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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 4 octobre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-10-04, Collections de BAnQ.

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VOLUME vnI—No 233 MONTRÉAL, JEUDI 4 OCTOBRE 1917 DEUX SOUS LE NUMERO * Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.S 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 OO ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE 300 LE DEVOIR Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION» .Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I POUR LA RÉPUBLIQUE CANADIENNE Le livre de M.John S.Ewart Le nouveau livre de M.John S.Ewart couvre cent soixante-quinze pages grand format.Pour en parler convenablement, il faudrait une autre brochure.On l’écrira peut-être.En attendant, nous devons nous contenter d’inscrire ici quelques-unes des réflexions qu’inspire une course rapide à travers ce texte compact,préparé à la façon d’un factum judiciaire, où rien n’est laissé à la rhétorique ou à la déclamation.Imperial Projects and The Republic of Canada fait partie de la série des Kingdom Papers, ftiterroinpue depuis le début de la guerre.Le contraste, entre le titre général et le sous-titre marque l’évolution profonde qu'a subie pendant ces trois années la pensée de l’auteur.Cela fait le caractère essentiel du livre, auquel s’ajoute d'ici de là une note d’amertume et de lyrisme concentré auxquels M.Ewart ne nous avait pas habitués et qui trahit la profondeur d’une intime blessure.M.,Ewart, dans ses Kingdom Papers, prêchait une théorie héritée, prétend-il, de sir John A.Macdonald: la constitution du Canada en royaume distinct, mais sous l’autorité nominale du souverain de la Grande-Bretagne, comme jadis le Hanovre et l’Ecosse.Au début de la guerre, il crut devoir, dans une pensée d’apaisement et d'union “nationale, suspendre ce débat.Il s’aperçoit aujourd’hui, avec une doulou reuse surprise, que ses adversaires, les théoriciens et les praticiens de l’impérialisme, ont au contraire profité de cette même guerre pour imprimer à leur propagande une impulsion nouvelle, pour mettre les hommes de son type en présence d’un fait accompli.Dans son cri de révolte, il y a l'accent de celui qui estime que l'on n'a pas joué franc jeu avec lui, l'aecent aussi, je le crois bien, de l’homme très intelligent, de haute culture, qui s’irrite contre lui-même de n'avoir pas su deviner le cours des événements.Pour tout dire, on est assez surpris qu’un observateur de la force intellectuelle de M.Ewart n’ait pas vu, avec, la clarté de l’évidence, que les théoriciens de l’impérialisme ne pouvaient abandonner la prédication d’une doctrine à laquelle ils tiennent par toutes les fibres de la race i, et que la guerre elle-même précipiterait l’évolution à laquelle théoriciens et praticiens travaillaient depuis si longtemps.Le précédent de la guerre sud-africaine, toute l’histoire des vingt dernières années le disaient assez clairement.Mais ce n’est là qu’un point du livre.Ce que l’on en retiendra surtout, c’est la partie documentaire et analytique, où l’auteur retrace l’évolution de l’impérialisme doctrinal, dissèque les livres de MM.Curtis et Lash, analyse ce qu’il appelle la méthode Milner, — le procédé, la série de procédés plutôt par lesquels les colonies sont graduellement jetées dans l'impérialisme, sans avoir à signer une pièce, sans avoir, pour ainsi dire, posé un acte formel; ce que l’on en retiendra aussi, et ce qui est extrêmement significatif, c’est la réaction profonde, et violente, provoquée chez un homme du type de M.Ewart par cette série de manoeuvres.M.Ewart proclame la faillite de son rêve.Il estime que l'attitude des impérialistes ne laisse plus de choix qu’entre une subordination plus pro fonde de la colonie à la métropole ou la séparation absolue et il se prononce catégoriquement pour l’indépendance.uIJe mu part, ajoute-t-il même, un plus long silence serait un crime contre le Canada.” ‘‘Il est.douloureusement tragique, dit-il encore, (page 390) que les Canadiens, à l'heure où ils combattent en Europe l’impérialisme prussien, soient mis en demeure de repousser au Canada les attaques de l’impérialisme britannique.” Et le livre se termine sur ce cri de colère concentrée qui révèle la profondeur des sentiments atteints, des fibres déchirées, chez ce juriste anglo-canadien qui a vécu en dehors de toutes les querelles de tribune, qui n’est sorti de sa retraite de ces dernières années que pour prêcher le recrutement : ‘'L'impérialisme est l’ennemi — l’ennemi en Europe et l'ennemi au Canada.L’impérialisme a été la cause de la guerre actuelle.L'impérialisme a été la cause de la révolution américaine.L'impérialisme a été la cause des rébellions canadiennes.L'impérialisme est le fléau el la malédiction de l’univers.“Et je dis ceci aux impérialistes qui pressent sur le front du peuple canadien leur couronne d'épines.Presser-la plus fort encore.Restreignez notre liberté politique.Restreignez notre liberté législative.Prenez possession de notre bien et de nos ressources.Employez notre avoir cm paiement de la deile militaire anglaise.Ajoutez-noiis à vos forces de combat.Réduisez-nous à létal de source de fournitures — en hommes, en matériel, en argent.Jetez-nous comme un poids dans la balance de vos combinaisons internationales.Comptez-nous sur le même pied que les fellahs de l'Egypte et tes ratas de l'Inde.“Pressez-la, vous dis-je, jusqu’à ce Que les épines pénètrent à travers le crâne.Répétez pour nous la tragédie de votre impérialisme du Transvaal.Lord Milner est une fois encore Pun des maîtres de l’heure.Il est le même aristocrate dominateur qu’il était alors.U a conduit t les Roërs à une guerre pour la liberté.Il courbe le Canada sous un joug houleux.(He is reducing Canada to shameful subjugation).Il a dissipé tout espoir de la création d’un royaume du Canada.Il constatera, je l’en avertis, qu’il n’a fait que nous tourner vers une destinée meilleure, parce que plus certaine et plus durable.Il est, principalement, le fondateur de la république du Canada.” Nous n’apprécions pas; nous citons cl nous disons : Si tel est le sentiment provoqué chez un homme de cabinet par la tactique des impérialistes, quels ressentiments s’accumulent chez d’autres Anglo-Canadiens, hommes*de luttes violentes, et quelle réaction nous prépare-t-on pour l’heure où, Les clameurs de guerre éteintes, s’entamera le règlement des comptes?Le livre de M.Ewart est, en même temps qu’un recueil de pièces historiques, un document psychologique.11 ouvre une fenêtre sur un côté encore mal connu de l’âme anglo-canadienne.Orner HEROUX.i L’auteur rappelle lui même que, dans un discours prononcé à titre de recteur de TUniversité de Glasgow, en 1900, lord Rosebery définissait l’impérialisme comme “the predominance of race”.“THE WAY OVER” IAMAIS LES ALLIES NE POURRONT OBTENIR, AVEC LES MOYENS ACTUELS, UNE DECISION SUR LE FRONT OUEST, DANS L’OPINION DE HERBERT SIDEBOTHAM.— L’AVION SAUVEUR.Dans le numéro du 29 septembre de The New Republie, M.Herbert Sidebotham, critique militaire du Manchester Guardian, consacre une étude d’une absolue franchise à la situation des Alliés sur le front ouest; il conclut en conseillant “the way over”, C’est-à-dire l'attaque derrière le front allemand par l’aéroplane qui pourra détruire les li-| gnes de communication de l’enne- mi, l'isoler de ses points de ravitaillement en munitions et en vivres et le contraindre à demander quartier.Les Alliés sont condamnés désormais, dit M.Sidebotham, à gagner la guerre sur le front ouest.Les chances de succès qu’ils auraient pu avoir sur le front oriental comme du côté de Saloniquc««t qu'ils n’ont pas su exploiter sont irrémédiablement passées.L'ennemi devra donc être terrassé en Belgique et en Alsace.Or la situation sur le front oucsl, si l’on met de côté le facteur de l’entrée' des Etats-Unis dans la guerre, est moins bonne qu’elle ne l’était il y a six mois.(Il n’avait pas encore été révélé au public à ce moment quelle difficulté quasi insurmontable on rencontrerait dans le transport des troupes américaines).Par ailleurs, comme le note le critique militaire, elle est contrebalancée par le déclin d’activité sur le front russe.Il ne paraît pas exagéré de dire que les Allemands pourront soustraire de ce front des troupes en nombre suffisant pour rétablir l’équilibre détruit par l’apport des troupes yaokees.Actuellement, dit en substance M.Sidebotham, le chiffre des troupes alliées dépasse de moitié le chiffre des effectifs teutons et peut-être même de cent pour cent.En conséquence, l’état-major allemand est en droit d’estimer qu’en ramenant de Test 300,000 hommes, la balance de la puissance militaire, en*Belgique et en Eranee, resterait la même, si le gouvernement améri cain avait réussi à expédier, au printemps, 500,000 hommes de troupes en Europe.En outre, il compte sur Thiver pour consolider sa position, et il se dit, avec, raison sans doute, que si les Alliés n’ont pas pu/ passer cette année, il n’est pas pro-' bnble qu’ils passent davantage Tannée prochaine.Et, d’ailleurs, ils ont de la “corde”, et il leur est possible de céder énormément de terrain sans pour cela se trouver en danger.M.Sidebotham, dans quelques li gnes qui pourront être jugées pessimistes mais qui ne font que transcrire une rigoureuse exactitude, établit que “les offensives anglaises de cette année ont presque toutes été livrées sur d’anciens champs de bataille”.C’est-à-dire que le terrain n’a été que reconquis et qu’il se trou vait en possession des Alliés après la bataille de la Marne : ils ne l’ont perdu que dans les batailles subséquentes à ce grand mouvement stratégique.Depuis la guerre sud-africaine, personne ne conteste, assure le critique du Manchester Guardian, que la défensive est beaucoup plus avantageuse que l'offensive.(On se rappelle, en effet, les années qu’il fallut à l’Angleterre pour réduire la résistance du petit peuple boèr.) Mais M.Sidebotham trouve la preuve de cela dans la guerre actuelle.Les Allemands, au début, en dépit d’une supériorité écrasante, tant en hommes qu’en équipement, furent incapables de percer nos lignes, et nous, à l’heure actuelle, avec une supériorité considérable, bien qu’elle n’égale pas celte que tes Allemands avaient sur nous en f914, nous sommes incapables de percer la leur.Conclusion logique : “Si nous voulons terminer le conflit Tannée pro chaîne, ce ne pourra être que par un changement radical de tactiques”.Quel est le changement de tactique préconisé ?M.Sidebotham l’expose, après avoir de nouveau insiste sur le vain espoir que Ton fonde sur les méthodes d’offensive actuelle.Une attaque réussie contre l’ennemi rend l’agresseur maî-trfe de la première ligne, mais il faut un mois, au moins, avant que celui-ci puisse attaquer la deuxième ligne, de sorte que, à ce moment, l’ennemi a eu amplement le temps de se fortifier.La guerre, suivant les méthodes actuelles, pourrait donc se prolonger dix ans sans donner de résultat.On se trouve placé, à l’heure présente, en face de trois alternatives.dit M.Sidebotham.Depuis la publication de son article les dépêches d’Angleterre ont donné à entendre que les Alliés tenteraient de recourir à Tune de celles exposées par le critique militaire du Guardian.“Premièrement, écrit-il, nous pouvons continuer les tactiques actuelles, en quel cas la victoire restera à celui des deux adversaires qui tuera le plus vite, à celui qui se lassera le moins vite de la boucherie.Deuxièmement, nous pouvons adopter les méthodes de la guerre des Boers et 'chercher à contourner la difficulté (find a way around).Mais la ligne s’étend de la mer aux Alpes, et il n’est pas possible de “contourner” autrement que par une attaque navale et le poids de l’opinion l’emporte contre une attaque par mer.La troisième alternative, c’est “the way over”, survoler la difficulté, en traduisant librement.“Notre habitude britannique de résoudre les problèmes intellectuels de la guerre en termes de moralité ou de légalité, est incorrigible et elle est cause que la logique “militaire” de la campagne sous-marine et des raids aériens nous a complètement échappé.C’étaient des tentatives de l’Allemagne, paralysée comme nous le sommes aujourd’hui, de trouver une alternative.La route par la mer est barrée, encore plus pour eux qu’elle ne Test pour nous.Les seules routes qui leur restent, c’est la route sous-marine, qui a •conditionné la campagne des submersibles, et la route “par-dessus”, qui a amené l’attaque aérienne.Il est naturel que les premiers à échouer dans les attaques de front, ils aient été aussi les premiers à chercher une autre alternative.Ils ont compris qu’il fallait substituer à cc premier mode de combat un autre mode où l’avantage resterait du côté de l’offensive: l’attaque contre les communications.” Nous devons faire de même, dit en substance le critique déjà cité, d’autant plus que nous n’avons pas à encourir pour cela les mêmes risques moraux que l’Allemagne, parmi lesquels se trouvait Tinimi-tié de l’Amérique."Et M.Sidebo-tham conseille, ainsi que nous le disions plus haut, la guerre contre les communications an moyen de l’aéroplane.Pour cela, écrit-il, il faut se départir des méthodes actuelles qui ont mis l’aviation à la ressource des tactiques navales et militaires.Il faut que celle-ci ne sui\e pas mais qu’elle domine, qu’elle conduise, qu’elle ouvre la voie, qu’elle prenne la prépondérance sur les deux autres services et que Ton crée un ministère de l’air, de status égal aux ministères de la marine et de la guerre.“Pour le reste, il faut faire un compromis entre In nécessité de se procurer le nombre énorme de machines qui est indispensable et si nous voulons nous assurer la prépondérance de l’air et celle d’avoir des machines de type parfait.Ça n’est pas un compromis facile, mais d’un autre côté, trois mois d’une suprématie, suffisamment prononcée, devraient suffire à effectuer le changement désiré.En une phrase, ce que nous voulons, c’est forcer l’ennemi à retraiter en lui coupant ses communications.” Louis DUPIRE.BLOC - NOTES Deux ministres L’entrée dp MM.Ballantyne et Guthrie,, deux libéraux conscrip-Honnisites., dans le ministère tory de M.Bord.e.ni n’a rien qui doive ieif-frayer l'es adversaires de celui-ci.Elite n’aura aucune conséquence favorable à 'la cause que défend Ile premuer ministre,, pour la raison que ni il'un ni Tautre des deux nouveaux porteurs de portefeuilles ne sont hommes d’Etat,, politiques, même politiciens sérieux.M.Bal-laratyne peut être un ‘excellent homme d'affaires,, appartenir à unie grosse '.maison qui a des rélalions fréquentes avec 'a Standard OU, il peut avoir 'conduit jusqu’en Angleterre un régiment montréalais, — qui 'est au feu tandis que son ancien coimuanda-nt se prélasse à Ottawa, — mais ii n’aura aucune inJlluence.11 s’est surtout fait connaître par ses procédés d'intimidation envers les ouvriers, au cours de Tété 1915, - alors que M.Ca'.grain, ministre des Postes à l’époque, dut déclarer que M.BaUautyne n’avait aucune autorisation, de parler comme ii ie faisait.Les conservateurs ne porteront pas un .libérai comme M.Bal-lantyme dans lleur coeur, fût-il ministre, ou peut-être parce qu’il l’est devenu, ma.'lgré ses anciens états de service dams le parti libérai; et celui-ci traitera M.BaManLyne comme un renégat politique: de .sorte que si celui-ci a mis la main sur un portefeuille important, >ceta we veut pas dire qu’il! ait beaucoup d’amis.M.Borden s'en sert comme bouche-trou, c’est tout.D'amre part, la répu,talion de M.G Ut tir ie en tant que politicien >de granule envergure, ou même comme politicien pratique, n’est pas très grande.Les politiciens conservateurs lui en voudront au fond d'avoir pris ie poste que Ton d’eux aurait pu avoir, el les libéraux, d’av^'t abandonné son éh'tif.Depuis dys années, —- dès avant la 'Chuile du parti libérai en 1911, — M.Guthrie chercbaiit un port'efeuiile.H Ta, ou.presque,, car le solliciteur général fait partie du mini stère et a ses .entrées au con se'il des ‘ministres, s’il n’a pas encore de maroquin.Mais ni M.Guith rie ini.M.Ballantyne ne jettent de lustre sur lieur nom, même s’ils sont, à compter aujourd’hui, des honorables.Il est peu probable aussi "Le mi tes sortes de navires marchands.Il commençait la leçon à Washington, la semaine dernière ; il Ta répétée hier à Toronto, il en reparlera sans doute à Montréal mardi prochain.Les Américains, dans certains milieux intelligents, commencent, paraît-il, à en avoir assez des leçons que leur fait à tout propos, et sans détours, l’envoyé anglais.Le Post de New-York, quand il fut entendu que lord Northcliffe viendrait aux Etats-Unis, écrivait avec humour que pour leur donner un échantillon de ce qu’ils ont à subir pendant la guerre, les Anglais envoyaient l’ancien sir Alfred Harmsworth à Washington, en disant : “Nous Ten-durons depuis des années, vous le tolérerez bien quelques mois.” Il semble que lord Northcliffe soit en train de justifier Tà propos de la boutade.Une tuile M.Jules Bois, dans les révélations faites au sujet de Bolo Pacha et de ses faits et gestes aux Etats-Unis, paraît avoir joué un rôle de dupe, s’il est vrai qu’il a touché $5,OUI) de l’argent de ce financier louche, se faisant d’un côté agent de la poli-ique allemande et de Tautre bien faiteur de la propagande ultra-française en Amérique.M.Bois n’a certes pas affiché de sentiments germanophiles pendant son séjour a Montréal.Mais la dénonciation qu’il y fit en termes vifs des idées et du groupe nationalistes parait maintenant amusante, quand on sait que M.Bois touchait en ce temps de l’or qui n’était pas précisément français.il ne le savait pas, dit Washington ; et c’est bien là sa seule excuse.qu’ils soient une force pour “‘L n.iistère du péril pourra s’appeler tré.“Ontarions” national”, coin,me le c albin at repiiâ- MM.CHRONIQUE D'OTTAWA LIBÉRAUX SE JOIGNENT À M.BORDEN GUTHRIE ET BALLANTYNE ACCEPTENT DES PORTEFEUILLES DANS LE CABINET UNIONISTE EN FORMATION.— L’ATTITUDE DE M.LAURIER PROVOQUE DE NOMBREUX COMMENTAIRES.— DEMISSIONNERA-T-IL ?Le Brighton Herald, quotidien du Sussex, en Angleterre, raconte par le menu les détails d’un tournoi de balle-au-camp entre des soldats américains et canadiens, à Brighton, et note entre autres exclamations des assistants, celles-ci: “Call this a Canadian team?— No, they are not Canadians, they are Ontarions”, was the cry of à humorist”.L’humoriste dit parfois la vérité.Il arrive assez souvent que les gens de l’Ontario ne soient pas des Canadiens, mais plutôt des Anglais vivant au Canada tout en pensant qu’ils sont en Angleterre.C’est du moins l’impression qui se dégage à la lecture de certains de leurs journaux et des discours de plusieurs de leurs hommes publics.Les Canadiens sont plutôt rares dans maintes villes de l’Ontario, s’il y en a un bon nombre parmi la population rurale ontarienne.Cela paie L’autre matin, la compagnie Ogilvie déclarait un dividende de 10 pour cent et versait une prime additionnelle de 15 pour cent à ses actionnaires, qui se trouvaient ainsi à avoir retiré 25 pour cent de leur mise de fonds, en un an seulement.C’était joli, au moment où des gens crient la faim parce qu’ils ne peuvent manger du pain comme leur appétit et leur état l’exigeraient.Ce matin, c’est au tour de la Lack of the U'oods, une autre grosse compagnie de meuniers.Pour Tannée close le 31 août dernier, celle-ci, après avoir pourvu au paiement de ses taxes de guerre sur les profits qu’elle a faits, accuse des gains équivalant à 19 et demi pour cent de son capital-actions ordinaire, — soit 4 pour cent de plus que Tan dernier.Tous dividendes payés, et provision faite pour le paiment de certaines dettes, la compagnie a pu verser près de $143,000 à son fonds de réserve, qui touche maintenant le million.Depuis huit ans, dit la ehronique financière de la Gazette, cette maison n’a jamais fait d’aussi bonnes opérations.Si nous payons un prix exagéré de la farine et du pain, nous aurons au moins la mince consolation de savoir qu’il y a des gens que cela enrirhit— et que M.Hanna laisse faire! Maître d’école ?Lord Northcliffe est déjà ou il se croit déjà le dictateiir de la presse de langue anglaise, dans l’univers.Cela devrait lui suffire.11 n’en est pourtant pas assez satisfait pour en rester là.Le voici qui, depuis une semaine, est en tratn de morigéner en termes assez transparents les Etats-Unis, parce mi’ils ne se hâtent ftuère, à son gré, de construire tou- La vraie raison Le Journal-Press d'Ottawa., il y a queiîqu-esi jours, dans un article où il exp'Mlqua'iit aux ifenwnes méconttentes de n’avoir pas lie droit die suffrage a uk prochaines élections pounqooii IM.Bwrden ne Ta pas ac-rond'é à toutes les Canadiennes, se trahit et trahit le molbile de son chef, quand il écrit : “Si le droit d'e suffrage eût été accordé à toutes, lets 'votes féminins contre le ministère Borden et la 'conscription' eussent probablement été assez nombreux pour faire réussir Laurier et pour amener la culbute de ta Conscription'.L'argument exit simple.Les électeurs du ipays se divisent gténérafcnient de manière assez égale entre tes deux partiis.De même, en temps ordinaire, sie partageraient les ibu'llletinis des éleclrices.Malis, dams te ras présent,, l’aversion naturejile des feirrumes à lai guerre et au sang versé cléterminerait probablement une plus grande 'proportion des femmes à voter contre te gouverne meht it’in - the - unir, qu’en temps ordinaire.Et ice vote propor-tionneltement plus nombreux 'Suffirait en toute probabilité à faire fléchir la- balance et à mefltre à ta direction des affaires un gouveme-nvent hostile à la guerre”.Le chat sort du sac.De l’aveu donc du Journal-Press, M.Borden nia fait êlectriceis que cefles qu’il croit fermement devoir voter en sa faveur.Les autres?Comme elles seraient peut-être conilire lui, 'elles n'ont pas de droits, (Test simple.Le Journal-Press me Ile leur envoie pas dire.Et lout cela se fait au nom de la “sainte démocratie", die in “divine démocratie”, disent les gazettes de cette 'espèce! Si ce n’es't pas de Thy-pocrisie.Entre amis ' Une revue japonaise, T ai va, qui tient au Japon à peu près la place de la Revue des Deux Mondes ou du Correspondant, en France, écrit dans sa chronique politique qu’une puissance européenne rti vedette,-le reste de Tartirte indique clairement qu'il s’'agit de l’Angleterre, alliée du Japon, — a formulé il y a peu de temps en termes assez raides unie sorte de protêt à Tokio, par rapport à la part restreinte que las Japonais prennent à la guerre.Le Taivo parle même de “négociations rigoureuses et déraisonnables au sujet du problème des transports par eau”.Plus loin, la revue japonaise ajoute que “en tant qu'allié, le Japon doit faire de son mieux pour aider l’Entente; mais s’il n’,a aucune obligation de pousser son assistance si loin qu’il y risque sa propre existence".La note de cette puissance à Tokio, dit-U, “est de ton discourtois et de 'tangage arrogant”.C’est à la suite de eef échange, pourtant, que le Japon a envoyé une partie de sa flotte dans la Me (iilenranée afin de faire la chasse aux submersibles teutons.Entre amis, dans la politique inte.rnatio paie, les gros mots seraient donc de rigueur, à de certaines époques critiques?Le Japon, qui est orgueil leux, pourrait bien garder quelque rancune aux auteurs de ces représentations cavalières.Car, selon le Taivo, elles ont impressionné 'désagréablement et même indigné les jeunes officiers des armées de terre et de mer dû Japon.Congédiés Deux .professeurs de l’université Columbia, à New-York, viennent de recevoir leur congé, l’un, pour avoir écrit aux membres du congrès que "le président des Etats-Unis et le congrès n’ont pas été élus pour envoyer des conscrits en Europe Tautre, pour s’être intéressé à une société qui veut la paix, le People’s Council, autour de laquelle il s’est fait récemment quelque bruit.Il semblerait pourtant que ces prof es seurs avaient droit au respect de leurs convictions politiques.Mais il parait que seuls ceux qui sont pour la guerre à fond ont toute liberté de parler, de ce temps-ci, où que ce soit.G.P.Ottawa, 3 octobre, jUne personne de Toronto nous di-La.capitale a éprouvé aujourd'hui I«ait dernièrement : “If only George deux commotions nerveuses d'ordre Graham bud a little more backbone, politique et n’eu est pas encore Ilte u,onld just be flic inan.Lotte tout à ifadit remise au inomemt ou j n„eM rVn: nous écrivons ces lignes.__ Cotait idrt •’ustlce aa lieutenant liberal déjà assez dé T arrivée en v i'illè d’un ou deux libéraux importants devant étire assermentés sans retard comme membres du cabinelt Borden, devenant unioniste par le fait même; mais lorsque se répainidit la rumeur die lai démission très probable ôe sir Wilfrid] Laurier comme chef du parti 11 bérail, on n’eut plus d’autlre sujet de conversation, et nous craignons bien que plusieurs de nos plus- fervents win-the-waris-tes en aient perdu pendant plusieurs heures le soùci du salut de TEmpire.On se iprécipita aux nou-velilas,, chacun selon' ses relations et ses cha-rtces personnelles, mais sir Wifltfinld! n’a.pas précisément ta réputation de se prêter aux interviews, et quant 'à son courtois secrétaire particulier, M.Giguére, il est discret comme le sphinx lui-même.Il fallut (donc se rabattre sur les politiciens libéraux arrivés ce matlin de Montréal, MiM.LarvelM, Macdanatdl, PaiHctee, 'Calder.Juste-mont, la rumeur mention nail a ve c per si stance lie ivoim die Tén ergique député de 'Carleton, M.jGarvcill, comme successeur éventuel du grand chef.En passant l’expression laisser tomber son manteau” employée par quelques journaux, est part iteu'liièrem eut appropriée si c'est en effet (M.Carved qui' doit en re-cuieiiMir les pliisi, car U «st die la/ulle presque aussi haute que le chef li bétrak et ce.élichè n’a rien qui cho que l’imaginaition.Toujours est-J que M.Canveli, et après lui LM.Mac donaldi, de l’ictou, se confondirent en dénégations qui leur seront amèrement reprochées 'demain par tes journalistes qui auront commis Terreur de les 'croire au pied dei la lettre, Les autinesi, on ne sait comment, tança i'enf.ta 'ii'Ouvélile à tous 'es échos télégraphiques, et WOttu-wa Journal, pour ne pas baisser dan» sa1 propre estime, la sente qui ni reste, annonça tout de “go” que la chose était faite et parfaite, et que le parti' libéral n’avait plus de chef.(Test aller un, peu vile en besogne, si nous soniimes bien, renseigné.M.Lan nier n’a pas encore déposé son manteau de chef, U en a, seulement lofait les agrafes, et Hl cherche autour de lui des épaules capables de le recevoir et d’en, conduire tes plis prestigieux à lia victoire.En d’aulnes t'eûmes,, s|k* Wilfrid en, est venu la conclusion que F intérêt du parti libérai! fui commande de se retirer, et ill a informé ses lii'eutenants de cette conclusion,.Eu ayant rassemblé quelque-vuns chez lui, (mardi soir,, ill lleur a exposé ses raisons, et Ton dit que lia coniversatiom s’est prolongée jusquli minuit passé.Comme d’habitude, le vieux chef semble n’avoir pas manqué de sagacité.Les deux éléments principaux de son raisonnement sont la rude campagne d’hiver qui se pré pare, et l’état un peu affaibli de sa santé, causé par l’âge avancé auquel il a maintenant atteint.M.Laurier aura soixante seize ans accomplis le 20 novembre prochain, et bien qu’il soit encore alerte de corps cl d’esprit, il est naturel que la perspective d’une campagne électorale d’hiver ne soit pas pour sourire à ses proches.De plus, il croit avec raison qu’un homme plus jeune pourra déployer dans la lutte une plus grande activité.Par ail leurs, M.Laurier n’abandonnera pas complètement encore la vie parlementaire, et resterait candidat dans sa circonscription de Québec-est, où il a sans doute tou(e chance d’être élu, à moins toutefois qu’une dizaine de milliers de soldats ne se trouvent à voter contre lui du fond des tranchées, ce dont M.Meiffhen, assure-t-on, se serait vanté d’être capable, dans Tintimité, tout en déclarant que ce serait une mauvaise po litique et qu’il n’y songe pas sérieusement.Le rusé secrétaire d’Etat a été accusé, depuis quelques semaines, de faire en sorte que les élections aient lieu dans une saison ne permettant pas au vieux chef libéral d'y prendre une part active, et il semble qu’il ait gagné son point là-dessus.Cela suffit sans doute à son contentement.# # * Quoi qu’il en soit, la question est posée, et le chef de Topposition a offert sa démission de façon positive.(>lle-ci n’a pas encore été acceptée par ses lieutenants, et comme bien Ton pense, les députés de la province de Québec sont ceux qui s’y opposent le plus.Nous n'essaierons pas de hasarder dc,s conjectures sur les complications que cet événement peut apporter dans la sauce électorale, nous contentant de faire remarquer que déjà certains journaux anglais annoncent l’entrée en scène fédérale de sir Lomer Gouin.Il est curieux de constater que M.Graham n’assistatt pas à la réunion d’hier soir, et que personne ne paraît songer à lui comme remplaçant du chef démissionnaire.ce n’est pas de courage, ni d’énergie, qu’il manque, c’est de tempérament.Il n’a pas les aspirations impérieuses des chefs à grande envergure, sa nature est trop équiti-hrée, il se contente trop facilement d’un poste en second, et d'une vie honorable et moyenne.Il est, en un mot, trop “good fellow”, comme on dit ici, pour en imposer aux masses et leur fixer sa personnalité dans le cerveau.* Est-ce à dire que M.Carvell réunisse toutes les qualités d’un homme d’Etat véritable?Ce n’est guère notre opinion.Le député de Carie-ton est avant tout un avocat.Il excelle à tirer le meilleur effet, le maximum de résultat d’une cause à laquelle.il s'attache, et il apporte à son travail ou à l’exposition de ses arguments une clarté d’expression.une force incisive presque irrésistibles.Parlant en Chambre assez rarement, il ne prend la parole que pour emporter le morceau, et ne prononce pas un mot qui ne porte et n’éclaire sa pensée.Ces qualités de tournure d’esprit sont aidées puissamment par un physique robuste, une voix forte et nette.C’est essentiellement un homme d’attaque, encore que dans le privé il ait, dit-on, un heureux tour d’esprit et un sens de l’humour qui en font un agréable compagnon.Mais il manque cependant de l’ampleur de pansée qui fait les chefs.11 a voyagé considérablement, et racontait dernièrement en Chambre qu’il a vu des machines agricoles canadiennes en opération dans des champs italiens et allemands.Au surplus, il est un peu Tenfant gâté de M.Laurier, qui témoigne à son endroit de sentiments quasi-affectueux, que le député de Carleton lui rend au même degré pour ie moins.La nomination de celui-ci à la chè-frerie ne pourrait donc être vue que du meilleur oeil par sir Wilfrid, qui se trouverait ainsi passer le manteau à qui le porterait selon son coeur.Et Ton peut supposer que vraisemblablement le nouveau chef d’armée ne se ferait pas faute de consulter fréquemment, sous le manteau, son habile et sagace prédécesseur.^ M.Ballantyne a été assermenté vers deux heures aujourd’hui, par le gouverneur-général en la seule présence du premier-ministre, qui a évidemment mis hache en bois dès son retour de la forêt.Jeudi, il paraît que ce sera le tour de M.Guthrie et d’un représentant de la classe ouvrière.Doivent venir ensuite M.Arthur Sifton.de l'Alberta, et M.Calder, de ta Saskatchewan, puis deux ou trois autres moins connus, [.’impression à Ottawa, ce soir, c’est que le cabinet d’union marche tout seul; reste à savoir s’il en sera ainsi bien longtemps après qu’il aura été complètement organisé.Nous croyons qu’il y aura des surprises dans les dernières recrues du cabinet, du point de vue cana-dien-français; mais Fair est plein de rumeurs.et de canards, et nous en avons pour quelque temps avant que l’horizon ne s’éclaircisse à fond.Peut-être la dissolution des Chambres, annoncée pour jeudi, aidera-t-elle à clarifier l'atmosphère! Ernest BILODEAU.Pas de feu Washington voudrait deux jours sans pain, deux jours sans viande, un jour sans feu, d’ici quelque temps, pour le consommateur américain.Pourvu qu’Ottawa ne s’avise pas, en pleins froids de janvier, de décider que nous aurons, nous aussi, notre jour sans feu! C’est ça qui ferait l’affaire de messieurs les plombiers, si les calorifères gèlent et inondent les appartements! LE CARDINAL MERCIER MANDÉ À ROME Londres, 4.— Solon une dépêche à r“'Ex)dhflinge TcMgraph”, tes correspondants des journaux belges annoncent que lie général FaïUken-haynt, gouvernour-généra 1 wltemand de .la Bedgiique, a reçu du Vatican une requête lut demandant 'de per-metltre au cardinal Mercier,, primat de (la.Belgique de se rendre à Rome avant Noël pour un (message politique Important.Le général Faükenihnyii a répondu qu’il accorderait au cardinal ses passeports à condition qu’il n’abusera pas de son voyage pour entre-prendre une campagne .an U elle-' Irlande, * T LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 4 OCTOBRE 1917 VOL.vm.—N-j 2;t3 » LEHRES AU “DEVOIR” Nous 119 publions qu* des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse autheuéitjue.Les correspondants anonyme» s’é" pargneraieirt du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte ie temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.ENCORE LES VEAUX Charlesbourgi, 26 sept.1917.Monsieur le directeur.Tout le peuple parle de la vie chère.Moi-meme qui ai douze enfants, je commence ci trouver les temps durs.A-t-on cherché toutes les causes de cet état de.choses ?Voici en peu de mots, une des causes et pas la moindre, que je constate comme commerçant et cultivateur, et qui ne peut être reprochée aux fermiers.Pourquoi laisse-t-on abattre des milliers et des milliers de jeunes veaux du printemps qui viennent surtout du lac Saint-Jean par chars et sont envoyés à Montréal, Toronto, etc?On ne pourra pas invoquer que le fourraye est rare, et encore moins le pacage ; et cela durant l’hiver demande peu de main-d’oeuvre.Supposons qu’un veau né en mars pèse 60 livres de viande; à 18 mois, c’est-à-dire à l’automne suivant, il pèsera prés de 200 livres.Vous voyez que je suis très raisonnable dans mes calculs.Du train que vont les événements, je paierai probablement le boeuf 2;> sous la livre le printemps prochain pour le revendre.Si les personnes préposées au emit de la vie cherchaient toutes les causes de la hausse de la viande, peut-être en trouveraient-elles une dans les courses que font à travers les campagnes les agents des abattoirs qui viennent y faire de véritables rafles.Votre tout dévoué, X.PÉNURIE DE MUNITIONS L'ALLEMAGNE FAUTE DE MATIÈRE PREMIÈRE MAINTIENT DIFFICILEMENT SA PRODUCTION.LUDENDORF FAIT UNE PRESSION SUR LES CORPS OUVRIERS POUR OBTENIR DE MEILLEURS RÉSULTATS.A L'OPERA MARTHA ET CARMEN (Les beautés mélodiques, le cîiarme rêveur, sentimental et poétique, la délicatesse légère de “Martha”, opéra de Flotow, qui n'a pas été joué à Montréal depuis de longues années, ont été fort goûtées des mélomanes qui sont allés au théâtre “His Majesty”, hier après-midi.L’ouverture, les jolis airs tels que le chant des servantes, le choeur: “La cloche dent de sonner”, le quatuor du ¦oiict et le duo de Matha et de Lionel, au deuxième acte, la mélodie irlandaise, “La dernière rose de l’été”, !e beau solo de Lionel, au troisième :cte.font oublier la faiblesse de la partie harmonique.La distribution “tait bonne et Mme Vaccari et M.Agostini, dans les principaux rôles, ont eu les honneurs de la journée.Mme Vaccari a dû (complaisance assez fréquente de la part des artistes de la troupe San Carlo) répéter la mélodie irlandaise qu’elle a détaillée avec un joli phrasé cl un beau souci des nuances.Mme de Mette a beau-•oup plu dans le rôle de Julia, dans equel elle a été charmante.Elle a été également charmante dans le rôle de Carmen qu’elle a tenu dans la soirée, mais Carmen subi le sort de tant de choses et de tant de gens dans cette guerre, elle a apparemment été l’objet d'une métamorphose complète, elle est devenue une manière de “Mignon” passionnée, volage et coquette, et Carmen.ce n’était plus Carmen, ou plutôt c'était une Carmen pour pensionnaires.M.Salazar a retrouvé son succès de lundi dans “Don José” et a été acelamé.L’air “La fleur que tu m’a vais jetée” a été bissé.M.Royer, notre compatriote qui n’est sur la scène que depuis deux ans, parait-il, a reçu sa grande part des bravis dans “Escamillo”.rôle qu’il a tenu avec beaucoup d’aisance, de distinction et de feu, se servant avec avantage de sa voix chaude et (bien timbrée Mlle Dardée a fait une “Michaela” gracieuse.Les choeurs ont été bons a certains endroits et faibles, dans d'autres, et l'orchestre de M.Péroui s’est montré excellent comme il l'a fait jusqu’ici.¦ La salle était«archi-comble.* INTERIM.Copenhague, 4.— Les chefs de différentes associations ouvrières de l’Allemagne ont été reçus, cette semaine.aux quartiers généraux de l'armée, non pas dans le but de présenter leurs hommages au feld maréchal von Hindenburg, à l’occasion de son anniversaire de naissance, mais pour recevoir du général von Ludendorf des instructions dans le but d’augmenter la production des munitions.Une longue conférence a été consacrée à la discussion relative aux améliorations à apporter dans les conditions du travail et au maintien de la production des munitions, laquelle a dit le général Ludendorf constitue le devoir absolu du moment.On a aussi parlé de conscription ouvrière.Des rapports de source autorisée, qui viennent d’ètre envoyés à la Presse associée,disent que les autorités allemandes ont de grandes difficultés à empêcher une diminution dans la production des munitions, par suite du manque de matériaux, notamment de l’acier et du nickel.Il est à craindre que l'Allemagne puisse suivre les Alliés dans l’augmentation des productions dans lesquelles entrent ces matériaux.D’autres rapports venant de différentes parties du front, surtout des Flandres et de l’Argonne.disent qu’on a donné des ordres sévères A l’artillerie de ménager coûte que coûte les munitions.“LA PRODUCTION EST SATISFAISANTE” (?) Amsterdam, 4.— Le major général Schuech, le nouveau ministre des munitions, vient de donner une réponse aux rumeurs pessimistes disant que l’Allemagne serait forcée de déposer les armes, faute do matériaux à munitions—dit une dépêche de Berlin.“Au sujet dé l’approvisionnement de matière première, surtout de celle qui est nécessaire à la fabrication des canons et des munitions, nous ne dépendons pas seulement de ce que nous avons à notre disposition, dit le major général Schuech.quantité qui, certes, serait insuffisante; mais nous devons en produire et cette production se fait d'une façon satisfaisante.” Le général Schuech admet que cette production a été arrêtée temporairement l'an dernier, à cause des difficultés de transport: il prévoit que la chose pourrait bien se répéter au cours de l’hiver.M.AYLESWORTH DÉNONCE U CONSCRIPTION L’ANCIEN MINISTRE LIBERAL, DONT LE FILS ET LES DEUX NEVEUX SONT AU FRONT, DIT QUE LA CONTRAINTE MILITAIRE EST UN SYSTEME DETESTABLE, NUISIBLE AU CANADA, ET QUI NE PEUT PAS ETRE APPLIQUE HORS LA VOLONTE DU PEUPLE.Toronto, 4.— Sir Allen Ayles-worth, ancien ministre de la Justice, a envoyé à M.P.F.Cronin, touchant la conscription et la position prise à ce sujet par sir Wilfrid Laurier, une lettre dont nous reproduisons ci-après les principaux passages: .En tous cas, pour ma part, je veux que la guerre soit gagnee, et je puis dire sincèrement qu'il n’y a rien affectant le •Canada d’une manière publique que je désire actuellement autant.“Je le veux pour toutes sortes de raisons, — pour des raisons personnelles autant que pour des motifs d’intérêt public.Mon fils, l’unique enfant que j’aie, est parti pour la guerre; je n'ai qu’un seul frère et ses deux fils — il n'en a pas d’autres — sont à la guerre; là aussi sont d’au-tres jeunes gens qui, après ceux que je viens de mentionner, sont mes plus proches parents .Je n'aurais pas les sentiments ordinaires qu’éprouve chaque homme, si je ne voulais pas faire tout mon possible pour donner de l’aide de toute maniéré à ces jeunes gens alors qu’ils sont eu danger et qu’ils en ont besoin.“.Mais on objecte (contre le referendum) en disant qu’il ne peut en être ainsi, parce qu’on n’a pas le temps.Les mois qui se sont écoulés de ne produirait jamais des résultats efficaces, mais qu'elle y ferait plus de tort que de bien.“Je suis sincèrement convaincu LES DEMANDES D’EXEMPTION ELLES POURRONT ETRE DEPOSEES DEVANT LES TRIBUNAUX SITOT QUE L'APPEL DES CONSCRITS AURA ETE LANCE PAR LES AUTORITES MILITAIRES.— LES MOTIFS D’EXEMPTION.Où acheter demain (¦nr«(latri «ontormémtnt t la !«i 4u Barlem«nt da Canada, au MlaliMre de l'Agrlcultura.) par t-.-f.Dnleoaahaapa, Aa “.Mais prenez une partie quelconque du: pays où le sentiment général du peuple est exactement l’opposé (dte celui de Toronto ou de certaines parties de l’Ontario).Supposez qu’un jeune homme devenu conscrit par la violence et contre sa volonté, sût que tous .scs amis et toutes ses connaissances les seules gens dont i'1 eût souci de conserver l’estime — désiraient pouvoir .Raider à échapper au .service, et l’aideraient en- effet s’ils Ile pouvaient ; supposez qu’un tel jeune homme reste simplement passif, c’esWà-dire ne se présente pas pour faire son service ou ne fait aucun cas de l’appel, mais attend qu’on vienne de chercher; supposez que, une fois revêtu 'die l’unifonme, il s’aibsli-ent simplement de faire quoi que ce soit, qu’il reste immobile quand on lui dit de marcher, ou qu'il laLsis'e tomber son fusil là terre lorsqu’on, Se lui met entre les mains.Cet homme, natureillemert est puni.Mais quelle punition lui infliger ?depuis ont montré qu’on avait te: suppose Jueu que -personne ne- temps, et ils ont démontré plus que| voudra!t qu i] fut fusillé, ni qu on cela: ce qui s’est passé -en CanadaH111 fit subir la peine du fouet on durant les quatre derniers mois ajquon Ie privât de nourriture.et prouvé, si tant -est que ce ne fût pas: alors, supposons qu il fut mis en suffisamment évident auparavant,|P-rison.Quelle crainte peut-il avoir que le service [militaire] par cons- de î emprisonuneme-nt, si celui-ci cription ne peut jamais être effeeti- n’entraîne pas pour lui le deshon- vernent imposé à moins que le peu- neur?Id sera plus en surete et pie, par une bonne majorité, ne soit moi as mal à l’aise en prison que en faveur d’un tel service.dans le,s tranchées.L’emprisoinne- "Jusqu’ici, pour ce qui est de mon ment doit arriver à son terme quel- opinion personnelle, j’admettrai tout que jour, et ce jouir-lâ le prisonnier de suite que j’ai toujours été absolu- pourra '.’attendre à être arc «rapatrient opposé à l’idée même d’une gné ehez lui par une procession aux chose telle que la conscription, -au-;flambeaux et sans doute, à être en-irenient dit le service militaire par,voyé au Parletenent alla premiere oc-force, pour le Canada.casion.“Sous ce rapport, j’ai été, je crois,! “Est-ce que .la conscription va en bonne compagnie.Jusqu’au mois produire des soldats d’un tel a-ssorade mai dernier, tous les hommes -pu-)bteige de personnes?Je ne le pense blics en vue du Canada, de l’un et de pas.‘Et si vous avez non pas un de teilles gens, mars des centaines et des milliers de groupes -semblables en quelques Ainsi qu’on le peut lire dans la page 3, l’appel de la première classe des conscrits sera lancé le samedi, 13 octobre.En même temps que la procla- if* “ «* «— LES SALAIRES DES TÉLÉGRAPHISTES LE PACIFIQUE - CANADIEN ET SES EMPLOYES ACCEPTENT LES DECISIONS DU BUREAU DE CONCILIATION.ESCROC SOUS ARRÊT Sherbrooke.4.— Allan J.Boyd, que la police provinciale recherchait depuis quelques mois, a été enfin pincé hier et a dû comparaître devant le juge Mulvena, sous l'accusation, d’avoir vendu à un fermier de Shc-Catherine de Hartley, 200 actions dans une compagnie en liquidation depuis le printemps passé, à §5 l’action.Boyd aurait fait ce commerce depuis une dizai-, ne de mois.La police n’a jamais ;pu cependant le prendre en flagrant délit.Boyd s’est reconnu coupable et subira son procès le 13 d’octobre.Aussitôt qu’on aura fixé son sort ici, Boyd dejira comparaître (levant la cour de Swectsburg, pour répondre à semblable accusation.A Bedford.pareille fredaine est arrivée à Boyd et il n'a évité des procédures que, grâce à la bonté de son client dupé.SOLDATS DU CANADA Nous pouvons vous rendre service et vous aider à faire un testament comme il doit être fait — et vous devriez vous occuper de cela avant de partir pour le front.Si nous sommes vos exécuteurs testamentaires, et que vous passiez de vie à trépas, vos dernières volontés aeront exécutées à la lettre.Si noua gérons vos biens, des comptes exacts et vrais de notre gestion vous seront rendus •ans retard, aux intervalles fixés.Ayez un entretien avec la fHarril ©runt QI0."So«Vbhl!"’ Administrateur»—Exécuteurs—Fldét-Commls Mais 3791—Tou» depLh Etablie 1 RUS.Inc, 1913.Même année dVitlafenre sans la perte d’un seul dollar il \m client.Ottawa, 3.— Le ministère du Travail annonce -que lia compagnie du Pacifique-Uainadien et ses télégraphistes ont consenti 3., .enfant da rue Maison-' ÜL.VIII.—No 2S3 MONTREAL.JEUDI 4 OCTOBRE 1917 ^ 3 Lever du soleil.6.01 Coucher de la lune.5.35 Lever de la lune.8.30 Coucher de la lune .11.51 Dernier quartier de la lune, le 7 octobre, à 5 heures 29 minutes du soir.CALENDRIER DEMAIN.VENDREDI.5 OCTOBRE 1917 SS.PLACIDE ET SES COMPAGNONS, MARTYRS LE DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN AVERSES MAXIMUM BT MINIMUM Aujourd’hui maximum »• *« 50 Meme date l*an dernier 67 Aujourd'hui minimum .« «• *• •• 45 Même date Tan dernior .«« .« .?•« 48 HAROMBTRB 8 heures a.m.«.« »,» *•* 29.50 11 Heuron a.m.• « *.*« «.» «•« »•« 29.SI ] heure p.m.*•« ••• 29.52 DES TRAVAUX SUPERFLUS IL EST FORT PROBABLE QUE LES COMU ISS A 1RES DEM A XDEROXT LA SUSPEXSIOX DES TRAVAUX D'AMELIORATIOX AU POXT LACHAPELLE — EX L’HONNEUR DE MLLE M.W.WILSON — DIVERS.Vu l'inclémence de la température, hier après-midi, un seul commissaire s’est hasardé à accompagner l’ingénieur en chef de la ville dans sa visite au pont Lachapelle: c'est le commissaire Ainey.L’impression que M.Mercier a rapportée de son voyage est que les travaux de réparation que l’on fait actuellement exécutés au pont Lachapelle sont tout à fait inutiles.On sc rappelle que le conseil a voté un crédit de $7,000 à cette fin, il y a quelque temps.Il avait toujours hésité à se rendre aux désirs du bureau des commissaires qui lui demandait de voter une somme de $10,000 pour la préparation des plans d’un nouveau pont; mais lorsque ce bureau, sur le rapport d’un expert, eut demandé de ne lui voter que .$7,000 pour des travaux de réparation, i! acquiesça à sa requête et les travaux furent immédiatement commencés.Ces jours derniers.M, Mercier a exprimé l’opinion que les réparations du pont Lachapelle nécessitaient une somme de $20,000.C’est pour cette raison qù’il déclare aujourd’hui que les travaux que l'on fait sont absolument inutiles.Il est probable que le bureau des commissaires demande de suspendre ces derniers.“AMERICAN BEAUTIES” Le comité de réception, it sa séance d’hier après-midi, a décidé d’offrir ries fleurs, des American beau-lies.à Mlle Marguerite Woodrow-Wilson, à l’occasion de sa prochaine visite à Montréal (2a octobre probablement).et de prier Son Honneur le maire de bien vouloir lui lire une adresse de bienvenue, lors de la réception qui lui sera faite à la salle Windsor.Tel qu’annoncé hier, M.Villeneuve a présenté la résolution suivante, ce matin, au bureau des commissaires: “D’autoriser l'avocat en chef de la cité à communiquer avec les avocats de la compagnie Cook, et de faire rapport au bureau à quelle condition le contrat Cook pourrait être résilié, et d'aviser le bureau des commissaires pour mardi matin.” Contrairement à ce que disait un potin de couloir de l’hôtel de ville, le maire déclare qu’il n’attendra certainement pas le résultat de l’expertise municipale pour étudier le prochain budget municipal.M.BALLANTYNE DANS SAINT-LAURENT /./: NOUVEAU MINISTRE AURA M.C.H.CA II A X COMME ADVERSAIRE.Oltatra, 4.M.Bultanlyne le nouveau ministre des Travaux publics, sera probablement candidal dans la division St-Laiirent-St-Georges, à Montréal.* « * —.1/.C.H.Caban, avocat, qui publie un manifeste aux électeurs dans une autre page, sera son adversaire.VICTIME DES AMIS DE HASARD UN NOMME DORE EST DEPOUILLE DE TOUT SON AVOIR.Un nommé Alex.Doré passait rue Craig, hier après-midi, lorsque deux individus qu’il ne conaissait pas l'accostèrent et engagèrent la conversation sur différents sujets.Doré suivit ses nouveaux amis jusque dans une maison de la rue St-Domi-nique (No 75).Là, Doré fut bâillonné, ligotté puis les deux apaches vidèrent son gousset qui contenait $233.On lui enleva aussi son paletot et ses chaussures.Doré fut ensuite remis en liberté à condition qu'il se tairait.Doré se tut et partit à la course, à demi-vêtu.Il se rendit à la Sûreté et raconta son histoire.'Deux détectives partirent avec lui et retrouvèrent bientôt un des voleurs qui avail déjà endossé le paletot de Doré.L’individu arrêté a dit se nommer Georges Laçasse dit Lavigne.Laçasse a comparu devant le magistrat ce matin, il a avoué sa culpabilité.11 sera sentencié la semaine prochaine.—r-* - REPRÉSAILLES CONTRE LES BOCHES Londres, 4 (retardée).— Suivant le “Standard”, le gouvernement a décidé d’adopter une politique de représailles contres les incursions aériennes allemandes.MANOEUVRE FORT HABILE ! LES RUMEURS DE DEMISSION DE M.LAURIER CONSTITUENT.PARAIT-IL, UN MOYEN DE FAIRE RENTRER AU BERCAIL LES LIBERAUX DISSIDENTS — POURPARLERS AU WINDSOR.certai-Les al- La déclaration faite par M.Lloyd George, mardi, à savoir que l'Allemagne sera bombardée avec intérêt composé, indiquait (pie pareille décision avait été prise par le gouvernement.EMPOISONNE Un jeune enfant de 3 ans, Ortel, fils de M.J.Cadieux, St-LamberL s’est empoisonné avec des pilules d 1 strychnine qu’il avait prises dans la pharmacie de la maison.On tenta des contrepoisons mais les remèdes furent inutiles et le jeune enfant expirait au bout de quelques heures dans d’atroces souffrances.* QUÉBEC VOTE AUJOURD’HUI Ifs DERNIERS COUPS DE CANON DES CAMPAGNES AKTl-PROHIBITIONN1S T ES ET PRO-HITIITIONNIS TES ONT ETE TIRES HIER SOIR.'Québec, 4.— (De notre correspondant.) — Après une campagne qui restera comme l’une des plus violentes dont on ait été témoin à Québec depuis de nombreuses années, le vote est commencé ce matin sur la mesure de prohibition du commerce des liqueurs alcooliques, sur laquelle l’électorat de Québec-est appelé à se prononcer en vertu de la loi Scott.Les derniers coups de canon de la campagne ont été tirés hier soir, dans des assemblées pour et contre la' mesure, qui ont été aussi violentes que les précédentes.Les prohibitionnistes étaient dans la salle de la Garde Champlain, et les antis dans la salle du marché St Pierre.Les mêmes orateurs ont parlé rie part et d’autre.Une foule considérable était présente aux assemblées.L’opinion courante est que la mesure sera votée, mais les doux camps sont confiants et Je résultat reste des plus douteux.Les assein blécs onl servi tout au plus à démontrer l'intérêt que l’on attache à )a question des deux côtés.Des succès notables ont été obtenus, de sorte qu’il est assez difficile de juger par le résultat des assemblées qui aura la victoire.Le vole est commencé à !l heures ce matin pour se continuer jusqu'à 5 heures ce soir.Le résultat sera connu vers 6 ou 7 heures, mais ne sera proclamé officiellement que lundi prochain, le 8 octobre, à 10 heures du matin, au palais de justice.QUA TR EAR R ESTA TIO N S Quatre “télégraphes” ont été arrêtés ce matin peu après l’ouverture des bureaux de votation par les détectives secrets de l’organisation prohibitionniste.Malgré une pluie torrentielle la votation est très animée.Des mesures onl été prises pour assermenter toutes les personnes dont l'identité ne sera lias certaine.Celte formalité a donné lieu à quelques incidents mais d’une fr-on gé nérale le vote se poursuit avec calme et ordre.Un service de surveillance est’fait par la police aux abords des bureaux de votation.DISETTE AU MEXIQUE Mexico, 4.— Une délégation de la Chambre nationale de commerce s'est présentée chez le président, M.Carranza, pour l’iniformer que la disette de céréales dans la république devient très grave, et pour lui demander quelles mesures il va prendre.Le président a répliqué qu'il est au courant de ta situation, et il a dit qu’it a autorisé la trésorerie à prendre des mesures pour obtenir des céréales et d’autres denrées alimentaires, A LA RECHERCHE DE BANDITS Québec, 4.— Le chef de police aux Trois-Rivières a admis que ses hommes suivent une claire piste pour découvrir des voleurs qui ont pillé une banque, ont tenté d'en faire sauter une «utre, qui ont volé des automobilistes et ont commis une série de crimes dans le voisinage des Trois-Rivières.On peut s'attendre sous peu à ries arrestations.NOUVEAU POSTE POUR LE MAJOR GROTHÉ Ottawa, 3.— On annonce ici que le major Aimé Grothé, ancien officier du 22e régiment canadien français, blessé dans les l'iantrlires, est nommé représentant militaire dans le district de Montréal, pour l’ad-minblration de la loi du service militaire, « * 17 Le major Grothé est candidat antic OPscr i.p t i on ni st e dans Cartier et on nous assure que la nomination j dont ill vient d'etre l'objet ne l'em-i péchera nullement d?poursuivre sa campagne.Jusqu’à l’heure de midi aujourd’hui, sir Wilfrid Laurier était encore le rhef du parti libéral, et selon M.Giguère, secrétaire de M.Laurier, l’heure n’a pas encore sonné pour son chef.Quoi qu'il en soit, il y a nement anguille sous roche, lées et venues de sir Wilfrid Laurier, les conciliabules secrets avec les lieutenants libéraux, l’arrivée précipitée de sir Lomer Gouin à Montréal, hier soir, suivant de près celle du chef libéral, qui, en moins de cinquante-six heures, a quitté deux fois Ottawa pour ici, indiquent qu’il se passe quelque chose d’anormal dans l’année rouge.Le “vieux chef’’, qui a toujours cordes à son arc et plusieurs tours dans son sac, tient, s’il faut en croire des gens habituellement bien renseignés, un rôle d’ingénu.A ceux de ses disciples qui réclament un cabinet de coaülion, il répond en offrant sa démission comme chef du parti libéral au Canada.Les coalitionnistes regardant le Québec, ont la trenrblette, car sir Wilfrid parti, c'en est fait du Québec pour les libéraux.Quelle posi-tion tenir?M.Laurier, sans se laisser émouvoir, agite sa démission au-dessus de la tête de ses amis d’hier, comme un enfant joue au diabolo.Je monte ou je descends, et comme on ne veut pas perdre M.Laurier, ni renoncer à un cabinet oil plusieurs des coalitionnistes espèrent entrer, tous se trouvent dans la situation originale du “soldat qui veut être blessé sans recevoir de blessures”.D’autre part, il est inutile, parait-il, de penser à sir Lomer Gouin, comme chef libéral du Québec à Ottawa.Mais qui sait?Le premier ministre a déclaré hier soir qu’il conservera son poste à la Législature et qu’il n'entrera pas dans l’arène fédérale.Cependant, M.Auguste M.Tessier, le dé puté de Rimouski.croit encore envers et contre tous que sir Lomer Gouin “partira pour Ottawa”.Le problème est donc complexe.M.E.M.MacDonald, député de Pic-!ou, (N.-E.), M.Mitchell, trésorier provincial.M.C.W.Cross, procureur-général dans l’Alberta, sont aussi à Montréal.On peut s'attendre à une longuc-et laborieuse réunion, mais qui ne changera rien, Sir Wilfrid Laurier, armé tie sa démission qu'il agitera comme un épouvantail, forcera les réactionnaires au calme.Ceux-ci se plieront, ils ne sauraient remplacer AI.Laurier avec avantage.Ainsi la coalition se fera, niais ce sera chez les libéraux.M.C.W.Cross, proeureur-tgéné-ral dans l'Alberta, a passé ce.t avant-midi deux heures avec le chef du parti libérai.A la poignée de main, que se sont donnée îles deux hommes publics, on peut croire qu’ils se sont bien euitenduis et qu'ils marcheront côte à côte.M.Laurier doit conférer avec M.E.M.MacDonald, de Pictou, cet après-midi.Gomme ce dernier, M.Laurier selon une personne qui rapproche de très près, serait un anticonscrip-tionni'ste convaincu.—'Mais vous qui me dites un nationaliste, nous dit-il.pour qui allez-vous voter aux prochaines élections, nous demandait ce personnage très bien informé.—Pour le moi mire mal.—Où esit-ce çà le moindre mal?-M.Laurier probable me ni.Sur ces mots nous prenons alors conigé de notre infertorutew qui entre chez sir Wilfrid.De l’hôtel Windsor, nous courons au Ritz Garlton, où est descendu M.Macdonald, de Pictou.Gelui-ci est .plutôt réticent.11 n’a encore aucune déclaration publique à faire.I! est toujours l’adversaire de la conscription et d'un cabinet d.e coalition.Ce qu’il désire arclémanent, ce sont des élections , générales.i Sir Wilfrid Laurier quitte Montréal ce soir à destination dp Toronto, oii il rencontrera les chefs libéraux de l'endroit.Sir Lomer Gouin est parti dès hier soir pour Québec, après avoir eu une brève entrevue avec Je chef de l’opposition ‘libérale.APPEL LE 13 OCTOBRE Ottawa, 4.— La première classe des recrues levées en vertu de la loi du service militaire sera appelée le samedi, 13 octobre.Une proclamation sera émise ce jour-là, notifiant les hommes de la première classe d’avoir dans une période spécifiée,à se présenter pour le service militaire ou à demander une exemption.La première classe comprend : “Tous les hommes qui ont atteint Tage de 20 ans et qui ne sont pas nés antérieurement à l’année 1883, c’est-à-dire âgé de 34 ans, et sont célibataires ou veufs sans enfants.” (Voir aussi en page 2) ‘ -*- LA MORT DU FINLANDAIS HAUSES LE JURY DU CORONER REND UN VERDICT D’HOMICIDE CONTRE UN INCONNU.UN RAPPORT SUR LE PAIN LE COUT DE FABRICATION DU PAIN .4 MONTREAL EST DE 7 SOUS 68 PAR LIVRE ALORS QU’IL EST DE 7 SOUS 88 A VANCOUVER ET A NEW-WESTMINSTER.GRÈVE GÉNÉRALE EN ARGENTINE Buenos-Aijres, 4.—- Les employés du chemin de fer du gouvernement se sont joints aux employés en grève des autres chemins de fer, hier soir.La grevé est maintenant générale, et nul train ne circule maintenant sur les voies ferrées de la république.AU BUREAU DE L’AVENUE UNION LES JEUNES GENS CONTINUENT D'AFFLUER POUR SUBIR L EXAMEN MEDICO-MILITAIRE.— LES BUREAUX DE LA RUE CRAIG.L’affaire mystérieuse du FinlLain-dais Franik Hanses, mort le 5 septembre à Tihôpitali Général des suites 'die blessures causées par des balles de revolver tirées, suppose-t-on, par un ami qui l'aecomipoignait, dans des circonstances inconnues et que Hanses lui-mème n'n pas voulu complètement dévoiler, ne s’est pas beaucoup éclaircie bien que.la police ait fait des recherches pendant un mois.Tout ce que Ton sait c'estt que l’ami de Hanses se nommerait Yoo-nas et dirigeait le ‘bureau de la Finland Steamship Go.Cette compagnie a fermé ses bureaux, à Montréal.Le jury a prononcé ce matin un verdict ‘d’honiicidie contre la personne encore introuvable, et demande à la police die continuer ses recherches.Ottawa, 4.— Me O’Connor, commissaire intérimaire au sujet du coût de la vie au Canada, a adressé un rapport intérimaire au ministre du travail, donnant quelques ehif-sur le coût de la fabrication du pain au Canada.VI.O’Connor fait une enquête depuis 6 mois sur l'industrie meunière au Canada, sur laquelle il va présenter un rapport fouillé au ministre du travail, sous peu.Le tableau relatif au coût actuel de_ la fabrication du pain dans les principales villes canadiennes révèle que Je coût du pain par livre est le plus élevé à Vancouver et à New-Westminster, soit de 7 sous .88 par livre; il est de 7 sous .68 à Montréal; de 7 sous .53 à Halifax; de 6 sous .85 à Winnipeg; de 6 sous .60 à Toronto et de 6 sous .44 à Ottawa.Dans son rapport, M.O’Connor note qu’une hausse dans le prix du pain, au détail, s’est produite dans les mois d’août et de septembre dans presque toutes les grandes villes du Canada.Il dit: “La raison en est manifeste.Sauf dans le cas de Saint-Jean et de Winnipeg, la farine a coûté davantage aux boulangers dans le mois d’août que dans celui de juillet, malgré la baisse du prix de la farine et de celui du blé.La raison de cela c’est que les boulangers utilisaient de la farine en vertu de contrats datant dans plusieurs cas de l’automne dernier.La farine provenant de ces commandes est maintenant pratiquement tout épuisée.Toronto, Ottawa, London et Vancouver ont acheté de la farine pour leur usage ordinaire au prix courant.La détermination du prix du blé amènera sans doute rétablissement de prix assez joliment uniformes pour la farine, lesquels seront, d’après les calculs actuels, d’environ $11.40 dans l'Ontario et dans le Québec, pour la farine de première classe.Au cas où le prix _ ., , r de la farine serait fixé, une certaine Copenhague, 4.Le ehanccliei surveillance devrait être exercée ! Mcojmchs.annonce une depechc de pour voir à ce que la qualité de la fa- ¦ Prononcera; un important rine soit maintenue.LE PARLEMENT ESTJDISSOUS LA PROCLAMATION PRENDRA EFFET SAMEDI.— M.GUTHRIE EST ASSERMENTE COMME MINISTRE.— M.FOSTER VA SORTIR DU CABINET.— LE TRAVAIL DE REPLATRAGE MINISTERIEL UNIONISTE CONTINUE.“Allons-nous subir notre examen aujourd’hui, ou bien va-t-il nous falloir passer deux jours ici à atteiu dre?demandaient cet avant-midi deux jeunes gens, au militaire placé en sentinelle aux bureaux des examinateurs médico-militaires de l’avenue Union.Sur la bonne réponse du militai re, les deux jeunes aspirants montèrent.Il n’y avait qu’une cinquantaine de postulants, qui, à la porte, se préparaient à subir le riiag nostie de messieurs les majors.Durant la journée d’hier, on a examiné 182 hommes qu'on a versés dans les catégories suivantes: (liasse A., 63; classe B.37; classe G., 21; classe D,, 14; classe E., 47.Total, 182.Au manège militaire de la rue Craig, peu de inonde et pas encore de statistiques.On nous en promet cependant d’intéressantes pour demain.Afin de faciliter l’examen médical de ceux qui se présentent dans les bureaux d’examen médico-militaire et éviter la foule,.on a inauguré hier un nouveau système qui consiste en des cartes qui sont remises à ceux qui attendent jusqu’à 1 l’heure de midi.De cette manière, jil n’y a aucun embarras, et tout procède régulièrement.PROCHAIN DISCOURS DE MICHAELIS FILS DE REDMOND DECORE Londres.4.Le capitaine William Medlmonri.fils du fameux ch'"' irir.ndais, vient d’être 'décoré rie D médaille militaire pour bravoure montrée dans la nuit du 12 au 13 septembre.Le capitaine reprèscinite à la chambre anglaise la division est de Tyrone.RAID FRANÇAIS EN ALLEMAGNE LES INCURSIONS AERIENNES DE REPRESAILLES CONTINUENT.NOUVEAUX IMPOTS AUX ETATS-UNIS Washington, 4.— Les nouvelles taxes de guerre destinées à rapporter 2 milliards e*l demi, en vertu des clauses du nouveau hilil sur le revenu signé hier par >1® prAsidenit, entre nil en vigueur aupouird’hui.Paris?4.— Les aviateurs français ont opéré un autre raid aérien en Allemagne, dit un bulletin officiel dont voici le texte : “Par représailles contre le bombardement de Bar le-Due, nos aviateurs ont bombardé Francfort et Rastatt.” Rnstotl est une ville de 14,000 habitants, dans le grand-duché de Bade quatorze milles nu sud-ouest de Karlsruhe.C'est la seconde atta que dirigée depuis la .semaine dernière, contre Francfort, depuis que les Français ont inauguré la pratique d’incursions de représailles.RAIDS AERIENS EN MACÉDOINE Londres, 4.Le ministre de la Guerre annonce aujourd'hui que des aviateurs anglais ont accompli un raid avec succès sur les positions ennemies .situées au front macédonien.’L'attaque a eu lieu sur la Peyas-chitza Pki tinta.L'ennemi a été bombardé, et les aéroplanes qui ont tenté d’attaquer les machines anglaises ont été mal reçus.Un des aeroplanes enmeiniis a été détruit,, cependant que les nôtres retournaient aux abris sains et saufs.” PERTES MARITIMES DE LA FRANCE Paris.4.—- Le rapport hebdomadaire des pertes maritimes françaises causées par les sous-marins et les mines démontre que cinq vaisseaux de 1,6(10 tonnes et cinq de moindre tonnage ont été détruits.Quatre des petits vaisseaux ont péri la semaine précédente.Cinq vaisseaux ont échappé à la poursuite des sous-marins.Six bateaux de pêche ont été coulés, dont deux la semaine précédon te.NOYÉ REPÊCHÉ On a repêché hier troisième victime de bert Saint-Michel, 24 à Sorel, et employé le corps de la i’“Enuna”, Al ans, domicilié comme rhnuf feur à bord du remorqueur coulé lors du louage du “Metagama”, la semaine dernière.Le corps sera transporté à Sorel où auront lieu les funérailles.Le coût disproportionné de livraison apparaît dans le tableau indiqué ci-dessus.Gela est particulièrement frappant pour Montréal et Vancouver, où les frais de livraison excèdent d’environ un demi-sou par livre la moyenne des 10 villes canadiennes citées.On estime que les frais de livraison du pain, par jour, sont de $5,000 à Montréal, de $3,000 à Toronto, de $1,000 à Winnipeg, de $1,200 à Vancouver et de $500 à Ottawa.Les villes de Winnipeg et de Cal-gary ont été favorisées par le fait que leurs boulangers ont acheté une grande quantité de farine, à très bas prix.Le public en a bénéficié.L’enquête sur l’industrie meunière et sur le coût du pain a duré environ G mois.Elle a impliqué il’ètude de ia production des céréales, du prix des céréales, et de la production et des frais de tous les meuniers.Le rapport à venir indiquera le capital et les profits bruts de ces compagnies ainsi que leurs profits par baril.Il traitera les opérations de ces compagnies (par spéculation ou au trement) et révélera les profits retirés de la fabrication de la farine.Dans la mesure du possible, il éta blira une distinction entre le commerce d’exportation et le commerce intérieur.Toutes les compagnies ont fait des déclarations franches et complètes et les résultats sont déjà prêts à figurer par tables.CHEZ LE CORONER Le coroner Prince a disposé ce matin du corps de William Day alias Desourcy, mort .subitement hier d'une attaque de bronchite ai gué au No 69 rue Saint-Georges, où il était depuis quelques jours, chez une Dame Janvier.D’après le témoignage d’un compagnon de travail.Day était sujet a de fortes attaques de hronichite.Des parents du défunt habitent Saint-Hyacinthe, croit-on, Une lettre sur lui écrite femme de Sainte-Anne de porte l’adresse de William Desjat dins.discours sur la politique intérieure de r'Aflteimiaigne, à ta fin de cette -semaine ou à ia fin de la semaine pro-chainie, Le cha nceilirr répondra aux interpellations faites par des soeiaOiwtes, la «semaine dernière,.sur la nonrination d'agitateurs pan-germanistes à des grades d’officiers.Ottawa, 4.— On annonce officiellement que le parlement est dis sous.La proclamation vient en vigueur samedi.Aucune date, a dit le premier ministre, n’a été fixée pour l'élection.Cela sera décidé subséquemment, bien qu’il soit improbable que la da-tu de l’élection soit antérieure au mois de janvier.M.Hugh Guthrie a été assermenté cet après-midi comme solliciteur-général.On parle de la sortie de sir George Foster du ministère, sans que l’on puisse savoir s’il deviendra sénateur ou s’il occupera un poste élevé en dehors du Canada, et il est question d’un autre portefeuille plus important pour M.Meighen, (nie Ton reconnaît aujourd'hui comme le bras droit du premier ministre.On s’attend à d'importants changements demain.M.Arthur Sif-ton, premier ministre de TAlbcrta, est arrivé aujourd’hui à Ottawa, et assistera sans doute demain à la conférence des libéraux dissidents.Sir Clifford Slfton, rencontré aujourd’hui dans la rue, avait l’air content et radieux, mais n’a fait aucune déclaration.En attendant, le premier ministre continue scs démarches pour iiT formation d’un cabinet d’union : il doit avoir demain une entrevue im portante avec M.Câlder, de la Saskatchewan, représentant tes libéraux eonscriptionnisies de l’Ouest.est toujours question de MM.Titt-blado, Arthur Sifton, Edward Browse, .1.G.Turriff, T.A.Crorrar et E.P.Davis, ces deux derniers de Vancouver.De plus on dit que le ministre du Travail sera M.1.O'Do naghue, avocat et chef ouvrier rie Toronto.Le ministre de l'Intérieur, M.Hoche, doit démissionner prochaine ment, et devenir Ton des trois mcni*.brrs de la commission du Service civil.On parle encore de M.Burrell comme greffier de la Chambre.La démission probable de sir Wilfrid Laurier continue de faire le su-ejf de toutes les conversations.LES SUEDOIS SONT INDIGNÉS Stockholm, 4.- La détention de vaisseaux suédois par les Etats-Unis, la France et ia Grande-Bretagne, et la capture de charbonniers suédois en route pour Rotterdam et Gothenburg par les Anglais ont soulevé l’indignation populaire, même dans les milieux favorables aux Alliés.La presse suédoise ne cache pas sa colère.M.BREWST -;r sera-TRE ?T IL MINIS- GOÉLETTEBOMBARDÉE Londres, 4.La goélette américain,e “Annie F.Couüen" a essuyé le feu d’un sous-marin au lia tige des ik-,s Stilly, 'mercredi matin.L’équipage a atterri sans perdre on seul de ses huit hommes.BLESSE INCONNU Un inconnu ramassé rue Vitré, angle de la rue Radieux, a été transporté sans connaissance à l’hôpital Général, hier soir, souffrant de contusions internes reçues on ne sait comment.La victime n’a pas repris connaissance et Ton ignore son nom et son adresse.DUEL D ARTÎLLERIË SUR LE FRONT RUSSE Peftrograd, 4.— A l'extrémité j «ptcnîrioiM.ie du front rosàse, dans J 1m région de Jacobs tarif, un duel i (rartillerie d’une grande violence * par une i ^ r*«ei- lïit le rapport officiel la Rérade d’^ound'hui.Sur le front roumain, dans le sec-teuir de Pojünan, l’ennemi a quitté ses tr a nichées avancées et s’est rc-p*è sur une position plus favorable.RL LAPORTE liSTRE ?Victoria, G.A., 4.Le premier ministre provincial, M.Brewster, a reçu d( M.Borden l'invitation d’entrer dans un cabinet de coalition.11 est parti (lier pour Ottawa, où il va conférer avec le premier ministre du aGnnda et discuter avec lui et avec les libéraux de l’Ouest déjà là-bas la queslion de faire partie d’un gouvernement unioniste.ORGANISATION DEJBATAILLONS On est à organiser deux bataillons de réserve, qui serviront au renforcement des troupes canadiennes en Angleterre.Le “1er régiment du Québec” es! aux casernes de la rue Guy, sous le commandement du lieu-tenant-colonel Fiché.Le 2ème régiment, composé de Canadiens français, a pour commandant le major Daly Gingras, et aura ses quartiers généraux aux casernes de la rue Reel.Le camp de Val Cartier fermera de bonne heure, la semaine oro-chaine, et le régiment “Maclean Highlanders", du Nouveau-Brunswick, viendra continuer son entraînement à Montréal.NAVIRES ITALIENS COULÉS Rome, 4.T,es p drifts marlMmes italiennes pour la semaine finissant le 30 septembre se boraten t à deux voiliers de plus de Kent tonnes et à trois autres de moins de moindre tonnage, Un petit voilier a pu échapper à lia poursuite d'un, so us-an art n.MORT DE M?DUROCHER M.Jos.Durocher, huissier, de Longtieuil, est mort subitement à sa résidence, chemin de Chambly.d'une syncope.M.Durocher était souffrant depuis quelque temps.¦ TROISIEME RUEE A YPRES On apprend à Montréal dans les milieux bien renseignés qu'on a of ferl à M.Iformisdas Laporte, ancien maire de Montréal, un portefeuille dans le cabinet Borden.Des démarchés ont été faites auprès de lui dès la sortie de M.Patc-naude mais M.Laporte est resté hésitant.Une nouvelle pression ayant élé exercée, ces jours derniers, il pa-| rai! maintenant que M, Laporte voit l’offre de M.Borden d’un meilleur oeil; il doit donner, assure t on.une réponse définitive d’ici quelques heures.M, Laporte occupe déjà une fonction à Ottawa : il est membre :1e la Commission des achats de guerre.M.ViLAS AU CONSEIL LÉGISLATIF Québec, 4.M.F.William Vilas, député n la Législature pour le comté de Brome, a élé nommé conseiller législatif pour la division Wellington, en remplacement de M.F.R.Gilman, décédé, Le nouveau conseiller Iglslailf esl né à Farnham en 1853, 11 reçut son éducation dans son village nalal.M.Vilas esl manufaciurier et fai, partie du Conseil des Arls et Manufactures, Elu par acclamation à la législature de Quebec le 17 septembre 1005, il g toujours été réélu depuis, cette date, M, Vilas demeure à Cowansville, Londres, 4.— Le feld-maréchal Hatg a inauguré une nouvelle offensive, à Test (TYpres, Le communiqué officiel d’aujourd’hui dit que les Anglais se sont porté.s à l’attaque, ce matin, sur un front étendu, et accomplissent une progression satisfaisante, Ils ont déjà fait plusieurs prisonniers.PROGRES SUR UN MILLE Sur le front anglais, en Franco et en Belgique, 4, — Dans J’offensi-va commencée ce matin, à Te,st d’Y-ures, les troupes du feld-maréchal Ilaig ont pénétré par endroits dans les lignes allemandes, sur une étendue d’un mille et ont dépassé la crete du plateau de Passchendaele-Gheluvelt- De bonne heures, les Allemands ge rendaient par centaines.Les Anglais ont déjà pénétré bien au-delà du hameau de Hroddseinde, où se croisent les chemins allant de Zonnebeke à Moorsled, et de Pues-chendoaels à Reclaire.CALME SUR LE FRONT FRANÇAIS Paris, 4.“Nuit calme”, dit le rapport officiel d’aujourd’hui, "sauf sur la rivo droite de la Meuse, où Partillcric a été très active, de chaque côté.Plus au sud.Cameron Covert, qui avait été le théâtre de plusieurs durs combats, a été laissé bien eu arejére.La bataille d’aujourd’hui a eu vieil le long de forteresses comprenant le système de défense d'importance vitale pour l’ennemi, le long de la hauteur PassehendaeleÆheluyelt, > ] 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 4 OCTOBRE 1917 VOL.VIII.—No 2V —-• — - .— -————- — - — TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D'EMPLOI:—hisou’* 20 mota.10 «eus.et V livres le moins, de l’année, pour $20.00.Trois poulettes Livourne blanches et un cochet, $7.00.Plus jeunes, quatre poulettes et un cochet, $5.00.Linq poulettes Livourne brunes et un cochet, $10.Neuf poules Campines argentées, $15.Oies Toulouse.Paons, Pintades, Lapins, de toutes sortes.Catalogue illustré, 15 gravures, à 15 sous par malle.Traité élémentaire sur l’élevage du dindon.25 sous par malle.Incluez toujours timbres pour autres informations.La eermr avicole vamaska, saixt- HYACINTHE, Qné.J.O.LAUZON.610 Mon't-Royal-esi, Saint-Louis, 5390.Marchand de pianos, pianolas.Columbia Graifonoia-Disques, machines à coudre.Conditions faciles.POELES—FOURNAISES!—MEUBLES H.SABOURIN, 2543 Saint-Hubert, près Beaubien, téi.St-Louis 3143, fournisseur d’ameublements; échange poêles et meubles.Special: Voyez la “fournaise à fourneaux”.Achetez maintenant, avant l’augmentation.AUTOMOBILES -O BOUCHE-TROU.Composition fibreusje bouchant Instantanément les “trous” des chambres à air.N’endommage aucunement le.caoutchouc.Expérience faite par M.Milton Herse y.circulaires sur demande.ARTHUR LEONARD 2179 Clark.Tél.St-Louis 314.BUANDERIE LAVAGES de familles demandés.Humides 75c; séché, $1.00; linge 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Nous entrons dans la phase dans j laquelle les convulsions des nations seront les plus intenses 4t dans ia quelle lotis les fruits à recueillir peu vent être gagnés à jamais ou jetés de côté sans prévoyance.Ce iTest pas le temps de parier ue paix.C’est ie temps de parler de la volonté an glaise, de la puissance anglaise et du devoir des Anglais.Il n’existe aucune différence entre la paix que M.Asquith a définie dans son dis cours et ia paix que le président Wilson demande.Les deux énoncés en viennent à la même conclusion, à savoir ; le renversement décisif du militarisme prussien.Nous avons sobrement énoncé de nouveau nos buts de guerre, mais ils ne sont pas encore atteints.Le militarisme prus-Uen n’a pas été abattu.Ce n’est pas une exagération de langage de dire que les chefs du militarisme prussien sont les ennemis du genre humain.Si la paix se terminait demain par une paix sans conclusion, le militarisme prussien prétendrait qu’il aurait sauvé l’Allemagne de l’invasion et de la défaite.Les chefs 'ne du meilleur aloi.Les élections des officiers de eette importante section de La Casquette ont eu lieu et ont donné le résultat suivant ' Président: Louis Morel, I athlète policier bien, connu; \ ice-pn dent: Albert Desroches : Secrétaire- l’résorin : l ied.Brouillet te; Gérant : Armand \ aiilanrourt : Conseillers: Horace Legault, Armand LeBeuu, Albert Dtifort, Joseph Boaueaive et G.Doslongchamps.Ig-s athlètes do La Casquette s'occuperont particulièrement des sports suivants durant la prochaine saison: lutte, boxe et “Volley Bail ".Lundi soir prochain, il y aura réunion LES INDIENS ET LES CRESCENT LUTTERONT FERME CES DEUX CLUBS SE LIVRERONT UNE LUTTE ARDENTE POUR DÉCIDER DU CHAMPIONNAT, DIMANCHE, AU SHAMROCK.Les Crescent se préparent avec une ardeur inconcevable à leur rencontre de dimanche au Shamrock, contre 1rs Indiens.Cotte partie a pour eux une signi- Chnndails tout laine et diverses couleurs $S.OCIen monlant 5.-A.de Lorimier, m-OUERT, RUE NOTRE-DAME générale de tous les athlètes pour la première leçon de lutte et de boxe.La réunion est convoquée pour huit heures précises.Mardi et jeudi de la semaine prochaine auront lieu les réunions régulières des athlètes qui après la semaine prochaine se feront comme par le passé tous 1rs lundi, mercredi et vendredi soirs.Les officiers comptent pour lundi soir sur la présence de tous les athlètes dont l'assistance ponctuelle est absolument nécessaire au succès de la saison qui s'annonce comme magnifique.Une grande soirée sportive aura lieu à la fin du mois et nous pouvons dès â présent annoncer que le programme de eette soirée mettra Eugène Brosseau aux prises avec un des meilleur boxeur du Canada.fication immense.Victorieux des l’caux-Rouges, ils rencontreront les Chevaliers de Colomb dimanche en huit, et au cas d'une autre victoire sur les Chevaliers, ils seront sur un pied d’égalité avec les Indiens.Les amateurs peuvent s'attendre à une joute sensationnelle au possible, qui vaudra bien des parties de ligues majeures.Les Crescent, si on consulte leur dossier, ont toujours terminé la saison en excellente posture, et on se rappelle, l'an dernier, la lutte passionnante qu'ils firent aux Stars.Jamais, notre ligue semi-professionnelle n'avait eu des joutes aussi émouvantes dans ses annales, et le même spectacle nous est fourni eette année, et par deux clubs d’une exceptionnelle vaJeur.Les Indiens ne prendront aucun risque, dimanche et joueront pour vaincre.Palmer sera dans la botte, en grande forme et le roi des “strike-outs’1 se surpassera pour donner la victoire et le championnat definitivement à son club.-*- Tout bon Canadlen-rrnnçali désireux de se tenir au courant de la lutte pour sa lanjfue doit lire le NATIONALISTE.La Ligue Jacques-Cartier dont 1rs hri!» Imites exhibitions de crosse ont attiré eette année les fervents de sport on si grand nombre, terminera, sa saison le 14 octobre.L’avant, dernière séance aura Heu dimanehe.prochain alors que le National Il champion de la ligue recevra la visite du Pacifique-Canadien.Ce sera la dernière partie de crosse de la saison à Maisonneuve.Le publie, aura occasion de voir les deux meilleurs scorers de la Ligue, Donat Bellerose, 22 points et John Craig, 21 points.Le même jour, le Saint-Pierre-aux-Liens se mesurera chez lui avec le Rosemont qui ira lui rendre visite accompagné tic nombreux partisans.11 est certain que la lutte sera chaude et acharnée.Les deux clubs ont l’ambition de terminer leur saison par une victoire et tout fait présager qu’ils mettront tout en œuvre pour triompher.Les amateurs du jeu de crosse seront témoins d’une grande partie.Il y a apparence que toute la population de Saint-Pierre-aux-Liens et des environs assistera à cette joute.-«- LAFRANCE A PRIS SA REVANCHE HIER Le champion Lafranee n pris sa revanche hier soir sur M.Gendron, aux salles de La Casquette devant une assistance d’environ trois cents personnes.Ce fut une partie très contestée qui se termina très tard.Le jeu était à chances égales è 20 contre 20 quand après un bon pion-nage, Lafranee força M.Gendron à perdre quelques pions.Le jeu était de 17 à 16, quand M.Lafranee passa le premier à la dame.Le jeu se continua et comme M Gendron tenait A passer lui aussi à la dame il dut sacrifier quelques pions, tactique qui donna la victoire è M.Lafranee.La prochaine partie sera jouée vendredi soir nu même endroit.Elle commencera A 8 heures p.m,, précises.-C- partie d’exhibition .4 St-Louis: St-Louis, Am.100000001—2 10 5 St-Louis, Nat.000020001—3 10 0 Loudermilk et Severoid; Meadows, Packard et Snyder.CHOSES MUNICIPALES LA SANTÉ EN PEUT SOUFFRIR OPINION DU Dr BOUCHER AU SUJET DES DEFICHES HUMIDES SERVANT PE NOURRITURE AUX BESTIAUX.— NOS LEGISLATEURS SONT POUR LE CHOMAGE.— NOTES DIVERSES.Il y a quelque temps, M.L.A.Ekers demandait au bureau des commissaires de bien vouloir lui donner l’autorisation de vendre, au moins durant la guerre, le résidu de l’orge servant à faire de la bière, dont les cultivateurs se servent pour nourrir leurs bestiaux.Le directeur du bureau d’hygiène, auquel la requête avait été soumise, vient de déclarer aux commissaires qu’il ne peut Jeqr recommander de se rendre au désir de M.Ekers.Le Dr Boucher motive son refus dans la lettre suivante qu’il a envoyée au bureau : “L’emploi des drèches humides, dit-il, comme nourriture pour les vaches, est de nature à diminuer la qualité du lait et dommageable pour la santé des animaux.Les drèches humides fermentent très rapidement et surissent en quelques heures de sorte qu’il est impossible de les donner aux animaux avant qu’elles ne soient desséchées.“Il est vrai que la quantité de lait est augmentée par leur emploi, mais il est admis par les auteurs que c’est au détriment de sa qualité.Ils recommandent qu’elles ne soient pas utilisées avant d’avoir été au préalable desséchées.“Tous les règlements des bureaux d’hygiène en prohibent l’emploi à l’état humide.On peut citer entre autres les ordonnances des bureaux d’hygiène de Pittsburg, New-York, St-Louis, Philadelphie, Chicago, Denver, Boston, Cleveland, Brooklyn, du Conseil Supérieur d’Hygiè-rie de la province de Québec, etc., etc.“L’emploi des drèches desséchées n'est pas défendu parce que ,1a fermentation est abolie par le desséchage tout en gardant aux drèches toutes les qualités nutritives qu’elles contiennent, de sorte que les brasseries peuvent en vendre et les laitiers les utiliser sans inconvénients.Les brasseurs pourraient installer des appareils appropriés nu desséchage des drèches comme on en a fait l'expérience à la brasserie Molson.“Pour toutes ces raisons, conclut le directeur du bureau d’hygiène, je ne puis recommander au bureau de contrôle de se rendre à la demande de M.Ekers.” Ce dernier sera informé des conclusions susdites.FAUTE DE QUORUM La commission de législation devait siéger, hier après-midi, pour étu r la question des abattoirs, celles des amendements à la charte et ries réformes municipales, mais.elle n’a rien faite, faute de quorum.—Les ingénieurs du pont de Québec remercient les commissaires de la résolution de félicitations qu'ils ont adoptée à leur adresse.—Les procédures en expropriation des terrains de la rue Notre-Dame-ouest sont à la veille de prendre fin.Le rapport sur les maladies contagieuses, pour la semaine du 29 septembre, accuse une amélioration sur la même période de l'an dernier.—Les membres du personnel du service de l'aqueduc demandent, mais en vain et pour cause, une augmentation de salaire.LER ARBITRES DES SÉRIES DEPUIS 1908 Les arbitres nommés pour les séries mondiales de 1017 sont W illia_rn-J.Klcm et Charles Rigler, de la ligue Nationale et Frank O'Loughlin et William-C.Evans, de la ligue Américaine.Tous ees officiers ont'une grande expérience car ce quatuor ont officié ensemble dans les séries de 1012 lorsque les Boston Red Sox ont triomphé des Giants dans la série mémorable de huit parties et en 1915 alors que les Boston fie la ligue Américaine ont gagné quatre parties sur cinq contre les Philadelphie de la ligue Nationale.Pour la troisième fois, cette saison, ils ont.été choisis pour conduire les parties pour le championnat mondial du baseball.Klein a agi comme, arbitre ri An s les séries mondiales en 1908 et depuis deux séries ont été disputées sans que ses services fussent requis.O'Loughlin a offieié pour la première fois en 1906 lorsque les White Sox triomphèrent des Clubs dans quatre parties sur six.11 était aussi l'un des arbitres en 1909 entre Pittsburg et Detroit, ainsi qu’en 1912 et 1915.Rigler sera vu pour la cinquième fois arbiter les parties qui décideront du championnat .Sa première apparition fut en 1910 puis en 1912, 13 et 15.Evans débuta en 1909 alors qu'il avait pour associés Johnstone.Klem et O'Loughlin dans la série entre Detroit et Pittsburg.Voici la liste des arbitres qui ont offieié depuis 1908 : 1908— Klem, Connolly, Sheridan, O’Day.1909— Johnstone, O'Loughlin, Evans, Klem.1910— Connolly, O'Day, Rigler, Sheridan.1911— Klem, Dineen, Connolly, Brennan.1912 -Klem, Evans, Rigler, O'Loughlin.1915—Klem, Egan, Rigler, Connolly.1914— Klem, Dineen, Byron, Hildebrand.1915— Klem.O'Loughlin, Evans, Rigler.1916— Connolly, O’Day, Quigley, Dineen.1917— Klem, Rigler, O’Loughlin, Evans.CLUB STE-ELISABETH Le club Ste-ftlisiit>eth aura sa 1ère assemblée du mois le 8 courant à son loral.Cette assemblée commencera à 8 heures précises et plusieurs questions de grande importance seront discutées, voir celle du hockey.Tous les membres du comité et tous ceux du club sont priés d'y assister.Tous ceux des membres et autres qui aimeraient à se renseigner sur le but, les tendances et les aspirations du rlub Ste-Élisabeth auront pleine et entière satisfaction en s'adressant au Secrétaire-Archiviste, B, Baron au local du Clulç 2245 St-Jacques, Montréal.LES LIBÉRAUX UN CANDIDAT VIEUX-ROUGE M.TANCREDE MARSIL, SE RECLAMANT DE LA VIEILLE ECOLE LIBERALE, ACCEPTE LA CANDIDATURE QUE LUI OFFRENT DANS HOC11ELAGA LES CLUBS DECARIE ET DE LORIMIER.M.Tancrède Mar si 1, directeur de la “Liberté”, sera candidat “vieux rouge” dans la nouvelle circonscrip tion électorale d’Hochelaga, aux prochaines élections générales.Il a accepté hier soir séance tenante cette candidature que lui ont offerte les clubs Décarie et de Lori-mier par des requêtes contenant respectivement 500 et 000 signatures, paraît-il.L'assemblée convoquée par M.Marsil lui-même fut surtout intéressante par l’interruption d’un jeune homme, alors que M.Marsil condamnait avec vigueur “la loi maudite de conscription décrétée par Borden le bourreau”.“M.Marsil, dit-il, protesteriez-vous de la même manière, si cette loi de conscription avait été promulguée par Laurier?” Des murmures s’élèvent alors dans la foule.Quelqu’un crie que j c’est un “Bourassa”.On applaudit1 d’un côté tandis que d’un autre on veut empêcher l’interrupteur de parler.M.Marsil invite l’interrupteur à venir poser cette question sur l’es-! trade.Celui-ci s’avance bien décidé; et répète sa question.“Je suis candidat pour combattre la loi de eons-cription de Borden, répond M.Mar-j sil.Je la combattrais avec la même vigueur, si elle avait été décrétée par Laurier.Je serai toujours contre cette loi et cela durant ma vie entière.” Ces paroles sont acclamées.Cependant, un vieil électeur s’écrie : “Donnez-lui un papier, afin qu’il si-| gne sur-le-champ cette déclaration." Le papier ne vient pas et Marsil ne signe point.“Il faut se méfier de ces candidats! qui ne représentent pas une idée,! mais un chef, remarque un autre.Il] faut prendre ses précautions.” Un-fin, Marsil peut continuer son dis ! cours qui est à peu près le même que] celui prononcé au parc Là Fontaine,! avec cette variante qu’il a produit hier un affidavit signé par Emery] Saint-.Içan, rue St-André, attestant; qu’il (Marsil» n'avait vendu que 310j caries de la “Ligue des Fils de la Li-, berté”.“C’est loin, remarque-t-il, des! 50,000, (10,000, 75,000 et même 100,-000, dont on parlait en certains milieux.” L’orateur poursuit en se réclamant de la vieille phalange des La-belle, des Wilfrid Prévost.Quand il s’est présenté dans Ragot, c’était pour combattre la marine Laurier et s’il avait su dans le temps que Laurier serait baltu, jamais il n’aurait été candidat contre le vieux chef.Il invoque pour se justifier les noms rie MM.J.-L.Perron, conseiller; législatif et avocat des Tramways, et L.-J.Gauthier, député de Saint-Hyacinthe."Je leur mis le marché en main, ajoute-t-il, lors de la nomination à Saint-Liboire.Si vous croyez que Laurier puisse être battu, je me retire; si non, aidez-moi.” M.Marsil désire que Laurier reste le chef respecté du parti libéral, malgré les coups de jarnac des G.P.j Graham, des Guthrie, des Pardee,; qui étaient, en 1911, avec Laurier pour la marine.En passant il dénonce l’attitude1 de MM.Sévigny, Blondin et Pate-naude.M.Marsil dit ensuite que ce sera sa dernière lutte et s’il revêt une] “nouvelle veste en peau de castor”, eh! bien, il se soumettra encore une fois Avant de terminer, M.Marsil conseille à tous de courir aux tribunaux d’exemption.Les procédures dureront longtemps.'D’ici là, les élections! arriveront et Borden le bourreau sera chassé du gouvernement.“I>e peuple n’est pas prêt pour une révolution, declared il, car il n’a! ni canons, ni mitrailleuses.La meilleure des protestations, ce sont les élections générales.Allez voter et, élisez le vieux chef libéral." -M.Marsil assure qu’il sera Candida} jusqu’au bout, el #1 demande en grâce aux siens de ne pas le calomnier.11 n'est pas vendu et n’est pas “une fripouille”.Le docteur Eeprohon et M.Saint-! Aubin présidaient cette réunion qui a eu lieu dans la salle de l’école Baril, à l’encoignure des rues Stadaco-na et GhambTv.COBB A LEVIS Ty Cobb et.Mitchell, un larc ur du! Détroit, seront à Lévis, dimanche prochain ] le 7 courant et figureront, dans une partie ! d’exhibition qui aura lieu au Pare d’Amu-i sements Sportifs de Lévis, entre deux clubs out.Rail.T2 iSt.Paul 29V*!Third Ave.Union Par.20 U.S.Ste.or, 18V » -s.steelp.49H|l’tahC*ppe .Westingpou .I.tT.Sli,'.91 w-, (9“,] M iim.y'ijsü HWy io»H I15AC UâVi 90 | 39 J614 «H Coar.f.nrnia par ta maison Bryant.Dunn and Co., rua Saint.Fran coia-Xavitr.No 86.Montreal.Offre.De- mande.Adan«c .tfi 17 A pcx 08>i Bailey or.Beaver Boston frock .40 Chanü).Fer .12 12*4 Coningas 400 ~ Crown Bps .25 27 F, Davidson .39 40 Dome Lake.IDA 16 Dome Mines .750 Gifford .04% 05 Hargraves .10 1114 Hollinger 525 580 Kirk Lake .-in 41 LaBose .40 McIntyre .140 143 McKinley ar 53 58 Mining 'Corp.of Can 410 420 Newray 06 .Ophlr .lOi.j 11 v, Pete ÎJikr 11 - Pnrc ( rown 11 Pore Tisdale .OHa 02 Pore Vi pond 27 Pres E Dome .04 04 Uj 37 Provincial Schumacher 58 Silver Id'nf 02 Trek Hughes .30 41 Temisk .3412 351; Thomp-KHst .0(1 no a; Trrthewcy 14 u£ Vac Oil and Gas .os HI West Dome Con .1(1 18 ARTHUR BRUNEATT, CANADIAN PACIFIC CHANGEMENTS DANS LE SERVICE DES TRAINS A l'occasion du Jour d’Action de Grâces, 8 octobre 1917 Les trains suivants seront supprimés et changes comme suit: DIMANCHE, 7 OCTOBRE No l.jfi de Sain te-Agathe, à 7.30 p.m., dû à Montréal (gare Vigor) à 10 p.m.sera supprimé.Le No 400 dp Mont Laurier k 2.45 p.m., dû ô Sainte-Agathe à ES BiLLSTSs 141-143, St-Jacqu** -—-s- -— Tel.Bell.IVIaln8125 COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL horaire du service suburbain POUR 1916-17.Hotel Windsor.Gares Place Vlier et de ta Rue Windsor Membre, Bourse de Montréal BRÜNEAU & DUPUIS COURTIERS Burefiu de Montréal, 97 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVIER 8uceur»al«a : QUEBEC et SOREL , Fil direct arcc POST * FLAGG.New-York ! PROVINCE DE QUEBEC, district |t!e Montréal, riaitis ta Cour rie cir-jeuit (tu di'itrict de Montréal, No 16328.Edouard Fabre Sutrveyer, jC.R., de la ville d’OuIreimont.Hono-|ré Ac+iirn.M.P.Thomas J.Uonan, ! Bernard Bouirdon.tous avocats des U’itè et idistnict de .Montréal et 'pratiquant ensemble leur profession sous les nom et raison sociale de Sur-veyer, Achim et Conan, demandeurs, vs Aux héritiers de feu Charles P.Best, de son vivant de la cité de Rochester, dans it’Etat de New-York.un des Etats-Unis d’Amérique, tes dits héritiers de lieux inconnus, défendeurs, 11 est ordonné aux dé-fehdcurs do comparaître dans te mois.Montréal, 2 octobre 1917.(Par ordre) U.BOUVIER.Dénuté-«retffier de la dite Cour.I t.ACHIN'K.— Du bureau de Fait*.Service de 1U tuin.Ue 5.40 a.m.à 8.00 a.m.20 tuiu.de 8.00 a.m.à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.iu.k 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m.k 12.00 minuit.DE I.ACBINE.—Service de:— 2U min.de 5.50 a.m.à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m.k 9.00 a.m.20 min.de 9.00 a.m.k 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m.k 8.00 p.m.20 min.de 8.00 p.m.k 12.10 a.m.Dernier extra a 12.50 twu, 8AULT - AU - RECOLLET ET SAINT.VINC'EN T-DE-PAUL.—¦ De Saint-Demi k baint-Vinceut.—Service de 15 min.de 5.15 a.m.k 8.00 a.m.20 min.de 8.00 u.n>.k 4.00 pmi.15 min.ti fjnj chêne Impé- 4 /! 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E! reaux.La verge .«TrO COUSSINS TOUT FAITS, dessus en tapisserie, finis avec glands.Chacun .PORTIERES EN DAMAS, rayures orientales, finies avec glands, 30 pouces x 3 verges.La paire.^ 25 —Au troisième.Remèdes brevetés à réductions de prix SACS A EAU CHAUDE,en caoutchouc rouge, Valant 1.25, pour.6B SERINGUES - FONTAINES, caoutchouc rouge.Valant 1.25, pour.RO EAU DE VICHY “AUGUSTINE”.Valant .25, 2 pour.•• .27 EAU DE FLORIDE “TAYLOR *.Valant .15 pour.30 SAVON DE TOILETTE SEWORD.Valant .10, 4 pour.SAVON DE TOILETTE ARMOUR avec une serviette pour la figure.Valant .15, pour .10 LAIT MALT DE HORLICK.Valant .50, pour.-4 fi CREME DE ROSES “YVETTE”.Valant .25 pour ., .•.• • •.• • • *0 ONGUENT DE MENTHOL.Valant .2a, pour.• 10 POUDRE DE RIZ PLASSARD.Valant .(50, p.ÎÏO Avec chaque boîte de cette poudre, nous donnerons un échantillon de tonique pour les cheveux et shampooing de Mme Harlene PIERRE DE MAVVS pour nettoyage h soc Valant .15, pour.PASTILLES BALSAMIC.Valant .25, p.FRKEZONE pour les cors.Valant.pour.SIROP CORDIAL DE CERISES, pour .10 .15 35, .‘Z 5 le Valant .05 O rhume.Valant .15, pour PATE A DENTS TAYLOR pour.SAVON DE CASTILLE, 100 pour cent pur.Valant .15, pour.12^ NETTOYÉCR POUR LES MAINS,
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