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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 3 avril 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-04-03, Collections de BAnQ.

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7 VOLUME VIII—No 78 I MONTRÉAL, MARDI 3 AVRIL 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$ô 00 UNION POSTALE.8 OO Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 Æ UNION POSTALE.300 fB& % Rédaction et.ystration : 43.RUE SA\ ^ vée avec la conS-vous, que sont-ils en comparaison titutian de ce cabinet, une nouvelle des privations, des dangers et des page d’histoire vient de s’écrire.Je souffrances, et même du sacrifice ne veux rien prédire quant à la por-suprème, que doivent supporter tée future de ces événements ; mais ceux qui détiennent les lignes de tous ceux qui ont donné toutes leurs combat en France ou ailleurs ?Si énergies et tous les efforts à cc dé-quelqu’un parmi nous sê laissait al- veloppement complet des relations 1er au découragement, qu’il repren- constitutionnelles des nations d’ou-ne (lu moins courage pour les sol- tre-mer, sont bien aises de croire en dats des tranchées, et si son oner- ce progrès la naissance d’une nouvel-gie vient à faire défaut, qu’il visite le et plus grande nation impériale.” les blessés dans les hôpitaux, afin .de faire ample provision de couru-j DISCOURS DU GENERAL SMUTS ge.Si nous voulons un exemple de l’esprit qui doit animer la nation,! Après le discours de M.Bordé n, rappelons-nous l’héroïstue et la dis-, le général Smuts a raconté les e\-cipünc admirables des hommes dujploits de scs soldats au Sud-Afri-“Tyndareus” qui se sont alignésjeain et payé un tribut d’hommage courageusement en face de la mort, à l’effort militaire que la colonie comme à ia parade, pendant que le j du Cap a fourni à l’Empire.“Au navire s’enfonçait sous les flots.| commencement de la guerre, a-t-il “Le peuple allemand combat avec | déclaré, il se produisit quelques désespoir, parce que la classe mili- commotions à l’intérieur de la co* taire autocratique entretient et Ionie; mais nous avons mis ordre nourrit la croyance que les Anglais à nos affaires afin de chasser l’en-veulcnt écraser l'Allemagne et ¦ nemi au delà de l’équalcur.Nous anéantir son existence nationale.Ja-! avons accompli ces faits d’armes mais le peuple anglais n’a conçu de avec une population dont la grande tels projets.H est impossible de dé- majorité avait combattu les Anglais truire ainsi un peuple de soixante- il y a quinze ans.Ainsi, le Sud-dix millions, et l’Allemagne au dé- africain a fait son devoir.” but de la guerre était la nation mili-j Le général Smuts a dit en termi-taire la plus puissante du monde.nant qUe jeiS populations de la co-Jamais aucune pen,see d agression ' ]onje n’étaient point animées par la centre elle n a germe dans un rer- vengeance ou par la haine; mais v\ ' u anglais.Mais je suis bien cou- *nt aussi couru.2ème COURSE.— 5 furlongs 1-2: 1.Moller, 111, Taylor, 7 à 1, 6 à 5, 3 à 5.2.Garl, 113, Fuerst, 7 à 5, 3 à 5.3.Lady Mildred, 105, Stearns, 4 à 1.Temps: 1.08 4-5.— Garondelet, Mose Irvine, Tom Caro, Barnard, loli tie, Uteleus, Del mon te ont aussi couru.Sème COURSE.— 1 mille et 1-16: 1 Mabel Dulwebcr, 99, Troise, G à 1, 2 à 1, au pair.2.Stelcliffe, 110, Hoag, 10 à 1, 4 à 1.3.Gibraltar, 101, Merrimee.7 à ô.Temps: 1.48 1-5.— Mud Sill, General Pickett, Transport, Petit Bleu ont aussi couru.4èine COURSE.— 1 mille 70 verges: 1.Greenwood, 102, Stearns, 7 à 2, 7 à 10, hors.2 Beauty Shop, 95, Jeffcott, 8 à 5, hors.3.Gordon Russell, 105, Mo les-worth, hors.Temps, 1.45.Little String a aussi couru.Sème COURSE, 5 furlongs 1-2 : 1.Sir Richard, 105, Dominick, 12 i 1, 4 à 1, 5 à 2.2.Lytle, 112, Molesworth, 6 à 5, 3 à 4.3.Sir Oliver, Mico Girl, The Duke, Dr.Prather, Wat, Ophelia W.ont aussi couru.Génie COURSE, 1 mille: 1.Chas.McF'erran, 113, Taylor, 3 à 1, G à 5, 3 à 5.2.Rose Juliette, 107, Troise, 6 à 5, 3 à 5.3.Plantagenet, 106, Lyke, au pair.Temps: 1.42 2-5.Bol a la, Henry Walbank, Leialoha, Foeman, London Girl, Helen James, Electric ont aussi couru.L’INCENDIE DE L’AUTO-GARAGE M.MACLENNAN REJETTE LA POURSUITE DE M.DAOUST CONTRE LA VILLE A LA SUITE DE L’INCENDIE DE SON ETABLISSEMENT PENDANT LA DISETTE D’EAU DE 1913-14.Un jugement de M.Maclcnnan, prononce hier, établit que ia ville ue peut être tenue responsable envers un contribuable des dommages que ce dernier peut subir par l’incendie, même si ia pression de l’eau n’est pas suffisante pour permettre aux pompiers de ia ville de lutter avec succès contre le feu.M.Mac-lennau a rejeté la poursuite de M.Maxime Daoust qui réclamait de la ville une somme de $21,775 pour la destruction de l’Auto-Garage par un incendie, le 29 décembre 1913, pendant ia fameuse disette d’eau causée par la rupture de ia conduite de Taqueduc.Dix-huit automobiles qui se trouvaient dans ce garage avaient été détruites, et M.Daoust réclamait en son nom et au nom des différents propriétaires de ces machines ; il alléguait que si l’apj P 'ovisionnement de l'eau avait été ¦ iffisant, les dommages n’auraient pas été si considérables.Cette cause était une cause-type et la décision rendue hier s'applique ù vingt et une autre causes ré; ultanl d’incendies qui ont éclaté du 25 décembre 1913 au 2 janvier 1914.M.Daoust alléguait qu’il y avait eu négligence de ia part de la ville qui, d’après sa charte, doit fournir l’eau à ses citoyens et contribuables pour éteindre les incendies.Le demandeur disait que le fait de ne pas avoir entretenu ses conduites n bon état constituait une négligence.Dès le début de son jugement, M.Maclcnnan dit que le demandeur n’a pu prouver aucune négligence de la part de la ville.H rappelle que la ville avait accordé un con-trat à la Cook Construction Co.par lequel cette dernière s’engageait à élargir le canal de Taqueduc et se déclarait responsable de tous les ac l'idcnts qui pourraient se produire, mais il déclare qu’il n’a pas été appelé à se prononcer sur ce point D’après sa charte la ville peut construire et entretenir un aqueduc, mais rien ne la tient responsable des dommages qui pourraient être causés par une disette d’eau.En terminant le juge dit que les transports d’intérêts dans cette cause par les seize propriétaires d’automobiles à M.Daoust n’ont pas été prouvés et que le demandeur n'a pas établi son droit d’action au sujet des seize réclamations transportées.L’action de M.Daoust est rejetée avec dépens.REGLES DE PRATIQUE EN RESIGN A la dernière session provinciale, la Législature adoptait une loi autorisant les juges du district de Montréal à édicter des règles de pratique applicables à la Cour de revision.Ces règles ont été soumises à la discussion depuis plusieurs mois et finalement les juges établissent celles qui ont été publiées dans la “Gazette Officielle” de Québec, le 31 mars dernier.D’après les anciennes règles, les lactums devaient être produits deux jours seulement avant le jour fixé pour l’audience.Il en résultait une perte considérable de temps, les avocats devant exposer devant le tribunal tous les faits de la cause.Les ajournements étaient aussi nombreux, parce que souvent les ivocats oubliaient de produire leurs factums.Les nouvelles règles stipulent que la preuve doit être produite pas plus tard que trois semaines après la date de l’inscription en evision ; (rois semaines additionnelles sont accordées pour la pro-luction des factums des deux paries.La liste de chaque mois sera hoisie parmi les causes dont les lossiers auront été complétés.Qu ’est-ce que P heure?Au moment où les nations belligérantes de la vieille Europe vont de nouveau donner un fort “ coup de pouce ” aux aiguilles de leurs horloges, il n’est pas sans intérêt de parler de l'Heure et d'asseoir sa notion sur des considérations indépendantes de nos “ chambardements ” et de nos besoins.IL’Hcure, quoique fondée sur un phénomène naturel, contient cepen-dans une forte part de convention et on l’oublie trop souvent ; rappelons donc le mécanisme sur lequel elle repose.Le midi, l'heure locale, l'heure nationale.La Terre, personne ne l’ignore aujourd’hui est une grosse boule tournant dans l'espace et qu’éclaire le Soleil.Il en résulte qu’à chaque instant une moitié est plongée dans la lumière du jour, tandis que la moitié opposée se trouve dans l’ombre.MIDI Lors donc qu’un méridien terrestre, en raison du mouvement de la terie, est amené en face du soleil, il est midi vrai pour tous les points situés su»- ce méridien ; sur le méridien opposé il est minuit ; les autres «méridiens ont des heures intermédiaires.Il s’ensuit que dans une contrée grande comme la France, les villes étagées entre Brest et Strasbourg ne sauraient avoir leur midi vrai ] en même temps.Aussi,' autrefois, ' alors que chaque ville avait son j heure locale, un voyageur devait | régler sa montre et la mettre à l’heure des pays traversés ; c’est ainsi qu’entre Brest et Strasbourg, l’heure locale différait de 49 minutes.Mais, avec les progrès de la locomotion et avec l’intensité des échanges commerciaux, trains rapides, télégraphe, téléphone, le système présenta de te’s inconvénients qu'on èr.vint à supprimer toutes les heures locales pour régler les horloges du pays sur l'heure de Paris prise à l’observatoire national.De ce fait, seules les sdlles situées sur le méridien de Paris eurent une heure rationner.»:, foutes les autres prirent une heure de convention, avançant ou retardant sur le midi local.La dMlférence pour la France peu étendue en longitude n’était pas très grande, mais d'autres ennuis apparurent lorsqu’on passa d’une contrée dans une autre dont l’heure était réglée sur la capitale voisine.Pour des territoires aussi vastes que la Russie oti les Etats-Unis, cette notion était d’ailleurs inapplicable, et c’est pourquoi on chercha un autre système.C’est ainsi qu’on fut amené, en 1883, au congrès de Washington, à diviser la Terre en 24 fuseaux correspondant à des méridiens éloignés de 15 degrés chacun, et qui auraient des heures différant d’une heure exactement.En France, ce système ne fut appliqué qu'en 1911 : par la loi du iO mars de cette année, nous fûmes, en effet, reliés au fuseau horaire dont le méridien passe par Tob-servatoire de Greenwich, près de Londres.Lorsqu’il est midi à Greenwich, i! devrait êtie à Paris midi 9 minuses 21 secondes ; mais, par convention, il est aussi midi dans notre capitale et sur toute l’étendue du territoire français.Que, maintenant, pour des raisons économiques, ou même pour aucune raison, un décret avance notre midi d’une heure ou le retarde d’une heure, il est évident que la notion astronomique de l’heure n’en subit aucune atteinte.Dans tous les observatoires, les pendules n’en continueront pas moins à marquer l’heure exacte déduite du passage du soleil au méridien.Un chapeau de haute qualité MARQUE BORSALÎNO PRIX : $4.50 LE “WOLTHAUSEN” A JSS.AO est un autre chapeau très en faveur le • printemps ARTICLES DE MERCERIE Chemises “Arrow” et de soie, prix variant de $1 .,10 à $8.00.Chemises en taffetas “Jaeger” à $(>.00; cravates, toutes couleurs, SO# en montant; garnis de soie, $1.25 et $1.50.Sous-vêtements, un grand choix La qualité d’abord.— La qualité toujours C'EST CE QUI PRIME CHEZ NOUS LES CHAPELIERS CONNUS 7-EST, RUE SAINTE-CATHERINE Morin & frère NOS BESOINS ET LES VOTRES NOUS avons besoin de travaux d’impressions : c’eét notre grande source de revenus.VOUS avez besoin d’impressions quelconques : en-têtes de lettres, enveloppes, fadtures, circulaires, cartes, affiches, progranv mes, pamphlets, etc.NOUS sommes en mesure de vous donner pleine satisfaction, parce que nous possédons un outillage parfait et nous avons des ouvriers très compétents.VOUS n’avez ailleurs ni ouvrage mieux fait, ni plus bas prix, ni plus de promptitude.Em outre, si vous nous confiez vos impressions, vous contribuez à l’expansion de notre oeuvre.NOTRE réprésentant ira vous voir sur demande.y LEDETi 43 rue SAINT-VINCENT TELEPHONB MAIN T461 A.Collins 1.Fruit Cake.100; -0.20, $2.60 et $2.80.2.Ton O’the Morning, 116, Robinson, $2.50 et $2.50.3.The Decision, 107, Ambrose, M 1.20.Temps: 1.07.;— Dr Nelson, Dunga Din, Lucille B„ Warsaw, Hauberk, True as Steed, Gloaming et Skiles Knob ont aussi couru.4ème COURSE.— 7 furlongs: 1.Kewpssa, 115, N.Huff, $12.30, gullies LE MIDI VRAI N’EST PAS L’HEURE DE NOS HORLOGES El maintenant une question vient tout naturellement à l’esprit de nies ieceurs : comment font donc l'es astronomes pour avoir l’heure ?Peu de personnes sont capables de répondu' à cette demande, car le sujet est assez complexe et volontiers les vulgarisateurs scientifiques esquivent la question.Nous avons dit qu’il est midi dans un lieu lorsque le soleil Ira; verse le méridien çle ce lieu.Ceci arrive au moment’ précis où une tige verticale plantée en terre donne .30 a.m.h 5.70 a.m.1 1 n .i., .j .r.Si» __ Mais, au fond, dans le ciel rien; ne sera changé : La Terre continuera à tourner sur elle-mcm»: en 23 h.56’ 4” de tenips moyen pelle accomplira sa trajectoire elliptique autour du soleil en un peu plus de 365 jours, volant ainsi à raison de près de 30 kilomètres à la seconde en moyenne.Puis, dans son insouciance des combats que se livrent les microbes répandus à sa surface, elle suivra le soleil son maître et son seigneur qui l'emporte à lu vitesse de 26 kilomètres à la se- /¦iwirle gnns les nrofondeurs de la ! 10 min.de 5.50 a.m.à 9.II0 a.ra.(onae aans l ‘ nllP 20 mtn.de o.oo a.m.» 4.00 p.m.voie lactée, en nu nu temps que j 10 mln de 40# ^ s.05 p.m.notre univers sidéral tombera dans 20 mim de 8.00 p.m.à 12.it» a.m.les noires profondeurs des abîmes insondables suivant une course vertigineuse de 656 kilomètres par seconde l Abbé Th.MOREUX, Directeur de l’Observatoire de Bourges.(Le Petit Journal.)__ HALTE-LA'! “PATRIOTE” Ser- Les éditeurs de Halte-là ! “Patrio- - ul, te” Sont à remplir les commandes Tramway de Sainl-viucen* qu’on avait dû laisser de _à jai- j c/i]rxieit,>1 fuseaux'horaires l’écart' «entre le tTE.IO, 83.80 ,'3.30.midi vrai et le midi moyen (celui -.Libya'] Sands, 118, Bell, $3.10, j nos horloges bien réglées) at- son de l’insuffisance du premier ti-, T,c*dcTI:-1 k 8.40 p.m.40 min.de s.iu p m.à 12.00 minuit.DE CAKTIERVILLE.— Service de 20 min.de 3.40 a.m.» fl.OO p.m.40 min.de B.00 p.m.» 12.20 a.m.MONTAGNE — De l’Ave du Pure et Mont-ftoyul.—Service de :— 20 miu.de 5.1(1 a.m.A 12.20 a.m.DE L’AVE.VlCTOBIA.—Service de t— 20 min.de 3.50 a.m.» 12.80 a.m.De T’Ase.Y.(Merlu a Snowdon, 10 min.5.51 a.m., ù 8.3u p.m.BOUT D« E’ILE—De Lasalle et Notre- Dame, scr» icU0 liages, papier de luxe, avec couverture illustrée d’un dessin inédit de 'Mlle LeMoyne.Il sa vend 75 sous, plus 5 sous pour les frais de port, ou Devoir, 43, rue Saint-Vincent ; chez Granger Frères, 47, Notre-Dame ouest, et clans les librairies suivantes : Librairie Notre-Dame, 37, Notre-Dame ouest ; Librairie L.-J.-A.Deroine.36, NotrenDame-ouest ; Librairie Beauchemin, 79, Saint-Jacques ; T.angevin et L’Archevêque, 8, Saint-Jacques ; Librairie Saint-Louis, 288, Sainte-Cathc-rine-est ; Déom Frères.257, Sainte-Catherinc-est ; J.-O.Pineault, 280, Rachel-est.(Suite de la üéme paacA dansky, donnèrent alors l’ordre l’orchestre cie jouer Thymne nal.„ .Pendant ce temps, 1 auditoire était déjà debout et applaudissait.L’ambassadeur Gerard, qui se trouvait dans une des loges, dit quelques mots et demanda aux gens de lancer trois hourras pour le président.On acclama le président, puis eGrard, l’armée, la marine et les Alliés.La manifestation a duré environ un quart d’heure, et la représentai ion s’est continuée.Dans tous les théâtre de la ville et dans les cinémas, des scènes semblables se sont produites.A certains endroits, des gens ont été assaillis pour avoir refusé de se découvrir devant le drapeau ou de se lever alors qu’on chantait Thymne national.Au Broadway Theatre, un groupe de personnes a crié : Shame! Shame! lorsque la direction du théâtre a fait annoncer l’attitude du président devant le Congrès et lorsque l’orchestre a joué Thymne américain.Quelques soldats de la Garde nationale ont essayé, sans succès.de trouver les personnes qui avaient ainsi crié.Au Claremont Theatre, un homme et une femme ont été expulsés pour avoir refusé de saluer le drapeau.La direction du théâtre a eu juste le temps de les faire sortir avant que la foule ne les maltraite.A la 125e rue, des orateurs qui parlaient contre la guerre ont été interrompus et il s’en est une bagarre.La circulation dans cette rue, de même (pie dans la septième avenue, a été longtemps interrompue.A Albany, un Autrichien employe dans une brasserie locale a été brutalement assailli par ses camarades, la plupart do descendance allemande, pour avoir refusé de saluer le drapeau américain.Cet Autrichien n’a échappé à la mort qu’en sc sauvant dans le bureau de POUR VOTRE Costume du printemps Nous avons été particulièrement heureux dans nos achats de tissus pour le printemps.Nous avons tous les tissus réputés que Ton puisse se procurer dont nous avons l’exclusivité à Montréal.L’étalage dans notre vitrLte donne me bonne idée d® nos magnifiques variétés de tissus.Nos prix varient à partir de $55.00 Wm.St.Pierre Limited 41, Avenue Union Editiez du Parlement, Qtlawa Soumissions demandées pour planche d’épinette Des soumissions cachetées seront reçues par les soussfvrrés jusqu’à midi du mercredi 17 avril 1917 pour la planche, de, bon débit, requise uan.-s la construction des édifices ci-haut mentionnés.Toutes les soumissions seront basées sur une quantité de 10,000 morceaux (plus ou Suivi moins) de planches d’épinette de bon débit, de 2” x 10” x IG’00” laquelle devra être toute délivrée sur le terrain par lots de charges de char d’après les indications qui seront données.Los livraisons devront commencer dans une semaine de temps à compter de la date du contrat.Ghaciuc soumission devra être accompagnée d’un chèque accepté sur une banque à charte, payable à l’ordre du Ministre des Travaux Publics, pour une somme de pas moins de cinq pour cent (0%) du montant de la soumission, lequel sera confisqué si les parties soumissionnantes refusent de con-]a ! dure un contrat quand on le leur deman brasserie, ployés, il A la demande a été congédié.des cm- î.es nouveHcs municipales du NATIONALISTE sont uniques.Elles sont vraies et spirituelle* ment tournées.Pétrogrnd, .Au sud de la rivière Oussa, sur le front roumain, Tennemi » dirigé une attaque, dit le rapport officiel, mais les Russes l’ont repoussé.Sur le front russo-galicien, des rencontres entre patrouilles et des fusillades ont eu lieu, L’EAU DU FLEUVE A UN PEU BAISSE liera.SI In soumission n'est pas acceptée, I< chèque seca retourné.SI la soumission es! acceptée, un chèque pour une somme addi tlonnellc équivalant n cinq pour cent (5971 du montant de la soumission devra être déposé avant la siKnature du contrat.I.n Karantle totale ainsi déposée sera confis quée ni )n partie contractante manque de | parfaire l'ouvrage auquel elle sc sera engo-: gée par le contrat.' I.es paiements pour les matériaux seront faits mensuellement.I Lu plus basse ou l’une quelconque des j soumissions ne seront pas nécessairement acceptées.I.es enveloppe, renfermant les soumissions devront porter la suscrlptlon : "Soumissions pour planche d’épinette” et devront être adressées aux soussignés.JOHN A.PEAHSON, architecte, .1.O.MARCHAND, architecte-conjoint, bloc cenrtal, édifices du Parlement, Ottawa.L’eau, d'après féchelTe d’ébiage, a baissé d’un pied vis-à-vis les quais à Montréal aujourd’hui.Les montagnes de glace qui se hérissaient à la] surface du fleuve ne sont plus quej de légères aspérités.Dans les marcs j d’eau qui sc multiplient et s’éten-; dent niaintenamt de Ta Poirrte-aiix-j Trembles au-delà de ITle des Soeurs .___________________________________ remuent seulement encore quelques p1U)VIN(;E nK qukbec, district de Mont-/,,, mini'itliro réal.Cour Supérieure No 3433—Jog.Gal- banquiscs en miniature.Ilmul, demandeur, vs.(1.Mmidvllles, défrn- Ln rivière Richelieu résiste a la.deur.Le i2mc jour d'avril 1917, à une , .,, „,.i„„,rc j,, ,,,-1 heure de l’après-mldl, A la place d’affaires pluie et aux chaudes .11 (leurs du so , (|U défendeur, ru No I2n me du Mar- l,„il On onnnnrr mie Te fleuve est (lié, en la cité de Montréal, seront vendus Hl l.J m ,| _ „ pnr mltorlt(i ,|r justice les biens et effets du libre de Quebec, a la rivière Gîtant-Lut défendeur, saisi, en rette rause, consis-n r As ilr> Ralisean tant en articles de photographie, etc.Con- plilltl, près (le nuilsl an.dltlons: argent comptant.L.MIMAIS,H.C.S.Le “Lady Grey” est là au travail.Montréal, a avril I9t7.A è t U smim U ¦ ft ¦•f UL.Vlll.—JNo 78 LIS UKVU1K, MONTREAL, MARDI 3 AVRIL 1»17 NOUVELLES OU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE LIBÉRATION DE PRISONNIERS LES MEMBRES DES ANCIENNES SOCIETES TERRORISTES ET LES CITOYENS BANNIS S’EN RETOURNENT MAINT E N A N T DANS LEUR PA YS.— CONDITION PHYSIQUE PITOYABLE.Tyumen, Sibérie, 31 mars, via Pé-trograd, 3.— Cinquante mille traîneaux portant îles prisonniers de Sibérie, victimes de l'ancien régime, qui s'en retournent libres dans la nouvelle Russie, passent actuellement en files interminables à travers les neiges du nord asiatique pour rejoindre le chemin de fer transsibérien.Leurs voyageurs sont des membres des anciennes sociétés terroristes ou bien des citoyens bannis par décrets administratifs, sans procès et souvent même sans délit reconnu.Ils se livrent à une course avec les éléments, car l’hiver tire à sa fin, et ceux qui ne seront pas rendus flans une quinzaine au chemin de fer seront retardés de six à huit semaines par l’ouverture de la navigation sur les rivières.Un membre de la Douma, M.Ro-senoff, et deux membres de l’ancien conseil impérial, accompagnés d’un journaliste de la Presse associée, sont allés surveiller cette immense migration et apprendre la bonne nouvelle aux tribus asiatiques qui seront prochainement appelées à voter pour désigner leurs représentants à l’Assemblée constituante qui devra décider de la forme de gouvernement qu’adoptera la Russie.La libération des prisonniers de Sibérie ne fait que commencer.Les quatre voyageurs en ont rencontré le premier contingent lorsque l’express sibérien est arrivé à Ekaterinburg.Il se composait de 150 prisonniers pour crime politique, comprenant vingt membres de la bande juive révolutionnaire du district situé q 1 ouest du lac Baikal.Ces exilés s’en revenaient dans un convoi de wagons à marchandises et voyageaient depuis cinq jours.Ils furent reçus à la gare au milieu de l’enthousiasme des foules, mais leur condition physique était pitoyable ; ils étaient sales, affamés, mal vêtus et très affaiblis.Les meilleurs soins leur ont été prodigués par la population.M.WILSON REÇOIT L’APPUI DES JOURNAUX LA PRESSE AMERICAINE, D’UNE FAÇON GENERALE, NE MENAGE PAS SES LOUANGES AU PRESIDENT POUR SON ATTITUDE EN FACE DU DANGER IMMINENT.New-York, 3.— La presse américaine a reçu, en général, avec joie, les paroles du président Wilson ; elle ne lui ménage aucune louange pour la ferme attitude qu’il a prise en face du danger imminent.La “Tribune”, de New-York, dit que “jamais durant la longue période de son règne à la tête du pays, le président n’est venu plus près de réaliser le véritable idéal de la nation américaine, l’idéal d’un président qui devrait conduire les destinées du pays.” “A l’appel éloquent du président, écrit le “Sun”, de New-York, nous voici enfin face à face, bien que sans méfait ni manque de patience de notre part, avec le gouvernement impérial qui a osé faire ine guerre odieuse a toute l'humanité, qui n’a pas voulu se soumettre à ses volontés.L’heure a sonné où comme les autres, nous ferons notre part.” Le “World”, de New-York, dit: “Le message est plus qu’une expression du patriotisme de la nation, c’est un appel à chaque instinct, à chaque impulsion à toute la tradition de la démocratie.” De son côté, le “Times” dit: “Jamais le gouvernement d’un grand peuple n’a été soumis à un tel arrêt d’accusation que celui que le président Wilson, avec la pleine sanction et tout l’appui du peuple américain, a porté contre le gouvernement impérial de l'Allemagne.“Nous abandonnons l’attitude de paix, dit le “Plain Dealer”, de Cleveland, parce que les conditions de paix que nous a imposées le gouvernement impérial allemand, sont devenues intolérables.” L’“Advertiser”, de Boston, écrit : “Le président a enfin envisagé la situation avec fermeté, et s’est engagé i flans la voie du devoir et de l’honneur.Il trouvera toute ,1a volonté du peuple prête à le suivre.” DECLARATION DE LA GUERRE GERMANO-AMERICAINE.Le “Stoats Zeitung”, de New-York (journal allemand), dit: Nous serons Tun des Alliés de fait autant que de nom.Les formidables ressources de la nation vont être mobilisées et jetées dans la balance contre le gouvernement impérial allemand.Le président n’a pas besoin de la loyauté des Américains d’origine allemande.Le “Volksblal ”, de Cincinnati, (journal 'allemand), déclare ; Nous admettons avec le président que l’état de guerre existe entre les Etats-Unis et l’Allemagne, et que tous les Américains doivent remplir les devoirs qui en résultent.Nous désapprouvons et rejetons toutes les autres déclarations de M.Wilsoh.L’“Anzeiger”, (journal allemand), de Cincinnati : Le président proclame dans son message que nous devons entrer en guerre pour délivrer le monde du joug de l’autocratie.Il affirme qu’on n'a pas demandé au peuple s’il voulait ou non la guerre.S’il en est ainsi qu’on donne à notre peuple l’occasion de décider lui-même de cette question formidable par un référendum.La “Freie Presse” et la “Abende Presse”, de Cincinnati, et le “West-liche Post”, de Saint-Louis, proclament également la loyauté des sujets de descendance allemande.FRÈRES SOUS LESARMES ! LA “PALL MALL GAZETTE’’, DE LONDRES, QUALIFIE AINSI L’ENTREE EVENTUELLE DES ETATS-UNIS DANS LA GUERRE.— JOIE DANS TOUTE LA PRESSE ANGLAISE.LA MORT DE M.LE CURÉ JOSEPH GIRARD LE CONGRES DE J.A VICTOIRE Québec, 3.— A une assemblée de citoyens tenue hier après-midi au Château Frontenac et à laquelle assistaient M.Arthur Hawkes, de Toronto, le ]t-co:onel Mullov, de Kingston, Ont., et M.Montet, de Montréal, promoteurs du congrès de la guerre qui aura lieu à Montréal le mois prochain, un comité a été formé pou^organiser la délégation de Québec a ce congrès.Le It-côlonel Oscar Pelletier a élé élu président de ce >comité, M.Lorenzo Evans, vice-président, M.Geo.Morisset, secrétaire, et MM, Bel le au, Geo.Vunfel-snn et le colonel L.G.Desjardins, membres.Ce comité se réunira ce soir et une autre réuniom publique aura lieu demain.UN MARCHAND DE DROGUES Lu Chinois, Sam Tai, demeurant au No
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