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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 21 décembre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1917-12-21, Collections de BAnQ.

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?VOLUMK VIII—No 298 MONTRÉAL, VENDREDI 21 DÉCEMBRE 191?Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5TW) UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR DEUX SOUS LE NUMERO Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: .Main 7*460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I VERS LA LUMIÈRE Il faut revenir sur ces extraits du Toronto Daily Star et du Canadian Courier que nous citions hier.Quelque part de politique qui puisse se mêler à l’article du Star, les choses qu’il a dites subsistent et pourront faire réfléchir un certain nombre de lecteurs.Quant à l’article de M.Moore au Canadian Courier, il convient de rappeler que, bien avant la campagrîb électorale, celui-ci s’est efforcé de faire comprendre aux Anglo-Ontariens le point de vue français dans la question scolaire.Le Star constate un fait inéluctable: l’existence au Canada d'une) papulation autochtone, qui se croit lésée dans ses droits essentiels et qui tient à ces droits avec une passion égale à celle des Irlandais ou des Belges.Il ne se prononce pas sur le bien-fondé des griefs, se contentant de faire observer qu’au point de vue politique, ceci importe assez peu dès lors que îles griefs existent; mais il pose la question en des termes qui devront évoquer, chez ceux qu’il invite à se mettre pour un temps dans la peau des Canadiens français, quelques réflexions.La divergence d’opinion fondamentale entre Franco-Canadiens et Anglo-Canadiens peut, dit-il, se résumer ainsi : les Canadiens français disent que le Canada est un pays bilingue; les Anglais disent que le Canada est un pays qui possède une province bilingue.Pour notre part, la définition est exacte; le Star affirme qu’elle l’est également pour les Anglais.Nous voulons croire qu’il y aurait des exceptions à faire, mais il est certain que cette formule traduit exactement le sentiment que nous avons vu s’exprimer dans quantités die journaux et qui paraît commander les actes de centaines de milliers d’Anglais du Canada.Nombre d’entre eux semblent même penser qu’elle exprime un type de haute générosité; ils paraissent croire qu’en consentant à nous laisser à peu près tranquilles dans notre “réserve”, ite font preuve d’une large tolérance.Mais le lecteur du Star qui se mettra pour un instant dans la peau' du Çanadien français devinera .peut-être que cette formule: Le Canada est un pays qui possède une province bilingue équivaut à ceci: Vous, Canadiens français, pionniers de ce pays, qui l’avez marqué de votre empreinte première, qui avez fait reconnaître dans la charte fédérale l’égalité de vos droits, qui payez les mêmes impôts que vos co associés anglais.où que vous soyez, pouvez jouir des mêmes droits que les Anglo-Canq-diens.à la condition de ne franchir ni l’Ottawa ni la Saint-Jean.Dès lors que vous sortez dos frontières de cette réserve, vous devez renoncer au plein développement de votre personnalité, vous devez consentir à n’être plus que des demi-citoyens, des citoyens de second ordre.Et alors, pourvu qu’il se pose cette simple question: Que penserais-je, si la situation était renversée?l’Anglo-Canadien commencera à comprendre le malaise qui existe chez nous.Après en avoir constaté l’existence, il en saisira les motifs, il.en devinera t’inéluctaible persistance.IJ se rendra compte que la prétention des majorités à écraser les minorités est aussi odieuse au Canada qu’en Europe, qu’elle produit les mêmes réactions et crée donc les mêmes problèmes.C’est un premier stade.L’article de M.Moore marque le second: c’est que les principes de jtslieo pour.lesquels on prétend se battre en Europe ont La même valeur au Canada que là-bas, que le cerveau d’un petit Canadien français est aussi respectable que celui d’un petit Belge ou d’un petit Serbe.El nous avons là le principe do tous les redressements, la solution de toutes les difficultés anglo-françaises, la promesse de paix entre Canadiens de langue française et de langue anglaise./ K * * Voici deux articles qui versent de la lumière.Nous les accueillons comme un présage heureux, et nous redisons le mot depuis si longtemps familier à nos lecteurs: Efforçons-nous d’éclairer nos co-associés anglais — tous ne sont pas des fanafiqués on des profiteurs — sur la position réelle du problème canadien, sur les motifs et les causes profondes de notre attitude.Bien de tout cela n’est perdu quoi que nous puissent faire croire parfois les apparences.Un jour ou l’autre la graine jetée en terre germe et porte ses fruits.Rappelons-nous que des articles comme ceux de M Moore atteignent l’élite intellectuelle anglo-canadienne, mais que M.Moore lui-même n’a songé à écrire ces articles qu’après que M.Samuel Genest l’eut mis en face de la dure réalité.Lorsque AI.Genest, jeté lui-même dans une bagarre à laquelle il n’aurait pas songé cinq ans plus tôt, rencontrait au Château’Laurier son vieil ami Billy Moore, pris jusqu’au cou par ses affaires, et lui disait: Mais voici ce qui se passe! Allez-vous laisser écraser le droit sans mot dire?il ne pensait sûrement pas qu’il allumait un flambeau qui se dresserait avec un pareil et si persistant éclat.Et, pourtant, son évidente sincérité, son dévouement passionné à la cause de la justice, assuraient à celle-ci un nouveau et puissant défenseur.Il doit y avoir, dans le monde anglo-canadien, par delà les farceurs qui ont tenu J’affiche ces dernières semaines, maints Billy (Moore qui n’attendent peut-être qua.l’article, le lien ou la conversation libératrice.qui poursuivait, il y a quelque temps,' une campagne d’entjente cordiale, avec des résultats que l’on a pu évaluer lundi dernier.“ Le Canada s souffert dans le passé du problème de Québec, parce que Québec a été gâté par le reste du Canada.Si l’on avait traité Québec d’une main juste, mais ferme, dans le passé, il n’y aurait pas aujourd’hui la question de Québec.venlion, toutefois, court chance de n'aboutir à rien.Lu politicienne l’a jusqu’ici roulé, elle ne s’est pus laissée intimider par la police et M.Hanna déplore toujours celte terrible rumeur.Pensez donc, lui, le contrôleur des vivres, accusé d'avoir pris un dîner de $4.20! C’est comme si M.Borden éiait convaincu d’avoir soupe avec Ti-Noir! Celte, histoire de repas snrdana-patesqaè, gargantuesque, n’impres- “ Il n’y a jamais eu si belle oc- sionne pas tout le monde de la /occasion dans rhistoire du Canada me façon.“Pour peu qu'on ait un pour le règlement à jamais du pro- appétit raisonnable et qu’on n’ait BLOC - NOTES ûjlalêçîsiæmM blême de Québec.La division entre le reste du peuple canadien, qui a été cause des traitements de faveur accordés à Québec, a heureusement disparu.“Le cabinet d’Union, appuyé par un vote écrasant du peuple canadien et par une majorité parlementaire sans précédent, aura chance exceptionnelle paix et le succès du Canada en gè nérai, s’il ne fait pas comprendre au Québec, de façon appréciée, la si- pus mangé depuis le matin, dit un de nos amis, la note de M.Hanna n’a rien qui doive scandaliser, Le wagon-réfectoire es! une voiture de luxe.Les mets qu'on y sert coûtent à qui les mange un prix fabuleux.Vous achetez en ville un petit pain pour dix sous.On vous en fait payer manqué une i dix sous de quatre tranches minces, d’assurer la à la labié d'un wagon-réfectoire.Le bifteck de vingt sous chez le boucher vous en coûte bel et bien un dollar, à la même table.'- Metlez tnation relative des races anglaise etj trente-cinq sous pour une toute pe-Irançaise., .,, , .\tite assiettée de soupe qui ne vous - faut sauver le Quebec de lui-:ej7 coûterait pas trois, chez vous et meme il faut le guider dans _la serait meilleure,, irente-cinq sous pour une pomme de terre de trois bonne voie, même s’il est nécessaire d’employer la force.C’est là le verdict de lundi dernier, et il ne faut pas permettre à de faux appels en faveur de “Eumité nationale" ou de soi-disaots "rapprochements”, de nuire à l’accomplisseinent de ce verdict.” * * * Et voilà l’heureux sort qui attend les vrais Canadiens, les Canadiens permanents, pour peu que les roquets soient admis aux conseils de la nation, ce qui, heureusement, ne semble pas devoir se réaliser prochainement.Le sons, quarante sow; pour le.café d’un sou, cinquante sous pour le moindre dessert qui n’en coûte pas cinq, cinquante sous pour une once de fromage et deux biscuits secs ; voilà tout de suite que la note dépasse trois piastres.Le garçon de café s’attend à cinquante sous de pourboire et la compagnie de chemin de fer sait bien, d'une façon ou de l’autre, arranger la noté pour vous tirer encore une cinquantaine de sous de l’usage de la nappe, de la serviette et de la vaisselle.Faites le ., .premier ministrejfotef ; vous verrez que Al.Hanna, J ^aS p.))1^eant ,a 1 endroit des ; même s’il a payé $4.2(1 pour, le scribes quit emploie, mais il y n\(]oni on pg faif crime, -.et il pb i, , - ** " ,uoui un un fait crime, — .et il me unfte ,ïtep!wnm11|1^ tUn peu d U vP l’avoir fait,—n’a pas pu se donner .tofft differente.U est a croire quit ,lnr indigestion d’avoir trop mangé.” Chronique d’Ottawa MINISTRES ET JOURNAUX Ottawa, 20 décembre 1917.l.cs ministres reviennent peu à peu au bercail et se livrent à l’agréable besogne de dépouiller les messages de félicitations que leur ont adressés des amis sans doute désintéressés et dépourvus de tout intérêt personnel.Le reste des affaires du pays s’arrange comme il peut en attendant, c’est l’époque de la Noël, et le premier ministre lui-même ne fait pas mystère de sa détermination de se reposer jusqu’après les fêles.Il doit certainement avoir besoin de calme, s’il a voyagé longtemps en la compagnie du reverend Adam, qui a parle deux fois aussi longtemps que lui à ses dernières grandes assemblées; et l’on conçoit aussi que \i.Borden, qui tenait, avant cette élection,à être compté parmi les hommes de bonne éducation et de sentiments élevés, ait besoin de recueillement pour se justifier à ses propres yeux, s’il en est capable, de la campagne vulgaire et basse à laquelle il a donné sa connivence et son appui, en attendant d’eu profiter.Il n’y a pas à nier, en effet, que la réputation personnelle de M.Borden sort éclaboussée de ce tourbillon immonde, el il est nombre de ses amis qui ne devraient pouvoir y penser sans un peu de malaise.Le premier ministre croit-il, par exemple.que feu T.-C.Casgrafn l’aurait suivi dans In mare fangeuse où il vient de séjourner si complaisamment?Il y a certes des gens moins fiers qu’on ne pensait, et M.Robert Borden est de ceux-là.* * # On continue de s’occuper beau-‘ coup du fameux isolement et il est évident depuis ce matin que l'article du Toronto Mar sur la question Orner HEROUX.canadienne a fait dans les milieux fanatiques l’effet d’une pierre dans une mare de grenouilles.“C’est Arthur Hawkes, avec ses lubies”, dit l’un.—“Pas du tout”, répond un autre, versé dans les arcanes du journalisme ontarien, “c’est Jos.Atkinson qui prépare encore quelque manoeuvre à son profit.” Atkinson si l’on veut, l’article porte lu marque de fabrique du journaliste versatile qu’animent à tour de rôle l’impérialisme et une tendance à affecter l’impartialité des voyageurs et des hommes à vues larges.Il n’en paraît pas moins certain que cette volte-face rapide du journal qui fut l’un des premiers et des plus persévérants à réclamer la coalition, puis l’union, semble faire partie d'un programme et avoir été prévue depuis le commencement de la manigance.“ llu-monr Quebec ”, “ calmer le Québec ” d’abord avec la farce ambulante dite de la Bonne Entente, puis avec du honissage genre Kir-win Martin, dès que le coup sera fait el qu’il n’y aura aucun inconvénient à flatter la marotte des Canadiens-français.On peut craindre que la question n’en soip pas avancée d’un pas.sauf que pour une fois elle ait été posée avec franchise et neltelé : pays bilingue ou pays avec une province bilingue.Le ton sérieux de cel article et la manière élevée dont il envisage le question canadienne ne pouvait aller sans donner sur les nerfs de la feuille vuÜgaire d'0|lawa,le Journal, qui ne publie que des injures et des diatribes d’ou la véritable pensée est constamment absente.Aussi, ce roquet du journalisme aboie-t-il, ce soir, aux basques des hommes sérieux qui causent entre eux d’une question aussi importante.Le Toronto Star, dit la fçuil-le d’Ottawa, publie avec êclnl un article sur la question bilingue, évidemment dû à 1^ plume de M.M.Arthur Hawkes.rerommandnnt un “ rapprochement ” entre les deux races — le même M.Hawkes eiu.ne uixiereme.ri est a crojre qu va poser à son tour à l’homme d’Etat aux vues langes, affirmer de nouveau son amour pour nous, et nous tendre les bras avec une effusion de commande.Et les “appelés” n’auront plus qu’à se laisser élire.à faire partie du ministère renouvelé ’autre jour.Les roquets n’y comprendraient rien, mais leur rôle n’est que d’aboyer, et non pas de comprendre.Seulement, il n’est pas probable que ces invites répétées, même de la ‘ voix caverneuse de l'homme delà NouvelleJEcosse, aient beaucoup plus d’effet après les éiec-1 ons qu’avant.—-Comment la conscription va-t-elle être mise en vigueur dans Québec?demandait ce matin un Ontarien; s’attend-on à des difficultés, à de fa révolte?Quel est te sentiment général à cet égard?.“—Vous en avez eu une bonne idée lundi dernier, fut-ii répondu.Quant à la “révolution” dont partent certaines feuilles anglaises, c’est de l'imagination pure .et simple.On ne prendra pas tes armes pour empêcher l’exécution de la loi, mais céJle ci sera considérée comme une calamité nationale, et les jeunes gens jetés dans l’armée te seront malgré eux et contre leurs opinions.Lorsque viendra le moment de la bataille, ils se montreront aussi braves (pie quiconque, mais ils n’auront pas obéi, en se rendant là, à l’appel du sang ou delà patrie, comme leurs camarades de langue anglaise.En d’autres termes, ils subiront de prendre part à une guerre européenne pour la défense de la Grande-Bretagne, ils ne serons pas mus par un sentiment de patriotisme, puisque'leur patrie uni que, le Canada, n’est ni en danger ni même sagement inspirée en fournissant des fusils au lieu de moissons.Cependant, vous avez la for ce, allez-y, le bon sens finira bien par triompher un jour ou l’autre, même dans vos cervelles d’exce-i-lents commerçants et de merveilleux créateurs — et vendeurs — de chemins de fer!” Ceci dit, personne n’a continué In conversation; niais crayons anglais et crayons français se sont appliqués avec une vitesse nouvelle à la rédaction des nouvelles politiques de la journée.Ernest BILODEAU.Mais, ceci n’est pas un plaidoyer pour M.Hanna ; c'en est plutôt'un contre les notes des wagons-réfectoire.Le vrai coupable n’est pas le contrôleur des vivres ; c’est la liste des prix.Bernard LAISNE.VERS LA PAIX?Pas de main-d’oeuvre “Les agriculteurs travaillent quatorze heures par jour et la production diminue cependant, Pourquoi?Parce que la population rurale a décliné de 30, de 50 et même, en certains cas, de 70 pour cent”, disait hier à Toronto le président de l’association des producteurs de lait, à la réunion des United Farmers de l’Ontario.Ce qui se passe dans l’Ontario se passe également dans le Québec.La situation des agriculteurs canadiens devient de plus en plus difficile, bien qu’on leur demande de produire davantage.Ce n’est pas parce que le ministère fera exempter les fils de cultivateurs, —à supposer qu’il tienne sa promesse d’avant les élections, — que la situation s’en améliorera.Comme te Sun l’â souvent fait remarquer, le vide produit dans les villes par les enrégimentations volontaires ou forcées se comble au détriment de la campagne; et c’est ainsi, par exemple, que.dans telle région agricole du bas de Québec, sur mille hommes qui travaillent dans une grande fabrique de munitions, plus de neuf cents ont abandonné la terre pour aller s’y enfermer.Il est très beau, pour le ministère et ses commissions de tout genre, de parler de surproduction agricole.Mais croit-on que la conscription, même si elle se faisait avec toute lu prudence possible, aidera seulement à maintenir la production -agricole à son niveau actuel?Un incident Un journal a raconté en tenues indignés l’acte de brutalité d’un sous-officier montréalais,- traînant par les pieds, rue Saint-Jacques, un tout jeune garçon coupable d’avoir voulu passer à travers les rangs d’un peloton de soldats revenant de l’exercice.11 faut certes que 1e coupable soit retrouvé et que l’autorité militaire sévisse; autrement, certains de nos sous-officiers s’aviseront qu’ils ont le droit de se comporter ici comme des Boches.L’étonnant, toutefois, c’est que.sur une centaine de témoins de l'incident, personne n’ait eu le coeur de rosser la brute.LE PROGRAMME A REMPLIR La commission des tramways de Montréal déposera son rapport à la rentrée de janvier — Ajp» tour de l’enseignement dans le Québec.BILLET nu soin.L’APPÉTIT DE M.HANNA Une question grave se pose : M.Hanna, notre contrôleur des vivres, a-t-il ou n’a-t-il pas récemment pris, dans un wagon-réfectoire, tin petit diner aux frais de l’Etat, auquel il aurait coûté $4.20 ?Cela, certes, est autrement plus important que le prix du pain à Montréal ou le résultat de la dernière élection ! M.Hanna a un bel appétit, C’est une fourchette magnifique, disent ses amis.Les apparences, sur ce point, justifient leur affirmation.M.Hanna est gras et replet i) souhait, il a des lèvres qui doivent savoir savourer la bonne chère, un estomac bombé, de petits yeux de gonr-mel.H est au surplus contrôleur des vivres.Et comment veut-on que le contrôleur des vivres contrôle réel L’essence des discours de Lloyd Geprge semble vouloir se dissimuler en quelques mots que l’on dirait oubliées au milieu de longues phrases.Ainsi, l’autre jour, après une colonne sur la nécessité de donner à l’Allemagne une durable leçon, de ne pas cesser la guerre avant que celle-ci comprît ia vanité de son Crime, te premier ministre britannique laissait tomber une tonte petite phrase : “ S’il n’y avait an-cim espoir que la situation s’améliore au fur et à mesure que nous combattons, ce serait criminel de prolonger la guerre, mais.” Et e’était l’aveu que son altitude de.fond ist en définitive commandée par tes chances et les espoirs de succès de la coalition.Aujourd’hui, dans un discours prononcé à lu veille, paraît-il, de nouvelles offres de paix (tes Allemands et qui parle de toutes sortes de choses, il résume en deux mots ses revendications ; remise et restauration des territoires ac-luellement envahis par l’ennemi ; i'I prend soin de rappeler que l'Angleterre ne recherchait dans la guerre aucune conquête territoriale, que le sort des colonies allemandes par elle conquises devra être décidé au congrès de la Faix, suivant le désir de leurs habitants, que la Russie s’étant mise en marge de l’alliance, n'a plus à compter sur celle-ci pour la protection de son territoire et pour la reprise de Constantinople.N’est-ce pas à la fois réduire au minimum les revendications de la Grande-Bretagne, montrer aux Allemands la monnaie d'échange qu'on se réserve : leurs colonies, et l’immense champ où l’on est prêt à tes laisser se lailier de larges compensations : la Russie ?Ne fnut-il pas voir dans ces deux ou trois phrases l’une des phases importantes de la manoeuvre diplomatique qui se poursuit depuis des mois ?Reste à savoir ce que nos amis de l'Australasie et de l’Aifrique-Sud penseront de la combinaison.Ce n’est peut-être pas un simple hasard qui a fait remettre au soir du referendum australien la déclaration Lloyd George.— O.H.VERS LE PERNiEK MILLE La vente de l’Almanach de la Langue française aura bientôt atteint le dernier mille.Ceux qui veulent contribuer à la diffusion feront bien de donner promptement leurs commandes.L’almanach se vend lement les prix de tout, s’il n’en fait, l’exemplaire, plus 3 sous sa propre expérience 2 .Une dame électrica et politicienne de l’Ontario a foncé ia rumeur qui fait grand bruit an bureau du contrôleur.Sommée d’établir la véracité de son assertion, elle s’est mise à l’abri derrière une nuire personne qu’elle ne nomme /his, mais de qui elle prétend tenir le renseignement, Ainsi le bonhomme pris avec quelque chose qui ne lui appartient pas, dit-il ravoir reçu en pur cadeau d’un autre bonhomme inconnu; mais toujours d’une grande générosité.H a fallu, du reste, que sir Percy 15 sons pour les frais de port, aux bureaux du Devoir (t dans les nrincipales librairies.Le cent, $10, le mille, $75, frais de port en plus.Adresser les commandes pour quantités au secrétariat de la Ligue des Droits du Français, bureau 32, Immeuble de la Sauvegarde, à Montréal.UN CHOIX GRACIEUX Par nos champs el nos rives.de notre poétesse canadienne, Mlle Blanche Lamontagne, serait un Sherwood, le chef de la police fédé- gracieux cadeau à offrir en étrenne.raie secrète, l’homme que rrnsef-\ Il se vend 75 sous, plus ô sous gnait Ti-Noir, s’en mêlât.Son inter- pour les frais de port.Le prochain orateur Plusieurs feuilles ministérielles regrettent la défaite de l’ancien président de^ Communes, M.Rhodes, et expriment 1e voeu qu’il retourne au parlement, élu par le vote des soldats.Le Citizen propose, avec plusieurs autres, que si cela s’arrange ainsi, M.Rhodes devienne le président permanent des Communes, comme la coutume existe en Angleterre.M.Rhodes, i tie absolument nécessaire, a a.premier ministre, “pour la sé-,oi lé de nos années et de notre pays, et pour la défense de nos Allies, que ce pays fasse de plus rands sacrifices pour renforcer les innées en campagne dans le cours de Tan prochain.“ Les promesses faites aux ouvriers, en 1910, au sujet des exemptions devront être ou modifiées ou rescindées, et sir Auckland Geddes, ministre du Service national, a convoqué une conférence, la semaine prochaine, pour prendre la ¦ question en considération.Une au-! tre circonstance qui a poussé le I gouvernement à puiser aux res-! sources en homnus du pays, c’est faire.Je suis à étudier de nouveaux | due j*,a,n5 conditions présentes, j lements pour fixer la consomma- a f°rce de renvoyer au Iront| re tion des pommes de terre, mats je n’en dirai rien pour le moment, de crainte que les spéculateurs n'en missent profiter.” M.Rond conclut en se déclarant résolu à obtenir une production encore plus intensive en meme temps qu’à mettre en vigueur les restrictions qui seront ju ées nécessaires par son département.UNIVERSITÉ LAVAL FACULTE DES ARTS J’HOMNCl.DU Ql'UBr.C, District île Mont-i cn 1, Cour du Circuit.No l Id 11.Duvhl Dnvis, fin su ht aM'uiros seul sou» lu raison t.dcialc aura donc plus ni eonferen-! ces publiques ni cours fermes à la | Faculté avant ce lundi, 7 janvier des hommes qui ont été blessés.plusieurs fois, chose intolérable et injuste, quand certains hommes! ne sont jamais allés au feu.“ Quant à l'avenir, une grande! _ nation a pratiquement terminé lai ,7 guerre et une autre grande nation j n’est pas encore entièrement en- \ Irée en guerre, et Je fardeau sera > donc considérable pour la Grande-! Bretagne.Quelles sont k s perspec-1 lives d’avenir ?a demandé le premier ministre.Sans doute, les perles de In France sont sérieuses.Malgré les revers que ITlalie a su-! bis, ils ne sont pas comparables à, ceux de l'Autriche, et les pertes! permanentes des Anglais ne s'élè-j vent lias à plus du quart ou du cinquième des pertes permanentes des Allemands.Les réserves en hommes des Alliés sont 2 fois plus; grandes que celles de l’Allemagne | et de ses alliés.En Russie ayant lamé des négociations de paix Paris.21.- (kl est ici dans l'ait-linle générale il'utle offensive ans-'ro-all niatidc plus vloileilte qu’au-ene de celles qui ont eil lieu jusqu’il'1.La presse l’a laissé entendre à plusieurs reprises ces jours derniers.VI.Clencflceau, •président d-Gon'.ml, a adopté la sage poèltiqm l’avoir confiance dans ïe peuple ai sujet 'des périls inimihenits, et W préfère qu’il envisage TaiveiUr en eo-n-naissance ide cause plutôt qu'un-•rrande offensive ne s'élance sur lu oudaineiment et sans qu’il s’y a' tende.Du point .de vue mil'ittiaire les si-les nie manquent pas qui montreh!' que les Alf’-ecnani 1 > prépareitlt m ou'p (ui’ijs espèrent devoir être dé l'i-if.Le long du front anglais, er Champagne el spécialement aulou •Je Verdun et encore pfus à Test, le "anons aJlemands repentissent ave "racas, et des raids allemands on Eeu presque chaque nuit.Lo que-lion «|ue chacun se demande le' question qui fait oubliée la discu ion du passé -mystérieux 4e CiT .’aux, est celle-ci : sur quelle parti lu front d'e Tonest frappera le choc ,'ul ne se hasarde à doisler que c hoc aura dieu, mais le temps et E eu restent des points d’interrog: tion.Lorsqu’une bordée de neige torn be dans l’Italie septentrionale, ! •nouvemenit des troupes austro-aü mindes sur le front de France n'in tique que trop ebvirenient que e’e ’;• résultait de l’impossibilité de fair moi que ce soit -ur les hauteurs e ¦ montagnes de TItailie.Les Anglais sont plus forts qu’i1 uc l’ont jamais été, mais il est pro bable que maltgré les démons!;* "ons qui peuvent être faites con ' ' -ur ligne sur des points comim ’i-'cbandaelr et Rclleconirt, TAU •avne cherchera plutôt à fondre su Français qui, depuis trois ans r ' -mi ont supporté la plus grand nartie du fa rideau, et -dont ils bnag' ¦’ent les -forces affa'l'klies par J ransport récent de (poupes en fia :ie.C’est évidemment une répétition U la campagne de Verdun.En c' ‘omps-Ià les Allemands essayèren' de hiat.tre la France avant que le Anglais ne fu (ent prêts ; maint nant leur but est de vaincre avan' me l’armée- des Etats-Unis soit ar "'vèe à la ligne de feu.l.es Allemands ont évidemmen' ’’avantage des troupes de Russie mais pour compenser cela, la Fran ma un chef ferme et énergique de’ ’ère lequel se trouve un goiiverm nient égale,menft ferme et énergiqu: *t c’est là une combinir-rison de fo**1 -es qu’elle n’a jamais eue à sa dis nosition auparavant.De plus, sans entrer dans les dé 'aids, qu’il soit permis de dire qu 1 "s arrangements sont sur le poin’ Têtre faits d’après lesqueils Tensem "le des forces alliées qui se trouven' n front français pourra être em-n'nver sans re«triicMon en quelque on:nt que ce soit qui sera menacé De cette manière, Ja France, au lieu "avoir, seu'I-e à supporter un ebon ‘o-mme elle le dut faire à Verdun pourra, si cela est nécessaire, puiser ur J:*s réserves bien entraînées des "orces britanniques.) ce su'ct.il est bon de noter que '"P’-i'is quelque temps dos rumeurs vers*!stances sont venues par ’la Suis-* r,i'-ant («ue TARemagne, peult-ètr" uème le Kaiser en personne, fera ms un message de Noël, une offre b’:x.Une telle politique —dit la en accord diplomatie ’"utonne.(ini tend d’une main le rn-•’icau d’olivier tandis que l’antre bran ' ; la menace fuilgurante d’une "iffens-'ive colossale si les ouvertures ' • uai\ sont reictées.M.Mnr -al Hut'n.crMicTtie miliM-•e 'le L’Echo rie Paris, qui a montré 1 u rant !,outc la guerre qu’il avait noms à des sources exceptionnelle- Cartes professionnelles et cartes d’affaires AVOCATS PROFESSEUR PEINTRES Cn’Crr portai 35fb — Adres.ir lél^graphlquP.“Nehac.Montréal".Té) Main IZDi I^Sl.Codes: i*b*rn We«ÎI.Vn C.H.CAHAN.C.K.avocat et PBocrmET'E ifico Trjkiittportotioa — Hue Sttim-Jacquea irlîXèA MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT 80.RUE tSAINT-JACQFES iitsiiiciicc : avcuuo biu k'arc» ianü, 24ôa.TéL Main 3215.Edifice Montreal Trust, Place d’Armea, Montréal LALOlhE, GAbbLib #« IsaNiEL AVOtAi.S J.-G Eamothe, LL.D., C.R., Emihen Gadboi», LL.L., J.-Maréchal Nantel, B.C.L.' Mathôjnatiques, Sciences, Lettres et Laa-tfues en irançai» et en anglais»—Ure-Porntion nu* examen» : brevet* A HT DENTAIRE, DROIT.MEDECINE.PHARMACIE Cours de KERMENO Directeur : RENE SAVOIE, I.C.et LE.Bachelier ès-arts et èa-Baience» appli.m.Ees enfants main cotrfêrenre de la paix réglera celte des nuront la joie de voir un bel ar- question sur le principe du rcs- ;i*o de Nbt'l tout couvert de .joujoux pe'** des désirs des habitants des I -P '"n visa nions il ors que nous on fiance de nous ‘etu-ment tandis y a quelques mois avions pleinement en tirer victo-qur nous alten- 'ions .l’aide décisive de l'Amérique."D'après ce que i'en puis iuger.UN JOLI CADEAU.Le moment est venu de choisir les cadeaux de Noël cl du Jour de l’An.N'oublions pas que Parmi les jolies choses à offrir, il y a le Par nos champs cl nos rives.de Mlle Lamontagne, si coquet dans sa toilette de seconde édition.Prix : 75 sous, pius ô sous pour les frais de port.( et de Iriandises.Les dames or unisatrices de cette charmante fête invitent les âmes ¦ é-néreuses et chantables de vouloir bien contribuer à procurer un peu de joie à leurs protégés.REVUE colonies clks-mêmes.Nous avons posé ce principe et nous allons y adhérer.Nous ne sommes pas entrés en guerre pour annexer une seule verge de territoire.Nous sommes intervenus parce que nous avons rru que l'honneur de ln Grande-Drefngne dépendait du respect de la parole donnée.” Le premier ministre a déclaré (pie la guerre n été imposée au Les questions de littérature, d’url, monde par l’nrrognnre de la caste d’histoire, et surtout d'bi dre du militariste prussienne." Tant que Canada, vous intéressent ( lies ?icct esprit tu* sera mis brisé, il ne Abonnez vous à la Hevue canadien-! Pourra Inmids exister de paix dans ne qui les traite avec compétence I k monde.Voilà pourquoi nous Un volume nouvimu commence avec ! avons dit.que ce snil par lu bon-(janvier 1918.l’rix de l’abotmemerit * chn du président Wilson ou par -3 par année.Adresse: 471 ouest, celle de M.Asquith, que la victoire rue Lagauchetièro, Montréal, (ann.) est essentielle.Non pas pour sutls- "Alb*magne et l'Autriche y réfléehî-ont à deux fois avant (te bùtcer ln nasse de leurs .troupes disponibles Fins une offensive rentre les fronts k ans* ai s et anglais tant qu’elles con-HniKTont à attaquer l'Italie.Si l’en-nemi, comme r'r*-it eerlain, trouvait t uns fronts Invioilnhlcs, si son effort1 élad une fa 'lMIc, ce serait pour lui LP, COf' CO !RS DES 0U- '"iirs meilleurs qu’en ce secteur, et l’effet moral que produirait une avance dans cette part ", quelque ’’mitée qu’elle soit, serait plus grand qu* toute autre qui serait tf- C.V» vjt Jjiz **V Vjw Dp.*.7-V rir* ‘•V- i?t ip rafb wpt eîr< *v ?rk 4* W »*.^ rin i: fie t-i cfie -te cS 'S cN -4s -V> tir* cd/s -V -S -*¦' cèsf.V r!(*-V ¦v## s/^ son discours, devait «epcmilnn! lui créer quelque ennui de la paî t de l’éche-vin Ménard.(le dernier, voyant en effet (pie le •maire paraissait -convaincu de ce qu’il ‘disait, eut alors aivec lui le dc-iicieux dialogue suivant : M.Ménard.— Mais M.le maire, s’il y a tant -de bandits que ça parmi les boulangers, que ne les faites-vous pas arrêter?Le maire.— Vous savez parfaite-niomt, M.Ménard, que les autorités municipales ne peuvent rien faire.M.Ménard.- Si, quand Je bureau des commissaires veut faire arrêter quelqu’un, il en trouve bien les moyens.i’.l l’incident fut clos.Mois le maire n’en continua .pas moins à admi-ninl-wr sa fessée aux boulangers.Faisant certain rapprochement cuire -ce qui se passe à Londres et à Montréal, Il rappf m aux èphevins que 11 pain de (i livres qui se vend bS sous en Angleterre, fabriqué avec de la farine du Canada, coûte ici -18 sous.Le maire fit aussi lions sensationnelles, s:: tiomieües qu’elles : tains de nos édiles.des déclara-Iclicment sen 'frayèrent cer-Comme elles îraîtraient par trop révolutionnai •'¦y dans un journal que l'on taxe ',À' 1 nous refusons les yeux du pu-toujours la pe- nom déjà de- déloyal à les mettre sous Mie.qui eherch iite bête.813,000,000 EN DIX MINUTES Four la première fois dans l’his-loire de (loncordib, le budget municipal a été railroadr : le conseil n a pris en effet qui 10 minutes, hier après-midi, pour voter les 813,600, 0.i7 dont la ville aura besoin pour administrer scs affaires eu 1018.Comme nous le laissions entendre, hier matin, h conseil n'a pas cru ipmuirc sur lui d’adopter le vuie! spécial sur'lOQite! se trouvent inscrites les sommes excédant les r (soàtreejx disponibles dé Ja ville en ÏÇ18.' Son leader a enMffet déclaré que lui et ses collègues seraient à l’étudier quand te1 bureau des commissaires aura trouvé les moyens de couvrir le présent déficit de 62.772,302.La somme de 815,000, destinée au réajustement des salaires est inscrite sur le budget spécial.Le maire ayant voulu, au cours de la discussion, se faire l’avocat des fonctionnaires qui gagnent des salaires de famine, le conseil décida sur-le-champ, de nommer une commission chargee d’étudier plus spécialement cette question.Quant au vote des sommes d’argent pour salaires, contenues dans le budget basé sur les revenus (Iis ponibles, le conseil a fait reniai-quer qu’il ne doit pas être inter prêté comme un engagement de la part de la ville de garder à son emploi, pendant l’année 1018, les per sonnes à qui ces salaires sont actu ellement payés.CONSERVONS NOS D’EAU POUVOIRS Bien que Péchevin Ménard ait exprime l’opinion, au cours de la séance du conseil, (pie la résolution adoptée, hier matin, par le bureau des commissaires au sujet de l'exportation de notre énergie électrique, soit de nature (?) a permettre a la Montreal Light, Heat and Power d’augmenter ses prix dans deux ans, lorsque la ville renouvellera son contrat, le conseil, à l’unanimité, s’est déclaré en faveur do la requête demandant aux gou vernements provincial et fédéral de prendre toutes les mesures nëces sa ires pour conserver au Canada nos pouvoirs d’eau.Le conseil décide de nommer une commission spéciale pour examiner les méthodes suivies par le bureau des estimateurs dans In con-fection de la liste électorale parlementaire et.pour s’assurer comment il se fait que les noms d'un grand nombre d’électeurs avant le 'droit d’être inscrits sur la liste électorale, ont été omis de ladite liste.Le "règlement abrogeant et remplaçant le règlement No 130 concernant les restrictions imposées à la construction des édifices dans le quartier Laurier” est adopté en troisième lecture.LA CONSCRIPTION LES OPÉRATIONS DES AVIATEURS Londres.21 (retardée dans la transmission).— Le War Office a publié aujourd'hui le communiqué officiel suivant sur les opérations des aviateurs: “Trois machines ennemies ont été descendues au cours d’un combat aérien qui a ru lieu mercredi et deux autres ont été mis hors île con-trAle.Une de nos machines n'est pas revenue.” PRÉPARATIFS DE LA LEVEE LES AUTORITES MILITAIRES SE DISPOSENT .4 ENREGIMENTER LE 3 JANVIER LES JEUNES GENS DE LA CLASSE “A".—LES BEAUTES DU MILITARISME.— SOLLICITUDE DU GENERAL WILSON.Les autorités militaires font des préparatifs d’urgence pour enrégimenter dès le 3 janvier 1918 tous les jeunes gens de la catégorie “A”, de Ja première classe du service militaire.Actuellement, ces conscrits jouissent de leur pleine liberté, tout comme les militaires en congé et sans solde: mais après le 3 janvier prochain, ils devront tous se présenter mix caserne» sous peine d’être arrêtés et punis comme déserteurs.Ce travail de police à la recherche des réfractaires à la ioi va entraîner nécessairement ia mise sur pied de toute une escouade d'officiers et de soldats.Ces policiers nouveau genre, auxquels on cherchera peut-être à adjoindre les agents de police municipaux, vont certes exercer leurs ingrates fonctions avec tout le sans-gène et l’impudence qui ont toujours caractérisé les actes de la soldatesque en veine d’on zèle intempestif; c’est surtout un rôle de mouchard qu’on leur fera jouer aux endroits publics, dans les salles de spectacles, auprès des résidences privées et même jusque dans l'intimité du foyer.Les autorités se montrent bien confiantes du bon esprit qui anime déjà tous les conscrits du district île Montréal, soucieux de se conformer à la loi et surtout.de se faire exempter.Lès procédures prises contre les réfractaires seront sommaires, sans aucune rémission, les coupables encourront toutes les rigueurs de ia loi.Le général Wilson et ses officiers d’état-major ont entrepris toutes les démarches nécessaires pour bien recevoir les milliers de conscrits qui seront appelés le H janvier et leur procurer tout le confort possible dans les casernes où se poursuivra activement leur entraînement militaire.Des officiers compétents, des sergents instructeurs, dont plusieurs onl acquis l'expérience des tranchées, exerceront les militaires novices aux différentes casernes de la ville situées sur la rue Guy, la rue Peel, la rue Craig, au pare Jeanne-Mance et ailleurs.Actuellement deux bataillons de conscrits sont en bonne voix d’organisation pour recevoir les 10,009 jeunes gens atteints par la loi, comme premier tribut du sang.Le premier bataillon es! sous le commandement du lieutenant-colonel Piehé, et le lieutenant-colonel Daly-Gin-ras, dirigé le second.Les officiers de ces bataillons nouveaux ont été choisis et pourvus de toutes les instructions nécessaires.En vue de l'accroissement considérable qui va accentuer dans quelques .semaines la vie militaire à Montréal, les autorités ont fait l'acquisition de nouveaux immeubles, hors des quartiers généraux de la rue Bishop; les officiers du corps dentaire vont s’installer à l’immeuble Coronation, sous ia direction du major Bradley; les quartiers du paie-maitre général et do ses assistants occuperont de vastes bureaux au même immeuble, ainsi que le bureau d’information et celui des hors de combat.A l'immeuble Drummond seront situés les quartiers-généraux militaires, chargés de la mise en vigueur de la loi du service obligatoire, sous le commandement du capitaine Brosseau.LA PREMIERE LEVEE Toronto, 27.— Dès le 27 décembre.tous les conscrits atteints par la loi de conscription seront avertis .de se présenter à tel ou tel endroit, à un jour fixe, pour faire du service, dit une nouvelle officieuse venue de source autorisée.HALIFAX PERSONNAGES MYSTÉRIEUX DES TEMOINS DISENT AVOIR VU DEUX INCONNUS SUR LE PONT DU MONT BLANC AVANT LA COLLISION — JOHANNSEN A ETE MALTRAITE — L’ENQUETE AJOURNEE.LES COURS DU CONSEIL DES ARTS VACANCES DE NOËL ET DU JOUR DE L’AN Les cours gratuits du Conseil des Arts donnés au Monument national et autres endroits de cette ville, aussi bien que dans les -autres endroits de la province seront fermés pour les vacances de Noël et du Jour de l'An, du 22 décembre au lundi, 7 janvier 1918.lui dernière leçon est donnée vendredi soir.21 courant, et la première leçon en 1918.le lundi, 7 janvier.Durant la vacance le bureau général du Conseil, chambre quatre, du Monument national, sera ouvert pour recevoir ceux qui désirent profiter des avantages offerte par ces cours.La jeunesse ouvrière est spécialement invitée à suivre ces cours.Que d’on profite donc de la deuxième partie du terme de ces Classes.LE GÉNÉRAL LEMAN IRA EN SUISSE Genève, Suisse, 2).— Le général Leman, connu sous le nom de héros de Liège, à cause de sa défense de eette ville, lors de la ruée allemande en Belgique, dans le premier mois de la guerre, était atten du en Suisse, mardi, le gouverne nient allemand ayant finalement consenti à ce qu'il fût interné dans ce pays.De nouvelles difficultés se sont présentées, toutefois, et le général a été arrêté à la frontière, à Constance.On se rappelle peut être que bien que sérieusement ma Inde, le général a refusé, l’an (1er nier, la permission que lui don liaient les Allemands de se rendre en Suisc, parce que cette permission était basée sur les motifs de mauvaise santé et de vieillesse.Le général a affirmé s-an refus d'ad mettre qu’il est inapte à se battre pour son pays.Halifax, 21.—A ia reprise de -l’enquête hier, deux témoins ont exprimé leur croyance que deux personnes se trouvaient à bord dii Mont \Blanc, comme le navire se dirigeait lentement vers le sixième quai, dans | le port d’Halifax, juste avant que l’explosion se produisît.Alfred Kingsford, troisième ingénieur d’un navire qui se trouvait au huitième quai, et John Johnson, employé à bord du même navire, ont déclaré avoir cru voir, après la codlision, sur la poupe du Mont Blanc, deux individus qu'ils ont pris pour des pol ici ers.Un des incidents intéressants de ,1a séance d'hier a été la lecture par M.Burchell d’une lettre au sujet de Johh Johannseu, de l’équipage de IVImo, qui a été détenu par les auto-I rites militaires.M.Burchell a dit qu'ii y avait eu erreur et Je juge Drysdale a,ajouté qu’il ne semblait pas douteux que les autorités militaires se fussent trompées et que Johannsen eût été très mal traité.1.1 a été proposé que Johannsen soit appelé a témoigner aujourd’hui, mais M.Burchell a dit (pie le malheureux était encore -à l'hôpital, et ne pouvait paraître en cour.On a déclaré, hier, que l’enquête sera ajournée pour deux ou trois semaines.Avant que la séance d’hier après-midi prit fin, l'avocat du gouvernement a dit qu’il appellerait aujourd’hui deux témoins qui quitteront la ville peu après, et qu’a-près leur témoignage, la Cour ajournerait jusqu’après le Jour de l’An.Le juge Drysdale a d'autres fonctions à remplir en vertu de la loi du service militaire, les tribunaux d’appel, ici, reprenant leurs séances, le 20 décembre.OTTAWA VOTE 5 MILLIONS Ottawa, 21.— Le gouvernement a décidé de voter cinq millions pour les sinistrés d’Halifax.Cette somme comprend le million déjà votée.C’est sir Robert Borden, hier soir, qui a lancé à cet effet un coin muni que qui se lit comme suit: “Y compris Ja somme d’un million qui a déjà été votée pour aide iniffié riiate à ceux qui ont souffert du récent désastre d’Halifax, Je gouvernement a l'intention de fournir une contribution totale de cinq millions.Comme la calamité a été le résultat de conditions découlant de la guerre, on a cru qu'un devoir spécial reposait sur le gouvernement pour apporter une aide immédiate dans cet te large mesure, “Le ministre des chemins de fer.Je ministre des Travaux publies, le ministre du service naval et le ministre de la (Milice et de la Défense visiteront Halifax immédiatement après Noël et conféreront avec Je gouvernement provincial, les auto rites civiles d’Halifax et de Darl-inoutli, et les comités de secours, .dans Je but de s’entendre sur la dé I pense et la distribution du montant voté.Il est possible qu’une commission soit nommée à cette fin."'En autant que l'assistance de.sources privées est concernée, Je ministre des Finances s’est arrangé avec les banques canadiennes pour Hue leurs succursnJes à travers le Canada reçoivent les contributions et sir Thomas White agira comme trésorier -des fonds ainsi reçus.LTTAUEËN GUERRE JUSQU’AU BOUT Rome, 21, — “Tout ce que possède la nation ou les citoyens doit être consacré ù la guerre”, déclarait le ministre des finances Nitti, en faisant son rapport annuel devant la Chambre des 'Députés, hier.‘“Le peu pic doit être convaincu de cela.Tous doivent économiser, doivent souscrire aux emprunts de guerre et ils doivent se souvenir que s’ils refusent de souscrire cela sera de na turc à faire augmenter le papier-monnaie, augmentera le coût de la vie et diminuera la valeur de J’ar-igent italien à l’étranger.Ce qui prouve bien la confiance du peuple italien dans l’issue de la lutte, c'est de voir que les épargnes dans les banques ont augmenté de 1,500,000 lires au cours de l’année dernière.Il est vrai que dans le moi-; d’octobre il y a eu une panique, qui heureusement a été limitée aux seuls i districts affectés par l'ennemi.“Nous passons présentement par des heures cruelles et il en viendra , d’autres, mais nous saurons endurer tous ces sacrifices.” Les estimés budgétaires pour 1917 jl8 démontrent une augmentation de i huit millions et un tiers de lires au ; dessus des dépenses ordinaires du gouvernement et ce avec un revenu de 4,750,000 lires.I Le ministre a aussi ajouté que i1 Halle aviciI dépensé depuis le mois de novembre 1910 au mois d’octobre |1917 la .somme de 15,750,000 de lires dont 8,500,000 ont été obtenues au moyen d'emprunts et 6,250,000 par des moyens extraordinaires.CA USERIE A GRICOLE.TOUT DOUCEMENT Nous avons souligné, dgiis un article précédent, la stüpide manière de procéder, dans F allaitement d’un jeune veau, d’ur.x bonne fermière, qui, faute de se déranger un peu, servit du lait froid au jeune animal qui en r 6c lama J i du chaud.La transition fut trop brusque, sans préparation aucune, ei conséquemment futaie.Sans doute, Terreur n’est ps.s toujours aussi grossière.Mais si elle se produit, à quelque degré (tue ce soit, sa répercussion se fera nécessairement sentir sur Je dévcloppe-emnt ultérie.ur du jeune organisme et celui-ci sera toujours retardé dans son accroissement, si des affections plus graves n’iallervien nent pas.Il ne parait pas hors de propos de rappeler ici quelques principes qui doivent lüriger l'éleveur dans l'allaitement ou veau.En principe, Tallaitemesat naturel est le plus parfait et le seul qui réponde adéquatement aux besoins du part.Ce n’est d’ailleurs que Tap-plication pure et simple des lois de la nature.Et la nature a très bien fait ce qu’elle a fait.Le lait est un alimont parfait pour un animal en croissance.Il contient, en de justes proportions, tous les principes nutritifs nécessaires à la formation et au développement du jeune organisme : matières azotées, matières grasses, matières minérales et sucres pour construire respectivement les muscles, les graisses, la charpente osseuse et entretenir la respiration.Cette méthode d’alimentation — vu la grande valeur du lait et de ses produits sur le marché — n’est employée que d’une façon restreinte, notamment, pour les ^animaux de boucherie dans les grands randies de l’Ouest, par exemple, où les animaux sont laissés entièrement à eux-mêmes.i a méthode de l'alimentation artificielle est généralement suivie.Voici quelques principes qu’il ne faut jamais oublier.to Ne jamais priver, pour aucune considération, l’animal nais>-sant du premier lait de la mère dit colostrum.Ce lait particulier, de couleur jaunâtre, jouit de particularités laxatives destinées, de par les lois de la nature, à assurer l’évacuation des matières excrémentielles dites méconium, accumulées dans tes intestins durant la, vie fétale.Ce lait contient des principes nutritifs très élevés et diffère beaucoup du lait que donnera la femelle une semaine après la mise bas.Le nouveau-né privé de ce lait maternel est exposé à des maladies et à des dérangements sérieux : inflammations intestinales, diarrhées souvent mortelles.2o Apporter une grande ponc-tualité à lui servir des repas nombreux et peu copieux.Le jeune animal a des besoins plus impérieux que celui qui a déjà atteint son plein développement.L’on doit donc s’efforcer de lui fournir une nourriture saine, en quantité suffisante et à temps.C’est à ce moment qu’il est 1e plus sensible aux bons comme aux maie vais traitements.3o Conserver aussi longtemps que possible te régime du lait.Tant crue les différents compartiments de son estomac ne sont pas appelés à remplir le rôle qui leur est dévolu, le jeune Veau doit absorber du lait en quantité suffisante pour satisfaire à ses besoins et assurer soit développement.4o Observer une stricte propreté dans tes récipients qui doivent servir à l’alimentation du jeune bétail.Les nombreux microbes pathogènes qui peuvent se développer dans une matière aussi putrescible qu’est 1e lait ne peuvent être que grandement nuisibles à la santé du veau.5o Passer graduellement et insensiblement d’un régime à un autre : du lait entier au lait écrémé, du lait chaud au froid, du régime liquide au régime solide.6o Dans la substitution des différents mélanges au lait entier, Ton doit toujours tenir compte des éléments essentiels qui entrent dans la composition du lait afin de remplacer graduellement ceux-ci par des équivalents en nature et autant que possible, en quantité.7o Ne jamais donner k lait qu'à la température du sang.Une boisson froide est fatale au veau.8o Enfin traiter les veaux avec beaucoup de douceur et -d’attention.Le veau n’étant, après tout, qu’un bébé irraisonnable — c’est te temps de 1e dire — on doit le traiter ainsi.Comme le dit la belle et gentille chanson d'André Chenal — elle peut fort bien s’appliquer ici — les différentes étapes de la vie doivent se passer : Tout doucement, tout doucement, — à l’exception, bien entendu, du dernier instant que Ton doit prolonger le moins possible en lui faisant grâce d'un coup sec.Ferdinand LAROSE.JOURNALISTE CONDAMNÉ San Juan, Porto Rico, 2).— Vicente Baftets, directeur du Reuisla de las AlUiltas, qui a élé trouvé coupable récemment par un iurv de la Cour de district des Etats-Unis sur quatre des cinq accusations se rapportant aux articles publics dans son journal, a été condamné, hier, à huit ans de pénitencier et à une amende de 81 ooo soit deux ans et 81,000 pour chaque article.i La Cour a ordonné que Baibas soit enfermé dans la prison d'Atlanta.Ce sera le premier prisonnier fédéral qui ait été encore envoyé en prison en dehors de Tlle.Rallias a tenté de persuaider les habitants de Porto Rico, par une série d’articles publiés dans son journal, qu’ils n’avaient pas d'intérêt dans la guerre, et que leur appel sous les armes était illéual LES PERTES^ANGLAISES Londres.2).—Dans la semaine close aujourd'hui, les pertes anglaises, ont été les suivantes : Tués ou morttr de blessures, officiers 331.soldats 3,-i8t ; blessés ou disparus, officiers 1.039, soldais 13,425.Total.17,976.TERRIBLÏTaccident DE CHEMIN DE FER QUARANTE-SIX P E R S O N N E S SONT TUEES PRES DE SU ERRER DVILIÆ, DANS LE KENTUCKY.SD U fl Æ s- “Shutmmsst Ouvrez le bout cacheté avec l’ongle de votre doigt 99 FRIANDISE! A MACHER wmm Poussez sur l’autre extrémité afin de faire sortir les tablettes Tirez-en une —et repoussez les autres dans le paquet IBSl BON A MACHER i Défaites la double enveloppe ét voyez comme cette gomme est exceptionnellement parfumée et délicieuse l variéâûs '••¦ -i t.y Ê t:.'• ' ' " Fabriquée au Canada Sa Saveur iïSme — ÜIÊêlckez-en après _ chaque repas jsshs si enant è fetes m- 7 Evitez les foules des derniers Jours et ACHETEZ MAINTENANT VOS CADEAUX pour No«l et le Jour de TAn.En agissant alnaif tous éprouverez plus de satisfaction dam le choix que vous ferez.ARTICLES NECESSAIRES POUR MESSIEURS.ARTICLES DE FUMEURS, MENUS OBJETS POUR TOILETTE, PORCELAINE DE NIPPON, PAPETERIE, ARTICLES EN CUIVRE, LAMPES DE BOUDOIR.GRAND ASSORTIMENT DE JOUETS POUPEES 35c juscju’h $30.[ Traîneaux, traînes sauva-Poupées.lOc à $30.00 8csAlits de poupées.jouete mè- N1 \ y JEUX, BLOCS, JEUX DE QUILLES (grandeur cxcop-lior.mdlc) pour.$1.00 Trains mécaniques sur voies 50c à $7.00 Nous pouvons former un joli set.en ajoutant des suppléments, tels que voies, ponts, tunnels, etc.Trains (combinaison) 50c à $7.00 Jeux, blocs.IJts de poupées, de 75c à $5.00 ca niques, porcelaine (Ni|>-pon), statuettes (marbre) 75c à $5.00 Traîneaux, traînes sauvages.Jouets mécaniques.Jeux de quilles (exceptionnel, grand jeu).$t.OO Porcelaine Nippon.Statues marbre 75c à $5.00 La Maison C.BRIEN, 564 rue St-Denis g Tel.Est 422t.(Près Cherrier) Shepherdvilte.Ky., 21.~ La lis te dos niorls, hier soir, s’élevait à quarante six, après la collision qui a ou lieu à une rentaim’ do pieds de la station, ici, entre le train y avai pour la France la 'question d’Als-ce-Lorraine, pour l’Angleterre lu restitution à l’Allemagne des colo nies africaines.La ([uestion de l’AIsacc-Lorraim est en voie d’accommodement er dépit de truites les palabres officiel les* au Reichstag qui sont faites pour la galerie.L’Allemagne ne saurait directement rendre l’Alsac Lorraine, même sous la pression de ’Angleterre, qui a récemment dc-s’irpissait à la France ii1 de cette revendicn l'AÎTemagne va tourne la position.On traite en ce moment là (pïëstion de faire rtc- l’ABarp-Lr”-raine un pays indépendant et on Québec, 21.— Le ministère de agriculture vient de lancer un nouvel appel aux cultivateurs de la province pour augmenter la cultur-e de ‘ertaines denrées alimentaires es-«entiel-’-eK, sous forme d’une lettre- ; 1500 irculaihe.adneasée à tous les curés.! aussi de l’année vend une femelle qui pouvant rapporter au printemps ne reçoit que le prix de lôO à 200 livres de viande, tandis que l’an prochain il pourrait disposer d’au moins livres à des prix assurément rémunérateurs que ceux de Voici cette lettn-Nous avons ouvert, •res jours der- rrL- ’heure actuelle.Si chaque cultivateur possédait ni ers, une campagne d’éducation es- une portée d-e jeunes porcs de plus .-«ntie'llenient pratique pour inciter que 1 an dernier, si chaque villa-!?s cultivateurs de notre province à geois possédant un terrain suffi sam-uigmenter la production de quatre ment grand gardait un pore, a-pro-Ir-nrées alïinen'.aiires à savoir : ]e.— uetion augmenterait de 30 pom porc, le blé, les fèves eUç.s pois.Les!cent a 40 pour cent et cela represen- 'ii ot i fs qui -nous ont déterminé à lan-' Brait du coup environ six ou sept •er ce nouvel appel sont les sui- millions de.dollars pour hi province van|s ; une assistance efficace aux Al- Le péeniM-r, c est qu en produi-j -s’0S «conférefl'cieFS insisteront sur ;ant beaucoup de ces ' • la production intensive du blé et do- nremiere ef'tf» ‘!manderont à tous les cultivateurs \ trouveront .logiquem ,nt an ri se,m.er quelques minots.protiL pecumer.| j7n lg30, il y a 00 ans, alors que Le second, c’est qu’ils diminuo-!.],0jre population était d’un demi-rqnt pour eux et pour les autres le* million, la .province de Québec pro-' « sques de la faiminê qui nous at-.,| ^ j s;iif t roi s millions et demi de mi lend.jnots de blé, ce qui représente 6.ü i.e troisièm.e, c’est qu’en ex-por'ant!nljnot.s .pan tète, c’est-à-dire que surplus des denrées produites, il.s',n0us récoltions à cette époque une deront de la manière la -plais effi- qUan:ti:té de blé» suffisante pour no- |tre propre consommation.•ace la cause des armées alliées — ’•-use commune à l’humanité civui-i s>ée.A travers les horreurs ‘de la guerre, les vicissitudes de la politique d runiverselle perturbation de trille chose, il est un fait, déjà prévu mais négligé, qui commence à s’ini-[ poser avec une acuité pleine d'angoisse: C’est que de monde s’en va à la famine.Dans tous les pays, le coût de la Mc devient de pins en plus élevé : les millions et des-millions d'hommes non seulement ne produisent plus et détruisent des richesses mai -, •onsomme.nl plus qu’en temps ordinaire.Depuis le commencement de 'a guerre, le nombre des animaux ¦3, diminué de 115 .millions en Europe •seulement.Personne ne peut prévoir • jusqu’où ira la destruction des troupeaux.La statistique accuse me diminution de 33 millions de ooresj eleçpà-dire près de dix fois k chiffre de notre population por-cnè ppisqu.?, ie Oanada b’en corspTe * urs 1 plus dt.ï nàiHions er demi Lo nombre va.oecroVtre.encore (Javan-et-il es! i:nix que l'h-rgenre orcera'les alliés à abattre même k*s’ 'roupeaux de choix gardés jusqu'ici j pour la reproduction, parce que iesj '¦le vêtir s de l’autre côté ne peuvent e procurer la nourriture nécessaire •i parce (nue la diminution du ton-; mge océanique est telle qu'on en est De 1330 à 191G, la quantité de M-é récoltée dans la province de Qué bec a considérahle-ment diminuée et nous en élions rendus à ne récolter -qu’un million, c’est-à-dire environ un demi-iininot par tête.Le printemps dernier nous avon lancé une campagne à laquelle le-•cultivatèurs ont très bien répondu et nous avons réussi à faire en se mencer 280,000 acres et à récolter environ quatn'e millions de minois, soit une augmentation de 40Ü pour cent.En évaluant la consommation à six minots par tête, nous aurio-n besoin dans la province de Québ pour nous suffire à nous-mêmes, un-quantité de douze millions de mi rots, ce -qui nécessiterait environ 006,000 acres, en supposant que no tre rendement -moyen serait de dix huit minots à l’acre.Le ministère fèdé7 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVIER ’ Baccnnalra : QUEBEC al EOREL a Fil dlract ara* FOBT * FLAGG, Naw-Td k l Dominion Textile Uompanÿ.•— Dividende trimestriel régulier de 1 3-4 p.c., sur les parts de preference, pour les trois mois expirés le 31 décembre, et payable le 15 janvier aux porteurs enregistrés le 31 décembre.Nous recevons de la niaisou Bryniîl, piuih A Company la coin ; nmnication ci-àprès, en date du 20j déecmlire 1917: Précisément à l’heure où selon1 toute apparence il n’y avait plus à attendre que le pire, où, semblait-il,; plus une force de hausse n’existait; a un moment où, entraînées par le courant de liquidation lente; les valeurs étaient entraînées nn peu plus loin qu’hier, les bonnes nouvelles commencèrent de se répandre.Le fait vaut qu’on s’y arrête car il ne: s’est pas produit depuis longtemps.Le discours de Lloyd George est: l’événement politique de la journée.1 L’est l'expose des buts de guerre de l’Angleterre qui sont identiques à ceux de la France et des Etats-Unis, j L’est l’affirmation de la volonté bri-j tan nique de faire la guerre jusqu’au bout — jusqu’à la victoire.Il est re-j niarquable que le discours du grand homme d’Etat anglais ait été pro nonce en même temps que celui du comte Caernin, donnant à entendre que l’Autriche-Hongrie est disposée à faire la paix.* M.IMoAdoo a décidé que l'impôt sur le revenu s’établira en tenant compte de la dépréciation des Valeurs sans que besoin soit de la rria-térialliser par une vente.Ainsi M.X.ayant réalisé un bénéfice de 860,000, disons sur le Bethlehem, subirait une perte de 850,000, s’il vendait demain ses actions de Steel.L’impôt sur le revenu s’établira sur la différence qui existe entre son profit réalisé et sa perte n l’heure actuelle, sans qu'il soit forcé de vendre ses actions dépréciées.On conçoit que cette méthode d’appliquer l’impôt soit favorable aux gens de ¦Bourse et de nature à arrêter beau coup de liquidation.De fait, c’est ce qui s’est produit aujourd’hui et si aux facteurs politiques de hausse on ajoute la vente par le International Marine des actions de la Holland-America Line, les déclarations encourageantes du conseil d’adminis-Iration du B A O.on touchera du doigt les principaux leviers dont, l’action a déterminé Ha reprise de fin de séance.Beut-ètre n'est-ce pas le premier! mouvement vers la moulée, peu!-; être n'avons-nous assisté qu’à une réaction momentanée.En tous cas les perspectives sont plus encourageantes qu’elles n’étaient hier et c’est déjà un bon point de gagné.Les compensations des banques de nos 21 principales villes, pour la semaine expirée hier, se totalisent à $225,568,618, en diminution de $24,184,042, dont $20,500,000 de déclin pour Montreal seulement.Tous les centres de l’est du pays, sauf quatre, s’inscrivent en déperdition, tandis que les villes de l’Ouest, à l’exception de trois d’entre elles, indiquent une plus-alue.Winnipeg, Medicine-Hat et Lethbridge sont les villes du Canada oc cidental qui font montre d’un défi cit, tout en permettant au groupe auquel elles apaprtiemnenl d’enregistrer une avance de 81,778,1000 par rapport à l'an dernier.Nous rapprochons dans le tableau oi-dessous les compensations des banques des centres de l’Est et de l’Ouest du pays, pour la huitaine écoulée et pour la période eorrc.S' pondante de l’année dernière ; VULUi Montréal., Ottawa.Toronto.Ottawa.Québec.Halifax.St-Jean.Kitchener.Prterboro.Hamilton .Sherbrooke.London.DL J/LST 1917 $69,707.527 5,635,277 61,295,067 5,635,277 3,748,034 2,985,319 1,852,191 705,511 082, .380 5,070,098 626,947 2,358,922 A.U&.sur 1916 *$20,620,084 *510,911 *300,883 *510.911 ?1,108.095 181.020 *237,511 33,125 56,779 *26,762 *70,175 203,955 Totaux.$154,607.879 *$22,405,942 VILLES DE L’OUEST Winnipeg.Calgary.Réglno.Saskatoon .Moosejaw.Brandon .Fort-William.Lethbridge .Medicine-Hat.N .-Westminster.191“ Aug.sur 1916 $51,782,260 7,497,025 4,235,272 2,119„350 1,613,108 765,958 1,028,870 922,255 (502,621 334,019 *$3,920,26" 1.000,503 702,437 141,540 131,180 45,536 328,190 *121,1588 *112,502 29,669 LA VOLAILLE NE SE DONNE PAS LES VENDEURS AU MARCHE BONSECOURS, DEMANDENT DES PRIX EXORBITANTS POUR F.ES PRODUITS DE LA BASSE COUR.Les dindes traditionnelles, les oies ventrues, et les poulets savoureux, que l’on verra à la Noël sur nos tables, vaudront leur pesant d’or.Actuellement, ces volailles sont d’un prix presque inabordable.Les ménagères qui assiégeaient ce matin le marché Bonseeours étaient navrées.Elles avaient beau “marchander” avec les cultivateurs, ces derniers ne se laissaient pas émouvoir.—Quel est le prix de cette paire de poulets?demande près de nous une vieille dame.—Une piastre et dix sous le couple, répond l’habitant.Ailleurs, on rclame jusqu’à $1.25 le couple, et il faut voir, comme on insiste sur le "grassouillet” du poulet “qui est bon marché à ce prix madame”.—Cette dinde, monsieur, combien?—De 38 à 40 sous la livre.—Mais c’est affreusement cher.Nourrissez-vous votre basse-cour avec de la crème et des oeufs?On s’aperçoit bien que M.Laurier n’est pas au pouvoir Les oies sont aussi “merveilleusement chères”.Leur prix varie entre 37 et 40 sous la livre.La température clémente que nous avons depuis hier n’a pas affecté le moins du monde le prix excessif de ta volaille.Cependant, la vente s’en ressent et nous croyons avec raison, que beaucoup de foyers à Noël laisseront là sur les tables du cultivateur, ce gibier qui fait son “petit profiteur de guerre”.Ce “boycottage” de la part des ménagères, causera un certain dommage aux marchands de volailles, car leurs comptoirs, leurs échoppes sont chargés de ces animaux, et si le temps doux continue encore jusqu’à mardi prochain, il y aura de la perte.Mais, l’on croit que d’ici à Noël, les prix fléchiront pour la plus grande joie des gourmets.Le “cochon de lait” qui est encore un plat très à la mode ne te cède en rien à l’oie et à la dinde.D’ordinaire, il pèse de douze à treize livres.Celui qui veut en posséder un est forcé de verser la jolie somme de cinq dollars.Le lard, le porc frais, les saucisses et les boudins ne se donnent pas, ’mais cependant, ils remplacent la dinde auprès des ménagères quj n'aiment pas “à faire danser l’ansç du panier.” BOURSE DE NEW-YORK Coart fourni» par MM.Kronrnn et Du-•ai», courtier», rue 8&int-Françoi»-Xari*r.tfo» 95 et 97.Montréal Valeur» t5«T»r- Midi Valeur» Midi tin» ; tur« Totaux.* Moins-value.$ 70,900,739 *11,778,100 Le compte rendu comparatif hebdomadaire de la Banque de France fait ressortir les modifications suivantes: Encaisse-or, augmentation, 8,667,000 francs; encaisse-argent, aug., 1,546,000 francs; circulation, diminution, 467,382,000 ; compte courant du Trésor, aug., 116,057,-000; compte courant des particuliers, aug.11.000,000; portefeuille d’escompte, aug.13.268.000; avan ces, aug., 42,034,000 francs.«llUCh.vr.AJli.Ch.,r.AmsAir lr.AW.tVNUg.Am Am.Cur to.Am Loco.Am.Smelt Am.rt.Fou.Anaoon.M Atch.üou Bald.Loco.Balt.AOhio Üeth.vStecl.Brook 1 K a.Can.Paclf.Ccat.Leath Colo.F.ftI.Corn Prod.Cjuti.Stcei Hriepr.Nol briepr.No'2 trie Ordio.Gf.Nor.Or.pCop Mari.orn.1%! W* 33VJ c52 , *va\ 6914 l2i i ¦«¦IH Int.Man.nr Int.Niokcl.Int.Paper.Int.Ra.Tr n^ibehitfhVal.63% -Max.Moto.49L Mex.Peira.71 jMi»a.Bacif.N * Y N,H.65^ North.Pac.54^iPre»a.St.C, H Reading 69Ti Repubh.Ir.Koc.Isl.or* nf>VRubb.U.S.'i7% (Shattuck Ar Bouth.Pat:.•.>y»;'SoifL kart, insist.Paul | Th ira Are.l'tfg-Utiiou Bac.lü^JU.S.fetc.or.237;|lLS.6tcclp 391,, l’tahCoppe 19J ^ Vv oatinghou 7«HI 79 2W M r78^' 78^ 82 VT biA ms :o,F4 74 Î6Va 3i\‘.4 MISSION SERBE À WASHINGTON “Pour conquérir des marchés étrangers, écrivait un jour M.A.Artaud, un publiciste français, il faut avoir les éléments d’une action permanente; c’est-à-dire au moins un article dont on puisse être toujours vendeur au meilleur prix possible, dans le inonde entier, et pour la meilleure qualité.Il ne faut pas qu’une crise momentanée fasse perdre les relations créées, ce qui arrive surtout pour les produits de luxe; il ne faut pas offrir une production agricole capricieuse dans sa quantité et dans sa qualité.” Voilà une parole qu’il est expédient de prendre en considération.Washington, 21.— La mission Militaire .serbe a été reçue aujourd’hui en grande cérémonie.Une escorte do cavalerie et un groupe de hauts fonctionnaires, M.1.arsing an tète, a accueilli les •commissaires.Plus tard.M.Wilson a reçu
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