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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 19 août 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1916-08-19, Collections de BAnQ.

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VOLUME VII—No 19- MONTRÉAL, SAMEDI 19 AOUT 1916 -—I—________________ DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par !a poète : Edition quotidienn* * CANADA ET ETATS-UNIS.*5.0© UNION POSTALE.*8.00 É Ht ion hebdomadaire CANADA.«1.00 ETATS-UNIS.*1.50 UNION POSTALE *2.00 DEVOIR Rédadbon et admmiètratioA : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 REDACTION : * Mai* 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’ERREUR ONTARIENNE d’oeuvre n'ira qu’en augmentant.Et voilà une nouvelle preuve fournie à ceux qui se plaignent de l’augmentation du coût des impressions, qu’ils n’ont pas raison de se plaindre.Le papier a monté, les encres, les teintures, la colle, les salaires, tout enfin.Il est bien naturel que l’imprimeur passe parlie de la charge an client, quand déjà ses bénéfices étaient peu lourds.Louis DUPIRE.“I still believe that it is impossible to povern a high spirited and courageous race against their will”, disait, l’autre jour, à propos de l’Irlande, un des grands politiques anglais, M.David Lloyd George.‘ ' Cette maxime de conduite sage, qu’“if est impossible de gouverner contre son grc une race de caractère et de courage”, devrait inspirer d^s réflexions profondes au ministère ontarien.Que^ ne l’applique-t-il 'd^ns ses relations avec le groupe franco-ontarien qu’il proscrit sournoisement depuis des années, en affirmant toutefois, comme le répétait encore mercredi soir à Toronto M.Ferguson, qu’ “it agit au mieux des intents de la population française de l’Ontario” ?Une race fière et courageuse ne se laisse pas mettre le joug, ne souf-!|fre pas qu’on la bâillonne.Toutes les manoeuvres persécutrices de Ber-; lin n’ont pu empêcher les petits écoliers polonais d’Allemagne de continuer à prier Dieu en polonais et de parler leur langue plutôt que celle de l’oppresseur.Et toutes les tentatives d’assimilation germanique se sont heurtées en vain contre l’obstination des habitants du Slesvig-Holstein.I Egalement, en Belgique, de ce temps-ci, la volonté brutale de von Bissing : s’effrite sans résultat, dans les assauts qu’elle livre à Pâme belge.Race fière et courageuse, eux aussi, les Franco-Ontariens, depuis des années, tiennent tète à la persécution.Ni les menaces ni les lourdes cajo-| leries, ni les rigueurs inspirées à Toronto par un esprit plus vexateur f encore, s’il se peut, que celui des pédagogues allemands du Posen, ne sont encore venues à bout de l’opiniâtreté des Franco-Ontariens.Ils ont pris possession des écoles qu’on leur avait enlevées, ils ont tenu tête aux émissaires des Hearst et des Ferguson, et sans bravade, ils ont maintenu leurs positions.Institutrices, élèves, parents, tous ont refusé d’accepter Je joug humiliant d’un régime qui les eût menés à l’oubli de leur langue, à l’abandon de leurs traditions ancestrales.M.Ferguson prenait l’autre jour à partie, en termes injurieux, les prêtres et les religieux de notre race, à cause de leur attachement à leurs jouailles.Il faisait d’eux l’âme de la résistance.Oubliait-il cependant que cette âme fière est immortelle vaussi, dans la poitrine du Iplus petit écolier, de la plus humble institutrice, du plus paisible des Canadiens-français ainsi menacés d’un règlement scolaire inique qui, s’il n'a pas pour but la proscription définitive du français des écoles bilingues, est une merveille d’absurdité pédagogique, comme Ta dit un éducateur anglo-canadien?.Le que M.Ferguson voulait, a cette heure ou il tentait de soulever lest préférences.On a ses goûts, voyez-pnéjugés de ses auditeurs, c’était d’exploiter la haine du papisme dont vous, et les gens qui aiment à se sont animées tant de consciences torontoniennes, de leur montrer, der- P^'er une citation affiiment que de rière le groupe franco-ontarien, l’ombre de la tiare romaine, que son groupe déclare chaque jour à la veille de se poser sur le Canada comme un gigantesque éteignoir.Cet appel était d’autant plus fourbe qu’il se masquait d’un hommage au clergé catholique, — on sait lequel, — qui pactisé avec les auteurs du règlement XVII.Jusqu’ici, les appels de M.Ferguson, les dénonciations du News et de la Sentinel, ont pu chauffer à blanc les préventions de certains groupes d’Ontariens, honnêtes gens par ailleurs, mais d’esprit court, ou trop crédules.Us n’ont pas eu raison, toutefois, de la détermination fière des nôtres, forts de leur droit, tenaces à le réclamer, prompts sur la défensive, où que le ministère veuille les attaquer.La lutte, commencée depuis dés années, dure sans faiblesse de,1a part des nôtres, si le ministère, de son côté, multiplie ses vexations.Il semblerait que le gouvernement ontarien n’ait rien à gagner de Sévir ainsi, malgré tant de protestations hypocrites de son esprit conciliateur, contre un quart de million des nôtres, dont la persécution ne fait qu’exaspérer le courage et la volonté de tenir jusqu’au bout.Sous les murs du Verdun franco-ontarien, pourquoi le gouvernement de Toronto ne fait-il pas trêve, ne médite-t-il pas celle maxime de haute politique de Lloyd George: “It is impossible to govern a high spirited and courageous race against their will”, et ne s’avise-t-il pas enfin que jusqu’ici, clans l’histoire, les persécutés ont toujours eu finalement raison des persécuteurs, cela eût-il dû prendre des siècles à se manifester?UN CONGRES DE COOPERATEURS Oka, le 18 courant.A l’heure avancée de la nuit où j’écris ces lignes plus d’une centai-bne de cultivateurs, réunis dans la salle de récréation de l’Institut agricole, chantent avec enthousiasme nos vieilles chansons canadiennes.Ces cultivateurs, au nombre de cent trente, arrivés ici mercredi midi, rentrent dans leurs foyers, ce soir, Les lecteurs du journal qui ont la pâtiçince de lire les notes agi -oies publiées sous ma signature .que, j’assiste avec assiduité à part des réunions agricoles qui s tiennent dans notre province.C’est dire — sans vouloir poser au petit jeune homme bien renseigné — que j’en ai fréquenté de toutes .sortes : conventions avicoles, horticoles, arboricoles et plusieurs autres rôles, comme disait M.O.E.Dullaire.De certaines de ces réunions j’ai conservé d’excellents souvenirs, certes; an congrès de Saint-Hyacinthe, par exemple, j’ai passé des heures charmantes.Mais le dirais-je?c’est au congrès de la Fédération agricole de Saint-Hyacinthe Georges PELLETIER.LA CRISE DU PAPIER COMMENT ELLE AFFECTE LA LIER AI RIE.— LE COUT DE REVIENT DES IMPRESSIONS AUGMENTE.— L’OPINION D'UN EXPERT.M.George Haven Putnam, chef île la maison G.H.Putnam’s Sons, grands éditeurs des Etats-Unis, déclarait l’autre jour, dans une entre-rue à un journal new-yorkais, que les livres vont suivre la voie que leur trace les journaux et subiront il’ici peu une augmentation sensible lie prix, C’est encore une des eon-léquenccs de la crise du papier.\ux Etats-Unis, on ne connaît guère, comme en Europe et dans les li-irairies canadiennes-françaises, la brochure.Le roman s’offre lout relié au lecteur et, s'il est signé d'un mteuf moderne jouissant d'une cer-laine vogue, il ne se vend pas moins i’un dollar vingt-cinq à un dollar M tiquante.Par contre, on trouve les reliures, sinon fines, du moins lolides, avec papier convenable, jour des prix infiniment bas et qui léficnt la concurrence française, | l'U s'agit d’auteurs classiques.La i •.ouverture de ces reliures est, règle jénérale, en couleur, cl.depuis a hausse formidable subie par les’ einlures, elle revient beaucoup plus :her qu'autrefois à l'éditeur, M.Putnam prédit une ascension U'ochainc et marquée des prix et, léjà, certaines maisons new-yorkal-irs ont ouvert la marche.Au moment où on parle tant â *îpw-York.de la menace de grève les cheminots, l’éditeur affirme pic ses confères et lui sont acculés i In même situation que les proprié-aires de chemins de fer.Us dot* tent, dit*U, payer des augmentations mr leur plus important facteur de lépcnses, le travail, et par consè-iiienl on desrail leur permettre l’imposer à leur clientèle une ma* oration correspondante des prix.F.n outre, on ne peut songer a se ifocurer la matière première aux :onditions tie jadis.Il y a des haus- ses fantastiques, surtout pour ce qui est du cuir procuré par l'importation, de la colle, du drap et de la toile, sans compter le papier, qui devient un facteur important.M.Putnam ne croit pas qu’il faudra augmenter le prix de vente des livres déjà sur le marché, mais que la hausse devra prendre effet avec les nouveautés de l’année prochaine.Gela n'ira pas sans quelques difficultés parce (pie, ajoute-t-il, les gens étant accoutumés de payer les romans un tel prix, ne peuvent se sortir de la tète qu’un dollar cinquante, c’est bien le plus que l’on puisse donner d’une oeuvre d’imagination.Et c'est fort possible que l’éditeur, en face de l'intelligence du public à comprendre la nécessité de cette augmentation, doive se contenter d'une marge de bénéfice plus étroite.Par contre, les romanciers dont les oeuvres jouissent d'une faveur grandissante, ne réduisent en rien leurs exigences, observent amèrement l’éditeur.Us réclament des droits d'auleur de plus en plus forts et veulent qu'on leur verse sur la livraison de leurs ouvrages des sommes à être prises sur des profits problématiques et souvent irréalisables.lii comme ailleurs, il y a eu des gaspillages notables.On tirait à irop d’exemplaires cl on inondait le marché d’ouvrages d'un écoulement lent et rendu de plus on plus diffi-'ciie par l’arrivée de nouveaux ou-, vrages.On essaie déjà d’avoir re-I cours à des méthodes d’économie ci de se monircr plus prudents * * w Nous avons cru qu’il n'était pas sans intérêt de joindre celte dernière pièce à celle que nous avons citée.Elle démontre (pic chez nos voisins comme ici, le coût des impressions s’est accru.A cause de la concurrence excessive, comme te disail un autre éditeur, que nous avons déjà cité, on avait diminué chaque jour la marge des profits.Souvent, on risquait de travailler à perte, avec ce système.Ge que !n guerre aura fait restera probablement, Les éditeurs, même avec la baisse éventuelle du roûl de la matière première ne réaliseront pas encore des profits excessifs, car on peut être sûr que le coût de la main* gustibus.relard qu'il reüs.Et n’y * vous en a concluez sans pas deux pa- G’est d’abord parce que les con-ventionnistes sont de vrais, de purs “habitants”.(Quelqu’un me faisait remarquer que l’appellation “habitant'’ est absurde, stupide.Ça bien toujours été mon avis, du.reste, mais c’est un cliché et qui est-ce qui fait une plus grande consommation de clichés qu’un journaliste?Un de ces jours faudra vous conter l’histoire de ce qualificatif ridicule : habitant).Il y a assurément plusieurs hommes d’affaires de Sainl-Hyucin-the parmi ies excursionnistes, mais la 1res grande majorité des autres sont des cultivateurs venant d un peu partout.Et il ne faut pas être grand observateur pour se rendre compte que ce sont des cultivateurs prospères, pratiques, des geins “en moyens'' selon l’excellente expression en cours dans les campagnes.Mais c’est, axant tout et pardessus tout, parce que les congressistes so ni des coopérnleu.rs qu'ils m’on! paru intéressants.Il y a ici les officiers de la Fédération agricole de Sainl-IIyacinthe, des représentants de vingt-quatre sociétés coopéralives agricoles affiliées à la Fédération, el des membres isolés de plusieurs coopératives agricoles do la province.G’est le premier congrès du genre tenu dans notre province.Vous en voyez l'originalité.Organisé avec succès cette année par M.l’abbé Allaire et M.Henri Tousignant, tous deux du bureau de direction de la Fédération agricole, ce congrès marque Je premier d’une série (pii promet les plus heureux résultats.Et, pour ces assises, quel endroit, pouvait être choisi avec plus de discernement que l'Institut d’Oka ?G’est pour la région de Montréal, le foyer idéal de propagande et d'uc-thin agricole.G’est une maison de retraite spirituelle et de retraite agricole.L’enseignement qui v est donné est — M.O.E.Dullaire se plaisait à l'affirmer hautement ici-inême -— exclusivement pratique, tea visite des dépendances de la icitiie sous lu direction des divers chefs de pratique est intéressante, divertissante même, mais surtout instructive.Je ne mentionne pas ta beauté des paysages de La Trappe et 1 originalité de la vie monasti-(jjie : lout le monde en parle.Et 1 hospitalité des Pères, donc?Elle esl classique.Un cultivateur «ne disait des religieux qu’ils sont "bien donnants!’ A une séance dans la soirée, ainsi que nous l'annoncions hier, on a entendu plusieurs discours.Le .ternix, directeur de 1 teistitut, M.1.A.Charron, D.S., et M.O.F,.1 hdaire, onl parlé fort heureusement de la coopération et du patriotisme.Le H.I>.Léopold et M.A.Rousseau ont aussi porté la parole.M.Allaire, secrétaire-général de la hydcration, dans sou rapport a expliqué commenl l'influence de la société centrale s'élalt étendue aux comtés de Houville, Bagot, Saint-Hyacinthe.Shefford, Iberville, Ver-chères, tehûteauguay et Juliette.M.Henri Tousignant, trésorier, a parlé chiffres ; soit rapport a démontré que 1 oeuvre marchait lentement mais sûrement et à la satisfaction de tous.Les coopératcurs sont rentrés chez eux ce soir par train spécial, commandé, annoncé et équipé "en français’’.On a été chatouilleux sur ce point et les excursionnistes s'amusent encore de l’attention que l’en a apporté à leurs revendications.* * * Ge congrès prouve deux choses; il témoigne d’abord de l’intérêt croissant que prennent les ques-ions agricoles.C’est un des signes multiples de la renovation.Les cultivateurs eux mêmes avouent “qu’il n y a pas à dire, mais il y a quelque chose de chargé”.Je n'insisle pas.Mais cette réunion marque surtout le chemin qu'a fait l’idée de la coopération, pourtant semée dans les espri'x les moins favorables à l’accueil d’une pareille initiale.— Vous connaissez nos cultivateurs c a n a d i e ns- f rân ç a i s ! Là est le progrès.Nous espérons qu'on en restera pas là.Armand LETOURNEAU.RILLET DU SOIR.A MOTOCYCLETTE —Je n’oublierai jamais, me.dit mon ami T Emballé, les émotions varices que me procura l’achat de ma première — et dernière — motocyclette.‘ Pendant tout te premier été que je passai dans cette ville de l’Ouest, aux rues spacieuses et invariablement recouvertes d’un asphalte dernier cri, je ne cessai d’etre tout yeux et tout oreilles pour res vives machines au corps svelte et à ta pétaradante allure.Je les suivais des yeux du plus loin qu’il m’était possible, et je devins bientôt, comme il s’ensuit, un (Xpert en la matière./.’Indian û deux cylindres n’avait aucun secret pour moi, et j’identifiais une Davidson à trois coins de distance, par la seule mélodie de son moteur.J’éprouvais pour la grosse F'xcelsior une indifférence qui touchai! à l’antipathie, et la Flying Merkel à transmission par courroie ne me disait rien qui vaille.Par contre, je ressentais un respect mêlé d’envie pour les élégants amateurs qui passaient fièrement accroupis sur le châssis bas mais puissant d’une Thor à quatre cylindres.J’en revais, littéralement, et ma conversation s’en ressentait ou point que je perdis cet été-là plusieurs amis fidèles.Le seul qui me resta alla jusqu’à m’assurer un jour que j’étais “piqué”, pour ne pas dire toqué, et il m’adjura de penser d antre chose.Mais on n'arrête pas plus le.cours d’une vocation que celui d’un fleuve.“L’automne arriva cependant, avec sa température semblable au caractère d’une belle-mère dont le gendre est en voyage et qui n’a plus personne à tourmenter.Je ne parlais plus moteurs ni explosions, mais je n’en pensais pas moins, selon le mot célèbre.Un soir de neige et de verglas de la fin novembre, j’emmenai mon ami en dehors de sa route jusqu’à une ruelle sombre et équivoque.- Mais oh me conduis-tu?demanda-t-il avec une inquietude naissante.—A cette boutique que lu vois là-bas.fis-je avec nonchalance; U paraît qu’il y en a une à vendre à très bon marché; c’est une.Mais une quoi?demanda-t-il en me regardant avec un peu d’angoisse.—Une moto, quoi! Voici la petite annonce que j’ai découpée tantôt dans le journal.-—Mais ta es piqué, mon pauvre ami, fit-il avec désespoir.Ma parole, j’ai envie de le faire arrêter et interner!" La boutique, en tous cas, était fermée; et ce soir-là, nous n’allàmcs pas plus avant, comme dit une héroïne de Dante.L’hiver et te printemps s’écoulèrent.Je “n’en” parlais plus, mais j’étais sombre et taciturne.Et les rouges Indian me dépassaient dans la rue avec d'ironiques détonations.Puis le miracle se produisit.Je trouvai dans une boutique une Davidson irrésistible, à un prix d’une incroyable modicité.Je ne dormis pas pendant trois nuits.Chu-que jour, j’allais palper ta machine, bien installée dans sa vitrine.On me donnait des renseignements importants.Deux jours après j’avais conclu t’affaire avec le propriétaire, qui me ta devait livrer chez lui, vers le soir.Je fus exact au rendez-vous.Je versai l’acompte, convenu, et signai tous les papiers voulus.J’étais propriétaire! In pctlo, je donnais des noms d’oiseaux à mon acquisition.Je t’appelais tendrement rossignol, colibri, volaille.Hélas, je devais vite apprendre que te mot “éléphant” eût été plus approprié.Mon vendeur m’apprit la technique de l'affaire, et fit devant moi plusieurs courses prestigieuses.Puis il vint s’arrêter à mes pieds, et me tendit les guidons.Je les empoignai fermement, et la machine tomba par terre.Elle tomba pur terre parce qu'elle était lourde comme une locomotive, et que ce côté de sa nature m’avait échappé.Je commençai à éprouver des inquiétudes et t'envie irresistible de m’en aller, de m’en aller “de sans” comme on dit dans mon pays.Mais il était trop tard, mon honneur était en jea.L’ex-propriétaire releva l’infernale mécanique, la mil d’aplomb sur son support, fit partir le moteur qui se mit à cracher avec un bruit d’enfer, et me fit signe de monter à bord.J’o bris plus mort que vif.Puis je sentis nne pousser, lu lourde machine pencha comme un navire dans la tempête, mais l’instinct du bicycliste me In fit redresser, en même temps que je donnais inconsciemment à la poignée-contrôle de l'essence un demi-tour de trop qui nous enleva, machi- ne et moi, à quelque chose comme une allure de soixante milles à l'heure.J’avais les cheveux tout droits sur la tête, chose qui ne leur est pas arrivée depuis.J’eus le bon esprit de remettre le contrôle a une vitesse plus normale, et voilà, mon rêve se réalisait, je faisais une promenade à motocyclette,, entouré d’un glorieux nuage de fumée.Que te dirai-je de plus?continua mon ami.Au bout de la rue, je voulus revenir sur ma route, et j’esquissai du guidon un mouvement tournant.Mais j’g allai trop lentement, et faillis faire s’abattre de nouveau ta lourde machine.Heureusement, un boule-dogue féroce sortit juste à ce moment d’un jardin voisin et se mit à mes trousses incontinent.Du coup je lâchai toute l’essence, et je ne sus plus ce qui se passait, jusqu'au moment où je me retrouvai entre les bras de mon vendeur, qui m’aida à redescendre au niveau du commun des mortels.¦—Ouf! m’écriai-je, je me suis cru mort vingt fois.—C'est possible, me répondit ce jeune Anglais, avec un flegme mêlé d’admiration, mais, je n’ai encore jamais vu prendre un tournant comme vous l’avez fait là-bas! Je me, rengorgeai, et mes sueurs disparurent.“Veuillez tourner la machine, lui dis-je avec un grand calme, que je la monte pour m’en aller chez moi!” Robert VAL.LETTRE DU JAPON La Germanophilie attaquée ^IMPRESSION D'UN ANGLO-ONTARIEN “CANADIAN NATIONALISM AND THE WAR” EN VENTE AUJOURD’HUI.“Rourassa has contracted more intimately with international politics than most of our publicists have.There are other French-Cana-dians whose facility in the tongue of diplomacy gave them entry to international circles.The other day, one of them told of interchanges in Berlin and Vienna years before the war, which made one wonder how we have not learned to utilise the political experience, which is at our disposal, — why we have allowed machine politicians of the sordid type so largely to initiate our progress towards nationhood ', écrit M.Arthur Hawkes, du Toronto Star, dans une des deux lettres qu’il donnait il y a peu de temps à son journal, sur l'idée nationaliste telle qu’il Ta comprise, à la suite d’une entrevue avec le directeur du Devoir.Ges deux lettres, d'une lecture prenante, ainsi que la correspondance de M.Henri Rourassa avec le capitaine Talbot Papineau, forment le corps d’une nouvelle plaquette publiée par le Devoir, en vente ce matin même, et destinée à la circulation dans les milieux anglo-canadiens.puisqu'elle est entièrement en anglais.Parue ce matin, cette plaquette se vend dix sous franco, ou SI la douzaine, avec remise de 25 pour cent sur toute commande de 50 exemplaires ou plus.Il faut faire remise par cheque au pair, ou bon-poste, à Montréal, et avoir soin d’adresser directement les commandes à M, Rourassa.Gomme le tirage est limité, et la brochure, intéressante, on fera bien de prendre des mesures immédiates pour en retenir le nombre d’exemplaires qu’on veut en avoir.BLOC - NOTES L’itention du ministère Le News, de Toronto, organe .mi-nisfériel par excellence, rapporte que bientôt, “très probablement le recrutement aura pour directeur une personnalité canadienne importante.” On pistonne déjà, pour cette fonction, M.Mason, de Toronto, un homme d’affaires récemment nommé du sénat par M.Borden.Le News continue: “H est certain que le directeur du recrutement mira des pouvoirs très étendus et qu’il y aura un cens militaire dans plusieurs districts.Rien que cela ne soit pas l'enregistrement national, on estime que cela réussira bien mieux que le projet anglais.L'on croit que si ce nouveau plan ne donne pas tes résultats qu'on en attend, il n’y aura plus qu'une façon pour le ministère de trouver les hommes qu'il faut.GE SERA 1 )E I MKTTHE EN VIGGEl li LA CONS-; CRIPTION”.Les majuscules sont de nous.Ge que dit te* News représente-t-il l’avis du ministère, avis qu'il dissimulerait depuis des mois et qu’un chroniqueur indiscret révélerait ?Nouveau drame historique A propos de lu déportation de jeunes filles françaises et belges en Allemagne, par ies autorités teutonnes des régions envahies le Trans-crip de Boston écrit : "Les journaux anglais el français parlent anièrnnent d« la déportation de jeunes Françaises et de jeunes Belges à l'intérieur d’Alteniagitr, sur les ordres de Berlin.Tout eqiumc pendant la séquestration e! l’exil de 6,000 Acadiens français par 1e gouvernement anglais, nu XVHè.me siècle, -drame sur lequel l.onRfellow Par tout pays il est difficile de prophétiser ; au Japon, c’est impossible.Celui qui aurait prédit voilà dix ou simplement deux ans “ la bonne presse ” dont jouit aujourd’hui la Russie, celui-là eût certainement fait rire de .lui, chose grave en 'Extrême-Orient.L’Allemagne au contraire, dont l’emprise sur le cerveau japonais reste forte malgré la guerre, voit son prestige attaqué dans la presse depuis quelques mois, depuis que les Anglais se sont plaints sérieusement.Me plaçant au point de vue religieux, je voudrais dire ici le secret de cette emprise et noter qu’elle commence à être menacée.‘ Le démon a en tout pays son “ homme, son missionnaire avec ce “ mot d’ordre ; entravei l’oeuvre “ du prêtre.‘ Dans les pays noirs, cet homme “ c’est le sorcier.” (Missions catholiques, 19 mai 1916.P.327).Au Japon, pays avancé en civilisation matérielle, les choses sont un ]ieu plus compliquées.Le prêtre .trouve devant lui visibles, trois ennemis ; le kami, le confucianiste, le bonze et derrière eux, dans la pénombre, les soutenant tous les trois, .un homme ennemi que j’ose appeler l’homme allemand Qu’est-ce qu’un kami ?G’est un Japonais mort et par conséquent adorable.C’est un dieu, mais dont la gloire et le cercle d'adorateurs sont proportionnés aux actions d’éclat qu’il a faites en ,sa vie.Tel général de la guerre russo-japonaise a déjà son temple connu par tout le Japon.(1) Naturellement un Japonais vivant ne diffère pas radicalement d’un Japonais mort.C'est donc un dieu en puissance.Par contre, il diffère essentiellement de tout étranger.Les étrangers, fussent-ils illustres, n’appartiennent pas à la race des dieux.Telle est la doctrine actuellement reçue, du polythéisme japonais, dit shintoisme.On voit qu’elle s’oppose diamétralement au premier commandement de Dieu ; mais en revanche elle n'est pas en désaccord du tout avec la théorie allemande du surhommes.(Les zélés shnitoïstes ne se plutôt la limite et l'idéal (réalisable hélas !) vers lequel tendent les surhommes.Les zélés thintoistes ne se gênent pas pour le dire et surtout .pour le penser.De là à se croire supérieurs aux Allemands (les plus civilisés des Européens ?1 il n’y a qu’un pas, vite franchi.Confucius, 'Commenté par le matérialiste Tehou-hi (en japonais Sliushi), règne toujours sur l’esprit liés Japonais ; mais pourquoi auraient-ils honte du joug chinois, si au pays de la kliltur on tient le pauvre vieux maître en très haute estime ?Le savant anglais M.Chamberlain ayant écrit sur lui quelque chose de peu élogieux, et pourtant très juste, un critique allemand s'en est plaint, disant que Confucius avait la gloire d'être une sorte de précurseur pour l’agnosticisme contemporain et que de plus il avait établi un système social plus solide que la papauté elile-mènie (21.Ml fallait bien que ce bon Allemand donnât un coup de patte à la papauté).Ain.si donc, ‘ le mauvais génie de la Chine ” Tcliou-hi voit son empire sur le cerveau japonais ornsolide par la fausse critique allemande, (1) Les Japonais adorent aussi des dieux n’ayant mis eu d’existence terrestre, exemple la déesse du Soleil,.Amaterasu, aïeule à la 8eme génération du premier empereur du Japon : Jimmu.(2) Things yipanese.Page Htz.F.n note.amie de l'étatisme confucéen.Fin fait un confucianiste au Japon ne se convertit guère plus facilement qu’un musulman ailleurs.Ce n'est pas peu dire.De tous les ennemis du christianisme, en ce beau pays, c’est peut-être le confusia-nisme matérialiste de Shush i qui tiendra le plus longtemps ; car les Kami, en dépit de leur nombre (Il y en a des myriades), en dépit du soutien officiel et en dépit de la presse qui est tout pour eux, ne sont jias présentables.Us manquent notamment de tenue et de pensée raisonnable, comme du reste lesi surhommes.“ Qui veut faire l’ange fait la bête.” Quant au bouddhisme, qui paraît profond aux peuples enfants, ses rêveries ne sont pas sans parenté avec celles des pseudo-philosophes allemands.On le sait assez, pour que je n'aic pas besoin d’insisteç.Les bouzes japonais ne sont pas les derniers à le savoir et iis s’en prévalent naturellement.Voilà en trois traits ce que fait ici, ce que pratique demis trop longtemps “ i homme allemand ”, soit par lui-même soit par son ombre.Il corrompt l'atmosphère et aide les mauvais germes dans le domaine religieux et philosophique.On comprend qu’il soit difficile à la presse japonaise de se soustraire à cette influence.Au début, on a voulu expliquer par l’argent la germanophilie de celle presse ; explication évidemment insuffisante, car les éloges élaient sincères et chaleureux.Le sou n’en était guère métallique.Puis on a_ dit : “ La tète du ,Talion (militaires, professeurs, médecins), cette tête a été éduquée en Allemagne ou à l’allemande ”, Cette explication plus profonde que l’autre n’épuisait pas encore la question ; D’où vient (pie la presse soit comme ensorcelée par l’Allemagne ?L’Allemand serait-il le sorcier du eeesl'f aUErsv- ne- si,2 adK)vsonle Japon ?Il faut aller au fond des choses et dire : H y avait harmonie préétablie entre la perversion savante de l’Allemagne réformée retournant au paganisme depuis Luther, et.1e paganisme pur et simple.Cette harmonie devait se réflétef dans la presse, malgré la fidélité du gouvernement japonais à ses engagements.Mais l’opinion commence a changer.Il m’arrive de parler tantôt dans un village, tantôt à la ville devant un auditoire païen.Or partout je remarque ce fait significatif : Toutes les fois que je dis ce que fut Luther, je sens que je froisse, malgré ines précautions, une partie de l'auditoire.Si j’insiste, wuelques auditeurs sortent.Ce sont des jeunes gens, de petits intellectuels et je me dis alors : “ Inimicus homo hoc fecit ”.L’homme allemand a travaillé dans ces cerveaux et les a mis h l'envers.Us appellent mal ce qui est bien et bien ce qui est mal, barbarie la civilisation cl civilisation ce qui est barbarie.Toutefois ils sont peu nombreux ceux qui sortent ainsi et naguère leur protestation eût peut-être été moins platonique.Us filent assez doux aujourd'hui.Des Japonais sérieux attaquent maintenant résolument la germanophilie el Us ont trouvé un mot cinglant.doilsu-katmre (1) pour désigner les issus de Germains.Ainsi donc l'oninion touchant VAIlcniacne s'aiguille sur une nouvelle voie.Ce n’est pas trop tôt.Quant à l’avenir, malgré les heureux changements que je crois possibles, je n’ose encore rien nrophétiser.G.R., miss.ap.(1) La traduction littérale serait : vaincu de Germain ou sous-Gérmain, l’his-les nc-in-m Cirer drame ssir lequel Longfellow écrivit son poème empoignant, Evangeline.des familles entieics ont été sans pitié séparées; les Allemands ont fait encore pis, puisqu’ils ont ajouté nu bannissement le travail forcé, l’esclavage.mnsi que disent les journaux de 1 Fmton-to ” Ge rappel soudain de la tragédie acadienne démontre que toire, parfois, se répète et qu crimes des nations et des gouverne emits ne s’outillent pas, quelque jlérè! qu'm! ait à les vouloir dans le passé.L’intérêt en jeu La grève des cheminot» des Etats-Unis menace de paralyser tout le service des transports d une nation de près de 100 millions d ho min es, d'immobiliser 400 000 ouvriers, des (milliers de convois, et de mettre on péri! meme rullmentntion de la nation.Les chemi.nots deni undent la journée de huit heures el une aug-mentation annuelle de salaires oscillant de 25 millions, selon eux.à 100 millions, selon les compagnies de chemins de fer.L'intervention du président Wilson n réussi jusqu'ici à retarder la crise, mais il n’appert pas qu’elle soit écartée elle se fait même, plus d'heure en heure.Une à une telle époque, et proportions, suggère inuui nente telle grève, dans de telles à plusieurs l'idée que des manoeuvres allemandes n’y sont pas étrangères.Elle retarderait la livraison de millions d obus aux Alliés et peut-être so-rait-ce tin sérieux embarras pour les tacticiens de l’Entente.Mais jusqu où ne voit-on pas aujourd’hui i influence secrète de l’or allemand?Pour l’Empire Les Grain Growers de la Saskatchewan sont à expédier de ec temps-ci le contenu d’un convoi de farine de 40 wagons, pesant 3.200-000 livres, à la Grande-Bretagne, à titre de don témoignant de leur loyalisme à l’Empire.Celui-ci devra I employer au .soulagement de la détresse causée par la guerre.I e geste est beau.Mais combien y a-t-il, .'ni Canada, de ce temps-ci, de pauvres diables que l'augmentation du prix du pain inquiète, parce que leur budget domestique est tout oiince el que le problème de l'alimentation tout juste suffisante pour vivre se pose de plus en plus difficile pour eux ?Us n’ont pas même pour les rassurer l’Intervention du gouvernement qui devrait fixer le prix du blé et de la te ri ne, au lieu de laisser les spéculateurs profiler des circonstances pour le majorer artificiellement, il est excellent de penser à l’Empire.Mais il faut d'abord penser au Canada.G.P ET ENSUITE ?Après le mode d'enregistrement des Canadiens en état de porter les armes, que sir Robert Horden et ses ministres viennent d'adopter, qu’aurons-nous?Le NATIONALISTE étudie ce point, dans son numéro de ce soir.A part des articles de rédaction d'un vif intérêt et d’une caricature d'actualité, il donne aussi toutes les nouvelles locales et étrangères, ainsi que la chronique Sportive du samedi.En vente partout dès ce soir, cinq sous le numéro. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 AOUT 1916 VOL.VTÏ.— No 19! LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications »c-compasmées d'une lettre signée, arec adresse authen i^ue.Les correspondants anonymes s’é-P':gneralent du papier, de l'encre, un -Imbrc-poste.et à nous une perte d?temps, s'ils voulaient bien en ptendre note définitivement.LE FRANÇAIS A LA MILICE Québec, 10 août 1910.Monsieur le directeur du Devoir, Montréal.Cher monsieur, ,,Permcttez-moi de vous envoyer copie d'une lettre de sympathies reçue du département de lu Milice et copie de la réponse (/ue je lui ai adressée., U me semble juste que ceux qui ont affaire aux départements jm-biies.à Ottawa, puissent recevoir lès informations dont ils ont besoin en langue française.Je vous serais sincèrement obligé de publier cette correspondance pejur l'édification de vos lecteurs, ' vous jugez que la chose pourrait être de quelque que française.Acceptez mes ments.Votre utilité pour la tan- sincères remercie- tout dévoué, .1.FOriiXIER.copie de lu lettre du EPOPEE DE PRINCES | par ERNEST DAUDET 4, (L'Echo de Paris ) Voici une ministre : Militia and Defence, Canada.Minister's Office.Ottawa, July 2~th, 1916.Personal.Dear Mr.Fournier, — Will yon kindly aceeiil my sincere sympathy and condolence in the decease of that worthy citizen and heroic soldier, Private Henry Fournier, previously reported missing itbw for official purposes presumed to have died on or since June With, 1915.While one cannot too deeply mourn the loss of such a brave comrade, there is a consolation in knowing that he did his duty fearlessly iffid well, and gave his life for the (jbn.se of Liberty and the upbuilding ()/' the Empire.Again extending to you my heart-fill sympathy.Faithfully.Sam IirtiUKS, Major General, \\Minister of Militia and Defence, for Canada.Xifred Fournier.Esq.Quebec, P.Q.El voici la réponse de M.Four-Mer : Québec, 16 aoiïl 1910.L<:honorable ministre de la Milice, Ottawa.Monsieur, J’accuse réception de voire lettre iï| la dale du 27 dernier, dans la-yelle vous m’exprimez uns sympathies pour la perte de mon frère, le soldai Fournier ; je vous’en remercie sincèrement.9 Seulement, je trouve étrange (/ne dans vos départements vous ne puissiez trouver quelqu’un t/ni ail /m m’exprimer ces sympathies en langue française.Mon nom est assez français pour qu’il n’y ait pas d’er-Fenr possible, et le sacrifice qu’a fait mon frère de sa nie, pour la cause de la liberté, mériterait, il me sepibte, que le département trouve tf- moyen de faire adresser en tangue française ses sympathies.‘^Acceptez, monsieur, mes respectueux remerciements.J’ai l’honneur d’être, Monsieur, Voire tout dévoué, (Signé) A.FOURS’1ER.RAPPORT * DE BREVETS MM.Marion & Marion, solliei-tëurs de brevets, Montréal, Canada, et Washington.I).Ç„ E.-U., fournissent la liste .suivante de brevets canadiens et américains récemment obtenus par leur entremise.Tout renseignement à ce sujet sera fourni gratis en s'adressant au bureau d'affaires plus haut mentionné.j Nos CANADA 11(1,097—Johan H.Lidholm, Alby, Suède.Procédé de production d'ammoniaque de la chaux azotée.171,171 -Ernest Duroeher, Outre-non, P.Q.Chauffeur et conden-.sateur.171,182 Adrien A.M.Henriot, Paris, France.Procédé de traite-ment du minerai et des sels solides par réduction électro-ehimi- 1/1,190—Lucien Liais, Paris, France.Tissu gommé pour enveloppes > de bandages pneumatiques.1*1,275—Frank Roberts.Liverpool, Angl.et John M.(liffin, Halifax, X.-K.Dispositif de réceptacles en verre, faïence ou grès.1^1,276—Louis-J.-A.Amyot, Québec, P.Q.Ceinture élastique pour , corsets.ET AT S-UNI S -A.I.Fromager et J 1 jl 93,353- F.Dans l’après-midi du 5 septembre 1X70, au lendemain de la révolution qui avait renversé1 le gouvernement impérial, une foule nombreuse et agilée s’était groupée autour de la gare du Nord.Elle attendait Victor Hugo qui, de Bruxelles où il résidait, s était mis en route pour Paris en apprenant que la Republique venait d'être proclamée.Tandis que, dés l’arrivée du train, cette foule acclamait l'illustre poète si longtemps proscrit, quatre voyageurs venus, eux aussi de Belgique, se hâtaient de quitter la gare, comme s'ils eussent craint d'attirer l’attention, hélaient une voiture et s'éloignaient sans que personne les eût reconnus.Deux d’entre eux étaient le due d’Aumale et le prince de Joinville, le troisième leur, neveu, le duc de Chartres, et le quatrième un de leurs plus fidèles ;mis, Auguste Langel, chez qui ils devaient descendre.Dès le début de la guerre, un ardent désir de mettre lesir épée au service de leur pays s’était emparé d'eux et après les premières défaites, i! s’était transformé en une énergique résolution.Le 8 août, le prince de Joinville envoyait de Spa, où il se trouvait pour quelques heures, à l'amiral Rigault de Genouilly, ministre de la marine, le télégramme suivant : “En présence d;u danger de la patrie, je demande à i’uupereur d’être -iiiployé à n’importe quel titre à l’année active cl à mon ancien camarade de m’aider à l'obtenir — François d'Orléans.” De son coté, le duc d'Aumale écrivait au ministre de la guerre : "Monsieur le ministre, vous venez d'appeler tous les Français à combattre pour la défense de la patrie.Je suis Français, soldat et valide.J’ai le grade de général de division.Je demande à être employé dans l’uvtnée active.— Henri d’Ôrléans.” Le duc de Chartres suivait l’exemple de ses oncles: Monsieur le ministre, comme Français, comme ancien officier des guerres d’Italie et d'Amérique, j’ai l’honneur de vous demander un emploi à l'armée active.Mon voeu le plus ardent est de combattre pour la défense du sol de la patrie, fut-ce même comme simple volontaire, — Robert d’Orléans.” Ces lettres restèrent sans réponse officielle ; c’est seulement par une voie détournée qu'il y fut répondu par un refus.Mais, déjà, les journaux les avaient pubhées et la dépêche du prince de .ÛVviiville avait été lue à la tribune du Corps législatif par le député Kstancelin, à l'appui d’une proposition par laquelle il demandait l'abrogation de la loi de bannissement prononcée en LShS contre les princes d’Orléans.Cette proposition ne fut pas mise aux voix, mais l’effet était produit et la France n’ignora pas que les princes avaient offert de la servir, sous les ordres de l’empereur.Depuis ce jour, ils étaient restés à Bruxelles, dans l’attente des événements.commentant avec douleur les revers de l'année française qui ouvraient à l’ennemi la route de Paris.Us y étaient encore le 3 septembre.C’est là qu’ils apprenaient par notre confrère Jules Claretie ie désastre de Sedan.J’ai raconté dans mon livre sur le duc d’Aumale l’entretien pathétique qui eut lieu entre eux et le brillant écrivain (pii leur avait fait part de ce tragique événement.Je n’en retiens ici que ce mot du duc de Chartres s’écriant : Aloi.je veux me battre.Je ne suis pas un prétendant, je suis Français, je sms soldat ; je veux me battre.Ses oncles lui firent écho et le lendemain, à la nouvelle de la révolution de Paris, ils se mettaient en route pour aller offrir leurs services au nouveau gouvernement.En d’autres temps, les hommes qui venaient de s’emparer du pouvoir avaient demandé l’abrogation des lois d'exil.Les princes pouvaient donc espérer (pie cette fois leur patriotique prière serait entendue et exaucée.Quelques heures après leur arrivée.un homme, duquel on peut dire qu’avec un inlassable dévouement il a consacré à leur cause tous les instants de sa vie, Edouard Bo-cher, accourait à leur appel, recevait leurs instructions et par leurs ordres, allait chercher un autre de leurs amis, le comte d’Haussonville.Le G septembre, dès le matin, celui-ci, conduit par Edouard Rocher, venait les trouver.—Eh bien! vous le voyez.d’Haussonville, s’écriait le duc d'Aumale en l’embrassant, nous avons rallié au canon et voici ce que nous nous proposons de faire.Et il exposait le programme qu’avec son frère et son neveu, il s'était tracé.Il fallait prévenir immédiatement le général Trochu et Jules Favre, membres du gouvernement, de leur présence à Paris.Leur envoyé devait expliquer qu’ils y étaient uniquement comme Français, connue militaires, venus pour se battre contre l'ennemi commun.¦—Si nos services sont acceptés, si l’on vous demande où et comment nous voulons être employés, vous répondrez que les postes les plus périlleux sont ceux qui nous conviendraient le mieux.Si par des motifs tirés du salut public, on nous invite à repartir, nous repartirons, mais par la grande porte, à visage découvert, n’ayant pas à cacher pourquoi nous nous retirons.PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES CHARRETIERS DEMANDES' Cauchnasvaga.Dompeuses doubles, $6.00 par jour.Tombereaux, $3 00 par Jour.Pour informations s’adresser a 7 rue Notre-Dmue ouest, Montréal, c Il vaut son pesant d’or” a est un dicton employé pour marquer In valeur extraordinnlrc d'homme* ou de chone*.Noua ne prétendons pa* que nos hnnlleuen-jardinn rapidement arcenniblcft de la rive du lac, n Dixie, à Dorral.à Strathmore, à Val ni* et à Lakenirie raillent autant quo eela, mais nous affirmon» que roui trouvère* extraordinaire la valeur de no* maison* et terrain* de ee difltrlct.Kvahiez-le* de quelque façon que von* rouliez, vous ronMaterez qu'il n’y manque rien.Le* elle*, prit et condition* sont aati*fni*ant*.Viiitex-le* à la fin de cette nemaine.ou faite* venir plana et brochurette* descriptive*.MARCH TRUST COMPANY 110 S.-JACQUKS mainî ;m*i.1 12* tivnIus, première hypothèque, propriétés à Montréal.Aussi prêts aux fabriques.Conditions avantageuses.Notaire Lcbeau, 120 rue Saint-Jacques.Main 6615.HOTEL VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix: 82.50 à S3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce.82.00.n^r jour.’¦$.'"ir.1 "t ( .DOMINION ^3 DOMINION «t SPRINBHILLl HURRAH GENERAL des 112 rua Satnt-Jaeqiies.Chorbso bitumineux, à tapeur et à gaz VENTES Montféal Cssier postal 35B.— Adressr télégraphique» “N'ahfir Montréal”.Tél.Main 1230-1251.Code» : Lleber», West.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT RT PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-Jacquea LOR E N ZO CA MIR A N D AVOCAT.Chambre 12 97 rue S.-JACQUES Edifice Banque d’Hochelaga ^ _ Tél.Main 1422 RENE CHENEVERT AVOCAT ZJfj^Saint-Jacqites Main 4019 GEOFFRION, GEOFFRION et CUSSON AVOCATS.ETC.97 RUE SAINT-JACQUES Edifice de la Banque d'Hochelaga.Victor Geoffrion, C.R.Aimé Gcoffrion, C.R.Vicor Cusson, C.R.____Phone^Maij»J0.LAMOTHE.GADB01S et NANTEL, avocats, édifice Banque de Québec, 11.place d'Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.-C.taenothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., à.-Maréchal Nantcl, B.C.L.M O R GAN et L AV E R Y AVOCATS — PROCUREURS Suite 620.Edifice Transportation.120 S.-Jacquefl.Tél, Bel! Main 26Î0.Câble, Eadmor.E.A.D.Morgan.Saluste Lavery, B.C.L.M.Lavery n son bureau du soir : 1 St- Tnomas.LonsnifiitL MAURICE DUGÂsTlL.L.AVOCAT NOTAIRES 30, RUE S -JACQUES Résidence : 24G6 avenue du Parc, land 2(.'9.Roek- Hurean : Résidence : Tél.Est $07 Tél.S.-Lonl» 7543 YVON LaMONTAGNE, B.A., LL.B.AVOCAT Spécialité : Rcglement* de succession* et de causes a l’amiable EDIFICE D ANDHRA ND.CHAMBRE 35 angle Ste.-Catherine et S.-Denis, Montréal Bureau du soir : de l1/^ à p.m.Rés.1175 S.-Hubert Tel, S.-Louis 545.1 JULES MATHIEU, C.R.AVOCAT et PROCUREUR Bureau : Tel.Est 3475 382-est, S.-Catherine MONTREAL THEODULE RHEAUME C.lî.7R0.RUE éj.-JACQUES Tel.' Miin 4571 et 457».finite 411.nemlellt : Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél, Main 213.— Bureau 53 97, rue S.-Jacques Résidence : 180 Jeanne-Mance.Tél.Est 5973.GUY VANIER, B.A.LL.L.AVOCAT 97, rue S.-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2632 NOTAIRES FEDERATION NATIONALE ST-JEAN BAPTISTE COMITE DES OEUVRES ECONOMIQUES ET DF.LA FETE DU TRAVAIL Les membres du Comité des oeuvres économiques et de la fête du travail sont priés de se rendre à rassemblée.qui aura lieu le lundi, 21 courant, à H heures p.m., au secrétariat de la Fédération.* * KIOSQUE DES BERCEAUX Les mères se sont rendus nombreuses à la pouponnière du Parc Lafontaine, dans le cours de la semaine dernière ; elles ont eu l’avantage d’entendre deux causeries sur la manière de conserver, la santé des tout-petits, et des mesures à prendre pour les préserver des maladies contagieuses.D’autres causeries seront données mardi et vendredi, la semaine prochaine, à 4 heures de l’après-midi.Les jeunes mères y sont tout spécialement invitées.Celles qui seront accompagnées do plusieurs enfants seraient prudentes de leur apporter une collation et des jouets, cqtle mesure leur permettant de pouvoir écouter attentivement ie conférencier sans être dérangées, les enfants auraient ainsi que plus d’avantage à s’amuser dans 'a section qui leur est réservée.# * # LIGUE DES PETITES MEHES Cinquante-six fillettes se sont jointes à la Ligue des tnAiies mères.Elles ont entendu deux causeries du Dr 11.Gervais sur l’hygiène général el sur les soins à donner aux enfants.'Plusieurs ont remis djs devoirs bien faits.Mlle I.Saint-Jean donnera les conférences de la semaine prochaine ; elle parlera de l'hygiène du vêtement, ne I aii et la nccessi'é des exercices physiques.Le Dr Ger-vais donnera ensuite une cdnf.'nonce sur l'hygiène dans ralitnenlalion.Des démonstrations seront failrs pqr l’infirmière.* * * FEDERATION PAROISSIALE SAINT-ARSENE Les dames organisent une causerie que donnera Mlle Idoji Saint-Jean.le mardi, 22 courant, à 3 heures p.m., au local de la Goutte de lait, rue Christophe-Colomb, près de la rue Bélanger.Les dames habitant Saint-Arsène el les paroisses environnantes seront les bienvenues.___ ___________ _______ TEL.S—LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70,rue Rachel Est, Montréal Tél.Main 888.Résidence : 1877 S.-Catherine Est.J.-W.BOIS JOLI NOTAIRE Prêt» d'argent, règlement de succession, etc.54 NOTRE-DAME EST.MONTREAL.J.-EMERY CODERRE SEC.TRES.VILLE DE MONTREAL-EST Résidence Etude 28, GRANDE ALLEE HOTEL DE VILLE Montréal-Est Montréal-Est Tel.(résidence) Pte-aux-Trembles 29; (étude) Pte-aux-Trembles 27—2.LE NOTAIRE ERNEST -JASMIN Argent h prêter, montants $1.000 À $5,000, 1ère hypothèque.Règlement de succession 99, RUE S.-JACQUES.Tél.Main 68*2.Ré».5(58.Fullum.La*.637 J.-H.-H.-LIPPE NOTAIRE 180.RUE S.-JACQUES.Tel.Main 4571.MONTREAL Bureau 411.ROCH-ALBERT BERGERON NOTAIRE Domicile ; Edifice Duluth 528, Parr Lafontaine, 50 rue Notre-Dame O.Té!L^ Saint-Lw*is 4938.Téléphone Main 4369 Bureau : Main 2431 J.-A.NADEAU x*otaire de DI7FB:*KE « NADEAU lmmeuu*e “Versailles” 90, RUE S.-JACQUES MONTREAL DOCTEURS Dr N.BOUCHER 541.GRAND-TRONC Tél.; — Victoria 1929.AUSSI, BUREAU.1491.NOTRE-DAME OUEST.Tél.î — Victorii» SPECIALITES — Maladies des femmes et jeunes filles, ohstétrjoues, accouchements.TEL.S.-Louis 1685 Dr Tancrède BISS0NNETTE DES HOPITAUX DE NEW-YORK Consultations : 8 à 9 heures a.m., 1 à 3 heure* p.m., 6 à 8 heures n.m.90, RACHEL EST.MONTREAL.Diplôme en hygiène publique — 12 à 2 p.m., 6 à 8 p.m.Heures J.-AIÆX.O’GIÆMAN NOTAIRE 90 S.-.TACQUES.MAIN 26«3 Prêts sur propriété de Tille et terre prie Montréal PROTJIaV kt PROIJLX NOTAIRES 99.RUE 8T-JACQUES Rôtisse Banque Nationale.Têt.Main 2959 5V.-J.Prouli.LL.B.bureau du soir Jo*.Proulx.L LL.bureau du »oir t 283 Ave.Esplanade Ahuntslc Tél.St-Louis 1760 Tél.St-Louis 5350 ~ ËLZEÀR ROY NOTAIRE Prêt* mir hypothèques, Achnl» de créance* et autre*.Département Rpécitil pour ! Administration de Succiarlons el de pro-prlétés; recouvrement» (collection»); rances; placement de fonds; nRçnce achat et vente de commerce établis 1res Institutions.209-209, EDIFICE BANQUE DE QUEBEC No 11 Place d'Armes, MONTREAL.Tél Main 57(12.assu pour ou au- Têt.Main »UI J,-ALBERT SAVIGNAi* NOTAIRE (autrefois de Rlron el SaTltnae) Spécialité: Fpnnen «le titre», réglement de difficultés cnmmcjrelales.difficultés de famille, successions; placements de capl-talis I» tau» frê» nvantngeux.Prêts aux (abrlques et ans enmmlsslons scnlntre».Bureau : 99, rue Saint-Jacques.FMIflre Banque Nationale La t»lr apraa 1 heuras: 422 (sherbrooke Est T« Est 104,1 TEL.S.-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN CHIRURGIEN Maladies de la peau 708, PARC LAFONTAINE.MONTREAL Angle de la rue Marauette- ’EST 6734- Docteur A.DES JARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-DicuE de Paris.Maladie des YEUX, des! OREILLES, du NEZ et de la GORGE, 523, Saint-Denis, (En facej du carré Saint-Louis.Dit ARTHUR ROY SPECIALITE : ASTHME ET ECZEMA 427, S.-DENIS.MONTREAL Heures de bureau : 10 à II a.m., 2 à i p.m., « 7 à 8 p.m.__ Téléphone Est 2610.GUERISON RADICALE Maladie* nerveuses, épilepsie, dnnse de St-Guy, hystérie, alcoolomanie par traite* ment rationnel.Dr EDGAR TIJRGEON, 410A Parc Lafontain* Saint-Louis 7607 DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autre fait dm S.-Henri BUREAU Il 11, RUE SAINT-DENIS Près Moria-Ann* Tél.S.-Louis 3943 Les DENTISTES GENDREAU ont transporté leurs bureaux au No 543 rue S.-Denis, angle Cherrier.(Autrefois rue S.-Laurent.) 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Emile VERHAEREN.Le mirage cPOrient par CHS MAURRAS Nous avons dit que le livre nou-veau-paru de Charles Maurras, “Quand les Français ne s’aimaient pas’’, comporte vers la fin un chapitre, “la Terre et l’Homme’’, où Maurras, quittant l’analyse des conditions de la défense intellectuelle ou politique, se laisse aller à réfléchir sur des sujets extérieurs.A la suite de l’étude sur un “nationaliste athénien” (Démosthène), où est discuté le problème de la diffusion de l’hellénisme en Orient par les conquêtes d’Alexandre, sont placées les notes suivantes empruntées aa souvenir d’un beau voyage, qui daté d’ailleurs de vingt ans: .Une philosophie de soleil où tout se distingue.Pierre LASSEREE 1901).Novembre 1901.Moi aussi, j’ai vu l’Orient.Je l'aii vu quelques heures et lui dis adieu sur-le-champ : avec quelles mélancolies, ce mardi d’une fin avril 1896, comme je descendais à la tombée du soir les pentes de l’Hymette sur la route d’Athènes 1 En rapportant l’idée des berceaux brillants du soleil, chaque pas qui m’éloignait me pénétrait d'une amertume salubre et mâle comme l’accent du vent de mer.L’Attique n’est pas l’Orient.C’est exactement le contraire de tout ce que notre imagination peut attacher à ce terme d’oriental.C’est le pays de la nuance et du sourire, de la grâce dépouillée de toute mollesse, des plaisirs vigoureux bien tempérés par la vertu.Il m'était difficile de ne point en aimer mus les moindres aspect's, que je découvrais chaque jour, quand un heureux caprice m’entraînait à travers la campagne d'Athènes.Je connaissais Colone et Cephisia, E’eusiis, les deux Phalènes et la péninsule d’Acté.Sans quitter ces choses divines, il me vint le désir de les embrasser toutes à la fois d’un regard, et c’est ainsi qu’un beau matin, après avoir gravi la fine aiguille du Lycabète, je pris la route de l’Hymette qui me paraissait tout voisin.L’air de ce oeau pays est si pur qu'il est presque impossible à un étranger de ne pps se tromper souvent sur les distances.Je dus cheminer fort longtemps, sous le dur#soleil, dans une campagne chauve comme la main et parfaitement solitaire.Une multitude de petites collines à la croupe desquelles se jouent des sentiers paresseux défend l’abord de la montée proprement dite.Quelques bouquets de thym (visités par l’abeille, en dépit des mauvais propos des voyageurs) échappent çâ et là d’entre la pierre incandescente.De loin en loin un pin couleur de bronze étend son ombelle pieuse et charge le vent chaud du rude parfum de ses fleurs.Mais un détour soudain modifie absolument le paysage.Un bocage apparaît, si touffu et chargé d’une senteur si fraîche qu’on ne se défend meaux, son port, son Acropole, avec son golfe et les grandes îles prochaines, la plaine antique en sa merveille de diversité, lie sorte que ce caractère se détacha avec une force inouïe.Kace à cet Orient qui opposait su vague et brillante unité, trop semblable à la confusion, je ne pus m’empêcher de crier en moi-même : Netteté, netteté I La distinction, la découpure de ces détails et de leur ensemble éclataient si bien que, par un phénomène harmonieux, le ciel participait de la diversité des figures, chargé d’une flotte de petits et de gros nuages qui le marbraient.Ces théories de longues vapeurs subtiles, voguant sur le sol déboisé, s’y peignaient aussi bien que sur le miroir de la mer.Tout vivait et luttait ; tout lisait la peine ou la joie, le rire et les larmes avec les innombrables nuances qui tiennent le milieu entre ces états.Que d’humanité 1 Que de grâce ! Que de légèreté et de profondeur ! En me récitant cette litanie, je disais, en songeant aux ouvriers de tant de merveille : —Le beau naturel, l’art divin ! Mais le ciel mouvant se chargeait de nuées de plus en plus lourd'es.Le golfe Saronimie se teignit de cendre et de nuit.Et, bien que l’Orient toujours serein fût échauffé de l’ardeur céleste et marine, le froid se faisait vif ; la position devenait presque intenable sur la montagne.D’ailleurs, comme jadis au milieu des dèmes attiques, Athènes souriait sous l’orage et me conseillait doucement de chercher un abri.Pourquoi ne pas le dire ?On le devinerait.En me rendant au juste conseil athénien, je rêvais en secret de lui échapper.Je rêvais au mystique brasier de l’Orient sur lequel m’attachaient de longs regards chargés de curiosité douloureuse.Blondes îles pétries dans l’argent liquide et dans l’or ! Onde merveilleuse épanchée, m’eût-on dit, des substances supérieures ! Clarté vaste et profonde où le monde entier communie 1 Lorsque j’eus consenti à les quitter enfin, ce fut à reculons que je descendis de la crête, mais je la remontai dix fois, découvrant à chaque retour une beauté nouvelle aux vapeurs éloignées, mourantes, de Céos, au long corps élégant de Pile d’Hélène, au bouclier de Belbina fondu dans l’azur ! Dix fois, je ne sais quel lyrisme, uni comme un parfum aux noms des beaux lieux répétés, noya ma volonté dans toute sorte de voeux absurdes et d’impossibles espérances.Je savais et savais fort bien quelles cyclades se découvrent de l’Hymette, et je me demandais cependant si ma vue ne saurait pas joindre lés autres par delà l’horizon, les nommant toutes jusqu’à Sg-mos, jusqu’à Lesbos, et je ne sais pourquoi le nom de Milo me retint aussi fort longtemps : —Cette Milo, disais-je, en forme de croissant de lune 1 La descente eut lieu cependant.Elle fut lente.Elle fut vaine, ou à peu près.Ma mémoire flottait dans la poudroyante lumière.C’est en vain que THymette se vêtit ce soir-là comme tous les autres, d’un réseau de poupre dorée et que les asphodèles ondulèrent en choeur sur les pentes de mon chemin.Au seuil de la grave déesse, devant les fa que les archéologues ont cru relever en ce lieu, semblent naines et misérables dans la forêt de ces troncs sveltes et délicats, blancs momme de la chair.Seule, à l’écart des arbres et des herbes qu’elle nourrit, la fontaine dégorge son petit flot glacé sous le rocher natal ajusté en forme de toit.Je me couche à l’entrée de cette grotte vénérable, abreuvoir1 des troupeaux et therme rustique des pâtres, attique rendez-vous des Chloé primitives et des anciens Daphnis.C’est en effet le pur paysage de l’idylle et, comme si la flûte allait, éveiller les échos, je m’attardai longtemps à y rébiter l’églo-gue de Virgile et le sonnet bucolique de Cervantès.Midi me remit en chemin.Reposé, rafraîchi le manteau roulé à Tépaule, il était maintenant délicieux de faire un effort.Le sentier fut vite perdu.Mon plaisir en fut prolongé.L’Hymette se compose, à cet endroit, d’un étagement de terrasses, dont chacune fort médiocre semble annoncer , à chaque instant la découverte de l’autre versant.Mais les plateaux superposés se multiplient au fur et à mesure de la montée.Elle dura deux heures.Enfin un , ._ .petit .cône qui était sur la gauche nallx allumes, je chancelais encore me parut dominer de beaucoup tous comme 1 homme que le vin d Asie a les environs.Les pieds en sang, les trouble, cheveux collés à la tempe, je me traînai vers lui comme au sommet probable de toute l’échine.J’y fus accueilli d’un grand vent et d’un froid extrême, mais l’horizon qui se découvrait à la vue me fit négliger ses misères.J’en oubliai même de me retourner pour donner, comme je m’en étais fait la promesse, mon premier regard aux lieux de l’Attdque.Cette belle Attique fut oubliée.L’Orient seul épanoui depuis la moitié de TEubée jusqu'à l’extrême pointe de Sunium, l’Orient et le choeur des premières Cyclades, Céos, l’îïe d’Hélène, la fine Belbina bombée comme un bouclier sur le plat de la mer, celte mer elle-même aussi fluide, aussi légère, aussi éthérée que le ciel et trempée dans ses profondeurs d’une magnifique lumière, l’Orient et son ciel Charles MAURRAS.“A U FRONT" Les journaux de lundi dernier ont annoncé la mort, hindi matin, à Paris, du marquis Pierre de Ségur,.de l’Académie française.Peu de jours avant sa mort, le marquis de Ségur sertion un remarquable témoignage.On n’y rencontre pas seulement — bien que cet élémenl n’y fasse à coup sûr pas defaut — le’ récit de vaillantes actions, d’épisodes glorieux ou touchants.Ce nui caractérise ces notes, écrites avec simplicité, sans recherche de style et sans art apparent, c’esl ie constant souci de pénétrer dans l'âme de l’obscur combattant, .d'analyser las mouvements qui l’agitent aux diverses heures de sa vie, d'observer les effets profonds produits par la sensation du danger et le spectacle de la mort.Et c’est ce qui donne à ces pages une saveur toute particulière et un saisissant intérêt.Qu’on lise la vivante description de la relève, après quatre jours de tranchées.Les troupes qui s’en vont au repos sont insoucieuses, imprévoyantes, ingénûment légères d’esprit.L’accoutumance au péril quotidien leur a créé des âmes joyeuses, presque enfantines, comme étonnées de vivre.Les arrivants sont, au contraire, graves, silencieux, conscients de ce qui las attend, froidement résolus au devoir.Et c’est dans cette période de réins-taJlalion, de rééducation, qu’il faut, dit le lieutenant d’Hartoy, etudier le soldat, le comprendre, et, aim.qu’il dit, “le voir et l'entendre penser'.C’est alors que naît dans les coeurs, entre ces compagnons de misère et de gloire, la vraie, la belle fraternité, issue du besoin inconscient de se soutenir, de se rapprocher, de s’aider.“On commence par se supporter, puis on s’habitue les uns aux autres, un peu plus tard on s'estime, et enfin on s’aime.” C’est alors que s’envolent Joutes leis hypocrites conventions, tout le décor factice de l’existence bourgeoise, pour ne plus laisser subsister que leis instincts profonds, les idées droites, et cette “vie franche et pleine”, que Jean-Jacques attribuait naguère à son homme primilif, avant qu’il fût gâté par “l’odieuse civilisation”.Et quoi de plus semblable, à l’habitant des cavernes préhistoriques et des cités lacustres que cet être velu, vêtu de peaux de bêtes, dormant sur le sol nu, dans des grottes souterraines, et ne songeant qu à défendre sa vie en tuant ceux qui l’attaquent ?Mais c’est alors que, par un merveilleux phénomène, éclôt, dans le, fond de ces âmes, ramenées, du moins en apparence, à l’animalité farouche des premiers âges, le sentiment le plus élevé, le plus touchant et le plus délicat, une douce et chaude tendresse pour cette noble abstraction qu’on appelle la patrie.“Cette terre meurtrie, que nos hommes ont Connue vivante, gaie, heureuse, et qu’ils retrouvent chaque jour desséchée, livide, morte”, ils se prennent à l’aimer avec une ferveur véritable, comme une amie comçne une parente injustement blessée, comme aussi quelque chose à eux qu'on leur a traîtreusement volé, et ils veulent la voir refleurir, cette terre de France, fût-ce au prix de leur sang versé.A ces coeurs renouvelés correspondent des corps rajeunis.“La vie saine, sans luxure et sans orgies, met des couleurs aux joues et fortifie les muscles.” Au physique ainsi qu’au moral, l'homme donne vraiment son plein.Et l’auteur, à la fin de ces tableaux sérieux, note les réflexions d’un vieux zouave, “le père Jules”, philosophe à ses heures : “Ce sont justement, disait-il, caisses qui auraient tant besoin de faire un stage ici qui n’y viendront jamais!” Et le vieux brave; riant à pleines dénis, rangeant pêle-mêle dans celte catégorie "les députés, les lube,rculeux, les cuisiniers d'état-major, et les grisettes de Tabarin.” * ï- Mais le point sur lequel insiste, en vingt endroits, le jeune écrivain militaire, c'est le renouveau religieux, c’est la tendance mystiqu NOTES DE VACANCES J’arrive de Berthierville, charmante place d’eau, bien connue de nos touristes montréalais, trop heureux de s’échapper pour prendre un bain d’air et de soleil sur le grand fleuve.Aussi, ce n’est pas à a ville que je veux m’arrâter, mais bien à la maison qui en fait l'ornement principal, et qui — chose étrange — 'semble parfois ignorée l'un public qui aurait tout intérêt 1 à l'apprécier: je parle du Collège l Saint-Joseph, pensionnat tenu par I les Clercs de Saint-Viateur.Ce collège commercial m’a frappé, non seulement par ses proportions grandioses — il peut loger quatre cents élèves — mais surtout par le soin que Ton a apporté à en rendre le séjour agréable à la Mlle B.Noury et Mme J.Renaud ont employé les PILULES ROUGES et ne se sentent plus de faiblesse ni de maux d’estomac, de tête, de reins.Elles ont recouvré la santé.Pour mieux apprécier une chose, il faut en être privé.C’est quand on est malade qu’on comprend réellement la valeur de la santé.Lu jeune fille livrée à elle-même et n’ayant pour seule ressource que le travail de ses bras, ne doit compter que sur ses propres forces.Pour elle, la santé c’est tout.Petite ou été épargné pour en faire un véritable palais scolaire, et je sais de source certaine que les études y marchent de pair avec la parlie matérielle.Pus n’est besoin de Lire Téloge des religieux qui dirigent cette institution : les Clercs de St-Viateur sont trop favorablement connus du public canadien-français pour qu’il soit nécessaire de souligner leur oeuvre.Il suffit d’ajouter qu’à Berthierville comme dans tous les établissements commerciaux, ces vrais éducateurs forment une brillante jeunesse, dont les succès font foi du dévouement et du savoir-faire des maîtres.Parents qui cherchez une maison de choix pour vos enfants, allez a Berthierville, ou simnlement écrivez aux autorités du Collège Saint-Joseph, et votre décision sera pn- Se’ Jean VIENS.(Communiqué)^_______ Le Correspondant (Revue périodique paraissant le 10 et le 25 de chaque mois).jeunesse, en le dotant de toutes lesjvrière, couturière, commis, filile de commodités modernes.Rien n’a | bureau ou domestique, son gagne- pain, c’est son travail.Chacune de ses journées est comptée, les heures mêmes sont additionnées.Il faut qu’elle soit là constamment à l’oeuvre.D’ailleurs, c’est formél: “tant dû, tant payé”.Combien de pauvres jeunes filles sont à leur ouvrage alors que, pour une insignifiante indisposition, d’autres plus fortunées se douiljettent moelleusement, sont entourées de soins et d’attentions, reçoivent les secours des médecins et trouvent au moins un peu de.soulagement dans le repos du corps et la tranquillité de l’esprit.Plaignons celles que l’infortune condamne à toujours peiner.Et, pourtant, elles sont nombreuses, ces héroïnes qui luttent obstinément et avec courage.Des jeunes filles faibles, maladives et obligées de travailler, il y en a partout, dans les campagnes et surtout dans les villes, où la vie est plus intense.Cette faiblesse féminine, qui est due à la pauvreté du sang, ouvre la porte à tous les maux.Le seul remède efficace et capable de tonifier suffisamment la constitution, d’enrichir le sang, ce sont les Pilules Rouges.Des preuves, nous en avons par milliers.En voici: “Après quelque temps d’un travail assidu, Tanémie me gagna et j’eus des digestions difficiles, des douleurs, des gonflements d’estomac, de violents maux de tête, des étourdissements, etc.A l’exemple de plusieurs jeunes filles de mes connaissances, je commençai à prendre des Pilules Rouges, et je me sentis bientôt Soulagée.Ce mieux s’accentua 208- 227- SOMMA1RE DU 25 JUILLET 1916.Pages 193—[.Après la guerre : Elienne Lamy, secrétaire perpétuel de l’Académie française.IL Silhouettes de guerre.— L’amiral sir David Beatty : Miles.III.Les églises dévastées.— Les débuts et Turgence de l'oeuvre : Henry Cochin.246—IV.L’intervention et la campagne de l’Italie.-—II.La campagne jusqu’à la fin dé 1915 : * * * 276—V.Le symbolisme ou la littérature franco-étrangère.-— L: Alfred Poizat.298—VI.Louis de Bourbon, duc de Bourgogne et dauphin de France, d’après sa correspondance intime: De Lanzac de Laborie.315—VII.Les récents projets d’augmentation d’impôts : M.Marion, professeur au collège de France.327—VIII.Les douleurs qui espèrent.— III.Un professeur officier: Abbé Félix Klein.340—IX.Une mission des universités françaises auprès des universités anglaises : Maurice De&laindres, professeur à la Faculté de droit de Dijon.357—X.Dans les Flandres.-— Notes d’un volontaire de la Croix-Rouge (1914-1915).— Fin : 1).Bertrand de Laflotte.371—XI.Notes et aperçus.— La louange des oiseaux : Maurice Brillant.376—XII.Chronique politique : Intérim.384—XIII.Bulletin bibliographique.Prix de l’abonnement.— Paris.Départements et Etranger : un an, 35 fr.; six mois.18 fr.Les abonnements partent du 1er de chaque mois.On s’abonne à Paris aux bureaux du Correspondant, rue Saint-Guillaume, 31, dans tous les bureaux de poste et chez tous les libraires des Départements.112 CÔMPÔSiTÏONS MUSICALES POUR 25 SOUS chaque jour, et je me sens maintenant plus forte que je ne Tai jamais été.Mais, comme je travaille tou-, jours, je veux prendre encore le même tonique; je me sens si à Taise, je fais mon ouvrage si facilement que je veux me conserver dans cet état.*'! —Mlle Berthe Noury, 2, Main, Main-ville, R.I.“Ma digestion était mauvaise de-; puis longtemps; j’avais des maux de* tête et des brûlements d’estomac, mais, malheureusement, je négligeai de me soigner et j’en vins à ne pouvoir presque plus rien manger.J’eus des douleurs dans le dos et les reins.Je travaillais misérablement, parce que mes forces diminuaient beaucoup.Les Pilules Rouges m’avaient déjà été recommandées et les nombreuses guérisons que j’avais lues dans les journaux et qui leur étaient dues, me décidèrent à essayer ce re*: mode.Mon teint s’anima bientôt: c’est que mon sang s’augmentait et que le rétablissement s’opérait.En effet, depuis deux mois ma santé ne laisse plus rien à désirer.” — Mme J.Renaud, 9 rue Marquette.Montréal.CONSULTATIONS GRATUITES — Les femmes pâles et débiles ne doivent pas hésiter, aussitôt qu’elles se sentent quelques malaises, à consulter le Dr Emile Simard, soit au bureau de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, au No 274 rue Saint-Denis, 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3,000 verges d’étoffes carre; robes.Régulier 75c, pour ., , , 1 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 AOUT 1916 VOL.VIL — No 195 O O LA MISSION ECONOMIQUE DU CANADA EN SAVOIE Discours de deux de nos compatriotes : M.le sénateur Beaubien de Montréal et M.H.Edmond Dupré de Québec.DETAILS DE LA RECEPTION (De VIndustriel Savoisien) Samedi, 15 juillet 1916.Le 10 juin dernier est arrivée au Havre une mission de membres .éminents du monde industriel et ¦ commercial du Canada, venue France pour se rendre compte des ressources de notre pays et pour nouer des relations d'affaires plus étroites entre freres seI)ar*r®ntp5p l’Atlantique mais unis par tant ne souvenirs communs et doux.La mission organisée par M.Da- mour.député des Landes, fut Par tout reçue avec enthousiasme, et dans chaque coin de Jra(?c®J,es présentants autorises du Canada pu rênt constater l’ardeur nouvelle avec laquelle chacun vcmiai se mel-tre au travail, organiser le lendemain de la guerre pour assurer au pavs tout le fruit de la magnifique victoire qui approche.Après la visite du Havre, la nus ¦sion fut reçue à Paris, v.ls*teAp1 capitale et des principales indus tries, puis à Bordeaux, Limoges, Au-husson, au Mont-Dore,, a Clermont-Ferrand, Saint-hhenne Lyon Mai seille, Grenoble, Chambéry et Aix *tS\rrivee dimanche à Aix, la caravane fit une excursion au Leva ru, puis au Val de Fier par Rumilly et retour par la Chautagne, Lundi, la caravane quitta Cham bérv pour Albertville et HginÇ.A L„ine elle visita les aciéries Girod, c’est là que les délègues de la Chambre de Commerce d’Annecy les re joignirent pour leur faire visiter la "CS»™ cypp*»»*: rhéo H.Wardleworth.president di ri Association des .nmnuMn^ .•iinadiens, à Montreal ; H.Ldmond Dupré.ancien president de ia j,ambre de commerce de Qu^c, Charles Beaubien, sénateur du Ca • Hov.commissaire general du ’anada; Franck Pauzç.ancien pre-Udent (le la Chambre de commerce canadienne de Montreal ; Geo W.Mban.de Winnipeg V Louis Page admirable concernant le Cana-la.Et l’amitié séculaire qui unit nos leux peuples vient de se manifester me fois de plus d’une façon tangi->le et admirable: l’envoi sur le front rançais de nos vaillants volontaires, le fraternel appui, apporté à l’an-ienne mère-patrie, nous est profon-lément sensible, de même que votre ’isite d’aujourd’hui, laquelle sera fe.onde par ses heureux résultats, ’espère, en effet, que vous emporte-ez de votre tournée en Savoie une louble impression.Vous aurez vu lue nos torrents, qui sont une source .le force et par conséquent de vie in-lustrielle, portent déjà sur leurs ives maintes usines qui vous four-liront d’utiles produits.Vous aurez n outre admiré nos paysages alpes-res, qui attirent et retiennent le tou-r , iste, et redonnent à l’homme, fati-.;ué par le labeur quotidien, les fores physiques et le repos intellectuel lécessaire à sa nouvelle activité.“Messieurs, nos souhaits les meil-eurs vous accompagnent dans votre oyage, et je lève mon verre au Canada, ami séculaire de la France.” M.le Préfet prend à son tour la «arole.Au nom du gouvernement et lu département, il souhaite à nos visiteurs une bienvenue très cordiale, 'ant de liens nous unissent: l’origi-ie commune, l’héroïsme des soldats a,’indien,s qui versent leur sang pour a France et font l’admiration de uns les Alliés.“Nous sommes fiers le vous avoir parmi nous.Vous allez .V isiter un très beau pays: la Savoie «t très admirée; on y venait se re-remper pendant la paix comme on ¦ viendra après la guerre.Vous refendrez dans ce pays où nous se-ons heureux de vous recevoir à " louveau.Vous constaterez l’impor-A nner de l’industrie dans cette réion, grâce à la houille blanche qui .ait sa richesse; vous visiterez l’E-ole d’horlogerie de Cluses, et vous emporterez un souvenir inoubliable ue la visite de nos sites.Je Jève mon verre au Canada, à nos frères d’armes, à la victoire finale, certaine, aux relations cordiales que nous (levons entretenir pour le plus grand bien de tous.” M.le Préfet associe à son toast M.le député Damour, organisateur de la visite des Canadiens en France.DISCOURS DE M.H.EDMOND DUPRE M.Dupré, ancien président de la Chambre de Commerce de Québec, répond au nom de nos hôtes : Les paroles de bienvenue nous sont familières ; ne sommes-nous pas sur la terre classique de l’hospitalité ?Mais le doux parler de France caresse toujours nos oreilles d une façon nouvelle et crée en nous une émotion profonde.Nous saluons M.le préfet et M.le maire et nous rendons hommage aux représentants de la République française devant laquelle nous nous inclinons bien bas, La France est glorieuse sur le terrain économique comme sur tous les terrains et elle fait l’ad-miration du monde.Nous parlons la même langue que vous, nous avons des souvenirs historiques communs.La Savoie, elle, a pu revenir à la France.La jeune France est restée là-bas, mais nous conservons de la vieille France un pieux souvenir gravé au fond de nos coeurs.La devise de Québec est : “Je me souviens !” Nous saluons en vous nos frères aînés, nous sommes heureux de vous letrouver dans la maison maternelle.Nous saluons la terre ancestrale, la terre aux grands deuils suivis de lendemains éclatants.Le lendemain de la victoire est proche ; nous sommes fiers d’y avoir contribué en vous envoyant quelques-uns de nos fils.Nos troupes combattent à côté des alliés français et anglais, au milieu de ces descendants des légions romaines qui ont refoulé la barbarie.“Je lève mon verre à la France que Dieu garde avec prédilection depuis Clovis ; nous buvons à votre patrie, à la France nécessaire, indispensable, à la F'rance pensée, sourire du monde, à la France éternelle !” On trinque ; la réception est finie ; nos hôtes sont conduits à ITmpériàl-Palace où ils achèvent la soirée.* * * La matinee de mardi a été consacrée à la visite des Forges du Fier.Nos hôtes, qui habitent un ' pays grand comme l’Europe, sont étonnes de trouver tant de pittoresque accumulé sur un aussi peiit espace et leur admiration se manifeste en termes elogleux pour Annecy et ses environs.A H heures, la délégation s’embarque pour un tour du lac ; les bateaux ont arboré le pavois de fête aux couleurs des alliés.Les Canadiens qui ont longé le lac, la veille, en venant d’Ugine, qui l'ont admiré depuis le magnifique belvédère qu’est ITinpérial-Palace, sont heureux de le parcourir et d’en juger les divers aspects jusqu’à Talloires, et leur unique parole est de dire : c’est un beau paysage, nous reviendrons.A midi débarquement au ponton de rhôtetl Beau-Rivage, qui a pavoisé aux couleurs alliées ; la grande salle à manger est élégamment aménagée et décorée des couleurs anglo-françaises.A chaque congressiste ont été remis un bohquet de’ fodhodendrons entourés de feuilles d’érables, l’emblème des Canadiens, ainsi que des cartes postales d’André Jacques, représentant avec un cachet très artistique nos sites les pilus pittoresques.A la table s’assoient awee nos hôtes MM.F'eerero, président de la Chambre de Commerce.Surugue, préfet.Blanc, maire, Dupraz, se^ crétaire général, lieutenant-colonel Cardin, commandant d’armes.Crolard F'rancis, président du Syndicat d’initiative iLaeuffer Eugène, Laydernier, Ribatto, iLalanne, Ver jus, Barillot, F'rey, Pellet, Fallion, membres de la Chambre de Commerce, Brun, Lemoine, Peyile, conseillers municipaux ; AI.Crolard, député, s’est fait excuser.11 est inutile de dire que le service, dirigé par M.Baumgartner, est impeccable ; le menu exquis fait honneur à la réputation de l’hôtel Beau-Rivage.Au dessert, M.Ferrero parle comme président de la Chambre de Commerce.¦ M.l'errero évoque le souvenir du passage des membres du Congrès international des Chambres de Commerce et juin 1914, congrès où 32 nations étaient représentées et auquel assistaient de nombreux Allemands qui.de cette façon, visitèrent les usines du Creusot un mois avant la déclaration de guerre.Il rappelle la mise à l’écart de ces ‘ indésirables ” par tous les Congressistes, malgré les efforts des .commissaires qui s’efforçaient de conserver auprès de leurs hôtes indistinctement la même cordialité.Après avoir remercié les organisateurs de la mission canadienne et tous ceux qui avaient contribué à rendre attrayant son passage en Haute-Savoie, M.Ferrero décrit les beautés de notre pays, ses ressources en énergie électrique, “Cette énergie électrique, dit-il, nous avons su la capter pour créer des industries prospères qui exportent dans le monde entier des produits réputés." Puis, énumérant nos industries, il parle plus longuement de l’industrie hôtelière et convie nos visiteurs à venir avec leurs familles et leurs amis villégiaturer en Savoie.Rappelant les paroles de M.Dupré à la réception de la veille : “Qui, dit-il, nous savons que votre grand pays, plus vaste que FEuropc, s’est longtemps appelé la Nouvelle-France et que c’est par millions qu’il faut compter les Canadiens dans les veines desquels coule le sang latin.Or, suivant le fameux proverbe américain : “du sang, ce n’est pas de l’eau”, ceux-là ont conservé le culte de la «nère-patrie, ceux-là ont garlé un véritable amour filial pour notre pays, pour notre langue, pour notre littérature au point qu’à lire leurs écrits et vos journaux, il nous faut faire u>n effort pour se souvenir que le Canada n’ast pas une colonie française.” Alors, expliquant comment l’union franco-anglaise s’est faite au Canada bien avant que l'alliance des deux grandes nations ne fut scellée dans le sang de nos héros : “Sûr les 350,000 hommes, dit-il, que vous avez équipés à vos frais et envoyés sur le vieux continent, plus d’un, hélas, mourra sur cette terre de France où.naquirent leurs aïeux.Puissent-ils trouver dans la patrie de celui qui fut l’ami intime du sénateur Beaubien, Je grand poete Fréchette qui couronna l’Académie française, de nouveaux poètes pour honorer leur mémoire, chanter leur vertu et leur mort glorieuse.La France payera à ces héros qui auront été les artisans de la victoire son tribut de reconnaissance en resserrant ses liens avec le Canada.” M.F'errero compare nos deux peuples.“Si nous avons nos cathédrales, ces monuments de notre industrie nationale que les barbares ont saccagé sans se soucier des blessures profondes que ces crimes ouvriraient dans les coeurs d’un peuple, épris d’art comme le nôtre et si profondément attaché aux vestiges du temps passé, le Canada a ses villes nouvelles, ses usines gigantesques, ses gratte-ciel.Si la “douce F'rance” sue l’histoire et la poésie la jeune et forte Amérique respire l’avenir: toutes les grandeurs ont leur efficacité; toutes les forces contribuent à la Victoire qui, pour être définitive et complète, devra s’accomplir dans la bitte économique aussi qu’ensemble les industriels des peuples alliés auront à soutenir contre l’hégémonie des oppresseurs du genre humain.” M.Ferrero boit au tribmphe, au Canada, aux alliés.De vifs applaudissements accueillent ce discours dit avec chaleur et émotion.M.Surugue, préfet, se lève à son tour pour porter un toast en l’honneur de nos hôtes.11 célèbre les liens, les idées communes unissant les deux pays qui sont frères par le coeur, la pensée et l’action et qui, d’une même âme combattent pour la plus noble des causes.Il lève son verre en l’honneur des Canadiens et adresse au nom de tous une pensée émue à ceux qui dans les tranchées, luttent vaillamment et scellent de leur sang une alliance indestructible.DISCOURS DE L’HONORABLE SENATEUR BEAUBIEN M.Beaubien, sénateur inamovible du Canada, se lève et d’une voix chantante et comme inspirée, il va tenir sous le charme les auditeurs émus jusqu’aux larmes par tant de beauté, de poésie, de délicates et affectueuses pensées que nous ne reproduirons qu’en en diminuant toute la valeur.“Nos bons amis, nos cousins de F'rance, merci pour votre cordiale réception.Je soulèverai l’écho des choeurs en vous parlant dans cette langue simple que vous avez laissée sur les bords du St-Laurent il y a 150 ans.Je n’oublie pas que vous habitez le pays de la première Académie, le pays du fondateur de l’imprimerie, de Saint-Bernard, de Saint-François de Sales.La Savoie et le Canada ont tant de points de contact: la Savoie, qui a tant aimé la F'rance, pour la deuxième fois lui est revenue; le Canada est resté sous un autre drapeau; il n’en a pas moins choisi, pour exprimer son amour pour la Vieille France une poésie en l'honneur de la France qui se termine ainsi: “Crions à genoux: Vive la France!” “Il ne faut pas que le sentiment nous fasse oublier la question des affaires dans un pareil moment.Nous sommes venus derrière les légions des combattants pour construire un mur de protection derrière lequel nous refoulerons la camelote allemande après la guerre.Nous sommes venus aussi pour fraterniser avec les enfants les plus utiles du pays, car ce qui prépare la vie de demain est l’oeuvre la plus utile.Pendant que nos enfants meurent, il faut que nous travaillions contre les barbares et leurs produits truqués.Nous construirons un mur solide où nos intérêts se lieront, comme un ciment durci par le sang des alliés.Il faut établir des communications entre nos pays et laisser de côté les pays germaniques.Npus sommes prêts à vous donner notre commerce de l’avenir et pour que cette proposition soit réalisée, W faut des moyens de communica-tion^ des lignes directes.De tels liens nous unissent: à vous la gloire et la puissance; à nous l’avenir immense de ce siècle.Déversons directement nos marchandises comme jusqu’à présent nous l’avons fait pour nos sentiments et nos idées.“Vous connaissez les sentiments des Canadiens, Français et Anglais.Notre patrie est l’Angleterre, professeur de la liberté du monde : quand nous arborons les drapeaux britanniques et français, nous pensons à la noblesse de l’Angleterre, nous lui donnons notre loyauté nous vous donnons notre amour.Si les Anglo-Saxons abordent cette terre de France avec le respect et l’admiration, nous, les Canadiens-français, nous arrivons tout palpitants, car nous n’avons pas oublié les couleurs françaises, quand nous voyons la France si belle et si grande vue à travers sa sublime mission.Dans le sein de cette terre qui a tant produit parce qu’il a tant aimé, nous voÿons les marguerites, les blés, les coquelicots, symboles des trois couleurs, et plus haut, plus magnifique encore, nous voyons le drapeau français, dans le bleu de votre lac, dans la blancheur des neiges et dans For rouge de vos couchants; partout c’est l'emblème du drapeau.S’il est un pays qui abrite la liberté, la grandeur, sur lequel le soleil ne se couche pas, et qu’il faut baiser à genoux, c'est le vôtre.Nos fils se battent; vous êtes, M.le Préfet, le fils d’un vétéran de F'rance, je vous salue bien bas.Nos fils sc battent, mais déjà j’entrevois le dernier éclair du canon et les flammes vengeresses briller sur les baïonnettes des alliés au-delà du Rhin.“Vous êtes le pays des cloches dont la douce musique étreint mon coeur.Le jour approche où la Savoyarde fera connaître la plus grande victoire, l’aube du jour de paix et de la F'rance héroïque.Oh I alors, dans tous les pays des carillons de cloches répondront à la Savoyarde, les peuples pleureront sur la victoire comme sur les morts.Ce jour-là pensez aux petits4ils de ceux qui sont restés ce que vous étiez, qui n’ont pas votre histoire ou votre grandeur, mais qui disent : “Je me souviens 1” ; qui n’ont pas oublié la F'rance si belle, qui ne l’a jamais été autant qu’avec le sourire céleste du sacrifice accompli.” DISCOURS I>E M.H.EDMOND DUPRE L’émotion intense provoquée par ce discours est à peine calmée que M.Dupré ravive les sentiments d’admiration que nous professons à l’égard des Canadiens.“J’hésite, dit-il, à élever la voix en cette terre du verbe le plus beau qui ait caressé l’oreille de l’homme.“M.Beaubien a fait entendre des Vocables familiers qui ont résonné à mon oreille comme les cloches du pays natal.Ces épanchements fraternels nous font oublier les soucis terre-à-terre de la mission économique.Dans cette terre bénie où dut se trouver autrefois le paradis terrestre, on est porté à ignorer les opérations d’affaires pour se laisser aller au sentiment et à la contemplation.Comment célébrer la fécondité du génie de la F'rance, sa beauté incomparable, les ressources insoupçonnées de son labeur';’ Nous la saluons bien bas, nous nous inclinons devant sa grandeur, sa noblesse et sa vaillance.Nous avons vu vos femmes et vos soeurs en deuil fleurer les morts, vos enfants blesses et mutilés, dans les églises, vos petits faire monter vers le ciel les harmonies pieuses de leurs cantiques et de leurs prières; devant cet hosanna, je ne puis croire que le Dieu des Armées n’accorde pas à sa fille aînée le privilège consacré par les siècles, la victoire définitive.Nous saluons la mère-patrie, la France douce et noble, avec piété et ferveur; elle nous apartient à nous autant qu’à vous.Nous te saluons, vieille terre ancestrale, terre de prédilection, terre qui luttes avec héroïsme, qui ajoutes encore à 14 siècles de gloire.Nous évoquons un mot ancien de la Bible, nous les fils oubliés à vous nos frères aines: “Je suis Joseph, mon père et ma mère vivent-ils encore?” Oui, la F'rance vit avec son éternel sourire, fière et belle dans son inépuisable jeunesse.Toutes les voix, du Pacifique à l’Atlantique, disent la foi dans ses destinées futures, car Dieu protège la France.Douce et noble F’rance! agenouillés dans la poussière de ton sol sacré, nous baisons le bas de ta robe blanche; nous voulons que tu continues'dans l’histoire, grâ.ce à tes légions héroïques, ta marche triomphale en laissant un sillage de lumière et de gloire, jusqu’aux temps où nous ne serons plus; où le Dieu de Clovis, de saint Louis et de Jeanne d’Arc inscrira ton nom dans le tableau d’honneur des siècles qui ne meurent pas, car la France méritera toujours la devise: “Gesta Dei per Francos”.Des bravos répétés accueillent le toast si éloquent et si filial de M.Dupré, puis des propos affectueux s’échangent en attendant le dépar pour Chamonix par le col des Ara-vis.PARC DOMINION Le tirage de quatre automobiles d’enfants, cet après-midi, et la grande attraction d’Oscar V.Babcock, bouclant la boucle et faisant le saut périlleux, vont sans doute attirer des foules au parc, aujourd’hui et demain.Le programme du théâtre vaudeville vaut aussi la peine.Chant, danse et musique, avec une comédie en un acte, dans lequel la troupe entière paraît.Ceux qui n ont pas encore visité la ferme des autruches feraient bien de ne pas manquer cette merveilleuse attraction.Les plongeuses et nageuses de Mlle LeMar donnent aussi une représentation qui faut aller voir.Le professeur Vander-Mcerschen, le populaire directeur de la fanfare militaire du parc, a préparé de magnifiques programmes pour la semaine prochaine.Il y a deux concerts par jour, un à trois heures de l’après-midi, et l’autre à neuf heures dans la soirée.-«- HORS DE COMBAT Ottawa, 20.-‘Les Montréalais dont les noms apparaissent sur les dernières listes de hors de combat sont les suivants : Capitaine John P.Walsh, 880 avenue Atwater, mort de ses blessures.John McNought, 39 Fenpick avenue, mort de ses blessures.Arthur Ashford.General Delivery, imort de ses blessures.James Stewart, 49 avenue Walker, blessé.Frank Kelly,* 24 Sainte-Famille, blessé.Wilfrid Lacroix, 379 rue Boyer, blessé.William N.Joncs, 377a Drolet, blessé.Télcsphore Massicotte, 141 rue Chafnplain, blessé.11 n’y a outre les Montréalais qu’un seul Canadien-français: François Blanchette, Petit Magdeleine, Gaspé, Que., blessé.——-«- DEFENSE D’ENTRER EN IRLANDE Londres, 19 — IyC gouvernement anglais vient d’imposer des restrictions sévères à toute personne qui désire aller en Irlande ; l’entrée de l’Irlande est fermée à tout autre qu’un sujet britannique, qu’il vienne du Royaume-Uni ou d’un pays étranger.Quiconque enfreint cette loi est passible d’une sentence sommaire, dit l’arrêté ministériel.- «- LA FETE DES ARTISANS Les Artisans Canadiens-français s’apprêtent à célébrer par de grandioses manifestations le quarantième anniversaire de leur fondation.Des fêtes splendides auront lieu au Parc Sohmer, pendant toute la semaine du 28 août; le 3 septembre, elles se clôtureront par une cérémonie religieuse à l’église de là Nativité d’Hochala-ga à laquelle assisteront Nos Seigneurs Bruchési et Gauthier, et par une grande procession dans les rues de Maisonneuve et d’Hochelaga.MAISONS D'EDUCATION PENSIONNAT de VIAUVILLE 51, RUE ADAM.Entre la 2e et la 3e avenue Soua la direction 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séparées, pour fillettes ou garçonnets.Notre système d’enseignement consiste en leçons données individuellement a chaque élève, ce qui favorise les progrès, même chez les enfants faibles do santé ou en retard dans leurs études.,, ¦ i e cours d’études comprend, outre l'instruction religieuse, 1 enseignement achevé des langues française et anglaise, des mathématiques, de l’histoire, des sciences, de in littérature et des beaux-arts.La rentrée des élèves est fixée au mardi, 5 septembre, pour les classes enfan-tines et au mercredi, 6 septembre, pour les cours individuels.TEL.SAINT-LOUIS 2161» ECOLE TECHNIQUE DE MOTREAL 70-ouest RUE SHERBROOKE Préparation aux carrières industrielles.Enseignement théorique et pratique.REOUVERTURE 1er SEP.1916 Prospectus sur demande^_ Association des Optométristes et Opticiens P.Q.Cours d’optométrie Les examens préliminaires auront lieu le G septembre.Honoraires : $10.00.Les cours commenceront le 11 septembre.Honoraires : $150.00.Pour plus amples détails, s'adresser à M.R.de Mesle, Sec.-trésorier 332 Notre - Dame, Montréal.Tel.M.2904 LA VUE DE VOS ENFANTS est-elle défectueuse?Ne restez pas dans le doute.Il est de la plus haute importance pour vous de le savoir.Il arrive souvent que les enfants fréquentent l’école des années sans qu’on s’aperçoive que leur vue est mauvaise.Cela signifie retard dans leurs études et santé délabrée.Des verres portés quand c’est nécessaire, préviendront ces ennuis.Nous faisons une spécialité de l’examen de la vue des enfants.S’ils n’ont pas besoin de verres, nous vous le dirons avec plaisir.J.A.LANGLOIS opticien, optométriste, spécialiste de la vue, diplômé de la province de Québec et de l’Etat de New-York.58 rue Saint-Jacques, en face de la “Presse”.Tél.Main 686 COMPAGNIE CANADIENNE D’ADMINISTRATION A dministration Avances sur loyers Assurances I 97 rue SAINT-JACQUES PROVINCE DE QUEBEC, district do Mont-réal, Lour de Circuit No .‘U74—J.Iloolnhtm, demandeur, vs.Dame Angéline Voyer et vir., défendeurs.LcBOme jour d’août 1011» n une heure de l’après-midi, nu domicile des défendeurs, au No 11 Ha rue Cazelais, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeurs, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.II.TRUDEAU, H.C.S.Montréal, 18 août 191G.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mcfit-réal, C’our Supérieure No 3398—Edouard Gaudette, demandeur, vs.Dame U.Melochc, et vir., défendeur, et Benj.Benoit, avocat distrayant.Le 31nje jour d’août 1910 à 1 heure de PaprèMmidi, au domicile de ki dite défenderesse, au No 702 rue Saintc-Gatherim* est en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse, saisis en cette cause, consistant en meubles de niénag, piano.Conditions ; argent comptant.ED.DESROCHES.H.C.S.Montréal, 17 août 191f>.Université d’Ottawa Enseignement parallèle en français et en anglais COURS CLASSIQUES COURS COMMERCIAUX La rentrée des élèves le 6 septembre Ce Journal ».st Imprimé au No nie Saint-Vincent, à Montréal, par 1TMPRIME-RIE POPULAIRE (à responsabilité 'imitée).J.N.Chevrier, gérant-aénénd.INSTITUT LANCTOT LES HIRONDELLES Maison d’éducation pour l’instruction des jeunes filles.— Cours particuliers avec salles d’étude.— 204 Boulevard Saint-Joseph Ouest, près de l’Avenue du Porc.— Affiliée au Conservatoire Racicot.RENTREE LUNDI, 4 SEPTEMBRE Mlle Lanctôt, directrice, fondatrice des Cours particuliers.— Prospectus adressé sur demande.— Tél.Saint-Louis 1058.GOLIEGE SAINT-ANSELME Rawdon, Que.LES CLERCS SAINT-VIATEUR Enseignement de l’anglais pratique avec cours commercial complet DEMANDEZ UN PROSPECTUS RENTREE, LE 5 SEPTEMBRE Collège de Granby Dirigé par les Frères du Sacré-Coeur Cours Commercial Français et Anglais ENTREE LE 5 SEPTEMBRE.COLLEGE ST.-JOSEPH A BERTHIERVILLE, P.Q.Cours élémentaire, intermédiaire et commercial bilingues Rentrée des élèves, le 7 septembre J.A.CHARBONNEAU.C.S.V.Dit.Collège Laval SAINT-VINCENT DE PAUL, P.Q.Cours commercial complet, français et anglais.Installation des plus modernes.Communications faciles par le C.P.R., et les tramways électriques du Sault.RENTREE LE 4 SEPTEMBRE Prospectus envoyé sur demande M.et Mme F.Heraly Madame Heraly qui enseigne le piano, le chant et le solfège reprendra ses cours réguliers le 1er septembre, à son studio No 449 rue Berri.Tél.Est 3120.Le professeur Heraly commencera à la mémo date sa classe de clarinette (système Boehm) et ordinaire, ainsi que tous les instruments de fanfare.Collège Commercial SAINT-REMI DE NAPIER VILLE ENTREE.MERCREDI, 6 SEPTEMBRE Certificat exigé des nouveaux élèves Prix total : $180.00 par année.^^^L^M^JLAMELIN^CJLV^Directeur.Couvent de Marie Réparatrice 1025 MONT-ROYAL OUEST Jardin des enfants.Cours d’études moyen et supérieur.Préparation aux examens.Leçons de piano, dessin, langues.Rentrée : mercredi, 6 septembre.Le 1er octobre, cours gratuits de français, anglais, sténographie.L’école moderne de piano dirigée par Mlles Wilscam et Roussel reprendra régulièrement ses cours de musique le 4 septembre Les élèves désriant s’inscrire sont priées de se présenter au plus tôt.Rendez-vous eat donné pour les anciennes, vendredi le 1er septembre.S’adresser, 316 Saint-Denis.Tél.Est 2007.Conditions extrêmement faciles.Solfège, piano, harmonie.Musique classique, moderne^prép oration au professorat.Académie N.-D.DES VICTOIRES PlatUburg, N.Y.Bâilmpiits nouveaux avec (iménagcmcnts modernes.Agréablement située sur les bords Saranac.Affiliée et accréditée par l’Université d’Albnny.Prépare It tons les examens de l’Etat.Cours anglais, français, latin.Cours commercial.Preparation aux différents diplômes de musique.Enseignement de dessin, couture, broderie.Pour plus de renseignements, s’adresser à la Soeur Directrice.Pensionnat des Frères du Sacré-Coeur Pointe-aux-Trembles, P.Q.près Montréal Cette institution donne un cours commercial complet, bilingue.Rentrée le 5 septembre.p ECOLE COMMERCIALE PRATIQUE LA LIME =i SAINT - HYACINTHE, QUE.COURS COMMERCIAL COMPLET Sténographie, Clavigraphie.Comp- J tabilité, sous toutes sen formes.Télégraphie, Adminiitration des Gares ANGLAIS, FRANÇAIS Soins individuels à chaque élève ENSEIGNEMENT DONNE GRATUITEMENT ’ jusqu'au 1er septembre aux élèves qui s’enregistreront avant.Demandez le prospectus de L’ECOLE COMMERCIALE PRATIQUE LALIME LIMITEE Saint-Hyacinthe, Que.Ecole Forestière Affiliée à l’ÜNIVERSITE LAVAL Rue HEBERT, QUEBEC Deuxième concours d'admission, 29 ET 30 AOUT Ouverture des classes le 11 Septembre G.C.PICHE, Directeur 64 S.-Cyrille, Québec COLLEGE BOURGET RIGAUD, P.Q.Cours classique.Cours commercial anglais.Enseignement primaire français et anglais.On enseigne du français, chaque jour, pendant une heure, aux élèves du cours commercial.RENTREE DES ELEVES, LE 5 SEPTEMBRE PENSIONNA T STE.A GA THE DES MONTS dirigé par les Filles de la Sagesse, cours élémentaire modèle et académique, français et anglais.Rentrée des élèves le 4 septembre 1916.214 Ouest, Ste-Catherine, Montréal.FONDE EN 1895 Enseignement individuel le jour et le soir.Positions assurées.Prospectus sur demande.Tél.Main 309.ANGUS CAZA, Princ.Rentrée le 15 août.GOrLEGE DU sIgRE COEUR BOUCHERVILLE Pensionnat sous la direction des Clercs de Saint-Viateur Rentrée le 1er septembre 1916 Prospectus envoyé sur demande N.T.LECLERC, C.S.V.Directeur.Mont Si-Bernard SOREL, P.Q.Cours commercial complet RENTREE DES ELEVES, 5 SEPTEMBRE Collège du Sacré-Coeur SUDI1UKY, Ont.Collège classique* dirigé par les Pères Jésuites, affilié à l'Université d’Ottawa, cours classique bilingue, cours préparatoire anglais et français, matières commerciales enseignées durant le cours classique.L'examen dit de !'“Entrance*' pas nécessaire RENTRER, LE 6 SEPTEMBRE Pour plus d’informations, s’adresser au REV.PERE N.PARE, S.J., recteur.Collège du Sacré-Coeur, Sudbury, Ont.COLLEGEde VALLEYFIELD VALLEY FIELD, Que.Sous la direction des prêtres séculiers Cours classique.Cours commercial anglais et français.Rentrée des élèves le 7 septembre.Collège Saint - Laurent Sous la direction de la Congréagatlon de Sainte-Croix.(Lours classique et commerciul en fronçais et en anglais.Avantages spéciaux pour l’étude pratique de la langue anglaise vu les nombreux élèves américains qui viennent faire leurs études dans cette !_Rentrée, le 5 septembre.COUVENT DE SAINT-CYPRIEN DE NAPIERVJLLE sous la direction des Soeurs de Sainte-Anne Le couvent de Napierville.est construit avec toutea log ameliorations modernes.Cours d’étude français, anglais, commercial.Rentrée le 4 septembre.Cours Lalumière 1295 RUE SAINT-DENIS Mesdemoiselles Lalumicre reprendront leur* “cours privés” le mardi, 6 septembre.L entree peut se faire miiintenant.Classes nu jour et du soir.Attention spéciale aux élèves commençants et arriérés.Préparation aux diplômes, sténographie française et anglaise et clavigraphie.Cours de piano, chant, elocution.Leçons à domicile.Balle o étude.i) ?> t VUL.Vil.—MO 195 LE DEVOIR, MONTREAL., SAMEDI 19 AOUT 1916 [commerce et finance] MARCHÉ DE MONTRÉAL L’AGRICULTURE EN SUEDE C’EST SURTOUT DEPUIS LA PERIODE S'ETENDANT DE 1830-1840 QUE CE PAYS S’EST LIVRE A L'ELEVAGE DES BESTIAUX.— L'INDUSTRIE LAITIERE.SEMAINE PRENANT FIN LE 19 AOUT 1916.A la Suède* d’un des plus petits pays neutres profondément affecté par la grande guerre, le inonde est redevable de progrès dans plusieurs domaines.Parmi les célébrités suédoises, les noms de Swedenberg, Celsius, Linnoeus et Jenny Lond, la cantatrice- incomparable, nous reviennent en mémoire ; dans ' un lointain moins reculé, nous devons à G.de Laval l’invention de l’écré-meuSe mécanique, et à Alfred Nobel la fondation des riches prix Nobel.Le gouvernement suédois vient de faire publier en anglais un exposé complet des ressources naturelles et de l’industrie en Suède.Cet ouvrage comprend deux gros volumes octavo illustrés, de 1,540 pages, dont le premier traite de la terre et de la population, et le second des industries suédoises.Il a été publié sous la direction du Bureau central des statistique de Suède, dont le regretté Dr Gustave Sundbarg a vu à l’édition originale, et sous la direction du Dr J.Guinchard, du Bureau municipal des statistiques de Stockholm, comme éditeur en chef de l’édition anglaise actuelle, aidé d’un grand nombre d’experts et d’auteurs dont les noms paraissent au volume 1er.Entre la Suède et le Canada il y a des points de ressemblance en ce que tous deux sont des pays du nord s’étendant au delà du cercle arctique ; tous deux ont de grandes superficies d’eau et de rivières viables par la fonte des neiges, de même qu’un climat rigoureux formant des citoyens robustes.On peut comparer les Lapons de Suède aux Esquimaux du Canada.Dans ce manuel on trouve les données suivantes, mais on a changé les dénominations métriques en mesures canadiennes équivalentes.La Suède occupe une superficie totale d’environ 173,000 milles carrés.Elle est un ueu plus petite que la France ou l’empire allemand, mais elle est presque une fois et demie la grandeur du Royaume-Uni.En 1913 la population de la Suède était de 5,638,583 ; cependant on évalue que près de deux millions de Suédois vivent dans des pays étrangers, y compris un million et demi en Amérique.La dçnsité moyenne de la population est d’environ 35 par mille carré, mais la densité augmente graduellement vers le sud jusqu’à 129 par mille carré.De la superficie totale 14,289 milles carrés, ou 9 pour cent, sont cultivés; 5.041 milles carrés, ou 3.2 pour cent sont en prairies naturelles, 82,549 milles carrés, ou 52 jmur cent sont en forêts, et 5 ,827 milles carrés, ou 35.8 pour cent comprennent d’autres terres.La superficie totale consacrée à l’agriculture dépasse 12 millions d’acres.En 1911 les superficies consacrées aux principales céréales étaient les suivantes: blé, 250,756 acres, seigle, 988,-770 acres, orge, 446,118 acres, avoine, 1,951,790 acres, méteil, 403,858 acres, et récoltes de légumes, 100,-975 acres.En 1913 une évaluation préliminaire donnait les rendements par acres suivants: blé, 31.08, seigle, 24.53, orge, 40.15, avoine, 46.71, méteil, 32.92, et récoltes de légumes, 20.52 boisseaux.La Suède n’est pas un pays exportateur de blé; au contraire, l’excédent des importations de blé, y compris la farine, était de 7,757,246 boisseaux en 1913, en comparaison avec 6,579,497 boisseaux en 1912 et 6,646,955 boisseaux en 1911.La superficie ensemencée en^ pommes de terre en 1913 était de 376,661 acres, et la production totale de 75,-367,952 boisseaux, uneTnoyenne de 200 boisseaux à l’acre, contre une moyenne de dix ans (1901-10) de 143 boisseaux à l’acre.Des autres récoltes de racines, la production totale en 1913 était de 145,959,224 boisseaux, sur 259,884 acres, une moyenne de 561 boisseaux à l’acre.De temps immémorial l’élevage des bestiaux a été la principale industrie de la Suède; mais une nouvelle ère commença dans la décade 1830-40, quand on commença l’importation, surtout de l’Angleterre, de meilleurs animaux de reproduction.On élève les bestiaux surtout pour la production du lait, les principaux types sont les “Alpine” ou “North Swedish”, les “Swedish Red Polled”, les “Ayrshire”, les “Red and White Swedish Cattle” de la Suède Centrale, et les “Blanck and White Swedish Lowland Cattle” du sud de la Suède.Les chevaux de ferme suédois ont été améliorés par l’importation, pour le croisement, de Clydesdale, de Percheron, de Pinzgauer et de chevaux norvégiens et belges.On élève quelques pur-sang, provenant sur-tout d’étalons anglais.Le type local du cheval de trait est le Dalbo et le North Swedish.Les moutons et les cochons ont aussi été améliorés au moyen de races importées da^ la Grande-Bretagne, à savoir, le Cheviot, pour les moutons Gottland, le Oxford Down, le Shropshire, et le Southdown.Le type de cochons Large White vient aussi de l’Angleterre.En 1911 le nombre des bestiaux en Suède était comme suit : "Chevaux, 588,485, bestiaux, 2,689,-607 moutons, 945,709 porcs, 66,136 cochons, 951,164, rennes, 276,084.L’industrie laitière occupe une place importante dans l’agriculture en Suède.En 1910, il y avait en Suède 1,416 laiteries, dont 550 coopératives.475 appartenant à des compagnies, 278 de fermes de sei- Les prix de gros ci-dessous sont fournis par les maisons; “Ogilvie Flour Mills Co.”, et “St.Lawrence Flour Mills Co.”, pour les farines ; J.-A.Vaillancouit, pour les oeufs, laitages, elc.; “Hart et Tuckwell”, pour les fruits et légumes; Quintal et Lynch, Liée., pour les grains et fourrages; et Lalumière et Beau-dry, pour le poisson.Prix de “’•os: FARINES Patentes: Royal Household .2 sacs $8.20 Régale.2 sacs 8.20 Fortes à boulanger: Glenora.2 sacs 7.70 Fleur de Lis.2 sacs 7.70 Montcalm.2 sacs 7.50 Manitoba S,R.2 sacs 7.10 Patentes d’hiver et 90 p.100: Hurona (à pâtisserie) .2 sacs 8.20 A (id.l 2 «lacs 7.70 Farine de blé-d’Inde blanc pour boulangers .2 sacs 5.70 Farine de blé-d'Inde, pour engrais.2 ¦jacs 4.40 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avolna: Avoine roulée, sac de 90 Ibs.$2.90 Avoine roulée, baril .5.65 Issues de blé: Son Man., au wagon, tonne.$24.00 Gru Man., au wagon, tonne.26.00 Gru bianc, au wagon, tonne .28.00 Moulée pure, au char .35.00 Moulée mélangée, au wagon.$31.00 à 41.00 Les engrais sont rares.OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs No 1.30s Oeufs choisis.34s BEURRE Reurre frais.35s Beurre de choix, en bloc d’uné livre.351-2s Beurre de laiterie.29 à 30s FROMAGE Fromage doux, la livre .18s Fromage fort, à la meule, la livre .22s Fromage fort au morceau, la livre.23s Fromage de Gruyère, la livre (rare).50s Fromage d’Oka.28s Fromage Roquefort (rare) 55 à 60s SAINÜOUX Bonne demande.La 1b.Saindoux pur, en tinet'e .17 l-4s Saindoux pur, en seau.$3.50 Saindoux composé, en ¦seau.$2.90 à $3.00 Saindoux pur, bloc de 1 livre.18 1-2 à 19s POIS ET FEVES Le n Pint Pois à soupe, le minot .$3.50 Haricots secs (fèves blanches ou jaunes), le minot .$6.00 FRUITS LE LA CALIFORNIE Abricots, la caisse .$2.50 Prunes bleues, la caisse .$2.75 Prunes rouges, la caisse .$2.60 Poires, la boîte.$4.50à$5.00 Pêches de Californie .$2.25 à $2.50 Ananas de Havane.$2.75 à $3.50 Cerises de Californie.$3.50 à 4 00 Raisin Malaga, par caisse .$2.75 à $3.00 Oranges “Sunkist”.$4.75 à $5.75 Oranges Valencias .$3.50 à $3.75 Citrons Messina ., .$7.25 à $8.50 Céleri, le paquet .$1.50 FRUITS Bleuets du Saguenay, la boîte.$2.25 à $2.50 Cerises noires, le panier .$2.00 Cerises rouges, le panier .$1.50à$l.ïë Poires canadiennes .$1.00 Pèches canadiennes , .$1.00à$1.25 Bananes, le régime .$2.25 à $2.75 Concombres, la douz.40 à 50s Choux, la douz.75 à 90s Tomates du N.-Jersey, la caisse.$1.75 Melon d’eau.65 à 75s Oignons espagnols, par caisse.$6.00 Pommes de terre nouvelles, le baril.$4.25 à 4.50 Pommes de terre, le panier.$3.50 Dattes, la livre.8 à 9s Dattes par colis.8s Dattes “Dromadery”, le paquet Ils Marrons, la livre.12s Noix, la livre.13 à 35s PR1 EN ENTREPOTS A MONTREAL CEREALES Avoines de l’Ouesl, par 34 Ibs: No 2, Canada-Ouest.5/s No 3, Canada-Ouest.56s No 1, extra, d’alimentation (feed).56s No 1, d’alimentation (feed).55 l-2s No 2, d’alimentation (feed).55s Avoines de l’Est, par 34 Ibs: No 2, blanche.54s No 3, blanche.53s No 4, blanche.52s Orge de l’Ouest, par 48 Ibs: No 3, Canada-Ouest.89s No 4, Canada-Ouest.88s D’alimentation (feed).85s Mais américain, par 56 Ibs: No 2 jaune, (manque) No 3, jaune .98s Blé de l’Ouest, par 60 Ibs: No 1.$1.60 No 2.1.57 No 3.1.52 No 4.1.45 No 5.1.42 Blé A volailles, par 100 livres.2.00 à 2.10 FOURRAGER SUR WAGONS A MONTREAL Récolte de 19v5.Mi! No 1, par 2,000 livres.$18.50 à $19.00 Mil No 2, choix .17.50 à 18.00 Mil No Û.1750 à 18.00 Mil No 3, par 2,000 livres.15.00 à 16.00 Mil et trèfle, par 2,000 livres .14.00 à 14.50 Foin, nouvelle récolte, qualité No 2, offert à.$13.00 MARCHE CENTRAL AU POISSON Flétan.15s Merluche (haddock).6s Doré, frais.15s Brochet, frais.10s Barbotte.12s Perche.10s Saumon frais, de Gaspé.18s Morue fraîche.8s Anguille fraîche.9s Merluche fumée.8s Filet de merluche.12s Hareng frais, 1-2 baril.$3.50 Morue fraîche, No 1, 200 Ibs $10.00 ARTHUR BRUNEAU, Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAU & DUPUIS CTOirriEiw Wureau de Montréal, 97 et 99 S.-FRÀNCOIS-XAVIER.Succursales ! QUEBEC et SORRI, FU direct arec POST * F LA OC.NèW-Ywh.gneurie et 113 de ferme ,de ferme de seigneurie achetant le lait.Vers 1865, J.G.Schwartz inventa la méthode de crêmer le lait à froid, qui eut comme résultat l’exploitation laitière sur une grande échelle, et vers 1880, il se produisit une révolution plus considérable par l’in-evntion des écrémeuses mécaniques de G.de Laval.La fabrication du beurre occupe la première place dans l’industrie laitière, et en 1910, la production du beurre en Suède était de 72,616,792 livres.En 1912, l’exportation totale du beurre de Suède s’élevait à 168,189 petits quintaux, dont 351,170 quintaux ou 75 pour cent en Angleterre, 97,107 quintaux ou 20.74 pour cent au Danemark, 18,309 quintaux ou 3.92 pour cent à l’Allemagne et 1.543 quintaux ou 0.33 pour cent à d’autres pays.La production totale du fromage en Suède pour 1911) était de 22,346,171 livres.Il n’y a eu qu’une petite quantité de fromage d’exporté.Une industrie importante est la fabrication de machines et ustensiles de laiterie, particulièrement d’écrémeuses.Au-delà de 130.000 écrémeuses sont vendues chaque année dans toutes les parties du .monde, où se pratique d’industrie laitière.Environ la moitié de ces écrémeuses sont fabriquées dans les grandes usines de Stockholm, •connues sous le nom de Ecrémeu-ses Aktiebodaget, où l’on emploie soixante ingénieurs et commis et 1,000 employés.ÇA ET LA A LA BOURSE H y aura aujourd’hui une séance de là Bourse locale.C’est la première fois depuis plus d'un mois qu’une séance est tenue le samedi matin.Les gouverneurs de la Bourse avaient décidé au commencement de juillet de prendre congé depuis le vendredi au lundi, vu le calme du marché.Maintenant que l’activité renaît, il y aura séance le samedi.DECLARATION DE DIVIDENDE Lake of the.Woods Milling Co.— Dividende trimestriel régulier de 2 pour cent sur les actions ordinaires, et de 1 3-4 pour cent sur les parts de préférence, payable le 1er septembre aux porteurs enregistrés le 26 août.La valeur Civic Investment and Industrial Go., qui est depuis son apparition admise à la Bourse de Montréal dans le compartiment des valeurs hors cote, sera régulièrement introduite sur le parquet de notre place, mardi prochain.Cette “introduction” sera la plus considérable qui se sera vue depuis * longtemps, la plus importante des émissions introduites à la Bourse locale ayant été les $60,000,000 d’actions émises par le Pacifique Canadien, en 1913.Le capital autorisé de la Civic Investment est de $75,000,000 dont $58,803,000 ont été émises.On introduira en Bourse pour une valeur de $56,025,000.Il faudrait une valeur d’environ $65,200,000 d’actions Civic pour pciurvoir à l’échange de, toutes les actions Cedars Rapids et Montreal Power, actuellement en circulation.On estime à 90 p.100 les anciennes valeurs échangées pour des nouvelles.* * * Les registres de souscriptions du syndicat des banquiers new-yorkais à l’emprunt britannique de 250 millions ont été fermés hier matin, et la somme distribuable a été considérablement surcouverte.Au dire d’une dépêche de New-York, la maison J.P.Morgan and Company n’a fait nul effort pour s’assurer de nombreux souscripteurs, au contraire, on avait pris des mesures pour limiter autant que possible le nombre des participants et l’on dit même qu'on ne tiendra pas compte de plusieurs demandes de titres.D’autres demandes seront notablement réduites.L'émission ne sera offerte au public que la semaine prochaine.* * * Un record dans la répartition des bénéfices a été atteint par les exploitations miniières américaines, le mois dernier.S’il faut en croire le “Mining and Engineering World”, 56 sociétés exploitent des champs miniers américains ont versé $14,-217,760 en dividendes.Ajoutez à cela les dividendes payés antérieurement en 1916 et vous aurez un total, pour l’exercice en cours, de 8152,733,255.Depuis leur fondation, ces 56 compagnies ont distribué en dividendes $1,154,951,516.Ces chiffres dépassent de $269,549,655 le capital émis par ces mêmes sociétés.* * * Le déveiloppement de notre industrie du papier a vaguement suggéré à nos capitalistes la constitution d’une société coopérative qui s’attache- HUDSON SUPER SIX Ira Voit a gagné $2000 à la course métropolitaine, à Sheepshead Ray, avec une machine ayant déjà servi, marque HUDSON SUPER SIX La seule machine qui tint bon Voici un autre exemple de l’endurance merveilleuse de la Hudson Super-Six.C’est ce que nous démontrons dans ce moteur breveté.Nos expériences de vitesse sont toutes authentiques.Le nombre de milles parcourus importe peu.17 VOITURES DE COURSE SE RENCONTRENT.A Sheepshead Ray le 13 mai eut heu un concours entre les meilleures voitures île course du monde.Ce fut le grand événement de Tannée que cette course métropolitaine.L’Europe y envoya ses meilleurs produits, l’Amérique lit de même.Il ne s’agisait pas de rivalité entre machines ordinaires: Ces voitures étaient toutes des modèles de courses, construites spécialement pour faire de la vitesse sur n’importe quel chemin.Ira Vail voulut prendre part à cette course, mais toutes les voitures étaient retenues.Il songea à la Hudson Supcr-Six.En vitesse et en endurance, elle avait battu tous les records établis par les voitures ordinaires.“La Super-Six pourrait-efle, se demanda-t-il, déclasser les voitures de course?” IL ACHETA UNE MACHINE USAGEE.C’était le lundi.La course devait avoir lieu-le samedi et il était impossible de se procurer une Super-Six.Il obtint donc de notre agent à Brooklyn qu’il lui vendît sa voiture de démonstration.C’était une Hudson Super-Six, prise dans notre assortiment ordinaire.Elle avait déjà servi dans 200 essais.Ira Vail en fit l’acquisition pour $1,300.Les voitures qui lui étaient opposées valaient en moyenne $10,000 chacune.Il enleva 22 pouces du châssis, pour la mettre à la longueur d’une voiture de course.Il assujettit des engrenages spéciaux à l’essieu et disposa la carrosserie pour la course.Ce fut tout.Le moteur était en tout point semblable à ceux de toutes les Super-Six.Avec cette Hudson modifiée il gagna la troisième place contre tous ses concurrents.Et son prix fut de $2,000.RAS UN SEUL ARRET.Une Super-Six ordinaire, dans un concours de grande vitesse, ne peut préten- dre l’emporter sur de gros et puissants moteurs construits spécialement pour la course.Or le parcours couvrait 150 milles et chaque voiture fut obligée d’arrêter.Pas une seule, sauf la Super-Six, ne put franchir cette distance à pleine vitesse sans avoir à subir quelque réparation ou ajustement.La Super-Six battît donc toutes les autres voitures, sauf deux, les plus beaux modèles de courses au inonde, et cela simplement par son endurance.Sa vitesse fut de 90 milles à l’heure.1819 MILLES EN 24 HEURES.Nous ne sommes pas en peine d’établir les records de vitesse obtenus par notre Su-per-Six, modèle Hudson brèveté.Les faits ont démontré qu’elle surpasse toutes les autres voitures de type ordinaire.Mais notre intention n’est que de prouver l’endurance incomparable du moteur.Un chassis de Super-Six ordinaire parcourut 1819 milles en 24 heures, à une vitesse moyenne de 75.8 milles à l’heure,—la distance de New-York à Denver —dépassant ainsi de 52 pour cent le meilleur record jusqu’alors établi par une voiture de type ordinaire en 24 heures.La même voiture avait avant cela parcouru 2,000 milles à une vitesse moyenne de plus île 80 milles à l’heure.A la fin de ces deux essais,—près de 4000 milles à la vitesse maximum—le moteur de la Super-Six n’avait subi aucun dommage appréciable.50 MILLES A L’HEURE.Les experts estiment qu’un mille à pareille vitesse équivaut à 50 milles à allure ordinaire.S’il en est ainsi, ces 4000 milles signifient autant, sous le rapport de l’usure et de Tcffort du moteur, que 200,000 milles tels que vous les parcourez.Quoiqu’il en soit, la Super-Six a fait preuve d’une endurance qui semble incroyable.Aucune autre automobile ne s’en est encore rapprochée.Et, il y a un an, pas un ingénieur n’eût cru que pareille chose pût se faire.Retenez bien ces records de la Hudson.Nous vous tiendrons au courant.Ils démontrent de plus en plus que la Super-Six est la meilleure voiture au monde.LEGÀRE GADBOIS AUTOMOBILE LIMITEE., SALLES DE VENTES & BUREAU GÉNÉRAL ISO AMHERST - SUCCURSALE DE ÉOUEST 471 PLACE PHILLIPS ^ ^ ANOAITREAL.Phaéton, 7 places.$2025 Routière, 2 places.2G25 Cabriolet, 3 places.2475 Sedan 4e tourisme, 7 places.2775 Limousine, 7 places.3800 Landaulet Limousine, 7 places .Voiture de ville, 7 places Voiture landaulet de ville, 7 places 3950 3800 3950 F.O.B.DETROIT, DROITS PAYES GRANDS RABAIS Sur tout notre vaste assortiment de PANAMAS, CHAPEAUX DE PAILLE, CASQUETTES DE SOIE, chapeaux en feutre dur et CHAPELLERIE MODERNE Armand DOIN,76 N0TRE-,MME EST EN FACE DU PALAIS DE JUSTICE D’EXPE- RIENCE ! rSIX JOURS1 D’étonnantes et incomparables innovations PROFITEZ des excursions à taux très réduits pour ne pas manquer cet attrayant et solennel RENDEZ-VOUS De toutes les familles de la Province Pour plus amples renseignements, s'adresser à GEORGES MORISSET, Sec.-Administrateur, Hôtel-de-Ville, Québec.CANADIAN f PAC! Fît EXPOSITION DE TROIS-RIVIERES du 21 au 26 août 1916 Taux d’un passage simple, les 22, 23, 24 août.Limite de retour, 3 jours après la date de la vente.Passage plus un tiers, départ du 21 au 26 août inclusivement.Limite de retour, 28 août 1916.EXPOSITION PROVINCIALE DE QUEBEC, 1916 du 26 août au 2 septembre $5.20 Départ du 26 août au 1er septembre 1916.Les billets sont bons pour 7 jours de la date de l’émission,mais pas plus tard que le 4 septembre 1916.EXPOSITION NATIONALE CANA-DIENNE, 1916, DE TORONTO du 26 août au II septembre $13.35 Départ depuis le 26 août jusqu’au 7 septembre 1916 inclusivement.Limite de retour, le 13 septembre.Bureaux des billets: 141-143 ri Saint-Jacques.Tél.Main 8125, hôt Windsor, gares Windsor et Viger.COLLEGES COUVENTS INSTITUTIONS Articles émaillés, pour cuisine, prix, depuis 154* Articles en aluminum, prix depuis .25<* Couteaux et fourchettes de table, depuis, la douzaine .$2.25 Couteaux cun .de cuisine, chu- 25* Cuillères de table, dessert et thé, depuis, la douzaine .75* Cuillères à pot, à soupe, à brasser, depuis.15* Poêles à frire de toutes grandeurs, depuis.15* Poêles et paniers pour patates frites, depuis.$1.25 Moules à gâteaux, gelée Charlotte Russe, etc., depuis.25* Dessous de plats, le service, depuis .»o«* Aussi, époussetoires, balais, seaux galvanisés, pulpe,, torchons à plancher, etc.L.J.A.SURVEYER LIMITEE 52 BOUL.SAINT-LAURENT .- , 1— '• —^ t rait à faciliter l’exportation de ce produit en cherchant à résoudre le problème, si compliqué depuis la guerre surtout, du transport outremer.Mais rien de bien défini n’apparaît encore à ce propos.Un câblogramme de Paris fait savoir que le uroehain emprunt intérieur français comportera une somme de 2 milliards et demi de dollars, qu’il sera émis au "air et qu’il ne sera pas mis en souscription en dehors de la ville de Paris.Diogène cherchait des hommes.En ce temps-là, le NATIONALISTE ne paraiasait pas.II I y a des hommes, aujourd'hui.Banque d’Hochelaga AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de deux et un quart pour cent (214%), (soit au taux de 9% par année) a été déclaré par les directeurs de la BANQUE D’HOCHELAGA, sur le capital versé de la banque, pour le trimestre Unissant le 31 août 1916.Ce dividende, portant le No 102, sera payable au Bureau Principal ou aux succursales de la banque, le ou vers le 1er septembre 1916, aux actionnaires inscrits dans les livres à la fermeture des guichets de la banque, le 15 août 1916.Par ordre du Conseil de Direction, Le gérant-général.BEAUDRY LEMAN.La Compagnie d’informations Commerciales, Liée SUCCESSEUR DE Bureau Général d’Affaires et de Renseignements, limitée, The Legal and Commercial Exchange of Canada.ETABLIE EN 1882 Informations de tous genres, recherches, changements d’adresses, recouvrement de créances, vérification, etc., dans tous les pays.Armand Bonhomme, Surintendant, chambre 81, 92 rue Notre-Dame est téléphone Main 2133.CANADIAN PACIFIC Excursion dans le bas du Saint-Laurent, aux provinces Maritimes et à Terre-Neuve Départ le» 18.19, 20 et 21 août 1916; li-mite de retour 6 septembre 1916.Ecrivez, venez ou téléphonez pour ren-slgnments détaillés aux buraux des billets de la ville du Pacifique Canadien : 141-145, rue Saint-Jacques.(Tél.Main 8125) k l’hôtel Windsor et à la gare Viger.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure.No 1990.— Dame Joséphine Ouellette, épouse de Maxime Laurin, laitier Montréal, a, dûment autorisée à ester en justice, formé une demande en séparation de biens contre J dit mari du même lieu.Jasmin Berthiaume, procureurs de la manderesse.Montréal.18 août 1916.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure, Ne 45.— Eva Gosselin, épouse commune en biens de Joseph-PJessis-Alfred Tessier, machiniste, tous deux de Montréal, dûment autorisée, demanderesse, vs Jos.-P.-A.Tessier, défendeur.Une action en séparation de biens a été instituée.R.-L.Duckett, procureur de la demanderesse.Montréal, ce 17 août 1916.PROVINCE DE QUEBEcT^Rstrict de Montréal,.Cour supérieure, No 2907.— Dame Maria Laurin, de St-Elzéar (Laval), épouse d’Ernest Clément, charretier, a, dûment autorisée à ester en justice, formé une demande en séparation de biens contre son dit mari, du même lieu, le 31 juillet 1916.Jasmin et Berthiaume, procureurs de la demanderesse.Montréal, 18 août 1916.District de Montréal, Cour supé-rireure, No 1226.— Mme Valéda Blanchet, des cité el district de Montréal, épouse commune en biens de Johnny Boisvert, a institué ce jour une action en séparation de biens contre son mari.Montréal, 18 juillet 1916.Bessette et Dugas, avocats de la demanderesse.EXCURSIONS AU BORD DE LA MER Départ 25, 26, 27 août 1916 Limite de retour le 11 septembre 1916 Kennebunkport .$9.30 Konnebunk Beach .$9.25 Old Orchard.$8.80 Portland.I .J .$8.50 Scarboro Beach .$8.70 9.25 A.M., tous les jours, dimanche excepté, 9.00 P.M.Tous les jours pour Kennebunk et 9.00 P.M., tous les jours excepté le samedi pour Kennebunkport et Kennebunk Beach.Wagon-lit et wagon-salon directs Bureaux des billets : 141-143 Saint-Jacques.Tél.Bell 8125.Hôtel Windsor, gares Place Viger et de la gare Windsor.PROVINCE DE QUEBEC, lUstrict de Montréal, Cour Supérieure No 4378.—Dame Til-iie Brownstein, de la cité de Montréal, épouse commune en biens de Moses Simi-novitch, agent du même lieu, demanderesse, vs.ie dit Moscs Siminovitch, défendeur.La demanderesse a poursuivi ce jour, le défendeur, en séparation dr biens.PHILIPPE DORVAL, Procureur de la demanderesse.Montréal, 17 Juin 1916.PROVINCE DE QUEBEC, district dr Montréal, Cour Supérieure No 4634—Dame Alice Vallières, de Montréal, épouse de Louis Chabot, agent d'affaires, actuellement à Paris (France) a formé contre son mari, une demande en séparation de biens.PB-LISSIER, WILSON et SAINT-PIERRE, procureurs de la demanderesse.Montréal, 8 août 1916. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 AOUT 1916 VOL* VIL — No 195 S 9 r.a 1 LA VIE SPORTIVE COLWELL TIENT SES ADVERSAIRES EN ECHEC HIER LU LANCEUR UES ROYALS N'A ACCORDE DUE TROIS COUPS REUSSIS AUX FRAPPEURS DU RICHMOND.— MONTREAL (iA-GNE PAR 8 2.— DEUX PAR- TIES AUJOURD'HUI.LE NATIONAL AFFIRME UN NOBLE PATRIOTISME s _________ | L’IDEE DE DONNER 50 POUR CENT DES RECETTES DE LA PAH-! TIE DU 26 AOUT AU 150e REGIMENT EST TRES ELOGIEUSEMENT COMMENTEE.:: Le National se rencontre cet '^près-midi dans la capitale avec le club Ottawa, et ce dernier viendra lui rendre visite samedi prochain, 26 août, au terrain de Maisonneuve.S La moitié'des recettes de cette joute ira à nos braves du 150e fégiment.'La direction de n<|Jre association a voulu montrer ainsi qu’elle n’était pas indifférente ni neutre dans le grand conflit qui se poursuit là-bas.National a fourni des hommes à nos régiments, mais il veut aujourd’hui donner aussi de l’argent, et cinquante pour cent des recettes brutes de la partie de samedi prochain ira aux hommes du lt-col.JBarré.Sir Wilfrid Laurier sera invité à mettre la balle au jeu et l’on fera Tout ce qu’il est possible de faire ‘pour faire de cette joute un spectacle de grand gala.Le National se surpassera pour la circonstance et le publie verra une superbe attraction.Le président Caron et les direc-vjeurs espèrent bien que les fervents du jeu de crosse seconderont leurs efforts et assisteront en foule à la partie du 26 août, afin de présenter une somme rondelette au 150e régiment, Le National s’est montré très généreux, il a fait un beau geste: au public de ne pas rester en arrière et de montrer qu’il apprécie non seulement la noble intention du National, mais aussi la bravoure et le dévouement des braves qui composent le 150e régiment.La joute entre le National et l’Ottawa devrait être un spectacle fort intéressant.Il n’y a aucun doute que les deux clubs tiendront à honneur de se surpasser et de donner une brillante exhibition du jeu de crosse.L’on verra là de superbes exploits et le public trouvera certainement matière à s’enthousiasmer.Les billets pour cette joute seront en vente au commencement de la semaine dan-S les dépôts ordinaires et dans plusieurs autres qui seront annoncés en temps opportun.Ions voudront encourager le 150e régment.Allons à Maisonneuve, samedi prochain.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES t Voici les résultats des parties jouées hier après-midi dans les séries des ligues Américaine et Nationale: LIGUE AMERICAINE : A Philadelphie: R.H.E.St-Louis .00000300001—4 5 3 Philadelphie.01000100100—3 8 0 Groom, Weilman et Severoid; Nabors, Sheehan, Bush et Haley, Pici-nich.tr.A New-York: R.H.E.Cleveland.0110000100000—3 11 .iNew-York .1010000100000—3 11 1 Lambeth et O’Neill; Shocker et •Walters.A Washington : R.H.E.Detroit.010000000—1 6 0 ^Washington .020000()Ux—2 7 1 K Dubuc, Mitchell et Spencer ; Baker, Ayers et Henry.‘ ’ A Boston : R.H.E.UNE MAGNIFIQUE EXHIBITION POUR LES GENS DE L’EST LE MA TCH DE CROSSE ENTRE LE C- P.SAINT-ZOTIQUE ET LE SOCIAL SAINTE - MARIE AURA LIEU AU PARC MASCOTTE.Chicago .600000104—11 Il 3 Boston .020000031— 6 11 0 : Williams, h’aber et Schalk; Léo- nard, Gregg, Wvckoff, Shore et Ca- dy, Thomas.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Boston .65 47 .580 Chicago .64 51 .557 Cleveland.62 51 .549 St-Louis .62 53 .539 •New-York .60 52 .536 Létroit .62 54 .534 Washington.53 58 .477 Philadelphie .23 85 .213 ü LIGUE NATIONALE A St-Louis ; R.H.E.Boston .0001001010—3 7 0 St-Louis .0011100001—4 8 2 ' Rudolph, Hughes, Nehf, Rames et lîlacckburne, Tragressor; Doak et Gonzales.A Pittsburg: R.H.E.Brooklyn.040000002—6 7 1 Pittsburg .000000000 0 6 3 ;, Cheney et Miller; Harmon et Fischer.A Philadelphie : R.H.E.Philadelphie.000210000—3 8 1 Cincinnati .000000000—0< 7 3 Alexander et Killifer; Schneider, Schulz et Wingo.r A Chicago : 1ère Partie R.H.E.8 10 0 1 9 5 Jïew-York .204200000 Chicago .100000111)0 :: Perritt et Kocher, Kelliher; Pren-dergast, Brown et Elliott, Clemons.2ème Partie ' R.H.E.New-York .000040002—fi 9 3 Chicago .000061 lOx—8 17 2 A Anderson, Schupp, Benton > Anderson, achupp, Benton Kocher; Carter, Hendrix et Elliott.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Brooklyn .65 38 .631 Philadelphie .62 42 .596 Boston 59 41 .590 New-York.53 .500 Pittsburg .46 57 .447 Chicago., .49 61 .445 St-Louis 48 64 .429 Cincinnati .42 69 ,379 COURSES DE TROIS MILLES A LA NAGE La grande course à la nage ouverte aux amateurs, au Club Champêtre Canadien, aura lieu demain.Cette course promet d’être un succès.Plus de 20 concurrents sont (Éqà inscrits au programme.Plusieurs coupes et de magnifiques prix ijltendent les gagnants.;; Les concurrents devront être rèndus au quai de la Longue-Pointe, pbint de départ, à 2 heures et demie, afin d’être prêts pour le départ, à Htois heures précises.Le point d’ar-rjvèe sera le Club Champêtre, soit (lie distance de trois milles.~Pour informations, s’adresser E.M05._________^________ S £ Vous aimez les sports?Vous &vez donc lire les chroniques ihortives du NATIONALISTE.La Ligue intermédiaire convi tous les amateurs de crosse au par Mascotte pour demain, alors que le clubs Social Sainte-Marie et C.1 Saint-Zotique en viendront au mains à 3 heures 15.La partie ser l'une des plus contestées qu’on put; se voir, et c’es» par milliers que le amateurs se porteront au parc Ma* cq:lc, situé à l’angle des rues Dole ri c.1er et Ontario.Les arbitres seront MM.Doutre t Hervé Dandurand, deux des plu brillants joueurs du National, qt manifestent leur encouragemer pour les intermédiaires en accer tant volontiers d’arbitrer à que ques-unes de ses joutes.Sous Ja fi rule de ces deux experts, la joui sera conduite de façon à plaire tout te monde.Les joueurs feror bien de s’en tenir aux conseils d président Layigne de jouer amicali ment, et d’éviter soigneusement toi te rudesse, qui déparerait la beaul de la rencontre de demain.Il n’y aura pas à redouter Tin-teRvention du public, si les joueurs se conduisent de manière à ne la pas provoquer.Une partie de crosse y gëfgne beaucoup quand la lutte se fait entre gentilshommes, et souhaitons que la partie de demain soit l’une des moins brutales de la saison.Comme le spectacle sera absolument gratuit, il est à souhaiter qu’il se trouve une grande foule au parc Mascotte, demain.BALLE AU CAMP A BOUCHERVILLE A Boucherville, dimanche, le 20 courant, à 3 heures p.m., aura lieu au terrain du collège, une partie de balle au camp entre les Etoiles, de Boucherville, et le club Le Pérou.Les deux équipes se composeront comme suit : Le Pérou : G.A.Cloutier, receveur ; S.Desmarchais, lanceur ; J.Dulude, premier but ; L.Savaria, deuxième but ; L.Racicot, troisième but ; P.Gauthier, avant-garde ; S.Savaria, J.Racicot et F.J.Tremblay, voltigeurs.Capitaine.L.Groulx.Etoile : J.R.Beauchamp, receveur ; D.D.Plouffe lanceur ; R.Dranem, premier but ; J.Racicot, deuxième but ; A.Mousseau, troisième but ; R.Germain, avant-garde ; A, Germain, L.Desrosiers et A.Giroux, voltigeurs.Capitaine, J.Rosaire Beauchamp.Les Etoiles, de Boucherville, recevront tout club qui se présentera pour jouer à Boucherville.S’adresser à J.R.Beauchamp, hôtel de ville, Montréal, bureau des évaluateurs.LES COURSES DU GRAND CIRCUIT Columbus, Ohio, 19.—Les courses d’hier ont été peu intéressantes.En voici les résultats: Classe 2.18, ambleurs, 3 dans 5, $1,000, 3 épreuves— Miss Rejected, par Direct Well, Valentine.1 1 1 Admiral Dewey II.Snow .222 Rayo De Oro, Durfee .3 S 4 Prestolite, McDonald .4 1 3 John A 2nd., Benyon .dist.Rythma id, Hedrick .dist.Temps, 2.05 1-4, 2.13 1-2, 2.07 1-4.Classe 2.15, trotteurs, 3 dans 5, $1,000, 5 épreuvès— Lindsey, par Todd Mack, McDonald .512 1 1 Baby Doll, Durfee, Valentine.1 2 1 3 4 Jeannette Speed, Cox 2 3 3 2 2 Pittsburg, Wishart .6 4 4 4 3 Sister Strong, Valentine .f .4 5 6 ret.Onward Allerton, Ed- man.7 6 5 ret.Gum drop.White- head .3 dist.Temps.2.09 1-4, 2.07 3-4, 2.08 1-3, 2.10 1-4, 2.09 1-2.L’OUVERTURE DE LA REUNION AUJOURD’HUI LES COURSES A LA PISTE MONT-ROYAL COMMENCERONT CET APRES-MIDI, AVEC UN PROGRAMME DE NEUF EPREUVES.— LES INSCRITS.Les courses de Mont-Royal commenceront à 2.30 cet après-midi.Le programme comprend neuf épreuves dont les inscrits ont déjà fait des courses intéressantes sur d’autres hippodromes, La piste de Mont-Royal déborde actuellement de chevaux et le gérant Henshall a dû demander de J’établement ailleurs pour accommoder plusieurs coursiers qui sont attendus aujourd’hui de Saratoga et de plusieurs autres pistes du circuit canadien.Voici la liste des inscrits dans les épreuves de cet après-midi: 1ère course, bourse $400, chevaux de trois ans et* plus, 5 furlongs.— Farewell.98: If Coming, 103; Megaphone 103; Onota 103; Henry Kimbrough 103; Politician 105; Bob Blossom 105; Pomona 109; Phil.T., Ill; Canon Bridge 114.2ème course, chevaux nés au Canada, à réclamer, bourse $400, trois ans et plus, 6 furlongs.— Dix Rogers 93; Cousin Agnes 93 ; Golden Vixen 97; All Steel 99; Red Mart 105; William W., 106; Irish Heart 107 ; Bed Post 107; Froissart 110; Alisier 111; Lady Spenthrift 111; Amphion, 113.3ème course, “steeplechase”, à réclamer, bourse $500, course courte.— St.Agathe 133; Chas.F.Grainger 138; Queed 153; Morpeth 138, Sarol-ta 140; Jack Winston 144.— Queen et Jack Winston, 114.Queed et Jack Winston, sont des entrées de Parr et Gorin.4ème course.Handicap Mont-Royal, bourse $500, 1 mille et 1-16.—.Handfull 100; Gun bearer 111 ; Captain Parr 114; Grumpy 117; Mud Sill 117.Sème course, bourse $400.chevaux de deux ans, 5 furlongs 1-2.— Detriment 100; Little Wonder 100 ; tattle Spider 105; Jeannette 105; Abe Martin 110; Queen of the Sea 114 ; Solveig 114; Golden Bantam 119 ; Jay Thummell 122; Out 122.6ème course, bourse $400, à réclamer, 5 furlongs 1-2.— Queen Sabe, 103; Nellie B., 103; Rose Juliette 105; Lily Orme 105; McLelland 107; Fiddler 108; Thesieres 100 ; Gordon 110; Royal Tea 112; Dolina 113 ; Enver Bey 113; King Worth 121.— Aussi éligible; Glint 112.7ème course, uourse $400, à réclamer, 5 furlongs.— Tralee 105; Moonstone 105; xRosemary 106; Audrey Austin 107; Thorncliffe 107; Dew-drop 111; Sinai 111; Valladolid 113; Quid Nunc 113: Expatriate 113; Belle Terre HI; Heartbeat 113.Sème course, bourse $400, à réclamer, 6 furlongs.— Asama 104 ; Castura 112; Captain Elliott 114 ; Frosty Face 114; Wild Bear 114; A.C.Haley 114; Détour 114; Luke Van Zandt 114; Unity 114; Waxemall 114; Orperth 114; Pass On 114.— Aussi éligibles: Ada Anne 112; Double Bass 114; Bobolink 104.9ème course, bourse $400, à réclamer.1 mille et 70 verges.— Narmar 99; Relie of the Kitchen 100; Molly O., 103; Fastoso 105; xLady Spirituelle 107; Duke of Dunbar Ï08; Alston 108; Autumn 108; Voladay II, 108; Cuttyhunk 108; Yellow Flower 109; Be 111; Concha 112; Joey Marquette 117: Water Lad 117.— Aussi éligible: Muzanti 111.x—Réclamation des novices.Temps nuageux; piste rapide.A LA PISTE DE WINDSOR Windsor, 18.—Voici le résultat des courses d’hier : 1ère course, à réclamer, $800, tous les âges, nés au Canada, 6 fur-longs — 1.Corn Broom 121, Robinson, 85.4)0, $3.60 et $2.50.2.Dehaven 102, Pickens, $15 et $5.50.3.Armine HI, McDermott, $3.20.Temps, 1.14.McBride, Good Shot, Garish, Sun, Dorothy Carlin, Last Spark ont aussi couru.2ème course, $800, à réclamer, 2 ans, 5 1-2 furlongs — 1.Gold Bond 104, Gentry, $8.40, $5.50 et $3.70.2.Mab 104, Molesworth, $19.50 et $5.90.3.Honey Shuck 104, Robinson, $3.50.Temps, 1.08 4-5.Dr Prather, Dore, Minnie Behrens, Duchess of Lizwell, Dyson, Jayne, Commoness, Private, Princess F'ay ont aussi couru.3ème course.Handicap Teeum-seh, $1,000, 3 ans et plus, 1 1-16 mille — 1.McAdoo 107, 'Robinson, $8.90, $4.10 et $3.2.Kleburne 107, Taplin, $8.40 et $4.60.3.Aidebaran 104* Urquhart, $3.40.Temps, 1.46.Christie, Lady Curzon, All Smiles et Thornhill ont aussi couru.4cme course, bourse Ontario, 8800 ajoutés, 3 ans et plus, 1 mille — 1.iRancheg 199, Gentry, $3.50, $2.50, $2.30.2.Jane Straith 99, McDermott, $2.30.$2.40.3.Venetia 104, Brown, $3.70.Temps, 1.39.Pif, jr.Prince Hermis, Slipshod.Jack O’Dowd, Milestone ont aussi couru.5ème course, $800, 2 ans, 5 fur-longs — 1.Fruit Cake 107, Gentry, $19.40, $9.70 $5.60.2.Sibil 103, Moles-worth, $19.00, $7.40.3.Kathryn Gray 118, Metcalf, $3,50.Temps, 1.01 1-3.Richmond, 19 — Colwell fut une énigme pour les frappeurs du club Richmond hier après-midi, car il i n’accorda que trois coups réussis a ses adversaires, et donna la victoire au Montréal par 8 à 2.Aujourd’hui, .les Royals et les Richmond joueront deux parties.Fullerton et Cadore seront les lanceurs du club Montréal.Les Royals seront île retour lundi prochain, pour une série de trois parties avec les Newark.Ces joutes auront lieu à 3 heures 30, au parc Atwater.Au cas de pluie les parties remises seront jouées le lendemain comme “double headers”.Les Newark seront suivis des Providence qui joueront le 25.Au cas de pluie ce jour-là, un “double header” sera joué le samedi ou le dimanche.Le 28, les Baltimore débuteront avec les Royals par un “double header".Les Richmond viendront ensuite jouer une série de quatre parties.Les Royals feront donc un séjour assez prolongé à Montréal avant de faire leur dernière tournée sur la route.Ces séries locales décideront très probablement du championnat de la ligue Internationale.Voici le résultat détaillé de la joute d’hier : MONTREAL.Ab.R.H Po.A.E.Smyth, 2t>.5 0 3 1 3 1 Moran, cf.2 1 2 2 0 0 Mai sel, If.5 1 2 1 0 0 Gather, rf.5 1 2 2 0 0 Slattery, 1b.3 2 T il 1 0 Wagner, ss.4 ï 2 2 4 0 Ramrau, 3b.4 i 2 1 1 0 Howley, c.4 i 0 6 0 0 Colwell, p.4 0 •0 1 2 0 Totaux .36 8 14 27 h 1 RICHMOND.Ab.R.H.Po.A.E.Clemens, if.4 0 0 2 0 0 Eibel, 1b.4 0 0 7 1 0 Hendrix, cf.3 0 0 5 0 0 Bankston, rf.4 0 1 1 0 0 McDermott, 3b.4 0 1 2 3 0 Steinbre.nner, ss.4 0 1 1 3 0 Priest, 2b.3 0 0 4 2 0 Reynolds, c.2 0 0 5 2 0 Bhoades, p.0 0 0 0 1 1 McKenry, p.2 0 0 0 0 0 xKelliher .1 1 1 0 0 0 xxLeak .1 1 1 0 0 0 Totaux .32 2 5 27 12 1 x—Frappa pour Reynolds à la 9e.xx—Frappa pour McKenry à la 9e.Résultat par reprises : Montréal.011022002—8 Richmond.000000002—2 Sommaire.— Coups de 2 huts, Domrau, Kelliher.Coups de 3 buts, Slattery, Leake.Coups sacrifiés, Priest, Wagner, Slattery.But volé.Moran.Double jeu, McDermott à Eibel.Buts sur balles, Coluell 7 ; Rhoades 8, MçKqnry 3.Retirés au bâton, Colwell, 5, Rhoades 3, Me-Kenry 1.Laissés sur les buts, Montréal 14, Richmond 8.AUTRES PARTIES.A Newark: R.H.E.Toronto .060000100—7 8 2 Newark .000000000—0 7 3 Herbert et Hayden ; Wilkinson et Schwert.A Providence: R.ILE.Buffalo .401000200—7 12 1 Providence .000000200—2 5 3 Tyson et Onslow; Tincup, Schultz et Yelle.A Rochester: 1ère partie.R H E Rochester .040000001—5 10 () Baltimore .000100000—1 7 2 Hill et Hale; Tipple et McAvoy.2irne partie.R.H.E.Rochester ., .001000102—4 7 0 Baltimore .000010000—1 7 5 Way et Haie; Morrisette et McAvoy.POSITION DES CLUBS.G.P.P.C.Buffalo 61 46 .570 Providence .59 47 .557 Baltimore 00 52 .514 MONTREAL .53 51 .510 Toronto 52 50 .510 Richmond 5! 53 .490 Rochester 44 58 .431 Newark 43 61 .413 LA LIGUE DE LA CITE DEUX SUPERBES ATTRACTIONS POUR DEMAIN, AU PARC DE-LORIMIER.— NATIONAL vs STAR.— ATHLETIQUE vs LA CASQUETTE.On s’attend à ce que des milliers d’amateurs se portent au parc De-lorknier, demain après-midi, pour assister aux deux grandes parties de bulle au camp de la Ligue de la Cité.Le programme se déroulera dans l’ordre suivant : 1.30 Stars vs National.3.30 Athlétique vs La Casquette.Les meilleurs connaisseurs s’accorderont à dire que ce programme comporte Bun des meilleurs double-headers que la ligne de la Cité nous ait encore offerts, cette saison.Une rencontre eptre les Stars et le National n’est pas un spectacle banal, si l’on sait la grande rivalité, qui existe entre les deux clubs.Avec les changements que vient de subir le club de Cecil Hart, par l’addition précieuse du lanceur Malcolm-Fraser, ci-devant des Indiens, on peut s’attendre à un duel d’une intense émotion.La finale entre l’Athlétiquc et La Casquette sera également palpitante d’intérêt.Ceux, qui connaissent bien Billy Innés, l’habile pilote des Athlétiques, et Lucien Riopol, le gérant de La Casquette, savent bien que ce n’est pas de la vaine phraséologie que noms faisons là.On se rendra compte de la valeur des deux équipes, quand elles se feront face, demain, à Delorimier, à 3 heures 30.Tous les amateurs de balle au camp devraient se porter en foule à Delorimier, pour encourager la ligue de la Cité et assister à un double-header sensationnel.» OU ILS JOUENT AUJOURD’HUI INTERNATIONALE.Montréal à Richmond (2 parliez).Toronto à Newark.Buffalo à Providence.Rochester à Baltimore.NATIONALE.New-York ù Chicago.Brooklyn à Pittsburg.Boston à St-Louis.Philadelphie à Cincinnati.AMERICAINE.Chicago à New-York.St-Louis à Washington.Détroit à Philadelphie.Cleveland ù Hystan.ALLONS AU MILE-END LES CORNWALL FERONT UNE GRANDE LUTTE AUX SHAMROCK, CET APRES-MIDI.Les Cornwall sont arrivés à Montréal avec la farouche détermination de -battre les Shamrock, lors de la rencontre des deux clubs, cet après-midi, au Mile-End.Les Colts de Joe Lally ont joué un vilain tour aux Ottawa, samedi dernier, et les meilleurs experts se demandent s’ils ne le répéteront pas aujourd’hui, au détriment, cette fois, des Irlandais.Rien n’esl impossible à une équipe, qui retrouve subitement son aplomb, et qui joue avec la muêstria, déployée par les Cornwall dans la Capitale, samedi dernier.Une victoire pour Cornwall ferait bieu i’affaire des National, aujourd'hui, en supposant, naturellement que notre équipe batte Ottawa.Les Shamrock et les Habitants seraieut encore sur un pied d’égalité.et les deux équipés se feraient une lutte passionnante pour les honneurs suprêmes.Mais, quoiqu’il advienne, les Coilts feront leur devoir, ci s’ils sont battus, les Tricots Verts auront dû lutter avec la dernière énergie.Les Indiens de la Bourgade de Factory Town sont assurés de battre les Irlandais; de leur côté, les Tricots Verts ont pratiqué avec, ardeur toute la.semaine, et la lutte ser.a grandiose.LES FETES DE DEMAIN A SAINT-JEAN Saint-Jean, 19 — La population de Saint-Jean est en liesse : elle attend avec une extrême impatience les fêtes de demain.Notre ville sera, en effet, Je théâtre de grandioses événements sportifs, qui relégueront dans Tombre tout ce qui a été donné du genre ici, depuis bien des années.La partie de balle au camp entre le Cherrier, de Montréal, et les clubs réunis d’Iberville et de Saint-Jean, promet des milliers d’émotions aux amateurs.La grande course de chevaux pour une bourse de $100, entre les meilleurs coursiers de la province, sera une autre attraction extraordinaire.Les-courses, auxquelles le publie participera, seront disputées pour de magnifiques prix.La course au cochon graissé prêtera à un comique tordant.Que dire maintenant de la musique ?N’a-t-on pas retenu les services de la fameuse fanfare de Saint-Hyacfnthe, la Philharmonique ?Ce corps de musique jouit d’une renommée sans égale, et il nous donnera, demain, un programme digne de sa réputation.Comme les numéros sont nombreux, les événements commenceront à 1 heure précise.On s’attend à ce que Montréal envoie un contingent énorme d’excursionnistes à l’occasion de ce festival de sport.(Suite à la 0cme page.) -9- IL A FAIT CHAUD HIER Une troupe nombreuse de personnes de tout âge a envahi hier le porc Jeanne Mance et le parc Lafoniaine pour échapper à la chaleur et à l’humidité.Le maximum de la température fut de 84.2 degrés, trois degrés de moins que le jour précédent, mais les gens souffrirent plus de la chaleur à cause de rhuimidité qui marquait de 52 à 66 pendant la même période.Montreal & Southern Counties Railway EXCURSIONS SPECIALES DU SAMEDI, PENDANT JUILLET ET AOUT.— au — Parc Pine Grove CHAMBLY CANTON 20 milles par le tramway.Prix d’aller et retour : Adultes.50 sous.Enfants, 25 sous.Beaux arbres ombreux, pêche magnifique dans la rivière Richelieu.Les trains quittent la gare terminale, angle McGill et Y’ouville, à 7.50, 10.00 heures a.m., 12.18 et 1.58 p.m.Pour le retour de Chambly, 5.18, 4.35, 8.13 et 8.35 p.m.Pour renseignements supplémentaires, téléphoner Main 6650, 3376 et 2856.PARC KING EDWARD (ILE GROSBOIS) OUVERT AU PUBLIC LES SAMEDIS ET DIMANCHES L'endroit idéal pour pique-niques Montagnes russes, (scenic railway).Carrousel électrique.Curettes dansantes, spacieuse salle de danse, etc., etc.Les steamers ''Imperial*' et "White Star", partent du quai au bas de l'avenue Pie IX, Maisonneuve, à 9 et 11 heures a.m.A partir de 1 heure p.m., à toutes les heures jusqu’à 6 heures, le samedi aoir et jusqu'à 9 heures le dimanche soir.Passage aller et retour, y compris l'admission au parc, 25 sous.Enfants âgés de moins de 12 ans, 15 sous.HEROS III Mt tris bon st ne laissa pas de msuraises odeurs Contre mandat-poste de 75 sous nous en espédlerons une liTr*.La 8t-Jacques Tobacco Pocking, Co., Liée., St-Jacques, Co.Montcalm, Qui.I COURSE AUJOURD’HUI A 2 HRES 30 P.M.À LA PISTE MONT-ROYAL x SAINT-LAURENT REUNION D’AUTOMNE DU 19 AU 26 COURSES OU PLUS TOUS LES JOURS BEAU OU MAUVAIS TEMPS.— Commençant à 2 heures 30 chaque après-midi PLACE DE LA GRANDE TRIBUNE • • a • v • k .*1.00 Prenez les tramways à l'angle des rues Craig et Bleury.— Service de 5 minutes.— Passage 10 sous.— De 12.30 à 2.30 heures p.m., tous les jours.•.•-Avivii-vy.mmm •WAwÂVlSçl1.msmmms* CROISIÈRE AGRÉABLE Sans augmenter positivement le coût de votre voyage dans l'ouest, vous avez l’avantage de traverser les tôimk.GRANDS LACS sur les confortables navires construits sur la Clyde; du Pacifique Canadien Vapeur " Manitoba ” de Owen Sound chaque mercredi; actuellement en service.Vapeur " Keewatin ” et "Assiniboia,” à partir de Port McNicolI chaque mardi; jeudi et samedi; pour Sault Ste-Marie, Port Arthur et Fort William.Réservez vos cabines maintenant aux bureaux det billets: 141-145 rue St-Jacques (Tél.Main 8125), Hôtel Windsor, Gares Windsor et Place Vigcr.CHEMIN DE FER PACIFIQUE CANADIEN EXCURSIONSdeMOISSONNEURS $12 JUSQU’A Winnipeg Plus hc par mille additionnel Excursions le 29 août 1916 De toutes les stations dans la Province de Québec, aussi des stations dans la Province d’Ontario, Brock-vüle, Smith Falls, North Bay et à l’est PRIX DE PASSAGE AU RETOUR: — Vie par mille jusqu'à Winnipeg plus $18 jusqu’au point de départ Train spécial de Montréal.Gare Windsor, à midi, mardi, le 29 août, pour Winnipeg, Man., direct.Pour informations, s’adresser à l’agent du Pacifique Canadien le plus rapproché, ou aux BUREAUX DES BILLETS : 141-143, Saint-Jacques.Tel.Bell, Main 8125.Hôtel Windsor, Gares Place Viger et de la rue Windsor.t » $ » I* 1 * / D1B VOL- VII.— No 195 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 AOUT 1916 SPORT LES ECHECS CINti CHAMPIONS PRENNENT PART AU TOURNOI DE TORON-¦ TO.Le tournoi de Toronto, commence lundi dernier, est maintenant en plein •dévdloppeinent.Une trentaine : de concurrents y prennent part, t parmi lesquels figurent cinq champions : MM.Alexis Cartier, de Montréal, champion des échecs par I correspondance du Canada ; S K.Gale, champion de Toronto ; J i T Wilkes, champion de Kew ; Beach ; E.Williams, champion du Y.M.G.A., de l'oronto, et W.H Berry, champion du Toronto Ohess Club.On mentionne aussi le nom d’an vétéran aux échecs, M.Arthur Johnson, qui cueillit ses premiers lauriers en remportant le premier prix d’un tournoi dans l’Etat de l'Ohio, il.y a quelque cinquante ans.AUTRE TOURNOI AUX ETATS-UNIS ' En même temps que le tournoi de Toronto, vient de s’ouvrir à Chica-; go le grand tournoi de la Western (Etats-Unis) Chess Association.; Les séances ont lieu dans les salles du Kenwood Chess Club, à Chicago.De nombreux joueurs de marque y prennent part, parmi lesquels on relève les noms de MAI.J.W.Showalter, de Georgetown ; Norman T.Whitaker, de Washin- ton, et Edward Lasker, de New'S ork, M.Whitaker occupe quelque peu l’attention du public actuellement, par suite du défi lancé par lui à Marshall pour le titre de champion d’Amérique, Les conditions de la rencontre sont pratiquement réglées et on annonce (pie la rencontre aura lieu à l’automne.Un jeune prodige de Rochester, Harold Jennings, âgé de dix-sept ans, a remporte le championnat du dernier tournoi annuel de l’association d’échecs de l’Etat rfe'New- York.* * * Les journaux étrangers nous ont appris, ces jours derniers, la mort d’un célèbre composlieur d’échecs espagnol, le Dr J.T.Sr.Carreras, décédé à Barcelone.Espagne, la semaine dernière.* * * lia partie ci-dessous fut jouée dans un tournoi entre les prisonniers russes internés à Triberg, au cours d’un tournoi organisé par la Fédération des échecs anglaise : Gambit du Fou du Roi D pr PFD J) pr BC J) 1 H ! (1) T pr F T 2 I) P 4 F T 4 D I> 3 1) T 7 D It 2 F D 3 Fit T 1 0 (n) D 7 T (k) F ti C F pr T T 1 G B 3 G T 1 FD B 2 T (m) T 1 R H 2 C D 8 T T 1 FR Abndonncnt NOTES (a) Une défense rarement employée et inférieure à 3 — P 4 D ou P 4 FR.(b) Les Blancs peuvent aussi continuer avec avantage par P 4 D.(e) Prématuré.Le Roque est la continuation juste.(d) Les Noirs pouvaient jouer ici CR pr PR.Si 8 D 2 R, alors les Noirs Roquent.Si 8 G pr C, i) 5 T échec ; 9 R 1 F, C pr C ; 10 D 2 R, P 3 D ; 12 P 4 D, F 5 G I, etc.Si 12 C pr F, P 6 F ; 13 P pr P, F (i T échec ; 14 R 1 C, D 4 C échec, etc.Si 12 D 4 R, F 4 FD ; 13 P 3 CR (si 13 P 4 D, alors B 4 FR), F 6 T échec ; 14 R 1 R, F 7 F échec ! donne l’avantage.(e) On répondrait à 8 P 3 FD par CD pr P.(f) Si tout de suite P 4 D, alors 9 — P 3 D ; 10 FD pr P, P pr P, séparant le Pion à 5 R ; 11 P pr P n’était pas faisable.(g) Inférieur, comme la suite l’a prouvé.14 — P 3 FR est tout indiqué.Les variantes récompensent de l’étude.(h) Si IG F pr P échec, R 1 T ; 17 F 5 F, F 5 F ; 18 D 4 R, F 6 D, etc.Si 17 F 2 F, F 5 F ; 18 D 4 R, P 4 FR, et les Blancs ne peuvent sauver la Dame.(i) Si 19 — P 3 TR, alors 20 F pr C gagne.(j) Ceci perd l’échange.20 — I7 3 R serait meilleur, suivie de P 3 TR, si 21 D 4 T.(k) Autrement T 8 D.(l) Remettant l’échange et restant avec la meilleure fin de partie.(m) 32 — D 6 C prolongeait la résistance.(n) Les Blancs forcent l’échange et gagnent aisément.“The Field” et Malcolm Sim.La mieux portante de la famille Plus de trace d’hydropisie et de maux de reins depuis qu’elle prend “Fruit-a-tives”.•xoX'-Xv: i' * M HATTIE WARREN Port Robinson, Ont., 8 juillet 1915 “Nous faisons usage de “Fruit-a-tives” -depuis trois ans à la maison et nous trouvons que c’est un ton remède.Notre •fillette Hattie souffrait de maux de reins.Le médecin dit qu’elle était menacée d’hydropisie.Ses membres et son corps étaient tout enflés et nous commencions à croire qu’elle ne pourrait vivre.Nous décidâmes enfin d’essayer “Fruit-a-tives” Son état commença à s’améliorer après que noils lui en eûmes donné quelques mts-tilles.En peu de temps l’enflure était toute disparue et sa peau prenait une teinte plus naturelle.C’est maintenant la mieux portante dé la famille et il n'y a plus de trace de ses anciens maux.Nous n’en pouvons dire assez de “Fruit-a-tives” et ne voudrions jamais nous en passer.WILLIAM WARREN.50 sous la boite, fi pour 82.50, boite d'essai 25 sous.Chez tous les marchands ou envoyé franco sur réception du prix par Fruit-a-tives Limited, Ottawa.GEORGES BOLL EST ACCUSÉ Paris, 2 août.—> Le conseil de guerre de l’inspection de la land-wehr de Strasbourg vient de lancer un mandat d’arrêt contre le journaliste alsacien M.Georges Roll, né â Ribauvillé (Haute-Alsace), poursuivi pour crime de haute trahison et désertion de l’armée allemande.Notre courageux confrère est le fils du grand patriote alsacien, mort récemment, Leon Boll, ancien direc-teiir-fondateur du Journal d’Alsace-Lorraine, membre de la commission gouvernementale pour l’Alsace-Lor-raine.Son fils, Georges Boll, a été son plus dévoué collaborateur dans l’accomplissement de sa rude tâche.PRINCE CONSORT MALGRÉ LUI Paris, 2 août.— Le prince consort de Hollande est en congé: on se demande si c’est un congé demandé par lui.Il y a quelque temps, ce prince de Mecklemhourg fit une incartade en Hollande, parlant en public en faveur de l’Allemagne et ne déguisant rien de ses sentiments germanophiles et antianglais.On le pria de se taire et la Reine elle-même l’admonesta sévèrement.Aujourd’hui, il projette des ascensions, en Suisse, sur les glaciers de l’Aletsch et de l’Eggishorn.Est-il Allemand ou est-il Hollandais?Les Hollandais se le demandent.VALEUR DE 02 NOTRE SOFA'*' SPECIAL tout REMBOURRÉ Blancs Noirs 1 B 4 R J1 4 R 2 B 4 FR i* pr P C 3 FD (a) 3 F 4 F 4 C 3 FR (b) C 3 F 5 C 3 F F 5 C 6 B 5 R (c) C 5 C 7 C 5 1) Roque (d) C pr’ C 8 C p?F (et 9 B 3 F (f) CD 3 F 10 B 4 D B 4 D 11 FD pr B P pr P 12 B pr B D 2 R 13 1) 2 R F 3 R 14 F 3 I) F 4 D (g) 15 C 5 C CD pr B C pr F échec 16 Roq.TD (h) 17 I) pr C C 3 F 18 TR 1 R 1) 4 F 19 F 5.R F 5 F (i) 20 D 3 T B 3 TR (j) 21 F pr C 1* pr C 92 F 7 R I) 4 T 23 F pr T T pr F 24 P 3 T D 4 C 25 D 7 D I) 6 C RECETTES DE JUILLET Les recettes brutes de la Porto Rico Railway Co., durant le mois de juillet, se présentent à $70,524, en plus-value de $12,373, ou 21.1 pour cent, et les recettes nettes s’établissent à $36,870, en augmentation de $8,794, ou 31.3 pour cent.Pour lés sept mois écoulés de l’exercice en cours, la plus-value des recettes brutes se chiffre par 13.pour cent, tandis que les recettes nettes ressortent en supériorité de 24.3 pour cent.Voici les chiffres comparatifs des sept mois expirés 1915 1916 Aug.Brut.$440,855 $502,496 $61,640 Net.209,496 260,297 50,800 DES PROMOTIONS DANS LA MILICE Ottawa, 19.— La nomination d’un major général et de deux brigadiers généraux, de même que la confirmation officielle de plusieurs autres promotions, précédemment annoncées, sont exposées dans un ordre général émis par le ministère de la milice, hier après-midi.Le major générai est l’ancien brigadier général E.W.Wilson, de Montréal, et les nouveaux brigadiers .sont le colonel H.H.McLean, député de Saint-Jean qui commande une brigade du Nouveau-Brunswick à Val Cartier, et le colonel O.A.Fages, commandant intérimaire du district, à Montréal.NOS BESOINS ET LES VOTRES —?NOUS avons besoin de travaux d’impressions : c’eét notre grande source de revenus.—VOUS avez besoin d’impressions quelconques : en-têtes de lettres, enveloppes, fadtures, circulaires, cartes, affiches, programmes, pamphlets, etc.—?NOUS sommes en mesure de vous donner pleine satisfaction, parce que nous possédons un outillage parfait et nous avons des ouvriers très compétents.VOUS n’avez ailleurs ni ouvrage mieux fait, ni plus bas prix, ni plus de promptitude.En outre, si vous nous confiez vos impressions, vous contribuez à l’expansion de notre oeuvre.NOTRE réprésentant ira vous voir sur demande.LE DEVOIR 43 rue SAINT-VINCENT TKLBPKOMB MAIN T 401 LA GREVE GENERALE SEMBLE IMMINENTE Washington, 19 — I^es propositions du président Wilson, au sujet dû différend survenu entre directeurs et cheminots des compagnies de chemin de fer américaines, on» été acceptées par les représentants des unions et formellement refusées par les présidents et les directeurs des compagnies, qui cependant veulent encore reconsidérer la question.Les cheminots sont fermement résolus à combattre les directeurs par une grève formidable, qui aura raison d’eux en deux jours.Les directeurs, de leur côté, prétendent réduire les unions après trois jours de grève générale.D’après les événements, la grève semble plus menaçante aujourd’hui qu’elle ne l’a jamais été depuis le début des négociations à la Maison Blanche, mais les fonctionnairês de l’administration continuent d’espérer que quelques concessions seront faites de part et d'autre et que l’on en viendra éventuellement à une entente.BEURRE ET FROMAGE A l’enchère de la Société coopérative agricole de Québec, tenue hier au Board of Trade, les offres totales de beurre ont .été .de J.3911 boîtes, dont 586 de premier choix à 34 sous 1-2 la livre.840 de,second choix à 34 sous la.livre et 213 de belrTe pasteurisé à 34 Sous 1-2, Là vente du fromage a été de 2,033 boites, dont 758 de blanc No 1 à 18 sous 5-8 la livre; 810 boîtes de blanc No 2 à 18 sous 1-2; 347 de blanc No 3 à 18 1-4 et 338 No 1 coloré à 18 sous 5-8.UN VASTE CHAMP DEmanoeuvres Paris, 19.— “Le Portugal est aujourd’hui un vaste champ de manoeuvres, a déclaré le major Norton Mattos, ministre de la guerre de ce pays, dans une entrevue qu’il a accordée au correspondant du “Journal”.Le Portugal étant en guerre avec l’Allemagne et l’Autriche, veut prendre la forme la plus directe au conflit, et se prépare à le faire avec toutes ses troupes.Au point de vue des munitions, nous faisons les mêmes efforts.Une grande partie de nos industries nationales sont au service de l'armée.” NOUVEAUX SUCCES BELGESEN AFRIQUE Le Havre, 19.— Un communiqué officiel beige qui relate la campagne faite en Afrique orientale allemande et dans le voisinage du lac Tanganyika, dit que de nouveaux succès des troupes beiges ont marqué les 2 premières semaines du mois d’août en Afrique, et que la brigade du co lonel Molitor a occupé Saint-Michel, le 12 août.TUE PAR UN BOEUF Un fermier de Saint-Tite, âgé de 65 ans, a été blessé d’un coup de corne par un jeune boeuf, et a expiré hier.Le Jefm.feè élait darts sop champ au riiom’enf de Taeeident.Il réussit cependant a se rendre che lui, mais il devint très malade, et L médecin de la famille constata que son patient 'avait reçu des lésions internes très graves.Le coroner disposé du corps.L'EPIDEMIE A NEW-YORK New-York 19.— Trente-deux décès et 125 nouveaux cas de paralysie infantile ont été signalés hier, répartis comme suit; Brooklyn, C décès, 48 cas; Manhattan, 17 et 44; Bronx, 8 cas; Queens, 7 et 20; Richmond.2 et 5.Le total se chiffre actuellement à 1,561 décès et 6,872 cas.NOMINATION DU MARQUIS DE CREWS Londres.19.— Le marquis de Crews, président du conseil, a été nommé président du ministère de l’Instruction Publique, dans le cabinet anglais, 11 succède à M.Arthur Henderson, chef ouvrier qui devient paie-maître générai des années; il remplira ses autres fonctions au ministère des affaires étrangères.L’HISTOIRE DE MON CATARRHE iSIMPLE EXPLICATION Sans appareil, inhalaison, onguent, lotion, drogues nocives, fumée ou électricité GUERIT DE JOUR ET DE NUIT C’est un procédé nouveau, une innovation absolue.Bas,de lotions, d’appüeations d’onguents ou de erènies dont la senteur évoque le spectre ne la maladie, pas de destructeur de bacilles ou autre appareil similaire, rien à fumer ou à respirer, pus île traitement à la vapeur, de frictions ou d’injections ; pas de traitement à l'électricité, par vibration ou par massages.Pas LES LANGUES ET LES NATIONALITES _______________AU CANADA Le travail d’t/n Sauvage sur les Langues et les Nationalités au Canada vient d’être publié, avec une préface de M.Henri Bourassa.La brochure est en vente aux bureaux du Devoir, 43, rue Saint-Vincent, et chez Granger, angle Notre-Dame et Place d’Armes; Langevin et Larchevêque, 8, rue Saint Jacques, Beauchemin, 79, rue Saint-Jacques, à la Librairie Notre-Dame, 35, rue Notre-Dame-ouest, à la Librairie Saint-Louis, 288, Sainte-Catherine-est, chez MM.J.-O.Pineault, 280, Rachel-est, et Ed.Gariépy, 1123, Ra-chel-est, au prix de 25 sous l’exemplaire, plus les frais de port (3 sous).A la douzaine, $2.50 franco.Conditions spèciales pour les libraires.-9- LETTRES DE FADETTE La réédition des " Lettrea de Fa-dette ” est ^jjourd’hiii en vente.Prix : 25 sous l’cxemolaire plus 2 sous pour les frais d’expédition par ia poste.On est prié, en faisant la corn mande, de bien spécifier s’il s'agit de la première ou de la deuxième séri des Lettres.Le NATIONALISTE publie chaque dimanche un feuilleton des plus intéressants.Le lisez-vous?de poudre, de taffetas gommé ; nul séjour A la maison, rien de tout cela.Un procédé nouveau et inédit, quelque chose de dël cieux et hygiénique, dont tie succès est instantané.Vous n’avez pas i\ attendre ni à languir tout en dépensant beaucoup d’nr-gept.Vous pouvez vous guérir en une nui" — et je me ferai un plaisir de vous dip comment, — gratuitement.Je ne suis pa-un médecin et ce secret n’est nullement une soi-fïisant ordonnance de médecin — mais je suis guéri, mes amis sont guéris et vous pouvez l’être ô votre tour.Vos souffrances disparait rôtit sur le champ et comme p«ar enchante ment.Je suis guéri — vous pouvez l’être Mon catarrhe était sale et dégoûtant.11 me rendait malade.Il minait nw» santé et affaiblissait ma volonté.Mes graillonne-ments, ma toux et mes crachats me rendaient importun ô tout le monde ; mon baleine fétide et mon état général faisaient que rtléme les miens m’évitaient secrètement.Je ne goûtais plus les charmes de ta vie, mes facultés s’altéraient.Je savais que cette maladie me conduirait h une mort prématurée, parce que jour et nuit je sentais à chaque moment -qu'elle détruisait lentement niais sûrement ma santé.Mois je trouvai enfin une cure et je suis pré! à vous la faire connaître gratuitement.Bcrivezwitoi tout tie suite.NE RISQUEZ QU’UN SOU NVnvoyez pas d’argent, mais sériicment rotre nom et votre adresse çur une carte postale.Dîtes : •‘Cher M.Sanl Katz : Veuillez s'il vous plaît nw* dire comment vous avez guéri votre catarrhe et comment Je puis guérir le mien.” C’est tout ce que vous devez dire ; je comprendrai et vous enverra! aussitôt des rensefigilements complets et gratuits.Ne retardez pas.J-invoyez, une carte postale ou éerfvez-inol une lettre dès aujourd’hui.Ne songez pas à tourner cette page avant d’avoir demandé ee merveilleux traitement qui peut produire sur vous ce qu’il fTproduit sur moi.SAM KATZ, Chambre A.L.1173, 142 rue Mutual.Toronto» Ont.Fait dans nos propres ateliers par des experts avec trente-cinq ans d’expérience Construit avec le meilleur matériel que l’on puisse obtenir.Fait avec siège uni tel qu illustré ou avec trois coussins divisés si désiré.Toute la devanture du sofa est sur ressorts, ainsi que le dossier et les bras.C’est notre nouveau sofa mesurant 6 pieds qui donne tout le confort des modèles de 7 pieds sans prendre autant d’espace- Nous faisons faire vingt-cinq autres modèles et vous les verrez tous, quand vous viendrez; mais nous pensons bien que celui-là sera reconnu comme étant le bon premier.11 est recouvert de cretonne ombrée dans les dessins de tapisserie.Un grand nombre de nos fauteuils sacrifiés à $15.00 Nous avons groupe à peu près douze différents fauteuils rembourrés, recouverts de tapisserie variée, a un seul prix, pour la vente d’août.Quelques-uns sont mar- <£11 C ques $19.00, $20.00, $21.50 et $25.00.Faites votre choix maintenant h .Ameublement de chambre, trois morceaux, $99.00 Valeur $175.00 iiiui ira i f mmmsm NOYER CIRCASSIEN D’UN FINI SUPERBE Avec un joli lit en cuivre ces trois morceaux feront d’une chambre à coucher un effet1 charmant.La teinte douce du noyer circassien, tel qu’illustré dans cet ameublement, est réellement plaisante et fera un appel tentatif aux nouveaux mariés de septembre.Le bureau mesure 18 pouces de large.Le chiffonnier et la table de toilette .% pouces.Les trois miroirs sont tous biseautés, donnant une apparence remarquablement riche à l’a- ’re:-P M est ar-1 amertume, voilà le sort de l’esprit nC - £ c'" 11111 arrive fréque.m-1 supérieur en butte aux affreuses tra-t aux nommes de genie ; son ! casseries et aux bas démentis de la réalité!” Au Heu que chez Hamlet, le drame se joue en lui-même; c’est sujet a débordé .son plan primitif Ci S est élargi de plus en plus.L’oeuvre devient plus haute et'plus vaste a mesure qu’elle tend à sa fin.«1 n est pas jusqu’à l’amour même que Don Quichotte a pour Dulci-r.ee qui ne forme peu à peu un magnifique symbole.11 n'a, pour ainsi dire, jamais vu Dulcinée, il ne la verra jamais, et toute sa vie ii com-battra pour elle.Mais l’amoureux reel.1 amoureux dans la vie, a-t-il jamais vu en sa vérité totale la femme dont il est épris ?Xe l’invente-t-il pas de toutes jjièces ?Il n'y a pas une action de Don Quichotte qui m’ait ainsi un sens profond, qui ne soit susceptible de généralisation : chacune offre plusieurs interprétations superposées.Mais c’est qu’au fond de Don Qui choltc il y a l’histoire même df Cervantès, son histoire idéale.Tout ce que nous savons de Cervantes, sa nature chevaler un idéaliste aussi et, tout à coup, il prend conscience du monde, il découvre l’adultère de sa mère, le crime de son beau-père, ce que cachent la fidélité, l’innocence, la tendresse, la pureté, la douleur; sa désillusion est telle qu’elle lui donne, non des crises de folie, mais ces fureurs dangereuses, ces besoins de se torturer soi-même en évoquant les pires images que connaissent les jaloux, les déçus, les révoltés.Rions de Dm Quirhotte, mais ce qu'il demande, ee qu'il recherche, n'est-ce point le règne de la justice n'ct!-cc point le royaume de Dieu?Qui a pu croire que Don Quichotte nelait qu’une amère dérision du plus noble idéal humain?Ce que de i Cervantès raille, c'est le monde ! Voilà donc ce qu’avec la plus belle conscience un chevalier errant fidèle, son courage, sa dïgnîté^'dansi{rouve, d.ansKSPn apostolat: des fille malheur, sa r onduite n-S'les qui 10 born!?^,• des mrn,,ins à ses efforts pour arracher" àl’msrla-iVCnt V AveP le caractère V-ItB coc rr,n1V.„.M M 81101111 PU 3USSI er lui mènm ton , ^ rompafno,n.* une aventure sublime ei iui-meme, tout cela nous le dé le peint assez sous le jour d’un che valier errant.Comme son héros, il part en guerre pour des idées, pour des sentiments.A la fin de sa vie mutilé, pauvre, malade, n’a-f-ii point été frappé du ridicule d’une existence toute tournée vers l’action idéale ?A-t-il cherché à se guérir de ces tendances d’esprit romanesque, de sa crédulité, de ses enthousiasmes.en écrivant une charge de son propre caractère une caricature, en un mot ?Certains esprits s’étonnent de ce «ïue les commentateurs fassent exprimer à une oeuvre plus qu'elle ne contient à leurs yeux.Ce n’est là ni arbitraire, ni virtuosité.Une grande oeuvre, c’est la somme de la vie d’un homme.Comment douterait-on qu'il y enferme la forme intérieure de sa destinée ?Les actes que nous voyons ne sont pas tout : il y a en chacun de nous une action intérieure continue, faite d’aspirations, de sentiments et de pensées ; elle se manifeste parfois par des actes, parfois elle contredit ceux que les circonstances exigent de nous, parfois même elle se manifeste en dehors d’eux et, pour ainsi dire, sur un autre plan de ce monde.C’est cette action intérieure, cette biographie de l’âme que propagent, que confessent les grandes oeuvres.Toute la vie du vaillant, sage et douloureux Cervantès est ainsi dans Don Quichotte, et si un homme ne mettait pas le coeur de son coeur dans un livre pareil, comment l’humanité s’y retrouverait-elle fidèlement dépeinte, comme dans le plus exact des miroris ?Seulement il a fait une confidence bouffonne et non lyrique, et voilà qui obscurcit le débat ! Il s’est idéalisé et ridiculisé en même temps.Ici, nous touchons au secret même du comique.Le vrai comique, ce n’est pas de rire d’une chose drôle en soi, mais de montrer l’envers bouffon d’une position qui peut être par ailleurs tragique ou grande.Vous ne ferez pas d’une farce un spectacle émouvant.mais il y a une comédie dans Le Roi Lear, dans Roméo et Juliette, comme il y a un drame dans Tartuffe, dans Le Bourgeois Gentilhomme et dans Voipone.Le comique est une vision dnuble de l'esprit, qui perçoit en même temps qu’une action quelconque le miroir defor-n’.snt et burlesque dans lequel elle sê dédouble.Le portrait que Cervantès fait de lui-même est tellement minutieux qu'il a la précaution, pour se dépeindre en pied, de s’adjoindre Saneho Pança.Don Quichotte n est fou que sur un point, il est vrai «rue ce point-là, bien tomber sur sur un grand acte à accomplir, une nation à délivrer ! Mais non, jamais, rien que moquerie, dérision, insulte f I! finit même par se produire le phénomène le plus singulier qui se puisse rencontrer: Don Quichotte, c'est le livre de l’illusion.Et.chacun en est plus ou moins victime.Chaque illusion en crée une seconde, et ainsi de suite ; on finit par perdre tout sens du possible entre ces réfractions innombrables de (mirages.Quand Don Quichotte raconte le récit mensonger de sa lutte dans la caverne avec le géant Mon-tésinos, il ne peut y croire ; mais quand on lui annonce l’arrivée du géant il croit à sa propre aventure.Saneho croit ce qu'on lui dit, sans en être tout à fait dupe ; mais quand il dupe les autres à son tour, il sait bien qu'ils ne sont qu’à de.mi-dupes> do lui.Il en est tout le temps de même.Le réel n’offre plus qu’une mince trame à tous ces fous exquis, chacun y brode ép»rdûmont les plus extravagantes arabesques.Et quand la duchesse demande à Don Quirhotte si Dulcinée est un être réel ou fantastique, le bon chevalier est contraint de lui répondre ; —Il y a beaucoup à dire là-dessus ; Dieu seul sait s'il existe ou non une Dulcinée, si elle est fantastique ou réelle ; ce ne sont pas de ces choses qu'il faille approfondir entièrement; ce n’est pas moi qui ai cru ma maîtresse, je me la représente douée de toutes les qualités qui peuvent la faire distinguer par-dessus toutes les autres femmes.C’est peut-être là le secret de ce roman mystérieux ; le héros, tout ridicule qu’il est.finit par donner a chacun un peu de sa folie et communique à tous ce trouble, qui est dans son caractère, de ne plus distinguer le réel de l’imaginaire.C’est ainsi que le duc et la duchesse en arrivent à inventer des aventures spécialement fabriquées pour ce héros, sans être assurés s’ils se moquent de lui ou s’ils entrent dans son illusion pour la raffermir ou pour essayer eux-memes do donner du piquant à leur vie, If* Cervantès se laisse gagner par cette folie, il mêle à son récit des aventures, bergeries, enlèvements, petits romans fabuleux, épisodes romanesques, auxquels il croit, qu’il nous force à croire et qui ne sont pas moins invraisemblables que les inventions mêmes du chevalier errant 1 Je ne crois pas qu’aucun artiste ait jamais mis dans un livre autant de richesses.Ce qui caractérise les grandes oeuvres, c’est que d’aoord1 JiSÿ Sur les objets de commerce de fabrication canadienne, les jolie® et expressives marque® françaises ne figurent pas.Il est regrettable de voir les Canadiens-français appeler leurs produits : Golden rod, Lone Star, Reliable, Speedlight, Home Comfort, East first, Easy on, Rand, Climax, Diamond, Maple Leaf, etc.En feuilletant les botliiis européens, on trouvera, selon la nature de l’objet qu’elles désignent, les marques les plus pittoresques; Mul-lipose, Détective, Touriste, Malu-roscopj (appareils photographe (pies).Fracassant, Redoutable, Formida ble, Foudroyant (révolvers).Ambroisie, Premier mai, La violette, Le lis.As de trèfle (parfums).Pratique, Silencieuse, Rêve (machines a coudre).Frigorifique, Sans rivale, Pôle nord (sorbetières).L’abeille, L'urbaine (assurances).L’éclatant, Le mugissant, Le triomphant (avertisseurs d’auto).Le vibrant.Le ronflant (violons).L’ardênte, La brillante (lampes).La mignonne, L’élégante (dentelle).L’articulée, La tenace (agrafe).Sansparcil, Nonpareil, Insurpassable (se dit de différents produits).La plupart de ces marques sont des qualificatifs.La géographie, la mythologie, l’histoire naturelle, le iaiin, le grec, indiquant l'érudition, .a culture classique des financiers et des négociants français y ont aussi leur part.GEOGRAPHIE Niagara (douche), Gibraltar (coffre-fort), Sibérienne (glacière), Alpestre, Pyrénéenne (tentes de campement).MYTHOLOGIE: — Apollon (harpe), Phénix (poudre de riz, parce qu elle rajeunit la figure), Vulcain (poêle), Cyclope (fournaise), Her-culex (ceinture), Vénus (crceue de beauté).Psyché (miroir).HISTOIRE NATURELLE: — Hirondelle (bicyclette).Albatros (mo-1 ocyclette).Salamandre (fournaise) Coq (réveille-matin), Rouledo-gue (pince), Alligator (clef), Libellule (ombrelle).Abeille (tricoteuse mécanique), Cigogne (vase à long col)/Lynx (jumelle, lorgnette).LATIN : — Gladiator (raquette de tennis), Excelsior (dentelle), Volo (médecine brevetée), Melodia (accordéon), Simplex (couteau de poche), Tcnax (agrafe), Stella (épingle à cheveux), Femind (éventail).Ne variètur (chronomètre), Lux — tris — Fulmen (ampoules électriques), >si les marques qui, sans être latines, en ont l’allure : Nilmélior (ciseaux), Onoto (sty-ographe), Epitia (crème épilatoi-re), Olympia (couvre-lit).Driva (raquette), Etastica (jarretelle, fixe-chaussette), Integrum (plaque photographique), Radia (bijou).Mirador (miroir), Calanda (presse à repasser le linge), Inferno (réchaud), Fcla (cirage).GREC: — Alpha (rasoir), Omega (bretelles), Helios (parfum), Thermos (bouteille isolante, conservant la chaleur d’un liquide), Cosmos (dactylographe).Marques à l’allure ou à la terminaison grecque : Scellas (enveloppes), Cerebos (seil), Radios (bec de gaz), FamOs (peinture), Xylophile (peinture s’attachant au bois, de xylos, bois et phileo, aimer).Certaines marques sont plaisantes et bouffonnes, à l’orthographe phonétique, telles que : Tire-bouchon Satyre (pour Ça tire); bicyclette Filvit (pour File vite); épingle de sûreté Pikpa (pique pas) ; cacao Eleska, ce qui permet aux fabricants d’afficher: Le K.K.O.L.S.K.E.S.Ki, (le cacao Eleska est exquis), capsule A plis (elllo plisse).En anglais, il y ,a le collet en celluloid «pii porte une marque au lettrage tude.sque: Kantkract (can’l crack).Dans le Quebec, nous voyons ici et là de jolies marques historiques ou géographiques: Frontenac (bière), Richelieu (tabac).Verchèrcs (chaloupe).Si nos fabricants le voulaient, ils aideraient énormément, grâce à ce moyen, à faire connaître par ses produits, notre province à l'étranger.Si l’on craint d’offusquer les clients anglais par des marques françaises, fussent-elles même historiques ou géographiques, les d fae.Les connaisseurs et les gourmets seront unanimes à vous recommander la crème à la glace de la Montreal Dairy Co., et à vous vanter sa richesse, sa pureté, son goût exquis et sa saveur particulière.Mais si vous voulez la goûter sous sa forme la plus recherchée, celle que vous demanderez encore, si vous y goûtez une fois, essayez les BRIQUETTES de CREME à la GLACE - DE LA — MONTREAL DAIRY CO.C’est incontestablement le mets le plus succulent que vous pouvez goûter.Les enfants en raffolent et vous-même en redemanderez quand vous l’aurez goûtée.Insistez pour avoir les briquettes de la MONTREAL DAIRY CO.Si votre pharmacien ne les a pas, dites-lui que vous y tenez beaucoup, et que vous nous téléphonez à Est 7019 pour qu’il les tienne à l'avenir.Nos briquettes sont faites de crème pasteurisée et homogénéisée et vous offrent les garanties de la plus grande pureté.C’est la meilleure crème à la glace dont vous puissiez faire usage.CES BRIQUETTES SE VENDENT PARTOUT 30 tous.:pose QUESNfc^ MANUFACTURE.PAR Il M(K CITY TOBACCO Q&LIMfTEi?QUEBEC MONTREAL i WINNIPEG SC EN VENTE PARTOUT LE PAQUET FUMEZ LE VÉRITABLE TABAC ROSE QUESNEL car les imitations de ce tabac délicieux ne vous donneront que des désappointements.Le Tabac ROSE QUESNEL est un mélange de tabac Quesnel pur avec plusieurs variétés de tabacs canadiens de choix, sélectionnés et combinés scientifiquement par des experts.Il est pur, doux, ne brûle pas la langue, et son arôme caractéristique fait les délices de tous les fumeurs.la ROSE sur chaque paquet vous protège contre les imitations.ROCK CITY TOBACCO CO., Limited, QUEBEC, Qué.*8= CHRONIQUE RELIGIEUSE SOME ET LE MONDE ." * 1 1 ^¦•’•y*-**1**** EVANGILE Xe DIMANCHE APRES LA PENTECOTE Evangile selon S.Luc.v.i).¦ Ch.xvni, En ce temps-là, Jésus dit cette parabole pour quelques-uns qui, présumant de leur propre justice, mettaient leur confiance en eux-mêmes et méprisaient les autres : Deux hommes montèrent au Temple pour prier; l’un était pharisien, et Vautre publicain.Le pharisien, se tenant debout, priait ainsi en lui-même Mon Dieu, je vous rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste eux langue® pourraient trouver un |des hommes qui sont voleurs, injus-icüe terrain d’entente par \me\ tes, adultérés, ni meme tel que ce pu-marque latine ou grecque comme lUcain.Je jeûne deux fois par semai celles données en grand nombre je donne la dime de tout ce que je possède.Le publicain, au contraire, se tenant éloigné, n’osait pas même lever les yeux au ciel, mais se frappait la poitrine, en disant : Mon Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur.Je vous déclare que celui-ci s’en retourna chez lui justifié, et non pas Vautre; car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.* * * dans cet article.Etienne BLANCHARD, p.ss.LE FEU DANS LES ARBRES RUE SAINT-HUBERT Une vive alerte a surpris hier soir les résidents de la rue Saint-Hubert, entre les rues Roy et Cherrier, lorsque le feu, allumé par les fils électriques, embrasa les beaux arbres qui décorent cette rue.Les pompiers, appelés à l’instant, eurent vite fait de maîtriser les flammes.Les citoyens de la rue Saint TIERS • ORDRE FRANCISCAIN Fraternité Notre-Dame des Anges, rue Lagauchetière ouest.No 130.Réunion des soeurs professes, di- Le dimanche, 20 août, à 7 heures du soir, la Société de Tempérance -,— — ™ un/.*.¦ n u- t (le St-Pierre aura sa réunion men- Hubert vont demander aux compa- lnanche 20 août, a ^ heures p.m.Les j suclle Comme ce sera la dernière 'électricité de mieux prendre membres sont pries de s y rendre avant’ Les Teutons ne retirent rien des secours envoyés aux Belges » pieusement l’exercice du Chemin de ] Les termes de l’arrangement conclu avec la commission la Croix qui a eu heu immediate- 1 - - - et, à deux heures et demie, quand on s’est mis en procession avec la sta- 1 tue de la Sainte-Vierge, portée par quatre jeunes gens, la foule avait oublé.Presque toute cette foule a suivi neutre de secours sont respectés par l’Allemagne.Quand fut organisée la Commission de secours belge, l’Angleterre insista pour que l’Allemagne promît de ne pas toucher une parcelle de la nourriture importée par la Commission pour les Belges.Cette garantie donnée aux hommes d’affaires américains qui sont les chefs exécutifs de la Commission a été respectée, sans doute parce que la violation en eût été signalée tout de suite et eût soulevé toutes les nations neutres.Tous ceux, donc, qui contribuent au Fonds de secours belge peuvent être certains que chaque livre de nourriture que leur argent a contribué à acheter est allée directement aux Belges.Nul argent au monde ne répond à un besoin plus urgent, n’est mieux employé et ne fait plus de bien que celui que vous avez le pri-Le pèlerinage annuel à Notre-Da-.vilège de donner au Fonds de secours belge, me de Lourdes de Rigaud, aura lieu Quelle que soit la somme que vous puissiez donner, envoyez votre sous-demain, le 20 août.Le départ s'ef-1 cription chaque semaine, chaque mois ou tout à la fois au Comité local fermera, dimanche matin, à la gare ' ou provincial ou Windsor, à 8 heures et à la gare VI- j ment après la procession.Dimanche prochain, on donnera ! les mêmes exercices pour les mem- | bres des Oeuvres Eucharistiques : gardes d'honneur, fraternités, congrégations des hommes et jeunes i gens, que leur travail a retenus à la ville, mardi.* * * PELERINAGE A RIGAUD ger, à 7 heures 20 Une messe sera célébrée au sanctuaire de la grotte, à l’arrivée chaque train.Dans l’après-midi, à 2 heures, après l’exercice du Chemin de la Croix prêché, les pèlerins réunis a la grotte, se consacreront à Notre-Dame et recevront la bénédiction solennelle du T.S.Sacrement.On trouvera des billets en vente chez les Clercs de Saint-Viateur, 1145 rue Saint-Viateur ouest, à Outremont.On peut demander toutes informations par téléphone : Rockland, 519.Ce pèlerinage est sous la direction des Clercs de Saint-Viateur.Leurs représentants seront à chaque gare, une demi-heure avant le départ des trains, et tiendront des billets de passage à la disposition des pèlerins.* ¦* # EGLISE SAINT-PIERRE Envoyez des chèques payables au trésorier du Fonds de Secours Belge 59 RUE SAINT-PIERRE, MONTREAL $2.50 nourrissent une famille belge durant un mois.Combien de familles pouvez-vous entreprendre de nourrir jusqu’à la fin de la guerre?gnies d’i leurs précautions afin de ne pas endommager les arbres.Vous lisez le NATIONALISTE?Vous savez alors ce qui se passe dans la politique canadienne.elles paraissent claires, limpides, on croit les voir, les posséder d’un seul coup d’oeil.Mais il s’y ouvre peu à peu des perspectives inatien-dues, des allées secrètes qui conduisent la pensée aux points les plus différents.Elles deviennent plus profondes à mesure nu’on les connaît mieux.Il faut la maturité pour les comprendre, comme il a fallu la maturité pour les créer.Il n’y a peut-être pas de livres qui en contiennent autant que Don Quichotte, et c’est, je pense, celui qui satisfait le plus complètement l’esprit.Edmond JALOUX.(Le Gaulois).sans autre convocation.— La secrétaire.* * * Fraternité Sainte-Elisabeth, rue Dorchester-ouest, No 964.Réunion des soeurs novices, dimanche, 20 août, à 2.30 p.m.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.— La secrétaire.* * * Fraternité S.-Louis, rue Lagauchetière Est, No 777.Réunion des frères, dimanche, 20 août, à 2 heures pm.Les membres sont priés de s’y rendre sans autre convocation.Le Secrétaire.* CHAPELLE DE LA REPARATION notre pèlerinage au Cap.tous les membres devront être présents pour connaître le détail des diverses cérémonies du pèlerinage * * * TROISIEME CENTENAIRE DE L’ETABLISSEMENT DE LA ‘FOI AU CANADA.22cme LISTE DE SOUSCRIPTEURS.1 La belle fête de l’Assomption a amené, comme les années passées, une grande affluence de pèlerins des Oeuvres Eucharistiques, à la chapelle de la Réparation.Déjà, pour l’heure solennelle d’adoration, à on-|M." l’abbé U ze heures, la chapelle était remplie chevêche de Québec M.Ernest Gagnon, Québec.M.et Mme Gharles Carignan, Batiscan, Go.Ghamplain M.Joseph Dubé, Taché, Ontario .M.Alphonse Gagnon, Québec RR.SS.de la Charité, hôpital St-Roeh, St-Boniface Man.RB.SS.du Bon-Pasteur, Ghamplain, Go.Champlain RH.SS.du Précieux-Sang, Les Trois-Rivières.BR.là-ères de la Charité de St-Vincent de Paul, Longue-Pointe, Co.Hochelaga T.Dumas, ar- $10.00 M.l’abbé G, A.Lemieux, curé St-Joachim, Co.Montmorency .M.l'abbé O.T.Hamel, curé, St-Zéphirin, Co.Yamaska .M.l’abbé O.E.Maguire, curé, Sil'ery, Co.Québec.5.00 M.l’abbé M.P.Htidon, curé, Malbaie, Çn.Charlevoix.L00 M, l’abbé E.Allard, curé, Sl- 2.00 Gédéon.Go.Lac St-Jenn .M.l’abbé F.Tétreau, curé, 5.00 Drummondville Co.Prum- ' mond.5.00 M.1 abbé T.Saury, curé, St-Ludger.Co.Reauce .5.00 M.l'abbé i.J.Coulombe, ruré, Sl-Ubald Co.Portneuf M.l'abbé J.A Lahrecq-ue, 5.00 curé, Sle-Sophie, Co.Mé- I gantic.1.00 M.l'abbé A- Corriveau, curé.St-Louis de Gonzague, Dorchester .2.00 5.00 j - I 80.01) 5d() Liste précédente.11,789.90 I 5.00 1.00 1.00 Total.Le irésorh»' chance, 1 rue DELART MOI.5.00 10.00 5.(10 2.00 .$lî 869.90 du comité, J.-T.L:i: ‘•licrfcrookc, Québec.E :(MQ FRANÇAIS ce r Cinq mèf i’i'ca irunr Montreal, hi v - jr , mi Dr! :\v re et Hrd o: , à de Ncv-Yerk.!b s’-nb herd du trans'-lV-iilr jnc n.’, pour I i Fivnce.; Co.; mobilisés son’ : Alphonse Demon, Gilbert H z :- ivo, Lépiiio et Arthur Mériaux, h qn* quiir- i ' ir ii II d -.din ;!i i \ ry .oront i “Lu Tour, i- f .•:v'nt M i„rue 11 VOL.VII.— No 195 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 AOUT 1916 TA.G.J.C.A MONTREAL HEUREUSE INITIATIVE Le burptm de censure des vues animées vient de prendre une initiative dont il convient de le féliciter franchement.Les indications qui, aux cinémas, précédent chaque série de vues, en expliquent la pensée.et en résument la morale — vouiVions-nous pouvoir ajouter — devront être rédigées ii l'avenir en français et en anglais, Ce n’est sans doute que justice et courtoisie, mais dans le tourbillon de sotte activité où nous vivons, il faut imposer ces actes a ceux epu devraient y songer spontanément.^ El encore, souvent voudraient-ils ne " pas se soumettre.Avez-vous déjà abordé ce sujet avec une administrai eue d'une compagnie quelconque, organisée et développée dans le but de “faire de l’argent”?Si vous lui dites qu’il convient, dans un pays bilingue, de s'adresser au public dans les langues de ceux qui paient, votre interlocuteur se courbe, il vous dit qu'il est “homme d’affaires”, que le fonctionnement de son entreprise est chose difficile, que la modification des inscriptions sur des tableaux venus des Etats-Unis, d’ici, dé là, et rédigés dans la seule langue anglaise, est coûteuse et compliquée.Souvent il s’échauffe en parlant et dans sa faconde — où se trouve toute la ; force de son argumentation — lt parle de “principes d’affaires", puis, tout à coup il vous dit: aviez-vous prévu ceci?aviez-vous songé à cela?.comme si les Inconvénients f inhérents à toute entreprise justi-¦ fiaient les manques d'égards et enlevaient certains droits à la fierté d'un peuple qui demande à être respecté.Quand la loi Lavergne fut sanctionnée à Québec, certains représentants de compagnies de chemin de fer protestèrent avec une lourdeur à laquelle personne ne s'attendait de la part d’hommes si empressés à encaisser notre argent, ils se sont écriés: j’N’ou.s ne nous y soumettrons pas”.C'est toujours la même histoire.A ceux qui se plaignent aujourd’hui en s'attristant de la dernière “épreuve” des cinémas, M.Sinn, un des censeurs, répond tout simple-inent, avec beaucoup de justesse : “Conviendrait-il que ces inscriptions ne fussent rédigées qu'en français?Ayez pour lu population française de mice province la courtoisie dont vous faites preuve à l'égard des personnes de langue anglaise." L'initiative que nous sou1 q lions • en ce moment est due au docteur t.-.l.Lemieux, président du bureau de censure.Aussi le félicitons-nous cordialement.Cette réforme est une il ¦ celles qui ont une grande portée.Tout en étant une leçon de civilité q :i contribue à adoucir nos moeurs publiques, elle aide efficacement ce mouvement patriotique (pii pousse les Canadiens-français, dans un élan lie fierté, à donner à leur province une apparence plus conforme à la téalité, à son vrai caractère intime.L'expansion française-en Amérique s’e fait de plusieurs manières.Le développement de la province de Québec, squs toutes ses formes, en est une, la diffusion de notre idiotie à l'extérieur en est une autre.La mesure de M.Lemieux possède ces deux avantages.Car enfin, il faut supposer que la poussée du fanatisme qui s'exerce actuellement contre notre langue va ralentir — si la pudeur pouvait donc l'atrophier! — et il est permis d’espérer que nos compatriotes de langue française bénéficieront de temps en temps des redactions bilingues qui passeront chez eux après cire venues ici.Anatole VANTER.LA SASKATCHEWAN Les Franco-Canadiens (Je la Saskatchewan viennent de tenir, les lii et 17 août, leur cinquième congrès anneul, dans la ville de Willow Bunch, en des assises marquées au coin du patriotisme pratique le plus vivant.Un esprit nouveau s'est dessiné au milieu des délibérations des eon-^ gressistes, venus de tous les centres ^ épars de la province : c’est l'organisation.Nos compatriotes de la Saskatchewan constituent l’un des groupes les plus vivants de notre race dans l’ouest canadien : i's forment à peine un vingtième de la population totale de la province, soit près de 35,000 âmes, et cependant ils sont liés ensemble, par une puissante organisation, qui depuis cinq ans a réuni les forces vives de l’é-iément français autour de deux centres d’activité, Prince-Albert, au nord, et Regina, au sud, a fait rayonner une influence féconde au dehors en poussant ses ramifications jusqu'aux moindres établissements français les plus éloignés, afin d'opposer une ligne de iront solide et compacte contre les multiples ennemis acharnés â leur perte.C’est l'oeuvre de l'Association catholique franco - canadienne de la Saskatchewan.Elle connut d’humbles débuts, au lendemain du congrès de Ruck Lake, en J1112 ; mais née d’une pensée généreuse, elle devait connaître de meilleurs jours.Les multiples besoins de nos compatriotes, exposés les uns aux autres lorsqu'ils prirent contact avec eux-mêmes, constituèrent le premier champ -d’action de l'association.Cràcc au dévouement prodigieux des premiers directeurs, animes de la noble ambition de garder à notre race, répandue dans l’ouest, le rôle providentiel qu’elle a joué dans l’est, le mouvement nouveau s’est propagé dans des proportions qui dépassent .après cinq années, les espérances des premiers initiateurs.Aujourd’hui, les Franco-Canadiens de la Saskatchewan se groupent autour des villes de Regina et de Prince-Albert, deux évêchés'dont les pasteurs dévoués sont des figures bien connues : Mgr O.E.Mathieu, récemment créé archevêque de Regina, et Mgr Albert Pascal.O.M.L, eveque suffraraant, de Prince-Albert.Un cbmité central exécutif, érigé à Prince-Albert, sous la dircc-liyn du R.P.A.T.Auclair, l’âme de l’association, et qui en a conçu la première idée, donne ses directions aux douze sections qui sc partagent la province, six pour lu région noril et six autres pour Je sud.Chacune des sections réunit les délégués des cercles afin de connaître les besoins des groupes locaux et de les transmettre au comité central, qui se charge de les étudier et d'y remédier.J.es groupes locaux sont formés dans tous les principaux centres de la province, sans égard au petit nombre de leurs membres, souvent noyés par un caprice de l'immigration au milieu d’une vaste agglomération d’éléments hétérogènes ; ces groupes ou cercles fonctionnent à merveille les plus zélés se réunissent régulièreme il tous les Quinze jours, d’autres, tous les mois.Ces résultats parlent d’eux-mè-mos, quand on envisage les conditions extrêmement difficiles de se réunir en nombre dan y ces vastes nrairies.Souvent un membre doit faire dix à douze milles en voiture, pour venir assister à une assemblée; les villages de l’ouest ne ressem-b’enl îiiiliement à ceux de nos ron-irées ; a part l’église, le presbytère, I école, quelques magasins et autres habitations groupés autour d’une gare de chemin de fer (lorsqu'il y en a), les cultivateurs demeurent à des milles de distance.II faut faire preuve d'un patriotisme bien convaincu pour faire partie régulièrement d'un cercle, de l'Association franco-canadienne.C’est là note dominante qui se dégage du récent congrès franco-canadien de la Saskatchewan.Les membres (je TA.C.F.C.peuvent puiser â.bonne .source des leçons-de-courage, de patriotisme et d’esprit de 'corps ; un coup d’oeil mèmè rapide sur les délibérations du congrès leur inspirera neut-être oins d'un dévouement fécond.Notre association ne compte aucun groupe dans la Saskatchewan, est-rc une lacune qu il serait temps de combler '?C.-E.PARROT.ENTRE AMIS Toutes nos sympathies sont acquises aux membres du rèrcle Saint-François de Sales, de la région de Québec; Un des membres les plus dévoués de Ce cercle vient de mourir dans de; circonstances douloureuses.Tous les membres de la grande familtîe que forme aüjour-d’hui VAssociation catholique de la Jeunesse n’oublieront pas dans leur.y prières Pâme de leur camarade, M.Ernest Roy.*• * * Nos amis de Québec ne chôment pas pendant les vacances.Même pendant ce temps où tôus s’accordent quelques jours de repos, eux s'emploient à embellir un immeuble acheté^ par l’Union régionale de Québec.C'est là qu'ils invitent les étudiants, les jeunes gens en général.et les membres de l’Association à se rendre.Tous sont certains d'y trouver un accueil charmant, des salles spacieuses et proprettes et tous les renseignements dont peut avoir besoin un jeune homme qui veut mettre en même temps du sérieux et de la gaité dans sa vie.Cet immeuble est situé au No 25, de la rue d’Aiguillort.Nos félicitations au comité régional de Québec.M.Henri P.Leblanc, de Moncton, qui compte tant d'amis dans nos rangs, a eu la douleur de perdre son bien aimé père.Les plus vives sympathies de l’A.C.J.C.sont acquises à notre si dévoué compatriote d'Acadie, # ¦» * Le camarade Jean-Baptiste Guérin, mi cercle Sainte-Marie, a fait son entrée au noviciat des jésuites, la veille de l’Assomption.Nous njou.tons son nom à la liste de ceux qui : ont voulu prouver que le dévoue-1 ment aux oeuvres dont s'occupe l'A.j C, .!.C„ même dans les collèges, n'étouffe miMement les vocations religieuses.# * # Le cercle Pie X a procédé à ses élections récemment.Filles ont donné les résultats suivants : Président.Jean-Charles d’Auteuil ; vice-president, Charles Martin ; secrétaire, Alphonse Tardif ; assistant-secrétaire, Honoré Désy ; trésorier, Roméo Caron ; bibliothécaire, Raoul de Tilly ; conseiMers, : Ar-mand Giguère et Hervé Cloutier.Les aumôniers-directeurs sont les mêmes : RR.PP.Samuel Bellavance et Jacques Dugas, s.J.Il y aura séance d’étude sur l’actualité, le lundi prochain, 21 août, à 8 heures.K- * * Les membres du cercle de La Mennais reprendront leurs réunions régulières du lundi, à dater du 21 août prochain.Tous sont invités a sc rendre fidèlement pour la (première séance.* * Nos amis du cercle Plessis auront une réunion demain.Cette .séance commencera à 10 heures de 1 avant-midi.Des questions importantes relatives au bon fonctionnement du cercle v seront étudiées.Prière est faite à tous les membres d’etre présents.Le mercredi, 23 août, réunion régulière d'études, à laquelle tous les membres se feront comme par le passé un devoir d’assister.UN OUVRAGE SUR LA BELGIQUE CETTE OEUVRE EST DUE A EA COLLABORATIOX DE SAVASTS DAXOIS.Il a été annoncé, voici quelques semaines, que l’éditeur Pio, d'e Copenhague, préparait la publication d'un ouvrage sur la Belgique, dû à la collaboration des principaux écrivains et savants danois.Le but que s’assignait spontanément M.Pio était d’exposer au grand public de | son pavs les traits principaux de | l'activité industrielle, littéraire, scientifique et artistique de la Belgique.Cet ouvrage vient de paraître en un volume luxueux, sous le titre Belgien.Le:; intellectuels danois ont répondu avec ejnpressMmenl à l’appel qui leur fut fait, comme en témoigne la brillante composition du volume.M.J.-L.Heiberg traite de “la Belgique et Rome au point de vue de l’influence de la conquête romaine” et M.Paul Norland de ‘Ma période (le grandeur de la Flandre”.MM.i.Fi:sihcis '.Beckett.Carl Madsen ¦ et Frederik Ponîsen consacrent respectivement des études à r'arehi-tecture belge et le Danemark”, aux “tableaux do Rubens au musée de 1 Etat’” et à “Constantin Meunier”.AIM.K.Nyrop, Niels Alôiler et Chr.RinnéStad signent des articles sur "la question des langues”, “le roman du Renard” et “l'âme de la F'landre”.M.Kai Friis Me.Her donne un travail .sur “les poètes belges'.“La Belgique ranime pays in-duslriel” et “les jardins belges” sont décrits par M.I.-T.Lundbye et Stephan Nyeland.M.Edv.Lehmann publie une appréciation sur “Anvers”; M.S vend Dabi décrit “la bibliothèque de Louvain et sa destruction’'; M.Andreas Buntzen expose ses prévisions sur “le relèvement de ta Belgique” et le poète Helge Rode lertnine le volume par une pièce de vers: “Qui jugera?” En tète de l'ouvrage s:>nl repro-(luils deux autographes, l'un de Maurice Maeterlinck, l’autre d'Emile Vcrhaeren.L'ouvrage tiré à 1.000 exemplaires seulement et ne sera pas réimprimé.Il est mis en vente au prix de 10 kr.l’exemplaire.Le bénéfice net de l'édition esl destine par l’éditeur à des oeuvres d’assistance belges.MORT DE M.I LEON PHENIX Saint-Rémi.18.—M.Léon Phénic, ancien marchand et rentier de Saint-Rémi, a succombé, à l’âge de 60 ans, à une maladie qui le minait depuis 2 ans.Nombre de parents et d'amis ont assisté aux funérailles.Une femme et 10 enfants survivent au défunt.minus FREBKS.I.ImlUr DUPUIS KREHES, Limit** DUPUIS FRERES, Limit*».VENTE COLOSSALE de GOUVERTGRES et DOUILLETTES 5 Ht Les mêmes lignes de couvertures et douillettes que celles offertes en vente Fan dernier, aux mêmes bas prix.Un événement remarquable, pour la raison que les prix sur les couvertures ont augmenté de 25% et plus Ces prix extraordinaires seraient impossibles si nous n’avions prévu les conditions actuelles et placé notre commande l’automne dernier pas Voici votre chance- Ne la manquez pas wÈiiVr P' COUVERTURES COUVERTURES “TEDDY BEAR”, choix de nouveaux dessins, texture ferme et surface laineuse.Chacune.COUVERTURES DE F LA MELLETTE DOMINION, dimension 12-4, en blanc ou gris, avec bordure rose ou 'fl bleue.Prix spécial, la paire.i COUVERTURES DE LAINE BLANCHES, fabrication canadienne, grande dimension pour lit double, bordure en couleur, qualité pesante.Dimension 72 x 84.La paire .COUVERTURES DE LAINE, faites de la meilleure laine australienne, en blanc avec jolie bordure, dimension [mur lit double.Spécial, la paire.COUVERTURES DE LAINE ECOSSAISE, blanches, grande dimension pour lit double, bordure fantaisie,in paire COUVERTURES DE LAINE BLANCHE, “SPECIAL DE DUPUIS”, texture ferme, avec juste assez de coton,pour empêcher de rétrécir.Jolie bordure rose ou bleue.La paire DOUILLETTES DOUILLETTES OUATEES, couverture batiste fantaisie, couleurs pâles, dimension pour lit double.Extra spécial DOUILLETTES, couverture batiste américaine, couleurs assorties, jolis dessins, nuances pâles pu foncées.Chacune .OCCASION EXTRA 59 PAIRES DE COUVERTURES ROUGES ECARLATE, tout laine, finies avec bordure noire, pesanteur de 5, 6, 7, 8, 9, 10 ei 12 livres, légèrement salies.Valeurs jusqu’à $25.00.Pour être vendues à 25r,6 meilleur marché que le prix coûtant.4 5 G 1 3 .75 .75 .95 .95 .50 .75 .59 DOUILLETTE “SPECIAL DUPUIS’* DOUILLETTES OUATEES, couverture en satiné réversibles, bordure tout autour, 25 nuances différentes et dessins au choix.Chacune .DOUILLETTES, couverture satiné anglais, grand choix de dessins et couleurs, dimension pour lit double, large bordure autour.Extra spécial., 3.95 4.50 FLANELLETTES POUR CHEMISES D’HOMMES .08* Bon choix de dessins à rayures, nuances pâles et moyennes, lignes désassorties.A écouler, lundi, à, la verge .FLANELLETTE, fini cachemire, choix de nouveaux dessins et couleurs, largeur 27 poucs, pour blouses, robes, kimo-sins et couleurs, largeur 27 pouces, pour blouses, robes, kimo-EDREDON PESANT POUR KIMONOS, largeur 28 pouces, dessins nouveaux.La verge.' 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eaux dans le lac Newell, vaste réservoir artificiel de neuf milles de long et de quatre milles de large, ayant une capacité totale de 5(1,0TMKMMHWI de gallons.Immédiatement à l’est du lac Newell se trouve une vallée de.deux milles de large, à travers laquelle il fallut ériger l’aqueduc de Brooks, pour amener l’eau de l'autre côté.Construit en béton armé,, cet immense conduit a 10,486 pieds de long, 9 pieds de profondeur et 23 pieds de largeur à sa partie su: périeure.Sa plus grande capacité d’écoulement est de 040 pieds cubes par seconde et la différence de niveau entre ses deux extrémités étant de 4.85 pieds, cette pente lui permet d’amener facilement toute l’eau nécessaire à l'irrigation des 125.000 acres de terrain de Bantry Hills.A trois milles de Brooks, Alberta, l aquedue doit traverser la voie, du C.P.R., mais comme çelFe-ri était déjà tellement élevée, on a dû piar < er ûn siphon en dessous du remblai.Celui-ci consiste en un gros tuyau de 12 pieds R pouces de diamètre qui s’incline vers le sol à un angle de 45 degrés, suit,yne 'ligne horizon tain sur une longjieur de 55 pieds sous la voie et remonte ensuite à la même hauteur que celle du.côté Opposé, de nouveau à un angle de 45 degrés.C’est, parait-il, la première fois qu’un travail semblable est exécuté dans la construction d’un aqueduc et les résultats obtenus jusqu’à aujourd’hui sont excellents et prouvent la praticabilité de l’entreprise.UN NEGRE SE NOIE EN SE BAIGNANT En se baignant dans Je fleuve en face de l’entrepôt No 2, au pied de là rue McGill, à 11 heures hier avant-midi, Peter Johnson.28 ans, un nègre de l’Afrique occidentale, s’étant trop éloigné du bord, devint épuisé et se noya en tentant de révenir vers la rive.Johnson était chauffeur à bord du navire “Ikbat” et était allé se baigner avec un autre chauffeur, un nègre aussi, du nom de Joseph Martyn.Celui-ci qui était resté près de la rue vit son compagnon en détresse et faisant des efforts pour revenir au bateau.Martyn appela à l’aide et l’on envoya un canot, mais pas assez tôt pour sauver le malheureux nageur.La polîcë du port fait des recherches, mais le corps n’a pas encore été repêché.UN LIVRE D’OR LE MARIAGE ou LA GRANDE QUESTION par M.HAMELIN, curé 2000 vols vendus en 2 mois Très intéressant et instructif, êfrnleraent profitable aux gens mariés et aux jeunes personnes, garçons et filles, (le livre D'OR qu’on a aussi appelé une MINE D’OR, contient 360 pages, est relié en toile (pleine reliure), et se vend 90 sous, par la poste, $1.00.En vente chez GRANGER FRERES, 43 rue Notre-Dame ouest, Montréal.DE 9.30 A 10.30 HEURES A.M.FLANELLETTE RAYEE pour chemises de nuit, pour hommes, pyjamas, etc., nouvelles couleurs, dessins assortis de rayures, largeur, 36 pouces.Extra iiiption.Liver du aolell.B.<10 Coucher du uolell .<1.54 Lever de lu lune .10.14 Coucher de lu lune.1.J0 LUNDI.21 AOUT Suinle-Jennne-PrunçolM de Chunlul, Lever du soleil .v • • .5.10 Courber du soleil ., .<1.53 Lever de In lune .<.t.• .10.59 Courber de la lune .Nouvelle lune, le 2K.Ù Oh.21m.du LES CANADIENS A L’ATTAQUE u:s TROUPES QUI OXT' RECEMMENT QUITTE YPRES ONT.HIER, PRIS PART AUX ATTAQUES DANS LA DIRECTION DE G U INC H Y ET DE GUILLE-MONT, — GAINS FRANÇAIS.“LES AUTEURS DU CONFLIT SCOLAIRE” CE SONT LES ORDRES ENSEIGNANT LE FRANÇAIS QUI SONT RESPONSAIILES DE LA SITUATION DES FRANCO .ONTARIENS, DECLARE LE MINISTRE DE L’INSTRUCTION, HOWARD FERGUSON.L’ENQUETE DROLET Londres, 1!*.— Les pertes terribles <|ue les ei fiiluftlants o-rrt éprouvées dans la bataille de_ lu Sonvnie les ont eontrainls, de côté et d'autre, d’amener des troupes fraîches, suivant des dépêches reçues hier.On rapporte que les Canadiens qui ont récemment quitté le front d'Y-pres ont pris une grande part à l'atlnqiii’ d’hier, avec les troupes ' mislrationnes et néo-zélandaises.Ibulletin officiel de Berlin signalait hier l'arrivée de plusieurs nouvelles divisions anglaises.Un comimuniqiïé mi-officiel tie Paris affirme que* les Allemands ont transporté 22 nouvelles divisions dans la région deila Somme.GAINS FRAYNÇAIS pT ANGLAIS.Londres, 1!).— Les assauts des troupes françaises et anglaises contre les positions .allemandes au nord de la Somme ont eu pour résulta! de nouveaux succès pour les assaillants, disent les .eo.nmiuniqaies officiels de Paris et de Londres.L'avance française a en lieu dans le village de Matirepas et dans le v usinage où se livre depuis quelques semaines une rude bataille et ks Anglais oui fait leurs gains dans la direction de Guincby et de Guil-baiont, prés de l'extrémité sud de leur front de la So imite.Les attaques franeosanglaises, dit Londres, furent faites sur toute la ligne de Pozières à La/Somme.Les gains réclamés par Paris el Londres ont eu lieu dims le centre des positions allemandes sur le front de la Somme et indiquent un nouveau pas de l’avance franco-anglaise dans ta direction de Combles.Les troupes françaises ont tir conquis d'autres positions dans Maurepas, et elles ont arrêté toutes es contre-attaques allemandes près du village.La colline du calvaire, f'U sud-est du village, a été prise d’osM.-u! et les positions françaises sur le chemin Maurepas-Cléry, on! aussi été étendues.L s troupes anglaises ont avancé heureusement dans la direction de Guinehy et Guillemont et elles ont capturé plusieurs positions allemandes.Au cours de leur avance, les troupes anglo-françaises ont capturé puis de 500 prisonniers, L’offensive française se continue sur [a.rive droite de la Meuse, dans ia région de Verdun, et Paris rap-Porie la capture de deux puissantes redoutes au nord-ouest de l’ouvrage de Thinumont.Les Français ont aussi fait des progrès à l’est dubois Vaux-Chapitre.Berlin signale des attaqués anglo-françaises au nord de la Somme, mais dit que toutes ont etc repous-sees excepté une attaque anglaise dans la direction de Martinpuioh.Benin admet que les ” fait un gain autour de la région de Verdun., Toronto, I!) _ Le "Mail and Empire publie ce mutin le compte ren du suivant au sujet d’un discours prononcé hier soir pur M.Howan Ferguson, dans la circonscription électorale de Toronto sud-ouest ; “Tu journal, a-t-il dit, a publié une entrevue insinuant que ma déclaration relative à la question des croies était destinée à soulever une lutte entre catholiques et protestants, Il y avait pas mal d’auteurs dans la salle quand j’ai prononcé mon discours, et je résignerai mon Poste de ministre si un homme m’a en ten lne' son passt, son avenir’’ (0.10), seront expédiés franco des bureaux du Devoir, pour $1 00 Autre offre -.Hier, Aujourd'hui, Demain (O./o) et Les Langues et les }.ai!2n,alltes (0-25> ensemble, pour îl.00 franco.Toute remise par chèque, mandai, etc., devra etre faite payable â l auteur, au pair à Montréal e* porter le timbre de guerre.Hier, Aujourd'hui, Demain est vente aux bureaux du Devoir »t dans les librairies suivantes • I j.brairie Granger, 43, Notre-Dame Ouest ; Langevin et Larchevèque S.Saint-Jacques : librairie Notre-Dame, 35, Notre-Dame Ouest • librairie Saint-Louis, 288, Ste-Cathc-nne Est; librairie Pinault, 280.Rachel; librairie Déom Frères, 47 S.-Jatherine Est ; librairie Beauche-(nin, 79, S.-Jacques; librairie Garié-sy, 1123 Rachel Est.New-Aork, 19 — Gomme travail préliminaire à la “semaine catholique", le Verein allemand a tenu une conférence à l’hôtel de l’avenue du Parc, au sujet de la propagande sociale du catholicisme aux Fitals-l nis.Cette association favorise un système d’éducation familiale général, uniforme et pratique, comme celui (pie les méthodistes èpiscopaliens ont adopté à Chautauqua, N.Y.; (¦’est un chautauqua national qu’elle veut proposer à la fédération des sociétés catholiques américaines.Ce système établi à certains endroits n’a pu fonctionner, faute de cohésion et de vue d’ensemble.Les chefs des divers groupes catholiques vont discuter le projet et en même temps amender la eonstitution de façon à bannir toute partisannerie de clocher, en matières religieuses comme en politique.L’association de presse catholique s'est réunie également, sous la présidence de M.l’abbé John J.Burke, directeur du “Catholic World", a New-York.Fille soumettra un mémoire auprès de la commission fédérale du travail, sur l'augmentation du prix du papier.quiconque de nous jugera bon de présenter, depuis ce jour.” Telle est, aux dires de 1 ancien commissaire E.-Napoléon Hébert, dont le témoignage, dans l’enquête Drolet, s’ext continué à ia séance il hier après-midi, la cause originelle du fameux triumvirat qui a conduit, ces deux dernières années, la ville de Montréal, et le secret de l'adoption de tous les projets qui ont été proposés au bureau des commissai-es, nu cours de 1914 et de 1915, et, en particulier, de la transaction de 1 propriété Lavioiette, rue Drolet, (le la question du tramway et des cent autres rapports qui ont été soumis à la considération de nos édiles, durant le régime Martin-Côté-Hébert.On comprend facilement l’émoi causé par une déclaration de cette nature.Aussi, Me N.-K.Laflamme, l’avocat de la ville, a-l-il été, au début, jusqu’à rejeter l’assertion de M.Hébert et n'y ajouter aucune foi, lorsque, aux réponses de Mes Alban Germain et Horace Gagné, .l'ancien commissaire donna toutes les cir-oonstances qui ont entouré l'événement qu’il venait de relater.“Le maire Martin, commença le léjnoin, vint me voir, un jour, et m'amena au bureau de M.Thomas Côté où nous primes, tous trois, l'E-l'iingile entre nos mains et jurâmes solennellement que quiconque de nous trois jugerait bon, au cours de mire terme d'office, de présenter un t'apport, nous voterions tous pour son adoption, sans discussion et sans explication.2 ¦ demandai si c’était là la coutume et M.Martin me répondit : (lui, les ministres à Ottawa font la même chose, je ne verrais lias pourquoi nous ne les imiterions pas.” M.Martin sortit alors chercher un Evangile au bureau de M.l’assistant-greffier Crépeau, et déclara que nous devions marcher Ja main dans la main, tout le temps de notre terme.A ce moment, Côté prit le livre saint entre ses deux mains et le baisa longuement, deux fois de suite, en lançant un long soupir de soulagement et on s’écriant “enfin”.Le maire prit l’Evangile à son tour, et le baisa de même que votre humble serviteur.Votre Seigneurie, ce que je dis là est l’exacte vérité.” Tout le reste du témoignage de M.Hébert fut parsemé de déclarations toutes aussi solennelles les unes que les autres.En premier lieu, il convient rappeler que le témoin admit substance toutes les allégations fit M.Duncan McDonald, dans fidavit de Tété dernier, au sujet vf Kràll\ aiil{'?personnes intéressées dans I aftaii’e de la rue Drolet, au sujet du témoignage qu’il rendrait au cours de l'enquête.Interrogé à ce •sujçd, M.Hébert confirma les déclarations de l'avocat de Ja ville et demanda la protection de la Cour.Sa Seigneurie assura le témoin de toutes tes mesures de protection dont Elle pouvait disposer.M.Hébert déclara toutefois n’avoir été aucunement menacé par M.Lavioiette, itarasse de fatigue et suffoqué par les larmes, M.Hébert se sentant très laiDle, crut alors devoir se retirer.Son témoignage se continuera pro-bablement lundi.On s’attend également à ce (lue MM.Duncan McDonald et Rodrigue Langlois entrent dans la boite aux témoins à la prochaine séance.La foule qui s’était rendue au l'a-lars pour entendre le témoignage de i i ,ert’ était tellement considérable que tous ceux qui avaient af-, ll!ins la cause ont eu toutes les (limcuJtes du monde à pouvoir se placer convenablement.Une telle affluence eut comme résultat d'interrompre (1 audition par des rires et des bruits, au point que Sa Seigneurie dut intervenir, à un moment donne.Un photographe essaya, au corn-de Ja seance, de prendre un instantané de M.Hébert, à deux reprises, mais sur protestations de Me Alban Germain, le président du tribunal crut bon d’expulser rintrus.Comme on Je conçoit facilement, 51.Hebert n en est encore qu’au début de ses déclarations.Suivant la pittoresque expression de l’un des avocats, ce n’est que le coin du ri-çleau qui se lève sur les plus graves événements qui se soient produits dans les annales municipales de Montréal.R n’y a guère lieu de s’attendre à ce que M.Hebert n’use pas d’une grande franchise.M.Hébert n’a, en effet, hésité aucunement à répondre à toutes les questions qui lui furent posées et a s étendre même, à certains moments.en dehors des limites de enquete.iLe juge Panneton a cru toutefois devoir accorder toute la latitude possible et permettre avocats d’user de tous directs et indirects de quelque façon., “QUELLE EST SA RAISON D'ETRE” POURQUOI LE CONSEIL DES ME TIERS ET DU TRA Y AIL EXISTE-T-IL, DEMANDE M.VILLENEUVE AU MONDE OUVRIER, S'IL NE PREND PAS LES INTERETS DE LA CLASSE OUVRIERE?aux es moyens qui pourront, contribuer de en que I’yf- de ej LES ACADIENS CELEBRENT LEUR FETE Charlo, N.-B , 19.— Les Acadiens ont célébré la fête de l’Assomption, leur patronne nationale, par de solennelles manifestations patriotiques, à Sarnt-Erançoi s-Xavier de Charlo, la plus ancienne paroisse du comté de Restigouche.Après une grand’messe.chantée par M.l'abbé Comeau, de Madawas-ka, les membres de la société de Assomption ont assisté à la béné-dicüon d'un drapeau national acadien (drapeau français, orné, dans e bleu azur, d’une étoile aux couleurs papales).Au cours de l’après-midfi, dans la grande salle paroissiale, des discours patriotiques ont été pronon-ees.i ous les orateurs revendique-rent le maintien de la langue et de lc\ foi, comme Sfluvegjirde de leur entite nationale.LA LUTTE EN PICARDIE - Le “Herald” pu-dépêche suivante New-York, 19 blie ce matin 1 de Londres : Les communiqués officiels de Londres et de Paris de ces derniers jours ne parlent pas de la lutte de toutes les heures qui a lieu en Picardie, tout le long du front, de Po-z.,iOVER NOIR STYLE WILLIAM AND MARY” Il se fait plusieurs nmeublcmenta de chambre de style "Wil* liam and Mary”, mais tous n*ont pas le même fini et la même eleffance.Celui-ci, que nous exposons actuellement dans nos vitrines est particulièrement attrayant par son dessin et son fini spécial.Le lit est de grandeur double.L,e bureau mesure 2^ pouces par 48 pouces, la commode, 20 pouces par 34 pouces, la toilette, 21 pouces par 40 pouces.Une chaise de toilette complete 1 ameublement.-ui.^.™t! * bku.ù Tel.Est 73.10-7331.637-39 EST SAINTE-CATHERINE, Beaudry, Montréal.QUALITÉ COUVERTURES A MEUBLES Nous avons en main le plus bel assortiment de couvertures à meuble que vous puissiez trouver par toute la ville de Montréal.Nous avons même plus de choix que le marchand en gros et nous pouvons vous les vendre le prix du marchand de gros parce que nous les importons nous-mêmes.Nous avons un choix magni fi que de couverture “Tapestry”, couverture que tout le monde veut avoir aujourd’hui et qui en effet donne de merveilleux résultats dans ia décoration d’une bibliothèque, d’une salle à manger et d’un boudoir.Nous avons une foule d’autres genres, tels que: soies brochées i ou rayé 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avancer au delà de Dvinsk et de Riga, et à marcher du côté de Petrograd.J.e que di- de de Salonique, viâ Londres, 19.-bulletin officiel serbe annonce e 17, à l'auiie, les Bulgares ont rigé une attaque dans le secteur Moglenica, au nord des villages Srupina et de Pojas.Us ont été repoussés par une puissante contre-attaque et refoulés dans leurs an ciennes positions, après avoir éprouvé des pertes énormes, l^es Bulgares ont occupé là ville et gare de Florence, en Grèce.LE KAISER A COLOGNE Berlin, 19 — Au retour de son dernier voyage sur le front occiden-tal, l’empereur Guillaume s’est ar- pal Londres, W.— Selon un message aux Lloyds, le Vapeur italien “Stam- la citiiatinr.~ ' .’'TA"’ çci.iucicm iiiuuaume s esi ar- palia”, qui faisait la navette entre * ma,ntenant ‘res sa- rete a Cologne pour visiter la cathé- N< " ’ n,re SESSION DU PAR- LEMENT DE LISBONNE Lisbonne, 18, via Londres, 19.On vient d’émettre un décret convoquant une session extraordinaire du parlement, le 22 août.NAVIRE ITALIEN COULE tisfaisante.drain.coulé.ew-York et les jxirts italiens, a été DECES A MONTREAL ALPET, Lori'ttp, 13 ans, enfant de Jean Audet, rue de Montigny, esl, 455.DOIS, H ose-Anna, Hi nus, enfant 2* ans, rentière, rue Boulevard Saint-Laurent, 2303.LAVIGNE, Roger, 3 ans.enfant de Lucien En vigne, opérateur, 134 Third Ave.Maisonneuve.** I ANOIX, Raymond, 7 mois, enfant de Lionel Uinoix, employé civil rue Boyer.1 fi4., * Madeleine, 18 ans, enfant * îric Martineau, gérant, rue Parc Ave.Ififi.».O’BRIEN, MrirRiiorltc îjdifliTcr, ?» 3§r,*C <1C 'Vi*:lun ,,rirn* sJlid-Hubcrt.PlîRREALT.T, Hntiri.S mois, rnfnnt dp J.BIP.IVrrrmilt, houchrr, rue Galcourt, 261 VEMNA.Marcel, 3 mo s, enfant de Arthur \ezlnu, rue Drolet, !I10.n RRVLRCIKMÈNTS à saint Antoine dout faveur reçue.
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