Le devoir, 7 décembre 1936, lundi 7 décembre 1936
Montréal, lundi 7 décembre 1936 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE.3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration :.BEIair 3366 Rédaction :.BEIair 2984 Gérant.BEIair 2239 VOIR Diractaut-Gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Omar HEROUX VOLUME XXVII — No 28S TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ « 00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unls et Empire britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.00 L-UNIS et UNION POSTALE .3.00 presser le Roi, M." " ' veet une decision L’élection de Hastings-Est Coup d'oeil sur le terrain — Trois éléments dangereux— Une vieille conversation avec M.Belcourt — Où Ton souhaite le succès de M.Hepburn — M.Rowe, député fédéral encore, sert bien mal son parti C’est mercredi que les électeurs de la circonscription cat de Hastings donneront leur verdict.Cette simple élection provinciale complémentaire suscite dans l’Ontario, et dans les autres provinces aussi, un intérêt très vif.Elle provoque des réflexions qu’il nous paraît opportun de formuler, même si elles doivent être un peu noyées par les nouvelles de Londres.L’élection de Hastings fait beaucoup de bruit parce qu’elle est la première où, depuis l’avènement de M.Hepburn, les partis aient eu l’occasion de s’affronter.Les circonstances sont particulièrement favorables à l’opposition.Ainsi que nous le rappelions l’autre jour, Hastings-Est est une circonscription de forte et vieille tradition conservatrice.C’est, en plus, une circonscription tellement protestante qu’on n’y compte, paraît-il, qu’une- école catholique dite têpatie.M.Rowe ayant décidé d’attaquer à fond la récente législation scolaire de M.Hepburn, il pouvait difficilement trouver un terrain où mener avec plus de chances de succès cette bataille.Aussi bien, M.Hepburn disait-il, l’autre soir, que le débat paraît rouler à peu près exclusivement sur la question scolaire et sur une histoire de route locale.* * * La bataille est devenue très violente.Nous en comprendrons peut-être mieux l’allure si nous méditons certaines observations que formulait un jour devant nous le regretté sénateur Belcourt.Il y a bien vingt ans de cela.Nous étions au Palais de Justice d’Ottawa où M.Belcourt devait plaider une cause qui mettait aux prises quelques instituteurs de cette ville et le gouvernement d’Ontario.— I! ne faut pas vous étonner de ce qui se passe, nous dit M.Belcourt.Quand je suis arrivé à Ottawa, il y a plus de trente ans, les murs de la ville étaient couverts de placards: A bas la Domination française! Voyez-vous, il y a chez nous trois éléments inquiétants: un certain nombre de fanatiques lucides qui veulent ruiner à la fois l'école catholique et l'influence française; un certain nombre de politiciens qui sont prêts à tout pour réussir: entre les deux, une masse qui n’est pas mal disposée, qui, en temps ordinaire, ne s'occuperait pas de nous, mais qui est pétrie d’ignorances et de préjugés à l’endroit des catholiques et des Canadiens français.Tant que les trois groupes poursuivent leur route séparément, les choses vont telles quelles.Les crises surgissent quand politiciens et fanatiques s'unissent pour exploiter l’ignorance et les préjuges des autres.—- Mais la crise actuelle paraît d’une exceptionnelle violence?.— Cela, encore, est très explicable.Les fanatiques se rendent compte que, s'ils ne nous écrasent point maintenant, dans vingt ou vingt-cinq ans, nous serons si forts que les politiciens auront plus d’intérêt à nous courtiser qu'à leur faire de belles façons.* * * On sait à quoi se résume la réforme Hepburn.La loi ontarienne reconnaissait, en principe, que les compagnies par actions pouvaient attribuer aux écoles catholiques une part de leur impôt scolaire correspondant aux intérêts qu’y possèdent les catholiques.Dans la pratique, la loi, vieille d’une demi-siècle, s’avérait à peu près inopérante.M.Hepburn a voulu rectifier cette erreur.Sa loi est incomplète, mais elle parait représenter un réel effort vers le mieux.M.Rowe promet le rappel de ce texte.Il est appuyé par tous ceux qui pensent qu’on ne devrait rien changer à l'état de choses ancien, par tous ceux aussi, cela va de soi, qui sont, en principe, opposés à l’école confessionnelle.Dans la polémique courante, on paraît dire aux gens: Contribuables des écoles publiques, on va vous enlever une partie des ressources que vous recevez actuellement.Vous serez obligés de hausser le taux de vos impôts.A quoi les amis de M.Hepburn répondent: la situation était d’une si évidente injustice que nos prédécesseurs ont essayé de la rectifier partiellement, en accordant aux écoles catholiques des subventions spéciales.Nous voulons, nous, faire les choses de façon régulière.Et, comme Hastings-Est est un comté en grande majorité rurale, ils ajoutent: Notre système vous coûtera moins cher! Puisque le partage des taxes des compagnies se fera dans les villes surtout, — ce qui ne vous affectera guère, — tandis que les subventions indirectes sont prises su/ le fonds commun de la province, auquel vous devez contribuer comme les autres.Finalement, M.Hepburn déclare: La loi ne produira ses effets que l’an prochain.Pourquoi ne pas attendre pour savoir ce qu elle donnera, avant de la condamner?.* * * Par-dessus les manoeuvres locales et les habiletés de circonstances, il semble bien que l'on se trouve en face de l’un des vieux conflits qui paraissaient un peu oubliés.Certains des orateurs oppositionnistes semblent avoir publiquement laissé voir le fond de leur pensée.On imagine ce que peut donner la cabale de rang.Un journal de Toronto racontait l'autre jour que l’on en était rendu à dire que, seuls, les catholiques pourraient trouver de l'ouvrage sur les routes! Mais tout ne va pas tout seul: un pasteur protestant de Toronto s’étant avisé de dire que les catholiques fidèles ne peuvent loyalement servir un gouvernement non catholique, certains de ses auditeurs l’ont proprement envoyé promener.Mercredi nous dira le résultat de l’élection de Hastings.Si, comme nous le souhaitons de «tout coeur, M.Hepburn l’emporte, ce sera une grosse défaite pour le fanatisme.Dès maintenant, les meneurs de la campagne opposi-tionniste sont assurés d’avoir causé à leur parti un tort considérable.Des conservateurs de langue française d’Ottawa ont déjà publiquement déclaré qu’ils n’entendent avoir rien à faire avec de pareilles gens.Un député de Québec, de vieille souche conservatrice, qui a pris part aux campagnes ontariennes, M.Alexandre Taché, souhaite tout haut le succès de M.Hepburn.Et il n’est sûrement pas le seul à penser ainsi.* * Ÿ Evidemment, il ne s’agit ici que de politique provinciale: mais nul ne peut empêcher que ces choses aient un certain retentissement au delà des frontières ontariennes.M.Rowe, qui est encore député à Ottawa, sert bien mal les intérêts de son parti fédéral.L’avenir ne tardera probablement guère à démontrer qu’il est, en fait, l’un de ses pires ennemis.Orner HEROUX L'actualité Pauvre roi! pauvre empire Une révolution pour une affaire Vie coeur.Et c’est le vaste, l’im-lrtiP/?sc empire britannique qui en Irs/ menacé, — l'immense empire ^britannique, pays du cant, du wait (and sec, de l’hypocrisie, du team |work et de l’Kton spirit.(C'est ce dernier trait qui a per-Irnis à un farceur — il y en a que 1rs |s(ï(/rr?ons les plus sérieuses ne, peu-Ipcrt/ impressionner — de s'écrier: jEncore la rivalité entre Eton.et l'impson).Première constatation: le grand cl orgueilleux empire passe par une.gère a humllialiont.Le duce n'a eu qu’à avancer le bnenton et à prononcer in petto le l’Quos ego!.’’ pour que la home fleet, ce rempart mobile jeté autour coeur de l’empire, s'enfuie com-lnc une flottille de bateaux de papier au souffle d'un Titan.Voici maintenant un vieil axiome Y 20 Ernes' Gabrleile Brlcault.B1380NNBTTTL A Montréa,.> 1 a G," an».I uxlvina Qanaereau épouse dé fe.Anacler.Btssonnette.CARBONNEAU — A Québec, le 4, à 76 an*.J.-B.Carboruteau, époux de Rose -Anna Coron CHARTRAND A Montréal, le 4, AUrp fille de feu Joseph Chartrand et de feti Léopoldlne Renaud.COURNOYER — A Montréal, le 4, ft 68 an», Joseph Coumoyer.ETHIER — A St-Benoit, le 4.ft 95 am, Mme Joseph Ethler, née Onésime I>gcr.(JOUR — A Montréal, le •(.,i 70 ans, Amanda charette, épouse d’Haviia dour, en 1res noces.d'Ovlla St-Oermulu.En somme, qu’a-t-elle cherché sinon de vous faire adopter ses doctrines sociales subversives et de vous éloigner de toute pratique et de toute foi religieuses?Vous proclamez aujourd’hui que rien ne peut vous détourner de voire devoir, et connaissant mieux que personne la menace que la propagande communiste fait peser sur la société, vous rendant compte qu’elle abolirait, si elle pouvait réussir, les moyens qui vous restent -de gagner pacifiquement et honorablement votre vie.vous demandez aux pouvoirs publics de lui imposer un frein salutaire.Vous avez mille fois raison.Votre protestation va se propager comme un remous bienfaisant à travers tout ce pays.Elle va raffermir vos frères de langue et de foi qui habitent les autres provinces de ce Dominion et leur donner Je courage de la résistance.C’est en ce moment l'oeuvre la plus pressante.Il n’est permis à personne, aux catholiques moins qu’à tout autre, tie se faire illusion.Le mensonge, ou si l’on préfère, le camouflage habile dont le communisme recouvre ses menées, ne peut plus donner ,1e change.La Russie, le Mexique, l’Espagne constituent trgis leçons de choses terribles, capables d’ouvrir les yeux des plus obstinés.Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que d’un pays à l’autre, l'opportunisme bolchevique peut s’exercer sur quelques points de détail.Mais, et ceci est essentiel, sa doctrine n’a pas varié et ses intentions restent les mêmes.Il y a toujours la “lutte de classe", la pierre d’angle du communisme.Il y a toujours “la morale de classe”, c’est-à-dire, selon l'explication qu'en a donnée le fondateur du bolchevisme, “une règle de moeurs, entièrement soumise aux intérêts de la Jutte de classe”.Ce qui est moral, c’est ce qui concorde avec les intérêts du prolétariat révolutionnaire.Il y a toujours “ces techniciens”, ces commis-voyageurs de la révolution, “ces bactéries révolutionnaires", ainsi que les jftppa-lait Lenine et dont la fonction est de contaminer l’organisme social.Et comme la, religion est lu seul obstacle vraiment efficace que rencontre le communisme, ses agents ont la mission de hâter partout l'avènement du radicalisme haineux et sanglant.Vous dites aujourd’hui que vous ne voulez pas de cela, ni pour vous, ni pour votre patrie d’adoption.Unis à vos frères catholiques qui vous ont entourés de si efficaces sympathies, vous prétendez que ce pays doit demeurer chrétien pour qu’il fasse bon d’y vivre.Que Dieu vous garde cl vous bénisse.Résistez fermement à Imite propagande qui veut entamer votre foi et votre pratique religieuses.Ne cessez de réclamer contre la libre circulation des idées communistes qui ne peuvent que ruiucr dans notre grand pays l’harmonie, la paix, lu prospérité dont nous avons un si pressant besoin.M Auger Ec représentant du gouvernement de la province de Québec, M.Henry-I \uger, succède à Mgr Gauthier.Voici le principal passage de son allocution : Dans celte démonstration de foi ardente et de force morale, le gou-verncnicnl do la province de Québec, que i'ai l’honneur de représenter, u’a pas voulu rester indifférent.Uonseient de ce i|tie la province de Québec est le château-fort du catholicisme en notre pays, il considère qu’il y a plus pour lui qu’un devoir social de coopérer avec! I Eglise et de suivre ses directives, mais qu’il a une responsabilité! morale à laquelle il ne doit pas et n’entend pas se soustraire.\uxxi, comme représentant de ce gouvernement, je tiens a décla-i rer hautement que les autorités cc-clésidstiques pourront toujours compter sur l'nctif concours de ses; membres, pour empêcher que les fauteurs de désordre internationaux et les propagandistes de doctrines nnticatholiques e! antichrétiennes parviennent à atteindre leur but néfaste, qui est île détruire chez nous la foi et la religion de nos pères.M.McKenno I l.e maire suppléant de Montréal, ! M.McKenna, souligne cpie le communisme cherche à miner nos institutions de diverses façons: par la; literature, par la caricature, par le.e ridicule, par une pseudo-sclerec enseignée dans certaines de nos universités, l.e communisme se dé-gujse en ami de l’ouvrier, il réussi» même à gagner à lui certains ministres de la religion.11 répand l’idée fausse que le monde doit boisir entre le fascisme et le communisme.Nous, nous ne soûlons ni du communisme ni du fascisme, nous voulons conserver la démocratie et la liberté, dit M.McKenna.Nous demeurerons fidèles à Dieu et à la patrie.Le Père Archambault, S.J.l.e directeur de l’Ecole sociale populaire se réjouit de la manifes- tation.Elle fait resplendir soudain une grande lumière d’espérance.Elle marque pour cette ville une ère nouvelle, ère d’union plus intime entre tous les groupes catholiques et.par conséquent, ère de victoire dans la lutte où s’affrontent les forces du bien et les forces du mal.Lorsqu’une ville est assaillie par un puissant ennemi, c’est le devoir dp tous les citoyens de s’unir dans une même résistance, sous les ordres d’un même chef, f.e salut est à ce prix et à ce prix seulement.Or, nous ne pouvons le nier, la métropole du Canada subit actuellement, comme toutes les grandes villes du monde, de redoutables assauts.Le communisme, danger mondial, le plus grand péril à l’heure actuelle, a dit Pie XI, s'est insinué parmi nous.Son but ultime, vous le savez, c’est la destruction de toute civilisation chrétienne, la glorification des forces matérielles substituées au culte de Dieu, le rejet de tout ce qui a jusqu’ici notre bonheur et notre paix: la propriété, la famille, la religion.Habiles tacticiens.les agents du communisme se sont attaqués d’abord aux éléments moins bien protégés, à tous ces groupes de nationalités diverses, que des circonstances variées ont détachés de leur pays et conduits sur nos bords.Premières victimes du chômage dans celle formidable crise économique que nous traversons, sans liens avec les institutions de leur nouvelle patrie, sans chefs souvent pour les relever et les guider, ces émigrés, si bien disposés fussent-ils, devenaient des proies faciles pour les fauteurs de révolution qui parlaient leur langue et venaient leur promettre les bienfaits d’un régime nouveau m'i tous seraient égaux, où personne ne souffrirait, où chacun pourrait travailler et vivre sans souci du lendemain.Mensonge que ces promesses irréalisables, ferment de haine et de révolte, mais bien faites pour tromper ces pauvres prolétaires, désireux de goûter un peu sinon aux joies de la vie, du moins au travail rude et anoblissant, source de bien-être physique et moral et qui ne trouvaient pour le lot habituel que le chômage et la misère.Cette propagande insidieuse et malfaisante, un seul moyen pouvait l’enrayer, c’est une propagande de vérité et d’amour, mais partie de ces milieux mêmes, venant d'hommes de même nationalité, et qui exposeraient à leurs compatriotes, dans leur propre langue, la fausseté des théories communistes et le vrai bienfait de la doctrine catholique.Mouvement providentiel, plan vraiment sauveur, dont les catholiques de langue française se réjouissent profondément et pour lequel ils vous apportent le plus entier concours.L trop „ ., .de toutes les langues: français, an glais, allemands, hongrois, chinois, slovaques (jugo-slaves), lithuaniens, polonais, ukraniens, syriens, l'heure est venue de nous grouper tous, dans une vaste armée où chaque bataillon gardera ses chefs, sa langue, ses traditions, niais combattra épaule contre épaule, sous une même autorité, d’après les mêmes commandements, pour le triomphe de la même cause.M.Victor Doré Le président de la Commission des écoles catholiques de Montréal s'arrête un instant à étudier les sentiments qui doivent agiter un étranger catholique à Montréal.Il passe ensuite, coiiiny on s’y attend, a l’influence de l’école sur les enfants du milieu cosmopolite, ('.’est par l’école, dit-il, que vous deviendrez vraiment des nôtres.C’est au contact des enfants cana-diens-français ou anglais que vos fils et vos filles, sans oublier leurs ascendances, apprendront à connaître ce pays, à l’aimer et à le servir.L’école catholique est accueillante; elle ouvre larges ses portes à tous les enfants de celte ville, quelle que soit leur nationalité.la’s statistiques de ta Commission «les écoles catholiques de Montréal révèlent qu’au 30 juin dernier, 122,416 élèves fréquentaient ses écoles.De ce nombre, 104,487, soit plus de 85Ue, sont des Canadiens français.Les Canadiens de langue anglaise, eux, se chiffraient à 9,080, soit un peu plus de 8ro, 7,949 (6.59%) enfants île nationalités étrangères, représentant trente-sift nations différentes ont, au cours de la dernière année, reçu les leçons de nos maîtres à l’é_-cole primaire.De ce nombre.275 ont pris place dans nos écoles primaires supérieures.La religion étant la pierre d’assise de notre enseignement, la Commission que je représente qui est, avant tout, catholique, désire que les enfants de nationalités étrangères trouvent, à leur arrivée a l’école, des maîtres parlant leur langue.Ceux-ci, religieux ou laïques, distribuent leur enseignement sous la surveillance paternelle de vos Pasteurs et, pendant trois années, à partir de la préparatoire, la langue maternelle est Utilisée comme véhicule dans l’initiation à l’une ou à l’autre des deux langues officielles de notre pays.C’est là au point de vue moral et religieux un avantage qui ne vous serait accordé nulle part ailleurs dans ce Dominion.Canadiens de langue étrangère, confiez à l’école ce que vous avez de plus cher; comptez sur elle, mais aidez-la.afin qu’elle puisse jouer, dans sa plénitude, le rôle bienfaisant qui lui est dévolu et que.Canadiens de toutes ascen-ilances, vos enfants devenus des hommes soient l’honneur et de leur foyer et de la patrie canadienne, Ÿ ¥ * M.Paul Sauvé Fêté à St-Eustache Cinq ministres et près de 400 convives assistent au banquet que lui offre le comté des Deux-Montagnes Maurice Duplessis un médecin au diagnostic sûr et aux remèdes efficaces.Lui et ses vaillants lieutenants, dit-il, sauront la remettre complètement sur pied.M.Sauvé dit que lui, qui est de la vieille école libérale-conservatrice, a consenti à donner à la nouvelle école qui s’est récemment formée l’opportunité de faire un essai loyal des nouvelles formules.Cela ne signifie pas, cependant, continue le sénateur Sauvé, que l’on doive mépriser ou même négliger le passé, car le passé est, en quelque sorte, le sous-sol du présent.Aussi, les jeunes doivent-ils puiser dans le passé des leçons qui leur seront utiles dans leur tâche de rénovation.M.Sauvé dit qu’il se réjouit de constater que ses anciennes réclamations pour l’organisation de nos forces hydrauliques, de notre industrie rurale et d’un conseil économique, ont trouvé leur écho dans le programme préconisé par le gouvernement Duplessis.M.le sénateur Sauvé a rendu honiniageà M.Duplessis, un homme relativement jeune, dit-il, un homme très brillant qui a fait ses preuves comme meneur d’hommes, dans des circonstances particulièrement difficiles.Duplessis! Voilà l'homme de qui nous attendons le salut national.Le premier ministre se fera certainement des ennemis, mais qu'il continue bravement à taire son devoir et à rester fidèle à ses principes, et aux idées qu’il a toujours préconisées depuis qu’il est dans la politique., ' M.Oscar Drouin Le premier ministre intérimaire, M.Oscar Drouin, a rendu hommage au nouveau président de l’Assemblée Législative et à sa compagne.Tous deux, dit-il, ont rempli leur rôle à la Chambre, avec une grande dignité et une grande distinction.M.Drouin ne veut pas parler de politique, niais il tient à rappeler que le gouvernement Duplessis a la ferme intention de poursuivre sa lutte contre la dictature économique et contre les trusts; qu’il continuera à présenter une législation sociale saine et appropriée à notre époque et que, surtout, il verra à faire une meilleure répartition des richesses en exerçant un contrôle sévère sur nos ressources naturelles qui doivent profiter à toute la population de la province, et non à un petit groupe.M.Drouin termine en disant que le gouvernement de l’Union Nationale puise sans doute sa force dans le passé mais qu’il ne se sent pas lié et qu’il ne veut pas se sentir lié par le passé.Il veut marcher avec le siècle et trouver des formules neuves bien adaptées aux besoins actuels.Les Français et Edouard VIII Leur sympathie pour le Roi Paris, 7.(P.C.-Havas).— Le roi Edouard VIII est aussi populaire en France qu’en Angleterre.On a noté l’extrême discrétion de toute la presse française où les commentaires gardent une haute tenue, même dans les journaux de l’extrême-gauche.Les conversations i dans chaque foyer roulent sur r’histoire d’amour” du Roi d’Angleterre, Faut-il ajouter que beaucoup de coeurs français sont émus du renouveau des contes de fées et de l’amour du res forces de la province pour dé-; prince et dp la bergère?Et c’cst velopper nos richesses nationales pour tous les Français une raison en servant le peuple.Il a ajouté de plus de témoigner au roi F3douard que la province n’a pas eu, depuis ; la sympathie qui allait au prince 5t) ans, de cabinet et de Chambre charmant.Mais cette considération Le sénateur Sauvé fait l'éloge de M.Duplessis St-Eustache, 7 (De notre ejivoyé spé-ciail).— Le comté des Deux-Montagnes a offert, hier soir, à St-Eustache, un banquet à l’occasion de la nomination de son député provincial, M.Jean-Paul Sauvé, à la présidence de l’Assemblée législative.I>e Banquet, qui a eu lieu au garage St-Eustachc.réunissait près de 400 convives et i'1 a fallu refuser l’entrée, faute d’espace, à environ une centaine de personnes.A la table d'honneur A la table d’honneur, on remarquait, autour de M.Jean-Paul Sauté: MM.J.-A.Cliaurette, notaire, maire de St-Eustache, et Elzéar Leduc, maire de St-Benott, présidents conjoints du banquet; Oscar Drouin, premier ministre intérimaire de la province et représentant de M.Maurice Duplessis; Fran-çois-J.Leduc, ministre provincial de la voirie; Dr J.-H.-A.Paquette, ministre de l’hygiène et secrétaire de ia province: Bona Dussault, ministre provincial de l’agriculture; Gilbert Layton, ministre sans portefeuille dans Je cabinet Duplessis; J.-Ernest Laforce.sous-ministre provincial de la colonisation; Grégoire Bélanger, député provincial de Dorion; Auguste Boyer, député provincial de Châteauguay; Gérard Thibault, député provincial de Mercier; M.le sénateur Arthur Sauvé, ancien député des Deux-Montagnes et père du député actuel de ce comté; M.A.Smith, représentant du ministre Auger, M.l’abbé Bruno Presseault, curé de St-Colomban et ancien professeur de M.Jean-Paul Sauvéj M.Gustave Sauvé, M.Olier Renaud, qui abissaif comme maître de cérémonie, etc.Hommage à Madame Sauvé Mme S.-A.Bélisie a présenté à Mme Jean-Paul Sauvé, au nom des femmes du comté des Deux-Montagnes, une gerbe de roses.Elle a rendu un délicieux hommage, comme l’avaient fait précédemment les orateurs, à l’hôtesse officielle de l’Assemblée législative.L'éloge du député J.-P.Sauvé M.le maire Chaurette a fait l’éloge du député actuel des Deux- _________ ., Montagnes et de son prédécesseur, ’ère des combats dispersés a *son père, M.le sénateur Sauvé.M.> longtemps duré._Catholiques chaurette a rappelé le souvenir de tous les hommes qui ont illustré le comté et a souligné que M.Jean-Paul Sauvé n’est pas le moins brillant de tous ces hommes qui font honneur à leur petite patrie.Il a reconnu en M.Jean-Paul Sauvé l’un des meilleurs défenseurs de la classe agricole.Le Dr Albini Paquette, ministre provincial de l’hygiène, a rendu, lui aussi, hommage au président de l’Assemblée législative.Le secrétaire, de la province a rappelé que IT'iiion nationale n’est pas un parti politique qui veut sc cramponner au pouvoir mais uniquement un groupement de toutes les énergies, de toutes les meillou mieux disposés à travailler dans l’intérêt du peuple, il rappelle que le nouveau gouvernement provincial a déjà accompli de nombreuses réformes depuis qu’il est au pouvoir, et qu’il a bien l’intention de faire encore plus et mieux, pourvu que le peuple continue à lui faire confiance.humaine ne fait pas ignorer le côté profond et traditionnel du drame de la couronne.Autant-les Parisiens et les Français gardent leur sympathie au Roi qui reste fidèle nu choix de son coeur, autant ils comprennenl l’émoi des gouvernants et des autorités ecclésiastiques devant la décision du soute M.Gilbert Layton, ministre sans train.Comme l’opinion anglaise portefeuille dans le cabinet Duples-; Poptnion française souhaiterait un sis, a rendu un beau témoignage : compromis qui permettrai au sou-d’amilié à M.Jean-Paul Sauvé.M.j verain aimé de garder la couronne.I.ayton a parlé eu français.Il a dit Mais on ne croit pas possible de (pie le député des Deux-Montagnes j manifester antre chose que l’opi-jouit d’une grande popularité non ! nfon sentimentale.La raison d’Etat seulement dans son comté mais j est très sensih’e dans un pays qui aussi à Québec, particulièrement à sait son histoire et connaît le des-l’Assemblée législative où il a fait j tin des idylles royales.Tous les mi-mu* forte impression, comme président lie la Chambre basse.M.Gérard Thibault, député provincial de Mercier, s’est fait l’interprète des plus jeunes députés pour féliciter le plus jeune des présidents de l’Assemblée législative qu’ait eus encore la province.M.Thibault a dit que M.Sauvé fait honneur à son comté et qu’il fait aussi grandement honneur à la jeunesse.M Jean-Paul Sauvé I ,c président de l'Assemblée lé-gislat-vc s’est levé au milieu d’ovations prolongées.M.Jean-Paul Sauvé, visiblement ému, a rappelé lieux républicains cl même anti-monarchistcs savent le prix des traditions et i) n'est pas d’aspect moins attendu que de constater dans YHumanitâ, organe du parti communiste, un coup de chapeau donné aux soucis de l’Eglise anglicane.Quoi qu’il soit décidé, il apparaît très nettement que la popularité du roi Edouard en France ne perdra rien du fait dq ces “raisons du coeur que la raison ne connaît pas”.Mais aussi nelto est l'opinion qui suit le gouvernement dans ses délicates négociations et approuve les arguments historiques mis en avant.On voudrait, à Paris surtout, une sorte de miracle mil laisserait au souverain être maître de son Sou «et DEMANDEZ CEAU MINERALE NATURELLE DU 6ASSIN DCfl( VICHY SOUR.CE CAMILLE Efficace contre l’Indigestion, la Goutte, le Rhumatisme, Maladies du Foie et autres malaises.En Vente chez votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA |.ALFRED OUIMET 84.Rue St-Paul Est.Montréal.EAU DES CARMES BOYER DELICIEUX RECONFORTANT EXCELLENT DIGESTIF Le Père William Bryan, S.J., et m- tout cc qu’il doit à son comté, tout royaume et maître de son coeur.On ce qu’il doit uissi à son père, le sé- est prêt à aceuei’Ur aver la même nateur Sauvé, à sa mère et à sa ! amitié le successeur que désigne-femme.1| n remercié, l’un après rail en fait le roi Edouard on s'en l'autre, tous les ministres et dépu- allant.Le seul souci — d’ailleurs tés qui se sont rendus à Saint-Eus- ''inexprimé - est que rémouvante tache pour lui rendre un témoi-j affaire dynastique ne soit pas mise gnnge d’estime qu’il apprécie à sa à profit par l’étranger pour se ser-valeur.Il a remercié aussi les or- 'ir d’un dérivatif afin d’agir con-ganisutcurs du banquet ainsi que tro la politique de paix commune à les électeurs du comté des Deux-] la France et à l’Angleterre.Montagnes, des comtés voisins et de certains comtés de Montréal.11 a souligné particulièrement l’amitié qui le lie au ministre François-.1.Leduc, un autre fiis du comté des Deux-Montagnes.M.Sauvé a fait allusion à sa carrière comme député de l'opposition.Il a dit que l’opposition constitue une excellente école de formation parlementaire et qu’il y a Slf*e Serial : 2«J0 NOTRE-DAME OUEST ttl.Wllbank 7119-7110 La Compaiml» d'AMitranca Funéraire URCIrl ¦prano.8 00 Les Maîtres dé la musïque.8 30 Rus* Morgan et son orch.9.00 Friendly Enemies.cure provinciale.Waring et ses Pennsylva- 7.30 Chansons françaises.7.85 Sommaire, heure.8.00 Sérénade matinale.8.15 Le petit orch.et Corey Thomson.8.30 Bonjour voisin.8.35 Bonjour madame.9.00 Dear Columbia.9.30 Richard Maxwell.9.40 Nouvelles.9.45 Le courrier d'Inez Lopez.10.00 Heure — Ramblers.10.15 Chansons françaises.10 30 Chansonnettes.10.45 Ma Perkins.11.00 Musique de concert.11.30 Programme Rlnso.11.45 Service rapide.12.15 Heure.12.15 Galeries Balllargeon.12.30 Heure de la gaieté.12.45 Dansons un peu 1.00 Heure — Blue Flames.1.15 Programme Verdonette.1.30 Cours de la bourse.1.45 Mercuriale des produit» laitiers.1.47 Actualité féminine.2.00 Le Merle rouge.2.15 Horoscope du Jour.2.30 Le monde féminin.2.45 Revue de Noël.3.00 Heure — Pearce et sa troupe.3.30 Library of Congress.4.30 Billy Mills et Cle.4.45 Presque cent an*.5.00 Heure — Evénements sociaux.5.15 Sommaire et température.5.20 Jean Forget, planiste.5.30 Heure — Programme du foyer.6.15 Heure de la valse.6.30 Heure — Heure récréative.7.00 Heure — Vichy-Suprême.7.15 Le curé du village.7.30 Ass.nationale des bénéfices mutuels.7.45 Ia femme qui crie 8 00 Heure — Hi 9.00 Heure nlans.9.30 Discours — Adhémar Raynault.10.00 Heure — Le clou de la soirée.10.15 Cavaliers de la Salle.10.30 Radio-'mimai Westinghouse.10.45 Mark Warnow et orch.11.00 Heure, température.11.00 Le reporter sportif Molson.11.05 Discours — A.Raynault.11.30 Olsen et orch.CFCF — 5t0 mètre* - 600 kilocycle* CFCX — 49 96 mètres — 6.005 kilocycle* 1.00 La bourse.1.15 Les Troubadours.1.30 Déjeuner du Kl wants.2.30 Théâtre musical NBC.2.45 Nouvelles commentées.3.00 Fanfare de la marine.8.00 La bourse commentée.7.15 Musique.7.30 Théâtre.7.45 Revue du sport.8.00 Récital d’orgue.8.30 Discours politique.9.00 Théâtre familial.11.00 Dernières nouvelles du sport CHLP — 266 mètre* — 1120 kilocycle* 9.55 Sommaire, heure.10.00 Chansons françaises.10.05 Cinéma-reportage.10 15 Buanderie 8t-Hubert.10 30 Musique classique.11.00 Opérette.11.30 Programme Correctal.11.45 Daoust et Fils.12.00 Heure — Heure féminine.12 45 Programme Bousquet.1.00 Heure féminine.2.00 Heure.4.55 Sommaire, heure.5.30 Méli-mélo.6.00 Raymar.6.15 Variétés.6.30 Chansons française».7.30 Heure.7.30 M.Jean-Paul Chauvin, candidat dans Hochelaga.7.45 Organisation Raynault.8 00 Atlantic Flight.8.30 MuMcal Tapestry.9 00 Orch.Kerhulu-Odiau.9.30 Radio-comédie.10 00 Orchestre.11.00 Organisation Raynault.11.30 Heure.LONGUEURS D'ONDES Longueur* d'onde» de» poste» en métrés et en kUooyolw: Poste» A/ev«« lEllaoyulee CRCM 329.7 9W CKAC tu.- tjo CFCF 300.eoa CFCÏ 19 96 6.00?CHLP 266 1.12Û CHRO 465 «45 CHNO SI 2.5 MO CKCV 222.M10 CRCU JOU i,;«e WABO 348.8 860 WEAF 454.3 660 WJZ 394.3 7*0 WOT 379.5 790 wrro 282.8 3.080 WLWL 272.8 1.100 FOSITSb DE L-m CCH Province* maritime»: Kllocycia* CHN3: Halifax CFBN.Frederic toc.3030 â 550 CJCB: Sydney .1120 à 1500 CHGS Sumiatmde .Québec: CRCK CRCS: Chicoutimi .1060 à 950 Ontario: CKLW : Windsor CKNC.Toronto .1030 5 1420 CRÛT: Toronto Province* de 1 Ouest: CJCO: Lethbridge CFQC: Saskatoon CKY : Winnipeg Colombie britannique: CKOV: Ke.owna CFJO: Kamloops .Le P.Desroches part pour Haïti "Mes nerfs vont mieux” écrit Mme P.M.Peteraon, R.R.No 2, Strorae, Alberta.“A 14 ani.Je pria six boutelllaa de votre Composé Végétal.J’en prends encore contre période» douloureuse* et il me fait grand bien.Je suis de bonne humeur et fais mon travail tout les jour*.Ma mère prenait votre remède et la recommandait toujours.” 98 Femmes sur 100 Rapportent Amélioration Le Père Alcide Desroches, S.M.M.Montfortain, de la maison des Missionnaires de Dorval, partira ce soir de Montréal pour s’embarquer, le 10 à New-York.Il a reçu son obédience pour le diocèse de Çort-de-Paix, Haiti, confié aux Pères de la Compagnie de Marie depuis 60 ans.Le P.-A.Desroehes est né à Laurin, Ontario, le 23 janvier, 1902, de Télesphore Desroches et de Joséphine Drennan.Après avoir fait ses études primaires à Lafontaine j et ses études secondaires au Ju- : niorat de Pupineauville, il entra au l Noviciat des Montfortains, à Nicole!, où il fit profession le 15 août 1920.Après ces études de Philosophie ei théologie au scolasticat d’Eastview, Ottawa, il fut ordonné prêtre, le 2 février 1932.Après une année à l’orphelinat de Montfort, il fut nommé missionnaire à la résidence des retraites paroissiales de Dorval.Un bon nombre de nos paroisses ont entendu sa parole ardente et convaincue.Il s’en va avec joie, vers Pile ) enchanteresse, dépenser au dur travail des missions toutes les forces d’une jeunesse enthousiaste et d’un zèle apostolique toujours en éveil.Nous lui souhaitons, santé, succès, et fructueux apostolat.4TiiTtr«i:j:r»Tc Le Tonique COMPOSE VEGETAL DE LYDIA E.PINKHAM Soulagera vos nerfs améliorera votre digestion."Plus haut les jeunes!" Retraite fermée des voyageurs Il y aura une retraite fermée pour les Voyageurs de commerce, le jeudi soir, 10 décembre, à 8 heures.Pour réserver sa chambre, appe- ! 1er M.Z.Gagné, 12201, Bois de! Boulogne, — Tel.BY.0156.Avez-vous besoin de boni livres?Ad*fcssoi-vous au Service de librairie du "Devoir”.430 Notre-)ame est, Montréal.PAR LE R.P.L.HONORE, S.J.L’auteur de Elle et Toi, Jeune Homme! - Lui et Toi, Jeune Fille! — Pour Vous, Epoux et Fiancés, ces admirables et bienfaisants ouvrages consacrés à l’éducation de la pureté, s’adresse aujourd’hui à la jeunesse des collèges, à ceux qui seront les "hommes de demain”.Cette jeunesse a une valeur en elle-même, elle n’est pa' seulement! une puissance.Les jeunes réfléchissent et raisonnent sur la réalité qui les entoure.Le R.P.Honoré s’est, donné pour tâche de guider nos jeunes gens au milieu du dédale de la vie réelle en leur suggérant des réflexions dont le but est de faciliter leurs résolutions personnelles.Mgr Schyrgens a écrit de Plusl haut les jeunes: I “Trois coups de clairon! (Sois, généreux.Sois un chic type.Sois travailleur).“Trois sonneries d’alarme! (Gare à l’“auri sacra fames”.Gare à la sensualité ravageuse.Gare à la fata-^ le curiosité).“Triple ban! (Cultive l’optimisme.Dresse ta volonté.Sois vainqueur de'ttrPiHême)."Chant d’allégresse au triplel idéal! (Devenir un entraîneur d’hommes.Excel’er dans sa carrière.Au coeur, un grand amour pour le Christ).” Tous les jeunes gens, tous les pro: fesseurs de collèges, tous ceux qui ont la mission de préparer la jeunesse aux grandes tâches de la vie se doivent de connaître et de faire connaître ce nouveau livre du R.P.Honoré.Volume de 172 pages, format bibliothèque.En vente au Service cle Librairie du Devoir, au prix de .60s.franco.(fù ?COURS PRIVES \ Préparation aux Baccalauréats PROFESSEUR HERMAS BASTIEN, B.A.Docteur en philosophie 509 rue Chemer Montréal HA.3698 CH.1706 l’Ecole Supérieure d’Orientationl Au Nouveou-Brunswick La Commission des accidents du travail est réorganisée.sans nous! De YEvangéKne, de Moncton, N.-B.numéro du 3 décembre; M.Roberts, ministre dp l’hygiène ef du travail dans le cabinet Dysart, a annoncé vendredi dernier la composition du nouveau personnel de la Commission des accidents du travail.Devient président M.Irving, actuaire sous l’ancienne ad- ministration.Il aura pour collègues! le Dr Curren, de St-Jean, qui eu- ; mulcra les fonctions de vioe-pré-si- ! dent et d’aviseur médical, et M.Steeves, qui depuis plusieurs années occupait la vice-présidence.On fait remarquer que eette réorganisation permet au gouvernement de réaliser d’appréciables économies puisqu’on faisant entrer â la Commission l'actuaire et l’aviseur médical, elle supprime automatiquement les appointements de deux fonctionnaires.Au lieu de cinq salaires il y en aura désormais trois.C’est là, du point de vue financier,, un avantage indiscutable.Mais ce n’est vraiment pas une preuve d'ingéniosité de la part du cabinet qu’il n’ait été capable d’arriver à ce uésultat sans sacrifier la population catholique et lu population acadienne de la province, Depuis la création de la Commission, c’est la première fois que pareil déni de justice nous est fait.Nous avons eu dès le début, en effet, M.Sugrue, représentant attitré du travail organisé, un catholique.Puis, lorsqu’il s’agit de remplacer M.Robinson, le gouvernement de l’époque, celui de M.Baxter, cul le bon esprit de choisir un catholique, -un Acadien eette fois, M.Doucet.C’est au gouvernement Dysart, gouvernement présidé par un homme qui doit sa fortune politique à la loyauté d’un comté à grosse majorité acadienne, c’est au gouvernement Dysart, donc, que revient 'la distinction d'avoir complètement éliminé la représentation catholique et française.Et on ne comprend pas très bien pourquoi le chef du gouvernement ait si allègrement Ignoré ses propres intérêts électoraux lorsque, pour une fois, ceux-ci s’accordaient si bien avec le bon sens et l'équité! * * * Nous tenons à faire remarquer | que les nominations annoncées vendredi dernier ne constituent qu'un commencement de réorganisation.D’autres nominations vont bientôt suivre et, eette fois, on nous promet que l'élément français ne sera pas ignoré.Le chef des réclamations sera un Acadien.Et il y a possibilité qu’on nous accorde un deuxième fonctionnaire important.Cela fera deux sur une trentaine.Ce n’est pas la part du lion évidemment, mais ce sera ça! L’occasion nous parait bonne de rappeler quelques-uns des désappointements que nous avons eus sous l'administration actuelle.Lorsque le ministère fut formé au mois d’août de l’année dernière, tout le monde s’attendait à ce j qu'il y eût deux ministres acadiens.Le chiffre de notre population nu Nmmau-Brunswick, l’ap-I pui constant que les nôtres onl donné au parti victorieux, la compétence indiscutable de quelques-uns des députés que les nôtres avaient élus en juin 1935, tout cela nous donnait droit d’espérer que nous aurions dans le nouveau cabinet une représentation convenable.Eh bien! non.Le premier ministre s’était engagé à Hnrtland.à nous sacrifier.Et sacrifiés nous fûmes.Sans cérémonies, sans fleurs et sans encens! On nous -laissa cependant une lueur d’espoir; bientôt il faudrait réorganiser le cabinet et créer un ministère nouveau.On profiterait de l'occasion pour placer un deuxième ministre acadien.C’était nous offrir le traitement que l’on accorde aux parents de tenue douteuse que l’on n'ose admettre au début de la noce, mais que l’on introduit en cachet te par la cuisine lorsque la fête bat son plein 1 Nous avions encore sous l’ancien régime un représentant à la Commission de régie des liqueurs.| Nous ne l’avons plus! Economie, grosse économie.Sans doute! Mais pourquoi faut-il que ce soit toujours nous qui en fassions les frais?11 y a encore une commission des opérations forestières au Nouveau-Brunswick et le personnel en a été remanié par le gouvernement actuel.Cette fois on ne nous a pas oubliés.Mais qu’est-ce qui empêchait de nous donner au moins une vice-présidence?Cela nous revenait, voyons! N’y a-t-il pas un sic- Qù l’on s’habille bien — ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR SERVICE DE VALET 994, RUE RACHEL (EST) Téléphona: FR.9343-9850 FOURRURES Porter des fourrures Reid, c’est économiser; c’est lussi s’assurer le summum de l'élégance et du contort.Commande! dès maintenant pour l'hiver prochain le manteau que vous porterez alors.1473, rue Amherst CEIE) cle et davantage que Fr-edericton s’ingénie à faire de nous des bûcherons et des porteurs d’eau?A la Commission des opérations forestières, nous devrions, ce nous semble, être en plein dans notre élément! Mais ce sont là, à notre avis, des points d’importance secondaire.Nous comptions surtout sur le gouvernement actuel pour régler définitivement le problème de l’enseignement dans nos écoles acadiennes.Le système actuel, en reléguant à l’arrière-plan la langue ma-terruile de l’enfant, est une oppression et une stupidité.Toute la province en souffre.Notre Hoard of Education est au courant de cette situation déplorable.Pourquoi retarde-t-il à y porter remède?* * * Inulile de lire aux gens qui ne sont pas préjugés par l’esprit de parti que nous n’avons pas été mieux servis sous les régime précédents.i n fait, moins bien.Sous les conservateurs comme sous le-s libéraux.H nous a fallu lutter pour obtenir quelques miettes de pain, arracher quelques faveurs de deuxième et de troisième ordre.Jamais, a j>p are lament, nous n’avons réussi à nous faire prendre au sérieux.A qui la faute?Ce serait long à dire.Mais ce qui est certain, c’est que chez les jeunes le nombre gross, t rapidement de ceux qui estiment tout bonnement que les partis actuels et les hommes qui les représentent au milieu de nous sont incapables de les servir convenablement.Le jour viendra, — et i! n'est probablement pas très loin, où tes jeunes diront aux partis et aux hommes qui les in-; carnent dans nos comtés acadiens: “Vous ne servez plus! Décollez-vous cl faites de la place pour des hommes nouveaux et une doctrine vivante!” A.R.Un mot à la province de Québec De la Liberté, de Winnipeg.Manitoba.numéro du 2 décembre: M.Norman MacKcnzie, professeur de droit international à I'l'nl-versité de Toronto»est d’avis que le Canada ne pourra, advenant un conflit européen, rester neutre et, en même temps, eontinuer de faire ; partie de l'Empire britannique.La situation se dessin nettement: I nous avons au Canada une école qui est anglaise avant d’être canadienne, qui préfère la vassalité à l’autonomie.A tous les tenants de cette école il faut répondre sans hésitation, en toute loyauté, que si le fait de faire partie de l’Empire devait nécessairement nous entraver dans les futures guerres européennes, mieux vaudrait pour nous ne pas faire partie de l’Empire.Au reste, l’Angleterre n’a jamais posé eette exigence et le professeur MacKenzie nage en pleine outrance.L’Europe, toujours sur le sentier de la guerre, ne saurait plus longtemps asservir les autres continents à ses destins tragiques.Voilà une doctrine dont l’énonciation s'impose pour tous les pays qui sont géographiquement hors de l'orbe européen.T Au Canada l’opinion publique devra s’affirmer sans retard — d’abord pour nous empêcher d’entrer dans la catastrophe prochaine, ensuite, pour préciser l’orientation que notre pays entend adopter pour l’avenir dans le domaine international.Tout cela s’appuie sur une logique rigoureuse.Nous trouvons que la province de Québec prend du temps à s’ébranler.Sauf deux ou trois exceptions importantes, les voix publiques de là-bas nous semblent trop muettes.Quand le grand déclenchement se produira, il sera bien tard pour faire l’éducation de la masse.Ca-veant consules.Noël BERNIER EN VENTE dans toutes les pharmacies LITHINES du Dr GUSTIN Procurent économiquement 1» meilleur* Eau de Table et de Régime.Alcaline - Lithinée Pétillante * Digestive Les personnes atteintes de Rhumatismes, Acide urique, d’affection du Foie, des Reins, de l’Estomac et de l’Intestin ont grand avantage à prendre les Lithinés du Dr Gustin.Il faut essayer aussi les Pastilles de Lithinés Gustin que l'on suce à la fin des repas dans les déplacements pour remplacer l’eau lithinée.La qualité du produit comparée aux autres est telle que les Lithinés Gustin sont inimitables.LA CIE CANADIENNE DES AGENCES MODERNES 6614, avenue DeLorimier :: :: Tel.DO.1355 ‘‘La Seconde Renaissance'* (par ALBERT REAVDET) Il faut lire la Seconde Renaissance pour connaître l’orientation du monde.De Tétude historique et philosophique des vicissitudes subies par les valeurs h .naines à travers les âges naît une immense espérance: une époque d’ordre et d’équilibre est à lu veille d'éclore.Le cardinal Verdier et Mussolini viennent, il y a quelques jours à peine, de confirmer ce aue l'auteur annonce dans sa brochure de 60 pages, Qjjand l’auteur écrivait son essai.U ne croyait pas que le renouveau aurait réellement lieu avant plusieurs décades, mais depuis lors tant d’événements se sont surcédé que scs doutes sont tombés; la Seconde Renaissance sera un fait dans vingt-cinq ans.La brochure se vend au prix de 20 sous au comptoir et 22s par la poste, au Service de Librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est, Montrée L FONDEE EN 1892 J.-A.BERNIER LA.1344 C-X.TRANCHEMONTAGNE 459 ST-SULPICE C-X.TRANCHEMONTAGNE & CIE IMPORTATEURS OE TISSUS F.T TOILES L» plus vieille maison canadienne-Irançalne à Montréal l»ls»nt affaire» exclusivement avec le* communautés religieuse* \nvpoltei 7’fCé .•’ n i H LAL0NDE 6 FRÈRE 4800 Ave.du PARC" Pièl de l'ÜLiie.rrURotjal N VOLUME XXVII — No 285 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 7 DECEMBRE 1936 PAGE EEEIINin Directrice : Germain* BERNIER Ce que les jeunes gens disent de nous — L’Action Nationale offre récem-Ticnt à sa lectrice Euphrosine deux tableaux modernes énergiquement brossés.Le premier représente "abbé Groulx, le Père Hoy, leurs charmes afin d’éblouir les personnes de leur sexe, le fait est plutôt incertain.Elles font donc .____ parade de leurs idées saugrenues au es Pères Jésuites, tenant le flam- nez du sexe fort.Or le sexe fort 'yeau à la lumière duquel les Jeune- remarque que cet arôme dégénéré Canada, la J.O.C., les Scouts, VA.l’asphyxie depuis longtemps, mais :.J.C., répandent largement des ' dées religieuses et nationales très rrdentes.Le second fait volontai-~ement abstraction des mouvements féminins propres à compléter dignement les activités viriles 'du oremier jour, ne mettre en relief rue les attitudes lamentablement mines des jeunes filles superficielles qui, parait-il, se vulgarisent de olus en plus chez nous.Considérant que pour être fruc-neuse la vue de tableaux aussi réa-istes doit être accompagnée de mé-iitation personnelle prolongée, Eu-Ohrosine s’arrête à les contempler pourquoi donc continue-t-il à le respirer?Pour quelle raison la plupart des jeunes gens regardent-ils d’abord si 1^ visage est joli et la bourse pleine, sans tenir compte s’il s’y cache du moins un certain degré d’esprit?Est-ce pour cultiver leur goût tout à la fois esthétique et financier?Pourquoi préfèrent-ils les évaporées à celles qui n’ont rien de volatil — imagine: qu’il y en a même dans Outremont! —; Et qu’ont-ils à se plaindre de ne découvrir que ce qu’ils recherchent?.Ils sont comparables aux investigateurs d’or qui iraient s’ébattre dans une mine de cuivre et sez jamais de façon à faire croire aux Canadiennes françaises qu’elles vous plaisent en autant qu’elles sont effrontées camarades.Combien évitent le contact si insipide des “madones de réclames de Coca-Cola!’’ nlencieusement.Et voilà que peu, .,i peu des appréciations diverses Oeindraient tout-à-coup de ne pas loïtigent dans son esprit.Oh! les nager ^ans l or de leur reve.eunes gens aux initiatives dèsintè- : Messieurs, vous êtes inquiets du Cessées rayonnent d’audace et de.manque d'inquiétude des jeunes Kourage! On dirait une phalange filles avec lesquelles vous trainez les le croisés tombant soudainement ¦ semelles sur un parquet ciré?Aida sein des insouciants viveurs de \ lez sonder le terrain moins uni et notre siècle de vitesse et mettant moins glissant où marchent celles eur épée au service de la plus qui songent à éclairer leur foi et grande des causes: celle du Christ, qui entendent la messe le diman-1 constater l'effervescent déploie- i che.et les jours suivants, et n’agis-nent de leurs oeuvres, Euphrosine n» *—^ doute pas des intenses motifs intérieurs qui régissent leur con-j laite.Le souhait de les voir ransformer la nation à leur image aillit sincèrement de son coeur.Hélas! ce voeu det superbe fierté ¦ ubit un choc atroce dès que le deuxième tableau est effleuré du •egard: une liseuse de romans fri-\ >oles est en effet impuissante à par-I -ourir le sérieux livre d’une proonde vie chrétienne; une débitante uniquement danseuse perd la orce de sautiller devant les revers; ommem la tiède pourra-t-elle rele-ier et réchauffer lame de ceux quelle sera chargée de former?la fachelière gonflée saura-t-elle re-•onnaitre le vent de vanité qui la >oursoufle?Et toutes celles dont le [l'oeur est léger comme celui de alouette, le.cerveau vide et creux •omme le gousset d’un chômeur et a langue pointilleuse et piquante :omme le dos d'un porc-épic, se dè-ùderont-elles à rejetter la triple arapace de snobisme, d'américa-\ iis me et de flagrante ignorance pi'on les accuse de porter aussi al-égrement?Devant ces graves travers de la lent féminine à laquelle elle, appartient, Euphrosine se sent perplexe.Va-t-elle avaler ces grosses \>érités, comme une boisson déli-[ ¦('euse à déguster?Ce geste n’aura ¦ien d’enivrant.Quoique d’un air l écalcitrant, Euphrosine finit pour-I ant par baisser le chef en signe [l’approbation.Mais n’ayant pas l'échine souple par tempérament.lîion inclination ne dure que quel .Euphrosine se perd dans des réflexions qui n’ont de limites.Elle commence à croire que des méditations de ce genre, quotidiennement renouvelées, la rendraient pour le moins très profonde, mais en personne pratique qui se méfie des divagations de l’esprit humain au sujet de l’avenir, elle tire immédiatement profit de son travail mental en le faisant suivre d’un souhait et de quelques conseils: Que de nombreux jeunes gens éveillés aux sentiments chrétiens et patriotiques entraînent la minorité des débutants et redébutants qui ne frémissent nue dans une salle de danse en débitant des fadaises absorbées par les naïves.Qu’ils se rallient tous sous le même drapeau d'enthousiasme et de juste crànerie et étouffent encore les discours bien apprêtés d'un Sarasola, d’un Domingo et d'une Palentia sur l’Espagne.D’autres délégations semblables viendront nous illuminer à Le mari est-il vraiment Tennemi ét la bonne ordonnance domestique?Certaines femmes sont bien à plaindre: leur mari semble s’ingénier à rendre plus difficile leur rôle de maltresse de maison.Fumeur, il brûle les tapis, les nappes, les draps, parfume toute la maison de l’odeur de sa pipe ou de ses cigarettes et dépense pour lui seul des sommes dont elles trouveraient si bien l'emploi dans le ménage! ' Lecteur, il accumule dans la maison les livres et les journaux, exige du silence alors que le bourdonnement (pour ne pas dire le bruit assourdissant) des travaux ménagers semble une nécessité.Sportif, il demande qu’on lui nettoie et qu’on lui raccommode son équipement, ce qui parfois n’est pas une mince besogne.Aimable il lui arrive d’inviter des amis le jour où, justement, on se livre chez hii aux travaux de la lessive ou à quelque rangement de longue haleine.* ¥ ¥ Admettons que le mal soit réel; que Madame, elle, ne fume, ni ne lise, qu’elle soit toujours occupée des soins du ménage et solitaire, ô combien! N’y a-t-il pas moyen de limiter les dégâts?Contre le tabac.Les cendriers ne déparent en rien le plus charmant intérieur.Pourquoi n’en pas disposer à profusion?On peut aussi obtenir qu’on ne fume que dans telle ou telle pièce de la maison, pourvu que cette pièce soit agréable, claire, bien chauffée, confortable et paisible.Les autres pièces et surtout la chambre à coucher échapperont ainsi, non seulement à l’odeur du tabac, mais au danger de brûlures sur les meubles et sur les tapis.La vie moderne a beaucoup réduit le nombre des fumeurs enragés: le sportif sait qu’il ne peut garder sa forme s’il lume trop, et les médecins ne manquent pas de signaler à leurs clients les^avages du tabac sur leur organisme?La dépense, de ce fait, se trouve, elle aussi, limitée.Ne combattez pas le goût de la lecture.C’e.st une des rares distractions qu’on trouve chez soi et à bon compte, un passe-temps qui meuble l’esprit, égaie les conversations familiales ou en augmente l’intérêt.FaVorisez-le, au contraire, en respectant ou en faisant respecter par vos enfants la quiétude de la pièce où on lit.Evitez de vous livrer, aux heures de loisir de votre mari, à des besognes bruyantes: récitation des J “1 un fait que tous les hommes heureux chez fax aiment à y convier leurs amis.Pourquoi n’y voir qu’une corvée, alors que vous pourriez y voir le plus bel hommage à vos qualités de mal tresse de maison?Fixez donc vous-même, d’accord avec votre rnari, les jours où il peut sans vous gêner ramener un con-i.—- vive à l’improviste et e ux où celai x.x, jt.risque de trop vous déranger.Il est i d’évitér iTs déchets de pa- bien dans la semaine, un ou deux A'*n a esuer les uecneis ue Soir"’ qui ne sont paS celui du jour P*" W}.trameraient sur les tapis de lessive, ou du grand nettoyage, 'J11, studio habite par des enfants et où vous n’étes pas fatiguée par bncoleurs, placez a proximité une fe congé des enfants ou le supplé-1 corbeille faite de raphia beige et nient oe besogne des lumiis et len-j£ruJ1 Pre*c à recueillir tous ces demains de fete! 1 hm,u rar,on DaD,er ou bols! Voici le moyen facile de faire vos emplettes COMPTE-BUDGET EATON avec lequel vous pouvez acheter QUOI QUE CE SOIT DANS LE MAGASIN (à quelques exceptions près, telles que provisions, etc.) ET AVOIR 3 MOIS POUR PAYER Venez vous faire expliquer ce nouveau service intéressant et commode au Bureau des Comptes-Budget EATON, au cinquième étage, rue de l'Université.L ?T.EATON C?iHirt» DK MONTREAL r L'Aide aux enfants infirmes Comment les choses se passent.bouts de carton, papier ou bois Les teintes nature, marron et rouge s’harmoniseront avec l’ameublr-ment en bois foncé qui compose habituellement cette pièce.Fait avec un peu de goût, ce panier à née de succès, papier ne sera nullement un objet ; A l’ouverture GRAND SUCCES DE LA VENTE DE CHARITE.Un léger déclic à votre porte, un pas vif qui s’éloigne rapidement, r_ _ tout vous dit que le facteur vient de ou garnie d’organdi dégradé est vous apporter un heureux courrier.| très fraîche.Elle ne doit pas dé- encombrant ou disgracieux.¥ * * La nappe d’organdi clair ourlée la clarté dangereuse de leurs f/i-; leçons des enfants, études de pia-tentlons communistes.| no ou (je violon, etc Que les jeunes filles Insconscien-tes de leur rôle et dont la vie consiste à végéter, s’intéressent aux questions traitant du matérialisme, du nihilisme intellectuel, de l’antinationalisme.Entre deux valses, elles feront part à leur danseur de tues secondes el savez-vous ce qu’el- [ l’attention quelles portent à tous e entrevoit en redressant la tête?| ces mots en “isme” et du vif désir n troisième tableau qui n’est ni : qu’elles ont d’entraver leur action dus ni moins que le fruit des coin- ' néfaste dans le pays.Quant au juraisons établies entre les précè-1 catéchisme qu’il leur faut apprenants.Vu sa nature, son essence dre.qu elles se rendent le \8 janvier .- — r- uême, ce troisième tableau se ran- 11)37, à sept heures el demie, dans la , , 1,olls ,es sP°rts, c’est, incontesté immédiatement près du deuxiè-\ salle de eallisthènie du Pensionnai janietnent, la chasse.Laver .réguliè- re.Et il accole parfaitement bien d'Outremont, fi28 qhemin Ste-Ca-cs turpitudes féminines si genii- lherinc.Le Père Maurice Lamar-nent dévoilées, car il exhibe les , he, S.J., leur dira ce qu’une chrétienne doit faire pour mériter la vie éternelle.Si ensuite, elles songent à propos de retrancher la valse de.leur prograpime de vie, que leur conversation n'en édifie pas moins leur ex-danseur, qui finira bien par les imiter.Avec de la bonne volonté, on arrive toujours à fixer pour ces travaux un autre moment que celui où le père de famille a le droit de profiter paisiblement de ses loisirs.Trouvez aux journaux et aux livres une bonne place, où on les remisera sans peine, où on les découvrira sans recherches.Vous éviterez ainsi l’éternel reproche: “Impossible de trouver son journal dans cette maison.’’ Madame et le sport.Le plus sale eunes gens aux prises avec les co-jnelles.On dirait une phalange de ¦roisês.Non.On dirait une pha-ange de chevaliers tombant sou-lainement au sein des insouciantes le notre siècle de vitesse et mettant ear courtoisie au service de leurs aiblcsses.Hum! les débutantes dê-niteni-elles seules?Les habituées lu "grill’’ s'habituent-elles seules?’.es bachelières discutent-elles sales?Que dans une extension /dus ¦tendue que restreinte, les mondaines enragées s'évertuent à étaler Enfin, que les jeunes filles pondérées, d’une espèce moins inconnue et moins rarissime qu’on se rement une tenue de tennis ou de football, ce n’est vraiment pas une charge pour une ménagère dévouée.Mais sécher, repriser, nettoyer les nombreux vêtements ou lainages souillés de boue et de transpiration, arraches par les ronces, tachés de sang, alors qu’en même temps on doit accommoder le gibier, le plumer, l’écorcher ou l’expédier, c’est vraiment une lourde corvée.On ne peut guère pour cela ¦ !i< compter sur le chasseur, trou fa 1 imagine, rabattent a coups d ex-1 J ^ aP___ imuyuie, r louiicm a < «up* u t .i- t,SlKi souvent ^ fort absorbé pen mples plutôt qn à coups de paroles danl ]es loisirs qui lui resteut à entretenir son arme, à graisser ses cuirs, à confectionner lui-même ses LES ESSENCES CULINAIRES JONAS dont «sns rlvalM non* la rapport do la PURETE, de U FORCE et 4e U Rl-ehe«»a d’Arome, Km Panta Partout la folle excitation des petites lancées dans le monde, avant que.celles-ci.après une vie nulle aux yeux de Dieu, ne s’éteignent en se frappant le front et en murmurant: "J’ai perdu ma journée.” Assez/ Euphrosine! ne prophétise rien.Mets tes actes en conformité avec ta pensée, car voilà t/ue déjà le tiers et pciü-ctre la moitié de la journée est passé.Et qu'as-tu fait?Lucie des HAIES.Outremonl, décembre 1030.En effet, gisent au fond de la boite d’élégantes enveloppes, discrètement parfumées et qui font figure de coquettes parmi les austères lettres d’affaires et, comme une étrangère discrète se glisse aussi une modeste enveloppe jaune ou rose."''oyons d’abord les agréables lettres de famille ou d’amis: Oh! les bonnes choses qu’elles apportent! Un rapide coup d’oeil aux lettres d’affaires, et enfin, c'est le tour de la pauvre petite enveloppe jaune ou rose.“Mais, de qui ce peut-il bien être?— Ah! C’est Mario, le cher petit pauvret de la Crèche!” Vous le reconnaissez?A la bonne heure! Chaque année il pénètre à votre foyer avec cette confiance que justifie d ailleurs votre exquise charité, car chaque année vous lui retournez si gentiment son petit bas avec une aumône toujours appréciée.Cette petite enveloppe jaune ou rose comme elle a un langage ému! Elle vous parle des deux cents petits indigents de la Crèche, pour qui les joyeuses fêtes de Noël et du Nouvel An seront peut-être trop semblables aux autres jours.Votre coeur généreux ne peut manquer de se rendre à l'appel de Mario, et, malgré les sacrifices déjà faits en faveur d’autres oeuvres, vous encouragerez encore celle-li: cette fois encore, vous retournerez le pauvre petit bas avec une offrande.passer les bords de la table.La minute gaie LA VIE PPA TIQUE La vente de charité organisée au bénéfice de l'Aide aux Enfants Infirmes et ses oeuvres, le dix-neuf novembre dernier, a été couron- (fe cette fête de bienfaisance.Son Excellence Monseigneur Georges Gauthier, archevêque coadjuteur de Montréal, daignait honorer l’oeuvre par une visite personnelle d’encouragement.De bonne heure, les fidèles et nombreux amis de l’oeuvre se pressaient aux vingt-deux comptoirs de la vente.Cette journée de bienfaisance rapporta la somme de $1,-040.24, versée à la caisse de l’association.Il faut déduire de ce montant les dépenses, qui s’élèvent à $39.88 — impressions, (cartes d'invitation, _ feuillets de remerciements,) timbre, pourboires,, ce qui laisse une recette nette de $1,906.36.Il est bon de rappeler que ces recettes serviront à payer les dépn-ses de l’installation des ateliers où les jeunes gens épileptiques et estropiés seront mis en mesure de gagner leur vie, grâce à des cours techniques de cordonnerie, de tissage et de petite menuiserie con-_ - - , „ , .fiés à une direction experte.L’ins- Potuf-.e"le.V,er L°d.^rJiC tallalion, l'organisation de cette éco-.|p coniportent (le jourjes respon- sabilités financières.Fin outre, ces mêmes recettes se convertiront en dons de chaussure, vêtements chauds, sous-vêtements, et autres choses utiles pour tous les protégés de l’association, mais particulièrement pour les élèves des “Etablissement Notre-Dame” pour épilepti- —Remarquable votre perroquet.il est humain.— Vous exagérez, il ne fait que répéter ce qu’il entend! — C’est bien ce que je dis: il est humain 1.Petits conseils Couverts Imprégnés de goût de poisson poisson, il suffit d’allumer un papier et de passer les couverts sur la flamme.¥ ¥ ¥ Pour laver les rubans, dissoudre une cuillerée à café d’alun dans trois litres d’eau.Y mettre tes rubans pendant une demi-heure.Les laver avec du savon dans cette eau d’alun.Les rincer à l’eau tiède en évitant de les tordre.Sécher dans un linge et repasser à moitié secs.¥ ¥ ¥ Les meubles modernes ont un beau vernis glacé qu’il importe de garder tel.Vous les entretiendrez parfaite Cafetière électrique, gagnée par M.R.Généreux.Panier de provisions, gagné par Mlle Marguerite Gauthier.Nécessaire de toilette, gagné par Mme Charles Emile Bruchési.Peinture de M.René Chicoine, élève des Beaux-Arts, gagnée par Mme Albert Hudon.Peinture de Mlle Rita Mount, gagnée par Mme Gustave Perrault.Chapelet en or, gagné par Mme Auguste Quesnel.Chapeau de prix, gagné par Mlle Rosette Grant.Poupée de fantaisie, gagnée par Mme Edmond Garneau.Horloge électrique, gagnée par Mme Gustave Perrault.Cinê-kodak, gagné par Mlle Jeannette Raymond.Glohc terrestre lumineux, gagné par M.Joron.Table à cartes, gagnée par M.La-branche.Botte de papier à lettres, gagnée par Mme J.-A.Lemieux.Nappe brodée, gagnée par Mme Maxime Raymond.Les dames de VAlde aux Enfants Infirmes remercient sincèrement les directeurs de l’Hôtel “Queens,” les journaux de Montréal, les organisatrices des comptoirs, les artistes du concert, les acheteurs, en un mot tous les bienfaiteurs qui ont prêté leur charitable concours à la journée du dix-neuf novembre.Partie de cartes T.i „„ _• , , ment en les frottant au chiffon de ^ ,ï bo"heur- ea flanelle en employant le mélange: hnile d-ai,».vinaigre ,1e vin et «- ques, fréquentant l’école primaire de Chambly-Bassin, sous la direction des Révérendes Soeurs Grises.(17 filles, 17 garçons).Voici la liste des objets tirés au sort et le nom des personnes qui les ont gagnés: Bague sertie de diamants et d’une améthyste, gagnée par Mme Simone Elie O’Connell.Magnifique poupée, habillée, ga- eîtl i'n(S !-f G'i1 e'S.ilIa'eS’v,e' surtout | sence de térébenthine en quantités i gnée par Mme Guy Carmel.d troP f,exib!e> P,ace?les essuyez avec une flanelle sèche et propre.¥ ¥ ¥ Si une brosse est devenue trop adressés à: Révérende Soeur Supérieure, 890, rue Dorchester est, Montréal.La maison confortable Dans tous les décors nouveaux, la symétrie est bannie et les cheminées s’ornent simplement de bibelots que Ton possède ou que l’on exécute d’une façon simple et personnelle.Le centre de la cheminée en pierres ou en briques est surmonté d’une glace, sous cadre percé par des patles sur un fond de grosse toile vieux rouge, limitée par des baguettes vieil argent.Dans la glace se reflètent des livres maintenus par deux presse-livres et un vase.Retenez l’idée du bandeau en grosse toile brodée de laine et de soie.Cette broderie n’entoure pas toute la cheminée mais se sépare en trois chutes: une devant et une de chaque côté.Une frange de laine dont les brins sont noués dans un point feston terminant les parties brodées.¥ ¥ ¥ .Pour dresser une table à thé cartouches.dune façon originale autant que Du moins peut-on: lo obtenir du ^FatiquV’ adoPlons 1,11 service in-sportsmnn qu’il vous consulte sur ‘i1.V, > 51 comprend un centre le choix de son équipement; plus de Jab*e et s'x napperons qui peu-facile à entretenir et plus solide, il ven* Hre exécutés au crochet sur simplifiera la double besogne du | un.,'
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