Le devoir, 28 décembre 1916, jeudi 28 décembre 1916
VOLUME VII—No 303 MONTRÉAL, JEUDI 28 DECEMBRE 1916 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poète : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.».8 00 Édition hebdomadaire CANADA.SI 00 ETATS-UNIS.1 ,50 UNION POSTALE.2 00 Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION» # Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! M.BORDEN ET LA CONSCRIPTION Le passage le plus important de la lettre, très soigneusement préparée, écrite par M.Burden aux représentants du Conseil fédéral des Métiers et du Travail est, de toute évidence, celui qui concerne la conscription.(Nous sera-t-il permis de faire observer, en passant, que pas un des quatre délégués chargés de remettre au gouvernement cette sorte d’ultimatum, ne porte un nom français ou n’habite la province de Québec?) La déclaration de M.Borden est d’autant plus remarquable que le chef du cabinet s’était jusqu’ici tenu sur la plus grande réserve et (pie des gens, d'habitude très bien renseignés, le prétendaient formellement opposé au service obligatoire.On lui prêtait même à ce propos des arguments topiques.L’intérêt en est encore souligné par ee fait qu’à deux ou trois reprises, au cours de leur récente tournée, son compagnon de voyage, VI.B.-B.Bennett, s’est prononcé contre le service militaire obligatoire, alléguant que cela pourrait entraîner des désordres sérieux dans le pays.Et le même argument avait été plus d’une fois exposé par certains journaux conservateurs de langue anglaise.Or, mis en présence d’une demande positive, M.Borden, après avoir dit que les projets du Service National ne se relient pas à la conscription, répond: “Vous m'avr: demandé la garantie que, dans aucune circonstance quelconque, la conscription ne serait essayée ou mise à exécution.Comme je vous l'ai déchiré dans noire conversation, je dois refuser de vous donner une telle assurance.J’espère que la conscription pourra ré Cire pas nécessaire, mais si elle devenait le seul moyen efficace de sau-vegarder l'existence de l'Etat et des institutions et des libertés dont nous jouissons, je la considérerais nécessaire et je n’hésiterais pas à agir en conséquence." — Nous reproduisons le texte anglais, pour qu’il n’y ait pas la moindre équivoque: “You have asked for an assurance thaï under no circumstances mill conscription he undertaken or carried out.is l stated to gou at our interview, 1 must decline to give any such assurance.I hope that conscription may not be necessary, but if it should prove the only effective method to preserve the existence of the state and of the institutions and liberties which we enjoy, I should consider it necessary and l should not hesitate to act accordingly." Ce n’est pas l’annonce de la conscription pour demain, et nous restons convaincus que, s’il peut s’y dérober, M.Borden le fera, mais enfin c’est la déclaration formelle qu’advenant certaines circonstances déterminées, il n’hésitera point à réclamer l’institution du service militaire obligatoire.Cela classe la conscription, non certes parmi les certitudes, mais parmi les possibilités de demain.Orner HEROUX.LA BOURSE ET LA PAIX Aux premières rumeurs de paix, la bourse américaine a chancelé.Nous ne connaissons pas de lecture plus intéressante que celle du supplément financier du New York Post, signalant l’accueil fait aux propositions allemandes et à l’intervention de M.Wilson dans les divers centres de spéculation de la république voisine.Le correspondant de Boston noie, à la façon sérieuse dont a été reçue la dernière note allemande contrairement aux précédentes offres du chancelier, que les spéculateurs, doués d’une sorte de sens occulte rarement pris en défaut, se disent que peut-être, après tout, nous assistons au commencement de la fin.On paraît disposé à croire que les empires du centre ne jouent pas encore toutes leurs cartes, mais qu’ils en montrent assez tout de même pour laisser croire à leur volonté de faire cesser le conflit.A ce sujet, le correspondant du Post, reporte ses lecteurs à la fin de la guerre russo-japonaise.On se souvient, dit-il, que le Japon, au moment où il remportait ses victoires les plus brillantes, se laissa aisément amener vers une conférence de paix, et consentit des conditions (lue personne n’aurait attendues.Evidemment, on comprit que le pays du Mikado, connaissant mieux (^ue quiconque sa véritable situation, se pensait au bout de sa corde.Le diagnostic de la situation allemande est plus difficile à faire aujourd’hui que ne l’était naguère celui du Japon.N’empêche que le public parait enclin à croire que Berlin se débat dans la même impasse que Tokio, en 1905.En somme, les spéculateurs pressentent un impérieux désir de paix, chez les Allemands, mais, par ailleurs, ils sont convaincus que les conditions que les alliés tcutoni-ques seraient disposés à faire ne conviendraient pas, pour le moment, aux alliés ententistes.E’est le com-mencemeiTt 'de la fin, pense la Bourse, mais non pas encore la fin.•* * * Le correspondant du même journal, à Saint-Louis, prenant pour acquise la probabilité d’une paix à brève échéance, examine quelle influence la cessation des hostilités exercerait sur le marché américain.Dans l’opinion générale, la guerre devait durer au moins jusqu’à l’été de 1917, mais ce sentiment optimiste, si l’on peut dire, était corrigé1 par l’idée que de toute façon les hostilités ne sauraient se prolonger au delà de l’année prochaine.Le correspondant prévoit, dès qu’il sera sérieusement question d’armistice, une baisse assez générale non seulement dans les prix des articles de guerre, mais encore d’une foule d’autres articles qui, à cause de la richesse nouvelle des Etats-Unis, de l’abondance de l’or, ont subi, par sympathie, une marche ascensionnelle.On chercherait vainement, ajoute-t-il, l’explication du coût élevé d’une foule d’objets hors les influences psychologiques.A l'heure actuelle, les prix ont atteint un tel niveau que, sous la pression exercée par les rumeurs de paix, ils trouvent dans leur cherté même leurs correctifs: une diminution de la consommation entraîne nécessairement une diminution correspondante dans les prix.Le correspondant est d’avis qu’il ne faudra pas moins d'un an pour en revenir à la stabilité actuelle du marché, quand la paix sera con-iclue.il ne croil pas, cependant, à une panique lors de la réunion du congres de plénipotentiaires.Quand les hostilités cesseront, ecrit-xl, les usines de munitions elles-memes auront en main des commandes qui les occuperont pendant des mois.Cela leur donnera le loisir de faire de nouveaux plans et de changer l’outillage de leurs usines.A ce moment, les fabriques européennes seront incapables d’inonder nos marchés de camelote.Les combattants d’aujourd’hui xe-fuseront de travailler pour des salaires de famine, quand ils reprendront le cours de la vie normale.Ils demanderont de bons gages à leurs employeurs qui seront trop préoccupés de la concurrence de leurs voisins pour perdre leur temps à des chicanes intestines.Le fardeau des taxes, en outre, contribuera à augmenter le prix des objets de fabrication européenne.Et le correspondant du Post voit I avenir des Etats-Unis sous les couleurs les moins noires.Pourquoi ce pays craindrait-il la concurrence, au moment où il sera plus fort au point de vue industriel et financier qu’il ne l’a jamais été?demande-t-il.Les profils de guerre n ont pas été dissipés; au contraire, on les a places avantageusement it pour la première fois, les Etats-Lms jouent Je rôle de prêteur envers les autres nations.^ * La situation américain*, s’il faut en croire le correspondant du Post ne semble donc pas préoccuper outre mesure nos voisins.Us prétendent être, comme on le voit, dans un état de supériorité incontestable en regard des nations belligérantes d Europe.Le Canada n'est pas, hélas! dans une situation analogue à celle de ses voisins.Nous avons à porter, suides épaules plus faibles, tous les fardeaux des nations européennes qui combattent dans la guerre actuelle.L.D.DE PARTOUT Les derniers bulletins de commande de l’Almanach de la Langue.française viennent des coins les plus opposés de la province de Québec, des extrémités de l’Ouest canadien et de la Nouvelle-Angleterre.C’est la meilleure preuve de l’intérêt général qu’excite cet almanach dont la Nouvelle France vient de faire un si joli éloge.Rappelons que l’Almanach de la Langue française se vend nulnze sous l’exemplaire aux bureaux du Devoir et dans les principales librairies.Adresser les commandes pour quantités au Secrétariat de la Ligue des Droits du français, au Monument national, à Montréal.Prix, à Ja douzaine, $1.50 ; au cent, $10 ; au mille, $75, plus les frais de port : 3 sous l’exemplaire ; 22 sous la douzaine.LE CAPITAINE GAUVREAU Le lieutenant Lucien (îauvreaii, du 22e Bataillon, vient d’être fait capitaine à la suite de sa brillante conduite à la bataille de Cource-lette.Le capitaine Gauvreau est le fils de notre ami, M.J.-A.Gauvreau, représentant de manufactures, id 1res connu à Montréal.BILLET Dl SOIF.CRUELLE ÉNIGME Vers les six heures, je suis sorti du grand magasin, fatigué d’etre bousculé par la foule énorme des acheteurs.Un peu étonné', j’avais remarqué que cette foule se composait aux sept-huitièmes de personnes de langue française."Simple coïncidence”, me dis-je, en me dirigeant vers la rue éclairée des rayons jaunes des lampes publiques.Foule encore ici, par groupes de trente à quarante personnes attendant le passage d’un tramway, tout en causant gaiement — toujours en français.Cependant, il faut qu’il y ait quelque chose d'anormal, car les longues et lourdes voitures arrivent une ù une, déjà remplies, et c’est pure chance si quatre ou cinq personnes de jtlus y peuvent prendre jdace.Faisons un bout de chemin à pied,peut-être y aura-t-il moins de inonde plus loin.Je descends la côte en regardant les vitrines, jusqu’au prochain arrêt de tramways, on attendent plus de vingt personnes dont un groupe de petites jeunes filles qui s'amusent bruyamment.,4 chaque voiture qui passe sans arrêter, elles poussent des cris de désappointement simulé, et continuent patiemment d’attendre.Or, de plus en plus, tes tramways sont inaccessibles.Du plus loin qu’ils s’en viennent on aperçoit des grappes humaines accrochées an marche-pied d’arrière qui menace de céder sous ce poids additionnel.Même, quand ta voiture a passé sans s'arrêter, on a vu un gamin ou deux, accrochés à l’arrière, sur la barre d’accouplement.On continue d’attendre.et de parler français.Mais où sont donc les autres races aujourd’hui?Je n’ai pourtant pas envie d’aller à pied jusqu'à la maison, à une bonne demi-heure d’ici.Au premier "Windsor” qui s’amène, je m’accroche ù bout de bras après les poignées de cuivre, le bout du pied atteignant à peine le marche-pied.Nous sommes comme cela une demi-douzaine suspendus en dehors de la voiture et que le vent cingle ù la face, tandis que les doigts nous gèlent après les barres d’appui.Quelques dames sont au milieu de cette musse, qui ressemble à un essaim d’abeilles solidement empilé.On plaisante tout de même, tout en surveillant avec inquiétude les voitures de cochers contre lesquelles on pourrait se casser un membre.Le conducteur est immobilisé à l'intérieur et ne peut songer à réclamer an prix de passage, qu’en bonne conscience nous ne lui devons pas.Coin Saint-Denis, personne ne descend, par extraordinaire, et d’autres imprudents essaient de se joindre ù notre groupe.Peine perdue, messieurs, c’est complet.On profite de l’arrêt pour détacher une main de son appui glacé et se la battre cou-, tre la jambe, puis la marche en avant recommence, au milieu des traîneaux de livraison des épiciers qui nous menacent les tibias.Comme le malheur partagé établit une fraternité entre les hommes, je cause avec mon voisin de misère, qui a grand mal à assujettir son lorgnon, dans cette cohue emportée comme un essaim au bout d'une gaule.—Joli service, lui dis-je, la Compagnie mérite vraiment l’amour de tous les Montréalais.Mais pouvez-vous m’expliquer comment il se fait que l’on n’entend parler que fronçais, ce soir, dans toute la ville?Au magasin, dans les groupes d'attente de ta me, dans notre grappe ici présente, et je s'uis bien sûr, dans tout le reste du tramway.—Vous pouvez garantir l’intérieur du tramway comme français aussi, répond mon voisin, nous ne les entendons pas parler, mais on voit qu’ils rient de bon coeur: donc, ils sont Canadiens-français.Rappelez-vous ta chanson de Hugo: “Ah! le rire fidèle Montre un coeur sans détour" —On-our, continue d'une voix de ténor un court et gros commis-voyageur, qui s’était accroché derrière nous an départ de la rue Ontario, et qui avait entendu notre conversation.Vous ne devriez pas vous étonner, continue-t-il en se maintenant à grand peine perché sur deux pouces carrés de marche-pied, de ce que les Canadiens-français soient aujourd’hui dehors: nous sommes dans la semaine du Jour de l'An, et il n'y a que ceux de notre race qui sortent jmur 1rs achats d’êtrennes.La semaine dernière était celte du Christmas et pourquoi voudriez-vous que ta Compagnie donnât en ces occasions un service convenable?Elle se fait des économies, en vue des mauvais jours possibles à notre époque de commissions.Avec un cri de compréhension mêlé de regret de n’y avoir pas pensé tout saut, je lâchai tout et roulai avec découragement dans un banc de neige, au coin de nia rue.Robert VAL.LES RAPA1LLAGES Le sixième mille des Rapailiage s’enlève déjà rapidement.Avis à Messieurs les curés qui désirent répandre le petit livre dans leur paroisse.M.l’abbé Groulx en a déjà ainsi vendu presque deux milliers d’exemplaires à $20.(K) le cent ou $10.09 le 1-2 cent — plus les frais d’expédition.En revendant à 25 sous l’unité, les acheteurs sont assurés de se rembourser facilement et de contribuer à une excellente propagande.Les Rapaillugcs se vendent 25 sous l'unité, plus 3 sous pour frais de poste.Pour les grandes quantités, s’adresser à l’auteur, 701, ave Henri-Julien, Montréal.BLOC - NOTES Prolongation ?Tout le monde a noté avec quelle réserve, depuis que la question se (présen'" sons une forme précise, les chefs du parti libérai traitent de la prolongation d.es pouvoirs du Parlement.—Nous serons prêts à prendre nos responsabilités, «lisait, il y a quelques semaines, M.Laurier.Mais le vieux routier se gardait bien d'indiquer en quel sens il agirait.11 préférait voir venir.Mais voici qu’il va falloir choisir, — car l’on annonce que, dès la rentrée des Chambres, dans trois ou quatre semaines au plus, M.Borden mettra le marché en mains à res ihonorablies collègues de l’opposition.Et la situation sera d’autant plus intéressante qu’il fera cela à la veille de son départ pour l’Angleterre.Vous l'entendez d’ici, ou du moins vous entendez sa presse : Le parti libéral veut-il, à l'heure où le chef du cabinet -s’en doit aller là-bas traiter avec les chefs du gouvernement britannique du sort de l'humanité et de la civilisation, jeter le'pays dans le tourbillion d’une campagne électorale ?En dépit des cl a meurs d'une partie de la presse oppositionniste, il se ?-ouvera peut-être des parieurs pour soutenir que cette année encore M.•Laurier accordera a ses adversaires une prolongation de pouvoirs.Cabinet national ?Mais une alternative qui n’existait point l'an dernier se présentera sûrement cette année, celle de la formation d’un cabinet national.Les partisans de cette théorie n’ont point cessé de la prôner depuis quelques semaines, et la formation du cabinet Lloyd George apporte à certains d'entre eux un nouvel argument.Ce qu'ils réclament, ce n'est ipas tant un cabinet de coallition, où les chefs (les deux partis se partageraient les portefeuilles, qu’un cabinet oui réunirait avec certains des chefs politiques actuels des hommes d’affaires de grande réputation.On peut s’attendre à ce que la question de la pfftlqngation des pouvoirs du parlement soit, pour eux l’occasion d’un nouvel assaut.Le premier heurt La Soldiers’ Aid Society de Gall a proposé au conseil municipal de Sarnia.Ont., à d’autres aussi probablement.de prier le gouvernement de remplacer par des soldats retour du front un certain nombre d’ouvriers et d’inspecteurs employés au travail! des munitions.Le conseil de Sarnia a nettement refusé de s’associer à cette demande.C’est un signe des temps que ce refus, tout comme la demande cjui l’a provoqué.Le service national Pendant que le News de Toronto se préoccupe du sentiment de la province de Québec sur la question du service national, il est remarquable que la discussion à ce propos se fasse tout entière dans les centres anglais.Le News finira peut-être par s’en apercevoir, et par le noter.Doute La Pairie n’est pas satisfaite du choix des délégués que la Chambre de commerce a désignés pour accompagner à Toronto le groupe du Bon accord.Elle écrivait hier : “La Chambre de Commerce au-rail pu faire preuve de plus de discernement en éliminant de la délégation de la “bonne entente” tout élément nationaliste.Les “amis du “Devoir” ne sont pas en odeur de sainteté dans la grande province soeur, à l’heure actuelle ; leur présence sera considérée comme une insulte à leur patriotisme et à leur idéal le plus cher.” Mon Dieu, nous comprenons que, du poinl de vue de M.Charles Ro-billard, M.Charles Robillard ferait meilleure figure dans la délégation que tel ou tel de nos amis, niais il n’est pas sûr que sa compagnie intéresserait davantage les Ontariens.Ceux qui ont suivi d’un peu près la dernière délégation ontarienne savent que ses principaux membres ne fuyaient pas du tout la compagnie des nationalistes.Tout au contraire ! Et ils faisaient preuve d’intelligence, puisqu'ils étaient venus ici pour se renseigner.Comparaison Pour notre part, nous serions fort heureux de voir Lamarche ou La-vergne faire Je voyage d’Ontario avec M.Charles Robillard, et nous accepterions volontiers le résultat de la comparaison.Une initiative A Notre-Dame du Chemin (lia paroisse située sur le Chemin Sainte-Foyeà Québec), on a pris une initiative intéressante et qu’iil faut signaler.On a constitué un cercle de colonisation dont l’objet est d’aider les colons de tel centre déterminé (en l’espèce ceux de la partie nord du canton de Vtatahke, en arrière de CausiHpsral) à triompher des premières difficultés de leur établissement.C’est une sorte d'adoption par cette paroisse urbaine d’une paroisse rurale naissante.Ne croit-on pas qu’il y aurait là une initiative intéressante à étudier et à imiter?Eu «Ldiuwi de toute i^^çatiou.mu:- ticulière, le simple fait que le comité de Noire-Dame du Chemin a pour président l’un des hommes qui connaissent le mieux les questions de colonisation, M.J.-X.Gastonguay (directeur actuel de l’Ecole d’arpentage de Québec, ancien fonctionnaire), suffirait à témoigner de la valeur pratique du projet.Pour mémoire Le Droit note que le Telegram de Toronto ayant publié, sur la question du recrutement canadien-fran-çais, un article qu’un officier anglophone, le capitaine William C.Chandler limes, trouva injuste, celui-ci écrivit au journal pour protester.Le Telegram refusa de publier la lettre.Il est toujours bon de noter ces choses-là, pour l’honneur des Anglo-Canadiens du type du capitaine Innés et pour.le juste renom des autres.En équilibre Le correspondant du Morning Post à Sydney dit que M.Hughes, le premier ministre australien, attend pour décider de sa présence à la prochaine réunion des premiers ministres coloniaux, d’avoir fait un arrangement avec le parti libéral.Depuis la rupture dans le parti ouvrier qui a suivi son intervention en faveur de la conscription, M.Hughes se trouve le chef du moins nombreux des partis australiens.11 gouverne avec l’appui de ses anciens adversaires.C’est du reste aussi la situation de Botha, qui ne se maintient au pouvoir qu’avec le concours de ses adversaires d’hier, les unionistes.0.H.LA CONFÉRENCE JMPERIALE Le premier ministre du Canada sera bientôt appelé à discuter avec les représentants des autres pays d’Empire de nouvelles mesures de guerre et peut-être les conditions possibles de paix.Mais l’autorité suprême et l’exécution finale des décisions prises n’en resteront pas moins confiées aux seuls ministres britanniques.Le vice radical de ce système et ses dangers sont clairement démontrés dans Ta récente étude (pie M.Henri Bourassa a publiée sur le problème de l’Empire.Afin d’éveiller l’opinion et aussi de faire mieux connaître les idées nationalistes à ce sujet, cette étude a paru dans les deux langues.Le problème de l’Empire se vend 10 sous l’exemplaire; par la poste, 12 sous; à la douzaine, $1.00 franco.Independence or Imperial Partnership?sc vend 25 sous l’exemplaire; par la poste, 30 sous; à la douzaine, $2.50 franco.Les deux ensemble par la poste, 40 sous franco.Pour quantités considérables, prix spéciaux.Adresser toutes commandes à l’auteur, 43, rue Saint-Vincent.Toutes les remises par chèques, mandats, etc., doivent être faites payables au pair, à Montréal (ou être majorées de 15 sous pour couvrir les frais de perception).NOTRE PROCHAIN FEU1LLET0N IL COMMENCERA LE 2 JANVIER.NOS PAROISSES.SAINT - VIATEUR (OUTREMONT) LES PROGRES ACCOMPLIS.—-AUGMENTATION DANS LA POPULATION.— LES ECOLES.Pour faciliter le travail de ceux qui veulent faire nies ooWections, nous ne commencerons que le mardi 2 janvier la 'puUlicatio-n de notre nouveau feuilleton, qui fera suite à la délicieuse nouvelMe de Louis Veniil-l'ot que nous publions aotuelliement.Ce feuillieton, sur lequel nous donnerons demain des renseignements précis, sera lu avec un intérêt égal à celui qui a accueilli les précédents.II est d’un auteur très aimé.LAURIERS ET FEUILLES D’ÉRABLE La Revue Dominicaine consacre au dernier livre de Lozeau, Lauriers et Lenities (TErable, un article intéressant, qu’on retrouvera dans la Page littéraire de samedi.Rappelons que Lauriers et Lenities (l’Erable se vend 50 sous l'exemplaire, plus 5 sous pour les frais de port.AUTOUR DE LA MAISON Dans une semaine, le Jour de l’An.Il faut en profiter pour distribuer à ,nos amis, grands et pelits, Texquis petit livre de Michelle Le-Normanu, Autour de la Maison.Cinquante sous l’exemplaire, 55 suns par la poste, au Devoir et chez les bons libraires.POUR LES ÉTRENNES _ On trouvera dans une page intérieure la liste des livres récemment publiés à notre imprimerie.On y trouvera un excellent oix d’étrcaaM» Dans cette ville d’Outremont, discrètement éloignée des grands centres et du brouhaha des foules, repliée avec tant d’attrait sur les peno chants harmonieux du Mont-Royal, la 'Providence, en daignant répandre à profusion les largesses de ses dons, a voulu également assurer, en ce site enchanteur où la classe instruite et aisée s’est donné rendez-vous, une place privilégiée comme une mission prédestinée à l’élément canadien-français.En effet, au milieu d’une forte population anglaise et protestante, puissamment organisée, notre race s’affirme courageusement, dans des conditions avantageuses et sous (les aspects favorables des plus consolants.Elle s’affirme dans le domaine public, au conseil municipal, où le maire et la majorité des représentants parlent notre idiome national et partagent nos croyances; elle s’affirme encore dans le domaine religieux, puisque trois paroisses canadiennes-françaises, celles de Saint-Viateur, de Sainte-Madeleine et de Saint-Georges, s’élèvent dans les 1 unite s de la ville avec une population totale de 12,000 âmes, contre une seule église irlandaise, Saint-Michel.Elle s affirme surtout dans le domaine intellectuel par les superbes maisons d’enseignement et institutions 'd’éducation qui se partagent son territoire et qui ont acquis une si brillante renommée.Comme à Saint-iLéon de West-mount, et même dans de meilleures conditions, le'bilinguisme a fait des progrès remarquables à Outremont, dans toutes les sphères de l’activité publique.Cependant, le groupe anglais-protestant de la ville, avec ses ramifications diverses qui comptent une population approximative de six mille âmes, se dispute une part importante sans être prépondérante dans les destinées de Ja ville d’Ou-tremont; il cède volontiers le pas à l’ampleur du double mouvement catholique et français dont il sait reconnaître la bienfaisante influence.Les catholiques d’Outremont ne rencontrent point chez leurs frères sépares les explosions de fanatisme outrancier qui ont accueilli, à West-mount, les paroissiens de Saint-Léon.Saint-Viateur, église-mère d’Outremont, occupe une position exceptionnelle, après quinze années d’existence.Avantageusement située au centre de la ville, elle jouit de l'influence (les anciens quartiers les mieux établis et les plus favorisés de la fortune, et exerce saur les trois autres paroisses auxquelles elle a donné naissance, l’ascendance de la renommée et de Taisance des paroissiens qui la composent.L’église, superbe monument d’architecture et d’art religieux que tout Montréal admire avec envie, a succédé il y a | trois ans à une modeste chapelle, jadis affectée au culte protestant, sise avenue Outremont; elle a vu se multiplier depuis autour d’elle des | oeuvres d’une prodigieuse vitalité jqui se partagent en permanence le zele apostolique des pasteurs dévoués et estimés de Saint-Viateur.La première paroisse d’Outremont compte aujourd’hui une population catholique et eanadienne-françnise de J,803 âmes, ce (pii marque une progression constante depuis les humbles débuts de la paroisse.A la bénédiction de la chapelle des Clercs Saint-Viateur, livrée à la population catholique d’Outremont, le 22 novembre 1890, à peine une centaine de familles fréquentaient les cérémonies du culte; plus tard, lors de I erection canonique de la paroisse sous le vocable de Saint-Viateur, pat Mgr Haul Bruchési, le ?S février 1902, la paroisse groupait 300 familles catholiques, à grande majorité ca-nadieune-françaisc.Depuis cette éipoque, un mouvement continu dirigea vers Outre-mont une population choiste de familles canadiennes-françaises, aux fortunes établies : des juges, des avocats, des professionnels, des hommes d affaires à la tête d'importantes industries, trop heureux de trouver un endroit idéal! de repos, se portèrent en grand nombre vers Saint-Viateur.Cette augmentation progressive et constante augmenta les soucis des pasteurs, déjà .surmenés et surchargés de travail.Les “ères Cbarle" LHirharme- et Emile loucher, C.SS.V.les deux premiers curés de Saint.Yiateur, firent face à des situations difficiles et connurent bien des ennuis, des déboires et des sacrifices, en s’efforçant de procurer à tons les bienfaits d'un ministère vigilant.C’est au H.P.Odiion Charbon-negu, troisième pasteur, qu’échut i|e fardeau redoutable de la consr truelio.n de l’église et du presbytère.U s'acquitta de son devoir comme d’une mission» avec le tact, le dévouement et la maîtrise admirables qui distinguent les oeuvres d’un apôtre : aussi a-t-il sacrifié le meiPieur de lui-même, puisqu'il dut abandonner cette année ses fonctions de premier pasteur et ailler refaire sa santé délabrée dans une des nombreuses institutions de son ordre.Ee Père Charbonneau a fait preuve, au cours des onze années de son ministère, d’un esprit éminemment social dans les oeuvres mmlUipies qufill a semées dans la paroisse : écoles, cercles paroissiaux, oeuvres de charité, associations pieuses, confréries et autres, toutes marquees du sceau du plus vivant apostolat.Sgint-Viflteur doit à son activité et à son dévouement Ce développement remiarquable qui a marqué ces dernières années.Depuis la construction de l’église en 1913, la paroisse a connu des bondis prodigieux, qui ont nécessité des démembrements successifs ; et indigré tout, le niveau de la .population de Saint-Viateur elle-même s'est maintenu avec une étonnante fur Mité.Le tableau comparatif suivant illustre bien La situation : 1915 191(> Population catholique et canaldienne-ifrançaise 3386 3803 Familles canadiennes- françaises.683 739 Communiants.2855 3195 Non-communiants.471 608 Institutions d’éducation 7 7 Ecoles .• 4 E Fréquentation scolaire.800 881 1,e,s maisons d'enseignement dominent à Saint-Viateur et constituent lie plus bel ornement de la paroisse.L’Académie Querbeis.dirigée par !e,s Glercs Sairnt-Viateur, et le Pensionnat d’Oiitremonil, confiée aux RR.Soeurs des SS.Noms de Jésus et Marie, parlent d’eux-roèmes de l'éducation supérieure qu’ils distribuent aux enfants do la paroisse, comme du souci de l’art et dm bon goût qui ont présidé à leur .construction.Outre cos deux institutions les plus Importantes» les religieuses de 1 ’ 1 mmaeuilée-Gonoeptton dirigent un couvent pour jeunes filles, de même .que les Soeurs de Marie-Réparatrice; de plus 'les Religieuses des SS.Noms de Jésus et Marie ont fondé une académie, T Académie Notre-Dame de Bon secours, très bien fréquentée.Egalement un groupe de jeunes filles suit les cours spéciaux de Mlle Lanctôt, aux Hirondcd'e.s.Les garçons reçoivent T insinue-lion à deux écoles paroissiales, à l’Académie Querbes et à la maison d'études commerciales, tous deux confiées aux Cîenes Saôinit-Viatieuir, éducateurs reconnus par leur scien-ciu et leur dévouement, Geis excellents religieux ont compris Timpor-ü.'iince des oeuvres post-scolaires, cm fondant au mois do novembre dernier, te cercle d1 Outinemont, établi à l’Académie Querbes.Outre les éè~ ves du cours académique, environ 125 membres en font partie et les adhérions se mullipliient tous Jeis joints.Le cmste met à ia disposition de ses membres, un gymnase, dies salles de billard et de quilles et un bain de natation et en outre les Leçons d’un professeur de gymnastique, attaché au gymnase.L'oeuvre a déjà produit de b km faisants résultats au sein de la jeunesreç Le R.P.Donat Richer, C.SS.V,, nommé curé depuis le 24 juillet, poursuit à ia satisfaction générale, le travail de scs prédécesseurs ; sa bonté et son dévouement Lui ont ooniquis tous les coeurs.Les RR.Pères J.-A.Roy, A.Perreau t et X.Gagnon, C.SS.V., scs assistants dévoués, lui prêtent un concours bien apprécié.C.-E.PARROT.APPEL AUX AMIS DU “ DEVOIR ” Le premier service que nos amis peuvent rendre à la cause, c’est de faire abonner au Devoir quotidien ou hebdomadaire, ou au Nationa-liste.y Le second, non moins important,’ c’est de répandre les livres et brochures qui contiennent les thèses du Devoir.Voici les principales de ces 'publications, non épuisées: La Langue française au Canada : prix, 15 sous; par la poste, 18 sons.Le Devoir, son origine, son passé, son avenir: prix, 10 sous; par la poste, 12 sous.Hier, Aujourd'hui, Demain (1 vol.iu-8\ 192 pages) : prix, 75 sous; par la poste, 85 sous.Le problème de l'Empire; prix, 10 sous; par la poste, 12 sous.BROCHURES ANGLAISES The Foreign Policy of Great Britain: prix, 25 sous; par la poste, 28 sous.Canadian Nationalism and the War: prix, 10 sous franco.Independence or Imperial Partnership?: prix, 25 sous; par ûa poste, 30 sous.OFFRE SPECIALE: pour $1.00 franco, Hier, Aujourd’hui, Demain et toute brochure à 25 sous, ou une brochure à 10 sous et une à 15 sous, au choix.Pour quantités, réductions considerables.Adresser toutes commandes à Tau-teur, 43, rue Saint-Vincent.Faire toutes les remises à son ordre, au pair i prjnce-Artbur, s’est terminé hier, en nie de mariage; aujourd’hui, avec j (>-lr des sessions.Le juge Choquet la rapidité de nos communications, i j’a trouvé coupable d’avoir eu chez viendrait-il un si grand nombre de ;: |uj des distributeurs de gomme.Ce-personnages influents, choisis par- pendant les avocats de l’inculpé ont A VENDRE — (fochets du printemps, Leghorn, Plymouth Rock WyandoL, Rhode Island, aussi poulettes de race.— Ferme Avicole Langlois, Saint-Jérôme, Comté de Terre-bonne, P.Q.T.Paquette, gérant.AVIS est par les présentes, donné cpie l’Union Nationale Française et de Refuge, ^'adressera à la présente session de la Législature de Quibêc, pour obtenir certains amendement à ru charte, concernant la nomination de membres à vie, et l’élection des officiers.EDMOND MONDEHARD, Secrétaire.Montréal, le 29 novembre 19Ir.LA GUERRE AUX JEUX DE HASARD THEODULE RHEAUME C.R.180, RUE SAINT-JACQUES Tel.Main 4571 et 4572.Suite 411 Domicile: Est 1369.ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT ’•'iL Main 213.—Bureau 53.97, rue Saint-Jacques Résidence: 180 Jeanne-Mance Tél.Est 597S GUY VANIER, B-A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jaccpies.— Rureau 76 Tél.Main 2632 NOTAIRES TEL.SAINT-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70, rue Rachel Est, P/Iontréal GUERISON RADICALE Maladies nerveuses, épilepsie, danse de Saint-Guy, hystérie, alcoolomanie par traitement rationnel.Dr EDGAR TURGEON, 410A Parc Lafontaine Saint-Louis, 7607 DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE / Autrefois de Saint-Henri BUREAU 1111, RUE SAINT-DENIS Près Marie-Anne Tel.Saint-Louis, 3943.DENTISTES GENDREAU 543, RUE SAINT-DENIS, coin Cherrier TEL.EST 2916 BUREAU DE 9 HEURES A.M.A 5 HEURES P.M., LE SOIR SUR ENGAGEMENT Bélanger eî Bélanger Notaires i 30.RUE SAINT-JACQUES j EDIFICE "TRUST & LOAN” Arecnt à prêter sur hypothèque à bonnes j conditions, et achat de créances.Règlement de successions.Tel.Main 1859.Or HONORE THIBAULT L.D.S.D.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE 321a, RUE RACHEL (Près Saint-Denis) TEL.SAINT-LOUIS, 6098 CHARLES HANNAN! 14 RUE SAINT-JEAN, SUITE II Ajusteur et courtier financier, argent à prd- | ter.acheteur de toutes sortes de banque- j route, bien de fonds et marchandises de! toutes sortes A commission ou autrement, l Taux tris raisonnables \ REGLEMENTS DE COMPTES MARCHANDS, ouvriers et Journaliers, toutes vos dettes seront payées moyennant I des paiements faciles.Discrétion absolue,! vous transigerez avec moi seulement, M.Lemieux, 37, Boulevard 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janvier 1917.Prix : $3 par an.Adresse : 471-ouest, rue Lagauoheticre, Montréal.___________________ demandé le droit de porter leur cas en appel, ce qui a été pris en délibéré par le juge qui rendra sa décision le 10 janvier.-a- ON SAISIT DEUX TONNES DE NICKEL NEUF GRANDS BARILS DE CE METAL SONT CONFISQUES AUX MAGASINS FRANKELL.R0CH-ALBERT BERGERON NOTAIRE Domicile : Edifice Duluth 528.Parc Lafontaine, 5# i-ue Notre-Dame O.Tél.Saint-Louis, 4938.Téléphone Main 4369 .1.EMERY CODERRE SEC.-TRES.VILLE DE MONTREAL-EST Résidence : « .28, GRANDE ALLEE HOTEL DE VILLE Montréal-Est.Montreal-Est Tél.(résidence) Pte-aux-Tremblcs, 29 (étude) Pte-auz-Trembtes.27—2 ARTHUR COU RTOIS NOTAIRE Immeuble du Crédit Foncier.F.C.35, SAINT-JACQUES, Tel.Main 5030 Bureau du soir : 262A rue Visitation.Tél.Est 3435 HURTUBI5E et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99, rue Saint-Jacques TELEPHONES: Bureau: Main 7618.Résidence: Tél.Rockland 2050 COMPTABLES GARÇONNETS BLESSES.Un garçonnet d’une dizaine d’années, Lucien Bisson, d'omidlié 89, rue Iliervülle, a été frappé par une automobile counane iil étaiit à glisser sur ilia rue Dufresne.La victime et son 'traîneau furent traînés par J "auto à une assez grande distance.L'ambui'anee nie ilThâpîlall Générai mandé en toute hâte transporta lia jeune victime qui '.souffrait d’une f raclure du bras droit et ide plusieurs autres blessures.—Un autre, Hyman iCuier, 15 ans, 1833, rue Clarke, »e fractura un bra.s en tombant sur le trottoir alors qu’il était à patiner.On lie 'transporta à 11’hôpital.JAMBE F R AU.TT RLE.Un jeune Italien, B.Ouisto, 23 ans, en travaillant au tunueil du Nord-Canadien, de bonne heure ce matin, a été grièvement blessé par deux trucs.M a été transporté ù l'Tiôpitail, où tes nièdccins ont coostaltoé une fracture de lia jambe gauche et plusieurs contusions internes.EXPLOSION SOUTERRAINE.Une explosion de gaz dans un égoût situé dans le voisinage du boulevard St-Laurent et de l'avenue Mont-Royal, a brisé maints carreaux aux fenêtres de l’hôtel Landry et d’autres maisons privées.La peur a été plus grande que le mal.LA MAIN MUTILEE En travaillant aux usines de la compagnie Peter Lyall, un employé, John Green, 2ô7, rue St-Au-toinc, a eu ta main droite mutilée par le volant d’une machine, vers minuit, hier •soir.U* malheureux, dans un suprême effort, parvînt à retirer sa main d’où elle était engagée et put ainsi sauver son liras.Trois doigts étaien! déjà détachés de lu main ainsi lacérée.On le transporta à l’hôuiraL La poflioe'fédéral!e vient de pratiquer ila saisie de deux ion îles de nickel idans tes magasins de Frankel* Brothers, •square -DaiUhousie.Ce nickel proviendrait de l’arsenal de Quebec où il aurait été voilé par un certain nombre de personne dont neuf sont actuellement sous arrêt à Québec.Le nickel contenu dams neuf grands barils a été ¦transporté aux bureaux du gouvernement fédéral, rue Saint-Antoine.La compagnie Franketll n’essaya nullile.menl de cacher le nickel en question.Les officiers tie cette compagnie dénia ré rent simplement qu’ils l'avaient acheté comme d'habitude de lia Reid Co.Ltd., marchands de vieux métaux «à Québec.La compagnie Frank (Cl fai t le même commerce-si Montréal'.Ces fragments de nickel proviennent des découpures faites aux douilles qui couvrent lies baille à fusils.Ces fragments sont un mélange de nickel, de cuivre et dlautres ail i i âge s ; ils ne sont d’aucune utilité et d’habitude ces fragments sont vendus à des niarchaïuis de vieux métaux qfli, eux.lès revendent aux compagnies qui font i’exinaction des métaux.La compagnie Frankef.il avait l’intention d’expédier ces fragments de métal à New-York, afin d’en extraire Je nickel et les autres lailiüages pour les mettre ensuite en 11 in got s.BIEN N TEST PARVENU AUX ETATS-UNIS.Québec, 28.— La cause des sept personnes arrêtées pour vol de nickel ù lia Dominion Arsenal, sera entendue vendredi prochain.En attendant îles aine usé s sont en liberté sous caution.La police ici affirme que pa* une once du métal volé n’est parvenue aux Etats-Unis.Les consignations de Québec à Montréal viennent d’etre saisies en entier.RODOLPHE BÊDARD Expert-comptable et Auditeur Systématiste consultant, Administrateur de successions.Téléphone Beil, Main 3869.Chambre 604, Edifice Shaughnessy.137, rue McGill, Montréal Benoit & Be Grosbois COMPTABLES — AUDITEURS LIQUIDATEURS Chambre 5.3 rue Notre-Dame-est Tel.Main 2617 ORTHOPEDIE MODERNE NANTEL & BLAIS 75, BLEURY Manufacturiers membres artificiels, appareils de maintien, bandages herniaires brevetés, ceintures élastiques, ceintures de maternité, bas élastique, etc.DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE ROYAL SILVER PLATE CO.—Dorure, argenture, nickelage, réparations d’argenterie, vases sacrés, bronzes, cuivrerie.A.Giroux, gérant, 57, Saint-Gabriel.Main, 1387 j Tél.Est 7050.Réparation* de ton* genres i J.-O.MORIN & CIE j Nickelage, Placage et Argenteur, Finissent?) en Cuivre, Fabrication (i'Electrollers Spécialité, Carburateur, Cotl Moteur, Magnéto, etc., etc.175 Amherst.SATISFACTION GARANTI CASIMIR HEBERT Professeur de langues mortes et vivanWÉ Répétiteur expert, traducteur , Préparation aux examens, section des lettmtt “Monsieur sait du grec” et autre ohose ' 1210, rue Saint-André, Montréal i Cours privés le jour et la soir.Coure spet; eiaux de “diction".Préparation aux J.-AUEX.O’OU FM AN NOTAIRE 90, SAINT-JACQUES, MAIN 2C03 Prêts sur propriété de ville et terre près Montréal.LE NOTAIRE ERNEST JASMIN Argent à prêter, montants Sl.oon à $5,000, 1ère hypothèque.Règlement do succession Ré».568, Fullum.Las.637 Rés.568, Fullum.Las.627 J.-0.-H.LIPPÉ NOTAIRE ARGENT A PRETER 180.RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL Tél.Main 4571.Bureaib 411 PROI'UX F.T T’ROUUX NOTAIRES 99, RUE SAINT-JACQUES Riltisse Banque Nationale.Tel.Main 23;>!) W_j proulx, L.L.B.Jos.Proulx.L.L.L, bureau élu soir : bureau «lu soir : 283 Ave Esplanade.Ahuntsic Tél.Saint-Louis, 1700.Tél.Sninl-I.ouis, .«.TW Tél.Main 3335 J.ALBERT SAVIGNAC MITAI R R (autrefois de Biron et Savignac) Spécialité : Examen de titres, règlement do difficultés commerclnles, difficultés de famille, successions; placements de capitaux è taux très avantageux.Prêts aux fabriques et aux commissions scolaires.Itorenu: 99.rue Snint-Jacquea Edifice Banque Nationale Le soir après 7 heure»: 308 Sherbrooke Est Tél.Est 1643 ELZEAR ROY NOTAIRE Prêts sur hypothèques.Achats de créances et autres.Département spécial pour : Administration «ie Successions et de propriétés ; recouvrements (collections); assurances; placement «le fonds; agence pour neliat et vente «le commerce < Lthlis ou autres Institutions.206-209, EDIFICE BANQUE-DE QUEBEC N» 11, Piece d'Armcs, MONTREAL Tél.Main 57G2.COURTIERS EN ASSURANCES Résidence : 1650.RUE SAINT-DENIS Tél.Saint-Louis 4876 ADOLPHE DAVELUY COURTIER D’ASSURANCES représenlant de la Great West Vie 160, RUE SAINT-JACQUES Tel.Main 6715 BATISSES COMMERCIALES ET AMEUBLEMENTS ASSURES POUR 3 ANS LEFORT ASSURANCES Vie_Feu—Auto», Etc.Cototionn cratuites ! 164, RUE SAINT-JACQUES Saint-Louir.3242.Tel.Main 3487 brevet* EDMOND LAROCHE, B.S.PROFESSEUR “APPARTEMENTS SALABERRY, ANGUS SHERBROOKE ET SAINT-DENIS Téi.Est 1162 COMBUSTIBLE | Slabs, bois mou bien sec, scié en longuctuP pour poêle, 81.60 le voyage; bois franc scié, le meilleur à 32.2,'.L.A.FAQUIN.371 Pa.; pineau.Téi.est 4815.Résidence: 691, Chain» plain.j HOTEL ALBERT COURTIER D’> Tout bon Canadien-français désireux de se tenir au courant de la lutte pour sa langue doit lire le NATIONALISTE, MEDECIN-VETERINAIRE J.-H.VILLEN EU > E, D.M.V.(Hôpital do TKcole Vétérinaire Laval) 266, RUE CRAIG EST Tél.Main 1398 VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.50, Prix spécial pour les voyageurs de commerce, $2.00 par jour.NVENTI0NS PROTEGEES EH TOUS PAYS PIGEON.PIGEON S.DAVIS i •23.Power Bldq.Têt Montreel, Meir* 302$ MANUFACTURIER La Cie Wisintainer INCORPOREE Fabricants de cadres, moulures et miroirs, importateurs d’imageries, globe*, etc.Maison canadienne et la seule dans son genre à Montréal GROS ET DETAIL 58, Boulvd St.-Laurent et 7, rue Clarke Rolland Bedding Co.91)7.Henri-Julien.Saint-Louis 9198 REPARATIONS : Matelas refaits, soli- difiés, rembourrés, poli», meubles sur commande, emballage : : : 40 uns d'expérience REPARATIONS de poêles à charbon et à gaz S.McARTHUR nncien contremaître chez H, W.Kcrr, 91, rue Mansfield.Tel.ÏTp.6904 ' aWENTEOM IJn tous snys.Demandes le GUIDE DQ L'INVENTEUR qui sera envoyé cratii.MARION û MARION 364 rue Université, Montréal.VERSAILLES, VIDRICAIRE & BOULAIS, Limitée tl.VNCJtJIBHW hDIFICK VERSAILLES 90, RUE SAINT-JACQUES TlîIaHPltONK MAIN 874« MON l'RKAI.Î/ÎRFSH RANGERS EST EN ANGLETERRE Ottawa, 28 — Le censeur en chef annonce officiellement l’arrivée des troupes canadiennes suivantes en Angleterre ; t!M)e Irish-Ganadian Rangers, du Montréal.!87c et 211e bataillons de l’Alberta, 22f)e bataillon du Manitoba.239e bataillon de constructeurs de chemin de fer.Am-ri des détachements d’artillerie.infanterie, corps médical el dentaire., Ce Journal est imprimé nu No 43 rui Saint-Vincent, «'« Montréal, par ITMPRIMPe BIF.POPULAIRE (h rcsponsahllllé limités).J.N.Chevrier, gérant généra).¦t VTOL.VII.— No 303 LE.DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 28 DECEMBRE 1916 Notre Page Féminine LES VIEILLES A ma mère.Les belles femmes sont tes vieilles, Dont l’àme a noblement aimé, Et citant l’amour s’est consumé Dans la sainte angoisse des veilles.Leur regard, hçmté de merveilles, D’un feu divin s'est allumé; Les belles femmes sont tes vieilles, Dont l'àme a noblement aimé.Leurs lèvres ne sont plus vermeilles, Mais, dans leur coeur tout parfumé.Dure un trésor ensoleillé Comme un jardin, mis en corbeilles: Les belles femmes sont .les vieilles! Blanche LAMONTAGNE.(Visions Gaspésiennes) Lettre de Fadette L Cette veille de Noël avait été dure pour le père Malot.Dés l’aurore il avait pelleté les perrons sans cesse recouverts par la neige tourbillonnante, et couru d'une fournaise à l’autre de sa riche clientèle pour les tenir bien remplies de charbon.Il était las, il n’avait pas eu le temps de manger, il avait froid; mais il était surtout bien inquiet.Car très loin, dans l’humble quartier qu’il habitait, sa femme malade et folle était foute seule, et il pensait à tous les accidents qui étaient possibles: elle pouvait mettre le feu à la maison ou s’y laisser geler; elle pouvait s’enfuir dehors ou s’empoisonner sans que personne en eût connaissance.Enfin l’angoisse du vieil homme devint inendurable et il prit le tramway afin d’étre plus tôt chez lui.Dans son lit, bien tranquillement, la malade ronflait dans la pièce tiède, et le petit logis parut bon et confortable au pauvre homme qui avait tant haleté dans la tempête.Après avoir ranimé le feu, il prit une bouchée, et quand il alluma sa pipe, il se sentait tout regaillardi.Et sans pensées, doucement, il s’assoupit dans son fauteuil de paille.Et pendant que la tempête grondait dehors, que la vieille ronflait, que le vieux dormait, la Mort entra dans la maison, et ce ne fut pas pour prendre la pauvre démente, mais le brave Michel qui était si fatigué d’avoir tant travaillé toute sa vie! Dans la soirée, la porte s’ouvrit et un soldai s’avança en faisant de la lumière et en criant joyeusement : — Ah! ah! Vous ne vouS-attcndiez pas à celle-là, hein, mes chers vieux, et c’est une fameuse surprise, pas vrai?Personne ne lui répond et pourtant il voit sa mère qui bouge dans son lit, et son père qui a les yeux grands ouverts! Un frisson le saisit, car l’ombre rigide du vieux se profile sur la muraille et ses yeux fixes lui disent la lugubre histoire.Il s’approche du lit où sa mère marmotte des mois incohérents et elle se cache la figure effrayée par sa présence! El ce fut la nuit de Xocl de Jean Maint, qui, depuis des mois, rêvait de sa fugitive visite au Canada et de la joie de ses vieux! La voisine, vint ensevelir le mort: la vieille dormait.Lui, le pauvre, assommé, anéanti, ne .sentait plus ni surprise ni chagrin, et comme un somnambule il errait dans l’ombre de la pièce.Puis il fut seul.Vaguement il entendit les cloches de minuit se répondre paj'-dessus les toits, et les groupes joyeux passer devant la maison: à côté de lui son père dormait son dernier sommeil et sa mère ne le reconnaissait plus! La nuit passa dans ce cauchemar, et le jour le trouva immobile, les yeux dans le vague.Dans la matinée, la fille de la voisine vint s’agenouiller et prier auprès du corps.Quand elle se releva, elle aperçut le jeune homme qui ne semblait pas la voir.“Ne me reconnaissez-vous pas, Jean?— Et elle pleurait.Jean releva la tète, prit entre les siennes les deux pctiles mains: il y appuya son visage et il pleura avec ces sanglots déchirants des hommes que la douleur laboure.— “Je n'ai plus personne maintenant!__O Jean! Et moi!” — Tout son coeur passa dans ce cri.Et dans cette suprême douleur, l'amour caché de Marie fut révélé comme un grand espoir qui sauve.et plus tard, Jean comprit pourquoi il était revenu, et il bénit Dieu qui fait bien tontes choses.Son père était délivré de sa trop lourde misère: sa mère avait une fille pour la soigner, et avant de retourner en France pour battre les Allemands, Jean, au foyer brisé, avail créé un foyer nouveau.FADETTE.< LES LIVRES DE CHEZ NOUS •VUTOUH DK LA MAISON, par Michelle LeNormand.édition du Devoir, 155 pages.— Montréal, l!)l(i.Petit volume sans prétention, qu’on parcourt avec un charme extrême.Michelle nous raconte ses faits et gestes d’enfant, quand elle s'amusait avec Pierre et Toto, scs frères, sous l'oeil bienveillant de tante Estelle.C’est gai, c’est frais, c’est simple et c’est franc comme un gazouillis d’enfants ou d’oiseaux.Tout, ce petit monde s’aime bien et aime bien la vie.Et puis, la pensée sérieuse, la noie de piété filiale, le regard vers Dieu éclosent si naturellement sous la plume de Michelle! Nous avions lu tout cela, en billets du soir.dans le Devoir.Mais nous avons relu t volontiers et sans nous lasser.L'an-* tour es! toute jeune encore.Que sa main ait été guidée par une main plus sûre, il esl possible.Mais son bon coeur est bien à elle et il est si canadien, si plein de sentiments très purs, si sincere et si aimant, qu’on l'aime beaucoup, Michelle, et Toto aussi, et Pierre, et tante Estelle, et )u Zoulou même, le pauvre chien Z.ov-lou, sur le trépas tragique duquel, ma parole, j’ai failli pleurer! Aussi ce récit charmant de choses vues et entendues autour de ta maison a-t-il1 un.beau succès dans notre petitj monde des lettres.Avec cela, il faut1 le dire, qu’au Devoir, on sait également aider les amis et les pousser dans le monde! Et c’est très bien, c'est intelligent, c’est heureux au possible.11 ne convient pas d’accabler les siens sous la louange.Mais, sous prétexte qu’on est de la même maison, il ne faut pas se faire grise mine, non plus, e! ne pas s’aider! Comme son aînée Fadette, Michelle Le Normand nous fera encore passer de doux moments.Elle n’a qu’a continuer.— E.-J.A.(Lu Revue Canadienne) RECETTES METS POUR LES MALADES EAU DE KARINE^D’AVOINE.— Faites bouillir, puis refroidir 2 pin-les d’eau; ajoutez 1 tasse de farine d'avoine, et mettez en lieu chaud (8(1" K) 1 heure et demie.Passez et refroidissez.GRUAU D’AVOINE.— Mettez 1-2 tasse de farine d'avoine grossière et un peu de sel dans 3 tasses d'eau bouillante.Cuisez 3 heures au bain-marie.Si c’est de la farine roulée, elle cuira en moins de temps.Passez el ajoutez assez de lait ou de crème pour rendre consistant.Faites chauffer, et passez à nouveau.GRUAU DE MAIS.— Mélangez 2 cuHIérécs à labié de farine de tnnïs aver 1 de farine et un peu de sel.Ajoutez assez d’eau pour eu faire un* pâte claire, et remuez dans 1 pinte 1-2 d’eau bouillante.Faites bouillir lentement pendant 1 heure sur la flamme, et délayez avec du lait.On le fait aussi avec du lait, et on fait cuire au bain-marie pendant 3 heures 1-4.GRUAU D’ARROWROOT.— 1 cuillerée à thé d’arrowroot par tasse d'eau bouillante?Délayez dans l’eau froide en pâte claire avec un peu de sel.Ajoutez l'eau bouillante, et faites cuire 10 minutes.On ajoute du lait ou de la crème, à volonté.THE DE BOEUF.— Prenez 1 !b.de steak de rouelle de boeuf, essuyez, coupez en petits morceaux, ôtez le gras, et faites tremper 15 minutes dans 1 chopine d’eau froide.Mettez la viande et l’eau dans un pot à fruits en verre et couvrez.Placez sur trépied dans un chaudron avec eau froide.Chauffez lentement et faites cuire 3 heures.Passez, assaisonnez, et réchauffez avant de servir.BOUILLON DE POULET OU DE MOUTON.—Essuyez le mouton avec un linge humide.Coupez en morceaux et mettez en marmite avec les os.Couvrez d’eau froide.Chauffez lentement jusqu’au point d’ébullition, écumez et ajoutez poivre et sel.Faites cuire à feu doux jusqu’à ce que la viande soit tendre; passez et dégraissez.Remettez au four, ajoutez du riz lavé, et faites cuire jusqu’à ce que le riz soit tendre.Un poulet doit donner environ 3 chopines de bouillon auquel on ajoute 2 cuillerées à labié de riz.On peut servir un peu de poulet avec le bouillon.GRILLES DANS DU PAPIER ENDUIT DE BEURRE.— On peut faire griller, enveloppés dans un papier enduit de beurre, une côtelette d’agneau, 1 steak d'aloyau.1 poitrine de poulet ou 1 petit poulet.Prenez 1 feuille de papier à lettre, enduisez-la de beurre et mettez la viande sur la feuille que vous ramenez sur la viande en repliant trois fois les bords.Mettez sur le gril PERFECTION, eî faites cuire 10 minutes, sur flamme basse.Ne laissez pas brûler le papier.Assaisonnez de sel, de poivre, et de beurre, et servez sur rôties.L’ALMANACH JXJ PEUPLE Nous accusons réception d’un exemplaire de VAlmanach du Peuple pour 1917, édité par la Librairie Beauchemin.à qui nous en fai.sons tons nos compliments.L’Almanach du Peuple est devenu une sorte d’encyclopédie annuelle dans 'laquelle on aime à retrouver les traits les plus saillants de l’année expirante, en même temps qu'une information générale choisie avec tact et bon goût.A part Sa nomenclature ordinaire des personnages officiels, le calendrier proprement dit, cl les renseignements les plus variés et les plus utiles, on y trouve, cette année, une étude instructive sur la question du Crédit rural, qui tend de plus en plus à prendre chez nous une place de premier rang dans Jes préoccupations des économistes.Avec une largeur d’esprit qui confine à la bravoure, le rédacteur de VAlmanach n'a pas craint “ d'exposer ce qui a été fait à cet égard en Allemagne ”, comme il est dit à D Avertissement (page 641, “ où le “ Landschaft ’’ est l'organisation de ce genre la plus perfectionnée qui existe dans le monde.Ces considérations, y lisons-nous encore, ont été complétées par l’exposé des côtés les plus saillants du ‘ Farm Loan Bill ”, tout récemment devenu loi aux Etats-Unis.” fl faut admettre que cette question est fort importante pour le Canada, où le besoin d'un bon système de crédit rural «e fait de plus en plus sentir L’Alamnach du Peuple aura contri-biné ainsi à former l’opinion dans notre province en particulier, et les législateurs pourront s’appuyer une opinion éclairée lorsqu’ils entreprendront de doter nos campagnes et notre agriculture de cet indispensable instrument de progrès et d’avancement.La question bilingue ne pouvait manquer de faire le sujet d'une mention détaillée, et l'on a eu la main heureuse en reproduisant dans VAlmanach la savoureuse conférence prononcée à Vancouver par un voyageur anglais de talent et de coeur, M.Downie qui a spi ri tue!'dement rendu justice à la race et à la cause c a n a d ie n ne -f ran ç a i s e.On lira ce travail avec un vif plaisir.Quant à la guerre, i! en e>l fait un historique clair et dégagé des détails parfois inutiles qui rendent si obscure la lecture quotidienne des dépêches des agences d’information.En résumé, ce quarante-huitième numéro continue dignement la tradition d’intérêt et de “ fini ” qui est propre â l’Almanach du Peuple et dont il convient de féliciter ses éditeurs.En vente chez tous les libraires, à 25 sous l'unité.Un original calendrier aux dessins extraits de L" Album Henri ,Iu-lien ” est aussi distribué par la Librairie Beauchemin.L’EXPLORATEUR CHS TJADER EST MORT New-York, 28.— Charles Tjader, explorateur, auteur et inventeur, est décédé hier, après une courte maladie.En 190(1, il a conduit une expédition dans les épais fourrés de l’Afrique orientale, pour le Muséum d’Histoire naturelle des Etats-Unis.En Afrique, il a découvert 2 nouvelles espèces d’antilopes qui portent son nom.il était né en Suède, en 1809._______ LA COMMISSION DES LICENCES Les commissaires dies licences se réuniront le 4 janvier prochain.Ms onl ipU'Usieairs questions importantes à discuter, entre autres, ai les commissaires en viennent à une conclusion, on oonnakra alors les noms des 50 propriété ires de l icence qui sc verront enlever leur permis, daprès ta nouvelle loi.Cadeaux pour le Jour de l’An Pourquoi n* pan lui donner un MANTEAU DE FOURRURE ?Nous en avons de toutes sortes, dans les plus nouveaux effets évasés, unis ou garnis d’autres fourrures.Ou encore aimerez-vous une frarniture de fourrure, en loup ou en renard ?Voyez notre vaste aasortiment.Nortnandin- Turcotte LIMITEE 257-ouest Ste-Catherine, en face d’Alntj'.RUSSIE IL FAUT D’ABORD CHASSER L’ENNEMI UN ORDRE DU JOUR DU TSAR A SES TROUPES CONCERNANT LA PAIX.- V Pétrograd, 28, via Londres.— L’empereur a lancé un ordre du jour à toutes les armées russes le 25 décembre.“L’Allemagne sent que sa défaite complète est prochaine, a-l-il dit, et prochaine aussi est l'heure des réparations pour toutes ses infamies et ses violations de la loi morale, de même qu’au temps de sa force elle déclarait soudain la guerre, sentant aujourd’hui sa faiblesse, elle propose soudain l’ouverture de négociations de paix, désirant coin pléter ses négociations avant son épuisement militaire.“En même temps, elle crée une fausse impression quant à la force de son armée en utilisant ses succès temporaires sur la Roumanie qui n’avait aucune expérience de la guerre moderne.” Déclarant (pie les Alliés sont dans une position pour choisir une heure plus favorable pour la paix, de même que l’Allemagne a choisi l’heure fatale pour déchaîner la guerre, le message ajoute : “Cette heure n’est pas encore arrivée.L’ennemi n’a pas encore, été chassé des provinces qu’il occupe.La Russie n’a pas encore rempli la tâche créée par la guerre an sujet de Constantinople et des Dardanelles, el aussi pour ce qui est de la création d’une Pologne libre; Conclure la paix à présent ce serait renoncer à profiter des sacrifices faits par la marine et l’armée russes.” En terminant, l’empereur exprime la confiance que pas un soldat russe ne désirera la paix avant que l’ennemi soit chassé du sol russe et qu’il ait donné des garanties contre le renouvellement d’une attaque traîtresse.-»- LE‘MARYLAND’N’A PAS ETE RETROUVE SA PERTE SEMBLE MAINTENANT CERTAINE — L’OZAMA, DE LA LIGNE CLYDE, EST DISPARU DEPUIS 8 JOURS.Nantucket, Mass., 28.— On considère aujourd’hui comme une perte probable le navire Maryland, assailli dernièrement, par une tempête ail large de la côte américaine.Les gardes-côtes onl abandonné aujourd’hui leurs recherches, après trois jours de vigilance constante sur les lieux du sinistre; ils ont circulé plus de 30 heures à l’endroit même d’où sont partis les appels de détresse du Maryland.Le navire, jadis affecté à la navigation des Grands Lacs, a été envoyé à la mer par ses propriétaires, la compagnie Crew Levick de Philadelphie; il a essuyé les rudes assauts de la haute mer et fut tellement secoué que sia perle est jugée irrévocable.Les gardes-côtes américains sont maintenant à la recherche du nouveau navire Ozama de la ligne Clyde, qui faisait le service de Portland à New-York.Parti de Portland le 21 décembre, le navire n’a pas donne de ses nouvelles depuis.TI5ZA VA-T-IL DEMISSIONNER ?UN DIFFEREND ENTRE LE PREMIER MINISTRE HONGROIS ET LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES.Berlin, via Londres, 28.— A Budapest, la rumeur veut que le comte Stephen Tisza, le premier ministre hongrois, soit prêt à démissionner à cause de certains différends avec le comte Czernin von Chudenitz, ministre des Affaires étrangères austro-hongrois et le cabinet de coalition autrichien.* * * Berlin, via Londres, 28.—Les journaux du gouvernement à Budapest ifien-t un rapport publié par les organes de l’oppos.ition disant que le comte Stephen Tisza, le premier ministre hongrois, est près de suivre l'exenrolle du baron Burian et du Dr Von Koerber et d’offrir sa démission.Depuis la mort de François-Joseph il a souvent été question de la démission du premier ministre.La rumeur voulait que le baron Burian soit renuplacé par le comte Czernin.ETRENNES destinées aux personnes de bon goût 3E TROUVENT A LA LIBRAIRIE GRANGER FRERES, LIMITEE i F Une visite à nos magasins est sollicitée et vous fera apprécier avec la qualité des 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faire un apptll en faveur d’un service national volontaire, qui rendrait inutile le recours à un mode quelconque de coercition.Vous m’avez demandé de donner l’assurance que (tans aucune eir.constance le gouvernement ne tentera d’établir ou n’établira la conscription.Comme je l’ai dit dans notre entrevue, ii me faut refuser de donner pareille assurance.J’espère que la conscription ne sera pas nécessaire, mais s’il arrivait que ce fût le seul moyen effectif de préserver l’existence de l’Etat et des institutions et des libertés dont nous jouissons, je.considérerais nécessaire d’agir en conséquence et je n’hésiterais pas à le faire.Pour vous fournir des renseignements supplémentaires sur les fins du service national, j’insère des copies de l’arrêté ministériel en vertu duquel on a nommé le directeur générai et les directeurs de la commission du Service national.Vous m’avez représente qiul est important et même nécessaire que la richesse accumulée du pays fasse sa juste part de sacrifice et d’effort dans cette guerre.Le gouvernement a déjà reconnu ce principe et agi conséquemment.Il faut d’abord soumettre au parlement tonte autre proposition à cet égard, après avoir i obtenu la sanction et l’approbation i de la Couronne.Les ouvriers syndiqués du Canada ont répondu magnifiquement, depuis deux ans et demi, à l’appel lancé en faveur du service de l’Etat.Plusieurs membres de vos associations combattent au front, et ils sont nombreux ceux qui ont donné leur vie pour la cause de l’humanité, de la liberté et de la civilisation.Les soldats du front ont le droit de sentir qu’au Canada nous faisons tout notre possible pour les aider et les soutenir dans le généreux effort qu’ils font en faveur de la cause.En vérité, cette pensée a inspiré le service national et en constitue l’idéal.Que chacun fasse sa part le mieux qu’il peut et au plus grand avantage de l’Etat auquel il doit fidélité.” LETTRE DE M.BENNETT Voici maintenant la lettre de M.Bennett : 27 décembre 1916.'.bers messieurs.—- Relativement aux nombreuses entrevues que nous avons eues ensemble, je confirme maintenant les déclarations ver Paies que je vous ai faites, à savo r : On est olligé de remplir convcle-ment le questionnaire du service national et de le renvoyer promptement, mais il suffit que les réponses à des questions autres que des questions de fait expriment consciencieusement la conviction de la personne remplissant le questionnaire.Le comité exécutif a fait la dé-cilaration suivante : *u Vu l’aststi-rnncc donnée par M.Bennett, di- recteur général du service national, qu’il n’v aura ni pénalité, ni coerci-tion, quand les réponses seront véridiquement et consciencieusement données, les membres du conseil exécutif recommandent aux membres de toutes les unions affiliées de répondre aux questions suivant leur conscience et de retourner le questionnaire tel qu’indiqué.OPINIONS DES Cil EPS OUVRIERS Winnipeg, 27.— Voici quelques opinions exprimées par des chefs ouvriers, quand ils ont appris Je résultat de la conférence de leurs représentants avec le gouvernement, à Ottawa, sur le service national : Le commissaire Puttee.—“ Je ne sais pais sûrement quel effet cela produira sur la situation, ici, mais il me semble que l'attitude prise par les délégués à Ottawa aura une grande influence.” M.F- J.Dixon.— Je pense que nous devons adopter une politioue d'attentive expectative tant que nous n’aurons pas reçu des nouvelles des gens de l’Est.” M.Dixon regarde “ comme encourageante la nouvelle que le gouvernement se propose de décréter un nouvel impôt sur le capital.” IL’écheyin W.B.Simpison a declare qu’il ne veut pas faire de déclaration avant d’avoir reçu des rapports officiels de l’Est.“ Quant à moi, a-t-il dit, je suis opposé à ce qu’on réponde au questionnaire,' mais isi le gouvernement fait des concessions, j’y réfléchirai.” M.P.MaiiDonnell, secrétaire intérimaire du Conseil des Métiers et du Travail : “ L’événement n’aura qu'un effet, à présent, en autant qué je puis voir, ce sera de nous faire tenir plusieurs réunions, démanché, et nous étudierons la question telle mie notre rc ! toute mon hérédité.Par quell sadisme ,L ,lï^n»1 ’„.c.eM rnte’lleci’.iuél m'étais-je appliqué cette ~.espèce de cilice Idéologique, qui meurtrissait et qui étouffait ce qu’il y avait en moi d’origimal?si encore ces 'théories «'étaient imposées à ma raison avec une évidence irré'siistihlie! Mais, encore une fois, ce n'étaient que des préjugés, dès présomptions pour moi invérifiables.C’est à Bethléem, dans la Grotte de la Nativité, pendant la nuit de Noël 1906, qu'il tombera à genoux, Oe jour-3à, 11 fut vraiment heureux.Je n'aiperçois pas le prêtre qui officie à l'autel de la Crèche, dams un renfonicemen.1 cc.nltigu à l’eisica'ier, mais je distingue tous les assistants.Quéllie beauté! Ah! cette fois, c'est bien lia grande émotion que j’-avaiis si ardemment souhaitée.-La vision ramassée dans cet espace exigu déborde tes murs de lia grotte, se recule dans le lointain des âges.Au fond, contre les parois sdnitillllantes, des femmes voilées et drapées de blanc — les saintes vierges que j'avais déjà vues, ce soir, penchées sous les ogives des maisons de Bethléem;—dès hommes en tuniques serrées aux reins par des ceintures de cuir, rudes profils d’apôtres aux barbes hirsutes et aux mniims railleuses ; puis, plus près, des hennins de Rethliéémi- je ne m'étais pais senti la force de le suivre.Et je me disais: “Tous ces philosophes dont on a plein la bouche, qui les a lus, qui les connaît ?Platon lui-tnêtme, si séduisant, si agréable à lire, combien sont-ils ceux qui l'ont lu tout entier?La plupart des gens sont dans mon cas.Ils regardent comme vèri'és démontrées de simples préjugés d’école.Pour fai-re honimêitement figure d’èvoUution-nj'stc, ou même simpOement de scientiste, il me faudrait passer des années dans un laboratoire, essayer ensuite (l'accorder mes expériences avec celles de mes devanciers et, après caila, proposer témérairement ligueuses, les cornettes des Soeurs de Saint-Vimceenl de Pauli; plus près en core, confondues avec ces humbles et ces pauvres, les daines et les jeunes fillies des consuilats, dont les vêtements modernes ne détonnent pas au milieu de tous ces costumes archaïques.Les mains sont jointes.La chair des visages est tnaqsipercée par la fllamme fervente des cierges.Une identique expression de recueille mlenl el d'adoration stpirituialise les traits calmes des figures, le mouvement des bouches en prière.lie peintre le plus pieux des Filandres mystiques n’a rien fixé sur sa toile de plus tendre, de plus chasteiiieint beau, de plus profondément chrétien.C’est vraiment la chapel'lle de rêve, le paradis imimacU'üé que l’on contemple une fois dans sa vie et que, jusqu'à la minute suprême, on ne reverra jamais plus ! Une agitation presque imperceptible ondule parmi toutes ces tètes courbées: le prêtre va distribuer la communion.Le cercle des fidèles agenouillés s'e resserre.Je voudrais mie joindre à eux.Mais la foule est si compacte qu'il est impossible d’approcher de l’eu tel.Par l’autire escalier, de nouveaux pèlerins affluent, prennent la place de ceux qui s’en vont.Une nouvollle messe commence.Je désespère de pouvoir l’entendre, Alors, aiguillon n.e par une sorte de faim eucharistique, je me glisse dans la foule, et, me coulant péniblement le long des parois rocheuses de la grotte, j’atteins un couloir de catacombes, où grésillllemt de petites lampes fumeuses ; je débouche dans ta chaipciàle des Innocents.Bille aussi fi’le est pleine d'affamés qui attendent.Par une autre galerie souterraine, je gagne enfin la chapéltlè St-Jérôme, pleine encore, ainsi que toutes lies autres; mais, comme elle est Bouteilles et boites à dîner Thermos, $2.00 à .$25.00 Conservent chaud, 24 heures, conservent froid 3 jours.Parfum en coffret, 25c à $20.00 Parfumeries en verre taillé, $1.50 à.$12.00 Bouteilles Vacuum Thermos, $2.00 à.$5.90 Porte-plumes réservoirs, $2.50 Camera Eastman, $1.25 à $77.00 à.$150.00 Porte-plumes réservoirs, 200 modèles différents, unis ou montés en or ou en argent, $2.50 à.$150.00 Chocolats, 25c à .$10.00 Cigares et cigarettes,50c à $7.00 Boîtes à dîner Thermos, $3.50 à.$23.00 Kodaks, $7.00 à .$100.00 Boîtes de toilette, $2.00 à $25.00 et un nombre considérable Cameras et kodaks Eastman, $1.25 à.$100.00 Tous les accessoires pour photographe-amateur.d’autres suggestions pour cadeaux.Toutes ces marchandises sont vendues avec une garantie absolue.N.B.—Choisissez maintenant, moyennant un léger acompte, nous vous garderons vos achats jusqu'au Jour de l’An.J.H.ROBERT, 1185 rue Saint-Denis angle Mont-Royal.MONTREAL.ARTICLES EN CUIR Four cadeaux utiles et agréables Nous attirons votre attention particulière sur notre immense assortiment d’objets en cuir spécialement choisi pour cadeaux.Vous y trouverez une quantité illimitée de suggestions extrêmement intéressantes en même temps qu’économiques.Un article en cuir quel qu’il soit est généralement très pratique^ et donne toujours une excellente durée, choses qui méritent une bonne part de considération.Parmi les différents articles étalés à nos magasins vous trouverez entre mille autres choses: Sacoches pour dames Sacs de voyage Porte-musique Portefeuilles Porte-monnaie Bourses Nécessaires de toilette Nécessaires de voyage Boites à collets Etuis à cigares Etuis à cigarettes Cadres pour photos SUCCURSALES : BAZAR DU VOYAGE: 452 SAINTE-CATHERINE EST L’ALLIGATOR: 413 SAINTE-CATHERINE OUEST une coïKllusiom, alors que ma métho- twines, dés guimpes cianidides de re- (Suite à la dème page.) 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PAS POPULAIRE — NICHOLSON A JOUE UNE GRANDE PARTIE DANS LES BUTS DES VISITEURS.TOUT MONTRÉAL VERRA LE DUEL ENTRE LA CASQUETTE ET STAR CES DEUX FORTES EQUIPES AMATEURS SE RENCONTRERONT AU JUBILE, CE SOIR.— UN HATCH SENSATIONNEL EN PERSPECTIVE.STE-ANNE VS GARNETS DANS LA FINALE.RES UL TA T FIXA L : 7 A 1.La saison de hockey professionnelle a été inaugurée hier soir à l’Aréna de Westmount lorsque le Canadien, champion de l’an dernier, et le Toronto vinrent aux prises, en présence d’une assistance assez nombreuse.Le résultat de cette rencontre a été une désagréable surprise .pour les amateurs locaux car les Bleu Blanc Bouge ont subi une défaite aux mains des équipiers de la Ville Heine et cela par un résultat de 7 à 1.La joute, disons-le tout de suite, m fui pas des plus intéressantes car le jeu fut loin d’être de bonne qualité.Le Canadien manquait de condition tandis que les visiteurs étaient en excellente forme et ces derniers se jouèrent des hommes de Kennedy du commencement à la fin de l,a joute.L’absence de Prodgers et de Mc Namara sur l’alignement du club lo cal se fit resstir car Mummery, la nouvelle recrue des Habitants, ne put tenir les avants du Toronto en échec et Corbeau, malgré sa bonne volonté, ne fit pas merveille.La joute d’hier soir marqua l’inauguration du système d’un seul arbitre mais il faut avouer que ce système ne semble pas donner entière satisfaction.Harvey Pulford avait charge de la partie mais le travail de surveiller tous les joueurs à la fois était trop considérable et plusieurs offenses restèrent impunies.Plusieurs nouvelles recrues furent mises à l’essaie hier soir.Noble et Briden firent leurs débuts avec le Toronto et ces deux jeunes firent bonne figure.Du côté du Canadien, S.Malone, des Trois-Rivières, prit part au jeu mais ne fut pas assez longtemps sur la glace pour pouvoir juger sa valeur.Dans la première période le Toronto eut l’avantage du commencement à la fin et trois points furent mis à son crédit tandis que le Canadien était tenu en échec.Les Bleus se montrèrent en meilleure condition que leurs adversaires et cette forme valut l’avantage aux hommes 'de Livingstone.Le jeu de combinaison fit entièrement défaut et les amateurs présents à celte joute ne virent rien autre chose que des cou rses individu ell es.Les deux autres périodes ressemblèrent à la première à l’exception de la troisième qui permit aux locaux d’enregistrer un point par T en- tremise de Jack Laviolette après bien des efforts ly buts du 'Toronto, fut rétoile de joute et fut le facteur de la victoire des siens car il arrêta tous les lan eers qui étaient faits dans la direc tion de scs filets.Les équipes s’alignaient comme suit: Toronto.Canadien.Nicholson Buts Vézina Cameron Défenses Mummery Randall Défenses Corbeau Noble Avants Pitre Keats Centres La lon-de Denneiiv Avants Laviolette Briden Substituts Coulure Kyle Substituts Berlinguette Skinner Substituts Poulin Substitut Malone SOMMAIRE Première période.Toronto.Keats .i.45 ; Toronto.Cameron .,40 iToronto.Denneny .1.20 Deuxième période Toronto.Briden .11.20 Troisième période Toronto.j Toronto.Randall.4.40 Toronto.¦ .Briden ., .7.40 Canadien.PUNITIONS .15 Min.Maj.Noble .- Corbeau , 1 Keats ._ Mummery • • • • * 1 2 Skinner .1 .Denneny .• V • • • ^ - Poulin .1 Keats .- 1 CHANGEMENTS Première période Briden pour Noble; Noble pour Briden; Skinner pour Denneny ; Poulin pour Corbeau; Denneny pour Keats; Berlinguette pour Mummery ; Briden pour Noble; Corbeau pour Berlinguette; Mummery pour Pou lin.Deuxième période Denneny pour Keats; Mummery pour Poulin; Briden pour Noble"; Noble pour Briden; Skinner pour Keats; Keats pour Denneny; Malone pour Pitre.Troisième période Pitre pour Malone; Berlinguette pour Pitre; Skinner pour Keats; Bri-den pour Noble; Poulin pour Mummery; McNamara pour Corbeau.LE QUEBEC DEBUTE PAR UNE ÉCLATANTE VICTOIRE IL RAT LE WANDERER PAR 6 A 2 DANS LA VIEILLE CAPITALE, HIER SOIR.— TROIS MILLE PERSONNES A LA PARTIE D’OUVERTURE.— SPRAGUE CLEG HORN SE FAIT BLESSEH DANS UNE COLLISION AVEC JOE HALL.Québec, 28 — Le Québec a inauguré la saison de la N.H.A., hier soir, par une victoire sur le Wanderer, par un résultat de 6 à 2, en présence d’une assistance de quelque trois mille personnes.Le Wanderer perdit au commencement de la joute le concours de S.Cicghorn, dont il ressentit la perte surtout au cours de la première nhase de la joute.Sans avoir été très brillante, la partie fut intéressante du commencement à la fin et rapide pour un début de saison.Les deux équipes utilisèrent des jeunes qui figurèrent avantageusement.Durant les premières minutes de la joute, le jeu fut assez également partagé jusqu’à ce que Sprague Cleghorn, blessé accidentellement dans une collision avec Joe Hall, dut se retirer pour être remplacé par Stephens.Son départ affaiblit visiblement la défense des visiteurs où Boss ne pouvait suffire à la tâche.Québec, qui avait à ce moment une avance d’un point, accrut son actif de deux autres, pendant que Odie Cleghorn vengeait Je départ forcé de son frère en enregistrant un point pour son club.La première période, saillante surtout par l’excellente figure que fit George Carey, le jeune amateur qui débutait sur l’équipe québécoise, sc termina par 1 à 2 en faveur du Québec.La seconde phase fut plus contestée et notable surtout par l’adresse détdoyée pur les jeunes joueurs du Québec, Carey, Johnson et W.Mummery.Un seul point fut enregistré par Québec.Les vétérans de l'équipe montréalaise, Ross et O.Cleghorn.de même (pie Tétreault et George, multiplièrent bien les attaques, mais elles allèrent invariablement se briser dans la défense québécoise, qui joua systématiquement.La troisième période fut non moins contestée que la seconde, L’unique point de cette dernière manche ne fut compté qu’après sept mi- nutes de jeu par un lancé de Malone sur une passe de Johnson, quoique les visiteurs eussent maintes fois mérité pareil succès pour eux-mêmes.Les équipes étaient composées comme suit ; Quebec Wanderer Moran Buts Lindsay flail .Points Art.Ross Ritchie Couverts S.Cleghorn Malone Centres O.Cicghorn Carey Ailes Thompson Crawford Alius Georirc Substituts Québec : McDonald, Marks, S.Johnson, \V.Mummery ; Wanderer : Stephens, Tétreault, Marshall, Hague, J.Roy.Arbitre, Smeaton "; juges des points, O.Leclerc et Nap.Belleau ; chronométreur, Jos.Bussières; marqueur, Billy Sharpe.SOMMAIRE , Première période ‘—Quebec, Malone.1.26 2—\\ anderer, George.3.50 a •uec’ £ra'y?ord.'^o 4—Quebec, Ritchie.3,25 p—Québec, Crawford., ’L20 6—Wanderer, O.Cleghorn.2.05 - Ppuxième période 1—Quebec, McDonald.8.50 Troisième période.R9Uene»’JIn,.0ne.7-25 Résultat final : 6 à 2.JL Nouvelle importation Pour cadeaux du Jour de l’An Chemises pure soie, (pesanteur de soie 15 mommies) dans un choix des plus variés, 2 qualités: $3.00 et $6.00.5.-i4.de Lorimier 34-ouest, rue Notre-Dame.LANGFORD ET DEVERE SONT EN BONNE CONDITION Deyere et Sam Langford, qui feront les frais de la bataille principale de demain soir, au Jardin de Danse, rue Bleury, arriveront en cette ville demain matin.Ces deux pugilistes sont en excellente condi-tion et devraient fournir un combat 1res intéressant.M.RWly Moorc.house, le promoteur de cette rencontre, est à faire les derniers préparatifs pour la séance de boxe de demain et prépare une série de préliminaires entre lioxeurs locaux de grande réputation, afin de donner pleine et entière satisfaction aux amateurs qui se rendront au Jardin de Danse, domain soir.PRATIQUES DE LA CASQUETTE Jr L’équipe de hockey la Caïnmette Jr aura à l’avenir ses pratiques au p'atinoir Jubilé, tous les vendredis soirs, de 8 à !) brs Colle équipe est composée d'excellents athlètes de la Casquette, qui ne manqueront pas de suivre les glorieuses traces de leurs aînés.La seconde soirée de la Ligue Montréal au patinoir Jubilé est assurée de remporter un succès encore plus grand que la séance d’ouverture, jeudi dernier.I>e programme pour ce soir est extrêmement alléchant, et il comporte deux parties, qui seront l’objet d’une émulation passionnante.Dans la partie d’ouverture, la Casquette fera face aux Stars, et cette partie sera, à n’en pas douter, le clou de la soirée.La Casquette et les Stars ont toujomrs été de redoutables adversaires, et leurs rencontres, au hockey comme au baseball ont toujours été excessivement intéressantes.Lucien Riopel et Cecil Hart se rendent compte que le vainque’— de ce soir prendra la tête de la ligue, et comme la saison est.relativement courte, celui qui s’ins-taftera en première position sera difficile à déloger.Le public, friand des spectacles à sensation, ne saurait être mieux servi que ce soir, alors que ces deux grandes équipes se feront face, à 8 h.30.La Casquette est formidablement constituée.Son équipe est pratiquement la même qui porte les couleurs du Dominion Bridge, dans la Ligue des Munitions, et elle a joué quatre parties jusqu’ici et les as gagnée toutes.Les Stars seront non moins redoutables, et les Proudfoot, Norton, O’Grady.Mi ers, Sauvé, etc., seront un peu là ce soir, pour combattre les couleurs de la Casquette, A tout événement, cette partie sera la meilleure de lu saison et comme on sait que ces deux équipes pourraient avantageusement figurer dans la N.H.A, on peut s’attendre à un duel passionnant.La finale alignera, a 9 h.30, les rllubs Ste-Ane et Garnet, et cette joute ne sera pas inférieure à l’autre.Les Stc-Annc sont les représentants de l’éiléiment irlandais, et c’est Jim Kavanagh, qui a piloté les Shamrocks au channpionn'at de la N.L.U., cet été, qui prend soin de cette équipe.C’est dire qiu.e si les Ste-Anne éliminent la rudesse de Heur jeu, ce soir, ils ont une superbe chance de vaincre.ILes Garnets ont un avantage sur les autres, c’est qu’ils semblent posséder le plus grand nombre de partisans, et on l’a constaté, jeudi dernier.C’est un précieux apport, quand un club est suporté.DANS LA LIGUE ARTHUR ROSS L’INAUGURATION DES SERIES DE CETTE LIGUE DE HOCKEY A EU LIEU MARDI SOIR A LA PATINOIRE ALL-MONTREAL.Barry .Alpin.McDonald Boucher .McDonald Arbitre: .3 .3 .3 .3 .3 Jack Marshall, -—•*- Une assistance qui bat tous les records a assisté à l'ouverture des parties de la ligue Arthur Ross, mardi soir à la patinoire Ali-Montreal.La première partie au programme était celle des Shamrocks contre la Casquette.Elle a été enlevée par suite du retrait inattendu du Shamrock de la ligue.Les Shamrocks ont-ils quitté la ligue à cause de la piètre direction ou bien les joueurs ont-ils refusé de s’aligner contre la Casquette?Voilà une question qu’on décidera plus tard.Toutefois la Casquette ne voulut pas trop désappointer les; amateurs venus en si grand nombre et il joua une partie d’exhibition avec ses substituts.Le public a bien' goûté cette joute où les joueurs de la Casquette se révélèrent d’une qualité supérieure.La seconde partie a été très excitante.L’Invincible a battu le Lachi-; ne par un score de 5 à 3.La troisième et dernière partie a été disputée entre le Si-Michael et le Verdun Wanderers et se termina par la victoire de celui-ci.Le score fut de 3 à 1.Arthur Ross a été l'objet d’une grande ovation de la part du public qui se disait satisfait de la façon brillante aeve laquelle la ligue ouvrait ses parties.Tout semble indiquer que la ligue Art.Ross aura beaucoup d'encouragement cet hiver, La patinoire était remplie mardi.La glace était dans un très bon état.Voici les résultats et ralignennent des équipes: Partie d’exhibition : Casquette Casquette Réguliers Substituts Lachapelle .Brunelle ~ épine.Durocher Trudeau.Lefebvre Dulude.Goudson Désormiers .Gourre Picard.Guiibault Houle remplace Guiibault.Première, période: Dulude.05 Lefebvre .05 Dulude.45 Lefebvre .15 Lépine.01 Picard.09 Seconde Période : Lépine.05 Lépine.15 Picard .1.15 Désormiers.15 INVINCIBLE VS LACHINE Invincible Lachi ne Wray.S.Godel McRae.F.Roissel Arcand.Wallace McDonald .Suider Bell.Larivière Arnold.Vallières Substituts: Ware, Culkin, Mack Cooney, H.Fletcher, W.Fletcher, Hogan.Substituts pour Lachi ne: Larivière, Walsh, Stock, Parkinson, .Mac-quisten et Carson.Chronométreurs: Kelley et Doc O’Bryan.Arbitre: Jack Marshall.Punitions: Invincible Lachine McDonald .3 Wallace.3 Bell.3 Schneider.3 McRae.3 Arcand .3 Hogan ., .10 McDonald .3 Culkin.3 Score : Première demie: McDonald .1 Larivière .3 Arcand.2 Mcinters .6 Seconde demie: Arnold.5 McQuitters 7 Cooney .fi Arnold.8 ST.MICHAEL VS VERDUN WANDERERS LES SENATEURS SONT DEFAITS PAR LE 228e BATAILLON LES SOLDATS DE TORONTO ONT EU UN AVANTAGE MARQUE ' .SUR LE CLUB OTTAWA HIER SOIR.— LE RESULTAT FUT DE 10 A 7.— LA PARTIE FUT TRES INTERESSANTE.Toronto, 28.— Le 228ème bataillon a créé une excellents impression dans la joute d’inauguration dans la Villle Reine hier soir en battant le club Ottawa par un score de 10 à 7.Malgré le peu de différence dans les points les Soldats eurent un grand avantage sur leurs adversaires.A la fin de la première période les deux clubs étaient sur un pied d’égalité, chaque ûhib avait compté trois fois mais le 'manque de condition des Sénateurs permit aux militaires de prendre une avance dans lets deux autres périodes.Les deux gardiens de buts commirent beaucoup d'erreurs dans p-y'période imitiaile et sans le travail efficace de la défense du e'ub Ottawa, un plus grand nombre de points auraient été enregistrés contre Benedict.Shore et Gerard furent les 'étoiles du club visiteur.Les équipes s’alignaient comme suit: Ottawa 228e bataillon Benedict Buts Lochart Shore Points Duncan Gérard Couverts McNamara K e nda M> Cent r e s ( ) atnva n Boucher A.gauches Arbour Darragh A.droites Prodgers Arbitre: Dr Woods.'Première période.1— 22,8e Batai Uon, Oatmam .2.00 2— 228e Batoiltlon, McNamara.2.00 3— 228e Bataillon, Boucher .1.00 Deuxième période.1—228e Bataillon, Arbour .1,00 5— Ottawa, Darragh.t.00 6— Ottawa, Merrill.9.00 7— 228e Balai Ion, Arbour .0,15 8 —228e Batail'll on, McNamara .10.00 !)—228c Bataillon, Duncan .2.00 10— 228e Bataillon, Duncan .5.00 11— 228e Bataillon, Oatnian .0.30 12— 228e Bataillon, McNamara.0,30 Troisième période.13— 228e Bataillon, McNamara .12.00 14— Ottawa, Shore.2.00 L>—Ottawa, Kendalli.3,00 IG—Ottawa, Kendall.q.30 17—Ottawa, Gérard.pQO St.Michael Norris .Arthurs .Jackson .Brady .Clemens ., Ab hie Verdun Wand.Pringle ., , Abbott .Campbell .Shipman .Clemens Me Ewe n Substituts: St.Michael, Farney, R.Brady, Griffith, Duclos, Beauchamp et Barry.Verdun : Haynes, Jennings, Schneider et Riley, Score: St.Michael Verdun W.Halpin .1 McEwen.2 Haynes .3 Campbell .1 Punitions: St.Michael Verdun W.McDonald .3 Shipman.3 Brady.3 Riley.3 Jackson .3 Shipman.3 Farney .* , .3 Jennings.3 NOEL À LA CASQUETTE L\ f 'ETE DE L’ARBRE DE NOEL AURA LIEU VENDREDI SOIR C’est demain soir, vendredi, que les membres de l’association de la Casquette célébreront leur fête annuelle de l’arbre de Noël.Cette fête, à laquelle seuls le,s membres actifs sont admis, a toujours etc un grand succès, et rien n a etc négligé cette année pour que la fete de vendredi surpasse, si possible, celles des années passées.Un programme magnifiquement varie a été spécialement préparé nour la circonstance, et les membres de la Casquette s’amuseront certainement.,Ua cérémonie commencera à 11 h.30 p.m., à l’issue de J’assem blee des membres du bureau de direction qui aura lieu à 9 h.30 p.m.LIGUE DE HOCKEY MONTREAL-NORD Les joutes de la Ligue de hockey Montréal-Nord commenceront ce soir, à Ahunttsic.La direction du Qiub des Amusements, voulant donner à cette soirée d’ouverture tout l’éclat qu'elle mérite, a invité Son Honneur le maire Martin.I^s clubs E.E.Architecture, Bureau de Poste sont au programme pour la première joule de la soirée ; et Ahuntsic et Montréal-Nord termineront le programme de cette première joute de la Ligue Mont-réal-Nord.On compte sur la présence d’un grand nombre d’aminteurs, et nul doute qu’il régnera dans le patinoir du club des amusements, ce soir, à Ahuntsic, beaucoup d’enthousiasme et d’entrain.1 L’admissiou a été fixée 4 10 &om.piam^ Esaayez une foi.ce {am eux tabac à pipe, le aeul eur le marché, qui aoit fermenté par un procédé ecientiflque.Voua verres qu’il eat aana égal.En vente partout, à 5, 10, 25 et 75 sous.Un paquet d’une livre expédié franco sur réception de 75' sous The St.Jacques Tobacco Packing Co., Ltd Saint-Jacques l’Achigan, Qué.Dépt.des ventes pour Montréal 47, Avenue Mont-Royal est.Tél.Saint-Louis 4329 Votre Diner DU JOUR DE L’AN ne saurait être plus complet que si vous avez sur votre table une de nos excellentes bouteilles de Champagne.Nous avons les meilleures marques de Champagne aux plus bas prix.Nous vous conseillons de nous voir pour vos vins.Nous importons directement nos sherry, port, Bordeaux, Madère.Notre service est incomparable et vous n’aurez mieux nulle part pour les mêmes prix.LaCie de Liqueurs?.& L.Limitée.M.LEMIRE, gérant 494 RUE ST-JACQUES 0 Le SIROP MATHIEU est le spécifique le plus actif connu contre TOUX, RHUMES, BRONCHITES, Etc.C’est un remède souverain que_doivent employer ceux qui sont faibles de la poitrine, ceux qui prennent du froid facilement, ceux qui toussent aux moindres changements de température.Le SIROP MATHIEU soulage, guérit et tonifie; il facilite l’expectoration, diminue la fréquence et l'intensité de la toux, modère les sueurs et réduit la fièvre.EN VENTE PARTOUT POUDRES NERVINES Dans les Rhumes de Cerveau, Fièvre des Foins, etc., quelques POUDRES NERVINES, aideront à dégager les fosses nasales, feront disparaître les éternuements et diminueront la sécrétion d’une manière surprenante.Les POUDRES NERVINES, sont le véritable spécifique delà douleur, un remède infaillible contre les MAUX DE TETE, NEVRALGIES, MIGRAINES, ETC, PRIX: 25 cts LA BOITE.LA CIE J.-L.MATHIEU.Proprietaire.SHERBROOKE, QUE.rirais cueilli dans les jardins à thé ensoleillés de Tile de Ceylan et des Indes, Le THE deCEYLAN et des INDES vous arrive dans la plenitude de sa force, de son arôme et de son exquise saveur.Ea piqueta seolenest.Cbex tou lea Epiciera.NOIR ET VERT NATUREL K.CHAPUT CIE.LIMITEE L’UNION LOCALE DES RAQUETTEURS Une assemiblliée de l’Union locale des Taquetteurs de Montréal aura lieu vendredi soir, le 29 décembre, au No 324 rue Sainite.-Calherine-est, à 8 heures 30 précises.Tous les intéressés sont priés d’être présents.J.A.MONGEAU, Secrétaire.M.MASSEY A LA CONFERENCEJMPÉRIALE LE PREMIER MINISTRE DE LA NOUVELLE ZELANDE ASSISTERA A LA CONFERENCE.Londres, 28.— Le premier ministre de la Nouvéllle-Zéliande, M.Massey, et sir Thomas Wartl, mimiistrc des 'finances, deimeurent en Angleterre pour assister à la conférence impériale.M.Massey a déclaré qu’on saisira probablement il'occasion de discuter devant les ministres des Dominions outre tes questions 'ayant traits à la guerre, celles concernant l’union, la représentation et l'émigration de l'empire.Une dépêche de Sydney au “Morning Post” annonce que M.Hughes, premier ministre dUuistralie, n’acceptera rien de la conférence impériale que les libéraux et les minislé-riefts en soient venus à une entente.M.Hughes est inainteniant Te chef de la plus petite faction politique de la Chambre des Communes d’Australie.Sir George Foster, ministre du commence et du travail, «si arrivé à Londres, LA LEGISLATURE DEJ/ALBERTA L’OUVERTURE DE LA SESSION N’AURA LIEU QU’EN FEVRIER.— LES LOIS QUI Y SERONT DECRETEES.Edmonton', 28.— Le premier ml-nistre de Ittüberta, M.A.F.Sift on, a annoncé que l’ouverture de üa session provinciale n’aurait lieu que le 6 février prochain.Cette scission serti la cinquième diu troisième parlement.L’on ne.connaît rien officiellement encore des lois qui seront décrétées au cours de cette session, mais 'ill est certain que le projet des crédits ruraux sera l’un dies plus importants et des plus discutes.L’asisembliée lègist atitve se compose de 56 men dires.Il y a deux sièges Ide vacants, celui de Coronation, par lu mort de M.F.P.Whi tesides, J libérai, et cdlui du tac Ste-Anne, appartenant à M.Peter Gumn, libéral, comme shérif (fu district d’A thaba.se a.(M.C.W.Cross représente tes comtés d’Edmonton et d TM son.Il n’y a pluis que 53 députés.6 libéraux et 5 conservateurs sont en service actif.De ces onze, dtyux seulement sont ici actuellement et ce sont deux libéraux, Ile major Plngle et le lieutenant Turgeon, II est peu prohabile que ces deux derniers attendent la session.Us vont sans nuit doute continuer à remplir leurs devoirs militaires.III n’y aura alors nv 65'* 65 Mnr.Tram BellTélc.117 Ner.Ohio.•• Br» T t.at» 45 MA S.ACU 141 140% Can car.37 iô “ prir.*,Tt V 77M 77 Ogllv.Mill.147 Can.Cem 63 62 " priv.“ pnv.06 Ont.St.Pm.Can.Cet.L 57 5,5 Ott.L.* P- priv 81 .Penmans.78% 73 Ca.44 41 Québec Rv 48% f Ç.Rn.G.Eleo.2/4 ii2 fchawiaig.132 181% 1 Can.Pacif.168 186'< Shcnrin W .- • ( Can.Loco.58 57** 6pa.Riv.Oo 20% 20 “ priv." priv.63X 63 Can.S.Lmee 36 35 St.Co ofc.84% 83% Carriage F.pnv.106 .C*da Rapid Tor.Ry .80% 8m.35 ay._ “ pnv.Crown Rcs Took.e Bro 21 20 ] Deï.Un.R’y 126 mv* priv.80% 80 Dom Bridge 175 1Ô8 Tuck.Toh ’24% Cens C.Co .•••• priv.Loin.T.pf ?5 04 Twin Citjr.c Dom.s.Co 70^ “ pnv.Dont.Y c.84 32 " priv 104 Goodw.Co .Br.No.Am.“ priv.Commerce 180 Hill Collie Holl.Mines .Hamilton.lll.Trac pd Laur.Com.>00 197 Imptriaf.- Uni W’d ( ’ 132 “ priv.Molsoti».iiô MacDo.Co.14 Montréal.227% 222 '' “ pnv.Nationale.Mcx.L.AK .N ova-Scoti 257 priv! Ottawo — 202% M.* 6.P.Québec “ priv.Royal 212 M.L.H.&P MLCot.Ud 68 Toronto.priv.IÔ2 Union* .133 Î37 Mckr.Cm.BOURSE DE NEW-VORK Cours fournis par MM.Bruneau et Dupuis, ceurtiers.rue Saint-Fran- çois-Xayier Nos 95 et 97.Montréal.Valeurs Oliver- Midi Valeurs OiHWf- Midi hire tUM — AlliftCh.or.27»/, 27 Insp.Copi 75 46 Alli.Cb.pr.HS\ 88 Int.Ra.Tr 16% 11% AmsAir Br.HO3/.U944 LehighVal.Am.B.sug, «9V 8% M Ry;.Moto.47 V 46% Am.Can 47^ 46 k, Mcx.Pctro.94 98 Am.CarFo.Mis*.Pacif.15% >5% Am Loco.76 Nat.Lead 53 51% Am.Smelt 104 104 N.Y N.H.Am.S.Pou.North.Pac.lio iio Anacon.M.83H ,82% Penusylra.iW 68% Atch.son 104V, loin Pres*.St.C.Bald.Loco.66 5sk Reading 104 102% Balt.AOhio S5»4 85»/.Republi.Ir.78 76% 63 Can.Pacif.166 166 bhottuck Ar 47% Cent.Leath 83 South.Pac.97 V, 97% Colo.F.AI.45 44^ Sont.Rail, 82%, 12% 22H 22‘ni Cruci.Steel tWi 60% Third Ase.Kriepr.Nol (»b 49% Union Pac 148 147% b riepr.NoZ .U.S, bte.or.107% 106 Erie Ordin 84 ij Wy VJ.S.Steelp.Or.Nor.Or 36 V, 86 UtahCoppe 101 99% VN estinghou 56 65 Total.$580,341.30 Comme l’a fait remarquer M.Pichet, $5,000 sont affectés au service •d’hygiène, .somme qui servira à rétablir la Gouite de Lait.L’échevin Vigeant a aussi proposé une motion dont voici la teneur : “Que toute résolution de ce conseil, en date des 5 et 12 juillet 1910 respectivement de même que celle du 27 novembre 1916, à l’effet de donner avis à certains employé permanents, (les chefs de départements) an service de la cité, que leurs services ne seraient plus requis à partir du 31 décembre 1910, soit biffée, rescindée et annulée à toute fin que de droit; sauf ceux des employés dont l’engagement est fait sous contrai reste à l’étude.” M.Tardif, le chef des travaux de la voirie, se plaint au conseil de la rareté de la main-d’oeuvre, à tel point qu’il est très difficile de faire enlever la neige.Les charretiers de leur côté ont demandé au conseil de changer leurs salaires ; ¦séance tenante, les échevins ont fait droit à leur demande.Les voilures doubles seront payées $7.00 ; les simples, $4.00: les machines à neige, $16.50 par journée de 10 heures.Ainsi on calcule que l’enlèvement de la neige coûtera 30 p.c.de plus cette année.Le conseil a aussi décidé de payer une somme de $1,273.30 à la Paving Construction Co., pour arrérages dus.ROUMAINE ASSAILLIE DANS UN TRAIN UN AMI QUI ETAIT VENU LUI FAIRE SES ADIEUX.(Art N’hésitez pas un seul instant si vos goûts balancent entre un manteau de Mouton de Perse ou d’autres fourrures.Choisissez le Mouton de Perse et voici pourquoi: Cette fourrure durera beaucoup plus longtemps que toute autre.Un bon mouton est inusable; il supportera tous les usages et tous les remodelages parce qu’il est plus résistable, il vous donnera plus de confort, enfin, il sera toujours de mode lorsque les autres fourrures ne le seront plus.La vignette présente est une reproduction de l’un des beaux styles confectionnés par Walter F.Cummings, 96 rue Notre-Dame ouest, spécialiste dans le Mouton de Perse de qualité.Àdnnac .Hailny .•• Beaver.• « • • chambers Ferland • • Crown Reserve .,., Kerr Lake .I xi Rose.McKinley Darragh ., NlnissiiiR .Ophir.JIVi Peterson Lake.Ren era Superior.Silver Lent.Temisknmlng .•• •• •• Tretliewcy.Vacuum Oil and (las .Wrttlaufcr.MINES DE POl Apex.Pome Extension Davidson.Dome Luke .Dome Mines .Hollinger Cons.Jupiter.Kenabeek.Ncwray .Porcupine Crown Pore Vipond .McIntyre Extension M one ta.I Tes ton E.Dome .Schumacher.2!) 27 07 Vi 08 40 40 V4 151/j 16 :i4 45 415 480 f)7 05 no 52 905 9:10 u H 12% 14% 16 02 Vj o:i 02 02 Vi (iO 61 Vi 17 20 55 07 Vi 09 >INK 1.1% 11 25 Mi 20 24 26 65 2225 «90 695 :m :io% :io :i2 190 195 i:m no OH 71 04 Vi or, 45% 55 57 17 05 06 70 SENTENCES AUX SESSIONS En Cour des sessions, cc matin, le juge Bazin a prononcé quelques sentences.Eugène Beaudry, qui a volé $125 d’un nommé Roy, alors qu’il exerçait son métier ile commerçant de chevaux, a été condamné à 12 mois de prison.Henry Tomkins, qui était de connivence avec lui, a eu une sentence suspendue.M.Messenger, cet agent de maga zines pour une compagnie des Fltats-Unis, qui a clé trouvé coupable de vol, devra passer 6 mois en prison.Quant à son compagnon iCockburn, il a été remis en liberté mais devra fournir une caution afin de le forcer à se bien conduire ARTHUB BRITNEAD.Membre, Bourne de Montréal BRUNEAU & DUPUIS «mmrriinr» (Viirrnu plail, c’est qu’elle rougit et qu’on ^ ne Ta point parée.” Marianne sc contentait de penser (Suite d la 9éme page.) 48^571 é VOL.VIL — No 3otî LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 28 DECEMBRE 1916 9 NOUVELLES OU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE 'UN PIEGE DE L’ALLEMAGNE LA REPONSE DE BERLIN A M.WILSON EST UNE NOUVELLE TENTATIVE POUR DUPER LES ALLIES, DISENT LES JOURNAUX LONDONNIENS.— LA DEFAITE GUETTE LES TEUTONS?LE BLOCUS FAIT SON OEUVRE LA SITUATION S'AMELIORE A ATHENES AU POINT UE VUE DES ALLIES — LA DEMOBILISATION CONTINUE Londres, 28.— Des dépêches d’A-thènes reçues à Londres, hier soir, décèlent que la situation s’est fort améliorée dans la capitule, au point de vue des Alliés.Les royalistes commencent à éprouver l’effet du blocus appliqué par les pays de l’Entente, et même les journaux les plus ardemment royalistes changent complètement de ton.iLondres, 28.— Les journaux du matin à Londres disent que la répon- j se de l’Allemagne à la note du président Wilson n’en est pas uné et que ! ça n’est qu’une nouvelle tentative, pour prendre les alliés au piège et | ,Berne 27, via Paris, 28.— La des-pour les forcer a entrer en.négocia-j jruicj,jon (ju vintage de Ghampery, lions à un moment inopportun pour|jjieiJ fje tourisme dans le canton eux, dans le but d’éviter ce qui est j cju yaj,'iaiS) est devenue presque cer-maintenant evident, la detaite des jajne a ]a suite de nombreuses ava-puissances centrales.! 1,anches.Plusieurs maisons ont été Le “Post”, declarant que.1 Altana* j détruites et toute la population a gne regarde la note du presnlenl \\ il- MajSS:é le vrillage.Les troupes suisses son comme un instrument pour ser-1 vir ses intérêts, dit que l’Allemagne .— .—.•aLsit cette occasion avec tout le dé- nr-ni ïm * ci imÉ •espoir d’un hoamme qui se noie el DUKLUl A LL U LL qui attrappe une paille flottante.Après avoir rejeté toute idée de conférence, le “Post” dit: H est parfaitement évident que si des .négociations étaient ouvertes, la guerre ne pourrait plus être continuée.Le “Post” dit que la proposition de la paix est un “affront que sans pudeur TAlliemiagne fait aux Alliés”, et Entre temps, annonce le ministère des affaires étrangères, la démobilisation de l’armée hellénique s’effectue rapidement et de façon satisfaisante, conformément aux promesses faites par la Grèce.Ce licenciement écarte la menace qui pesait sur les derrières des Alliés.La persécution dirigée contre les Vénizélistcs diminue aussi.CHAMPERY DETRUIT PAR DES AVALANCHES ?et 200 prisonniers de guerre français travaillent jour et nuit pour préserver le reste du village.Une énorme avalanche a emporté plusieurs huttes alpines près des passes du Simplon ; deux hommes et un grand noanlbre de bestiaux ont été tués.INTERVENTION INTOLÉRABLE ! CERTAINS JOURNAUX TEUTONS EXPRIMENT L’OPINION QUE L’INTER VEN TI ON A MER IC AINE NE SAURAIT ETRE ACCEPTEE.— LA REPONSE ALLEMANDE EST BIEN ACCUEILLIE DE TOUTE LA PRESSE BOCHE.LA QUESTION COMMENTAIRES DE LA GAZETTE DE LAUSANNE SUR LA NOTE ALLEMANDE.Paris, 28 La “Gazette de Lau-, saune”, en commentant la réponse il ajoute: “L’occasion de cet affront allemande à la note du président devrait aider le president Wilson a Wilson, considère que l’Allemagne comprendre pourquoi son acte "vu d’un mauvais oeil dans toutes est les capitales allliées.La réponse allemande peut bien faire allusion à l'esprit (l’amitié de la note américaine, car son effet, bien que caché, est d'aider l'Allemagne et de causer des embarras aux Alliés.” Le “Daily Telegraph” pense que la réponse marque un pas nouveau et très significatif vers la situation dé-; sespérée qui attend les puissances .du centre.i Le “Daily News” dit: “LUmpossi-fcbiildtc de rencontrer le président Wilson stir un terrain commun ne peut être attribué à l’état d'un esprit obtus.L’afifeotation .de l’Allemagne à ne rien comprendre, ne trompera personne.La première note allemande et la dernière réponse au président Wilson ont le même but de jeter sur l'entente la responsabilité du refus *aux avances faites.Les Alliés doi-ovenl veiller à ne pas travailler au succès de cette manoeuvre transparente par l’adoption d’une attitude purement négative et intransigeante.Notre droit n’est pas de demander des avances mais de .déclarer nos conditions après que les provocateur des négociations a fait connaître les siennes.OPINION DE LA PRESSE ITALIENNE.Rome, (par voie de Paris), 28.—Lu réponse des puissances du Centre aux propositions de paix du président Wilson est considérée comme une réponse évasive, surtout pour ce a éludé la question.“Le gouverne ment de Berlin, dit ce journal, feint de bien accueillir l’initiative du président Wilson, mais en réalité il élude la réponse aux notes américaine et suisse.11 suggère une conférence des belligérants, une conférence à huis clos à la fin de laquelle chaque pays pourrait se vanter d’avoir fait de grandes concessions, et accuser les adversaires d’avoir fait des réserves secrètes et d’être de mauvaise foi.Ce que Washington et Berne demandent, c’est la juxtaposition entière et ouverte des buts de la guerre.Mais, vu que les buts de la guerre sont évidemment contenus dans les motifs de ceux qui l’ont voulue, ces motifs ne peuvent être qu’évidents.11 est facile de voir quelle accusation Berlin et Vienne s’attireraient s’ils discutaient la paix au point de vue de la responsabilité.C’est pourquoi ils tiennent à se limiter à n’en parler qu’au point de vue territorial.” -»- LONDRES PRÉPARE UN AUTRE EMPRUNT ON ECONOMISE AUX INDES L'IMPORTATION DES AUTOMOBILES EST INTERDITE.Berlin, par voie de Londres, 28.— La réponse de l’Allemagne au président Wilson, faite en si peu de temps, excite la satisfaction générale de la presse allemande.Seuls les journaux hostiles à l’Amérique montrent un certain res-sentiment et expriment l’opinion qu’une intervention quelconque de l’Amérique est intolérable; par lil-leurs, ils se réjouissent de la proposition que les délégués des belligérants se rencontrent sur un terrain rVICHY.1 CELESTINS (PROPRIÉTÉ DELA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE) L’Eau Naturelle Alcaline du Monde! Acide urique, Goutte, Dyspepsie, Diabète.[ïSSUsrciî; VICHY Cotisvltcz votre Médecin Pas véritable sans cEiEsrms “ La note donne l’impression que les puissances du centre ne sont point disposées à entendre les pro- DUPUIS FRERES.LlmlMc.I DUPUIS FRERES.Limité*.| Achetez ici votre EPICERIE pour le JOUR de L’AN ALIMENTS PURS—PRIX LES PLUS BAS sa .25 .28 .15 idX’ilo ovâ i c U v (/il 11 u 11 1 3lil liii ivl 1 celle à qui il allait lier ses jours.A son avis, le renoncement au monde ne devait guère, en quelque façon, être moins absolu pour l’épouse chrétienne que pour la religieuse.Sa loyauté l’obligeait de faire comprendre à Marianne qu’il l’entendait ainsi, et pour tout de bon.“Grand î)icu! pensait-il, si je rencontrai» le mariage et l’affranchissement de toute gêne et de toute autorité no sont qu’une même chose!” un de ces esprits faussés pour qui.VII FIN DU ROMAN Us arrivèrent à la maison de* tilleuls.Marianne, aussi peu paroi que le premier jour, les reçut avec un.sourire.“Mademoiselle, lui dit Sylvestre affermissant son courage, ‘ venez, s’il vous plaît, dans cette ailée, et causons un moment seuls.J’ai des paroles graves à vous dire.” Marianne le suivit presque machinalement.(A SUIVRE.) i 12 .**« *»***«ât*« Mjffii.jMÿWjiCipj ' If'*** 9 LE DEVOIK, MONTREAL, JEUDI 28 DECEMBRE 1916 VOL.VU.— No 303 Le temps qu’il fera LE PARLEMENT EST •* CONVOQUE Beaucoup plut frais, demaliu Chiffrra fournis pas R.de Mes16( ?érant de Hearn et Harrison, 332 rue Kotre-Daxne-oueat.MAXIMÜM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum .„ # 32 Même date i'an dernier • * « 36 Aujourd’hui minimum • % • 12 Même date Van dernire * • • 26 BAROMETRE t 8h a.m., 29.74; 11 h B.m.» 29.74; Ih p.m., 29.7,1.DEMAIN, VENDREDI 2» DECEMBRE S.Thomas, évêque et martyr.Lever du soleil .?, .7.42 Coucher du soleil , • a • * 4.25 Lever de la lune .« « • 10.46 Coucher dp la lune .10.46 Premier quartier de la lune, le 31, à 7h.13m.du matin.LA PAIX RÉPONSE DE BERLIN LE DESASTRE DE LA TRAPPE LES PERTES S'ELEVENT A PRES DE $300,000 — PAS PLUS DE $90,000 D’ASSURANCES.Oka.28.— Les pertes matérielles causées par la •destruction du monastère d’Oka s’élèvent à environ $300,000.Voilà ce que l’abbé Dam Pacônie Gaboury, de la Trappe, a déclaré hier soir.Les assurances se montent à seulement $00,000, d’après le chiffre le plus approximatif que peut donner le supérieur des Trappistes.“Le mal est venu de ee que toute pression d’eau faisait défaut, a-t-il ajouté.Situés connue nous l’étions, nous^h’avions aucune chance de sauver les édifices bien qu’il y eût une grande quantité de boyaux à l’intérieur.Ce fut par une grâce du ciel que certains d’entre nous ont pu sortir du monastère.Le monastère sera reconstruit.On ignore quand les travaux vont commencer, car les moines naturellement n’ont pus eu le temps d’arrêter des plans même préliminaires.Dans l’hôpital situé au troisième étage, juste en arrière de ta galerie supérieure de la chapelle, se tenaient une dizaine de moines âgés ou malades.En dépit des flammes qui consumaient la chapelle, plusieurs moines ont secouru leurs frères et les ont transportés.UNE MESÜRËBÏÉN VUE EN EUROPE POUR RESSERRER LES RELATIONS ENTRE L’AMERIQUE ET .LES PAYS DE L’ENTENTE.l Londres, 28 — Le fait que ia Banque d Angleterre est devenue l’agent de la Banque Fédérale de Réserve de New-York, sera bientôt suivi d’une action similaire avec la Banque de France.C’est la suite logique d’une entrevue importante tenue le mois de février dernier entre les trois directeurs de ces banques, dans le but d’établir des relations plus intimes entre l’Amérique et l’Europe.Ces grandes institutions financières ont discuté ensemble la possibilité de payer aux compagnies américaines les marchandises livrées en valeurs anglaises et françaises ou en bons de crédit.Les négociations actuellement entreprises auprès de la Banque de France sont en bonne voie de réussir.Le “Journal” voit dans ces négo-cialions une preuve des relations cordiales que les Etats-Unis veulent entretenir avec les alliés de l’Entente.L’expert financier du “Times” interprète ces mesures comme une autorisation formelle de la part des banques américaines de négocier leurs affaires par l’intermédiaire des agences anglaisas à Londres.L’affaire a déjà suscité d’infinies discussions, mais elle offre des avantages aux financiers anglais pendant el après la guerre.^ “Nous doutons fort, poursuit le “Times”, que cette nouvelle soit interprétée comme un terrain d’entente, favorable au crédit anglais, auprès de la commission financière qui a récemment averti les banques américaines de ne pas acheter les bons du trésor anglais.Franchement, la voie est mieux ouverte aux financiers des valeurs commerciales anglaises aux Etats-Unis.” Le “Post”, de son côté, affirme que cette mesure est une manifestation de sentiment d’amitié et de confiance envers l’Angleterre de la part des plus hautes autorités financières d’Amérique.LA REPONSE DE CARRANZA ELLE RECLAME, CROIT-ON, LE RETRAIT DES m
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