Le devoir, 7 mars 1917, mercredi 7 mars 1917
VOLUME VIII—No 55 MONTREAL, MERCREDI 7 MARS WlT', DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 «0 UNION POSTALE.8 Oi) Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 -ETATS-UNIS.2 JïO UNION POSTALE.3 00 DEVOIR Rédaction et administration i 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL.TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION: • Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA CRISE AMÉRICAINE Paix ou guerre ?La lutte est décidément engagée entre le Président des Etats-Unis et la fraction très considérable du peuple américain qui s’oppose à toute mesure de guerre.La manoeuvre victorieuse de M.Lafollette et de ses compagnons “flibustiers”, au Sénat, n’est en soi qu’un incident de minime importance.Beaucoup plus significative a été l’attitude, moins signalée par la presse, de la défunte Chambre des représentants.Avant d’envoyer au Sénat le projet de loi préparé par le gouvernement, l’immense majorité des représentants l’avait dépouillé des dispositifs généraux qui auraient permis au président de déclarer la guerre: elle n’avait laissé au chef de l’Etat que :1e pouvoir d’armer les navires de commerce pour leur seule protection.Et pourtant, cette majorité se composait principalement de républicains, la plupart acquis à la cause des Alliés et apparentés au groupe qui favorise la “ préparation ” armée de la nation.Si le parti le plus favorable à la guerre se montre si réservé, on peut en conclure à coup sûr que d'opposition à toute intervention dans la guerre européenne est puissante et considérable dans le pays.Nos journaux sont remplis de longues dépêches où s’étalent complaisamment toutes des manifestations indignées contre l’attitude des “ flibustiers” et, gênéradement, contre la propagande pacifiste.Le Devoir lui-même n’échappe pas à cette avalanche de nouvelles tendancieuses.Force nous est d’utiliser les seuls services de dépêches qui sont à ,notre disposition; et da plupart de ces services, tant pour les Etat-Umis que pour l’Europe, sont à 1a merci des influences impérialistes, anglaises ou pro-anglaises.A qui sait lire entre les lignes, il est tout de même facilej “ lions.” de constater qu’un forrrfidable courant d’opinion contraire s’exerce sur le président et le retient sur la pente de la guerre.Ce courant, je me suis efforcé d’en faire saisir aux lecteurs du Devoir les éléments principaux1.Il n’est pas inutile d’y revenir.* * * Le premier obstacle à l’intervention des Etats-Unis dans la guerre, c’est la rivalité des racés qui composent.la nation américaine.Entre ces groupes, issus de toutes les nations en 'guerre, l’accord n’était possible que dans la neutralité absolue de leur patrie d’adoption.Tant que M.Wilson est resté, aux yeux de tous, le champion de la neutralité pacifique, ii a reçu l’appui moral d’un grand nombre d’Américains radicalement divisés entre eux sur les droits et les torts respectifs des deux coalitions européennes.Du moment qu’il opte pour la guerre, ou même pour la simple neutralité armée, le président déchaîne les démons de la discorde et se place entre deux feux.Les dépêches qui nous arrivent des Etats-Unis, toutes favorables qu’elles sont au parti de la guerre, laissent percer les traces de la résistance.Le président et les membres des deux chambres du Congrès sont, paraît-il, inondés de protestations et de sommations “ pro-allemandes ”, Si M.Wilson et les partisans de la guerre ou de la “ neutralité armée ” a’avaient à compter qu’avec les “ pro-AHemands ”, leur situation ne serait pas inextricable.Mais au groupe puissant des germanophiles s’ajoute celui, plus considérable encore, des anglophobes.La haine ou la méfiance de l’Angleterre se sont singulièrement ravivées, aux Etats-Unis.Les Irlandais, naguère divisés eu deux groupes — celui des modérés, partisans de Redmond, et celui des intransigeants, favorables à la résistance armée de l’Irlande — sont aujourd’hui unis en un bloc compact contre l’Angleterre.Redmond avait prédit ce résultat, lorsque le ministère Asquith le joua avec le cynisme que l’on sait.Un témoin com pètent, non suspect de “ dcloyalisme ”, sir Edward Morris, premier /ministre de Terre-Neuve, a répété l'avertissement, à Londres, la semaine dernière.11 est peu probable que le ministère ultra-tory qui gouverne l’Empire aujourd’hui tienne compte de ces avis salutaires.Tentât-il quelque mesure partielle de justice et de libération en Irlande, il ne réussira pas à éteindre, aux Etats-Unis — ni ailleurs —, le sentiment d’indignation causé par le meurtre de Skeffington et la répression ultra-prussienne des émeutes de Pâques.Ces actes cruellement maladroits du gouvernement britannique ont singulièrement contrebalancé Teffet produit par l’exécution d’Edith CavéM et Je torpillage du Lusitania.Le supplice de l’infortunée et courageuse infirmière était un acte stupide autant que barbare; mais du moins se justifiait-il légalement des dispositifs du code de guerre adopté par toutes les nations contre l’espionnage et les manoeuvres secrètes cil pays conquis.L’assassinat de Skeffington, innocent de imite participation à l’émeute, qu’il avait même déconseillée et combattue, est un crime et un acte d’idiotie sans l’ombre d’une excuse.11 n’en faut pas davantage pour expliquer la recrudescence des haines antianglaises aux Etats-Unis.Quant aux déprédations meurtrières des sous-marins allemands, si propres à exciter la juste indignation des Américains, elles sont aussi, dans l’opinion d’un grand nombre, atténuées, sinon justifiées, par les recherches et les saisies opérées par la flotte anglaise.Sans doute, ces opérations gênantes n’ont pas, jusqu’ici, causé de pertes de vie.Mais là-dessus, le chancelier d’Allemagne, dans son récent discours, a présenté un argument qui fortifie l’attitude des Américains pro-ailemands ou anglophobes.Le gouvernement américain, dit en substance M.de Beth-mann-Hollweg, a également protesté contre le blocus maritime décrété par l’Angleterre et le contre-blocus décidé par l’Allemagne ; mais, ensuite, il s’est soumis aux exigences de l’Amirauté britannique et a concentré ses résistances contre les mesures de représailles prises par l’Allemagne.Si les Etats-Unis avaient maintenu la même attitude envers les deux pays, il n’y aurait eu aucune perte de vie, ou ii y en aurait eu des deux côtés.Que les navires américains cherchent à résister aux visites des vaisseaux de guerre anglais, ou leur tirent dessus; et M.Wilson verra si les Anglais hésitent à les couler.Ce plaidoyer spécieux s’adressait évidemment à l'opinion caine pacifiste, ou germanophile, ou anglophobe.Il a porté.I ne dépêche “spéciale” a la Gazette^ note le regain d'activité des groupes opposés à la guerre.Un “comité d’urgence pour la paix ” .s’est formé a Chicago.Il renferme des noms comme ceux d’Amos Pinchot, de Randolph Bourne, de Max Eastman, de Windthrop Lane, qui n’ont rien de germanique.Ce serait une profonde erreur de croire que seuls les Américains d’origine allemande ou irlandaise s’opposent à l’intervention des Etats-Unis dans la guerre.Le sentiment favorable à la paix et à la neutralité est très fort chez les Américains de vieille souche, fidèles disciples de Washington et de la Doctrine Monroe.Ceux-là ont une répugnance invincible à se laisser entraîner, pour quelque cause que ce soit, dans les complications de la politique internationale ou simplement extra-américaine — au sens géographique du mot.Les commentaires de la presse européenne sur les opinions récemment émises par le Président, au sujet des conditions d’après-guerre, ont donné un regain de vie à ce courant d’opinion traditionnelle.Il sc fortifie de ta réaction antimilitariste qui a suivi la guerre d’Espagne et la conquête des Philippines.* * # Ce.s causes principales, auxquelles s’ajoutent mille autres motifs d'ordre social ou économique, suffisent à expliquer la double préoccupation qui s’impose évidemment à M.Wilson: d’un côté, il s’applique à fortifier son dossier contre l’Allemagne; de ,l’autre, il apporte la plus grande réserve à s’engager davantage dans le sentier de la guerre.La divulgation sensationnelle des démarches projetées de l’Allemagne au Mexique et au Japon répond à la première pensée du président.Mais, en ceci comme en toutes choses, la presse sensationnelle et jingoe a dépassé la mesure et nui à l’action du Président.En criant trop tôt et trop fort à la “ trahison ”, elle a donné un point d’appui au plaidoyer de justification de l’Allemagne.Irrités et stimulés par les violences de leurs adversaires, les Américains germanophiles, ou simplement opposés à l’intervention, accepteront plus volontiers l'explication de Berlin: qu'il s’agissait de pures mesures préventives.VI.Wilson l’a évidemment compris.Son “ message d’inauguration ” ne renferme pas la moindre allusion au “ complot” mexicain.Par contre, il est tout imprégné de l’autre préoccupation, celle de démontrer qu'il n’a en vue que la pacification générale du monde et l’établissement d’égales conditions de liberté et d’indépendance pour toutes lies nations.Ce message s’écarte singulièrement des déclarations antérieures à l’élection de novembre.U n’est plus question d’Américains “ ù-trait-d’union ”.Au contraire, le président reconnaît que le caractère même de la nation américaine devait nécessairement donner naissance à mille, courants divers d’opinion.“Nous sommes une nation composite et cosmopolite.'Sous avons du sang de toutes les nations en guerre.” Mais le passage le plus remarquable, c’est celui où le Président définit de nouveau, en la résumant, la politique qu’il veut soutenir et faire triompher, “ par la guerre ou par la paix “ Toutes tes nations ont un égal intérêt à vouloir la paix du monde “ et la stabilité politique des peuples libres [ou (l’ordre politique fondé “ sur ta liberté des peuples.] Elles sont également responsables du main-“ tien [de ces conditions.] “ Le principe essentiel de la paix, c’est la réelle égalité de toutes tes “ nations en toutes matières de droit ou de privilège.“La paix ne peut dépendre, en sécurité ou en justice, d’un équilibre “ des puissances armées.” Voilà un coup droit aux impérialistes et aux jingos de tous les pays, partisans du fameux système “ d'équilibre des puissances “ Tous les pouvoirs équitables dérivent du consentement des gou-“ vernés; et aucune autre autorité ne doit recevoir l’appui de la pensée, “ des desseins ou de la puissance collective de la communauté des na Cela, c’est la banale révérence à la sainte Démocratie.“ La liberté et ta sécurité des mers doivent être garanties à toutes les “ nations par des règles resultant d'un accord et d’un consentement com-“ muns; et, dans toute la mesure du possible, les mers doivent être égale-“ ment accessibles à tous.“ Les armements des nations doivent se limiter strictement aux exi “ gences de Tordre et de la sécurité nationale.“ La communauté d’intérêt et d’autorité dont la paix future devra “ nécessairement dépendre impose à chaque nation le devoir de prévenir “ et de réprimer avec une efficace rigueur toutes les tentatives de ses ‘ propres citoyens pour encourager et soutenir la révolution dans les “ autres Etats." C’est là assurément un ensemble de principes et de règles d’action dont toutes tes nations pourront faire leur profit.Une fois de plus, les gens qui n’ont pas la vue obscurcie par les entraînements ou les intérêts du moment, seront frappés de la ressemblance de ce programme avec celui dont le Souverain Pontife a tracé les grandes lignes.Puisse le Pré-sident des Etats-Unis trouver, au milieu du conflit des passions où il se meut, la force et tes lumières nécessaires pour le tenir constamment à l'affiche du théâtre immense où se déroulent tes péripéties de la plus effroyable tragédie des temps moder Si le Canada, soit pour maintenir sa neutralité ou pour justifier une intervention raisonnable et raisonnée, s’était placé .wr^-e terrain, sa situation morale et matérielle serait autrement forte que celle que 'lui ont faite les impérialistes, les jingos, les suiveurs de tous les partis, et les théoriciens de l'obligation morale du Canada de se battre pour l’Angleterre^ sans égards aux principes en jeu ni aux résultats, intérieurs ou extérieurs, de son intervention.il se passera encore du temps avant que nos “faux prophètes ” nos “scribes” et nos “politiciens hypocrites” enseignent au peuple la no-t'.on de ses devoirs réels, de ses obligations véritables, éclairée et fortifiée par la conscience, la vérité et la justice.C’est tellement plus facile et plus profitable de suivre à l’aveugle et de hurler avec les loups! Henri BOURASSA.BILLET DU SOIR LA CROIX DE BOIS L’aviateur français venait de descendre son vingtième avion.Son appareil criblé de balles, les membres quasi gelés, il tournoyait au-dessus du champ de retour et s’abattait sur le sol en mie courbe gracieuse, frère des grands oiseaux du large capables de traverser l’Atlantique sans sc poser sur la vague.Demain, il recommencerait ses vols militaires au-dessus du territoire ennemi, poursuivrait ceux qui se tanceraient au devant de lui et, sûr LA FÉDÉRATION NATIONALE CONFERENCE DE M.L'ABBE VERRIER Les rapports des diverses institutions de charité, soumis hier après-midi, à la séance de la Fédération nationale siégeant dans la salle de la bibliothèque Saint-Sulpice, ont fait ressortir la somme jours dans la société des riches et des pauvres, des gens qui ont trop et d’autres qui n’ont pas assez ou qui n’ont rien du tout.La pauvreté et la misère sc peuvent rattacher à quatre causes principales: la maladie, les infirmités, la vieillesse, qui rendent inaptes au travail; la rareté du travail ou l’impossibilité totale de s’en procurer; l’insuffisance du salaire, surtout dans les moments de crise et de hausse du coût des vivres comme celui que nous traversons; et, enfin, il faut bien le dire, le vice, dont les plus fréquentes manifestations sont: l’ivrognerie, la débauche et la paresse.Le besoin de la charité se fait donc, sentir en tout temps; à cette nécessité correspond un devoir strict; l’homme vivant en société doit aide et secours à ses semblables.Sur l’existence de ce devoir, le conférencier glissera rapidement, car il s’adresse, dit-il, à une assemblée de Chrétiennes qui prouvent par leur conduite qu’elles le comprennent pleinement.C’est le Christ, reprend-il, qui a mis le pauvre en honneur et c’est Lui qui a enseigné aux hommes qu’ils étaient tous trè-res.(liiez les païens, on commençait à avoir quelques notions de philanthropie, bien qu’ij ne soit pas rare qu’on trouve chez leurs auteurs la négation de ce devoir.Chez les Chrétiens, la situation est différente, la reconnaissance du devoir de la charité est née du, sentiment bien entendu de son propre intérêt.On secourt le pauvre, parce qu’on veut faire aux autres ce qu’on voudrait qui nous fût fait à nous-même et on sait bien (pie les revers de fortune peuvent nous conduire à cet état d’abjection où nous aurons besoin à notre tour de l’aide et des aumônes de nos frères; niais, il y a plus que cela, nous pratiquons surtout le devoir de la charité parce que nous sommes tous frères, étant les membres d’un même corps dont le Christ est le chef.Le conférencier est cependant d’avis que nous nous éloignons quelque peu de ce sentiment de fraternité qui s’épanouissait au temps de la primitive Eglise et il voudrait voir s’établir un courant plus fort de .sympathie et -de charité, de la fortune des riches vers la détresse des pauvres.Nous avons td-onc le devoir de secourir nos semblables, mais de quelle façon?La charité des particuliers ne peut évidemment pas faire face à tous les besoins.On organise donc des sociétés -de bienfaisance, niais, même au moyen de cette organisation, ill reste encore des souffrances qui ne peuvent être soulagées, tant les besoins sont grands; de là la nécessité de l’intervention de l’Etat pour combler les déficits.Quelle forme doit prendre cette intervention?• Le monopole est un faux principe.Les catholiques protestent là contre avec raison parce qu’ils les privent de l’exercice du devoir de la charité et de la douceur qu’elle comporte; on peut donc recommencer la suppression des sociétés de bienfaisance.Jamais, en effet, l’Etat ne pourra donner aux pauvres l’attention et le soin qu’el-es lui accordent.M.Chevalier Ta M.DE LA BRUERE L’ancien surintendant de l’Instruction publique est décédé hier soir.Il avait quatre-vingts ans.Depuis deux ans à peine, la maladie l’avait écarté de ses onéreuses fonctions, sans réussir toutefois à l’arracher complètement au travail.Car M.de la Bruère a employé ses dernières forces à la rédaction d’un livre qu’il a eu la joie de terminer.C’est une histoire du Conseil de l’Instruction publique dont la publication, esperons-le, ne sera point trop retardée.M.de la Bruère aurait pu réclamer le titre de doyen des publicistes canadiens-français.Ses fonctions de surintendant de l’Instruction publique l’avaient éloigné, ces dernières années, du champ de la discussion — c’est à peine si, en dehors de ses lettres, circulaires et discours officiels, il nous avait donné une brochure, fort remarquable, du reste : Education et Constitution — mais elles ne sauraient faire oublier aux journalistes qu’il fut très longtemps des leurs et qu’entre ses articles du Courrier de Saint-Hyacinthe, il laisse, sur les sujets les plus variés, une quarantaine de brochures qui témoignent de sa grande activité intellectuelle.Il avait fait en 1858 ses premières armes-littéraires, il a écrit en 1D17 ses dernières pages: c’est une carrière qui a peu de parallèles chez nous.Cet homme de plume était aussi un homme d’action.M.Boucher de la Bruère fut l’un des grands initiateurs en cette province d’une bienfaisante révolution économique.Son nom restera indissolublement lié aux débuts et aux progrès de l’industrie laitière.C’est, tout naturellement, clans ses fonctions de surintendant que la jeune génération Ta surtout connu.Une parole autorisée résumera probablement ce qu’il a fait chez nous pour l’instruction publique.Mais nous voulons tout de suije signaler Tun des aspects les plus touchants de sa fin de carrière.M.de la Bruère s’était passionné pour ces congrès de commissaires CAUSERIE MUSICALE.LE RECITAL ZEMBAL1ST Efrem Zeinbalist a fait sa seconde visite à Montréal hier soir et, encore plus qu’à la première, il a montré qu’il n’a pas à craindre la comparaison avec les autres violonistes.Sans avoir la maturité du génie d’Ysaye, ni la suprême distinction de Jacques Thibaud, il possède une sensibilité aiguë, bien supérieure à celle de son compatriote, Mischa Elman, qu’il égale dans son étonnant mécanisme.Le programme qu’il a donné hier avait une valeur artistique qui man-quait au premier.L’indigeste Fantaisie Ecossaise de Max Bruch, fort habilement écrite d’ailleurs pour Je violon et la merveilleuse Sonate en la de César Franck en formaient les pièces de résistance, avec deux groupes de morceaux, dont le premier était formé d’un Andante extrait d’une Sonate de Beethoven et du Prélude de la 28e Cantate de Bach et le second comprenait une insignifiante Gavotte de sir Edward Elgar, une Orientale curieuse de sa propre composition, l’étourdissante Danse Nègre de Cyrille Scott et deux danses espagnoles de Sarasa-te.En outre Zeinbalist a donné trois rappels dont Le Cygne du maître Saint-Saëns, délicieusement interprété.Ce choix d’oeuvres, assez diverses pour satisfaire tout te monde, a été applaudi à tout rompre.M.Samuel Chotzinoff a accompagné Tarliste avec son habileté coutumière, et a donné la pleine valeur de son talent de pianiste dans la Sonate de Franck.Frcd.PELLETIER.BLOC - NOTES L’oléomargarine Une des objections les plus répandues, dans certains milieux, contre ^'etfond' ! î usage de bi niargarïne au Canada nrorm là même dont notre loi affirme Tau- P.în!a7.!la tIlVeJ1® affl‘‘T torité immédiate sur l’école, de leur faire saisir toute la noblesse et l’importance de leurs fonctions, de les aider à les mieux remplir.Et c’était un émouvant spectacle que celui de eet homme de soixante-quinze ans parcourant la province entière — on l’a vu à Mont-Laurier même — pour dire aux braves gens que leurs amis venaient de choisir comme commissaires : Sachez bien quelle responsabilité pèse sur vos épaules, quelle autorité repose en vos mains.Il entrait! dans les détails les plus précis, en: même temps qu’il portait à de grandes hauteurs la pensée de ses auditeurs.Sa parole les réconfortait, mais son exemple était plus puissant encore.Il soulignait avec une telle éloquence les conseils P _____ .___ _____ ____t_________ «v, de clairement établi, quand il a étudié j l'orateur aux cheveux gris, si pleins de son tir, casserait tes ailes à Ta- immense de bien qu’elles accom-viatik teuton.t pussent trop obscurément chez Il n’avait aucun orgueil.Voler ' llous- Le directeur de l’assistance prestigieusement, des heures et des ! municipale, M.Chevalier, croit ameri- heures, mettre sa vie ii la merci d’une panne de moteur, sentir que des canons le visaient, infatigables, que des faucons à visage d’homme que le public devrait être davantage au courant de leurs travaux et des résultats qu’ils donnent ; il a émis à ce propos une idée du plus T épiaient, derrière les cantonne- \ baut intérêt.M.Perrier curé de la monts ennemis, sc dire que peut-être : Paroisse SaintiEnfant-Jésus a fort dans quelques heures son réservoir \ opportunément défini le rôle de d’essence touché par une balle per-1 l’Etat et des sociétés de bienfai-due se viderait ou flamberait, lui ! sauce particulière, dans la dispen-réservant une mort effroyable entre -mlion du secours aux miséreux.Il ciel et terre, rien de cela ne Tef-1 a recommandé la formation d’un 1 “ Les Etats-Unis et la guerre ” — Devoir des (i, 7, 8 et 9 février.2 Numéro du (> frayait.H volait pour la France, il mourrait pour elle ; c’était son devoir.Que pouvait-on donc voir d’héroïque là-dedans ?Repose, en congé pour quelques heures, l'aviateur s’en alla sur Tes boulevards parisiens, se distraire de son métier, se laver les yeux des scènes de carnage et de mort où il figurait.Car combien en avait-il vu, d’aviateurs partis du camp le malin, par derrière les lignes allemandes, foudroyés en plein vol, écrasés en une bouillie sanglante sur le sol ?Demain peut-être s’abimerait-il à son tour sur la terre, enveloppé de flammes, carbonisé.Qu’importe ! D’ici là, il goûterait un peu à la vie.Sur le boulevard, des amis le hè-leni.Comme il va s’attabler, quelqu'un le félicite de son dernier exploit.Une jeune femme enthousiaste est là, qui se lève et s’exclame, voyant les décorations dont s’orne la poitrine du héros : "La Légion d’honneur, la croix de guerre, la médaille militaire, mais vous les ave: toutes, lieutenant.Quelle autre décoration pouvez-vous donc encore gagner ?” —"La croix de bois, madame,” * dit Guynemer.s'inclinant.Ce mot, d’une philosophie profonde.sur quelles lèvres eût-il été mievr que sur celles de l’aviateur pensant sans cesse à la mort au cours de ses vols triomphants, et au’elle surprendra peut-être au zénith le jour de son plus grand exploit ?- •> NI EU PORT.* AnlbetiMmin.office central de charité qui assurerait la délimitation du terrain d’entente et du champ de collaboration entre l’assistance munici-pale et les oeuvres privées.Mime iierijii-(Lajoie a chaleureusement accueilli la proposition de M.Chevalier et celle de M.Perrier.Voilà en résumé, pensons-nous, les traits saillants de cette deuxième séance de la Fédération, présidée avec beaucoup de tact, par M.le curé de Saint-Jacques.En outre, quelques-unes des collaboratrices de Mme Lajoie ont donné lecture de travaux, bien pensés et bien écrits, et.enfin, M.labbi- Fauteux a prononcé ce que nous pourrions appeler réloge le la charité chrétienne, dans une allocution de forme très soignée, où se laissait deviner l’ancien professeur d’éloquence.La conférence de M.l’abbé Perrier constitue la pièce de résistance de l’après-midi.(.est une leçon de philosophie à laquelle on va assister, dit en débutant le conférencier, et elle sera nécessairement austère, mais c’était calomnier et le professeur et sa leçon que de parler ainsi.L’attention soutenue et marquée qu’il a obtenue a bien prouvé à M.Perrier qu’il nvait su agrémenter la prétendue austérité de son cours.Celui-ci expose ensuite la nécessité de la enarilé, qui a toujours existé et qui existera toujours, car il y a toujours eu et il y aura lou- es systèmes en vigueur dans les divers pays, VI.Perrier passe ensuite à la question de T impôt pour fins de charité.M croit, avec le P.Liberatore et le P.Antoine, que l’Etat a le droit de percevoir cet impôt, parce qu'il se substitue à ceux qui ne remplissent pas l’obligation morale de la charité.Mais M.Perrier opte franchement pour le maintien de l'assistance privée à côté de l'assistance publique.R croit que c'est de cette façon que la charité peut être le mieux exercée à condition que Ton délimite bien le champ d’action de l’une et de Tau-tre et que la seconde ne fasse qu’aider la première, U est important, en effet, d’avoir de plus au soulagement de l’humanité misérable.Après M.Perrier.M.Albert Chevalier a fait la revue de l’organisation de la charité dans les divers pays de Punivers, et quand il en est venu à parler de 'Montréal, où il a la direction de l’assistance publique, il a exprimé le voeu que les diverses sociétés de bienfaisance s’unissent .pour faire connaître davantage le bien qu’elles opèrent.La «nodestie, qui est une vertu chez les individus, n’en est'plus une pour les sociétés de bienfaisance.' La dévouée présidente de la Fédération.Mme (iéritwLajoie, a agréé avec le plus vif empressement l’idée do M.Chevalier et elle a annoncé qu’un comité de lu Fédération s’occuperait spécialement de lui donner une adaptation pratique.Louis DUPIRE.tenait la fabrication du beurre et nuirait à cette industrie.Il faut croire que l’objection a plus ou moins de poids, puisque la Trance, la Belgique, l’Angleterre, l’Italie et presque tous les pays européens pcrnici-tent l’usage de la margarine, de même que les Etats-Unis; et pourtant l’industrie laitière n’en souffre pas.Pour ce qui est du prix du beurre, la vente de la margarine ne lui nuit guère.Des statistiques du Board of Trade anglais démontrent qu’avant' les hostilités, — en juillet 1914, — le beurre frais se vendait 29 sous et demi, et la margarine, 14 sous et demi la livre, en Angleterre, tandis que le premier s'y vendait en septembre dernier 43 sous et demi et la deuxième, 17 sous la livre.L’existence et la vente de la margarine en Angleterre n’ont pas empêché, on le voit, le prix du beurre d’y monter, visi- cides ont simplement permis à celui m les ,n,; ne pe.ut pius acheter de beurre d'expérience, si remplis d’une ble et profonde affection pou P C’est dans ces courses qui Jfent if ne^tZ ic” de’voulÆ imposaient de lourdes fatigue.^-1 substituer au beurre la margarine! gueur, mais qui n’en subsistait pas moins — que le vieux surintendant a presque épuisé ses dernières forces.Elles ajouteront à son image un trait qui la complète admirablement.M.de la Bruère était le petit-fils de ce vieux Pierre Boucher doht la figure patriarcale est Tune des plus belles de notre première histoire.Constater qu’avec scs aptitudes propres, et dans un âge très différent, il n’a pas démérité de son grand ancêtre, n’est pas un médiocre éloge à déposer sur sa tombe.er lie premier, mais simplement de permettre à ceux dont le budget domestique est trop mince pour qu’ils livre, d’acheter de la margarine à 18.20 et même 25 sous ta Livre, en paient le premier de 45 à 50 sous la attendant que le marché reprenne sou assiette normale.Elle vaudra tous les mauvais beurres qui se détaillent de 38 à 43 sous.Tout est là.Et il ne sert de rien de chercher à prendre la tangente.Prétendre que, si Ton permet ici la fabrication (te la margarine pour le temps de la guerre, ce sera nuire à l'industrie c’est comme cérité Orner HEROUX.__ , i , .¦ ere, c esi comme si l'on allait A nous le devons, en toute sin- dire que conseiller aux, ménagères j de servir plus de poisson sur les ta-I blés canadiennes, c’est nuire à l’élo-vage du bétail.Ceux qui ne peuvent manger de la viande parce qu’elle coûte'trop cher mangent du poisson.De même ceux qui ne .sont pas assez riches pour s'acheter du beurre auraient la margarine.Où serait le mal, du point de vue du consommateur, qui doit compter pour quelqu’un, lui aussi?LE CONCOURS DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE REX SE IG X FM EN T S PR A T1Q l J ES (Nous avons donné, lundi, Particle de M.Guy Vanier sur le concours poétique quforganise la Cruautés Une association américaine, la National Consumers League, proteste contre les cruautés auxquelles Saint-Jean-Baptiste.On nous snu- sont soumis les tout jeunes enfants à qui on fait tenir des rôles parfois importants dans les pièces montées pour les cinémas.Elle cite des cas où des bébés ont été exposés aux flammes, jetés à l’eau, tenus pendant des heures de temps aux rayons d’un soleil ardent, soumis à des chocs nerveux fréquents.Une revue catholique, America, avait déjà signalé l’exploitation de l’enfance par des entreprises de cinéma.On peut se convaincre de la vérité de ces dénonciations si Ton observe d’un peu près certaines pellicules déroulées même dans notre ville, pour peu qu’on soit habitué des salles ou on en montre.L’exploitation du travail des adolescents ne suffisait pas aux gens qui veulent faire de l’argent ; il fallait qu’on en vint à battre monnaie à même les bébés et les tout jeunes enfants.Le meilleur moyen de ramener à la raison les individus et les compagnies cupides à ce point, ce serait, a part de les punir sévèrement, de condamner leurs films.Ils auraient tôt fait de s’apercevoir alors qu’il n’y a rien à gagner à vouloir abuser de l'enfance et des parents prêts à exposer leurs fils au danger pour un peu d’argent.ra gré de publier ici les “ renseignements pratinues ” que donnait en même temps Je Petit Canadien : “ Nous rappelons que le .Secrétariat recevra les manuscrits des concurrents jusqu’au samedi, 31 mars.Ouatre prix seront décernés aux meilleures pièces : un prix de $20.(10, un prix de lliô.OO, un prix de S'KMMI et un prix de $5,00.'* Des juges d’une compétence indiscutable et dont nous donnerons les noms dans le Petit Canadien de mars, feront l’examen des manuscrits.“ Les (manuscrits devront être signés d’un pseudonyme et accompagnés d’une enveloppe cachetée contenant le nom véritable et l’adresse de leur auteur, et (portant, à l’extérieur .son pseudonyme.“ La Société Saint-Jenn-Baptiste se réserve le droit de publier dans le Petit Canadien les pièces primées ou qui recevront une mention honorable.Les autres manus-crits seront retournés dans le plus bref délai possible.’’ G.P- *4 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 7 MARS 1917 VOL.VIII.— No 55 LETTRES AU “DEVOIR” CSSSSSSSSv Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l'encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.LE TRAMWAY L’ENQUETE DU TRAMWAY Monsieur le directeur.Je ne sais si je trouverai le moijcn de présenter ù messieurs les membres de la Commission du Tram-wav mes observations et suggestions.Voulez-vous me permettre de leur adresser, tout de suite, la suggestion suivante : Pourquoi ces messieurs, qui entendront tant de sons de cloche différents, ne prendraient-ils pas la résolution de s'en aller chez eux,— ou d'essayer de s’en aller chez eux — pendant une huitaine, par le tramivaq, entre six heures moins quart et six heures et quart, par exemple ?Je ne doute point qu’ils aient déjà une idée générale du service â cette heure, mais un stage ri l’angle des rues Btcnrg et Sainte-Catherine.par exemple, préciserait singulièrement leurs impressions.Je viens de faire l'expérience pour mon compte et je l'ai trouvée si instructive que je ne voudrais point que ces messieurs s'en prirent.Veuillez agréer, monsieur le directeur, mes meilleures salutations, CIV1S.FAITS - MONTREAL EN VOULANT JOUER AU SOLDAT UN GARÇONNET DE DOUZE ANS EST TROUVE A DEMl-GELE SUR UN BANC DE NEIGE QUI LUI SERVAIT DE POSTE D'OBSERVATION.DANS SON ARDEUR BELLIQUEUSE.Un garçonnet d’une douzaine d’années, Frank Williams, domicilié 453a, rue St-Urbain, vivant dans une atmosphère trop martiale pour son jeune âge et son tempérament lH'lli([ueux, ne pouvant aller enfumer les fantassins d’Hindenburg eu faire la chasse aux marins de Tir-pitz, alla s’étendre sur un banc de neige que, dans son rêve de duels d’artillerie et de combats navals, il dut prendre pour un poste d’observation ou un remblai quelconque, à l’angle de l'avenue Atwater et de la rue Dorchester, lundi soir.L'enfant fut trouvé là mi-gelé par un piéton et conduit à l’hôpital Western, où il déclara être fils et frère de Tommies, et ne plus rêver que croisières et expéditions militaires.Le jeune obsédé s’en retourna chez lui hier après-midi, paraissant on ne peut plus satisfait de son coup d’essai.LA MAIN COUPEE En travaillant dans une scierie de la rue St-Timothée, hier après-midi.Georges Duquette, 18 ans, 1/32, rue Ste-Elisabeth, s’est fait couper une partie de la main par une ?cie circulaire.L’amputation complète du membre mutilé sera nécessaire.FILLETTE EBOUILLANTEE Une fillette de 4 ans, Sarah Troh-lich, 1455, rue Clarke, s’est affreusement ébouillantée, à la demeure de ses parents, vers les 5 heures hier après-midi.Elle a été transportée à l’hôpital.JAMBE FRACTUREE Robert Dubreuil, 25 ans, 15, Côte St-Paul, a été frappé par un tramway, à l'angle des rues St-Jacques et St-Laurent, hier après-midi.La victime a eu une jambe fracturée et a été conduite à l’hôpital.LES SUJETS ENNEMIS PRISONNIERS AU PAYS LEUR SOMBRE DIMINUANT.VA SANS CESSE Ottawa, 7.—Il n’y a plus que 2,-(54Z5.Power Bldq.M*lr, 3025 Montr«At, DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE "royal SILVER PLATE CO^-Do-rure, argenture, nickelage, réparations d’argenterie, vases sacrés, bronzes, cuivrerie.A.Giroux, gérant, 57, Saint-Gabriel.Main, 1387 Viser un oiseau turlutinant sur la branche et tuer une pouliche, c'est là un exploit, un coup de fusil à rendre envieux Tartarin, l’illustre tireur de casquettes, lui-même.Un effet, a-t-on jamais ouï dire que Tartarin en visant une casquette ait tué un lion, un lion du pays des Teurs.Non, Tartarin faisait simplement comme le vulgaire des chasseurs, quand il visait un gibier : Pan, il l'avait où il ne l'avait pas.Jamais le but visé ne se métamorphosait.Telle n’est pas l’aventure qui serait arrivée â M.Jean-Marie P., alors qu’il chassait, au mois d’octobre dernier, prèp de Tile aux Cerfs, dans la paroisse fie Saint-Charles sur Richelieu.Cette région a la prétention d’être giboyeuse et les disciples de saint Hubert le savent ; aussi à peine ie jour de l’ouverture a-t-il lui, que fusils et gibecières en bandoulière, et chiens frétillant de la queue, envahissent-ils le pays.Kt cette invasion dure jusqu’au jour de la fermeture.Ces explications feront comprendre comment il se fait que le 15 octobre, M.Jean-Marie P.était à chasser dans ces parages.H voguait dans une embarcation automobile, se rendant probablement à l’affût, lorsque, en passant près de File aux Cerfs, il découvrit un oiselet, perché gentiment sur une branche, et turlutinant à plein gosier pour faire entendre que sa conscience était sans reproche et qu'il ne craignait point la mort.Le chasseur épaula et fil feu.L’oiseau prit son vol et une jument, ou plutôt une “pouliche”, couleur gris fer, âgée d'environ un an et demie, et qui se trouvait en pacage sur Tile, tomba morte.I.e propriétaire de la jument, M.Alphonse il, apprit la chose et intenta une poursuite au chasseur en réclamation du prix de la jument et de quelques autres frais.Le tout se chiffrait à $121.niais cette somme a été réduite à $99, pour per-mrttre que la cause soit entendue en Cour de circuit.Le juge Archambault entend la cause ces jours-ci.I.e demandeur prétend qu’il y a eu négligence de la part du défendeur “qui devait savoir et de fait savait le danger qu’il y avait de tuer les animaux en pacage sur Tile, en tirant ainsi sur un oiseau perché sur un arbre dp la berge’*.RECLAMATION POUR DIFFAMATION Le juge Archer entend ces jours-ci une cause d’Ovila Vanier contre Alfred Lapierre.Le demandeur réclame une somme de $1,000 de dommages pour le tort que le défendeur aurait causé à sa réputation en le diffamant.Les deux parties en cause habitent Montréal-Nord.Le 16 août dernier, le défendeur aurait dit au demandeur, en pleine rue : “Tu as assez “boodlé” avec le conseil pour racheter ta propriété.” Le demandeur a mal pris ces paroles qu’il interprète comme ceci : Tu n'es qu’un malhonnête homme qui s’est enrichi au préjudice des contribuables de la i municipalité.Le demandeur dit qu’une telle assertion est ^ fausse, mensongère et malicieuse.Sa réputation eu a subi un tort considérable et il tient le défendeur responsable de ces dommages.I.a somme GUERIT CONSTIPATION HABITUELLE qu’il réclame est de $1,000.Le juge Archer préside l’audition de la cause.Me Letourneau représente le demandeur, et Me C.A.Wilson le défendeur.L’“APPÂM” EST RENDU AUX ANGLAIS LA COUR SUPREME DES ETATS-UNIS REMET .4 L'ANGLETERRE LA CAPTURE DU “MOEWE".Washington, 7.— D’une décision unanime, la Cour suprême des Etats-Unis a décrété la remise à ses propriétaires anglais du navire “Appam” et de sa cargaison, amené à Hampton Roads, il y a plus d’un an, par le corsaire allemand “Moe-we”.Le navire et la cargaison, évalués de trois à quatre millions de dollars, doivent être remis avant trente jours, et Tordre de la Cour est final.La décision, écrite par le juge Day, confirme les décrets du juge Waddill, de la Cour fédérale de Virginie, et maintient la règle originale du secrétaire d’Etat Lansing, que les prises venant dans les ports américains sans être accompagnées du navire qui les a capturées, n’ont le droit d’y rester que le temps qu’il leur faut pour se remettre en état de prendre la mer.I.a neutralité des Etats-Unis a été violée par l’entrée de T“Appam” dans Hampton Roads, dit la Cour, et ni les traités, sur lesquels se basait Je lieutenant Berg, commandant du corsaire allemand, ni les conventions,de La Haye, ni la déclaration de Londres, n’accordent aux belligérants le droit de faire des ports américains un lieu pour y déposer leurs prises comme dépouilles de guerre sous de telles circonstances.“Les principes de la Joi internationale, laissant le traité (te côté, ne permettent pas d’employer les ports américains de la sorte par les belligérants.Si cela étail permis, les ports des nations neutres seraient convertis on ports de sûreté où les prises pourraient être transportées et gardées indéfiniment."Dès les débuts de son existence, ce nays a eu soin de maintenir une attitude neutre entre les gouvernements en guerre et de ne pas permettre d'employer scs ports pour violer les droits de neutralité, ni d?permettre un tel usage de ses ports au delà de ce qui est nécessaire pot-" échapper aux périls des mers ou de ce oui leur est nécessaire pour se remettre en état de reprendre la mer et de s’approvisionner.” __ Ce journal est imprime nu Ne 6.1 me Snint-vlKcmt.h Montreal, nnr lUMIUOMK-R1K POWt.AtBE (h reapmuntiilité limitée).J N, "Chevrier, gérant general.Cartes professionnelles et cartes ^affaires AVOCATS Tél.Main 4571.4572 J.-P.BELAIR AVOCAT — PROCUREUR CHAMBRE 411 EDIFICE BANQUE D’EPARGNE ISO, SAINT-JACQUES Bureau du soir: S&int-Euatache.Casier poiUul .ISO.— Adresse télégraphique, “Nahnc, Montreal”.Tél Main 1250-1251.Codes : labara We»t.Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation ¦— Ituo Saint-Jacques DOCTEURS LORENZO CAMIRAND AVOCAT Chambre 12.97, RUE SAINT-JACQUES Edifice Banque d’Jioehelaga Tél.Main 1422 GEOFFRION, GE0FFRI0N et CUSSON AVOCATS, ETC.97, RUE SAINT-JACQUES Edifice de la Banque d'Hochelag» Victor GeoÜ'rion, C.R.Aimé Geoff ri on, C.R.Victor Cusson, C.R.Phone Main 10 Dr N.BOUCHER 541, GRAND-TRONC Tél.Victoria, 1929 AUSSI, BUREAU, 1491.NOTRE-DAMB OUEST Tél.Victoria 1529 SPECIALITES.— Maladies des femmes e| jeunes filles, obstétriques, accouchements.TEL.SAINT-LOUIS 1685 Dr Tancrède BISSONNETTE DES HOPITAUX DE NEW-YORK Consultations: 8 à 9 heures a.m., 1 A 3 heures p.m., 6 à 6 heures p.m.90, RACHEL EST.MONTREAL Diplôme en hygiène publique.— Heures ( 12 à 2 p.m., 6 à 8 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN-CHIRURGIEN Maladies de la peau 708, PARC LAFONTAINE, MONTREAL Angle de la rue Marquette LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL avocats, édifice Banque de Québec, lt, place d’Armes, Montréal.Téléphone Main 3215.J.-C.Lamothe, LL, I)., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.-Maréchal Nantel, B.C.L.Alfred LABELLE AVOCAT Main 7713, Ch.53, édifice Duluth, rue Notre-Dame et Saint-Sulpice.- Est 2674 - Docteur A* DESJARDINS Ancien Moniteur de THôtel-DleuHl de Paris.Maladie des YEUX, desf OREILLES, du NEZ et de lai GORGE, 145 Ste-Catherine-O.(àf l’institut Ophtalmique Nazareth).I3u ARTHUR ROY SPECIALITE : ASTHME ET ECZEMA I 427, SAINT-DENIS, MONTREAL Heures de bureau: 10 à 11 a.m., 2 à 1 p.m, 7 à 8 p.m.Téléphone Est 2*10 MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT 30.HUE SAINT-JACQUES Résidence : 2466 avenue du Parc.Rockland, 2459.THEODULE RHEAUME C.R.180.Itf'E SAINT-JACQUES Tél.Main 4571 et 4572.Suite 411 Domicile: Est 1360, ANATOLE VANIER, B.A.LL.B.AVOCAT Tél.Main 213.—Bureau 53.97, me Saint-Jacques ! GUERISON RADICALE Maladies norreunes, épilepsie, danse d< Saint-Guy.hystérie, nlcoolomanie par traitement rationne).Dr EDGAR TURGEON, 4I0A Pare Lafontaine Saint-Louis.7607 DENTISTES Résirïenre: 180 Jeanne-Mancc Tel.Est 5973 GUY VANIER, B-A.LL.L.AVOCAT 97, rue Saint-Jacques.— Bureau 7S Tél.Main 2632 NOTAIRES TEL.SAINT-LOUIS 504.A.-H.Barrette NOTAIRE 70, rue Rachel Est, Montréal Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN -DENTISTE Autrefois de Saint-Henri Bureau ouvert de 9.00a.m.à 9.00 p.m.11 11, RUE SAINT-DENIS Près Marie-Anne Tél.Saint-Louis.2943.DENTISTES GENDREAU 543.RUE SAINT-DENIS, coin Charrier TEL.EST 2916 BUREAU DE 9 HEURES A.M., A ô HEURE P.M., LE SOIR SUR ENGAGEMENT COMPTABLES Bélanger et Bélanger Notaires 30, RUE SAINT-JACQUES EDIFICE “TRUST & LOAN” Argent à prêter sur hypothèque h bonnes conditions, et achat de créances.Règlement de successions.Tél.Main 1859.R0CH-ALBERT BERGERON NOTAIRE Domicile : Edifice Duluth 528, Parc Lafontaine, 50 rue Notre-Dame O.Tél.Saint-Louis, 4938.Téléphone Main 4369 J.-EMERY CODERRE SEC.-TRES.VILLE DE MONTREAL-EST Résidence : Etude 28.GRANDE ALLEE HOTEL DE VILLE Montrcal-Eet.Montréal-Est Tél.(résidence) Pte-aux-Trembles.29 (étude) Pte-aus-Trembles, 27—2 ARTHUR COURTOIS NOTAIRE Immeuble du Crédit Fonelar.F.C.35, SAINT-JACQUES, Tél.Main 5030 Bureau du aeir : 262A rua Visitation.Tél.Est 3435 J.-ALEX.O’OLEMAN NOTAIRE 90.SAINT-JACQUES, MAIN 2M3 Prêts sur propriété da Tille et terra près Montréal.LE NOTAIRE ERNEST JASMIN Argent à prêter, montants 11,000 à 35,000, 1ère hypothèque.Règlement de succession Réa.568.Fullum.Las.637 Rés.568.Fullum.Las.oblIe» Cadillac diUeenr" • d.o, S ."orlc''' faites avis 104 nira tr#T»UJt vacantia 104, RUE DES CARRIERES, MONTREAL REGLEMENTS DE COMPTES toStrs1^ vusA dH?;.nuvrl'r® et Journaliers, des ua‘emrni.Uf ÎT^a", JW'1” moyennant voÙs trn -,r^'CLleS' Discrétion absolue, Lendeux V ''C.nJoi sr»'ement.M.Lemieux.1,, Hnulrvnrd Saint Joseph ouest.Tél.Est 7488.Résidence Esl 138 rue Saint-D INGENIEURS CIVILS HURTUBISE et HURTUBISE INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99, rue Saint-Jacques TELEPHONES: Bureau: Main 7618.Résidenea: Tél.Rockland 2050 The Security Collection EDIFICE DANDURAND Chambra 36 Anglo des rue» Saint-Denis Sainte-Catherine J.A.D.ST-LAURENT, jurant.i f'aat sente de réclamation: Cour» privés le jour et le soir.Cours claux de “diction'*.Préparation ou: brevets EDMOND LAROCHE, B.S PROFESSEUR “APPARTEMENTS SA LABERRY, ANC SHERBROOKE ET SAINT-DENIS Tél.Est 1102 HOTEL VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Pian américain.Prix $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce, $2.00 par jour.Est 3412-3267.221 Ave.Hôtel do S U CIE D'EXPRESS E.ROCHON, LIMI Tous les Ztnres de travaux — déinéiu menta, pianos, coffres-forts et machine: attention spéciale.La nuit et le dlniui appelez Est 3412.Té!.Est 7050.Rénnraiions de tons ae, J.-O.MORIN A CIE Nickelage.Placage ri Argcntcur, Finis: £" j, Vu.l.v.î'' ,.I''\hrl™.t °'» d'F.Icctroller Spécialité, Cnrhnrntfnr.Cnil Moteur Magnéto, etc., rtc, 111 Amherst.SATISFACTION (.ARAN I VOL.VIII.— IN O 00 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 7 MARS 1917 9 LES CANADIENS NOS SOLDATS A L’ATTAQUE PRES DE SEPT CENTS D'ENTRE EUX SONT MIS HORS DE COMBAT AU ÇOURS DE L’ENGAGEMENT DE LA SEMAINE DERNIERE — DEUX COMMANDANTS TROUVENT LA MORT.Londres, 7.— En réponse à des demandes de renseignements, les représentants canadiens ont déclaré qu’un important combat a eu lieu dans la dernière moitié de la semaine dernière, et que le nombre des soldats canadiens mis hors de combat s’élève à 700.Selon des informations venant de plusieurs sources, il semble qu’une brigade canadienne a dirigé une attaque, pour contribuer à la grande poussée.Son objectif était une hauteur importante, dont les Français et les Allemands se sont furieusement dispute la possession, lors de phases antérieures de la guerre.Les assaillants comprenaient 1 bataillons, respectivement de Montréal, de Toronto, de Vancouver et de Kootenay.L’ennemi a subi de grandes pertes.Le communiqué officiel canadien dit que •le principal événement de la semaine dernière a été une incursion d’une plus grande envergure que de coutume.Il s’agit de fait d’une opération secondaire.Les assaillants se sont portés en avant sur un front d’environ 2,000 verges et ont pénétré dans les positions ennemies, jusqü’à une profondeur de 700 verges, à un endroit.Les Canadiens se sont conduits dans toute cette affaire avec une grande bravoure et ont fait 45 prisonniers, sans compter les grands dégâts qu’ils ont causés dans les positions allemandes et les pertes considérables qu’ils ont infligées.Les troupes chargées de l’opération ont rencontré une vive résistance avant d’atteindre leur objectif.Cet endroit "No Man’s Land” n'est qu’une suite de cratères.Au cours de combats de plusieurs mois le terrain a été complètement boute versé, il s’élève légèrement vers les posi-ions allemandes.Malgré rein, et malgré une violente fusillade et le tir des mifrailleuses, nos hommes ont avancé, ont atteint et franchi lu ligne ennemie et ont détruit les abris ries Allemands en tuant les défen-euis.La lutte la plus vive s’est engagée Drès de la ligne d’appui.C'est à cet endroit (pie le lieutenant Kembafl, 'ommandant du 54e bataillon de la Colombie-anglaise, a été tué, au fort de la mêlée, en menant ses troupiers à l’assaut de La rinchéc attaquée.Ce lieutenant-colonel Beckett, commandant du 75c bataillon de Toronto, a dirigé ses hommes tant qu’ils n’eurent pas atteint tous leurs objectifs, mais il a été tué en rassemblant ses soldats éparpillés par les cratères et les trous d'obus.Après avoir passé une heure et demie dans les lignes teutonnes, causant beaucoup de dommages et cecueillant des renseignements précieux, nos troupes se sont retirées.Fendant la retraite, l’ennemi a beaucoup souffert du fait de notre bombardement.En sus de cette importante opération, les Canadiens ont effectué avec .wi succès marqué 5 petits coups de main.Le 27 février, à 3 heures de l’après-midi, un détachement canadien a pénétre dans les tranchées ennemies, faisant 3 prisonniers et bombardant 11 gitounes qui étaient occupées.Le lendemain, à gauche de ce détachement, un bataillon a fait une incursion.Il a bombardé une tranchée sur une étendue de 200 verges et 4 abris.Dans chaque cas, deux Canadiens seulement ont été blessés.Le 3 mars, la brigade dont la ligne a été l’objet d’une incursion de l’ennemi.au début de la semaine, a effectué un coup de main qui a été bien plus fructueux que celui des Teutons.Un petit détachement a traversé la région de “No Man’s Land”, a pénétré dans les lignes ennemis, a bombardé une demi-douzaine de gitounes et est revenu avec 10 prisonniers.Par ce bref récit, on peut voir qu’une activité continuelle a marqué la semaine dernière.Au fur et à mesure (pie le temps s'améliore, l’activité augmente.L’artillerie canadienne ne donne aucun répit aux Allemands, et presque chaque soir, des détachements font des incursions dans ses positions.ANGLETERRE ON RÉCLAME LE HOME RULE MINISTRES1 ET DEPUTES ADMETTENT LA GRAVITE DE LA SITUATION.—- LE PARTI OUVRIER DEMANDE QUE L’ON REGLE CETTE QUESTION IMMEDIATEMENT.—CE QUE FERA LE GOUVERNEMENT.L’EMPIRE L’OUVERTURE DE LA CONFERENCE EN VUE DES ELECTIONS PRO-BARLES, ON SUGGERE A L’AUSTRALIE DE SE NOMMER UN REPRESENTANT AFIN D'EVITER TOUT NOUVEAU DELAI.Ottawa, 7.— Les autorités ici ne peuvent encore dire si oui ou non l’ouverture de la conférence de guerre impériale sera ajournée comme résultat des changements politiques qui se sont produits en Australie.Des câblogrammes qu’on vient de recevoir indiquent que le conseil pourrait bien commencer ses délibérations vers le milieu de mars.Si cependant le conseil se décide à attendre l’arrivée à Londres du premier ministre d’Australie, on sera obligé de remettre l’étude des problèmes à une date beaucoup plus tardive qu'on ne croyait d’abord.On suggère cependant que vu que sir Robert Borden, sir Edward Morris et M.Massey sont en Angleterre pour représenter respectivement le Canada, Terreneuve et la Nouvelle-Zélande et que le général Smuts, du Sud-Africain est en route pour la conférence, l’Australie se nomme un représentant afin de permettre l’ouverture de la conférence sans plus de délai.A tout événement le Parlement canadien s’assemblera le 19 avril.DECLARATION DE M.MASSEY Londres, 7.— Le premier ministre Massey, de la Nouvelle-Zélande, dans un discours qu'il vient de prononcer, a déclaré que la confé- Londres, 7.— Le correspondant park rnentaire du Times écrit : On attend avec un grand intérêt et avec unq r'ande anxiété ie débat qui va s'engager, mercredi, à la Chambre des Communes, au sujet de la question irlandaise.Au cours d une récente discussion les minisires et les députés nationalistes ont également admis la grav.lé de ia situât.on.1.n’est rien survenu depuis, de nature ù modifier cette I opinion.La po itique du gouvernement au I sujet de l’Iriande a été dès le début {une po'itione de conciliation basée sur le maintien de ia sécurité du royaume et de l'unité de l’effort de UEmpire, dans ia guerre.Voilà sans doute ce que dira le premier ministre, dans e discours qu'on attend de sa part dans le cours du débat.Les difficultés de ta si-! tuatiun en Irlande ne permettent | pas au gouvernement d’accepter la iréso.uiion en faveur de 1 octroi nnmidiat du fie.taie Kuie, que M.4.F.O'Connor présentera au nom du parti nationaliste.Le gouvernement désire autant que quiconque régler à ’amiable le problème irlandais, mais la s luatiou ne s'y prête pas.Le bruit s’est répandu que le gouvernement nommerait une commission chargée d’amender le bill du Moine Kuie et de f.xer un temps pour sa mise en vigueur, h semble compris, toutefois, que le gouver-naiient ne regarde pas le temps propice a un changeai .’Ut consiue-lable de politique .Les ministres n accueilleront pas la demande (ies: nationalistes par un non direct, il est pfobaule qu'un ministre proposera une motion disant que ia Chambre désire un règ ement sans taire violence à l’op.mon d'un element du peuple irlandais, et que cette motion sera adoptée comme l’expression officiel.e du point de vue du cabinet.L'exécutif du parti ouvrier a passé aujourd’hui une résolution disant que dans ies intérêts communs de ia Grande-Bretagne et d-! friande, on devrait (le nouveau s'efforcer de concert de régler if-question iriandaise et a incité le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires dans ce sens.SITUATION MODIFIEE L'auteur d’un articie sur ï'atii-tude de l’Irlande, article que ie Times appel.e l’oeuvre d’un observateur compétent et désintéressé, [dit en substance : Je commence I par deux postulats qui sont ceux i de rjrlande nationaliste.En premier Leu, l’acte du Home Kuie inscrit dans les statuts est mort.Il ne répond pius à .’opinion nationaliste et même à l'opinion officielle du oarti nationaliste.Ensuite, la guerre a donné un coup fata! à ia partie financière du projet, en portant probablement à M'Ü millions de livres nar année noire budget qui était auparavant de 200 millions de livres.Second postulat : aucrne division de l’Irlande sans le consentement des nationalistes.Cette division proposée est la principale cause de l’embarras des chefs parlementaires des nationalistes.Le nationaliste irlandais, est maintenant presque un fanatique, et 1er.chefs du parti ne sanctionneront jamais un accord qui séparera une partie de i’Ulster du reste de l'Irlande.De plus, le Home Rule devra accorder dans une large mesure le contrôle de scs propres finances surtout en matière de tarif et de douanes.Depuis l’insurrection irlandaise, les demandes dcs nationalistes au sujet du Home Rule sont devenues plus impérieuses.L’hostilité de TUister unioniste est éga'ement devenue plus intense.Les récent-, événements ont accentué la méfiance de iT’Ister.Les divisions de I’Ulster ont autant besoin de recrues que !a 115e division irlandaise, c'est vrai, mais sou< d'autres rapports, I’Ulster a fail bien meilleure figure que le reste de l’Irlande, a propos du recrutement.Toute son âme es! à ia guerre.P us de 80 p.c, de l’argent que les municipalités irlandaises ont souscrit à l’emprunt, est venu du nord-est de l’Ulstcr.Pour ces molds I’Ulster regarde côninie incroyable qu’on songe à lui imposer le Home Rule malgré lui.L'auteur de l’article dont il s'agit, qualifie de'calamité national le fait que Dillon est devenu le chef de facto du narli nationaliste depuis que’qucs mo's.En défendant les rebelles.Diilan o accru le sentiment que les extrénuslcs ont de leur importance.Si l'Irlande nationaliste avait consacré foules ses ressources à la guerre cl;o eût ccarlé les p us fopnidables ofcs a-c.’cs qui '"opposent à un règlement à l'amiable, REUNION DES JEUNES ROUGES Ce soir à 8 heures, les Jeunes libéraux tiendront une assemblée dans la salle du Bain Publie.Plusieurs orateurs \ porteront la parole et on formera une association de jeunes libéraux qui sera la filiale de celle déjà existante à Montréal.ETATS-UNIS CONFESSION D’UN BOCHE LES POTAGERS L’AGRICULTURE LA CULTURE INTENSIVE OPPOSES AUX SUBSTITUTS LE COMPLICE DE KOLB RACON- FORMATION D’UNE NOUVELLE LES DIRECTEURS DE LA SOCIETE D’INDUSTRIE LAITIERE SE PRONONCENT CONTRE LA FABRICATION DE L’OLEO-MARG \ -RINE OU DE TOUT AUTRE SUBSTITUT DU BEURRE.— L’EXPLOITATION.TE C O M M E N T DEVAIENT ETRE DETRUITES LES USINES FABRIQUANT DES MUNITIONS POUR LES ALLIES.— L’EXPLOSION DE BLACK TOM.New-York, 7 lemand arrêté ASSOCIATION DANS LE BUT DE DIMINUER LE COUT DE LA VIE PAR LA CULTURE DES TERRAINS VAGUES.— LES DIFFERENTS COMITES.Une centaine de citoyens de Montréal se sont réunis hier soir à fini — Fritz Kolb, un Al- _____ ______ lundi à Hoboken, a ourdi des complots pour détruire des J meuble Dandurynd pour former une usines de munitions de guerre; c’est association destinée à diminuer le le fait qui ressort avec évidence de ' coût de ia vie par la culture inten-la confession écrite ne Hans jsive des terres de ia banlieue et des Schwartz, jeune homme allemand, i terrains vacants de Muniréai.complice de Kolb.arrêté hier, dans j , Ces jpersqnnes convoquées par MM.une chambre du No 113 rue Hudson, à Hoboken.Dans sa confession, Schwartz dé-c'are que tous les pians avaient été concertés et préparés avec soin entre Kolb et lui-anême, pour répéter le désastre de Black Torn, ie 5 mars.Une défectuosité dans le mécanisme des fusées a forcément retardé ia mise à exécution de leurs plans; les bombes qui devaient servir à faire sauter les usines ce sont celles que la police a trouvées dans la chambre de Kolb, à ’hôtel Commercial, à Hoboken, lundi dernier.Plusieurs wagons chargés de nm-nitions, sept chalands dans ie port d Hoboken, ipartiellement remplis de munitions destinées aux navires de transports, un navire français et un navire anglais, avaient tous été cho;* sis pour être détruits, a dit Schwartz.Le jeune homme a nié absolument avoir pris une part même indirecte à l’explosion de Black Torn, ni meme à celle de Kingstand.Aux quartiers généraux de la police, à Hoboken, hier après-midi, un nègre du nom de Thomas Steele a parfaitement identifié Kolb comme un de ses compagnons de travail aux usines de ia •Canadian Car and Foundry, de Kingsland, au moment de i’explosion ie 11 janvier dernier.Steele a reconnu Kolb par une photographie publiée dans les journaux.“Nous étions, dit-il, vingt-huit employés dans la chambre des machines des usines de ia Compagnie, à où la première explosion éclata.L’un de nous, arrivé depuis peu, se J.-S.Brierley, ancien directeur du “Montreal Herald ’, et U.-H.Dandu-rand, ont adopté une constitution, sous le nom de “Comité de culture de.Montréal”, filiale de ia Commission du Service national, élu leurs officiers et formé différents comités.Le choix fut forcément restreint, puisque tous les détails d administration et de régie avaient été ipréit-minairement fixés par les directeurs de la nouvelle association, qui s’étaient.d’abord eux-mêmes choisis et nommés.M.J.H.Sherrard, président de 1 Association des manufacturiers, fut nommé président honoraire.El ie comité exécutif se compose des membres suivants : Présidents-conjoints, Jus.S.Brierly et U.H.Dandurand ; vice-presidents, Fred Ibraharn et Edmond Montef ; secrétaire, Dr \\.H.Atherton.Le trésorier n’a pas été encore choisi, parce (lue MM.Brierley et Dandurand n’ont pas obtenu de réponse définitive dun citoyen, financier bien connu.On a formé ensuite les comités suivants.: Comité des fermes et terres: MM J.N.Greenshields et L.-J.farte présidents et MM.D.A.Lafortune! M.l .C.H.Godfrey, F.Gohicr, R.Brother, G.Hogg, Thomas Hannah, Andrew J.Dawes, M.Van Brussel, M.de Gaspe Beaubien, D.A.Campbell, E.Lafleur, C.R., T.B.Macaulay, Dr H.de Lotbinière Harwood.1.Auguste Richard, Donat Raimond, John Quinlan, M.A.Phelan J.N.Drummond, G.Foster,' Harold Morgan.Jaincs Currie, E.R.Déca Le seul remède qui la soulageât “ FR UIT-A - Tl V ES” DONNE DE NOUVELLES PREUVES DE SON EF Fl CA CITE EX TR A OR DI N AI-RE.lisait réserviste de l'armée autn- j BorheiN J.A.Beaudry, chienne ; il était très habile à ma- .\ nfnJ’ m' bornas, D.hornier les machines.C’est le seul I •Maî'sa?’tr du.coHe§e à i’arxDe! n.nrès fi Y,.’ et lc Principal Harrison, du d .appui cl'JJltN homme qui manquait a rappel apr i’explosion ; depuis i! n’est jamais venu réclamer ses gages.” Le nègre a également reconnu sans difficulté et sans hésitation les autres compagnons de travail, su college MacDonald Comité des terrains vacants: MM.Fred Abraham et E.Montet, présidents, et MM.le commissaire Ainey, E.Bernardet, A.J.Bowles, J.Fortier, G.Francq, U.H.Dandurand, - T?.1 _ r * ! Sers, J.Ballantyne, R.Brodie, G.Plus tard, hier soir, le chef de po- Dobbin, J.E.Doane, J.R.Gardiner, lice O’Brien, le commissaire Tenney { Thomas Jones, E.Latter, J.C.La-et le détective Woods, d’Edgewater, Lrecque, A.C.Matthews, A.P.\V.N.-J., ont reconnu Kolb, comme ce-1 McLagan, F.W.Slexvart, A.B.lui qu’ils recherchaient depuis cinq ''arfL B.Bédard, I.Lande et J.P.semaines.Ils ont vu à plusieurs re- Angbn.• prises, ie détenu flâner autour des Comité de finance: M.O.S.Pcr-usines de munitions et dans les cou- !'aui“ president, et MM.James Clcg-loirs du bureau de poste.nom.Rodolphe Bédard, le sénateur Apres „ confession ,1, SdN««.’ »*SÎ Ko b a refuse de parler et dans sa fus Hoifi0n \ n DnhlP 00.Le gouvernement a maintenant reçu une remise partielle de £005,-ôôÔO’GO du nouvel emprunt de guerre, de la pari de la Banque d Angleterre.Les bons du trésor non pavé ont été réduits de £720,-520,(MM) à £040,260 000.Le marché financier a repris maintenant, de la vigueur depuis la fin des.souscriptions à l’emprnut de guerre.-«- LA CRISE DU PAPIER Londres, 7.—(Câblogramme ru New-York Sun.)—Les journaux de Londres souffrant de la crise du papier, disent que le public devra se contenter de journaux moins volumineux ou s’en passer tout à fait.Les départements de circulation travaident aussi fort pour réduire leurs circulations qu’ils n’avaient jamais travaillé pour l'augmenter.On parle de faire revivre la vieille coutume qui était en vogue autrefois parmi les lecteurs du Times.Il y a de cela des années, une copie du Times servait pour une demi-douzaine de familles.Ce mode de lire le journal faisait que l’abonnement coûtait moins à chacun des lecteurs.Québec, 7.— M.Pierre iBoucher de ta Bruère, ancien surintendant de l'instruction publique dans la province de Québec, est décédé, ici hier soir, des suites d’une longue imaladie causée par un cancer à l'estomac.Les funérailles auront lieu à S1-Hyaclnthe samedi matin après l’arrivée du train de Montréal.Le départ de Québec aura lieu jeudi midi après un libera qui sera chanté à la Basilique.La dépouille mortelle repose en attendant au domicile du défunt, 18, rue Ste-Ursule.M.Pierre Boucher de la Bruère était un descendant direct de Pierre Boucher, gouverneur des Trois-Rivières, arrivé au pays du temps de Champlain, en 1635.Né à Saint-Hyacinthe le 5 juillet 1837, il était le fils de Pierre Boucher de la Bruère, médecin, et de Marie Hitppolyte Boucher de la Bro-querie, soeur de ta mère de feu Mgr A.Taché, premier archevêque de Saint-tBoniface, il était le petit-fils du lieutenant-colonel Pierre René Boucher de la Bruère, un des héros de la bataille de Châteauguay en 1812, et de Charlotte Boucher de ta Perrière, veuve de Germain Vassal, de Montréal, tué au siège de Québec en 1760.Il se mariait en 1861 à Marie Alice Victorine Leclerc, qui lui survit.Ils eurent 15 enfants dont 4 garçons et 5 filles qui vivent encore.Ce sont: Pierre-Edouard, cultivateur à Coaticook ; Montarvijle, ancien journaliste, directeur du bureau des archives fédérales à Montréal ; La-broquerie, dentiste à Biddeford, Maine ; Montbrun, fonctionnaire à la législature de Québec ; Ma rie-Louise, épouse de Joseph T.Bergeron, marchand à Boston, Mass.; Alice, épouse du docteur René Fortier, â Québec.; Angelina, épouse de M.Louis Lussier, avocat, conseiller du Roi à Saint-yiHyaclnthe ; Augustine, épouse du docteur Louis Lemieux, dentiste à Québec ; et Aline, épouse du docteur L.J.Pinault, de Camp-belton, Nouveau-Brunswick.Il laisse 46 petits-enfants vivants.M.de la Bruère a fait ses études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe, et ses études de droit à l’Université Laval de Québec.Il fut journaliste de 1860 à 1895 au ‘'Courrier de Saint-Hyacinthe” dont il devint le rédacteur-propriétaire en 1875.Appelé au Conseil législatif le 30 octobre 1877, il en fut le président pendant quatre termes, de 1882 à 1895.Il avait fait partie du ministère Chap]eau en 1882.Le 5 avril 1895, il succédait à M.Gédéon Ouimet comme surintendant de l’instruction publique.Il fut nommé délégué à l’exposition universelle de Paris de 1900 par Le comité catholique du Conseil de l’instruction publique pour y étudier sur place l’exposition scolaire et en faire un rapport qui fut publié en 1901.| Le défunt était chevalier-commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand; officier d’Académie ; docte m ès lettres de l'Université Lava! et de l’Université Bishop (Lennoxville) ; membre actif et officier de la Société du parler français, de l’Institut canadien de Québec, et de la société I de Géographie de Québec.Il est l’au-jteur d’une foule de brochures politiques, sociales et religieuses.Il a fondé l’école d'industrie laitière de Saint-Hyacinthe, et fut président de la même société en 1882.La fondation de celte école a eu lieu après une vigoureuse campagne de presse et une série de conférences qui couvrit toute la province de Québec._ On sait que c’est grâce à son initiative qu'on a commencé la fabrication du beurre et du fromage dans notre province, à Saint-Hyacinthe même dès 1870.Aucune Maladie de POITRINE ne résiste à l’emploi du VIN MORIN is; LE TONIQUE DES POUMONS parce qu’il exerce une action spécifique indiscutable chez le poitrinaire.II assure la suralimentation et la recalcification de l’organisme par les phosphates, et l’antisepsie par la créosote qu’il contient.Quelques jours de traitement suffisent pour modifier l’expectoration, diminuer la toux, modérer les sueurs et la fièvre.Les fonctions digestives s’améliorent^et avec le retour de l’appétit, la nutrition devient plus florissante, le poids augmente, les forces et l’énergie reviennent.C’est donc le remède à employer dans tous les Rhumes et Toux Chroniques, Bronchites, Grippes, Catarrhes et antreo Maladies des Voies Respiratoires.Femmes et Jeunes Filles pâles et faibles, employez les Pilules Cardinales du Dr.Ed.Morin.KX VKNTK PA-ItTOUT Dr- Ed.Morin & Cie, Limitée, Québec, P.Q.53 NAVIRES SONT RETENUS A N.-Y.UNE DES SUITES DU BLOCUS ALLEMAND.New-York, 7.— Comme résultat direct de la déclaration allemande du blocus des pays alliés (31 janvier), qui ferme aux neutres les ports anglais de Kirkwall et de Falmouth, 53 paquebots de nationalité américaine, suédoise, danoise, hollandaise et norvégienne, n’ont pu partir du port de New-York, ou, s’ils l’ont quitte, sont immobilisés à Halifax pour un temps indéfini afin d’être examinés.Suivant des chiffres compilés ici aujourd’hui, par les autorités maritimes, si ces navires avaient accompli leur service régulier, ils auraient transporté 296,-000 tonnes de cargaison.Quatorze des navires auraient transporté des passagers et les malles des Etats-Unis.Le pays le plus affecté est la Hollande.Les agents locaux des lignes battant pavillon hollandais déclarent aujourd’hui (pie 25 navires sont immobilisés à leurs cjnais ou à Halifax pour l’examen.Dix navires marchands neutres, désignes comme navires isolés, sont aussi menus ici, attendant des ordres.La Ligne américaine, dont toute la flotte de paquebots, au nombre de six, est actuellement à New-York, a laissé passer huit dates de départ.Tout le service de paquebots vers l’Europe a été suspendu, excepté pour les navires de l’Entente et de l’Espagne.Voici les départs des navires de l’Entente pour les deux périodes du 29 décembre au 31 janvier et du 1er février au 5 mars ; 29 déc.1er fév.I Résidence d’été meublée à louer Résidence d*été de feu Thon.J.-A.Ouimet, sise à la Baie d’Urfé, sur le bord du Lac Comprenant sept chambres à coucher, deux salles de bain, salle à manger et salons spacieux, chambres de domestiques et office ajrrc-mentée de grandes vérandas, d’un jeu de tennis, et de vastes terrains; pourvue d’eau courante, d'éclairage au gaz, et d’aménagements pour chevaux et automobiles.Pour plus de renseignements, appelez Uptown 3052 entre 9 heures et 11 heures a.m.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure No 1221), Dame Rose Wheeler, de la cité de Maisonneuve, district de Montréal, épouse commune en biens d’Alexandre Woodward, dm même ilieu, dûment autorisée à ester en justice, a formé une demande en séparation de biens contre son dit époux.Curran et Curran, procureurs de la demanderesse.Montréal.19 février 1917.PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal, Cour Supérieure, No 4125.— Daine Louisa McLean, de Montréal, épouse commune en biens d’Adélard Duranceau, entrepreneur, du menu- lu a nsii .u mari une action en séparation de biens.Montréal, ce 1er mars 1917.C.EMILE BRUCHESI, Procureur de la demanderesse.Nationalité Anglaise.Française .Japonaise .Italienne .Totaux.31 janv-119 18 3 3 5 mars 100 11 4 140 120 RETRAITE FERMEE DES CHEVALIERS DE COLOMB Une retraite fermée pour les Chevaliers de Colomb aura lieu à la Villa Saint-Martin, Abord-à-P!ouffe, dm jeudi soir, 15 mars, au lundi matin suivant.Les membres des différents conseils de la province, les officiers surtout, sont instamment invités a prendre part à cette retraite.lis doivent envoyer leur adhésion à M.J.B.Dupuis, 842, rue Saint-Hubert, Montréal, ou au Père Archambault, Villa Saint-Martin, Abord-à-Plouflfe.NOUVELIÆPAROISSE UN DEMEMBREMENT DE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE QUEBEC SEMBLE PROCHAIN.(De notre correspondant! Québec, 7, — Il est fort possible ou’avant que le successeur du curé Beaudoin soit nommé un démembrement de la paroisse Saint-Jean-Baptiste soit fait et qu’une nouvelle paroisse soit fondée qui comprendrait toute la partie haute de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, de la Haute-Ville et de Notre-Dame du Chemin, au sud des rues Artillerie et Saint-Cyrille, et à partir des portes.Cette nouvelle paroisse serait confiée aux RR.PP.Dominicains.D’après la rumeur, il est aussi possible que la paroisse Saint-Jean-Bapüste soit confiée aux Pères Dominicains.On mentionne aussi le nom de M.Luc Larue, vicaire de la Basilique, comme successeur possible du curé Beaudoin.PROVINCE DE QUEBEC, district de Mont-réal* Cour de Circuit No 21122—A.Dusro-cliers, demandeur, vs.A.Paquette, détendeur.Le 17me jour de mars 1917, i\ deux heures tie l’après-midi, au domicile du dit défendeur, au No 2898A rue Saint-Dominique, en ia cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.ARTHUR GIROUX, H.C.S.Montréal, 7 mars 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 4695—Emile Po-nadieu, demandeur, vs.A.Guitnond, défendeur.Le 16mc jour de mars 1917, à dix heures de Pavnnt-midi, au domicile du dit défendeur, au No 159 rue Dorchester < st en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: Argent comptant.C.OSIER, H.C.S.Montréal, 7 mars 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 5365—Dame E.Delaney et vir.demandeurs, vs.Elle Thomas, défendeur, et Geo et E.Thomas, tiers-saisis.Le lOmc jour de mars 1917 è 10 heures de l’avant-midi,au domicile des dits tiers saisis, au No 390 rue Boulevard Saint-Laurent, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits tiers-saisis, saisis en cette cause, consistant en chaises de théâtre, etc.Conditions: argent comptant.J.S.LAVERY, H.C.S.Montréal, 6 mars 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour de Circuit No 15421—Thos.Robertson & Co.Ltd., vs.F.J.Fosbre et al.Le 16mc jour de mars 1917 à 11 heures de Pavant-niidi, au domicile de P.J .Fosbre, Pun des dits défendeurs, au No 99 rue \\üli-brord, en la cité de Verdun, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en piano, meubles de ménage, etc.Conditions: argent comptant.EMILE LA-PIERRE.H.C.S.Montréal, 7 mars 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 2976—E.Hubert, épouse de B.Montasino, demanderesse, vs.L.Van Alkcm.défendeur.Le 16me jour de mars 1917, à midi, à la place d’affaires du défendeur, au No 364 rue Sainte-Catherine en la cité de Maisonneuve, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette couse, consitant en vin, barils et accessoires, etc.Conditions: argent comptant.J.A.BISSON-NETTE, H.C.S.Montréal, 7 mars 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de M réal, Cour de Circuit No 154—Edmond deboncocur, des cité et district de M réal, demandeur, vs.Alonzo Alain, des mes lieux, défendeur.Le 17me jour mars 1917, â 10 heures de l'avant-midi Boulevard Garage, au No 1936 rue ChAt briand, en la cité de Montréal, seront ’ dns par autorité de justice les bien?eifets du dit défendeur, saisis en cette < se, consistant en 1 automobile Studeba 5 places.Conditions: argent comptant U.NOBMANDIN, H.C.S.Montréal, 7 mars 1917.Lisez le NATIONALISTE, et vous aurez fait oeuvre utile et apréable.LE PRIEURE par RENÉ BAZIN Je vais vous raconter, me dit mon •mi, une histoire bien simple, mais dont je demeure ému.La maison n’était rien; l’enclos était peu de chose.Et, cependant, que de souvenirs sont nés là, les nôtres, ceux des générations précédentes! Et que ce serait curieux si les souvenirs avaient vraiment des ailes, comme les poètes l’on dit ! On verrait des troupes d’oiseaux venir du même lointain, chaque jour, au même lieu de pâture et de chanson, pauvre souvent et tel que personne ne comprendrait, eux exceptés, la raison qui les rend fidèles ; on verrait de beaux domaines où l’un d’eux, seulement, passerait de loin en loin; on verrait leurs secrètes préférences pour l’habitation d’enfance cl de jeunesse, pour les demeures espacées de la paix, et comment les âmes sont inégalement réparties par le monde, et presque toutes loin de chez elles et loin de l’heure présente.La maison u'élait rien: ua gros toit mansart, couvrant trois chambres, une cuisine et une grande salle carrelée si parfaitement sèche, à cause du rocher qui était dessous, et du midi qui la regardait, que les lambris de bois y craquaient loule l’année et qu’on retrouvait, à la tin de l’hiver, momifiés et couchés sur le chassis des vitres, tous les papillons, bourdons et moucherons entrés dans cette serre chaude à la fin de l’été.L’enclos était peu de chose: un rectangle allongé, dont la terre rocailleuse, formant une courbe rapide, descendait du pied du logis au bord de la rivière, jardin brûlé par le soleil, raviné par les pluies, dur à bêcher, où les arbres de haute venue ne trouvaient pas leur nourriture.L’ombre manquait.Les vignes seules en riaient, avec les lavandes, le thym, le mélilot et les autres herbes de senteur, tout en fleurs et en tiges, dont le parfum éclatait aux premières rayées d’avril, et ne s'apaisait plus, tant qu'il restait de la plante, au ras du sol, une pincée de cendre brune.Mais il y avait, pour compenser l’étroitesse de l’enclos et son aridité, il y avait le paysage; du sommet du coteau qui se prolongeait à droite et à gauche, tantôt découvert, tantôt boisé, toujours dentelé comme une falaise, nous dominions la rivière du Loir.Peut-être la connaissez-vous.Elle est de l’espèce lente, étroite et profonde, qui ne roule pas de sables, ne s’embarrasse pas d’iles, et coule le plus souvent entre des bords herbeux.A l’endroit où était bâti le Prieuré, elle n’avait guère plus de largeur qu’à su source; un pêcheur de brochet la traversait en trois coups de rames; mais elle était le centre et la vie de toute une vallée verte, et d’immenses prairies, qui sont lu feuillage des eaux, s’épanouissaient et frémissaient autour de son tronc bleu.On eût dit un lac desséché ayant encore un fossé en son milieu et dont les arbres, à l’horizon, presque en couronne, marquaient la rive ancienne.Le vent ne passait point là en chantant, comme au sortir des forêts, mais par larges marées, sans déchirure et sans cri, cherchant les voiles.11 portait un autre parfum que celui des moissons ou des guércts ouverts.Par lui, Lund[ prochain commencera la publication d'un nouveau feuilleton qui continuera dignement la série de ceux que ses lecteurs ont tant goûtés.du haut des rochers, des fenêtres de la grande salle, nous savions l’heure de l’année, mieux que par l’almanach.Il disait: “Enfants, les renoncules d’eau viennent d’éclore, les derniers roseaux pourrissent dans la vase, les saules ont leurs chatons, c’est le printemps.Enfants, voici les terres mouillées qui s’affermissent, la pointe de l’herbe qui se dresse et qui ne fait pas d’ombre encore aux pâquerettes.Voici les râles et les cailles qui appellent, invisibles, et glissent, et lustrent leur poitrail au fil de l’herbe drue; voici les lis jaunes, les ombelles des carottes sauvages, les premiers faucheurs et, toute la nuit, la symphonie des insectes, monotone, triste et aiguë comme la musique d’Orient: c’est l’été.Ne doutez pas, regardez la grande bataille du vent, du jour et de la brume; la reconnaissez-vous, la brume du beau temps, fileuse de toiles blanches, qu’elle étend sur les prés, et qu’elle attache à mi-hauteur des peupliers, et que, moi, je roule d’un soufile, et que j’emporte là-bas!” Quand une fois on s’est mis à comprendre la chanson des choses, il n’y a plus de solitude, il n’y a plus qu’une douceur d’etre seul avec elles.Et puis, à côté du logis, la ferme était bâtie.Ils étaient si voisins l’un de l’autre, que, le matin, nos toits faisaient de l’ombre à la ferme qui, le soir, nous rendait la pareille.Nous ne cessions guère d’entendre le meuglement des vaches, le grognement des porcs, les gloussements éparpillés et graves des poules grattant le fumier, les trois notes perçantes que chantait le treuil du puits commun, ce gros tronc d’arbre sur lequel il fallait appuyer la paume de la main, pour qu’il ne tournât pas trop vite, emporté par le poids du seau descendant.L’habitude de cette chanson du puits m’avait conduit à des comparaisons.D’après le bruit de la descente, celui de la montée, celui de la plongée dans l’eau toute ronde, luisante, sonore comme du métal, je devinais de quel côté du mur on puisait, et si c’était notre vieille domestique, ou maître Ra-guin, le fermier, ou sa femme, ou sa fille Joséphine, qui faisait tourner la machine.Je reconnaissais le style de chacun.Le plus énergique, le plus vif.était celui de Joséphine, cette belle grande fille, toute rousselée, très blonde, qui travaillait plus que personne à la forme.Je me rappelle bien des jours passés près d’elle, soit dans la sai-| son des foins, soit dans l’aire où, ! deux semaines durant, toute la ferme battait au fléau, soit au commencement de l’arrière-saison, lorsque, sur le coteau du Loir, les boeufs de maitre Rnguin labouraient une terre si compacte et si dure qu’on eût dit, au versoir de la charrue, des fragments de mur écroulés.Elle était de toutes les fatigues, sérieuse, mé- thodique, sans apparence de quetterie, excenté le dirnan quand elle mettait ses coiffes dées, son tablier de soie, et qu allait, avec son sourire grave et yeux demi fermés, parmi les f moins belles et moins riches habitaient le bourg.J’enten répéter, à son sujet: “Quelle sc race que celle des Raguin! n’est pas près de s’éteindre, n quitter le Prieuré.Les petit! fants de cette Joséphine cultive encore la terre que le père lab aujourd’hui.” Temps ancien, vérité! Mille choses disparues i avertissent.Le vanneur et le pier recevaient leur pavemenl nature, vers la Saint-Martin ; rouleaux de granit tournaient tout sur les gerbes, et n’étaient comme à présent, relégués dan coin de l’aire; les ruches d’abe avaient toutes des toits de paill revois en rêve des formes de gn chênes qui ont cessé de vivre, des figures comme celle d’un oncle des Raguin, qui mourait consomption, et qui ne sortait < maison que dans les soirs d après le coucher du soleil, et qu< percevais alors dans la cour d ferme, très pâle, étendu sur 1 chaises, la tète creusant l’orei les mains pendantes jusqu’au les yeux très doux, levés, erranl jà parmi les étoiles.A SUIVRE «t 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 7 MARS 191', VOL.Vm.— No 5.T [e lemps qu’il fera Neige ou pluie MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum .25 Même date l’an demie r.33 Aujourd’hui minimum .10 Même date l’an dernier .18 BAROMETRE : 8 heures a.m.3043; 11 heures a.m., 3040; 1 heure p.m.t 3038.DEMAIN, JEUDI, 8'MARS 1917 Saint-Jean de Dieu, confesseur Lerer du soleil.6.29 Coucher du soleil .5.55 Lerer de la lune ., 6.09 Coucher de la lune.6.12 Dernier quartier de la lune, le 16, à 7 heures 39 minute» du matin.RESPECTUEUSES SYMPATHIES Les HR.PP.Eudistes et nos compatriotes acadiens viennent, pour la deuxième fois en très peu de temps, d’être très douloureusement éprouvés.Le collège, d’abord fondé à Cara-quette, rebâti à Bathurst, après un premier incendie, vient d’etre détruit par un nouvel incendie.- Nous prions les RR.PP.Eudistes et toute la famille acadienne d'agréer, dans le malheur qui les frappe, l’expression de nos respectueuses sympathies.LES REPONSES AU SERVICE NATIONAL LES RETARDATAIRES Al'ROST JUSQU’AU 31 MARS POUR S'EXECUTER.Le directeur du Service national nous fait tenir ce matin l’avis suivant : En vertu de la “Loi des mesures de guerre, 1914”, tous les hommes entre 1(5 et (55 ans, résidant au Canada, sont tenus de remplir et retourner une carte du Service national, dans les dix jours de la date de sa réception.Tout individu qui a manqué à l’accomplissement de ce devoir est averti par les présentes que le délai pour le retour de la carte dûment remplie a été reculé jusqu’au Blême jour de mars 1917, et qu’une carte du Service national et une enveloppe adressée peuvent être obtenues en s’adressant au maître de poste le plus rapproché.(Signé) R.R.BENNETT, Directeur général.CONVENTION^ NÎCOLET LES CONSERVATEURS CHERCHENT UN CANDIDAT Les conservateurs du comté de Nicolet ont décidé de tenir une convention à Bècancourt le 13 mars pour se choisir un candidat au fédéral.On mentionne parmi ceux qui brigueront les suffrages de la convention M.\V.Camirand.a votât, M.Henri Dufresne, notaire, M.J.-O.Courehesne, notaire, tous de Nicole!, et M.Aimé Chassé, président de l'Association de la Jeunesse conservatrice de Montréal.Une grande assemblée suivra la convention et la trêve subira de nouveaux coups.HECTOR BERNIER BLESSE AU FRONT LE JEUNE ECRIVAIN EST ATTEINT DANS UN ENGAGEMENT.Québec, 7.— Un message d’Ottawa à M .Camille Bernier, père, annonce que son fils, le lieutenant Hector Bernier, du 22e bataillon ca-nadien-français, a été blessé dans un engagement le 1er mars dernier.La dépêche ne donne aucun détail sur les circonstances ni la nature de sa blessure.Le lieutenant Hector Bernier s’est enrôlé à Val Cartier dans un régiment du troisième contingent, et fut versé ensuite au 22e cégiment.Avant de s’enrégimenter, il a été employé à la bibliothèque d’Ottawa.Il est l’auteur de deux romans canadiens: “Au large de l’écueil” et “Ce que disait la flamme”.LEGER INCENDIE AU “SOLEIL” L’EAU CAUSE DES DOMMAGES CONSIDERABLES.Québec, 7.— L’établissement du “Soleil”, côte de la Montagne, a été ravagé hier soir, vers 11 heures par un incendie.Le feu prit naissance entre les planchers et le plafond des premier et deuxième étages par uii-te, croit-on, d’une défectuosité des fils électriques.Les pompiers réussirent rapidement à circonscrire les flammes, mais des dommages considérables n’en furent pas moins faits par l’eau.Le matériel put être suffisamment protégé pour permettre au “Soleil” île paraître ce soir, comme d’habitude.Les salles de rédaction qui se trouvent dans l’édifice voisin, n’ont pas eu à souffrir de l’incendie.Les dommages se chiffrent à une couple de milliers de dollars, UN FREIN AUX COMPLOTS BOCHES TOUTES LES MACHINATIONS MISES A JOUR.Washington, 7.— Les autorités connaissent maintenant tous les complots allemands ourdis en ce pays pour fomenter des révolutions dans les Indes et qui remontent à pin-sieurs années avant lu présente guerre européenne.La ville de San Francisco avait été choisie comme l’un des centres d'opération des agents allemands durant la première partie de la guerre; mais les autorités ont réussi à mettre un frein aux activités de celui qui dirigeait l’exécution des complots à San Frurieisco ; elles refusent de divulguer le nom de cet agent générai.ON A BESOINIpjs OE PAIX CETTE ANNÉE, DIT CHURCHILL D’UN DICTATEUR AV CONGRES DE L’INSTITUT MINIER, UN ORATEUR DEPLORE LE MANQUE DE COORDINATION DANS LES METHODES GOUVERNEMENTALES.— UNE ORGANISATION PLUS EFFECTIVE.La salle des conférences du Ritz-Cariton était ce matin comblée de membres de l’Institut minier canadien, à l’occasion de son 19ème congrès annuel, dont les séances se tiendront jusqu’à vendredi inclusivement.Toutes les conférences qui y seront données, tous les travaux qui ont été préparés à cette fin auront trait à l’étude de là situation spéciale, sinon anormale, où se trouvera Je Canada après la guerre, au point de vue de ses relations industrielles et des problèmes nationaux qu’il faqdra nécessairement solutionner.La séance de ce matin a été consacrée à l’étude des questions de recherches ci de préparations industrielles; celle de jeudi matin portera sur Celles de métallurgie.Les oraleures d-e la séance d'ouverture-de ce matin ont été : MAI.Arthur Cole, président, E.P.Ma-thewson.le docteur Frank A.Adams, Arthur D.Little, C.V.Bor-’ess, le docteur David H.Browne, Gordin Spencer et H.E.Home.M.Cole insiste sur la nécessité d une cohésion et d’une organisation plus effectives des divers services fédéraux et déplore le manque de coordination dans les méthodes gouvernementales du pays.‘Rapprochant l’autorité suprême que l’Angleterre délègue aux cinq membres qud composent le conseil de Pierre, l’orateur déclare que, quoique habitués à la liberté que leur assure la démocratie, les Canadiens seraient prêts à se soumettre au dictateur à qui ils reconnaîtraient la force et l’énergie d’organiser Tindustric minière."' Notre devoir présent, comme ingénieurs, dit M.Mathewson qui succède à M.Cole, es* de fournir au Canada 'des sta.twîques que nous ayons dressées de toutes les industries du pays et d’indiquer ainsi à noire gouvernement la conduite qu’il doit suivre dans l’oeuvre de la préparation de la paix.” Il propose donc nue l’Ilnstitut recommande au gouvernement de former un bureau des statistiques composé des employés du bureau des mines, du ministère du Travail du ministère du revenu de l’Intérieur, du Bureau de censure, etc., qui travailleraient à compiler toutes les données concernant les industries du Canada.Les antres sujets traités ont été, par exemple, l’amélioration des relations industrielles, par M.Browne et les possibilités de !a fabrication du cyanure en Canada.La séance de eet après-midii s’ouvre à 2 h.30.L’ancien premier lord de l’amirauté parle, à la Chambre, de préparatifs pour la campagne de 1 9 ! 8, et voit, dans le blocus, l’écroulement des Allemands — 11 faut anéantir la flotte allemande, avant de mettre bas les armes.LA CLOTURE DES ASSISES ON S’ATTEND ,t CE QU’ELLE AIT LIEU A LA FIN DE CETTE SEMAINE.James Brennan et Stanislas Juneau, tous deux inculpés d’avoir battu et volé M.Huot dans son restaurant, ont été trouvés coupables, hier, par les petits jurés.Le juge prononcera leur sentence la semaine prochaine.Ce matin, s’est instruit le procès de Joseph Emond, un charretier à remploi du Pacifique Canadien, inculpé d’avoir volé une poche de vieux caoutchoux valant $5.00.La cause est peu importante et dépourvue de tout intérêt, mais d’un côté el de l’autre, on a fait entendre pléthore de témoins.Le procès se terminera cependant cet après-midi.Puis, il ne reste plus que quelques causes, dont deux, y compris celle d’Eva Boyle, inculpée de meurtre, seront probablement renvoyées à 'a session du mois de juin.M.Walsh disait q;i'à la fia de la semaine l’ouvrage sera •pratiquement terminé.Demain s’instruira la cause d’O-vila Lebianc, inculpé d’être cause de la mort de Pierre Mayer qu’il frappait à coups de poings, en novembre dernier.LES EXPORTATIONS D’AUTOMOBILES ELLES ATTEIGNENT AUX ETATS-UNIS LE CHIE ERE DE $138,289,-ÔH.New-York, 7.D’après des statistiques élaborées par la Chambre de commerce National Automobile, les exportations d’autos en 1916 ont atteint le chiffre fabuleux de $138,-289,514, ce qui accuse une augmentation de $13,000,000 environ sur celles de 1915.Par contre, l’exportation des camions-automobiles.de 22,094 voitures donnant un total de $59,839,303 en 1915, n'a été que de 18,903 en 1916, donnant la somme totale de $52,870,774.L’envoi d'autos de tourisme à l’étranger a été en 1916 de 61,947, d’une valeur de $43,725,087, tandis qu'en 1915, 41,864 seulement avaient été exportées.En 1916, l’on a expédié pour $24,001,060 de parties d’autos, pour $15,211,943 de pneus et $2,480,050 de moteurs à essence.POURSUITE CONTRE LA HUDSON BAY A la demande de Victor Pross, garde-chasse, la Hudson Bay, fourreur, devra comparaître devant le magistrat de Québec pour avoir gardé dans son établissement.70 peaux de castor en temps prohibé.Le mandat d’amener a été pris par le procureur-général de Québec.Londres, 7.—(“New York Sun”).— Un discours prononcé par Winston Churchill à lu Chambre des communes» hier, demandant que Ton commence immédiatement la préparation de la campagne de 1918, laisse entendre que les nations alliées ne s’attendent pas a voir la fin de la guerre cette année.M.Churchill croit fermement que le blocus forcera l'écroulement des puissances du centre et amènera la fin de la guerre en 1918 sans d’aussi grands sacrifices de vies qu’il serait ; nécessaire pour amener une déci-! sion immédiate.Cette vue est parta- j gée par un grand nombre de per-1 sonnes et la réputation de M.ChrurchiH comme étant un homme' qui d’habitude favorise plutôt l’ac- ’ tion, donne une signification encore plus importante à sa déclaration.Le gouvernement sait que les conditions internes en Allemagne et en Autriche-Hongrie sont très mauvaises et qu’elles deviennent pires rapidement, et connne les mdior.s e i arrière des lignes de combat s’affaiblissent de jour en jour et plus vite que les armées, ces nations ne pourront supporter la pression indéfiniment.Des hommes de l’école de Churchill, y compris ie -^arti naval, croient qu’une continuation du blocus et de la pression économique va foiA-er l’Al':,vigne à envoyer ses flottes de haute mer en dehors pour un dernier effort désespéré.Cette action est désirée par les avocats des mesures extrêmes pour la destruction de la puissance navale de l’Allemagne, qui disent qu’aucune paix ne sera certaine tant que l’Allemagne possédera sa flotte.En attendant, il faut continuer la mobilisation des ressources de tout l’Empire et resserrer le blocus dans le but d’affamer les puissances du centre et de les amener à la soumission.Cette vue est renforcée par le fait que, à la Chambre des communes, A.Bonar Law a refusé la discussion au sujet de la campagne de Salonique, indiquant qu’en dépit des critiques nombreuses, il va continuer, comme partie du plan général, à affamer les pays du centre.NOUVELLE AVANCEVERS BAGDAD LES ANGLAIS ONT REMPORTE HIER UN SUCCES SIGNALE A 28 MILLES DE LA VILLE CONVOITEE.Londres, 7, — Ôn a publié le bulletin officiel suivant: Lundi après-midi, la cavalerie anglaise a livré combat à l'arrière-garde turque de Lajj, à 9 milles au sud-est de Gtésiphon, Mésopotamie.Le matériel de guerre abandonné par l’ennemi étant éparpillé dans une région de 80 milles, nous n’avons pu encore opérer Le dénombrement complet de notre butin.Nous nous sommes mis en train de rassembler le butin et de retirer les canons jetés dans le fleuve, et jusqu’à présent nous avons réuni 38 canons.y compris ceux que nous avons pris jsur les bateaux, et abstraction faite des mitrailleuses et des canons de tranchée.” Les Anglais sont maintenant à moins de 30 milles de Bagdad.Lajj, qu’ils ont atteint, avant-hier, est situé à 28' milles de cette ville.Les experts militaires avaient .prédit que les troupes ottomanes allaient continuer leur retraite jusqu’à Cté-siiphon et qu’un combat décisif allait probablement s’engager à cet endroit.L’IRLANDE VEUT ÊTRE LIBRE M.O'CONNOR PRESENTE AUJOURD’HUI A LA CHAMBRE UNE MOTION DEMANDANT A L'ANGLETERRE DE TENIR SA PAROLE.Londres, 7.— La probabilité que le premier ministre Lloyd George prendra part aujourd’hui au débat qui aura lieu à la Chambre des Communes sur la question irlandaise et définira l'attitude du gouvernement envers l’Irlande, soulève un grand intérêt.Le débat dépend d’une résolution qui sera présentée par T.P.O’Connor, au nom des Nationaîis-tes.La résolution se lit comme suit: “Dans île but de donner encore plus de force aux Alliés dams leur effort pour faire reconnaître les droits égaux des petites nations et le principe de la nationalité contre le principe opposé allemand de la domination' militaire et du gouvernement sans le consentement des administrés, il est essentiel, sans plus de délai, de donner à l’Irlande les institutidns libres qu’on lui a promises depuis longtemps.” On s’attend à ce qu’un amendement exprimant te désir de la Chambre de ¦voir.Je règlement de cette question sans contrainte pour aucune partie île l’opinion irlandaise, soit présenté de ta part du gouvernement et adopté comme attitude offictelle.John Redmond, qui a été malade, espère être assez bien pour parler et sir John Lonsdale s’est préparé à expliquer les vues des Unionistes irlandais.LES NAVIRES AMERICAINS SERONT ARMES?Washington, 7.— L’impression que les navires de commerce des Etats-Unis seront armés à bref délai, s’est répandue davantage aujourd’hui, à la suite de conférences tenues par M.Wilson et les sénateurs démocrates.Les sénateurs démocrates se sont ensuite rendus en hâte au Congrès pour conférer avec les sénateurs républicains.et leur soumettre un projet limitant la durée des débats que les démocrates espèrent amener sur le tapis, demain.LES POILUS FONT DES PRISONNIERS UNE HEUREUSE ATTAQUE PAR SURPRISE A QUENNEVIERES.Paris, 7._ Communiqué officiel de cet après-midi: Entre l'Oise et l’Aisne, nous avons dirigé une attaque par surprise contre les tranchées allemandes à Quennevières, et avons ramené 15 prisonniers.Dans l’Argonne, dans le voisinage de bourde-Paris, nous avons fait exploser une uiine et avons occupé le •cratère.Les Allemands ont tenté de livrer plusieurs attaques à Timproviste, au nord-est de Flirey, dans le bois de Bouchot, au nord de Saint-Mihie! et dans les environs d’Ammertzwiller.Nous avons arrêté sur-le-chamip ces attaques par notre tir de barrage, et nous avons infligé des pertes a 1 ennemi.Nuit caTme sur le restant du froni, L’adjudant Casale a abattu hier son dixième avion teuton, qui est tombé dans la région de Dieppe, dans le département de la Meuse.Un de nos pilotes a été attaqué, près de Rumpler et esl tombé dans nos lignes, au nord de Laval, dans La Marne.BULLETIN DE BERLIN.Berlin, par Sayville, 7.—Les troupes françaises, dit le communiqué officiel du jour, ont lancé une attaque contre les nouvelles positions allemandes au bois Caurières, au nord-est de Verdun.Elles «ni subi un échec, grâce à l’artillerie allenvancie.On signale de vifs combats d’artillerie dans les régions d’Arras, sur la Scarpe, et de la Somme sur les deux rives de l’Ancre, et de même en Champagne, el sur les rives gauches de la Meuse.Les éclaireurs et les patrouilleurs se sont li^ré de fiq rieux engagements.La belle température a aidé les aviateurs dans l'accomplissement de leur tâche.Quinze .aéroplanes ennemis ont été abattus, ainsi qu’un aeroplane allemand.LES TURCS SONT FORCES DE RECULER LES ANGLAIS LES GRUGENT A ABANDONNER UNE FORTE POSITION A SHEIKH NURAN, EN EGYPTE.i Londres, 7.— Un rapport officiel de l’Egypte dit que les Turcs ont abandonné une forte position dans j le voisinage de Sheikh Nuran, à l’ouest de Shellah.En voici le texte : Devant l’avance de nos troupes, les Turcs ont évacué une très forte position dans le voisinage de Sheikh Nuran, à l’ouest de Shellah, après avoir dépensé deux mois à établir un formidable système de défense.Hier, nos avions ont effectué une •série de bombardement contre les troupes ennemies, les convois, le matériel, les voies ferrées, lançant environ dix explosifs à grande déflagration.Le personnel et le matériel ont considérablement souffert.Shellah est situé dans la haute Egypte, le long du Nile, à environ 500 milles au sud du Caire.Récemment, on n’a pas signalé (rengagements dans la contrée.Pendant la guerre, des soulèvements ont eu lieu ‘dans diverses parties du pays.Mais d’après les dépêches, les détachements conduits par les officiers turcs avaient gagné peu de terrain jusqu ici.CAUSERIE DE M.H.CHEVRIER A l’heure .où nous metton s sous presse, M.Horace Chevrier, de A'in-nipeg, hôte d'honneur de l'Association de publicité de Montréal, à la salle rose du Windsor, prononce un l discours sur l’importance d'une plus grande-coopération entre le public et les marchands en détail.Un lunch, sous les auspices de l’Association des marchands détaillants du Canada, succursale de Montréal, a précédé le discours.pAS *!,’.f#’0
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