Le devoir, 3 septembre 1936, jeudi 3 septembre 1936
Montréal, }«u'4l S tapi.1936 REDACTION «T ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRE-DAME MONTREAL { TELEPHONE HArbour 1241 SERVICE DI NUIT i AdminfstmHon j * , « , .HArbour 1243 Rédaction HArbour 3679 Gérant HArbour 4897 LE DEVOIR » _ * FAIS CE QUE DOIS Rééachwr «a chafs O «or NIROUV Diractcor-gértot: Caori PELLETIER VOLUMK XXVII — No 206 - - __m' TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal at banlieua) E.-Unit at Empira britannique .8 00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE .« 3-00 Ne nous faites pas de // i// peurs! L épouvantail allemand — Faits et données élémentaires “Le Canada est pays d’Amérique” Est-ce qu’on va essayer, une foia de plus, de nous faire des peurs?Dans la campagne qui s’engage pour amener le Ca nada à prendre une part des frais de la défense générale de l’Empire, va-t-on entreprendre de nous faire croire que, si nous ne nous engageons pas à fond dans cette politique, le Canada risque de devenir allemand, ou même italien?Il le semblerait, et cela vaut peut-être la peine d abattre tout de suite ee croquemitaine.Que les Allemands, que les Italiens fussent heureux, s ils en avaient la chance, de posséder un territoire comme le Canada, nous n’en doutons point.Ce sont des pays surpeuplés et qui cherchent partout un exutoire pour leur surcroît de population.Que les Allemands et Italiens, en cas de guerre mais quelle occasion, à titre de Canadiens, avons-nous d* participer à une guerre contre l’Allemagne ou 1 Italie?— qu’Allemands et Italiens puissent, en cas de guerre, atteindre le territoire canadien,' cela est dans 1 ordre des choses probables.La navigation sous-marine et l’aviation ont fait de tels progrès qu’un raid de ce genre-n'offrirait pas d’insurmontables difficultés.Mais le désir que pourraient éprouver Allemands et Italiens de posséder un pays comme le nôtre, les chances qu’ils auraient d’y faire une incursion dangereuse, lu possibilité (ou même le simple avantage) pour eux d'occuper ce pays de façon permanente, sont des choses fort différentes.Il suffit, pour s'en convaincre, de jeter un coup d’oeil sur la carte et de construire le plus simple, le plus élémentaire des raisonnements.* * * Le Canada occupe la partie septentrionale de l’Amérique.Il est séparé de l’Allemagne et de l’Italie par un océan et des mers.Il a pour voisin, au Sud, un pays dont la population atteindra bientôt les cent cinquante millions d’habitants.Entre les Etats-Unis et le Canada, il n’existe aucun obstacle naturel qui marque et défende la frontière.Pour des raisons d’une force extrême, puisqu’elles tiennent à leur vie même, les Etats-Unis ne veulent {>oint qu’une grande puissance militaire s’installe à purs portes, sur cette frontière ouverte.M.Roosevelt le déclarait tout récemment encore: les Etats-Unis sont prêts à se battre pour la défense du Canada.M.Roosevelt nous aime bien sans doute, mais, lorsqu’il parlait ainsi, c’est à l’intérêt de Son pays qu’il pensait sûrement, et tout d'abord.Les Etats-Unis sont prêts à se battre pour nous parce qu’en réalité ils se battraient alors pour eux-mêmes, pour écarter de leur voisinage immédiat une menace et tin ennui.Avec nous, ils sont assurés de bien s’entendre, ne serait-ce que pour cette simple et brutale raison que, personnellement, nous ne pouvons songer à engager contre eux une lutte quelconque et que, d’autre part, l’Angleterre ne risquerait point,pour nos beaux yeux, m conflit avec les Etats-Unis.De cela l’histoire porte émoignage; Etats-Unis étant devenus une puissance mondiale, l’Angleterre est moins que jamais disposée à les contrarier.Avec On voisin comme l’Allemagne ou l’Italie, 1a situation pourrait être différente.* * * Mais il faut s’entendre: à supposer que le Canada fût terre allemande ou italienne, l’Allemagne ou l'Italie pourrait s'en servir comme base d’action désagréable contre les Etats-Unis, mais qui peut, en y réfléchissant deux minutes, qui peut s’imaginer que, de ce territoire.Allemands ou Italiens pourraient mener contre les Etats-Unis une campagne victorieuse?Les Américains pourraient indéfiniment tirer sur l’un des plus vastes réservoirs d’hommes qui existent, sur les ressources d’une industrie aux capacités presque illirnitées.Allemands ou Italiens ne pourraient leur opposer que des troupes qu’il faudrait d’abord | tiaverser en détruisant la flotte américaine et dont! l’absence mettrait en danger 1a situation européenne de l’un ou de l’autre de ces pays.Puis, nous avons trois mille milles de frontière ouverte et commune avec les Etats-Unis.Le Canada serait inondé par les troupes américaines, pour lesquelles ce serait une sorte de croisade, avant que “nos maîtres” italiens ou allemands puissent débarquer ici des troupes et des munitions en quantité.On éprouve quelque gêne à exposer des choses si simples, mais il paraît que cela peut être nécessaire.Lors de la dernière guerre, de braves gens paraissaient cioire, en toute sincérité, que le Canada risquait de devenir terre allemande et nous décrivaient, d’un ton effrayé, toutes les horreurs qui s’ensuivraient pour nous.La vérité, c’est qu’on a beau repasser la carte du globe, on ne trouve pas un territoire où l’Allemagne (ou même l'Italie) aurait moins de raisons d’essayer de s’installer, et plus de motifs de fuir.Et les Allemands, qui ne sont pas des imbéciles, le savent fort bien.II est, paraît-il, des esprits et des coeurs d’une extrême sensibilité qui s'émeuvent, et s’indignent, à la pensée que nous pouvons faire entrer dans nos calculs de politique internationale la probabilité d’une intervention américaine en notre faveur.En quoi cela est-il plus gênant pour notre dignité nationale que le fait, pour les Anglais, de tenir compte de leur condition insulaire et de l’eau qui les protège, et, pour les Français, de la présence des Alpes et des Pyrénées?L’existence des Etats-Unis, leur voisinage, l’intérêt qu’ils ont à ce qu’aucune grande puissance militaire ne s’installe sur leur frontière du Nord, sont des faits aussi naturels que l’existence des Alpes, des Pyrénées ou de la Manche.Pourquoi nous serait-il interdit d’en tenir compte, de les faire ^entrer dans nos calculs politiques?Ce voisinage de la masse américain» peut offrir des inconvénients.Nous sommes contraints de les subir.Pourquoi n’aurions-nous pas le droit de profiter des avantages qui les compensent?* » * Cette campagne absurde, cet étalage d’épouvantails sens consistance peuvent tout de même nous rendre un service: celui de nous inciter à réfléchir sur cette vérité première que La Fontaine rappelait à Ellice, dans une lettre fameuse: Le Canada est pays d’Amérique.Le Canada pays d’Amérique?voilà l’un des faits essentiels qui doivent orienter et dominer toute notre politique, intérieure comme extérieure.11 est évident que nous serons, et plus d’une fois, obligé d’y revenir.* Orner HEROUX i des ministres, — quand ceux-ci écoutent quelqu’un, ce qui n’est pas très souvent le cas.Aussi bien le facteur de compétence ou de valeur individuelle est-il i un de ceux qui comptent le moins, à tout considérer.Le problème de M.King, ces semaines-ci, c’est aussi celui d'un autre premier ministre, M.Duplessis.Si l’un et l’autre se laissaient faire et allaient Héchir, il y aurait cent fois plus d’élus que d’appelés.Car le nombre augmente, d’une semaine è l’autre, des gens prêts à s’immoler sur les autels du parti, — du moment que cela pourrait améliorer leur situation matérielle.Le mal, quant à ces sortes de sacrifices, c’est que les premiers ministres en sont toujours parcimonieux.Du moins tel est l'avis de ceux qui n’obtiennent pas ce qu’ils veulent.Et les ministres ont beau faire, ces gens forment la majorité, à un moment donné: celui où le ministre désigne un homme entre cent, mille, trois mille rivaux qui recommencent le jour même à solliciter autre chose.Les troupes du Front blanc semblent sur le point de s’emparer d’Irun Madrid affirme que set miliciens occupent Huesca et ont le dessus dans divert combats Déceptions?D’après le Mail ée Empire de Toronto, il y a deux Canadiens dont le cours de la vie publique n’a pas été ce qu'il aurait dû être, eu égard à leur talent: MM.Meighsn et Hou-de."Ceux qui le connaissent aboutiront à cette conclusion, que M.Houde est, dans le domaine politique canajien-français, un talent remarquable, qui ne donne pas ce qu’il aurait dû; c’est une perte aussi tragique que, par exemple, l’insuccès de M.Arthur Meighen dan* le domaine politique anglo-canadien.Le bouillant Camillien.dont la personnalité sans cesse effervescente l’a tout d’un coup projeté hors de la marmite municipale montréalaise danf le domaine provincial et même national, a des dons dont nul autre, à ce moment-ci, parmi ses compatriotes, n’a donné quelque manifestation que ce soit.Il a du charme, de l’esprit, une ifltelligence aiguisée.Il porte un vaste intérêt au bien-être de l'homme du peuple, il en comprend la psychologie mieux peut-etre que n’importe quel autre chef de sa race.Il est dynamique, jamais il n’est banal.Voyager avec Houde, en politique ou autrement, c’est être tout le temps en marche et ne jamais arrêter.Il y a cela qu’un éternel errant ne peut entraîner tout le monde à sa suite et que des gens préfèrent suivre un chef qui sache quand arrêter, quand bivouaquer, quand repartir.G» F, La visite de “la Pasionaria” à Paris — Un “bloc anticommuniste en Europe centrale L’application de l’entente de non-immixtion en Espagne A Farit, dans un« interviouc, la député* communiât* ctpagnol* Dolores Iriburri, dit* “la Pasionaria”, a protesté contre la non-immixtion dans I** affalr«t d’Espagne, mesure équivalant, a-t-elle dit.à l’application de sanction contre le gouvernement d* Madrid, qui n’a pas asses d’armes pour combattre un adversaire armé jusqu’aux dents.Elle a déclaré que c’est pour remplir une “mission officielle’' qu'elle est venue è Paris, avec deux ministres de Madrid, et elle a expliqué que cette mission consistera à parcourir tout les pays démocratiques, afin de les persuader que ce qui te passe ert Espagne, c'est une lutte entre "(a démocratie internationale et le fascisme international’’.(D’après des dépêches de TAsso-ctated Press, de l’agence Havas et de la Canadian Press) Des Informations d’aujourd'hui sur les opérations militaires en Espagne, il ressort ceci: des troupes du Front blanc semblent sur le point de s’emparer d’ïrun; Madrid affirme que ses miliciens occupent Huesca et ont eu le dessus dans divers combats.Quant à la situation européenne, il se dégage ce qui suit des dépêches du jour et de la nuit: Et vers le temps où la Paslona>-ria révélait sa mission et protestait contre l’entente de non-immixtion, mesure que la France et la Grande-Bretagne ont présentée comme moyen d’empêcher la guerre civile espagnole de causer une conflagration européenne, à Rome, le premier ministre Mussolini et le roi Boris de Bulgarie avaient une entrevue, ce qui, disent des observateurs, accroît la vraisemblance de rumeur d’après quoi l'Allemagne et l'Italie chercheraient à former un "bloc anticommuniste” en Europe centrale.Outre les deux pays en question, le "bloc” comprendrait la Bulgarie, l’Autriche la Hongrie et peut-être, la Pologne, Déjà, la semaine dernière, des entretiens entre le chancelier Hitler et l’amiral Horthy, régent de la Hongrie, avaient attiré l’attention de ceux qui pronostiquent la formation d’un “bloc” anticommuni*-te en Europe centrale, ¥ * ¥ Qu’on se borne à dîne que "peut-être la Pologne fera partie de ce bloc, cela s’explique: le général Ganxelin, chef de l’éîal-major général de France, et le général Ryd*-Smigly, inspecteur général de l’armée polonaise, viennent d’échanger des visites, marquées par le décernement de haute* décorations.Voici le résumé d’une dépêche de Paris qui a trait à ce point de le politique européenne: Le ministre de la défense Edouard Daladier estime que le moi* prochain la France aura sous les'armes 400,00(1 hommes et que l’Allemagne en aura 850,000.En France, le nombre des soldats de carrière sera de 85,000.tandis qu’en Allemagne U s’élèvera à probablement à 280,000.D’après des informations venant de bonne source, le gouvernement Blum a renoncé as» projet de porter à deux ans et demi la durée du service militaire actif.Il a jugé trop onéreux ce moyen d’accroître les forces du pays.Mais il paraît' qu’il s’applique à améliorer le matériel de guerre.D’autre part, il s’occupe d’assurer des alliés à la France.Ghex les autorités, on compte que le séjour en France du général Rydi-Smigly, inspecteur général de l’armée polonaise, aura pour résultat de resserrer les relations militaires entre Paris et Var- sovie.¥ ¥ ¥ La France et la Grande-Bretagne, pour assurer, affirment-elles, une application efficace de l’entente de non-immixtion, ont proposé, il y a quelque temps, la formation d un comité international de contrôle.Aujourd’hui, on télégraphie de Londres qu’"une Allemagne hésitante ”, retarde la convocation du comité, mais que trois autres pays: l’Union soviétique, la Hongrie et la Finlande, consentent à coopérer avec les puissances qui cherchent à coordonner les efforts ayant pour but.l’application de l’entente de non-immixtion.Le front Bercovitch L’actualité Feu le Dr A.Marien Le Dr Marien! La première fois que son nom frappa mon oreille, c’était à l’Assomption.Un professeur, qui avait vécu à Paris en même temps que lui, me désignait dans la cour de récréation un homme très remarquable d’attitude: chevelure longue et abondante, pommettes saillantes, épaules larges et légèrement arrondies.“Ça, me disait l’abbé, c’est un mattre.de la chirurgie.” Le Dr Marien était revenu à VAssomption avec ses ''confrères”.Il avait vécu plusieurs années à Paris, lui aussi, de même qu’un autre de ses condisciples présent à ce “conventum", Utric Lamarche, le célèbre artiste-peintre qui animail alors le Canada de sa verve contre te nationalisme commençant.Dans noire pensionnai bien emmuré, les noms des célébrités du monde médical n'arrivaient à nous qu’à la suite de circonstances comme celle-là.Pendant quelques années je n’entendis plus nommer ce maître de In chirurgie.Mais le monde est petit comme on dit dans le peuple.J’allai, vers 1906, cueillir quelques bribes de philosophie chez MM.de Saint Sulpice.Dans ma classe il g avait un élève tout jeune, ramassé, l'oeil vif et de caractère fort original.C’est sans \ doute l’homme du monde qui, sans être son sosie ressemble te plus — et pour cause! — au Dr Marien, puisqu'il est chirurgien comme celui-ci et son élève te plus cher.Cet élève s'appelait Armand Paré et il était le propre neveu de Marien.En quelques jours nous étions très liés l'un à l'autre.Peu de mois après je1 fréquentais assidûment la petite maison blanche de ta Pointe-aux-Trembles si accueillante et à la porte de laquelle brillait ta plaque du Dr J.-A.Paré, beau-frire du Dr Marien et père de mon condisciple.Pendant plusieurs années, presque chaque dimanche, j'étais le com-niensal du Dr Marien.Rien de rien i l'Assomption n'aurait pu me faire prévoir cette éventualité.Dans l'intimité le Dr Marien parlait peu, mais était aussi aimable qu'il semblait bourru avant le contact.A cette époque il avait une blonde fillette pour qui il rivalisait de gâterie avec la maman, femme d’un abord exquis.Le professeur d’Université était habitué à la compagnie des jeunes gens, aussi traitait-il avec des égards qui me confondaient celui qui n’était autre chose à ses yeux que le compagnon de classe de son neveu — de son neveu préféré, c’est vrai! Le Dr Marien n’avait rien d’un pédant.Bien que son beau-frère fût médecin, que l'atné de ses neveux puis le second se préparassent à la médecine, il était bien rarement question à table de cette science.Il aimait surtout s'entretenir des choses de son petit patelin de la Rivière des Prairies et il m'a toujours semblé que cet homme qui connaissait la renommée et la fortune — à un moment même la très grande fortune — regrettait de n’êlre pas resté terrien.Il aimait par-dessus tout sa ferme et la vieille maison ancestrale.Le diner terminé, Il enfourchait souvent son cheval et parlait, de cette allure casse-cou qui l’accompagnait partout, à travers champs pour son domaine campagnard.Un jour même, je.crois, il quitta presque complètement la clientèle privée pour vivre dans sa vieille maison au milieu de son vaste domaine: sa vieille maison qu'un incendie affreux a réduite en cendres avec ses plus chers souvenirs, quelques mois avant sa mort! Cet homme qui prisait tant la vie.champêtre et y trouvait le sédatif à su vie nerveuse intense, n'était pourtant guère d'origine terrienne.L'histoire de sa famille est intéressante.Son père était médecin A la Rivière des Prairies et avait laissé le souvenir d’un bourreau bienfaisant, d'un original et d'un esprit curieux, mais qui avait en horreur les plaignards."C'est un homme qu’a une petite bête dans l'oreille", criait un cultivateur sous sa fenêtre en pleine nuit pour l'émouvoir."Dommage, répondait-it.que la ne puisse manger la gros- Son grand-père maternel était également médecin, te Dr Simard de la Potnie-aux-Trembtes, ami du curé Papineau et, je te pense, de Louis-Joseph.Il avait fait ses études à Paris et était fort savant pour l’époque.Cela fait que le neveu Armand Paré, formé a la chirurgie par ion- cle Amédée, appartient comme son frère à une famille ultra-médicale: tous deux sont fils, petit-fils, arrière-petit-fils, neveu et frère de médecin.Si te Dr Marien partait peu volontiers de médecine hors de la Clinique, par contre, lui parti, on parlait beaucoup en famille de ses exploits, de ses audaces calculées et de ses originalités.De son père il avait hérité le tempérament.U était, lui aussi, le bourru bienfaisant.Ses élèves raconteront longtemps des histoires à ce sujet.De même qu’ils vanteront sa dextérité inouïe, sa lucidité, son esprit inventif qui ont fait de lui un dé-vancier dans te monde chirurgical et ont illustré te nom de VHôtel-Dieu.N’empiétons pas sur un domaine qui n’est pas le nôtre.Contentons-novs d’offrtr à sa famille, à laquelle mf passé si heureux nous a liés, l'hommage de notre plus pieux souvenir et de notre profonde sympathie.Faut ANGER Bloc-notes Des places En marge de nombreuses nominations que va faire bientôt Ottawa, un quotidien de là-has écrit que M.King aura quelque mal à satisfaire tout le monde.Le problème, c’est de choisir entre les “amis du parti”, les "sauveurs du parti”, les “souscripteurs au parti’’, les “oubliés du parti", les “patriotes du parti”, les gens prêts à tout sacrifier au parti, — au point d’en accepter des places, se sacrifiant eux-mêmes ron.tre un chèque mensuel, - les “anciens députés du parti”, les "anciens candidats du parti”, ceux envers qui “le parti a une dette d’honneur’’ et tutti quanti, comme il y en a dans tous les partis au pouvoir.Il y aurait bien une condition sine qua non à poser à ces choix: la compétence réelle.Aller la poser, ce serait éliminer les trois quarts et demi de ceux qui attendent, sollicitent, envient une place, harcèlent ministres, député», amis des ministres et de» député» pour l’obtenir, font le alège des hôtels, de» restaurants, des clubs où ils soupçonnent pouvoir trouver ou découvrir les ministres et les gens qui ont l’orUlls Carnet d’un grincheux La chasse aux place* est ouvert».De cent chasseurs, il en reviendra tou(ours quatre-vingt-dix-neuf mécontents et un * * .“De l’huile de ricin pour les réfractat-res” (manchette de la Tribune, de Sherbrooke».Tels réfractaires qui aspirent i une liberté un tant soit peu rabelaisienne lient parfois contraints d'en avaler.?Si tant de nouveaux mariés vont encore en voyage de noces à Niagara, Beau-harnois ne parait pas devoir être de sitôt endroit propice aux lunes de miel.ir ?Quoi d’étonnant s’il se tue moins de gibier que de chasseurs, i la chasse?N’y a-t-i! pas plus de fusils que de perdreaux?é ?é Qui fait grief à, autrui d’exprimer son avis, c'est parfois pour s’excuser de ne pas laisser connaître le sien.* * * Qu’est-ce, cette forêt de Bendy?La plus vaste réserve forestière ministérielle, de 1920 i 1936.Et réservée pour les amis.?+ Il y aurait eu des gens portés aux listes de salaires de l'Etat qui ne paraissaient pas aux bureaux dont ils étaient ceçsés relever, le temps venu d'y tou-cher leurs chèques mensuels?Ms les envoyaient chercher par leurs chauffeurs.* * * Deux oiseaux des plus rares: le |Our-naliste qui fait son journal de façon i réussir à plaire i tout le monde; et le lecteur qui trouve lisible le journal ainsi rédigé: * * * Quelqu'un avait donc besoin de filer en grande vitesse, aux bureaux d’un ancien Procureur général, qu’on y acheta ces mois-ci une puissante auto?Ca i quelqu’un avait des tuyaux quant aux ! résultats du 17 août ?Un grand converti: le Solail, M était pour le trust électrique avant ces mois-ci.Il est contre.Il estimait que le trust du charbon.enfin, .le trust du charbon, il n’était pas satsissable, s’il existait Maintenant, le Soleil le voit, il est contre et M.Duplessis ne sera jamais trop vite aux trousses de ce trust La 17 août, le Soleil sereit-il tombé sur le routa de Damas?La CrlnchaMB Enlèvement et séquestration de quarante citoyens Pour le seul député Israélite du Parlement provincial, un libéral, on a su employer la manière forte, avec Rentier support11 de la Sûreté provinciale MM.Grégoire et Hamel è la radio On trouvera en page 4 |« texte des causeries sur f« politique provinciale prononcées hier soir par le maire de Québsc et député de Montmagny et le député de Québec-Centre.Un senti Israélite; M.Peter Bercovitch, a «té élu au scrutin provincial du 17 août.Des rares survivants de la débâcle libérale, il est celui qui a obtenu le plus forte majorité, 1,202 voix.En comparaison de la majorité des autres rescapés ministériels, celle de M.Bercovitch est vraiment imposante.Si M.Dansereau, d’Ar-genteuü, avec ses 608 voix, M.Messier, de Verchères, avec ses 506 voix, M.Casgrain.de la Rivière-du-Loup, avec ses 130 voix, M.Connors, de Sainte-Anne, avec ses 587 voix.M.Delagrave.de Québec-Ouest, avec ses 282 voix, peuvent soutenir la comparaison, il n’en est pas de même, par exemple, pour le député de Laurier, élu par 14 voix, non plus que pour M.Cléophas Bastien, député à la voix unique.Le seul déptisté Israélite au Parlement de Québec est sans conteste le plus fortement élu d«* survivants libéraux.La circonscription qui l’a choisi, Saint-Louis, serait-elle plus profondément que d’autres imbue des principes, comme l'on dit, de notre libéralisme politique?La circonscription de Saint-Ix>uis resterait-elle comme le grand boulevard de ces principes?En supposant que ce soit Je cas.sur ce boulevard—pour ne pas dire cette Main Street — M.Bercovitch peut tenir le haut du pavé.Sa majorité l’y autorise.La manière Gette majorité, pour l’obtenir, il semble que les amis de M.Bercovitch aient eu la manière, même la manière un peu forte, et l’entier support, dirait M.Taschereau, de la police provinciale.Dans Saint-Louis, en effet, le 17 août, l'enthousiasme s’est manifesté de curieuse façon.Le même jour dans Laurier, autrement dit uu front Bertrand, la police provinciale, sous la conduite du sergent Palpé, n’est intervenue que pour nuire au candidat unioniste, le Dr Lesage, en opérant pendant une petite heure Je blocus de son comité.Dans Saint-Louis, qui mérite bien la désignation de front Bercovitch, la même police, sous la conduite du même officier, le sergent Palpé * trouvé plus à propos et plu.* effectif, parce que plus radical, de bloquer complètement le comité du candidat unioniste, M.Gédéon Gravel.Celt s’csA fait, «emble-t-il, sans trop de cérémonie, et dès le com-menremnt de l’après-midi.A ce qu’il semble, le sergent Palpé et ser.agents n'étaient munis craurun .mande* de perquisition.Du moins, ils n’en exhibèrent pas à ouelques-uns des témoins -de l’affaire, qui en furent aussi le* victimes.Les quartier* généraux de la police orovinciale avaient dû donner l'or- dre au sergent de l'escouade d’aller perquisitionner et opérer.Ils étaient allés perquisitionnr et opérer.La consigne est la consigne.Rien à eaiair Perquisition faite pourtant, Us ne trouvèrent rien à saisir dans la place.Rien de ¦particulièrement louche dans la cave ni dans aucun placard; pas d’armes, de fusils, de mitrailleuses, pas de munitions, pas de marchandises volées ou recelées, pas de drogues narcotiques passées en contrebande, enfin rien de ce qui eût pu justifier un pareil déploiement de force constabulaire.Le candidat unioniste, M.Grave’», avait établi son comité dans un magasin vacant, angle des rue» Saint-Denis et de Montigny.11 y avait foule, ce jour-là, au comité, vu que c’était jour de scrutin; ma s cette foule n’offrait rien de suspect.Au vrai, entrait au comité qui voulait et pareillement qui voulait en pou va R sortir.Il n’y avait rien à cacher, l’on ne cachait donc rien.Les agents du candidat, comme de raison, s’affairaient auprès des électeurs venus aux renseignements.Un témoin oculaire et auriculaire Un témoin oculaire et auriculaire, M.Joseph M.Duguay, 3570 rue Durocher, nous a fait le récit des événements après l’arrivée des agents du sergent Dalpé.M.Duguay.lui-même ancien sergent de la police municipale, ancien secrétaire de l'Association de bienfaisance de cette police, travaillait au comité de M.Gravel.Il occupait un petit réduit à l’arriére en compagnie de M.Ovide Lepage, 1701 rue Saint-Denis.L’arrivée tintamarresque de l’escouade Dalpé, dans des voiture» cellulaires, n'émut pas M.Duguay plus que cela.Ancien policier, il avait, déjà vu le panier a salade.Le sergent Dalpé et trois ou quatre agents — numéros matricules 1.13 et 25, — allèrent jusqu'en arrière.Le sergent fouilla M.Duguay et puis s’en alla.Là-dessus, M.Duguay dit que l'agent no 13 l'invita à aller voir ce qui se passait dans la rue.La foule s était attroupée, bloquait la circulation, rue St-Denis et rue de Mon-tigny.Le* voitures cellulaires, grandes ouvertes, avaient été reculée* près d’une porte du comité, donnant rue dp Montigny.Un mo-mant donné, les agents provinciaux, sang autre avla, poussèrent dans les paniers à salade la cinquantaine de personnes qui se trouvaient à l’intérieur du comité.La foule a*, mit è manifester mais pour peu de temps; car, sur les entrefaites.des agents à cheval de la police municipale étalent apparus.Ilf rétablirent l'ordre, tandis ou* les paniers à salade s’en allaient avec leurs prisonniers.M.Jargailles reçoit Aux quartiers généraux de la police provinciale, dans le vieux Palais de Justice, le chef Jargailles attendait les amis de M.Gravel.Sous son oeil inquisiteur, chacun des captifs fut fouillé et dépouillé du contenu de ses goussets, moins le tabac.Et puis en cellule.Il était alors à peine trois heures de l'après-midi.A six heures, les captifs sortirent des cellules.Après avoir donné noms et adresses, ils furent libres de s’en aller.Au sergent Dalpé, oui assistait à la cérémonie de l’élargissement, M.Duguay ne put s’empêcher de demander s’il y avait une accusation de portée contre lui-même et ses compagnons.Il n’y en avait pas.M.Duguay cite les paroles mêmes de la réponse du sergent Dalpé: “Nous n’avons rien contre vous.Nous avons discuté de l'affaire et il n’y a pas d’accusation”.Là-dessus, M.Duguay fit cette remarque: “C’est donc un enlèvement, une séquestration?” Pour toute réponse, le sergent Dalpé eut un haussement d’épaules.lé Breton est en prison Pour enlèvement et séquestration, lors du scrutin de novembre 1935, un certain Breton attend maintenant en prison que le magistrat Amédée Monet lui impose une sentence.Les agents provinciaux qui opérèrent, le 17 août, au comité de M.Gédéon Gravel, obéissaient sans doute à des ordres; et l’on ne saurait les tenir responsables de leur conduite.Mais ceux qui donnèrent les ordres, même si les ordres vinrent de haut, ne sont-ils jias responsables de la même offense pour laquelle Breton doit être puni?, Quelles que soient les gens qui s en rendent coupables, l’enlèvement et la séquestration restent quand même des délits prévus par le code criminel.Du fait des enlèvements et dea séquestrations en masse, le 17 août, dans Saint-Louis, le candidat unioniste a été privé de son organisation pendant les quatre der-nieies heures du scrutin.L'imposante majorité du seul député is-raelite au Parlement de Québec aurait-elle une autre explication?La liât* des séquestrés Voici la liste des personnes qui ont, en cette occasion, été enlevées du comité de M.Gravel et séquestrées de trois heures à six heures dans les cellules de la Sûreté provinciale: MM.Alcide Auger.1053 Ste-Elisabeth; Jean Leheuf, 925 La-mqureux; Ferdina Trudcl, 835 Sanguine!; Josephat Normand, 922 Ste-Elisabeth; Donat Langlois, 1606 de Bullion; Paul Denis, 265 Lagau-chetlère, est; Henri Auger, 1053 Ste-Elisabeth; Alfred Quintal, 1085 Sanguine!; Léopold Bélanger, 1228 Sanguine!; Joseph Bertrand, 978 Ste-Elisabeth; Ferdinand Lepitre, 316 Savlgnac; Ovide Lepage.1701 St-Denis; Jules Satelle, 1173 San* Suinet; Joseph Sancartier.1099 l-Laurent; Henri Courtois, 272 Ontario est; Jos.Allard, 8384 Fou-cher; M.Laplante, 1603 Saint-Urbain; Louis Arcand, 7089 DeLo-rimier; O.Leclair, 4660 Cartier; C.Michaud, 1732 St-Denil, Apt 9^ A iSuile à la page 3) 2 LI PiVOIR, MONTRIAL, HUPI 3 SIPTIMBR1 1^30 VOLUME XXVII No 206 Choses d’Espagne Regardons la carte — Nettoyage — La junte nationale et ses adversaires jVou« empruntant au dernier numéro de Je- suis partout arrivé à Montréal (numéro du 22 août), ces détails sur la situation espagnole: Regardons la carte Un de nos amis qui vient de passer deux semaines dans une villa isolée du bassin d’Àrcachon et qui s'est imposé la discipline de ne pas ne le pensait.Une étroite bande de terrain, comprenant il est vrai les grandes villes de Saint-Sébastien, Bilbao, Santander et Gijon.reste soumise au gouvernement de Madrid, mais, là aussi, les marxistes sont réduits à la défense et ce sont les patriotes qui attaquent.L’Almirante Cervera, YEspana et le Velasco soumettent les villes rouges à un incessant bombardement.Les colonnes du général lire de journaux, sans toutefois ] M0la attaquent Saint-Sébastien et réussir à ne pas entendre la T.S.(run, et au moment où nous écri-F„ est revenu tout récemment à | vons ces lignes, les légions carlis Paris fort découragé.“Ça va très mal pour les nationaux espagnols”, fut sa première réflexion.Et, en effet, si l’on s’en tient à la radio-Pivert, ça va très mal, car les speakers du Front populaire fran-çois prennent bien soin de ne distiller à leurs auditeurs que les seuls tes auraient atteint les faubourgs de ces deux villes.Irun prise, ce sont les communications coupées avec la France, l’impossibilité de recevoir les ravitaillements de toutes sortes — armes comprises, grâce au truc des wagons plombés expédiés “en transit” — dont notre gouvernement est si prodigue.Il est dépensé, de part et d'au- communiqués du Frente popular.{ tel courage, qu’on ne peut En lisant la plupart des quotidiens fai’e (|e pr(5tW)Stirs sur le sort immédiat de tel ou tel point disputé.qui embrouillent tout, on n’en sait d’ailleurs pas beaucoup plus, en dépit de l’outrage des titres et des "papiers” à sensation.Penchons-nous donc sur la carte.Samedi dernier, nous faisions remarquer que, depuis le début de la guerre de position, les nationaux n'avaient été contraints de battre en retraite sur aucun point du front et que, au contraire, ils prenaient presque partout l’offensive.Ceci reste vrai cette semaine encore, et tous les communiqués de Madrid n’y pourront rien changer.Une seule victoire, une seule, serait mille fois plus convaincante.Or, cette semaine, le seul effort offensif des rouges s’est porté sur la grande île de Majorique et sur sa capitale: Palma.II est loin d’ètre couronné de succès.Les miliciens, protégés par les navires de guerre gouvernementaux, ont bien réussi à débarquer, mais, sitôt après, les nationaux de Palma leur ont infligé un sanglant échec, et la colonne du capitaine Bayo a été, dit-on, complètement anéantie.D’après la radio de Barcelone, elle résisterait encore.De toutes façons, sa situation est des plus précaires, et le soulèvement des populations escompté par les rouges ne s’est pas produit.Majorique reste nationale.Le deuxième "fait d’armes” revendiqué par Madrid est la reddition des insurgés d’une caserne de Gijon.Il s’agit, en réalité, d’une poignee de gardes civils dont la situation était depuis longtemps intenable, et leur capitulation ne modifie en rien la nouvelle carte d’Espagne.Oviedo, dont Madrid annonce la chute quotidiennement, tient toujours, malgré les mineurs asturiens qui F assiègent, et la garnison de Tolède résiste, elle aussi, sans communications, sans ravitaillement, avec un héroïsme admirable.Nettoyage Sur les fronts de combat, par contre.la situation n'a cessé de se modifier en faveur des nationaux.On sait que le plan des généraux consiste à “nettoyer” les zones excentriques de dissidence avant d entreprendre la grande offensive contre Madrid.Le plan est en train de se réaliser point par point.Déjà, toute la frontière portugaise, de l'océan à la Méditerranée, est tombée aux mains des nationaux, et la prise de Badajoz a heureusement achevé ce travail de "déblaiement”.Notons que le 18 juillet, premier jour de la guerre, les insurgés ne pouvaient communiquer avec le Portugal que par un ‘‘couloir" large à peine île quelques kilomètres.Aujourd'hui, après un mois de lutte, c'est le contraire.Aucune communication n’est plus possible entre le pays de M.Salazar et les républiques soviétiques de Madrid, de Valence et de Barcelone.On mesure ainsi l'étendue de l’effort fourni par les hommes du général Franco.Au Sud.une seule tache de dissidence: les mines du Flio Tinto.La présence d’ingénieurs anglais retenus comme otages par les mar- ; conciliation de ses membres, leur xistes a seule retardé l'action des ‘ désir de ne froisser aucune convic-troupes nationales.Aujourd’hui.I tion et d’unir tous les patriotes sous les Britanniques ont été évacués et i le même idéal commun: celui de la chute de Rio Tinto n’est plus 1 l’Espagne rénovée.Ceux qui guet-qu'une question d’heures.Les mi- ! taient.cette semaine, une défaillan- II se peut que la lutte pour la possession des côtes du golfe de Gascogne se prolonge encore un certain temps.I-es anarchistes de Saint-Sébastien et de Bilbao paraissent résolus à défendre chèrement leur peau, mais le résultat ne fait guère de doute.En attendant d’avoir atteint ces objectifs, les nationaux se contentent, sur les autres fronts, de “tenir” les positions acquises, sans chercher à les améliorer, et ils y parviennent fort bien, malgré des furieux assauts des miliciens de Madrid et de Barcelone.Le front de Guadarrama, bombardé pourtant avec des obus à gaz asphyxiants — le commandant Fuentés, chef de i’artiüerie républicaine, était si fier de ses gaz toxiques qu’il a invité le correspondant de l’agence Havas à assister à leur ’‘inauguration’’ — ce front n’a donc subi aucune modification.Même chose devant Saragosse, attaquée par les légions anarchistes du fameux Durruti, ex-pistolero que ta police argentine recherche pour meurtre et agression à main armée.Toute la morale de cejte guerre hispano-soviétique tient dans ta promotion de ce Durruti et dans le culte que lui vouent les anarchistes du Frente popular catalan.On comprend a lissa que les défenseurs de Saragosse n’éprouvent pas trop de difficulté à résister.Car ü ne suffit pas, pour fa i ré une armée, de rassembler devant l’objectif de M.Paramount les photogéniques prostituées du Barrio Chino, ni de leur doner pour chef un perceur de coffres-forts.I-a science militaire ne s’improvise pas et chaque jour apiKirte une nouvelle preuve de la supériorité des officiers, sous-officiers et soldats révoltés contre la tyrannie marxiste.Pour terminer notre tour d’horizon, signalons enfin que Tannée du général Franco manoeuvre également en direction de Malaga enclave rouge que Ton va s’efforcer do réduire.Et enfin il y a Carlhagéne! Mardi, les nationaux annonçaient triomphalement que la grande cité méditerranéenne s’était révoltée contre le Frente popular.Ce serait, certes, si elle était confirmée, une nouvelle d’importance et qui aurait sur Tissue de la lutte les plus heureuses répercussions.Mais depuis, Radio-Séville n’a plus parlé de Gar-thagène et, de son côté, Madrid s’est désintéressé de la question au point de ne pas même publier un démenti.Le bruit a également couru que des négociations étaient engagées.L'acharnement des deux partis les rend invraisemblables, à moins qu’elles ne concernent l’échange des prisonniers.La junte et ses adversaires Nous avons dit, samedi dernier, comment fonctionnait la junle militaire, son effort de réorganisation.Ÿ * * A Alicante, les gendarmes de la garde civile n’ont plus le droit de circuler sans un permis de la Fédération anarchiste.A Madrid, la circulation est interdite à partir de vingt et une heures, dans Tespéran-ce d’empêcher les crimes nocturnes, car, après avoi tué les “fascistes”, j on commençait à tuer les partisans de M.Azana.Les communistes restent, eux aussi, à l’écart.Ils seraient plus disposés à s’enrôler dans l’armée régulière que leurs frères ennemis, | mais, puisque les anarchistes com- [ battent en formations autonomes, | les bolcheviks ne veulent pas être ! en reste.A côté de ces deux armées, il y en a une troisième, l’armée régulière, ou ce qu’il en est resté après le départ (ou l’exécution) des nationaux.Ajoutez la garde civile et la garde d’assaut.Cela fait une belle confusion.Chacun tiraille de son côté et travaille pour son propre communiqué.Pour égorger les prêtres et déterrer tes carmélites, tout le monde, certes, était d’accord.Pour combattre tes fascistes, cela va déjà beaucoup moins bien; mais le jour où il faudrait — ce qu’à Dieu ne plaise! — organiser une victoire commune, alors seulement commencerait la véritable guerre civile.Remarquez qu’il y a, là aussi, des précédents illustres.Les Jacobins ont anéanti les Girondins et Lenine n’a pas hésité un instant à faire fusiller tous ses anciens alliés anarchistes.Quoi qu’il arrive, nous ne donnons pas cher de la peau du pisto-lero généralissime Durruti.L’Ecole des sciences sociales de Montréal neurs sont étroitement encerclés et, meme si Ton n’emploie pas la force pour les réduire, ils seraient contraints de se rendre faute de ravitaillement.Sur le front Nord, l’action des nationaux a été moins rapide qu’on Avis de décès ce îles généraux auront été déçus une fois de plus.Franco s’est rendu à deux reprises à Burgos pour s'entretenir avec ses pairs.Nous | ne sommes pas dans le secret des | délibérations, mais il est manifeste 1 que toutes les décisions sont prises | en commun et que T“unité d’action” i des militaires n'est pas un vain 1 mot.Les offensives sont déclenchées suivant un plan d’ensemble, C.VDIELX — a Montréal, i* 2 sépt est j d'ailleurs fort simple et fort logi- que nous avons exposé et qui, rit*.Funérailles samedi x 9 hrs Le con- jusqu a maintenant, s execute sans vol funèbre pa elongchamps a été transporté à Thôpilal Généra] de Montréal où les médecins ne jugent pas son étal critique, car il ne souffre que de contusions au visage et au cuir chevelu.L’auto de M.L.-B.Cordeau M.Je juge Enright a condamné Alexandre Huot, 334, rue Savignac, à dix-huit mois de prison après l’avoir trouvé coupable d’avoir volé Jaulo de M.L.-B.Cordeau, président de la Commission des liqueurs de la province de Québec.Dos dépositions entendues au procès, il appert que Huot, disant qu’il était de l'organisation libérale, a obtenu la voiture de M.Cordeau pour fins électorales.Malheureusement pour lui, il ne donna plus signe de vie après avoir [iris l'auto de M.Cordeau.qui a fait émettre un mandat d’amener contre lui, mandat qui lui a valu sa condamnation.Pour réduire les accidents d’autos Charlottetown, 3.(C.P.) — M.| I heodore G.Morgan a fait les suggestions suivantes à une réunion de 1 Association canadienne des bonnes routes: “Je suggère la création d’un comité interprovincial du trafic.Je crois qu’en rendant uniforme dans tout le pays la loi des véhicules-i moteurs et qu’en punissant sévère-j ment les infractions aux règlements j de la circulation on contribuerait grandement à réduire les accidents et les dommages à la propriété.” M.Morgan a encore ajouté: “Il faut se montrer plus sévère dans l’octroi des permis de conducteur et il est nécessaire de faire comprendre aux conducteurs que pour toute infraction grave ils perdront, non seulement leur permis de conduire, mais encore l’usage de leur voiture.” Enfant blessé Marcel Jubinville, 2 ans, dont les parents demeurent à 4463, avenue de THôtel-de-Ville, a eu la main prise dans une essoreuse électrique.On Ta conduit à Ste-Justine, où Ton considère son état comme très critique.Violent incendie Grâce à la prompte intervention des pompiers de Montréal, aucune perte de vie n’a été enregistrée à la suite du violent incendie qui a éclaté hier à Thôpital du Dr A.Boucher, 1484, rue Crescent, où se trouvaient plusieurs malades.1,700 gallons d’alcool saisis Saint-Jean, province du Nouveau-Brunswick, 3.(C.P.) — La police fédérale a saisi depuis dimanche, à trois reprises, le total de 1,700 gallons d’alcool.Le fisc est censé prélever sur cette quantité des droits de $25,000.Le roi Edouard VIII a été précipité à l’eau en Grèce Londres, 4.(A.P.) — Le roi Edouard VIII, en villégiature dans les eaux grecques, a pris hier un bain forcé, lorsqu’une vedette-automobile de son yacht Nahlin, fit chavirer l’esquif qu’avironnait le souverain.» La vedette, passait à toute vitesse à côté de l’embarcation, qui culbuta 'dans le remous, et le roi fut précipité à l’eau, d’où il fut vivement retiré par l’équipage du canot qui avait viré en toute hâte.Un quart d’heure après, il n’y paraissait plus, dit le Herald.Sir Edward Beatty parle de politique Au Board of Trade de Calgary Le récital d’orgue du Dr Courboin CE SOIR, ”mÂÎSONNEUVE Voici le programme que le Dr Charles Courboin, exécutera, ce soir, sur les orgues de l’église du Très Saint-Nom de Jésus, à Maisonneuve: Choeur dialogué, de Gl-gout; Cantabile, de Franck, Aria, de Bach.(Pour la partie du concert qui sera irradiée, voir dans la colonne de la radio).Le concert-sacré aura lieu sous la présidence de M.le chanoine J.-N.Dupuis, Y.F., curé de la paroisse.Outre le récital du Dr Courboin.le concert de ce soir comportera des choeurs exé- Caigary, 3 —Sii Edward Beatty, président du Pacifique Canadien, était hier soir l’hôte d’honneur à un diner offert par le Board of j Trade de cette ville.Sir Edward, q«i prononça l’allocution de circonstance, a parlé de politique, une question délicate à l’heure actuelle, a-t-il dit* et 'dont la discussion, par quelqu’un qui ne fait pas de politique active, risque parfois de provoquer Tire des politiciens.“11 existe dans notre vie nationale”.dit le président du C.P.R., “certaines choses qui sembleraient indiquer que nous n’avons pas toujours agi sagement dans la conduite des affaires du pays.Nous devons admettre en toute franchise que jamais peut-être, dans toute Thistoire du Canada, les gouvernements démocratiques n’ont été aussi peu respectés qu’en ce moment.Cette attitude de notre population à Tégard de ses gouvernants est évidemment le résultat du mécontentement général occasionné par le passage d’une période d’optimisme et d’expansion à une autre d’inactivité et niême de rétrogression économique.Le même esprit critique, tantôt justifié, tantôt injuste, se manifeste à Tégard des grandes entreprises, de TEplise, et de nombreuses autres institutions.De tels sentiments sont compréhensibles dans un pays libre”.Les hommes d’affaires Sir Edward croit en toute sincérité que les échecs que nous avons subis dans les affaires sont avant tout attribuables aux hommes d’affaires eux-mêmes, bien qu’en certains cas, ils aient été provoqués ou accentués par les erreurs des gouvernements.Il n’est pas de ceux qui croient que dans un pays démocratique, le gouvernement ne doit faire autre chose que maintenir Tordre, laissant toute sa liberté à l’initiative privée.C’est là, cependant, la base théorique de notre gouvernement constitutionnel, dont l’origine remonte au Parlement d’Angleterre, institué pour empêcher le roi et ses officiers de léser les citoyens dans leurs droits.Ce principe basique, naturellement, a pu etre modifié, car un pays libre est parfaitement libre de restreindre ses propres libertés, “Jusqu’à quel point nous sommes-nous éloignés de ce principe dans la conduite des affaires de ce Dominion?” demande sir Edward Beatty.Avec notre système actuel de cutés par la chorale paroissiale du T.Saint-Nom de Jésus (cent voix), dirigée par M.J.-Théo.Legault, notaire, et accompagnée à Torgue par M.Bernard Brien.La chorale exécutera les pièces suivantes: Cantate Domino, de Haendel, O Saluta-ris Hostia, de Dubois, Tollite Hos-tias, de Saint-Saëns, Jérusalem acclame, de Noyon.Le public est cordialement invité au concert.gouvernement démocratique, il est impossible de.choisir des gouvernants compétents pour diriger les affaires de TEtat, comme on choisirait des directeurs pour administrer une grande entreprise.Les alternatives possibles seraient le fascisme ou le socialisme, deux principes basés sur la théorie que c’est le gouvernement qui doit “conduire le pays”.Le président se refuse à admettre ces systèmes, car i! se dit convaincu que ie peuple du Canada ne chercher pas à changer la forme historique de son gouvernement.Il peut se tromper dans ce qu’il doit attendre de ses législateurs, mais il ne commettra pas Terreur fatale de croire qu’une dictature tyrannique serait la solution de nos difficultés.La faute des citoyens Sir Edward déplore cette tendance de certains citoyens de toujours harceler les gouvernements pour les obliger à faire des choses qui ne devraient pas être faites, sans se soucier des conséquences, et voit là une des causes principales des embarras dans lesquels nous nous débattons.Cela se manifeste par l’état actuel de nos finances publiques.La continuation d’un pareil état de choses risque de faire crouler un gouvernement démocratique.Et, si cela arrivait en notre pays, la faute n’en serait pas tant à la machine politique ou à ceux qui s’offrent pour servir le public, qu’aux citoyens eux-mêmes, qui cherchent trop souvent à influencer les actes des gouvernements de manière à protéger les intérêts de certains groupes au dépens de l’ensemble de la population.Les chemins de fer Sir Edward Beatty se sert, pour illustrer ce point, de l’importante question des chemins de fer, qu’il connaît naturellement à fond.Certains attribuent nos difficultés dans ce domaine à l’ingérence du gouvernement au profit de certaines régions; d’autres prétendent que Ton doit en chercher la cause dans les erreurs de l’initiative privée, tandis que d’autres encore jettent le blâme sur Maskenzie et Mann et les tiennent en partie responsables de la mise à exécution d’un programme de construction ferroviaire exagéré pour les besoins du pays.Par contre, aujourd’hui que Ton cherche a sortir de l’impasse, on dit en certains milieux que le Pacifique Canadien veut s’approprier le chemin de fer du peuple.Pourtant, sir Edward affirme qu’il n’a suggqré autre chose qu’une entente entre le gouvernement et le Pacifi-que.Canadien pour l’exploitation conjointe des deux grands réseaux sur une base plus économique et de plus grande efficacité.Cela aurait évidemment pour résultat d’épargner des impôts aux contribuables et de profiter aux actionnaires du Pacifique Canadien.Et sir Edward répète que bien qu’il ait déjà répondu à tous les arguments que Ton a pu apporter contre ce projet — danger de monopole, mise à pied d’employés, etc.— on continue de les renouveler comme sus n’avaient jamais été réfutés.C est à croire qu’il y a mauvaise .Ur' Carabines et fusils - Peintures Hulls à moteurs AiGÜIHAGE DE TONDEURE8 A GAZON sui machine spéciale Remontage de raquettes de tennis MAURICE BOURGUIGNON fti7 est, Ontario.fol de la part de leurs auteurs.La question de l’unification de* chemins de fer est un problème, d’intérêt national, qui doit être discuté librement 'et sans passion par les gens sincères.Et qu’une administration refuse de se rendre à toute suggestion que je pourrais offrir à la population de ce pays, il est de mon devoir d’accepter le verdict rendu, quel qu’il soit.Sir Edward termine en disant que les chemins de fer sont loin d’être notre seul problème à l’heure actuelle, et formule l’espoir que nos législateurs sauront, par leur sagesse et leur courage, y apporter les solutions qui s’imposent.Il importe surtout de cesser de surcharger ue gouvernement de fardeaux inutiles.Si vous voyagez.• adressez-vous au SERVICE DES VOYAGES, LE “DEVOIR”.Billets émis pout tous les pays au tarif det compagnies de paquebots, chemins de fer, autobos, aussi hôtel*, assurances bagages ef accidents, chèques de voyages, passeports, etc.Téléphonez HArbour I241A.Une invitation aux amateurs de golf Le magnifique club “Lac Placide'’, dans les Adirondack*, doit tenir un tournoi "Invitation” pour amateurs.I les 10-11-12 septembre.Les amateurs de Montréal sont très cordialement Invités par le Préat- 1 dent du club, Monsieur Samuel S.Packer, èt prendre part à ce tournoi.Le parcours en auto est d’environ ! 3M.heures, aussi bonnes correspondances par chemin de fer.Pour renseignement* supplémentai- ! res, s'adresser à , Jules Hone i représentant particulier du Président, Edifice University Tower, angle rues ; Université et Sainte-Catherine ou aux Agences de Voyage, Seulement deux fois par an \ ¦ ¦ ¦ ¦ « REDUCTIONS GENERALES chez C^Max^Seauüah Complets et Pardessus pour toutes saisons Costumes de Sport et Chaussures pour hommes Çh emises/ Cravates, Chaussettes Rob es de Ch ambre, Chandails Pyjamas, Gants, Chapeaux Sous-vêtements, Etc., Etc.•dr Les articles ci-dessus ainsi marqués comportent des réductions diveiscs, mais ioutes substantielles Tous les articles marqués d'un disque # comportent une réduction absol"« cMzriBemmisç* 2Ô5 rue St Jacques O.Notez les choses qu'il vous faut ou dont vous aurez besoin plus lard.Venez constater quelles grandes économies vous poiwc: faire en achehuit maintenant.Tout article est de la qualité régulière Max Beau- hommes Président magasin VOLUME XXVII — No 206 — CALENDftltft — Demain: VENDREDI.4 leptembre im 1er vendredi.De U férié.Lever du eolell.i b.24.Coucher du soleil, 6 h.23.Lever de U lune.7 h.59.Pleine lune, le ont blanc étaient massés à un détour de la route attendant leur tour d’avancer.Pendant ce temps, les batteries de canons du gouvernement bombardaient les positions des assiégeants à l’entrée d’Irun et l’on en-voyait des renforts aux défenseurs socialistes épuisés par plusieurs jours de combat.Pendant toute la nuit et la matinée, on a entendu le bruit de la fusillade qui s’echan-geait dans les rues de Behobie.Les troupes socialistes érigeaient hâtivement des barricades dans toutes les rues de ce faubourg d’Irun.Ce sont les anarchistes qui ont pris le commandement des troupes du gouvernement sur ce secteur après que les officiers socialistes eurent parle de se ren- driîn obus tiré par la batterie du gouvernement à Fontarabie est tombé près du village de Binatou, en France, tuant un paysan.Trois agents de la police française ont été blessés au cours de la nuit près du pont international de Béhobie où Ion a échangé des coups de fusil à plusieurs reprises.Les tranchées que les troupes du gouvernement avaient creusees avant de se retirer dans la ville dTrun ont servi à leurs ennemis qui ont déplacé les sacs de sable et qui y ont installé des mitrailleu-scs« Pour la dernière fois depuis que l’on se bat sur le secteur dTrun, les troupes du Front blanc ont fait appel à la cavalerie.Deux cents cavaliers ont reçu l’ordre de rejoindre l'arrière-garde afin de patrouiller les routes en arrière de la ligne de feu.Si l’on en croit certains rapports reçus de ce côté-ci de la frontière, les troupes du» gouvernement ont fusillé soixante otages qu’ils avaient conduits dans un cimetière.Deux avions du gouvernement ont tenté de bombarder les troupes du Front blanc à leur point de concentration, mais sans aucun succès.Les artilleurs du gouvernement n’ont pas fait preuve de plus de précision dans leur tir.La batterie de Fontarabie a cessé son feu sur le fort San Marcial pour bombarder la route qui longe la rivière Bidassoa, mais une vingtaine d’obus sont tombés en territoire français et les gendarmes français ont aussitôt envoyé un émissaire pour les sommer de cesser.La police provinciafe doit observer les règlements Hier un constable municipal a placé des billefs sur trois voitures de la police provinciale qui étaient stationnées à un endroit où le stationnement est interdit: les policiers provinciaux ont enlevé les billets.M.Weldon, du comité exécutif, de qui relève le service de la circulation, a déclaré ce matin que la ville prendra des procédures en Cour du recorder contre les policiers provinciaux qui violent sans raison les règlements de circulation à Montréal.En cas d’urgence, il peut arriver qu’ils aient à mettre de côté un règlement, mais dans le cours ordinaire des choses, la police provinciale doit observed les règlements, a dit M.Weldon.M.Savignac, président de l'exécutif, a exprimé le même avis.Le prochain festival dramatique Ottawa, 3.— (D.N.C.) — D’après une déclaration de M.H.C.Osborne, directeur honoraire du festival dramatique, il se peut que Ton invite un auteur ou un critique drai matique de France à venir juger les finales du prochain festival dramatique du Canada.M.Osborne est M.McCaughan démis de ses fonctions M.L.-E.Bessette nommé à sa place avec salaire réduit - L'abolition de l’agence de Londres -160 inspecteurs de pensions de vieillesse destitués - $75,000 pour des écoles dans les centres de colonisation Québec, 3.(D.N.C.) — Le gouvernement a pris ce matin plusieurs décisions importantes.* * + M.Albert McCaughan, registra-teur de la liste électorale, a été démis de ses fonctions, et remplacé par M.Louis-Elphège Bessette, et le salaire a été réduit de $2,400 à $1800 par année.L’agence de Québec à Londres est abolie, ce qui constitue une économie de $40,000.M.Lemieux avait pour sa part, comme salaire et autres frais, une somme .de $16,000, le Dr Verge avait $4.000; une sténographe recevait $125 par mois.De plus, M.Alexandre Taschereau avait passé avec la Sun Life, dont il devint directeur plus tard, un bail pour les bureaux de cette agence au prix de 2,000 livres par année; le bail était pour 15 ans, de 1029 à 1944, et il comportait une clause à l’effet qu’il ne pouvait pas être annulé.Le gouvernement va faire annuler tout cela.On a appris qu’au sanatorium du Lac Edouard, le Dr Couillard, qui avait un salaire de $450 par mois, employait sa femme comme matrone à $150 par mois.Le Dr Lessard y recevait $1200 par année, mais a cessé depuis quelques mois apparemment, et M.W.Ahiyot recevait du sanatorium $300.Il y avait des assurances au montant de $500,000.dont 8283,000 élaient données au bureau de Tessier et Fages.* * * Le gouvernement a mis de côté les nominations de 160 inspecteurs de la loi des pensions de vieillesse, parce que ces nominations ont été faites pendant la période électorale.* * * Le Dr Conrad Archambault devient dentiste de la prison de Bordeaux, à la place de M.E.Charron.On a voté $75,000 pour l'ouverture des écoles dans les centres de colonisation.Le premier ministre.MM.Bourque et Drouin, M.Guimont, du chômage, et M.Dufresne, surintendant tes mines, iront à Ottawa samedi de la semaine prochaine pour rencontrer le premier ministre King au sujet du chômage.¥ ?On a nommé les membres du comité de régie de l'Assemblée législative, ce sont MM.Auger, Bilodeau et Layton.Des nominations faites par M, McCaughan dans le bureau du réviseur ont été révoquées.)(.%.3f.La nomination de M.Oscar Bou- langer comme officier auprès de la Commission agricole fédérale a été révoquée.¥ ¥ * M.Georges-Elie Fournier, de Montmagny, a été nommé shérif en remplacement de M.Marquis.Le nouvel archidiocèse de Moncton Ce ne sont pas des “rebelles” Communiqué officiel de la junte militaire espagnole BURCOS, Espagne, 3 (A.P.) — Les chefs du Front blanc qui combattent le gouvernement socialiste de Madrid n’entendent pas qu’on les qualifie de “rebelles” à l’étranger.“Un rebelle eat celui qui se dresse contre la justice, déclare un communiqué officiel de la junte militaire» On ne saurait considérer comme un rebelle celui qui se défend contre des gens qui, sous le masque de la légalité, perpètrent des crimes monstrueux et établissent un cruel despotisme”.Le communiqué affirme que l’insurrection contre le régime socialiste de Madrid constituait “la seule méthode possible de res-taurer l'ordre et la justice violés par un régime d’assassins”.Les chets du Front blanc nient vigoureusement toutes les histoires de cruautés que l’on a fait circuler sur leur compte et assurent que la population civile, dans les provinces qu’ils occupent, vit et travaille en paix.Le nouvel archevêché de Moncton comprendra les trois comtés de Westmoreland, de Kent et d’Albert, au Nouveau-Brunswick.D’après le recensement de 1931.Westmoreland comprend 26,890 catholiques, dont 23,210 de langue française.Kent, 19,-645.dont 18.160 de langue française, Albert, 534, dont 84 de langue française, soit une population catholique totale de 47,-069, dont 41,434, ou 88 pour cent, de langue française.On estime qu’à l’heure actuelle, la population catholique du nouvel archidiocèse doit être d’environ 50,000, dont 44,000 de langue française.On s’attend à la nomination toute prochaine du nouvel archevêque de Moncton.L’élection du 17 août Chiffres complets et officiels de quelques comtés Nous reproduisons cl-dessous les chiffres complets et officiels de quelques comtés dont l’officier-rapporteur vient de communiquer son rapport, en indiquant le nombre de votes obtenu par chaque candidat, la majorité du député élu et, entre parenthèses, le nom du député élu le 25 novembre dernier ainsi que sa majorité.Abitibi: Léonidas Boisvert, libéral, 3299; Emile Lesage.Union nationale, 6458; majorité de Lesage, 3159 (Hector Authier, libéral, 1261).Brome: Percy Tabor, libéral, 1684; Jonathan Robinson.Union nationale, 1836; majorité de Robinson, 152 (R.F.Stockwell.libéral, 508).Gaspé-Sud: Gavan Power, libéral, 2675; Dr Camille Pouliot, Union nationale, 3653; majorité de Pouliot, 978 (Alexandre Choui-nard.libéral, 1281, contre un adversaire conservateur et deux adversaires libéraux indépendants).Huntingdon: James W.Ross, libéral, 1356: Martin-B.Fisher, Union nationale, 1844; majorité de Fisher, 488 (Fisher, conservateur, 306).baviolette: Dr J.-E.Guibord, libéral, 2188; Romulus Ducharme, Union nationale, 4059; majorité de Ducharme, 1871 (Ducharme, ALN, 1261).Montmorency: Gérard Lacroix, libéral, 1826; Dr Félix Boy, Union nationale, 2149; majorité de Boy, 323 (Louis-Alexandre Taschereau, libéral, 489).Papineau: Urbain Chéné, libéral, 2886; Roméo I/orrain, Union nationale, 4629; majorité de Lorrain, 1743 (Lorrain, ALN, 966).Portneuf: Alphonse Germain, libéral, 2891: Bona Dussault, Union nationale, 5276; majorité de Dussault.2385 (Dussault, ALN.1047).Soulanges: Dr Albert Trèpanier, libéral, 865; Edouard Leduc, Union nationale, 1022; A.-E.Blanchard, libéral indépendant, 430; majorité de Leduc.157 (Avila Fa-rand, libéral, 342).Stanstead: Enos Véronneau, libéral, 2465; Ron ville Beaudry, Union nationale, 2980; majorité de Beau-dry.515 (Beaudry, ALN, 323).TCmiscouatar J.-A.Beaulieu, libéral, 1968; Dr Louis-Félix Dubé, Union nationale, 2383; majorité de Dubé, 415 (Beaulieu, libéral, 258).Si vous voyagez.adrcticc-voui au SERVICÏ DIS VOYA» GIS.Lt “DEVOIR”.BillaN 4ml* peur tout lea pay* au tarif 4» compagnie* dt paquebots, chemin* «t (or.autobut, autfi Hôtel», assurance* bagaget •: accident*, chêquar de voyage*, pasaeporH, M.King à Genève MM.Rogers, Dandurand et Skelton feraient partie de la délégation — M.Lapointe premier ministre suppléant Ottawa, 3.(C.P.) — Le premier ministre Mackenzie King n’a pas encore révélé quels sont ceux qui l’accompagneraient à Genève dans deux semaines etîlqmi constitueraient la délégation canadienne à la prochaine session de l’Assemblée de la Société des Nations, mais on mentionne les noms de M.Norman Rogers, ministre du travail, de M.le sénateur Raoul Dandurand, ministre sans portefeuille, et de M.le Dr O.-D.Skelton, sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères.Si M.Rogers est choisi pour faire partie de la délégation, ce sera la première fois qu’il s’éloignera de la capitale pour une période un peu prolongée depuis l’assermentation du cabinet King en octobre dernier.Il se proposait de faire un voyage à travers les provinces de l’ouest, mais il est probable qu’il y renoncerait s’il est désigné pour représenter le Canada à -Genève.A moins que M.Lapointe ne soit choisi à la dernière minute pour faire partie de la délégation à Genève, c’est lui qui agira comme premier ministre suppléant.C’est fui qui a agi comme premier ministre l’automne dernier lorsque M.King a pris quelques jours de repos en Géorgie.Dans le diocèse des Trois-Rivières Les Trois-Rivières, 3.(D.N.C.) — Son Excellence Mgr Alfred Odilon Comtois a fait les changements ecclésiastiques suivants: M.l’abbe Donat Picotte est nommé vicaire à Notre-Dame de la Présentation d'Almaville.M.l’abbé Charlemagne L'Heureux, vicaire à AlmaviHe, devient vicaire à St-Boniface.M.l’abbé Charles Edouard Garreau, viraire à St-Boniface, s’en-va à St-Justin, où il exercera son ministère comme vicaire.Réception an lord, maire de Londres Sir Percy Vincent remet une coupe précieuse à la ville de Montréal et qui porte une inscription en français et en anglais La ville de Montréal a reçu hier soir le lord-maire de Londres, sir Percy Vincent, et lady Vincent.Après la réception à l'hôtel de ville, où après que l’hôte de la ville eut signé au livre d’or Ton a pris le vin en son honneur, il y a eu banque] au Ritz-Cariton.Le lord-maire de Londres a présenté au maire suppléant de Montréal, Téchevin McKenna, une coupe en argent qui est la réplique exacte d’une coupe très chère à la ville de Londres; celle-ci es) la seule pièce d’argent que Londres ait sauvée de l’incendie qui ravagea la métropole anglaise en 1666.La coupe présentée hier soir à la ville de Montréal porte l’inscription en français et en anglais: A la ville de Montréal, de la pari du lord-maire et des shérifs de Londres, septembre 1936.A Tissue du banquet il y a eu quelques discours.Après que Ton eût bu à la santé du roi, M.Téchevin W.S.Weldon a porté la santé de Londres et sir Percy Vincent a répondu; c’est à la fin de son allocution qu’il a présenté la coupe à la viHe de Montréal; le colonel sir T, Vansittard Bowatèr, M.P., a proposé la santé de Montréal; il a commencé par quelques mots en français; M.J.-M.Savignac, président du comité exécutif, a répondu en français et M.McKenna, maire suppléant, a répondu en anglais.A la table d’honneur avalent pris place: Téchevin McKenna, maire suppléant de Montréal; le lord-maire de Londres; Mme Guy Tombs, Mme J.-P.-B.Casgrnin, le colonel sir T.Vansittard Bowater, M.P., échevin senior de Londres; Mme Philérnon Cousineau; Téchevin W.S.Weldon, du comité exécutif; Mme Zenon Lesage, le colonel W, J.Waldron, J.P., shérif de Londres; Mme J.W.Field, le sénateur J.-P.-B.Casgrain, Téchevin Whittingham, président du comité de finance de Londres: le juge Philemon Cousineau, de la Cour supérieure; F, W.Field, commissaire du commerce; Téchevin Ovide Taillefer, du comité exécutif; lady Vincent, l’évêque anglican John Farthing; Mme W.J.Waldron, Guy Tombs, Mme Ludwig Kempff; Téchevin J.-M.Savignac.président du comité exécutif; Mme Ovide Taillefer; Téchevin lieutenant-colonel J.D.Laurie, T.D., shérif de Londres; Mme R.O.Alexander, Ludwig Kempff.consul général d’Allemagne à Montréal e! doyen du corps consulaire local; Frederick Howland, Chief Commoner de Londres; le sénateur Smcaton White, le brig.-général R.O.Alexander; le juge Forest, de la Cour supérieure; Téchevin Zenon Lesage, du comité exécutif.On remarquait en outre dans l’assistance un grand nombre de consuls, plusieurs juges, des éche-vins de Montréal, des maires et des conseillers municipaux des villes voisines, des représentants de diverses organisations et des grandes corporations, etc.* M.Camillicn Monde assistait au banquet; il était à une table presque à l’arriére de la salle; il était avec un groupe dont faisait partie M.B.F.Dickman, maire de Saint-Louis.4a Politique MM.Oscar Gagnon et Jacques Fournier nommés substituts Ces deux nominations portent à quatre le nombre des nouveaux substituts du procureur général à Montréal On apprend que le premier ministre de la province, M.Maurice Duplessis, a nommé Me Oscar Gagnon et Me Jacques Fournier substituts du procureur général à Montréal et que ces deux nominations ont été sanctionnées ce matin à Québec.Le nombre des substituts du procureur général à Montreal esi maintenant de quatre.Mes Ivan Sabourin et John E.Crank-shaw, ayant été nommés à ce poste il y a quelques jours.On nous informe que M.Duplessis nommera, sous peu, un ou deux autres substituts du procureur général pour Montréal d’ici quelque temps, peut-être même d'ici quelques jours.M.Caron reHre sa poursulfe Hull.3 (D.N.C.) — M.Alexis Caron, candidat libérai aux dernières élections provinciales, a retiré •s poursuite de $5.000 qu’il avait intentée contre M.Maurice Duplessis et M.Alexandre Taché, députe élu de Hull.M.Caron se plaignait dans cette poursuite de certaines remarques faites par MM.Duplessis et Taché à l’assemblée tenue en l’honneur du chef de TUnion Nationale, à Hull.M.Houde à Ottawa Ottawa.3 (D.N.C.) — M.Camil-lien Houde, ancien maire de Montréal, a fait une brève visite à Ottawa hier.Ji est arrivé à midi accompagné de M.B.Dickman, maire de Saint-Louis, et ils se sont retirés au Château Laurier.Ils ont entrevu M.Norman Armour, ministre des Etats-Unis, au Canada, et M.Lewis, maire d’Ottawa.La raison de cette visite de M.Houde n’est pas connue.M.William Tremblay est malade Québec 3.(C.P.) — Le ministre du travail, M.William Tremblay, est à l’hôpital depuis midi aujourd’hui.Une indigestion aiguë Ta terrassé dans son bureau au parlement.L'échevin Dupuis M.Téchevin Dupuis a déclaré ce malin qu'il ne songe pas à être député ni à se présenter à la mairie aux prochaines élections municipales.11 a fait cette déclaration pour nier deux rumeurs, l’une qu’il serait candidat à la mairie, et Tau-tre qu’il se présenterait comme candidat de TUnion nationale dans le comté de Chambly: car Ton répète que M.Béique démissionnerait comme député de Chambly pour devenir sous-ministre de la voirie.Contrats d'impression M.Téchevin Dubreuil a l’intention de protester contre les con-trats d’impression que la ville donne au dehors.L’Association des maîtres-imprimeurs de Montréal, section française, a écrit à M.Dubreuil pour l’avertir que la ville a donné le contrat d’impression dt* 175.000 bordereaux de oo-tisalion à l’agent local d’une firme d’Oltawa, bien que la soumission de celle firme fut parmi les plus élevées.Ordination dimanche y aura la basi- Dimanche prochain, il cérémonie d’ordination à li que-cat lié d nal e.Il y a environ soixante-quinze ordinànds.La liste paraîtra d’ici dimanche.Le front Bercovitch Aux Assises M.LE JUGE PHILEMON COUSINEAU EN PRESIDERA LE PROCHAIN TERME M.le juge Philérnon Cousineau, de la Cour supérieure, présidera le prochain terme de la Cour du Banc du Roi, siégeant aux assises, terme qui s’ouvrira le 10 septembre pro- duite de la 1ère page) Léopold Larin, 280 Gagnon; J.Bertrand, 978 Ste-Elisabeth; Hervé Larue, 167A Ste-Catherine est; Arthur Gagné, 354 de Montigny est; L.Verdon, 1017 Sanguine!; Raymond Craig, 2384 St-Hubert; Hervé Dumontet, 1660 Ste-Elisabeth; J.E.Hudon, 1191 Notre-Dame de Lourdes; Raoul Lacoste, 285 Vitré est: H.St-Louis, 301 Carré Saint-Louis; Jos.Gervals, 311 Carré St-Louis; Ovide Laliberté, 1110 Saint-Timothée; Roger Archambault.1236 Laflauchrtière est; A.Desrosiers, 421 Lngauchefière est; Lende Chrétien, 1029 Ste-Elisabeth; Emile Turcot, 996 Lagauchetière est: Armand Cyr 1047 St-Dominique; Roger Laporte, 220 Lagauchetière est; Henri Cbenevert, I09G Hôtel de ville; et Stanislas Jënnnot.De ces quarante séquestrés, huit ou dix n’ont pu, dans les circonstances, exercer leur droit de suffrage en tant qu’électeurs de Sairt-Louis; leur incarcération temporaire les en a empêchés.Etait-ce cela que voulaient les anus de M Bercovitch?Donner du Depot de $100 Les flections partielles qui auront lieu pour remplir les deux vacances au conseil municipal seront les premières où s’appJiquera la disposition de la charte adoptée Tan dernier par la Législature, à Teffei que celui qui demande un bulletin de présentation à l’hôte! de ville doit déposer $100.Ce dépôt est remboursable seulement après la nomination; de sorte que l’aspi-rant-candidat qui prendra son bulletin et ne te présentera pas perdra $100.Sir Patrick Hannon s'embarque pour le Canada Londres, 3 (C.P.) — Sir Patrick I Hannon, député conservateur aux S Communes anglaises, s’est embar-! qué pour le Canada aujourd’hui à ! 1 invitation du premier ministre de la Saskatchewan et du comité d’é-tablissemrnt des immigrants du i Canada.Il fera une tournée à travers cette province ëi assistera à ! un congrès sur l’irti migra lion à Saskatoon le 23 septembre.Le projet de Daladier Paris, 3.(A~pX~- M.Edouard Daladier, ministre de la défense, vient de mettre un projet de renforcement des forces défensives de la France qu’il soumettra samedi au cabinet.Ce projet comporte une forte augmentation du nombre d’avions militaires, la motorisation d’un plus grand nombre d’unités el Taugnientntion du nombre d’hôm-me, sous les armes qui devra être obtenue par une campagne de rendement plutôt que I LE DEVOIft.MONTREAL JEUDI 3 SEPTEMBRE 1936 VOLUME XXVII — Ne 206 MM.Hamel et Grégoire restent fidèles à UN.“un mouvement d'idée, non la chose d'un homme” * Comment, d’après M.le Di Hamel, la province pourrait acquérir la “Beauharnois”, la plus puissante source d’énergie électrique au monde L’assemblée de protestations du Palais-Montcaim — Tentative de bâillonner le champion de la lutte contre le trust de l’électricité — “Quels que soient les apparences et ce que nous croyons le faux pas du début, souhaitons que le ministère Duplessis, fidèle à ses promesses, remonte dans la .confiance populaire’’ (M.Grégoire) publi Les offres de M.Duplessis — La corde pour se pendre devant l’opinion lique — Faussetés que la Presse canadienne est priée de corriger “Pour n’avoir pas reçu de mon chef la certitude que les mesures nécessaires seraient prises pour dominer la dictature économique, j’ai préféré n’assumer aucune responsabilité autre que celle de simple député’’ (M.Hamel) M.le Dr Philippe Hamel, député de Québec-centre, et M.|.?Ernest Grégoire, maire de Québec et député de Montmagny, se sont partagé hier soir le temps d'une brève émission radiophonique transmise de 7 h.30 à 8 h.par le réseau d^ Radio-Canada pour exposer à l’électorat de la province sur la question de l'électricité leur position vis-à-vis de l'Union nationale et de son chef, M.Maurice Duplessis.Nous reproduisons ci-dessous le texte des deux discours: M.|.-E.GREGOIRE Chers compatriotes, Mercredi soir, le 26 août dernier, une foule inquiète, nerveuse, bruyante accourue de tous les coins de la ville et des environs, envahissait la grande salle du Palais Montcalm et débordait tout à l'entour.Je sais que les grands journaux et l'agence Canadian Press ont tenté de ridiculiser cette assemblée, en disant qu’il y avait à peine 500, voire 250 personnes, presque uniquement des enfants, et en publiant des comptes rendus fantaisistes.Mais les quelque 5,000 ou 6,000 témoins de cette réunion triomphale organisée en une couple d’heures peuvent affirmer le contraire.Hélas! l’ère du mensonge n’est donc pas finie.Il avait suffi, pour réunir cette foule, d'une couple d’annonce à la radio et d’un camion parcourant la ville, ceinturé d'une banderole annonçant une assemblée en faveur du Dr Philippe Hamel.Nous n'avion* pas été avertis Ni lui, ni moi n’en avions été avertis.De ïélés partisans s’étalent mis en tète d'organiser de leur propre mouvement cette assemblée.Nous n’avions pas l’idée quelle prendrait de si grandes proportions.Le Dr Hamel, l’hon.Ouellet et M.René Chaioult étaient chez moi.Avertis de cette assemblée, d’un commun accord, nous avions décidé de ne pas nous y rendre.Mais, quelqu’un arriva qui nous dit que la foule s’énervait, qu’il était dangereux qu’elle se laissât entraîner à des actes do mécontentement sous la poussée de quelques meneurs plus zélés que bien inspirés, que je devais au moins m’y rendre comme maire de la ville pour parer à tout désordre .(Jue s’était-il donc passé?Pourquoi cette foule si énervée, si vibrante.si proche de la colère?Trois noms manquaient Le matin, au Palais législatif, r:ion.M.Patenaude avait assermenté les nouveaux membres du cabinet Duplessis.Dans la liste trois noms umiuiuaient.celui de M.le Dr Philippe Hamel, celui de i'hon.Ouellet et le mien.I.e peuple les avait vus tout le temps de la lutle si intimement unis à celui de M.Duplessis lui-même, qu'il ne pouvait se faire à l'idée de les voir dissociés â peine huit jours après la victoire."D’où désappointement générât", dit le Droit” d'Ottawa, non seulement les électeurs de Québec et de la région, mais de tous ceux qui ont suivi de près la campagne oleeto raie.Le témoignage du ’’Droit" “Tout le monde se rappelle, continue le "Droit”, que les trois comptent parmi les principaux membres de l'Action Libérale Nationale.Après la rupture Duples-sis-Gouin, leur altitude a entraîné les actionnistes hésitants vers le groupe Duplessis.Le fait qu’on ait d'une façon ou d’une-autre, dit encore le "Droit”, et pour des raisons ou pour d'autres, écarté MM Hamel et Grégoire, est d'autant plus regrettable que la plupart des esprits indépendants ne sr sont prononcés ouvertement en faveur de IT’nion nationale que parce que M.Duplessis était flanqué de ces deux hommes en lesquels on avait pleine confiance".C’es| ce regret qui amenait la foule à une assemblée de protestation.Les journaux ont rapporte les discours que M.Chaioult, M.Hamel.M.Ouellet et moi avons prononcés.ce soir-là.Ils démontrent qu’aucun d'entre nous n'a voulu monter la foule contre M.Duplessis, au contraire.Tous les quatre, nous* avons évite de prononcer des paroles irritantes, nous nous sommes contentés de ra-eonter eertains faits sans tirer les conclusions.Quelques inquiétudes Encore ce soir, j’hésite, mesdames et messieurs, à tirer de cet incident des conclusions trop hâtives et qui seraient peut-être injustes.Cependant, deux faits s’imposent è nos réflexions et semblent légitimer quelques inquiétudes.lo.—-Pourquoi M.Duplessis a-t-il obstinément refusé ne prendre 2o.—Pourquoi lui a-t-il offert la présidence de la Chambre?Comment M.Hamel est entré dans la vie publique On sait dans quelles conditions le Dr Hamel a consenti â devenir député.A la tête d’un bureau de dentiste, l'un des plus achalandés de Québec, il hésitait, non sans raison, à abandonner une clientèle de première valeur qui recherchait ses soins avec une préférence marquée.Pour l’amener à poser sa candidature, il a presque fallu le convaincre qu’il y avait pour lui un devoir social et patriotique auquel, en conscience, il np devait pas se dérober.N’était-il pas le champion des lutteurs contre les trusts?Son nom seul n'était-il pas tout un programme?Nul, mieux que lui, ne connaissait les canailleries du trust de l’électricité, son banditisme commercial, ses ramifications lointaines dans tous les milieux, soit pour les dominer, soit pour les exploiter.Nul n'avait oublié son rapport devant In Commission de l'électricité à Québec, mardi le 13 novembre 1934.Par des faits irrécusables, et des chiffres accusateurs, il avait dénoncé ce trust agent de corruption, de domination, centre de la dictature économique.On avait montré au Dr Hamel I occasion favorable de mener à la victoire les combats qu'il livrait depuis sept ans dans les journaux qui consentaient encore à lui ouvrir leurs colonnes, f.’heure allait sonner enfin de la victoire.Enfin, I emprise du trust sur toute la vie de la nation allait cesser.La part que M.Hamel a prise à la dernière campagne Et ie Dr Philippe Hamel a sacrifié son bureau, la vie tranquille de son foyer.Il a renoncé à la paix de ses dimanches sur les bords pittoresques du lac Beauport.Au soir de lourdes journées passée, prés de sa chaise do dentiste à soigner les malades, il s’en est allé dans les salle, paroisiales, sur les places publiques, souvent aux côtes du chef Duplessis, d’autres fois, aux côtés de candidats qu’il aidait de son éloquence si mesurée, mais aux accord.si sincères que les coeurs en étaient remués.Et s’oubliant lui-même pendant ta campagne électorale comme au cours de sa lutte contre les trusts, il consacra beaucoup plus de temps à l’élection de scs amis, les candidats de l’Union nationale, dans les différents comtés, qu’il n’en mit à la sienne, dans la division de Québec-centre Combien de députés, combien de ministres doivent leur élection au Dr Hamel Je vous laisse, mesdames cl messieurs, le soin île consulter sur ce point le tableau des majorités et te sentiment populaire.Ce n’étaient pas de vaines déclamation'., de pompeuses phrases, qu’il apportait, mais des nête et qu’il a rejeté parce qu’il l’a 1 Beauharnois L.H.& P.Co.Cette reconnu pourri.Prenons garde! on concession, d’après M.Taschereau, oublie d’avoir été volé, on ne par- ; était consentie par la Province de donne pas d’avoir été trahi.Notre j Québec, dans le but de roncurren-peuple a le courage fier.Il aime cer le truust de l’électricité.Or, ceux qui se tiennent debout et lui I peu de temps apres cette conces-sont fidèles.I^ion de privilèges, la Beauharnois Tous les gouvernements ont en concluait avec la Montreal Power eux la faculté de s’affermir: il leur! un marché par lequel les deux en MAISONS D'ENSEIGNEMENT de bâillonner ainsi le champion de la lutte contre le Trust de l’Electricité, avouez, mesdames et messieurs, que nous étions en droit d’entretenir quelques doutes et quelque défiance à l’égard de M.Duplessis.Sans mettre en doute sa sincérité, on avait le droit d’hésiter avant de se livrer, et, toutes choses pesées, on avait le droit de ne pas accepter d’entrer avec lui dans un cabinet où la solidarité ministérielle nous obligerait ou à sortir ou à nous taire.“J’estime qu’ü est mon chef” C’est pourquoi, M.Ouellet et moi-même, malgré les instances réitérées et pressantes de M.Duplessis, nous avons refusé les ministères qu’ii nous offrait.“Sans MM.Hamel et Grégoire, a dit M.Ouellet, ça ne m’intéresse pas.Ils sont la garantie de la confiance du peuple, dans la lutte contre les trusts, et vous les éliminez.Je ne conçois pas un ministère national sans ces deux hommes.” Quant à moi, c’est M- Hamel qui est venu m’arracher à mon foyer pour me Jeter dans la vie publL que, au nom des mêmes motifs qui Pont déterminé lui-même à y entrer.J’estime qu’il est mon chef.Ce titre, à part l’amitié très vive qui nous lie, me défendait d’être partie à un cabinet dont on l’évinçait.Remarquez bim., mesdames et messieurs, que jamais, le Dr Hamel n’a demandé un ministère.Si l’intérêt public, si l’opinion populaire l’y poussaient, son intérêt personnel, sa clientèle l’en détournaient.Ni ambition ni dépit Ni lui, ni M.Ouellet, ni moi-même ne -sommes la victime de dépit ou d’ambitions trompées, comme on veut l’insinuer en certains milieux.Ea déception et le mécontentement ne sont pas chez nous, mais dans le peuple.Maire de Québec, j’ai commencé une tâche que j’entends poursuivre sans trêve jusqu’au jour où j’aurai mis un peu d’ordre dans les finances de la ville dilapidées depuis des années, comme en feront foi les rapports que nous publierons bientôt.Non.Non! Ce n’est ni l'ambition.ni la soif des honneurs qui nous animent.Et si le peuple se soulève et proteste, c’est que lui, il voit tomber un espoir depuis longtemps entretenu: la mise à la raison d’un capitalisme abusif.“Si l’absence du Dr Hamel du cabinet, dit le Droit, tien» à l’influence du trust de l'électricité et cache que le gouvernement n’entend pas agir vigoureusement contre le trust de l’électricité, l'incident Hamel de viendra tôt ou tard ta pierre d'achoppement du nouveau gouvernement.Ee Dr Hamel a déclaré qu'il restait dans tes rangs de l’Union nationale et que l'heure n’é tait pas à la désunion.Ces paro' les suffisent à faire mentir ceux qui, après qu’elles avaient été prononcées.ont fait courir la rumeur d’une scission dont le Dr Hamel serait le chef au sein de l'Union na tionale." Le prince n’est pas ni pour lui-même, mais pour le bien public Certes, en thèse générale, il n’y , a pas de droit pour la révolte, mais faits, des chiffres, des noms.Si \ {] n y en a pas davantage pour l’op-men que, dans le peuple, on s’est pression.Aucune portion de t'hu-hnbitue a le voir à côté de M.Du-1 nianité n’est donné à aucun hom-plessi : celui-ci fort dans I enquête me en ce monde comme un trou pour demcher les voleurs de I ad-1 t)on, „ u, llMM.el abuser ministration au Parlement, 1 autre - clairvoyant et courageux à dénoncer les oppresseurs de la nation derrière le trust de l'électricité.D'où l'émotion de l'autre soir et celle conclusion: Si M.Duplessis éloigne de on cabinet un homme comme Philippe Hamel, e’est qu’il ne veut pas la lutte contre le trust de l’électricité.Et, tout de suite, le doute est venu.Serait-ce vrai, ce que l’on dit durant ta campagne électorale?suffit d’aimer la justice et le bien commun.Quelles que soient les apparences et ce que nous croyons le faux pas du début, souhaitons que le ministère Duplessis, fidèle à ses promesses, remonte dans la confiance populaire, car les réactions seraient terribles.L’on traîne un boulet ailleurs qu’au bagne.La justice est parfois lente en sa marche.Mais elle arrive toujours.Exemple! la chute du régime Taschereau.I! faut éviter cette mésaventure.C’est pourquoi, tout en restant sous le drapeau de l’Union nationale, un mouvement d’idée, non la chose d’un homme, et tout en reconnaissant M.Duplessis comme chef, je crois devoir dire à mes compatriotes et à mes collègues que l’heure n’est plus aux atermoiements en face des trusts.M.le Dr HAMEL Mesdames, messieurs, Ee désir de ne pas permettre que l’on répande contre une cause d'intérêt national, des faussetés, voilà ce qui m’amène, ce soir, à la radio.Je ne veux condamner personne, ni même relever toutes les sottises que l’on a colportées à mon crédit.Mais je ne voudrais pas que s’accré treprises s’engageaient è ne pas se nuire Tune Tautre sur leurs territoires respectifs.Céder ta Beauharnois à des particuliers pour 75 ans.c’était déjà un crime national.Mais la céder sous prétexte de concurrencer le trust, alors que c’était pour augmenter sa puissance, voilà qui aggravait singulièrement ce crime contre la société.L'opinion de Laurier Si vous voulez connaitre, Mesdames, Messieurs, l’énormité de ce crime national, rappelez-vous que sir Wilfrid Laurier, lorsqu'on a voulu, pour la première fqis, louei le canal de la Beauharnois à MM.McIntyre et Robert, a mis comme condition que si jamais le canal devenait la propriété, directement ou indirectement, de la Montreal Power ou de toute autre compagnie, ledit bail et tous les privilèges qui en découlaient, seraient confisqués par le gouvernement, sans compensation aucune, centrales électriques aussi bien que canal.On craignait alors que Tacca-parement de tels privilèges par une entreprise d'énergie électrique déjà existante, n’aboutisse à la formation possible d’un monopole contraire aux intérêts de la ville EC 290.BOX SHERBROOKE OUEST.MONTREAL COURS DU JOUR ENTREE, 8 SEPTEMBRE ditent des mensonges inventés et (le Montréal et des environs.pour la satisfaction de son égoïsme et de sa cupidité.“Car le prince, dit Bossuet, n’est pas né pour lui-même, mais pour le bien public”.Et l'histoire rend le témoignage que les gouvernants qui négligent cette vérité et n'en tiennent pas répandus uniquement pour fausser Topinion publique., Mise au point Voici d’abord une mise aifc point de eertains faits.M.Duplessis triomphait le 17 août dernier.Quelques jours plus tard, au cours d’une entrevue aux Trois-Rivières, il m’offrait la présidence de la Chambre.J’ai refusé, ne pouvant accepter ce qui m’avait Tair d’une corde pour me pendre devant Topinion publique.Car, à ce poste, la lutte contre les trusts me devenait impossible.On sait le rôle dévolu au président de la Chambre.M.Duplessis ne m’a pas offert de ministère et je ne lui en ai jamais demandé.Mais le jour même de l’assermentation des ministres, mercredi, dix minutes avant la cérémonie, M.Duplessis, poussé par une foule de députés présents, a consenti à m’offrir un poste de ministre sans portefeuille.Pourquoi j’ai refusé J'ai refusé encore et pour deux Cette appréhension, sir Wilfrid Laurier .la formulait dès 1906.Et cependant, aujourd’hui, après une accumulation de scandale* commis au cours rie la mise en oeuvre de la Beauharnois et de toute une série de manoeuvres financières des plus condamnables opérées depuis sa mise en activité, on constate que cette entreprise est bien devenue la propriété de la Montreal Power.Ce contrôle de ta Beauharnois, la Montreal Power Ta obtenu récemment après avoir simplement souscrit à $13,500,000 d’obligations première hypothèque de la Beau-harnois, au prix de $92.45.Dnas cette simple transaction, la Montreal Power a retiré des profits substantiels par 1a revente de ces obligations, puis elle a encaissé 440,000 actions ordinaires de la Beauharnois comme boni sur 762,-000 actions émises.— Ceci s’appelle de la haute finance.La Beauharnois aurait dû demeurer la propriété du peuple Ea Beauharnois est la plus puissante source d’énergie électrique du monde; cette richesse eût dû raisons.Ea première parce que, la : demeurer la propriété du peuple, surtout après nos si coûteuses erreurs du passé, alors que nos gouvernants vendaient ou louaient nos chutes d’eau pour des prix dérisoi- veille, au cours d’un entretien de plus de six heures, j’avais découvert ce que M.Duplessis m’avait toujours laissé ignorer, à savoir que .- - j.ses vues sur la façon de mener la res’ Au mmen' meme ou nous de-lutte contre les trusts s’opposaient ! T0”1™0.?.5.a,u peu.ple.J’inÏPorJ;a_n.(ie clairement à celles qui avaient donné des résultats ailleurs.La deuxième, parce que M.Grégoire et l’honorable M.Ouellet qui.la veille, avaient refusé de faire partie du cabinet des ministres, par loyauté à mon endroit, se seraient trouvés victimes de leur générosité et _ de leur fière indépendance.(L'amitié que m’ont prouvée ces deux hommes admirables, me fait oublie!* beaucoup de ces nombreuses avanies parsemées à tous les détours de la vie publique).A cause de cela, même si M.Duplessis m’avait assuré qu’il acceptait les seuls moyens reconnus efficaces dans la lutte contre le trust, je n’aurais pu accepter, à cette minute tardive, un poste dans le cabinet des ministres.La présidence de la Commission d'électricité Mardi, le 25 août, au cours de l’entretien dont j’ai parlé tantôt, après mon refus d’accepter la présidence de la Chambre, M.Duplessis m’avait offert un autre poste.Il allait, disait-il, créer une Commission de l’électricité dont il me confierait la présidence.Connaissant ses vues sur la question électrique, je lui demandai quels seraient les pouvoirs de cette commission.Il L’histoire démentie des $150,000.' ceux qui le gouvernent.Hélas! avait peut-être un fonds de vérité.! pour tout dire, il ne se trompe pas Que penser?El que d’antres eho- j entièrement.Car, si les politiciens scs?I dp tous les partis n’ont pas crié tout Certes, les apparences légitiment ]p mal, si tous n’en sont pas égale- trieité.La Beauharnois, point sensible de nos divergences de vues Or, c’est ici que se place la ques-non de la Beauharnois dont, après ces diverses mises au point, je voudrais parler plus longuement puisqu’elle est le point sensible de mes divergences de vîtes avec THo-noraHe premier ministre.Je rappelai à THonorable premier ministre qu’il avait signé l’engagement d’organiser immédiatement, — j'insiste sur ce mot, — la concurrence d’Etat contre le trust de l'électricité, et je lui demandai s'il avait en vue l’expropriation de l’entreprise électrique de la Bèau-barnois.L’Honorable M.Duplessis plaida qu’il fallait d’abord connaitre Tétât dos finances de la province et invoqua mille et un prétextes contre l’expropriation de la Beauhar-compte, le paient cher tôt ou tard, nois, prétextes, qui, à mon sens, ne Aujourd’hui, le peuple en est ar-! résistaient pas à une étude un peu rivé à regarder les maux inhérents attentive.à l’humanité comme le crime de J’apporte ici.sommairement, ma de réduire la puissance du monopole de l’électricité, te Gouvernement dui permettait de s’accaparer de cette entreprise de la Beauhar-nois.Toujours plus fort que les gouvernements, le trust a donc réussi à se fortifier, précisément au temps où nous nous efforcions de l’affaiblir pour faciliter sa mise à la raison.On m’a accusé d’avoir exigé la nationalisation de la Beauharnois en vingt-quatre heures.Fau.seté que la presse de l’Ontario et du Quebec a répétée et que je prierais la Presse canadienne de corriger.Le brigandage du trust de l’électricité On m'a accusé aussi de posséder personnellement des actions dans cette entreprise de la Beauharnois.Soyez assurés que jamais je n’ai été porteur d'aucun titre de la Beau-harnois.Ee sont là les moyens ordinaires utilisés par les monopoleurs pour nuire a un adversaire.Manoeuvre des trusts toujours la même : s’efforcer d'empoisonner l’opinion publique.Aujourd’hui, un gouvernement national est au pouvoir, Il a promis au peuple d'exploiter nos ressources naturelles au profit du peuple, contrairement à ce qui s’était fait dans le rofiisa u» i„r -.- i passé.Allons-noui prendre sans noria à rrain-ir» Ce T" me détours les moyens pour mettre fin nixm* t>ionnUe dan-s ?et or®a* i au brigandage du trust de Téiec-i.- \pr'a.v n °1?.• S#rVl.r j cause» ! tricité?Voilà toute la question.J •’ ’ Paralyse faute de pou-jj’aj dû brigandage, te mot sonne soirs nécessaires pour mater une i dur : je l’emprunte du Président oi ce telle que le trust de 1 élec- des Etats-Unis, M.Roosevelt- COURS TECHNIQUE Quatre années d’études.Enseignement théorique et manuel.Labora-to res et ateliers des mieux outillés.Admission à l’examen d’entrée: 8e année ou équivalent COURS DE TYPOGRAPHIE Deux années d’études pour les jeunes gens désirant se spécialiser en typographie.Admission à l’examen d’entrée: diplôme de 8e année.COURS DES METIERS Deux ou trois années d’études S'adresse aux jeunes gens qui désirent se préparer à l’exercice d'un métier.Admission: certificat de 6e année.COURS SPECIAUX Cours complet de mécanique «t d’électricité d’automobile.Court théorique et pratique PROSPECTUS SUR DEMANDE Pour tous renseignements s’adresser au Secrétariat, HArbour 2595 'COLLEGE O’SULLIVAN* 1259 rue Guy.angle S*->te-Catherine - Fitzroy 9679 1015 est, rue Ste-Catherine, près Amherst - HA.7634 St-Hyacinthe, 1 St-Denis - - Tel.654 ENTRAINEMENT SUPERIEUR POUR TRAVAIL DE BUREAU.Comptabilité, Sténographie Cilingue, Administration Financière, etc.Cours préparant aux fonctions exécutives, aux diplômes et aux carrières.COURS SPECIAUX D’ANGLAIS Le Collège O'Sullivan s'est vu décerner les plus grands honneurs à Londres, Angleterre, et le premier prix i l’Exposition Mondiale, E.-U.I PROSPECTUS GRATIS.E.J.O’Sullivan, M.A.JÊ Directeur.“ ) Ouverture DES COURS DU JOUR LUNDI, 14 SEPTEMBRE 1936 On s’inscrit tous les jours de 9 à 12 et de 2 à S, •auf le samedi après-midi.L’Ecole des Hautes Etudes Commerciales affiliée â VUniversité de Montréal Coin avenue Viger et rue Saint-Hubert MONTRÉAL réponse et que)ques-uns des avantages que donnerait à la province Tâchât de la Beauharnois.Echange d'obligation» Pour acquérir cette puissante .,, .compagnie, la province n aurait à masses A I exasperation, au doses-1 faj ‘ * déboursé.II n'y aurait poir.a force de tromperies, de pro- .(M,h r des obligations por-messes electorates menteuses, en le lanJ intérélë à ,„)Ur d’autres livrant pendant les élections, auxjde province portant intérêt à saturnales de la convoitise et duj3% Kn d'aidros termes, le détenteur d'une obligation de la Beau ment responsables, plusieurs, un très grand nombre ont préparé les Nous voulons mater le trust! La concurrence nécessaire de centrales étatisées D’après les experiences nombreuses faites aux Etats-Unis, au Canada, en Angleterre, en Norvège, en Nouvelle-Zélande et ailleurs, il est impossible d'obtenir des taux raisonnables sans concurrencer le trust sur des points stratégiques par des centrales étatisées.Or, si nous devons prendre ce moyen efficace.exproprierons-nous la Beauharnois ou bien aménagerons-nous une nouvelle centrale?Dans le premier cas, nous serons immédiatement en mesure de concurrencer U- trust, sans faire d'emprunt et sans déboursement; dans le second, il s’écoulera plusieurs années avant de mettre en opération une grande centrale qui, de toute façon, restera toujours bien inférieure en puissance à celle de la Beauharnois.L'état des finances de la province, s’il est déplorable, pourrait affecter, en ce cas-ci, un nouvel emprunt et surtout le taux d’intérêt.Entre les deux solutions, le choix devient facile.Il y a des gens peut-être bien intentionnés qui veulent* faire in guerre au trust électrique par d’autres moyens que la concurrence.Personne, cependant ne pourra citer des exemples où d’autres précédés ont réussi à obtenir pour les consommateurs des taux raisorut*-bles.can de la province.— Quand un pays veut se défendre contre un ennemi, marchande-t-il sur les moyens à prendre pour protéger sa , frontière et terrasser l’ennemi?Un j pays en guerre dépense des som- j mes à lancer des munitions de tou- | tes sortes en pure perte matérielle | contre l’adversaire.Aujourd’hui, le peuple est en guerre contre les trusts, il lui faut non pas gaspiller des millions mais faire un placement rémunérateur pour la province, placement qui permettra de protéger les consommateurs et d’empêcher qu'on leur extorque par exemple $12,000,000 de trop par année, dans la seule ville de Montréal.Pour vaincre la dictature économique et redonner au peuple sa vraie liberté, pouvons-nous hésiter à nous rendre maîtres de notre bien surtout quand ie retour a la prospérité l'exige aussi bien que Ja paix sociale?Reprendre la Beauharnois c'est enrichir la province Reprendre la Beauharnois n’est pas appauvrir la province; au contraire, c’est Tennchir.Je Tai dit, U s’agit uniquement d’un échange d’obligations et nous redevenons propriétaires d’une grande source de richesse que nous pourrons utiliser avec profit pour la province et pour les consommateurs; d’une richesse qui doit rester notre propriété et celle des générations futures; d'une richesse qui donnera des revenus intéressants pour la province et qui attirera des industries nouvelles aux alentours de Montréal, telles les usines métallurgiques qui permettront l’exploitation de mines jusqu’à présent demeurées inexploitables, faute d’électricité à des taux très réduits.L étatisation de la Beauharnois n est pas une idée nouvelle.Elle est préconisée en toutes lettres dans le programme de restauration sociale (p.43) publié par l’Ecole Sociale Populaire.Pour permettre aux représentant* du peuple de parler en maître La^ Beauharnois, sous le contrôle de l’Etat, voudra dire que les représentants du peuple pourront parler en véritable maîtres au monopole électrique, lui ordonner pi r PAGE EEEIINin niant Oireetriee : Germaine BERNIER Autour de nos bluets On dit du Saguenay que c’est le pays des bluets.Ils sont là si beaux, si bleus, tellement gos et nombreux que leur nom s’est étendu jusqu’aux habitants de ce coin charmant.Oui." comme le régiment des petits fruits #n pèlerine bleue qui peuple la brousse.tous les gens du Saguenay et du pays de Maria Chcpdelaine s’appellent “Bluets”.Se faire qualifier de Bluet plait-il à tous également?Ah! non! Baptiste s’en offense.Gros-Jean coiffe le bonnet en riant.Et Titoine s’en glorifie.Titoine a raison et Gros-Jean aussi; ce titre est pittoresque et savoureux.U faut le conserver parmi les reliques locales et les souvenirs terriens de notre coin de pays encore adolescent.“Deux pour une tarte, Trois poSr un pâté”.Tel est le brevet légendaire qui promène la supériorité de nos bluets de la métropole à la capitale, et même outre-frontière.C’est qu’ils sont rondelets et gros les compères! et il y a loin du rachitisme ù leur taille bedonnante et pansue! J'aperçois l'ironie dans vos yeux.Oui; mais vous avez l’eau à la bouche! ^ ÿ y "Au pays de Québec” écrivait sans cesse Louis Uèmon dans son livre Maria Chapdelaine.Sa géographie a paru souvent courte à bien des lecteurs, surtout à ceux de notre immense province de Québec.Que n’a-t-il pas dit : “Au pays des bluets"?Ces chers petits bluets! Us en auraient tremblé d’émotion.jusqu’aux racines.Ils en seraient devenus plus bleus de plaisir.Si humbles et cachés qu’ils soient, un souffle d'orgueil aurail fait danser leurs tiges- Mais rien n’en lut! Et la plume riche d’un Hénion n’aura servi qu’à démontrer sur l'écran, à tout l’uni-ves, qu'on cueille les petits bluets du Lac St-Jean, avec les branches et même les racines.‘‘Erreur! Insulte! Hérésie!” ont clamé de tous les coins de chez nous, les bluets courroucés.‘‘Vous savez bien qu’on nous cueille un par un, sans une branche, sans le moindre soupçon de feuilles, et encore moins de racines.” “Puis, affamés de critique, ils continuent: ‘‘Si le langage de Maria eût été vraiment dans la note, elle aurait dit en ajustant sa tresse blonde: ‘‘François, allons ramasser des bluets! Ti-Bè en a trouvé line grosse "talte” ousqu'y en a en masse.” Puis, tout en bourrant gravement sa pipe, le père Chapdelaine aurait expliqué: "Qu’icitte à côté y en a pas guère, mais que dans les brûlés.on en trouve ben manque ".— "Saprè Tonnerre! s’écrie Ti-Tome dans un mre bruyant, c’est justement comme ça!” — Baptiste le regarde, très xexé.Gros-Jean rit sous cape.* ¥ * //s ont une âme.Ils sont sensibles.Ils sont poètes les beaux bluets de mon pays.Quand une belle fille penchée siir eux les égrène innocemment dans son plat de fer-blanc, ils se sentent émus et troublés et, un peu gauches, ils baisent furtivement sa main.Gare aussi à la charmante enfant qui les cueille en rêvant! De complice avec la-brise qui.leur fait faire la révérence, ils lui chantent chantent gentiment, en cadence légère: "Tu mettras des bluets, Sur ton corsage blanc.” Ah! les lutins! ah! les espiègles qui se répètent entre eux tous les mors d’amour que Pierre vient de dire à Louise sur le tapis de mousse, et qui se chuchotent des potins.¥ ¥ ¥ “Il faut parler de nous”, m’a dit l’autre jour toute une délégation de jolis bluets qu’un gosse venait de m’échanger contre une pièce blanche.Ils étaient entassés dans une petite chaudière rouge pleine jusqu'aux “oreilles" et sous leur blouse de satin bleu, prenaient l’air, pimpants et cossus.“Oui, il faut paner de nous,” redit l’un.“Parler de nous” reprit un autre.“De nous”.“nous’.“Nous”, répétèrent-ils décho en écho jusqu’au fond de la chaudière.Tout en les croquant, j’ai signé à ces délégués pressants, la requête impérieuse.Mais le coup de dent est beau-' coup plus facile que le "coup de plume".J’ai mangé tout le regimen! en besaces bleues avec une étonnante capacité et, ma plume n’a pas encore commencé à chanter vos louanges, chers bluets de mon pays! L’est que, de manier les vers, je ne suis point capable; ni de créer un poème; ni de faire jaillir le chant qui pourrait vous rendre immortels, vous, fils de la terre natale, aussi nombreux que les étoiles du ciel et plus bleus que la mer et l’azur.A côté de cette perfection que mon impuissance imagine, j’ai posé le geste maternel.Il est fait d'orgueil, et d’amour et je vous ai vantés comme une mère vante et exalte le mérite de ses fils.Car, vous ne représentez pas seulement une bouchée délicieuse à croquer, vous êtes un peu de ma patrie.Dites-vous donc, sur les ailes du vent, de tige en tige, de feuille en feuille: “On a parlé de nous” et l’écho vous redira: “Parlé de nous! De nous! Nous! Nous!”.GILBERTS.mj ici l’automne ! Faites teindre vos souliers blancs pour "T C convenir à votre toilette ¦ w APPELEZ RBOUR 0027 Nous taisons tout genre de réparation de chaussures.ALLONS CHERCHER ET LIVRONS PARTOUT.454 Est MONT-ROYAL près RIVARD HOMMAGE “Parce qu’elle n’est plus.A Rome, dans l’église St-Louis-des-Français, se trouve le monument que Chateaubriand fit élever à la mémoire de la douce et charmante Pauline de Montmqrin.Incarnation fugitive de la piété filiale et familiale, cette jeune femme porteMes regards sur un bas-relief où se trouvent les médaillons de tous ceux qu’elle a aimés.De sa main, elle montre l’inscription explicative de sa tristesse: "Parce qu’ils ne sont plus!” Ces lignes, lues quelque part, me reviennent à la mémoire et j’ai peine à me défendre d’une certaine mélancolie en cette "rentrée” de septembre 1936.Elle n’est plus la mère aimée et vénérée qui, en juin dernier, nous donnait ses conseils pour les vacances et pour “toute la vie”, disait-elle.Elle n’est plus celle dont le sourire encourageait nos moindres efforts et consolait tous nos chagrins d’enfant.Que dis-je?.Elle n’y est plus.Si les yeux des mères ne sont jamais éteints ei deviennent, après la mort, des étoiles brillantes éclairant nos âmes dans la nuit de la souffrance et de l’isolement, est-ce que cette autre mère qu’est l’éducatrice chrétienne peut disparaître totalement?.Non, l’éducatrice, pas plus que la mère, ne peut mourir.Elle continue à vivre dans les nombreuses générations de jeunes filles qu’elle a instruites et éclairées.Elle se survit encore dans les enseignements quelle a donnés, les convictions qu’elle a su “ancrer” profondément dans l’esprit et le coeur de ses élèves, les bonnes habitudes qu elle a fait contracter.Oh! oui, Mère, vous êtes encore avec nous.Votre esprit de foi, votre confiance sans bornes envers la sainte Vierge, votre courage joyeux jusqu’à la dernière heure font partie de l’âme de notre Couvent et deviennent pour nous un héritage précieux.Vous êtes et vous resterez avec nous, car la Congrégation de Notre-Dame ne saurait mourir ni laisser s’éteindre le flambeau de l'enseignement chrétien qu’à force de dévouement, de sacrifices, d’héroïsme peut-être, elle a allumé sur un point quelconque de notre pays ou même à l’étranger.Aux allées et venues de “rentrée",, demain, succédera le calme de l'etude .Même aux heures de travail intense, quand, au son de l’horloge, quelqu’une d'entre nous récitera l’“Oraison” de l’heure présente, Mère, vous serez avec nous el vos enfants communieront à votre âme par le rappel de votre ferveur confiante, de votre piété si vraie et si communicative.A ce souvenir, émues par un sentiment de gratitude vive et profonde, notre prière sollicitera du Toul-Puis-sant, en votre faveur, la réalisation de cette parole de nos Saints Livres: “Ceux qui auront enseigné la jeunesse brilleront au ciel comme des étoiles pendant les perpétuelles éternités”.Vénérée et bonne Mère Sainte-Marie-Réparatrice, depuis le 11 août, vous êtes invisible à nos regards mortels mais nous avons le sentiment intime de votre présence.Votre bonté revit en celle qui vous remplace et si nous entrons à la chapelle, de son autel joliment décoré, la Madone semble nous redire votre conseil tant de fois répété: “Mes enfants, je ne vous demande qu'une chose, c’est d'aimer la Sainte Vierge”.Non.vous n êtes pas partie tout entière: “une part de votre âme est restée en ces lieux,.” et l’impression de tristesse qui nous étreignait tout à 1 heure esl effacée par un sentiment de consolation intime et profonde basé sur les dogmes nu Credo catholiQue: "Je crois en Dieu .à la Communion des Saints.à la vie éternelle”.m , c • * » Huguelte POIRIER Mont-Sainte-Agnès, C.N.D., Lac-Mégantic, septembre 1936, La jeunesse italienne à Castel-Gandolfo Le Saint-Père a reçu, il y a quelques jours, à Castel-Gandolfo, les delègues diocésains de la jeunesse catholique italienne.Au cours de f cet»e audience, ces Jeunes gens, des étudiants, ont rappelé à Pie XI que, à la date même de leur réception, il y avait exactement quarante-huit ans que, fervent alpiniste, il avait fait sa plus haute et sa plus difficile ascension, celle du massif du Mont-Rose, a 4,600 mètres d’altitude, où il passa la nuit du 28 au 29 juillet 1888.Ce souvenir fut particulièrement agréable au Souverain Pontife qui, laissant parler, devant ses jeunes auditeurs, son coeur et sa mémoire, leur dit que cette date lui remémorait la plus grande révélation de Dieu, dans l’ordre naturel, dont il ait été le témoin durant sa longue vie.Jamais, en effet, a-t-il ajouté, il n’avait vu Dieu de si près, d’une façon si visible et si mystique à la fois.Répétant les paroles de la Sainte Ecriture qui, en des termes poétiques que personne n'a surpassés, célèbre la grandeur de Dieu sur les hauteurs et les montagnes, le Pape a évoqué ce monde de sommets dont dix au moins dépassaient 4,000 mètres.C’est alors qu’il comprit les paroles du prophète représentant les montagnes comme des figures gigantesques qui tendent vers le ciel leurs bras et leurs mains.A tant d’années de distance.Je Pape a dit revoir avec la même émotion cette assemblée de géants soulevant leurs bras vers le ciel comme pour le toucher: “Une chose si intensément belle qu’il remercie encore le Seigneur de lui avoir permis de la voir et de l’admirer.” Dans le même ordre d’idées, le Pape rappela qu’une fois — il faisait alors ses premières armes comme alpiniste — il avait atteint un haut sommet, à l’un de ces moments “où la montagne change d’aspect selon l’angle des rayons lumineux, selon les interférences de l’ombre et de la lumière, où le paysage change d'aspect avec une rapidité impressionnante, à un de ces moments où l’on ne sait comment exprimer son admiration.Or, voilà que le guide qui l’accompagnait, un vieil habitué de la montagne qui avait vu mille fois le même spectacle, se mit à genoux et lui dit: “Cher Monsieur, ici il faut prier.” Le guide avait trouvé le mot de la situation, souligna Pie XI.Et, citant le grand Manzoni qu'il aime tant à relire, le Pape parla en vrai poète et en mystique de l’oeuvre magnifique du Créateur, de la main de Dieu dans l’ordre naturel et dans la succession des événements qui, souvent, comme c’est le cas à l’heure actuelle, confondent l’intelligence de l’homme qui n’y comprend rien.Les hommes s’agitent et Dieu les mène.C’est lui qui régit les peuples et les individus, qui prend soin de ses plus humbles créatures.C’est la conclusion réconfortante à laquelle arrive le chétien.termina le Saint-Père, et c’est là un grand motif d'espérer et de prier.Programme des examens de pédagogie 4873.AVENUE”WESTMOUNT 1ère el 2e années.— Méthodologie de la géographie.3c année.— a) Analyse de texte.b) Psychologie appliquée à l’éducation (vol.Abbé Maurice 1925-1926 Arithmétique) Inclination religieuse et morale, page 1 à 144.c) Soutenance de thèse.S.B.—L’Institut pédagogique ouvrira une classe de 9e année, le 15 septembre pochain.tié et tournant à des vitesses différentes.Les invités se rendirent nombreux dans une chambre obscure pour assister à la démonstration.Que dire de ces gerbes d’eau aux couleurs changeantes et qui empruntent toutes les couleurs du prisme! U n'y a plus d'été "Il n’y a plus d’été”, se plaisent à dire les bonnes gens.Aussitôt qu’il fait un peu chaud, l'orage survient, puis la pluie, et l’on se croit, durant une demi-journée, revenu à la tristesse d’un après-midi de Toussaint.Autrefois, en juillet, le soleil brillait sans cesse.autrefois.c’était bien différent.” Et pourtant, de tous temps, observatoires et physiciens ont noté des saisons révoltées.Le 3 juillet 1870, ITle-de-France se réveillait avec une température de 6 degrés.Le 4 juillet 1864 il gela dans Paris, ainsi que Je 3 août 1470, ce qui émerveilla Réaurnur.Enfin, dans une lettre du 19 août 1675, Mme de Sévigné écrit à sa fille que l’on a dû promener la châsse de sainte Geneviève dans les rues de Paris, “afin de faire cesser la pluie et d’obtenir le chaud.L’immortelle épistolière ne nous dit pas si cette procession donna d’apprécables résultats.La coutume en est maintenant perdue.La verrons-nous renaître lorsque nous aurons constaté quelques milliers de fois encore que décidément “il n'y a plus de saison”?Les bonnes recettes Les sauces Sauce Périgourdine.— Hacher menu une belle truffe, couper en dés du jambon cru.Saler, poivrer, verser de l’huile d'olive dans la “casserole *et fafre~frire.Mouiller, inoitié eau ou bouillon et moitié vin blanc.Faire bouiHir, dégraisser et servir avec dindes, faisans ou poulardes.Sauce Madère.— Maître à fondre dans une casserole un bon morceau de beurre, ajouter une cuillerée de farine et mélanger en laissant prendre couleur.Mouiller de bouillon ou de bon jus.Assaisonner de sel, poivre, persil, thym et laurier, estragon s’il y en a, le tout lié d’un fil, une dizaine d'olives dont on aura enlevé les noyaux.Faire réduire à feu clair et, pour terminer, ajouter peu à peu, en tournant avec la cuillère en bois, un verre de bon madère.Faire chauffer sans laisser bouillir, tenir au bain-marie jusqu'au moment de servir.Sauce Béchamel.— Mettre dans une casserole moitié beurre, moitié végéta line, deux cuillerées de farine de froment, un bol de lait.Tourner cette bouillie un quart d’heure sur un feu doux, bien soigneusement pour éviter les grumeaux; retirer du feu quand la sauce est épaisse et lisse: ajouter sel, poivre blanc, deux noix de beurre frais.Cette sauce accompagne les oeufs durs ou pochés et quelques légumes cuits à Teau, pommes de terre, choux-fleurs, etc.; on la mélange dans les croquettes de riz ou de viande pour leur donner de la légèreté.Pour faire gratiner, avant de verser la sauce sur Je mets qu’elle accompagne,^ajouter une cuillerée de gruyère râpé; on met Je plat dans le four et l’on sert lorsque le tout est d’une appétissante couleur dorée.tiers dont l’action se déroule en Afrique, par exemple, sont parfois tournés à Paris par des acteurs qui n’ont jamais quitté la capitale.Pour cela, un opérateur est d’abord allé en Afrique et a pris une série de vues du paysage.A Paris, on a ensuite filmé les scènes tournées par les acteurs en studio, grâce à un truquage de laboratoire, on est parvenu à plaquer l’un sur l'autre le film tourné à Paris et celui tourné en Afrique.Et pour les spectateurs qui assistent à la projection du film sur un écran, l’illusion est parfaite.Mgr Gallagher de retour de Rome New-York, S—Deux évéajjes débarquent aujourd’hui du paquebot Rex à New-York: Son Excellence Mgr Cicognani, délégué apostolique à Washington, de retour d’une visite au Vatican; et Son Excellence Mgr Gallagher, évêque de Détroit, de retour lui aussi d’une visite auprès du Saint-Père.On sait que Mgr l’évêque de Détroit a débattu à Rome le cas de l’abbé Coughlin, prêtre de son diocèse qui prend une part active à la lutte politique aux États-Unis.Hier même, une dépêche de Rome rapportait que VOsservatore Romano, organe ou Saint-Siège, désapprouve, le ton de certains discours de l'abbé Coughlin.On prévoit que Mgr Gallagher donnera à l’abbé Coughlin à son arrivée dans son diocèse instruction de parler de façon plus modérée.,4 (« Le livre des mystères’* (P*r Léo-Paul Dctroficrs1 Ce sont les mystères oes âmes, des coeurs, des esprits qui y sont étudiés, (oliment et habilement traités.Sept nouvelles intéressantes aux personnages bien dessinés.Lecture très agréable qui fait que l’on ferme le livre à regret.Volume en vente au Service de Librairie du “Devoir”, au prix de $1.00 franco.EATON Le moment est favorable, plus que jamais, pour ouvrir un Compte à Déboursements Anticipés EATON Nous voici à l’automne.alors que se multiplient les activités de toutes sortes, exigeant l’achat d’une foule de choses.C’est donc le moment d’ouvrir un compte D.A.pour bénéficier de tous les avantages qu'il comporte et grâce auquel vous ferez non seulement vos emplettes plus rapidement, mais qui vous permettra d’équilibrer beaucoup plus facilement votre budget.Pour plus amples détails, adreseea-vous au Bureau des D A., cinquième étage., d'Alex Russell: Troisième! esquisse.Schumann; Choral en la mineur.César Franck Paysages de rêve Concert d'orchestre, à Radio-Canada, le Jeudi.3.de 11 h, 30.à minuit: You and the night and the mualc.Schwartz: Intermezzo.de Cavaleria Ruattcana.Mascagni; What ‘Il I do.Berlin; Charmant oiseau, F David; The Cobblers Song, Norton: Mélodie brève, J.J.Oagnier; Pen-sées distraites.H.Spencer; Alice In Wonderland.C, Tobias Vendredi, 4 septembre Radio-Coloéiiale-Pranee (Heure d'été) I» mètre» 61 — 15.244 kilocycles l'iî * m" Concert, relais de radlo-Parts, 8.00 a.m , Les grands courant» de la pensée contemporaine, par M.Descaves.8.10 a.m.L'esprit d'aujourd'hui.8 20 a.m.Cours coloniaux.8.30 a.m , Concert de musique variée, avec le concours de Mlle Emmy Robin cantatrice — Musique de Weber, LeBou-eher, Léoncavallo.Clérlce, Qounod Tler- Fauré^uls e^B^n R°WtZ- A"b'rt' tes françalàM°Ura ^ Ch8n8" des ren' 25 mètres 24 — u.885 kilocycle* cours5 a m ' ,nfonn»tlon8 «" français et Midi, Concert-relais ivsîï Radio-, ou mal de France M.,2ES.S1M Bu^o*„POP‘ea ,ran^«.Péf 122 P'm" Reprise du concert mure P m • Inft>rm*tlons en français et 2 ^>Uè!T r,^nl“L0n f#,lérRje dramatique manfne* ée sux œuvre» de La- 25 metre* 60 _ 11,720 kiloeyrlte s re Concert : relais de radlo-Parla e \n P m • Informations en français cours.P',n'’ 'nJormatlone en français et 7.15 p.m.Théâtre coure.P m ' UUorm*tlons en français et 10 40 pm., Théâtre Radio-ondes courtes (Heure solaire) PARIS — 2.30 P m — PrriarB rw evs* -j RoSlre~ ®r?Km- ~ Nouvelles en anglais 31 iTra9.« méhgansons - 2RO.Dj’d^T m,, 8iiP 7mm#g C*baret P*yMn - b^^p:^d.po^ - 8piiiin« ÆV.^30 PmDjD dédiée à még.DJD îS1* m , 11.77 hr* YV2BC, 51,7 m 5 8~méi que lé' LONDRES 1 O n m „ .10.30 pm., Vivian della Chie»» soprano, avec un orcheetre d» concert et le choeur parlant Mundelein 11.15 p.m.Quatuor nègre.L’Heure provincial» 8 00 pm, CKAC — Programme de genre: musique tsigane, avec 1» concoure de M.Maurice Meerte et de son orchestre.Soliste Jeanne Mlgnolet.soprano.8 h., Causerie: L'organisation de 1 enseignement primaire a Montréal — M.Raymond Tanghe, docteur en sciences sociales.économiques et politique» it» l'Université de Montréal.8 h.15, Concert de musique tügane sous la direction de M.Meerte: Sélection Princesse bohémienne, Kalman; Solo de Cymbalum: Fantaisie roumaine; Chant: La Oomtease Matltza, Jeanne Mlgnolet; Take Away my sorrow» (Czardas); Sketch-Interméde; Chante, Bohémien, chante (romance); Arabesque sur des vieux thèmes roumains; Chant: Les deux guitares (chanson tzigane), Jeanne Mlgnolet; Finale : Dolna roumaine SOMMAIRE JEUDI, 3 SEPTEMBRE CRCM — J'8.7 mètre* — tlv kilocycle» 5 30 Concert, disque» 6.00 Bouree» dé Montréal »t Toronto.6.15 La voix de la sécurité 6.30 En dînant, dlr Chartier.7.00 M.Wlahart Campbell, baryton.7.15 Orch.Fogarty.7.30 Nouvelle».7 45 Old Black Joe.8.00 Le rossignol et la flûte enchantée.8 30 Mart Denis et on orch.9.00 Lee chanteur» orglena 9.30 Carillon d’Ottav.^ — Artiste» Invités 10.00 Dr Chs Courboin, organiste.10.30 Louis Guénette et son orch.10.45 Radio-Journal bilingue.11.00 Horace Lapp et son orch.11.30 Paysages de rêves.CKAC — 411 mètres — 730 kilocycles 4.00 All hands on deck 4.30 Hommages du Kentucky 5.00 Heure — Evénements soclsux.5.15 Sommaire, température.5.30 Heure — Programme du foyer.6.15 Musique classique.6.25 Heure récréative.7.00 Heure — Orgue.7.05 Eug.Corbell, opérette.7.15 Chansons françaises.7.30 Heure — Mélodies choisies 7.45 Variétés 8 00 Heure 8.00 Salle de concert Columbia — Orch.symphonique de Seattle.9.00 Heure — Mark Warnow et orch.9.30 Les vagabonds du piano.9 45 Le tourisme chez nous.10.00 Concert de Orant Park — Fanfare de Bohumir Krill.10.30 Heure Nouvelles.10.45 Les Cavaliers de la Salle 11.00 Heure, température.11.00 Le reporter sportif Molson 11.05 Hal Kemp et orch 11.30 Ch.Barnet et orch.CFCF — 500 mètres — «08 kilocycles CFCX — 44 96 mètres — 6,005 kilocycle* 4.30 Les gars du ranch.5.15 Solistes.6.00 La bourse commentée.6.13 Variétés 7.30 L'aspect humain d« nouvelles 7.45 Championnat national du tennis aux Etats-Unis 8 00 Orch.Rudv Vallee.9.30 Piano.10.00 Music Hall 11.00 Dernières nouvelles du sport CHLP - 266 mètre* — 1126 kilocycle* 4 00 Radlo-baseball.5.30 Heure — Méli-mélo.6.30 Radlo-baseball Champlain 7.30 Heure — Samovar.8 00 Quand on est si bien ensemble 8.30 Studio.9.00 Orchestre.9.30 The Four Ramblers 10 00 Studio 10.15 Orchestre, heure.VENDREDI.4 SEPTEMBRE ' CRCM — 329.7 mettes — 819 kilocycles gère • v 8 V Ai »««' T.nn _^P9£NA — 12.45 a.m — on nlpeg.48.7fman9J5nmtéJnPcjRxCJw?' Wln‘ 25 6m., 11.72 még.**'' t JRX' Winnipeg.- Uni# (Heure dété) «ABC - 34*e mètre* - g«o kilocycles ne!58 P r,nfar* l «nérteal- 6.35 p.m., Résulta te du sport f X?p'm" Variété» du Broadwsv ma Vea^.^r?6 «^rood _Nor.Oliver a en* de* ^ây nette.extrait* de Roméo et Ju- grimm»Pdrsmstl* dU Ump* ~ WKAT — 454 3 mètres — «m kilocycles *00 p.m., Revue pour ]*» r«mrt1«.•M P.m,.Résultat* de basebî?) BM » ï" F^cen cltlM Service.p>na , L heure de le velee., mn “ ms métré» - TM kl lory ries CKCV 222 Lite once 200 1,300 WABC 346.6 880 WTSAF 454.3 860 WJZ 394.3 780 WOT 3795 790 wnc 282 8 1,080 WLWL 272.6 1,100 POSTES DE LA CCR Kllocyciet Province» maritime*: CHNS: Halifax cfbn: Fredericton .1030 à 550 CJCB Sydney ,.880 à 124C CHG6; Québec: Summersld* .1120 à 1900 CRCK {#30 à 1050 CRCS: Ontario: CKLW Windsor 840 à 1030 CKNC : Toronto ., 1030 à 1420 CRCT: Province» de l'Ouest: CJCO: Lethbridge .840 S 1230 CFQC: Saakatoon CKY : Winnipeg .780 S 960 Colombie britannique CKOV : Kelown* 1210 à 630 CFJO: Kamloops Opérette-reportag* Que voulea-vous de plus?La voix de léonel Daunats.le charme de Geneviève Davts-Lebel, l’intelligent comique de Charfes Goulet, une pléiade d’artlates réunis dans un même spectacle, quoi! Et quel spectacle: ''Le Pays du Sourire", de Franz Lehar.Et quoi encore?Un choeur de 30 voix, auquel viendra se Joindre un groupe de 25 choristes des Disciple» de Massenet, sous la direction du professeur Jean Goulet, un ensemble de 24 danseuse» du studio Morenoff, près de 100 personnages en scène, en plus d'un orchestre composé de 16 Instrumentiste», et de» ' décors magnifiques brossés par Alphonse1 Salette Que voulez-vous de plus?Des ac-cessoristes en “tuyaux de castor"?La proposition est sujette à sérieuse considération d» la part des directeurs de» Variété» lyriques.Un mélange des meilleurs thés cultivés THÉ VERT "SALAS Â' 32FF La revue “Donn-z-y Maurice1' La revue Donne-z-y, Maurice, satire politico-mondaine de M.Henri Letondal, commencera le 10 septembre prochain à l’impérial.Les vedettes seront des artistes bien connus de ia radio et de la scène.Excursions du C.N.M.0,-Af Trudeau, agent du service des voyageurs du Canadien National pour le district de Montréal, annonce qu’à l’occasion de la fête du Travail et de la longue fin de semaine les deux grands chemins de fer canadiens délivreront des billets d’excursion au prix d’un billet simple plus un tiers pour l’aller et le retour.Ces billets seront valides à l’aller depuis vendredi le 4 septembre jusqu’à 2 heures de l’après-midi lundi le 7 septembre et, au retour, jusqu'à minuit mardi, le 8 septembre.Comme il escompte un grand nombre de voyageurs le Canadien National augmentera le nombre de ses trains.En plus des horaires normaux il y aura par exemple un train spécial qui quittera Ottawa lundi, à 6 h.30 du soir, pour arriver à Montréal à 9 h.50 du soir et un autre train quittera Montréal pour Ottawa à 5 h.30 de l’après-midi.De la gare du Tunnel partiront pour les Laurentides; vendredi après-midi, un train à 5 h.10; samedi après-midi à 12 h.40 et à 1 h.; dimanche et lundi à 8 h.du matin.Au retour les trains quitteront le lac Rémi dimanche et lundi soir à 5 h.35 et 6 h.10.Lundi, deux trains spéciaux circuleront en plus des trains ordinaires entre Montréal, Joliette et Rawdon.Le Saint-Laureni spécial qui part de la gare Bonaventure à 7 h.du soir pour Metis Beach quittera ce dernier endroit lundi soir, à 7 h.30.En fin.de semaine, il y aura aussi une excursion par le Canadien National de Montréal à New-York avec départ vendredi soir à 7 h.20 et retour lundi soir.Aussi une excursion en commun avec le Pacifique Canadien pour Portland, Old Orchard et autres plages du Maine.Le départ de ce train spécial s’effectuera de la gare Bonaventure vendredi soir, à 9 heures.De son côté le Montreal & Southern Counties Railway délivrera des billets aller et retour valables du dimanche au lundi inclusivement au prix d’un billet simple.Il y aura aussi une excursion de Portland à Montréal par le Canadien National.L'^Osservatore - Romano11 et le curé Coughlin Cité du Vatican, 3 (S.P.A.).— L’Osserua/ore Romano publie au sujet de M.le curé Charles Coughlin quelques lignes -qui portent des observateurs à dire que le Vatican approuve l’oeuvre que ce prêtre des Etats-Unis poursuit en propageant l’enseignement que les encycliques contiennent en matière économique, mais voit des attaques contre l’autorité établie dans des discours où il a parlé du président Roosevelt et lui permet de continuer son oeuvre pourvu qu'il s’abstienne d’attaques de cette nature.Or, sait que M.Je curé Coughlin a récemment dit dans un discours que le président Roosevelt était un menteur et un traître, mais -qu’il a ensuite publiquement fait des excuses.Nouveaux Prir Réduits Exposition de QUÉBEC *4.90 *5.65 EN VOITURES ORDINAIRES EN WAGONS-LITS OU WAQONS-SALONS* *Fauteull wagons-salon» ou couchette en supplément.Départ du 4 au 12 septembre Retour jusqu'au 15 septembre inclut.CANADIEN PACIFIQUE NATIONAL CANADIEN Officiers polonais décorés par la France Suippes (France) 3 (S.P.A.).— En présence de troupes rassemblées pour de grandes manoeuvres, le président Lebrun a confère la grand’eroix de la Légion d’honneur au général Rydz-Smigly, inspecteur gênerai de l’armée polonaise.M.Lebrun a conféré le titre d’officier de la Légion à des membres de l’état-major du général Rydz Smïg-ly, celui de chevalier à d’autres.Lloyd George en Allemagne I.ondres, 3 (S, P, C.).— M.David Lloyd George se rend en Allemagne, afin d’étudier sur place les mesures que le gouvernement nazi a prises pour atténuer le chômage.Mesures de défense pour la France Paris, 3 (S.P.C.-Havas).— On tient de bonne source que le cabinet discutera lundi et mardi prochains des mesures de défense ayant pour but de contrebalancer l’augmentation de la puissance militaire de -l'Allemagne.Le ministre de la défense DaJadier projetterait de porter à deux ans et de>mi la durée du service militaire actif.Avex-voui besoin de bon# livre*?Adressez-vout au Service de librairie du "Devoir”, 430 Notre-rSme est, Montréal.5 30 Concert, disque* 6.00 Bourse» de Montréal et Toronto.6.15 Midge William», chant.NBC 6.30 En dînant 7.00 M.Lionel Daunal», baryton.7.15 Le.» Csvaller» de 1» Salle.7.30 Nouvelles.7.45 Little Bits al Everything.8 00 Northern Lights 8.30 Radio-concert canadien .sous la dï rectlon de M.J.J.Oagnier 9.00 From a rose garden 9.30 Sammy Dlbert et son orch.10.00 Musical Romance».10.45 Radio-Journal bilingue.11.00 Musique de danse.11.30 Lullaby Lagoon CKAC — 411 mètre* — 730 kllorycie* 7.55 Sommaire, heure, 8 00 Réveille-matin musical.8.15 Variétés matinale* 8.45 Chansons françaises.9.00 Metropolitan Parade 9 30 Richard Maxwell.9.45 Nouveauté» 9.55 Nouvelle».10.00 Fntre vous et mol.10.30 Variétés.11 00 Heinz Magazine of the air U.30 The Chicagoans 11.45 Service rapide.12.15 Heure.12.30 Heure de la gaieté 12.45 Programme trlfluvten.1.00 Heure — Nouvelle» 1.15 Cours de la bourse.1 30 Savttt Serenade.1.45 Jimmy Farrell et les rhythmalres.2.00 Judy and the Jesters 2.15 Happy Hollow 2 30 Dorsey et Day 2.45 Trio Do-ré-mt.3 00 Heure — Sweet and hot.3 30 The Three Consols.4 00 Billy Mills et orch.4 30 Fanfare de l'armée américaine 5.00 Heure — Evénement» sociaux.3.15 Sommaire, température.5.30 Heure —- Programme du loyer.6.15 Drame vécu 6 20 Nouveautés Instrumentales.8.25 L'heure récréative 7.00 Heure Pharmacie Montréal 7.13 Jeanne et Arthur.7.30 Heure — Cavaliers de la Salle 8.00 Heure - Heure provinciale 9 00 Heure — Hollywood 10 00 Orchestre 10.15 Variétés.10 30 Heure — Nouvelles 10.45 Jimmy Brterly.ténor 11.00 Heure, température 11.00 Le reporter sportif Molson.11 05 Joe Relchman et orch II 30 Orch.Stabile.CF ( F — 500 mètres — 668 kllocTetM CFCX - 49.96 mètre* - 6 005 kltoîîcîS.1.00 La bourse.1.30 TrlGeo Beausoleil Licencié en sciences commerciales Directeur-gérant BEAUSOLEIL fr BEAUSOLEIL Placement et spéculation 477, St-Fr»nçoi*-X»vl»r Montréal — HArbour 3276 EBENISTES-DECORATEURS Castle & Son Ltd L.W.RAICHK, géras* Ebénistes - Décorateur» • Meubîlets 1096 rue Clarke - Montréal, Quô.Tél.LAncatter S2I9 1-11-3$ ENCADREURS Morency Frèroa, Ltdo Encadrement-Dorure 458 Est, rue Ste-Catherine Miroirs, Tableaux, Eaux-fortes.Estampe» françaises pour cadeaux ds noces ou d’anniversaires.Matériel d'artlates.Spécialité; Restauration de cadres et tableaux ancien».Tél.HArbour $S94 WISINTAINER & FILS *08 BOUL.ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulure* — Cadres — Miroir» Réparation de cadres et miroirs LAn.2264* BRIQUETEUR-MAÇON Briquetage et maçonneris de tout genre Spécialité: Reparations Estimations gratuites E.-J.LECLAIR 4267a, rua Bordeaux - 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