il y a quelques I semaine», le fait que Ronald j Turmi ait été entouré, à »on retour de Bruxelles ou il avait ! remporte le deuxieme prix du I Concourt international de pia ’ no de la reine Elisabeth, d'une quasi-indifférence de la part de ceux qui détiennent les mot ens de lui assurer des en battement professionnels.Par nu les sociétés musicales cans diennes, c'est la plus jeune, a tous les sens du terme, qui I» première aura permis à Turini île (aire un grand début mont rcalais; en effet, lundi soir der nier, Turini donnait au Plateau un récital qu'il a répété jeudi soir t c sont ensuite les pouvoirs publics qui ont pris en main la cause de Turini ( "était déjà jrrâee su Conseil des ails du t anada que Turini avait pu aller poursuivre ses etudes aux F.tatsUnis.etudes qui l'ont amené a être relève de Wla dimir Horowitz.Jeudi soir, en nous annonça que le Conseil de« «rts venait d'octroyer une nouvelle aide financière à Turini afin de lui permettre de fane une tournee avec les or rhestre» canadiens ( est ma Cnifique et le Conseil des art« manifeste la sa sagesse et son réalisme Mais il est quand mé me étonnant oue la tendance semble s'établir dans les jo cictés symnhnniques canadien nés de n engager rie solistes canadiens et même de ne jouer par loan VALLEKAND de musique canadienne qu’à la condition que le Conseil des aria paie la facture”.Tendance, il est vrai, encore Ire» faible en ce qui concerne les soliates; nos nrche.slres n'hésitent pas yi effet à enga ger les quatre ou cinq vedettes iniernatinnales que l'on peut compter dans les rangs des mu siciens canadiens Ils sont plus hésitants à engager ceux dont la gloire n'a pas encore été consacrée à l’étranger Aussi devons-nous nous réjouir de ce que le Conseil des arts force un peu, à l'usage de Turini, le< portes do l'hospitalité de nos sociétés »ymnhonique« Il ne faudrait tout rie même pas que nos orchestres prennent l'habitude d^ considérer l'engagement d’artistes canadiens comme un service qu'ils rendent a la communauté et que la communauté doit paver par le truchement du Conseil des arts Celle habitude, nos orchestres l’ont nresque déia acquise au sujei de la mu'inue canadienne et il est à craindre que cette prnornsinn à faire payer par l'Etat l'hosnitalilé accordée aux oeuvres rie com nositeurs canadiens ne rievien ne rapidement un véritable parti pris.De toute faeon.un tiens vaut mieux que deux tu l'auras: c’est pourquoi le Conseil des arts du Canada a fait preuve, je le répète, de réa'isme en aidant Ronald Turini à se faire connaître au Canada dés cette année.Sans ce geste Turini aurait fort probablement dû attendre « l'an prochain pour entreprendre eetfe tournée.Ixirs de son récital au Pla teau, Turini a de nouveap manifesté les exceptionnelles qua lité» que l'on avait pu consta ter lors de sa participation au Festival de Montréal en août dernier.Turini ne sera pas un pianiste ‘‘spécialisé” mats un artiste capable d’aborder avec un égal bonheur tous les re-1 pertoires.Sa formation et son ' tempérament confèrent à son jeu, a sa technique et à son expression un véritable cla^si cisme qui rejoint l’essentiel des oeuvres.Avec l'expérience, il finira par ajouter à cette substance le particularisme ac res.soire ries oeuvres, par travailler par exemple la colora tion.Sa technique est de la meil leurr i—oie qui soit elle est base-’ sur une articulation na turelle.sans effort et sans cnn traction, grâce à laquelle Turi ni conserve un peu d'une inal térable clarté dans mut ce qu'il joue, qu'il k'agjsie de Baeh, de Schumann, de Chopin, de Ra vei, rie Hindemilh ou de Liszt.En fait sa technique est si souple.qu’on pardonne à Turini d'avoir donné en fin de récital une musique de qualité aussi discutable oue celle nue Liszt s est permi-e dans sa Rapsodia hongrois* No iî.Turini évite le» nièges de la virtuosité à effet et demeure pianislmue mept si honnête même dans I iszl qu'on a nremue envie de bisser r*tt» rinut»"se rao«od'e Rnna'ri Turini fera une belle et une longue carrière.Alexandre Brailowsky à Montreal sous peu t'n cycle Chopin par Brai lowsky.telle est l’heureuse nou vefle eommuniquée aux journaux par le.« iniore.xsario.x du ! célèbre pianiste.Canadian Con certs à- Artists.Ce cycle Chopin sera riivké en tro's concerts qui auront lieu au théâtre Saint Dmis.les IL 18 et 25 novembre et comprendront la moitié rie l'oeuvre écrite par Chopin pour , le piano.On sait que Brailowsky.qui | demeure l'interprète favori de Chopin à travers le monde, donna au cours d» l'annee du 150e anniversaire de la naissance du compositeur, l'an dernier, des j cvcles coninlets de l'oeuvre de ; Chopin (179 oeuvres) dans des ; .séries de six récitals, à Paris et à Bruxelles Nul netsit mieux indique que lui pour offrir à Montréal la moitié de ce eycle.donc trnie concerts comportant en tout 65 oeuvres pour le piano parmi les plus importer'tes, il va sans dire, du corn » siteur.Le dernier récital de B’-ailow.sky I à Montréal remonte à l'année 1958 et le ré'èbrc pianiste avait alors fait salle romhle au Saint-Denis, comme presque à chacun de ses récitals dans notre ville Les fervents de Chnpin seront curieux d» connaître le programme dp ces tror récitals.Les voici donc; Vendredi 11 novembre: Polonaise en mi majeur; Quatre ma zurkas; Nocturne en fa mineur; Boléro en la mineur; Sonate en si mineur oo.58: Ballade en fa mineur; Deux Valses en si mineur et en la bémol majeur; Scherzo en la bémol mineur.Vendredi 18 novembre Po lonaise-Eantaisie en la bémol majeur; Scherzo en si mineur; Douze Etudes;; Barcarolle en fa dièse majeur: Deux Valses en sol bémol et en la bémol ma jeur; Andante Spianato et Gran de Polonaise.Vendredi 25 novembre Polonaise en si bémol msjeur; qua tre Mazurkas; Nocturne en fa dièse maieur; Allégro de oon cert en la maieur; les Vingt Quatre Préludes; Ballade en la bemo! Deux Valses en mi hc mol; Polonaise en la bémol ma jeur.Ces trois récitals Chopin de Brailowsky s'inscrivent dans une nouvelle tournee nord américaine du pianiste au cours de i la saison 1960-61.Disques récents Par Marcel Th PIERRETTE ALARIE ET LEOPOLD SIMONEAU dens un r»cit*l d'opéra Lee Sehaenen dirige l'Orchestre symphonique îu oA ^ 8,rlin- — '¦1î" osutsche-grammophon SLPM-138056 (stéréephoniqu»).• Pierre Alarie et Léopold Simoneau ont déjà enregistré ne nombreux opéras Leur reputation est deDiii* longtemps solidement établie sur la scene internationale : le Grand Opera de Pans, la Scala de Milan, FOpera de Vienne, l'Opéra de Munich, les Eeslivata ri Aix en Provence, d’Edimhourg de (tlyndebourne, de Montréal, etc Ce disque est le deuxième qui présente le couple montréalais dans on récital de duos et d ariettes d opera Le premier avait été enregistré par la compagnie française Ducretet Thomson et repris ici par la maison montréalaise Select Plus récent, le disque de Deutsche Grammophon a I avantage d’une meilleure reproduction lechni-que et de la stéréophonie.Au programme: ‘('ara.cara, non riuhitar ‘ (Il Matrimonio Segreln, de Cimarosa), Quel guardo il cavalière / So anch io la virtu” (Don Pasquale, de Doni-rclti) "E la sol Ha storia del pasture 1 (L’Arlesiana.de Cilèai.' i.ualtier Mairie / Carn nome” (Rjgoletto, de Verdi), O soave fanriullo ’ (La Bohême, de Puccini).Tl se fait tard, adieu !” (faust, de Gounod), Rachel, quand du Seigneur .(Ij .lune, de Halévyi.el ‘‘.Fai marqué l'heure du depart” (Manon, de Massenet i.1 n rental de grande classe tant par le choix des pièces que par l'interprétation MUSIQUE FRANÇAISE DU XVIII.SIECLE par l'En«.mbl.Baroque de Pari» (J P.Rampai, flûte; P Pierlot, heutboi»; R.Gendre, violon; P.Hongre, batton e* R.Veyron-Lacreix, clavecin).1-U" RAM 5060 (stéréophonique).• les seuls noms des instrumentistes Rampai.Veyron-l.acroix, Pierlot etc, inspirent confiance à tous les discophiles.I.eiirs interprétations se signalent par l'authenticité et le bon goût Au programme, des oeuvres judicieusement choisies et qu'on n'a pas l'occasion d'entendre en concert : “Concertn à ( inq en mi mineur” (Bodin de Roismortior), ‘ Treizième concert royal pour flûte et hautbois' tCouperini, ‘ Sonate en ré majeur pour violon et clavecin” (Leclairi."Sonate pour flûte, hautbois, basson et clavecin” dite la Steinkerque” (Couperin), "Sona tille en mi bémol majeur pour flûte et clavecin” (M.Corrette et "ïonale en sol majeur pour flûte, violon et clavecin” iMondonvillei Excellente réalisation technique et artistique.STEREOPHONIE : disque d'essai “New te get the matt eut of your steree”.Per divera orchestre» populaires.— 1-U" WARNER BROS.XS 1400 • Fa plupart des eompagnies not enregistre ries disques d'essai destines à mettre en évidence tous les avantages et les effets sonores de la technique stéréophonique Celui de Uarner Bros, est d'une qualité technique supérieure à un grand nombre de res disques spécialisés.Quant au repertoire, il demeure dans le domaine de la musiotle de danse et de jazz ( ertsins extraits interprété» par les orenestres de Spike Jones, des Ira Ironstring, ete.ont des effet» vraiment saisissants qui plairont à tous les amateurs de stéréophonie JAZZ : Ray Chartes et son ensemble.1-U" ATLANTIC 1039.• Ce disque enregistre lors d’un concert public a Atlanta, le 28 mai 1959.pourrait bien être considéré comme l une des meilleures mterpretalions de ce grand artiste de ia/z qu est Ray Charles On y sent la chaleur et le rythme endiah'e de l’improvisation qui est une des qualités essentielles du jazz authentique Au programme The right time”.Whafri I say”, “Yes indeed !”, The spirit-feel”, “Frenesi”, ‘ Drown in my own tears .et “Tell the truth”, A recommander aux amateurs de jazz.AU MAGASIN DE MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA Aubaines CHAQUE JOUR DE LA SEMAINE! Mntiqu# 1 | biane* Brehm*.Mi tha u* Mazart CND79 Mon# %$ «4 B» 94 74 Métaqia* ga Mau**§rf »kt CND11 M#rt# M 25 |p |4.7f Ravel L Infant et la* lartilég** CNDiO Mort# 95 45 fg 94.76 Bartak Dfvartifwgntg, gaur Alt# CNDé Man# It 95 Ig 94 7« Rgnatf Tghgldi.Ré ctfgl R'Oféra 05ÎSWÔ Itéré# 54 •• f9.91.59 • •ch Mut d'orfna Riehla-CS0173 »>#'*• 15 *0 »».»« »» 99tr«a «a Ballet Tchaikbvtky l’OCOM Ma#a *4 ?< Sa *3 *4 Ja#m# Miche* La Certitoi, C*»»* la laite# 4 Amaur etc.Mena 94 45 •9 93 54 MMlgvgql iaua Rambarg LL1931 Mare 94 50 ff.99 «9 Mgnttvanl Ballet Rita LL1I25 Marte 94 49 If 92 49 Mavvqagtgl ra* •• Cauvant Ogérafl# 77130 Mang 95 ?< 9g 14.74 OHtrtbnrh La Via Farititnn# OgRratta 77197 Man# 15 95 9g 94 74 Ferry Caen# "1 believe ' L F V1172 Mart» 53 ?• s# is.il Tanga "Farfact »ar Dancing 1 FMiOél Mène % i #| 5g 51 il r.M intend La# •rang* BeuleverRt, La Carat»#, etc WS.H?Steré* 94 ?! fg 91.?! tacha Oi*«al Man beau chageeu Orgie 9a rêva.etc.F 140913 Stéréo 9 44 Si 94)4 Frgncii Lamargua Ce* petit* rian, •te »é02:’ Man# 94 95 5g 5194 Ftarra Jean Vgillaré vau* Farta | 449200 Mono 94 95 ta ») 94 .OUEST I 4C d«- io Monfoqni' VI » 6/07 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 22 OCTOBRE I960 I 1 Lin - Lm 'Philippe Trudell et la Fée des lutins 'HuRUîtte Uguay) dans une scène de "Les trois désirs Coquelicot" de Luan Aslani.Cette pièce est présentée peur les enfants tous les samedis et dimanches matmée par les Mirlitons au Théâtre-Club de la rue Samf-Luc.de en Exposition en marge du congrès de l'ACIA A l’occasion du Congrès Na tional de l’Association canadien ne du Théâtre Amateur (AC TA) — la Maison des Arts rie Granby iangle Cow.e et Princi pale) tiendra une exposit.on sur le théâtre, les 21.22 et 28 octobre prochains, soit aux me mes dates que le Congrès.On pourra y voir, réunis sous le toil de la Maison des Arts, des maquettes, croquis, costumes, fiches, affi-hes.ete .se t-appor tant au theatre tant profession- Aide du gouvernement à l'Association des fanfares EMISSION SPECIALE Berlin et la guerre troide Musique et liturgie .Monsieur Jean Vallfrnvd.I.e Devoir.Cher monsieur, Me perinettre:-vo>is quelque» observations, en marge de votre article du huit octobre: ‘Un événement musical exceptionnel”.Vous avez done assisté a un J grand mariage'.Votre enthousiasme ne laisse planer aucun doute sur In valeur artistique de cette realisation.Mets, dites, avez-vous lu le Directoire Pastoral de la commission diocésaine d” liturgie?Article 190: “Aucun instrument de musique autre que l'orgue ou l'harmonium n'e-t permis aux messes de mariage.” Article 170: "l’orgue peut jouer en solo aux seuls moments suivants: .—avant et pendant l’entrée du prêtre.—perrfqut l’Offertoire, jus* at à la fin de la Secréte.—de la fin du Sanctus Brne-d dus à la Consécration.—pendant la communion des fidèles.¦ -après In bénédiction du prêtre." “Init'ative intelligente et artistique".dites-vous: va pour fort, mats la liturgie n y a oas trouvé son compte.Avez-vous déjà eu le privilège d'assister.— que dis je, — rie collaborer A un "grand mariage'' selon les recommandations de la commission diocésaine de Iturgie?Un commentateur explique à l’assisfaneg les prières du prêtre pour lel époux les recommandations de l’épitre et de l’évangile, la sup* .1- .-.lé 1^ D rf ê Æ r- * 1 l’ti nel qu'amateur naria.travers Ca- L'honorable Jean Lesage, pre mier ministre de la province de Quebec a fait parvenir à l'Association des fanfares amateur» de la province de Québec un octroi rie $4,000.00, pour l'aider â maintenir et a développer se» activités dans le domaine de la musique instrumentale Le ehé-que du gouvernement a été re mis ce matin au secrétaire UT soricr de l’Association des fan fares amateurs.M.Coutu de Shawimgan.norable Hene Hamel, du travail.» TELEVISION SAMEDI CiFT — Canal 1 21 OC TO• R K 1.90— Musique J OO- Football I19 Four Montréal Hamilton 4 J9—Film |.0-W, Di*n*y prêtant* "La célébra vadatta Goofy" 4 00—Faca au danftr 4.30— T*l#journai 4.45— Ct »oir 4.54—Nouvallas tporfivaa 7.90— Hufoirt è «uivra "La loi du printamps" 7.1S—Vacant## d’una caméra 7.29—Cméfaulllatan "F antaisie d'un jour" 7 45—Politique provincial# 9.99~Carrafour l 30—OO chanta l'alouatt* 1.45— Soiréo du hocKay Chicago Montréal 19.15—Mes chansons 10.30— ThéAtra des «toiles 11 OO- Teiéiournai 11 1S—Nouvallas sportivas 11 22—Errol Flynn "La Fantôme" 11.52—Long métrag# "L* fil « la patte" C9MT Canal 4 3 90—9ig Four Football 4.30— Film 4.45—Tho Sport Shop I OO—Wildarnoss Oasis 5.30— Cartoon Party 4 00—Spaaking Franch 4 JO—Mr Fix M 4 45—CBC TV Ntws 7 90—Dams tha Manaco 7.30— Rod Pivor Jamborao • OO—Aquanauts f OO-Hsckoy 10.15— Juliotta 10.45— Film 11 OO-CBC TV Nowf Il TO—Weekend m Sports 11.15— Manhunt 11.45— Long métrogo "Th# Dough Girl" DIMANCHE CBFT — Canal 1 îl OCTOBRE 1.J0—MUSIQU# t 55—Téléjournal 2.00— Long métrogo "Titanic" 2.30— Les Travaux at las (ours 4 OO—L'Heuro des quilles 5 90—Conies du dimanche è 00—Caméra 40 4 30—Robin des bois 7 OO- Papa « raison F’eoa harbor ** ’ 7 30—Edition spécial* « 90— MusiC Hall f OO- Ou coq 9 I In# 5 30—Un* «toil* m'a dit 10.90— Berlin et la guerre froid# 11 90-T*l«|ourn*l Il 10—Sport éclair 11.40—Courrier du einéma CBMT — Canal « 11.90— Religious Servies 12.9^-Film 11.45— UN Rovraw 1 90—Gond Lift Thtatra 1.30— Country Colondar 3.00— Junior Magasin# J 90—The Year of th# Polaris 4.90— 20th Century 4 30—Pour Cities 5 90—Nows Magaun* 1.30— Scione# Series 4.90— Walt Disnoy Presents 7 90—National Volvaf 7.30— A World of Music 190—Ed Sullivan Shew ?00—G.M.Prosonts 10.00—Anqel 19 30—Encounters II 00—C 1C TV Nows 11 10-Sports tl 30—Background 11.45— Shoastrmg Theatre Dial tor Death LUNDI 34 OCTOBRE CiFT - canal 2 J on—m inique 4.tS—Long métrage ' Lo vgitoa fias •>0>tS t 55—Nouvelles sportives 1.90— Imayes pfrieoinas 4.J0—TéiOiournal « 4S—Ce soir éJO—ROvéïgtinns T OO—Histoire A suivre Peméie ' 7 IS—Edition métropolitaine 7.A0—CinéfquiMeton Fantaiaie d un lour" 7 45 Les «lactiens de Montréal • PP—Las Panas histoires dos pays d an haut I.3P-La Poule au* oeufs d'or f 9P—La Pension Voider ?10—Las «lectiens de Montréal 19.90— Histoire d amour "Julietta 19 30—Les élections do Montréal n op-Toiéiournet ft 14—Neuve!»** sonrrtves it J7—Commentaires 11.30— Les élections dé Montréal CBMT — Canal 1 35—Today on CBMT 1.30— Montroal Mâtine* 3 OO—Chai Mélèno 3.15— Nursery School Tim# 3.30— Open Nous* 3 00—Reflections 3 30—Th# Verdict Is Yours 4 00—Th# People s Choice 4.30— Junior Roundup 5.30— Quick Draw McGrow « 00—1 Lava Lucy 4.30— Metro 4.45— CBC TV News 4.55— Sports 7 00—Seven O On# 7.30— Don Mossor's Jubila* I 00—Danny Thomas ?30—Jack Kant ?00—My Sistr# Eileen ?30—Hallmark Hall ot Fern# 11 00—CBC TV Ntws 11 15—Elections d# Montréal 11.32—Long métrage "The Greet Lover" MARDI 35 OCTOBRE C BP T — Canal I 3.00— Musique 4.15— Connaissancn du monde 5 15—Ivanho* j 45—Film 5.55— Nouvelles sportives 4.00— Furie 4.30— Téléjoumal 4.45— Ce soir 4 50—Révélations 7.00— Histoire A suivra "Paméla" 7.11—Edition métropolitain# 7.30— Cinéfeuitleton "Fantnisit d'un lour" 7.45— Par la trou ds la serrure I OO—Sur demanda 4.30— Joie de vivra ?00—C'est la via ?10—Pays et mervaltlss le OO—Ici Interpol )9 10—Récital 1! oo—Téléiournal 11.15—Nouvelles sportive* 11.22—Commentaires 11.30— Exposition do Pari* CBMT — Canal é I.25—Today on CBMT 1 30—Montreal Matin** 2.00— Chez Hélène 2.15— -Nursery School T ime 2.30— Tima Out 3 00—Music Break 3 10 The Verdict Is Yours 4 OO Rm Tin Tin 4.30— Junior Roundup 5 30-Sky King 4 00—Father Knows Best 4.30— Metro 4 45—CBC TV Nows 4.55— Sports 7 00—Seven O On* 7.10—Director's Choie# ?OO—Chavy Show ?90—wayna and Shuster 10.00— close Up 10.30— Twilight Zen# 11.00— CBC TV News IMS—viewpoint 11.20—Sports 11.32—Long métrage MERCREDI CBFT — Canal t 34 OCTOBRE 2.30— Musique 3.15— Long métrage "La Patrouille infer noie" S.PO-Roquet, belles oreilles 5.30— Film "Les hommes de la nuit" I 55-Nouvelles sportives 4 OO—L* Moulin aux •mage* 4 30-Télé journal 4 45—Ce r 4 SO—Révélations 7.90—Histoire a suivre Paméla 7.15— Edition métropolitain# 7.30— Cln9feu‘i'#ton ' £#«?#!»'• d un leur - 7 45—Ou côté de chef Lise l 90-Le Point d'interrogation I 30—0 M.vous invité ?90-Bn haut de la pente douce ?30—J»«ndr9 1RS deux bouts 19.90—Sherlock Holmes La femme aux araignées II 90— T été tourna I M is—Nouvelles sportive* II 22—Commentaires 11 30—Long métrage "Les Fines du Rhône CBMT — Canal é 1 25—Tedav en CBMT rjg—Montreal Mat.ne# 2 90—Chez Hélène 2 15—Nursery School Time 1 30—Open Hesise 1 aP-Mells n# tvy J.30—The Verdict •* Y mtr* 4 *0 - Th# Rehel 4.30— Junior Roundup S.JO— Huckleberry Hound é.90—Wanted Deed #f Aliv# 4 30—Metre 4 45—CBC TV News ?55—Sports 7.90— Seven O One 7.30— Provincial Affairs 7.45— Country Tim# I 90—My Three Sens I.JO—First Person ?90—Perry Ceme Shew 10.90— Racket Richard 19.30— E xpleratiens 11.90— C BC TV News 11.15—Viewpoint 11 30—Sparts II.32—Long métrage JEUDI 27 OCTOBRE CBFT — Canai 2 3.00— Musique 4 15—Long métrage "Le Maître du gang 5.55—Nouvelles sportives 4.90— Chariot 4 30—Télé journal « 45—Ce soir 4 SO—Révélations 7.90— Histoire A suivre "Paméla" 7.15—Edition métropolitaine 7 30—CméfeuiHeton "Fantaisie d'un lour" 7.45— Les Collégiens T reubedeur* 1.00— Clé d* sel I 30—Les Filles d'Eve ?90—Rendez-vous avec Michelle ?30—Heure du c encart 10.30— Reportage n 90-Téléjournal II 15—Nouvelles sportives 11 33—Commentaires 11.30— Plguras de théAtrg I.’annéo 1B60 s été particulièrement active au sein de l’Association des fanfares amateurs.En nius ries reunions périodiques des officiers de l’exécutif, le comité des chefs rie musique et un comité de 1* refonte des statuts et règlements ont siégé à maintes reprises l!n mémoire, s été préparé et soumis au sous-secrétaire de la province Par ailleurs, en mai dernier, l'Association des fanfares nrga nisait a Saint Hyacinthe le 7e congrès annuel des fanfares scolaires auquel un nombre record de 15 fanfares participèrent Dans la classe avancée, c'est la fanfare Mont-Roy»l High School qui mérita le trophée Archambault tandis que pour la classe débutante la fanfare scolaire d'Acton Vale obtint le trophée I.éqn Ringuet.Dans les concours de solistes instrumentistes, plus d’une cen laine de concurrents venus de toutes les régions de la province furent entendus par les juges et méritèrent neuf bourses, dons de l’Association.Molsnn, Ar-i ohambault, et Filinn.Ces cnn ! cours de solistes furent également tenus â Saint-Hyacinthe le 7 mai.Par ailleurs, le grand festival annuel eut lieu â Shawinigan le 4 septembre De nombreux défilés eurent lieu dans tous le» quartiers de la ville et un gala musical qui se déroula dans l'auditorium municipal en présence d'une assistance record termina les célébrations.Ix- défilé du dimanche après midi sur le boulevard St Maurice auquel participèrent environ .85 corps de musique réunit une foule d'au moins 75.00(1 personnes tandis que de» milliers d’autres durent attendre de» heures avant de pouvoir pénétrer dans la ville, dû à l'affluence sur la route A ce festival.l'Harmonie d'A» bestos se vit décerner le trophée Molson pour la première place Le dimanche 23 octobre à 10 heures, le réseau français de télévision de Radio-Canada pré sentera, sous le titre "Berlin et j la guerre froide”, une émission ’ spénale d’une heure.| Au début de l'émission, l'a-, nimateur, André Patry, explique-' ra les origines de la guerre froide.Il en fera egalement l'his-f irique depuis Karl Marx jusqu’à 1 la Deuxième guerre mondiale.! l!n film suivra qui nous fera i revivre des episodes de la guerre 1 S3!)-1945 ainsi que les conférences de Yalta et Pntsdam.Au cours de ce documentaire, il sera également question rie la phase actuelle de la guerre froide.André Patry s'entretiendra ensuite avec Maurice Duverger.professeur de droit international et de sciences politiques à la Sorbonne, et collaborateur au journal "Le Monde", qui fera l'analyse et la synthèse de la situation.Enfin, une “table ronde” réunira André Patry, Maurice Duverger.Dab Thompson, professeur de sciences politique à l'université McGill, et André Laurendeau qui chercheront le» solutions susceptible.» d'aider à sortir de l'impasse où la Question berlinoise a mené les deux “blocs ".plique qui suit le Pater et l'ultime exhortation qui précède la bénédiction.Fin somme, vous avez assisté à un excellent concert, au cours duquel (on croirait presqu'à une coincidence ) on a hèni un mariage Je sais des paroisses oïl une messe de mariage est.I affaire de toute l’assistance el où les protagonistes ne sont pae près de l argue, mais près de la Sainte Table, oms prière collective.Musicalement, quement rfitre, Louts REM/LLARD.Paroisse Saint-Rémi, Montréal-Nord, Chié dans une mais Uturgi- des divers pointages, tandis que ITnion musicale de Shawinigan, quatre fois championne, arrivait en deuxième place pour remporter le trophée Assola tion.I* Cercle musical de Victn-riaville arriva troisième et ob Uni le trophée du “président”.L'assemblée générale annuelle des officiers de l'Association des fanfares se tiendra les 19 et 2(1 novembre à Vslleyfield, sous la présidence de monsieur Jacques Falardeau des Trois-Rivières.et se terminer» par le choix du nouvel exécutif.CtMT Caftai é 1 15—Today OO CBMT 1.39— Montréal Matifiao 2 eB—Chez Hélène 2.15— Nurttry School Tima 2.39— Tima Out 3.99— Music in Miniature 4 ôfr—Sea Hun» 4.39— Junior Roundup 5.39— Roy Regers é 09—Bachelor Either 4.39— Metre 4 45—CIC TV News é.55—Sports 7 09—Sevan O-Ono 7 30—Ferry Mon I 99—Live a Borrowed Life • 39-Ktondyke ?99—Fancy Free ?.39—Tannasse# Ernie Ford 10 99—Lockup 10 39—Bob Cummings 11 09—CBC TV News IMS—Viewpoint 11.29—Sports 11.32—Long métrag# "Bell# Slur’A Daughter" VENDREDI CBET — Canal 2 29 OCTOBRE 3.39— Muftque 4.15— Long mftraga "Deux mill# ftmmes" 1.54—Nouvelles sportives 4 00—Les «riras Obus 4 39—T é lé |0 un.al é.4S—Ce soir 4.50—Révélation* 7.99— Histoire à suivra paméia” 7.1S~Edition métropolitaine 7.39 -Cmefeuilleton "Fantaisie d'un jour" 7 45—Four alla • 09—Découvertes • 30—Jeunes visages ?99—Cinéma tntarnatienal "Les souvenirs n# sont ne* è véndre 19 45—Abat de rigueur n engag*mpnt réc*nt d* TaniR Fodor pour le rdle de Mademoiselle Andriot et de Andrée L»ch»pelle pour celui de Christine Villancy, les directeurs du Théâtre-Club ont complété 1» distribution de “CELLES QU’ON PREND DANS SES BRAS”.Cette pièce mettant en vedette François Roz.et dans le role de Ravier, Lune ries plus belles et des plus intéressantes figures de theatre de Mnnther-Isnt, prendr» I sffiehe vendredi le 18 novembre prochain su theatre de 1» rue St-Luc.Durant le mois de janvier, la scène du Theàtre-Club sera occuper par une compagnie an glaise locale qui y donnera l'un des plu» récents sucrés de Broadway.A partir de la mi-février, Monique Lepage et Jacques Le tourneau présenteront pour 1 s-grement du public: Le mari, la femme et la mort", une désopilante comédie de l'auteur français le plus joué actuellement à travers le monde.André Roussin Marjolaine Hebert, Germaine Giroux Hubert Loi-selle.Camille Ducharme et Jean Duceppe se partageront la j vedette de ce spectacle.Immédiatement apres Pâques.Normand Hudon, Dominique Michel et Pierre Theriault uni ront leur fantaiaie.leur esprit et leur malice pour offrir au public une Revue d’actualité sur le plateau du Théâtre-Club.Eloi de Grandmont, entre au très, collaborera avec tes trois vedettes qui ont déjà rendu si populaire ‘T,e P tit Café” sur nos écrans de télévision.Cette revue sera suivie, en fin de saison, par un dernier spectacle du Theâtre-Club dont le choix reste à fixer.Pour compléter ce program-! me.tous le.» dimanches après-midi.* 2h30, le Théâtre des Mirlitons qui entreprend »s troisième année sous la direc tion conjointe de Huguette Uguay, Monique Lepage et Jac- , ques Létourneau.présente des ! spectacles pour les enfants.la | pièce a l'affiche actuellement ! est une fantaisie inédite de 1 Luan Asslany intitulée "Les trois désirs de Coquelicot”, la pièce a été dirigée par Marcel Cabay dans ries décors pleins de fraîcheur de Claude Jasmin Dans la seconde, partie de la saison, la» Théâtre des Mirli tons donnera une adaptation par Jaeques Létourneau de Barbe Bleue”, le célèbre conte de Charles Perrault.e.e*—fta*t*-Je*f*al e efr-Ltutntet I.3*—M leu et! e.t»—Re4l*-Jeuntel ».»»—L'Heur» *u mrmtH ie.e*—Univertite r»*l«*ii*nlR«t intarnenemle il »*—CencciT *« Winnie** 1IJ*—a*n|*ur dimentR» It.ea—Sel* In ce ta 13.1*—Jardin» plantar#** II.41—N** articm Invite* 1 ISP—Sltnal-haralr* 1 I*—Ra*i#-Jeurnal I )*—InlarmM* LIS—R#tar*i aur la Cana*a #•**»!» l 3*—Concart *a Rutkac 2.00—Clevaa et mareca» 2.3ft—Imaeai du Canada 3 *»—Orchatira da Radia-Caaad* a 0*—Musiaua aympheniaua 4.30—Taur daa eapitalaa S 00—Chanson» frencoi»*» 5 is—Ptrspactivpt internptlenptae 5.3a—Terre nouvelle 4.3*—R adi».Journal Chranipu* epnrtiva a.ae—intarmOd# a.«S—Cinéma, mlmir d* i ASSORTIMENT COMPLET DE MAGNETOPHONES • AMPEX • WEBCOR • PHILIPS ENSEMBLES HAUTE-FIDELITE RECEPTEURS A TRANSISTORS PHILIPS Modèle ET.3542 PAYETTE-RADIO 730 «uMt, tu* St-|acqu«« - UN.6-6681 - Mentreal LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 22 OCTOBRE I960 Allez au "Festival de France mais prenez garde à la peinture ! VINCT-CINQ Par |ean CATHELIN Comme tout le monde, rom-, me tous nos amis montréalais ' , Qui nous demandaient avec avidité notre opinion — sur tout ceux qui ne sont jamais j allés a Paris, — noua avons fini par faire un tour au ‘'Festival du France” cher Eaton's.Habitues des expositions ja ponaises nu italiennes que font volontiers à Paris des grands magasins comme “Le .Printemps” ou “Les Galerie?Lafayette” tau fait, pourquoi ne songeraient-ils pas à une exposition canadienne?), nous avons été agréablement sur pris par la qualité de l’ensem o>.En matière d'élégance fé minine et masculine en matié rr d'alimentation, la France est bien représentée.La Foire aux Puces miniature a un ca chet bien parisien et Daum et Ingrand sont authentique ment des artistes du cristal et du vitrail.Donc, de la librai rie (excellemment fournie) aux cravates, rie la lingerie au restaurant, tout est à peu près parfait.Le cinéma, le marché aux fleurs sont bien de cher nous.Te tiens à dire que, bien sur.le Café de la Paix est un peu pâle pour des Parisiens comme Gabrielle et moi, mais ce n'est point la faute de la maison Eaton s: c'est celle de votre affreuse institution puritaine dénommée Commiss on des liqueurs, diabolique inven lion de style anglo-saxon par la volonté de qui l'achat du Beaujolais et du Pommard se font dans d'affreuses consi gne.s de gares où les voyageurs aventureux osent à peine récupérer les bouteilles en souf france.Par sa faute on ne fieut voir les femmes étrenner eurs toilettes à de riantes terrasses de bistrots.Par sa faute les hommes doivent s'isoler comme des coupables dans des tavernes qui res semblent â la description du pèche dans un prêche protestant lorsqu'ils n'ont pas les moyens d'emmener leurs rom pagnes dans des 'cocktail lounge” qui évoquent les bars appartenant à la pègre internationale et qui.dans les rues voisines des Champs Flysées.contiennent à Paris les hetai res de haut vol.Donc, mis à part cela, du parftimier au bijoutier, du grand couturier au chasseur exemplaire.Eaton's a su faire une sélection de grand goût des meilleurs produits de France dans la plupart des domaines.Alors, pourquoi cet effroi qui saisit le Parisien au 9e etage’ Tout simplement la per see nue les gens de Montréal et d’alentour qui viennent d'avoir une excellente idée de ce que notre pays fait de mieux, se trouvent tout à coup devant une exposition de pein ture qui a de quoi déshonorer j à tout jamais l'art français | contemporain et en donner la plue fausse des idées.Comprenez-moi bien.Je suis, sans doute, comme écrivain et critique, spécialisé dans 1 a-vant-garde, mais je n'imagine pas pour autant qu'on puisse exiger d'un grand magasin qu'il impose à son public une rétrospective de l'Ecole de Pa ris des fauves au cubisme ou un salon ries dernières créations des peintres et sculpteurs non-figuratifs.Je signale ce pendant qu'on a pu voir de grandes compositions de César, en bronze, au “Printemps” et qu'elles y furent bien acceptées.Mais disons que dans le rayon de l’art figuratif il existe à Paris suffisamment de bons peintres d'une renommée moyenne et dont les prix ne j sont pas forcement exorbi tants qui auraient pu figurer j là.Bien des galeries où ries journalistes parisiens auraient i pu conseiller Eaton's.A part Touchagues (que vient faire en cette galère mon compatriote lyonnais, qui sans être genial est cependant un hnr.o- j rable peintre et le seul connu ' de la bande), je ne vois ici nue des noms qui ne disent pas plus à un Parisien qu'à un Montréalais.Il n'y aurait pas grand mal à exposer des in j connus, si leur peinture était bonne.Mais ni Grange, ni Le- i maître, ni Bouysson ne sont des aigles, et il y a des barbouilleurs place du Tertre ou à la Foire aux Croûtes qui "torchent” un bouquet mieux que Bugin.Des Gaillardot.Fil I Ion et Barat.généreusement représentés aux cimaises, il nb i a rien à dire de bon.F'nalc- i ment, les quatre ou cinq toiles de Lauzero sont les plus sup portables: re sont d'agréables compositions de paysages avec des murs à la matière jolie.Il y a en lui comme un pâle 1 et composite reflet de Lemar-ehand.qui est lui-même un reflet de Presmanne, rie Morvan et de Raza.Que s'est-il passe?Cette ex i position me rappelle celles que j'ai pu voir dans certains grands magasins de villes de province, où des malins, des courtiers parisiens retors, étaient parvenus à imposer ! des selections de leur cru.Je crois bien que la maison Eaton's a été victime de gens de la sorte.Il n'v aurait que moindre mal si l'on n'annon! j cait pas: “Exposition de l'art français par des artistes contemporains français.Envoi fait spécialement pour le festival de France chez Eaton.” Après tout, ce n'est qu'une paille dans un bien bel ensemble et t'aurais mauvaise grâce à me fâcher à re propos si je ne pensais pas que des milliers de Montréalais vont se presser à cette exposition.‘Florence’ à la scène de la Comédie Canadienne Marcel Dubé a récupéré lessentiel de sa pièce écrite pour la télévision Par Cillai Hénault VICKY AUTIER, la charmante chanteuse française, présentement en vedette au Ritz Café.Vicky Autier au Ritz Café Le Ritz Café présente pour une troisième fois en dix huit mois la chanteuse de renom méo internaiinnalc Vicky Au lier.Montreal accapare sans pitié les artistes qu'il aime.A peine arrivée dans la metropn- 1 le Vicky Autier était l'invitée de GM.vous invite", elle passa une soiree au poste CKAC et.en plus des nom- i breuses conférences de presse et interviews dont elle est tante”, chanson espagnole en donne tons les soirs au Ritz Café, il est question d'un en gagement d une heure à Music Hall.En dépit de tout cela elle a trouvé le temps de presenter un numéro entièrement non veau composé de chansons en différentes langues et de solos Horaire des cinémas m.wwfKfnR Dimanche 6 novembre 1960 à 8.30 p.m.m TM L «i DIETRICH FISCHER - DIESKAU BARYTON Billet» : $5.00.4.00.3.00.2.00, taxe incl.En vente : Le Centre de Disques Inc.2000 rue Crescent Cesser & Mills Concerts VI.5-3911 ALOUETTE: Ben-Hur — 1.1« - IM.BIJOl’: profestlonnH — 1:57 - 5:12 - 1:11.Mon roquln d» père — 12:20 - 3:1* - 1:3* - * 57.CANADIEN FT PLAZA: “Ron ieul Amour” 12 - 1 20 - 6 45 - 10.10; “A rehroime poil”: 1.35 - 4 55 - 8 20 CAPITOL Re?Wltnet* — 10.45 -100 - 3.15 - 5 JO - 7.45 - 10.00.COMEDIE-CANADIENN* — Tou* le» rarçons s'appellent Patrick: 105 3 05 - " 05 - 9.05 Tiret »ur le pianiste : 1.40 - 3 40 - 5 40 - 7 40 -9.40 CENTRE I»' 4RT DE I F1 VSEE: The Ciolden Age ol Comedy et Bo-honse” Toim le» Jour» à 6 h.et à 9 h.Le dimanche: 3 h., f* h.et * h.IMPERIAL : This I* Cinerama — du lundi au samedi, à 8h.40.l* dimanche a "h.30 et en matinée les mercredis, samedis et dimanche a 2h- LOEWS: Let's Make — 10.25 - 12.35 - 2.50 - 5.00 - 7.15 - 9.30 P Al A avant échéance, après le 1er novembre 1968, les nouveaux titres sont dates du 1er nevomtire 1960 et ils échoient (lu 1er novembre l‘)61 au 1er novemlire 197.3 indu sivement.Le produit de la vente de, obligations ,era iitili.se pour travaux dr pavages de trottoir'.d'aqiieiUic et de prolec lion contre les incendies I emprunt est autorise p.vr les règle ments nos 220, 221, 223.223 229, 239 233, 139.160, 781, 789,; ments nos lit- 333, 444.444, .'.'3, 666.23.'l.2.39, 26li, 281, 289, i 306, .107.309.222 et 313 .La ville a une évaluation impos.itdr de $16,668.Id.dont! $4.4.36,722 pour les rninpagmes, pour 1960 l a rnrpnralion avait une délie consobdée nette de $1,037,1.72.le 31 deeemlne dernier ' (elle deilf n inclut pa l'ém.sion de $2.31 300 datre du 1er avTil 1960 L« rendement des usines du Cap de la Madeleine, de Reynolds Aluminum Co.of Canada Lfd., i accru au debut de 1961 Reynolds Aluminum Company o( ranada l td a eu ries recettes nettes de $833,119 durant 1 exerciee financier rln» le 30 juin 1060, au regard de $764,096 précédemment.Ces recettes sont equivalente.s, après le paiement du dividende sur le privilégié, à $2 18 l'action, comparativement à $1 08 en 1959 Le fonds de roulement de l'cntrepri.se était de $2,317,505 au 30 juin 1060 comparativement à $3,0.33,855 au 30 .iiiin 19.39 .Au dire de M.1 L Reynolds, président, la nouvelle machinerie, plus puissante et d'un coût de $1.100,000.entrera en opération au début de l'an prochain aux moulins de la comp.ignie é Cap-de la-Madeleine.Il y a un retard, du eéité des livraisons de certains matériaux, car ces nouvelles améliorations devaient entrer en opération en septembre.Selon le president, les perspectives de profits pour le nouvel exercice ne seraient pas trop hriMantes, vu la iiiTessité ' d'une dépréciation aerrue et les condition' peu intcr('''antrs du marché Heureusement qu'.i son dire, il ne s'agirait la que de facteurs drfavorablrs d'une duree temporaire Celte entreprise paiera le Ier novembre un dividende de $1 18 sur les actions de premier privilège en cours ce dividende rouvre le trimestre , qui »e terminera le 31 courant.Marcel CLEMENT À noter.Canada Maltinfl Co Limited a notifia la Bourse de Montréal, par l'intermédiaire de son agent de transfert, qu'il a été procédé a l'annulation de 261 actions privilégiées rachetées par l'entreprise.Il en reste donc maintenant 153,916 en cours.-0- La St'Lawrence Corporation Limited a avisé la Bourse de Montréal qu'il a été procédé au desenregistrement de 20 actions privilégiées, 5° American Growth 7 09 Braubran 27 23 Canadian Investment fl 32 Canafund 33 72 Champion Mutual 5 19 Commonwealth Inter.7 63 Commonwealth Inter.Lev, F.6 07 Corporate Investors 8 52 Divcrsifted Inc.Shs.senes B 3 40 Dividend Shares ?76 Dominion Equity 14 35 First Oil and Gas 3 41 Fonds Collectif "A 5 07 ’ Fonds Collectif B ' 5 4fl Fonds Collectif "C' 5 09 1 Group Inc.3 23 : Grouped Income Accum.4 91 Croup Sélectif "A" 5 00 Growth on and Gas 6 24 Investors Growth Fund S 47 , Investors Mutual 1ft 74 ' Keystone 13 61 Mutual Accumulating Fund 6 9fl Mutual income Fund 4 50 North American Fund of Can.fl m Prêt et Revenue (Mutual) 4 99 Radisson, 4 21 Saving Invest Mut of Can, 4 90 Supervised Amer.Fund 6 39 ¦ Supervised Exec .55 .36 25 ! .Supervised Exec 56 3ft 22 1 Supervised Exec .57 .5 Ifl 1 Supervised Exec 5(1 5 46 1 Supervised Growth Fund 1 54 : Supervised Income Fund 3 111 i TV Electronic 7 49 Timed Investment Fund 5 35 United Accumulative 1.1 71 Ollrt Drm.«rt Cours des changes ,97 27/32 2.7517 Denrées alimenfaires ÎOrr Hîtn lOul lOirn lOly 77 A 9< 0 R* 0 RS a 9?0 77 S 9(S ?85 9 RS 1 92 1 ;7 9 OA 1 RS 9 R4 i 91.fl ;r 4 9S 4 8A 9 R4 0 92 0 M S 91 3 R?0 R4 7 RR fl , 7fl R 9A3 ?PA.4 92 9 Biuxcllr.s 5.00 5.50 pour 32 II] Sr?! CHOUX KUKURS 2.00-2.50 la R2 R 94 R 74 8 90 8 80 fl 84 0 87 4 do/ Titres au Comptoir Court fournit par Klpp«n A Company 407 ouetir St-Jacquat Anglo Can, Tal ' A ' Banque d'Economie Banque d'Epargne British Newfoundland Can.Delhi Can.Javelin ; Cîe Pouv B fî?L 4 ; pi I Corp d'Exp Pin Dupuis Frçres priv.' Guar Co of N A.La rrevoyar.i La Sauvegarde La Sofldartfe ¦ Les F’rpvoyants Que Tel S'* pnv, Rio Tlnto Socie’e rt'Adtnin et F nli I TrtiAf Cxen du Can.priv.' Westcoasi Trans.Offre Dem 14 37 ti SR 60 KIMN'ARnS 90-1.00 le minot, 2.00 pour 12 cellos de 1 Ib NAVETS : No 1, 90-1.00, No 2, 75c pour 50 Ib OIGNONS; 50«nr la doz de pqts, jaunes 1.25-1.50, rouges 1.50 pour 50 Ib PA.NAIS : 1.75-2.00 le minot.P.-\T.ATES : No 1, 1.50-1.60.No 2 ou de terre noire 1.30-1.35 75 lh.(environl 1300 sacs).PERSIL ¦ 40-50 cents la douz de p,tquel.s.PDIREAl'X • De 33 à 7.3r la douz.suivanl la grosseur.R.\DIS : 40.30c la douz.de paquet.S.-M.-S'IKI-S ; I.Ofl la douz.de paquets.S.MtHIE'rt'E : ,ifle la douz.de paqiirt.s.Nevv-Vork dollar .Angleterre livre France franc Belgique franc Italie lire Espagne peseta Suisse franc Hollande florin Norvège couronne Danemark couronne Suède couronne .Allemagne DM Tchécoslovaquie couronne Mexique peso Venezuela bolivar Cours de l'or - EN MONNAIE AMERICAINE ^ Affil Fund Inc, 7 I4 I American Bus Shares 4 71 ! Boston Fund Mflfl I BuMocl.Fund IJ.l» I Group Sec Auto fl 08 , Group Sec Rail fl 15 , Group Sec Steel fl 17 Keystone Cusi B 3 Cours des denrées transmi.s à ' fi'''*!'’"'J' Montréal, hier par le ministère : K^ytiSn; cü^ x z federal de l'-Agrciulture : i Ma» inv.Growth stock Oeufs : pris de gros aux cm- ^ traies de campagne, cageots de bois: extra-gros 59; .\ gros 37; .1991 ,0197 001580 .0164 "272 ôxqq i .A moyen 49; .-V poulette 35-36; 't'-L .; H 'Ifi- *71 .\rrtvafTn< flff Moyennes de Toronto Î374 ¦ ^ -Arrivages 80.93 PARIS PC ancienne pièce d'or franaçise de 20 francs, cotait 38.90 NF hier sur le marché libre de l'or français.L’aigle, pièce d'or américaine de $10, cotait 99 NF.LONDRES PC — Cote de l’once d’or fin en argent américain sui le marché européen: $36 à l’achat et $37 à la vente Prix de l’once de Troyes à la Bour.se londonienne des lingots $36.57 1-25 260 shillings.1423 j Beurre : arrivages coura 1896 admi.ssiblc 92 points 63 1-4; .2347 points 63 3 -4; non admissible 63; T359 ! fi'ai.s, de oremories, ('iiveloppé 0795'64 1-2- 65 1-2; frais en gros 92 2945 ' points 63-64; 93 points 64; non I admissible 63 1-2.Fromage: livré à Montréal, Iciré, arrivages courants, quobé-Le napoléon, ' rois blanc 31; coloré 31; gn gros 20in 30ge ISbm 15w« Vendredi 486 04 92 86 151.81 fll.^1 Jeudi 485.81 95.89 152.53 87.04 Sem.pass.488.9$ 85.49 150 44 flj 57 Mois pass 485,63 83.07 152.10 84 All Anoee pass.509.75 88.07 164 40 100 74 I960 haut 533.85 81.45 176.74 106 78 1960 has 4^1 44 74 18 148 95 77 7(1 1959 haus .5.55 45 95.13 192 15 14.» 22 1959 bas 489 77 84 flO 157 19 91 31 Moyennes à N.-Y.québécois blanc 32; coloré 32 vendredi 1.4 ' Jeudi -, 'Sem.pass.Pomme» de terre : Quebec, j mois pass : nouvelles, 1.60-1 75 les 75 ü-j i vres; Québec 1.15 les 50 livres; ! imo bs» I N.-B.1.40-1.50 les 75 livres; 1.20- j ijw haut !l,25les50 1ivres;L duP.-E.2.00- ”” ! 2.23 les 75 livres, 1.50-1.60 les 50 livres.30in 15rr isut éOstll 3fli S 104.5 104.0 205 I 304.6 105 0 104.4 207 4 309 7 106 4 105 8 210 f 305.9 108 3 105.4 209 5 330 5 133 4 94.3 221 3 354 9 134 2 108.5 233 9 29fl 7 103.0 96 6 203 3 355.6 147 4 102 4 235 8 304.1 123-8 93 4 211 S Rapports financiers Consolidatod Di.scovery Vcllow- Cours du dollar TOMATES ; 1.75-2 23 la bo^e cnrre.spondanle l'an dernier.NEW 'l'ORK — Le dollar canadien valait hier $1 02 1-4.soit 3-32 de moins en argent américain La semaine dernière il va knife .Mines Limited, pour la pé-I *0'' riode de neuf mois se terminent La livre sterling était le 80 septembre lOfiO, $fi84.(Kl.'i, au | 3-8.soit une hausse de 5-32 regard de $660,241 pour la période $2.81 dollar Sommaire des transactions au cours de cette semaine sur ta Bourse Canadienne AI»ron# Am$»r Jinlum Anglo Cdn Pulp.Anglo Nfid.Arno AMn» AIIaa T»i#fiim Augu^»u$ Avnlnn T»* .^CBTTB SEMAfNS — ANNEff VMifp» Haut Bat Prm.Haut Bat VALEURS INSCRITES 4 ^ Vf é 7 * i ÎOOO iflno 3080 3550 1100 14750 2.1.550 150 41» A é-H Bailey S A 9f'0 Raxer Tai' 3000 Band Ora :ooo Bar '-iüa:- 'ono Bateman B'atr .:r -V.ft Bold C''*» Rollpcha*.'* • ’ lôn Railr t rub 1530 B'tir Bonna»$.u, Bit .-'war*'» iriOO Ronnyvil 21ftftJ Rorni*- 7000 Burnt Hlfl 4000 fiuftr.:iy ino fai F'd .• ) : ai l.-•'t flftOO r.-'ttiAl as 1 Hredca • C.- -> Kod'-i: S4 r analask fannrama Canuha '?00 Ca'itir on ?.0 Chrm.sttoy 11’ftO Chess 4000 Chib Kay sno T' r 'ria, xk 32ino Op* Ftp ÇA-Wl ;yp#misk a 50r Par nil In.'.700 Pa ri aah 74.5V Penn pe.cnen sp- Pnrci.r ne $•*430 Ppwe' Corp 1 pr Power Core 2 or 6'.Que Cobalt 4‘ Que Lab - 4 Que Oil "I 5 .Qi, •• So'elt 70OC- Que.Phone •0 Que.Phone wt» ’¦> Que Phone y i pr aft.-.Red Crest.19000 Rexspar in.' ¦ Roberval flC'F Ruby Foe » 4rv' ! aw rolum.17»9: Shop A Save »2r >($)¦ •••e 34'ftC Dobev s ‘ *0$^$ ?CrTTe SEMAINI^ ANNEE Vanta» Haut Bat Rrm.Haut Bai êTSO 110 300 23285 700 350 24A50 4AA00 '00 199450 2000 AOOO 1000 4500 13"» 13 30 — 13 42 33*1 4 S3k 4'** r J 4 2'*j 2’*j 2 3fl0 360 360 510 3M 24'*» 181» 240 170 51 « VALEURS NON INSCRITES Advocal^ Albrrta Trunk A Rtdcop camp Chib Can.Dnm Sug.C.D^v C.Inqersoll C Marconi t:en».Del R'O Chromium ConA Papar ConAumrrA 0*l Fpd Grain pr r nrd F rob'AhFtf MtriFA Gianf Yk (zunnar HnlIinQ*-» Müdso.i ¦ O G.Kprr-Add.L, L.Lac.Lobiaw Co, ' A ' Loblaw Cn 'B" Maclaren ' B ‘ M Lraf Mill Moore Murray N Mylama Q’jf Cop.Russell San Anfohio Shprrifl Steeo R T Fin • A ' Trans Ml Union Ga$ U, AmuA* A" U Keno U Oils Ab'»'bl Abiiib' or Alqorra A'umto Alum ’ pr Alum 7 r*' Anqin Cdn Putp i Angin T»l 4' $ p»-Anglo pr 2 90 Arqjis 2 50 pr A$be$»ns Allas F^a lny S ' P' Ba-lny S .S .« ©r Bank Mnnl Bank N ¦ Banque C N.Banque C P Bath Pow A Bath Pow ' B" Bell Phone Bowater Corp 5 pr Bowater Cnrp 5 ?Bowatet Paper Rowaters Mf*rsev Bralorne Pioneer flrayil Rw rts B A Oil B F 4 pr RC F 4 4 pr B C F 4 p» 2'ftO 1195 4000 .5400 1/VV5 500 225 300 flOO 1000 el70 4?’0 '0 205 Ro;s 24200 200 40 40 20M 12.75 10000 200Ç 375 3,35 315 3«5 790 23 74 4 1fl'4 ?i 20 20 3ft 17’ , 470 58ft 405 770 4.50 17 ; 17 17 18 13' 350 400 225 40 — 4ft’» 3774 SOO 460 560 670 4!ft 470 4flS 440 19-4 39 197.4 44' ; 34’ : 14U '4 • 4 4 16 13' / 27’|i 77- 261» 120 115 115 172'4 115 11 186 10 17 18'» 17 14'ib t''4 P'a I4‘a 910 TSS 10’ .6'>ft 2?19 2fl’ : 79’.19 95ft 1.174 880 15 13’ U 22'7 10' ?210 170 lfl5 2'0 170 ?fl 79 23’?30'4 31 23 201^ - 14 16 11' : 44» 4.3 44-4 ‘'4 70 70'» 26'4 160 6 73» 2.5 1ft 10 75 .54 .— 65 475 20 _ 20', .300 R- • 10 195 20’'» 203 i 500 19 ' 195* 193* 22', 75 1ft’ 4 10 10 17’4 700 66’ , A3 61 87 1395 8^, fls* »'• 1?774 74 ?3’4 74 28 : 97' 120 625 5 14', 15* 230 36' • 36 .16 38 205 99- 103 5 105 108 378 36’ 7 50'?50 43 47 47 52’ 7 ?60 40’4 39’ , 39’, 443* ?»85 13^4 13'è 13'* 153* 475 1170 805 810 17’ Î ISO 765 113* 2545 36'* 36 16 44' .660 41'» 4ft'» 41 42 9T6 45 44 45 5?175 59 4 59 S9 63' , 600 9’, 914 9'» 10 200 20 1934 19-’* 21 5510 32*» 31'- 32 37 4115 179» 12' i 12’, 1?'» 225.5 42 4''* 41' ; 42 580 17 161* 17 163* 170 52 .51 52 .54 45 94 : «4- : 5 17 21 4470 49 47'* 49 56' ; ?3 S9’a «9 89$, no 31*0 36'* 16 36 363* ?ft0 41'* 41 41 4.'.'* 4620 «8 57' • S7s* 6ft 69$ 173* 17'» 121, 143* 555 31'4 .10 10 35 917 99 7834 79 3A 4ft 15 15', 5ft 9 11 1?ftn 9' , 9 7 6 * 79B9 14'* 14 141* 10 66ift 9'4 8'* fl*’* 1?’.5 94 Iftft'» 15S Iftft 99^4 IftO 102 25?10' y 10'* 10'* 13 30 6 A 117?77’4 72 27 ?6’4 560 ?', 753* 137 42 4?305 14 18 700 44 40’, 4?5 •>0 34 50 95 95 615 17 in; 1?tO'i 5'’6'' 4'‘ 39 39»* 49' 9ft S 15'* 15 15 15'.24«0 44 4 41 44 46-, SO 131 138 3755 ift- 10 10 13’: nos '’4’4 74 ?4'4 79 275 79' z m 5ft ir4 530 47' « 4.5'* 45-4 59 ’fVI ?1ft 425 137ft 38' .37 38' 47 «0 81’4 94 ?*'ft 13’ 4 19' < s« 4S 44 37Tn A'a 6 • à , - a IftftS S'" .avnir RDL.AND BIS.SON riircclour de funérailles.1415 est.rue Fleury, dûment .signée par lui-même et deux témoins.l-ps élertcurs sont done re qtiis d'agir en rnnsequencr et rie \nter pour l'un de.s rinq au très eanrlidaU à eette ebargp qui restent sur les rang'- MM (iprard-.\ Albert, Ralph A Cohen, Jean Drapeau, Sarto Fournier et Lucien Tremblay, prétidtnt de l'èleclion GABRIEL MORIN H6lel de ville, Montréal, la }1 ectebra 1960.rrrlrp finanripr «r irrmlnant If 11 octobre ifMsn.t>\ dtrldcndcH, portant fcsnpct.f# renient les numéro* 241 e* 34?.seront payables au bureau princtpal et a totïfe succursale rte fa B»naije, le ou après le 3 novembre liFO.aut actionnaires Insrrifs rtana le» registres, le H octobre 196(1, à U ferme* tiire rtes guichets.Par orrtre rtu Conseil d'administration Montréal, le 21 fél LEO LAVOIE septembre IM# Vendeurs demandés Vendeurs d'obligations municipales, scolaires et religieuses, etc , demandés par un courtier, membre de The Investment Dealers' Association of Canada Experience requise Ecrire à casier 62, Le Devoir LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.22 OCTOBRE 1960 VINCT-SEPT Métropolitaine w««k -end décisif dans le Big Four saison, demain Toronto tentera de s’assurer définitivement la première position pendant que les Alouettes chercheront à éliminer les Tiger-Cats, à Hamilton Une autre saison de hockey débutera dimanche après-midi alors que tous I s c'ubs de la Ligue Métropolitaine se mettront en branle.En effet, les huit équipes ci c'rcuit Alex McKellar se lancèrent dais la lutte dans l'espoir de décrocher le c;—mpicnnct, titre qui appartient présentement aux Alouettes de Saint-Jérôme, I .! sai-on 10S0-61 rie la Ligue [ est formé de quelques joueurs V.e! 0;>oütainc, s.'lon plusieurs j des anciens eîubs Pointe-aux-d '.'r,".it être la meilleure de son Trembles et Castors de Rose-c.stance.Les dirigeants des mont.Les Bertcron, G-iiard, é juipes se sont efforcés, cette \ V'euilleux, Lizotte.Perreault, s.ii atn.de nommer des gérants j Cinilbault, Thiffault.Cyr sont d une grande valeur.Il n’y a au tous des noms à retenir.Le cun doute que les personnalités jeune André D’Aoust.âgé de 16 spo-tives ne manqueront pas ans, sera dans les filets.les Braves auront leur mot à dire dans la course au championnat.11 y a d:-ja neuf ans que les i midi.Après la partie d’aujour-Uough Riders d'Ottawa ou les i d'hui, il ne restera qu’une joute Argonauts de Toronto n’ont pas à disputer aux deux équipes: remporté le championnat du I aussi les Rough Riders se doi-Big Pour.| vent-ils de l’emporter s’ils veu- .,, 1 lent conserver leurs chances de Ces deux équipes s affron- terminer la saison en tête, tent cet après-midi, a Ottawa, dans une joute qui est décisive ; Entre temps, une partie non pour les Rough Riders.Les Ri- ! moins importante se déroulera ders et les Argos ont déjà méri-1 à Hamilton, cette fois entre les j club de la capitale, s’est de té une place dans les séries »li- | Alouettes de Montréal et les mandé une partie de la semaine | minatoires que se disputeront ! Tiger-Cats.j s’il bataillerait jusqu’à la fin les pour les quatre équipes, les deux dernières parties de la saison qui auront lieu, la fin de semaine prochaine.Les Rough Riders joueront alors contre les Tiger-Cats à Hamilton et les Alouettes rencontreront les Argonauts à Toronto.Frank Clair, le mentor du Le club Notre-Pamc-de-Oràcc trois des quatre clubs.Les Argo spo-tives ne manqueront pa dans ce populaire circuit.Le Buddy O’Connor (Verdun), Phil Ha’eleish (Lachine).Jacques Deslauriers (Rosemont).Fer nmd Perreault (National).Richard Patenaude tSorel).Rollie Boyer (Valleyfield ), Olfie Harvey (NDG) et Yves N’adon•(St ns, sera dans les filets.Il a terminé la dernière saison avec les Castors de Rosemont.Le club Valleyfield selon notre source d'information da-vrait e'.rc assez bien balancé, le club tente présentement d'obtenir quelques joueurs d’autres organisations et nul doute Jérôme) auront pour mission de f*16 s'l obtient l'aide demandé diriger respectivement leur énuirc à bon port et faire profite'- leur expérience aux mimes qui seront sous leur tutelle.Il ne fait aucun doute que les équipes de la Ligue Métropolitaine Junior devraient êt'-e des ; plus nuissantes surtout dans la deuxième moitié de la saison.| Les huit clubs du circuit i joueront une cédule de *2 par- ! tje.s qui prendra fin le ô rmrs 1 Contrairement à Tan passé, il n'v aura qu’une section et les i six premie’s clubs à la f'-n de , saison na-tieiperont aux séries i éliminatoires.a perdu les services de bons joueurs niais le duo Wimmer-Harvey trouvera de boas remplaçants.Ce club est toujours considéré comme dangereux a la mi-saison.Voici le programme pour la joute d’ouverture de dimanche.Rosemont joue à Verdun à 2 heures; National fera face au Sorel à 2h.30; NDG se rendra à St-Jérôme à 2h.l5 et Lachine sera l’hôte du Valleyfield à deux heures.nauts.qui ont remporté la pre mièrfe partie du programme j peu près identique, à celles des double au compte de 37-13, sur Riders et des Argos.Les Alouet-Ottawa, la semaine dernière, a tes.à cause de leur victoire de Toronto, détiennent maintenant 43-21 sur Hamilton, la semaine une avance de deux points sur dernière, détiennent une avanies Rough Riders: avec un rc ce de 2 points sur les Tiger-cord de neuf victoires et trois Cats.Ces derniers, s’ils concè-défaites, ils ont 18 points.dent la ioute de cet après-midi, -seront définitivement éliminés.Toronto pourrait s assurer de finitivement la première posi- Des victoires des Rough Ri-lion de la ligue en triomphant ; ders et des Tiger-Cats rendes Rough Riders, cet après draient extrêmement importan- J pour se mériter une première A Hamilton la situation est à j position, ou s’il prendrait les choses aisément afin de ménager ses joueurs pour les séries éliminatoires.Il n’a pas donné de réponse verbale à ce dilemme, mais le fait que Ron Stewart sera en uniforme cet après-midi, malgré une blessure à une cheville, indique que Clair a décidé d'aller jusqu'au bout dans U course au championnat.Stewart a participé » la pra tique des Riders, cette semaine, mais il ne portait pas les bottes règlementaires.Clair a fait savoir que Bill Sowalski jouera comme ailier a l'offensive, à la place de Curt Merz et que l’Américain Jim Reynolds a été rappelé des Lords de London de la ligue senior de l’Union de Rugby Football d’Ontario.De son côté, l’instructeur des Argos, Lou Agase, a fait savoir qu'il n'avait pas de problèmes Son équipe était en pleine forme la semaine dernière et il entend présenter, cet-après-mi-di, je même alignement.C’est un peu aussi les pro jets de Perry Moss qui a décidé de présenter tux Tiger-Cats 1a même formation qui les a vain eus par un pointage écrasant, samedi dernier, à Montréal.La seul changement dans le club montréalais sera le retour da joueur de ligne Tommy Morin, qui remplacera Bob Geary.De son côté, Jim Trimble a révélé qu’il a cherché à améliorer la défensive de aes Cata contre le jeu aérien de Sam Et-cheverry.Frank Consentino et Paul Palmer seront probablement en uniforme et le quart-arrière Bernie Faloney sera appelé à jouer à la défensive la majeure partie de la joute.Campbell se penche sur brutalité Le président Clarence Camp-1 match, ont été appelées contre, désespérément et les Black assisté à la partie, a émis Topi- des buts, du Détroit, lorsque >11 «n nnnnho la -irtitniir ri a rlAfan^n Hn r’lii.I Tfaxi'lrc «m* li» mil viv/f» ninn rtn’il n’vr av/ait vrnimont l l’a vr\1r»ci nrt u'aut nvr»rl 111 ?” 1 clubs ^t-Jévôme, Sorel • , , i , t .ic ic-miiui u un cvai ue lcuaiuu Lachine et Verdun semblent au scjn ^ différentes équi-être de nouveau les équipes a peSi a.t.ü ajouté En outrc les vaincre.Le St-.Terome pour sa : -oueurs 0nt peut-être tenté de part devrait-être assez puissant.tjrer avantage de la présence Nndon a le don d" trouver des de nouveaux arbitres sur la gla loueurs et de former un club , CP-bien représentatif.Le St-Jé-ôme aura encore d-ns snp aliT''- punition de Mercredi, à New-York, alors .que les Rangers blanchissaient men plusieurs bons -nuo'.rs de ^ B,ack Ha°wks de chieag0 au la dernière -ison.Dems I a-| compte (|c 2.0i un tota, dc huit bel e.le med eur «ardien de punjtions majeures a été impo-buts la saison dermère a fa,t )-> ; sé Trois ri'cntre elieSi en pius suit av-c e C ane- >"n de ( 'ande ; d’une punition de mauvaise con-Ruel.Nndon a obtenu un "nr- duitc et d’une d.'en de buts de l’ornanisotion j du ramd:"n pour ’e remplacer, j- jl c’oeit du jeune G-enon nui a joué l’hiver dern;"r à ésbestos.Le Sorel manquera sûrement la présence de 'mn eap;te;ue Claude Simard et de Claude Généreux, ehnmn’on co’”pt""r du ci-cuit.Les doux ont dépassé l’âge pour évoluer chez les üi-niors.Los Sorolois manoucroet également la n-ésep-e du joueur de déCnps" Y'-,-s R-ioite n”i a gradué ever le club de Ruel à Ttm11.T.e nmivomi "é ran* du So-"'.Ci-hard Pafn naildp.n-t ou’il .aliénera du nouveau un r'tib bien balancé uialeré la m-tu Ups joueurs ci-haut mentionnés.A Lachine, le gérant Phil Dalgleish pourra compter sur un trio que fait sensation l’hiver dernier.Il s'agit de Johnny Taylor, Ted Houston et Réal Doré.Gilles St-Onge, un athlète naturel, sera également de retour avec l'équipe.Les Maroons bell se penche présentement I le joueur de défense du Chi- ; Hawks étaient sur le qui vive, sur les origines des violentes ; cago, Reg Fleming.prévoyant une ultime tentative bagarres qui ont marqué deux ! ijC lendemain soir, à Détroit, de la part du club d’Alfie Pike, parties de la Ligue Nationale use nouvelle batailie éclatait- ' ‘‘A Détroit, l’arbitre en chef de hockey, cette semaine.j ce(tc f0js entre les Red Wings de la ligue, Carl Voss, qui a ‘ Je suis particulièrement in-1 et les Bruins: un total de six |_______________________________ téressé à savoir comme elles punitions majeures ont été in- fligées dont trois à chaque équipe, et toutes en même temps.Les Red Wings ont remporté la victoire au compte de 5-0.C’est l’arbitre Dalton McArthur qui officiait à la partie de New-York.11 est dans la ligue Nationale depuis deux ans mais n’a pas tellement agi comme arbitre principal, du moins pas autant que Frank Udvari et Eddie Power.nion qu’il n’y avait vraiment | l’explosion s’est produite pas eu de mauvaise volonté, j A Détroit, la bagarre a Probablement, une certaine frustration, tout au plus.Les Bruins bourdonnaient autour dé buté par un échange de coups entre Vie Stasiuk des Bruins et Norm Ullman.ont pris naissance, a déclaré Campbell.“Elles ont probablement été le résultat d’un état de tension A Détroit, John Ashley faisait ses débuts comme arbitre, Chicago, au Forum, ce soir Ce soir, les Black Hawks de pour s'emparer dès cette année, du championnat de la ligue Nationale.A tout événement, ce sera la Chicago seront les visiteurs au Forum.La joute est en quelque sorte un test pour le Canadien, un test que les amateurs de hoc-.kev de Montréal attendent de- premiere joute entre les deux puis le début dc la saison.équipés Une victoire du Chica- go le placera en tete du classe-Le Chicago est considéré corn ment, un point devant le ( ana- dien avec une partie de plus à jouer.Le Canadien a subi deux défaites, depuis le début de la après avoir agi comme juge de me le plus important rival du lignes, la saison dernière.i Tricolore.Certains se sont mc- “A New York, a précisé j me aventurés à prédire que les , - Campbell, les Rangers jouaient1 Hawks ont enfin la formation campagne, soit 6-4 contre Détroit et 3-1 contre Toronto.Le Chicago n’a subi qu’une défaite, mercredi soir, 2-0, contre les Rangers.Un fort intéressant week-end à Kicbelieu Sir Winst.on Pick et Eden sont de retour Margie Les compteurs ce soir propriété blay, dc Jonquière, a été 17 fois dans Targent en 22 courses, a rapporte plus de $11,000 à son propriétaire en triomphant d'as tels que Dark Yankee.Vir-gne's Tomboy et The Web.S’il y avait scrutin pour décider de la plus attrayante fin toi’Wois n^suedé ] de semaine de courses sous harnais de la saison, plusieurs fervents opteraient en faveur de celle qui débute ce soir au parc Richelieu.Des milliers de spectateurs se presseront aux “poils” du parti mutuel ce soir et demain après-midi répondant aux discours dc Georges Gigucre qui a préparé un extraordinaire gala à leur intention.Sir Winston Pick et Margie auront toutefois'à remplacer les ! Eden sont de retour ce soir.Merv O'Brien.Yvon Lacroix.: après les émotions récentes de Nevill Wells et Yvan Dupuis.l'Amble Canada, dans un Am-La lutte dans les filets pour ble Invitation de S2.500 On remplacer Wells se fait entre croit que ces deux coursiers Torn Pritcha’-d et St-Aubin.triompheront des autres candi- .n .„ Le Verdun aura une équipe datsr parmi lesquels on aperçoit ÏZ^'iiy bien différente de la dernière i Jes nonjs .de ^om Tally, So j 7—pron1© B°y saison.Il y aura plusieurs nou- ’-on° = nh^cf’ MlShty RegCnt i aSmi ^iiçibie- velles figures.Le gardien de et ___, ' 9—ArdelLs Hanover buts André Turenne a été rem- 1 vingt puissa B Moore, Canadiens 9 Geoffrion, Canadiens 7 Richard, Canadiens 4 fera ses débuts à la piste du j Demain après-midi, il est ins- j Ullman, Détroit 1 Bout de Tile .Ce coursier, j crit dans un trot Invitation de ! Howe, Détroit dc Bertrand Trem A Pts Depuis la début de U aamon.le Canadien a marqué presque le double de buts des Hawks mais Glen Hall n'a été déjoué que fl fois en 6 parties, contre 23 fois, pour Jacques Plante.Il est donc à prévoir que la joute de ce soir ne sera pas marqué d’un pointage trop élevé.Il est plus que probable que le petit Henri Richard sera à son poste entre Dickie Moore et Bill Hicke.Henri a été assez sérieusement blessé à la tête, cette semaine, à Toronto, lorsqu'il a reçu à la tête, une rondelle lancée durement par Frank Mahovlich.Il a fallu huit points de su-j turc pour refermer la plaie, au 1 dessus de Toeil.Le reste de l’équipe sera définitivement en uniforme, tout comme la totali-10 té des Black Hawks, d’ailleurs.10 ______________________________________ io: Etcheverry, Bewley et Bill Hudson prennent In vedette On a annoncé à Montréal hier, les noms dot loueurs do football qui ont été choisis dans chacune dos équipes dot doua grondes ligues conadlonnot, comme candidats aux ) grand* trophées Canadian Schonloy, pour 1960.Chez lot Alouettes, Sam Etcheverry, Bill Bewley et Bill Hudson ont recuollll lo plut de votes.Les rédacteurs sportifs des (eurnaux et de la radie ont choisi trois joueurs dans chacune des équipe* des 9 vlllei qui forment le circuit professionnel de football du Canada.Voici leurs noms : Jeueur le plus remarquable Meilleur loueur sanedlen AA — Bd t loueur de ligne Lient de C.-B.Fleming Fteldgate fflutou Eskimos d'Idmenten Parker Smith Neigea Stamped* rs de Celgery I.un* ford P*j«jAowaki Roughrldors d* le Seskstchewen Branch Atebeera B lu* bomber* de Winnipeg 1 *w\0 Jweao Tlgercets de Hamllten BaKWW dram Beg».* Argeneuts de Teronte Qflchriet MMehefl M Roughrider* d'Ottawa Stewart Stewart Vangba Aleuette* de Mentrésl Etehererry Bewley Ma On notera l'importance grandissant* des joueur* d’origine canadienne qui se sont mérité* de* votes plus nombreux cette année.Bon Stewart, par exemple, a vu son nom classé sous deux rubrl-gues, celle du joueur le plus remarquable de Tannée, et celle du meilleur joueur canadien.$2,500 contre Philip Frost Pro ; B(lth f Rogers Mac, Palacona et Phoebe Darn-i,,.,.ley.“Famous Cardinal est a Bélivasu, Canadiens surveiller car il peut trotter le j Hicka, Canadiens mille entre 2:05 et 2:06’’ décla- ; re son entraîneur Guy Beau-chemin.Les activités à la Palestre Les inscrits de samedi PREMIERE COURSE, C-3 TROT — BOURSE: $700 1— Regai Aire A Grisé 2— Maryland Grace L.Pelletier 3— Happy s Mac 4— Abbey G'nlmes J.Gordon 9-Mr Cherish C.Sl-Jacque.s ! P.Caldwell J.Jodolh P Roblllard : C.Champion ! Hull, Chicago Cullen, Rangers Bonin, Canadien» Delvecchio, Détroit Hebenton, Rangers Oliver, Détroit Harvey, Canadiens Mohns, Boston Fonteyne, Détroit Bucyk, Boston I.Pettigrew j Stasiuk, Boston J^Lnr I T.fbot, Canadiens L Pelletier Gadsby, Rangers Kelly, Toront P Roblllard Hay, Chicago | Goegan, Détroit dimanche Henry R»n9er* Mahovlich, Toronto Litzenberger, Chgo DIXIEME COIRSE, C-J AMBI.E — BOURSE : SlOO 1— Grand Ensign 2— Sea Lassie 3— Royal Pointer 4— Salty Mli*s 5— John Andy 6— Troublenilte 7— Sam Worthy 8.8— Quick Prime Aussi éligible; B.Frit* N.Turcotte Ed.Bradette R.White le Course — C-3 Trot ,'ingt puissants trotteurs sont ' s i 13 ex S.Brlsson 1 Judy's Echo 2 Essex Bov 3 Ardelis Hanover nlaré nir le irune Tonv Sto-i ^ l’oeuvre, ce soir également, deuxieme course, c-3 amble | î Mr creeSwe piace par le jeune tony au ; , .Hivicinn du ! BOURSE: $700 : vart.Le gérant ne savait pas : $aPs, „*ei deux div ision du jJjPjaJk8ivei encore s’il pourrait aligner le sta^e Repentigny doté d une > 2_Rlla vvlclc ipiinp Tto'ïiips Fulbert oour la i bourse de $3,loU.ly—Bradys Best dp N n nrho Fni hrrt ^ans la première division, I J-Pat Lee Grattan joute cie faimancne.rauoeii M f vownnrt k*«v 5—Lockdaie oinny pratique .avec le Canadien le ^ev\P(,rt V- 16-Banner way et Calumet Robe*.roft sont les 7—souvenir Scott Ruel et impressionne grande ment.Il a réussi un but dans chaque joute d’exhibition qu’il a jouée.Les Bosco Bourcier, Ernie Chiasson.Jacques Bru nolle au poste.Le National devrait connaître une bonne saison.Les protégés du centre sportif Paul Sauvé n’ont pas perdu dc bons joueurs.De nlus.grâce au flair Hervé Fillon L.Hamelln G.Bouvrette R Feagan P.Roblllard C.St-Jacquea R.Queasy J.Wiener R.Caldwell Marcel Bélanger seront i V1’^n'docteur Robert Lussier, maire de Repentigny.et son épouse, ont accepte d’être présents pour présenter les trophées d’usage.NOTES Une autre électrisante cour-du gerant Jean Trottier.plu- sf dp cinq milles est à I affiche favoris, tandis que Frysie Ro |8-ei Dors Indian secroft- Patoka Ed, Colby Joe t éligible: et Demolou rallieront bien des s i so ex suffrages dans la deuxième di troisième course, c-z amble —BOURSE: SSOII 1—Purshing’a First 2- Hematite 3- Phil Butler 4- Wonder W’oman 8—Rondeau Chief fi—Lady Reed 7— High & Mighty 8— Rudy Prince Aussi éligible: 9— Counsel Judd 8 1 43 EX 5 Komoka Queen 6 Mr.Nap 7 Vol Regent 8 Owen Lee Aussi éligible 9 Nibble Prince 2e Course — C-S Amble 1 Buckeye 2 Jimmy Dares 3 Goodwill Johnny 4 Mr Sand 5 Johnny Johnston 6 Wav Beau t HavpA i 1 Mr Cherish R Caldwell 8 0ran.des Reverends Pères JEAN EUDES (Jean Louis Vaillancourt, de Québec); CHRISTIAN (Jean-Jacques Fortin, de Montréal), MARTIN (Charles-Auguste Grenier, de] Charlesbourg) et HUGUES (Clifford Cogger, de Québec).; ainsi que du T.H F.CORENTIN ( I.auront Morvan, de Roudoual- j lev.Bretagne).Sur les instances des Capu-j cins français du diocèse de \ Moundou au Tchad i Afrique équatoriale), la province canadienne des Capucins a accepté d’envoyer des missionnaires qui prendront en charge la partie i nord de ce diocèse, soit les "La lune est bleue" T.e lune est bleue "quittera j l’affiche du Theatre Anjou sous peu.l es trois dernières repro .sentations auront lieu demain et dimanche à 9 heures.La distribution comprend Lise ! LaSalle, Andrée Champagne, Georges Carrère, Marcel Cabay j et Raymond Poulin.La prochaine pièce sera “La ! bonne Anna" une comédie de Marc Camoleti qui obtient présentement à Paris un succès ¦ énorme.3 évêques canadiens iront à.Buenos-Aires OTTAWA — Trois évêques ranadiens représenteront le Ca nada au 1er congrès marial interaméricain qui se tiendra à Buenos Aires du 9 au 13 novembre.Ce sont LL.EE.NN.SS.Maurice Roy, archevêque de Québec et primat du Canada; P.J.Skinner, c.j.m.archevêque de Saint-Jean, Terre-Neuve, et Arthur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe.Ecs trois prélaLs participeront également à la cinquième Semaine interaméricaine d'action catholique qui se déroulera a Mexieo du 19 au 28 novembre.$ L’Oeuvre Pontificale t oie, le college, i université-.( e monopole a l'universite ( e monopole ne te lustifie plus pour ta ma jorjté, y compris pour les ouvrier* qui peuvent faire a difference entre la thencrai e et la démocratie entre l’Amérique et le '|it>el.A l'heure ou les dernier* sun vanta du Moyen Age accèdent d un coup, et avec un clan et une ferveur qui nous font frémir d impatience, a la vie libre du vingtième siecle, ie jcipecl aveugle et la veneration doc.le *ont de» amies de «uicide ( eux qui se event contre le lalca; poui en freiner l'ardeur qui interviennent avec paternalisme dans les affaire» de la cite et fixent coin me -.ou' Erontenac.pour de» générations a venir, notre ligne de conduite et les moyen» de notre salut veulent end guei a mer 1.avenir bouscule tout et h attend personne De» Institution# qui n on! pas etc modifiées depuis cent au* ont fait leur» preuves, disent, ce» gens, ( est ce que non* pensons et c'est pourquoi noua de mandons qu ellea soient modifiers Nous avons envers nos enfants de# devoirs aussi impérieux que ceux que non* pouvons avoir envers les clercs.Nous préférerons toujours qu» nos enfants apprennent dans n importe quelle langue du monde que la terre tourne autour du soleil nlutAt que d» laisser des instituteurs de largue française leur en-eigne; que 1# so'eil lotirne encor» autour de la terre.Quelques écrivains, petnt ei *«t.musiciens viennent de proposer assez energiquement la création d un ministère de l’instruction publique il n’y » qu'au Tibet et dans le Quebec qu il n'en existe pas et l'ouverture dp lycées laïcs f'evt i e que la littérature c*i nadienne a fait de mieux de pins IfiOB Serait ce *on chant du cygne?Quand il ftst.(Suift it lë page I) provision en 1759 était «ans doute simple et fruste.I.e vocabulaire surtout paysan ne manquait pas de richesse colorée et de variété brute.Nous avons plus ou moins conservé tout cela, accueillant des anglicismes, ajoutant quelques expressions de notre cru, bien inventées selon notre vérité la plus concrète.Mais nous avons perdu le fil de l'évolution de =# langue française moderne, ("'est un peu comme ai nous avions conservé à travers les siècles la tradition médicale du dix-septième siècle, nous contentant de l’enrichir de remedes populaires et de simples autochtones.Dpuis quelques'années le Canada évolué rapidement.Ce Canada français emboîte.le pas.Nous découvrons des professions, des techniques.des métiers nouveaux.Lorsqu’il s’agit de simple technique nous apprenons très vite les termes précis, les expression# justes, même s’il faut souvent les importer d’une L* temp* de nos.(.Çi/fff • terne! calcul du combuslible a faire durer et des vêtements a renforcer aux coutures.Pour vu nim le Syndicat ne votât point de grève: Pourvu que 'a femme tint bon jusqu'au pnn temps maigre sa vessie crever' Pourv u que le gars .Pourvu que la fille.Longtemps, réimporte quel travaiheui a petit* gages réfléchissait, pipe au bec.deasai son appareil de va fie* drames emblables se dénou- dio ou rfe?aux siens toiijouri aient Parfoi*.le dimanche de* ie,i ses gens montaient encore se promener rue Saint .lean.De 1» h* * aventuraient jusqu a » terrasse Duffenn, mais ils n allaient plus aux Plaines et tôt rentraient dan* leur* quartiers, déconcerte* par la froideur d* leur* flirts d ete.Peu a peu.les classe* sociales reprenaient pasition Cela se taisait sans heurts, comme d'un accord tacite ; Saint-Koch en oa*.Gran de-Allee en haut et.jamais au» si nettement qu a l'automne.»* Portes de la ville n assi-gnaient aux habitants leurs limites respectives.Les premiers jours d octobre Québec tout entier parut se mouvoir dans l'enchantement de tons purpurins aux nuan ces de soufre brusquement barrées par le vert obstine de* peupliers Si l'on y regai dait de près, chaque feuille déjà étau morte sur «a tige Précautionneusement, les jai diniers de l'Ltat mirent en lieu sur leur* étoiles de Canna* ei ours allée* rectilignes de Sal via* encore qu'un ciel pastel-le abusât les imprévoyant?Mais la niai*on de Laure Clouet savait bien que.l'hiver déjà geiau les nuit.*.Les trois érables de son jardin se dre?SHient, dépouillé* contre sa clôture de fer forge riecou-v raient la facade de pierre gris ardoise, les contours bruns les fenêtre*, la toiture a den telle métallique.Ht l’on apercevait avec surprise, barbouillé d'un papier "mosaïque".floeil de-boeuf dont L s u r • quand élis était enfant, eroysit que «était 1 eeil d* Dieu le Père f.a vieille maison aux an en eor* «olrdes ae renfrognerait bientôt sous 1* pluie d* no veinbre fouettant ses pierres «erree impitoyable A 1 iule rieur Marie Laure Clouet poursuivrait ses soirees de reprisage pour i'ouvroir de ia p* roisse Elle ne lèverait pas les yeux mais peut-être n entendait-elle pas la pluie siffler sur les vitres?Il semblait que nulle rumeur extérieure la mais ne put troubler le rythme de cette maison aussi immua hlement ordonner que le me catiisme de ses horloge* à ca nllon Semblable a quelqus fort la demeure de la Grande Allée se moquait des mtem perles depuis soixante-dix *n> On y entrait comme dan» un tombeau orne.La première surprise passée une singulière impression de ne plus part ctpei a la vie du siècle sinsi-nuait dans Lime avec malaise.Bientôt, les murs épais, le si lence.la galerie de portrait.*, de* meubles d un autre âge achevaient de couper toute amarre Marie-Laure Ciouet était née entre ces murs, elle avait joue aux jeux sages des enfants solitaires.Sa jounes.se.un moment.avait-elle frémi devant elle'.' Nul.en tout cas, ne le sut.Vn jour.Mme C'ouet commen ya une longue maladie sans nom.On vit alors sa tille prendre la veille, l'air secrètement exalte d'une prédestinée.He none, la vieille servante sef-li'aja bien un peu Elle réussit même a faire admettre dan* la maison une infirmière.Ma:* trois mois plus tard, sans .« expliquer clairement.Laure renvoya l’étrangère et reprit s* faction.De- lor» e le parut a tout le monde dans le rôle qui convenait a sa figure blanche a sa voix monocorde, a nés n re?gestes toujours soucieux d apaiser ou de rassurer.Autour d ehe.de* leuues fille» s'épanouissaient, puis *e fa- naient Laure, «i> ne chan- , geatt pa* ni sa maison non ' p’us comeee entre des logements modernes, dans un quartier de moins en moins réserve aux propriétaiies.A chaque saison, grâce aux damt« Clouet, I’ouvroir a enrich iss*' de draps ourlés et de chausset tes tricotées.La nuit venait to' durait longtemps Dans la maison de pierre des sept heu res du soir, le silence rendait au néant les faible* echos du jour.Alors .Marie-Laure s'asseyait pour une procession d heures dont le poids appa remment inutile venait s'ajouter à tant d’autres heures de u perdues Parfois le vent se levait.La-bas, toujour* trop loin pour être réel, un bateau en detrease peut et re cherchait un phare Mais c'était ailleurs, hors des murs sgurds dan» un monde qui n avait rien de corn mun avec celui de* Ciouet ou pourtant, de mere en fille on avait cousu pour le* pauvre* en te dévouant aux bonnes oeuvre*.San* se hâter toute fois que! que fût le besoin Sans jamais surtout avoir ie-garde en face la face d'autrui Vins, ne soupçonnait- on p»?la possibilité de geste* extrême* sans autre explication que a panique du froid et de la nuit .On se posait une question Laure Ciouet.transplantée dan* l une de* grande* capita les du monde, quel eut dore ete son destin?Comment dan* la rue ou 1 individu ne pos»e de pour titre que celui de creature humaine, n'a d autie erme que cette planche etro.te comment pour une demoiselle Clouel d ame et de corp* bien ouate?«e fût résolue ,a question humaine" Mais elle était nef » Que hec dans un quartier plus p:n-tége que le* autres.Pour rejoindre sa maison pour en forcer la porte.1 angoisse du monde aurait eu d abord » franchir les mur* encore haut* qui séparent dan» la ville le bourgeois du prolétaire.Sans doute des tissure» se discer liaient mais le tief maigre tout tenait a l’abri.Laure Ciouet au reste n'etait pa* de ceux qui s interrogeaient sur le temps que domineraient encore l’autorité du nom.le prestige du rang ou simplement de la fortune Aussi pouvait-elle s'accorder d'aller, au pas de promenade, dans les avenues bordées d arbre?cependant que la Grande-Allée encadraïf son contentement de l’élégante securité de se» de meures de ses églises de se* parcs.En direction des édif ie* gouvernementaux, l'hori-ron se fermait sur tin are d» feuillage au de'» duquel le regard de Laure n éprouvait nulle curiosité.(A paraître a l’Institut Littéraire.) Tête Blanche n Par Marit-Clairt liai* / (Extrait é’un roman an vaia éa publicatian) La promanada neust entra las rachara fatigua *>ta ici anfanta.Téta Blanche et Claude qui ne cannaissaient qua les spart* tagat da la pansian, curant envia d'une tiatte ausiitôt; le* petite* soeur* disaient quelles avaient ta fièvre, tant le soleil les brûlait: mai* Emilie, la* paniers de fruit* au bra*.marchait argueillausament en traînant ta* espadrille* usées : — Emilie, tu n'es pa* raisonnable.K*po»ona-neus.Emilie.Nous n'avons meme pas le temps d'eceuter le bruit des rocher*.Emilie déposa les paniers.Les petite* soeurs dansèrent sur la plage.Du rocher, on voyait leurs rondes têtes ensoleillées, comme des taches d'er dans le sable.Claude courut rejoindre scs soeurs et an l'entendit rire d'un rire moitié d'homme, moitié d'enfant.— Tu as sommeil ?demanda Emilie â Tète Blanche.Et eHe sortit une couverture du panier peur ( allonger entre deux gros rochers.— Ici.tu stras a l'ombre pour dormir.Elle s'assit centre le rocher, tetc renversée, tea longs cheveux au vent comme des épis noirs.— Cela me fait du bien de savoir que tu t’habi tue* au bonheur, dit-elle ensuite a Téta Blanche.Il ne dit rien.— C'est cela, la lumière.Le vent, le soleil le* enfant* aux pieds nus près de la mer et toi .Tète Blanche avait ferme les yeux pour mieux Ce coûter.— Tu as des cils très longs et.â cauie du soleil, il y a des perles dedans dit Emilie.Elle rit de s'entendre parler ainsi et redevint no» talgique.presque inquiété.— Tête Blanche, restons toujours ici.“l'ai les yeux fermes et je la vois bien, pensait Tête Blanche.Il y a deux sortes de noir dans sas che veux.Sa joue gauche est rose parce qu elle replie tou jours son poing contre sa joue.Ses levres sort pâles.Plus pâle* aujourd hui qu'hier.Elle a croise ses maint autour de ses genoux serres.Elle est a son aise dans ses vêtements de garçon.Oui, je le vois bien '.— Nou» r«strr*n» t»u|*ur» Ici, dit-il.Mais il s* rappelait qu’il avait (ié|â parle ainsi, chtt sa mrra.Quand Tête Blanche fut endormi, avec un visage d’enfant rampu da serine fatigue, elle se pencha sur lui at tmbrasse son front imporcoptibloment.Le soir, les enfants trouvèrent Madame Elise qui lisait dans la salle de jeux.Les petites soeurs disparurent dans leurs chanv bres en se querellant, puis Emilie vint «Humer une autre lam pe, éclairant le visage rêveur d* son compagnon.— Maman, n'oublie pot d’aller embrasser las enfants.Elles dormiront dans un moment.Elles ont couru couru touto le tournée.— Claude soit emus*?do manda Elis*.— Claude s'habitue »» bonheur, dit Emilia, ealmomont.Emilia atait-alla gaie, promenant, dans l ambrt at la lu-miaro inégalés son visaqo fra, chament bruni?Tata Etancha no le savait pas."Elit est mystérieuse parce que |e vie auore* d'elle.Mais je pense qu'elle « toujours souffert.Elle oimt trop les autres peur le dire".Emilie souffrait un pou a causa d* lui et il l'ignerait.— Emilia, tu seras oncer* tou-t* naira à la rantréa.— Et tai maman, tout* blanche, toute blonde ot les gens penseront ; "C'ost otran-go.cotte noiraude d* jouno fille qu'elle a .al sans manieras avec col*." Emilie et Tête Blanche •teient miinlananl assis par tarra, pits de 1e lampe minuscule.Ils ne disaient rien, ne se regardaient pas Tète Blanche recannut l’odeur du bois lové ot d* la mer.L* mer noire comme le nuit, toute proche et sonore."A la pansion, j'imaginais des moments tomme ctux-ci et je pansais qu'ils faisaiant partie de l'atornit*.C'ost peut-être a quai songeait Emilia quand elle m'écrivait ."L'Esperance est au-dela de tout." Madame Elise entre *v*c des verres de limonade puis elle s'écrie : Emilie, est-ce une façon d# s’asseoir ?Emilie n'eut pas l'air d en tendre : — Maman, tu devrais nous donner la permission de veiller jusqu* minuit, dis?— Tu commences data a ne pas te reposer.— Tête Blanche, tu veues la lune couler dans le mai, trois fois, en s'étirant comme une beta — Emilie, tu sais bien que le lune ne tombe qu'une fois.Est-ce seriaux, T «te Blanche, qu'un* (aune tille de l'àge d'Emilie ne songe qu'aux etoi les et a la lune, dites ?Tête Blanche ne dit rien.— Ou est Clause ?— Il est endormi au pied de l'escalier.— A miniut, nous reveille ions Claude II ne lainais vu la chute de le lune, dans l'eau.Et Tete Blanche écoutait la voix d Emilie en songeant comme les jeunes filles sont charmantes.X pai ait; e s L Institut Littoranr- ) ’ Mm* d« Viqnn«-Blan« (’east 'a période des lancements.ce qui est bon signrf fyur 1 edition canadienne La ibrainc Lemoac pour sa part, organisera tree prochainement une réception pour marquer la parution de La spiritualité rie la \oix.de Mme Lucie d» Viemie-Blaoc.Ou sait que Mme de Vienne la populaire ' M ne Velder’’ de la T V possédé un» \oix remarquable Sou uuvrag* e*t » iruit dune Ittr-^rr esp» ricnce ex» Oeuvres poétiques de Paul Morin A son tour Haul Monn * entrer dans la collection d.; Nénuphar, resenee aux mei leur* auteurs canadiens Le* .Ldition?FiJes teronl.en clic, paraître dans cette coUectlo .\ rai'ruiblablemeul lin noiet.bre.*e?"Oeuvre.- poet.quc» ’ La collection du Nenuphar comptera alor?-!J titrer lie 17 auteur» different?"Un seul Marabout.La popularité des collection* Marabout po.»e parfoie des p:o b.eme» aux bibliothécaire» de* mainon* d'enseignement Ceux ci en iùnt amener a prend* « de?mesures draconienne* Am->i dan* la bibliothèque d un college on peut \oir près du bureau ou «uni cincg.?ti- » es titre» qu: sortent de i* bibliothèque.une attlche qui poi e la mention Minante “Le- et • riianU n on: droit qu e tin *eui Marabout pai «emaine Nouvelle librairie La Librairie du centre qr p»?-eiiologie et de pédagogie sera * plu» > û>ie et la plu» mooerne de .UonU ea! Klle coût rira a ede seule (oui un otage de l’nunied' e nue lotte importante iiiai»-on d e* du ion de manuel?.scolaire» occupe'.me FaiUon.depui?quoique.» semaine?.De.» locaux mo-derm-s, et aères, un éclaira;» partait, de.- bureaux p'auqu ^oilà de quoi rendre luloux if s employe» de.» autre?maison?d ditio.i et de librairie» \ signaler également qu'un departement special a été prv .u et ameni dans le nicme immeuble pou.p l'entre Sudnvt imio!, une antre actix .te du ( entre de psycho eg e et de pédagogie ivres disques - revues émaux - céramiques nu niAs|!flï|Tr UlNiM Mslfjl l 5165 côte des neiges montréal te 7-5085 K fclON^TEl SEUIL — DENOEL — TABLE RONDE — BRAUN — GARNIER — UNIVER » OMAC présent» • SES GRANDES COLLECTIONS • LU D’UN MONTèf A L AUTM____________________ AMOUR DI LA MUSIQUf .FIUX CROISES —- TERRI HUMAINE- TRIBUNE LIBRE___________________________ EVOLUTION DE L HUMANITE-— SCIENCE D AUJOURD’HUI _______ LES SAVANTS ET LE MONDE_________________ A LIA NT IS - - CLASSIQUES- SELECT A- PRESTIGE.—.ECRIVAINS DE TOUJOURS _______- PETITE PLANETE — MAITRES SPIRITUELS- — SOLFEGES - LE TEMPS QUI COURT- 7« ART _____________—-—- LEX GRANDI .UNAM SANCTAM TOUT LE MONDE EN PARLE - 100 CHEFS-D OEUVRE DE LA LANGUI FRANÇAISE COULEURS DU TEMPS PASSE LA CROIX DU SUD PAVILLONS FRANCE ACTUELLE ARTS ET ARTISTES CONNAISSANCE DES LETTRES CLASSIQUES POUR TOUS DICTIONNAIRES MENEURS D’HOMMES - POURQUOI ?COMMENT?-!- CLASSIQUES DU XXe SIECLE- TEMOINS DU XX» SIECLE- CLASSIQUES DU CINEMA- MON METIER’’ ALBIN MICHF' -BRAUN -GARNIER -SEUIL CERF LAFFONT IULLIAPD.Thatier — TABLE RONDE __DENOEL __ED UNIVERSITAIRES en ; 70 r S n un Q SEMAINE DES INTELLECTUELS CATHOLIQUES — TRADUCTIONS “SELECTION ’ NOUVELLE COLLECTION RELIEE- BIBLIOTHEQUE DES BELLES OEUVRES ¦RACINES'' “HOMELIES ET CATECHESES'’ CONVERGENCES MARIALE BIBLIOTHEQUE DES CHERCHEURS ET DES CURIEUX -CONOUI5TADOP .HOP.AV -STOCK -MERCURE PC FRANCE DELACRAVF PLON .CERF SPES DEI A GRAVE Z De ntt fi de* nos rtttnlngftei F OMAC I TEE DPPOStTA i Rf EXCLUS.1 F 480 OUEST.RUE LAGAUCHETIERI MONTREAL.P.Q.— Tél.: UN.6-7764 -3 o Tl 3NN09 ‘V — ^3101(3 — NV/vliJ31SVD ^33 HQ 13HDIIAJ Nia IV y3H30>J HQ m ©taiMEir Offert an gra n d public Avant dp ronclurp l'achat d'un dictionnairp ou d'unp pncyclopédip voyez te ©Mie UNE INVITATION SPÉCIALE AUX COMMISSIONS SCOLAIRES POUR L'ETABLISSEMENT DE VOTRE BIBLIOTHÈQUE SCOLAIRE consultez ©misïï LA MAISON DU LIVRE FRANÇAIS DE MONTREAL INC."La m&tfon des encrrlopedtesC 1750, RUE SAINT-DENIS MONTREAL AV.8 4D77 4 DIX-HUIT Ll DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 22 OCTOBRE 1*60 Pour affirmer notre présence.(S'itri 4* la pat* 14) L« clergé «'cet acquitté de sa tâche Non* rl*vnon« r»ndr» à Cesar ra qui appartient à Cesar, et avouer qu en matière d éducation, le cierge t eit acquitté honorablement de sa tiche Qu'on ni entende bien de «a tâche cléricale; et qu'il n a fait qu'obéir a la logique de sa raison ri être f,e clergé est avant tout un chargé d'âmes et aon pre mier champ ri action est spirituel l/échec du cierge québécois n est donc pas d avoir médiocrement transmis la véritable culture française, r est d'avoir transmis un message religieux fort médiocre en voulant trier sur le volet les vérités de toute une culture Ce fut la une erreur de tactique Ft c'est là l’affaire du cierge.Mais le problème de la culture française fait-il partie de NOS affaires'’ I-a culture française est r Ile suffisamment me nacoe chez nous pour que nous éprouvions enfin la tentation rie nous en mêler ¦’ le système éducatif est-il de nos affaires-’ I.e ministère rie I éducation est il de nos affaires?Qu'atten rions nous pour affirmer simultanément et officiellement nos prises rie positions là-dessus, si nous en avons Et a titre d'écrivains ou d intellectuels, pourquoi n avons-nous pas protesté unanimement contre les récentes déclarations gouvernementales ?l.e clergé n'a-t il pas trouvé moyen de s en re .touir publiquement ?Oui, nous avons un cierge admirablement engage Ne le méprisons pa« Nous n avons pas toujours été aussi logiques avec nou- mêmes et nous avons encore ries leçons a titrer rie lui .On a beaucoup parlé rie l'angagement de l'écrivain; et lors rie la Premiere Rencontre des poetes, en 1357, il n avait été question que rie ' s'engager ".entre guillemets bien entendu et théoriquement II suffit, pour rappeler notre zele dialectique et notre bonne volonté abstraite, de relire les textes publies a l'Hexagone sous le titre “La poésie et nous".Pourquoi l’écrivain canadien français vit il, s'inquiète-t-il, écrit-il toujours en marge ries problèmes et ries situations cnn crêtes, en marge rie l'actualité ?Nous ne sommes tamais assez, en cause Et sur le champ des batailles démocratiques, rassurons nous.nous sommes loin ri être à l'avant garde D« quoi aurions-nous si peur ?Examinons ri abord un peu ee motif, qui menace rie rieve nir un autre beau cliche commode, et qu'on invoque il me semble de plus en plus souvent la PEl'R Qu'est ce que le mot veut dire ?Car c'est bien une affaire rie mot et une af faire rie réflexes inhibiteurs conditionnés à la Pavlov Car rie quoi, s'il vous plait, aurions-nous si peur '’ D’un manque da liberté T Allons donc.Nous vivons dans un pays tranquille, avec une liberté fort généreusement allouée Mais nous nous plaisons a revendiquer les privilège d une liberté soi disant absente, comme si, en supposant qu elle nous devienne soudai nement évidente, nous nous révélerions enfin grands croisés rie la Vérité, illustres combattants au nom de nos convictions ! Qui nous empêche de nous engager , l,a censure ?Parlons en ce cas ries censures étrangères, qu elles soient russe, fran çaise ou même américaine L’ostracisme ^ Pensons aux véritables ostracisés rie l’Histoire pensons a Spinoza, nu à (lal lilee.ou aux intellectuels qui viennent rie signer le "Manifeste ries 121", ou à tant d’autres dont les noms nous distrairaient rie nos petits ennuis et nous feraient ici sourire Car il suffit ri évoquer les figures les plus significatives de l’histoire de la penser humaine, pour nous rappeler que toutes les vie tnires de l esprii, grandes nu petites, de tout temps et dans toutes les cultures, ont ete gagnées sur l'ordre obscur des DEVENEZ MEMBRE DE LA GUILDE DU LIVRE • L» livra ralié de luxa au prix du livra broché • L’édition numérotée hors commerça • La bulletin littéraire mensuel ( l nir annonce pof/f ¦lü ) •oeiêtéf rontemporainea ét contre un conformum* ingrat *4 vindicatif.Non La cause premiere, le eeule justifiée, a vrai dire de la soi disant peur qui nous mine c'est le aentiment de ne PAR FAIRE BIX)C.Ij liberté de parole reste encore un problème pose a l'échelle individuelle et non pas un problème collectif posé collectivement Si un ostracisme quelconque s exerce a l'intérieur de nos cadres, r est par petites doseg successives, et Ion conçoit que l'intellectuel canadien-français ne soit guère tenté de jouer au héros solitaire.Dans le contexte de la passivité generale, nns quelques engages font fi gure de Don Quichottes a temps partiel, en quête de moulin* a vent.Et l'incoordination de notre milieu est telle, qu'a peine savons-nous nous reconnaître entre Don Quichot'es Tout le problème est la Dès que nous nous attaquerons à ce problème pratique d une possibilité de témoigner ensem ble.de dialoguer publiquement, quelles que soient nos convictions particulières ou nos différences d optique, le* hahi Indes de la solitude de l incapacité rie parole, de l echec, de la démission, du recommencement à zéro, de la honte ira ditionnelle, seront maîtrisée* Et le mythe de notre bien aimee soeur la peur tombera de lui-même La liberté de chacun, affaire de tout Tout cela pour conclure que l'engagement est beaucoup une affaire de synchronisation et d'organisation pratique au plan collectif, que la responsabilité est une affaire, non pas d'expiation, mais d'élans et de dynamismes conjugués, et que la liberté de chacun est notre affaire à tous.Nous devons prendre position et définir publiquement notre volonté d'action Cela est difficile, car nous risquons, en voulant nous al franchir, de n obéir qu'a ce que j appellerais des réfUxe» apologétiques, é l’envers.Nous sommes si bien éduqués pour la critique negative, pour la dénonciation systématique, pour l'étroitesse d’esprit, pour le manque de responsabilité et ri'ini-tiative intellectuelles, que cette lutte, pour laquelle nous nous croyons prêts, risque facilement de n aboutir qu à un quot libei puéril et a la stérilité d'un dialogue de sourds.Et le danger qui nous menace de très prés consisterait a changer de ban mere sans pour autant changer d’attitude, fl ne suffit pas rie justifier nos propre* convictions en attaquant le «ysteme actuel, en dénonçant les causes, en accusant le* coupables; il faut encore travailler a concevoir tout d« suite les forme* précises, les nouveaux cadres, les nouvelles conditions selon lesquelles le progrès souhaité se traduira eventuellement en termes de réalité concrete.Sans cette attitude positive, les intellectuels ne rempliront, auprès d’une société déjà trop affligée d enkylnse, qu’une decevante mission de contre-censeurs Or les circonstances se prêtent admirablement aujourd'hui a ce désir d engagement véritable.Nous profitons d un heu reux changement rie perspective, depuis les semblants de coordination signalés par la succession de récents témoignages, et depuis le renouvellement des cadres gouvernementaux.l,a perspective mondiale, elle aussi, a changé Nou» ne sommes plus les orphelins de la Mère Patrie, isolés sur la carte du monde; nous pouvons nous identifier au nombre croissant des icunes nation de langue française, et cette optique agran die nous permettra de considérer de vieux problèmes sous un angle neuf et de refaire le procès de nos valeurs en les reportant sur une échelle d’avenir et non seulement sur l e chelle d’un passe attendrissant.Un “marché commun" de la culture française .le voudrais proposer 1res sérieusement ici que nous considérions.avec le plus attentif réalisme et une bonne volonté soucieuse de réalisations pratiques, un projet d'échange» culturels avec les pays nouvellement affranchis de la tutelle fran çaise.et notre exceptionnelle chance d affirmation à travers cette initiative II me semble que le Quebec n'a pas besoin d at tendre que la France eüe-mcine réclame le seul droit et I en lier monopole rie cette inter-communication; ce serait nous montrer coupables de passivité singulière que de nous en remettre à elle pour dicter les termes de notre propre participation, pour définir à notre place notre volonté rie présence et répondre à nos besoins propres rie contact et d echange par le seul bienfait de sa maternelle médiation Tl est bien evident que je n entends pas mépriser en cela la souveraine responsabilité rie la France, ni ses exceptionnelles ressources et ses possibilités d'intervention dynamique.Il ne fait aucun doute que Paris demeurera longtemps le lieu géométrique et le point rie convergence de tous les courants culturels français, et que cette sorte rie marché commun — si l’on me pardonne Réimpression d« “ Aaron ” Les nombreux adminteurs d'Yves Theriault apjsrendront avec plaisir la réimpression prochaine de “Aaron'’ un ouvrage introuvable sur le marché depuis plusieurs années.Ce roman.dont une adaptation a été donnée l'an dernier à la T V.paraîtra en format de poche dans la collection "Alouet Echos littéraires Par Gérard Laurendeau nement" une maison qui se spe cialise dans ce genre d'ouvra ____ __ àrs Son Ex.Mgr Emilien Fré te ' lâncée'll V a q'ûeiques "mois nette, évéoue de Saint-Jerôme pas a les publier par le* Editions Fides Cette en * écrit la preface.L'oecuménisme Depuis quelques moi», on par-! le beaucoup de l oecuménisme.Ce sujet élant d'importance, la renie ’ Mes Fiches" publiée par Fides.lui consacrera tout son numéro de novembre.l.i.î; * * * Du livre au film oeuvres dormir dans les tiroirs pnb Morane.le célébré comet qu'ils trouvent même de* edi mandant rie Mai about Junior de- maison d'édition a egalement les manuscrits de plusieurs autres oeuvres du même auteur.* * x- Robert Laffont ou l'espoir Le selon du cadeau A l aprpoche des Fêtes, cha teur» et que ceux-ci n'hesitent vipn(jra hieniôt un' héros d* l'écran Le gouvernement helg» a achète les droits d'auteur de cet ouvrage pour en faire on film.C'est l'acteur Jacques Tarry qui tiendra le rôle principal.L'ABC du Yoga Pour augmenter le nombre |ean de Matha Iæs publications se succèdent a un rythme accéléré Ainsi, rii -, - , , .manche dernier, av ait lieu à la cun se demande quel genre de «jalle paroissiale de Saint Jean cadeaux offrir.(.est a 1 mien- Matha le lancement de "Jean des adeptes du Yoga.Mme Fa-, .RAh.r, , ,, tien de toutes ces personnes que dc vtatha.un fondateur d'avant- bre.professeur de culture phv- Le séjour de M Robert Laf- se tiendra dans quelques semai- garde- le da$m* gagliardi ET SES CHIENS ISNOHANTJ “crowbar’ DAYE fr son fameux TÎLÉ6RAFOPHONI CRO^iiT P'3” : ACC COHEN LE LAGUAPPtA PE LA RUE CAA/6 ‘ Tremblay SANS SON NUMÉRO BE "CLIQUE ET PE BOUFFON ' CT srs EN TP F P R! SES PI**V*W pf POMPES ON IN REVIENT PAS ! i SARTO ?LAWALEUfS D£ VERRES L'HOMME AD 60I1ER BLINDÉ MONOOR LE DOMPTEUR.DE CONDORS un nuMia» *i vevrieE • LES DUETTISTES PIS ION CtSTEAU CAPABLES PE TOOT iL EtT DtFEH OU Ci '«AAffCA m CAtarrr* zuirâs ON «r PRIÉ PE LAISSER SON VAUTOUR au vestiaire Lettres au 6iDevoir Quelques boites de conserves .99 T e "News rhrnniclr lirait à 1,1(10,000 et r'T.vening Stsr" à 735.000 On eat porte de prime abord à s'étonner nue des journaux avant un tel tirage cessent de paraître, mais à I.nndre.s où la majorité des quotidien* ont un tirage va riant entre 2 et ?millions îles grands hebdomadaires entre 3 et 7 milliotjs), le chiffre de 1.000,000 est apparemment en dessous du "minimum vital", sauf pour des cas particuliers comme "The Times" où jouent des (acteurs différents de ceux qui «appliquent à la grande presse d'information, très illustrée, très populaire et éprise de snnsalionnel Quarante-trois quotidiens et grands hehdos sont ainsi dis parus en Gde Bretagne depuis 1P53.F,n France, tl y avait 200 quotidiens de province en 1913; il en reste 97; 11 y avait à Pin* 42 quotidiens il en reste 14 Aux Etats-Uni*, on compte par centaines le nom hre ries quotidiens disparu*, depuis 1945 : la majorité des villes sméricaine* ne connais sent plus maintenant la con currence entre quotidiens car là ou il en reste plusieurs, ils ont le même propnétsirr.t e même phenomene »e constate au Canada quoique moins bru tslement : a Montréal seule ment, trois quotidiens sont disparus depuis 1933, soit "1 e Canada", "The Herald" et “La Patrie".Vous allons vers une situa ton ou seules subsisteront deux categories de quotidiens le.s grands journaux popular res jouissant à la fois d'un ti rage puissant (relativement à la population de la région' et d'une publicité abondante; les journaux de combat, d'opinion et de parti cher, qui ne s'appliquent pas les impératifs inexorables du profit et de la rentabilité comme il en va legi timement cher, les premiers.Jadis au IHe et dans la pie mière partie du 19e siècle, il suffisait d'avoir quelques idées, beaucoup de courage et d enthousiasme, un peu d'argent pour lancer un quotidien; aujourd'hui, la création d'un quotidien est une entrepris» colossale qui suppose ou une mise rie fonds énorme ou l’in terventinn de l'Etat.Les ex perts estiment que le lance ment d'un quotidien "durable" en Europe occidentale aujourd'hui implique une mise de fonds de l'ordre rie S3 à *10 millions et le double approxi-mstivement en Amérique du nord isi l'on entend évidem ment faire un quotidien par fadement informé, excellemment équipé et bien présenté).Voici quelques années, un puissant groupe d'industriels français et d hommes politiques a tenté de créer un quotidien qui devait, dans leur pensee, supplanter progressi vement "Le Monde": le jour- nal a paru pendant deux mots; coût de l'opération, environ $2 millions.Il y a certes un grand danger a la concentration de la presse, à l'institution de quasi-monopoles dans les diverses régions.Mais peut être aussi y a-t-il chance que ceux qui subsisteront, dotes de moyens immenses et moins "talonnes'' par des concurrents toujours plus rares, seront enclins à faire davantage oeuvre d édu cation populaire.Le journal doit èlre non seulement l'informateur.le miroir de son temps et de son milieu mais aussi un artisan de progrè* social, un facteur de culture populaire.Et cela, d'autant plus que le lecteur contemporain attend diverse» enquêtes même aux K.-U.l'ont démontre de son journal plus que la "nouvelle brute", l'explication de l'événement, le commentaire de l'événement ainsi qu'une meilleure connaissance de son milieu et de son époque Quand voterons-nous le dimanche ?L'élection municipale de Montréal squlève une fois d» plus le fameux problème du temps imparti aug salariés de toutes categories, par la loi, pour remplir, comme on dit, leur devoir de citoyen*.Tout cela serait tellement plus aim pie ai.à l'instar de la plupart de* pays européens, sud a me ricains et d'un grand nombre de pays africains et asiatiques sinsi qu'arabes (ceux de ces pays qui ont etc jadis sous 1s tutelle d un pays latin i, les diverses élections cher nous svaient lieu le dimanche.Non seulement cela facilite- Us ne se dessaisiront pas au profit de l'Union du pouvoir dont ils aont seuls a détenir la réalité sans y être poussés par un mouvement d'opinion.Mais comment ce mouvement se mettrait-il en branle partout, dans le même sens et dans le même moment, sans leur consentement ?Il semble que le seul moyen pour sortir du rerele vicieux est que les Gouvernements acceptent de lancer eux-mêmes, de concert, une eampagne d'opinion par laoueUe ils seront ensuite poussés en avant, maie dans la voie ou'i's auront eux-mêmes tracée.Ce relais d'un clan populaire provoqué par une imoulsion gouvernementale, mais donnant a son tour aux gouvernements une oiiis'a'vte impulsion, nermrttrait d'éviter p|.e 1aS nouvernprrionts, in- loux de |»ii>-s nrérneat ives "* condamnent la construe! ion euronéeiinr' à se (rainer lnn«-(emos au ni'eau d'ade'ipistri-tioes routinières nu d'intérêts rontrarl'Cto'rp.s.Le -éféren-dum n és* il nas l'-dée force permettant d'entraîner les pennies ""rooéens vprs u"* un nn nn' tieue pratiquement inri'sso'uhle ’’ Par oetle consultation solennelle.dont le succès, si les gouvernements acceptent de s'y prêter, ne parait guère douteux, les peuples europr ens s" prouveraient a eux-mêmes la puissance de leur volonté d'union et.prouveraient au mood" que leur union est un" réalité démocratimie.Ta communauté fran"o-afric*ine n'vt-et]" pas été bâtie comme reaüté psychologique collective le jour où tous les neuoles oui avaient été invités a v part rioer s'y «opt.à une ex-c»otiM n-ès.déclarés favnra h'o, a de fortes priorités ^ peux a"s anres cette imou1-s-en s» fait encore sentir, malpré l»s puissantes noossées co"tr'ircs des natinne,:s"'"s p Crin" ins, d’ime xépoohnty» difficile à éviter eb»z d'an-ei"ns eo'omsés.et de la mvsti nue nanafrieaine.On oput penser on» d-'-s 1» cas des s x n-ivs un riré-epdum oui ren”1-lio-ait l'iHé?' européen et le sauvegarde de Patries pe s» h “U •( pra * t pr«,;o”c-"cnt à ?••-rnpp antre idéologie que le communisme.Le [ait de dire oui ou non à une question nette, portant sur un programme ou une charte compréhensibles de tous, constitue pour un individu, et à plus forte raison pour une masse, un engage ment existentiel irrévocable.L'objection selon laquelle le rait-il pour chacun l’exercice du droit de vote mais rétablirait une certaine égalité entre candidats et partis "pauvres” et "riches".Il arrive ceci en effet que les groupes dopnur vus de ressources se trouvent en infériorité pour rapport aux formations dotées d une caisse électorale substantielle car ils ne peuvent comme eeux-ei verser une rétribution à leurs représentants dans les bureaux de scrutin.Or.si de' citoyens qui croient en une doctrine, en un parti, sont disposés à le servir bénévolement.ils peuvent difficile ment risquer de perdre le salaire d une journée de travail.Il en résulte que les candidats et les formations pauvres ont du mal à recruter les repre sentants dont ils auraient besoin cependant que les groupes largement dotes sont en état d embaucher des rolla borateurs au prix fort.Si le.s élections avaient lieu le dimanche, le problème se rail beaucoup moins aigu et cette inégalité .disparaîtrait dans une large mesure.11 est remarquable que tous les pays catholiques sauf le Canada français votent le dimanche alors que les pavs de tradition protestante votent un jour de semaine l’oint n'est besoin de chercher longtemps pour voir que là aussi, nous avons suivi la loi du vainqueur.Kt cette coutume est si fortement enracinée cher nous que certains bondissent à la seule pensee d'élections le dimanche comme si cela avait quelque chose d'une profanation du jour du Seigneur.Notre catholicisme — qui est singulier soua bien des rapports — a été marqué psr une longue cohabitation aver le puritanisme anglo-saxon Nos reactions fondamentales devant le mode de vie de la collectivité puisent souvent plus au protestantisme qu'à la grande tradition catholique.La société catholique en pays latin est généreuse, accueil lante, ouverte, joyeuse: pour qu'elle le redevienne cher nous, il faudra évacuer ce que nous svons emprunté de la tristesse et de la grisaille de la Reforme.|.-M.L referendum n'a qu'en France d'existence constitutionnelle ne parait pas dirimante.Le choc psychologique provoque par ce référendum serait d'au tant plus grand que la pro cédur» est insolile.U pren rirait alors la valeur d'un plé biscite.dont la pratique inter nationale s'est répandue de puis le siècle dernier — no laminent au moment de l'uni fication italienne.Il ne sérail ou'un" application du principe de rautodelerminatinn des peuple* fondement de la charte des Nations unies.O-tains pa-lementaires "européens", qui répugnent à se dessaisir au profit de leurs propre^ électeurs de leur pouvoir le gislatif ou constitutionnel, dni vent comprendre que la ratification directe, par les peuples européens, d'une charte confédérale ,aurait beaucoup plus de retentissement qu’une ratification parlementaire se Ion le.s voies classiques.I.a signification d'un référendum s’inscrit en chiffres irréfutables.Celle d'élections européennes ne saurait avoir la même netteté : des ques-Tons complexes de personnes s y grefferont, ainsi que de part is (vraisemblablement nombreux et profondément differents d'un pays a l'autre, maigre ries etiquettes sembla blés qu'ont de commun, par exemple, la S.F.1.0 .la social democratic allemande et le.s socialistes de M.Nenni?).La poussée populaire déterminée par un référendum aura quelque chose d'élémentaire : on peut prévoir que les gouvernements seront irrésistible ment portés par la vague qu'ils auront libérée.Enfin ce référendum, pro cessus simple, accessible à tous les peuples d'Europe constituerait un atout dans la guerre psychologique.L’Europe reprendrait à son compte les idées explosives rie 1789 Parlant le langage même de la charte de San Francisco, mettant la conscience internationale de son côté, elle donnerait au monde l'bre l arme redoutable du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.Le gouvernement de Bonn avait déjà lancé l'idée d'une telle consultation à Berlin-Ouest : elle démontrerait de façon éclatante que vouloir détacher Berlin-Ouest de 1s communauté occidentale serait un viol du droit des gens.Pourquoi, ensuite, ne pas invoquer cette proposition autant pour Berlin-Est que pour Berlin-Ouest ?Pourquoi ne pas inviter le.s démocraties populaires à y procéder aussi en présenre des observateurs du monde enticr ?Ayant fondé sa confédera tion sur un incontestable élan du coeur.l'Europe occidentale, si souvent taxée de capitalisme.d’impérialisme, de colonialisme qu’elle finit par en avoir mauvaise conscience, disposerait d’un puissant moyen d’offensive idéologique.Mlle bénéficierait de la force rommunicative de l'exemple.A la puissance dattrartion econrvniqm» l'Europe joindrait la puissance d'attraction politique La Grande-Bretagne Nous rnntenternns nous de nous retrouver entre membres du club des Six ?Admettrons-nous d'autres partenaires, à commencer par la Grande-Bretagne ’ La confédération ne perdra-t-elle pas en force ce qu’elle gagnera en étendiie" La Grande-Bretagne n a nas attendu la perspective d’un renforcement des liens politiques entre les Six pou • manifester de vives appréhensions devant la constitution d'un bloc sur le continent dont elle ne ferait pas partie.M.Macmillan n'a-t-i! pas cru deioir rappeler récemment au président Eisenhower les guerres que la Grande-Bretagne a livrées à travers l'histoire pour empêcher l’unifi ration du continent, et comparer la creation du Marché commun aux tentatives de Napoleon et de Hitler?Tous nos partenaires semblent désireux d'éviter des structures oui pourraient paraître dirigées contre l'Angleterre, et indisposer du même coup l'Amérique dans la crainte d'tine troisième force La question, vieille de dix ans, est de savoir xi les Six trouveront une formule qui associe suffisamment l'Angle terre pour ne pas entraîner son hostilité, mais pas a-sez pour paralyser leur union.Nous semblons aecules a un dilemme.Ou bien les Six entendent continuer a aller plus loin que l'Angleterre ne peut le faire, quitte à kti permettre de les reioindre un jour, mais ne vont-ils pas être accuses de creuser, en plu» d'un fosse économique, un fossé politique?Ou bien ils optent pour un système dénué rie toute "supranationalité" et de toute irréversibilité, qui serait à la mesure des exigences anglaises: ne doivent-ils pas alors inviter la Grande-Breta gne à prendre place parmi eux.puisqu'ils auront fini par se rallier à la formule qu'elle préconise avec constance de puis 1948 n II serait illogique de faire l'Europe a l'anglaise sans les Anglais.Mais peut-on inclure la Grande-Bretagne dans un système dont l'un de« buts essentiels est de permettre la réuvsite de la communauté ries Stx en réalisant *e* virtualité* politiques si la Gran- .remplies de fleurs sur le bord de la fenêtre de leur appartement, c'est à peu près tout ce que des milliers rie Montréalais pourront voir rie la nature d'ici peu si l'on continue de construire partout, même sur le magnifique mont Royal, où Ton vient de permettre encore de nouvelles constructions.Voici qu'on vient d'autoriser l'érection de deux nouveaux immeubles sur le sommet en plus de ceux qui y de Bretagne continue a ne pas adherer au Marche commun ?La solution la plus heureuse serait sans doute une formule pragmatique, du même ordre que celle qui a jusqu’ici prévalu sur le plan economique.Les Britanniques auraient voulu la dissolution du Marché commun dans la zone de lihre-echange.La France a fait adopter une méthode visant a sauvegarder le Marché commun tout en veillant que sa mise en marche n'apporte pas de bouleversement parmi nos autres partenaires d'Europe occidentale.Les Six pourraient, dans le même esprit, mettre en train une union confédérale en tenant étroitement la Grande-Bretagne au courant de leurs travaux.La souplesse de la formule n'impliquant aucun abandon de souveraineté supplémentaire au profit des institutions de Bruxelles, permettrait à la Grande-Bretagne d'y adhérer le moment venu, c'est à dire quand son opinion serait suffisamment mûre et les liens avec le Commonwealth suffisamment distendus.Le contenu politique du différend qui oppose la Grande-Bretagne au Marché commun aurait été désamorcé.Les Anglais pourraient aborder des négocia tions, désormais purement éronomioues, avec plus de s"-renité.Mai*, inversement, il importe qu'ils sachent ou’ils ne peuvent empêcher les Six d'aller de l'avant et ou'ils ont seulement le choix enlr" deux méthodes : ou bien sc joindre à l'Union des Six.avec les servitudes inhérentes, notamment en ras de vot» maiori-taire : ou bien se contenter de s'y associer ou de se tenir en marge, mais sans pouvn’r .-o plamdre d'être tenus à l'écart.Rien ne s'oppose à ee qu« d'autres pays participent a la confédération Le processus dinteeration supranationale rendait assez malaises des ral liements ultérieurs, le.s traités ayant été négociés dans leurs moindres details en fonction ries caraetéristioues économiques des pays signataires, et risquant de perdre leur équilibre du fait de l’intrusion d'un tiers.Au contraire, une eon federation poiitione, procédant par juxtaposition de souverainetés et délégation directe de compétences, est, par essence indéfiniment extensible.11 suffirait chaque fois d'une acceptation du Conseil de l'Union, suivie d'un référendum dans le pays candidat.Divers indires permettent do penser que la Grèce, le Danemark, voire la Suisse et l'Espagne.pourraient manifester un jour le désir de »e joindre à rette confédération.Nous ne nierons iei que pour mémoire le problème de l’extension du svstème aux pays d'Afrique associés au Marché commun.existent déjà.Etait-il essentiel qu'on y place un nouveau poste de police avec écurie et un autre grand bâtiment pour l’entretien du service des parcs ?La centrale des pompiers n'était-elle pas suffisante a côté du stadium affreux qu'on a permis tout près du beau monument Cartier.A ce rythme, toutes les professions et tous les métiers peuvent revendiquer le droit d'avoir une bâtisse sur la montagne.Après la radin et la télévision, les restaurants et les terrains de stationnement si i'on permet à nos universités des postes d'astronomie et une branche au jardin botanique- il ne faudrait plus que de- terrains de jeux et des piscines pour détruire le.s quelques cenls arbres qui se meurent ici et là faute d'en tretien.Déjà plus de six mois se sont écoules depuis que Québec a passé un bill pour empêcher la vente des terrains en bordure du boulevard Mont Royal à d'autre qu a la cité de Montreal ou d'Outre-mont.Dans moins de six mois, ce vaste terrain boise sera de nouveau exposé a devenir une foret de maisons d'appartements ou même un quartier manufacturier si c'est plus rémunérateur.Ce domaine, on le sait maintenant, est un No man's Land" et.par le fait même, sujet à aucun zonage par les municipalités environnantes.Cette partie de la montagne aura-t-elle le sort de la rue Retraites Monsieur le rédacteur.Dans votre édition du R ne-lobre 1960.vous annoncez l'ouverture prochaine d une maison de retraites fermées sous le nom de Marie Reine des Coeurs, ee dont il y a lieu de se réjouir.Voi s écrivez en page huit que le centre de retraite» fermées sera le premier à organiser ries retraites conjugales sur une haute echelle! Une fable de Il v a de cela à peu près trente ans.à l'occasion de la subdivision de comté du Lac St-Jean.Quelques hommes bien placés, sans faire de bruit et à la surprise générale profitèrent de la rirconsiance our imposer le nom de Ro-erval au nouveau comte Les citoyens de cette ville en furent d'abord enthousiasmes; mais bientôt ils eurent à souffrir de eet abus de pou voir Et ils eurent bien des difficultés à maintenir leur expansion.Si le bon vieux Lafontaine était de notre siècle nous pourrions penser qu'il avait trouvé a sa fameuse histoire d une grenouille qui voulait se faire aussi grosse qu’un boeuf Les paroisses et petites villes du même comté n'ont jamais accepté de bon gré cette domination.Il y a trois cents ans que le Père Dequen nous a baptisés.Notre reputation de grenier de la province existe encore.Nos bleuets, ont servi dernièrement à fabriquer une tarte rie 200 Ihs Mais quelques mauvaises langues ont prétendu qu'il y en avait plu» Cedar, déviendra -1 - elle, en mars prochain, un "football'’ que tous ceux qui devraient s'y intéresser se lanceront à qui mieux mieux ?D'aucuns prétendent que la corporation métropolitaine devrait prendre l'initiative de co problème et tout te monde convient que son dévoué president déborde d'ouvrage et de responsabilités, c'est pourquoi.vu l’urgence et le delai limité du bill no 71, M.Cha-gnon ne pourrait-il appointer un comité qui lui ferait rapport c Divers groupements tel le Comité de vigilance du mont Royal (maintenant Comité de protection du mont Royal) et le Montreal Parks A Playgrounds ont réussi à paralyser la vente du dit terrain l’an dernier et à alerter le public: depuis lors, tout s'est endormi d'un profond sommeil.Doit-on se contenter d'espérer que « reveil ne sera pas un affreux cauchemar et que cette lethargic d'un an ne deviendra pas de nouveau une source de profits pour les constructeurs rie maisons de rapport qui s» fichent de conserver ee dernier bout du mont Royal pourvu qu'ils accumulent des montagnes de dollars I Citoyens de Montreal, vous vous devez d élire des candidats aux prochaines étectiors qui protégeront ce versant du mont Royal si vous désire* dormir en paix sur l'autre en ne souffrant pas la réprobation des générations à venir.Rasul BERNICR conjugales H vous intéressera sans doute de savoir que de telles retraites sont organisées depuis 1932 à la maison de retraites l'Etoile du Nord à St-Albert, Alberta laquelle compte aujourd'hui R2 chambres pouf retraitants avec chapelle, salon.salle de conférences, etc.Rien à vous, Mme Marie Whilley, secrétaire.Lafontaine que trois dedans .Noir* Ouananiehe est encore toute aussi vigoureuse qu'elle était et elle continue d'attirer les pécheurs dans notre region.Dernièrement, malgré toute la publicité qu'attire chez, nous la fameuse traversée à la nage de notre lac, vous svez.remarque comme il est facile d'entrer dans les eaux du Lac St-Jean mats très difficile d'en sortir à Roberval.11 y a longtemps que nn» sénateurs du Conseil de comté ont compris le bon sens et sont demeurés logiques en conservant leur nom de Lac St-Jean.Et Voilà que dernièrement, ces sages rie la nation ont fait éclater la grenouille qui voulait être aussi grosse qu'un boeuf.Le beau nom du Lac St-Jean nous est revenu.Et nos amis de Roberval sont et seront toujours dans leur ville comme autrefois.Cela ne les empêchera pas d'être fiers du nom de leur ville et rie tous les homme* célèbres qu'elle a vu naltr».LES FLOTS BLEUS lmp.du Nord Lté*. CINQ ' LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.22 OCTOBRE 1960 “POURQUOI NOUS SOMMES INOËPENDANTS ?” DES Farce que notre devise étant MONTREAL D'ABORD” nous entendons agir en tout» ob.iecti vite et ne considérer en toute chose que l'intérêt supérieur des Montréalais.Parce que nous ne voulons pas que notre juge nrnt et que nos décisions soient influencés par des obligations ou des manoeu Mes quelconque' Parce que nous n'avons pas d?mbit ions politiques personnelles autres que telles de bien g Ter la Métropole et d'administrer son patrimoine comme nous dirigeons le nôtre, cest-à dire en bon père de famille Parte que nous somme conscients tie la vitalité de Montréal, comme ville et comme port.Sa situation géographi que laissant osperer dans les prochaines années des dévelop pements si importants dans les domaines les plus divers, corn me ceux de la pensée, des «ports, du commerce, rie l'industrie.de l'économie en général.que nous envisageons dès aujourd'hui, en toute lucidité, de preparer cet avenir afin que la crise rie croissance se fasse sans heurts, suivant des normes préalablement établies et.qu'il en résulte finalement un équi libre général sans lequel il ne se forgera pas de réels succès.Parce qu'un programme constructif comme le nôtre ne peut se matérialiser qu'avec le concours désintéressé d'hommes libres, courageux, intelligents, disciplinés, n'écoutant que leur bon sens et ne cherchant pas à se faire un certain renom politique par des effets oratoires stériles au cours des assem hlées du Conseil municipal Parce que les ‘'M’AS-TU-VU”, il faut les appeler par leur nom.sont aussi nuisibles à la Métropole que le ‘chiendent” l'rst pour les cultures, ils font des ravag»s et pour les supprimer un labour profond sim pose.Ce labour, nous conseillons aux é'ecteurs de le pratiquer le octobre prochain.Parce que des hommes talentueux sont inscrits sur toutes les listes, il vous appartient de les découvrir en faisant une enquête céscrète sur leur passé et sur leurs activités socia les.Voyei si les propos qu'ils tiennent pendant la campagne électorale sont en conformité avec leur genre d'existence et a\ec ieurs aptitudes professionnelles.Parce qu il faut vous méfier des hommes ambitieux et suffisants qui manquent totalement de pudeur et d'élégance dans leurs propos, de ces hommes sans consistance qui n’ont que la ' politicomanie' en tète et que la calomnie sur les lèvres Parce qu'il faut vous méfier de ces "prêcheurs" qui vous assurent la résorption du chômage avec les deniers publics alors qu'ils n ont rien fait avec leur propre argent pour venir en aide à des malheureux sans travail.Parce qu'il faut vous mefier de ces programmes soi-disant dynamiques, prônés par des hommes sans responsabilités socia les.qui n'ont .jamais rien fait de leurs dix doigts smon de se rappeler au bon souvenir de la galerie de la press» alors qu'ils étaient en chômage .politique.Parce qu’il faut vous méfier de ces hommes relativement jeunes, aux ambitions chroniques immodérées qui les aveuglent au point de faire tous les reniements et de perdre le sens du ridicule.Il serait fort regrettable que l'avenir de la Cité tombe entre leurs mains.Parce que dans leurs récentes réunions de groupe, les ‘Indépendants” avaient décidé, d’un commun accord, de passer volontairement sous silence certains faits récents, plutôt pénibles.qui nuiraient au bon renom de notre ville 'i nous les exploitions à des fins publicitaires et personnelles Parce qu'assurer notre triomphe en commentant généreuse ment ces ‘ erreurs pour le moins regrettables" manquerait vraiment de dignité et de pa nache.Cuba : Guevara en tournée dans les pays communistes LA HAVANE.— Le ban im posé par le gouvernement ame | ncain sur les exportations de produits industriels vers Cuba amene le regime cubain à se tourner de façon décisive vers le bloc communiste pour en sell municipal qui fut mis re-1 obtenir toute l'assistance dont Parce que l'on n est jamais aussi bien bafoue que par ses amis politiques Rappelea-vous un "certain collègue" du Con- cernment en cause, il méritait plus de consideration de la part des révoltés de son parti, en raison de son séjour dans l'Exécutif et de son incontestable dévouement à la chose publique Le "coup bas" qui lui fut porté par ses anciens partisans" lui a fait suffisamment de mal pour que nous ajoutions à son malheur.Pour toutes ces raisons et pour bien d'autres encore, nous vous disons : Montréalais SACHEZ VO-1 TER, donner, à votre Cité un groupe rie conseillers municipaux dévoués, intelligents, pondérés, ajant du tact et de la dignité, qui donneront au Conseil municipal tout j l'éclat et le prestige dont il! a tant besoin.Choisissez des hommes qua lifiés.qui prennent journellement de lourdes responsa bilités dans leurs propres1 affaires, des hommes au passé fertile, au caractère bien trempé, bref des hom mes courageux ", Voter est un grand honneur mais c'est également un geste important qui ne doit pas se faire à la légère Consultez vos amis.Renseignez vous discrètement et quand vous aurez recueilli tous les renseignements, prenez calmement votre décision.Dieu veuille vous inspirer Montréalais, mes concitoyens, vous serez jugés sur vos actes et ceux-ci vous suivront pen dant plusieurs années.L'heure est grave, sucrés ou défaite, c'est vous qui déciderez et votre choix sera sans appel.Maintenant, à chacun ses responsabilités ! BONNE CHANCE Wilfnri-E.LAUR1AULT, Ingénieur professionnel, maire suppléant (ANNONCE! Tschombé principal ELISABETH VII,LE — Les choses se gâtent décidément au Katanga et les relations entre l’organisation des Nations l’nies et le gouvernement de la province sécessionniste ont atteint le point de crise.Le président et premier ministre Tschomhé a demandé hier soir au secrétariat général de l'organisation internationale de rappeler immédiatement lan Berendsen.rhef de la représentation de TONU au Katanga et une partie rie ses conseillers militaires et du contingent international.Moïse Tschombé a maintenu ses accusations rie grave négligence et de conduite grossière envers certains éléments des "casques bleus” même après que réclame le conseiller rappel du de TON U Berendsen eut déclaré ‘ prc.s- ! av ec l’ONU.Et hier soir, le pie que entièrement sans fondement” les allégations du pre-mi»r ministre katangais selon lesquelles des soldats éthiopiens de l’ONU ont pillé des maisons et aidé des rebelles Balubas mier ministre a dit que la décla ration de M.Berendsen sur la conduite des soldats éthiopiens -— faite à la suite d'une enquête sur place — “est une tentative de nier l’évidence afin de dans la région de Kabalo.à 430 gagner du temps devant i'opi- m^rnp milles au nord d’Elisabethville.; nion internationale".Mauvais* foi dénoncé# Le risque est grand d’une rup ture complète des relations entre l’ONÛ ci le gouvernement katangais .leudi, Tschomhé a accusé l’ONU d’avoir échoue la mentahlement dans sa tâche de rétablir l’ordre, dans plusieurs régions, malgré les promesses faites et a menacé de dénoncer tous les accords qu’il a conclus le payi aura besoin.Hier, Er nesto'Guevara, gouverneur de la Banque Nationale cubaine et "dictateur” de l'économie cubaine a entrepris un voyage qui le conduira dans les principaux pays du bloc communiste.Guevara entreprend cette tournée alors que des rumeurs persistantes veulent que quelque 200 ingénieurs et experts soviétiques et 3.000 techniciens militaires tchèques s'apprêtent a venir travailler à Cube notamment pour assurer le bon fonctionnement des grandes en (reprises récemment nationaii sées.Avant de partir.Guevara a prononcé une allocution ielévi-sée à l'adresse de la nation.Mission commerciale en URSS «t en Chine Le président rie la Banque na tionale a dit que Cuba peut compter a plein sur l’assistance de l’URSS et des autres pays communistes pour faire cchec a "la dernière agression des Etats Unis” ainsi qu’à toute éventuelle intervention militaire de Washington.Guevara a annoncé que Cuba recevra l aide économique massive du bloc communiste et, au besoin, des projet tiles et des “volontaires” pour contribuer à sa défense.Guevara dirige une mission commerciale de neuf spécialis tes, mission qui se rendra tour a tour en URSS, en Chine, en Corée du nord, en Tchéeoslova quic et en Allemagne orientale, I,e but essentiel est de dévelop per largement les échanges corn : merciaux entre Cuba et le bloc communiste: jusqu’à l'an rier nier.1* plus grande partie du commerce extérieur cubain se faisait avec les Etats-Unis On croit que Guevara veut obtenir des engagements sur l'achat du sucre cubain par les pays corn munistes et des précisions sur les modalités de l'assistance éco nomique et technique à atten dre.Austérité pour les prochains mois Dans son discours de jeudi soir, le président de la Banque Nationale a dit que les Cubains devront accepter un régime d'austérité pendant quelques mois mais que l'aide de l'URSS et des autres pays communis tes permettra d'améliorer sen sihlement la situation dès 1961.Nous pouvons avoir pleine confiance dans le sens de la solidarité des pays qui luttent à nos côtés et qui nous ont pro-i mis aide économique, teenni des volontaires ' fusées, au besoin .Nous devrons faire face! Le chef du gouvernement ka-' à certaines difficultés mais il ; tangais a ajouté qu'aux prises n'en est aucune, que nous ne , avec une aussi insigne mauvaise puissions surmonter: la révolu- , foi, il était obligé de demander tion nationale triomphera le rappel de Berendsen et d’au- : ____________________ très hauts fonctionnaires ‘ rar je suis absolument convaincu 1 qu'il est iiripossible de collaborer loyalement avec eux”.Le premier ministre a précisé que (Suite à In page 2) Classe B.district 4r FAUST, LAURIER Courtier Né é Montréal en 1912, il • étudié les sciences commerciales é Montréal, Toronto et New-York, les sciences politiques é l’université Queen de Kingston.Il fut dirocteur des services des changes Etrangers é Well Street pour I* compte d'un* importent* banque canadienne.Il est président des Immeubles Faust Limité*.Administrateur compétent, Laurier (Larry) Faust est un homme é qui to public ¦ déjà donné sa confianco.Votez Faust et vous serez bien représentés.Publie par le Comité dea Ami» d» Ijuirtrr Pauat Grave incident diplomatique à Bonn BONN — Un grave incident, qui est de nature a provoquer une rupture des relations diplomatiques entre l’Allemagne oc eidentale et l’Union soviétique, s'est produit hier à Bonn.Des auditeurs, furieux, ont expulsé manu militari d'une réunion sur les problèmes africains, l'ambassadeur soviétique, An rirei Smimov.L'incident est survenu lors que l’ambassadeur — qui se trouvait au premier rang de l'assistance —, a bondi de son siège alors que l'orateur du moment, le ministre des affaires économiques Ludwig Erhard, disait que “l'impérialisme soviétique est la pire forme de colonialisme”.Le bras tendu, pointant un doigt accusateur vers le ministre allemand, l'am bassadeur a crié quelques mots qui ont été couverts par les huées et les injures ries auditeurs.L’assistanee entière fut Aux quatre coins du monde LAOS : et p*y< pourrait dtvtnir un nouveau "Congo", talon Nohru DELHI.— Le premier ministre Nehru * dit hier qu* "teut glissement brutal vers la gauche eu la droit# pourrait transformer lo Laos on un nouveau Congo, et mime on qualqua chose do pire".Lo chef du gouvernement Indian • ajouté que toute tontotivo du bloc occidental eu du bloc communiste pour amener U Laos o renoncer A la neutralité pourrait faire d* ce pays un champ d* bataille.Il a fait l'elog* du prince Souvanna Phouma, actuel premier ministre du Laos, pour la façon dont il sait défendre s* politiou# d* neutralité face è diverses factions qui veulent l'entrainer dans un sens eu dans l'autre.Il a dit espérer qu* le premier ministre laotien réussir* i instaurer d* façon durable la paix et la stabilité dens sen pays sens quoi non seulement le Laos mais un* grand* parti* du sud-est asiatique risqueraient d* redevenir un lieu d'affrontement entre les blocs.ETATS-UNIS : aucun# decision encore sur la cession d’armes atomiques h l’OTAN WASHINGTON.— Vn porte-parole du seerttarial d'Etat a déclaré hier que le gouvernement américain continu» les projets relatifs à la cession d'armes atomiques à l'Organisation du traité de l'Atlantique nord.M.Joseph Reap a précise que des entretiens sont en cours entre Washington et l’OTAN sur divers projets à long terme destinés à faire de l'Alliance une puissance atomique mais a ajouté que l'on en est encore venu a aucune entente et que les Etats-Unis de leur côté n’ont avancé aucune proposition formelle.Far ailleurs, la presse britannique s'est émue des projet?de transformation rie l'OTAN en une puissance atomique Plusieurs journaux font remarquer que le consentement nécessaire des 15 F.tat?membres à l'usage de ces armes atomiques serait un facteur d'inefficacite et de retard dangereux en cas de besoin et d autre part qu'une telle initiative de la part des Etats-Unis pourrait amener l'URSS à doter tous ses propres alliés d'armes atomiques.ALGERIE : le gouvernement interdit let manifestations prévues pour le 27 octobre PARIS.— Le gouvernement a interdit jeudi soir les manifestations qui avaient été convoquées pour le 27 octebr* au sujet d* le guerre d’Algérie per diverses organisations d'ouvriers syndiqués, d'étudiants et d'éducateurs.Les grandes centrales syndicales, catholique et communiste, l'Union national* des étudiants, etc., avaient décidé d* faire du 27 un* journée "pour la négociation on Algérie".Dos organisations du contre et d* le droit* avaient alors annoncé qu'ils ordonneraient dos centre-manifestations.Le ministère d* ('Intérieur a déclaré qu'en raison du risqut d* violences graves ainsi créées, il devenait essentiel é la paix et A l'erdr* public, d'interdire tant les manifestetiens qu* les centre-menifoste-tions.Des porte-parole des etudiants et des syndiqués ent annoncé qu* peur l'instant, ils maintenaient l'appel A leurs membres A manifester le 27 mais en croit généralement qu* les diverses organisations s'inclineront devant l'interdit gouvernemental.CONGO EX-BELGE : les pays communistes refuseront de contribuer à ‘ l’addition" NATIONS UNIES, N -Y.— Le représentant de la Tchécoslovaquie a déclare hier que son pays et les autres pays rommunistes refuseront de contribuer en quoi que ce soit au financement de ce qu’il a appelé "le rôle honteux” des Nations Unies au Congo ex belge.M.Nacvalac, chef de la délégation tchèque, a lancé une violente attaque contre l'attitude de l'ONÙ au Congo et celle du secrétaire général, M Hammarsk-jold, au cours d’une seance de la commission du budget de l'Assemblée générale Cette commission examine actuellement les moyens de financer les diverses activités de l’Organisation notamment celles qu elle a entreprises au Congo Le délégué tchèque a dit que le bloc communiste n'entend pa» contribuer â soutenir le concours "à l impcrialisme” apporté par les représentant» civils et militaires des Nations Unies au Congo.ETATS-UNIS : des économie»#» prédisent un# légère et “brève” récession HOT SPRINGS, Virginia.— De» économistes du secteur privé ont déclaré Hier qu* les Etats-Unis entrent dans un* phase d* récession légér* et probablement brève.Ils ent précisé que selon eux la production national* n* sers pas réduite de plus de 2% et que cette petit* cris* prendra fin au .milieu de l'année prochain*.On sait qu* plusieurs conseillers économiques du gouvernement partagent te thés* des économistes du secteur privé sur cette question.D'eutros estimant au contraire qu* les Etats-Unis entrent dans un* phase d* calme, où l'économie connaître un* vitesse de croisière sens gains ni pertes appréciables.Mais le ministre des finances, R.Andersen, se montre nettement plus optimiste et considère que la phase de "plafonnement" est déjé révolue, que l'économie eméricain* va entrer dans un* nouvelle période d'expansion.GRANDE-BRETAGNE : ai Burgess me» les pieds dan» le pays, il sera auaiisô» arrêté LONDRES.— Les euterites britannique» ont fait savoir qu* Guy Burgess serait arrêté s'il tentait de revenir an Grande-Bretagne.Membre du personnel du Foreign Office, Burgess s'était enfui en Russie il y a neuf ans.Des journalistes occidentaux l'ont rencontré eu court d'une réception è Moscou mercredi soir.Burgess a déclaré eux journalistes qu'il aimerait prendre une vacance en Angleterre si en lui permettait ensuit* d* retourner en Russie.L'ex-secrétair* adjoint d* l'ambassade britannique è Washington e déclaré qu'il était passible è tout homme d* constater qu'il a tait un* erreur.Burgess a ajeuté qu'il avait conserve s* citoyenneté britannique.L'exilé » tenu à préciser qu'il n'était pas un agent soviétique."Je suis socialiste mais je ne suis pet communiste, a ajeuté Burgess; et si vous voules savoir combien de temps durera le guerre froide, allez le demander eux Américains; et quant è l'ONU et è son secrétaire général vous constater*» dans six mois qu* Nikita Khrouchtchev avait reiten.Cet homme recherche le paix", DEUXIEME GUERRE : un historien anglais blâme les Etats-Unis pour le sort présent de l’Europe centrale LONDRES l'n historien britannique, spécialiste de l'histoire maritime, a blâme hier les Américains pour le refus des Allies de suivre au cours de la dernière guerre mondiale le plan de Winston Churchill relativement a la liberation de l'Europe occidentale et de l'Europe centrale Si.dit-il les Alliés avaient accepté ce plan qui consistait a mener l'offensive libératrice à partir de l’itaîie et des Balkans, "l'histoiro ri après-guerre de l'Europe centrale et de l'Europe occidentale aurait sûrement été plu?heureuse qu elle n'a ete' M.S.W Roskill fait ces declaration- dan- le troisième volume de "La guerre maritime” qui est paru hier.11 attribue 1» refus net des Américains devant le projet de Churchill aux facteurs suivants: anti impérialisme, anti colonialisme anti-monarchisme faux et grossiers, tous résultant de préjugés tenaces entretenus chez des générations d'Américains, NEW-YORK : pour "K" U métropole des Etats-Unis est une ville sale, sans âme et inhumaine MOSCOU.— Le premier ministre Khrouchtchev * f»it pert, event-hier, eu r#pré»ent*nt de l'nqtnce Ta»» d* »*» impression» sur la ville de New-York où il vient de pa»*#r troi» semaine» é l’occetion du début de la »*«»ion de l’A»-semblée général# des Netien» Unie», "K” * dit que c'#»t bien la ville qu* l’écrivein ru»»#, M.Gorki, décrivait voici 50 »n* mai» qu'elle est devenu# "plus **l# qu# |em»i», nettement plu» qu'eu tempt d* Gorki" mémo »l c'#«t un# grand* ville.la sr-ule agence dirigée par deux géographes diplômés AGENCE DE VOYAGES V/AU 1593, rue ST-DENIS — VI.5-6503 fACt AU THtATSE ST DENIS A PROPOS DE CELEE ROYALE .Lr «ucré» de» médlramrnts Aptstrum AVIS AU PUBLIC - M Rl-Apl»entm » sturltt dr» fmlla- tioni direr».» nul priurni rreer une rnnfuilon d»n« ' '«prit du puhllr n» n» rinlerèt mtme de nuire rllenlele nnu» «eenn* iljnaler que A PI SFR LM el Rl-SPlSF.Rl M n upl *urune »urrur.»le atirunr «oti«-marone.Il n» srti | RI-APISFHTM.TrnditR rn holtr* tons !• BtfnRtiire dr Dr Brlvrfrr.nriil APISP.RVM rt tin dr 24 tmpoulrt dr 5rr.Impnriê dr FfBnrr ir/ -vous imitations Seule solution pure de gelée royale Si »otrr phArinRfirn pBt.PrrlTrj nu trlrphnnr?k : APIRKRI.M.170 rst.hotil.Dorchrsirr Montrai l'N.1-717.7 — Rnlr O.C-2175 Ü y a plusieurs (ielee* Fnynles MAIS II.V'Y A QU’UN SEUL BI-APISERUM bientôt debout et un dea voi- ! sins de l’ambassadeur l'a saisi par le bras et l’a littéralement (rainé hors de la salle cepen dan( que la foule continuait à le huer et à ener "Raus” (de hors).Attaque étonnant* d* Erhard L’incident est survenu a la fin d’une reunion qui marquait l’inauguration en Allemagne occidentale d'une “semaine de l'Afn que”.Plusieurs milliers de per sonnes s'y étaient rendues et au premier rang se trouvaient les représentants d'une vingtaine d'Etats africains et de quelques autres pays.Au cours des allocations prononcées par les orateurs allemands et africains, il y av ait eu plusieurs attaques contre (Suite A In page 2) '-J~e 11 leilleur de la ddel cjttfue CONFITURES.BISCUITS, CHOCOLAT CONSERVES DE LEGUMES ARTICLES D'ART EN FAIENCE ENCRES, PAPIER REPRODUCTIONS TABLEAUX CARTES POSTALES LIVRES SCOLAIRES BIJOUX DE FANTAISIE ETC .ARMES DE CHASSE CONFECTION, CHAUSSURES & BONNETERIE GANTS, ECHARPES EN LAINE COUVRE-LITS.TAPIS ET CARPETTES DRAPS DE BILLARD ELEMENTS EN BETON MIROIRS.LAMPES.REFRIGERATEURS ARTICLES DE CUISINE EN FONTE EMAILLEE MACHINES A COUDRE MACHINES POUR VULCANISER LES CHAUSSURES FOYERS.EPLUCHEUSES ELECTRIQUES POUR POMMES DE TERRE ET LEGUMES TRANSPORT AERIEN PASSAGERS ET FRET SECTION SPECIALE : TAPISSERIES.ART RELIGIEUX PRODUITS D’ARTISANAT BELGIQUE FOIRE PRÉSENTÉE INTERNATIONALE DE DU 25 OCTOBRE AU 5 MONTREAL NOVEMBRE 1960 MONTREAL 1600 RUE BERRI UNIVERSITE DE MONTREAL ÉCOLE POLYTECHNIQUE SERVICE DE L'EXTENSION Programme des cours — Session 1960-61 N o d U court DEAf RIPTION RT DATER Frai* d Inscription Ouverture de# mura *061 — Bcton précontraint 40 heurt* 1# maren oo.r MO on • not.*062 — Principe# de conihiiBtinn et application# — t tili«atlon du cor naturel 40 heure* le m*rdi rolr MO «B • not.*007 — Initiation à 1* geofet hnlqur et à ne* application# 40 heure* le mardi aoir MO 00 R not.«004 — Technique* et fondation# 40 heure* 1* mercredi *r»ir M* no 9 nnt.• «nos — Principe# de ch*urf*|t — Ventilation et air chmail.#* 70 heure.# le mercredi aoIi 170.00 t nnt.*000 — Organisation iniuitnellr 40 heure* le mercredi soir 440 00 1 not *00* — Diffraction et *pertrofluore#renre de# Ratont X — 40 heure* — le mercredi *oir MO 00 t not ««ou — Principe* fondamentaux du toudaxe cour* aparial er, collabo- toir 1* ration arec le 'Canadian gelding Bureau pro#per»u* S not «01* — Contrôle de la qualité du soudage roura apecial en collabo- toir le ration arec le Canadian Welding Bureau pro«pectiis 1" no?• «012 — Resistance de» matArlaui et tlnirturet» 50 heure# le lundi aolr 1.70 00 7 not *011 — Fralnation foncière 40 h^ire* le mercredi aolr MO 00 2 not 6014 — fttatUtlqiie* Industrielle# - 40 heures le lundi aolr *75 00 17 oct.•OIS — Calcul de# charpente» — Théorie dr la plantlclté 2.1 hturea le hindi aoir »*7 00 7 not •Oi* — électricité et magnétisme 70 heure* le lundi aolr 1.70 00 7 not.•017 — Arpentage m geodéale .70 heures le jeudi aolr 1.70 00 7 not.601 * —- Dotage et contrôle Oc# melange# asphaltiques 25 heure le mardi aolr |2.\.00 R not •019 —.Principe# de placage électrolrtiqiie donné en collaborai ton *vec 1” American ElectropUtara Society" • 70 00 * not.6020 — Pratique de placage élertroh tique donne en collaboration arec l American Electroplatera Society 4.70 no 9 net.6021 — Contrôle de placage élertrol#tique donné en collabora!loti a»ee 1 ' Amenean Electroplatera Aoele»#r 150 00 • not •«22 — Manutention dea Maténani — 40 hourea le Jeudi aolr 140 00 7 not •027 — Manutention dea Matériaux — Cntrepo«age et Agencement de Vnn-tlllage — 30 heure* — 1b Jeudi aolr IM «0 % ont «*’4 — f Aïeul d'éléments de machine* 4^ heurs* la mardi */V.» •40.00 • not *0?* — Méthodes de eilcol de* eTUèmee linéaire* 7.4 heure* - le mardi aoir m.** R not •«?« — Introduction aux méthode* de ealeul éleetronlqne — 74 heurt* — le mercredi eolr m.»* » not.•W7 — Photogrammétrie — yt heures le mardi aoir MO 00 1 not •OtR — Théorie et calculi de* ponts à poutres multiples «ThéorJ* orthn-troplqut) — 4ô heure* le mardi aoir MO «é t not RJ.266 — Mécanique I 4d heure# le mercredi aoir MO 00 » not • Cour» eomport»nt deux ptrtlu »olr 1» pro«pecni» Let court du toir commencent à 7:30 heuret I^j examen» pour le» personne» qui désirent les passer, ont lieu dans la semaine qui suit la fin des rour?.la1» cour» sont suspendus pour deux semaines a partir du 23 décrmhrr I960 Ils rrrnmmrncpnt le 9 janvirr 1961 Les rours du irudi, n décembre, sont supprimés el reportés é plu?tard.l)r* renseignement* plus remplit* sont contenu* dan* te prnsprrfut rte* court d'frtettsinn Faite*.m In demande d 2500.av# Merit-Guyard, Montréal 26 — Tél.: SE 9-2451 SIX LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.22 OCTOBRE 1960 CITE DE MONTREAL Expropriation pot»*rsNion préalable des Immeublet re- quix: I.pour I'a-njenapemeni d’un "**f ^ p.m roupé ^ I an El# nord-ouest des rue-.Ontario el Panhenan — jilan 0-19 ste-Marlr — 2 pour relarsisse^nent de la rut Ontario sur le rA|> nord, a l>«t de la nit Kainl-lienis — plan 0.9 Rt-.farqutt — r S M.97 expropriation — T a Cité da Montrtaî donna, par les preaentea nvu public qua le 3 novembre iy/i a 10.30 heure» du matin ou auaaltOt que conaell pourra être entendu, elle préaentera par la rnlnla'ere de eea procureur» aoua-.siiçnea à la Cour Supérieure, ou a l'un de ae» honorable» Juges aiê-geant A la dlrtalon de pratique, rhambre no 31.au palais de Justice, a Montréal, province de Québec, une requête demandant a) de fixer !e jour ou la He,0e de* service* public» devra commencer le* travaux a faire pour cona-t»*er et évaluer le* immeuble* ou partie* d'immeuble* décrit* ci-de*-*ou* que la Cité de Montréal entend acquérir, en vertu de» article» '>.VS et «ulvanta de *a charte ar U rue Ontario «sans | numéro cadastral), au sud-ouest ‘par une partie du lot 1199-30, au ! nord-oueat par une autre partie du-| dit lot 1199-31; mesurant vlngt-j cinq pied» (25’» de largeur, deux ’ pied» et six dixième* de pied LA SEIVIENGE LÈVE EN muMu .il EXIGE PLUS QUE JAMAIS NOTRE PARTICIPATION A K U PM D( U 101 SUPPLÉMENT D'une Librairie.DEUXIEME SECTION LE DEVOIR MONTREAL.SAMEDI, 22 OCTOBRE 1960 LITTÉRAIRE Occupons-nous de la mariée: elle est belle! Par |ean Pellerin ‘'Comment concilier notre culture française et notre civilisation nord américaine?" Question pernicieuse qui en sous-entend de plus graves.D'abord, sommes-nous à ce point participant à la culture française que nous puissions la revendiquer comme notre-’ ¦ De plus, rxiste-t il une telle chose que la civilisation nord-américaine* Knfin, ces doux réalités nébuleuses sont-elles conciliables ?A la première question, il m'arrive parfois de répondre dans la négative.J'exagere bien sûr, mais comment pour rais-je être enthousiaste quand je considère tout ce qui nous manque pour être de fait — et non seulement d'aspiration — participant à la culture française ?Selon le point de vue où l'on se place, on peut, à la fois, se montrer optimiste, et pes simiste.Voici d'abord l'optique pessimiste: du haut en bas de l'échelle sociale, combien y a-t-il cher nous de gens aptes à parler un français -je ne dus pas élégant — mais tout simplement correct ?En toute honnêteté, je dois répondre: une maigre élite.d'ailleurs tournée en dérision par le reste de la collectivité qui, elle, se complait dans la vulgarité et le débraillé du langage.Combien y a t il de gens, chez nos universitaires, nos professeurs, nos journalistes, nos politiciens et meme nos écrivains qui ont le souci du beau verbe, de la diction, des sonorités de la langue, des subtilités de son esprit ?Est-il donné tellement soment à des Canadiens français l'occasion de communiquer avec son semblable autrement que par des ànonnements monosylla biques farcis d'incorrections, d’anglicismes, d'apocopes et de jurons?Y a-t-il tellement de gens qui peuvent s'entre tenir d autre choses que de fadaises?l.a langue est pourtant le premier véhicule de la cul- ture.Que peuvent donc véhiculer ceux qui ne la possèdent pa* ?Peu de chose puisque, sans la langue, ils n'ont pas accès au trésor.En effet, coin ment peuvent-ils avoir envie de lire ?Comment peuvent ils avoir soif de culture, de con naissances, d'art ?Qu'ont-ils besoin de theatre, de cinemas, de littérature, enfin de tout ce qui constitue la vie culturelle d'une collectivité ?Ils n'éprouvent que des besoins utilitaires.L'olégance, la distinction.la politesse, les véritables richesses de l'esprit et du coeur leur apparaissent comme l'apanage de quelques pédants.Pour eux, le parler petit nègre, les grosses farces, le scotch, la voiture au tomobile et le sport commercialisé constituent le nec plus ultra de l'affranchissement et de l'évolution.Ils s’estiment des “Franças améliorés ", comme dirait l'autre, et malheur à ceux qui doutent de "leur" culture et les traitent de voyous ou de graine de hlou-sons de euir Ils sont susceptibles et vantards comme pas un.formalistes et ragots au point de déclasser Tartuffe lui-même! Ils défendent une langue qu'ils ne parlent pas une culture qu ils ignorent.Ils vivent dans des agglome rations urbaines sans caractère et promènent leur affligeante vulgarité en Cadillac.Non, le Canada français ne participe pas à la culture française, il n'est même pas encore sorti de son inculture primitive.Il dissimule sa vacuité intellectuelle derrière un luxe de petit bourgeois vaniteux.Et pourtant.Oui, pourtant mon pessimisme est outre, car par delà cette réalité décourageante, il faut bien ad mettre que.si la culture fran çaise n'est guère qu’un mot pour la plupart, l'esprit fran çais, lui, demeure une réalité bien charnelle.Et c'est ici que je deviens optimiste Ce peuple étrange et frus tre vient à peine de naître, et il a déjà la faculté de douter de tout, de s'interroger, de jongler à perte de vue avec les points d'interrogation.Le point d'interrogation.("est le point que le Canada français connaît le mieux, et c'est peutétre celte salutaire manie qu'il a de remettre constamment tout en question qui le sauvera.Quoi de plus frança s aue la tentation du doute ?1 esprit critique qui lait quon n'est jamais satisfait de soi et de son acquis ?le désir de casser les vitres cl de sortir des sentiers battus ?la fa eulté de se prendre, tantôt pour des cretins, tantôt pour des genies, et d'avoir raison, bien souvent, dan* les deux cas ?Quoi de plus français en core que cette propension à la vantardise puérile et a la colère noire chaque fois qu'un étranger croit devoir souligner un travers, ou encore cette manie rie se décrier avec volubilité ce même étranger insiste pour vanter des quali les?Ici, comme en France, il faudrait mettre un ocriteau aux frontières "Interdit aux critiques dtl dehors’" car le Français est de la rare de ceux qui peuvent dire ".le me les sers, moi-même, avec assez rie verve, "Et je ne permets pas qu'un autre me les serve .' Quoi de plus français, en fin, que ce sens du ridicule, ce sens de la blague gauloise, cet amour de la bonne chère, cette faculté d'adaptation aux.circonstances les plus périlleuses, cette ténacité et cet acharnement à maintenir, malgré tout, ses particularités nationales ?Les Canadiens français ont.à la fois, toutes ces qualités et tous ces défauts.L'esprit français qu'ils ont conservé finira-t-il par les amener a la culture française qu'ils ne vé nerent encore qu'en paroles'’ Il est trop tôt pour repondre.L'avenir dira ce qu il advien dra d'unç culture encore si peu incarnée et appelée a s'épanouir dans ce qu on appelle la civilisation nord-américaine Mais, au fait, existe I il une civilisation nord-fimericaine?Ici encore, j'aurais envie de.répondre non.car une civilisation ne s'enrichit que par ['experience.et l'exporiencc ne vient qu'avec le temps.Or, la société nord américaine est encore bien jeune.Elle corn mence à peine de brasser les cultures .nationales reçues d'Europe.De ce mélange hétéroclite, il n'est guère sorti à ce jour que de la camelote en plastique.Grisée par sa jeunesse, cette société évolue très vite et n a pas par conséquent, eu le temps de faire de la mousse.Elle s'amuse encore à des boutons pression et s'abandonne sans retenue au non nomadisme qu'a revalorisé l'automobile Elle roule, elle s'étourdit, elle s'agite sans ees se pour rien, ou peut-être pour se donner l'illusion quelle a vaincu la nature.Elle se eon tenir de records et de faux brillants.Elle ne semble pas avoir d'inquiétudes profondes.D'ailleurs, scs journaux la ras surent quotidiennement et l'en tretiennent dans ses complexes de supériorité.On a aussi l'impression qu'elle n'a d'ap-petit que pour des dollars, les vraies richesses — celles oui s'accumulent dans une tête bien faite plutôt que dans un portefeuille — la laissent en core indifférente.C'est une société qui a belle allure mais qui n'a pas de coffre.D'elle on pourrait dire ce que le renard de La Fontaine disait du buste creux d'un héros: Bel le tète .; mais de cervelle point." Et pourtant — car ici aussi il y a un pourtant cette société n est pas si légère qu'un examen superficiel pourrait le laisser croire.Elle n'a encore inventé que l'efficacité el le confort moderne, mai elle a réussi a en fane lieno-ficier tout le monde.Cette de mocratisation des utilités de cuisine constitue de.ia une originalité.De plus, elle coin mence à avoir envie d’autre chose que d'une voiture et d'un réfrigérateur Elle s e-veille, quoi quon dise, aux grands problèmes; elle louche avec envie du côte des grandes civilisations qui ont fait la gloire du passé Elle se rend compte de ce qu'il lui manque et entend prendre les moyens propres à combler les lacunes.Si l'on tient compte de l'étonnante faculté quelle a d'évoluer rapidement, on a toutes les raisons du monde d’avoir foi en son étoile.te reprends donc a ma fa çon la question posée au de but: comment concilier notre culture française len devenir) el une civilisation nord amen came (en gestation)!’ ,|r l'ignore.On pourra en reparler dans une couple de siècles.Tout ce nue je sais, c'est que pour qu'il y ait conciliation, il faudra d’abord que "notre" culture française devienne une réalité plus charnelle 11 faudra que nous prenions, une fois pour toutes, le bon parti de nien apprendre et de bien parler notre langue.Il faudra aus- si que.san.> mépriser nécessairement l'automobile et Sa sport, nous apprenions a aimer aii-si la littérature, l'histoire.le th.àtre, la peinture, la bonne société.11 laudra qua nous secouions la pare-se intellectuelle qui nous paralyse, et que nous surmontions la fausse pudeur qui nous porte encore a parler et a nous conduire comme de,s culs-terreux Un rèv* •le inc plais parfois a supposer que.pendant un siècle, a l'école primaire, au secondaire, au commercial, a l'universite, dans tous les journaux et sur les ondes, dans toutes les familles on s'ingénie sérieusement à s'initier par tous les moyens à cette chose belle et combien désirable qu’est la culture française, son esprit, sa délicatesse, scs inépuisables ressources, et je parie que la question ne se posera plus de savoir comment une cultuie pareille vraiment incorporée a la collectivité — parvient à s adapter à la civilisa-lion nord-américaine.Elle aura, à ce moment là, assez d» vie et de souplesse pour filtrer cl assimiler tout ce qui lin plaira.\utrenirnt dit, il m anparait prémaluré de s inquiéter du mariage; il importe bien davantage que nous nous occupions de la mariée Elle e t belle l.’n esprit français ns saurait toujours rester indtf» feTnt a scs appar.Est-ce que je rêve Iron ’ Que vaut mon ftyoolhèse d# n'en sais rien mais je veux v croire.Je veux y croire envers et contT tous les symptômes mortels oui crèvent le* veux.Tan* qu'il y a de la vie, il v a de l'esmir et au Canada.l'esprit français vit encore.Ecrivains d’aujourd’hui Jalons, mensurations et repères Par Picrra de Crandpré C'est la premiere fois que le Salon du Livre sera inauguré par le premier ministre de la province de Québec.Les mauvaises langues diront que, dans le passé, les premiers ministres na portaient qce très peu d'intérêt à cette manifestation annuelle.A la décharné des deux derniers premiers ministres, il faut dire qj'ils n'ont pas eu l'occa-sic.u de s'y intéres er vreiment.Quant au "plus grand premier ministre que la province ait jamais connu," c'est une toute autre histoire .«-s- » Toutes lés acti'il-'s du S.'on du Livre seront filmées par les services de l'Office provincial de la publicité, section du film.Les films seront, par la suite, expédies el ' projetés dan- les salles européennes.Ceci ne manquera pas de contribuer au rayonnement de la province, en ai tendant la création d'un ministère des Affaires culturelles.* * >!¦ L'unité mobile de Redio-Caneda téléviser* le plupert des manifestetions qui sa dé'ouleront au Musée provincial.Ainsi, même les personnes qui ne pourront se rendre eu Salon du Livre auront une idée de l'importance de cet événement littéraire.a- -s * C'est M.Lionel Bertrand, secrétaire de la province-qui proclamera les noms des gagnants des prix de la province, au cours d'une reception prévue pour le 27 octobre.* * * La journée du 29 octobre ser* spécialement consacrée i la visite du Salon par les enfants des écoles.Il serait à souhaiter que cette initiative soit suivi* par toutes les commissions scolaires chaque fois que s* tient un* exposition de (ivres dans leur ville.a » * Près de .10.000 visilcurs sont attendus au Musée pro vincial au cours de la semaine.Jamais encore nn n'aura vu pareille affluence a une manifestation de ce genre Serait-ce à dire que les Québécois sont plus intéressés par la littérature que les Montréalais ?a a a Plus de vingt mille ouvrages seront exposés; reel n* représente pas tout* l'édition de langue française, il s’en faut.Toutefois, il y aura là de quoi satisfaire les plus exigeants.a a a Le Salon du Livre n'est pas réservé aux seuls éditeurs canadiens.Cela nous vaudra le lancement, le lundi 24.par les Editions Dcsclce de Brower, de l’ouvrage intitulé : Pour mieux connaître la Bible." a a a Pour montrer que la culture n'a pas de frontière, les Editions Françaises recevront les membres de le Société de la Fraternité Canadienne (les Néo-Canadiens).Cette réception est prévu* pour samedi, le 29 octobre.a a a Plusieurs lancement- auront lieu au Musée provincial.L’ln?titut littéraire lancera "Bousille et les Justes’’ de Gratien Gélinas, le lundi 24 octobre.Poir sa part la librairie Garn"au pré-entera "Des Cavernes à Cesar" une oeuvre écrite par Use Nantais et Madeleine Lemieux, a a a Le Cercle du Livre de France a prévu deux lancements : l'un, le mercredi 26, avec "La nuit si longue" d'Ann* Merle, è qui l'on doit déjà "L'eube d* la joie;" l'autre, le jeudi 27, avec "Maryse," premier ouvrage de Oiell* Doran.C'est le premier livre à avoir bénéficié d'une subvention du Conseil des arts.Un bon point pour cet organisme.A quand d'autres encouragements pour nos écrivaine gf pour les éditeurs T * a a L’Institut littéraire nous reviendra- le jeudi 27, ever lé lancement de "Tête Blanche," de Marie-Claire Blais, un auteur qu’il n'est plus nécessaire de présenter.Le même jour, le Cercle du Livre rie France présentera "Géronte et son miroir," de Paul Morin.Le même jour encore, les invités se retrouveront au kiosque des Editions Marabout pour fêter la parution de "Bob Mnrane et l'oiseau bleu,” écrit par Henri Vernes, le célèbre auteur de livres de jeunesse, et illustré par Dino Attanasio.Le vendredi 2R sera la journée oui cumulera le plus de lancements.Successivement, les Presses Universitaires Laval présenteront "Archives de Folklore no 8,' un numéro consacré à St-Pierre- sur File d’Orléans, ainsi que "L’esclavage au Canada français.” une étude de Marcel Trudel.président de l'Institut d'histoire de l'université [.aval.Pin-, ce sera le tour d-xs Editions du Pélican pour lesquelles EveWn Brown a écrit "Kateri Tekwitha," la vierge iroquoise.Enfin, aura lieu le lancement des "Contes sur la pointe des pieds." de Gilles Vigneault.Dimanche, dernier leur de l'expoeifion, le Société de.Libraire* d# Québec et le eomula» de France recevront leur» invité» eu cour» d'un coquetel.* * * Si 1* Salon du Livre s'annonce comme un «uccès.cel» ne se sera pas fait tout seul.Aussi, convient-il de féliciter les organisateurs et tout particulièrement M Paul St-Cyr.president de la Société des Libraires de Quebec, et M.Paul Michaud, le secretaire.* * * En terminent, une invitation è tou» è vijiter ce S»lon qui constituera, à n'en pa» douter, le plu» grand événement littéraire de l'année eu Canada françai», et pourquoi ne pas le dire, eu Canada tout court.GERARD LAURENDEAU .à l'autre Trois ouvrages récemment parus peuvent être considérés comme d’utiles instruments complémentaires pour aider l’amateur A débrouiller l’écheveau complexe et parfois déroutant de la littérature qui se fait, celle des vinftft années médianes du siècle.Rien des choses, comme on sait, ont changé en France depuis la dernière guerre dans ies fins assignées à l’art littéraire, dans les rapports des écrivains avec la réalité et avec leur public et dans la physionomie générale d’une littérature vouée, semble-t-il, dans toute son aile marchante, au solipsisme, à l’expérimentation et aux recherches de laboratoire.Les entrevues consignées par Madeleine Chapsal dans “Les Ecrivains en personne’* (1), l’essai de Jean Duvignaud ‘Tour entrer dans le XXe siècle” (2) et surtout le dictionnaire anthologique et critique des ‘‘Ecrivains d’aujourd'hui” (3) établi par douze critiques sous la direction de Bernard Pingaud, permettent, par leur confrontation, d’y voir plus clair dans les raisons el les ambitions de cette littérature.C’est François Nourrissier, du monde une vue miroir, in* dans son étude du conditionne croyablemenl spécieuse et ment social du monde des livres étroite".Et Bernard Pingaud, et de l'édition, au début du dans la partie esthétique de cet-"dictionnaire Pingaud", qui no le introduction, parle avec uns te l'exiguïté du fonds commun fine pénétration de "l'indiffé-ou puisent aujourd’hui les ocri , ronce accueillante d un publie vains que rassemble le milieu’ prêt à tout entendre, donc a n'é-littéraire” français: "Peu a peu, conter personne" Oui, nous vi* pour ceux qui subissent passive- vous une époque ou le créateur ment celle situation, se subsli le plus original, l’écrivain I» tue a une vue large et normale (strie n In page 3X) La vie intellectuelle, au Québec Nous passons d’un (Celle conférence pro iimicée à l'université de Montreal, dans le cadre du service d'extension de I en seignenient universit aire dirigé par le professeur Léon I.ortie.s'adressait aux journalistes des hebdomadaires de la province).N DI.R Parler de la vie intelleetu-elle au Québec, cela peut être un exercice d'humilité.Pas seulement à cause de ce que vous croyez, mais aussi parcn qu'il faut être prié d'en parler pour s'apercevoir qu'on n y réfléchit pas souvent.Dès qu'il est question de vie intellectuelle au Québec en 1960 (et il s'agit bien de vie, non de répétition ou de stagna tion) un aspect du problème me frappe immédiatement.Il tut un temps ou nous vivions p'.u-i nu moins en vase c os.Chacun pouvait préférer cire le premier d ns son village.plutôt qu; le derme-' a ICi-inr.C'*s temp- sont révolus Nou' ne sommes nlus seuls au monde.'J c'est là une consta t-lion dont nous commençons s'ulcment à comprendre toute la po-Ire historique.L IU toire nous enseigne que les structures sociales, les ,ns Ululions se transforment lentement selon les besoins dépeuples.Pcndanl de longues p iodes, 1rs besoins et les ins titubons coïncident.Ce sont des périodes de relative stabi li'.c.La vie individuelle et la vie collective sont contenues dans certains cadres et s’y épanouissent.Ainsi se créent pour les générations success, vas d'xs habitudes de penser, d'agir, de juger qui sont aric nates dans le véritable sens u mot A la longue se créé I illusion qu'un certain immobilisme est synonyme de saine tradition et que le changement, r'rst le mal, c’est le diable.Les peti's peuples sont peut-être plus sujets que les autres a ce phénomène d'hibernation, à ce ralentissement du métabolisme qui n'est, après tout, qu'un système d auto-defense.une sorte de thérapeutique preventive.Dans cet étal de torpeur, le corps social vit des énergies accumulées, mais il les dépen se et, à son réveil, il souffrira de cette déperdition à moins que son appétit ne l’incite a prendre les bouchées doubles' Il arrive donc un moment nn c'est le travail d'assimilation qui assurera la survie et l’épanouissement du corps social.Je crois que ce moment est venu.Comment cela s'est-il produit ?Est-ce à cause d'une certaine poussée de fièvre ou du lent cheminement d'un virus invisible ou d'une soudaine crise d'in,somnie de la part de- elites Pas du tout.\vcc un certain recul, l'évo lut on du phénomène peut se constate- à l'oeil nu On ne vil pas impunément au ving lié'- siecl".Nous rs-sistons.depuis le début de l'èrc indus-l’i-'ll".i un processus ri'accé-leral on dans tou- les rioiva' nés.Et avant de poursuivre le eou''s ri- ce' exposé, qu'il so't h en entendu une le ne nnrle p’s ^u1' les nhennmènes que ie vais tente'- de décrire un iuge ment de valeur.Il s'aait plut t d'ana’vser un'’ situ-tion de fait de tenter d'en tire- des conclusions dans la perspective d îne évolution normale ("est D'’ Gaulle nui ranoeiait à la nation f’-aneaise.il n’y a pas si longtemps, eu’il est neut-étre légitime d'énrouver une ee’-tain'' nostalgie en ne" sant au "bon vieux ternes", aux lampes à pétrole aux cabriolets tirés par des ehevauv.à la Petite vie bien tranquil!" derrière des volets c'os.n'a's nue tout cela n'est plus, dans l'état aetuel des ehnses.ou'un pieux souvenir ou une vision romantique d'un passé aboli.UNE HISTOIRE VIVANTE Un» tradition vivant» Qu'cst-ce à dire, sinon que la tradition, et j’entends par là une tradition vivante, enn-chissanle, c'est autre chose qu'une léthargie de l’esprit ou qu'un psittacisme intellectuel.Au contraire.(>est essentiellement la possibilité de se continuer et de s'épanouir dans les conditions changeantes d'un monde en perpétuelle évolution.C’est très précisément une laculté d'adaptation qui nous permet de continuer d' tre ce que l'on csl.et davanla ge, dans un monde qui n'est plus ce qu’il était.Tout cela peut avoir un vague relent de lieux communs quand il s'agit des réalités matérielles.Personne ne doute, en effet, que l’époque des lampes à pétrole et des cabriolets soit révolue.Par contre, dès qu’on aborde le domaine de la vie intel lectnolle, les convictions sont moins catégoriques.D'ou vient que tout a s oup, nous soyons pris de panique devant les tâches qui nous confrontent Dans le domaine de I’cducation les plus bailles autorités nous donnent des ultimatums ; quand nous abordons le'chaoilre de la langue narine, nous nous imposons de tragiques dead-line?.La langue se meurt, la langue est mo-te ’ D'ou vient ce branle bas ^ C'est nue denuis le début du s érie, l'évolution dans tous les domaines s'est faite au rythme d'une progression géo-metrioue et que nous rommen-eons à ressentir les contre-cours de cette accété'-atinn Vous passons d'un monde r’os à un monde ouvert.Nnn aeu lenient les moyens de transport abolissent b-s distances, mais les moyens de cnmmuni-ration font disparaître les frontières.Nous sommes litté-y râlement envahis par des fnr-• mes de culture qui nous sont monde clos à un monde Par Cilles HENAULT étrangères, par des modes de vie d’importation, par des systèmes de pensées qui doivent leur virulence soit à leur nou veauté, soit a leur adaptation aux conditions de vie modernes.Deux attitude» Cel envahissement délrrmi-nr deux reflexes : d'abord, un réflexe de défense qui nous incite a nous replier sur nous mêmes, à nous regarder avec un certain affollemcnt dans tous les miroirs vétustes de notre maison ouverte aux qua tre vents.Nous cherchons a nous reconnaitrc, à nous définir.a recouvrer une identité que nous voyons chaque jour menacée.Or, cette contemplation de nous mêmes à nos propres sources ne saurait durer indéfiniment : en voulant rejoindre son image, Narcisse lïniia toujours pa- se noyer.D'autre part, l'afflux des influences étrangères détermine un autre réflexe rn sens conl aire, une sorte de cos mopolitismr qui ressemble étrangement à un nouveau r o n f o r m i s m r .Il consiste a accepter d'emblée, sans examen préalable, tous les courant- d’opinions, tous le-s» lèiue-.toutes les forme-d'art qui nous viennent de l'extérieur.Nous mettons du vin nouveau dans de vieilles outres; il u'e." pa?étonnant que ceia finisse par nous tourner la tèle On m’avait demandé de présenter une espece de panorama de la vie intellectuelle au Quebec Je ne possède pas l'information nécessaire a la prospection méthodique de nos manifestations culturelles Non pas quelles soient excessivement nombreuses, mais elles relèvent de disciplines diverses avec lesquelles le journalisme quotidien ne permet pas toujours d'entre tenir un commerce suivi.Par ailleurs.Il me parait plus important de mettre l'ar cent »ur certains aspects par- ticulièrement originaux rie la vie intellectuelle que de dre-ser un palmarès complet de l’activité dans ce domaine.A un carrefour Le long prrambule que vous venez d mlendre avait prcci sement pour but de bien marquer que nous sommes a un carrefour et que notre avenir sera determine en fonction des dispositions que nous prendrons dans la conjoncture présente en vue de l'épanouis-sement de notre vie intellectuelle.Une considération essentielle me semble découler de ce que j'ai dit précisément, a savoir, que nous sommes de sonnais en concurrence avec le monde Ce n'rst donc plus à l'échelle locale nu même provinciale qu'il faut desor mais jauger no» efforts, mais à l'cchelle national" et même internailonale Nous accédons à un monde ouvert.La qualité de nos oeuvres sera comparable à celle des oeuvres produites ou réalisées dans d'autres pays, ou ne sera pa- ,1e pense que cela se vérilie dans beaucoup de domaines.L'exemple le plus évident, le plus spectaculaire même, c'est celui de la télévision Quoi qu'on pense de ce mo de d'expression, quelle- que soient les reserves que l'on lasse à son sujet, c'c-t quand même le véhicule d une part non négligeable de notre vie intellectuelle.Bonne ou mauvaise, l’influence de la télé vision est indéniable Les sta tistiques nous apprennent, en effet qu'il y a (les appareils de television dans 98 pour 100 des foyers de la province de Quebec.Le petit écran fc nètre ouverte sur le monde est le champ d'une perpétuelle confrontation Non seulemcni les productions locales doi vcnl rivaliser le- unes avilie.- autres, mai- elles doivent (aire 'contrepoids aux énus -ions qui nous viennent de France et des Etats-Unis, El pour le- Idcspct .alcui s qu comprennent , anglais, qui ont des antenne- au -en- littéral du mot) la tentation est grau de d aller chercher ailleurs ce que la television canadienne de langue françai.-e ni- peut leur offrir Chaque teli-.-pei taleur dans son fauteuil, devant son appareil, est devenu un critique et un critique bien plus impitoyable que ceux qui écrivent dans le.journaux et dont un deplore la rigueur Un journaliste pourra dire, avec des nuances, qu'il naune pas particulière ment telle émission mais un télc-pectatcur n’aura qu'a tourner un bouton pour tout supprimer d'un coup ("est un privilège que les critiques pourraient parfois leur envier Le» eomp*r*i»ont Cetle roncurrrnee.qui ira s'accentuant avec la multipli cation des poste- émetteurs pose aux auieuis.aux décora leurs, aux réalisateurs u.un peratif de qualité.Cela im plique une connaissance de ce qui se fait ailleurs et le harnachement de nos mril li-ures ressources.Et comme l'heure n'est pa.s a la fausse humilité, disons que nous réussissons assez souvent a faire quelque chose d'original et de comparable aux ineil leures productions étrangères Ici, je veux rappeler avec-une certaine nostalgie qu'en déplaçant le "Point de mire" de ftenc Lévesque.Radio Canada nous a privés d'une sérié sensalionnellc.bien que cette décision nous ail, en Un de compte, donne un fort bon ministre.Rien d'équivalent ne remplace celle émission, mime si “Caméra '60" conslilue souvent un excellent magazine illustré, et que les reportages ou enquêtes que l'on peut voir à "Premier plan" soient parfois d une qualité exception nolle.Or.celle évolution jusqu'à l'epoque contemporaine, était à peu pré- in-en.sible.parce qu'elle s'étalait -ur plusieurs général ion- Prcsenlemenl, non seulement chaque geni-ration a tendante a se créer une esthétique nouvelle mais chaque ariisie conçoil son oeuvre dans la perspective d une eonstanle évolution.On peut le déplorer, ne pa.- le comprendre C'est la solution la plus facile, mais aussi la plus dangereuse Qu’on le veuille ou non.nous ne sommes plus au stade de l'aiti-anat Chez nous, les migrations massives vers les villes ont changé la onnliguration de notre sodé te Comme le faisait reniar quer le Frère Clément Lock quell.Le folklore de la n.i lure et de la paysannerie achève d'épuiser -a force d'inspiration.” D'autres the mes s'imposent à nos écrivains de nouvelles recherches orientent nos peintres et nos musiciens.ouvert Créer, créer Qu'allons nous faire'’ Copier ci- qui nous vient du dehors et donner des sous produits.ou bien assimiler ro qui peut nous enrichir ci.a partir de la.produire des oeuvres originales '’ C e-i présentement la seule alternative Qu'on ne soit pas d'accord avec les diverses (ormes do l'existentialisme, du marxisme.du freudisme, du surréalisme, avec le- Angry Young Men" ou les écrivains de la Beal Generation." cela -o conçoit Encore faut-il savoir de quoi il s'agit On nous répète.depuis toujours, quo nous possédons la vérité absolue Soit.Nous sommes de» privilégiés.Mais que faisons-nous des vérités relatives, en sciences, en littéralurc en art '' Devons nous faire si bon marché de l'intelligence, do la sensibilité ?Ou bien les grands courant» de la pen-ce contemporaine vont nous laver, nous lessiver jusqu'à ce qu'il ne reste plu» de nous qu’un atoll mciaphy-sique el denude nu bien nou» en profilerons .pour ru tirer quelque substance, pour nou* enrichir et nous accroître.Créer, créer, voila le mot de passe, mais créer a partir de données conteniporaines.Cela s'e.-t fait en peinturé.Le, peintres ont eu le courage de lout remettre en question, rie s'engager dans une aventure et de la poursuivre jusqu'au bout contre vents et marées.Qu'il soit en tram île se former un nouveau conformisme do la pcinlurr moderne.cela est une autre histoire, ou plutôt, c est l'histoire qui se continue.Les peintres médiocres -ont de toutes les époques mais l'histoire de l'art fausse la perspective, car les petits maîtres n'y figurent pas (eux d'aujourd'hui ne figureront pas, non plus dans l'histoire de demain, osnns lesperer (suite à la pope 37) TRENTE LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.22 OCTOtRE 1960 VISITEZ LE SALON DU LIVRE A QUÉBEC Vous êtes cordialement invités à visiter le SALON DU LIVRE à Québec du 23 octobre au 30 octobre au Musée provincial.Tout près de 20,000 ouvrages en montre Ouvert de 10 hres du matin à 5 lires de l’après-midi et de 7.30 lires à 10 hres du soir tous les jours sauf le 30 octobre alors que la fermeture se fera à 5 hres P.M.f/;'— PROGRAMME DES ACTIVITES DU SALON DU LIVRE 1960 Dimanche, 23 octobre : Ouverture.Sous la présidence de l’Honorable Jean Lesage et madame Lesage.Cocktail offert par le Gouvernement de la Province aux Libraires de Québec et à La Société des Éditeurs canadiens, ainsi qu’à leurs invités.LANCEMENTS DE VOLUMES Lundi, de î à 7 hres : POUR MIEUX CONNAÎTRE LA BIBLE (Desclée de Brower) Lundi, de 7 à 9 hres : BOUSILLE ET LES JUSTES (Gratien Gélinas) Institut Litté- raire du Québec.Mardi, de 6 à 8 hres: DES CAVERNES À CÉSAR (Lyse Nantais et Madeleine Lemieux) Librairie Garneau.Mercredi, de t à 7 hres : LA NUIT SI LONGUE (Anne-Marie) Le Cercle du Livre de France.Mercredi, de 7 à 9 hres : PROCLAMATION DES LAURÉATS (Concours littéraires de la Province).Jeudi, de 7 à 9 lires : TÊTE BLANCHE (Marie-Claire Blais) Institut Littéraire du Québec.GÉRONTE ET SON MIROIR (Paul Morin) Le Cercle du Livre de France.MARYSE (Dielle Doran) Le Cercle du Livre de France.Vendredi, de 5 à 7 hres : KATERI TÉKAWITHA (Evelyn Brown) Éditions du Pélican.Jeudi, de 3 à 4 hres : BOB MORANE ET L’OISEAU DE FEU (Henri Vernes) Album pour enfants.Éditions Marabout.Vendredi, de 7 à 9 hres : CONTES SUR LA POINTE DES PIEDS (Gilles Vigneault).Samedi, de 3 à 7 hres : Cocktail offert par Les Éditions Françaises Inc.à la Fraternité Canadienne.Dimanche, de 3 à 7 hres : Cocktail de fermeture offert par La Société des Libraires de Québec et le Consulat de France.LANCEMENTS DES PRESSES UNIVERSITAIRES Vendredi, de 3 à 7 hres : ARCHIVES DE FOLKLORE No 8 Saint-Pierre d’Ue d’Orléans.MARCEL TRUDEL : L’Esclavage au Canada français.W.-éÊ’.&kXé w* "PS»-'»** CETTE PAGE EST UNE COURTOISIE DE: LES ÉDITIONS FRANÇAISES INC AGENTS GENERAUX POUR LE CANADA DE LA LIBRAIRIE LAROUSSE 192 RUE DORCHESTER, QUEBEC 914 RUE SAINT-DENIS, MONTREAL LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 22 OCTOBRE I960 TRENTE ET UN Après la publication d un nouvel ouvrage, "Les Poètes'' Aragon parle du mensonge, révèle un secret: comment de la mort, de l’amour et Eisa entre dans le poème Louis Aragon x lent dp publiP' urt important ouvrage poétique, les Poetes II a voulu, de son propre aveu, percer, en une premiere partie, le secret des poêles les plus divers : Desnos, Baudelaire, Marceline Desbor-des-Valmore, etc., pour se livrer ensuite au fil d'un "Discours a la première personne à un travail d'introspection sur la genèse de son oeuvre propre."On verra dans ce long poème, on y a vu déjà, le signe d une certaine desaffection politique.lassitude d'un homme qui revendique "le droit de se pré occuper de l'ordre des mots plutôt que des mots d'ordre ", — Mais, de ce droit je me suis toujours prévalu.Je ne change pas, je n'ai jamais changé.On s'est beaucoup trompé sur moi.Je ne suis pas, à aucun moment de ma vie je n'ai été un homme politique ; je suis d'abord un écrivain qui a été amené à penser politiquement, et je ne vois pas comment dans le temps de la guerre d'Algérie ces préoccupations pourraient me devenir étrangères''.— Vous dites n'avoir jamais change, pt pourtant depuis l'époque surréaliste.— Eh bien ?Contre vents et marees, quelquefois contre mes amis, je n'ai cessé de défendre certaines amours de ma jeunesse.Ce qui ne veut pas dire que la vie et l'expérience ne m'aient pas appris à distinguer le bon grain de l'ivraie.Non, croyez-moi, je suis un exemple remarquable de suite dans les idées.De Lautréamont à Saint-John Perse mes goûts n'ont pas varié, je n'ai pas attendu 19é0 pour les choisir.Cet usaoe du vers régulier, comme ils disent — je dis compté — par opposition à ce qu'ils nomment le virs libre — et moi ie dis non compté — ne date pas d'aujourd'hui.En 1920.dé|a, dans ''Feu de Joie”, vous trouverez non seulement des vers comptés, mais aussi un sonnet, oui, parfaitement, un sonnet, présenté, je vous le concède.de façon à ce que personne ne puisse le reconnaître.— Quelle a été votre préoccupation majeure en écrivant ce dernier livre?— Mentir pour mieux exprimer une certaine vérité.Je m'explique : dans le passage de mon recueil consacré à Marceline Desbordes-Valmore "Voyage en Italie", je montre que son art n'est pas, comme on le croit trop souvent, de la simple romance dans le style troubadour, mais un grand voile jeté sur sa vie privée, sur le fond dramatique de son existence : son amour pour Henri de la Touche.D'ou le caractère de contrebande de sa poesie.Elle ne pouvait dire la vérité qu'en mentant.— N ci ail-ce pas votre cas en 192!t.puis sous 1 occupation ?— Cette méthode, je l'ai utilisée déjà, c'est vrai, avec succès : en novembre 1239, alors que j'étais considéré comme suspect et mon parti rejeté dans l'illégalité, Madeleine Renaud a pu lire en toute impunité les trois premiers poemes de "Crève-Coeur" sur la scène du Théâtre-Français.J'y pensais depuis longtemps, â cette méthode, depuis 1914 très exactement.J'avais eu le temps de la mettre au point .— Kl quelle p.«I la vérité qui se cache sous le mensonge d'aujourd’hui ?” La CITE des LIVRES La pim grande bouquinerie au Canada fondée en 1926 10,000 volumes Demandez nos catalogues de livres d'occasion 4440 rue Saint-Denis - Montréal - VI.4-0790 La M Ai agon s en tire par une echapatoire : "Si j'ai donné a ce que j'ai écrit la forme d'un poem* de deux cents pages, ce n'est pas pour le résumer en deux phrases, — Parlons alors de vos Jhe-mes : la mort, l'amour.— Le sentiment de la mort, à l'âge d'Obermann il m'occupait plus qu'au jourd'hui.A trente ans j'ai voulu me tuer.A présent je parle de la mort avec naturel, comme des arbres que je vois de ma fenêtre.Il est ridicule de se couvrir les yeux devant le sein de la mort.C'est un fait de la vie comme d'avoir vingt ans."Quant à-l>mour il est le secret profond de mon metier, la prolongation de ce sur quoi je n'ai jamais cessé d'écrire.Vous le trouvez dans cette partie de mon livre que j'ai intitulée : "Eisa entre dans le poema".Les gens acceptent bien que je sois amoureux, et même que cela dure, mais ils ne croient qu'a un sentiment poétique.Or, il s'agit de l'amour pour un être réel, défini.Quand je pense qu'on a pu croire pendant l'occupation que lorsque je parlais d'Eisa je voulais dire la France I C'est insensé.Cet être défi-est de surcroit ni un écrivain.Les critiques se refusent à tenir compte de ceci : si je dis ce que je dis de set livres, si je les cite dans las miens, c'est qu'ils ont pour moi une signification essentielle.— C'est-à-dire ?— J’aime une femme socialement définie.Idee toute moder.ne.Autrefois on ne pouvait aimer qu'une princesse, une bergers ou une p.Maintenant on aime une femme exerçant une activité, un métier, et quand ce metier est du domaine de la pensée il joue un rôle dans les sentiments." Claude SAURAI TK (Le Afonriej r— • .1 Ecrit pour La pierre Sur la caresse du roc et à flanc brûlement d'arbre de mémoire Puis te t oici debout dans la Sur le soutenir de ce pays mémoire du ciel Tu nais et t'intentes une terre Et tu es seule à perte de t oix C'est l'oiseau des forêts mandées dans le pays cherché par le temps Où à perte de toi un homme Et le poisson bleuté qui se Vint enta changea en pierre La mousse aima ton corps et ton Le voici de mousse et de calcaire pour te mieux dédoubler repos l'aima Et pour être ta bouche pierre Jusequ'au feu de tes mains fougère absence moisson grandies dans la parole de Toi rôdeuse de crainte au rct e l'arbre de midi Et te toici couchée com nie un Michel van SCHENDEL Un livre-choc du Père Gaston Morrissette: Pastorale en marche OTTAWA — Le centre Sedes Sapientiae.Institut de pastorale de ITniversi-te d’Ottawa, a lancé jeudi un livre-choc dont le titre : seul commande l’intérêt: Pastorale en Marche.(1) L’auteur de Pastorale en Marche est le père Gaston Morissette.O.M.I.un prédicateur de 44 ans, avanta-i peusement connu dans les ¦ milieux ecclésiastiques par ses articles dans la revue "Prêtre aujourd’hui” et ses nombreuses retraites au ; clergé.Elève de PUniversité ! d’Ottawa, le père Morisset-I te fut autrefois vicaire à la | paroisse du Sacré-Coeur, j principal de l’Ecole norma-i le de Ville-Marie et supérieur de l’Externat classique Marie Médiatrice de 1 Hull., \re des grandes missions diocésaines.Le livre du père Morissette est le fruit d’une riche enquête synchronisée sur les meilleurs expériences de pastorale moderne, et présentée dans une formule-choc que les prêtres jeunes et moins jeunes, liront avidement.visage spirituel bien a lui.Les milieux chrétiens de chez nous ne sont pas identiquement ceux d’ailleurs et les techniques pastorales de nos prêtres doivent forcément se montrer diffé-rentesê Le volume du père Morissette a le mérite exceptionnel d’avoir été pensé en fonction du clergé de chez nous.Il s’adresse en outre aux gique et.à Rome, il s’est il consacré, depuis une dizai- Le père Morissette emploie le franc parler; il, ., aborde le problème de l’a-i P^e^re^, d aujourd hui: a un postalat sacerdotal avecicler2é moderne au sens le un autre souci que celui ; >l!us apostolique de ce mot.d’encenser son auditoire.T'e Pretre ne P8* etl'p l'n chapitre s’intitule crâ-jhnmme f,p son temPs- ^ nement : déchristianisation ! s'incorporer aux masses au Canada français.| chrétiennes de l heure.Si- , non, il devient un horsca-D’ailleurs, tout celte étu-J fjre, un distant ; il se sépa-de porte sur les horizons de j i-p Hu monde qu'il veut la pastorale canadienne, et évangéliser et sauver, l’on peut dire que dans ce j La pastorale demeure le domaine, l'auteur fait oeu-1 grand souci des prêtres; puisque chacun d’eux se doit d’être pasteur.Mais, en notre siècle le métier de pasteur ne peut s’exercer vre de pionnier.Jusqu'ici les livres sur les thèmes A part quelques stages pastoraux que tout prêtre d'études en France, en Bel avait en sa bibliothèque lui donnait plus ou moins la réponse à ses problèmes im- ne d’années, aux tâches ex- médiats.Il fallait retradui-clusives de ses prédica- re et repenser, en termes ! tiens.C'est ainsi qu’au I canadiens, des auteurs eu-' cours des dernières années ; ropéens envisageant la pas-' le père Morissette fut par-1 (orale sous une autre opti-| j ticulièremenl mêlé à l’oeu-1 que.Le ( anada possède son sans compétences techniques.Aux qualités éminemment sacerdotales de piété et de dévouement, il faut ajouter la connaissance profonde du milieu et l’em-n'nj de meilleures méthodes.l’n ministère devient infructueux quand il est purement activisme ou quand il se dépense a des oeuvres qui ne correspondent plus au besoin de l’époque qui sont ni plus ni moins que ! d’i n u t i 1 e s sacrifices de temps pour les causes perdues d’avance.Le monde a changé, les hommes et les femmes sont d’un autre temps, quoique ni meilleurs ni plus mau-i valses, parce que fidèles à I leurs luttes intérieures et à ce mélange de lâcheté et de ! générosité, de bonnes res-! sources et de mauvais pen-iage Z5) Vendant le Salon du Livre de Québec du 23 au 30 octobre voyez les dernières nouveautés des Presses Universitaires Laval ET des Presses Universitaires de France EN ETALAGE A NOTRE KIOSQUE CONJOINT Fréquentez notre librairie et ne payez pas vos livres scientifiques, dans toutes les disciplines universitaires, plus cher que si vous les commandiez à Paris.Profitez de la plus grande concentration d’ouvrages de qualité au Canada français.Les Presses Universitaires Laval EDITION — PERIODIQUES — LIBRAIRIE — ABONNEMENTS 28, rue Sainte - Famille QUEBEC, 4 LE RÉSEAU DES LIBRAIRIES DUSSAULT est au service des MAISONS D’ENSEIGNEMENT et des BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES dans tout le Canada français • A MONTREAL • A QUEBEC - • A OTTAWA ___ • A SHERBROOKE .LIBRAIRIE DUSSAULT, 1315.rue LaWa'ne LIBRAIRIE DU QUARTIER LATIN, 1111, rue Saint-jean LIBRAIRIE DUSSAULT, 170, rue Rideau LA CITE DU LIVRE, 256, rue Marquette • A TROIS-RIVIERES LIBRAIRIE DE TROIS RIVIERES, 667.Bonaventdre LA.6-3795 RE.9-6153 LA.9-4906 CE.6-3980 LO.7-5997 LO.9 6939 FR.4-8186 ?Him a t« MVWIt «wmw, tAfcrtBf.1* OCTOItt MARIE-CLAIRE BLAIS GRATIENi GÉLINAS ADRIENNE CHOQUE Hi MASCa DU6Ê PAUL MICHAUD NOUVEAUTES TETE BLANCHE ROMAN BOUSILLE ET LES JUSTES PIÈCE EN QUATRE ACTES A PARAITRE LAURE CLOUET ROMAN FLORENCE PIÈCE EN TROIS ACTES QUELQUES ARPENTS DE NEIGE I ROMAN INSTITUT LITTÉRAIRE LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI.22 OCTOBRE 1960 TRENTE-TROIS Le document d'une époque "Quelques Arpents de neige, de Paul Michaud: impressions de l'auteur" "Quelques Arpents de Neige Par Paul Michaud (Extrait d'un roman an voit de publication) “Quelqurs arpents rV net-pe’’ voilà le titre de l'ouvrage que publiera en février pro chain.M.Paul Michaud, édi leur, directeur de l'Institut lit-terni "e de Québec 11 a confié au sujet de la publication prochaine de son prr p ier roman, ses impressions d'écrivain oui a réussi à faire céder l'optioue de l’éditeur, au point d - dire Mon livre est loin d'être supérieur à ceux de tous les écrivains dont j'ai déjà refuse les manuscrits: ils comprendront difficilement que le mien ait trouvé grâce à mes peur d’éditeur " M Michaud sera le premier éditeur canadien auteur d’un ripnan.mois, explique-t-il.le fait s’est maintes fois produit ailleurs.Ce besoin d écrire, il l'a éprouve à l'instar de bien d'au très à notre époque, mats en entant l'ccueit "de tout écrivain dont c est le premier livre, l'autobiographie." Quelques Arpents de Neige, selon l'auteur.démontrera pourquoi, plutôt que comment, vous sommes devenus au Ca vaila français, tels que l'observateur sagace noies voit •‘71 est trop facile d’expliquer ses défaites en les attribuant à autrui.” "Nous sommes bourrés de complexes, insatisfaits, parce que nous traînons le boulet de trois siècles de jansénisme, d'enseignement sous le boisseau, d’asservissement qui ont hupothéqué la nation pour des generations.Trop longtemps terre à terre, nous ne pouvons nous élever d'un seul coup ver.-les cimes.On ne saurait donc raconter notre génération sans d'abord raconter celles qui nous ont précédés.C'est ce que j'ai fait: dans "Quelques Ar Jients de Neige", on n'assistera donc qu'à la naissance de la nôtre.” L’auteur a constaté Télénient de discontinuité qtn séjwre la generation montante d’avec une "époque terrible, dont on ne souhaite pas de retour, mais qui a valu d’être vécue " Quelques arpents de neige, legs aux générations à venir, veut donc être '‘le document'’ de cette époque d'il y a quel qtic trente ans.Pans un href rappel de ccs années révolues.M.Michaud a souligne que l'évolution de l’état d’âme et des conditions d'existence de la femme cana dienne.depuis 1Q.W.est rêve latnrc des complexes don' nous devions commencer a nous délivrer avec la seconde grande guerre.(suite à la page 3.) Malgr»'' les soucis, les tracas et les obligations «le chaque jour, Maria n’avait cessé de penser à Suzanne.Etait-il de son devoir de s’offrir k Jos en échange ou pouvait-elle, au contraire, laisser les choses aller leur petit bonhomme de chemin?Malgré les convictions auxquelles elle se forçait elle n’arrivait pas, seule, a faire le point, à se débarrasser de ses doutes, à se convaincre formellement.Etait-elle res-ponsable qu’ils aient k vivre dans le péché ?Ne devenait-elle pas leur complice ?Comment savoir k qui se confier ?Pas à Jos, k coup sûr! Au curé Brassard?Elle était trop au seuil de la démission; elle se laisserait convaincre parce qu’au bout il y aurait non seulement le salut de François et celui de Suzanne mais l’enjeu du sien que le curé s'empresserait de mettre en balance.Elle s’en fut chez Anna.“Avec elle, pensa-t-elle, je ne risque pas de me faire posséder.Elle saura bien me convaincre que rien ne m’oblige k un rapprochement avec Jos".Mais ce fut tout le contraire ! Anna la posséda et royalement ! Avec l’air de ne pas y toucher elle battit sa “grande” soeur sur son propre terrain, avec les mêmes armes, sans porter d’autres coups que ceux que Maria s’était elle-même portés, par sentiment.“Tu feras ce (pie tu voudras, lui avait dit Anna, je n’ai pas de conseils k te donner, mais je suis sûre Pourquoi j’ai écrit “Quelques Arpents de neige” Par Paul Michaud Il faut d'abord admettre que c'est jouer gros jeu, pour un éditeur, que de publier lui-même un romand'.A ce titre, je suis plus vulnérable que quiconque et j’aurai, au départ, contre moi, tous ceux dont j'ai déjà refusé les manuscrits.Ms diront peut-être (et peut-être auront-ils raison) que mon livre est loin d'etre supérieur au leur et ils comprendront difficilement que le mien ait trouvé grâce a mes yeux d'éditeur.Je leur dois donc quelques explications.Mon désir n'est, certes, pas de me mettre en course contre aucun des auteurs canadiens, édités ou non.Et je n'ai pas la prétention de croire mon livre égal ou supérieur à bien d'autres; tout au plus ai-je celle de ne pas le croire inférieur.Et ce sentiment est bien de chez nous qui nous fait nous satisfaire du moindre mal.Que je sois le premier éditeur canadien à publier un roman n'a rien d'extraordinaire puisque la chose s'est vue maintes fois ailleurs.A ce titre, je ne serais qu'un imitateur.Mais passons.Ce qui compte, c'est le travail fini (quelle prétention encore), ce qui est écrit; les conditions de travail ou la situation de l'auteur ne doivent en aucune façon entrer en ligne de compte.Comme tout le monde, j'éprouvais, depuis quelque temps, ce besoin d'écrire qui rejoint celui de parler et j'ai failli, au départ, tomber dans le piège de tout écrivain dont c'est le premier livre, celui de l'autobiographie.Et c'est seulement parce que je n'arrivais pas à expliquer ma these que j'ai versé dans une autre.Expliquer comment nous sommes, nous de la présente génération, est chose, du moins ie le crois, asseï facile.Ce qui l'est moins, c'est de montrer pourquoi nous sommes ainsi.Parce qu'il est trop facile d’expliquer ses défaites en les attribuant à autrui.J'ai donc constaté que si nous étions ainsi, bourrés de complexe», insatisfaits, c’est parce que nous trainons avec nou» le boulet de troi» siècle» de jansénisme, d'enseigne- ment sous le boisseau et d'asservissement qui ont hypothéqué la nation pour des générations.Tout cela dans des conditions de vie qui empêchaient toute vision des choses de l'esprit.Nous avons été trop longtemps terre à terre pour nous élever d'un coup vers les cimes.On ne saurait donc raconter notre génération sans d'abord raconter celles qui nous ont précédés.C'est ce que j'ai fait.Dans "Quelques Arpents de Neige,'' donc, on n’assistera qu'à la naissance de la nôtre.Pourquoi j’ai choisi de raconter cela ?Parce que j'ai des enfants à qui nous avons longtemps essayé de faire comprendre l'énorme écart entre le mode de vie que nous avons eu et celui que nous leur donnons aujourd'hui.Ma femme et moi, nous avons abandonné l'idée de le leur faire imaginer ; ils ne sauraient.Et j'ai alors trouvé dommage que nous n'ayons personne à qui confier ces choses qui forcément tomberont un jour dans l'oubli alors que n'existera plus personne pour les raconter.Cette époque que nous avons vécue est riche en couleurs et ce serait dommage que personne d'entre nous ne la décrive, car elle vaut d'être racontée puisqu'elle a valu d’âtre vécue et si nous ne souhaitons à personne qu'elle revienne, parce que ce fut une époque terrible, nous désirons qu'il en reste au moins quelque chose, un document.Et c'est pour cela que j'ai écrit "Quelques Arpents de Neige." Il faut donc savoir que la femme canadienne, il y a à peine trente ans, était encore au temps des cavernes et qu'elle était toujours le principal élément de la revanche des berceaux.que nous n'avons pas trois cent cinquante ans d'âge, mais vingt, et que c'est la guerre qui est venue nous délivrer.Je «ente aussi d'expliquer pourquoi les for.que tu le-regretteras, d’une façon ou d’une autre.Que veux-tu.nous sommes ainsi.Quoi que nous fassions la question immédiatement se pose k savoir si nous n’aurions pas dû faire le contraire.Comment lutter quand on a le coeur en compote ! Pour avoir trop souffert nous sommes hyper-sensibles; au moindre cri, au moindre pleur de nos petits notre coeur se serre et les larmes nous viennent pour des nens.Nous sommes restées de petites filles.Maria, que nous l’admettions ou non, et nous n’y pouvons rien.Je suis sûre que certains jours tu regrettes même ton attitude envers Jos k simplement le voir rôder et que tu ne peux t’empêcher d’une certaine pitié malgré ton aversion physique.C’est l’asservissement du droit par le sentiment.” C’était vrai ce qu’Anna disait là.Maria s’était prise certains jours d’une immense pitié pour son mari qu’elle sentait malheureux par sa faute, l’âme en peine malgré l’orgueil qui le dominait, chien battu qui rongeait son os plutôt que de quêter une caresse.Mais, chaque fois, elle avait vaincu sa spontanéité.Anna avait raison qui touchait la plaie du doigt.Comment expliquer autrement ces élans de comnas-sion qui l’assaillaient malgré la répugnance qu’elle conservait toujours ?Ou était-ce cette répulsion qui, pour être trop présente, la faisait faire un pas en arrière quand tout son être voulait s'élancer vers les cimes ?— Et puis, continua Anna, si tu refuses cela à Sii7.annc, tu ne pourras plus jamais dormir en paix et tu le sais bien, va ! Tu essaieras de te faire une raison, de te convaincre oue tu étais dans ton droit mais tu n'y parviendras pas et cola aussi tu le sais.Toujours tu le demanderas si lu n'aurais pas mieux fait de céder ° Si tu cèdes, comme je crois que tu es prête a le faire, tu le regretteras aussi.Tu te diras que, peiit-étie, 1rs rhn scs sp seraient arransées autrement.que personne ne pou «ait décemment exiîer cela de toi.qu'aucune loi au monde ne pouvait t’y forcer.Ton sacrifice te ,s»ra d'autant nlus onéreux qu'il aura été consenti sur le doute et librement.Et puis, et surtout, il ne s’a-eit pas pour toi de dire oui une fois pour toutes, mais de dire oui et de répéter ton sacrifice chaque fois que Jos en exnrimera le désir.Maria aurait voulu protester.dire à Anna nue cette fois elle prendrait 1a baratte en main, qu'il faudrait que Jos cnmnrenne on'ii admette .mais Anna, déebainée comme Ions crux oui n'ont nas souvent l'occasion de parler, conlinua Vois-tu.Maria, dans nos vies à nous, ce qui rnmpte, ce n'est pas d'étre heureuse mais (suite à la page 39) f j Progrès marqués de l’édition Jamais encore le domaine de l'édition n'a été chez nous aussi actif ! — M.Michaud Par Marc-Henri Côté I.e domaine de l’édition est plus actif que jamais, nous confiait M Paul Michaud, éditeur, directeur de l'Institut littéraire de Quebec, auprès de qui nous avons vérifié la situation actuelle de l'édition canadienne de langue française.Que de progrès accomplis depuis l'epoque, il y a qunue ou vingt ans.où les tirages de première édition atteignaient à peine 600 exemplaires, quand ils sont aujourd'hui de trois mille, a remarqué M.Michaud Ainsi, il ne manque pas d'auteurs et chaque parution suscite la présentation d une dizaine d'autres manuscrits, sans doute, tous les ouvrages publics ne seront pas de grands succès, mais de la quantité l'on verra poindre quelques oeuvres de qualité et des auteurs prometteurs.Nos maisons d'édition publient donc trois fois plus de volumes qu'a uno epoque récenle.Les relations entre auteurs et éditeurs sont très étroites, très cordiales, de dire M.Michaud.Les éditeurs sont conscients de leur lourde responsabilité.Quant aux auteurs, ils ont désormais l'assurance d'une reconnaissance tangible que peut leur valoir le seul mérite.Les prix littéraires sont en ce moment assez nombreux, selon M Michaud, et il ne parait pas opportun d'inciter les auteurs à écrire dans le seul but de mériter le Prix du cercle du livre de France: celui de la Société St Jean-Raptiste; celui du gouverneur general: ceux du secretariat de la province de Québec; les bourses du t on-seil des arts.Comme nous demandions a M Michaud de caractériser l'éclosion actuelle d'oeuvres littéraires, il l a fait dans cetie phrase : L’écrivain cherche sa voie; I on assiste chez nous a la manifestation d’un tâtonnement général qui rejoint cependant les préoccupations de la littérature universelle, tout en demeurant caractéristique du plan sur lequel nous évoluons.’’ Avec ténacité, il faut attendre .aider et susciter, ajoutait M.Michaud, en expliquant que Tépoque regionahste s'est fermée avec Trente Arpents; l'époque populiste, dont Bonheur d’Occasion est un ouvrage type, arrivait à son terme en 1951.Ix- genre introspectif avec le roman noir, désespérant, avait ensuite son heure do popularité, tout comme le genre autobiographique : analyses de situations vécues par l'écrivain.Maintenant, sur un plan "plus révolutionnaire,'' les icu-nés écrivains du Québec innovent, abordent, le roman psy-chologiquc Toutefois, de cette activité littéraire, dont le roman e t surtout la manifestation, l'on ne décrié rien qui soit inspire de profondes préoccupations nationales de notre peuple Certains critiques et observateurs voient l'avancemenl de notre littérature dans l'essai, mais je suis sceptique, j'attends .d'observer M.Michaud.Par ailleurs, soulignait-il, nos maisons d'édition doivent se spécialiser; il y a là un souci de rentabilité; plusieurs de nos éditeurs publient donc des romans et sont heureux d'accueillir les meilleurs travaux de nombreux écrivains.Quant aux auteurs d'autres genres, ils doivent s'adresser à des (suite à la page 39) (suit» d la page 39) DEVENEZ MEMBRE DE LA CUILDE DU LIVRE L* livra relié de luxe au prix du livra broché L'édition numérotéa Lot» commerça La hullatin littéraire mensuel (loir annonce pope .15) ’X RÜli‘O 'N|m RW» ¦«*»—«g*» Vif—^¦—i aJIii— Afr—'V|M»« 'VI" y LES NOUVEAUTÉS DE LA SAISON 1960-61 En vente chez votre libraire VIENNENT DE PARAITRE J’AIME LE CANADA FRANÇAIS par MARCEL DE CORTE, « professeur à l’Université de Liège Les observations faites par le grand philosophe belge Marcel rie Corte, pendant son séjour parmi nous en 19.0), tout imprégnées ri une chaleureuse sympathie, ne pourront que confirmer dnns leur penser ceux qui rroirnt encore que les valeurs traditionnelle, a In hase rie la rii ilisntinn rannriirnne-frnnçaise sont peut-être le plus sur espoir rie In civilisation nord-américaine fout entière- UN VOLUME DE 80 PAGES 1.25 Le régime des cours d’eau internationaux par ANDRE P ATF Y Professeur ê Laval et K Montréal lurune enn/rrenre inlernafinnale n’a eu lien depuis 1913 pour adopter ries règles plus prèrisrs dans la solution ries problèmes relnti/s a la navigation fluviale et a Tutilisation ai/rirolr et industrielle des rours d’eau internationaux.Pourtant, avec l’accroissement des échanges internationaux et de l’interdépendance 'économique des Ktats, 1rs problèmes sont plus nombreux et plus complexes.L’tiude d’André PATRY expose quelques-uns des problèmes que suscitent les utilisations multiples des cours d’eau internationaux et les principales règles auxquelles on a recours pour les résoudre.L’auteur consacre plusieurs pages aux travaux du Saint-Laurent.UN VOLUME DE 76 PAGES 1.00 L’EDUCATION DES ADULTES AU CANADA Plus qu’un sec bilan, relie elegante synthèse de, eftnrts de, organismes tes plus ditvrs gui se préoccupent de Tédneatinn permanente- des adultes canadiens, dans tous 1rs milieux soria-économiques et dans taules les régions st des résultats atteints, est un hommage à tous ceux qui ont rru possible de répondre aux aspirations souvent latentes des adultes.La presentation de Tetudr est reqiiiralen/ imprimé de la traduction simultanée, puisqu’elle reproduit sur In même page le texte français et le texte anglais.UN VOLUME DE 81 PAGES, 16 HORS-TEXTE 2.00 EN VENTE le 2 novembre LA DUALITÉ CANADIENNE ESSAIS SUR LES RELATIONS ENTRE CANADIENS FRANÇAIS ET CANADIENS ANGLAIS.ttooe U dite» Mwn lia MA SON WAI»* et JKAN-C.FALARDP.âP L'originalité de cet ouvrage n'est pas seulement de vouloir répondre à deux questions fondamentales; "Qu'est-ce que le Canada 7 — Dans quelle mesure les Canadiens anglais et les Canadiens français ont-ils respectivement contribué à l'édification d’un Canada commun ?” mais de faire traiter chaque élément de réponse, chaque chapitre, par deux auteurs, l’un de langue française, l'autre de langue anglaise.N’est-ce pas la meilleure façon d'illustrer les similitudes et les différences entre les attitudes, les opinions et les idéologies des deux groupes culturels Chaque auteur s'est exprime dans la langue de son choix et son essai est publié comme tel, sans traduction.Un votume de 454 pages relié 8.50 VIENT DE PARAITRE BIBLIOGRAPHIE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR AU CANADA par Robin S HARRIS et Artihur TRHKTBLAY “fn instrument de travail qui sera utile a beaucoup de chercheurs de diverse, categories: pedagogues, historiens et autres.(,.) T’est la seconde partie, la plus substantielle de la Bibliographie, que pourront utiliser ai-ec le plus de profit les chercheur, intéresses a la littérature originale portant sur l’histoire des universités canadiennes, la structure et le programme de leurs facultés, 1rs secteurs professionnels sur lesquels elles débouchent.Les eompilnteurs y ont manifestement apporté un sain dont U ranvirnt de les félieiter (Jean-C.FALARDEAU dnns HF.f RFRf HF.S SOCIOGRAPHIQUE A) UN VOLUME RELIE DE 184 PAGES 6.50 A PARAITRE A LA Ml-NOVEMBRE L'ESCIAVAM AU (ANADA RABAIS Histoire des Conditions de LEsciovoge par Marcel TRUDEL directeur de l'Institut d Histoire un tort volumr broché d* StO p»**» tu formât I i RV LA VIE TRADITIONNELLE à Saint-Pierre (Ile d'Orléans) par Nora DAWSON Docteur de l'Université lovai H iitlfme cthler dP« ARCHIVE* Dl FOLK!«ORR 100 ptR*' Ulustrttlont.2 pltnrhM en couleur» PCONOMIE ET SOCIETE e.s Nouvelle-France par Jean HAMEIIN professeur à l'Université laval CAHIER* nr L INSTITUT D HISTOIRE No 3 LA MI-DECEMBRE MiriATIOtl A IA Nom LITTUAItt par Michal DASSONVIll! profetseur d I Universtté du Texai 12A pt*P» formel 11 PRINTEMPS 19fil PROFIT COMPTABLE Mytth# rm Réalité par AJjPHONSF.RIVEFIN BrafM.se sort en était donc jeté.I41 date de la mise en LIBRAIRIE S.FRANCOIS 20»0 OUIST.RUE DORCHESTER — WE.7-8941 MONTREAL L« Manual dea Tarfiairaa Edition 1959 Avec famsature-éclalr S2.00 •ans farmatura-éclalr *1.S0 Toula la maaaa vacua P.Rlchar-M.iaaublan, O.P.M.88.00 Edition anglaise Kl la-Mar U Coapar 86.00 ; La Bonhaur et aes avenues P.HarmanrvJ.Paittan, O.P.M 82.00 j L’amour, mon poids, ma masure P.Gilbert Lavardura, O.P.M 82.00 Aux Editions du Lévrier : MON AMI GEORGES Par Jean Bousquet, O.P.Ces propos sont ponctués d'anecdotes savoureuses et semaillent d'épisodes hauts en couleur.PRIX: $2.00 A paraître en novembre t L’esprit du travail Par S.Em.le Cardinal Etienne Wyszynski Primat d« Polognt Prtfnrt par S.Em.f« Cardinal Léger Une spiritualité du travail puisée h la source de la Révélation divine et d'une profonde expérience personnelle, dans un langage chaleureux et sensible comme l’âme polonaise.PRIX: $2.50 UBIAIRII DOMINICAINE 2715.Chemin de la CAte Sainte-Catherine Montréal 26 (Pic* i l'unlvinité, A l'Mt Si l'MpItil Silnti-Juttini) Tel.: RE.9-2395 nomination arriva.On vit ce jour-là une foule de quatre à cinq mille personnes réunies au Cap-Santé, pour entendre les candidats et voir leur hinette.Moment solennel, dangereux et quasi décisif pour les aspirants à la noble tâche de député.Sur l’estrade, les candidats vont ici et là,tserrent les mains, font leur dépôt.Tour à tour, chacun soumet son programme au public, lance ensuite quelques flèches à ses concurrents, s'essaie à faire de l’esprit, pour dégeler et dérider le sphinx, je veux dire l’auditoire, juge exigeant et.peu facile.Ce jour-là, un peu intimidé par la nouveauté de mes fonctions et les mystères de la politique, j’y allai d’une petite allocution peu assurée, privé que j’étais de mes habituelles ressources oratoires.Il est risqué de s’aventurer sur un terrain étrange et tout nouveau.Sur la fin, j’égratignai un peu mon adversaire, ce qui me valut quelques applaudissements de mes amis.N’étant pas dans mon élément naturel, il me fut impossible de donner ma mesure.Un nommé Dussault, de Saint-Marc, se présentait.à titre de créditiste.Mon principal adversaire, le Dr Pierre Gauthier, un libéral ayant plusieurs années de députation à Ottawa, était rompu à la tactique des réunions populaires.Subtil, intelligent et déluré, il était prodigieusement doué, quant à la réplique et à la cuisine électorale.Il connaissait tous les rouages et ressorts de la politique.Calculant ses coups en parlant, il savait railler et ironiser.Il excellait à mordre et brocarder l’adversaire.Personnellement, je le connaissais bien.J’avais toujours eu d'excellentes relations avec lui.Mon vote lui fut même une fois accordé.On peut dire, à notre honneur, que la campagne fut propre et digne.M.Gauthier, au lieu de m’attaquer, vanta mes mérites et qualités, tellement.qu’il put à la longue convaincre les électeurs que l'endroit où je pouvais le mieux servir et remplir mes fonctions, c'était au ministère rie l'agriculture .Cette habile tactique me désempara, tua mon agressivité et assura davantage les chances de mon adversaire.Je me présentai donc aux électeurs à titre d'indépendant.J aurais reçu l’appui d’un bon nombre de libéraux, mais ils furent maladroitement évincés de mon comité d’organisation.Je ne pouvais donc comp- Publicotion de la Société Royale Au C*rcl* universitaire de Montréal a eu lieu le lancement de "Rafalee sur les cimee" de Lée-Paul Desrosie,s.Ce nouveau roman, paru chei Fides, termine l'oeuvre d'envergure entreprise par monsieur Desrosiers avec "Vous qui passez" et "Les Angoisses et les Tourmente".Sur notre photo, le R.P.Peul-A.Martin, c.s.c., directeur généré! des Editions Fides, Mme Léo-Paul Desrosiers (Michelle Le Normand) et l'auteur.La section 1 de la Société Royale du Canada, que l’on considère généralement corn me la "section française'' et qui groupe des représentants des humanités et des sciences sociales, publie, depuis plusieurs années, un volume d'une centaine de pages dont le titre general est PRESENTATION Cet ouvrage offre au public les discours de réception des nouveaux membres ainsi que l'allocution des parrains responsables de la presentation des nouveaux sociétaires.I.a section vient tout juste de publier le numéro 14 de cette série fort intéressante: dans cette brochure, on trouvera les discours de MM.Gé rard Parizeau et Léopold 1j-montagne De la même façon.les propos des parrains sont-ils reproduits, il s'agit en l'occurence de* allocution! do MM.Louis Baudouin et Maurice I.amontagne.Le mot do bienvenue de M.Léon Lortio complète la série des discours.Cette publication, am^i quo les numéros qui précèdent, peuvent être obtenus aux adresses suit antes: Madame Léa Mètivier, chef du secrétariat, Société royale du Canada.edifice du Conseil national des recherches, rue Sussex, Ottawa, au prix de SI 00 l'exemplaire, ou encore, chez 'e secrétaire rie la section I.M.Louis-Philippe Audet, RP.1672, Montréal, ou encore, dans les principal's librairi-s (Granger Frères el Fines a Montreal, Garneau et l’.V-tion catholique à Québec, etc ).COLLECTION SCIENTA DE BEAUCHEMIN Nouveau manuel de zoologie à l'usage des cours secondaires Après sa défaite électorale, on fait briller en effigie le candidat Magnan ter que sur les conservateurs, les bleus pour m’appuyer.En politique, c’est souvent comme dans la vie, rien n'arrive de la façon que l'on voudrait.Nos amis sont souvent encombrants et inhabiles.I.*s gaffes, même les gaffettes, nuisent toujours au candidat.Et puis, l'électeur, ce bipède inquiétant, demeure incertain, ballotté et souvent hérissé, en démocratie.Son occiput n’est pas toujours disposé à rerevoir l'avalanche des promesses et des serments du candidat suppliant.Souvent, il y a des discours qui font patate.Un beau jour, mes organisateurs requirent les bons offices du Dr Philippe Hamel et de René Cha-loult.I,e premier parlait franchement aux électeurs, il condamnait la conscription militaire tortueuse de Makenzie King et celle de M.Bracken, franche et brutale.second.M.Chaloult, parlait, avec aisance et facilité.Son esprit de synthèse et sa dialectique impressionnaient vivement l'auditoire.Son ironie mordante et, drôle provoquait le rire chez les gens.Malgré ces excellents ténor» et toute ma bonne volonté, j« fus défait le jour du acrutin.Je reçus 6.9R7 La mise en vigueur du nouveau programme des écoles secondaires de la Province a stimulé la préparation de manuels adaptés aux exigences de l'enseignement des sciences ainsi qu'à celles des progrès scientifiques j actuels.Il ne faut pas perdre de vue qu'un bon nombre d’étudiants , des écoles secondaires continue ront leurs etudes à l’université et il est nécessaire qu’ils reçoivent une formation scientifique qui les préparera à leurs futures carrières.Parmi les nouveaux manuels de science qui ont été publiés depuis quelques mots, on remarqua un manuel de ZOOLOGIE par le professeur G.GARDNER, docteur de l’Université de Pa ns.professeur de sciences naturelles à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Mon tréal.En préparant ce manuel, l'auteur a tenu compte des exigences des programmes et suggestions du Comité catholique du Conseil de l'instruction publique.De plus, ayant une longue expérience de l'enseignement des sciences biologiques, l'auteur s'est rendu compte des difficultés que présente une ma tière nouvelle pour les étudiants Le texte est clair, de compréhension facile et on est frappé par l'esprit de méthode et d'ordre, oui se dégage de tout le volume.Chacun dea chapitres est 111I-vi d'un résumé qui permet A l'étudiant de revoir rapidement le aujet du chapitre lui-mème, et ainsi tout autre résumé de cours devient inutile.De plus, ces résumés sont suivis d’une série d’exercices, que l'étudiant peut utiliser en revoyant sa matière, pour »e rendre compte, en répondant aux questions, s'il s bien compris et issimilé ce qu'il s appris.maître peut au besoin se servir des exercices comme questions d'examens ce qui facilite son travail.Quant aux illustrations, ce manuel est tout a fait dans l'es prit du jour, et dans le but de faciliter le travail des professeurs et des étudiants.On re marque des dessins en deux couleurs se rapportant au coeur, à la circulation du sang et au sang lui-même.Les dessins ont , été exécutés au trail et sont I d'une lisibilité parfaite el.in novation, ils sont imprimés en vert, couleur reposante, pour l'oeil, tout comme le sont les photographies qui accompa gnent le texte On trouve dans le volume plus de 200 dessins, photos et plan rhes; rest dire que l'illustra tion est abondante, variée et rend le manuel plus vivant.Nous souhaitons que le public se penche avec les étudiants sur ce manuel qui leur fera voir l'homme sous un nouveau jour et les animaux qui peuplent le Canada et certaines parties du monde.On trouve dans ce manuel un index qui permet à l'étudiant de retrouver rapidement dans le texte les renseignements qu'il désire sur un sujet donné.I.a présentation matérielle de ce manuel est excellente: bon papier, reliure solide en toile, couverture attrayante, pouvant résister aux accidents Innom hrables qui attendent un livre scolaire.I.a typographie est igréahle A l'oeil, facile à lire et bien aérée.Le format du volume est également nouveau: 7 pouces sur 10 12 pouces, s'ouvrant fa eilement et permettant des il- ' lustrations plus grandes.Ce livre qui est le premier ouvrage de la COLLECTION’ SCIENTA.lancée par les Edi (ions BEAUCHEMIN.augure bien du succès et de la qualité des prochains ouvrages (224 pages — $3 00) livres - disques - revues - émaux - céramiques 5165 côte des neiges, montréal, ré.7-5085 vote.» et mon adversaire obtenait la victoire, par envi-ion 2.000 voix de majorité.Sur le nombre de.» fi.S candidat» indépendants, je fus le seul, avec M.René Hamel, de Shatvinigan, à ne pas perdre mon dépôt.C’était un résultat et une consolation.Durant l’élection, un seul nuage: l’attaque violente et inexplicable, par la radio, et venant rie la bourbe de Claude-Henri Grignon, de Sainte-Adèle.Chez un homme de son talent, je m’attendais à plus de mesure.De la part d'un rural si sincère, je croyais à sa sympathie.J'aurais voulu répondre à son attaque.Mais, pour répliquer, par le truchement de la radio de l’Etat, il me fallait une autorisation d'un chef de parti et je n'avais pas de chef, étant sincèrement indépendant.Même chez les homme.» de valeur, il y a des mystères obscurs que nous ne pouvons comprendre.A la Côte-du-C., de Portneuf, on m'avait dit: ‘’Parlez (mit» à la pagr 37) ÉCRITS DU CANADA FRANÇAIS présente un PANORAMA de la littérature canadienne - française des pièces de théâtre de Marcel DUBE iPlerence - Zone • — Anne HEBERT (La Mercière astaitinée) — Robert EUE (L'Etrangère) — Yve* THERIAULT (Le Samaritain! — André LAURENDEAU (La vertu dea chattes) — François MOREAU ILes Taupes!.des romans, des contes de Claude )ASMIN — André LANCEVIN — Hubert AQUIN — Patrick STRARAM — Jean-Louis GAGNON — Jean SIMARD — Cillas DELAUNIERE.des poèmes de Roland GIGUERE — Jacques GODBOUT — Marie-C.BLAIS — Hélène GAGNON — Anne HEBERT.des essais, des études de Paul TOUPIN — Marcel RAYMOND — Guy FREGAULT — Maurice TREMBLAY — SAINT-DENYS GARNEAU — Michel BRUNET — Gilles MARCOTTE — Anne HEBERT — Frank SCOTT — Jean LE MOYNE.Les 7 volumes parus sont disponibles Vu rciilr rffltix toutes les librairies Le volume : $2.50 Abonnement à 4 volumes : SS.00 LES ECRITS DU CANADA FRANÇAIS 340, Ava.Kansingten, Westmeunt — Mtntraaf l les Missels du R.P.MORIN MISSIL VESPERAL QUOTIDIEN Par le Béràrand Pèr* MORIN, d» l’Oratoire d* Franc* Fondateur du Centre de Paatorale liturgique — Format 4” x B" Ce mitnel contient, aoua un format commode, lee troU livre» de base de la Prière de FEglise : RITUEL t Lea «aerement» da la via chrétienne MISSIL t Traduction» nouvoMoa adaptéaa à la lectura publique.Ordinaire de la Mette: tente du Centre de pastorale liturgique.BRIVIAIRI : ‘‘Heure»'' peraonnellea et familiales pour la prière authentique dea chrétien!.Ce Miaael a'eat imposé par set qualités typiquement française de CLARTE, d’ELEGANCE et de HAUTE SPIRITUALITE CLAIR COMPLET PRATIQUE NOUVEAU MISSEL VESPERAL Missel Dominical latin-français /«TmôrÏn Edition entièrement à jour Miasel liturgique en grès caractères Permet: 4 a é — 1050 pp.EN VENTE A: LA LIBRAIRIE DES ÉCOLES 949 RUE COTE — MONTREAL LE CENTRE PÉDAGOGIQUE 10 RUE COOK — QUEBEC Nouveautés Riii« laanier, de PAradtmia amnndianne-françdite Miroirs (prooes) 112 p«(M Mémoire sans jours l'podme*) 140 pages Chique Tolume : $2.RB (12.IB pir U pnttr) R*b«rt «TRatri* Six de La-Roche-Jaseuse (romin d'aventure* 4H) 14t pajet, illustré: $1.21 ($1.3$ par la poitej LES EDITIONS DE L'ATELIER Rappel Pa«U Dêroluf L’Eté enchanté Frit ACEI F 19H - Médaille d« brome dt l'ACB 10) (roman) 141 pagei : fl.OD ($1.10 par la poire) Béatrice Clament Prophète du Très-Haut (rit de taint Jean Ripntte) Fri* ALP1F l9t|) 14* pa*e$, illustre : $1 00 ($1.10 par la pnjte) Chevalier du Roi (taint Ignare de loyola) Médaillé H« Kronta de l’ACB 19 mutions et des choses, il lend a la communication directe plulô: qu a i expression de l’ineffable Voici nouvelle» Pourtant, depuis St-Denvi Carneau et Grandbois la poe ne s'est atenturee dans des voies nouvelles pour aller a la rencontre de.« grands cou rants de la poésie moderne l’n poete contemporain doit être informe II doit connal tre non seulement les plut grand* parmi les poètes fran-çais contemporains mais ans « le» meilleur* poètes rie« autre* nationalités ce qui s'exclut pas une.formation elaastque toujours valable.I! •intérenera aux parentes de ton qui sont très grandes en tre les diverse* poesies con temporaries, il remarquer» aussi eommen! chaque poesie nationale a résolu le proble me qui se posait à elle dans ee monde ou la disparition d * s frontière* spirituelles pentraîne pa« nécessairement l”ahohtion des particulari» mes qui a expriment par un accord entre l'homme dans ion milieu social et physique d'une part, et aon education Cahiers eorreipondanti i Cahier I — Pour 8e ou I Oe Cahier II — Pour 9e ou Ile ainai que son origine ethnique.d autre part.Le temps perdu .le crois que le* poetes comme les peintres ont ieu*si ce tour de force de rester profondément canadiens, tout en devenant résolument modernes.Cela peut sembler paradoxal a ceux qui ne voient que des i eÀsenibiances extérieures et formelles.Cependant, le modernisme n'est pas une certaine forme dart detemnnee d avance selon des recettes nouvelles, mais bien la faculté d accorder sa sensibilité mdi viduelle a celle de son temp* ^ chaque époque, les récita blés artistes n ont pas fait autre chose.four le roman l'évolution fut plus lente peut être parce que dans sa forme tradition nelie.le roman lend surtout a rendre compte de ce qui est, 1! n'y a pas si longtemps "Trente Arpents ’ était 1* grand classique du roman ca nadien II marquait une ligne de partage entre le roman paysan et le roman citadin s I on peut dire.1.auteur y analysait la vie du campagnard, mai* surtout la désintégration d une famille et son exode vers la ville.Plus tard, tia-brielle Ro>.Lemelin 1.angevin.Jean-Jules Richard.Klie Theriault.Gélinas et quelque* autres s intéresseront davanta ge a la ville, aux eondit.ons de vie modernes, a la psychologie des personnages, b.en que dans la plupart des cas la forme demeure tradition nelle et que l oeuvre ne pren ne de relief qu'en fonction d une certaine couleur local» année, garçon* annee.filles année, garçon* annee.filles .Même *i 1* reginnaiiime Mt dépasse les problème» demeurent liés a un milieu très re* treint.Sur le plan formel, je ne propoae pas que les romanciera etnadiena-frinçait s alignent sur les positions du nouveau roman français et quits de viennen! des sous-Robbe-Gril-let ou des Butor du Canada.Il me semble tout de même, qu il y a quelque* enjambee* a faire pour rattraper le temps perdu si nous voulons conque rir une certaine place dans la répubhqu» des lettres Iran çaises.Depuis quelques années *eu- lement, certains éditeurs fran vais onl commence i» publier nos meilleurs écrivains l ne faillite rie ce côte refermerait de* portes qui viennent de » ouvrir Si noms n'envisageon* pas notre survivance culturelle simplement a l’intérieur dune reserve nous devrions faire grand cas de ce qui *• passe pre.-entement Tant que nous étions limites au publie canadien français, non* pouvions faire appel a des Circonstances atténuantes pour justifier une certaine médiocrité ou un retard sur la sensibilité contemporaine.Maintenant que nos livres sont publie* simultanément a Montreal et a Paris, nous devrons tenir compte d’une emulation qui est a la fois, pour nous une source de grands espoirs et un défi.Nous sommes a peine six millions, au Canada mais il t a 75 millions de personne* qui parlent fiançais dans i* monde Nous pouvons donc prévoir nouv 1 av emr une culture française multiform* a laquelle, en tant que collectivite nord-américaine, nous pouvona apporter une contribution originale Des Arabes et des Noirs le font déj».Je pense a Kateb Vanne, a Kdouard Glissant.a Aune Ccsaire, a Leopold Senghor et a combien d'autres FJ non* qui jommes de souche ei rie culture françaises, devrions-nous rester à l'écart " A condition que notre >v«-leine d'éducation tienne romp te des réalités nouvelle* et que les échangé* culturel* se fassent de plus en plus nombreux avec le Canada anglais comme avec la France, notre situation géographique ne constituera pat un handicap à notre développement Au contraire.Si l’on s'arrête un moment à considérer le rôle que joue l'Irlande, par exemple.dans la littérature an glaise contemporaine il v * heu d esperer que la vie intellectuelle d'un petit peuple ait assez de virulence pour participer a 1 accroissement du trésor littéraire et artistique du monde.Dans » domaine strictement artistique je crois qtion a eu i ai.son de faire i doge de nés toile* que "1.fleure lu ( oncer! et "Télétheâtre", bien qifon ait remarque au cours d» la derniers saison un uei fléchissement de la quali1* par rapport aux années pree* dente* Voila deux «épies démissions qui sont un »p-poih considerable a la vie in lellectuelle du Quebec, même * a mon jtre cm n y fait ns* une part suffisante a la création proprement dite.Je reconnais que ce n'est pas un mime problème a résoudre quand on «ait que la plupart de nos compositeurs doivent consacrer leur temps à des fiches très ingrates pour gagner leur vie, ei que les auteurs dramatique* ne poussent pa* comme de* champignons.Par ailleur* j ai depiore .souvent notre tendance a multiplier le* telero-mans et rien, jusqu ici.ne m'ip.cil» i changer d'avis.Je cro,« qu'une bonne pari de* energies que 1 on consacre a la fabrication de ces belles Cahier III — Pour lie annee.fille* Au»tl partie* do maître pour chaque cahier 4t*p»op* écrirnin» He chez nnu* — jeune» — rfj/riqwi/fjf/r* — et qui méritent encouragement».Romans — Aventures — Histoire Le>» quatre premier» en novembre I9fit) ; Pep# i Kebec Le* Aventures de Pierre journal de vacance* Plume d'argent " COMPTABILITE " Par Frère Irénee et Lou's A.Behsle t£»i ••ut v®lum# peur (•« el«M«t .< émission.» qu'on disait "de prestige étaient malheureusement le.» guees a une heur» iai-div» comme s'il *e fût agi de le* protéger dee regard» indi»-crets.Dan.* c» lecteur comme dan.» d autre*, l'émulation est aalutaire.Ht c eat pourquoi on ne peut que féliciter Riiio-t a nada d’avoir mis a l'horaire une émission comme “L'art »' son secret' réalisée avec i* concours de M Rene Huvghe, le prestigieux conservateur du Louvre.Un malade imaginaire T Après la television, e plu* grand facteur de culture pour le public, c est le theitre.On nous a dit qu'il était gravement malade Sagirait-il d'un malade imaginaire" Je crois au contraire que se* difficulté* sont réelles mai* qu elle* n* sont pas particulières au the à tie montréalais A Pari* com me a N'cvv York on ne cesse de déplorer ! existence d une crise du théâtre cri.se déterminée soit par la pauvreté d i répertoire contemporain so.t par des frais excessifs de pio-duction.soit par l'apath.e du public D'ailleurs ce* facteurs «» conditionnent mutuellement et multiplient, pour ainsi due leur* etiet* negatils U fan drait egalement déplorer, a mon sens, une trop grand* centralisation de l’activité théâtrale, et le phénomène corollaire, soit une .saturation.II faut être critique de theât '* pour bien se rendre compte du rythme auquel *e succe dent les spectacle* au plus fort d* la saison.Et c'est tant mieux pour la vie culturelle (parfois, r est tant pis! mai* peut-on faire grief au publ.e de ne pas toujours être dans la course de perdre baleine ou de a arrêter court apres un* étape particulièrement essoufflante" Malgré le.» efforts louables des directeurs de Ihoâ très, le publie est souvent déçu Il y a les bonnes pièce* bien montée* qui ne conviennent pas à l’humeur du plus grand nombre des spectateurs; il y a de* piece* faible* hlti-vement mises en scene.Par contre, il y a de* spectacles qu: attirent la foule grâce an prestige de quelques grands noms et *t y a aussi le theâh» de poche qui échappé en glande partie aux impératifs economiques a ia ruineuse concurrence a ia nécessité de remplir de vutei salle*, ce qui lui permet des recherches et de,* realisations qui dépassent «misent er originalité le thel tre officiel.Je.pense en particulier, a l'Egrecore, et aux Apprentis-Sorciers.Le théâtre comma 1» tèla vision, n'echappe pas a » confrontation ¦ internationale Non seulement un certain public de theatre voyage d* plus en plu* mais chaque saison nous amené de* troupes He France d.Angleterre, des Ktats-1 ms et même d lia lie ( est la une realito dont les directeur.» de theatre de vront temr compte du moin* sur le plan du jeu ei de la mi*e en scene La création Touiefoi?a création d oeuvres dramatique* au Canada français retarde beaucoup plus que la mise en scène.Au cours de la derniere sai son quelque* crealions.et notamment "Bousille ' de Gra tien Gelina*.ei Les Taupe,*'’ de François Moreau ont atti re 1 attention du public Mais les .véritables auteurs draina tique* sont encore trop rares.Meme le* auteurs le* plu* doue» se cherchent encore un vocabulaire, une orientation.Il n y a personne qui fa*.»e ecoir.Entre le réalisme po ptllaire de Gj alien tiélina.» el .avant gai disme de Jacques Langutrand, a* situent la rea lisme aocial de Marcel Dube.le réalisme psychologique de François Moreau, la tentative avorte* de Maurice Gagnon avec Edwige, et celle de Guv Dufresne avec "Le Cri de 1 Engoulevent l’au.Tou pin avec la reprise de B.u tus." nous a rappelé qu'il exisie un» autre voie celle du lheâtre para ou neo-clas-aiq ne Maigre le passif de ce b.an, il n'y a pas lieu de de»e.* perer.Tout 1 appareil materiel est en place pour permettre a no* auteurs diamatiqucs de créer et c'est dota beaucoup Le theatre, en etfet.a ceci de particulier qui! ne >e tait pas a vide.Un ne peut pa» concevoir un auteur qui e.m rail san* aucun e»poir délie joue La Comédie Canadienne el Je Théâtre du Nouveau Monde en particulier ont > bon sen> d ep.uler les étions de creation maigre loutes le* difficulté* dune pareille entreprise Souhaiton» qu il.* t on tinuent a le taire grave aux encouragements non négligea ble* de» conseil.» des arts, et d'un public avide, malgie lout, de découvrir de» talent* originaux.Je parlai* tout a ! heure d un excès de centralisation, t'n mouvement en sens con traire ferait nans doute beaucoup pour l'épanouissement de la ne théâtrale au Quebei Le.» theatres déte et notum-meni celui de la Marjolaine, dan» les Cantons de l'Est, apportent.la preuve qu'il existe dan* les petit* centre» tout un pubin amateur de theatre et qui sen trouve pr.ve a vau »e de son éloignement de la métropole.A cela il v a deux solutions : de» tournee* bien organisée- ce qui est parfois fies onéreux, ou la formation rie petite» troupe* locales qui arriveraient a donner, si elle* eiaiem convenablement dirigée.», des spectacles d une qua lue quasi proteesionnelle 1 expérience fen'.ec e! réu» sie par le* Apprentis-Sorcier» '’ a Montreal prouve qu» cet eepoir n'est pas vain.Et ces troupe* locale» seraient peut être plu* en rrie»ure que les troupe.» de Montreal de cr éer de* piece, d auteurs ca nadiens.Je -«u que ! Association canadienne du theatre d amateur* fait de méritoire.» efforts dan* cette direction.La création d un minister* provincial de.Aftaires cultu relies contribuerait certainement à résoudre ce problème T'n theatre vivant, e! même viable, chez nous- exige la création dim répertoire d» pieces canadiennes de qualtia Noua attendons que souffle lesprit Un monde ouvert J* n a, pas voulu m attarder à des nomenclature» que vou» connaissez aussi bien que moi Le* con*ider»tion* que j'ai tou lu faire se rattachent d* pre* ou de loin a cette idee principale que i exprimais au début a savoir, que nous vi vons désormais dans un mon de ouvert, que nous somme» entraîne* dan* une orbîle d» plus en plue large et que no 1r* mouvement va s accole rant.1.essentiel ce»' de ne pas être pris de verlige Aujourd'hui, peinture, htt» rature musique tout est bouleverse I] se Motive toujours de* gen., pour estimer deçà dent ce qui n est pas conforme a des canons «tahiis depuis longiemp» Ils ouhlieiv, ev Idemment que le» regie* «ont tirees de* oeuvres que le» artistes d* tout temps ont ri abord cre* de* oeuvres et que le* réglé» en déeou lent.Nombreuse* collections T’eu d éditeurs canadiens ont 'ance autant de collection* que 'es Editions Firie* qu il « agi* ** d» collections pour jeiuie» ou pour adultes ou rie collée lion* spécialisée.*.Parmi ces dernière* Firie» cnmple ai tue] iement deux collections de grande valeur qui s enrichissent égulièrement d* nouveaux titre» C'est ainsi que "Canadian* et i anadioii* " rie Michel Bru net.entrera prochainement dans la collection Bibliothèque economique et xociale." I! s’agit d'une elude *ur les relatin*.* interethniques au Canada De »on côte, la collection "Philo -opine et Problème* contempo rain*" comptera bientôt un t: tre de plus avec "Introduction a a psychologie de Me .1 A Trudelle t et auteur a dej» (ait paraître chez F ides "Psu hnlo gie el vente ' un ouvrage qin a i onnu plusieurs edition* et cou mue a connaître la faveur du public.AVEC LES "Confidences" de Jean.i Suite de ia page 35' «ngiaiï pout plaire au jjruupe anglophone de l’endroit'’, ce que le li«.Ces messieurs votèrent quand même contre moi.Chose singulière, j'oubliai de rencontrer un groupe d'électeur», pro* de Saint-Raymond.Je leur passai au nez.Ils votèrent quand même tous pour moi.fis songèrent que.pour leur faire un tel affront, » candidat avait l’assurance d'etre élu.Ils m'appuyèrent donc “pour ne pu» perdre le patronage, en cas de nia victoire certaine'', selon leur pronostic.t'e n'e.st pa» drôle de vivre par un soir de défaite.J'ai connu ce* heure» triste».La initie de» arm* atterré.* les parole» «le découragement «laits l’entou-raye.le» récrimination», 'es comptes à payer, etc.Le plus cruel fut de voir arriver de Québec nie» grand''' entant», a Saint-Casimir où j’attendais le résultat de la votation.U» ignoraient encore le résultat de l’elec-tiou.et croyaient dur comme fer a la v uioiie du papa.On m'avait même aoporté mon habit neuf, pour figurer en public -hit triomphe présumé, llela*' tous ensemble.dans la nuit sombre, nous reprîmes en silence la route de OupIipi-, Ici a enlie le langage et l'activité de l'esprit, il va sans dire qu on ne saurait considérer l'apprentissage d'une langue, et surtout d'une langue étrangère, sans se soucier d examiner tout d'abord quelles pourraient en être les conséquences sur le développement mental ou psychique de l'enfant.(.) Si l'apprentissage d'une seule langue exige du trawiil et de la maturité, l'apprentissage simultané de deux excède les forces d un enfant ordinaire.I.es langues, en eflet.diffèrent considérablement les unes des autres et par le vocabulaire et par le dialectique qui les animent.Tout en étant des produits de I étude, de la recherche, de la réflexion et du libre arbitre, elles sont dans une large mesure tributaires de l'instinctif et du spontané.Files reflètent forcément le tempé rament des groupes ethniques qui les parlent; elles sont forcément l'image fidèle de la totalité de leur vie intérieure et sociale.De sorte que Renan et l’Ecole allemande n'étaient pas très loin de la vérité lorsqu'ils soutenaient qu'elles étaient des produits de la vie et qu'elles pouvaient être assimilées a des unités ¦biologiques.telle analogie trouve son fondement dans les tendances de l'esprit humain, lequel est congénitalement synoptique.Eprouvant la hantise de l'unité, de la cohérence, il part de données spontanées qui sont comme le germe, comme la cellule mère de l'organisme, qui en contiennent virtuellement tous les développements ultérieurs, et il construit, malgré les pressions exercées de l'extérieur un univers de signes sonores dont les lois tendent à la coordination des parties et à l'homogénéité du tout.Et il est a mentionner que les données spontanées sur lesquelles l'esprit travaille ne sont pas des abstractions: elles sont a,u contraire le produit du temperament, des forces sentimentales et de l'imagination créatrice de chaque famille linguistique.On n'exagère donc guère quand on prétend que chaque langue forme un tout d'un seul tenant, que chacune a son esprit et que celui-ci est unique.Chacune a ses règles, sa logique et son imagerie.(.) Jalons.(Suite rie la por/e 29) plus novateur, intéressé immédiatement une petite foule, toujours la même, mais ne félonne nullement.Cette generation, comme disait Mauriac a Madeleine Chapsal, est ' terriblement intelligente', la rançon, c est que sur la soixantaine d'écrivains analyses et cités dans ce dictionnaire, — a pari quelques prestigieux aines comme Sartre, Beauvoir et Camus, a part une petite poignee de noms célébrés, dirait on, dans la mesure ou ils ne participent pas aux courants profonds qu'évoqué l'ensemble du tableau (Sagan, Peyrefitte, Bazin, Mar ccau.).la plupart des au leurs décrits comme les plus significatifs n'ont de lecteurs que dans un cercle restreint "Tout se pa-^e, conclut hardiment Hubert Kanters, — avocat du diable a qui les initiateurs de l'entreprise ont libéralement laisse la parede.comme si la littérature s'elant désintéressée rie la vie.la vie se desinte ressait de la littérature.(cite constatation nous re poi te a certaines des idées rie veloppees dans l'essai de Jean Duvignaud, oriente selon des perspectives sociologiques II observe que la situation de la littérature n'avait guère change depuis l'Antiquité et que ce n'est que depuis la dernière guerre que l'écrivain a dû re-rdctlio en question sa conscience d'écrivain, le souci de sa gloire et l'idée qu'il se fait de son art Comment I écrivain d'aujourd'hui songerait il sérieusement a en appeler au jugement de l'avenir, dans un univers rinsteinien soumis aux variations et aux changements de perspectives, quand la simultanéité de diverses valeurs et for mes de vie tend à remplacer Américanisme.(Suite rie In page 15) ras particuliers et à la lumière de leur longue expérience et de leurs connaissances approfondies, cer tames libertés, il n appartient pas au premier venu de décider, en vertu des raisons qu’il est seul à ronnaitre.du sort des mots ou des lois de la langue Vouloir à tout prix placer la grammaire À la portée de tous, sans effort ni peine, est aussi puéril que de chercher à modifier les lois de la physique ou de la chimie afin que tout le monde puisse les comprendre Or chez nous comme aux Etats-Unis nombreux sont les gens, par ailleurs intelligents, qui proclament que.re qui n est pas courant n'est pas utile et qu'il faut écrire comme tout le monde parle Tant pis pour la grammaire du moment qu on évité de demander au lecteur un effort d attention ou de réflexion 1 Or, notre langue, â l’instar de l'américain sur lequel elle se moule, vise sans cesse â une simplification excessive qui la fait se rapprocher de plus en plus du ' petit negre Le |our n est pas lointain où les Canadiens français sans parler anglais ni même américain parleront une sorte de charabia regional qui les séparera complètement du reste du monde francophone et les réduira â I état d entite négligeable sur le plan culturel alors qu’une participation active â l'une des grandes cultures universelles dont ils ont la chance d être issus aurait pu leur donner un rôle d importance dans le monde d'aujourd'hui Comment en sommes nous arrivés là •’ Le simple fait d une conquête historique n offr* pas d explica tion satisfaisante Rien des pays conquis et occupes ont su conserver leur langue et leur culture intactes Dailleurs, nous venons de le constater, notre langue n'est plus corrompue par celle du conquérant d hier mais par celle d'un puissant voisin dont l'influence a peu à peu, modifie notre mode de vie et par là notre façon de penser Car on ne saurait séparer les deux : toute langue se rattache à une culture dont elle est à la fois le véhiculé et ( expression.Chaque peuple utilise la langue qui convient le mieux à son gome Si notre langue, ainsi que nous venons de le voir, devient de plus en plus un reflet de l’américain, c'est que notre société se fait de plus en plus américaine Le bilinguisme et la centralisation fédérale Icar le Canada anglais n'est guère, culturellement, qu'un appendice des Etats Unis) ont fait du français une langue secondaire au pays du Québec Or il est illusoire et iniuste à la fois de demander a un peuple le perpétuel héroïsme dune artificielle fidélité à une langue morte, à une culture éteinte Si nous ne sommes plus français par notre pensée, par nos insti tutions, par nos moeurs, il est ridicule de vouloir à tout prix conserver une langue qui devient par le fait même étrangère à notre vie, étrangère à nous Seule une refraneisation de notre société des coeurs et des esprits, pourrait assurer une fois pour toutes la refrancisation de notre langue l'histoire, la transmission d'une ''civilisation" rie génération en generation V:ne information généralisée rend l'homme eontem-porain de valeurs vécues autre fois en groupes restreints."Etre, pour un écrivain, c'est désormais eonimuniquer avec ses contemporains"."Pour enlrer dans le \Xp siè rie”, prelend Jean Duvignaud, ^'intelligentsia' doit briser les radres des ghettos culturels de la penser "cadavérisée” ou elle se réfugie par paresse et rou tine Tout son livre est un niai doyer pour que 1'intelligenre européenne reponde aux appels "venus de cultures pi dp ppu p|ps ptrangers à notrp histoirp pi à nns habitudes", qu elle oren tip meiup des leçons chez rie prétendus primitifs" capables dp l'aider a "rérupérer la spon taneitr perdue dans la culture" I.experience littéraire apparaît à ce critique ries abstractions, marxistes nu autres, comme Tins trument privilégié pour répondre aux défis du réel, pour at teindre dans son authenticité, au delà des rites dune culture trop solidement eonstitiiée.tout re qui louche vraiment le bon heur des hommes, leur vie personnelle."Séduire" nhilfil que préten dre changer le monde, oeuvrer dans un lieu à la fois distinct rie I experience et relié a elle, un Heu qui est le possible, telle es! la tâche que Bernard Pin-gaud assigne également a l'écrivain dans l'article "Ecrire aujourd'hui," qui sert ri'intrnduc-tion à son dictionnaire.1,'ex périmée, la vie voila ce que "modifie" la littérature comme le croit aussi Michel Rtunr et voilà qui n a rien à voir avec les idées ou idéologie.5 I,'inépuisable," comme disait (ride, "les directions infimes de la vie possible," selon l'expres sinn de Thibaudet, voilà ce que le poète ou le romancier ont mission d'inventorier.Suscitant l'ahscnee au sein d'une présen ce, faisant surgir le possible au coeur du réel.1 écrivain d aujourd'hui pretend éviter les piégés ou sont tombés ses prédécesseurs.Sceptique, en méfiance contre les faux-semblants, décidé a un ascétisme rigoureux, il se sait en avance ci en même temps en retrait, de par son effort même Ce n est pas stérilité dit Pingaud, mais étape dévolution ou la littérature prend conscience d'un retrait dp méthode,” ou poésie et roman se confondent avec 1 histoire de leur propre surgissement Effort aride et solitaire chez les romanciers de la fascination (Robhe-Grillet, Simon, Sarraute) ou chez ceux de la proliferation (Butor, Pm gel, Cayrol.Obaldia).la tenta tivp a des aspects nettement né gatifs.et elle nest pas sans danger.Os dangers.Robert Kanters les souligne a la fin de l'ouvra ge en une trentaine de pages serveuses, pleines d un rude bon sens, qui achèvent de don ner son prix a ce solide travail d'initiation a la littérature du moment 11 retouche allegre ment avec un esprit d'accueil qui ne se laisse pas duper, plusieurs des portraits que l'on a lus (de Ionesco à Yves Bonne-foy romment les nommer tous "Une generation d'écrivains, dit-il.se lève pour pro clamer qu elle est muette .Son texte fourmille de traits de cette encre Dans "I.es Ecrivains en per sonne ’ la question de la nnu voile littérature revient souvent sur le tapis.François Mauriac remonte à l'altération de la personne et à l'explication méthaphysique, pour déplorer: T e roman a perdu son objet, voilà le plus grave Nos cadets croient avoir découvert, après Joyce et apres Proust, que l'objet” du vieux roman était préfabriqué et ne concernait pas la réel .I,a génération qui a précédé la nêtre n’était plus chrétienne, mais elle croyait à la personne, ce qui revient à avoir foi en l'âme.” fl semble bien que ce soit là le mot-clef du problème C'est aussi le point de vue de Kanters 'Te langage mystique de nns poètes si ce ne sont pas les vérités chrétiennes devenues folles dont parlait Chesterton, qu'est-ce que c'eut?” un monde, en tâtonnant, recherche une unité perdue, une totalité, un bonheur, une âme.Pour catte recherche, esthétiquement 'tout est permis” puisque la Beauté, comme la Personne, n'a plus de canons indiscutés.L'impression de vide tragique que donne la lecture des conft-denres d'écrivains recueillis pat Madeleine Chapsal n a pas d'autre source Céline, Blondin, Chardonne, Moravia, ne lui ont rien livré d'essentiel.Vailland parle bien d'art, et oppose au periantixme du langage eonlem porain I annen esprit français, marque de qualité humaine puis qu'il exigeait que l'on fût toujours sujet agissant et non subissant.Butor pistifie par le «erieux de ses ambitions les éloges que fait de lui Sartre ("le premier grand écrivain depuis 1345") Simone rie Beauvoir est pathétique et sincère.Merleau Ponty parle de l'urgence du problème ontologique Graham Greene lui-même dit peu de rhnses, modestement.Et Françoise Sagan revient au problème central en confiant son projet d explorer la solitude: "On n'en finit jamais avec ce problème Ecrire est une entreprise tellement solitaire.” Am mois de juin de l'Année mondiale de l'Hygiène mentale I960 L'ACADÉMIE FRANÇAISE couronne le grand traitéd'hygiène mentale de Marie-Paule Vinay 3 volumes indispensables dans chaque foyer — chaque institution SUR TOUS VOS ACHATS.DU SIMPLE LIVRE DE POCHE AUX PLUS RECENTES NOUVEAUTES LA LIBRAIRIE FRANÇAISE 250.RUE LINDSAY — DRUMMONDVILLE VOUS OFFRE TOUS LES AVANTAGES DE LA FORMULE "CLUB".DEMANDEZ AU|OURD HUI MEME LES CONDITIONS DE CETTE NOUVELLE FORMULE DE VENTE.UN LIVRE FRANÇAIS S'ACHETE TOUT NATURELLEMENT A LA "LIBRAIRIE FRANÇAISE" r i s t i a n a li i) MadPlpfn* (happai: I,pa trIita pn ppraonnp.JuHlarrt.?f>l pagea.i2) .!**n Dutlgnauri i Pour pntrar dans 1p XXp atpol*.CVraMPt, 311 pa RPR (3) Frrlvftin* H'aujourd'hui 1 oao picttonnalra Anthologl-qti# Pt.erltlqup.établi aoua la direction à* Bernard Pingaud .pur H Aupt.J.Duvignaud, j Howlett.O de Maanv.B.Kantera.F Nourriaeier.et*), Oraaset, 335 page® I - II III Facteurs de la santé mentale Les états morbides Les étapes de la vie $13.50 Chez votre libraire où aux ÉDITIONS DU PÉLICAN 619 DE MONTMARTRE — QUEBEC 8, QUE.vous offre un choix de cartes de Noël votre esprit chrétien • votre culture française e vos exigences artistiques demandez-les à nos distributeurs Deamarait, & Kobitaille, Flammarion, Au Sert-, de la Liturgie, Documentation Faslorale, La Fraternelle, 70 ouest.Notre-Dame 1243 Université 536 Beaubien est 4X69 Barnier 3500 Laval Librairie Liaisons, 3X25 \\ ellington, \ erdun Centrale d’Artisanat, 1 (ÜO St-Denis Editions Ouvrières, 1575 St-Denis .4 l'occasion du SôOe anniversaire, de.l'arrivée, des Jésuites au Canada (1S61), ne fallait-il pas une nouvelle biographie de la plus gracieuse et la plus sainte de tons leurs neophytes des XVlie et XVIIte siècles, la vénérable Kateri Tehaku'itha ?KATERI TEKAKWITHA VIERGE MOHAWK par Evelyn M Brotim traduit d# l'anglai» pat la ragratté Maurice L.Hàbart, Mambra de la Société Royale du Canada.Un bijou de ( édition au Canada français.Chaque chapitre illustré par une grande artiste de la gravure, Madame Simone Hudon-B.224 pages — Couverture-chemise en couleurs — Prix $2.00 Chez votre libraire au aux ÉDITIONS DU PÉLICAN 619 de Montmartre — Quebec Qué.LE BOUQUINISTE (MEMBRE DU SYNDICAT DE LA LIBRAIRIE ANCIENNE & MODERNE DE FRANCE I LIVRES ANCIENS LIVRES D'OCCASION LIVRES EPUISES LISTES ADRESSEES SUR DEMANDE 28, rue DesJardins — Québec 4 La Librairie de L'ACTION SOCIALE CATHOLIQUE Choix des meilleurs livres dans tous les genres Littérature de jeunesse Chant gregonen Ouvrages d'occasion Editions — Articles religieux — Imagerie religieuse — Articles de bureau — Papeterie — Disques de musique religieuse Imitation spéciale au kiosque du SALON DU LIVRE 1960 AU MUSEE PROVINCIAL 1, Wac« |«an-Taten Québec Tel.: LA.2-4771 .LA.J-0211 TRENTE-NEUF Quelques •.(Suite de le page 33) de n'ètre pas malheureuse.Et nous n'y arriverons qu’en nous épargnant des remords.Il s'agit.toujours, de limiter les dégâts.Nous pouvons ainsi atteindre à une certaine paU qui vaut bien à défaut de bonheur vrai.Nous n’arriverons jamais à cette sérénité autrement que par le devoir accompli — ou ce qui pour nous en tient Heu — ce pourquoi seul nous sommes faites.On ne nous a pas préparées à autre chose et, crois-moi, il nous laut en prendre notre parti.Il y a des gens qui peuvent se permettre des écarts, nous pas.D'autres peuvent s’affranchir, nous pas.Toujours nous suivrons ces longues années derrière nous comme pour nous rappeler sans cesse, au moindre accroc, que tel n’est pas notre destin et qu'il nous faut revenir d'où nous sommes parties.Maria ne parlait pas.C’était un aspect sous lequel elle ne connaissait pas sa soeur et elle lui était toute une révélation.Il est vrai qu’il ne leur avait pas été donné de causer souvent ensemble mais elle avait cru que sa soumission n’était que passive, comme la sienne, et qu’en secret elle aspirait à la liberté.Cette longue tirade la laissa bouche bée non seulement parce qu’elle montrait le véritable aspect de leur situation mais aussi parce qu’elle développait une philosophie à laquelle Maria ne pouvait rien opposer.Etait-elle donc seule à vouloir s'émanciper?Etait-elle donc seule à souffrir à ce point du joug ’ Etait-elle donc seule à ne pas pouvoir accepter ?Maria ne parlait pas parce que, contrairement à ce qui lui était arrivé devant le curé Brassard à qui elle avait su quoi répondre, elle restait sidérée devant la logique d’Anna qui ne lui parlait ni de devoirs, ni d’obligations, mais d'un état qui était le leur, d’un collier bien fait pour elles, d'un monde pour lequel elles avaient été dressées.— Je crois qu’on n'a pas tout à fait tort, poursuivit Anna, de nous accuser d’être un peuple de moutons.Il y a comme ça des vérités qui durent par-delà les situations, des mvthes qui survivent aux rafales de l’Histoire.Ce fut vrai surtout au siècle du Grand Dérangement alors qu’il a suffi d’enfermer nos ancêtres dans l’enceinte d'une église, de les faire s’agenouiller pour qu'ils acceptent leur sort.Une telle déchéance ne serait plus possible aujourd’hui.Ce qui a survécu c’est un sentiment de crainte.Nous avons peur de notre ombre, Maria, et on le voit encore les jours où le tonnerre éclate, que nous nous sentions le besoin d'asperger d'eau bénite les quatre coins de la maison.Nous avons été élevées dans la crainte, c’est physique, nous n’en sortirons que pour mourir.Mais nous pouvons peut-être sauver nos enfants.Pour cela, aucun sacrifice ne doit compter.Nous nous en sommes tirés un peu mieux que les générations précédentes, espéroas que nos petits s’en tireront encore mieux que nous pour qui la lumière est venue trop tard.Nous sommes trop sentimentales pour être froides et un coeur comme le nôtre ne se durcit pas en un jour.Tu feras ce que tu voudras.Maria, tu es appelée à le regretter de toute façon.La plus irritant était qu’An-na avait raison.Maria savait que s’il arrivait malheur à Suzanne elle n’arriverait pas à s’enlever de l’esprit qu'elle en serait en partie responsable et que cela suffirait à empoisonner son existence.Elle quitta Anna convaincue.Si elle n'avait pas protesté une seule fois c'est que les arguments d'Anna avaient trop de logique.Oui, Anna avait tiré la situation au clair.Elle retournerait à Jos non pas parce qu’il y avait une loi qui le lui commandait, non pas que qui que ce soit pouvait l’y forcer mais bien parce qu'elle était “mal faite" et qu'elle n’y pouvait rien changer.Maria lavait que si elle continuait à se refuser à Jos elle ne saurait être heureuse à savoir que par sa faute Suzanne ne l’était pas.Mais elle savait aussi qu’en s’offrant elle regretterait d’avoir cédé à l’impulsion de son coeur et que chaque fois qu'elle se livrerait l’aversion physique serait encore plus forte à seulement constater que ce ne serait plus par devoir mais par sacrifice.Elle se devait donc de choisir entre deux regrets.Voilà ce qu’Anna lui avait prouvé hors de tout doute.Elle décida donc de courber l’échine une fois de plus se rendant compte qu’à défaut elle devrait un jour le faire devant le remords et que ce pourrait être encore plus terrible.Déjà, cette décision lui apporta un relent d’amertume car entre eux la situation était réglée, Jos semblait en avoir pris son parti.Et cela n’avait porté aucune des conséquences mises d'avant par le curé Brassard.Hormis le soir de la chute de la passerelle Jos ne s’était plus saoûlé non plus qu’il s’était découragé ni n'avait lorgné dans le champ du voisin.Elle savait que l’orgueil de Jos était plus fort que tout et qu'il se passerait, sa vie durant, de ce qui avait nourri ses instincts jusque là plutôt que de se mettre à genoux devant elle.Elle conclut qu’il devait se satisfaire de ses rêves.Si elle avait eu une raison capitale de revenir sur sa décision, c'eût été plus facile.Mais elle n’en avait pas.La preuve faite qu'elle avait pu se reprendre sans déranger l’ordre établi était un démenti formel à tous les arguments du curé.Pour une fois qu'elle avait raison pourquoi fallait-il que vint s'interposer une échéance non prévue?Et ce serait encore Jos qui sortirait grandi de l’aventure.Il aurait le droit de poser ses conditions, de s’imposer en vainqueur.C’était Cela qu’il ne fallait pas.Car Maria aurait bien voulu que Jos consentit à discuter, qu’il acceptât la chose comme un compromis.Le sujet était difficile d’abord.Autant elle avait trouvé ardu de se reprendre autant aujourd’hui elle trouvait difficile de s’offrir à nouveau.Elle s’v décida pourtant puisqu’il n’y avait pas d’autre solution.— Je ne comprends pas ton entêtement vis-à-vis de Suzanne, lui dit-elle, un soir.— Je t'ai dit que je ne voulais plus en entendre parler, coupa Jos.S’il n’avait jamais eu d’attentions pour elle il lui était pourtant arrivé certains soirs d’être doucereux, de se faire tendre.C’est qu’alors il préparait un terrain, qu’il poursuivait un but précis.Mais aujourd’hui Jos n’avait plus d’intentions à voiler aucun motif pour minauder.Il était redevenu arrogant, sec, intransigeant Jamais encore .(Suite de la page 33) maisons d’édition telles que les Presses universitaires et certaines autres maisons spécialisées.En terminant l’entrevue qu’il nous a accordée, M.Michaud a remarqué que les libraires de Québec, comme ceux de Montréal, ont eu le souci de s'unir, il y a quelque temps, pour la sauvegarde de leurs meilleurs intérêts et dans le but de stimuler des initiatives telles que le Salon du Livre I960, à Québec, au Musée de la Province, du 23 au 30 octobre.Au cours des diverses manifestations de ce salon du livre, sous les auspices des libraires de Québec, onze ouvrages seront lancés.Pourquoi.(Suite de la page 33) tunes- au Canada français, s’édifient et s'écroulent d une #é-nération à l'autre.que les seuls héritages possibles furent longtemps les tares et l'atavisme.J'ai aussi écrit ce livre pour démontrer aux Français de quelles ornières nous sommes sortis et comment il se fait que nous ayons tant de complexes.L'influence du clergé y a sa place, avec un curé fait sur mesure.J'ai donc d'abord cherché à expliquer ces choses; quand on sort d'une longue nuit, il est normal que la lumière du jour nous éblouisse.Et puis, surtout, personne de nous n'a été elevé, instruit et éduqué en fonction de ce que nous faisons aujourd hui.Rares sont ceux qui y ont été préparés, car nous étions tous, et dès le berceau, destinés à tout autre chose.Nous sommes viles devenus des laissés pour compte.puisque n®l{* "• voulions rien entendre de ce qui devait faire no*r* f*l'£ité.Il faut aussi savoir que notre génération a été la première à secouer le joug, è ne plus accepter.S'il est vrai que nos vies sont toutes de négation, il faut aussi savoir que nous n'avions qu'un objectif : ne pas suivre les sentiers battus.Nous ne savions pas ce qu'il fallait faire; nous savions seulement ce qu'il ne fallait pas faire.A ce titre, nous avons certes été la génération la plus révoltée simplement P*re* que nous n'acceptions pas.Pour justifier notre conduite, il faut donc savoir combien facilement les générations précédentes ont accepté le joug et pourquoi, tout i coup, nous nous sommes sentis las de faire de la terra.Mon livre, vous l'auret deviné, est une charge é tend contre le jansénisme, ce jansénisme que commencent ••«l»-ment è dénoncer caux-lè mémos qui neus l'ent enseigné.Nul pays au monde n'est aussi paradoxal que le nôtre, cela aussi se doit d'être expliqué.Il est vraiment trop facile aux étrangers de venir nous dire comment nous sommes *— puisque nous sommes les premiers è le saveir — mais ce qu il importait, je crois, c’était de dire cemment neus le sommes dé- jà me suis denc effercé de raeenter l'histoire dune amille, dont le père est janséniste, aux prises avec les dlffi-ultés matérielles de la vie.Vous verres ce que «a donne jrtout ii veut placti fâmill# diiw I# cidr# d#s snn##s ul ent précédé la grande crise économique des années rente.Vous verres cemment on vivait dans ce temps-lè, uelles étaient les moeurs du temps, les valeurs sur Im-uelles on tablait.Vous verres aussi (è moins que Je n oie até mon coup) la sourde révolte qui cemmençalt à naître, > lent travail de libérstien qui cherchait sa trouée.Ce tut l'abord par le douta que s'immisça la secousse des chaînes iour en arriver au refus, la vie presque vécue.Et ce travail le femme en chaleurs a donné naissance au grand meuve-nent d'ensemble qui a permis è notre génération de s éman-iper et de se libérer de nombre de tabous.Je ereis sincèrement que ceci est une étape marquante le notre Histoire et qu'elle valait d'4,r|JAru,L0^'HAUD LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 22 OCTOBRE 1960 et ne permettait plus à Maria de discuter ses actes.Si pour lui le cas de Suzanne était réglé il fallait qu'il le fût aussi pour Maria.Mais cette dernière ne se laissa pas rebiffer.— Je crains, lui dit-elle, que tout cela nous porte malheur un jour.— Ne t’en fais pas! J'ai réglé cette affaire avec le curé Brassard.J'ai su réfuter chacun de ses arguments.Ma conscience est tranquille et je doute que tu puisses en dire autant! Une petite pointe, de temps à autre, une allusion au refus de Maria, voilà ce que Jos se permettait en revanche.C'était tout ce qu'il y avait de changé entre eux, la seule rançon que Maria dût payer.Pour cela seulement il ne valait pas de revenir en arrière.Mais il y avait Suzanne.— Nous les obligeons à vivre dans le péché, Jos! — Personne ne les oblige à vivre en marge.Ils se sont mis eux-mêmes dans le pétrin; c'est à eux seuls qu’il incombe de s’en sortir.Le remords et Jos faisaient bon ménage.Maria envia cette aisance à si radicalement trancher une question.Comme elle eût voulu pouvoir se retirer du jeu avec la même assurance! — A nous aussi, Jos, il incombe de tout faire pour les aider.— Et tu viens me faire la morale, toi, Maria! Mais, ma parole, tu renverses les rôles! L’offensé, ici, c’est moi.Maria! Et je ne sache pas que le fait d’avoir été frustré m’ait seulement donné l’idée de faire comme eux.Et pourtant, je pouvais invoquer les mêmes raisons! Dans un sens, c’était vrai et Maria dut s’incliner.Etait-il donc écrit quelque part qu’elle ne gagnerait jamais à discuter avec lui?Que toujours, en dépit de tout, il aurait raison?I^> mieux était donc d'aller droit au but, pour voir, sans plus discuter._— Ecoute, Jos, dit-elle.J’ai réfléchi à tout cela et si tu consentais au bonheur de Suzanne je serais prête à passer l’éponge.Voilà, c’était dit.Maria avait fait son fiat.A Jos maintenant de tirer son épingle du jeu.S'il voulait saisir sa chance il y avait là une magnifique occasion de tout remettre en ordre et de reprendre la vie comme avant."Passer l'éponge” telle était bien l’expression qu’il fallait employer.A défaut de bonheur ce pouvait apporter la paix et la sérénité pour des années à venir.Maria avait conscience d'avoir fait plus que la moitié du chemin.?appartenait à Joa de faire l'autre moitié.Le trajet complété c’est encore elle qui aurait fourni le plus d'efforts mais elle y était consentante.Contrairement à son attente, Jos ne l'entendit pas ainsi.Il lui servit pour toute réponse une diatribe à laquelle elle l'eût cru préparé depuis des années tellement chaque phrase sortait dont on eût dit les mots pesés de toute éternité.— Je m’attendais bien, Maria, à ce qu’un jour tu reviennes sur ta décision sans qu'il faille te montrer le chemin du devoir et de l’honneur, lui dit-il doucement.Il avait le don d'employer de grands mots qui ne cadraient pas toujours avec le sujet traité.Mais ces mots-là, "devoir" et ’’honneur” étaient incrustés au vocabulaire de Jos.Ils émergeaient sans que lui-même ne s’en rende compte et il était dans les normes qu’ils apparaissent une fois de plus.Jos les avait servis à tant de sauces ! La douceur même du ton indiquait à Maria que Jos allait lui servir un long discours au cours duquel, sans doute, il ferait le panégyrique de la situation et s'accorderait le beau rôle.Maria en profita pour se préparer pour la nuit.— C’est pourquoi, continua-t-il, je n’ai pas cherché à te convaincre sachant qu’un jour ou l'autre tu te retrouverais toi-même.Maria se déshabillait lentement, sa décision était prise.Problèmes des.(Suite de le page 19) n'existe pas d'organe-leader ni de l’un, ni de l’autre groupe, pas plus qu’il n'existe d'équipe leader, si ce n’est le prestige croissant du “Devoir” chez les Canadiens français.Radio-Canada de son côté a fait un effort de transmission culturelle qui est au-dessus de tous éloges, mais la pensée imprimée est nécessaire et la liore confrontation des créateurs de toutes disciplines, de toutes origine* et de toute* opinion* ne T’est pas moins.C’est simplement *ur la né- cessité de ce "melting pot” quo je voulais attitrer votre attention.DEVENEZ MEMBRE DE LA GUILDE DU LIVRE • Le livre relié d* luxe au prix du livre broché • L'édition numérotée hors commerce • Le bulletin littéraire mensuel {Voir annonce page 35) Mlle Rina Lasnier, de l’Académie dont les deux ouvrages M E M (poèmes) et MIROIRS (prose) aux Editions de l'Atelier.canadienne française, O I R E SANS (OURS viennent de paraître (Photo André LarosO DANS TOUS NOS MAGASINS VOUS TROUVEREZ UN VASTE CHOIX DE LIVRES El DES DERNIERES NOUVEAUTES NE MANQUEZ PAS SURTOUT DE VISITER NOIRE VASTE CHOIX D’ALBUMS POUR ENFANTS LIBRAIRIES FERNAND PILON INC.4 MAGASINS POUR MIEUX VOUS SERVIR 8559.bout.Saint-Laurent 750, rue Beaubien 800.rue Mont-Royal #*t DU.1-6261* CR.4-6487* LA.4-3081 851.boul.Décarie, Saint-Laurent — RI.8-7961 Lorsqu’elle serait prête elle irait se coucher comme à l’habitude et elle attendrait.Jos savait maintenant qu’elle était disposée à le recevoir.S’il préférait arpenter la chambre et causer toute la nuit, à son aise! Maria ne l’écoutait que d’une oreille distraite mais c’était vrai, ce qu’il venait de dire là.Après la tentative faite par Jos auprès du curé Brassard il n'avait rien tenté d’autre.Maria n’en n’était pas revenue de la facilité avec laquelle elle avait gagné son point., — Aussi me suis-je abstenu d’insister.Cela c’était moins vrai.Combien de fois ne s’était-elle pas fait éveiller en pleine nuit à constater que Jos cherchait furtivement son chemin?Le lendemain de ces nuits-là il tentait de s’excuser en disant: "Je crois que j’ai rêvé." Mais Mari* n’était pas dupe.Toutefois, cela permettait à Jos d’affirmer aujourd’hui: — Quoi qu’il m’en coûtât j’ai respecté ta consigne.Quoi qu’il lui en coûtât?Et les fois où il s’était fait lui-même justice’ Prenait-il Maria pour une imbécile?Est-ce que vraiment il croyait qu’elle ne s’était aperçu de rien?— Et tu crois, Maria, qu’au-jourd’hui j'accepterais un compromis?Tu as cru que j’accepterais d'avoir à dire, merci à François et à Suzanne?De toujours sentir leur présence, de voir chaque fois se dessiner leur ombre au-dessus de nous?Jamais! Jamais je n'accepterai de devoir à quelqu’un d'user de droits que j'ai acquis en t'épousant.Nous avons commencé notre vie d’une certaine façon, nous ne la terminerons pas d’une autre.Je refuse, tu entends.Maria, je refuse.Je saurai bien attendre mon heure tout seul: — Comme tu voudras, dit Maria pour conclure.Puis elle s’en fut se coucher car elle savait que Jos ne s'arrêterait pas là et que tout le temps qu'elle mettrait à s’endormir et longtemps après, peut-être, il continuerait à parler, à définir sa position, à défendre sa cause, à arguer ses droits .Maria redevint libre, à son grand soulagement.Ce qu’Anna et sa conscience lui avaient suggéré de faire elle l'avait fait.Et si l’avenir de Suzanne, qui s'annonçait sombre de par la détermination même de Jos, finissait sur un drame elle n’aurait pas à se faire de reproches.'taria connut sa meilleure nuit.(A naraitre à l’Institut Littéraire.) VIENT DE PARAITRE DES CAVERNES A CESAR (Petite histoire de P Antiquité ) de Lyse Nantais et Madeleine Lemieux Prix : $2.75 Rappel Les grandes réalisations de la médecine préventive Dr Wilfrid Leblond, médecin Prix : $2.50 Commandez dès maintenant votre exemplaire chez votre Libraire LIBRAIRIE CARNEAU Editeur 47-49, RUE BUADE 34, RUE SAINTE-ANNE QUEBEC.P.0/ NOUVEAU ! Un ouvrage de MARCEL CLEMENT, L.Ph.; D.Sc.Soc.Professeur à l’Institut de Pédagogie Familiale de l’U.de Montréal EDUCATION FAMILIALE DU JEUNE HOMME "Les éducateurs avertis attendaient ce bouquin .PERE EMILE LEGAULT, c.s.c.Pères et mères de familles qui avez des garçons de 14 à 20 ans, vous avez des problèmes ?Vous serez en mesure de les résoudre plus efficacement quand vous aurez en main ce dernier ouvrage de Marcel Clément.Cet ouvrage apporte à tous les éducateurs une méthode concrète pour former l'esprit et le coeur de l’adolescent à ses futures responsabilités.100 illustration* humoristiques — 224 pages — reliure cartonnée souple.$2.60 Chez votre libraire ou aux ÉDITIONS DU PÉLICAN 619 de Montmartre — Québec (8), Que.Il y a 65 ans quelle est au service d( ?la culture française au Canada.Librairie Dèom 1247, rue Saint-Denis Montréal 18 Téléphone VI.5-2320 Stationnement gratuit iwÊÊÈÊÙ-f cQed Cditionâ Ouvxiéxeà • QUESTIONS SOCIALES • PREPARATION AU MARIAGE • EDUCATION • SPIRITUALITE DR ANDRE ARTHUS • LES MYSTERES DE LA VIE EXPLIQUES AUX ENFANTS )• VIALATOUX • LE PEUPLEMENT HUMAIN Tomes 1-2.JOSUE DE CASTRO • GEOPOLITIQUE DE LA FAIM 4.50 DR NORMAN • S'AIMER CORPS ET AME .- MICHEL QUOIST • RÉUSSIR- 2.50 12.50 2.00 POUR LES JEUNES MARIES • LE CODE DU BONHEUR - 1.00 ABBE P MATTE • ESSAI D'UNE PASTORALE D'ENSEMBLE- 1.25 MAXENCE VANDER MEERSCH 1.50 • PECHEURS D’HOMMES - 2.25 1575 A, RUE SAINT - DENIS MONTREAL AV.8-5777 (t) A paraître à 1 Institut LHt*r»lre du Qutbet. QUARANTI LI DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI.22 OCTOBRE 1960 S r M 5, ' ?LAROUSSE PLUS DE CENT ANS D’EXPÉRIENCE LA PLUS GRANDE MAISON D'EDITION DU GENRE AU MONDE arv-'-S** •*** \ - iKl/-"k ^r! i ujH d»‘s \olumes suivant* : I.AROI SSF Dl XX*- SIETI.E ( ) A1 " J'R ES • n o m mez NOM • ADRESSE • VILLE i z * k.* fc .£ c * c t, w Çfc = Z*- x xx î » i.ic >>u.z:J!Sxx m— x— -i — x x El- cw c.xx i < ^ ^ ^ U U W ~ C G- üi- c.X w —• * -i *v «r.-^v — w •v •- w i tà
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.