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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 24 mai 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-05-24, Collections de BAnQ.

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22 r v VOLUMt vril—No 12(f MONTRÉAL; JEUDI 24 MAI 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.SS 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: .Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LE CABINET IMPÉRIAL Pages d'hier L’annonce, faite jeudi à Londres et vendre'di à Ottawa, de la création d'un cabinet impérial qui devra se réunir au moins une fois tous les ans a été presque noyée par la nouvelle de la coinscription.Il faut pourtant s’y arrêter, avant que l’autre débat n'emp'lisse d’horizon et monopolise l'attention publique.C’est une très grosse innovation.Du jour au lendemain, l’Empire se trouve ainsi pourvu d’un nouvel organisme, en même temps que d’un régime militaire nouveau.Ce sont là les changements révolutionnaires, quelques-uns à tout le moins des revolutionary changes, dont M.Borden disait, il y a quelques semaines, qu’ils s’opéraient sans que beaucoup s’en ! aperçussent, même en Angleterre.11 se trouvera peut-être quelques braves gens pour s’étonner que, sans discussion solennelle, sans congrès constitutionnel, une pareille révolution se soit produite dans l’Empire.Nous les prions de relire tranquillement un discours qui ne manque pas d’actualité par le temps qui court.I] fut prononcé à Montréal, au théâtre National, dans la soirée S se battent les Alliés, et termine en déclarant que ce n’est que par une inlassable volonté, un effort unanime, inflexible et implacable que nous gagnerons la guerre et que le monde sera libéré.Les autres orateurs furent M.C.R.McCullough qui porta le toast du Canada-Uni, M.Arthur Hav/kes, Toronto, Mme Hannington, Victoria, C.A., M.A.R.Rurgoyne, maire de Ste-Catherine, Oui., et M.F.Hébert, de Sherbrooke.Convention au Windsor Plus de cinq cents délégués venus de toutes des parties du Canada assistaient à l’ouverture officielile de l'a convention de l’Unité nationale qui eut lieu hier après-midi, à l’hôtel Windsor, sous 'la présidence conjointe de M.Horace Gagné, C.R., et de M.A.C.Fluimmorfelt, de Victoria, C.A, L’assemblée fit preuve d’un enthousiasme qui se traduisit à maintes reprises par des applaudissements et des acclamations prolongées.Le discours de M.Horace Gagné, de président de d’exécutif de da province, eut les honneurs de ta séance.Plusieurs autres orateurs, dont entre autres de colonel-soldat MiUitl'oy, MM.A.C.Fluimmerfelt, de Victoria, C.A., Le colonel O’Leary, du Nouveau-Brunswick, ie docteur H.Parkin.d’Angleterre.Au début de la séance le “Pater” fut récité en français par M.l’abbé Damours, et en anglais par le révérend A.-T.'Love, tous deux de Québec.M.Horace Gagné dans son dis-: cours débute en faisant un joli j rapprochement entre la naissance du Sauveur et la guerre actuelle.Alors, dit-il, ont entendit une voix venant du ciel : “Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté!!” Aujourd’hui, c’est le bruit des trônes qui croulent et des cités qui s’effondrent qui frappe nos oreilles.Mais il faut dire encore aujourd'hui à l’humanité: “Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté!” De toutes les parties du aCnada, vous êtes venu, Messieurs, dans cette vieille province de Québec, contre laquelle on a dit tant de mal, mais qui continuera quand même à se montrer loyale.Le Québec sera toujours prêt à accepter des mesures qui ne seront pas contraires à la constitution.Vous êtes dans la province de Québec, et vous pouvez être sûrs que vous êtes encore chez vous.Nulle part ailleurs, vous trouverez un plus grand amour du sol, de nos institutions, de notre langue et de nos lois.L’histoire se répète, messieurs.Au temps de Guillaume le Conquérant, le sang normand coula avec le sang anglais sur le sol de la vieille Albion; Wolfe et Montcalm tombèrent glorieusement sur les piailles d’Abraham.Mais toutes nos querelles onl fini avec eux et c’est pr’.r conserver le Canada à l’Angleterre que nous nous sommes battus en 1776, comme en 1812.Puisse aujourd’hui de cette semence anglo-française dont on arrose le sol des Flandres sortir le germe de cette fleur dont les pétales, en se liant entre eux.conserveront tout de même leur identité: puisse le sang anglo-français rajeunir celui de la génération qui vient.Ces maux de tête, ces migraines, ces vertiges Sont le plug gourent raugég par la constipation, maintenes le canal alimentaira libre et sain, déconfegtionnez le foie et tonifiez l'estomac par l'emploi de L’EAU PURGATIVE “RIGA” et tous ceg malaises disparaîtront comme par enchantement.L'Eau Purgative Riga est une eau gaine, laxative, ou purgative selon la dose, qui agit doucement mais sûrement et sans causer.nl coliques, ni nausees.Elle guérit constipation, dyspepsie, engorgements du foie et provient l’auto-lntoxica-tion, l'appendicite et la typhoïde.^ L'Eau Purgative Riga est tout spécialement recommandée aux Communautés Religieuses, Collèges et Couvents.EN VENTE PARTOUT portance d’apprendre, de parler et I so,imise n votre considération est, d’écrire correctement l’anglais.Cela ! s.iins.'iwûrt T*lur.25 Sirop d'érable garanti pur, botte 8 J ivres Ma pour.1.15 Sucre d'érable garanti pur, Ja livre, .20 SPECIAUX DIT VENDREDI TOUTE LA JOURNEE Confitures do fruits pures, chaudière de 4 livres.Val.55 pour.¦¦lïl Allumettes silencieuses de première qualité, 6 boîtes Ô/Ê pour.Avec commande.Marmelade d’oranges pures, jarre 1 1b.22 Pruneaux frais ou figues à cuire, 2 Ibs.28 Vinaigre Holbrook ou Crosse et Blackwell, bouteille.29 Mayonnaise Royal ou Yacht Club, bout.15, .28 et .40 FRUITS DE CALIFORNIE Orange» sans noyaux, -la douzaine.21, .28, .33 et .40 Gros pamplemousse», 3 pour.28 Gros ananas, chacun pour.15 Pomme» de Cali for nie, la douz.50 Fraises de jardin, en boites.Gros citrons juteux, la douz.21 Sirop Karo, étiquette rouge, boîte de 2 ibs.20 THE ET CAFE CHOISIS Thé vert Japon, la livre .30, .35, .40 et.50 SPECIAUX DU SAMEDI TOUTE LA JOURNEE Biscuits Hoda Telfer, chau- O' dière de .39 pour.eO Confitures aux pêches pures, marque Harveat cm St.Williams, chaudière 4 Ibs.E!"7 Val.75 pour.aU I Avec commande.Pointes d’asperges Frontenac, boîte.Petits pois Frontena-c, la boite Trè» petits pois français, la boite.Gingembre eu conserve, lu jarre HUILE D'OLIVE PURE, marque ‘•Jeanne d’Arc”.Pois jaune» pour bouillir, 3 livres pour.Riz Putna, 4 livres pour.Macaroni, spaghetti ou vermicelle, marque Hirondelle, 3 paquets pour.• • Blé fi lamenté, paquet., „ « 2 paquets*.• .Flocon» de mal» Quaker ou hrinkJc, 3 paquets.Force, paquet .15 — 2 pour.Postum Instantané, Me.28 et •paquet.22 T urine, ena renie Sac de 7 Ibs.Regai— 58 Sac de 24 Ibs Sauce Grenoble ou champignon, Bmiteillp .Farine Ogilvi* hoM— Royal House- Sac de 7 Ibs.58 Sac (le 24 Ibs.2.00 Sardines Brunswick, 4 bottes Remèdes brevetés à prix de réduction Pilules Carter.Val.de .25 pour .15 Eau de Vichy “Augustin".Val.de .25, 2 pour.27 Carnino Lefrancq.2.75 Emulsion Scott.Val.1.00 pour .93 Boldine Boudé.98 Pilules Genièvre (Gin).Val.de .50.Spécial.29 Epong-es.Val.de .05 et .10, 2 pour.05 Eau de Riga.Val.25.Spécial 2 pour.27 Pâte à dents Taylor.Val.de .25 2 pour.39 Pilules Hlaud.Val.25 pour.19 Sacs à eau chaude, en caout-rhouc, deux pinte».Val.de 1.25.Spécial.89 DE 8.30 A 9.30 H RS A.M.EAU DE RIGA.14 • 2 pour.25 Un loi seulement au même client.Timbres de guerre non comprla.Pas de rom mandes par poste ou téléphone.—Au rez-de-chaussé».NOS PATISSERIES ET GATEAUX non! délicieux pour la bonne raison qu'ils sont faits des plus purs Ingrédients.Quelques spéciaux seulement pour vendredi : Rouleaux à la gelée, ,10, 3 pour .25 Beigne», .15 la douzaine, 2 douzaines.25 Gâteau éponge, .15, 2 pour., .25 LE MAGASIN DU REU^LE 447-449 Rue Sle-Caiherine Eat, coin.St-Andra et St-Chriatopha.1 R.Dupuis.Présid.nt.Euj.Dupuis.Vice-Picsidiiit.A i Ougul.Dlr.ct»uf.8lrn| Champignon Dorsey, boite pour .75 CrcVf'ttrs fraîches, 4a Imite pour .17 Clovisses fraîches, 2 boîtes pour .25 Bleuets, marque Ivaglc, 2 boîte* .25 Fraises ou framboises, marque Victoria, dans le sirop épais, boîte.22 Pèches, marque Del Monte, en tranches, dans te sirop épais, hotte «le 2 Iha.20 MEILLEUR SUCRE GRANULE, SAC DE COTON DE 10 LIVRES gQ Un ù chaque client.Avec commande.Boîte 1 choplire.60 Boit» I pinte.1.10 Boite Lj gallon.2.00 Savon Santa Claus, 0 morceaux .28 Poudre h laver Gold Dust ou Babbits, (i paquets.25 Nettoyeur O' l Dutch ou Polty Prim, 3 boites.25 NETTOYEUR MAPLE LEAF.3 boites.22 Empois blanc, 2 livres Vi pour .25 Raisin épepinc.2 paquet* pour .25 Raisin Muscatel, 2 livres pour .25 Beurre «Pérable, ta livre pour.25 Beurre «le pistache, ta 1b pour .25 Essences concentrées, saveurs assorties, 2 bout.25 Gelée de table McLaren, 3 paquets.25 Saumon Victoria, la ]>o!te pour .80 Farine à pètlsseric, marque Dupuis, sac de 7 ibs.48 Vinaigre Mailt pur, la bouteille .16 Farine Régal, «ac de 7 Ibs.58 Suc «le 24 Ibs.2.00 Poudre A pàite Magic, boite 1 livre.•.23 MEILLEUR BEURRE DE CREMERIE DES CANTONS DE il C iA L'EST, LA LIVRE.3 PAR LOTS DE 5 LBS, LA LIVRE.45 PROVISIONS Oeufs frais, la douzaine.47 Bacon à déjeuner, la 1b.40 Jambon spécial, 1b.29 Jambon préparé au sucre, première qualité, 1b.38 Fromage doux, Ib.34 Fromage fort, Jb.87 Graisse composée, 1b.26 Chaudière 3 ib*.75 Graisse pure, 1b.35 Chaudière 3 ibs.99 Patates des Montagnes Vertes, quart.75 Oignons blanc, 1b.10 Beurre de ferme, Ib.42 Féinnglobine Deschiens.98 Blesses à mains.25 à .50 Peignes.Val.de .23 pour.15 Savon de glycerine Taylor, Val.de .15.Spécial 2 pour.Coton absorbant, paq.1 ib-, va*l.50 pour.Lait malt de Ilorlick.val.50 pour.48 Acide borique.05.10 et .25 .25 .35 Brioches, la douzaine, .15.S douzaines.25 Petits pains, .15, 2 douzaines pour.Choux A la crème, la douzaine .30 Gâteau spécial au sirop (Pénible et chocolat.Valeur de .35 la ib, pour, vendredi seulement .19 Téléphonez votre commande de bonne heure jeudi soir.I DUPUIS FRERES, Limitée.1 DUPUIS FRERES.Limitée.permet de donner quelques conseils sur la valeur et l'emploi du temps.Je revins aussitôt à mon agacement.—Que voulez-vous?Vous êtes un homme, moi une femme.—Eh bien?—Eh bien.voilà! Il me regarda d’un air fulminant, ouvrit la bouche avec l’intention de m’écraser sous des paroles évidemment remarquables et, ne trouvant rien à dire, il sortit en claquant la porte.Maîtresse du champ de bataille, je n’en éprouvai, à vrai dire, aucun soulagement, surtout en observant te visage de ma tante qui tirait son aiguille d'un air contrarié.—Jacqueline, tu ne te rappelles déjà plus notre conversation à Hau-mont?—Si.nia tante .mais avouez qu’André esi crispant.—Ce serait un aveu en contradiction avec ma pensée.11 est intelligent.travailleur et bon.Tâche de t’en souvenir.—Ne pourrail-il me laisser tranquille et comprendre un peu mieux une jeune fille?—Il te comprendra.attends un peu.—J'en doute.En tout cas, je me sens assez de caractère et d’in- I telligcnce pour organiser ma vie.sans qu’il s’en mêle.Mme d'Arlancey.croyant que je m’irritais, ne souffla mot, ce qui eût été le meilleur moyen de me calmer si j’en avais eu besoin.Je n’élais ni irritée, ni même émue, mais ma résolution était prise de soutenir mon droit.Aujourd’hui, j’ai repris mes crayons et mes pinceaux.Mon cousin me savait un certain talent, mais, depuis deux ans, j’ai beaucoup travaille sous In direction d’un professeur remarquable, mes progrès ont été très grands et André n’a pas dissimulé son étonnement.C’est la première petite satisfaction que j’aie eue avec lui.Hans ma chambre, je flâne, la vue charmée par le mouvement de la marée et les effets d’une lumière qui métamorphose, à différentes heures, la nappe d’eau que je vois s’étendre sur le Irait, sorte de petit golfe, dans lequel la mer pénètre deux fois par jour pour le laisser ensuite aussi sec que si elle n’existait pas.Je flâne, en plaignant ceux qui ignorent ies délices de la flânerie, qui ne comprennent pas cette activité des facultés rêveuses, ces riens fugitifs qui entrent dans le souvenir pour former une réserve de.subtiles impressions ou d’idées aux contours imprécis.V Ecrire au jour le jour les menus détails de mon existence actuelle serait fastidieux; elle ne diffère pas sans doute de la vie des autres, qui cet certainement tramée de fils imperceptibles.Sans doute, à l’heure présente, mon cadre est restreint malgré ies visites que nous avons faites au Groisic et aux environs, mais je me demande si l'étendue est nécessaire et si, pour pénétrer dans la connaissance des hommes, un ou deux objets, soumis à une observation approfondie, ne suffisent pas ; surtout si l’un des deux est André d’Arlancey, investi des graves devoirs d’une tutelle.Les pages du livre mirifique, qui s’appelle le cerveau d’un ingénieur, renferment des révélations extrêmement curieuses.Hier matin, sur le port, où nous regardions l’arrivée du poisson, un pauvre garçon s’approcha de M.d’Arlancey pour lui montrer sa main dont un doigt venait d’être écrasé.—Dois-je aller chez le pharmacien, monsieur?—Non, non! dit aussitôt André avec empressement.Vous n’auriez pas d’indemnité.Venez avec moi j chez le médecin.Il k conduisit lui-même, assistâ 1 au pansement, et, pendant le déjeu-! ner, ne parla que du blessé et des moyens de le secourir, î —C’est un assez mauvais garne- ] ment; mais commençons par le soigner physiquement, le moral s’en ressentira.Vieille découverte, sans doute, à laquelle je n'avais encore jamais réfléchi.Ainsi nettement posée, la question m’a paru intéressante et déjà, en mon for intérieur, je me promenais de m'en souvenir, lorsque je fus troublée dans mes excellentes résolutions par une algarade de mon cousin.—N’auriez-votts pu.nie dit-il, vous dispenser de jeter un cri en voyant la main de ce malheureux?—Je ne suis pas empaillée, ré-pondis-je, et, dans certains cas, je laisse voir mes impressions.A SUIVRE A Ce Journal est imprime au No 43 r„g Snint-V hierut, h Montrer.!, |>«r l’IMPniME.t;IF I tiFULAlBE (h nironsonilltè llmttèkL N.Chevrier, tfrrnnt m nêroi.30 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 24 MAI 1817 vol: vnr^ïfiy J2®j ^ PROTESTATIONS CONTRE U CONSCRIPTION Pas moins de 10,000 personnes réunies au Parc Lafontaine acclament de nombreux orateurs qui nient au gouvernement Borden le droit d’imposer le service obligatoire et s’élèvent contre cette mesure “désastreuse pour le pays”.Le branle a été donné hier soir au parc Lafontaine.De divers points de la ville des hommes sont accourus pour entendre ce que pourraient bien dire les orateurs au sujet de cette conscription qui fut longtemps un “fantôme imaginaire” et que nous sommes à la veille de nous voir imposer.Les orateurs n’étaient pas annoncés ; la plupart même de ceux qui ont parlé ne s’attendaient pas eux-même à porter hier soir la parole; les feuilles publiques en avaient fait peu mention, la journée avait été pluvieuse; le temps était douteux et l’air plutôt froid.et cependant c’est par pas moins de 10,000 que se chiffraient les auditeurs niasses au pied du kiosque de musique du parc, transformé pour un soir en tribune populaire; et ces milliers d’hommes, jeunes pour la plupart, écoutaient avidement les paroles qui étaient prononcées, les approuvant énergiquement, sans se laisser aller à un emportement extrême.Soit au parc, soit dans le défilé qui suivit, on ne vit aucun désordre, et du commenrement à la fin le seul chant qui ait relenti ce fut “O Canada”.L’assemblée qui fut tenue, nous a-t-on dit, sous les auspices du “club constitutionnel", fut présidée par M.P.N.Breton qui, le premier, porte la parole: “En ce jour qui marque le cinquantième anniversaire de notre confédération, nous venons ici pour protester parce que l’heure de l’action est arrivée; pour démontrer à tous qu’il y a encore des Canadiens-français au Canada, et que les Canadiens-français ne sont pas des moutons.Nous sommes ici pour protester el il faut que notre protestation ait un retentissement lointain, il faut qu’elle soil entendue jusqu'aux extrémités du monde; il faut que l’on sache qu’en envoyant de bonne grâce et volontairement 400,-000 hommes à la guerre le Canada a fail tout son devoir; mais nous ne voulons pas que nos hommes soient envoyés de force afin d’être égorgés; nous ne voulons pas qu'on prenne pour rela nos hommes et que les fils de l’Angleterre viennent ici prendre leur place ensuite.Le temps est venu d’agir, nous agirons! L’orateur suivant, M.U.Faquin, journaliste, dans son discours fait un exposé énergique de la situation actuelle.11 parla sans ambages, nous serions même tenté de dire crûment, pour ne pas dire plus, Il dénonce violemment le gouvernement dont le chef rapporte d’outre-mer l'ordre de nous envoyer à la boucherie; “il se constitue l’assassin de quelques milliers d’hommes.dit-il.Et il ajoute: “Cette mesure c'est le meurtre organisé, c’est la mainmise sur les libertés du pays, c’est le retour au colonialisme le plus abject, c’est vouloir faire de ce pays une réserve de sang dans laquelle on puisera quand et comme on voudra, c’est implanter ici le militarisme sous prétexte île l’effacer ailleurs.Devant cette menace, nous avons un devoir: protester sans fléchir dans les bornes de la loi.Mais, ajoute M.Faquin, si non content de régir le pays en vrai dictateur, on veut, sans mandat nous imposer la conscription, nous lancerons Je vieux cri de révolte: Xon serviam! je ne servirai pas.On dit qu’il n’y a pas assez d’hommes qui se sont enrôlés, et cependant il y en a tellement trop qui sont partis qu’il a fallu, pour remplir les vides, faire appel à prix d’or dans les journaux étrangers à la main-d’oeuvre étrangère; qu’il a fallu procéder à cette substitution immorale des hommes par les femmes dans les usines.Le premier ministre, celui qui fut notre premier ministre, et, après eux, la presse et les trustards n’ont qu’un seul cri à la bouche: l’Empire, il faut sauver l’Empire.Mais n’avons-nous pas fait assez en envoyant 400,000 hommes sur une population de 7 millions?Enlevez de ce dernier chiffre 1rs femmes, les enfants, les vieillards, combien d’hommes valides reste-t-il?Il faudra donc pour rassasier l’appétit inassouvis-sable des fabricants de munitions se laisser enlever les hommes qui restent afin de les faire tuer?Et encore, si on parlait d’établir la conscription générale, mais non c’est de la conscription “selective” qu’il s'agit; el ce sera un moyen d’enlever au Québec ses enfants parce qu'ils sont nombreux et d’épargner ceux d’ailleurs qui sont rares.Dans .l'occurrence, il n’y a qu’une seule chose à faire, c’esl de faire trembler nos gouvernants d’Ottawa, c’est do montrer que nous avons du coeur.Soyons unis, protestons, secouons notre torpeur : ramas' ons les lambeaux de liberté qui nous restent encore après tout çe que nous a fait per-i politique de conciliation.dre LE BRESIL ET LA CHINE EN GUERRE ?I - L'ALLEMAGNE VA COMPTER DEUX ENNEMIS DE PLUS.Londres, S4 Tout semble indiquer que VAllemagne comptera bientôt deux nouveaux ennemis: le Brésil et la Chine.Le président du Brésil vient de demander au Congrès de révoquer la déclaration de neutralité de ce pays, mesure qui sera sans doute immédiatement suivie par une proclamation de guerre, tandis que le président de la Chine a destitué le premier ministre et ordonné la formation d'un nouveau cabinet,, ce qui, croit-on, mettra fin au deadlock du parlement et rendra possible une déclaration de guerre contre VAllemagne.N0UVEAU*GAIN DES CANADIENS DAX S LA REGION DE COULOTTE, XOS SOLDATS FORCENT L’ENNEMI A CEDER DU TERRAIN.— CALME PARTOUT AILLEURS.afin de protester, afin qu'au moins avant de nous envoyer à l'abattoir on nous demande notre opinion.Leux, qui nous gouvernent n'ont plus d’autorité : Borden est un tyran, il n’est pas le représentant du peuple.Usons de tous le» moyens, et s’ils ne suffisent pas.caveaiit consoles !.gare aux ministres! Lare aux tètes dirigeantes ! ” Et c’est le même Ihèmie, avec la même vigueur, sinon avec la même violence, que parieront les orateurs suivants ; et ces orateurs appartiennent à toutes les classes de la société, 'nrès M.Faquin, on entendra le Dr Kation Malouf, puis ce sera l'ancien ouvrier devenu homme d'affaires, M.Léo Doyon, rétudiant M.Fanneton.le journaliste, M.Tancrède Mnrsil.“ Le temps n’est pas à '’éloquence, dit le Dr Malouf, il est à l’action.Les 4(10 000 hommes enrôlés dans cette guerre prouvent que le Lanada a largement fait sa part.Le général J offre lui-même nous l’a dit.Néanmoins on veut nous imposer la conscription pour avoir 50.-000.100,000 de plus.Mais sera-ce.tout ?Qu’est-ce où prouve que M.Borden dit vrait ?(Une voix : on a confiance en ses parole’;.) Non, o.n n’a pas confiance en ses paroles.( Suite à la ôémr page.) Londres, 24.— A cause du mauvais temps, il n’est rien survenu d’important sur le front anglais.Far contre, suivant une dépêche datée du quartier général de l’armée canadienne, une opération désignée comme étant “la meilleure espèce d’offensive limitée” contre une position solidement occupée par l’ennemi dans la région de Coulotte a de nouveau couvert de gloire le Lanada.La hitte a duré plusieurs jours.Les Allemands se sont battus vigoureusement, employant tous les moyens d’action de la guerre moderne, y compris les liquides enflammés.Mais les Canadiens ont maintenu leur supériorité et ont contraint l’adversaire à céder du terrain.Des troupes d’un régiment du Québec qui ont pris part au combat ont atteint l’objectif qui leur avait élé désigné et ont infligé quatre fois plus de pertes à l’ennemi qu’elles n’en ont elles-mêmes éprouvées.Cet exploit a provoqué des messages très flatteurs de la part du haut commandement.Sur le front français, il n’y a pas eu d’action d’infanterie sur le Che-min-des-Pames, et.l’ennemi a bombardé les positions occupées par les Poilus sur les plateaux de Vauclerc el de la Californie.Le nombre des prisonniers fails par les Français dans les opérations d’avant-hier dépasse 400.En Champagne, l’ennemi a déployé beaucoup d’activité avec son artillerie, au sud de Moronviliiers, et a finalement dirigé contre le Mont Haut une attaque qui fut arrêtée avant d’atteindre les tranchées.BULLETIN DE PARIS Paris, 24.— Hier soir, les Français ont repoussé des contre-aitla-ques dans la région du plateau de Vauclerc, porte le bulletin officiel de ce matin, et ont infligé de grandes pertes à l’ennemi.Depuis le premier mai, ils ont fait 8,000 prisonniers dans cette région.m—— POUR FÊTER LE JOUR DE L’EMPIRE OA’ DEMANDE AU PEUPLE ANGLAIS D'ACCEPTER LE RATIONNEMENT VOLONTAIRE.FIÊRES PAROLES DE S-G Où acheter demain Mgr GAUTHIER lEnrtcUtr* win/orminunt » la loi du Rarltoitnt du Canada, par L.-P.Dtalongeliamp», au MlnliPre de l’Afrlcultura.) Mgr l’auxiliaire de Montréal expose au Congrès du “Win the War” le rôle tout de loyauté des Canadiens-français et montre comment le Québec, contrairement aux autres provinces, a respecté les droits de tous.TEL.EST 4510 La Magasin du Pauplt 447 EST, SAINTE-CATHERINE.Voyez notre annonce NN.SS.BELIVEAU _ET LATULIPE Le Droit annonce que Mgr Béliveau, archevêque de Saint-Boniface, et Mgr Latulipe, de Haileybury, ont été empêchés par la maladie rie se rendre à l’assemblée des évêques de l’Ontario, qui s’est tenue à Ottawa ces jours derniers.Mgr Oharlebois n’a pu y assister non plus, absent dans ses lointaines missions.Tous nos lecteurs s’uniront à nous pour souhaiter aux vénérables prélats un prompt rétablissement.PA(1UEB0T FRANÇAIS COULE PAR L’ENNEMI QUARANTE- CINQ PERSONNES PERDENT LA VIE.Paris, 24.— Le transatlantique françai*; Sontay, venant de Saloni-que, avec 344 passagers, a été coulé, le 1C avril dernier, parmi sous-marin allemand.45 personnes ont perdu la vie, y comp ris le capitaine Mages.Le .navire fut ngloul; dans une nier très agitée, et ce n’est que par une habile manoeuvre des ima-rins préposés aux chaloupes de sauvetage que a majorité dis passagers a pu être sauvée.Le Sontaii langeait 7.247 tonnes cl fut construit en lf)U8, LE REGLEMENT DE LA QUESTION IRLANDAISE L’ALLIANCE UNIONISTE L’ETUDIERA A SON PROCHAIN CONGRES.Dublin, 24.— Le conseil exécutif de l’alliance unioniste irlandaise s’est réuni, hier, pour adopter une résolution à l’effet d’approuver la lettre écrite par le vicomte Mirile-ton, ancien secrétaire de la guerre et ancien secrétaire des Indes, adressée au premier ministre.Cette lettre peut servir de credo aux unionistes de l'ouest et du sud de l’Irlande et suggère de soumettre la question irlandaise à une convention prochaine de l’alliance.Le vicomte Midleton, dans cette lettre à M.Lloyd George, dit au nom des représentants unionistes de l’ouest et du sud de l’Irlande, qu'ils considéraient la proposition du Home Mule pour quelques provin-res de l’Irlande seulement nuisible à Tunité impériale et tout à l’avantage du 'mouvement Sinn Fein.Dans l’alternative d’une convention, ces représentants consentent à i soumettre la proposition à un conseil unioniste irlandais.En termes clairs et précis, avec une superbe éloquence où la fermeté de l’expression s’alliait à l'exposé impartial d’une juste cause, Sa Grandeur Monseigneur Gauthier, évêque auxiliaire de Montréal, a pris hier soir, devant plus de six cents convives du banquet de'la Convention de l’Unité nationale, à l’hôtel Windsor, la défense des Canadiens-français contre les accusations de déloyauté portées contre eux dans les autres provinces et par la race anglaise en général, dénonçant le règlement XVIi qui prive du droit d’enseigner leur langue les Canadiens-français de l’Ontario, règlement déefaré absurde par les autorités compétentes en pédagogie, et réclamant que justice leur soit rendue sans laquelle il est oiseux de songer à l’union des deux grandes races qui se partagent le sol du pays et à former une unité nationale comme celle que poursuit la convention.11 a montré le rôle qu’a joué dans l’histoire canadienne Fé-piscopat canadien, et a déclaré que tous, protestants des autres provinces doivent à lui seul, ainsi qu’aux Canadiens-fraïiçais, ses ouailles, reconnaissance de ce que le Canada est aujourd’hui un Dominion britannique.Ces fières déclarations ont soulevé l’enthousiasme de toute la vaste assistance, et elles n’ont certes pas manqué d’intéresser vivement les deux cent quatre-vingts délégués de l’Ontarjo qui en faisaient partie.D’auti'és discours furent aussi prononcés demandant à tous les Canadiens de s’unir et de mettre au-dessus de tout la victoire, renvoyant à plus tard le règlement des difficultés de race, de langue ou de religion.Le banquet éta’t sous la présidence de M.Horace J.Gagné et de M.A.C.Flummerfelt.Chaque table était décorée des drapeaux des nations alliées.Pendant le banquet, Torchestre joua des airs patriotiques et les chansons canadiennes “A la claire fontaine” et “Vive la Canadienne”, ainsi que le chant militaire “It’s a long way to Tipperary” Turent applaudis par les convives.M.Ludger Gravel se montra gai Canadien-français en chantant des airs du terroir.On remarquait à la table d’honneur : M.Horace J.Gagné, Thon.A.C.Flummerfeld, Mgr Georges Gauthier, le rév.Farthing, le rév.T.R.Davidson, de Toronto; le consul de France, M.E.C.Bonin; le Dr Dubeau, le chanoine Dauth.recteur de l'Université Lavai de Montréal; sir Ezé-chiel McLeod, juge en chef du Nouveau-Brunswick: sir William Mu-lock, juge en chef de l’Ontario ; M.W.H.Atherton, Ph.D., le 1t.-colonel Leduc, le colonel Mulloy et Mme la colonelle, M.M.Iheson, premier ministre de ITlo du Prince " louard; M.C.R.McCullough, principal de l’“Upper Canada College ; M.Edmond Montet, sec-'Maire de ](1 c0n.vention; MM.J.; Godfrey, Frank Wise, Frederick Stewart, D.C.Parkin, Thomas Vien.Mmes H.J.Gagné, Er.Montet, J.Tremblay, J.Sophus, Frederick Stewart, Jauzé, Harold Earle et autres, dont Mmes la B.-Générale La-belle et P.Fennell sont les présidentes, faisaient partie du comité de réception.Voici un résumé du discours de S.G.Mgr Gauthier: Discours de S.G.Mgr Gauthier J’avoue qu’il est piquant, dit Sa Grr.rrdçur en débutant, qu’un évêque canadien-français prenne la parole dans une pareille assemblée, lui, un membre de cette hiérarchie terrible que Ton a coutume de représenter dans certaines parties du Dominion sous les couleurs les plus sombres et quoique aucun d’eux ne songe à manger de protestant.A cette hiérarchie décriée, nos amis protestants savent-ils tout ce qu’ils doivent ?Sans vouloir insister pour le moment sur la part qu’elle a prise à tous les mouvements généreux qui se sont intéressés au bien du peuple canadien, je pourrais prouver par leurs actes et leurs .écrits, que la Couronne anglaise n’a pas eu au Canada de sujets plus loyaux et d’appui plus solide.La fidélité au pouvoir établi est pour nous catholiques un principe qui ne se discute pas.Deux des plus grandes figures de l'épiscopat catholique en ce pays, Mgr Briand et Mgr Plessis, se sont levées, l’un en 1775, l’autre en 1812, pour sauver la domination anglaise en ce pays.Fendant que les prétendus loyalistes attendaient sur Tîle d’Orléans Tissue de la lutte, l'épiscopat catholique appelait les Canadiens-français sous les armes pour repousser l’envahisseur.Si le Canada est encore une possession britannique, s’il y a une province d’Ontario, s'il y a neuf provinces heureuses comme elle de se réclamer de la domination anglaise, c’est à la hiérarchie catholique de Québec qu’elles le doivent! Quelle reconnaissance en avons-nous eue?L’on m’a dit que je pouvais parler' en toute liberté; je le ferai en m’appuyant sur l’histoire canadienne.Ce n'est pas ici l’heure ni Tendron de soulever les discussions qui ont précédé l'adoption de Pacte de la Confédération.Ceux qui s’intéressent à la question trouveront d’excellents renseignements à méditer dans le livre de Joseph Pope, “Les documents de la Confédération.” Ce n’est d’ailleurs pas la première fois dans notre pays qu’il est question d’unité nationale.Ceux qui ont lu le très honnête et solide volume de John Boyd sur Cartier ont pu se rendre compte que Cartier et McDonald ont eu eux aussi, leur rêve d’unité nationale, qu’ils ont pensé le réaliser dans l'oeuvre {Suite à la 3ème page.) d’épicerie et pâtisseries DANS LA PAGE S * JfV/y* % ' l5 hMrttr Vente spéciale de ''«Ây tajes d’oreillers Angle S.-Catherin® mi Montcalm 25 échéant en 1935-1955.Prix(?l/2% pour rapporter.îï ' 13.QGQ—VILLE ÜE JOLIETTE.échéant eh 1944.v prjx p0ur rapp0rter.A VÏLLE DE STE-AGATHE DES MONTS, ’ échéant en 1927-1954.Prix pour rap- «nn—VILLE DE COüRVILLE, échéant en 1928- 1” l/,% 1935.Prix pour rapporter.S 7 O fiOO—VILLAGE DE MONTMORENCY, échéant K«/2% en 1928-1935.Prix pour rapporter .25>0QO~~CITE de QUEBEC, échéant en 1921.22>G0Q 5'/*% Londres, 24.— Le jour de l’Empire sera le jour des promesses : toute la population du Royaume-Uni se rendra aujourd’hui au dernier appel du roi en faveur de l’économie et de la frugalité ; car c’est du résultat de la journée que dépendra la mesure relative à la ration volontaire ou obligatoire.Le lord-maire de Londres, accompagné du shérif, s'est rendu ce matin, vêtu de son costume officiel, au Royal Exchange de la ville, et il a demandé à la population de se rendre à son palais pour signer rengagement.Vers midi, 2,000,0ÜU de citoyens s’étaient rendus au désir du lord-maire.Des réunions du même genre ont lieu par tout le Royaume.Fabriques, écoles, elc.sont fermées afin de permettre à la population d’entrer dans le mouvement.Plus de 3,0UU,()0O de personnes sont employées pour mener cette campagne à bonne fin.L’impression générale est qu’elle sera couronnée de succès, c’est-à-dire que les partisans de la ration volontaire vont remporter la victoire.CONSCRIPTION ET PROLONGATION M.BORDEN DONNE AVIS DE SON BILL SUR LE SERVICE OBLIGATOIRE ET DEMANDE QUE LE PARLEMENT SOIT PROLONGE JUSQU’AU 7 OCTOBRE 1918.Ottawa, 24.— Hier soir, sir Ro- de T acte du service militaire est fixé bert Borden a donné avis qu’un bill à 20 ans.En Angleterre, cet âge est du gouvernement introduira au Ca- de 19 ans et de >21 aux États-Unis." nada un mode de conscription par La résolution relative à l’extension sélection, et qu’üne résolution du mandat du parlement demande est présentée demandant le pro- à la Chambre d’approuver une péti-longement de Texistence du par- tion au roi demandant au parlement britannique d’ajouter un amendement a l'Acte de la Confédération.•lement jusqu’au 7 octobre 1918.La mesure décrétant le service obliga _ _ ________ toire sera connue sous le nom del'Cet amendement est ainsi""conçu"' “T a., «.roimUM«Sr« 10)7” “’Nonobstant toute disposition de l’Acte de 'l’Amérique britannimie du L’acte du service militaire, 1917 ‘Les deux avis de motion paraissent aujourd’hui dans le feuilleton de la Chambre, mais l’acte du service militaire vient avant Tautre mesure et ¦Ton dit qu’il sera soumis le premier à la Chambre.Aucun de ces deux bills ne sera discuté cette semaine.Le premier ministre a annoncé hier que Frige minimum des hommes affectés par la coercition en vertu iinérique britannique du Nord de 1867 ou d’un amendement a cet acte, ou de tout arrêté ministeriel ou conditions de -l’union accomplie ou approuvée en vertu de cet acte, ou de tout acte du parlement du Canada, l’existence du 12e parlement du Canada est prolongée par cet amendement jusqu’au 7 octobre 1918.” Prix pour rapporter -CITE DE SOREL (COMMISSION SCO- (?V2 % LAIRE),‘échéant en 1936.Prix pour rap- -SP porter.SR fîÛlfÜ—SAINTE-ELISABETH, Co.Joliette, échéant P" 3/.c/.en 1940.Prix pour rapporter. mal.à 9 heures, à l'église Saint-Léon d( Westmount, sera chanté un service anniversalie pour le repos de l’Ame de Louis Alphonse Bover décédé le 20 mai 1916.Parents et sont priés d'y assister.î
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