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Titre :
Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise
Éditeur :
  • La Pocatière (Québec) :Centre d'agriculture biologique de La Pocatière,[1989]-
Contenu spécifique :
Mai-juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1996, Collections de BAnQ.

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CONTROLE DE LA TAVELURE DU POMMIER : LE SOUFRE magazine ébécois de l'agriculture biologique Mai-Juin 1996 Volume 8, nol è \JS DE LA TOURNEE DE CONSULTATION UNE ETUDE SOCIOLOGIQUE DES COMPOSTS QUÉBÉCOIS • CONTROLE DES MAUVAISES HERBES • PROTECTION DE L'APPELLATION • POMME DE TERRE BIOLOGIQUE : 2e partie Photo : Guy Hubert -, r* 'v2L 9MB * » iJ * r.,! >ÿ#!%38îsx#ix>; ^SâtÉfSmSh •" Stf *,»•.^ ¦-» ; - sapraMj 3 I ¦•'•’ ' S=P#&$N Mj&m il* wigp !>»«C V»! 'V i‘i v*> ;:r?.,-.V '- • v **_____: ||#^| m>J^.¦ ¦¦ *v „ 1 », ** - - -; Æ JSP >t^^0-0^ Mb ¦ NOUVEAU DÉSHERBEUR DE HAUTE PRECISION Désherbe à 3/4 de pouces de chaque côté des rangs sans affecter la culture.Désherbe à 100 % dans certaines cultures par renchaussage.Hauteur minimum du châssis : de 19 à 25 pouces.Ajustement à volonté, ce qui permet d'intervenir dans des cultures déjà avancées.Roue directionnelle pour faciliter les manœuvres de virage.Roues directionnelles Contrôles hydrauliques Ajustements instantanés : - ajustement latéral : chaque rangée de disques se déplace individuellement ou en groupe selon la commande de l'opéra- - teur; - ajustement vertical : une pression de 0 à 50 livres peut être appliquée sur chaque disque; ils peuvent aussi être relevés complètement afin de faire les manœuvres requises lors des virages.Position des bras mobiles (qui portent les disques) en fonction des différentes largeurs de rangs.Construit selon vos besoins.R.D.FABRICATION ® Robert Desmarais 129, route 116 E.Acton Vale, QC JOH 1 AO 514-546-4434 Atelier: 819-858-2735 Volume 8, numéro 1 MAI-JUIN 1996 10 UN ÉTUDE « SOCIOLOGIQUE » DES COMPOSTS QUÉBÉCOIS Tous les composts ne sont pas égaux.Le choix des matériaux de départ, la fréquence des brassages, le niveau de litière déterminent la richesse et la maturité du compost en bout de ligne.13 CULTURES SANS HERBICIDE ET BANQUE DE GRAINES Les graines de mauvaises herbes en dormance dans le sol constituent une menace pour les cultures et influencent considérablement l’efficacité du sarclage mécanique.15 PROTECTION DE L'APPELLATION : DES RÉACTIONS AU PROJET DE RÉGLEMENTATION 17 POMME DE TERRE BIOLOGIQUE : PLANTATION, CONTRÔLE DES INSECTES ET DES ADVENTICES 14 RÉSULTATS DE LA TOURNÉE DE CONSULTATION Un compte-rendu de Marie-Christine Talbot, secrétaire de la Fédération d’agriculture biologique du Québec, de la tournée du mois d’avril dans les régions du Québec.4 MOT DU RÉDACTEUR 5 COURRIER DU LECTEUR 6 ÉCHOS DES RÉGIONS § Mauricie-Bois-Francs • Outaouais-Laurentides • Québec 8 BIO-CAPSULES • Bio-fongicides • Fumier et rotation t Bt • Oiseaux et fermes bio • Produits bio • Lait cancérigène • C.S.A.• Patate transgénique § Tristement toxique 19 VERT POMME • Contrôle de la tavelure du pommier à l’aide du soufre 21 MARCHÉ BIO 24 REVUE DES MARCHÉS : fruits et légumes 26 MODE D'EMPLOI • Assurances agricoles • Chaux grossière 28 RÉFÉRENCES UTILES 29 ANNONCES CLASSÉES 30 AGENDA 31 R.U.A.B.ET ABONNEMENT BIO-BULLE MAI/JUIN 1996 O DEPUIS LE TEMPS QU'ON L'ATTEND! e projet de loi qui protégera et reconnaîtra l'appellation biologique reçoit l'approbation de tous les intervenants du secteur de la production biologique.Au moment d'aller sous presse, nous n'avions pas encore reçu le compte-rendu de la réunion du 24 mai dernier de la Table filière en agriculture biologique qui devait se pencher sur le document de consultation présentant le projet de loi du MAPAQ.Mais ce qui a filtré des discussions indique l'accord parfait qui existe entre les membres de la Table, à savoir que c'est la réglementation qu'il nous faut.La Fédération d'agriculture biologique du Québec, qui présentait ce projet de loi lors de sa tournée provinciale du printemps, recevait un écho semblable : les producteurs réclament la réglementation (voir page 14).Les répondants en agriculture biologique du MAPAQ réagissent positivement au projet de loi et de leur côté les certificateurs sont prêts à aller de l'avant dans cette démarche (voir page 15).Dorénavant, tout ce qui circulera au Québec et portant la mention «biologique» devra être conforme à un cahier de normes minimales (référentiel) contrôlé par un Conseil d'accréditation (voir encadré à la page suivante).Tous les orga-nismes de certification devront s'y soumettre pour pouvoir œuvrer au Québec.Pour ces derniers, cela ne représente pas un gros problème.Cependant, la tâche des importateurs, des grossistes et des distributeurs risque de se compliquer, car le commerce qu'ils font des produits frais ou transformés et importés des États-Unis ou d'ailleurs devra aussi se conformer au référentiel de base.Bien sûr, il y aura des accords de réciprocité entre les programmes de contrôle et d'accréditation, mais il y aura une période de flottement.Les producteurs biologiques québécois pourraient profiter de cette période pour se positionner avantageusement sur le marché intérieur.Par ailleurs, on retrouve en annexe dans le projet de loi, une proposition du MAPAQ quant à la composition du futur Conseil d'accréditation.Bien que la nécessité d'un tel conseil est admise et que son rôle est généralement bien compris, les intervenants du secteur commencent à se questionner sur la composition de ce Conseil.Dans la proposition du MAPAQ, on retrouve 3 sièges réservés aux organismes de certification, 1 siège pour les transformateurs, 1 pour les négociants, 1 pour les consommateurs et un dernier réservé à un groupe de personnes particulièrement intéressé par l'appellation biologique.Déjà on manifeste de part et d'autre que les producteurs devraient être mieux représentés sur le Conseil.On voudrait voir un seul siège réservé pour chacun des maillons du secteur (certification, production, transformation, consommation, distribution et recherche).On estime que le maillon certification ne devrait pas être trop représenté.La F.A.B.Q.désire de son côté nommer le représentant des producteurs qui siégera au Conseil d'accréditation.Il apparaît évident que la désignation des représentants qui siégeront sur ce Conseil d'accréditation sera la prochaine question à débattre à la Table filière.Les membres de la Table seront amenés à faire des propositions.Si l'on regarde du côté de la Colombie-Britannique, où l'appellation biologique est réglementée et protégée, l'élément de base de la structure réglementaire est là aussi un Conseil d’accréditation.Il est cependant constitué des seuls organismes de certification réunis en association.Cette association (Certified Organic Association of British Columbia) devient donc la tierce partie indépendante qui accrédite tous les organismes de certification qui œuvrent en Colombie-Britannique et elle représente, par la même occasion, tous les producteurs biologiques de cette province.Au Québec, on veut impliquer tous les maillons de la chaîne, du producteur au consommateur, et cela dans un souci de transparence.Il y aurait, cependant, lieu de s'interroger sur la pertinence de créer une association qui à l'image de la Colombie-Britannique réunirait tous les certificateurs.Une telle association, en plus de représenter toute la certification, réunirait tous les producteurs biologiques certifiés du Québec et occupant un seul siège sur le Conseil d'accréditation, ferait fuir le spectre du conflit d'intérêt potentiel que plusieurs invoquent quand on parle de représentation excessive des certificateurs au Conseil d'accréditation.Enfin, il faudra encore une dose de bonne volonté pour mener à terme un projet si bien avancé.La responsabilité du succès de l'entreprise «bio» repose entièrement sur les épaules de chaque maillon de la chaîne.Dorénavant personne ne pourra plus se servir à tort et à travers de l'appellation biologique.Nous devons maintenant marquer son avantage sur le marché et prouver que le produit biologique est justement le meilleur choix pour le consommateur.et notre petite boule bleue.FRANÇOIS CHAUFOUR roi IO-] m JJ.TT3 ^ mllÛA F nmJ.Volume 8, numéro 1 MAI-JUIN 1996 Bio-bulle, bulletin d'information publié par le Centre d'agriculture biologique de La Pocatière, veut favoriser la circulation de l'information en agriculture biologique entre les intervenants du secteur.Pour toute correspondance : Bio-bulle Centre d'agriculture biologique de La Pocatière 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec) GOR1Z0 Téléphone : (418) 856-1110, poste 340; télécopieur : (418) 856-1719 Rédacteur en chef : François Chalifour Attachée à la rédaction : Linda Lévesque Publicité : François Chalifour, 1-800-463-1351, (418) 856-1110, poste 338 Vol.8, no 1 - Mai-juin 1996 Collaboration : Denis Chabot, Anne-Marie Coulombe, Nicole Fraser, Jacinthe Godard, Réjean Goyer, Guy Hubert, Bernard Larouche, Jacques Petit, Robert Robitaille, Marcel Roy, Locana Sansregret, Marie-Christine Talbot * Reproduction autorisée en mentionnant la source.* Date de tombée : 4 juillet 1996 * Date de parution : 7 juin 1996 Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 Envoi de publication -Enregistrement no 10 388 Bio-bulle est imprimé sur papier recyclé ->• couverture 50 % fibres recyclées • pages intérieures 100 % fibres recyclées.Abonnement et adhésion Abonnement à Bio-bulle seulement: 1 an (6 numéros) 22,79 $ (taxes incluses), 35 $ à l'étranger.Adhésion au Centre d'agriculture biologique : membre individuel 35 $ (taxes incluses), à l'étranger 40 $, membre corporatif 200 $ (taxes incluses).Paiement à l'ordre du Centre d'agriculture biologique de La Pocatière.CENTRE D’AGRICULTURE BIOLOGIQUE DE LA POCATIÈRE O BIO-BULLE MAI/JUIN 1996 ENVOYEZ-NOUS VOTRE PHOTO! Bio-bulle est à la recherche de photos originales pour illustrer la page couverture de ses prochains numéros.Déjà les deux derniers numéros étaient illustrés de photos fournies par des lecteurs ou collaborateurs.Nous voulons créer une banque de photos sur des sujets divers : paysages saisonniers, champs en culture, troupeaux aux champs, cultures particulières ou bien réussies, techniques de production biologiques, mise en marché, travail à la ferme, fleurs, légumes, fruits, insectes, énergie renouvelable, basse-cour, produits frais et transformés, etc.Faites-nous parvenir votre photo avec une courte description du sujet et le nom de celui ou celle qui l'a prise.La photo doit répondre à des critères minimums de qualité (contraste, mise au point) et elle peut nous parvenir sous n'importe quel format et support (négatif, photos couleurs ou noir et blanc, diapositive).Les photos choisies apparaîtront en page couverture ou à l'intérieur de Biobulle.Toutes les photos seront retournées après usage.N'hésitez pas et vous aurez peut-être la chance de voir votre binette sur la couverture d'un prochain Bio-bulle.Envoyez votre photo à : Centre d'agriculture biologique de La Pocatière Bio-bulle/photo 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec) GOR 1Z0 ENCADREMENT DE LA LOI DE PROTECTION DE L'APPELLATION BIOLOGIQUE Le MINISTRE - RÉSERVE L’APPELLATION BIOLOGIQUE ET -DÉLÈGUE SES POUVOIRS DE CONTRÔLE AU CONSEIL D'ACCRÉDITATION -QUI ÉTABLIT DES NORMES MINIMALES (RÉFÉRENTIEL) DE PRODUCTIONS BIOLOGIQUES AUXQUELLES LES ORGANISMES DE CERTIFICATION -DOIVENT SE SOUMETTRE POUR OPÉRER AU QUÉBEC.Ces organismes établissent leur cahier de charges SPÉCIFIQUES AUXQUELLES LES PRODUCTEURS -DOIVENT SE SOUMETTRE POUR POUVOIR UTILISER L’APPELLATION BIOLOGIQUE SUR LEURS PRODUITS - ET PROFITER DE LA NOTORIÉTÉ DE LA MARQUE DE CERTIFICATION.^7 m NDLR : Vous voulez exprimer votre point de vue sur un sujet «brûlant».Bio-bulle vous cède la place dans ses colonnes.Vous voulez partager une expérience, demander conseil, nos colonnes sont grandes ouvertes.Cette tribune est là pour vous et il serait faux de dire que nous inaugurons une nouvelle section, car il y a déjà eu un courrier du lecteur dans le numéro de février-mars 1994, alors qu'Alain Désilets, producteur bio, d'Henryville, nous faisait part de ses inquiétudes face à l'appellation biologique qui, à son avis, était en train de perdre sa place face à l'appellation écologique.LA LUMIÈRE AU BOUT DU TUNNEL.Quelques mots pour partager avec vous ma profonde satisfaction quant au projet du gouvernement québécois de légiférer sur le contrôle et l'accréditation de l'appellation biologique.Cela risque bien d'être le point culminant de plusieurs années d'efforts concertés de la part du milieu agrobiologique et du gouvernement pour départager le bon grain de l'ivraie.Avec cette loi, on reconnaîtra, enfin, explicitement le positionnement spécifique des produits certifiés biologiques dans le jeu de la mise en marché alimentaire.Il est maintenant évident que le créneau de l'alimentation biologique a obtenu ses lettres de noblesse, progressant constamment en qualité et en disponibilité face aux attentes du marché.C'est dans cette perspective que l'actuelle démarche, visant l'harmonisation des contrôles d'appellation biologiques, pourrait permettre d'assurer la crédibilité des aliments certifiés biologiques, tant localement qu'internationalement.Dans la mesure où les mots pour le dire et l'attitude du législateur refléteront fidèlement les besoins exprimés, nous pourrons voir apparaître sur le marché une plus grande variété de produits certifiés biologiques et les consommateurs bénéficieront de meilleures garanties concernant l'identification biologique des aliments offerts sur les tablettes des détaillants.Ceci résultera en une augmentation de la demande pour de tels produits et stimulera l'accroissement de la production et l'établissement de nouvelles entreprises de transformation.Il importe, cependant, dans ce processus, que le législateur tienne compte des leçons à tirer du passé récent et adopte une approche favorisant le pluralisme et la réciprocité entre les agences de certification.Cette ouverture sur le monde, nous procurera des outils supplémentaires pour positionner nos produits certifiés biologiques sur les marchés internationaux et développer de nouveaux débouchés pour une industrie québécoise de transformation des aliments biologiques, encore en pleine émergence.C'est dans cette perspective que j'invite nos lecteurs et répondants à participer activement au dernier droit de cette longue marche pour la reconnaissance officielle de l'agriculture biologique au Québec et en demeurant vigilants pour que l'accouchement se fasse sans douleur.Car, c'est dans la mise en forme de cette nouvelle réalité que résident les germes de notre réussite à venir et que nous pourrons, peut-être, enfin, commencer à voir la lumière au bout du tunnel.RÉJEAN RIOUX ST-PHILLIBERT BIO-BULLE MAI/JUIN 1996 MA URfCIE-B OIS-FRA NCS UN NOUVEAU RÉPONDANT DANS LA RÉGION Un nouveau répondant en agriculture biologique, M.Jacques Painchaud, agronome à la Direction régionale Mauricie-Bois-Francs du MAPAQ (téléphone : (819) 293-8501), occupe depuis le début mai le poste de répondant en agriculture biologique pour le secteur Rive-Sud de cette région.M.Painchaud a déjà exercé cette fonction entre 1989 et 1991 dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue alors que le «bio» faisait son «entrée» au MAPAQ et que l'on promenait Claude Bourguignon et Bart Hall-Beyer d'un bout à l'autre de la province.Du bio de ces premières heures à aujourd'hui, Jacques a travaillé à plusieurs projets de lutte intégrée, notamment le contrôle biologique de la pyrale du maïs avecTrichogramma en partenariat avec Bio-contrôle de Sainte-Foy.Il remplace Véronique Poulin qui assumait cette tâche depuis plusieurs années à partir du bureau de renseignements agricoles de Gentilly.Véronique nous assure, cependant, qu'elle sera toujours disponible pour travailler à la mise en place de projets concernant les productions animales biologiques pour son territoire.Un gros merci à Véronique pour le travail de toutes ces années en tant que répondante.OUTAOUAIS-LA URENTIDES DANS LA PETITE-NATION LES PLANTES MÉDICINALES.POUR UNE MISE EN VALEUR DES TERRES Le Centre de recherche et de développement technologique agro-forestier de la Petite-Nation (CREDÉTAP) de Papineauville a débuté en juin 1993 (Essai et expérimentation en agro-alimentaire, Agriculture et Agro-alimentaire Canada), un projet de production biologique de plantes aromatiques et médicinales.Il s'agissait ici d'implanter graduellement, sur deux hectares, une douzaine d'espèces et de les cultiver en respectant le cahier des charges de la marque de certification Québec-Vrai.En bref, le projet voulait recueillir des données sur la régie de production des plantes, de la préparation du sol à la conservation et les gens du CREDÉTAP ont développé une expertise intéressante à ce sujet.Ils sont en possession d'un séchoir spécialement conçu pour le conditionnement des plantes aromatiques et médicinales de 30 m2 et d'une andaineuse séparatrice modifiée et apte à la récolte des sommités fleuries.La suite logique des choses : établir des liens concrets avec l'industrie et les acheteurs.Le CREDÉTAP est à dresser la liste des acheteurs potentiels et les contacts déjà établis laissent croire que tous sont intéressés par un approvisionnement québécois et biologique de surcroît.On veut se concentrer sur la production de 9 plantes médici- O nales : échinacée, molène, achillée mille-feuilles, bourrache, calendula, valériane, pissenlit, angélique et marrube.On verra de quelle façon rentabiliser ces cultures en se basant sur l'analyse de l'offre et de la demande.Grâce à un financement du Bureau fédéral de développement (Québec) et du programme Mise en valeur de l'agriculture régionale (MAPAQ), le CREDÉTAP a pu s'assurer les services de M.Réjean Plouffe de la firme COGESCO pour monter un projet de mise en marché.Concrètement, le CREDÉTAP croit que l'expertise déjà développée et la connaissance des marchés potentiels permettront d'intéresser des producteurs à cette production.Le CREDÉTAP veut mettre à la disposition des producteurs son expertise et ses équipements dans un objectif de mise en valeur des terres de la Petite-Nation.C'est à suivre! Pour information : Bernard Larouche, (819) 427-6258, poste 221; télécopieur : (819) 427-8350.CRÉATION D'UN RÉSEAU DE FERMES AGRO-ENVIRONNEMENTALES Le 9 avril dernier, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, M.Guy Julien, annonçait l'octroi d'une subvention de 36 500 $ aux Fédérations régionales de l'U.P.A.de Lévis-Bellechasse, de la Rive-Nord et de Lotbinière-Mégantic pour la conception et la mise sur pied d'un réseau de fermes agro-environnementales sur leur territoire.Ce projet s'inspire d'un modèle européen, le réseau FARRE, qui se développe actuellement dans plusieurs pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Suède, Luxembourg).À l'image de ce réseau, les Fédérations de l'U.P.A.entendent créer un réseau de 25 entreprises agricoles regroupées autour d'une charte commune qui témoignerait de leur engagement dans la pratique d'une agriculture raisonnée, respectueuse de l'environnement et orientée vers le développement durable.Les entreprises adhérentes à la charte se verraient décerner une accréditation agro-environnementale après une évaluation de leurs réalisations et de leur engagement à respecter les valeurs véhiculées par le réseau.Ce projet a reçu un écho favorable au MAPAQ parce qu'il rejoint ses préoccupations en matière de développement durable.Entre autres, le désir de voir le milieu agricole s'engager davantage sur la voie du développement durable, la nécessité de développer une image plus positive des efforts faits par le secteur bio-alimentaire pour la mise en œuvre du concept de développement durable et susciter l'adhésion des entreprises agricoles à ce concept.Dans un premier temps, les Fédérations concernées développeront les concepts de réseau et d'accréditation agro-environnementale, élaboreront la charte commune et recruteront les fermes destinées à former le noyau de base du réseau.Le projet sera lancé en juin.Elles prévoient présenter à l'automne un second projet qui proposerait un plan de communication dans lequel on réaliserait, autour des entreprises du réseau, des activités de vulgarisation et de promotion dans le but de permettre le rodage du réseau, assurer son rayonnement auprès des producteurs, de la population en général, des élus et des différents médias.Ce projet voudrait susciter l'adhésion de partenaires financiers afin d'assurer l'autonomie et la pérennité du réseau.On souhaite par ailleurs que cette initiative fasse des petits et s'étende aux autres régions du Québec.BIO-BULLE MAI/JUIN 1996 DES ROSEAUX POUR ÉPURER LES EAUX DE LAITERIE À la Ferme Tremblay et Frères de Saint-Hilarion, dans le comté de Charlevoix, on entend bien régler le problème des eaux usées provenant de la laiterie en implantant un bassin de roseaux qui recueillera et traitera naturellement tous ces rejets.C'est Marcel Roy, agronome et répondant en agriculture biologique pour la région Chaudière-Appalaches, qui a proposé ce système à la Ferme Tremblay et Frères.Les Tremblay possèdent un troupeau d'une quarantaine de vaches et font une production biologique.Ils ne possédaient pas de système pour traiter les eaux usées et le projet de 3 ans (Essai et expérimentation Agriculture et Agro-alimentaire Canada) veut principalement vérifier si un système d'épuration par les roseaux résistera au colmatage par le gras observé ailleurs dans d'autres types de système.Le bassin d'épuration prévu mesurera 5 m de largeur par 8 m de longueur sur une profondeur d'un mètre.L'efficacité du système atteindra son maximum au début de la troisième année alors que tout le volume de sol du bassin sera exploité par les rhizomes des roseaux.Le suivi du projet sera assuré, outre Marcel Roy, agr.et aviseur scientifique, par Pierre-Julien Bernier, ingénieur rural à la Direction régionale de Québec du MAPAQ et par le Dr Lucien Bordeleau, microbiologiste à Agriculture et Agro-alimentaire Canada de Sainte-Foy.L'aménagement du bassin se fera d'ici la fin juin.Pour plus d'information : Marcel Roy au (418) 839-9002.Région 07 - Outaouais M.Louis Laterreur, MAPAQ Direction régionale Outaouais (7) 390, rue Principale Buckingham (Québec) J8L 2G7 Tél.: (819) 986-8541 • Téléc.: (819) 986-9299 Régions 08-10 - Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec M.Robert Robitaille, agr.MAPAQ Bureau de renseignements agricoles (08-10) 357,2e rue Est La Sarre (Québec) J9Z 1N7 Tél.: (819) 333-2395 • Téléc.: (819) 333-3281 Région 11 - Gaspésœ-Îles-de-la-Madeleine M.Delphis Porlier, tech.agr.MAPAQ Direction régionale Gaspésie-îles-de-la-Madeleine (11) Bureau de renseignements agricoles 1, rue Principale, C.P.309 Percé (Québec) G0C 2L0 Tél:(418) 782-2278 • Téléc.:(418) 782-5551 Région 12 - Chaudière-Appalaches M.Marcel Roy, agr.MAPAQ Direction régionale Chaudière-Appalaches (12) 1120, boul.de la Rive-Sud, bureau 230 Saint-Romuald (Québec) G6W 5M6 Tél.: (418) 839-9002 • Téléc.: (418) 834-2070 NOUVELLE LISTE DES RÉPONDANTS EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE Région 01 - Bas-Saint-Laurent M.Marcel Michaud, agr.MAPAQ Direction régionale du Bas-Saint-Laurent (01) 337, rue Moreault, 2e étage Rimouski (Québec) G5L 1P4 Tél:(418) 727-3620 • Téléc.:(418) 727-3967 Régions 02-09 - Saguenay-Lac-Saint-Jean-Côte-Nord M.Rémy Fortin, agr.MAPAQ Direction régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean-Côte-Nord (2-9) 801, chemin Pont-de-Taché Nord Alma (Québec) G8B 5W2 Tél.:(418) 662-6486 • Téléc.:(418) 668-8694 Région 04 nord - Mauricie M.Pierrot Ferland, agr.MAPAQ Direction régionale Mauricie-Bois-Francs (4 nord) 91, boul.Saint-Louis (secteur Mauricie) Saint-Louis-de-France (Québec) G8T 1E5 Tél.: (819) 371-6761 • Téléc.: (819) 371-6976 Région 04 sud - Bois-Francs M.Jacques Painchaud, agr.MAPAQ Direction régionale Mauricie-Bois-Francs (4 sud) 460, boul.Louis-Fréchette (secteur Bois-Francs) Nicolet (Québec) J3T 1Y2 Tél : (819) 293-8501 • Téléc.: (819) 293-8446 Région 14 - Lanaudœre M.Yves Lauzon, agr.MAPAQ Bureau de renseignements agricoles (14) 499, rue Calixa-Lavallée, bureau 200 Joliette (Québec) J6E 7E2 Tél:(514) 752-6848 • Téléc.:(514) 752-6823 Région 15 - Laurentides M.Normand Bourgon, agr.MAPAQ Bureau de renseignements agricoles (15) 505, rue Béthanie, C.P 445 Galerie Lachute, Lachute (Québec) J8H 4A6 Tél.: (514) 562-8574 • Téléc.: (514) 562-1140 Région 16 est - Montérégie est M.Jean Larose, tech.agr.MAPAQ Bureau de renseignements agricoles (16 est) 497, rue Sainte-Marie, C.P 249 Marieville (Québec) J0L 1J0 Tél.: (514) 460-4447 • Téléc.: (514) 460-2769 Région 16 ouest - Montérégie ouest Mme Christine Villeneuve, agr.MAPAQ Direction régionale de Montérégie (16 ouest) 118, rue Lemieux Saint-Rémi (Québec) J0L 2L0 Tél.: (514) 454-3904 • Téléc.: (514) 454-7959 N.-B.- À date, il n’y a aucun répondant dans les régions suivantes : région 03 (Québec), région 05 (Estrie), région 06 (Montréal), région 13 (Laval).o BIO-BULLE MAI/JUIN 1996 UN BIOFONGICIDE VENU DE qUand les ims£cTES Le chitosane, un polymère dérivé de la chitine contenue dans la carapace des crustacés, est voué à un avenir prometteur dans le domaine de la lutte biologique contre les maladies fongiques des cultures en serre.Il a en effet été démontré que la molécule, en plus d'inhiber directement la croissance du champignon responsable de la pourriture racinaire (Fusarium oxysporum f.sp.radicis-lycopersici) des plants de tomates, sensibilise les plants à réagir plus rapidement lors d'une attaque par le champignon pathogène.Grâce à ce mode d'action, le chitosane pourrait être utilisé à titre préventif (enrobage des semences, vaporisation du feuillage, addition à l'eau d'arrosage, etc.), à la manière d'un vaccin, pour stimuler les mécanismes de défense naturels des végétaux et contribuer ainsi au contrôle des populations pathogènes.BIOMASSE INNOVATION (C.Q.V.B., FICHE A-96-11) SE MOQUE/fONT pU Bt _\\ , ^ PLUS D'OISEAUX SUR LES FERMES BIO ^5 Dans un récent inventaire des oiseaux en Angleterre, on a découvert que les fermes biologiques étaient fréquentées par un plus grand nombre d'oiseaux d'espèces différentes autant en hiver qu'à la période d'accouplement que les fermes conventionnelles.Les raisons invoquées : les réseaux de haies, la rotation et les types de cultures, la plus grande abondance de nourriture tels les graines, les vers de terre et les gros insectes.ELM FARM RESEARCH BULLETIN JANVIER 1996 ,;X ç\)M/£sf> _.| SOL - 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