Le devoir, 7 juillet 1936, mardi 7 juillet 1936
Montai, «warit T 1»3g KiOACTION IT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRI.DAMI MONT RIAL TELEPHONE ; HArtwur 1241 SIRVICI DI NUIT i Adminl*tr«tion HArbour 1243 Réduction : „ „ m , .HArbour 3679 Cérant • » .HArbour 4897 LE DEVOIR / VOLUME XXVII — No 15« .1 "*¦* ——».TROIS SOUS LE NUMERO i AIONNIMINTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal at bannaua».E.-Uni« at Empira bHtannlqua « 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA ,• * 2.00 Diractaur-géranr: Gaargaa PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rélacfaiir an chafs Omar HIROUX E.-UNIS at UNION POSTALI *, 3.00 Le programme agricole Godbout Le premier ministre formule un programme en douze points, mais il oublie les trois points principaux tin secret et honnête, d’empêcher les ministres de siffler dans les con-j sells des entreprises industrielles ou d’utilité publique.En tout cas, ide tels engagements, après l’attitude jpassée de M.Godboet, ne prennent-! ils pas, pour l’électeur, une saveur toute particulière?Il s’agit mainte* nant pour le gouvernement de Québec de garder le pouvoir.Pour le faire, n’est-il pas nécessaire de eôn-T , sentir des concessions à l’électeur.Le premier ministre ne semble pas avoir foi dans qui est décidément en faveur de ces 1 organisation: il n’en fait paa mention dans son ma-!r^ormM’ Si te! est le cas, les en-nifeste.Nous voudrions connaître sa- politique “nou- i** ^:lP^boul n en.1sontt « .y „ , v pOUVOir8 public* ne passent pas une législation concernant l'agriculture san» con- suiter les associations agricoles.Chez nous, 1 union | élection générale qu’on se deman- Lm novice en économie rurale dirait que notre agriculture a Surtout besoin de science, de capitaux et d’organisation, Dans son manifeste électoral, le premier ministre formule un programme agricole en douze instituteurs des deux sexes les cours de vacances qui ont été discontinués depuis quelques années.C’est la seule allusion qu’il fait i la vulgarisation de L science agricole.Dans une conférence à IXIniversité d'Ottawa, M.Godbout admettait que l’enseignement supérieur de l’agriculture n’existe pas chez nous.A cause de cette lacune nous sommes obligés de demander à 1 étranger la solution de problèmes qui se posent différemment dans les autres pays.Impossible d’avoir ur, enseignement agricole précis, approprié à notre milieu, inspirant confiance aux étudiants et aux cultivateur».* On attribue la transformation agricole du Danemark à son merveilleux système d'enseignement agricole.Chez nous, contrairement à tous les principes de la pédagogie, on a demandé aux agronomes d’enseigner les meilleures méthodes de culture aux cultivateurs d’âge mûr.C’était peut-être plus habile au point de vue électoral.Mais nous aurions actuellement une génération de cultivateurs instruits si les techniciens agricoles avaient travaillé depuis vingt-cinq ans sur les jeunes, qui se chargeraient de convertir leurs pères.C’est dans ce sens que devrait être réorganisé le corps agronomique.Nous savons pertinemment que la grande majorité (les agronomes veulent remplir leur véritable rôle d’éducateurs.Les lacunes de notre enseignement agricole suffisent à expliquer le marasme de notre agriculture.Les gouvernements ont dû adopter des mesures d’exception pour empêcher un grand nombre de cultivateurs d être dépossédés de leurs ferme*.Le» sources de crédit agricole sont tarie».Il faut que l’Etat lui-même se charge de fournir aux agriculteur» les capitaux dont ils ont besoin pour renouveler leur* hypothèques et améliftrer leurs fermes.M.Godbout a toujours refusé d'organiser un crédit agricole.Cependant, il promettait, en 1931, d’établir un crédit provincial dès qu’on lui aurait prouvé l’inefficacité du Prêt agricole canadien.Cette preuve est évidente pour tout le monde et depuis longtemps.Le manifeste électoral parle d'établir “un prêt d’accommodement ou d’exploitation dont le service sera offert aux Caisses populaires” et de doubler l’octroi accordé à ces organismes pour l’inspection dea unités locales.Ne serait-il pas aussi facile d’organiser par l’entremise des Caisses un système de crédit à long terme?Le gouvernement contribuerait ainsi à déve lopper une institution qui peut assurer l’indépendance économique de notre race.un aulne homme, jadis, lui aussi chef de gouvernement, multiplia lanf les promesses à la vef'le d’une .~ -i élection générale qu’on se deman- professionnelle est ignorée; ce n’est qu’indirectement,, da quelles choses 11 pouvait encore en faisant pression stir l’opinion publique, qu’elle | ,r,ouve,C ?promettre.11 n'y en avait g*?,* *“!¦*»«• « «» «.gouw„™«t.Le pre- i g "„*¦ TMiH; mier ministre veut-il continuer a diviser le* cultiva- plus écrasante défaite qu’il y ait leurs en maintenant à coup* d’octroi* une foule de jamais eue, è Ottawa.Let hômi société* parasites?11 suffirait d’une seule association professionnelle groupant tou* le# cultivateur* et coordonnant toutes no* activité* agricoles.Tous les problèmes agricoles se résument à celui-ci: comment chaque cultivateur peut-il retirer de sa ferme le plu* fort profit possible par la vente de se* produits?C’est dire que l’organisation de la vente est aussi importante que la production.Le premier ministre propose d’instituer “un Office dea débouché» agricoles qui jouera un double rôle, de concert avec, le département de l’Agriculture: a) orienter la pro- ,à' y a.troP d’Anglais Ici, il n’y duction; b) organiser le placement des produits à l’étranger par l’entremise d’agents à Londres et à New-York .En exportant, par exemple, notre surplus de beurre, nous décongestionnerons le marché canadien au profit des producteurs dés provinces étrangères.Il est impossible d’organiser autrement que sur le plan national l’exportation de la plupart de nos produits agricole».homme s’appelait M.Bennett.M Godbout l’imite dans la voie des promesses; le sulvra-t-ll dans les sentiers de la défaite?Immigrants Depuis deux ou trois semaine», on entend derechef parler du regroupement de la population de l’Empire britannique dans les territoires de cet empire.Il y a trop de blancs ici, il n’y en a pas assez Les producteurs ne dqivent-il* pas avoir leur mot à dire quand il s’agit d’organiser la vente de leur* produits?Ce principe était à la base de l’Office fédéral des marchés.L’Etat doit se contenter d’être le représentant et l’arbitre de l’intérêt général.Nous avons insisté sur les trois points fondamentaux que M.Godbout a «oubliés.' Le* douze autres ne sont que l’énumération d’octrois offerts aux cultivateurs à la veille des élections.Octrois pour l’enlèvement des pierres et le drainage, 1 élevage du porc, la construction de porcheries, la production de la betterave, le chaulage des terres, l’aménagement d’entrepôts, etc, ( Le premier ministre ne nous propose pas un plan d’ensemble pour le relèvement de l’agriculture; il veut tout simplement continuer le système d’octroi à la cuiller qui fut jusqu’ici notre seule politique agricole.Ce.sont de ces mesures fragmentaires, empiri-que*, prises sous la pression des circonstances et de l’opinion publique; de* coups de barre tantôt à droite ec tantôt à gauche.Ce n’est pas un programme cohérent, ordonné, de mesures inspirées par des vue» d’ensemble.Albert RIOUX L’actualité Les maximes du “Soleil" Le Soleil publie chaque jour des maximes.Depuis peu.ces maximes semblent comprimées en plus d'un sens.* Mais quand on connaît >e pince-sans-rire qui les rédige, il faut admettre que son esprit subtil lui fournit le moqen de s'amuser.Cela ne parait an aux yeux des initiés, évidemment.Amusons-nous à lire ensemble les rayons tamisés—ainsi dèsiyne-t-on ces maximes dans le Soleil- -d’hier : Lne place, un employé Cette maxime se complète cl \s’éclaire par la deuxième: Les beaux jours du cumul sont passés.\.\ntrement dit, condamnation du \rèuime Taschereau qui a été si munificent pojir le Soleil, puisqu’il lui \n donné '>750.par jour de publica-\h'on.Ce n’était pas assez.Le Soleil en demandait plus.
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