Le devoir, 14 août 1917, mardi 14 août 1917
VOLUME VIII—No 190 MONTRÉAL» MARDI 14 AOUT 1917 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .««»-.UNION POSTALE .> V « • * M Édition hebdomadaire CANADA • « ^ ETATS-UNIS .« p * UNION POSTALE t » .» j» » * « • .« ®5 00 8 00 82 00 2 50 3 00 DEUX SOUS LE NUMERO Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et administration : 43.-RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL.fv TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION; • Main 7460 FAIS CE QUE DOIS ! A UTOUR DE LA CONSCRIPTION Le message Currie de la voix et de la tête sir Edward Kemp.Le vote des soldats Le greffier a ensuite appelé les bills nouveaux, et le ministre de la Justice a commencé son explication, de sa voix traînante et inollt, dont on n’entend de loin qu’un écho insuffisant, dans lequel émergent de temps en temps quelques mots prononcés avec franchise, et qui jet Nous avons dijà mis k public ,n «.rdc conlrc VcnploiWiou “««««St‘fffÆ.ÎSÆl.lï l’on est en train de faire du nom de l’officier général qui commande les troupes canadiennes au front.Cette exploitation tourne au système, et sir Arthur Currie paraît malheureusement devoir s’y prêter.La Canadian Press communique ce matin aux journaux une dépêche où le général Currie ne se contente pas d’intervenir dans un débat de politique intérieure, mais où il prétend interpréter le sentiment de ses troupes.Et les plus aveugles doivent par là toucher le dan8er de cette manoeuvre.Car, enfin, si le général Currie a Je droit de faire de la politique, s’il a le droit de donner au mouvement conscriptionnistc (son message était adressé au congrès du Win the War) l’appui,de son nom et de son prestige, pourquoi les officiers qui ne partagent pas son avis , n auraient-ils pas le droit d’en faire autant?Lorsque, surtout, le général Currie prétend parler au nom de tous.Et alors, assisterons-nous à ce spectacle d’officiers démentant publiquement leur chef?Nous entrons dans une lutte qui sera extrêmement violente.Si le général Currie veut fairo de la politique, il doit s’attendre à être traité en politicien.Le gouvernement canadien estime-t-il qu’il soit de l’intérêt du pays et de la cause qu’il prétend servir que le commandant des troupes devienne le centre d’une pareille querelle?La suite / Ls incidents de Calgary, de Winnipeg, d’Ottawa, développent leurs conséquences naturelles.Une dépêche spéciale à la Gazette nous ap prend qu’à Sydney, N.E., un groupe de vétérans et de matelots ont empêché de parler M.J.C.Watters, président du Conseil des Métiers et du Travail du Canada, coupable d'entretenir des opinions anticonscription-nistes.L’orateur a été copieusement insulté et on a fini par lui jeter à la tète des oeufs qui, suivant la tradition, devaient être peu odorants.Ce qui donne à l’aventure un caractère nouveau, et particulièrement grave, c’est la participation des marins de la flotte impériale.Nous sommes curieux de savoir si les autorités britanniques seront aussi tolérantes que les nôtres à l’endroit des tapageurs, et si le gouvernement canadien voudra admettre que des marins d'Angleterre viennent supprimer au Canada la liberté de parole.Il y a trente ou quarante ans, la question n’eut pas fait de doute, mais aujourd’hui.En tout cas, il y aurait là un point intéressant à soulever pour un députe de tempérament quelque peu investigateur.A Winnipeg On parait vouloir indéfiniment revenir sur le voeu Neely.Ceux qui désirent se renseigner là-dessus pourront se rappeler quelques faits indiscutables : Le texte du voeu lui-même, qui fait au Canada un “devoir impérieux” de ‘'maintenir au front sans diminution de leurs effectifs nos forces combattantes et de prendre TOUS LES MOYENS NECESSAIRES pour obtenir les renforts nécessaires à cet effet” ; La proposition de M.Turriff, conscriptionniste, qui, après avoir déclaré que M.Laurier avait refusé de prendre un engagement en faveur de il conscription, meme éventuelle, a proposé d’ajouter au voeu Neely les mots “même, si cela est nécessaire, par l’obligation” ; La déclaration de M.Neely, conscriplionniste lui aussi, que l’amen dement Turriff n’ajouterait rien à son texte, l’affaiblirait plutôt (Dépêche de la Western Associated Press publiée dans les journaux du 9 août) ; Le rejet, par une immense «majorité, de l’amendement Turriff; Le télégramme de M.Laurier, lu par M.Oliver, exprimant sa corn plète satisfaction des résolutions telles que rapportées par les journaux du matin (journaux du 10 août); La déclaration de M.Hudson, procureur-général du Manitoba et président du comité des résolutions de la convention de Winnipeg, à l’effet que le voeu Neely, qui a été adopté par la convention tel qu'il est sorti du comité, doit être lu comme il a été rédigé; qu’à son avis, il constitue la déclaration la plus complète qui eut encore été adoptée et qu'il comprend la conscription.“Mg position is that the resolutions should be read as they are written.The war resolution, lo my mind, states Ihe most comprehensive war policy so far promulgated.IT INCLUDES CONSCRIPTION, not merely for military service, but for all other purposes of the Stale in any way relating to the war — CONSCRIPTION OF MEN, money and resources, of which I approve.” (Voir tous les journaux du samedi 11 août).Nous ne prétendons point du reste que ces faits s’accordent entre eux; nous n'assumons pas la tâche de les faire s’accorder.Orner HEROUX.Les secrétaires parlementaires AUX COMMUNES LE VOTE DES SOLDATS M.Doherty présente une nouvelle loi à ce sujet— MM.Bennett et Sam Hughes se font mutuellement des compliments—Débat sur la nomination de secrétaires parlementaires sans élections.(Par Ernest BILODEAU) Ottawa, 13 août 1917."L’Acte des électeurs militaires” a fait aujourd’hui les frais principaux de la discussion, suivi de nrès par le bill relatif à la nomination du ministre de ta Milice outre-mer ti de deux secrétaires parlementaires aux offices respectifs de la Milice et des Affaires étrangères.Le premier a subi sa première lecture, et le second sa deuxième, suivie de la discussion des détails en comité.M.Doherty a longuement expliqué les termes du nouvel acte de franchise électorale en faveur des soldats.Ce n’est pas un amendement à celui de 1915, car les circonstan ces ont tellement changé depuis cette époque qu’il vaut mieux à tous points de vue préparer une loi nouvelle, et c’est ce qui a été fait.Quant au bill pourvoyant â la nomination et à la rémunération de sir George H.Perley et de MM.McCurdy et Hugh Clark, chacun dans ses fonctions respectives, il v été présenté par le premier minMre, revenu de sa promenade, apparemment reposé et de bonne humeur.Ce débat a soulevé quelques incidents, dont l’un entre .sir Sam Hughes et M.R.B.Bennett, où les deux adversaires du moment se sont bellement crêpé le chignon, si Ton peut dire.L’opposition s’est contentée d’attiser discrètement le feu et de jouir de cette manifestation de discordre entre deux éléments du parti ministériel.M.Chs Mardi a voblu s’assurer, dès le commencement de la séance, si M.Kemp a vraiment tenu, au camp Borden, dimanche, les propos qu'on lui prête.Le ministre lo cal de la Milice aurait en effet déclaré à cet endroit que la loi de conscription sera mise en force sans aucun délai dès qu’elle aura reçu l’ultime sanction du gouverneur.“Est-ee vrai que le ministre a dit cela ?” demando le député de Bonavcnture.—C’est absolument vrai, répond monologue.On a été obligé de lire le texte sténographié de ce discours pour y comprendre quelque chose.Il en ressort surtout les quelques points principaux suivants : L’acte de 1915 est abrogé comme insuffisant, étant donné le grand nombre de soldats que nous avons envoyés outre-mer depuis cette date.Le système électoral ordinaire est bouleversé en plusieurs de ses points essentiels.Par exemple, on ne pourra pas savoir le résultat de l’élection dès le soir même, comme il élait coutume autrefois.La votation aura été faite simultanément en Europe et au Canada, et il faudra que les résultats soient additionnés ensemble avant que l’officier rapporteur général puisse proclamer le grand total et indiquer le résultat.Tous les soldats pourront voter, même s’ils n’ont pas vingt et un ans, même s’ils sont versés dans les armées impériales autres que les troupes canadiennes ; les femmes mêmes qui font du service militaire, comme infirmières, par exemple, pourront déposer leur bulletin en faveur de tel candidat de Québec, de Vancouver ou du Cap Breton.Et les bulletins ne seront pas envoyés nu Canada pour être vérifiés et comptés, mais demeureront loin de nos rives, où des personnes spécialement désignées, sous le patronage de M.Rogers probablement, en auront seules le soin et la garde.Il est juste d’indiquer ici que Ton a gardé dans la nouvelle loi la clause de l’ancienne, où il est prévu que les scrutateurs seront nommés par le premier ministre et le chef de l’op-positton et un certain nombre de leurs représentants.Par ailleurs, un délai de quatre semaines s’écoulera entre le jour de la nomination et celui du scrutin, et les soldats auront vingt-neuf jours de votation, tandis qu’au Canada, on ne votera que le dernier jour, coïncidant avec le vingt-neuvième jour du scrutin des soldats.Et les bulletins militaires recueillis sur presque tous les champs de bataille de l’Europe s'e ront transmis partie au commissai re général du Canada en France, M.Philippe Roy, partie au secrétaire du haut commissariat à Londres.Ces deux points centraux ne servi ront qu’à centraliser les boites de scrutin scellées et à les remettre en bonne forme aux gens chargés de classifier, vérifier et compter les bulletins recueillis.Ces officiers spéciaux seront choisis et désignés nommément plus tard.Voilà en peu de mots a quoi se résume le long exposé du ministre de la Justice.L’opposition s’est con tentée d’écouter attentivement, et l’on n'a guère entendu que M.Guth rie, qui s’est inquiété du sort réservé aux candidats indépendants, ce qui le touche de près depuis qu'il s’est séparé de son chef et de son parti sur la question de la conscription.En réponse à sa question, M.Doherty a répondu que les bulletins de vote seront divisés en quatre compartiments réservés respectivement au candidat du gouvernement, à celui de l’opposition, à un indé pendant possible, puis un espace en blanc permettra au voleur de déclarer “Je vote en faveur d’un tel”.On prendra aussi tous les moyens possibles de faire connaître dans les camps et les tranchées les noms des candidats de chaque circonscription, afin que le soldat puisse s’y retrouver et savoir quels candidats se font la lutte chez lui.Les bulletins n’auront pas été préparés selon la nomenclature des circonscriptions électorales, mais l'électeur militaire devra préciser celle-ci lui-même, ce qui ouvre la porte à bien des contestations.En tout cas, les officiers spéciaux feront rapport de leurs calculs à un officier central, qui transmettra lui-même cette information au commissaire canadien à Paris, pour ce qui est des troupes situées en France; et ce dernier en fera lui-même la transmission au secrétariat du commissaire canadien à Londres, lequel enverra une dépêche à Ottawa, au gouvernement.Cette dépêche ne sera cependant pas rendue publique encore, et Ton attendra la lettre offirielle du commissaire à Londres confirmant les termes de la dépêche.Celle-ci, une fois arrivée, elle sera transmise à l'officier général des élections au Canada.Celui-ci aura déjà en mains le résultat du vote pris au Canada, et il se mettra immédiatement à établir des calculs afin d’e-tablir quels candidats et quel parti auront remporté la victoire.Il faut avouer que nos politiciens vont passer là par des heures d’angoisse prolongée pour lesquelles il faudra beaucoup leur pardonner, car Ils auront beaucoup tremblé.Le résultat général sera proclamé par cet officier, et ce n’est qu’alors que le public canadien pourra être renseigné sur les hommes et le parti qui le gouvernement à l’avenir.En tout cas, il sera contrariant de n’etre pas mieux renseignés dès le soir du scrutin, puis de ne Tètre définitivement que longtemps après et à la suite d'une pareille série , de formalités, et, di-sons-le, de dangers pour l’intégrité du résultat.M.Chs.Mnrcil s'est inquiété des réservistes français et belges qui étaient naturalisés citoyens britanniques avant la guerre.Le ministre lui a répondu qu’il n’est pas possible de les inclure dans cette mesure.Après que cette loi eût été ainsi expliquée et passée en première l&cture en attendant le débat sur la deuxième et les détails qui ressortiront surtout du comité plénier, on a passé à un autre bill du gouvernement, celui de sir Robert Rordcn, pourvoyant à la nomination des trois ministres dont nous avons parié plus haut.M.Macdonald n’a pas perdu de temps pour ouvrir le feu et critiquer cette mesure sous toutes ses faces.Nous n’avons pas besoin, dit-il, d’avoir à Londres, un , ministre qui ne siège pas au Parlement, que Ton ne voit pas, et qui au surplus n’a pas la compétence voulue pour remplir les difficiles fonctions dont il s’agit.Il a été placé là non pas à cause de son mérite, mais à cause de l’amitié du premier ministre la mesure propo sée n’est pas de nature à relever notre prestige auprès de la mère-patrie ni auprès des tenants de la démocratie.Cette dernière pensée, si c’en est une, devait être reprise un per plus tard par sir Sam Hughes, qui a fait, on pourrait dire, son petit Balfour, et a débité avec un visible effort de mémoire quelques phrases sentencieuses sur les besoins de la démocratie et les conséquences désastreuses de l’attitude du gouvernement actuel, qui ne conduit ni plus ni moins qu’à l’autocratie, en faisant fi des principes essentiels de la constitution du Canada.Il est en effet de rigueur qu’un député devenu ministre se fasse réélire afin d’obtenir l’approbation des électeurs sur sa nomination.C'est là Tesscnce même de la démocratie, répète sir Sam, à la suite de M.Rodolphe Lemieux, et que voyons-nous au contraire?On nous demande de ratifier la nomination de trois ministres nouveaux, car les deux secrétaires parlementaires de la Mi lice et des ’Affaires étrangères feront partie du gouvernement sans avoir été réélus.Où allons-nous se demande l’ancien ministre de la Milice, qui conclut que Ton est à voler au peuple des droits qu’il a acquis à la suite de luttes longues et pénibles.Sir Sam s’élève aussi contre le fait que deux des non veaux dignitaires protestent que leurs services ne coûteront rien au pays et qu’ils'les lui offrent gra tuitement, et par pur patriotisme Je n’aime pas ces façons équivoques, dit,sir.Sam, et je trouve que le gr>uverueuif»n ; ferait mieux d’employer inoîlis dfe milnontiflires afin que le Parlement conserve toujours son autorité sur ceux qui dépendent de lui.M.Mackenzie, du Cap-Breton prononcé quelques phrases humo ristiques dans le même sens, rappelant l’expulsion de sir Sam Hughes du ministère, qui a ressemblé, dit-il, à celle d’un locataire à qui Ton a enlevé les fenêtres et les portes de la maison qu’il occupait et qui n’a plus d’autre choix que de déguerpir.“Ça été une véritable fumigation, dit M.Mackenzie, au milieu des rires de la gauche, et depuis qu’il est sorti, le locataire est de mauvaise humeur, et lance des briques à tout instant dans son ancienne résidence.” M.Hazen a pris la contre-partie de tout ce qui s’était dit précédemment par la gauche aidée de l’ancien ministre de la Milice.Celui-ci avait par exemple critique les arrangements pris à Londres par M.Perley, qui a donné de l’emploi à cinq bu six cents ronds-de-cuir disséminés dans une demi-douzaine de grands édifices.M.Hazen proteste contre, ces insinuations; il a visite lui-même les bureaux en question, et le général Gwatkins, accusé d’incompétence par sir Sam, lui en a explique tous les détours.II lui a prouvé clair comme le jour que tous ceux qui sont là travaillent comme des nègres, ce qui justifie absolument le paiement de leurs appointements.Tl arrive énormément de correspondance au sujet des deux ou trois cent mille soldais qui se trouvent en Europe, et cet état-major n’est pas de trop pour faire face à ce travail.M.R.B.Bennett, de Calgary, a abondé dans le même sens, en plus agressif.Il prend la défense du général Gwatkins, Tun des militaires les plus distingués de l’armée, un homme qui a fait toute la besogne d’organisation du premier contingent sans crier sur les toits comme certains, sans se promener de TA-tlantique au Pacifique à grands renforts de grosse caisse et de publicité, un homme enfin qui n’est pas comme sir Sam Hughes et qui le vaut cent fois.M.Bennett ne fait qu’un tour de ce dernier, se le passe pour ainsi dire au-dessus de la tète et en balaie le parquet avec un brio digne d’une occupation plus pacifique.Sir Sam passait par toutes les couleurs, mais il n’est pas de taille à arrêter le robinet de Calgary une fois que celui-ci s’est ouvert, et il lui a fallu subir la douche, au grand amusement de la galerie.Jamais encore sir Sam n’a été si bien arrosé.Il s’est repris quelque peu quelques heures aprè-s, au milieu de la soirée, en accusant M.Bennett d’avoir fait du Service national un lamentable fiasco; mais il manque de la facilité oratoire de son adver saire, et celui-ci a certainement eu plus de succès avec cette attaque brusquée qu’avec sa vaste et futile entreprise de Thiver dernier.Incidemment, M.Bennett a dit qu’il existe une conspiration évidente entre M.Macdonald, de Pic-tou, et l’ancien ministre de la Milice, car on a remarqué, dit-il, qu’à chaque fois que Tun des deux ait»' que le gouvernement, l’autre le se' con de.Les deux inculpés se sont élevés avec énergie contre cette insinuation, bien dans la manière du député de Calgary qui parle trop vite pour ne pas dérailler souvent» et le président a dû intervenir à deux ou trois reprises, devant même à un moment donné ordosner à sir Sam de s’asseoir et d’écouter ce qu’il avait à lui dire.Il était entendu que le premier ministre résumerait et terminerait le débat, et comme il se levait, vers cinq heures et demie, le président avertit la Chambre que ce serait là le dernier discours prononcé sur elle question.M.Graham se hâta de se lever; il devait prolonger ses paroles jusqu’à six heures et recommencer à la reprise de huit heures.On a cru un moment qu’il s’agissait d’un brin d’obstruction, mais ce fut une fausse impression et il n’y eut huit heures que M.O.Turgeon, qui résuma assez brièvement les arguments des orateurs oppositionnis-tes de la journée.M.Graham a critiqué comme les autres la nomination des trois ministres sans la sanction ordinaire des électeurs, et comme il insinuait que le nouveau secrétaire des affaires étramgères recevrait cinq mille dollars par année pour écrire de la “littérature” électorale au bénéfice du parti conservateur, celui-ci, M.Hugh Clark, a riposté qu’il ne faisait rien de plus mal que le chef de l’opposition lui-même, M.Laurier, qui touche $7,000 par année comme chef de l’opposition, ce qui ne T empêche pas de laisser figurer son nom comme directeur de la revue mensuelle le Liberal Monthly.-Alors, dit M.Graham, mon honorable ami admet tacitement ce que nous soupçonnions, qu’il écrit des articles de propagande électo-le?Et c’est pour cela que nous allons lui voter un salaire additionnel de cinq mille dollars?M.Clark est resté embarrassé de son admission tacite, et il n’a rien pu répondre.Un de ses voisins a essayé cependant de rompre les chiens, et M.Bennett, de Simcoe, aspirant-sénateur persévérant, a demandé à M.Graham si au temps où il était ministre il n’a pas écrit L’ONTARIO N’EN VEUT PAS Les députés libéraux qui ont appuyé le bill Borden se font traiter de “soft-heads” à une réunion de députés et de candidats libéraux à Toronto, pour avoir si peu compris le sentiment ànticonscrip-tionniste de leur province.(Spécial au "Devoir”) Nous recevons d’un correspondant qui dispose d’exceptionnels moyens d'information, cette importante communication : Toronto, 12.Les journaux sont tellement absorbés par le récit de ce qui s’est passé à la convention de Winnipeg, tant dans les coulisses que sur la scène, qu’on ne s’occupe plus guère de ce qui s’était passé, quelques jours auparavant, à la réunion des députés et candidats de TOntark), ici.Le fait est que c’est peut-être parce que les journaux ne s’en occupent pasjcription, a déclaré que s’ils avaient tout été intéressant.M.Hugh Guthrie ayant déclaré qu’il ne répugnerait) pas à imposer la conscription à Qué- j bec, Tun des candidats lui a déclaré, j tout nettement, que la proposition , n’avait pas de bon sens et qu’elle était dangereuse au plus haut aegré.Contre la conscription Du reste, l’avis donné par les candidats, au sujet du sentiment anti-conscriptionnisfe, a été tel que le J député McMillan qui, pour ménager 1 la chèvre et le chou, a voté à la fois pour le referendum et pour la eons- (Suite à la cinquième page) BILLET DU SGIR.MOT D’ENFANT Bébé ne voit pas souvent les étoiles.Quand elles paraissent, le bonhomme au sable a d’ordinaire fait sa tournée somnifère et embrouillé la vue de tous 1rs bambins.L’autre soir, en faveur- du beau temps exceptionnel et de la chaleur excessive, les austères règlements maternels avaient été fléchis, et les deux ans de bébé vécurent pendant quelques moments dans un émerveillement continuel à mesure qu’il voyait éclore au ciel un nouvel astre.A chaque ponction de la voûte d’azur, c’étaient des cris d’étonne-menl: “Encore une: y en a beaucoup des étoiles, hein, maman?Dans la rue scintillaient aussi nombreuses les étoiles de la M.L.H.and P., bien plus grosses et bien plus brillantes que les autres; mais les enfants dans l’innocence de leur âme sorti si près de Dieu qu’ils comprennent que les merveilles de la création dépassent de beaucoup en beauté et en intérêt les inventions modernes.Et bébé n’avait d’yeux que pour la voùle céleste.On lui expliquait qu’il y en avait là-bas qui sur l’azur formaient de curieuses broderies, des chiffres cryptiques où les mages prétendaient lire des signes: et on les lui expliquait ces signes dans les termes simples que les gens naïfs de la campagne emploient et qui sont bien plus aptes à frapper l'intelligence des tout pciits: la chaise de ma grand’mère, la cuillère à pot, etc.Mais bébé ne voyait que dit feu au firmament, et les lignes ardentes des dessins célestes l’aveuglaient pour ainsi dire, il ne pouvait en saisir les contours incandescents.Bébé était en extase et ses lèvres au carmin répétaient à intervalles réguliers, dans un souffle : “C’est beau, hein?" Si absorbé qu’il soit, il y a une faute que vous ne pourrez jamais faire commettre à bébé: celle de montrer une préférence quelconque pour papa ou pour maman.Son petit coeur devine qu’il est pris comme dans un filet entre les deux et que tout ce que maman peut avoir de liens pour s’attacher à une créature terrestre elle en a enlacé bébé et que papa a fait de même.Il devine qu’il serait injuste d’aimer Tan plus que.l’autre.Quand il cul bien contemplé la nuit, le moment vint de le coucher et la tante préférée qui le tenait sur ses genoux, comme pour résumer l’impression de la soirée, lui dit, instituant un mot qu’il n’avait pas encore entendu, cl qui le tira de sa songerie: “Il est beau le firmament, hein bébé?” .Mais bébé: “Il est beau aussi le firpapa.” Ainsi bébé créa son premier néologisme.Jacques COEUR.que les langues commencent à se délier et que.petit à petit, on apprend ce qui s’est dit derrière les portes soigneusement closes de TOntario Reform Association, l’après-midi du 20 juillet .D’après tout ce qu’on en entend, et mes renseignements viennent d’excellente source, le Dr Clark et ses ainsi n’ont pas dû être surpris de l’accueil qid leur a été fait à Winnipeg, si M.Graham, M.Pardee et M.Guthrie leur ont raconté ce qui s’est passé à Toronto.L’assemblée avait été convoquée par les députés libéraux conscrip-tionnistes.11 y avait là un grand nombre de députés et de candidats libéraux de toutes les nuances.Comme on délibérait à huis clos, on s’est expliqué à coeur ouvert.“ Soft Heads ” Pardee, Guthrie et Graham ont trouvé quelques amis, qui tenaient en même temps à manifester leur sympathie pour le vieux chef, mais dans l’ensemble ils ont été reçus comme des chiens dans un jeu de quilles.On leur a reproché d’avoir divisé le parti, on a déclaré que le peuple ne comprenait rien à leur at-titude.il parait même qu’il s’est trouvé un brave candidat pour les qualifier de soft-heads, pour dire qu’ils avaient agi comme des lête.s molles.Sur quoi Tun des voisins a fait cha ritablement observer que soft-heads lui paraissait un peu fort! Niais c’est sur la question de la conscrLxjtion que le débat aurait sur- connu d’avance ce qui venait de se I dire, plusieurs des conscriptionnis-tes auraient voté autrement.— On nous avait fait croire que la province entière était conscriptionniste, a-t-il dit.Je vois qu’on nous avait trompés.— Vous auriez mieux fait de vous renseigner auprès de nous, lui a durement répliqué l’un des candidats.Dans les comtés ruraux ¦Sur la force du sentiment anfi-conscriptionniste, les témoignages i ont, paraît-il, été nombreux et ve-1 riaient de sources bien différentes.; L’un des candidats a déclaré qu’à; son avis, le candidat qui afficherait' carrément les couleurs anticonscrip-i tionmistes l’emporterait dans les comtés ruraux.Un autre a dit qu*iU défiait bien qui que ce soit de ses-collègues de dire qu’il pourrait faire-sa campagne avec la 'conscription-(pour) comme seul drapeau.Même des candidats qui se sont montrés, personnellement favorables au ser- 1 vice obligatoire ont déclaré que! leurs électeurs étaient à moitié ou ) en majorité défavorables à la conscription.L’un de ceux-là a meme avoué que ses électeurs étaient opposés à la conscription dans la proportion de 3mntre t.Vous voyez que Québec n’est pas seule de son côté.On raconte ici que les députés ilib-éruux conscription-n-istes sont repartis la tête basse et songeurs.Ils ne croyaient pas s’être trompés à c-e point sur le sen limeait du public ontarien.que durent les hostilités, il y a danger que le ministère s’avise peut-être un jour de faire sanctionner par la Chambre le choix de nouveaux ministres, sans les soumettre aux formalités d’une élection régulière.II pourra invoquer la gravité des circonstances et ce sera tout.Cela serait aussi sensé que te fait d’exempter de la réélection les deux secrétaires parlementaires et le ministre d’outrefmer récemment nommes.Dettes municipales D’après Conservation of Life, — publication officielle de la Commission de conservation, — Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) a Ja plus basse des dettes municipales, par tête, et Edmonton, la plus haute, de toutes les cités canadiennes.La dette par tête de Ja première est de $71, celle de la dernière, de $359.Le contribuable d’Ottawa doit $96, celui de Toronto, $150, celui de Montréal, $160.celui de Calgary, $242, celui de Vancouver, $265, celui de Regina, $313.Il faut noter cependant que les principales villes de l’Ouest ont des tramways municipaux, ce que nous n’avons pas dansi TEst.Or l’établissement de ces tram ] ways a coûté de fortes sommes à ces nouvelles villes.Et considérable de leurs limites, qui comprennent des milles et des milles de superficie en terrains vagues, avec des rues et des trottoirs*à faire que les 252,000 Canadiens-français groupes dans le même collège, n’en ont aucun.S’imagine-t-on que, dans TOntario, on accorderait un sénateur canadien-français à une division où sa race serait en minorité?On n’en donne même pas à notre race le nombre auquel elle a droit, dans TOntario, tandis qu’ici, nous souffrons qu’un gouvernement, i moribond nomme des sénateurs anglo-protestants pour des collèges en grande majorité canadiens-fran-çais, — tels ceux d’Alma et d’Inker-man.Il se trouvera après cela des gens pour prétendre que la minorité anglo-canadienne est maltraitée dans le Québec et la canadienne-française.trop bien traitée dans TOntario! M.Smeaton White et son journal pourraient avoir quelques égards pour les Canadiens-français, après ce qui vient d’arriver.G.P.POUR NOS LECTEURS BLOC - NOTES Sans élections Il semble bien que les députés qui ont proteste hier contre la nomination et l’entrée en fonctions de secrétaires parlementaires, — MM.McCurdy et Clark, — et du ministre de la milice d’outre mer, M.Perley, sans qu’ils aient subi d'élections au préalable, comme c’est la coutume pour des ministres, ont eu raison.La majorité a toutefois passé outre, se fondant sur des précédents anglais et américains.C’est du mois ce qu’a Invoqué M.Borden ?_Lia_________ ! t «m Le Devoir a résolu de porter sari formai ordinaire à huit pages, cha- .que jour, â compter de lundi prochain.Il inaugurera en même temps un meilleur service de nouvelles, ainsi étendue |9i,e d'information ; il tiendra en< permanence à Ottawa, d’un bout à.Vautre de l'année, son chroniqueur parlementaire bien connu, M.Er- ____________________________ _ ____ nesl Bilodeau ; il améliorera nota- et à entretenir, est une autre cause blement sa rubrique du commerce.de cette majoration de leurs dettes municipales.Si Ton compare, par ailleurs, la dette de Montréal à celle de Toronto, on voit que l’écart, s’il n’est pas considérable, est cependant en faveur de Toronto.Si notre administration municipale avait été tout le temps honnête et intègre, la dette de Montreal ne dépasserait pas celle de Winnipeg, qui est de $129 par tête, — nos rues ainsi que nos ______ parcs seraient mieux entretenus, et!en vedette du monde canadicn- à laquelle il donnera plus d’extension : et il publiera à l’occasion des illustrations bien choisies.Egalement, afin de faire la part plus large à ses lectrices, il jwbliera régulièrement deux feuilletons, dont Tun d’une tournure littéraire ; et, quatre fois la semaine, il leur donnera une page féminine.Celle du jeudi restera ce qu’elle est, sous la direction de la chroniqueuse la plus rf» r I ¦ « S?S / SI / f S» s/t* *-« s/A s, M statistiques intéressantes.M.Smeaton White, sénateur pour le collège d’Inkerman,— comprenant les comtés de Pontiac, Wright, Lahelle et Arrgenteuil, — représente une population de 135,000 âmes, dont 91,-258, soit les deux-tiers et plus, sont d’origine canadienne-française.M.Foster, pour sa part, représente le collège d’Alma, comprenant les quartiers de Montréal suivants : Delorimier, Duvernay, Hochelaga, Sainte-Marie.Saint-Denis, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Jacques, Papineau, plus la ville de Maisonneuve et le comté de Laval.Or, de la population totale de 196,432 qu’il y a dans ce collège, plus de 161,140 sont des Canadiens-français.Ainsi, pour 79,000 habitants du Québec, qui justifier sa conduite en cette affai- sont de diverses races, ont deux sé-re.Au train oùtceln va» et pour peu nateurs de langue anglaise, tandis le contribuable paierait moins d’impôts inutiles, parce qu’ils sont gas pillés, aussitôt prélevés.“Nos représentants” Le Droit donne au sujet des nouveaux sénateurs conservateurs de (mode, de la lecture spécialement Montréal, MM.White et Foster, des choisie pour elles.Elles auront donc t français, Endette ; (rois autres fois, à jours fixes, nos lecteurs trouveront dans notre journal, sous unei nouvelle rubrique, des correspon-] dances de Michelle LeNormand, également bien connue dans le monde des lettres, des recettes, de la leur coin bien à elles, elles y seront chez elles.Les oeuvres féminines y recevront une attention spéciale.Le Devoir subira aussi d’autres changements, que nos lecteurs apprécieront et que nous faisons dans le but de leur faire estimer davantage leur journal, auxquels ils tiennent déjà tant, ainsi qu’en témoignent les renouvellements d'abonnements.Détail à noter, le prix de l’abonnement de propagande nour trois mois, par la poste, é T édition quotidienne de noire journal, reste a $1, d’ici là fin du mois d’août.Le troisième volume des tettresi de Fadctte se vend, en librairie ouj au Devoir, 50 sous l’unité, 55 sou par la poste.Avis a.ceux qui en-dé jà les'deux premières ««érie j* —^ I 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 14 AOUT 1917 VOL.VIII.—No 190 LETTRES AU J “DEVOIR’^ Vous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentiaue.Les correspondants anonymes s e pargneraient du papier, de 1 encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.THE LA1RD Judtiinff from the name of the Premier of Canada, Sir Bobert Laird Borden, I imagine he is of Scottish descent.A '•laird” in Scotland, be lt known, is a proprietor of an esta e.This class of actor rejoices under the name of "squire' in England, "landlord" in Ireland, and junker in Germany.In former times a laird was-a sort of feudal lord, and could out to death anyone living within his estate at his mere will and lllOne'daij the laird was exceedingly wrathful.Perhaps it was a touch of liver, or perhaps John hud killed one of the laird’s wild rabbits, but no matter.A laird, not being of common clay, need not justify his passions nor his actions.Thereupon John’s spouse, terrified to distraction and, praying for peace at any price, exclaimed, "Put your head in the noose, Jock, and please the lairdl” , , ,, Once more history repeats itself.Don’t you hear the yellow press m the name of national harmony, demanding, "Put your head in the noose (of militarism), Jean, ana nlease the Laird (of Canada) ?A FRIEND OF JUSTICE.VICTIME DE LA SOLDATESQUE LE PRESIDENT WATTERS, DES OUVRIERS UNIONISTES, REÇOIT DES COUPS PAR LA TETE A SYDNEY.Sydney, Nouvelle-Ecosse, 14, — Le “Record” de samedi publie ce qui suit: Des soldats retour du front et plusieurs centaines de marins des navires de Sa Majesté actuellement dans le port ont dispersé hier soir une assemblée à laquelle portait la parole M.J.G.Walters, président du Congrès des métiers et du travail du Canada, empêchant celui-ci de parler contre la conscription.L’orateur a été hué et raillé, et après avoir, pendant plus de quarante minutes, essayé de se faire entendre, il a été obligé de descendre en toute hâte de l’estrade et de s’enfuir pendant que les soldats et les marins lui lançaient des oeufs.Ce furent ensuite des scènes de désor^diw ; comme H ije s’en est jamais vu à aucune ‘ às.sêmblée, au Cap-rftéfrth' M.W3tiers avait à peine parlé quelques instants que les soldats et les marins s’emparèrent de la salle.Ils ordonnèrent le chant de l’hymne national, et l’auditoire se leva tout entier pour satisfaire aux désirs des soldats et des matelots.Le président essaya de faire entrer M.Watters, mais il n’y réussit pas, et le maire Muggah, qui avait été choisi pour présider, leva rassemblée.Lorsque M.Watters et le maire eurent quitté l’estrade, les soldats et les marins, les prenant tous deux pour cible, les bombardèrent d’oeufs dont plusieurs les atteignirent.Le Dr E.Johnstone était dans une des loges et sur la déclaration de M.Watters qu’il y avait des auditeurs plus intéressés à “sauver le parti tory qu’à sauver l’humanité”, il lui lança cette apostrophe : “Vous êtes un menteur.” Le Dr Johnstone continua à débiter ses hommages à M.Watters, mais sa voix se perdit dans le tumulte.CULTIVATEUR , ASSASSINE?Dauphin, Man., 14.— Félix Detain, cultivateur de cette région, vient d’être amené devant le tribunal pour y répondre à l’accusation d’avoir tué M.Joseph E, Grenier, de Winnipeg.Le corps de M.Grenier a été trouvé enterré dans un trou de quatre pieds de 'profondeur, samedi après-midi, sur le “homestead” de M.Detain.Des blessures indiquent que la victime a reçu plusieurs coups de revolver dans le dos.M.Grenier n’avait pas été revu depuis le ô juillet, alors qu’en compagnie d’un autre individu, il quittait le village de Laurier en automobile.MARIAGE On annonce pour le 21 août prochain le mariage de Mlle Annette Robidoux, fille de M.Emery Robi-doux, de Saint-Constant, à M.Gustave Bellefleur, professeur à l’école Plessis de Montréal.Après le déjeuner chez la mère de la mariée, les nouveaux époux partiront pour voyage.Pas de “faire-part”.DE BONNES SOMMES DfARGENT seront réalinécs par nos clients d’aujourd’hui, résultant de la -vente de nos terrains suburbains situés le long des bords du lac et que dessert un transit rapide, à Dixie, Dorval, Strathmore et Lakeside.Préparcs-voufl pour la paix: les propriétaires de terrains d'aujourd'hui seront les vendeurs de demain.Les prix maintenant sont par pied carré, de 2 sous % et au-dessus.Conditions présen-tes: $10, au comptant, $5, par mois, pour un lot.Après la guerre ces X et ces conditions seront choses du passé.Bien plits les meilleurs emplacements seront partis.Agisses maintenant durant notre vente spéciale d’août.Dsmandes nos plans, brochures, etc., ils vous seront promptement expédiés par la poste.MARCH TRUST COMPANY F 1B0 Ssint-Jacqnes.Main S7S1.—Tons les départements Etabli an 1815.Incorpore en 1118.33 ans sans qu’il y ait eu une piastre de perte pour un client CHOSES MUNICIPALES LEREFERENDUM AURA LIEU EN SEPTEMBRE Le conseil en décide ainsi hier après-midi par un vote de douze à six—Encore un autre veto au projet de l'expertise—Trop de policiers chez lord Athelstan—Plaintes contre M.C.Arnoldi.Le samedi, premier jour juridique de septembre, nous aurons un referendum: nos édiles en ont décidé ainsi hier après-midi, malgré le veto du maire; ils veulent savoir si les contribuables sont en faveur d’une administration par un bureau des commissaires.La proposition qui a été soumise au conseil est la suivante : “Que conformément aux dispositions de la sect.13 de la loi 6 Geo.V, chap.44, le Greffier de la Cité soit requis de soumettre le premier jour juridique du mois de septembre 1917, aux électeurs ayant droit de vote à l’élection du Maire, la question suivante, 3, savoir: “Etes-vous en faveur d’un Bureau des Commissaires pour administrer la cité de Montréal ?“Les électeurs devront répondre à cette question en faisant une croix vis-à-vis les mots “Oui” ou “Non” imprimés en regard d’icèlle.” Cette proposition, fut présentée par l’échevin Mayrand, appuyé par l’échevin Houlé.Le vote fut de 12 à 6.LA CHARTE AVANT TOUT Le conseil avait décidé à une séance précédente d’établir les bureaux de Scrutin dans les différents postes de police et de pompiers et de n’avoir cette consultation populaire que le second lundi de septembre.Mais M.Laurendeau, avocat en chef de la ville, consulté à ce sujet, déclara qu’une telle façon de procéder serait irrégulière.Le conseil, ajouta-t-il, doit d’abord faire voter l’argent nécessaire pour payer les dépenses que le règlement entraînera.Comme cette dépense est à charge du revenu, elle doit être votée ou par le budget ou au moyen d’un virement de fonds recommandé par le conseil.De plus, le referendum doit être tenu le premier jour juridique de septembre et non le second lundi de ce même mois.Par conséquent, tel que suggéré d’abord par une résolution du conseil, il serait tenu irrégulier.Lorsqu’il s’est agi d’étudier de nouveau la question, hier après-midi, le maire a bien fait remarquer que la proposition Mayrand contenait une lacune, puisqu’elle ne suggérait pas de remplacer par tel ou tel système celui qui existe depuis 1910.Mais on lui a répondu aussitôt que le conseil voulait, cette fois, s’en tenir strictement à la charte.Le maire, devant l’irréductibilité des échevins, se contenta alors de faire des remarques plus que flatteuses pour eux.Tout le monde sait, dit-il, que 98 pour cent des électeurs vont se prononcer contre un bureau de commissaires.Si les échevins avaient gouverné au lieu des commissaires en ces dernières années, on ne se trouverait pas en présence des déficits actuels.Le maire a ajouté qu’il est en faveur d’une administration par trente échevins et cinq commissions.Sir Lomer Gouin a plus confiance aux échevins qu’aux Commissaires, paraît-il.Il espère done que le premier ministre ne substituera pas une commission administrative au système actuel.La proposition mise aux voix donna alors le résultat suivant: Pour — MM.Larivière, Mayrand Ménard.Macdonald, Hushion, Houlé, Élie, Lamarre, Brodeur, Denis, Lafortune et Bédard.Oontre — MM.O'Gonnell, Ward, Turcot, Blumenthal, Rubenstein et Weldon.CHACUN SON TOUR Nos édiles, vainqueurs du maire sur la question du referendum, furent vaincus par lui sur celle de l’expertise; mais ils disent que ce n’est que pour quelque temps, car ils reviendront à l’attaque.Le maire, comme on sait, a refusé de signer le contrat dont l’effet est de retenir les services du Bureau de Recherches Municipales de New-York.L’éçhevin Larivière proposa donc, hier après-midi, d’amender les résolutions adoptées par le Conseil de manière à se passer de la signature du maire.Mais pour reconsidérer une décision, il y a toute une procédure à suivre.M.Larivière proposa sa résolution après avoir fait suspendre un article des règlements du Conseil.Le maire jugea que, dans les circonstances, la proposition était hors d’ordre.Une longue discussion suivit, au cours de laquelle on fit même venir un des avocats de la ville pour avoir des explications.Finalement, M.Larivière en appela de la décision du maire qui fut effectivement renversée.Sa résolution fut ensuite mise aux voix et adoptée par un vote de quatorze à trois.MM.Turcot, Lamarre et Denis votant dans la négative.Mais ce n’était pas tout, car le maire déclara alors que les experts de New-York ne pourraient être régulièrement engagés tant que le procès-verbal de cette séance n’aurait pas été adopté et qu’il y mettrait son veto.De sorte que la question est encore renvoyée à la semaine prochaine.QU’IL S’EN PAYE ! La noblesse n’en impose pas au conseil, pas même celle du baron Athelstan; aussi a-t-il protesté hier après-midi contre le nombre de policiers (10) que le maire lui a envoyés pour le protéger contre les dyna-mitards.C’est l’échevin Mayrand qui se fit le porte-paroles de ses collègues.— Je n’en veux pas à la vie du baron, dit M.Mayrand, mais vous savez, M.le maire, que nous manquons de constables, et vous immobilisez dix agents à Cartierville, pour protéger un seul homme, tandis que dans le nord et dans l’est, on se fait attaquer et voler?Et c’est cet insulteur de notre race que vous protégez aux dépens des autres contribuables ?Je dis que c’est une honte.Si le baron veut des policiers, il est riche, qu’il s’en paye ! — J’ai pris sur moi, répondit le maire, de faire surveiller le château du baron.C’était mon devoir et je le remplirai envers et contre tous.J’ai reçu des lettres de menaces, mais ça ne me fait rien.C’est mon devoir de protéger la vie d’un contribuable.La discussion, continuée sur ce ton, se termina, probablement par une association d’idée, sur celle des abattoirs: Tandis que la situation devient intolérable pour des milliers de citoyens, s’écria l’échevin Mayrand, le commissaire Ross, qui a cette question en mains, est en villégiature au Petit Métis.Il se promène là-bas, respirant l’air salin, tandis que les citoyens sont empestes.Si cela continue, il va falloir nécessairement que nous prenions des moyens énergiques.J’en préviens les intéressés.UNE VÉRITABLE PERSÉCUTION La façon dont le trésorier de la ville perçoit la taxe foncière de ce temps-ei provoque plusieurs protestations de la part des échevins.M.Houlé prétend qu'il y a persécution.Je constate, dit-il, que ce sont surtout les petits propriétaires qu’on persécute ainsi, tandis que les gros parviennent à faire des arrangements qui leur sont satisfaisants.Le maire Martin dit qu’il a consulté M.Arnoldi à ce sujet et que celui-ci lui a répondu qu’il n’avait à prendre d’ordres ni du Bureau des Commissaires ni du Conseil, mais de la loi.L’échevin Brodeur avise donc ses collègues qu’il demandera au contentieux si le Conseil peut donner instructions au trésorier d’accepter le paiement de taxes foncières pour une année seulement, sans exiger le paiement complet jusqu’à date.ET LE TRAMWAY?L'échevin Élie prie le bureau des commissaires de s’informer auprès de la Commission du Tramway nommée par la Législature du point oit en est rendu le règlement de la question qui lui a été soumise depuis de longs mois déjà et à la solution de laquelle, contrairement à ce qu’on s'attendait, elle n'est pas encore arrivée.* * * Le leader du conseil veut de son côté que la ligne de tramways de la rue Notre-Dame soit divisée en deux, le point de division devant être la Place d’Armes.* * * L’échevin Ménard demande à ce que la ville prenne immédiatement des mesures pour que le pont Lachapelle soit réparé et ouvert à la circulation.VILLE MENACÉE DE DESTRUCTION Baker, Orégon, 14.— Un incendie a détruit hier, dans la nuit, la section des affaires de Sumpter, ville minière à proximité d’ici, causant une perte matérielle évaluée à $600,000 et jetant plusieurs centaines de personnes sur le pavé.Deux personnes ont été brûlées à mort, îles vivres et des tentes ont été envoyées d’ici aujourd’hui.NAVIRE DISPARU Melbourne, Australie, 14.— Le département de la marine annonce que le 5 août, le vapeur anglais “Matunga of Sydney”, de 1,618 tonnes, ayant comme port d’attache Brisbane, a envoyé un marconi-gramme disant qu’il s’attendait à atteindre son prochain port d’escale le 7 août, mais on n'en a pas eu de nouvelles depuis.Toutes les recherches ont été vaines.A SAINT-LAURENT DANS L’UNION EST LE SALUT LES GRANDES FETES PATRONALES DE CETTE PAROISSE SE TERMINENT, HIER SOIR, PAR UNE SUGGESTIVE CONFERENCE DE M.J.N.CABANA SUR L’HISTOIRE DE LA DOMINATION ANGLAISE.C’est un fait reconnu dans l’histoire des peuples, que le plus fort cherche toujours à s’assimiler le plus faible; et ce fait est surtout vrai pour nous, Canadiens-français: est-ce que les luttes incessantes que nous livrons depuis la Cession ne sont pas uniquement marquées par notre désir de survivre aux tentatives d'absorption?On dirait, en relisant les premières pages de l’histoire du Canada sous la domination anglaise, que nos maîtres, mécontents de ne pas nous avoir conquis par les armes, ont essayé de prendre leur revanche en essayant de nous angliciser.C’est cette idée, de nouveau mise en lumière par M.J.-N.Cabana, hier soir, au collège de Saint-Laurent, qui semble encore présider à notre destinée comme peuple sur ce continent.Le gérant général de la Sauvegarde, désirant traiter son sujet avec tout le sérieux qu’il demande afin de ne pas être taxé de conférencier qui étudie l’histoire à la lumière des préjugés, est allé se renseigner aux sources mêmes de l’histoire: c’est-à-dire dans nos archives nationales.De l'étude attentive des textes — dont plusieurs ont été portés à la connaissance de l’auditoire — il ressort clairement que si les Canadiens-français veulent aujourd’hui conserver les quelques bribes de liberté dont ils jouissent, ce n’est pas par la conciliation qu’ils y arriveront, mais par la revendication totale et toujours ferme de leurs, droits.La conférence de M.Cabana, que précéda un concert de chant et de musique très applaudi, terminait les grandes l'êtes patronales de Saint-Laurent, organisées par le comité des Amis du Devoir.On remarquait aux premiers rangs de l’auditoire, les RR.PF.A.Crevier, curé de la paroisse, J.B.Hébert, supérieur du collège; MM.J.A.Groulx, maire du village; C.LePailleur, président du comité local «tes Amis du Devoir; J.B.Prince, président du comité général; O.Héroux, du Devoir, et le personnel enseignant du collège.LA CAPITULATION DE QUEBEC D’après les lettres que sir Charles Saunders et le général George Townshend — qui prirent part au siège de Québec, en 1759 — envoyèrent à Londres après la capitulation de cette ville, on constate que les conditions contenues dans cette capitulation ont été en partie dictées par les assiégés et forcément acceptées par les assiégeants.M.Cabana, après avoir fait de larges extraits dans cette correspondance officielle, en vient à la conclusion que nos père n’auraient jamais consenti à déposer les armes s’ils n’avaient été persuadés que leurs futurs maîtres ne respecteraient pas leur religion, leur langue et leur droit.Car ils pouvaient résister encore longtemps, dit-il, et avec chance de succès.Dans un suggestif rapprochement qu’il a fait entre les deux race$ qui se sont succédé au Canada, le conférencier a surtout fait ressortir la différence d'idéal poursuivi.Nos ancêtres, remarque-t-il, étaient venusici non seulement pour ajouter un nouveau fleuron à la couronne du roi de France, mais aussi pour y porter le flambeau de la foi.Après La cession, tout change: nos nouveaux maîtres, ainsi qu’en font foi les correspondances officielles de l’époque, ne cherchent rien autre chose qu’à tirer le plus de profit possible de leur nouvelle possession.Et ceci explique, continue M.Cabana, pourquoi l’Angleterre a toujours voulu faire disparaître l’influence française au Canada l elle y voyait un obstacle à ses desseins.Mais les persécutions ont toujours trouvé nos pères étroitement unis pour repousser les tentatives d’assimilation.Ils voulaient rester Français et ils le sont restés en dépit de tout, en revendiquant toujours auprès de leurs maîtres le respect des capitulations et des traités.Beaucoup de gens ignares croient aujourd’hui que rattachement de nos pères aux traditions françaises a eu une influence néfaste sur leur allégeance à la couronne britannique.M.Cabana s’est plu hier soir à détruire cette erreur en rappelant la loyauté des Canadiens-français, surtout à l’époque des guerres américaines.Ce ne sont pas les 00,000 colons français, restés ici après la cession, dit-il, qui ont jugé qu’ils valaient mieux pour eux de s’enfuir sur Plie d’Orléans, quand il s’agissait, pour tous les loyaux sujets de Sa Majesté, de repousser les tentatives de conquêtes de mas voisins.A l’heure où l’on nous traite de lâches tout en cherchant encore à saper les bases de notre constitution, dit en terminant le conférencier, nous nous devons d’aller faire un nouveau pèlerinage aux sources de notre histoire, non seulement pour démontrer à tous nos contempteurs que notre sang ne saurait mentir, mais aussi et surtout pour puiser dans notre passé la force de résistance dans la double lutte que nous livrons: désunis, nous succomberons, unis comme nos pères nous vaincrons.M.Cabana a souventes fois été applaudi par ses auditeurs.VICTIMES DÈ^ AVIONS BOCHES 32 TUES ET 43 BLESSES.Iximires, 14.— Trente-deux personnes ont été tuées et quarante-trois blessées par les bombes lancées par les Allemands au cours du raid au-dessus des côtes sud-est, durant la journée du 12.Dix hommes, treize femmes et neuf enfants ont été tués.Treize hommes, dix-huit femmes et douze enfants ont été blessés.Cartes professionnelles et cartes dfaffaires AVOCATS Casier postal 356.— Adresse télégraphique, “h'ahac, Montréal”.Tél Main 12201251.Code» : iebtr» We*T Un.C.H.CAHAN.C.R.AVOCAT ET PPOCUREÜR édifice Transportation — Rue Saint*Jacques LO RENZO C A M I R AN D AVOCAT Chambre 12.97, RUE SAINT-JACQUES Edifice Banque d’Hoehelaga Tél.Main 1422 MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT S#.RUE SAINT-JACQUES Résidence : Z4üü avenue du Vorc.Rockland, 245D.Tél.Main 3215.Edifice Montreal Trust, Place d’Armes, Montréal LAMOTHE, GADBOIS et NANTEL AVOCATS J.-C.Lamothe, LL.D., C.B., Emilien Gadbois, LL.L., J.-Maréchal Xante], B.C.L.AlfrëdTABELLË AVOCAT Main 7713.17 St-Jacqeu*.VICTOR PAGER AVOCAT Immeuble Power, 83-ouest, rue Craig Main 4040.Saint-Louis 2168 P.St-Germain, LL.L.C.R., L.Guérin, LL.L.B.Panet-Raymond, LL.L.Adresse télégraphique “Beaudin** St-Germain, Guérin et Raymond, AVOCATS Edifice Trust & Loan, SO rue Saint-Jacques Téléphone Bell Main 5154, Montréal, Can.Résidence: 180 Jeanne-Mance.—-Tél.Est 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accompn- * gnéc d’un chèque accepté sur une banque a charte et fait payable au ministre des travaux publics, pour une somme de pas moins de dix pour cent (10 p.c.), sur le montant de la soumission qui sera forfait si le signataire refuse de signer le contrat qu’on lui aura signifié de signer.Si la soumission n’est pas acceptée, le chèque sera ' retourné.La garantie entière sera confisquée si l’entrepreneur ne termine pas les travaux pour lesquels il aura soumissionné* Les paiements seront faits tous les mois et ne dépasseront pas la moyenne de quatre-vingt-dix pour cent (90 p.c.), de la valeur de la main-d’oeuvre et des matériaux fournis et mis en place.Accompagnant la soumission, il devra y avoir un compte rendu détaillé des quantités des matériaux et de la main-d’œuvre avec prix convenables qui devront servir de hase au prix du contrat.La plus basse ni piêmc aucune des sou- .missions ne sera pas nécessairement acceptée.Les enveloppes contenant les soumissions devront porter l’indication: “Soumissions pour tuyauterie et articles de plomberie”, et être adressées aux soussignés.JOHN A.PEARSON, Architecte.J.O.MARCHAND, Associé.Bâtisse Centrale, Edifices du Parlement, Ottawa.8, Boulevard Saint-Laurent MONTREAL Tél.Est 4314.FAITS - MONTREAL ALF.HOTTE, MARCHAND-TAILLEUR Réparations, nettoyaires et pressages, en tous arenres pour dames et messieurs 558 SAINT-DENIS - - - - MONTREAL PHOTOGRAPHE UN MEURTRE RUE VITRÉ 4 DENTISTES Dr NAP.DESJARDINS CHIRURGIEN-DENTISTE Autrefois de Saint-Henri Bureau ouvert de 9.00 a.m.à 9.00 ixm.1111, rue SAINT-DENIS Près Marie-Anne.Tél.Saint-Louis 3943 Est 1695.Bureau ouvert le soir Dr MARTIAL DURAND CHIRURGIEN-DENTISTE 2 rue Saint-Denis, angle Craig Montréal Bureau : Rè.idence : Tél.Saint-Louis 7866.Tél.Saint-Louis 9222 Docteur P.- B.FLEURY CHIRURGIEN-DENTISTE 743 Mont-Royal, ancle do Lanaudière.MONTREAL EDUCATION Mathématiques.Sciences, Lettres et Langues en français et en anglais.—Préparation aux examens: breveta ART DENTAIRE, 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nationalistes; ce qui est sans doute dû à ce que, dans, les collèges, on n’admet que la lec-| ture du Devoir et qu’on forge l’esprit dos élèves à ces principes de bel idéal.“Mais on devient vite libéral, en face de la réalité de la vie”.L’orateur n’insiste pas car tout le monde semble bien comprendre ce qu’est cette réalité.“Si la conscription, dit-il ensuite, n’est pas due à Bourassa.c’est lu’ «pii, lors de d’élection dc 1911, Ta fait venir aujourd’hui, en ayant fait donner au gouvernement de Borden une majorité.Donc Bourassa est 1 auteur into- .mvvvv wyyrtat a xs Toratèur.la conscription”’niou,e BRYANT, DUNN & Co Préparons-nous, termine M.Mo-nette, nommons nos candidats au plus tôt pour les élections afin d’as La note américaine est publiée chaque soir en français.C'est la critique raisonnée du marché à laquelle s’ajoutent des prévisions raisonnées sr.r les probabilités du lendemain.Pour la recevoir gratis, il suffit de s'adesser à M.PAUL de MARTIGNY •u bureau de Montréal de la Maison Hue Salnt-Françoie-Xavler, Noe 84-8S TELEPHONE MAIN 4M» ;u2 100 AllisCh.or.29% A Ui.Ch.»r.Aros*ir *r.Am.lt-'rug.Am.Am.Cartfo.Am Loco.Am Smelt Am.s.Pou, Aaacon.M.Atch.scn Bald.Loco.Balt.&Ohio.Beth.Steel, ll»K Brookl ka.1.-.-Can.Pacif.Cent.Lea th Colo.F.fcl.Corn Prod.Crtici.Steel Ericpr.Nol P riepr.No2 Erie Urdin.Ur.Nor.Or.l sap.Copp.lnv.Man.or.21»; 34K tes: 80V Int.Mari.pr lot.Nickel.Int.Par*er.Int.Ra.Tr Lehigh Val.Max.Moto.Mea.Pctro.Mis».Pacif.N.Y N.H.North.Pac.Peauaylva, 'Oîi Pre*».St.C.W>.Heading kepubli.Ir.Roe.lttl.or» Rubb.tJ.3.fchattuek Ar South.Pac, Sont.Rail.St.Paul Third Ave.Union Pac.2WU.S.Ste.or.yt.V U-S.Steelp.r,6/i U tahC oppe i \\ cstingiiou k4?78 ioy4 ‘h% 2SK 81^ 10}* ai’V* 10,Hs 78 mi mi î?0 2^ PARC DOMINION Toute la semaine, deux fois par jour.HOLDEN Admission, 10 sous toTVi I3iyi mi* :24%i it'K H7H 105 ! 105 48'>/-; BOURSE DES MINES CoDr, fourni! par ir mal.on Bryant.Dunn and Co., ruo S»lnt.Fr»nçoi»-X»vi»r.No 88, Montreal.De- Offm.manrtc.Adannc 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ÜAIURELLE PEÏIIUHTE EFFERVESCEII1E Embouteillée aux Sources, à Saint-Yorrc, près Vichy, France, et vendue dans toutes les épiceries et pharmacies et dans les hôtels de premier ordre.C.CHXPUT, FILS & CIE, LIMITEE, MONTREAL, Can, J Catherine est, Montréal.(réc.) un mot, il n’est pas responsable au parlement comme les autres ministres.M.Borden a répondu par une nouvelle allu.sion à certains précédents anglais, qui semblent justifier la législation actuelle.La discussion s'est continuée dans ce sens pendant quelque temps, puis le président du comité a fait rapport au président de la Chambre, et la deuxième lecture a été votée, la troisième devant avoir lieu demain.On a ensuite entrepris une résolution de M.Rogers, ayant trait aux subventions des cales-sèches et bas- ., „ .j „ sins de radoub, et M.Pugsley a fait £rn£cs\acJ^ccas!on,].yj Lbdé du R.assaut de connaissances en la matiè- ^ • * a!T’ n.ul cabrera son cuire avec son successeur au ministère, û}ianheme anniversaire de vie reli-des Travaux publics.A minuit exac- 8ieuse LES ÉLÈVES DU COLLÈGE STE-MAR1E Demain, fête de l’Assomption de la B.V.Marie, tous les élèves anciens et actuels, sont invites à venir faire la sainte communion au Gesù à 8 heures et à déjeûner ensuite an collège.La messe sera dite en action de îement, la résolution a été votée, et M.Doherty présente des amendements à la loi loi de la preuve.La séance s’est ajournée peu après.Ernest BILODEAU.Dïoæène cherchait des hommes.En c_' temps-lâ.le NATIONALISTE ne paraissait pas.I] y a des hommes, aujonrd’hal ON DEMANDE LA MISE EN VIGUEUR DES VETERANS DE LA GUERRE, REUNIS A REGINA, RECLAMENT LA MISE EN VIGUEUR IMMEDIATE DE LA CONSCRIPTION.Régina, Saskatchewan, 1C — La résolution suivante, demandant la mise en vigueur immédiate de la conscription et la formation d’un cabinet de coalition, a été adoptée par une assemblée favorable à la conscription tenue hier soir au parc Wascana, ici, sous les auspices des soldats retour du front et 1» présidence de J.H.Renton, président des Vétérans de la Grande Guerre; “Attendu que nous voulons de coeur et d’âme gagner la guerre et que le Canada continue le glorieux travail de ses braves soldats et que nous sommes décidés à ce que le grand sacrifice de nos “boys” ne soitj pas en vain el que l’honneur de notre pays ne soit pas terni; “Attendu que le système du volontariat ne peut plus donner de fruits, qu’il est en tous cas injuste et qu’il ne fournit pas toujours les hommes les plus aptes à combattre; “Attendu que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont mis le service militaire obligatoire en vigueur et que le parlement canadien a adopté en troisième lecture le bill du service militaire; “Attendu que nous croyons que le pays est fatigué de la “politique de partis” et que les patriotes veulent s’unir pour la cause commune, gagner la guerre, considération qui l’emporte sur toutes autres; nous réunis en assemblée non politique, avons résolu: “1.—Que la loi du service militaire soit immédiatement mise en vigueur.“2.—Qu’un gouvernement de coalition non parti.saii soit immédiate- iPQUDRK NËRVINfâ - Om MJkfWlKlV _ to Uu l» Imi 4* nuit iSS'H FATIGUE-SURMENAGE______________ causés par excès de travail, abus des forces, dépreft* fi Bloti de* nerfs, disparaîtront rapidement, aprea quo vous aurez pris, suivant les dircctione, une ou deux POUDRES NERVINESMATHIEO Exemptes d’opiuin, de morphine et de chloral.EÜés font merveille l 2ÔC, la boite.En vente partout.N’oubliez pas.en cas de besoin.au Achetez maintenant vos fourrures pour l’hiver prochain Car si vous attpndez que la saison froide soit arrivée, vous pourriez trouver malaise d’obtenir juste ce que vous voudrez lorsque vous le voudrez.Les acheteurs avisés savent qu’en faisant leur sélection de bonne heure, ils ont un assortiment plus grand et plus complet parmi lequel ils peuvent faire leur choix.On peut avoir maintenant pour un prix moins élevé les fourrures qui ont été confectionnées pendant la morte., saison.Nos styles charmants 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Kitchener, de Waterloo et du nord de la circonscription s’est présentée die/, l’ex-maire Ëuiler, hier soir, et lui a demandé d’être candidat libéral indépendant opposé à la conscription.Kn acceptant la mise en nomination.M.Kuler a déclaré qu’il appuiera .sir Wilfrid Laurier sur la question de la conscription.IDêcès GIRARD — A Montréal, le 13 août 1917, à l’âge de 23 ans, est décédée Berthc, fille d’iilphège T.Girard.Les funérailles auront lieu mercredi, le 15 courant, à St- M Paul, Ilc-aux-Noix, après l'arrivée du V train de Montréal.Le convoi funèbre partira de la demeure de son père, No 2519A rue Hutchison, à 0 heures 15 a.m., mercredi, pour se rendre a la gare Rona-venture, et prendre le train de 7 heures 20 (Stottwille).Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Prière de ne pas envoyer de fleurs.VERDUN — A Notre-Dame de Grâce, le 12 août 1917, à l’âge de 71 ans, est décédé Laurent Verdun, rentier, père (tes soeurs Marie-Jean de l’Eucharistie, et Rose, de Jésus.Les funérailles auront lieu mercredi le 15 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son gendre, Joseph Descarry, à 9 heures, pour se rendre à l’église Notre-Dame de Grâce, où le service sera célébré, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL BELL, Marie Louise Saint-Jacques, R2 ans, épouse de Toussaint Bell, journalier, rue Saint-Dominique, 1769.BEI!VUE, Cécile, 5 mois, enfant d'Arthur Bérubé, journalier, rue Clarke, 2723.BRASSEUR, Exilda, 11 mois, enfant d’Al- ^ phonse Rrosscur, peintre, rue Saint-An- " totnc, 1136.CHAMPAGNE, Armand, 20, ans, serrefrein, rue Salnt-L'rbain, 2531.CARLI, Charles, 14 ans, ancien statuaire, Ave.Henri-Julien, 2122.COTE, Lucien, 19 ans.ouvrier en fer.fils d’OvIla Côté, rue Fullum, 619.DVBORD, Julie, 711 ans, rue Seymour, 29.GUAY, Louis-Philippe 15 ans, fils de pv-lippe C.uny, Journalier, rue Poupart, ' r, LABELLE, M.-Thérèse, S mois, enfant de « McDonald Lahello, commis, rue Gilford W 606.MAJOR, Louis, maçon, 73 ans, ' rue Sah-t-Amhrolse, 66.MAGNAN, 7 mois, enfant de Emile Magnan, machiniste, rue Saint-Germain, 671.
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