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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 1 juin 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1935-06-01, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 1er juin 1935 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE :.HArbour 1241* SERVICE DE NUIT : Administration :.HArbour 1243 Rédaction :.HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 LE DEVOIR VOLUME XXVI _ No 126 Diractaur-gérant: Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chat: Omar HBROUX TROIS SOUS LE NUMERO AIONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unls et Empire Britannique , 8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .8.00 Ce qui (ait le charme du Québec L’opinion du rédacteur en chef du “National Geographic Magazine ” L’un de nos lecteurs, M.Alexandre Campbell, de La Providence, nous a communiqué, il y a quelque temps, une lettre très intéressante, l’accompagnant de la note d’envoi suivante: Au sujet de l'aspect français de notre province, le paragraphe de cette lettre que je marque d’un (x) vous intéresserait-ü?Je crois que le signataire a suffisamment d’importance pour que son opinion soit de quelque poids.Voici tout de suite l'alinéa signalé, le texte anglais étant suivi de la traduction en français: Y et / think that you will realize that in the case of Quebec the aspects of life, which are different from those in our own country, constitue the charm of the province and the reason why so many Americans as well as Canadians from other parts of your country like to visit the province and hold the city in such affection — Je crois cependant que vous vous rendrez compte que pour ce qui est du Québec les aspects de la vie qui sont différents de ceux de notre propre pays constituent le charme de cette province et le motif pour lequel tant d'Américains de même que de Canadiens d’autres parties de votre pays aiment visiter la province et tiennent la ville [de Québec] en si grande affection.Notre correspondant a raison d’attirer notre attention sur la personnalité du signataire des observations ci-dessus, puisqu’il se nomme Gilbert Grosvenor et qu’ils est président de la National Geographic Society et rédacteur en chef (editor) du National Geographic Magazine, revue qui n’a peut-être pas son égale dans le monde entier au point de vue documentaire et richesse des illustrations.M.Grosvenor écrit en réponse à une lettre de protestation de M.Campbell (celui-ci ne nous l’a pas communiquée) à qui a déplu, évidemment, un article sur la province de Québec publié dans le magazine que nous venons de nommer.Louons d’abord M.Campbell de s’être donné la peine de rectifier ce qu’il croit être faute de goût ou exagérations.11 est évident par la tournure que M.Grosvenor donne à sa réplique qu’il estime des critiques justifiées, puisqu’il traite leur auteur avec les plus grands égards.Nous ne serions pas étonné qu'il eût été une fois de plus question dans cet article de ces grotesques chiens à lunettes que l’on présente, pipe en gueule, aux touristes américains.Mais ce qu’il convient surtout de retenir, c’est l’extrait de la lettre que nous avons citée.Nous rendrons-nous compte une bonne fois que le vrai pittoresque de la province représente un apport précieux au point de vue touristique?Nous avons ici le témoignage de l’un des hommes les plus compétents au monde pour en parler: ce qui attire chez nous les Américains et les Canadiens des autres parties du Canada, ce sont les aspects de la vie qui diffèrent de ceux des Etats-Unis.Sottes et dommageables donc toutes les copies, qui ne sont d’ordinaire que des caricatures, de la vie américaine; sotte, la manie des affiches anglaises, presque toujours en une langue cocasse et qui fait sourire les anglophones; sotte, notre habitude de plus en plus répandue de rulilitarisme primant tout; sot, le relais d'essence souillant de ses tristes palmiers métalliques les plus belles perspectives; sots, nos hideux pan neaux-réclames qui forcent les voyageurs à circuler entre des oeillères; sotte, l’imitation maladroite de la plus grossière architecture américaine: la boîte à savon substituée aux vieilles maisons grises, cramponnées au sol, durables, de proportions si heureuses et pratiques avec les pentes de leur toit, sur lequel la neige ne colle pas.Mais nous tuerons le tourisme plutôt que de faire machine arrière, à moins qu'un gouvernement, pourtant touche-à-tout, ne se décide une bonne fois à forqmr une commission du tourisme avec pleins pouvoirs.Et encore n’aura-t-elle d’utilité et de valeur qu'à condition que seul, parmi toutes les autres commissions, son personnel ne se recrute pas uniquement chez ceux qui, pour toute qualification, doivent exhiber patte blanche ou patte rouge.Louii DUPIRE pour ma part, une grave maladie, et je n’aurais pas dépensé une goutte d’encre pour une question de si minime importance.Mais il s’agit de lutter contre une tendance vulga-riste qui menace sur plusieurs points la syntaxe française.M.Thérive, qui écrit sa langue mieux qu’homme du monde, affec-ite “d’y donner dans ce vice du temps” sitôt qu’on Je consulte.Naguère encore, la tournure populaire pour pas pue reçut son approbation.L’auteur des Soirées du Grammaire-Club accorde parfois de ces licences à ses consultants “pour pas qu’ils” le# trouvent puriste.Il me fait justement songer aux puristes honteux que stigmatise André Billy dans la préface du livre si amusant de Criticus: Le Style au Microscope.Lisons ensemble, pour oublier les clameurs du combat.“Ils sont ainsi beaucoup de gram-mariens prétendument libéraux qui approuvent les fautes chez les autres, et pour leur propre compte, les évitent très soigneusement.Ce sont des hypocrites.Ce sont des Pharisiens à rebours, mais ce sont des Pharisiens, des Pharisiens du libéralisme et du laisser-aller; des Pharisiens du vice; des fanfarons; des grammairiens qui font semblant de ne pas croire à la grammaire, la blasphèment en public et lui élèvent des autels dans leur coeur.” ___ Jean-Marie LAURENCE Bloc-notes La Société canadienne d’histoire de l’Eglise catholique L’histoire de cette Société d’histoire est assez brève.Elle a été fondée dans l’Ontario, à Toronto.L’an dernier, une section française s’est constituée et, cette année, cette section reçoit à Montréal les deux groupes, anglophones et francophones.de la .‘iociété.On a pu dans le Devoir d’hier lire le programme de ce double congrès.Il suffit à dire l’intérêt que la réunion devrait offrir, l’Intérêt surtout des études que poursuit la Société.Nous souhaitons à ses membres le plus vif succès.Billet du soir Les chapeaux de la Reine TJn camarade entre A mon bureau, face foute réfouie, brandissant une feuille parisienne.Il - avait entouré mi crayon, d’un de ces cercles qui n’ont aucune forme, géométrique connue, mais gui sont très familiers aux journalistes, un entrefilet ayant trait aux chapeaux et aux souliers de la reine.On soit que les chapeaux de la reine Mary sont légendaires; la feuille en question en parle en toute liberté puisque la presse anglaise elle-même a souvent exercé son humour sur “ces chapeaux extraordinaires que ne se serait pas permis de porter la plus petite bourgeoise”.Or il parait — la modiste de la reine le dit — que ces chapeaux excentriques sont dus au choix du roi lui-même.Le roi est doux: mais quand il s'agit des chapeaux et des souliers de la reine, il impose catégoriquement sa volonté.Et la reine, docilement, quoique un peu lésée dans ses goûts n elle, s’incline.I-e genre de chapeaux choisis par le roi est le seul, d'après lui, qui met-le en valeur les superbes cheveux de sa royale compagne.Il veut qu?fout le monde voie les cheveux de la reine.La reine sait que ses chapeaux sont souvent surannés et impossibles mais elle consent volontiers ce sacrifice à son mari: c’est cela oui réjouit si fort mon camarade.fi voit là un symbole ou plutôt un exemple irrésistible de la soumission de la femme devant la volonté masculine; aussi n’a-i-il pas craint de donner son goût personnel pour certain chapeau appelé à surmonter le chef de sa future femme.Qurl bon royaliste il fail! Ce qui jette un peu de doute dans mon esprit quant à la véracité de res affirmations de la feuille parisienne, c'est quand elle passe au chapitre des souliers de la reine.Le roi est de taille plutôt moyenne; la reine, elle, esl décidément grande : et il n'y a pas beaucoup de maris qui acceptent de gaîté de coeur d’être inférieurs à leur femme, ne1 serait-ce que par la taille.Aussi cet hebdomadaire prétend-il que.par ordre du roi, les souliers de la reine Marie ont toujours des talons plats.Et voilà qu’au bas de l’entrefitel une vignette représente le couple royal.La reine porte Vun des chapeaux les plus excentriques que nous aient présentés ses photographies.Sur» la calotte s'entassent des fleurs formant un massif si 'taut que, malgré les talons, qu’on Cfinnrte* rstsvt» -_________1.- Bribes de grammaire Aux puristes honteux ¦¦ i » .# ' Les curieux de grammaire ont pu lire dans le Devoir du 13 mai un article d’André Thérive paru dans les Nouvelles Littéraires du 27 avril sur le genre du paquebot Normandie.J’avais déjà examiné dans l’hebdomadaire français l’étude du célèbre grammairien et.en toute honnêteté, je me proposais d’en faire part à mes lecteurs; mais M.l’abbé Arthur Sideleau m’a devancé.Il a présenté l’article en des termes plus vigoureux que ceux de l’auteur (ui-même, qui n’eût pas hésité, j’en suis sûr, à qualifier son fidèle de “bouillant professeur”.L’autorité de M.Thérive ne fait aucun doute.J’admire pour ma part la finesse de son sens linguistique encore plus que sa vaste érudition, et si je ne me suis pas pressé de relever ses propos, c’est qu’en vérité, il n’apporte au débat aucun argument nouveau.“On dit couramment un vapeur et un trois-mâts, écrit l’éminent linguiste pour justifier le Normandie.Dans le langage des restaurants, un crème et un chèvre sont très usités.Un trompette n’a pas entraîné un clarinette, dira-t-on; mais c’est parce que cç dernier mot est beaucoup plus rare.Et une ordonnance.s’écrit, mais ne se dit pas.Le mot vivant c’est un ordonnance.” J’ai déjà cité trempette et clarinette, et je ne puis accepter l’explication de M.Thérive.Pourquoi le mot clarinette serait-il plus rare que l’autre?Les deux instruments ne figurent-ils pas à peu près au même titre et en même nombre dans l’orchestre, tandis que dans la fanfare les clarinettes dominent de beaucoup?De plus, la moindre musique de village ou de collège fait entendre des clarinettes, tandis que les trompettes ont coutume de se distinguer et de n’apparaftre que dans les ensembles d’une certaine importance.Non; inutile de discuter: un trompette nous vient en droite ligne du langage militaire, comme un ordonnance, que cite précisément M.Thérive; comme un vapeur, un trois-mâts, nous viennent du langage des marins, comme un crème, du langage des restaurants, comme un bière, que j’ai déjà mentionné, du langage des brasseries.Voilà autant d’intrusions des langages techniques ou spéciaux dans la langue des honnêtes gens, de l’honnête homme comme on disait au grand siècle.Or, les langages techniques, qui ressemblent fort à l’argot, font grand usage de l’ellipse pour répondre au premier besoin du métier: la rapidité.La tâtions sur la rareté de Tardent, cela ne nous regarde guère; mais qui reconnaîtrait la délicieuse page d’Alphonse Daudet si, au lieu du titre analytique et bien français: Histoire d’une pièce de quarante sous, elle se présentait sous la formule télégraphique: Histoire d’un quarante sous?L’effet serait vulgaire.Ceux qui ne sentent pas la nuance sont bien à plaindre.Ils préfèrent sans doute un air de jazz à une symphonie de Beethoven ou de César Franck, et le saxophone au violon.Avec eux, toute discussion devient inutile.suppose plats mais qu’une robe .langue des sports aussi.J’entends très longue cache, la reine dépasse encore de plusieurs pouces le roi.H y a donc paradoxe.Si le roi choisissait lui-même les chapeaux de.la reine, pourquoi leur ferait-il donner au centuple ce qu’il fait enlever aux inions?Comme je ne voudrais en aucune façon établir le désordre dans les illusions de mon camarade, à la manière d'un chien dans un jeu de quilles, J’avoue que la légende est Jolie; et mime st elle n’est pas fondée comme le prétend la-feuille parisienne, on peut y voir un symbole de la soumission que toute femme aimante doit consentir à son mari, — de fait ou en apparence.Jmim* METIVIER souvent des joueurs de croquet dire d’un air entendu: U est pose, que je traduis en langage chrétien: Il est en bonne position.M.Thérive verralt-il d’un oeil sec tous ces empiétements?N’est-ce pas lui-même qui blâma jadis avec tant d’éloquence dans les Soirées du Grammaire-Club l’envahissement de la bonne langue par le jargon parlementaire et administratif?Le défenseur du classicisme aurait-il évolué jusqu'à la contradiction?Que les financiers disent un cinq cents (Pourquoi cent, que la plupart prononeent affreusement cenne, et non pas sou, contre lequel ne prévaut aucun argument solide?) que les financiers disent un cinq cents “Les noms de journaux sans article, dit encore M.Thérive, passent très rapidement à l’état de noms communs, avec l’article neutre, c’est-à-dire masculin.On dira: Donnez-moi le Femina de cette semaine (je prends exprès l’exemple le plus féminin qui soit).” nons pas le distingué philologue sur "l’article neutre” qui nous apparaît comme un masculin authentique, car on sent bien l’influence du mot journal sous-entendu.Notons d’ailleurs qu’on dit: Donnez-moi Conferencia, en parlant de la revue de ce nom.Et si l'on hésite à prononcer la Fémina, c’est pour plusieurs raisons: lo le mot journal, à cause de son fréquent usage, tend à devenir un nom générique pour désigner plusieurs espèces de publications (dans la langue parlée, s’entend); 2o La Femina paraîtrait équivoque et cocasse, comme la Confirencia (Qu’on se rappelle les lois d’interférence dont j’ai déjà parlé); 3o Au point de vue phn eetia ville au Ross Mémorial.lé 29.Rlltabéth Moonéy.épouse de Frank Ho*an l.AFLAMME \ Apple Htll Ont.1» 30.a »• an».HedAIdge tJtiarand.épouse de feu George» Uaflamme PA MARRE A Montréal, le 2» a «8 an».Maria Fortin, épouse de (eu Eucltde Lamarre LANGEVIN A Varennee le 31 a 71 *n» William Lanievln époux de Valérie Feflt LANOUETTE A Montréal, le 30.a S3 ana Marie Chabot épouse de (eu M J -B Lanouatte I.tSAOE A Montré*), le 30 mal Germaine.enfant du Dr et Mme Louis-Charles («sage LIMOGES — A St-Janvler, le 39 a 7S ans, Mme veuve Damaae Limoges née Dlo-m'.e Nantel McENIRY A Montréal.Thomas Mr-Fniry.é.noux de Lucille Legault et.ni* de feu Thomas McEniry de Rivière Beaudet- té LEBLANC A Montréal, le 3 an», M Arthur Leblanc, autrefois de la Gene Montréal, le 24 mai.Le Devoir.430, rue Notre-Dame est.Monsieur le Directeur.Nous venons, au nom de l'Association des Marchansd canadiens, vous prier de bien vouloir accepter nos félicitations H remercie monts pour la part active qu'a prise votre journal dans la défense des marchands indépendants exposés aux assauts venant parfois de milieux qui sont décidés de les voir disparaître.Nous serions heureux si vous insériez, celle lettre dans votre journal Nous remer cions tout particulièrement M.(’.Hogue.Notre groupe compte une centaine (te marchands de ta ville.Maisonneuve, Hochelaga et Viauville, Recevez nos salutations.Georges PlUHF., 363, William-David.Secrétaire «tf l'Association des Marchands canadiens.i • .« ;.,.i_, ,,„0 ., .ui i r i vaut en guerre contre l’Allemagne combl e, et de jeunes Anglaises ne sibles a une accusation semblable et , iannn * ni.0ri,ait nmir ait;,a„er pourraient faire leur chem.n ici faut-il qu'un homme pris en ® e(np|re c Derdra beau qu’en déplaçant un nombre égal de hors des rangs relève le défi le 'a Hussie, relie ci peraran peau Canadiennes.Une fois de plus, le premier?Où sont donc ceux qui public anglais aura été mal rensei- sonj chargés des destinées de notre gne sur la véritable situation éco nomique du Canada.jeunesse perdrait beaucoup de sa valeur comme alliée de la France.D'autre part, si, le .lapon ayant attaqué la Russie.l'Allemagne en profilait pour l'attaquer A propos d’instruction publique — Montréal, le 21 mai 193.« i M.te directeur, te Devoir.Monsieur, .le viens de lire l'Ecole primaire supérieure de M.R.l andrich.-le reconnais que c’est là un beau travail; mais vous me permettrez, de faire quelques remarques que je est eut point.MMâlife M ÎS £S*2?V ££i f«»l» .««.chimeurs.nui «.ni i ^K?™»".”' ««P» Poor formant à la loi, si elle a des dcs fo>’ers de démoralisation.La naturalisation Ottawa, Ont., 1er à une interpellation, le secrétaire : que le précau- Cei attaques U parle ensuite ries attaques dirigées contre lui.“Ces attaques qui concernent certains faits de ma vie privée, je les ai réfutées dès 1929.Cela n’a aucune importance.On me considère dangereux pour la finance; voyez-vous, il faut à tout Rentrée de M.Rhodes Modifications au tarif douanier at à divert impôts Ottawa, 1er, — Le ministre des finances, M.Rhodes, a fait sa rentrés à la Chambre des Communes, hier, après une absence de plus d’une semaine.En moins de trois heures, il a fait adopter par le comité des voies et moyens toutes ses résolutions budgétaires, relatives à des modifications au tarif douanier ainsi qu’à divers impôts.Des bills qui se fondent sur ces résolutions ont été présentés et adopés en première lecture.La deuxième lecture en a été remise à la semaine prochaine.Au commencement de l’après-midi, M.Rhodes avait laissé entendre qu’il proposerait un amendement à l’une de ses résolutions tarifaires, pour que le gouvernement soit autorisé à reconnaître par simple arrêté ministériel le traitement de la nation la plus favorisée à n’importe quel pays.Pareille autorisation, avail-il dit, pourrait être d’une grande utilité aq gouvernement dans le cas où un accord commercial serait négocié avec un pays étranger.A l’heure actuelle, il n’y a que le parlement qui puisse modifier le tarif.Des députés libéraux ont demandé que cette proposition reste en suspens de façon à ce qu’il leur soit possible de l’étudier.En définitive, M.Rhodes, sans doute pour ne pas retarder l’adoption de ses résolutions budgétaires, a retiré sa proposition.Quelques députes de la gauche, libéraux et céceeffistes, ont vainement insisté pour que le gouvernement abaisse le tarif intermédiaire sur les automobiles et les aéroplanes.A propos de l’abaissement du tarif sur les alcools importés de Grande-Bretagne, M.Rhodes a fait observer que l’intention du gouvernement fédéral est d’obtenir une réduction de la vente au détail par les régies provinciales.Les hauts prix de l’alcool, dit M.Rhodes, n’ont d’autre résultat que de favoriser la contrebande et la vente clandestine.E.B.Le nouveau ministère Bouisson M.William Bertrand, à bord du paquebot “Normandie”, devra remettre son portefeuille de la marine marchande à son retour de New-York Paris, 1er (S.P.C.-Havas).— M.Fernand Bouisson a réussi à former un cabinet moins de vingt-quatre heures après avoir accepté l’entreprise.Il en a annoncé la composition vers une heure ce matin.Outre la présidence du conseil, M.Bouisson a le ministère de l’Intérieur.Voici les noms des autres ministres: ministres d’Etat: M.Joseph Cail-laux (pour les questions financières et économiques), le maréchal Pétain (pour les questions de défense nationale), MM.Louis Marin, Edouard Herriot; ministre des Affaires étrangères: M.Pierre Laval; ministre des Finances: M.Maurice Palmade; ministre de la Justice: M.Georges Pernot; ministre de la Guerre: le général Louis-Félix Maurin; ministre de la Marine: M.Laurent Eynac; ministre de l’Aviation: le général Victor Denain; ministre de l’Instruction publique: M.Mario Roiistan; ministre des Travaux publics: M.Joseph Paganon; i ministre des Colonies: M.Louis i Roi lin; ministre du Travail: M.Ludovic-Oscar Frossard; ministre des Pensions: M.Per-fetty; ministre de l'Agriculture: M.Henri Roy; ministre de l’Hygiène: M.Ernest Lafuut; ministre des Communications: M.Georges Mandel; ministre de la Marine marchande: M.William Bertrand (M.Bertrand n’est ministre de la Marine marchande que provisoirement et il remettra son portefeuille à son retour de New-York, où il représente le gouvernement de la république à l’arrivée du paquebot À’or-numdie).sous-secrétaire à la présidence du conseil: M.Pierre Cathate.Ce sera probablement lundi que M.Bouisson présentera son cabinet à la (mambre.Il a promis au président Lebrun de s’efforcer de “sauver le franc”.Des observateurs disent que la crainte d’émeutes a accéléré la formation du cabinet.La “Normandie” moyens de subsistance.Dans le cas d’une personne qui vit du secours direct, la demande de naturalisation est laissée en suspens Que fait U gouvernement?Le p«ys est riche et cependant 1.300,000 personnes y vivent sous .n aîifî^riBrnonH V, 8 d.?*.000 ¦ le, secours directs.“On m’accuse **« o*" « cuper.C’est dû sans doute à i’irn- 1 '.-__ mincnce des élections géfiérale.s.1 » - ._ _ Avant d’accorder des lettres de na-j ISnOft OU K.r.I il rn I î c o • i r\rs 1 r» e a» ?o t- « r.* : peu; si je parviens à améliorer quelque peu la condition des ouvriers, si je parviens à obliger l’industrie a prendre ses responsabilités morales et matérielles en même temps que ses profits de 80 et 100%, je me considérerai satisfait du devoir accompli.turalisation, le secrétariat d’Etat demande aux requérants s’ils sont en mesure de se suffire à eux-mêmes.Robert de Milhaf Les grains Le R.P.Robert de Milhaf.O.M.icap,, ancien supérieur ou gardien jdu monastère (le la Réparation.iPointe-hux-Trembles.près Mont-i0„ tr n i de* orques ordinaires ne mineur, dé Vleuxtemp»: Symphonie No 3 de Schumann (Sherzo Schr M&sslg: Leb-éloianee I h*ft; Nlcht Schnell: Felerllch.Lebhaft * 1 5.00 p.m.— L'église de campagne d Hollywood ., _ 7 00 p m — Sur les route* de la Romance.Programme dramatique et musical Concert Ford On a dit qu'il se pourrait que h I Gret; 'Z'™* Commission Scolaire dr Vnnfréal 300 Pm La Symphonie Ford, dirigée i.omnmsion Ntoiaire m v.ontn ai par victor Koiar soliste; Grete stueck- decidal d agrandir la salle du Pla- jç0id soprano lean et de lui donner une scène ca-1 10 30 p.m — Fray et Bragglotti.piants- pable de loger non seulement un orchestre mais des choeurs et.qui sait.un orgue.l,a présence de son directeur général, M.Victor Doré, dans le comité de l’Association pourrait bien aider à ta réalisation de ec projet.Montréal pour ta,___f m So Eager.Extrait i Music In the Ain; Mon coeur s'ouvre A ta voix iSam-son et Dalllahl de Salnt-Saéns; It's Easy to Remember, 11.05 p m Vivian Della Chiesa soprano; orchestre de concert.WEAK — 154.3 m.66C kit.6 00 p m L'heure catholique américaine W JZ 9 00 p m — —394.5.m., 769 kil.Les Ménestrels Sinclair 10.00 Orchestre.10.30 Harmonica.11.00 L'heure, fin de l'émission.DIMANCHE 2 JUIN DIMANCHE, 2 JUIN CRCM 5.00 L'orchestre de concert du Ritz-Carlton, sous la direction de Rubin Krasner, ainsi que Mlle Fablola Poirier, soprano 5.30 Chansonnettes françaises.6.00 Annonce de l'heure.6.00 Musique des Grenadiers Guards, sous la direction du Lieutenant J.-J.Gagnier.6 30 Le Trio lyrique.7.00 Annonce de l'heure 7.00 L’Action Libérale Nationale 7.30 Résultats des Joutes de balle au camp 7.35 Les pianistes Cook et DeMarky.8.00 Silhouettes campagnardes.8.30 "Band Box Revue", concert vocal et Instrumental — de Détroit.9.00 Annonce de l'heure.9 00 "Radio Theatre Guild”, sous la direction de Rupert Caplan 9.30 La Petite Symphonie de Radio-Canada.sous la direction de M Robert Talbot.10.00 "The Road to Yesterday”, sous la direction de Roland Todd.10.30 Isidor Phllpp, planiste — Relais du N.B.C.11.00 Annonce de l'heure 11.00 Radio-Journal (bilingue).11.15 A l'ombre de Versailles, sous la direction d'Hervé Balllargeon.11.30 "Atlantic Nocturne".CFCF — 500 wt.690 ldi.12.30 Concert de Radio City.2 30 Radlo-théàtre.5.15 Le Conseil national d'éducation.6.00 Les Grenadiers canadiens, dlr.J.-J.Gagnier.7.45 Wendell Hall.9.30 Revue musicale.10.30 Isador Philippe, planiste-compositeur.CHI P — 266 m., 1,120 UL Pas démission.CKAC — 4,1 m., 730 kfl- 12.30 Programme international.1 15 L'A.C J.C.1.30 Programme Lalonde et Frère.1.45 Programme Donat Langeller.3.00 L'heure symphonique de New-York.Direction Howard Barlow.5.00 Chansons de Paris 5.45 Programme Granger et Frères 6.00 "Corporatisme", causerie par M.l'sb-bé J.-B.Desrosiers 6 30 "Le Credo du Paysan" 7 00 Valses de Strauss 7.15 Thérèse Gagnon et son ensemble continental.9 00 Concert Ford 10 00 La Société St-Jean-Baptiste 10 30 Fray et Bragglotti.planistes 11 05 Vivian Della Chiesa, avec un orches- tre de concert.LUNDI, 3 JUIN CRCM — 329.7 m„ 919 kil.5 00 Chansonnettes françaises 5 30 Musique de concert.5.45 Cotes des Bourses de Montréal èt de New-York.6 00 Annonce de l'heure.6.00 En dînant.é 6 30 “The Three Treys ".6 45 “Aux mamans de demain" — cause- rie par le docteur Arthur Caux, 7.00 Annonce de l'heure 7 00 Programme de variétés.7.25 Résultats des Joütes de balle au camp.7.30 L'orchestre de Gene Fogarty, du Château Laurier.7.45 Service de nouvelles, en français et en anglais, pour les radiophilea des centres ruraux 8 00 "The Melody Boys" 8.15 L'orchestre de Rex Battle, de l'hôtel Royal York.8 30 "Show Shop Songs ' 9 00 Annonce de l'heure 9.00 Radio-Théâtre 9.30 Concert sous ia direction d'Edouard Werner ainsi que Salvatore Cucchla-ra, ténor.CKAC — 411 m., 730 kil.8.12 Le révsll.8.15 Mélodies.8.25 Sommaire des émissions.8.30 Chansons françaises.9 45 Le philosophe de la santé.10.15 Entra vous et mol.10.45 Ouverture de la Bourse.i 11.00 Les bébés célèbres.—C.B.S.i 11.15 L'heura ensoleillée.I 11.45 Programme des services rapides par l’orchestre Romano.| 12.00 L'heure de la gaieté avec le concourt de M Alphonse Lolselle qui présentera les "Radlo-actualltés".12.45 Cours de la Bourse.12.55 Mercuriale des produits laitiers.1.00 Les "Eton Boys".1.15 Causerie agricole de l’U.C.C.1.30 Orchestre.2.00 Programme de variétés.2.30 "Between the Bookends".—CBS.3.00 "Your Hostess, Coblna Wright"—C.-BB.4.00 Mélodies classiques.4.15 Variétés de Chicago.—C.B.S, 4.45—"Orientale".—C.B.S.5.00 Les événements sociaux.5.20 Musique militaire.5.30 Programme du foyer.6.25 L'heure récréative.7.00 Ligue de Sécurité.7.15 Chansons françaises.7.25 Drames vécus.7.45 Claudette De Sève.8.00 Pray et Bragglotti, planistes.—C.B.S.8.15 Le philosophe de la santé.9 00 Programme Living Room.9.15 "Freddie Rich—C.BB.9.30 Radio-thé&tre amateur.10.00 Récital d'orgue de la salle Tudor.11.00 Le.reporter sportif de la brasserie Molson.11.05 Orchestre.11.30 Variétés.LE MUSEE Catholique Canadien Grec est maintenant ouvert No 3715 Chemin Queen Mar (près de l'Oratoire St-Joseph) Catacombes de Rome Scènes religieuses et historique* Prix d’entrée: .30 Enfants .15 CFCF — 500 m., 600 kil.12.00 Musique de la marine.1.00 Bourse.i.i# Trio de concert Mont-Royal.2.30 NBC Music Guild.4.00 Revue pour les Damas.4.30 "Les trois mousquetaires" (Première partie) d'Alexandre Dumas, 6.30 Fermeture de la Bourse.7.30 L'Afrlque-sud.7.45 Orchestre Dornberger.8.30 Concert Firestone.11.00 Nouvelles.CHI.P — 266 m-, 1.120 kil.8.55 Sommaire.9.00 L'heure.9.00 Chansons françaises.9.15 Variétés.9.30 Extraits d’opéras.10.00 Poèmes symphoniques.11.00 Fantaisies.11.45 Comédies musicales.11.59 L'heure.12.15 L'heure féminine.1.30 L'heure.3.45 Sommaire—Variétés.4.00 L'heure.4.01 L'heure 5 31 MeH °Mefo*ba11 ''BuffRl° 4 Montr*al".6.00 Courses a Blue Bonnets.6 15 Bourse des mines.6 45 L’Information commerciale 7.30 L heure.7.45 Baseball.f'SÜ S?ani on *** sl bien ensemble Îm Oreheatni*1 M°ntr“I Reg!ment 9 ^ "The Fierslde Pianist", î?™ ?S?nce »«• canadiens.Direction J-J.Oa son dons des haut-parleurs multi-1 rAssoeialion Otes.En 1932.cette solution n’était ; „n ail|rp projrt qui offrirait ! mrecttôn Frank Black Symphonie * cordes NBC nas eneore d’une perfection abso lue mais il se pourrait qu’elle soit maintenant accomplie.le C.omité de ! gnler na pas déjà en vue «oo rm - ¦ -nenri Direction eut on 1 9 00 p m.- Les cordes de sole 10.30 p m — Isldor Philippe, ptanlste-com poslteur F.Larkln, musique d'Oscar O'Brien.Le mardi 4 Juin, la version française de ce chant patriotique par M.Hector Beau-regard.sera Interprétée par le "Quatuor Alouette" sous la direction d'Oscar O'Brien.(Aussi sur tout le réseau).Radio-Montréal SAMEDI.1ER JUIN CRCM 11.00 Radio-Journal (bilingue).11.15 Jesse Crawford, organiste.11.30 The Youngbloods of Beaver Bend".traversèrent les mera aux XVIIe at XVIIIe siècles pour coloniser le Canada le pays d'origine d'où partit mon ancêtre en 1665".c’est parcourir en pieux pèlerin les sanctuaires religieux de France: c'est, au cen- tenaire de la fondation de la première 75 sous.Intéressantes sur les routes de Franc Dans des "notes de voyages" 11 nous 1 communique avec une simplicité cha mante et une émotion communicative.La “Revue Trimestrielle", Montréal En vente à la librairie du "Devoir” Prl * * plus d’»vantages'?En attendant l'automne et la reprise des concerts, où qu'ils se don- Ouant aux avantages de l’orgue fient, empressons-nous d’envovei electrotonmne.ils sont a present les i(.p|M* d’adhésions possible au o sii'vants, outre l’expressivité notée nlus haut: répétition instantanée des notes dans les mouvements les nlus rapides, même dans les tuyaux rie grand volume où elle est inter-1 iliîc par suite de l'inertie de l’air; j dimensions exiguës par rapport à i l’orgue à tuyaux; installation pos-' eve" une seule, et unique console en n’importe quelle positions, tr ' ou Plusieurs orgues dispersées dans In salle.I.n console ressemble A celle de l’orgue ordinaire et est munie de plaqués ou boutons sur lesquels >ont inscrits les timbres désirés et les sons obtenus représentent exactement les timbres désirés, tandis que l’orgue à tuyaux ne peut donner que de très loin la sonorité dos cors, des trompettes, d*.|a voix humaine, pour ne nommer que ces seuls jeux.* * * D’après une information commentée par le Canada, la semaine dernière, il y aurait, à la prochaine saison du Metropolitan, plus d’oeu vres françaises au répertoire et moins d’artistes français pour les interpréter.mité el faisons-!,, tout de suite.Frédéric PELLETIER Les élèves de Mme jean-Louis Audet RECITAI.DF.FIN D'ANNEE I.es élèves des classes de diction et art dramatique (adultes) de Mme Jean-I.ouis Audet donneront leur récital annuel, le mercredi voir.12 iuin.en In salle du tiesù, à 8 heures 15.I.e programme comprend une délicieuse pastorale; "Prince el Bergère"; et des scènes des "Kem mes Savantes", du "Malade Imaginaire" (Molière), de ‘‘t'Aiglon", des "Romanesques" IRostand), de “I.n Belle de Hngueneau", etc.Pour la première fois à Montréal, on aura l’nvantage d'entendre le petit chef-d’oeuvre d'André Chénier : "Le Jeune Malade", et quelques-unes des scènes les plus fa- “Interlude musical" l 30 p m CKAC Deuv Tisserand* de j Mélodie Rusty Devis et Hat Heft — Duo de piano.Présentés par H Lalande et Frère 1.— Blue Danube" — Valse Johann Strauss 2.—"Louise" 3- "Marionnette" 4— Tango" (Dorénavant, les Mélodie Joueront les dimanches après-midi, au pdete CKAC.de 1 30 é ' F M 5 00 Chansonnette# françaises 5 30 Musique de concert 5 45 Cotes de# Bourse# de Montréal et de New-York 6 00 Annonce de l'heure 6 00 L'Association dea postier# du Québec I 6.30 Musique hawaïenne 6 45 Tou# les Deux, Lucienne Grave), pianiste.et M.Létourneau.baryton 7 00 Annonce de l'heure.7.00 En dînant.7.25 Résultats des Joute# de balle au camp.7 30 La \olx française de la Captlale 8.00 Conférence par M J.-Théo Lamontagne Sujet; "Le recensement du cheptel".8.15 Phil Cooke Show Shop du NBC.8.30 Bert Anetlce et sas Montagnard# 9 00 Annonce de l'heure 9 00 Rons bol#, programme français des Prairies 9 30 Breezing along 10.000 Evangeline, lecture du célèbre poème par Jacques Aug#r Richard Whiting ( 10.30 Fiesta Arndt 111.00 Annonce de l'heure.Albania , 11 00 Radio-journal, bilingue.Deux Tisserands de 111.15 L'orchestre de Chas Dornberger de l'hôtel Mont-Royal.11.30 L'orchastre de Reggie Childs, rélal# du NBC.CKAC m 1.45 p m ) La Société $t-jean-Baptiste ,10, h, du ’olr .~ Causerie : „ 00 Musique militaire v,fî‘Rré,iîîî,,t I 8 1» Programme musical 2?.kj*1**4 !,t'5 L'Association de* Aveuglée Notre-Dame exécutera un programme chol- 1 jo.15 Variétés, sl sur l'orgue de la salle Tudor, du m»- 10 45 Ouverture de la Bourse ga.'ln é rayons James A Ogllvy's Limited - L activité de la Société par le chef du secrétariat., A M Chez les sopran os, on ne trouve i n?ei,5?s ' Antigone de Sopho- plus le nom de Lily Pons, ni celui de Léon Rothier chez les basses.On ne parte plus que de deux chefs d’orchestre: Arthur Bodansky pour les oeuvres allemandes, Kttnre Pu-nizza pour les ouvres italiennes.Oui dirigera les françaises, Louis Hasselmans n'étant pas réengagé?Enfin, chose qui nous toucha de de.drame grec de la grande antiquité classique.t'tu* des plus jolies scènes du "N.'ianthrope" sera immédiatement suivie d'une amusante parodie par deux jeunes interprètes de Railio-Petit-Monde.Pour tous renseignements, appeler LA.0304.Les Grenadiers Guards L* musique des Orensdtere Guards Jouera è #on concert du dimanche, 2 Juin, k 6 heures p m aux postes de Radlo-Cana- ; du.les airs suivante: Marche Bomhasto" Farrar "Ouverture Euryanthe" Weber Emma' (Valael, eolo Gaston Dussault, cornettlste Marches.The Hampshire" - "Come Las-eea and Lada" "Prélude” Jarnefeldt Mon ami" Capt Chaa O'Neill "Steady Boy*" C.F Thiele Les silhouettes campagnardes Cette émission de Radio-Canada * 800 pm.sl populaire dan» les centre# ruraux — et misai dans les grande centres.— se propos* de faire aimer l'ème des choses rustiques Son genre n'eet pas san« pittoresque puisqu’il consiste dans la lecture de pages tirées des oeuvres de M.George# Bouchard et de M.AdJutor Rlvard.Cette fols-cl, Madame Maubourg recrm* 11.00 Emission du Conservatoire d# mu-»'que de Cincinnati.CBS 17 00 La Peptontne PM 12.15 Le «ervlce des tr»n*ports rapides.12 45 Cours de ta bourse 1 00 Jack Shannon, ténor 1 15 Causerie agricole de l'U.C C.1 30 Billy Mills A- Company.CBS 2 30 A annoncer 3 OO On the Village Green.CBS 4 00 Among our souvenir CB8 4 30 Programme musical 5 00 Le# événement# sociaux.3.15 Musique de danse 3.30 I.e programme du foyer 6.15 "Concert miniature".CBS 6.30 I* Société du bon parler françai# 6 45 Orchestre.: 6.55 Nouvelle#.7 00 Chanton# françai### 7 15 Le programme C.*W Lindsay.B 00 Lee Ménestrels modernes 9 00 Musique militaire.CBS 9 30 Musique de danse du terroir, ! 10.30 Programme de mélodies, CBS, 1100 Le reporter eportlf Molson 11 03 Variétéa Réfléchissez encore .et économisez AVANT de chasser de votre esprit toute préoccupation au sujet de combustible, allez au téléphone et commandez votre approvisionnement de Reading Anthracite pour l'année prochaine et réalisez la grande économie que vous vaudront les ba# prix actuels.\ mis nous remercierez quand vous empocherez la difference entre le prix actuel et celui de l'automne prochain! crcr AM 10 45 Originalité*- Les Charbonneries Richelieu Limitée John F Wh#*f«é' Fré.ia««t 92/ Carré Victoria MArquatte 7321 Un* compagni* indcpcncUnt* iytnt *«• "*84f*r6 é* VOLUME XXVI — N* 126 Ll DEVOIR, MONTREAL SAMEDI Ur JUIN 1935 vre en'aimant" Dirac trice: jeanne METIVIER Education On devient tout ou rien eulvant l’éducation que l'on reçoit.CLEMENT XIV Quand on s inléreste vivement à l'enfance et à la jeunesse, quand on voudrait les voir toutes belles, heureuses, harmonieuses, on jouit délicieusement de voir des enfants cultivés avec soin comme on souffre tan contraire d'en voir d’autres livrés à leurs seuls instincts et abandonnés à toutes les influences si peu désirables soient-elles.C’est des premiers dont il faut parler aujourd’hui à l’occasion d’un récital au Jardin de l’Enfance de Maisonneuve.Cette maison d’éducation pour les moins de treize ans qui ne compte elle-même que quelques années d’existence marche de succès en succès avec un nombre toujours croissant de jeunes élèves.Quand l’enfant sort de son foyer pour commencer son stage scolaire il est de plus en plus inquiétant de savoir quels compagnons il coudoiera et de quelle manière on le formera tout en l’instruisant, car ce n’est pas tout d’apprendre à lire et à écrire, le plus important c'est d'apprendre lout jeune à voir juste pour pouvoir juger sainement.Pour cela il faut que les détails de la première éducation soient soignés a la maison d’abord, ensuite à l’école parce que les premières images et impressions, les premiers sentiments ont une influence extraordinaire sur l’esprit et la vie d’un jeune être.Il ne faut pas se fier que les enfants oublient! Donc, les premières images doivent être belles et les premières impressions excellentes parce que tout ce qu’un enfant aperçoit ou découvre, il le croit vrai, unique, absolu et les premières empreintes de la vie ne s’effaceront que très lentement si jamais elles disparaissent de sa pensée.t.t au-dessus de l’instruction élémentaire, au-dessus de la bonne formation il y a encore quelque chose que tout éducateur ou éducatrice devrait être capable de développer ou de faire naître chez l’élève, c’est le sens esthétique, c’est-à-dire le sens du beau, la faculté de regarder, de comparer, d’admirer, de choisir, de créer en soi de belles images qui ne manqueront pas de se refléter dans les actes de celui oui les porte.L'enfant admire facilement ce qu on lui fait voir de beau et il en parait tout heureux.C'est donc lui procurer de la joie que d’éveiller sa faculté d’apprécier et un auteur a écrit: “le pouvoir d’admirer est peut-être le secret du bonheur, i n célébré éducateur a dit: Inspirez à votre enfant le goût des arts; vous ne ferez point de lui un artiste apparemment, mais vous en ferez un ami de toutes les études morales qui perfectionnent la pensée.Les arts sont un ornement de la vie; ils entrent pour quelque chose dans les harmonies de la nature; ils ne sont même pas étrangers aux harmonies du ciel Us sont une élévation vers Dieu!” Eh! bien, ce goût du beau en gé-neral si précieux pour chacun, il semble one les élèves privilégiés du Jardin de l Enfance doivent l’y acquérir.La préparation d'ûn récital annuel est un entrainement ex-îfu*nt vers les choses belles et délicates.Les saynètes et les récitations habituent l'oreille aux phrases correctes et élégantes: les chansons si joliment chantées en choeur soufflent le goût de l’harmonie des sons et des mots; les exercices de culture physique, les marches, les danses éveillent le sens du rythme et de la précision et ces mêmes gestes a force d’être répétés rendent certainement les manières moins gauches ou plus gracieuses, el tout le monde sait si c'est rare de nos tours l'élénance du geste et des manières! Enfin, In discipline presque militaire qui est à la base du reglement de la maison donne à ces enfants un maintien que l'on ne voit pas tous les jours et une tuste idée de l’ordre.(Encore une chose assez négligée de nos jours ft pourtant Vordre, c'est le commet!* rement de la beauté).U ne faut pas croire pour cela que eette maison est sombre et terne; les classes sont trop joliment décorées de gravures et de fleurs pour cela! Comme par les années passées le programme comprenait un numéro d anglais qui a donné une bonne idée de I enseignement qui prépare si bien les jeunes élèves à aborder lo classe d’anglais des collèges qui les recevront.Quels souvenirs charmants et re- connaissants tes élèves ne garderont-ils pas naturellement à la religieuse directrice de leur culture enfantine?Est-ce que l’on ne doit pas bénir toujours la main qui, par son initiative ou son travail a soulevé le voile de notre ignorance pour nous faire entrevoir le monde enchanté des sons, des mots ou des couleurs?II faut donc féliciter de nouveau les religieuses de la Providence d’avoir mis au nombre de leurs oeuvres celle infiniment précieuse de la culture de l'enfance, car.encore une fois, il ne suffit pas de savoir lire et compter pour vivre.Pour vivre intensément il faut que les yeux soient ouverts sur les beautés de la vie et de la nature et que l’Ame, en s’harmonisant avec tes splendeurs de la création divine, perçoive en même temps les perfections de Dieu! Et c’est en inculquant le sens du beau aux enfants que Von en fera, pour plus lard des chercheurs d’idéal et de lumière! PHI SC A Les " féminines Conventum à Villa-Maria Le mardi 4 Juin, i 2 h.30.aura lieu la réunion annuelle des anciennes éléves à VUla-Marla.La Rév.Mère Supérieure et la Rév.Mère directrice Invitent toutes les anciennes, qui sont priées de considérer cette Invitation comme personnelle.Le thé sera suivi de la bénédiction du Trés-St-Sacrement.^ Partie de cartes Le mardi 4 Juin, au No 4314.Papineau, partie de cartes au profit de l'Oeuvre de la Réparation à la Ste-pace.Pour renseignements, AM.4989 ou FR 3828 Au cercle missionnaire liturgique Le Cercle Missionnaire Liturgique organise pour demain, 2 Juin, un pèlerinage à Notre-Dame de Rlgaud.pour dames et jeunes fille».Le départ aura Heu & la gare Windsor à 8 h.30 a.m.Pour renseignements.s'adresser au Fover Ste-Clalre.5045 St-Domlnlque, IX).8026.Pensionnat St-Louis-de-Conzague Au pensionnat 8t-Louls-de-Oonzague.331 est rue Sherbrooke, 11 y aura une exposition de peintures et de dessins exécutés par les élèves, du 2 au 10 Juin.Heures de visite: de 9 h.à midi et de 1 h.à 5 h.Au couvent de Nicolet La réunion des anciennes élèves du Pensionnat des SS.de l'Assomption est fixée au 16 juin.Il y aura messe à 8 h.30 (heure solaire).Toutes les amlcallstes y sont Invitées._ Les élèves de Mlle Marier C'est mardi le 4 Juin que les élèves de Mlle Marier donneront leur concert annuel avec extraits d'opéras au programme.qui seront Interprétés avec mise en scène par Mlles Luclle Beaudry, Florence Larlvée.Oeorgette Marelle.Berthe Laga-cé.Cécile Marchand, Mariette Marier.Berthe Fard et M.Louis Bourdon.En mentionnant les noms des élèves qui chanteront en concert l'on a omis dans le dernier 'communiqué” ceux de Mlles Ora-Btella Mlron.Marguerite Leduc et Suzanne Décarie.Jeudi le 8 les élèves Interpréteront "MIGNON ‘ d'Ambroise Thomas au complet avec Soil et Choeurs.Monique et Huguette Marier, élèves de Mme Jean Louis Audet, feront la présenta tton de Mignon.Prendront part à la danse; Mlles Andrée et Suzanne Hogue.Luclle Laporte Michelle Perrault.Michelle Major sous l» direction de Mlle Gaby Beauchesne.Au p!»no: Mlles Jeanne Servétre et Florence Larlvée.bert Roberval.SCtP* ^ par M *1- Exposition à rAcadémie du St-Sacrement L'exposition de dessin et d'art domesticiue aura lieu du 2 au 7 juin « l'Académie du Saint-Sacrement, rue Mont-Royal, dirigée par les religieuses de Sainte-Croix.Le public est admis.“Dans la brousse” Tel est le tilre d un nouveau livre de vers de Blanche Lamontagne-Beauregarc* et que l’on peut se procurer dès maintenant.Cette oeuvre vient à son heure et fera le charme des citadins qui aiment la campagne: ils (pourront en goûter davantage toute la saveur agreste, à l’ombre odoranle des arbres, .par les longs jours chauds et réconfortants de leurs vacances.Il est aussi tout indiqué aux mai- -sons enseignantes qui tiennent à donner à leurs élèves, comme U vres de récompense, des oeuvres rustiques raipables de leur faire aimer la terre de chez nous.En vente au Service de Librairie du Devoir, au nrix de 90s.franco La mode parisienne LES ENSEMBLES EAR RACHEL GAYMAN (Copyright par l"'Agence Havas”) Paris.1er juin (P.C.-Havas).Les ensembles sont tellement en vogue qu'aucun détail de la toilette ne saurait être laissé de côté.Après avoir assorti à ses robes ses chapeaux, gants, ceintures, sacs, voici que la Parisienne recherche un effet nouveau en abandonnant le bas beige de toutes les nuances diverses devenues traditionnelles depuis quelques saisons, pour adopter, en certaines circonstances, le bas de mousseline bleu marine pour accompagner les costumes où ce ton domine, ou pour produire un contraste avec certaines robes clairej, blanches ou gris pôle, ou de non moins fins bas de soie gris “souris” très 1880, dont le ton neutre s’harmonise aisément avec tous les coloris assez vifs que l’on aime aujourd’hui.Sur les terrains de sport, toutes les hardiesses se donnent libre cours.Les bas d’un rouge violacé “que l’on a baptisé bourgogne, en l’honneur des grands crus fameux”, compléteront heureusement tels ensembles gris, blancs ou beiges chine de marron, niais avec des bas vert foncé, on obtiendra le même effet.Les bas gris éclaireront une tenue marine; les ,bas marron ou beige foncé s'harmoniseront avec les costumes clairs.Bien entendu, on recherchera un rappel de ces tons dans la couleur ou la garniture des souliers qui seront larges, à talons plats, et couvrant bien le dessus du pied.Toujours faits de laine fine ou de lin, les bas de couleur paraissent devoir être celte saison, uniquement réservés à la campagne, à la marche et à tous les sports.Mais il n’est pas douteux que dès que l'oeil se sera habitué à la vivacité de cet accent destiné à réveiller toutes les tonalités sombres ou neutres, ils seront également très largement utilisés à la ville.Quant aux bas qui doivent accompagner les robes du soir, on aura le choix entre plusieurs solutions: l’arachnéen, réseau beige rose qui va avec toutes les couleurs et tous les styles; le bas de couleur assortie à la voilette et au soulier.Jubilé vu de Paris.Par R.C.Rissone.Paris “GOD SAVE THE KING” Les notes graves et lentes de l’hymne anglais emplissaient la piece dans laquelle la T.S.E.allait me permettre d’écouter S.M.George V, Roi d'Angleterre, Empereur des Indes, adressant un message à son peuple à l'occasion de son jubilé.Cette musique solennelle ajoutait à la cérémonie de l'acte qui allait s accomplir.Dans le plus grand Empire du monde, des millions d'nommes étaient n l’écoute, fiers d’appartenir à cette communauté britannique personnifiée par le Roi.Et la voix s'éleva; elle était, comme l’hvnane qui venait de s’éteindre, leflte et grave, C’était celle que l’on attendait, unissant à la majesté du souverain la bonté du père parlant à ses enfants: “Je ne puis que vous dire, mon très cher peuple, que la Reine cl moi-mème sommes très profondément émus”.Point n’était besoin de le dire, cela se sentait rien qu’à l’intonation et à ce même moment l’émotion gagnait les auditeurs, qu’ils fussent du Canada, de Hnde ou de l’Egypte.Elle gagnait même l’auditoire français à qui ne s’adressaient pas les paroles royales mais qui sentait qu'une grande chose s accomplissait.“Nous vous remercions du fond “de notre coeur pour tout le loya-“lisme et, puis-je le dire, tout i'a-‘mour dont aujourd’hui comme “toujours vous nous avez enlou-"rés.” Et cet amour on le sentait réciproque.Puis ce fut, évoquée en un bref raccourci, l’histoire de 25 années de règne les plus mouvementées qu’a vécues l’Angleterre.Mais ce que ne dit pas le Roi, ce fut son action personnelle aux moments difficiles.Cette action qu'il ! voulut toujours effacée derrière les traditions parlementaires de la Grande-Bretagne mais que le peuple distingua néanmoins.Cette action heureuse, toujours inspirée par l’intérêt du pays et qui fut surtout sensible au moment où dans la tourmente générale la monnaie anglaise chancela.Il sortit de sa retraite pour élever la voix, pour dire que l’intérêt supérieur de l’Empire exigeait que les luttes politiques cessassent.Et parce que son peuple, parce que ses ministres savaient que sa voix riait celle delà raison, de la sagesse, de la nation enfin, tous ceux que l'esprit parti-san n'aveuglait pas se groupèrent autour de lui.Et la voix grave lentement con-tmuait; elle adressait une pensée à tous ses sujets, principalement à ceux qui travaillent et qui soufflent, à ceux que la dureté de l’heure présente contraint au chômage; elle faisait appel aussi à ceux qui peuvent soulager ces misères.Puis ce fut la leçon de civisme qui se dégageait de cette magnifique journée historique.Il s’adressa aux jeunes en ces termes: .‘‘C’est aux jeunes qu’appartient “I avenir, Aux enfants je veux “adresser un message spécial: je : “vous demande de vous souvenir | “que dans les jours à venir vous [“serez les citoyens d’un Grand Empire.‘IKn grandissant conservez tou-“jours à l’esprit cette pensée.Lors-“nue le jour viendra soyez prêts à “donner fièrement à votre pays les “services de votre travail, de votre “esprit et de votre coeur.” j En enchaînant l'avenir avec le passé de l’Empire britannique éternel, il termina sur l’évocation de la grande Reine Victoria; “Laisscz-nioi terminer ces quel-“ques mots par ceux-là memes que “prononça, il v a 38 ans, pour son “jubilé de diamant, la Reine Victo-“ria 11 n'en est pas d’autres nui puissent exprimer plus véritablement, plus simplement, mes pro-“pres sentiments: “Du fond de mon coeur je re-“mercie mon peuple bien aimé; “que Dieu veuille le bénir”.G’élait fini, la voix s’était éteinte que je l’écoutais encore.Puis, à nouveau, éclata le God save the King, cette fois aux notes des cuivres se mêlaient des choeurs oa-reils à ceux qui, dans tout l’Empire britannique, au même moment, montaient en hommage de fidélité et d’affection.Heureux Anglais! vous avez quelqu’un à aimer, (Le Peuple.Montmagny) Soirée bien réunie Les anciennes élèves de l’Académie Marchand se sont réunies en grand nombre aux salles de l’école, le mercredi, 22 mai, sous la présidence de M.le curé Pierre Richard, P.S.S.M.l'abbé Beaulac, P.S.S., aumônier du cercle d’études, était également présent.Le programme avait été confié aux soins de Mlle Jeanne de Pocas et fut exécuté avec art.Mlles Marcelle et Rolande Martin.dans des morceaux de piano et de violon, de même que Mlle Eléonore Hamel dans quelques chansons, furent vivement applaudies.Un groupe de petites élèves de Mlle J.de Pocas se firent entendre dans des saynètes et révélèrent de réels talents, aussi elles furent fort goûtées.M.l’abbé Richard termina par une allocution celle fête qui obtint un grand succès.Exposition d'arts domestiques L’Ecole Ménagère régionale de Sainf-|acque*-de-Montcalm CHEZ EATON Suggestions pratiques pour la maison de ville et de campagne Etes-vous orét pour l'été?.Nous la sommes.at nous sommes prêts à embellir votre foyer k U ville ou * ta campagne.avec une foule de choses nouvelles, gaies et pratiques pour votre bien-être et celui de vos hôtes cet été! Venez à n’importe quel rayon d'articles d’ameublement chez EATON lundi.vous serez sûrement émerveillé de l'immense variété d'articles les plus nouveaux et les plus captivants 1 des prix k la portée de chaque budget.•'T.EATON Cî™ °* MeMTacat Peintures remarquables au couvent d'Outremont L'exposition de cette année revêt un caractère profondément sérieux à cette institution — Environ 2S0 étudies de peinture et fusain La révérende mère Générale arrive du Basutoland Au couvent de Saint-Jacques de Montcalm, les 6, 7, 8 et 9 juin pro-cshains, exposition des travaux d’arts domestiques.Respectueuse invitation aux amateurs de science ménagère à visiter les différentes salles remplies d'articles divers: tricot, tissage, couture et confection; broderies, dessin artistique; travaux sur cuir, bois et métaux.Cordiale bienvenus à tous! Les Soeurs de Sainte-Anne.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du “Devoir”, 430 Notre-Dame est, Montréal.On est frappé, en entrant dans les deux salles d’exposition du couvent d’Outremont, par le caractère profondément sérieux des travaux exécutés par les élèves de cette institution.On a négligé cette année le genre léger des objets d’art décoratif pour s’en tenir presque exclusivement au grand art de la peinture à l’huile et à celui qui lui sert de base: les études au fusain.Environ 250 de ces études de plâtre au fusain el de tableaux à la peinture sont exposes cés jours-ci à l’Ecole de peinture et de dessin du couvent des HR.SS.des SS.NN.de Jésus et de Marie, à Outremont, dirigée par la Rév.Soeur Jérôme.Trente élèves ont suivi ces cours, ainsi que sept religieuses.La directrice de l’Ecole nous dit, et nous le constations de visu hier, qu’elle a surtout insisté cette année sur l’étude de modèles vivants et d’après nature: inutile de chercher ailleurs la cause du succès complet de son exposition.Lo plupart des sujets sont canadiens et l’on est saisi par In véracité, par exemple, de cotte vieille au rouet, et de ce vieillard lisant le Droit, éclairé par une lampe à pétrole.Un a donné à ces différents sujets canadiens des cadres de bouleau, ce qui est parfaitement couleur locale.L’expression de ce Rasuto qui a posé en néophyte est aussi saisissante, et de cette Canadienne croquée sur le vif alors qu’elle sort son pain du four.La vie émane, d’autre part, oie eette belle tête de saint Joseph pour laquelle un vieillard aux traits caractéristiques a posé.Plusieurs études de fleurs et de fruits sont aussi exposées, ainsi que quelques dessins commerciaux, des articles d’étain et de cuivre repoussés.Mais comme nous le di- sions tout à l’heure, la directrice de l’Ecole a tenu, cette année, à négliger plutôt ce dernier genre et de faire travailler plus sérieusement ses élèves.Elles ont bien répondu au désir de leur supérieure et méritent réellement des félicitations et des encouragements.On nous dit que la Révérende Mère Générale, Mère Marie-Odilcm, arrive aujourd’hui du Basutoland au couvent d’Outremont.Elle a été absente durant les six derniers mois pour une tournée dans les missmns des religieuses des SS.NN.de Jésus et de Marie.L’exposition a été prolongée quelques jours a I occasion de son arrivée.Mots d'enfants LE TOUR DU MONDE Une dame extrêmement corpulente s arrête devant la vitrine drun magasin Un gamin la regarde avec, stupéfaction et lui tourne autour.• ,.ls clpne.galopin, crie la dame impatientée, as-tu bientôt fini?—Bien, quoi! il y a pas de mal, répond le gamin, je fais le tour du monde.STRATAGEME .°n « dit à Suzon qu’il ne fallait rien demander à table.Mais voici qu on oublie de la servir.Suzon, ostensiblement, étend la main et s empare de la salière.— Pourquoi prends-tu du sel?demande le papa; c’est bien assez sale.— C’est pour manger ce qu’on me donnera, répond plaintivement Suzon."H était une fois.” (Faàrttt) Conte» charmant*, quelquee-unt ê’inipiratioA hisserique, qui feront fet >'élites des enfante de 9 è 11 an», loti livre de récempeute.Edition» du ’’Devoir”.En vente en Service de Librairie du “Devefr”, 410.rue Notre-Dame oet.Montré^.Prix: broché, 75 eons franco.mm,.:*• ' k s 11 M.David Croil, ministre ontarien du bien-être, tient dans ses bras la petite Yvonne Dionne; 2) Marie Dionne et le docteur Dafoe H Feuilleton du “Devoir ’ | Le Mystérieux Concours paf CATHERINED’ERVE 12.(Suite) — Mademoiselle, serais-je indiscret en vous demandant si vous ne seriez pas parente du colonel Chantraine, sous les ordres duquel j'ai eu le grand honneur de combattre quelques mois durant la guerre?Il était mon père, monsieur, répond-elle avec une fierté émue.Combien Je suis heureux de vous rencontrer, mademoiselle, cl de vous dire le souvenir ineffaçable que m'a laiasé M.votre père! Du reste, aucun d« ceux qui l’ont approché n'aurait pu l'oublier; il était un héros et un chef.” Les yeux de Gertrude brillent à; travers les larmes qu’elle essaie en vain de retenir: Merci! Oh! merci!,.J'aime tant à entendre parler de mon père.Il était si modeste que, dans ses lettres, il ne nous parlait guère de lui.el c’est après que nous avons su tant de choses glorieuses pour sa chère mémoire.” M.d’Estrague appelle le jeune homme et la conversation eyt suspendue; mais M.Valmont compte bien la reprendre, ear il a une enthousiaste vénération pour la mémoire de son ancien chef.El Geé-trude ne se sent plus isolée dans la luxueuse demeure du banquier, puisqu’elle y a rencontré deux sym- Ipathies délicates: celle de la petite Suzy, qui a songé à sa peine, el celle de Bernard Valmont.qui a connu son père.- VIII JOURNAL DE GERTRUDE Novembre 192.Est-ce bien moi qui trace ces lignes?mol qui ai toujours horreur des épanchements intimes par écrit! Aussi je ne veux pas chercher ici une stérile occupation de moi-même, mais simplement noter mes réflexions, mes impressions sur ce milieu auquel je suis mêlée.Y renrontrerai-je cet être mystérieux que je désire tant découvrir?cet être parfaitement heureux qui n'a peut-être d’existence que dans le cerveau généreux de M.Pater-son?.En attendant, je dois m'occuper de ceux qui existent là.tout près de moi.Mme d’Estraguc m'est encore indéchiffrable.Qu'y a-t-il derrière cette façade toute convenue de la femme du monde?Si je la devais juger d’après ses rapports avec moi, je la rangerais sans hésiter parmi les carartères les plus froiijs, le^ plus insensibles qui soient! Mais je crois que je ne dois pas baser seulement mes opinions sur les gens d’apçès ce qu'ils sont vis-à-vis de moi, cela rélréci-rait singulièrement mes jugements.Mme d’Estrague me Iraite froidement.hnutainement, en “employée”.Pour elle, je ne suis que cela.Mai», si je fais un effort pour m'abstraire de l’impression douloureuse que j en éprouve, si je la regarde en elle-même, je soupçonne, derrière celte énigme qu'elle m’est, des richesses de nature, cachées, étouffées, sous l'esprit du monde.Etant enfant, elle avait beaucoup de charme et beaucoup de coeur, me disait Mme Lormier.Le charme subsiste incontestablement en celte brillante mondaine.Où donc le coeur est-il caché?Je cherche à In satisfaire, à l’aider, à aller même au-devant de ses désirs; mais que mon travail me parait souvent aride et déconcertant ! En principe j’accompagne Suzy à ses cours et m'occupe d’elle le matin (après la messe à laquelle je tiens à assister chaque jour, j’ai si besoin de lumière et de force!) L’enfant est charmante et me témoigne une affection que je lui rends de tout mon coeur.Elle suit le catéchisme préparatoire à la première communion.Ge m'est une joie de l’y conduire et, tout doucement, j'essaie de cultiver en cette petite âme le bon grain qui, je l'espère, germera.C’est la partie la plus attrayante de mes occupations.Le reste de mon temps est émietté en mille choses Insignifiantes ou pénibles: menues corvées què je dois assumer el qui demandent souvent bien du tact, téléphones, réponses pressées, courses urgentes chez la eouturière ou dans les magasins, commandes et.décommandes, surveillance des domestiques, couvert à dresser, ou du moins à surveiller, menu à combiner.Que sais je?Mes premiers rapports a ver les domestiques ont été épineux.Ils i oui cssi/ é de me faire sentir que je n’éluis comme eux qu'une salariée; ! puis ils se sont aperçus que je ! voyais elair, que je voulais nie ren- | dre compte de leur travail et des I dépenses de la maison.J’ai beaucoup souffert de certaines insolences; mais j'ai tenu bon.J'ai signalé à Mme d’Estrague ce qui m’a paru défectueux; elle m'a remerciée, étonnée, je crois, de me voir si nu courant de la tenue d'une maison.Hélas! pendant plus de deux ans Je me suis occupée de tout cela auprès de maman, et eette expérience des choses de la vie pratique m’est précieuse.En m’armant de calme, de fermeté, surtout de bonté, j'ai pu remettre les choses au point, et maintenant mon contrôle est accepté.Le plus dur ce sont mes rapports avec Colette.Souvent, l'après-midi.je dois l'accompagner à des réunions: matinées, conférences, thés, expositions, visiles, etc.Comme elles me semblent étranges et fabriquées, ces jeunes filles, presque ces enfants, que sont Colette et ses amies, avec leur incroyable liberté d'allures, de langage, de lectures, leur recherche folle du chie et du genre! Uauvre petite Colette! Pourtant je veux croire que, sous ces apparences frivoles, poui ne pas dire plus, se cachent de: qualités véritables, et je voudrai: les découvrir.Elle m'a prise en grippe, j’allali dire en aversion; mais je m’efforci de penser que le mot est trop fort C’est depuis un certain jour où jt l'ai surprise lisant un livre dont 1< titre, aperçu de loin par hasard, m’i paru suspect.Je n’ai pu m’empè cher de lui dire vraiment: Colette, ce livre ne peut vou* convenir, laisscz-le, je vous en sup plie! B peut ne pas vous convertit è vous.m’a-t-eHe répondu avec ar rogance; mais, pour moi.je vou* prie de me laisser juge de ce qui me convient ou non! Comme j'insistais, elle a lancé le livre à Imite volée à l’autre bout de la pièce el est sortie en claquant la porte.(A.suivre) Ca Jou rn»i «It impritoé tu no 430 rua Notra-Oam* eat.à IfontrOal, par l lMprt-marta Fnpuiura là rMpoaâabUUé liai Ma, Oaitrlea-pruprUtotra; Uaoraaa A 3978 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 1er jUIN 1935 VOLUME XXVI — No 12« Sur le Front .des missions Joie et deuil Le Père Bédard meurt au matin de Pâques Le soleil s'était lové radieux, arinonçant une journée de joie et de lumière.Les chrétiens enifoule avaient envahi la cathédrale de Szeping-î;ni pour céléibrer la grande fôte de la Résurrection du Sauveur.A la première messe, la cathédrale était remplie à pleine capacité et plus de £50 communions étaient distriliuées.A la grand’messc célétbrée par le Pere Nérée Turcotte, supérieur du petit séminaire, assisté de>s PP.Masse et Lefebvre comme diacre et sous-diacre, la chorale du petit séminaire faisait léserais du chant, et les écoliers en corps occupaient 1 allée centrale.Comme aux grands jours de fête, nos Chinois, à 1 issue de la messe, y étaient allés de détonations et de pétards.Il n > a pas en Mandchourie de fête sans pétards.Son Excellence Mgr Lapierre.que la maladie avait immobilisé durant une couple de semaines, avait dit la messe pour la première fois dans sa cthapede privée., depuis sa convalescence et, après la messe, il élait sorti sur le balcon de l’évêché pour recevoir les hommages des fidèles et les bénir.Tous les coeurs donc étaient à la joie lorsque vers 11 heures 30 de l'avant-midi le téléphone nous apporta la nouvelle de la mort du Pèrr* René Bédard, décédé à Hwaite Sien, le matin même de Pâques, vers 4 heures 30.Il s'était senti indisposé le dimanche des Rameaux, mais on ne s en alarma pas, car il semblait bien que.ce n'était qu une grippe plutôt bénigne.Voyant que la maladie progressait, le Père Mignault, recteur du poste, appela des mardi matin un médecin japonais qui résidait a Hwaite Sein.Son travail d'auscultation fut long.Il partit en disant qu'il avait diagnostiqué un cas de typhus.Le Père Mignault se ha*a d avertir Mgr Lapierre qui.indisposé lui-même, dépêche le 1 ere Laro-chelle auprès du malade.La maladie continua de progresser, inalgié les soins du médecin, et à 4 heures 30 le matin de Pâques, le Père Bédard rendait son âme à Dieu., Par mesure de prudence, l'inhumation eut lieu le Jour meme.Ce fut le Père Mignault qui présida ià 1’albsoute et ce fut le Père Lucien Sar-razin confrère du défunt, qui bénit la fosse.Un service solennel fut chanté le lendemain par le Père Joseph Roberge, supérieur régional, assisté des PP.Sarrazin et Boulé, comme diacre et sous-diacre.La mort de ce jeune missionnaire, en Mandchourie depuis six mois seulement, ajoute une nouvelle épreuve à celles déjà éprouvées.Nous ne doutons point que Dieu prépare de grandes grâces de conversion pour ces épreuves fidèlement acceptées.F.-X.LEFEBVRE, P.M.E.Mission cathodique de Szepingkai.Mois voici ou'en 1890 l'Eglise de Mandchourie brise ses entraves et sort de ses catacombes.Profitant des circonstances que son audace, je dirai même sa témérité, sait admirablement favoriser, un jeune évêque, ardent, actif, énergique, animé de l’esprit de Dieu, Mgr Guillon, ordonne à tous ses mis* sionnaires de sortir de leur cachette et d’aller désormais planter haut la croix dans l’enceinte des villes nmndrhourionnes.La consigne est fidèlement exécutée et peu à peu Leooyang, Haitcheng, Tielhing, K’aiyucn, K’oantch’cngtzé, Kirin, Houtan et d’autres cités sont pacifiquement prises d’assaut par les ministres du Christ-Jésus.Le nouveau prélat donne lui-même l’exemple à tous.Il fixe sa résidence épiscopale en pleine ville de Mouk-den, y construit une cathédrale, confie des oeuvres de charité au zèle des Soeurs de la Providence de Portieux déjà établies à Newch-wang depuis 1878.Son action bienfaisante s’étend peu à peu autour de lui et sa courageuse attitude au moment de la guerre sino-japonai-se, en 1894, lui attire les sympathies du gouverneur mandchou, ainsi que de la population entière prits les surprises de la guerre russo-japonaise en 1904 et 1905; ni les affreux ravages causés par l’impitoyable peste pulmonaire do l’hiver 1910-11, qui fit périr plus de 60,000 personnes; ni les soubresauts de la révolution chinoise de 1911 à 1914; ni les angoissantes exigences de la grande guerre 1914-18, qui réduisirent à 30 pour cent l’effectif missionnaire, rien ne parvint à arrêter les effets de la grâce divine ou à briser le flot montant du règne de Dieu en Mandchourie.Que vous pénétriez alors au coeur des grandes villes ou jusque dans les hameaux les plus reculés, chez les pauvres, chez les riches, dans l’armée, au prétoire, parmi la classe commerçante comme chez les fonctionnaires, partout vous trouverez des chrétiens on des catéchumènes qui, comme un levain spirituel, travaillent la masse païenne.Si la moisson est magnifique, malheureusement les ouvriers sont trop peu nombreux.Débordes par le mouvement intensê des conversions et ne pouvant plus suffire à la tâche, vers 1923, les deux vicaires apostoliques de Mandchourie exposent à Rome l’objet de leurs préoccupations et.par l’intermédiaire de la S.C, de la Propagande, sollicitent de précieux renforts auprès de jeunes instituts missionnaires, tout disposés à fournir des troupes fraîches et nécessaires, j’allais dire indispensables, à l’évangélisation de ces contrées.Actuellement, la Mandchourie,j devenue nation indépendante et autonome, depuis l’avènement de ainsi pense LA PRESSE CANADIENNE — de jour en four H.LALONDE t FRÈRE 4800, AVE.PARC lr" Prèi de [A/e Mont Royal le4 P'luA q.>,000 membres.Elle distribuera encore .un certain nombre de récompenses de valeur «lonl le détail sera expliqué par les propagandistes en temps opportun.Ceux-ci seront à l'oeuvre et d’une manière encore plus active «lès le mois de juin prochain.Réservons-leur donc l’ac-«•tieil le plus chaleureux au profit d une oeuvre .qui est essentiellement notre.J.B.C.agréable, utile A tous; dans la joie, dans la peine; Le CADEAU Que chacun cherche amis, mari, femme, fille, fils, filleul, bienfaiteur.iiniuiua j^Jiiiimiltimiim > uniinnintu Extrait de la table des matières SANTE Notre voyage de la vie.Travail ou délassement Sports.Cartes.A quoi bon aimer., L’amour ne serait-il Pourquoi noyer le moteur.Le médecin de famille.Programme d'alimentation., Le coup d'appétit.AMOUR qu une exploitation.Ce qu'est l'amour.Comment l'amour éclaire, réchauffe.Entre épouses, mères et poupees., Du fiancé chic au man rustaud.L'amour se perd.• L'amour se reprend.Une bonne servante.L'amour de l’enfant.Les sacrifices du véritable amour.Une recette pour guérir., J H Breton ?W llnllh i II I It 1111 if * l i11’rt ifT’’ IL 2461 Des Carrières CR.2149 Trop.New System Cleaaung Service Reg'd Complet pressé $0.35 pantalon extra #0.50 — Nettoyé JUl.OO-Pardessus pressé ÜK).35 — Nettoyé 1 .OO.Chapeau — Nettoyé 8*0.50.Gants — Nettoyés #0.20.Pantalon pressé #0.20 — Nettoyé #0.50.Manteau et costume de dame pressé #0.50 — Nettoyé à partir de #1 .OO- Robe nettoyée è partir de #t.OO.Nettoyage ¦—fapls, Fourrures, Portières.Rideaux.Couvertes, Douillettes, etc.Manuel de TRAVAIL Gagner sa vie Réduire ses besoms.Lecture journaux., La santé avec l'argent.Les affaires avant le plaisir.Conserver de l’argent.Les réserves nécessaires.Les revues .Tous les siècles à la L'homme complet.recherche [du bonheur., ‘‘Il est logique et juste que nous accordions notre préférence aux industries de notre province ' et h nos marchands, particulièrement à ceux qu» halent avec votre journal.ARGENT Des risques raisonnables.Sans argent la vie demeure bonne.! Peu d’argent vaut parfois mieux que beaucoup.| ART — RELIGION .On trouve dans ce livre cette fraîcheur optimiste d'un beau matin de printemps.Ces miettes de bonheur, Henri joliet les recueille toutes comme des parcelles d'or qui tomberaient du ciel pour en former un objet précieux qu'il nous offre à tous en présent, pourvu que nous tendions la main pour le recevoir.(Extrait de la Préfaça Père Thomas-M.Lamarche, Dominicain), * En vent« au Service du librairie du “Devo>M — Un dollar franco TULIPE NÛIRE Paris vüïr'les ki f.«; an ri s Lotion Si 2S — Parfum, Etui *.V.MX-, $1.90, 81.50, 87 50 - Poudre avec Mut du parfum, 60c et SI 00 — Rouge !Wk\ Kn vente partout.Canada Dru* Co.— Dépositaire.Montréal.P U Maison essentiellement ca.iftdlenne-rrftnoaise pour vos METTES MC J photogravure nationale prononciation française PAR LE P.THEOPHILE H U DON, SJ.Un ouvrage de longue haleine, fruit de plusieurs années de tra* vail.H se compose de trois parties: un traité de prononciation, des exercices et un lexique.Dans la première partie, l'auteur s’est efforcé de fixer au moins approximativement la prononciation française actuelle.Fntreprtce très dit-ff'-ilc étant donné les différence» d’accents en France et les opinions diverses des auteurs et aes dictionnaires.Il a noté au passage les cas particuliers au Canada en mime temps que tes fautes les plus ordinaires des Canadiens.Il a ttnu compte de quelques anomalies par suite du milieu anglais où nous vivons.A ce point de vue, le traité sera fort utile aux Anglais désireux On trouvera en outre un ensemble de maitrisfr la langue française, assez complet des règles aul régissent les liaisons en conversation «t dans le discourt public.Les exercices de ta seconde partie sont destinés à compléter le» exemples donnés dans la première et «i enrichir le vocabulaire si pauvre aes Canadiens.Un lexique forme la troisième partie.On a donne, par ordre alphabétique.tous ’es mots cités dans les deux premières, avec la prononciation figurée.Un chiffre renvoie aux règles du Maunet.Ce t rat lé tfalhire pédagogique est appelé A rendre, crogons-nous.de grands services a tous ceux aul s’intéressent «i la réforme de la pro-nonfiatlon du françaes au Canada, et aux instituteurs.En vente au SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR ”, au pria de .7«s franco. VOLUME XXVI — No Mb LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 1er JUIN 1935 7 Les livres et leurs auteurs Le congrès des auteurs - Tibi - Les Communes de Laprairie - Souvenir de la vie moderne Le congrès des auteurs La société des auteurs tiendra son congrès annuel du 4 au 6 juin, au Ritz-Carlton, à Montréal.Nous ne.connaissons à peu près rien de ce qu’il s'y fera.Nous savons seulement que la section française (le vilain mot) y sera surtout représentée par son président et qu'il y qu i livr aura une exposition de livres.Quelle part prendront dans cette affaire les éditeurs et les auteurs qui ont publié durant l'année?Personne, ou à peu près, ne parait être au courant de l’organisation, et les communiqués aux journaux français sont maigres.La publicité a pourtant son importance.Il ne semble pas que la section française (toujours ce vilain mot) se soit préoccupée d’intéresser les gens à l’oeuvre du congrès.Avertis de l’événement par une note, parue dans le journal, nous risquerons d’assister aux séances, auxquelles le grand public sera admis gratuitement à entendre pérorer ces messieurs.Lundi s'ouvre également le congrès des historiens catholiques à l’hAtel de la Place-Viger.On en parle depuis quelque temps, sans trop savoir non plus ce qui doit en sortir.La société, de fondation récente, organise ses cadres et met à l’étude son programme d’avenir.Nous aurons donc une semaine bien remplie, avec quatre jours de délibérations, de discours, de banquets.Que sortira-t-il de tout cela?Aux auteurs et écrivains d'aller voir, du parterre et des galeries, ce qui se passera sur la scène en leur nom.TIBI, par Paul Rainville.Vol.i-5H x 7.268 pages.81.00.On peut faire un livre avec n'importe quoi.En voici un bâti avec toutes sortes de choses.C'est l’histoire au jour le jour d’un malade, obligé de suivre la “cure d’air et de repos en milieu favorable’’, dans un sanatorium laurentien.Le Tibi.c’est, paraît-il, un malade atteint de tuberculose.Les Anglais ont abrégé le mot liiberculasis en T.R., dont la prononciation 77 Ri a donné le mot populaire refrancisé Tibi.L’auteur raconte ici les quelques années de sa vie.passées au sanatorium du lac Edouard.Sujet tout personnel, on le voit, mais qu'il a su entremêler d’incidents et de souvenirs.Ces chroniques journalières nous ne disons pas quoti-diennnes détaillent la vie angoissante des patients, gravement atteints dans leur organisme même et que la désespérance affecte autant que la maladie.On peut dire que c'est un livre vécu, un témoignage à une oeuvre de haute bienfaisance.On a voulu donner de fortes raisons de courage, de solides raisons d'espérance à ceux que frappe si durement l’affreuse maladie.Le sanatorium est vraiment un milieu où l'on guérit, en général.L’auteur n’a peut-être pas la technique de l'écrivain de métier.Mais, en l'occurrence, la spontanéité de l'expression, la ferveur du sentiment, Tardent désir de regagner la vie animent ces pages de la plus forte conviction.Beauté étrange de la victoire lente mais réelle de la patience sur la puissance du mal, vaincu à la fin par le soleil et les morsures du froid.Il est beau qu'un des leurs ait songé à faire bénéficier d'anciens compagnons de chaise longue de son expérience heureuse.C'est un livre qu'ils voudront tous lire.11 contient tant de motifs d'espérer, tant de conviction communicative.LES COMMUNES DE LAPRAIRIE.par l'abbé Rlisée Chnquet.Brochure in-8, lf>4 pages.Chez l'auteur.Cette étude sur les Communes de Laprairie a l'étendue et la forme d'une thèse.A juger par l'ampleur des développements et le Ion de l'argumentation, on croirait volontiers que ces terres de pâturage en jcommun (honni soit qui mal y pense) ont eu dans Thistoire une importance primordiale.En tout cas.nous ne connaissons pas sur le sujet d'étude aussi élaborée.Les anciens avaient de la commune une idée bien différente de celle que nous en faisons aujourd'hui.L’auteur traite de cette question surtout au point de vue juridique et de propriété collective.11 a sans doute été amené â considérer l'aspect légal d» sujet par les nombreux incidents et contestations qui ont marqué la longue existence des communes de Laprairie et de Saint-Lambert.La colonisation et le développement des deux petites villes de la rive droite n’ont-ils pas parfois subi les contre-coups des disputes autour de la commune?L’ouvrage de M.Choque) n’intéresse pas que les gens de Laprai-rie, car une bonne partie de cette étude porte sur la nature de la commune, les obligations et privileges des habitants.On sait que presque tous les établissements ruraux avaient de ces champs de pâturage, où tous les colons faisaient paître leurs troupeaux en commun.Les villes en étaient également pourvues.Montréal avait aussi la sienne, qui donna lieu dans le temps à bien des contestations, sans que la chicane toutefois fût aussi violente et tenace qu’à Laprairie.M.Choquet a un style à lui qu’il n'est pas facile de définir exactement.Il est évident qu’il a voulu être original, personnel, convaincant.Il y paraît Irop.La bonne simplicité, la grande clarté d’expression sont encore de belles nu llités chez l'historien.Je me demande ce qu’il lui resterait de chaleur, d’élévation, d’enthousiasme pour une histoire du Canada français, quand il en a déjà tant mis dans Tétude d’un sujet qui -en comporte si peu.Camille BERTRAND 4ê Aê êê Service de presse LA FORET, par George* Rugnel— Editions du Totem, in-lfi, 240 pages, 75 sous.Ce n'est pas une forêt conventionnelle, pour l'agrément des citadins en vacances, mais la forêt sauvage, mystérieuse, inhospitalière à qui ne fait pas corps avec elle.C’est la nature boisée du Nord al-bertain.avec sa dureté, ses traquenards, en conflit sournois avec un jeune ménage de colons qui s’installe chez elle, qui s'attaque à elle.Dans ce roman, écrit par un homme qui a quitté la vie urbaine, pour se tailler un domaine à même la région de la Rivière-de-la-Paix, la nature ne joue pas un réfie littéraire de descriptive fantaisie, mais son rrile véritable de force hostile.Un jeune couple laisse Paris et son tourbillon de vie sonore pour aller s'établir dans l’Alberta.Roger Bourgouin apporte à cette vie nouvelle l’ardeur de sa jeunesse robuste.11 s'attaque à la forêt, malgré son inexpériencet et anticipe le jour où le blé, son blé, rutilera au soleil, là où la forêt a depuis toujours établi son règne.Sa jeune femme Louise pressent que la nature s'interposera entre Roger et elle, et malgré son amour qui lui donne du zèle à la tâche, elle redoute l'avenir.C'est le drame intérieur de ces deux êtres déracinés qui forme le sujet du livre, f/amour de Roger pour Louise résistera-t-il aux assauts répétés rie la solitude, de la nostalgie, du vent et du froid, de la détresse physique et morale qui creuse un-abîme entre elle et lui?La maternité de Louise chassera-t-elle par les rayons d'un nouvel amour ses secrets pressentiments, ses terreurs sourdes, son désespoir muet?Ce n'est pas un drame à fleur de peau qui se poursuit ici.mais la tragédie sourd de l'intérieur de deux âmes opprimées par un troisième élément, la nature, qui veut dominer des êtres humains comme la Némésis dans la tragédie grecque.(Communiqué) 4ê ¥ SOUVENIRS DE LA VIF.MONDAINE.par Abel Herman!.Editions Plon.vol.in-16.250 pages — 12 francs.C’est toute une une époque délicieuse qu’évoque dans ses souvenirs mondains le contour spirituel qu'est Abel Hermant.Epoque d'un charme captivant par sa facilité, par son éclat paisible, par son luxe et sa richesse, par la qualité des personnages illustres ou modestes qui formèrent les dernières générations véritablement mondaines et où la vie des salons brillait de ses derniers feux.Durant res années 80 ou 90, être introduit dans un de ces salons, où le bon ton régnait en maître, était pour un adolescent une véritable affaire d'Etat.Et le premier habit de soirée semblait une consécration analogue à la prise de la robe prétexte.Que ces temps pourtant si proches semblent éloignés de la vie moderne où le laisser-aller et la facilité régnent en maîtres.C’est avec une nuance de regret que Ton retrouve dans ces pages ce que fut.sous son masque policé, l’agrément de cette vie parisienne vouée au culte du monde et de l'esprit.A l’orée de sa carrière, Abel Her-mant a eu le bonheur de rencontrer, évoluant dans leur milieu, mis en valeur par l'atmosphère qui les entourait, des personnalités telles que le comte de Paris, la princesse Mathilde, Victor Hugo, Alphonse Daudet, les frères (loncourt.Ailleurs c'est au début de l'envolée magnifique de la comtesse de Noailles, des jours inoubliables passés aux côtés de l'enchanteresse.Ailleurs encore, ce sont des anecdotes parfois piquantes, souvent émouvantes, sur d’Annunzio, Arthur Meyer, les Brancovan, les Bibesco.C’est une véritable moisson de souvenirs qu’a rassemblée Abel Hermant, moisson dont l'incroyable richesse semble inégalable.A l’école Le Plateau M.LE SENATEUR J.E.PREVOST LOUE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE SUPERIEUR Un public choisi et très nombreux se pressait récemment à Tau-ditorium du Plateau pour y apprécier les débats que lui offraient huit élèves de cette institution.La soirée était sous la présidence d’honneur de M.le sénateur Jules-Edouard Prévost.M.Jean Drapeau, président de l'association des élèves, après avoir salué les invités d'honneur et remercié les assistants d’être venus si nombreux, exposa brièvement le sujet sur lequel on allait discuter.Il s'agissait de trancher la question suivante.De Jean Talon ou du curé Labelle, lequel avait été le plus grand colonisateur?Lequel s'était le plus employé à la glorification du sol.Uharles-Etienne Dagenais, Philippe Charron, Raymond Falardeau et .leap Prévost s’étaient consacrés à la tâche de rappeler tout ce que le premier avait fait pour son pays.Paul Desautels, Marcel Lespérance, Raymond Laviolette et Roger Archambault entreprirent de raconter l’oeuvre immense du second.Le jury se composait de M.C.A.Shaffer, inspecteur provincial des écoles; de MM.Irénée Beauchemin et L.I'.Lussier, assistants à la direction générale des Etudes de la Commission catholique des Ecoles.M.Irénée Beauchemin, qui est aussi secrétaire de l'Association des anciens du Plateau, proclama, au nom du jury, les admirateurs du curé Labelle vainqueurs de ce concours d’histoire et d’éloquencè.Il souligna délicatement les mérites des professeurs et de la direction qui procurent aux jeunes gens des moyens si divers et si efficaces de se former.M.le sénateur Prévost remercia et félicita les jeunes orateurs de s’ètre exprimés aussi bien qu’ils Pavaient fait pour presenter leur magnifique leçon d’histoire.Après avoir rappelé que c'étaient là les fruits de l'excellente formation dont bénéficiaient les élèves du Plateau, il conseilla à ses jeunes auditeurs de bien penser en soulignant que cela valait encore mieux que de bien parier.“Vous nous avez rappelé magnifiquement, continua M, Prévost, la vie de deux hommes illustres qui furent à la hauteur d’une grande tâche La colonisation, à laquelle tous deux se sont consacrés, est le facteur qui donne le plus de solidité à la structure économique d’un pays.Talon fut le premier à appliquer ce grand principe.Le curé Labelle fut l’un des continuateurs qui poursuivirent son oeuvre.Il ne faut pas comparer ces deux hommes, mais se contenter rie les admirer tous deux, (.étaient des économistes qui ne prisaient pas tant les belles théories que leur réalisation, et leur vie fut la réalisation de l une des plus belles théories.’’ L’orchestre de l’école sous la direction de M.Lhald Fortin, professeur, interpréta plusieurs pif* ces classiques qui furent vivement applaudies.M.P-A.Bourgeois, de l'orchestre symphonique de Montréal, et son violoncelle eurent un succès de bon aloi.Quant à M.Georges Lévesque, tenor, il dut pour plaire à ses auditeurs revenir plusieurs fois sur la scène.Lotte soirée oratoire et musicale fut un véritable succès pour tous ceux qui v participèrent et elle fait honneur à ceux qui se chargent d eduquer les jeunes gens qui v prirent part.On remarquait aux côtés de M.le sénateur Jules-Edouard Prévost, M.Victor Doré, président général de la Commission des Ecoles, M.J -P.Labarre, principal du Plateau, M.l’abbé Adélard Desrosiers, principal de l’Ecole Normale, le B.P Ernest Roby.curé de Tlmmaoulée-Lonception, M.Napoléon Brisebois, du Conseil de l'Instruction publique.M.René Guénette, directeur de VEcole Canadienne.MM.J A.Trudeau, J.-A.Savard.Gordien Ménard, Ls-Ph.Roy, représentant les anciens, M.Joseph Danscreau, principal adjoint, et MM.les abbés Bédard et Lemay, professeurs au Plateau.Au collège de Berthiervilie OUVERTURE D'UNE DIXIEME ANNEE ET D’UNE TROISIEME ANNEE DE “HIGH SCHOOL" Berthiervilie, 1er.En vue de garder au collège Saint-Joseph de Berthiervilie la bonne réputation dont il jouit et qui en a fait le premier collège commercial des Clercs de Saint-Viateur au Canada et le plus important du diocèse de Joliette et de la région; en vue de donner comme par le passé entière satisfaction aux parents, le conseil de la maison, approuvé par celui de la communauté a décidé d’élargir, à l'exemple d’institutions similaires, les cadres de ses programmes d’études et d’ouvrir une dixième année.La dixième année a pour objet essentiel de fournir aux jeunes gens qui se destinent aux carrières commerciales, industrielles et agricoles, aux services publics ou aux arts et métiers, une éducation et une instruction plus complètes et plus immédiatement utilisables.Cette classe nouvelle ne supprime pas le diplôme commercial de 9e année, mais permet à un diplômé de revenir au collège, parfaire ses connaissances en apologétique, en correspondance bilingue, en arithmétique commerciale, en sciences, voire même en écriture, dactylographie et sténographie.Pour les mêmes motifs et dans les mêmes vues, une troisième année a été ajoutée au High School de la maison tenant lui aussi une adaptation plus complète aux nécessités du milieu où ils vivront.Une lettre de S.E.le cardinal Pacelli à M.C.Bernoville S.Km.le cardinal Pacelli.secrétaire d'Etat de Sa Sainteté Pie XI.j vient d'adresser, au nom du Souverain Pontife, à notre ami et col- ! laboratenr Gaëtan Rernotn'lle, celle lettre d'encouragement et de très haute sympathie pour son dernier ouvrage Les Jésuites: N.D.L.R.| Dal Yaticano, le 29 mars 1935.Monsieur, Je me fais volontiers l'interprète de la gratitude du Saint Père pour | | l’hommage que vous Lui avez fait J i de votre livre l.es Jésuites.Sa Sainteté vous en remercie avec d’autant plus de reconnaissance que vous avez eu la très délicate attention de Lui faire parvenir un exemplaire imprimé spécialement pour Elle.En vous félicitant de ces belles et lionnes pages en faveur de la vaillante milice fondée par saint Ignace de Loyola pour la défense de l'Eglise, le Souverain Pontife vous envoie de coeur, comme gage de sa bienveillance, une particulière Bénédiction apostolique.Veuillez agréer.Monsieur, l'assurance de mon religieux dévouement.Signé: F,.Cardinal PACELLI Volume de 335 pages, en vente au Service de Librairie du Devoir, au comptoir ou par Imposte $1,25.Orchestre St-Stanislas Feu Me Elz.Baillargean Uuebec.1er — Les tunérelUes de Me Klueair £>atu»rgecm.»voc»i.piu.esbeur h i univemve j-atvn et aueien uuiuumer de is piuvmce, um.eu lieu mercreui b ib b»-silluue.Mgr Camille «uy a lan ta levee au vurps et iugr calitunme, cure ae ib oasllique, a cliente le eemee un uombreu* cierge était présent au sanctuaire.ces parents du défunt avalent pris place aux piemieis range ue i aseiatauee.u y avait is uuiaire c.-J.oatilargeon, irere du ueiuui, j.cuniaigeun.son oncie.ses neveux, afiU uao.eu enure beieiau.nOger, fierre, coula, jutes e.oeau caicaigeou, ses ueaux-ceres Mm.rveuvlce ecceuu, creorges et joeepn ceueau, nenu Juoisveri, faui celieau, ie ur Criants ve*rua, ru.Oscar bouranaer, m.Cugar forcer et ru.uuy camaraeon.ses cousins.mM.Tan-creue iruocueau, caul ormaru, George oononue et autres ces proreseeurs universitaires étalent groupée eusemuie Nornulous: rugr cauin-re i.uy, ivrgr couis-nuorptre r*uuet, ie or l-.-v.Lrutiieau, uoyeu ue la lacuite de méuecine, le or ouïes valree, secretaire ue la lacuite ue médecine, Kgr françon pei-reuer.ru Louis ouuri.-cau.eni, m.re maire J -cruest uregoire, M.j.-A.uagne.rvi i aoue cnryaorogue Desrocners, le or Philippe Hamel, esc.^e cortege était particuliérement étendu.On y remarquait plusieurs memores ue la législature: les juges uicero eevl-gny.Aipuonse bermer, cam me Pouuot, ne vost, nerre Bouuaru, tmiie ueny «u-gues j-orner, Artnur f itapatrlclc, ttoineo cunglais.cariberte.juge r-.-A.unoquetie.nommons ensuite mm.Onesime ouguon, représentant m.Maurice uupre, cucien cannon, sénateur Lucien Morauu, Hector caierte.buses inériaurv; ta j -e.-A.ura-v«i.oawmnier du barreau, ue wuéœc mm Aireyu lasenereau, le Or Alfreo mûrisse c J -H.Foruer, Laval Foruer, avocat, re o.wuue Verge, le or J uesVarennes.ta.buouaro Hamel.I.C., le notaire oscar Hamel.ie Or Gustave Auger, c.-p.oeoiirion ouïes beueau, bernaro oevlin, Antome Ki-vard, J -h ceonarü, Pierre oeguise, avo-ooote avocat.Fernand ono-quette, Valmore Oe Bmy.Aujutor Turcotte, Alexandre Choulnarü, Cnaries-A Paquet, le Or caouette, bru est Orolet, avo-î;»muI^neD.Cna'ouit' avoc*1' Marc-Aurele Terre Auuel' "• Lespérance, * aui Audet, fernand veUleux, K.a u Ro-oeii beauuoln, avocat, at.btein, avocat Georges Deusie, avocat.Antonio Pelletier' avocat, Jules oavara, o R .Vaimore Bienvenue.C.k , le major Beileau, le Heut-coi Fniuppe oueliet, Jules Livernols, le major “.Zi'., Boulanger, Marie-Louis Beaulieu, avocat, M Pigeon, C.K.Pierre Geuv nnn'dv»uZ„Dr 1Jt‘ Brou re*'____________ une synthèse qui ne néglige rien J d’essentiel, la fameuse question des subsides.On sait que, pendant un demi-siècle, la détermination des subsides a tenu aux prises la colonie canadienne et la Couronne [anglaise.Sous le titre “Les cordons de la bourse”, le lecteur suivra les Culture latine et ordre social PAR LE IL P.M.-S, GILLE’I THF GENERAL DES PRECHEURS MAI FRERES j qiHüre étapes principales qui mar iquèrent la conquête canadienne du Tout, dans la situation actuelle, ! R0HVCrnemen' responsable: Les es-indique une décadence de la cultu- rnrmf>ur/,''t> Vrrs ln révolte, Lon re latine, et, conséquemment une et J.a victoire.décomposition universelle.La for- "-J te argumentation du T.B.p.Ojllet montre le .salut dans un retour aux disciplines morales dont seule Tlv glise catholique conserve encore la tradition.Volume de plus de 275 pages, lin vente au Servie» h» j.Programme du concert qui sera donné le mardi 4 juin dans le sou-bassamenl de Téiglise St-Stanislas, boulevard St-Joseiph.coin Garnier, sous la présidence de Mgr Picttc, curé dp St-Stanislas.L’entrée à ce concert est gratuite.Marche Printanière .E.Fiiippueci Ephigénie en Aulide, ouverture, C.-W.Gluck L’Orchestre St-Stanislas Prologue de “Paillasse” .Puccini M.Georges Lévesque, ténor Idylle Arabe .C.Chaminade L’Orchestre Sl-Slanislas Solo de Flûte .Paul Pilhaud M.Gratien Gélinas Ire Symphonie .Van Beethoven a) Adagio mollo; b) Menuetto; c) Adagio-Allegro.L’Orchestre Intermission L’Orage (La F'ée aux Chèvres), A.Gauwin L'Orchestre St-Stanislas Au clair de la lune, sélection pour deux violons et piano.Solistes: Mlle M.Martin, MM.F.Desrochers cl A.Richard.L’Angelus (Scènes Pittoresques).J Massenet L'Orchestre Sl-Slanislas La Jeune Veuve, déclamation, Lafontaine Mlle Germain Bougie, du Conservatoire Lassalle.A a Isp (‘ Isoline ) A.Messager Directeur: prof.Jean Goulet.Neuvaine de la Pentecôte Demandez la Neuvaine de la Pentecôte intercalée dans fine petite brochure intitulée: “Office du Saint-Fsprit".En venir à la Librairie du Devoir.430, Notre-Dame est.Montréal.Prix: 5 sous l’unité, $3.50 le cent.Puis, l’auteur aborde l’exposé même du budget.Qu’est-ce que le bndgel au Canada?Comment se dislingue-l-il du budget anglais et du budget français?Quel itinéraire suit le budget avant d'entrer en vigueur?Tour à tour, le lecteur, Service de libraTrie dli R'1'^ par un excellent cicerone, ns Devoir Au comptoir ou par la pns- s*s,e ^ la Préparation du budget te, $1.00.au Conseil des ministres, à sa dis- cussion devant le Parlement, à son exécution au ministère des Finan ces et aitx contrdle préventif et parleinenaire auxquels il est soumis.Enfin.M.Montpetit étudie, avec beaucoup de précision, les rouages Le dimanche 2 juin j capricieux des budgets spéciaux et Dim.dans TOch de l’Ascension,,a comptabilité publique, pour Semidouble, (BLANC).Messe: Èx-! conr'urZU meetlques «ont tré» faible» et la demande .08 pour les espece* en caisses n'est que 14 stagnante les McIntosh et.les Wlnesaps ’ * ' de la Colombie britannique varient de Le défaitisme, c est une forme de suicide collectif sembler, à certains moments, que tout est perdu Mais tel n'estIPlie • • .10 demande' pour un wagon de pommes en pas le cas lorsqu'on constate que les bons mouvements font dejE'oche’ fr8is,x. ancc sur la Wc Savtbegarîie MONTREAL NARCISSE DUCHARME, président VOLUME XXVI — No 126 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 1er JUIN 193!> SP€I3TIVE La Coupe Windsor est gagnée hier par Little Jay Little Jay.de l'écurie A.G.Dunlap, a remporté sa deuxième victoire de la réunion à Blue Bonnets hier après-midi, lorsque ce coursier a décroché le premier argent et la Coupe de l’Hôtel Windsor, dans la principale épreuve à l’affiche en triomphant de Lord Dean et de Air King, qui se sont classés dans l’ordre de mention.C’est le vétéran Harvey Gibson qui montait le vainqueur et il a fait faire une belle course à son monture.Little Jay fut ménagé au début mais arrivé au dernier tournant Gibson a demandé de la vitesse à son pur-sang et il réussit à passer en tête du peloton Les Royals gagnent à la dixième Toronto.1—Les joueurs du club de baseball Montréal on» profité de la générosité des lanceurs des Leafs de Toronto hier après-midi pour s’assurer la victoire dans la partie disputée dans la Ville Reine et les hommes de Frank Shaughnessy ont remporté la palme par un résultat de 5 à 4.Four arriver à ce résultat les salariés du président Racine ont dû jouer dix manches et c’est sur le coup de King que Thompson a compté le point qui décidait de la victoire.La mauvaise besogne accomplie par les lanceurs de Toronto a coûté à ces derniers leur cinquième défaite consécutive.Cinq Shamrock et Verdun vainqeuurs Une réunion de quatorze jours à Mont-Royal Tout comme Blue Bonrtets et Kings Park la piste de Mont-Royal i aura sa réunion de quatorze jours car à son assemblée tenue hier le bureau de direction du Back River Jockey Club a décidé d’avancer d’une journée l’ouverture du meet-_________ ____ ______ ing à la piste de Saint-Laurent et Milan?itàiie”HceordV ië ts septembre 1932 c’est le vendredi, 14 juin, que se pour moieuk a pision désirerait at-I inauguration de la AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES — Sachez que 1».propriétaire du brevet canadien NO 312 4^2.ItrlUlNALD A BLD- 1 EoRD, de anenieid.Angleterre, accordé le 23 Juin 1931.pour: PERFORATRICE A ROC" désirerait accorder des licences A de* industileis pouvant s'occuper de 1 exploitation de cette Invention ou consentirait a leur ci-jr tes droits sur ce brevet.Pour autres renseignements, adreaaez-vous à MARION & MARION, 12«9 rue Université.Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES — Sachez que le proprietaire du brevet canadien NO 32à 836, ALUU BEVAoCIUA, de Le Groupe Senior amateur de crasse a uonné une autre séance intéressante hier sor au Forum alors que deux parties étaient à ^ ^ ^ .l'affiche et les quelques milliers de | pj0y^s en même temps ils veu-s-pectateurs présents ont fort goûte j |enj fournir l’accasion aux propri-
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