Le devoir, 30 août 1934, jeudi 30 août 1934
Montréal, jeudi 30 août 1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXV — No 200 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E -Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Simple bienvenue Nous recevrons ce soir les délégués de la France.Il ne faut point qu’ils s’attendent, hélas! à trouver ici ce qu’ils ont vu à Gaspé, à Québec, aux Trois-Rivières et dans les campagnes avoisinantes.On leur répétera', et c’est vrai, que Montréal est une grande ville française; mais c’est aussi une grande ville composite, où se coudoient des gens de toutes les races.On ne peut en attendre l’unanime élan qui a soulevé Québec et les Trois-Rivières.Pour d’assez larges tranches de notre population, cette visite des Français est, forcément, chose d’ordre assez secondaire.Par ailleurs, il est peu d’endroits au Canada où la déplorable croûte anglaise que nous dénonçons depuis si longtemps masque aussi désagréablement notre visage français.Cela tient à des causes multiples et qu’il serait trop long d’exposer ici.Mais nous prions nos visiteurs de France de croire que le fond vaut mieux que l’apparence.Qu’i ls voient dans ce qui se passe chez nous l’un des aspects de l’éternelile lutte qui s’impose aux minorités.Nous ne sommes opprimés ici par aucun texte législatif; mais nous subissons la pression de l’énorme masse anglophone au milieu de laquelle nous vivons.Et nous avons, naturellement, à résoudre tous leS problèmes qui peuvent surgir dans une grande ville de crois-•ance et d’industrialisation trop rapide.Nous ne nous faisons aucune illusion sur les dificultés que nous réservent le présent et l’avenir.Cette claire vue des choses, chez ceux qui ont le temps et prennent la peine de réfléchir, ne fait que stimuler notre volonté de tenir, de durer.Nous savons, comme nos pères, que pour toutes les minorités la lutte est une condition de vie.•f" On a dit, on redira à nos visiteurs quel appui, dans l’ordre intellectuel et moral, ils peuvent apporter à ceux qui, dans notre pays, s’efforcent de maintenir les traditions françaises.Qu’ils nous permettent respectueusement de leur indiquer un mode de collaboration très modeste, qui est à la portée de lous, et qui nous rendra plus de services qu’ils ne l’imaginent probablement.Qu’ils ne se croient pa^ tenus, par un excès de délicatesse mal entendue, de se servir, dans les hôtels, par exemple, dans les magasins, dans les gares, etc., de la langue anglaise.Nous savons tels d’entre eux qui, quoique sachant bien l’anglais, ont déjà donné d’excellents exemples en ce domaine.Ils ont ainsi aidé à faire mieux comprendre à certains traiteurs, à certains employés l’importance du fait français.Nos visiteurs seront après tout dans une ville en très grande majorité française.Le recensement de 1931 donne comme total de la population montréalaise proprement dite (ceci ne comprend point certains groupements qui font corps avec la ville) 818,577 âmes.Là-dessus 523,063 personnes sont classées comme d’origine française — ce qui fait donc, pour l'ensemble de la population non française (anglaise, irlandaise, écossaise, autrichienne, tchèque, danoise, hollandaise, finlandaise, allemande, grecque, juive, hongroise, italienne, yougo-slave, lithuanienne, norvégienne, polonaise, roumaine, russe, suédoise, ukranienne et même belge, chinoise, syrienne, nègre, etc.), un total de moins de 200,000 âmes.Comme tous les Canadiens français parlent le français, comme il en est de même des 2,603 Belges, d’une bonne partie de 2,081 Syriens et d’assez nombreux Montréalais d’origine européenne autre que française, on peut compter que près de 600.000 personnes, à Montréal, — et peut-être davantage — parlent couramment le français.C'est assez pour mettre à l’aise toutes les personnes dont le français est la langue naturelle.Dans certains quartiers de Montréal, la population non française ne compte presque point même.Ÿ Ÿ Ÿ Est-kl besoin de multiplier envers les visiteurs nos souhaits de bienvenue?Nous sommes de même race, nous avons un commun héritage.Pour conserver cet héritage, il nous a fallu lutter plus même que l’on n’a généralement cru opportun de le dire dans les discours officiels.Comment pourrions-nous ne pas accueillir d’un coeur fraternel nos amis de France?Nous ne voulons point faire ici de facile lyrisme.Les liens politiques sont à jamais rompus entre la France et le Canada.De toutes les hypothèses que l’on peut faire sur l’avenir de notre peuple, la plus invraisemblable serait bien le rattachement à la France.Et la seule condition d’accord durable entre les divers groupes canadiens, c’est que chacun d'eux serve d'abord les intérêts canadiens.Mais, en dehors de la politique proprement dite, que de domaines restent où peut s’exercer la collaboration de tous les groupes français du monde! Que de choses, pour notre part, nous pouvons puiser au trésor lentement accumulé par les générations françaises d’Europe! * S» JT .Ce qu’ils ont vu, ce qu’ils verront encore en Amérique nttéi,liera peut-être un peu chez nos visiteurs la mélancolie qu’inspire le souvenir d’un grand rêve écroulé.L’empire qu’avaient imaginé les Français du dix-septième siècle ne s’est point réalisé; mais il en reste autre chose tout de même que.de glorieux vestiges et des noms français semés à travers tout le continent.Il reste, en dépit de tous les accidents qui ont entravé son effort et ralenti sa croissance, il reste un peuple français, fidèle à la langue et à la Foi des aïeux.Cette Foi, cette langue, nos visiteurs, s’ils pouvaient prolonger leur course, les retrouveraient, non seulement dans cette vieille province de Québec, mais dans l’Acadie ressuscitée, dans les plaines de l’Ouest lointain, dans la Nouvelle-Angleterre et jusque sur les bords des bayous de la Louisiane.Leurs pères et les nôtres n’ont point, en vain, souffert et travaillé.Et nous entendons bien continuer l’oeuvre commune.Cette volonté de durer, n’est-ce point, après tout, le meilleur hommage que nous puissions offrir aux représentants de la Vieille France?Orner HEROUX (.’actualité Le “Brain trust Un politicien entre un jour dans r clinique pour s y faire opérer r un mettre de le ch/rerpte.Il a-tt an cerveau une t/rosse tumeur, bile mitent nue hardi, le praticien leva la matière prise et avant de remettre en place II s'enquil.rn membre de la famille, de ccupatlon de l'opéré.“—Politic n, dit celuict.—Oh! alors, ré-ndit le chirurgien, en déposant cerveau dans un bocal, il vaut eux ne pat remettre cet organe place.Vu son métier, le patient ! n a pas besoin et des complica- tions seraient toujours possibles.Comme cela nous voilà rassurés".Quand M.floude fut élu, il se mit en quête d'un comité consultatif que quelqu'un surnomma brain trust.Le mot fit fortune, mais à peine te brain trust était-il constitué qu'il cessa de fonctionner.Cependant, on vient de greffer deux lobes au cerveau municipal: MM.Rrunet et Léonce Girard, et tl semble décidé qu'ainsi accru il sera bel et bien placé, ces Jours-ci, dans le crâne du maire.M.floude, au dire des journaux et de ceux qut savent, n'éprouvait aucune hâte à remettre le brain trust en usage, d'autant que quelque intermittentes qu'aient été ses rapports avec ce cerveau complexe.il a pu apprendre à le.juger à sa juste valeur, depuis avril.Mais le maire n’est plus libre.Son conseil et lui n’ont rien fait pour équilibrer le budget, rien fait pour sortir la ville du marasme et les coffres municipaux sont désormais vides comme une promesse politicienne.D'ici quinze jours il ne restera pas un sol pour payer les fonctionnaires et les comptes courants de la ville et elle ne saurait emprunter en anticipation des revenus puisque ses banquiers lui disent: "Vous avez assez anticipé comme cela, c’est le moment de rembourser".Les amis de M.Houde ont bien essayé d’objecter que du temps de M.Gabias les banques ne montraient pas la même inflexibilité.Mais on leur a objecté que ce n’est de la faute de personne si M.Gabias a réussi à jongler avec une somme de sept millions qu’on ne retrouve plus nulle part, mais qui a tout de même servi pendant quelque temps à contrebalancer la colonne du débit avec celle du crédit.Ce n’est pas parce que rouge il a réussi à emprunter sans attacher les deux bouts et à quitter l'hôtel de, ville en les laissant fort distants l’un de l’autre, mais parce que.prestidigitateur, jongleur ès chiffres.L’heure de la magie blanche est passée, il s'agit maintenant de payer l’écol et non plus en monnaie de singe.M.Houde doit donc recourir a son brain trust, qui lui a été suggéré par tes banques.Le brain trust ne se compose pas de thaumaturges; il ne fera pas s évanouir les déficits de Concordia, mais il est censé se composer de chirurgiens qui couperont jusqu au trognon où il s’agira de couper et qui auront auprès de.Québec le prestige d’hommes de l art pour prescrire les remèdes idoines.Le brain trust ne peut rien à moins qu on ne lui donne les moyens d’agir, à moins qu’on ne l’in-sere comme une pièce officielle dans le rouage administratif.M.Houde fépugne à le faire, car de roi-soliveau qu’il était jusqu’ici, le brain trust deviendra roi grue — sans allusion à la Presse! — et il avalera comme des rainettes tous tes privilèges èchevinaux.Mais les sirènes de la haute et de la moyenne finance susurent aux oreilles houdistes: "Vous et vos fidèles conseillers et votre comité exécutif caudataire, vous avez le coeur trop sensible pour garot-ter Concordia et la forcer à vider ses goussets en donnant au garrot un petit tour; mais les bourreaux ne sont pas faits pour les prunes.Tenez, ce Pamphile n’a pas son pareil pour presser le jus d’un bas de laine.,4 la Presse il exprime tous les revenus tout comme si ce grand journal jaune n’était autre chose qu’un jaune citron.Servez-vous de Pamphile et de sa gagne.Ils vont vous l’arranger martyr.Concordia, comme dirait, leur historiographe Ladèbauche.Iis vont la priver de dépenser d’une part et exiger d’elle de nouveaux revenus.Vous vous croiserez les bras et vous laisserez faire.D’ailleurs il faudra des lois pour cela et jamais M, Taschereau ne pourra refuser celles qui lui seront recommandées par votre comité consultatif, mais c'est la crème de la crème ce comité consultatif que nous vous avons recruté.Vous voyez là certains des plus gros sacs d’écus de la ville de Montréal.Tout ce que vous avez à faire, c’est d’incorporer dans le bill de Montréal une petite clause qui stipulera que le comité consultatif sera chargé de préparer le budget lequel sera d’ailleurs soumis à l’approbation du conseil qui ne pourra l’amender — et que de plus tout règlement d’emprunt devra avoir son approbation préalable."Ainsi nanti, vous allez voir: lu le budget équilibré; 2o, le crédit de Montréal restauré et la possibilité d'emprunter à 4% et moins; 3o, tes banques rassurées vous avanceront, dans l’intervalle, tout ce que vous voudrez."Et puis, le moment des élections arrivé, vous vous laverez les mains comme Ponre-Pilate et vous déclarerez avec grand renfort des haut-parleurs de CK.A.C.que vous êtes innocents du supplice de cette pauvre Concordia, qu’il vous a été imposé par les légitimes successeurs de Juifs de l’an 33 que sont les gens de finance." M.le maire est séduit; mais il n'est pas probable que le conseil et le comité exécutif le soient au même point.I! petit être sùr cependant que dans le public personne n’interviendra pour empêcher le destin de s'accomplir.Le conseil qu’il a derrière lui n'inspire en effet pas assez de confiance dans l’ensemble pour que l’on compte sur lui pour sauver la situation.Et d’ailleurs il sera intéressant de voir à l’oeuvre ce cartel cérébral.Pour le moment, les sceptiques se frottent les mains car en réalité la vie est empreinte d'un humour près duquel celui de M.Fisher, l’éloquent ancien ministre de Vè-ducation en Angleterre que nous avons applaudi ces jours-ci est de ta petite bière éventée.Le saint Christophe qui doit faire passer à Concordia le passage difficile, le Moïse qui doit séparer les flots de la mer rouge et la faire franchir à pied sec par le peuple de Montréal, qui est-il?D’où vient-il?Ce n’est pas un inconnu, loin de là.fl est le président —- jusqu'à ce que justice se fasse — du journal la Presse.Et qu est-ce que la Presse?La Presse, c'est le journal qui, pendant des années et des décades sous l’inspiration de M.Hel-bronn»- en nom fleurant le fau- ' bourg Québec, a battu en brèche la \ charte de la ville de Montréal.Il y avait autrefois un comité de j finances avec des dents: il a été aboli.A la suite de quoi?A la suite ¦ d’une campagne de la Presse contre le droit de veto.Autrefois les propriétaires avaient des privilèges, ils élisaient un conseiller sur deux.Le droit a été aboli.4 la suite de quoi?Même ré-ponse~que~plus haut.Autrefois, le contribuable qui n’avait pas acquitté des impôts ne votait pas.Qui a établi le système de representation Avithout payed taxation?Même réponse que plus haut.Et qu’a-t-il découlé de cela?Ceci: le contribuable qui non seulement ne paie pas ses impôts mais vit dune allocation officielle a le même droit que celui qui est taxé pour lui payer cette allocation, c’est-à-dire que, comme le premier est le grand nombre, il a le droit de décréter, lui qui ne paie rien et ne peut rien payer, que vous et moi, qui sommes solvables, nous paierons tant.Les chômeurs sont, pour la plupart, de braves gens, irresponsables de leur situation; mais sans la démagogie qui n été enchaînée par la Presse, ils ne penseraient pas à jouer le rôle du mendiant taxant celui qu’il tape: "Je veux trente sous, rien de moins." Ce n’est plus la mendicité, c'est le hold up.Qui songe à la cure radicale?Et non seulement parmi les docteurs de la haute finance personne ne songe à corriger radicalement te mal, à profiter des dures leçons de l'expérience pour amputer la charte de ces articles insensés, mais on choisit pour le mettre président du brain trust le directeur d'un journal à qui c’est faire bénéficier des circonstances atténuantes que de supposer qu'il n’a pas de cerveau.S'il en avait un, son oeuvre démagogique serait coupable et funeste au point d’être démoniaque.NESSUS Bloc-notes La marche d’une idée A Gaspé comme à Québec, on a applaudi les costumes des vieilles provinces de France qui ont donné aux fêtes un éclat et un caractère uniques.Il en a été de même aux Trois-Rivières pendant toutes les fêtes du troisièmts centenaire de la ville.Il n’est peut-être pas inopportun (de rappeler que ce sont les jeunes Acadiennes de la Louisiane qui ont pour la première fois, croyons-nous, porté chez nous le costume |de leurs aïeules.Celui qui eut la pensée de leur faire endosser pour leur pèlerinage à Grand’Pré le traditionnel costume d'Evangéline peut se vanter d’avoir eu ce iour-là une pensée géniale.Le passé, sous nos yeux, revivait.Depuis, en Louisiane, nous avons revu Je même costume, porté par les Acadiennes du Nord comme par celles du Sud.L’effet fut, on peut le dire, prodigieux.C’est le souvenir des jeunes Loui-sianaises qui a, on en peut être sûr, inspiré les manifestations de ces jours-ci.Pas de journaux Les dépêches de ce matin confirment ce que !e vide des courriers nous avait fait pressentir: depuis lu fin de juillet aucun journal quo tidien ne parait à Dublin.C’est la suite d’un désaccord entre patrons et ouvriers.Le cas est probablement unique, du moins pour les grandes vifles, depuis qu’il existe une presse quotidienne O.H.Carnet d'un grincheux "La légion d'honneur pour un quatuor”, dit la Cacatta.Ca quatuor a d'ailleurs son impresario puisque M.L.-H.Bourdon en fait partie.* ¥ * Les socialistes et les communistes travaillent efficacement en faveur de la paix Ils ont empêché le bombardement de Paris pendant la "petite’’ guerre Si la "grande” arrive, il est probable que le bombardement aura lieu, hélas! * * * Une lettre d’Hmdenburg établit qu’il avait été limogé en 1914 Mérite et modestie sont frère et soeur.Le propre des deux est de se faire ignorer.Y ¥ * L’emploi ne diminuera pas si les grè-jves continuent aux Etats-Unis.Seule-' ment c'est l armée qui absorbera las 'sans-travail.PAMPHILI Nos portraits politiques Le premier "pertra’t pelltlque" de XXXX a suscité un# très vive curiosité.Celui de M.King n’excitera pas un moindre Intérêt.Puis viendra celui dot "Trois Israélites", puis., Malt nous réservons dat surprises.Cet portraits sa succéderont de samedi en samedi, et peut-être plus souvent si le photographe a dat loisirs.Il > en aura probablement une quarantaine; peut-être même davantage.Qu'en te la dite et «u'en la ditel ITINfCOiATICN PF.DEBNIEKE HELICE __________ Le congrès national de colonisation se tiendra les 17 et 18 octobre au Parlement, à Québec M.Irénée Vautrin présidera les six séances — Le cardinal Villeneuve, le lieutenant-gouverneur, les archevêques et évêques, de même que les sociétés et les individus qui s'intéressent à la colonisation et au retour à la terre, recevront une invitation QUEBEC, 30 (D.N.CJ — M.Irénce Vautrin, ministre de la colonisation, a annoncé officiellement, ce matin, que le congrès national de colonisation se tiendra au Parlement les 17 et 18 octobre prochains.Il y aura six séances que le ministre présidera lui-même.Son Eminence le cardinal Villeneuve, Son Excellence le lieutenant-gouverneur, les archevêques et évêques "seront invités, de même que les sociétés et les individus qui s’intéressent à la co-loniaation et au retour à la terre.COMMUNIQUE OFFICIEL Voici, d’ailleurs, le communiqué officiel que nous remet M.Vautrin: “Ce congrès est convoqué pour me permettre de rencontrer tous ceux qui s'intéressent à la colonisation et tous ceux qui en connaissent les problèmes, de façon à ce que je puisse recevoir les suggestions de ceux qui sont le plus aptes à m'orienter et à me conseiller."Il ne peut être question d’in- viter tout le monde.Cela nous j mènerait trop loin et j’aurais peu confiance dans les résultats d’une assemblée où les délibérants seraient trop nombreux.|e me propose.cependant, d'inviter Son Honneur le lieutenant-gouéer-ncur, tous mes collègues du cabinet.(’inviterai également Son Eminence le cardinal et tous Nosseigneurs, les évêques de la province.Il en va de même des députés intéressés à la colonisation."je crois qu'il serait sage que chaque société de colonisation soit représentée ainsi que toutes les autres sociétés qui, de près ou de loin, ont aidé nos colons dans le passé, toit, par exemple, la Société Saint-|ean-Baptiste de Montréal et de Québec, l'Aide aux colons et aux pêcheurs, l’Oeuvre de secours aux colons."Toutes les municipalités qui ont participé à la politique du plan Cordon auraient intérêt à assister à nos délibérations.|c ne manquerai pas de les inviter."J’inviterai également nos universités à se faire représenter.Je demanderai aussi à l’A.C.J.C.et à l’U.C.C.de nous envoyer des représentants."Les curés qui sont à la tâche dans nos centres de colonisation, auraient sans doute des suggestions intéressantes à nous faire.J'en inviterai quelques-uns à vc-! nir prêter leur concours."Enfin, il y a dans tous les départements des fonctionnaires qui, de près ou de loin, s'intéressent au mouvement du retour à la terre, de par leurs fonctions, soit qu’il s’agisse des écoles, de l’hygiène, de la classification des sols, de l’agronomie, de la protection contre les feux de forêt, et que tais-je?Il me semble qu’ils ! auraient voix au chapitre et je ne manquerai pas de les inviter."je me propose de prier Thon.M.Gordon de faire représenter son département avec lequel nous sommes déjà en relations et dont la collaboration nous est très utile.“Il est bien entendu que la presse sera la bienvenue car nous tenons à ce que notre population soit mise au courant de toutes les décisions que ce congrès pourra prendre".L'allocution de M.H.-A.-L.Fisher# délégué de la Grande-Bretagne/à Gaspé Texte reconstitué par M.Fisher lui-même, à la demande de M.L.-A.Taschereau Québec, 30.(De notre envoyé special.) — À la demande expresse de M.Taschereau, premier ministre, M.H.-A.-L.Fisher, ancien ministre de l’instruction publique en Grande-Bretagne, universitaire de marque, et l’un des délégués officiels de son pays aux fêtes de Cartier, a reconstitue le discours qu'il a prononcé samedi soir, à Gaspé, lors du banquet offert aux délégués des pays étrangers par le comité national canadien.Le discours de M.Fisher a suscité un très vif intérêt.Nos lecteurs seront sans doute heureux d’en trouver un texte, qui en est en même temps une primeur.M.H.A.L.Fisher Monsieur le président.Excellence, Eminence, Mesdames et Messieurs, D’abord, permettez moi d’exprimer au nom de la délégation de la Grande-Bretagne sa vive reconnaissance pour les paroles de bienvenue si charmantes et si généreuses que nous venons d’entendre et de remercier à la fois les Gaspésiens et les Gaspésiennes qui ont tant fait pour ajouter au charme de notre fête de cet après-midi.C’était avec-une émotion profonde que nous avons célébré cet après-midi le 3uatrième centenaire du jour natal ’une nation puissante formée par la coopération de deux grandes races, de deux grandes civilisations créatrices et complémentaires.La gloire de Jacques Cartier est un trésor partagé entre le Canada, la France et la Grande-Bretagne.C'est la possession commune de tout l’Empire britannique et j’ose même ajouter, si Son Excellence le ministre des Etats-Unis ne soulève pas d’objection, que si Cartier n’avait pas vécu et que.si par conséquent le Canada n’existait pas, sa découverte entrerait au premier plan dans le programme imposant du président Roosevelt, tellement est-il essentiel au bien-être de ia grande république des Etats-Unis qu’elle ait à côté d’elle un Canada indépendant, florissant et bon voisin.courage Indomptable, droiture absolue, loyauté parfaite envers son souverain, foi religieuse simple et sincère, un don d’observation de menus détails qui parait être très exact, la plume claire, sobre, sans parure, telles sont les appréciations que je dérive de la lecture des récits du grand Malouin.Nous faisons bien, Messieurs, de rendre hommage à ce grand bienfaiteur de la race humaine, qui a écrit de si belles pages sur l’épopée des voyageurs français en Amérique, épopée qui dans son importance mondiale dépasse l’his-| toire des croisades.Le* Normand* et le» Anglo-Saxons Votre Eminence, puisque vous êtes à côté de moi, je vais vous faire une petite confession.Je suis né dans une petite lie coloniale, dans une colonie normande qui s'appelle la Grande-Bretagne, car dans le temps passé les Normands ont colonisé cette île et en toute franchise confessionnelle je dois vous avouer qu’ils nous ont conquis et qu’ils nous ont fait beaucoup de bien.Car les Normands étaient des gens très sensés, très prudents.Ils se disaient: Voilà les Anglo-Saxons, un peuple rustre, lourd, mai organisé.La bière, qui est leur boisson nationale, est détestable et beaucoup inférieure à notre bon cidre normand.Pourtant, ils peuvent avoir des mérites; ils se sont bien battus à Hastings et ils ont montré une certaine ténacité.Qu’ils continuent à parler leur patois entre eux, pourvu que nous ne soyons pas obligés de l’apprendre, qu’ils conservent leurs anciennes coutumes et leur ancien droit, tel qu’il a été écrit dans les codes an glo-saxons; et c'est ainsi, Messieurs, que les Normands ont pu garder l’Angleterre et que l’Angleterre a pu supporter les Normands.Miracle de justice et de tolérance, direz-vous! Mais non, Messieurs, dans la bonne politique il n’y a pas de miracle, il n’y a que de la bonne morale et du bon sens."En arrière les rancunes" Ajons le coeur simple, ayons le bon vouloir les uns envers les autres, cherchons les voies d’accord, élargissons les horizons de notre savoir et de nos sympathies.En arrière les rancunes, les suspicions, les étroitesses et les petitesses de vue, que le courage envers l'inconnu de Cartier soit pour nous un drapeau et une inspiration et ne doutez pas que la paix de Dieu sera avec nous et que quoique dans telle ou telle partie du monde, tel ou tel Etat soit menacé par la confusion et la violence, les deux grandes démocraties anglo-saxonne et française qui feront l'avenir du Canada, resteront stables parmi l'écroulement des choses La purification de I.mer Je ne suis pas qualifié, comme l’es» si bien mon illustre ami et collègue, sir Roger Keyes, pour Juger Jacques Cartier comme navigateur, mais on ne peut pas lire le récit de ses trois voyages dans l’édition magistrale du docteur Big-gar, érudit anglo-canadien, qui a fati ses études à Paris et à Londres, sans subir l’attrait d'un caractère remarquable et attachant.Je me souviens d’un vers d’un poète grec, "La mer purifie les maux de l’homme”.Cette purification de la mer, Cartier l'a subie, coeur simple, La colowUaHon Chez Saint'Amom^ colon de la Rivière Solitaire Un ancien chômeur de Hull, avec dix enfants, se Hre d’affaire tout seul, deux ans après s’être établi sur son lot - Un dîner de huit convives arrivés à (’improviste - Les propos de la colonne (Pur Emile HEXDIST) Notre impression d’arrivée à In Rivière Solitaire, dans les circonstances que nous avons indiquées déjà devait être modifiée le lendemain et les jours suivants, en visitant les colons chez eux.L’ur d’entre eux, Salomon Saint-Amour.établi dans le rang 4 du canton de Désandroins, paroisse de j Sainte-Monique de Bollet, est l’un (les beaux types de colons que nous ayons rencontrés non seule-ment ii la Rivière Solitaire mais dans le diverses colonies du plan Gordon.M.Ernest I.egnult.fonc-itionnaire au bureau de colonisation du Pacifique Canadien depuis de nombreuses Années, niais qui Jus-qu au plan Gordon s’était principalement occupé de l’établissement n immigrants étrangers, pas toujours aptes nu travail de In terre, faisait cette observation qu'avec des colons du type de Saint-Amour il n hésiterait pas à entreprendre l’exploitation agricole du Groenland.L'observation est bien un peu hyperbolique, car l’humus du Groên-Innd ne doit pas être tellement abondant alors que celui du Témis-camingue est au contraire très rl> (Suita à la page 3) LE DEVOIR, MONTREAL, AOUT 1934 VOLUME XXV — Ne 200 Lt colonisation 'Suite de la première pcme) fh* rxofplf sur les hauteurs qui ne sont généralement que des affleurements de roc.l,e sucrés remporté par le colon Saint-Amour en moins de deux ans s'explique par ses aptitudes spéciales de même que par les aptitudes de sa femme et de ses enfants.Ce succès est aussi la preuve que la terre du Tenuscamingue est éminemment fertile.Comme récrivait 1 un des anciens missionnaires colonisateurs de la region, M.l’abbé 1.-Z, Moreau, maintenant curé à Saint-Bruno de Guigues: "Le Te-miscamingue a cet avantage, unique peut-être dans la province, o avoir un sol uniformément bon.Pas d’erreur possible dans le choix d’un lot à cause de sa formation spéciale: des montagnes de rocs ou de la bonne terre sans roches.” Les colons de la Rivière Solitaire ont été généralement bien servis, si bien même que des anciens du vieux Témiscamingue, passés aujourd’hui de l’état de colons à celui de cultivateurs, disent que l’on semble avoir réservé les meilleures terres pour les nouveaux venus du plan Gordon.Une fois rendu à Mollet, dont la nouvelle église, centre d’un village embryonnaire, se dresse sur le versant d’une colline, près du pont que la voirie provinciale a construit pour permettre au chemin Perrault Ville-Marie-Rouyn-Maea- mic de franchir la rivière Solitaire, c'est encore toute une expédition à entreprendre pour arriver jusqu’au lot du colon Saint-Amour: descendre la rivière sur une distance de plusieurs milles, traverser une partie du lac Barrière, portager ensuite un bon mille à travers la forêt.Ce lot aboute à la rivière et au lac mais le portage est moins difficile par le débarcadère du lac.La navigation est un peu plus longue mais pas du tout désagréable: une petite rivière au cours calme, à l’exception d’un endroit où il faut sauter un rapide, bordée d’arbres morts mais aussi de beaux nénuphars jaunes.Par ci, pur là, l'on rencontre des familles de canards sauvages, la mère en tête, les petits dans son sillon, tous le cou recourbé en proue.L’approche du canot, muni d’un antique moteur Ford qui produit un teuf-teuf formidable, les fait plonger avec une simultanéité qui dénote un bel esprit de famille en même temps que le sens de la conservation.Un colon reçoit à dîner Il est bien avant midi quand notre groupe arrive au camp du colon Saint-Amour, une maisonnette en billes, solidement charpentée, entourée d’autres bâtiments également en billes, une grange, une étable.Plusieurs acres ont été défrichées tout autour.Devant la maisonnette, un jardin potager, ou plu sieurs plates-bandes sont garnies de fleurs variées.Plus loin, jusqu'à l'orée de la forêt qui s’éloigne, des champs ensemencés.Nous aurions le temps de retourner au petit village de Hollet pour prendre notre repas du midi.Le colon Saint-Amour et sa femme n’en veulent pas entendre parler.Nous devons dîner chez eux.ils tiennent à nous démontrer que leur lot leur fournit déjà de quoi vivre, moins de deux ans après leur arrivée.Le menu est plus que convenable: un pot-au-feu de chou et de fèves en gousse, des oeufs au miroir, des tomates el de In laitue avec de la crème sure en guise de mayonnaise, du concombre, des pelits oignons, du pain et du beurre, el comme dessert des bluets et des framboises avec de la crème fraîche; comme boissons, du thé et du lait.A part le thé, le sucre, le pain, , fabriqué à la maison niais avec de la farine achetée au magasin, tout le revins des huit convives de notre groupe avait été récolté sur le lot du colon Saint-Amour, établi depuis moins de deux ans à la Rivière Solitaire.Les deux ans ne seront accomplis qu’au l‘2 novembre prochain.La table, couverte d’une nappe, était même déeoréc gerbe de fleurs cultivées.Il parait que le succès d’un colon dépend pour une large part de la colonne.Tel semble être le cas actuel.Mme Saint-Amour s'occupe elle-même du potager pendant que son homme avec l'aide des plus âgés de ses fils continue le défrichement.C’est le potager, défri-friché par le colon et cultivé par la colonne, qui a fourni le dîner.Mme Saint-Amour s’excuse de ne pas avoir eu de viande à servir."En été.dit-elle, nous n'en mangeons pas parce qu’il faudrait racheter au magasin et la payer gros prix.Nous tâchons de vivre de notre terre et nous y réussissons presque.A la ville j’aurais dû dépenser au moins un dollar et demi pour préparer un repas comme celui-ci.il ne m'en coûte pas quinze cents ici”.Le premier hiver, la famille Saint-Amour a dû acheter de la viande car la chasse n’aurait pas donné assez de gibier pour suffire à toute la famille, douze personnes.En plus de ses huits enfants, dont le plus âgé a dix-sept ans, le colon Saint-Amour a deux enfants adoptifs.L’hiver dernier, et il s’agissait alors d’entamer la dernière et mince tranche de l’octroi de $600, le produit de la chasse et quelques porcs qui avaient été engraissés au cours de l’été et de l’automne ont fourni la viande nécessaire.not de blé, 700 pieds de choux.Il a ensemencé 1-t d’acre de son défriché en navets et un autre quart d’acre en lin.11 veut savoir s’il est possible au Témiscamingue de cultiver le lin pour en fabriquer de la toile.Le jardin potager est déjà de bettes dimensions.On y trouve d’un peu tous les légumes et même des petits fruits comme les fraises et les bluets ite jardin.Le colon n’a pus été pour rien jardinier à lu d'une j ll'r,ne expérimentale d’Ottawa.La j colonne s'v entend aussi en horticulture.Le colon Saint-Amour s'est établi sur son lot, à l’automne de 1!I32, avec l’octroi de $606 du plan Gordon et quelques effets de ménage.Il avait auparavant été chômeur dans la ville de Hull.Il possède maintenant une maison en billes,! de 20 pieds par 22 pieds, évaluéeài $260; une grange, évaluée à $51); | une écurie, évaluée à $35; un che-j val, $110; deux vaches, $90; un porc de 130 livres, $15; deux mou-j tons.$7; 15 poules, $15; et des; poulets.Sur les cent acres de son lot, il en a sept de défrichées et | d’ensemencées.évaluées à $175; 7 autres acres d’essouchées et d’en-semencées.$210; une autre acre de défrichée, $20.A l’automne de Î932, le plan Gordon a mis $600 à la disposition du colon Saint-Amour, chômeur de la ville de Hull, vivant du secours direct ou à la veille d’y recourir.Depuis, non seulement a-t-il vécu avec sa famille mais il possède maintenant, après moins de deux ans, un actif de presque mille dollars.11 est vrai que les Saint-Amour ne sont pas des colons comme tous les autres.Selon l’expression de M.Legault.l’on pourrait entre-prendre.avec des colons de ce type, l’exploitation agricole du Groenland.Emile BENOIST ICARE Cailbs Professionnelles et Cartes d’Affalres INGENIEURS i -I ARPENTEURS BREVETS D’INVENTION H.L ibrecque.I.C.M Cailloux.I C.O.-J.Papineau, I.C et Arpenteur INGENIEURS CONSEILS Bétou Armé — Chauffage — Ventilation — Electricité — Arpentage — Bornage — Estimation — Expropriation — Expertise — Les Ingénieur' Associer LIMITEE Edifice Thémis 10 St-Jacques Ouest - HA.0482 Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant des Brevets, marques de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1260 rue Université, Montréal.Puritanos L.G.GROTHE LIMITEE — Maison canadienne et indépendante ASSURANCES HORACE LABRECQUE INC.COURTIERS EN ASSURANCES Nous Imitons les communautés Religieuses à se prévaloir de nos services particuliers.441 St-François-Xavier - Montreal Tél.MArquette 2383-2384 AVOCATS Historique de l’établissement Le colon Saint-Amour est un silencieux.Il répond aux questions qu’on lui pose mais pas plus.La colonne, au contraire, a la langue bien pendue et elle ne demande pas mieux que de raconter son histoire, ("est une Irlandaise, petite-fille d’immigrés chassés d’Irlande par la disette.Klle-même est née dans la vallée de la Gatineau où elle a appris à parler français.Elle note en passant que ses grands-parents, venus d’Irlande, parlaient le gaélique.En arrivant au Canada, son grand-père Lanagan se rendit à Bytown et se mit au service de .Nicholas Sparks, propriétaire d’une ferme où se trouve aujourd’hui le centre commercial et financier de la ville d’Ottawa.C’est flans la Gatineau que les époux Saint-Amour se sont connus, se sont mariés et ont vécu pendant de longues années.Ils étaient fermiers pour d’autres, quelque part dans la région de Maniwaki.La famille vint s’établir à Hull parce que le père avait obtenu un emploi comme jardinier à la ferme expérimentale du gouvernement fédéral.Plus tard, it devint ouvrier dans une fonderie et puis chômeur, l.nfin te départ pour la colonie té-miscamingoise de ta Rivière Solitaire, avec l’octroi du plan Gordon.Propos de la colonne Le nouveau bureau de poste Le compagnie Duranceau & Du-ranceau, qui a obtenu le contrat pour la nouvelle bâtisse du bureau de poste, commencera les travaux la semaine prochaine.La démolition des vieux édifices existants sera faite dans une semaine et l’on creusera les fondations à une profondeur de 30 pieds en bas du niveau de la rue Saint-Antoine.L’on devra enlever 36,000 verges cubes de terre.Si l’on emploie la pelle mécanique, il suffira d’engager 50 hommes.Si l’on emploie la pelle à main, on emploiera 300 hommes en deux équipes de 8 heures.Le conlrat stipule l’emploi de pelles à vapeur, mais il sera probablement modifié pour l’emploi de la pelle à main.Le nouvel édifice aura six étages, et l’entrée principale sera rue St-Jacques avec une autre entrée rue Saint-Antoine.Le rez-de-chaussée sera rue Saint-Jacques.La bâtisse sera de style gothique.BERTRAND.GUERIN, COUDRAULT O CARNEAU AVOCATS ET PROCUREURS Imm 1ns.Exch.276 ouest, rue St-Jacques Ernest Bertrand, C.R Substitut Senior du Procureur Général C.-E.Guérin.C.R M Goudrault, C.R Antonio Oarneau H.-N.Oarneau, Marcel Pigeon, Jacques Cartier, L L.L , C R.Tél.LA.7209 Jean-Victor Cartier, L.L.L.L.-J Barcelo, L.L.B J.-Eugène Rivard.L.L L.CARTIER.BARCELO & RIVARD AVOCATS Chambre 920, “Tramways Bldg" 159 ouest, rue Craig - Montréal Maur.DUPRE.L.L.L, C.R.M.P.Solliciteur Général avocat et procureur Dupré.Gagnon, de Billy At Melghen Immeuble Morin 111 COTE DE LA MONTAGNE Téléphone: 2-477* et 2-4779 QUEBEC INVENTIONS Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant t Brevets, marques de commerce, e MARION & MARION : Fondée en 1892 1260 rue Université, Montréal MAISONS D’EDUCATION COMPTABLES P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST, RUE CRAIG Tel.: HArbour 5990 Anatole Vanler, C.F.Guy Vanter, C.R.Vanier Cr Vanicr AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél rue HArbour 2841 PHARMACIES Assortiment — Qualité -— Service Réels Prix Réduits PHARMACIES WILBROD PAQUIN 4500 Papineau Coin Mont-Royal AMherst 2123 1260 Mont-Royal Coin Delaroche CHerrler 2193.1-8-34 PROFESSEUR son une pre- AVU de dccea THIBAULT A Montréal, le 29 août 1934, décédée à 74 ans.10 mois.Mme veuve Sévère Thibault, née Joséphine Demers Funérailles le vendredi 31 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son gendre.M.J -1 Fortin.No 293 avenue de l'Epée à 8 h 15 du matin, pour se rendre a l'église de Salnt-Vlateur d'Outre-mont où le service sera célébré A 8 b 30 Et de là au cimetière de la Côte-des-Nel-ges.lieu de sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation NECROLOGIE A Montréal, le 28 à 59 ans, Lachapelle, veuve de feu J - Montréal.Cardinal, le 28.à 49 née Florins A Montréal Chlcolne.époux premières noces le 27.à 73 29.à 59 de Marte SURRY Marie-Louise B.-A Aubrv CARDINAL A ans.dame Godfrol Brunet.CHICOINE J.-ERNEST le 27 à 45 ans.J-Ernest de Dolorés DeSerre».(en d An ne-Marie Cordeau i DE BLOIS A Montréal ans.Phlléas DeBlols.GAGNON A Outremont, le »ns M Edouard Gagnon, époux Martin HOGUE — A Ste-Thérèse, le 28, à 70 an» Joseph Hogue époux en premières noces de Marie-Louise Beauchamp, en secondes noces de Vlctorlne Comte HURTUBtSE — A Montréal, le 28.à 79 ans Théodule Hurtublae LEBLANC — A Laehlne.le 27.f.82 ans.Delphé Leblanc, époux de Thaotla St-Onge LEVESQUE — A Montréal, le 28 à 63 «ne Mme veuve Darlaa Léveaque.née Délia Roberge MARCOUX A l'hplta! Sacré-Coeur, le 29.à 71 ans.Mme veuve Joseph-Maurice Marcoux née Marle-EmlUe Dassylva MARTIN A St-Paul de VUe aux Noix, le 29 a 80 ans Exllda Fregeau, épouse de feu Joseph Martin MOREAU — A L'Epiphanie, le 28, à 77 ans, Jo«.Moreau PEARSON — A Montréal, le 29, à 78 an» Marie Martin, épouse de Napoléon Pearson ST-AUBIN A 72 ans.Malvina Henri-chen épouse de feu Victor 8t-Aubtn THIBAULT — A Montréal, le 29 à 74 ans Mme veuve Sévéïe Thibault, née Joséphine Demers.Saint-Amour ost arrivé sur lot h- 12 novembre 1932, avec hache el un goilentlarl.Les miers arbres abattus, il dut, avant de construire sa rabane en billes, déblayer l'emplacement qui était déjà recouvert de trois pieds de neige.La construction étant terminée.sa famille vint s'y installer, dès Ig 23 décembre.L’est encore la même cabane,, (agrandie eenendant, qui abrite la | (famille.La colonne a des ambitions: “Nous ne sommes pas venus) ici pour faire un pelil voyage, i camper et nous en aller.Nous sommes venus ici pour y rester, (’.’est la première fois que nous avons; une terre à nous autres.Nous som- ; mes venus ici pour y mourir mais pas tout de suite et pas dans cette j maison-ci.Je ne nie plains pas de ce fpie nous avons.C'est au delà de! ims espérances.Mais d’ici quel- I (pies années, nous serons conforta- ; blement installés et nous ne dépendrons de personne”.La colonne nous dit qu’en ville, c’est-à-dire à Hull, elle devait; trouver le moyen de payer, à même le mince salaire de son mari, tout en faisant vivre une famille de don-i ze enfants, quelques primes d'assti- ( rancc-vie; "Kn ville, il faut bien; payer de l'assurance, c'est indispensable.L'assurance ne sert souvent qu'à payer l’enterrement mais on aime bien dans une famille eon- j venable à faire enterrer ses parents ; comme tout le monde.Nous avons abandonné toutes nos assurances mais nous avons déjà de quoi nous faire enterrer, si le cas se produi-sail, comme fout le monde de par ici”.Dés le premier hiver, le colon Saint-Amour avait suffisamment défriché pour pouvoir semer, au printemps.La récolte, foin et avoine battue au fléau, a été suffisante pour hiverner une vache.La vente du bois coupé au cours du deuxieme hiver lui a rapporté près de $500, en argent, ('.elle année, il a semé 8 poches de pommes de terre il attend une récolte d'au moins Enquête sur l’aviation Toronto, 30, (S.P.C,.) — L’cnquc-le sur l’administration du service d’aviation ontarien, a été ajournée à une date indéterminée.L’enquêteur, D.-W.Lang, n'a plus qu’à entendre les plaidoiries.M.Gordon Brown, vérificateur du gouvernement, a déclaré qu'il restait en Ontario, des mandats impayés pour $1,859,615 dans tous ies départements de In province.Une vaste migration Ottawa, 30.(S.P.C.1 - Les hauts fonctionnaires fédéraux étudieront les remèdes à apporter au fléau de la Saskatchewan.Le gouvernement fédéral va envoyer quatre représentants à Regina.Des milliers rie familles dans le sud de la province, sont complètement ruinées.Depuis des années, les récoltes sont brûlées par le soleil et la sécheresse ou détruites par les sauterelles.On a suggéré une migration cri masse vers le nord, ce qui coûterai» $20,000.600.Tél.PLateau 6717 Cours classique commercial René Savoie, J.C., I.E.Bachelier ès arts et sciences appliquées Cours classique, commercial, leçons privées — Brevets 144* RUE SHERBROOKE, OUEST LaRue & Trudel COMPTABLES AGRÉÉS CHARTERED ACCOUNTANTS J Art hur I.aRue, C A Maurice Chart ré, C.A ,1 Wilfnd Boulet, C.A Jean-Paul Gauthier, C.A.A -Emile Beauvais, C.A.Jacques LaRue, C.A Maurice Boulanger, C.A J-Paul Beaulieu, C A.Geo -Henri Boulet, C A Lucien-P.BéUir, C.A.Roland Chagnoo, C.A.Montréal, Québec, St-Jean, P.Q.CLAVICRAPHES Ouverture des Cours du Jour LUNDI, 10 SEPTEMBRE 1934 On s ’inscrit tous let jours de 9 i 12 et de 2 à 5, ••uf le samedi après-midi.L’Ecole des Hautes Études Commerciales affiliée à VUnivertité de Montréal Coin avenue Viger et rue Saint-Hubert MONTRÉAL Voyer TWITE pour TÏÏPIWSITES® Vendons et louons dactylographes de tous genres.Papier carbone, rubans et papeterie.TYPEWRITER 4, APPLIANCE CO.LTD.750, rue St-Pierre - Tél.LA.9237 Agents exclusifs du Woodstock1' pour l’Est du Canada E.D.TWITE, Gérant général.ENCADREURS Morency Frères Liée 45* ENCADREURS STE-CATHERINE EST Tableaux, gravures, eaux-fortes à des prix très raisonnables, pour cadeaux de noces Spécialité; 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La double citadelle de ta foi et de ta langue menace de réder.Quel cri d’alarme pourra enfin secouer Ion insouciance et rassembler tes énergies pour la défense de ton patrimoine national?Retourne à l’école du passé et demande à tes ancêtres le secret de leur vaillance: Dollard, Madeleine de Verchcres, de Sala-berry, de Frontenac, t’apprendront qu’un peuple qui veut survivre, doit savoir se défendre.H.B., pire “1934” parle du Canada Le magazine français “1934” parle de nous, en termes très élo-gioiix, dans sa livraison du 18 juillet Cet article sur le Canada, signé de M.Richard Lewisohn, s'intitule: "Découvrez le Canada en 1934".Ce bel hommage d'un journaliste parisien à notre pays, aujourd’hui dans la jubilation, nous va au coeur.De façon généraie il rend pleine justice au Canada Mais, à cause même de la valeur de la revue “1934" el de l'autorité des écrivains qui v collaborent, nous ne pouvons noos empêcher de signaler que plusieurs erreurs se sont glissées sous la plume de M.Lewisohn.On nous pardonnera de signaler ces erreurs au moment même de In visile si gracieuse des délégués français à nos fêtes mais nous croyons que l'occasion est éminemment propice de réparer les inexactitudes involontaires commises à notre endroit par un homme qui nous est très sympathique M.Lewisohn nous présente Mont- réal comme la rnpltalr du Canada français, Montréal n'est pas une capitale: elle est la métropole du Canada.La véritable capitale du Canada français est plutôt Québec, premier rentre de culture françai se au Canada.Nous lisons ailleurs cette phrase: “Dans l'ouest de ta ville (Montréal) se trouve le quartier de la “Sorbonne” du Canada, l’impor-tanle université de langue française.” Il est évidemment question iri de l'Université de Montréal qui n’est pas située dans l’onexf de la ville mais nu centre de l’est.Quant à dire que notre université montréalaise es) la Sorbonne du Canada français, nous u’v voyons qu’un inconvénient, c'est que cct hommage devrait peut-être s’appliquer de préférence â l'Université Laval de Québec, mère de l’Université de Montréal, une mère glorieuse, âgée déjà de 82 ans et à laquelle restent attaches le nom et le souvenir d'un grand évêque français: Francois de Montmorency-Laval premier évêque de Québec Le même artielr nous foret â dire â l’auteur que le Manitoba, la Saskatchewan et l'Alberta ne sont pas des Etats mais des provinces Enfin, il esl d’usage au Canada français de dire les Mont aune s Rocheuses et non les Work/, Mountains, le parc national Jasper et non le Jasper S'nliona! Bark, In Colombie britanniqu et non British Columbia, une promenade ou un unp-aqe à travers le Canada et non un trip.Nous espérons que les visiteurs qui nous honorent de leur visite d’amitié, ces jours-ci.nous pardonneront rcs quelques observations faites dans l’intérêt et de notre pays et du leur.LUCIEN D Logique et logique Usa logique el logique.Les organisateurs de l'exposition de Toronto oui affiché des annonces rédigées en français, à Saint-Hyacinthe et dans la région.Les ren-taines de nos concitoyens qui, cha-i que jour, sc rendent à la gare des j chemins de fer de l'Etal pour y voir passer les trains ont été à mê-! me de les lire et apprécier.Ces an-| nonces françaises destinées à une population de langue française sont dans l'ordre s'inspirant d’une parfaite logique commerciale.Malheu-; reusement, en regard, on peut contempler de grands placards en anglais annonçant l'exposition annuelle de Sherbrooke.Cette ville se trouvant dans la province de Québec, s'enorgueillissant d'une population en majorité canadienne-française, et les placards er quos-tior étant destinés a une population presque exclusivement cana-dienne-françaisr or ne peut s'empêcher de comparer les méthodes d’affaire des gens de Toronto â celles de res messieurs de Sherbrooke, Il y a logique et logique.Mais celle de Toronto dans roc-currencc, parait supérieure à l'autre.— B.v.Lettres au “Devoir' Kons ne publions que des lettres | signées, ou des communications ; accompagnées d une lettre signée | auer adresse authentique.Nous ne j prenons pas la responsabilité de ce | qui parntl sous celle rubrique Ces terres de l’Ontario-Nord Ceux qui traversent cette partie importante de notre pays sont sur pris de l'étendue du plateau d’allu-vions argileux qui de la frontière québécoise s’étend jusqu'aux réglons minières de Nakina, au pays du lac Long, soit une distance de quelque 400 milles.Les arpenteurs et les ingénieurs agricoles du gouvernement ontarien nous apprennent qu'il se trouve là seize millions d'acres des meilleures terres canadiennes à mettre en valeur.Quand ce pays serli déboisé il ressemblera a ceux de la région dos parcs des provinces du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta, qui produit les fabuleuses moissons de blé, d'orge, d'avoine, qui ont fait la réputation du Canada comme pays producteur du grain, et où se fait en grand l’élevage des bestiaux.Le climat de l’Ontario-nord ressemble à celui de ces provinces de [ I Ouest.D'ailleurs ces terres soûl sous la même latitude que celles de Winnipeg, de Hegina, de Calgary, de Saskatoon, et elles sont plus au sud que celles du pays de la rivière ia Paix, pourtant si réputée pour son climat, et que celles fies ré gions d'Edmonton et de Prince-Albert.C'est un pays d'avenir au point de vue agricole.Il suffit de faire une visite » la ferme expérimentale de Kapuska-sing, à jeter un coup d’oeil en pas saut chez certains colons de Val Gagné, de Fauquier, de Moonbeam, de Kapuskasing, d’Opasatika, de liai Irwood, de Hearst pour s'en convaincre.Eiii cultivant comme il convient de 50 à 60 acres d’un sol de cette qualité une famille peut vivre rai sonnablement.Et dans celte immense étendue de bonne terre, en donnant 100 acres par famille, on pourrait placer là 160,000 familles de cultivateurs, soit 25,000 de plus que le nombre total des agriculteurs dans la province de Québec.Ce pays est aussi arrosé pat de nombreux cours d'eau, et nulle part ailleurs les agriculteurs ne sauraient avoir un meilleur marché pour lu vente de tous leurs produits.Quand nous dériderons-nous de nous en emparer?I -E.IAFORCI Le 1er septembre 1934. LI DEVOIR.MONTREAL.|EUDI 30 AOUI IW VOLUME XXV — No 200 Les fêtes montréalaises du IVe centenaire 98 Femmes sur 100 disent en avoir bénéficié.Au parc LaFontaine demain soir Les élèves de l’Ecole des Beaux-Arts, qui ont travaillé gracieusement i la décoration du chalet du parc LaFontaine pour la grande manifestation de demain soir, ont évité la faute ordinaire des décorateurs: le baroque.Ils ont drapé les porches d’un calicot bleu, orné à hauteur des linteaux de caravelles dorées.Au faite de chaque porte, un écusson illustrant la devise de Paris, qui fut aussi, on peut le dire, celle de Jacques Cartier et de toute la France: Fluctuât uec morgitur.A la rampe des fenêtres, une banderole fixée en feston par des écussons et des faisceaux de petits drapeaux aux couleurs de la France.Sur les pieds droits des escaliers extérieurs, on a construit un empattement prêt à recevoir les hampes des drapeaux.Dans l’ensemble, le chalet ainsi décoré est un régal pour les yeux.A quelque cent pieds du chalet, on a construit une plate-forme surélevée qui sera également décorée avec goût.Y prendront place, les musiciens de l’orchestre et les délégués français, l'n peu à l’écart, une tribune d'où les , porte-parole de la délégation fran- i çaise pourront être entendus de la foule.Des réflecteurs aménagés! sous la corniche du chalet illumineront toute la scène sans qu'il soit besoin d'enlaidir la décoration en faisant courir des fils d'un poteau à l’autre.On sait qu’à cette manifestation,! après les chants collectifs et les I manifestations d’usage, il y aura feu d'artifice.Les dispositifs pyrotech- -niques seront aménagés au sud du terrain de jeux, de façon que le j cordon de police puisse contenir1 la foule sans difficulté.Les avenues des jardins LaFontaine et la voie de ceinture qui longe le bassin artificiel seront sobrement pa-voisées pour l’arrivée en voiture des délégués et du comité.Par parenthèse, le Comité canadien du IVe centenaire ne saurait, avec les moyens limités dont il dispose, décorer et pavoiser à ses frais tous les endroits publics de Montréal; l’actif M.Victor Morin prie donc les Montréalais de pavoiser généreusement leurs maisons, même dans les parties de la ville que ne visitera point la délégation.N’oublions pas qu’il y aura à Montréal, au cours des fêtes, quelques centaines de visiteurs français qui ne font pas partie de la délégation officielle.Appel aux Canadiens français Propriétaires d’édifices publics et marchands, pavoisez donc dès aujourd’hui pour les fêtes montréalaises du IVe centenaire! Il importe surtout que soient pavoisées toutes les rues par où les délégués français devront passer pour assister aux différentes manifestations de demain et de samedi.Nous avons publié hier l’itinéraire des deux promenades en autocars dans la ville de Montréal, les banlieues et les villes environnantes.Du Chemin Shakespeare à la rue Université, que toutes les maisons soient décorées aux couleurs de la France et du Canada français! La collaboration spontanée des Montréalais sera particulièrement précieuse au Comité dans les circonstances.(Commmuniqué) Bien portante .Toujours heureuse PALE ET FAIBLE,avant d’avoir pris le Composé de Lydia E.Pinkham.“J’étais pâle et faible," dit Mme Louis Fortin, 361 Blvd du Hâvre, Valleyfield, P.Q.“Je pouvais à peine faire mon ouvrage, avant de commencer à prendre votre remède.J’en suis à ma quatrième bouteille.Je me sens très bien portante et toujours heureuse, grâce au Composé Végétal de Lydia E.Pinkham." Prenez ce remède pour vos douleurs périodiques, avant et après ta naissance de l’enfant, à l’âge critique, et chaque fois que vous êtes nerveuse et épuisée.Le COMPOSE VEGETAL de LYDIA E.PINKHAM Hmp!oyédepuis (yOans, par les Femmes Au Bon-Pasteur La cérémonie de prise d’habit Chèz les Soeurs du Bon Pasteur a eu lieu mardi.S.E.Mgr F.-X.Lu-coursière, vicaire apostolique du Rwenzorie, a présidé.Le b.P.F -A.Langlais, O.P., ancien provincial des Dominicains, a donné le sermon de circonstance.M.l’abbé Almanzor Forget, vsileur des écoles, a chanté la messe.Ont pris l’habit: Mlles Floret te Beauchemin: Sr Marie de Sainte-Marguerite; Thérèse Boucher: Sr Marie de Sainte-Jeanne; Marguerite-Marie Lajoie: Sr Marie de Saint-Ignace de Loyola; Yvonne Lemay: Sr Marie de Sainte-Françoise; Elise Hémond: Sr Marie de Saint-Mathias; Lucienne Lévesque: Sr Ma rie Dominique du Rosaire; Yvette! Lapierre: Sr Marie de Saint Am-i broise; Marguerita Hébert: Sr Marie-Claire du Saint-Sacrum it; Cecilia Lajoie: Sr Marie «le Sainte-Denise; Augustine Forget: Sr Marie de Saint-Césaire; Jeanne Beau-champ: Sr Marie de Saint-Auguste; Germaine Langlois: Sr Marie-Adélard.Ont prononcé leurs voeux annuels: Soeur Marie-Louis de Jésus Fafard; Soeur Marie de la Sainte-Famille Bernier; Soeur Marie de Saint-Pacôme Barré; Soeur Marie-Joseph de la Présentation Gagné: Soeur Marie de Sainte-Angéline Charette.Ont prononcé leurs voeux perpétuels: Soeur Marie au 9, jeunes filles.Septembre, 13 au 16, jeunes filles.Octobre, 18 au 21, jeunes filles.Octobre, 23 au 26, demoiselles âgées.Prière de s’inscrire à l’avance et d’inclure un timbre pour demande de renseignements.Ecoles Ménagères Provinciales T,es Inscriptions à l’Ecole Ménagères Provinciale se prendront à partir du 15 septembre, mais les élèves normaliennes, c’est-à-dire celles qui se destinent à devenir des professeurs en enseignement ménager pourront s’adresser à l’Ecole, au No 461 est.rue Sherbrooke, dès maintenant, puisque le nombre d’élèves admises est limité., -, , * , i S’il est des jeunes filles, non di- '}!!?.sJ!:!!!';!„P® _)e LeS.Pâmées des classiques, qui dési- La mante religieuse Dans le monde des insectes, l’existeUce est une lutte perpétuelle: le plus faible succombe sous les coups du plus fort.Il est do ces bestioles qui sont particulièrement armées pour la guerre et particuliè- fomac on de la gorge, La vie de la plante, un dahlia, est comparée à la pie humaine Un blc-d’lnde sur sa canne démontre qu'il profite le jour seulement par le soleil.Pour la médecine, les institu- Comment préparer un café au lait nourrissant — L’élément nutritif principal du café au lait est le lait.Cet aliment sain et complet, employé dans la plus large proportion, donnera donc au café au lait une valeur nutritive maximum.Un café au lait nourrissant sera ainsi obtenu: une infusion utilisant en quantités égales café et chicorée donnera au lait bouilli une jolie coloration et une très agréable saveur.Cette infusion se conserve en bouteille bouchée pendant une huitaine de jours.La chicorée permet ainsi la préparation d'un petit déjeuner plus nourrissant et, par ses propres vertus toniques, dépurât! ves et rafraîchissantes, a sur 1 organisme la plus heureuse influence.Le lavage des tricots - Il doit toujours avoir lieu dans une eau de savon, et l’on se gardera de tordre les tricots, mais on les pressera doucement.Il est souvent utile de changer l'eau de savon pour arriver à un dégraissage parfait.Le rinçage se fait dans de l’eau naturelle.Afin que l’odeur désagréable du savon ne subsiste pas sur les lainages, mieux vaut les faire tremper pendant une heure dans de l’eau froide et rigoureusement propre.Ensuite, on les presse et on les fait sécher à plat pour éviter toute déformation.Avez-vous besoin de bons livres?Adresser-vous au Service de librairie du "Devoir”, 430 ru ' Notre-Dame ost.Montréal.(Té .mhonc* KArbour 1241*).aux masques de velours qu’accompagnent de fringants cavaliers cal-vacadant aux portières.Oui, mais leur poids énorme achève de défoncer les rues.Si bien qu’aux jours de pluie c’est merveille de voir les piétons sauter d’un pavé à l’autre pour éviter d’éclabousser dans les flaques leurs culottes et leurs bas.C’est justement pour parer à cetle gluante emprise de la boue que l’on songe à rendre public l’usage des chaises à porteurs réservés jusqu’alors au déplacement des gens de qualité.Un capitaine des Gardes, nommé Petit, obtient, en 1617, le privilège d’établir “sur les places et carrefours de la ville de Paris” ces chaises dont le bureau central s’établit rue du Grand-Huleu tout près de la rue du Bourg-Labbé — chez le maître menuisier Chaignet.Dès lors, il n’est noble ou bourgeois fortuné qui se risque à faire ses visites sans sa chaise.D’aucuns en ont une attitrée, pourvue de ses deux porteurs.Ces valets robustes qui soutiennent les bâtons se voient bientôt assimilés aux bâtons eux-mêmes.On les désigne sous le nom de “bâtons de chaise”.Et comme ils mènent, pour la plupart, une existence nssez licencieuse, on parlera plus tard de la vie de bâtons de chaise dans le sens que vous savez.A la sortie des églises, aux portes des théâtres, des aboyeurs hèlent la chaise de la marquise ou celle du vicomte.C’est à qui possédera la chaise la plus luxueuse et vous pouvez voir, de ces véhicules portatifs, de charmants spécimens au musée de Cluny comme au musée de la voilure à Compiègne.Les chaises, au surplus, ne servent pas qu’en ville.On les utilise parfois pour de longs voyages.La princesse de Nemours, par exemple, gagne en chaise sa propriété de Neufchâtel et ne met que dix jours à effeçtuer ce parcours de 130 lieues, grâce à son équipe de quarante porteurs.Louis XIV, surtout dans les dernières années de son règne, ne sortait plus qu’en chaise.Mme de Carnpan conte une piquante anecdote à ce propos.Le Grand Roi ayant marqué sa préférence à son "porteur de de-vant”, nommé d'Aigremont, un astucieux abbé pria cet homme de remettre au roi un placet dans lequel il suppliait Sa Majesté de lui accorder un bénéfice.Nous nous unissons à la population de Montréal pour souhaiter la plus cordiale bienvenue aux délégués venus parmi nous honorer la mémoire de Jacques Cartier.d*T.EATON O* DK MONTREAL.UMITV» Obédiences chez les Oblats rent suivre le cours familial, aspirant au certificat d’enseignement ménager, elles pourront profiter de tous les avantages du cours normal, et s'intéresser à tout ce qui s’enseigne à l’Ecole.Elles feront de renseignement ménager le meilleur des passe-temps, et viendront, en poursuivant ces études, à posséder l’agent le plus sûr du bonheur à ve-j nir.Par le temps de crise que nous traversons quelles garanties valent : lo La connaissance de la couture dans tous ses détails?2o Celle de la cuisine raisonnée, économique?3o Celle de la puériculture?4o Celle des soins à donner aux enfants et aux autres dans toutes les circonstances où se trouvent les mères de famille?5o ([elle du champ si vaste de l’hygiène en général et de l’hygiène sociale?etc., etc.La liste à continuer est plus longue encore que celle énoncée, il faudra y revenir.Mots d'enfants A TABLE Le papa.— Baby, finis donc de manger avec tes doigts.Raby.— Mais, papa, les doigts ont été faits avant les couteaux et les fourchettes.Lulu.— Pas les tiens, toujours.DEFINITION Maman explique à Dédé le purgatoire: — Tu as bien compris?deman-dc-t-elle.Oh! oui.très bien: la purgatoire, c’est l’antichambre du ciel.LE CHOIX D'UNE PETITE GOURMANDE Une dame, montrant sa bonbonnière à Lucette.Quel bonbon I se sont embarqués hier pour l’Afri-1 Toute opposition x cette armena® aol» préfères-tu, ma mignonne?que.Ces missionnaires se rendront i fttre commun‘ r > i Feuilleton du “Devoir » » La Légende du Donjon par Pierre GOURDON mail une jatte de crème fouettée; rice Gerval et Paul Colard eonsti-un camembert, produit rertain de j tuaient un groupe plus important, la vallée d Auge, capable de salis- Hubert manoeuvra pour se rap-fuire le plus exigeant amateur; des prochcr de Martine.’?>>>>>>'»•»»» v > > > >» > > » > > > > > >>>> > > >v > ?Vfc >> Y V»- ‘ 21.(Suite - Sois tranquille, dit Lulu, rassurante, le déjeuner te la fera retrouver.la tête.A moins.ré(Wiqua Hubert, qu'il n’y ait trop de champagne.Dites: de saumur mousseux; ici.on ne connaît que ça.” Quand ils entrèrent au salon, les retardataires n’eurent à subir, de la part de Mme de Distré, que de bienveillantes remontrances.Pour s’excuser, ils racontèrent leur visite au donjon et la discussion qui s'en était suivie.Ils voulu- de Vertadier.de Brigitte, de Gerval et de Golard.D'où une nouvelle discussion ébauchée quand le vieux domestique annonça; “Mme la comtesse est servie”, et qui durait encore à la fin du déjeuner.Ce déjeuner méritait, pourtant, plus encore que la légende du donjon.de retenir l'attention des convives.Des hors-d’oeuvre d’une saveur vraiment aperitive; des filets de sole dont une sauce crevette assaisonnait à souhait In chair délicate; une volaille onctueuse; des cornets de jambon d'York conte- friandises choisies et des fruits sa voureux “Je ne voudrais pas, Mademoiselle, lui dit-il, vous accaparer.\ ous nous avez gâtés.Madame, ! alors que, un jour comme celui-ci, , .; mint une mousse de foie gras; des rent connaître 1 opinion du colonel.! petits pois d’une finesse exquise; celle de M.Gandoin, celles de Mme des fraises dont le pnrfu-s cmbiiu- dit avec conviction le colonel, qui était fin gourmet, quand, ce repas achevé, on sortit pour aller prendre sur le perron le café et les liqueurs.- Vous avez un véritable cordon ! bleu, insista Mme de Vertadier.M.Gandoin lui-même complimenta la maîtresse de céans fort aimablement.mais avec cette moderation dont il ne se départait pas, même quand il venait de faire bonne chère.Le café pris, les cigares allumés, au hasard d’une conversation commencée ou des sympathies de chacun, les groupes se formèrent, les vous appartenez à tous les invités de votre grand’tante.’’ Elle voulut profiter de l'argument qu’il avait la naïveté de lui fournir, pour éviter un tête-à-tête.“En effet, je.je me dois aujourd'hui à tout le monde, et vous m’excuserez si.” Elle esquissait un mouvement de retraite.Il la retint d'un geste.Et, cédant à un élan spontané, comme il arrive à ceux qui ont hésité longtemps, il supplia: “Restez.Restez, que je vous dise combien vous me manquez depuis votre départ." Le visage mobile de Martine ex- uns restant sur le perron près de la j prhna une rontrariété très vive, douairière et de Mme de Vertadier Fuis, ]%ir un visible effort de vo-qui lui tenait compagnie, les autres j lonté, elle essaya de rire.Et aussi allant se promener dans le parc.Le lieutenant de Mornac avait trouvé le moyen de s'éloigner un peu avec Mirai.Lulu, Brigitte, Mau- gaiement qu'elle le put, elle discuta : “Allons donc! Vous avez beaucoup de distractions à Saumur.” Mais son rire somiait faux et sa gaieté était forcée.Hubert poursuivit : “Mes visites presque quotidiennes à l'hôtel de la rue Haute-Sainl-Picrre m'étaient devenues une douce habitude.Je m’en aperçois mieux, maintenant que vous n’êtes ülus là.’’ Elle répliqua, moitié plaisante, j moitié sérieuse : ”11 y n des habitudes qu'il faut savoir perdre.Pas celle-là.- Si.Mais enfin, vous n'avez pis été sans deviner quel est le rêve de votre grand'tante.Ses rêves ne sont pas nécessairement les miens.• Rien sûr.L'est pour cela que, jusqu’à présent, je ne vous avais rien dit du projet dont m'a entretenu Mme de Distré Vous aviez eu tort, rar je vous aurais fixé tout de suite.— Par un refus?— Oui, Monsieur.Mais pourquoi?’1 Elle hésita un peu.Puis, d’un ton ferme* EN TROUVE UN AUTRE, ET LE BUT SERA DEPASSE."Ne cherrhez pas la raison de re refus.Sachez seulement qu’il est irrévocable.” Devant cette fin de nnn-rerevoir catégorique et nette, Hubert se cabra.Longtemps il s’était demandé sj les paroles qu’il venait de prononcer sortiraient jamais de ses rue Amherst.Les fourrures occupent une place prépondérante dans e domaine de la mode.tiorvflui dominait parmi les sentiments quéprouvait le jeune homme.H se rendait compte que la déclaration ji mal accueillie ne lui avait point été dictée par une de res passions profondes, envahiss./iLY, qui s'emparent de l’Ame tout entière, ittachent le l>onheur ou le malheur lèvres.Puis, elles lui avaient, pour d'une vie à l’arrêt prononcé par la ainsi dire, échappé en une sorte de griserie subite, qui avait eu, en un instant, raison des atermoiements auxquels il avait recours, depuis des semaines, Ht maintenant qu’il avait parlé, il se rebellait contre re refus que Martine avait prononcé.Il voulait plaider sa cause, obtenir que Mlle de Distré revint sur cet impitoyable verdict.Elle ne lui en laissa pas le temps.“Comme je vous le disais tout à l’heure.Monsieur, je me dois au’* autres invités de ma tante.Permet-tez-moi d’aller les rejoindre.” L'ayant salué d’une légère inclinaison de tête strictement polie et peu encourageante, elle s’enfuit, légère, le laissant accablé par ret humiliant échec.C’était bien, en effet, l'humilin- femme aimée.Hubert était atteint surtout dans son orgueil.S’étant longtemps demandé si le projet formé par la douairière lui offrait d’ns-cz sérieuses garanties de bonheur.U s’était imaginé que, le jour où il se déciderait à aller de “avant, il ne rencontrerait aucun obstacle de la part de Martine de Distré.Pour la conquérir d’emblée, il avait compté sur l'appui de la vieille dame, et aussi, aver une pointe de fatuité quelque peu naïve.sur ses rharmes personnels, il itait aujourd’hui cruellement déçu.(à suivre) Ce journal net Imprimé xu no 490 rui Notr»-Dam» »»t.4 Montréal, per r"imprl, merle Populaire'' (X responsabilité li«ii teel.édltrloe-proprlétxlf»; Oeorfee JP»!,-Uec.directe ui-géraox. LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI 30 AOUT 1934 VOLUME XXV — No 200 Les journées de droit civil auront lieu à la salle Saint-Sulpice Demain e t samedi Les scouts de France chez les Abénakis d'Odanak M.Paul Coze fait chef honoraire de la tribu avec le nom d'OIa-Loka-Oui-No (celui qui fait En dépit des rommiiniquês publiés à l'effet que les Journées du droit civil français auraient lieu n l'hôtel Mont-Royal, c’est bien, comme nous l’avons déjà annoncé, à la '¦aile Saint-Sulpice que se tiendront 1rs séances dans l’avant-midi et l’après-midi de demain et samedi.Nous avons publié le programme de ces journées.Ajoutons que le comité directeur a l’assurance que les personnages suivants assisteront à ces réunions: sir l.yman-P.Duff, juge en chef du Canada; M.F.-L.Patenaude.lieutenant-gouverneur de la province; sir Mathias Tellier.juge en chef de la provin- ce; M.le juge Greenshields, juge en rhef de la Cour supérieure; M.F,.-A.Taschereau, premier ministre d0.; avec Banque de Commerce qui a fait un gain de 3 points.pnv.Ventes Valeurs 12 Bell Telephone 185 Bathurst priv.5 B.C.Power 10 B.C.Power 45 Can, Celanese .45 Canada Cernent 5 Can.Car and Found.40 Can.Ind.Alcohol "A” 100 Can.Ind.Alcohol ' B" 175 Can.Pac.Ry 10 Cockshutt Plow 10 C.Hydro.Elect 25 Dom.Bridge 5 Dryden .25 Curd, Chs and Co.225 Hollinger Con.Cold .50 Int.Nickel 10 jamaica Pub.Ser.priv.5 Lake of the Woods 130 Mont.Power * 35 Mont.Power Deb.175 Nat Breweries 1 National Steel Car .35 Ogilvie Flour 5 Ottawa Pow.195 Shawinigan W.and 10 Steel of Canada 1 5 Steel of Canada priv 5 Wabasso .20 Commerce 40 Montréal .27 .5V2 .I6V4 6V2 65s 8 's .7 Va .14 ’ s -6 Va .64 V2 .3P.4 .4 Vi 6 19.60 24% 103 11 .33Vi 7'a 14's 19.60 24 7/s 7 '/s I 37é 19.50 24% Midi Il 7'A 4'/g 27 5Vi 16 Va 6V2 65s 8'/s l'ù 13% 6 Va 64 V2 31 3* 4'2 6 19.50 24% 103 11 3314 Chang.- vî - Vs —¦ Va V* % + -20 .28 Vs 28 3 s 28 Va 28 3i — Ve 15 15 200 200 200 200 —* 5 83 85 V* P .I'S'x 19’4 19 19 33’ 2 33 Vi -4- Vd 35 «e-.35 — 25 e.- 23 banques 150 .150 195 195 + 1 Vi de 271 * 24% 14% 4 24 5% 9 14% 37% 11% 16% 20% 44 Va 14% 3% 101 14% 15 16% 16% 40% 34% 34», 18 18% 36% 331 s 48% Sur le Curb (P.C.) — La tendance était irrégulière sur le Curb ce matin et l’activité était limitée.Canadian Foreign Investment a avancé de 4 points à 105.International Petroleum a avancé d'une fraction tandis que Vickers priv.et Distillers Seagrams ont fléchi.Dans la section des mines Fal-conbridge a avancé de 13 sous à 3.95, Siscoe et Sullivan se sont améliorés.Wright Hargreaves a fléchi de 5 sous à 9.70 ci Read Au-thier d’autant à 1.48.Cours fournis par la maison L.-J FORGET A Cle Documentation Bulletin de» renseignements commerciaux (25 août) merciaux (25 août) : Le commerce d'importation Fidji.L’état des récoltes en Ecosse.Les importations écossaises de ba con et de jambon.Tarif de la poste aérienne du Canada.Le blé et la farine en Australie.Revue du commerce australien, en 1932-33 II.Informations commerciales de la Nouvelle-Galles du Sud.(Le commerce du blé et de la farine aux siays-Bas.La situation aux Pays-Bas.La situation en Argentine.Exportations du Canada aux Etats-Unis sous les trois tarifs.Le change au Brésil.L'industrie du cuir au Japon.Loi britannique de la Marque des Marchandises.Commissaires du Commerce en tournée.Modifications tarifaires et règlements douaniers.Cote des changes étrangers pour la semaine finissant le 20 août 1934.Demandes de produits canadiens à l'étranger.Départs des navires des ports canadiens.MlniatAre de VAgrlculture.j Note — A moins d’indications contraires j tous les prix cotés sont pour le commerce | du gros au détail et ne couvrent que les j produite de bonne qualité et en bon état j marchand.____ | __ Enchères de TU, C, C, BEURRE Pasteurisé no 1.664 bte.s à 19 3-8.; Pasteurisé no 2, 54 btes à 18 7-8.FROMAGE 465 btes, blanc no 1, 9 7-8.30 btes, blanc no 2, 8 7-8.183 btes, coloré no L 9 15-16.j 22 btes, coloré no 2, 8 15-16.Ces ventes sont organisées par 1 l'U.C.C.sous la direction de M, Clinton Henderson, gérant de ces ventes pour le Comptoir coopératif de rU.C.C.limitée.RABAIS DE 10 POUR CtNT SUR LES PRIX DEJA REDUITS DE 1933 CHICAGO EXPOSITION MONDIALE — JUIN-OCTOBRE 1934 Voyages individuels organisés par LC LEVCIC LIGNE DIRECTE CANADIEN NATIONAL (A) TRAINS DE JOUR üepartt quotidiens Les nuits aux hôtels JOURS, dont 6 à CHI-compris- 10 CACO — y hébergement 1ère classe; > visite ville et exposition en autocar; coucher en route TORONTO et DETROIT.Partout chambre avec bain.Pour deux logeant ensemble, chacun.Hébergement seul, en plus.$5.00 f60.(Bi EN PULLMANS Tous les mardis et samedis Wagons-salons de jour; wagons-dortoirs de nuit 9 JOURS — 5 à CHICAGO — visites ville et exposition en autocar — DETROIT, visite ville et usines Ford Lit bas individuel; 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Nlplsslng 72 47 50 1 75 6 265 S % Noranda 42 40 42 50 42 40 42 50 Premier Gold t 27 Reno Gold 93 Read Authler 1 52 l 53 1 50 San AnUm'o 5 40 8 45 5 40 5 45 Sherrltt Gord.66 67 66 67 Siscoe 2 75 2 76 2 73 2 75 Stadacona 35 34 ¦% Sudbury Basin 1 55 Sylvanlte 2 93 2 91 Thomp CsdlU 49 «55 Teck Hugh* .6 70 Towagmac 40 Waite Amulet 95 9 75 Wright Harg 9 70 9 75 960 Wav side ^ % HORS LISTES: Amity 1 % Big Missouri 34 Central Man 11 % Chem Research l 34 Coast Copper 4 93 Contarum 1 45 242 Eldorado 2 50 F.B.M Crest 10 Home OH 1 00 Hudson Bay 14 25 3 % Met,cod River 3 % Kirk Hudson 58 No-don 7 Roysllte 14 00 1 readwell Y ao Venture* 1 03 1 01 CURB: Bi OWUlet 2% 3 % 2% 3 Canadian Kirk 8 % 9 8 % 9 Kirkland Town 23 24 23 24 Les rendements ACTION’S ORPIN AIRES B A OU "A" B C Power ’•A" Bell Telephone Build.Prod "A” .Calgary Power Can.Malting Can North Power Can Bronze Can.Converters Dom Bridge Dom.Stores Dom Textile .Dom, Glass imp.Oil Imp Tobacco (Extras compris 1 tnl Petroleum McColl Fromenac Montreal Power Mont.Tramways I Nat Breweries OtUvt* Ottawa powr-Quebec Power Page Hersey Penmans .South Can.Power Shawinigan Steel of Canada ACTIONS Montréal oti ve, ie-Kcosse omnierce Royale v,aa Nationale ACTIONS Bralorne Dome Miues Hollinger Lake Shore McIntyre Pioneer Siscoe Teek Hughes Wright Harg ACTIONS Dlv .80 1 50 6 00 1 00 6 00 1 50 1 00 80 3 00 2 00 1 20 5.00 5 00 .50 .52% 1.12 80 1 50 9 00 1.50 8 00 6 00 1 00 3 00 8 00 80 50 1 20 Prix 14 27 117% 21% 125 31 21 24 38 31% 18 85% 97 14% 11% 38% 13 •* 33'a 98 28% 200 (5 16 69 60 13 19 4 33% DE BANQUES 3.00 12.00 R 00 8.00 10 00 194 236 150 185 125 DF, AUNES 60 14.75 42 75 19 30 57.00 47.00 12.50 2 70 6.65 960 2 00 65 2 00 2 00 80 12 60 40 PRIVILEGIEES Crown Consolidated Mines injerit*.; au \s Variétés chansons de Paris.Bourse.Féd des ouvriers.Musical wave».Fantaisies musicales, Bourse Concert du poste.Laure Choquette, planiste Madam" x La princesse de Fair.Le coffret musical.The Merry Bachelors Samovar.VENDREDI, 31 AOUT CRCM Orchestre du 'chAteb i", Huntingdon.P U Chansonnettes françaises Bourses de New-York et de Mont- T*^.A.1 Récital d'orgue par Herbert Dunkleÿ Nouvelles (en français) et résumé des programmes de la soirée."Dans les ombres".Ovide et Cyprien L'orchestre de Rex Battle, de 1 hôtel Royal York "The Triads".Tito Fan dos.ténor Summer Serenade' .In Old Madrid"."In the Shadows" Ensemble de cordes da la Commission, L'orchestre symphonique de Chicago Program of the Nations Nouvelles (en anglais) et pronostics de la température.L'orchestre de Billy Blssett, de l'hôtel Royal York CKAC Marches populaires.Chansons françaises "The Kong Reporter" "Metropolitan Parade CRS Entre vous et mol Ouverture de la Bourse.The Three Flats" Récital d'orgue du capitaine H-T Dickinson Rambles In Rythm" L'heure ensoleillée "Parmi nos souvenirs" Les aiélodtes de Mazola Cours de la Bourse Mercuriale des produits laitier».Orchestre.Causerie agricole de l'U.C.C.Orchestre Eaton Boys Memories Garden", C BS Causerie sociale Cours de la Bourse Musique militaire Orchestre.Le programme du foyer Programme musical L’heure récréative Orchestre Le trio de concert du Queen » L Heure provinciale Mélodies.Johnny Green "In the modem manner".CBS Improvisation Le reporter sportif Molson Transmission des nouvelles au Nord Fin des émissions CFCF Orgue Musique de la marine Bourse Fermeture du marche.Grace Haye» Orchestre Orchestre Rite Carlton.Llfue d'emhellUwemenW CFNB—Fredericton — CJCB—Sydney CHSJ-Saint-Jean CHGS—Summerslde QUEBEC: CRCQ—Québec CRCS—Chicoutimi ONTARIO: CKLW—Windsor CKNC—Toronto CRCT—Toronto PROVINCES DE L'OUEST: CJOC—Lethbridge CFQC—Saskatoon de kilocycle» 1030 A 551 880 A 4240 1210 à 1120 1120 à 1500 930 A 1050 1500 A 050 840 A 1030 1030 A 1420 960 A 840 840 A 1230 1230 A 840 CKY-Winnipeg COLOMBIE BRITANNIQUE: CJAT-Trail 1200 A 910 ! CKOV—Kelowna 1210 A 630 CFJC—Kamloops 1310 A 880 CHNS—Halifax 1050 A 030 Cinq Jésuites partent pour ia Chine Les RR.PP.Alphonse Boileau.! Gabriel Brossard Adrien Lavariè-re et les RR.FF.Joseph Bergeron et Léo Fontaine, jésuites, sont partis pour la préfecture apostolique de Siiehow.Chine.Le départ de ces missionnaires a donné lieu à une impressionnante cérémonie à l’église de Plnima-culèe-Conception, mardi soir.Le R.P.Louis Lavoie, S.L, a prononcé le sermon, et le R.P.Adélard Dugré, S.J., provincial, qui accompagnera les missionnaires jusmi’en i Chine, a présidé au salut du '1'.S.Sacrement.Lundi aux Postes Le directeur de la Poste désire j attirer l’attention du public sur le fait que le jour de la fête du Travail, .‘t septembre prochain, le Bureau de poste principal sera fer- ; mé, à l'exception du comptoir des timbres des guichets de la poste restante, des renseignements et de celui des objets recommandés, qui seront ouverts do 8.0(1 a.ni.à midi.Les locataires de cases postales pourront visiter* leur casier entre , les heures susmentionnées.Il n’y aura pas de distribution par facteur ee jour-là, mais les objets de correspondance déposés à la poste jusqu'à midi, de même que les journaux quotidiens déposés par les éditeurs, seront transmis à destination aux heures ordinaires.Le service de distribution par exprès se fera comme à'I’ordinai-re.Demandez le meilleur THÉ "SALAM" Frais des plantations " 1 IF Les ^succursales postales seront | de 8,00 am.à midi, fermées toute la journée, excepté La levée des boites à lettres de la succursale R qui restera ouverte i rue sc fera à 10.00 p.m.IÉlSÉfï|p %:'; s '.A.ibwy m CSlfsfPHïl («a 'M mi -è, s* VÆ/Sf; • v # CiEH S , .•li'îÿs L m mm i Bfr’jjfeÇr - ç ^ ; M ‘ t'-'-ïi.m; •/> 1 » rny- fi&xf'lüM ÎS-'i; sfÈ 4^' • Cette lettre ouverte fai) partie d'une série publiée au sujet du service delectricité Montréal, le 27 août 1934.subjet: Frais individuelsx/ facteur important A nos abonnés: frais ^iTolTaÎu"rlppÔrt aTec il "ombrde' d'él9'Wc!fé l'existance de une juste formule de tarifs.^ ' °Wa * utl ,ses e+ c,ont 11 *au* +enir compte en préparant raccoienl5 surTe résêÏrdisÏibuŸoTet instilled ^ " fâUt' par exemPle' -n dans le local de l'abonné.Tout cela clmnoRe !) f 'S 'T* ^ distribution ^ rue et les fils réparation et de remplaceront soéc' I ,de ma'n'd oeuvre, de matériaux, d'entretien, de particulier.' ’ ’ ’ Spec'alema^ da^ but de fournir la commodité à chaque abonné en La demanda d'électricité varia da Jour en jour at da moi, n mois.Il faut donc mesurer la consommation, et Installer à cet effet un compteur à l’usage exclusif de chaque abonné.COMPTEURS; FACTURES, COMPTABILITE, ETC.coLlT)P'eUrS 7,6n “rLviC8 cheI ^ abonnés masurant la consommât,on on Wowatt-heuras avec autant da précision qu una bonna montre qui tient le temps.Et cependant, l'Etat e
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