Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 1997, Mars-avril
Bibliothèque nationale du Québec Section du dépôt légal 2275, nie Holt Montréal (Québec) H2G 3H1 PARAMAGNETISME : UNE FORCE SUBTILE ;i miïxim FEDERATION * D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE DU QUÉBEC blolo,wlc|iie Volume % jio 2 jr *—¦ generale unanime AGRICULTURE SOUTENUE PAR LA COMMUNAUTÉ SERVICE D'INFORMATION AGRO-BIO j OCIA INTERNATIONAL : UN NQUN/fePtoCTA.KT LA MÉTHODE THERMIQUE EN PROD^^ION DE POMME OLE TBR'FTÊ m T w «P HT 1S i U UK ŒÜ U LD.Photo : National Geographic Society VOUS N'AVEZ PLUS DE RAISON d'avoir de mauvais rendements a TOUT pour la ferme biologique FERTILISANT NATUREL POUR ÉPANDRE ?Phosphate de roche naturel (0-25-0) en poudre : 208,00 $ la tonne métrique1 en granules : 475,00 $ la tonne métrique1 ?Basalte en poudre : 85,00 $ la tonne métrique1 en granules : 365,00 $ la tonne métrique' ?Mica en poudre : 375,00 $ la tonne métrique1 FERTILISANT NATUREL LIQUIDE À PULVÉRISER EN POSTLEVÉE ?Algues marines concentrées liquides Y Émulsion de poisson ?Mélange algues et poisson ' Transport et sacs en sus.Les prix peuvent changer sans préavis et selon la disponibilité si vos plans de culture ne sont pas complétés pour 1997, j'ai beaucoup de demandes pour du soya bio pour l'exportation.Les exigences sont : hile clair et certifié OCIA.Possibilité de contrat de culture de soya à l'acre ou au tonnage.Yix plus qu'intéressant à 60 % de plus conventionnel).AUSSI FOUR U'AUMENTATION AWMALE nous avons toujours à votre disposition de la levure, de Targile, du charbon, de la farine d'algues, de crabe et de crevette Pour informations supplémentaires, n'hésitez pas à nous contacter : CULTIVONS LA VIE, RÉCOLTONS DES PROFITS 213, rue Principale Ste-Cécile (Qc) GOX 2M0 Tél.: (819) 263-2484 Fax : (819) 263-0255 Pagette : 1-514-552-7361 (sans frais) LE SPÉCIALISTE DES INTRANTS POUR LA FERME BIOLOGIQUE Le magazine québécois de l'agriculture biologique Volume 9, numéro 2 MARS-AVRIL 1997 13 POUR DU BIO À BON PRIX, DIRECTEMENT DE LA FERME La Fondation RHA et le groupe A SEED Québec à la tête d’un réseau de fermes fonctionnant sous le concept d’agriculture soutenue par la communauté.13 LE SERVICE D'INFORMATION AGRO-BIO Un bilan de 8 années d’existence.15 OCIA INTERNATIONAL : UN NOUVEAU DÉPART L’assemblée générale annuelle de la mi-mars a permis de renforcer la confiance des membres dans la structure de l’organisation.19 FÉDÉRATION D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE • UN VENT D'OPTIMISME SOUFFLE À LA FABQ • PROFESSION DE FOI ENVERS L'UPA ET LE SYNDICALISME AGRICOLE Deux textes sur les suites de l’assemblée générale annuelle du 15 mars dernier.16 LA MÉTHODE m THERMIQUE EN PRODUCTION DE POMME DE TERRE Le propane trouve des applications dans le défanage de la pomme de terre et dans la lutte contre le doryphore et les mauvaises herbes : faisons le point.4 MOT DU RÉDACTEUR 5 ÉCHO DES RÉGIONS • Bas-Saint-Laurent • Chaudière-Appalaches • Estrie • Gaspésie / îles-de-la-Madeleine t Montérégie • Montréal-Laval-Lanaudière 9 BIO-CAPSULES • Qui a peur de l’eau potable?t Eau traitée bio • Les vaches boivent.du lait 11 NOUVELLES DE LA CERTIFICATION 22 MARCHÉ BIO 24 REVUE DES MARCHÉS : fruits et légumes 26 MODE D’EMPLOI • Le paramagnétisme 27 RÉFÉRENCES UTILES 29 AGENDA ANNONCES CLASSÉES INDEX DES ANNONCEURS 30 LE PETIT MARCHÉ 30 RUAB ET ABONNEMENT BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 O FAIRE CONNAÎTRE LE PRODUIT L es histoires « épeurantes » colportées par les Chartiers et cie, ne nous font plus peur; l’agriculture biologique se porte bien, les techniques sont efficaces, les producteurs sérieux et les produits excellents.La mise en marché a évolué, nos produits sont exportés, l’appellation biologique est sur le point d’être protégée, des réseaux de fermes s’établissent pour approvisionner directement les consommateurs, la distribution s’élargit, de nouveaux producteurs montrent un intérêt pour le mode biologique; on se prépare tranquillement.Il y a certainement beaucoup d’optimisme dans mon discours, c’est que je crois que le secteur est en train de se mobiliser pour vraiment faire connaître le produit bio.La FABQ projette de présenter cet automne un plan de promotion générique pour le produit biologique; le RAAB a produit une étude marché qui devrait lui permettre de faire connaître ses produits sur les marchés publics et auprès des restaurateurs; les producteurs reçoivent un accueil intéressé de la part des grandes surfaces lors de réunions d’information sur la certification; le comité composé du CPVQ bio et des intervenants du secteur bio travaillent à l’organisation d’un événement d’envergure pour rejoindre les consommateurs dès cet automne; le GREPA réalise aussi de son côté une étude de marché qui veut contribuer à positionner le produit bio sur le marché.Ce que nous vendons et vendrons désormais c’est du « certifié biologique », il faudra que le message soit clair, fort et cohérent pour que le consommateur comprenne et apprécie la signification de cette appellation.Un tel message s’élabore dans un contexte de concertation d’idées et de moyens : une campagne bien orchestrée qui rassemble l’ensemble du secteur derrière un message unique, ça peut frapper fort et ça coûte des sous.Sommes-nous prêts?Si c’est cela qu’il nous faut, nous allons avoir besoin d’unité.Pour l’instant, il me semble que la seule structure qui permette de résoudre ce problème d’unité et de message, c’est la Table filière en agriculture biologique.C’est son rôle de rassembler et de faciliter la concertation; il faudra qu’elle s’assure de la représentativité de ses membres et qu’elle se fasse accueillante.Le constat du réel besoin d’unité peut s’y faire et les producteurs, les productrices et les produits biologiques seront les premiers servis.FRANÇOIS CHALIFOUR Le magazine québécois de l'agriculture biologique Volume 9, numéro 2 MARS-AVRIL 1997 omMJOLl Bio-bulle, bulletin d'information publié par le Centre d'agriculture biologique de La Pocatière, veut favoriser la circulation de l'information en agriculture biologique entre les intervenants du secteur.Pour toute correspondance : Bio-bulle Centre d'agriculture biologique de La Pocatière 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec) GOR 1Z0 Téléphone : (418) 856-1110, poste 340; télécopieur : (418) 856-1719 Rédacteur en chef : François Chalifour Attachée à la rédaction : Linda Lévesque Conception et montage : Les Studios Sigma enr.Publicité : François Chalifour (418) 856-1110, poste 338 Vol.9, no 2 - Mars-avril 1997 Collaboration : Bernard Alonzo, Jean-Matrc Aubé, Charles-Eugène Bergeron, Mireille Crépeau, Alain Désilets, Jean Duval, Jacques Gill, Jacinthe Godard, Danièle Huberdeau, Élizabeth Hunter, Jean Larose, Jean-Luc Poirier, Marcel Roy, Locana Sansregret, Christine Villeneuve.* Reproduction autorisée en mentionnant la source.* Date de tombée : 16 mai 1997 * Date de parution : 7 avril 1997 Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 Envoi de publication -Enregistrement no 10 388 Bio-bulle est imprimé sur papier recyclé -*¦ couverture 50 % fibres recyclées • pages intérieures 100 % fibres recyclées.Abonnement et adhésion Abonnement à Bio-bulle seulement: 1 an (6 numéros) 28,49 $ (taxes incluses), 40 $ à l'étranger.Adhésion au Centre d'agriculture biologique : membre individuel 40 $ (taxes incluses), 45 $ à l'étranger, membre corporatif 200 $ (taxes incluses).Paiement à l'ordre du Centre d'agriculture biologique de La Pocatière.CENTRE D’AGRICULTURE BIOLOGIQUE DE LA POCATIÈRE O BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 BAS-SAINT-LAURENT Produire autrement : être certifié pour être reconnu! IL FAUT INFORMER LE CONSOMMATEUR ÇA PRESSE! Les producteurs biologiques certifiés ont encore un bon bout de chemin à faire pour faire comprendre aux consommateurs la différence entre leurs produits et ceux issus d’une agriculture plus conventionnelle.Car, malgré la mise en place de la loi sur la protection de l’appellation biologique prévue en janvier 1998, les producteurs biologiques certifiés ne seraient pas les seuls à pouvoir utiliser le mot biologique sur leurs produits.C’est ce qu’ont appris les quelque 70 participants présents aux journées d’information du 25 et 26 mars derniers à Rimouski et Rivière-du-Loup organisé par Christiane Cossette du MAPAQ et répondante bio pour la région 01.À une question de l’assistance et qui demandait si par exemple l’entreprise de Mirabel qui produit des laitues hydroponiques et qui commercialise son produit en y ajoutant la mention « sous contrôle biologique » pourrait continuer de le faire malgré la loi, Arthur Marcoux, secrétaire de la Table filière en agriculture biologique et porteur du dossier sur la loi 53, affirmait que oui.Dans les faits, aucune loi ne pourrait interdire l’utilisation du mot biologique tel que défini dans le dictionnaire.La loi protégerait l’utilisation du mot biologique dans les seuls cas où il serait directement apposé au produit c’est-à-dire « tomate biologique » ou « produit biologique », à ce moment, il devrait être suivi par le mot certifié.Dans la langue anglaise nous n’avons pas cet affrontement de termes alors que « biologique » devient « biological » dans certains sens et «organic» lorsqu’il qualifie des produits alimentaires biologiques.On pourrait s’attendre à toutes sortes de formulation pour ceux et celles qui voudraient utiliser le mot biologique sur leurs produits sans se faire certifier.C’est le Conseil d’accréditation qui devrait statuer, le cas échéant, et décider si telle ou telle utilisation du mot biologique ne vient pas menacer l’appellation biologique réservée.D’autre part, toujours selon Arthur Marcoux, dès qu’une appellation est protégée, la demande pour les produits portant l’appellation augmente.Du côté des demandes de certification, on devrait observer le même phénomène, notons que ces demandes stagnent à un niveau de 500 certifiés depuis quelques années.Évidemment, les producteurs et les organismes de certification biologique ont un énorme travail à faire pour faire comprendre aux consommateurs ce qu’est un produit biologique et quels avantages il leur procure (santé, bon goût, préservation des ressources, etc.) On évalue sommairement entre 50 $ et 140 $ supplémentaires les coûts pour la certification biologique au moment où le Conseil d’accréditation serait mis en place pour prendre en charge l’application de la loi.Présentement, les coûts de la certification varient entre 250 $ et 400 $ pour une ferme.À date, tout nous permet de croire que ce montant supplémentaire serait refilé aux producteurs qui demanderont la certification.il ne faut, cependant, pas perdre de vue qu’en 1998 tout produit biologique devra, pour pénétrer le marché de la Communauté économique européenne, avoir fait l’objet d’une certification par des organismes de certification eux-mêmes sanctionnés par un système d’accréditation cautionné par les autorités gouvernementales.Dans le cas d’un producteur biologique certifié qui voudrait exporter son produit à partir d’un pays ou d’une province ne possé- Malgré la mise en place de la loi sur la protection de l'appellation biologique, les producteurs biologiques certifiés ne seraient pas les seuls à pouvoir utiliser le mot biologique sur leurs produits.c'est le Conseil d'accréditation qui devrait statuer, le cas échéant, et décider si telle ou telle utilisation du mot biologique ne vient pas menacer l'appellation biologique réservée.Le vrai remède pour tous vos maux de terre! Chauler : un casse-tête pour vous?Rétablissez l’équilibre de votre sol et fertilisez du même coup! : TUBREX Action rapide Effet prolongé Contient: Potassium k*q Magnèwm MgO Soufre S CaO VALEUR CHAULANTE Pouvoir neutralisant 61 % Indice de valeur agricole (I.V.A.) 61 % (tamis 100 mailles) TUBREX* UN CHAULANT-FERTILISANT UNIQUE VALEUR FERTILISANTE Potassium (K20) 6,3 % Calcium (CaO) 35 % Magnésium (Mg) 0,9 % Soufre (S) 3,4 % Cuivre (Cu) 12ppm Manganèse (Mn) 156 ppm Molybdène (Mo) 4 ppm Zinc(Zn) 102 ppm TUBREX* est inscrit dans la liste des intrants permis au cahier des charges des organismes de certification OCIA et QUÉBEC-VRAI, sous la mention « poussières de four de cimenterie ».A9 ro Saint-Thomas (Joliette) ÎOO Appelez-nous au (514) 759-8887 BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 e dant pas un tel système d’accréditation, ce serait des conseils d’accréditation européens qui viendraient faire la vérification à des coûts prohibitifs pour le producteur.Lors de ces journées d’information, les principaux organismes de certification œuvrant au Québec sont venus présenter leurs certifications respectives et leurs particularités.Étaient présents, des représentants de GARANTIE BIO et aussi des producteurs certifiés par OCIA, QUÉBEC-VRAI et DEMETER.On y a aussi abordé le déroulement du processus de certification pour le producteur qui fait une première demande.En gros, le producteur doit remplir, dans un premier temps, un formulaire décrivant l’entreprise et les productions à certifier.Ce formulaire est remis à un inspecteur qui planifie une visite.Cette visite dure de 3 à 5 heures et tout est scruté; les livres, les champs, les élevages, les bâtiments, etc.Par la suite, l’inspecteur rédige le rapport qu’il remet au Comité de certification de l’organisme choisi.Le Comité après étude du rapport décide d’accorder ou non la marque de certification.Ce processus peut prendre 1 mois.La certification est bonne pour toute une année et le processus doit être répété à chaque année.De même, l’émission des étiquettes qui identifient la marque de certification sont émises pour une année à la fois.Les organismes ont des taux fixes pour la certification auxquels s’ajoutent des redevances sur chaque item vendu et portant la marque et cela à partir d’un certain volume de production ou sur la totalité des ventes.Certains organismes n’appliquent cependant pas ce système de redevance.Pour certains organismes, il y a des dates limites pour la demande de certification.Chaque organisme a son cahier de charges respectifs et des frais (remboursables) sont demandés pour celui-ci.Comme le contexte de la certification évolue rapidement, les organismes doivent s’adapter et les ententes de réciprocité entre organismes sont en voie de devenir monnaie courante.Par exemple, si vous étiez certifié par Garantie Bio pour la fabrication d’un produit transformé et qu’il devrait y entrer comme ingrédient un légume quelconque acheté chez un producteur certifié par OCIA, il est possible après présentation du cas et du certificat de transaction émis par OCIA au producteur, que Garantie Bio accepte de reconnaître la certification émise par OCIA pour cet ingrédient.De même, il n’est pas rare de voir, pour des raisons d’économies et de commodités, un inspecteur faire le travail pour deux ou trois organismes de certification différents.Dans sa tournée d’inspection, il visitera plusieurs fermes qui demandent la certification et il appliquera les clauses du cahier des charges correspondant à la demande de la ferme pour telle ou telle marque de certification.Finalement, ce sont des acheteurs représentés par Claudette Thibault de la Coop Alina de Rimouski, Harold Beaulieu, superviseur des achats fruits et légumes et Pascale Fortier, responsable du marketing des supermarchés GP de Rimouski, et du propriétaire du supermarché COOP de Rivière-du-Loup, Raymond Gagnon, qui sont venus nous faire part de la consommation et de la place qu’ils entendent réserver aux produits biologiques sur leurs étalages.La Coop Alina fait de la vente au détail de produits naturels et biologiques.Les clients ici sont de ceux qui se soucient de leur santé ou qui ont des problèmes de santé; ils recherchent des produits sains, sans sel, sans sucre.Ils y viennent principalement pour acheter fruits et légumes biologiques qu’ils ont de la difficulté à trouver ailleurs.Paradoxalement, c’est l’hiver que le choix de fruits et légumes est le plus abondant.La Coop Alina s’approvisionne principalement auprès de grossistes montréalais et près de 90 % des fruits et légumes frais proviennent des États-Unis.L’été, Coop Alina fait un effort particulier pour accueillir les producteurs locaux, mais la production n’est pas assez abondante.Pourtant la demande est là, particulièrement pour les petits fruits.Ce qu’on veut recevoir, c’est simple; qualité et fraîcheur irréprochables, variété, abondance et disponibilité.Mis ensemble, les 13 supermarchés GP et le supermarché COOP achètent pour 13 millions $ de fruits et légumes par année.Chez eux, il y a place pour les fruits et légumes biologiques et ils sont prêts à acheter localement.Selon eux, les gens sont prêts à payer plus cher, mais ils doivent comprendre pourquoi ils doivent payer plus.Le marketing est très important et c’est aux distributeurs et aux producteurs d’éduquer le consommateur.L’identification du produit doit être claire et concise et le produit bio ne devrait pas côtoyer le produit conventionnel.On parle aussi d’initier des dégustations en magasin.Présentement, la demande est très faible dans ces supermarchés, mais elle est là, il faut l’éveiller, faire connaître le produit, le mettre dans le panier d’épicerie et assurer l’approvisionnement.Selon ces acheteurs, il doit y avoir un mouvement d’ensemble du secteur pour se donner des outils de marketing et se mobiliser derrière le produit biologique.Il faut l’offrir et être fier et convaincu de la supériorité du produit biologique.Plusieurs leçons à tirer de ces journées d’information, notamment, celle du regroupement des forces pour pousser la promotion du produit.FRANÇOIS CHALIFOUR ATELIER SUR LA TAILLE DES POMMIERS Voici un atelier qui s’adresse à tous ceux qui désirent acquérir des connaissances de base dans la taille des pommiers.Vous apprendrez en théorie et de façon pratique comment tailler les arbres fruitiers pour qu’ils produisent en abondance de beaux fruits.Vous aurez l’occasion de mettre à l’essai vos nouvelles connaissances en taillant vous-mêmes quelques pommiers sous la supervision et les conseils de M.Guy Langlais, formateur expérimenté.Où : Centre d’agriculture biologique de La Pocatière Quand : les 25 et 26 avril 1997 Le vendredi 25 :19 h à 22 h Le samedi 26 :8 h 30 à 12 h et 13 h à 14 h 30 Coût : 40 $ Un minimum de 8 inscriptions est nécessaire pour que l’atelier ait lieu, pour de plus amples renseignements ou pour réserver votre place à l’atelier, vous pouvez téléphoner au (418) 856-1110, poste 339 (Nicole) ou poste 340 (Linda)./W ma® U'i'iiir "•r.ini l FJiattî1 - * i'Æ àBll .jmtiii jjj'-Jifcffi'tliffl DhIVWju'ui I.[Hïfttwwr .1111 liimÉ intüïfrij O BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 CH A UDIÈRE-A PPA LA CHE S Journée Info-Bio - 1er mars 1997 UN ÉVENTAIL DE SERVICES POUR LE BIO Pilotée par Marcel Roy, agronome au MAPAQ à Saint-Romuald, et par France Gravel de GARANTIE BIO, la journée du 1er mars dernier à Lévis a remporté un bon succès en attirant près de 80 personnes des régions de Québec, Lévis, L'Islet et de Portneuf, producteurs, productrices, consommateurs, consommatrices.Venus s’informer des différents services offerts pour la production biologique, les participants ont été comblés par les présentations des conférenciers, et cela à la hauteur de leurs attentes.Serge Grenier du Centre de développement d’agrobiologie (CDA) a présenté les services offerts chez eux : système expert de contrôle des mauvaises herbes, cartographie des sols, consultation en compostage, engrais verts, utilisation de la matière organique, bassin versant, suivi des bilans minéraux et de la matière organique, rotation des cultures, présentation fort appréciée, surtout que l’excellence des services du CDA est reconnue largement.De son côté, François Chalifour du Centre d’agriculture biologique est venu présenter les principaux thèmes de recherche en développement et transfert technologiques que le Centre a abordé ces dernières années : utilisation de la cendre, production fruitière biologique, compostage, production de la tomate et de la pomme de terre biologique, etc.Il a aussi présenté de long en large le magazine Bio-bulle, le seul périodique francophone québécois consacré à la production agricole biologique.Par la suite.Richard Côté, du Regroupement des agriculteurs et agricultrices biologiques (RAAB) qui compte une quinzaine de membres dans la grande région de Québec, est venu nous entretenir des objectifs du regroupement : partage des connaissances, pénétration du marché par un groupe, achats regroupés pour les intrants, partage des surplus de production, recherche d’information, lieu commun de mise en marché, etc.Démarche intéressante qui veut rallier d’autres producteurs et productrices et qui a comme toile de fond la découverte de nouveaux marchés et le désir d’informer le consommateur sur la qualité de l’alimentation bio.La librairie postale Aeri-info était présente avec un échantillon bien représentatif des quelques 9 000 titres offerts à son catalogue général.Autrefois, rattachée au CDA de Warwick, Agri-info vole de ses propres ailes depuis mars 1994.Tenue par Locana Sansregret, épaulée par Denis Lafrance, la librairie offre un service unique de vente postale de volumes dont l’objet principal est Fagriculture.Au service de vente s’ajoute celui de librairie-conseil dispensée par Locana.On peut même emprunter des volumes pour les consulter avant de les acheter.La librairie distribue son catalogue gratuitement à chaque année et prévoit pour l’avenir produire des catalogues thématiques.Les clientèles sont diverses, mais Locana observe que depuis un an et demi, une clientèle en progression est celle des agriculteurs à temps partiel.Autre clientèle nouvelle, celle des gros producteurs conventionnels bien établis qui s’informent et lorgnent du côté du marché biologique et des pratiques agricoles moins dispendieuses ou plus respectueuses de l’environnement.Le désherbeur de précision RD2.ça vous dit quelque chose?Son concepteur Robert Desmarais est venu nous présenter un excellent vidéo illustrant le fonctionnement de sa machine.À grande vitesse et de façon extrêmement précise le RD2 élimine les mauvaises herbes avec un minimum d’impact sur la culture.Dans un vidéo, on peut voir l’appareil à l’œuvre dans le maïs et le soya, mais ce désherbeur est efficace dans toutes les cultures.En début d’après-midi, Arthur Marcoux.coordonnateur du secteur agriculture biologique au MAPAQ et secrétaire de la Table filière en agriculture biologique, est venu nous entretenir sur la Loi 53 sur le contrôle des appellations.Comme on le sait, cette loi a été adoptée en décembre dernier et elle protégera, entre autres, l’appellation biologique.Pour l’instant, c’est la Table filière biologique qui mène le dossier et elle est à la recherche de financement pour mettre en place la structure qui servira à administrer la loi.Un plan d’action a été soumis aux membres de la Table en décembre dernier qui prévoit la mise en place d’un Conseil d’accréditation provisoire qui devrait élaborer les règlements et les référentiels qui encadreraient les comités formés au sein du Conseil.Si tout se met en place comme prévu par l’échéancier du plan d’action, la loi devrait être en force dès janvier 1998.France Gravel, administratrice de GARANTIE BIO.nous a présenté la jeune entreprise qu’est Garantie Bio fondée au printemps dernier et qui en moins d’un an a réussi à se tailler une place enviable dans le secteur québécois de la certification biologique et à certifier près d’une quarantaine d’entreprises agricoles.GARANTIE BIO a la particularité d’offrir une marque de certification privée à la différence des autres marques qui sont détenues par des associations de producteurs.GARANTIE BIO fait des efforts particuliers pour faire connaître la marque auprès des consommateurs.De son côté, Francine Pommerleau, du Groupe alimentaire Biobec, nous a présenté son entreprise qui se spécialise dans les produits destinés à l’emballage des produits biologiques certifiés.Biobec est en mesure d’offrir des boîtes de tomates, des sacs de plastique pour les légumes, sacs de papier pour la pomme de terre dans tous les formats courants ainsi que des attaches élastiques pour le brocoli et autres produits comme les sacs à chou ou à laitue tous pré-identifiés de la mention générique « Produit biologique certifié ».À partir d’un certain volume, les producteurs peuvent commander des emballages identifiés à leur nom et portant le sceau de certification choisi par eux.Biobec permet de rencontrer les besoins en emballage et en identification des producteurs qui ont des petits volumes de production, un service fort apprécié dans le secteur de la production maraîchère biologique.M.Laurent Fiset, producteur agricole, avait une idée derrière la tête et l’a menée à terme, fabriquer un retourneur à compost automoteur et efficace.Il a réussi et son retourneur est une machine puissante, fabriquée à partir d’un retourneur de marque Sittler, munie de chenilles au lieu de pneus et capable de retourner un andain de compost de 1,5 mètre de hauteur et de 125 mètres de longueur en une heure.Performance intéressante surtout que M.Fiset se propose d’offrir un service de retourneur d’andains cette saison dans la région de Québec.Sa machine possède des caractéristiques qui la rendent versatile et maniable.Finalement, c’est Marcel Rov du MAPAQ qui clôturait la journée en précisant l’aide qu’il pouvait apporter aux entreprises agricoles biologiques.L’orientation principale de sa démarche veut maintenant favoriser des interventions de groupe plutôt qu’individuelle.Il veut aider à développer des outils pour aider les producteurs à se faire connaître (liste, bottin des productions, cartes, positionnement géographique des producteurs) et il se rend disponible pour faire des interventions au niveau des médias en faveur de la production et de l’agriculture biologique.Les participants sont repartis enchantés, renforcés dans leurs convictions et assurés que des services et du support sont disponibles pour tous ceux et celles qui veulent s’engager en production biologique.Les organisateurs encouragés par le succès de la journée prévoient déjà répéter l’expérience l’an prochain.FRANÇOIS CHALIFOUR O BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 GASPÉSIE / ÎLES-DE-LA-MADELEINE Une première à East Angus SESSIONS EN PRÉDÉMARRAGE D'ENTREPRISES HORTICOLES Le MAPAQ-Estrie, en partenariat avec le CRÉA en Estrie et la Table agroalimentaire du Haut-Saint-François, réalise une expérience du 10 au 31 mars en Estrie, visant la préparation de candidats à la profession d’horticulteurs biologiques.Les 3/4 de la clientèle, à qui cette activité a été proposée, veulent produire agrobiologiquement et se porter éventuellement candidats à la certification.Les quatre rencontres de 3 heures, à une semaine d’intervalle, veulent faire en sorte que dès le départ, les aspirants agriculteurs soient confrontés à la réalité production et marketing dans leur démarche entrepreneuriale, pour qu’une sélection naturelle s’opère tôt et sans impact grave sur leur devenir et l’image du secteur.Dans le « bio », il n’y a plus de place pour l’amateurisme.Les labels de certification bio doivent être associés à la plus haute qualité.Que ce soit en contexte de micro ou de petite entreprise familiale, une bonne maîtrise de la gestion des sols des entrepôts et des produits, de la ferme à l’assiette, est obligatoire pour percer et durer, à l’instar de ce qu’on s’attend dans la grande entreprise.L’agriculture, une profession c’est-à-dire plusieurs métiers à intégrer, surtout lorsqu’on assume soi-même sa mise en marché! À en juger par le nombre d’inscriptions, la formule du remue-méninges en petits groupes est appelée à devenir populaire.CHARLES-EUGÈNE BERGERON, DTA CONSEILLER AUX ENTREPRISES HORTICOLES ET RÉPONDANT RÉGIONAL DE LA FILIÈRE BIOLOGIQUE Le 1er forum AGRICOLE de Pabok (1997) SURVIE DES COLLECTIVITÉS RURALES ET RELANCE DE L'AGRICULTURE Du 16 au 18 mai prochains se tiendra à Val d’Espoir, petite localité située près de Percé, un forum agricole organisé par la Coop agricole de Val d’Espoir et parrainé par la Société d’aide au développement des collectivités de Chandler.Cet événement s’adresse à toute la population et plus particulièrement à celle de la MRC Pabok et se veut un élément déclencheur et assembleur pour soulever l’intérêt face à l’agriculture qui pourait devenir un enjeu cental pour la relance économique de ce territoire.Le but du forum est à la base de motiver les gens à se reprendre en main par l’agriculture et d’apporter leurs opinions quant aux solutions possibles.C’est pourquoi un atelier-discussion est prévu où les gens seront appelés à discuter par groupe afin qu’ils puissent s’exprimer sur divers sujets, le tout dirigé par des animateurs qui auront en main tous les points à couvrir.Comme un des objectifs du forum est de donner des outils de développement aux agriculteurs et agricultrices et de susciter l’expansion et/ou le démarage d’entreprises agricoles, plusieurs ateliers auront lieu pour répondre à ces besoins.Ces ateliers de type informatifs seront présentés par des conférenciers compétents et concernés : agriculture biologique, mise en marché et tansformation, productions innovatrices, gestion et finance.O BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 Afin de rendre cet événement accessible à toute la famille, il y aura également pendant toute la durée du forum des activités permanentes telles que : - des stands d’exposition d’organismes et d’entreprises agricoles gaspésiennes; - une exposition de photos décrivant l’histoire agricole de la MRC Pabok et des dessins d’enfants du primaire exposant leur vision de l’agriculture; - des petits animaux de la ferme, du plus connu (volaille, veau, agneau, etc.) au moins connu (émeu, daim, sanglier); - des visionnements de vidéos d’intérêt agricole.Chaque session de cours comporte des frais d’inscription différents selon la durée du cours.Des tarifs réduits sont accordés aux membres de la Fondation, mais tous sont invités à participer.On peut rejoindre la Fondation RHA en appelant Bernard ou Claudie au (514) 467-5418 ou Annie au (514) 372-7907; télécopieur : (514) 467-1948, pour réserver votre place ou connaître les dates exactes et les frais d’inscription au cours.Tous les cours se donnent à la Ferme Équestre Mont-Rouge, à Saint-Jean-Baptiste près de Rougemont, 6360, route Rougemont, JOL 2B0.Parmi les stands d’entreprises ou d’organismes agricoles « Le monde de l’information agricole » regroupera les diverses publications d’intérêt agricole et les écoles de formation agricole.Plusieurs de ces activités ou stands concernent les producteurs ou aspirants producteurs biologiques.Finalement, lors de l’ouverture officielle, M.Jacques Proulx, président de Solidarité rurale fera une allocution concernant ses vues sur le renouveau des villages.D’ailleurs, les médias sont tous cordialement invités à se présenter à Val d’Espoir le vendredi soir 16 mai à 19 h lors de l’ouverture officielle du Forum agricole de Pabok, premier forum du genre en Gaspésie, un événement d’envergure, rassembleur et, souhaitons-le, déclencheur d’initiatives.Pour informations : Mireille Crépeau, coordonnatrice de l’événement, (418) 782-2726.MONTÉRÉGIE Fondation RHA UNE SÉRIE DE COURS ET DE CONFÉRENCES POUR 1997 La Fondation pour la Reconstruction harmonieuse de l’agriculture (RHA) a entamé, le 14 mars dernier, une série de cours et de conférences qui s’échelonnera pendant tout le printemps, l’été et une partie de l’automne pour se terminer avec la Fête des récoltes le 26 octobre prochain.Au programme nous retrouvons le cours sur la permaculture qui avait remporté l’an dernier un vif succès.Huit jours de formation du 5 avril au 21 mai avec Réjean Roy, Bernard Alonzo, Jean-François Lévêque et Stefan Sobkowiak, sur tous les aspects de la permaculture : principes et techniques, jardin potager, serre, pépinière, taille des arbres, aménagement paysager, élevage, la permaculture à la maison, etc.De juin à juillet, Emilia Hazelip, qui a continué en Europe et en Afrique le travail de Bill Mollison sur la permaculture et de Masanobu Fukuoka (la révolution d’un seul brin de paille), nous invite à une formation d’une dizaine de jours complétée par un stage de 2 semaines sur le jardinage biologique en permaculture à grande échelle.Cette formation se poursuivra du 7 juin au 5 juillet.Par la suite, des ateliers de formation divers seront présentés en juillet et août : construction d’une maison de paille, d’un tee-pee, plantes médicinales du jardin et des champs, compostage et récolte des semences et des fines herbes.Parallèlement à tout cela, la Fondation RHA offre des soirées de formation du 20 mars au 24 mai et le 17 septembre.Les thèmes abordés lors de ces soirées sont les suivants : taille des arbres et arbustes, comment attirer les oiseaux et les insectes bénéfiques au jardin, les plantes médicinales dans le quotidien, poésie, fines herbes, préparatifs d’automne au jardin.MONTRÉAL-LAVAL-LANAUDIÈRE Aux Jardins du Grand-Portage DES ATELIERS DE JARDINAGE.TOUS LES DIMANCHES DE L'ÉTÉ En fait, c’est le 11 mai prochain que débutent les ateliers aux Jardins du Grand-Portage à Saint-Didace sous la houlette d’Yves Gagnon et de Diane Mackay.Aux Jardins du Grand-Portage, on a toujours eu comme objectif de sensibiliser les individus à l’importance d’un mode de vie reposant sur tme relation harmonieuse avec la terre et ses ressources.L’accès public aux Jardins permet de réaliser une partie de cet objectif.Cependant, plusieurs visiteurs manifestent souvent le désir d’approfondir certains thèmes abordés lors des visites; l’idée d’offrir des ateliers de formation s’est développée tout naturellement.C’est ainsi que pour la première fois en 1997 les Jardins du Grand-Portage offriront 12 ateliers différents portant sur autant de facettes d’un mode de vie « écologique ».Yves et Diane se sont adjoint une équipe de personnes ressources très compétentes tels Steeve Brisson (oiseaux, sols, fertilisation, compostage, insectes et maladies), Jean-François Lévêque (permaculture), Guylain Boudreau (écoforesterie et sylviculture ornementale) et Clôde de Guise (habitat écologique).Yves et Diane traiteront des thèmes reliés à la culture, la récolte, la transformation et la conservation des plantes du potager.11 mai 18 mai et 1er juin 25 mai et 8 juin 14 sept, et 15 juin 22 juin 29 juin et 27 juillet 6 juillet 21 sept, et 13 juillet 20 juillet 3 août et 24 août 10 août et 31 août 17 août et 7 septembre Semences et semis Planification et organisation du potager Les oiseaux au jardin Sol, fertilisation, compostage Plantes médicinales, rôle et culture Insectes et maladies au potager Introduction à la permaculture Écoforesterie et sylviculture ornementale L’habitat écologique Fines herbes, récolte et conservation Légumes, récolte et conservation Plantes médicinales, récolte et transformation Chaque atelier est complet en soi, et certains sont donnés à deux reprises.Les ateliers ont lieu le dimanche de 10 h à 16 h et le coût est fixé à 50 $.Ce prix inclut les taxes, les notes de cours et le repas du midi.Le nombre de participants est limité à 20 par atelier.Pour 10 ateliers au choix, le coût est de 450 $.Pour connaître les modalités d’inscription ou faire vos réservations : Yves ou Diane au (514) 835-5813 (tél.et téléc.); e-mail : colloidale@pandore.qc.ca.BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 O Q ui a peur de l'eau potable?Au Québec X Quatre puits sur dix sont contaminés par les pesticides et les fertilisants, principalement par les nitrates; il n’existe semble-t-il aucun moyen de les décontaminer.X L’excès d’azote et d’ammoniaque est tel que les oassins des rivières Chaudières, l’Assomption, Bécancour, Etchemin, Richelieu et surtout Yamaska que les municipalité qui y puisent leur eau potable devront se doter de systèmes de traitement comme l’ozonisation et l’ajout de charbon activé, systèmes bien souvent au-dessus des moyens financiers de plusieurs municipalités.Le mélange du lisier et du chlore employé pour traiter l’eau et la rendre potable produit des trihalométhanes cancérigènes particulière ment dangereux pour le côlon et la vessie.Mais qui a vu tout ça?C’est le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, mais il n’en a rien dit.C’est le journal La Presse qui a obtenu, grâce à une fuite, une copie de ce rapport inquiétant en octobre dernier.Le gouvernement n’a donné aucune suite.Pourquoi tait-on cette information; on craint peut-être la colère des puissants lobbies du porc et du maïs.Les auteurs du rapport admettent que le Québec ne dispose pas de règles sérieuses pour faire face aux projets de porcheries présentement en attente et qui pourraient contribuer à augmenter de 25 % la quantité de lisier de porc dans la nature.ACTUALITÉ 15 MARS 1997 iinich traite son eau au bio Les producteurs agricoles de la région de Munich sont encouragés à convertir leurs entreprises à l’agriculture biologique pour maintenir la qualité de l’eau potable de la ville.Le département des Travaux publics de Munich a lancé récemment un projet-pilote appelé «L’agriculture biologique pour la protection des zones d’alimentation en eau potable » et qui vise les producteurs de la vallée de la Mangfall.Près de 80 % de l’eau potable bue par les munichois provient du bassin filtrant de cette vallée.Les producteurs reçoivent 960 $/ha/année (550 DM) pour entamer la conversion vers le biologique.Démarré en 1993, le projet touche maintenant plus de 16 000 hectares de terres cultivées soit près de 70 % de la superficie du bassin visé.Le projet est aussi soutenu par un programme de mise en marché vantant les mérites des produits issus de cette région de production.Ainsi, les consommateurs de Munich aperçoivent un peu partout dans la ville des affiches qui leur indiquent que « En achetant 1 litre de lait ou 100 grammes de fromage provenant des terres de votre bassin d’eau potable, vous contribuez à garder propre 12 500 litres d’eau ».Les niveaux de nitrates observés dans l’eau potable en 1992, avant la mise en place du projet, n’ont pas seulement arrêté de progresser, ils ont chuté de près de 50 % passant de 15 ppm en 1992 à 8 ppm à la fin de 1996.ECOLOGY AND FARMING JANVIER-AVRIL 1997 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS MARS 1997 LES VACHES Le lait biologique est à l’honneur en Europe, en particulier, dans les pays Scandinaves, en Autriche, en Allemagne et au Danemark.Dans ce dernier pays, les ventes de lait biologique atteignent 15 % des ventes totales de lait, en Autriche 14 % de la production laitière provient de fermes biologiques et au rythme actuel l’Allemagne prévoit que 30 % de ses terres agricoles seront sous régie biologique dans quelques années.Le lait bio ne fait pas seulement une percée sur les marchés européens.Les exigences des cahiers de charges de productions biologiques du lait ont des influences positives sur les troupeaux.Ainsi, au Danemark par exempte, les cahiers de charges exigent que les veaux tètent leur mère deux fois par jour pendant les cinq premiers jours et reçoivent du lait de vache jusqu’à l’âge de huit semaines.Des chercheurs se sont penchés sur un tel régime et ont démontré que chez les vaches allaitantes, bien que la quantité de lait à la traite diminue un peu, la quantité totale de lait produit augmente et que les incidences de mammite baissent de près de 15 %.Les génisses allaitées ont enregistré une croissance plus importante, près de 3 kg par semaine de plus pendant les 8 premières semaines.Par ailleurs, les jeunes taures qui ont été allaitées ont donné 12 % de plus de lait que les autres lors de la première lactation.Cette régie qui est qualifiée de non traditionnelle, se rapproche tout de même de ce que l’on peut observer dans la nature et prouve une fois de plus que le potentiel biologique des animaux peut bien nous servir.BOIVENT.DU LAIT! BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 ouvelles de la certification PREMIÈRE CERTIFICATION BIOLOGIQUE D'UN DÉTAILLANT C} est avec beaucoup de fierté que GARANTIE BIO annonce la certification du CLUB ORGANIC un magasin d’aliments naturels de Montréal spécialisé dans le vrac.La certification est accordée pour le secteur de ses fruits et légumes, son vrac, sa viande et ses mets cuisinés sur place.Ce résultat est l’aboutissement d’un travail conjoint de plus d’une année.11 aura fallu élaborer des normes (voir BIO-BULLE de janv.-fév.1997), effectuer trois visites dont deux d’inspections et des réajustements pour en arriver à une certification qui garantit au consommateur que tous les produits qu’il achètera au CLUB ORGANIC dans les secteurs ci-hauts mentionnés sont composés de produits biologiques certifiés par un organisme reconnu.Nous tenons à féliciter les gens du CLUB ORGANIC pour les efforts soutenus de leur part pour arriver à offrir à leur clientèle une alimentation de haute qualité ainsi que pour leur soutien aux producteurs en supportant la chaîne de la certification du producteur à la table du consommateur.Le Club Organic est situé au 4341, rue Frontenac, Montréal; tél.: (314) 523-0223.Garantie Bio : demande d’accréditation à l’IFOAM et ÉCOCERT Les administrateurs de GARANTIE BIO entreprendront ce printemps les démarches dans le but de recevoir l’accréditation de l’IFOAM.Les normes de bases de production biologique de l’IFOAM sont reconnues partout dans le monde.En recevant l’accréditation de cet organisme, GARANTIE BIO sera en mesure d’offrir à sa clientèle une ouverture plus large sur les marchés internationaux des produits biologiques.Ce processus d’accréditation est plutôt long et ce n’est qu’au printemps 1998 que l’accréditation pourrait être accordée si tout va bien.À court terme, GARANTIE BIO demandera une autre accréditation, celle d’Écocert qui permettra aux producteurs certifiés par GARANTIE BIO d’avoir accès aux marchés de la Communauté économique européenne (CEE).Cette demande devrait prendre quelques mois.DATE LIMITE DE DEMANDE DE CERTIFICATION POUR LES FERMES OCIA 1er mai QUÉBEC-VRAI 30 avril GARANTIE BIO En tout temps Ilf III POUR TOUS VOS BESOINS EN CERTIFICATION BIOLOGIQUE QUÉBEC-VRAI Information et certification : secrétariat de Québec-Vrai 555, bout.Roland-Therrien, Longueuil (Québec) J4H3Y9 Monique Thibeault ou Marie-Christine Talbot (514) 679-0540, poste 571 iinir^ SERVICE DE CERTIFICATION BIOLOGIQUE GARANTIE BIO Jean-Marc Aubé 418-884-4197 • Fax ; 418-884-3276 France Gravel 418-248-3147 • Fax : 418-248-7005 215, Route 132 Est, Saint-Michel, Bellechasse (Qué.) GOR 3S0 mill OCIA QUÉBEC Secrétariat d’OCIA Québec PAE-Campus Macdonald Sainte-Anne-de-Bellevue, Qc 9 ——-4 H9X 3V9 a • Tél.: (514) 398-7500 OciN Téléc.: (514) 398-7621 q/s Jean Duual mill GARANTIE Tél.: BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 IM ouvelles de la certification LES SERVICES D'OCIA QUÉBEC On compte 160 membres certifiés par OCIA au Québec répartis en quatre «chapitres» ou sections.Chaque chapitre est une entité distincte qui compte son propre conseil d’administration et son comité de certification comprenant des membres certifiés et des membres externes.Au début de 1996, un nouvel organisme a été créé pour chapeauter et harmoniser les quatre chapitres : OCIA Québec.Secrétariat d’OCIA Québec Depuis le 15 décembre 1996, le secrétariat d’OCIA Québec est situé au Projet pour une agriculture écologique (PAE) du Campus Macdonald de l’université McGill.Un rôle important du secrétariat est de renseigner le public et les demandeurs de certification sur le programme OCIA.La personne en charge du secrétariat est Jean Duval, agronome bien connu dans le milieu de l’agriculture biologique.Les coordonnées complètes du secrétariat sont les suivantes : OCIA Québec PAE - Campus Macdonald Sainte-Anne-de-Bellevue (Québec) H9X 3V9 Téléphone : (514) 398-7500 télécopieur : (514) 398-7621 Organisme de contrôle d’OCIA Québec Le rôle d’organisme de contrôle d’OCIA Québec est tenu par Monique Scholz.Elle s’occupe des tâches telles que la planification de l’inspection, le contact avec les comités de certification, l’équipe des inspecteurs et les membres.Les demandes de certification et le règlement des frais doivent d’abord passer par le secrétariat d’OCIA Québec, lequel acheminera les documents nécessaires à l’organisme de contrôle.Partenariat et OCIA INTERNATIONAL Une entente de partenariat est intervenu entre OCIA international et OCIA Québec le 1er octobre 1996 avec objectif de toujours mieux répondre aux besoins des membres OCIA au Québec.Ainsi le secrétariat assumera de plus en plus des tâches qui incombaient auparavant à OCLA International tel que la perception des frais de service et l’émission de certificat de transaction (prévu pour l’automne).En vertu de cette entente, 75 % des frais de service perçus par OCIA international doivent revenir à OCIA Québec pour assurer le fonctionnement général d’OCIA Québec.À sa dernière réunion, le conseil d’administration d’OCIA Québec a décidé que les frais de service de 0,5 % sur les ventes de produits certifiés seraient perçus directement à partir du secrétariat d’OCIA Québec.Au moment d’écrire ces lignes, l’assemblée générale d’OCIA International a lieu à Cedar Rapids dans l’Iowa.Malgré toutes les rumeurs qui ont pu courir, la situation n’est pas catastrophique à OCIA International.L’équipe de Tim Davis au nouveau siège social de Lincoln au Nebraska s’affaire à tout reprendre en main afin de mieux gérer OCIA, le plus grand organisme de certification privé au monde.Devenez membre Il y a plusieurs avantages à être certifié par OCIA.La certification OCIA est un atout important pour quiconque vise des marchés d’exportation, car son sigle est reconnu par un très grand nombre de consommateurs partout dans le monde et associé à la qualité biologique.De plus, OCIA est l’un des rares programmes accrédités par IFOAM (Fédération Internationale des mouvement d’agriculture biologique).OCIA appartient aux membres d’un chapitre.Les différents chapitres et OCIA Québec organisent des journées d’information, des visites, etc.L’implication est possible pour tout membre au niveau des comités de certification, exécutif des chapitres, exécutif d’OCIA Québec.Même si vous ne cherchez pas la certification, vous pouvez devenir membre de soutien d’OCIA Québec.N’hésitez pas à communiquer avec moi pour toute information concernant OCIA Québec et la certification.Salutations! JEAN DUVAL, AGR.RESPONSABLE DU SECRÉTARIAT D'OCIA QUÉBEC LES ALIMENTS BÉLAND FOODS Firme de courtage et de marketing en alimentation biologique Fait la mise en marché des produits biologiques du Québec dans l'ouest canadien et américain depuis 1992.>- Fraises, framboises, petits fruits >¦ Fève de soya et ses dérivés Tomates et concombres de serre >- Maïs blanc et jaune pour la consommation humaine 2^ Oignons »- Produits transformés >- Fromages de chèvre 2^ Agneau Contactez-nous : Martin Béland, président C.P.1911 Sechelt, Colombie-Britannique VON 3 AO Tél.: (604) 886-0766 • Fax : (604) 886-0761 NOUS RECHERCHONS : O BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 AGRICULTURE SOUTENUE PAR LA COMMUNAUTÉ POUR DU BIO À BON PRIX, DIRECTEMENT DE LA FERME FRANÇOIS CHALIFOUR Depuis près de 20 ans maintenant, le concept d’agriculture soutenue par la communauté fait progresser une idée fort simple, celle de permettre à des consommateurs de s’approvisionner directement chez le producteur ou à des points de chute pour la livraison des denrées commandées.Déjà très populaire en Europe et au Japon, ce concept prend de l’ampleur en Amérique du Nord, notamment, aux États-Unis et au Canada où l’on compte 450 projets de ce type.Les consommateurs déboursent à l’avance une certaine somme qu’ils remettent aux producteurs.Ces derniers s’engagent à livrer sur une base hebdomadaire des paniers garnis de fruits et de légumes frais, des œufs et autres denrées, selon la disponibilité et le calendrier de production.Les consommateurs peuvent aussi commander ces denrées en vue des provisions de l’hiver et en prendre livraison à l’automne.Au Québec, deux organismes ont mis en place un réseau de fermes de ce type.Il s’agit de la Fondation pour la reconstruction harmonieuse de l’agriculture (FRHA) et le groupe Action pour la solidarité, l’équité, l’environnement et le développement (A SEED), un groupe international qui a une branche au Québec.Les projets ASC permettent donc de consommer des produits biologiques à bons prix, encouragent l’économie locale et la pratique d’une agriculture respectueuse de l’environnement et font découvrir aux consommateurs les différents aspects de la vie rurale et de la production agricole, car les consommateurs sont invités à participer aux travaux de la ferme dans le cadre d’activités organisées autour des travaux de récoltes principalement.Le réseau de A SEED Ce réseau fonctionne depuis près de deux ans et touche les régions de Montréal, de Québec, du Lac-Saint-Jean, de la Montérégie, de l’Estrie et de Trois-Rivières.A SEED fournit gratuitement une liste de ces producteurs aux consommateurs intéressés par ce type de mise en marché.Le réseau A SEED fonctionne avec le système de paniers hebdomadaires à raison de 20 paniers par saison.Par exemple pour ce service, le consommateur paie 300 $ (15 $/panier) au producteur pour un panier bien rempli et suffisant pour deux adultes pour toute une semaine.La moitié de la somme est payable en début de saison (150 $) et l’autre moitié est exigible lors de la livraison du 10e panier de la saison.Pour des familles plus nombreuses, il faut prendre une entente avec le producteur.La majorité des fermes du réseau de A SEED sont certifiées biologiques.Dans l’entente avec le producteur, on détermine aussi si l’on prendra livraison des produits chez lui ou s’il déposera les paniers à un point de chute.Dans le cas de consommateurs intéressés par le système et qui ne sont pas à proximité de producteurs ou de point de chute, A SEED propose un service qui fera la recherche pour eux.On peut rejoindre A SEED au numéro suivant : (514) 398-8969 (Elizabeth Hunter); téléc.: (514) 398-8976; e-mail : aseed@acef-centre.org.A SEED publie un petit dépliant disponible sur demande et qui présente le réseau.La récolte automnale à la FRHA À la Fondation RHA, c’est la deuxième saison qui débute et, l’an dernier, c’est près d’une soixantaine de familles qui profitait du service de provisions d’hiver.En fait, le service de la Fondation RHA complète celui de A SEED, tout en étant tout à fait distinct.Ici les consommateurs passent une commande à la fin d’avril pour des produits qu’ils recevront à la fin octobre comme provision d’hiver.La liste des produits est longue : viandes (agneau, canard, dinde, oie, pintade, poulet, veau), des jus de pommes et du vinaigre de cidre, des légumes (ail, betterave, carotte, choux, courges, oignons, navets, poireaux, pomme de terre, etc.), du miel, du fromage, des tisanes.Ces produits proviennent de fermes de la région environnante de Rougemont.Les consommateurs paient ici aussi la moitié de leur commande au printemps selon les prix établis à ce moment.Pour profiter de ce service, il faut être membre de la Fondation RHA.À la différence du service de A SEED, les consommateurs envoient directement leurs commandes à la Fondation RHA qui s’occupe de les rassembler et de les transmettre aux producteurs participants.L’an dernier, ce sont six fermes qui fournissaient les produits.On peut obtenir un bordereau de commande en appelant Christine Allard à l’un des numéros suivants : (514) 467-5418 ou (514) 441-4784.Les commandes doivent rentrer d’ici le 1er mai.L’adhésion à la Fondation coûte 27 $/année et donne droit à d’autres services.Service d’information Agro-bio BILAN DE HUIT ANNÉES D'EXISTENCE Cj est après huit ans de fonctionnement que le Service d’information Agro-Bio a cessé ses activités le 31 mars dernier.Voici un bref aperçu de ce qui a été réalisé au cours de ces années et de ce que nous réserve l’avenir.Historique Le Service d’information Agro-Bio a été créé en 1989 dans la foulée du plan d’intervention intégrée en agriculture biologique alors mis en place par le MAPAQ.Grâce à une entente intervenue entre le Projet pour une agriculture écologique (PAE) et le JEAN DUVAL, AG R.MAPAQ, le service Agro-Bio avait été mis sur pied dans le but de fournir de (information technique en agriculture biologique, principalement aux nouveaux répondants en agriculture biologique.Reconnaissant la grande richesse du centre de documentation du PAE au campus Macdonald de l’Université McGill, le MAPAQ avait voulu faire O BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 profiter le secteur de la mine de renseignements qui s’y trouvait.L’agronome Suzanne Cazelais avait alors été embauchée par le PAE pour s’occuper du service, secondée par son collègue Jean Duval dès la fin de 1990.Après les trois années de soutien financier prévues par le plan d’intervention, une nouvelle entente, dégressive celle-là, est intervenue entre le MAPAQ et le PAE en 1992, s’échelonnant sur cinq ans et prenant fin le 31 mars 1997.Jean Duval a assumé seul le service à partir de 1993.Le total des subventions octroyées par le MAPAQ pour le fonctionnement du service Agro-Bio s’élève à 330 000 $ sur une période de huit ans.Des utilisateurs Plus de 700 questions ont été posées au service, en grande majorité en provenance des répondants en agriculture biologique du MAPAQ.D’autres utilisateurs importants : les conseillers des clubs d’encadrement technique, les enseignants des I.T.A.,les employés du CAB et les producteurs agricoles, surtout en transition ou certifiés biologiques (voir illustration).On peut se demander pourquoi les producteurs bio n’ont pas plus utilisé le service.Il y a quelques explications possibles.D’abord, aucune publicité n’a été faite spécifiquement auprès des producteurs bio.En effet, le mode de fonctionnement prévoyait que les producteurs devaient passer par les répondants en agriculture biologique du MAPAQ pour utiliser le service.Aussi, les producteurs bio, surtout parmi les pionniers, sont souvent de gens qui sont habitués de trouver de l’information par eux-mêmes.Il semble qu’ils étaient peu enclins à passer par le personnel du MAPAQ pour obtenir de l’information en agriculture biologique.DU TYPE DE QUESTIONS La majorité des questions posées ont porté sur les productions végétales, suivies par les questions relatives au sol, à la fertilisation et au compostage.Les questions de productions animales ont quant à elles moins préoccupés les utilisateurs, mais quand même plus que les questions d’ordre économique ou de commercialisation (voir illustration).Quelques questions ont porté sur les comparaisons entre productions bio et conventionnelles.Le plus fascinant en rapport aux questions, c’est qu’il y a eu très peu de répétitions au cours de ces huit années (pas plus d’une quinzaine).L’agriculture biologique, c’est un sujet inépuisable! Types de réponses Le service Agro-Bio a répondu de trois façons aux demandes d’information qui lui étaient acheminées.Au début, la formule du dossier a été la plus fréquente.Un dossier était une compilation d’articles se rapportant au sujet demandé.Cette formule, quoique pratique sous certains aspects, posait des problèmes quant aux droits d’auteur.De plus, plusieurs articles étaient en anglais et de nature scientifique, ce qui rebutait l’utilisateur moyen.En réponse à ce problème, des synthèses (ou résumés) ont commencé à être produites dès 1991, ce qui a rendu l’information plus accessible.L’objectif des synthèses était de faire le tour de l’information disponible sur un sujet précis en agriculture biologique.La troisième formule de réponse fut la réponse rapide, privilégiée lorsqu’un utilisateur cherchait un nom, une source pour un produit, un article spécifique, etc.Si c’était à refaire.Fort de ces huit années d’expérience à fournir de l’information au secteur, je crois qu’un nouveau service devrait être un peu différent.Il devrait d’abord desservir directement les producteurs certifiés et en transition avant tout, même s’il risque d’y avoir de la répétition.L’information devrait être fournie sous forme de courtes synthèses avec des illustrations qui seraient mises à jour régulièrement.L’avenir nous dira si le besoin se fait sentir pour un tel service.Tout n’est pas fini grâce à nos abonnements, nouveaux livres, vidéos, etc.Notre principale activité en ce moment est la préparation d’un site Web imposant où se retrouvera la crème de notre collection.Seulement, il s’agira d’un site Web spécial, où seuls les membres auront accès complet.Le PAE offre aussi d’autres services tels qu’un service de recherche bibliographique qui est accessible aux membres à tarifs réduits.Devenez membre! Pour plus d’information ou pour obtenir la liste complète de nos publications, téléphonez-nous à (514) 398-7771 ou écrivez-nous à l’adresse ci-après : NOMBRE DE QUESTIONS POSÉES SELON LES CATÉGORIES D'UTILISATEURS MAPAQ PRODUCTEURS CLUBS ITA/CAB AUTRES 92 83 70 1410 100 200 300 400 Nombre de questions 500 MAPAQ PRODUCTEURS CLUBS ITA/CAB AUTRES NOMBRE DE QUESTIONS POSÉES SELON LES CATÉGORIES D'UTILISATEURS 50 100 200 300 400 Nombre de questions 500 Même si le MAPAQ a cessé de subventionner le Service d’information Agro-Bio, le PAE ne cesse pas pour autant d’exister.En fait, le PAE est toujours un des principaux centres de ressources en agriculture écologique sur la planète.Nous sommes très actifs et continuons de ramasser l’information nouvelle en agriculture biologique PAE - Campus Macdonald de l’Université McGill Sainte-Anne-de-Bellevue (Québec) H9X 3V9 BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE UN NOUVEAU DÉPART Les divisions internes au sein du Conseil d'administration d'OCIA International ainsi que la nature des informations qui ont circulé parmi les membres depuis le début de l'année annonçaient une assemblée houleuse.Évidemment, elle le fut, mais elle a aussi permis d'éclaircir des points obscurs qui avaient irrité certains membres, elle a aussi permis de réélire un tout nouveau conseil d'administration et de renforcer la confiance dans la structure de l’organisation.ALAIN DÉSUETS VICE-PRÉSIDENT - OCIA QUÉBEC DÉLÉGUÉ OCIA MONTÉRÉGIE À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE C} est donc dans un contexte d’affrontement qu’a débuté l’assemblée générale d’OCIA International qui se tenait cette année du 11 au 15 mars à Cedar Rapids, Iowa, E.U.Le camp « Sharon Renier/Eden Foods » était bien préparé.Il avait installé une table près de la salle de réunion et offrait de la documentation et des autocollants rouges «Vote RenewalAGMM 1997 ».Il y a donc eu, dès le début, une cristallisation des positions entre les membres contestataires qui portaient l’autocollant et qui appuyaient le camp de Sharon Renier, vice-présidente sortante, et ceux qui appuyaient le reste du conseil d’administration, représenté par Tom Harding, président.Malgré un malaise palpable, les échanges entre les membres ont tout de même été courtois et intéressants.Lors de l’adoption de l’ordre du jour, le camp de Sharon Renier a proposé que les élections aient lieu avant le dépôt des rapports des différents comités et des membres de l’exécutif.La proposition n’a pas été acceptée.Les élections auraient donc lieu après la présentation des différents rapports qui avaient pour but de donner de l’information aux membres et de dissiper plusieurs rumeurs ou accusations qui avaient circulées auparavant.Ces rapports ont effectivement atteint leurs buts sur plusieurs points.1) L’engagement de Tim Davis au poste de directeur administratif L’assemblée a eu la confirmation que la décision qui avait été prise par le conseil d’administration en septembre 1996 était démocratique et unanime.2) Le déménagement du siège social à Lincoln, Nebraska Même chose, il y avait eu un vote majoritaire à la réunion du 10 décembre.Il faut ajouter que le déménagement vers Lincoln a été précipité à la suite de la démission de plusieurs membres du personnel qui ont rendu le bureau de Bellefontaine à toute fin pratique non fonctionnel.3) Les comptes de dépenses Un budget est toujours une prévision.D’une part, le président Harding a en effet beaucoup voyagé à l’étranger, mais la présence d’OCIA aux principaux événements mondiaux était nécessaire.D’autre part, une partie des dépenses n’a pas été inscrite dans le bon poste comptable.4) Les allégations de conflits d’intérêts envers Tom Harding Le président s’est bien défendu d’utiliser sa position pour favoriser sa compagnie et a expliqué qu’il séparait toujours les intérêts d’OCIA de ceux de sa compagnie.Ces allégations n’étaient pas fondées.5) L’accréditation LFOAM OCIA est toujours accrédité par IFOAM.Les membres ont voté à cette assemblée des amendements au cahier des charges afin de rencontrer d’autres exigences d’IFOAM.Parmi les membres contestataires certains n’aimaient pas se voir dicter la marche à suivre par IFOAM.Il faut se rappeler que l’accréditation IFOAM est essentielle pour avoir accès aux marchés extérieurs.Même les membres qui n’exportent pas se verraient affectés par une baisse de prix advenant une fermeture du marché de l’exportation pour les produits de grandes cultures, comme les céréales et le soya.6) Le rapport du LRC (Internal Review Committee) ou Comité de vérification interne Ce comité a été formé en décembre 1997, à la suite d’une décision de l’assemblée annuelle de Guelph en 1996 et a dû faire un effort spécial pour présenter son rapport.Je n’ai pas relu les minutes officielles concernant ce rapport, mais il me semble que la seule réprimande envers le conseil d’administration est de ne pas avoir formé ce comité dans les 30 jours suivant l’assemblée annuelle de BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 1996.Le président Harding a publiquement assumé sa responsabilité dans ce dossier.Toutes les autres plaintes ont été déclarées soit non recevables, soit reportées à plus tard, faute de temps nécessaire à l’étude, ou en attente de précisions supplémentaires.Tractations et élections : LES TÊTES TOMBENT.Le mercredi 12 lors de la présentation de son rapport, le président, Tom Harding, a proposé de quitter son poste volontairement si Sharon Renier en faisait de même, afin de dénouer Limpasse au niveau de l’assemblée.Celle-ci n’a pas répondu à la proposition.Des discussions de dernière heure entre les deux camps ont eu lieu le mercredi soir autour d’une bière.au bar de l’hôtel et une entente importante a alors été conclue.Jeudi matin une proposition de compromis fut présentée à l’assemblée et acceptée par celle-ci : le président Harding se retirerait du conseil d’administration ainsi que Sharon Renier (ceux-ci ne devant pas se représenter avant 1 an).Sharon Renier exigea de plus le départ volontaire des 2 derniers membres en fonction (Maggie Mumm et Jon Tester).Ils ont aussi accepté.Pratiquement, cela signifiait que tout le conseil d’administration devait être élu à nouveau.Les mises en nominations ont suivi ainsi que la présentation des différents candidats.Les élections se sont ensuite déroulées.Les résultats des élections ont été connus le vendredi matin 14 mars.L’assemblée a donc élu 11 administrateurs, dont 9 nouveaux.Jon Tester et Nestor Palma se sont représentés et ont été réélus.À partir de ce moment l’atmosphère d’affrontement s’est beaucoup dissipée.La plupart des participants semblaient satisfaits de la représentation du nouveau conseil et de l’orientation que prenait l’assemblée.O Photo : Jacques Gill Ensuite, les autres points à l’ordre du jour ont été abordés.Nous avons procédé à l’étude et aux votes sur les différentes propositions et amendements aux règlements et aux standards.Le programme de partenariat régional La délégation québécoise a majoritairement appuyé les décisions prises par le conseil d’administration en 1996, dont celle du Partenariat régional.La mise en place d'un tel partage de responsabilités au niveau régional était vital pour l’avenir d’OCIA au Québec.Le conseil d’administration a appuyé officiellement ce projet en septembre 1996 et cette assemblée de mars 1997 a voté majoritairement en faveur d’une proposition de Robert Beauchemin soutenant le programme de Partenariat régional.En fait, dès le début de l’assemblée, les délégations québécoises, celle d’Amérique du Sud, de l’Amérique Centrale et d’Asie avaient décidé de faire front commun lors des votes afin d’appuyer d’un côté le conseil d’administration en place et surtout le programme de Partenariat régional.Il faut bien comprendre que la principale cause qui a donné naissance à cette crise a été la difficulté de OCIA International à s’adapter rapidement à sa croissance fulgurante des dernières années.Avec la croissance de la demande pour les produits biologiques est arrivée l’augmentation des demandes de certifications.D’une centaine de membres vers le milieu des années 1980, l’association compte aujourd’hui près de 40 000 membres, répartis dans plus de 25 pays.OCIA se devait de donner un coup de barre afin de s’adapter à la mondialisation de ses services et de se doter des outils techniques et matériels ainsi que des ressources humaines adéquates, afin d’offrir un service plus efficace à ses membres.C’est ce qu’a fait le conseil d’administration en 1996.Non sans déranger.Les changements dérangent toujours plus que le statut quo et nécessitent souvent une période d’ajustement.À l’heure actuelle, une réorganisation du support informatique est en cours et une priorité d’actions a été définie concernant l’émission des certificats de transactions.Après la tempête.OCIA est présentement le plus grand organisme de certification au monde.OCIA est une organisation démocratique basée sur un membership de producteurs et transformateurs.En plus de son rôle de certificateur, elle a aussi la mission d’améliorer les méthodes de cultures biologiques.Mais OCIA a aussi un caractère international.Elle est un trait d’union entre les agriculteurs et transformateurs des différents pays du monde.Elle favorise la communication entre les cultures.C’est ce qui explique peut-être son succès, en cette ère de village global.Nous sommes convaincus que OCIA a maintenant en main les outils et le consensus nécessaires pour bien gérer sa croissance et bien servir ses membres peu importe leurs situations géographiques dans le monde.Cette dernière assemblée a bien démontré que le processus démocratique et le désir de consensus de la part des membres fait partie intégrante de la philosophie de base de l’organisation.Qu’on se le dise, OCIA demeure bien vivante, dynamique et ouverte sur le monde.LA MÉTHODE THERMIQUE EN PRODUCTION DE POMME DE TERRE : QU'EN EST-IL?Qui, en production de pomme de terre, n'a pas entendu parler des brûleurs au propane et de leur potentiel de répression des mauvaises herbes et du doryphore, ainsi que de son emploi pour le défanage des plants avant la récolte.Mais, qu'en est-il de cette méthode de lutte introduite au Québec par la compagnie ICG Propane inc.au début de la décennie : quel en est le véritable potentiel et quelle est sa disponibilité?Voilà les questions auxquelles cet article tentera de répondre.JACQUES GILL, ING., M.SC.DÉPARTEMENT DES SOLS ET DE GÉNIE AGROALIMENTAIRE UNIVERSITÉ LAVAL Au début des années quatre-vingt-dix, alors que la plupart des insecticides chimiques pliaient l’échine devant la capacité du doryphore de la pomme de terre à développer une résistance physiologique à ces divers produits, le potentiel de nouvelles méthodes de lutte était exploré.Parmi celles-ci, la méthode thermique utilisant la chaleur produite par des brûleurs alimentés en propane faisait son apparition alors que la compagnie ICG Propane inc.entreprenait de premiers travaux de développement en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).Parallèlement, des essais à grande échelle étaient menés chez des producteurs, et les résultats rapportés par le MAPAQ ainsi que par le Réseau de Dépistage Agricole du Centre du Québec (RDACQ) étaient fort encourageants; la technologie était alors considérée comme une méthode efficace de répression du doryphore lors du défanage thermique des plants en fin de saison.À la même époque, à l’Université Laval à Québec, on tentait d’adapter la méthode thermique à d’autres cultures commerciales comme le maïs-grain, les vergers, les plantes médicinales, certaines productions horticoles, le gazon en plaque et les sites de reboisement de feuillus.En 1994, on ajouta à cette liste la production de la pomme de terre, pour laquelle les modes d’utilisation de la méthode devaient être précisés et son spectre d’application élargi.Ici, l’objectif visé était double; on voulait Prototype pré-commercial d’une portée de 10 rangs montrant l’aspect général d’un équipement employé en lutte thermique.BIO-BULLE MARS-AVRIL 1997 Photo : Jacques Gill ¦ i.%* ' " *• ffA'
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