Le devoir, 12 décembre 1934, mercredi 12 décembre 1934
Montréal, mercredi 12 déc.1934 Rédaction et administration 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE: .HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration : .HArbour 1243 Rédaction : .HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR Directeur-gérant: GEORGES PELLETIER FAIS CE QUE DOIS ! Rédacteur en chef: OMER HEROUX Vol.XXV — No 285 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .3.00 Cette partie de quilles Pourquoi tant la retarder?— Elle n intéresse point que les députés — Le premier ministre est plus “prime" d’habitude - De quoi il s’agit, au fond - Une offre à M.Taschereau M.Taschereau qui, l’autre soir, gagnait une partie de quilles contre M.Duplessis veut bien «wnitenir contre le chef de l’opposition une nouvelle partie, politique cette fois, niais il n’entend point le faire avant la session.Il veut pour galerie sa fidèle garde parlementaire.Cela surprendra un peu.M.Taschereau, d habitude, est plus prompt à la riposte, plus prime, ainsi que disent nos bonnes gens.Cela surprendra d’autant plus que le chef du gouvernement a bien déjà, à la vérité, engagé cette partie et qu il semble ainsi, à l’heure présente, vouloir non pas l’ajourner, mais plutôt la rompre — temporairement à tout le moins.?^ Parlons sans figures et sans images.On sait de quoi il s’agit entre MM.Taschereau et Duplessis.Voici quelques jours, mercredi dernier exactement, M.Duplessis, parlant à Montréal, reprocha au gouvernement provincial d’avoir accordé à certaines compagnies, notamment .aux magasins en série Dominion Stores, Stop cmd Shop, des réductions d’impôt dont l’importance réelle ne serait point indiquée aux documents officiels.Il en profita pour rappeler que les marchands ordinaires avaient singulièrement souffert du retard apporté par le gouvernement au paiement de certains comptes.Il en profita aussi pour mettre en contraste, ces deux attitudes du gouvernement et pour en tirer, on ne l’aura probablement pas oublié, d’assez désagréables conclusions pour les maîtres du pouvoir., .M.Taschereau pouvait faire le mort.Il pouvait faire ou tenter une réponse de fond.Il préféra déclarer que les accusations étaient trop enfantines pour qu on sen occupât.C’était accuser le coup sans le rendre ou même sérieusement essayer de le parer.* * * Il arriva ce qui devait arriver.Le dimanche suivant, M.Duplessis parlait a Granby.11 donna la date et le numéro (20 octobre 1932, no 2519; 27 juin 1933 no 1381; 28 septembre 1933, no 2082) des arrêtes ministériels qui d’après lui, ont autorisé les réductions d’impôt aux Dominion Stores et aux Stop and Shop.Il produisit un texte emprunté aux procès-verbaux de l’Assemblée legislative (18e Législature.3e session, page 108), où le trésorier provincial, M Stockwell, contestant que des remises de taxes dues aient été faites aux compagnies, déclarait que “des ajustements ont été accordés en vertu des dispositions de cette loi [b.K.y.1925 chap 26, et ses amendements] et ajoutait: "Il est impossible cependant de dire à quelle somme totale ees réductions se sont élevées car les livres de comptes ne mentionnent au débit que le maniant auquel la taxe a été réduite par le lieutenant- nouverneur en conseil." .D’où il résulte très clairement que, justifiées ou non, les i eductions existent, et qu’il est impossible, d'après les comptes oublies, d’en retracer l'importance réelle.1 * * * C'est devant ces textes, ces faits et ces dates que M.Tasche-i eau a décidé de rompre — temporairement à tout le moins — la partie.Pourquoi?Cette question n’intéresse point que les parlementaires, mais bien le public entier: M.Taschereau l'avait implicitement admis en relevant les premières paroles de M.Duplessis.F.He est d’une simplicité telle qu’il n’est pas besoin pour la vider tout de suite d’un nouveau débat parlementaire.Les réductions sont avouées par le trésorier provincial.A moins que M.Duplessis ne soit le plus effronté des faussaires, elles ont été autorisées par des pièces officielles dont il indique la date el le numéro.Toute la question est donc de savoir lo, si ces réductions étaient justifiables; 2o, quelle en fut 1 importance réelle.Sur ces deux points, M.Taschereau, que l'on n accuse jamais d’habitude de n'être pas au fait des choses de son gouvernement et qui connaît l'usage de la plume et du crayon, qui se sert volontiers de l’un ou de l’autre pour communiquer avec les journaux, pourrait très rapidement s'expliquer.* * * * Comme nombre d’autres, probablement, nous n’entendons point nous faire une opinion là-dessus sans connaître ses raisons; mais nous no voyons pas pourquoi il les ferait plus longtemps attendre.Nous ne le voyons pas du point de vue de l’intérêt général; nous ne le voyons pas du point de vue de son propre intérêt.Car, dans l’intervalle, les paroles de M.Duplessis courent la province.Que le Premier Ministre nous adresse ses explications, nous nous ferons un plaisir de les publier.Orner HEROUX vous étiez la seconde de la classe.j’étais la première.“Jamais, affirmait un témoin, In perruche ne s’était sentie dans de si petits souliers’’.Le sort veut qu'on ail vécu près des personnages d’Himon comme prés (THèmon lui-même sans les remarquer.L’èdilité n'a pas échappé à cette commune loi.puisqu’elle est bien en retard pour nommer une rue Louis-Hémon.Honneur fort discutable d’ailleurs quand tant de noms stupides ou insignifiants désignent les voies publiques.Le plus comique, c’est qu’une coterie s’est formée pour dénoncer ce baptême comme un sacrilège.Ne vous en étonnez pas.C’est une manifestation normale de l’état d'esprit créée par ta Presse.Rappelez-vous seulement ce que j'en disais ici tout récemment à propos de la cuisinière de M.Maurice Uon-nay, vous savez, celle qui, nouvellement -engagée chez l’académicien, se présente chez un fournisseur en faisant connaître le nom de son patron.Le fournisseur s’exclame: "Ah! vous êtes chez M.Donnag.Savez-vous que ce n’est pas n’importe qui?— Alors, le cordon bleu de l’habit vert: -—Moi non plus, Mos-sieu, je ne suis pas n’imporle qui.Depuis que la galerie démocratique des célébrités de la Presse est ouverte à tous ses lecteurs, personne ne consent plus à être n’importe qui dans la province.Evitez de dire# même dans un roman, même en mettant en scène des personnages fictifs ou au moins composites qu’ils pourraient être n’importe qui.Si Von ne donne pas le nom de tout le monde aux rues et aux monuments, c’est parce qu’il n’g a pas assez de rues et de monuments.Mais la Presse g verra un jour en proposant qu'on donne un nom non pas à chaque rue mais à chaque pâté de maisons: non plus à chaque pont, mais à chaque travée.Cela, ce n'est qu’en attendant qu’on fasse plus de ponis et plus de rues.Le conseil municipal emboîte le pas.Il vient de déclarer qu’un ancien échevin n’est pas non plus n’importe qui.Le parc Lalancetle gardera son nom.Les générations futures se demanderont quel pouvait bien être ce héros inconnu et voudront mettre.la lancette dans cette boursouflure.La collection de la Presse du temps répondra: son portrait a paru vingt fois, trente fois peut-être, vingt ou trente preuves qu'il n’était pas n'impor- ' le qui.La Presse ne fait-elle pas là d’ailleurs oeuvre de justice sociale?Il g a la galerie des criminels où lôt ou tard iis finissent tous par figurer.Elle a fait, elle, la galerie des honnêtes gens, sans négliger, naturellement, celle des criminels; c’est tout juste si elle marque une imperceptible préférence pour ceux-ci.Paul ANGER I ^- Bloc-notes La guerre chimique D’après un chimiste anglais qui s’occupa pendant la dernière grande guerre de la production des ga^ destines aux champs de bataille, employer les produits chimiques et les gaz asphyxiants, pendant les conflits armés, c’est faire une éco- j nomie de forces, de matériel et de j vies.Serait-il donc plus cruel d’at-' tr.quer avec des gaz que de faire sauter les combattants et de les ^réduire en charpie au moyen d explosifs puissants?demande ce chimiste.La réponse, on ia devine: économie de matériel, de forces et de vies, voilà ce que donnerait la guerre chimique.Croyons-le ou ne le croyons pas sur parole mais gardons-nous d’y aller voir.D’après ce même chimiste, si la clause 17I du traité de Versailles interdit l’emploi des gaz pendant les guerres, ce n’est pas pour des raisons d’ordre moral: c'est parce qu’en temps de paix il est impossible de contrôler et de surveiller la fabrication des produits chimiques; et aussi parce que, à la signature du traité de Versailles, il s’agissait de bloquer l’Allemagne, alors propriétaire de la plus formidable industrie chimique au monde.Les autres belligérants ne pouvaient en ce temps-là concurrencer la fabrication allemande.Depuis, l’Angleterre a développé ses industries d’explosifs, de gaz et de produits chimiques toxiques.Lille ne l’a pas fait en vue d’une guerre, assure ce chimiste, mais simplement parce que Londres s’est rendu compte que la Grande-Bretagne ne le devait céder à personne, dans ce domaine de l’industrie.Et voilà.Encore un peu et l’on nous convaincra que plus une guerre est meurtrière et plus elle devient miséricordieuse.G.R.LMNrCCMATICN DE DEKNIEKE HEUPE _____ La purge projetée du “Reform Club” et ses effets Formidable réquisitoire de Me Jean Martineau contre le premier ministre — L’incompatibilité radicale entre les fonctions de premier ministre et celles d’administrateur de “grosses" compagnies — du grand doctrinaire libéral Asquith Le témoignage L'actualité A propos de Louis Hémon Louis Hémon a eu une mort tragique.Mais si l'on devait publier ta biographie, elle s'intitulerait mieux la vie étrange que la vie tra- Œde Louis Hémon.Il a vécu à réal sans que personne le remarquât.U « vécu dans la même obscurité au Lac-Saint-Jean.L'un de mes amis, qui est ingénieur, t'eut sous ses ordres comme chaineur.H a gardé du jeune Breton un souvenir unique que ses détracteurs peuvent invoquer contre fui: le souvenir d’une brosse.C'éiait dimanche et II faisait très froid.Le chef interdisait à ses équipiers de boire sur le travail.Le dimanche, par contre, Il leur versa// lui-même Veau de feu, en ayant soin de doser selon la capacité de chacun.Hémon ne connaissait pas la teneur en alcool du genièvre, il était transi, et son patron était quelque peu gêné avec cet étranger taciturne.Sans que celui-ci intervint.Hémon $e versa donc une terrible rasade, t^n plein verre d eau.Un moment on le vit sortir de _ sa réserve et plaisanter, mais dix iiidine.name, je ne sais pas trop minutes plus lard H tombai! sur sa pourquoi, puisque, après tout, si couche de branchages et ne s’en relevait, de peine et de misère, que vingt-quatre heures après."Voilà, concluait mon ami, mes souvenirs sur Louis Hémon qui fut plusieurs semaines sous mes ordres.Ce n’est pas reluisant’’.Du 18 février 1917 au ?.5 mars de la même année, le Nationaliste publia en feuilleton à raison de deux pages par numéro le rornan de Maria Chapdelnine.Personne ne s'avisa alors de trouver du génie d railleur.Et certaine perruche dont on m’a conté l’histoire quelques années plus tard dut regretter de n’avoir pas été pius avisée que la foule.Elle s'accrocha d la vague Louis-Hémbn après le formidable lancement de Grasset cl se souvint qu'elle avait quelque lien avec le Lac-Saint-Jean.Elle se mit donc en quête de retrouver le modèle de Maria.On le lui désigna.Emotion de h perruche: - -Mademoiselle, comme je suis heureuse et flattée de vous connaître, enfin! —Mais.Madame, H g a longtemps que nous nous connaissons.-Eh out! nous étions dans la même classe au couvent, mais je passais Inaperçue d vos yeux de ci- te cas de Woolworth Tandis que la maison Woolworth faisait un profit de $1,800,000, soit 20.5 pour cent, sur ses opérations de 1932 au Canada, les chefs de la maison américaine propriétaire de ces bazars ordonnaient à leurs représentants, ici, de réduire les salaires du personnel de 10 pour cent.Et cela se fit.Voilà ce qui ressort entre autres choses de l’interrogatoire de Leslie-G.Harrington, directeur des succursales canadiennes de Woolworth.En 1933, les profits de la maison furent de 21.5 pour cent mais les salaires restèrent comprimés de 10 oour cent.Cette maison a fait au Canada, dans ses 136 bazars, un chiffre d’affaires de $15 millions et des profits bruts de $6 millions et tiers en 1933.Tous frais payés au Canada, même le traitement des chefs des bazars, il est resté à New-York, pour 5 ans, plus d’un million et quart net.Il y a à Québec même des jeunes filles qui reçoivent $7 de salaire par semaine, dans les bazars Woolworth.Il y en a aussi qui ne touchent que $5 par semaine.“Si nous avons dû réduire les salaires, c'est parce que le chiffre des ventes fléchissait”, n dit Harrington.A quoi M.Sommerville.l'avocat de la Commission des onze, a répliqué: “Mais vous faisiez alors un profit de près de 21 pour cent.J’ai eu des ordres de New-York", dit Harrington.Ainsi, tandis que les affaires allaient bien, nue les profits étaient considérables, nue les actionnaires touchaient de fort beaux dividendes, aux Etats-Unis, à même les affaires canadiennes, l’on a réduit de 10 pour cent les salaires de gens qui gagnaient ici à pei ne de quoi vivre; et quand les affaires sont devenues encore meilleures, la compression des salaires a tenu; et des centaines d’employées canadiennes ne touchent même pas dix dollars par semaine.Cela est évidemment une belle af faire pour la maison américaine.Mais les Canadiens, eux, qu’est-ce qu’ils font là-dedans?Ils alimentent la maison dont les profits vont à New-York, ils continuent de l'alimenter.Cette enquête des onze aura révélé dans bien des domaines un état de choses scandaleux.Il est vrai que.selon M.Stevens, un de ses collègues du ministère lui disait jadis, à tout propos: ’’what can you do about it?” Propos cynique, mais qui parait assez fondé.Qu’est-ce que les Canadiens font, même après de pareilles révélations?Ils pourraient *Çir-sent-ils?Se protègent-ils?Et comment?Carnet d’un grincheux Bronfman.Bronfman.C’est singulier comme ça ne sonne guère canadien, ce nom-là.•é Ÿ Ÿ — Des types épatants, ces messieurs-là.Ils peuvent parler de tout et de n’importe quoi, n’importe quand, à pied levé.— Oui.Ils ne se réservent que le droit de le poser dans les plats.* * * Un homme qui ne* «‘appelle pas Du-ranleau et qu'on appelle par erreur Du-ranleau, comment est-ce qu’il prend cela?# * ¥ Le Canada exporte des dindons en Grande-Bretagne pour la Noel 1934.Il en avait déjà envoyé aux conférences impériales.¥ Ÿ * “Quillons”, dit M.Taschereau à M.Duplessis.Et celui-ci de répondra: “Quillons, mais sans Dillon”.* * * Ce fonctionnaire qui a bloqué à la gare Windsor Sigrid Onegin était un malin: il voulait avoir une audition particulière sans verser de taxe à M.Stockwell.# * * Le temps est venu pour ¦rtadio-Etat de chanter.?» ¥ Qui paie?Qui paie?Mais ça doit être les Bronfman.Le Grincheux m Pour les missionnaires Notre appel de vendredi a déjà produit quelques résultats.Une amie nous a adressé $20, qui permettront à deux missionnaires d'Asie de recevoir le Devoir quotidien toute l’année prochaine.Un ami nous a adressé $10 pour “l’abonnement d’un missionnaire Oblai".Cet abonnement s'en ira au fonds du Basutoland.Un autre a majoré de $4 le prix de son abonnement.Autant de pris sur un quatrième abonnement., La liste reste ouverte.La nouvelle a paru, ces jours-ci, dans la Gazette, que le club de la Réforme allait enfin entreprendre ia sienne.Les jeunes délinquants, faute d'être envoyés à l’école du même nom.se verraient exclus de l’aristocratique maison.Nous avons rencontré l'un des plus en vedette des dissidents, des ralliés à l’Action nationale libérale.— Rien à craindre, nous dit-il.On ne touchera pas à l’un de nos cheveux.On demande aux candidats au Reform Club de déclarer qu’ils sont en sympathie avec les idées libérales avant de les admettre.Voyez-vous à quoi pourrait aboutir un procès?(et je vous garantis qu’il y en aurait un!) Quels sont ceux en sympathie avec les idées libérales, sinon les dissidents?On verrait cette chose extraordinaire: des hérétiques s’efforçant de chasser des orthodoxe et le dénouement serait peut-être exactement à l’inverse.En tout cas, si on nous forçait de porter l'affaire devant les tribunaux, je vous promets une pinte de bon sang.Voyez-vous le défilé des bonzes assignés pour nous définir quelles sont les idées libérales?Sans compter que plus d’un s’est parfois déboutonné sur les hérésies.et les appétits taschereautistes et s’est même exprimé en termes lapidaires.Non, il n’y aura ni tentative d’expulsion, ni, par conséquent, procès.La vie est trop malveillante pour nous donner de ces joies-là.Notre réponse à ces rumeurs, c'est Me Jean Martineau qui l’a donnée.Tiens! J’ai justement le texte de sa causerie à la radio.L’avez-vous entendu?.Non.Alors, iisez-moi et vous m’en donnerez des nouvelles.A mon avis, Martineau a frappé le clou sur la tête avec une adresse et une force in surpassées.Je tiens sa conférence pour la critique la plus juste, ]a plus fondée et en môme temps la plus modérée—suaviter in modo—de l’administration de Québec.” * * * Nous avons donc lu la causerie de M.Martineau et nous y avons trouvé, en effet, une critique extrêmement percutante de l'administration de Québec en général et de la conduite personnelle de M.Taschereau.M.Martineau s’est employé à définir quelques articles du programme de l’A.N.L.„ Celle-ci préconise l’économie et I honnêteté dans son premier article.M.Martineau prouve que cette economic ne se révèle pas dans I administration de la voirie où ont été enfouis cent millions.“A les entendre, dit-il, on croirait véritablement qu’ils ont tout fait ça (les roules) avec leur propre argent et non avec le nôtre et ensuite qu’ils ont eu du mérite à le faire; croient-ils vraiment qu'avec la multiplication extraordinaire des automobiles depuis la guerre, ils auraient pu sc maintenir au pouvoir s’ils avaient laissé les chemins dan_s l’état où ils étaient avant 1914?” Deux belles vessies crevées! Ce qu’il faut citer au texte, c’est ce passage sur l’honnêteté dans l’administration où le jeune avocat, membre lui-même du Club de Réforme et ancien président de la jeunesse libérale, tresse une ronronne sur mesure pour M.Alexandre Taschereau.Lisez : “Ce que l’Action Libérale Nationale prétend, c’est qu'aucun Etat ne peut être bien administré par des hommes avant des intérêts personnels contraires à l'intcrcl général, ou étant des directeurs de certaines compagnies qui, elles, ont ment par M.King et par M.Bennett.soit Thon.M.Taschereau, et que l'hon.M.Taschereau soit aussi le seul premier ministre du Canada directeur d’une banque, la Barclay's Bank; alors que tous savent la campagne acharnée menée dans ce temps-là par toutes les banques du Canada pour empêcher la création d’une telle institution?L’hon.M.Taschereau a-t-il fait intervenir son procureur pour aider M.Mc-Caulav à faire condamner M.Har-pel simplement pour faire triompher la justice, ou parce qu’il était le co-directeur de M.Macaulav à la Sun Life Assurance Company of iittnada?“L’hon.M.Taschereau a-t-il permis au sénateur Webster de monter le prix du charbon d’un dollar et demi la tonne, ce qui devrait payer en moins d’une semaine son amende de $30.000.00.par simple amour pour ses concitoyens ou permet-il à ce trust et à plusieurs autres de détrousser notre province et d’appauvrir nos concitoyens parce qu’il siège sur les mêmes bii; reaux de direction que ceux qui contrôlent ces trusts?“C’est possible que 1 hon.pre-mityr ministre de cette province ne se soit pas laissé Influencer par des gens comme sir Herbert Holt, et que c’est par convictions intimes et goût personnel qu'il a été jusqu’ici le protecteur des trusts et des grosses compagnies, mais l’Action Libérale Nationale croit quand même qu’un ministre doit être au-dessus de tout soupçon et la seule manière de les éviter, c’est de ne pas se placer dans cette équivoque position.“A ceux de nos amis accoutumés à cet état de choses et qui nous accuseront peut-être de vouloir être plus catholiques que le Pape, nous rappellerons les règles données en 1912, lors des débats sur la fameuse affaire Marconi, par M.Asquith, alors premier ministre libéral d’Angleterre.Je dis libéral au cas où certains ministres du gouvernement provincial en douteraient, après avoir entendu ce que je vais dire.Certains journaux ayant accusé Lloyd George, alors chancelier de l’Echiquier, et sir Rufus Isaacs, alors Solliciteur général, de posséder des actions dans la compagnie Marconi, à qui le gouvernement an- Dîner en l'honneur de M.Olivier Maurault, P.S.S.CE SOIR.AU “CERCLE UNIVERSITAIRE”__________ M.Olivier Maurault, P.S.S.recteur de l'Université de Montréal, sera l'tvôte d’honneur, ce soir, à un dîner que lui donneront les Anciens élèves de la Faculté des sciences, à 7 heures, au "Cercle Universitaire”.Ce diner, qui inaugurera une sérié de dîners mensuels donnés par l’Association des Anciens, sera présidé conjointement par M.Arthur Léveillé.doyen de ta Faculté des sciences, et par M.Léon Lortic, président de l’Association des anciens diplômés de cette faculté.EN PACE2: Pour un grand anniversaire — “Doctor Veritatis’’, par lo R.P.S.Mailloux, O.P.glais avait accordé des subsides, il s’ensuivit une enquête parlementaire et un orageux débat à la Chambre, au cours duquel M.Asquith expliqua quelles règles, d’après lui, devaient suivre ies ministres de la Couronne dans un ca« semblable; il divisa ces règles en deux catégories, les unes qu'il appelait des règles obligatoires, et les autres, des règles de prudence.Ces règles obligatoires étaient au nombre de ciqg, la première c’est que les ministres ne doivent jamais faire une transaction dans laquelle leur intérêt personnel est, ou pourrait devenir de toute façon quelconque.en conflit avec Iwirs de voies publics; deuxième, aucun ministre ne doit se servir, pour son propre bénéfice, d'informations qu'il a obtenues en sa capacité officielle; troisième, aucun ministre ne doit se placer dans une situation où il peut être tenté de se servir de son influence officielle pour faire réussir une entreprise dans «ia quelle il est intéressé; quatrième, aucun ministre ne doit accepter AUCUNE FAVEUR quelconque d’individus ou de compagnies faisant affaires ou cherchant à faire affaires avec l’Etat; cinquième, les ministres doivent scrupuleusement s’abstenir de faire des placements dans des compagnies au sujet desquels leur position officielle leur donne des informations confidentielles.“A ces cinq règles obligatoires, M.Asquith en ajoutait plusieurs de prudence, dont la principale est qu’un ministre dcüt s'abstenir de faire quoi que ce soit qui puisse faire croire à l'électorat qu’il a pu manquer à l'une des cinq règles obligatoires.L'Action Libérale Nationale croit 3ue ce sont là les principes qui oivent gouverner la conduite des membres d’un gouvernement et que seules leurs applications intégrales peuvent assurer à un Etat un gouvernement libre et honnête’’.* * * On confessera, après cette lec turc, que les menaces d’expulsion du club de Réforme, si elles ont été faites à M.Martineau, n’ont pas eu pour effet de le bâillonner.Sans quoi son texte original devait être en melinite pure.Projet de réforme constitutionnelle en Pologne Pas de représentation proportionnelle Varsovie, 12 (S.P.C.-Havas) — Une commission du Sénat a approuvé un projet de réforme constitutionnelle dont voici des points importants: Un corps d’élite, composé de 40 citoyens désignés par le Sénat et la Diète, élira le président de In république.Les deux tiers des sénateurs seront élus au suffrage universel secret.Le président de la République nommera l’autre tiers.Le projet approuvé est tiré d'un plan que la Diète avait ébauché an commeYicement de l’année et que le maréchal Pilsudski a fait modifier considérablement.En vertu de ce plan, un corps, d’élite composé de chevaliers de divers ordres militaires devait élire le Sénat.Un autre article introduisait dans la Diète la représentation proportionnelle.Avis à ceux qui voyagent Tout billot*.¦«r*p« •» p*.tout, ém>» •u tarif d«i compagnie* — HAtab, aa*u-rancat bagagat at accidenta, chèques go voyages, passeports, ata.— Servie* corn* S, _ La "DIVOlh-VOYAGIS”, 4)0 tra-Damr lat.Téléphona : HArbour 1241*.souvent des intérêts absolument opposés à ceux de la majorité des citoyens; en effet, les directeurs des différentes banques, des compagnies de trust, des compagnies d'utilité publique, des compagnies d'assurance et de chemins de fer, formenl, depuis In guerre surtout, une hégémonie financière et économique qui dicte ses volontés aux différentes provinces du pavs, et ceci au détriment du bien commun.Comment un ministre ou un premier ministre poura-t-il résister à leur influence, si souvent néfaste et destructive, s'il est l’un d’enîre eux?"L’hon.Monsieur Taschereau, premier ministre de cette province.est directeur de ia Barclay’s Bank, du Royal Trust Company, de lu Sun Life Assurance Company of Canada, de Lnceme-in-Quebec.subsidiaire du Canadien Pacifique et de plusieurs autres grosses compagnies.Il se trouve donc à siéger sur les mêmes bureaux de direction que sir Charles Gordon, président de In Banque de Montréal, sir Herbert Holt, président de lu Banque Royale, Thon.L.C.Webster, le roi des trustards du charbon.J.W« McConnell et certains autres gros finsnciers."Pourquoi ces messieurs lui ont-ils demandé de siéger avec eux.sinon parce qu’ils crevaient obtenir ainsi son aide et sa protection comme premier ministre de la province, pour leurs différentes entreprises financières?Il est possible qu’ils se soient trompés dans leur calcul, mais est-ce une simple coïncidence que le seul premier ministre de toutes les provinces du Canada qui se soit objecté publl-qtiemenl à la création d'une banque centrale, préconisée conjointe- La marine britannique CONSTRUCTION DE VAISSEAUX D’UN TOTAL DE 150.00(1 TONNES Londres.12 (S.P.C.-Havas)—D’après le Daily Telegraph, journal qui passe pour être bien au courant dgs questions navales, le gouvernement britannique mettrait bientôt à exécution un programme de construction de vaisseaux de 150,000 tonnes au total.Un-correspondant de ce journal affirme aujourd'hui que des ma: noeuvres navales et aériennes qui auront bientôt lieu à Singapore sont sans importance (des dépêches d’il y a quelques heures annonçaient que ces manoeuvres seraient enveloppées d’un secret rigoureux et seraient fort importantes).Le correspondant affirme que la présence de 21 navires de guerre à cette base est en grande partie le résultat de simples coïncidences.Mgr Bearxotti (.’“Irish Press”, de Dublin, du 29 novembre, dit qu’à Dublin en annonce officiellement la nomination, comme auditeur de la nonciature dans l'Etat libre, de Mgr Joseph Bearxotti, secrétaire de la Délégation apostolique à Ottawa.Mme Ulm recevra $25,000 d'assurance Sydney, Nouvelle-Galles du Sud.— Il y n maintenant huit jours que l’aviateur Ulm et ses deux compagnons ont disparu après un amérissage forcé sur le Pacifique.Le gouvernement fédéral, qui garantissait les frais du long voyage des trois aviateurs, annonce que Mme Ulm recevra $25,000 d’assurance.Dès le 26 novembre Lat journaux "d# grande information'' parlant, aujourd'hui, do l’affaira Bronfman.Cat» la nouvelle du Jour, Lo ''Devoir" n'o*t pas un grand journal d'information.— an ce «an* qu'il ne donna pat avec força défait* toute* la* nouvelle* des chitn* écraié*, de* poule* volé#*, de* accidenta de la dernière banalité, avec de vaste* manchette*.Mai*.Mai*, la g'*nda nouvelle du leur, gui parait dan* la praase d'information, aujourd’hui, 12 décembre, la “Devoir" Ta publiée an première page, et tout aaul do la pracae quotidienne canadienne, non P*» hier, non pa* la tamaina dernière, mai* dèa la 26 novembre dernier, — IL Y A PLU» QUI QUINZE JOURS._ Morale: pour connaitra Ica patitas nouvelle*, lia** I* grande prewa d’information.Et.pour apprendra la vraie nouvelle, la nouvalta imper-tanta.liaa* la ‘’Devoir".Il ta donna teuioun avant tou* las autre*.tSmSSi 1 2 LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI 12 DECEMBRE 1934 Pour un srand anniversaire Doctor veritatis( i) On peut lire dans le grand dictionnaire Larousse que “saint Do- vérité, c’est enseigner, dans toute l’ampleur du terme, la doctrine du minique a été en Europe le premier salut.Or saint Dominique a été in-ministre de l’Instruction publique”, j vesti par l’Eglise de la fonction de Cette formule originale signifie tout j donner aux âmes la vérité par la simplement que le saint a, dès la ; prédication et l’enseignement, première heure, organisé des cou-j Mais avant de transmettre à ses vents-écoles non seulement pour, fils la mission de propager la véri-assurer à ses fils une solide forma- : té soit dans les chaires des églises, tion doctrinale, nécessitée par le soit dans celles des écoles, saint but même de son Ordre, à savoir, Dominique leur impose le devoir de la prédication, mais aussi pour l’étude.Il veut d’abord former une distribuer la doctrine sacrée aux équipe de travailleurs — nouveau clercs qui, à cette époque, avaient .genre dans le monde monastique,— à souffrir de la pénurie d’institu- une équipe de travailleurs dont le lions scolaires.Ces écoles domini-1 métier ne sera plus la culture de la caines se multiplièrent rapidement terre mais bien la culture intense dans toute l’Europe et formèrent un de l’esprit.immense réseau puissamment orga- ! Flegardons agir le fondateur.C’est nisé, fortement discipliné et riche- en 1215, à Toulouse.Il est entouré ment pourvu de professeurs.de ses premiers enfants.Six.Four L’historien de l’Université de Pa- leur inculquer la conscience de leur ris sous Philippe-Auguste, A.Lu- devoir d'état, il les conduit lui-mê-chalre.qualifie l’Ordre de Saint- me à l’école épiscopale, aux leçons Dominique de “clergé universitai- I de théologie de maître Alexandre re”.Cette dénomination ne man- Stavensby, “homme de grande eue pas de justesse, pourvu qu'elle science et renommée’’.Se peut-il fasse allusion à la formation intel- geste paternel plus significatif?lectuelle supérieure que Domini- j Ceste qui se renouvela avec beau- nue a voulu donner à ses premiers fils: les envoyant dans les villes uniJ versitaircs pour y prêcher sans doute, mais aussi pour y suivre les cours.Elle est encore vraie si elle veut désigner un groupe qui s’est vite constitué dans l’Ordix, celui des professeurs consacrés à T’oeuvre de l’enseignement dans les écoles et coup plus d'ampleur, deux ans plus tard.L’Ordre naissant compte alors dix-sept membres.Le fondateur juge qu’il est temps de les disperser de par le monde.Il dirige les mieux doués vers les villes universitaires: Paris et Bologne.Paris, ‘‘l’institutrice du monde”; Bologne, “la mère des éludes”; Paris où fleu- les Universités.Mais qualifier ainsi saint Demi- rî* J1}, rle'nf‘ ,*es sciences, la théolo-ioue de “nremier ministre de #,le’ ' 0'°g,nf'ou s élaboré et se cons- titue la science du droit civil et canonique.Au début de l’automne 1217, les Frères Prêcheurs viennent s’établir à Paris.Quelques mois Avis de décès I.ACHAPELI.tf — A JolleMe If 12 décembre 1834.est décédée A 83 sns.9 mois, Mme veuve Euclide Lachapelle, née Adé-Une Barrette Elle était la mère de M.le chanoine Emile Lachapelle, curé de 8t-Ambrolse de Kildare F Funérailles le vendredi 14 courant à 10 heures à la cathédrale de Jollette.Pareuta et amis sont priés d'y assister.mieux, épouse d'Aimé Franche.Funérailles le vendredi 14 courant Le convoi funèbre partira du No 10640 rue Laverdure à 7 h.45 du matin, pour se rendre & l'église 8t-Nlcolas d'Ahuntstc où le service sera célébré à 8 heuees Et de IA au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre Invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs.nique de “premier ministre de l’instruction publique", pourrait sembler ne pas mettre nu premier plan le caractère apostolique du fbndateur et de son oeuvre.C’est , , , , .- - pourquoi nous préférons à cette ap- ! Puis tard, au printemps 1218, ils se pellation celle de la Liturgie domi- j rel., en,*.» Bologne, niealne: Doctor veritatis.Docteur .s installent dans les quartiers indique ici beaucoup moins un ti- i1/''Ters.Ya 1 !'es- A leur arrivée à tre qu’une fonction, i.a vérité dont ,.a,ls' us logent dans une hahita-il s'agit, est celle qui sanctifie et U0*1 '"odeste, située près du cloître sauve les âmes.Etre docteur de la , °" se donnent les cours —.i de théologie.Mais bientôt, sur la fl) Voir le Deeo/r des 10, 17 et 29 demande du Pape, l’Université de novembre et du 7 décembre 1934, , rls renonce, en faveur des Prê- cheurs, a ses droits sur la chapelle c{ I hospice Saint-Jacques qui deviendra le célèbre couvent des Ja-rom ns.Résidant dès lors au mont Sainte-Geneviève occupé par la Fa-culte des arts, les Frères se trouvent encore en plein quartier uni-versi taire.A Bologne, les nouveaux venus habitent d’abord Santa-Maria-Mas- ¦ ioï«lla’i pui.s r des in-rtnJc t peu.près 'flcntiques a celles mentionnces^plus haut/ Thèse de doctorat à l’Ecole des Hautes Etudes chain TM’ décf’mbre pro- dans inde l apr^-"i'di.aura dans le grand amphithéâtre eom-soute- lieu danx 'io^V.1 “TJ1 v^-uikii, aura m ùc ?,Ie «rand amphitl S"pe,rPï'i?y Æiai pr""e„ te, Soumis au conseil mu-1 Sc enC.l8xCf>mmer^aI^ ,uir es | endredi.Cette q„es- H,pa li/%sc1#de M- Laherg» a OA,,r Don ne relevant pas du comité ad- n *La'* Production LHmlZ mimstratif, les échevins qui en Establishment* (ht, ont partie n’ont pris aucune aHi" P ’ra';a" Présenté en ,n*\ïïï tude a son suiet.La résolution dit! soutenaace se fera en frâneai.’ que la cité de Québec est incapable '¦ "" ne maintenir ses contributions au La Fédération des ouvriers r-a Béfense ouvrière de Saint- LA BÎEWAÎSAMCE QUI SE FAIT I COMPATISSANTE Nos bureaux ne ferment jamais, Nous maintenons en devoir jour et nuit — un personnel d'urgence.ik Société Coopeoalioe ^urtéAxvirte.^ département de la guerre a consenti à approvisionner de munitions non utilisées durant !a guerre, la tompagnie qui devait les revendre au Japon; , V/1 P.1?1 60,000 livres de pro , .„—.nuits chimiques nécessaires à la fa- fardeau du chômage sans mettre en hncation de la poudre.Un ineen-1 p^n sa situation financière et im-dic avait détruit des établissements Pl1srr atlx propriétaires des char-, de la compagnie Du Pont à Wii- g.es ‘in ils ne pourraient supporter! mington.Celle-ci avait un urgent '>l lc , l'.Iiime un des aspects les plus hideux de la Révolution.Apres la deuxième loi de proscription de l’Assemblée législative, le 27 mai 1792.le prêtre orthodoxe était a la merci de ses ennemis.On commença d’abord par interner les prêtres, puis on les emprisonna; il y eut dans ces mois-là quelques assassinats, mais isolés.Ensuite on décida de |es déporter et c’est alors que se placent les massacres en masse.Les plus considérables, ceux de Paris, sont les mieux connus, mais il y en eul d’autres.Partent des massacres de Paris, alors qu'a,près les exécutions des Carmes et de l’Abbaye la rage du meurtre s’était étendue à toutes les prisons, a 1 Hole! de la Force, à te Conciergerie, au séminaire Saint-Firmin, M.de la Gorce dit que la nuit du 2 au 3 septembre et la journée suivante comptent parmi les heures les plus honteuses de l’histoire de France.Quand ils n’eurent plus d'ennemis à tuer, les sicaires se rabattirent sur les criminels vulgaires, à la Conciergerie, au Châtelet, à la tour Saint-Bernard; puis on passe à Bi-cêlrc où on assassine des fous, des mendiants, des vagabonds et même des enfants détenus en correction; et enfin à la Salpêtrière, moitié hôpital moitié prison, où l’on tue (les condamnées, des malades, des jeunes filles détenues en correction.Celui sur lequel pèse la plus grande responsabilité de ces horreurs, e'est Danton, car tout cela ne se serait pas accompli s'il ne l'eût toléré.* * * Notre La Tour d'Auvergne, par Charles Le Goffic, exlrait ri un volume paru dans la collection Lrs Grands Coeurs.C’est un personnage curieux que ce soldat philosophe d'une bravoure à toute épreuve, qui refusa les promotions et tu à la fin de sa vie nommé par Bonaparte premier grenadier des armées de la République, peu avant de trouver la mort à la bataille d Ober-hausen.Il étaW tout en contradiction: “brusque et sensible, ''«««b natif cl sincère, versatile ol entête, héroïque et geignard, fier et modeste jusqu'à la négation de hii-mème, il n’a pas son égal dans la Révolution”.Mais les événements Font servi ol sans la révolution il h’aurait sans doute pas été le héros qu’il fut; et puis, note Fauteur, les nouveaux régimes ne peuvent pas 's’accommoder de la carence de héros.Néanmoins il a mérité sa réputation en ce qu'il fut vertueux et désintéressé; ce qu eMtintesquieu avait dit de Turenne, IM.Le Goffic l’applique à La Tour d'Auvergne: “Sa vie fut un hymne à la louange de l’humanité”.At Vue invraisemblable traversée de la Chine, par le Père Hue, prêtre de la Mission.C’est la suite d’un autre volume de la collection Découverte du Thibet; tous deux sont extraits d’un ouvrage intitulé: .S'oii-venirs d'un voyage dans la lartarie.,1e Thibet et la Chine.C’est un récit tquement du français a 1 angl vivant, inléressant par les aperçus suédois à l’allemand, au grar , .- .j., pissement du m, sur 'les habitants et le pays, et dont : les héros restent gais malgré le tragique des aventures qu'ils traversent.•f.# # Folie du monde et sagesse de Dien, composé de pages empruntées ’à Bossuet, notamment à ses sermons.Voici la table des matières: Brièveté de la vie, la loi de Dieu, la loi de Dieu et la charité fraternelle, les nécessités de la vie, liberation de l'homme, la quête de Dieu, en esprit de simplicité devant Dieu.Notons que tous ces volumes sont illustrés, le pins souvent de reproductions de tableaux célèbres.— P.S.„ „ ais, du grand éba-douanier qui semblait se demander, parfois, s’il ne s’était pas “mis les pieds dans les plats*.— LUCIEN D.L’art chorégraphique La Argentina Entrevue Sigrid Onegin reçoit en présence d'un douanier Des confrères ont raconté ce matin, l’incident tragi-comique qui a retenu pendant une bonne heure la célèbre cantatrice suédoise.Mme Sigrid Onegin, au bureau d’immigration, hier soir, gare Windsor.Ils ont dit aussi que cette contralto charma le douanier qui la gardait à vue en lui chantant des extraits des Cloches de CorneviUe.Le fait est authentique; j’assistais à la scene.J’étais même le seul Journaliste présent; non seulement Mme Onegin s’es* mise à rhanter un couplet des Cloches, mais le douanier, épanoui, lui a donné la réplique, expliquant avec un sourire un peu fat à l’artiste, qu’il avait déjà chanté à l'Opéra de Montréal (!).Ce duo, chanté entre deux courants d’air, .pendant que l’interviewer, gelé Le* volume* de* Bonne* Lecture* *ont en vente à I* Llhrelrle du "Devoir .50c l’unité.____________________ battait impatiemment le pavé, ne manquait pas de piquant.Ges circonstances se prêtant assez mal à une interviou, nous avons appris, cependant, que Mme Que-gin a fait cette année nue saison très dure.Elle a chanté, 1 été dernier, quinze fois à Beyreuth, puis elle a entrepris une tournée de cnn-rerts dans les principaux centres américains.Dimanche soir.Si-grid Onegin sc faisait acclamer a Columbus, Ohio, par un auditoire de 4.500 personnes.Avant-hier, clic chantait devant les étudiants de L’o-lumbia University, où clic obtint un triomphe avec deux compositions de notre regretté compatriote Etniliano Renaud.Mme Onegin a beaucoup d’admiration pour Emi-liano Renaud; elle n’hésite pas à le comparer aux meilleurs compositeurs.Mme Onegin est excellente lin guiste Elle dit qu’elle peut rhnn ter en 18 langues différentes qu’elle en manie plusieurs avec Madame Argentina, incomparable rénovatrice des danses tradition* J nelles d’Espagne, exprimait, lundi soir, le désir qu’elle avait de ‘ reconquérir” Montréal.A vrai dire, la Argentina était, chez nous, dans un pays déjà conquis.Aussi, 1 artiste espagnole a-t-elle fait.l'irr soir, à Vlmpérial.phis qu’une conquête: elle a inspiré à ceux quelle avait conquis un sentiment d’admiration profond.Il faut être habitué aux reactions du public montréalais pour comprendre l'enthousiasme extérieur relativement tempéré avec lequel a été accueilli, hier soir, le récital de Madame Argentina.Sauf pour M Légende d’Albeniz, Lagarlcrana ri” Guerrero et la Corrida de Val venir, les applnuriks-sements ont été plutôt sobres si l'on considère que la vaste nef de l'impérial était remplie a sa capacité, l.e contra,ste était frappant avec le véritable délire qu' secoue le théâtre n certains concerts d'artistes italiens.LeHr sobriété de l’auditoire d’hier est un hommage de plus à l'art unique de La Argentina, art qui porte au recueillement et dcconeertr même un peu.Les multiples impressions que produit chez le spectateur chacune des compositions de La Ar-et gelina se fondent en une seule: fa-1 l'impression du rythme symbolisé toujours le même visage, si l'on peut dire.Parfois, il prendra un visage pétillant de joie comme dans la Jota, vieille danse paysanne d'Aragon écrite sur la musique d* De Falla; parfois, i! deviendra tourmenté et dramatique pour la Danse du feu du même auteur.Ou encore il nous apparaîtra avec le visage passionné de l’Esquisse bohémienne d’infante, avec de visage un pen vulgaire de Lagarterana de Guerrero et de la Maiaguena d'Albeniz.D’autres fois, ce visage se détendra, s'amenuisera en quelque sorte pour ces pastels vivants, pleins de grâce et de délicatesse que sont: la Légende et Madrid 1806 d'Albeniz, Madrid 1890 de Granados et rette spirituelle danse des Philippines: La Cari nota.Enfin le rythme atteindra d'un bond les sommets de l'art (jrama-tique en prenant le masque tragique de La Corrida de Val ver de.U.e rythme aux visages sans cesse changeants résume, nous semble-t-il.l’art de la Argentina.Pour s’imprégner si totalement du rythme: rythme des pieds, rythme des mains, rythme des yeux et du sourire.rythme des castagnettes, rythme des costumes, rythme même de la voix pour certaine danse, il faut connaître tous les secrets de l’art: et nous croyons que celui-ci s’est révélé dans toute sa splendeur à La Argentina.Le récital que l’artiste espagnole nous a donné hier soir, avec l’intelligent concours d» pianiste Luis Galve, qui maîtrise lui aussi son sort, restera l'une des manifestations les plus remarquables du Beau qu’il soit possible de voir de longtemps.Lucien DESIIENS i ir u.'ms «i •."»»»»» s \.r * • ,.|Hté.Elle nous en a donné un par un être humain, i, exemple, hier soir, en sautant brus- Ce rythme n au''* Pas' cependant.25 ans, 25.000 OUI CHAQUE LICTEUR NOUS remive UN AUTRE ET (J LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 12 DECEMBRE 1934 ?LA RADIC ?RADIO-GAZETTE Mercredi.12 décembre Redio-Etate-Unii Auditions recommandées WABC — î«-« m., *«8 Wl- < 15 p.m.In*Utut de Musique CuHls.— Psntstsle en le mineur, de Schubert-Doh-nanyl; Symphonie en ml bémol majeur, de Mozart.9 0# p.m.Nlno Martini, ténor du Metropolitan Opera, avec le choeur et lor-cheetre Andre Koatelanetz.— It'a Unbelievable.de K laces et Palmer; Une Pur-tlva Le grima (L'Ellelr d'Amore).de Donizetti; Congratulate Me; Be Still My Heart; Sylvia, de Speak*; Mélodie (Calling All Stars').d’Akat: Stepping Out of the Picture; Toma a Surrlento.de DeCurtla.10 30 p.m.Lee Chefe-d'oeuvre de la mélodie.— Mary Eastman, soprano; Evan Evans, baryton; orcheetre Howard Barlow.— Recessional, de DeKoven; Hear Ye, Israel.de Mendelssohn; Mélodie brisée, de Sibelius; Le grand réveil, de Kramer; L’omnipotence, de Schubert: Marche de* prêtres (Athallei, de Mendeïaaohn; Une légende, de Techalkowsky.WJZ — ms m., 760 lül.9.30 pjn.John Charles Thomas, baryton du Metropolitan Opera.L'Heure catholique La causerie religieuse à l'Heure catholique du !# décembre, organisée par le Comité des oeuvres catholiques de Montréal, noua le distingué patronage de Son Exc.Mgr Gauthier, archevêque coadjuteur, sera donnée par M.Henri Jeannette, P.S.S.directeur de la Propagation de la Fol H exposera les vertus des martyre durant les persécution#.Cette causerie commence à 6 h.précises.A 6 h.20.audition de chant religieux par la chorale du Orand séminaire de Montréal, sous la direction, de M, Ethel-bert Thibault, P.S.S.maître de chapelle.A 6 n.45.causerie missionnaire: les mission* religieuses du Sacré-Cœur, par madame Joseph Trudeau.Jeudi, 13 décembre WABC — 348,6 m„ 860 klL 2.30 p.m., L'Ecole américaine de l'air: The Strange Christmas Party.5.15 p.m.Programme dramatique.5.45 p.m., Robinson Crusoe Jr.6.55 p.m., Nouvelles.8.30 pjn., Le Forum de la Liberté.9.30 p.m., The Pennsylvanians 11.05 p.m., Orchestre Little Jack Little.WEAF — 454.3 m., 660 kU.5 00 p.m.Congrès national des parents et des Instituteurs.5.45 p.m„ Trio Jester.6.30 F.m., Nouvelles.8.00 p.m, Rudy Vallee et las Connecticut Yankees.10.0J p.m., Orchestre Paul Whiteman.11.15 p.m., Jesse Crawford, organiste.WJZ 394.5 m., 760 kil.4.30 p.m.Platt et Nlennan, planistes.6.30 p.m., NouvaUe» 6.35 p.m.Armand Girard, basse.7.15 p.m.Gemmes de mélodie.Orchestre Tltde; Choeur d'Eva Olngras 8.00 p.m.Récitation de poéroea, par James Stephen, poète et romancier.8.30 p.m., Mélodies romantiques, avec Charles Sears, ténor: Ruth Lyon, soprano.9 30 p.m.Cléa musicales.Robert Shield, planiste; Larry Larsen, organiste.10.00 p.m.The Montreal Orchestra, direction Howard Fogg (de Toronto).Auditions recommandées WABC 348.6 m.kll.8.15 p.m., Fray et BragglotU, planistes — Lover; VorspUl (Tristan et Yseult).de Wagner; Body and Soul: Not Bad; Danse hongroise no 5.de Brahms.10.00 p.m., Quarante-cinq minutes A Hollywood.— Donald Nevls, ténor; The Eton Boys; Maria Sllvelra, soprano: orchestre Mark Warnow.— Love, Your Magic Spell Is Everywhere (The Trespasser); Villa (La veuve Joyeuse), de Lehar; Tonight Is Mine (Stlngaree) Radio-Mrsntfcal MERCREDI, 12 DECEMBRE CRCM — 329.7 m., 910 kU.5 00 Bonjour, lea amis! 5.15 Le trio de concert du Rltz-Carlton.5.45 Bourses de Montréal et de N.-York.6.15 Chansonnettes françaises 6.30 Luigi Romanelll et son orchestre.7.00 L'Action libérale nationale.7.15 Clifford McCormick, organiste, et Marjorie Marier, planiste.7.30 Billy et Pierre.7.45 Etude en blanc et en noir.8.00 Les Anciens Canadiens.8.15 Melody Mart.8.30 Tales of the Black Horse Tavern.9.00 Heure de la gaieté et de la romance.10.00 Le* Maîtres de la musique.Bach 10.30 Orch.Dornberger (Mont-Royal).10.45 Radio-Journal.CKAC — 411 ni., 730 kil.4.00 Fédération des étudiants.4.15 L'Institut de musique Curtls.5.00 Les événements sociaux.5.05 Extraits d'opérettes 5.15 Le Théâtre des petits.5.30 Le programme du foyer.6.15 Programme musical.6.25 L'heure récréative 7 00 Le programme Cyatex 7.15 Chansons sans paroles 7.25 Drames vécus.7.30 Le quart d'heure Famllex 7.45 Les deux copains.8.00 Le programme Sweet Caporal.8.30 I,es Trois Mousquetaires 9.00 Le programme Carling 9.45 Le programme F.X.LaSalle et Fila 10.30 Programme de mélodies.11 00 Le reporter sportif Molson.CFCF — 500 m., 600 kil, il 30 Musique de la marine 11.55 Nouvelles, i 00 Bourse.3 00 Musique Layton.4.30 L'orchestre civique de Rochester.5 45 Utile Orphan Annie.7.30 Souvenirs musicaux 8.00 Mary Piekford 8 45 Orchestre Rltz-Carlton 9 30 Ligue d urbanisme 10.00 Causerie: "Purity of Newi 10.13 Concert Austin.10.30 Orch.Dornberger.11.00 Nouvelles.CHLP — 266 m., 1120 kil.8.25 Sommaire, heure, culture physique 8.45 Musique variée.9.00 Chansons françaises.9.30 Opérette*.10.00 Poèmes symphoniques.10.30 Réclame P°ur 11.30 Vos valses favorites, il 39 L'heure 12.00 L'heure des dame* 1 30 L'hsure.4 55 Sommaire, heure, radio-annuaire.5.30 Méli-mélo.6 00 Bourse des mine* 6.15 Féd.des ouvrier» du Canada.6.30 Vagues musicale* 7.00 L’Heure du crépuscule 7.30 L'heure.7.30 Sa vira-voua que.7.45 The Voice of Love 8 00 Emission Sweet Caporal.8.30 The Harmonica.9.00 L'écrin de velours.9.30 John Gilbert 10.00 Un peu de tout.10.30 Orchestre.11.00 Heure.JEUDI, 13 DECEMBRE CRCM — 329 7 m., 91# kll.3.00 Bonjour, les amis! 5 15 Jack Telgman et son oreheatrs^ 5.45 Bourses de Montréal et de N.-York.6 15 Chansonnettes françaises.6 30 Fundy Fantasy.7 00 Gene Fogarty et son orchestre, 7.30 Billy et Pierre.7.45 Our concert 8.00 Au livre d'Or.8.15 Aspects pratiques de l'agriculture 8 30 Musique de chambre: Trio en ml mi- neur de Lalo, par le Trio de Montréal.sous la direction d'Edmond Trudol.9.00 Conférence par M.Antonio LanglAls.Sujet: "Notre maison en ordre".9.1$ Conférence eou» les auspices de l’Association canadienne de la Société des Nations.930 Fred Waring et ses PennayIranian*.10.00 Roads that move: Le NU et le Jourdain.10 30 Billy Blasett et son orchestre.10 45 Radio-Journal.CKAC — 411 m., 73# kll.8.30 Chansons françaises.9 00 Sunny Side Up.9 45 Le vieux trappeur.10 00 Nouvelle».10.05 Entre vous et mol.10.30 Les musiciens de Montparnasse.10.43 Ouverture de la bourse.11.30 Récital d'orgue.11.45 Le programme des services rapides.12.00 L'heure ensoleillée.12.30 L'heure trlf lu vienne.12.45 Le programme Catelh.1.00 Cours (kl la bourae.1.15 Causerie de l’U.C.C.1.30 Chants d'amour.1.45 Le studio.2.30 Pour vous, madame.2.45 Mélodies.3.00 Broadways of Romance 4.00 America's Little House.4.30 Orchestre.4.45 Les événements sociaux 5.00 Loretta Lee.5.15 Tante Bonne-Humeur.5.30 Le programme du foyer 6.15 Musique classique.6 25 L’heure récréative, 7.00 Les dernières chansons de Paris.7.15 Croyez-le ou non.7.30 Le programme Blue Bell.8.30 Par-dessus les toits.8.45 lemgeiier présente: la Voix musicale.9.00 Radio-théâtre.10.00 Orchestre 11.00 Le reporter aportlf Molson.CFCF — 500 m., 60# kll.11.30 Musique de la marine 11.55 Nouvelles.1.00 Bourse 1.45 A Westminster.2.30 Musique Lay ton.2.45 Programme Langeller.315 La Philharmonie de Rochester.4 30 Platt et Nterman, planistes 5.45 Little Orphan Annie.8.00 Rudy Vallee.9.00 Radio-théâtre Dominion.10.00 Concert Paul Whiteman.11.00 Nouvelles 11.15 Jesse Crawford, organiste.CHLP — 26g m., 1U# kll.8.25 Sommaire, heure, culture physique 8.45 Musique variée 9.00 Chansons françaises.9.30 Comédies musicales.10.00 Opérettes.10 30 Fantaisies.11.00 Poèmes symphoniques 11.30 Emission du progrès, i 11.59 Heure.12.00 Heure des dames 12.30 Heure des dames.1.30 Heure.4.55 Sommaire, heure, radio-annuaire.5.30 Méli-mélo.6.00 Bourse des mine*.6.15 Féd.des ouvriers du Canada 6.30 Vagues musicales.7.00 L'Heure du crépuscule.7.30 L'heure.7.30 Madeleine.7 45 Les ami* d'autrefois 8.00 Orchestre, CCR 8.15 Chansons prtmeures 8 30 Musical Cocktail of the Air 9 00 Meunier da Sylva, planiste 9 30 Orchestre.10.00 Nocturne 10.30 Samovar.11 00 L'heure.LE LINDSAY UN BABY GRAND" DE VALEUR EXCEPTIONNELLE $625 •v#e banc aisortf ?Conditions aussi facilos qua $2.75 par samaina.I A Noël, rien ne serait plus agréable à votre famille que de recevoir l’un de ces magnifiques pianos.Le "Baby Grand" Lindsay est construit selon les règles suprêmes de l’art.Sa sonorité pleine et vibrante, la souplesse de son mécanisme le mettent au rang des pianos dont les musiciens même les plus exigeants ne peuvent que faire l’éloge.Le nom de 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CHSJ : CHGS : Halifax .Fredericton Sydney .Saint-Jean Summerslde kilocycle* 1050 h 930 I 1030 à .ISO ! 880 à 1240 i 1210 â 1120 i 1120 à 1500 Québec.CRCQ Québec CRCS Ontario: CKI.W : Windsor .CKNC: Toronto .CRCT: Toronto .Provinces de l’Ouest: CJOC Lethbridge .CFQC; Saskatoon .CKY: Winnipeg .] *780 â Colombie britannique: Chicoutimi .ij^} £ 840 â 1030 1030 â 1420 960 â 840 L'exposition avicole provinciale Elle s'ouvrira au Stade de Montréal le 16 janvier et durera jusqu’au 20 — Le ministère de l'Agriculture y coopérera Québec, 12 — L’exposition avicole provinciale se tiendra à Montréal du 16 au 20 janvier prochain.Cette exposition, la neuvième organisée par l’Association Avicole de la province de Québec, se tiendra au Stade, coin des rues Ontario et de Lorimièr.En plus d’un octroi substantiel, le ministère de l’Agriculture fournira des conférenciers, des instructeurs, dos films avicoles animés, et fera installer un exhibit spécial qui annoncera principalement les poussins d’un jour.M.1.-D.Barbeau, chef de la section d’aviculture au ministère de l’Agriculture.sera en charge de la participation du département, et M.Jos.Morin, de 1a section des expositions, s’occupera de l’exbibit du ministère.Le secrétaire de l’exposition, M.K.T.Jeffrey, 600 rue Chatham, Montréal, est chargé de l’organisation générale, et il recevra les en-! Irées des exposants jusqu’aux pre-! miers jours de janvier.Vient df paraître: “La vie inspirée de Jeanne Mance" MO â 1230 1230 â «40 CJAT: Trail .CKOV Krlown* CFJC: K am loop* 1200 â 1210 â 1310 â 910 630 889 MAGASINS [^FiïON-PRAFT cJechcuMeut, limitée votuxuicmsiaiiet dœL céïêbieï .~r = Par Pierre BENOIT L'ouvrage que M.Pierre Benoit : consacre à Jeanne Mance n’a pas j la prétention d’être une oeuvre l scientifique, basée sur un amas de documents, avec notes et références h l’appui.Comme l’auteur le dit si bien: ‘THistoire du Canada, cette épopée des plus brillants exploits, apparaît ordinairement sous la forme d'une belle statue de marbre aux veux sans vie.Mais, en cherchant tant soit peu, l'on trouve la grande tragédienne qui servit de modèle à la statue, une femme ardente animant les événements du feu des passions humaines”.Les grandes visions décrites par nos vieux ailleurs, il les a vues s'animer, vivre devant lui.et il a voulu ‘‘les repéter à sa façon pour ceux qui préfèrent la petite histoire à niistoire”.Et ceux qui liront Jm i Vie inspirée de Jeanne Mance sauront gré à M.Pierre Benoit d’avoir su éviter les embûches de l'histoire romancée: l’invraisemblable, le mauvais goflt.c» l’excès d’imagination.Son livre, divisé en trois parties: “Les sillons nouveaux”.“Le grain de senevé"."La moisson montante", est écrit de façon alerte.vivante, sincère.LA VIE INSPIREE DE JEANNE MANCE, volume de 212 pages est publié dans la série "Figures.Canadiennes” et se vend $1.00 franco.au Service de librairie du Devoir._____ | — 25 ans.25.000 DUE CHAQUE LECTEUR NOUS EN TROUVE UN AUTRE.ET LE BUT SERA DEPASSE.ga- Henry Bordeaux à Rome Inauguration d’un buste de Chateaubriand Rome.12.(A.P.) — Le sénateur Henry Bérenger, président de la Commission des affaires étrangères au Sénat français, s’est entretenu hier durant quarante minutes avec le premier ministre Mussolini.M.Bérenger qu’accompagnait M.Henry Bordeaux, de l’Académie française, a présidé à l’inaugura-tion d'un buste de Chateaubriand, écrivain qui, comme on le sait, s'est montre toute sa vie ardent défenseur des relations franco-italiennes.Le buste sera placé à l’Académie royale d’Italie.M.Bordeaux a fait l’éloge de l’amitié que Chateaubriand a toujours entretenue pour l’Italie.11 a dit qu’une entente franco-italienne constituerait un bloc de 100,000,000 de Latins.Ce qui serait une rantie de paix pour l’Europe.On a regardé la présence à Rome de M.Bérenger et de M.Bordeaux comme le signe avant-coureurs d’une résurrection de l’amitié franco-italienne que viendra probablement confirmer le ministre des a/faires étrangères en France, M.Pierre Laval, qui visitera prochainement Rome.Programme d’Emanuel Feuermann, violoncelliste Voici le programme que le violoncelliste autrichien Emanuel Fuermunn donnera, demain, à 3 h.p.m., au Ritz-Carllon, sous les auspices du l.adies’ Morning Musical Club.Toccata, de Frescobaldi; Sonate en mi majeur, de Valentini; Sonate en fa majeur, de Strauss; Sonate en la mineur, de Schubert; Zigcunerweisen, de Sarasate; des pièces de Bach, Sinigagtia el Dvorak.ainsi pense LA PRESSE CANADIENNE — de jour en jour AJOUTEZ un p«u de lumière à la gaieté des FETES "Une suggestion à point’’ UNE JOLIE LUNETTE DE QUALITE rAVEC-LITE est un cadeau des plus utiles et très agréable, pour un ami, un parent, ainsi que personnel.Voyes nos spécialistes, ils vous guideront sûrement.Tait'Favreau - Ltée 265, m# ST8-CATHERINI 1ST — Téf.LA.6703 SUCCURSALES : Ste-Catherln* Est Tél.DO.1355 Coin Bonrbonnlère — FR.59#0 276, ate Victoria, St-Lamben — Tél.791 Il y a un magasin TOUSIGNANT FRERE près de chez vous: 1584 Sto-Catnarin* 8.1587 Ontario K.3539 Ontario S.5167 roo Clarka 2309 Ontario E.1148 Mont-Royal E.2929 Maaaon 6920 St-Hub«rt 203' Mont-Royal E.TOUSIGNANT et Frère Limitée.6312 RUE SAINT-HUBERT EEUBRE Crémerie 1ère qualité .Crémerie 2ème qualité Beurre de laiterie .• • CENT POUR CENT CANADIENS-FRANÇAIS Moins cher que partout ailleurs, même à qualité égale.Electro-placage en or et argent Fabrication de calice# et cibcires Réparation d’ornements d’église: une spécialité Confies votre commande i la MAISON |.Gaston Gérard (Suce, de La Ole l.oyal Stiver Plate) 70, Craig Ouest - HA.9948 Les e snonue* atteintes do rhwna-tlsma», goutte, maladie du foie, de la peau, de l'estomac et de 1 Intestin ont grand avantage à prendre LlTHlNÉS \L Dr GUSTIN MOINS D'UN SOU LE VERRE In vente dans toute» le» pharma-cies - Méfies-vous de» Imitation».Pour NOEL Donnez-lui comme cadeau y j Un fj CHAPEAU // Michaud” "Mieux fait pour plus do durée” 2*05 à g.50 Rd* Michaud Maitre-Chapolier Doux 911 rue Bleury Magasin»: 1257, Université “La réclame finit toujours par porter fruit” dit rannonceur persévérant* Où l'on s’habille bien— Ernest Meunier Le Tailleur Fashionable 994, RUE RACHEL (EST) Téléphones: FR.9ï43-9«50 le " “ Economique — fabrique toutes essences Spécialité: Vanille 1ère qualité — Chez votre épicier ou appeler AMherst 5761 4916.Sème AVE, ROSEMONT Spécialités: Chemises WARRENDALE — Complet LOMBARDI RAOUL FOURNIER CHEMISIER-TAILLEUR-CHAPELIER 4502.RUE ST-DENIS — 375.AVE MONT-ROYAL 1ST Tél.H Arbour 3896 MONTREAL gOIN DES PIEDS Spécialité: Chausiure» pour pieds malades.HOULE & BLEW 4561 est, Ste-Catherlne Tél.CL.7967 WISINTAIMER b FILS m.BOUL.ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulures — Cadres — Miroirs Réparation de cadres et miroirs LAn.2264* La Commission des concordats Ottawa, 12 — Le gouvernement fédéral n nommé les membres de la Commission de révision de la province de Québec pour la Loi des concordats entre les cultiva-Icurs rl leurs créanciers.Les commissaires nommés pour Québec sont M.le mue Louis-J.I.oranger.de In C.oiir supérieure.M.J.-S.Hover, de Québec, représentant des créanciers, et M.Albert Rioux.représentant des cultivateurs; M.Albert Sauvage, de Montréal, a été nommé registrairc de la Commission.New System Cleaning Service J.-H.BRETON, prop.ENRG.TEINTURIER-NETTOYEUR 2461 DES CARRIERES NETTOYAGE FRANÇAIS ^ R*ba«, Costumai, Mantoaux.Corn- t ploti, Pardessus nettoyés ot pressés à pertir de.Service de 24 heures.Chapeaux nettoyés 50c App«Uz CRescent 2142 GARAGE CRESCENT PAUL MARTEL Agence autorisée du Sludebaker — Achat et vente d'autoe usagés remis à neuf.Mécaniciens^ spécialisés: Débossage, Soudure, Duco Nous achetons les autos usagés Tél.CRescent 2196 Travail garanti — Honnêteté et bon service 5369 BOUL.SAINT-LAURENT M.Tokugawa nommé en Turquie Ottawa, 12.M.Ivemasa To-kugnwa, ministre du Japon au Canada, a été nommé ambassadeur en Turquie, Il succède au vicomte Kt-mitmno Mushakoji, nommé ambassadeur en Allciuaanc.Rhumes — Asthme Toux — Bronchites Sirop Villars — Souverain dans toutes les affections des voies respiratoires — 2 formats: .50 et $1.00 Voyez votre pharmacien.CANADA DRUG CO.Maiaon eHentillement «nnadlenne - français*.Confiez tout! lavages et nettoyages a **' CANADA LAUNDRY Co.Pourquoi ?Ec^homique — HygienKjqe Satisfaction AMherst 1195 Le douzième jour De VAction catholique du 6 décembre: Dans une note intitulée, “Maître chez soi”, le Soleil motivait hier en ces termes son refus de publier la riposte du Dr Philippe Hamel à l’hon.M.Taschereau: “La direction du Soleil n’accorde à personne l’hospitalité de sa tribune libre pour tenir des propos cavaliers ou insolents à un personnage aussi digne que le premier ministre de la province de Québec.Tout le monde s’en souvient, le Soleil a déjà traité de “bouvier” le premier ministre actuel du Canada, qui représente une autorité même supérieure à celle de M.Taschereau.Nous ajouterions bien que M.Bennett a une certaine dignité, mais le Soleil ferait vite dévier la discussion, conformément à son habitude, en disant que nous sommes bleu.Si Je Soleil prétend que M.le Dr Hamel a lancé contre M.Taschereau des “propos plus cavaliers et Plu?insolents* que le mot “BOUVIER , il fera bien d’en donner la preuve à ses lecteurs, en publiant cette lettre, qui menace de devenir historique.Autrement, personne ne prendra plus le confrère au sérieux.Les impitoyables iront même jusqu’à le traiter de Tartufe.En refusant de publier, au début d octobre 1932, une lettre de l’hon.Ernest Lapointe, inspirée de mo-hfs très généreux, le Soleil s’était déjà discrédité considérablement, aux yeux de tous ceux qui attendent une certaine loyauté des journaux.Le cas du Dr Hamel, après celui de M.Lapointe, ne réhabiliterait sûrement pas le confrère.Il faut éviter ce deuxième écueil.Donc, demain, treizième jour, jour vendredi fatidique, le Soleil se montrera chic.Et nous lui laisserons la paix.Sinon, il faudra l’obliger confra-ternellement, même contre son gré, en continuant de lui rappeler la lettre du Dr Hamel, celle de l’hon.Ernest Lapointe, etc.|_________E.L.Cette campagne s’accentue Du Droit, d’Ottawa, numéro dit 10 décembre: Vendredi dernier, à Wellington, Nouvelle-Zélande-, M.Malcolm Mac-Donald, sous-seerétaire d’Etat anglais pour les Dominions, a fait la declaration suivante: “Je crois que le temps n’est pas loin où les conditions économiques nous permettront de laisser émigrer, d’une façon à la fois prudente et régulière, un nombre important de bons citoyens.Cependant.la Grande-Bretagne n’a pas l’intention d’imposer ces émigrants aux dominions, avant que ceux-ci ne soient prêts à les recevoir.Cette migration d’Angleterre aux diverses parties de 1 Empire ne se confinera pas à quelques milliers.11 s’agit d’une migration de plusieurs dizaines de milliers.Le salut de l’Empire exige la mise en vigueur de cette politique”.Entrevus à ce sujet, de hauts fonctionnaires canadiens, préposés à l’immigration, ont fait remarquer fort raisonnablement que tout nouvel afflux de population sera indésirable tant que la situation économique ne se sera pas améliorée.Même en temps de prospérité, le Canada n’a pas pu assimiler les cent ou deux cent mille immigrants qui, chaque année, arrivaient içi des Iles britanniques ou d’ailleurs.Depuis vingt-cinq ans, le chiffre de l’accroissement de la population se confond, ou presque, avec celui de l’excédent des naissances sur les décès." Dans cet accroissement, les deux ou trois millions d’immigrants ne comptent pour rien.Dans plusieurs cas, les immigrants ne sont pas restés.Dans un grand nombre "d’autres, les nouveaux venus sont demeu rés ici et ce sont les Canadiens qui sont partis.Que nous vivions en temps de crise pu à une époque normale, la thèse de l’immigration ne se défend pas.Toutefois, il est bien des gens, en Angleterre et au Canada, qui ont hâte que l’immigration reprenne.Au point de vue économique et national, cette reprise serait absurde.Elle est encore moins acceptable si on prétend la faire au nom de l’Empire et dans le but de noyer la population française.Ch.G.L’Or-Vo ENFIN! Voici un jeu de société, jui tout en procurant une détente amusante contribuera certainement fi l'avancement intellectuel des nôtres, grands et petite'.Aimez-vous les caries?Jouez-vous quelquefois au* anagrammes?Avez-vous déjà fait des mots croisés?Connaissez-vous les jeux de bon langage?L’Or-Vo est comme une synthèse de tous ces jeux il vous procurera des heures agréables lout en augmentant vos connaissances en français, en anglais et dans maintes antres sciences.On apprend fi jouer fOr-Vo en cinq minutes.Vous pouvez vous procurer un ou plusieurs jeux de caries Or-Vo n la Libririt du Devoir au prix de 50 sous l'unité ou de $1.00 la douzaine.* \tr)i PHOTOGRAVURE NATIONALE I/Êtnm I I WJr P «49 Kl AUQUI TTI 9 VOLUME XXV — No 28à LE DEVOIR.MONTREAL.MERCREDI 12 DECEMBRE 1934 n [LÜlNlNfc lA Directrice: Jeanne METIVIER Les cloches Parmi let décorations que la préparation aux fêtes de Noël et du Jour de l’An nous ramène, il n’en est pas de plus jolies que les cloches.Qu'elles soient rouges, blanches ou vertes, argentées ou dorées, en papier ou en métal, les cloches nous disent toujours quelque chose.Si elles chantent dans nos clochers, c’est pour nous annoncer un événement: un baptême, un mariage, un décès, un tocsin, ou pour rappeler aux fidèles l’heure des messes, des vêpres, l’heure du mois de Marie, l’heure du rosaire.Les cloches remontent à la plus haute antiquité: il y en avait en Chine, 2.(t00 ans avant notre ère et le grand-prêtre Aaron portait un vêtement orné de nombreuses clochettes d’or.Les Grecs et les Romains avaient des cloches à leurs portes; elles annonçaient l'ouverture des marchés et les généraux vainqueurs les attachaient à leurs chars de triomphe.Les premiers chrétiens faisaient usage de clochettes dans les catacombes de Rome mais avec beaucoup de prudence; dés qu’ils purent professer leur culte plus librement, ils se servirent de trompettes, de crécelles et de cloches plus sonores.Au Ve.siècle, les missionnaires qui allaient évangéliser les peuples faisaient usage de clochettes à main qui mesuraient de un pied et demi à deux pieds de hauteur; au Vile siècle, les cloches s’agrandirent et sous Charlemagne elles pesaient deux cents kilos.On construisit des campaniles, au-dessus des églises, puis de véritables clochers et on commença à ébranler les cloches avec une corde; joh les frappait auparavant avec un maillet.Ce n’est qu’au treizième siècle qu’on entend parler de cloches de li,000 livres et au quatorzième apparaissent les bSurdons.Il fallait seize hommes pour ébranler la George-d’Ambroise de Rouen; la Joyeuse de Saint-Omer pesait 8,500 kilos et la Charlotte de Reims, 11,500 kilos.Les cloches n’ont pas toujours été rondes; les premières cloches étaient de structure grossière; quatre lames de fer battu rivées par des clous.,4 l'époque romane, elles avaient la forme d'un pain de sucre ou d’un cône tronqué.Les moines fabriquèrent les cloches pendant des siècles; plus lard, des fondeurs ambulants vinrent offrir leurs services aux monastères; ils fondaient sur place.Le métier de fondeur se transmettait de génération en aénération; on y gardait les secrets des tracés et les saines traditions du labeur.La hauteur de la cloche est égale à son plus grand diamètre; de cette opération dépend la beauté des formes, le noids et le son de la cloche.Une cloche de 19,000 kilos donne le do grave et 16,000 kilos le do dièse ou ré bémol.Deux cloches, l'une de 3,600 kilos, l'autre de MO donnent le la en octave.Les sons aigus sont les plus importants dans une sonnerie.La plupart des cloches de métal n'ont que 75 pour cent de cuivre; le reste esl en étain.La coutume de bénir les cloches remonte au Vile siècle; après la récitation des psaumes, l'évêque bénit l’eau et le sel et fait sur la cloche les sept onctions du saint (’.brème qui font de la cloche un vase sacré et termine la cérémonie par la fumigation, à l’intérieur de la cloche, de l’encens bénit par le Pape.Aimons les cloches, emblèmes de paix et de devoir.___ __ ALICE Mots d'enfants ,, I-* botteTpeches Huçuette est aMe se confesser p^iir la première fois.En revenant, elle annonce triompljalement à son petit frere: — Tu sais, je suis entrée dans la boite à péchés.LA REPONSE DU COEUR Maman, à Bébé — Si tu continues cl'êtrc aussi méchant, je ire t'aimerai plus.Bébé — Cela ne fait rien; moi.je t’aimerai tout de même.Maman a pardonné.DANS L’EXPECTATIVE Lucette, à Colette — Tu as eu de DANS LE TROUSSEAU DE VOYAGE i t, y : h ’-v; 'V • ^ : LE REVE DE BEBE Chut! parlez bas: dans son ber- Iceau.Près duquel bonne-maman veille.Insouciant comme l’oiseau.Bébé sommeille.Le jour, il est bien turbulent.’ Mais, la nuit, bouche demi-close.Sur un petit oreiller blanc Bébé repose.Là-bas, dans le firmament bleu.De beaux anges montent la garde; Ils portent des torches de feu; Bébé regarde.Robe blanche et ceinture d'or; Dans leurs yeux s'a'lume un sou- [rire.Où vont-il prendre leur essor?Bébé soupire.Soudain les étoiles ont lui.Oh! que la vue en est jolie! U en voudrait une pour lui.Bébé supplie.Son bras se tend, hélas! en vain.Quoi qu’il désire et quoi qu’il tA- Iche, Le ciel est plus haut que sa main; Bébé se fâche.Et puis tout change.ô désespoir! C’est un géant aux cris d'orfraie.Son oeil est dur.son manteau noir; Bébé s’effraie.Et l’homme s’approche avec bruit, Veut le prendre par la menotte.On va l'emporter dans la nuit; Bébé sanglote.Mais la bonne mère a couru: Bébé bientôt se pâme d’aise; Le géant noir a disparu, Bébé s'apaise.Le rêve a passé, sans effort.Maman est IA comme la veille.Sous un baiser un peu plus fort, Bébé s’éveille.L.ISAMBPRT Madame voyage dans le Sud?Voici une suggestion fort jolie; Un ensemble 3-pièces en tweed à petits carreaux, avec écharpe et chapeau tricotes à la main.Un cadeau instructif pour les fêtes -IN ROUTE POUR LI NOUVEAU - MONDE AVEC |ACQUES-CARTier* |eu pour doux h quatre personnes qui intéressera certainement les jeunes et les adultes.C’est un jeu canadien pub;.c par Madame E.-L.Pouliof.Québec, i l'occasion du quatrième centenaire de la découverte du Canids par (acquea-Carticr.LES (EUNES APPRENDRONT UNE PARTIE DE LEUR HISTOIRE CANADIENNE EN S'AMUSANT En venta i la Librairie du "Devoir.430 Notre-Dime est.$L25 au comptoir; $1.40 par la porte.Louis, je saurai, à son exemple, me respecter jusque dans les fers; successeur de François 1er, je veux du moins pôuvoir dire comme lui: Nous avons tout perdu, fors l’honneur.” Quand il rentra en France, en 1814, Louis XVIII data de la dix-neuvième année de son règne la “Charte constitutionnelle’’.bonnes vacances?Colette — Oui; mais papa n’était pas décidé k au sujet de l’endroit où nous irions; nous sommes restés huit jours dans l’expectative.Lucette —Moi, je n’y suis jamais mélancolie vier la beauté a une santé chancelante; telle autre dont l’étal de fortune est brillant voit ses enfants menacés d’une redoutable maladie héréditaire; celui-ci arrivé aux suprêmes honneurs est rongé par la allé.Est-ce un beau pays?DEVANT LA VITRINE D’UN MAGASIN Suzette — Moi, quand je serai grande, j’aurai une belle robe comme celle du mannequin.Lisette, dédaigneuse — Oh! pas moi; cela ne sera plus à la mode à ce moment-là.La courtoisie et le» uiagei Faits et glanes La jalousie Un livre intitulé: “La Médecine et la Jalousie’’ vient d’être publié.Sans nier que la jalousie soit bien souvent un état pathologique et par là, relève de la médecine, on ne peut méconnaître le trouble que ce sentiment détestable apporte dans les rapports sociaux.Elle appartient donc également au domaine du savoir-vivre et doit être combattue comme une grave incivilité.Si la jalousie est une maladie, souhaitons qu’elle soit curable.La jalousie est essentiellement le dépit que ressentent et manifestent les personnes souffrant de cette infirmité, en présence des avantages dont jouit leur prochain.Tout est matière à jalousie: le rang social, les biens de la fortune, les dons personnels, physiques, intellectuels ou moraux, les talents divers, même le bonheur intime conjugal ou familial.Plus couramment entre femmes, la jalousie nait et se développe à propos des moindres événements de la vie.Un succès mondain, une réception brillante, une toilette seyante, une silhouette élégante, suffisent à la faire éclater et à transformer une ancienne amie en une ennemie irréconciliable.Comment une femme peut-elle se laisser dominer par un pareil sentiment?Ce n'est pas très facile à expliquer, car bién souvent, les médiocres avantages qui provoquent la jalousie, peuvent être acquis par l’amie jalouse moyennant un léger effort ou un peu de réflexion.S’ils ne peu-veut l’être, ils sont souvent balancés par des maux bien faits pour J détourner de la jalousie.Telle personne dont vous seriez tentée d'en- II existe aussi l’amie soupçonneuse qui ne saurait supporter que vous accordiez votre amitié, fassiez vos confidences à d’autres qu’à elle-même.Ne vous y trompez pas, la soupçonneuse est toujours une jalouse.Sans doute on va répétant plaisamment: “ma meilleure amie est celle qui copie mes robes et dit du mal de moi”.Pourtant, à la longue, vous éprouveriez les funestes effets de La jalousie.Croyez-moi, si vous avez des amies de cette sorte, mieux vaut mettre, sans bruit, un terme à vos relations.Pour celle qui est l’objet de la jalousie, une seule conduite est indiquée: ne pas la provoquer, sans Joutefois se priver de la légitime satisfaction de ses goûts, mais ne prêter aucune attention aux menées des jaloux et des jalouses aussi longtemps que leur jalousie,( et c’est une question de degré, n’est pas nuisible.Leur montrer une entière égalité d’humeur et se conduire comme si on ignorait leurs sentiments.Il arrive qu’ils se lassent de vous poursuivre de leur hostilité et même qu’ils laissent percer leur surprise de cette indiffé- La “Madelon” En novembre 1916, le lieutenant Félix Chapon, du 321e d’infanterie, au repos à Ancerville (Meuse), pour manoeuvrer et “répéter” une attncjue.demanda au caporal Antoine Grillet s’il ne connaissait pas une chanson qui galvanisât un peu ses gars.Comme Grillet n’en connaissait pas, le lieutenant Chapon lui dit: “J’en sais une que j’ai entendue à Paris, au casino Saint-Martin.quand j'étais pompier.Je crois qu’elle irait; elle s’appelle “la Madelon”.Et il fredonna un couplet.Grillet, hon chanteur, copia cette chanson et l’apprit à sa compagnie.Quelques jours plus tard, le bataillon, puis la division Passaga, surnommée “La Gauloise”, dont faisait partie le 321e, chantaient “La Madelon” qui, trois mois après, avait fait le tour de l'armée française, des armées alliées et aussi de P'arriè-re”.L’ancien caporal Grillet a fait paraître (chez Payot) ses Souvenirs d’un fantassin (1914-1919).Une lettre de Louis XVIII à Napoléon On sait que le comte de Provence, frère de Louis XVI, qui prit après la mort de Louis XVII (1795) le titre de roi sous le nom de Louis Les bonnes recettes Civet de lièvre 1 lièvre mariné, lard salé, 1 c.à table de beurre, farine, 4 tasses de bouillon, 2 tasses de légumesj coupés en dés, 1 oignon, sel et poivre.Fondre la matière grasse, ajouter le lard salé, l’oignon, puis les morceaux de lièvre roulés dans la farine el faire prendre couleur.Ensuite.mettre le bouillon et cuire doucement.Une heure avant la fin de la cuisson, ajouter les légumes et assaisonnements.Chou-fleur eu gratin 1 chou-fleur, eau bouillante et sel.Diviser le chou-fleur, le cuire dans l’eau bouillante salée jusqu’à ce qu'il soit tendre, l’égoutter, le disposer dans un plat à gratin et verser sur le dessus la sauce suivante: Sauce Béchamelle 2 c.à table de beurre, 2 c.à ta- ble de farine, 2 tasses de lait, sel et poivre., Fondre le beurre, ajouter la farine puis le lait que vous avez fait chautfer au préalable.Laisser cuire quelques minutes.Assaisonner, et masquer le chou-fleur avec cette sauce.Saupoudrer de chapelure ou de fromage et faire dorer au four.Pommes en neige 4 grosses pommes, eau, 1 tasse de sucre en poudre, 2 blancs d’oeufs.Faire cuire les pommes dans l’eau jusqu’à ce qu’elles soient en compote épaisse.Battre les blancs d’oeufs en neige, leur ajouter le sOcrc, puis la compote de pommes et battre encore pendant quelque temps.Potage è la québécoise 5 grosses carottes, 2 tranches de navet, 2 pintes de bouillon, 1 pinte d’eau, sel et poivre.Cuire les carottes el le navet, égoutter, passer à travers une passoire fine.D’autre part chauffer le beurre, faire revenir l'oignon, y ajouter la purée ainsi que le bouillon et l’eau de cuisson des légumes.Laisser bouillir 5 minutes.Servir.EATON "Faites-lui cadeau d'une belle écharpe" BLANC, pour la soir — vraie soie 5.00 Autres écharpes blanches pour cadeaux, 1.50 à 12.00.LAINAGE im FAN- TAISIE, pour hommes plus jeunes, 2.50 Un modèle illustré ci-dessus.PAISLEY, beau modèle illustré, et aussi foulard anglais en paisley, 10.00.Autres modèles en faveur: “HACK” de Holliday et Brown, d’Angleterre.Vraie soie, 6.00.BOUCLETTE DE FANTAISIE, importation de France, 5.00.Autres 3.95.LAINAGE venant d’Ecosse, 2.50.— Autres plaids, carreaux, tartans, 1.95 à 7.50.Au m-de-cheussèe — rue Sainte-Catherine. dut sç condamner a Vexü eu leur jalousie, elle demeure, car elle est ancrée dans leur tempérament, peut-être s’attachera-t-elle à une autre victime.La jalousie conjugale, ou qui aurait pu l’être, comme dit joliment Paul Reboux, fournit beaucoup de co^ie aux quotidiens.Il est à peine nécessaire de la mentionner ici, car elle est d'une telle nature, qu’elle déborde le savoir-vivre et ne relève que de la Cour d’assise.Pour ceux qu’un dernier souci d’élégance serait encore susceptible d'arrêter dans cette voie, informons-les que.depuis fort longtemps, cette sorte de jalousie est démodée.lizf:th (La Maison Heureuse) Avez-vout besoin de bons livres?sous la Révolution et l’Empire.En 1803, le Premier Consul lui fit la proposition de renoncer à ses prétentions au trône de France moyennant des indemnités.Il reçut en réponse la lettre suivante, assez peu connue, et dont on conviendra qu’elle est de beau style: Varsovie, 22 février 1803 “Je ne confonds pas M.Bonaparte avec ceux qui l’ont précédé, j'estime sa valeur, ses talents militaires; je lui sais gré de plusieurs actes d’administration, car le bien que l’on fera à mon peuple me sera toujours cher.Mais il se trompe s’il croit m’engager à transiger sur mes droits: loin de là, il les établirait lui-même, s'ils pouvaient être litigieux, par la démarche qu’il fait en ce moment.“J'ignore quels sont les desseins de Dieu sur ma race et sur moi; mais je connais les obligations qu'il Adrcstez-vout au Service de ! m.'a ^posées par le rang où il lui a librairie du “Devoir”, 430 Notre- i ^"remnl'irai les obligations* jusqu’à I MUn ^ro*ramE'e »»r» exécuté p»r vs K.LJ R £ I remplirai «es oimgauuns jusqu a i ita™ Aurore Bleau Leanard et Mme J.A Dame est» Montreal.mon dernier soupir; fils de saint Bariteau Les nouvelles féminines Au Foyer Sainte-Claire Le R.P.Jules-Marte.OF.M.prêchera la récollection menauelle dimanche le 18 décembre, au Foyer Ste-Clalre d'AsaUe.5045 8t-Domln!que, Montréal, tél.: Dollard 8026.Toutes le* Jeunes filles sont Invitées, 11 y a messe à 8 h .déjeuner, sermon et Heure sainte prêchée.Le R.P.Salvator, O.F.M., prêcher» une retraite fermée pour Jeunes fille», du U au 15 Janvier, et une autre pour les Dame* tertiaire*, fraternité Ste-EUsabeth.du Zt au 25 Janvier.Le R.P.Raphaël prêchera ausal une retraite fermée pour les zélatrices de 1s "Revue franciscaine", du 1er au 5 février, ; Prière de s'adreser à Dollard 8020 pour tous renaeigneemnts.Alliance canadienne pour le vote des femmes de Québec L'assemblée mensuelle de l'Alliance canadienne pour le vote des femmes du Québec aura lieu le Jeudi 13 décembre.5 8 h.15 p.m„ au café St-Jacques, angle Ste-Cathertne et St-Denis A cette réunion, présidée par Mlle Idols St-Jean, M, Louis Francoeur, Journaliste.sera le conférencier.A l'hôpital Sainte-Justine De beaux prix aont offerts h eaux qui ont contribué au succès ds la Journée du Dollar au profit de cette belle institution Le Bureau d’Administration de l’Hôpital Sainte-Justine avait convoqué, avant hier, toutes les personnes qui ont apporté leur concours dans l’organisation de la Journée du Dollar, à l’occasion de la distribution des prix offerts comme témoignage de gratitude.Cette réunion avait lieu sous la présidence de M.î’abbé Orner Deschênes, aumônier de l’Hôpital.Etaient présents; MM.François Hone, M.Paquet, François Bisaü-lon, Mme L.de G.Beaubien, Mme H.D’Artois et les autres membres du conseil d’administration.La liste des gagnants a été proclamée dans notre journal du 11 décembre.“La rose effeuillée” Mardi, le 18 décembre prochain, la troupe du Cercle Maisonneuve de l'A.CJ.C., sous In direction de M.Julien Lippe, interprétera La Rose Effeuillée, ou le miracle de sainte Thérèse, à la salle de l'école Chomedey de Maisonneuve, 1820 boul.Morgan.Mlles Blanche Rochette, Blanche Girard et MM.J.Lippé, R.Guertin, L.Rogers.G.Cadieux, G.Paquette, R.Côté sont de la distribution.On verra le Roger Guertin de la Revue Pieu et Or.Pour informations: P.E.Pichet, 5000 est, rue Notre-Dame, Oairval 8232; Gédéon Leduc, 1729 rue Bourbonnière, Cherrier 9089.(Comm.) Tou* les soir* cotte «enuütie et samedi en matinée au THKATRE HIS MAJESTY'S L’opérette de MAURICE Y VAIN UN BON GARÇON Billet* en vent* de 30c à Sl-54 (plu* taxe) 3774 ST-DENIS — et — AU TF HA.31S3 HEATRE FL 248S Tarif 4m annonces classifiée» du ••DIVOIR” Téléphone: HArbour 1241 t tou 1* net, ik minimum comptant.Annonce* fuctuiée*, 1H* k mot 54c mlnlRiLSi.NAISSANCES, FIANÇAILLES, PROCHAIN 8 MARIAGES, MARIA.«ES, SERVICES ANNIVERSAIRES, GRAND’WESSKS, REMERCIEMENTS pour byWathies ET AUTRES, »180 par tn*ertloa cul van t U formule ordinaire, chaque mot additionnel 2 cent*.AVEZ-VOUS DES AFFAIRES A REGLER EN FRANCE?Dois aller en France en janvier, prendrais affaires à régler la-bas.S’adresser k Casier 33, le “Devoir”.j.n.o.BUREAUX A LOUEE à très bonnes conditions.S'adresser h 3 Notre-Dame est, chambre 6.MAIS OUI JE RECONNAIS LA SAVEUR DU MACARONI , j Sormttou£ 1 ORGUE A VENDRE Magnifique orgut-harmonium, 2 clavier» .pédalier, moteur «i désiré, «ui*i polit harmonium bon marchi.A.Du-ma», 3593 Ste-Familla, Montréal.14-12-34 Retraite fermée de l’A.C.V.Terminer l'année par une re traite fermée signifie terminer sa vie en état de grâce.Pourquoi ne pas vous joindre, du 13 au Ifi dé-eemrbe, à la retraite des Voyageurs catholiques de commerce?S’adresser à M.Zén.Gagné, 12291, rue du Bois de Boulogne.Bordeaux; téléphone: BYwatcr 0156.HP „ 15! 15! Feuilleton du "Devoir" jfp !5! & I Le Pont sur POiselIe l5î un i -51 % Üü § bar M.MARTAT^ % !5! ^iSiiQiupünisiüPisiijnüPisiistisiüPisiisiüPioiünLSiüPünjGiünüPiH1 3.(Suite) Merci bien.Jacques.Vous prendrez un verre de piquette, n’est-ce pas?Il fait chaud à marcher.FJ, saisissant un verre posé sur le buffet, elle le rinça deux fois, jetant l’eau sur les dalles de la cuisine, puis alla l’emplir à un tonneau placé dans un recoin obscur.Le facteur avala d’un trait le breuvage frais et piquant, et s’en alla avec un joyeux merci.Guillaume repril son couteau el le man-rher qu’il taillait, attendant patiemment que sa femme lui fit part des nouvelles contenues dans la missi-vc inattendue qui venait d’arriver.el qui, d’ailleurs, lui était adressée à lui-même.Mais Mathurine était pour le moins aussi placide que son mari.Elle s'approcha du feu, rompit sur son genou quelques branches de fagot qu’elle jeta dans la cheminée, puis, ayant suspendu à la crémaillère une marmite pleine d'eau, clic y mit les légumes pour la soupe.Ce ne fut qu’après avoir rempli tous ces soins qu’elle revint vers la table et prit enfin la lettre, sans que le visage ridé de Guillaume eût exprimé la moindre nuance d'impatience ou de curiosité.Bien nu’âssez âtté*- elle lisait sans lunettes, en tenant toutefois la feuille de papier à un distance considérable de ses yeux, et elle commença, d’une voix nasillarde et dépourvue d'intonations: “Mon cher Guillaume, “J’arriverai à la Rive mardi prochain avec ma fille, par le Bain de cinq heures.Ayez la bonté de nous préparer de votre mieux des chambres, et de nous procurer un cheval et un rhar à bancs pour nous prendre à la station."Je vous serre cordialement la main, ainsi qu’à votre femme.“Ole de Marmennes”.Mathurine, ayant lu consciencieusement jusqu'à la signature, releva la tête et regarda son mari.La figure de Guillaume restait impassible.Il arrive, et avec la demoiselle! dit-elle d’un ton étonné qui contrastait avec la manière dont elle venait de lire la lettre.Voilà bien six ans que nous n'avons vu la demoiselle fit le vieillard, posant son contenu et regardant a son tour Mathurine.Oui.mais depuis le procès, M.le comte n’a fait ici que des apparitions.Il n’a jamais pu prendre son parti de n’avoir* plus l'autre rive.Je croyais bien qu’il ne reviendrait plus ici.— La demoiselle l'aura désiré, elle s'y plaisait tant du temps de sa défunte tante! Quel flge a-t-elle, Mathurine?Dix-sept ans depuis la Chandeleur.("était une jolie petite fille, iuillaume.Te la rappelles-tu.per-[ hce sur la grande charrette qui rentrait les foins?Les enfants, ça aime tant la campagne! Son père l'aimait bien aussi, quand il étaif jeune garçon, avec il.Lucien.Ah! ils ne se doutaient alors çii l'un ni l’autre qu'ils ne se ver-l aient plus, qu’ils s’en iraient chacun de son côté, fâchés à mort, et lue les étrangers hériteraient de la neilleure partie de la fortune de défunte Madame!.Mais il faut .préparer les chambres.Comment aire?M.le rom te a emporté les •eaux meubles, et ce qui reste est si vieux, si vermoulu 1 Bah! tu feras de Ion mieux.Moi j’emprunterai la carriole de M.le maire pour aller à la gare.Il reprit son couteau et le man-rhe qu’il adaptait à son instrument, et elle s’occupa de nouveau de leur frugal dîner; mais, quand Je feu fut bien pris et que l'eau commença à bouillir, elle vint s’asseoir près de son mari et tira un tricot de sa poche.Je voudrais savoir si c'est pour longtemps qu’ils viennent, reprit-elle d’une voix un peu tremblante.— Ils te diront cela mardi, ma femme.C’est triste ici, Guillaume, quand on vieillit et qu'on n’a pis d’enfants autour de soi pour faire un peu de bruit, et vous dire des paroles d'amitié.FJ toutes ces chambres fermées, celte maison qui tombe en ruines! C'était bien différent autrefois.Guillaume jeta un regard vers l’arche ruinée du pont.Oui.dit-il, quand la vieille dame vivait et que tous ces bois étaient réunis à it Rive, c’élait un beau domaine, et qui rapportait, bon an, mal an, ses dix à douze mille francs.Il y avait de belles chasses par là.et les deux jeunes messieurs s’entendaient bien alors; on eût dit des frères.— Dame! ils étaient asse* proches parents pour s'aimer.Et maintenant!.Je n’aurais jamais cru cela de M.Lucien, dit Mathu-rine, secouant la tête.Moi, je crois, malgré ce qu'a décidé la justice, qu’il n’avait pas le droit pour lui.— On ne sait pas, le testament était si embrouillé! Mais la vieille dame ne pouvait pas penser à lui donner autre chose que la ferme du Bonceray: les autres fermes cl les bois allaient avec le château.— Il a dépouillé notre maître, mais ça ne lui a pas donné du contentement, car il n’est pas revenu dans le pays depuis que M.le comte a fait couper le pont.El le pare est devenu si sauvage, si triste!.Plus une allée tracée! Les deux vieillards se turent, évoquant les souvenirs du temps où le bruit el In gaieté animaient les- deux rivçs et remplissaient la vieille maison.— Triste, ce parc devenu sauvage! Oh! non, il ne l’était pas en cette saison, car la nature y donnait ses Etes et la parait de sa magnificence.Pour toute personne éprise du pittoresque, res branches échevelées, ces fleurs rustiques, ce tapis de mousse valaient mille fois les émondages savants, le?sentiers réguliers, le fin gravier répandu sur le sol.C’est isolé pour une jeune fille.murmura de nouveau Mathurine, mais on fera de son mieux pour arranger les vieilles chambres.Un bruit de pas se fit tout à coup entendre près d’eux, accompagné d’un murmure indistinct.Guillaume alla jusqu’à la porte de la cuisine, qui donnait dans la ôta son chapeau à la vue de deux hommes qui se dirigeaient vers le manoir.(A Suivre) p»i .-imp.l- m°rt* FWulilr*" (k r**pon*»MH*è Cn.i- S," *aitrtc*-proprt#»*ir4: O*or*** tl«r ’aueetcur-*#)*»*- \ __ ?w¦ l VYIC V*»^ n> E>L/< Le mémoire de la “Canadian Chain Store Association” Ottawa.12 (S.P.C.) — Dans un mémoire fie 45,(10(1 mots, le uroii-pement dit Canadian Chain Store Association prend la défense du magasin-chaîne auprès de la commission d’enquête sur les prix.Le secrétaire de l'association.Xt.J.G.Johnston, a résumé ce volumineux mémoire.Voici tes grandes lignes" de ce qu’il a dit: Le fabricant et le magasin-chaine Le magasin-chaine ne cherche pas à dicter des prix de vente au fabricant.Souvent te fabricant est dans une situation financière supérieure à celle du magasin-chaine.De plus, c’est toujours le fabricant qui entame les négociations.Les escomptes spéciaux et les commissions sont tout à fait justifiables.S’il faut Le congrès de la St-Jean-Baptiste Le rapport de M.Laforce — — Deux résolutions A congrès Jeun ______ _____ au Monument National Vote de confiance en Flandin Sur le projet de loi relatif au blé Paris, 12.(AP.) — Le premier ministre Pierre-Etienne Flandin a sur le blé à la la séance d’ajournement du j°n i^'11.?ur.'anhtenu un très de la Société de Saint- Chambre desdéputes eta obtenu un -Baptiste tenue le 6 décembre.vot* de «’onfiance de 434 a Uo.T,».i i-_ avait soiinaiiiempni menace Québec, trois du Nouveau-Brunswirk.deux do la Ottawa, 12.(C.P.) ______ que le gouvernement avait fixé au 17 janvier la date de l'ouverture de la prochaine session fédérale.On V il T* v* ’-ILliX (JC .Nouyflle-F.cos.se, deux d’Ontario Ou a appris .1,11 Manitoba.et lu yj I KJ*, liai llv, i ILvIvlUitr.VA i I pre milieu.lës apôtres des "sahîes ' sis de°l’r\ U ir 3 r,CS'! a«ait CrU qUC T/?" C°"~ doctrines.Aussi les crémières n .' .( J ( M.Boger Lèves-1 voquée pou rie 10 janvier, mais rôles du ‘conférencier^sont elles ' ?.j,e donnPr» une conférence sur le gouvernement a décidé de retar- * «¦ *'¦ '!- l ouvenure d'u„e wmaine.l/an tes professeurs rte ee.ee.j>/.i11 cu • 'dernier la session commença le 2o tes professeurs de ces cours d’été, i Fuis il développe le sujet suivant: J-a crise économique et les jeu-1 nes - L’orateur brosse rapidement ) un tableau de la situation mondiale) au lendemain de la grande guerre: ! équilibré rompu entre la produc-' Don et la consommation, règne des Commis épiciers Les membres du bureau de direction de l’union des commis épiciers de Montréal sont priés d’as- janvier, Il y aura trois vacances pour la session: les comtés de Halifax.I Long-Shore et Saint-Denis.Il n’est pas probable qu’il y ait des élections complémentaires.Il y a onze sièges vacants au Sé- La Grande-Bretagne ne paiera pas Washington, 12.(SJ».A.) | a Grande-Bretagne a déclaré aux Etats-Unis qu’elle laissera en souf-rance 1 échéance du 15, relative à la dette de guerre.Cette échéance seleve à $379,461.776.Club libéral Youville loi qui entraverait la concurrence taillant indépendant entraînerait sûrement une hausse générale lies prix de détail.Nous avons cherché à démontrer que le marchand indépendant qui a de réelles aptitudes pour le commerce peut, s'il le veut, vendre ses marchandises à aussi bon marché que le magasin-chaine.Mais il ne s'ensuit pas que la moyenne des prix demandes par le magasin-chaîne soit aussi élevée que la moyenne des prix demandés par le marchand indépendant.Les méthodes d’achat et rte vente en vigueur au magasin-chaine ne constituent pas une injustice l’égard du marchand indépendant Nombre de marchands indépendants réussissent à augmenter 1" volume de leurs ventes malgré la concurrence du magasin-chaine.Peut-être çst-il possible d’emipêchei» par une loi efficace Tacha landage au moyen de la sente a perte.Les membres de l’association sont prêts à adhérer tout à fait a une mesure dans ce sens.Il faudra tenir compte de la nécessité de ven-[dre rapidement les produits qui s’altèrent vite ou se démodent, du problème que posent les excédents de marchandises Adopter que le magasin-chaine fait au dé-;.r nprnî-n ne t\ s.rcc,-taillant indénendant cntminerii» '^ ^ MESSL DE MINI 1T.GH VRROVAGE DU ROIS HABITANT ALLANT AU MARCHE "A LA TIENNE, VIEUX!” LES SUCRES LA DEBACLE LE ITMEUB AU COIN DU FEU LA PECHE A LA LIGNE LE FRICOT NUIT DF NOEL LA CLOTURE LA CRIEE LA CARRIOLE Reproduction en noir, carnet, sou-à baits inscrits, avec enveloppe.Au comptoir, .05s.chacune, ,50s.la douz.Par la poste, .05s chacune, .60s.la douz.SlJKTS FS CO! CFF RS D'APRFS It FS RI JFUFS RI TOI R DF CA MESS F DE par une loi efficace Pacha MISHIT iandaae au moven de O \enin m CHARROY \C,F DF.ROIS IIABITAST (LEAST \F MARCH F "J M TIFXSF.VIFCXr I.FS SI C B FS 10 et s l'unité ou St.00 la domaine, (n romntoir on par la vaste CARTES PEINTES A LA MAIN.Sujets variés: aquarelles, silhouet-I tes, etc.10 cts l'unité ou $1.00 la dou;aine.La persécution religieuse au Mexique omes.refus de suivre les directives éclairées venant rtc Rome; le tout amenant la grande catastrophe que nous connaissons.Où est le remède?Dans le retour des peuples comme des individus a Dieu, à l’observation rigoureuse de la loi morale dans la vie privée et plus encore peut-être dans la vie publique et dans les relations commerciales et internationales, Parmi les victimes de la crise, il est un groupe spécialement digne de symjHthie: Les jeunes, qui au moment d’entrer dans la vie s’en sont vu fermer toutes les issues.On répété depuis quelque temps aux jeunes que c’est à eux seuls qu’il appartient de trouver la solution oc la situation.Les gouvernants comme les antres ne voient guère don viendra le salut.Ces jeunes aguerris par les difficultés, sont bien prêts à se mettre à l’oeuvre, nais Mis ne peuvent attendre le sa-11 dc aînés, ils désirent au charte.i session.Assemblée mensuelle, ce soir à soit N eh70-8 ^-ajeunesse.Présidence d M.ce de* la Conte di Savoie 13 fév.12 29 560.285.Classe spéciale 330.Rtx 27 fév* 12 29 560.285.Aquitama Classe spéciale 330.9 mars 13 32 520.280.Saturnia 27 mars 20 42 485.275.Tour du monde Excursions comprises Emp.of Britain 10 janv.32 130 $2.150 «¦M» Franconia 12 janv.33 139 1,750.—]- - - - Resot u te 12 janv.38 133 1,750.- Emp.of Australia 18 janv.26 96 1.350.— N®uv*U* route: — Méditerranée, Afrique Orientale et Sud, Amérique me-Mdionale.CALIFORNIE p*r CUBA et PANAMA SERVICE BI-MENSUEL DE NEW-YORK Aller et retour par l'océan:— 1ère classe.$210.00 Touriste $112.50 Par bateau et par rail 1ère classe Touriste $275.00 $210.00 A CUBA — Voyage de 9 jours don» B à La Havane, hébergement’ et visites compris .$120.A la Nouvelle-Orléans par l’océan Départ 4e New-York Passage 1ère, aller et retour, hébergement $()(") 4 jours et visites >rV/.Billets pour tous les pays au tarif des compagnies Le Devoir Voyages 430, Notre-Dame Est - Montréal Tel.HArbour 1241 ASSURANCES - CHEQUES - PASSEPORTS Université de Montréal HOPITAL- NOTRE-DAME Jeudi, le 13 décembre, à 10 h.30 a.m., à l’amphithéâtre de l’hôpita! Notre-Dame, M.le professeur Ln-querrière donnera la neuvième conférence de son programme.Les sujets suivants seront traités: “Traitement des affections de la vésicule biliaire et des cirrhoses Traitement des constipations.’.Tous les médecins et étudiants en médecine sont cordialement invités à y assister.La rue “Louis-Hémon’ La Commission municipale des noms de rues siégera vendredi après-midi, à 3 heures, pour discuter le cas de la rue “Louis-Hémon".Cerlaines personnes soulèvent des objections violentes au projet de la rue Louis-Hémon.Le président.M.Trépanier, demande à tous ceux qui ont des objections à appeler une nie du nom de “Louis-Hémon".de venir se faire entendre vendredi après-midi prochain.LE DUC ET LA DUCHESSE DE KENT ET LEUR GROUPE D'HONNEUR i Cotte photographie montre le duc et la duchesse de Kent l’abbaye de Westminster.— Debout, de gauche à droite (ialIcA.la princesse Eugénie de Grèce, la duchesse el le Irène et la princesse Juliana.— Assises, lady Mary Cambridge et la princesse Elizabeth.avec leur groupe d’houneur, immédiatement après Jour mariage a ite; la princesse Katherine, lady Iris Mountbatten.le prince de duc* de Kenl, la grande duchesse Kera le duc u Vork, la prmeesse Lfc PfcVPiK, MONTREAL MERCREDI TvuuiVlE AAV no Z03 COMMERCE ET FINANCE L’homme qu’il faut ^cs nouvelles en raccourci Qui sera nommé adjoint au sous-gouverneur de la Banque du Canada?Voilà la question qu’on se pose partout, et depuis des semaines, puisque cette nomination se fait attendre alors que le gouverneur et le tous-gouvreneur ont été nommés il g a déjà des semaines.Sous savons qu’il se fait de fortes pressions politiques pour faire nommer des hommes dont les principales, sinon les seules qualificatons sont d'avoir bien servi le parti con-servatrur ou encore d’être parents oo amis d’hommes politiques plus ou moins en vue dans le parti.Ces nominations seraient de celles aux-quelles U.Bennett ne voudrait pas attacher son nom.lui qui a su se distinguer dans fa plupttrt des no-minations qu’il a faites, à la magistrature ou aiUeurs.Le premier minisire, qui a soupe nt manifesté un jnqement sàr, en tait de nominations imporiantes, a nommé un homme ayant à peine 36 en* cm poste de gouverneur, M Toiorrt.Se serait-il pas nécessaire qvr Trdjoint au sous-gouverneur mit lui aussi un homme jeune, un tmtdm de qmrmnie ans, un homme qui.foui en ayant déjà une solide formation et les qualifications re guises, puisse m*oir devant lui les minces nécessaires pour contribuer effectivement au fonctionnement de cc-ür importante institution que sera la Banque du Canada?Ces/ ce guon a cru devoir faire pour le gcmrtrnear; Cargument ne vaut-il pcs am moins autant pour l’adjoint du soas-gouverneur?D’œstre pari, s’il est bon que le titulaire choisi ait une certaine experience de.fa praliqae bancaire, les qualifications nécessaires ne se limitent pas à celte expérience, fl faut surtout que l'homme désigné ail une forte culture générale, des connaissance économiques étendues el qu’il connaisse parfaitement bien surtout les idées qui doivent présider imx opérations d’une banque centrale, qu'il sache quels sont les véritables facteurs qui influent sur tes changes chaque jour, enfin un homme qui ait des connaissances autres que celles que Von peut acquérir dans ta simple comptabilité des banques.Une nomination purement politique, qui ne tiendrait pas compte des qualifications véritables nécessaires à l’adjoint au sous-gouverneur, sera non seulement très mai vue dans le Québec, mais elle causera un tori considérable au parli, de même qu'à la banque même.C.H.Bourse des mines Court fournis par U maison CPANG, BURKE & Co.m, rue Notre-Dame nqeat Cours do Ter Londres, 12 (P.A.) — Le cours de l’or a avancé de 1-2 d, à 140s.5d.Cours d« l’argent Londres.12 (P.A.) — Le cours de l’argent a fléchi de 1-16 à 24 9-16 d.Montréal (P.C.) — Certaines options se sont maintenues alors que d’autres ont légèrement fléchi, soit jusqu'à 15 points.Cinq contrais pour mars ont été transigés à 55.-20, Options: déc.54.25; avril, 55.-45; mai, 55.75; juin, 56.00; juillet, 56.40; août.56.65; oct„ 57.30; nov., 57.65.L'acier New-York, 12 (P.A.)— Iron Age rapporte qu'à cause d’une bonne augmentation , 82 (, 10O 16'4 12(4 2214 29\ 13>« 30*4 80 31 185 80 16 74 62 11’4 15*4 Rend.5.42 545 4.69 4.26 486 6.27 556 2.31 6 17 6.78 620 10 43 606 5 04 485 4.28 2.67 6 72 6.04 4.92 11.25 Elec.Power As Light Corp.Freeport Texas General Foods Corp.General Motors .G mette.General Electric .Hudson Motors Lut.Tel.& Tel.Co.Johns Man ville .si',* Kennecott Copper .17'» Loews Theatres .34-* Mack Trucks .28(4 Montgomery & Ward .28(4 Nash Car Co.17», National Biscuit .29 National Power Light .7li New York Central .21S* North American .12’i Noranda Mines .33 * Packard Motor* .44 Pennsylvania R.R.23*4 Phllllpps Pete .14*4 Pub.Serv.of New Jersey 30*4 Radio Corporation .5*» Remington Rand .p*» Republic Iron & Steel .13*, Sears Roebuck .40 Southern Ry .1614 Standard Brand ,.18*» Standard Gas As Electrie .52 Standard OH of New Jersey .41'4 Socony Vacuum OH .14% Texas Corp.Union Pacific .U.8.Rubber U.8.Indus.Alcohol U.S.Steel .Vanadium .Western Union Westinghouse 20V 10=4 16% 43*4 36*4 18=4 34% 33’.Woolworth .52 14=4 29% 21 le\ .t i.18 dcs ,\jg]es était prévu, et dès la se- Punitions: Conacher, S.Mantha , majne (iernjére certains intéressés et Smith., 1 .Deuxième période 3—Canadien.G.Mantha (Crutchfield-Mondtou) .19.25 Punitions: Trottier.Robinson.Troisième période - Canadien, Larochelle (G.Mantha et Rtley> .Canadien, Crutchfield- Jollnt) .Punition : McGill.! d'Ottawa avaient proposé ta situa-* tion de gérant du club St-Louis à 1 Frank NIghbor, qui dirige actuellement le club London, de la Ligue Internationale, en i’absenre de Toots Holway.Boucher s’est déjà distingué dans ie domaine du hockey, alors qu'il formait la fameuse défense des Sénateurs, Conn ell-Giancy-Boucher.Burke, Jackson, Smith et Brydge.Arbitres: Goodman et Cameron.Première période 1 Boston: Barry-CInpper-Ka- minsky .10.30 2 Boston: Stewart-Sliore .15.46 Punitions.Dutton et Smith.Deuxième période 3 Boston: Clapper-llarry-Ka- tninsky .• «.3.40 4 Boston: Sands-Reallie .5.45 Punitions: Dutton, Williams, Troisième période 3 Amér,: Conn-Hrydge.3.48 6 Amér.: McVeigli - Gracie- Hrydge .7 Boston: Conn .Punition: O’Neill.Arrêts: Thompson .< 0 Worters .11 12 1— Lachine: Deacote» 2— Lachine: Moore .3— Lachine: Ratcliff .4— Lachine : Turovlc .Pun.: Elliott.Deuxième période 5— —St-Latnbert Holmes .6— Lachine; Ratcliff .7— Lachine: Rouleau .Pun Shore.Troisième période 8— Lachine: K Ward .B-Lachine: K Ward 10-St-Lambert: D.Bennett .Pun : Campbell.Turorlc 2 Arbitres: Orner de Bonvlil» et Peu! Leduc Crânes .Lachine .Verdun .Valois ., Villeray .St Lambert S 5 14 3 0 3 5 15 4 17 17 14 12 10 7 IB 18 14 B S 4 a 2 2 l 1 Buffalo Taugher Bcrlctt Teasdaie Cleveland Roberts Gailighen Vail Daley f Brophyi Hailiday Bain Quintal bat National L’équipe de polo aquatique du bain Quintal, apres avoir été éliminée dans la finale du champion- Noël Gagnon vs P.Pierard La direction du club haitérophi-fl.35 j le Dorion, dont M.Emile Dorion en 19.30 ' •’id le président, organise pour mer-; rredi soir, le 19 décembre courant I un intéressant match â la salle Pelt) 26 h'1 s- 8965.rue Saint-Denis, près Ré-5 28 langer, de poids mi-lourds entre but déf.déf.centre aile IJarvi.s aile w Subs.Buffalo: Newman, Picketts, ! Massécar.L.Cunningham, Godln.j Drouillard, McDonald, Kalbfteisch.Subs.Cleveland: Leroux, Benson, W.Cunningham, Reeves.Cormier,; Jackson, Cook.Arbitres: Mickey Ion.Brantford.I Première période 1- —Cleveland, Cormier 3.33 , Pas de punition.Deuxième période 2- Buffalo, Massécar 19.32 Punitions: Callighcn, Drouillard,; Cormier.Troisième période 3 Buffalo, Pickett 9.331 4 Buffalo, Jarvis 15.00 Punitions: Cunningham, Leroux.fSuite à la page 8) HOCKIY AMATEUR SENIOR CI SOIR 1 I HEURCS McGILL vs LAFONTAINE VICTORIA K CANADIENS 8,500 $lif* EnfanN.25 «"»*• **"*"'•’ -40 Amphithèâtr*.50 Stètèi 8a lofas *t promana8a.71.ta«» cas prix camprsnant la axa. Montréal, mercredi 12 décembre 1934 LE DEVOIR Le petit bill Dillon de M.Allan Bray M.Allan Bray, échevin dr St-Henrl, qui c*st récemment passé dans les rangs du parti libéral provincial.a décidé de présenter un petit bill Dillon.Il veut que tout électeur qui demande l’unnuiation d’une élection municipale soit obligé de déclarer sous serment que son dépôt de 81,000 lui appartient, qu’il n’a pas été fourni par d’autres personnes, et que ses frais de contestation ne lui sont pas garantis.La différence avec le véritable bill Dillon, c’est que M.Bray ne demande pas d’effet rétroactif pour sombill, à des élections passées.I Car ce qu’on reprochait au bill Dû- ! Ion, c’était de substituer le parle- 1 ment aux tribunaux, dans des eau- ¦ ses actuellement pendantes, et de déclarer élus, pour toutes fins pratiques, ceux même oui étaient con-, testés et qui passaient la loi.L'agréable et l'utile à Polytechnique Professeurs et élèves savent joindre l'un à l’autre — Visites des industries de la vallée du St-Maurice — Cours pratiques dehors — Fête aux huîtres, revue, etc.Ecoles catholiques de Les bazars "Woolworth Diminution de salaires et bénéfices L’appel de deux dentistes MM.Noël Décarie, Gaspard Fau-teux et le Collège des dentistes La Cour d’appel a entendu hier! l'appel des docteurs Noël Décarie i et Gaspard Fouteux, dentistes, de jugements de M.le juge Fabre-Sur-veyer rejetant leurs requêtes pour bref de nrohibition contre le Collège des chirurgiens-dentistes.Le docteur Denis Forest avait porté plainte au conseil de discipiim* du collège contre les deux dentistes les accusant de manoeuvres dérogatoires à l’honneur professionnel dans leur publicilé dans les journaux et à la radio.Les deux dentistes ont présenté des requêtes pour bref de prohibition pour empêcher le conseil de discipline de considérer celle plainte, mais ces requêtes ont été rejetées.Les appelants plaident que la procédure suivie pour porter les plaintes a été entachée d'irrégula-r'tés à tel point que le conseil de discipline excéderait sa juridiction en les entendant; qu’en sommant les docteurs Fauteux et Déearic de comparaître devant lui, le conseil de discipline excéderait encore su juridiction parce que les plaintes ne portent aucun des actes dérogatoires à la dignité et à l'honneui professionnel énumérés par les status provinciaux; qu’il y a encore excès de juridiction parce que les membres du conseil do discipline seraient préjugés, ayant déjà prononcé sur les plaintes; enfin qu’il v a plusieurs et suffisantes raisons pour l’émission des brefs de pro hibition.Le collège soutient qu’il y a cho-sc jugée parce que les appelants ont déjà demandé l’émission d’un bref de certiorari contre le collège et que ce bref a été refusé.Us auraient failli dans leur tâche de prouver que le collège excédait sa juridiction.Soirce-béncficc pour Us artistes DIRECTION CHS DORNBERGER l u grand gala artistique el ^ sportif aura lieu le 20 décembre au 1 l oriun.sous la direction conjointe de Charles Dorn berger, chef d’orchestre.et d’Armand Vincent.j>ro-moteur, au bénéfice du fonds de Aocl des artistes sans travail.On entendra au programme Char-les Dornbergcr et son orchestre du Mont-Royal, ainsi que les orchestres de Billy Mini roe, du New Frolics et d Alex.Lavoie, de Che: Maurice.j lusieurs artistes de |a scène et de la radio participeront aussi à ce gala.Il y aura en plus un programme de boxe rempli par Carlos OuintaiiH et Lew Salira.FrankieI Martin et Yambo Andrades, quatre! aspirants au championnat poids-i coq.’ j M.Euler et nos chemins de fer Chatham.Ont.12.Dans un discours.M.W.D.Euler, ancien ministre libéral du revenu natio-nal.a exprimé l'opinion que pour résoudre le problème ferroviaire, il faut iinir les deux grands chemins
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