Le devoir, 14 décembre 1916, jeudi 14 décembre 1916
VOLUME VII—-No 292 • MONTREAL, JEUDI 14 DECEMBRE 1916 Ufc.UA ï>OUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.0 8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$| 00 ETATS-UNIS.1 AO UNION POSTALE.2 00 IVvV ¦5 CjSk mtm, mm ; - Rédadion et adminiètratîon X 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Maîn 7461 RÉDACTION ; - Main 7460 Diredteur : HENRI, BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA DÉMARCHE BE L’ALLEMAGNE Espoirs de paix — Obstacles probables La noie Je T Allemagne est l’événement politique le plus considérable qui se soit produit depuis le début de la guerre.Pour la première fois, l’une des coalitions lance une invite directe et officielle à l’intervention des neutres en faveur de la paix.C’est Tentr’ouverture par où le bon sens et la raison de l'humanité finiront par passer afin de lier les mains des forcenés qui s’acharnent à pousser Iles peuples à la mort.Que cette démarche s’inspire de motifs intéressés, c’est clair.L’Allemagne a tout intérêt à faire établir les conditions de la paix au moment où ses armées et celles de ses alliés dominent encore la situation militaire.Et cette situation, quoi qu’on en dise, se trouve notablement fortifié® dans son armature économique par la possession des fertiles plaines et des sources de pétrole de ta Roumanie.Les puissances du Centre ont un égal intérêt, plus indirect mais non moins puissant, à se poser devant l’opinion mondiale comme les protagonistes de la paix el à rejeter sur leurs ennemis la responsabilité d’une guerre à outrance.Les pays de l’Entente se doivent à eux-mêmes, ils doivent à l’huma-t mité tout entière dont ils s’affirment les défenseurs, de ne pas permettre à( l’Allemagne de gagner contre eux cette audacieuse partie.Le meilleur, le seul moyen de préparer une paix vraiment honorable et solide, c’est, de prendre T Allemagne au mot et de la mettre en demeure de formuler ses propositions.Si ces propositions sont inacceptables, les pays dfc l'Entente seront en mesure de le démontrer et d’énoncer leurs propres conditions.Les puissances neutres et l’opinion du reste du monde pourront alors départager les prétentions rivales et offrir à tous les belligérants un terrain d’accord équitable, d’où il deviendra fort difficile de s’écarter.Les apôtres de la haine et de la violence ont beau faire, les droits de la conscience, de la justice et de la raison, et, à leur défaut, le: simple instinct de conservation des peuples, finissent toujours par l’emporter sur les passions sauvages.La justice et la miséricorde de Dieu sont plus puissantes que la perversion,des hommes et empêchent que le monde ne devienne un enfer.* * *¦ Naturellement, les partisans de larguerre à outrance vont tout mettre, en jeu pour faire avorter les chances de paix.En Allemagne, heureusement, le parti des junkers semble perdre chaque jour du terrain.Leurs efforts pour renverser le chancelier ont été vains.Ils n’ont pas réussi davantage à remettre en place l’amiral von Tirpitz.Les manifestations socialistes en faveur de la paix ont évidemment été autorisées par le gouvernement afin de préparer les voies à la note du chancelier.Par contre, en Angleterre, la faction jingoe se montre plus arrogante que jamais.C’est le jeu de bascule que nous avons signalé 'à plusieurs reprises.’ Les journaux de la clique Harmsworth, qui ont tant fait pour provoquer la guerre, hurlent qu’il ne saurait y avoir de paix avant que l'Allemagne ne soit pulvérisée.Le Daily Chronicle, qui passe non sans raison pour refléter la pensée personnelle de M.Lloyd George, déclare que l’Allemagne doit, pour obtenir la paix, livrer toutes ses armes, sur terre et sur mer.Cependant, le Daily Xews, organe des meilleurs éléments- libéraux, soutient que “les Alliés doivent formuler les termes de la paix qu’ils seraient prêts à conclure.Ils rejetteraient ainsi sur l’Allemagne la responsabilité du refus ou de l'acceptation.” Cette attitude raisonnable sera-t-elle celle du nouveau ministère?tie n’est guère à espérer.Couvé sous l’aile de la faction jingoe, le cabinet Lloyd George est nettement tory et impérialiste.L’homme d’Etat brillant et passionné qui le dirige, d’ancien radical qu’il était, achève de compléter son cycle et de mériter la succession des deux Pitt et de Disraeli.Le correspondant anglais de la Tribune (de New-York) affirme que “de sa décision dépend l’avenir de l’Europe.” 11 y a là une légère exagération; mais il est certain que le “dictateur” va exercer une influence importante, sinon décisive, sur la politique des Alliés.Et il est fort à craindre que cette influence ne soit pas favorable à la paix.Tout porte M.Lloyd George vers la guerre à outrance: sa fougue naturelle, l’ardeur du néophyte qui a brûlé ses anciens dieux pour adorer une idole nouvelle, l’ambiance où il se meut depuis qu’il est devenu l’instrument le plus agissant de la faction jingoe, enfin, et surlout, la situation exceptionnelle où se trouve l’Angleterre.De tous les pays en guerre, la Grande-Bretagne est celui qui, jusqu’ici, a le moins risqué et le plus profité.Un Américain éminent, inti-mement lié à l’Angleterre et à la France par ses origines, ses sympathies et ses relations professionnelles — il est virtuellement aux Etats-Unis l’avocat des gouvernements français et anglais — M.Couder! déclarait, l’autre jour, à New-York, qn’après la guerre l’Angleterre posséderait l’armée la mieux organisée de l’Europe.On ne saurait mieux marquer la disproportion des sacrifices.Et ce qui accentue le contraste, c’est que l’Angleterre a réussi à faire porter une notable partie de son moindre fardeau par le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique-Sud et l'Inde.C’est autant de moins qu’elle a mis et mettra au feu.D’autre part, ses financiers et ses négociants s’apprêtent à profiter le plus largement possible des conditions d’après-guerre.Iis veulent rester les courtiers, sinon les pourvoyeurs de l’Europe émergeant de ses ruines, ils veulent aussi demeurer les maîtres de l’Océan.Pour cela, il faut anéantir la rivalité industrielile de l’Allemagne et, si possible, sa flotte de guerre.Qu’une grande victoire navale assure à l’Angleterre l’objet véritable pour lequel elle se bat; et l’on entendra beaucoup moins parler en Angleterre de la nécessité d’anéantir l’Allemagne afin de sauver les libertés du monde.Du point de vue de ceux qui pensent que l’Angleterre a le droit de soumettre l’univers entier à sa domination économique, le refus de se prêter à toute proposition de paix est naturel et justifiable.Mais cette attitude ne peut guère se concilier avec l’opinion de ceux qui prétendent que l’Angleterre lutte principalement pour le salut de la Belgique et des petites nationalités opprimées, pour une paix durable et pour le triomphe de la liberté et de la démocratie.Le devoir de ceux qui s’intéressent sincèrement au sort de la fielgi-gique — et ils sont nombreux, même en Angleterre, — c’est de travailler ardument à obtenir par une paix prompte la libération de cet infortuné pays.En supposant que l’année franco-anglaise puisse un jour percer définitivement les lignes allemandes de l’Ouest et reconquérir par la force des armes le territoire delà Belgique, ce succès ne s’obtiendra qu’au prix d’efforts inouïs dont chaque pouce de terre belge portera la trace sanglante et fumante.Les ruines de Verdun et la Galicie dévastée sont là pour démonlrer ce que veut dire le passage des armées, amies ou ennemies, sur un territoire pris et repris de tranchée en tranchée.Ce qui est vrai de la Belgique l’est également de la Pologne, de la Serbie, de la Roumanie, de la Grèce.Il paraît évident que le territoire de ces malheureux pays, si souvent sacrifiés à la cupidité, à l’ambilion et aux infâmes calculs de leurs grands voisins, manipulateurs sans scrupules de ‘Tcquilibre européen”, va subir de plus en plus Je poids et les désastres des opérations de guerre.Sans doute, la France, l’Angleterre, la Russie et l’Italie ne sont pas tenues d’accepter des conditions de paix contraires à leurs légitimes intérêts aux seules fins de sauver la Belgique et les autres petits pays labourés parla guerre.Mais du moins ont-elles l’obligation de ne pas rejeter toute chance raisonnable de faire cesser le martyre -de leurs “protégés”.L’Angleterre surtout, qui s’est proclamée si hautement, dans cette guerre, la protectrice des opprimés, la libératrice des petites nationalités, — sauf, bien entendu, l’Irlande, — l’Angleterre est plus particulièrement tenue de ne pas infliger un trop sanglant démenti à ses professions d’humanité.Espérons que la note du Daily News va s’affirmer davantage et for-liWer l’action de ceux des Anglais qui, vraiment patriotes et vraiment humains, n’ont cessé de protester contre les exigences du jingoïsme.C’est réterncl honneur de l'Angleterre, et ce qui lui vaut le pardon de bien des crimes, d’avoir toujours donné l’exemple d’une minorité courageuse, luttant à tout risque et sans relâche contre l’arrogance de ses chefs ou les brutales passions de la foule.Souhaitons que'cette minorité l’emporte bientôt et réussisse à faire prévaloir les conseils de paix en Angleterre.* ' * * Mais l’obstacle le plus sérieux, c’est la Russie.La Gazette, en analysant la situation créée par les propositions de l'Allemagne, disait, hier, avec beaucoup de justesse: ‘‘Only a beaten “down Russia could be expected to accept the proposals regarding the “conslitjrtion out of her territories of two kingdoms, Roland and Lithua-“niu, which would lake from her some of her wealthier provinces along “and hack from the Baltic Sea.And il was only the other day that M.“Treiuoff, I he new prime minister at Peirograd, announced that Russia’s “purpose was to yet possession of Constantinople, and that the other kn-“leilte Allies were pledged to aid her in gaining her ambition.'' On voit que la Gazette n’ajoute guère de foi au désir de la Russie de reconstituer' une Pologne vraiment indépendante.Que devient alors le prétexte de “l'affranchissement des peuples” et du salut des “petites nationalités’’?S’il y a un peuple qui désire et mérite sa liberté, c’esl bien la Pologne, et aussi la Lithuanie, sans compter l’Irlande.Affranchir les victimes de la tyrannie allemande et garder dans l’esclavage les peuples soumis à leur propre domination serait, pour les nations “libératrices”, le comble de l'hypocrisie.Mais le point culminant de la situation, c’est Constantinople.Plus la guerre se prolonge, plus la vérité se fait jour sur les causes profondes et réelles du conflit.Quand le recul du temps permettra de l'envisager dans toute son ampleur, cette guerre sera connue dans l'histoire comme lia guerre de la succession de la Turquie.C’est avant tout la lutte suprême des Slaves et des Teutons pour recueillir les dépouilles du cadavre ottoman.Dans cette lutte, à laquelle on peut donner comme poinl initial le Traité de Berlin, les pays balkaniques sont les instruments et les victimes, les uns des ambitions de lu Russie, les autres de la cupidité des Allemands.La Russie, en faisant de ta Serbie le foyer et le pivot de ses intrigues, a précipité le conflit.L’Allemagne a entraîné la Bulgarie en lui faisant entrevoir la revanche du Traité de Bucarest.Puis la Russie a acheté le concours de la Roumanie à un prix encore inconnu, qui compensera difficilement, pour “l’ilôt latin”, les désastres de l’invasion germanique.Dans ce confiiï où s'entrechoquent les rivalités et les ambitions de deux grandes races, et aussi les cupidités du mercantilisme moderne, la France et l’Angleterre ne sont entraînées qu’ineidemment : la France, par son alliance avec la Russie, conséquence de causes absolument étrangères à la guerre actuelle; l’Angleterre par le désir effréné de ses “hommes d’affaires” de profiter du conflit pour anéantir la concurrence économique de l’Allemagne.Elles n’en sont pas moins amenées à mettre en péril leur propre sécurité, la France surtout, pour satisfaire aux exigences de leur alliée.La Russie a même réussi à leur faire exécuter le plus odieux de sa besogne, en Grèce.Thiers, qui a eu des éclairs d’étonnante clairvoyance, avait voulu, il y a plus de soixante-quinze ans, faire régler la succession de Mahome.en rétablissant la Grèce dans ses droits historiques, à Constantinople.Cette solution, la France n’en a pas compris la haute sagesse); l’Angleterre, alors protectrice du suKan, a préféré l’ajourner.Mais la Russie, qui en avait saisi toute l’importance, n’a cessé d’y penser, pour l’empêcher.C’est afin de l’écarter définitivement qu’elle a forcé ses alliés à repousser le concours de la Grèce dans la guerre actuelle, puis à paralyser ce malheureux pays en le livrant à la révolution el â l’anarchie.Si la guerre se prolonge, si toute chance de paix est écartée, si des millions d’Anglais, de Français, de Canadiens continuent à périr dans les tranchées ou survivent mutilés, ce sera principalement parce que la Russie n’a pas encore atteint son objectif suprême: la prise de Constantinople.Du point de vue moscovite, il peut paraître légitime de prolonger l’agonie des peuples afin'de permettre à la Sainte Russie de dominer la moitié de l’Europe et de l'Asie.Mais que la France doive verser jusqu’à la dernière goutte de son sang généreux pour assurer ie iriomphe de son alliée; que le Canada soit tenu moralement de tout risquer pour assouvir les appétits cosaques; et surtout que la réalisation de ce rêve de monstrueuse grandeur soit la suprême garantie de l’affranchissement des peuples, du triomphe de la religion et de la liberté, de la destruction de l’autocratie et du militarisme, cela paraît moins clair.Une prompte paix “éliminant les prétentions injustes et les impossibilités”, une paix “qui ne soit pas profitable à une seule des parlies mais “à toutes et qui soit, par suite, juste et durable”, offrirait à l’humanité des avantages incomparablement supérieurs.C’est la solution (pie le Pape préconisait il y a neuf mois.C’est encore la seule juste, la seule vraie.Puisse la récente démarche des Empires du Centre, quels qu’en soient les motifs, permettre au Souverain Pontife de renouveler ses salutaires conseils.Les politiques, les diplomates, les agioteurs, el l’immense armée de leurs valets de plume ou de tribune, pourront, quelque temps encore, étouffer sa voix auguste.Les peuples sanglants, mutilés, épuisés, finiront par l’entendre.Henri BOURASSA.A QUEBEC PAS DE FEMMES AU BARREAU Comme Van derniery la Chambre rejette le bill Cannon, à une’Voix de majorité.M.Fran-coeur (Lotbinière) vide la question.Québec, le 13 décembre.Ce n’est pas cette année que Madame Langstaff endossera la toge.L’assemblée législative, respectueuse de la tradition, n'u pas voulu changer un article de notre code civil pour régler un cas particulier.Le vote a été serré autant que l’année dernière, puisque l’amendement du docteur Grégoire, député de Frontenac, demandant le renvoi a six mois, n’a été adopté que par une seule voix de majorité.Trente-quatre députés ont voté dans l’affirmative et trente-trois dans la négative.Le bill a été immolé au moment où le député de Dorchester proposait qu’il subit sa seconde lecture.On a cru, pendant un court instant.que l’orateur serait appelé à donner son vote.M.Dupuis, depute de Montcalm, n’avait pas voté, en effet.U fut prié de fournir des explications.Suivant les bizarres règles parlementaires, il aurait dû mettre son chapeau au moment de l’appel nominal pour indiquer qu’il ne voulait pas se prononcer et qu’il avait des explications à faire.Mais s’il est resté à son siège, c’est précisément parce qu’il ignorait ces mêmes règles parlementaires.Il a confessé en toute franchise qu’il “était perdu”, comme c’était ta première fois qu’il était appelé à se prononcer sur un projet de législation.Il se serait d’ailleurs prononcé pour l'amendement Grégoire.Le protùier ministre a voté contre le renvoi du bill, mais il n’a pas donné les raisons de son vote.Les autres ministres, sauf M.Mercier, n’ont pas suivi leur chef sur cette question, de sorte qu’on ne peut écrire que ce fut une défaite ministérielle.Comme les séances seraient moins ternes si on en avait souvent comme celle de l’après-midi, où tout le monde n’est pas du même avis, où la discussion jette une lumière intéressante sur le sujet du débat ! Le public était prévenu de la reprise de la discussion pour aujourd’hui.Un coup d’oeil aux galeries, remplies comme aux jours où Lavergne parlait naguère, suffisait pour s'en convaincre.Sur le parquet de la Chambre aussi, tous les heureux mortels qui peuvent s’arroger le droit de violer le lapis vert s'en étaient prévalu.Des deux côtés do trône de l’orateur un attroupement important s'était formé, au milieu duquel on discernait les silhouettes bien connues du sénateur Beaubien et.de M, Rodolphe Lemieux.Après chacun des discours les applaudissements ont éclaté et, pour saluer leur victoire, les adversaires du bill Cannon ont fait longuement retentir leurs pupitres de vigoureux coups de poing.On a ri et ri de bon coeur comme cela ne s'était pas produit depuis le début de lu session, quand l'impayeMe député de Napierville, M.Doris, a fait valoir ses arguments contre le bill.Il n’a pris embelli la réputation des étudiants en droit puisqu'il a prétendu (Suite à la Sème , .;e,) BILLET DU SOIR.CINQ ANS APRES (Extrait de ta Chronique du 1er décembre 1921) “Le récent départ de Leurs Excellences le duc et lu duchesse de Devonshire, qui sont retournes, comme on sait, ù leurs nombreux et riches châteaux d’Angleterre et d’Irlande, nous remet en mémoire la bette cérémonie qui s’était dérouler, il y a cinq uns, a l’hôtel de ville de Montréal, ù l’occasion de leur arrivée.Par un temps froid et sec, Leurs Excellences s’étaient rendues ù l’hôtel municipal, dont l'extérieur, blanchi éi neuf, était an surplus décoré d’une marquise en cretonne et de six policemen.J.’intérieur ressemblait à une serre, et .1/.Roy rois Lan-driyue tui-mème n’y circulait qu’avec respect, l.a salle des séances du Conseil avait un aspect réjoui et funéraire, sous la masse de fleurs qui cachaient le trône de Son Honneur le maire.Les fauteuils et le vénérable photographe de la Tar-trie attendaient avec sérénité.Le reporter du Sommeil était caché dis-erètement derrière une ampoule électrique.Dans les gâteries, le bon public regardait avec d’autant plus d’intensité qu’il ne voyait rien.Ou entendait un grand silence.Soudain, l’orchestre, dissimulé dans lu pièce voisine, fit tonner le “Dieu sauve le Roi” de tous ses crins-crins et ses cuivres.Lu foule palpita, mais ce fut en vain ce n’était qu’un faux départ : mais ce brin de musique fit du bien à l’auditoire el la redingote du rédacteur de la Compresse en frémit un instant.On attendait toujours.Trois heures quinze.Un frisson parcourut rassemblée.L’orchestre attaqua de non veau le même air, mais on sentait qu’il y mettait cette fois plus de conviction.Les yeux se portaient avec curiosité vers ta partie du trône où le sergent Lajleur a coutume de se tenir dans celle (de fleur) de sa fidélité.Le cortège s’avançait.On vit d’abord un gros sacristain bedonnant et rasé qui précédait une demi-douzaine de militaires qu’on prit un peu pour des pompiers ; nuis vint te moire, clans toute sa gloire et su splendeur.Il avait un grand manteau fourré, un collier \ d’or, une cravate blanche, des gants.D une main habituée ù manier te cigare, il tirait sur sa cravate, ci ni s'obstinait éi loucher du côté du trône.Le duc, en civil, l’accompagnail respectueusement.On .voyait ensuite des brassées de roses tenues à force de bras par la duchesse et ses deux jeunes filles.Et lu première , impression que Ton éprouvait, c’est \ que notre nouveau gouverneur avait \ eu le bon es])rit d’épouser une fern-1 me de coeur et de tète c/ui a dù lui rendre dans sa vie de grands services.Déjà, au fauteuil d’honneur, elle se penchait vers lui et lui soufflait quelque chose.El pur so physionomie douce et eveillce, elle s’assurait la sympathie du public.Nous savons qn’il en u été ainsi partout pendant te reste de son séjour eu notre pays.Médéric se redressa sous son manteau impérial et commença de lire son document : “La population de Montréal est U reuse.” Ici, j l’ambassadeur de France poussa un j cri de douleur qu’il dissimula Uren-1 sèment sons un accès de toux.Et la ' lecture i>nt se continuer.Son Excel- ! lence y répondit, demeurant assise.\ La duchesse écoutait d’un air entendu ; on noyai! que le petit boni- 1 ment ne lui était pas étranger.Les ¦ jeunes journalistes crayonnaient fé-\ brilement, sans perdre de nue un instant deux jolis visages de jeunes filles.Puis commença lu cérémonie des présentations.“M.Vieit-leville, de la Cie des Chars-ù-hras, prononça le maire avec conviction, M.Tôqué, qui vient de démissionner sur une question de principe, Téchevin Lacivière, M.du Quai, de Bordeaux, etc., etc.” Tout le Conseil y passa, sans oublier Vhonorable greffier, le poing galamment posé sur la hanche, le revers décoré de rouge.La duchesse s’inclinait, visiblement épatée.Le public aussi, il vint jusqu’à des petites madames arc-en-ciel, qui avaient l'air gelé, dans leurs tulles et falbalas.Et puis une dame que suivait un chauffeur portant ses fourrures, comme eût fait un valet de pied.Puis il ne vint plus personne, pendant dix minutes, et Médéric alla tirer une louche (au figuré) avec l’Excellence.Celle-ci n’avait pas écouté Médéric pendant cinq secondes qu’elle pouffait littéralement.Diable de Médéric ! Et l’orchestre exécutait des airs inconnus à notre peuple, mais appréciés en Angleterre.Ainsi que l’avait dit l’Excellence, une sente chose était importante pour les Canadiens : c'était que les Anglais eussent te dessus sur les Allemands." Robert VAL.avaient choisie, par la grâce spirituelle dont ils l’ont revêtue.L’autre quatuor, celui de Gretcha-ninoff, s’il a la coupe classique de ce genre, en diffère totalement, par sa conception, son aménagement, pourrait-on dire, très moderne et très slave.Très difficile d’exécution, très libre de construction, il a aussi été exécuté avec une belle allure, quoique, peut-être avec un peu moins de spontanéité (pie le premier.Mlle Maria Thibodeau et M.Dubois ont joué la Sonate de Grieg d’une telle façon que l’auditoire les a maintes fois rappelés.Le maître norvégien garde toujours son emprise sur les auditeurs et cela, joint au talent hors pair des deux interprètes, en a assuré le succès.On n’en est plus à découvrir la valeur de M.Dubois, mais Mlle Thibodeau est une jeune qui ne fait que commencer à percer devant le public et j’estime qu’elle dépasse bien des pianistes à oui les circonstances ont été favorables et les cénacles, indulgents.Le prochain concert du Quatuor Dubois aura lieu en janvier, avec un programme aussi intéressant que les deux premiers.Fréd.PELLETIER.LA “REVUE TRIMESTRIELLE” La dernière livraison de la Revue Trimestrielle maintient le ton et la réputation de ce périodique.Nous ne croyons pas exagérer en disant que le Canada français n’a rien produit de supérieur encore.Le remarquable, ce n’est pas seulement la valeur intrinsèque de Ja revue, mais la révélation d’une élite nouvelle.Les questions économiques et sociales ont presque toujours été traitées chez nous - quand on daignait s’apercevoir de leur existence — du point de vue politique.Cela voulait dire, la plupart du temps : quel avantage peut-on tirer, pour le parti, de tel ou lel fait ?Comment, dans tel ou td eus, justifier ou condamner l’attitude du gouvernement ?La Revue Trimestrielle nous apporte la preuve qu’une élite de techniciens voit les choses d’un autre oeil, qu’elle sait l’importance capitale de ces problèmes, qu’elle en recherche les données et la solution pour ellcs-nièines ; elle lui permet de formuler ses conclusions et de les communiquer au public.La Revue n’a point la clientèle qu'elle mérite.Elle devrait être entre lus mains de tous les hommes des classes dirigeantes.I! n'est personne qui n’y trouverait des indications utiles.Nous serions particulièrement heureux de la voir sur la table de traitait des jeunes gens : elle leur apprendrait à envisager lout de •suite les problèmes sous leur vraie luniièi .à chercher les réalités plutôt que l’avantage (tu parti.Qu’on ouvre simplement les deux dernières livraisons, celles d'août et de novembre, on sera frappé de leur richesse.On y verra d’abord la substance des leçons que M.Montpetii, le rédacteur en chef de la revue, donne, avec tant de succès, à l’Université Laval ; des études sur le problème, forestier, qui tient de si près à l’avenir économi(pie de la province, sur l'enseignement technique, sur nos eaux d’alimentation, problème d’intérêt vital, sur la cherté de la vie, sur les pensions de vieillesse, sur les travaux, d’une si haute importance, qui se font dans le St-Maurice, sur nos lichesses minérales, le commerce des fourrures, le travail humain, la prévention des accidents, etc.Tout cela est.fouillé, bourré de renseignements ; tout cela donne, sous un format commode, des renseignements qu’on ne trouverait pas ailleurs ou qu’il faudrait chercher à travers de nombreuses publications techniques.0 H.N.B.— Les bureaux de la Revue sont au No 56, Côte du Beaver Hall.L’abonnement est de $2.00 par année ; le prix de la livraison est de 50 sous.L’ENQUETE SUR LE COÛTDE LA VIE L’ECONOMIE, SEUL REMEDE IMMEDIAT Québec, le 13 déc.L’aimable ironiste qui nous a laissé i.-cwick Paliers, ayant un jour à intituler un chapitre mouvementé de son livre, se tira d’affaire en écrivant: Trop plein d’aventures pour qu’on puisse les résumer brièvement ! C’est toujours la pensée qui nous revient après chaque convention, congrès, enquête du autre parlote.Gela parce qu'on y entend des quantités de choses à propos et souvent hors de propos; la discussion provo-que l'échange de vues nouvelles, d’opinions intéressantes, et bref, il arrive quelquefois qu’un peu de lumière jaillisse du choc des idées.-quand il y a des idées.Aussi, dans le cas d’une enquête judiciaire, politique ou municipale, par exemple, personne plus que le malheureux occupé à noter, résumer et commenter le flot de paroles qui coule sur le lit souvent inconsistant delà pensée, entre les taillis ombreux de l'imagination pour se perdre quelquefois en détours et en cascades îles plus fantasques, personne plus que ce malheureux, trouvons-nous, ne soupire après la brièveté, la clarté, la précision, la rectitude — un bon petit questionnaire et de bonnes petites réponses! L’on peut dire, d’une manière générale, qu’à la présente enquête, les témoignages ont été longs mais assez clairs toutefois.Est-ce parce qu'il n’y avait pas d’avocat au programme?Il se peut.Mais nous croyons plutôt que les questions serrées et nettes du président du comité, jetées en travers d’argumentations qui menaçaient de s’éterniser, ont fait beaucoup pour rendre le travail as-, sez intéressant.Gette enquête devant le Comité de l’Agriculture, conduite à la fin de discuter les remèdes à apporter au coût élevé des denrées alimentaires dans notre province, présentait ce trait caractéristique de réunir ries personnes directement intéressées dans la production agricole.On y voyait des agronomes, des ériuca-teurs agricoles, des commerçants de produits agricoles; puis les chambres de commerce de Québec et de ! Montréal y avaient envoyé des re-! présentants.L’Union ouvrière de IMontréal y avait délégué son secrétaire.Les agronomes surtout connaissent bien la mentalité qui prévaut dans les campagnes; ils connaissent de même les conditions faites à l'agriculture, les facteurs qui influent sur la production, règlent l’offre et la demande.Sur ces questions complexes et essentielles ils sont en mesure de faire entendre (Suite « ta âème page) A L’UNÎVERSITÉ LAVAL LA CONFERENCE DE M.L ABRE GBOULX CAUSERIE MUSICALE.LE QUATUOR DUBOIS Le Quatuor Dubois a donné son deuxième concert hier soir avec, au programme, le Quatuor No 18 de Mozart, le Quatuor en sol, opus 2, de Gretchaninoff, et la Sonale pour piano et violoncelle, de Grieg.Des quatuors de Mozart, loul a été dit : leurs fraîcheur, leur simplicité toute apparente, qui cache tant de difficultés d’interprétation, leur construction solide, ont été tour à tour analysées.Mozart, qui n'était pas Allemand, niais Autrichien, ù l’époque où ceux-ci n’avaient pas encore été gâtés par te teutonisme indigeste, a mis dans toutes ses oeuvres et en particulier dons sa musique de chambre, le meilleur de son être.MM.Gbamberland.Chartier, Schneider et Dubois ont plciner B rendu justice à l'oeuvre q ,1s M.l'abbé Grouix a donné, hier soir, devant un auditoire que présidait Monseigneur l’Archevêque de Montreal et qui remplissait la vaste •salle des nromotioJi.s, la deuxième leçon de son cours •d’histoire du Canada.Il-traitait cette fois de la Prise d'armes de 37-38 Dam la première partie de son étude, iù a rappelé d'une façon très sobre, en les ramenant â leurs proportions vraies, les quelques rencontres entre les troupes gouvernementales et les paysans du Haut et du Bas Canada.Dans la seconde il a examiné les circonstances qui ont entouré le soulèvement, particulièrement d’attitude du peuple et •' gouvernement américain.L'extrême abondance des matières nous contraint d’ajourner les quelques extraits dont le conférencier avait bien voulu nous per-mell''' la publication.Ce sera pour demain ou samedi.LA PAGE DES DAMES La publication de la Page des Dames et de la lettre de Fadette est exceptionnellement taiulse à samedi., BLOC - NOTES Une conséquence Les offres de paix faites par uuu-laume ont en entu autres résultat;,, bien qu’il semble que les Alliés les écartent sans plus, celui de provoquer une baisse des blés et des farines.Celles-ci, qui se vendaient il y a peu de semaines $10.60 le baril de première qualité, se vendent depuis hier, par les meuneries aux marchands de gros._$9.60, diminution notable.On ne sait si ces cours tiendront : et il r pourrait que.le refus très probable des conditions rie paix allemandes par les Alliés, déterminât une nouvelle hausse, si la guerre continue comme do plus belle, entrant dans une plias# encore plus violente que ceJ.e i s’aebévü.On peut être certain d’tii'e chose, toutefois ; c’est que le prix du pain ne sera pas de sitôt â la baisse el que, pour peu que le conflit se prolonge, les boulangers trouveront le tour de nous en faire payer encore davantage.Les femmes au Barreau L’an dernier, l’Assemblée légisilt.live rejetait le bill Gannon, par un vote de 22 à 2L Gette année, ell* l’écarte par 34 à 33 voix.Le bill, on le voit, a fai”» réussir ces deiyc.fois, mais il n'a pas encore eu pour lui lu maiorité Les adversaires de l'admission de la femme au Barreau estiment que même s’il réussit dans un avenir prochain, à la Chambre des députés il échouera fatalement au Conseil législatif.A tout événement, le débat autour de celte mesure aura révélé au public des orateurs de tal.ent.tant d'un côté que •de l’autre.Et ce ne sera pas un mal.Ce n’est pas souvent que notre légi.s.lature donne à nos députés l’occasion de se produire.Et c’est un peu de leur faute, comme celle aussi de l’esprit de parti.Le pain anglais En dépit des cours élevés du blé, la Grande-Bretagne a réussi â acheter en Australie 500,600 tonnes de blé â $1 le minot, quand il se vend ici plus de $1.70.Il faut, il est vrai, qu’elle paie en ouU’e les frais du transport 'de celte marchandise, — et ils seront élevés.Cependant, malgré tout, l'habitant de Londres continuera de payer 14 ou 15 sous un pain de t livres; qui nous en coûte ici de 24 à 2(1.Comme quoi ce ne sont lias les pays producteurs de blé qui paient toujours meilleur marché le pain qu’ils mangent.•• • g p.; LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 14 DECEMBRE 1916 VOL.VU.— No 292 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des corn.nunieations ac-Corapa~nées d’une lettre signée, avec adresse authe i^ue.Les correspondants anonymes s’é-ï I)'.:gneralent du papier, de l’encrc, i un timbre-raste, et à nous une pert» de temps, s’ils voulaient bien en prendre note déïïnitivement.! LES FERMES MODELES J ai dernière discussion de la à Chambre de Commerce de Montréal i esl intéressante à /dns d un point de ï nue, mais plus particulièrement à celui de l'affriculture.Il ‘prit plaisir ¦ de constater les efforts de ce corps ; imposant travaillant à corriffcr la f rupture d'èipiitihre éconatnir/ue .dont nous souffrons aujourd'hui.Ce | semble être un fait acquis que le , salut de ta iirovincc repose sur l'a- uancchient de l’affriciitturc, et M.Fortier a malheur eu seine ni raison de s’apitoffer sur le sort du ministère qui doit, oner la 25 place d'Armcs, Montréal.Téléphone Main 3215.J.-C Lamothe, LL.[).C.R.Emiîilen Gadbois, LL.L., J.-Maréchal Nantel.B.C.L.Alfred LABELLE AVOCAT Main 7713, ch.53, édifice Duluth, rue Notre-Dame et Saint-Sulpice.MORGAN et LAVER Y AVOCATS — PROCT1 REUItS Suite 620.Edifiée Transportation.120 S.-J&cquea.Tel.fleïl Main 2670.CAbie.Eedxnor.E* A.D Morgan.Saluste Lav-iry, H.C.L.M.Lnvery a »on bureau du soir : 1 St* Thorros.Lonirtiffiilï MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT .71», RUE S -JACQUES Résidence : 2466 avenue du Parc.Rockland 2450.Bwreao : Résidence z TéT.Est 807 Tp?.P.-Lnnl» 7*41 YVON LaMONTAGNE, B.A., LLB.AVOCAT Spécialité : Réglementa de successions et de cause» à l'nmînWe EDIFICE DAN DURAND.CHAMBRE 35 anjrle Sta.-Catherine et S.-Denis, Montréal Bureau du soir s de :7V» à (H** p.m.THEODULE RHEAUME C.U.1*0.RUE S.-JACQUES Tél.Main 4571 et 457*.Sait» 411.Domicile : Fsi 1169.ANATOLE VANTER, B.A.LL.B.AVOCJ T Tél.Main 213.— Bureau 53 97, rue S.-Jacquea Eéiddenre : 190 Jt nnne-Mance.Tél.FM î 573.GUY VANTER, B.A.LL, L.AVOCA'.* 07, rue S.-Jacque».•— Bureau 76 Tél.Main ?«22 NOTAIRES ELZEAR ROY „ s NOTAIRE rrets sur hypothèques.Achats de eréan* ***?*,* ta«tres.Département spécial pour : Administration de Succès/ions et de propriétés; recouvrements (collections); a.vsu-/ances; Placement de fonds; agence pour achat et vente de commerce établis ou autres institutions.206-209, EDIFICE BANQUE DE QUEBEC ho 11 Plaça a’Armes, MON T Un; AL.Tel Main 5762.DOCTEURS Dr N.BOUCHER 541.GRAND-TRONC Tél, * — Victoria ] 93*.AUSSI, BUREAU, 1491.NOTRE-DAME OUEST.Tél.j — Victoria ,S2S.SPECIALITES — Maladies de, femme, el jeune, fjlh-», obstétriaue*.accouchement,.TEL.S.-Loula 168S Dr Tancrède EISSONNETTE DES HÔPITAUX DE NEW-YORK Consultation» : 8 à 9 heures n.m.1 à 3 heu res p.m., 6 4 6 heures p.m.90, RACHEL EST.MONTREAL.Diplôme er.hyjriéne publique — Heures s 12 à 2 p.m.6 4 8 p.m.TEL.S.-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN CHIRURGIEN Maladies de la peau 70S, PARC LAFONTAINE.MONTREAL Angle de la rue Marquette- r>K ARTTïïR ROY SPECIALITE : ASTHME ET ECZEMA 427.S.-DENIS, MONTREAL Heure de bureau : 19 à II u.ui., 2 à 4 p.m., 7 à S p.m.Téléphone Est 3819.HERVÉ NADEAU CHIMISTE-AN A LYSTE Licencié ès-sciences de l’Université de Paris, ANALYSES commerciale», industrielles, médicale» ou minéraleo Tél.Saint-Louis: 4060.932 rue Saint-Denis GUERISON RADICALE Maindies nerveuses, épilepsie, danse do St-Gay, hystérie, aleoolomnnie par traitement rntlenn-ï.Dr EDGAR TTJRUUON.UfM Vnrc Lafontaine Saint-Louis 78(77 d’énergie à conduire à une fin victorieuse cette guerre terrible.’’ DEFILE DES INVITES Présentés par le maire, rendent alors leurs hommages à Leurs Excellences, les commissaires Ville-neuve, Boss et Ainey, les éehevins Dubeau, Boyd, O’Connell, Vandelac, Denis el Eafortune.Puis, introduits par M.R.Beau-set, maître de cérémonie, défilent à leur tour Mgr Roy, représentant Sa Grandeur Mgr l’archevêque, Mgr Dauth, vice-recteur de l’université Laval, les sénateurs Casgrain et David.le juge Archibald, les consuls de France et de Suède, M.Charles Mardi, Mesdames la mairesse, Villeneuve, Boss.Dubeau, O’Connell, Vandelac, Denis, Mayrand, Eîie, M.et Mme U.H.Dandurand, sir Frederick et lady Williams-Taylor, et quelques citovens.QUARTIER RAVAGE PAR LES FLAMMES! ____ ] LE FEU CAUSE POUR $325,000 DE \ DOMMAGES DANS UNE VILLE \ DE L IEE DU PRINCE -I EDOUARD.NOTAIRES TEL.S-LOTJTS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70, rue Rachel Esl, Montréal Bélanger et Bélanger Notaires 30 RUE ST-JACQUES EDIFICE "TRUST & LOAN" Argent à prêter sur hypothèque à bonnes conditions, et achat de créances.Règlement de successions.Tél.Main 1859.R0CH-ALBERT BERGERON NOTAIRE Domicile : Edifice Luluth 528.Parc L"*ovt.aine, 50 rue Notre Dame O.Tél.Saint-Louis 4938.Téléphone Vain 4369 J.-EMEHY CODERRli «Fr tppr.VILLE DE MONTRE AL-EST Résidence Etud< 28, GRANDE ALLEE HOTEL DF VILLE DENTISTES aoiatttft!2J»sv.-^naûf’*>' r.xwtfi'iA LT-auTar^:» «e» v: Dr NAP.DESJARDIfiS CHIRliK GIEN-DE .VTl ST K A utrefoia n» S •Henri •iUU FA II 1111, RUE SAINT-DENIS f’rèf* Man*-An*»-» Tél.S.-Louis 394.1 wiw:g?,nK.re DENTISTES GENDREAU 5(3 RUE SAINT-DENIS, ccin Chcrrlcr TEL.EST IMIS BUREAU DE 0 HEURE." 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VOL.Vil.— Ko 2X2 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 14 DECEMBRE 1310 -J PAS DE FEMMES AU BARREAU I I (Suite de lu page) fine si Jcü jeunps fiiics rcnlraient • gentilles et pures à l’Unmrsité, après trois ans de conêaet avec les futurs légistes, il est ccr.ain qu'elfes sortiraient “larnies’'.Ce fut un fou rire de la première sy! abe à lu (1er.nière de cutte rustique pièce d'éloquence.M.Francocur C'est M.Francoeur qui a ouvert le débat de cet après-midi, il a vidé la question, si l’on peut.dire.Une S une, il a réfuté les prétentions des partisans du bill et il a examiné dans toutes ses conséquences la législation proposée.C’était d’autant plus intéressant que M.Francoeur était un converti.L’année dernière, il avait voté avec le député de Dorchester.ii avait obéi aloes au ‘sentiment; cette fois, il n’écoute que Lu raison pure.Seul peut-être, tort en prétendant qu’il n’obéissait qu’à la raison pure, ce célibataire a fait vibrer la corde pathétique quand il a peint en deux ou trois touches, à ia fin de sa harangue, la vie de ia femme heureuse.Ce fut vraiment très bien senti et très bien dit.'Ce bill, dit-il, c’est une nouvelle manifestation du féminisme et, à Cause de cela, il importe de l’envisager au point de vue de la raison et du bon sens.Le féminisme c’est l’admission de l’égalité de la femme et de l’homme, or il n’est pas besoin d’ar-guinenter longtemps pour se convaincre de l’inégalité de ces deux organes de la société.La principale raison qu’on invoque à l’appui de cette législation nouvelle c’est que les_ temps étant changés et ayant entraîné dans ce changement de nouveaux maux, il imiporte d’y appliquer des remèdes nouveaux.La femme étant forcée de gagner sa | vie pourquoi ne pas lui ouvrir les professions les plus nobles de même que lui sont ouverts les métiers les plus durs et les plus abjects ?C’est un mal que les jeunes filles et les femmes soient obligés de fréquenter les usines.Pourquoi leur ouvrir les professions plus hautes?M.Francoeur ne voit pas en quoi l'admission ides femmes au barreau pourrait apporter une solution au problème.Les femmes riches seules pourraient s’y faire admettre.Encore doute-t-ii qu’elles abandonnent les Parties de plaisir, pour se livrer à des études arides.K supposer que le changement demandé fût apporté dans nos lois, à quoi servirait-il puisque nous n’avons pas d'écoles pour la formation des futures étudiantes, comme aux Etats-Unis, comme en France.(Nous croyons cependant que l’école des I Hautes Etudes pour jeunes filles, qui prépare des bachelières prépare par le fait même des aspirantes à i'étude du droit.Peut-être M.Francoeur ignore-t-il l’existence de celte eeoie?).Le députe de Lotibinière est d’avis, comme son collègue de Verchères, que nous ne sommes' pas prêts à adopter cotte mesure qui apporterait une pertubation sensible dans l'économie de nos lois.M.Francoeur soutient encore qu’on ne saurait arguer de l’analogie de la situation avec la France.Dans ce pays, on compte une élite feminine très instruite et on s’o.st préparé de longue main et comme insensiblement à l’admission i'e-; femmes aux professions libérales.Encore, ’est-il laissé dire par des avocats de Paris que l’admission des feinmes au barreau n’a contri-• bue qu’à augmenter le nombre des déclassés et des ratés et que s ir t ou te s celles qui ont subi l’épreuve des examens, deux «Je/jlement pratiquent aux tribunaux de la capitale française.Aux Etats-Unis, les économistes les plus sérieux que l’on pourrait citer a 1 infini, -déplorent le changement apporté dans le status de la femme et proclament hautement que toutes celle mesure radicale a été une rétrogression vers le divorce, fatalement, on est allé jusqu’au bout des concessions à la femme.On a vu la femme cl actrice et la femme éligible, vec cet aboutissement grotesque signalé par les journaux américains, il y a peu de temps, d’une femme se faisant élire maire d’une ville de l’Orégon con- ftre son mari.Quand on s'engage sur celle pente on s’en va rapidement vers la ruine du foyer.Il est assez peu probable que la paix puisse exister dans l’intimité du ménage miand ta guerre existe hors du foyei\ sur les tréteaux publics.iSi on admettait la femme nu barreau, il faudrait l’admettre l’année prochaine à la magistrature, et de concessions en concessions on irait aux plus extrêmes qui ne sont pas demandées par les femmes de noire province.En réalité, quoi qu’en dise le député de Saint-Louis, la femme n’est pas traitée en esclave dans notre code civil, dont le député s’est donne la peine de relire toutes tes clauses, mais elle est entourée de protection.Pour -répondre encore au député / de Saint-Louis, qui a prétendu qu’a-I près la guerre, tant d’hommes auraient été tués qu’il n’en resterait plus en nombre suffisant pour occuper au barreau, M.Francoeur assure que ce dont .on se préoccupera après la guerre, spécialement dans -les pays les plus éprouvés, ce sera de la reconstruction du foyer, et ce n’est pas en multipliant les femmes avocates que l’on rendra ce problème plus facilement so.uble.On a dit qu’une vie est belle quand elle commence par l'amour et qu’elle se tehnine par l’ambition; on pourrait ajouter crue la vie de la femme, "ni commence par ] amour, qui lui révèle un monde ignoré, doit se terminer aussi par l'amour.‘S’il en est ainsi, pour toutes les femmes, on n’en- verra jamais qui désireront se prévaloir des privilèges que veut obtenir pour elles le député de Dorchester.Pour le bill ~ Le docteur Finnic donne ensuite en quelques mots ses raisons de voter pour le bill Cannon, de même que Mi.Cannon, aîné, frère du parrain du projet de loi.Le discours de celui-ci est farci do citations, mais pèche, croyons-noiiis, en ce mie son auteur prétend •«rue le christianisme, ayant affranchi la femme, et l'ayant faite reine comme elle l’est aujourd’hui, ne saurait condamner une législation qui lui donne accès à la plus noble profession.Le député n’a pas, à notre humble avis, clairement démontré que le christianisme prônait -l’admission de la femme au barreau II est même des théologiens sérieux — on en trouve encore à l'Action Catholique — qui soutiennent le contraire.Or, si la femme quittait la voie que lui a tracée le christianisme, il n’est pas sûr •du tout Dame«ou est.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum ., .17 Même date l’an dernier ., 23 Aujourd’hui minimum .3 Même date l’an dernier , .17 BAROMETRE :8h a.m., 30.03; llh a.m., 30.04; 1 h p.m., 30.05.DEMAIN, VENDREDI 15 DECEMBRE Jaune.—Sainte-Catherine, rierge.Lever du soleil.7.37 Coucher du Holeil.4.17 Lever de la lune.10.20 Coucher de la lune .I1J9 Dernier quartier de la lune, le 17, à Ih.12m.du soir.LE TRAMWAY LA LEGISLATURE .1/.\Y.LEVESQUE DEMANDE CE MATIN Al MAI UE MARTIN QUAND LE CONSEIL SE PROPOSE DE REGLER CETTE FAMEUSE QUESTION — SIR LOMER COUPE COURT .1 LA DISCUSSION.LA PAIX des bills UN LAPSUS M.WILSON VA-T-IL INTERVENIR?Un lapsus nous a fait dire, hier, dans un compte rendu d’une réunion à la Bourse immobilière, Laverty, au nom des requérante, est prêt à accepter un ajournement.Le tribunal pourrait siéger légalement, mais il vaut mieux attendre la décision de la Cour supé-riv ure Les avis publics, dit le juge, ont été -'ublié.s que Tenquête s’ouvrirait aujourd’hui d’une façon formelle, Je déclare donc l’enquête ouvert*,.La demande d’un bref de prohibition, dit-il, n’empêche pas le tribunal de siéger.L’enquête étant ouverte, avez-vous, messieurs, auelqii' s propositions à faire ?Me Lamarche répète ce qu’il vient de dire et Aie Laverty appuie la motion de Me Lamarche.II faut, dit le juge, tirer la situation au clair.J’ai reçu ce matin une copie de la demande qui a éié faite pour un bref de prohibition.Cette copie ne dit pas que l’original a été produit.Quelle garantie le tribunal a-t-il qu’un tel bref sera présenté?La loi dit que le juge enquêteur doit procéder au jour le jour.Je ne puis accorder un ajournement de plus d’une semaine.Me Lamarche dit qu’en une semaine, la Cour supérieure aura amplement le temps de rendre une décision sur la requête pour un bref de prohibition.Me Lafleur demande s’il ne serait pas opportun que les avocats aient la permission de demander dès aujourd’hui des détails aux requérants.Ale Lafleur trouve que ies allégués de leur requête sont très vagues.Le juge dit qu'on pourra s’occuper de cette question la semaine prochaine.ILS NE VEULENT PAiS EN ETRE Avant d’ajourner, le juge a fait lire par le greffier des lettres de deux des requérants, MM.Charles Pullen, 853 avenue Lome Crescent, et J.MacKIaier, 851, avenue Lome Crescent, qui demandent que leurs noms soient biffés de la liste des requérants.Le dernier déclare qu’il a été induit en erreur et M.Pullen dit: Celui qui in’a demandé de signer m’a représenté les faits autrement que je ne les ai lus ensuite dans les journaux.On m’avait dit que ce serait une enquête sur les affaires municipales et non sur la seule question du tramway.Je ne peux accepter comme certain que c’est la compagnie du tramway qui doit être tenue responsable de la situation actuelle.Je suis en faveur d’une enquête sur les affaires municipales, mais non sur les affaires du tramway.Je ne suis pas actionnaire de cette compagnie et je n’y suis intéressé d’aucune façon, mais j’ai pu constater qiyr notre service de tramway était le meilleur que nous ayons sur le continent.Ale Laverty qui représente pourtant les requérants, n’avait pas entendu parler de ces lettres el le juge lui demande s’il a quelque objection à ce que ces deux noms soient biffés sur sa requête.Ça ne peut en affecter, dit-il, ni la qualité ni la quantité.—Ça diminuera certainement le nombre des requérants, répond Ale Laverty, bien que ça ne puisse en diminuer la qualité.L’exemple peut entraîner! D'un autre côté, la loi permet-elle que des noms soient ainsi biffés d’une requête après qu’clle a été accordée?La question sera discutée de nouveau la semaine prochaine.DECES A MONTHEAt, BIïRNIF.H, Clémmtinr Fortin,54 nus, épouse de Fru.nçois Bernier, expéditeur, rue Charlevoix, 1814.BHOL'SSHAlKlodirr, 8 ans, enfant de Zocl Brousseou, .journalier, rue Krnlie, 118.BOUCHKR, Juliette, 5 mois, enfant de Marcel Boucher, charpentier, rue Moreau, 32.BRU N EAU, Augustin, " mois, enfant «le Honoré Brimeau, forgeron, rue Dcvilliers, 100.(!AÎ J” ST AC, VF,, Maurice, nus, enfant de Jos.Calestague, peintre, rue Bordeaux, 1301.f.ADIF.VX, .Irréniif.70 ans, cordonnier, rue Salnt-Deuis, 1.48.COURT KM A X (’.H H, Go br lello, 1 an, enfant «rvphrnn Courtemanche, journalier, rue dr LunaiidJérc, 2024.CHARTRAND, Mignonne, 2 uns, enfant dWldanm C.hnrtraml, journalier, rue Notre-Dame.2402-Ourst.CHARKST, Zéphlrln f»r» ans, rentier, rue Montana, 610.DADLA1RK, Antoinette, 2 mois, enfant «h* Napoléon Dnllnire, brlqueteur, rue Cartier, 557.DFGAGNK, Krnest, 40 ans, jminialicr, fu« Nuiot-fàttrikkMiu.JLi>rv Où Acheter Demain (Enregistré conformément » la loi du Varlement du Canada, par L.-P.Deslongchninps, au Ministère de l’Agriculture.) ^ A) LlMfTtf» Angle S.-Catherin» et Montcalm CADEAUX POUR LES FETES Sacoches en cuir, en soie, nouvelles formes,avec montures de fantai- Æfè 45Q sie.Prix $1.00, $2.00, $3.00 ù.'9©.WW Mouchoirs de fantaisie, mis dans de jolies boites, comprenant 3 à Cl'S jïjfl G mouchoirs.Prix 50c, 75c à.^ ” TEL.EST 4510 Le Alagasin du Peupla 447 EST, SAINTE-CATHERINE.Voyez notre annonce d’éoïcerie de choix pour les fêtes dans la page 7 Noua battens la marche dans le MOUTON de PERSE ET LE VISON Depuis plus de vinçt ans, nous nous sommes spécialisés dans le mouton «le Perse.Spécialité veut dire: expérience, économie de temps et d’argent, plus grande satisfaction au client et à meilleur marché.Nos manteaux en mouton sont faits de pleines peaux de qualité parfaitement appareillées.CUMMINGS & CUMMINGS 109 OUEST, RUE SAINT-PAUL Tel.Main 7545.angle Saint-Suïpice.CHOISISSEZ MAINTENANT VOS CADEAUX DE NOEL ET DU JOUR DE L’AN Vous éviterez ta foule des derniers iours, et moyennant un léger acompte nous vous les garderons jusqu’à la fin du mois.Nous ne tenons en magasin que les marchandises des meilleures marques : Kodaks et Cameras “Eastman”, plumes-réservoirs “Waterman Ideal”, bouteilles Vacuum “Termos*\ services de toilette en ébène et en ivoire, de la maison Dupont de Paris, etc., etc.Toutes ces marchandises sont vendues absolument garanties.«J, II.ROBERT PHARMACIEN-CHIMISTE Le service de messager le plus prompt de la ville est à votre disposition de 8 heures a.m., à minuit.Le dimanche, de 8 heures 30 a.m., à 10 heures p.m.Spécial — PASSE-TEMPS - Spécial JEUDI.—VENDREDI LA GRANDE OLGA PETROVA DANS SON PLUS GRAND TRIOMPHE “JOUANT AVEC LE FEU” EN 6 PARTIES C’est dans cette vue que cette grande tragédienne a rapporté son plus grand succès, depuis son début dans la cinématographie.“ UNE NUIT CHEZ MAXIME ” GRANDE COMEDIE EN 3 PARTIES Cette vue se passe et a été prise dans le grand Cape Madime même, à New-York et comprend une vingtaine des danses les plus à la mode qui seront accompagnées de musique appropriée.Avis à ceux qui aiment la danse et la belle musique.Nous offron$ : Liste de décembre $70,000.00 5^% d’obligations du VILLAGE DE COURVILLE par dénominations de $100 et $500 Echéances de 1918 à 1942 $50,000.00 5'/2% $44,000.00 S'/2% $25,000.00 5'/2% $40,000.00 6% $10,000.00 5 "2% $30,000.00 S'/2% d’obligations de la ville de SAINTE-AGATHE DES MONTS par dénominations de $100 et $500 Echéances de 1917 ù 1951 d’obligations de la FABRIQUE DE SAINT-JACQUES DE L’ACHIGAN par dénominations de $100 et $500 ___ Echéances de 1925 à 1955 d’obligations de la FABRIQUE DE GRACEFIELDS par dénominations de $100 et $500 Echéances de 1918 à 1939 d’obligations de la MUNICIPALITE DE LA POINTEAUX-TREMBLES (MONTREAL) par dénontinations de $1,000 Echéances, 1er mai 1941 d’obligations de la VILLE DE EARNHAM par dénominations de $1,000 Eehiîanccs, ter mai ItlfiO, 4Li%, vendues pour rapporter 5^ % d’obligations de la VILLE DE JOLIETTE par dénominations de $1,000 Krhénnccs, 1er mat 1941 à 5%, vendues, pour rapporter 5%% Tous les détails de ces émissions peuvent être obtenus sur demande.S’adresser à Versailles, Vidricaire & Boulais, banquiers 90 ST-JACQUES — Main 8746 BUREAUX A QUEBEC La Corporation des Obiigations Municipales Liée Tel.6932.132, RUE SAINT-PIERRE IlIÎUNNGF.n, .Vlliéric, 02 «ns, menuisier, rue bordeaux, tâOfl.COLl.F.TTE, Horldn firnlec, 29 ans.épouse de William Collerette, voyageur de commerce, rue Centre, 820.CARON, Marine Page, 29 uns, épouse de Louis Caron, militaire, rue de Flciirlmont, m.CAKIlîrilK, Virginie Pelletier,
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